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MYCOPLASMA PNEUMONIAE INFECTION = INFECTION À MYCOPLASMA PNEUMONIAE

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M YCO PLASM A PNEU M O NIAE INFECTION More cases o f Mycoplasma pneumoniae infection were reported in 1971 than in any year since 1967 when reporting started. Up to week 44 of 1971, 565 cases have been notified, compared with between 200 and 300 cases annually since 1968. Numbers began to increase in November 1970 and continued unabated after the first eight weeks in 1971, when re­ porting was probably affected by a postal strike (Fig. 1). U n it e d K in g d o m . —

INFECTION k M YCO PLASM A PNEUM ONIAE — Le nombre des cas d ’infection à Mycoplasma pneumoniae enregistrés en 1971 n ’a jamais été aussi élevé depuis que la déclaration de cette maladie a commencé en 1967. Un total de 565 cas avait été déclaré jusqu’à la 44e semaine de 1971 alors que chaque année depuis 1968 ce total variait entre 200 et 300. La fréquence des cas a commencé à augmenter en novembre 1970; cette tendance s’est poursuivie après les huit premières semaines de 1971 pendant lesquelles une grève du personnel des postes a pro­ bablement entravé les déclarations (Fig. 1). R o y a u m e -U n l

Fig. 1 Reported Cases of Mycoplasma pneumoniae Infection, by Four-week Periods, United Kingdom, 1967-1971 Cas déclarés d’infection à Mycoplasma pneumoniae par périodes de quatre semaines, Royaume-Uni, 1967-1971

The reason for the increase is uncertain, and reporting will have to continue for many more years before an adequate epidemiolo­ gical assessment can be made. At least part of the increase in the past 12 months is due to a tendency to report cases having the

On ne connaît pas la raison de cette augmentation et il faudra que les déclarations se poursuivent pendant de nombreuses années pour qu’on puisse procéder à une évaluation épidémiologique convenable. L ’évolution enregistrée au cours des 12 derniers

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clinical features of M . pneumoniae infection and serological evi­ dence of only one high titre. Since patients tend to be admitted to hospital when the illness is already well advanced, diagnosis has often to be made solely on these criteria, and more laboratories are now accepting them as adequate.

The rise in reported cases could also be due to an increased awareness of M . pneumoniae infection. Most cases are subclinical or mild: only some 30% to 50% of patients have symptoms, and of these about 1 in 10 have pneumonitis. Other reasons why the rate of diagnosis may normally remain low are that physical signs are usually much less than would be expected from radiographic appearances, and that a large number of respiratory infec­ tions are treated empirically with tetracycline or erythromycin, to both of which M. pneumoniae is sensitive. The real incidence of infection with M . pneumoniae has therefore remained unknown, and a greater interest in the condition could easily increase the number of cases diagnosed. If increased awareness of the infection had been the primary cause of the greater number of cases reported during the past 12 months, there would have been a gradual increase from 1967 onwards. That this has not occurred suggests a true rise in the incidence of M . pneumoniae infection in 1971 : some evidence exists that M . pneumoniae does have a variable epidemicity, although in the past this has never been marked and only minor epidemics have occurred from time to time. Details of age and sex are available for the 449 cases reported up to week 39 of 1971. Children aged between five and nine years seem to have been most susceptible to infection (94 cases), with those aged between 10 and 14 years next (64 cases). The incidence in children below five years of age was similar to that in adults under 45. Adults over 45 years of age were least common­ ly affected. Males, both children and adults, were affected slightly more than females (239 and 210 cases, respectively). Cases of M . pneumoniae infection tend to be reported singly from laboratories, but a cluster of two to eight cases is sometimes reported over a period of five to six weeks from one laboratory or area. In 1971 there were only six occasions when two cases or more occurred together, and all of these were within family units. In five instances the source case was in a child aged between 5 and 14 years. Deaths from M . pneumoniae infection are rare. Only two have been reported during 1971, and for three of the nine deaths reported since 1967 the evidence for M . pneumoniae infection was equivocal; diagnosis in the other six was serological only. In most of the fatal cases the progress of the disease was described as rapid. Six of the nine deaths occurred in patients aged between 20 and 40 years. There is no consistent seasonal pattern of infection, although up to 1971 cases have tended to be slightly less frequent in the sum­ mer months.

mois vient au moins en partie de ce que l’on a tendance à déclarer les cas qui présentent le tableau clinique d’une infection à M . pneu­ moniae et un titre élevé d ’anticorps dans un sérum seulement. En effet, étant donné que la plupart du temps la maladie est déjà à un stade avancé lorsque les patients sont hospitalisés, le diagnostic ne peut souvent être posé que d ’après ces critères, qui sont main­ tenant considérés comme suffisants par un nombre croissant de laboratoires. L ’accroissement du nombre des cas déclarés pourrait également résulter de ce qu’on pense davantage aux infections à M . pneu­ moniae. La plupart des cas sont cliniquement latents ou bénins: quelque 30 à 50% des malades seulement présentent des symptômes et parmi ceux-ci environ 1 sur 10 est atteint de pneumonie, n se peut aussi que la proportion des cas diagnostiqués reste normale­ ment faible parce que, d ’une part, les signes physiques sont générale­ ment bien moindres que l’on ne pourrait s’y attendre d'après l’as­ pect des clichés radiographiques et que, d ’autre part, beaucoup d ’infections des voies respiratoires sont traitées empiriquement par la tétracycline ou l’érythromycine auxquelles M . pneumoniae est sensible. On ignore donc toujours l’incidence réelle des infections à M . pneumoniae et le nombre des cas diagnostiqués augmenterait sans doute si l’on s’intéressait de plus près à cette maladie. Si un intérêt aocru pour la maladie avait été la principale cause de l’augmentation du nombre des cas déclarés au cours des 12 derniers mois, on aurait observé une augmentation progressive dès 1967. Comme cela ne s'est pas produit, il semble que l’incidence des infections à M . pneumoniae ait réellement augmenté en 1971 : certaines données montrent que l’épidémicité de M . pneumoniae est effectivement variable bien que cela n ’ait jamais été très marqué auparavant et que seules des épidémies de faible importance aient éclaté de temps à autre. L’âge et le sexe sont précisés pour les 449 cas déclarés jusqu'à la 39e semaine de 1971. Les enfants de cinq à neuf ans semblent avoir été les plus sensibles à l’infection (94 cas), ceux de 10 à 14 ans venant ensuite (64 cas). L ’incidence chez les enfants de moins de cinq ans était analogue à celle des adultes de moins de 45 ans. Les adultes de plus de 45 ans ont été les moins touchés. Le nombre de cas a été légèrement plus élevé chez les enfants et les adultes de sexe masculin (239 cas) que chez les sujets de sexe féminin (210 cas). Les cas d'infection à M . pneumoniae sont généralement déclarés isolément mais il arrive qu’un laboratoire ou une région donnée signale un groupe de deux à huit cas pendant une période de cinq à sut semaines. En 1971, il est arrivé six fois seulement que deux ou plu­ sieurs cas soient observés en même temps, et toujours dans une même famille. On a constaté à cinq reprises que le cas d'origine était un enfant de 5 à 14 ans. Les infections à M . pneumoniae sont rarement mortelles. Deux décès seulement ont été déclarés en 1971 et l’on n ’est pas certain que trois des neuf décès signalés depuis 1967 aient été dus à M. pneumoniae; pour les six autres décès, il n ’y avait eu qu’un dia­ gnostic sérologique. Dans la plupart des cas mortels, l’évolution de la maladie a été qualifiée de rapide. Six des neuf décès sont survenus chez des sujets de 20 à 40 ans. Il n ’existe pas de variations saisonnières régulières de l’inddence de l’infection; on a cependant constaté jusqu’en 1971 que la fré­ quence des cas était dans l’ensemble un peu plus faible pendant les mois d ’été.

(Public Health Laboratory Service and/et British Medical Journal, 1971, 4, 633.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé