W kiy Epidem. See. - Seleré épidém. hebtU 1976, 51, 61-88
No. 11 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ G E N ÈV E
WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPJDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZCZC et FKAN pour une réponse en fiançais
12 MARCH 1976
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51e A N N É E SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE HÉMORRAGIQUE DENGUE
12 MARS 1976
DENGUE HAEMORRHAGIC FEVER SURVEILLANCE B urma. — Up to the end o f August 1975, dengue haemorrhagic fever (DHF) had been reported from eight out of 14 states and divisions involving 63 townships, including Greater Rangoon. A total of 4130 cases with 281 deaths were notified. Apart from the National Health Laboratory, the availability of laboratory facilities is limited so that the majority o f cases were diagnosed clinically based on criteria established by the Children’s Hospital, Rangoon, and made available to all township hospitals.
There were almost 1 500 cases in Rangoon City with 94 deaths; 757 with 22 deaths in Mandalay, 480 cases and 19 deaths in Toungoo and 279 cases with 18 deaths in Taungdwingyi. As facilities for transport of serum specimens are not available, filter paper discs are mainly used for collection of both acute and convalescent sera. The results with this method are found to be equivalent to standard serological methods in diagnosis o f dengue infection in children with haemorrhagic fever.
In Rangoon City, facilities for control are available, but in other townships health education is the main control measure. The following outbreak in Arakan State is typical of those investi gated by epidemic mobile teams: On 15 May 1975, a six-year-old child from Kaingche Village near the town o f Taunggup was hospitalized with high fever haematemesis and melaena. Another child from a village about 65 km from the town was hospitalized the next day. By the end o f August, 23 cases of suspected haemorrhagic fever had been admitted to hospital, ten of which were fatal. O f the 23 patients, 19 were under 12 years o f age, the youngest two and a half years old. Females were slightly more affected than males (1.85:1.00). In the absence o f laboratory facilities clinical diagnosis was based on sudden onset o f high fever, haematemesis (frank or altered blood) 14 cases, épistaxis four cases, shock four cases, restlessness three cases, fits one case, and possible encephalitis one case. Aedes aegypti larvae were found in 115 o f 385 flowers vases examined, in 21 of 688 water containers and in 22 of 49 coconut shells. Control measures based on health education and the elimin ation of breeding places were implemented. (Based on/D ’après: Report on Communicable Diseases, Burma, Epidemiological notes contained în this number:
B irm anie . — A fin août 1975, des cas de fièvre hémorragique dengue avaient été signalés dans huit des 14 Etats et divisions du pays, soit dans 63 municipalités y compris le Grand Rangoon. Le total s’établissait à 4130 cas, dont 281 mortels. Hormis le Laboratoire national de la Santé, les services de labo ratoire sont très peu développés, de sorte que la majorité des cas ont été diagnostiqués par observation clinique d ’après les critères communiqués par l’Hôpital d ’Enfants de Rangoon à tous les hôpi taux municipaux. Dans la ville de Rangoon, on avait dénombré 1 500 cas dont 94 mortels; à Mandalay 757 dont 22 mortels, à Toungoo 480 dont 19 mortels et à Taungdwingyi 279 dont 18 mortels. Faute de matériel pour le transport des sérums, c’est surtout la technique des disques de papier filtre qui est utilisée pour recueillir les échantillons, aussi bien dans la phase de convalescence que d an s la phase aiguë de la maladie. D a été constaté que cette technique donne des résultats équivalents à ceux des méthodes sérologiques standards pour le diagnostic de la dengue chez les enfants atteints de fièvre hémorragique, La ville de Rangoon est assez bien équipée pour combattre la maladie mais, dans les autres municipalités, la principale mesure de lutte consiste dans l’éducation sanitaire. Les notes ci-après ont trait à la poussée qui s’est produite dans l’Etat d ’Arakan et qui est typique de toutes celles étudiées par les équipes épidémiologiques mobiles: Le 15 mai 1975, un enfant de six ans, du village de Kaingche, près de Taunggup, avait été hospitalisé avec les symptômes suivants: température élevée, hématémèse et melaena. Le lendemain, un autre enfant d ’un village situé à quelque 65 km de la ville était à son tour hospitalisé. A fin août, 23 cas suspects de fièvre hémorragique avaient été admis à l’hôpital; dix d ’entre eux eurent une issue fatale. Sur ces 23 sujets, 19 étaient âgés de moins de 12 ans et le plus jeune avait deux ans et demi. Le sexe féminin a été un peu plus touché que le sexe masculin (1,85:1,00). En l ’absence de moyens pour les exa mens de laboratoire, le diagnostic clinique a été posé sur la base des symptômes ci-après: pyrexie soudaine et hématémèse (sang pur ou altéré): 14 cas; épistaxis: quatre cas; choc: quatre cas; nervosité: trois cas; crise épileptique: un cas et encéphalite possible: un cas. Des larves d 'Aedes aegypti ont été découvertes dans 115 vases à fleurs sur 385 examinés, 21 récipients à eau sur 688 et 22 coquilles de noix de coco sur 49. Pour combattre la maladie, on a eu recours à l’éducation sanitaire et à l’élimination des gîtes larvaires, ol. m , 1975, No. 7 and/et No. 8; Central Epidemiology Unit, alth, Rangoon.) Informations épidémiologiques comenues dans ce numéro:
Automatic Telex Reply Service, Dengue Haemorrhagic Fever, Imported Diseases, Influenza, International Health Regula tions (1969), Lassa Fever, Psittacosis, Smallpox, Western Equine Encephalitis. List of Newly Infected Areas, p. 88._____________________
Encéphalite équine occidentale, fièvre de Lassa, grippe, mala dies importées, psittacose, surveillance fièvre hémorragique den gue, règlement sanitaire international (1969), service automa tique de réponse par télex, variole. Liste des zones nouvellement infectées, p. 88.___________
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PSITTACOSIS U nited States of A merica. — During 1974,15 States reported 163 human psittacosis cases. The Center for Disease Control (CDC) received reports through the National Psittacosis Surveil lance System on 46 cases associated with psittacine birds, pigeons, and other birds, including poultry. The remaining 117 cases were associated with outbreaks in seven turkey processing plants and epidemiological data were received on 65 of these cases.* 1
PSITTACOSE E tats-U nis d ’A mérique. — En 1974,15 Etats ont notifié au total 163 cas humains de psittacose. Le Système national de Surveillance de la psittacose a signalé au Center fo r Disease Control (C D C) 46 cas de la maladie associés à des oiseaux de la famille des psittacidés, à des pigeons et à d’autres oiseaux, de basse-cour notam ment. Les 117 autres cas étaient liés à des épidémies survenues dans sept entreprises de préparation des dindes; des données épidémiologiques ont été fournies sur 65 d’entre eux.1 Sur les 46 cas, c’est l’Etat de Californie qui en a notifié le plus grand nombre (8); venaient ensuite la Pennsylvanie (7), le Wis consin (6), le Texas (5), New York (4) et la Floride (4). Ces six Etats ont enregistré 73 % du total des cas notifiés. Pour les 163 cas, la date de début de la maladie a été commu niquée. Ils se sont produits tout au long de l ’année avec un maxi mum en juillet (10). Tous les groupes d ’âge ont été atteints, à l’exception du groupe de 0 à 9 ans. C’est dans les groupes de 20 à 29 ans et de 40 à 49 ans que les cas ont été les plus nombreux. Vingt-six malades étaient de sexe masculin et 20 de sexe féminin. Pour 11 des 46 cas (24%), la source d ’infection la plus probable était le perroquet. Dix cas étaient dus à des pigeons (22%) et huit cas aux perruches (17,4%). Trois des cas associés aux perroquets étaient des personnes employées dans un service officiel de quaran taine pour oiseaux importés. Huit personnes avaient été exposées à des perroquets importés qui n ’avaient pas subi la quarantaine réglementaire dans un service officiel. Cinq des malades contaminés par des pigeons étaient des propriétaires de pigeonniers tandis que les cinq cas restants n ’avaient aucun lien direct avec les oiseaux, à part les pigeons du voisinage. Les symptômes les plus fréquemment relevés dans 43 cas étaient la fièvre (77%), la céphalée, généralement sérieuse (40%), et la toux. Des informations sur le traitement thérapeutique ont été fournies pour 30 cas; la tétracycline a été administrée à 28 malades et l’érythromycine à deux malades. De 1964 à 1974, à l ’exception des cas transmis par les dindons en 1974, l’incidence de la psittacose humaine aux Etats-Unis d ’Amérique est restée faible, allant de 36 cas en 1973 3 à 60 en 1965.
Of the 46 cases, the State of California had the highest number (8), followed by Pennsylvania (7), Wisconsin (6), Texas (5), and New York and Florida (4 each). These States accounted for 73% of all reported cases. Dates of onset were known for all 163 cases and these occurred throughout the year, the largest number occurring in July (10). Cases were seen in all age groups except those 0-9 years. The highest numbers (11 each) occurred in persons 20-29 years and 40-49 years of age. There were 26 cases in males and 20 in females. Of the 46 cases, the most probable source of infection in 11 cases (24%) was parrots. Pigeons accounted for ten cases (22%), and parakeets eight cases (17.4%). Three of the parrot-associated cases occurred in persons working in a government bird importa tion quarantine facility. Eight persons were exposed to pet parrots not imported through an approved quarantine facility. Five of the pigeon-associated cases occurred in persons who kept flocks of these birds, while the remaining five had no direct association with birds other than pigeons living in the environment. Of the symptoms noted in 43 cases fever, headache, and cough were the most frequent. Fever occurred in 77% of cases and headaches, usually severe, in 40%. For the 30 cases with infor mation on treatment, tetracycline was administered in 28 and erythromycin in two. For the period 1964-1974, with the exception of the turkeyassociated cases in 1974, the incidence of human psittacosis in the USA has remained low, ranging between 36 cases in 19733 and 60 cases in 1965. The States of Texas, Missouri, and Nebraska reported out breaks of psittacosis in turkey processing plant employees in May and June 1974. There were 53, 51, and 12 cases respectively, and the outbreaks involved five plants in Texas, and one each in Missouri and Nebraska. The employees were exposed to viscera and faeces of turkeys originating in east-central Texas. The persons at greatest risk of acquiring infection were those who eviscerated turkey carcasses and those working in rooms where turkeys were killed and defeathered. In the turkey-associated cases, over 80% of the symptoms des cribed were fever (98%), malaise (87%), headache (85%), chills (80%), and weight loss (80%). The implicated turkeys were infected with Chlamydia psittaci. In July 1974, a joint State-Federal task force was established to screen the turkey flocks prior to slaughter in order to keep the psittacosis-infected turkeys from entering the slaughtering plants. In two weeks over one million birds in 152 flocks were tested and infected birds (26 000) in seven flocks were given chlortetracycline medicated feed. Six other flocks were found to be infected, resulting in 13 flocks of psittacosis-infected birds in Texas in the summer of 1974. The medicated feed was given for a 21-day period before slaughtering. In order to prevent the introduction of psittacosis-infected parrots into the USA, the US Public Health Service requires that all commercial birds imported into the USA be held in one of the 17 approved quarantine facilities for a minimum of 30 days. All psittacine birds receive specified amount of chlortetracycline in their feed for the entire period. The quarantine is designed speci fically to determine whether the birds are infected with viscerotrophic velogenic (Asiatic) New-Castle disease. If the virus is found in any birds, then all the birds in the facility are destroyed. »See No. 38, 1974, p. 322 and No. 40, 1974, pp. 338-339. 'See No. 8, 1975, p. 95.
Les Etats du Texas, du Missouri et du Nebraska ont notifié des épidémies dans des entreprises de préparation des dindes en mai et juin 1974. Les épidémies ont frappé cinq entreprises au Texas (53 cas au total), une au Missouri (51 cas), et une au Nebraska (12 cas). Les employés de ces entreprises avaient été en contact avec les viscères et les fèces de dindes provenant du centre-est du Texas. Les personnes les plus exposées étaient celles qui avaient vidé les dindes et celles qui avaient travaillé dans les locaux où elles étaient tuées et plumées. Pour les cas transmis par les dindes, plus de 80% des symptômes signalés étaient la fièvre (98%), un état de malaise (87%), de la céphalée (85%), des frissons (80%) et une perte de poids (80)%. Les dindes responsables étaient infectées par Chlamydia psittaci. En juillet 1974, une équipe mixte de fonctionnaires d ’Etat et fédé raux a été formée pour inspecter les troupeaux de dindons avant l’abattage et empêcher l’arrivée d’animaux infectés dans les abat toirs. En deux semaines, plus d ’un million de volatiles appartenant à 152 troupeaux ont été inspectés, et 26 000 d ’entre eux (sept trou peaux) ont été traités au moyen d ’aliments imprégnés de chlortétracycline. Six autres troupeaux infectés ont encore été découverts, ce qui a porté à 13 le nombre des troupeaux infectés au Texas au cours de l’été 1974. Les aliments traités ont été administrés pendant une période de 21 jours avant l ’abattage. Afin d’empêcher l’importation de perroquets infectés par la psittacose, le Public Health Service des Etats-Unis impose la mise en quarantaine des oiseaux importés, pendant 30 jours au minimum, dans un des 17 établissements de quarantaine approuvés. Pendant toute la durée de la quarantaine, tous les psittacidés sont nourris avec des aliments contenant une dose déterminée de chlortétracycline. Le but spécifique de cette quarantaine est d ’établir si les oiseaux sont atteints de la maladie de New-Castle (Asiatique) viscérotrophique vélogénique. Si le virus est isolé chez un oiseau, tous les sujets de la station sont détruits. 1Voir N° 38, 1974, p. 322 et N“ 40, 1974, pp. 338-339.
I
' Voir N“ 8, 1975, p. 95.
(Based on/D apres: Psittacosis Annual Summary, 1974; US Center fo r Disease Control.)
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IMPORTED DISEASES C anada. — With an increasing number o f students, and teaching staff going to and coming from tropical countries, together with the usual flow of immigrants and tourists, there is a greater risk of contracting parasitic diseases not commonly experienced in Canada. During the period 1 June 1973 to 31 December 1974, students at an Ottawa University with a history of being in the tropics were examined for the presence of parasitic diseases. O f 60 stu dents, 41 (68 %) were Canadians, and the others were from tropical countries in Asia, Latin America, and Africa. Fourty-nine (82%) of those had symptoms with 21 complaining of diarrhoea. There were positive laboratory findings in 20 cases (33%).
MALADIES IMPORTEES C anada. — Le risque d’importation de maladies parasitaires peu connues au Canada a augmenté depuis q u ’aux mouvements habituels de touristes et d’immigrants est venu s’ajouter celui, toujours plus important, des étudiants et des enseignants qui vont dans des pays tropicaux ou qui viennent de ces pays au Canada. Entre le 1er juin 1973 et le 31 décembre 1974, une enquête a été menée dans une université d ’Ottawa en vue du dépistage des cas de parasitose chez les étudiants ayant séjourné dans des régions tropicales. Sur les 60 étudiants concernés, 41 (68%) étaient des Canadiens et les autres des ressortissants de pays tropicaux d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. Sur ce nombre, 49 (82%) présen taient des symptômes de parasitose, 21 se plaignant notamment de diarrhées. Les examens de laboratoire ont donné des résultats positifs dans 20 cas (33 %). Le nombre de résultats positifs peut être jugé relativement faible, toutefois il indique que les généralistes devraient toujours penser à la possibilité d ’une parasitose tropicale aussi qu’à celle de la tuberculose, maladie dont la prévalence peut être beaucoup plus élevée dans les pays d ’origine des touristes et des immigrants qu’au Canada. Au Centre universitaire des Maladies tropicales et parasitaires, à Toronto, on a observé en 1974 une augmentation du nombre des maladies, la plus grande augmentation se rencontrant chez les voyageurs et les immigrants. Un total de 2 373 personnes se sont présentées au centre en 1974, contre 392 seulement en 1967. Sur ce total, 234 étaient atteintes d ’amibiase, avec, dans certains cas, des complications telles que des abcès du foie, des fistules, etc. liées à un traitement insuffisant. On dénombrait également 272 cas de giardase et 588 de trichocéphalose. Dans les familles touchées par ces infections, le traitement simultané de tous les membres a réduit l’éventualité d ’une réapparition de la maladie. Le nombre des cas de paludisme notifiés a également augmenté; dans 89 cas il s’agissait de rechutes survenues six à 12 mois après l’attaque initiale par suite d’un traitement inadéquat. Le Service de parasitologie de l’Hôtel-Dieu de Montréal, qui fonctionne depuis près de deux ans, a étudié 256 nouveaux cas, auxquels il faut ajouter un certain nombre de malades hospitalisés. Environ 80% des malades sont des immigrants. Des améliorations ont été apportées au laboratoire de parasi tologie afin qu’il puisse procéder à toute une gamme d ’analyses. Les examens coprologiques se pratiquent au moyen de la technique de la concentration des selles dans le formolmerthiolate. Des techniques particulières telles que les cultures ou les colorations spécifiques pour la différentiation des amibes sont appliquées à l’occasion. La recherche des parasites du paludisme dans le sang se fait à la fois sur des étalements minces et des étalements épais, et la technique de la concentration dans la sapomne est utilisée systématiquement pour la recherche des microfilaires. La méthode d ’immunofluorescence (IFAT) est utilisée pour le dépistage des 12 maladies suivantes: toxoplasmose (Ig et IgM), amibiase, paludisme, trichinose (IFAT et précipitation en milieu gélifié), larva migrans viscérale (IFAT et test cutané), échinococcose, filariose, schistosomiase, cysticercose, clornorchiase, ascaridiase et les maladies causées par la douve du foie. Le service de l’Hôpital général de Montréal de l’Hôpital ReineMarie des anciens Combattants sert de centre où les malades peuvent être examinés et traités pour des maladies tropicales. En 1974, 1 800 personnes se sont présentées dans ce centre contre 400 seulement en 1971. Environ 90% des consultants étaient des voyageurs de retour des tropiques ou des immigrants en provenance de ces régions. Les sujets qui ont été malades au cours de leur séjour dans des régions tropicales font l’objet d ’un examen physique complet, et des examens de laboratoire suivants: 1) recherche des parasites sur deux échantillons de selles (pré levés à deux moments différents);
Although the number of positive findings could be considered relatively low, it does indicate a need for physicians in general practice to keep in mind the possibility of these diseases. Attention should also be given to conditions such as tuberculosis for which the prevalence in the country of origin of tourists and immigrants may be very much higher than in Canada. A t the University Clinic for Tropical and Parasitic Diseases in Toronto there was an increase in 1974 in the number of patients, particularly travellers and immigrants. While only 392 persons sought the facilities of the clinic in 1967, 2 373 did so in 1974. There were 234 cases o f amoebiasis, and in some, complications such as liver abscesses, fistuale, etc. had appeared because of inade quate treatment. Giardia infection was found in 272 persons, and trichuriasis in 588 cases. In families with these infections, the treatment of all members simultaneously reduced the likelihood of recurrence of the disease. There has also been an increase in the number of cases of malaria reported; 89 of these were relapses within six to 12 months of an initial attack as a result of inadequate treatment. At the Parasitic Disease Unit, Hôtel-Dieu de Montreal, which has been in operation for almost two years, there were 256 new cases investigated in 1974, in addition to a number of in-patients. Some 80% of these patients are immigrants. The parasitological laboratory has been expanded to cope with a wide range of investigations. Stool examinations are done by the merthiolate-iodine formaldehyde concentration technique. Spe cial procedures are undertaken occasionally such as cultures and specific stains for amoebae differentiation. Blood examination for malaria parasites includes both thin and thick smears, and the saponin-concentration technique is used routinely in the examina tion for microfilariae.
The immunofluorescent antibody test (IFAT) is used for screen ing for the following 12 diseases: toxoplasmosis (Ig and IgM), amoebiasis, malaria, trichinosis (IFAT and gel precipitation), visceral larva migrans (IFAT and skin test), echinococcosis, filariasis, schistosomiasis, cysticercosis, clonorchiasis, ascaridiasis and those caused by liver flukes. The Montreal General Hospital Service of the Queen Mary Veterans Hospital has provided a centre where patients can be examined and treated for tropical diseases. In 1974, there were 1 800 visits made to this clinic as compared to only 400 in 1971 and about 90% of the patients were travellers or immigrants from the tropics. For those patients with a history of illness during their stay in the tropics the following laboratory investigations are undertaken in addition to a thorough physical examination. 1) two stools (taken on separate occasions) for parasites; 2) stool for culture; 3) Haemogram including differential white cell count; 4) urinalysis; 5) V.D.R.L.; 6) SMA 12 biochemical profile; 7) chest x-ray; 8) blood for parasites.
2) examen de cultures de selles; 3) hémogramme, y compris formule leucocytaire; 4) analyse d ’urine; 5) test VDRL; 6) profil biochimique (SMA 12); 7) radiographie du thorax; 8) recherche de parasites sur un échantillon de sang.
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A warm stool examination is not considered necessary unless the patient is having diarrhoea. If the patient has other symptoms, such as itchy skin, other tests such as a skin snip for onchocerciasis are done. If he has been in lakes in Africa, and especially if he is symptomatic, running a fever or feeling unwell, and if all the above tests are negative, sigmoidoscopy with biopsy is done to search for schistosomiasis. If significant eosinophilia is present night blood is done for filariasis and a more diligent search is done in the stool for parasites such as Strongyloides.
L ’examen de selles fraîches n ’est jugé nécessaire que si le sujet souffre de diarrhées. S’il présente d ’autres symptômes, tels qu’un prurit cutané, d ’autres tests sont pratiqués, par exemple une biopsie cutanée afin de dépister l’onchocercose. Si le sujet a séjourné prés des lacs africains, et surtout s’il présente des symptômes, soit fièvre soit malaise général, et si tous les tests susmentionnés sont négatifs, on procède à la recherche de schistosomes au moyen d ’une sigmoidoscopie et d ’une biopsie. Eu présence d'une éosino philie importante, on pratique un prélèvement de sang au cours de la nuit pour rechercher la présence de microfilaires et l’on effectue un examen plus poussé des selles pour la détection de para sites tels que les Strongyloides. D ’autres tests s’imposent en présence de symptômes. Chez un Other tests are warranted if symptoms are present. In a febrile patient blood culture is done if the blood smear is negative for sujet fiévreux, des hémocultures sont faites si l’examen d ’un frottis parasites (malaria and trypanosomiasis). Typhoid remains one sanguin ne révèle pas la présence de parasites (paludisme et trypano somiase). La typhoïde reste l’une des maladies les plus importantes of the most important diseases that the travellers bring home. que les voyageurs puissent ramener au Canada. H est évident que toutes les personnes ayant été malades pendant It is clear that all persons suffering from illness while overseas or within three months after returning should be examined. It is leur séjour outre-mer ou dans les trois mois qui ont suivi leur also advisable for those who have spent a considerable amount retour devraient être examinées. L’examen systématique est égale of time overseas (six months or more) to have a routine investiga ment conseillé pour toutes les personnes qui ont séjourné outre tion, It is important to remember however that some parasitic mer pendant une période prolongée (six mois ou davantage). H diseases such as schistosomiasis take time to be clinically diagno- importe de se rappeler toutefois que dans le cas de certaines para sitoses le diagnostic clinique ne peut être posé qu’après un certain sable. temps. Il devient de plus en plus nécessaire de se pencher sur la question There is an increasing need for the awareness of imported disease in Canada and attention can be given to this aspect of medicine and des maladies importées au Canada et de faire une plus grande public health in medical schools. All major Canadian cities place à cet aspect de la médecine et de la santé publique dans should have medical personnel knowledgeable in these diseases, l’enseignement de la médecine. Toutes les grandes villes canadiennes and there should be ready access to rarely used drugs if these devraient être dotées d ’un personnel médical bien renseigné sur ces maladies et des dispositions devraient être prises pour qu’il are required. soit facile de se procurer des médicaments d’un usage rare, mais nécessaires au traitement de ces maladies. (Based on/D'après: Health and Welfare, Canada, Epidemiological Bulletin/Santé et Bien-être social, Canada, Bulletin épidémiologique, Vol. 19, No. 5, May/mai 1975.) THE AUTOMATIC TELEX REPLY SERV lC l SERVICE AUTOMATIQUE DE RÉPONSE PAR TÉLEX Pour informer promptement les Etats Membres de l’apparition To inform Member States promptly of the occurrence of com municable diseases of international importance, an Automatic de cas de maladies transmissibles d ’importance internationale, Telex Reply Service (ATRS), operating from WHO Headquarters, l’OMS assure depuis le 11 décembre 1972 à son Siège, à Genève, un service automatique de réponse par télex (SART). Geneva, was established on 11 December 1972. Un téléscripteur indépendant, ayant son propre numéro d ’appel, There is an independent telex machine with its own call number installed at WHO Headquarters. The epidemiological informa est installé au Siège. Les données épidémiologiques reçues quoti tion received each day is recorded on punched tape and fed into diennement sont introduites dans l ’appareil sous la forme d’une the machine for automatic transmission to any national health bande perforée et peuvent être automatiquement transmises à administration calling the appropriate telex number. As soon as toute administration sanitaire nationale qui appelle le numéro the message is ended the machine is ready to transmit to the next indiqué. Une fois le message achevé, l’appareil est à nouveau prêt caller. pour une autre transmission. Tous les vendredis, les renseignements importants reçus pendant Each Friday important information received during the week and intended for publication in the Weekly Epidemiological Record la semaine et destinés à être publiés dans le Relevé épidémiologique is summarized and fed into the machine for automatic transmission. hebdomadaire sont récapitulés et introduits dans l ’appareil qui This enables national health administrations to obtain the infor peut alors les transmettre automatiquement. Les administrations mation well before the Weekly Epidemiological Record reaches sanitaires nationales ont ainsi la possibilité d’avoir ces renseigne them. ments bien avant que le Relevé épidémiologique hebdomadaire ne leur parvienne. Call Procedure Processus d’appel The automatic telex reply service is available 24 hours a day. Le service automatique de réponse par télex fonctionne vingtThe information can be obtained simply by calling telex No. 28150 quatre heures sur vingt-quatre. Il suffit d ’appeler le numéro de in Geneva, exchanging identification codes, and composing the télex 28150 à Genève, de faire les échanges d ’indicatifs et de symbol ZCZC followed by the symbol ENGL for a reply in English composer sur le clavier le code ZCZC suivi d 'u n second code or the symbol FRAN for a reply in French. The message is then ENGL pour obtenir une réponse en anglais, ou du code FRAN transmitted automatically to the caller. The end of the message pour une réponse en français. Le texte est automatiquement transmis is indicated by the symbol NNNN. The operator making the call au demandeur. La fin du message est indiquée par NNNN. L ’opé should then exchange identification codes once more and terminate rateur appelant fait ensuite un nouvel échange d ’indicatifs et coupe the communication. la communication. The cost of hiring and operating the telex machine is borne by Les frais de location et de fonctionnement du téléscripteur sont the Organization. The cost of the calls, which is moderate, is supportés par l’Organisation. Les fiais d ’appel, modiques, sont à borne by the callers. la charge des utilisateurs. Health administrations are reminded that if, under special circum Rappelons que si, dans des circonstances spéciales, des adminis stances, they should require additional information, they can trations sanitaires avaient besoin de renseignements supplémentaires contact WHO Headquarters (Epidemiological Surveillance of s’ajoutant à ceux que fournit le service automatique de réponse, Communicable Diseases) either by telephone (Geneva 34 6061, elles peuvent téléphoner au Service de la Surveillance épidémio extension 2620), by telegram (EPEDNATIONS GENEVA), or by logique des Maladies transmissibles (Genève 34 60 61, poste 2620), telex No. 27821. It is important not to confuse this number lui télégraphier (EPEDNATIONS GENÈVE), ou appeler par with the ATRS number. Using the ATRS number for the normal télex le No 27821. D est important de ne pas confondre ce dernier transmission of messages may result in the delay or non-receipt numéro avec celui du SART. Quand le numéro du SART est of the message. utilisé pour la transmission d ’un message ordinaire, ce message risque d ’être retardé et même de ne pas être reçu.
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INFLUENZA A ustria (5 March 1976). — Since mid-February, the incidence o f cases of influenza-like illness has increased in the general popula tion of the Vienna area. The disease is of moderate to high clinical severity. Serological evidence of infection with virus A has been obtained in several cases. B ulgaria (29 February 1976). — Since 10 February, sporadic influenza cases, family foci and localized school outbreaks have been observed in Sofia, where 11 strains of virus A and a few strains of virus B have been isolated. A few other isolates of viruses A and B have been obtained in Plovdiv and Varna. C anada (23 February 1976). — d u rin g the third week of February, there was a clear increase in the number of cases of virus A infection confirmed by laboratory (British Columbia, Alberta, Ontario, Quebec and Nova Scotia). The number of virus B infec tions also continued to increase in several provinces. The influenza cases reported in Quebec are the first ones identified this winter in the province (six isolates of virus A). C zechoslovakia (26 February 1976). — 2 After a decrease in January, the incidence of influenza-like illness increased again in February (more in the Czech provinces than in Slovakia, but below epidemic level). Strains close to A/Victoria/3/75 have been isolated. F ederal R epublic o r G ermany (3 March 1976). — In Lower Saxony, a few localized outbreaks of influenza-like illness have been reported in schools and garrisons since 10 February, but influenza has not been epidemic so far. Fifteen strains of virus A have been isolated. F rench G uyana (23 February 1976). — 2 After the epidemic associated with virus A previously reported in a village, several cases of influenza-like illness were notified in another village, and an epidemic has now been reported in Cayenne. Throat specimens are being examined. I celand (9 March 1976). — Since February, sporadic cases and local outbreaks have been reported in the country. One strain of influenza virus (not specified) has been identified. I srael (20 February 1976). — Sporadic cases and family foci of influenza-like illness have been observed since end-January. Two strains of virus A have been isolated. K enya (3 March 1976). — An increased incidence of cases of influenza-like illness has been reported since mid-February in the general population o f Nairobi, where strains of influenza virus have been isolated (one identified as virus A). N etherlands (29 February 1976). — 4 The weekly incidence of influenza-like illness has gradually increased since early February, and the highest figures were recorded in towns of more than 100 000 inhabitants. An epidemic level has so far been reached only in the group of northern provinces. Strains of virus A have been isolated. Most were close to A/Victoria/3/75, but one strain close to A/ England/864/75 was identified. N orway (29 February 1976). — For the first time this season, influenza cases have been reported during the week ending 29 Februaiy (small numbers in six districts of the south). They were all associated with virus A infection and three strains of this virus were isolated. S w ed en (29 February 1976). — 4 The influenza epidemic has spread over most parts of the south, west and centre of the country. Only sporadic cases or minor localized outbreaks are reported in the north. Attack rates vary from low to moderate (highest in large cities). A large number of strains of virus A (close to A/Victoria/ 3/75) and a small number of strains of virus B have been isolated.
GRIPPE A utriche (5 mars 1976). — Depuis mi-février, l’incidence des cas d ’affections d ’allure grippale a augmenté dans la population de la région de Vienne. Le tableau clinique est de gravité moyenne à sévère. L ’infection à virus A a été mise en évidence par les examens sérologiques dans plusieurs cas. B ulgarie (29 février 1976). — Depuis le 10 février des cas spora diques de grippe, des foyers familiaux et des poussées scolaires loca lisées ont été observés à Sofia où l'on a isolé 11 souches de virus A et quelques souches de virus B. Quelques autres souches de virus A et B ont été isolées à Plovdiv et à Varna. C anada (23 février 1976). — 1 On a signalé pendant la troisième semaine de février une nette augmentation du nombre des cas d ’infection à virus A confirmés par le laboratoire (Colombie Bri tannique, Alberta, Ontario, Québec et Nouvelle-Ecosse). Le nombre des infections à virus B a également continué à augmenter dans plusieurs provinces. Au Québec, il s’agit des premiers cas de grippe identifiés cet hiver dans la province (six isolements de virus A). T chécoslovaquie (26 février 1976). — 2 Après une diminution en janvier, l’incidence des affections d ’allure grippale a augmenté à nouveau en février (davantage dans les provinces tchèques qu’en Slovaquie, mais au dessous du niveau épidémique). Des souches proches de A/Victoria/3/75 ont été isolées. R épublique fédérale d ’A llemagne (3 m ars 1976). — En Basse Saxe, on a signalé depuis le 10 février un petit nombre de poussées localisées d ’affections d ’allure grippale dans des écoles et des garni sons, mais la grippe n ’a pas été épidémique jusqu’ici. On a isolé 15 souches de virus A. G uyane F rançaise (23 février 1976). — * Après l’épidémie asso ciée au virus A rapportée précédemment dans un village, plusieurs cas d ’affections d ’allure grippale ont été notifiés dans un autre village, et une épidémie est maintenant signalée à Cayenne. Les prélèvements de gorge sont en cours d ’examen. I slande (9 mars 1976). — Depuis février, on signale dans le pays des cas sporadiques et des poussées locales. Une souche de virus grippal (non précisé) a été identifiée. I sraël (20 février 1976). — On observe depuis fin janvier des cas sporadiques et des foyers familiaux d ’affections d ’allure grippale. On a isolé deux souches de virus A. K enya (3 mars 1976). — Une augmentation de l’incidence des cas d ’affections d ’allure grippale a été signalée depuis mi-février dans la population de Nairobi, où des souches de virus grippal ont été isolées (une identifiée comme virus A). P ays-Bas (29 février 1976). — 4 L ’incidence hebdomadaire des affections d ’allure grippale a augmenté progressivement depuis début février, et les chiffres les plus élevés ont été enregistrés dans les villes de plus de 100 000 habitants. Un niveau épidémique n ’a été atteint jusqu’ici que dans le groupe des provinces du nord. On a isolé des souches de virus A. La plupart étaient proches de A/ Victoria/3/75, mais une souche proche de A/England/864/75 a été identifiée. N orvège (29 février 1976). — Pour la première fois pendant la saison actuelle, des cas de grippe ont été signalés pendant la semaine terminée le 29 février (petit nombre dans six districts du sud). Tous étaient associés à des infections à virus A et l ’on a isolé trois souches de ce virus. Suède (29 février 1976). — 4 L’épidémie de grippe s’est étendue à la plupart des régions du sud, de l’ouest et du centre du pays. On ne signale dans le nord que des cas sporadiques ou de petites poussé» localisées de faible importance. Les taux d ’atteinte sont faibles à moyens (les plus élevés dans les grandes villes). On a isolé un grand nombre de souches de virus A proches de A/Victoria/3/75 ainsi qu’un petit nombre de souches de virus B.
USSR (2 March 1976). — 5 In the European and East-Asian parts o f the country, the influenza wave which began in mid-January has started to decrease after reaching, in many localities, a small peak during the second and third weeks of February (2 February in Moscow). The attack rates were low to moderate in most places (2% to 4.5%). There is no evidence of an epidemic in the Trans caucasian and Middle Asian areas. More than 200 strains of virus A were isolated. O f 23 strains which were characterized by haemagglutination inhibition tests, 15 were dose to A/Victoria/3/75 and eight showed antigenic differ ences (under study).
URSS (2 mars 1976). — 5 Dans les parties européenne et estasiatique du pays, la vague grippale qui débuta mi-janvier a com mencé à diminuer après avoir atteint dans de nombreuses localités un petit sommet pendant les deuxième et troisième semaines de février (2 février à Moscou). Les taux d ’atteinte furent généralement faibles à moyens (2% à 4,5%). On n ’a pas observé d ’épidémie dans les régions du Transcaucase et de l’Asie moyenne. On a isolé plus de 200 souches de virus A. Sur 23 souches qui furent caractérisées par les tests d’inhibition de l’hémagglutination, 15 étaient proches de A/Victoria/3/75 et huit présentaient des différences antigéniques (à l’étude).
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86 C aractérisation
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C haracterization of recent strains of I nfluenza Virus A. — Strains of virus A identified so far have been mostly dose to A/ Victoria/3/75. A minority of strains identified as being dose to A/England/864/ 75 were however reported in the United Kingdom (about 10% of the virus A strains) and a few strains from Singapore, Egypt ", Algeria", Netherlands “ and France (a small number of strains in Paris and Poitiers, the great majority being similar to A/Victoria/3/75). One strain from the Republic of Korea, isolated during the outbreaks o f end-December/early January7, was reported by the WHO Collaborating Centre for Influenza, London, to be extremely crossreactive with all current influenza A viruses and to react most strongly with antisera against A/England/864/75.
des souches récentes de virus grippa l
A. —
Strains identified as being dose to A/Tokyo/75 were isolated in Japan (less numerous than those similar to A/Vctoria/3/75). ‘ See No. to F i. 78. ■See No. 5. p. 40. ‘ See No. 7, P- 59. ■See No. 8. P- 65. •See No. 6, P- 52. ‘ See No. 9, P- 75. ’ See No. 6, P. 51.
Les souches de virus A identifiées jusqu’ici ont été pour la plupart proches de A/Victoria/3/75. Une minorité de souches identifiées comme proches de A/England/ 864/75 furent cependant signalées au Royaume-Uni (environ 10% des souches de virus A) ainsi qu’un petit nombre de souches en pro venance de Singapour, d ’Egypte", d ’Algérie", des Pays-Bas", et de France (un petit nombre de souches à Paris et à Poitiers, la grande majorité étant semblable à A/Victoria/3/75). Une souche de la République de Corée, isolée pendant les poussées de fin décembre/ début janvier \ a été notifiée par le Centre collaborateur OMS pour la Grippe de Londres comme donnant de très fortes réactions croisées avec tous les virus A contemporains, les réactions les plus fortes étant observées avec les antisérums A/England/864/75. Des souches identifiées comme proches de A/Tokyo/75 ont été isolées au Japon (moins nombieuses que celles qui ressemblent à A/Victoria/3/75).1 5 * 1 Voir N» 10, p. 78. * Voir N» 5, p. 40. “ Voir N» 7, p. 59 1 Voir N» 8. p. 65. 5 Voir N" 6, p. 52. ■Voir N“ 9, p, 75. ’ Voir N» 6, p. 51.
SM ALLPOX: C O U N T DOW N
^ The global programme of smallpox eradication has reached the point that progress is now monitored in terms of the number of "infected villages” in each area. A village is considered infected until six weeks have elapsed since onset of rash of the last case and until a special search is made to confirm that no further cases have occurred. Current data are presented below with a comparison of the situation four weeks previously:________________________________ 6 March —mars 7 Feb. —fév. Ethiopia — Ethiopie Begem dir............. ... H a ra rg h e ............................................... Gojam .................................................. B a le ........................................................ Total . . . Somalia — Somalie (importations — cas im portés)......................................... T O T A L .................
12 12 13 — 37
19 17 13 2 51
1 38
2 53
V A R IO L E ; LE C O M P T E À R E B O U R S
^ Le programme mondial d'éradication de la variole a maintenant atteint le stade où les progrès sont exprimés par le nombre de «villages infectés» dans chaque zone. On considère qu'un village est infecté pendant les six semaines qui suivent l'apparition des éruptions et tant qu'une enquête n’a pas établi l'absence de tout nouveau cas. Le Tableau ci-dessus donne les informations les plus récentes avec, en regard, les chiffres enregistrés quatre semaines auparavant. LASSA FEVER U nited States of
A merica. — A 42-year-old female Peace
Corps volunteer stationed in Sierra Leone, Africa, since November 1975 developed illness on approximately 9 February 1976. She returned by commercial air carrier to Washington, D.C. on 28 February and was hospitalized there on 1 March for further study. A presumptive diagnosis of Lassa fever has been made on the basis of serological findings. Urine, blood, and throat washings were sent to the Center for Disease Control for diagnostic evaluation. A fluorescent antibody serological test was positive for Lassa fever virus antibody, sug gesting prior exposure to the organism. Virus isolation studies are in progress to determine if this is an active infection. In Sierra Leone the patient had been working in the Mobai Hospital, an institution where a case of Lassa fever occurred last March. Persons with whom the patient had contact while in transit from Africa are being traced and placed under medical surveillance. (Based on/D ’après: Morbidity
FIÈVRE DE LASSA — Une volontaire du Peace Corps, âgée de 42 ans, est tombée malade aux alentours du 9 févner 1976 en Sierra Leone où elle séjournait depuis novembre 1975. Rentrée à Washington, D.C., par vol commercial, le 28 février, elle y a été hospitalisée le 1er mars pour étude approfondie de son cas. Sur la base des tests sérologiques, le diagnostic présomptif de fièvre de Lassa a été posé. Des échantillons d’urine et de sang et des prélèvements pharyn gés ont été envoyés au Centerfo r Disease Control pour confirmation du diagnostic. Une épreuve sérologique par immunofluorescence a révélé la présence d ’anticorps dirigés contre le virus de Lassa, ce qui donne à penser que le sujet avait été exposé à cet agent. Des tentatives d’isolement du virus sont en cours pour déterminer s ’il s’agit d ’une infection active. En Sierra Leone, la malade travaillait à l’hôpital de Mobai, établissement où un cas de fièvre de Lassa s’était produit en mars 1975. On recherche, pour les placer sous surveillance médicale, les per sonnes avec lesquelles la malade a eu des contacts pendant son voyage de retour aux Etats-Unis d ’Amérique. and M ortality, 1976, 25, No. 8.) E tats-U nis d ’A mérique,
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WESTERN EQUINE ENCEPHALITIS U n it ed S tates of
ENCÉPHALITE ÉQUINE OCCIDENTALE d ’A mérique. — Au début de l’été 1975, la Red River a débordé à l’est du Dakota du Nord et au nord-ouest du Minnesota. Les autorités sanitaires ont ensuite lancé un programme de sur veillance des moustiques qui a révélé une densité inhabituellement forte de moustiques dans la région. L ’examen de 96 lots de mous tiques capturés dans trois comtés du Dakota du N ord vers le milieu de juillet a permis d ’isoler par neuf fois le virus de l’encéphalite équine occidentale (EEO). La grande fréquence du vecteur Culex tarsdis entraînant un risque accru de transmission du virus, les autorités ont intensifié la surveillance épidémiologique chez les chevaux et les humains.
A m erica . — In early summer of 1975, the
Etats-U m s
Red River flooded into the valley area of eastern North Dakota and northwestern Minnesota. Subsequently, health officials initiated a mosquito surveillance progranune that indicated an unusually high mosquito-population density in the area. Ninety-six mosquito pools collected in three N orth Dakota counties in mid-July yielded nine isolations of Western Equine Encephalitis (WEE) virus. Because of the predominance of the vector, Culex tarsdis, and the resultant increased risk o f virus transmission, officials intensified disease surveillance in horses and humans. Horse Surveillance Cases of equine encephalitis were first observed in early June, and a total of 192 cases of clinical encephalitis were reported through 9 August 1975. O f the 192 ill horses, 24 unvaccinated ones had sera collected, and 17 of these horses had high haemagglutinationinhibition (HI) and serum neutralization (SN) antibody titres to WEE and no titres to eastern equine encephalitis. Paired sera from two o f the 192 ill horses showed a four-fold rise in H I antibody titre to WEE. O f 165 ill horses, three (1.8 %) were known to have been vaccinated more than two weeks before onset of clinical encephalitis.
Surveillance des chevaux Les premières observations d ’encéphalite équine remontent au début de juin et, le 9 août 1975, 192 cas au total d ’encéphalite cli nique avaient été signalés. Sur les 192 chevaux malades, des prélève ments de sérum ont été opérés sur 24 sujets non vaccinés, dont 17 accusaient des titres élevés d ’anticorps d ’inhibition de l’hémaggluti nation (IH) et de neutralisation du sérum (NS) contre l’EEO, mais ne présentaient pas de montée des anticorps contre l’encéphalite équine orientale. Les sérums appariés de deux des 192 chevaux malades accusaient un quadruplement du titre des anticorps IH anti-EEO. Sur 165 chevaux malades, il était établi que trois (1,8 %) avaient été vaccinés plus de deux semaines avant l’éclosion de l’encéphalite clinique. Surveillance de la population humaine La surveillance exercée dans le Dakota du N ord et dans le Minnesota a révélé l’existence de 27 cas de maladie aiguë et fébrile du système nerveux central (SNC), dont les dates de début s’éche lonnaient entre le 10 juillet et le 6 août 1975.* Tous les cas s’accom pagnaient d ’une pléocytose du liquide céphalo-rachidien et la plupart ont été signalés par des hôpitaux de la Red River V dley. Il a été porté un diagnostic de méningite à liquide clair dans 15 cas et d ’encéphalite clinique dans les 12 autres (Tableau l ) . Il y a eu quatre décès imputés à l’encéphalite, tous dans le Dakota du Nord. Dans trois cas, comprenant deux de ceux à issue fatale, le diagnostic d ’EEO a été sérologiquement confirmé par une augmentation d’un facteur 4 (ou supérieur) des anticorps IH.
Human Surveillance Surveillance in N orth Dakota and Minnesota has uncovered 27 cases of acute, febrile central nervous system (CNS) disease, with onset dates from 10 July to 6 August 1975*. All cases have been associated with cerebrospinal fluid pleocytosis, and most have been reported from hospitals in the Red River Valley. O f the 27 cases, 15 were diagnosed as aseptic meningitis and 12 as clinical ence phalitis (Table 1 ). Four deaths from suspected encephalitis have occurred, all in N orth Dakota. In three cases, including two of the deaths, the diagnosis of WEE infection has been serologically con firmed by four-fold or greater H I antibody titre rises.
Table 1. Classification of Cases of Acute CNS Disease, 10 July-6 August 1975, North Dakota and Minnesota Tableau 1. Classification des cas de maladie aiguë du SNC, 10 juillet-6 août 1975, Dakota du Nord et Minnesota State — Etat North Dakota Dakota du Nord Minnesota Total
Aseptie Meningitis — Méningite à liquide c l a i r ....................................... Encephalitis — Encéphalite ...................................................................... T o t a l ............................................................................................................. In addition to the intensive local and state mosquito control measures that were begun in Minnesota on 26 July, aerial spraying o f ultra low volume malathion over population centres was begun 1 August. Twelve counties in eastern North D akota have received two applications o f insecticide, and spraying of 11 western Minnesota counties began 12 August. The gradual natural reduction of breeding sites in the post-flood period, combined with spraying, has resulted in a substantially decreased mosquito population, but levels remain greater than n orm al
h
6 17
4 6 10
15 12 27
Outre les mesures intensives de démoustication déclenchées le 26 juillet à l’échelon local et au niveau de l’Etat dans le Minnesota, la dispersion par voie aérienne de malathion en volume ultra faible a été entreprise le 1er août sur les centres de population. Il a été procédé à deux applications d ’insecticides dans 12 comtés de l’est du Dakota du Nord, et le traitement de 11 comtés de l’ouest du Minne sota a commencé le 12 août. La réduction naturelle graduelle des sites de reproduction après les inondations, jointe aux effets des pulvérisations, a entraîné une diminution notable de la population de moustiques, mais celle-ci reste néanmoins supérieure à la normale. Ont également signalé des cas séro-positifs d ’EEO chez les che Other states reporting seropositive cases of WEE in horses are: Colorado (20), Kansas (18), South Dakota (16), Oklahoma (13), vaux des Etats suivants: Colorado (20), Kansas (18), Dakota du Nebraska (11), Oregon (2), Montana (1), and Iowa (1). To date, Sud (16), Oklahoma (13), Nebraska (11), Oregon (2), Montana (1) et no eases of WEE in humans have been reported from these states. Iowa (1). Aucun de ces Etats n ’a signalé à ce jo u r d’EEO chez l’homme. * A la date du 2 septembre 1975, des renseignements ultérieurs por * Subsequent information as of 2 September 1975 brings the total to 61 cases of acute, febrile CNS disease in humans from North tent le total à 61 cas de maladies aiguës et fébriles du SNC dans le Dakota and 21 cases from the adjacent portion of northwestern Dakota du Nord et à 21 cas dans la partie contiguë du nord-ouest Minnesota. Nine of these cases have been confirmed by four-fold du Minnesota. Neuf de ces cas ont été confirmés par une augmenta or greater rises in H I antibody to WEE, and five other cases are tion d ’un facteur 4 (ou supérieur) des anticorps IH contre l’EEO; considered probable, based on single H I titres o f 1:80 or greater. le même diagnostic est considéré comme probable dans cinq^ cas, Six deaths have occurred, three of which are confirmed or pro sur la base de titres IH de 1/80 ou supérieurs. Il y a eu six décès et, pour trois d ’entre eux, le diagnostic d ’EEO a été sérologique bable cases on the basis of serology. ment confirmé ou déclaré probable. (Morbidity and M ortality, 1975, 24, No. 32 and/et No. 35; US Center fo r Disease Control.)
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INTERNATIONAL HEALTH REGULATIONS1 The Comoros are bound by the International Health Regula tions (1969) as from 9 March 1976. 1 Sec No. 1, p. 2 and Second Annotated Edition o f the International Health Regulation! (1969). Annex I, p. 59.
RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL1 Les Comores sont liées par le Règlement sanitaire international de 1969 depuis le 9 mars 1976. 1 VoirN“ l.p . 3 et Deuxième Edition annotée du Réglement sanitaire interna tional de 1969, Annexe I, p. 63.
D ISE A SE S SUBJEC T TO TH E REG ULATIO NS — M ALADIES SO U M ISE S A U RÈGLEM ENT N otifications Received from 5 to 11 M arch 1976 — N otifications reçues da 5 an 11 mars 1976 C P A Cases — Cas Port Airport — Aéroport ... Figures not yet received — Chiffres non encore disponibles i Imported cases — Cas importés t
D Deaths — Décès
Revised figures — Chiffres révisés
a Suspected cases — Cas suspecta
PLAGUE — PESTE Africa — Afrique MADAGASCAR D C 16-22H
CHOLERA1 — CHOLÉRA1
Europe D 0 UNITED KINGDOM ROYAUME-UNI C D 26JI
Africa — Afrique C LIBERIA — LIBÉRIA 57 NIGERIA — NIGÉKIA 1 0 SOUTHERN RHODESIA RHODÊSIE DU SUD D c 24-23J I 1 1 0 INDIA INDE
1-31J 11-171 2 0 29Ü-6JH
...................................
1*
0
Fianarantsoa Province Fianarantsoa S. Préf. Talata-Ampano Canton America — Amérique UNITED STATES OF AMERICA ETATS-UNIS D’AMÉRIQUE
>The total number of cases and deaths reported lor each country occurred in infected areas already pub lished, or in newly infected areas, see below / Tous les cas et décès notifiés pour chaque pays sc sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans dos zones nouvellement infectées, voir ci-dessous. 1 Imported from Nigeria/Importé du Nigéria.
10 Asia — Asie
0
SMALLPOX - VARIOLE Africa — Afrique ETHIOPIA — ÉTHIOPIE C D 29JI-6JD
Arizona S tate2 . . . . 1Date of onset/Date du début 1 County unknow/Comté non spécifié.
c D 20-28.11 3 223 8-14JI
................................... ................................... INDONESIA — INDONÉSIE
1 2 26 43 0
Asia — Asie BURMA — BIRMANIE C D 22-28.11 11 0
1S-21Ü
Provinces B egem dir................... G o ja m ....................... H a r a r ....................... Provinces B a i e ........................... B eg em d ir................... G o ja m ....................... H a r a r ....................... SOMALIA — SOMALIE
9
2 3 2 2 6 4
... ... ... ... ... ... ...
22-28JI
Magwe Division Magwe District . . . Mandalay Division Districts M andalay.................... M yingyan....................
................................... ....................... . . . 2
530 779 1
1-7JI
22-28Ü
3
0 0
SRI LANKA
31J-6.II
...................................
Alto Giuba (Bakool) Region O d d u r .......................
IrO
N ew ly Infected Areas as on 11 M arch 1976 — Zones nouvellement infectées au 11 mars 1976 For criteria used in compiling this list, see No. 9, page 76 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 9, à la page 76. The complete list o f infected areas was last published in WER No. 8, page 67. It should be brought up to date by consulting the additional information published subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. PLAGUE PESTE Asia — Asie BURMA — BIRMANIE Mandalay Division Myingyan District La liste complète des zones infectées a paru dam le REH N* 8, page 67. Pour sa mise à jour, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors oh figurent les listes de zones à ajouter et à supprimer. La liste complète est généralement publiée une fois par mois.
CHOLERA — CHOLÉRA Asia — Asie PHILIPPINES Luzon Croup Cavite Province
America — Amérique UNITED STATES OF AMERICA ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE Arizona State
SRI LANKA Jalfha Health Division
Areas Removed from the Infected Area L ist between 5 and 11 M arch 1976 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 5 et 11 mars 1976 For criteria used in compiling this list, see No. 9, page 76 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 9, à la page 76. PLAGUE - PESTE Africa — Afrique SOUTHERN RHODESIA RHODÊSIE DU SUD Matabeleland N iai District Midlands Gwelo District CHOLERA CHOLÉRA Kerala State Kozhikode District Palghat D.: Malapuram Quilon District Trivandrum D.: Trivandrum Madhya Pradesh State Drug District Mandsaur District Raipur District Surguia Dismet Orissa State Balasorc District Ganjam District NEPAL — NÉPAL Bagamatt Zone Bhaktapur District Katmandu District Lalltpur District Nuwakot District
Asia — Asie INDIA INDE
Andhra Pradesh State Chittoor District Mahbubnagar District Snkakulam District