Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Situation de projets en zone onchocerquienne de Haute Volta : A.V.V., Sourou, S.O.S.U.H.V., villages de colonisation de la Volta noire, O.R.D. de l'Est

Organisation mondiale de la santé
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SOÂ € vto ORGANISANON MONDIALE t' WORLD HEALTH ORGANIZATION DE LA SANTÉ PIIOGIIA},II'E DE tUTttr CONME LIONCHæüICOSE DANS TÂ REGTON DU BASST]V DE LA VOTTA U§ITE DE Dtr\TELOPPEÿ]ENT ECONOMIQ1IE ærybco/e?.66/Hv stTuATroN DE IH.O,IETS ETü ZoITE oNCHocrA.OJmMm DE HAUttr-VOtTA I A.V.V"r SOIIROU, S.O.S.U,H.V., VILIAGES DE COLONTSATToN DE LA VOTTA NOIRE, o.R.D. DE L'E§T R.C. SAI,.IA.DOGO JuIl,T 1984. \ -1- SOMIIAIRE 1. Trrtroduction 2. I"a place cles projets d.e Ia zone onchocerquienne d.ans Ies priorités nationales ]. Ies projets visités 1 .I . Lt A.V.V. 1.!.!. Ie périmètre pilote et 1e barrage d'e Bagré 3.1.2. Ies blocs A.V.V. d.e Mogted.o et d.e Rapad.ama 1,1.3. Ies lnojets d.e la Val1ée du Sor.lrou 3.2. T.'a SOSUHIT . ,.r. Le péri.mètre riaicole cle 1a ÿaIIée du Kou 3.4. T-es villages de colonisation spontanée d.e Safalaye et d.e Seguere 1.5. I-e projet d.e 1r0.R.D. cle lrEst 4. Cor:clusions l. ânnexes - Ie schéua généraI des travanx du ba.lrage pilote - La localisation tles projets hydroagricoles du Souror. -2- 1o Trrtroduction Ie présent document rend conpte d.es résultats de visites effectuées clans un certain nombre d.e projets d.e d.éveloppement économique situés d.ans les zones onchocerquiennes Iibérées, en Itépublique d.e }Iaute-Volta. ües visites ont été effectuées à lroccaslon de Ia venue, dans Ia zone clu kogrer^u',nre, de d.er.x rnembres clu Conité Consultatif drE'xperts, entre Ie Ier et le 16 juin 1ÿ81. Avant la visite proprerpnt d.ite d.es projets sur 1e terrain, cles rencontres aÿec les arf,torités voltalques ont perrnis d.e situer 1a place du d.éveloppenent d.e la aone du Progra.mme dans 1es priorltés nationales voltaiques 5 Le docurent situe donc drarrord. ce contexte et passe en re\me 1a situation d.es p=ojets au uouent d.e la visite : leurs d.orurées essentielles et 1es pri:ocipaux problèræs que pose leur exécution à bonne fj::. 2 . I,-A gec.e=-9.gs ptoiets Êe .fg-grc--glghocerquienne da.qs les priogi!és nationales d.e déveloopeme_nl Lr auto-suff isance aliæntaire étant 1a première priorité du Gouvernerænt voltaique, 1a. mise en valeur et ltexploitation des zones libérées du f1éau d.e ltonchocercose, par ailler.lrs 1es sols 1es plus fertiles du pa1's, retient 1a plus ggande attention darrs 1es actions d.e production agricole. Par ailleurs lron sait que Ia Haute-Volta connalt Ie parado(e que constitue dtune part 1es terres hautes du pays, relativerpnt surpeuplées, surexploitées, appaurrries et renacées, dtautre part 1es régions d.es grand.es rivières où se trorvent 1es meil-leures terres du pays, mais relativernent vides ca-r répulsives à ltoccupation humai::e à cause de d.ivers facteurs d.ont lto^rchocercose. T,a mise en valeur d.e ces zones assainies et 1es plus fertiles du pays, apporte un sorffle nouveau aussi bien pour 1a production aggicole nationale qlie pour un meilleur équilibre dans 1a répartition dénographique sur Ie territoire national et assure ainsi, sous réserve d.e llefllres approtrriées, 1a sauvegard.e ou à tout Ie moins Ie ralentisserent d.e la d.épadation du patrimoine écologique national. ,Enfjn et dans 1a même perspective, 1a Haute-Vo1ta étant un pays du Sahel, son Gouvernement a entrepris un vaste progtarrlle ,Le maltrise et drexploitation d.e lteau et dorure une très grand.e priorité à son exécution. 0r, 1a plupart d.es grand.s trrojets trrérms se trouvent d.ans Ia zone du kogramne de futte contre lt0nchocercos". Ailsi Ie d.ossier du banage d.e Ia Koumpienga est très avancé. Celui d.e Bagré regoit 1a seconde pniorité et ses dtudes sont très éEialement avancées. J. Ieq l>roie_të -yisités_ I.e choix d.es trrojets a été aIéatojre. I,robjectif cependant a été tlepermettre, dans Irintervalle du tenps d.e visite, ïuxe information consistante sur 1es projets Ies plus représentatifs d.e ltaction de nise en valeur des zones libérées d.e ltOnchæercose, en liaute-Volta. -1- I-es projets ci-après ont été retenis : J.1. !.H:I. I,tAgtorité des Aménagernents des Valiées d.es Volta (A.V.V.) a installé ses premS.ers paJrsans nendant 1a campagne agricole 1972-1971" Sa méthode âri-ntervention est ceIle cles blocs: a.ménagés et 1es technS.ques d.texploitations sont réglernentées et tiansrnises par la voie de lrencad.rement. Deux exploitations ont drabord. été installées" .qu- ,O Airril 1ÿE1, 1es blocs de ItA.V.V. comptaient 2,412 exploitations aggicoles pour 2.196 fa,nilles totalisant 18.11, personnes vlvant d.ans 55 villages regror:pés en 10 blocs d.ont ltaména.oEement est terrniné ou est en cours. Iæs fjnancerænts accord.és à 1t4.V.1tr. entre 1972 et 1980, sréIèvent, hormis ltassistance techniclue, all total g1oba1 de 9.531.792.000 F. CFA, dont 1.444.788.000 F. CFA repnésentant 1a coniribution de lrEtat voltaÏ.gue, Des d.ifférences notables existent sua Ie cott du ni.g"rant installé selon que Iron impute à celui-ci uniquenent 1es coiîts d.j-rects (exploitation, frais d.e carnpagne, etc), ou quton lui impute ar.rssi 1es corlts d.es travalx fonciers d.e base : étrrd.es, routes, experts, etcn A ce sujet, iL convient cLe se rappeler que Ies conclusions du cLébat sur ce problème, lors du séminajre orga"risO en 1978 par 1e C.I.L.S.S. sur 1es terres neu.ves, avaient recommanilé d.ten faire le d.épart. Par aille11.rse pour les grand.s trrojets aÿec ouvrages hydrauliques importants, les autorités voltaiques ont irréféré 1a voie des essais à petite éche11e. Ainsi en est-il ùr périmètre pilote de Baggé et d.es aci;ueIs essais en cours d.ans la Va11ée du Sourou. 1.1.1, Jg-Lgrxq"t-{g-Dilote et 1* b*ræd. Au périnètre pilote du banage de Ba6ré, d.tune superficie totale tle 110 ha a.raénageables, 21 fermiers d.e lrAoV.V" et des ouvriers d.e IaSQGAEAE exploitent actuellenent 70 ha, en sorgho, maîs, riz et niébé. Au bout d'e tr:ôis ans, ltA.V.-\f. réoupérera lrensemble d.e ltopération dairs le cadre du grand barrage d.e 3a8ré. Ce barrage f ournira de 1r électricité à 1a vi1le de Ouragadougou et perrettra lrigiga',;ion de 5,000 ha d.ont 4.7OO ha de riz et ]00 ha de Légumes. Le cott de ce barrage a été estiroé en juillet f97g à 1Or5 milliards cl'e F. CFA ùont 15r! milliard.s pour 1e bamage, lrusine hydro-électrique et Ia Iiene d.e transport i Br7 nilliards pour 1e réseau dtjmigation et ltaroénagement;]rl milliard-s porr ltinstallation d.es villaé,'es z 216 uilliard.s pour les étud.es et la surveillance" Ie taux interne de rentabilité économique se situe entre l5r*Â et l1r5%. La production a€ricole attendue est de 12.000 tonnes de riz, 15.000 toru:es de maisr 900 toru:es drarachid.e et de sojar T5OO tonnes de légumes. La production électrique sera de 42 G\nlÏI" Si 1es échéances prérr,tes sont respectées, 1es prenières jrrigations se foraient en A%4 et l-rélectricité sera régulièreuent produite à partir de f jn 1985. -4- Sur La base du d.ocument cte réf érence (trFiche technirlue d.e d.em,ende de financenent, novembre 1ÿBO1!), 1. nombre d.e migrants attendus dans Ie pojet ntest pas précisé. 1 .1.2. Ie[-Q-Legs_ iJ.lL" de M9g!eg9_q!_d9,R?pqgjpg Ces blocs font partie du secteur d.e Mqgtetio. Celui-ci collv?e { bIocs, J0 villages et 1,J25 fa^rnil1es se répartissant aj.:rsi : - Mogted.o : 6 vi11a3es, 1/l fariril-Ies - Bonboré : 7 vi11ages, 550 fanilles - Rapadeuua : ! viI1ages, JZJ f amilles - Liaoghin : B vil1ages, 275 farnilles A Ltexception du bloc d.o Bomboré qui fut jrrstallé en une seule fois en 1980e les a;irtres blocs se sont installés sur plusieurs années : I{ogted.o en i974t 1975, 1976 et, 1977, linoghin en |ÿlJ, 1974e l-975 er 1976 et Rapada.rna en L979 et 1ÿ80. Âvant ltopération A.V.V., lressentiel d.e la zone actuelle d.es blocs A.V,V. était pratiquer,ænt vid.en Iês rpares villages qui existaient avaient une population bien moins impo'::tante : ainsi Mogted.o traditiorrnel d.evait compter envj:on {00 personnes avant 1a constmction du barrage en teme cLe 1ÿ65 g depuis et grâce à ltopération A,V.ÿn, :'"1 coupterait airjourd.thui, enviton B.OO0pergot)l'l.es. Ies paysans installés dans 1es blocs d.e lrAoV.V. ont été recmtés sur 1es bases suivantes B - être roarié - a.ccenter de stinstaller d.éfinitivernent - accepter cle libérer ses terres du village d'origine pour 1es autres - accepter cle suir,ee les thènes techniques d,e culture - accepter d.e signer 1e cahier de charges. A lrheure actuelle, 1e revenu net du paysan de lrA.V.V.rquelque trreu variable avec lraru:ée df installation, est ürenvjron i50.000 tr'. CFA par actif l sur Ie plan national, il est d.c ltordre de 22.500 F" üFA. De pIus, 1e paysan d.e IIA.V.V. jouit d.tun plus facile accès e'b d.tune plus erande variété de services sociauc : cle lrean potable fournie par les puitsforés et contrôlés par 1rA.V.lf., Itécole, 1e dislnnsaire, 1e marché, 1a présence d.e lranimatrice villageoise, ltalphabétisation des adultes, ltencadretænt techniclue et Ia formation à Ia gestion du revenu, ltorganisation d.es villages avec Ia formation progressiÿe drune équipe d.rartisans rlxraurc. Un problème paral1è1e à ltinstallation dans Ies blocs préoccupe Ies responsables d.e lrA.V.Vn 11 stagit de celui des migrants spontanés. 11 est fond.aapntal, assure irn cadre du projet. 11 sragit d.e sauvegarder le patrimoine foncier encore d.isponible d.e 1a lÏaute-Volta et égalernent d.e préseruer les bons -5- acquis techniques des paysans de 1,4.V.V. Ee effet i-l y a drabord deux types principarr:r : 1es paysans venus d.e loin à 1a recJ:erche de reilleures ter::es d.e cultures et les faux paysans qui sont orr bieu d.es oxrriers agxicoles,Jont les services sont loués par d.es fonctionnaires, ou bien d-e véritables bûcherons qui, contournant Ia loi jnterd.isarri Ia coupe de bois d.ans 1es réserves, se font passer pour des paysans et coulrnt 1e bois vert conne sf ils d.éfrichaient d.es champs. Drsuite, ourriers a6ricoles corùâe fanx paysans sont toujours pressés d.e retjrer Ie neilleur produit, aux inoind.res frais, ùa solrpar 1es méthod.es extenslves ; 11s our,rent de gra"ndrs ci:amps sans y apporter Ia moj:rdre fu'na;re, i1s aband.oru:ent 1e lopin pou.r d.e norlreau:: esp?ce., sarrs sollci alrcunet contribuent ai-nsi à 1'épuiser-"ent progressif et généralisci rlu sol national . Enfjn, voisiae d.es paysarrs d.e It1:.y.''/. a,.:xc1ueIs: son't demand.és 1a Ciscipline et 1e respect d.es néthod.esjrrte:rsives Ce culture, ils constituent 1e mzuvaj.s exemple d.e la facilité et ce I t i.::souc iarrcc . Les solu-tions à ce problème rie sont pas faciles à envisager et surtort à nrettre elr oeuvre : paree que d.,une part 1IA.V.V. a d.éjà, selon ses responsables, expérimenté sans grand. succès plusieurs noyens d.e contrôIe d.es migrants spontanés, d.rautre part le contrôle Ce ce phénomène ressortit de plusi.eurs d.éparterents noj::.istérie1s, tels ceux des Fi-nances (Iirection d.u Patrimoine Foncier), de 1rT::térieur (D5:ection de la Srireté Nationale, Adr,rinistrations Territoriales), de lrBrvironr-renrent et du Tourisre (kotection de ltEnvirorrrernent, Eaux et Forêts), du Plan et d.e ltEconomie (arnénagernent clu Territoi.re ), etc . En tout état de cause, la nécessité d.e ltorganisation d.es mouvements de colonj-sation de nouvelles temes ne doit plus être sujette à d.iscussi.on s la Iiaute-Volta est arrivée i un seuil telIer:er:t critique de ses d.isponibilités en terres cultivables, qutil est urgent qutelle réglenente lrexploitation d.e ses ressources encore d.isponi-b1es. Ce principe posé, i-i. faudrait alors étuC-ier 1es voles et moyens 1es plus sûre et 1es plus efficaces pour d.runepart limiter et contrôIer à terre 1a migration spontanée, dtautre part et sim.rltanément accrottre la rentabilité socia.le et économique aux noindres cotts financiers (coûts du migra.nt installé), s«:iaux et politiques des migrerrts organisés. ù1 ne peut éd.icter tout d.e suite l-es modalités, sans au préa1ab1e cerner et évaluer les effets conpae'és d.es migrati.ons spontanées et celles organisées. 5.1.3. Ies pfp;ie.!§_*q lA_Y*qLlée jli- Sourou La t/allée clu Sourou, affluent-Céfluent d.e 1a Volta }Iojre, est 1e siège drun ensemble de projets don1; Ie cott global est de 5Ofi4 milliards de F. CFA se répartissant comme suit s a" Ies infrastructures d.e régulation - 1e seuil d.e cIérivation, d.run corît d.e JOO millions de F" CFÂ - Ie ba:=age de Samand.éni estimé, dans sa plus petite taille à 4 milliards Ce F. CF.lr. b" les aménagements hydro-agricoles d.tun coît global d.e 26r) ml1'liards de -tr'o CFA. et conrtrxenant s - les projets d.tagriculture paysannale de Ii (.5.4OO ha d.ont 1.BOO irrigués cie céréales viræiè:r:es), c1e Debé (7.000 ha tj.ont 2.800 irrigués de céréales virneières), d.e l(oumbara (5.ZOO ha dont 1400 irrigués de maratchage frais et industriel), d".l(oube-Illa pour 900 ha dont lOC inigu-és d.e céréales vivrières -6 - - 1e complexe d.!a6e'iculture paysannale et du blé agro-industriel de Dangoumana/Sono-I(oury, pour 7.680 ha dont 6.480 inigués - lta€tro-industrie de iiirnba pour ,.00C ha inigués d-e sucre - 1e groupenent coopératif d.rélevage de 70.000 ha pour un élevage intensif . co - Les projets d.taccompagnerent, 1es irrfrastnrctures et les bâtiments : Le groupement coopératif et 1e centre cl'embouche cotteront 676 millj.ons CFA 3 1'a6ro-industrie 15rÿ milliard.s ; 1a base de 1a société d.e nise en valeur ct les 14 bases de coopérative dont 5 pour Ies projets agro-industriels varidront lr24) mi11iard. 3 un ouvrage d.e franchissement pour 200 millions F. CFA? soit un total de 1BrJ16 milliards de F. CFA. la rrlalisation du seuil d.e d.érivation est pro6ranrnée pour 1981t celle du barrage d.e Samarid.éni pour 1986 et 1987. Lr achèvement cles équipenents est prérnr porir 1996 soit un rythrne annuel d.e I.OCO ha par an avec d.es variations d.e 150 à 2.JO0 lna. la rentabilité éconornique interne cle ltensemble d.es projets est de l-JrQ,%. Ie C.ocument consulté ne comporte eÀrcune d.onnée précise sur Ie voluiæ c1e paysans ou drouvriers qui seront concernés par 1es projets. d.. - Ies expérimentations tiéjà réalisées portent sur 1a canne à sucre, Ie maIs, le niébé et le blé" Ies statisti.ques y a.fférentes ntont pr être oi-rtenues. 1.2. La S-S : U q Y_.de Ban{-o-rg ia canpagne 1980-1981 6tait Ia sixiàine de la Société Sucrière de Haute- Volta (S o s "'r V )" A Ia fin de cette ca^inpagne, Ie coût global iles investissernents stélevait à 13.1%.155.5O1 I. CFA. les contribirtions au fjnancement étaient d.e /1r5ÜÂ pour ltEtat voliaitlue, d.tenviron l8l{ pour 1a Côte rlrTvoire ei Ia S C'\" D I.A I , 1e restant pour 1es privés divers. Ie renderent de Ia ceïIne, qui avait atteint Blrt tfha en 1976-1977t a baissé durant la dernièr:e casrpagne iusqutà 6518 t/'na. Ie renderent en sucre a diminué d-e 8r] W/ha en t976-l-977 à 6,3 l<s/na en 1980-1981. Cette chute des rende:rents serait essentiellerent due à une conjonction d.e facteurs d.ont lrinsuffisance d.e lrirrigation, un taux d.e renouvellerænt insuffisant d.es plantations, ltattaque de vers blancs et surtout ltimportante attaqrre d-e cercoàporiose sur Ia va.riété N.c.0 576 qui représente 6?/o des surfaces plantées. Cette malad-ie phybosanitaire se caractérise par un d.essèchernent du feui11a6e qui entraine à Ia fois une perte d.e poid.s et d.e su.cre. cluant au:r effectjfs dtemployés, 1a S ^ S T,'IJ'tr compterait actuellerrent 6.100 eroployés clont 3.500 journaliers (corrpes tte Ia canne), 20 autresjournalieïs pour lrusine, ||C saisoi:niers pour chaque 5 mois de campagle, 2.448 pernanents de lrentreprise parni lesquels 150 a6ents d.e bureaux, 100 commis, 49 cadres, 1O9 aglents d.e maltrlse, etco Lrheu.re ie trarrail, pour 1es agents payés au rnois, est au mjnirn:rn payée au talx actuel du SI,trG du pays, soit 17, F. CFÀ. Ie semaine est d.e 40 heures -7 - pour celtains, cle 48 heuyes pour d.ra.rtreS selon 1a nature dU travail ôonfié" Ies villages voisins se sont orgarr.isés pour fournir à tour d.e ::ô1e, les J.500 iourrralierso Ie probième d.cs équipements sociaux (logements, éco1es, dispensai:es, etc ) est lié à celui au f inancerrent d.e 1 'entreprise : des projets avaientété formrlés mais 1a situation du financeirent âepuis 19SO (perte ae 6OO millions) ,rt, pas permis leur réalisation. La. capacité <}e llusjle es'b de 50.000 toru:es d.e caru:e mais Ia production actuelle ne 1zr remplit pas : les cannes souffrent d.tune nouvelle malad.ie en plus c1u charbon : Ia cereospori-ose 1aque1le a fait baisser la teneur en sucre. ,Des plantations villageoises àlaS 0S UTrV ? La perspective drune tel1e éventualité se hegrtà ari problèoe de freau : 1e paysan peut-iI en avoi-r une disponibillté suffisante 1' 5.1. le.perieelrg- rjv.fc-qle d@ Iæ périmètre exp.oite actuellerent 1007 ha pour 907 cxploitants aveo une popplatiàn totale d.tànviron 1r.OCO. Trcrsonnes. Iês rendernents ont baissé de e i/n" les premières années à 4 'L/na actuellement , La baisse serait cssentiellernent clue au fait de 1a monooulture (Ie r:ia) et de ltutilisation «lu seul refertilisant d.e lrengrais chimique. Le projet de réhabilitation en fait une de ses préoccupations, en tentant d.e récupérer 1es 200 ha sous eau d.tévacuation, de développer un élevage associé à la cul'bure, de varier les spéculatior:s a,gricoles avec peut-être un assolement. Le rcverm est de lrordre d.e 250.000 F. Ctr'A par paysap. Selon Ic lbésid.ent d.e ]a coopérative, i1 y a mêne d.es paysans clui ga4çnentjusqutà 500.000 F. CI'A. 11 existe au péri:nètre deux préoccupations erctuel1es : le problère d.e venie para1lè1e et celui d.e Ia baisse de rend.enent. Peut-on recommand.er d-ren ràchercher les raisons profond.es dans 1es mobiles des gains des paysans ? U11e aptre lrerspective résid.e d.ans 1e plan d"ropération mj.s en place tLans Ie carfre du co-iinascement BOAI/Pays-Bas pour la réhabilitation d-e 1a vallée. Mais celui-ci accuse quelclue retard dû au fait qutune partie du financerænt est en retard. : Le 15 riai clernier seuler,rent, arrivaierrt certains experts des Pays--Bas. Ie tenps nous a fait ri.éfaut porrr aborder 1es acquig sociaux importants d.e la valléà : éco1es, dispensajres, marchés, P.& T., P.it.I,, etc et lf organisation d.es paysans installés cl.ans le périmètre. De mênre, nous ntavons pas p1r Connaltre le nombre d.e iili€Fants spontanés installés tout autour du pérlnètre. Ils sont cles cand.id.ats qui nront pas pu obtenj: d.e 1a pi*" d,ans ie périmètre, Ians 1a nesure oïr rÉme dans Ie projet iôgr/e"y"-Bas, aïcune extension nrest envisangée, il est à craindre que 1es- nigrants sporr-banés restent encore longtempsr-à noins que survienne cltici 1à, un nouveau projet qui les englobe. 1 . 4 . f-l.1.rIt .qAe- iS gor onis-atien sB.oegqlré-gg§q&19{B et cle Seeueté Essentiellement eomposé de j{ossi d.e l(2ya et d.e Oqah5gouya, Safalaye a été i,es terres ont été données par le chef du villagp bobo de Segueré. Ies cultures sont 1e mi1, le maîs, 1e sorgho. Ie village est visité par 1es agents d.e 1IO.R.D. nais les paysans attend.ent du qtorganlser entre eux d.taborrL avarrt de fornmrler leurs besoins d.rassi.stance (te créd.it a6rico1e, 1e d.ispensajre, 1récole ) æx autorités, A Segueré, æ,ajL existé un ancien projet d.e toroate al:a:rdoirné Ie mois d.tavril d.ernier. Une plantation d.e bai:.anes, sur ) ha )O, y prend place' Cette ligne d.e Safalaye offre un chapelet de vil1a6es de migrants spontanés, comme Ie surrol- nous en a montré 1e panorama. Iês statistiques l-es corrcernant font terriblenent d,éfaut, tant en ce qui concerrre leur stnrcture d.émograpùrique que le d.omaine des productions économiques et des ifrfrastructures sociales. Tant pour aider à appréhend.er ces statistiques que pour évafuer les d.ivers effets d.es migrants spontanés sur 1e milieu écologique, il est important et urgent dtentreprendre d.es études coslIIE celles suggérées à la f in du d.euxièup parag?a1ùre. 5.5. !& Brojet-4 Lrobjectif du projet est de promouvoi:r 1a production alircntaire et 1e d.éveloppenent:ruraL dans 1a région d.e ltEst d.e la Harte-Volta, pendant 1a période 1981-1986o Iê prograrune poursuivra et déploiera les effo=ts d.e d.éveloppement cians Ia région subventionnée par 1es projets en cours tLe IiUSAID, d.e la CCCE, du PNUD et d.rautres donateurs. Iê proéIramile d.rensemble nené par le FIDA fournira : - des cr'écLits agrS.coles - des fonds de développerrent villageois - d.es installations vétérinaires - d.es aménagerents anti-érosifs - d.es aménagerrents d.e bas-fond.s - uil ce[tre drappui a6rico]e - unê formation d.e niveau supérieur - une assistance en gestion d.ans 1'0.R.). cle lrEst - le suivi et 1tévaluation du trEoga.mme complet. Ie cott du projet s'éIève à $ 5rr90 millions. créé il y a ÿ ans ; les clerniers actuellement environ 1l familles Pour lrimplantation de 1a première phase du I,Est et ,lu Sud-Est sont certainernent celles qt;1 tenu de leurs besojns plus urgents. 11 faudrait population à bien accepter cette procédure. TJne bientôt, qui précisera, ei:tre autles tâches, les personnel de Itéquip du projet. I-c projet doit ou au d.ébut de lg12. Ie d.ocurnent consulté ("Àccord. d.e subvention Rdpublique d-e }Iaute-Volta et le Gouvernement d.es o amivants ont 5 ans ; il conapte d.ont 1O au mojns viennent d.e Ouahigouya. proje'b, 1es populations de d.evraient bénéficier, compte préparer le reste de la uission est attendue très critères de sélection du pouvoir démamer en fin 1981 entre le Gouvernenent cle la Etats-Unis cltAmérique pour -9- lrAssistance d.ans Ia C,estion d.e la Ïboduction Alimentaire dans la Région â" -i;g" ; ), ne précise pas Ie nombre d.e paysans spécia1erent concernéspar 1e projet. 4.]]e!q]gE!gs_ Ie survol aérier: du bassjn d.e Ia volta Noire a, penda,nt 1a nission, frappé les estrrits par les très belles images d.e vastes étendues d.texploitatj'ons =.r.àü"" possittes SËa"" à ltaction antisimrlidienne, entre drautres facteurs trxrobab1efunt. Du beau panorana de la mi,e dror cie Poura, d.es blocs anénagésâe 1IA.V.V. à Ia Sougourita, d.es cha,rrps de caru:e à sucre d.e la S.0.S.U.I1.T/. à Banfora, du péri*eIr" igjgué rizicà1e à la vallée du Kou, lron retj'ent Ie chapelet âes jnstallations sponta,ées d.e paysans 1e long de 1a Volta Noj-re. 811ôs lmpressiorr:rent par ler:r caractère réoentl par leur nombre et pæ la d.ominai:cé cLe paysan" âUogèrr"", Ceux-ci se d.écèIent par 1a succession de toits neufs d.e chaumeu "néor" jaunes, d.istjnctË soit des terrasses platesdes ;aaisons bobo et marka, soii d.es concessions très compactes d'es Dagart ; partout ces nouvelles insiallations mossi srétendent en nébuleugcs à partj: du centre d.es villages dtaccueil et en d.irection d.es terres riches et incultes d.es abords immédiats d.e 1a Volta Noj-re ' Tl est vivenpnt sqrhaitable d"rentreprendre une évaluation de ce phénomène par une caz.tqgfaphie et d.es étud.es socio-économiques pour en appeécier i'irnportancer-1ei modalités d.es installations, 1es problèmes posés et les gajnË dé3à oüterro" grâ"" à cette réoccupation des tàrres nouvellerent Iibérées d.e l'Onchocercose, !. .Annexes - Ie schéma généraI d.es travaux du bar"rage pilote d.e Ba6ré - la localisatiorr d.es projets hydroagricoLes du sourou. R.C. Sar,.rad.ogo - l() * SCHEMA GENERAL DES TRAVAUX DU PERIMETRE PILOTE DE BAGRE !,/ / --r T" l=J- Irtr ii?.=j FERME PILOTE PISTE O ACCES CONOUITE O600 ENTERREE CHAMBRE OE OISSIPATIONPrsrE PIED DE DIGUE r-+- BASSIN DEPARÏ !f---====" BASSIN ALEVINAGE <- CANAL PRINCIPAL EN ÏERBE VERS VOLTA ELANC HE CANAUX TERTIARES EN TERRE OUVRAGES EETONNES CHUTE ET REGULATION CANAUX SECOI{OAIRES - * r*^"-\ U LTURE 43 ho POLYCULTURE 3O h o ohpnes LA soGREAH rF ,*d*" ln SURFACE RETENUE'90h0 VOLUME Mox. 3 OOom3 *oÿ./ *2t"' ./ ,/' EVACUAÎEUR BRUES \. \ \ TOUR OE PRISE i

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé