§IORLD HEALTI{ ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ORIGINAL : FRANCAIS PROGRAMME DE LUTTE CONTP.E LIONCHOCERCOSE DANS IÀ REGION DU BASSIN DE I..A VOLTA ETT'DE PORTANT SUR LIEXTENSION GEOGRAPHIQUE DE I,A ZONE DU PROGRAI'IME demandée par les GouvernemenÈs : Bénln Ia Côte drlvoire Ghana Mali Togo Introduc Eion A la deuxièsre session du Comité conjoint de CoordinaEion, en décembre 1975, Ies Déléga- tions du Bénin, du Ghana, de la Côte drlvoire, du Mali eË du Togo ont souhaité que le programe de concrôle du vecteur soit. étendu à de nouvelles zones à lrincérieur de leur pays. CeÈEe demande était à nouveau formuLée à la réunion de décembre 1976, à Ouagadougou. Le Cooité conjoint de Coordination, pour pouvoir en discuEer uÈilemenÈ, d".rid"it .,, Progranme de préparer un papier sur Ia question à la fois du point de vue entomologique, épidéoiologique, éconmique eE financier. Le présenc rapport fait suite à cetEe demande. 11 fait le poinÈ, pays par pays, de lrin- formaEion disponible eE décrit, ce quril resEe à faire pour pennet.tre une décision sur le principe et les moyens drune extension du Prograome acEuel donE lee limiÈes géographiques avaient été arrêtées de teIle manière qutelles protègent la zone de savane du bassin de la VolÈa ainsi que lee vallées adjacentes - Comoé eE Léraba - qui avaienË fait lrobjet drétudes antérieures par Ia FED et IiOCCGE. Quant à la limiÈe sud, elLe était marquée par deux lacs, 1e Lac Volta au Ghana et Kossou en Côte drlvoire, barrières naturelles conËre la rélnvasion, et. par Ia zone humide de forêt non infest,ée par les cytotypes de vecteur de savane. Au nord, une limite naturelle de la maladie eË du vecEeur esË le fleuve Niger. Nous avons, dans ce rapport, essayé de résumer ce quron saiE, sur les plans enEomologique, épidémiologique, hydrologique eE économique, des zones auxquelles les gouvernemento onE deman- dé que la campagne de conErôIe soiÈ étendue. Les connaissances dlsponibles sur la CôÈe drlvoire sonE suffisanEes Pour PeriletEre une décision sur lrextension, parÈicuIièrement en ce qui concerne le Haut,-Sassandra et la Marahoué qui senblenE blen êEre des sources perîanenÈes de réinvasion. La demande du MaIi PorEe sur une zone qui, pour êÈre opérationnellemenE uEile drun poinE de vue entoûologique, PourraiÈ devoir comprendre égaLement des parties du Sénégal et de la Guinée. Des conÈacts préltminaires devront donc êt,re pris avec ces pays pour srassurer que ltapproche adoptée est La même. Nous nravons donc pas été en mesure de traiEer des implications de la demande du Mali de manière aussi détaillée que nous ltavons fait pour 1es autres pays. ocPfll .2 tl -du -de -du -du -du ) t t a ocPf77.2 Page 2 L o É -oo ., L,fI z J 2 tJ(J o .4, =o .ù ! oCTÈ:ooàu ot aB €s €J! .E .a :..,JG S a a 0I a aÉ lr.lIz l 15 F I I l 6 U a a t a a 0 i att t I a É. ui(, = I a I s @I t( t\t IIi f f t I I t t I { I t J t9 tJ z ld r^ I q . aa--+ a--tt-tt t 0ttItI 0 0 I g z EGl I ÿ) F UJ tît UJJ G É û lrJ lrJôz lrJô tîlzI(t z trJl-x lrJ ,f, lÀlô lrJlIIÀ É. \2o lrJ\, zIF f ts tr) -...-A ô =ô L, I I , t a , , I I aa a I a 0 t a tt aIt ù a "f , ? j".. ' ts o ur Ff 1 I a I I E L.l6 = t a qI a ( a ocP/77.2 Page 3 , ZI \ \ t) rni / Bori o o fa \ t 2 REPUBLIQUE POPULAIRE DU BENIN mome ti ? a a a a 0 30 60 !01(m - HAUTE. VOLf A ( N O Botio -q o 1i nguidto lgrgsE Routa p?iôcrpola :=== Roulc têcondoraa O Locq lité @ eo,ar t44 Ch.min d. to, @ Elcvose (Ranch) O Borrogc ou ponr Et Pdrimôrro rucr;àr -l Pdrimàtrc mqrqichorf Rir Ef Coton El labqc @ curtura3 vivrrcraa O Prorats rnlcAris (vivridr6. tI a ? { I t 0 a o aI I , a itli t N'doli t a a I , , O a) q a lrt (, = ? t 0 0 a -.ù _.f o (9 o a- t t @ Prolcrs inrôgrâ(vrvriôrcro riz) @ P.oicrs ;ntégrâ(vivràcrorir. coton) a It E Poec âldionol O cop'role ror Limitc octrrlla du prog?ommc I a I t, a I t -+- Limil. da lq dcnionde d'ütensrm ri. Lrmrta d'Elqti I t ? tI a t a >Grô uordril ag,icol. .- Proial routaatl!t' agil. rndurrrrc E prrcicultsrc \f, Aric,ruu.c t a t wHo 77596 Lolo33o' 0 c E A N t A T L A N o u q---= (t) Nombrc d'dtobligrncat3 Griiront3 t a 1 ocPf77 .2 Page 4 BENIN 1. Introduc Eion Le Programme couvre, au Bénin, lrensemble du bassin de ltOti-Pendjari ainsi que les affluents du Niger (Provinces de 1'AEacora eË du Borgou dans leurs parties sept.ent,rionales). L'exEension demandée représente Ie haut-bassin de I'Ouémé (25 OOO Lo12;. Son adjonccion àla zone initiale Port.eraiE Ia populat.ion totale concernée à 618 OO0 habitants. 2. EEat des connaissances 2.L SituaEion épidémioloe que connue de lronchocercose1 La situaËion épidémiologique prévalant dans la zone d?exÈension esE assez mal connue eE. le peu que lron saiE ne concerne qurune peEiÈe partie du t.erritoire, (pic,q et a1., 1974; Falzon, 1975; Krlâmer, L977). Dans ltensemble, i1 ressort que des foyers hyperendéraiques se t.rouvenË dans les bassins de LrOkpara eË de 1tOuémé. Lrexistence drun problème de cécicéoncho- cerquienne est. certaine (Krâmer, 1977). Un vasce phénomène de désertion esE consEaÈé sur lrensemble du haut bassin de lrOuémé. 2.2 Situation entomologique ElIe est également mal connue. Quelques prospections partielles ont, été réalisées. La réparEition des différentes espèces de S. damnosum montre que les deux espèces vectrices de savane peuplent le haut bassin ae t'O.réilEiEfrîe IrOkpara. Des études de dynamiques de population et. de Ëransmission ont été réalisées dans la région de Parakou eË particulièrement sur lrOkpara, par 1?OCCGE. Le Programme a mis en évi- dence, depuis 1976, en quaEre point.s situés sur le hauE. bassin, une t.ransmission de type hyperendémique. 2.3 SituaÈion hydrologique Du fait des difficultés draccès, i1 n'exisEe que deux sËations hydromécriques (Bétérou et Savé) pour 23 600 km2 de bassin versant. Conrme au Ghana, les données hydrologiques néces- saires à la planificacion et à lrexécution drune campagne larvicide sont donc neEEement in- suffisantes et devronE être complétées. 2.4 Projets de développemenE ésqqgqigue Sur le plan du développement rura1, ces zones sont raEtachées aux CARDER (Centre drAction régionale de Développement rural) de lrAEacora et du Borgou, conçus selon le syscème dracEion intégrée. Pour le développement des ressources agricoles, les projets suivanËs sont à signaler : - implantation de la ferme provinciale d'Okpara (1O00 ha) dont les objectifs sont axés sur une double spéculaËion animale et végétale; - identification des périmèÈres aménageables, donE le plus importanE, celui de Bétérou, esE prévu pour la riziculture, les cultures maraîchères ec fruitières (1O00 ha); Les projets drélevage comprennenE : le ranch de lrOkpara, d'une superficie de 33 60O ha eE ayant comme objectif la production de 5000 têtes de bovins de trait et de reproduction de la race Borgou et drun cott total de 8 miLl-ions de dollars; l-e projet FED du développement de 1'élevage bovin dans le sud Borgou dont lrobjet princi- pa1 est drassisËer la SODERA (Société nationale de DéveloppemenE des Ressources animales); l-télevage piscicol-e de Tanekka-Koko pour la production dralevins à diffuser dans les autres chefs-1ieux de districE. CoûE totaL de I'opéracion expérimentale : 32O OO0 dollars. Pour 1e développemenE des ressources foresE.ières, trois forêEs font partie du programme nacional draménagement des parcs nationaux et des zones cynégéËiques. a a [.l aocPf77.2 Page 5 Les agro-indust,ries concernent deux unités principales : - Les usines IBEIEX (Industrie béninoise des lextiles), dont les investissements se chiffrent à 21 nillions de doLLars ec pour lesquels le Gouvernement béninois cont.ribue pour 48 7.. L'usine est de Lype intégré et utilise 12 OOO tonnes de coton par an. EIle enploie 2340 personnes. - Lrusine de traiÈesrent de liAnacarde, qui uÈilise la production de 10 OOO ha de planEa- tion dranacardiers est financée par le FED. Les projets de préinvestissemenÈs sonÈ con6Èitués en parÈiculier par des cartes pédolo- giques au t/SO OOOène des régions de Bétérou eE dtOkpara à la demande de la SONIAH (Société nationale drlrrigation et dtAménagement hydro-agricole) et réalisées Par le LaboraÈoire natio- nal de Pédologie. Du poinr de vue machinisme agricole, 1a COBE{AB (Coopérative béninoise de Matéri,el agri- cole), implancéeà Parakou, a une capacité poEentielle de producÈion de 5OO0 charrues/an, 1500 charrettes eÈ 3OOO herses. Enfin, sur le plan du développemenE de lrinfrasÈructure rouEière et des Eélécomrunica- tions, la zone drextension cmprend : - lraménagement de la route Savalou-Porga; - Ies éÈudes pour le bitumage de la route Dassa-Parakoul - 1réÈablissemenE de liaisons téléphoniques entre Parakou, Djougou, NaEiEingou et Malanvi 1 1e. 3. Connaissancee à ecquérir 3. 1 Enquêtes nédic4lee Le Bénin a demandé, à IIOCCGE, une enquête parasito-ophtalmologique sur le haut bassin. Afin de cmpléter les connaissances dans 1es réglons les moins connues et de déterminer la linite sud de gravité de lronchocercose, ceÈte enquête devrait être réaIisée dans les régions sulvantes : - axe DJougou-Bafilo sur lrouesÈ du bassin de lrouémé; - axe Parakou-Savé sur lrest du même bassin. Dtautre part, un complément général drenquête, pouvanÈ servir drévaluaÈion de base, s ravère nécessaire. 3.2 Enquê tes entoEoloqioues - Lôcalisation des gites du vecteur La prospection aérienne couplète de lrensembLe du bassin (amont de Savé) devra être réalisée aux différentes saisons de lrannée. - Dynamiques des PoPulaÈions vectrices eE de Ia Èransmission Une enquêEe coopLète est nécessaire dans ce domaine. Elle PennetÈrait égalernent de préciser la disEribuEion des espèces du cmplexe S. damnosum. 3.3 Connaissances hydrologiques Huit stations hydrologiques devraient être installées et éEalonnées dans les dé1ais les plus brefs. CependanÈ, comme pour la prospecEion (dépôts de carburant) et 1rétude des dyna- miques de population (polnts de capture), cette installation ae heurEe, dans cet.te région désertée, à lrabsence draccès. ocPf77 .2 Page 6 4. Plan dracÈion (cf. ans). Compte tenu des connaissances resEant à acquérir, le plan draction suivant esÈ proposé annexe 2 pour le détail du coûc des opérations qui se chiffre à 256 40O dollars pour deux 4.I Calendrier Année 1 : - finalisagion des connaissances dans le domaine médical; évaluation de base; - établissement de voies draccès perltranentes à lrouémé eË ses affluents; - débuÈ des études entomologiques; - insEallation et début dtéEalonnage de huit stations hydrométriques. Année 2 : - finalisation des études entomologiquesl - poursuiEe de 1rétalonnage des sEaËions hydrométriques; - établissement drun plan de campagne larvicide. 4.2 Moyens à metEre en oeuvre 4.2.1 Au plan médical Lrenquête médicale cmplémentaire sera effectuée Par une équipe cooposée drun parasito- logue, drun ophtalnologiste et. de personnel drexécution, celui-ci pouvant êÈre mis à dispo- siiion par le Bénin. La durée de cette enquêEe esË esEimée à deux mois ($34 40O). 4.2.2 Aup Ian entomoloeique Les éEudes nécessiteraienE la création, dès Ie début de lrannée 1, dtun sous-secEeur drévaluation pouvanE être supervisé par le Programre. Ce sous-secEeur serâit basé à Parakou. 11 comprendrait : - un technicien, chef desous-secteur, qui devra être formé à lrInsEiËuÈ de Recherches sur lronchocercose de Bouaké et dans le Progranme (durée : quaEre mois); - 17 agents drexécuÈion (capEureurs, chauffeurs, auxiliaire de laboratoire, opéraEeur radio, eEc. ). L'annexe 2 prévoit le coût du personnel, du matériel et. du foncEionnement du sous-secteur, à lrexclusion des locaux eE frais récurrents (eau, électricicé, téléphone) qui seraient pris en charge par le Bénin ($83 OOO pour le sous-secteur, plus $30 0OO pour les ProsPections aériennes). 4.2.3 Au plan hydrologique Le service hydrologique du Bénin devrait pourvoir à lrinsEall-at.ion et 1récalonnage de huit 6EaËions hYdrométriques. ocP/77.2 Page 7 !t EÉoa§iô. ,tÈc ogE r-E: E€ *2ÉE JJ r+it i+ $ s.i c j : §â e$ i Ë; @Oft: E ï,ll r§lJ .oÉÀI E ,a I E 'aô- E , o c o o c o o- È \ +; l"i { I It I t t a / \ / / o J<oô ot t{ tt--.---ata- t rtrr, \\" \ rtN \ o L,! 2o!o LJ =(9 tl, l^ o -.......: ar_roe t- '-.,'t 3.. Éo \".2lBtt. ,! . a a a tt a I I .t I :) .t ,lI II .,,,, ..1- ta t j , t- -att a."t..r" . a.-. ?.-.'::3.-.i r. o a olJot 5oE i I ,.t. ,: :(:: t.t: t:: t..(: t.'(: a a i a ,I , , a (Y) a t I t t I -Jtt \l \t artt at t. -t a t l-t' 1l a , aI / @ / 2À / / x / @ +r a , n, t It .\ i1 llt 2À a ocPf77.2 Page 8 COTE DI IVOIRE 1. IncroducEion Le Programme couvre, en CôE.e drlvoire, les bassins supérieurs du Bandama BLanc, du Nrzi, de Ia Comoé, de [a Volta Noire, de La Bagoé eE du Baoulé. La zone drexËension demandée comprend Les départements de:Odienné (parrie), Touba, Séguéla, Dyankouma (sud), Daloa (partie), Bouaké, Bouaf[é (partie), Dimbokro (partie) et Bondoukou. Lrensemble de Ia zone couvre une superficie à peu près équivalente à 1a superficie du Programme en Côce drlvoire (110 OOO km2)(cf. carte 2). La population totale de ces départemenEs esE de 2 644 433 habicanEs soiE 39,64 % du ËoEal naEional. Ce chiffre triple la population de la zone actuelle du Prograame (7O8 404 habi- tanEs). La densité moyenne de ltensemble esE de 17,64 habitants par 1çp2, contre 20168 pour Ia moyenne naËionale. La région est essenEiellement rurale (84r77 %) couc corf,ne la zone actuelle(83 ,67 "A) . Les bassins hydrographiques concernés par lrextension sonE : le Haut-Sassandra, le bassin du Bandama dans sa partie non encore E.raitée, une partie supplémenEaire de la Comoé. 2. Etac des connaissances 2.1 §ituacion épidémiologique connue de lronchocercose Les connaissances de la siEuation épidémiologique sonË variables selon les régions. 2.L.T HauE-Sassandra Ltenquêre effeccuée en mai 1977 par IrOCCGE eE 1rOI,1S a intéressé 23 villages (Prost, Prodrhon, Thylefors, Crozâfoo - OCefeel77.28)[ dans les départements drOdienné et Touba. EIle a monEré que le haut bassin du Sassandra consEituait le plus grave foyer dronchocercose acËue1- lement connu, grave à la fois par son exEension, par lrincensiEé du parasicisme, par Itampleur des complicaEions oculaires et par la situaËion proprement caEasErophique de cerEaines zones. Sur les 23 villages examinés, un seul compEe moins de 75 7. de malades. La ville de BoroEou dépasse les 75 "/., ce qui est excepEionnel pour une agglomération de cetEe imporEance. Enfin, deux villages dépassenr 90 %, ce qui nresÈ le cas draucune des 300 aggloméracions visitéesjusqurici dans les sepE Etats du Programme OCP. La prévalence de lronchocercose oculaire esE la plus élevée jamais rencontrée par LrUnité drévaluation épidémiologique drOCP : plus de 60 % de La populacion examinée, dans cinq des sepc villages visités, présenËe des signes de parasiEisme oculaire. La proporËion des 1ésions(oculaires) graves esc éLevée, aEEeignant 2719 % à Massadougou. De nombreux jeunes de moins de 20 ans sont aËËeincs drun handicap définiEif. Lronchocercose conscitue donc, dans Ie haut bassin du Sassandra, un sérieux obstacle au développement. 2.L.2 Bassin du Bandama - Marahoué (Bandama Rouge) Peu de données exiscenc, à ltexception de celles figurant dans le rapport de Rives ec Série (1968) qui monEre, autour des zones désertées longeant les cours dreau, une siËuation épidémiologique classique pour une région de savane. Si lron EienE comPte des taux de Eransmis- sion enregistrés au cours des enquêtes enËomologiques, i1 est permis de prévoir que ltenquête médicale précise resEanE à réaliser mettra en évidence un foyer de haute gravité. I Ofin de ne pas surcharger ce rapport, les références complètes aux travaux cicés ne sonE pas reprises en bibliographie. Les arEicles cités peuvenÈ néanmoins êcre consultés dans les Ecats, à ITOCCGE ou au Programme. ocPf77.2 Page 9 Bas Bandama Les enquêtes de Larcigue eÈ aI. (1964) eE de Boppe (1972) montrent, dans ceËEe région, une siÈuaÈion épidémiologique de type foresEier : hauce prévalence (70 à 80 % dronchocerquiens), mais peu de lésions oculaires. La CôÈe drlvoire jusEifie sa demande par la nuisance due aux nombreuses piqûres de simulies. Nr zi A lrexcepcion de lrenquête effeccuée en 1977 (Prosc eE al.) dans une région jouxtant la zone du Prograruoe (faciès classique de savane), Ia sicuation épidémiologique est mal connue eË resÈe à préciser. Comoé Les enquêtes effectuées par OCP à lrinEérieur de la zone traiÈée, à proximiEé de Ia zone drextension demandée, monÈrent. une siEuation intermédiaire enEre 1e faciès épidémiologique de savane et celui de forêt (prévalence élevée, gravité variable selon les villages examinés). 2.2 SiËuaEions enEomologique eË hydrologique 2.2,L Bassin du Haut-Sassandra La siÈuation des lieux de reproducEion du vecËeur esE connue aux différentes saisons de lrannée sur lrensemble du haut bassin. La répartition des différentes espèces du comp lexe S damnosum a faiË lrobjet de nom- de lroccGE/onsror.lbreuses enquêtes effectuées par lrlnstituÈ de Recherches sur lrOnchocercose à Bouaké (quillavéré et aI.). Les dynamiques de populations simulidiennes eÈ de cransmission de ltonchocercose sonË partiellement connues. Ltensemble des données acquises dans cette région corrobore les résulcacs de lrenquête médicale : les lieux de reproduccion du vecEeur sont extrêmement nombreux à tout.es saisons, Ies populations vecËrices sont parÈicu1ièremenË denses ec le Ë.aux de transoission esË Erès élevé ParÈouE où iI a éré étudié. De plus, les écudes eE les EraiËements expérimentaux effecEués en juillet 1977 ont montré que ce haut bassin est, avec celui de la Marahoué, à Ia source du phénomène de réinvasion inré- ressant les bassins du Bandama, de la Léraba et de ta Bagoé. Des écudes de naEure hydrotogique sonË acEuellemenE réalisées Par ITORSTOM. En plus de ce1les, anciennes, faisant parÈie du réseau hydrométrique de base, plusieurs sËacions hydrolo- giques ont éEé créées sur 1es différencs cours dreau de ce hauË bassin. Elles sonE en cours drétalonnage mais, corme 1ra monEré le craitemenE expérimencal, Ies données déjà acquises strffisent à la réalisacion dtune campagne larvicide. 2.2.2 Bassin du Bandama - Marahoué (Bandama Rouge) Les connaissances concernanE le vecEeur (localisation des gîtes, disEribuEion des espèces, dynaniquesdespopulations eÈ de la Eransmission) sont comparables à ce1les du HauE-Sassandra. Comme celui-ci, i1 a éÈé suspecEé drêtre à lrorigine des femelles de réinvasion capturées sur le Bandama Blanc et la Léraba. Le EraiËement expérimenEal, effectué à partir de la finjuin 1977, a confirmé cette hypoÈhèse. ocPf77.2 Page 10 Le réseau hydrologique comPte neuf sËations de bonne qualicé. Bas- Bandama Les connaissances enËomologiques sonE bonnes. Les quantités de simulies caPEurées y sont considérables, dépassanE, à cerEaines saisons. 5OO0 femelles par honme et par jour. La Erans- mission y esË de type foresEier. EEant suspecté drêÈre à lrorigine du phénomène de réinvasion, ce bief du Bandama avait fait lrobjec drun traitemenË expérimenta.l en jui[let 1976. Les résultars avaient écé spectaculaires (moins de 1O simulies/honune/3our) bien que sans effet Ërès sensible sur la réinvasion du HauE-Bandama eE de la Léraba. Le réseau hydrologique est bon. - Nr zi Le Nrzi faiE acEuellement ltobjet, sur la quasi-toËaliËé de son cours, drune expérimenta- tion visant à déterminer les effets drun nouvel inseccicide (chlorPhoxime) sur lrenvironnemenE. La réparcition des gîces y esE connue mais iI resEe à acquérir des données plus précises concernanE les dynamiques de population et de Eransmission. Le réseau hydrologique est suffisanË. Comoé LtexEension demandée, de faible ampticude, nrintéresse que quelques dizaines de kilomècres situés à 1raval de Ia zone ÈraiE.ée depuis 1975. 2.3 ProjeEs de développemenE éco nomique Une quinzaine de projets principaux de développemenE économique sonË Prévus dans la région drexEension demandée. Ils comprennenE essenEielLemenE le sucre, Le coton, les fruiËs ec légumes, le rLz et Irélevage, ainsi que lrAuEoriËé pour lrAménagement de la Vallée du Bandama(AVB). Si lron excluË Le cas drAVB, lrensembLe des projecs demandera un invesËissemenE drenvi- ron 4OO millions de dollars USA, concernera plus de TOOO familles (soic plus de 65 OOO per- sonnes) pour lesquelles seronE créés plus de 10 O00 emplois drouvriers agicoles ou industriels. Au regard du plan quinquennal de dévetoppemenc économique, sociaL eE culturel I976-1980, ces projets sonE prioriÈaires : lragricuLEure eE Lrélevage représenEenË en effet 2317 "L des inves- CissemenEs prévus, soiË environ 1 milliard de dollars sur Lrensemble du EerriEoire national. Le programme sucrier prévoit dix complexes qui absorberont Les masses les plus imporEanEes des invescissements du plan quinquennaL 1976-1980 (320 millions de dollars), de la loi trien- nale 1976-1978 <52O millions), du budget spécia1 drinvestissement ec dréquipement agricole(40 millions ). Chaque complexe sucrier doit sréEendre sur près de 5O0O hectares, utiliser enEre 35OO à 45OO ouvriers (soic une population de 17 OOO à 20 OOO personnes environ) et produire, en viresse de croisière, entre 45 OO0 ec 60 O0O connes de sucre raffiné pour 450 OOO à 600 OOO Eonnes de canne à sucre. Les objectifs globaux à lrhorizon 1985 visent une production coËale de 600 OOO Èonnes de sucre raffiné, donE 5OO OOO Eonnes pour lrexportation. La société drEËat res- ponsable esE la SODESUCRE. Les projets siEués dans La zone drexËension demandée et dont la réalisacion a déjà corrnencé ou Ie sera dans les prochaines années, sonE : - BoroEou (HauE-Sassandra) : son coûE esE de 140 millions de do1lars, sur financemenE sous- criE par le FAC, la CCCE eE le COFACE; la convention étair signée en ocËobre L976. La société drexécuEion est la Société française pour lrAménagemenc eE te DéveloppemenE agro-indusEriel, ADRA. La fj.n de la consErucEi.on de lrusine esE pour novembre L978, La première campagne doic coûrnencer en [978, la production de croisière esL de 45 OOO tonnes de sucre par an. ocPf77.2 Page 1l - Pour le coEon, les départemenËs de Touba, Séguéla, Bouaflé, Bouaké et Dimbokro font partie drun projeE nacional, visanE au développemenÈ des régions coÈonnières pour la période droctobre 1975 à sepEembre 1981, sur 108 OOO çp2, avec un invesÈissement global de 5O millionsdedollars. La réalisation du projec esE confiée à la CIDT (Compagnie ivoirienne pour le Développement des Fibres EexE.iles ). - Le programme des fruiEs eË légumes verts, ananas, pontrnes de cerre, oignons, avocâEs, eËc., comprend notanment les projets de Niambrum, Kan et Touba. Celui de Niambruo, conulencé en 1975, enÈre actuellement dans sa phase de croisière. Le projeÈ de la Vallée du Kan (N'zi), en aval de Tiébissou, devait coûrnencer en mars L977 ec demander un investissement de 6 miltions dedollars. Le grand projet de Touba (Haut-Sassandra), cornmencé en 1973, doit enerer, en 1977, dans sa phase de croisière avec 3OO ha, dont 2OO irrigables, ec produire SOOO tonnes de ponrnes de terre ec 16 O00 tonnes droignons. La Société pour le Développement des Fruits et Légumes (SODEFEL) est lrorganisme respon- sable de ce secteur. - Le progranme riz comprend essent.iellemenÈ les projets de Touba (Hauc-Sassandra) er de Yabra (en cours drexécuEion) et ceux du Bandama moyen, autour du périmècre de lrAVB. A Touba,le projet comnencé ea L974 a réussi à fixer, trois ans plus Eard (1977), 6000 paysans exploi- tanË au tor.al 10 OOO ha de riz pluvial au moyen de la traction bovine eÈ de petiEs moro- culEeurs. En plus, ces paysans fixés sonc formés à La roEaEion riz-culËures vivrières - coton;le coût du projet esE de 8 millions de dollars; à Yabra, ce sont 5OO paysans qui sonË, depuisla campagne L975-1976, bénéficiaires de la redisËribuEion des parcelles drexploiraËion drun Projet en régie démarré en 1970 eË resE.auré en 1973. Sur les aménagemenEs de I'AVB, sonË. égale- menË prévus des périmèÈres rizicoles. Enfin, la loi triennaLe L976-1978 prévoiE un invesEisse- nent de 4O millions de dollars pour le riz. La Société pour Ie Développement de la Culture duRiz (SODERIZ) esE responsable du secreur. La Côte drlvoire a décidé un programme drélevage moderne eE indusEriel qui vise, drici 1990, à couvrir la majeure parcie de ses besoins. Les invesÈissemenÈs prévusvalenE 1O5mil1ions de dollars. Les opérations principales consisËeraient en 1a mise en valeur des surfaces videsde la zone inËermédj.aire de Touba (Haut-Sassandra) à Bondoukou (Conoé), le ranching privé ou semi-public, la création drélevage naisseur ou celle de zones drembouche jouxE.ées aux péri- mèEres sucriers, lrinserËion des zébus EranshumanËs dans les va1lées aménagées de La Bagoé, du HauË-Bandama eE du Lokpoho. Dans la zone drexEension demandée, les principaux projecs sonE les ranches de la Marahoué, de Sipilou eE drAbokwamekro, celui de la Marahoué éranc de loin le plus important. Ce ranch drEtat doit aménager 82 OOO ha sur 15 ans, donË 42 OOO ha pour les sepcpremières années (1975-1981), Ie long de 1a Marahoué, dans le dépatcemenË de Séguéla. Son objectif est de fournir aux éleveurs du pays des caureaux amélioraEeurs eE de jeunes animauxpour lrembouche, aux effectifs de 22 OOO UBT soic 30 OOO E.êËes, à sa viEesse de croisière. Leprojec coûteraiE 7 millions de do1lars. Connaissances restanË à acquérir 1 Enquêtes médicales 1. I Haut-Sassandra A lrexcepEion de la région du Bafing, qui devra faire lrobjer drune prospecEion complé- menEaire, Ia situacion est désormais suffisammenc connue. 3.1.2 Bassin du Bandama (Marahoué - Bas-Bandama - Nrzi) 3 3 3 Une enquêce devra être réalisée sur lrensemble du bassin. IiOCCGE, pour le début de 1978, drassurer 1a partie des études ResteronË. donc à évaluer : La Côce dr Ivoire a demandé à inEéressant 1e Bas-Bandama. ocP/77.2 Page 12 - le Marahoué dans les régions de Bouaf 1é, Zuénoula ec t'lankono; - le Nrzi dans les régions de Dimbokro, Bocanda et MtBahiakro. 3. 1. 3 Comoé Une prolongation des études vers lraval de la Comoé esE nécessai-re. 3.2 Enquêtes enEomologiques Sur doma ines lrensemble des bassins, les enquêces devronË se poursuivre et se multiplier dans les de la dynamique des populaEions vecErices et de la dynamique de la transmission. I1 fauc EouËefois signaler que cerEaines zones du tlaut-Sassandra eE faisanE parEie du Programme de Recherches de lrInsEiEuE de Recherches sur ITOCCGE/ORSTOI'I de Bouaké, sont acEuellemenÈ en cours drétude. de La Marahoué, lrOnchocercose de 4. Plan dracEion CompEe tenu - de 1'écat des connaissances préliminaires acquises pour lrensemble des bassins dans le domaine enEomologique ; - de la siEuaEion épidémiologique grave enregistrée sur le Hauc-Sa".".rd.r;l - de la responsabiliré, désormais prouvée, des hauts bassins de la Marahoué eË du Sassandra dans la réinvasion du sud-ouest de la zone actuelle du Progranune, i1 est possible drenvisager un plan dracEion qui permetEraiÈ, touE en commençant les trai- tements des deux bassins cicés ci-dessus, de poursuivre eE terminer les prospecEions dans les domaines médica1 ec enEomologique. On Erouvera (annexe 2) Le déEai1 des coûts des différenËes opéraEions basées sur une période préliminaire de deux années ($2 345 OOO). 4.1 Ca Iendrier Année 1 : - EraiEemenE des - études finales de la Comoé à Année 2 : - poursuiEe des - traitement des hauts bassins de la Marahoué et du Sassandra; de Ia siEuaÈion épidémiologique et enEomologique des bassins du Bandama eE 1rava1 des zones acEuellement craiEées. traitements des hauts bassins de ta I'larahoué et du sassandra; bassins du Bandama et de la Comoé. 1 Le traitemenË du hauC bassin du Sassandra, siEué à lrexCrême nord-ouest de la CôCe drlvoire, ne pourra que parEiellemenË proEéBer les poputations de cerce région. En effet, si celle-ci consti6ue une source de simulies pour les zones siEuées à lresc eE au nord-esE, eLLe est elle-même soumise à réinvasion Par des femelles Provenant de cours dreau, affluents du Sassandra ou du Niger, ayanE ÈouE ou Partie de leur cours en Guinée' ocPf77.2 Page 13 4.2 4.2.r Moyens à mecÈre en oeuvre Au plan médical En plus de celle prévue sur le Bas-Bandamapar ITOCCGE, les enquêtes devant servir dejusÈificat.ion et drévaluaÈion de base pourront êEre effecuÈées par une équipe composée drun parasicologue, drun ophcalmologiste eE de personnel drexécuÈion, ce, dernier pouvant être mis à disposition par la Côce drlvoire. La durée de ces études est estimée à deux mois (934 4OO). 4.2.2 Au plan entooologique - Mise en place drun réseau dréËudes complémencaires et drévaluaÈion 11 conviendra de créer, dès le début de lrannée 1, deux soua-secEeurs drévaluaE.ion. Ils devraienE. être basés : - à SéguéLa, pour lrévaluation des hauts bassins du Sassandra eE de la Marahoué; - à Bouaké, pour la finalisation des études dans le bassin du Bandama eE sur Ia Comoé. Ce sous-secteur prendra en charge, dès lrannée 2, les opérations drévaluaËion enEomologique dans la même zone. Chaque sous-secEeur comprendra : 1 technicien chef de sous-secteur, qui pourraic être formé à I|IRO de Bouaké eE dans le Prograrnme (durée : 4 mois); l7 agents drexécuËion (capEureurs, chauffeurs, auxiliaire de laboratoire, opéraËeur radio, eÈc. ). Lrannexe 2 prévoit Ie coût du personnel, du macériel eÈ du fonctionnement des sous- secEeurs ($t92 OOO lfan pour les deux sous-secEeurs), à lrexclusion des locaux eE des frais récurrents (eau, électricité, téléphone) qui seraienE pris en charge par la Côte drlvoire. Opéracions de craiEement larvicide Les circuits de traitements ont éËé étabLis pour des aéronefs correspondant aux types uEi- lisés par le Prograurme (avion PilaEus PorÈer, hélicoptères Be11 206 B ou Hughes 5OO C). Les quantités drinsecEicide (Abate 2O0 CE), relativemenÈ éIevées du fait du nombre de lignes de gîtes, de leur caraccère permânenc eÈ des débits élevés de ces rivières coulant en zone de forÈe pluviométrie, onÊ été calculées à partir des modules mensuels de chaque sËaËion hydrolo- gique. Les heures de vol et les quantités drinsecticide nécessaires pour les années L ec 2 peuvenE être résumées corme suit : - Année I Heures de vol avion (appareil venanc de Ia zone du Programme eË y ret3urnanc) : Heures de vol hélicoptère (appareil venanc de la zone du Prograrnme eË y retournanE) : Insecticide : - Haut-Sassandra : 43 OOO licres - HauEe-I,l.arahoué : 5 OO0 litres 280 h ($s6 0oo) 860 h ($344 OOO) i:=:3: litres (s288 ooo) TransporË de carburant avion (à partir de Bouaké) et de LrinsecËicide (à partir drAbidjan) ($12 200) ocPf 77 .2 Page 14 - Année 2 - Heures de vol avion (appareil venant de la zone du Prograrmre eË y reEournanE) : - Heures de vol hélicoptère (appareil venanc de la zone du Prograaune eE y reEournanË) : - Inseccicide : 5O0 h ($1OO 000) 1 150 h ($460 OOO) Haut-Sassandra: Bassin du Bandama Comoé 43 OOO litres 48 0OO litres 8 OOO litres ::=::: ri'cres arrondi à lOO OOO licres ($650 OOO) Transport du carburant avion et de lrinsecticide ($16 500). ocPf77.2 Page 15 REPUBLIOUE DU GHANA Limitr octsellr du progromme -.)t-t uimile d'exte ,rtion SOkm FJ tooo. 4 kmSO 25 O F-E ni, lgncmc Cultü.t vivriàes lAHALE a YENDI o t .r.t. ili r. r;gt. .i:): D !:t {. l: ( T a \a I rrf,\r\r\ ot a a t I , tt tt ,JAS (ôtI )It IIt \ it' tt I a-'r o ( a 1t t t t a t) t a t{o ?riËlta a , It \e § lAH t+tfti++ttttt?a+i+ ! I ri ù\ Hot -{( * !.ll t. nl a .l fttt++rrl awA I c o i I j , ,. ùt a) tttIt I ê tttttIi at( I É ti II ItI tttIltj I t.t çls. att -O laa I lr". tt I 0 t I I t I I I II I tIt t aI o ô ?ttl III N A It I IItI ? li t tI ACCRA a P q. c o l(u ].lAs r a tÿHo 77600 Î ! ( t a I .1. 't' ocPf77 .2 Page 16 GHANA 1. InËroducË ion Le Programme esË actuellement réalisé, au Ghana, sur lrensemble des Northern eE Upper Regions, situées au nord du Lac Volta. La zone drextension demandée par le Gouverneoent ghanéen comprend (cf. carte 3) la Brong-Ahafo Region, siEuée à lrouest du Lac Volta et. Ia Volta Region, située à lresE de celui-ci. ElLe concerne la quasi-totaliCé des affluents du Lac Volta coulant en zone de savane et notaûroenE en rive ouesE : le Tain, le Subin, Itoyolo, le Pru et Ie Séné; le Dayi, le Waron, lrAsukawkaw, ainsi que les affluents coulant au sud deen rive esÊ ce dernier. La Brong-Ahafo Region eE Ie nord de Ia "Vo1ta Region"ontunesuperficie de 42 OO0 km2, soiE approximaEivemenË L9 % de la superficie Èotale du Ghana (la région déjà sous Ëraitenent a une surf ace de 98 OOO km2, soit 42 "/" ds Ghana). Le recensemenÈ de 197O, les régions déjà sous traitement (Norchern et Upper Regions) ont un peuplenenE de Lr6 million drhabitants sur les 8,6 millions de ghanéens. La Brong-Ahafo Region est peupléedeSOO OOO habitancs, soit 9 % de la population ghanéenne. Etat des connaissances 1 Situacion épidémiologique connue de 1 ronchocercose Une mission réalisée, au Ghana, par Ie Prograrme en juin L973 a permis de collecter les informations existanË pour les deux régions concernées. Les résultats des travaux réalisés par les "Medical Field UniËsrt(rapporcs annuels M.F.U. 1962 et 1963 et Onori, 1963) ainsi que par Ie Volta Lake Research Project (Jones, L973) sont archivés à Sunyani, Ho et Accra. Ils peuvent se résumer coFme suit : à Itest (foyer drAsukawkaw) - "Very severe Onchocerciasis foci exist in areas around Jasikan, Ahamansu, Asukavrkaw and Tapa" (Onori, L977). Les enquêËes effectuées par le M.F.U. eÈ le Volta Lake ProjecE Eontrent une prévalence très éIevée, ParEout de naËure hyperendémique, ainsi qurun pourcencage imporËant de cécité due à lrOnchocercose. Ces résultats sont confirmés par Ies enquêtes effectuées par lrUnité de Lutte anEivecEorielle du Progrrnme régional dans cetEe région adjacente à la zone du Programne : en chaque poinc, la transoission esE Erès importanËe eE peuË aEteindre, en un mois, le PotenEieI annuel de transmission (PeT) correspondanE à lrhyperendénicité; à lrouest - "In the Brong Ahafo Region, M.F.U. surveys have shown chaÈ hyperendemiciÈy condiEions prevail in Ëhe areas around Kintampo, whilst meso-hyperenderniciËy levels were found in the !üenchi area and hyperendemicity further souÊhrt (Onori, L977). 2.2 Sicuation entomolog ique et hydrologique plusieurs enquêtes ont été réalisées dans ces deux régions par le M.F.U. (localisation des lignes de gîtes du vecteur par rapport aux foyers dronchocercose) et, par les équipes du prograrme, dans les zones faisant frontière avec le Secteur entomologique de Tamalé. 2 2 ocPf77.2 Page 17 - Localisation des lignes de gltes Deux prospections aériennes onÈ éÈé effecÈuées en 1976 ec L977 sur les affluenÈs sud-ouest du Lac Volta. El1es onE oontré lrexistence de nombreux gites sur les cours dreau des régions de KinÈanpo et lüenchi. Les prospections parc.ielles réalisées à lrest onÈ permis de localiser, en saison sèche et en saison des pluies, un noobre très imporÈanË de gites sur lrensemble des cours dreau siÈués au nord de Ho. - DistribuÈlon des espèces du comp lexe S. damnosum Les enquêtes réallsées par les équipes du Prograrrne (Vajioé et aI.) ont mis en évidence ltexisÈencede cinqdes six espèces du complexe S. dannosum, incluanÈ les deux espèces resPon- sables de la majeure parÈie de la transnission en savane. - Dynamique des populaEions vecErices et de la Èransmission Le Programe régional assure, depuis 1975 dans la Région de KintanPo et 1976 dans [e foyer drAsukawkaw, la surveillance de plusieurs points. Les résultats confitment les données médi- cales eÈ pertrettenE de conclure à lrexistence de populations vectrices : - de densité élevée, assurant une transmission très imporÈante à lrest (foyer drAsukawkaw)(cf. 2.1); - de densité noyenne, assurant une transmission de type néso-hyperendémique à lrouest(Région de Kintanpo). - Hydrologie Les données hydrologiques nécessaires à Ia planification eÈ à lrexécution dtune camPagne larvicide sont neÈteEent insuffisantes, le réseau hydrométrique de base ne concernant qurune parËie des ccnrrs dreau, en particulier dans Ie foyer drAsukawkaw. Le fait que llensemble des rivières débouchent dans le Lac Volta ne permet en effet aucune extrapolation, source de surdosages pouvant affecter Ia faune lacustre. 2.3 Proiets de déveIo nË éconoEique La "Brong-Ahafo Region?t est une zone importanÈe pour la culture du riz, du tabac, de lrigname eÈ auËres cultures vivrières, au même titre que 1es Upper et NorEhern Regions, déjà sous traiËenent. ConsidéranÈ quravec ltextension demandée, la région couverte par les trai- teoents couvriraiÈ plus de la noitié du Ëerritoire ghanéen, lrimporEance Pour le Ghana drune telle zone de producÈion vivrière est évidente et lrimpact que 1es opérations de contrôle de lronchocercose auraienE sur le développemenË agricole du pays pourraiE êEre considérable. Le bétail constitue également un facÈeur inportanÈ dans les proPositions faiÈes dans 1e plan. Mention parÈiculière doit êEre faiÈe du Ranch de Branam situé à 32 kn au nord de ['lenchi dans la Région Brong-Ahafo. 11 srétend sur 28 7OO hecEares (72 OOO acres), esE réputé pour son bétail de race Nrdama et présente de sérieuses perspectives de dévelopPement. LutEe contre la glossine eÈ la EryPanosomiase La glossine (mouche tsé-Esé), vectrice à ta fois de la trypanosomiase humaine et animale au Ghana, constitue un facËeur freinant te développeoenË de 1rélevage, du fait qurelle engendre, drune part, un déséquilibre entre la réparcition de 1a population eE du béËaiI eÈ les ressources en eau et en Èerrain et, dtautre parÈ, une production agricole réduite. Le Plan quinquennal propose de ce fait la création, au sein des services vétérinaires ghanéens, drune unité chargée de Ia IuÈte conÈre Ia mouche t.sé-tsé et la EryPanosomiase animale. Cette unité ét.udiera et confirmera la distribution de Ia csé-tsé et évaluera le danger Pour le béË4i1. ocPf77.2 Page 3. 3.1 l8 Connaissances resEanË à acquérir Enquêtes nédica les Les connaissances exisÈanËes devront être conplétées ec rrrajeuniesttpar des enquêtes normalisées parasiÈo-ophtalmologiques. Celles-ci stétendronE sur lrensemble des foyers et devront avoir pour objecEif : - dréÈablir le niveau de base dans chacun des villages sélecËionnés; - de définir Ia limlte de lronchocercose grave, notament dans Ia région orientale (Ho). 3.2 Enquêtes entomo logiques Elles concerneront. : la localisation des gltes du vecÈeur par prospections aériennes et Ëerrestres, aux différentes saisons de lrannée, sur lrensemble des cours dreau, à Itexception de ceux déjà prospectés; lrextension des éEudes de dynaniques des populaËions vecËrices eË de la transmission à lrensemble de la zone. 3.3 AcquisiÈion de données hydro logiques La mise en place drun réseau hydronétrique suffisanE aux besoins de lrextension constituera certainement le frein majeur à la planificacion et lrexécuËion de celle-ci. Ceci implique en effet lrinstallation et 1réEalonnage de huit scaEions supplémenÈaires. 4. Pl-an dract ion EtanË donné la nécessiÈé de coopléter les connaissances exisEantes dans tous les domai.nes, le plan draction suivanË esË proposé. On t,rouvera (annexe 2), Le détail du cott des différenËes opérations basées sur une période préliminaire de deux années (9466 600). 4.L Calendrier Année 1 complémenÊ drétudes de la situation épidéniologique et entomologique sur ltenseobLe des bassins, affluents du lac, siËués à lrouest eË à lresE de celui-ci; inscallaÈion de huit stations hydronétriques (les emplacemenËs seront fixés par le Progranme régional) duranË les preniers mois de lrannée et début dréËalonnage. Année 2 - finalisacion des études entomologiques; - poursuite de 1rétalonnage des stations hydronétriques; - établissement drun plan de campagne larvicide (fin de lrannée 2). 4.2 à meEtre en oeuvre 4.2.L Au plan médical Les enquêtes devant servir de justification eË drévaluation de base seronE effectuées par une équipe composée drun parasicologue, drun ophtalmologiste eÊ de personnel drexécuËion, ce dernier pouvanÈ êÈre mis à disposition par le Ghana (1,1.F.U.). La durée de ces enquêtes esr estimée à trois mois ($51 6OO). ocPf77.2 Page 19 4.2.2 Au plan enE oooloeique Les études prélininaires nécessiteronÈ la créaËion, dès le début de lrannée l, de deux sous-secteurs drévaluaEion pouvanc êEre supervisés par 1'Unité de LuEte antivectorielle du Progranrme régional. Ces sous-secËeurs seront basés à : - l'Ienchi, pour Ia Région de Brong-Ahafo; - Jasikan, pour le foyer drAsukawkaw. Chaque sous-secteur comprendra - un Eechnicien, Chef de Sous-Secteur, qui devra être foroé à I'IRO de Bouaké et dans le Programe (durée : quaEre nois); - 17 agents drexécuÈion (captureurs, chauffeurs, auxiliaire de laboraEoire, opéraÈeur radio, eÈc. ). Lrannexe 2 prévoit Ie cott du personnel, du matériel et du foncÈionnenenE des sous- secËeurs, à lrexclusion des locaux eE frais récurrenÈs (eau, éIecEriciEé, téléphone) qui seraient pris en charge par le Ghana (9184 OOO lran pour les deux sous-secteurs plus $24 0OO lran pour les prospections aériennes). 4.2.3 Au plan hydrologique Nous supposons que les services hydrologiques du Ghana prendraientencharge ltinsËallation et lréEalonnage des huit sEations nécessaires à la planification de la campagne larvicide. ocPf77.2 Page 20 c 9 t Uo-ja 3à t o!Ec eOC.P:o! o À! loOgt: EE )J lr ll f r fô trJl 9.J d))À tr,É t o .l\. U I o 1 .c o rft I a eE@@@.§ :î LC --9)- aTo olqczÏ r Pd .L=LsL -ruOoOuu@(D<À ô I a\ a \ t a a tII a a] , a ry \ l t a t ,I a a 0 .\o a at 0I @ È r a ) a\ t i \ I i i ,ii \ o x f al) i -' ). @I z U Y a ) !i;c' a / ".-.j I ( 5 â =F j c ( .t ) - Y o J o a a oo .) ! .t o'ÿ IJ @ J) or Co _ù l o o rt \ 'v. iei!' ;"\.."; : t=B ./: , oo \o ) o fIô \I @ a Y zg ô o I c.^ j o ù I \Uz El ld o e 92 o f a ô 5 I l ott ô o 0 at I I o a l Ôtlt 'Ô a , I a aa. t \- ao t t I " a- 5.a aaaa i a 22 ocPf77.2 Page 2l I'IALI 1. InEroducEion Au Mali, le Prograome couvre 1'ensemble des affluents de Ia rive droiEe du bassin du fleuve Niger. LrexÈension demandée concerne le bassln maLien du fleuve Sénégal (Baoulé, Bakoye, Bafing, Falémé, Sénégal), qui ne serait pas contiguë à la zone couvcrÈe Par Ia caopagne actuelle. Par suite, la demande du Mali ne peut pas, à propremenÈ Parler, êEre considérée conrme une simple extension mais plutôt comle une canPagne distincte qui Pourrait inclure les bassins des fleuves Sénégal eE Gambie au Mali, au Sénégal et en Guinée. EÈat des c issances 1 Situation épidémiologique connue de lronchocercose Les enquêtes parasitologiques et ophÈalmologiques réalisées dans ceÈÈe région sonE nom- breuses er de bonne qualité (Plcq et aL.,1973; Picq et al. ' L975; Prod'hon eË aL., L976; Prodrhon et, al.,1977). Elles peuvenc être résumées coume suit : foyers sévères dronchocercose de savane le long de la Falémé et du Bakoye; foyers de limire nord (sévérité atËénuée) le long du Bafing et sur le Sénégal dans les régions de BafouLabé et KaYes; le long du Baoulé, Itonchocercose sraggrave du nord au sud Passanc de foyers de méso- endénie à ceux drhyperendénie. 2.2 SituaEion entomol osique eÈ ro Ioeique LrlnsEirut de Recherches sur lrOnchocercose de 1'OCCGE a réalisé depuis L967 de nombreuses prospections eË enquêtes dans les bassins : - du Sénégal (1967, t969,1970,197L,1975); - du Bafing-Bakoye (1975-1976); - de la Falémé (à partir du Sénégal, en 1971). Une enquête supplémentaire aura lieu, en novembre L977, dans la région de Kéniéba. La siÈuaËion enComologique (distribuCion des différentes espèces du complexe S. damnosum, dyna- miquesde population eEde transmission) y est donc relativement bien connue mais, éËanË donné la vaste superficie de cette région ainsi que les difficultés draccès, ParticulièremenE en saison des pluies, lracquisition de données supplémentaires, noÈaoment en ce qui concerne la Localisacion des gîtes à touEes saisons, sravère indispensable. En ce qui concerne lthydrologie, 1e réseau hydrométrique de base est de bonne qualité, mais insuffisanC pour la planification drune camPagne larvicide. 2.3 Proiets de dévelooDelnenÈ onomr.que La zone dtexËension 8rétend sur une superficie drenviron 120 0oo km' habicants (L972). 2 peuplée de 730 600 Les projets de développemenÈ des ressources agricoles représenEenE 16 7" des investisse- ments nacionaux dans ce domaine. lrois grands projeCs sonE à retenir : le projet arachides-céréa1es consisEant en la mise en place drune double culEure chide et des cêréales de culcure sèche. La durée prévue est de 5 ans à ParEir de pour un moneant de 27 millions de dollars. de lrara- L975, ocPf77.2 Page 22 le projet'rOpéraËions Téréko1é-Sénégalrt, qui concernera la préparation de la mise en valeur des Eerres aménagées par lrinsÈallacion du barrage de MananEali. Le projet touchera 32OO exploiEations agricoles sur une surface de 15 OO0 ha. Le coût est évalué à 8,8 nil- lions de do1lars. Ie projettrExtension de lropéracion TérékoIé-Sénéga1" : prospection de t8 OOO ha dans les vallées de la Térékolé et du SénégaL principalement. Le coûc des éËudes est évaLué à environ 4 millions de dollars. Le développement des ressources animales srinscriE dans "ProjeË drembouche paysanne zone OuesË" dont la durée est de 4 ans à partir de 1975. Les objecËifs sont doubles : produccion de viande pour les marchés extérieurs et inEérieurs et producÈion de boeufs de labour. Coût du projet : 3,4 millions de dollars. Le développement des ressources foresËières est prévu Pour un monLanE toCal de 2 millions de dollars. Pour le développement des ressources minières, les prospecEions eE les recherches PorEe- ron6 sur : Ie fer (Bassin du Bafing-Mekamé :0,68 million de dollars pour 3 ans), la bauxite (Région de Manantali. z 2,2 roillions pour la durée du plan), cuivre eE métaux associés (Kayes eE Bafoulabé : 1 nillion) eÈ enfin PregmatiËes (FaIémé). Le développemenc des ressources en eau eE de la production drénergie concerne principale- ment le barrage de Manantali, sur le Bafing, dont le but est multiPle : - consËrucEion drune centrale hydro-électrique de l5O GW; - régularisagion du débic du fleuve Sénéga1 pour la navigation jusqu'à Kayes; - irrigation de 45 0O0 ha. Enfin, en natière dtagro-indusEries, le plus grand investissemenE concerne lrhuilerie de KiEa, qui ËraiËera jusqurà 60 OOO Eonnes pour un total de 5,5 millions de dollars. Le montanE global des invesEissemenË,s prévus dans Ia zone drexEension est drenviron 92 millions de dollars. Connaissances restanE à acquérir 1 Enquêtes médica les Une synthèse des données exisËanLes doit êcre réa1isée. EIle permettra de localiser les zones où les connaissances doivenE être précisées ou "rajeuniestteË pourra servir de canevas à 1révaluation de base. aJ Enquêtes entomologiques eË hydroloqiques 3 3 2 - Localisation des gîtes du vecEeur Des prospections complémentaires, par voie aérienne, devronÈ être réalisées aux diffé- renEes saisons de lrannée. - Dynamiques des populations vecËrices eË de 1a Eransmission Un complément drenquête devra être réalisé dans ces deux domaines. Les difficultés dtaccès à certains foyers duranE la saison des pluies consEiEueront cependanË un obsEacle à lracquisition rapide de données suffisanËes. - Six sËaÈions hydrologiques devraienË êEre insEallées eË étalonnées. ocPf77.2 Page 23 4. Plan dract 10n Compte t.enu des connaissances resÈant à acquérir, Ie plan draction suivant est proposé, drun coûc de g23O 4OO (cf. annexe 2 pour le détail du coûc des opérations). 4.1 Calendrier Année 1 - prise de contacÈ avec les Républiques du Sénégal et de Guinée dans Ie buE de coordonner Ies é cudes ; - synt.hèse des connaissances dans le domaine épidémiologique; - mise en place drun réseau de prospection et drévaluaEion entomologique; - inscallaËion et débuÈ drétalonnage de 6 suations hydrométriques. Année 2 - enquêtes épidémiologiques supplénentaires dans les foyers non encore éEudiés; - poursuiEe des enquêtes entomologiques; - poursuite de 1téEalonnage des sËaËions hydrométriques; - établissemenË drun plan de campagne larvicide. 4.2 4.2. I Moyens à meËE.re en oeuvre Au plan médical La synthèse des résultats pourraiE êcre réalisée par lrOCCGE qui a effectué, dans ceEte zone, la EoËa1iËé du travail prélininaire. Les enquêtes supplémentaires, servanc drévaluation de base, pourraient êEre entreprises par une équipe composée drun parasicologue, dtun ophtal- roologiste eE de personnel drexécution, ce dernier pouvanË être mis à disposiEion par le Mali. La durée de ces enquêtes peut être estimée à deux mois (934 400). 4,2.2 Aux plans entomologique et hydrologique Les études resEanE à faire nécessiÈeronË Ie renforcemenE, dès Ie début de lrannée l, de lrantenne de lrOCCGE sise à Bafoulabé Lréquipe comprendra un Eechnicien, qui devra être forné à IiIRO de Bouaké eE dans le Progranme (durée, 4 mois); l7 agents drexécuE.ion (captureurs, chauffeurs, auxiliaire de laboratoire, opéraEeur radio, etc. ). Lrannexe 2 prévoit Ie coût du personnel, du matériel eË du fonccionnement du Sous-SecËeur, à 1'exclusion des locaux et frais récurrenËs (eau, élecEriciËé, téléphone) qui pourraienE êE.repris en charge par le Mali ($68 OO0 pour Ie Sous-SecEeur, plus §30 OOO pour les prospecrions aériennes ) . Le Service de lrHydraulique du Mali prendra en charge liinstallaEion eE LréÈalonnage des 6 stations hydrométriques (enplacemenÈs fixés par le Prograone et IrIRO) nécessaires à la pla- nification drune campagne larvicide. Le plan dracEion qui précède esE bien enËendu EouÈ à fait provisoire du fait quril ne comprend essenciellemenE que le Mali et quraucune prévision nrest faice pour Ie Sénégal et la Guinée. Par Ia suite, i1 conviendra, avanÈ de décider de lraction à enÈreprendre, drattendre les résultats des contacts entre les pays sur Ia manière de coordonner les études. ocPf77.2 Page 24 '..iil'.- N t t a a ld, Fort J f t I t t I MANGO I I t t I t @Ital. ti (1I ,r ? a t t (ANO N iffi IAHTOUG ,q_., ta. Ja t t t rat 0t IIIt LAIrA - (Ae I a I I . I t t ARh ,t \t I tttt I tIttt 0tt 1tIIt t I t I L tt-, a TOU BOUA a ,/ (.i I i ,\ tttI tttI Ittt t tIt I t tI att I t t Ii ,t tI t tI tt tI t t at t ,-.l,".'. ','^',U' .l '.+\' I + l-. I a I t a at tI tI I tI a , ,t tII t- t TAl(P HE @ m TElETOU ,t ttt I NUAÎJA ,/: teît ,tt Ii t t t , t I lAELIGEO \ IEEVIE ttt l+llo;76(t4 la I I I LOHE ANECHO t REPUBLIOUE DU TOGO 6 C ARTE DES PROJETS kmaO 20 0 l0 km @ 0 Elevoge ( Ro nch ) Bo rrog e - périmètre 5u6rier xZ m m @ Périmè?rê moroîcher Riz Coton To boc (ultures vivrières projets intâgrâs (vivrràres+coton) Projets intâgrâs (vivrières + riz Projets intégres (vivriàres-coton-riz) aminogements spâciotrx Porc no t io no I limite octuelle du progrornme Limite de lo demonde d'extension PN i EI It 0 t- , r ocPf77.2 Page 25 TOGO 1. Int tion Le Programne couvre, au Togo, I tensemble du bassin de 1 roci dans les circonscripÈions siÈuées au nord de Sokodé. Lrextension demandée par la RépubLique togolaise concerne lrensemble du bassin du Mono (circonscription de Sotouboua, AEakpamé, Nuacja) (Cf. carce 4), soit la moiÈié sud de la région centrale et Irensemble de Ia région des plateaux, hormis la région de Palimé au relief très accidenté, souvent, impropre à La navigacion aérienne de basse altiËude. La superficie de La zone drextension derrandée esÈ égâle à la superficie de la zone act,uellemenÈ traitée, soit 23 ooo km2 environ. Le profil démographique de la zone drexÈension esË le suivant - Région centrale : - Région des plaEeaux Soic au cotal 315 O00 habitants 521 OOO habitants 836 OO0 habitants La population totale du Togo esÈ de 2 096 0OO habitants et Ia population de Ia zone déjà traitée aÈteinÈ 600 OOO habitants. 2. Etat des connaissances 2.1 SiËuaÈion épidémiologique connue de llolqhgcerqese Plusieurs enquêtes ont été réalisées dans le bassin du Mono (Israel et al.; Prodrhon eE al., 1976; Brinloann, 1977). Elles concluent touËes à lrexistence, eE ceci jusqurau niveau deÎêtêtou, drun foyer dronchocercose grave de par la prévalence (moyenne : 6O %) et le pourcen- tage important de porteurs de lésions oculaires et draveugles. Les deux dernières enquêtes ciÈées pourront. servir de canevas à 1 révaluaEion de base. 2.2 Situation enÈooologique et hydrologique A lrexception de trois prospecËions aériennes (fin de saison des pluies sur le Mono inférieur; saison sèche et début de saison des pluies sur le haut bassin jouxtant la zone actuellemenE traitée), il nrexisEe aucune donnée concernant : - la localisacion complète des gîtes aux différentes saisons de lrannée1 - 1es dynamiques de populations vecÈrices et de transmission. Les résulEats concernanc 1a distribution des différenÈes espèces du comp lexe S. damnosum sont plus consisEants et Eontrent que les espèces de savane peuplent le Mono jusqurau dernier gîte aval (têtêtou). Le réseau hydrométrique de base est bien réparti et de bonne qualité; t.rois scations supplémentaires devraient toutefois être créées. 2.3 Proiecs de dévelo ement économique La situation géographique particulière de la région des placeaux, zone de transition enEre Les ctimats du nord eË du sud, favorise les activiÈés agricoles (cultures du mats, du manioc, de lrigname, eÈc.) et 1réLevage : en 1973, on comptait 32 000 bovins et 13O 0OO ovins-caprins. Les potentialités agricoles de 1a région centrale comprennent 1e mats, 1e mil, le manioc, lrarachide. Dans 1e secteur de 1rélevage, les effectifs sonË de 59 OO0 bovins eË de 214 OOO ovins et caprins. ocPf77.2 Page 26 Les objectifs du IIIème PIan quinquennal de Développement économique eË social (1976-1980) visent principalemenË à meEËre en valeur 1es zones rurales eË 1rélevage, grâce à la maîtrise de lreau, afin dtassurer lrautosuffisance alimentaire des popuLations. Les investissemenËs globaux prévus par le IIème Plan srélèvent à un mitliard de dollars. Les investissements prévus pour Ia zone dtextension sont de 220 millions de dollars environ(soit 22 % des investissements globaux) dont 128 millions sonË prévus pour des complexes sucriers, 45 millions pour des agro-industries, 44 millions pour des cultures vivrières (mats, mi1, riz, sorgho), 3 millions pour des progranrmes fruitiers (anacardiers, ananas, bananiers, agrtrmes) et 2r6 millions pour 1rélevage. Les superficies seront drenviron 60 OOO hect.ares pour les agro-industries, 32 OO0 hectares pour le coton, 10 0OO hectares pour le sucre et 6445 hectares pour les fruits. Les grandes unités agricoles qui doivent être réalisées sur 1a zone sonË - Le complexe sucrier de Tchaoudjo - La zone à aménager, siËuée à 25 km de Sokodé (région cenÈrale), représente lO OOO hecEares environ. Le coût global du projet esE esÈimé à 128 millions de dollars dont 12 millions prévus dans le cadre du IIIème Plan pour la partie agricole. - Le complexe agro-industriel des plateaux - Prévisions sur 50 OO0 hectares de culËures drarachides, de manioc, de mals, culËure du coton et élevage. Coût global : 45 millions de dollars dont 9 millions prévus au IIIème Plan. - LraménagemenÈ hydro-agricole de la vallée du Haho (région des plateaux) - Ce projer doir couvrir l0 OOO hecËares. - Lraménagement hydro-agricole du Mono - Les études générales du bassin du Mono (25 4OO km2) doivent êËre enEreprises en 1978. Deux millions de dollars sont progranrmés pour 1rétude de lrhydraulique eE des possibilités drirrigaEion. - Dans le secteur de 1 rélevage - CréaËion du ranch de I rAdele (situé enEre la région cen- Erale eE la région des placeaux). La capaciEé est évaluée à 23 OOO bovins eË la producEion de Ia viande est esEimée enEre 870 et 9OO Eonnes. Connaissances restanE à acquérir 1 Enquête médicale Une enquête, visant à compléter les données exisEanÈes eE pouvanE servir drévaluation de base, devra êEre réa1isée. 3.2 Enquêtes entomologiques - LocalisaEion des gîces du vecteur - Des prospections aériennes complètes devronE être réalisées aux différenÈes saisons de Irannée. - Dynamiques des populations vecErices eE de la Eransmission - Une enquête devra êE.re réalisée dans ces deux domaines. EIle permettra égalemenE de définir, avec plus de pré- cision, 1a distribuEion des différentes espèces du comp Iexe S. damnosum ainsi que le pouvoir vecEeur de chacune dreLles. - Trois stations hydrologiques supplémenÈaires devronE êEre installées et étalonnées. Plan d raction 3 3 4 Compte Ëenu des connaissances resEânE à acquérir, essenEiellement dans mologique, le plan draction suivant esE proposé (Cf. annexe 2 pour 1e déEait raÈions qui srélève, pour deux ans, à S229 200). le domaine ento- du coût des opé- ocPf77.2 Page 27 4.1 Calendrier Année 1 - finalisation des connaissances dans 1e domaine épidémiologique, évaluaEion de base; - début des études entomologiques; - inscallaEion et, début dréÈalonnage de trois stations hydranrétriques. Année 2 : - finalisation des études entomologiquesl - poursuiEe de 1rétalonnage des sÈations hydrmétriques; - établissqnent drun plan de caopagne larvicide. 4.2 Moyens à mettre en oeuvre 4.2.L Ag plan médicaI Lrenquête médicale sera effectuée par une équipe composée drun parasit.ologue, drun ophcal- mologisÈe et de personnel drexécution, ce dernier pouvant être mis à disposition par 1e Togo. La durée de ceÈËe enquêre esr esEimée à un mois (917 2OO). 4.2.2 Aux plans entomoloei que eE hydrologique Les études préliminaires nécessiteront.la création, dès le début de Irannée 1, drun sous- secteur drévaluation pouvant êt.re supervisé par lrUnité de LuÈte ancivecËorielle du Programme. Ce sous-secËeur sera basé à Atakpamé. 11 comprendra - un Eechnicien, chef de sous-secteur, qui devra être formé à 1 iIRO de Bouaké et dans Ie Prograrmre (durée quatre mois); - 17 agents drexécution (captureurs, chauffeurs, auxiliaire de laboratoire, opérateur radio, etc. ). Ltannexe 2 prévoit le coût du personnel, du matériel eE du foncÈionneoent du sous-secÈeur,à lrexclusion des locaux et frais récurrenÈs (eau, élecÈricité, téléphone) qui seraient pris en charge par le Togo ($92 OOO pour le sous-secÈeur, plus $14 OOO lran pour les prospections aé riennes ) . Le service hydrologique du Togo devrait assurer lrinstallation et 1rétalonnage des Erois stations hydrologiques (emplacements fixés par Le Programre) nécessaires à ta planification de la campagne larvicide. ocPf77.2 Page 28 ANNEXE 1 COUT DES OPERATIONS (RECAPUUI.A,TIF) En dollars des USA) Pays Année 1 Année 2 Total Bénin Côte drlvoire Ghana Ma Ii Togo t4I 400 926 600 259 600 98 000 t23 200 115 000 1 4I8 500 207 000 132 400 106 000 256 400 2 345 LOO 466 600 230 400 229 200 Total généra1 1 548 800 r 978 900 3 527 700 a ocPf77.2 Page 29 ANNEXE 2 COUT DES OPERATIONS (EN $ US) a Année 1 Année 2 BENIN - EnquêÈes médicales 2moisx2consultants per diem - fonctionnemenÈ véhicules amort i§sernent - Enquêtes entomologiques - prospecEion - heures de vol avion annéeLl.2Ohx$200 année2:ZOhx$2OO - heures de vol héIicoptère aonée1:50hxg4OO année2:.7Ohx$4OO - évaluaÈion enÈomologique création drun sous-secEeur(personnel, véhicules, équipement, foncË.ionnement) 34 000 4 000 20 000 83 000 4 000 28 000 83 000 256 400141 400 1I5 000 CO1E D'IVOIRE - EnquêEes médicales 2moisx2consultanEs per diem - foncËionnemenÈ véhicules, amorËissemenE, équipement laboraEoire - Enquêtes entomologiques évaluaÈion entomologique - 2 sous-secteurs (personnel, véhicules, équipement optique, radio, fonctionnemenË) - Infrascructure (locaux-eau-éIec-té1. ) - TraiEemenËs - heures de vol avion année1:28Ohx$2OO . année2:5OOhxg2O0 - heures de vol hélicoptère année1: 860hx$4OO année2:1t5Ohx$4O0 - Insecticide annéel: 48OOOlx6 année2:1O00001x6,5 - Transport carburanË et insecticide année 1 : année 2 : 34 400 192 000 Côte drlv 56 000 344 000 288 000 L2 200 192 000 Côte drIv. too 000 460 000 650 000 t6 500 2 345 r00926 600 i 418 500 ocP/77.2 Page 3O Annexe 2 COUT DEs OPERATIONS (nN g rJ5; (suiËe) Année I Année 2 GHANA - Enquêces médicales 3moisx2consult.ants per diem - foncEionnement véhicules amort i.ssement équipemenE - Enquêtes enÈomologiques - heures de vol avion (prospection) annéeI:20hxg2OO année2:15hxg2OO - heures de vol hélicopcère (prospecrion) annéel:5Ohxg4OO année2;5Ohxg4OO - évaluaEion entomologique créaEion de 2 sous-secteurs(personnel, véhicules, équipement optique, radio, fonctionnement) 51 600 4 000 20 000 t84 000 3 000 20 000 t84 000 466 600259 600 207 000 IîALI - Enquêtes médicales 2moisx2consultanËs per diem - fonctionnemenË véhicules amort is semenË - EnquêEes enEomologiques - prospection - heures de vol avion annéeI:3Ohxg2OO année2:3OhxS20O - heures de vol hélicoprère année1:6Ohxg40O année2:6Ohxg40O - évaluation entomologique (sous-secÈeur) 6 000 24 000 68 000 34 400 6 000 24 000 68 000 230 40098 000 132 400 a ocPf77.2 Page 31 Annexe 2 couT DEs oPERATIONS (EN $ US) (suire) a t Année I Année 2 TOGO - Enquêtes médicales lmoisx2consulEants per diem - foncEionnement véhicules amorË issement équipement - Enquêtes entomologiques - prospecÈion - heures de vol avion année1:1Ohxg2O0 année2:1Ohxg2OO - heures de vol hélicoptère année1:30hxg4OO année2:3Ohxg40O - évaluation entomologique créaËion drun Sous-Secceur L7 200 2 000 12 000 92 000 2 000 12 000 92 000 229 200L23 200 106 000 aa , I
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Etude portant sur l’extension géographique de la zone du programme demandée par les gouvernements du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Togo
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