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PARALYTIC SHELLFISH POISONING1 = INTOXICATION PARALYSANTE PAR LES COQUILLAGES1

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PARALYTIC SHELLFISH POISONING1 V e n e z u e l a . — On 26 July, 15 cases of food poisoning from El M ono de Puerto Santo were admitted to the health center at Rio Caribe, Sucre State. Two of the patients were under 14 years of age, and 13 were 15 years or older. The symptoms were mild, and only one required hospitalization due to ataxia. During the afternoon of 31 July, 27 cases, with seven dead on arrival, from the area of La Llanada de Cangua were admitted with severe food poisoning characterized by numbness of the mouth, hands and feet, very severe signs of ataxia and respiratory difficulty in some. During die night of 31 July and on 1 August, a total of 166 patients arrived of whom two died with symptoms of respiratory paralysis. The most affected localities were La Llanada de Cangua with 32 cases and seven deaths, Santa Elena with 25 cases and one death, Popui (Puipui) with seven cases, and Rio Caribe, 54 cases and one death. These areas are not far from one another on the north coast of the Arismendi district in the State of Sucre between Rio Caribe and San Juan de las Galdonas. Case fatality was 4.2% with 8.3% for those under 15 years of age and 1.5 % in the older group. All of the patients had eaten mussels at noon either boiled or in a stew with rice. Most of them had consumed no other food. A survey of 240 persons who ate mussels in the different places showed that 177 (73.7%) became ill.

INTOXICATION PARALYSANTE PAR LES COQUILLAGES1 Venezuela . — Le 26 juillet, 15 habitants d ’El Morro de Puerto Santo souffrant d ’intoxication alimentaire se sont présentés au centre de santé de Rio Caribe (Etat de Sucre). Deux avaient moins de 14 ans, les autres 15 ans ou plus. Les symptômes étaient bénins et un seul malade a dû être hospitalisé pour ataxie. Dans l’après-midi du 31 juillet, on a reçu 27 personnes, dont sept mortes à l’arrivée, venant de la région de La Llanada de Cangua; elles étaient atteintes d’intoxication alimentaire grave, avec paresthé­ sie de la bouche et des extrémités, ataxie prononcée et, dans quelques cas, difficulté respiratoire. Pendant la nuit suivante et la journée du 1er août, 166 malades en tout ont été admis. Deux sont morts; ils présentaient des symptômes de paralysie respiratoire. Les localités les plus touchées ont été La Llanada de Cangua (32 cas; sept décès), Santa Elena (25 cas; un décès), Popui (Puipui) (sept cas) et Rio Caribe (54 cas; un décès). Elles sont proches l’une de l’autre sur la côte septentrionale du district d ’Arismendi (Etat de Sucre) entre Rio Caribe et San Juan de las Galdonas, Le taux de létalité a été de 4,2% en moyenne, de 8,3 % chez les moins de 15 ans, de 1,5 % pour les âges supérieurs. Tous les malades avaient mangé au repas de midi des moules cuites, parfois avec du riz. La plupart d ’entre eux n ’avaient con­ sommé aucun autre aliment. Il est ressorti d ’une enquête sur 240 per­ sonnes ayant mangé des moules dans ces différentes localités que 177 (73,7 %) avaient été malades. Le 2 août, on a effectivement constaté l’existence d ’une « marée rouge » dans la région et prélevé des échantillons de moules aux endroits suspects. A l’Institut national de la Santé de Caracas, des épreuves sur des souris ont révélé une toxicité telle qu’une dilution à 1:40 de la macération obtenue provoquait une paralysie respiratoire et la mort en sept minutes, avec des symptômes analogues à ceux observés chez des être humains. On n ’a trouvé ni toxine botulique, ni insecticides, ni métaux lourds. De toute évidence, les poissons n’étaient pas en cause. Les données disponibles font penser à une poussée d’intoxication paralysante par les coquillages, mais des recherches se poursuivent en vue de déter­ miner la toxine et le flagellé responsables.1 1 Voir N" 42.1972, pp. 397-398, N“ 34, 1976, p. 275. N» 15, 1977, p. 138.

On 2 August, “red tide” was verified in the region and samples of mussels were taken from the suspected places. In the National Health Institute at Caracas tests on mice revealed toxicity to the extent that a 1:40 dilution of the obtained maceration caused res­ piratory paralysis and death in seven minutes, with symptoms similar to those in humans. Efforts to find botulism, insecticides and heavy metals were neg­ ative. Fish evidently were not involved. The data suggest an out­ break of neurotoxic shellfish poisoning; however, research to de­ termine the specific toxin and flagellate involved is being continued. 1 See No. 42,1972, pp. 397-398, No 34, 1976, p. 275, No. 15,1977, p. 138.

(Based on/D’après: Ministry of Health and Welfare, \ nezuela, Boletin Epidemiolâgico Semanal, No. 31, 1977 and/et In f Epid. Sem. (Wash.), 1977, No. 38.) E d it o r ia l N o t e : Presuming the diagnosis is confirmed this con­ dition, also known as mussel poisoning, gonyaulax poisoning and mytilointoxication is caused by a heat-stable alkaloid, saxitoxin, elaborated by Gonyaulax spp. and other dinoflagellates. Potentially toxic species of these pigmented protozoans are often present in sea water in small numbers but occasionally they multiply to such an extent that the water becomes coloured, causing the so-called “red tide” . Shellfish feeding on these organisms may concentrate the saxitoxin in their tissues and, when ingested by humans, may give rise to a characteristic syndrome. The time between eating the shellfish N o t e d e la R é d a c t io n : A supposer que le diagnostic soit confir­ mé, il s’agit de l’affection, dite également intoxication par les moules, intoxication à Gonyaulax ou mytilo-intoxication, qui est pro­ voquée par la saxitoxine, alcaloïde thermostable élaboré par divers dinoflagellés, en particulier Gonyaulax spp. Des espèces poten­ tiellement toxiques de ces protozoaires pigmentés se rencontrent souvent en petit nombre dans l’eau de mer, mais il arrive que ces organismes se multiplient à tel point qu’ils finissent par colorer l’eau, donnant naissance à ce que l’on appelle une « marée rouge ». Divers coquillages qui se nourrissent de ces organismes peuvent

Wkly EpUtm. Rec.: No. 47 - 25 Nov. 1977

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Relevé epidem, hebd♦; Ng 47 - 25 nov. 1977

and the onset of symptoms varies but is usually rapid and may be as little as 20 minutes. Paiaesthesiae of the mouth and the extremities may be followed by weakness of the limbs, vomiting and a peculiar floating sensation. The paralytic effect of the poisonous alkaloid is mediated by toxicity to both nerve and muscle and may progress to respiratory arrest in fatal cases. The major determinant of casefatality rates is the dose of toxin ingested. Treatment includes removal of unabsorbed toxin by emesis and cathartics and, in severe cases, supportive respiratory care.

concentrer la saxitoxine dans leurs tissus et être, de ce fait, à l’origine d ’un syndrome caractéristique chez l’homme qui les consomme. Le délai qui s’écoule entre l’ingestion des coquillages et l’appari­ tion des symptômes varie mais il est généralement bref et peut ne pas dépasser 20 minutes. On voit alors apparaître une paresthésie de la bouche et des extrémités, parfois suivie de faiblesse dans les membres inférieurs, de vomissements et d’une étrange sensation dé flottement. L’effet paralysant de l’alcaloïde est dû à sa toxicité pour les nerfs et pour les muscles et peut évoluer jusqu’à l’arrêt respiratoire dans les cas fatals. Le taux de létalité depend principale­ ment de la dose de toxine ingérée. Le traitement consiste à évacuer la toxine non absorbée en administrant un émétique ou une purge et, dans les cas graves, à soutenir la fonction respiratoire.

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé