ér /-t, a e?" I & cc: fu9 3- c 5J) PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (APOC) ætàzaÂ, r*r/eà6 t ,4/,/rqL- 4;z <h a)%"-.L-d_ dL_ Vc.o-Lû-n l/ 2ntffiru .ZAt--' /22ff--- E 2OO5 D'ELIMINATION DU VECTEUR DE L'ONCHOCERCOSE SUR L'ILE DE BIOKO CAMP GUINEE E UATORIALE) ./'z'a- @oq-éL (/ z- Rapport d'activités (anvier - juin 2005) Par C c-l ( Prof. Traoré Soungalor Mr. Barro Télé2 Mr. Diallo Ally2 Mr. Aké Assi3 Mr. Coulibaly Siakaa COORD/VE-BIOKO/R ap I 0 | I 0 5 Juillet 2005 1. Conseiller Temporaire, Coordonnateur des activités 2. ConseillerTemporaire 3. OMS-SIZ, Membre de la Coordination 4. OMS/APOC, Membre de la Coordination û q JUIL, 2t105 .J .t-/<: Âeæ ,-l ( ,À--a/ri>t e/rd6futu a-À e » AA_ ,a) 4-< Q/' , 2SOMMAIRE Résumé analyique Executive summary 1. Introduction 2. But de la campagne 3. Stratégie 4. Déroulement des opérations 5. Calendrier et activités 6. Ressources humaines 7. Financement du projet 8. Travaux entomologiques réalisés 8.1. Nature des travaux 8.1.1. Prospection des gîtes préimaginaux 8.1.2. Mesure des débits 8.1.3. Traitements par voie aérienne et au sol 8.1.4. Capture et dissection des femelles de S. damsonum s.l. 8.1.5. Conservation des parasites récoltés 8.1.6. Surveillance de la faune non cible 8.2. Résultats 8.2.t. 8.2.2. 8.2.3. 8.2.4. 8.2.5. 8.2.6. Prospection des gîtes préimaginaux Réalisation des mesures de débits Réalisation des traitements par voie aérienne et au sol Captures, dissections et infestations des femelles de,S. damnosum s.l. Echantillons conservés pour analyse ADN Impact des traitements sur la faune non cible 8.3. Discussions 8.4. Conclusions 9. Environnement de la campagne 2005 10. Remerciements. 2 aJ Résumé analÿique Le Programme Africain de lutte contre l'onchocercose (APOC de son sigle anglais) a été mis en place en 1995. Son objectif est de combattre l'onchocercose en tant qu'important problème de santé publique et obstacle au développement socio-économique dans toute l'Afrique. Sa stratégie de base est le Traitement par l'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC). Toutefois, l'élimination du vecteur a été utilisée comme stratégie d'appoint, dans de petits foyers isolés où les études préliminaires ont indiqué que cette activité était faisable et rentable. Le traitement des gîtes larvaires de S. damnosum s./. a ainsi été préconisé dans le foyer de Bioko en Guinée Equatoriale. Une première véritable campagne d'épandage de larvicides antisimulidiens a eu lieu du 17 février au 11 mai 2003. La persistance de femelles piqueuses après l'arrêt des épandages, a montré que tous les gîtes n'avaient pas été couverts par les traitements. Aussi, pour valoriser et rentabiliser les acquisitions de la campagne2003, une autre campagne a été planifiée et exécutée du 3l janvier au 15 mai 2005. La campagne anti-simulidienne 2005 est une opération ponctuelle (3 mois) qui avait pour but d'éliminer les vecteurs de l'onchocercose de l'île de Bioko, au moindre coût et sans dommage pour l'environnement. Elle a été marquée par la réalisation de plusieurs activités dont: la réactualisation des points d'épandage, le contrôle des gîtes larvaires, les mesures de débits grâce à la méthode du flotteur, les traitements des gîtes par voie aérienne et au sol et les captures-dissections pour apprécier la densité simulidienne et le niveau de la transmission. Le présent résumé analyique est une synthèse des différents résultats collectés au cours des travaux. Afin de suivre les fluctuations de la densité des stades pré-imaginaux de S. yahense forme Bioko, 371 gîtes ont été prospectés entre janvier et juin 2005. Les prospections effectuées avant les traitements insecticides ont permis de retenir 1050 points d'application de l'insecticide. Ces derniers ont été couverts par les traitements par voie aérienne (929) et au sol (121).Par ailleurs, il est à noter que des gîtes positifs ont été recensés sur 12 rivières réparties entre le nord (10) et le sud (2). Au cours des traitements insecticides qui se sont étalés du 31 janvier au 15 mai, un total de 319 gîtes ont été prospectés dont 5 hébergeaient des stades pré- imaginaux de S. damnosum s.l. Après l'arrêt des traitements insecticides, c'est à dire entre le 16 mai et le 30 juin, 53 gîtes ont été prospectés et ont été trouvés tous négatifs. Au regard des débits enregistrés pendant la campagne d'épandage, 2969 litres de temephos ont été épandus par voie aérienne au cours des 15 semaines de traitement. Pour cette opération, 6742 litres de Jet Ar ont été consommés par l'hélicoptère pendant 251,I heures de vol de prospection et de traitement. Par ailleurs, pendant ladite campagne, 1458 épandages au sol effectués dans 56 rivières (nord: 50; sud: 6), ont consommé 175,960 litres de temephos. C'est dire qu'environ 3145 litres de temephos ont été utilisés sur un stock initial de 6100 litres. Les captures, dissections et infestations des,S. damnosum s./ échantillonnées de janvier à juin 2005, indiquent que 9076 femelles ont été capturées, 1498 disséquées dont 929 pares, 97 infectées et 38 infectieuses. Le nombre de femelles infectieuses pour 1000 pares était de 4l et le nombre de larves infectantes pour 1000 pares de 113. J 4% {, Dans le nord de l'île, 7158 femelles ont été capturées en janvier (3542), fevrier (3614) et mars (2). Aucune femelle n'a été capturée en avril, mai et juin. La dissection de 764 femelles a permis d'enregistrer 537 pares, 59 infectées et 23 infectieuses. Le nombre de femelles infectieuses pour 1000 pares était de 43 etle nombre de larves infectantes pour 1000 pares de 95. Le nombre moyen de femelles piqueuses par homme et par jour a été de 197, 100, 1, 0, 0, et 0, respectivement en janvier, février, mars, avril, mai et juin. Dans le sud de l'île, 1918 femelles de S. damnosum s.l. ont été capturées en février (1 1 jours, 1915 femelles) et mars (15 jours, 3 femelles) 2005. Aucune femelle n'a été capturée en avril (12 jours), mai(7 jours) et juin (3 jours). Sur 734 femelles disséquées, on aobservé 392pares,38 infectées et 15 infectieuses. Les captures ayant démarré en février, les densités simulidiennes moyennes ont été de 174 en février, 1 en mars et 0 en avril, mai et juin. Les Taux Mensuel de Piqûres (MBR) moyens ont été, pour l'ensemble des points, de 5903, 3529,2, 0, 0 et 0, respectivement en janvier, février, mars, avril, mai et juin. Une répartition par zone indique qu'au sud de l'île, le MBR est passé de 6140 à 0, 5950 à 0 et 4236 à 0, respectivement à Ureca, Osa et Moaba. Dans le nord, le MBR est passé de 458 à 0, 450 à 0, 10170 à 0,2678 à 0 et 13035 à 0, respectivement à Sampaca, Barleycom, Musola, Balacha et Riaba. De janvier à juin 2005,105 larves infectantes ont été rencontrées lors des dissections des femelles infectieuses de ,S. danmosum s./. Toutes ces larves ont été récoltées en février 2005 ; elles proviennent du nord (51) et du sud (54) de l'île. Les captures effectuées aux 31 points de maillage ont été négatives. Aucune femelle n'aété récoltée en avril, mai et juin 2005. L'analyse des données collectées permet de tirer les conclusions suivantes Les prospections effectuées en 2005 avant les traitements, confirment que malgré la pullulation des gîtes potentiels, les stades pré-imaginaux de S. damnosum s.l. sont rares et épars. Cette situation est en discordance nette avec l'abondance des femelles piqueuses. Ces demières sont probablement produites sur des gîtes inaccessibles. Le réseau de capture demeure lacunaire ; mais tel quel il a permis de suivre l'évolution des populations de femelles piqueuses avant, pendant et après les traitements insecticides. En l'absence de traitements, les densités simulidiennes dans le foyer de Bioko sont importantes en saison sèche, notamment aux alentours des rivières principales. Cette situation permet d'avancer que les traitements insecticides 2005, semblent avoir couverts la totalité des gîtes productifs connus de l'île, d'où les captures nglles observaes ,,,4ifférents points de contrô Il est néanmoins d' les de contrôle à un une surveillance entomo notamment ers à août) suivent l' tements déterminante la te vers poursuite de l'élimination du vecteur ou vers une lutte antivectorielle de La transmission demeure significative dans le foyer de Bioko, malgré la distribution de l'ivermectine. Les épandages d'insecticides par contre, semblent la 4 ,h &. tt0) solution radicale : la transmission est interrompue dans le foyer depuis 3 mois, du fait de l'absence de simulies. La situation entomologique actuelle (absence de simulies depuis 3 mois) et les 1 1. bonnes dispositions du Gouvernement de la Guinée Equatoriàle méritent'qu'unelpf o C réflexion soit menée sur l'éventualité de la réalisation d'une campagne d'épandage ldfl0i'7 en 2006. Cette dernière serait effectivement consécutive à celle de 2005 dont elle |, ,{ù\,tU,O viendrait renforcer les acquis. 7/* Nen aP ol2fa'' 5 oh I +/î* 5 6Executive summary The African Programme for Onchocerciasis Control (APOC) was launched in 1995 to cover 19 African countries outside the scope of the ex-OCP. The main objective is to establish within a period of 12 - 15 years effective and sustainable community directed treatment with ivermectin throughout the endemic areas within the geographic scope of the programme. [n addition, vector elimination was used as a backup in small isolated foci where preliminary studies have shown that this action is feasible and cost effective. The treatment of ,S. damnosum s.l. was put in place in the Bioko focus in Equatorial Guinea. The first true anti-simulium larvicide spraÿng campaign took place from 17th February to 11th May 2003. The persistence of biting females after the intemrption of spraying indicated that all the breeding sites were not covered by the treatment. Thus to high light and increase the value of the achievements of the 2003, another was organized and executed from 31't January to 15th May 2005. The 2005 anti-simulium campaign is a one off operation (3 months) whose aim was to eliminate the vectors of onchocerciasis from the Bioko island at a low cost and without damaging the environment. It was charucterized by the execution of several activities notably: the updating of the dosing points, the control of breeding sites, the measurement of flow rates by the floater method, the treatment of breeding sites by aerial and ground larviciding, the capture and dissection of simulium to determine the density and level of transmission. The results are presented and discussed in the present report. In order to follow up the variation pre-immaginal stages of S. yahense Bioko form,317 breeding sites were visited between January and February 2005. The prospections carried out before the insecticide treatment let to the establishment of 1050 insecticide dosing points. These were covered by aerial (929) and ground (l2l) treatments. During the insecticide treatments which went on from 3 1 't January to 1 5th May a total of 3 1 9 breeding sites were checked out of which 5 contained S. damnosum s.l. After treatment was suspended, that is to say between the 16th May and 30'h June, 53 breeding sites were controlled and were all found to be negative. From the flow rated recorded during the campai gn, 2969 litres of temephos were sprayed by air during the 15 weeks of treatment. On the other hand, during the said campaign, 1458 ground spraÿng rounds in 56 rivers (north: 50; south: 6), used up 176 litres of temephos. That is about 3145 litres of temephos were used out of an initial stock of 6100 litres. For this operation, 6742litres ofjet A1 were consumed by the helicopter during 251.1 flight hours for prospection and treatment. From January to June 2005,9076 black flies were caught, 1498 dissected out which 929 were parous,97 infected and 38 infective. The number of infective flies per 1000 parous was 41. The number of infective larvae per 1000 parous was 113. ln the north of the island, 7158 simulium females were caught (January: 3542, February: 3614, March: 2, Apil:0, May: 0, June: 0). Out of 764 females dissected, 537 were parous, 59 infected and 23 infective. The number of infective flies per 1000 parous was 43. The number of infective larvae per 1000 parous was 95.The mean number of biting females per man per 6 1day was L94, 100, 1, 0,0 and 0, respectively in January, February, March, April, May and June. ln the south of the island, 1918 S. damnosum s.l were caught in February (11 catching days, 1915 black flies) and March (15 catching days, 3 females). No flie was caught in April (12 catching days), I|lIay (7 catching days) and June (3 catching days). Out of 734 females dissected, 392 were parous, 38 infected and 15 infective. The collections having started in February, the mean simulium density were, 174 in February, 1 in March and 0 in April, May and June. The mean monthly biting rates (MBR) were, for all the points, 5903, 3529,2, 0,0 and 0, respectively in January, February, March, April, May and June. A distribution by zones shows that in the south of the island, the MBR reduced from 6140 to 0, 5950 to 0, 4236 to 0, respectively in Ureca, Osa, and Moaba. tn the north, the MBR reduced from 458 to 0, 450 to 0, 10170 to 0, 2678 to 0 and 13035 to 0, respectively at Sampaca, Barleycorn, Musola, Balacha and Riaba. From January to June 2005, 105 infective larvae were found during the dissections of infective females of S. damnosum s.l. All these larvae were collected in February 2005; they were from the north (51) and from the south (54) of the island. Collections carried out in 31 points of the network, were all negative. No female was caught in April, May, and June 2005. An analysis of the data collected leads us to the following conclusions: The controls of the breeding sites carried in 2005 before the treatments, confirme that in spite of the abundance of potential breeding sites, the pre-imaginal stages of S. damnosum s.l. were rare and scattered. This situation is clear discordance with the abundance of biting females. The network of catching points remains deficient; but in its present state it has enabled the follow-up of the evolution of the populations of the biting females before, during and after the insecticide treatments. In the absence of treatment, the simulium densities in the Bioko focus were high in the dry season, especially along the main rivers. This situation permits us to state that the 2005 insecticide treatments seem to have covered all the known active breeding sites of the island, resulting in the negative catches observed at different control points over 3 months. It is however, indispensable to extend the control points to their maximum from the water courses. Also, a reliable entomological surveillance system must be put in place for an early detection of appearance of biting females. Transmission remains quite high in the Bioko focus, in spite of the ivermectin treatment. The insecticide spraying on the contrary, seems to be the radical solution: transmission has stopped in the focus since 3 months because of the absence of simulium. The present entomological situation (absence of simulium since 3 months) and the goodwill of the Equatorial Guinea Government merits a serious thought of the eventuality of carrying out another spraying campaign in 2006. The later shall be a follow-up of the 2005 one whose achievements it will come to consolidate. 7 81. INTRODUCTION Le Programme Africain de lutte contre l'onchocercose (APOC de son sigle anglais) a été mis en place en 1997. Son objectif est de combattre l'onchocercose en tant qu'important problème de santé publique et obstacle au développement socio-économique dans toute l'Afrique. Sa stratégie de base est le Traitement par l'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC). Toutefois, l'élimination du vecteur a été utilisée comme stratégie d'appoint, dans de petits foyers isolés où les études préliminaires ont indiqué que cette activité était faisable et rentable. Le traitement des gîtes larvaires de S. damnosum s.l. ou de ^§. neavei, au temephos, a ainsi été réalisé dans les foyers de Itwara et Mpamba-Nkusi en Ouganda, de Tukuyu en Tanzanie et de Bioko en Guinée Equatoriale. Dans le cas particulier du foyer de Bioko, la première véritable campagne d'épandage de larvicides antisimulidiens a eu lieu du 17 février au 11 mai 2003. La persistance de femelles piqueuses après l'arrêt des épandages, indique que tous les gîtes n'ont pas été couverts par les traitements. Aussi, pour valoriser et rentabiliser les acquisitions de la campagne 2003, une autre campagne a été planifiée et exécutée du 3l janvier au 15 mai 2005. Cette seconde campagne avait entre autres objectifs, d'apporter une réponse définitive à la question de l'efficacité de ces campagnes en terme d'élimination du vecteur du foyer. La campagne 2005 a été marquée par la réalisation de plusieurs activités dont: la réactualisation des points d'épandage, le contrôle des gîtes larvaires, les mesures de débits grâce à la méthode du flotteur, les traitements des gîtes par voie aérienne et au sol et les captures-dissections pour apprécier la densité simulidienne et le niveau de la transmission. Les différents résultats collectés sont exposés et discutés dans le présent rapport. 2. BUT DE LA CAMPAGNE La campagne anti-simulidienne 2005 est une opération ponctuelle (3 mois) qui avait pour but d'éliminer les vecteurs de l'onchocercose de l'île de Bioko, au moindre coût et sans dommage pour l' environnement biologique. 3. STRATEGIE La stratégie de lutte proposée pour atteindre les objectifs fixés comporte : le traitement insecticide hebdomadaire de tous les gîtes larvaires du vecteur, par voie aérienne et au sol, pendant toute la saison sèche (habituellement janvier à avril). Ces épandages d'insecticides visent à détruire les larves du vecteur dans des sites restreints et bien délimités où elles se développent. 4. DEROULEMENT DES OPERATIONS Le déroulement des opérations a comporté une phase préparatoire (octobre 2004 -janvier 2005) et la campagne d'application d'insecticides proprement dite. La mise en æuvre a nécessité la mobilisation de ressources humaines, matérielles et financières. 8 9La préparation de la campagne a entraîné des activités de terrain dont essentiellement des travaux entomologiques. Ces demiers avaient pour but d'étudier : '/ la localisation des gîtes pré-imaginaux de S. damnosum s.l, ainsi que les variations de cette localisation en fonction des fluctuations du régime hydrologique. '/ la biologie des femelles de §. damnosum s./ et notamment la dynamique des populations et leur longévité. '/ la dynamique de la transmission de l'onchocercose. La campagne proprement dite a consisté, entre le 3l janvier et le 15 mai 2005, à traiter les gîtes du nord et du sud de l'île par des épandages hebdomadaires de larvicide (temephos) par voie aérienne et au sol. Ces traitements ont été évalués grâce à un réseau hebdomadaire de captures et de prospections des gîtes larvaires. Après l'arrêt des traitements, une surveillance entomologique a été mise en place ; elle devrait durer du 16 mai au 31 décembre 2005. 5. CALENDRIER DES ACTIVITES l0 -25janvier lnstallation de l'équipe de la coordination lnstallation de l'équipe des opérations aériennes (Aérops) Démarrage des activités entomologiques Réalisation de l'enquête EIA (Impact des traitements sur l'environnement). 28 janvier Lancement officiel de la campagne 2005 par Monsieur le Ministre de la Santé et du Bien-Être Social, en présence de Monsieur le Vice-Ministre de la Santé, du Représentant Résident du PNUD, des agents du bureau OMS de Malabo, du personnel du PNLO, de l'équipe d'Evergreen et des conseillers temporaires d'APOC. 3l janvier - 15 mai : Epandage de l'insecticide par voie aérienne et au sol. Evaluation des traitements. 16 mai - 30 juin : Surveillance entomologique 6. RESSOURCES HUMAINES L'exécution du projet n'a été possible, que grâce à la participation de nombreuses personnes dont : - L'équipe du Programme national de lutte contre l'onchocercose et les autres Filarioses. Elle est composée du Directeur national, d'une aide comptable, de 2 infirmiers, de 4 techniciens et de 3 chauffeurs. - Le groupe des captureurs villageois, chargé de la collecte des simulies sur le terrain. Il est composée de 16 personnes affectées aux points permanents de capture. Les captures aux points de maillage ont été assurées par 2 agents temporaires. 9 10 L'équipe des Hydrobiologistes, en charge des études d'impact des traitements sur l'environnement. Quatre personnes ont assuré cette activité. L'équipe d'Evergreen, chargée des opérations aériennes. Deux pilotes et un mécanicien d'hélicoptère composent cette équipe. L'équipe des conseillers temporaires d'APOC, chargée de la coordination des activités du projet d'élimination du vecteur. Elle est composée de 5 personnes. Trois autres conseillers temporaires sont également intervenus à tour de rôle dans le projet, en appui à l'équipe de coordination. La gestion administrative et financière du projet à Bioko, a été assurée par des agents du WR de Malabo. 7. FINANCEMENT DU PROJET La campagne 2005, comme celle de 2003, a été entièrement financée par le Programme OMS-APOC. La somme de 749.970 dollars EU a été mise à disposition pour les activités de l'année 2005 (campagne d'épandage de janvier à juin : 575.530 $ EU; suivi des activités de la campague de mai à décembre : 174.440 $ ELD. Il faut également prendre en compte la somme de 157.050 $ EU qui a été utilisée de mai à décembre 2004, pour les activités entomologiques de routine (préparation de la campagne 2005). C'est dire que de mai 2004 à décembre 2005, c'est 907.020 $ EU que I'OMS-APOC aura engagé dans le projet d'élimination du vecteur de Bioko. 8. TRAVAUX ENTOMOLOGIQUES REALISES 8.1. Nature des travaux 8.1.1. Prospection des gîtes préimaginaux Dans le cadre des activités de pré-traitement menées en janvier, de nombreuses prospections ont été effectuées pour établir la répartition des gîtes pré-imaginaux de ,S. damnosum s./. sur l'île de Bioko en saison sèche. Les points de prospection connus ont été intégralement visités et de nouveaux gîtes ont été recherchés à l'amont et à l'aval des rivières Musola, Bisoko, Maloho, Apu. Ces cours d'eau et leurs affluents, ont été les premiers à produire des S. damnosum s./. après l'arrêt des épandages larvicides de la campagne 2003. Des transects ayant également été réalisés entre les rivières principales, cela a permis de découvrir de nouveaux écoulements susceptibles d'héberger S. damnosum s.l. Par ailleurs, dans une campagne d'élimination des vecteurs, il est indispensable de procéder à l'évaluation des épandages d'insecticides. Dans ces zones traitées, la prospection permet d'estimer la densité des populations pré-imaginales résiduelles et partant d'évaluer les campagnes de traitements larvicides. Au cours de la campagne d'épandages d'insecticides 2005, qui s'est étalée du 31 janvier au 15 mai, 319 gîtes ont été prospectés au nord (281 gîtes) et au sud (38 gîtes) de l'île de Bioko. Puis, dans le cadre du suivi de l'évolution des populations pré-imaginales après l'arrêt des traitements insecticides, 53 gîtes ont été prospectés entre le 16 mai et le 30 juin. 10 11 La technique de prospection classique des gîtes a été appliquée lors des visites sur les rivières du foyer. Elle consiste en un repérage et une inspection méthodique des supports larvaires situés au niveau des gîtes potentiels, afin d'établir la présence ou l'absence de stades pré-imaginaux de S. damnosum s.l. 8.1.2. Mesure des débits par la méthode duflotteur La connaissance des débits des cours d'eau à traiter est un facteur essentiel de la qualité et de l'efficacité des applications de larvicides. Or sur l'île de Bioko, les rivières ne comportent pas de stations limnimétriques en état d'être utilisées pour le calcul des dosages de l'insecticide. Des mesures de débits par la méthode du flotteur (Anonyme 1991) ont dû être périodiquement effectuées sur les rivières principales. Ces mesures ont été complétées par des estimations à vue sur les rivières a très faibles débits. Pour déterminer les quantités d'insecticide qui ont été épandues sur les gîtes lors de la campagne 2005, 18 mesures de débits ont été effectuées sur 11 rivières situées au Nord (15 mesures) et au sud (3 mesures) de l'île. 8.1.3. Traitements par voie aérienne et au sol La principale méthode préconisée pour l'élimination des vecteurs de l'onchocercose sur l'île de Bioko, est 1'épandage d'insecticides par voie aérienne pour détruire les larves de §. damnosum s./. dans les gîtes. La stratégie de traitement de « toute eau qu'on voit couler >> a été appliquée. Certes il s'agit d'une stratégie de nécessité, mais elle est sans doute la plus efficace qu'on puisse concevoir dans le contexte du terrain de Bioko, l'état des connaissances du vecteur et du respect de l'objectif d'élimination. Un travail informatisé considérable de repérage et de cartographie du réseau hydrologique en eau en saison sèche a été réalisé en 2003. Grâce à ce travail et à la réactualisation opérée en janvier 2005, la carte hydrologique disponible au début de la campagne 2005 comportait 1050 points géoréférencés. Ces demiers ont permis à tout moment au pilote de se situer par rapport à un cours d'eau et à un bief donnés. Outre les épandages aériens, des traitements au sol ont été réalisés dans le massif Nord. Ces traitements ont concernés des petits cours d'eau posant des problèmes de traitements aériens de par leur taille, leur couverture végétale ou à cause d'interdiction de survol (zone urbaine). Entre le 30 janvier et le 15 mai 2005,98 gîtes en moyenne (minimum : 78:. maximum : 107) ont été traités au sol chaque semaine. Deux circuits assurés simultanément par deux équipes, ont permis de couvrir l'ensemble des gîtes avec les traitements au sol d'appoint 8.1.4. Capture et dissection des femelles de S. damnosum s.l. Le procédé classique de capture sur homme (Philippon, 1977) a été utilisé pour la collecte des simulies. Pour une zone donnée, elle permet d'obtenir des informations sur les fluctuations des densités simulidiennes et sur le niveau de la transmission de l'onchocercose. Lors de la campagne 2005, huit points de capture permanents (ou de contrôle) ont été retenus au nord (5) et au sud (3) de l'île. Outre ces points, une trentaine d'autres ont été suivis 11 dans le cadre du maillage du réseau de capture mis en place après l'arrêt des épandages d'insecticides pour détecter les faibles densités simulidiennes. Les captures ont été effectuées de 7 heures à 18 heures et à raison de deux jours successifs par semaine et par point de capture permanent. Ce principe n'a pu être rigoureusement observé, mais au moins un jour de capture hebdomadaire a été régulièrement effectué sur les points permanents. Ainsi, de janvier à juin 2005,221 jours de capture ont été réalisés à: Sampaca (32), Barleycom (32), Musola (36), Balacha (37), Riaba (36), Moaba (17),UrecalBola (16) et Osa (15). Quant à la recherche des simulies aux points de maillage, elle s'est étalée sur 3l jours répartis entre le 5 avril et le 30 juin. La technique de dissection, faite sous loupe binoculaire, a été décrite par Lewis (1957). L'analyse des résultats de dissection permet de calculer les taux d'infestations, les charges parasitaires et l'intensité de transmission potentielle dans la zone. Comme en 2003, une supervision rapprochée a été effectuée par l'équipe de la coordination, afrn de maintenir la fiabilité des résultats. 8.1.5. Conservation des parasites récoltés Les simulies pouvant être infectées par des filaires autres qlue Onchocerca volvulus, toutes les larves infectantes (Li) rencontrées lors des dissections, ont été conservées à sec entre lame et lamelle (Toé et a1.,1997). 8.1.6. Surveillance de lafaune non cible La surveillance de l'ichtyofaune et de l'entomofaune aquatique sont indispensables dans une campagne d'élimination des vecteurs. Dans le cadre de la préparation de la campagne 2005,1'équipe des hydrobiologistes du'Water Research Institute d'Accra (Ghana) a séjourné du 18 janvier au 1"'février 2005 dans le foyer pour la collecte des données de pré- traitement. 8.2. Résultats 8.2.1. Prospection des gîtes larvaires de S. damnosurn s.l Afin de suivre les fluctuations de la densité des stades pré-imaginaux de S. yahense forme Bioko, 371 gîtes ont été prospectés entre janvier et juin 2005. En tenant compte d'une répartition par rapport aux épandages d'insecticides, nous pouvons retenir : - Les prospections effectuées avant les traitements insecticides ont permis de retenir 1050 points d'application de l'insecticide. Ces demiers ont été couverts par les traitements par voie aérienne (929) et au sol (l2l). Il est à noter que des gîtes positifs ont été recensés sur 12 rivières réparties entre le nord (10) et le sud (2). - Au cours des traitements insecticides, qui se sont étalés du 3l janvier au 15 mai, un total de 319 gîtes ont été prospectés dont 5 hébergeaient des stades pré-imaginaux de S. damnosum s.l. Ces derniers ont été récoltés au cours des deux premières semaines de traitement (31 janvier - 13 février). - Après l'arrêt des traitements insecticides, c'est à dire entre le 16 mai et le 30 juin, 53 gîtes ont été prospectés et ont été trouvés tous négatifs. Par contre, 29 gîtes t2 t2 13 (55%) hébergeaient des stades pré-imaginaux d'espèces autres que ,S. damnosum s./. 8.2.2. Réalisation des mesures de débits Pour la saison sèche 2005, dans le nord de l'île, les mesures effectuées (tableau 1) indiquent que les débits ont fluctué de 0,130 m'ls 1*irrimum) à 1,714 m3ls (maximum). Ces valeurs ont été enregistrées sur les rivières Boolo et Ruma situées au nord de l'île. Dans le sud, pour la même période, les valeurs maximales et minimales des débits ont été respectivement de 4,519 m'ls lrirrière Moaba) et 0,368 m'ls lafflrent Illedy). 8.2.3. Réalisation des traitements par voie aérienne et au sol Le premier cycle d'épandage a eu lieu lors de la cinquième semaine de l'année 2005 (31 janvier - 6 février). Les autres (14) se sont succédés chaque semaine sans intemrption. Au regard des débits enregistrés pendant la campagne d'épandage,2969 litres de temephos ont été épandus par voie aérienne au cours des 15 semaines de traitement. Pour cette opération, 6742 litres de Jet Ar ont été consommés par l'hélicoptère pendant 251,1 heures de vol de prospection et de traitement. Par ailleurs, pendant ladite campagne, 1458 épandages au sol effectués dans 56 rivières (nord : 50; sud: 6), ont consommé 175,960 litres de temephos ; C'est dire qu'environ 3145 litres de temephos ont été utilisés sur un stock initial de 6100 litres. 8.2.4. Captures, dissections et infestations des femelles de S. damnosum s.l Les captures, dissections et infestations des §. damnosum s./ échantillonnées de janvier à juin 2005, sont récapitulées dans les tableaux 2 à 11. Au total,9076 femelles ont été capturées, 1498 disséquées dont 929 pares, 97 infectées et 38 infectieuses. Le nombre de femelles infectieuses pour 1000 pares était de 4l etle nombre de larves infectantes pour 1000 pares de ll3.Larépartition de ces résultats paf zone (nord, sud) et par mois indique : - Dans le nord de l'île (tableau 2),7I58 femelles ont été capturées en janvier (3542), février (3614) et mars (2). En avril, mai et juin, aucune femelle f a été capturée. La dissection de 764 femelles a permis d'enregistrer 537 pares, 59 infectées et 23 infectieuses. En tenant compte d'une répartition par point de capture, les tableaux 3 à 7 résument les captures-dissections réalisées et les infestations enregistrées à Sampaca (tableau 3), Barleycom (tableau 4), Musola (tableau 5), Balacha (tableau 6) et Riaba (tableau 7). Le nombre moyen de femelles piqueuses par homme et par jour a été de 197, 100, 1, 0, 0, et 0, respectivement en janvier, février, mars, avril, mai et juin. Suite aux traitements insecticides des gîtes, des captures nulles ont été enregistrées en mars, avril, mai et juin à Sampaca, Barleycom, Musola et Balacha. A Riaba, il en a été de même sauf en mars où seulement deux femelles ont été récoltées en 10 jours de capture. Les captures effectuées aux 31 points de maillage ont été négatives. Aucune femelle n'a été récoltée en avril, mai et juin 2005. 13 Le tableau 8 indique que 1918 femelles de S. damnosum s.l. ont été capturées dans le sud de l'île en février (11jours, 1915 femelles) et mars (15 jours,3 femelles) 2005. Aucune femelle n'a été capturée en avril (12 jours), mai (7 jours) et juin (3 jours). Sur 734 femelles disséquées, on a observé 392 pares,38 infectées et 15 infectieuses. Ces résultats proviennent de la synthèse des travaux réalisés à Ureca/Eola (tableau 9), Moaba (tableau 10) et Osa (tableau 11). Les captures ayant démarré en février dans le sud de l'île, les densités simulidiennes moyennes ont été de 174 en fevrier, 1 en mars et 0 en avril, mai et juin. Ces captures nulles sur l'ensemble des sites ont été observées à partir de la sixième semaine de traitement (7 - 13 mars). A Moaba, une femelle a été capturée en mars et aucune en avril, mai et juin. A Ureca et Osa par contre, aucune femelle n'a été capturée en mars, avril, mai et juin. Les figures I à 8 tracent l'évolution de la densité simulidienne enregistrée au premier semestre 2005 aux différents points de capture permanents. Les Taux Mensuel de Piqûres (MBR) moyens sont, pour l'ensemble des points (figure 9), de 5903, 3529,2,0,0 et 0, respectivement en janvier, février, mars, avril, mai et juin. Une répartition par zone indique qu'au sud de l'île, le MBR est passé de 6140 à 0, 5950 à 0 et 4236 à 0, respectivement à Ureca, Osa et Moaba. Dans le nord, le MBR est passé de 458 à 0,450 à 0, 10170 à0,2678 à 0 et 13035 à 0, respectivement à Sampaca, Barleycorn, Musola, Balacha et Riaba. 8.2.5. Echantillons conservés pour analyse ADN De janvier à juin 2005,105 larves infectantes ont été rencontrées lors des dissections des femelles infectieuses de S. damnosum s.l. Ces larves proviennent des points de capture de Barleycorn (5 Li), Musola (33 Li), Balacha (4 Li), Riaba (9 Li), Moaba (21 L1), Ureca (23 Ll) et Osa (10 Li). Toutes ces larves ont été récoltées en février 2005; elles proviennent du nord (51) et du sud (54) de l'île. 8.2.6.Impact des traitements sur la faune non cible Pour apprécier l'impact des traitements larvicides de la campagne antisimulidienne 2005 sur la faune aquatique, une enquête aété effectuée du 18 janvier au 1" février 2005 sur les rivières Musola, Apu, Mirupurum et Matadero. Les résultats de cette enquête sont consignés dans un autre rapport (Abban et al., 2005). 8.3. Discussions Philippon (2003) note que dans le foyer de Bioko, les contrôles larvaires sont ardus et peu gratifiants à cause des difficultés d'accès et du manque de références quant au faciès des gîtes larvaires de la forme Bioko de S. yahense. En effet, le contexte du terrain de l'île de Bioko fait que les contrôles larvaire sont pour le moment impossibles dans la quasi-totalité du massif Sud. Cependant, en 2005, des prospections héliportées ont permis de visiter les principales rivières du sud. Par ailleurs, le traçage de pistes a facilité les prospections dans le massif Nord. L'analyse des échantillons récoltés au cours des differentes prospections menées avant les traitements larvicides 2005, permet de retenir que dans la majorité des gîtes, les stades pré- t4 t4 15 imaginaux de S. damnosum s.l,ont été rares et épars. Cette situation est en discordance nette avec les densités simulidiennes qui ont atteint 510 et 648 piqûres par homme et par jour, respectivement au nord et au sud de l'île. Par ailleurs, le nombre de gîtes susceptibles d'héberger S. damosunt s.l. était si élevé (innombrables possibilités de courant et de supports), qu'il a fallut retenir 1050 points d'application de l'insecticide. Ces résultats confirment les observations des auteurs (Wilson,1996; Meyer, 2001, Cheke, 2001) qui retiennent que dans le foyer de Bioko, les gîtes positifs en l'absence de traitements sont habituellement peu abondants. Les stades pré-imaginaux récoltés, proviennent de gîtes dont les caractéristiques (écoulement, ensoleillement, supports) sont proches de ceux de S. yahense d'Afrique de l'Ouest. Il est à noter que si des supports larvaires positifs sont trouvés, un ajustement des points d'épandage est nécessaire pour le maintien ou l'amélioration de la qualité des résultats de la campagne d'élimination des vecteurs. Ce principe a été appliqué tout au long de la campagne. L'obligation d'efficacité impose que les quantités d'insecticides épandues soient fonction des débits des rivières. Des mesures ponctuelles des débits des principales rivières ont donc été effectuées tout au long de la campagne 2005. En l'absence d'échelle de crue, l'on a eu recours à la méthode du flotteur. La saison sèche 2005 ayant été particulièrement marquée, les fluctuations du niveau d'eau (hausse notamment) dans les rivières ont été réduites. Toutefois, 18 mesures de débit ont été réalisées en 2005, contre 2I en 2003. La méthode du flotteur, au regard de la baisse régulière des densités simulidiennes, s'est avérée efficace dans la détermination des débits et partant des quantités d'insecticide épandues dans les gîtes larvaires. Les épandages larvicides au sol réalisés dans le foyer de Bioko en 2001 ('ü/ilson et al), quoique efficaces sur les populations pré-imaginales de S. damnosum s.l., ont démontré que l'élimination du vecteur par cette méthode n'est pas réalisable car la configuration du terrain n'autorise pas une couverture totale de tous les gîtes. Par contre, cet objectif pourrait être atteint grâce à des épandages par voie aérienne, relayés par des traitements au sol sur les petits cours d'eau posant des problèmes de traitement (taille, inaccessibilité par voie aérienne). Nos résultats indiquent que l'action combinée de ces deux méthodes a abouti à une baisse spectaculaire et rapide des densités simulidiennes. C'est dire que, coordonnés et synchronisés, les épandages aériens et les traitements au sol pourraient conduire à l'extinction d'une population simulidienne. Il est admis que la capture sur homme est le procédé le plus répandu et le plus efficace pour la collecte des femelles piqueuses de §. damnosum s./.. Aussi, huit points de capture couvrant les massifs Nord et Sud de l'île de Bioko ont été régulièrement suivi durant la campagne 2005. Comme f indique Philippon (2003), ce réseau de capture a raisonnablement bien couvert le massif Nord, mais pas l'Ouest, le Centre et l'Est du massif Sud. Reste que des prospections héliportées ont été effectuées dans ces zones. Par ailleurs, dans le cadre du renforcement du maillage du réseau de capture mis en place pour détecter les faibles densités simulidiennes, toutes les zones précitées ont été visitées au moins une fois. Certes, le réseau (notamment dans le sud) demeure lacunaire; mais tel quel, il a permis en 2003 (Traoré et al) comme en2005, de suivre l'évolution des populations de femelles piqueuses avant, pendant et après les traitements insecticides. En l'absence de traitements, les densités simulidiennes dans le foyer de Bioko sont importants en saison sèche ('Wilson, 1996 ; Anonyme, 2OOl ; Cheke, 20U, ; Traoré et al., 2004 et en saison des pluies (Wilson, 1996; Traoré et al., 2004). Cette abondance permet de 15 t6 mieux apprécier l'impact des traitements insecticides sur la population simulidienne. Ainsi, dans la semaine précédent la campagne 2005 d'épandage de larvicides antisimulidiens, les densités simulidiennes moyennes étaient de 202 piqûres par homme et par jour (maximum : 510) au nord et de 595 piqûres par homme et par jour (maximum: 648) au sud de l'île. Au regard des captures enregistrées pendant les traitements et après leur arrêt, la population simulidienne a été en baisse constante. Les captures sont même devenues nulles sur l'ensemble des points de capture de l'île du 1"' avril au 30 juin, soit pendant 3 mois. La comparaison des captures effectuées de janvier à juin 2005 à celles faites à la même période en 2003, montre que les traitements 2005 ont démané avec une population simulidienne (197 piqûreslhomme/jour en moyenne) comparable à celle (202 piqûresÆromme/jour) de 2003. Cependant, en 2005 les populations pré-imaginales (principal facteur conditionnant l'existence des populations adultes) semblent avoir été détruites dans un délai beaucoup plus court qu'en 2003. En effet, dès le mois de mars 2005, 6 points de contrôle sur 8 présentaient des captures nulles. Cette situation s'est étendue à l'ensemble des points en avril, mai et juin. Par contre, en2003, il n'y a jamais eu de captures nulles, simultanément sur l'ensemble des points de contrôle. C'est dire que les traitements insecticides 2005 semblent avoir couverts la totalité des gîtes productifs connus de l'île. Reste qu'il est actuellement impossible de dire combien de temps durera l'absence de simulies aux points de contrôle. I1 est alors indispensable que des dispositions soient prises, afin que toute apparition de femelles piqueuses soit rapidement localisée (gîtes de production identifiés) et l'aire envahie circonscrite. Les points de contrôle doivent donc être progressivement accrus (resserrement du maillage du réseau de captures), afin de couvrir un maximum de cours d'eau de l'île. Cette conduite devrait permettre la collecte, à temps, de données pour expliquer l'évolution de la situation entomologique et y apporter des solutions appropriées. Une surveillance entomologique fiable, notamment pendant les trois premiers mois (uin à août) qui suivent l'arrêt des traitements insecticides, est déterminante pour la poursuite des activités. Ces dernières pourront être orientées vers la poursuite de l'élimination du vecteur ou vers une lutte antivectorielle de contrôle. Les résultats acquis lors de la campagne 2003 ont permis de retenir qu'à Bioko, seul un faible nombre de femelles atteignaient l'âge physiologiquement dangereux. Par contre le potentiel individuel de transmission des femelles était relativement élevé (4 à 5 larves infectantes par femelle) et proche de celui des S.yahense de l'Afrique de l'Ouest. Prod'hon et al (1983) notent que ce constat n'est pas surprenant, eu égard aux rendements parasitaires très élevés de S. yahense eî tant que vecteur. En 2005, la proportion de femelles réellement vectrices fluctue entre 2,7o/o et 5%o ; ceci confirme les observations de 2003. I1 en est de même pour les charges parasitaires des simulies qui, avec 2 à 6 larves infectantes par femelle infectieuse sont élevés. Toutefois, l'intensité de transmission de l'onchocercose (exprimée en nombre mensuel de larves infectantes d'O. volvulas reçues par un individu) ne peut être déterminée avec précision avant l'identification des parasites. Il est néanmoins possible de signaler que les potentiels mensuels de transmission bruts, fluctuent de 65 à 969 larves infectantes pour 1000 pares , pour un seuil tolérable de 10 Lil1000 pares en zone de savane d'Afrique de l'Ouest (Anonyme, 1984). Comme l'indique Philippon (2003), ces éléments signent la persistance d'une transmission significative, malgré la distribution de l'ivermectine. Les épandages d'insecticides par contre, semblent la solution radicale. En effet, les résultats 2005 indiquent qu'avec la diminution brutale suivie de la disparition des simulies, la transmission est progressivement devenue nulle. Depuis 4 mois, aucune transmission n'a été observée aux différents points de contrôle installés au nord et au sud de l'île. t6 t7 Certes aucun résultat EIA n'a été exposé dans le présent rapport, mais nous nous permettons de reprendre ici quelques constats du rapport Abban et al (2004). Ce dernier note que même si les densités des macroinvertébrés ont subi une baisse suite à la campagne 2003 d'épandage de larvicides antisimulidiens, elles restent néanmoins comparables à celles enregistrées en 1999 avant les premiers traitements insecticides des rivières. Par ailleurs, malgré les traitements, aucune espèce de poisson n'a disparu et le nombre d'espèces dans un échantillon annuel est demeuré constant. De plus, le traitement n'a entraîné aucune modification dans le comportement des poissons qui ont continué à mener une activité normale. Il est à noter également qu'aucune baisse n'a été constaté au niveau de la présence et de la capture des crevettes. 8.4. Conclusions L'objectif affiché d'élimination du vecteur de l'onchocercose dans l'île de Bioko a amené l'équipe de la coordination à intégrer plusieurs éléments : repérage méticuleux et georéférençage des points de traitement, adoption de la stratégie de traitement de « toute eau qu'on voit couler », prospection régulière des cours d'eau accessibles, mesures bimensuelles des débits des rivières, traitements hebdomadaires au sol en appui aux épandages aériens, affinage du maillage du réseau de capture. L'agencement des éléments ci-dessus a permis la réalisation de la campagne 2005 d'épandage d'insecticides par voie aérienne et au sol dans l'île de Bioko. L'analyse des données collectées permet de tirer les conclusions suivantes : La carte hydrologique disponible au début de la campagne 2005 est mieux adaptée à l'objectif d'élimination du vecteur que celle de 2003. Les prospections complémentaires ont permis de prendre en compte un plus grand nombre d'écoulements (rivières, canaux). Par ailleurs, le georéferençage de 1050 points d'épandage a permis de couvrir, avec précision, un plus grand nombre de gîtes. L'expérience acquise lors de la campagne 2003 par l'équipe de coordination des activités d'élimination du vecteur, l'équipe nationale et les pilotes d'Evergreen, a été déterminante dans l'organisation et l'exécution de la campagne2005. Les prospections effectuées en 2005 avant les traitements, confirment que malgré la pullulation des gîtes potentiels, les stades pré-imaginaux de S. damnosum s.l. sont rares et épars. Cette situation est en discordance nette avec l'abondance des femelles piqueuses. Le réseau de capture demeure lacunaire ; mais tel quel, il a permis de suivre l'évolution des populations de femelles piqueuses avant, pendant et après les traitements insecticides. En l'absence de traitements, les densités simulidiennes dans le foyer de Bioko sont importantes en saison sèche, notamment aux alentours des rivières principales. Les traitements insecticides 2005, semblent avoir couverts la totalité des gîtes productifs connus de l'île, d'où les captures nulles observées aux différents points de contrôle depuis 3 mois. Il est néanmoins indispensable d'étendre les points de contrôle à un maximum de cours d'eau. Par ailleurs, une surveillance entomologique fiable, notamment pendant les trois premiers mois (juin à août) qui suivent l'arrêt des traitements insecticides, est déterminante pour la poursuite des activités. Ces dernières pourront être orientées vers la poursuite de l'élimination du vecteur ou vers une lutte antivectorielle de contrôle. L7 18 Les femelles disséquées en 2005 présentent les caractéristiques morphologiques de S. yahense; ceci confirme les identifications effectuées en 2003 et les résultats des analyses cytotaxonomiques et cÿogénétiques des différents auteurs. C'est dire que la population simulidienne est stable. Les résultats des dissections effectuées en 2005, confirment ceux de 2003 et permettent de retenir qu'un faible nombre de S. yahense forme Bioko atteignent l'âge physiologiquement dangereux. Par contre, le potentiel individuel des femelles piqueuses est élevé. La transmission demeure significative dans le foyer de Bioko, malgré la distribution de l'ivermectine. Les épandages d'insecticides par contre, semblent la solution radicale : la transmission est interrompue dans le foyer depuis 4 mois, du fait de la rareté ou de l'absence de simulies. La situation entomologique actuelle (absence de simulies depuis 3 mois) et les bonnes dispositions du Gouvemement de la Guinée Equatoriale méritent qu'une réflexion soit menée sur l'éventualité de la réalisation d'une campagne d'épandage en 2006. Cette demière serait effectivement consécutive à celle de 2005 dont elle viendrait renforcer les acquis. 9. ENVIRONNEMENT DE LA CAMPAGNE 2OO5 Dans le cadre de la préparation et de l'exécution de la campagne 2005 d'épandage de larvicides dans le foyer de Bioko, il est nécessaire de retenir quelques points : Les différents entretiens et réunions de travail effectués pendant les séjours des membres de l'équipe de coordination à Bioko, ont été l'occasion de faire aboutir plusieurs dossiers (véhicules, autorisation de survol et d'atterrissage, credentials, container Aérops, badges). L'obtention de Credentials valables jusqu'au 31 décembre 2005 a permis aux différents agents, de vaquer sans entrave à leurs activités pendant la campagne d' épandage d' insecticides. La formation programmée de nouveaux techniciens nationaux, a été partiellement réalisée. Après quelques cours théoriques, l'accent a été mis sur les activités de terrain (prospections, traitements au sol, mesures de débits). La gestion financière du projet à Bioko, a été assurée avec efficacité et dévouement par le WR de la Guinée Equatoriale. Le Représentant a toujours veillé à ce qu'aucun blocage ne freine le bon déroulement de la campagne. A l'avenir, il serait souhaitable qu'une situation mensuelle des dépenses soit faite et portée à la connaissance de l'équipe de coordination. Cette dernière pourrait alors prendre les dispositions pour prévenir les éventuels dépassements budgétaires. Les véhicules du projet présentent de plus en de plus de défaillances. Ce vieillissement précoce est en partie imputable au terrain de Bioko. Durant toute la campagne 2005,Ie WR a dû appuyer le projet avec un véhicule. C'est dire que la situation des véhicules sera de plus en plus préoccupante. Tout au long de la campagne 2005, les conseillers temporaires d'APOC ont été régulièrement confrontés à un problème d'obtention de visa autorisant l'entrée en Guinée Equatoriale. Ce problème est toujours d'actualité et il est souhaitable qu'une solution définitive y soit trouvée, afin d'éviter les pertes de temps (11 jours d'attente en avril dernier à Cotonou) pour les conseillers APOC en route pour Bioko. Ces retards entravent le bon déroulement des activités à Bioko, car leur 18 r9 supervision est assurée par l'équipe de coordination. Il est à signaler qu'en 2003, les visas étaient octroyés à l'arrivée à Malabo. La campagne 2005 a été marquée par une prise de conscience accme à tous les niveaux chez les acteurs du projet. La situation entomologique actuelle est le fruit de ce regain d'intérêt du personnel pour le projet. Une mention spéciale est à attribuer à l'équipe nationale, qui s'est particulièrement investie dans les activités de terrain du projet. Les négociations avec la société Exxon Mobil sont dans l'impasse. L'appui de cette société est sollicité pour le transport héliporté des membres de l'équipe du projet (notamment les techniciens nationaux) entre Malabo et Ureca (sud de l'île). Il est indispensable de relancer le dialogue pour faciliter l'accès au sud et partant, assurer la continuité de la surveillance entomologique dans cette zone. Le problème de leadership se pose de plus en plus, il est temps de procéder à la désignation officielle d'un national, comme responsable technique chargé de l'aspect scientifique des travaux, de l'organisation et du suivi des équipes sur le terrain. 10. REMERCIEMENTS C'est un agréable devoir de remercier ici les Autorités de la Guinée Equatoriale et les personnes qui, chacune dans son domaine et par leur appui, ont permis la réalisation des travaux effectués au cours de la campagne 2005. Monsieur le Ministre de la Santé et du Bien être Social pour sa disponibilité constante et ses conseils pour une conduite harmonieuse des opérations d'épandage. Monsieur le Ministre de la Sécurité Intérieure, pour les instructions données afin de faciliter la circulation des personnes, des véhicules et de l'hélicoptère sur toute l'étendue de l'île de Bioko. Monsieur le Ministre de la Défense, pour les instructions données afin de faciliter la venue et la circulation des aéronefs (hélicoptère, CESSNA) sur toute l'étendue de l'île de Bioko. Monsieur le Ministre de la Communication et des Transports, pour avoir accordé les autorisations de survol et d'atterrissage sur l'île de Bioko aux aéronefs du projet. Il a également accordé une place à l'aéroport de Malabo, pour la construction d'une plate forme pour le parking de l'hélicoptère. Monsieur le Dr Azodoga Sékétéli, Directeur du Programme APOC, pour la confiance placée dans l'équipe de la coordination et son souci permanent d'assurer d'excellentes conditions de travail à cette équipe. Nous n'oublions pas tous ses collaborateurs et plus particulièrement le Dr L. Yaméogo, le Dr M. Noma, Monsieur H. Zouré,les secrétaires et chauffeurs de l'Unité CEV/APOC pour leur disponibilité et leur appui technique. Monsieur le Dr Kalambay, Représentant de I'OMS en Guinée Equatoriale, pour son dynamisme et son efficacité dans le traitement des differents dossiers du T9 projet. Ces actions ont largement contribué au bon déroulement de la campagne 2005 et au démarrage de la surveillance entomologique. Nos remerciements s'adressent également à tous ses collaborateurs pour leur accueil et leur appui aux activités APOC. Monsieur le Dr Sima Anacleto, Directeur du PNLO, et Secrétaire Général du GTNO, pour son accueil et sa disponibilité constante. Sa connaissance des circuits de l'Administration Guinéenne a assuré un aboutissement heureux aux différentes doléances formulées par la coordination du projet. Nos remerciements s'adressent également à tous les membres de l'équipe nationale (Techniciens, Chauffeurs, Captureurs) qui ont contribué grandement à la réalisation de la campagne. Les efforts fournis, malgré les difficultés du terrain, ont abouti à une excellente situation entomologique. Monsieur R. Gorman et ses collaborateurs (pilotes, mécaniciens) de la Société Evergreen pour la patience et la compréhension dont ils ont fait preuve, notamment pendant les premières semaines de leur séjour à Malabo. L'efficacité de leurs interventions sur le terrain, sont à la base de situation entomologique actuelle. 20 20 Tableau 1 : Récapitulation des mesures des débits des rivières pendant la campane 2005 d'épandage de larvicides. Date Rivières Débits (m:/s) 25/0212005 Moaba Illedy 4,519 1,918 041031200s Ole Baca Affluent 0,754 0,450 0,219 rr/031200s Illedy NCA Ruma grande Ole Moaba r,640 0,939 l,l14 0,915 4,2r5 3t103t2005 Musola Segesa Boolo 0,420 0,1 30 0t/0412005 Illedy Ole Affluent Illedy Affluent 1,784 0,824 0,296 0,368 rs/041200s Musola (118) 0,959 t6 I 04 200s Tuberones 0,1 63 Tableau 2 :Récapitulation des captures, dissections et infestations enregistrées dans le Massif Nord ( 5 points ) en 2005. 2l Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours l8 36 50 38 2l 10 t73 Nb femelles capturées 3542 3614 2 0 0 0 71 58 Nb femelles disséquées 0 762 2 0 0 0 764 Nb femelles pares s36 1 0 0 0 537 Nb femelles infectées 59 0 0 0 0 59 Nb femelles Infectieuses 23 0 0 0 0 23 Nb de larves infectantes 51 0 0 0 0 51 21, Tableau 3 : Captures, dissections et infestations à Sampaka en 2005 Tableau 4: Captures, dissections et infestations à Barleycorn en 2005 22 Mois Janyier Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 4 5 10 8 J 2 32 Nb femelles capturées 6l 2l 0 0 0 0 82 Nb femelles disséquées 0 0 0 0 0 0 0 Nb femelles pares 0 0 0 0 0 Nb femelles infectées 0 0 0 0 0 Nb femelles Infectieuses 0 0 0 0 0 Nb fem. Infect Par 1000 pares 0 0 0 0 0 Nb de larves infectantes 0 0 0 0 0 Nb de Li Par 1000 pares 0 0 0 0 0 MBR 458 t26 0 0 0 0 s84 PMT 0 0 0 0 0 Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 2 7 l0 7 4 2 32 Nb femelles capturées 30 30 0 0 0 0 60 Nb femelles disséquées 0 10 0 0 0 0 10 Nb femelles pares 8 0 0 0 0 8 Nb femelles infectées J 0 0 0 0 J Nb femelles Infectieuses 2 0 0 0 0 2 Nb femelles Infect. par 1000 pares 250 0 0 0 0 250 Nb de larves infectantes 5 0 0 0 0 5 Nb de Lil 1000 pares 62s 0 0 0 0 625 MBR 450 129 0 0 0 0 579 PMT 65 0 0 0 65 22 Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 4 8 10 7 5 2 36 Nb femelles capturées 1 356 1363 0 0 0 0 2719 Nb femelles disséquées 0 225 0 0 0 0 22s Nb femelles pares 174 0 0 0 0 t74 Nb femelles infectées 2t 0 0 0 0 2t Nb femelles Infectieuses 8 0 0 0 0 8 Nb fem.Infect Par 1000 pares 46 0 0 0 0 46 Nb de larves infectantes JJ 0 0 0 0 JJ Nb de Li Par 1000 pares 190 0 0 0 0 190 MBR 10170 5111 0 0 0 0 15281 PMT 969 0 0 0 0 969 Tableau 5 : Captures, dissections et infestations à Musola eî2005 Tableau 6 : Captures, dissections et infestations à Balacha en 2005 23 Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 4 8 10 8 5 2 37 Nb femelles capturées 357 s38 0 0 0 0 895 Nb femelles disséquées 0 90 0 0 0 0 90 Nb femelles pares 68 0 0 0 0 68 Nb femelles infectées 4 0 0 0 0 4 Nb femelles Infectieuses 2 0 0 0 0 2 Nb fem. Infect Par 1000 pares 29 0 0 0 0 29 Nb de larves infectantes 4 0 0 0 0 4 Nb de Li Par 1000 pares 59 0 0 0 0 59 MBR 2678 2018 0 0 0 0 4696 PMT 90 0 0 0 0 90 23 Tableau 7 : Captures, dissections et infestations à Riaba en 2005 Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 4 8 l0 8 4 2 36 Nb femelles capturées 1738 t662 2 0 0 0 3402 Nb femelles disséquées 0 437 2 0 0 0 439 Nb femelles pares 286 1 0 0 0 287 Nb femelles infectées 31 0 0 0 0 3t Nb femelles Infectieuses ll 0 0 0 0 ll Nb fem. Infect Par 1000 pares 38 0 0 0 0 38 Nb de larves infectantes 9 0 0 0 0 2t Nb de Li Par 1000 pares 2l 0 0 0 0 t5 MBR 1 303s 6233 6 0 0 0 19274 PMT r28 0 0 0 0 t28 Tableau 8 : Récapitulation des captures, dissections et infestations enregistrées dans le Massif sud ( 3 points ) en 2005. Mois Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 11 15 12 7 J 48 Nb femelles capturées 1 915 J 0 0 0 1918 Nb femelles disséquées 731 J 0 0 0 734 Nb femelles pares 39r 1 0 0 0 392 Nb femelles infectées 38 0 0 0 0 38 Nb femelles Infectieuses 15 0 0 0 0 15 Nb de larves infectantes 54 0 0 0 0 54 24 24 Tableau 9 : Captures, dissections et infestations à Ureca/Eola en 2005 Mois Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 3 5 4 3 1 t6 Nb femelles capturées 614 2 0 0 0 61s Nb femelles disséquées 2t4 2 0 0 0 216 Nb femelles pares 104 I 0 0 0 105 Nb femelles infectées t2 0 0 0 0 t2 Nb femelles Infectieuses 4 0 0 0 0 4 Nb fem.Infect Par 1000 pares 38 0 0 0 0 38 Nb de larves infectantes 23 0 0 0 0 23 Nb de Li Par 1000 pares 221 0 0 0 0 219 MBR 6140 6 0 0 0 6t46 PMT 660 0 0 0 0 660 Tableau 10 : Captures, dissections et infestations à Moaba en 2005 Mois Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours 5 5 4 2 I t7 Nb femelles capturées 706 1 0 0 0 707 Nb femelles disséquées 259 1 0 0 0 260 Nb femelles pares 138 0 0 0 0 138 Nb femelles infectées 15 0 0 0 0 15 Nb femelles Infectieuses 7 0 0 0 0 7 Nb fem.Infect Par 1000 pares 51 0 0 0 0 5l Nb de Iarves infectantes 2l 0 0 0 0 2l Nb de Li Par 1000 pares t52 0 0 0 0 152 MBR 4236 6 0 0 0 4242 PMT 343 0 0 0 0 343 25 25 Tableau 11 Captures, dissections et infestations à Osa en 2005 26 Mois Février Mars Avril Mai Juin Totaux Nb de jours J 5 4 2 1 15 Nb femelles capturées 595 0 0 0 0 595 Nb femelles disséquées 2s8 0 0 0 0 2s8 Nb femelles pares 149 0 0 0 0 149 Nb femelles infectées 11 0 0 0 0 11 Nb femelles Infectieuses 4 0 0 0 0 4 Nb fem.Infect Par 1000 pares 27 0 0 0 0 27 Nb de larves infectantes l0 0 0 0 0 10 Nb de Li Par 1000 pares 67 0 0 0 0 67 MBR 5950 0 0 0 0 5950 PMT 231 0 0 0 0 231 26 aFig l: Evolutron clLr MBR à Sanrpaka en 2005 450 400 350 300 2s0 200 150 r00 50 0 Janvrer l'évrier l\lars Arril §lai Juin E[rryamu.! Frg.2 . Evolution du MBR à Barleycoln en 2005. I I Janvicr Férricr l\lRrs Avril Nlai Juin I M llR Barleycorn Fig 3 : Evolution du MBR à Musola en 2005 2000 Janvier Iévrier Maro Arril l\lai Juin I trl BR l\l usola 0000 n { .turt. I 2rlrl5 Frg.4 : Evolution dU MBR à Balacha en 2005. J000 20tf ,_--- 1500 0000 Janvier liévrier I\lars Âvril lllai Jurn Frg.5 : Evolution du MBR à Riaba en 2005. 6000 4000 2000 Jrnvicr l'évrier ]\lars Avril Nlâi Juin E M BR Rirba IJOJ5 6000 Frg.6 : Evolution du MBR à Ureca en 2005. J000 2000 1000 0000 Janvier Février Mars Avrrl Mar Juin Fniirn unËcri 1 2 261E Frg.7: E,volutron du MBR à Osa en 2005 6000 5000 4000 J000 2000 t000 0 Jarvicr ltéllig l\lars Arril l\lai ,luin [qliqE-q!] 0000 Frg.8 : Evolution du MBR à Moaba en 2005 {000 1500 J000 2500 2000 1500 1000 500 Janvicr Févricr lllars Âvril lllai Juin El i\l BR I\loaba 60 ,,'l '.* Frg. 9: Evolution du MBR à Broko en 2005 6000 590J 5000 J529 0 Janvicr Férrirr lllars Avril lllai Jnin U I\IRR BIOKO 2000 J t
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L'Onchocercose sur l'île de Bioko (Guinée équatoriale) : rapport d'activités (janvier - juin 2005)
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