Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la quatrième séance, mercredi 24 septembre 1969

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WPR;RC20/SR/4 )

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

Salle de conferences de l'OMS Mercredi 24 septembre 1969, 14 h 30 PRESIDENT: Medecin-General J. Rondet (France)

TABLE DES MATIERES

Pages 1. 2. 3. 4.

EPidemiologie et prevention des accidents ••••••••••••••••• Formation du personnel de sante national •••••••••••••••••• Choix du theme des discussions techniques pour la vingt et unieme session du Comite regional ••••••••••••• CorrnnllIlique.......... . ......... ....................................... .. ........................

177 184 190 192

.

.~

- 173 -

174

C<lI1ITE RmIONAL : VINGTIElIlE SF2SION

Qu!tr1eme seanoe Mercred1 24 septembre 1969, 14 h PRESENTS

30

I.

Representants des Etats membres AUSTRALIE

Dr J .S. Boxall Dr R.T. Taureka

M. P.W. Carroll CAMBOOOE CHINE

Dr Fhav Sany Dr C.K. Chang Dr T.Y. Lee Dr R.K.C. Lee Dr J.L. Stockard Dr J.P. Keeve

ETATS-UNIS D' AMERIQUE

FRANCE

Medecin-Genera1 J. Rondet Medecin-Co1one1 E. Poyet Dr K. Kanami tsu Dr I. Shigematsu

JAPON

M. Yamasaki Dr M. Dike M. N. Maekawa N.

LAOS

Dr !'houy Sunthorn Dr Thongphet Phetsiriseng Dr Raj a Ahmad Noord1n Dr Abdul Kha1id bin Sahan Dr C.O. Innis Dr W. Murphy Dr Dr Dr Dr Dr Dr

MALAISIE

c.

NOUVELLE- ZELANDE PHILIPPINF2

A.N. Acosta J. Valera

L. Car10ta G. Ba1b1n P. Rigonan F. Gomez

•

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

175

PORl'UGAL REPUBLIQUE DE COREE ROYAUME-UNI

Dr Diego Hora Silva Ferreira Dr Sung-Hee Rhee Dr C.H. Gurd Dr P.H. Teng Dr J.C. Thieme Dr Truong Minh Cae Dr Dang Quoe Phu

SAMOA-OCCIDENTAL VIET-NAM

II.

Representants d'organisations intergouvernementales COMMISSION DU PACIFIQUE SUD

Dr G. wison

III. Representants d'organisations non gouvernementales COMITE INl'ERNATIONAL CATHOLIQUE DES INFIRMIERES ET ASSISTANTES MEDICO-SOCIALES CONSEIL INTERNATIONAL SUR LES PROBLFNES DE L' ALCOOLISME ET LES TOXICOMANIES FEDERATION DENTAlRE INTERNATIONALE

Mme M. Ordonez

~,~

Dr R. Seaborn

Dr B. Barbers

,-

FEDERATION INTERNATIONALE POUR LE PLANNING FAMILIAL FEDERATION MONDIALE DES ERGOTHERAPEUTES LIGUE DES SOCIETES DE LA CROIX-ROUGE UNION INl'ffiNATIONALE DES SCIENCES DE LA NUTRITION

Professeur S. Matsumoto

rt.me C. M. Abad

Dr V. Galvez

Dr C. U. Intengan

~-'

UNION INTERNATIONALE POUR L' EDUCATION SANITAIRE

Dr F. Herrera

•

176

Ca.lITE REQIONAt .: VImTIFME SESSION -:;..

IV.

Secretariat de l'OMS SOUS- DlRIDl'EUR GENERAL

M. Milton P. Siegel Dr Franoisco J. Dy

SECRETAlRE

Directeur regional

~.

PR~~VERBAL DE. LA.QUATRt!'! SlWICE

177

1.

EPIDEMIOLOOm ET PREVENTION DES ACCIDENTS : point 14 de l' ordre du jour (document WPR/RC20/7)

Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur Ie fait qu'en 1966 la D1x-Neuvieme Assemblee mondiale de la Sante a adopte la resolution WHA19.36 par laquelle elle priait Ie Directeur general d'exam1ner les possibilites qui s'offrent

a

l'OMS d'intervenir plus activement dans Cette resolution presente

la prevention des accidents de la circulation. et des cas d'1nvalidite ~

une importance certaine en raison de l'augmentation du nombre des deces dus aux aocidents dans Ie monde entier, et en aooide~ts

ra1son du r61e oroissant que jouent les cette augmentation.

de la circulation dans

En adoptant cette resolution, l'Assemblee a attire san1~aires

l'attention sur les aspects medicaux et humains du probleme et elle a reconnu que les autor1tes bilites dans ce domaine. Le nombre des acc1dents de la oirculation s'aocrott non seulement dans les pays developpes mais egalement dans les pays en voie de developpement o~

avaient des devoirs et des responsa-

les modes de vie et les milieux sont affeotes par les multiples Autre aspeot inquietant, oe sont surtout o'est-a-dire, les groupes qui oonstituent la

changements qui interviennent sans cesse, changemen15 auxquels la population n'a pas encore pu s'adapter. les jeunes qui sent population active. Certes,le probleme differe d'un pays a l'autre, mais il est dans l'ensemble possible de preven1r les aocidents et les services de sante ont un r6le to~ches,

a jouer

dans l'etablissement d'un programme de lutte oontre

les accidents.Le Directeurregional fait observer que deux propositions ont ete faites en vue de stimuler l'inter@t pour cette question qui rev@t une grande importance.

On pourrait choisir la lutte contre les

accidents comme sujet des disoussions techniques lors d'une prochaine session du Comite regional ou comme theme d'un seminaire regional dans le cadre duquel on env1sagera1t les methodes que les pays interesses pourraient adopter pour Ie lancement d'un programme dans ce doma1ne •

•

178

Ca.!ITE RffiIONAL

VINGTIEME SESSION

Le Directeur regional desire savoir ce que les representants pensent du probleme tel qu'il prevaut dans leur pays; quel rang de priorite merite-t-il a leur avis? 11 s'agit de savoir s'il est preferable de limiter les mesures preventives initiales aux accidents de la Circulation, vus plus specialement sous l'angle humain, ou s'il est plus pratique sur le plan administratif d'envisager la prevention comme un tout. Le Directeur regional aimerait egalement avoir l'opinion des representants quant au r61e que l'OMS pourrait jouer dans un programme de ce type. Le Dr STOCKARD (Etats-Unis d'Amerique) dit que sa delegation se felicite de la qualite et de la concision du rapport sur les accidents en general, dans lequel est plus particulierement evoquee l'importance des accidents de la circulation et des deces dus a ces accidents. 11 ne fait aucun doute que le probleme se pose dans le monde entier; la prevention des accidents n'en est encore qu'a ses debuts car on est loin d'avoir trouve des solutions a la question. Les methodes proposees dans le rapport relevent de l'epideDe fa~on ",0

miologie et elles mettent l'accent sur les facteurs humains qui entrent en jeu dans les accidents. generale, chaque individu joue sur ceplan un r61e important mais, en m§me temps, il semble a la delegation des Etats-Unis que de nombreux autres problemes auxquels l'OMS se consacre deja n'ont pas encore ete resolus. La delegation des Etats-Unis he site donc quelque peu a entreprendre ce genre de programme slors que les ressources necessaires pour faire face aux principaux besoins dans ce domaine sont encore relativement limitees. Comme l'a suggere le Directeur 'r. ~

--

regional, il sera it reut-etre opportun d'etudier la possibilite de choisir la question comme theme des discussions techniques. la prevention des aocidents. Le Directeur regional a deolare que les m1nisteres de la sante avaient un r61e a jouer dans Cela signifie donc que la plupart des solutions, notamment au probleme des accidents de la circulation. dependent d'autres m1nisteres ou agences gouvernementales. Le Dr KANMlITSU (Japon) dit que sa delegation est favorablement impressionnee par la fa,on dont la prevention des accidents a ete presentee

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

179

dans Ie document.

Comme dans d'autres pays, les cas d'invalidite et

les deces dus aux accidents au Japon sont devenus des sujets de preoccupation nationale en raison de leur importance et de leur gravite. Depuis 1963, les accidents ont ete regulierement au cinquieme rang des causes de deces. ~-

Au Japon, presque toutes les organisations gouverne-

mentales accordent une priorite elevee aux activites de lutte et de prevention. La Ministere de la sante est charge de creer des services assurant des soins medicaux d'urgence

a travers

Ie pays, et

a

la fin

de mars 1969 plus de 4000 h8pitaux etaient equipes de ces services. L'etablissement et l'extension des principaux centres medicaux d'urgence ainsi que la formation de medecins font partie du programme du Ministere; la lutte contre les accidents de la circulation est confiee

a la

Police;

Ie Ministere de la Constl'Uction est responsable de l'equipement destine

a assurer

la securite des automobiles; Ie Service des Pompiers est charge Afin de coordonner les activites relatives

du transport des blesses, etc.

aux problemes de la circulation, Ie Cabinet a cree un organe special compose des secretaires d'Etat des ministeres interesses de maniere assurer la coordination des mesures en matiere de securite routiere. La Dr BOXALL (Australie) pense qu'il serait plus utile d'etudier

a

.-

les accidents de la circulation que l'ensemble des accidents. pourrait encourager les gouvernements

L'OMS En

a rassembler

des informations.

effet, il reste de nombreuses idees fausses et de nombreuses inconnues quant aux rapports entre certains aspects de la conduite et les accidents. II pense en particulier

a une

etude menee en Amerique par McGuire et Kurtz, En fait, les conducteurs

d'apres laquelle il n'existe aucun lien entre la formation des conducteurs et la frequence des accidents de la route. ayant suivi des cours ont davantage d'accidents apres avoir ete formes. La Dr Boxall desire egalement attirer l'attention sur un article paru dans Ie Medical Journal of Australia Ie 13 septembre 1969 de la route, qui se trouvaient au Road Brisbane Hospital.

a propos

d'une

enqu@te, la premiere du genre, sur 351 malades successifs, tous usagers Par usagers de la route il faut entendre 1ci conducteurs, passagers ou pietons.

ca.tITE REGIONAL : VIOOTIElI'IE SESSION

Ils avaient tous ete soumis

a l'alcootest mg

et, dans 1 'ensemble , on a ml~chez

note un taux d'alcoolemie de 50 etalt beaucoup plus eleve.

pour 100

30,2%

des personnes ayant subi ce test. estimer l'importance de l'alcool.

Chez les conducteurs, le taux Un autre aspect que l'OMS pour11

On voit done qU'11 ne faut pas sous-

rait etudier concerne la creation de centres de traumatologle. des blessure~

ne falt aucun doute que l'on pourralt sauver des vies et emp@cher et notamment des traumatismes de la colonne vertebrale, L'OMS pourrait aider de s'aggraver si les blesses etaient soignes dans des etablissements specialises. de centre. destinees

a etablir

des normes pour ce genre

Le Dr Boxall pense egalement que l'applicat10n des mesures

a prevenir

les accidents de la circulation devraient incomber

au gouvernement plut8t qu'aux autorites sanitaires. Le Dr GURD (Royaume -Uni) est1me que l' enorme accr01ssement du

nombre des accidents de la circulation constitue une epidemie qui sevit actuellement dans tous les pays du monde. Aux tles Fidji, ces Le problema

accidents comptent parmi les principales causes de deces.

de l'alcool a ete evoque, et il rev@t une grande importance puisqu'un grand nombre des accidents de la circulation y sont dus directement ou indirectement. 11 se pose egalement le problema de la securite des et l'on constate que automobiles sur le plan mecanique - probleme qui concerne en tres grande partie les constructeurs automobiles surtout parmi les Jeunes. Le Ministere de la Sante a UQ

dans certains pays les motocyclettes sont de plus en pluB utilisees,

-

r81e

a

jouer sur le plan de prendre conscience

l' educatlon sanitaire, de maniere

a faire

a la

population des risques qu'implique la circulation.

11 faut eduquer

non seulement la population mais egalement les responsables de la police et des services Juridiques, qui ne reagissent souvent que lentement

a des

situations en con stante evolution.

A un niveau plus

eleve, l'OMS pourrait assumer un r81e de premier plan du point de vue

". •

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIFME SEANCE

181

de l'education sanitaire en attirant l'attention des gouvernements sur 1es dangers croissants que representent 1es accidents de la route et egalement en transmettant aux m1nisteres de 1a sante 1es informations les plus recentes afin qu'i1s puis sent en tirer parti pour leurs programmes d'education sanitaire. La

Dr MURPHY (Nouve11e-Ze1ande) signa1e que dans son pays 1a question re~oit

des accidents de 1a route

depuis des annees une attention conside-

rable; a titre d'exemp1e, on a ca1cu1e qu'a tout moment un h8pita1 de tai11e moyenne etait constamment occupe par des victimes d'accidents de 1a route. Ainsi, au-dela des consequences economiques des accidents de 1a route, les tragedies humaines et 1es sequelles, durables et parfois permanentes, .sont considerab1es.

La notion de transport pourrait

@tre associee a ce11e de medecine, de m@me que l'on a fait une specia1ite de 1a medecine de l' aviation, et la medecine des transports pourrai t s'interesser a l'epidemio10gie et aux consequences des accidents de 1a route. En fin de compte, ce qui importe, c'est Ie comportement et la On connatt deja 1es effets de

capacite de jugement de l'individu.

l'alcool sur la capacite d'un 1ndividu de Juger et d'apprecier 1es dangers de 1a route 10rsqu'i1 conduit. En Nouve11e-Ze1ande, on s'est

particu1ierement preoccupe des medicaments dont la vente n'est pas reglementee et qui peuvent a1terer 1a capacite de Jugement d'un conducteur automobile. moins de la fa~on

Ainsi, les medicaments ant1histaminiques que

l'on peut obtenir sans ordonnance doivent @tre libe11es plus ou suivante "Ne pas conduire pendant 1es six ou huit On etudie egalement

heures qui sui vent l' ingestion du medicament".

1a question des troub1essynergiques pouvant resu1ter de l'absorption

de medicaments psychotropes que des individus peuvent avoir a prendre pour des raisons c1iniques et pour 1esque1s i1s possedent une ordonnance. S'i1s boivent de l'alcool en quantite moderee - ce qui en temps normal ne serait pas dangereux - apres avoir pris ces medicaments, des troubles synergiquespeuvent s'en suivre et a1terer leurs faoultes bien davantage

•

-

que ne l'aurait fait l'a1coo1 a lui seu1.

Te1s sont, entre autres 1es

182

C<m:TE FlElIONAL : VIN:l:TIm>IE SESSION

problemes que la Nouvelle-Zelande etudie et les praticiens sont invites lorsqu'ils prescrivent certains medicaments susceptibles d'alterer provisoirement les facultes mentales, a prevenir leurs malades des consequences possibles du traitement pour la conduite automobile.

De Dr NOORDIN (Malaisie) precise que Ie Ministere de la Sante de son pays n'a pas accorde une grande priorite a la prevention des accidents comme il l'a fait pour la lutte contre les maladies transmissibles. En 1961, les accidents etaient au six1eme rang parmi les causes de deces, mais leur importance s'est accrue progressivement puisqu'en 1965 ils etaient passes au troisieme rang. cinquieme place. En 1966, ils sont retombes a la ~.

II faut toutefois faire la part de ces chiffres etant Cependant, ces chiffres montrent

donne que des certificats de deces ont ete etablis par des medecins dans environ 25% des cas seulement. de securite routiere. que Ie Ministere de la sante doit s'interesser davantage aux campagnes Pour l'instant, rien n'est entrepris sur Ie plan On s'est national, bien que les services sanitaires locaux participent activement a ce genre de campagne au niveau des etats et des districts. assumer. interroge sur l'lmportance du r81e que Ie Ministere de la Sante devrait

De Dr Noordin fait etat de certaines statistiques obtenues Elles montrent que la proportion

aupres du Ministere des Transports. diminue.

des deces et des accidents pour 10 000 v6hicules a considerablement En 1955, la proportion des accidents fatals etait de 32,6 pour F.n 1955, la r-;;.

10 000 vehicules et elle est tombee a 13,1 en 1968. elle est tombee a 143.

proportion des blesses etait de 492,4 pour 10 000 vehicules et Gela prouve que, dans une certaine mesure, les campagnes qui ont ete menees sans la participation du Ministere de la Sante mals avec celIe des autorites sanitaires locales ont pu donner de bons resultats.

De r81e du Ministere devrait @tre slmple-

ment peut-@tre d'appuyer et de fournir des facilites aces activites.

De Dr Noordin reconnatt avec Ie representant du Royaume-Uni qu'il doit participer aux campagnes d'education puisque les moyens de masse et

PROCES-VERBAL DE LP. QUATRIIil4E SEANCE les slogans sont les seules m6thodes efficaces pour faire participer la

183

population aux campagnes de s6curite routiere, ce qui n'est pas une solution au probleme. Une autre t~che

Un autre r81e qui pourrait incomber au Ministere

serait d'organiser des soins d'urgence et des services orthop6diques. encore est de conseiller l'Institut de Normes sur les II a aspects medicaux de la normalisation des dispositifs de securite de vE!hicules, par exemple les ceintures de securite et les casques. ete propos6 que la question soit choisie comme theme des discussions techniques, et la question pourrait @tre envisagee lorsqu'on examinera plus particulierement ce point. Le Dr TRUOK; MINH CAe (Viet-Nam) dit que Ie probleme des accidents

de la circulation se fait plus grave dans son pays. tion ne re~oit

A son avis, la ques-

pas l'attention qu'elle merite, et la de16gation du Elle aimerait egalement que l'on

Viet-Nam souhaiterait donc que l'on envisage la pr6vention des accidents comme theme des discussions techniques. organise un seminaire

a ce

sUjet.

Le Dr STOCKARD (Etats-Unis d'Am6rique) rappelle que plusieurs d6le-

gations ont attire l'attention sur Ie r8le que jouaient de nombreuses organisations dans la prevention des accidents. Plusieurs orateurs ont II a soulign6 l'importance de l'alcool et de ses effets sur l'indiv1du.

egalement ete fait allusion au melange alcool-medicaments en tant que facteur 6tiologique des accidents, a1ns1 qu'a l'1mportance de l'equipement m6canique garantissant la securl t6 des vE!hicules automobiles et des motocyclettes.

a moteur,

des

Dans ces conditions, il semble que les

firmes industr1elles qui produisent ces machines relativement dangereuses pourraient bien partager la responsabl11te du probleme et alder les dangers lnherents les encourager

a surmonter

a leurs

produits.

II se demande si l'on pourralt

a financer

certaines des recherches et des etudes qui, de

toute 6v1dence, dOivent @tre entreprlses si l'on veut resoudre ce problema gigantesque (voir les sections 1.4 et 3.3 du proces-verbal de la sixieme seance pour la discussion du proJet de resolution).

-

184 2.

Ccx-IITE REGIONAL : VINGTIEloIE SESSION

FORMATION DU PERSONNEL DE SANTE NATIONAL jour (document WPR/RC20j8)

point 15 de l'ordre du

En presentant cette question Ie DIRECTEUR REGIONAL declare que l'Assem-

blee mondiale de la Sante a souligne

a maintes

reprises l'importance de la programmes d'aide. Malgre

formation du personnel professionnel et auxiliaire et qu'elle a prie Ie Directeur general d'accorder la priorite l'interet porte par l'OMS

a ces

a ce

probleme et malgre les efforts considerables

accomplis par de nombreux gouvernements pour renforcer leurs programmes de formation, les progres ont ete lents et la penurie de personnel qualifie a fait obstacle base.

a l'expansion a une

et au developpement des services de sante de

L'Assemblee a propose que les comites regionaux procedent pendant analyse des problemes que pose la formation du Les opinions et les

leur session de 1969

personnel de sante professionnel et auxiliaire.

conclusions du Comite regional seront soumises au Conseil executif lors de sa quarante-cinquiemes session et la question sera discutee au cours de la Vingt-Troisieme Assemblee mondia1e de 1a sante. Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention sur Ie fait que Ie document qui fait l'objet de la discussion ne contient que de simples indications qui pourraient servir

a nouveau

a reunir

quelques donnees de base.

Ce document

enumere aussi certains des problemes qui se posent frequemment, surtout dans 1es pays en voie de developpement de la Region. les pays parvenaient 11 declare que s1

a reunir

les renseignements en question et

a faire

conna!tre leurs problemes particuliers en matiere de formation du personnel de sante, l'organisation disposerait de certains points de repere qui lui permettraient de fournir une aide aussi efficace que possible dans cet important domaine. Le Dr BALBIN (Philippines) declare qu'il existe aux Philippines un

-.

grand nombre d'ecoles de medecine et d'art dentaire qui offrent des cours paramedicaux. Toutefois, on manque de personnel professionnel. Les services de celui-ci sont specialement requis dans les zones rurales puisque la population des Philippines est rurale

a 80%.

La satisfaction professio!ll,elle

PROCES-VERBAL DEd..IAQUATRIIiME SEANCE ... __ "0 '. ,_ ....

185

est un facteur important en l' absence duquel le personnel emigre dans des pays tels que les Etats-Unis d'Amerique et l'Allemagne, ou les conditions de travail sont sans doute meilleures. l'etranger. Les dip18mes ne travaillent que brievement dans les services de sante pub11que avant d'obtenir un poste a Vu les ressources financ1eres limitees dont disposent des pays comme les Philipp1nes, il est impossible de garder les services de ces membres du personnel professionnel." Le Bureau regional est sans doute le mieux place pour aider le aouvernement a resoudre ce grave probleme. L'Qrganisation mondiale de la Sante s'est deja engagee dans cette voie en organisant des seminaires reunissant des doyens des ecoles de medecine et, par la suite, un des doyens des Philippines envisage la possibilite de former des assistants medicaux qui pourraient facilement @tre envoyes dans les zones rurales. 11 y a aussi une penurie d'inf'irmieres peut-~tre

et ic1 encore la solution cons1sterait

a former des auxiliaires. fa~on

Les autor1tes sanitaires des Phi11ppines ne connaissent pas la scientifique d'organiser cette formation. un programme realiste.

Le Bureau regional pourrait

facilement favoriser cette formation en chargeant des consultants d'etablir

11 ya quelques annees on a propose que l'OMS mette sur pied et soutienne financ1erement un programme de formation d'administrateurs de la sante et de personnel cle gr&ce la Reg1on.

a un

systeme d' echange entre les pays de

11 se demande 51 cette methode pourra1t encore @tre cons1-

deree comme applicable au developpement des serv1ces de sante.

.,'-

Le Dr TENG (Royaume-Uni) declare que dans toute discus10n sur le

probleme de la format1on du personnel de sante, 11 faut tenir compte de certaines conditions prealables. services. Tout d'abord, chaque administration sanita1re nationale devra1t se f1xer un objectif concernant l'expans1on de ses Deuxiemement, afin de combattre la fuite des cerveaux, la structure des tra1tements de tous ceux qui travaillent dans le domaine de la sante do1t @tre telle que le recrutement et 1e maintien du personnel ne

186

COMITE REGIONAL

VINGTIEME SESSION

posent pas de probleme. sanitaire puisse debuter. infirmieres.

Troisiemement, il faut disposer d'un equipement Enfin, il faut s'occuper de remplacer les ~tre

adequat pour former des professeurs avant que le programme de formation medecins et les infirmieres par des assistants medicaux et des aidesTous ces problemes doivent resolus avant que l'on puisse etablir les plans du programme de formation du personnel de sante. Le Dr PHAV SANY (Cambodge) declare que le probleme de la formation Dans certains cas, les La fuite des

du personnel de sante national est tres complexe. s'interessent au probleme

ministeres de la sante ne sont pas charges des ecoles de medecine et ne que de maniere indirecte. cerveaux ne se produit pas seulement au profit de pays etrangers, mais aussi au profit de la medecine privee. publique. Il faudrait determiner la fa~on

dont on peut attirer du personnel qualifie vers les services de sante Les professeurs qui enseignent dans des ecoles de medecine de pays tels que le Cambodge sont formes ment industrialisees.

a l'etranger

dans des villes forte-

Du fait que leur formation n'etait pas adaptee aux

besoins de leur pays, ils ne sont pas tres enthousiastes quant duction de la medecine preventive dans leurs cours.

a l'intro-

On devrait les asso-

cier aux activites de sante publique pour qu'ils comprennent l'importance de la medecine preventive et done lui accorder une meilleure place tant dans la formation theorique que pratique.

A l'heure actuelle, on encoude sante

rage des etudiants

a faire

leurs etudes au Cambodge ou 11s devront plus proble~es

tard faire face aux realites et aux

a resoudre.

Enfin, il declare que Ie nombre total d'heures de cours dans les ecoles de sante publique et les ecoles paramedicales est trop limite alors que les disciplines cliniques occupent souvent la majeure partie du programme. Il se rejouirait de voir l'Organisation mondiale de la Sante W1

reunir des experts pour etablir

programme type dans lequel les princifa~on

paux besoins du pays seraient representes de

adequate et equilibree.

Le Dr BOXALL (Australie) exprime son inquietude au sujet de la resolution de la Vingt et Unieme Assemblee mondiale de la Sante qui invite le Comite

a

entreprendre une analyse des problemes de formation du personnel Il note en outre que les conclusions

de sante professionnel et auxiliaire.

PR0CE'3-VERBAL DE IA 9,UA'lRIm€ SEANCE du Comite doivent etre envisagees par le Conse11 executif de base, indispensables avant cette session.

187

a sa

quarante-

cinquieme session, qui aura lieu dans moins de quatre mois.

Les dOIUlees

a toute

analyse serieuse, doivent etre fOurnies

Parmi les difficultes qui se presentent, il faut Le dernier a ete realise en 1966 et

noter qu'en Australie le recensement de persoIUlel de sante des echelons superieurs a lieu taus les cinq ans. le prochain le sera en 1971. 1966 qu'il croit etre incomplets. que dOIUle le document WPR;RC20j8. Il ne peut donc fournir que des chiffres de Toutefois, afin de faire avanCer les Le Comite pourrait approuver cette Il pourrait recommender

travaux lors de cette session, le Comite pourrait examiner les dix titres liste, y ajouter ou souligner certains elements. speCial. WHA21.20.

que l'on convoque un comite d'experts ou que l'on organise un seminaire Ainsi, le Comite serait en mesure de respecter la resolution

Le Dr Boxall espere que les Rapporteurs pourront preparer un projet de resolution dans ce sens. Le Dr LEE (Etats-Unis d' Amerique) estime tout comme le Dr Boxall qu' 11 s'agit d'un vaste probleme et qu'il serait tres malaise d'obtenir des dOIUlees du type de celles qui sont enumerees dans le document. Le question

..;=/

de la formation du persoIUlel de sante national s'etend

a tous

les types

de persoIUlel, aussi bien celui de l'Etat que celui des institutions benevoles et des collectivites,et elle touche non seulement au probleme de l'enseignement mais aussi

a ce+ui

des services

a assurer.

L'examen de

cette question s'imposait depuis longtemps et le Comite se rappelera que le Dr Lee a signale la necessite de renforcer l'element planification humaine et pas seulement l'element planification de l'equipement sanitaire. Dans quelques pays, y compris certains qui sont parmi les plus avances, on a discute de la necessite de former des assistants medicaux et de l'emploi des differents types d' auxilia1res. Les Etats-Unis se preoccupent beaucoup de former du persoIUlel auxiliaire dans les instituts universitaires et meme

188

COMITE REGIONAL

VINGTIEME SESSION

a un

niveau moins eleve.

La demande de personnel de sante est enorme et

le Dr Lee croit qu'il n'y a pas de reponse

a cette

question.

M@me dans

sa propre collectivite, qui dispose d'un excellent systeme d'immatriculation, il est difficile de mener un inventaire du personnel de sante, du type de travail qu'il a accompli et de ses mouvements. faudra discuter cette question Il pense que le

Comite ne pourra pas fournir les renseignements requis en temps voulu.

11

a nouveau. C'est surtout le cas pour les medecins.

Le Dr LEE (Chine) declare que dans son pays le recrutement du personnel de sante est plut8t malaise. qualifie. L'efficacite des services de sante est limitee par la penurie de personnel C'est pourquoi la formation revet beaucoup d'importance. L'etudiant peut la recevoir

a l'etranger

grace

a une

bourse de l'OMS, dans

le pays ou bien par d'autres moyens.

En Chine, il existe toute une serie

de programmes de formation en cours d'emploi qui sont actuellement rattaches

a des

projets precis, notamment l'hygiene du milieu, la planification Arin de renforcer Ie les institutions dispo-

familiale,la protection maternelle et infantile, la lutte antituberculeuse, la lutte contre les maladies veneriennes, etc. programme de formation et pour utiliser au maximu~

nibles t on envisage de centraliser ces programmes. Le Dr NOORDIN (Malaisie) felicite le Directeur regional pour son excellent expose, et specialement pour le schema qui aidera les pays Membres

"

a recueillir

les donnees devant servir de base

a une

analyse de la formation.

S'il estime tout comme les representants de l'Australie et des Etats-Unis d'Amerique que cette session n'est pas assez longue pour analyser convenablement les programmes de formation, il croit toutefois qu'il est possible de discuter l'experience acquise d'une maniere generale ainsi que certains des problemes qui se posent. Le Ministere de la Sante de Malaisie a commence

a

examiner la forma-

tion de plusieurs categories de personnel sanitaire et a decouvert qu'il reste encore certains agents depourvus de formation professionnelle.

PROCES-VERBAL DE IA QUATRnME SEANCE

En outre, 11 faut tenir compte des besoins de personnel resultant de

l'expansion prevue des services·de sante. publique.

La question doit aussi 3tre

etudiee ala lumiere de l'evolution des methodes appliquees en sante Par exemple, au moment ou l'on a examine la formation du personnel qui devrait 3tre initie

a la

pratique de la sante rurale, la

question s'est posee de savoir s'il fa11a1t construire de nouveaux centres de formation en sante rurale, apres avoir determine les effectifs existants

a former on s'est ,-

et les besoins supplementaires. aper~u

Lors de l'etude de ce probleme,

que dans huit ou dix ans, du fait de 1'evolution des

maladies, les methodes actuelles de la sante pub11que dans les zones rurales pourraient 3tre depassees. superflus dans dix ans.

De ce fa1t, si l'on construisait de ~tre

nouveaux centres ruraux de formation sanitaire, ceux-ci pourraient

C'est pourquoi on a decide de revoir aussi la Un autre prObleme qui se pose consiste

format10n de base pour trouver des moyens de la renforcer tout en y inc orporant l'element sante rurale.

a

choisir les zones qui serviront de centres de formation sur le terrain. 11 y a aussi le probleme des moniteurs. Le Directeur regional signale dans son rapport 1e probleme de l'integration de la formation. Celui-ci fait l'objet de beaucoup d'attention. m~me

Si toutes les categories de personnel pouvaient 3tre formees dans la

zone de formation pratique, on pourrait mettre au point le concept du travail d'equipe et la zone pourrait alers servir d'exemple de service de sante integre. Le rale des instituts de la sante est longuement examine dans le rapport du Directeur regional. actuellement tendance auxiliaires. Les instituts de la sante publique ont

a se

charger de coordonner, de dirige.r et d' uniLe Dr Noordin declare que sa

fier la formation des differentes categories de personnel, y compris les C'est le cas en Malaisie. delegation estime que les zones de demonstration sur le terrain devraient ega1ement @tre placees soua 1a responsab11ite technique des instituts de la sante publique. s'interesse de pres Dans les endroits ou l'institut de 1a sante publique

a la

formation de personnel paramedical, il y a un

,

lien entre cette formation et celle des etudiants en medecine dans les zones de demonstration.

190

CCJ>1I'l'E REXlIONAL

VINGTIEME SESSION

Enfin, on ne saurait trop insister sur la valeur de telles zones de formation pratique. C'est dans ces zones que l'on peut effectuer des recherches qui serviront de demonstration sur Ie terrain prealable au renforcement des services de sante ruraux.

Le DIRECTEUR REGIONAL declare que les differentes remarques et opinions exprimees par les representants au sujet de ce point de l'ordre du jour l'ont vivement interesse. en informer le Conseil executif. Elles seront des plus utiles et il 11 serait en effet difficile d'analyser II propose estime que ces opinions devraient etre transmises au Siege de l'OMS pour ces questions en profondeur pendant les quatre prochains mois. soient transmis au Siege de l'CJ~

que le document de travail ainsi que les remarques des divers representants avec une resolution appropriee tenant 11 est lui-meme tres compte des opinions exprimees par les representants. ci.

reconnaissant pour le realisme et la nature pratique des remarques de ceux-

Le PRESIDENT estime que les diverses delegations presentes approuveront la proposition du Directeur regional et qu'une resolution en ce sens sera preparee (voir les sections 1.5 et 3.4 du proces-verbal de la sixieme seance pour la discussion du projet de resolution).

3.

CHOIX DU THEME DES DISCUSSIONS TECHNIQUES POUR IJ\ VINGT ET UNlE'IE SESSION DU CavIITE REXlIONAL : point 17 de I' ordre du jour (doctmlents WPRjRC20/9 et Add.l)

Le Comite examine la liste des sujets proposes par le Directeur regional et celIe presentee par le Gouvernement fran~ais.

Le DIRECTEUR REGIONAL fait remarquer que lors de la discussion sur le point 14 de l'ordre du jour, on a propose que la question des "Accidents de la c:lrculation" soit inscrite parmi les sujets eventuels. Le Dr LEE (Etats-Unis d' Amerique) se ret'ere au document WPRjRC20/9

qui contient les themes proposes par le Secretariat et il suggere d'adopter en tant que sujet des discussions de l' an prochain le point 3 : "Le personnel

PROCFS-VERBAL DE LA QUATJUEl.1E SEANCE

191

de sante dans les pays en voie de developpement : problemes et besoins." 11 a remarque que les membres du Comite se preoccupent beaucoup de la fuite des cerveaux et qu'ils sont conscients de la necessite d'un plan plus complet pour la main-d'oeuvre sanitaire. C'est la une question qui a de graves Le resultat d'une discussion a ce

repercussions et qui interesse, outre les pays en voie de developpement, la plupart des autres pays egalement. suJet ne manquerait sOrement pas d' Eitre utile aux Etats-Unis, si 1 I on considere qu'eux aussi doivent faire face au probleme du personnel de sante. Le Dr TAUREKA (Australie) appuie la proposition du Representant des

Etats-Unis d'Amerique. Le Dr PHAV SAN'! (Cambodge) declare qu' il a examine la liste des sujets

discutes depuis 1952 et qu'il a note que la nutrition n'a jamais ete choisie. 11 propose de prendre pour theme des discussions de l'an pro chain le point 2 : "Le r81e des services de sante dans la prevention des problemes nutritionnels".

11 pense que l'OMS devrait accorder une place prioritaire aux activites dans ce domaine car la nutrition est a la base m@me de 1a sante publique et, sans ameliorer la nutrition de la population, on ne saurait entreprendre un programme de lutte contre la maladie. Le Dr GURD (Royaume-Uni) s'associe a l'opinion du Representant des

Etats-Unis d'Amerique.

11 souhaite toutefois que le titre ne soit pas

mOdifie, parce que les problemes des pays en voie de developpement sont aseez speciaux et que si l'on elargissait le sujet pour y inclure les pays developpes, on risquerait de diluer les discussions et on ne saurait arriver a des conclusions precises concernant le probleme qui se pose dans la Region, a savoir le personnel de sante dans les pays en voie de developpement. Le Dr LEE declare qu'il n'a pas l'intention de modifier le titre.

11

a simplement fait remarquer que d'autres pays profiteraient aussi du choix de ce theme, car c'est un probleme qui les interesse aussi.

,

192

CavIITE REGIONAL : VINGTIEME SESSION

En l'absence d'autres remarques, Ie PRESIDENT demande que l'on procede

a un vote

sur les deux propositions qui viennent d'@tre faites.

En consequence, Ie sujet "Le personnel de sante dans les pays en voie de developpement : problemes et besoins" est choisi comme theme des discussions techniques qui auront lieu lors de la vingt et unieme session du Comite (VOir la section 1.6 du proces-verbal de la sixHme seance pour la discussion du projet de resolution). 4. CMlUNIQUE

Le PRESIDENT annonce que Ie Vice-President occupera Ie fauteuil presidentiel demain matin.

La seance est levee

a 16

h 40.

t::-"

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé