Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Séminaire des responsables des radios rurales des pays participants du programme de lutte contre l’onchocercose : Ouagadougou, 4-6 mai 1977, rôle de la radio rurale en République populaire du Bénin

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

Sémi:raire des Responsables d'es Badios zurales despaysparticipantsduPrograrnmed.ef.,uttecontrel|onchocerco§e Ouagad.ongou, 4-6 ura;l L977 Doc/Lt 0riginal: Français BADIODIFFUSION TEIEVISION DU BMTIN RôIè ale Ia Radio ru::ale en République ?opulaire du Bénjn M. M. Dossouvi @ - 4crE DE rA - R.A.Dro' - RURATJE EN AXPUBITQUE ?OPUI,ATBE NU SENIN rr=.-..F-^.sj#fr ÏaRéErbllque?gpg.]aj.reduBénlnaunepopulatlondeT.Ôo0.0o0habitants(trols rtllJions dthabltant") aorri i."-gO-% 'rl-vent en rrilieu nrral' C'est égalenent )::";Ë Tf--îî noprrràtro" du Bénln qui- créent 1-a quasi totalité -des richesses du pays car, preruièË soltrce d,tenploi àu Bénin et der.lxiène sourcc d'1al-i'rrentatlon tiu produit r:atior:al bI,Lt, crest Ie-secteur nrral qui garantit f-lindépendance aLi'nentajre de notre pays et qui est pour lrinstant fournisséui ae nattères prerrlères à lrJ,,- dustrie et fcrærrlsselrl excllsif des erportations. Mals Le systèEe colon:ial et aussi, iI faut l-e dtre2 Ie systène néc'"colonial- qut a prls 1a reLève du preur:ier ont été te1à que clest iustgirent ce nonde mral créa- teur des richesses r:ationales q1.lip"rbicipe très peu à Ia d'istributlon des richesses et qui bénéficle Ie molns d.e llattention d.e ces Gouverr:ants' Dsns 1e donaine'd.e 1tj.nfo::raation, Ie rronde Ilral a donc été pendant l-ong- tenps Lalssé Pour comPte. Il'étalt donc sous-i-:rformé d.ans tous Ies donaines touclra:ct à la lrte en nj.1leu nraI.' conscients cle cet état chronique de sous-1nfo:mation et des repercussions que cela pouvait avoir sr.rr l-a productio", 19 Gouveneenent a décidé dforienter Ia Radj-o vers l-es glasses paysannes aSrant comprts que Ia Radiodiffusion peut être un canal pcn* 1a tranwrlsêlôn des nots dtordre du développenent. Ctest ainsl que velrs les années L966r il- a été rris sur pied au Bénin' avec ltasslstance de LrOffice trbançais d.e Coopératlôn Radiophonique dtalors un' se:rrice de- Badlo Educative qul devra pf,r" ttâ-""#., de base à ce que nous con:na'issons *nJqytit hu-i au BéïÉn sous 1e non de Rad.lo hrrale. lle:qrérierrc" à:'an"t, 1e Bén:i:r fit appel à La FAo qul congut après r:.ne nission ilrétude ui. service d'e Raàio agricole et crest sur les enbryons ae cêtte naeeo agricole qutest née dont ei:1958 au sein de la Radio- d.iffuslon Nationafe, ]-a Radio RuraLe avec lraj-de de 1a tr'40" ce charrgenent a été dtaborci guidé par Ie soucl dl6l-ar81r Les thènes agzÉ"- aoles aux notlons concernant ltanélioration de 1a rutritlon pour stétendre aux rràirorr" socto-éconoalques intéressant Ie monde :ru.r1"L. -2n LES mmSSIoNS RUIrÀIrES En République Populaire clu 3érrino depuis la date }:;istorique du 26 Octobre t972t 70 % -au prograam" aé fa ÿoix de Ia Èévolutlon sont cilffirsés en langues iratio- na]es, t5 % de ce total étant consa.cré aux fuj-ssions nrrales proprenent dites. trorsque nous dlsons é:nisslons rurales, nous nous l-i-nltons dans cette garrrne dlérrtssions en langues natlonales cel1es prlses en charge et réalisées effectlvement par J.e service de l-a Radio Rr.ra1.e ; eJ-les sont de plusteurs ordres. L,/- lténis§lon nrra]-e ristandardrtquI. est une sorte de nagazine du moncle nrral- aans leq agricoles (agriculture, 61eva6ep pêche1 eaux et forêts...etc..) - d.es mbriques féuinines, regroupa.:at avec ltaide des services de J-a santdl de 1a rnrtrttion, des éducatrices ménagères, d.e l-tEco1e Irlationale des An'jCIatrices Rr:rales (Centre'de Ouando), au= conseiLs pô::mettant ar:x femes de rehausser Ie r:1- veau de tl.e ôc l-a fani 11e i - des :rrbriques sanitaires réa]-isécs avec les services cle La santé, eIIes ont avant tout un but préventlf conformément à notre optlon du J0 Novembre 1972 en natlère de santér'optton qul consacre la pri-nauté de la méd.ecine préventive sur 1a médeeine curativè. Mals ces érc1ssions pe:mettant également en pérlode d.réplddmi-e dlencadrer llauditeur du vIllage et de second.cr utilement les trop peu nombreux agents du serv-ice de la Santé, Suinze pour cent 65fi cles thènes dlff\rsés en 1976 concernant Ia Santé î - cles mbriques à caractère éconooiclue congues avec Ia participatlon de l-a dlrection des affaires économ:lo;ues, de la d.lrection de lragriculture et ce1le du ?1an et tous Les autres services i:rtéressés à 1a promotion du paysr el-Ies tendent à expLlquer simplement les buts pourzuivis par 1e ?ar"bt et }a Natlon pour atteln- dre avec 1a particlpati.on de tous wr rendement économ:ique mell.leur et une anéI1o- ration d.es conditions d.e vie i - des nrbriôues consacrées à ltal-phabétlsatj.on fonctior:neIl-e et à la fo:mation coopérative, Ces nrbri-ques ont trouvé une place tmFoi'tante dans Ies fuj.ssions diffusées en 1976 (n %-au totaL des thènes ùiftusés). II ne poumait être autrement J-orsquron sait que 1es groupements villageoj-s à vocation coopéra- t1.ve sont en vole de généraLisatlon à travers tout Ie pays. Cerbains de ces grorpements ont comencé déjà depuis queLclues tef,Ips à réaliser des opérati.ons de comerciallsatton du coton et effectuent déjà des investissements coLl-ectifs écoaon:iques et soôiarr:r gi€ge atlx ristournes (écoles, pharuacies villageoises, sllos, boutiques témolnsr.. ete..) ; - cles sl-ogans ou luicro prograrmtes destinés à sensj.bl1.:lser lloptnlon ru:raIe slrr un certain nombie d.e probJ-èmes prioritaires (vacci:e, épitlémie, épargne, nutr{-- tton..,etc,. ) ; - d.es é1-§ments sonores qul sont soit des interrriews avec paysan, nrlgari- satour, anfmaf,sql. de Ia Radio Rurale soit des errpli-cations d.onnées par Ies technl- ciens sur }e terraj:e sur des sujets dlvers sont incorporées at»c éarlssions afin de -1- Les rendre non séulenent vivantes mais surtout pour leur don::er plus tllauthentlcité et de persuatlono Au total 126 él-énents sonores ont été diffusés en J-974 i - de plus ces émissions comportent des rubriques rése:rrées au lrcourrier d.es auditeursrl dans lesqg+J.Ies 1es rdponses données aux questions des paysans consi- gnées dans les rapports dtécoute destinés à établir 1e lien entre la Radlo Rura-Ie et 1cs RadLoJ].ubs, 2rl- trtfuisslron dcs ieuncs nrraux, Ee réalisant cette éuission nous nou.s proposons cle d.onner à .nos jeu::cs nllitants d.es cor:naissances qui eubrassent tous les donaines de l-a vie d.ans notre paÿsr 1a République PopuJ-alre du Bénin à savoir : - Ltéducation cirrlque - La santé, lrhygiène et Ia nutritlon - ltaLphabéltisation fonctior:nel-le et ].laction coopérative - Ie sport. J Ire maEazine du vulgaii.sateur - Cette ém:isslon sladresse plus particu- llèrement al»r agents atencad.renent. EI1-e donne des nouvelLes du D6veloppement R-ra1, lnfo:me de ce qui se passe dans le pays dans le donaj-ne de 1a production agricole, dorane Ia parole aux agents d.e lt encadrement rural afin de leur perroéttre de fairepart d.e leurs activités profession::elfes et d.e leurs préoccupatlons. Il- faut citer aussi, srag{seent tle nos émlsslons, - des cmpesnes radiophoniques drappui pour un projet ayant ltn ccrcctère d.e prlorite nc nationale de productton déclenchée te 5l--!2-,1975 sur les lnstnâctions du Parti ; crest aussi 1e cas du progrcr,rme de Lutte contre 1l onchocercoser Nous avons en effet eu à soutenjr llactlon du Comité NationaJ- 3érrinois d.ans Ie cadré d.e Ia semaiJre nationale dtinfo:matlon sur l-ronchocercose du 1er au J mars clerr::Ler. - Des concours, radiophoilj-ques à but éducatlf colm.e rtltopération Radlo Pro- grèsrt dont Iffi.:.t est 2 a/- ae susciter do.ns les radio-clubs un enthousiasne ccpable de pousser 1es rurf,l1;;E à entreprendre un certaln noubre dtaetions degtX.nées à promouvoir Ie niveau socio-économique d.e leur viJ-lage, U/- ae pe:mettre a1x( responsables de 1a fadlo Ruralep de contrôIer 1tÛa- pact du message envoyé chaque semaine aux ruraux, c/- ae prouver que la Rad.iodlffusion avait 1a force de faire accepter des 1dées au sein des conrmunautés urbaines et villageoises dans un pays à traditlon orale corme ]-a République Popu].c.ire du Bénin. ItORGAIIJSATION DE IIECOUIE : les Red.io-C1ubs- Pour pe:mettre aux pr"ysans, allx Erasses zr-rrales en gdnéral de recevoj-r travers les énisslons 1es nrdfuoents de la culture et des notions él-fuentaires +- dlhygiène et dlalimentation en vue de ltamâlioration de leurs condltions de v:le1 pour leur pe:roettre de rece'oir ie message de la Radio Rr,.ralee 1;L a été i'loplanté d,ès La naissance d.e l-a Radlo Rtrral-e tes ÉadJ.oJlubsT de'ns un certain nombre de vt].lages choisl-s - pour ltouverture clresprit de ses habitants à l-rintroÔuction des techn:iq..u" ,r*rËl1es - choisi-s.parce que possédant gn Agent du développementffi"i"T"îïîI""rr"="nce lrenca.dreur)'- "t à"tr" cholsis parce que ses hs"bitantspossèd.ent ra vorànté ôtêtre clotés ât,n centre drécoute qt srengagent d'e leur part à se plier aux "UËfa".de ba.ses, de 1técoute collective (préscnce réguIière, rap- ports dlécoute, etc,.) Crest grâce atlx Ead.io-C1ubs, créés suivant ces critères eomposés de 51 personnes "frài"i" parral toutes les coüches de 1a population par les autorités vlllageoises; présiaé" p.r= 1es Chefs du villagep fonctiorurant grâce à des a.irjjma- teurs 61us peumi Ies enfants rlu nlIieu 1es plus exemplalres (iI est respecté par l-es anciens et par les jegnes, i1 possèd.e llayt de parler et surtout i] salt don:rer 1-,exemptà)-"î""t'g"â-à"'r,o -radio-clubs dont 1e nombre total i-up]-anté sur tout Ie territoire en fi-rL l]974 est de 7OO d'j.s-ie que lés éraissions étaient effectlvement regues par 1es destinataires que sont l.es paysans' lrexpérience nous a prouvé que les Had.io-C1ubs étaient effectivement des éléments de stluulation dans les vi11âges où ils éta'ient 'implantés et que 1es homes de lrenca.d-rement se sentaient soutenus clans leur travail par les séar:'ceS dléCoUte coLlective à lrissr.re desquelles srinstaure un débat générateur de d'écisions devant entratner 1e progrès du riIlago. Dans certains casr-1a Radio joue même un rôIe d.éterninant ceci dans Ia mesure o,]i Ie paysan, aVant de mettre en pratique les cor:- signes d.e son encadreur attendait Ia confi:mation de 1rémissj'on ::urale' lrlnstallation massive de ces radio-cIubs était'justifi'ée dans txr premier temps par la rareté, en milieu xuraf- cle postes ràeepteurs. Par Ia sritee grâc-e à Iraction conjuguée des organ'ismes rle dévelopement fortenent soutenrs par Ies fuis- sions de 1a Radlo Rurale, r, pràÀuctj-on du'àoton e conrru. chez nous un déve1^otrrpement spectaculaire à parbir des années 69 et 70. IJfintrorluction d'fune masse monetaire assez importante à 1a ea;1lpagne par cette cul-ture industrielle a créê chez 1e paysan béninols de nouvea"ux besoins teis que des cyclomoteurs, des feuilles de tôIs1 du cj-ment et l:ien entendu aes poste" 'à"upt"l'"L ;"=t11'ralors considérés colme de }r'xe'4ù111 ntest pas doru:é à un paysan de stoffrir. Nous avons alors asslsté d'ès 1971 à 1me nrrl-tiplication de postes récepteurs indivj-duels en milieu n;ral' ALnsi' si le poste transistor ntest pas encore un bien de conso@tion coura'lt-r-i1 a cepenclant d.epuis cette annéeJà fôrtement pénétré d'ans 1e moncle mral- au 3énin' D* coup, Ie Rad.io-Club a perdu une partie de sa sign:ification clrorigine. Nous avons alors comrnencé une po3-itique dt orientatlon des BaùioJlubs vers 1es stru.ctures socio-économiques existant déià sur le terrain, politique SJrant été appuyée par une 3ecorloa.nd.ation du 2è Séuinaire Natlonale sur 1a Raùio-Rurale' cette intégration des Rad.io-clubs ar.rx groupenents villageois avait pour but dlune partp Oe pàurvoir les groupements de noyar'x de membres actifs prêts à io"u=.,rr,. "àI" àynarrique, dtautre-p*t, de dorueer aux Badio-clubs une base économj'- que suffisante pour prendre en cfrLge'les frais découlant de lf entretien clu poste' -5^ En dehors d.es clubs d.e jerxres agricuJ-ter;rs où l-ton continue d.lécouter en- semble, en clehors aussi d"e quelquàs groupeglents villageois or) l-'écoute se feit au niveau d.u bureau, 1-técoute indirrid.uelle non organlsde pri'me sur 1lécoute collective en Rad.io-clubs, la formule Raclio-c1ub telle que nous venons d.e 1e voj: sera dépas- sée à'plus ou moins brève échéance dans un pays colnne 1a Rdpubl-ique ?opulaire d'u lerrir.- 1,torganisation à l-téchelon naf,ional d.lun réseau d,e Rad.io-Clubs peut se con- cevoir dans r* pày" o,i jl sragit d.e sensibiliser 1es populations rurales à Ilécoute rad.iophoni-que, ctlst à d.ire Là où Ie récepteur de radio est pratiquement.inconn-u ou en tout cas très ,àr" "" qui ntest plus tè cas d.u Bénin puisque des enquêtes récentes ont révél-é que chaque viliage d.ans 1a Provjnce du Borgou possèd.e en Lûoyenne 14 postes récepter:rs, 1'l pour le vi-Ilàge d.e lli,tlarrticlue, IL par v:i11age d'ans l-lAtacora, 13 d.a*s l-e 1lono et i+ a*" lt0uëÉé ce qui fait en noyenne por.u llensemble du pays 12 postes récepteurs par village, Ce qui est str ctest SI:9"? chiffres conti':nueront de stéIever pulsque srrivant les mênÀs investigationsr- 70 /" aes.paysans qu:i nlont pas encor" ,* poÀte récepter:r ont ltintention dlen acheter rm tôt ou tard' Mais il i-nporte d.e sor.rligner que ltaugnentation croissante d'es récepteurs !:di-vid.ue1s et ltarrêt de lle:cpéri-ence de 1técoute collective ne sont pas synonJme de baisse de Itécoute d.es éruissions rurales; r-:ne enquête nenée à ce sujet a falt apparaltre 1es constatations srri-vantes : Au niveau aes naUitua"s a 85,5 /" d.es paysans écoutent 1es énissions n-rrales 85'r1f, tr écoutent Ie concert des auditeursrn ' c/o tr écoutent ].es infornations etolrL t 51'16 % tt écoutent les contes et Iégend'es Au ll.i]reau de llappr.éciation des éruissions rurales 85 /, ôes paysans qui écoutent la Rad.ioT écoutent également 1es ém:lssions rurales 4S?6 % àes auAiteurs préfèrent les éuissions n:rales aux autres éIll:lsslons. Au niveau de la conpréhension des énissions 2615 /, des auditeurs des émissions rurales avec une oplaLon ont parfois d.es d.ifficultés pour conprenclre 1es émisslons i 72 r" les trouvent facile à comprenclre et seulenent' Lr5 % ont toujours des difficultés de compréhensiotl. Âu niveau d.u contenu d'es érllssions +6?+ /" des aud.iteurs des énissions rurales aYec ulle optioh préfèrent d.ans ces ém:lssions fes interviews avec les paysans' 55 15 fr préfèrent le couzrier d'es auditeurs et2g|1/" Iu" conseils d'irects d.onnds depuis 1e studio' ce sont surtout ces trois clernier chiffres qrri nous ont poussé à axer dès 1974 toutes nos réalisations sull Ie' terrai:r ; 195 vi].]-ages ont été ainsi visitê en 1;g16 t rrisite p""âu"i iesqueiles ont été réa-lisées une borure partie êe nos éuulssions sous fortne d"réléments sonores. Ce qui est polrr nous u:: très gros effort car, si 1llts tfiiter-fa nécessité cle ces dép1aceÀents "rr tu terrai-n sont Jndlscutables, iJ- faut reconnaitre aussi que cela revient très cher, 1e natérieI roulant et les enreg'is- teurs étant souals à une forte llsllre. I -6- E: résr,mé, nous pouYons rlire qurau Bénin la Rad'lo Rurale a joué un rôl-e très important qui â été de promouvoir irécoute des éûÉsslons rura,es en pe'rticulier et draugmenter ta discipline et it:-ntens:-té ûe Itécoute Fad.io en généraI, cette Badio étant,elLe oême parui res autres media 1e plus influent en Républiqr're Populal- re du 3én1nl

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé