Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Comité Consultatif Scientifique et Technique : rapport de la quatrième réunion, Genève, 2-4 novembre 1976

Organisation mondiale de la santé
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ocef sre,cf t o.z ORIGINAL : ANGIÂIS PROCRAMME DE LUTTE CONIR.E L IONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE I..A VOLTA COMITE CONSULTATIF SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE Rapport de la quaÈrième réun 10n Genève 2-4 novembre 1 7 -2 LISlE DES PARTICIPANTS Membres du Comité Dr Colvin GIBSON, 3307 Harrell Street, Wheaton, Maryland 20906, EEaEs-Unis drAmérique Dr Peter HASKELL, Dlrector, Centre for Overseas Pest Research, College House, [ürights Lane, London W8 5SJ Royaume-Uni de Grande-Bretagne et drlrlande du Nord Dr Pieter JANSSENS, VogelzanB, 12, 22321 Gravenwezel , Belgique Professeur Hermann KNUTTGEN, Directeur de ltlnstitut de Médecine tropicale, Université de Tübingen, Illbingen, République fédérale drAllemagne Dr Friedrich KIIHLOW, Directeur du DépartemenE drEntomologie du Bernhard-Nocht-Institut für Schiffs-und Tropenkrankheiten, Bernhard-Nocht Strasse 74, 2 Hambourg 4, République fédéra1e drAllemagne Dr Marshall LAIRD, Director, Research Unit on Vector Pathology, Memorial University of Newfoundland St-John I s Terre-Neuve, Canada AIC 5S7 Dr Christiaan LUCASSE, Chef du Département de Microbiologie de lrlnstitut drHygiène tropicale, Mauritskade 57, Amsterdam, Pays-Bas Dr James MILES, Chief, Pesticides Branch, Vector Biology and ConErol Division, Bureau of Tropical Diseases, Department of Health, Education and I,Ielfare, Alt1r111!1!, Georgia 30333, Etats-Unis drAmérique Dr Jean MOUCHET, Inspecteur général de Recherche, Office de la Recherche scientifique et technique outre-mer, Services Scientifiques centraux, 7O-74, route dtAulnay, France 93L40 Bondy Dr George S. NELSON,* Director, Department of Medical Helminthology, London School of Hygiene and Tropical- Medicine, Keppel Street, drlrlande du Nord London I^IClE 7HT Royaume-Uni de Grande-Bretagne et Dr Leriria E. OBENG (Director, InstiÈute of Aquatic Biology, Ghana) , cfo Uni:ted Nations Envi- ronment Programe, P.O. Box 30552, s!ro!i, Kenya Dr Félix SERIE, Directeur généra1 de 1a Santé publique, l'linistère de 1a Santé publique, Boîte postale 8023, !@,, Côte drlvoire M. p.-M. HENRY (président), Centre pour le Développement, Organisation pour 1a Coopératlon et le Développeoent économiques, 94, rue Chardon-Lagache,75O Paris Cedex , France M. I.f. de SOUZÀ (Secrétaire), CenEre pour le Développement, Organisation pour 1a Coopération et le Développement économiques, 94, rue Chardon-Lagache, 75OL6 Paris Cedex , France Group e écoloeique (EP) Dr E. B. I,IORÏHINGI0N, Intern Society, Burlington House, ational Biological Programe, PublicaEions Comlttee, The Linnean London !.1, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dtlrlande du Nord A été empêché. 3Conseiller temporaire Dr R. GARl,lS, Département dtEntomologie, Bernhard-Nocht Institut fUr Schiffs-und Tropenkrank- heiEen, Bernhard-Ilocht Strasse 74, 2 Hambourg 4, République fédérale d rAllemagne Secrétariat de IrOMS Dr T. LEPES, Directeur de Division du Paludisme et des autres Maladies parasitaires, en charge du ProgrannnedeLuttecontre ltOnchocercose au Siège, Genève, Suisse Secrétaire de la réunion)( Dr B. O. L. DUKE, Médecin principal, Division du Paludisme et des autres Maladies parasitaires, Siège, Genève, Suisse M. J. DUPPENTHALER, StaÈisticien, Programne de Lutte cont,re lrOnchocercose, Siège, Genève, Su is se Dr P. KRAMER, Médecin-épidémiologiste, Chef de lrunité drEvaluation épidémiologique, progrannne de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou, Haute-Volta Dr R. LE BERRE, Spécialiste scientifique-entomologiste, Chef de lrunitéLutte contre 1e vecteur, Prograrrne de Lutte contre 1 tOnchocercose, Ouagadougou, Haute-Vo1ta Dr E. de I'ÎAAR, Médecin, Prograune spécial de Recherche et de Formation concernant 1es Maladies tropicales, Siège, Genève, Suisse M. J. D. M. MARR, Entomologiste-biologiste, Prograrrne de Lutte contre lrOnchocercose, Siège, Genève, Suisse Dr E. ONORI, Médecin-épidémiologiste, Prograume Su is se de LuEÈe contre lrOnchocercose, Siège, Genève, Dr C. PANT, Entomologiste, Ecologie des Vecteurs et Lutte antivectorielle, Division de Ia Biologie des Vecteurs et de 1a Lutte antivectorielle, Siège, Genève, Suisse M. G. QUELENNEC, Entomologiste-chiniste, Programme de Lutte contre lrOnchocercose, Siège, Genève, Suisse Dr H. RAI'IAMONJY-RAIRII40, régional de lrAfrique, Conseiller régional, Prévention et Maîtrise des Maladies, Bureau Brazzavil le Congo M. F. I.IALSH, Entornologiste, Prograrmre de LuEte contre lrOnchocercose, 0uagadougou Haute-Volta 4- A. OIIVERTI'RE DE Ié, RETTNION 1. La quatrième réunion du Comité consultatif scientiflque et technique (CCST) srest tenue à Genève du 2 au 4 novembre 1976. E1le a été ouverte par 1e Dr T. Lepes, qui a infor-mé'le Comité que le Dr G. Nelson ne pourrait assister à 1a réunion. Le Dr Lepes a souhaité la bienvenue aux représentants du Groupe consultatif pour 1e développement économique et du Groupe écologique. 2. Les récents changements introduiEs dans Le dispositif gestionnaire du Programne de Lutte contre lrOnchocercose (Onchocerciasis Control Progranqe, OCP) ont été décrits. Le Dr Bellerive ayant pris sa retraite le 30 juin L976, Le Directeur général a norrné 1e Dr Lepes conrne respon- sable de la centralisation du soutien du Siège de IiOMS au Prograuune. Dans 1a ligne de la poli- tique générale de lrOrganisation en matière de programes inter-pays, la responsabilité géné- rale du Prograrnrne de Lutte contre ltOnchocercose a été transférée au Bureau régional de 1'Afrique (Brazzavill"), ". qui a amené à modifler la nature du soutien fourni par le Siège de 1r0MS. Un nouveau directeur du prograrme, M. M. BazLn (qui a ensuiEe été présenté au Ccnnité), succédera en décembre L976 au Dr P. Zieg1er, qui va se voir confier sous peu de nouvelles res- ponsabilités. Pour ce qui est du CCST et des autres organes consultatifs, leurs réunions se tiendront plus souvent en Afrique, ce qui permettra à leurs membres de mieux prendre connais- sance des activités et des problèmes du Prograrme. 3. Le Comité a dtautre part été informé qurun groupe de travail du Groupe consultatif scien- tifique (CCS) srétait réuni la sernaine précédente pour examiner le problème de la réinvasion et que le Dr P. Haskel1, qui avait présidé ce groupe de travail, ferait rapport au ComiEé à ce suj et . B. ELECTION DU PRESIDENT 4. Le Dr P. Janssens a été élu président de la réunion. Le Dr C. Gibson et 1e Dr F. Kuhlow ont été nonrnés rapporteurs. C. ADOPTTON DE LIORDRE DU JOIIR 5. Lrordre du jour provisoire (annexe I) a été adopté avec ltadjonction drun point 6 b) sur le trFinancement de 1a rechercherr. D. RAPPORT SlrR LES ACTI'ü-ITES ENTOMOLoGIQUES 6. LiOMS a présenLé au Cornité un rapport compl-et sur les activités entomologiques menées en 1976 ainsi qutun bilan des résultats globaux obtenus dans les phases I et II depuis la mige en oeuvre du traitement insecticide. Les opérations ont dans lrensemble été couronnées de 6uccès, à lrexception de quelques sites où un contrôle complet nra pas toujours été obtenu. En pareil cae, on a aussitôt fait 1e nécessaire pour empêcher 1e vecteur de stimplanter. Grâce à cela, I-e nmbre de simulies a été réduit à un ni-veau teL qutil nry avait pas de transmission décelable. En fait, dans certaines parties de la région de 1a phase II, il nra pas été observé un seul S. dnmnosum. Le Comité a é galement été informé que pendant la saison sèche la situation avalt évo1ué si favorablement qu ron avait pu inÈerrompre pendanÈ des périodes variables 1e traitemenÈ insecticide de certaines sections de cours dteau, ce qui avait permis de réduire notablement la quantiEé drinsecticide utilisée. 7. En un point de 1a Volta Noire où 1e cytotype rrBillerr prédominait avant 1a mise en oeuvre des opérations de 1utte, on a suspendu les épandages pour déterminer si ce cytotype avait été définitivement éliminé de 1a région. Cela srest avéré être le cas, seul le cytotypeItsirba'r srétant réimplanté. De nouveaux gites repérés près de Bobo-Dioulasso dans r-rne rizière aménagée depuis peu ont été Lrobjet drétudes spéciales sur Ia biologie des vecteurs. Elles ont monÈré que, sans lutte chimique, la mise en place drun dispositif de piégeage intensif réduisait con- sldérablement 1a population de S. damnos 'm. 5- 8. On srest aidé dans 1révaluation enEomologique des résultats drétudes faites au Cameroun et en Côte drlvoire qui avaienÈ montré qurune situation hypoendémique accompagnait une transmis- sion potentielle de moi.ns de 500 larves infectantes par an, une situation mésoendémique une transmlssion de 5OO à 10OO larves et une situation hyperendémique une transmissi-on de plus de 1000 larves. En appliquant ces critères pour déterriner lrintensité de 1a transmission, on a constaEé quren 1975, dans la zone de la phase I, des niveaux élevés de transmission ne subsis- taient que dans trois secteurs identifiés comme hyperendémiques, donÈ deux se trouvaient dans la zone de réinvasion; en 1976, non seulement ces secteurs srétaient rétrécis, rpis encore la transmission y était tmbée à un niveau mésoendémique. 9. Les opérations dans La zone de 1a phase II ont débuté le 14 janvier 1976. On sry est heurté pendant la saison des pluies à des difficultés résultant de fLuctuations journalières très considérables du début des cours dreau, ce qui a obligé à introduire un certain nombre dtajustements dans le système de traitement afin drassurer un contrô1e satisfaisant des larves. A cet effet, on a fait accompagner les pilotes, lors des vols drépandage, par un membre quali- fié du personnel, pour prendre sur place 1es décisions qui srimposaient dans chaque cas. 10. En ce qui concerne la phase III, le Comité a êté informé que les opérations de traitement allaient cormencer en février 1977. Ua traitement approprié de 1a partie occidentale avanE que Ia réinvasion ne corrnence à se produire dans 1a zone de la phase r pourrait contribuer à é1i- miner les sources PoÈentielles des simulies de réinvasion. Les opérations de luEte dans la zone est de 1a phase III seront limitées à ltOti et à ses affluents jusqurà ce que 1récoulement reprenne dans 1es affluents du Niger. 11. Pour déterminer si les simulies de réinvasion provenaient de régions situées au sud de la zone du Prograrmre, on a effectué un traitement expérimental pendant six semqines dans Ie Bandarr,a inférieur au sud du barrage de Kossou. La population locale de femelles piqueuses a été réduite de plus de 1OO0 par jour à un niveau inférieur à 10 qui srest maintenu pendant p1u- sieurs semaines après lrarrêt des épandages. CependanÈ, dans la zone de réinvasion, les den- sités de simulies sont demeurées à un niveau é1evé dans 1a vallée de la Léraba et dans le Bandama supérieur. 12. LiOMS a informé le Courité du changement de compagnie pour les épandages aériens de L977 à 1979 et des dispositions drordre logistique prises en conséquence. Les nouvelles stations hydrologiques oises en place pour faire face à 1 raccroissement des besoins du Progra'r'me résul- tant de son extension à la phase III 1ui ont été indiquées. PROBLEME DE IA REINVASION ET RAPPORT DU GROUPE DE IBAVAIL DU GROUPE CONSIJLTATIF SCIENITT'IQUE (GCS ) 13. Probième de la réinvasion : Le Dr R. E des études spéciales menées en L976 dans la réinvasion. Garms, consultant de 1iOMS, a rendu compte au Cmité zone du Prograune à propos du problème de la L4. Des prospections approfondies ntont pas révélé de gîtes larvaires de S. damnosum qua auraient pu expliquer 1es fortes densités de femelles piqueuses dans la région du Bandaro et de la Léraba, encore qurelles aient fait apparaître en plusieurs circonstances des échecs locaux de traitement et lrexistence de gîtes larvaires résiduels. On pense donc qutil se produit régu- lièrement des afflux massifs de simulies (t'3éinvasion'r) pénétrant profondément dans la zone du Prograume. 15. La réinvasion a revêtu en L976 1a même all-ure générale quten 1975 : cornmençant à 1a fin dravril, e1le srest poursuivie pendant toute l-a saison des pluies et a affecté les mêmes ré-gions, bien que, dans la va1lée du Bandame, l-es densités de femelles plqueuses aient été plus faibles que l-rannée précédente. 616. Loin drêtre constante, la réinvasion présentait de fortes fluctuations journalières. Les courbes des densités de femelles piqueuses aux différentes stations de capture avaient des allures analogues avec une concordance des sormlets et des creux. Apparermnent, les sirm:lies venaient Par vagues piquant simultanément en de nombreux endroi.ts largement dispersé-s, ce qui donnerait à penser que 1e phénomène est sous la dépendance de facteurs météorologiques. I1 est très probable que les simulies sont transportées par 1e vent, L7. Les populations de femelles piqueuses se caractérisaient élevée (voisine de 1OO 7.) des fenelles pares dans la va11ée de ces insectes avaient pris un repas de sang en dehors de lraire ne1le de femelles nullipares pourrait être révélatrice dréchec de gîtes larvaires proches non détectés. Par une Proportion extrêmement 1-a Léraba, ce qui suggère que traitée. La présence occasion- de traitement ou de lrexistence 18. Le taux drinfection des simulies étaiL élevé, même dans les parties complètement inha- bitées de la région réenvahie (vallée de la Léraba) , ce qui donne lieu de croire que 1es simu- lies srinfectent avant dratteindre 1a zone traitée. 19. LtidentificaEion cytotaxonomique de larves élevées à partir droeufs de femelles gorgées capturées dans 1a nature et des études morphologiques comparatives dradultes ont montré que les populations migrantes se composaient principalement des cytotypes de savane tlile (= S. damno- sum s.s) et Sirba (= S. sirbanum). 20. Les résultats drexpériences de transmission ont confirmé que ces deux cytotypes consi-- dérés comme étanE les vecteurs principa ux des souches de savane dro. volvulus sont capab Ies dtassurer le développement de 1rO. volvulus loca1 de 1a région Léraba-Bandama. 2L. Sur 1e Bandama, 1es densités vectorielles, quolque élevées, nront pas atteint les niveaux de 1975. 11 est possible que le traitement du cours inférieur du Bandama (par. 11) y ait été pour quelque chose. TouÈefois, cortrne 1a majorité des simulies originaires du Bandama inférieur appartenaient aux cytotypes de forêt tandis que cel1es qui réenvahissent la zone traitée étaient presque exclusivement constituées de simulies de savane, le Bandama inférieurnesaurait être considéré cormne une source mejeure de réinvasion. 22. On nta réussi à repérer aucune zone de départ des simulies migratoires. 11 doitnécessai- remenE s'agir de gîtes de cytotypes Nile et Sirba, très productifs à la fin de la saison sèche et pendant 1a saison des pluies et situés peut-êt.re dans des régions drhyperendémicité onchocerquienne . 23. Ia présence de gîtes larvaires de cytotypes Nile et Sirba a été établie dans Les régions périphériques méridionales, occidentales et nord-occidentales de 1a zone dropérations. Quelques- uns des gîtes de cette dernière région étant situés dans 1a zone de 1a phase III (ouest) du Programe, i1 se pourrait que, lorsque les épandages y seronE mis en oeuvre en 1977, 1a situa- tion sraméliore dans 1a région Léraba-Bandama. 24. Aucun signe de réinvasion nrayant été observé dans La zone de la phase II, iL est Peu probable que les simulies provenaient de 1rest. 25. Le CCST a entériné la décision dtengager 1es opérations drépandage aussi tôt quepossible en L977 dans la zone de 1a phase III (ouest) pour évaluer son rô1e éventuel dans le phénonène de réinvasion. Si 1a réinvasion se reproduisait le CCST recommande de traiter à titre exPéri- mental tous les gîtes larvaires connus des cytotypes Nile et Sirba adjacents aux zones de 1a phase I et de 1a phase III (ouest). 26. Groupe de travail du GCS : Le Dr P. Haskell, PrésidenE drun grouPe de travaildu Groupe consulEaÈif scientifique sur 1e problème de la réinvasion et la détermination de priorités de recherche qui srétait réuni à Genève dt 26 au 29 octobre L976, a rendu comPte au Conitédes délibérations de ce groupe de Èravail, dont 1e rapport sera ultérieurement distribué aux membres du CCST. Le groupe avait examiné divers asPects de la biologie du vecteur, les résuI- tats des Ëraiteüents expérimentaux en dehors de 1a zone du Progranrme et lrinfluence 8énéra1e des conditions nÉtéorologiques. I1 a ensuiEe souligné Ies points qui demandaienE des études complémentai.res pour élucider le phénomène de réinvasion et il a insisté sur 1e fait qur11 -7 - était indispensable pour cela dtétablir une colonie de laboratoire de S. damnosum. Le CCST a estiné qutil sragissait très certainement 1à drune entreprise de longue haleine requérant une collaboration continue entre un certain nombre de spécialistes. Etant donné la difficulté du transpo rt de S. damnosum vivants , 1e travail devrait sreffectuer pour lressentiel à 1t intérieur ou dans le voisinage de 1a zone du Programe. Toutefois, la possibilité que la souche de labo- ratoire, obtenue sous pression de sélection, diffère des souches sauvages sous drimportants aspects comportementaux et autres ne devrait pas être exclue. 27. Le CCST a entériné les recormandations suivantes a) Une grande priorité doit être donnée à la nrise au point, pour la détermination de 1fâge des simulies, dtune méthode appropriée utilisable dès L977 et un spécialiste devrait être noruué à cet effet. b) I1 faudrait effectuer pendant la prochaine saison sèche des études cytotaxonomiques pour déterminer les limites méridionales de lraire de dispersion des cytotypes Nile etSirba et 1a fréquence relative de ces deux espèces dans les populations larvaires. EtanÈ donné lrimPortance de ltidentification des cytotypes, i1 faudrait recruEer des personnels de haute qualification et des techniciens supplémentaires et Ies former aux techniques requises. c) Pour permettre 1tétude de la biologie des simulies dans la zone réenvahie, il faudrait autoriser 1a réimplantation temporai.re de gîtes larvaires au niveau de Gréchan sur la Lé raba. d) Les résultats obtenus à ce jour étant très prometteurs, il faudrait poursuivre, en leur accordant une haute priorité, les études en specEroscopie de fluorescence X pour repérer ltorigine des simulies de réinvasion. Ces investigations devraient porter nota6- ment sur du natérie1 en provenance de sources potentielles en Guinée, au Mali, auSénéga1, etc., qui devrait être utilisé aussi pour les déterminations morphologiques et cyto taxonomique s . e) I1 faudrait mettre au point des roéthodes supplémentaires de piégeage et de localisa- tion des lieux de repos pour ltétude de 1a biologie et du mouvement de S. damnosum. Ilcon- viendrait drexplorer 1r intérêt que pourraient présenter divers types de pièges, les aspi- rateurs à piles, 1répandage de pyréthroldes et les filets. f) Une grande priorité doit être donnée en L977 à lrinstallation de pièges à succion de type Rothamsted en des points clés pendant la période de réinvasion, afln de cerner les mouvements de simulies porEées par le vent et leurs rapports avec la météorologie pour 1aque11e le recrutement drun consultant familiarisé avec la technique en question devraitêtre recruté. 8) 11 faudrait poursuivre les travaux de développement de pièges appropriés pour 1a cap- ture dradultes des cytotypes Nile et sirba du complexe s. damnosum. h) Pour obtenir des renseignements plus exacts sur les densités de simulies, il faudraitétendre 1e réseau des stations de capture fonctionnant quotidiennement. i) Pour réaliser entre les données entomologiques et 1es données météorologiques la cor- rélation nécessaire au repérage de ltorigine des simulies migratoires, i1 faudrait éla-borer un Programme drétude des procédés par piège à succion qutil conviendrait dtappliquer(voir f) ci-dessus). j) Pour assurer 1e recueil drune quantité suffisante de données météorologiques, i1 fau-drait étoffer Ie réseau de staEions drobservations synoptiques dans la zone du programre en techant drobtenir le concours de ltOrganisation météorologique mondiale. Une hautepriorité devrait être accordée à la nise en place drune petite station agro-météorologique .au site expérimental de la Léraba. F. RAPPORT SUR l"A RECHERCHE ENTOIOTOGTQUE ET PROGRAMME PROPOSE POUR 1977 28. Recherches entomologiques menées en 1976 LrOMS a rendu compte des progrès réalisés dansles recherches effectuées en I976 en matière drécologie des vecteurs et de protection de 1 I environnement. 829. Les difficultés de transport droeufs drAfrique occidentale aux Etats-Unis et en Europe ont posé un problème sérieux. Récemment, lrlnstitut de Médecine tropicale de Tübingen(République fédérale d'Allemagne) a réussi à obtenir des adultes à partir de deux lots droeufs reçus! à rnettre au point un syscème dringestion de sang ainsi qutà provoquer 1a ponte droeufs chez deux femelles, mais ces oeufs se sont révélés stériles. 30. Un consultant, le Dr Grunewald, srest rendu dans la zone du progrannne pour déterminer les caractéristiques de lreau associées aux différentS cytotypes Cu c,:mp lexe S. damnosum. I1 a constaté que lreau nl était pas de même qualité aux sites respectivement colonisés par les cyto- types Bandama et Yah dtune part et les cytotypes Ni1e, Bille et Soubre drautre part. A la lumière de ces observations, i1 a pu repérer des sites potentiels drimplantation drun labora- toire drélevage. Des études simj.laires sont poursuivies à Bouaké. 31. 11 a été recruté un entornologiste qui stest activement employé avec 1es entomologistes de IrORSTOM à Bouaké à élever, aux fins de caractérisation taxonomique, des larves, des pupes et des adultes issus droeufs en provenance de simulies envahissant la zone traitée. I1 est maintenant en train drétablir un laboratoire dtélevage à Akosombo au Ghana. 32. A propos du complexe S. damnosum, les études menées dans le cadre dtune convention avec Itorganisation de coordination et de coopération pour 1a lutte contre les grandes endémies(Bouaké) ont marqué de grands progrès. En se fondant conjointernent sur la forme antennaire et Ie nombre de dents des maxilles, on a réussi à caractériser les adultes des cytotypes Nile/ Sirba, nandama/Soubre et uillefUdn. Cette technique a déjà facilité considérablement les recherches sur 1es simulies de réinvasion. Par ailleurs, des travaux menés dans le cadre drune convention avec ltunité de Recherche de Biosystématique dt0ttawa, Canada, ont montré que les femelles adultes des cytotypes Sirba et Soubre peuvent être différenciées en employant une combinaison de caractères différente de celIe indiquée ci-dessus. Ces travaux sur 1es carac- tères morphologiques devraient être poursuivis. 33. Le cytotaxonomiste du Prograntrne a continué à identifier et reporter sur carte la distri- bution des différents membres du complexe à lrintérieur et à lrextérieur de 1a zone du Pro- granrne, I1 essaye aussi de trouver chez les adultes des chromosomes polytènes qui pourraient aider à lridentification. Dans des travaux menés à ItUniversité de Canberra, Australie, un chercheur bénéficiaire drune petite subvention a trouvé des chromosomes dans les tubes de Malpighi drune espèce australienne et i1 pense que 1a technique des bandes C et G permettrait Peut-être de dégager des traits spécifiques. 11 se rendra sous peu en Afrique occidentale pour y tester ses méthodes. 34, Dans le cadre drune convention avec la Liverpool School of Tropical Medicine, iI est entrepris des études sur les polporphismes enzymatiques chez les membres du complexe S. damnosum. Les premiers résultats drinvestigations menées sur dix enzlrnes montrent que 1es bandes correspondant à 1ra1cool déshydrogénase diffèrent entre les cytotypes Bandama, Bi1le, Nile et Sirba. 35. En Côte drlvoire, il a été signalé en deux endroits une modification saisonnière de la composition des cytotypes prédominants à différentes époques de Itannée. A Danangoro, sur 1a rivière Maraoué, 1a prédominance (80 %) passe de Soubre en novembre à Nile en avril et, sur 1a rivière Cava11y, elle passe de Bille en février-mars à Yah plus tard dans lrannée. Ce phénomène devrait etre étudié plus avant en raison de nombreux cas semblables Erouvés chez dtautres vecteurs, appartenant à des complexes drespèces. 36. Le Comité a été informé qutun groupe de travail sur les complexes de vecteurs se réuni- rait à Genève du 15 au 19 novembre 1976 pour dresser Ie bilan des progrès déjà réalisés dans 1rétude du complexe S. damnosum pour clarifier 1a nomenclature des différents cytotypes du complexe et pour coordonner le futur progranme de recherches. Le rapport de cette réunion sera envoyé aux membres du CCST en temps opportun. 37. En ce qui concerne 1réchanrillonnage deS damnosum, les travaux de recherche ont es6en- tiellement été effectués à Bouaké dans le cadre de conventions avec lrORSTOM et ltlnstitut Léopold drAnvers. Pour la capture des adultes, on a essayé deux dispositifs, drune part le piège constitué dtune vitre placée au-dessus de 1a rivière pour inEercepter les adultes dans -9- leur vol, drautre part la feuille draluminium installée à plat sur la berge du cours dreau, lrun et lrautre revêtus drune substance visqueuse. Ils ont tous deux permis la capture drindi- vidus à des stades physiologiques différents de ce qui esE le cas chez 1es simulies capturées sur appât humain, de sorte qutils pourraient servir à obtenir des renseignements supplémen- taires sur la biologie des simulies. Le premier a en outre lravantage drindiquer la -hauteur et la direction de vol des adultes à différents stades physiologiques le long du cours dreau. 38. Les dispositifs de capture en général ont été exeminés par le groupe de travail sur le problème de réi.nvasion qui srest réuni à Genève. Le CCST a estimé qutil faudrait srefforcer activemenÈ draméliorer la capacité de piégeage en utilisant des substances attractives, en particulier des phéromones. 39. Pour ce qui est des stades pré-imaginaux, les résultats indiquent que de fines bandes de plastique constituaient le meilleur type de substrat artificiel. E1les ont permis de capEurer des larves et des pupes jusqurà des profondeurs supérieures à 3 m. Les observations sur les cycles de pupation et droviposition ont montré qu'i1s présentent la même allure généraIe caractérisée par unrrpicrr en début de maEinée et un autre en fin draprès-midi, ce qui confirme les constatations auxquelles avaient abouti des travaux antérieurs. 40. Des études se poursuivent sur 1a viEesse de cheminement des particules alimenÈaires dans le tube digestif des larves, point qui présente de lrimportance pour le développement de cer- taines formulations drinsecticides. 4L. Pour que ces diverses études sur les méthodes dtéchantillonnage répondent aux besoj.ns du Programme de Lutte contre lrOnchocercose, i1 est essentiel que les cytotypes étudiés aient été clairement identifiés. I1 importe en particulier que tous les dispositifs d'échantillon- nage employés conviennenE pour les cytotypes Sirba et Nile. 42. Pour ce qui est de la protection de lrenvironnement, le programne de surveillance du milieu aquatique srest poursuivi, dans 1e cadre de conventi.ons avec lrlnstitute of Aquatic Biology du Ghana et lrUnité hydrobiologique de IiORSTOM à Bouaké (Côre drlvoire). 11 a draurre Part été enËrepris, dans le cadre drune convention avec un ichtyologiste de Ouagadougou, des travaux drobservaÈion et de, catalogage des différentes espèces de poissons dans certains cours dreau. Les données, qui sont toutes transmises à Genève pour stockage en ordinaEeur, ont montré jusqurici que les épandages hebdomadaires drAbate nront eu que peu dreffeÈ sur la faune aquatique. Une grande importance a êté attribuée à lrobtention drune vaste sortrne de données de base dans les rivières Bagoé et Oti avant la mise en route des opérations de la phase III. 43. Un consultant, qui a assisté aux réunions semestrielles de coordinatiorr des différents grouPes engagés dans les travaux, a établi un bilan indépendant des résultats obtenus dejanvier à aott L976. Ce bllan a été présenté au Groupe écologique, qui a pour mission drévaluer et de cotmenter 1es activités de surveillance du milieu aquatique afférentes au Prograrrme de Lutte contre I tOnchocercose. 44. Programre de recherche proposé pour 1977 La plupart des recherches entomologiques seront menées au site de Léraba dans la région de la phase I de la zone du Programle, elles requerront, indépendanment drappareillages et de services de soutien appropriés, un appoint de personnel de haute qualification et de personnel technique ainsi que de moyens de transport. 45. Au début de janvier 1977, il sera effectué en un foyer isolé une expérlence sur la dis- persion de S. damnosum en sai-son sèche. El1e consistera nota[trnent à suspendre temporairement le traitement du site de Gréchan pour pemettre la reprise du développement larvaire et à piéger des adultes. On espère que des chercheurs de lrlnstitut de Recherche sur lrOnchocercose(fnO) ae Bouaké (Côte drlvoire) participeront à ce travail. A Pont Routier, il sera opéré des caPtures de simulies en provenance de lrextérieur pour éEudier leur état physiologique et les infections dont e1les pourraient être porteuses. I1 sera établi Ie long de 1a Léraba jusqurà son confluent avec Ia Comoé une chalne de stations.de captures journalières. 10- 46. Corrne en 1976,1e Dr Garms sera recruté pour aider à lrétude de réinvasion qui sera effectuée dtavril à août. Le Dr Ga::sls sera basé à Bobo-Dioulasso, cependant qutun autre consul- tant entomologiste sera en poste à Korhogo pendant les deux ou trois prerniers mois. Un réseau dtune vingtaine de,stations de captures journalières sera étabIi dans 1a partie ouest de 1a zone du Prograrmne. T1 sera procédé à la consignation quotidienne de données météorologiques et hycirologiques. 47. Les études requerront Itengaganent de 25 collecteurs de vecteurs et de 6 chauffeurs suP- plémentaires, ainsi que 1a disponibilité de six Land Rovers et du matériel requis. De même, pour 1es nouvelles stations de capture établies en des points cl-roisis dans les zones de repro- duction des cytotypes Nile et Sirba dans 1e sud et dans 1'ouest de la zone du Progranrne, il faudra 12 collecteurs, 2 véhicules et 2 chauffeurs. 48. Stil devai.t y avoir récurrence de lrinvasion malgré 1e traitement en temps utile de 1a zonedelaphaselll(ouest),onenvisagedetraiterexpérimentalementlesgîteslarvairesau sud-ouest de la zone du Prograrnrne en Côte drlvoire (voir paragraphe 25). Lrévaluation locale de cette campagne de traitenent expérimentale pourrait être assurée par 1'IRO à Bouaké (Côte d 'Ivoire) . G. MOYENS DE FAVORISER LA MISE AU POINT DE NOUVEAUX INSECTICIDES ET FORMUIJ.TIONS 49. LTCMS a passé en revue, pour 1e Cornité, 1es recherches visant à découvrir des larvicides de rernplacsnent pour la lutte contre les simulies. Tout en ayant un effet radical sur les larves de Simulium, la matière active doit être peu toxique Pour lrhonrne, 1es manrnifères et les organismes aquatiques non cibles. Des normes détail1ées pour 1es formulations sont imPor- tantes, contrne le montre la cornparaison entre la formulation Procida de ltAbate et drautres for- mulations du même produiÈ qui, bien que répondant aux mêmes normes, donnent des résultats diffé- rents. On poursuit donc les recherches concernant les noûnes et 1e mode draction biologique des diverses forrrulations. Des études de 1a nutrition des larves ont porté sur 1a dimension des particules et 1e moment de lringestion. 50. 11 nrest pas encore possible dtétablir une relation entre les résultats des épreuves de laboratoire et ltefficacité des composés sur 1e terrain. 11 est donc toujours nécessaire de sou1eEtre 1es fo::nulations prometEeuses à des essais de grande envergure sur 1e terrain pour déterminer leur portée, leur efficacité et leurs possibilités d'utilisation opérationne1le. A titre interrédiaire, on a mis au point un système de t'gouttières" qui sert actuellement à éprouver un certain nombre de corrposés. 51. Lrinsecticide 1e plus avancé dans le processus drévaluation est 1e Chlorphoxim qui doit faire lrobjet, en 1977, drun essâi de grande envergure sur une rivière. Des essais préllmi- naires ont actuellement lieu avec de ltAbate en poudre rnouillable à 50 %, de lrAbate 5OO en concentré émulsionnable de ltOI'{S-1825, de 1a Dimilin, de 1'Altosid, duReldanet du fénitrothion. 52. Le Dr Miles, membre du CCST, a présenté un rapport sur 1es études du Center for Disease Control, Atlanta, concernant 1e transfert de ltAbate de Iteau aux Particules de boue. En labo- ratoire, 1a plus grande partie de ltAbate a été a<lsorbée très rapidernent Par ces Particules de sorte que seule une faible concentration est derneurée dans 1a phase aqueuse. Cette importante observation pourrait expliquer certaines anomalies constatées au cours dtessais dans 1es rivières qui ont montré que 1tÀbate en concentré pour émulsion nrest pas toujours efficace inrmédiatement en aval du point drapplication. 53. Le Comité a exprimé son intérèt pour les travaux en cours sur 1es microcapsules et, ayanÈ noté que ce t)7pe de formulation pourrait être plus sé1ectif, a reconrnandé que les fabricants soient incités à offrir drar:tres insecticides formulés de cette manière. I1 a été souligné que lton devait vei11er, en déterminant le type et 1es dimensions de la capsule, àcequrellepuisse être aisément ingérée Par tous les stades larvaires. 54. Ayant examiné les résultats obtenus et 1es difficultés rencontrées, 1e Comité a recolD- mandé que lron accorde le plus haut rang de priorité à 1tévaluation de nouveaux comPosés et fotmulationsr ÿ coioPris 1es formulations micro-encapsulées. 11 55. Prenant noEe des progrès réa1isés dans la,mise au point de méthodes biologiques tives Pour la lutte contre les simulies, 1e Comité a proposé de poursuivre les études ture de masse, 1es recherches sur Ia sécurité pour Ia santé eÈ lrenvironnement et les en laboratoire et sur 1e terrain enErepris dans ce domaine. sé I ec- de cu1- essais H. RAPPORT SUR LES ACTIVITES EPIDEMIOLOGIQUES 56. Les activités drévaluaEion épidémiologique ont été présentées par 1'OMS et le Comité a examiné les deux méthodes de diagnostic utilisées dans 1e Progranme : 1a méthode standard qui consiste à laisser incuber 1es biopsies cutanées exsangues dans de lreau distillée et à faire une lecture après 30 minutes puis à vérifier 1es biopsies négatives dans du sénrn physiologique et à lire après trois heures ou davantage au moyen de plaques de microtitrage et la méthode des plaques de microtitrage utilisée seule. 57. Lrexpérience montre que si l-a deuxièroe méthode donne 1es m&nes chiffres de prévalence avec une plus forte production de microfilaires, elle présente des risques drerreurs lors des identifications et manipulations sur 1e terrain qui Ia rendent peu fiable. 58. Sur la base des rapports cormuniqués, 1e Comité a conclu que lton ne devait pas adopter à ce stade 1a méthode des plaques de microtitrage employée isolément en raison des difficultés auxquelles se heurte une utilisation généra1e sur 1e terrain. Toutefois, il faut poursuivre 1es essais pour éliminer 1es sources drerreur inhérentes à cette méthode et mettre aupointdrautres méthodes plus sensibles. Ces essais viseront à mettre au point une méthode plus fine ucilisable par 1réquipe drévaluation épidémiologique dans 1es cas où lron peut prévoir que la prévalence eE lrintensité de ltinfection seront faibles. 59. Lorsque la prévalence et lrintensité de lrinfection auront diminué, i1 sera possible de généraliser lrutilisaEion de cette méthode plus sensible et de ltadopter en tant que nouvelle méthode standard. Ce changement devra toutefois sreffectuer sans que 1a cornparabilité des données ait à en pâtir car aucun ajustement mathématique ne perrnettra de remédier entièrement à Ia différence de méthodologie. I. RAPPORT SUR LA RECHERCIIE MEDICALE ET PROGRA}IME PROPOSE POIIR 1977 60. Epidémiologie : Le Comité a été infonné des progrès réaiisés au cours drétudes sur 1a dynamique de 1a transmission de 1 ronchocercose et sur la pathogenèse de la maladie qui onE été entreprises, dans une zone de savane du Cameroun septentrional, au titre dtun accord conclu avec 1e Medical Research Council, Royaurae-Uni, et lrlnstitut de Médecine tropicale, Ttlbingen. 61. Des infonnations ont été fournies au sujeE drune étude de lrlnstitut drHisËologie et drAnaEomie pathologique de Rome sur les a1Èérations histopathologiques observées dans leslésions cutanées apparaissant au début de 1a maladie. 62- Le Comité a appris que, comne suite à la recomnandation qutil avait formulée à sa troi- sième session, 1réquipe dréva1uaÈion épidémiologique a examiné la question drune éventuelle infecËion transplacentaire dans Ironchocercose. Les ré quril pourrait se produire une transmission trin utero't sultats préliminaires donnenË à penser des microfilaires drO. volvulus. 63. Les études épidémiologiques faites dans la zone du Farako, région de Sikasso, au Mali, où des opéraËions de 1uÈte se sont déroulées sans interruption depuis 1966, montrent que latransmission, lorsqurelle a li-eu, est minime. La prévalence de la maladie a fléchi et le risquede cécité a beaucoup diminué. 64- A la suite dressais de lrUnité drEvaluaÈion épidémiologique, Ie test manuel de Sjdgren Pour mesurer lracuité visuelle dans une populaÈion drillettrés a été subsËitué au tesE E dansles enquêtes épidémiologiques. -L2- 65. Ltexamen de certains villages du Ghana septentrional nra pas permis.jusqurici de déceler des personnes infectées par Dipetalonema streptocerca ou Wuchereria bancrofti. 66. Conformément à une recormnandation faite par 1e CCST lors de sa deuxième réunionrunaccord aétéconcluavec le Ifuséum national drHistoire naturelle de Paris pour oue ce dernier étudie la distribution de lronchocercose animale dans la zone du Programme et carâctérise les larves filariennes infectantes chez 1es adultes du complexe S damnosum. 67. 11 a été indiqué au Comité quren collaboration avec lrlnstitut national drHygiène de lomé, Togo, lrUnité drEvaluation épidémiologique se propose drétudier lraspect de la coloration histochimique des microfilaires d'0. volvulus et de déterminer si 1es microfilaires de la souche de forêt peuvent être différenciées de ce11es de la souche de savane sur 1a base de la distribution spéeifique de leur activité de phosphatase acide. Ce travail complétera les études déjà entreprises par lrlnstitut Bernhard-Nocht des Maladies maritimes et tropicales, Hambourg (République fédéra1e d'Allemagne), qui ont montré qu'il existait de nettes différences entre la souche guatémaltèque, la souche sylvatique du Libéria et la souche de savane de la zone du Progranrne. 11 est également ressorti de ces études que, chez 1es microfilaires de lrutérus des vers adultes, 1es propriétés tinct.oriales 1iées à lractivité de phosphatase acide sont différentes de ce1les observées chez 1es microfilaires de 1a peau. Le Comité a recommandé drélargir ce. type drétudes de manière à y inclure les stades de développement filarien rencontrés chez les simulies vectrices. 68. Dans le cadre dtun accord avec lrUniversité Johns Hopkins, Baltimore, des nodules et des biopsies cutanées exsangues sont envoyés de la zone du Progranrne pour 1a culture in vitro de microfilaires. 69. Immuno logie Le Comité a êté informé quten imnunologie des progrès ont été enregistrés à Irlnstitut Minerva de la Recherche médicale, Helsinki, en ce qui concerne lrisolemenE de deux antigènes purifiés drO. volvulus sur lesquels on avait déjà praÈiqué avec des résultats Pro- metÈeurs 1tépreuve du Eitrage avec immuno-adsorbant 1ié à une enzyme (ELISA). Lrévaluation drune épreuve drimmunofluorescence au Center for Disease Control, Atlanta, nta pas donnéjusqutici de résultaEs concluants mais est poursuivie. 70. LtOl,lS a examiné pour le Comité 1a technique ELISA actuellement appliquée à de nombreuses maladies parasiEaires. CetE,e technique offre des possibilités dtutilisation sur 1e Eerrain dans le domaine de lronchocercose si lron peut préparer des antigènes spécifiques Pour les études séro-épidémiologiques. I1 faudrait encourager 1a recherche de méthodes de détection des anti- gènes circulants propres à faciliter 1e diagnostic précoce de lronchocercose. Le CCST a recom- mandé drintensifier les travaux afin de mettre au point une technique ELISA pour les examens diagnostiques de masse qu'i soit très sensible et utilisable en milieu tropical. Le personnel du Progranrne stest déclaré disposé à éprouver lrapplicabilité de cette technique à condition qurune formation appropriée soit donnée. 7 L. Chimiothérapie Dâns 1e domaine de la chimiothérapie, IrOMS a indiqué que lron venait drachever un inventaire et une énalyse poussés de la littérature sur la pharmacodynamique et 1a toxicité de la DEC et de la suramine et que ce travai-l seraiE bientôt publié. 72. Les résultats préliminaires dressais chimiothérapeutiques entrepris au CenÈre ÿItraz de ITOCCGE à Bobo-Dioulasso avec de la DEC et de 1a lévamisole monErenE quraux doses utilisées la lévamisole nra dreffet ni sur les microfilaires dr0. volvulus ni sur 1es lésions oculaires. Lradjonction de la lévamisole à la DEC ne semble pas entrainer dreffet additionnel sur 1es den- sités de microfilaires ou sur lrincidence et lrintensité des réactions secondaires. 73. Deux accords ont été conclus avec lrUnit,é drEnseignement et de Recherche de l{édecine et Santé tropicale, Marseille, pour soutenir des études concernant lreffeE des traitemenEs de suramine à dose Eotale faible chez le lapin et les onchocerquiens. 74. Des essais organisés récerrnent au Cameroun dans le cadre de lraccord avec le Medical Research Council, Londres (Royaume-lJni), indiquent que 1e nétrifonate a une acEion microfila- ricide semblable à celle de la DEC, mais avec moins dreffets secondaires. t13- 75. L|OMS va bientôt conclure un accord avec Ie GouvernemenE du Ghana eÈ Ia Liverpool School of Tropical Medicine, Royaume-Uni, pour lamise en place drun centre de recherches chimiothérapeu- tiques à Tamale, Ghana. La date de janvier 1977 a été provisoirement retenue pour le premier essai de médicamenÈs. 76. Un parEicipant ayanL. demandé si le CCST doit prendre position sur lrutilisaEion de sujets humains pour Les éÈudes chimiothérapeutiques, on a fait observer que IrOMS avaiÈ un ComiEé spécial qui examine tous les projets de cetEe naÈure pour stassurer que les règles dréthique de la Convention de Vienne, de la Déclaration drHelsinki et de la Charte des Droits de lrHomme sont respecEées dans 1es programmes soutenus par 1rOMS. 77, Dans le cadre drétudes entreprises au CDC, AÈ1anÈa (Etats-Unis), onsrattache à découvrir un nouveau modèle animal en infectant des mérions (Meriones unguiculat.r") .r." Onchocerca cervica lis en utilisant Culicoides variipennis comme source de matérie1 infectant, 78. Nodulectomie Le CCST a appris que des négociations sont en cours avec lrlnstitut Bernhard-Nocht, Hambourg, eE le GouvernemenË de la Haute-Vo1ta pour la mise sur pied, Èous les ans et sur une période de quatre à cinq ans, drune étude pilote de nodulecEomie portant sur 300-4OO malades dans deux villages drhyperendémiciEé où Ies observations entomologiques montrent que la transmission de lronchocercose a éÈé interrompue ou ramenée à un très bas niveau. Cet essai a pour objet : a) drévaluer lrincidence de la dénodulisat,ion sur un réservoir drinfection où les sujets ne sont plus exposés à la réinfection et b) drévaluer lreffet éven- tuel de cette thérapie sur la pathologie oculaire. 79. Certains membres du CCST ont exprimé des réserves au sujet drun programme de nodulectomie en invoquant notartrnent la difficulté quril y aurait à déceler et à extraire sur le terrain des nodules profonds ou non palpables et la nécessité éventuelle de faire appel à un personnel hautement qualifié. En revanche, on a reconnu la valeur psychologique indéniable drun traite- ment visible pour les malades de 1a zone du Progranrme et Ie CCST a recomnandé qurun accord relatif à 1rétude susmentionnée soit conclu avec lrlnstitut Bernhard-Nocht pour les maladies maritimes et tropicales, Hambourg. 80. Pour compléEer ces recherches, 1e CCST a recommandé que, dans la zone du Prograurne où la transmission drOnchocerca volvulus a éEé interrompue, on procède à des recherches plus détai11ées concernant les effets possibles de ta nodulectomie en ce qui concerne j.) lraccé1ération de la diminution naturelle prévisible des charges microfilariennes; ii) la prévention drun développement ultérieur de lésions oculaires et de la cécité chez les personnes déjà infectées. 81. 11 a été proposé drétudier ce problème chez un groupe de personnes vivanÈ dans les villagesrrdrévaluation épidémiologique" où lrensemble de Ia population a déjà été soumise à des examens cliniques, parasitologiques et ophtalmologiques poussés. A cet égard, des données c1i- niques détail1ées concernant près de SOOO malades de ces villages sont déjà stockées en ordina teur. 82. On choisira 2OO à 300 personnes particulièrement exposées à un risque de 1ésion oculaire grave ou de cécité sur un total dtun millier peut-être eE lron consËituera un groupe témoin de même dimension (ou plus nombreux), la sélection des malades des deux groupes étant fondée sur un ou plusieurs des critères ci-après qui correspondent aux principaux signes drun ri-sque de cécité énumérés par Ie Comité OMS drexperts de ltEpidémiologie de ltOnchocercose : i) présence drun nodule de la tête; ii) présence de plus de 50 microfilaires dans une cornée; iii-) présence de plus de 20 microfilaires dans une chambre antérieure; iv) présence de plus de 10 (ou peut-être 5) microfilaires dans une biopsie cutanée pré- levée à la conrnissure temporale des paupières; L4- v) anÈécédents de cécité nocturne ou signes drune réductj-on grave des champs visuels; vi) 1ésion oculaire dangereuse due à lronchocercose (kératite sclérosante précoce, iriEis active, chori-oréEinite ou papillite); et vii) très forEe infection cutanée. 83. Une équipe travaillant dans les villages procéderait sur le groupe de malades soumis à lressai à lrablation chirurgicale de tous les nodules décelables. Pour affirmer cette expé- rience, on pourrait aussi étudier les effets de lrablation des seuls nodules de la tête chez un Sous-groupe de malades. 84, Ltévaluation des effets de la nodulectomie sur les charges de microfilaires et sur 1révo- lution des lésions oculaires prendra probablement trois à cinq ans. Elle sera faite dans 1e cadre des activités courantes lorsque les équipes d'évaluation épidémiologique se rendront dans les villages pour les réexamens systématiques. Aucun travail additionnel nten découlera pour les équipes drévaluation épidémiologique et le seul surcroît de dépenses et de travail sera celui nécessité par lrexcision des nodules. 85, On estime que les populations des villages choisis pour les examens déEaillés sauront comprendre, lorsquron le leur expliquera, quril stagit de pratiquer une opération à la fois spectaculaire et sans danger (1a nodulectomie) sur ceux (ou certains de ceux) qui sont parti- culièrement exposés à 1a cécité. Cela devrait assurer leur coopération et, par la suite, accroître les Èaux de fréquentation lors des examens systématiques poussés qui seront faiEs par les équipes drévaluation épidémiologique. 86. Pour choisir les malades parmi 1es habitants des villages intéressés, il faudra tenir dûment compte des problèmes logistiques et. de la validité statistique de Lréchantillon. J. DEVELOPPEMENT DES MEDICâ,MENTS 87. LTOMS a rendu compte des mesures prises pour appliquer les recornmandations des précé- dentes réunions du CCST touchanE le besoin urgent draméliorer le traitement chimiothérapeutique des onchocerquiens. Ces travaux se poursuivent dans troi-s voies : a) amélioration de lrutili- saEion des médicaments existants; b) essai, dans le traitement de lronchocercose, drauÈres médicaments déjà utili.sés en médecine humaine; et c) établissement drun programme dressals pré- liminaires (screening) de nouveaux filaricides. Les progrès réa1isés dans la première de ces trois voies onÈ été signalés plus haut (paras 7L-74), 88. LTOMS a informé te CCST des mesures prises pour tester lraction possible, sur@lus, drun certain nombre dtanthelminthiques et de trypanocides dont la sécurité dtemploi chez lfhorme a été démonÈrée. Parmi ces composés figurent les suivants : lévaroisole, mébendazoLe, métrifonate, nifurtimox et béréni1, ainsi que diverses combinaisons de ces médicaments avec ou sans diéthyLcarbamazine. Des essais de ces médicaments figurenE au prograrme de travaux de IrOCCGE au Centre lturaz de Bobo-Dioulasso, Haute-Vo1Ea, ainsi qurau programne de lréquipe du British Medical Research Council qui travaille au Cameroun. DrauEres essais vont bientôt conmencer au Centre de Recherche chimioEhérapeutique de Tamale au Ghana. 89. LrOMS a décrit un projet de programme de passage au crible de médicaments filaricides. 11 sragit dtun projet de recherche à long terme qui comportera un travail considérable dans les quelques laboratoires dûmenÈ équipés, et qui exigera la coopération de lrindustrie pharmaceu- Èique, de spécialisEes de la chimie slmthétique et, peut-êEre, de biochimistes. La Division du Paludisme et autres Maladies parasitaires de 1I0!lS accorde déjà une aide financière modeste à quelques laboratoires qui se livrent à ce genre de travaux. On envisage qutune aide financière beaucoup plus large viendra du Programme spécial OMS de recherche et de formaE.ion concernant 1es rnaladies tropicales. 90. Sous la rubrique "fi-lariosettde ce dernier progralune, dont les étapes ont été planifiées en collaborati-on étroite avec 1e Programrue, les mesures suivantes ont été proposées: t 15- a) Une aide dtappoinE serâ accordée à un certain nombre de centres universitaires qui procèdent déjà au tamisage primaire et secondaire de médicaments filaricides. b) On stefforcera comtre par le passé dtobÈenir une vaste gamme de composés sélectionnés par lrindustrie pharmaceutique et par lrArmée américaine I composés synthétisés -au cours de la recherche de nouveaux produits antipaludiques, etnouveauxcomposésmisaupointsurla base des connaissances acquises sur 1a biochimie des parasites filariens. c) 11 sera créé un centre de tamisage tertiaire où lron éËudiera les nouveaux médica- ments Potentiellement filaricides retenus lors des deux tamisages précédents et leur acEion pos sible sur O. gibsoni et 0. gutÈurosa chez les bovins 91. Dans lrexamen de cette proposition, le CCST a souligné que IrOMS devrait amener ltindus- trie pharmaceutique à sriutéresser à ce problème, car la découverte de médicaments actifs Pourrait déboucher sur lrengagement de prograrmes de chimiothérapie de masse contre 1es fila- rioses; IrOMS devrait explorer aussi toutes les possibilités de financement de ces travaux. TenanE compte des propositions de 1a Banque mondiale évoquées à sa Eroisième réunion, 1e CCST a estimé quril serait souhaitable que la question soit signalée à Itattention du Comité conjoint de Coordination. 92. Des suggestions onE été formulées au sujet de lrutilisation possible, dans le progranune de tamisage, de cervidés, de bovins nains et drautres animaux suscepÈibles de contracter lronchocercose. On a fait remarquer que si le Nifurtimox figure parmi 1es médicaments à essayer, crest Parce que lron dispose de données fragmentaires sur son action macrofilaricide contre LiÈomosoides carinii et Qnchocerca volvulus, et iL a été proposé dressayer également un autre trypanocide, le Radanil, qui est chimiquement comparable au Nifurtimox. K. COLLECTE ET STOCKAGE DES DONNEES 93. LroMS a rendu compte des progrès accomplis dans la collecte et le stockage des données recueillies au cours des t,ravaux du Programme. Lesystèmedevérificationetdemiseà jourautoma- tisées des données épidémiologiques est maintenant opérationnel en ce qui concerne lrévaluation simple, tandis que le sysÈème complexe drévaluation détai11ée esE en cours de développemenÈ etdevrait être opéraÈionnel au début de lrannée 1977. Des perfectionnements éventuels, contrnelrutilisation de microfilms pour la transmission des données, sont actuellement à 1rétude. 94. Des formulaires normalisés drenregistrement et de transmission des données entomologiques ont été adoptés, et lron stocke maintenanÈ sur ordinateur des résumés mensuels des captures de simulies et des raPPorts de dissection. De plus, à la fin de chaque cycle larvicide, on envoieà Genève Pour sÈockage une carte indiquant les zones de traitement, les quantités dtinsecti- cides utilisées, les trajets suivis par 1es avions et les hélicoptères, 1es dates drépandage,les débits des cours dteau, et 1es résultats de prospections positives pour les nymphes. pres- que toutes les données des années passées ont maintenant été stockées et lron prend des mesurespour concilier autant que possible les données enregistrées sur les fiches précédentes avec laprésentation standard actuellement en usage. 95. Des formulaires normalisés pour ltenregistrement et la Eransmission des données du pro- gramme de surveillance de lrenvironnement aquatique sont utilisés depuis quatre moisl et conmepour la lutte antivectorielle, les données des rapports précédents ont été reprises pour êtreprésentées, dans toute la mesure possible, de lamêmemanière que sur les formulaires actuelle- ment en usage. 96. Dans lrexamen du rapporÈ sur Ia collecte de données, 1e CCST a recommandé que les données rassemblées dans les différentes collectivités par lrUniEé épidémiologique soient analysées en vue drétablir des corrélations entre les taux de prévalence, la densité des microfilaires et la prévalence de la cécité dans les collectivités. Ce genre dtanalyse donnera des renseignements pré.cieux sur lrordre de grandeur des niveaux critiques de risque de 1ésion oculaire, de cécité eEfou de maladie chronique de la peau dans les conditions qui sonÈ celles des collectivités étudiées. 11 a été proposé drautre parË que, comme envisagé à la troisième réunion du CCST, 1e Programme rassemble des données de base sur 1es taux différents dtexposition des honrnes et des ferunes des divers groupes dtâge aux piqûres des simulies et étudie tout parËiculièrement les différences de comportement de ces différents groupes de population. 16 - 97. Pour ce qui est de 1révaluation des données relatives à 1a surveillancedelrenvironnement aquatique, on a fait remarquer que si cette évaluation relève au premier chef du Groupe, le CCST sry intéresse également et possède les compétences requises en 1a matière. Le Comité a été informé que 1e Groupe écologique se préoccupait du manque de données sur les fluctuations de 1a faune de micro-organismes au cours du cycle de 24 heures. Plusieurs de ses merntres ont exprimé 1e souhait qutil serait possible de procéder à une identification taxonomique plus précise de 1a faune aquatique étudiée. On a signalé que 1es contacts entre 1e personnel des opérations antivectorielles et 1e personnel scienÈifique de Bouaké et de Tamale qui surveille lrenvironnement aquatique avaient été beaucoup renforcés et que des réunions cofltrnunes étaient maintenant organisées plusieurs fois par an. L. FINANCB,IENT DE LA RECHERCHE 98. Le CCST a examiné 1'avenir et le financemenE des activités de recherche et a faLE remar- quer quril était indispensable que 1e prograrmre de recherche ait une ampleur suffisante pour satisfaire aux impératifs ci-après : a) offrir la base nécessaire à 1a mise en oeuvre efficace du programne actuel; b) résoudre 1es problèmes mis au jour par le présent prograrnme : réinvasion, nouveaux insecticides, etc. ; c) jeter 1es bases de nouvelles activités, de techniques plus efficaces et de nouveaux prograrTmes. 99. Au cours de 1a présente session du CCST et drautres réunions (par exemple, celle du groupe de travail du GCS), i1 a déjà été proposé des progrannnes de recherche dépassant les pos- sibilités budgétaires et htrmaines actuelles. En entomologie, 1e personnel actuel travaille à 1a limite de sa capacité et ne pourrait vraiment pas se charger des nouvelles recherches jugées indispensables. Le groupe de travail du GCS a reconnulanécessitédrunappointdrentomologistes, mais il en va de même pour lrUnité drEvaluation épidémiologique et le Programme de surveillance de 1 renvironnement aquatique. 1OO. Une autre question à considérer dans Ie long terme est cel1e drautres maladies, coume 1a schistosorniase et 1a trypanosomiase, qui sont endémiques dans la région du Prograarme. Il nrappartient pas au CCST de sroccuper actuellement de ces problèmes, mais il semble bien qu'il sera nécessaire de lancer une attaque conjointe contre 1es grandes maladies, puisque certains des moyens engagés dans 1a lutte contre ltonchocercose pourraient également être utilisés dans 1a lutEe contre drautres maladies. Par exemple, des techniques séquentielles sont utilisables contre 1a mouche tsé-tsé et même pour 1 rapplication de molluscicides et il serait inutilement onéreux draccroître le personnel dans tous 1es secteurs alors qutun Iéger réaménagement du pro- grânme permettrait de réaliser une partie du travail supplémentaire à un moindre coût g1obal. 101. Le CCST a estimé que cette question devrait être portée à lrattention du Comité conjoint de Coordination (CCC) et i1 a derrandé que lron examine les moyens de trouver 1es ressources extrabudgétaires qui seront nécessaires. M. GROUPE ECOLoGTQUE 1O2. Le Dr E. B. Worthington, représentant du Groupe écologique, a expliqué que 1e rapport sur la dernière réunion du Groupe nrétait pas encore prêt mais serait distribué aux menbres du CCST à une date ultérieure. Le Dr WorEhington a brièvement décrit 1e rô1e principal du Groupe, qui ne se préoccupe pas seulemenÈ des effets de lrapplication drinsecticides, mais aussi des incidences généra1es du progr""'me sur 1 técologie. Le Groupe écologique a passé en revue le pro- gramme de surveill-ance de lrenvironnemenÈ aquatique et a constaté avec satisfaction que 1es groupes en cause avaient soigneusement respecté 1e protocole arrêté par 1e Groupe écologique aux réunions précédentes et qutils tenaient des consultations périodiques. Le Groupe a souligné quril pouvait parfois être nécessaire de manipuler lrenvironn@rent et 1e CCST a exaoiné ce Pro- blème en relation avec 1es projets de maîtrise de 1teau. Sur le plan hr:main, le Groupe écolo- gique se préoccupe des problèmes que pose 1a réinstallation, et notâûment des risques drexposi- tion à drautres maladies, particulièrement à 1a schistosomiase et à 1a trypanosomiase. L7 103. AyanE proposé que cette dernière question figure à lrordre du jour de 1a prochaine réunion conjolnte ccsT/GE à ouagadougou en lrrars L977, le Comité a été informé par 1'CFIS de 1apossibilité que 1es chefs des équipes qui font des recherches sur la schistosomiase et 1a Ëry-panosmiase dans la région assistent à la réunion. On pourrait également y inviter 1es hydro-biologistes du progremme de surveillance de lrenvironnement aquatique. N GROUPE CONSULTATIF SIIR LE DEVELOPPETENT ECONOI.{IQUE (CCOT) 1O4. M. Paul-Marc Henry, Président, a rendu compte des déIibérat.ions de la seconde réunion du Groupe consultatif sur 1e développement économique, dont les minutes seront corununiquéespar 1a suite aux membres du CCST. Parmi les questions traitées dans le rapporE figurent lesproblèmes de réinstalLation et de migration liés à des problèmes tels que 1e régime foncier, 1es infrastructures saniEaire, scolaire et aut,res, le potentiel des différents types de sols sur le plan agricole eE industriel, la Ëendance récente à srinstalLer hors des vi1les, lrabsence de ressources énergétiques et le rôle des fermres. Le Comité a étê informé qurilpourrait y avoir avantage à étudier la question du développement des régions débarrassées de lronchocercose dans 1e contexte plus généra1 du prograrmre draide au Sahel. o. QUESTTONS DIVERSES 105. Formation : LrcMS a informé 1e comité que deux boursi.ers, un directeur de 1a santé duNigéria et un médecin du Mali, recevaient dans le cadre du programne une fomration sur les aspects médicaux de 1 ronchocercose. 106. Le CCST a examiné le problème important de lremploi de personnels scientifiques afri- cains dans la lutte contre lronchocercose. 11 a rappelé qutil sragissait 1à dtun des objectifsprerniers du Progranrne, mai.s il a estimé que peu de progrès avaient été accomplis. LO7. 11 conviendrait de considérer à cet égard les besoins à court et à long teme. En cequi concerne le court terme, il est manifesEe que dans presque tous les secteurs 1e progranrme souffrait drune pénurie du personnel. Pour ce qui est des travaux de laboratoire et des acti- vités sur 1e terrain, il serait possibLe de remédier à cette pénurie en recrutant des diplêmés nationaux qui, tout en aidant à mettre en oeuvre le prograrune élargi de recherche évoqué .i11",rr"dans ce raPPort, bénéficieraient drune précieuse formation sur le tas. Quant aux besoins àlongteme' il a été reconnu quril était indispensable de constituer dans Ies pays participants un cadre de personnel au fait de tous 1es aspecÈs de la lutte contre lronchocercose et de la recherche sur cette maladie, pour aider à établir et à exécuter 1es prograrnes nationaux qui seront drune importance croissante à lravenir dans 1es opérations de lutte. 1o8. Le CCST a constaté que 1'on ne manquait pas de diplôrrés nationaux qualifiés et enthou- siastes capables de sracquitter de ces tâches, et qutil étaiÈ probable que des fonds pourraientêtre obtenus Pour leur offrir des bourses de formation dans certaines disciplines. Cependant,1e CCST a souligné 1e manque de perspectives de carrière, dans les services de santé p,rUti.q.r.drun grand nonbre de paysparticipants, pour absorber et employer ces diplômés, leur formation achevée, constituait un problème sérieux qui menaçait de faire obstacLe aux progrès non seule- ment dans 1a lutte contre 1 ronchocercose mais égalerrent dans le dmaine connexe du développe- ment économique. 109. Le CCST a recorrnandé que ce problème soit porté à Ia connaissance du Comité conjoint deCoordination à sa session de décembre. Pour résoudre ce problème, 1e CCST a proposé de créer un fonds fiduciaire international pour 1a formation à 1a lutte contrel-tonchoceicose, quiserait alimenté par les cotisations des gouvenrements participants, par 1e budget de fo:mation duPrograrrme, par 1es fonds de formation des bureaux régionaux de 1iCÊIS et par des dons droriginebilatérale. Grâce à ce fonds, il serait possible de recruter dans 1es pays participants uncertain nombre de boursiers de recherche africains.,Lorsque ces boursiers auraient achevé leurformation dans le Prograrune, i1s retourneraient dans leurs pays pour travailler sur leproblèmede lronchocercose et iIs seraient payés par le fonds fiduciaire jusqurà ce qutune place leursoit offerte au sein de lrorganisation nationale compétente; 1,aide financière du fonds fidu-ciaire serait accordée pour un maximum de deux ans. 18- 110. Le CCST a fait remarquer qurune tel1e solution, outre qurelle aiderait à donner au Pro- gramme de Lutte contre lrOnchocercose l tampleur accrue nécessaire , offriraLt aux pay6 partici- Pants le moyen de renforcer à peu de frais leurs services de santé par dupersonnelexpérimenté. 111. Membres du Comité : Il a été noté que 1e mandat des membres du présent Comité expirait fin 1976. A,u sujet de la sélection des nouveaux membres l-a nécessité de maintenir un juste équilibre entre les différentes spécial ités a ê.té rappelé à 1'CF,IS. Le CCSÏ considère qu'un mandat de deux ans est trop court pour que 1e travail accompli soit pleinernent productif, et que, Pour assurer la continuité des travaux du Comité, il faudrait explorer la possibilité de proroger le mandat dtau moins quelques-uns des membres actuels. P. DATE DE LA PROCHAINE REUNION l1-z. Plusieurs mernbres du Comité ont exprimé lravis que, malgré 1e sérieux des discussions, 1e temps alloué pour la réunion avait été trop court pour parvenir à des conclusions et à des recomrandations fermes concernant les activités scientifiques et techniques ultérieures du Prograrmne. Le Comité avaiE demandé à plusieurs reprises que 1es doctrnents de travail soient distribués un mois avant la session, mais malheureusement cela nta pas toujours été fait. Drailleurs, mème si à lravenir tous les docr:ments de travail étaient distribués suffisanurent tôt, 1e nombre et lrampleur des problèmes à étudier exigent davaniage de temps que celui dont 1es membres ont disposé jusqurici. Aussi le Comité nra-t-il pas pu consacrer suffisamruent de temps à I rétabliss€ment de nettes priorités pour les différents aspects de 1a recherche. Le Comité a donc dernandé que ses futures sessions durent un jour de plus. 113. T1 a êté proposé que la cinquième réunion du CCST se tienne à Ouagadougou du ler au 4 mars L977. Pour ce qui est de la sixième session, i1 a été provisoirement recormandé qurelle se tienne du 6 au 9 septembre L977, en un lieu à fixer plus tard. a. ADOPTTON DU RAPPoRT TL4. Le Comité a examiné et adopté le projet de rapport en y apportant un certain nombre de modi fications. R. CLOI'I]RE DE LA RET]NION 115. Avant de clore la réunion, le Président a remercié Èous 1es ParticiPants et 1e Secréta- riat de lraide qutils 1ui avaient apportée dans lraccomplissement de sa tâche et de l-eur con- tribution aux débats, qui avait assuré le succès de cette réunion. 19- ORDRE DU JOUR AI,INEXE I I 2 3 4 Ouverture de 1a session Election du Président Adoption de ltordre du jour Entomologie a) b) c) d) Rapport sur les activités entomologiques Problème de Ia réinvasion et rapport du groupe de travail du Groupe consultatif scienti fique Rapport sur la recherche entomologique et prografi[Ile ProPosé pour 1977 Voies et moyens pour promouvoir la mise au point de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations 5. Ep 1démiologie a) Rapport sur les activités épidémiologl-ques b) Rapport sur 1a recherche médicale et Programne propoeé pour 1977 c) Développement des médicaments Collecte et stockage des données Financement de 1a recherche Rapport sur la réunion du Groupe écologique Rapport sur 1a réunion du Groupe consultatif sur 1e développement économique Questions diverses Date de la prochaine réunion Adoption du raPPort CIôture de 1a réunion 6. 6.b 7. 8. 9. IO. 11. L2. _20_ ANNEXE II RESIJME DES RECOMMANDATIONS DE CE RAPPORT Entomologie 1. En cas de réinvasion après lrapplication des mesures de lutte antivectorielle de la phase III (ouest), tous les gltes larvaires connus des cytotypes Nile et Sirba voisins des zones de 1a phase I et de la phase III (ouest) devraient faire lrobjet de traitements expéri- mentaux (paragraphe 25). 2. 11 faudrait accorder une haute priorité à Ia mise au point dtune méthode de détermination de 1fâge des simulies utilisable en L977 , et un spécialiste devrait être recruté à cet effet(paragraphe 27 a)). 3. Des études cytotaxonomiques devraient ètre entreprises au cours de la prochaine saigon sèche pour déterminer les limites méridionales de la répartition des cytotypes Nile et Slrba et en déterminer 1a fréquence relative dans 1es populations de larves. Vu lrimportance decette détermination des cytotypes, i1 conviendrait de recruter davantage de spécialistes et de tech- niciens et de les former aux techniques requises (paragraphe 27 b)). 4, Pour pennettre lrétude de l-a biologie des simulies dans La zone réenvahie, il faudrait autoriser la réimplantation temrporaire de gîtes larvaires au niveau de Gréchan sur 1a Léraba(paragraphe 27 c)). 5. I1 faudrait accorder unepriorité éLevée à lapoursuite desétudes enspectroscopie de fluores- cence X pour déterminer lrorigine des invasions desimulies; en outre, du matérielenprovenance de sources possibles au Ghana, au Mali, au Sénégal, etc. devrait ètre inclus dans ces tests et utilisé à des fins de détermination morphologique et cytotaxonomique (paragraphe 27 d)). 6. 11 faudrait mettre au point de nouvelles méthodes de piégeage et de localisation desabrie de S. damnosun pour 1rétude de la biologie et les déplacements de ce vecteur (paragraphe2T e)). 7, 11 faudrait accorder une priorité élevée à lrinstallation de pièges à succion du type RoÈhamsted en des points clés pendant la période de réinvasion pour étudier dans quellemesure les vols de simulies sont facilités par le vent et quelle est la relation de ces vols avec la météorologie; ces études seront faites avec lraide drun consultant bien au courant de cette technique (paragraphe 27 f)). 8. I1 faudrait poursuivre les travaux de recherche en vue de la mise au point de pièges appropriés pour capturer les adultes dee cytotypes Nile et Sirba du compl-exe S. damnogr.o(paragraphe 27 ù) . 9. Il- faudrait étendre le réseau des statlons de capture fonctionnant quotidiennement pour obtenir des renseignements plus exacts sur les densitée desiuulieedans ltensemble de la réglon réen- vahie (paragraphe 27 h)). 10. Pour assurer 1e recueil drune quantité suffisante de données météorologiques, il faudrait étoffer le réseau de stations drobservations synoptiquee dans La zote du Prograrnne et accorder une priorité é1evée à 1rétabliasement drune petite station agrorrétéorologique au glte expéri- mental de 1a Léraba (paragraphe 27 j)). 11. 11 faudrait donner une priorité éIevée à Lrévaluation de nouveaux insecticidee et de nouvelles formulations et encourager 1ee fabricants à offrir différents insecticidee dane dee formulations micro-encapsuléee (paragraphee 53 et 54). , 2L- Annexe II Ep idémiologie 12. Lrétude de propriétés tinctorlales 1iéee à ltactivlté de phosphatase acide des-microfi- laires de O. volvulus devrait être élargie aux stades de développement filarien rencontrés chezles slmuli.ffis (paragraphe 66). Inrmunologie 13. Il faudrait intensifier les études pour la mise au point drune technique ELISA hauteoent sensible en vue du diagnostic de masse en milieu troplcal (paragraphe 69). Nodulectomie L4. 11 faudrait conclure un accord avec ltlnstltut Bernhard-Nocht des Maladies maritimes er tropicales de Hambourgr €n vue dtune étude sur la nodulectomie chez 3OO à 4OO malades, qui serait effectuée annuellement pendant quatre ou cinq ans dans 2 villages drhyperendémicité(paragraphe 78). 15. Pour compléter 1rétude ci-dessus (paragraphe 14), une entreprise, dans une zone du Prograrmne où la transmission deles effeÈs que la nodul-ectomie peut avoir en ce qui concerne enquête plus , 0. volvulus détai11ée devrait ètre a été interromPue, sur i) ltaccé1ération de Ia diminution naturelle prévisible des charges microfilariennes, et ii) la prévention drun développement ulÈérieur des 1ésions oculaires et de la cécité chez les personnes déjà infectées (paragraphe 79). Collecte et sto des données L6. Les données rassenblées dans 1es différentes colLectivités par lrUnité drévaluation imu- nologique devraient ètre analysées pour établir des corréLations entre les taux de prévalence,les densités de microfilaires et la prévalence de la cécité dans les coliectivités (paragraphe 96). I a-22 ANNEKE III QUESTIONS A SIGNALER A L 'ATIENTION DU COMI]E CONJOINT DE COORDINATTON 1 ' Le CCST a recorEEndé que 1a question du financement de 1a mise au point de médicamengssoit portée à nouveau à lrattention du CCC (paragraphe 91). 2 ' Le CCST a estimé que le financement de la recherche devrait être porté à lrattention duComité conjoint de coordination et i1 a insÈanrment demandé que lron examine la question desavoir coÎment trouver 1es fonds extrabudgétaires qui seraient nécessaires (paragraphe 101). 3' Le CCST a recounandé que le problème de la fonnation et de lremploi ultérieur du person- neL national dans le pays drorigine soit porté à lrattention du comité conjoint de coordina-tion, afln de déterEiner sril serait possible dry apporter une solution (pàragraptre 109). ,

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé