Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION = PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Programme Review E c u a d o r . — A second evaluation of the immunization pro­ gramme was undertaken by a. multidisciplinary team from the Ministry of Public Health and the Pan American Health Organi­ zation, in October 1982. Ten departments within the Ministry of Public Health, S provincial health headquarters and 33 local health facilities were visited and all components of the Expanded Programme on Immunization (EPI) were reviewed. In 1977, Ecuador became the first country in the Americas to officially adopt the EPI. Prior to EPI implementation, immuniza­ tions were delivered sporadically by means o f mass campaigns directed against single, specific target diseases (e.g. measles). Some vaccines were routinely administered in health centres, but spon­ taneous demand was small and no organized attempt was made to provide immunization services on a regular basis. With EPI implementation, immunization became an active rather than a passive process. Vaccine “brigades” were created for house-tohouse immunization and mobile immunization clinics were employed to promote access in larger urban areas. From 1977 to 1982, immunization coverage in children under 1 year of age increased from 22% to 65% for the first dose of DPT, from 18% to 65% for the first dose o f polio vaccine, from 6% to 33% for measles vaccine and from 38% to 77% for BCG. However, drop-out rates from the first to the third doses of DPT and polio remained high (60% in 1982) and only 26% o f children under 1 year of age were immunized with DPT III and Polio III (Table 1). Coverage of pregnant women with tetanus toxoid in 1981 was only 12% for 1 dose and 4% for the recommended 2 doses.

PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Examen du programme E q u a t e u r . — Une équipe multidisciplinaire formée par le Ministère de la Santé publique et l'Organisation panaméricaine de la Santé a pro­ cédé, en octobre 1982, à une deuxième évaluation du programme de vaccination. L’équipe a visité 10 départements du Ministère de la Santé publique, 5 directions sanitaires provinciales et 33 postes sanitaires locaux; elle a examiné tous les éléments du programme élargi de vacci­ nation (PEV). L’Equateur a été, en 1977, le premier pays des Amériques à adopter officiellement le PEV. Avant la mise en œuvre du programme, les vac­ cinations étaient administrées sporadiquement dans le cadre de campa­ gnes de masse dirigées contre une maladie cible spécifique (par exemple, la rougeole). Certains vaccins étaient administrés dans les centres de santé sur une base de routine, mais la demande spontanée était faible, et il n’y avait pas d’effort organisé pour fournir des services de vaccination de façon systématique. Avec la mise en œuvre du PEV, la vaccination, de processus passif qu’elle était, est devenue active. On a créé des « bngades » pour administrer les vaccinations de porte en porte, ainsi que des dis­ pensaires de vaccination mobiles pour faciliter l’accès à la vaccination aux populations des zones urbaines importantes. De 1977 à 1982, la couverture vaccinale des enfants de moms d’un an est passée de 22% à 65% pour la première dose de DTC, de 18% à 65% pour la première dose de vaccin antipohomyélitique, de 6% à 33% pour la vaccination antirougeoleuse, et de 38% à 77% pour le BCG. Toutefois, les taux d’abandon entre la première et la troisième doses de DTC et de vaccin antipoliomyélitique restent élevés (60% en 1982) et 26% seule­ ment des enfants de moins d’un an ont reçu les vaccins DTC III et antipohomyélitique III (Tableau 7). En 1981, la couverture des femmes enceintes par l’anatoxine tétanique n’a été que de 12% pour 1 dose et de 4% pour les 2 doses recommandées.

Table 1, Immunization Coverage (in Percentage) in Children Less Than 1 Year of Age, Ecuador, 1977-1982 Tableau 1. Couverture vaccinale (en pourcentage) des enfants de moins d’un an, Equateur, 1977-1982 Vaccine —Vaccin 1977 38 22 12 18 11 11 6 1981 57 45 30 18 44 26 19 22 1982

BCG .................................................... DPT I - DTC I .................. .. DPT II - DTC I I ................ .. DPT III — DTC I I I ................... .. Polio I .................. ................... . Polio II ...................................................... .. . Polio III . . ............................ . Measles — Rougeole . ... Data not available — Chiffre inconnu.

77 65 43 26 65 44 26 33

Epidemiological notes contained m dus number:

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro :

Communicable Diseases Surveillance, Expanded Pro­ gramme on Immunization, Hepatitis A Surveillance, Influenza Surveillance, Orthopoxvirus Surveillance, Polio­ myelitis Surveillance, Rubella Surveillance. List of Newly Infected Areas, p. 84.

Programme élargi de vaccination, surveillance de la grippe, sur­ veillance de In poliomyélite, surveillance de la rubéole, surveillance de l’hépatite A, surveillance des maladies transmissibles, surveil­ lance des orthopoxvirus. Liste des zones nouvellement infectées, p. 84.

Wkly Epidem R<\ No U - 16 March 1984

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Releve épidém. hebd N° 11 - 16 mars 1984

In 1982, the adoption of a national strategy of "intensified” immunization activities on a tnmestrial basis resulted m a notice­ able improvement In coverage. Each intensive phase was designed to involve all Ministry of Public Health staff in these activities and preceded by a nationwide mass media campaign to promote public awareness. During the period 1977-1981, a decline in the morbidity of pertussis, diphtheria and poliomyelitis was observed (Fig. 1). Measles incidence, however, continued to fluctuate biannually. Tuberculosis incidence increased slightly after 1977, though it is not known whether this was due to improved surveillance or to an actual increase in disease incidence. Neonatal tetanus incidence, after a noticeable decline in 1979, peaked again in 1980 and 1981. The evaluation team concluded that Ecuador’s commitment to the EPI has resulted in some improvement in immunization coverage. Problems which still exist and must receive further attention include the following: • Coverage o f the under 1-year-old population with measles vac­ cine remains low, and at current levels is not having a discern­ ible impact on measles morbidity. Measles mortality data are several years out o f date and organizational problems impede the timely collection and analysis of up-to-date information. • Coverage of the under 1-year-old population with third doses of DPT and polio vaccine remains low, and a major effort needs to be made to correct this problem.

En 1982, l'adoption d’une stratégie nationale d'activités de vaccination «intensifiées», sur une base trimestrielle, a abouti à une nette améliora­ tion de la couverture. Chacune des phases d ’activité intensive, à exécuter avec la participation de tout le personnel du Ministère de la Sauté publique, était précédée d'une campagne nationale par les grands médias destinée à sensibiliser l’opinion. Une réduction de la morbidité par coqueluche, diphtérie et poliomyé­ lite a été observée dans la période 1977-1981 (Fig. 1). Cependant, l'incidence de la rougeole a continué à fluctuer selon un cycle semestriel. L'incidence de la tuberculose a légèrement augmenté à partir de 1977, mais on ne sait pas s’il s’agit de l'effet d’une surveillance améliorée ou d ’une réelle augmentation de l'incidence. Quant à l’inci­ dence du tétanos néonatal, elle a connu une recrudescence en 1980 et 1981, après un sensible déclin en 1979. La conclusion de l’équipe d’évaluation a été que l’adhésion de l’Equa­ teur au PEV a abouti à une certaine amélioration de la couverture vac­ cinale. D reste cependant des problèmes dont Q faut continuer à se préoc­ cuper, à savoir: • La couverture de la population de moins d’un an par la vaccination antirougeoleuse reste faible et, au niveau actuel, n’exerce pas d'impact perceptible sur la morbidité rougeoleuse. Les données disponibles de mortalité due à la rougeole remontent à plusieurs années, et des pro­ blèmes organisationnels entravent la collecte et l’analyse de renseigne­ ments à jour. • La couverture de la population de moins d’un an par la troisième dose de DTC et de vaccin antipoliomyélitique reste faible, et il serait néces­ saire .d’entreprendre un vigoureux effort pour y remédier.

F ig-1 Reported Morbidity of the EPI Target Diseases (Per 100 000 Population), Ecuador, 1972-1981 Morbidité due aux maladies cibles du PEV (pour 100 000 habitants), Equateur, 1972-1981

Year — Armée

H'kly Eptdem Reç. No H - 16 March 1984

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Rfleveèpidêm. hebd: N° Il - 16 mars 1984

• Coverage of pregnant women with tetanus toxoid is still not receiving the pnonty it deserves, especially in view of Uie recent increase in neonatal tetanus incidence. The evaluation team recommended that a survey be conducted to determine more accurately the incidence of this important and entirely prevent­ able cause of infant mortality. E d it o r ia l N o t e : Ecuador, like most Latin American countries, is facing severe economic hardships in the wake of the current global economic recession. Although these hardships have caused most nations to dramatically restrict expenditures across all sec­ tors of their economies, money spent on preventive medicine, such as immunizations, makes more sense now than ever before in terms of cost effectiveness. Whether countries like Ecuador can stay on course and continue to achieve progress in EPI amidst this cnsis may be one of the more severe tests of will confronting them in the future.

• La couverture des femmes encemtes par l’anatoxine tétanique ne béné­ ficie toujours pas de la poortlé Qu'elle mente, notamment eu égard à la récente augmentation de l’incidence du tétanos néonatal L’équijx d’évaluation a recommandé de procéder à une enquête pour déter­ miner de façon plus précise l'incidence de cette cause importante, et parfaitement justiciable de la prévention, de mortalité inikntile. N o t e d e l a R é d a c t io n : Comme la plupart des pays d’Amérique latine, l’Equateur connaît de graves difficultés économiques dues à l’actuelle récession économique mondiale. Si, à cause de ces difficultés, la plupart des pays ont dû restreindre rigoureusement leurs dépenses dans tous les secteurs de l’économie, les dépenses faites pour la médecine préventive, et notamment la vaccination, se justifient à présent plus que jamais en termes de coût/efficacité. Dans une telle crise, des pays comme l’Equateur pourront-ils poursuivre avec succès l’exécution du pro­ gramme? Ce sera là l'un des tests les plus sévères auxquels leur volonté sera confrontée à l’avenir.

(Based on/D’après: PAMO/EPI Newsletter, Vol. V, No. 4, 1983.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé