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Indicateurs de performance pour la phase V du Programme de Lutte contre l’Onchocercose et la période post-OCP

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OCP/VCU-P ET/DOC I OOl 197 INDICATEURS DE PERFORMANCE POUR LA PHASE V DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE ET LA PERIODE POST-OCP a INDICATEURS DE PERFORMANCE POUR LA PHASE V DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE ET LA PERTODE POST-OCP Introduction Les indicateurs pour le suivi de la performance au cours du désengagement progressif et de la période post OCP se déterminent à partir des objectifs et des stratégies en matière de lutte antivectorielle par l'utilisation de larvicides, de lutte contre la morbidité par I'emploi de l'ivermectine, de formation du personnel dans les pays pour le rendre apte à assurer les tâches résiduelles du programme : Ia détection et la lutte contre la recrudescence, ainsi que du transfert aux pays des instruments, de l'expertise et des données accumulées par I'OCP. On distingue les indicateurs servant à mesurer [e rendement de chacune des stratégies utilisées par l'OCP et ceux qui permettent d'en évaluer I'impact. En outre certains de ces indicateurs ne seront valables que pendant la période de retrait progressif, alors que d'autres peuvent être obtenus progressivement et aller au-delà de la fin de I'OCP comme il est précisé ci-dessous : l. Période de désengagement progressif L l. Indicateurs de l'impact (indicateurs de l'efficacité) - Indicateurs relatifs aux activités de lutte antivectorielle L'objectif de l'OCP en matière de lutte antivectorielle est d'interrompre la transmission du parasite pendant une période dépassant la longévité moyenne du vers onchocerquien chez l'homme c'est-à-dire l2 ans si cette lutte est associée au traitement par l'ivermectine et 14 lorsqu'elle n'est combinée à aucun autre moyen d'éradication. En fonction de cet objectif, les indicateurs valables sont ceux qui peuvent servir à déterminer si la transmission de I'onchocercose a été interrompue au cours des opérations. Ces indicateurs permettent de mesurer l'efficacité de l'opération. Ce sont des indicateurs de I'efficacité (impact). D'autres indicateurs permettent de mesurer l'amélioration de Ia performance globale, c'est-à-dire le coût-efficacité ou la rentabilité de l'opération. Ce sont les indicateurs de rendement. a) Indicateurs entomolo giques Ils comprennent Ie taux annuel de piq$res (TAP) et le potentiel annuel de transmission (PAT) ; ce demier a une importance au plan épidémiologique. On peut les considérer comme les indicateurs de l'impact direct de la lutte antivectorielle sur Ia transmission. Leur viabilité en tant que moyens de mesure dépend des caractéristiquesd'un réseau de points de capture de simulies dans un bassin donné. Ces indicateurs peuvent être également utilisés après une période de traitements larvicides poru déterminer éventuellement le niveau de transmission lorsque ces traitements ont cessé définitivement. I-e recours à des études entomologiques à l'issue des traitements aux fins d'une évaluation à [ong ten-ne des résLrltats des activités dc lutte antivectoriellc pourrait également être aenvisagé. En la matière, l'indicateur qui importe est Ic nombre de simulies infcctieuscs pour 1000 femellcs parcs, chiffre qui donne une idée du niveau de transmission. b) Indicateurs épidémiologiques L'incidence de l'infection est I'indicateur épidémiologique le plus important de l'impact de la lutte antivectorielle sur la transmission. EIle se determine chez'. les individus nés après le début du Programme les adultes reconnus non porteurs de parasites lors de deux tests consécutifs et qui deviennent positifs. Le changement de prévalence de I'infection, qui sert de façon indirecte comme moyen de mesure, est également utilisé comme indicateur de performance ainsi que le montre le passage d'un niveau donné avant la lutte à0% à l'issue de 12 à 14 années de lutte antivectorielle la tendance à la baisse de Ia prévalence et de la charge microfilarienne de la communauté (CMFC) conformément aux prévisions de ONCHOSIM. Inclicatettrs de performance pour les traitements larvicides combinés au traitement par l'ivcrntcctine C'est un fàit que le traitement par l'ivermectine réduit la transmission mais son impact se ressent essentiellement dans la lutte contre la morbidité, et à I'exception de quelques zones bien précises, le traitement par I'ivermectine va de pair avec l'épandage de larvicides, (lutte antivectorielle), dans toutes les autres zones soumises aux opérations. Il faut à cette fin déterminer des indicateurs relatifs aux modifications des lésions cutanées et oculaires. Dans I'aire de I'OCP, l'impact essentiellement visé est la rnorbidité oculaire. L'impact de la lutte antivectorielle (l'absence de nouvelles affections oculaires dans une opération correctement exécutée pendant une période donnée) comme du traitement par l'ivermectine se nlesure au niveau de I'incidence de l'infection et des changements ophtalmologiques intervenus progressivement dans la zone où s'effectue la lutte. Les indicateurs dont la liste suit sont, dans ce cas, la prévalence et l'incidence de I'infection, ainsi que les symptômes ophtalmologiques : réduction de la prévalence antérieure à la lutte à 0% à l'issue de 12 années de traitement par l'ivermectine combiné à la lutte antivectorielle. incidence de l'infection chez une cohorte non porteuse de parasites qui ne reçoit pas de traitement par I'ivermectine incidence de I'infection chez des enfants de 5 ans sur le point de recevoir de I'ivermectine pour la première fois changement dans l'ensemble des cas de lésions oculaires et de cécité au cours de l'opération. -3- absence ou diminution progressive du nombre de microfilaires dans les yeux, passant d'un certain niveau avant la lutte à pratiquement zéro après 4 à 5 ans de lutte régression des lésions du segment antérieur (kératite sclérosante et iridocyclite) stabilisation de lésions du segment postérieur, diminution des atteintes du nerf optique. 1.2. Indicateurs de rendement Lutte antivectorielle Autant les activités de lutte antivectorielle visent à intenompre la transmission, autant il faut aboutir à ce résultat de la manière la plus efficace et la plus rentable. Cet objectif est réalisé grâce à un certain niveau de recherche opérationnelle dans les domaines de la logistique, à l'amélioration de Ia rotation des insecticides aux fins d'une exploitation maximale de leurs propriétés physiques, et à un contrôle rigoureux de l'utilisation des insecticides, non seulement pour maintenir la sensibilité des simulies aux insecticides mais également pour réduire le coût des opérations. Le choix des circuits d'hélicoptère a été également fait de manière à réduire les coûts. , Les indicateurs utilisés pour l'évaluation des activités ci-dessus citées, reflètent le coût moyen annuel du traitement d'un kilomètre de rivière. Cet indicateur peut être affecté par les conditions météorologiques d'une année à l'autre. Le nombre de zones connaissant une résistance aux insecticides et le niveau de 'résistance, Ies progrès accomplis dans les techniques d'identification du vecteur et du parasite, ainsi que le niveau de dégradation de l'environnement à la suite d'un surdosage accidentel ou d'un mauvais choix d'insecticides, tels sont les autres indicateurs que l'on peut plus facilement quantifier. Points saillants Indicateurs de I'impact Pendant la période de lutte antivectorielle o Taux annuel de piqûres (TAP) et potentiel annuel de transmission (PAT) o Incidence de I'infection o Changement de la prévalence de l'infection o Changement des symptômes ophtalmologiques A Iafin des épandages larvicides Nombre de simulies infectieuses pour 1000 femelles pares. -4- Lutte contre la morbidité Traitement nar I' ivermectine L'objectif visé par l'extension du traitement par l'ivermectine est de couvrir un maximum de villages dans des aires délimitées des zones d'endémie et de permettre à toutes les personnes éligibles dans chaque village d'avoir accès au traitement grâce au système de traitement sous directives conlmunautaires qui se développe. Pour ce mode de distribution d'ivermectine, il sera dispensé une formation à certains membres de la communauté, lesquels devront respecter dans la distribution, des critères très simples tels que la participation effective et I'appartenance à la coullnunauté. Les indicateurs de performance Seront alors les suivants : couverture de la population traitée (la couverture minimum acceptable est de 650Â de la population totale) couverture du village (couverture visée des villages éligibles :100%) taux de poursuite du traitement par les personnes inscrites (traitements renouvelés) tendance de I'instauration du traitement par l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) dans l'aire du Programme (80% et 100% respectivement d'ici à fin 1997 et à 1998) taux de maintien des distributeurs communautaires pour les TIDC qui fonctionnent, 3 ans après leur installation (taux prévu 80 et7}Yo après 2 et 3 ans en se fondant sur I'expérience en matière de volontariat communautaire en faveur des initiatives.pour les soins de santé primaires) respect de la fréquence prévue du traitement (taux souhaité 100%)' Formation des agents nationaux Avec la diminution progressive des activités de l'OCP, il se produit une optimisation du programme de formation en cours, à savoir la formation institutionnelle au niveau supérieur et la formation sur le tas au niveau intermédiaire. Sont concernés, les médecins, les équipes des districts sanitaires, les techniciens de laboratoire et les techniciens en entomologie qui auront à entreprendre des activités de lutte contre I'onchocercose c'est-à-dire: l'évaluation épidémiologique, la surveillance épidémiologique en vue de la détection de la recrudescence et de la lutte contre celle-ci et la supervision du traitement par I'ivermectine effectué par des distributeurs communautaires. En ce qui'concerne I'entomologie, il faut oeuvrer à ce que le personnel national des Pays participants soit capable d'entreprendre des études entomologiques à I'issue du traitement afin de vérifier la situation du réservoir de parasites après la cessation des traitements larvicides. Cette capacité concerne aussi la collecte d'une façon adéquate du matériel destiné à I'analyse de l'ADN. Seront retenus comme indicateurs : le nombre de médecins formés en épidémiologie aussi bien que celui des infirmiers/techniciens et techniciens en entomologie formés sur place et capables d'assurer les tâches nécessaires à la lutte contre l'onchocercose ; le nombre des'agents ci-dessus cités qui participent réellement à des activités de lutte contre l' onchocercose. -5 Transfert des outils. de l'expertise et des données Le transfert aux nationaux des Pays participants des divers outils, des niveaux d'expertise et de la compétence en matière d'analyse des données et des données matérielles est en cours. Le succès de cette opération se mesurera grâce aux indicateurs de performance suivants : - la présence d'outils diagnostiques pertinents au niveau approprié - la capacité du personnel en place d'utiliser ces instruments - le nombre de nationaux des Pays participants formés et capables d'analyser les données de I'OCP - le niveau de transfert aux pays des données accumulées par I'OCP. Points saillants Indicateurs de rendement Lutte antivectorielle o Coût moyen du kilomètre de rivière traité r Nombre de zones affectées par la résistance au téméphos o Intensité de la résistance au téméphos o Degré d'avancement de la recherche sur I'identification du vecteur et du parasite o Nombre et gravité des cas de pollution accidentelle par les insecticides Lutte contre la morbidité o Couverture du traitement par l'ivermectine (population, village et taux de continuation) o Progrès dans l'instauration du TIDC o Degré d'adhésion aux méthodes de traitement prescrites par les distributeurs communautaires o Degré d'adhésion à la fréquence prévue pour le traitement par les distributeurs communautaires Personnel o Présence et nombre d'agents formés (médecir6, infirmiers/techniciens, techniciens en entomologie, distributeurs villageois) o Niveau d'expertise du personnel formé Outils et méthodes o Présence d'outils et de méthodes appropriés pour les activités définies o Situation du transfert aux pays des données recueillies par l'OCP. -6- 2. Période post OCP Les principales activités qui pourraient être entreprises par les Pays participants pendant la période post OCP sont : la surveillance épidémiologique et éventuellement la surveillance entomologique, aux fins de Ia détection de la recrudescence de l'infection (dans les zones débarrassées de I'onchocercose et là où n'est effectué aucun traitement larvicide ou par I'ivermectine). la lutte contre la recrudescence par un traitement à grande échelle par I'ivermectine. l'évaluation épidémiologique, en vue d'une estimation de l'impact (dans les zones otr les traitements larvicides au sol etlou la distribution d'ivermectine se poursuivront) La recrudescence se définit comme I'apparition ou la présence de nouvelles infeclions (incidence de I'infection) de I à 1,5% par an, dans une zone précédemment libérée de toute infection. Ces nouvellcs infections doivent avoir été détectées chez des personnes résidant dans I'aire en queslion. II reviendra aux agents des Pays participants d'initier et d'exécuter efficacement toutes ces activités. Pour ce qui est de la détection de la recrudescence de l'infection, ils devraient être à même d'établir un plan d'activités comprenant le choix des villages sentinelles, la détection précoce de toute réapparition de la transmission et de nouvelles infections ainsi que leurs causes dans la zone concernée. lls devraient être capables d'entreprendre des recherches complémentaires pour conflrmer la présence d'une recrudescence de I'infection. Ils devraient en outre pouvoir prendre rapidenrent les mesures qui s'intposent. L'existence d'un niveau élevé de transmission ou d'inciderrce de I'infection (recrudescence) dans une zone sera le signe que les équipes n'ont pas pu détecter le phénomène à temps. Cela pourrait être dû au manque quantitatif etlou qualitatif de personnel approprié, à I'absence d'un plan de travail bien élaboré, au manque d'instruments et de la logistique nécessaires, ou à la lenteur de la réaction du personnel face à la situation. L'évaluation épidérniologique pour mesurer I'impact pendant la période post-OCP requierra des équipes des Pays participants le même niveau d'expertise que celui qui a cours pendant la période de retrait progressif. Toutefois, aucune évaluation ophtalmologique n'est envisagée pendant la période post-OCP. Les indicaleurs de rendement pour l'action des pays seront : Ia présence d'équipes appropriées (techniciens en entomologie et équipes épidémiologiques) fomrées pour détecter la réapparition de la transmission et I'apparition de Ia recrudescence de I'infection. des équipes capables de planifier et d'exécuter des recherches complémentaires pour confirmer la présence d'une recrudescence la présence d'équipes aptes à effectuer des évaluations épidémiologiques I'existence d'un plan bien établi pour la surveillance et l'évaluation épidémiologiques I'existence de matériel et de moyens logisitiques nécessaires pour mener des enquêtes épidémiologiques. !-7 Les indicateurs de l'impact de I'action seront la célérité avec laquelle les équipes seront capables de détecter une éventuelle recrudescence de l'infection et de mener la lutte contre celle-ci. la présence de nouvelles infections constatées chez les enfants de 5 ans auxquels on administre de l'ivermectine pour la première fois. Il faudrait revoir cet indicateur si l'on devait administrer de l'ivermectine à des enfants plus jeunes. Points saillants Indicateurs de rendement o Disponibilité et nombre d'agents formés pour la détection et à Ia lutte contre la recrudescence o Disponibilité et nombre d'agents formés pour l'évaluation épidémiologique o Plan de surveillance/évaluation épidémiologique o Disponibilité des outils et de la logistique adaptés à la surveillance/évaluation épidémiologique Indicateurs de I'impact r Célérité de la détection de la recrudescence et instauration de la lutte contre celle-ci o Présence ou absence de nouvelles infections (incidence) dans la zone du traitement Auteurs - Dr J.M. Hougard, Chef VCU - Dr B.A. Boatin, Chef PET OCP/VCU.PET/DOC / OO I /97 I 17 mars 1997

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Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé