Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Comité Consultatif d'Experts : rapport de la deuxième réunion Genève, 12-16 octobre 1981

Organisation mondiale de la santé
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ocpf xgf il.t ORIGINÀL PROGRjI"IME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DAI.IS LA REGION DU BASSIN DE LA voLTA CO},IITE CONSULTATIF D'EXPERTS Rappolt de la deuxième réunion Genève. l2-16 ocrobre 1981 Soarnaire DES PARTICIPAI{TS OU\ERTURE DE LA REUNION ELECTION DU BUREAU ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR MPPORT DE LA COMMISSION INDEPENDANTE SUR LES PERSPECTIVES A LONG TER},IE DU PROGRAMME Æ{GLAIS Pages 3LISTE A. B. c. D. 5 5 a) Mise au point de larvicides b) Chimiothérapie E. RAPPORT SUR LES ETUDES D,EXTENSION DU PROGRA}O{E DAI\S LE SUD DU BENIN, DU GHANA ET DU rOCo F. RAPPORT SUR L'ETUDE DE FAISABILITE DANS LE BASSIN DU FLEUVE SENEGAL a) La campagne de lutte contre I'onchocercose et la Conrnission indépendante b) Questions d'organisation c) Autres questions d) Les soins de santé primaires et le projet Sénégambie e) Résumé des recommandations 9 lo RAPPORÎ SUR LES ACTIVITES DU PROGRAI"IME t2 t6 t7 it I4 l< l5 I8G. H. I. J. K. L. LE PROBLEME DE LA RESISTANCE GROUPE ECOLOGIQUE R-ECHERCHE N. DEVELOPPE},IENT SOCIO- ECONOMIQUE QUESTIONS DIVERSES Visites effectuées dans la zone du Progranune DATE DE LÀ PROCHAINE REUNION EXAMEN ET ADOPTION DU MPPORT l9 2L :r ?j 2'; 25 25 25 ocp/r,ecf er. t Page 2 A]'INEXE. APPENDICE 1. APPENDICE 2. APPENDICE 3. Page s RAPPORT DE LA DEUXIEME REUNION DU GROUPE ECOIOGIQIIE 26 LISIE DES TRAVAIIX DE RECHERCHE ENTOMOLOGIQT'E ET EPIDEMIOI'GIQUE PRIORITAIRES DE L.OCP 36 TBÀVAUX DE RECHERCHE NECESSAIRES POUR },IIEUX LUT1ER A L.A\ÆNIR CONTRE L.ONCHOCERCOSE .. 38 MANDAT DE L.UNITE DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQI'E 4C ocp/ndc/ et . t Page 3 LISTE DES PARTICIPANTS Ti Membres Professeur M' G' camus, Directeur, office de 1a Recherche scientifique et technique o.i"r.e-)1i.r,24, rlue Bayard, F-75OOg, paris, France (président) Professeur H' J' Diesfeld, Director, rnstitut für Tropenhygiene, rm Neuenheimer Eeld 324,69O0 Heidelbere l, République fédéra1e d'Allemagne Professeur T' A' Freyvogel, Director, swiss Tropical rnsEitute, socinstrasse 57, 405L lla),,,Suisse Dr odd Grande, s,/" R,r.rI Development, rnternacional Fund for AgriculEural Development,107 Via del1e Serafico, OOL4Z Rome, Italie Dr Peter Haskell, Director, centre for overseas pest Research, overseas DevelopmentAdministration, College House, I,Irights Lane, Londres l\rg 5SJ, Angleterre Professeur P. G. Janssens, vogersanck 12, B-2232's Gravenwezel, Belgique Professeur J' H' Koeman, Head, DePartment of roxicology, Agricultural universiEy, De Dreijen 12,6703 BC l,lageningen, pays-Bas Dr r' s' Lindsay, 1357 sangster Road, RRr sidney, British columbia, canada vgl 3R9 Professeur A' sawadogo, Maltre de conférences, Département de Géographie, université nationalede Côte d'Ivoire, 01 Bp 2553, Abidian Ol, Côre à,Ivoire Dr D' hleidhaas, Director, rnsects affecting Man and Animals, Research Laboratory,P.O. Box 14565, Gainesville, F1a 32604, Ètats_Unis d,areriq,,e Oreanisation mondiale de la Santé Dr J. Hamon, Sous-Directeur généraI, Genève Dr A' Davis, Directeur, programme des maradies parasitaires, Genève Dr N' Gratz' DirecEeur, Division de 1a Biologie des vecteurs et Lutte antivectorielle, Genè.,,e Dr E' I'1' samba, Directeur, Programme de Lutte contre 1'onchocercose, Bp 549, ouagadougog,Haute- Vo1 ta Dr B' Thylefors, Directeur du Programme de prévention de la cécité, Division des Maladjestransmissibles, Genève Dr o. Ba, parasitologiste, unité d'EvaluaEion épidémiologique, ocp, ouagadougou Dr Y. Dadzie, .phtalmologiste, unité d'Evaruati.on épidémiorogique, Ocp, ouagadougou Mlle M. Desbois, chargée de r'rnformation, Bureau du Directeur, ocp, ouagadougou M. J. Dupuy, Informaticien, OCp, Genève Dr F' G' Glokpor, Epidémiologiste et chef d'équipe, projet inter-Etats pour l,éturJe (j(-, r:.bilité dans 1a zone du Bassin du Fleuve Sénégai, Bamako, MaIi Dr J' Grünewald, Entomologiste, unité de Lutte antivectorielle, ocp, ouagadougou ocp/rlc/at.r Page 4 Dr R. Le Berre, Division de la Biologie des Vecteurs et vecteurs et Lutte antivectorielle, Genève I'lrne M. Lossky, OCP, Méthodologie des Statistiques saniLa M. J. D. M. Marr, Fonctionnaire de Liaison, programme de Dr P. Mçumbuko, Conseiller en santé publique, Uniré de OuagadouÂou Lutte antivectorielle, Ecologie des ires, Genève Lutte contre 1'Onchocercose, Développement économique, OCP, Genève Dr Dr M K. Mu11en, Statisticien, OCP,1"1éthodologie des StatisLiques saniÈaires, Genève B. Philippon, Chef, Unité de Lutte antivecÈorielle, Ouagadougou G. Quélennec, Entomotogiste/Ctrimiste, Division de 1a Biologie des vecteurs et LutE.e anEivectorielle, Genève l'1lle M. L. Ravelonanosy, Chargée de Progranune, Bureau du Directeur, OCp, Ouagadougou M. L. Weingarten, Progranrne spécia1 de recherche et de formation concernant les maladies tropicales, Genève M. G. Zerbo, Entomologiste, Unité de Lutte antivectorielle, OCp, Bobo-Dioulasso Observateurs M. S. Denning, Chef de Division, Programme I, Afrique occi.dentale, Banque mondiale, 1818 H. Street N. W. , I^Iashington D.C. 20433, Ilrars-Unis d'Amérique Ii. C. G. Groom, FoncEionnaire principal, Division des Services agricoles, Organisation des NaLions Unies pour l'Alimentation et I'AgricuiLure, vj-a delle Terme di Caracalla, OOIOO Rome, ItaIie M. Léon J. Segal, Chef de la Division d'Afrique occidentale, Progranrne des Nations Unies pour le Développement, One United Nations Plaza, §qo_YS_E-!, N.Y. lOO17, Etats-Unis d'Amérique Dr C. E. Gordon Smith, Dean, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Keppel Streer(Gower Street), London WClE 7HT, Angleterre (Président, Commission indépendante) M1Ie B. Stocking, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Keppel Street (Gower Street), Loadon WCIE 7HT, Angleterre (Secrétaire, Commission indépendante) M. J. L. Boutillier, Directeur de Recherches, Office de l;r Recherche scientifique et technj,r,.ue OuEre-Mer , 24 rve Bayard, 75008 Paris, France fr ocp/rac/ at.t Page 5 A. OWERTURE DE I,A REUNION 1. La deuxième réunion du Comité consultatif I'OMS, à Genève, du 12 au 16 octobre 1981. d'experts de I'OCP s'est tenue au Siège de 2. La réunion a été ouverte par le Dr J. Hamon, §ous-Directeur général, qui a souhait.é la bienvenue aux membres du Comité au nom du Dr H. Mahler, Directeur général, et du Dr Comlan A. A. Qgenum, Directeur régional pour l'Afrique. 11 s'est félicité du sourien que les membres du Comité continuent de fournir au Progranrne et de f intérêt qu'ils lui porr-ent ainsiqu'en Èémoignent leurs visites dans La zone du Progranrne et leur participation à divcrs réunions et groupes de travail. 3. Rappelant aux membres présents que les opérations continuent de se dérouler d'une manière satisfaisante, Ie Dr J. Ilamon a souligné que les pays participants disposeront ainsi de nouvelles terres à mettre en vaLeur. A ce propos, des progrès ont été enregisErés cette année en ce qui concerne la mise en place d'une Unité pour le développerrent éeonomique plus efficace. 4. Toutefois, ce succès engendre lui-même des problèmes, dont le moindre n'est pas la résistance au téméphos acquise par Ie vecteur. Le chlorphoxime a fourni une solution dansf iuurédtat, mais pour les opérations de lutte en saison sèche, une forunrlation récemment mise au Point de Bacillus thuringienA.ls Il-J.4, sans danger pour 1'environnement, est en cours d'introducEion. Malheureusement, on ne peut faire état de progrès analogues pour le développe- Eent drune nouveLle chimiothérapie en dépit des investissements considérables effectués par le Prograuure spécial de recherche et de formation concernant Les rraladies tropicales. 5. L'orateur a souligné devant le Comité l'importance du rapport de la Corrnission indé- pendante, du fait que sa mise en oeuvre, en totali.té ou en partle, sera dans une large mesure cruciale pour 1'avenir du Prograurure. Le rapport sur le projet Sénégaurbie a êté établi en réponse à une demande émanant des pays intéressés en vue de 1a luEte cont.re I'onchocercose; lespropositions qu'iL contient sont très proches des reconrnandations de la Commission pour les nouveaux Programnes, mais elles comport.ent. néanmoins quelques différences. De même, Ie rapporE sur les études d'extension du Prograune vers le sud, dans 1es régions méridionales du Bénin, du Ghana et du Togo, est soumis à 1'examen du Comité. Le Comité conjoint du Programme a solliciré 1'opinion du Courité consultatif d'experts sur ces rapports eE, en raison du phénomène de réinvasion, loute extension des opérations pourrait revêtir une grande importance sur Ie plan technique pour la réussite de I'OCP à long terme. 6. L'Organisation compte sur le Comité pour lui fournir, ainsi qu'au Comité conjoir.rt du Progranme, le soutien et les recouurandations nécessaires pour garantir que le Progrannne atteigne ses objectlfs. B. ELECTION DU BI'REAU 7. Le Professeur M. G. Carrus a été élu PrésidenÈ du Cornité, le Dr Peter tlaskell écant invitéà le seconder dans sa tâche. C. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOTIR Comité a adopté l'ordre du jour suivant : Ouverture de la réunion Election du Bureau Adoption de 1'ordre du jour 1. 2. 3. 8. ocp/Eac/et. t Page 6 4. 5. Rapport de la Conunission indépendante sur les perspectives à long Eerme du Progranrne de luÈt,e contre l'çchocercose Rapport sur les études d'extension du Programme dans le sud du Bénin, du Ghana et du Togo bassin du fleuve Sénégal Ia résistance au Eéméphos 6. Rapport sur 1'étude de faisabilité dans le 7 . Rapport sur les activités du Prograurne 8. Rapport du Groupe de travail informel sur 9. RapporÈ du Groupe écologique lO. Examen des activités de recherche I1. Développement socio-économi-que L2. Questions diverses - rapport sur les visiÈes effectuées dans les pays 13. Approbation du rapport. D. MPPORT DE I.A COMMISSION INDEPENDAME SUR LES PERSPECTIVES A LONG TERME DU PROGRAMME 9. Le Dr C. E. Gordon Smith, Président de Ia Conrnission indépendante, a présenté ce rapporÈ. Il a rappelé que la Conrnission avait été constituée au début de L979 par le DirecEeur général de 1'0Ù1S à Ia suite d'une proposition formulée par le Comité conjoint de Coordination. La Cormnission a appliqué son mandat, qui était d'étudier certains aspects du Programme pour déter- miner corrrnent il pourrait au mieux att,eindre son objectif et assurer 1e maint,ien d'une siÈuation satisfaisant.e et sous contrôle à f issue de 1a période de vingt ans prévue à 1 ' or i.gine . I0. La Commission s'est féliciEée sans réserve des résultat,s du Progranure, qui a permis de cornbaEcre I'onchocercose en lut,tant contre le vecteur de cett.e maladie. EIle a reconnu la faiblesse du Prograncne qui doit tabler sur l'empl-oi d'un seul larvicide et les efforts incessants qui s'imposent pour maintenir la densité simulidienne à un bas niveau en raison de la réinvasion persistante de la zone du Programme à partir de cours d'eau non Eraités situés à 1'extérieur de celle-ci. I1 est nécessaire de Eout.e urgence de mettre au poin! toute une garnme de larvicides de remplacement ainsi qu'un macrofilaricide conure arme supplémentaire pour permettre au Programme d'éliminer les infections résiduelles. La lutte anEivectorielle selon la méthode actuelle de 1'épandage d'insecticide pâr aéronef est une méthode irremplaçable dans une zone aussi vaste que ce1le du Progranrne et.la responsabilité de ces opérations devra continuer d'être assumée au niveau inEernational. En revanche, L'évaluation épidémiologique est considérée cormne étant une acEivité qui pourrait être entreprise par les gouvernements participants, tândis que la surveillance entomologique devra demeurer étroitement 1iée aux opérations de lutte antivectorielle pour garantir le succès, tout au moins jusqu'à ce que la phase d'entretien soit atteinte entre 1990 et 1995. C'est sur la base de ces observations que la Commission a formulé un certain nombre de recournandations dans son rapport. 11. Les membres du Comité onE félicité le Président de la Cournission pour le rapport qu'il avait. présenté et lui ont demândé des éclaircissements ou un complément d'infornation sur certains points. IIs onÈ convenu que les préparatifs devaient débuter dès maint,enan! en vue d'assurer le succès des opérations à long t,erme et de pouvoir ultérieurement confier certaines des activités aux gouvernements des pays ou à des organes int,er-pays régionaux compétents. Se référant plus particulièrement aux 31 poinEs évoqués dans la section du rapport intitulée rrSonunaire et recofirnandat.ionstt, le Comité a constaté que Ia Conrrission approuvait 1'orientation générale des acEiviEés opérationnelles et de recirerche en cours pour le Programme et faisâit siennes les opinions exprimées pâr les divers organes consultatifs qui ont été associés âu Progranrne. ocP/E'6çf Ü '1page 7 L2' Tout en aPProuvanÈ d'une manière générale les nombreuses propositions port.ant sur to,t1'éventail du Programme tant à court terme qu'à long terme, le comité a formulé expressémentdes observations sur plusieurs aspects. 13. En ce qui concerne le mandat de la Conrnission, 1e Courité a noté qy,il ne comprenait niune étude des aspects socio-économiques du PrograÀe, ni un examen cotE/avangages de Eoutesses ProPositions' ni des estimations du cott dàs activités futures du progranure. on ne pourraavoir pleinement conscience de 1a valeur de nombre des options eE recoûmandations que lorsqueces évaluations auront été effectuées; cette responsabilité supplémentaire incombera inévita-blement au progranune. L4' Le comité a approuvé la conclusion de la conrnission selon laquqlre la poursuice duProgranrne esL pleinement jusEifiée et, comrne elle, il pense fermement que re succès duPrograurne à long Eerme nécessitera le traitem"n, iua cours d,eau situés à l,ouest de la zoneactuelle de 1'ocP' Toutefois, à cet égard, 1'exEension vers l,ouest varlée par va1lée n,estpas jugée satisfaisante du point de vue opérationnul à ""rr"" de ra menace p.r*a.,".,t" dJréinvasion à partir des cours d'eau voisins, et re comité a recoumandé plutôt la siratégie parbassin hydrographique prescriEe dans le rapport sur le projet sénégambie (voir par . 64). En cequi concerne les limices écologiques de l'onchocercose de savane, le comité a fait observerqu'il reste encore à confirmer l'hypothèse selon laque11e ni res vecteurs forestiers, ni lesparasites du type forestier .,e risq,r.r,a d" ;;;;;"*]ia." le succès des opérarions de rurce. 15' Le comité a exprimé des réserves quant à la prolongation de 1a durée des cycles detraitement au-delà de sept jours du faii q.ru ""i, io".rai.t des problèmes logi.stiques. r1 aestimé que les distributeurs automatiques n" po,rr.iunt être gue d,.rr, rr""g. rimité jusqu,à cequ'ils aient fait leurs Preuves ailleurs, et ir " o,i" en dou.e la valeur des vêtementsProtecteurs' Par ailleurs, le comité pense qu'on ne peut guère compter sur une percée rapideen ce qui concerne 1'emploi des méthoàes de'lutte ge.retiqù". par càntre, ir appuie pleinementLes efforts visant à tràuver des techniques de .u"t".rg" appropriées dans ra mesure où cel,es-ciPourron. conÈribuer de façon efficace et appréciable à la 1utle contre le vect,eur dans ra zonedu Progranune. 16' Le comité ne voit nullement la nécessité de modifier re système actuelrement utilisé pourla dissection des simulies, estimant que Ie transport des slmuries à un raboratoire centralpour dissection' ter qu'i1 est proposé, n'offrirrit ".,"rn avantage réeI par rapport à laméthode actuelle' pas plus qu'ii nà permettrait d'améliorer l,efficacité d,ensemble. 17 ' Approuvant la proposition tendant à faire publier le plus tôÈ possible les résulLars desétudes hydrobiologiques' le comité a réaffirmé,r.,e reconrnandation antérieure du comité consur-::ï:":"ïl*:î:;:J:"'::':;ïï:-l:iïld;i;;-i,;;;ri" ir devrair "., Ài." de même po,,. 1". 18' Le comiÈé a pris acte du fait que le Programme avait déjà adopté des mesures pour faireanalyser les résidus de téméphos dans l'envirolnement, urar.s ir a recomnandé que cette étude ;:l:":';::Ï"ï01""ï':::r:':::ijjr]lttt"us dans ru"-ofe..tions de lutte antivecrorierle, ainsi 19' Le comité' n'ignorant Pas que les ophtalmologistes engagés dans le programme utirisent ::J:,:":"'ï:'::;:ï"::îffiiï::"il"..:::,:;;;ï';iii""',,".ion de Ia coumlssion à ce sujer au 20' Le comité a estimé que l'utilisation du matériel de 1,ocp pour des activités neconcernant pas strictement le Programme pourrait être sujette à controverse et soulever desdifficultés' Tout en suggéra"t q.rà cette éventuarité soit examinée à long terme par 1,ocp, lecomité a partagé f inquiétude exprimée lors de réunions antérieures du srAC quant au risquequi en résulterait Pour les opéràtions. une utilisaEion supplémentaire du unÈériel, et en :iliÏ::::r::: âïlïfi;.nécessiteraiÈ un complémenr d'errectirs de même que des cr6rr*s ocp/rac,/8t.t Page 8 2L. Le Comité s'est fermement rallié aux vues de la Conunission concernant les stratég,ies technigues à moyen terme et à long terme. Toutefois, iI a estimé que si I'on permettait Ia réintroduction de simulies dans des périmètres cl'où elles avaient été éliminées, cela auraitdes incidences sur le plan de 1'éthique et que de telles expériences ne seraienÈ acceptablesque si l'on disposait d'un médicament str et efficace, si 1'on suivait de Èrès près la situation dans les zorles expérimentales et si l'on introduisait des t.echniques dotées d'uneplus grande sensibilité pour le dépistage précoce de l'infection. 22' Pour ce qui est de la mise en oeuvre des stratégies techniques, le Comité a pleinement appuyé le transfert de toutes les tâches aux pays participants dès que le poEentiel nationalgarantira la poursuite des opérations sans risque, ce qui exigera très nettement. une intensi-fication du progranure de formation de l'OCP. Toutefois, Ie Comité a exprimé des doutes au sujeÈ de la période de quinze ans suggérée par la Conunission puisqu'elle irait au-delà des vingt années prévues pour 1'OCP, mais en revanche il a appuyé fermement 1a suggestion EendanEà ce que 1e transfert des act,ivités de surveillance du vecteur ne soit. prévu que lors de la phase d'entreEien. 23. Bien que le Comité soit disposé en principe à appuyer f idée d'une structure inter-payspour 1'avenir, i1 semble que la Cormnission n'aic pas évalué à proprement parler le potentiel national ou celui de 1'OCCGE, ni les problèrnes juriciiquc.s et adminisÈratifs en cause, Le Comité a estimé que, pour assurer une meilleure intégrarion dans les st,ructures et activiEés actuelles, i1 faudralt peut-être envisager un dispositif à trois échelons, à savoir inter- naEional, régional et naÈional. Le développement de 1'OCP en un centre pluripathologique nedevrait être prévu qu'à plus long Èerme. 24. Le comité a exprimé quelques doutes quant à 1'utilité d'une participation des villageois si elle devait se limiter uniquement aux activités de lutte contre ltonchocercose, encore que1e principe puisse être appliqué s'il était étendu à d'autres maladies. Néanmoins, pour pouvoirobtenir des résultats, i1 serait nécessaire d'assurer une formation minutieuse, de faire preuved'une attitude appropriée eE de mettre au point et pratiquer des techniques adéquates sous contrô1e. 25. Sans méconnaltre le problème que pose 1e recrutement d'un personnel supplémentaire dequalité, le comité a fermement appuyé f idée d'un renforcement des effectifs du progranrne pourles raisons indiquées. Toutefois, il faudra prendre en considération les incidences budgétaires et les besoins devront être mis en parallèle avec les priorités en matière de recherche etd'opérations, comPte tenu aussi des services ou travaux de recherche qui pourraient être effectués sur une base contractuelle. La notion de postes d'homolog,r", poua les ressortissan.sdes pays participants n'est plus acceptable. 26. I1 convient d'encourager le recours à savoir s'ils doivenÈ être faits dans la dernier, ainsi que de la disponibilité d' l'échelon local. accru au traitement et à 1'analyse des données; quant zone du Programme, cela dépend des besoins de ce un matérie1 adi.quat et des services nécessaires à 27. La formation est d'une extrême importance, mais le Comité a mis en doute la nécessitéd'un service spécial à cet effet. Le Comité recommanderair plutôtque le Directeur nomme un collaborateur Personnel pour 1e seconder dans ce donraine. L'oMS devrait accorder une attention Particulière aux politiques d'emploi et de rémunération du personnel national dans le contextedu transfert des activités du Programrne aux pays participants et du projet Sénégambie. 28, Le Comité a reconnu qu'il y avait lieu d'encourager toutes les activités de lutte contre1'onchocercose qui pouvaient être menées sur le plan national. En premier 1ieu, cela devrait s'appliquer dans les prograrrunes nouveaux à 1a surveillance épidémiologique et hydrobiologique,les activités de lutte antivectorielle et de surveillance du vecteur devant demeurer sous con- trôle international jusqu'à ce qu'on parvienne à Ia phase d'entretien. 29, L'une des réactions générales du Comité a été que si, pour plusieurs des recomman6ationsde 1a Commission, il approuvait 1es principes ou politiques proposés, il estimait par contre ocp/r,dc/at.t page 9 que le calendrier suggéré n'était pas réaliste ou que des facteurs étrangers et pour le momentimprévus en empêcheraient 1,exécution. 30' Tout comte la corurission, le comité s'est féIicité des efforts déployés par le programmepour rechercher des larvicides de rechange, compte tenu en particuLier ae i'apparition.à"".,tud'une rési-stance âu téméPhos chez le groupe d'espèces s. soubrense-sanctjpau!!, et il a entiè-rementapprouvé1arecorrnandationde1aCommissiontu',@miseaupointune chimiothérapie adéquate comme arme supplémentaire s'ajoutant aux opérations de lutte contre Ievecteur. Ces question§ sont traitées plus à fond dans les sections ci-après. a) Mise au point de larvicides 31. Le Comité a rappelé qutà des réunions antérieures du STAC et du Conité consultatifd'experts, il avait été recomrandé à maintes reprises que la mise au point de larvicides de rechange soit considérée cor,le une tâche prioritair" poo. L,ocp 32' Le comité a fait observer que, bien que l'ocP soit actuellement tributaire dans une large mesure des opérations de Lutte antivectorielle et, partant, de Ia disponibilité de larvicides efficaces et accePtables sur Ie plan de 1'environnement, la Coumission n'avait pourtant formulé aucune proposition réellement Positive à cet égard. Depuis qu'un phénomène de résistance s,est manifesté chez certaines cyto-espèces de s. damnosum, on ne dispose plus que d'un seul larvi-cide, le chlorphoxfune, Pouvant être utilisé dar.s certaines zones géolraphiques du programme;or, ce larvicide n'est Pas acceptable, compte tenu de sa formulation actuelle et de ses moda-lités d'emploi, en vue d'un usage continu et généralisé. 33. Bien que les agents pathogènes d'origine microbienne tels que le B.t. H-14 paraissent extrêmement Prometteurs comme larvicides de rechange, il reste à surmonter des problèmes deformulation, d'application et de production. De plus, il faut bien admettre qu,,r.,,ru"g" géné-rarisé et continu de ce composé pourrait fort bien aboutir au développement J'un phénomène derésistance, droù 1'urgence de mettre au point et d'essayer de nouveaux larvicides. 34, Le Comité a fait renarquer qu'à court terme, c'est-à-dlre dans les trois à cinq pro- chaines années, il étalt peu probable que des larvicides nouveaux soient disponibles dans le couDerce' En revanche, il se Peut qu'à long terme des composés nouveaux fassent leur apparitionà la suite des recherches actuellement menées par les gouvernements et les laboratoi-res indus-triels, mais cette éventualité ne change en rien le problène auquel 1'ocp doit faire face dansI'irunédiat. Aussi le Comité a-t-i1 insisté pour qu'on accorde imédiatement Ia priorité absolueà la formulation et aux essais sur le terrain de tous les composés existants qui semblent pro- metteurs coErne rarvicides pour la lutte contre 1es simulies. 35. Le Comité a noté que le Progranuroe et la Division de la Biologie des Vecteurs et de laLutte antivectorielle (VBC) développent leurs activités dans ce domaine, un résumé des travaux en cours étant en préparation. Le Prograume met en place sa propre unité d'essai des insecti- cides. De son côté, Ia Division vBC met en oeuvre depuis longtemps un système d'évaluation etd'essai des insecticides nouveaux auquel participent un certain nombre de laboratoires qui Passent au crible divers composés provenant de I'industrie; à ce titre, VBC est en contact âvec une cinguantaine d'entreprises engagées dans la production et la mise au point de composés nouveaux.Outre 1es entreprises conrnerciales, des universités et des instituts publics fontPartie de ce réseau et procèdent à des recherches analogues. Des informations pourraient aussiêtre obtenues au sujet des nombreuses activités de passage au crible qui sont amenées auxEtats-Unis.0n pourrait donc proflter de ce réseau existant pour se pio",r.", des composés quiferaient 1'objet drun passage au crible et rl'une évaluation. 36. Cependant, les fonds disponibles sont utilisés jusqu'à la dernière limite, et, pour assurer la promotion rapide de ces activités, 1e Comité a vivement reconmandé que 1'ocp et VBcélaborent conjointement, en vue de sa présentation au Conité conjoint du programme, une pro-position d'action chiffrée pour la mise au point de larvicides. Cette proposition devraitdtabord être centrée sur ce qu'il est possible de réaliser en 1982, pour ensuite préciser endétail le prograuue de recherche qui nécessitera un soutien financier ultérieur. Si l,on veurpouvoir enregistrer des résultats valab1es, 1e Comité a jugé indispensabl.e, tout consne 1aConnrission 1'avait recormandé pour La chimiothérapie, de trouver une méthode acceptable pour ocp/rac/ at . t Page 1O garantir le financement d'un te1 programme intensif de recherche pouvant durer plusieurs années . b) Chimiothérapie 37. Dans 1e contexte de son exatnen de cette question, 1e Comité a été informé par 1'OMS oue, peu après le lancement du Progranrne spécia1 de recherche et de formation concernant lesmalaC:es tropicales (TDR), des pourparlers avaient eu lieu avec l'OCP en vue de définir les rôles res- pectifs de chaque Progranrne dans la mise au point des médicaments utilisés pour le traitement de 1'oncirocercose. Il a été admis à cette occâsion que TDR serait 1e point focal à I'OMS, con-jointenent avec le Programme des maladies parasitalres (PDP), pour la coordination et le finan- cement des travaux de recherche fondamentale axés srrr la mise au point et le passage au criirle de médicaments nouveaux. L'essai sur le terrain des médicaments acceptables relèverait de la compétence de I'OCP, mais il avait été convenu que si TDR avait besoin de fonds supplémentaires, I'assistance de 1'OCP serait sollicitée, à condition que les ressources budgétaires 1e permet tent . 38. Dans Ie cadre de la composante filariose de TDR, 1'accent a étê mis comre il convient sur le développement des médicaments à tel point qu'à 1'heure actuelle, sur une allocation budgétaire de US $1,6 million, près de I million de dollars des Etats-Unis sont consacrés au soutien des activités de recherche pharmaceutique er de passage au crible des médicaments. Il va de soi que TDR ne peut pas consacrer davantage de fonds à cette opération, si bien qu'iI n'est pas possible d'envisager avec certitude une expansion notable de cette activité au sein du Programme. Le budget de 1'ocP ne comporte aucune réserve au titre de la recherche qui puisse 1ui permettre de compléter les activités de TDR, et les fonds disponibles au titre de la recherche pour le Progranune des maladies parasitaires sont extrêmement modestes. 39. Le passage au crible lnitial des médicaments potentiels est effectué dans cinq labora- toires distincts. Les modèles utilisés à cet effet semblent satisfaisants, mais pour le stade suivant on ne dispose que de bovins infectés par O. gibsoni en Australie. Le seul inconvénient est leur taille et, part.ant, la grande quantité dc prociuit nécessaire pour chaque épreuve. 40. Certaines entreprises et certains cherchtrrrs clans des universités se sont déc1arés disposés à mettre en route un programme de chimiosynthèse, mais le coût pour un composé quel- conque pourrait s'échelonner entre lOO OOO et I5O OOO clollars des Etats-Unis par an, et il serait nécessaire de garantir un soutien de cette ampleur pendant plusieurs années (au moi-ns trois ans) pour que les intéressés acceptent de se consacrer pleinement à cet exercice. Bien entendu, iI ne faut pas perdre de vue qu'à partir du moment où un produit <lont la synthèse vient d'être réalisée se révèIe prometteur, il faut attendre de cinq à dix ans avant qu'il deviennent utilisable, en supposant qu'il subisse entre-temps avec succès tous les passages au crible pharmacologiques et toxicologiques précIi-niques. Conrne il n'est pas possible de prédire Ia réussite et I'homologation ultérieure, i1 faudrait qu'un tel appui soit fourni simultanér:rentpour un certain nombre de médicaments dans 1a filière. 4L, Entre-temPs, une société de produits chirnjques a annoncé récemment que cinq ou six de ses composés nouveaux avaient donné des résultats prometteurs âu premier crible. Certains de ces composés sont des macrofilaricides potentiels et doivent maintenant subir des épreuves sur lecrible bovin. si l'un des composés devait se révéler suffisamment efficace, i1 faudrait alorspersuader 1'entreprise en question de procéder à des épreuves de toxicité sur diverses espèces animales avant de Passer aux essais cliniques. Pour garantir que ces opérations ne soient retardées qu'au minimum, des moyens de financemernt importants provenant de sources extérier-rresà cette société pourraient se révéler nécessaires. Tl sernble que deux autres entreprisespossèdent des composé§ Potentiels et soient disposées à en poursuivre Ia mise au point dèslors que des fonds sont disPonibles potrr la syntlri\se d'trne quantité suf f isante pour le p;rss:rsc au crible bovin. 42. Dans 1e climat économique actuel, les resrricti(rns financières ont considérablement Iinriti1a recherche expérimentale en chimiothérapie. si des fonrls supplémentaires élaient dégagés et Sarantis sur plusieurs années pour soutenir la poursuite des travaux de mise.u point au médicaments' cela constituerait un signal pour l'industrie lui annonçant que La communautéinternationale s'intéresse à la recherche en chimiorhérapie tropicalà et prend des engagements ocp /r.dc,/at.t Page ll dans ce sens. Une telle activité aurait pour objectif immédiat de découvrir un macrofilari- clde, alnsi que 1'a recommandé la Commission indépendante de 1'OCP, mais i1 ne faut pas négliger Pour autant la nécessité d'un nouveau microfilaricide. On ne saurait prédire avec certitude la probabilité de réussite, mais si I'on éLablit un parallè1e avec les résultats obtenus pour d'autres infections parasitaires, il. serait raisonnable d'espérer que 1'on prrisse disposer au cours des dix prochaines années d'un composé utilisable au niveau de la poptrlation. 43. Le Comité a remercié 1'OMS de I'avoir avisé de la situation. Appuyant 1es propositions de la Commission indépendante concernant le développement de la chimiothérapie, il a reconntr que, du fait que la découverEe d'un médicament se prêtant à une administration en masse pour- rait modifier totalement les perspectives de lutte contre 1'onchocercose, il s'agit là d'un domalne hautement prioritaire. Le Comité a reconnu par ailleurs que le Programrne IDR avait mis au point, en coopération avec I'industrie pharmaceutique et des universités, un potentiel de passage au crible pour mettre à 1'épreuve les médicaments déjà disponibles et qu'i1 avait obtenu des résultats prometteurs. Cependant, éLant donné que l_es travaux de recherche actuels de TDR ont atteint le point maximum qu'autorisent les resseurces financières dont dispose ce Programme, la Commission a suggéré qu'un fonds spécial soit constiLué sous 1es auspices de 1'OCP Pour encourager f industrie à poursuivre 1es recherches sur les composés filaricides. 44. Un tel fonds serait hautement souhaitable, mais le ComiEé a reconnu qu'iI était diffi- cile de déterminer le montant requis pour encourager f industrie à déployer des efforts suffi- sants pour garantir un certain degré de succès. 45. Cela est dt au fait que I'un des principaux facteuïs qui freinent les efforts de I'industrie esE le potentiel relativement restreinE des ventes mondiales, lequel doit âtre mis en regard des sounes de l'ordre de 2O rnillions de dollars au moins qu'il serait indis- pensable d'engager Pour mettre au point des médicaments. D'autre part, i1 serait difficilede,Prédire avec exactttude 1'ampleur et la durée du financement nécessaires pour stimuler et/ou garantir telle ou telle activiEé de développement. Néanrnoins, le Comité, notant que plusieurs sociétés, ainsi qu'il est expliqué aux paragraphes 4O et 41, sont intéressées par de Èel1es activités et y pârticipent, et ont déjà obtenu quel<1ues résultats prometteurs, a estimé que, dans ces conditlons, 1'offre d'un soutien financier même limité pourrait susciter une réaction favorable non négligeable. 46. Le Comité se préoccupe plus particulièrement d,encourag,er La mise au point d,un macro- filaricide se prêtant à une administration en masse compte te'nu des besoins du Programme c1e lutte contre 1'onchocercose et il s'est félicité de 1a possibillté d'obtenir un soutien finan- cler à cet effet. Le Comité a encouragé l'OCP, en association avec TDR et le Programme cles maladies parasitaires, à formuler une proposition qui serait rl'abord examinée par le Conriré des Agences parrainantes pour ce qui est de 1'ampleur d'un tel fonds et des mécanismes nôces- saires Pour en assurer Ia gestion et I'utilisation dans le carlre de I'O!1S, avant d'être soumise au Comité conjoint du Programme. RAPPORT SUR LES ETUDES D'EXTENSION DU PROGRAMME DANS LE SUD DU BENIN, DU GHANA ET DU TOGO 47. Le rapport présenté par le Programme marque 1'aboutisse:menÈ de trois années d'étu<ies dans la zone concernée en vue d'y recueillir des données techntques. Sur 1e plan épidémio- logique, il a été confirmé que 1'onchocercose pose un grave p:coblème également au sud de la limite définle à 1'orlgine en consultation avec les pays intréressés en L977. Sur 1e plan ent.omologique, S. damnosum s.1., S. sirbanum, S. squamosum erÈ S.. soubrense-sanctipauli ont toutes été identifiées comme vecteurs dans cette zone, S. sorlbfeJ$se:sanctipauli, le grorrpe d'espèces qui a développé une résistance au téméphos en Côte d'Ivoire, étant, assez répandu. En ce qui concerne la réinvasion dans la partie sud-est de l.a. zone du programme, le traitr,ment lemporaire de plusieurs cours d'eau du sud-est du Ghana et de l'ouest du Togo, dans la zone d'extension proposée, a confirmé le rôle du cours supérieur d.e ees rivières dans la zone frontallère Ghana/Togo corûne source de ces simulies. 48. A cause du relief difficile, cette zone posera peut-êt're des problèmes logistiques particuliers et nécessitera une modification des techniques ,de traitement généralemenr uti- lisées par 1'OCP. Les cartes disponibles pour certaines partles du Ghana sont insuffisantcs E OCP EAC SI.1 Pagr, I l poLr permetEre une préparation minutieuse des circuits hebdomadaires d'épandage aérien, mais des prog,rès ont été réalisés en vue de remédier à ceL état de choses. De même, 1e manque de stations hvdrologiques au Ghana et au Bénin et leur étalonnage insuffisant sont en voie d'être corrigés à la suite des accords contractuels passés avec 1es autorités nationales ef I'ORSTOM' 49. Lr. Comité a féIicité le Programme des résultats qLr'il avait pu obtenir. 11 a rappelé que le potentiel de développement économique de la région avait été examiné dans 1'Etude sur 1'extension géographique de la zone du Programme (document OCPf77.2) présentée à la quatrième session du Comité conjoint de Coordinâtion et que les études suPPlémentaires demandées, dont le rapport présenté en I'occurrence constitue I'aboutissement, devaient être centrées sur la collecte de données entomologiques, épidémiologiques, hvdrobiologiques et hydrologiques. 50. Le Comité a reconnu que I'onchocercose posait sans aucun doute un Problème très important dans la zone d'extension proposée et il a approuvé I'inclusion du périmètre supplémentaire situé au sud des régions proposées au départ. II estime que le Programme Peut mener à bien Ia lutte contre Ie vecteur dans ioule cette nouvelle zone avec les techniques dont il dispose dès que seront achevés la cartographie de 1a zone située au Ghana et 1'étalonnage des stations hydrologiques. 51. Ioutefois, 1e Comité a rappelé que le Groupe écologique avait recommandé de ne pas érendre les activités de lutte ântivectorielle à des zones nouvelles tanE que ne serait pas résolu Ie problème de l'utilisation du chlorphoxime. Le Comité a estimé que cette recolunan- dation s'appliquait tout particulièrement à 1a zone d'extension ProPosée, où S. soubrense- sânctipauli est si largement réparrdu. I1 a noté avec satisfaction que le Programme avait soigneusement examiné ce problème et avait soumis plusieurs oPtions Pour l-a stratégie suscep- tible d'être appliquée. Compte tenu des progrès rapides accomplis en ce qui concerne 1e développement de Bacillus thuringiensis H-14 depuis la réunion du Groupe écologique, 1e Comité propo."rrit q.,".oit "dopté" i, première option, c'est-à-dire que 1'on commence les opérations de lutte pendan! la saison sèche avec ce produit, le téméphos étant introduit lors des opérations effectuées pendant 1a saison des pluies. I1 a donc recommandé : a) que, eu égardà1aprésenced,espècesPotentie11emenErésistantesducomp1exe@,1etéméphos soit rernplacé par un autre produiE agt.éê au cas où se manifesterait une résistance au téméphos et b) que les consultations se pcursuivent en permanence à ce sujet avec le Groupe écologique. A ce propos, le Comité s'est félicité des progrès réalisés dans la mise en place d'un réseau de surveillance aquatique dans la région pour 1a collecte des données écologiques Pertinentes. 52. Si le Comité recommande 1a mj-se en oeuvre des opérations de luÈEe dans cette zone d'extension en 1982, c'est parce q.r'il est convaincu que cela aura aussi pour effet d'atténtlcr 1,actue1 problème de réinvasion clans le nord du Togo et du Bénin. t- RAPPORT SUR L'ETUDE DE FAISABILITE DANS T,E I]ASSIN DU FLEUVE SENEGAL 53, A Ia demande du Directeur régional de 1'OMS pour l'Afrique, 1e Dr P. Janssens a prést'nté au Comité le rapport intitulé "P.:ojet Sénégambie : Lurte contre 1'onchocercose en Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et liierra Leone".! Il a étê signalé que ce raPport était l'abou- tissement de l'étude de faisabiljt-é menée dans ces régions à la demande des Souvernements intéressés et du Comité conjoirrt rle Coordination de l'OCP. 54. Le Dr Janssens a expliqué qtre le projet visait à assurer que 1e§ pays tirent Profit aux maximum des investissements effec':ués. Cette éEude ayant été menée Presque dix ans après la Mission PAG pour la Lutte contre I'onchocercose dans la région du Bassin de la Vo1ta, le problème devait être considéré d.ans Le contexte du développement national des réseaux de soins de santé primaires. II fallait arrssi tirer des enseignements de 1'OCP et Prendre connaissance des recommandations antérieures de 1'ancien Comité consultaEif scientifique et technique. En conséquence, on s'est employé tout: particulièrement à tirer Parti au maximum du service d'évaluation épidémiologique au 1:::ofit des personnes examinées. A cet égard, dans 120 villages, la surveillance de 1'onchocercos() sera incorporée dans un système plus complet de surveillance et de traitement d'autres maladiers répandues dans la région et, à cet effet, on tablera le plus possible sur une Participation de la population. I I. Si erra Leone a été in,:l use après quc l'éttrcle avait débuté. ocPfr./icf n.t Page 13 55. Les uréthodologies qui seront appliquées pour la surveillance et 1'élimination du vecteur corresPondront à celles utilisées par 1'OCP. En conséquence, f insectlclde devra faire 1'objet d'épandages Par aéronef sur les 22 OOO km de cours d'eau selon un calendrler hebdomadaire. Toutefois, il s'agit d'un terrain beaucoup plus difficile, le réseau hydrographique est plus cooplexe et 1'accès opérationnel aux cours d'eau est plus restreint que dans la zone de I'OCP, ce qui nécessltera le recours à des hélicoptères ayant un rayon d'action et une charge utileplus élevés. 11 est prévu que 1'évaluation entomologique sera confiée à des équipes nationales dirigées par des entomologistes nationaux qui communiqueront les informations recueillies chaque semalne à un organe central international de coordination ayant son siège à Bamako. 56. La zone en question a une superficie de^430 OO0 km2 et une population de 5 390 000 habi- tants (soit une densité de 13 habitants a,, kn2;, dont on estime que 1 million sont atteints d'onchocercose et 34 OOO aveugLes . Toutefois, on pense aussi que près de 3 millions de personnes sont exPosées au risque. Le revenu par habitant ne dépasse pas 50 à 1OO dollars des Etars-Unis PAr An. 57. Le Dr Janssens a déc1aré que I'objectif d'ensemble du projet proposé était de ramener 1'onchocercose à un niveau où elle ne consÈitue plus un danger sur Ie plan socio-économique. l'Iême si l'on admet que les problèmes logistiques seront plus ardus que dans la zone de I'OCP, on doit Pouvoir stattendre à une réussite analogue. Cependant, le recours accru à des personnels nationaux rémunérés par leur propre gouvernement permettra de réduire considérablement le coût. Les opérations de lutte seront mises en oeuvre d'une manière échelonnée, bassin hydro- graphique Par bassin hydrographique, se déplaçant vers 1'ouest par rapport à la zone de 1'OCP sur une période de trois ans qui débuterait au cours de l'année 3 de la mise en oeuvre du projet. 11 a été reconnu qu'iL faudrait une période de préparation mlnimale de deux âns pour former Ie personnel et mettre en place les sEructures fondamentales dans les pays. Les inves- tissements consacrés au développement économique dans cette région sont déjà très élevés (le coût des ProJets en cours esE de 538 millions de dollars des Etats-Unis) et les investissements prévus sont encore plus considérables (des projets d'un cott de 635 millions de dollars des Etats-Unis sont à 1'étude). Néanmoins, cette oeuvre de développement est en grande partie menacée par la présence de L'onchocercose. 58. Le Dr Janssens a expliqué que si, dans son ensemble, la stratégie de lutte est analogue à celle de 1'OCP, 1e fait de mettre 1'accent sur 1'emploi d'un personnel national permettra de réduire considérablement les dépenses. Cette responsabilité nationale, jointe au problème que Poserait un élarglssernent de 1'OCP et au fait que le nouveau projet nécessitera des structures de gestion différentes à 1'échelon local, explique que ce projet soiE proposé en tant qu'acttvité distincte de I'OCP. L'orateur a souligné f importance de la participarion nationale, en particulier L'élargissemenE de l'évaluation épidémiologique pour y inclure des opérations de surveillance et de lutte pluripathologiques dans 12O vi1Lages, le Erairement des personnes qui risquent de devenir aveugles, la réadaptation des personnes déjà frappées de cécité et la constitution d'une réserve de 2O médicaments essentiels pour assurer les soins aux collectiviEés. 59. Le Comité a remercié le Dr Janssens pour son exposé et a félicité 1'équipe qui avait entrepris cette étude de faisabilité d'avoir produit une série de proposltions aussi novatrices . 60. En examinant le rapporE, qui avait été soumis en tant que proposltion pour un projet dlstincr, 1e Comité consultatif d'experts a faiE remarquer qu'i1 avait été Lui-même formé[pour fournir au CCP des avis indépendants sur 1es questions ayant t.rait au Progranrne, et qu'i1 devait exanniner "les aspects seientifiques, techniques, écologiques et de développement économique du PrograrmneI et reconmander rrles mesures qui peuvent être nécessaires pour assurer ou améliorer la bonne marche des opétationst' (Protocole d'Accord, section 4.1). Bien qu'i1 aiE été invité à passer en revue le rapporÈ Sénégambie, i1 n'a pas été constitué en tant qu'organe consultatif pour le Projet Sénégambie tel qu'i1 est conçu actuellenrent. Par conséquent, en donnant son avis, le Comité consultatif d'experts estimait qu'iI avait pour responsabiliEé de donner son avisr premièremenÈ du point de vue de I'OCP, deuxièmement du point de vue de la lutte contre 1'onchocercose dans la région considérée comme un tout, et t.roisièmement sous 1'ang1e des prestations en matière de santé publique dans la région. Le Comité a éprouvé ocpfeecf at.t Page 14 quelques difficultés à donner des avis sur ce troisième poinE puisqu'il est principalement compétent au regard de 1a lutte conÈre 1'onchocercose et que 1e rapporf manque d'informaÈiorrs sur certains aspects essentiels des propositions, cofitrne indiqué ci-apfès. EtanÈ donné l'impor- tance des questions évoquées, le Comité consultaEif d'experts a décidé de donner son avis, tout en formulant ces réserves. 61. Le Comité a appuyé fermement le lancement d'un prograrrme de lutte contre 1'onchocercose dans la zone de la Sénégambie, ainsi qu'il était reconrmandé. Le rapport montre qu'une câmpagne d'épandage aérien de larvicide est techniquement réa1isab1e. Conmre indiqué dans Ie rapport de 1a Conrnission indépendante, une tel1e campagne protégerait la zone de 1'OCP contre une réinva- sion et elle est un élément essentiel du succès à long terme de I'OCP. De plus, la lutte contre L'onchocercose esÈ une composante monovalente critique d'une stratégie sanitaire polyvalence globale dans la région et el1e doit être soutenue. 62. Le Comité a reconnu qu'au cours de Ia période qui s'est écoulée depuis la créaEion de 1'OCP, les notions qui président à la lutte contre la maladie ont évo1ué dans un sens favorable aux projets polyvalents et c'est pourquoi i1 approuve 1es concepts et 1es objectifs que reflètent les propositions relatives aux prestations en matière de santé publique. Cependant, par nature et par définttion, les projets polyvalents sont colnplexes. CompEe tenu des informa- tions communiquées dans le rapport et des questions qui appellent des éclaircissements, en par- ticulier le rapport entre, d'une part, 1'approche pluripathologique et 1es propositions rela- tives aux soins de sanEé primaires et, d'autre parr, Ia lutte contre 1'onchocercose, les inci-- dences organisationnelles et les cotts, 1e Comité suggère que soit poursuivie 1'éCude des pro- positions concernanE les soins de santé primaires tandis que seron! élaborés des plans plus détai11és pour 1a phase préparatoire du projet de lutte contre 1'onchocercose. a) La campagne de lutte contre I'onchocercose et la Conql_ission indépendante 63. Le Comité a observé que, bien que le rapport Sénégambie et ceLui de 1a Couunission indé- pendanEe aient été établis séparément et aient paru simult.anément, on pouvait constater une similitude encourageante entre 1es propositions concernant 1a Lutte contre 1'onchocercose. I1 est reconnu dans les deux rapports que la lLrtte antivectorielle ne peut êÈre menée efficacement à 1'heure actuelle qu'au moyen d'un épandage aérien de larvicides. Les deux rapports prévoient que 1es opérations de lutte doivent débuter dans la parrie orientale de La zone sénégambienne pour se déplacer ensuite vers 1'ouesE par étapes. I1s accepÈent tous deux que 1'évaluation épidémiologique et 1a surveillance écologique soient effecÈuées par des équipes nationales. Les deux groupes ont examiné de la même façoe l'utilisation de La chimiothérapie pour soigner 1es populations exposées au risque. Cela dit, on constate néanmoins des dlfférences entre les deux rapports. 64. En premier lieu, 1es deux rapports prévoient un échelonnement différent. La Cournission indépendante envisage de faire avancer 1a lr.rtte contre l'onchocercose progressivement vers 1'ouest, chaque val1ée de cours d'eau étanÈ traitée successivement, tandts que le rapport Sénégambie prévoit d'avancer par bassin hydrographique, 1a totalité de la zone devant être couverte en Erois années successives (les anr.rées 3, 4 et 5 de J-a phase de six années). Le Comité a estimé que cet échelonnement nécessitait un examen plus approfondi. L'approche val1ée par vallée ne convient pas sur le plan technique, eu égard à 1a nécessit.é d'exercer un contrôle sur une superficie suffisanrnent vaste pour enregistrer un impacE sur les populations simulidiennes hautement mobiles. Des opérations de lutt.e menées sur des bassins hydrographiqr-res enEiers, Ee1les qu'e1les sont pratiquées par l'OCP, conviendraient mieux à conditionque lrorga- nisation responsable dispose des moyens logistiques et financiers qui lui permettent d'entre- prendre une campagne dans une zone aussi étendue. Le rraitement annuel successif de trois bassins hydrographiques tel qu'i1 est proposé dans 1e Projet Sénégambie dépasserait probable- ment la capacité d'organisation du système de ltrcce cel qu'il est envisagé dans 1e rapporE, comPte tenu en parti.culier de la nature difficile du terrain et du fait qu'on devra tabler en grande partie sur des équipes nationales. 65. En second lieu, la question de savoir à quel moment la surveillance entomologique pour la lutte contre 1'onchocercose pourra être entreprise au niveau national a suscité des opi- nions divergentes. La Cornnission indépendante envisage que 1'OCP continuerait à s'en occuper dans Ie cadre du Progranrme existant au moins jusqu'en 1990. Le rapport Sénégambie prévoit que des équipes nationales relevan! d'un organisme inter-pays devrait assumer cette tâche au cours ocp/r,tcf at.r Page l5 des quelques prochaines années après avoir reçu une formation appropriée. Le Comité a estiméqu'au cours de la prochaine décennie si la surveillance entomologique devait êEre confiée à unpersonnel qui ne serait pas totalement placé sous la responsabiltté et 1e contrôle d'un orga- nlsme inter-Pays, on assisterait selon toute probabilité à un effondrement de 1a lutte anEi- vectorleLle- Par conséquent, les dispositions proposées dans le rapport entraineraienE un risque considérable, voire excessif b) Questions d'organisation 66. Le Comité a fait remarquer que 1e mandat de 1'étude sur 1a Sénégambie (vBC/7g.1, para-graphe 4.L.2î) précise :trI-e Projet devra analyser et présenEer les résultats de façon que ceux-ci soient directement utilisables en vue de 1'étude des avantages et inconvénients def intégration de la campagne du Bassin du fleuve Sénégal à cel1e du Bassin de la voltarr. or, en fait, le rapport Sénégambie ne présente pas ses conclusions d'une riranière qui permette unetel-Ie comparaison, mais rePose plutôt sur I'hypothèse que les deux prograrrrnes de lutte contrela maladle feront 1'objet d'organi.sations distinctes faisant rapport à 1'OMS (AFRo) Eout en utilisant la même structure pour les comités (organes consultat.ifs, Comité des Agences parrai- nantes' Cornité conjoint du Progranrme). Les articulations possibles entre 1'OCp et le projet sénégambie n'ont pas été explorées en déÈail, d'après les informaÈions conrnuniquées au comité, en attendant que soit prise une décision de principe sur le point de savoir si Ie projecdoit aller de 1'avant tel qu'il a été conçu. Des éclaircissemenÈs s'imposent également en cequi concerne la relaÈion exacte entre f institution proposée pour le projet Sénégambie, 1eséquipes nationales, les ministères dans Ies pays et 1es comités nationaux de l,onchocercose,et I'on devra spécifier 1es droits et les devoirs des parties en présence. 67, Le Conrité a estimé qu'un projet combiné Sénéganbie et OCp constitueralt une enriré vaste, certes, mais non inconcevable, qui devrait être administrée comne une seule et mêmeunité. S'il devait y avoir deux prograrrmes, il serait indispensabLe d'assurer entre eux unearticulation étroite. 11 serait à 1'avantage des deux prograrmes qu'il y ait un seul contrag.pour les épandages aériens et qu'ils se partagent certaines composantes des structures scien-tifiques et administratlves de 1'oCP, te11es que 1e programne de recherche ou les dispositio,s applicables à 1'achaE des fournitures. Une autre possibilité qui mériterait d,êÈre étudiéeserait que 1'oCP Passe un conErat de prestations de services avec le projet Sénégambie enattendant que les pays dévelopPent les capacités nécessaires. Le comlté a reconunandé de ne pasprendre de décision finale sur la meilleure structure organique ni sur les meilleures ar1i-culations avant d'avoir pesé minutieusement les avantages et. 1es inconvénients des différenges options, ainsi qu'il était envisagé dans le mandat initial de 1'étude sur la Sénégambie. 68. L'une des raisons pour lesquelles 1e rapport Sénégambie a recoûrmandé Ia créaEion d,uneinstitution distincte pour 1'exécution du projet éEait la proposition tendant à appliquerdes barèmes de traitements nationaux, plutôt que 1es barèmes de traiEements de 1'oMs utiliséspar 1e Progranrne. cette question mérite d'être examinée plus à fond, compÈe tenu de la recom- mandation du comité concernanc les structures de salaires pour 1'ocp (voir plus haut) et lesconsidérations juridiques afférentes à la portée des act.ivités de f institution Sénégarnbie etau statut qui lui sera donné en définitive. Le ComiEé ne méconnalt nullement 1es difficultésque 1'OCP éprouve à recruter un personnel satisfaisant de catégorle professionnelle, celaétant dt en partie au niveau actuel des Eraitements (voir paragraphes 1I3 et 114); la décisionqui sera prise en définltive pour le Projet sénégambie devra établir un juste milieu entre leséconomles possibles et 1es besoins en matière de recrutement. c) Autres q,uestions 69 ' Le Projet sénégambie envisage une phase préparatoire de deux ans avant que débutent lesopéraÈions de lutte. cette période serait mise à profit par les autorités nationales pourconstituer des comités nationaux, former le personnel, améliorer les réseaux hydrologiques,procéder à Ia réfection du réseau rouEier pour 1es opérations de lutEe conEre la maladie ecd'évaluation, et déterminer, et au besoin met.tre sur pied, les infrastructures néeessaires auprojet, y compris des aéroports ou pistes d,atterrissage. 70' Le comité n'a pas été en mesure de décerminer si ceEte proposition était réaliste, vu1'absence de détails techniques ou financiers. r1 faudra évaluer le calendrier et Ia faisabi-1ité de Ia phase préparatoire et de 1a campagne de lutÈe proprement dite. sont particulièremenc ocP,/EAC/81.1 Page 16 préoccupants les délais et les fonds nécessaires pour 1a formation et, le cas échéantr pour L'amélioration du réseau routier et des pistes d'atterrissage : i1 faudra peut-être Prévoir à cet égard des besoins spécifiques en mat'ière d'assistance financière et technique. 71. Pour la phase de mise en oeuvre de six ans, le rapport Sénégambie envisage des contribu- tions gouvernementales de 4,7 millions de dollars des Etats-Unis pour les traiEerrents et indemnités du personnel naÈional, ainsi qu'un montant non spécifié pour le cott des terrains et des bâtiments, les dépenses renouvelables pour 1es locaux, Ie cott de 1'électricité, de 1'eau, des postes et té1éconrnunications, 1a r:onstruction des staEions hydrologiques, la libre utilisation des lignes aériennes nationales et les salaires des agents de soins de santé pri- maires. Le Comité a recorrnandé de calculer le cott total du Projet, ycompris toutes les conlri- butions directes et indirectes des gouvernements, afin de pouvoir déterminer si le plan de financement proposé est viable. 72. Le rapport Sénégambie envisage une phase préparatoire de deux ans suivie de quatre années d'activités de lutt.e contre la maladie. A 1'expiration de cette période, une décision seraiE prise quant à 1'avenir du Projet, une fois menée à bien une évaluation détaillée. Le Comité a estimé qu'à moins que ne soit mise au point entre-temps quelque auEre soluEion cech- nologique, i1 sera nécessaire de poursuivre les épandages aériens de larvicides pendant une période prolongée pour combattre efficacemenL 1a maladie. 73. Le Comité a pris noEe des avanLages du point de vue du dévelopPement économique qui éEaient cités pour le projet Sénégambie, et il a estimé que le raPPort auraiÈ plus de poids s'il comprenait : i) une évaluat.ion du cott qu'enEralnerait l'élimination des contraintes autres que la lutte contre 1'onchocercose afin d'obt.enir des résultaEs sat.isfaisanEs; ii) une indication des acEivités économiques qui seraienE Poursuivies à mesure que 1'on disposera de plus de terres et de main-d'oeuvre; iii) une indication de 1a viabitiEé technique, financière et économique de telles activités. 74. Le Comité a admis que les réseaux hydrographiques dans la zone ProPo§ée Pour le projet Sénégambie accuseront peut-êEre, du point de vue écologique, des différences très nettes par rapport aux réseaux hydrographiques de 1a zone OCP. En conséquence, il a reconrnandé de prévoir I'exécution d'une enquête pendanE la phase préparaEoire afin de recenser les principales caracEéristiques écologiques des cours d'eau et de leurs affluents. A f issue de cette mission, il sera possible de spécifier les besoins er. matière de surveillance hydrobiologique pour ce qui est. des aspects tels que les effectifs nécessaires, 1'emplacement des staEions de surveil- 1ance, le choix des espèces à surveiller, etc. 75. En ce qui concerne les âspects Eouchant 1'environnement, il faut également reconnaître qu'au cours de 1a prochaine décennie bien d'autres formes d'uEilisation des terres verronL lejour dans 1a région couverLe par le projet Sénégambie et qu'elles risqueronE de perturber 1'écologie des cours d'eau, s'agissant par exemple d'une utilisation accrue des pesE.icides dans I'agricult.ure, d'activiEés d'irrigation et d'industrialisation. Dans cette évenEualité, les réseaux hydrographiques risquent d'êfre plus vulnérables aux traitemenEs larvicides que ceux qui ne sont pas exposés - ou ne le sont que de façon marginale - aux autres facteurs évoqués plus haut. CetEe dernière sit.uation est' celle qui prévaut jusqu'à présenE dans la majorité des bassins hydrographiques de la zone OCP. d) Les soins de sant.é primaires eE le proiet Sénégambie 76. Le Comité a reconnu que la mise en place de systèmes de soins de santéPrimâiresdans les pays parEicipanEs était un objectif fondamental et devait être poursuivie vigoureusemenr au niveau national avec le soutien spécifique de donateurs. Toutefois, i1 est aPparu évident que, eu égard à la technologie présenEement disponible, iI n'est pas Possible pour les sysrèmes de soins de santé primaires de jouer actuellement un rô1e opérationnel dans la lutte contre I'onchocercose ou 1a surveillance de cette maladie, S'i1s étaienE renforcés, leur rôle dans 1a lutte contre I'onchocercose pourrait revêCir une importance fondamentale dès lors que 1'on ocpfatcfat.t Page 17 disposerait d'un médicamenE str eÈ efficace ou de méthodes plus simples de dépisEage ou deprévention de la maladie. La participation de la collectivité sera un élément capital à cet égard. 77. Le Comité a estimé que Ia mise en place de sysEèmes de soins de santé primaires dans les villages choisis aux fins de la surveillance de l'onchocercose serait souhaitable en soi et,de plus, faciliterait les activités de tout projet de lutte contre L'onchocercose : elledevrait donc êEre poursuivie par les autorités naEionales, au besoin avec le concours actif dedonateurs. 11 ne faudra pas considérer cette activité comme un effort isolé, mais on devra au contraire veiller à harmoniser et à coordonner les soins de santé primaires dans ces villages avec d'autres Programnes et projets de soins de santé primaires actuellement en cours de pré- Paration ou d'exécution dans les pays. 11 a semblé évident au Comité qu'il faudra recueitlir des informations complémentaires sur 1es politiques, programmes et projets de soins de santéprimaires actuellemenL en cours de préparation ou d'exécution dans les pays considérés. D'autre Part,, avane d'être mis en oeuvre, les prograrnmes ou projeEs de soins de santé primaires devronE. faire 1'objet d'une planification, d'une programmation et d'une budgétisation minutieuses, une attentiron particulière étant accordée à 1a mise en place d'installations de soutien et d'orien- tation/recours adéquates et à 1'organisation de systèmes logistiques viables. Le Comité a estimé que les proposit,ions figurant dans le Projet Sénégambie devraient êEre spécifiées plus clairement à cet égard. 78' Le Comité a redouté que Ia Prestat.ion de soins de santé primaires par un organisme inE.er-national de lutte contre I'onchocercoe ne compromette 1a lutt,e antivectorielle, qui est saÈâche principale, spécialisée du poinr de vue technique eÈ très exigeante. Qui prus est, vu Iapénurie de moyens de financement multilatéraux, il ne 1ui semblait pas souhaitable que leFonds pour 1'onchocercose soit utilisé pour financer des programmes nat,i-onaux de soins de§anEé primaires. Cependant, comPte tenu du vif intérêt que certains donateurs portent aufinancement des projets nationaux de soins de santé primaires sur une base bilatéra1e, leComité reconrnanderait que soienÈ dissociés les aspects soins de santé primaires du projetSénégambie et les propositions concernant la lutte contre 1'onchocercose, les propositionsétant examinées séparément pour chaque pays. rl conviendrait d'étudier plus avant. La possibi-tité d'articulat,ions opérat,ionnelles avec la 1uÈte conEre l'onchocercose au niveau de 1a col 1 ec tivi té. 79. Le Comité a jugé que les t.rois échelons d'initiative en matière de santé (soins de santéprimaires nationaux (sSP), PotenEiel national de surveillance pluripathologique, eE acEiviEés supranationales de lutte contre la maladie (par exemple OCP)) représentent des processusimportants qui doivent se dérouler parallèlement. Chacun doit jouer un rôle approprié, lequelsubira peu à peu des modificat,ions. A mesure que seronc mis sur pied des progranmes nationauxpour les SSP et pour 1e potentiel nati-onal de surveillance pluripathologique, on disposera des moyens PermettanE de décenEraliser les activités par rapport aux prograrunes suprânationaux telsque l'ocP. Le Comité a estimé qu'à 1'heure actuelle, les SSp et le pàtentiel national de sur-veillance pl'uripathologique n'étaient pas suffisantrnent développés dans t,ous res pays intéressés Pour Pouvoir prendre en main les techniques disponibles pour 1a lutte contre I'onchocercose. Apartir du moment où I'on disposera de t.echnologies nouvelles et plus simples et où 1es niveauxde prévalence auront diminué, il sera possible de transférer les responsabiliEés au niveau national dès lors que les ssP et le potentiel national de surveill-ance pluripathologique aurontéré suffisartrnent développés. Le comité a souligné que si les activités de lutte conEre l'oncho- cercose devai.ent âEre Eransférées aux pays prématurément, cela risquerait non seulement de comPromettre les résultats obtenus dans ce domaine, mai-s aussi- de discrédiÈer 1es SSp er lepot,entiel national de surveillance pluripathologique. e) Résumé des reconrnandations 80. Compte Eenu de son mandat et des informations contenues dans Le rapport Sénégambie, leComité a cru pouvoi.r en toute confiance appuyer fermemen! la proposition relative à 1a lutte contre l'onchocercose dans la zone de la Sénégambie. 11 s'.gii tâ d'un programme de lutte contre la maladie dont. l'autonomie est justifiée de plein droit et qui, par surcrolt, semble vitale pour protéger f investissement déjà consacré à 1'ocp. Néanmoins, Le Comité a estiméqu'i1 subsistait un certain nombre de questions qu'il faudralt régler sans tarder, en parti- culier Pour ce qui est de l'organisaÈion, de la dotation en personnel, des t,raitement.s, du ocpfrecf at. t Page 18 calendrier, des coût.s et des relat.ions avec l'OCP. Aussi le ComiEé a-t-il reconrnandé de cons- tituer une équipe devanE collaborer étroit.ement avec I'OCP et qui aurait pour tâche de pré- Parer des propositions pratiques déEaillées en vue dc la luE,te conEre 1'onchocercose dans la zone de J.a Sénégambi-e, propositions qui seraient soumises I'an prochain au ComiÈé conjoinr du Programme. 81. TouE en appuyant fermement Ie principe et les objectifs des soins de sanEé primaires, le Comité a jugé que les informations dont il disposait ét.aient insuffisantes pour lui permettre de formuler des observations déEail1ées et des recorrnandaEions claires à 1'adresse du Comit.é conjoint du Programme en ce qui concerne les aspecEs du Projet Sénégambie Eouchant les soins de santé primaires. Une étude plus poussée s'impose, portant non seul-ement sur 1'organisation, la dotation en personnel, le calendrier et les coûts, mais aussi sur les relations avec les politiques et Programes sanit.aires nationaux et 1es activités de luEte contre 1'onchocercose. En conséquence, le Comité a recomandé qu'une assistance soit fournie pour permettre âux auto- rit,és nationales de préparer des proposit.ions d'action pour des progranrnes de soins de santé primaires comPort.ant. des arEiculations opérationnelles appropriées avec 1es acEivités pro.ieEées de lut,t.e cont.re 1'onchocercose. Ces proposit,ions devraient pouvoir se prêÈer à un financement sur une base bilat.érale. Le Comité a fait remarquer que 1es programmes polyvalents ont tendance à devenir comPlexes et qu'il faudrait peut-être plus de t.emps pour préparer des proposit.ions d'action relatives aux soins de sanEé primaires que pour 1a composante monovalente, c'esE-à-dire la lutte contre l'onchocercose, où 1'exemple de 1'OCP a permis de clarifier eE de résoudre bien des problèmes. Si te1 devait êEre 1e cas, le Comité a suggéré que les activiEés soient poursuivies en parallè1e, sans que soit retsrdé le lancement de la campagne de lutte contre I'onchocercose dans 1a zone de la Sénégambie, 82. En sa qualité de membre du Comicé consultatif d'experts, le Dr P. Janssens a aidé le Comité à clarifier Eous les aspects du rapport Sénégambie, mais il ne s'associe pas entière- ment. aux vues exPrimées par le Comité sur toutes les questions examinées. G. MPPORT SUR LES ACTIVITES DU PROGRAM}TE 83. Le Directeur du Progranrne a brièvement exposé les act.ivités de l'OCP. Malgré les divers problèmes de résistance et de réinvasion qui onE surgi, les mesures de lutte se poursuivent efficacement sur plus de 85 7" de 1a zone relevanE du Prograrmne. Les équipes d'évaluation épidé- miologique confirment actuellement Ies résultats satisfaisants de 1a Lutte antivectorielLe, 84. Les visiEes que le Directeur du Progranrne a lui-même effectuées dans les pays participant.s onE été Èrès utiles pour appeler 1'aEt.ention des divers gouvernements sur les réalisations du Progranrne et sur la nécessité de poursuivre la mise en valeur des zones libérées de 1'onchocer- cose. D'une manière générale, les gouvernements ont conscience de la nécessité d'inclure des mesures sanitaires dans toutes les activités de développement. Dans de nombreux pays, toutefois, cet aspect de la question est négligé et 1'on estime actuellement qu'i1 appartient à I'Uniré du Développement économique de mettre 1'accent davantage sur 1a santé publique. 85. Le Chef de 1'unité de la Lutte contre le vecteur a fourni des précisro., "rr.Ies écudesrécenrnent consacrées au phénomène de Ia réin..,asion. De toute évidence, les cours d'eau sicués à l'ouest et au sud-ouest de la zone du Programme sont des sources d'émigration de simulies. Le Programme ne peut pas faire grand-chose pour résoudre le problème à 1'ouest puisque les cours d'eau en cause sont en Guinée et, partant, en dehors de la zone d'opérations du Programme. Ainsi qu'il a été signalé au paragraphe 47, le traitement expérimenEal de certains cours d'eau dans le sud du Ghana et I'ouest du Togo a révélé que I'extension des mesures de lutte d'une manière générale dans les régions méridionales du Bénin, du Ghana et du Togo résoudrait dâns une large mesure Ie problème de 1a réinvasion dans Ies régions sepLentrionales du Togo et du Bénin. Dans cette zone, S. sqltamosum est 1'une des principales espèces mlgratrices, alors gu'à 1'ouest iI s'agit essenÈiellement de S. damnosum s.s. et de S. sirbanum. L'année 198I a été Particulièrement calme du point de vue de la réinvasion, alors que 1980 avait été la ptus mauvaise à cet égard. 11 n'est pas possible de prédire l'ampleur de la réinvasion au cours des prochaines années Parce qu'elIe dépend de la producÈivité des cours d'eau qui sont à 1'origine de ce phénomène et. du tableau des vents dominants. . ocp/F,ncfat.t Page 19 86. La réinvasion aboutiE à des poEentiels annuels de transmission (PAT) élevés à 1'échelon local, mais ceux-ci ne se traduisent pas par une situation épidémiologique inaccepEable dans 1a région principalement du fait que les simulies migratrices resEent à proximité des coursd'eau alors que les villages où l'on enguête sont à i'écart de ceux-ci et pratiquement à I'abri de ce principal afflux saisonnier de simulies. 87. Le Chef de 1'unité d'Evaluation épidémiologique a brossé un tableau de 1a situation médi- caLe et ophtalmologique dans 1a région après six années de lutte cont.re 1'onchocercose. L'ana- lyse de la siÈuation confi.rme f inEerruption de la transmission de 1'onchocercose dans tous lesbassins hydrographiques des zones des Phases I, II et III (à l'exclusion du Bénin), exception faite du bassin du Kara dans la République du Togo. Presque tous les enfants nés depuis le début des opérations de lutte anÈivectorielle sont exempts d'onchocercose et la prévalence de cetÈe maladie est considérablement réduite chez d'aur.res groupes d'âge jeunes. La diminur-ion <je la charge microfilarienne moyenne est. plus lente, mais cela s'explique par la longéviÈé du ver adulte. Par ail.Ieurs, on note une réducÈion de la prévalence de L'onchocercose oculaire et une diminution de la charge microfilarienne dans les yeux, d'où une incidence moindre des lésions oculaires graves et, par conséquent, une coupure dans Ia voie qui mène à la cécité onchocerquienne. 88. L'examen des nodules a révé1é que la moitié des vers femelles dans 1es zones où la lutte antivectorielle se poursuit déjà depuis six ans sont mortes ou ne produisent pas des micro-filaires normales, eE 1a majorité des stades de développement sont modifiés. Cela semblerait indiquer que la durée de vie des filaires adultes chez 1'hormne est plus courte qu'on ne lepensait à I'origine, probablement de 1'ordre de 6 à 12 ans, alors que I'estimation antérieureéEair de 11 à 16 ans. 89. Le Comité a féLicité les responsables du Progranune du mainÈien de cette situation satis-faisante et de la manière dont I'unité de 1a Lutte contre le vecteur s'éEait agtaquée au pro-blème de la résistance. Les études ultérieures sur Ie phénomène de réinvasion sont extrêmemen; encourageantes car eIles montrent gue celui-ci n'a qu'une impoltance restreinte sur le plan ép idémio logique . 90. Le Comité a souligné l'imporEance opérations de lutte anEivecEorielle par ophtalmologique et il a été convenu que contre les maladies parasiE,aires. d'une appréciation indépendante de l,efficaciEé des 1e truchemenE de l'évaluation épidémiologique et cela s'appliquait aussi à tous 1es prograrrunes de lutte 91. Par ailleurs, le Chef de 1'unité d'Evaluarion épidémioLogique a informé le Comiré qu,au cours des visites dans les villages les équipes avaient examiné la population pour décelerd'auËres formes de morbidité et. avaient dispensé des soins avec Eous les médicaments dont ellesdisposaient. Le Directeur a expliqué que ces activiEés médicales avaient pour buÈ à l,originede stassurer la coopération continue de Èous les intéressés, mais gu'elles s'étaienE progres- sivemenL Eransformées en une enquête pluripathologique eE en un ex€rmen des activités de sanLépubrique, revêtant essentiellemenE 1a forme d'une opération de col.lecEe de renseignements. 92. Le Comité a exprimé son intérêt et son soutien à 1'égard de cette activiEé, qui s,ajouteaux besoins systématiques du Progranrne, et i1 a félicité le Directeur de f initiative prisedans ce sens. I1 a demandé si une extension de cet apport supplérnentaire indispensable nepourrait pas être encouragée par f intermédiaire d'institutions telles que 1'oiFAI,t, le secourscatholique, etc. Le comité a estimé que 1'enquête pluriparasitaire pourrait se révéler utilepour indiquer si les sujets atteincs d'onchocercose ne risquent pas davantage de contracteraussi d'autres maladies parasitaires. H. LE PROBLEME DE LA RESISTANCE 93. - - Le comi!é I Pris noEe du rapport du Groupe de travail informel sur ra résistance autéméphos (ocP/wc/81.1) qui s'était réuni à Genève en mars 1981. Ce groupe avair examiné le ocpfancfar.t Page 2O problème de la résistance de façon approfondie et il s'était efforcé de déterminer quelle impor- tance i1 présentait pour le programne d'opérations et de recherches de 1'OCP. La résistance était apparue chez la paire d'espèces S. soubrense-sanctipauli dans une population alors assez isolée, et elle n'avait été décetée chez aucune autre espèce du complexe Simulium damnosum. 94. Le Groupe de travail n'avait pas été en mesure, d'après les données dont il disposait à 1'époque, d'élucider les causes de 1'apparition de la résistance, mais il avait faiE observer que de précédenEes réunions du STAC avaient prévenu qu'une résistance apparattrait inévitable- menc tôt ou tard. Afin qu'i1 soit. possible de surveiller la propagation de la résistance et de déceler au plus tôt son apparition chez d'autres espèces du complexe S. damnosum, le Groupe a instamment demandé à 1'OCP de développer son programme d'essai de l-a sensibilité aux insecticides. 95. L'apparition d'une résistance a rendu nécessaire le recours à un larvicide de substitu-Èion, eE 1e seul composé pouvanE remplacer le Eéméphos ét.ait le chlorphoxime. Le Groupe de Eravail savait, que 1'usage prolongé du chlorphoxime rencontrerait 1'opposition du Groupe écoIo- gique à cause des effets écologiques de ce composé, mais il a fait observer que si tout recours au chlorphoxime étaiÈ banni cela risquerait d'entralner 1'arrêt complet du Progranrne. Aussi a-t-il recorunandé que 1'on fassetrun usage limité et prudent du chlorphoxime pendant la saison des pluies de 1981 dans les zones où se rencontrent des espèces résistêntesrr. 96. Vu les difficult,és considérables auxquelles se heurteronE Ies opérations de luEte anti- vectorielle si 1'on ne parvient pas à mettre au point. de nouveaux larvicides, le Groupe de travail a reconmandé d'accéLérer inrnédiatement le programme de cribLage et d'évaluation et d'accroître les crédits eÈ 1es effectifs qui lui sont affecEés. 97. Le Comité a ensuite été mis au courant de 1a situation par le Chef de l'Unité de la Lutte confre le vecteur (docunent }CP|ELC}.4). Ce document exposait les problèmes que pose à 1'OCP 1a prise de décisions opérationnelles concernant 1'usage des larvicides et la nécessité, d'une part de renforcer la surveillance du milieu aquatique, d'autre part drentreprendre des recherches sur la capacité vectorielle des espèces résistantes, sur les mécanismes de 1a résis- tance et sur les effets de la résistance sur la transmission de I'onchocercose. Il y avait lieu de penser que 1'apparition de 1a résistance était due à un ensemble de causes, dont la princi- pale était peut-être f isolement relatif du groupe S. soubrense-sanctipauli dont de nombreux experts s'accordent maintenant à penser qu'i1 constitue une seuLe espèce. 98. Les activités menées dans le cadre du Programrne ont d'autre Part Pernis d'établir que la propagation géographique rapide de la résistance dans 1'habitat de ce grouPe dtespèces, depuis qutelle a êté décelée, était due à la dispersion d'adultes résistants et non à des phénomènes indépendants résultant d'une pression sélective locale. Le Comité a noté qu'aucune résistance n'avait été décelée chez les principaux vect.eurs de 1'onchocercose et qu'un grand nombre de bassins hydrographiques importants n'étaient pas touchés. 11 a d'autre Part noté avec satis- faction la rapidité avec laquelle le Programme avait réagi en ce qui concerne le développement des essaLs de sensibilité et le recrutement. de personnel- pour 1'unité chargée du criblage et de la mise au point des insecticides. 99. pour I'avenir, Le Comité souligne que le Progranune doit poursuivre ltexécution des âcti- vités prioritaires suivantes : a) essais de sensibilité; b) recherches sur lations différentes; c) recherches sur Ia mise au point de larvicides nouveaux ou présentés sous des forrnu- la capacité vectorielle de S. soubrense-santipauli. 1OO. L'emploi alternatif de larvicides pour retarder 1'apparition d'une résistance nc sera bien entendu possible que lorsqu'iI existera un composé de rechange acceptable; aussi 1e Comité a-t-i1 appelé 1'aEtention sur les reconrnandations qu'iL a formulées à ce sujet à la section D a). Le Comité a d'autre part appuyé Ia reconunandation visant à accélérer les travaux sur Bacillus thuringiensis H-14, agent de lutte qui paralt Prometteur. I. ocp/nac /gt. t Page 2l GROUPE ECoLOGTQUE 1Ol. Le Groupe écologique â tenu sa deuxième réunion au siège du Prograrrane à Ouagadougou du 25 au 29 maL 1981, concurremment avec Ia réunion des hydrobiologlstes chargés de 1'exécuEion du programme de surveillance du milieu aquatique dans la zone de 1'OCP. Les membres du Groupe se sont félicités de pouvoir discuter personnellement avec les scientifiques travaillant sur le terrain des diverses questions qui se posaient. Le Groupe écologique a ainsi pu se faire une idée précise de 1'état actuel des activités de surveillance et il a donné des avis sur diverses questions techniques concernant par exemple les méthodes d'échantillonnage, l'évalua- tion des données et 1es études et protocoles supplémentaires. 11 a été heureux de noter que le Programme avait donné suite aux reco[trnandations qu'il avait formulées concernant I'exécurion d'études sur 1a cholinest.érase. L'un des principaux résultats des discussions a été la conclu- sion unanime à laque11e sont parvenus les écologistes, les hydrobiologistes et les spécialistes de la toxicologie de ltenvironnement qui collaborent au Progranrne, à savoir que I'usage du téméphos, dans les conditions actuelles de formulation et de dosage, ne présentait pas de risgue majeur pour les écosystèmes aquatiques et qu'i1 était donc écologiquement acceptable. 102. Sur la base des considérations qui ont abouti à cette conclusion, le Groupe a formulé un ensemble de critères applicables à la sélection de composés de rechange pour la lutte anti- simulidienne. Il a porté une grande attention à la question de 1'emploi du chlorphoxime dans les zones où sanctipauli. une résistance au téméphos était apparue chez la paire d'espèces Sr so[bre!§§: 103. Le Groupe écologique a souscrit à 1'opinion du Groupe de travail informel sur la résis- tance au téméPhos qui avait recournandé de faire un usage limit.é et prudent du chlorphoxime, dans les conditions actuelles de formulation et de dosage, jusqu'à la fin de 1a saison despluies de 1981. Après avoir examiné toutes les données disponibles sur la toxicité et Ies effets écologiques du chlorphoxime, le Groupe écologique n'a pas approuvé 1'usage à grandeéchelle de cet insecticide qui, dans ses conditi.ons actuelles de formulation et de dosage, ne satisfait Pas aux critères qu'il a adoptés. Il était cependant prêt à admettre que I'on fasse pendant une année un usâge limité et prudent du chlorphoxime (pas plus de cinq ou six traite- ments successifs dans une même zone) à moins qu'il ne soit démontré que la faune se reconsLitue de la même manière qu'après 1e traitement habituel au téméphos. 11 y a lieu d'espérer qu'àf issue de cette année d'essai Bacillus thuringicnsis H-14 sera utilisable opérationncllemcnt" Le Groupe écologique a été d'avis qu'avec la nouvelle formulation proposée, Bacillus thuringiensls H-14 répondrait aux critères d'acceptabilité qu'i1 a énoncés. 104. Le Groupe écologique a noté que, maintenant qu'ont été mises au point des sLratégiesplus efficaces de lutte antisimulidienne, i1 convient de porter une attention particulière à 1'observation selon laquelle Ie degré et la rapidité de la reconstitution des populations d'invertébrés varient selon les localités. II a reconnu que la présence de nombreux affluents non traités joue un rôle capital dans Ia préservation de la santé des sysEèmes aquariques en offrant des refuges potentiels à maintes espèces non cibles. 11 faudrait déterminer l'étendue des zones non traiÈées et 1a comparer à cel1e des zones traitées afin de mesurer la vulnérabi- lité relative des divers sites et sect.eurs du Progranrne. L'obtention de renseignements sur ce point faciliterait 1'élaboration de stratégies de traitement larvicide qui, d'une parr, saris- feraient aux exigences de 1récologie et, d'autre part, permettraient de faire preuve de la plus Srande souplesse dans le choix des méthodes de lutte antivectorielle à appliquer. 105. Le Comité a adopté le rapport du Groupe écologique (annexe) J. RECHERCHE tO6. A sa première réunion en septembrc 19BO qu'iI fallait accorder plus d'attention aux pr gramne portant sur 1'écologie du vecteur et la chimiothérapie, et à cette fin il avait prié I toutes les recherches menées par le Progranrne, aux termes d'accords contractuels. Ce document , 1c Comité consultatif d'experts avai t (la(.i(ia iorités dans les travaux de recherchc du l,ro- lutte antivectorielle, l'épidémiologie er la 'OCP de préparer un document détaillé clécriv:.rnr soit directement par son propre personnel, soit , dûment présenté au Comité, a permis à celui-ci ocpf ercf ar.t Page 22 d'examiner en détail les travaux de rechercfie entrepris et, par la même occasion, les propo- sitions formulées en matière de recherche dans le rapport de la Courmission indépendante. 107. Prenant acte des recherches effectuées depuis 1975, le Comité a reconnu qu'el1es avaienE appuyé utilement les activités opérationnelles et, ce qui importe encore davantage, avaient permis au Programme de repérer les secteurs où des travaux de recherche plus poussés étaient nécessaires. Le Comité a également été saisi d'un autre document de 1'OCP, qu'on trouvera ci- après en appendice 1, exposant les thèmes de recherche actuels et le rang de priorité qui leur esf attribué par le Programme. 108. Le Comité a réaffirmé qu'iI était souhaitable de lier tous les travaux de recherche aux besoins opérationnels. Les recherches déjà effectuées, portant sur des sujets aussi divers que la taxonomie du complexe d'espèces S. damnosrrm, 1e transport des larvicides par les cours d'eau, les caractéristiques de voI des simulies adultes, la surveiLlance du nilieu aquatique, les taux de piqûres des simulies et 1â mise au point de techniques immunodiagnostiques, avaientjoué un rô1e essentiel dans 1'éIaboration des technJ.ques opérationnelles actuellement appli- quées par 1e Programme. Le Comité a fé1icité 1e Programme d'avoir su maintenir les recherches à un niveau de pertinence aussi éIevé, ces travaux étant désormais reconnus sur le pLan inter- national comme constituant une contribuEion pârticulièrement précieuse à 1'étude des problèmes que Posent I'onchocercose et la lutte contre cette maladie. Par ailleurs, il a approuvé Ie programrne de recherche en cours et ses priorltés. to9. Cependant, le Comité, faisant observer que le Programme dans sa totalité s'appuie essen-tiellement sur une seule méthode de lutte, 1'épandage de larvicides, a constaté que ce soutienétait en voie d'érosion du fait de 1'apparition d'une résistance au téméphos chez une paired'espèces du complexe S. damnosum. Aussi le Comité a-t-il estimé qutà ce stade du prograuune il convenait de mettre au point un programne de recherche reposant sur des assises plus larges, opinion qui coîncide d'ailleurs avec ce1le de Ia Commission indépendante, afin que puissentêtre mises au point d'aut.res approches pour la lutte contre 1'onchocercose. C'est fa un aspectimPortant non seulement pour 1e Programme sous sa forme actuelle, mais aussi du point de vuedes transferts de responsabilités qui pourraient avoir lieu dans l'avenir. 11o. Le Comité a produit d'autre part son propre plan de recherche global sous 1es sept rubriques suivantes : i) Lutte a.ntivectorielle, y compris les études pertinentes de 1'environnement. ii) Contacts homme/simulies. iii) Chimiothérapie. iv) lmmunologie/vaccination. v) Ep idémiologi.e . vi) Economie sanitaire. vii) Développement socio-économique. Sous chaque rubrique, Ie Comité a énuméré les thèmes à examiner et a passé en revue 1es tra- vaux actuellement menés par le Programme lui-même, par VBC, TDR, ltORSÎOM, l,OCCGE, Ies pays Participants et d'autres organismes et instituts ayant passé contrat avec ces organes. LeComité a reconnu par ailleurs que des laboratoires indépendants dans de nombreuses régions du monde effectuaient d'autres travaux de recherche sur I'onchocercose et Ia lutte contrà cette maladie. 111. Examinant son ProPre plan de recherche, reproduit dans 1'appendice 2 au présent rapport,le Comité a fait observer qu'en dépit des nombreux travaux de recherche en cours, i} subsistebien des lacunes à combler si Iton veut maintenir I'efficacité du progranune à ltavenir. A cetégard, Ie Comi-té a vouLu souligner avec vigueur, à f intention du Comité conJoint duprogranure,que le succès durable du Programne sera compromis s'il n'est pas fourni un appui supplémentaire er vue d'un élargissement des travaux de recherche. oCP/EAC,/ijI.I Page 23. Llz' Le Comité a conclu que trois aspects revêtant une extrême importance pour le programme méritaient que leur ftt accordée la plus haute priorité possible, à savoir : i) mise au point de larvicides; ii) mise au point de médicaments; iii) mise au point d'une épreuve de diagnostic spécifique utilisable sur le terrain porrrle dépistage de ltinfection onchocerquienne précoce. Les deux premières questions ont été trairées plus haut dans 1es sections D a) et D b) r.lrrprésent raPPort. Le Comité a rappelê par ailleurs que le Comité consultatif scientifique et technique avait formulé à maintes reprises dans 1e passé des recormnandations du même ordre en vue d'un soutien accru dans ces domaines prioritaires. Malheureusement, iI ntâ pas été donné suite come il convi.ent à ces recommandations, ou bien leur mise en oeuvre a été retardée. Il en est résulté que le Progranrne risque de se Èrouver dans une position difficile en ce qui concerne la poursuite de la lutte antivectorielle, surtout si la résistance devait s'étendre àd'autres esPèces du complexe S. damnosum et si 1'on ne disposait pas d'un appui complémentaire sous la forme d'un médicament filaricide efficace. 113' Pour que puisse se poursuivre et se développer un programme de recherche adéquat, dont une grande Partie doit être exécutée dans la zone du Prograrune ou à proximité, il est essentielque l'OCP soit en mesure de recruter et de retenir des spécialistes icientifiques de la plushaute qualité possible. Le Comité a constaté que plusieurs obstacLes s'y opposaient, à telpoint qutil s'est révélé récernment difficile, voire dans certaj-ns cas irrpossible, pour leDirecteur de pourvoir aux Postes vacânts et assurer la continuité des travaux de recherche. La situation s'aggrave du fait que 1es barèmes de traiEements des Nations Unies ne sont plus com-pétitifs sur 1e marché international et que, dans le système des Nations Unies, il n,y a plusde sécurité de 1'emploi à long terme puisque seuls des contrats d'engagement. temporaire peuvenLêtre offerts. Qui plus est, il n'est pas possible d'offrir aux chercheurs les conditions norma-lement applicables Pour ce genre de travail en raison des exigences opérationnelles 6u pro-gralune. La Commission indépendante s'est longuernent étendue sur ce problème (voir leurs recom- mandations 8.34 et seq.), mais il est âctuellement impossible pour 1e programme d'appliquer ses suggestions en ce qui concerne les conditions offertes. ll4. Pour ce qui est des personnels recrutés à I'échelon local, le problème réside dans lefait qu'à 1'expiration de leur contrat avec 1'ocP, ils ne trouvent généralement pas d'emploi auquel ils puissent retourner dans leur propre pays, et d'ailleurs "" g"o." de personnel estpeu disposé à le faire en raison de la forte diminution du traitement. Les écarts de traite- ment entre les personnels effectuant des tâches pratiquement analogues au sein d,une équipepeuvent être la cause de problèmes non négIigeab1es. Le Comité a noté 1a proposition de la commission indépendante tendant à ce que le comité conjoint du prograrrre effectue d,urgence une enquête sur l'ensemble de la question parce que, si ce problème nrest pas résolu, il cons-tituera un Srave obstacle pour le transfert des responsabilités du prograume. Les gouvernementsdes pays particiPants doivent être impliqués dans toute enquête de ce iyp" porrr ce qui est des engagements contractés en matière d'emploi et de carrière vis-à-vis du personnel travaillantpour le Programme ou formé par ce dernier. K. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECoNOMTQUE 1r5. Le Chef par intérim de 1'Unité du Développement économique a informé Ie Comité des mesures prises en 1981 en vue de définir plus clairement le rôle de son Unité. gne ré.nion duComité des Agences parrainantes, avec participation du Comlté consultatif d,experts, s,esttenue à Rome en janvier 198I et un mandat révisé a été établi (voir appendice 3). 116. tln docr.rment int.itulé "llapporrs srrr lc clévcl()ppemenE socio-économique,,a ét6,ra,s(,r.lLri aux Comités nationaux de l'onchocercose à Niamey en juin 1981 puis a été distribué pour obser-vations à tous les donateurs et organismes participants pour les aviser du mandat révisé r.tobtenir leur réaction sur 1a méthode de présentation des rapports. une récapitulation des réponses reçues a été diffusée au cours de la réunion. ocyf Elrc/at.t Page 24 117. Certains membres du Comité avaient assisté à 1a réunion des Comités nationaux de 1'onchocercose et s'étaient rendus sur les lieux d'exécution de quelgues projets de développe- ment en Haute-Volta. Des représentants de donateurs ont visité par ailleurs le siège du Prograurme et ont discuté du rôle de I'OCP au regard du développemert économigue. A la suite de ces divers entretiens, on a cornmencé à porter une plus grande attention à la nécessité pour 1'OCP de veiller davantage aux répercussions du développement sur 1a santé. 118. Le Comité a passé en revue un certain nombre de questions concernant le développement socio-économique à propos des rapports de 1a Conrmission indépendante, des activités proposées au Bénin, au Ghana et au Togo, du Projet Sénégarnbie, du document distribué par 1'OCP pendant la réunion, des visites effectuées par les mernbrcs <.ltr Conrité dans les pays et de leur part ici- Pation aux réunions du Comi.té conjoi-nt de Coordination et des Comités nationaux de 1'onchocercose. 119. Les membres présents ont noté que le Comité conjoint de Coordination avait reconnu les limitations du Comité consultatif d'experts en ce qui concerne les résultats qu'il avait pu obtenir et ils ont approuvé les recommandations du Comité des Agences parrainantes tendant à ce que les comptes rendus de travaux de recherche, 1es rapports annuels sur les pays et tous rapPorts disponibles sur la situation sanitaire dans les pays soient communiqués au Comité consultatif d'experts pour 1'aider dans sa tâche. Alors que le Comité conjoint du Progranrme avait souligné f importance qu'il attachait à 1'examen par le Comité coosultatif d'experts des rapPorts nationaux sur le développement économique, le Comité a noté que les rapports présentés à la réunion des Comités nationaux de 1'onchocercose à Niamey n'avaient guère tenu compte des suggestions du Comité conjoint du Progranrme concernant leur contenu. De plusr le Comité a esti,mé qu'en 1'absence d'une récapitulation par 1'Unité du Développement économique des prin- cipaux é1émentsde ces rapports, il lui serait extrêmement difficile d'aider 1e Comité conjoint du Programme de 1a manière prescrite. LzO. Le Comité a reconnu que les observations formulées par le Comité conjoint du Progranrme avai.en! déclenché un processus de consultation parmi les agences parrainantes et il s'est félicité de L'occasion donnée à ses membres d'aider à 1'élaboration d'un mandat révisé pour I'UniÈé du Développement économique afin de définir son rô1e plus clairement et d'examiner nombre des contraintes auxquelles e11e était confrontée précédenrnent, I1 a entièrement approuvé 1a nouvelle description de 1'Unité du Développement économique. Toutefois, 1e Comité a noLé que les vj-sites effectuées par ses membres sur le Lerrain et leur participation à la réunion des Comités nationaux de I'onchocercose avaient mis en relief la nécessité urgente de renforcer, voire de restructurer, rapidement 1'Unité du Développement économique en fonction de son mandat révisé afin qu'e1le puisse répondre efficacement aux besoins des pays eÈ du Progranrme, ainsi que de ses organes consultatifs et du Comité conjoint du Prograuure. A cet égard, et en raison des difficultés actueLles de recrutement, 1e Comité reconmanderait au Directeur d'étudier acti- vement toutes les possibilités de se faire seconder ou même d'engager un plus grand nombre de consultants à court terme. Dans 1a mesure où ce serait nécessaire, le Comité s'est déclaré prêt à aider à trouver une solution aux problèmes les plus essentiels, en particulier pour qu'i1 puisse lui-même fonctionner d'une manière satisfaisante en ce qui concerne le déveLoppement économique. L2L. Le Comité a recoûrmandé que 1'Unité du Développement économique ParticiPe à la collecEe, à 1'analyse eE à 1a diffusion des informations sur le dévelopPement socio-économique dans la zone de I'OCP. 11 a reconnu que, tout en conLribuant aux objectifs globaux de 1'OCP en matière d'environnement, 1a mise en valeur deItterres nouvellest'entralnera para11èlement un accroisse- ment de |a population, ce qui risque de détruire les écosystèmes forestiers dans la région. A ce propos, le Comité a reconrmandé que 1'on veille tout particulièrement à la protection des forêts-galeries qui longent les cours d'eau, dont 1'existence continue est vitale pour le maintien de 1a situation hydrologique et dans l'intérôt de la pâche, de 1'approvisionnement en combustible et d'autres facteurs écologiques d'importance économique, conme 1'avait souligné précédemment le SrouPe écologique. 122. Le Conrité s'est félicité des visites effectuées par le Directeur du Prograrrme dans les pays participants, ainsi que des initiatives qu'i1 a prises à titre Personnel Pour s'assurer que les hauts fonctionnaires de ces pays comprennent parfaitement les objectifs du Progranrne. L'utilité manifeste de tel1es visites justifie qu'e1les se répètent régulièrement. ocef nrcf ar.r Page 25 L23. Le Cmrité a estimé que Ie Progranure avait un rôle important à jouer en tenant 1es gouver- nements au courant des progrès réaLisés dans 1e dérouLement des opérations de lutte contre 1a maladie et en aidant à traduire et analyser les informations en ternes économiques de dévelop-pement (planification et mise en oeuvre des investissements). 124. D'autre Part, Le Comité a fer:nement approuvé 1es initiatives énergigues qui ont étéprises pour renforcer les contacts avec les autorités de 1a santé publique dans les pays parti- cipants et Pour que 1'OCP adoPte une approche plus systématique et réaliste dans ce secreur. L25. Le Courité a pleinement approuvé 1'lnitiative prise par 1e Directeur en vue d'organiserdes séminaires sur le développement éconorique dans les pays et iI a recommandé que l'un de ces sémj-naires soit consacré à la connnunication à 1'appui du développement conme moyen d'informerles fonctionnaires des services gouvernementaux et la population au sujet du progranrme et des raPPorts qui existent entre 1a lutte contre 1'onchocercose etle développement socio-économique. L26, Le document du Programne intitulé 'tRapports sur 1e développenent économiquerr Èient comPte des suggestions antérieures des pays. Le Comité a noté que ce document avait été acceptéd'une manière générale par les pays participants, dont ptusieurs avaient sollicité 1e concoursde 1'unité du Développement économique pour formuler leurs rapports. 127. Le Conrité a reconnu que chaque gouvernement a le droit souverain et 1a responsabilitétrès claire de déterminer lui-mâme sa stratégie et ses priorités en matière de développement.Etant donné les différences considérables qui existent entre 1es potentiels économiquàs et deproduction dans 1es zones libérées de 1'onchocercose, le Comité estine qu'il ne serait niprudent ni réaliste d'insister pour que 1,es gouvernements attribuent nécessairement,'1a plushauterrpriorité à 1a mise en valeur de ces zones. Toutefois, il ferait sienne 1a suggestion queIa Bangue urondiale a forrm.rlée à la dernière réunion du Cornité conjoint du progranrme et selonlaquelle les rapports pourraient à 1'avenir situer les activités dans les zones 1ibérées de 1'onchocercose dans le contexte des stratégies pLus vastes de développement économique de chaque pays. Par ailleursr la présentation en temps voulu de tous les rapports pertinents seraindispensable pour Permettre au Comité de réagir d'une manière positive à 1'avenir. L28, Le Comité a insisté sur la nécessité urgente d'analyser et d'achever les travaux de recherche en cours sur 1es migrations organisées ou spontanées dans l-es régions relevant de 1'ocP. L. QUESTIONS DIVERSES Visites effectuées dans 1a zone du Prograunre L29. Pendant I'année,le Dr Fiesfeld et le Dr Freyvogel se sont rendus dans la zone du Progranme Pour se famlLiariser avec 1es opérations d'évaluation et de lutte antivectorielle etles activités épidémiologiques, ainsi qu'avec les travaux de recherche connexes. Le Dr o. Grande et le Professeur Sawadogo ont inspecté certains des projets de mise en vaLeur en Haute-Volta avant et après la réunion des Comités nationaux de 1'onchocercose à Niamey, de concert avec 1eDr M. G. Carmrs. Il's ont fait part de Leurs observations à la réunion en soulignant f imporEanceque de telles visites revêtent pour les membres car e1les leur permettent de mieux comprendrela complexité et L'ampleur des opérations. M. DATE DE I"A, PROCHAINE REUNION 130. Le Cosrité a jugé acceptable que sa prochaine réunion se tienne au cours de Ia semainequi débutera le 20 septembre 1982. N. 131. E)GI'IEN ET ADOPTION DU RAPPORT Le Cqrité a examiné et adopté le présent rapport en séance privée. 4. ocefrecfat. r Page 26 ÀNNEXE MPPORT DE LA DEUXIEME REUNION DU GROUPE ECOLOGIQUE INTRODUCTION 1. Le Groupe écologique a tenu sa deuxième réunion au Siège de 1'OCP à Ouagadougou du 25 a't 29 mai 1981, au moment où se réunissaient les hydrobiologistes avec lesquels les acEi- vités opérationnelles des neuf derniers mois ont été passées en revue. 2. Le Groupe écologique n'ignorait pas qu'iI se réunissait à un moment critique pour Ie Prograrnme du fait de 1'apparition d'une résistance au téméphos (Abate) chez une paire de cyto- espèces du compLexe Simulium damnosum. Une propagation incontrôLée de ces cyt,o-espèces pourrait en effet comprometttG"oiffiules investissements déjà consentis pour la santé de la population de 1'Afrique de 1'Ouest. I1 éÈait donc manifestement nécessaire de mettre au point une politique à court terme pour permettre à I'OCP de passer ce cap difficile, jusqu'au moment où 1es promesses dont sont porteuses 1es nouvelles mesures de lutte puissent se réaliser. 3. A sa première réunion, le Groupe avait décidé en principe que sa présidence seraitassuméeà tour de rôle par chacun de ses membres; sa deuxième réunion a ainsi été présidée par le Dr Robert Lennon. La liste des membres du Groupe, du personnel de secrétariat et des conseillers qui ont assisté à Ia réunion est annexée au présent rapport. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR Le Groupe a adopté 1'ordre du jour ci-après : 1) Examen des récentes activités opérationnelles de 1'OCP (en liaison avec la réunion des hydrobiol"ogistes) . 2) Examen de 1a surveillance du milleu aquatique. 3) Examen des méthodes futures de surveillance du milieu aquatique. 4) Examen du rapport du Groupe de travail informel sur 1a résistance au téméphos : i) emploi du chlorphoxime ii) aires d'extension iii) critères d'acceptabilité écologique applicables aux insecticides 5) Surveillance opérationnelle des nouveaux insecticides. 6) Revue des études sur Ia cholinestérase. 7) Etudes opérationnelles d'appui.. 8) Questions diverses. EXAMEN DES RECENTES ACTIVITES OPEMÎIONNELLES 5. Le Groupe écologique a été pleinement mis au couranE des récentes activités 'de l,oCp parle personnel technique du Programme. 11 a particulièrement noté l'expansion par Ia souche résistante S. soubrense à d'autres cours d'eau de 1a Côte d'Ivoire, ce qui avait obligé à lestraiÈer sur une plus grande disEance au chlorphoxime, mais qu'en revanche il n,avait pas été nécessaire d'avoir recours à cet insecticide de rechange de Ia seconde semalne de janvier à 1atroisième semaine de mai.. Ailleurs, il est généralement possible de maîtrlser Le vecteur en utilisant le téméphos à dose réduite, en particulier pendant La saison sèche. 6. Le Groupe écologique a examiné Les données sur 1a survelll.ance des invertébrés qui avaientété présentées et analysées par 1'équipe de SaLford. L'analyse à pLusieurs variables avaiÈ ocP/EAC/ s1. I ' Page 27 Annexe montré qu'au cours des six dernières années 1a majorité des taxa non cibles n,avaient pas été notablement affectés par les applications de téméphos. 7. Les données ichtyologiques, bien qu'e11es fussent incomplètes pour 1'année écou1ée, nefaisaient Pas non plus apparaître d'effets adverses. Le Groupe écologique â recorûTrancié clueL'équipe de Salford, de concert avec des spécialistes de I,ORSToM et de 1,IAB, achève dès quepossible L'analyse de ces données. EXA},IEN DES METT{ODES FI.]TIJRES DE SI]RVEILLANCE DU MILIEU AQUATIQUE 8. Lorsgu'iL a passé en revue les délibérations de Ia réunion des hydrobiologistes, 1eGroupe écologique a été d'avis, comme ces derniers, qu'il serait indispensable à l,avenir de conttnuer d'appliquer le Protocole, les méthodes eE 1e matériel standard qui avaient donnésatisfacÈion jusqu'à présent. 9. Comoe 1es hydrobiologistes, le Groupe a été d'avis que les échantiLlons au Surberdevraient être chaque fois que possible préLevés au même endroit dans une section du coursd'eau où 1e courant est rapide et où 1e substrat rocheux est couvert de végétation. En revanche, il a estimé qu'il ne fallait pas avoir recours à un échantillonnage de substratartificiel lorsque L'échantillonnage au Surber esE difficile à réaliser. II a d,ailleurs reconrnandé de renoncer à 1'échantillonnage de substrat artificiel dans la pratique courante,et de n'y avoir recours que Pour des études auxiliaires portant sur des points très précis. LeGroupe a reconnu qu'il faLlait réduire 1a durée de 1'échantillonnage pratiqué au moyen defilets à dérive aux endroits où ces derniers sont colmat.és avant 1a fin de la période normaled'échantillonnage (30 minutes). 10' Pour ce qui est de 1'échantillonnage ichtyologi-que, Le Groupe a estimé qu,i1 fallaiteffectuer des études supplémentaires pour établir et mettre à jour de temps à autre a". ii.a".des espèces présentes aux sites de surveillance. 11 a été suggéré de faire figurer sur cesListes une appréciation subjective de I'abondance relative des diverses espèces énumérées. 11' Le Groupe écologique a jugé qu'il serait hautement souhaitable de procéder dans la pra- :1q::^-"::::nte. aux études supplément,aires qui sonr décrires en détail dans Ie rapporr N. 34de I'ORSTOM/Laboratoire de Bouaké : i) étude de 48 heures sur 1e profil de dérive,24 heures avant et après Ie traitemenc,deux fois par an; ii) échantillonnage au surber (1o) , avanÈ 1e traitement et 24 heures après, deux foisPar an; iii) étude de 24 heures en gouttière, une fois par an pendant la saison sèche pour mesurer l,impact du traitement. Le Groupe a recommandé gue le Progrannne établisse un protocole supplémentaire et1'applique inrnédiatement en côte d'rvoire et au Ghana, puis, au cours des deux années suivantesdans les autres pays. ce protocole supplémentaire devrait s'appliquer à un ou deux sites repré-sentatifs dans chaque pays. 12' Le Groupe a noté La suggestion que, dans les cours d,eau où les résultats du traitemÈrlcpar Ie téméphos continuent d'être satisfaisants, les données soient enregistrées par.,nsysÈème de codage groupé (o, 1-9, 10-99, etc.). Les échantil-lons conservés en vue cl,trnc .trmé-ration éventuelle pourraient être préservés par 1'addition de glycérol ou d,éthy1ène g1ycol àraison de 2 % par voLume. 13. Le Groupe a accepté que ne figurent plus sur on escomptait 1a présence dans 1es échantillons d, recueillis en pratique, à condition que Ies codes certain nombre de lignes soient laissées en blanc le relevé le code et Le nom des caxa dontinvertébrés mais gui n,avalent pas été soient rnaintenus sur l,ordinateur et qu,un sur le reLevé. Au cas où I'un de ces rares ocP/EAC/ 8t Page 28 Annexe taxa apparaîtrait dans 1'un des nouveaux cours d'eau qui doivent être traités, coIIEne d'ailleurs dans I'un de ceux gui sont déjà traltés, sa présence pourrait ainsi être enregistrée sur 1e relevé. 14. Le Groupe écologique a recomnandé que toutes 1es dispositions du protocole de surveil- lance soient appliquées pendant trois années entières dans tous les nouveaux cours d'eau auxquels un traitement serait appliqué dans 1'aire d'extension proposée. 15. Le Groupe écologique a souligné qu'i1 fallaiL que le Programme informe 1'équipe hydro- biologique de toute décision tendant à modifier 1e traitement dans un système hydrologique quelconque afin qu'il soit possible de revenir au schéma trimesEriel de surveiLlance et d'entreprendre inrnédiatement des études supplémentaires (conure ceLa est recournandé aux Para- graphes 11 et 14). 16. Au sujet des essais d'inhibition de Ia cholinesrérase mentionnés ailleurs dans le présent rapport (volr paragraphes 35 à 39) , l-e Groupe écologique a recommandé que 1'on effecËue des études supplérnentaires afin d'exercer une surveillance chimique sur les résidus de téméphos, de chlorphoxime, etc. et sur leurs effets physiologiques. I1 conviendrait que 1es hydrobiolo- gistes soient associés à cette activité. L7 . Notant que 1'éventail des connaissances spécialisées présentait des lacunes dans certains des groupes de surveillance, Le Groupe a recommandé que Le Programe prenne 1es mesures néces- saj.res pour assurer la continuité de la surveillance dans chaque paÿsr en parÈiculier pendant 1a phase de prétraitement. 18. Compte tenu des observations mentionnées plus haut et ailleurs dans Ie présent raPPort, 1e Groupe écoLogique a souligné de nouveau f importance qu'i1 attache au recrutemen! rapide d'un hydrobiologiste qui serait chargé d'effectuer régulièrement des visites étendues sur 1e terrain, d'aider les nouvelles équipes hydrobiologiques et de coordonner les activités de tous 1es groupes. 19. En ce qui concerne la surveillance du milieu aquatique, le Groupe a recotrurandé que la principale banque de données demeure à Genève. D'autre part, 1'hydrobiologiste du Progranrne devrait procéder régulièrement à une évaluation des données recueillies et, de concert avec les autres groupes hydrobiologiques participant au Programme, en faire annuellement Ie point. 11 conviendrait enfin de faire procéder tous Les deux ans à une évaluation indépendante des données. EXAMEN DU RAPPORT DU GROUPE DE TMVAIL INFORi.fiL SUR LA RESISTANCE AU IEMEPHOS Utilisation du chlorphoxime 20. Le Groupe écologique a pris note du rapport du Groupe de travail sur 1a résistance au téméphos dans le Progranme de Lutte contre I'Onchocerco.se dans La région du bassin de 1a Volta qui s'est réuni à Genève du 16 au LB mars l-981 (OCPfwGfBL.l), 2L. Le Groupe écoLogique a souscrit aux principales conclusions de ce raPPort et a particu- 1ièremenE souhaité s'associer aux déclarations ci-après : 1) Le Groupe de travail a reconmandé à. 1'unanimité que L'on fasge un usage Limicé et prudenE du chlorphoxime, avec la formulation et au dosage actuels, pendant 1a saison des pluies dans les cours d'eau où se trouvent des cyto-espèces résistantes. 2) Le Groupe de travail, conscient du fait que le Groupe écoLogique n'approuverait peut-être pas pour 1e moment un usage étendu du chlorphoxime, s'est borné, comlne on 1'a vu plus haut, à recomnander que 1'on fasse un usage limité de ce pesticide. ocpfrdcfat.t Page 29 Annexe 22. De fait, 1e Groupe écologique, après avoir examiné tous les rensêignements concernant latoxicité et 1es effets écologiques du chlorphoxime, n'a pas approuvé 1'emploi à grande échelle de ce pesticide, principalement parce qu'i1 est irnpossible d'excLure 1'éventual,ité que des applications fréquentes avec Ia formulation et au dosage actuels aient des conséquences écologiques inacceptables. I1 faut bien voir que 1'usage répété et à grande échelle du chlor- phoxime, qui résulterait du simple remplacement du téméphos par ce pesticide, risquerait d'avoir des effets drastiques sur la composition et sur 1'abondance de la faune aquaEique, notamrnent sur les poissons et d'autres groupes taxonomiques. 23. Le Groupe écologique a rappelé que I'essai effectué sur 1e terrain en L977, qui portai.t sur 1'application de chlorphoxime pendant une longue période, n'avait pas révélé de toxicité aPParente pour les populations de poissons. 11 es! notoire que la faune des cours d'eau possède une capacité d'adaptation aux effets de catastrophes soudaines telles qu'assèchements ou crues. 11 est d'autre part bien établi qu'à long terme J.es écosystèmes sont capables de rétablir complètement leur équilibre et 1a composition des espèces qu'ils contiennent après avoir été éprouvés par f introduction temporaire de certains pesticides, même si cette intro- duct.ion est suivie d'effets aigus. I1 existe apparemment des mécanismes compensatoires qui permettent aux systèmes de recouvrer leur intégrité après une expérience traumatique. Dans 1e cas des systèmes hydrol-ogiques, il- peuE s'agir, par exempLe d'une reconstitution de la popu- lation par 1'afflux d'individus venus d'aval, par 1a migration vertical.e d'organismes à f intérieur du substrat etfou grâce au potentiel intrinsèque de reproduction des individus survivants. 11 est toutefois à noter que, d'une manière généraler Les mécanismes de reconsti* tution grâce auxquels 1es écosystèmes maintiennent leur équilibre sont assez ma1 connus. I1 en résulte en pratique qu'i1 est actuellement impossible d'évaluer exactement 1es altérations que risquent de subir à long Eerme 1es écosystèmes soumis à 1'agression répétée d'trn pesticide. 24. Le Groupe écologique a noté que, dans ses conditions actuelLes d'application, le chlor- phoxi.me ne salisfait pas aux critères appliqués pour déterminer 1'acceptabilité écologique des insecticides utilisés contre Simulium damnosum, cortrne cela est indiqué au paragraphe 3O du présent rapport. Le Groupe écologique a estimé qu'i1 est pratiquemenE impossible de prévoir Ies effets à long terme que risque d'avoir 1e chlorphoxime et que nul ne peut garantir que 1'application répétée à grande éche11e de chlorphoxime dans 1e cadre du Programme ne provoquera pas à long terme d'effefs indésirables. 25. Le Groupe écologique s'est décLaré prêt à accepter que Le chlorphoxime soit utilisé de façon limitée et prudente pendant une année. 11 y a lieu d'espérer que, d'ici 1à, 1a mise au point d'une méthode de remplacement faj.sant appel à BaciLlus thuringiensis H.14 sera suffisam- ment avancée pour être opérationnelle. Afin d'assurer une rnarge de sécurité raisonnable, le Groupe écologique a recorrunandé gu'aucune zone ne subisse pLus de 5 ou 6 traitements successi.fs, à moins qu'iJ. ne soit démontré que la faune s'y reconstitue, tant qualitativement que quanti- tativement, de 1a même manière qu'après 1e traitemenÈ habituel" au téméphos. 26. Pour 1'avenir, le Groupe écologique a vivement reco[Erandé d'examiner sous tous ses aspects 1a question de 1'utilisation des pesticides dans le contexte de 1'action intégrée de lutte contre 1es nuisibles. Aires d'extension Le Groupe écologique a considéré que 1'emploi du chlorphoxime, auquel on est aujourd'hui contraint d'avoir recours, n'a qu'un caractère expérimental et il reconunande instanment, vu le développement rapide de Ia résistance au téméphos en Côte d'Ivoire, que 1es mesures de lutte ne soient pas étendues hors de 1a zone actuellement traitée tant que 1e prob1.ème n'aura pas été réso1u. 28. Cependant, il ne faut. pas voir dans cette reconunandation une raison de ne pas exercer une surveillance de prétraitement. ocY/xacfar.r Page 30 Annexe Critères d'acceptabilité écologique applicables aux insecEicides utilisés contre Simul-ir-m 29. Le Groupe de travai.l sur 1a résistance au téméphos a dressé une liste de critères d'accepÈabilité écologique applicables aux insecticides utilisés contre Simulium damnosurn. Après de longues années d'études et de débats scientifigues, les écologistes, hydrobiologistes et spécialistes de 1a toxicologie de I'environnement qui collaborent au Progranrne sont parvenus à 1a conclusion que, du point de vue écologique, 1'emploi du téméphos ne présente pa.s de risques majeurs pour 1'écosystème aquatique. Dans les conditions actuelles d'emploi et dc formulation de ce produit, on est parvenu aux conclusions suivantes : i) 1es effets inunédiats du téméphos sur la faune invertébrée sont écologiquement acceptables; 1a mortalité aigue peut être considérabLe parmi Les arthropodes inverEébrés. mais i1 y a une forte proporEion de survivants dans presque tous 1es groupes taxonomiques 2) Ie téméphos réduit la densité des invertébrés à 1'endroit où se trouvent 1es gites larvaires dans des proportions qui, dans les condiEions norurales d'application, n'onEjamais provoqué de déséquilibre; 3) il n'y a guère de raison de penser que des espèces invertébrées disparaissent; 4) on n'a pas observé de mortalité chez 1es poissons ni d'autres altérations nolalrles dans 1es populations ichtyologiques après 1'application de téméphos; 5) 1'accumulation dans 1a chaîne alimencaire paraît faibLe. 30, Le Groupe écologique a adapté ces considérations afin d'en faire des critères apçr1icat,1es à 1a sélection de composés de rechange pour Ia lutte antisimulidienne, cortrne suit : 1) Les effets aigus d'un pesÈicide cnvisagé, avec 1a formulation et au dosage appr()fri(is conEre Ies simulies, ne devraient pas réduire le nombre des espèces invertébréc's I i:n niveau te1 que leur survie en un lieu donné soit compromise. 2) Le pesticide ne devrait provoquer, au niveau régionalr la disparition d'aucune espèce invertébrée; peut-être faudra-t-i1 admeEtre 1a disparition saisonnière, épl,é:nère, de certaines espèces inverEébrées à 1'endroit où se trouvent des gîtes larvaires .Je simulies. 3) Le pesticide ne devrait pas, dans des conditions normales d'applicatlon, causer un déséquiJ.ibre de longue durée (c'est-à-dire se prolongeant au-delà de la saison suivante) ; en d'auLres termes, il ne doit pas y avoir d'altérations notables dans 1'abondance relative des espèces. 4) L'emploi du pesticide ne devrait. avoir ni d'effet direct sur les poissons, ni d'e:{,-t sur 1e cycle biologique des poissons. 5) Les composés risquant de s'accumuler dans 1a chaîne alimentaire sont à ér,iter-. 6) Dans la sélection de pesticides pour 1a 1ur.te anÈisimulidienne dans une ZOoc dr)flr)rlr'. il faut tenir pleinement compte des activités humaines qui, soiE par elles-mêmes, soit cn assocl,ation avec 1es opérations antivectorielles, risquent d'a1térer 1'environnement. 31. Le dernier critère a été ajouté parce que, dans 1es régions considérées, diverses aucr(,s formes d'utilisation des terres ou de contrô1e sanitaire risquent de se développer sirnrrlr.r- nément dans 1es prochaines décennies. Ainsi, par exemple, la libération de substances chimiques, ou d'autres activités, risque d'entraver la reconst.itution des populations rlcs cours d'eau qui peuvent avoir été réduites par des opérations de lutte antisimulidienne. ocPlEAC/Br.I Page 3 1 Annexe SURVEILIANCE OPERATIONNELLE DE NOUVEAUX INSECTICIDES 32. L,apparition d'une résistance chez 1'une des cyto-espèces du comPlexe S. damnosum n'a pas surpris l-e Groupe écologique. L'ancien Ecol.ogical Panel avait en effet, i1 y a plusieurs années, évoqué cette possibilité. Maintenant q,r" 1a résistance est aPParue, i1 est urgenL de trouver d,autres moyens de lutte. Le Groupe a é.té heureux d'apprendre que, selon toute proba- bilité, Bacillus thurigiensis H.L4 pourrait servir d'agenE de remplacement dans 1e courant de ffAZ. Cepenaant, co*r,e iout nouvel- agent de lutEe risque de n'être efficace que pendani une brève période, avant que n'apparaisse une résistance, il faudrait faire en sorte qu'au moins deux composés de rechange appropriés soi.ent toujours disponibles. CeLa Permettrait une mise en oeuvre souple des stratégies d'application (gestion intégrée des nuisibles). En conséquence, le Groupe écologique a vivement approuvé 1a reconunandation du Groupe de travail informel @CpfWcfBL.1.) tendant à ce que 1e programne de criblage d'insecticides soit intensifié d'urgence. 33. Il, a été noté que divers larvicides potentiels et formulations de rechange faisaient actuellement 1'objet d'essais à L'Institut de Recherches sur la Trypanosomiase et 1'Oncho- cercose (IRTO) de Bouaké, Côte d'Ivoire, en collaboration avec le Prograrune et la Division de 1a Biologie des Vecteurs eE de la Lutte antivectorielle du Siège de 1'OMS à Genève. Les plus promett.eurs de ces larvicides paraissaient être 1e chlorpyrifos-méthy1r 1e pyrimifos-méthy1 et le diflubenzuron. 11 reste cependant à meEtre au point des formulations appropriées et à pro- céder à des recherches supplémentaires pour évaluer 1'acceptabilité écologique de ces composés. 34. Le Groupe écologique a encouragé Le Prograurne à développer ses activités dans ce domaine. IL a noté avec saEisfaction que des essais opérati"onnels seraient effectués direcfemenE Par 1e Progranrme, et que 1'accent serait mis sur 1a mise au point d'agents, de stratégies et de formu- lations de remplacement. Le Groupe a recommandé que 1es essais comPrennent des observations sur des espèces non cibles. REVUE DES ETI'DES SI'R LA CHOLIMSTERASE 35. Le Groupe écologique a noÈé avec satisfaction que Ie Prograurne avait donné suite à 1a recouunandation qu'il" lui avait faite d'entreprendre des études sur la cholinestérase. 36. De janvier à rnai 1981, on a procédé à des observations sur 1'activité de 1'acétylcho1i- nestérase dans Le cerveau de poissons capturés dans des cours d'eau traités au'téméphos ainsi que chez des poissons recueillis dans une localité non traitée. Quelques études supplémentaires ont été faites au laboratoire sur des poissons exposés au téméphos et au chlorphoxime. Ces études ont été effectuées sous 1es auspices du Programme en col].aboratlon avec 1e Départen:ent de Toxicologie de 1'Université d'Agronomie de Wageningen, aux Pays-Bas et avec 1'Institute of Aquatic Biology (IAB) d'Achimota, au Ghana. Le premier rapPort sur ces études sera disponible en juin. 37. Les principales conclusions tirées jusqu'à présent des études susmentionnées sont 1es suivantes : f) L'activité acétylcholinest.érasique par EêEe entière de poisson capturé <ians urr corrrs d'eau qui avait été traité chaque semaine pendanE six ans au téméphos ne différait pas des valeurs observées chez les poissons provenant de la localité témoin (espèces analysées : Tilapia nilotica, LZill! eE AlesEes nurse). 2) On n'a pas observé de modification significative de 1'activité enzymatique dans le cerveau de spécimens de T, ziLLL et de A. nurse capturés 30 minutes après traitement au téméphos d'un gîte larvaire simulidien. 38. Le Groupe écologique a noté que M. L. A. K. Antwi, de 1'Institute of Aquatic Biology d'Achirnota au Ghana, avait procédé à des études expérimentales, dont il avait rendu compte verbalement au groupe hydrobiol,ogique, et qu'il serait à même de conduire de nouvelles études ocP/,EAC,, 81 . I Page 32 Annexe 39. Etant donné que cette technique permet de mesurer 1e stress sublétal qu'exercent des substances toxiques sur les poissons, et qu'e1le peut être direcEemenÈ appl,iquéesur le terrain, le Groupe a vivement recommandé que 1'OCP poursuivre ces études et que les protocoles néces- saires à cet. effet soient établis en consultation avec Ie Département de Toxicologie de 1'Université d'Agronomie de Wageningen aux Pays-Bas. Voir à ce sujet le paragraphe 16. ETUDES OPEMTIONNELLES D'APPUI 40. Vu la date récente d'apparition de Ia résistance, et Bacillus thuringiensis H.14 étant 1a seule solution de rechange envisageable, 1e Groupe écologique a exprimé son inquiétude devant 1es risques considérables que cela représente pour 1'OCP. Afin de réduire ces risques et de faire en sorte que 1'OCP soit mieux armé à I'avenir pour faire face à des circonstances imprévues, le Groupe écologique a recortrnandé d'effectuer les études décrites ci-après. 41. Contrairement à f idée cornrnunément répandue que 1'OCP traite toutes les eaux courantes se trouvant dans sa zone d'opération, le Groupe écologique a reconnu qu'i1 existe de nombreux affluents non traités qui jouent un rôle capital dans le maintien de la santé du système aquatique, en constituant un refuge potentiel pour de nombreux organismes non cibles. I1 conviendrait donc de déterminer 1'étendue des zones non traitées et de 1a comparer à celle des zones traitées. Des renseignements sur ce point devraient être présentés à Ia prochaine réunion du Groupe écologique qui sera alors en mesure d'envisager que11e conduite il convienÈ de tenir à 1'égard de ces refuges potentiels. 42. 11 faut encourager par tous 1es moyens possibles la poursuiÈe de recherches fondées sur 1a culture de cyto-espèces du complexe S. damnosum. Si, en dépit des difficultés, on parvenait à cultiver ces cyto-espèces, 1e Prograrrne en tirerait un immense avantage; cela faciliterait, par exemple, Ia mise au point d'autres moyens de 1utte, en particulier si un agent de lulte biologique était découvert par 1'un des laboratoires qui, dans les pays tempérés, font des recherches sur La lutte antisimulidienne. 43. L'actuel prograrrûe de surveillance des poissons ne fournit pas de données adéquates sur les poissons appelés "riffle fisht', qui comprennent probablement d'importants prédateurs de Simulium damnosum. 11 a donc été recommandé que 1'on entreprenne, sur certains sites de I'OCP, des études visant à identifier ces prédateurs et à évaluer leur importance. 44. 11 faudrait dans f immédiat s'efforcer de déterminer 1e mécanisme de la résistance ar: téméphos. On serait ainsi mieux à même de prédire 1a probabilité d'une résistance croisée à d'autres composés, comme 1e chlorphoxime. Des renseignements sur ce point seraient d'autre part d'import,ance critique pour planifier un programme de gestion des insecticides visant à retarder 1'apparition d'une résistance dans des zones non encore affectées. On pourrait s'attaquer direct.ement à ce problèr,re au niveau enzymatique en utilisant des techniques d'isole- ment ou, indirectement, en déterminant 1e spectre de réceptibiliÈé de la souche résistante à d'auEres composés, et notarunent 1es effets synergiques. QUESTIONS DIVERSES 45. Bien que cela ne 1e concerne pas directement, Ie Groupe écologique tient à signaler que, vu 1'absence presque complète de données sur f importance que présentent 1es poissons pour 1'alimentation de 1a population des pays intéressés, i1 est très difficile de prononcer un jugement en pleine connaissance de cause. En effeE, au cas où apparaîtrait une résistance massive, ce qui est toujours possible, i1 serait difficile de décider s'il vaut mieux mettre en danger 1es poissons ou la santé des populations riveraines. Le Groupe écologique a recommandé que 1a FAO, par 1e truchement de son Comité des pêches continentaLes pourl'Afrique (CPCA), aide 1es gouvernements participants à recueillir des données à ce sujet. 46. Afi.n que le Dr K. cununins puisse se familiariser sur prace aveclogiques particulières de 1-a région de 1'ocp, i1 est reconunandé qu,i1Programme au début de 19g2. rr pourra aussi alors aider à développerjeunes hydrobiologistes qui collaboren. au programme et les mettre ensités d'Afrique de l,Ouest et Ies insti.ruts d,hydrobiologie. oæf r.acf at.t Page 33 Annexe 1es situaEions hydrobio- se rende dans 1a zone du I"es échanges entre 1es rapport avec 1es univer- 47' EtanE donné qu'ir sera Peut-être nécessaire de revoir ra situation en ce qui concerne 1aProPagation de Ia résistance et les effets des traitements au chlorphoxime avant 1a prochaineréunion du ccP, 1e Groupe écologique a proposé de se réunir à Rome ou à Genève ra dernièresemai.ne de novembre 1981. troisième ocY/r,tcf et. Page 34 Annexe Membres du Groupe écologique Dr Kenneth W. Cununins 11. A. J. Hopson Dr H. B. N. Hynes Dr J. H. Koeman Dr R. E. Lennon(Président) Secr.éEariat technique au Groupe écologique Dr Robert Goodland M. C. G. Groom M. J. D. M. Marr Dr T. O. Petr LISTE DES PARTICIPANÏS Department of Fisheries & I,trildlife Oregon staEe university Corvallis, 0R 97331 E rats-Unis d'Amérique Frsheries Research Advisor llri ti sh lligh Commission P.O. Box 56 Nukrr'alofa Tonga DepartmenE of Biology University of Waterloo hlaterloo, Ontario H2L 3Gt Canada Head, Department of Toxicology The Agricultural University De Drejen L2 6703 BC Wageningen Pays -Bas Fishery BioLogist P.O. Box 74 Lincoln Maine 04457 E tats -Unis d 'Amérique Ecologist, Office of Environmental Affairs The I,Jorld Bank, Washington D.C. 20433 E tars-Unis d 'Amérique Senior Programme and Planning Officer Agricultural Services Division FAO, Rome OO1OO I talie OCP Liaison Officer de Ia Santé, L2LL Suisse , Organisation mondiale Genève 27 Fishery Resources Officer Inland Fisheries & Aquaculture (FIRI) Fisheries Department, FAO Rome OO1O0 I talie EnEomologiste, Unité de Lutte antivecEori('1 Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Orragadougou llau te -Vo1ta Ir'M. Frank Walsh ocPf EACf 81.) Page 35 Annexe of Salford Conseillers temporaires Dr C. P. Fairhurst Dr C. Lévêque Department of Biology, University Salford H5 4WT Royaume-Uni ORSIOM, 24, rue Bayard 75008 Paris Erance OCPI EAC,, 8l . I Page 36 APPENDICE I CO}1ITE CONSULTATIF D' EXPERTS De'rxième réunion Genève_, l2-16 octobre 19gI LISTE DES ÎRAVAUX DE lrojet de recherche RECHERCHE ENTOMOLOGIQUE ET EPIDEMIOLOGIQUE PRIORIÎAIRES DE L'OCP Priorité A. Lutte antivectorielle, écoloeie du l. RésisÈance aux insqcticides 1.1 Passage au crible des insecticides Recherches supplémentaires : f.1.1 Comportement trophique des L.L.2 Scockage des insecricides I . I .3 Recherche fondamentale sr,rr Ies cours d'eau larves de S. damnosum s.1 le transport des larvicides par 1.r.4 L'effet de nouverres formulations ou de nouveaux sur les organismes non cibles 1.2 Mécanismes de résistance chez s. soubrense/s. sanÈipauli 1.3 Surveillance de la sensibilité 1.4 Potentiel vectoriel de S. soubrense 1.5 Développement de La résiscance 2. Réinvasion 2.1 Etudes de la réinvasion dans le nord du rogo et du Bénin 2.2 Réinvasion au Mali et lutte à l'échelo, local contre les adu I tes 2.3 Performances de vol des cyto-espèces de s. d4mnosum 2.4 Expériences de libération de simulies après marquage 2.5 Analyse des données disponibles au sujet de la réinvasion performances de vol I I I insecticides I I I I r/rt 3. 4. 5. Identification des cy to-espèces de S. da um adultes Etudes sur la déte 1', e des simulies adulte Dvnamique des populations 5.1 Et.udes sur Ia fécondité des cyto-espèces de S. damnosum I simulies Ii I tfn et des II I I III ocYf r.acf ar.t Page 37 Appendice 1 6. 7. 8. 5.2 Etudes sur la vitesse de développemenE des stades aquatiques des espèces du complexe S. damnosum 5.3 Analyse des tendances des populations adultee Différentes Èechniques de capture des simulies Différentes techniques d'épandage d' insect.icides Surveillance de 1' environ{rement 8.1 SurveilLance du milieu aquatique (travaux systématiques) 8.1.1 Attention portée plus particullèrement sur les çours d'eau 8.1.2 t.raités au chlorphoxime Analyse des résidus chez les lnvertébrés et dans les tissus de poissons 8.1.3 Surveillance de 1'activité acétylcholinestérasique dans Ie cerveau des poissons 8.2 Surveillance de 1'environnement pendanÈ les traitements expérimentaux ' aux imagocides Epidémlologie . paras itologie . inrnunologie , opht+lmologle IIl IlI III III I I l. 2 Détermination de la ,longévité et de la durée de, Ia pérlogg de f.ertiliré desparasites adultes La relation hôEe-parasite Identification des souches de O. volvulus de forêt et de savane Evaluatign entomologique et épidémiologique des sites,gù la valeuf du PAT se situe entre l-OO et 200 Identification de Onchocerca .sp. dans Le- vecÈeur 7. Enquêtes sur les lésions continues du fond de l'oeil gues à.1'onchocercose dans les zones libérées de la maladie Enquêtes sur la cause du Èaux de mortalité é]evé chqz les av.eugles -parcomparaison avec les suiets non aveugles dans le,s zones d'endgmicité onchocerqu ienne ThérapeuEique 9.1 Impact sur 1es microfilaires de O. volvulus de 1'administration à I'honune de divers composés à faible posologte 9.2 Traitement des villages à très faible prévalence d'onchocercose et observation de leur évolution cortrne prélude à la gestlon des stades ultimes du Prograrrne Eludes de 1a prévalence d'autres maladies endémi oint d'une éoreuve iennes orécoces etlou modérées aqnostioue Dour l-s te les II IIT 3. 4. 5. 6. I T II TI 8. 10. l'onchocercose setde t avec III ocYfnrc/at.r Page 38 APPENDICE 2 TRAVAUX DE LuÈte antivect,orielle ConÈacts horrrne./s imulie Chimiothérapie Inlmunologie/vaccination Epidémiologie RECHERCHE NECESSAIRES POI.]R I'IIEUX LUTTER A L,AVENIR CONTRE L.ONCHOCERCOSE Larvicides de substitution (y compris notifications de formulation) (1) Elaboration de Eechniques de lutte au moyen d' imagocides ( I) Mécanisme(s) de réslstance (2) Développement. de 1a résistance (2) Idenrification des espèces de simulies (1, 2, 3) Dynamique des populations de simulies (2) Surveillance de I' environnement. (2) Autres méthodes de Lutte antivect,orielle Densité de 1a population humaine (2, 3, 4) ComporEement de la population humaine (migrarions comprises) (2) Comport.ement des simulies (y compris alimentation, reproduction, repos) (2) Méthodes de capt,ure des simulies (4, 5) Potentiels vectoriels (2) Participation connnune (2, 6) .. Education pour Ia santé .. Aménagement des cours d'eau .. Epandage d'insecEicides de substitution Soins de sanEé primaires DIédicaments sûrs et efficaces (3) Technique de dépistage précoce de f infection(épreuves sérologiques comprises) (2, 3) Relations rréciproques état immrrn/infe cti-onfnutrition/environnement (2, 3) I"lise au poinL d'un vaccin (2, 3) Identification des souches de O. .volvulus (2, 3) Etudes cliniques (2) Relations hôte/parasite (1, 3) Potentiels de transmission (pAT) (3, 5) IdenÈification des espèces d'Onchocerca (dans le vect.eur) (2) Réservoirs de O. volvulus autres que 1'hormne * Economte sanitalre DéveLoppenient socio- économique N.B. : Les thèmes de recherche ont de trouver dans les délais de 'larvicides). Cott de 1'onchocercose - Retour spontané de la population dans 1es zones 1ibérées de 1'onchocercose ét.é groupés dans la présente les plus brefs d'autres moyens ocpfl acfat .t Page 39 Appendice 2 liste en raison de 1a nécessité de lutte efficaces (épandage Les t.ravaux de recherche en cours portent un chiffre organtsat,ions intéressées, selon 1a légende ci-après. . , . -Cependant, des Eravaux de recherche sont. égalemenÈ en indépendants. * A compléter (voir . . ). Léeende : (1) VBC-OCP(2) ocP(3) rDR(4) oRsToM(5) OCccE(6) Pays participanrs indiquant I'organisation ou les cours dans des laboraÈoires ocP/EAc/'Br.L Page 4o APPENDICE 3 MANDAT DE L,UNITE DU DEVELOPPEMENT ECONO},IIQUE Dans le cadre du Progranrne de Lutt,e contre I'onchocercose, 1'Unité du Développement écono- mique étudiera et eneouragera le développement socio-économique dans 1a zone du programme. Pour aEteindre ses objecÈifs, eIle exercera les fonctions suivantes : a) entretenir des relations étroites avec les Comités nationaux de 1'Onchocercose, les ministères, les départements et l.es institrrtions nationales chargés de Ia planification,du dévelopPemen! et de I'exécution des projets dans la zone du Progranrne et, à la demande de ces autorités, aider à 1a présentation des proposiEions concernant les projeÈs de développement; b) collaborer avec les représentants et Ie personnel sur le terrain du pNUD et d'auEresinstitutions des Nations Unies, ainsi qu'avec Ies représentant.s de banques et de missionsd'assistance technique travaillant dans les pays participants; c) rassembler les données recueillies auprès des autorités nat.ionales concernant l-e développement socio-économique dans 1a zone du Progrannne et tenir à jour un relevé des actions de développement exécutées et planifiécs aux niveaux national et régional clans la zone du Programme I d) assurer la liaison avec les gouvernements pour la préparation de leur rapport annuel au Comité conjoint de coordination sur 1e développement socio-économique, afin de mieux obtenir une vue d'ensemble claire des progrès accomplis en matière de développemenc socio- économique dans toute la zone du programme; e) coordonner et encadrer un progranrne de formation et de recherche en matière d'économie sani taire I f) aider à préparer 1es données de base et à prendre les dispositions effectives sur leEerrain pour les missions d'assistance et d'évaluation.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé