Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) · report

Response by the Delegation of Belgium to the Questionnaire on the Code of Conduct on Politico-Military Aspects of Security

OSCE
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QUESTIONNAIRE SUR LE CODE DE CONDUITE RELATIF AUX ASPECTS POLITICO- MILITAIRES DE LA SÉCURITÉ 2025

Contents Section I : Eléments interétatiques ................................................................................... 4 1. Exposé des mesures de prévention et de lutte contre le terrorisme ....................4 1.1 À quels accords et arrangements (universels, régionaux, sous-régionaux et bilatéraux) visant .à prévenir et à combattre le terrorisme votre État est-il partie .4 1.2 Quelles dispositions législatives nationales votre État a-t-il adoptées pour appliquer les accords et arrangements susmentionnés ? .........................................4 1.3 Quels sont les rôles et les missions des forces militaires, paramilitaires et de sécurité ainsi que de la police pour ce qui est de prévenir et de combattre le terrorisme dans votre État ? ...........................................................................................7 1.4 Fournir toute information supplémentaire pertinente sur les initiatives prises au niveau national pour prévenir et combattre le terrorisme, par exemple, entre autres, dans les domaines suivants ............................................................................10 2. Stationnement des forces armées à l’étranger ........................................................29 3. Mise en œuvre des autres engagements internationaux relatifs au Code de conduite ...............................................................................................................................36 3.1 Indiquer comment votre État veille à ce que les engagements en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de mesures de confiance et de sécurité en tant qu’éléments de la sécurité indivisible sont exécutés de bonne foi. .....................................................................................................................................36 3.2 Indiquer comment votre État poursuit dans la voie de la maîtrise des armements, du désarmement et des mesures de confiance et de sécurité en vue de renforcer la sécurité et la stabilité dans l’espace de l’OSCE. .............................38 Section II : éléments intraétatiques ................................................................................42 1. Processus national de planification et de décision ..................................................42 1.1. Quel est le processus national de planification et de décision suivi pour déterminer/approuver le dispositif militaire et les dépenses de défense dans votre État ?.......................................................................................................................42 1.2. Comment votre État veille-t-il à ce que ses capacités militaires tiennent compte des préoccupations légitimes d’autres États en matière de sécurité ainsi que de la nécessité de contribuer à la sécurité et à la stabilité internationales ? 43 2. Structures et processus existants ...............................................................................45 2.1 Quelles sont les procédures établies constitutionnellement pour assurer un contrôle politique démocratique des forces militaires, paramilitaires et de sécurité intérieure, des services de renseignements et de la police ? ...................45 2.2. Comment l’application de ces procédures est-elle assurée et quelles sont les autorités/institutions établies constitutionnellement qui sont chargées d’appliquer ces procédures ? ........................................................................................47

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2.3. Quels sont les rôles et les missions des forces militaires, paramilitaires et de sécurité et comment votre État veille-t-il à ce que ces forces agissent exclusivement dans le cadre constitutionnel ? ..........................................................52 3. Procédures relatives aux membres des différentes forces .....................................58 3.1. Quels sont les types de procédures prévues dans votre État pour le recrutement et le rappel de personnel pour affectation dans vos forces militaires, paramilitaires et de sécurité intérieure ?.....................................................................58 3.2. Quels sont les types de dispenses ou de formules de remplacement du service militaire qui sont prévues dans votre État ? ..................................................61 3.3. Quelles sont les procédures juridiques et administratives pour protéger les droits de tous les membres des forces ainsi que des appelés ? ............................61 4. Application des autres normes, principes et décisions politiques ainsi que du droit humanitaire international .........................................................................................63 4.1. Comment votre État veille-t-il à ce que les dispositions du droit humanitaire international et du droit de la guerre soient diffusées largement, par exemple à travers des programmes de formation militaire et des règlements ? ....................63 4.2. Quelles mesures a-t-on prises pour veiller à ce que les membres des forces armées soient conscients qu’en vertu du droit national et international ils sont tenus individuellement responsables de leurs actes ? .............................................64 4.3. Comment votre État veille-t-il à ce que les forces armées ne soient pas utilisées pour limiter l’exercice pacifique et légal des droits fondamentaux et des droits civiques par des personnes agissant à titre individuel ou au nom de groupes ni pour priver ces personnes de leur identité nationale, religieuse, culturelle, linguistique ou ethnique ? ...........................................................................65 4.4. Quelles mesures a-t-on prises pour que chaque membre des forces armées puisse exercer ses droits civiques et comment votre État veille-t-il à ce que les forces armées du pays soient politiquement neutres ? ...........................................66 4.5. Comment votre État veille-t-il à ce que sa politique et sa doctrine de défense soient conformes au droit international ? ...................................................................67 Section III : accès du public et coordonnées des points de contact ...........................68 1. Accès du public ..............................................................................................................68 1.1. Comment le public est-il informé des dispositions du Code de conduite ? ...68 1.2. Quelles sont les informations supplémentaires relatives au Code de conduite, par exemple réponses au Questionnaire sur le Code de conduite, qui sont rendues publiques dans votre État .....................................................................68 1.3. Comment votre État assure-t-il l’accès du public aux informations relatives à ses forces armées ? .......................................................................................................68 2. Coordonnées des points de contact ...........................................................................69 2.1. Fournir les coordonnées du point de contact national pour la mise en oeuvre du Code de conduite ......................................................................................................69 ANNEXES ...........................................................................................................................70 Annexe A : LISTE DES ACCORDS ET ARRANGEMENTS INTERNATIONAUX DANS LE CADRE DE DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME .....................................................70

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Annexe B : LEGISLATION GENERALE SUR LES DROITS DES MILITAIRES (EXTRAITS) ..........................................................................................................................74 Annexe C : FEMMES, PAIX ET SECURITE .......................................................................88 I. PREVENTION ...............................................................................................................88 II. PARTICIPATION .......................................................................................................102 III. PROTECTION ...........................................................................................................120 Annexe D : SOCIÉTÉ DE SÉCURITÉ MILITAIRES PRIVÉES..........................................127 I. Engagement International ........................................................................................127 II. Politique, Léglislation, Réglementation .................................................................128 III. Nombre d’ EMSP .....................................................................................................130 Annexe E : VOLUNTARY INFORMATION ON CHILDREN AND ARMED CONFLICT .134 A. International legal framework and commitments ..............................................134 B. National measures to end and prevent CAAC violations ...................................136 C. Education and training activities for troops on CAAC issues ...........................139

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Section I : Eléments interétatiques

1. Exposé des mesures de prévention et de lutte contre le terrorisme

1.1 À quels accords et arrangements (universels, régionaux, sous-régionaux et bilatéraux) visant .à prévenir et à combattre le terrorisme votre État est-il partie La Belgique a pris toutes les mesures nécessaires afin de mener à bien les actions contre terrorisme international. Les principaux acteurs de cette lutte sont la Justice et les services de sécurité. La Défense a un rôle de soutien dans le domaine de la collecte des renseignements.

En tant qu’Etat Membre de l’Union européenne, la Belgique fait partie de mécanismes sophistiqués de coopération entre les Etats Membres et les pays tiers en vue de lutter contre le terrorisme, y compris EUROJUST et EUROPOL.

Dans la lutte contre le terrorisme, la Belgique est également guidée par les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, y compris la Stratégie antiterroriste mondiale, et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

Comme indiqué dans le document de l’OSCE « Status in the OSCE area of the Universal Anti- terrorism Conventions and Protocols as well as other international and regional legal instruments related to terrorism or co-operation in criminal matters », la Belgique a signé et ratifié la majorité des instruments légaux relatifs à la lutte contre le terrorisme. La liste de ces accords et traités internationaux se trouve à l’annexe A.

L’Autorité nationale de Sécurité (BE NSA) conclut des accords bilatéraux de sécurité. Des accords ont déjà été conclus, entres autres, avec l’Espagne, l’Italie, la Hongrie, la Finlande, Chypre, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

1.2 Quelles dispositions législatives nationales votre État a-t-il adoptées pour appliquer les accords et arrangements susmentionnés ?

La Belgique a un bon palmarès en matière de coopération internationale et a établi un cadre légal anti-terroriste exhaustif. Le taux de ratification des instruments internationaux de lutte contre le terrorisme est parmi les plus élevé.

La Belgique a adopté une législation complète sur la criminalisation du recrutement visant à commettre des actes de terrorisme. La Belgique a également fait des progrès dans l’amélioration de la capacité et des moyens de la Justice et de la police.

En tant que membre de l’Union européenne, la Belgique a adopté une législationnationale sur la lutte contre le terrorisme en conformité avec les règlements et directives de l’UE en matière de terrorisme et respectant pleinement les droits humains et les libertés fondamentales.

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La Loi du 19 décembre 2003 relative aux infractions terroristes a transposé en droit belge la décision-cadre du Conseil de l’Union européenne de juin 2002 relative à la lutte contre le terrorisme. Cette loi a introduit un nouveau Titre Iter dans le Code pénal belge qui donne une définition explicite de concepts tels que « infraction terroriste » et « groupe terroriste » et qui érige en infraction pénale la participation à l’activité d’un groupe terroriste.

La loi du 18 février 2013 modifiant le livre II, Titre Ier ter du Code pénal transpose en droit belge la décision-cadre 2008/919/JAI du Conseil de l’Union européenne du 28 novembre 2008 modifiant la décision-cadre 2002/475/JAI du 13 juin 2002 relative à la lutte contre le terrorisme et met le droit belge en conformité avec la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme, ouverte à la signature à Varsovie le 15 mai 2005. Cette loi insère dans le code pénal belge trois nouvelles incriminations : la provocation publique à commettre une infraction terroriste (art. 140bis), le recrutement pour le terrorisme (art. 140ter) et l’entrainement pour le terrorisme (art. 140quater). Est également punissable la personne qui se fait donner des instructions ou suit une formation en vue de commettre une infraction terroriste (art. 140quinquies).

L’arsenal législatif belge a été complété par la loi du 20 juillet 2015 visant à renforcer la lutte contre le terrorisme. Cette loi a introduit dans le Code pénal une nouvelle infraction relative aux voyages à des fins terroristes (art. 140sexies).

La loi du 14 décembre 2016 modifiant le Code pénal en ce qui concerne la répression du terrorisme (M.B., 22.12.2016) modifie la formulation de l’article 140 du Code pénal de façon à ce qu’il apparaisse clairement qu’une personne est punissable à partir du moment où elle savait ou était censée savoir que sa participation pouvait contribuer à la commission d’une infraction terroriste. L’article 141 du Code pénal sur le financement du terrorisme est remplacé et une nouvelle disposition incriminant les actes préparatoires à la commission d’un attentat terroriste est introduite dans notre droit (art. 140septies).

La loi du 18 septembre 2017 relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme et à la limitation de l’utilisation des espèces (M.B. 6 octobre 2017), modifiée par la loi du 4 février 2018, du 20 juillet 2020, du 1er février 2022 et du 8 février 2023, impose aux entités assujetties diverses obligations visant à prévenir, détecter et empêcher les opérations liées au blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il s'agit essentiellement d'une vigilance constante à l'égard des clients, des transactions et des relations d'affaires, de la conservation des données et des documents et de la notification à la CTIF.

Et la modification de l'article 505 du code pénal et l'insertion de l'article 505ter dans le code pénal relatif à la prévention du blanchiment d'argent et le financement du terrorisme par la Loi du 18 janvier 2024 visant à rendre la justice plus humaine, plus rapide et plus ferme III (M.B. 26 janvier 2024).

Enfin, les articles 74 à 81 de la loi du 5 mai 2019 portant des dispositions diverses en matière pénale et en matière de cultes, et modifiant la loi du 28 mai 2002 relative à l'euthanasie et le Code pénal social (M.B., 24.05.2019), transposent en droit belge la Directive (UE) 2017/541 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 relative à la lutte contre le terrorisme et remplaçant la décision-cadre 2002/475/JAI du Conseil et modifiant la décision 2005/671/JAI du Conseil. Le droit belge étant largement conforme, seules certaines adaptations ont été nécessaires comme par exemple, l’incrimination de l’auto-apprentissage ou la contribution à commettre une infraction terroriste.

D’autres législations contribuent également à renforcer la lutte contre le terrorisme, tels que :

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- Les méthodes particulières de recherche s’appliquent aux infractions terroristes (observation, enquête proactive, infiltration, etc.) - La loi du 27 avril 2016 étend la possibilité de recourir à des perquisitions 24h/24 en cas d’infractions terroristes. - La loi du 3 août 2016 précitée assouplit les critères pour recourir à la détention préventive en matière de terrorisme ; - La loi du 20 juillet 2015 rend possible la déchéance de la nationalité belge dans les conditions prévues par la loi, pour toutes les infractions terroristes - La loi du 10 août 2015 portant modification du Code consulaire prévoit la possibilité de refuser la délivrance, retirer ou invalider un passeport à une personne de nationalité belge si le demandeur présente manifestement un risque substantiel pour le maintien de l’ordre public ou la protection de la sécurité nationale ou publique. - Une seconde loi du 10 août 2015 permet au ministre de l’Intérieur de retirer, invalider ou refuser la délivrance d’une carte d’identité à une personne de nationalité belge s’il existe des indices fondés et très sérieux que celui-ci souhaite se rendre sur un territoire où des groupes terroristes sont actifs. - La loi du 27 avril 2016 permet aux ministres de l’Intérieur et de la justice de créer des banques de données communes dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme et de l’extrémisme pouvant inciter au terrorisme.

Les membres de l’Union européenne possèdent une législation complète et exhaustive quant à l’extradition et l’assistance judiciaire mutuelle. La Belgique est partie à la Convention Internationale pour la Suppression du Financement du Terrorisme et a adopté des lois Anti Money Laundering/ Convention against Financing of Terrorism ( AML/CFT ) qui criminalisent le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

- La loi du 3 juillet 2019, portant une nouvelle modification du Code consulaire, prévoit l’ insertion des articles 39/1, 39/2, 39/3 et 39/4 harmonisant les règles pour le refus, le retrait et l’invalidation des cartes d’identité émises par les postes consulaires à celles pour les passeports. En même temps, les articles permettant de refuser ou suspendre une demande de passeport ou d’invalider un passeport déjà délivré, entre autres dans le cas où le titulaire présente manifestement un risque ou une menace substantiels pour l’ordre public ou la sécurité publique, ont été restructurés, peaufinés et remplacés par les articles 62, 63, 65, 65/1 et 65/2. - L’arrêté royal du 18 mai 2020 portant fixation du plan d’urgence national relatif à l’approche d’une prise d’otage terroriste ou d’un attentat terroriste. - La loi du 15 janvier 2024 relative à l'approche administrative communale, à la mise en place d'une enquête d'intégrité communale et portant création d'une Direction chargée de l'Evaluation de l'Intégrité pour les Pouvoirs publics, cette loi fournit aux pouvoirs locaux une base juridique spécifique pour prendre des mesures contre l'enracinement de la criminalité déstabilisante en menant une enquête d'intégrité approfondie (y compris les infractions liées au terrorisme) sur l’implantation ou l’exploitations dans le cadre de secteurs économiques spécifiques. - Laloi portant à la création de la banque de données commune "Terrorisme, Extrémisme, processus de Radicalisation" ("T.E.R.") et modifiant la loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel, la loi du 30 juillet 2018 portant création de cellules de sécurité intégrale locales en matière de radicalisme, d'extrémisme et de terrorisme et la loi du 5 août 1992 sur la fonction de police, Du 29 mars 2024.

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1.3 Quels sont les rôles et les missions des forces militaires, paramilitaires et de sécurité ainsi que de la police pour ce qui est de prévenir et de combattre le terrorisme dans votre État ? 1.3.1 La police

En tant que partenaire dans la chaîne de sécurité, la police contribue à la mise en place d’une société viable, elle se charge de tâches relatives à la sécurité et au maintien de l’ordre public, ainsi que de l’enquête sur les crimes et la poursuite de leurs auteurs. Cela est le cas dans le domaine du terrorisme, mais également dans d’autres domaines prioritaires, en exécution d’une stratégie quadriennale et les plans d’action y afférents. La Police intégrée s'aligne entièrement sur la stratégie de l'Union européenne composée de 4 piliers (à savoir « anticipate, prevent, protect, react »). Concrètement, la police exécutera les tâches suivantes : • Dans le cadre de l’anticipation, la recherche d’informations et le traitement des informations ainsi que la recherche de coopération avec des partenaires tant publics que privés. Ces démarches s’inscrivent dans une application des grands principes de l’Intelligence Led Policing (ILP), du Community Oriented Policing (COP) et dans un respect profond des droits humains et du Code déontologique de la Police. • Dans le cadre de la prévention, la participation à des projets de prévention de la radicalisation pouvant mener à la violence et au terrorisme. • Dans le cadre de la protection, le contrôle des frontières, la protection de personnes, d’endroits et d’événements menacés ainsi que la protection d’infrastructures critiques. Dans le cadre de la réaction, la détection d’infractions terroristes et d’autres infractions telles que définies dans la législation et, surtout, l'intervention et la poursuite d'auteurs agissant seuls (« lone actors ») ou faisant partie de groupements / cellules ou toutes autres formes leur fournissant un appui (logistique, financier, ...). Il convient de mentionner ici la Stratégie T.E.R (Terrorisme, Extrémisme violent, Radicalisation), coordonné par l’OCAM (Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace) et plus spécifiquement de l’existence de plateformes suivantes : - JIC/JDC (« Joint Intelligence Center » - « Joint Decision Center »). Il s’agit de plateformes d'échange d'informations et de prise de décisions quant aux dossiers judiciaires en cours et aux informations relatives à des menaces terroristes. La JIC (« Joint Intelligence Center ») est présidée par la Police Judiciaire et assistée par l'Unité Centrale de lutte contre le Terrorisme, l'OCAM et les services de renseignements et de sécurité. A la JDC (« Joint Decision Center ») se rajoutent les autorités judiciaires (parquet local et fédéral) ainsi que le Directeur de la Police administrative en vue de la prise de mesures judiciaires ou administrative qui s'imposent. - TFL (« Taskforces Locales »). Il s’agit de plateformes d’échange d’information et de suivi de personnes d’intérêt dans le domaine de terrorisme, extrémisme violent et radicalisation. Cette plateforme est multidisciplinaire et composée tant de représentants de la police intégrée, que des services de renseignements et de sécurité, de l’OCAM, Ministère public et de la Direction générale de l’Office des Etrangers. Ces partenaires décident en concertation sur les mesures appropriées à prendre envers les personnes suivies.

• L’analyse d’informations dans des enquêtes sur des crimes de droit commun (tels que la criminalité économico-financière, le commerce illicite des armes et la lutte

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contre les passeurs, ainsi que les documents faux ou falsifiés) en vue de découvrir des liens avec le terrorisme (le « crime-terror nexus »). • La coopération avec des partenaires locaux, régionaux et internationaux tant publics que privés en vue de l’approche du terrorisme hors du cadre pénal. • La participation à des missions de maintien de la paix et de renforcement des capacités (capacity building) à l’étranger. • La gestion des situations d'urgence en matière de terrorisme. Les autorités belges disposent d'un plan d'urgence national « terrorisme » sur le plan national, dans le cadre de la "response" à des incidents terroristes (tels que les attentats à la bombe à l’aide d’« Improvised Explosive Devices » (« IED »), les incidents AMOK (« active shooters »), le détournement d'avion/train/métro/bus, et les incidents « CBRNe »). Le cas échéant, ce plan sera déclenché et la situation sera gérée et coordonnée par deux états-majors qui seront activés comme suit: - sur le plan national, un état-major de direction, qui se situe au Centre de Crise National du gouvernement, prendra des décisions stratégiques, qui le cas échéant devront être avalisées par le Conseil National de Sécurité (cet état-major dispose d’une présidence commune composée par le procureur fédéral (autorités judicaires) et le directeur- général du Centre de Crise (autorités administratives); - sur le plan local (sur le lieu de l'incident), un état-major opérationnel est en charge de la gestion et de la coordination opérationnelle et tactique.

Les situations d'urgence sont gérées d'une manière multidisciplinaire en Belgique. En effet, la composition des deux états-majors ainsi que le dispositif sur le terrain sont multidisciplinaires: Discipline 1 - opérations de secours (pompiers/sapeurs), Discipline 2 - secours médicaux, sanitaires et psychosociaux, Discipline 3 - police (y compris unités spéciales), Discipline 4 - appui logistique (la protection civile, la défense), Discipline 5 - information à la population.

Les procédures en vigueur ont été examinées par une commission d’enquête parlementaire à la suite des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles et Zaventem. Cette commission peut formuler des recommandations au niveau de la collaboration, des procédures et des méthodes dans les priorités et les objectifs du Plan National de Sécurité visant la lutte contre la radicalisation, l'extrémisme (violent) et le terrorisme.

Dans le cadre du « effective business management » : - L’organisation de formations sur le radicalisme, l'extrémisme et le terrorisme (« CoPPRa » - Community Oriented Policing Preventing Radicalisation and Terrorism), la détection de comportement suspects (« BDO » - Behavior Detection Officer), la sensibilisation concernant l'usage de précurseurs et de moyens utilisés (« BDC » - Bomb Data Center), tant au sein des agences de police qu’au sein des agences partenaires ; - Soutenir et stimuler la recherche scientifique relative aux processus terroristes, tenant compte d’un possible usage des nouvelles technologies 5G, drones, IA, …. ;

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- Coopération avec le monde académique axée sur des projets dans les domaines du terrorisme, l’extrémisme et de la radicalisation ; - Participation à des missions de maintien de la paix et « capacity building » à l’étranger ; - La dimension internationale : présence belge dans bon nombre de plateformes, à savoir Interpol, Europol, ... et l'échange d'informations par le biais du réseau des officiers de liaison ; - L'évaluation des 'incidents en vue d'améliorer les processus de l'organisation policière (lessons learned) ; - La participation de la Police Intégrée à la lutte contre la radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme (exécution de la Stratégie T.E.R. tant au niveau local que régional et national par le biais des plateformes « TFL (Taskforces Locales, voir ci- dessus), la « TFN » (« Task Force Nationale », en charge de la l’élaboration de la stratégie globale T.E.R.), et les CSIL-r (Cellules de Sécurité Intégrales Locales - radicalisme) : plateformes à finalité socio-préventive, auxquelles la police ne participe pas, à l'exception des « Information Officers » (IO : membres de la Police locale, c'est-à-dire les référents en matière de radicalisation, d'extrémisme violent et de terrorisme dans chaque zone de police, qui servent d'intermédiaires entre la CSIL-r et la TFL).

1.3.2. La mission de la Défense

a. Mission : La Défense contribue à défendre les intérêts de notre nation et à assurer la paix dans le monde par la préparation et l’engagement de capacités militaires, si nécessaire avec l’usage légitime de la force, afin de garantir la sécurité de notre pays et de ses alliés, protéger l’avenir de la population belge, préserver les valeurs fondatrices de notre société et les promouvoir aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. b. Vision : Garantir une armée prête pour les opérations présentes et à venir de manière sociétalement responsable. c. Valeurs Tout le personnel de la Défense, aussi bien le personnel civil que les militaires, doit tendre vers les valeurs de la Défense, contribuer à leur intégration, mais elles sont également l’exemple à donner au monde extérieur.

(1) Les valeurs fondamentales de l’ensemble du personnel de la Défense sont : • le courage • l’intégrité • la loyauté • le respect (2) Les valeurs supplémentaires du militaire sont : • la collaboration • la flexibilité (3) Les valeurs supplémentaires du personnel civil de la Défense sont, conformément aux valeurs de la fonction publique fédérale : • le professionnalisme • la confiance • l’intérêt général • la responsabilité sociétale.

Les missions stratégiques de la Défense

Comme mentionné dans le plan stratégique en vigueur, les tâches principales de la Défense belge sont la défense collective, la sécurité collective et la protection des ressortissants belges à l’étranger. Par ailleurs, de par son ancrage dans la société, pour

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soutenir les services responsables et lorsque ses ressources le permettent, la Défense pourra être appelée à contribuer à la sécurité, dans le sens large du terme, de la population sur le territoire national, quelle que soit la crise. Les missions stratégiques des Forces armées comportent des missions clés et des missions complémentaires. Les missions clés font partie des tâches principales de la Défense et déterminent les capacités dans lesquelles la Défense doit investir spécifiquement. Les missions complémentaires font ou ne font pas partie des tâches principales, mais elles ne sont en tout cas pas prises en compte dans le dimensionnement de nos capacités militaires. Cela n’empêche pas la Défense de pouvoir contribuer significativement à la politique de sécurité de la Belgique en s’acquittant de ces missions.

• MISSION CLÉ 1 : contribuer à la défense collective pour défendre l’intégrité territoriale de l’Alliance y compris notre territoire national. • MISSION CLÉ 2 : contribuer à la sécurité collective par le biais d’opérations de gestion de crise en milieu multilatéral ou international, de préférence mandatées ou organisées par des organisations de sécurité internationales et ce, afin d’assurer la paix et la sécurité dans le monde. • MISSION CLÉ 3 : assurer la protection des ressortissants belges dans le monde entier. • MISSION COMPLÉMENTAIRE 1 : fournir un soutien dans le cadre de la sécurité intérieure. • MISSION COMPLÉMENTAIRE 2 : appuyer des missions humanitaires tant nationales qu’internationales. • MISSION COMPLÉMENTAIRE 3 : participer à la diplomatie de défense. • MISSION COMPLÉMENTAIRE 4 : soutenir le maintien des traités internationaux de maîtrise des armements, de l’inspection des armements, de la non-prolifération et du désarmement

1.4 Fournir toute information supplémentaire pertinente sur les initiatives prises au niveau national pour prévenir et combattre le terrorisme, par exemple, entre autres, dans les domaines suivants

1.4.1. Contrôle des frontières

En réponse à la situation nationale, une collaboration étroite a été mise en place entre tous les partenaires impliqués dans le domaine du contrôle des frontières . Cela a débouché sur des lignes d’orientation très claires et très opérationnelles, ainsi que sur des indicateurs. Ces indicateurs sont issus du niveau national et du niveau européen (ex. Agence Frontex). Dans le cadre du concept de gestion des frontières, la lutte contre le terrorisme reste clairement identifiée comme prioritaire, résultant en une collaboration renforcée et durable entre les différentes unités opérationnelles, directions et autorités. De plus, un outil IT de soutien au contrôle des frontières permettant des contrôles via une consultation centralisée dans toutes les banques de données pertinentes est en cours de finalisation. La formation pour garde-frontières (formation de base et de suivi) vient d’être révisée mettant l’accent encore plus sur la conscientisation opérationnelle que sur la connaissance générale du terrorisme, ainsi que la détection du comportement (« behavior detection »). Les efforts de formation se concentrent sur les nouveaux systèmes, tels que EES, qui seront bientôt introduits aux frontières. Une coopération étroite avec Frontex est également maintenue afin de se conformer au CCC, "Common Core Curriculum for European Union border and coast guards"

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Généralement, des efforts sont poursuivis en vue d’une conscientisation plus poussée de tout genre de crimes transfrontaliers lors du contrôle des frontières.

Mesures récentes suite à la menace terroriste - Tout changement spécifique concernant les politiques ou les législations nationales ; élaboration de stratégies (gestion des frontières, analyse des risques, etc.) Une attention particulière reste accordée aux Foreign Terrorist Fighters (indicateurs nationaux et européens spécifiques). La loi du 27 avril 2016 relative à des mesures complémentaires en matière de lutte contre le terrorisme (MB 9 mai 2016) a introduit plusieurs modifications dans la loi sur la fonction de police (LFP), dont l’établissement d’une base légale pour la création d’une banque de données commune en lien avec la prévention et le suivi du terrorisme ou de l’extrémisme pouvant mener au terrorisme. L’OCAM, la Police Intégrée et les services de renseignement et de sécurité ont un accès à ces données. Aussi, dans le cadre de l’enquête judiciaire, quelques modifications ont été introduites suite aux attentats du 22 mars 2016. Il n'y a cependant aucune nouveauté particulière à signaler en ce qui concerne l'année écoulée. - Mise en œuvre des normes internationales applicables dans ce domaine Dans ce cadre, la Belgique a implémenté la directive européenne 2016/681 relative à la création d’une Passengers Information Unit (PIU) visant l’échange d’informations liées aux voyageurs (Passenger Name Record).

C'est dans ce cadre que la mise en œuvre de la Directive a eu lieu en 2018, avec la création et l’opérationnalisation du PIU national (BelPIU), qui a donné lieu aux premiers résultats et analyses opérationnelles. Dans ce contexte, l’unité nationale “BELPIU” est actuellement en place et pleinement opérationnelle. En 2021 le BELPIU a été intégrée dans le National Travel Targeting Center (NTTC) qui rassemble plusieurs systèmes d’analyse sur des mouvement de voyages comme les systèmes API, PNR et ETIAS (Belgian ETIAS National Unit opérationnel à partir de 2025). En tant que président du Groupe de travail informel sur le PNR, la Belgique a soutenu l’OSCE dans la création du Groupe de travail eurasien, auquel participent l’Europe de l’Est et l’Asie centrale.

Suite à une évaluation Schengen “frontières” durant le 4e trimestre 2020 une série d'initiatives supplémentaires seront développées afin de rendre la gestion des frontières extérieures encore plus conforme à la gestion des frontières européennes. Il s'agit principalement de questions telles que la poursuite de l'harmonisation de la perception et des analyses connexes, ainsi que la formalisation d'accords de coopération ou la création d'un service central de coordination de la gestion des frontières. La Commission d'évaluation de Schengen s'est rendue à nouveau sur place au début de l'année 2023 pour visiter les frontières maritimes et le niveau central. Une progression a été clairement constatée. Le service de coordination de la gestion des frontières est désormais opérationnel. Pour les autres points, des plans d'action sont en cours et sont suivis de près par la Commission européenne.

Dans ce cadre, il est également important de mentionner que chaque État membre doit développer sa propre stratégie de gestion intégrée des frontières, basée sur les 15 composantes du règlement Frontex de l'UE. Pour ce faire, les États membres devraient s'inspirer de la stratégie européenne lancée par la Commission européenne en 2023. Et la stratégie technique et opérationnelle adoptée par Frontex en septembre 2023. Ces stratégies nationales feront également l'objet d'évaluations Schengen.

Modifications relatives aux arrangements institutionnels Pas de modifications particulières relatives aux arrangements institutionnels.

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Utilisation des nouvelles technologies (par exemple, la radiographie, les scanners personnels) pour la vérification non intrusive des bagages et/ou des voyageurs Du point de vue de l'informatique à la frontière, la mise en œuvre du système d'entrée-sortie (EES) a été reportée au niveau de l’Union européenne et est prévue pour octobre 2025. Tout le matériel pour débuter avec l’ESS est déployé dans les postes frontaliers belges. Activités de sensibilisation avec des organismes commerciaux concernés (compagnies aériennes internationales, etc.) Toujours dans le contexte de la mise en œuvre imminente de la EES, La police fédérale a acheté des portiques électroniques, en concertation avec les exploitants d'aéroports, de ports maritimes et de chemins de fer, pour garantir le « happy flow » sans devoir faire de compromis sur la sécurité. En particulier, l'achat des portiques électroniques (e-gates), devraient permettre un contrôle approfondi et automatique des passagers et de leurs documents. Suivant le principe de l'ABC, Automated Border Control. Activités de coopération et d’assistance technique internationale Dans le domaine de la gestion frontalière, la Belgique apporte sa contribution prévue au « Standing Corps of the European Border and Coast Guard »et contribue ainsi à la sécurité des frontières externes et au sein de la zone Schengen. En vue de la mise en oeuvre pleine et entière du Corps permanent au 1er janvier 2021, la Police Fédérale belge a pris des initiatives afin d’assurer la disponibilité nationale de la capacité légalement prévue dans le Règlement européen en appui de Frontex en 2022. La coopération et l’appui de cette Agence pour le déploiement d'une surveillance aérienne au- dessus de la Côte d'Opale franco-belge ont continué en 2023. Utilisation des avantages procurés par les documents de voyage électroniques aux postes de contrôle frontaliers (validation électronique (puce) par le biais du Répertoire des clés publiques (RCP) de l’OACI, vérification biométrique, système de guichet unique, listes de contrôle, etc.) Pas de modifications particulières.

Task Force Fraude à l’identité

La loi du 08/08/1983 organisant un registre national des personnes physiques, prévoit en son article 1er, §3, e), que le Registre national participe à la prévention et à la lutte contre la fraude à l'identité. A cet égard, la Direction générale Identité et Affaires citoyennes du SPF Intérieur, responsable du Registre national localisant et identifiant la population en Belgique, coordonne une Task Force « Fraude à l’identité ». Vous trouverez ci-dessous un aperçu des actions menées par cette Task Force ou la DGIA.

Dans le cadre de l’exécution de la Note-Cadre de Sécurité Intégrale et du Plan National de Sécurité, la Task Force poursuit différents objectifs, de type préventif et répressif, en matière de lutte contre la fraude à l’identité. Il a été tenu compte de l’approche intégrale et intégrée de la lutte contre la fraude à l’identité. Selon le concept intégral, l’approche de la fraude à l’identité nécessite une attention permanente pour la prévention, la répression ainsi que le suivi des auteurs et des victimes. L’approche intégrée nécessite la coopération de tous les acteurs concernés afin de parvenir à une solution commune, efficiente et effective. Dans ce cadre, différentes mesures préventives et répressives ont été prises, notamment pour améliorer la collecte de données et l'échange d'informations sur la fraude documentaire.

Un HelpDesk Fraude a été créé en 2016 au sein de la DGIAC fonctionnant comme Single Point Of Contact (SPOC) au service des communes (et des postes consulaires) au niveau national. Les communes (et les postes consulaires) elles-mêmes ont également désigné un

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fonctionnaire de référence en matière de lutte contre la fraude à l’identité. Le suivi des signalements des cas de fraude à l’identité continue d’être assuré par la Task Force Fédérale Fraude à l’identité coordonnée par la DGIP.

Depuis 2017, l’utilisation de l’application sécurisée internet FIFR (Federal Identity Fraud Reports) a été généralisée à toutes les communes et postes consulaires belges, pour une communication d’une suspicion de fraude à l’identité. Dans chaque commune (poste consulaire) a été désigné un SPOC communal (consulaire) Fraude à l’identité, habilité à utiliser cette application. Un suivi est systématiquement assuré par le SPOC national Helpdesk Fraude et les instances fédérales compétentes concernées (Police fédérale-OCRF, Office des étrangers, SPF Affaires étrangères et SPF Justice). Au besoin et après analyse, un dossier est constitué à l’attention du Parquet compétent pour poursuites éventuelles au niveau judiciaire. Grâce à son rôle de première ligne pour tous les cas de fraude constatés et aux signalements effectués par les fonctionnaires de référence communaux (consulaires), le SPOC national peut faire des liens entre différents dossiers qui impliquent différents types de documents. Le traitement du signalement, dépend du type de fraude, du type de document ou de la qualité du citoyen concerné. En outre, chaque entité conserve la responsabilité pour la constitution de dossier à destination des autorités judiciaires.

La Task Force vise aussi à sécuriser les procédures administratives relatives à la délivrance des documents d’identité et de voyage.

L’optimalisation des outils de détection de la fraude à l’identité pour les fonctionnaires locaux s’est notamment traduite par : - L’intégration dans l’application BELPIC (programme de délivrance des cartes en commune) d’une nouvelle fonctionnalité qui permet l’affichage automatique de la dernière photographie du titulaire du document reprise Registre national durant les processus de délivrance, d’annulation ou de déclaration de perte, de vol ou de destruction de ces documents permettant à la commune un meilleur contrôle d’identité ; - l’enregistrement de l’historique des photographies et des signatures des titulaires des documents d’identité électroniques et consultation de ceux-ci par les autorités habilitées (dont les services de police).

La Task Force a également poursuivi la digitalisation de la demande de la carte d’identité électronique débutée en 2017 qui cadre avec une vision stratégique d’e-gouvernement en Belgique et a pour but de procéder à une simplification administrative et à un renforcement des aspects sécuritaires des documents et des procédures de demande et de délivrance desdits documents.

Un renouvellement en plusieurs phases des différents types de cartes électroniques belges a été également décidé en 2017.

La loi du 25 novembre 2018 portant dispositions diverses concernant le Registre national et les registres de la population (M.B. du 13/12/2018) consacre l’enregistrement des empreintes digitales sur la puce de la carte d’identité électronique. L’arrêté royal du 10 décembre 2019 modifiant l’arrêté royal du 25 mars 2003 relatif aux cartes d’identité et l’arrêté royal du 19 avril 2014 relatif aux cartes d’identité délivrées par les postes consulaires de carrière (M.B. du 20/12/2019) détermine les conditions et modalités de capture de l’image numérisée des empreintes digitales.

En 2020, la délivrance de la carte d’identité électronique belge avec intégration des empreintes digitales (eID) a débuté. L’intégration des empreintes digitales sur la carte d’identité

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électronique vise également à renforcer la lutte contre la fraude à l’identité, en particulier la lutte contre le ‘look-a-like’’.

En avril 2021, la délivrance du nouveau modèle du document d’identité électronique belge pour enfants de moins de 12 ans (Kids-ID) a débuté. En octobre 2021, la délivrance du nouveau modèle des cartes de séjour électroniques pour étranger a débuté.

Depuis janvier 2024, la délivrance des documents de séjour électroniques pour les étrangers de moins de 12 ans (Kids-ID étranger) a débuté. Le certificat d'identité pour enfants étrangers de moins de douze ans en carton n’est plus délivré depuis le 15 janvier 2024. Ce document a été abrogé à cette date par l’arrêté royal du 27 octobre 2023 modifiant l’arrêté royal du 8 octobre 1981 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers et l’arrêté royal du 10 décembre 1996 relatif aux différents documents d’identité pour les enfants de moins de douze ans, en ce qui concerne les documents de séjour et les titres de séjour délivrés aux étrangers âgés de moins de douze ans.

Le renouvellement des anciens modèles de carte par ces nouveaux modèles de carte poursuit différents objectifs : - répondre aux prescriptions du règlement européen du 20 juin 2019 relatif au renforcement de la sécurité des cartes d’identité et des documents d séjour ; - se conformer au règlement européen 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement de données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données ; - la mise en conformité des mentions reprises sur ces cartes avec les exigences des normes internationales de l’Organisat’on de l'aviation civile internationale, également connue sous l’abréviation ICA’O ; - l'intégration d'une puce RFID sans contact pour une meilleure utilisation et sécurité des cartes en tant que document d voyage ; - le renforcement des aspects sécuritaires présents sur les nouveaux modèles de carte qui rendra la falsification de ces cartes beaucoup plus complexe.

La loi du 25 novembre 2018 précitée assied aussi légalement l’application « checkdoc » qui permet à n’importe qui, partout dans le monde, de pouvoir vérifier si un document d’identité belge ou de voyage est valide ou non valide. L’utilisateur de l’application reçoit comme réponse « Hit » ou « No Hit ». Cette application s’inscrit pleinement dans la volonté de prévenir la fraude à l’identité et de lutter contre celle-ci. Outre le site web, un service web payant a également été mis à la disposition des entreprises privées afin d’automatiser le contrôle en matière de fraude à l’identité et de le rendre obligatoire dans le cadre de certaines activités de location ou de vente. Il s’agit plus particulièrement du secteur des télécoms et du secteur bancaire, mais celui-ci peut aussi être adapté aux entreprises de location de voitures ainsi qu’à d’autres entreprises privées. L’application Checkdoc est aussi disponible sur smartphone afin de faciliter son utilisation.

La Task Force a poursuivi également sa collaboration avec les Parquets et le Collège des Procureurs Généraux afin de valider et adopter la note stratégique de lutte contre la fraude à l’identité au niveau judiciaire. Les différents objectifs suivants ont été atteints : - La mise en place d’une meilleure image, d’une réflexion sur une définition de la fraude à l’identité communément admise en Belgique et sur les codes de prévention utilisés pour les dossiers judiciaires; - La diffusion de la circulaire du Collège des procureurs généraux reprenant les directives concernant le suivi des dossiers relatifs à la fraude à l’identité par les différents parquets du pays.

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En 2020, la circulaire judiciaire COL “fraude à l’identité” du Collège des procureurs généraux, à destination des Parquets, a été diffusée. Elle vise à définir un cadre au niveau national permettant d'améliorer la lutte contre la fraude à l'identité. Une attention particulière est accordée à la définition de la notion de fraude à l’identité et à la description de ses formes de manifestation (et comportements passibles de poursuites), à l’image et à la qualification délictuelle, à l’amélioration de la communication de l’information entre les différents acteurs et à la détermination de mesures de nature préventive et répressive.

Depuis 2021, la Task Force a accordé une attention particulière à la mise en exécution de cette circulaire judiciaire « fraude à l’identité » par : - la mise en place d’une procédure de notification uniforme, automatisée et sécurisée permettant aux acteurs concernés de communiquer aux parquets des cas de fraude à l'identité présumée ou avérée ; - la façon dont les parquets informeront ces services de l'état d'avancement de l'enquête et des suites données ; - la désignation de magistrats de référence au sein du ministère public pour un meilleur suivi des dossiers et comme point de contact des autorités qui ont transmis les dossiers relatifs à la fraude à l’identité. Depuis octobre 2021, la désignation de magistrats de référence « fraude à l’identité » dans chaque parquet est effective ; - la sensibilisation du parquet général, de l'auditorat général, des parquets et des auditorats du travail concernant la lutte contre la fraude à l'identité, et ce, au moyen de groupes d'échanges, de suivi et de formations. Les parquets et auditorats du travail ont été sensibilisés par la Task Force lors d’une journée lutte contre la fraude à l’identité le 8 octobre 2021. Des actions de suivi sont poursuivies.

La Task Force poursuit également ses objectifs de sensibilisation des acteurs de terrain à la prévention et à la lutte contre la fraude à l’identité. En décembre 2022, des actions de sensibilisation ont eu lieu à destination des communes (2 journées de formation pour leurs SPOC communaux « Fraude à l’identité » en collaboration avec les parquets) quant aux moyens de détection des fraudes à l’identité et aux actions à entreprendre quand ils sont confrontés à des indices de fraude liée à un document d’identité ou de voyage. . De nouvelles actions de sensibilisation sont prévues en 2025.

Dans le cadre de la lutte contre la fraude à l’identité, la Task Force transmet également aux autorités politiques compétentes différentes notes d’analyse concernant les moyens et les procédures permettant de lutter au mieux contre l’obtention frauduleuse de documents d’identité, de voyage et de séjour (notamment sur le Live Enrollment). Un récapitulatif des moyens qui peuvent être mis en œuvre dans la lutte contre la fraude à l’identité a été établi ainsi que les facteurs critiques de succès pour une utilisation optimale de ces moyens et un récapitulatif des risques potentiels en fonction des moyens utilisés. La Task Force collabore et répond également à différentes demandes d’instances européennes en matière de lutte contre la fraude à l’identité.

En 2023, les SPF Intérieur et Affaires étrangères ont collaboré afin de concrétiser le projet Live Enrollment dans les administrations communales avec la mise à disposition de matériel destiné à capturer directement aux guichets la photo des demandeurs, sous la responsabilité d’un fonctionnaire compétent. Le Live Enrollment permet de lutter plus efficacement, contre la fraude à l’identité, notamment la substitution de photos et le photo morphing. Le Live enrollment concerne les cartes d’identité, les passeports et les titres de séjour. Le Live Enrollment dans les communes se fait sur base volontaire. Le déploiement du système dans près de 70% des communes a été finalisé durant 2024. En 2023, la Task Force a également remis différents avis sur différentes initiatives locales concernant la demande et la délivrance de documents d’identité, de voyage, de séjour ou de permis de conduire.

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Vu la diversité de ces initiatives, la Task Force a rédigé en 2024, une note d’analyse reprenant les recommandations de la Task Force par rapport aux nouvelles initiatives des communes pour améliorer le service aux citoyens. La Task Force fraude à l’identité veut s’assurer que de telles initiatives ne vont pas à l’encontre de la sécurité des processus de demande et de délivrance de documents. De plus, puisque les communes en question concluent souvent pour l’exécution de ces projets des contrats avec des firmes privées non agréées par les SPF Intérieur et Affaires étrangères, la Task Force souhaite définir clairement les responsabilités respectives des SPF concernés et des communes qui concluent un tel contrat. Cette note sera transmise prochainement aux autorités compétentes.

En 2024, la Task Force a également proposé aux autorités compétentes une note d’analyse concernant un « PAM » (« Preventive Analytical Model »). Le « PAM » permet, via un logiciel, d’analyser chaque demande de document sur base d’un certain nombre de critères et de signaler des anomalies. Ensuite les demandes identifiées comme présentant un risque sont analysées par une personne physique. L’utilisation de ce modèle prédictif est donc un outil préventif supplémentaire pour identifier des anomalies qui, à terme, pourrait être complété avec d’autres outils comme la reconnaissance faciale ou la comparaison des empreintes digitales. Une phase de test («Proof Of Concept ») est en préparation . Les résultats de ce «Proof Of Concept » permettront d’évaluer si un « Preventive Analytical Model » (= analyse préventive automatisée des demandes de documents) est applicable aux différentes procédures de demande et, dans l’affirmative, si celui-ci représente une plus-value pour l’analyse des demandes.

Durant la Présidence Belge de l’Union européenne, une conférence a été organisée le 15 avril 2024 consacrée à l’identité et à la prévention et la lutte contre la fraude à l’identité.

En 2024, des stations biométriques pour la délivrance des cartes d’identité et titres de séjour ont été également développées par la DGIAC pour certaines catégories de personnes incapables de se déplacer.et sont proposées en 2025 aux communes.

Retrait administratif des cartes d’identité

La loi du 10/08/2015 (entrée en vigueur le 05/01/2016) - modifiant la loi du 19 juillet 1991 relative aux registres de la population, aux cartes d’identité, aux cartes d’étranger et aux documents de séjour et modifiant la loi du 8 août 1983 organisant un Registre national des personnes physiques – a mis un place un système administratif de retrait de la carte d’identité sur décision du Ministre de la Sécurité et de l’Intérieur après avis de l’OCAM.

Ce retrait de carte d’identité temporaire (3 mois renouvelable une seule fois) peut être effectué – après avis de l’OCAM - quand il existe des indices fondés et très sérieux qu’un citoyen belge souhaite se rendre sur un territoire où des groupes terroristes, tels que définis à l’article 139 du Code pénal, sont actifs dans des conditions telles qu’il peut présenter à son retour en Belgique une menace sérieuse d’infraction terroriste telle que définie à l’article 137 du Code pénal ou qu’un citoyen belge souhaite commettre hors du territoire national des infractions terroristes telles que définies à l’article 137 du Code pénal.

Sur base de cette législation, 15 dossiers de retrait de carte d’identité ont été ouverts en 2016, 1 dossier en 2017, 2 dossiers en 2018 et, 1 dossier en 2019. Aucun retrait n’a été effectué sur base de cette procédure en 2020-21. En 2022 : 1 dossier. Aucun retrait n’a été effectué en 2023 et 2024.

1.4.2. Le financement du terrorisme

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A. Architecture nationale.

En 2004, le financement du terrorisme a été inclus dans le champ d’application de la Loi du 11 janvier 19931 sur la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.

Les institutions financières, les professions non financières désignées et d’autres autorités compétentes (e.a. les services de renseignement et l’OCAM, les fonctionnaires du SPF Affaires Etrangères dans l’exercice de leur mission ou de leur profession,…) ont l’obligation de communiquer à la Cellule de Traitement des Informations Financières (CTIF) les fonds, opérations ou faits dont ils ont eu connaissance, lorsqu’ils savent, soupçonnent ou ont des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils sont liés au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme.

La CTIF est un organe administratif indépendant créé en 1993 en vue d’identifier et de détecter les opérations de blanchiment d’argent, mais aussi le financement du terrorisme et de la prolifération. Ce dispositif complète l’approche répressive par une série de mesures préventives qui imposent aux institutions financières et aux professions non financières de coopérer avec la CTIF afin de détecter les transactions et les faits suspects liés au blanchiment et au financement du terrorisme, et de les rapporter à la CTIF.

En 2015, les mesures et mécanismes de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme mis en place par la Belgique ont été évalués par le Groupe d’Action Financière (GAFI-FATF). Un rapport d’évaluation a été publié. Celui-ci est disponible sur le site internet de la CTIF (www.ctif-cfi.be).

Au niveau national, la Belgique a créé un nouvel organe en 2015. Il s’agit du Conseil national de Sécurité, présidé par le Premier Ministre, et qui se compose des ministres ayant l’Intérieur, la Justice, les Affaires étrangères et la Défense dans leurs compétences, ainsi que les Vice- Premiers ministres qui n’ont pas ces compétences. . Ce Conseil est compétent pour déterminer les priorités et la politique de renseignement et de sécurité.

B. Mesures d’embargo et de gel des avoirs.

Les mesures d’embargos et de gel d’avoirs s’inscrivent dans le cadre du régime de sanctions financières. Les sanctions financières sont des mesures restrictives prises à l’encontre de gouvernement de pays tiers, de personnes physiques, de personnes morales ou des groupements de fait dans le but de mettre un terme à certains comportements délictueux. Le régime de sanctions financières est un instrument utilisé par les institutions internationales, européennes et le gouvernement belge à diverses fins, dont notamment la politique étrangère, la lutte contre le terrorisme et son financement ou la lutte contre la prolifération d’armes de destruction massive. Les institutions financières belges doivent respecter les embargos financiers et les mesures de gel d’avoirs imposés par l’Organisation des Nations Unies (pour autant que ces résolutions aient été rendues exécutoires en Belgique), l'Union européenne et le législateur belge (seul cas de figure qui sera développé)

1 Depuis, la loi du 11 janvier 1993 a été abrogée et remplacée par la loi du 18 septembre 2017 relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme et à la limitation de l’utilisation des espèces.

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La résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité de l'ONU appelle tous les pays à geler les fonds et ressources économiques des personnes et entités qui commettent ou tentent de commettre des infractions terroristes, les facilitent ou y participent. Complémentairement aux règlements 2580/2001, 881/2002 et à la position commune 2001/931/PESC, la Belgique a pris des mesures pour élaborer une liste nationale. Dans ce cadre, une « liste nationale consolidée des personnes et entités dont les avoirs ou les ressources économiques sont gelées dans la cadre de la LBC/FT » a été élaborée en exécution de l'arrêté royal du 28 décembre 2006 relatif à des mesures restrictives spécifiques à l'encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, confirmé par l’article 155 de la loi du 25 avril 2007 portant des dispositions diverses. Cet arrêté royal exige de geler tous les fonds et ressources économiques des personnes et entités figurant sur cette liste nationale et interdit la mise à disposition de fonds et ressources économiques, directement ou indirectement à ces personnes et entités. Cette liste nationale est disponible sur le site internet de la Trésorerie. Les mesures d’embargos et de gel des avoirs doivent être mises en œuvre par les institutions financières dès leur entrée en vigueur et génèrent à leur charge une obligation de résultat. Les infractions aux mesures d’embargos et au gel d’avoirs sont pénalement sanctionnées. Depuis la loi du 2 mai 2019 portant des dispositions financières diverses, l'Administration générale de la Trésorerie du SPF Finances est compétente pour rechercher et constater les infractions aux mesures restrictives financières.

1.4.3. L’usage de l’Internet et autres réseaux d’information à des fins terroristes

1. Toutes modifications spécifiques de la législation ou de la politique nationale (en particulier, visant une approche globale de la cybersécurité) ainsi que la mise en œuvre des normes internationales pertinentes dans ce domaine

POLITIQUE

LEGISLATION

Belgique : pas d’application

International/Européen Nous pouvons nous référer à deux développements juridiques internationaux importants pour la Belgique, à savoir : - la mise en œuvre de la directive européenne NIS et - l’aboutissement en décembre 2020 des négociations d’un règlement européen règlement relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne

La loi transposant la directive européenne NIS (réseaux et systèmes d'information) a été approuvée à la Chambre fin mars 2019 en tant que loi belge.

La directive NIS cible les opérateurs fournissant des services essentiels dans six secteurs: énergie, transports, finances, soins de santé, eau potable et infrastructures numériques. Les opérateurs de services numériques tels que les marchés en ligne, les moteurs de recherche en ligne ou les services d'informatique en nuage sont également couverts par cette législation NIS.

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La loi NIS vise à garantir que les opérateurs de services dits essentiels prennent des mesures de sécurité techniques et organisationnelles afin de prévenir tout incident cyber ou d'en limiter l'impact et d'assurer ainsi la sécurité et la continuité de la vie des citoyens et des entreprises belges.

Il faut savoir qu’une révision de la Directive NIS (appelée NIS 2) est en cours. La directive NIS 2 permettra une couverture sectorielle des services essentiels plus complète et plus harmonisée à travers l’UE. La directive NIS 2 a été adoptée et est en vigueur depuis le 16 janvier 2023. Les Etats Membres doivent transposer la directive NIS 2 pour le 17 octobre 2024. De nombreux secteurs nouveaux sont concernés.

Outre la loi NIS, la Belgique et les Etats membres de l’UE ont approuvé en décembre 2020 le texte d’un nouveau règlement européen relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne. Cette proposition de Règlement, qui a fait l’objet d’un trilogue entre la Commission EU, le Conseil et le Parlement devrait être votée fin avril 2021 par le Parlement européen. Ce règlement, qui après son adoption sera d’application dans tous les pays Membres de l’UE, prévoit notamment que les fournisseurs de services d’hébergement devront supprimer les contenus à caractère terroriste ou en bloquent l’accès « dans un délai d’une heure à compter de la réception de l’injonction de suppression». L’ensemble des règles proposées dans ce règlement doit permettre de lutter plus efficacement contre les contenus en ligne diffusés par les terroristes afin de propager leur message, de radicaliser et de recruter des adeptes ou de faciliter et de diriger des activités terroristes.

2. Développement d'une stratégie nationale de sécurité Internet / cyber

- La Belgique dispose d’une stratégie cyber 2.0 (2021 à 2025) CCB_Strategie 2.0_FR_DP2.pdf (premier.be). Une nouvelle stratégie est en préparation - Plan de crise : Un cyberplan d'urgence a été élaboré afin de gérer les incidents et les crises de cybersécurité au niveau national. À cette fin, le NCCN collabore avec le Centre pour la cybersécurité en Belgique et divers autres partenaires publics. Ainsi, tous ces partenaires peuvent collaborer de manière coordonnée afin de protéger les secteurs importants de notre pays contre les cyberattaques. Pour des raisons de sécurité, le contenu du plan d'urgence n'est pas public.

3. Changements dans les arrangements institutionnels et les capacités de réponse

Le Centre belge pour la cyber sécurité (CCB), placé sous l'autorité directe du Premier ministre, est le principal organe de coordination en matière de cyber sécurité depuis sa création en 2012. Il continue de croître et d'assumer des tâches et des rôles supplémentaires. Un CERT civil est opérationnel au sein de sa structure et travaille en étroite coopération avec le Centre national de gestion de crises, ouvert 24h / 24 et 7j / 7. Par ailleurs, un Cyber Command a été créé en Belgique le 18 octobre 2022. Cyber Command, la cyber-Défense de la Belgique ! | La Défense (mil.be)

4. Sensibilisation des organisations de la société civile, des groupes religieux, culturels, ethniques, ou des groupes d'âge, afin de mettre en évidence les risques potentiels d'exploitation et de radicalisation via Internet

5. Mesures prises contre l'incitation, la diffusion de propagande terroriste, les vues radicales violentes via Internet

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La Belgique est pleinement impliquée dans le nouvel outil européen du SEAE, le système d'alerte rapide (RAS).

La Belgique a transposé la Directive E-Commerce qui s’applique à tous types de contenus et plateformes et prévoit les modalités de retrait de contenus illégaux sur Internet. Une nouvelle proposition de règlement horizontal, qui repose sur la directive e-commerce, est actuellement en négociation. Il s’agit du Digital Services Act (législation sur les services numériques) ou DSA. Le DSA est un texte long, technique et complexe, qui repose sur la directive e-commerce. Le DSA est un texte horizontal, qui complète les textes sectoriels (terrorisme, audiovisuel, droits d’auteur, consommateur, etc) mais ne s’y substitue pas : les solutions retenues dans le DSA doivent pouvoir s’appliquer pour l’ensemble des secteurs et leurs spécificités (plus petit commun dénominateur). Une vision sectorielle (dispositions spécifiques propres au secteur et aux enjeux de ce dernier, e.g. anti-terrorisme) doit pouvoir être combinée avec l’approche horizontale que représente la DSA.

Pour rappel, une proposition de règlement européen relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne, qui représente une législation spécifique et complémentaire aux législations horizontales (cf. supra), a fait l’objet d’un trilogue entre la Commission EU, le Conseil et le Parlement. Le texte devrait être voté fin avril 2021 par le Parlement européen. Ce règlement, qui après son adoption sera d’application dans tous les pays Membres de l’UE, prévoit notamment que les fournisseurs de services d’hébergement devront supprimer les contenus à caractère terroriste ou en bloquent l’accès « dans un délai d’une heure à compter de la réception de l’injonction de suppression».

6. Activités de coopération internationale / assistance technique (par exemple, le programme «Consultez le Web» d’Europol)

Les autorités belges sont actives dans différents domaines techniques, diplomatiques et autres, principalement mais pas exclusivement au niveau européen. Le Center for Cyber Security et son Cert.be collaborent étroitement avec leurs homologues internationaux. Le CCB est tout à fait intégré dans le réseau européen CSIRT et dans EU Cyclone ainsi que dans le NIS Cooperation Group. La police belge participe activement aux activités d’Europol dans ce domaine (EC3). La Belgique est membre fondateur du GFCE, le Forum mondial sur la cyber expertise, et est de plus en plus active dans cette organisation. La Belgique était représentée à la Conférence de Accra sur le développement capacitaire et le cyber (Novembre 2023).

7. Coopération avec les milieux universitaire, civil et privé en matière de cyber sécurité

Depuis 2014, la Cyber Security Coalition (www.cybersecuritycoalition.be) associe avec succès le secteur privé, les pouvoirs publics et le monde universitaire à la lutte contre la cybercriminalité. Le Center for Cyber Security a publié un guide de référence sur la cyber sécurité (https://cyberguide.ccb.belgium.be/fr), conçu pour aider les entreprises belges à déterminer leur stratégie et leur politique de sécurité, mais également à identifier les principaux actifs et risques associés à la sécurité en vue de la mise en œuvre et de l'évaluation des actions. Ce guide permet aux entreprises d’améliorer leur niveau de cyber sécurité, de réduire leurs risques et d’atténuer les vulnérabilités potentielles. Le CCB a également publié les cyber fundamentals. CyberFundamentals Framework | CCB Safeonweb

1.4.4. Prévention de la radicalisation violente

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La Belgique dispose depuis 2002, d’un Plan d’action Radicalisme (Plan R) qui décrit cette approche multidisciplinaire. En septembre 2021, ce plan a été converti en une stratégie nationale : la Stratégie Terrorisme et Extrémisme incluant le processus de Radicalisation (Stratégie T.E.R.). La Stratégie T.E.R. s’appuie sur l’expérience et les connaissances acquises précédemment pour les renforcer. Les structures du précédent Plan R restent d’application, sont renforcées et voient leur importance soulignée.

L’approche évolue en fonction de la problématique. Aujourd’hui, la Belgique privilégie l’approche multidisciplinaire du phénomène de radicalisation. En effet, la radicalisation est un phénomène complexe qui ne peut être réglé par le seul secteur de la sécurité. C’est pourquoi, les acteurs de différents domaines doivent en effet être intégrés dans une approche globale, en ce compris le secteur socio préventif. Cette approche multidisciplinaire veille à ce que les personnes à risque reçoivent un accompagnement et/ou un suivi adapté le plus tôt possible pour prévenir ou réduire les risques d’extrémisme ou de terrorisme.

La Stratégie T.E.R. est coordonnée par l’OCAM. Elle établit une structure au sein de laquelle les différents acteurs de la société travaillent ensemble pour lutter contre le terrorisme, l’extrémisme, en ce compris le processus de radicalisation, notamment en assurant un cadre pour le partage d’informations. Il permet d’orienter les mesures individualisées qui peuvent être prises à l’égard de l’individu. Ces mesures peuvent donc être d’ordre judiciaire, sécuritaire et/ou socio-préventif.

La Stratégie T.E.R. est organisée comme suit : Une Task force nationale assure le suivi stratégique de la Stratégie T.ER., déclinée dans différents groupes de travail thématiques qui suivent des tendances au niveau stratégique (tels que prisons, , Prévention, extrémisme islamique, Salafisme, extrémisme de gauche, extrémisme de droite, problématique psychique, Caucase du nord, Asie mineure,…). Le suivi opérationnel des personnes (potentiellement) problématiques au niveau de radicalisation, extremisme ou terrorisme, se décline au niveau des arrondissements judiciaires par l’organisation de TFL - de task force locales (où les services de sécurités, de renseignements, le Parquet, l’OCAM, l’OE sont présents) et au niveau local par l’organisation des CSIL R– Cellules de sécurité intégrale locale en matière de radicalisme, d’extrémisme et de terrorisme (où seuls les services socio-préventifs, à l’exception d’un représentant de la TFL compétente - sont présent, sous la présidence du bourgmestre). Les TFL sont responsable du suivi « sécuritaire » des personnes concernés. Les CSIL-R sont responsable du suivi socio-préventif, concentré sur la réintégration de la personne dans la société.

Le concept de gestion des risques est au centre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Il s’agit d’un processus cyclique dans le cadre duquel des acteurs multidisciplinaires partagent via les plateformes existantes (LTF et/ou CSIL-R) des informations relatives à une personne qui se trouve (potentiellement) dans un processus de radicalisation problématique afin de pouvoir réaliser une évaluation de la personne en question. Un suivi individualisé est dès lors instauré, assorti de mesures préventives pour éviter une progression vers des comportements à risque. Ces mesures peuvent être placées dans une perspective d’optimisation de la situation de l’individu et de sa réintégration (via la CSIL-R) ou dans une perspective sécuritaire (via la LTF).

1.4.5 Sécurité des sources radioactives

1.4.5.1 Soutien aux principaux instruments internationaux

La Belgique est un Etat partie à la Convention internationale pour la répression des actes de

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terrorisme nucléaire (ICSANT) et à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires (CPPMN).

Le 22 janvier 2013, la Belgique a déposé son instrument de ratification de l'Amendement de 2005 à la CPPMN. Même avant l’entrée en vigueur de l'Amendement de 2005, la législation nationale et les arrêtés ont été élaborés conformément à la CPPMN amendée.

La Belgique a souscrit au code de conduite de l’AIEA sur la sûreté et la sécurité des sources radioactives. Par ailleurs, elle a toujours promu le principe d’une convention multilatérale et contraignante pour la sécurité des matières radioactives.

Tout emploi dans le périmètre d’installations nucléaires est assujetti à l’obtention au préalable d’une habilitation de sécurité après enquête par l’Autorité Nationale de Sécurité, le cas échéant précédée par un avis de sécurité délivré par l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire.

1.4.5.2. Renforcement du cadre juridique et réglementaire

La Belgique a renforcé et mis à jour son cadre législatif et réglementaire qui concerne la protection physique. La modification de la législation et les arrêtés royaux ont été adoptés en conformité avec les conventions internationales pertinentes, en particulier avec la CPPMN et son Amendement de 2005. En outre, ils reflètent l’INFCIRC/225 révisée et les autres documents de la Collection Sécurité nucléaire de l'AIEA.

Le régime national de protection physique prévoit des capacités renforcées et améliorées d'intervention en cas d'incident de sécurité nucléaire. Dans ce contexte, la Belgique a adopté, le 23 mai 2013, une loi modifiant le Code pénal afin de le mettre en conformité avec l’ICSANT et l’Amendement de la CPPMN. Cette loi étend le champ d'application des articles du Code pénal, jusqu’ici limités à la protection physique des matières nucléaires, afin d’inclure la protection physique des autres matières radioactives. En outre, la loi intègre dans le Code pénal les infractions définies dans les deux Conventions. Par ailleurs, par cette loi, l'intrusion ou la tentative d'intrusion dans les zones de sécurité des installations nucléaires belges devient une infraction pénale.

Enfin, la Belgique a d’adopté des arrêtés royaux (arrêtés du 17 mars 2024) renforçant substantiellement le régime de sécurité des matières radioactives.

1.4.5.3. Soutien aux activités de l’AIEA

La Belgique soutient activement l'action de l'AIEA sur la sécurité nucléaire. Par exemple, la Belgique participe activement au processus d'élaboration des documents sur la sécurité nucléaire de l'AIEA, des experts belges ont participé à des missions IPPAS (International Physical Protection Service) dans d'autres États, et la Belgique partage également des informations sur le trafic illicite de matières nucléaires et de matériaux radiologiques en participant à la base de données de l'AIEA (Incident and Trafficking Database). En outre, depuis 2010, la Belgique a alloué, presque annuellement, des contributions volontaires au Fonds pour la sécurité nucléaire de l’AIEA.

Des cours de formation internationaux, par exemple sur la préparation et la réponse CBRN, ont été organisés en Belgique. La Belgique a organisé, conjointement avec l’AIEA, une formation nationale sur la protection physique des matières radioactives du 15 au 19 février 2016 et une formation régionale sur la sécurité des matières et facilités radioactives du 19 au 23 novembre 2018. Conjointement avec la National Nuclear Security Administration des Etats-Unis, l'Agence

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fédérale de contrôle nucléaire (AFCN, Belgique) joue depuis des années un rôle de premier plan dans l’atténuation des menaces internes (« Insider Threat Mitigation »). Ainsi un symposium avait été organisé du 12 au 14 mars 2019 sur l’atténuation de la menace interne La Belgique soutient activement l’initiative des Etats-Unis qui a mené à la déclaration commune sur l’atténuation des menaces internes (« Insider Threat Mitigation ») INFCIRC 908. Dans ce cadre, la Belgique co-préside, avec les Etats-Unis, le Advancing Insider Threat Mitigation International Working Group, visant, entre autres, à sensibiliser les Etats à la déclaration commune, à soutenir l’AIEA pour la mise en œuvre de formations innovantes et à échanger de bonnes pratiques en matière de sécurité nucléaire. Le 28 mars 2022, en marge de la conférence d’examen de la CPPMN/A, la Belgique a organisé un side event sur l’exécution de l’INFCIRC 908, intitulé « Know your insiders ».

Du 5 au 7 mars 2024, l’AFCN et la NNSA ont organisé ensemble un deuxième symposium international à Bruxelles, auquel des pays de tous les continents ont participé. L'objectif était de sensibiliser et d'encourager encore davantage de pays à se joindre au groupe de pays travaillant activement sur la problématique des menaces internes ou « insider threats » (en 2019, la première édition du symposium avait réuni 52 pays ; pour cette deuxième édition, 65 pays s'étaient inscrits). Au cours des cinq années séparant les deux symposiums, les pays participants ont développé de nombreux exercices, formations et outils pratiques que chaque pays peut utiliser pour renforcer son régime de sécurité nucléaire. Lors de ce symposium, l'accent a été mis sur les nouvelles menaces et les changements à venir, tels que l'intelligence artificielle. De plus, la guerre en Ukraine et l'instabilité au Moyen-Orient exigent une vigilance accrue en matière de sécurité des installations nucléaires. Avec ce deuxième symposium, l'AFCN, la NNSA et leurs partenaires internationaux ont souhaité maintenir le sujet à l'ordre du jour et examiner comment la communauté internationale peut collaborer de manière optimale afin de sécuriser les matériaux nucléaires et radioactifs contre les menaces internes existantes et futures.

1.4.6. Sécurité des documents de voyage

En ce qui concerne la production et la personnalisation des passeports électroniques, la Belgique respecte les recommandations de l’OACI, telles que décrites dans le Doc 9303 « Machine Readable Travel Documents », édition 8, 2021, tout comme le règlement UE 2252/2004 (du 13 décembre 2004) établissant des normes pour les éléments de sécurité et les éléments biométriques intégrés dans les passeports et les documents de voyage délivrés par les États membres. Ce règlement UE est entré en vigueur par deux décisions d’exécution, C (2005)409 et C (2006)2909, obligeant les Etats membres à inclure dans la puce du passeport une photo faciale (à partir du 29 juin 2006) ainsi que deux empreintes digitales, de préférences les 2 index (à partir du 29 juin 2009). Le Code consulaire du 21 décembre 2013, par son chapitre 10, a rendu la législation belge en matière des passeports conforme aux recommandations de l’OACI mentionnées ci-dessus, ainsi qu’aux consignes UE. Dans le cadre de la lutte contre la fraude, ont également été inclus au chapitre 10 du code consulaire des articles (art. 62 et 63) permettant de refuser ou suspendre une demande de passeport. Par la loi du 10 août 2015, le Code consulaire a été modifié afin d’aussi permettre de retirer ou d’invalider des passeports déjà délivrés (ajout des art. 65/1 et 65/2), entre autres dans le cas où le titulaire présente manifestement un risque substantiel pour l'ordre public ou la sécurité publique. Par la loi du 3 juillet 2019, le Code consulaire a de nouveau été modifié en y insérant les articles 39/1, 39/2, 39/3 et 39/4 harmonisant les règles pour le refus, le retrait et l’invalidation des cartes d’identité émises par les postes consulaires à celles pour les passeports. En même temps, les articles permettant de refuser ou suspendre une demande de passeport ou

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d’invalider un passeport déjà délivré, entre autres dans le cas où le titulaire présente manifestement un risque ou une menace substantielle pour l’ordre public ou la sécurité publique, ont été restructurés, peaufinés et remplacés par les articles 62, 63, 65, 65/1 et 65/2.

Le Service Public Fédéral Affaires étrangères est responsable pour la délivrance des passeports, en Belgique et dans les postes consulaires belges, et des cartes d’identité par les postes consulaires, la délivrance de cartes d’identité en Belgique étant de la compétence du Service Public Fédéral Intérieur.

La mise en œuvre des recommandations de l’OACI et des consignes UE en matière de passeports s’est faite en deux étapes : • Le stockage d’une photo faciale du détenteur du passeport sur la puce du passeport se fait depuis novembre 2004. • L’enregistrement des empreintes digitales du détenteur du passeport dans la puce du passeport a été réalisé dans tous les postes consulaires en décembre 2012. En Belgique, toutes les communes sont équipées des appareils nécessaires depuis le 12 avril 2014 et tous les passeports délivrés sont biométriques et contiennent les empreintes digitales (de préférence les 2 index, et si tel n’est pas possible, un autre doigt de chaque main).

Le 31 octobre 2013, la Belgique est devenue membre du Répertoire des clés publiques (RCP) de l’OACI (ICAO Public Key Directory / PKD) et elle a déposé ses certificats CSCA (Country Signing Certificate Authority) au PKD en octobre 2015. Depuis lors, quand des nouveaux certificats sont émis, ils sont systématiquement téléchargés vers le PKD, permettant ainsi aux autres États-membres du PKD OACI de vérifier et authentifier les passeports belges.

Le SPF Affaires étrangères a aussi instauré deux systèmes de contrôle automatisés pour toutes les demandes de passeports : • Depuis décembre 2017: une demande de passeport est automatiquement bloquée lorsque le demandeur a fait l’objet d’au moins 2 pertes/vols de passeport dans les 5 dernières années; • Depuis mai 2018: à l’aide d’un logiciel de reconnaissance faciale la photo du demandeur de passeport est comparée à sa photo de carte d’identité et ses photos de passeport précédentes; si le logiciel constate trop peu ou pas de similitude entre les photos, la demande est automatiquement soumise pour décision au service Monitoring de la Direction Documents de voyage et d’identité.

Dans ces deux cas, le SPF Affaires étrangères procédera à une enquête et enverra, le cas échéant, le dossier au Ministère public pour enquête et éventuelle poursuite. Le SPF Affaires étrangères a aussi lancé le 7 février 2022 un nouveau modèle de passeport, combinant un design audacieux (la BD belge) à une sécurité renforcée : le nouveau passeport ne compte pas moins de 48 éléments de sécurité (le double du passeport précédent), souvent combinés entre eux et intégrés dans le nouveau design pour rendre le travail des faussaires le plus difficile possible. L’année 2023 a vu le projet Live Enrollment se concrétiser dans les administrations communales avec la mise à disposition de matériel destiné à capturer directement aux guichets la photo des demandeurs, sous la responsabilité d’un fonctionnaire compétent. Ce système, déjà opérationnel dans les postes consulaires depuis 2012, permet d’enregistrer simultanément toutes les données biométriques (photo, empreintes digitales et signature) d’une seule et même personne et de les lier indissociablement à l’identité de celle-ci. Si la substitution de photo ou le photo morphing (combinaison de deux photos à l’aide d’un logiciel d’édition permettant aux 2 personnes concernées de voyager sous couvert de la même photo)

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étaient possibles en scannant les photos, le Live Enrollment permet de remédier à ce problème entièrement, même si cela n’exclue pas la nécessité qu’un fonctionnaire procède au contrôle de l’identité du citoyen présent au guichet, en s’appuyant notamment sur les photos déjà enregistrées lors de demandes de documents antérieures. Le déploiement du Live Enrollment dans les communes a pris fin en 2024. La participation au projet, qui ne se faisait que sur base volontaire, a néanmoins, rassemblé dans un premier temps pas moins de 408 communes (plus de 70% des communes en Belgique) prêtes à participer ainsi activement à la délivrance de documents plus résistants à la fraude. Face à l’engouement suscité par le projet, d’autres communes ont voulu emboîter le pas aux premières participantes, ce qui a conduit à l’équipement, a posteriori, de 25 communes supplémentaires, soit 433 communes au total. Une première enquête auprès des communes participantes, réalisée par le SPF Affaires étrangères en début d’année 2024, avait permis de dégager les principaux freins à l’utilisation des équipements, essentiellement liés à la nécessité d’entreprendre des travaux pour pouvoir les intégrer. Une enquête sera menée en collaboration avec le SPF Intérieur au printemps 2025 afin de déterminer le taux d’utilisation du matériel livré aux communes.

Dans le cadre de sa démarche de conformité aux normes internationales, le SPF Affaires étrangères a mis en œuvre deux évolutions importantes du passeport belge, en ligne avec les recommandations de l’OACI. D’une part, une deuxième lettre a été ajoutée au type de document sur la page de données (VIZ2 et MRZ3) afin d’indiquer clairement le type de document (ordinaire, diplomatique, de service…), le but étant de faciliter l’identification du passeport dans les systèmes de contrôle automatisés et d’améliorer l’interopérabilité au niveau international. Cet ajout répond aux recommandations de l’OACI visant à standardiser et clarifier les données lisibles par machine (MRZ).4 D’autre part, l’OACI impose désormais l’usage exclusif du protocole PACE (Password Authenticated Connection Establishment), et par conséquent la suppression du BAC (Basic Access Control), comme mécanisme autorisé pour sécuriser l’accès aux données contenues dans la puce des passeports électroniques, avec une obligation de conformité d’ici janvier 2028.5 Le PACE, fondé sur une cryptographie plus avancée, offre une meilleure résistance aux attaques d’interception et garantit une authentification plus robuste lors de la lecture des données par les autorités compétentes. Les passeports belges comportant les deux protocoles de sécurité, il n’a fallu que supprimer le BAC. Par souci d’optimisation, les deux adaptations ont été implémentés simultanément par la société de personnalisation des passeports belges et la production des premiers passeports comprenant ces nouvelles spécificités a débuté le 1er avril 2025. En 2024, le SPF Affaires étrangères a attribué deux marchés publics destinés à l’amélioration du traitement des photos dans le cadre des demandes de passeports. Le premier concerne l’achat d’un nouveau système de reconnaissance faciale, car le dernier, implémenté en 2018, commençait à montrer ses limites. Il devenait dès lors nécessaire de faire évoluer le traitement des photos afin de réduire le nombre de « false hits ». En effet, en raison de la sensibilité de l’algorithme aux modifications faciales courantes et anodines, telles que le port de lunettes, le changement de coiffure ou encore le vieillissement, certaines photos parfaitement valides peuvent être faussement signalées comme suspectes. L’utilisation d’un logiciel de

2 VIZ: Visual Inspection Zone 3 MRZ: Machine Readable Zone 4 ICAO TRIP Symposium 2022 – Virtual Event Directory, section “MRZ 101”, p. 27. Disponible en ligne : TRIP2022-VirtualEventDirectory.pdf 5 OACI, Documents de voyage lisibles à la machine – Doc 9303, Partie 11 – Mécanismes de sécurité pour les DVLM, Huitième édition, 2021, p. 6. Disponible en ligne : Doc.9303.Partie.11.frA.pdf

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reconnaissance faciale de dernière génération permettra d’obtenir des résultats plus performants afin de lutter contre la fraude à l’identité. Le deuxième consiste à améliorer la qualité des photos qui seront analysés dans le cadre du contrôle de conformité aux critères de l’OACI. Les deux logiciels seront en principe implémentés dans le courant de l’année 2025.

1.4.6.1 Saisie d’informations sur des documents de voyage volés et perdus.

En Belgique, le rapportage de documents de voyages perdus et volés est organisé comme suit : • Les détenteurs d’un passeport ou document de voyage belge sont obligés de signaler tout vol à la police locale. Ces données sont enregistrées dans la banque de données nationale (BNG) de la police fédérale belge. • Les détenteurs d’un passeport ou document de voyage belge sont obligés de signaler tout vol et toute perte à l’administration locale. Ces données sont enregistrées dans la banque de données de passeports du Service Public Fédéral Affaires étrangères. • Tous les jours, par un processus automatisé, le Service Public Fédéral Affaires étrangères envoie à la police fédérale une liste des passeports et documents de voyage belges perdus et volés. La police fédérale transmet à son tour ces données à la base de données d’Interpol sur les documents de voyage volés et perdus (SLTD) et au Système d’information Schengen (SIS).

Par ailleurs, les détenteurs d’un passeport ou document de voyage belge peuvent signaler la perte ou le vol du document via DOC STOP, un service de helpdesk destinés aux particuliers et accessible 24h/24.

1.4.6.2 Informations aux autorités nationales sur la détection des documents de voyage falsifiés

L’Office Central pour la Répression des Faux (OCRF) de la police fédérale réalise et transmet des bulletins d’information à destination de tous les services concernés (police, services publics fédéraux) relatant des cas de fraude pertinents. Les services de police ont la possibilité de consulter à tout moment sur l’intranet police toutes les informations pertinentes et tous les liens utiles pour les aider dans la détection des faux documents.

1.4.6.3. Activités de sensibilisation envers les partenaires privés (compagnies aériennes)

L’OCRF ne diffuse pas d’information vers le privé. Les services de police des aéroports entretiennent des liens plus étroits et échangent diverses informations avec les partenaires privés (projet Octopus de l’aéroport de Zaventem, par exemple). Les compagnies sont averties des cas de faux recensés sur leurs vols. Ces informations sont moins détaillées que les info- bulletins intra-services étatiques.

Tous les emplois dans les aéroports côté « airside » sont soumis à une vérification de sécurité et nécessitent un avis positif fait par le BE NSA, précédant une décision à cet effet par la DG Transport aérien du SPF Mobilité.

1.4.6.4 Activités de coopération et d’assistance technique internationale

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L’OCRF est le point de contact national et international. L’OCRF est en charge de toutes les questions d’aide ou entraide relatives à la fraude documentaire. Pour y donner suite, l'OCRF peut être sollicité via les canaux officiels (Interpol ou SIENA - pour l'échange d'information policière) ou par contact direct via la boîte mail fonctionnelle.

1.4.7 Coopération juridique, y compris l’extradition

La Belgique dispose d’une loi sur les extraditions datant du 15 mars 1874. Le gouvernement belge peut également, en matière de terrorisme, accorder, le cas échéant, une extradition aux pays avec lesquels aucun traité n’a été conclu à condition que le pays en question n’exige pas de déclaration de réciprocité. Si tel était le cas, une extradition vers ce pays serait exclue. Cette législation n’a pas été modifiée récemment.

Accords multilatéraux

La Belgique est partie à la Convention de Budapest (2001, Conseil de l’Europe). Elle est, en outre, engagée dans la négociation d’une nouvelle convention d’entraide judiciaire au niveau des Nations-Unies. Cette négociation a été finalisée en décembre 2024. Ad Hoc Committee - Home (unodc.org)

Accords bilatéraux

Une convention bilatérale d’extradition avec la Chine du 31.10.2016 a été ratifiée par la Belgique le 03.12.2018 et est entrée en vigueur le 26 décembre 2020. Cet accord exclut les extraditions pour motifs politiques en son article 3. Ce même article étend l’interdiction d’extradition si l’Etat requis a de sérieuses raisons de croire que la demande d’extradition est présentée pour poursuivre ou punir la personne réclamée pour des considérations de race, sexe, religion, nationalité ou d’opinion politique, ou que l’extradition pourrait aggraver la situation de cette personne pour l’une de ces raisons.

Des accords bilatéraux d’entraide judiciaire en matière pénale et d’extradition ont été négociés avec l’Inde. L’accord d’entraide judiciaire a été signé le 16.09.2021. Celui concernant l’extradition n’a, à ce jour, pas encore pu être signé.

Des accords bilatéraux d’entraide judiciaire en matière pénale d’une part et d’extradition d’autre part ont pu être signés avec les EAU le 9.12.2021. Ces traités sont entrés en vigueur le 1er novembre 2022.

Il est à noter également que dans les nouveaux traités négociés, la notion de terrorisme est mentionnée dans les textes.

Dans les accords conclus avec l’Inde, par exemple, en matière d’extradition, un des « considérants » apparaissant dans le préambule indique :

“Recognizing that concrete steps are necessary to combat terrorism, economic and other crimes;”

Et en matière d’entraide judiciaire pénale :

“Desirous of further improving the effectiveness of the law enforcement authorities of both countries in combating crime, including terrorism, organized crime and economic offences, the investigation, prosecution and tracing, restraint or confiscation of funds meant for financing of

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crime, as also the proceeds and instruments of crime through cooperation and mutual legal assistance in criminal matters;”

En outre, dans les nouveaux traités bilatéraux d’extradition, l’article portant sur les causes de refus précise ce qui suit (extrait repris du traité avec l’Inde) :

“Extradition shall be refused if:

1. The Requested Party considers that the offence for which extradition is requested is a political offence. The following shall not be considered as political offence:

i) An offence which is not to be regarded as a political offence under any international convention to which both Parties are a party;

ii) Any offence for which both Parties have the obligation pursuant to an international multilateral convention to extradite the person sought or to submit the case to their competent authorities for decision as to prosecution;

iii) Any offence related to terrorism which under the domestic law of the Requested State is not regarded as a political offence;

iv) Murder or serious offence against the person of a Head of State or Head of Government or a member of their family.”

1.4.8. Protection des infrastructures énergétiques critiques contre les attaques terroristes

La loi du 1er juillet 2011 relative à la sécurité et la protection des infrastructures critiques a transposé en droit belge la Directive européenne du 8 décembre 2008 issue du programme européen pour la protection des infrastructures critiques (EPCIP). Le champ d'application de cette loi inclut le secteur de l'énergie qui se décompose en trois sous-secteurs: - l'électricité; - le gaz; - le pétrole.

En application de cette loi, l'autorité sectorielle compétente pour l'énergie (le ministre de l'Energie) est chargée d'identifier, en concertation avec le Centre de Crise National, les infrastructures critiques qui relève de son secteur. Le processus d'identification et de désignation est décrit par la loi.

La nouvelle loi NIS 2 (Cyber) voir point 1.4.3 et la loi screening (insider threat), complète l’arsenal juridique belge dans ce domaine.

La désignation de l'infrastructure comme critique a pour effet d'imposer à l'exploitant de désigner un point de contact pour la sécurité disponible 24h24, 7j/7 et d'élaborer et mettre en œuvre un plan de sécurité (tant des mesures physiques, organisationnelles que de cyber sécurité).

Au niveau de la coopération internationale, - L‘UE a prévu un blueprint sur les conditions de protection des infrastructures critiques : Infrastructures critiques (europa.eu) - des arrangements ont été conclus avec certains Etats membres de l'Union européenne pour identifier certaines infrastructures critiques européennes, c'est-à-dire des

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infrastructures susceptibles d'impacter significativement au moins deux Etats membres de l'Union européenne en cas d'arrêt ou de dysfonctionnement.

2. Stationnement des forces armées à l’étranger

2.1 Fournir des informations sur le stationnement de forces armées de votre État sur le territoire d’autres États participants en vertu d’accords librement négociés et conformément au droit international.

Pour la Belgique, le seul cas de stationnement était celui des Forces belges en Allemagne (FBA). Ces Forces étaient déployées avec l’accord librement négocié de la Nation-hôte. Leur retrait complet a été réalisé dans les délais (pour fin 2005). La situation des militaires belges travaillant dans des Etats-majors interalliés est régie par les accords :

1. Dans le cadre OTAN : a. « Convention entre les Etats Parties au Traité de l’Atlantique Nord sur le statut de leurs Forces » (SOFA OTAN) et l’Annexe, signées à LONDRES le 19 juin 1951 et approuvées par la loi du 09 janvier 1953. b. « Convention sur le statut de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, des représentants nationaux et du personnel international» signée à OTTAWA le 20 septembre 1951 et approuvée par la loi du 1er février 1955 ; c. «Protocole sur le statut des Quartiers Généraux militaires internationaux» signé à PARIS le 28 août 1952 et approuvé par la loi du 5 mars 1954 d. Le cas échéant, un accord avec l’Etat hôte sera également nécessaire pour déterminer le statut des forces.

Outre le stationnement auprès des différents états-majors de l’OTAN, des militaires belges participent également aux opérations de l’OTAN. Ces opérations sont déployées sur la base des mandats définis par le Conseil de l’Atlantique Nord. Leurs tâches et objectifs varient d'une opération à l'autre, selon la nature de l’opération et des défis spécifiques que celle-ci présente. Les opérations auxquelles la Belgique participe sont énumérées plus bas, sous « l’output opérationnel de la défense en 2025 ».

2. Dans le cadre de l’UE :

a. « Accord entre les États membres de l'Union européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de l'Union européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de l'Union européenne dans le cadre de la préparation et de l'exécution des missions visées à l'article 17, paragraphe 2, du traité sur l'Union européenne, y compris lors d'exercices, et du personnel militaire et civil des États membres mis à la disposition de l'Union européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE) », fait à Bruxelles le 17 novembre 2003 et approuvé par la loi du 24 septembre 2006 b. « Traité relatif au Corps Européen et au statut de son Quartier Général et Acte final », faits à Bruxelles le 22 novembre 2004 et approuvés par la loi du 19 juin 2008. Il est à noter que les entités fédérées de l’Etat belge (Communautés et Régions) ont aussi donné leur assentiment à ce traité. c. Le cas échéant, un accord avec l’Etat hôte sera également nécessaire pour déterminer le statut des forces.

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Outre le stationnement auprès des différents états-majors de l’UE, des militaires belges participent également aux opérations de l’UE. Ces opérations sont déployées sur la base des mandats définis par le Conseil de l’Union Européenne. Leurs tâches et objectifs varient d'une opération à l'autre, selon la nature de l’opération et des défis spécifiques que celle-ci présente. Les opérations auxquelles la Belgique participe sont énumérées plus bas, sous « l’output opérationnel de la défense en 2025 ».

3. Dans le cadre de l’ONU :

Les opérations de maintien de la paix de l'ONU sont déployées sur la base des mandats définis par le Conseil de sécurité de l'ONU. Leurs tâches varient d'une situation à l'autre, selon la nature du conflit et les défis spécifiques que celui-ci présente.

Les mandats que le Conseil de sécurité confie aux opérations de maintien de la paix reflètent également un certain nombre de tâches transversales, qui font normalement partie de leurs attributions, conformément aux résolutions ci-après du Conseil : • Résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité concernant les femmes, la paix et la sécurité;6 • Résolution 1612 (2005) du Conseil de sécurité concernant le sort des enfants en temps de conflit armé;7 • Résolution 1674 (2006) du Conseil de sécurité concernant la protection des civils dans les conflits armés.8

Pour de plus amples informations sur les tâches confiées aux opérations de maintien de la paix et les caractéristiques des opérations dites « traditionnelles » et « polyvalentes », on pourra se référer au document intitulé: Opérations de maintien de la paix de l'ONU : Principes et directives – « Doctrine Capstone » , Partie I, chapitre 2 (sections 2.3 et 2.4).9

L’output opérationnel de la Défense en 2023 (approuvé par le Conseil des Ministres le 18 novembre 2022) 10

Considérations générales

La guerre de la Russie contre l’Ukraine constitue la plus grave menace pour la sécurité euro- atlantique depuis des décennies et a fait voler en éclat la paix qui régnait en Europe. Elle a renforcé la nécessité de l’OTAN de veiller à ce que sa posture de dissuasion et de défense reste crédible et efficace. La préparation et les opérations dans le cadre de la défense collective au sein de l’Alliance sont donc actuellement une priorité. L’entrainement et la préparation de nos capacités militaires contribuent à la communication stratégique vers la Russie et en sont des éléments importants. La décision de l’OTAN de renforcer le flanc Est nécessitait – et nécessitera encore – des ressources importantes. La trajectoire de croissance budgétaire prévue dans le Plan STAR, ainsi que les moyens supplémentaires obtenus pour la Défense pour la période 2022-2024, au lendemain de l’agression militaire de la Russie, ont évidemment déjà entre autres pour objectif d’augmenter notre opérationnalité (Readiness).

6 https://docs.un.org/fr/S/RES/1325(2000) 7 https://docs.un.org/fr/S/RES/1612(2005) 8 https://docs.un.org/fr/S/RES/1674(2006) 9 https://www.un.org/fr/peacekeeping/documents/capstone_doctrine_fr.pdf 10 Aperçu actuel: https://mil.be/fr/page/apercu

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Mais il conviendra en effet également, dans le cadre qui est posé, de tenir compte de l’intention du gouvernement de porter les dépenses de défense à 2 % du PIB d’ici 2035, tout en traduisant les lignes de forces portées à travers le Plan STAR, lesquelles ont toutes été confirmées par le gouvernement. Le Sommet de l’OTAN de Madrid, en juin 2022 a constitué un moment charnière pour l’Alliance, notamment avec la révision de son concept stratégique. La Belgique s’est engagée aux côtés des Alliés à renforcer et moderniser la structure de forces de l’OTAN afin de répondre aux besoins actuels et futurs en termes de dissuasion et de défense. Dans ce cadre, le “Nouveau Modèle de Force” (New Force Model – NFM) a vocation à donner des moyens de défense à l’Alliance, compte tenu de la menace actuelle. Ce NFM implique des engagements que la Défense belge continuera à assumer. Notre pays devra donc faire preuve d’engagement politique tout en se préservant la possibilité de contribuer à d’autres missions multilatérales, bilatérales ou nationales à l’étranger et sur le territoire national. De surcroit, la Belgique continuera à jouer son rôle sur le terrain, avec toute l’expertise qu’on nous reconnaît. Il est en outre désormais important que l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN s’opère rapidement pour concrétiser dans les actes le nouveau cap stratégique lors du Sommet de Madrid. L’agression militaire de l’Ukraine n’a pas seulement conduit à une coopération politique et sécuritaire accrue au sein de l’OTAN, mais aussi au sein de l’UE et bien sûr entre l’OTAN et l’UE elle-même. L’importance du développement d’un pilier européen crédible au sein de l’OTAN et d’une autonomie stratégique européenne a en effet gagné en importance de manière significative de par la confrontation récente avec la violence de guerre sur le continent européen. La Défense belge continuera donc à s’engager pleinement dans des initiatives qui soutiennent cette approche européenne (voir chapitre 7 “L’Europe de la défense”). En parallèle, les missions de sécurité collective demeurent un autre point d’attention de la Défense. En effet, la guerre en Ukraine a également un impact important sur la sécurité alimentaire mondiale et nous confronte avec l’importance de la concurrence à l’échelle globale pour les ressources naturelles. C’est pourquoi les interventions dans le contexte de la sécurité collective doivent être davantage soutenues. Une participation continue est donc prévue tant pour les missions de sécurité collective de l’UE, de l’OTAN et des Nations unies, que pour la coopération bilatérale, les coalitions internationales, la protection des ressortissants belges à l’étranger et l’aide à la Nation. Enfin, la gestion des crises sécuritaires doit être organisée plus efficacement grâce à une approche intégrée renforcée, ainsi qu’à une action diplomatique et à la coopération au développement, pour faire face aux menaces à la sécurité telles que le terrorisme international, la piraterie, la traite d’être-humains et la criminalité internationale, notamment dans la périphérie sud de l’Europe. Ainsi, en ligne notamment avec les demandes formulées dans la résolution (985) de la Chambre des représentants visant à renforcer le partenariat entre la Coopération au développement et la Défense dans le cadre d’une approche globale, une coordination, une concertation et des synergies maximales seront recherchées avec d’autres départements.

Cadre de référence

La mise en œuvre du plan Opérations 2022, préalablement adopté par le gouvernement et présenté en Commission spéciale chargée du suivi des missions à l’étranger de la Chambre des représentants le 17 novembre 2021, se poursuit et fait régulièrement l’objet, au sein de la même commission, d’un état des lieux des missions militaires dans lesquelles la Défense est impliquée. Au niveau national, les opérations 2022 consistent bien sûr en des contributions permanentes de la Défense sur le territoire (police du ciel / alerte de réaction rapide, recherche et sauvetage, Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs – SEDEE, sécurité côtière, grands-brûlés, compagnie de protection nationale, SGRS, Cyber). Mais la Défense est également intervenue en appui de la Nation, notamment dans des maisons de repos, dans l’accueil des réfugiés (à Berlaar), en plus d’avoir poursuivi l’Opération Spring Guardian (OSG), laquelle prendra fin le 31 décembre 2022. La compagnie de protection sur le territoire national (PROTER) est opérationnelle depuis le 1er janvier 2022. Le Plan STAR prévoit par ailleurs d’établir un hub logistique (“Joint Support Hub”) dans le cadre de l’amélioration de la rapidité

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de projection de la Défense, de la soutenabilité, de la mobilité militaire et de la résilience du pays. Les capacités à caractère dual et les moyens déployés sur le territoire national depuis ce hub pourront aussi appuyer les services de secours en cas de besoin lors d’inondations ou autres catastrophes naturelles. Le cadre opérationnel général reste inchangé pour 2024. Tous les engagements déjà pris, en particulier en appui à la Nation, seront bien entendu poursuivis.

Orientations en matière d’opérations 2024

La Stratégie nationale de sécurité (SNS), la Strategic Foresight Analysis (SFA) et le Plan STAR font partie des documents de base pour l’adoption du plan opérationnel 2024 et du plan opérationnel pluriannuel (2023-2027). La Défense poursuivra le processus de planification opérationnelle basé sur les documents stratégiques, ainsi que sur les analyses de l’évolution de l’environnement sécuritaire changeant.

a) Aide à la Nation

L’aide à la Nation reste une priorité opérationnelle. La Défense est le “premier intervenant” sur le territoire national pour la défense de l’espace aérien avec le déploiement de l’alerte de réaction rapide (Quick Reaction Alert), pour la recherche et le sauvetage (Search & Rescue), pour la surveillance maritime et la sécurité de nos eaux territoriales et de la zone économique exclusive (Coastal Security), pour le déploiement du service de déminage (SEDEE), pour l’accueil au Centre des grands- brûlés de l’Hôpital militaire Reine Astrid et pour d’autres missions ponctuelles de soutien à notre société. En cas de crise sur le territoire national, les autorités civiles peuvent demander à la Défense de renforcer les moyens d’urgence disponibles. À cet effet, la Défense maintient une Compagnie PROTER (Protection Territoriale) prête en tant que capacité d’intervention rapide. La compagnie dispose d’un détachement de liaison dont la tâche est d’assurer, en coordination avec le Commandement militaire provincial, la connexion avec les autorités civiles et la Police. Les unités participant à ce rôle sont constituées a priori d’infanterie légère pour les premières réactions, mais peuvent être complétées rapidement, selon le besoin, par des moyens de soutien plus spécifiques. En cas de catastrophes naturelles, l’appui de la Défense sur le territoire national se verra attribuer la priorité nécessaire pour répondre aux besoins de la population. La Défense adoptera une attitude proactive afin de remplir pleinement son rôle social et sociétal. C’est dans ce cadre que le Plan STAR met l’accent sur la résilience de la Défense et de la société en général, par l’acquisition et le développement en priorité de capacités à caractère dual. Par définition, celles-ci peuvent être utilisées à la fois dans des opérations à l’étranger et en appui des capacités civiles, notamment dans le cyberespace, nouveau domaine d’action opérationnel. En effet, les missions de la Défense consistent aussi bien à aider la Nation et la société qu’à participer à des opérations de défense collective et de gestion de crise, ou à des opérations d’évacuation de ressortissants et bénéficiaires. S’agissant spécifiquement du cyberespace, l’analyse de prospective stratégique montre justement que la Belgique doit être capable d’être aussi bien résiliente qu’offensive face à une cyberattaque majeure contre les infrastructures critiques sur le territoire national. Enfin, nous devons nous préparer à contrer une campagne de désinformation majeure dans le cadre de la gestion hybride des conflits. Le Cyber Command – qui constituera les prémices de la Composante Cyber – a été lancé au mois d’octobre 2022 au sein du SGRS, afin d’analyser les menaces et de coordonner les éventuelles actions dans ce cadre.

b) Contributions aux efforts de l’UE et de l’OTAN

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En ce qui concerne le déploiement opérationnel dans le contexte de la défense collective et de la dissuasion, la guerre en Ukraine a fait que les contributions belges ont dû être complètement adaptées au cours de l’année écoulée. Cela continuera d’avoir un impact important sur les déploiements opérationnels prévus et planifiés en 2023. Plus précisément, dans le cadre des mesures d’assurance de l’OTAN, la Défense continuera de participer à des déploiements dans la partie orientale de l’Alliance, tels que le groupement tactique renforcé de présence avancée (enhanced Forward Presence – eFP) en Lituanie, le groupement tactique de présence avancée (Battle Group Foward Presence – BG FP) en Roumanie et la mission de police aérienne de la Baltique (Baltic Air Policing – BAP) en Lituanie. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les pays de l’OTAN ont également décidé de mettre en œuvre des activités de vigilance renforcées (enhanced Vigilance Activities - eVA). Ces eVA comprennent des opérations aériennes supplémentaires au-dessus des territoires des pays membres de l’Alliance afin de renforcer la présence de celle-ci sur son flanc Est. En fonction de l’évolution de la situation sécuritaire, la Défense prévoit de continuer à déployer du personnel en 2023 pour soutenir la poursuite de ces eVA. Dans le contexte de l’appui à l’Ukraine, nous nous impliquons dans le développement et la conception d’une mission de soutien militaire européen (European Military Assistance Mission – EUMAM), qui se concentrera sur la formation et la préparation des forces ukrainiennes en dehors de la zone de conflit. La Belgique contribuera effectivement à cette mission d’appui. (Voir pour cela le point “Agir” du chapitre 7 “L’Europe de la défense”.). Dans le cadre des mesures d’adaptation, implémentées par l’OTAN depuis 2014, la Défense confirme ses engagements antérieurs dans le cadre du concept de forces de réaction renforcées de l’OTAN (NATO Response Force – NRF). La Belgique apportera également une nouvelle contribution à l’augmentation convenue de l’opérationnalité des capacités existantes, comme prévu dans l’Initiative OTAN de préparation (NATO Readiness Initiative – NRI), et suivra de près l’évolution du nouveau modèle de force (New Force Model – NFM) de l’OTAN dans les mois à venir. Par ailleurs, la participation de la Belgique aux missions les plus importantes de l’UE se poursuivra en 2023 (EUTM Mali, EUTM RCA, EUTM MOZ et EU NAVFOR).

c) Zones géographiques de déploiement

Sur la base de l’analyse actuelle de l’environnement sécuritaire, la lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme international continuera d’être un défi pour la sécurité collective en 2023. Les théâtres opérationnels principaux dans ce cadre-là se situeront dans les années à venir dans le soi-disant anneau d’instabilité autour de l’Europe, avec une éventuelle participation belge aux opérations de gestion de crise en Méditerranée, au Sahel et plus largement en Afrique de l’Ouest, y compris dans le golfe de Guinée, ainsi qu’au Moyen-Orient. En Méditerranée, à côté de la contrebande illégale et du transport d’armes à l’appui des activités terroristes, la traite d’êtres-humains reste la principale source d’instabilité et d’insécurité. La Défense continuera de participer aux opérations et aux activités militaires visant à freiner ces flux ou à limiter leurs conséquences qui déstabilisent notre société. Dans le Sahel, la Défense contribuera à une approche globale belge qui, tout en respectant les principes de “do no harm” et de non-ingérence, vise une évolution positive et durable dans la région, notamment en termes de développement. En outre, une attention particulière sera accordée à la prévention des retombées des conflits au Sahel sur les États côtiers du golfe de Guinée. La participation aux opérations multilatérales dans le cadre des Nations unies ou de l’UE dans la région se poursuivra donc, de même que la coopération bilatérale en cours avec principalement le Niger et le Bénin. La région des Grands Lacs demeure une autre région d’attention pour la Belgique. Les initiatives en

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cours dans le cadre du renforcement du partenariat bilatéral avec la République démocratique du Congo seront poursuivies, en mettant particulièrement l’accent sur les activités d’appui aux processus tels que le désarmement, la démobilisation et la réintégration (Disarmement, Demobilization and Reintegration – DDR); la réforme du secteur de sécurité (Security Sector Reform – SSR); et le renforcement des capacités de défense et des capacités de sécurité se rapportant à la défense (Defence & Security Related Capacity Building – DCB

Enfin, au Moyen-Orient, la menace posée par DAESH n’a toujours pas disparu et le terreau de l’extrémisme violent est encore présent. Pour des raisons claires et en fonction des besoins exprimés par la coalition internationale contre DAESH et les autorités irakiennes, la Défense continuera de contribuer aux différents piliers de cette campagne en 2023, ainsi qu’à d’autres initiatives multilatérales visant à stabiliser la région. d) Protection des ressortissants et des intérêts belges En ce qui concerne le soutien au Service public fédéral des Affaires étrangères, la Défense continuera à assurer la sécurité de nos ambassades, avec des déploiements optimisés afin de tenir compte des contraintes de personnel au niveau du détachement d’agents de sécurité (DAS) qualifiés. En outre, la Défense doit être prête en toutes circonstances à fournir une assistance aux ressortissants belges et aux bénéficiaires à l’étranger. Le Service public fédéral des Affaires étrangères est responsable et compétent au nom du gouvernement pour organiser cette assistance. Afin de pouvoir mener à bien ces opérations nationales d’intervention, la Défense maintient prêt en permanence un détachement d’intervention, y compris du matériel de transport aérien. A ce propos, la région des Grands Lacs reste effectivement une région prioritaire pour la protection de nos compatriotes et de ceux des pays partenaires. La préparation aux opérations d’évacuation des ressortissants et des ayants droit (non-combattant evacuation operations – NEO) sera maintenue et encore adaptée au nouvel avion A400M en 2023.

d) Contribution à l’aide humanitaire urgente

Dans le domaine de l’aide d’urgence internationale, B-FAST a été particulièrement actif au cours des deux dernières années, mais avec – il est vrai – seulement un nombre limité d’expéditions opérationnelles de ses propres équipes. Cependant, B-FAST a fréquemment apporté son soutien en réponse à des demandes d’assistance adressées soit directement à la Belgique, soit par l’intermédiaire du Mécanisme européen de protection civile (Union Civil Protection Mechanism – UCPM). Cela s’est traduit par l’envoi de médicaments, d’équipements médicaux et humanitaires, l’organisation d’évacuations médicales dans le cadre de la guerre en Ukraine ou encore le déploiement d’équipes médicales dans le contexte de la crise sanitaire.

Sur la base d’une analyse du fonctionnement de B-FAST, la Défense contribuera aux efforts du gouvernement pour développer un instrument opérationnel renouvelé et renforcé pour l’aide humanitaire d’urgence en 2023. À cette fin, la base juridique de B- FAST sera adaptée en 2023 pour optimiser le fonctionnement du service et tenir compte des synergies possibles, tant au niveau national qu’européen.

e) Entrainement et préparation des capacités opérationnelles

La formation, l’entraînement et la préparation des capacités opérationnelles sont les conditions indispensables pour permettre une intervention de la Défense, le cas échéant. On ne saurait trop insister sur l’importance cruciale de cette formation et entraînement. Compte tenu de l’évolution du contexte sécuritaire, en particulier en Europe avec la guerre en Ukraine, le personnel devrait être progressivement et suffisamment préparé pour faire face, avec une sécurité maximale, aux situations de plus en plus complexes et aux risques

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toujours croissants qui pourraient être rencontrés lors d’opérations futures. À côté de l’aspect qualitatif de la formation, l’augmentation du recrutement prévue dans les Plans POP et STAR, mais aussi fixé dans la loi de programmation militaire, s’accompagnera d’une augmentation quantitative de la formation annuelle. Il est généralement inefficace ou très difficile de dispenser une formation dans des scénarios de “haute intensité” avec des ressources purement nationales. Par conséquent, la planification des activités de formation et d’entraînement se concentrera autant que possible sur les opportunités multinationales et bilatérales ancrées avec des partenaires opérationnels privilégiés. Cette approche contribuera également au maintien et au renforcement de notre interopérabilité. L’analyse de la participation aux exercices internationaux suivra la liste de priorités suivantes comme ligne directrice générale: coopération internationale dans un contexte UE et OTAN; coopération internationale dans le cadre du BENELUX/BENESAM; coopération (entre autres) avec la France, l’Allemagne, le Danemark, la Grande-Bretagne et les États- Unis.

Prise de décision et responsabilité démocratique du déploiement

Lors de la planification d’opérations militaires susceptibles d’avoir lieu dans des zones peuplées, la Défense continue de tenir compte de l’impact sur les civils et les biens de caractère civil, sur la base des informations disponibles au moment d’une opération conformément à la résolution (1222) de la Chambre des représentants, sur la protection des civils contre l’utilisation d’armes explosives ayant un large éventail d’impacts dans les zones peuplées, ainsi qu’à la Political Declaration on strengthening the protection of civilians from the humanitarian consequences arising from the use of explosive weapons in populated area (EWIPA) qui a été adoptée à Dublin, le 18 novembre 2022. La Belgique participe également à la mise en oeuvre de cette déclaration politique, en participant, entre autres, aux réunions entre Etats signataires visant à analyser la mise en oeuvre pratique de la déclaration. Le dossier opérationnel 2023 a fait l’objet d’une présentation à la Chambre des représentants. Les résultats opérationnels de la Défense, y compris les enseignements tirés, continueront de faire l’objet d’un suivi systématique par l’intermédiaire de la Commission spéciale chargée du suivi des missions à l’étranger de la Chambre des représentants. La question de la transparence à l’égard de la Chambre des représentants est plus largement évoquée dans la note de politique générale Défense, victimes de guerre et victimes à la suite d’actes de terrorisme (Voir: Doc 55 2934/020 (2022/2023): le point n°11 dédié à la transparence, présentée le 30 octobre 2022 à la Chambre des Réprésentants de la Belgique.

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3. Mise en œuvre des autres engagements internationaux relatifs au Code de conduite

3.1 Indiquer comment votre État veille à ce que les engagements en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de mesures de confiance et de sécurité en tant qu’éléments de la sécurité indivisible sont exécutés de bonne foi.

3.1.1. La Belgique a adopté plusieurs lois et règlements dans le domaine du contrôle des armements et du désarmement. • Une série de lois de ratification et de mise en œuvre relative au Traité sur la Non- prolifération, le Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires, la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques, la Convention sur les Armes Biologiques ou à Toxines, la Convention sur l’Interdiction des Mines Antipersonnel, la Convention sur les Armes à Sous-Munitions, la Convention sur Certaines Armes Classiques (protocoles I à V) et le Protocole de l’ONU contre la Fabrication et le Trafic Illicites d'Armes à Feu, de leurs Pièces, Eléments et Munitions. • La Loi du 8 juin 2006 réglant les activités économiques et individuelles avec des armes. Cette loi règle également la détention d’armes au niveau national, la production et la commercialisation, le transit interne et les activités de courtage. La loi inclut une liste d’armes prohibées tant pour les acteurs étatiques que non étatiques, telles que les mines antipersonnel et pièges ou dispositifs de même nature, les sous-munitions, et les armes laser aveuglantes. • Une série de lois et règlements relatifs au contrôle de l’exportation d’armes conventionnelles et technologie afférente, conforme à la législation UE concernant le commerce de produits liés à la défense dans l’UE (Directive 2009/43/CE du 6 mai 2009) ainsi qu’en dehors de l’Union (Position Commune 2008/944/PESC du 8 décembre 2008) et au Traité sur le Commerce des Armes, ratifié par la Belgique le 3 juin 2014 et entré en vigueur le 24 décembre 2014. Le certificat d’utilisation finale (CUF) contient une clause de non-réexportation, selon laquelle l’acheteur de l’équipement est lié par l’obligation de non-réexportation du matériel sans l’autorisation préalable des autorités compétentes en Belgique. Les signatures de ces certificats d’utilisation finale doivent être légalisées et authentifiées par les missions diplomatiques belges dans les pays de destination ou d’usage final. Le cas échéant, les autorités compétentes peuvent aussi demander un certificat de vérification de livraison des biens à l’utilisateur final autorisé ou des garanties additionnelles. • Un registre central des armes a été mis en place par un Arrêté royal en date du 8 avril 1989 et développé par l’Arrêté royal du 20 septembre 1991 modifié par l’Arrêté royal du 10 octobre 2010. Ce registre constitue une banque de données sur les armes à feu présentes en Belgique. Ce service est à la disposition de la police et autres institutions gouvernementales.

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3.1.2. L’accord de coalition fédérale mentionne dans le paragraphe Paix et Sécurité Internationale : « En outre, nous poursuivons notre engagement en faveur du désarmement et de la non-prolifération dans un cadre réaliste de solidarité avec nos alliés et sans mettre en péril notre propre résilience. La Belgique conserve donc sa longue tradition de défense des traités et accords internationaux sur le désarmement et la non-prolifération et soutient ainsi le dialogue international à cet égard. Nous préconisons un retour à des traités de contrôle des armements mutuellement vérifiables. Le Traité de non-prolifération reste la pierre angulaire de notre politique de désarmement nucléaire. »11 La politique de la Belgique en matière de désarmement nucléaire et de non-prolifération fait intégralement partie de sa politique générale en matière de sécurité internationale et est également en ligne avec les objectifs du Traité sur la Non-Prolifération (TNP), c.-à-d. la non- prolifération d’armes nucléaires et la coopération internationale dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. La Belgique est partie aux principaux traités internationaux en matière de non-prolifération et de désarmement : • Convention sur les armes biologiques ou à toxines; • Convention sur les armes à sous-munitions (Convention d’Oslo); • Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, et ses protocoles (I, II amendé; III, IV,V); • Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'usage des armes chimiques et sur leur destruction; • Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (Convention d’Ottawa); • Traité sur la non-prolifération; • Traité d’interdiction complète des essais nucléaires; • Protocole de l’ONU contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions; • Traité sur le Commerce des Armes qui est entré en vigueur le 24/12/2014. La Belgique l’a signé le 3/06/2013 et ratifié le 3/06/2014. Enfin, la Belgique est également membre de et/ou participe à et/ou met en œuvre les accords et groupes informels suivants : • Le groupe d’Australie; • Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive; • Code de conduite de la Haye contre la prolifération des missiles balistiques; • Groupe des fournisseurs nucléaires; • Initiative de sécurité contre la prolifération; • Régime de contrôle de la technologie des missiles; • Programme d’action de l’ONU sur le commerce illicite des armes légères; • Résolution 1540 du Conseil de sécurité; • Arrangement de Wassenaar; • Comité Zangger.

11 Accord-de-majorité-ARIZONA-FR-DEFINITIVE.pdf

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3.1.3. Le gouvernement belge se charge de toutes les obligations de mise en œuvre, de rapportage et des mesures de transparence relatives à ces traités, arrangements et organisations. 3.1.4. Le Ministère de la Défense s’implique activement dans le suivi et l’exécution des traités de contrôle de l’armement. Pour ce faire, une section de gestion spécialisée en la matière existe au niveau de l’Etat-major, une unité spécialisée prend en charge l’exécution des aspects pratiques liés à l’application des traités de désarmement.

3.2 Indiquer comment votre État poursuit dans la voie de la maîtrise des armements, du désarmement et des mesures de confiance et de sécurité en vue de renforcer la sécurité et la stabilité dans l’espace de l’OSCE.

La Belgique y contribue par son adhésion aux organisations internationales, son adhésion à des traités, sa participation à différents groupes de travail et sa participation aux mesures de transparence liées. La sécurité de la Belgique est liée à celle de la zone européenne et euro-atlantique au sens plus large. A cet égard, la Belgique contribue à la sécurité via une approche multilatérale, en mettant l’accent sur la prévention de conflits dans la zone OSCE, basée sur le respect du droit international, du droit international humanitaire et des droits humains. En vue d’adresser les menaces potentielles à la sécurité internationale, la Belgique plaide pour une utilisation de tous les outils politiques disponibles (diplomatie, coopération économique, politique de voisinage, coopération au développement, gestion de crises civile et militaire).

L’Agence BENELUX de Vérification de l’armement (BENELUX Arms Control Agency (BACA) a, durant 2024, effectué les inspections/évaluations suivantes :

1. Activities with Belgium as lead-nation.

a) Vienna Document inspections and evaluation from Belgium

Mission Timeframe BE Participants Austria (I) 17-21 Jun 2024 02 Kazachstan (I) 24-28 Jun 2024 02 Malta (E) 16-19 Dec 2024 02

b) Vienna Document inspection to Belgium

Mission Timeframe BE Participants Sweden 16-19 Jan 2024 04

c) Organized a VTA/VTMF in Belgium

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Mission Timeframe BE Participants VTA/VTMF 22-28 Sep 2024 15

d) CFE Activity from Belgium

Mission Timeframe BE Participants CFE training mission from 18-22 Nov 2024 06 France to Benelux

e) Open Skies

Mission Timeframe BE Participants Training mission with Czech 01-05 Apr 2024 04 Republic and Slovakia to Hungary Training mission from 04-08 Nov 2024 04 Germany to Benelux

f) Courses

Course Timeframe BE Participants An International Arms 19 Feb -01 Mar 2024 The course director 01 + 03 Recognition Course in instructors (two of whom are RIJSWIJK (NETHERLANDS). outside BACA) are Belgian.

03 military personnel

2. Belgian participation in activities organised by other nations.

a) Vienna Document inspections and evaluation

Belgian Guest Inspector Timeframe BE Participants with a Greek team to Bosnia- 07-12 Apr 2024 01 Kazakhstan (I)

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with a Dutch team to Serbia 15-19 Apr 2024 01 (I) with a US team to Moldova 15-19 Apr 2024 01 (I) with a Romanian team to 22-26 Apr 2024 01 Spain (training mission) (I) with a Dutch team to Cyprus 09-12 Jul 2024 01 (I) with a Romanian team to 29 Jul -01 Aug 2024 01 Italy (training mission) (I) with a US team to Bosnia - 29 Sep -04 Oct 2024 01 Herzegovina (E) with a German team to 21-25 Oct 2024 01 Moldova (E) with a French team to 04-08 Nov 2024 01 Georgia (I)

b) Participation in an observation of military activities

Mission Timeframe BE Participants Poland - Dragon 24 11-14 Mar 2024 02 Estonia – Spring Storm 24 12-19 May 2024 01

c) Participation in a VTA/VTMF

Mission Timeframe BE Participants Sweden 10-13 Sep 2024 01 Portugal 14-18 Oct 2024 01

d) CFE activities

Belgian Guest Inspector Timeframe BE Participants CFE training mission in 05-09 Feb 2024 01 Czech Republic

e) Open Skies activities

Belgian Guest Inspector Timeframe BE Participants

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with Spain, Portugal an 13-17 May 2024 03 Romania over Bosnia- Herzegovina

f) Dayton IV

Belgian Guest evaluator Timeframe BE Participants Attached to a Serbian escort 16-21 Jun 2024 01 team with an incoming inspection from Croatia to Serbia

g) Courses

Course Timeframe Participants The JACIG Open Skies 03-08 Mar 2024 01 Course Open Skies Vantage Point 17-22 Mar 2024 01 instructor + 02 course in Italy Russian executive training 25-29 Mar 2024 01 course Ermelo (NL) Arms control orientation 07-12 Apr 2024 01 instructor course NSO(DE) Information Exchange 01-06 Sep 01 instructor + 01 Course from OSCE Vienna The CFE Course given by 02-13 Sep 2024 02 BwVC at Geilenkirchen Open Skies Vantage Point 20-25 Oct 2024 01 course in Poland The VD Course given by 04-15 Nov 2024 02 BwVC at Geilenkirchen Open Skies course BwVC 18-29 Nov 2024 01 instructor + 02 Geilenkirchen Multinational Russian 25-29 Nov 2024 02 Language Training (MRLT) in Lille (FR) The Open Skies Course in 09-13 Dec 2024 01 instructor + 01 NSO Three three-week 'intensive 30 Sep 18 Oct 2024(Georgia) 01 Russian' training sessions 10-30 Nov 2024 (Moldova) 01-23 Dec 2024 (Estonia)

h) Other

Other Timeframe MSAG meeting NY USA (01 23-25 Apr 2024 particpant)

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Section II : éléments intraétatiques

1. Processus national de planification et de décision

1.1. Quel est le processus national de planification et de décision suivi pour déterminer/approuver le dispositif militaire et les dépenses de défense dans votre État ?

1.1.1. Le dispositif militaire En début de législature, le Gouvernement fédéral définit sa politique générale pour les quatre années à venir et décide des grandes lignes politiques et budgétaires du Pays. Celles-ci sont consignées en un accord gouvernemental et une déclaration de politique générale soumis au Parlement. Une fois la confiance du Parlement acquise par vote, ces engagements sont traduits et développés au sein de chacun des départements ministériels concernés. En ce qui concerne la Défense, de grands changements de politique et/ou de doctrine ne sont à observer que lors de profondes mutations dans les relations internationales et dans l’environnement de sécurité. Dans de telles circonstances et dans la prolongation de la déclaration gouvernementale, un nouveau document reprenant la politique et la doctrine de défense de la Belgique est établi sous la responsabilité du Ministre de la Défense et soumis à l'approbation du Gouvernement. Les objectifs à atteindre tant en matière d'effectifs que de capacités à acquérir ou à maintenir y sont adaptés en conséquence de même que les missions, tâches et structures qui en découlent. L' "Objectif d'Investissement pour la Défense et la Sécurité" qui y est formulé intègre les acquisitions en programmes d'armement majeurs identifiés ainsi que leur période de réalisation avec les prévisions en matière de budget, de personnel et d'infrastructure. En outre, le plan STAR 2022, vise un effort de 1.55 % du PIB pour 2030 ainsi qu'une campagne de recrutement intensifiée, autant pour le personnel civil (+ 480/an) que militaire (+2800/an). A posteriori, le Parlement, en particulier par la voie de la Commission de la Défense nationale, évalue l’exécution de cette politique et si nécessaire formule des recommandations en vue de son adaptation. La Chambre des Représentants vote annuellement le contingent de l’armée (Article 183 de la Constitution).

1.1.2. Les dépenses militaires Chaque année, sur la base de l' "Objectif d'Investissement" mentionné ci-dessus, un "Plan d’investissement pour la Défense et la Sécurité" est établi par l’Etat-major de Défense. Il reprend

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les prévisions de rééquipement ajustées pour cinq ans sur la base des perspectives budgétaires du moment. Ce plan est alors proposé par le Chef de la Défense au Ministre de la Défense qui, à son tour, le soumet au Gouvernement. Après que celui-ci en ait approuvé la (les) tranche(s) annuelle(s), un projet de budget est alors établi pour une année budgétaire. Il constitue l'expression budgétaire de la tranche relative au rééquipement, complétée par les prévisions budgétaires concernant le personnel, l'infrastructure et le fonctionnement. Il est présenté au Gouvernement pour approbation et ensuite soumis au Parlement qui accorde les crédits nécessaires à la réalisation des objectifs décrits dans la note de politique générale du Ministre de la Défense. Annuellement, la Chambre des Représentants procède au vote du budget annuel de Défense accompagné d’une note de politique générale (Article 174 de la Constitution). Le plan d’investissement faisant l’objet d’un rapport économique, peut être adapté sur base des conclusions de ce rapport. Remarque : Pour les deux aspects du processus de planification évoqués ci-devant, le Ministre, dans l’exercice de sa fonction, se fait conseiller et assister par le Conseil Supérieur de la Défense. Ce Conseil est présidé par le Ministre de la Défense et regroupe les Directeurs du secrétariat du Ministre et de la cellule Défense, le Chef de la Défense ("Chief of Defence" ou CHOD en abrégé), le Chef du Secrétariat administratif et technique et des conseillers ou autorités désignées par le Ministre parmi les Sous-chefs d’Etat-major (ACOS) et les Directeurs Généraux (DG). 2018 déterminant la structure Les compétences en la matière sont fixées par l'article 5 de l’arrêté royal du 2 décembre générale du Ministère de la Défense et fixant les attributions de certaines autorités tel que modifié, par l’arrêté royal du 29 novembre 2019.

1.2. Comment votre État veille-t-il à ce que ses capacités militaires tiennent compte des préoccupations légitimes d’autres États en matière de sécurité ainsi que de la nécessité de contribuer à la sécurité et à la stabilité internationales ? La prévention des conflits, le maintien et la consolidation de la paix sont des éléments essentiels de la politique belge en matière de paix et de sécurité. La Belgique a le désir de vivre en paix avec tous les peuples et tous les gouvernements. Notre politique de sécurité est également menée dans le cadre de la Politique extérieure et de Sécurité Commune de l’Union européenne. En tant que membre de l’Alliance atlantique, la Belgique souscrit aux engagements de défense collective du Traité de Washington. Plus largement, la Belgique mène une politique extérieure en conformité avec ses engagements internationaux, notamment dans le cadre de l’ONU et de l’OSCE. Sur le plan international, nous continuons à jouer un rôle de précurseur dans la mise en œuvre de la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel. Nous avons fourni une contribution importante à la mise sur pied d’un nouveau traité en matière de sous-munitions. Nous soutenons la lutte contre le trafic illégal des armes et nous encourageons l’avènement d’une convention internationale sur le commerce des armes.

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Dans le cadre de ses engagements à l’OSCE, la Belgique adhère aux trois instruments portant sur le régime des mesures de confiance et de sécurité en Europe (Traité sur les Forces Conventionnelles en Europe, Document de Vienne de 1999 des négociations sur les mesures de confiance et de sécurité, et Traité Ciel ouvert).

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2. Structures et processus existants

2.1 Quelles sont les procédures établies constitutionnellement pour assurer un contrôle politique démocratique des forces militaires, paramilitaires et de sécurité intérieure, des services de renseignements et de la police ?

2.1.1. Les Forces armées belges Les Forces Armées belges font l’objet de contrôle externe à la Défense, par la voie du Pouvoir Exécutif, du Pouvoir Législatif et du Pouvoir Judiciaire. En ce qui concerne le Pouvoir Exécutif, il est exercé par le Chef de l’Etat, le Gouvernement et le Ministre de la Défense. Le Roi, en vertu de la Constitution belge, commande les Forces Armées dans le cadre des limites fixées par la Constitution et sous réserve expresse de la responsabilité ministérielle. En pratique, c’est le Ministre de la Défense qui mène la politique fixée en matière de Défense. Toute décision importante est prise par le Conseil des Ministres. En début de législature, le Gouvernement fédéral définit sa politique générale pour les quatre années à venir. Celle-ci est consignée en un accord gouvernemental et une déclaration de politique générale soumis à l’approbation du Parlement. Le Pouvoir Législatif est exercé conjointement par le Chef de l’Etat, la Chambre des Représentants et le Sénat. Le pouvoir législatif exerce des contrôles tel que l’élaboration du budget et de son utilisation. Les actes posés par le Gouvernement sont soumis à une analyse de la Commission de la Défense nationale de la Chambre des représentants. Par ailleurs, le Ministre de la Défense répond aux demandes d’explications ou de renseignements ; aux questions et interpellations parlementaires. Le Pouvoir Judiciaire appartient aux cours et tribunaux tant judiciaires qu’administratifs. Les juges ne sont en rien soumis à l’autorité du Parlement ni du Gouvernement lorsqu’ils sont appelés à rendre la justice. Les juridictions judiciaires sont chargées de résoudre les litiges civils impliquant la Défense et d’infliger des peines aux militaires ayant commis des infractions pénales.

2.1.2. Le Service Général du Renseignement et de la Sécurité de la Défense Les missions du Service Général du Renseignement et de la Sécurité de la Défense ainsi que le cadre dans lequel ces missions peuvent être exécutées sont régis par la loi organique des services de renseignement et de sécurité du 30 novembre 1998. Le contrôle du Service général du renseignement et de la sécurité par le Comité permanent de contrôle des services de renseignement et de sécurité est régi, principalement, par la loi organique du 18 juillet 1991.

2.1.3 La Police Fédérale La Police Fédérale est placée sous la tutelle du Ministre de l’Intérieur et du Ministre de la Justice. Les missions de police administrative sont exécutées sous la responsabilité des autorités

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administratives: les bourgmestres, les gouverneurs de province et le Ministre de l’Intérieur. Les missions de la police judiciaire tombent sous la responsabilité des procureurs du Roi, du Parquet fédéral, du Collège des procureurs généraux et, finalement, du Ministre de la Justice. Les missions de la police consistent à contribuer à la sécurité et à la qualité de vie au sein de la société. Les accords Octopus du 23 mai 1998 reposent sur l’idée selon laquelle le service fourni par la Police (Fédérale et Locale) doit avant tout s’adresser à la population. Des procédures de fonctionnement intégré: Soumis à l’approbation des autorités de tutelle et présenté au Parlement ainsi qu’à la population, un plan national de sécurité expose les lignes directrices des missions de police et fixe les priorités à retenir (en termes d’objectifs et de projets stratégiques). Ce plan national de sécurité sert de fil conducteur à la rédaction et à l’exécution des plans zonaux de sécurité. Au niveau fédéral, le Conseil fédéral de police permet aux autorités de police administrative et judiciaire de jouer un rôle majeur dans l’élaboration du plan national de sécurité et dans le suivi de son exécution. Il procède à une évaluation du fonctionnement et de l’organisation générale des services de police sur base du rapport annuel que lui adresse l’Inspection générale. Pour la préparation de ses avis, le Conseil fédéral de police peut confier des missions ponctuelles à l'Inspection générale de la Police Locale et Fédérale pour autant que le Ministre de l'Intérieur ou le Ministre de la Justice, chacun dans le cadre de ses compétences respectives, ait préalablement marqué son accord à cet effet. Au niveau local, les bourgmestres restent responsables de la police administrative de leur commune. Ils se concertent pour son application cohérente si une zone locale de police couvre plusieurs communes belges. Ils exercent cette responsabilité en donnant les directives au chef de corps de la Police Locale. Aux fins de déterminer d’une façon cohérente, efficiente et intégrée la politique et les activités de police à mener, des conseils de police assistent les autorités locales de police. Dans les zones de police monocommunales, le Conseil de police correspond au conseil communal. Dans les zones pluri-communales, les compétences du conseil communal en matière d'organisation et de gestion du corps de police local sont exercées par le Conseil de police. Le Conseil de police est constitué, de manière proportionnelle, des membres des conseils communaux des différentes communes, cela sur la base des chiffres de population de chaque commune. Une remarque importante doit également être faite: chaque représentant d’une commune de la zone dispose d’un nombre de voix proportionnel à la dotation policière minimale que la commune a investie dans la zone. Les voix des conseillers n’ont dès lors pas le même poids. Rappelons enfin que le Gouverneur de Province a pour tâche de veiller à une bonne collaboration entre les services de police et entre les zones de police dans la province. Il exerce une tutelle administrative spécifique sur la Police Locale c'est-à-dire qu'il vérifie si les normes imposées par le Fédéral sont respectées par les autorités locales. Dans le cadre de cette mission, il exerce une tutelle spécifique sur le budget, les comptes et sur le cadre du personnel des zones de police de sa Province. Il intervient également en ce qui concerne la tutelle administrative générale sur les administrations locales.

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2.2. Comment l’application de ces procédures est-elle assurée et quelles sont les autorités/institutions établies constitutionnellement qui sont chargées d’appliquer ces procédures ?

.1. La Défense Une part importante du travail parlementaire se fait en commission. Les commissions se chargent en grande partie du travail législatif préparatoire et du contrôle du gouvernement. Dans le cadre spécifique du suivi parlementaire des activités de la Défense, les commissions suivantes sont concernées :

A la Chambre des Représentants 1. La Commission de la Défense nationale qui traite (liste non exhaustive) du budget, de la législation relative aux Forces armées, du statut du personnel, de l’utilisation des langues, de la fixation du contingent, de la loi sur les armes (interdiction de certains systèmes d’armes), … ; 2. La Commission des achats militaires qui dispose d'un droit de contrôle lors de procédures d'acquisition du ministère de la Défense, et plus particulièrement concernant les acquisitions de matériel. Elle exerce ce droit de contrôle en vertu des dispositions fixées dans un protocole administratif conclu le 15 septembre 1997 entre la Chambre des représentants et le Ministre de la Défense. Conformément à ce protocole, le Ministre de la Défense doit informer la commission des achats prévus les plus importants, à partir de 1,5 million d'euros. La commission peut ensuite décider de procéder à l'examen d'un dossier d'acquisition. Un deuxième protocole administratif, conclu le 15 septembre 1997 avec le Ministre de l’Économie, règle la mise à disposition d’informations concernant des compensations économiques éventuelles liées à des achats militaires; 3. La Commission spéciale, qui est une commission de la Chambre depuis 2014, est chargée du suivi des missions à l’étrangerqui, au cours des réunions à huis clos, est informée par le Ministre de la Défense des opérations à l’étranger auxquelles participent des militaires belges. Certains aspects techniques du déroulement des missions sont développés, notamment en ce qui concerne les règles d’engagement (rules of engagement);

Au Sénat À la suite la sixième réforme de l’Etat, il n’y plus de commissions sénatoriales qui traitent du contrôle des Forces armées.

2.2.1. La Police

2.2.1.1. Les organes de contrôle

Le Comité R La loi du 01 mars 1999 sur le contrôle des services de police et de renseignements et de l'Organe de coordination pour l’analyse de la menace constitue la base légale du contrôle externe des services de renseignement. Elle instaure le Comité permanent de contrôle des services de renseignements et de sécurité, le Comité R.

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Le Comité R est chargé de contrôler les activités et le fonctionnement de la Sûreté de l'État et du Service général du renseignement et de la sécurité. En outre, il contrôle, en principe conjointement avec le Comité P mais parfois également seul, le fonctionnement de l'Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) et celui des différents services d'appui de cet organe. Le contrôle porte en principe aussi bien sur la légitimité (le contrôle du respect des lois qui réglementent la matière) que sur l'efficacité et la coordination des services de renseignement (la coordination mutuelle de leur fonctionnement). En ce qui concerne les services d'appui de l’OCAM, le contrôle porte uniquement sur leur obligation de communiquer des informations en matière de terrorisme et d'extrémisme. Le Comité R peut agir soit d'initiative, soit à la demande de la Chambre des représentants, du Ministre compétent, de l'autorité compétente ou à la demande d’une autre autorité de protection des données de l’OCAM et des autres services d’appui.

Le Comité P La Loi organique du 18 juillet 1991 du contrôle des services de police et de renseignements et de l'Organe de coordination pour l’analyse de la menace constitue la base légale du contrôle externe des services de police en Belgique. Elle instaure le Comité permanent de contrôle des services de police, en abrégé Comité P. Sont soumis à l'application de cette loi: • Les services de police "traditionnels", à savoir la Police Locale et la Police Fédérale • Les services relevant d'autorités publiques et d'organismes d'intérêt public, dont les membres sont revêtus de la qualité d'agent ou d'officier de police judiciaire. • Les personnes individuellement compétentes pour rechercher et constater des infractions. Il s'agit de plusieurs milliers de fonctionnaires relevant de différents ministères et services qui, dans des secteurs tels que l'économie, l'emploi et le travail, l'agriculture, la santé publique, les affaires sociales et les travaux publics, sont revêtus de compétences de police. Le Comité P est chargé, d’une part, du contrôle du fonctionnement global des services de police, d’inspection ou de contrôle et, d’autre part, de l’exécution de la fonction de police par l’ensemble des fonctionnaires compétents. Le Comité P veille en particulier à la manière dont l’efficacité, l’efficience et la coordination sont réalisées, ainsi qu’à la façon dont les libertés et droits fondamentaux sont respectés et activement encouragés. Le Comité P peut agir soit d'initiative, soit à la demande de la Chambre des représentants, du Ministre compétent ou de l'autorité compétente.

L’Inspection générale des services de police L'Inspection générale est un service ministériel qui est placé sous l'autorité des Ministres de l'Intérieur et de la Justice. Elle ressortit donc au pouvoir exécutif et a, par définition, une mission de contrôle administratif. Néanmoins, elle effectue également des missions à caractère judiciaire au profit des autorités judiciaires. La loi du 15 mai 2007 sur l’Inspection générale et portant des dispositions diverses relatives au statut de certains membres des services de police, ainsi que l'arrêté royal du 20 juillet 2001 relatif au fonctionnement et au personnel de l'Inspection générale de la Police Fédérale et de la Police Locale déterminent les missions, l'organisation, les modalités de fonctionnement de l’inspection générale ainsi que les règles statutaires particulières appliquées à ses membres.

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La mission primordiale de l’inspection générale consiste à inspecter le fonctionnement de la police fédérale et de la Police Locale. Elle inspecte en particulier l’application des lois, règlements, ordres, instructions et directives, ainsi que des normes et standards. Elle examine régulièrement l’efficacité et l’efficience de la Police Fédérale et des corps de police locale, sans préjudice des procédures internes à ces services. Cette mission s’étend donc à l’ensemble de l’appareil policier, tant fédéral que local, et la nature des devoirs couvre l’ensemble des activités des corps et services de police concernés. L’Inspection générale soumet les résultats de ses inspections au Ministre de l’Intérieur et au Ministre de la Justice, à l’autorité ou à l’instance qui l’a saisie et, lorsque l’inspection porte sur une Police Locale, également aux bourgmestres compétents. Ces autorités peuvent ainsi prendre les mesures de correction qui s’imposent suivant en cela, le cas échéant, les recommandations de l’inspection générale en la matière. En outre, afin de garantir une bonne complémentarité entre les divers moyens de contrôle, il est prévu que l'Inspection générale de la Police Fédérale et de la Police Locale adresse d'office au Comité permanent P une copie des plaintes et des dénonciations qu'elle a reçues concernant les services de police et l'informe des contrôles effectués (article 14bis, alinéa 1er de la loi du 18 juillet 1991 précitée).

L’Organe de contrôle de l’information policière

L’Organe de contrôle de l’information policière est l’institution parlementaire fédérale autonome en charge de la surveillance de la gestion de l'information policière et est l’autorité de protection des données notamment pour la Police Intégrée.

L’article 71 et les articles 231 à 251 de la loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel règlent son fonctionnement.

Les autorités disciplinaires Enfin, notons que le premier niveau de contrôle des services de police se situe au sein de leurs chaînes de commandement. La loi du 13 mai 1999 portant sur le statut disciplinaire des membres du personnel des services de police définit, en son article 3, les «transgressions disciplinaires», et énonce les «autorités disciplinaires ordinaires» (article 19) compétentes pour infliger les sanctions disciplinaires légères (article 4) et les «autorités disciplinaires supérieures» (article 20) compétentes pour infliger les sanctions disciplinaires lourdes (article 5).

2.2.1.2. Les organes de coordination Il existe différents niveaux de coordination en matière de police dont deux relèvent de la compétence des autorités de police. Il y a lieu de faire une distinction entre la coordination de la politiquet de la gestion du ressort des autorités de police et la coordination de l'exécution assujettie au contrôle organisé par la loi du 18 juillet 1991.

La coordination politique

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Le but de la coordination de la politique est de: • déterminer les objectifs à atteindre par les différents services de police; • répartir équitablement les tâches entre ces services; • établir des priorités dans les missions à exécuter. Cette coordination est assurée tant au niveau fédéral qu'au niveau local. La coordination de la politique des services de police est assurée au niveau fédéral par les Ministres de l'Intérieur, de la Justice ainsi que d’autres autorités, en fonction des matières concernées. Dans cette tâche, les Ministres sont soutenus par le comité de coordination de la Police Intégré qui formule des recommandations et remet des avis motivés relatifs à la politique policière collective ou à la stratégie de la police intégrée en matière de personnel, de logistique, d’ICT, de budget et d’information12, et par le conseil des bourgmestres qui émet des recommandations sur toute matière concernant la réglementation ou la législation relative à la Police Locale13. La loi du 26 mars 2014 portant mesures d’optimalisation des services de police institue également une plate-forme de concertation entre la Police Intégrée et les autorités judiciaires, dénommée « la plateforme de concertation Justipol », notamment, afin de renforcer la stratégie collective et les modalités de collaboration entre les autorités judiciaires et la police intégrée. La coordination de la politique au niveau provincial et de l’arrondissement judiciaire est régulée par les articles 9 et 10 de la loi sur la fonction de police du 5 août 1992. A l'échelon local, la coordination est assurée au niveau de la province et de l'arrondissement judiciaire. Dans chaque province, ainsi que dans l’arrondissement administratif de Bruxelles-capitale, une concertation est organisée entre le procureur général près de la cour d’appel, le gouverneur, les directeurs coordinateurs administratifs, les directeurs judiciaires et les représentants des polices locales. Cette concertation vise à stimuler les conseils zonaux de sécurité. Par arrondissement judiciaire est organisée une concertation de recherche entre le directeur coordinateur administratif, le directeur judiciaire, les représentants des polices locales et le procureur du Roi, sous la direction de ce dernier. Cette concertation porte essentiellement sur la coordination des missions de police judiciaire et sur l’organisation de l’échange de l’information. La coordination de la politique au niveau local est régulée par les articles 35, 36 et 37 de la loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux. Dans chaque zone de police est instauré un conseil zonal de sécurité au sein duquel est organisée une concertation systématique entre les bourgmestres, le procureur du Roi, le chef de corps de la Police Locale et le Directeur coordinateur administratif de la Police Fédérale. Le Conseil zonal de sécurité a pour mission : • la discussion et la préparation du plan zonal de sécurité ; • la promotion de la coordination optimale de l’exécution des missions de police administrative et judicaire ; • l’évaluation de l’exécution du plan zonal de sécurité.

La coordination de la gestion Par coordination de la gestion, il faut entendre la coordination de la gestion générale et de l'organisation des différents services de police. Cette coordination est assurée par les contacts

12 Article 8ter de la loi du 26 mars 2014 portant mesures d’optimalisation des services de police. 13 Article 4 de la loi du 26 mars 2014 portant mesures d’optimalisation des services de police.

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et les relations qu'entretiennent les Ministres compétents pour les services de police concernés, à savoir principalement le Ministre de l'Intérieur et le Ministre de la Justice.

La coordination de l'exécution Le directeur coordinateur administratif et le directeur judiciaire assurent la coordination entre la Police Locale et la Police Fédérale dans leur domaine de compétences respectif sur base des articles 104 et 105 de la loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux. La coordination de l'exécution, interne, c’est-à-dire au sein d'un même service de police, ou externe, entre services de police, est intimement liée à l'organisation des services de police dans toutes ses composantes. Il est fait référence au traitement du sujet de l'efficacité pour démontrer l'aspect pluridisciplinaire de la question.

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2.3. Quels sont les rôles et les missions des forces militaires, paramilitaires et de sécurité et comment votre État veille-t-il à ce que ces forces agissent exclusivement dans le cadre constitutionnel ?

2.3.1. La défense L’organisation de la Défense est établie dans l’Arrêté royal du 2 décembre 2018 déterminant la structure générale du Ministère de la Défense et fixant les attributions de certaines autorités, tel que modifié, par l’arrêté royal du 29 novembre 2019. La déclaration de politique générale du gouvernement donne les orientations politiques en ce qui concerne la politique belge en matière d’affaires extérieures et de sécurité dont la Défense constitue une des pierres angulaires. Basé sur les deux éléments cités ci-dessus, le document interne à la Défense « Déclaration de mission de la Défense et Cadre stratégique pour la mise en condition » reprend en détail les missions de la Défense ainsi que le cadre dans lequel ces missions doivent se dérouler. La politique de sécurité et de défense (en tant que partie intégrante de la politique extérieure) vise à protéger les intérêts nationaux qu’ils soient de nature économique, politique, sociale ou sécuritaire. Parmi ces intérêts, les plus importants sont: 1. La sécurité publique au sens large du terme, en ce inclus l’ordre public, la stabilité, la paix et la sécurité, la santé; 2. L’intégrité du territoire national 3. La prospérité socio-économique dans un environnement macro-économique et monétaire stable; 4. La souveraineté nationale; 5. La protection de nos valeurs (telles que la démocratie, les droits humains, …); 6. Le maintien d’une voix propre dans le concert multinational;

La protection des intérêts nationaux est renforcée par la concrétisation de la stratégie de sécurité nationale dans un contexte européen et transatlantique plus large. Afin de réaliser ceci, la Belgique suit une stratégie de sécurité qui est basée sur les cinq piliers suivants et qui forme également le contexte de l’engagement de la Défense: 1. Le maintien du lien transatlantique via un partenariat authentique au sein de l’OTAN en tant qu’alliance de sécurité collective sous la forme d’un instrument de sécurité régional avec des tâches complémentaires, des capacités militaires adaptées et une capacité de planification; 2. Le renforcement de l’identité européenne sur le plan de la sécurité, en donnant plus de consistance à la Politique Etrangère et de Sécurité Commune de l’Union Européenne, en ce inclus les structures et moyens qui sont nécessaires à la prise de décision et à l’action; 3. L’appui au renforcement du rôle des Nations Unies pour la promotion de la paix et de la sécurité internationale;

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4. L’appui à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe et plus particulièrement, en ce qui concerne la problématique des droits humains, la non- prolifération, le contrôle de l’armement et le désarmement; 5. La coopération avec, en particulier, les pays européens et africains dans un contexte multi- ou bilatéral. Cette coopération peut prendre des formes diverses telles que des opérations communes, un soutien à l’instruction militaire et à l’entraînement mais aussi l’acquisition, la mise en condition, le maintien et l’engagement de capacités communes. Ce dernier aspect a pris de l’importance sous forme de partenariats stratégiques et continuera à être développé dans l’avenir.

Les caractéristiques constantes de la politique de défense de la Belgique • Mettre à disposition une armée de métier efficiente, bien équipée et opérationnelle qui est capable d’intervenir dans tout le spectre de violence (défense collective, gestion de crise, coopération sécuritaire, …) et de tenir tête à tous les types de menaces. • Respecter nos engagements issues des Traités de Washington et de Lisbonne, sur la base d’une responsabilité partagée et du partage des charges et des risques; • Contribuer aux opérations de soutien de la paix et de la sécurité internationales, en principe dans le cadre de résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies; • "Développer nos objectifs capacitaires, capacités qui seront si possible engageables tant dans le cadre de l’UE que dans celui de l’OTAN".

2.3.3. La Police Les services de police sont organisés et structurés à deux niveaux : le niveau fédéral et le niveau local, lesquels assurent ensemble la fonction de police intégrée. Ces niveaux sont autonomes et dépendent d’autorités distinctes.14

2.3.3.1. La Police Fédérale Au niveau fédéral, une seule police, la Police Fédérale, assure la fonction de police spécialisée. Les missions spécialisées sont de deux ordres: de police judiciaire et de police administrative. Elle assure également des missions 'supralocales', c'est-à-dire qui dépassent le territoire d'une zone de police, ainsi que des missions d’ appui aux autorités et Police Locales. Elle le fait: • en tenant compte des principes du fonctionnement intégré, de spécialité et de subsidiarité • en synergie avec les autres partenaires.

La Police Fédérale, créée le 1er janvier 2001, exerce ses missions sur l'ensemble du territoire belge, conformément à la loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux. Faisant suite aux modifications apportées à la loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux et à l'arrêté royal du 14 novembre 2006 relatif à l'organisation et aux compétences de la police fédérale, toute une série de profondes mutations ont été opérées au niveau de la structure initiale de la Police Fédérale. Le 26 mars 2014, le

14 Article 3 de la loi du 07 décembre 1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux.

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parlement a adopté une loi sur l’optimalisation des services de police15. Cette loi a pour objectif d’exécuter le plan d’optimalisation des services de police, lequel tient compte des différentes recommandations du rapport d’évaluation du Conseil fédéral de police consacré à la réforme des services de police, dix après les « Accords Octopus », notamment en optimalisant et simplifiant la structure d’organisation de la Police Fédérale. Cette loi s’intègre dans un plan de 3 ans d’optimalisation générale de la police qui a pour objectif de simplifier la police en la rendant plus efficace et plus moderne tout en renforçant le nombre de policiers opérationnels sur le terrain. La Police Fédérale se compose actuellement: • du Commissariat général (CG) (duquel dépendent trois directions générales ; ) • de la Direction générale de la police administrative (DGA) ; • de la Direction générale de la police judiciaire fédérale (DGJ) ; • de la Direction générale de la gestion des ressources et de l’information (DGR). Elle comprend tant des directions centrales à Bruxelles que des services déconcentrés au sein des arrondissements, dont dépendent à leur tour plusieurs services.

Le Commissariat général (CG) assure certaines missions spécifiques, dirige et coordonne les trois Directions générales (DGA, DGJ et DGR).

15 Loi du 26 mars 2014 portant mesures d'optimalisation des services de police

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Le Commissariat général est chargé du traitement des informations policières au profit de la Police Fédérale et de la Police Locale, y compris de la gestion de la Banque de données Nationale Générale (BNG), du Registre central des armes, de la diffusion des signalements nationaux et internationaux au sein des services de police, etc. Il s'occupe de la direction et de la gestion des centres d'information et de communication (CIC). Il entretient des contacts avec l'Office européen de police (EUROPOL) et l'organisation internationale de police criminelle (INTERPOL). Le Commissariat général développe et garantit la collaboration avec les services de police étrangers. Il fournit de plus un appui aux services de Police Locale en matière de développement organisationnel, de gestion financière, d'élaboration des plans zonaux de sécurité, etc.

Ses directions centrales gèrent la coopération policière internationale, la communication ainsi que la prévention et la protection au travail. Le Commissariat général doit aussi favoriser un fonctionnement interne plus efficace des deux niveaux de police ainsi que des directions générales et directions de la Police Fédérale. C'est pour cette raison que les directeurs coordonnateurs à la tête des directions de coordination et d'appui d'arrondissement relèvent directement de son ressort. Ces directions soutiennent et coordonnent les actions de la police administrative dans lesquelles sont impliquées plusieurs zones de police. Elles constituent l'élément charnière entre la Police Locale et la Police Fédérale.

Les services du commissariat général assurent pour leur part des mission d’appui à la politique, d’audit interne, de fonctionnement interne, de sécurité de l’information et de la vie privée, de gestion de l’intégrité, d’innovation et de vérifications de sécurité en vue de la délivrance d'attestations et d'avis de sécurité (screening-clearance).

Le Commissariat général entretient des contacts avec l'Office européen de police (EUROPOL) et l'Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL).

La Direction générale de la police administrative (DGA) est composée d’une direction centrale et de plusieurs directions. Active sur l’ensemble du territoire national, la Direction générale de la police administrative assure des missions de police administrative de première ligne, des missions d'appui spécialisé, des missions de protection et de surveillance et la mise à disposition de personnel et du matériel spécialisés dans le cadre de la gestion négociée de l’espace public.

Les « missions de police administrative de première ligne » comprennent la Police Fédérale de la route sur les autoroutes et les routes qui y sont assimilées, la Police de la navigation sur la Mer du Nord et sur les voies navigables, la Police des chemins de fer sur les voies ferroviaires et dans les gares, la Police aéronautique, chargée de la fonction de police et du contrôle de l'immigration et des frontières au niveau des six aéroports Schengen du pays.

La Direction générale de la police administrative assure également des missions d’appui spécialisé comme l’appui canin, l’appui aérien, l’intervention spécialisée lors de grands événements, la police à cheval, la sécurisation de sites sensibles comme les centrales nucléaires et la protection de bâtiments, de transports de fonds et des personnalités. Pour ce faire, elle

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dispose de détachements spécifiques assurant la police dans des environnements particuliers, à savoir les détachements auprès du SHAPE et des Palais Royaux. Les services d’appui comportent l’intervention spécialisée, la police montée, l’appui canin et l’appui aérien.

La Direction générale de la police judicaire (DGJ) a pour tâche la police judiciaire spécialisée et tente avant tout de lutter contre les crimes et les délits qui dépassent les frontières d'un arrondissement ou du pays, en raison de leur ampleur, de leur caractère organisé ou de leurs conséquences, ou qui requièrent des recherches ou des enquêtes spécialisées en raison de leur nature complexe. Elle a pour but la détection des phénomènes criminels et émergents, leur signalisation à temps aux autorités compétentes, la contribution à une diminution du risque potentiel que des faits criminels soient commis, l’exécution d’enquêtes judiciaires ou de recherche et l’approche des organisations criminelles. Ainsi, elle prend, entre autres, en charge les phénomènes prioritaires relevant de la grande criminalité organisée, tel que: • les délits de violence graves: avec une attention particulière pour les formes de violence qui évoluent dans le temps • les délits patrimoniaux: avec une attention particulière pour les groupes d'auteurs itinérants • la criminalité économique et financière: avec une attention particulière pour la corruption, la fraude et le blanchiment • la production et le trafic de drogue ainsi que la criminalité liée à la drogue • la criminalité informatique grave • la criminalité environnementale grave • le terrorisme • la traite et le trafic d'êtres humains.

La Direction générale de la police judicaire se compose aujourd’hui de directions déconcentrées, de directions centrales et de services spécifiques.

La Direction générale de la police judiciaire fédérale assure :

- le suivi et l’élaboration de nouvelles méthodes se rapportant à ses missions ; - la répartition des moyens en personnel et en matériel entre ses différentes missions ; - la formulation de ses besoins en ce qui concerne les missions pour lesquelles le Commissariat général ou d’autres directions générales sont compétentes ; - le suivi de l’observation du plan national de sécurité ; - l’analyse des informations reçues, la cartographie des menaces et des phénomènes criminels ; - les perspectives relatives à l’évolution des missions, techniques et moyens de la police fédérale en général et de la Direction en particulier.

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Les services centraux assistent le parquet fédéral dans la coordination des directions déconcentrées dans des dossiers concrets, fournissent de l’expertise et de l’appui et sont actifs dans les innovations et le contrôle de qualité. Le service des missions judiciaires spécialisées en milieu militaire se charge des missions d’enquêtes spécialisées au sein des unités de l’armée. Les directions déconcentrées exécutent les missions spécialisées de police judiciaire requises par les autorités judiciaires (parquet et juges d’instruction). Elles fournissent de plus, un appui spécialisé aux zones de Police Locale dans les domaines de la criminalité ICT, de la police technique et scientifique, de la gestion des informateurs, de l’analyse criminelle opérationnelle et des méthodes et techniques spéciales de recherche. Enfin, la Direction générale de la gestion des ressources et de l’information (DGR) de la Police Fédérale est chargée de l'appui global, tant à la Police Fédérale qu'aux corps de Police Locale dans des matières non opérationnelles telles que les ressources humaines, les moyens matériels les moyens matériels et financiers ou encore l'ICT. Ces missions d'appui contribuent au fonctionnement intégré. A titre d'exemple, on peut citer le recrutement, la sélection et la formation uniques du personnel policier ou le développement des outils ICT. La Police Fédérale comprend environ 14 000 membres du personnel.

2.3.3.2 La Police Locale Le niveau local est organisé par zones de police. On en compte actuellement 178 en Belgique, mais de nombreux projets sont en cours en vue de la fusion des zones les plus petites à des fins d’optimalisation. Il existe deux types de zones de police: les zones monocommunales et les zones pluricommunales. Pour des raisons géographiques ou opérationnelles, ces dernières regroupent plus d'une commune. La Belgique compte environ un tiers de zones monocommunales et deux tiers de zones pluricommunales. L'importance et le caractère des zones de police peuvent fortement varier, en fonction de la superficie, du taux d'urbanisation, etc. La Police Locale compte environ 36.000 membres du personnel. Les plus grands corps de Police Locale ont un effectif allant jusqu’à environ 2.900 personnes. D'autres corps, plus petits, emploient en moyenne environ 70 personnes. Chaque corps de Police Locale est placé sous la direction d'un chef de corps. En ce qui concerne les zones monocomunales, le conseil communal et le bourgmestre continuent d'exercer leurs compétences de police de la même manière qu'avant la réforme. Pour son corps de Police Locale, la commune doit établir son propre budget et gérer elle-même ses comptes. Sur le plan de la direction, une zone pluricommunale est indépendante des communes de la zone de police. Un Conseil de police, composé de représentants des différents conseils communaux, et un collège de police, composé de l'ensemble des bourgmestres de la zone pluricommunale, définissent les lignes de la politique à mettre en œuvre. La Police Locale assure la fonction de police de base. Concrètement, cela signifie que chaque zone de police doit assurer au minimum sept fonctions de base, conformément aux principes de la fonction de police orientée vers la communauté.

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Ces sept fonctions de base sont les suivantes16: • le travail de quartier: appelé aussi « police de proximité ». Les policiers « couvrent » des quartiers bien spécifiques et y sont en contact régulier avec la population • l'accueil: lorsqu'une personne se présente au commissariat, il va de soi que du personnel policier doit être présent pour l'accueillir et la mettre en contact avec les services compétents • l'intervention: que l'on appelle parfois « police secours ». 24h/24h, des équipes patrouillent sur le territoire de la zone de police afin de répondre à tout appel urgent • l'assistance policière aux victimes: toute victime d'un fait délictueux doit être prise en charge et recevoir une assistance adéquate • la recherche locale et l’enquête locale: c'est-à-dire les enquêtes judiciaires menées, sous l'autorité d'un magistrat, sur le territoire de la zone de police, par exemple contre un trafic de stupéfiants • le maintien de l'ordre public: ou la gestion des événements de masse sur le territoire de la zone de police tels que des manifestations, événements, marchés, foires, etc. • la circulation: les missions se concrétisent notamment par: o la mise en œuvre d'actions préventives et répressives en matière de respect des règles de la circulation; o la régulation de la circulation en cas de perturbations importantes et inopinées de la mobilité; o l'établissement de constats en cas d'accidents de la circulation; o la formulation d'avis aux autorités compétentes en matière de mobilité et de sécurité routière. Elles garantissent ainsi ce que l'on appelle 'un service minimum équivalent' à l'ensemble de la population. Concrètement, cela signifie que les citoyens ont droit au même service de qualité, quel que soit l'endroit où ils se trouvent dans notre pays. Lorsque cela est nécessaire, la Police Locale assure en outre certaines missions à caractère fédéral telles que la surveillance, le contrôle ou la protection particulière de personnes et de biens meubles et immeubles. Il peut par exemple s'agir du maintien de l'ordre lors de manifestations importantes ou encore lors de matches de football. Chaque zone de police dispose d'un plan zonal de sécurité (PZS). Ce plan s'inspire du plan national de sécurité et est le fruit d'une concertation au sein du Conseil zonal de sécurité. L'examen, la préparation et l'évaluation du plan zonal de sécurité constituent la mission principale de ce conseil et chaque chef de corps est le garant de l’exécution du plan dans sa zone.

3. Procédures relatives aux membres des différentes forces

3.1. Quels sont les types de procédures prévues dans votre État pour le recrutement et le rappel de personnel pour affectation dans vos forces militaires, paramilitaires et de sécurité intérieure ? 3.1.1. Forces Armées

16 Circulaire ministérielle PLP 10 concernant les normes d’organisation et de fonctionnement de la police locale visant à assurer un service minimum équivalent à la population.

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Le cadre légal concernant le recrutement des militaires du cadre de carrière est fixé par la Loi du 28 février 2007 fixant le statut des militaires et candidats militaires du cadre actif des Forces armées. Avant tout recrutement et par session de recrutement, un avis de recrutement est publié au Moniteur belge. Le recrutement des candidats officiers et sous-officiers est organisé, par session de recrutement, sous forme d’un concours. Le recrutement des candidats volontaires a un caractère permanent. Une incorporation peut avoir lieu chaque mois. Les conditions d’admission ainsi que les diplômes exigés sont stipulés dans les dispositions légales. Parallèlement au statut de militaire de carrière, un nouveau statut de durée limitée (BDL) a été instauré (Loi du 30 août 2013, modifiée par la Loi du 21 novembre 2016) et est d’application depuis le 31 décembre 2013. Ce nouveau statut constitue une alternative pour des jeunes qui souhaitent d’emblée une expérience à durée déterminée au sein de la Défense. Le statut BDL vise un engagement initial de 8 ans, prolongeable pour 4 ans. Il est également possible de passer militaire de carrière via un processus interne à la suite de l’engagement initial. Les conditions d’admission ainsi que les diplômes exigés sont également stipulés dans les dispositions légales.

3.1.2. Police

L’engagement du personnel au sein des services de police, tant des membres du cadre opérationnel que des membres du cadre administratif et logistique, repose, d’une part, sur le recrutement externe, et d’autre part, sur la promotion sociale en interne par accession à un cadre/niveau supérieur.

Les conditions du recrutement externe et de la promotion sociale sont reprises au sein de la loi du 26 avril 2002 relative aux éléments essentiels du statut des membres du personnel des services de police et portant diverses autres dispositions relatives aux services de police.

Les procédures y liées sont prescrites par l’arrêté royal du 30 mars 2001 portant la position juridique du personnel des services de police et par l’arrêté ministériel du 28 décembre 2001 portant exécution de certaines dispositions de l'arrêté royal du 30 mars 2001 portant la position juridique du personnel des services de police.

Concrètement, la suite de ce point est exclusivement consacrée au recrutement externe du cadre opérationnel qui, in casu, est le centre de notre attention. Aussi, ce qui suit met uniquement en lumière les règles générales du recrutement externe du cadre opérationnel, sans rentrer dans les exceptions propres à certains recrutements externes. Par ailleurs, il importe de souligner que l’accession aux emplois d’inspecteur principal de police (sans spécialité particulière/sans spécialité d’assistant de police) se réalise exclusivement via la procédure interne de la promotion sociale.

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Chaque année, sur la base des données transmises, pour la Police Fédérale, par le directeur général de la gestion des ressources et de l’information, et pour la Police Locale, par le conseil communal ou le conseil de police, le Ministre de l’Intérieur fixe, par rôle linguistique et par cadre, le nombre de candidats admissibles au cadre opérationnel.

Les épreuves de sélection se déroulent toujours sous la responsabilité et le contrôle du service du recrutement et de la sélection de la Police Fédérale. Elles peuvent être organisées de manière déconcentrée et de manière centralisée.

Pour le cadre d’agent de sécurisation, le cadre de base et le cadre moyen avec spécialisation particulière,, les épreuves de sélection sont organisées de manière permanente.

Pratiquement, l’organisation des épreuves de sélection est entre autres annoncées au moyen d’un avis publié sur le site internet du service du recrutement et de la sélection de la police fédérale.

Le 14 septembre 2021, une nouvelle procédure de recrutement et de sélection du cadre opérationnel est entrée en vigueur. Le nouveau concept a les objectifs suivants : - impliquer les acteurs concernés de la police intégrée en leur donnant un rôle actif dans le processus de sélection ; - responsabiliser les candidats en leur donnant un rôle actif dans le processus de sélection ; - réduire la durée de la sélection; - améliorer la qualité de la sélection.

Les adaptations apportées au processus de la sélection et du recrutement visent aussi bien le domaine du recrutement externe que celui de la promotion sociale et concernent tant les membres du cadre opérationnel que les membres du cadre administratif et logistique, mais à des degrés divers.

Aujourd’hui, sans rentrer dans les détails des épreuves de sélection et des modifications y apportées pour atteindre les objectifs précités, et toujours en restant focalisé sur le recrutement général externe du cadre opérationnel, il est à noter que : - les lauréats des épreuves de sélection pour inspecteur de police, comme pour les lauréats agent de police, agent de sécurisation de police, assistant de sécurisation de police, inspecteur principal de police avec spécialité particulière ou avec spécialité d’assistant de police sont insérés dans une réserve de recrutement. Ensuite, pour être admis à la formation de base, le lauréat participe aux épreuves organisées par la zone de police ou par le service de la Police Fédérale pour laquelle/lequel il a postulé. Ces épreuves doivent comprendre au moins une commission de sélection. Enfin, ce recrutement implique pour le service de police recruteur de nommer son lauréat après la réussite de la formation de base, indépendamment, en dehors de toute procédure de mobilité. - les lauréats du concours organisé pour les candidats commissaire de police sont admis à la formation de base. Après la réussite de cette formation, les commissaires de police sont désignés conformément aux dispositions relatives à la mobilité, ou, à défaut, sont désignés d’office dans un emploi au sein de la Police Fédérale.

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3.2. Quels sont les types de dispenses ou de formules de remplacement du service militaire qui sont prévues dans votre État ? Le service militaire a été suspendu en Belgique à la date du 01 mars 1995. Néanmoins, depuis janvier 2010, il est de nouveau possible d'effectuer un service militaire sur la base du volontariat (Loi instituant l’engagement volontaire militaire et modifiant diverses lois applicables au personnel militaire du 10 janvier 2010 – 2010 – 508 M.B. 12.02.2010).

3.3. Quelles sont les procédures juridiques et administratives pour protéger les droits de tous les membres des forces ainsi que des appelés ?

3.3.1. Forces Armées La majorité des textes légaux reprenant les procédures légales et administratives se rapportant au personnel de la Défense belge sont repris en Annexe B de ce document. En outre, la Défense dispose de tout un arsenal de services et de dispositions qui visent à protéger son personnel dans les domaines suivants : 1. la prévention et la protection en opérations (Conseillers en prévention psychosociaux et personnes de confiance (PSA – Psychosocial Advisors), dossier médical opérationnel individuel, centre médical expertise, travel clinic, analyse des risques pré-déploiement et en opération, appui psychosocial à la demande du DetCo et en opération (contact teams), analyse des risques pour la santé en opération) ; i. les comportements à risques (alcool, drogues illicites, tabac, surcharge pondérale, maladies sexuellement transmissibles) ; ii. la prévention et la protection au travail (médecine du travail, structure de prévention, plan global prévention Défense 2013 – 2017, premiers secours au travail) ; iii. l’appui psychosocial (centre de santé mentale, appui psychologique familles des militaires en opération, institut des vétérans, aide individuelle, prévention suicide) ; iv. l’inspectorat pour le travail et l’environnement (inspection du travail, inspection de l’environnement, laboratoire amiante) ; v. la formation et le bien-être (concept de formation bien-être, sensibilisation, briefings aux Chefs de Corps); vi. les soins médicaux (médecine militaire spécialisée, soins de santé dans le secteur civil, remboursement des frais médicaux, assurance hospitalisation) ; vii. l’assistance religieuse et morale (culte Protestant, Israélite, Catholique, Islamique, centre d’action laïque); viii. la concertation en matière de bien-être (Haut Comité de Concertation Bien-être, Comité de Concertation de Base) ; ix. la qualité de la vie (diversité, écomobilité, préparation à la retraite) et x. le développement durable (gestion de l’environnement au sein de la Défense).

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3.3.2. Police Les procédures légales et réglementaires se rapportant au personnel de la Police Intégrée belge sont reprises au sein des textes suivants: • Loi du 7/12/1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux ; • Loi du 24/03/1999 organisant les relations entre les autorités publiques et les organisations syndicales du personnel des services de police ; • Loi du 13/05/1999 portant le statut disciplinaire des membres du personnel des services de police ; • Loi du 27/12/2000 portant diverses dispositions relatives à la position juridique du personnel des services de police (Loi Mosaïque) ; • Loi du 30/03/2001 relative à la pension du personnel des services de police et de leurs ayants droit ; • Loi du 26/04/2002 relative aux éléments essentiels du statut des membres du personnel des services de police et portant diverses autres dispositions relatives aux services de police (Loi Exodus) ; • Arrêté royal du 08/02/2001 portant exécution de la loi du 24 mars 1999 organisant les relations entre les autorités publiques et les organisations syndicales du personnel des services de police ; • Arrêté royal du 8/02/2001 déterminant les réglementations de base au sens de l’article 3, alinéa 1er, 1°, de la loi du 24 mars 1999 organisant les relations entre les autorités publiques et les organisations syndicales du personnel des services de police ; • Arrêté royal du 30/03/2001 portant la position juridique du personnel des services de police (PJPol) ; • Arrêté royal du 20/11/2001 fixant les modalités relatives à la mobilité du personnel des services de police ; • Arrêté royal du 20/11/2001 relatif aux formations de base des membres du personnel du cadre opérationnel des services de police et portant diverses dispositions transitoires ; • Arrêté royal du 26/11/2001 portant exécution de la loi du 13 mai 1999 portant le statut disciplinaire des membres du personnel des services de police ; • Arrêté royal du 22/10/2003 relatif à la formation continuée des membres du personnel des services de police ; • Arrêté royal du 26/03/2005 portant réglementation des détachements structurels de membres du personnel des services de police et de situations similaires et introduisant des mesures diverses ; • Arrêté royal du 03/12/2005 relatif aux formations fonctionnelles des membres du personnel des services de police ; • Arrêté royal du 10/05/2006 fixant le code de déontologie des services de police ; • Arrêté royal du 12/10/2006 déterminant le brevet de direction requis pour la promotion au grade de commissaire divisionnaire de police ;

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• Arrêté royal du 24/09/2015 relatif à la formation de base des membres du personnel du cadre de base des services de police ; • Arrêté royal du 22/07/2018 relatif à la formation de base des membres du personnel du cadre d’agents de sécurisation de police et du cadre d’assistants de sécurisation de police et fixant l’entrée en vigueur des articles 1, 9 à 13, 15 à 24, 33 à 38 et 41 à 49 de la loi du 12 novembre 2017 relative aux assistants et agents de sécurisation de police et portant modification de certaines dispositions concernant la police ; • Arrêté royal du 29/05/2023 relatif à la formation de base des membres du personnel du cadre moyen spécialisé des services de police; • Arrêté ministériel du 28/12/2001 portant exécution de certaines dispositions de l'arrêté royal du 30 mars 2001 portant la position juridique du personnel des services de police (AEPol) ; • Arrêté ministériel du 08/05/2002 portant exécution de certaines dispositions de l’arrêté royal du 8 février 2001 portant exécution de la loi du 24 mars 1999 organisant les relations entre les autorités et les organisations syndicales du personnel des services de police ; • Arrêté ministériel du 24/10/2002 portant règlement général des études relatif aux formations de base des membres du personnel du cadre opérationnel des services de police ; • Arrêté ministériel du 23/12/2005 déterminant les formations fonctionnelles relatives aux qualifications particulières des membres du personnel des services de police ; • Arrêté ministériel du 24/09/2015 portant le règlement des études et des examens relatif à la formation de base des membres du personnel du cadre de base des services de police. • Arrêté ministériel du 24/07/2018 portant le règlement général des études et des examens relatif à la formation de base des membres du personnel du cadre d’agents de sécurisation de police et du cadre d’assistants de sécurisation de police. • Arrêté ministériel du 1/06/2023 portant règlement général des études relatif à la formation de base des membres du personnel du cadre moyen spécialisé des services de police.

4. Application des autres normes, principes et décisions politiques ainsi que du droit humanitaire international

4.1. Comment votre État veille-t-il à ce que les dispositions du droit humanitaire international et du droit de la guerre soient diffusées largement, par exemple à travers des programmes de formation militaire et des règlements ?

Tous les membres des Forces Armées reçoivent un enseignement général sur le droit des conflits armés. Tout membre des Forces armées reçoit, lors de sa formation de base, une carte aide- mémoire intitulée ‘règles humanitaires du combattant’. Un enseignement spécifique de 4 semaines est dispensé aux Officiers destinés à devenir « Conseillers en droit des conflits armés » (CDCA). De tels Conseillers sont présents au sein de chaque Unité et à tous les niveaux de l’Etat-major. L’une des tâches du CDCA est la diffusion du droit des conflits armés au sein de sa propre unité.

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Une formation et un entraînement spécifiques à chaque mission sont également prodigués (l’enseignement du droit des conflits armés fait partie intégrante du predeployment training). Ceux-ci comprennent en particulier un volet relatif aux armements dans lequel les obligations pertinentes découlant de la Convention sur Certaines Armes Conventionnelles et de ses Protocoles sont rappelés.

Deux juristes sont détachés de manière permanente au sein de la Division « Readiness & Operations » de l’Etat-major. De plus, lors de certains exercices et dans la plupart des opérations, un juriste accompagne les militaires déployés sur le terrain. Son rôle est de conseiller le commandement militaire sur tous les aspects juridiques liés à ces exercices et opérations.

Un Manuel de droit opérationnel a été rédigé et publié par le service juridique de la Défense. Celui- ci a pour objectif de présenter de manière systématique la position de la Défense sur les questions juridiques pouvant être rencontrées dans un contexte opérationnel. Un chapitre de ce manuel est dédié au droit international humanitaire.

Sur le réseau interne de la Défense se trouve une base de données reprenant les principaux textes relatifs au droit des conflits armés. Ce site, dont l’URL est repris ci-dessous, est accessible à toute personne appartenant à la Défense et désireuse de s’informer sur ce sujet.

Home - CDCA-RRGC

4.2. Quelles mesures a-t-on prises pour veiller à ce que les membres des forces armées soient conscients qu’en vertu du droit national et international ils sont tenus individuellement responsables de leurs actes ? Tout militaire qui commet un acte répréhensible est susceptible d'être sanctionné tant sur le plan pénal que disciplinaire. Les militaires sont en effet soumis au droit pénal (Code pénal, lois pénales particulières, …) au même titre que tout citoyen belge. Depuis la suppression des tribunaux militaires en temps de paix, la commission d'une infraction est réprimée par les juridictions pénales ordinaires. Outre le Code pénal, les militaires sont également soumis, vu leur statut particulier, à une législation pénale spécifique, à savoir le Code pénal militaire. Il faut également noter que le militaire reste soumis au droit pénal belge lorsqu’il est en mission ou en opération à l’étranger. Ainsi, en vertu de l’article 10bis du Titre préliminaire du Code de procédure pénale, toute personne soumise aux lois militaires qui aura commis une infraction quelconque sur le territoire d’un Etat étranger, pourra être poursuivie devant les juridictions belges. Outre le risque d'être sanctionné sur la base du droit pénal en cas de commission d'une infraction, tout militaire est soumis à un statut disciplinaire. Les règles déontologiques que tout militaire se doit de respecter au plan disciplinaire sont , entre autres fixées dans la loi du 14 janvier 1975 portant le règlement de discipline des Forces armées ainsi que dans la loi du 28 février 2007 fixant le statut des militaires, dont notamment :

- accomplir consciencieusement toutes les obligations de service qui leur sont imposées par la Constitution, les dispositions législatives ou réglementaires ainsi que par les règlements, instructions et ordres applicables aux Forces armées;

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et s'abstenir de se livrer à toute activité qui est en opposition avec la Constitution et les lois du peuple belge. Tout manquement à ces devoirs constitue une transgression disciplinaire qui peut entraîner, selon les aspects propres à chaque cas, une des punitions disciplinaires suivantes : un rappel à l'ordre, une remontrance, un arrêt simple de 1 à 8 jours ou un arrêt de rigueur de 1 à 4 jours. Outre ces punitions disciplinaires, une mesure statutaire peut être prise à l'encontre de tout militaire qui commet des actes graves et incompatibles avec sa qualité de militaire. Selon la gravité des faits, les deux mesures suivantes peuvent être décidées : • Soit le retrait temporaire d'emploi par mesure disciplinaire (maximum 90 jours), ayant pour conséquence une suspension d'ancienneté pendant la période de retrait temporaire ainsi qu'une perte de 25% du traitement pour la durée de cette mesure • Soit le retrait définitif d'emploi d'office (avec intervention d’un conseil d’enquête qui examine les faits) ou de plein droit à la suite d’une condamnation pénale si la sanction prononcée est assortie de la déchéance de certains droits civils et politiques • Soit la retenue sur traitement, qui dure maximum un mois et porte sur 2 à 5% du traitement mensuel brut.

Il est également à mentionner que le droit pénal belge reconnaît la responsabilité personnelle d'un militaire qui aurait obéi à un ordre manifestement illégal, le militaire concerné ne pourrait dès lors pas invoquer cet ordre comme moyen de justification des actes commis. Afin de sensibiliser les militaires sur le risque individuel encouru en cas de violation de normes internationales, et plus particulièrement en cas de violation du droit des conflits armés, des formations sont dispensées à tous les militaires mis en préavis préalablement à leur envoi en opération. Ces formations ont pour objectif de sensibiliser les militaires entre autres sur le fait que la violation du droit international peut entraîner des sanctions pénales personnelles. Une telle information est également dispensée au cours des formations de base et continuées des militaires. Pour ce qui concerne la responsabilité civile des membres des Forces armées, il y a lieu de se référer aux dispositions pertinentes de la loi du 20 mai 1994 relative aux statuts du personnel de la Défense (articles 91-98), ainsi qu’à l’arrêté royal du 9 mars 1995 relatif à la responsabilité civile et à l’assistance en justice des militaires et à l’indemnisation du dommage subi par eux.

4.3. Comment votre État veille-t-il à ce que les forces armées ne soient pas utilisées pour limiter l’exercice pacifique et légal des droits fondamentaux et des droits civiques par des personnes agissant à titre individuel ou au nom de groupes ni pour priver ces personnes de leur identité nationale, religieuse, culturelle, linguistique ou ethnique ? Les règles relatives à la mise en œuvre des Forces armées sont fixées dans la loi du 20 mai 1994 relative à la mise en œuvre des forces armées, à la mise en condition, ainsi qu'aux périodes et positions dans lesquelles le militaire peut se trouver. Cette mise en œuvre peut avoir lieu soit en période de guerre, soit en période de crise, soit en période de paix.

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La période de guerre ne peut être déclarée qu'en cas de conflit international et débute et prend fin aux moments fixés par le Roi par arrêté délibéré en Conseil des Ministres. Un contrôle gouvernemental est ainsi prévu quant à l'utilisation des Forces armées au cours de cette période. La période de crise est la période qui, en cas de crise nationale ou internationale importante, débute et prend fin aux moments fixés par le Roi par arrêté délibéré en Conseil des Ministres. Ces périodes sont définies à l’article 186 de Loi du 28 février 2007 fixant le statut des militaires du cadre actif des Forces armées. Hors ces périodes, les Forces armées belges se trouvent en période de paix, L'emploi effectif des Forces armées est dans ce cas soumis aux dispositions de l'article 3 de la loi du 20 mai 1994 précitée ainsi qu'aux articles 1 à 6 de l'arrêté royal du 6 juillet 1994 portant détermination des formes d'engagement opérationnel, d’assistance et d’appui militaire, et des activités préparatoires en vue de la mise en œuvre des Forces armées. En vertu de ces dispositions, les militaires peuvent participer soit à un mode d'engagement opérationnel (sur le territoire national : engagement de maintien de l’ordre ; hors du territoire national : engagement d’observation, engagement de protection, engagement armé passif, engagement armé actif), soit à une mission d'assistance sur le territoire national ou à l'étranger. Ces interventions ne peuvent être décidées que par le Gouvernement, le Ministre de la Défense ou les autorités compétentes pour réquisitionner. Le respect de ces principes lors d'opérations menées par les Forces armées est également assuré par le contrôle que le Parlement peut exercer à l'encontre des actions du pouvoir exécutif, que ce soit le Gouvernement dans son ensemble ou le Ministre de la Défense en particulier. Ce contrôle s'exerce notamment en début de législature au moment où le Gouvernement fédéral définit sa politique générale pour les quatre années à venir dans une déclaration de politique générale soumise au Parlement. Le Parlement exerce également un contrôle pendant la législature, en particulier par la voie de la Commission de la Défense nationale qui peut évaluer l’exécution de la politique générale et, si nécessaire, formuler des recommandations en vue de son adaptation. Par ailleurs, tout membre du Parlement peut poser des questions parlementaires aux membres du Gouvernement, et notamment au Ministre de la Défense, quant aux actions entreprises par les Forces armées.

4.4. Quelles mesures a-t-on prises pour que chaque membre des forces armées puisse exercer ses droits civiques et comment votre État veille-t-il à ce que les forces armées du pays soient politiquement neutres ? Le personnel des Forces armées jouit des mêmes droits personnels que tout citoyen. (voir article 14 de la loi du 14 janvier 1975 portant le règlement de discipline des Forces armées). Parmi ces droits personnels, les droits politiques des militaires sont toutefois limités en raison de la nature spécifique des Forces armées et de telle sorte que la neutralité de celles-ci soient garantie. En vertu de l’article 172 de la Loi du 28 février 2007 fixant le statut des militaires et des candidats militaires du cadre actif des Forces Armées, les militaires peuvent s’affilier au parti politique de leur choix et y exercer les droits afférents à leur qualité de membre ; ils peuvent y remplir les fonctions d’expert, de conseiller ou de membre d’un centre d’étude ; ils peuvent se porter candidat aux élections des conseils de district, aux élections communales et aux élections provinciales.

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Les restrictions suivantes sont toutefois prévues afin d'éviter tout conflit d'intérêt entre l'exercice de la fonction de militaire et l'exercice d'une fonction à caractère politique et d'assurer ainsi la neutralité des militaires dans l'exercice de leur fonction : - il est interdit aux militaires de se livrer à des activités politiques au sein des Forces armées et toute autre participation active ou publique à la vie politique à un autre titre leur est interdite, même en dehors des périodes pendant lesquelles des prestations au sein des Forces armées sont fournies; - le droit de se porter candidat à un mandat politique est restreint. Les militaires ne peuvent en effet se porter candidat que pour l’exercice de mandats politiques provinciaux et communaux. Le militaire du cadre actif est mis en congé politique à temps plein s’il exerce un mandat de type exécutif (par exemple bourgmestre, président d’un conseil de l’aide sociale) ou s’il exerce une fonction de militaire incompatible avec l’exercice d’un mandat politique (par exemple, une fonction de commandement, une fonction d’instructeur).

4.5. Comment votre État veille-t-il à ce que sa politique et sa doctrine de défense soient conformes au droit international ? De manière générale, on renvoie à la réponse donnée à propos des questions concernant les mécanismes internes et externes de contrôle, et ayant en vue d’assurer la légalité, tant au regard du droit national que du droit international, en ce compris le droit international humanitaire (voir point 3, a et b et point 3, c, 2, ci-avant). En particulier l’on rappelle le rôle incombant aux Services juridiques de la Défense à cet égard, ainsi que celui des conseillers en droit des conflits armés et les actions de formation et d’information réalisées au sein de la Défense. On notera aussi l’existence de la Commission interministérielle de droit humanitaire, au sein de laquelle la Défense est représentée. Cette Commission constitue un organe consultatif du Gouvernement pour les différentes questions se rapportant au droit international humanitaire, sa mise en œuvre et son exécution en Belgique. De manière plus particulière, on peut mentionner que les règlements militaires ont fait l’objet d’un processus de vérification quant à leur conformité par rapport aux règles du droit international humanitaire. Les nouvelles directives sont, elles aussi, soumises à un contrôle systématique sur ce point. En application de l’article 36 du Protocole additionnel I de 1977 aux Conventions de Genève, une Commission d’évaluation juridique des nouvelles armes, des nouveaux moyens et des nouvelles méthodes de guerre a été créée (voir article 13 de l’arrêté ministériel du 3 juillet 2018 déterminant les armes et munitions faisant partie de l'équipement réglementaire des membres du personnel des forces armées et fixant les dispositions particulières relatives à l'acquisition, à la détention, à la garde, au port, à l'utilisation et à la cession de ces armes et munitions). Cette Commission a pour mission de remettre, sur base du droit international et national applicable, un avis juridique au Chef de la Défense (CHOD) sur toute nouvelle arme, tout nouveau moyen ou toute nouvelle méthode de guerre en cours d’étude ou de mise au point par les Forces armées ou sur toute nouvelle arme, tout nouveau moyen ou toute nouvelle méthode de guerre que les Forces armées souhaiteraient acquérir ou adopter.

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Section III : accès du public et coordonnées des points de contact

1. Accès du public

1.1. Comment le public est-il informé des dispositions du Code de conduite ? Le public accède aux informations relatives au « Code de Conduite » par le canal suivant : http://www.osce.org Les réponses de la Belgique au questionnaire “Code de Conduite” sont publiées sous l’adresse suivante: http://www.osce.org La Belgique ne prévoit aucune diffusion complémentaire.

1.2. Quelles sont les informations supplémentaires relatives au Code de conduite, par exemple réponses au Questionnaire sur le Code de conduite, qui sont rendues publiques dans votre État ?

La diffusion d’informations complémentaires n’est pas prévue.

1.3. Comment votre État assure-t-il l’accès du public aux informations relatives à ses forces armées ? Le public accède aux informations relatives à la Défense par les canaux suivants : 1. le Moniteur belge dans lequel tous les textes de loi, arrêtés royaux, etc…sont publiés (à consulter sur le site Internet : www.moniteur.be) 2. les documents parlementaires parmi lesquels les Annales du Parlement qui donnent le compte-rendu des séances et le Bulletin des questions et réponses qui publie les réponses aux questions parlementaires (reproduits sur le site Internet de la Chambre des Représentants et du Sénat : www.lachambre.be et www.senate.be) 3. les publications y relatives dans les médias 4. les informations, communiqués et publications émanant de la Direction générale "Communication" dépendant du Chef de la Défense. Elle propose et conduit la politique de communication de la Défense ; à ce titre, elle est responsable de l’exécution de la communication externe et des relations publiques de la Défense, elle soutient son image de marque et sa communication interne. 5. le site Internet de la Défense https://mil.be 6. les documents administratifs obtenus sur demande en vertu des règles relatives à la publicité de l’administration, organisée par la loi du 11 avril 1994 en application de l’article 32 de la Constitution sauf exceptions, notamment dans les cas où la sécurité nationale serait compromise. Ces exceptions au principe de la publicité doivent être justifiées et sont de stricte interprétation.

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2. Coordonnées des points de contact

2.1. Fournir les coordonnées du point de contact national pour la mise en oeuvre du Code de conduite M. Joris BECKERS OSCE Desk - Direction de la Politique de Sécurité – OSCE Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement Rue des Petits Carmes 15 1000 Bruxelles Belgique Tel.: + 32 2 501 83 25 @: joris.beckers@diplobel.fed.be

Les réponses au Questionnaire sur le Code de Conduite sont établies en collaboration entre le Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement, le Ministère de la Défense et la Police Fédérale.

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ANNEXES

- Annexe A : Liste des accords et arrangements internationaux dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. - Annexe B : Législation générale sur les droits des militaires (extraits) - Annexe C : Femmes, paix et sécurité - Annexe D : Société de sécurité militaires privées - Annexe E : Voluntary Information on Children and Armed Conflict

Annexe A : LISTE DES ACCORDS ET ARRANGEMENTS INTERNATIONAUX DANS LE CADRE DE DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Please indicate if your State is party to the following universal and regional legal instruments relevant to preventing and combating terrorism and related co-operation in criminal matters. If your State is not a party to a treaty, but considers becoming a party, kindly indicate at which stage is such consideration (e.g., undergoing inter-ministerial co- ordination, approved by government and sent to parliament, approved by parliament and awaiting enactment by president, etc.)

Party by: Law and date of ratification P(R), ratification, Name of the treaty accession P(a), accession, succession P(s), succession, acceptance P(A), acceptance, or approval P(AA), or approval Not party Universal legal instruments 1. Convention on Offences and Certain Other P(R) 06/08/1970 Acts Committed on Board Aircraft (1963)

2. Convention for the Suppression of Unlawful P(R) 24/08/1973 Seizure of Aircraft (1970)

3. Convention for the Suppression of Unlawful P(R) 13/08/1976 Acts against the Safety of Civil Aviation (1971)

4. Convention on the Prevention and Punishment P(R) 19/05/2004 of Crimes Against Internationally Protected Persons (1973)

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5. International Convention against the Taking of P(R) 16/04/1999 Hostages (1979)

6. Convention on the Physical Protection of P(R) 06/09/1991 Nuclear Material (1979)

7. Protocol for the Suppression of Unlawful Acts P(R) 20/04/1999 of Violence at Airports Serving International Civil Aviation, supplementary to the Convention for the Suppression of Unlawful Acts against the Safety of Civil Aviation (1988)

8. Convention for the Suppression of Unlawful P(R) 11/04/2005 Acts against the Safety of Maritime Navigation (1988)

9. Protocol for the Suppression of Unlawful Acts P(R) 08/04/2005 Against the Safety of Fixed Platforms Located on the Continental Shelf (1988)

10. Convention on the Marking of Plastic P(R) 16/04/2007 Explosives for the Purpose of Detection (1991 )

11. International Convention for the Suppression P(R) 20/05/2005 of Terrorist Bombings (1997)

12. International Convention for the Suppression P(R) 17/05/2004 of the Financing of Terrorism (1999)

13. International Convention for the Suppression P(R) 02/10/2009 of Acts of Nuclear Terrorism (2005)

14. Amendment to the Convention on the Physical P(R) 22/01/2013 Protection of Nuclear Material (2005)

15. Protocol to the Convention for the Suppression P(a) 02/07/2019 of Unlawful Acts against the Safety of Maritime Navigation (2005)

16. Protocol to the Protocol for the Suppression of P(a) 02/07/2019 Unlawful Acts against the Safety of Fixed Platforms Located on the Continental Shelf (2005)

17. Convention on the Suppression of Unlawful Not party / Acts Relating to International Civil Aviation (2010)

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18. Protocol Supplementary to the Convention for Not party / the Suppression of Unlawful Seizure of Aircraft (2010)

19. The United Nations Convention Against P(R) 11/08/2004 Transnational Organized Crime (2000)

The Council of Europe legal instruments

20. European Convention on the Suppression of P(R) 31/10/1985 Terrorism (1977) CETS No: 090

21. Protocol amending the European Convention P(R) 16/08/2007 on the Suppression of Terrorism (2003) CETS No: 190

22. Council of Europe Convention on the P(R) 7/01/2022 Prevention of Terrorism (2005) CETS No: 196

23. Council of Europe Convention on Laundering, P(R) 17/09/2009 Search, Seizure and Confiscation of the Proceeds from Crime and on the Financing of Terrorism (2005) CETS No: 198

24. European Convention on Extradition (1957) P(R) 29/08/1997 CETS No: 024

25. Additional Protocol to the European P(R) 18/11/1997 Convention on Extradition (1975) CETS No: 086

26. Second Additional Protocol to the European P(R) 18/11/1997 Convention on Extradition (1978) CETS No: 098

27. European Convention on Mutual Legal P(R) 13/08/1975 Assistance in Criminal Matters (1959) CETS No: 030

28. Additional Protocol to the European P(R) 28/02/2002 Convention on Mutual Legal Assistance in Criminal Matters (1978) CETS No: 099

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29. Second Additional Protocol to the European P(R) 09/03/2009 Convention on Mutual Legal Assistance in Criminal Matters (2001) CETS No: 182

30. European Convention on the Transfer of Not party / Proceedings in Criminal Matters (1972) CETS No: 073

31. Convention on Laundering, Search, Seizure P(R) 28/01/1998 and Confiscation of the Proceeds from Crime (1990) CETS No: 141

32. Convention on Cybercrime (2001) CETS No: P(R) 20/08/2012 185

Please list below any other regional, subregional or bi-lateral agreements or arrangements relevant to preventing and combating terrorism and related co-operation in criminal matters, to which your country is a party.

1. Convention between the Kingdom of P(R) 05/02/2007 Belgium, the Federal Republic of Germany, the Kingdom of Spain, the French Republic, the Grand Duchy of Luxembourg, the Kingdom of the Netherlands and the Republic of Austria on the stepping up of cross-border co-operation, particularly in combating terrorism, cross-border crime and illegal migration, Prüm 27/05/2005.

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Annexe B : LEGISLATION GENERALE SUR LES DROITS DES MILITAIRES (EXTRAITS)

Nom Texte Date de Objet Mise à jour promulgation b03 AR 07 Avr 59 Relatif à la position et à l'avancement des 08/11/2022 officiers de carrière

b05 AM 31 Mar 71 Relatif à la composition et au fonctionnement 07/06/2017 des comités d'avancement b06 AM 23 Sep 77 Relatif aux avis sur la candidature à 07/06/2017 l'avancement des officiers b07 AM 17 Mai 17 Fixant les groups de filières de métiers militaires 07/06/2017 dans le cadre des comités d’avancement b18 AR 08 Aou 20 Relatif aux congés des officiers du cadre actif 01/07/2021 des Forces armées

b20 ARgt 17 Sep 48 Relatif à l'organisation de l'Ecole royale des 07/03/2016 cadets b21 AR 13 Mai 55 Relatif à l'organisation de deux subdivisions 07/03/2016 régionales de l'école royale des cadets b22 Loi 18 Mar 1838 Organique de l'Ecole royale militaire 10/02/2020 b23 AR 26 Sep 02 Relatif à l'organisation de l'Ecole royale militaire 02/08/2024 b25 AR 20 Dec 03 Relatif au patrimoine de l'Ecole Royale Militaire 07/03/2016 b30 Loi 16 Mar 94 Relatif au statut et aux rétributions du personnel 28/10/2022 enseignant de l'Ecole royale militaire b31 AR 31 Aou 98 Fixant le statut des répétiteurs, des maîtres de 07/03/2016 langue et des maîtres de langue principaux à l’Ecole royale militaire b32 AR 23 Nov 05 Fixant le règlement de discipline du personnel 24/01/2019 enseignant civil de l’Ecole royale militaire b60 Loi 23 Dec 55 Relative aux officiers auxiliaires de la force 06/09/2018 aérienne, pilotes et navigateurs b60_bis Loi 11 Nov 02 Relative aux officiers auxiliaires des forces 23/01/2018 Armées b61 AR 02 Sep 78 Relatif au statut des officiers auxiliaires et 06/09/2018 candidats officiers auxiliaires pilotes

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b62 AM 14 Mar 02 Relatif au statut des officiers auxiliaires et 19/01/2016 candidats officiers auxiliaires b63 AR 25 Avr 04 Relatif au statut des contrôleurs de trafic aérien 17/08/2022 militaires et à l’aptitude médicale des contrôleurs de trafic aérien et des contrôleurs de combat aérien militaires b70 ARgt 06 Fev 50 Relatif à la mise à la retraite des officiers des 29/01/2009 forces armées b71 AR 13 Aou 04 Relatif à l'âge de mise à la retraite d’officiers qui 10/11/2005 exercent certaines fonctions particulières b80 Loi 05 Mar 06 Fixant des dispositions spécifiques relatives au 30/10/2023 statut des officiers appartenant à la filière de métiers "techniques médicales" - PAS MISE EN VIGUEUR c01 AR 17 Aou 27 Réglant l'état et la position des aumôniers 07/03/2016 militaires c02 AR 17 Mai 52 Déterminant l'état des aumôniers militaires des 07/03/2016 cadres de réserve c03 AR 09 Fev 95 Portant fixation du cadre organique du service de l'aumônerie en temps de paix c10 Loi 18 Fev 91 Relative aux conseillers moraux auprès des 10/02/2020 Forces armées relevant de la communauté non confessionnelle de Belgique c11 AR 26 Sep 94 Portant statut des conseillers moraux auprès 07/03/2016 des Forces armées, relevant de la Communauté non confessionnelle de Belgique c12 AR 09 Fev 95 Portant fixation du cadre organique du service des conseillers moraux en temps de paix d03 AR 25 Oct 63 Relatif au statut des sous-officiers du cadre actif 08/11/2022 des forces Armées d06 AM 13 Dec 95 Relatif aux avis sur la candidature à 07/06/2017 l’avancement des sous-officiers et relatif à la composition et au fonctionnement des comités d’avancement d07 AM 17 Mai 17 Fixant les groupes de filières de métiers 07/06/2017 militaires dans le cadre des comités d’avancement

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d09 AM 18-Feb-04 Relatif à l'allocation de formation pour les 14/07/2017 adjudants et sous-officiers supérieurs du cadre actif, appartenant au niveau C d21 AR 07 Avr 59 Portant création de l'école technique secondaire 07/03/2016 supérieure à l'Ecole royale technique de la Force aérienne d70 AR 22 Avr 69 Relatif à la mise à la retraite des militaires au- 14/01/2014 dessous du rang d'officier e03 AR 11 Jun 74 Relatif au statut des volontaires du cadre actif 16/02/2023 des forces Armées f01 Loi 27 Mar 03 Relative au statut des musiciens militaires et 28/10/2022 modifiant diverses lois applicables au personnel de la Défense - Titre II. – Du statut des musiciens militaires f02 AR 21 Dec 05 Relatif au statut des musiciens militaires 07/06/2017 g01 Loi 28 Fev 07 Fixant le statut des militaires et candidats 18/03/2024 militaires du cadre actif des Forces Armées g02 AR 26 Dec 13 Portant mise en vigueur de certains articles de la loi du 28 février 2007 fixant le statut des militaires et candidats militaires du cadre actif des forces armées g10 AR 09-Jul-07 Relatif à l'organisation des filières de métiers, et 07/03/2016 pôles de compétence g11 AR 26 Dec 13 Relatif aux cours de perfectionnement des 08/11/2022 militaires de carrière du cadre actif des forces armées, à l'épreuve d'accession au grade de premier sergent-major, à l'examen de qualification au grade d'adjudant-chef gi10 AR 21 Nov 07 Fixant le fonctionnement de certaines instances 07/03/2016 au sein de la Défense et la procédure de comparution des militaires devant ces instances gi90 AR 14 Oct 13 Fixant la composition et le fonctionnement de 16/02/2023 l’instance d’appel au sein de la Défense gt20 AR 14 Oct 13 Fixant la procédure relative aux mesures 07/03/2016 statutaires applicables aux militaires du cadre actif et modifiant divers arrêtés royaux relatifs à la discipline militaire gt21 AR 20 Feb19 Relatif à l’évaluation professionnelle des 19/12/2019 militaires

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j01 AR 10 Aou 05 Relatif aux absences pour motif de santé des 08/04/2019 militaires j02 AR 10 Aou 05 Relatif aux commissions militaires d'aptitude et 07/03/2016 de réforme j03 AR 29 Nov 00 Relatif aux mesures de prophylaxie médicale 25/01/2013 applicables aux militaires j04 AR 03 Dec 06 Relatif à la biothèque de la Défense 24/01/2019 j10 AR 05 Nov 71 Fixant les critères d'aptitude médicale au service 07/03/2016 militaire des miliciens ainsi qu'au service des autres militaires et du personnel de la Gendarmerie - Abrogé le 01 Jan 04 sauf pour les miliciens j11 AR 28 Aou 81 Relatif au profil médical d'aptitude 07/03/2016 j12 AR 19 Mai 51 Relatif à la commission des critères d'aptitude 07/03/2016 physique au service militaire j20 AR 11 Mar 03 Fixant les critères d'aptitude médicale au service 06/01/2014 comme militaire - Entré en vigueur le 01 Jan 04 j30 AR 23 Dec 91 Relatif à l'aptitude au service en mer 07/03/2016 j31 AR 03 Mar 99 Relative à l'aptitude médicale comme 07/03/2016 parachutiste ou commando j32 AR 28 Jan 00 Relatif à l'aptitude médicale à des activités de 07/03/2016 plongée et à des plongées sèches j33 AR 07 Nov 13 Relatif à l’appartenance à la catégorie d’aptitude C pour motif médical ou physique et modifiant diverses dispositions relatives à l’aptitude médicale des militaires k02 AR 18 Fev 91 Mettant en vigueur certaines dispositions de la loi du 21 Dec 90 portant statut des candidats militaires du cadre actif k04 AR 07 Nov 13 Relatif à la formation des candidats militaires du 19/12/2024 cadre actif k05 AM 11 Aou 94 Relatif à la formation des candidats militaires du 14/01/2014 cadre actif k06 AR 13 Nov 91 Fixant les règles applicables à l'appréciation des 07/03/2016 qualités morales des candidats des forces Armées

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k07 AR 13 Nov 91 Fixant les règles applicables à l'appréciation des 20/12/2022 qualités caractérielles des candidats des forces Armées k08 AR 13 Nov 91 Fixant les règles applicables à l'appréciation des 20/05/2019 qualités physiques de certains candidats et élèves des forces Armées k09 AR 11 Aou 94 Relatif à certains officiers auxiliaires radiés du 07/03/2016 personnel navigant breveté qui peuvent être admis à suivre une formation d'officier du niveau B dans la carrière à durée limitée k20 AR 07 Nov 13 Relatif au passage au sein de la même catégorie 15/09/2023 de personnel à la promotion socialeet à la promotion du diplôme vers une catégorie de personnel supérieure k25 AR 13 Nov 91 Relatif aux engagements et rengagements des 19/12/2024 candidats militaires du cadre actif k26 AM 11 Aou 94 Relatif aux engagements et rengagements des 08/07/2022 candidats militaires du cadre actif

I01 Loi 30 Jul 38 Concernant l'usage des langues à l'armée 07/09/2018 l02 AR 19 Mai 04 Relatif aux jurys des examens linguistiques fixés 06/09/2018 par la loi du 30 Jul 38 concernant l'usage des langues à l'armée l02_bis AM 10 Jul 84 Relatif aux inspecteurs permanents des 19/01/2016 épreuves linguistiques organisées à l'armée et à la Gendarmerie l03 AR 31 Jul 69 Fixant en application de la loi concernant l'usage des langues à l'armée, la composition des jurys d'examen organisés au sein des forces armées l04 AR 22 Oct 56 Portant organisation de l'épreuve linguistique 07/03/2016 pour l'accession au grade de major de réserve, de capitaine de corvette de réserve ou de capitaine technicien de réserve l05 AR 07 Fev 57 Relatif aux répétitions faites en seconde langue 07/03/2016 dans les écoles des forces armées et de la gendarmerie l06 AM 20 Aou 57 Relatif aux répétitions faites en seconde langue dans les écoles des forces armées et de la gendarmerie

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l08 AR 24 Dec 38 Qui est relatif à l'emploi des langues dans les 07/03/2016 rapports de service entre militaires l09 AR 10 Aou 39 Qui fixe le programme de l'examen prévu à 07/03/2016 l’article 25-B de la loi du 30 Jul 38 concernant l'usage des langues à l'armée l10 AR 10 Aou 39 Qui règle l'application de l'article 25-c de la loi du 30 Jul 38 concernant l'usage des langues à l'armée l11 AR 10 Jul 62 Créant le brevet de connaissance approfondie de 06/09/2018 la deuxième langue nationale l12 AM 20 Avr 10 Fixant les matières qui peuvent être enseignées 03/05/2024 en anglais au sein des Forces armées l13 AR 31 Jan 94 Déterminant la nature et les modalités des 07/03/2016 examens linguistiques pour les candidats conseillers moraux auprès des Forces armées, établissant les conditions de réussite de ces examens et portant organisation du jury d'examen l40 AR 21 Jun 23 Fixant les cadres linguistiques du personnel civil 30/06/2023 des services centraux du Ministère de la Défense n03 AM 30 Sep 93 Fixant le modèle des actes d'engagement et de rengagement des militaires qui effectuent des prestations volontaires pour le maintien ou le rétablissement de la paix ou de la sécurité internationale n06 AM 02 Dec 91 Fixant le modèle des actes d'engagement et de rengagement des militaires qui effectuent des prestations volontaires d'encadrement o01 AR 02 Dec 18 Déterminant la structure générale du Ministère 19/12/2019 de la Défense et fixant les attributions de certaines autorités o02 AR 07 Nov 13 Relatif aux attributions de certaines autorités du 06/09/2018 ministère de la Défense o04 AM 02 Dec 91 Relatif à la délégation de certains pouvoirs du 04/09/2008 Ministre de la Défense nationale à des autorités de l'Etat-Major Général en matière de procédure de projet de textes légaux et réglementaires, du contentieux et du statut pécuniaire, de la comptabilité …

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o05 AR 10 Avr 14 Portant exécution de l’article 271/5 de la loi du 08/10/2019 28 février 2007 fixant le statut des militaires du cadre actif des forces armées o09 AR 14 Mar 60 Portant organisation au Département de la 07/03/2016 Défense nationale, d'un secrétariat administratif et technique o10 AR 07 Mar 96 Concernant les attributions de certaines 07/03/2016 autorités militaires sur le territoire de la République fédérale d’Allemagne o11 AM 28 Mai 59 Portant délégation d'une partie des pouvoirs d'administration et de gestion du Ministre aux titulaires de certaines fonctions relevant du Département de la Défense nationale o15 AR 18 Fev 91 Relatif à l'inspection pharmaceutique au sein des 07/03/2016 Forces armées o20 AR 02 Jun 77 Relatif à la durée d'existence des organes consultatifs créés par mesure administrative o30 Loi 25 Mai 00 Relative à l'enveloppe en personnel militaire 10/02/2020 o31 AR 14 Jul 98 Répartissant l'enveloppe en personnel pour les 18/05/2010 militaires du cadre actif en période de paix o32 AR 13 Oct 05 Relatif à l'enveloppe en personnel militaires du 03/11/2005 cadre de réserve o44 AR 10 Aou 06 Relatif à l'organisation de l'Institut royal 05/12/2024 supérieur de Défense o45 AM 20 JaN 14 Fixant la composition, le mode de désignation et 05/12/2024 la durée du mandat des membres, les compétences et le mode de fonctionnement du conseil d'administration et du comité scientifique de l'Institut royal supérieur de Défense o50 Loi 28 Avr 17 Portant création du ″War Heritage Institute″ et 29/05/2017 portant intégration des missions, des moyens et du personnel de l’Institut des vétérans - Institut national des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre, ... o91 AR 02 Mar 84 Créant la Commission consultative en matière de litiges relatifs à l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes dans les services publics

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o93 AR 23 Sep 87 Relatif à la Commission Armée-Jeunesse 07/03/2016 q01 Loi 20 Mai 94 Relative aux périodes et aux positions des 24/02/2021 militaires du cadre de réserve, ainsi qu'à la mise en œuvre et à la mise en condition des Forces armées q02 AR 06 Jul 94 Portant détermination des formes d'engagement 07/03/2016 opérationnel, d'assistance et d'appui militaire, et des activités préparatoires en vue de la mise en œuvre des Forces armées r01 AR 19 Mar 90 Autorisant l'accès de certaines autorités du ministère de la Défense nationale au Registre national des personnes physiques r01_bis AR 08 Jul 99 Autorisant l'accès du service général du renseignement et de sécurité des Forces armées au Registre national des personnes physiques r02 AM 31 Jul 91 Autorisant l'accès de certains membres du personnel des forces terrestre, aérienne et navale et du service médical au Registre national des personnes physiques r03 AM 31 Jul 91 Autorisant l'accès de certains membres du personnel de l'Administration générale civile du Ministère de la Défense nationale au Registre national des personnes physiques r05 AR 19 Mar 90 Autorisant certaines autorités du ministère de la Défense nationale à utiliser le numéro d'identification du Registre national des personnes physiques r06 AM 31 Jul 91 Autorisant certains membres du personnel des Forces armées à utiliser le numéro d'identification du Registre national des personnes physiques r07 AM 31 Jul 91 Autorisant certains membres du personnel de l'Administration générale civile du Ministère de la Défense nationale à utiliser le numéro d'identification du Registre national des personnes physiques r08 AR 19 Jul 01 Relatif à l’accès de certaines administrations 24/03/2016 publiques au casier judicaire central r10 Loi 16 Mai 01 Portant statut des militaires du cadre de réserve 24/04/2024 des Forces armées

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r11 AR 03 Mai 03 Relatif au statut des militaires du cadre de 29/05/2024 réserve des Forces armées r12 AM 27 Dec 13 Modifiant diverses dispositions relatives au 19/01/2016 statut des militaires. Chap. 2 r20 Loi 27 Mar 03 Relative au statut des musiciens militaires et 11/01/2017 modifiant diverses lois applicables au personnel de la Défense - Chapitre XXI - Du service civil / service civique / service volontaire à la communauté - Art 165 à 168 pas r21 Loi 11 Avr 03 Instituant un service volontaire d'utilité 18/04/2024 collective s03 AR 17 Sep 05 Relatif à l'aptitude au service aérien 17/11/2023 s04 AR 13 Mai 04 Relatif au personnel navigant des forces armées 17/11/2023 s05 AM 16 Avr 98 Relatif au personnel navigant des forces armées 07/11/2019 u01 AR 04 Fev 98 Relatif à l'uniforme des militaires 07/03/2016 u02 AM 03 Avr 73 Relatif aux insignes distinctifs portés par les 14/01/2014 officiers issus de l'école royale militaire et les élèves de cette école u03 AM 09 Sep 87 Relatif aux insignes distinctifs portés par les officiers diplômés des instituts supérieurs industriels et les candidats officiers, élèves dans ces écoles u04 AR 12 Aou 71 Fixant le rang et l'uniforme des magistrats et 07/03/2016 greffiers militaires et des membres du secrétariat de l'auditorat général, ainsi que les honneurs qu'ils reçoivent dans l'armée u05 AM 03 Sep 71 Fixant les attributs, écussons et insignes des 21/03/2006 uniformes portés par les magistrats et greffiers militaires et les membres du Secrétariat de l'Auditorat général u06 AM 31 Jan 07 Relatif aux insignes distinctifs portés par les 09/09/2008 officiers issus de l'Ecole supérieure de Navigation d'Anvers et les élèves de cette école u07 AM 22 Jun 00 Fixant des compétences concernant 03/10/2008 l’autorisation de port de l’uniforme militaire v01 Loi 13 Jul 76 Dispositions relatives au personnel militaire 10/02/2020 féminin des forces Armées, à la protection parentale et au congé palliatif

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v02 AR 16 Avr 77 Portant des mesures de protection pour les militaires féminins dans les forces terrestre, aérienne et navale et du service médical v03 AR 25 Avr 04 Relatif aux procédures de demande et d'octroi du 08/10/2019 congé de protection parentale et du congé pour soins à un parent gravement malade

w02 AR 11 Sep 03 Concernant le recrutement des militaires 19/12/2024 x10 Loi 10 Jan 10 Instituant l'engagement volontaire militaire et 28/10/2022 modifiant diverses lois applicables au personnel militaire – Extrait x11 AR 27 Jun 10 Relatif au statut administratif du militaire qui 01/12/2022 effectue un engagement volontaire militaire x12 AM 29 Jun 10 Fixant l’acte d’engagement et de rengagement 19/01/2016 du militaire qui effectue un engagement volontaire militaire x13 AR 03 Sep 10 Portant diverses dispositions relatives au statut 07/03/2016 administratif, pécuniaire et social du militaire qui effectue un engagement volontaire militaire x20 Loi 30 Aou 13 Instituant la carrière militaire à durée limitée 15/09/2023 x21 AR 07 Nov 13 Relatif au statut administratif du militaire qui 15/09/2023 contracte un engagement à durée limitée x22 AM 27 Dec 13 Modifiant diverses dispositions relatives au 14/09/2018 statut des militaires Chap. 1 y01 AR 14 Oct 13 Relatif à la mobilité externe des militaires 08/10/2019 y02 AR 14 Oct 13 Relatif au transfert interne de certains militaires 20/12/2021 déclarés définitivement inaptes sur le plan médical comme agent de l'Etat vers le Ministère de la Défense Y03 AR 03 Déc 2021 Arrêté royal organisant l'acquisition par le 15/12/2021 militaire déclaré définitivement inapte sur le plan médical, de la qualité d'agent de l'Etat par transfert interne y05 Loi 12 Nov 17 Relative aux assistants et agents de sécurisation 10/02/2020 de police et portant modification de certaines dispositions concernant la police

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y06 AR 01 Mar 18 Organisant le transfert de certains militaires vers 19/03/2018 le cadre d’agents de sécurisation de police et le cadre d’assistants de sécurisation de police y08 AR 01 Jul 03 Concernant la sélection, la formation et le 07/03/2016 recrutement d'agents de sécurité auprès du corps de sécurité pour la police des cours et tribunaux et le transfert des détenus du Service public fédéral Justice y09 AR 11 Jul 03 Portant création auprès du Service public fédéral 06/02/2009 Justice d'un corps de sécurité pour la police des cours et tribunaux et le transfert des détenus et fixant des dispositions organisationnelles, administratives y10 Loi 25 Mai 00 Instaurant le régime volontaire de travail de la 10/09/2019 semaine de quatre jours et le régime du départ anticipé à mi-temps pour certains militaires et modifiant le statut des militaires en vue d'instaurer le retrait temporaire y11 AR 29 Jul 97 Portant exécution de la loi du 25 mai 2000 16/02/2023 instaurant le régime volontaire de travail de la semaine de quatre jours et le régime du départ anticipé à mi-temps pour certains militaires et modifiant le statut des militaires y13 AM 23 Mai 02 Déterminant l'autorité chargée de recueillir les 06/02/2009 engagements d'effectuer les versements requis pour valoriser les périodes d'interruption de carrière en vue de leur pension de retraite et de leur pension de survie y20 Loi 25 Mai 00 Relative à mise en disponibilité de certains 10/02/2020 militaires du cadre actif des forces armées y21 AR 29 Jul 97 Relatif à la procédure de mise en disponibilité de 07/03/2016 certains militaires du cadre actif des forces armées y22 Loi 17 Fev 02 Relative à la mise en disponibilité volontaire de certains militaires en service aux forces belges en République Fédérale d'Allemagne y40 Loi 06 Fev 03 Relative à la démission volontaire accompagnée 22/05/2018 d'un programme personnalisé de reconversion professionnelle au bénéfice de certains militaires et portant des dispositions sociales

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y50 Loi 16 Jul 05 Instituant le transfert de certains militaires vers 22/05/2018 un employeur public y51 AR 12 Jun 05 Organisant l'acquisition par le militaire de la 15/05/2017 qualité d'agent de l'Etat par transfert y53 AR 03 Jul 07 Organisant le transfert de certains militaires vers 07/03/2016 le cadre administratif et logistique des zones de police y54 AR 12 Jul 09 Organisant le transfert de certains militaires vers 07/03/2016 le cadre administratif et logistique de la police fédérale y55 AR 12 Sep 11 Organisant le transfert de certains militaires vers 07/03/2016 le cadre opérationnel de la police fédérale y60 AR 02 Aou 07 Relatif aux modalités de la mise à disposition de 07/03/2016 militaires auprès de l'autorité nationale de surveillance de la navigation aérienne y70 Loi 22 Dec 08 Portant des dispositions diverses (I) - Titre 7. – 22/05/2018 Défense - Chapitre 4. - Dispositions relative à la suspension volontaire des prestations de certains militaires z01 Loi 14 Jan 75 Portant le règlement de discipline des Forces 10/02/2020 armées z02 AR 19 Jun 80 Relatif à la procédure disciplinaire militaire 19/12/2024 z03 AR 30 Avr 80 Relatif à la hiérarchie militaire au sein des forces terrestre, aérienne et navale et du service médical z05 AR 30 Oct 91 Relatif à la résidence de certaines catégories de 06/09/2018 militaires

z07 AR 20 Dec 18 Relatif au congé politique des militaires 24/01/2019 z10 Loi 20 Mai 94 Relative aux statuts du personnel de la Défense 30/05/2023 z11 AR 09 Mar 95 Relatif à la responsabilité civile et à l'assistance 06/02/2023 en justice des militaires et à l'indemnisation du dommage subi par eux z12 AM 05 Sep 11 Portant délégations de pouvoir par le Ministre de 19/01/2016 la Défense en matière de dommages et de contentieux

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z40 Loi 11 Jul 78 Organisant les relations entre les autorités 10/02/2020 publiques et les syndicats du personnel militaire z41 Loi 23 Avr 10 Portant exécution temporaire de l'organisation 17/12/2013 des relations entre les autorités publiques et les syndicats du personnel militaire z51 AR 29 Jun 08 Relatif à la composition des groupements de 08/08/2008 quartiers militaires et modifiant l’arrêté royal du 3 décembre 2006 portant exécution de la loi du 11 juillet 1978 organisant les relations entre les autorités publiques et les syndicats du personnel militaire z60 Loi 01 Sep 80 Relative à l'octroi et au paiement d'une prime 10/02/2020 syndicale à certains membres du personnel du secteur public z61 AR 30 Sep 80 Relatif à l'octroi et au paiement d'une prime 17/09/2009 syndicale à certains membres du personnel du secteur public z70 Loi 10 Avr 16 Relative au travail à distance au sein de la 18/04/2024 Défense z71 AR 22 Jun 16 Relative au travail à distance au sein de la 16/02/2023 Défense AM 03 feb 1975 arrêté ministériel du 3 février 1975 pris en 08/12/2023 exécution de l'arrêté royal du 15 janvier 1962 fixant le régime d'indemnisation applicable aux militaires accomplissant des déplacements de service à l'extérieur du Royaume AR 21 jun 2023 Arrêté royal fixant les cadres linguistiques du personnel civil des services centraux du Ministère de la Défense AR 31 juillet Arrêté royal modifiant diverses dispositions 2023 relatives au passage au sein de la même catégorie de personnel ou à l'admission dans une autre qualité ou catégorie de personnel du militaire de carrière ou du militaire avec une carrière à durée limitée Xx ? AR 20 dec 23 Arrêté royal modifiant diverses dispositions relatives au régime d'indemnisation applicable aux militaires accomplissant des déplacements de service à l'extérieur du royaume

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Légende : - AR : Arrêté Royal - ARgt : Arrêté du Régent - AM : Arrêté Ministériel

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Annexe C : FEMMES, PAIX ET SECURITE

LES FEMMES, LA PAIX ET LA SÉCURITÉ (WPS)

UPDATED INDICATIVE LIST OF ISSUES PERTAINING TO WOMEN, PEACE AND SECURITY TO BE PROVIDED IN THE QUESTIONNAIRE ON THE OSCE CODE OF CONDUCT This document provides an indicative list of issues, which aims at providing useful information on Women, Peace and Security aspects for participating States replying to the Questionnaire on the OSCE Code of Conduct on Politico-Military Aspects of Security. It is structured around the four pillars of UNSCR 1325 (Prevention, Participation, Protection and Sustaining Peace) and is set out in two parts for each pillar: - PART A Checklist of key commitments and measures taken by participating States; - PART B More detailed information for sharing good practice between participating States.

I. PREVENTION A. Checklist of key commitments taken by participating States

LIST OF INTERNATIONAL AGREEMENTS AND ARRANGEMENTS Please indicate if your State is party to the following universal and regional legal instruments relevant to protecting women, peace and security. If your State is not a party to a treaty, but considers becoming a party, kindly indicate at which stage is such consideration (e.g., undergoing inter-ministerial co-ordination, approved by government and sent to parliament, approved by parliament and awaiting enactment by president, etc.)

Party by: Law and date ratification of ratification, P(R), accession accession, P(a), succession, succession acceptance, or Name of the treaty P(s), approval acceptance P(A), approval P(AA), or Not party

Universal legal instruments

1. Protocol Supplementary to the United Nations P(R) 11/08/2004 Convention Against Transnational Organized Crime to Prevent, Suppress and Punish Trafficking in Persons, Especially Women and Children (2000)

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2. United Nations Convention on All Forms of P(R) 10/08/1985 Discrimination Against Women (1979)

The Council of Europe legal instruments

3. European Convention Against Trafficking in Human P(R) 27/04/2009 Beings (2005) CETS No: 197

4. European Convention on Preventing and P(R) 14/03/2016 Combatting Violence Against Women and Domestic Violence (2011) CETS No: 210

Other arrangements Yes No

5. National Action Plan on Women, Peace & Security X

6. National legislation to implement the UN CEDAW convention (if a party), with particular reference to combating discrimination in employment, education, access to health services and participation in institutions ensuring democratic oversight and public scrutiny of the security sector.

7. Other related information, clarification or details to share:

B. Checklist of key measures taken by participating States

Please indicate if your State has the following preventative measures in place. More detailed information of the preventative measures can be included in Part B below.

Type of Measure Yes No

1. Mechanism to assess risk of abuse of small arms to commit or facilitate X serious acts of gender-based violence and violence against women and children

2. Inclusion of women’s organisations and women in religious, ethnic minority or community groups in measures - to counter and prevent terrorism and violent extremism

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- to raise awareness of the potential risks of exploitation and radicalization17

3. Inclusion of gender perspective and specific needs of women and girls in a X national counter-terrorism strategy18

4. Inclusion of specific matters related to the protection of women’s and girls’ x rights in the basic education of armed forces.

5. Availability of specialised in-service training for armed forces personnel on the X protection of women’s and girls’ rights.

6. Inclusion of specific matters related to the protection of women’s and girls’ X rights in the pre-deployment training for international peacekeeping missions.

7. Plans to address and gather information from local women’s populations in X areas at risk of conflicts.

8. Mechanisms to monitor and evaluate the implementation of gender X mainstreaming into operations

9. Feedback mechanisms: X - from operations to chiefs of defence or military planners - between forces leading multi-national missions and forces providing personnel to such missions 10. Membership of a regional network or leadership network such as the WPS x Chiefs of Defence Network

11. Other related information, clarification or details to share:

C. Informations plus détaillées pour le partage des bonnes pratiques entre les États participants

1 Plan d’Action sur les Femmes, la Paix et la Sécurité

1.1 Si vous disposez d'un plan d'action national sur les femmes, la paix et la sécurité, comment votre PAN est-il élaboré, mis en œuvre et son impact évalué, y compris

17 See also similar question 3a in form to input to UN SG UNSCR 1325 report. 18 See also similar question 3a in form to input to UN SG UNSCR 1325 report.

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l'implication des organisations de femmes et d'autres organisations de la société civile et la coordination au sein du gouvernement ?

En février 2022, la Belgique a adopté un quatrième Plan d’Action National 1325 « Femmes, Paix et Sécurité », approuvé par le Conseil des Ministres. Toutes les administrations impliquées se sont engagées à suivre et mettre en œuvre les objectifs et lignes d’action retenus dans ce nouveau plan, qui couvre la période 2022-2026. Le SPF Affaires Etrangères et l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH), qui ont élaboré le plan avec les Ministres compétents, jouent un rôle de coordination crucial dans le suivi, le rapportage et le monitoring de celui-ci. En effet, la Belgique dépose un rapport annuel de mise en œuvre de ce plan au Parlement fédéral et à la société civile.

La coordination de ce PAN est fait par biais d’une Taskforce belge Femmes, Paix et Sécurité, qui consiste des points focaux des 6 départements partenaires: à part de l’SPF Affaires étrangères et l’IEFH, il s’agit du Ministère de la Défense, la Coopération au développement, le SPF Affaires intérieures et le SPF Justice. Le Taskforce se réunit au moins deux fois par an pour coordonner la mise en œuvre et le rapportage du Plan d’action national. Les organisations de femmes et la société civile au sens plus large est invitée au minimum à l’occasion de l’élaboration et à l’évaluation de chaque plan d’action national, ainsi que pour un examen à mi-parcours de sa mise en œuvre. Par exemple, le 08/10/2024, la Taskforce belge Femmes, Paix et Sécurité a organisé une consultation avec les représentants de la société civile et les parlementaires intéressées. L'objectif de cet événement était d'évaluer la mise en œuvre du quatrième Plan d’Action National (2022-2026) mi-parcours, et de formuler des recommandations concrètes sur le projet de 4ème Plan d’Action National (2022-2026).

Grâce aux expériences acquises dans la mise en œuvre des trois premiers plans et les recommandations de la société civile, le plan d’action 2022-2026 s’articule d’une structure et méthodologie via six objectifs prioritaires:

• Promouvoir la mise en œuvre du cadre normatif international;

• Intégrer la dimension de genre dans les actions belges en matière de conflit, de paix et de sécurité;

• Lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, et plus spécifiquement les violences sexuelles;

• Promouvoir la participation des femmes aux prises de décision en matière de paix, de sécurité, et de la prévention, gestion et règlement des conflits ;

• Soutenir l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité;

• Assurer le suivi et le monitoring de la mise en œuvre de de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité et du PAN;

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Le 8 mars 2007, le Ministre de la Défense ainsi que plusieurs organisations partenaires ont signé la ‘Charte pour la promotion de l'égalité des femmes et des hommes au sein du département de la Défense et pour la mise en œuvre des principes de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies’. Un comité directeur a été mis sur pied; composé de membres des différents départements d'Etat-major du Ministère de la Défense. Il était chargé de l'intégration de la dimension de genre et du suivi de l'application de la résolution 1325.

L’expertise et les compétences en matière de genre au sein de la Défense sont groupées au sein du Civil-Military engagement Group (Ci-MEG) qui, lors des opérations, est chargé des contacts avec la population locale. Des formations en matière de genre sont prévues pour certains spécialistes de cette unité (Civil Military Cooperation -CIMIC, Opérations psychologiques - PsyOps). A cet effet certains membres du personnel sont envoyés au Gender Advisor Course en Suède, formation accréditée par l’OTAN. Ces militaires forment le premier socle des mesures structurelles mises en place et donnent à leur tour des modules de formation et d’entraînement dans le domaine du genre. Chaque détachement qui part en opération à l’étranger, doit obligatoirement avoir un Gender Focal Point (GFP), fonction en cumul, pour ainsi veiller à l’intégration d’une perspective genre parmi toutes les activités du détachement. Le Ci-MEG organise le cours Gender Focal Point qui s’étale sur 2 jours, environ 4 fois par an. Le cours prépare les GFP avec une connaissance théorique et exemples et outils pratiques afin de conseiller au mieux le chef du détachement dans tous les aspects relatifs au genre.

La Défense tient une base de données reprenant les experts genre qui pourront être associés à la préparation, l’implémentation, le monitoring et l’évaluation des opérations de paix. A terme, le Ci-MEG doit devenir le centre d’excellence en matière de prise en compte du genre dans les opérations.

En matière d’opérations, un Operational Gender Team a été mis en place au sein du Département d’État-major Opération et Entraînement (ACOS). Cette équipe s'occupe de l'intégration de la dimension de genre durant la planification et la conduite des opérations (à tous les niveaux) et dispose d’un plan d’action spécifique: ‘Gender mainstreaming en operation’. Ce plan d’action reprend par phase de l’opération et par domaine de compétence, les actions à prendre pour veiller à l’intégration de la dimension de genre dans les opérations. Ce plan est en pleine exécution. Ainsi, la thématique du genre et la résolution 1325 seront intégrées dans le processus de planification opérationnelle, les plans opérationnels (OPLAN) et les processus d’Evaluation & Lessons Learned. Cette intégration garantit que l’aspect genre sera pris en compte lors de la préparation, l’exécution et les leçons tirées de chaque opération. Ainsi l’expertise « conseiller genre » sera ajoutée à certaines fonctions d’Etat-major existantes. Ce personnel participe à la planification opérationnelle et au déploiement au niveau des quartiers-généraux de forces. Au niveau des unités, la perspective genre sera prise en compte par des ‘gender focal points’ pour qui la compétence genre constitue un cumul. Le Ci-MEG en combinaison avec l’adjonction de l’expertise de genre à certaines fonctions d’Etat-major et des unités veilleront à la prise en compte du genre à tous les niveaux lors de la réalisation des opérations.

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Lors de la préparation des missions de paix et lors des « pre-deployment training », les questions de genre et de violences commises à l’encontre des femmes et des enfants sont abordées. Ainsi, un module de gender mainstreaming est prévu dans l’entraînement annuel du personnel du département ‘Opération et Entraînement’ qui livre la majorité du personnel envoyé en opération. De plus, préalablement au déploiement en opération, la journée intitulée « cultural awareness day » reprend un briefing sur le thème du genre lié à l’opération dans laquelle le personnel concerné sera engagé. Il est également tenu compte des feedbacks des opérations qui ont été menées et en cours pour adapter le contenu de ce briefing. Un briefing sur la traite des êtres humains est également prévu et donné par la Police Fédérale. Ces modules de « pre-deployement training » seront évalués par les spécialistes gender du Ci-MEG (Civil-Military Engagement Group). Lors de chaque mission à l'étranger, les ordres d'opération et l'analyse par pays sont examinés au regard de la dimension de genre et de la résolution 1325. Une comparaison est également établie avec les ordres d'opération d'autres contingents au sein de l'OTAN et de l'UE de manière à pouvoir adapter les ordres d'opération.

Les commandants qui dirigent un détachement lors d'une mission à l'étranger disposent d'une 'check-list genre'.

Au niveau de la composition des détachements envoyés en opération, une attention particulière est accordée à leur mixité lorsque ces détachements sont destinés à des théâtres et missions où l’aspect genre joue un rôle actif. En cette matière la Défense doit toutefois également prendre en compte le facteur disponibilité de son personnel. Le Ministère de la Défense veille à ce que l'infrastructure et l'équipement logistique de base n'entravent pas la participation des femmes aux opérations à l'étranger. Leur participation est encouragée sur la base de leur plus-value (p.ex. : le contact avec la population locale, les réfugiés et les organisations locales de femmes).

Pour ce qui est de la conduite des militaires en opération, ces derniers doivent respecter leurs obligations imposées par la loi de discipline. Tout non-respect donne lieu à des sanctions disciplinaires ou à la prise de mesures statutaires pouvant aller jusqu’à la perte de qualité de militaire. Toute infraction constatée sur le terrain doit être rapportée à la hiérarchie et le cas échéant les instances judiciaires (parquet fédéral) en sont informées. Actuellement un code de conduite basé sur les valeurs que le Chef de la Défense vient d’approuver est en développement. La tolérance zéro en matière de violence sexuelle est appliquée à tous les Belges lors des missions internationales.

Enfin, la Défense renforce également ses compétences en matière de genre dans le cadre de la loi sur la dimension du genre (2007). Le développement des compétences dans le cadre de cette loi de 2007 est intégré dans les directives de la Défense traitant de la diversité et du thème du genre en particulier. Ainsi tant la cellule stratégique du Ministre que le Département sont représentés dans le groupe interdépartemental de coordination chargé du suivi de l’implémentation de la loi précitée. A ce titre ses délégués ont participé à la formation organisée par l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes (IEFH) fin septembre et début octobre 2012. Les actions en matière d’implémentation de la loi précitée n’étant pas uniquement celles destinées au personnel du département, les actions prises dans le cadre du Plan d’Action National 1325 seront également abordées

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dans le cadre de l’implémentation de la loi de 2007. La Belgique veille également au renforcement des compétences en matière de genre en vue d’assurer les initiatives organisées sur le terrain (par exemple le travail humanitaire).

Le Service Public Fédéral (Ministère) Affaires étrangères, en coopération avec l’Institut Egmont, organise 2 fois par an un Basic Generic Training à l'intention des personnes qui participent à des missions de gestion civile des crises de l'Union européenne. Des modules spécifiques y sont consacrés à des problématiques liées au genre (violence sexuelle, exploitation et abus sexu le gender mainstreaming et le code de conduite). Ces modules constituent un ensemble interactif comprenant des études de cas et ont été approuvés par le Conseil européen en décembre 2011. Par ailleurs, la formation et la sensibilisation continuent sur le terrain: ainsi, par exemple, les missions de l’UE en République Démocratique du Congo (EUSEC et EUPOL) disposent dans leurs bases de Kinshasa, Goma et Bukavu d’équipes d’experts des questions de genre et de violence sexuelle envers les femmes dans les conflits, dont l’une des tâches est de sensibiliser respectivement les militaires et les policiers à la lutte contre les violences sexuelles.

La Défense prend également en compte les besoins spécifiques des femmes et des jeunes filles dans le cadre du travail humanitaire, comme par exemple lors de la construction de camps de réfugiés. Cette prise en compte se fait au niveau du travail des détachements Coopération Civilo-Militaire (CIMIC) en opérations qui font partie du Ci- MEG. Citons à titre d’exemple concret: BELUFIL au LIBAN depuis 2007, DAC KINDU (construction de bâtiments au profit des familles de militaires congolais depuis 2010).

Efforts déployés au niveau international

La Belgique continue à demander l’application de la résolution 1325 et les résolutions suivantes des Nations Unies dans les missions de l’UE, de l’OTAN et de l’ONU, tant au stade de leur préparation que de leur exécution. Elle soutient l’intégration de la dimension de genre dans ces opérations, avec attention pour la protection des femmes et des filles et la participation, entre autres par transmettre les bonnes pratiques et les recommandations en la matière aux partenaires de l’UE et de l’OTAN..

Le SPF Affaires Étrangères prend des actions concrètes sur le sujet : par le biais de démarches, d'actions de plaidoyer politique, de l'Examen périodique universel (EPU), d'échanges d'expertise. Le réseau des postes des Affaires Etrangères œuvre de manière systématique - entre autre - pour la ratification/mise en œuvre des traités relatifs aux droits des femmes et des filles et le retrait des réserves des traités droits humains ; la lutte contre la violence sexuelle et basée sur le genre, y compris contre l'impunité ; la participation significative et égale des femmes à la prise de décision sur les processus de paix et de sécurité ; l’accès à la justice pour les femmes et les filles ; le respect pour la santé et les droits sexuels et reproductifs. Dans les enceintes multilatéraux, il y a de l’attention spécifiques afin d’intégrer les droits des femmes dans les rapports et résolutions pertinents des organisations internationales - non seulement sur les droits humains, mais aussi sur le désarmement et le contrôle des armes, les missions de

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maintien de la paix et de gestion civile des crises, la PBC, le CVE, la déradicalisation et autres.

La Belgique consulte régulièrement avec des femmes et des organisations de femmes et soutient des initiatives des ONG internationales, belges et locales axées sur la protection et la participation des femmes et des filles.

1.2 Si vous disposez d'un plan d'action national sur FPS, qui en prend la direction et en détient le budget ? Quelle est la contribution du ministère de la défense et des forces de sécurité ?

Le Plan d’Action National 1325 « Femmes, Paix et Sécurité » est approuvé par le Conseil des Ministres. Il n’y a pas de budget spécifique dédié au plan. Toutes les administrations impliquées se sont engagées à suivre et mettre en œuvre les objectifs et lignes d’action retenus dans ce nouveau plan, , et de prévoir le budget nécessaire pour la mise en œuvre.

1.3 Si vous disposez d'un plan d'action national sur FPS, comment le PAN soutient-il le renforcement des capacités institutionnelles en matière de défense et de sécurité ?

1.4 Si vous disposez d'un plan d'action national sur FPS, comment faites-vous connaître les progrès réalisés dans la mise en œuvre de votre PAN ?

Tout comme les Plans d’Action Nationals précédents, le quatrième PAN prévoit un rapport annuel qui présente les actions réalisées au cours de l’année écoulée. Il s'agit tant d'un instrument permettant aux départements concernés de contrôler leurs propres progrès que d'un moyen d'informer la population (représentée en premier lieu par le Parlement et la société civile) au sujet des actions prévues et réalisées.

Le rapportage suit la structure du PAN. Il est subdivisé selon les 6 mêmes objectifs et reprend les 111 lignes d'action. Pour chaque ligne d'action, les administrations indiquent, pour les instruments de suivi mentionnés, les actions qui ont été réalisées, et ce par département concerné.

2 Mesures de prevention des prejudices sexuels et sexistes

2.1 Analyse de l’horizon, renseignements et risques?

- Comment intégrez-vous une analyse systématique du genre dans les zones à risqué de conflit, y compris les indicateurs socio-économiques ventilés par sexe, le pouvoir sur les ressources et la prise de decision, l’augmentation de la violence sexuelle et sexiste, les

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menaces de violence en ligne et autres à l’encontre des femmes dans la vie publique, des journalists et des personnes qui fournissent l’aide humanitaire ?

L’aspect de la protection des droits humains des femmes et des jeunes filles fait partie de la culture générale du personnel de la Défense. Néanmoins, un SOP (Standing Operating Procedure) parle spécifiquement des règles de comportement en la matière lors d’opérations à l’étranger. Ce document met l’accent sur la prise en compte globale de cette problématique : “The protection of human rights and the promotion of gender equality and gender mainstreaming will be systematically addressed in all phases of operation, both during the planning and implementation phase. The human rights and gender experts should be properly utilized to both OHQ (Operations Headquarters) and FHQ (Field Headquarters) level.”

En ce qui concerne la façon à laquelle la Défense veille en général à ce que les dispositions du droit humanitaire international et du droit de la guerre soient diffusées largement, veuillez consulter la réponse fournie en paragraphe 4.1 du Code de Conduite.

La Belgique continue à souligner l’importance d’accountability pour des crimes sexuelles et de l’accès à la justice des femmes et des filles dans divers forums pertinents. Ceci comprends également des actions préventives qui se concentrent, entre autres, sur la réalisation des droits des femmes et des filles et des campagnes et démarches en faveur de la participation des femmes à la consolidation de la paix et à la gestion des conflits et des crises. Notre pays apporte son soutien, tant politique que financier, aux stratégies, programmes et projets au bénéfice des victimes et survivant(e)s dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et basée sur le genre. La Belgique poursuit une approche multidimensionnelle, coordonnée et harmonisée en appui aux stratégies nationales de lutte contre les violences sexuelles, et soutient le mandat de de la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits.

La Coopération au Développement belge a financé, tant au niveau multilatéral que bilatéral, des programmes et projets contribuant à la lutte contre l’impunité et pour l’accès des femmes et des filles à la justice dont les droits ont été violés.

- Comment intégrez-vous une perspective de genre dans les actions de prevention et de lutte contre les tensions qui conduisent à des conflits, telles que l’augmentation de la violence sexuelle et sexiste, le terrorisme, l’extrémisme violent et la traite des êtres humains ?

La lutte contre la violence envers les femmes et les filles fait également partie des priorités de la Belgique dansdes forums multilatéraux. Notre pays ne vise pas nécessairement la mise en place de nouvelles structures ou résolutions, mais plaide pour l’adoption de mesures concrètes afin que les auteurs de violences sexuelles liées aux conflits assument leurs responsabilités.

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L’appui au Statut de Rome de la Cour pénale internationale forme partie intégrante de la politique étrangère de la Belgique.

- Quel est le rôle de la Défense, de la Police et autre personnel de sécurité dans ces activités ?

En ce qui concerne la façon à laquelle la Défense veille en général à ce que les dispositions du droit humanitaire international et du droit de la guerre soient diffusées largement, veuillez consulter la réponse fournie en paragraphe 4.1 du Code de Conduite.

2.2 Planification.

- Comment intégrez-vous une perspective de genre dans la planification opérationelle ?

En matière d’opérations, un Operational Gender Team a été mis en place au sein du Département d’État-major Opération et Entraînement (ACOS). Cette équipe s'occupe de l'intégration de la dimension de genre durant la planification et la conduite des opérations (à tous les niveaux) et dispose d’un plan d’action spécifique: ‘Gender mainstreaming en operation’. Ce plan d’action reprend par phase de l’opération et par domaine de compétence, les actions à prendre pour veiller à l’intégration de la dimension de genre dans les opérations. Ce plan est en pleine exécution. Ainsi, la thématique du genre et la résolution 1325 seront intégrées dans le processus de planification opérationnelle, les plans opérationnels (OPLAN) et les processus d’Evaluation & Lessons Learned. Cette intégration garantit que l’aspect genre sera pris en compte lors de la préparation, l’exécution et les leçons tirées de chaque opération. Ainsi l’expertise « conseiller genre » sera ajoutée à certaines fonctions d’Etat-major existantes. Ce personnel participe à la planification opérationnelle et au déploiement au niveau des quartiers-généraux de forces. Au niveau des unités, la perspective genre sera prise en compte par des ‘gender focal points’ pour qui la compétence genre constitue un cumul. Le Ci-MEG en combinaison avec l’adjonction de l’expertise de genre à certaines fonctions d’Etat-major et des unités veilleront à la prise en compte du genre à tous les niveaux lors de la réalisation des opérations.

- Comment prévoyez-vous de vous adresser aux populations féminines locales et de recueillir des informations auprès d’elles dans les zones exposées à un conflit ?

Pour bien insérer la perspective du genre dans la préparation et l’exécution des missions, une expertise dans le domaine du genre sera mise en place par ACOS Ops &Trg entre autre par l’intermédiaire de conseillers en matière genre (GFPs) en veillant à ne pas créer de chaîne parallèle à la chaîne de commandement. ACOS Ops&Trg veillera également à la prévision de la perspective du genre dans le processus de

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planification des Ops. Les points d’action retenus pour ce thème sont : (a) Développer et exécuter un plan d’action 1325 en opérations ; (b) Développer l’expertise genre en Ops au niveau du Civil-Military Engagement Group ; (c) Prévoir une fonction en cumul de conseiller genre (GFP) pour les missions de paix ; (d) Dans le cadre du travail humanitaire (comme la construction de camps de réfugiés) tenir compte des besoins spécifiques des femmes locales ; (e) Mettre les experts présents dans la structure à disposition pour les « Predeployment Training » (PDT) afin de : (i) Lors de l’entraînement de prédéploiement, attirer l’attention sur les questions du genre et les violences contre les femmes ; (ii) Evaluer le module (Fmn, Trg, Bfg,…) « genre » lors de l’entraînement de prédéploiement par les spécialistes en matière de genre ; (f) Échanger et transmettre les « lessons learned » en interne et auprès des partenaires de l’OTAN et utiliser les systèmes de « reporting » existants pour lutter contre les violences à l’encontre des femmes et des enfants; (g) Rester ouvert aux suggestions et aux recommandations pour renforcer la prise en compte de la perspective du genre en opérations et y accorder la priorité nécessaire.

2.3 Sensibilisation et compréhension de la SPF à tous les niveaux et pour tous les types de personnel de sécurité.

- Quelle formation donnez-vous au personnel de sécurité sur l'intégration d'une perspective de genre et la protection des droits des femmes et des filles dans le cadre de l'éducation de base, de la formation des officiers et de la formation spécialisée en cours d'emploi ?

Des formations en matière de genre sont prévues pour certains spécialistes de cette unité (Civil Military Cooperation -CIMIC, Opérations psychologiques - PsyOps). A cet effet certains membres du personnel sont envoyés au Gender Advisor Course en Suède, formation accréditée par l’OTAN. Ces militaires forment le premier socle des mesures structurelles mises en place et donnent à leur tour des modules de formation et d’entraînement dans le domaine du genre. Chaque détachement qui part en opération à l’étranger, doit obligatoirement avoir un Gender Focal Point (GFP), fonction en cumul, pour ainsi veiller à l’intégration d’une perspective genre parmi toutes les activités du détachement. Le Ci-MEG organise le cours Gender Focal Point qui s’étale sur 2 jours, environ 4 fois par an. Le cours prépare les GFP avec une connaissance théorique et exemples et outils pratiques afin de conseiller au mieux le chef du détachement dans tous les aspects relatifs au genre.

La Défense tient une base de données reprenant les experts genre qui pourront être associés à la préparation, l’implémentation, le monitoring et l’évaluation des opérations de paix. A terme, le Ci-MEG doit devenir le centre d’excellence en matière de prise en compte du genre dans les opérations.

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- Comment formez-vous le personnel de sécurité à protéger les femmes et les filles, les hommes et les garçons contre la violence sexuelle et sexiste ?19

Lors de la préparation des missions de paix et lors des « pre-deployment training », les questions de genre et de violences commises à l’encontre des femmes et des enfants sont abordées. Ainsi, un module de gender mainstreaming est prévu dans l’entraînement annuel du personnel du département ‘Opération et Entraînement’ qui livre la majorité du personnel envoyé en opération. De plus, préalablement au déploiement en opération, la journée intitulée « cultural awareness day » reprend un briefing sur le thème du genre lié à l’opération dans laquelle le personnel concerné sera engagé. Il est également tenu compte des feedbacks des opérations qui ont été menées et en cours pour adapter le contenu de ce briefing. Un briefing sur la traite des êtres humains est également prévu et donné par la Police Fédérale. Ces modules de « pre-deployement training » seront évalués par les spécialistes gender du Ci-MEG (Civil-Military Engagement Group). Lors de chaque mission à l'étranger, les ordres d'opération et l'analyse par pays sont examinés au regard de la dimension de genre et de la résolution 1325. Une comparaison est également établie avec les ordres d'opération d'autres contingents au sein de l'OTAN et de l'UE de manière à pouvoir adapter les ordres d'opération.

2.4 Contrôle du personnel de sécurité, en particulier avant le déploiement

- Quelles mesures prenez-vous pour contrôler et empêcher le recrutement, le maintien, la promotion et le déploiement de personnel de sécurité ayant des antécédents de violence sexuelle ou sexiste ou d'autres violations des droits humanitaires ?20

Pour ce qui est de la conduite des militaires en opération, ces derniers doivent respecter leurs obligations imposées par la loi de discipline. Tout non-respect donne lieu à des sanctions disciplinaires ou à la prise de mesures statutaires pouvant aller jusqu’à la perte de qualité de militaire. Toute infraction constatée sur le terrain doit être rapportée à la hiérarchie et le cas échéant les instances judiciaires (parquet fédéral) en sont informées. Actuellement un code de conduite basé sur les valeurs que le Chef de la Défense vient d’approuver est en développement. La tolérance zéro en matière de violence sexuelle est appliquée à tous les Belges lors des missions internationales.

2.5 Autres mesures préventives

19 See also similar question 6a in the NATO Sexual Exploitation and Abuse (SEA) Implementation Progress Report. 20 See also similar question 2 and 8 in the NATO Sexual Exploitation and Abuse (SEA) Implementation Progress Report.

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o Quelles sont les autres mesures préventives dont vous disposez, par exemple pour prévenir les abus sexuels ou l'exploitation sexuelle lors des déploiements et autres formes d'engagement des forces de sécurité à l'étranger ? 21

Voir 2.3 & 2.4

3 Leadership, responsabilité et assurance

3.1 Intégration FPS dans le climat de commandement

- Comment intégrez-vous une perspective de genre et la FPS dans votre cadre politique et opérationnel, y compris les manuels militaires, les cadres politiques de sécurité nationale, les codes de conduite, les protocoles, les procédures opérationnelles standard et les directives de commandement ?

La Défense est représentée au sein du groupe de coordination interdépartemental sur le gender mainstreaming (ICG). En termes d'intégration de la dimension de genre, il existe un plan fédéral qui vise à intégrer la dimension de genre dans toutes les politiques afin d'éviter ou de corriger toute inégalité entre les femmes et les hommes. Un rapport de suivi semestriel sur la mise en œuvre de ce plan est envoyé au Secrétaire d’Etat de l'Egalité des chances, ainsi qu'un rapport à la fin de la législature.

La Défense est également membre du Comité OTAN sur la dimension de genre (NCGP). Dans le cadre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies (RCSNU) sur les femmes, la paix et la sécurité, la Défense dispose d'un plan d'action de la Défense 1325, basé sur le plan d'action national, dont la troisième édition existe actuellement (2017-2021). Un rapport annuel sur la mise en œuvre de ce plan est présenté au Parlement.

En matière d’opérations, un Operational Gender Team a été mis en place au sein du Département d’État-major Opération et Entraînement (ACOS). Cette équipe s'occupe de l'intégration de la dimension de genre durant la planification et la conduite des opérations (à tous les niveaux) et dispose d’un plan d’action spécifique: ‘Gender mainstreaming en operation’. Ce plan d’action reprend par phase de l’opération et par domaine de compétence, les actions à prendre pour veiller à l’intégration de la dimension de genre dans les opérations. Ce plan est en pleine exécution. Ainsi, la thématique du genre et la résolution 1325 seront intégrées dans le processus de planification opérationnelle, les plans opérationnels (OPLAN) et les processus d’Evaluation & Lessons Learned. Cette intégration garantit que l’aspect genre sera pris en compte lors de la préparation, l’exécution et les leçons tirées de chaque opération. Ainsi l’expertise « conseiller genre »

21 See also similar question question 7 in the NATO Sexual Exploitation and Abuse (SEA) Implementation Progress Report.

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sera ajoutée à certaines fonctions d’Etat-major existantes. Ce personnel participe à la planification opérationnelle et au déploiement au niveau des quartiers-généraux de forces. Au niveau des unités, la perspective genre sera prise en compte par des ‘gender focal points’ pour qui la compétence genre constitue un cumul. Le Ci-MEG en combinaison avec l’adjonction de l’expertise de genre à certaines fonctions d’Etat-major et des unités veilleront à la prise en compte du genre à tous les niveaux lors de la réalisation des opérations.

3.2 Responsabilité et évaluation des performances

- Quels sont les mesures, systèmes ou procédures dont vous disposez en matière de responsabilité individuelle et collective pour agir conformément à ces politiques ou directives ?

Pour ce qui est de la conduite des militaires en opération, ces derniers doivent respecter leurs obligations imposées par la loi de discipline. Tout non-respect donne lieu à des sanctions disciplinaires ou à la prise de mesures statutaires pouvant aller jusqu’à la perte de qualité de militaire. Toute infraction constatée sur le terrain doit être rapportée à la hiérarchie et le cas échéant les instances judiciaires (parquet fédéral) en sont informées. Actuellement un code de conduite basé sur les valeurs que le Chef de la Défense vient d’approuver est en développement. La tolérance zéro en matière de violence sexuelle est appliquée à tous les Belges lors des missions internationales

3.2 Assurance

- Comment fournissez-vous des conseils spécialisés aux commandants opérationnels sur les FPS ? -

La thématique du genre et la résolution 1325 seront intégrées dans le processus de planification opérationnelle, les plans opérationnels (OPLAN) et les processus d’Evaluation & Lessons Learned. Cette intégration garantit que l’aspect genre sera pris en compte lors de la préparation, l’exécution et les leçons tirées de chaque opération. Ainsi l’expertise « conseiller genre » sera ajoutée à certaines fonctions d’Etat-major existantes. Ce personnel participe à la planification opérationnelle et au déploiement au niveau des quartiers-généraux de forces. Au niveau des unités, la perspective genre sera prise en compte par des ‘gender focal points’ pour qui la compétence genre constitue un cumul. Le Ci-MEG en combinaison avec l’adjonction de l’expertise de genre à certaines fonctions d’Etat-major et des unités veilleront à la prise en compte du genre à tous les niveaux lors de la réalisation des opérations.

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- Quels systèmes ou mesures utilisez-vous pour coordonner les conseils spécialisés sur les FPS dans l'ensemble de vos forces de sécurité et pour assurer un contrôle démocratique ?

Des formations en matière de genre sont prévues pour certains spécialistes de cette unité (Civil Military Cooperation -CIMIC, Opérations psychologiques - PsyOps). A cet effet certains membres du personnel sont envoyés au Gender Advisor Course en Suède, formation accréditée par l’OTAN. Ces militaires forment le premier socle des mesures structurelles mises en place et donnent à leur tour des modules de formation et d’entraînement dans le domaine du genre. Chaque détachement qui part en opération à l’étranger, doit obligatoirement avoir un Gender Focal Point (GFP), fonction en cumul, pour ainsi veiller à l’intégration d’une perspective genre parmi toutes les activités du détachement. Le Ci-MEG organise le cours Gender Focal Point qui s’étale sur 2 jours, environ 4 fois par an. Le cours prépare les GFP avec une connaissance théorique et exemples et outils pratiques afin de conseiller au mieux le chef du détachement dans tous les aspects relatifs au genre.

4 Partage des bonnes pratiques

4.1 Comment partagez-vous les bonnes pratiques et apprenez-vous des autres ?

La Défense possède sa propre Plateforme inclusion, mais elle participe aussi à différents réseaux fédéraux, groupes de travail et autres en lien avec le genre, notamment le Réseau fédéral diversité et inclusion, le Plan d'action Femmes Paix Sécurité ou le NATO Committee on Gender Perspective. Depuis plus d'une décennie, la Défense investit dans le NATO Committee on Gender Perspectives (NCGP) en ayant presque continuellement un(e) militaire belge au sein du Comité exécutif et en assurant la présidence du NCGP à plusieurs reprises. Les bonnes pratiques y sont régulièrement échangées entre les États membres, et la Défense contribue aux National Reports du NCGP chaque année.

II. PARTICIPATION

A. Checklist of key measures taken by participating States

Please indicate if your State has the following measures in place to increase women’s participation in security forces and decision making, including at all stages of any peace- making process. More detailed information of such measures can be included in Part B below.

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Yes No Type of Measure 1. Collection and monitoring of sex disaggregated statistics on applicants to X armed forces

2. Policies to attract female candidates (targeted campaigns, review of accession X tests etc.)

3. Policies to promote equal opportunities for women and men across the security X sector 4. Collection and monitoring of sex disaggregated statistics of armed forces X personnel: - By rank - By promotion - By retention 5. Collection and monitoring of sex disaggregated statistics of complaints by X armed forces personnel of: - Discrimination - sexual harassment - gender based harassment - sexual violence - gender-based violence

6. Collection and monitoring of sex disaggregated statistics of complaints by X civilian personnel in the security sector of: - discrimination - sexual harassment - gender based harassment - sexual violence - gender-based violence

7. Anonymous staff surveys/climate assessment surveys or similar (monitoring X incidences of behaviour contrary to military standards of conduct)

8. Collection and monitoring of sex-disaggregated statistics of: X - personnel deployed on operations and peace-keeping missions - and by rank

9. Collection and monitoring of sex-disaggregated statistics of decision makers in the security sector 10. Other related information, clarification or details to share:

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B. Informations détaillées pour l’échange de bonnes pratiques entre les États participants

1.Mesures visant à augmenter le nombre de femmes en général et aux postes de décision dans les forces armées et le ministère de la défense (et dans d'autres forces de sécurité - facultatif

1.1.1.1 Quels sont les nombres et les pourcentages de femmes et d'hommes qui postulent et sont recrutés dans vos forces armées ?

RECRUTEMENT

1. Recrutement

La Défense a deux types de travailleurs, à savoir les travailleurs réguliers (tous les individus travaillant selon un horaire fixe à la Défense) et les travailleurs occasionnels (réservistes avec des jours de rappel).

Le personnel militaire considéré comme travailleur régulier peut être réparti en trois catégories :

➢ Les militaires du cadre actif (y compris les candidats-militaires, la Maison militaire du Roi, le Palais des Nations, les personnes actuellement non-organiques en raison d'absence, etc.

➢ Les militaires appartenant au cadre de réserve travaillant selon un horaire fixe, à savoir les militaires qui travaillent sous forme de PVE(d) (Prestation Volontaire d'Encadrement (direct)).

➢ Les collaborateurs militaires externes, à savoir les Contingent Workers ou CWR (projets Camo, A400M, etc.).

Le personnel civil considéré comme travailleur régulier peut être divisé en trois catégories :

➢ Le personnel civil statutaire.

➢ Le personnel civil contractuel (auquel appartiennent les Rosettas).

➢ Les collaborateurs civils externes, à savoir les Contingent Workers ou CWR (personnel Egov Select (ICT), les CCF (fournisseurs de soins indépendants avec contrat), les OVO (fournisseurs de soins indépendants recrutés par appel d'offres

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public), etc.) Il s'agit de collaborateurs civils qui sont incorporés pour des postes qui (temporairement) ne peuvent pas être pourvus via le recrutement classique militaire ou civil. Pour ce faire la Défense doit à chaque fois faire publier une offre d'emploi pour des fonctions/postes bien définis. Les contrats de service avec des firmes externes qui sont elles-mêmes responsables pour définir les postes ainsi que pour le recrutement de leur personnel (comme p.ex. Sodexo, Securitas, Cap Gemini, Serco, Sabena Engineering, etc.) ne font pas partie des CWR.

Remarque (principe) :

Dans la mesure du possible, par catégorie, le nombre d’incorporations dépasse de 10% le nombre de places vacantes. Le but de ce "dépassement" est de compenser les départs en début de formation.

a. Personnel militaire :

Année 2024

Personnel militaire du cadre actif

Incorporations Hommes Femmes Total Officiers 348 143 491 Sous-officiers 873 162 1.035 Volontaires 1.201 108 1.309 Total 2.422 413 2.835

Personnel militaire du cadre de la réserve

Réservistes 540 76 616

Total 540 76 616

b. Personnel civil :

Civils

Homme Femme Total

Statutaires 132 197 329

Contractuels 78 133 211

Externes 103 51 154

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Total 313 381 694

PERSONNEL DE LA DEFENSE au 1er janvier 2025 : la Défense belge compte 29.091 travailleurs réguliers parmi ses rangs.

Personnel militaire Homme Femme Cadre actif 21.639 3.025 24.664 PVE(d) 1.414 95 1.509 Externe (CWR) 191 25 216

Total 23.244 3.145 26.389 Personnel civil

Statutaire 905 814 1.719 Contractuel 232 363 595 Externe (CWR) 264 124 388 Total 1.401 1.301 2.702

2 Si vous analysez régulièrement les statistiques de rétention et de promotion ventilées par sexe et par grade, quelles sont les tendances et quelles mesures, le cas échéant, prenez- vous en conséquence ?

En 2022, 477 des candidats militaires recrutés étaient des femmes, ce qui représente 15,47 %. Des 464 candidats officiers, 30,60% était une femme , des 937 candidats sous- officiers 20,49 % était une femme et des 1.206 candidats volontaires (soldats et matelots) 11,86 % était une femme.

La Défense applique une politique de stricte égalité hommes/femmes. Toutes les fonctions sont ouvertes tant aux hommes qu'aux femmes.

La prise en considération du genre s’inscrit dans la poursuite de l’objectif de la politique de diversité. Ainsi, la Défense s’engage à faire de l’égalité des femmes et des hommes un objectif permanent tant dans ses politiques internes qu’externes et dans l’accomplissement de missions nationales et internationales. Cela ne veut pas dire qu’il faut remettre en cause les valeurs, les normes et la culture de l’organisation, mais au contraire qu’il faut faire en sorte que chacun (tant l’organisation que chaque individu), moyennant d’éventuels accommodements raisonnables, puisse s’identifier à la culture de l’organisation.

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Afin d'améliorer la proportion hommes/femmes dans les Forces armées, les points suivants seront pris en compte dans toutes les communications, et en particulier dans les communications relatives au recrutement :

- Le plus grand nombre possible d'images de femmes en uniforme (en restant réaliste);

- Souligner que tous les postes de recrutement sont ouverts aux hommes et aux femmes ;

- Que cela concerne aussi bien les fonctions opérationnelles que les fonctions de support.

En outre, les tests physiques sont neutres du point de vue du sexe. Cela signifie que les mêmes tests doivent être passés, mais que les normes sont adaptées au sexe. Toutefois, dans le cas des tests fonctionnels, ces normes sont toujours les mêmes pour les hommes et pour les femmes.

MESURES PRISES PAR LA DEFENSE POUR AUGMENTER LE NOMBRE DE FEMMES A LA DEFENSE EN GENERAL ET EGALEMENT DANS LES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX :

En 2022, la représentation du personnel militaire féminin a atteint et légèrement dépassé les 10% pour la première fois. En 2002, ce chiffre était d’un peu plus que 7 %. Malgré cette augmentation certes lente mais soutenue, une attention et des actions continues sont nécessaires pour permettre à cette part d'évoluer encore davantage. Une part représentative de militaires féminins à la Défense ne peut que bénéficier à la dimension du genre des opérations. Les réglementations, lignes directrices, points d'action… liées au genre à la Défense sont suivis par le service HRM-Policy de la Direction Générale des Ressources Humaines (DGHR). Cependant, il ne s'agit en aucun cas d'une pure question de RH. La finalité pour la Défense est d’assurer à tous un cadre de travail propice au bien- être et au bon développement des membres de son personnel, et ce faisant, atteindre un fonctionnement optimal de l’organisation en tirant part au maximum des atouts de son personnel. La volonté de la Défense est d’implémenter le gender mainstreaming et la transversalité du genre dans son fonctionnement quotidien. Les moyens mis en œuvre pour y parvenir résident dans la création de réglementations, une bonne communication, l’éducation et la formation, ainsi qu’à la participation à différents réseaux/groupes traitant la question du genre.

Au niveau de la réglementation, la Défense possède une procédure spécifique traitant de la diversité en général "La politique de diversité à la Défense", mais également du genre de façon spécifique "Le genre dans la politique de diversité". Une instruction détaillée sur le transgenrisme existe également "Transgenre dans la politique de diversité", de même que sur le "Plan d’action Défense (PAD) Femmes, Paix et Sécurité". Le cadre des valeurs de la Défense a été révisé en 2022 et est actuellement mis en œuvre. Par ailleurs, une "Plateforme Inclusion", groupe de travail interne à la Défense créé en 2022, travaille en ce moment sur une politique d’inclusion et aux moyens de l’implémenter à différents niveaux pour qu’elle fasse partie intégrante du fonctionnement quotidien de la Défense. L’objectif

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dépasse celui d’une simple diversité dans le personnel, et cherche à créer un contexte de travail favorable à l’épanouissement de chacun dans sa fonction en se sentant accueilli, valorisé, et en pouvant prendre une part active dans l’organisation. Notons également que tous les postes au sein de la Défense sont ouverts aux hommes comme aux femmes.

Au niveau de la communication externe, une attention systématique est portée aux femmes à la Défense dans toutes les campagnes de communication et de promotion liées au recrutement. Sur le site web de la Défense et sur les réseaux sociaux, la visibilité des femmes est également un point d’attention. Au niveau de la communication interne, des campagnes autour de la diversité/l’inclusion et autour des nouveaux cadres de valeurs de la Défense sont également organisées et participent à la promotion, le respect et l’inclusion des femmes au sein de la Défense. On peut également retrouver sur l’intranet une partie dédiée exclusivement à la diversité – dont deux sous-parties "Gender" et "Transgenre" – qui regroupe une quantité d’informations en tout genre (définitions, historique, FAQ, liens utiles, POC, procédure de plaintes…). Une adresse mail spécifique à la diversité existe également, de sorte que les demandes qui y sont liées arrivent directement aux bons destinataires (quels que soient les éventuels changements de personnel) et reçoivent une réponse satisfaisante dans les meilleurs délais.

Au niveau des formations, tous les militaires reçoivent au cours de leur Phase d’Initiation Militaire (PIM) un cours sur les "valeurs militaires", composé d’une partie théorique suivie d’une partie plus interactive, le théâtre de valeurs, où les comédiens mettent en scène puis discutent avec les élèves de situations diverses (révisées en 2023) parmi lesquelles la dimension du genre est abordée. Les Joint Individual Common Core Skills (JICCS) comportent différents modules où les valeurs et les comportements attendus des membres du personnel de la Défense sont expliqués avant d’être évalués. Y sont donc notamment abordés la question du genre, du respect et de l’inclusion. À côté de ces formations collectives obligatoires, certaines autres formations, individuelles ou non, sont proposées à un public cible de l’organisation : Gender Advisor (GENAD), Gender Focal Point (GFP), Pre Deployment Training (PDT).

Au sein de l'Etat-Major de la Défense Belge, une distinction supplémentaire a été faite entre le "GENAD de référence" et le GENAD. Le référent GENAD a la responsabilité supplémentaire qu’il fournit dans les trois piliers suivants : Stratégie, Ressources humaines et Opérations de la direction dans le domaine du genre. De plus, des GENAD sont prévus et formés dans les différents départements de la Défense.

Depuis 2019, une version entièrement révisée du cours BEL Gender Focal Point (GFP) est donnée à tous les GFP qui sont prévus dans les détachements partant en opération pour conseiller leur commandant. Ce sont des militaires qui ont suivi une formation spécifique à la thématique du genre à plusieurs niveaux et qui connaissant les différents rapports et mesures nécessaires pour garantir le bon déroulement de la mission. L'objectif de ces Gender Focal Points n'est pas seulement de dénoncer les abus au sein de la culture locale de la zone de déploiement, mais aussi de soulever d'éventuels abus au sein du propre détachement militaire et de conseiller le commandant du détachement de traiter ces situations aussi efficacement que possible.

Au cours du Pre Deployment Training (PDT), tous les membres du personnel qui partent en opération – tant au sein d'un grand détachement qu'au sein d'une unité individuelle –

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reçoivent un briefing détaillé sur le genre et qui est adapté à la culture du théâtre opérationnel.

Enfin, il existe d’autres formations continuées, ad hoc, pouvant être suivies par certains membres du personnel, soit parce qu’elles leur sont proposées, soit parce qu’elles leur ont été accordées suite à leur demande expresse (par exemple : le certificat inter-universités "les atouts de la diversité : prévenir les discriminations et promouvoir l’inclusion"). Elles peuvent être statutaires ou complémentaires.

La Défense possède sa propre Plateforme inclusion, mais elle participe aussi à différents réseaux fédéraux, groupes de travail et autres en lien avec le genre, notamment le Réseau fédéral diversité et inclusion, le Plan d'action Femmes Paix Sécurité ou le NATO Committee on Gender Perspective. Depuis plus d'une décennie, la Défense investit dans le NATO Committee on Gender Perspectives (NCGP) en ayant presque continuellement un(e) militaire belge au sein du Comité exécutif et en assurant la présidence du NCGP à plusieurs reprises. Les bonnes pratiques y sont régulièrement échangées entre les États membres, et la Défense contribue aux National Reports du NCGP chaque année.

Depuis octobre 2020, le LtCol SBH Françoise VERBANCK est Deputy Chair du Executive Committee (EC) du NCGP. A ce titre, elle participe à l'organisation de la conférence annuelle du NCGP et à la formulation des recommandations par rapport au genre pour le Military Committee. La Défense participe aux programmes RSS-DDR (réforme du secteur de la sécurité et désarmement, démobilisation et réinsertion) dans un cadre multinational (UE, ONU, OTAN). Chacun de ces programmes accorde une grande attention à l'aspect genre et le genre est inclus dans les différents programmes de formation.

Au premier janvier 2023, 2.587 des 23.987 militaires étaient des femmes, ce qui représente 10,79 %. Des 3.801 officiers, 633 sont des femmes (16,65 %), des 10.447 sous- officiers 1.096 sont des femmes (10,49 %) et des 9.739 soldats et marins 858 sont des femmes (8,81 %).

Au cours de l’année 2023, la Défense a poursuivi ses efforts en matière de recrutement en prenant différentes mesures pour accroître le recrutement des femmes. En effet, la Défense a pris des actions à différents niveaux : évolution de la culture d’organisation, recrutement et renforcement de l’attractivité de la Défense en tant qu’employeur. Parmi les Initiatives destinées à faire évoluer la culture d’organisation vers davantage d’inclusivité, citons la poursuite d’une politique de diversité/inclusion dont l’un des thèmes est le genre mais aussi diverses études et recommandations relatives à l’expérience des femmes à la Défense menées au sein de l’Ecole Royale Militaire, l’application du gender mainstreaming, la révision du cadre des valeurs de la Défense en vigueur depuis janvier 2023, la position ferme adoptée envers tout comportement transgressif rappelée à maintes reprises par les autorités politiques et militaires, les échanges de bonnes pratiques et les réflexions sur le thème du rôle des femmes à la Défense au sein de foras tels que le NATO Committee on Gender Perspectives (NCGP), etc. Un tel changement de culture prend du temps mais le changement est amorcé.

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Au niveau du recrutement, la Défense au cours des années écoulées et en 2023 en particulier- a investi énormément d’efforts et d’énergie afin de diversifier ses canaux et viviers de recrutement : - Renforcement des synergies avec les partenaires fédéraux et régionaux pour l’emploi, et les partenaires industriels - Elargissement de projets pilotes dans le domaine « Défense et jeunesse » en vue de susciter l’éveil des vocations (3ème degré Défense et sécurité dans les écoles secondaires) - Projets visant à recréer le lien entre la Défense et la nation (tels que des projets visant les jeunes Not in Employment, Education or Training (NEET) ou le projet de Service d’Utilité Collective (SUC). Ces projets s’adressent naturellement autant aux hommes qu’au femmes. Toutefois, si les hommes envisagent plus facilement une carrière à la Défense, une telle idée est souvent moins intuitive ou spontanée chez les jeunes femmes. Les projets évoqués, en augmentant la visibilité de la Défense et en allant à la rencontre des jeunes dans les milieux où ils se trouvent, devraient contribuer à abaisser le seuil/lever le frein éventuel à l’entrée de femmes à la Défense. Ces projets étant en soit en phase de lancement, soit encore en cours, il est trop tôt pour se prononcer sur leur efficacité en matière de recrutement féminin. En plus d’inciter les femmes à revêtir l’uniforme, la Défense mise ces dernières années de plus en plus sur le recrutement de personnel civil, dont les compétences sont essentielles et complémentaires à celles des militaires. Au niveau de l’attractivité de la Défense en tant qu’employeur où il fait « bon vivre », citons l’aboutissement de la revalorisation salariale, amélioration de la worklife balance grâce au New Way Of Working (NWOW). La combinaison des actions prises à ces 3 niveaux pose des jalons importants pour la féminisation accrue des rangs de la Défense.

En 2024, la Défense a poursuivi ses efforts afin de diversifier ses canaux et viviers de recrutement, tout en renforçant la visibilité des femmes au sein de ses rangs, ceci afin de renforcer l’attractivité de l’organisation auprès du public féminin. Parmi les initiatives phares, citons :

- Le renforcement des partenariats avec des acteurs fédéraux, régionaux et industriels, favorisant des synergies visant à toucher un public plus diversifié. - L’optimisation et la pérennisation des projets éducatifs et sociétaux lancés en 2023 o Vu le succès rencontré auprès des jeunes de l’orientation Défense et Sécurité dans le troisième degré dans les écoles secondaires, le personnel en charge du projet a été renforcé afin d’en garantir la qualité et l’extension à d’autres écoles. La réorganisation interne de la Direction Générale des Ressources Humaines (DG HR) initiée lors du troisième trimestre 2024 prévoit en outre un pilier destiné spécifiquement à l’éveil des vocations, véritable priorité pour la DG HR. o Extension du le projet de Service d’Utilité Collective (SUC) à d’autres régions afin de pouvoir toucher un maximum de jeunes en situation de décrochage ou vulnérabilité scolaire. - Réflexion sur les actions/pistes afin de renforcer l’inclusion du personnel civil au sein de la Défense et lui offrir des perspectives de carrière encore plus intéressantes au

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sein de la Défense. Leur contribution visible à la féminisation des effectifs est prometteuse et encouragée par la Défense.

Bien que les initiatives mentionnées ci-dessus ne s’adressent pas exclusivement aux femmes, en mettant en avant la Défense en avant auprès des jeunes, et en allant à leur rencontre dans leur environnement, elles contribuent à abaisser les barrières « psychologiques » à l’entrée, traditionnellement plus élevées chez les jeunes femmes (envers la Défense). Ce faisant, ces projets portent l’ambition d’augmenter la représentation féminine, ce qui semble se traduire dans les chiffres de recrutement.

En vue des célébrations de 2025 – marquant à la fois les 50 ans de présence des femmes militaires à la Défense belge et les 25 ans de l’agenda Women, Peace and Security – un groupe de travail, créé à l’initiative du Chef de la Défense mi 2024, a pensé et préparé plusieurs actions ambitieuses qui auront, elles aussi, des retombées positives dans le domaine du recrutement. Les actions prévues visent en effet à mettre en évidences les avancées réalisées depuis l’entrée des premières femmes à la Défense, à sensibiliser encore davantage le public sur le rôle et la valeur ajoutée des femmes au sein d’une organisation telle que la Défense et à inspirer une nouvelle génération de femmes à rejoindre nos rangs.

Ces efforts continus témoignent de l’engagement de la Défense à promouvoir et renforcer la représentation des femmes au sein de ses effectifs.

Aucune mesure spécifique n’a été prise en 2024 pour augmenter la participation des femmes aux opérations de maintien de la paix.

2.1 Quels sont le nombre et le pourcentage de plaintes déposées par des femmes et des hommes pour discrimination, harcèlement, violence sexuelle ou sexiste ?

Références légales : 1. Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail 2. Loi du 28 février 2014 complétant la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail quant à la prévention des risques psychosociaux au travail dont, notamment, la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail 3. Code du bien-être au travail – Livre Ier – Titre 3 : Prévention des risques psychosociaux au travail

Protections légales : Si la demande d’intervention a été qualifiée pour faits de violence, harcèlement moral ou sexuel au travail par le conseiller en prévention, le demandeur est protégé durant 12 mois (à dater de la signature de sa déclaration) contre le licenciement ou des modifications de ses conditions de travail (Réf : Art. 32tredecies de la loi du 04 Aout 96). Les témoins entendus durant la procédure par le conseiller en prévention

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bénéficient également de cette protection (Réf ; Art. 32tredecies, § 1er/1, 5° de la loi du 04 Aout 96).

Données 2024

Mesures de prévention collectives prises pour prévenir les risques psychosociaux au travail

Ces mesures collectives ont été transmises au niveau local aux Chefs de Corps concernés suite aux demandes d’analyses des risques. Ces données sont à prendre en considération dans l’évaluation annuelle au niveau local.

Dans le cadre de la prévention et des interventions psychosociales, il se peut que des mesures collectives soient proposées au Chef de Corps mais dont le niveau organisationnel requiert un appui externe à l’unité ou que des points d’attention destinés à l’employeur soient mis en lumière.

A cet effet, nous avons conseillé dans le rapport annuel de 2023 de mettre en place le système d’évaluation qui a lieu d’être au moins une fois par an comme prescrit dans l’Art. I.3-6.-§2 du Code du bien-être au travail. Afin d’alimenter cette partie du SDGR, nous proposerons des mesures en termes de procédures de travail à l’employeur.

A défaut de la mise en place à l’heure actuelle du système dynamique de gestion des risques, nous proposons à l’employeur de se baser sur les tableaux ci-dessous pour adapter là où il l’estime nécessaire son plan global de prévention et plan d’action annuel.

Nombre de demande d'analyse des risques de situations de travail spécifiques visée à l'article I.3-4 Du CODE du bien-être au travail : 29 Nombre de demandes d’analyse des risques psychosociales dans le cadre opérationnel : 23 Pré-déploiement : 11 En opération : 10 Post-deployment : 2 Appui au SAS : 1

Incidents de nature psychosociale communiqués directement à la personne de confiance ou au conseiller en prévention aspects psychosociaux Entretiens d’accueil et d’information : 397 Auprès d’une PC : 331 Auprès d’un CPAP : 66 Interventions psychosociales informelles : 255 Auprès d’une PC : 218 Auprès d’un CPAP : 37 Entretiens d’écoute active et conseil : 145 Intervention auprès d’un tiers : 125 Tentatives de conciliation : 49

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Intervention psychosociales formelles traitées par le SIPPT (interne) : 2 Demande à caractère individuel : 0 Demandes pour faits de violence, harcèlement moral ou sexuel au travail : 2 Demandes à caractère collectif : 0 Clôturées avec traitement : 2 Clôturées sans traitement (le demandeur n’a pas souhaité introduire de demande, mutation, le demandeur ne s’est plus manifesté, etc.) : 0

Actives :

Interventions psychosociales formelles traitées par le SEPPT (externe) : 24 Demande à caractère individuel : 1 Demandes pour faits de violence, harcèlement moral ou sexuel au travail : 11 Demandes à caractère collectif : NA Clôturées avec traitement : 8 Clôturées sans traitement (le demandeur n’a pas souhaité introduire de demande, mutation, le demandeur ne s’est plus manifesté, etc.) : 6 Actives : 10

Risque globaux constatés en 2024

En 2024, certains risques globaux ont été constatés dans le cadre des différents contacts entre les CPAP et les membres du personnel. Nous conseillons à l’employeur d’analyser les points d’attention ci-dessous afin de pouvoir prendre les mesures adéquates (adaptations de processus, communication etc.).

Le rôle du SPPT PsySoc est d’assister l’employeur dans la mise en œuvre de sa politique de bien- être au travail. A cet effet, des propositions de mesures de prévention pour les points repris ci- dessous seront transmises à l’employeur.

Mise en place du SDGR

Nous constatons que certains principes de base du SDGR ne sont à ce jour toujours pas mis en place. D’autres le sont partiellement et ne sont pas exploités comme tenu de l’être. En parallèle, l’organisation a mis en place une série de mesures visant, notamment, à gérer les risques psychosociaux au travail à travers des canaux et moyens similaires mais pas égaux à ceux qui sont prescrits. Le « Nice to have » prend parfois le dessus sur le « Need to have », ce qui peut engendrer pour l’organisation des lacunes ou défauts légaux en matière de gestion des risques.

La mise en place du Cockpit WIV permet de cerner davantage certaines évolutions de situations en termes de données chiffrées. Ces dernières ne permettent cependant pas toujours des croisements de données et peuvent être sujet à interprétation (avec le risque d’erreur d’interprétation et ainsi la prise de décisions inefficaces à la clé). Une approche qualitative complémentaire et couplée à ce cockpit rendrait le processus décisionnel plus efficient. A cet

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effet, nous proposerons une méthodologie de travail au niveau de l’employeur et, par ailleurs, au niveau des composantes.

Degré de connaissance de la législation en matière de gestion des risques au travail.

Nous constatons une avancée positive dans la connaissance et la maîtrise de la législation en matière de gestion des risques psychosociaux auprès du commandement local (Chefs de corps). Cela se traduit par une approche plus rapide et constructive au sein des unités, engendrant à son tour davantage d’efficience en la matière et une volonté d’intégration de ces éléments dans la vie courante.

Par ailleurs, nous constatons un manque de connaissance et de maîtrise de cette législation auprès du top et middle management. Une distorsion entre la politique du bien-être au travail et sa mise en œuvre au niveau local se dessine progressivement.

Approche individuelle VS collective

Nous constatons que la Défense investit beaucoup dans l’appui aux individus en matière de gestion des risques psychosociaux (résilience individuelle, HPP etc.). Par ailleurs, peu de programmes semblent s’orienter vers la gestion de la performance d’équipe / unité. Les évolutions géopolitiques en cours exigeront certainement un mix des deux approches afin de garantir des unités soudées et efficientes sur le terrain opérationnel. Une approche collective permettrait aussi d’intégrer davantage la gestion des risques psychosociaux dans la culture d’entreprise.

Ressources matérielles

Des véhicules non opérationnels car défectueux, non réparés ou dont les délais de réception des pièces sont extrêmement longs, sont un facteur mettant à mal l’opérationnalité des militaires concernés. Ce facteur a également un impact sur la motivation des militaires, conscients qu’un entrainement de qualité est plus que jamais nécessaire afin de se préparer aux évolutions géopolitiques.

L’armement en insuffisance (HPR, Armt sur Veh) ou le manque de pièces pour en assurer les réparations ou encore le manque de munition sont des éléments avancés de manière récurrente par les militaires des unités opérationnelles. Ce facteur constitue également un frein à l’opérationnalité.

L’état vieillissant de certaines infrastructures est également un point qui revient de manière récurrente de la part des travailleurs. Au-delà des bâtiments (lieux de travail, logements) en soi, il s’agit parfois aussi de matériel lié à la sécurité (barrières et portails défectueux, fil barbelé absent ou abîmé etc.).

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Ressources humaines

La situation de manque de personnel évolue dans le sens positif. Cependant, quelques points d’attention sont avancés de manière régulière par les travailleurs : non-respect du contrat psychologique, gestion du personnel (the right man on the right place) concrète perçue comme étant en contradiction avec celle que la DGHR prône aux cours statutaires (accent mis sur la gestion des compétences).

Par ailleurs, la Défense évolue et se modernise. Une distorsion se fait sentir entre la vitesse d’évolution (ressources matérielles et opérationnelles) et la réalité en moyens humains. La charge de travail et ses effets néfastes (manque de déconnection, venir malade au travail afin d’assumer ses tâches etc.) est point d’attention si l’on veut éviter des pertes non désirées de personnel.

En matière d’évaluation et de propositions d’avancement, le constat est partagé : d’une part, le système montre qu’il tente de prendre en considération les aptitudes et comportements en matière de respect des normes et valeurs de la Défense (et la manière dont ont été gérés les risques psychosociaux) afin de définir l’octroi d’un avancement ou d’une évaluation positive, d’autre part, quelques contre-exemples viennent entacher ce point (exemple : chef de corps totalement irrespectueux envers son personnel mais retenu à l’avancement, ce qui engendre des incompréhensions de la part des travailleurs et une diminution dans la confiance des messages de la Défense en matière de normes et valeurs).

Formation et instruction

Le concept de formation est en cours de révision à travers le groupe de travail climat éthique. Nous conseillons d’optimaliser cette révision en intégrant pleinement le bien-être psychosocial dans les différents modules, permettant ainsi une meilleure assimilation et intégration de ces points dans la culture organisationnelle (gestion du personnel, leadership, mise en œuvre de la politique de bien-être etc.).

Par ailleurs, lors des formations JISM, le manque d’écoute des inputs des instructeurs concernant les élèves en difficulté est un point émis de manière très régulière. Afin de permettre de prendre des mesures adéquates, il est nécessaire de disposer d’une image objective des situations. Cette approche a, en revanche, et pour exemple, évolué dans le sens positif dans le cadre des commissions d’enquête.

Toujours au niveau des instructeurs, la mise en place de ceux-ci et la gestion des instructeurs semble toujours à ce jour générer des problèmes organisationnels et des conséquences non- voulues : fonction parfois imposée, là où l’on sait qu’elle exige des compétences spécifiques (dans le milieu civil, il s’agit de fonctions à part entière), fonctions exercées par des travailleurs (trop) jeunes et parfois trop peu expérimentés (ou formés) etc.

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Leadership et management

Au sein de beaucoup d’unités, le cadre est jeune et présente des difficultés de gestion du leadership. Ce point d’attention est selon nous à reprendre dans les groupes de travail en cours (climat éthique notamment).

Nous constatons que la Défense accorde, en matière de risques psychosociaux au travail, une attention particulière au harcèlement sexuel au travail. Au-delà des communications vers les membres du personnel, il est essentiel de mettre en avant le rôle-clé des membres de la ligne hiérarchique en la matière. Nous constatons que le manque de connaissance de ce rôle est une des sources qui freine l’évolution positive en la matière (parfois peu d’intérêt, peu d’aptitude en matière de gestion des situations en cas de harcèlement, dont le harcèlement sexuel etc.).

Remarque : Pour les procédures et protections légales, veuillez-vous référer au Code du Bien-être au travail – Livre Ier, Titre 3 (des modifications en matière de protection contre les représailles ont été apportées fin 2023 lorsque les faits sont en lien avec de la discrimination). Le Code (ainsi que la Loi du 04/08/96 adaptée) sont disponibles via le MB ou le site Internet du SPF ETCS.

En 2023 le volet juridique relatif à la discrimination a été ajouté. En effet, les procédures internes ont été adaptées à cet effet (attestations en cas de discrimination, qualifications du harcèlement moral avec ou sans discrimination etc.). En 2024, le législateur a également prévu que toute organisation de plus de 50 travailleurs doive désormais obligatoirement mettre en place au moins une personne de confiance. A la Défense, suite à un échange avec l’Inspection du Travail, il a été décidé de traduire cette prérogative légale par une obligation de mise en place de minimum une personne de confiance dans toute unité composée de plus de 50 travailleurs, ceci afin de répondre au mieux aux objectifs visés par cette nouvelle prérogative.

2.2 Comment contrôlez-vous les résultats ?

Conformément les dispositions légales prévues dans :

- La Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail - La Loi du 28 février 2014 complétant la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail quant à la prévention des risques psychosociaux au travail dont, notamment, la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail - Le Code du bien-être au travail – Livre Ier – Titre 3 : Prévention des risques psychosociaux au travail

Le Service Interne de Prévention et de Protection au Travail (SIPPT) assiste l’employeur et les travailleurs lors de l’application des mesures légales, en ce qu’elles ont trait au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.

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Annuellement, le SIPPT est chargé d’élaborer un rapport relatif au Bien-être des travailleurs au sein de la Défense. Ce rapport annuel est un résumé des mesures de prévention les plus importantes prises à la Défense dans le courant de l’année écoulée. Il y est aussi fait mention des données statistiques concernant les accidents de l’année écoulée.

Le contenu de ce rapport annuel est défini en détails dans la législation relative au Bien-être au travail.

Références :

(1) Loi du 4 août 96 concernant le bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail; (2) Code Ann II 1-3 (3) ACWB-GID-WRKPR-001 : Directives pour l’élaboration du rapport annuel des activités de SIPPT; (4) ACWB-SPS-WRKPR-002 : Missions des acteurs de la prévention au niveau local.

Forme :

A la Défense, il existe un SIPPT organisé en services à deux niveaux (Etat-major et local). En conséquence, un rapport annuel est rédigé pour chacun des 2 niveaux:

- Au niveau Etat-major, un rapport annuel est élaboré à la fois par la section gestion des risques (SIPPT-GRB) et par la section surveillance médicale (SIPPT-AMT), et fusionnés en un seul document;

- Au niveau local, pour les 23 groupements de Quartier (GptQu), un rapport annuel est rédigé de manière indépendante par chaque Service Local de Prévention et de Protection au Travail (SLPPT). Ce rapport contient les données concernant la politique du Bien-être au niveau local (les unités) et est envoyé à l’ILE. Il est mis à l’agenda de la première réunion de l’année du Comité de concertation de Base (CCB);

- Chaque Cellule AMT doit rédiger son propre rapport annuel avec les prestations de la surveillance de santé de l’année écoulée. Les données sont fournies par Med CIS suite à l’extraction de Total Health et contrôlées par chaque Cellule AMT. Un rapport de toutes les activités de chaque Cellule AMT doit être présenté pendant la première réunion de l’année du CCB concerné.

- De plus, à côté de la structure AMT et des 23 groupements de quartiers (sécurité au travail) : - la Défense dispose de CINQ antennes psychosociales, composées de personnes de confiance à temps plein et de conseillers en prévention – aspects psychosociaux (antennes : Evere – Leopoldsburg – Marche-en-Famenne – Oostende – Florennes).

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- Depuis décembre 2023, chaque chef de corps (= responsable d’une unité) a pour tâche de désigner des personnes de confiance parmi sa population. - Depuis 2024, la formation légale de base des personnes de confiance de la Défense est prodiguée de manière structurelle en interne. Les personnes de confiance de la Défense disposent aussi d’un panel de formations complémentaires avec des thèmes spécifiques, d’intervisions (= échanges entre PC au niveau local) et suivent les supervisions (= traitement d’un casus donné afin de s’assurer que les connaissances acquises le demeurent) également en interne. Ces trois activités complémentaires sont proposées par l’équipe de personnes de confiance à temps plein, avec appui de l’état-major du SPPT PsySoc / gestionnaire des personnes de confiance. - Les points ci-dessus ont pour objectif de garantir un appui / une aide au plus proche du demandeur et adapté à la structure / culture de l’entreprise.

POC SIPPT : LtCol-Psy Michel Remacle, Conseiller en prévention. Tél : +32 24 41 69 33

2.3 How is a gender-perspective integrated into a ‘climate assessment’ or similar anonymous staff survey, if used? Comment une perspective de genre est-elle intégrée dans une "évaluation du climat" ou une enquête anonyme similaire auprès du personnel, lorsqu’utilisé ?

La Défense mettra au point un système de reporting dans le cadre de la violence faite à l’encontre des femmes. A cette fin une directive Evaluation et « Lessons Learned (LL) » est en rédaction

2 Mesures visant à augmenter le nombre de femmes et de conseillers spécialisés en FPS dans les forces de maintien de la paix.22

2.1 What are the numbers and percentages of women and men in peacekeeping forces, disaggregated by rank?

Au premier janvier 2023 la Défense n’avait pas de femmes en opération maintien de la paix.

2.2 Quels sont les nombres et pourcentages de femmes et d'hommes dans les forces de maintien de la paix, ventilés par grade ?

En fonction de la taille et de la situation particulière d’un détachement, un Gender Advisor (GENAD) et/ou un Gender Focal Point est désigné.

22 See also similar question B1 in form to input to UN SG UNSCR 1325 report.

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En 2022, 5.852 militaires ont été déployés en missions, dont 424 femmes, ce qui représente 7,25% de ces militaires.

3 WPS Contrôle démocratique des forces de sécurité et FPS

3.1 Comment vos forces de sécurité font-elles connaître, rendent-elles compte et rendent-elles compte de leurs actions sur les politiques et les plans liés à FPS ?

L’établissement des rapports se fera sur base des résultats d’un groupe de travail interne à la Défense créé en 202. Ce groupe travaille en ce moment sur une politique d’inclusion et aux moyens de l’implémenter à différents niveaux pour qu’elle fasse partie intégrante du fonctionnement quotidien de la Défense. L’objectif dépasse celui d’une simple diversité dans le personnel, et cherche à créer un contexte de travail favorable à l’épanouissement de chacun dans sa fonction en se sentant accueilli, valorisé, et en pouvant prendre une part active dans l’organisation.

Comme mentionné sous 1.2A, la Défense possède une procédure spécifique traitant de la diversité en général "La politique de diversité à la Défense", mais également du genre de façon spécifique "Le genre dans la politique de diversité". Une instruction détaillée sur le transgenrisme existe également "Transgenre dans la politique de diversité", de même que sur le "Plan d’action Défense (PAD) Femmes, Paix et Sécurité". Le cadre des valeurs de la Défense a été révisé en 2022 et est actuellement mis en œuvre.

3.2 Quelle est la représentation des femmes aux postes de décision dans les institutions assurant le contrôle démocratique et l'examen public ?

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III. PROTECTION

A. Checklist of measures taken by participating States

Please indicate if your State has the following protective measures in place. More detailed information of the protective measures can be included in Part B below.

Type of Measure Yes No

1. Specialist Advisers on WPS: X - Gender Advisers - Gender Focal Points - Women Protection Advisers 2. Policies to protect women and others in conflict and post-conflict areas from x sexual abuse and exploitation by your State’s security personnel23

3. Policies, which set out the duties of commanders and other superiors to prevent x abuse or exploitation by their subordinates.

4. Collection and monitoring of reported cases of exploitation and abuse allegedly x perpetrated by military, para-military and security forces: -referred -investigated - acted upon 5. Measures to increase your State’s capacity to investigate alleged violations of x human rights and fundamental freedoms in areas of conflict or post-conflict including sexual and gender-based violence24

23 See also similar question B2 in form to input to UN SG UNSCR 1325 report as well as question 3a in NATO Sexual Exploitation and Abuse (SEA) Implementation Progress Report. 24 See also similar question 4a in similar question in NATO Sexual Exploitation and Abuse (SEA) Implementation Progress Report.

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6. National legislation conferring powers to prosecute alleged extra-terrestrial x violations of human rights

7. Other related information, clarification or details to share:

B. Informations plus détaillées pour l'échange de bonnes pratiques sur les mesures de protection entre les États participants

1. Mesures visant à intégrer la protection des femmes et des filles dans les opérations et les missions internationales

1.1 Comment définissez-vous la violence liée aux conflits dans vos politiques, manuels, procédures opérationnelles standard et matériel de formation

« L’expression “violences sexuelles liées aux conflits” recouvre des actes tels que le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, l’avortement forcé, la stérilisation forcée, le mariage forcé, ainsi que toute autre forme de violence sexuelle d’une gravité comparable, perpétrés contre des femmes, des hommes, des filles ou des garçons, et ayant un lien direct ou indirect avec un conflit. Ce lien peut tenir au profil de l’auteur, qui est souvent rattaché à un groupe armé, étatique ou non, entités terroristes comprises ; au profil de la victime, qui souvent appartient ou est soupçonnée d’appartenir à une minorité politique, ethnique ou religieuse, ou est prise pour cible en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre, réelle ou supposée ; au climat d’impunité qui accompagne souvent l’effondrement de l’État ; [aux] répercussions transfrontières comme les déplacements de populations ou la traite des personnes ou [à des] violations d’accords de cessez-le-feu. Cette expression inclut également à la traite des personnes à des fins de violences sexuelles ou d’exploitation sexuelle lorsqu’elle s’inscrit dans des situations de conflit ».

1.2 Nombre et pourcentage de missions internationales de l'État participant qui traitent de questions spécifiques concernant les femmes et les filles dans leur mandat et dans les rapports de mission.

La Défense mettra au point un système de reporting dans le cadre de la violence faite à l’encontre des femmes. A cette fin une directive Evaluation et « Lessons Learned (LL) » est en rédaction.

1.3 Comment les forces militaires, paramilitaires et de sécurité sont-elles formées pour répondre à la violence sexuelle et aux préjudices fondés sur le genre ?

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Tous les membres des Forces Armées reçoivent un enseignement général sur le droit des conflits armés. Tout membre des Forces armées reçoit, lors de sa formation de base, une carte aide-mémoire intitulée ‘règles humanitaires du combattant’. 1. Un enseignement spécifique de 4 semaines est dispensé aux Officiers destinés à devenir « Conseillers en droit des conflits armés » (CDCA). De tels Conseillers sont présents au sein de chaque Unité et à tous les niveaux de l’Etat-major. L’une des tâches du CDCA est la diffusion du droit des conflits armés au sein de sa propre unité. 2. Une formation et un entraînement spécifiques à chaque mission sont également prodigués (l’enseignement du droit des conflits armés fait partie intégrante du predeployment training). Ceux-ci comprennent en particulier un volet relatif aux armements dans lequel les obligations pertinentes découlant de la Convention sur Certaines Armes Conventionnelles et de ses Protocoles sont rappelés.

3.Deux juristes sont détachés de manière permanente au sein de la Division « Opérations et Entraînement » de l’Etat-major. De plus, lors de certains exercices et dans la plupart des opérations, un juriste accompagne les militaires déployés sur le terrain. Son rôle est de conseiller le commandement militaire sur tous les aspects juridiques liés à ces exercices et opérations.

4. Un Manuel de droit opérationnel a été rédigé et publié par le service juridique de la Défense. Celui-ci a pour objectif de présenter de manière systématique la position de la Défense sur les questions juridiques pouvant être rencontrées dans un contexte opérationnel. Un chapitre de ce manuel est dédié au droit international humanitaire. Le manuel est actuellement en cours de révision.

5. Sur le réseau interne de la Défense se trouve une base de données reprenant les principaux textes relatifs au droit des conflits armés. Ce site, dont l’URL est repris ci- dessous, est accessible à toute personne appartenant à la Défense et désireuse de s’informer sur ce sujet.

Base de données relatifs au droit des conflits armés

2 Enquêtes sur les violations présumées

2.1 Comment identifiez-vous, enregistrez-vous, enquêtez-vous et poursuivez-vous les violations présumées, les cas d'exploitation et d'abus perpétrés par les forces militaires, paramilitaires et de sécurité ? Quelle expérience avez-vous de ces enquêtes et poursuites ?

La Belgique a souligné l’importance de l’accès à la justice des femmes et des filles dans divers forums pertinents. Ceci comprends également des actions préventives qui se concentrent, entre autres, sur la réalisation des droits des femmes et des filles et des campagnes et démarches en faveur de la participation des femmes aux négociations de paix et aux processus de

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démocratisation. Notre pays apporte son soutien, tant politique que financier, aux stratégies, programmes et projets au bénéfice des victimes dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et basée sur le genre. La Belgique poursuit une approche multidimensionnelle, coordonnée et harmonisée en appui aux stratégies nationales de lutte contre les violences sexuelles, et soutient le mandat de de la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits.

La Coopération au Développement belge a financé, tant au niveau multilatéral que bilatéral, des programmes et projets contribuant à la lutte contre l’impunité et pour l’accès des femmes et des filles à la justice dont les droits ont été violés.

La lutte contre la violence envers les femmes et les filles fait également partie des priorités de la Belgique dans le cadre de son mandat au CSNU. Notre pays ne vise pas nécessairement la mise en place de nouvelles structures ou résolutions, mais plaide pour l’adoption de mesures concrètes afin que les auteurs de violences sexuelles liées aux conflits assument leurs responsabilités. Ainsi, la Belgique a pris une part active aux négociations sur la résolution S/RES/2467 du CSNU en matière de violences sexuelles liées aux conflits et plaide pour une meilleure application des régimes de sanctions actuels qui posent la violence sexuelle comme critère pour l’imposition de sanctions.

L’appui au Statut de Rome de la Cour pénale internationale forme partie intégrante de la politique étrangère de la Belgique. En totale cohérence avec cette approche, notre pays est devenu « focal point » au CSNU pour tout ce qui concerne la Cour pénale internationale. Dans le contexte du CSNU, la Belgique prête systématiquement attention à l’importance du concept d’« accountability ». Dans les efforts visant à sa mise en place, la Cour pénale internationale constitue un élément crucial. Notamment dans la résolution S/RES/2467, la Belgique, conjointement avec d’autres parties au Statut de Rome, s’est opposée à l’affaiblissement du texte concernant la Cour pénale internationale.

Nous agissons également afin que les auteurs de violences sexuelles soient punis, y compris les militaires. La Belgique a conclu avec la Cour Pénale Internationale (CPI) un accord relatif au transport aérien de personnes détenues et amenées à comparaître devant la CPI, notamment pour des faits de violence sexuelle. En exécution de cet accord, les autorités belges ont assuré, en février 2008, le transport aérien d’un accusé détenu en République Démocratique du Congo (RDC) (Mathieu Ngudjolo Chui) en vue de sa remise à la CPI en exécution du mandat d’arrêt délivré à son encontre. Il a également été procédé, en 2011, au transport aérien vers les Pays-Bas de 4 personnes détenues en RDC en vue de leur audition comme témoins devant la CPI.

Le problème des violences sexuelles a aussi été soulevé plusieurs fois au cours des visites de Ministres belges à la RDC, en particulier en ce qui concerne l’impunité. La ‘tolérance zéro’ doit progressivement devenir une réalité en RDC.

La Défense mettra au point un système de reporting dans le cadre de la violence faite à l’encontre des femmes. A cette fin une directive Evaluation et « Lessons Learned (LL) » est en rédaction.

Pour ce qui est de la conduite des militaires belges en opération, ces derniers doivent respecter leurs obligations imposées par la loi de discipline. Tout non-respect donne lieu à des sanctions disciplinaires ou à la prise de mesures statutaires pouvant aller jusqu’à la perte de qualité de

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militaire. Toute infraction constatée sur le terrain doit être rapportée à la hiérarchie et le cas échéant les instances judiciaires (parquet fédéral) en sont informées. Actuellement un code de conduite basé sur les valeurs que le Chef de la Défense vient d’approuver est en développement. La tolérance zéro en matière de violence sexuelle est appliquée à tous les Belges lors des missions internationales.

2.2 Quels sont le nombre et le pourcentage de cas signalés d'exploitation et d'abus prétendument perpétrés par les forces militaires, paramilitaires et de sécurité qui font l'objet d'un renvoi, d'une enquête et d'une action ?

Voir chapitre 1.

2.3 Comment garantissez-vous l'accès à la justice pour les victimes de violences liées au conflit, y compris les cas d'exploitation et d'abus commis par les forces militaires, paramilitaires et de sécurité ?

Conformément les dispositions légales prévues dans :

- La Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail - La Loi du 28 février 2014 complétant la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail quant à la prévention des risques psychosociaux au travail dont, notamment, la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail - Le Code du bien-être au travail – Livre Ier – Titre 3 : Prévention des risques psychosociaux au travail

Le Service Interne de Prévention et de Protection au Travail (SIPPT) assiste l’employeur et les travailleurs lors de l’application des mesures légales, en ce qu’elles ont trait au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.

Annuellement, le SIPPT est chargé d’élaborer un rapport relatif au Bien-être des travailleurs au sein de la Défense. Ce rapport annuel est un résumé des mesures de prévention les plus importantes prises à la Défense dans le courant de l’année écoulée. Il y est aussi fait mention des données statistiques concernant les accidents de l’année écoulée.

Le contenu de ce rapport annuel est défini en détails dans la législation relative au Bien-être au travail.

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2 Other measures to protect women and girls

2.1 What lessons could you share in relation to protective measures?

3.4 SUSTAINING PEACE

A. Checklist of key measures taken by participating States

Please indicate if your State has the following measures in place to sustain peace, especially with regard to relief and recovery and to post-conflict situations. More detailed information of such measures can be included in Part B below.

Type of Measure Yes No

1. Measures to ensure the involvement of women from the outset in seeking a X peaceful settlement of potential or actual conflicts.

2. Measures to support those who have experienced sexual or gender-based x violence during or post-conflict to support their recovery from trauma

3. Measures to support the role of women as agents of change and transformation x in areas emerging from conflict

4. Measures to support capacity building in the security and other sectors of fragile x states or post-conflict situations to protect human rights and fundamental freedoms, especially relating to women and girls 5. Other related information, clarification or details to share:

B. More detailed information for sharing good practice between participating States

1.1 How do security personnel support and seek to embed the involvement of women in peacekeeping and throughout the peace building and post -conflict process?

1.2 What training are your security personnel given as regards survivor focus?

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1.3 What roles do your security personnel or other personnel play in support of demobilisation, access to humanitarian assistance or to facilitate re-integration post-conflict?

1.4 What lessons could you share in relation to recovery and relief issues in the WPS agenda?

3.5 Final reflections

1. What do you consider biggest obstacles as well as what are the priorities for your country on WPS in the context of the Code of Conduct?

2. Would you like to share any additional information, clarification or details?

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Annexe D : SOCIÉTÉ DE SÉCURITÉ MILITAIRES PRIVÉES

ENTREPRISES MILITAIRES ET DE SECURITE PRIVEE (EMSP)

I. Engagement International 1. Quelles sont les politiques, législations et réglementations de votre État applicables aux EMSP qui opèrent au niveau national et international et comment les EMSP sont-elles contractées, enregistrées, autorisées et contrôlées?

• Depuis 2002, la Belgique est partie à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction des mercenaires du 4 décembre 1989. • La Belgique a adhéré au Document de Montreux en février 2012. Par contre, la Belgique n’est pas signataire de l’International Code of Conduct for Private Military Security Providers (ICoC) et n’est pas non plus membre de l’ l’International Code of Conduct Association (ICoCa). L'ICoCA est une initiative multipartite formée en 2013 pour garantir que les prestataires de services de sécurité privée respectent les droits humains et le droit international humanitaire. Elle sert de mécanisme de gouvernance et de surveillance du Code de conduite international des prestataires de services de sécurité privés (le "Code").

Par les activités de l’Union européenne, qui soutient tous les efforts visant à garantir le respect du droit international par les PM/SC, l’UE est aussi signataire (en tant qu’organisation internationale) du Document de Montreux, qui définit les obligations juridiques internationales et les meilleures pratiques de Etats lorqu’ils engagent des EMSP dans un conflit armé. L’UE est membre du Groupe des amis du président du Forum du Document de Montreux (la Suisse et le Comité international de la Croix-Rouge) et participe activement aux discussions actuelles concernant la mise en œuvre de la certification, du suivi et du traitement des plaintes par l’Association internationale du code de conduite (ICoCA).

• Lors de sa 15e session en octobre 2010, le Conseil des droits de l'Homme a adopté la résolution 15/26 par laquelle il a décidé "de créer un groupe de travail intergouvernemental chargé d’examiner la possibilité d'élaborer un cadre réglementaire international sur la réglementation, le suivi et le contrôle des activités des sociétés militaires et de sécurité privées en ce qui concerne les activités. Au sein du groupe de travail intergouvernemental, l’UE représente les Etats Membres. L'UE a participé de manière constructive à toutes les sessions, y compris la plus récente. L'UE préconise une approche multidimensionnelle et estime qu'il convient d'envisager toute la gamme des options possibles, notamment en s'appuyant sur les cadres internationaux existants et en renforçant les législations nationales.

• La Belgique a été et est à ce jour un acteur très constructif en ce qui concerne le “Global Compact” et les Principes Directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits humains . Ainsi, elle a adopté son premier plan d'action en matière de RSE (responsabilité

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sociale des entreprises) en 2006. Ce dernier a été mis à jour en 2014. Un Plan d'Action National Entreprises et Droits humains a été adopté en 2017. Un deuxième Plan Action National sur les entreprises et les droits humains. est en préparation. La Belgique n'est pas membre des Principes volontaires sur la sécurité et les droits humains.

• La Belgique suit attentivement les discussions au sein du “Open-ended intergovernmental working group to elaborate the content of an international regulatory framework, without prejudging the nature thereof, relating to the activities of private military and security companies”, qui vise à mieux réguler les activités des EMSP.

II. Politique, Léglislation, Réglementation

2. Informations sur la politique, la législation et les réglementations pertinentes pour les EMSP opérant au niveau national et international, et sur la façon dont les EMSP sont enregistrées, agréées et contrôlées

La Belgique a officiellement toujours interdit le recours à ces milices privées et a cru bon de défendre que l’utilisation des forces armées à l’étranger est une compétence régalienne de l’État, réservée à lui seul vu la nature et les objectifs engagés. La loi du 29 juillet 1934 interdisant les milices privées stipule en effet très clairement que « sont interdites toutes milices privées ou toute autre organisation de particuliers dont l’objet est de recourir à la force, ou de suppléer l’armée ou la police, de s’immiscer dans leur action ou de se substituer à elles ».

Dans le cadre de la lutte contre la piraterie, la législation belge prévoit toutefois que les navires sous pavillon belge peuvent faire appel à des services de sécurité privés (Private Security Services). Le recours à des entreprises de sécurité maritime n'est autorisé que sous les conditions établies à l’article 2.4.3.3. du code belge de la navigation et dans les zones définies par l’arrêté royal du 11 février 2013 fixant les zones maritimes pour l’utilisation de gardiennage privé contre la piraterie maritime, à savoir au large de la côte somalienne, dans le Golfe d'Aden ainsi que dans le Golfe de Guinée et le détroit d’Hormuz.

Pour rappel « la piraterie est considérée comme un crime international justifiant une compétence universelle. Or, le droit de la mer n’attribue aucune compétence aux sociétés privées de sécurité pour réprimer la piraterie, ces sociétés pouvant exclusivement utiliser la force dans le cadre de l’auto-défense. Les sociétés privées n’ont donc pas la compétence pour exercer des activités militaires en haute mer ».

Selon la convention de Montego Bay sur le droit de la mer (10 décembre 1982, Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM)), les États sont les seuls habilités à appréhender les pirates et saisir les biens se trouvant à bord.

En ce qui concerne le recours à ces sociétés à l’étranger, alors qu’il peut arriver que la Belgique fasse appel à des sociétés privées pour ses missions à l’étranger, cela se limite strictement à la livraison d’une assistance logistique non militaire. La Belgique n'a jamais recours aux services de sociétés militaires privées. S’il existe une certaine privatisation de l’outil militaire dans d’autres

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pays, cette tendance est actuellement exclue par la Belgique. La position de la Belgique est que l'utilisation de la force armée est et doit rester un monopole de l'État. Seules les sociétés de sécurité privées sont autorisées en Belgique. La constitution d’entreprises militaires privées n’est pas autorisée sur le territoire belge. A l’heure actuelle, rien n’indique qu’un changement de cette situation soit souhaitable ou prévisible à moyen terme. En Belgique, seules les forces de police et l'armée sont dépositaires de la force publique et sont autorisées par la loi à en faire usage. Aucune société ou « milice privée » ne peut s'y substituer, de quelque manière que ce soit. La seule dérogation vise les sociétés de gardiennage qui peuvent remplir, endéans des conditions très strictes, certaines missions comme la surveillance et la protection de biens, la protection des personnes, des transports de valeurs, la surveillance et le contrôle de personnes dans le cadre du maintien de la sécurité de lieux accessibles au public. Ces activités sont encadrées par la loi du 10 avril 1990 réglementant la sécurité privée et particulière, qui prévoit notamment la nécessité d’une autorisation par le SPF Intérieur. Ces sociétés doivent en outre être de droit belge ou de droit d’un pays membre de l’UE.

Comment se déroulera la procédure pour conclure un contrat avec une firme? En Belgique, aucune autorité administrative (ni une commune, ni un service public fédéral comme la Défense) ne peut choisir arbitrairement le partenaire contractuel avec lequel elle passe un marché. Le gouvernement est soumis à la Loi des Marchés Publics et est tenu par celle-ci de faire jouer la concurrence et de suivre des procédures claires pour chaque marché.

• Un groupe de travail inventoriera les besoins locaux, autrement dit les tâches et les délais à respecter par la firme • L’approbation formelle d’entamer la procédure sera donné soit par le Conseil de Ministre soit par le Ministre, en fonction du budget concerné. Des telles décisions seront généralement détaillées dans la presse • Les firmes peuvent introduire leur candidature et elles doivent prouver qu’elles remplissent les conditions imposées (la classification de sécurité de la firme et son personnel, expérience suffisante et personnel qualifié …). • Les firmes qui remplissent toutes ces conditions recevront le cahier des charges. Sur base de leur offre, des négociations seront menées à fin d’obtenir un dossier technique définitif et cohérent. • Le démarrage réel et la reprise des activités par la firme seront réalisés quelques semaines ou mois plus tard (finalisation de la procédure administrative, préparation du démarrage avec la firme et le personnel civil concerné, communication active locale, installation des moyens de support techniques…).

Screening du personnel En termes de sécurité, il y a des exigences imposées à l’entreprise et aussi à son personnel. Cela signifie entre autre qu’ils doivent disposer des autorisations de sécurité nécessaires, que les entreprises doivent être reconnues pour effectuer certaines missions et leur personnel doivent répondre à des critères bien spécifiques (les entreprises de gardiennage doivent être reconnues par le Ministre de l’intérieur et leurs agents armés doivent disposer d’un port d’arme civil, avoir terminé la formation d’agent de sécurité, être en possession d’un certificat de bonne vie et mœurs, disposer d’un casier judiciaire vierge, etc.). On veillera en outre à la séparation de certaines tâches externalisées. Ainsi, la société de gardiennage ne disposera pas d’un accès illimité à tous les locaux et bâtiments du quartier, elle

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sera juste responsable de la surveillance du périmètre extérieur du quartier. Le personnel de nettoyage ne pourra nettoyer certains locaux qu’en présence d’un militaire et certains locaux comme les armureries seront entretenues par le personnel militaire. Tout cela vaut aussi pour les sous-traitants avec lesquels l’entrepreneur pourrait travailler.

III. Nombre d’ EMSP

3. Combien d’EMSP sont enregistrées dans votre Etat et quels services fournissent-elles, tant au niveau national qu’au niveau international ?

Outsourcing tâches Défense à des sociétés (de sécurité) privées

• Objectifs de l’outsourcing

Les départs de personnel au sein de la Défense seront en grande partie compensés par un plus grand recours au outsourcing. Ceci sera réalisé, comme le prévoit la vision stratégique de la Défense, par le biais de l’externalisation de tâches qui ne nécessitent aucune expertise ni expérience militaire et qui peuvent être accomplies aussi efficacement via le marché civil. Au total, ce sont les activités actuelles de 5 000 militaires qui, en 2030, devraient être exécutées par des entreprises ou d’autres instances publiques, au service de la Défense. Afin de réaliser ce transfert correctement, les activités seront progressivement externalisées en fonction de la mise à la pension/départ du personnel qui les exécute actuellement. L’externalisation permettra de: - renforcer les activités principales de la Défense. - de travailler de manière plus efficace (à coût plus bas pour la Défense, en tenant compte de tous les frais, tant de personnel que de matériel et d’entraînement). - Garantir un service de qualité (équivalent au minimum au service délivré actuellement)

• Quelles tâches seront externalisées ?

Les tâches qui n’exigent pas d’expertise ou d’expérience militaire et qui peuvent donc être exécutées de manière efficiente via le marché civil seront externalisées. Les possibilités suivantes sont à l’étude:

• les services territoriaux liés aux et au sein des quartiers (Territorial Support Service, avec notamment le sourcing des activités horeca, la garde et l’entretien des quartiers) • le sourcing de l’organisation et l’entretien des camps militaires • le soutien technico-logistique des systèmes d’armes au niveau industriel • la réalisation de la capacité de remplacement de la flotte blanche • le stockage et la distribution de matériel, de vêtements et d’équipements

Tâches externalisées actuellement au sein de la Défense

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Le phénomène d’externalisation n’est pas nouveau à la Défense. Annuellement, la Défense dépense plus de 150 millions d’euros aux contrats d’externalisation. De nombreuses activités ont été peu à peu externalisées au fil du temps ou confiées à une tierce partie dès leur début dans la gestion du chauffage des bâtiments (selon moi « l’entretien des installations HVAC » au lieu de « chauffage »), le nettoyage domestique, le transport civil, les services de dépannages et l’entretien des installations techniques et des systèmes d’armes (ex : entretien industriel des avions).

Dans quels quartiers débuteront les projets-pilotes et à quel moment?

Un nombre limité des projets-pilotes ont été identifiés et seront lancés dans quatre quartiers de référence optimalisés. Il s’agit

• d’un projet pilote catering dans le CAMPUS RENAISSANCE (ERM). Cela concerne l’exploitation par un contractant civil de la cuisine et des bars (inclus des repas spécifiques, des distributeurs de boisson…) sur le site. La firme SODEXO démarrera l’exploitation sur le site à partir du 16 Août. Le personnel militaire concerné sera réorienté au sein de la Défense. La fonction de cuisinier militaire continuera à exister au sein de la Défense, pas pour des besoins territoriaux mais à priori uniquement pour des besoins opérationnels. En 2030 on retrouvera à priori des cuisiniers militaires à Zeebrugge, Bourg-Léopold et à Marche-En- Famenne. • d’un projet pilote de gardiennage sur le site d’HERVERLEE. On demandera à la firme de mettre du personnel à disposition d’une part et de mettre en place des moyens techniques en support de l’exécution de cette tâche d’autre part. Le but est d’avoir un contrat conclu dans le courant du deuxième semestre 2017. • d’un projet pilote de Facility Management sur le site d’HEVERLEE. Actuellement, l’entretien de l’infrastructure est réalisé partiellement par le biais de contrats spécifiques et partiellement par du personnel militaire. Le but est d’attribuer toutes ces activités, inclus le catering et les petites réparations dans les bâtiments, à un contractant pour le quartier mi 2018. En d’autres termes, pour les occupants du quartier, il n’y aura qu’un point de contact unique pour les services territoriaux (l’entretien vert, le nettoyage domestique, le catering, les petites réparations dans les bâtiments …). • d’un projet pilote de Facility Management pour le Camp d’ELSENBORN. Actuellement l’entretien du camp est réalisé partiellement par le biais de contrats spécifiques et partiellement par du personnel militaire (l’exécution des petites réparations dans les bâtiments et l’exploitation des stands des tirs). Le but est d’attribuer toutes ces activités, inclus le catering, à un contractant pour le quartier fin 2018. En d’autres termes, pour les occupants du quartier, il n’y aura qu’un point de contact unique pour les services territoriaux (l’entretien vert, le nettoyage domestique, le catering, les petites réparations…). Le bureau de sécurité ne sera pas externalisé. • Dans les années à venir, un grand nombre de techniciens militaires et civils de ROCOURT part à la pension. Le déficit qui en découlera sera ‘compensé’ localement par :

o L’utilisation flexible et adaptée du potentiel principalement orienté vers le prototypage, la fabrication et l’entretien industriel des systèmes d’armes terrestres et d’armement/munitions.

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o L'élaboration d'une coopération à court et à long termes avec des partenaires industriels pour l’exécution des tâches citées ci-dessus et en régie au profit de la Défense. o Pour ce faire, un projet-pilote sera lancé en 2018 visant à externaliser le traitement de surface (les réparations et les travaux de peintures des véhicules). Dans le cadre de ce projet, un contractant civil expérimenté en travaux de carrosserie et de peinture de véhicules viendra exécuter les tâches de traitement de surface à Rocourt sous la supervision des experts du CCR&A.

L’exécution de ces projets-pilotes à ROCOURT doit permettre au CC R&A de compenser le manque de main d’œuvre d’une part et de préparer la réorganisation à longue terme d’autre part. en attendant l’externalisation du stockage centralisé et la distribution de l’habillement, équipements et pièces de rechanges, les stocks excédentaires continueront à être rationalisés. La distribution des tenues et équipements spécifiques pour les militaires en opérations ne sera, à priori, pas externalisée. Une plateforme électronique performante permettant de placer des commandes individuelles ou collectives livrées sur le lieu de travail ou à domicile, sera mise en place à partir de 2018 en collaboration avec un partenaire civil.

Pourquoi des projets-pilotes et à quelle cadence les autres quartiers suivront-ils? Les projets-pilotes ont pour objectif d’acquérir de l’expérience et de la connaissance dans la réalisation d’externalisation dans différents domaines. La pierre angulaire des services territoriaux deviendra le quartier dans lequel les livraisons auront lieu ou dans lequel les services seront organisés conformément aux besoins locaux (ex : contrat de gardiennage du Quartier). La vitesse d’implémentation sur l’ensemble des autres quartiers est liée au départ à la pension du personnel militaire, au budget disponible et aux priorités identifiées au sein de notre organisation. Néanmoins, le but est d’optimiser le potentiel militaire disponible et de tendre vers une prestation de service correcte qui correspond aux besoins des clients locaux. Autrement dit, l’externalisation des tâches sera réalisée de manière progressive en fonction du départ à la du personnel qui les exécutent actuellement. L’externalisation n’est pas la panacée universelle mais peut offrir des solutions dans certaines problématiques liées au personnel. Il ne s’agit en tout cas pas d’une mesure de diminution du personnel, mais au contraire de l’ utiliser là où ses qualités sont le plus requises.

Où en sont les projets-pilotes ? Conformément la procédure en vigueur

• 4 firmes de catering ont introduit leur candidature pour obtenir le contrat de catering à l’ERM et ont rempli les conditions imposées. Elles ont rendu leurs offres et les négociations ont eu lieu. Le marché est attribué à la firme SODEXO et celle-ci démarrera sur site à partir du 16 Août. • 4 firmes de gardiennage ont rendu leur candidature et ont été sélectionnées pour obtenir le contrat de gardiennage à Heverlee. Conformément la procédure des marchés publics le contrat a finalement été attribué à la firme SECURITAS pour une durée de quatre ans avec prolongation possible d’un an. Le démarrage réel et la

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reprise de la surveillance du quartier de Heverlee par la firme ont été réalisés début 2018. Cette période permettra à la firme entre autres d’installer les moyens de support technique contractuellement prévus.

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Annexe E : VOLUNTARY INFORMATION ON CHILDREN AND ARMED CONFLICT

VOLUNTARY INFORMATION ON CHILDREN AND ARMED CONFLICT

A. International legal framework and commitments 1. Please indicate if your State is a party to or has endorsed the following international legal instruments or voluntary commitments. Please also kindly elaborate in case of any reservations or interpretative statements.

YES NO Reservations/ Interpretative Statements

Convention on the Rights of the Child X Concerning paragraph 1 of Article 2, the Belgian Government interprets non- discrimination based on national origin as not necessarily implying the obligation for States to automatically guarantee to foreigners the same rights as to their national. This concept must be understood as aiming to exclude any arbitrary behavior, but not differences in treatment based on objective and reasonable considerations, consistent with the principles that prevail in democratic societies.

Articles 13 and 15 are applied by the Belgian Government in the context of the provisions and limitations set out or authorized in Articles 10 and 11 of the European Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms of November 4, 1950.

The Belgian Government declares that it interprets paragraph 1 of Article 14 as meaning that, in accordance with the relevant provisions of Article 18 of the International Covenant on Civil and Political Rights of December 19, 1966, as well as Article 9 of the Convention European Union for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms of November 4, 1950, the child's right to freedom of thought, conscience and religion also

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implies the freedom to choose one's religion or belief.

Concerning subparagraph b) v) of paragraph 2 of Article 40, the Belgian Government considers that the expression "in accordance with the law" at the end of this provision means that:

a) This provision does not apply to minors who, under Belgian law, are found guilty and sentenced in second instance following an appeal against their acquittal in first instance;

b) This provision does not apply to minors who, under Belgian law, are directly referred to a higher court such as the Assize Court. Optional Protocol to the Convention on X Upon signature: the Rights of the Child on the sale of Declaration: children, child prostitution and child This signature is equally binding on the pornography French community, the Flemish community and the German-speaking community. Upon ratification: Declaration: The expression 'child pornography' is understood to mean the visual representation of a child participating in real or simulated sexual activities or the visual representation of the sexual parts of a child, when the dominant characteristic is a description for sexual purposes.

Optional Protocol to the Convention on X Declarations: the rights of the child on the 1.In accordance with article 3, involvement of children in armed paragraph 2, and bearing in mind article 3, conflict paragraph 5, the Government of the Kingdom of Belgium states that the minimum age for voluntary recruitment into the Belgian armed forces is not lower than 18 years. 2. The Government of the Kingdom of Belgium states that it is absolutely forbidden under Belgian law for any person under the age of 18 years to participate in times of war and in times of peace in any peacekeeping operation or in any kind of armed operational engagement. Moreover,

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non-governmental militias are prohibited, regardless of the age of the persons concerned. 3. The Government of the Kingdom of Belgium shall not act upon a request for judicial cooperation where doing so would lead to discrimination between governmental and non-governmental forces in violation of the principle of international humanitarian law of equality of parties to a conflict, including in the event of armed conflict of a non- international nature.

Optional Protocol to the Convention on X Upon Signature the rights of the child on a Declaration: communication procedure “This signature engages also the French Community, the Flemish Community, the German-speaking Community, the Walloon Region, the Flemish Region and the Brussels-Capital Region.”

ILO Convention 182 on the worst forms X of child labour Convention on the Prohibition of the X Use, Stockpiling, Production and Transfer of Anti-Personnel Mines and on their Destruction Safe Schools Declaration Paris Principles and Guidelines on X Children Associated with Armed Forces or Armed Groups Vancouver Principles on Peacekeeping X and the Prevention of the Recruitment and Use of Child Soldiers Political Declaration on EWIPA X (Explosive Weapons in Populated Areas)

B. National measures to end and prevent CAAC violations 1. What is the minimum legal age for recruitment (including voluntary recruitment) for service in military, paramilitary and security forces in your State?

The applicant must, on the day he or she becomes a candidate, have fulfilled compulsory schooling (art. 7 loi du 28 février 2007 fixant le statut des militaires et candidats militaires du cadre actif des Forces armées). In Belgium, compulsory schooling extends until the end of the school year in the year in which children turn 18.

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2. If the legal age for recruitment is set below 18 years, what measures are taken to ensure compliance with the provisions of the Optional Protocol on the involvement of children in armed conflict, with particular regard to the obligation that children do not directly participate in hostilities and are not subject to mandatory recruitment?

- Belgian law (law of 28 February 2007 setting the status of active military personnel in the Armed Forces, as amended) prohibits the participation of children under the age of 18 in military operations conducted by the Belgian Defence, regardless of the risk involved. Indeed, article 7 of this law stipulates that on the day they acquire military status, applicants must have fulfilled their compulsory schooling obligation (i.e. until the end of the school year of the year in which he turns 18). Article 192 of this law states that “in times of peace, military personnel who have not reached the age of eighteen may only bear arms and wear uniform when this is required for their training”. This article must be read in conjunction with article 191 that states that military personnel who have not reached the age of 18 may not be in the position of “operational engagement”, “military support” or “assistance”. Moreover, in times of war or crisis, a military candidate automatically loses his military status (article 21/1 of the law of 28 February 2007). This provision avoids having child soldiers.

- With regard to reserve military personnel, the law of 16 May 2001 regarding the status of armed forces reserve military personnel specifies that, to be admitted as a reserve soldier candidate, you must have reached the age of eighteen.

- With regard to the prevention of the recruitment and use of persons under the age of 18 by armed groups that are distinct from the armed forces of a State, the law of 29 July 1934 prohibits private militias. In this respect, the age of militia members is irrelevant.

- Article 136quater §1, 7° of the Belgian Penal Code punishes conscripting or enlisting children under the age of 15 into armed forces or armed groups or using them to participate actively in hostilities.

- Under criminal law, it is a war crime to recruit children under the age of 15 into armed forces or armed groups, or to use them to participate in hostilities, whether in international or non- international armed conflict (art. 136quater §1, 7° Penal Code)

3. Please indicate if your State has any national reference document (for example in the form of laws, regulations, policies or action plans) on issues related to the protection of children in armed conflicts.

Belgium has signed and ratified the Geneva Conventions and their Protocols, as well as all Conventions and other international initiatives listed on the first page. These treaties have been incorporated to the Belgian legislation corpus through parliamentary assent acts.

Belgium follows the ‘NATO Policy on Children and Armed Conflict’, adopted in 2023, as well as the ‘EU Guidelines on Children and Armed Conflict’.

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4. Do the military doctrine and guidance of your State include issues related to children and armed conflict, with particular regard to the six grave violations identified by the UN Security Council: recruitment and use of children, killing and maiming, abduction, rape and other forms of sexual violence against children, attacks on schools and hospitals and military use of schools and hospitals, denial of humanitarian access to children?

The Belgian Defence’s Operational Law Manual contains a section relating to the situation of children in armed conflict, covering the prohibition of recruitment, participation in hostilities and protection as a particularly vulnerable person. This has been translated into operational guidelines.

The Belgian Standard Operating Procedures (SOP) concerning the notification of serious events (ACOT-SPS-DOCREP-ONXQ-001), along with the SOP relating to the recording and reporting of offences (DGJUR-SPS-CARDI-006), are applicable in those situations. As specified in those SOP, any member of the armed forces who encounters a situation that can be qualified as a ‘serious event’, on the national territory or during an operation abroad, has the duty to report it within the chain of command. Simultaneously, if the serious event constitutes an offense, further reporting obligations are incumbent on the member of the armed forces. By law, military personnel and public servants must notify the judicial authorities when they acquire knowledge of a criminal offense for which the Belgian judicial authorities are competent.

The SOP concerning the fight against human trafficking (3.8.1) is also applicable during military operations and specifically mentions children: there is a zero tolerance policy for acts related to human trafficking in general, including with regard children, and more specifically for trafficking and sexual exploitation of children.

5. How is the protection of children – especially with regard to the above-mentioned six grave violations - included in military planning and other operational considerations, including rules of engagement as relevant? Are there mechanisms to monitor and evaluate the implementation of such specific child protection procedures into operations?

As specified in the SOP mentioned in the previous answer, any member of the armed forces who encounters a situation that can be qualified as a ‘serious event’, on the national territory or during an operation abroad, has the duty to report it within the chain of command.

Simultaneously, if the serious event constitutes an offense, further reporting obligations are incumbent on the member of the armed forces. By law, military personnel and public servants must notify the judicial authorities when they acquire knowledge of a criminal offense for which the Belgian judicial authorities are competent.

If relevant, please also indicate if your States has: YES NO reporting mechanisms specifically related to incidents X involving children from operations to chiefs of defence or military planners and between forces leading multi-national missions and forces providing personnel to such missions

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mechanisms to collect and monitor reported cases of X (all cases of exploitation and abuse allegedly perpetrated by military, abuse perpetrated para-military and security forces by members of our organization are scrutinized and may lead to penal and/or disciplinary sanctions) mechanism to assess risk of abuse of small arms to X commit or facilitate serious acts against children mechanisms to collect within military operations, X humanitarian activities or development cooperation projects disaggregated information per sex, age, religion, and ethnicity of children affected by armed conflicts mechanisms to protect the anonymity and personal data of X (Belgium abides children affected by armed conflicts collected during by the rules set in military operations, humanitarian activities or development the EU general data cooperation projects protection regulation, when applicable to the situation at stake)

If yes, please add any relevant information or comments with the view of sharing/identifying best practices.

6. How does the protection of schools in situations of armed conflicts feature in the military planning and other operational considerations of your State, including rules of engagement as relevant?

Targeting rules strictly follow the principles of IHL (among others, the principles of distinction, proportionality and precaution). Schools are civilian objects, protected by article 48 of API. They cannot be made the object of an attack as long as they do not constitute a military objective.

C. Education and training activities for troops on CAAC issues 1. Do your armed forces receive dedicated training on issues related to children and armed conflict?

If relevant, please also indicate if: YES NO Specific matters related to children and armed X (military personnel conflict/child protection are included in the basic receives initial and education of armed forces continued training on IHL, including on the protection of children)

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Specialised in-service and/or pre-deployment trainings X on children and armed conflict/child protection are available Dedicated modules on children and armed conflict/child X (Pre-Deployment protection are included in the predeployment training for Trainings include a deployment of national contingents or individuals to short module on international peacekeeping missions and military CAAC for each deployments. deploying unit or Individual Augmentee. This module mentions, amongst others, the Six Grave Violations and gives guidelines with regards to the protection of children (reporting in UN missions, etc.)

First aid courses and other medical trainings of armed X forces to prevent and respond to child casualties are available Adequate mental health support is provided pre, during X and post-deployment for military encountering children during military operations

If yes, please add any relevant information or comments with the view of sharing/identifying best practices.

- Every military personnel’s basic training regarding the law of armed conflict (LOAC) includes a section on the protection of children in armed conflict.

- The Royal Military School organises yearly a three-weeks training in international humanitarian law for advisers specialised in LOAC. These officers specialised in LOAC work at various levels of command within the armed forces. The issue of the involvement of children in armed conflict is addressed during the general training of these officers.

- Training courses and guidelines incorporating applicable international humanitarian and human rights law are also provided by the General Directorate Legal Support to military personnel deployed on operations. Pre-Deployment Trainings include a short module on CAAC for each deploying unit or Individual Augmentee. This module gives guidelines with regards to the protection of children (reporting in UN missions, etc.)

- Depending on the theatres in which they are deployed, some military personnel are also educated on the issue of children in armed conflict, whether this relates to child soldiers/children associated with armed groups, or to the particular vulnerability of

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children in certain contexts. Where appropriate, this aspect is also addressed from the angle of human trafficking.

- Each year, Belgian military personnel has to pass several “Joint Individual Common Core Skills” (JICCS). Recently, a module on CAAC has been added to those JICCS.

- In addition to Belgian military personnel, the Belgian Defence also trains foreign military personnel in the protection of children in armed conflict. This training takes place in Belgium as part of the training course in the Royal Military School mentioned above, which welcomes foreign officers, but also as part of training in the LOAC provided abroad in the framework of bilateral cooperations or military operations (Burundi (2015), EUTM Mali, DRC (2022),…).

2. Does your State ban military training involving the use of firearms for children under the age of 18 years?

No, see answer to question B.2. Note, however, that a candidate might only be under the age of 18 for the first months of his/her training.

D. International partnerships

1. In case of collaboration and training programmes of your State with other States, to what extent are issues related to children and armed conflict addressed and included in such programmes, in particular for those countries that are mentioned in the UN Secretary General annual report on children and armed conflict?

When the training programme encompasses IHL modules, issues related to children and armed conflict are included.

If Belgian Defence provides training to countries mentioned in the UN Secretary General annual report on children and armed conflict, it is recommended to the Belgian military staff that they formally request their counterpart to ensure that the personnel shortlisted for the training is above 18. If it is brought to the knowledge of Belgian instructeurs that one or some of the trainees are underaged, Belgian Defence reserves the right to exclude those persons from the training.

2. Does your State support capacity-building initiatives in the security and other sectors of other States, in particular those in conflict or post-conflict situations, which include the protection of human rights and fundamental freedoms and respect of international humanitarian law? If yes, to what extent are issues related to children and armed conflict addressed in these initiatives?

When the capacity-building partnership includes arms transfer, the legislation on export licences forbids Belgian authorities to deliver those licences when there are sufficient indications for a given recipient country that the export will contribute to a flagrant violation of human rights, when

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there is a clear risk that the goods to be exported will be used for internal repression, or when there is evidence that child soldiers are lined up in the regular army. The legislation then states that particular caution and vigilance should be exercised in each case, taking into account the nature of the equipment in question, with regard to the issuing of licences for countries where serious human rights violations have been recorded by the competent bodies of the United Nations, the Council of Europe or the European Union (art. 4 Loi relative à l'importation, à l'exportation, au transit et à la lutte contre le trafic d'armes, de munitions et de matériel devant servir spécialement à un usage militaire ou de maintien de l'ordre et de la technologie y afférente).

When capacity-building includes training of a partner State, special attention is brought to the respect of international law, including human rights and child protection issues related to IHL. This focus can be done either in the training itself (teaching), or in the context of cases such as the one mentioned above (D.1) where Belgian Instructors will, for example, pay attention to the age of trained personnel and formally request their partner to ensure that none of them is underaged.

3. Please add any relevant information or comments with the view of sharing/identifying best practices.

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Informations clés
Type de document report
Date d'adoption
Source OSCE