ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL MANILLE
RAPPORT DU DEUX lEME SEMINAIRE REGIONAL SUR. L'EDUCATION SA NIT AIRE
Manille, Philippines,
4-ll décen1bre 1969
WPRO 011+7
DEUXIEME SEMINAIRE REGIONAL SUR L'EDUCATION SANITAIRE
Sous les auspices de L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
Manille# Philippines l~-12 décembre 1969
RAPPORT FINAL
HORS COMMERCE
Imprimé et diffusé par le BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
Organisation mondiale de la Santé Manille Novembre 1970
WPR/378/70
NOTE
Le présent rapport expo,se les opinions des
conseillers et participants au Séminaire et ne reflète pas nécessairement la politique de l'Organisation mondiale de la Santé.
Ce rapport a été préparé par le Bureau régional de lrOrganisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental à l'intention des gouvernements des pays Membres de la Région et des participants au Deuxième séminaire régional sur l'éducation sanitaire, qui srest réuni à Manille (Philippines) du 4 au 12 décembre 1969.
SOMMAIRE Pae;es 1. INTRODUCTION' • • • • . • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • . • • • • • • • • • • • • • • • 1
2.
RESUME DES CONCLUSIONS RELATIVES A IA PREPARATION DES ENSEIGNANTS A L'EDUCATION SANITAIRE ••••••••••••••••••••• 2.1 2. 2 2.3 2.4 Besoins en matière de planification •••••••••••••••••••• Besoins des enseignants • • • • • • • . • •. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • Programmes de préparation des enseignants •••••••••••••• Collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité ••••••••••••••••••••
3
3 3
4 5 5 6
2. 5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3.
RESUME DES TiiElVIES DISCUTES
•
•••••••••••••••••••••••••
0
•••••••
3.1 Thème 1 - Besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire •••••••••••••••••••••••••••••••••• 3.2 Thème 2 - Programme de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente •••••••••••• 3.3 Thème 3 - Collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité......
7 14 21
ANNEXE 1 - LISTE DES CONSULTANTS PARTICIPANTS OBSERVATEURS ET MEMBRES DU SECRETARIAT............................ 11 3
27 35
ANNEXE 2 - ORDRE DU JOUR ET PROGRAMIVJE DE TRAVAIL • • • • • • • • • • • • • • • • • ANNEXE 3 - ADMINISTRATION DU SEMINAIRE - PRESIDENTS DES SEANCES PlENIERES ET COMPOSITION DES COMITES ET DES GROUPES DE DISCUSSION • • • • • • • • • • . • • . • . • • • • • • • • . • • • • • • • • • . • • • • • •
39 43 45
ANNEXE 4 - LIS'.Œ DES DOCUMENTS DE TRAVAIL • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ANNEXE 5 - OUVRAGES DE REFERENCE ET BmLIOGRAPHIE • • • • • • • • • • • • • • • • ANNEXE 6 - RESUME DES RAPPORTS PAR PAYS ET DES VISITES D'OBSERVATION DES CONSULTANTS ••••••••••••••••••••••••• ANNEXE 7- VISITES D'OBSERVATION................................. ANNEXE 8- SUJETS D 1 li~TERET
51
55 57 63
SPECIAL..............................
ANNE.XE 9 - PROGRAMMES D'ACTION • • • • • • • . • • • . • • • • • • • • • • • • • . • • • • • • • • • ANNEXE 10- RAPPORT DU COMITE D'EVALUATION........................
65
1.
INTRODUCTION
Le Deuxième séminaire régional sur l'éducation sanitaire, qui s'est déroulé dans la salle de conférence de l'OMS à Manille du 4 au 12 décembre 1969, a eu pour thème la préparation des enseignants à l'éducation sanitaire. Vingtsix participants venus de vingt pays et territoires y ont assisté : chefs de départements et chargés de cours d'éducation sanitaire dans les écoles normales, administrateurs d'écoles 1 personnel de l'hygiène sco~.aire et personnel des services de santé. 1 Le Dr Francisco J. Dy~ Directeur régional de l'OMS a ouvert le séminaire et, dans son allocution préliminaire, il a souligné la nécessité d 1 utiliser les ressources du système éducatif de façon à réduire dans toute la mesure du possible la morbidité et la mortalité infantile dans la Région. Il a mis l'accent sur l'importance d'une bonne préparation des enseignants à leur r$le en matière d'éducation sanitaire et sur l'opportunité d'un travail d'équipe réunissant les écoles, les parents et la collectivité afin de déterminer et de remplir les objectifs de l'éducation sanitaire dans les écoles. Les ministères de l'éducation et de la santé devraient aider à fournir les ressources éducatives qui sont nécessaires. Les principaux objectifs du séminaire étaient les suivants : a) donner aux personnes chargées de la formation des enseignants et aux autres responsables de l'éducation sanitaire à l'école l'occasion d'examiner les besoins et les problèmes auxquels ils ont à faire face, d'échanger points de vue et infol~ations, et de fixer certaines grandes lignes en ce qui concerne la préparation des enseignants à l'éducation sanitaire; b) examiner la manière dont les programmes de formation des enseignants, qu'il s'agisse de formation préalable, de formation en cours d'emploi ou d'éducation permanente, peuvent les préparer à accomplir leurs tftches efficacement sur le plan de l'éducation sanitaire en s'appuyant sur l'instruction sanitaire à l'école, sur les services de santé scolaire, sur l'hygiène du milieu scolaire et sur la collaboration des familles et de la collectivité; c) envisager les moyens d'obtenir la collaboration des familles, des autorités sanitaires et médicales, des responsables locaÙX, des organismes gouvernementaux et bénévoles, et enfin, du grand public en renforçant et en intensifiant les questions sanitaires à l'école, dans la famille et au sein de la collectivité.
consultants, participants, observateurs et secrétariat - voir annexe 1; ordre du jour et programme de travail - voir annexe 2; administration du séminaire - voir armexe 3.
1
- 2-
Trois grands thèmes ont été discutés : a) - b) c) besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire; programmes de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente; collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité.
1 Chacun de ces thèmes a fait l 1 objet d'un bref exposé introductif préparé par l'un des participants et a ensuite été discuté dans trois groupes de travail composés de participants et d'observateurs. Un résumé de ces discussions a ensuite été présenté en séance plénière par chaque président des groupes de travail. Des débats en séance plénière ont été consacrés à cinq sujets d'intér~t spécial choisis par les participants.2 Les participants ont également été invités à décrire des problèmes précis et à préparer des programmes d'action permettant de les résoudre, avec l'aide des consultants et du personnel d'appoint.3 Les participants ont fait des visites sur le terrain afin d'observer comment les étudiants se destinant à l'enseignement primaire, secondaire ou universitaire sont préparés aux programmes d'éducation sanitaire. Ils ont également pu observer l'instruction sanitaire donnée dans les écoles ainsi que les liaisonsentre les écoles et la c~llectivité dans le cadre des programmes locaux d'éducation sanitaire. Des livres et du matériel pédagogique (manuels et livres de référence) ont également été mis à la disposition des participants et des observateurs. A la fin du séminaire, les réponses à un questionnaire d'évaluation ont montré que la plupart des participants estimaient que les objectifs du séminaire avaient été atteints. Plusieurs ont fait remarquer qu'il est absolument indispensable d'organiser à l'avenir des séminaires nationaux fondés sur les m~mes principes et destinés à du personnel d'un niveau approprié afin d'examiner en détail les besoins de chaque pays en matière de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire ainsi que les ressources disponibles et les moyens les plus efficaces permettant d'appliquer ou d'intensifier les programmes de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire. l
Dr Ezaddin bin Mohamed, "Needs of the Teacher 11 ., WPR/HE/9; Dr S. P. Lee, "P:reparation of Heal th Education Teachers in Taiwan, Republic of China", WPR/HE/10; M. L. Rasalato, "Collaboration between Teachers, Government and Community", WPR/HE/11.
~oir annexe 8 - Sujets d'intér~t spécial. 3voir annexe 9 - Programmes d'action.
4Voir annexe 7 -Visites d'observation.
- 3 2. RESUME DES CONCLUSIONS RELATIVES A LA PREPARATION DES ENSEIGNANTS A L'EDUCATION SANITAIRE
2.1 Besoins en matière de planification Il y a dans la plupart des pays de la Région une pénurie générale d'enseignants préparés à l'éducation sanitaire. C'est pourquoi ces pays devront examiner et évaluer les programmes actuels d'éducation sanitaire destinés à tous les enseignants. Le groupe principal d'enseignants qui doivent recevoir une formation en matière de santé est constitué par les instituteurs qui enseignent toutes les matières à une classe donnée. Ce besoin est particulièrement marqué~ car les élèves des écoles primaires sont à un ~ge tel que des attitudes et des habitudes peuvent aisément leur ~tre inculqués. C'est pourquoi tous les instituteurs doivent prendre conscience de l'importance de leur r~le en matière d'éducation sanitaire, de l'exemple à donner~ de la nécessité de connaissances soigneusement mises à jour et de l'importance de leur apport à la santé communautaire. Quant aux écoles secondaires, l'enseignement à donner aux éducateurs sanitaires spécialisés et aux autres professeurs est plus complexe car il dépend du milieu culturel et social, de la nature des principaux problèmes de santé et des habitudes suivies dans chaque pays en ce qui concerne l'administration, le programme d'études et le personnel scolaire. Il convient de donner aux enseignants l'occasion d'accroître leurs compétences professionnelles en la matière au moyen de cours de recyclage et de spécialisation. Ces cours devraient se situer à un niveau suffisant pour permettre aux enseignants d'obtenir de l'avancement. Des programmes d'éducation sanitaire concrets, souples et à jour sont requis dans les écoles et les universités.
2.2 Besoins des enseignants 2.2.1 Connaissances
L'enseignant doit avoir suffisamment de connaissances de base en matière de santé, à savoir les principes de la croissance et du développement de l'enfant normal et les moyens permettant d'identifier des déviations significatives par rapport à la normale, tant sur le plan mental que sur le plan physique; les principes de base de l'hygiène du milieu; l'hygiène individuelle; la lutte contre les maladies transmissibles; la connaissance des ressources cŒnmunautaires dont l'école doit pouvoir disposer; de bonnes notions en matière de prévention des accidents, de secourisme et du traitement des petites maladies.
- 4 2.2.2 Attitudes des enseignants envers la santé Le fUtur enseignant doit normalement$ à la suite de sa formation, se sentir responsable des soins de santé à assurer à ses élèves tant du point de vue individuel que du point de vue du groupe. Il doit également prendre conscience pendant ses études du fait que la santé est un atout précieux pour une vie normale et que lui-m~e a un exemple important à donner à ses élèves en matière de santé.
On doit aussi lui faire comprendre que son rale de "professeur de santé" concerne aussi bien la collectivité que l'école. Il doit ~tre capable de tirer profit immédiatement de chaque occasion qui se présente dans la collectivité où il enseigne afin de mettre en valeur les grands principes de la santé. 2.2.3 Auxiliaires pédagogiques Il convient de procurer aux éducateurs sanitaires du matériel éducatif convenable ainsi que des manuels et des cahiers d'exercices concernant le.s questions enseignées. Ijea a.u...·çi.liaj.res pédagog:i.ques, à savoir les films, la radio, la télévision, les affiches, les photographies, les diagrammes et les modèles sont particulièrement utiles lorsqu'ils sont basés sur les ressources et les problèmes locaux. L'enseignant doit connattre et pouvoir utiliser facilement les ressources disponibles dans les collectivités voisines. 2.3 Programmes de préparation des enseignants
Outre les connaissances de base qui relèvent de la santé, les futurs enseignants doivent suivre des cours appropriés en matière d'organisation communautaire et sociale de façon à pouvoir t:r•availler efficacement avec la collectivité locale pour promouvoir la sa.n:l:,é des enfants. Le cours d'éducation sanitaire doit comprendre des considérations sur les incidences sanitaires des autres sujets qui figurent au programme d'études. L'expérience pratique des services de santé appartenant à l'université ou à la collectivité dans laquelle elle se trouve doit faire partie intégrante de la formation de l'enseignant. Le cours ne doit pas négliger les principes éducatifs qui sous-tendent le développement des programmes d'études, la préparation des matériaux pédagogiques et une expérience pratique de l'enseignement. Dans la formation des institutrices-infirmières, il convient d'évaluer le bagage éducatif général des élèves afin de déterminer les cours nécessaires pour remédier aux déficiences de leur formation préalable. Il faut s'efforcer d'assurer aux enseignants une formation permanente en cours d'emploi pendant les vacances, les fins de semaine ou le soir, et en leur offrant de participer à des conférences-ateliers. Pour les enseignants très éloignés de l'école normale, on pourrait envisager d'employer des cours par correspondance ou par radio et éventuellement d'organiser un enseignement donné par des équipes ou des professeurs itinérants.
- 5 -
2.4
Collaboration entre les et la collectivité
enseignants~
les autorités gouvernementales
Il est peu probable que la coordination à l'échelon des écoles soit satisfaisante à long terme à moins qu'elle ne soit soutenue par des autorités administratives supérieures. La collaboration est nécessaire à trois échelons~ à savoir tration, l'école normale et le milieu scolaire. 2.4.1 Echelon administratif La liaison interservice concerne avant tout les ministères. de la santé et de l'éducation~ mais d'autres ministères peuvent également ~tre invités à participer à des discussions sur des sujets spéciaux (par exemple ceux de l'agriculture~ des travaux publics, de l'assistance sociale, etc.). Il peut ~tre utile d'employer pour cette collaboration un spécialiste chevronné de l'éducation sanitaire à titre consultatif. 2.4.2 Niveau universitaire ltadminis-
A l'échelon universitaire~ il faut assurer la coordination entre les différents départements de l'université, la collectivité locale, les enseignants~ les autres institutions sanitaires et les services bénévoles qui s'intéressent à la santé, à l'éducation et en général au bien-~tre de la population. 2.4.3 Niveau scolaire Au niveau scolaire, il est indispensable d'assurer la coopération avec les professeurs chargés de l'enseignement d'autres matières de façon à éviter les doubles emplois, et la collaboration avec les écoles normales qui existent éventuellement dans la région. Il convient d'utiliser dans toute la mesure du possible le personnel de santé local qui peut donner des avis et de l'aide ainsi que la collectivité locale et les associations de parents. Un conseil d'hygiène scolaire peut ~tre utile afin de promouvoir cette collaboration. Il est nécessaire en particulier que les éducateurs sanitaires établissent des liens étroits avec les services de santé de la collectivité. 2.5 Conclusion
Etant donné la nature et l'étendue des problèmes de santé actuels dans la Région du Pacifique occidental, il faut confier une éducation sanitaire à l'école bien planifiée aux enseignants qui ont les connaissances, les attitudes et les habitudes nécessaires grftce aux progrmames d'éducation préalable, d'éducation en cours d'emploi et d'éducation permanente qu'ils ont pu suivre en matière de santé. Pour atteindre ces objectifs, il faut pouvoir compter sur la coopération ~es ministères, des établissements de formation pédagogique, de la collectivité et des services professionnels.
- 63· RESUME DES THEMES DISCur,rES.
Les enseignants doivent chercher à donner à chaque enfant une connaissance scientifique en matière de santé, des attitudes en harmonie avec une faculté de jugement rationnel face aux problèmes de santé personnels, familiaux et nationaux, et les moyens de s'assurer une vie active, saine et équilibrée sur le plan affectif dans sa collectivité. L'éducation sanitaire à l'école résulte de l'instruction sanitaire proprement dite, d'une vie saine à l'école, de services de santé adéquats et de rapports étroits entre l'école et la collectivité pour les questions sanitaires. L'enseignant doit utiliser toutes les techniques éducatives possibles pour éveiller la connaissance, faire appel à l'élément affectif et mettre en branle l'appareil psychomoteur pour que l'écolier tire profit des expériences éducatives en matière de santé. Pour atteindre ce but, l'enseignement sanitaire doit ~tre fait en fonction des besoins et des intér~ts des enfants aux diverses étapes de leur développement. Il faut aussi prendre en considération les facteurs sociologiques et les croyances et pratiques culturelles qui gouvernent la société de m~me que les problèmes de santé qu'elle doit affronter. En enseignant l'éducation sanitaire en classe, il est souvent préférable d'analyser des problèmes concrets et de les résoudre en dialogant avec les enfants plutat que de faire un exposé didactique. Le futur enseignant doit développer des attitudes et des aptitudes au cours de sa préparation à 1 1 éducation sanitaire à l'école normale qui lui permettront a) de créer des expériences éducatives efficaces en matière de santé et d'hygiène dans la salle de classe; b) d'aider à conserver une ambiance saine, de bonnes conditions de travail et de bonnes relations humaines tant·à l'école que dans la collectivité; et c) de coopérer avec les organismes sanitaires officiels et autres pour répondre aux besoins de l'enfant en matière de centrale et de soins médico-sanitaires, de soins d'urgence et de maintien des relevés sanitaires. La préparation efficace des enseignants en matière de santé repose sur et l'appui de l'administration de l'école normale. Le personnel chargé de l'éducation sanitaire à l'école normale doit revoir régulièrement le programme d'enseignement dans ce domaine pour l'adapter à l'évolution de l'état de santé de la collectivité. Il doit accomplir cette tftche en consultant le personnel des services de santé, les instituteurs et les enseignants, les associations de parents d'élèves, les groupements d'enseignants et tous ceux qui seraient susceptibles de contribuer à cette entreprise. Il faudra ensuite procéder à des essais préalables pour évaluer l'efficacité des programmes d'études, des directives, du matériel éducatif et des techniques qui ont été mis au point. l'intér~t
- 7L'éducation sanitaire ne peut se réaliser de façon efficace qu'à condition de reposer sur une équipe intégrée dont l'objectif commun est le bien-~tre de l'enfant. Le personnel des services médico-sanitaires, les enseignants, les parents et les organismes communautaires devraient tous collaborer activement avec les autorités de l'enseignement et les professeurs pour atteindre ce but. 3.1 Thème 1 - Besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire
Les fonctions attribuées aux enseignants en matière de santé varient selon la structure scolaire des divers pays. Dans la plupart d'entre eux, les instituteurs du niveau primaire sont des généralistes et enseignent eux-m~mes toutes les matières à leur classe et, en ce qui concerne les aspects sanitaires, leurs t~ches consistent à inculquer à l'écolier de bonnes habitudes de vie et de travail pour le préparer aux études beaucoup plus intensives du cycle secondaire. A l'école secondaire, on emprunte l'une des deux formules suivantes pour l'éducation sanitaire : a) application d'un programme d'études distinct pour l'éducation sanitaire; ou b) enseignement occasionnel soit en enseignant les matières relevant de l'éducation sanitaire dans le programme d'études d'autres cours tels que la science, l'enseignement ménager, l'instruction civique, les langues, la gymnastique 9 etc., soit en inculquant, de façon familière, des notions d'hygiène lorsque le moment s'y pr~te pendant ces cours. Lorsqu'un cours d'éducation sanitaire a été incorporé au programme d'études de l'école secondaire, ce cours est généralement enseigné soit par un éducateur sanitaire spécialisé, soit par le professeur d'éducation physique, soit, comme c'est le cas dans certains pays, par une institutriceinfirmière,l mais parfois, c'est aux professeurs de science, de biologie, d'enseignement ménager ou d'une autre matière qu'il incombe de faire ce cours. Les exigences sont variables quant à ce qu'on attend des professeurs chargés de l'éducation sanitaire. En plus des besoins du professeur qui doit faire le cours d'éducation sanitaire, tout enseignant, qu'il s'agisse du niveau primaire ou secondaire, doit ~tre préparé au cours de sa formation à assurer certaines fonctions. Il s'agit du r~le qutil aura à jouer pour : a) aider à créer un milieu sain à l'école, sur les plans intellectuel, affectif, social et physique; b) saine; donner, par son propre comportement, un exemple vivant d'une vie
rnfirmière qui a parfois certaines qualifications en santé publique et qui a reçu une formation supplémentaire sur la théorie et la pratique de l'enseignement.
1
- 8 c) aider les services d'hygiène scolaire à fonctionner de façon harmonieuse et efficace en observant les enfants pour déceler toute déficience de santé, en aidant à organiser les inspections et autres procédures sanitaires, en surveillant les enfants qui souffrent d'incapacités, en prenant les mesures qui s'imposent lors d'accidents ou de situations d'urgence et en incitant les parents à s'adresser à des spécialistes pour des mesures correctives lorsque cela est nécessaire; d) travailler en collaboration étroite avec les chefs communautaires et l'administration locale ainsi qu'avec les représentants des professions sanitaires et des services de santé publique pour améliorer les conditions de santé et d'hygiène à l'école et au foyer; e) aider à donner tout leur poids aux influences scolaires et communautaires susceptibles d'augmenter chez l'enfant la connaissance des besoins sanitaires de la collectivité. L'intégration efficace de ces facteurs si variés dans des expériences éducatives individuelles et sociales qui se renouvellent constamment, constitue une tftche complexe pour laquelle l'administrateur scolaire a besoin d'aide. Certains pays ont nommé des coordinateurs d'hygiène dans les écoles à cette fin. A l'école primaire, le coordinateur est généralement l'un des enseignants les plus chevronnés mais, dans certains pays, on confie cette fonction à l'institutrice-infirmière. Dans les écoles secondaires où le cours d'éducation sanitaire est donné soit par un spécialiste# soit par le professeur d'éducation physique qui a fait des études spécialisées dans ce domaine, c'est à lui que revient généralement la responsabilité d'assurer cette coordination. Dans les écoles secondaires où il n'existe pas de professeur spécialisé en éducation sanitaire# le directeur de l'école peut assurer lui-m~me la coordination ou en charger un professeur principal. Des coordinateurs qui n'ont pas fait d'études spéciales sur les sciences sanitaires ou sur l'éducation sanitaire au cours de leur formation pourront avoir un besoin particulier de suivre une formation en cours d'emploi dans ce domaine et de recevoir l'aide consultative du personnel du service d'hygiène scolaire. 3.1.1 Besoins des élèves-mattres dans les écoles normales Tous les futurs enseignants, qu'ils soient appelés à enseigner l'éducation sanitaire en tant que spécialistes ou simplement accessoirement ont des besoins particuliers auxquels on doit faire face en les préparant à leur rale d'éducateur sanitaire. Ils ont besoin notamment
a)
de trouver un milieu sain à l'école normale;
b) d'avoir à leur disposition un service efficace chargé de surveiller la santé des étudiants et de leur donner des conseils pour atteindre un niveau de santé personnelle élevé et corriger leurs imperfections;
- 9 c) d'établir un rapport avec les services de santé communautaires et de collaborer avec eux pour mieux comprendre leurs fonctions et leurs problèmes; d) de participer activement aux questions qui intéressent l'organisation des services d'hygiène scolaire gr~ce à des comités sanitaires groupant les étudiants ou en acquérant une expérience pratique dans le centre médico-scolaire d'une école de démonstration; e) de discuter les uns avec les autres de problèmes sanitaires pour acquérir des attitudes équilibrées envers ces problèmes; f) de suivre un programme d'études en éducation sanitaire fondé sur les éléments ci-après : i) ii) principaux problèmes sanitaires de la collectivité, le milieu culturel,
iii) connaissance fondamentale des besoins de l'enfant en matière de santé, et iv) attitudes et habitudes sanitaires à développer chez leurs ·'futurs élèves;
g) de disposer d'ouvrages de référence, de manuels et d'auxiliaires audio-visuels récents et utiles pour l'instruction sanitaire. 3.1.2 Besoins des éducateurs sanitaires à l'école L'enseignant aura probablement besoin de faire des études complémentaires au cours de sa carrière mais, ceci mis à part, il doit trouver les éléments suivants dans l'école où il enseigne pour ~tre à m~me de remplir son r$le d'éducateur sanitaire: a) programme d'éducation sanitaire souple et incorporant les données les plus récentes et établi en fonction du degré de maturité des élèves, de leur intér~t et de leurs besoins; b) temps réservé expressément pour l'éducation sanitaire en classe;
c) lorsque l'éducation sanitaire se fait accessoirement, il est nécessaire d'établir une coordination dans l'école; d) possibilité d'influer sur la structure du programme d 1 études au moment de son élaboration ainsi que lorsqu'on procède à une évaluation pilote des programmes et du matériel éducatif; e) milieu scolaire sain à tout point de vue;
- 10 -
f) existence d'un conseil d'hygiène composé du personnel enseignant et permettant de prendre connaissance des points de vue des élèves~ des parents, du personnel des services de santé et des autorités locales; g) bonne connaissance des besoins et des ressources en matière de services de santé et de bien-~tre dans la collectivité, des croyances et habitudes culturelles, des conditions d'hygiène, des problèmes sanitaires~ des conditions sociales et économiques propres à la collectivité; h) avoir l'occasion d'aider les élèves à élever ou améliorer l'état nutritionnel par l'entremise de la cantine scolaire, de programmes d'alimentation scolaires ou en s'occupant de jardins potagers à l'école; (il est particulièrement important de faire concentrer l'éducation nutritionnelle et l'éducation relative à l'hygiène des denrées alimentaires sur ces aspects de la vie scolaire. On pourra utilement étendre cet enseignement au milieu familial de l'élève par des visites, des entretiens avec les parents, etc.); i) avoir besoin de consulter des spécialistes au sujet des problèmes physiques ou affectifs d'élèves individuels ou de leurs difficultés pour apprendre; j) existence de services d'hygiène efficaces qui assurent par des moyens officiels ou privés un centrale médical régulier des enfants, les vaccinations et autres mesures sanitaires, les tests pour le dépistage d'anomalies particulières et qui fournissent des conseils sur l'hygiène et les conditions matérielles qui doivent exister à l'école; sur l'état nutri1 tionnel des enfants, etc.; et k) avoir à sa disposition du matériel éducatif et des références de bonne qualité et modernes, des films et autres auxiliaires visuels ainsi que les moyens de les utiliser.
3.1.3 Attitudes de l'enseignant Il est probable que le maître sera le.mieux à m~me d'amener ses élèves à avoir des attitudes positives et savoir prendre des décisions judicieuses s'il offre lui-m~e- par son attitude- l'exemple vivant d'une vie saine.
Le personnel du service d'hygiène scolaire doit avoir des tftches bien précises et acceptées en matière d'éducation sanitaire auprès des enfants et auprès des parents. Ce personnel pourrait également contribuer efficacement à donner une formation en cours d'emploi aux enseignants, notamment en ce qui concerne les incapacités des enfants, l'hygiène dentaire, la santé mentale, les parasitoses, le développement de l'enfant, les premiers secours, etc. en mettant l'accent sur les problèmes et les besoins locaux.
1
- 11 -
Par conséquent~ il faudrait s'attacher à développer la conception et les attitudes en matière de santé du futur enseignant au cours de sa formation à l'école normale. En choisissant les enseignants qui seront appelés à devenir des éducateurs sanitaires spécialisés~ il est bon de se montrer difficile de façon à recruter les individus les plus stables et les plus souples pour cette carrière exigeante et influente. Les éléments généraux les plus importants que l'on doit trouver dans l'attitude des enseignants vis-à-vis de l'éducation sanitaire sont les suivants a) savoir que la santé~ en tant que valeur~ est indispensable pour atteindre la plupart de nos buts dans l'existence;. b) ~tre toujours conscient du fait que l'enseignant est l'exemple vivant de ce qu'il enseigne; c) savoir que l'enseignement des principes d'hygiène et de santé doit être conçu en fonction du comportement de l'enfant plut~t qu'axé sur le sujet lui-m~me; d) savoir que l'éducation sanitaire fait partie de toutes les fonctions scolaires et qu'on doit l'encourager dans toutes les activités ou expériences organisées en classe ou dans l'école; e) savoir que l'éducation sanitaire doit venir à propos et ~tre opportune et qu'elle doit ~tre liée étroitement à la vie sanitaire de la collectivité et de l'école; f) savoir que pour promouvoir la santé chez l'enfant les expériences en milieu scolaire~ familial et commufiautaire constituent des aspects du m~me phénomène et que l'enseignant doit s'intéresser autant à l'une qu'à l'autre de ces expériences; g) rester toujours en éveil face aux besoins particuliers de chaque enfant dans le programme d'instruction sanitaire; h) savoir qu'il est indispensable de comprendre et de sentir les valeurs et les croyances qui président à la vie communautaire et de s'en inspirer pour avoir des rapports réguliers et ouverts vers le dialogue avec les chefs communautaires et les parents pour éviter tout conflit entre enseignant et parents;l i) ~tre disposé à jouer un rale actif dans la promotion de la santé de l'élève et de la famille dans la collectivité où il vit; et
1 surtout dans une société comprenant plusieurs groupes ethniques~ l'enseignant doit faire preuve de souplesse vis-à-vis de comportements qui découlent des conceptions culturelles.
- 12 j) aborder de façon critique et analytique les méthodes employées pour l'éducation sanitaire des élèves et les résultats obtenus. 3.1.4 Besoins des enseignants en matière de connaissances Les groupes de discussion ont examiné en détail les connaissances que doivent posséder les enseignants aux divers niveaux. Ces connaissances ont été résumées au point 2.2.1 à la page 3.
3.1.5 Besoins des enseignants pour continuer à assurer leur développement personnel Si l'on accepte le principe que tous les professeurs non seulement enseignent le comportement sanitaire mais en donnent l'exemple~ ils ont un besoin fondamental et permanent de continuer à se développer du point de vue de leur santé physique~ sociale et affective. Le port et l'apparence soignée# les habitudes d'hygiène quotidienne, l'attitude envers le tabac, l'alcool et les stupéfiants, l'emploi rationnel des loisirs et la participation régulière et active aux activités communautaires, les rapports avec les représentants des élèves, ltaptitude à conseiller les élèves et à contr$1er l'ambiance affective dans la classe sont toutes des questions qui doivent retenir l'attention concrète des administrateurs scolaires et des directeurs d'écoles et d'établissements de formation professionnelle. 3.1.6 Besoins des enseignants en matière d'aide Les participants ont précisé les besoins des enseignants en matière d'aide pour promouvoir l'éducation sanitaire des élèves. Il s'agit notamment pour eux 1) d'avoir suivi des cours adéquats d'instruction sanitaire1 et 2) d'avoir des ressources à leur disposition, notamment : a) manuels de l'enseignement adéquats et récents, complétés par des directives pour l'organisation du programme d'études; b) cahiers d'exercices, manuels et ouvrages de référence pour chaque degré d'enseignement; c) moyens de fabriquer des auxiliaires pédagogiques simples tels que des tableaux, des modèles et des diapositives à projeter;2 d) bandes cinématographiques qui, tout en étant de l'avis général d'une utilité moindre pour l'éducation sanitaire à l'école~ peuvent servir à développer les discussions sur ce sujet dans les écoles normales où elles peuvent ~tre projetées;
~oir le thème 2.
~tant donné que les auxiliaires d'enseignement fournissent d'excellentes occasions pour la participation active des élèves, ils sont particulièrement précieux et peu coüteux si on utilise au maximum les matériaux bon marché et faciles à se procurer localement.
- 13 e) programmes télévisés et émissions de radio éducatives très utiles pour l'éducation sanitaire à l'école et qui permettent de se suffire d'un personnel hautement qualifié peu nombreux. Ces programmes peuvent fournir une présentation graphique des problèmes sanitaires de la collectivité. On a mis au point récemment un appareil portatif permettant de filmer et d'enregistrer des programmes et de les repasser ensuite, mais ce matériel est relativement coüteux. Lorsqu'on envisage de mettre une émission sur,des questions sanitaires sur les ondes, il faut tenir compte des points suivants i) les enseignants et le personnel des services de santé devraient participer à l'élaboration des programmes; ii) les programmes devraient être coordonnés avec le cours d'éducation sanitaire; iii) des notes d'enseignement devraient être distribuées aux professeurs; iv) des cahiers spéciaux et des exercices devraient être préparés pour les élèves; v) il faudrait prévoir la participation des élèves, soit en classe, soit par correspondance avec le service chargé de l'émission éducative; vi) il faudrait choisir des heures d'émission qui conviennent à l'école; vii) il faudrait prendre des dispositions pour fournir ou louer à l'école des postes récepteurs; viii) il faudrait créer un comité d'évaluation composé d'enseignants qui seront chargés de présenter un rapport sur les émissions et sur leur emploi. f) autres matériaux tels qu'affiches et brochures sur divers aspects de la santé et de la maladie, et expositions en rapport avec des problèmes sanitaires d'actualité et les programmes mis en oeuvre par les services de santé publique et d'autres organismes sanitaires qui offrent un complément utile pour l'éducation sanitaire; une liaison régulière devra exister avec les autorités de l'enseignement et de la santé et les organismes actifs dans ces domaines pour s'assurer que ces matériaux seront fournis en quantité requise; g) personnel d'appoint spécialisé dans les questions de la santé, du bien-être ou de la sécurité pour i) faire des exposés de temps à autre dans les écoles et les établissements de formation professionnelle pour présenter des questions particulières ou pour servir d'animateurs de discussions pour des étudiants de niveau supérieur pour l'examen de problèmes importants tels que l'hygiène personnelle et la sécurité routière ou l'abus des médicaments;
- 14 ii) ~tre consulté par les enseignants sur les problèmes des enfants, notamment sur leurs problèmes affectifs et sur les difficultés qu'ils ont à apprendre. Il est indispensable d'avoir une bonne liaison avec les services de santé publique et de santé mentale pour assurer ces services. 3.2 Thème 2- Programme de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente 3.2.1 Préparation au cours des études professionnelles
Plusieurs éléments de la vie à l'école normale offrent aux élèves des expériences instructives en matière de santé. Citons notamment a) les conditions d'hygiène respectées à l'université et la façon dont les autorités veillent à les conserver; b) le régime alimentaire fourni par l'école et le respect des règles d'hygiène alimentaire; c) d) e) normale; les programmes d'activités et de loisirs pour les étudiants; les conditions de travail et les règlements imposés aux étudiants; la participation des étudiants à l'administration de l'école
f) les services d'hygiène universitaire et les services de consultation et d'orientation; g) h) le logement des étudiants et les installations existantes; les règles de sécurité observées à l'école et dans son enceinte.
Tous ces éléments doivent ~tre considérés comme étant des aspects importants de la préparation des enseignants à leur rale d'éducateur sanitaire. Dans plusieurs p~s où l'école normale offre souvent à l'étudiant son premier contact.avec la vie urbaine, ces facteurs peuvent avoir une influence décisive sur son adoption de nouvelles attitudes en matière de santé. Il faut organiser aussi divers cours de formation en éducation sanitaire pour préparer les futurs éducateurs sanitaires - qu'il s'agisse là de leur fonction principale ou accessoire - à jouer un rale efficace. De toute manière, les implications sanitaires des conditions de vie à l'école normale mentionnées ci-dessus doivent être liées étroitement au cours d'éducation sanitaire proprement dit dispensé par l'école. Quel que soit le pays, les principes généraux qu'il faut respecter dans le cours d'éducation sanitaire donné à l'école normale sont les suivants a) l'instruction doit être conçue dans un esprit pratique et doit être fondée sur les problèmes sanitaires concrets de la collectivité;
- 15 b) l'instruction doit ~tre conforme aux structures et aux valeurs ethniques et culturelles de la collectivité; c) l'instruction doit reposer essentiellement sur les ressources disponibles dans le pays et non sur des conditions théoriquement idéales; d) l'instruction doit viser à préparer les enseignants à répondre aux besoins et aux intér~ts des élèves selon leur âge et leur degré de maturité. Le plan des cours, leur contenu, les niveaux d'enseignement et les critères de réussite doivent ~tre fixés par les autorités responsables de l'enseignement normal dans le pays avec l'aide des autorités sanitaires selon les besoins. En matière d'éducation sanitaire, comme dans les autres branches d'études, pour ~tre efficace, la préparation des maîtres doit comporter un stage de mise en pratique. Des leçons de démonstration en éducation sanitaire sont également utiles pour bien préparer le futur enseignant. L'un des besoins importants des maîtres que l'on prépare à l'éducation sanitaire est de connaître les fonctions, les buts et la structure du personnel des services d'hygiène scolai.t•e et universitaire. Les vi si tes aux services de santé publique sont très utiles, et la participation du personnel des services de santé au programme d'étude comme conférenciers à l'école normale est facile à réaliser et particulièrement souhaitable. Etant donné qu'une grande partie de l'éducation sanitaire se rattache au code de valeurs et aux attitudes des enfants, il faut porter une attention spéciale aux méthodes de travail appelant la discussion de façon à encourager les étudiants à examiner leurs propres attitudes envers la santé et l'hygiène. Les programmes d'éducation sanitaire prescrits dans les écoles normales doivent avoir les objectifs suivants : a) favoriser chez les élèves-maîtres une prise de conscience personnelle de leurs propres attitudes et de leur comportement en matière de santé; b) développer des compétences qui permettront à l'enseignant de communiquer à ses élèves les concepts et principes d'ur1e vie saine dans leur propre cadre de vie; c) développer l'aptitude des enseignants à initier des activités de classe qui auront une influence favorable sur le comportement des élèves vis-à-vis de l'hygiène et de la santé; d) fournir des connaissances scientifiques adaptées à la nature des fonctions d'éducateur sanitaire du futur enseignant selon qu'il s'agit pour lui d'une responsabilité marginale ou principale;
- 16 e) familiariser l'enseignant avec les membres de l'équipe sanitaire e·t leurs fonctions pour lui permettre de travailler en collaboration avec eux pour développer l'éducation sanitaire des écoliers. 3.2.1.1 Programme d'éducation sanitaire pour les enseignants du cycle primaire
Les cours d'éducation sanitaire devraient ~tre obligatoires pour tous les instituteurs. Ces cours pourraient porter sur les éléments suivants : a) croissance et développement de l'enfant;
b) identification des déviations significatives par rapport à la normale 1 tant sur le plan mental que sur le plan physique 1 et mesures à. prendre; c) d) e) f) g) vie saine à l'école; services de soin des enfants; principes de la santé individuelle et de la santé publique; services de santé communautaires existants; méthodologie de l'instruction sanitaire.
Il faudrait offrir des cours semblables à celui-ci 1 les répartir sur toute la durée de la formation professionnelle et organiser des séances instructives sur place dans les écoles et dans la collectivité. 3.2.1.2 Programme d'éducation sanitaire pour les enseignants du cycle secondaire
On estime qu'il est nécessaire que tous les enseignants du cycle secondaire suivent un cours obligatoire sur l'éducation sanitaire semblable à celui des instituteurs, quel que soit leur domaine d'enseignement principal. Contrairement à l'instituteur~ le professeur d'école secondaire n'est pas généralement tenu d'assurer l'instruction sanitaire des élèves~ mais une forma·tion dans ce domaine est importante pour lui, au moins pour les raisons ci-après a) des occasions d'enseigner indirectement les principes d'hygiène et de santé se présentent dans l'enseignement de presque toutes les discipl5.nes; b) les professeurs du cycle secondaire sont également concernés par une vie saine à l'école; c) les professeurs du cycle secondaire s'occupent d'enfants qui passent par les crises de l'adolescence et de la puberté 1 par conséquent ils doivent avoir une compréhensiorl profonde des étapes de la croissance et des problèmes affectifs et sociaux qui les accompagnent;
- 17 d) à l'école secondaire, la spécialisation des études que l'on trouve dans plusieurs systèmes scolaires laisse les enfants sans l'appui d'un mattre principal alors qu'ils sont à un ~ge critique; e) l'écolier du cycle secondaire s'intéresse sérieusement aux phénomènes et problèmes communautaires dont la santé constitue un exemple courant. Le cours d'éducation sanitaire à l'intention des professeurs du cycle secondaire doit donc répondre à ces besoins des élèves. En outre, des cours facultatifs sur des sujets tels que "la préparation à la vie familiale" ou "la santé mentale des enfants" pourront ~tre utiles. 3.2.1.3 Cours pour les professeurs spécialisés en éducation sanitaire dans les écoles secondaires Il est indispensable de réserver un certain nombre d'heures de cours pour l'instruction sanitaire dans les écoles secondaires et de prescrire un programme d'études concret. A l'~ge où l'enfant atteint la fin de la scolarité obligatoire, il doit avoir suivi des cours d'éducation sanitaire qui l'aient préparé à assumer les responsabilités de l'adulte en tant que citoyen et éventuellement parent. Si ce principe e::;t acoepLé et :::;i on réserve au minililUlll une heure par semaine pour le cours d'éducation sanitaire, la plupart des écoles secondaires devront recruter un éducateur sanitaire spécialisé. L'éducation sanitaire et l'éducation physique peuvent être combinées à condition que l'on accorde une attention particulière aux questions sanitaires absentes du programme normal d'éducation physique. Les critères pour la spécialisation en éducation sanitaire, à savoir l'aptitude à traiter tous les aspects du sujet et notamment cetU~ qui ont trait aux questions affectives et sociales, et une formation appropriée à l'école normale, doivent s'appliquer dans une mesure identique aux professeurs d'éducation physique chargés de l'instruction sanitaire. Le cours de formation universitaire pour la spécialisation en éducation sanitaire doit varier selon les besoins du pays mais, autant que possible, il doit être donné sur place plutat qu'à l'étranger. Ce cours devra porter sur les domaines ci-après : a) b) c) d) e) f) croissance et développement; hygiène individuelle et santé de la collectivité; nu tri ti on; hygiène du milieu; santé mentale; préparation à la vie familiale;
- 18g) hygiène scolaire; sanitaire~
h) principes et méthodologie de l'éducation l'organisation des institutions communautaires;
y compris
i) évaluation des connaissances et des pratiques en matière d'hygiène et de santé;
j) sciences sociales et sciences du comportement et leurs rapports avec l'éducation sanitaire; et k) sciences fondamentales applicables à la santé.
Ces études spéciales d'éducation sanitaire devraient constituer l'une des matières principales étudiées par le futur éducateur sanitaire en vue de l'obtention de sa lièence ou de son diplame de pédagogie. 3.2.1.4 Cour~
à l'intention des institutrices-infirmières
En général, le rale éducatif de l'institutrice-infirmière se manifeste le mieux à l'école primaire où elle complète les fonctions quotidiennes des instituteurs en matière d'éducation sanitaire. La formation de ces institutrices-infirmières devrait comprendre un cours sur la santé de la collectivité, sur l'hygiène scolaire~ et sur la théorie et la pratique de l'enseignement. Les institutrices-infirmières employées en tant que spécialistes de l'éducation sanitaire pour le niveau secondaire devraient recevoir une formation professionnelle identique à celle des éducateurs sanitaires spécialisés. 3.2.2 Programmes de formation en cours d'emploi
Les participants ont examiné deux principaux types de programmes de formation en éducation sanitaire pour le personnel en fonction, à savoir a) les cours à l'intention des enseignants qui n'ont reçu aucune formation en matière d'instruction sanitaire et i) qui veulent devenir éducateurs sanitaires spécialisés, ou
ii) qui veulent acqu~rir d'autres compétences pour l'éducation sanitaire au niveau primaire ou au niveau secondaire; b) les cours de perfectionnement destinés aux enseignants qui ont reçu une formation de base en matière d'éducation sanitairei) professeurs d'éducation sanitaire spécialisés,
ii) tous les autres enseignants, aux niveaux primaire ou secondaire.
- 19 3.2.2.1 pours pour enseignants qui n'ont aucune formation professionnelle en éducation sanitaire Enseignant2 qui veulent se spécialiser en ~ucation
sanitaire
Dans plusieurs pays~ l'éducation sanitaire n'a été introduite au niveau secondaire que tout récemment. Il faudra un certain temps avant que les nouveaux cours donnés à l'école normale pour la formation d'éducateurs sanitaires spécialisés répondent aux besoins en effectifs pour assurer ce nouveau programme d'enseignement. En conséquence, on pourrait offrir des cours de perfectionnement aux enseignants déjà titularisés admissibles pour se préparer à cette nouvelle fonction. Ces cours devront avoir une durée suffisante et les exposés théoriques pourront ~tre faits pendant les soirées et les fins de semaine. Si ces cours mènent à un diplame ou à un certificat d'éducation sanitaire à l'école, les candidats devront faire des stages à l'école normale. Il serait également souhaitable qu'ils donnent des leçons sur des questions sanitaires à titre de formation pratique et sous la direction d'un spécialiste. Ces cours devraient ~tre offerts sur le plan :t•égional ct. p:t'às du domicile dus unscignunl:.::.J qui corrt.inw:œont généralement à exercer leur métier pendant la ,journée. Si cela est nécessaire$ une partie du cours pourra ~tre donnée par correspondance, si des facteurs géographiques rendent cette méthode indispensable. Les critères applicables à l'octroi des diplames ou des certificats devront ~tre les m~mes que pour les étudiants à temps complet. En général, il sera important de prévoir des possibilités d'augmentation de traitement ou d'avancement pour amener les enseignants à suivre ces cours. Enseignants non spécialisés Les autorités de l'enseignement pourront offrir de temps à autre des cours de formation à l'intention du personnel en fonction qui porteront sur l'éducation sanitaire en général ou sur des sujets particuliers qui sont d'actualité pour le pays. De tels cours peuvent ~tre donnés à plein temps ou à temps partiel et pourront varier quant à leur durée et leur contenu. Ces cours sont particulièrement importants lorsqu'cil prescrit pour la première fois un cours d'éducation sanitaire à l'école ou lorsqu'un aspect nouveau des principes d'hygiène et de santé fait pour la première fois l'objet d'un enseignement concret comme c'est le cas pour la préparation à la vie familiale et qu'il faut former en peu de temps un grand nombre de professeurs. Il faut définir clairement les programmes d'études, les normes à observer et le matériel éducatif à employer de façon à assurer un enseignement relativement uniforme. Le plus souvent, on aura tout à gagner si les ministères de l'éducation et de la santé organisent ces cours en commun et, si tel est le cas, le personnel de santé appelé à faire des exposés pourra avoir besoin d'aide en ce qui concerne les principes et les méthodes pédagogiques.
- 20 -
3.2.3 Cours de perfectionnement 3.2.3.1 Professeurs d'éQ.ucation sanitai,re spécialisés Pour permettre au professeur d'éducation sanitaire spécialisé de continuer de se développer en permanence et de moderniser ses connaissances des sciences sanitaires et des méthodes d'enseignement, il est indispensable d'organiser périodiquement des cours de formation pour le personnel en fonction, des programmes à exécuter pendant les vacances, des cours de vacances, etc. Il serait utile d'inviter le personnel des services de santé, les administrateurs d'enseignement et autres cadres à participer à de tels cours et à y apporter leur contributi~. En outre, on devrait donner la possibilité à certains professeurs d'éducation sanitaire spécialisés d'obtenir des diplômes supérieurs en éducation sanitaire ou dans des domaines connexes et peut-~tre pourraient-ils effectuer des travaux de recherche sur l'éducation sanitaire dans leur collectivité au titre de leurs études en vue de l'obtention de ce diplame. Les possibilités ne manqueront pas de nommer ensuite ces professeurs à des postes de chargés de cours dans des universités, des écoles normales ou des collèges pédagogiques. On aura également besoin de personnel formé au niveau de la licence ou du doctorat pour des postes administratifs tels celui d'inspecteur de l'éducation sanitaire à l'école ou celui de directeur de programmes. Le professeur peut faire ces études postuniversitaires soit dans son pays, soit à l'étranger. Mais dans ce dernier cas, il faut qu'il soit tenu de revenir dans son pays pour plusieurs années. Si on peut lui donner quelque assurance d'~tre nommé à un poste intéressant à son retour; ceci pourra ~tre un' facteur décisif pour inciter l'étudiant de niveau postuniversitaire à rester ensuite dans son pays.
3.2.3.2 Autres enseignants Il faudrait offrir en permanence un programme de cours de brève durée sur divers aspects de l'éducation sanitaire pour les enseignants de toutes catégories, aux niveaux primaire et secondaire, pour mettre à jour leurs connaissances en matière de sciences sanitaires et de problèmes d'actualité. Ainsi, on pourrait aider l'enseignant à remplir efficacement son rale à l'école et dans la collectivité. Quelques participants étaient d'avis qu'on pourrait incorporer une formation aux activités de direction et d'administration communautaire dans un tel programme étant donné que le mattre est généralement respecté par toute la population et qu'il peut jouer un rale important lorsqu'il s'agit d'initier la population à de meilleures habitudes d'hygiène. En organisant il faudrait mettre d'hygiène scolaire d'enseignement, et enseignants.
de tels programmes à l'intention du personnel en fonction, au point des cours spéciaux pour le personnel des services ainsi que pour les administrateurs et les inspecteurs les inviter de m~me à suivre les cours destinés aux
- 21 -
3.2.3.3 Services de consultation et informations techniques Il est souhaitable de disposer de services de consultation spécialisés pour aider les enseignants à assurer le développement optimwn du programme d'éducation sanitaire dans les écoles. Il convient donc de nommer du personnel spécialisé aux postes d'encadrement ou de coordination de l'instruction sanitaire à chaque niveau : central 1 provincial ou de division. La formation permanente du personnel en fonction peut se faire au moyen de revues publiées régulièrement 1 de notes d'information~ de résumés d'études 1 etc. mis au point par les ministères de l'éducation ou de la santé~ par des conseils d'éducation sanitaire ou par des associations s'occupant de l'hygiène et de la santé scolaires. Il est souhaitable de fournir régulièrement des informations techniques de ce genre. Les écoles normales, les services publics ou des associations bénévoles peuvent s'en charger 1 mais s'il existe plusieurs programmes différents 1 il faut assurer leur coordination. Dans certains pays, la responsabilité de coordination incombe à une association professionnelle du personnel d'éducation sanitaire.
3.3 Thème 3 - Collaboration entre les ensei&nants, les autorités gouvernementales et la collectivité L'éducation sanitaire des écoliers de m~me que la préparation des enseignants à assumer cette tftche exige l'utilisation des ressources et des compétences de plusieurs catégories de personnel enseignru1t et de personnel sanitaire ainsi que la coopération de l'administration, des orgru1isations bénévolesa des établissements professionnels et, bien sûr, des parents. Il est indispensable que la collaboration préside à des rapports harmonieux entre ces diverses autorités aux niveaux ci-après : a) au niveau national où sont prises les décisions en matière de politique 1 du choix des objectifs à atteindre et des responsabilités qui incomberont à chacun pour des activités déterminées; b) au niveau des institutions responsables de la formation pédagogique des futurs enseignants; et c) entre l'école et la collectivité.
3.3.1 Collaboration à l'échelon national L'exécution et la coordination des programmes de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire ne peuvent ~tre véritablement satisfaisantes que s'il existe une coopération à l'échelon national entre les diverses autorités gouvernementales intéressées et que leurs efforts sont approuvés et appuyés par les milieux sanitaires et de l'enseignement. Dans certains pays 1 les services d'hygiène scolaire relèvent du ministère de la santé et il est donc nécessaire d'instaurer une coopération étroite entre ce ministère et le ministère de l'éducation pour réussir à bien coordonner les mesures prises pour l'hygiène scolaire et pour la santé
- 22 -
publique. Ailleurs# le service d'hygiène scolaire constitue une section du ministère de l'éducation; dans ce cas, la mise au point de la politique à suivre en matière d'éducation sanitaire à l'école devrait se faire de concert avec le ministère de la santé puisque l'hygiène scolaire et la santé publique ne peuvent - de par leur nature - ~tre dissociées. Le personnel du ministère de la santé peut également fournir un apport considérable pour l'éducation sanitaire tant à l'école normale que dans les écoles. Cette collaboration peut ~tre réalisée le mieux au moyen de la création à un niveau élevé d'un conseil de l'éducation sanitaire à l'école composé de personnel de rang supérieur des deux ministères# la présidence étant assumée à tour de r~le par l'un et l'autre groupe. On peut également inviter des représentants des professions sanitaires et des départements universitaires s'occupant des sciences sociales et des sciences du comportement à en faire partie. Un conseil de ce genre est le plus efficace lorsqu'il a un r~le consultatif, un comité exécutif composé de fonctionnaires des deux ministères assurant la liaison avec les établissements de formation normale et les écoles. Les participants ont reconnu qu'au départ l'acceptation de la nécessité de créer un tel conseil et, en fait, d'avoir des programmes concrets et complets d'éducation sanitaire à l'école et de formation des enseignants dans ce domaine repose sur la présentation d'arguments irréfutables aux autorités gouvernementales. Ces argument~ sont fort bien exposés dans l'ouvragt:J ùe référence "L'éducation sanitaire à l'école" publié par l'OMS et l'UNESCo.l Lorsqu'on élabore à l'échelon national les programmes d'éducation sanitaire pour les établissements universitaires et les écoles, il faut tenir compte aussi bien des besoins des établissements publics que de ceux des écoles privées. Un conseil national de l'éducation sanitaire pourrait avoir les fonctions suivantes a) définir les objectifs du programme d'éducation sanitaire à l'école;
b) élaborer des politiques nationales ou régionales en matière d'éducation sanitaire à l'école; c) échanger des informations sur les programmes d'instruction sanitaire;
d) formuler des recommandations relatives à la préparation des programmes d'études et autres méthodes d'instruction; e) définir les responsabilités des diverses autorités;
Turner, C.E., L'éducation sanitaire à l'école# collection UNESCO : programmes et méthodes d'enseignement. Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), Place de Fontenoy, Paris (7e), UNESCO-OMS, 1966 (français et anglais)~
1
- 23f) procéder régulièrement à une évaluation des programmes;
g) examiner la nécessité d'organiser des programmes de formation et de perfectionnement pour le personnel en fonction; h) prendre des mesures concrètes pour encourager la coopération entre les fonctionnaires de divers départements et ministères.
3.3.2 Collaboration à l'échelon de l'école normale Dans la plupart des pays, le personnel chargé de l'éducation sanitaire à l'école normale appartient à un département créé depuis peu de temps et qui se trouve limité en ressources et en personnel. L'enseignement doit s'appuyer en grande partie sur les autres départements de l'école normale et sur le personnel sanitaire des organismes gouvernementaux et autres. Ce département a donc très grand besoin d'~tre aidé par le personnel de plusieurs secteurs pour développer le programme d'études et obtenir l'appui des autres disciplines qui est indispensable à toute science nouvelle. Le personnel chargé de l'éducation sanitaire à l'école normale pourrait donc prendre des dispositions pour établir une collaboration avec les secteurs suivants : a) b) c) d) les divers départements chargés de l'enseignement à l'école normale; le service d'hygiène universitaire; les ministères de la santé et de l'éducation; les représentants d'organisations sanitaires professionnelles;
e) les départements universitaires dont les activités portent sur les questions sanitaires et sur les sciences du comportement; f) les enseignants qui participent activement à l'éducation sanitaire dans les écoles et qui peuvent fournir des occasions de faire des leçons d'application ou mettre à la disposition du département d'instructions~~ taire de l'école normale des installations pilotes pour des recherches sur le programme d'études 1 sur 1•emploi du matériel éducatif et sur les auxiliaires visuels; g) h) i) les associations d'enseignants; les conseils d'étudiants; les services sanitaires et sociaux locaux; et
j) les représentants d'organismes internationaux qui s'intéressent à la santé scolaire et à l'éducation sanitaire à l'école.
- 24 -
3.3.3 Q_ollaboration à 1 Jéchelon de l'école primaire ou secondaire L'organisation de la coopération à l'échelon de l'école primaire ou secondaire varie considérablement selon la nature de la collectivité. Cependant, en général, cette collaboration doit exister à l'école m~me, entre l'école et les services de santé, et entre l'école, les parents et les autorités communautaires qui doivent comprendre le programme d'instrucw tion sanitaire et l'appuyer, et chercher à le renforcer par l'enseignement dans le cadre familial. Bien souvent, il sera très utile de créer un conseil d'hygiène scolaire pour veiller à cette coopération. Ailleurs, un coordinateur de l'éducation sanitaire nommé par l'administration scolaire ou l'éducateur sanitaire spécialisé pourront assurer la liaison indispensable. Les divers besoins en matière de collaboration sont les suivants : a) collaboration avec le personnel des services de santé, qu'ils soient publics ou privés i) personnel de l'équipe d'hygiène scolaire,
ii) personnel du service de santé publique local, y compris le personnel du service de santé mentale;
b)
collaboration avec les parents -
i)
par l'association des parents d'élèves et des enseignants,
ii) avec les parents qui collaborent bénévolement à des services tels que les repas à l'école, iii) avec les parents d'enfants qui ont besoin d'aide et de conseils tant à l'école que dans leurs rapports avec la famille; c) collaboration avec les enseignants de toutes les disciplines au sein de l'école et collaboration avec la direction; d) collaboration avec les autres écoles de la région au sujet des besoins et des problèmes sanitaires locaux; e) collaboration avec les groupements locaux faisant partie d'associations médicales, d'organismes sanitaires ou d'organisations telles que la Croix-Rouge, les associations dentaires# etc.; f) collaboration avec les institutions sociales (églises, services sociaux, organisations bénévoles) qui jouent un r$le éducatif auprès des écoliers ou des groupements de jeunesse, etc. dans des domaines tels que la préparation à la vie familiale ou des programmes pour la sécurité routière; g) collaboration avec les autorités gouvernementales locales. ...
,
"
- 25/26 (1
Si l'on réussit à instaurer une collaboration concrète dans la plupart des domaines mentionnés ci-dessus, le programme d'éducation sanitaire à l'école aura toutes les chances de réussir et il y aura peu de risques que des aspects importants soient oubliés.
- 27 ANNEXE 1
LISTE DES CONSULTANTS, PARTICIPANTS, OBSERVATEURS ET MEMBRES DU SECRETARIAT Directeur du séminaire et consultant pour l'éducation sanitaire Dr S. Jolm Krister Director, Health Education Division Department of Public Health New South Wales Sydney, Australia Dr Paz Rames Dean of Admissions and Professer of Health Education University of the Philippines Diliman, Quezon City Philippines Dr Pedro T. Orata Special Consultant to the Secretary of Education Department of Education Manila, Philippines 2. 1
Consultante pour l'éducation sanitaire à l'école
Conseiller pour la formation des enseignants
PARTICIPANTS Dr Brian Strangways-Dixon Head Australian Capital Territory School Medical Service Canberra Dr Ngo Kim Chin Directeur de l'éducation sanitaire Ministère de la Santé Phnom-Penh Dr S.P. Lee Head and Professeur Health Education Department National Taiwan Normal University Taipei, Taiwan
AUSTRALIE
CAMBODGE
CHINE
1 Ancien spécialiste des programmes de l'UNESCO à Paris et membre du Comité mixte OMS/ù~SCO d'experts de la formation à donner aux enseignants en matière d'éducation sanitaire.
- 28 CHINE (sui te) Misse Laura Pan Lu Chief, Health Education Division Department of Health Taiwan Provincial Government Wufeng Hsiang, Taichung, Taiwan Dr Chang Dong Min Researcher (teachir~ staff) National Institute of Health Seoul Dr Hyung Jang Park Associate Professor 1 Health Education School of Public Health Seoul University Seoul HONG-KONG Mr Paul Fang King-wah Health Education Officer and Head Health Education Section Department of Education Lee Gardens, Hysan Avenue, Hong Kong I~ Terepai Moetaua Demonstrating Teacher Nikao Teachers College Rarotonga
COREE
ILES COOK
ILES FIDJI
Mr Lemeki Rasalato Health Education Officer Education Department Suva Miss June Hicks Lecturer in Home Economies Teachers Training College Bikenibeu, Tarawa Dr Shu Hayashi Junior College of Nursing and Medical Technology Kanagawa Prefecture 50, Nakao-cho, Asahi-ku Yokohama M. Khampao Phonekeo Directeur de l'enseignement primaire et de l'éducation des adultes Ministère de l'Education nationale Vientiane
ILES GILBERT-ET-ELLICE
JAPON
LAOS
- 29 MALAISIE Dr Ezaddin bin Mohamed Chief, Health Education Division Ministry of Health Young Road Kuala Lumpur Mr Rahma"l~ Hu::;sin Sénior Lecturer Physical Education and Health Education Language Institute Ministry of Education Kuala Lumpur NOUVELI.ES-HEBRIDES M. Roger Durand Conseiller pédagogique chargé de l'éducation sanitaire Port-Vila Mr I.W. Phillips Principal Lecturer in Education Wellington Teachers College Wellington Miss Jackie Kini Lecturer Teachers College Port Moresby Dr Florencia Herrera Chief~ Health Education Division Office of Health Education and Personnel Training Department of Health Manil a Mrs Lilia V. Juele Teacher Education Specialist Bureau of Public Schools Department of Education Manil a PROTECTORAT BRITANNIQUE DES ILES SALOMON Miss Alison Lindsay Marchant Education Officer B.S. Teacher's Training College Honiara Dr Sale Ieremia Chief, Division of Public Health Department of Health Apia
NOUVELLE-ZEIJ\NDE
PAPUA ET NOUVELLE-GUINEE
PHILIPPINES
SAMOA-OCCIDENTAL
- 30-
SINGAPOUR
Miss Lilian Tan Head Domestic Science Department Teacher's Training College Ministry of Education Singapore Miss Mabel Veronica Chia Soo Khim Health Education Officer Ministry of Health Singapore
TONGA
Dr S. Fanamanu Medical Officer (Health Education) Medical Department Nuku'alofa Miss Luang Ngoc Uyen Service de l'Education sanitaire Ministère de la Santé Saigon M. Luu Duc Khanh Professeur-Censeur à l'Ecole normale de Tan-An (Long-An) Direction de la formation pédagogique et de l'éducation des adultes Saigon
VIET-NAM
3. OBSERVATEURS FONDS DES NATI eNS UNIES POUR L'ENFANCE (FISE) ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'EDUCATION# LA SCIENCE ET LA CULTURE (UNESCO) M. A.E. Meager Représentant du FISE Manille 1 Philippines M. M.S. Patel Spécialiste de l'UNESCO pour la formation des enseignants Université des Philippines Diliman, Quezon City Dr Eric Wright Assistant Director of Publi~ Health (Health Education) Department of Publio Health Port Moresby
PAPUA ET NOUVELLE-GUINEE
}\
- 31 GOUVERNEMENT DES PHILIPPINES Mrs Luisa A. Alvarez Special Assistant to the Secretary Department of Education Manil a Mrs Cristina E. Mamuri Co-ordinator in School Health Education Department of Education Manil a Mr Honorio D. Pasion Acting Chief# Health Education and Nursing Service Section Bureau of Public Schools Department of Education Manil a Dr Teodora V. Tiglao Associate Professer (Health Education) Institute of Hygiene University of the Philippines Manil a Mr Pascual Malilay Superviser of Health Education Bureau of Public Schools Manil a Mrs Zenaida L. Villaescusa Special Consultant (Health and Physical Education) . Bureau of Private Schools Manil a Mr Florencio M. Apolinar Chief~ Trade and Industrial Education Division Bureau of Vocational Education Manil a Dr Amparo Banzon Chief# Division of Maternal and Child Health Department of Health Manil a Mrs Leonor J. Zamora Health Education Adviser Office of Health Education and Personnel Training Department of Health Manila Mrs Magdalena Dugenia Instructor, Graduate College of Education University of the Philippines Diliman# Quezon City
- 32AGENCY FOR INTERNATIONAL DEVELOPMENT DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE Mr Daniel Sprague Health Education Advisor Viet-Nam
4. SECRETARIAT SECRETAIRE DU SEMINAIRE M. Donald C. Johnson Conseiller régional pour l'éducation sanitaire Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental Manille, Eîilippines Mlle G. Clément Mme N. Scion M. A. Chkiantz Mrs Inez Gatmaitan Chief, School Health Services Bureau of Public Schools Department of Education Manila, Philippines Miss Celerina Siongco Professor of School Health Education Department of Health Education College of Education University of the Philippines Diliman, Quezon City, Philippines Professor Carmen del Rosario Professor of Health Education Philippine Normal College Manila, Philippines PERSONNEL D'APPOINT Professeur Elizabeth McMahon Consultante de l'OMS pour la préparation postuniversitaire du personnel de santé en matière d'éducation sanitaire M. Norman Scotney Consultant de l'OMS pour les études et les recherches sur l'éducation sanitaire et les sciences sociales apparentées Dr Hartmut Dix Représentant de l'OMS Séoul, Corée
INTERPRETES
CONSEILLERS TEMPORAIRES
- 33/34 PERSONNEL D'APPOINT (suite) Dr Manuel Escudero Conseiller de l'OMS pour la santé mentale auprès du Gouvernement des Philippines Dr Ida van Dijk Conseillère régionale pour la protection maternelle et infantile Dr K. V. Bailey Conseiller régional pour la nutrition M. A. Tomassi Conseiller régional pour l'hygiène du milieu Mlle M. de L. Verderese Conseillère régionale pour les soins infirmiers Dr B. Velimirovic Conseiller régional pour les maladies transmissibles Dr J.C. Tao Conseiller régional pour la tuberculose Dr M.A. Farid Paludologue régional principal Dr G.J.A. Ferrand Conseiller régional pour les services de santé communautaires M. J.R.F. Leroy Administrateur (information) M. c. Tamondong Statisticien
- 35 ANNFJŒ 2
ORDRE DU JOUR ET PROGRAJ.VllYJE DE TRAVAIL 1.
ORDRE DU JOUR
1. 2.
Inscription Cérémonie d'ouverture- Dr Francisco J. Dy~
Directeur régional de l'OMS
3.
Introduction - M. Donald C. Johnson 3 Secrétaire du séminaire Election du Bureau~ organisation des groupes de discussion et désignation des comités de travail Adoption de 1 'ordre du jour Rapports par pays - Dr S. John Krister, Directeur du séminaire, et participants Discussion des objectifs- Professeur Paz Ramos, Consultante pour l'éducation sanitaire à l'école Programmes d'action - Dr Pedro Orata, Conseiller pour la formation des enseignants Trois grands thèmes - exposé introductif, groupes de discussion, rapport sommaire Thème l - "Besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire" Exposé du Dr Ezaddin bin Mohamed Thème 2 - "Programme de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente" Exposé du Dr S.P. Lee Thème 3 - "Collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité" Exposé de M. L. Rasalato
4. 5.
6.
7. 8. 9.
10.
Débats en séance plénière sur des sujets d'intérêt spécial : a) "Le rê>le de l'école dans l'amélioration de la nutrition" Dr Vernon Bailey, animateur Mlle June Hicks Mme Inez Gatmaitan Mlle Lilian Tan
- 36 b) "Le rale du personnel des services d'hygiène scolaire dans l'éducation sanitaire" Dr Dr Dr Dr Dr c) G.J.A. Ferrand 1 animateur Brian Strangways-Dixon Eric Wright Florencia Herrera Shu Hayashi
"Principes relatifs à l'élaboration du programme d'enseignement sanitaire" Mlle M. de L. Verderese, animatrice M. Paul Fong King-wah Mme Lilia V. Juele M. Luu Duc Khanh
d)
"La préparation à la vie familiale à l'école" Dr Ida van Dijk 1 animatrice M. L. Rasalato Mlle Mabel Chia Mlle Alison Lindsay Marchant Professeur Huang Jong Park
e)
"Efforts conjugués des enseignants et des parents pour l'éducation sanitaire à l'école" M. Honorio Pasion 1 animateur Dr M. Escudero M. r.w. Phillips Dr S. Fanamanu
11.
Visites d'observation
a) b) 12. 13. 14. 15. 16. 17.
Centres d'éducation sanitaire à l'Ecole normale des Philippines et à l'Université des Philippines Ecoles de Morong et de Tanay - Programmes communautaires d'éducation sanitaire
,,
Bibliothèque et recherche Rapports sur les programmes d'action Présentation de directives pour la préparation des enseignants à l'éducation sanitaire par le comité de rédactiorl Evaluation du séminaire par le comité d'évaluation Cérémonie finale clature du séminaire
2.
PROGRAMME DE TRAVAIL
Mercredi 3 décembre 8 h - 9 h Inscription
Jeudi 4 décembre
Vendredi 5 décembre 8h-8h30 Séance plénière Introduction du thème 1 8 h 30 - 10 h Discussiors de groupe - Thème 1
Samedi 6 décembre
Dimanche 7 d~cembre
8 h - 9 h 30 Visite d'observation Centre d'éducation sanitaire de la collectivité à l'Ecole normale des Philippines
9 h - 9 h 30 Cérémonie d'ouverture, salle de conférences de l' OMS 9 h 30 - 10 h 10 h - 12 h 30 Séance plénière Introduction Rapports par pays Discussion des objectifs 12 h 30 - 14 h ARRIVEE Déjeuner Pause café
10 h - 10 h 15
Pause café
10 h 15 - 11 h 30 Discussions de groupe Thème 1 (suite)
10 h - 12 h Visite d'observation Centre OMS/FISE d'éducation sanitaire à l'école à l'Université des Philippines
11 h 30 - 12 h 30 Bibliothèque et recherche 12 h 30 - 14 h Déjeuner
12 h - 14 h
Déjeuner LIBRE
14 h - 15 h Séance plénière
14 h - 14 h 30 Discussions de groupe Thème 1 (fin) 14 h 30 - 15 h
~
1. Programme d'activités 2. Organisation des groupes de
discussion et des comités de travail
Compte rendu sur le ttème 1
15 h - 15 h 15 15 h 15 - 16 h 15
Pause café
15 h - 15 h 15 15 h 15 - 16 h Premier débat en
Pause café
LIBRE
Comité de rédaction Comité d'évaluation
pléni~re
16 h - 17 h Indications relatives à la visite d'observation 20 h - 21 h Comité de rédaction Comité d'évaluation
16 h 15 - 17 h Comité directeur
18 h - 19 h 30 Réception offerte par le Directeur régional Salon de l'OMS
Lundi
8 décembre
Mardi
9 décembre
Mercredi 10 décembre 8 h - 8 h 30 Comité directeur 8 h 30 - 9 h Séance J:!lénière Compte rendu sur le thème 2 9 h - 10 h Troisième débat en plénière PAUSE CAFE
Jeudi 11 décembre 8 h - 8 h 30 Comité directeur 8 h 30 - 10 h Discussions de groupe Thème 3 (suite)
Vendredi
12 décembre '
Visite d'observation toute la journée à des programmes d'éducation sanitaire à 1'école à Tanay et à Morong (Province de Rizal)
8 h - 8 h 30 Comité directeur 8 h 30 - 9 h 30 Séance Elénière Discussion des visites d'observation 9 h 30 - 10 h Introduction du thème 2 10 h - 10 h 15 10 h 15 - 10 h 30 Photo de groupe 10 h 30 - 12 h 30 Discussions de groupe Thème 2
8 h - 8 h 30 Comité directeur 8 h 30 - 9 h 30 Sixième débat en plénière 9 h 30 - 10 h 30 Séance Elénière Rapports sur les programmes d'activités 10 h 30 - 10 h 45 Pa~se ca é 10 h 45 - 12 h 30 Bibliothèque et recherche
1 1
.
DéEart du Hilton à 8 heures Retour environ à 17 heures
10 h 15 - 11 h 15 Quatrième débat en plénière 11 h 15 - 11 h 45 Séance Elénière Introduction du thème 3 11 h 45 - 12 h 30 Discussions de groupe - Thème 3 12 h 30 - 14 h Déjeuner
10 h 15 - 12 h Discussions de groupe Thème 3 (fin) 12 h - 12 h 30 Séance Elénière Compte rendu sur le thème 3
_'
12 h 30 - 14 h Déjeuner réunion au Jade Vine (Deuxième débat en plénière) 14 h - 15 h 15 Discussions de groupe Thème 2 (suite)
~
12 h 30 - 13 h 30
Déjeuner
12 h 30 - 14 h
Déjeuner
14 h - 15 h 15 Discussions de groupe Thème 3
13 h 30 - 15 h Réservations de voyage et rendez-vous
. .
15 h 15 - 15 h 30 Comité de rédaction Comité d'évaluation 15 h 30 - 16 h 30 Séance de diapositives {Japon) 16 h 30 - 17 h Comité de rédaction Comité d'évaluation
p
A
u s
E
c
A F E 15 h 30 - 16 h 30 Cinquième débat en plénière 16 h 30 - 17 h Comité de rédaction Comité d'évaluation .
14 h - 15 h Séance 2lénière Présentation des lignes directrices par le Comité de rédaction 15 b - 15 h 30 Evaluation du séminaire 15 h 30 - 16 h Pause café 16 h - 16 h 30 Cérémonie de clôture
' 20 h - 21 h
15 h 30 - 16 h 30 Bibliothèque et recherche 16 h 30 - 17 h Comité de rédaction Comité d'évaluation
-
---
--
--~---
~
- 39 ANNEXE
3
ADMINISTRATION DU SEMINAIRE PRESIDENTS DES SEANCES PLENIERES ET COMPOSITION DES COMITES ET DES GROUPES DE DISCUSSION 1. Présidents des séances plénières
4 décembre (ouverture du séminaire) 5 décembre
9 décembre 10 décembre 11 décembre 12 décembre (cérémonie de clôture) 2. Comités
M. Roger Durand Mlle Lilian Tan M. I.w. Phillips Dr Ezaddin bin Mohamed Dr S. Fanamanu Mlle Laura Pan Lu
L'administration quotidienne du séminaire~ l'organisation des réunions et des rapports sur les débats ont été confiés à des comités composés de participants et d'observateurs, secondés selon les besoins par les consultants et le secrétariat. 2.1 Comité directeur Membres
2.1.1
Dr s. John Krister, Directeur du séminaire (Président du comité directeur) Dr Paz G. Ramas~ Consultante pour l'éducation sanitaire à l'école Dr Pedro Orata, Conseiller pour la formation des enseignants M. Roger Durand, Président du groupe de discussion I M. Rahmat Hussin, Président du groupe de discussion II Dr Brian Strangways-Dixon, Président du groupe de discussion III Dr Sale Ieremia, Président du comité de rédaction Professeur Hyung Jong Park, Président du comité d'évaluation M. Donald C. Johnson, Secrétaire du séminaire 2.1.2 Fonctions du comité directeur a) adapter le programme de travail quotidien en fonction des voeux exprimés par les participants; b) désigner le président de chaque séance plénière;
c) s'assurer que le plus grand nombre possible de participants ait l'occasion d'assurer la présidence d'une réunion, de présenter des rapports, de participer activement à un débat ou d'effectuer un travail spécial.
- 40 2.2 Comité de rédaction Membres
2.2.1
Dr Sale Ieremia1 Président M. Paul Fong King-wah, Rapporteur M. Rhampao Phonekeo Mlle Laura Pan Lu M. Terepai Moetaua M. Rahmat Hussin Mlle Jackie Kini Dr Brian Strangways-Dixon Mlle Mabel Chia Mme Lilia V. Juele Mlle Alison Marchant Rapporteurs des trois groupes de discussion Consultant M. J.R.F. Leroy Personnel d'appoint Mme Magdalena Dugenia 2.2.2 a) Fonctions du comité de rédaction préparation d'un bulletin quotidien sur les travaux du séminaire;
b) rassemblement, analyse et synthèse des rapports et renseignements fournis par les groupes de discussion, les spécialistes et les comités, en vue de préparer les rapports du séminaire; c) présentation, à la dernière séance plénière, de lignes directrices pour la planification, la mise en oeuvre et le développement des programmes de préparation des enseignants dans la Région du Pacifique occidental; d) e) f) su,jet aide aux rapporteurs des groupes de discussion; désignation des rapporteurs pour les séances plénières; organisation d'expositions pour la présentation chaque jour d'un général; ~1r
d'intér~t
g) présentation en séance plénière d'un rapport d'observation.
les visites
- 41 2.3 Comité d'évaluation 2.3.1 Membres Professeur Hyung Jong Park, Président Dr Ezaddin bin Mohamed, Rapporteur Dr Shu Hayashi M. I.W. Phillips M. Roger Durand Dr S. Fanamanu Dr S.P. Lee M. L. Rasalato Consultant M. C. Tamondong Personnel d'appoint Mme Zenaida L. Villaescusa 2.3.2 Fonctions du comité d'évaluation a) visés; évaluation des résultats du séminaire en fonction des objectifs
b) évaluation de l'apport du séminaire pour les participants dans leur élaboration de programmes d'action; c) évaluation des activités quotidiennes des séances plénières et des groupes de discussion; d) évaluation générale de l'organisation et de l 1 administration du séminaire; e) mise au point de questionnaires ou autres procédés permettant d'aboutir à des conclusions pour l'évaluation.
3. 3.1
Groupes de discussion Groupe I (français/anglais) Dr Ezaddin bin Mohamed.. Orateur principal M. Roger Durand, Président Mlle Luong Ngoc Uyen M. Khampao Phonekeo M. Paul Fong King-wah Dr Ngo Kim Chin Dr Florencia Herrera M. Luu Duc Khanh Dr S. Fanamanu
- 42 Personnel d'appoint M. Pascual Malilay Mme Inez Gatmai tan Dr Amparo Banzon M. J.R.F. Leroy Dr Pedro Orata Dr M. Escudero
3.2 Groupe II
(~lais
seulement)
Dr S.P. Lee 9 Orateur principal M. Rahmat Hussin, Président Mme Lilia Juele Mlle Lilian Tan M. I.W. Phillips M. Terepai Moetaua r.Ule Alison Marchant Dr Chang Dong Min Personnel d'appoint Mme Luisa Alvarez M. Florencio Apolinar Mme Magdalena Dugenia M. Honorio D. Pasion Mme Zenaida Villaescusa
3.3 Groupe III (anglais seulement) M. Lemeki Rasalato 1 Orateur principal Dr Brian Strangways-Dixon, Président Mlle Laura Pan Lu Mlle June Hicks Mlle Jackie Kini Dr Shu Hayashi Professeur Hyung Jong Park Dr Sale Ieremia Mlle Mabel Chia Personnel d'appoint Mme Cristina Mamuri Professeur Carmen del Rosario Mme Leonor Zamora Professeur Teodora Tiglao
- 43 ANNEXE 4
LISTE DES DOCUMENTS DE TRAVAIL Documents de travail présentés par les consultants Besoins et problèmes en matière d'éducation sanitaire à l'école- Dr s. John Krister Programme de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire - Dr Paz G. Ramos Elaboration et exécution d'un programme d'action en éducation sanitaire - Dr Pedro T. Orata Exposés des orateurs principaux Besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire -Dr Ezaddin bin Mohamed WPR/HE/9 Cote des documents WPR/HE/7 WPR/HE/8 WPR/HE/12
Programmes de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente -Dr Shu-pei Lee WPR/HE/10 Collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité - M. Lemeki Rasalato Rapports par pays Australie - Dr Brian Strangsays-Dixon Protectorat britannique des !les Salomon Mlle Alison Lindsay Marchant Chine - Mlle Laura Pan Lu Iles Fidji - M. Lemeki Rasalato Iles Gilbert-et-Ellice - Mlle June Hicks Japon - Dr Shu Hayashi Corée - Dr Chang Dong Min Laos - M. Khampao Phonekeo Malaisie - M. Rahmat Hussin Nouvelle-Zélande - M. I.W. Phillips WPR/HE/7 Add. 1 WPR/HE/7 Add. 2 WPR/HE/7 Add. 3 WPR/HE/7 Add. 4 WPR/HE/7 Add. 5 WPR/HE/7 Add. 6 WPR/HE/7 Add. 7 WPR/HE/7 Add. 8 WPR/HE/7 Add. 9 WPR/HE/7 Add. 10 WPR/HE/11
- 44 Philippines - Dr Florencia Herrera Singapour - Mlle Lilian Tan Tonga - Dr S. Fanamanu Papua et Nouvelle-Guinée - Mlle Jackie Kini Nouvelles-Hébrides - M. R. Durand Cambodge - Dr Ngo Kim Chin Samoa-Occidental - Dr Sale Ieremia Hong-Kong - M. Paul Fong King-wah Viet-Nam - Mlle Luong Ngoc Uyen WPR/HE/7 -Add. 11 WPR/HE/7 Add. 12 WPR/HE/7 Add. 13 WPR/HE/7 Add. 14 WPR/HE/7 Add. 15 WPR/HE/7 Add. 16 WPR/HE/7 Add. 17 WPR/HE/7 Add. 18 WPR/HE/7 Add. 19
- 45 ANNEXE
5
OUVRAGES DE REFERENCE ET BIBLIOGRAPHIE 1. Ouvrages de référence
1.
Organisation mondiale de la Santé, Série de Rapports techniques N° 193, Préparation des enseigqants à l'éducation sanitaire- Rapport d'un Comité d'experts mixte OMS/UNESCO, OMS, Genève, 1960. Turner, C.E., L'éducation sanitaire à l'école, UNESCO, Paris, OMS/UNESCO 1966. OMS/UNESCO, Guide pour l'étude de la formation à donner aux enseignants en matière d'éducation sanitaire, OMS, Genève, 1957· UNESCO, 11 L'éducation sanitaire, Revue analytique de l'éducation 11 , Vol. XIV, N° l, UNESCO, Paris, 1962. SOPHE, "School Health Education 11 , Health Education Monographe No. 28, Society of Public Health Educators, New York, 1969. American School Health Association, 11 Health Instruction Suggestions for Teachers, Revised Edition 1969 11 , The Journal of School Health, Vol. XXXIX, No. 5a, May 1969. 2. Bibliographie
2.
3. 4. 5. 6.
I. La philosophie et les conditions générales de l'éducation sanitaire dru1s leurs rapports avec les programmes d'enseignement et l'initiation des ma1tres à ce genre d'éducation. Anderson, C.L. (1967) Health principles and practice. Bacon, L. (1964) Health education and the schools. St. Louis, C.V. Mosby.
Hlth. Educ. J. 22, 216-230.
Del Rosario, C.F. (1966) Training as a health aspect of community development. Phil. Hlth. J. 13, (3) 14-15, 19-20. Grout, R.E. (1967) Health education in the public practice. Hlth. Educ. J.
26, 23-29. Grout, R.E. (1958) Health teaching in schools for teachers in elementary and secondary schools. Philadelphia, W.B. Saunders. Haag, J.H. (1965) Health education for young adults. (together with teacher's manual). Austin, Steck-Vaugbn.
- 46·Hampshire County Council (1964) A new approach to health education in schools. Report of a Working Party. Hlth. Educ. J. 22b 101-120. Johns., E.B. (1968) The conceptual approach to health education for college and universities. J. Sch. Hlth. 38, 36-44. Knutson, A.L. (1965) The individual society and health behaviour. Russel Sage Foundation. Leff, New York,
s. -
Leff, V. (1959) The school health service.
London, H.K. Lewis.
LeMaistre, E.H. (1966) The nature and role of health education in the school curriculum •. Med. J. Aust. g, 1002-1004. Moss, B.R. et al (1961) Health education: a guide for teachers and .a text for teacher education. Washington, D.C. National Education Association. Oberteuffer, D. (1960) School health education: a textbook for teachers, nurses, and other professional personnel. New York, Harper & Brothers. Rarnos, P.G. {1966) Health education: a total approach. Educ. Quart. 14, 25-35.
Rarnos .. P.G. (1969) Ph11osophical and psychologica1 fou.ndatlons of health education. Educ. Quart. 16, 45-51. Robinson, W.P. Jr. (1968) School health instruction: a position paper. J. Sch. H1th. 38, 321-322. Schneider, R.E. (1964) Methods and rnaterials of health education. Philadelphia, W.B. Saunders. Se1lery, C.M. et al (1966) New dimensions in school health education: the Los Angeles story. Los Angeles, Welfare Planning Council. Simonds, S.K. (1963) Health education in the schools - sorne hypotheses". Hlth. Educ. J. 21, 192-201. 11
outrageous
Sliepcevich, E.M. (1968) Schoo1 health education study: a foundation for cornrnunity health education. J. Sch. Hlth. 38, 45-47. Srno1ensky., J. & Bonvechio, L.R. (1966) Principles of school hea1th. D.c. Heath. Siongco, C. (1966) Understanding the health education curriculum. 14, 14-23. . Springett, J.A. (1967) Hea1th education in schoo1s. Boston, Educ. Quart.
Hlth.Educ.J., 26, 84-96.
Turner, C.E. (1964) Cornrnunity hea1th educator's compendium of knowledge (CHECK). Geneva, International Union of Health Education, (paperbound). Turner, C.E. (1961) Schoo1 hea1th and health education. St. Louis, c.v. Mosby.
- 47 II. Planification des programmes et recherche.
Cushman, W.P. (1969) An overview of approaches to curricula and course construction in health education. J. Sch. Hlth. )9, 14-21. Evaluative criteria for health education in collages and universities: a guide for self-appraisal of the college health education program. J. Amer. Coll. Hlth. Assoc. (1965) 14, 88-91. Frame, W. (1968) Aspects of health education. Hlth. Educ. J. 27, 143-149. 4. Planning and evaluation.
Humphrey, J.H. (1963) The application of current research in methodology to health teaching in the elementary school. J. Sch. Hlth. 33, 103-111. E.Hyock Kwon, Tae Ryong Kim, Chul Hwan Cha, Hyung Jong Park, Soon Young Park, Yong Wook Lee, Bong Ja Yun, A study on health administration status and measures to improve physical conditions of primary, middle and high schools and university students. Seoul National University (July 1968). Los Angeles City Schools (1962) Evaluation of the health program in the Los Angeles City Schools, 1954-1961. Los Angeles City Schools. Means, R.K. (1966) The school health education study: a pa·ttern in curriculum deve1opment. J. Sch. Hlth. 36, 1-ll. Mondot, J.M. Nutrition Education in Schoo1s in the Philippines. Mondot, J.M. Nutrition Education in Schoo1s in Taiwan. Mikio,Yamamoto, Community hea1th care and its background, a case report at the City of Iida, Nagano Prefecture, Japan. Organisation mondiale de la Santé (1969) The Health Aspects of Food and Nutrition (paperbound). Penicu, P. & Pavlid, V. (1962) Research on the effectiveness of hea1th education methods in schools. Int. J. Hlth. Educ. 2, 195-198. Schoo1 Health Education Study (1964) Summary report of a nationwide study of health instruction in the public schools, 1961-1963. Washington, D.C., SHES. Slipcevich, E.M. (1964) Research in the teaching-1earning situation in schoo1 health. Int. J. Hlth. Educ. 1, 2-10. Smoking habits and attitudes of Austra1ian school children. health and medical research counci1 report (1969). A national
Steuart, G. (1964) School health education: an appraisal of instruction. Hlth. Educ. J. 22, 158-167.
- 48 A survey of school canteens in the Sydney metropolitan area (1968). A report of the division of health education~ New South Wales Department of Public Health. Tirio~
A. (1967) Evaluation and research in school health education. Hlth. J. 14, (2) 3-6.
Phil.
U.S. Milwaukee Public Schools (1963) A suggested outline for health instruction. Milwaukee~ Division of Curriculum and Instruction (paperbound). Veenker, C.H. (1963) Synthesis of research in selected areas of health instruction. Washington, D.C., School Health Education Study (paperbound). World Confederation of Organizations of the Teaching Profession (1960) Child health and the school: a study sponsored by the WCOTP. Washington, D.C., WCOTP. III. Formation des professeurs d 1 éducation sanitaire. Asian Institute for Teacher Educators, with the co-operation of UNESCO Final Report (Pre-Publication Edition - ne~ional Meeting of Teacher Education in Asia. Theme: Curriculum Development in Teacher Education in Asia. September 23 - October, 1969. Australia, New South Wales Dept. of Public Health (1969) Manual of Health Education. Sydney, Dept. of Public Health. Barsic, B. (1969) Health education in the school of Public Health, Zegreb. Hlth. Educ. J. 28, 21-28. Bengisu, B. (1968) Professional preparation in health education. Turkey assesses current status and future needs. Int. J. Hlth. Educ. 11, 157-163. Cromwell, Gertrude E. (1963) The nurse in the. school health program. Philadelphia, W.B. Saunders. Drenckhahn, V.V. (1966) Professiona1 preparation of health educators. Health Educators at Work, 17, 9-15. Department of Education, New South Wa1es, Curriculum for Primary Schools~ Natural Science Health and Physical Education (1965) Revision. Department of Education, Manila, Philippines - Teaching Guides in Health Educat:I:,c;p...!""~Çt~~de~_]: to VI; First to Fourth Year, (1969). Haag, J.H. (1968) Certification requirements for the teacher of health education in the secondary schools. J. Sch. Hlth. 38, (7) 438-443.
- 49 Harrison~
Alta (1969) School nurse at core of health program. Bull. 22, 4-5. September.
Texas Health
Health education syllabus primary "T" schools, Territory of Papua and New Guinea (June 196S). Ilealth education for secondary schools, unit I (topics 1 to Department, Western Australia.
9).
Education
Health education for secondary schools, unit 2 (topics 10 to 18). Education Department, Perth, Western Australia. Home Room Workshops in Human Relationships, Education Department, Perth, Western Australia. Japan, Junior Normal College, Kanagawa Prefecture, Yokohama. health education, physical education students. (1969). Syllabus in
Malaysia, Ministries of Health and Education (1968) Report on the School Health Seminar held at the Uni ver si ty of tllalaya, Kuala Lumpur, 4-6 April 1968. Malaysia, Ministry of Education. Proposed modified syllabus of hcalth education for primary and secondary teacher training colleges. Marshall, J.M. (1966) Teacher preparation in health and health education in Canada. Canada J. Pub. Hlth. 57, 458-462. Mikio, Yamamoto, A curriculum of public health study in an undergraduate course of a profcssional university education, for footcring health specialists. Organisation mondiale de la Santé (1951) Comité d'experts des services d'hygiène scolaire. Rapport sur la première sessiono Genève, OMS (Série de Rapports techniques N° 30). Organisation mondiale de la Santé (1964) Conférence interrégionale OMS/OPS sur la préparation postuniversitaire du personnel de santé à l'éducation sanitaire, Philadelphie, 8-17 juillet 1962. Genève, OMS (Série de Rapports techniques N° 278). Organisation mondiale de la Santé, Région de la Méditerranée orientale (1968) Séminaire sur l'éducation sanitaire dans les écoles, Koweït, 14-20 mars 1966. Alexandrie, OMS, EMRO. Seminar and training course on health education. Tonga ( 1967) • Suggested syllabuses for primary schools. Department, Hong Kong (1967). Nuku•alofa, Kingdom of
Health education, Education
- 50 Syllabus outline in health education. Prepared by students at the University of Sydney B. Ed. (Physical Education). Syllabus in physical and health education, forms I-IV, for secondary schools board (1965). Department of Education, Sydney, Australia. Wallace., J.M. (1962) Health education in the t:r:•aining of teachers. Educ. J. 20, 9-15. Hlth.
- 51 ANNEXE
6
RESUME DES RAPPORTS PAR PAYS ET DES VISITES D'OBSERVATION DES CONSULTANTS 1. Problèmes de santé chez les enfants
Les problèmes de santé chez les enfants qui doivent ~tre pris en considération dans l'instruction sanitaire à l'école sont énumérés ci-après dans l'ordre où ils sont citésle plus fréqu~entdans les rapports par pays Maladies intestinales Problèmes nutritionnels Maladies des voies respiratoires Croyances et pratiques culturelles néfastes pour la santé Problèmes d'assainissement Problèmes de l'hygiène industrielle Accidents Caries dentaires Hygiène personnelle Stupéfiants Santé mentale Maladies de la peau 2. Instruction sanitaire dans les écoles La plupart des pays de la Région ~nt
9 9 8
7 7
5 4 4 4 3 3 3
adopté l'instruction sanitaire dans les écoles primaires. Plusieurs pays suivent un programme d'études prescrit et utilisent un manuel d'enseignement. Un certain nombre de pays assurent une instruction sanitaire au cours du premier cycle de l'école secondaire et quelques-uns prolongent cet enseignement au cours du deuxième cycle. Lréducation sanitaire dans les écoles secondaires se fait selon l'une ou l'autre des trois formules ci-après a) b) c) programme d'études distinct et prescrit; programme d'études combiné pour l'éducation sanitaire et l'éducation physique; enseignement occasionnel au cours de l'étude d'autres matières telles que la science, la biologie ou l'enseignement ménager.
Cette instruction occasionnelle peut ~tre insérée délibérément dans l'étude de certains sujets ou laissée à l'initiative du maitre.
- 52 3. Qui est chargé de l'instruction sanitaire?
Dans les écoles primaires de la Région, cet enseignement est généralement dispensé par le mattre principal de la classe. Il existe dans quelques pays des institutrices-infirmières spécialisées qui s'occupent aussi bien du soin des enfants que de l'éducation sanitaire à l'école primaire et parfois pour les premières années de l'école secondaire. Dans les écoles secondaires qui suivent un programme d'études spécial pour l'instruction sanitaire, des éducateurs spécialisés ou les professeurs d'éducation physique sont généralement tenus d'assurer la plus grande partie de cet enseignement ainsi que la coordination avec les autres professeurs. Lorsqu'il n'existe pas de programme d'études prescrit, l'éducation sanitaire à l'école secondaire reste relativement non structurée et se déroule le plus souvent sans supervision. Dans l'ensemble, on constate qu'il y a une faible proportion d'enseignants bien préparés pour l'éducation sanitaire dans les écoles de la Région et que cet enseignement est confié à du personnel sans formation spéciale lorsque cela est nécessaire.
4.
Programmes de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire
Une enqu~te menée dans les pays de la Région sur les progr~nmes de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire au cours de leurs études professionnelles ou par une formation en cours d'emploi a abouti aux résultats suivants : Formation en cours d'emploi Formation préalable Cours offerts aux enseignants des niveaux primaire secondaire universitaire 4.1 Formation préalable 16 pays 10 pays 1 pays 11 pays 9 pays 1 pays
1) En général, le temps alloué à l'éducation sanitaire dans le programme d'études de l'école normale est insuffisant et, parfois, aucune heure de cours n'est' réservée pour cette matière. 2) L'éducation sanitaire est souvent insérée dans les divers cours prévus au programme au lieu de faire l'objet d'un enseignement séparé. 3) Certains cours d'éducation sanitaire pour la préparation des futurs enseignants ont les défauts suivants
i)
ils ne sont pas étroitement rattachés aux besoins de la collectivité;
- 5311)
ils ne tiennent pas suffisamment compte de la planification et de l'exécution des programmes d'éducation sanitaire dans les écoles;
iii) ils sont trop théoriques. 4) En règle générale~ les écoles normales manquent de professeurs qui soient non seulement qualifiés pour enseigner l'éducation sanitaire mais qui soient en outre fermement convaincus de son importance. 5) Dans quelques pays~ les écoles normales doivent fonner des étudiants qui ont une instruction générale limitée.
4.2
Formation en cours d'emploi
a) Tous les pays semblent considérer la formation en éducation sanitaire du personnel en fonction comme étant indispensable, mais la plupart d'entre eux en sont toujours à chercher à développer et à améliorer les programmes existants. b) Les conférences avec le personnel des services de santé sur les progrrumnes sanitaires de la collectivité, les séries d'exposés, les colloques, les journées d'études pendant les vacances d'été et les cours par correspondance sont les moyens utilisés dans les divers pays pour la formation en cours d'emploi des enseignants. c) Les cours conçus en fonction des besoins locaux semblent être les plus efficaces surtout lorsqu'ils sont suivis à la fois par des enseignants locaux, des administrateurs scolaires et le personnel des services de santé. d) Les cours d'éducation sanitaire sont souvent organisés et dirigés par les conseillers d'éducation sanitaire ou d'éducation physique, par le personnel des services de santé ou par les autorités de l'enseignement. Dans certains cas, ces trois groupes travaillent de concert. e) La participation à ces cours de formation ne mène pas souvent à un avancement ou à une augmentation de salaire.
5.
Problèmes rencontrés dans la préparation des enseignants à l'éducation sanitaire
Les principaux problèmes rencontrés lorsqu'on incorpore des programmes d'éd1lcation sanitaire pour les enseignants à tous les degrés sont les suivants a) pénurie de professeurs ayant reçu une formation en éducation sanitaire; b) installations scolaires défectueuses, notamment installations sanitaires inadéquates en ce qui concerne l'approvisionnement en eau, les toilettes, les lavabos, la préparation des repas, etc.;
- 54 c) absence de matériel éducatif pour l'instruction sanitaire, notamment de manue1Set d'ouvrages de référence pour les enseignants et pour les élèves; d) occasions insuffisantes d'effectuer des recherches et des études sur l'instruction sanitaire; e) trop peu d'emplois disponibles dans les divers domaines de l'éducation sanitaire à l'école ou dans la collectivité, absence de motivation (augmentation de salaire) et de possibilité de faire des études postuniversitaires en éducation sanitaire; f) possibilités de formation en éducation sanitaire insuffisantes pour les futurs enseignants ou pour le personnel en fonction; g) absence de coopération entre la famille et l'école;
h) absence de collaboration entre les enseignants et le personnel des services d'hygiène scolaire.
- 55/56 ANNEXE 7
VISITES D'OBSERVATION 1. Ecoles de Tanay et de Morong- Programmes communautaires d'éducation sanitaire
Les visites aux écoles de Tanay et de Morong pour y observer les programmes communautaires d'éducation sanitaire avaient pour but de démontrer les répercussions des programmes de préparation des enseignants à l'éducation sanitaire sur le milieu scolaire des niveaux primaire et secondaire. Dans ces deux endroits, les conditions d'une vie saine à l'école ont été réalisées grftce à l'application d'un progrrunme intégré d'éducation communautaire auquel toutes les institutions locales ont participé. L'éducation sanitaire est conçue pour répondre aux besoins des enfants en matière de santé. Un service d'hygiène scolaire qui agit en coopération étroite avec lco ocrvicco de ounté ruraux rend l'instruction sanitaire plus concrète et plus significative. 2. Centres d'éducation sanitaire à l'Ecole normale des Philippines et à l'Université des Philippines
Les participants se sont rendus à l'Ecole normale des Philippines et à l'Université des Philippines pour observer comment les programmes de préparation professionnelle à l'éducation sanitaire y sont organisés. On y organise des expériences éducatives pour préparer les étudiants se destinant à l'enseignement primaire, secondaire ou universitaire à leur rale d'éducateur sanitaire. On apprend aux futurs mattres à coopérer avec le personnel des services d'hygiène scolaire et des services de santé publique ainsi qu'avec d'autres organismes. Les cours comprennent des travaux pratiques en classe et des applications directes dans la collectivité pour que l'élève-mattre acquière une compréhension profonde des enfants et de leurs besoins en matière de santé dans le cadre familial et dans la collectivité. De l'avis général, la réussite du progrrunme dépend en grande partie des qualifications du corps professoral et des moyens mis à leur disposition pour cet enseignement.
- 57 ANNEJŒ 8
SUJETS D'INTERET SPECIAL
Outre les discussions sur les trois grands thèmes, des débats en séance plénière ont été organisés sur cinq sujets d'intérêt spécial choisis par les participants. I. Le rôle de l'école dans l'amélioration de la nutrition
Les participants, venus de pays qui se trouvent à toutes les étapes du développement, ont signalé que la malnutrition est l'un des principaux problèmes de santé dans la Région. Une faible production alimentaire, les parasitoses et autres maladies, des revenus peu élevés, la superstition, une connaissance insuffisante du choix rationnel des aliments, de leur préparation ou de leur conservation ainsi que d'autres facteurs socio-culturels aggraverrt la situation dans les pays en voie de développement alors que les pays économiquement plus développés voient surgir le problème de la suralimentation. I.' école a un r~)le important à jouer pour améliorer la nutrition en
coopération étroite avec la famille et la collectivité en suivant un programme de nutrition coordonné comprenant les éléments suivants : a) enseignement relatif aux aliments et à la nutrition;
i) l'éducation nutritionnelle devrait être intégrée dans 1 1 enseignement de plusieurs matières pré~tes au programme d'études de l'enseignement primaire, secondaire et universitaire. Les écoles normales devraient offrir des cours sur la nutrition pour préparer les futurs enseignants à leur rôle d'éducateur nutritionnel; ii) au cours de la formation professionnelle et en cours d'emploi du personnel chargé de l'éducation sanitaire à l'école, il faudrait étudier les raisons sous-jacentes des croyances et pratiques alimentaires, effectuer une enquête simple sur la nutrition, faire des études sur la valeur nutritive des aliments d'origine locale et sur les nouveaux régimes alimentaires de la population, etc.; iii) l'éducation nutritionnelle donnée dans les écoles devrait être coordonnée avec l'éducation sanitaire de la collectivité. Lorsque cela est nécessaire, l'école pourrait lancer des programmes pour augmenter la production des denrées alimentaires d'origine locale qui ont une bonne valeur nutritive; b) alimentation d'appoint des écoliers grâce à un programme nutritionnel à l'école bien conçu et bien dirigé. On pourra faire pousser dans le jardin potager de l'école des aliments locaux qui ont une valeur nutritive, mais qui ne sont pas employés efficacement, les préparer et les servir à la cantine de l'école;
- 58 c) organisation de services scolaires médicaux et dentaires afin de dépister les problèmes liés aux habitudes alimentaires tels que : i) les enfants sous-alimentés qui souffrent de maladies ou d'un état provoquant une mauvaise assimilation de la nourriture par le corps, ii) les parasitoses, les infections de la bouche ou de la la diarrhée chronique et les troubles métaboliques~ et m~cher gorge~
iii) les problèmes dentaires qui peuvent correctement sa nourriture.
emp~cher
l'enfant de
II.
La préparation à la vie familiale à l'école
La préparation à la vie familiale vise à aider les enfants et les adolescents à comprendre les besoins et l'importance de la famille, à connattre le r'6le de chacun des membres de la famille et à assumer leurs responsabilités en tru1t que membres de la famille et de la société. Cet enseignement doit ~tre soigneusement adapté aux coutumes et à la culture locales et il doit ~tre dispensé de manière à recevoir l'approbation des parents et de la société. La préparation à la vie familiale comprend l'étude des sujets suivants a) b) c) d) e) f) g) h) i) importance de la famille relations entre les membres de la famille maturation reproduction humaine rapports entre garçons et filles devoirs et responsabilités dans le mariage préparation au r'6le de parent et à l'organisation du foyer planification familiale soin des enfants
De l 1 avis général, on estime que :
1) la responsabilité de la préparation à la vie familiale est partagée par les parents et par l'école; 2) le r'6le de l'école varie selon les traditions culturelles des parents et de la société;
3) la nécessité d'éduquer les parents se manifeste de plus en plus. L'école pourrait devenir un atout précieux en servant de centre pour l'échange de renseignements et pour donner des avis autorisés aux parents; 4) plusieurs aspects de la préparation à la vie familiale peuvent incorporés utilement dans les autres cours et activités scolaires; 5) la nécessité de faire des études plus poussées dans ce domaine devient urgente. ~tre
- 59 -
III. Efforts conjugués des enseigpants et des parents pour l'éducation sanitaire à l'école La famille et l'école ont un but commun dans la promotion du bien-~tre des enfants. Chacun a besoin de l'appui de l 1 autre pour atteindre cet objectif. S'ils ne sont pas d'accord dans leur appréciation du but à atteindre et des moyens à employer, l'enfant en souffrira. L'enfant vient à l'école en ayant déjà acquis des attitudes et des habitudes que l'école doit s'attacher à développer. L'école doit renforcer et appuyer l'enseignement donné à la maison et non le remplacer par d'autres conceptions. Cependant, lorsque le.s habitudes d'hygiène sont mauvaises ou inexistantes, il appartient à l'école de prendre une plus grande part de responsa.bHité avec l'aide des services de santé communautaires. En remplissant les fonctions qui incombent à l'école, les enseignants doivent être conscients de certaines difficultés et de certains problème8 auxquels ils auront peut-~tre à faire face : 1) La responsabilité de la santé des enfants est généralement considérée comme appartenant à la famille; par conséquent, il s'agira peut~tre d'une question délicate pour certains parents. 2) Les exigences du maître pour assurer à l'enfant un meilleur état de santé peuvent entrer en conflit avec les attitudes, les conceptions, la religion, les coutumes et les traditions des parents ou leur mode de comportement influencé par des facteurs socio-économiques ou culturels. 3) Les enfants peuvent ~tre poussés par l'instruction qu'ils reçoivent à chercher à avoir un train de vie au-~essus des moyens de leurs parents.
Pour résoudre ces problèmes et améliorer l'apport des enseignants et des parents pour l'éducation sanitaire à l'école, il est proposé de suivre les principes ci-après : 1) Le maître doit comprendre le mode de vie de la société où i l se trouve et savoir l'apprécier. 2) Le maître doit apprendre à connaître le passé de chaque enfant, des élèves, et agir individuellement leurs conceptions et leurs habitudes bien comprendre sa classe - il doit repérer les différences individuelles avec eux pour les aider à améliorer en matière d'hygiène et de santé.
3) Les méthodes employées par le maître pour expliquer le comportement sanitaire aux enfants doivent ~tre conçues dans un esprit pratique et réaliste. C'est en donnant le bon exemple qu'il sera peut-~tre le plus efficace.
4) Le maître doit oeuvrer de concert avec les parents pour résoudre les problèmes de santé des enfants qui nécessitent la coopération de la famille. A cet égard, l'enseignant doit apprendre comment collaborer avec d'autres personnes.
- 60 5) Les parents devraient avoir l'occasion de comprendre le programme d'instruction sanitaire prévu pour leur enfant et de l'appuyer. IV. Le r~le du personnel du service d'hygiène scolaire dans l'éducation sanitaire
Les services d'hygiène scolaire sont créés dans le but d'évaluer l'état de santé des élèves et du personnel scolaire; de conseiller les parents~ les élèves et autre personnel intéressé à la lumière de ces observations d'aider à prévenir et à combattre les maladies; de fournir des soins d'urgence en cas de maladie ou de blessure; et d'aider à organiser le soin et l'instruction des enfants qui ont des problèmes de santé particuliers. Les fonctions énumérées au paragraphe précédent sont remplies par l'équipe du service d'hygiène scolaire composée de personnel professionnel et intermédiaire. L'équipe comprend une infirmière (infirmière-institutrice ou infirmière visiteuse), un médecin et un dentiste. Dans les régions où il n'y a pas de médecin, les ma!tres peuvent participer aux activités de dépistage et aider en cas de situation d'urgence. Le personnel du service d'hygiène scolaire peut ~tre appelé à donner indirectement une instruction sanitaire par des conseils individuels ou à des groupes pendant et après la visite médicale. En règle générale, ce personnel ne devrait pas prendre la place du ma!tre principal qui est supposé avoir reçu une meilleure préparation en ce qui concerne l'organisation des expériences éducatives pour influencer les connaissances$ les attitudes et les habitudes d'hygiène des élèves. Ce personnel doit de a) donner des avis individuellement aux enfants et aux parents à l'école et à la maison; b) donner des conseils techniques aux enseignants, à l'administration scolaire et aux parents; c) servir de personnel d'appoint pour les classes ou de conférencier pour des assemblées générales d'élèves; d) s'occuper d'éducation sanitaire de la collectivité et promouvoir les programmes d'éducation sanitaire à l'école; e) expliquer aux ma!tres les résultats des visites médicales et les conditions sanitaires locales; f) donner des conseils au sujet des risques qui semblent menacer la santé dans le milieu scolaire; ' ~tre
capable de faire oeuvre éducative et notamment
g) coordonner les services d'hygiène scolaire avec les services de santé publique pour apporter une aide immédiate aux enf~~ts qui ont des problèmes de santé particuliers.
- 61/62 V. Principes relatifs à l'élaboration du programme d'enseignement sanitaire
Le programme d'études comprend toutes les activités éducatives offertes par l'école. En élaborant un programme d'enseignement~ on cherche à modifier le comportement de l'élève plutat que de modifier les matières enseignées ou les cours eux-mêmes. Il s'agit donc d'un processus qualitatif permanent auquel participent tous ceux qui jouent un rôle dans l'instruction de l'enfant. Certains prinéipes à retenir en élaborant un programme d'enseignement sanitaire ont été signalés : 1) L'éducation sanitaire fait partie du programme d'instruction générale et doit donc être adaptée à la philosophie ou à l'optique de la société qui en bénéficie. Le programme d'études doit préciser clairement la raison d'être de l'enseignement sanitaire et ce que l'on cherche à accomplir. 2) Le programme d'études doit avoir des objectifs précis. On peut les définir selon les modes de comportement à inculquer et les classer selon les activités, les problèmes ou les besoins présents dans l'existence. 3) Le programme d' étudt::s ù.olt p:r:•enù..ce en considération la nature du processus de transmission et d'acquisition des connaissances et les conditions qui le rendent efficace. 4) Le programme d'études doit être fondé sur les besoins, les problèmes de santé et la motivation des enfants et de la collectivité. 5) Le programme d'études doit prévoir le contenu de l'instruction sanitaire et l'ordre dans lequel les matières seront enseignées. Il doit tenir compte des caractéristiques de croissance et de développement et des capacités des enfants selon leur ~ge.
6) Le programme d'études doit rester souple en ce qui concerne les méthodes d'enseignement préconisées et les expériences éducatives employées localement. Il doit permettre la spécialisation et l'intégration.
7) Le programme d'études doit être établi en fonction des règlements en vigueur et de l'opinion scientifique des autorités qui serviront de cadre et de normes pour l'éducation sanitaire. 8) Le programme d'études doit être évalué périodiquement par tous ceux qui ont participé à son élaboration et à son exécution, y compris les parents et les élèves, pour déterminer dans quelle mesure les objectifs visés sont atteints.
- 63/64 ANNEJŒ 9
PROGRAMMES D'ACTION Au début du séminaire, le Dr Pedro Orata, conseiller pour la formation des enseignants, a présenté des directives pour la mise en oeuvre de programmes d'action en éducation sanitaire. Par la suite, les participants ont eu l'occasion de définir les problèmes relatifs à la préparation des enseignants à l'éducation sanitaire et de chercher les moyens de les résoudre. Neuf participants ont cité des problèmes concrets et ont signalé qu'ils avaient dressé les plans de programmes d'action pour leur pays. Les participants de Singapour ont présenté un programme d'action qui résulte des efforts coordonnés des organismes qu'ils représentent, à savoir les Ministères de la Santé et de l'Education. Ce plan vise à renforcer la préparation des enseignants afin qu'ils puissent remplir leur rale d'éducateurs sanitaires plus efficacement. Un conseil consultatif composé de personnel des deux ministères et des écoles normales sera chargé de définir les mesures à prendre pour atteindre cet objectif. Le conseil consultatif utilisera les directives formulées au cours du séminaire pour élaborer ce programme. Le participant des tles Fidji a exposé la façon dont il a mis au point deux programmes d'action avec le concours de fonctionnaires du Département des Services médicaux et du Département de l'Education après avoir étudié pendant un an à l'étranger. Ces programmes concernent la préparation de guides d'enseignement et l'amélioration des conditions d'assainissement dans les écoles. Les participants ont cité l'importance de l'acceptation par tous les intéressés de la nécessité d'un programme d'action, l'établissement d'un calendrier de travail, la planification de la participation des divers groupes, les communications et l'évaluation périodique parmi les facteurs à considérer pour la mise en oeuvre de programmes d'action.
- 65 ANNEXE 10 RAPPORT DU COMITE D'EVALUATION 1. Méthodes d'évaluation Le comité a rempli ses fonctions au moyen des méthodes suivantes : a) Les membres du comité ont observé la façon dont se déroulaient les débats et les activités du séminaire et ont présenté des suggestions au Comité directeur au fur et à mesure de la progression du séminaire. b) Des questionnaires ont été distribués aux participants pour avoir leur appréciation quotidienne des travaux du séminaire. c) Une évaluation générale a été effectuée à la fin du séminaire au moyen d'un questionnaire préparé spécialement à cet effet par le comité (voir le questionnaire ci-joint). 2. suit a) Les trois objectifs définis au début du séminaire ont été bien compris par la plupart des participants (23 sur 26 participants). b) La plupart des participants (22 sur 26 participants) ont pensé que les objectifs visés par le séminaire ont été atteints soit en totalité soit partiellement. c) La plupart des participants étaient d'avis que le séminaire avait répondu à ce qu'on attendait de lui. d) Les participants ont trouvé très utiles les techniques et les moyens utilisés au cours du séminaire. La majorité d'entre eux ont pensé que les visites d'observation, l'emploi de personnel d'appoint, les débats et les discussions de groupe avaient été particulièrement utiles. e) Les participants ont pensé avoir tiré le plus grand profit des discussions sur des questions telles que les besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire; les programmes de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente; la collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité; le rale du personnel des services d'hygiène scolaire dans l'éducation sanitaire; et la préparation à la vie familiale. Evaluation du séminaire par les participants Les opinions des participants au sujet du séminaire se résument comme
- 66 f) La plupart des participants ont signalé que les chances de voir les notions acquises au cours du séminaire adoptées dans leur propre pays étaient très bonnes ou bonnes, les autres pensaient que ces chances étaient moyennes ou faibles. g) La plupart des participants se sont déclarés satisfaits de l'organisation générale du séminaire, du programme de travail quotidien, des visites d'observation, des exposés d'orateurs principaux, des contributials du persorn1el d'appoint, de la direction générale du séminaire, des dispositions prises pour le logement, et 'dès réceptions et autres activités de ce genre. Cependant, à leur avis, les communications avant le séminaire n'avaient pas été satisfaisantes et la durée du séminaire était trop courte. h) Tous les participants se sont prononcés en faveur de l'organisation à l'avenir d'un autre séminaire pour donner suite à celui-ci. i) En ce qui concerne les programmes d'action, neuf participants ont signalé qu'ils envisagent l'exécution de plans précis.
- 67 EVALUATION DU SEMINAIRE Instructions : L'évaluation est un processus qùi permet de découvrir si les objectifs visés ont été atteints. C'est là le but essentiel du présent questionnaire : de découvrir dans quelle mesure le séminaire a atteint sont but. Nous espérons que vos réponses et vos recommandations nous aideront dans l'organisation de séminaires analogues à l'avenir. Nous vous serions très reconnaissants de répondre sincèrement et en toute franchise aux questions ci-dessous. Prière de ne pas signer.
1.
Objectifs Au début du séminaire, les objectifs suivants ont été précisés a) définir les besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire;
b) apprendre comment les programmes de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente des enseignants peuvent être efficaces; c) apprendre comment obtenir la collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité. 1.1 Avez-vous compris les objectifs du séminaire ? appropriée. Très clairement Objectif a) Objectif b) Objectif c) 1.2 Si vous avez compris les objectifs, à quel moment du séminaire avezvous réalisé les buts visés ? Prière de cocher. Au début Objectif a) Objectif b) Objectif c) Au milieu A la fin Cocher la colonne Pas compris
Clairement
- 68 -
1.3 Les objectifs du séminaire ont-ils été atteints ? Entièrement Objectif a) Objectif b) Objectif c) 1.4 Vous trouverez ci-dessous une énumération des buts envisagés par les participants au début du séminaire. En ce qui vous concerne, dans quelle mesure le séminaire a-t-il répondu à cette attente ? Prière de compléter la liste si vous aviez vous-même d'autres buts. Entièrement - Apprendre à déterminer les besoins en matière d'éducation sanitaire de diverses catégories d'enseignants - Elaborer un plan d'action qui réponde à ces besoins par des programmes de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente pour diverses catégories d'enseignants - Elaborer un plan pour obtenir la coopération des parents, des chefs communautaires, des mattres et de diverses autorités dans le but de renforcer l'éducation sanitaire - à l'école - dans la famille - dans la collectivité
Partiellement
Pas du tout
Partiellement
Pas du tout
- Il!corporer dans ce plan les éléments saillants des divers programmes nationaux qui ont été exposés au cours du séminaire - Préparer un plan d'action pour chacun des objectifs du séminaire
- 69 Entièrement - Obtenir une meilleure compréhension et une connaissance plus profonde de l'éducation sanitaire - Con~uniquer et discuter des problèmes communs relatifs à 1 'éducation sanitaire - Découvrir des moyens de préparer les enseignants à l'éducation sanitaire qui pourront être utilisés dans le pays du participant -Apprendre comment l'instruction sanitaire doit être dispensée : cours distinct; cours combiné avec d'autres matières; enseignement complètement intégré - Apprendre quelle sorte d'enseignants il convient de former si l'éducation sanitaire fait l'objet d'un cours distinct - Apprendre quel est le r~le joué par l'équipe de santé scolaire -Découvrir les écueils de l'organisation d'un programme de préparation professionnelle des enseignants___________ -Apprendre s'il est nécessaire d'avoir du personnel spécialisé pour l'éducation sanitaire dans les écoles - Si tel est le cas~ apprendre quel est le r~le des éducateurs spécialisés -Apprendre comment l'instruction sanitaire est dispensée dans la collectivité locale - Obtenir des indications sur la façon dont on peut coordonner les activités des enseignants~ de la collectivité et des administrateurs pour dresser les plans d'un programme d'action dans le but d'améliorer la santé des écoliers Partiellement Pas du tout
- 702. Méthodes et techniques
2.1 Quelques-unes des méthodes et des techniques qui ont été utiles pour d'autres sont énumérées ci-dessous. Indiquer celles qui ont été employées au cours du présent séminaire et celles qui vous ont le mieux aidé. Entièrement Analyse de problèmes concrets Démonstration Exposé Visites d'observation Emploi de personnel d'appoint Débats Emploi d'auxiliaires audio-visuels Discussions de groupe 2.2 Les aspects suivants du séminaire vous ont-ils semblé utiles ? Très Cérémonie d'ouverture Introduction Rapports par pays Discussion des objectifs Exposé sur les programmes d'action Discussion de groupe Exposés sur les grands thèmes de discussion Débats Molennement Pas du tout Aucun rapport Partiellement Pas du tout Préciser l'occasion
- 71 Très Visite d'observation I (Ecoles normales) Visite d'observation II (Tanay et Morong) Diapositives Comité directeur Comité de rédaction Comité d'évaluation Moyennement Pas du tout Aucun rapport
3.
Portée du séminaire
3.1 Dans quelle mesure avez-vous tiré profit des discussions dans les domaines suivants : Discussions de groupe - Besoins des enseignants en matière d'éducation sanitaire - Programmes de formation préalable, de formation en cours d'emploi et d'éducation permanente - Collaboration entre les enseignants, les autorités gouvernementales et la collectivité Débats - Education nutritionnelle - Le r~le du personnel des services d'hygiène scolaire dans l'éducation sanitaire - P~incipes relatifs à l'élaboration du programme d'études - Préparation à la vie familiale - Efforts conjugués des enseignants et des parents pour l'éducation sanitaire à l'école Beaucoup Moyennement Pas du tout
- 72 -
3.2 Les perspectives d'adoption dans votre pays des notions acquises au cours du séminaire sont-elles a) b) c) d) séminaire. Points forts très bonnes ? bonnes ? moyennes ? faibles ?
3.3 Donnez votre appréciation des points forts et des points faibles du
Points faibles -
4.
Organisation matérielle Quelle est votre opinion au sujet des dispositions suivantes ? Satisfaisant Non satisfaisant
Communications avant le séminaire Organisation matérielle dans la salle de conférence Durée du séminaire Programme quotidien Visites d'observation Exposés des orateurs principaux Contribution du personnel d'appoint Direction générale du séminaire Logement Réception et activités analogues
- 73 .. 5. Réaction
5.1 Etes-vous d'avis qu'il serait bon d'organiser un autre séminaire à l'avenir pour donner suite à celui-ci ? Prière de cocher et d'expliquer votre réponse. Oui
1 1
Non L_/
Raisons
6.
Avez-vous dressé les plans d'un programme d'action ? Oui L_j Non
L1
Si oui 1 pouvez-vous le décrire brièvement ?
Si votre réponse est négative, qu'envisagez-vous de faire pour appliquer l'une ou l'autre des idées, des méthodes ou des connaissances acquises au cours du séminaire ?
7.
Avez-vous des recommandations à formuler en vue d'améliorer le séminaire ?