DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. EMA-22a TRADUCTION NON-OFFICIELLE FILE COPY A TITRE D'INFORMATION F L Ce rapport a eté prépare' 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publie ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA TUNISIE 4 mai 1970 Departement Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord EQUIVALENTS MONETAIRES 1 dinar = 1,905 dollars US 1 dollar 0,525 dinars 1 million de dinars 1.905.000 dollars US 1 million de dollars = 25.ooo dinars TABLE DES MATIERES Pages DONNEES DE BASE .......... ............ RESUME ET CONCLUSIONS ............................ j I. CONJONCTURE ECONOMIQUE .......................... 1 Développements Récents ........................... 3 Perspectives pour 1970 ................ ....... 6 II. PRINCIPAUX RESULTATS ECONOMIQUES ................ 8 Planification .......................... . 8 Population, Emploi et Enseignement .............. 10 Entreprises Publiques ........................... 14 Finances Publiques .................. ..... 18 Monnaie et Crédit ........................... 20 III. COMMERCE ET PAIEMENTS EXTERIEURS ................ 22 Commerce ...................... 22 Services, Transferts Courants ................... 25 Apports Financiers Extérieurs ................... 28 Réserves de Change ......................... 29 Dette Extérieure .......................... 29 IV. PERSPECTIVES .................................. 30 ANNEXE STATISTIQUE Ce rapport a été préparé par une mission économique qui s'est rendue en Tunisie en janvier/février 1970, et dont les membres étaient Messieurs Michael H. Payson (Chef), Bernard A. Schmutz et Diego Hidalgo (Economistes généraux). DONNEES DE BASE Superficie 164.000 kilomètres carrés 63.380 miles carrés Population 1969 1966 1956 Total (millions) 4,94 4,55 3,94 Tunisiens (millions) 4,87 4,48 3,60 Taux d'accroissement de la population 1967-69 1957-66 tunisienne(après déduction de l'émigration) 2,8% par an 2,2% par an Produit national brut (1969) 597 millions de dinars Taux d'augmentation /, 196h-67 2,9% par an 1968-69 7,0% par an Par habitant, 1969 U.S. $ 230 Produit intérieur brut au coût des facteurs (1969) 533 millions de dinars Répartition sectorielle en 1969 1967-68 1964-66 pourcentage : /2 Agriculture 16,2 16,1 21,4 Mine et pétrole 6,0 5,5 2,7 Industriesde transformation 15,3 14,7 14,1 Construction 8,1 8,8 9,3 Transports et communications 8,4 9,1 9,1 Autres 46,o 45,8 43,4 Répartition du PIB aux prix du marché en pourcentage 1969 1967-68 1964-66 Formation brute de capital fixe 21,7 22,8 25,5 Augmentation des stocks 1,2 -0,8 0,7 Epargne intérieure 17,5 15,3 14,0 Paiements extérieurs nets au titre des revenus des facteurs et des transferts courants 3,9 3,8 2,4 Déficit courant extérieur 9,3 10,5 14,6 Importations nettes de biens et de services 5,5 6,7 12,1 / PIB aux prix de 1966 / Sur la base des estimations aux prix de 1966 1969 Taux d'augmentation Monnaie et Crédit (millioniisde dinars; 1969 1967-68 fin d'année) M (% par an) Masse monétaire 180,5 8,1 8,1 Dép8ts à terme et d'épargne 50,2 1,4 9,1 Crédit bancaire au Gouvernement 92,2 4,1 1,8 Autres crédits bancaires 235,1 7,6 7,9 Taux d'augmentation Prix 1969 1967-6b 1964-66 (% par an) (U par an) Prix de gros 1,2 3,5 7,0 Coût de la vie (Tunis) 4,2 2,7 4,9 1969 Taux d'augentation Finances Publiques (milions 1969 1966-68 de dinars) TM ( par an) Recettes courantes 175,9 18,9 6,9 Dépenses courantes 155,4 7,8 12,3 Dépenses en capital 77,7 -1,4 5,9 1969 Taux d'aurnentation Commerce Extérieur (m -IIOns 1969 l967-6b 1964-66 de dinars) (par an) par an) Exportations de biens et de services 141,5 6,9 7,7 14,3 Importations de biens et de services 175,6 15,8 -4,7 13,0 (En pourcentage des exportations totales Composition des exportations de biens et de services) 1969 1967-68 1964-66 Phosphate brut 7,1 9,8 10,9 Engrais 5,7 8,5 6,5 Pétrole brut 15,5 9,7 1,4 L Huile d'olive 7,8 7,9 13,0 Agrumes 2,0 1,9 2,6 Vin 2,0 3,5 5,4 Blé - - 2,7 Tourisme 17,2 15,8 10,4 Autres 42,7 42,9 47,1 L Commença en 1966 1969 1967-68 1965-66 Balance des Paiements (moyenne) (moyenne) (millions de US $) Commerce, net -95,3 -86,o -108,4 Invisibles, net - -25,l -35,o Compte courant, net -110,9 -111,1 -143,4 Apport de capitaux publics, brut 113,9 91,9 78,7 Apport de capitaux privés, brut 63,6 74,4 82,5 Remboursements -49,5 55,2 29,1 Augnentation des réserves de change, net 17,1 - -11,3 Réserves de Change Fin 1969 (en millions de US ß) Réserves de change brutes 50,3 (moins de trois mois d'importations) Réserves de change nettes -11,2 Situation FMI Cote 35,o Tirages 19,3 Opérations BIRD/AID (fin 1969; en millions de US $) 109,3 Dette Extérieure (en millions de US $) 1969 1968 Encours total de la dette publique (fin d'année) 700,7 625,8 1969 1968 1966-67 (moyenne) Coefficient du service de la dette totale (en pourcentage des exportations de biens et de services) 25 26 23 Coefficient du service de la dette publique (en pourcentage des exportations de biens et de services) 21 22 18 RESUME ET CONCLUSIONS i. La volonté de développement de la Tunisie s'est traduite par l'affec- tation d'une proportion élevée des ressources à l'investissement. Cependant, la modicité des ressources naturelles, l'exiguité du marché intérieur, ainsi que le manque constant de cadres et de main-d'oeuvre qualifiée ont constitué des obstacles majeurs, et le niveau élevé des investissements a imposé des tensions à l'économie. ii. Au cours de 1965-1968, soit la période du deuxième plan, le produit national n'augmenta que de 3 pour cent par an, au lieu des 6 pour cent prévus. Les conditions climatiques peu favorables compromirent la production agricole, tandis que les productions minière et manufacturière restèrent inférieures aux prévisions. Néanmoins, les investissements atteignirent presque les ob- jectifs fixés, et l'insuffisance d'épargne fut compensée par l'accroissement des emprunts à l'étranger et la réduction des réserves de change. Les résul- tats de l'économie furent meilleurs en 1968. Le PIB s'accrut de plus de 9 pour cent et l'épargne accusa une reprise, malgré la forte détérioration de l'épargne administrative. Le montant des investissements fut réduit, et ajusté aux ressources financières intérieures et aux apports financiers publics étrangers. Simultanément, les réformes institutionnelles prirent davantage d'ampleur, en particulier l'organisation en coopératives de secteurs d'acti- vité traditionnelle tels que l'agriculture et le commerce. La décision prise au début de 1969 d'accélérer encore ces réformes, allait au-delà des ressources financières et en cadres. iii. Les inondations qui frappèrent la Tunisie en septembre et octobre 1969 causèrent de lourds dommages. L'activité économique et les exportations furent considérablement réduites durant les trois derniers mois de l'année. Une reprise complète de la production minière et manufacturière dépend main- tenant du rétablissement des moyens de transport. Un programme de recons- truction de D 30 millions pour 1970-1972, actuellement mis en oeuvre, prévoit une assistance extérieure élevée. iv. L'opposition à l'accélération des réformes entraina des remaniements ministériels durant l'automne 1969. Les politiques en matière de réforme des structures économiques furent abandonnées, et l'autorité économique fut décentralisée, en réaction contre la centralisation antérieure. Le nouveau Gouvernement présente une forme d'autorité plus collégiale et traduit aussi le besoin de faire le point en matière de développement et même de revenir sur les objectifs ambitieux fixés auparavant. Tout en reconnaissant la nécessité d'une planification économique globale, le nouveau Gouvernement entend laisser un rôle plus grand à l'initiative privée. La plupart des coopératives de production agricoles comprenant des terres privées ont été dissoutes, le com- merce est en voie de réorganisation, et la position économique et financière des entreprises publiques, prédominantes dans la plupart des activités hors du tourisme, fait l'objet d'un nouvel examen. (ji) v. La croissance réelle du PIB en 1969 fut proche de 5 pour cent, contre 7,6 pour cent prévus. Des conditions météorologiques extrêmes ainsi que les inondations causèrent préjudice à la production agricole, des mines, et aux transports et communications. Par contre, la production pétrolière et des industries de transformation dépassa les prévisions, malgré l'influence des inondations au dernier trimestre. La formation de capital resta inférieure aux prévisions et demeura stable en proportion du PIB. Le Gouvernement rédui- sit ses dépenses d'investissement et l'emprunt intérieur; ces mesures, ainsi que les inondations, contribuèrent à limiter l'absorption de capitaux extérieurs. L'épargne nationale resta inférieure aux prévisions et contribua à financer une part des investissements plus faible qu'en 1968. La balance des paiements accusa un excédent de D 9 millions. vi. Les perspectives agricoles sont favorables; la réalisation d'un accroissement réel de 7,7 pour cent du PIB en 1970 comme prévu dépendra du rétablissement de l'activité dans les secteurs minier et Edustriel, ainsi que de la capacité de réaliser les investissements publics prévus supérieurs de 23 pour cent à 1969 malgré une diminution de l'épargne de l'Etat. Le bud- get d'équipement du Gouvernement accorde la priorité aux investissements béné- ficiant d'un financement extérieur et susceptibles de créer le plus d'emplois. L'épargne totale devant peu changer, le financement extérieur augmentera encore en proportion des investissements à la suite de débours accélérés au titre de l'assistance étrangère contractée. La balance des paiements devrait accuser un nouvel excédent. vii. La situation économique et financière actuelle ainsi que l'impor- tance du secteur public imposent des limites au relâchement possible des contr8les économiques. La position du secteur public reste prépondérante, et il est important que le programme d'investissements publics pour les prochaines années soit réexaminé. Les décisions en matière d'investissement manquent souvent de souplesse, et la préparation des projets accorde insuffisamment d'attention aux critères économiques. Il est donc important que les efforts d'amélioration accomplis depuis deux ans soient poursuivis. De nouvelles mesures demandent également à être mises au point pour promouvoir le progrès agricole. La répartition des responsabilités ainsi qu'une meilleure coordi- nation sont essentielles pour que la décentralisation de l'autorité écono- mique n'affaiblisse pas l'action de l'Etat. viii. Depuis plusieurs années, la population de la Tunisie a augmenté à environ 2,8 pour cent par an, pour atteindre 4,9 millions en 1969. Un pro- gramme de planning familial fut institué en 1962 puis notablement développé, mais le succès en fut entravé par une organisation insuffisante et le manque de personnel. Le Gouvernement entend élargir encore ce programme, et l'exis- tence d'un milieu favorable et la disponibilité d'assistance extérieure ren- forcent les chances de réussite. ix. Le ch8mage constitue un problème majeur; environ 20 pour cent de la main-d'oeuvre rurale et une proportion élevée de jeunes ayant quitté l'école sont sans travail. Le Gouvernement entend accorder une priorité (iii) particulière à la création d'emplois. Il entend aussi accorder davantage d'attention au développement régional ainsi qu'au coefficient de main-d'oeuvre des projets; les efforts entrepris en 1969 en vue d'encourager l'émigration, y compris par la formation professionnelle, seront renforcés; le contenu- projets et le rôle de formation des programmes d'emplois le seront également. x. Des études ont été entreprises en vue d'évaluer la demande à long terme de cadres et de main-d'oeuvre qualifiée, afin d'orienter les politiques du travail et de l'enseignement. Une meilleure information au sujet du marché du travail, et une coordination étroite de tous les services gouvernementaux intéressés, y compris dans les ministères dont relèvent l'enseignement et la préparation des projets, sont encore nécessaires. xi. L'expansion de l'enseignement secondaire dépasse sensiblement les besoins en main-d'oeuvre. Le système d'enseignement dans son ensemble et les objectifs du Plan sont actuellement réexaminés en fonction des possibilités d'emploi et des contraintes financières. L'amélioration de la formation pro- fessionnelle et des programmes de jeunesse constitue un complément indispen- sable aux réformes de l'enseignement. xii. Les résultats des entreprises publiques sont souvent décevants. Avec l'aide de la Banque, le Gouvernement entend améliorer la comptabilité, intensifier le recyclage des cadres, et réorganiser un premier groupe d'en- treprises. Un assainissement financier et, dans quelques cas, une reconversion s'avèrent nécessaires. xiii. Les possibilités d'investissements dans les industries d'exportation demandent à être étudiées. La promotion des exportations industrielles, notamment à destination des pays de la CEE, exige également un effort de péné- tration soutenu. Cet effort peut être lié à de nouvelles démarches en vue d'attirer en Tunisie des investissements privés étrangers et d'établir une coopération entre entreprises tunisiennes et étrangères, y compris sous forme de sous-traitance. xiv. L'épargne des administrations a accusé une reprise importante en 1969, sans toutefois atteindre le niveau antérieur à 1967. Une diminution est à nouveau prévue en 1970, pour atteindre un montant sensiblement inférieur aux prévisions du Plan quadriennal. La charge fiscale déjà élevée (les recettes publiques courantes dépassent 25 pour cent du PIB) limite la possi- bilité d'accroître les recettes par une augmentation des impôts; la politique budgétaire doit donc chercher d'abord à ralentir sensiblement les dépenses courantes. Cependant, il est prévu que les dépenses courantes augmenteront de plus de 10 pour cent en 1970, l'enseignement comptant à nouveau pour une part importante de l'accroissement. Quant à l'amélioration de la position financière globale de l'Etat, elle dépend également d'un contrôle financier plus strict des entreprises publiques et de la souplesse dans l'investissement. Les projets d'investissements soumis à l'agrément du Gouvernement depuis octobre 1969 font apparaître une reprise des investissements privés hors du (iv) tourisme, et il est probable que la demande de crédit de la part du secteur privé dépassera les prévisions en 1970. L'expansion monétaire projetée est déjà supérieure à la croissance économique réelle prévue; il faut espérer que les mesures prises par le Gouvernement empêcheront l'emprunt public inté- rieur de dépasser les prévisions. xv. L'encours total de la dette extérieure publique ou garantie par l'Etat à fin 1969 était d'environ $ 700 millions, soit l'équivalent de 60 pour cent du PIB. Le service de cette dette en 1969 s'est élevée à 21 pour cent des recettes d'exportations de biens et de services non facteurs (25 pour cent pour le service de la dette extérieure totale). Les chargs annuelles d'intérêts et d'amortissement au titre de la dette actuelle au cours des prochaines années s'élèvent à un montant proche de 1969. Ces -bligations limitent les possibilités de nouveaux emprunts, en particulier à court et moyen terme. Elles exigent également des efforts soutenus en vue de promou- voir les exportations, d'accroitre l'épargne intérieure et d'améliorer la productivité des investissements. I. CONJONCTURE ECONOMIQUE 1. Des pluies torrentielles frappèrent la Tunisie entre le 27 septembre et le 22 octobre 1969, causant de graves inondations. Le nord-ouest et le centre de la Tunisie furent particulièrement touchés, mais 93 pour cent du territoire furent déclarés zone sinistrée. Plus de 500 personnes périrent, environ 50.000 habitations furent démolies, et les dégâts directs infligés à l'infrastructure (habitations exclues) furent approximativement évalués à D 27 millions. Les destructions inclurent 270 km de route, 25 ponts, et une grande proportion de routes secondaires; une part importante du réseau ferroviaire et 20 ponts; des ouvrages d'irrigation et du bétail; les télé- communications; les systèmes d'adduction d'eau et d'égouts de plusieurs villes importantes. Il en résulta une diminution considérable de la production et des exportations durant les trois derniers mois de l'année. Evaluation préliminaire des dégâts directs dus aux inondations En millions de dinars Chemins de fer 5,h Travaux publics 5,0 Agriculture 14,5 Irrigation (6,1) Elevage, arboriculture (3,5) Divers 2,1 27,0 2. Le rétablissement complet de la production dans les mines et l'indus- trie dépend de la remise en état des moyens de transport, notamment des chemins de fer, étant donné que l'équipement de production n'a généralement pas subi de dégâts trop sévères. Les travaux d'urgence entrepris sur les principales lignes de chemin de fer devraient permettre de rétablir la capacité de trans- port au cours du premier semestre 1970. Les dégâts causés aux routes vont ralentir considérablement la circulation dans plusieurs régions tant que les réparations ne seront pas achevées. La production agricole, elle aussi, dépendra de la reconstruction, bien que l'hydrométrie actuelle du sol rende favorables les perspectives immédiates. 3. Un programme de reconstruction est en cours de préparation, prévoyant une contribution financière de l'Etat de D 5 millions par an durant 1970-1972. L'assistance extérieure prévue est de D 15 millions, dont D h millions sont actuellement contractés. Un nouvel examen du Plan 1969-1972 doit tenir compte des besoins financiers supplémentaires pour la reconstruction, et les coor- donner avec les autres investissements. 4. Un vaste mouvement d'opposition à l'accélération des réformes insti- tutionnelles entraîna des remaniements ministériels en 1969. Le Gouvernement fut remanié en septembre, à la suite de l'opposition croissante à la généra- lisation des coopératives dans l'agriculture, puis à nouveau en novembre, après -2- les élections présidentielles et parlementaires. Les politiques visant à l'organisation de la production en coopératives furent abandonnées et l'auto- rité économique décentralisée en réaction contre la centralisation antérieure. Le Gouvernement s'est efforcé jusqu'ici de faire le point de la situation et de revoir diverses options. 5. Les réformes institutionnelles étaient un élément important d'une politique active de développement économique, visant également à moderniser la société tunisienne. Pour atteindre ce but, un rôle important était dévolu à l'organisation en coopératives des secteurs traditionnels, notamIment l'agri- culture, l'artisanat et le commerce. L'établissement d'entrepi-ses publiques dans les autres secteurs devait permettre de surmonter les obstacles que constituaient la modicité des ressources naturelles, l'exigui" du marché intérieur et la pénurie de cadres et de main-d'oeuvre qualifiée. La décision prise au début de 1969 d'étendre les coopératives de production à l'ensemble du secteur agricole avant la fin de l'année ajouta au rA'ctpntement résultant déjà de résultats médiocres dans les coopératives existantes. Dans les autres secteurs, à l'exception du tourisme et du logement, la position privilégiée des entreprises publiques ainsi que le recours du Gouvernement à l'interven- tion et au contrôle directs dans la gestion économique ne laissaient qu'une place modeste à l'initiative privée. 6. Tout en reconnaissant la nécessité d'une planification et de réformes économiques, le nouveau Gouvernement entend donner plus de place aux libertés individuelles, laisser un rôle plus grand à l'initiative privée et ne pas imposer des réformes comme ce fut le cas antérieurement. La loi du 20 sep- tembre 1969 annula les décisions prises en matière d'organisation agricole et réaffirma la coexistence des exploitations publique, coopérative et privée, ainsi que le droit des individus d'adhérer aux coopératives ou de s'en retirer. Des mesures visant à réorganiser l'artisanat et le commerce en coopératives firent également l'objet d'aménagements et les restrictions à l'entreprise individuelle furent sensiblement amenuisées. Une loi récente permet même de dissoudre les coopératives du commerce de détail. La position économique et financière des entreprises publiques est réexaminée. Des efforts particuliers ont été entrepris en vue d'attirer les investissements étrangers dans les in- dustries d'exportation, pour lesquelles l'association de la Tunisie avec la CEE offre le plus de perspectives. 7. Les propriétaires privés ont retiré leurs terres des coopératives de production. Quant à l'organisation et la gestion des terres domaniales, elles font actuellement l'objet d'un réexamen. Plusieurs alternatives sont envisa- gées, telles que le regroupement en coopératives de la main-d'oeuvre agricole des terres à grandes cultures, la subdivision en exploitations individuelles, la réorganisation en fermes d'Etat (agro-combinats), ou encore le rattachement à des établissements d'enseignement ou de recherches agricoles. Des coopé- ratives de services pourraient être organisées aux niveaux régional et national, et viendraient s'ajouter aux offices gouvernementaux de l'huile, du vin, de l'élevage et des grandes cultures. -3 - 8. L'abrogation des contrôles directe ainsi qu'un recours accru aux forces du marché dans la conduite de l'économie ne pourront être que graduels, étant donné que la position financière extérieure laisse peu de marge pour des ajustements. Il a été estimé de manière préliminaire que l'assainisse- ment financier des entreprises publiques exigera environ D 50 millions. L'incidence de cette charge additionnelle sur les projections financières 1969-1972 est actuellement à l'étude. 9. La révision de la politique agricole élimine la charge supplémen- taire potentielle en ressources financières et humaines que représentait l'extension des coopératives, mais ne résout pas le problème de la modernisa- tion d'une agriculture de subsistance sous-développée. Une politique de promotion agricole sera difficile à administrer aussi longtemps qu'un nouvel encadrement n'aura pas été mis en place. 10. La coordination des affaires économiques et financières, le contrôle financier, les marchés publics et les services statistiques ont été rattachés au nouveau cabinet du Premier Ministre, de même que le budget d'équipement et les transferts aux entreprises publiques, dont est chargé le Secrétariat d'Etat au Plan. La supervision des mines, de l'industrie, des transports et du commerce, ainsi que la présidence des commissions d'agrément des inves- tissements, ont été confiées au Ministère des Affaires Economiques. La pré- paration du budget ordinaire, les opérations du trésor et les emprunts publics restent la compétence du Ministère des Finances. Une telle décen- tralisation correspond au désir de gestion collégiale, ainsi qu'au souci de renforcer le contrôle financier en période d'austérité et d'éviter des déci- sions hâtives au moment où l'économie est réorganisée et où la stratégie du développement est soumise à un nouvel examen. Bien qu'une période de réfle- xion, après l'évolution des dernières années, soit probablement nécessaire, il reste important que la mise en place des nouvelles structures administra- tives, la distribution des responsabilités et l'établissement des rapports de travail n'affaiblissent et ne diffèrent pas l'action du Gouvernement. Développements récents 11. Le budget économique pour 1969, première année du Plan, visait à maintenir un taux de croissance proche du niveau élevé de 1968, tout en pour- suivant les améliorations dans l'affectation des ressources. Les résultats restèrent inférieurs aux prévisions, en raison surtout des conditions clima- tologiques défavorables. Le PIB aux prix du marché atteignit D 622 millions, soit 6,8 pour cent de plus qu'en 1968. Cependant, le produit réel augmenta de moins de 5 pour cent, contre 7,6 pour cent prévus. L'agriculture, les industries extractives, les transports et les communications accusèrent des déficits importants par rapport aux prévisions. Par contre, l'expansion des secteurs pétrolier et industriel dépassa les objectifs. La production aug- menta de 33 pour cent dans l'industrie textile, où l'utilisation de la capa- cité productive et la commercialisation furent améliorées. L'apport du tourisme au PIB s'accrut de 12 pour cent, sans pour autant atteindre les résultats prévus à cause des inondations. Les services des administrations augmentèrent de 8,2 pour cent et contribuèrent à raison de 38 pour cent à l'accroissement réel du produit intérieur brut au coût des facteurs. 12. La formation brute de capital fixe en 1969 fut plus faible que prévue, et resta peu changée en proportion du PIB (21,8 pour cent). Les inondations freinèrent la réalisation de plusieurs projets dans l'agriculture, l'industrie, les transporte et communications. Plus importante fut la remise par le Gouvernement d'investissements en monnaie locale, en vue de réduire l'emprunt intérieur. Ceci, en plus des inondations et de diffic1Utés d'orga- nisation, mit également des limites à l'absorption de crédits extérieurs. Par contre, les investissements des entreprises publiques augment'rent de 21 pour cent, pour atteindre un niveau proche de 1967, soit sensiblement au-dessus des prévisions pour 1969. La construction d'une usine de papier à Kasserine et la construction de logements furent les principaux facteurs d'augmentation. Les investissements dans le tourisme augmentèrent de 13,8 pour cent, soit un taux légèrement supérieur aux prévisions; les investissement privés à eux seuls augmentèrent de plus de 26 pour cent. L'investissement privé se con- centra dans ce secteur puisque l'investissement total des entreprises privées hors de l'agriculture resta pratiquement inchangé. La mi±ze en place de pro- cédures visant à accélérer l'accord d'autorisations en matière de change, la promulgation d'un code d'investissements, et la réunion d'une conférence inter- nationale sur les possibilités d'investissements n'eurent guère d'effet en dehors du tourisme; même dans ce secteur, le niveau élevé des investissements privés fut davantage la conséquence d'un environnement plus libéral, faisant contraste avec les contr8les directs prévalant dans les autres secteurs. 13. L'affectation aux projets du secteur des services d'une proportion plus grande des investissements en 1969 reflète les difficultés du Gouverne- ment à identifier des projets d'investissements rapidement rentables dans l'agriculture et l'industrie. La réduction dans le secteur pétrolier résulte d'un ralentissement de la prospection et de l'absence de découvertes impor- tantes, alors que la production approche la pleine capacité. Formation de capital fixe par secteur (en pour cert du total) Budget Budget Economique Provisoire Economique 1967 1968 1969 1969 1970 Agriculture 19,0 20,0 21,2 18,4 15,7 Mines 15,3 12,6 6,2 9,4 8,6 Energie 5,6 5,0 4,8 4,1 5,0 Industries de transformation 10,3 9,2 11,6 10,3 11,2 Transports, communications 9,1 11,2 12,5 11,5 16,5 Autres services 40,7 42,0 42,7 46,3 40,3 Logement (9,2) (9,9) (9,9) (12,6) (10,0) Tourisme (10,3) (10,8) (10,7) (11,6) (9,4) Enseignement (7,3) (7,3) (9,0) (7,6) (6,6) Administration (6,4) (7,9) (6,3) (7,2) (5,5) Divers (7,5) (6,1) (6,8) (7,3) (8,8) Reconstruction -- -- ----- 2,7 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Source : Annexe, Tableau 2.5 -5 - 14. La consommation publique dépassa les prévisions. Par contre, la consommation privée augmenta moins que prévu, et il est probable que la consom- mation réelle par habitant ait peu changé. Les stocks furent reconstitués, après avoir diminué en 1968, et la demande intérieure fut légèrement plus élevée que prévu. Le déficit extérieur en biens et services dépassa aussi les prévisions. Les importations évoluèrent comme prévu et augmentèrent de 15,8 pour cent, après une forte diminution en 1968, mais l'expansion des exportations n'atteignit que 6,9 pour cent (prévision de 9,6 pour cent) à la suite de la mauvaise saison agricole et de l'interruption des livraisons de phosphate durant le dernier trimestre. Le pétrole brut et le tourisme res- tèrent les exportations les plus dynamiques. 15. L'épargne nationale resta inférieure aux objectifs pour 1969, malgré une augmentation de 13 pour cent due en grande partie à l'épargne des admi- nistrations. L'épargne des entreprises publiques augmenta, mais les amélio- rations obtenues dans l'industrie compensèrent en partie l'évolution défavo- rable dans le secteur des services. 16. Au total, la proportion de l'investissement financée par l'épargne intérieure faiblit de 63,5 pour cent en 1968 à 59,2 pour cent en 1969. L'apport financier extérieur fut plus élevé que prévu. D'importants trans- ferts en capital supplémentaires eurent lieu sous forme de produits alimen- taires et de dons en nature (y compris secours d'urgence pour les inondations). Les débours sur prête publics augmentèrent de 33 pour cent pour atteindre un montant proche du niveau élevé de 1967, mais restèrent néanmoins en deçà des prévisions. L'apport financier extérieur privé fut sensiblement inférieur à 1968, bien que la réduction prévue ne fut pas entièrement réalisée. L'accrois- sement du financement extérieur compensa la détérioration du déficit courant, et la balance des paiements accusa un excédent de D 9 millions. 17. La production agricole diminua de 3 pour cent en 1969. La séche- resse en début d'année affecta la production de céréales qui baissa de presque 25 pour cent. La production de blé dur atteignit 324.000 tonnes, soit 20 pour cent de moins qu'en 1968. La production de dattes fut compromise par les pluies, et la récolte d'olives à fin 1969 n'atteignit pas les chiffres prévus à la suite de la sécheresse, puis de la pluviosité excessive et des dommages causés aux arbres par les inondations. La production de vin resta peu changée. 18. Il est probable qu'au cours des dernières années, la production agricole dans son ensemble ait souffert des résultats médiocres obtenus par les coopératives, de la discrimination envers les exploitations privées dans l'allocation des crédits et des subventions - principal instrument de promo- tion des coopératives avant janvier 1969 - et de l'insuffisance de stimulants de prix aux producteurs. La décision prise en janvier 1969 d'étendre les coopératives de production à l'ensemble de l'agriculture n'a guère été appli- quée puisque le rejet de cette décision précéda le début de la saison agri- cole 1969-1970. Cependant, l'opposition des exploitants privés à cette décision les amena à liquider leur cheptel et leur équipement. Il est possible -6- que l'épuisement du cheptel par les ventes destinées à l'abattage ou à l'exportation illégale ait atteint 25 pour cent. Les prix baissèrent forte- ment jusqu'en septembre pour remonter ensuite brusquement. Les inondations provoquèrent des pertes supplémentaires, et il fallut importer des ovins de Yougoslavie pour faire face à la pénurie. Perspectives pour 1970 19. Des prévisions ont été établies pour 1970 dans le cadre du budget économique et du budget financier de l'Etat. Elles envisagent une augmenta- tion de 7,7 pour cent du produit intérieur brut au coût des facteurs en termes réels, et une formation de capital fixe de D 149 millions, soit l'équivalent de 22,3 pour cent du PIB. Le déficit extérieur en biens et se-vices devrait encore augmenter à la suite d'une expansion plus rapide des importations que des exportations. 20. Environ la moitié de l'accroissement du produit national doit pro- venir des services, et résulter dans une large proportion de l'augmentation des dépenses courantes des administrations. Il est prévu que le produit réel augmentera de 6,2 pour cent dans l'industrie, de 11,4 pour cent dans la construction et de 9,6 pour cent dans les transports et communications. La réalisation de ces objectifs dépendra du rétablissement de l'activité dans ces secteurs. Un ajustement des investissements publics peut aussi s'avérer nécessaire du fait de la situation financière intérieure ou de difficultés analogues à celles déjà rencontrées antérieurement dans la mobilisation du financement extérieur. Les résultats favorables prévus pour la saison agri- cole en cours profiteront en partie à l'année 1971, et il est prévu que le produit agricole n'augmentera que de 6,2 pour cent en 1970. L'augmentation de 16,8 pour cent envisagée pour le tourisme correspond à l'évolution favo- rable au cours des années passées. Quant à la contribution du secteur pétro- lier au PIB, elle devrait rester stable étant donné que la production approche la pleine capacité. L'industrie extractive doit retrouver un niveau légère- ment supérieur à 1968. Les principaux écarts par rapport aux prévisions du Plan 1969-1972 sont les déficits dans les industries extractives et manufac- turières, et un dépassement important dans les services de l'Etat. 21. Il est prévu que la formation de capital fixe augmentera de 10 pour cent, à la suite d'investissements publics plus élevés. Le programme d'inves- tissement des administrations a été arrêté à environ D 54 millions, soit D 7 millions de plus qu'en 1969. Un recours accru au financement extérieur est envisagé étant donné que l'excédent budgétaire courant doit baisser et que l'amortissement de la dette et les transferts en capital aux entreprises devraient peu changer. L'affectation par projets accorde la priorité aux investissements bénéficiant d'un financement extérieur et susceptibles de créer de l'emploi, aux investissements d'infrastructure, et à la reconstruc- tion. Une proportion élevée des investissements supplémentaires concerne les transports et les communications. D 11 millions vont être consacrés aux programmes d'emploi, y compris pour les travaux de construction; les dépenses totales de reconstruction s'élèveront à D h millions. Le Gouvernement s'est - 7 - efforcé de limiter les investissements à financement intérieur dans l'agri- culture et les services publics en général, y compris l'enseignement, la santé et les constructions administratives; peu de projets nouveaux doivent être entrepris dans ces secteurs. 22. Il est prévu que les investissements des entreprises publiques aug- menteront de 30 pour cent pour atteindre D 59 millions, dont une part impor- tante sera financée par des fonds étrangers. Il est probable que cet apport financier extérieur ait été surestimé. Par contre, la diminution prévue pour les investissements privés, notamment dans l'industrie et le tourisme, peut se révéler trop pessimiste. Malgré les contraintes actuelles, l'attitude favorable du Gouvernement à l'égard de l'investissement privé, tant local qu'étranger, semble constituer un stimulant pour cet investissement. Les projets soumis à l'agrément du Gouvernement depuis octobre 1969 font apparaitre une reprise de l'investissement privé dans l'industrie. 23. La consommation privée devrait augmenter plus rapidement en 1970 qu'en 1969; la décision prise par le Gouvernement d'abaisser les prix d'un certain nombre de produits essentiels et d'étendre le contr8le des loyers ralentira la hausse du coût de la vie. L'augmentation de la consommation publique reflètera l'accroissement rapide des dépenses courantes de l'Etat. L'augmentation des exportations en biens et services devrait atteindre les 7 pour cent prévus, tandis que l'expansion des importations dépendra dans une certaine mesure du niveau de l'investissement intérieur. 24. L'épargne nationale devrait rester stable en 1970. Les entreprises publiques devraient réaliser des accroissements, alors que l'épargne des administrations et des entreprises privées devrait fléchir. Dans ces condi- tions, le financement intérieur devrait encore diminuer en proportion de l'investissement brut, passant de 59,2 pour cent en 1969 à $6,6 pour cent en 1970. Le financement extérieur devrait augmenter de $ pour cent pour atteindre D 92,5 millions, soit un montant inférieur à l'objectif du Plan. Les débours des prêts publics devraient être accélérés, tandis qu'une nouvelle réduction des emprunts privés devrait 9tre réalisée. Il est possible que l'excédent de la balance des paiements se révèle inférieur aux D 6 millions prévus. 25. Les perspectives pour la saison agricole 1970/1971 sont favorables. Dans certaines régions, les inondations ont retardé les semailles, mais le Gouvernement a déployé des efforts particuliers pour accroÎtre les crédits saisonniers et attribuer le matériel disponible. Des terres généralement en jachère ont été ensemencées, et l'on s'est servi d'hélicoptères pour semer le blé dans certaines des régions les plus humides. L'ample pluviométrie du sol devrait également compenser dans une certaine mesure les pertes en cheptel, du fait de l'amélioration des conditions de pacage et de la production de fourrage. L'appui des agriculteurs à la révision de la politique agricole devrait également favoriser la production agricole dans son ensemble. 26. Il est prévu que la production augmentera de 39 pour cent pour le blé dur, pour atteindre un niveau néanmoins inférieur à 1965, et va presque -8- tripler pour l'orge, dont la superficie a été étendue à des terres margi- nales. Les récoltes d'agrumes et d'olives, commercialisées au début de cette année, reflètent encore les conditions climatologiques de 1969, mais la pro- chaine saison est prometteuse. La production de dattes devrait retrouver un niveau normal en 1970. 27. La faiblesse des rendements, l'exploitation traditionnelle et le manque de cadres restent des problèmes majeurs de l'agriculture. Dans !'im- médiat, la priorité devrait être accordée à l'amélioration de l'utilisation de la capacité de production existante. Des investissements importants ont été effectués, notamment pour l'irrigation et la mécanisation, qui sont actuel- lement insuffisamment utilisées; par conséquent, les efforts doivent tendre d'abord à améliorer la production à partir de cette capacité, et il convient de réexaminer les projets agricoles inscrits au Plan (D 128 millions, soit 21 pour cent de l'investissement total prévu). Il est également important que les nouveaux projets ne soient entrepris que si l'encad-e-ent supplémentaire requis est disponible. En général, l'encadrement agricole demande à être con- sidérablement étendu et renforcé, au besoin à l'aide d'assistance technique étrangère. Enfin, il convient de parvenir à une utilisation adéquate des prix et du crédit comme instruments de la politique agricole. II. RESULTATS ECONOIvIIQUES Planification /1 28. La planification a été retirée du Ministère des Finances et de l'Economie Nationale, pour constituer un Secrétariat d'Etat rattaché au Cabi- net du Premier itinistre. Le Secrétariat comporte trois directions, travail- lant en rapport étroit. La Direction de la Planification et des Etudes est chargée de l'établissement des plans, des budgets économiques et des indi- cateurs économiques à court terme (clignotants); de l'analyse de la situa- tion économique et des perspectives; de l'élaboration des méthodes de plani- fication, et des travaux préliminaires pour le quatrième plan. La Direction de la Programmation Sectorielle et des Projets est chargée des études de secteurs, de l'élaboration des stratégies de développement sectoriel, de la programmation et du contrôle de la réalisation des programmes sectoriels; elle comporte des divisions distinctes pour l'agriculture, l'industrie et les services, l'emploi et l'enseignement, et les affaires sociales. Cette Direc- tion s'occupe également de la programmation et de l'exécution des investisse- ments directs de l'Etat, ainsi que des transferts en capital aux entreprises et des participations financières de l'Etat dans les entreprises. Cependant, l'agrément des projets d'investissement est réservé à des commissions présidées /l L'Economie de la Tunisie (Rapport N° EMA-12, du 25 août 1969) comporte l'analyse des objectifs du Plan 1969-1972 (les plans antérieurs concer- naient respectivement 1962-1964 et 1965-1968). -9 - par le représentant du Piinistère des Affaires Economiques. La Direction de la Coopération Economique Internationale est chargée des relations avec l'extérieur, y compris de l'intégration économique régionale. /l 29. Dans les années soixante, les décisions d'investissement ne furent pas suffisamment ajustées aux déficits, par rapport aux prévisions, de l'épar- gne intérieure et de l'assistance publique extérieure. En outre, la sélection des projets n'accorda pas assez d'attention aux critères économiques, et le rendement des investissements resta comparativement faible. Cependant, des améliorations furent réalisées en 1968, année où une croissance économique élevée et un meilleur ajustement de l'investissement à l'épargne et à l'assis- tance publique extérieure furent réalisés. Il a été prévu que la réalisation du Plan 1969-1972 serait ajustée aux développements courants au moyen des budgets économiques et des programmes d'investissement annuels; les efforts sont poursuivis en vue d'améliorer les indicateurs économiques à court terme. 30. La position financière de la Tunisie demande encore de la souplesse dans l'investissement, et il convient d'améliorer davantage la programmation à court terme. Le Gouvernement entend également revoir les investissements projetés dans l'agriculture, les mines, l'industrie et les transports, en fonction de critères économiques plus stricts et des besoins de reconstruction à la suite des inondations. Les besoins financiers supplémentaires, tout comme la participation plus importante actuellement attendue des investisse- ments privés, peuvent justifier une révision des prévisions financières. D'autres possibilités d'investissement, notamment dans l'industrie, demandent à être étudiées, tout d'abord en faisant l'inventaire des études déjà réali- sées et de leurs principales conclusions. Cette information doit pouvoir orienter une procédure plus sélective d'approbation des investissements ainsi que l'assainissement des entreprises publiques. L'association économique avec la CEE constitue un élément nouveau, qui accroît les perspectives d'ex- portations industrielles et d'investissement privé étranger. Les priorités en matière de planification comprennent aussi l'évaluation de la demande à long terme de main-d'oeuvre de formation supérieure et moyenne, nécessaire pour orienter le développement de l'enseignement. 31. La nouvelle organisation de la planification est bien conçue. Cependant, la répartition des responsabilités entre ministères en matière d'évaluation de projets et de politiques sectorielles demande encore à être précisée, et un renforcement des services de planification à l'intérieur des principaux ministères techniques peut s'avérer nécessaire. Une coordination réelle entre ministères est également essentielle. Il est probable que la pénurie d'experts restera un handicap sérieux et que le besoin d'assistance extérieure persistera. /1 La négociation de l'assistance bilatérale reste cependant la compétence du Plinistère des Affaires Etrangères. - 10 - 32. Les ressources prévues au budget d'investissement de l'Etat en 1970 s'élèvent à environ D 69 millions, dont D 39 millions d'origine étrangère. Les investissements directs prévus sont d'environ D ho millions, et donnent la priorité aux projets avec financement extérieur, à la création d'emplois (programmes de lutte contre le chômage), aux paiements d'arriérés (agriculture), à la reconstruction, et aux services productifs (transports et communications). Peu de nouveaux projets, et aucun programme important nouveau ne doivent être engagés cette année. Population, emploi et enseignement 33. La population de la Tunisie s'est accrue à un taux annuel de 2,8 pour cent depuis plusieurs années, pour atteindre environ 4,' millions en 1969. Les taux de natalité estimés étaient en moyenne de h pour mille, et les taux de mortalité de 16 pour mille. Environ h6 pour cent de la population a moins de 15 ans. Alors que la population non-tunisi-.- diminua d'environ 3h0.000 en 1956 à 70.000 dans les années récentes, l'émigration des tunisiens resta peu importante; le total pour les dix années 1957-1966 fut d'environ 66.000. 3h. La poursuite du taux de natalité actuel, conjointement avec une réduction de la mortalité de 5 pour mille en 20 ans, aurait pour résultat une population de 8,h millions en 1986, croissant à 3,h pour cent par an. Par contre, une réduction du taux de natalité à 35,0 ou même 28,9 pour mille aboutirait à une population de 7,8 millions, ou de 7,3 millions, respective- ment en 1986, croissant à 2,6 ou 2 pour cent par an. Ces deux prévisions supposent un progrès raisonnable en matière de planning familial. 35. Un programme de planning familial fut mis en oeuvre en 1962, puis sensiblement élargi. Cependant, une organisation insuffisante et la pénurie de personnel médical et para-médical constituèrent de sérieux handicaps. Le Gouvernement entend actuellement élargir davantage le programme, notamment en faisant appel à l'assistance technique et financière extérieure. Le planning familial est reconnu comme une mesure nécessaire pour contrôler l'offre de travail à long terme, et créer des ressources plus élevées en vue du développement, y compris en ralentissant la demande d'enseignement. Le Gouvernement entend poursuivre l'évaluation des besoins en planning familial et des mesures les plus appropriées, en fonction des perspectives et des priorités de développement. 36. L'expansion de l'emploi resta inférieure au taux de croissa?nce économique et à l'accroissement de la population d'âge actif durant 1956-1966 (recensements). De nouveaux emplois furent créés dans l'industrie, la cons- truction et les services, et un nombre élevé d'étrangers furent remplacés, mais il est vraisemblable que l'emploi agricole ait diminué à la suite des changements de structures et techniques. Le chômage et le sous-emploi sont actuellement élevés. Le Secrétariat d'Etat aux Affaires Sociales et à - il - l'Habitat a évalué le châmage à environ 180.000 en moyenne pour les dernières années, soit un effectif proche de 15 pour cent de la main-d'oeuvre totale. Le taux de chômage masculin dépassait 17 pour cent dans les zones rurales, où se trouve 60 pour cent de la main-d'oeuvre, avec des inégalités importantes entre régions. La moitié des personnes sans emploi ont moins de 30 ans, et comprennent un nombre rapidement croissant de jeunes ayant une formation scolaire. 37. Les mesures prises en vue d'accroître l'emploi inclurent la promo- tion de l'enseignement et de la formation professionnelle en général, des programmes de lutte contre le chômage dans les zones rurales (LCSD , et des programmes pour la jeunesse (Service Civil; production-formation). Le rôle de l'enseignement à cet effet fut certainement surestimé. L'expansion de l'emploi constitue un objectif important du Plan 1969-1972, qui prévoit la création d'environ 30.000 postes de travail par an, comparés à une moyenne actuelle d'environ 20.000 durant 1967-1968. Le Gouvernement entend actuel- lement accorder une importance particulière à cet objectif. Il faut s'attendre en effet à ce que la main-d'oeuvre s'accroisse plus rapidement au cours des prochaines années que récemment, et le sous-emploi risque de menacer l'ordre social et économique. 38. La proportion importante de la main-d'oeuvre rurale demande qu'une attention particulière soit accordée au développement agricole. Dans les autres secteurs, l'investissement par nouvel emploi est évidemment inégal, et il convient de tenir compte de ces différences lors du réexamen des perspec- tives de développement. Des branches d'activité telles que l'industrie méca- nique et électrique, les textiles, l'habillement et le cuir, semblent avoir des coefficients investissement/emploi comparativement faibles. Une coopéra- tion étroite est nécessaire entre les services gouvernementaux responsables de la planification de l'emploi et de la préparation des projets. 39. L'émigration ne fut guère organisée avant 1969, et la moyenne annuelle ne fut que d'environ 6.000 travailleurs, se rendant principalement en France. Des efforts sont actuellement entrepris pour promouvoir et orga- niser l'émigration, notamment par l'Office de la Formation Professionnelle et de l'Emploi (OFPE), et le nombre d'émigrants passa à plus de 9.000 en 1969. La France reçut 5.100 travailleurs tunisiens, et normalisa le statut de 8.700 travailleurs déjà établis; l'Allemagne reçut 2.600 émigrants, et les autres pays, y compris la Libye, 1.300. La France établit un office de recru- tement à Tunis et envisage actuellement d'accueillir 6.500 travailleurs par an, soit un chiffre légèrement plus élevé que la moyenne des années passées. Un accord de main-d'oeuvre a été signé avec la Belgique en 1969 et avec l'Allemagne au début de 1970. L'émigration vers la Libye atteignit un maxi- mum en 1967 (5.700), puis diminua. L'émigration de 12.000 travailleurs est prévue pour 1970, dont 7.100 vers la France (y compris stagiaires), et 3.500 vers l'Allemagne. Ce dernier pays vient également d'établir à Tunis une commission permanente de recrutement. - 12 - 4o. Il est souhaitable que la formation de mrain-d' oeuvre en vue de l'émigration soit intensifiée. A cet égard, il peut même être indiqué de réorganiser un certain nombre de programmes d'emploi pour la jeunesse. Une participation financière des pays étrangers à cette formation, telle que celle octroyée par la France et l'Allemagne occidentale dès 1969, pourrait accélérer l'émigration. Il est aussi important que la Tunisie intensifie ses efforts de promotion à l'étranger, et engage d'autres pays à établir des unités de recrutement. hl. Les programmes de lutte contre le chômage vont se révéler nécessaires durant plusieurs années encore. Le Gouvernement a l'intention de les inté- grer davantage au développement économique et d'en améliorer les projets et le rôle de formation. Pour la première moitié de 1970, les I ogrammes com- prennent environ 140.000 travailleurs, et accordent une place importante à la réparation des dégâts dus aux inondations. Les programmes pour la jeunesse sans emploi demandent aussi à être renforcés. L'étab':z3ment de centres pilotes, ainsi que la mise en oeuvre d'une planification de la main-d'oeuvre au niveau régional, sont actuellement entrepris avec l'assistance du PNUD. D'autres mesures envisagées comprennent l'élargissement de l'activité des bureaux régionaux de l'emploi, le réexamen des systèmes de retraites et l'étude des structures des salaires, de manière à déterminer les possibilités d'influencer l'offre et la demande d'emplois pour un certain nombre d'occupa- tions et d'encourager la productivité du travail. h2. Une meilleure information sur l'emploi et le marché du travail est nécessaire pour améliorer la planification et la politique de l'emploi, et les efforts entrepris récemment demandent à être poursuivis. Les divers services s'occupant de l'emploi et de la formation professionnelle (Plan, OFPE; ministères de l'Agriculture, des Affaires Economiques, de l'Education; Ins- titut de la Productivité) demandent également à être mieux coordonnés. 43. L'enseignement a été considérablement développé durant les années soixante. La capacité des écoles fut accrue de 60 pour cent au niveau pri- maire durant 1963-1969, et de 165 pour cent au niveau secondaire. Environ 75 pour cent des groupes d'âge correspondants sont actuellement scolarisés au niveau primaire, et 21 pour cent au niveau secondaire. L'enseignement absorbe plus de 20 pour cent des investissements des administrations (plus de 7 pour cent de l'investissement fixe intérieur total), et environ 30 pour cent de leurs dépenses courantes. Une meilleure planification est nécessaire pour déterminer des objectifs qualitatifs et quantitatifs cohérents avec les autres priorités du développement. hh. Le Plan 1969-1972 prévoit une augmentation de 17 pour cent en h ans des effectifs scolaires au niveau primaire (35.000 par an), soit un taux d'augmentation beaucoup plus faible que dans le passé. Diverses mesures doivent permettre une amélioration de la qualité, notamment l'application plus stricte des règles en matière de redoublement. C'est là une condition également im- portante pour élever la productivité de l'enseignement au niveau secondaire. - 13 - Le Plan prévoit un doublement des effectifs au niveau secondaire, y compris l'enseignement technique, alors que les effectifs de l'enseignement supérieur ne doivent s'accroÎtre que de 35 pour cent. L'investissement total prévu par le Plan est de D 46 millions, dont plus de la moitié pour l'enseignement secondaire. Ce montant apparait sous-estimé par comparaison aux objectifs d'effectifs. 45. Le rythme d'expansion de l'enseignement secondaire est actuellement en train de dépasser rapidement les besoins en main-d'oeuvre. Les élèves quittant l'école après le premier cycle éprouvent déjà des difficultés à trouver un emploi, et il est probable qu'une situation semblable se développe pour les élèves quittant l'école avec une formation secondaire complète comme le démontre une étude sur la main-d'oeuvre entreprise par le Secrétariat d'Etat au Plan. Le Plan sous-estime également la pénurie d'enseignants qua- lifiés au niveau secondaire, et le coût de l'enseignement. La poursuite des objectifs à ce niveau au-delà des ressources disponibles entrainerait une réduction de la qualité de l'enseignement et porterait préjudice aux ensei- gnements primaire et supérieur. Déjà actuellement, les taux d'échecs sont élevés; l'enseignement secondaire technique n'est pas suffisamment orienté vers les besoins des employeurs et ne parvient pas à remplir pleinement son rôle; les écoles d'agriculture demandent à être mieux adaptées au dévelop- pement agricole. 46. Une commission inter-ministérielle a été établie pour revoir le système d'enseignement et les objectifs du Plan en fonction des contraintes financières et de l'emploi. Les mesures envisagées comprennent le relèvement des normes pour l'admission au niveau secondaire, et des modifications de programmes. L'expansion de l'enseignement supérieur doit également être rendue plus sélective dans son orientation, et la priorité doit être donnée à la formation de maitres secondaires, notamments en sciences, et d'ingénieurs agricoles. La sélection à la fin de la première année universitaire doit aussi être rendue plus sévère, et une proportion croissante des étudiants orientée vers un cycle court, formant des techniciens supérieurs (actuelle- ment en mécanique, génie civil et agriculture) et des maîtres-assistants pour l'enseignement secondaire. Des dispositions ont été prises en vue d'établir un plan d'ensemble pour le développement de l'Université de Tunis, qui aidera également à identifier les besoins majeurs d'assistance extérieure de cet établissement. 47. L'Office de la Formation Professionnelle et de l'Emploi fournit une formation professionnelle à divers niveaux (pré-apprentissage, apprentissage, formation des adultes) dans une centaine de centres répartis dans le pays. Ces centres ont servi, dans une mesure croissante, d'institutions devant ab- sorber les élèves échouant ou quittant l'école, et sont actuellement insuffi- samment coordonnés avec la création d'emplois et les besoins en remplacement, alors même que les emplois vacants n'existent pas en grand nombre. La forma- tion sur le tas, les programmes d'apprentissage, ainsi que la formation de cadres et de personnel de maÎtrise, demandent aussi davantage d'attention; ceci peut nécessiter une assistance accrue aux employeurs de la part de l'OFPE. Le réexamen des programmes pour la jeunesse est un complément néces- saire à la réorganisation de l'enseignement et de la formation professionnelle. - 1h - 48. La formation de main-d'oeuvre pour le tourisme a été particulière- ment développée depuis 1965. Alors que la main-d'oeuvre de niveau supérieur doit encore être formée à l'étranger, des écoles hôtelières ont été établies avec l'assistance extérieure pour donner une formation élémentaire; la nou- velle école de lonastir comprendra également un enseignement au niveau moyen. Les besoins en main-d'oeuvre au cours des prochaines années ont été évalués à plus de 300 par an au niveau supérieur, et à environ 1.000 au niveau moyen. Les efforts de formation actuels demandent donc à être intensifiés, notamment au niveau moyen. Il est aussi important que la Tunisie reçoive une assistance suffisante pour la formation supérieure à l.'-ranger. Entreprises publiques 49. Au cours des années soixante, les entreprises publiques constituèrent un instrument majeur en vue du développement économique, et comptèrent pour environ 80 pour cent de l'investissement total des ent-cp.rises hors du tou- risme. Seul ce dernier secteur attira jusqu'ici des investissements privés importants, après que des efforts aient été entrepris par le Gouvernement. Les entreprises publiques gardèrent une position prépondérante dans la plu- part des autres activités, où les investisseurs privés furent découragés soit par l'importance des investissements requis par les principaux projets (mines, métallurgie, chimie), soit par des contrôles directs et les avantages accor- dés au secteur public. 50. Beaucoup d'entreprises publiques restèrent dépendantes de subven- tions et constituèrent une lourde charge pour le budget du Gouvernement. L'établissement de ces entreprises et l'approbation des projets par le Gou- vernement furent souvent basés sur des études insuffisantes, mettant davan- tage l'accent sur les aspects techniques qu'économiques et financiers. La dispersion des responsabilités empêcha aussi souvent les directeurs d'accor- der un temps suffisant à leur entreprise, alors que la pénurie de cadres supérieurs et moyens était sérieuse. Des méthodes comptables insuffisantes, notamment l'absence de calcul des coûts, compromirent le contrôle financier, et les règlements et mesures en matière de prix et de protection douanière ne parvinrent pas à encourager l'efficacité. 51. A la demande de la Tunisie, une mission de la Banque examina les résultats des entreprises publiques (Rapport N° EMA-13a, du 31 août 1969). Conformément aux recommandations, le Gouvernement décida de prendre immédia- tement des mesures pour améliorer la comptabilité, en encourageant l'établis- sement de firmes d'experts comptables indépendantes et l'introduction de vérifications comptables indépendantes; élargir les programmes de recyclage des cadres supérieurs et moyens; et préparer la réorganisation d'un premier groupe de 6 à 10 entreprises. 52. L'application de ces mesures fut retardée par les inondations et les remaniements gouvernementaux. Des contacts furent cependant établis avec des firmes étrangères de vérification comptable. L'Ecole Supérieure de Gestion de l'Université fut ouverte en septembre, et 35 étudiants admis à suivre un programme de deux ans conduisant à une maîtrise. Les cours de per- fectionnement à l'Institut National de la Productivité et de Gestion furent - 15 - également développés avec l'assistance étrangère. Le Ministère des Affaires Economiques étudie actuellement les possibilités d'investissements privés étrangers et de sous-traitance à l'intérieur des entreprises publiques, mais les entreprises à réorganiser restent encore à sélectionner et les principaux problèmes demandent encore à être étudiés. Le Gouvernement a demandé l'assis- tance de la Banque pour l'application des recommandations. 53. La structure du financement des investissements de beaucoup d'entre- prises publiques est fragile, dans plusieurs cas du fait qu'une part impor- tante de leur capital-actions a été souscrite mais non libérée par le Gouver- nement. Ceci les obligea à recourir, dans une mesure excessive, au crédit bancaire, malgré des subventions budgétaires élevées. L'amélioration de la structure financière de ces entreprises peut demander jusqu'à D 50 millions, ce qui permettrait de convertir en dette à long terme ou en capital-actions les crédits bancaires actuels renouvelés à un coût élevé, qui ont servi à financer les investissements fixes. L'assainissement impliquerait tout d'abord la substitution aux prêts bancaires d'un emprunt du Gouvernement auprès de la Banque Centrale, et peut-être une assistance financière extérieure. Une part des participations du Gouvernement pourraient être ultérieurement transférée à des sociétés financières d'Etat ou au secteur privé, y compris étranger, ou encore converties en dette à long terme. La participation du capital privé local ou étranger dans plusieurs entreprises publiques est souhaitable, étant donné que le développement de plusieurs activités demande l'expansion ou l'amélioration des équipements existants plutôt que l'établissement d'unités supplémentaires. L'assainissement financier des entreprises publiques est un préliminaire à une telle participation. Une commission inter-ministérielle a été formée pour étudier le problème. 54. L'épargne des entreprises publiques augmenta moins que leurs inves- tissements en 1969, et le recours à l'emprunt, tant intérieur qu'étranger, fut accru. La diminution des transferts du Gouvernement ne fut pas aussi im- portante que prévue. L'augmentation de l'épargne resta en-deçà des prévisions, étant donné que la détérioration dans les entreprises du secteur des services, notamment le commerce, compensa dans une certaine mesure des résultats géné- ralement meilleurs dans les secteurs minier, de l'énergie et industriel. même dans ces secteurs, les dégâts dus aux inondations et l'interruption des acti- vités furent préjudiciables à plusieurs entreprises, et causèrent une dété- rioration de leur structure financière, étant donné qu'elles durent faire face au service de leur dette sans réaliser des ventes. Cependant, les améliora- tions dans l'industrie rendent les conditions actuelles plus favorables qu'il y a une année pour l'assainissement financier de plusieurs grandes entreprises. 55. Il est prévu que l'excédent d'investissement par rapport à l'épargne des entreprises publiques augmentera sensiblement en 1970 à la suite d'une exécution accélérée des projets; un apport financier plus important est prévu au titre des crédits extérieurs, alors que les transferts du Gouverne- ment devraient diminuer. - 16 - 56. Mines. Les inondations causèrent des dommages à d'importantes sections du chemin de fer Sfax-Gafsa. Le trafic fut interrompu, puis rétabli au-dessous de la capacité. Bien que l'équipement des mines ne fut que légè- rement endommagé, l'extraction dut être réduite considérablement. La produc- tion de phosphate tomba de 3,h millions de tonnes en 1968 à 2,6 millions en 1969, et les pertes qui en résultèrent s'élevèrent à D 2,h millions. Les dommages causés à la mine de fer de Djerissa s'élevèrent à D 500.000. Pour le secteur minier dans son ensemble, la reprise de la production au niveau de 1968, prévue vers mi-1970, dépend du rétablissement des transports à la capacité d'avant les inondations. 57. La qualité des phosphates et les conditions d'extraction consti- tuent de sérieux handicaps à la position de la Tunisie face à une concurrence internationale croissante. L'épuisement et la fermeture de la mine de ioularès en 1971 doit cependant être compensée par l'ouverture de deux nou- velles mines, Pirata et El Sehib. Les réserves évaluées c-t augmenté au cours des dernières années, et de nouveaux débouchés ont été trouvés, principalement en Europe de l'Est. Des investissements importants sont en cours (port et usine chimique de Gabès) ou projetés (chemin de fer Gafsa-Gabès), et il est prévu de porter la production de phosphates à 6 millions de tonnes en 1974, et éventuellement à 10 millions en 1980, moyennant une mécanisation accrue de l'exploitation minière et la production d'une proportion plus élevée de superphosphates. Les études devant démontrer la rentabilité de l'exploitation mécanisée et de la concentration à une telle échelle ne seront complétées qu'en 1971, et l'étude de marché prévue pour novembre 1969 n'est pas encore disponible. Dans ces conditions, non seulement les projets, mais encore les investissements en cours, demandent beaucoup de prudence. Il est aussi d'autant plus important de rechercher d'autres possibilités d'investissement, notamment des projets comportant un coefficient de main-d'oeuvre plus élevé. 58. Industries de transformation. L'augmentation de 10 pour cent du produit industriel en 1969, malgré les inondations, contraste avec les taux d'expansion plus faibles durant les années précédentes. La production de textile augmenta de 33 pour cent, après être restée stable en 1968, et les exportations de produits industriels, notamment d'acier, de pâte à papier et d'engrais, furent accrues d'environ 10 pour cent. L'épargne des entreprises publiques s'améliora de D 3,1 millions pour atteindre D 8,5 millions, et un bénéfice global fut réalisé pour la première fois depuis 1965. SOGITEX (textiles) et EL FOULADH (acier) contribuèrent dans une proportion importante à cette amélioration. 59. La position de plusieurs entreprises s'améliora à la suite d'une meilleure gestion et de facteurs externes favorables. Le système des ventes et de distribution de SOGITEX fut amélioré, et EL FOULADH bénéficia d'une forte augmentation de la demande intérieure d'acier, liée à des investisse- ments plus élevés dans la construction, en même temps que d'une hausse inattendue des prix à l'exportation, qui atteignirent un niveau proche du niveau tunisien. La production atteint maintenant la pleine capacité, et - 17 - des exportations à prix favorables ont été contractées pour 1970. Cependant, les deux compagnies ont encore à faire face à des problèmes aigus de tréso- rerie. La Société Nationale de la Cellulose (SNTC) bénéficia de la consoli- dation d'un prêt extérieur; elle parvint à poursuivre la construction de l'usine à papier de Kasserine comme prévu, en dépit des inondations. SIAPE, qui produit des engrais, bénéficia de la baisse des prix mondiaux du soufre, matière première importante, et réalisa des bénéfices après trois années de pertes. 60. L'industrie alimentaire fut particulièrement touchée par les inon- dations. Toutes les entreprises publiques accusèrent une épargne et des bénéfices inférieurs à 1968; les bénéfices de l'entreprise privée la plus importante (Société Frigorifique de Tunis) tombèrent également d'environ 60 pour cent. La production de matières de base telles que le sucre, la bière et le beurre, diminua. Dans les industries mécaniques et électriques, »IS (quincaillerie) et SOCOMENA (constructions et réparations navales) restèrent dans une position difficile. 61. Le produit industriel devrait augmenter d'environ 6,2 pour cent en 1970. Il est probable que l'amélioration de l'ensemble des bénéfices et de l'épargne des entreprises publiques se poursuivra, bien que la prévision, par le Gouvernement, d'un doublement des bénéfices et d'une hausse de 50 pour cent de l'épargne paraisse trop optimiste. L'amélioration de la SIAPE pourrait être de courte durée, étant donné que cette compagnie va probable- ment faire face à des problèmes de marché croissants; il se pourrait même qu'une reconversion s'avère nécessaire vers 1971, pour produire les super- phosphates à plus haut degré qui sont davantage demandés. EL FOULADH gardera une charge d'endettement élevée jusqu'en 1974. Pour les matériaux de cons- truction, l'accroissement de la production libyenne de ciment et de briques va probablement entraîner la perte graduelle de ce marché pour les exporta- tions tunisiennes. La rentabilité de SNTC dépend actuellement de la réouver- ture du chemin de fer Sousse-Kasserine, dont l'interruption oblige la compagnie à écouler sa production par la route, à un coût élevé. Dans les industries mécaniques et électriques, le manque de rentabilité des AMS et de SOCOIIIENA va probablement persister. L'industrie alimentaire a été handicapée par la dispersion de la capacité de production, un équipement démodé, et le coût élevé des produits intermédiaires, lié à la faiblesse des rendements agri- coles. Pour la plupart des branches industrielles, un examen des perspec- tives de développement et des possibilités d'investissement est nécessaire. Des possibilités existent de promouvoir les exportations industrielles vers la CEE, et les efforts entrepris pour attirer en Tunisie les techniques et l'investissement privé étrangers dans des activités d'exportation, y compris sous forme de sous-traitance, demandent à être poursuivis. 62. Autres secteurs. Les bénéfices et l'épargne des autres entreprises publiques importantes s'améliorèrent en 1969. SHTT (tourisme) réalisa des bénéfices sensiblement plus élevés que prévu, malgré les inondations. Cette - 18 - compagnie est handicapée par de lourdes charges financières et de déprécia- tion dues au coût élevé des investissements passés, et à la proportion de son endettement à court terme. Cependant, les perspectives sont favorables, et la société compte parmi les entreprises publiques à être réorganisées en premier lieu. SITEP (pétrole) améliora ses bénéfices et son épargne à la suite d'une production accrue. STEG (électricité) augmenta la production d'énergie électrique, et l'épargne dépassa de 32 pour cent le montant de 1968; cependant, le coefficient d'endettement de la compagnie est élevé, et le rendement du capital reste faible. L'épargne de la SONEDE (approvisionne- ment en eau) augmenta sensiblement pour atteindre D 1,5 million en 1969. Ces entreprises devraient réaliser de nouvelles améliorations en l970, à l'excep- tion de la SITEP, étant donné que la production pétrolière a atteint la pleine capacité. Finances publiques 63. L'épargne des administrations s'améliora considérablement en 1969, après une forte détérioration en 1968, mais resta cependant inférieure au niveau de 1965-1966. L'effort en vue de diminuer l'emprunt intérieur et l'emprunt étranger auprès de sources privées limita à la fois le montant des investissements et la capacité d'absorber l'aide publique extérieure. Le montant brut des investissements fixes diminua et accusa un déficit de D 9 millions par rapport aux prévisions. Par contre, les transferts en capital aux entreprises ne baissèrent que peu, étant donné que la position financière des entreprises publiques, et surtout l'accroissement important de leurs investissements, laissèrent peu de marge pour des ajustements. L'amortisse- ment de la dette publique s'accrut encore, pour atteindre 16 pour cent des dépenses totales en capital. Le déficit global fut considérablement diminué. L'apport financier extérieur resta également inférieur aux prévisions, et diminua légèrement en proportion des dépenses en capital; les dons furent plus élevés que prévu, mais les autres formes de financement restèrent en deçà des prévisions. Finances des Administrations 1967-1970 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Prévisions Economique soire Economique du Plan 1967 1968 1969 1969 1970 1970 Recettes courantes 143,0 1h7,9 168,8 175,9 188,3 179,9 Dépenses courantes 127,7 14h,1 1h9,l 1554, 172,5 157,l Excédent courant 15,3 3,8 19,7 20,5 15,8 22,8 Dépenses en capital 71,9 79,0 83,5 77,7 83,5 76,5 Déficit global 56,6 75,2 63,8 57,2 67,7 53,7 Emprunt intérieur -1,h 2h,7 8,2 8,8 6,9 6,1 Financement extérieur 57,8 50,5 55,6 48,h 60,8 47,6 Source : Annexe, Tableaux 5.1, 5.2. - 19 - 64. La faiblesse de l'épargne résulte surtout des difficultés du Gou- vernement à restreindre les dépenses courantes et à les ajuster aux recettes, étant donné que les recettes courantes s'élèvent déjà à plus de 25 pour cent du PIB aux prix du marché. Les recettes courantes de l'Etat augmentèrent de 19 pour cent en 1969 à la suite d'une majoration de 10 pour cent de la plupart des taux d'impôts directs et indirects, de recettes additionnelles extraordi- naires dues au changement dans la périodicité des redevances d'oléoduc et au remplacement de l'impôt sur les revenus d'entreprises (patente) par un impôt sur les recettes brutes (droit d'exercice). Les avantages accordés à l'arti- sanat et les encouragements fiscaux à l'habitation (droit d'enregistrement sur les achats de terrains) eurent peu d'effets sur les recettes fiscales. Les modifications apportées au système de paiement des impôts agricoles en améliorèrent le rendement. 65. Les dépenses courantes de l'Etat augmentèrent de 8 pour cent, comparé à 6 pour cent prévus par le Plan. L'enseignement, notamment les traitements du corps enseignant, compta pour 73 pour cent de l'augmentation. Les effectifs durant l'année scolaire 1969-1970 furent plus élevés que prévu; davantage de filles entrèrent à l'école et le Gouvernement ne fut pas encore en mesure d'appliquer des critères plus stricts à la fréquentation scolaire. L'intérêt de la dette publique passa à D 9,4 millions, et compta pour 7,3 pour cent des dépenses courantes totales (3,1 pour cent pour la dette exté- rieure seulement). 66. Il est prévu que l'épargne des administrations diminuera d'environ D 5 millions en 1970, pour atteindre un montant sensiblement inférieur aux objectifs du Plan. Une nouvelle réduction de l'emprunt intérieur est égale- ment envisagée. Néanmoins, les dépenses en capital devraient s'accroître de D 6 millions à la suite d'investissements fixes plus élevés, et l'apport finan- cier extérieur devrait augmenter de D 12 millions. La plus grande partie de ce financement est contractée; il s'agit notamment de fonds qu'il était prévu de débourser en 1969. Cependant, il est possible que les contraintes financières intérieures et des difficultés telles que celles déjà rencontrées récemment pour organiser le déboursement de l'aide extérieure ramènent quelque peu les débours au-dessous des prévisions, même si des projets à financement intérieur inscrits au budget 1970 ne sont pas entièrement réalisés. 67. Les recettes courantes de l'Etat devraient augmenter de 7,8 pour cent en 1970. Aucune mesure importante en matière de taxation n'est prévue, et les recettes fiscales ne devraient augmenter que de h pour cent (18 pour cent en 1969). L'Office du Commerce devrait apporter une contribution de D 2 millions (les contributions antérieures avaient la forme de dépôts auprès du Trésor), mais les impôts directs refléteront l'influence des inondations sur les revenus privés. L'augmentation des recettes provenant des droits de douane restera limitée, étant donné que la plupart des importations addition- nelles seront constituées de biens d'équipement, soumis à une faible imposition. Aucun effet important n'est attendu de l'association avec la CEE, car les pertes de recettes dues aux préférences tarifaires accordées seront compensées - 20 - par des recettes additionnelles sur les produits antérieurement importés de France en franchise de douane. Des recettes supplémentaires de D 5,7 mil- lions devraient provenir de bénéfices plus élevés des compagnies pétrolières, à la suite de l'augmentation de la production en 1969. 68. Les dépenses courantes de l'Etat devraient augmenter d'environ 13 pour cent en 1970 pour atteindre D 139 millions, soit D 12 millions de plus que les prévisions du Plan. Ce montanL comprend D 2,3 millions au titre d'arriérés pour 1969, et D 2,7 millions pour des positions comprises antérieu- rement dans le budget d'investissement (équipement militaire, formation pro- fessionnelle pour le tourisme, Centre d'Etudes Industrielles). L'enseigne- ment va contribuer pour 37 pour cent de l'accroissement résiduel (8,7 pour cent). La masse des salaires va s'accroitre de 12 pour cent Les dépenses d'enseignement ont été prévues sur la base des effectifs scolaires durant 1969-1970, et le montant des dépenses dépendra de la capacité de limiter les effectifs aux divers niveaux de l'enseignement durant 1;.née scolaire 1970- 1971. 69. Les possibilités d'accroitre les recettes plus rapidement que la croissance économique sont limitées. La réforme fiscale et la révision du tarif douanier actuellement envisagées, ne vont pas changer sensiblement la charge fiscale globale; le principal bénéfice proviendra d'une plus grande sélectivité dans l'octroi d'exonérations et d'encouragements fiscaux. Le contrôle financier doit être renforcé, et la comptabilité publique améliorée en 1970. L'amélioration du contrôle des entreprises publiques et de l'évalua- tion des répercussions des projets d'investissement sur les dépenses courantes doit être poursuivie. Il est aussi prévu que la réalisation des projets d'in- vestissement sera ajustée en fonction des développements dans la situation financière du Gouvernement. La position financière continuera à nécessiter une gestion prudente, notamment du fait que le service de la dette va grever les ressources d'une charge rigide et croissante. Le réexamen par une commis- sion inter-ministérielle des objectifs en matière d'enseignement, en tenant compte de la charge financière élevée et rapidement croissante, est particu- lièrement opportune. Monnaie et crédit 70. Le crédit bancaire intérieur s'est accru de 6,6 pour cent en 1969, soit un taux supérieur à 1968 mais inférieur aux prévisions pour 1969. L'aug- mentation de l'ensemble des crédits accordés par la Banque Centrale ne fut que de D 1,8 million, et ne contribua que dans une faible mesure à encroître les ressources bancaires. Par contre, la Banque Centrale et les banques de dépôt réduisirent leurs engagements extérieurs de D 9 millions, au lieu des D 6 millions prévus. Les fonds spéciaux augmentèrent de D 6 millions; les fonds d'aide étrangère à eux seuls augnentèrent de D 7,5 millions, et contri- buèrent pour environ 25 pour cent des ressources supplémentaires totales. La réduction de l'emprunt intérieur par le Gouvernement, notamment sous forme de dépôts au Trésor, augmenta les ressources disponibles pour les banques. Le - 21 - montant de la quasi-monnaie changea peu; l'augmentation de 8,1 pour cent de l'offre monétaire fut proche des prévisions, et succéda à un taux de presque 12 pour cent en 1968. 71. Les avoirs intérieurs de la Banque Centrale restèrent inférieurs au plafond /l fixé en accord avec le FMiI, qui fut augmenté de D 8,5 millions en 1969 pour atteindre D 90,h millions. Les crédits nets au Gouvernement n'augmentèrent que de D 3,6 millions, contre D 6,3 millions budgétés. 72. Le taux d'expansion de la masse monetaire en 1969 (8,1 pour cent) resta sensiblement supérieur au taux d'accroissement réel du PIB (4,7 pour cent). La monétisation croissante de l'économie et les contrôles des prix étendus n'en atténuèrent pas entièrement les effets inflationnistes. Les prix de gros augmentèrent peu, à l'exception des produits alimentaires, mais le coût de la vie semble être monté de plus de h pour cent; l'information sur les prix reste encore très fragmentaire. La médiocrité des récoltes, les inondations et l'augmentation des salaires agricoles contribuèrent à la pression sur les prix. 73. Le plafond fixé aux avoirs intérieurs de la Banque Centrale reste inchangé en 1970. /2 Les crédits étrangers tant au secteur public que privé dont les échéances sont de 18 mois à 10 ans seront limités à D 19 millions, comparé à des remboursements prévus de D 21 millions (D h et D 5 millions respectivement pour les crédits avec échéances de 18 mois à 5 ans). Ce rem- boursement net prévu de D 2 millions succède à un remboursement net de D 5 millions en 1969. Le plafond fixé à l'emprunt en 1970 tient compte des besoins financiers pour la reconstruction d'habitations détruites par les inondations. 74. Il est prévu que le crédit bancaire intérieur augmentera de plus de 9 pour cent, et les crédits de la Banque Centrale, de plus de 13 pour cent; les engagements extérieurs nets diminueront de D 6 millions. Les fonds spéciaux n'ajouteront que D 5,5 millions aux ressources bancaires, et les autres sources de fonds non monétaires, quasi-monnaie comprise, D 10,8 mil- lions. En conséquence, l'offre monétaire s'accroîtra de 11 pour cent et con- tribuera à raison de 56 pour cent à l'accroissement des ressources bancaires. Même si les débours au titre de l'aide extérieure et l'augnentation des avoirs étrangers prévus ne sont pas entièrement réalisée, il est probable que l'ex- pansion monétaire restera supérieure à la croissance économique réelle. /l Les réserves obligatoires auprès de la Banque Centrale sont ajustées dans la mesure des réductions par les banques de dépôt de leurs engagements extérieurs à court terme. /2 Abstraction faite d'une réduction équivalente à toute allocation de DTS; ces droits serviront à diminuer l'endettement de l'Etat envers la Banque Centrale. - 22 - 75. L'augmentation des crédits bancaires aux administrations devrait être de D 7,6 millions, y compris D 5 millions provenant de la Banque Cen- trale. D'autre part, l'emprunt non bancaire, essentiellement sous forme de dépôts des entreprises publiques auprès du Trésor, et l'emprunt intérieur global du Gouvernement, devraient encore diminuer. Le montant effectif des crédits dépendra de la capacité du Gouvernement d'ajuster les dépenses en capital au cas où l'excédent budgétaire courant et le financement extérieur seraient plus faibles que prévu. Les crédits aux entreprises et aux ménages devraient augmenter d'environ 10 pour cent, soit un taux supérieur à 1969 en raison d'une plus forte activité économiae et d'investissements plus élevés. L'épargne, les transferts du Gouvernement et le financement extérieur ne couvriront qu'en partie l'augmentation des investissements des entreprises publiques, et celles-ci devront vraisemblablement faire appe] à un finance- ment bancaire important. L'amélioration des réserves de change et la préven- tion de pressions inflationnistes excessives demandent qu'une politique de crédit prudente et sélective soit poursuivie en 1970. Lp demande de crédit de la part du secteur privé s'avérera probablement plus élevée que prévu. III. COMMERCE ET PAIEMENTS EXTERIEURS 76. La balance des paiements enregistra un excédent de D 9 millions en 1969, comparé à D 6 millions en 1968. Le déficit courant fut plus élevé que prévu, à la suite de conditions climatologiques défavorables et des inonda- tions, mais fut compensé par des entrées de capitaux supplémentaires. Des dons plus importants furent reçus, et les débours de prêts publics furent sensiblement accrus. 77. Il est prévu que les importations liées à l'assistance à la recons- truction et à l'augmentation de l'investissement intérieur entraîneront un déficit commercial plus élevé en 1970; mais à nouveau, cette tendance devrait être compensée par des apports supplémentaires en capitaux, essentiellement sous forme de débours plus élevés des prêts publics; un excédent de D 6 mil- lions est prévu pour la balance des paiements. Les résultats dépendront notamment de la capacité d'absorber davantage d'aide extérieure, et de con- trôler l'expansion des importations et du crédit intérieur. Commerce 78. Le déficit commercial augmenta de D 19 millions pour atteindre D 50 millions en 1969; les exportations n'augmentèrent que de D h millions pour s'élever à D 87 millions, alors que les importations F.0.B. s'accrurent de D 2h millions pour atteindre D 137 millions, faisant suite à une forte réduction en 1968. Le total des importations resta dans les limites du budget-devises, malgré la reconstitution des stocks et l'assistance liée aux inondations. - 23 - 79. A l'exclusion du pétrole, le montant total des exportations diminua de presque 5 pour cent. Les exportations de tous les produits agricoles, à l'exception des agrumes, furent inférieures à 1968; l'huile d'olive, qui comptait pour presque la moitié des exportations agricoles, diminua de D 1 million. Les exportations de phosphate brut baissèrent de 2,h millions de tonnes en 1968, à 2 millions en 1969, alors qu'une augmentation avait été prévue. Les dommages causés par les inondations aux chemins de fer inter- rompirent puis ensuite ralentirent le transport à partir des mines; cependant, les résultats antérieurs aux inondations furent aussi moins favorables que prévu. Les prix des phosphates continuèrent à baisser, et les recettes d'ex- portation tombèrent de 18 pour cent. La production et l'exportation de super- phosphates retrouvèrent un volume proche de 1967, mais les recettes diminuèrent à la suite d'une baisse des prix et d'une proportion plus faible de produits hautement concentrés. Les exportations de pétrole augmentèrent de D 8 millions pour atteindre D 22 millions, et devenir l'exportation principale, comptant pour 25 pour cent des recettes. Les exportations industrielles, y compris les barres de fer et d'acier, les matériaux de construction, la pâte à papier, les textiles et les objets en céramiques, augmentèrent de plus de 10 pour cent. 80. Les importations en biens d'équipement restèrent stables, reflétant le déficit de l'investissement intérieur par rapport aux prévisions. Les produits intermédiaires et semi-finis augmentèrent de 19 pour cent, à la suite de la reconstitution des stocks et de l'expansion de la production manufacturière; les produits énergétiques inclurent 200.000 tonnes de pétrole brut importées avec l'assistance des Etats-Unis pour la production de fuel (le pétrole brut tunisien est léger). Les produits finis de consommation augmentèrent de D 3,4 millions pour atteindre D 21 millions, soit un montant plus élevé que prévu, et les produits alimentaires, y compris les céréales, de D 7 millions pour atteindre D 30 millions. 81. Il est prévu que les exportations augmenteront de D 8 millions pour atteindre D 95 millions en 1970. Ce montant reste inférieur aux prévisions du Plan, étant donné qu'il est peu probable que les produits minéraux atteignent les objectifs initiaux. De bonnes récoltes devraient produire un surplus ex- portable de céréales et les exportations de produits animaux, d'amandes et de conserves de légumes devraient également augmenter; la France a élevé son quota d'importation de vins tunisiens. Par contre, les exportations d'huile d'olive devraient encore diminuer de D 4 millions, à la suite de la mauvaise saison 1969-1970. Les exportations de phosphate brut devraient remonter à 2,5 millions de tonnes, mais il est possible que les prix diminuent encore et que les recettes additionnelles restent en deçà de l'augmentation prévue (25 pour cent). La réduction du volume des exportations d'engrais devrait être compensée par des prix plus élevés, étant donné que la proportion d'en- grais hautement concentrés devrait être plus importante. Les livraisons de pétrole brut resteront peu changées, à environ 3 millions de tonnes et D 22 millions, soit un niveau proche de la capacité de production actuelle. Les autres exportations, y compris industrielles, devraient s'accroître d'environ 10 pour cent. - 2h - 82. Les importations F.O.B. devraient augmenter de D 13 millions pour atteindre D 150 millions, et le déficit commercial de D 5 millions pour s'élever à D 55 millions. Les importations en biens d'équipement augmente- ront de D 9 millions; les biens intermédiaires de D 5 millions; et les produits alimentaires devraient diminuer de D 3 millions. Un éventuel déficit de l'investissement intérieur par rapport aux prévisions abaisserait les im- portations de biens d'équipement au-dessous des prévisions; l'augmentation des autres catégories d'importations dépendra des restrictions imposées et de l'assistance liée aux inondations. 83. Les échanges avec les pays de la CEE comptèrent pour une proportion plus élevée des exportations et des importations en 1969 qu'au cours des années précédentes; l'augmentation parmi les exportations ré-alta surtout des livraisons de pétrole à l'Italie. Le commerce avec les pays de l'Est diminua proportionnellement; l'importance des échanges sur la base d'accords de paiements en 1968 était résultée des difficultés d'co-Iement pour les exportations traditionnelles. Distribution régionale du commerce extérieur de la Tunisie Balance Commerciale Exportations Importations (%) (millions de dinars) 1965-67 196b 1969 1965-67 196b 1969 1969 CEE 52,0 46,2 54,9 52,0 53,8 54,1 -25,1 dont France (31,2) (23,1) (26,6) (35,2) (33,2) (33,8) (-22,3) iiaghreb 6,8 10,0 10,2 1,7 0,8 1,1 7,h /a USA 2,0 1,8 0,9 19,4 20,h 19,2 -24,9 Pays de l'Est 10,2 20,7 14,5 9,6 15,3 8,8 1,0 /b Autres 29,0 21,3 19,5 17,3 9,7 16,8 -8,4 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 -50,0 /a Libye D 6,3 millions /b Bulgarie D 3,6 millions. 8h. Le traité d'association avec la CEE, actuellement limité au com- merce, est entré en vigueur le ler septembre 1969. Environ 90 pour cent des exportations industrielles tunisiennes vers la CEE bénéficient maintenant de l'entrée sans droit de douane dans la Communauté, et environ la moitié des exportations agricoles, notamment l'huile d'olive, les agrumes, et cer- taines conserves alimentaires, obtiennent des réductions tarifaires à la - 25 - condition que leurs prix restent supérieurs à certains niveaux /1. Pour sa part, la Tunisie accorde des réductions tarifaires aux pays de la CEE, variant de 20 à 30 pour cent du tarif minimum, pour environ la moitié de ses impor- tations, et s'engage à ouvrir des sous-quotas à l'intérieur des quotas actuels pour les importations en provenance de la CEE /2. Le niveau actuel de libé- ralisation des importations doit également être maintenu. Les réductions tarifaires correspondent à 70 pour cent des préférences accordées antérieure- ment à la France pour ces produits, et doivent entrer en vigueur au cours d'une période de trois ans, débutant à 50 pour cent. Le commerce préférentiel avec la France non inclus dans l'accord d'association est maintenu. 85. Dans une large mesure, l'association constitue un substitut aux arrangements préférentiels antérieurs avec la France; l'accord prévoit cepen- dant que des négociations peuvent aboutir, avant la fin de la troisième année, au sujet de l'assistance financière et technique et de la main-d'oeuvre. Dans l'immédiat, le principal effet de l'accord est de fournir la possibilité de développer et de diversifier les exportations industrielles tunisiennes. Ceci demande que des efforts de pénétration soient faits dans les marchés de la CEE autres que la France et que le développement industriel soit encouragé par des mesures sélectives. Les possibilités d'investissements directs étran- gers dans des activités d'exportation, et de coopération avec des entreprises étrangères, notamment sous forme de sous-traitance, requièrent une attention particulière. Le Gouvernement entend poursuivre ses efforts dans ce but. L'assainissement des entreprises publiques est aussi important pour attirer l'investissement privé dans l'industrie. Enfin, des mesures en vue de pro- mouvoir les exportations, telles que l'extension et l'assurance du crédit à l'exportation, demandent à être étudiées. Une réforme tarifaire, tendant à plus de sélectivité dans la protection, à un moindre recours aux quotas et à une harmonisation avec les autres taxes frappant les importations, est actuel- lement envisagée. Services et transferts courants 86. Lrexcédent net au titre des services non facteurs augmenta d'environ D 3 millions pour atteindre D 16 millions en 1969; ce montant dépasse les prévisions, bien que les recettes du tourisme restèrent inférieures aux objec- tifs. Les recettes d'oléoduc augmentèrent à la suite d'un changement dans la / Traitement tarifaire par la CEE (sur la base des échanges durant 1966-1967): Positions sans droits de douane 56,h % Positions sujettes à des réductions tarifaires 23,1 Positions avec droits de douane, sans réduction tarifaire 20,5 % 100,0 /2 Traitement tarifaire par la Tunisie (sur la base des échanges durant 1965-1967): Positions sans droits de douane 7,9 % Positions sujettes à des réductions tarifaires 44,8 Positions libres de quotas 66,2 % Positions sujettes à sous-quotas 13,7 % Les sous-quotas sont fixés en valeur ou en pourcentage des importations tunisiennes correspondantes. - 26 - périodicité des paiements. Le déficit au titre des services facteurs augmenta encore. Les paiements d'intérêts s'accrurent de D 1 million; les paiements de salaires et traitements, y compris au titre de l'assistance technique, aug- mentèrent légèrement; les remises des travailleurs tunisiens à l'étranger changèrent peu, bien que ces travailleurs obtinrent la possibilité d'ouvrir des comptes d'épargne en dinars convertibles. Le déficit glcbal au titre des services et des transferts courants fut de D 3 millions inférieur à 1968; il devrait augmenter et passer à D 11 millions en 1970, malgré un accroissement de D h millions des recettes nettes du tourisme, étant donné que les recettes d'oléoduc vont retomber à leur niveau d'ava 1969. 87. La promotion du tourisme par le Gouvernement a recouru dans une mesure décroissante à l'investissement direct, et toujours 7vantage aux en- couragements, fiscaux et autres, à l'investissement privé national et étranger. La promotion et la planification dépendent d'un service public (CGTT), trans- formé en 1969 en Direction du Tourisme auprès du nouve-au îïrinistère du Tourisme et de l'Aménagement du Territoire. Des efforts particuliers furent accomplis en vue d'attirer le tourisme de groupe par l'intermédiaire des principales agences européennes. Jusqu'ici, l'Europe Occidentale a contribué pour plus de 90 pour cent des nuitées, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni à eux seuls comptant pour environ 70 pour cent. L'augmentation des nuitées et des recettes de change depuis 1963 fut presque de 40 pour cent en moyenne par an. 88. De bonnes perspectives de rendement dues à la longueur de la saison touristique, à l'accroissement de la demande et aux taux d'occupation élevés, les coûts à la construction relativement bas, et les conditions peu favorables à l'investissement privé prévalent dans la plupart des autres secteurs, con- tribuèrent à l'expansion rapide de l'équipement hôtelier. Le nombre de lits augmenta de 4.000 en 1962 à environ 30.000 à fin 1969, soit un taux moyen d'augmentation de 32 pour cent par an. Les rendements sur fonds propres dans des hôtels bien gérés et d'un coût d'investissement moyen, furent de 15 à 25 pour cent, et même davantage, jusqu'en 1968. 89. Le nombre des touristes étrangers et des nuitées au cours des huit premiers mois de 1969 fut respectivement de 30 et de 24 pour cent supérieur aux chiffres de 1968. Les inondations ralentirent ensuite l'activité tou- ristique, notamment dans les régions de Sousse, monastir, et Djerba-Zarzis- Gabès. Bien que la plupart des hôtels de Tunis et Hammamet restèrent ouverts, le nombre de touristes durant septembre-décembre n'atteignit que la moitié de l'effectif enregistré au cours des h derniers mois de 1968, et les résul- tats annuels pour 1969 restèrent inférieurs aux prévisions. La pub'icité donnée à deux cas de fièvre typhoide ayant frappé un touriste anglais et un touriste allemand, causa également un préjudice. Néanmoins, les nuitées augmentèrent de 10 pour cent pour atteindre 3,4 millions, et les recettes de change de 10 pour cent également pour atteindre D 2h,3 millions. La dépense quotidienne moyenne par touriste passa de D 6,8 à D 7,2, après avoir diminué au cours des années précédentes. - 27 - Nuitées de touristes Janvier-Août (en milliers) 1968 1969 Allemands 690 680 Anglais 319 319 Français 369 565 Autres 718 1.032 2.096 2.596 90. Abstraction faite de nouveaux cas de typhoïde, la demande touris- tique va continuer à se développer favorablement. La campagne publicitaire entreprise par le Gouvernement tunisien et des promoteurs hôteliers après les inondations fut couronnée de succès, et de nombreux hôtels sont entière- ment réservés pour la saison de mars à octobre. Il est probable que la capacité hôtelière, plutôt que la demande, restera l'obstacle majeur au développement du tourisme dans les prochaines années. 91. Le Plan 1969-1972 prévoit des investissements de D 60 millions dans le tourisme, notamment pour la construction de 40.000 lits. Il prévoyait également une diminution du coût de construction moyen par lit de D 1.000 pour atteindre D 1.500. Les nuitées prévues en 1972 se montent à 8 millions, et les recettes de change à D 39 millions, en admettant que la dépense quoti- dienne par touriste va diminuer de D 7,2 en 1969 à environ D 5 en 1972. La capacité d'hébergement additionnelle réalisée en 1969 et les projets pour 1970 (respectivement 6.100 et 8.150 lits) sont inférieurs aux objectifs du Plan, et il est probable que le coût moyen par lit reste supérieur aux prévi- sions. En conséquence, le nombre de nuitées peut se révéler inférieur aux objectifs. Par contre, la diminution prévue pour les dépenses journalières est probablement trop prudente. 92. Il est important que les autorités intensifient leurs efforts en vue de surmonter les obstacles à l'expansion de la capacité touristique, tels que le manque d'infrastructure, notamment de systèmes d'adduction d'eau et d'égouts, et la pénurie de personnel hôtelier qualifié. Les services de la Direction du Tourisme responsables de la préparation des investissements demandent à être renforcés, si possible à l'aide d'assistance technique étran- gère. Le manque de fonds propres pour les investissements hôteliers constitue aussi une difficulté majeure. Les hôtels existants se trouvent souvent déjà dans une situation financière tendue et éprouvent la nécessité d'accroître leur capital. A l'avenir, il faut s'attendre à ce qu'une proportion accrue de capitaux privés nationaux soient investis dans d'autres secteurs. Il est donc peu probable que les investissements privés étrangers au cours des pro- chaines années suffisent à accroître la capacité touristique dans la même mesure que la demande. - 28 - 93. Les engagements contractés par COFITOUR en 1969, depuis la création de cette société financière en juin, n'ont été que de D 1,5 millions, alors que les ressources s'élèvent à D 20 millions pour une période de quatre ans. Jusqu'ici, sa politique de financement a été excessivement restrictive, et il faut espérer que dès que l'étude en cours de la demande touristique sera achevée, la compagnie sera en mesure de jouer pleinement son rôle dans le déve- loppement du tourisme en Tunisie. Ceci implique notamment qu'elle prenne des participations financières dans des hôtels existants et profitables, dont la structure financière demande à être renforcée. Les efforts du Gouvernement en vue d'explorer et de promouvoir les possibilités d'investissements étran- gers, y compris sous forme de financement ccnjoint tuniso-étranger, demandent aussi à être poursuivis activement. Apports financiers extérieurs 94. L'apport brut en capital étranger augmenta de D 10 millions pour atteindre D 88 millions en 1969. Les dons augmentèrent de D 6 millions pour s'élever à D 20 millions, et les débours de crédits publics, de D 10 millions pour atteindre D 39 millions. L'apport en capitaux publics s'éleva à $ 23 par habitant, contre $ 17 en 1968. Cet accroissement fut en partie compensé par une diminution des entrées de capitaux privés. L'apport net sous forme de prêts publics s'éleva à D 33 millions, et l'excédent global au titre des opérations en capital, à D 67 millions, soit environ D 18 millions de plus qu'en 1968. 95. Les dons supplémentaires inclurent des livraisons de produits ali- mentaires (PL h80, Programme Alimentaire Mondial, pays de la CEE, Canada), ainsi que de l'assistance technique et en nature, notamment des secours liés aux inondations. Les débours augmentèrent d'environ D 2 millions pour les prêts publics liés à des projets, et de D 7,5 millions pour les prêts non liés à des projets (USA, France, Italie, Canada), après une forte diminution en 1968. Les débours de prêts publics américains augmentèrent de D 5,5 millions, et contribuèrent pour plus de la moitié du total en 1969. Les fonds euro- péens, provenant notamment de France, d'Italie et d'Allemagne occidentale, augmentèrent de D 5 millions, bien que la mobilisation de l'aide allemande soit restée inférieure aux prévisions, et contribuèrent pour environ 25 pour cent des débours de prêts publics. La contribution du Groupe de la Banque 1ondiale s'éleva de D 2 millions, mais resta sensiblement inférieure aux pré- visions du Gouvernement tunisien, la réalisation des projets ayant été retardée par des réformes institutionnelles et les inondations. Les débours de prêts du Koweit furent inférieurs de D 2 millions au montant de 1968. 96. Les apports brut et net en capital privé étranger diminuèrent de plus de D 5 millions; les restrictions à la contraction de nouveaux emprunts avec échéance de 18 mois à 10 ans furent maintenues, et l'investissement privé direct diminua du fait du ralentissement de la prospection pétrolière. L'em- prunt financier à court terme diminua de plus de D 8 millions. - 29 - 97. Il est prévu que les débours de l'aide publique étrangère augmen- teront de D 8 millions, pour atteindre D 68 millions en 1970. Ce montant est proche de l'objectif global du Plan, mais comprend une proportion beaucoup plus élevée de dons, dont le montant devrait s'accroitre encore légèrement en 1970. Des livraisons additionnelles de produits alimentaires seront effec- tuées par le Canada, la CEE et l'Italie. Le principal changement par rapport à 1969 concerne les débours de prêts-projets, qui devraient augmenter de D 13 millions pour atteindre D 33 millions. Les débours de prêts non liés à des projets devraient peu augmenter, et les livraisons sous PL 680, Titre I, diminueront. Dans l'ensemble, des débours plus élevés de prêts octroyés par les pays européens, notamment l'Allemagne occidentale, devraient compenser la diminution de l'apport en fonds américains. Le Gouvernement tunisien a prévu un doublement des débours de prêts de la Banque Mondiale. L'apport brut en capital privé doit encore diminuer, cependant moins qu'en 1969, et l'apport net doit peu changer; les plafonds fixés aux emprunts à court et moyen terme tiennent compte de besoins financiers supplémentaires pour la reconstruction. 98. Il est possible que les débours prévus de prêts publics ne soient pas entièrement réalisés. Le manque de ressources financières intérieures pourrait ralentir l'exécution des projets, en particulier pour les entreprises publiques. La réalisation d'un certain nombre de projets pourrait aussi être plus lente que prévu à la suite des délais dus aux inondations et de la néces- sité de compléter leur préparation. Réserves de Change 99. Les engagements nets extérieurs du système bancaire diminuèrent de D 9 millions, pour atteindre D 5,9 millions à fin 1969. Cette amélioration prit surtout la forme d'une réduction des engagements extérieurs de la Banque Centrale et des banques de dép8t. Les avoirs en or et en devises de la Banque Centrale augmentèrent de D 1,4 millions pour atteindre D 20 millions, montant qui reste cependant inférieur à deux mois d'importations au niveau de 1969. La position créditrice au titre des accords bilatéraux de paiements resta inchangée, à D 2,5 millions. La diminution des engagements des banques de dép8t n'influença pas leur liquidité, étant donné qu'elles avaient la pos- sibilité de recourir pour l'équivalent à la Banque Centrale dans le cadre du plafond de crédit fixé par l'accord stand-by avec le FMI. Dette Extérieure 100. L'encours de la dette publique extérieure à fin 1969, y compris la partie non déboursée, était d'environ $ 700 millions, soit l'équivalent de 60 pour cent du PIB. L'endettement tripla depuis 1964, et la charge de la dette s'alourdit considérablement, bien que l'emprunt à long terme augmenta aussi fortement. Une diminution nette de l'endettement à court et moyen terme fut réalisée à partir du début de 1968 en restreignant cette forme d'em- prunts; cependant, l'endettement auprès de sources privées étrangères, prin- cipalement de fournisseurs et d'institutions financières, formait encore 25 pour cent du total à fin 1969. - 30 - 101. Les paiements au titre du service de l'ensemble de la dette exté- rieure publique et privée furent d'environ $ 69 millions en 1969, soit l'équi- valent de 25 pour cent des exportations en biens et services non facteurs. Les charges au seul titre de la dette publique et garantie par l'Etat s'éle- vèrent à environ $ 57 millions, soit 21,1 pour cent des exportations de biens et services non facteurs, et 17 pour cent des revenus courants des adminis- trations; l'endettement auprès de sources privées compta encore pour plus de la moitié de ces paiements. 102. Le montant et la distribution au cours des prochaines années des obligations au titre du service de la dette déjà contractée limitent les pos- sibilités de nouveaux emprunts, notamment à court et moyen terme. Près de la moitié des paiements pour service de la dette publique actue]"e jusqu'en 1983 échoient durant les 5 prochaines années, du fait d'emprunts élevés à court et moyen terme, alors que les obligations pour les années ultérieures sont déjà élevées du fait de l'endettement à long terme contractc. Les paiements pour le service de la dette actuelle auprès de sources privées étrangères baissent en proportion à 29 pour cent du total en 197h, et à 12 pour cent en 1979. 103. Ces engagements mettent non seulement des limites aux montants et aux conditions des nouveaux emprunts que la Tunisie peut contracter actuelle- ment, mais demandent encore que des efforts soient poursuivis en vue d'augmen- ter les exportations et l'épargne intérieure, et d'améliorer le rendement des investissements. Les investissements devront être ajustés au montant des ressources disponibles à des conditions compatibles avec l'équilibre financier. 10h. Le Plan 1969-1972 prévoyait un apport financier brut extérieur de $ 690 millions en h ans, dont environ $ 500 millions sous forme de prêts pu- blics et de dons. Ces prévisions d'emprunt peuvent devoir être réexaminées en fonction des conditions du financement extérieur disponible. Mlais l'amé- lioration des résultats de l'économie devrait aussi permettre de diminuer les besoins en financement extérieur. Une telle amélioration, la poursuite de la réduction de l'endettement à moyen terme, et le maintien des prêts concession- naires en proportion de l'ensemble des prêts publics, constituent des condi- tions importantes pour prévenir le coefficient du service de la dette d'aug- menter au-dessus du niveau élevé actuel. IV. PERSPECTIVES 105. Une augmentation annuelle d'environ 6 pour cent du PIB au coût des facteurs, proche de l'objectif du Plan 1969-1972 (6,h pour cent), est réali- sable au cours des prochaines années à la condition que des mesures de poli- tique économique adéquates soient appliquées dans le cadre des nouvelles options gouvernementales et structures économiques. Les contraintes finan- cières, notamment, laissent peu de place à des erreurs de gestion et à des ajustements. - 31 - 106. Le potentiel existe pour accroître le produit agricole d'environ 5 pour cent en moyenne par an. L'abandon des objectifs en matière de coopé- ratives de production va probablement constituer un encouragement immédiat; il est cependant important qu'une nouvelle organisation soit mise en place, qu'une meilleure sélection des investissements soit réalisée, que l'encadre- ment soit renforcé et que des politiques appropriées de prix et de crédit soient appliquées. L'augmentation annuelle de 9 pour cent de la production minière prévue par le Plan suppose un accroissement important de la capacité à un coût d'investissement élevé, malgré des problèmes d'écoulement. Ces projets demandent à être réexaminés, y compris en fonction d'autres possibi- lités d'investissement, notamment dans l'industrie. La production manufactu- rière pourrait être accrue plus rapidement que 7,5 pour cent par an comme prévu, dépendant du succès à l'exportation. La demande existe pour soutenir une expansion rapide du tourisme, et l'augmentation annuelle de 16 pour cent prévue est réalisable pour autant que la capacité soit suffisamment accrue. 107. L'investissement intérieur a été projeté à raison de 22,8 pour cent du PIB, soit un coefficient plus faible que dans le passé. La réalisation des objectifs de croissance économique dépendra dans une large mesure de la capacité d'accroitre le rendement des investissements, actuellement insuffi- sant. Les perspectives, à cet effet, apparaissent relativement favorables; dans plusieurs secteurs, y compris l'agriculture, des investissements impor- tants ont déjà été réalisés, et des investissements supplémentaires relati- vement modestes, combinés à des mesures de réorganisation, à l'amélioration de la gestion et probablement aussi à une participation privée accrue, peuvent avoir des rendements élevés. L'investissement total devra être maintenu dans les limites de l'épargne intérieure, dont une proportion importante dépend des résultats financiers des administrations et des entreprises publiques, du financement extérieur disponible à des conditions compatibles avec le coeffi- cient élevé du service de la dette, et du succès à attirer des investissements directs étrangers. 108. L'augmentation de 7,6 pour cent par an prévue au Plan pour les exportations de produits semble possible, bien qu'il soit improbable que la valeur des produits phosphatés augmente de presque 12 pour cent par an; les prix vont probablement baisser, et il faudra faire face à une concurrence accrue. Par contre, les exportations industrielles pourraient croître plus rapidement que prévu. Le tourisme devrait maintenir l'augmentation des ser- vices non facteurs entre 9 et 10 pour cent par an. Le maintien de l'expansion annuelle des importations dans les limites de l'objectif de 8,h pour cent dépendra du niveau de l'investissement et de l'épargne intérieurs. 109. L'importance accordée actuellement par le Gouvernement au secteur privé implique un recours accru aux mesures indirectes, plut8t qu'à l'inter- vention directe, dans la gestion de l'économie. Cependant, le secteur public va garder une position prépondérante, ne serait-ce qu'à cause de l'importance des investissements passés. Il est par conséquent important que des décisions d'investissement et de réorganisation appropriées soient prises. ANNEXE STATISTIQUE POPULATION, EMPLOI 1.1 Accroissement de la population; main-d'oeuvre COMPTES DE LA NATION 2.1 Dépense nationale brute 1965-1972 (aux prix courants) 2.2 Produit intérieur brut par secteur 1965-1972 (aux prix courants) 2.3 Produit intérieur brut par secteur 1965-1972 (aux prix de 1966) 2.h Financement des investissements 1965-1972 2.5 Formation brute de'capital fixe par secteur 1965-1972 2.6 Formation brute de capital fixe des entreprises 1965-1972 2.7 Formation brute de capital fixe de l'administration 1965-1972 2.8 Formation brute de capital fixe dans l'industrie de transfor- mation 1965-1972.. BALANCE DES PAIEMENTS, COMMERCE EXTERIEUR 3.1 Balance des paiements 1965-1972 (2 pages) 3.2 Exportations en valeur 1965-1972, 3.3 Importations en valeur 1965-1972, 3.4 Principales exportations en volume 1965-1972 3.5 Services et transferts courants 1965-1972 (2 pages) 3.6 Apports de capitaux à moyen et long terme 1965-1972 3.7 Aide sous forme de dons 1965-1972 3.8 Tirages sur prêts publics 1965-1972c 3.9 Service de la dette extérieure 1965-1972, 3.10 Disponibilités nettes en or et en devises 1965-1972 DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE h.1 Encours au 31 décembre 1968 de la dette publique extérieure et additions jusqu'au 31 décembre 1969 h.2 Estimation des paiements futurs au titre du service de l'encours au 31 décembre 1968 de la dette publique ertéripure,. y oewpris la partie non déboursée, et les additions jusqu'au 31 décembre 1969 -2- FINANCES PUBLIQUES 5.1 Epargne des administrations 1965-1972 5.2 Compte de capital des administrations 1965-1972 5.3 Compte de l'Etat 1965-1970. 5.4 Recettes courantes de l'Etat 1965-1970, 5.5 Dépenses courantes de l'Etat 1965-1970 1ONNAIE ET PRIX 6.1 Situation monétaire (en fin d'année) 1965-1970 6.2 Facteurs permettant l'expansion des disponibilités monétaires 1966-1970 6.3 Indices des prix 1962-1969 EDUCATION 7.1 Enseignement primaire - Effectifs 1965/66-1969/70 7.2 Enseignement secondaire - Effectifs 1965/66-1969/70 7.3 Enseignement supérieur - Effectifs de l'Université de Tunis 1965/66-1969/70 AGRICULTURE 8.1 Volume de la production agricole 1967-1972 8.2 Valeur de la production agricole 1967-1970 ENTREPRISES PUBLIQUES 9.1 Epargne des entreprises publiques par secteur 1968-1970 9.2 Bénéfices et épargne des entreprises publiques industrielles 1965-1970 9.3 Bénéfices et épargne des entreprises publiques non-industrielles 1965-1970, TOURISME 10.1 Evolution et prévisions du secteur tourisme 1963-1972 Note : Les données au sujet du budget économique 1970 sont provisoires. Des ajustements ont été apportés lors de la mise au point des prévisions définitives, publiées en mai 1970. Tableau 1.1 ACCROISSIMENT DE LA POPULATION - MAIN D'OEUVR, 1956 1966 1967 1968 1969 1970 1972 Population en milieu de l'année (en milliers) 3,943 i 4,550 A 4,68o 4,810 4,940 5,078 5,364 Taux de natalité brut (°/4) h8.o 4.3 h.0 45.0 44.2 43.4 42.2 Taux de mortalité brut (°/) 28.0 16.3 16.0 17.0 16.5 16.0 15.0 Taux d'accroissement naturel ($) 2.0 2.8 /2 2.8 2.8 2.8 2.7 2.7 Répartition de la pclulation par âge (7) 0 - lb 40.9 46.3 46.1 46.0 45.9 45.7 45.4 15 - 64 54.6 50.2 5o.4 50.6 50.7 50.9 51.2 65 + 4.5 3.5 3.5 3.4 3.4 3.4 3.4 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 Main d'oeuvre (en milliers) /3 968 1,094 1,147 1,269 Répartition par secteur d'activité (%) Agriculture, pêche 65 49 47 46 Industries extractives et pétrole 2 2 2 2 Industrie A 10 12 12 13 Construction 3 5 6 6 Services 20 32 33 33 /1 Il y avait 340.000 étrangers en 1956 et 70.000 en 1966. /? Le taux de croissance de la population tunisienne est de 2,3 5 entre années de recensement. Environ 66.000 Tunisiens émigrèrent de 1956 A 1966. /3 Populat.on économiquement active (y compris chômage temporaire). 77 Y compris l'énergie. Source : Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau 2.1 DEPENSE NATIONALE BRUTE 1965-1972 (en millions de dinars courants) Budget Provi- Budget Economique soire Economique Prévisions du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Consommation privée 349.1 337.1 359.3 372.2 396.9 394.7 427.9 419.9 471.2 Consommation publique 79.3 91.2 100.0 111.6 U5.8 118.9 131.6 123.8 139.4 Formation brute de capitil fixe 132.3 128.9 126.8 127.3 140.2 135.4 149.4 152.3 165.5 Administration /1 (47.5) (48.2) (46.1) (48.1) (55.7) (47.0) (54.2) (47.4) (54.9) Entreprises publiques et mixtes (60.4) (55.5) (47.6) (37.7) (40.8) (45.7) (59.4) (67.7) (67.3) Entreprises privées (y compris coopératives) 15.1) (16.9) (22.8) (30.8) (33.1) (32.8) (27.8) (32.6) (40.3) Ménages 9.3) ( 8.3) (10.2) (10.7) (10.5) ( 9.9) ( 8.0) ( 4.6) ( 3.0) Variation des stocks 6.1 3.1 0.1 - 9.3 3.2 7.5 2.0 3.1 1.5 Exportations nettes de biens et de services -71.0 -52.8 -55.0 -19.2 -30.7 -34.1 -39.6 -42.6 -33.4 Exportations 98.7 ll4.3 120.4 132.4 145.2 141.5 151.4 152.1 174.4 Importations 169.7 167.1 175.4 151.6 175.9 175.6 191.0 194.7 207.8 Produit intérieur brut aux prix du marché 495.8 507.5 531.2 582.6 625.4 622.4 671.3 656.5 744.2 Paiements nets sur services facteurs -12.2 -14.2 -20.1 -23.9 -23.0 -25.5 -26.3 -22.6 -25.3 Produit national brut 483.6 493.3 511.1 558.7 602.4 596.9 645.0 633.9 718.9 /1 Etat et autres entités administratives, y compris collectivites locales. Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 2.2 PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR 1965-1972 (en millions de dinars courants) Budget Provi- Budget Prévisions du Econemique soire Economique Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Agriculture 700 86.6 9 91.1 Q7._ 93.8 104.8 Industrie extractive 11.4 15.7 2 28.2 36.1 32.1 37.0 38.1 4o.2 Minerais 10.7 11.5 10.8 11.2 13.4 9.5 12.5 13.7 15.3 Pétrole brut 0.7 4.2 12.5 17.0 22.7 22.6 24.5 24.4 24.9 Eau et énergie 7. 8.2 8.8 11.0 11.3 12.3 13. 11.8 13.2 Industries de transformation 591 637 67.1 73.0 81-2 80.2 85.6 88.4 99.7 I.A.A. 28.5 26.3 25.5 29.4 31.7 30.2 29.8 31.6 33.5 Raffinage du pétrole 2.3 2.5 2.6 3.1 3.5 3.4 4.1 4.0 4.8 Métallurgie et I.M.E. 2.0 3.5 h-3 4.3 5.5 4.8 5.3 6.1 7.0 M.C.C.V. 4.6 5.2 6.1 6.5 7.8 7.2 8.3 8.3 9.1 Chimie 2.4 2.3 2.7 3.3 3.h 3.3 3.4 3.6 4.4 Textile 10.8 13.8 15.1 14.6 15.h 18.9 21.1 19.3 21.6 Bois et ameublement 4.3 5.1 5.1 5.3 6.2 5.1 5.7 6.6 7.6 Papier, imprimerie, et divers h.2 5.0 5.7 6.5 7.7 7.3 7.9 8.9 11.7 Transport et communications 37.0 L1.3 L3-0 44.7 L6-7 44.7 48.9 47.7 54.3 Bâtiment et travaux publics h.0 2.O 42.0 42.0 42.2 46.5 44.5 51.3 Services 116.3 113.2 121.5 129.5 13.14 137.1 145.0 141.9 161.9 Logement 16.9 17.8 19.0 20.0 21.1 20.0 21.0 22.4 25.3 Tourisme 4.8 7.0 9.1 11.1 13.9 12.5 1h.6 15.8 20.L Commerce 66.5 60.0 65.0 70.0 71.0 76.2 81.0 74.2 83.4 Autres /a 28.1 28.4 28.4 28.4 28.4 28.4 28.4 29.5 32.8 Administration 58.8 71.8 77.8 87.2 89.14 931 103.5 9h.6 107.1 P.I.B. au coût des facteurs 428.0 429-9 4 502.2 534.9 533-1 577.8 560.8 632.8 ImpBts indirects nets de subventions 67.9 77.6 77.7 80.4 90.5 89.3 93.5 95.7 111.h P.I.B. au prix du marché àL.9 2 à82.6 622.4 671.3 656.5 744.2 Y compris les services des domestique- et tout autre service Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 2.3 PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR 1965-1972 (en millions de dinars 1966) Budget Provi- Budget Prévisions du Economique soire Economique Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Agriculture 102.5 74.5 63.8 82.9 84.5 80.3 84.8 D3.6 93-7 Industrie extractive 10.1 15.7 21.4 28.4 34.2 29.6 31. 36.3 38.9 Minerais -- T Tr 10. Pétrole brut 0.7 4.2 12.5 18.1 19.7 20.8 20.8 21.2 21.6 Eau et énergie 7.5 8.2 8.8 9.5 lo.4 10.8 11.9 10.9 12.2 Industries de transformation 60.8 63.7 65.2 69.0 75.9 76.1 80.8 83.0 93.8 I.A.A. g- '2" n7-- 1~ 7". 3" Raffinage du pétrole 2.3 2.5 2.6 3.0 3.5 3.5 3.5 4.0 4.8 Métallurgie et I.M.E. 2.3 3.5 4.1 4.1 5.2 4.5 5.0 5.8 7.0 M.C.C.V. 4.5 5.2 6.1 6.5 7.4 6.7 7.8 8.4 9.2 Chimie 2.3 2.3 2.7 3.3 3.4 3.5 3.6 3.6 4.4 Textile 12.0 13.8 14.7 13.1 13.7 17.4 19.5 16.9 18.4 Bois et ameublement h.h 5.1 4.9 5.0 5.8 4.8 5.3 6.2 7.1 Papier, imprimerie, divers 4.5 5.0 5.5 6.1 6.9 6.8 7.4 8.3 10.9 Transport et communications 40.5 41.3 41.5 41.7 44.4 4i.7 45.7 45.2 51-3 Bâtiments et travaux publics 40.6 41.5 4o.5 40.2 40.0 4o.h 45.0 42.4 49.2 Services 116.2 113.2 118.0 124.5 131.4 128.0 135.5 138.3 157.0 Logement 16.9 17.8 19.0 20.0 TT20.0 2.0 4 -W.5 Tourisme 4.8 7.0 9.1 11.1 13.9 12.5 14.6 15.8 20.4 Commerce 65.9 60.0 61.5 65.0 68.0 67.1 71.5 70.7 78.8 Autres /a 28.6 28.4 28.4 28.4 28.4 28.4 28.4 29.4 32.5 Administration 63.5 71.8 75.5 82.7 85.2 89.5 99.6 90.3 loo.4 PIB au coût des facteurs 441.7 429.9 434.7 478.9 506.0 496.4 534.8 530.0 97.2 Impôts indirects nets de subventions 69.5 7-7-7 776 -7 7U¯ E6.9 90~7 06. PIB au prix du marché 511.2 507.5 9.7 7.2 592.9 583.3 625.5 621.0 703.2 a Y compris les services des domestiques et tout autre service Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 2.4 FINANCDENT DES INVESTISSEMENTS 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Econcmique Boire Econcmique Prévisiona du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Formation brute de capital fixe 132.3 128.9 126.8 127.3 140.2 135.4 149.4 152.3 165.5 Variation des stocks 6.1 3.1 0.1 -9.3 3.2 7.5 2.0 3.1 1.5 Investissement brut 138.4 132.0 126.9 118.0 143.4 142.9 151.4 155.4 167.0 Epargne Intérieure 79.2 72.1 98.6 112.5 108.7 111.8 112.8 133.6 Moins: paiements nets sur services facteurs _9- 767 -W. Plus: recettes nettes des transferts courants L -0.4 0.0 1.3 0.2 1.5 1.4 0.1 1.1 Epa e ti 54.9 65.0 53.3 74.9 91.0 84.6 85.6 91.6 1 . 20d t M-T T77 19"7 -0 " Tr5.0 Entreprises publiques 21.8 21.6 25.4 34.9 ho.8 38.2 44.0 Entreprises privees 5.0 14.5 5.9 27.0 24.2 19.7 18.7 .67 Banques 2.4 2.3 3. 3.9 4.o 4.4 4.4 4.0 4.0 Ménages 4.9 5.2 3.3 5.3 2.3 1.8 2.7 2.2 3.1 Capitaux étrangers nets 83. 67.0 73.6 3.1 52.857 Public 1 ..0 Privé/a 33.7 27.8 19.2 11.5 11.9 13.9 13.3 13.8 7.2 Diminution des réserves en or et en devises 3.7 8.2 6.0 -6.1 -6.0 -9.0 -6.0 -11.0 -6.0 Transferts destinés aux bourses et stages, nutrition de l'enfance, et transferts des organismes philanthropiques nt été déduits des recettes des transferts courants et ajoutes aux entrées de capitaux etrangers. eurs montants sont estimés a: (millions de dinars) 2.8 2.6 3.4 4.9 5.2 5.2 4.8 4.8 4.8 Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 2.5 FORM.ATION BRUTE DE CAPITAL FIXE PAR SECTEUR 1965-1972 (en millions de dinars courants) Budget P1rovi- Budget Prévisions Economique soire Economique du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1969-1972 Agriculture 2.6 2.1 25.5 29.7 24.9 23.5 128.0 Industrie extractive 20.1 20.9 19.4 16.0 8.7 12.7 12.8 64.0 Minerais 3 T.'- -2- -77 --6 9 30 Pétrole brut 15.4 15.6 16.1 13.4 5.4 9.1 7.9 33.2 Energie 7.8 6.1 7.1 6.4 6.7 5.6 7_5 33. Industries de transformation 26.8 12.7 13.0 11.7 16.3 13.9 16.8 67.6 I.A.A. =3= -T -- Raffinage du pétrole 0.1 0.1 0.1 0.2 1.2 0.1 0.3 Métallurgie et I.M.E. 14.5 2.6 2.0 1.7 2.4 2.6 2.9 M.C.C.V. 0.7 3.1 3.4 2.9 1.7 0.9 2.0 Chimie 0.3 1.1 1.0 1.3 3.2 1.1 5.4 Textile 9.7 3.1 1.8 1.2 3.6 3.0 0.8 Bois et Ameublement 0.1 0.4 0.5 0.5 0.5 0.1 0.5 Papier, imprimerie, divers 0.1 0.3 1.1 1.1 1.9 5.1 2.5 Transports et communications 7.5 16.6 11.6 14.3 18.9 15.6 24.6 96.3_ Logement 13.5 10.2 11.7 12.6 13.9 17.0 15.0 51.4 Commerce, tourisme et autres services /a 7.7 12.2 15.4 16.5 18.5 19.2 17.5 67.7 dont tourisme (37) (10.6) (T30) (13.6) ( ) (1N.7) (Tu"T) ( .) Administration 21.4 24.7 24.4 24.3 27.5 26.5 27.7 108.6 Education ~¯ ~r' ~9-~ ~9-~3 Tr¯ T0¯39 Santé, sports, affaires culturelles 2.6 3.4 4.8 3.6 2.7 4.0 2.5 14.0 Alimentation en eau 2.1 2.4 2.2 1.3 3.9jC 2.4 il 7.2 16.3 Lc Equipement administratif 8.0 10.3 8.1 10.1 8.8 9.8 8.2 32.3 Programme de reconstruction 4.0 TOTAL 132.3 128.9 126.8 127.3 140.2 135.4 149.4 617.1 Y compris les investis,ements dans la construction et les travaux publics Y compris investiseie-its pour hydraulique urbaine par SONEDE Y compris D 15,0 nillions pour SONEDE Source : Secrétariat d'Etat au Plan 2.6 FORKATION BRUTE DE CAPITAL FIXE DES ENTREPRISES 1 965-1 972 (en millions de dinars courants) Budget Provi- Budget Prévisions Economique soire Economique du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970-1972 Agriculture 7.4 6.8 7.4 10.9 8.8 6.9 ________ 8.86.953.7 Public .- Z7" 7.7 T75 YJ"7 yf"fT-T" Privé (y compris coopératives) 3.2 3.3 3.0 5.6 7.0 6.1 4.3 42.7 Industries extractives 4.7 5.3 3.3 2.6 3.3 3.6 4.9 30.8 Public ].7 '' Y.-O T-T z ].9 W'' Priv-- -- -- 0.1 0.3 0.2 -- 1.2 Pétrole brut 15.4 15.6 16.1 13.4 5.4 9.1 7.9 33.2 Public TTT To- T- -,~7 T7 -7 Privé 7.1 3.2 5.7 7.7 3.9 5.2 5.7 19.8 Enerie 7.8 6.2 7.1 6.4 6.6 5.6 33.5 Pubic -7"- U7" 7 r"u K-7T -7- Privé -- 0.1 -- 0.1 -- 0.5 -- -- Industries de transformation 26.8 12.7 13.0 11.7 16.3 13.9 16.8 67.6 Public "7 Tr- 7T T77 l T" Privé 0.1 1.6 3.6 3.6 6.3 4.2 3.8 16.4 Transporte et communications 4.7 11.5 7.7 9.1 7.8 11.4 12.8 Public .7 Tr-67"-'f -9 Tr-. Privé 1.0 0.9 0.4 1.9 1.1 2.3 1.0 7.5 Tourisme 6 10.6 13.0 13.8 15.0 15 14.1 60.0 Public 3.2 3.6 75 75 4*~ '-9 Privé 3.3 7.0 9.5 10.3 12.8 13.0 12.2 52.7 Commerce, logement et autres services 2.1 2.9 3.4 4.2 5.9 8.9 9.3 36.6 Public 177 T.7 ru -- 3T- Privé (y compris coopératives) o.4 0.7 0.6 1.6 2.0 1.3 0.8 4.7 Alimentation en eau -- -- -- -- 2.7 1.5 7.0 15.0 Public T-e-7- Privé TOTAL 75.5 72.4 70.4 68.5 73.9 78.5 87.2 387.6 Public 60.4 55.5 47.6 37.7 40.8 45.7 59.4 242.7 Prive (y compris coopératives) 15.1 16.9 22.8 30.8 33.1 32.8 27.8 144.9 Source : Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau 2.7 FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE DE L'ADMINISTRATION 1965-1972 (en millions de dinars courants) Budget Provi- Budget Prévisions du Economique soire Economique Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1969-1972 Agriculture 20.2 18.2 17.3 18.1 18.9 16.1 16.6 74.3 L.C.S.D. (2.5) (4.3) (4.5) (4.7) (8.2) (5.7) (5.7) Autres projets (7.7) (13.9) (12.8) (13.4) (10.7) (0.o4) (10.9) Transporte 2.8 4.7 3.9 5.2 11.0 4.2 11.7 38.8 Logement 3.3 0.6 0.5 0.5 1.0 1.5 -- -- a9ucation 8.7 8.5 9.2 9.3 12.6 10.3 9.8 46.0 Santé et sports 2.6 3.4 4.8 3.6 2.2 4.0 2.5 1.0 Bàtiments et équipement administratifs 8.0 10.3 8.1 10.1 8.8 9.8 9.2 32.3 /a Hydraulique urbaine 2.1 2.4 2.2 1.3 1.2 0.9 0.2 1.3 Reconstruction -- -- -- -- -- -- 4.0 -- TOTAL à8. 848.2 >46.- ..1557 472 206.8 /a y compris D 4,0 millions prévus par la municipalité de Tunis pour un centre commercial Note : les investissements dans le logement et l'hydraulique urbaine sont transférés aux deux entreprises publiques, S.N.I.T. et SONEDE dès 1969. Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 2.8 FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION 1965-1972 (en millions de dinars courants) Budget Provi- Budget Prévisions E£emnique soire Economique du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970-1972 Industries agricoles L 2.0 l L.8 8 _,_1 0 8 Public 1.3 1.7 2.7 2.0 0.05.h1..1 Privé - 0.3 0.h 0.8 1.0 0.6 1.0 3.6 Raffinage du pétrole 0.1 0.1 0.1 0.2 1.2 0.1 0.3 3.7 Public 0.1 0.1 0.1 0.2 1.2 0.1 0.3 3.7 Privé - - - - - - - - ':étallurgj® 11.1 2.1 1.0 0.7 0.h 0.6 2.0 Public 11.1 21 1.0 0.7 7 0-. 2.0 Privé - - - - - - - - Industries mécaniques et electriques 3.4 0.6 1.0 0.9 2.0 2.0 0.9 4.9 Public 3.I 0.3 -07 Ö0.7 0-.f 1.7 -¯. 2.7 Privé - 0.3 0.6 0.5 1.2 0.3 0.5 2.2 . C. C. V. 0.7 3.1 3.4 3.0 1.7 0.6 2.0h7 Public 0.7 3.1 3.3 2 1.7 Privé - - 0.1 0.2 0.2 0.2 0.3 0.2 7himie _.3 1.1 1.0 1. 3.2 1.1 5.h 21.7 Public 0.3 U0.9 07 0.7 2.9 -0. ~ ¯ 2 0~5 Privé - 0.2 0.6 0.6 0.3 0.3 0.2 1.2 Textiles 9.7 Jl 1.8 1.2 3.6 3.0 0.8 10.2 Public 97 2.6 1.1 09 1.2 0.9 0.3 3.2 Privé 0.1 0.5 0.7 0.3 2.h 2.1 0.5 7.0 'ois et ameublement 0.1 0.h 0.5 o.h 0.5 0.2 0.6 1.1 Public 0.1 0.2 - - 0.2 - 0.2 0.7 Privé - 0.2 0.5 0.h 0.3 0.2 o.h 0.1 Papier, imprimerie et divers 0.1 0. 1.1 1.2 1.9 .2 2.4 7.6 Public 0.1 0.2 7 Ö07. 1.0 4.7 6 1. Privé - 0.1 0.7 0.8 0.9 0.5 0.9 2.0 TOTAL 26.8 12.7 1 11.7 16.3 16.8 67.6 Public =.7 11.1 9W 77 100 9.7 13.0 1.2 Privé 0.1 1.6 3.6 3.6 6.3 h.2 3.8 16.h Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 3.1 BALANCE DES PAIEMENTS 1 965-1 972 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Marchandises, FOB 62.9 123.2 -60.3 73.5 127.0 -53.5 78.4 137.3 -58.9 82.8 114.2 -31.4 Services non facteurs 35.8 46.5 -10.7 40.8 40.1 0.7 42.0 38.1 3.9 49.6 37.4 12.2 Total Opérations sur biens et services 98.7 169.7 -71.0 114.3 167.1 -52.8 120.4 175.4 -55.0 132.4 151 .6 -19.2 Services facteurs 4.5 16.7 -12.2 5.5 19.7 -14.2 6.6 26.6 -20.0 8.6 32.5 -23.9 Transferts courants 0.2 0.6 - 0.4 0.3 0.3 0.0 1 .7 0.4 1 .3 o.5 0.3 0.2 Total Opérations courantes 103.4 187.0 -83.6 120.1 187.1 -67.0 128.7 202.4 -73.7 141 .5 184.4 -42.9 Dons publics 13.1 - 13.1 8.1 - 8.1 10.6 - 10.6 14.4 - 14.4 Prêts publics 35.5 2.5 33.0 25.9 3.0 22.9 41.8 4.0 37.8 29.7 6.4 23.3 Total capitaux publics 48.6 2.5 46.1 34.0 3.0 31.0 52.4 4.0 48.4 44.1 6.4 37.7 Transferts privés en capital 3.6 1.3 2.3 3.2 0.7 2.5 5.4 0.9 4.5 n.a. n.a. 6.1 Investissements privés à moyen et long terme 42.5 - 10.6 31.9 33.2 12.7 /c 20.5 33.4 19.3 -° 14.1 33.5 19.0 14.5 Capitaux privés à court terme / 1.6 1.8 -0.2 2.4 -2.1 4.5 -0.6 -0.8 0.2 -0.1 9.2 -9.3 Total capitaux privés 47.7 13.7 34.0 38.9 11.3 27.6 38.2 19.4 18.8 11.3 Total opérations en capital 80.1 58.6 67.2 49.0 Banques de dépôts 4.6 - 4.6 3.0 2.0 1.0 10.6 0.8 9.8 -5.4 -1.7 -3.7 Banque Centrale -3.9 3.2 -7.1 0.0 -4.5 4.5 0.6 5.0 -4.4 -0.9 -0.2 -0.7 Fonds Monétaire International 6.2 - 6.2 2.7 - 2.7 0.7 - 0.7 -1.7 - -1.7 Total Opérations monétaires d 6.9 3.2 3.7 5.7 -2.5 8.2 11.9 5.8 6.1 -8.0 -1.9 -6.1 Erreurs et omissions -0.2 +0.2 +0.4 - /a Les variations du crédit à court terme tunisien à l'étranger s'inscrivent en recettes les variations du crédit à court terme en Tunisie s'inscrivent en paiement. b Y compris D 6,3 millions - prêt ENI à la Tunisie. c Y compris indemnisation aux anciens colons de D 1,2 million en 1066 et D 1,1 million en 1967. 7d Les variations des disponibilités extérieures figurent en paiements les variations des ýngagements figurent en recettes. (voir page suivante) Tableau 3.1 (suite) BALANCE DES PAIEMENTS 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Economique Provisoire Budget Economique Prévisions du Plan 1969 1969 1970 (Solde) Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde 1970 1972 Marchandises, FOB 94.5 137.6 -43.1 87.0 137.0 -50.0 95.0 150.0 -55.0 -55.0 -49.5 Services non facteurs 50.7 38.3 12.4 54.5 38.6 15.9 56.4 41.0 15.4 12.4 16.1 Total Opérations sur biens et services 145.2 175.9 -30.7 141.5 175.6 -34.1 151.4 191.0 -39.6 -42.6 -33.4 Services facteurs 7.0 30.0 -23.0 8.7 34.2 -25.5 9.1 35.4 -26.3 -22.6 -25.3 Transferts courants 1.9 0.4 1.5 1.7 0.3 1.4 0.4 0.3 0.1 1.4 1.4 Total Opérations courantes 154.1 206.3 -52.2 151.9 210.1 -58.2 160.9 226.7 -65.8 -63.8 -57.3 Dons publics 13.1 - 13.1 20.4 - 20.4 21.1 - 21.1 10.6 10.0 Prêts publics 43.2 9.8 33.4 39.4 6.4 33.0 46.6 9.2 37.4 50.4 46.1 Total capitaux publics 56.3 9.8 46.5 59.8 6.4 53.4 67.7 9.2 58.5 61.0 56.1 Transferts privés en capital n.a. n.a. 5.0 n.a. n.a. 5.2 n.a. n.a. 4.8 4.8 4.8 Investissements privés à moyen et long terme 24.4 17.7 6.7 28.2 19.6 8.6 24.8 16.3 8.5 9.0 2.4 Capitaux privés à court terme - - - - - - - - - - - Total capitaux privés 11.7 13.8 13.3 13.8 7.2 Total opérations en capital 58.2 67.2 71.8 74.8 63.3 Banques de dépôts -3.5 0.5 -4.0 -3.5 -0.5 -3.0 -0.8 -1.3 Banque Centrale ) -2.3 3.7 -6.0 -4.9 1 .4 -6.3 n.a. n.a. -3.0 -10.2 -4.7 Fonds Monétaire International 1.3 - 1.3 Total Opérations monétaires -6.0 -9.0 -6.0 -11.0 -6.0 Erreurs et omissions - - - - Sources: Secrétariat d'Etat au Plan; Ministère des Finances Tableau 3.2 EPORTATIONS !N VALEUR 1965-1972 (millions de dinars) Budget Provi- Budget E:onomique soire Economique Prévisions du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 ro Aicoles 25.4 32.3 24.5 24.6 24.3 22.9 26.o 26.0 30.1 0.3 . ~ =T -- -- -- -3.7 -- -- Agrumes 2.6 2.9 3.3 1.6 2,4 2.9 2.9 2.6 3.3 Autres fruits 1.5 2.4 2.0 2.5 2.1 1.7 2.4 2.3 2.9 Dattes (0.3) (0.9) (0.6) (0.6) (0.6) (0.6) (0.4) 07 (1.1 Amandes (1.1) (1.3) (1.1) (1.7) (1 ' ) (0.8) (1.5) (1.1) (1.1) Autres (o.h) (0.2) (0.3) (0.2) (0.4) (o.3) (o.5) (o.5) (0.7) Produite Pnimaux 2.0 2.1 3.0 2.6 1.6 2.4 3.5 1.9 2.8 Ani-aux vivants et viande (1.4) (1.6) (2.2) (2.0) (1.0) (1.7) (2.1) (1.0) (1.0) Poissons et crustacés (0.6) (o.5) (0.6) (o.6) (0.6) (0.7) (1.4) (0.9) (1.8) Huile d'olive 13.5 13.4 8.0 11.9 12.6 11.0 6.9 12.6 12.6 Boissons /- 2.8 4.4 5.2 3.6 3.5 2.9 3.5 3.5 3.5 Conserves de légumes 1.6 1.4 1.8 1.7 1.4 0.9 1.7 1.8 2.8 Conserves de fruits 0.8 0.9 0.7 0.5 0.5 0.8 0.8 0.7 1.0 Conserves de poisson 0.3 0.5 0.3 0.2 0.2 0.3 0.5 o.6 1.2 Produite Industriels et minéraux 28.5 30.2 42.7 44.8 57.2 49.1 52.9 5 .6 61 Produits phosphatiers T. 7'. TÎ. .0 . . . Phosphate brut (11.h) (12.5) (12.5) (12.2) (16.5) (10.0) (12.5) (16.9) (19.4) Engrais superphosphate (8.6) (5.2) (11.1) (10.0) (10.8) (7.4) (8.3) (11.5) (12.5) Autres engrais (1 .1) (0.6) (0.1) ( 0.2) (0.2) (0.6) (0.6) (0.2) (0.2) Acide phosphorique -- -- -- -- -- -- -- -- (3.0) Autres minerais 6.3 5.6 4.8 4.2 4.2 4.6 4.8 4.2 5.0 Fer (3.1) (2.9) (2.h) (2.0) (1.7) (1.8) (2.1) (1.5) (1.2) Plomb (2.4) (1.8) (1.4) (1.6) (1.8) (2.2) (1.8) (1.8) (2.5) sol (0.5) (0.4) (o.4) (o.5) (0.5) (0.3) (0.5) (0.5) (0.6) Divers (0.3) (W.5) (0.6) (0.1) (0.2) (0.3) (0.4) (0.4) (0.7) Pétrole brut -- 4.2 10.5 14.1 20.9 21.9 22.3 20.0 16.9 Produits en fer et en acier -- 0.3 1.9 2.4 1.7 2.7 2.5 1.7 1.9 Barres en fer et acier (--) (--) (o.h) (1.8) (1.3) (2.0) (2.0) (1.3) (1.5) Fonte (--) (0.3) (1.5) (o.6) (W.4) (0.7) (0.5) (o.4) (0.4) Cellulose 1.1 1.8 1.8 1.7 2.9 1.9 1.9 3.1 2.5 Divers 9.0 11.2 11.2 13.4 13.0 15.0 16.1 14.4 20.0 TOTAL EXPORTATIONS 62.9 73.7 78.1 82.8 91.1 87.0 9.. 98.0 ii.L la En 1966 et 1967, y compris exportations de vin pour indemnisation des anciens colons Source : Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau.3.3 IMPORTATIONS EN VALEUR 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Prévisions du Plan Economique soire Economique 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Biens d'équipement 40.6 33.9 29.6 30-h 35.0 31.0 40.0 46.0 50.0 Matières premières et demi-produits 42.6 50.3 52.5 43.7 53.5 52.0 57.0 61.o 65.0 Soufre brut 1.4 3.0 3.3 3.7 4.8 4.2 4.2 5.1 7.5 Huile de soja 2.0 3.9 4.0 3.5 3.4 6.0 5.6 4.7 5.6 Tabac brut 0.5 0.8 0.7 0.9 0.6 1.0 0.6 0.6 0.5 Coton en masse 0.8 0.8 1.3 1.5 1.5 1.8 1.5 1.7 3.1 Fil de coton 2.7 2.8 2.5 1.9 3.3 3.3 1.5 4.7 1.0 Fibre artificielle 0.7 0.5 0.6 0.6 1.1 1.1 1.3 1.6 1.5 Tubes et tuyaux en fer et acier 1.9 2.3 1.6 0.9 1.1 1.8 1.8 0.5 0.3 Barres en fer et acier 0.8 3.2 0.8 0.3 1.1 -- -- 0.5 0.3 Profiles, feuillards et tôles 2.8 2.1 3.1 1.6 2.1 2.8 2.5 2.5 2.8 Fil de fer ou d'acier 0.2 0.3 0.4 0.4 0.6 0.5 0.7 0.7 0.5 Autres 28.8 30.6 34.2 28.4 32.0 29.5 37.2 35.9 40.0 Energie . 6.7 4.0 1.8 6.1 5.2 5.5 3.0 Pétrole . T 2.0 -- E7T -- Coke 0.3 1.2 1.5 1.3 1.5 1.4 1.6 1.6 1.6 Autres 0.5 0.4 0.5 0.5 1.2 0.6 0.7 1.4 1.9 Produits finis de consommation 22.0 20.8 21.6 17.6 19.0 21.0 22.5 19.0 19.0 Céréales 8.6 8.2 17.4 12.0 12.0 17.3 13.0 11.5 9.0 Ble 37 3-9 13.1 10.9 TO -. 77 9. 6. Orge 1.3 0.7 2.7 0.6 1.6 1.6 0.9 1.5 1.4 Autres 0.6 0.6 1.6 0.5 0.3 0.3 0.6 0.4 1.0 Autres biens alimentaires 11.3 12.0 11-5 12.0 13.0 14.5 11 TOTAL 129.0 131.2 137.1 117.0 137.6 139.5 152.5 153.0 161.o Autres (hors commerce spécial) 5.7 5.4 9.0 6.4 9.0 6.5 6.5 9.0 9.0 Frêt et assurance 11.5 9.6 8.8 9.2 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 TOTAL lnportations F.O.B. 123.2 127.0 137.3 114.2 137.6 137.0 150.0 153.0 161.0 Source : Secrétariat dI' ,tat au Plan Tableau 3.! PRINCIPALES EXPORTATIONS EN VOLUME 1965-1972 (en milliers de tonnes) Budget Provi- Budget Econamique soire Economique Prévisions du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Produits agricoles Céréales 8.8 112.9 1.1 -- -- -- 124.0 -- -- Agrumes 46.1 44.3 49.4 26.0 40.0 42.0 45.0 45.0 55.0 Dattes 1.5 4.9 2.8 2.6 2.8 2.8 2.0 3.5 5.0 Amandes 1.9 4.9 2.0 2.9 2.0 1.5 3.0 2.0 2.0 Autres fruits 2.3 2.5 2.9 1.5 4.0 3.0 5.0 5.0 7.0 Animaux vivants et viande 5.6 4.2 4.8 4.1 2.0 3.0 4.0 2.0 2.0 Poissons et crustacés 0.9 0.9 1.3 0.8 1.0 1.2 2.3 1.5 3.0 Hule d'olive 46.3 40.7 22.0 33.0 35.0 32.0 20.0 35.0 35.0 70.5 71.0 102.7 68.o 65.0 55.0 65.0 65.0 65.0 Ccmo»rves de fruits 5.0 6.0 6.9 4.7 5.0 8.0 8.0 7.0 10.0 Cserves de légumes 7.3 6.6 10.4 8.9 7.0 4.0 7.0 9.0 14.0 Prodit indistriels Phosphate brut 2260.7 2324.0 2300.0 2422.0 3300.0 2000.0 2500.0 3370.0 3870.0 Superphosphate 257.1 169.0 382.3 347.3 375.0 375.0 310.0 398.0 435.0 Acide phosphorique -- -- -- -- -- -- -- -- 50.0 Fer 910.2 876.0 774.9 653.0 550.0 600.0 700.0 500.0 400.0 Plo 14.3 13.0 12.0 12.6 15.3 15.3 15.3 15.3 21.3 sel 378.3 275.7 278.8 323.0 330.0 190.0 330.0 350.0 370.0 Pétrole brut -- 15.9 1566.0 2135.0 2790.0 3000.0 3050.0 2650.0 2250.0 Cellulose 11.6 19.7 19.7 18.2 30.0 20.0 20.0 33.0 26.0 Source : Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau 3.5 SERVICES ET TRANSFERTS COURANTS 1965-1972 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 Recettes Paiements Solde Recettes Paienents Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Services non facteurs 3 46.5 -10.7 40.8 40.1 0.7 42-0 38.1 3.9 49.6 37.4 12.2 Voyages et tourisme 10.1 6.7 14.6 6.8 17.7 8.1 22.2 8.0 Transports et assurances 8.9 22.0 8.h 19.5 8.8 21.2 10.2 21.0 dont:pour importation de marchandises (11-5) (9.6) (8.8) (9.2) Oléoduc 5.2 5.1 4.9 4.5 Gouvernement 9.h 3.0 10.2 4.5 8.2 2.6 9.3 3.4 Autres 2.2 14.7 2.5 9.3 2.h 6.2 3.h 5.o Services facteurs 4.5 16.7 -12.2 5.1 19.7 -14.2 6.6 26.6 -20.0 8.6 32.5 -23.9 Revenu du capital 0.7 5.1 0.8 6.7 0.7 9.0 0.7 10.6 dont:intérêt (h.h) (6.1) (8.0) (8-9) Revenu du travail 3.8 10.2 4.7 12.4 5.9 14.7 7.7 15.0 dont.pour assistance technique (5.6) (7.0) (8.5) (8.5) Travaux publics 1.4 0.6 2.9 0.2 6.9 Transferts courants 0.2 0.6 -o.4 0.3 0.3 0.0 1_.7 0.4 1.3 o.5 03 0.2 TOTAL -23.3 -13.5 -148- (voir page suivante) Tableau 3.5 (suite) SERVICES ET TRANSFERTS COURANTS 1965-1972 (en millions de dinars) Provisoire Budget Economique Prévisions du Plan 1969 1969 1970 (Solde) Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde 1970 1972 Services non,facteurs 50- 383 12.- 38.6 15.9 - h 1.0 15.4 12-4 16.1 Voyages et tourisme 27.0 8.0 2h.3 5 28.0 9.0 22.5 29.5 Transports et assurances 8.5 20.5 10.5 22.5 11.0 23.6 -12.6 -14.5 dont: pour importation de marchandises (9.0) (9.0) (9.0) (-9.0) (-9.0) Oléoduc 5.5 7.7 4.5 4.5 4.5 Gouvernement 7.2 2.6 8.5 2.6 9.3 3.4 4.6 4.6 Autres 2.5 7.2 3.5 5.0 3.6 5.0 -6.6 -8.0 Services facteurs 7.0 30.0 -23.0 8.7 34. -.5 9.1 35.4 -26.3 -22.6 -25.3 Revenu du capital 0.7 11.9 0.7 11.9 0.7 12.4 -11.7 -13.8 dont:intérêt (10.0) (10.0) (10.5) (-10.5) (-12.5) Revenu du travail 6.3 14.6 7.8 15.3 8.1 15.4 -6.7 -6.2 dont:pour assistance technique (8.3) (8.7) (8.8) (-6.7) (-6.2) Travaux publics 3.5 0.2 7.0 0.3 7.6 -4.2 -5.3 Transferts courants 1.9 0.4 1.7 0.3 1 .4 0.4 0.3 0.1 1 .4 1.4 TOTAL -9.1 -8.2 -10.8 -8.8 -7.8 Source Secrétariat d' Etat au Plan Tableau 3.6 APPORTS DE CAPITAUX A MOYEN ET LONG TERME 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Economique soire Economique Prévisions ch Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Dons publics 113.1 8.1 0.6 143.1 21.1 lo.6 10.1 A l'Etat 2.9 0.9 0.4 1.5 2.1 4.0 6.8 1.1 1.1 Aux autres administrations 10.2 7.2 10.2 12.9 11.0 16.4 14.3 9.5 8.9 Prêts publics 25.9 41.8 29.7 43.2 6 221 Projets de l'adninistration 5.5 7.8 7.7 9.3 11.3 8.2 11.8 14.4 10.3 Projets des entreprises 10.8 9.1 8.0 8.2 15.4 11.5 21.0 26.3 30.8 Prêts non-affectés 13.5 4.4 15.8 4.5 9.0 8.0 8.7 11.6 9.9 PL 480 Remboursable en dinars 5.7 4.6 6.4 3.7 2.7 3.8 -- 1.6 -- Remboursable en dollars -- -- 3.9 4.0 4.8 7.9 5.1 6.0 7.5 Capitaux privés 22.5 33.2 33.4 3â? 28.2 2148 27.0 iL.4 Crédit à moyen terme 26.3 17.3 23.8 22.8 14.4 18.6 16.2 17.8 13.5 Crédits fournisseurs (18.9) (10.2) (7.7) (9.3) (12.1) (13.5) (14.2) (15.5) (11.2) Autres crédits à l'importation (--) /b (3.9) (11.3) (2.8) (2.3) (2.9) (2.0) (2.3) (2.3) Crédits financiers (6.9)- (3.2) (4.8) (10.7) (--) (2.2) (--) (..) (--) Recherche pétrolière / 13.4 13.1 7.5 )10.7 4.8 )9.6 8.6 6.4 5.1 Investissements directs 3.1 2.8 2.1 ) 5.2 ) 2.8 0.8 TOTAL 91.1 67.2 85.8 77.6 80.7 88.0 8.9 /a Recherche pétrolière comprend les engagements financiers provisoires du Gouvernement ainsi que les dépenses d'exploration des sociétés. Y Y compris D 6,3 millions - prêt ENI à la Tunisie Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 3.7 AIDE SOUS FOBME DE DONS 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Economique soire Economique Prévision du Plan 965 66 1967. 1968. 1969 1969 1970 1970 1972 Dons courants /a 2.8 2.6 3. 2 2 4.8 .8 Dons en capital 1 10.6 14.4 13.1 20.4 21.1 10.6 10.0 Denrees alimentaires PL 480 titre II 3.0 0.1 0.4 1.7 2.4 2.2 2.1 1.7 1.7 P A M -- -- -- 0.2 1.4 1.2 1.1 1.1 1.1 France -- -- -- -- 1.0 0.9 0.9 Autres -- -- -- 1.2 -- 2.8 5.0 Equipement U.S.A. 0.7 0.3 0.1 0.3 0.7 0.2 Autres pays et organismes internationaux 1.0 0.2 1.6 2.0 1.0 2.3 1.5 Assistance technique 6.7 6.6 8.1 8.5 6.8 8.7 8.8 6.7 6.1 Dons en espèce 1.7 0.9 0.4 0.5 0.5 1.6 1.5 1.1 1.1 a Bourses d'études, dons philanthropiques, PL 480 titre II (dons aux ménages), P A M Source: Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 3.8 TIRAGES SUR PRETS PUBLICS 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Economique soire Economique prévisions du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Europe 4.3 12.2 12.8 10.1 1 8 22.1 I.8 France 0.9 1-1 ~~5.~ .t Italie 0.3 0.0 8.4 -- 2.1 2.1 3.7 4.4 3.7 Pays-Bas -- 0.9 0.3 -- -- -- -- -- 0.4 Allemagne Fédérale 4.1 1.0 1.1 3.3 5.9 2.9 7.2 8.5 7.8 Danemark 0.1 0.h 0.1 0.1 0.2 0.0 0.3 0.4 - Espagne - - -- -- -- -- 0.6 2.3 1.1 Suède 0.1 0.6 0.5 0.3 1.1 0.9 1.4 0.8 0.5 Yougoslavie 0.4 0.6 0.9 0.3 -- 0.4 -- 0.2 0.2 Amérique du Nord 20.7 20.8 16.1 18.3 21. 14. 17.7 .0 Canada -- -0 -- 0.7 -. 1.0 1.g U.S.A. 20.7 14.8 20.8 15.6 17.6 21.1 13.9 15.9 15.0 Pays de l'Est 1 3.0 3.0 1.0 0.4 0 _1.,2 Bulgarie 0.2 0.3 0.3 -- 0.2 0.0 0.9 Tchécoslovaquie 0.0 -- -- -- -- -- -- -- R.D.A. 0.1 0.0 -- 0.5 -- -- -- -- - Pologne 0.0 0.1 0.1 0.0 -- -- -- -- 1.5 Roumanie - -- -- -- -- -- 0.4 0.3 0.4 U.R.S.S. 1.1 2.5 2.7 0.4 -- 0.2 -- -- -- Organisations Internationales L 2.5 2.6 4.6 11.7 6.7 12.8 17.8 17.4 Groupe de la Banque Mondiale 1. 21 ..3 -C.3 2. 17.3 T7T Banque Africaine de Dévelop- -- -- -- -- 0.4 0.1 0.5 0.5 -- pement Autres 3.8 1.2 3.1 2.9 0.4 _.7 1.1 Koweit (2.3) (1.2) (3.1) (2.9) (0 E) (0.7) (0.7) -- Total c25r i d1.8 2't7 a4t2 394 a4u6 Source: Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 3.9 SERVICE DE LA DETTE EXTERIEURE 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Prévisions du Economique soire Economique Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Prêts à l'administration 4.o 5.1 12.0 12.3 13.0 12.2 15.1 15.9 17.5 Intérêts 1 .4 1.7 3.0 3.3 3.8 3.9 5.9 4.3 4.5 Crédits publics (1.2) (1.5) (2.1) (2.6) (2.6) (3.1) (4.5) (3.0) (3.2) Crédits privés (0.2) (0.2) (0.9) (0.7) (1.2) (0.8) (1.h) (1.3) (1.3) Amortissement 2.6 3.4 9.0 9.0 9.2 8.3 9.2 11.5 13.0 Crédits publics (1.5) (1.8) (2.4) (4.0) (7.0) (3.7) (6.1) (6.4) (9.1) Crédits privés (1.1) (1.6) (6.6) (5.0) (2.2) (4.6) (3.1) (5.1) (3.9) Prêts aux entreprises 13 15.5 18.2 22.0 24.5 23.8 20.9 22.2 24.4 Intérêts 3.0 h.h 5.0 5.6 6.2 6.1 4.6 6.2 8.o Crédits publics (0.6) (1.3) (1.4) (1.5) (2.3) (2.3) (2.0) (2.4) (2.8) Crédits privés (2.h) (3.1) (3.6) (4.1) (3.9) (3.8) (2.6) (3.8) (5.2) Amortissement 10.5 11.1 13.2 16.4 18.3 17.7 16.3 16.0 16.4 Crédits publics (1.0) (1.2) (1.6) (2.h) (2.8) (2.7) (3.1) (3.1) (3.3) Crédits privés (9.5) (9.9) (11.6) (140.) (15.5) (15.0) (13.2) (12.9) (13.1) Indemnisation des anciens colons 1.2 1.1 TOTAL SERVICE DE LA DETTE 17.5 21.8 31.3 34.3 37.5 36.0 36.0 38.1 41.9 Crédits publics 4.3 5.8 7.5 10.5 14.7 11.8 15.7 14.9 19.7 Crédits privé3 13.2 16.0 23.8 23.8 22.8 24.2 20.3 23.2 22.2 Source : Secrétariat d'Etat au Plan DISPONIBILITES NETTES EN OR ET EN DEVISES 1965-1972 (état en fin d'année; en millions de dinars) Budget Provi- Budget Prévisions du Economique soire Economique Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Banque Centrale de Tunisie Avoirs en or et devises 20.8 16.3 21.3 21.1 29.3 22.5 Or 2.0 2.0 2.2 2.2 2.2 2.2 Devises convertibles 14.5 10.9 18.0 16.4 25.h 17.B Accords de paiement 1.8 1.7 0.3 2.5 1.7 2.5 Prêts croisés 2.5 1.7 0.8 Engagements extérieurs 18.0 20.7 22.0 19.4 21.0 15.8 Position nette F.M.I. 7.4 10.1 10.8 9.1 10.4 10.4 Accords de paiements 2.5 2.1 3.1 1.1 BEnque de France 4.6 2.9 4.6 3.7 Dépôts de devises à court terme 0.6 3.0 2.0 1.8 Prêts croisés 2.5 1.7 0.8 - Autres - court terme 0.4 0.9 0.7 3.7 Disponibilités nettes 2.8 -4.4 -0.7 1.7 8.3 6.7 9.7 Banques de dépôts Disponibilités 2.3 4.3 5.1 3.4 5.0 3.9 3.4 Devises 0.4 0.6 0.7 Autres 1.9 3.7 4.4 Engagements extérieurs 11.8 14.8 25.4 20.0 20.9 16.5 13.0 Comptes prives 5.4 7.8 9.2 11.4 10.5 12.5 Banques étrangères 6.4 7.0 16.2 8.6 10.4 4.0 2.1 Disponibilités nettes -9.5 -10.5 -20.3 -16.6 -15.9 -12.6 -9.6 DISPONTBILITES NETTES TDTALES -6.7 -14.9 -21.0 -114.9 -7.6 01 1.3.1513 Dont:disponibilités en or et devises 23.1 20.6 26.4 24.5 34.3 26.4 33.0 35.3 Dont:engagements extérieurs 29.8 35.5 47.4 39.4 41.9 32.3 31.7 20.0 Sourc- : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 4.1 : ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLI2UE EXTERIEURE ET ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 1 Encours de la dette au 31 décembre 1968 Additions du Source Partie Y compris ler janvier 1969 au déboursée partie non 31 décembre 1969 seulement déboursée TYETTE EXTERIEURE TOTALE /2 /3 /h /5 440 668 625 796 118,341 Prêts privés /2 /3 148,474 173,571 21,777 Emissions publiques obligations /2 2,2383- Crédits fournisseurs /2 /3 .90653 12,865653 Autriche ¯6 46 Belgique 1,006 1,006 Danemark 62 62 - France /2 37,735 57,825 8,031 Allemagne Fédérale /3 5,107 6,623 2,757 Italie 11,338 11,953 998 Norvège - - 10 Suède 5,521 8,398 23 Suisse 1,527 1,527 621 Royaume-Uni 1,598 1,598 307 E,tats-Unis 1,402 1, 402 - Autres 243 243 117 Crédits d' institutions financières /2 80o443 80,443 8,912 7rance /2 - 6,052 8,912 Italie 62,557 62,557 - Pays-Bas 6,381 6,381 - Royaume-Uni 4,202 4,202 - Etats-Unis 1,250 1,250 - Emissions privées - obligations /2 62 62 _ Prêts des organismes internationaux 224930 68 667 425850 Banque Africaine de Développement - - B I R D 13,048 42,054 34,350 I D A 9,882 23,863 8,500 Prêts des gouvernements /2 /3 /à /5 269,264 383,557 53,715 Autriche 2,72 2,572 Canada 401 2,405 - Tchécoslovaquie 81 81 490 Danemark 2,932 3,200 2,000 France /2 56,895 74,018 15,461 Allemagne Fédérale /3 /à 20,985 65,067 3,005 R.D.A. 1,338 1,338 - Hongrie - - 748 Italie /5 19,200 19,200 4,000 K oweit 36,293 39,488 Libye 3,434 3,434 voir notes en fin de tableau Tableau 4.1 : ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE ET ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969. (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 2 Encours de la dette au 31 décembre 1968 Additions du Source Partie Y compris ler janvier 1969 au déboursée partie non 31 décembre 1969 seulement déboursée Prêts des gouvernements /2 /3 (suite) Pays-Bas 549 1,381 - Pologne li4 386 12 Espagne . - 10,000 Suède 2,260 4,799 5,026 Etats-Unis 106,765 148,835 12,960 U.R.S.S. 13,580 15,042 12 Yougoslavie 1,864 2,311 - /l Dette dont l'échéance initiale ou ajustée dépasse une année. 72 Y compris dettes remboursables en francs français, convertis au taux de change d'après la dévaluation d'août 1969. /3 Y compris dettes remboursables en marks allemands, convertis au taux de change d'après la révaluation d'octobre 1969. /b Non compris le crédit-cadre de Df 35.ooo.ooo, du 24 avril 1969, pour lequel les modalités de déboursement restent à prévoir. /5 Non compris les crédits-cadre d'un total de Lit. 25.ooo.ooo.0OO, du 20 novembre 1969, pour lesquels les modalités de déboursement restent à prévoir. Tableau :.2 ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 1 ENOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL DETTE EITERIEURE TOTALE 1969 3?60201 43,366 13,373 $60739 190 632,410 43p685 14#823 7,508 1971 569,74 390611 14P559 54.169 1972 550,114 430627 13.591 57,218 1973 506,4er 38.459 12,539 50,999 1974 4460028 34#599 tps19? 460795 1975 433,489 31,793 11100 42,92 1976 401,636 28#197 10,399 86,596 1977 373,439 27,535 90700 37,235 19tr 3450904 26,676 9,162 35,839 1979 319,23S 25p696 6#768 34,446 1980 293,529 23,664 78997 310661 1961 269,865 2M.785 7#191 290976 1982 247,080 19,68, 6@460 26,148 1963 2217,391 190864 5,84? 21p11 Note : Comprend toutes les dettes mentionnées dans le tableau 4.1, à l'exception des suivantes, pour lesquelles les modalités de rem- boursement ne sont pas disponibles : Fournisseurs $ 27,682,000 Institutions financières 15,000,000 Prêts des gouvernements 25,68o,o0o France 14,172,000 Espagne 10,000,000 U.R.S.S. 36,000 Yougoslavie 14Z2000 TOTAL 5 61,362,000 Tableau 4.2 ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 2 ENCOURS (EN DEBUfT PAIETS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL TOTAL PRETS PRIVES 1969 133,7:5 230040 6,641 29;681 1970 129,637 21,15, 51s 26,971 1971 108,469 210116 Sa143 26#259 192 87353 22979 40360 27.355 1973 64,378 1r49 31848 20.691 1974 46,829 11,48à 2,241 13o729 1975 35,341 4,839 1,645 10,484 19?6 26,502 4,913 1,251 6#164 1977 210589 4,352 1#006 50358 1970 17,237 4#125 7e 4,912 1979 130111 3s665 582 4#247 1980 9*447 30339 405 3#744 1981 6t107 3#090 247 :30337 1982 3018 2,237 13 2,350 1983 71 117 40 157 PRETS PRIVES - EMISSIONS PUBLIQUES OBLIGATIONS 1969 2,383 197 130 327 1970 2,145 209 118 327 1971 1,977 220 106 327 1973 1,756 233 94 327 1973 1,523 244 60 324 1974 1,280 201 66 267 1975 1,079 212 54 267 1976 866 169 42 212 1977 697 130 33 163 1978 567 137 26 163 1979 429 94 16 113 1980 335 48 13 61 1981 286 46 I1 98 1982 341 4g 1g 53 1983 199 44 8 52 Tableau h.2 ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 3 ENCOURS (]W DEBUT PAIUENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS PRIVES CREDITS FOURNISSEURS 1969 65,827 15.614 3.110 18.934 1970 60#243 14.143 t.9» 17.080 1971 46#102 110919 21336 14.255 19?2 340183 110010 1oi 12794 1973 sb.17s 90398 1#80% 10.598 1974 13, 77* g,, 6?9 6.866 lors ?#398 38930 348 4o2f9 1976 30661 1,197 183 t380 1977 2,465 675 127 802 1978 10?90 495 95 s90 1979 1,295 42g 69 495 1980 869 407 45 453 1961 462 231 14 gg5 1982 231 231 10 241 INSTITUTIONS FINANCIERES 1969 65#443 7325 ?1pa7 10 412 1970 67140 6#804 tor1 9,555 1971 60336 80972 2069? 11.669 1972 51,364 Ilor2r 2P500 14.226 1973 39#63? 70906 1s&54 90760 1974 31pr30 3y094 10494 6#588 1975 260637 4#691 1,240 S0930 1976 21,946 30540 19024 4à564 1977 18s406 30340 844 4.385 1978 14.865 ào486 665 4,1s1 1979 11, 379 es13& 494 3.632 1980 60242 toff4 346 lo230 1981 s's58 a81 a11 3.024 1982 2,545 10964 94 2S057 1983 582 73 33 105 Tableau h.2 : ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CRMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page h ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS PRIVES EMISSIONS PRIVEES OBLIGATIONS 1969 62 4 4 1970 58 4 4 1971 54 5 4 1972 49 5 3 R 1973 45 5 3 M 1974 39 6 3 1975 34 6 2 S 1976 26 6 2 R 1977 21 7 I 197S 15 7 . 1979 8 8 PRETS DES ORGANISMES INTERNATIONAUX 1969 66,667 316 Is168 I,484 1970 111#201 785 1,606 2,393 1971 110,416 1,628 2,647 4p275 1972 1080788 3,088 2,854 5,921 1973 105P720 4,025 3,253 7o278 1974 101,696 50073 4#006 90079 1975 96,622 5,200 3,681 ,eel 1976 91,422 5#067 3#352. 8,420 1977 86#355 4,791 3#041 7,832 1978 81,564 4,445 3.030 7,475 1979 77,118 4P052 30038 7,091 1900 73,067 3,712 2s010 6,522 1961 69i354 3,633 2,591 6p224 1982 650721 3,636 2#389 6P025 1963 62,006 3#710 2,165 5,895 Tableau 4.2 : ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 5 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES ORGANISMES INTERNATIONAUX BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT 1969 2,?50 8 1970 2,750 36 38 1971 2,750 69 69 1972 2,750 99 go 1973 2,750 89 130 219 1974 2#661 177 131 308 j975 2,484 177 122 291) 197r 2,306 177 113 291 1977 2,129 177 104 282 197s 1s952 177 95 273 1p79 1#774 Irr 86 2-64 s9e0 1, 597 177 7e 255 191 1,419 177 69 146 1982 1s242 177 60 ?37 1983 1,065 177 51 228 B. I. R. D. 1969 42,054 316 1#074 1s390 1970 76,o08 785 1,419 2s204 1971 75,303 1,626 2,374 4,002 1972 73#675 30043 2,534 5,577 &973 70,632 388a7 2,891 60778 1974 66744 48847 3,633 8,480 1975 61,897 4,974 30317 6,291 1976 560923 4#776 2,998 7,774 1977 52,147 4,375 2,697 7,072 i97e 47771 4#029 2#696 6,725 1979 43,742 3,593 2,715 6,308 1980 40,149 30211 2,498 5,709 191 360938 3,132 2,290 5,422 1982 33,806 3,086 2,100 5,186 1983 300720 30112 10907 5,019 Tableau h.2 : ESTIMATION DES PAIEENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CR[PRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 6 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES ORGANISMES INTERNATIONAUX I. D. A. 1969 23o63 86 6 1970 32,363 £51 151 1971 320343 204 204 1972 32,383 24 220 245 1973 32,339 49 233 282 1974 320290 49 243 291 195 32,241 49 242 290 1976 32,193 114 241 355 19? 32?0?9 239 840 4?9 1978 31,841 239 236 477 1979 31,602 281 3? 518 1980 31,321 324 234 558 1981 30,997 324 232 556 1982 30,674 372 220602 1983 30,301 421 226 64? PRETS DES GOUVERNEMENTS 1969 373,619 200010 50564 25,575 1970 391,562 20,742 70403 28#145 1971 370t*0 16,867 60769 23636 1972 3530973 1,584 6,35Y a3,941 1973 336,389 16#806 6 .144 230030 1974 s1fe§03 18#038 5,950 23,987 1971 3010465 170753 S&M74 93511 1976 2830TI7 1821? 5,795 24,012 a977 265,495 1S8391 5653 14,045 19r8 247104 18#106 §,346 230451 . 228,998 t17982 1014? 23,129 1900 211,016 16,613 4,0M 21,395 1901 1940403 16#062 4#33 20#415' 1982 168341 13,816 397 17,773 1988 164,525 120037 3,622 15,658 Tableau h : ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 7 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS AUTRICHE 1969 2,572 343 148 491 1970 2,229 343 128 470 1971 1,886 343 107 450 1972 1,543 343 87 430 1973 1,200 343 66 409 1974 e57 343 46 389 1975 514 343 26 3W8 1976 171 171 5 177 CANADA 1969 2#405 1970 20405 19?1 2,405 1972 2,405 1973 2#405 a 1974 2*405 1975 2#405 1976 2#405 1977 2*405 1978 2*405 30 w 30 1979 2,375 60 * 60 1900 2,315 60 * 6M 1961 2,255 60 . 60 1962 20195 60 6r0 1983 2,134 60 * 60 Tableau 4.2 ESTIMATION DES PAI!MENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CR4PRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 8 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS TCHECOSLOVAQUIE 1969 81 55 2 57 19ro 516 118 24 I2 1971 398 92 19 111 19Y2 306 92 14 106 19r3 215 se 10 98 1974 127 84 5 9i 197 2 42 1 43 DANEMARK 1969 30200 45 45 1970 5,200 17 52 159 1971 5,093 117 48 155 19r2 4,9S7 240 44 284 1973 4o747 240 39 279 1974 4,507 240 35 275 I975 40267 240 31 271 1976 4o027 294 27 321 1977 30733 348 22 31 1978 3s384 34S 18 366 1979 3s036 348 14 362 1980 2,688 348 10 354 1981 2,40 348 5 353 1982 1,992 295 1 296 1983 1s697 241 241 Tableau :.2 ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, I COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 9 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COmPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS FRANCE 1969 65,73 5,3?0 1#528 6,898 190 69,937 6#479 8.002 8s1 1971 63,05r 5,119 1.772 6#892 1972 57,938 5,029 1,600 6,829 1973 52,909 5,519 1#435 6,954 1974 47,390 5,946 1,416 70362 1975 41,444 4.956 1is20 6,185 1976 36.468 40632 1,069 bra2t 19r7 31,036 4p,376 966 5S342 1976 27,480 40079 85t 4#931 19y9 23,401 4#132 734 4,866 1980 19»249 41235 615 40741 1981 15,144 3,545 499 4,045 1982 11,598 3387 391 3#718 1983 8,212 2842 283 3115 ALLEMAGNE FEDERALE 1969 65,067 1,160 759 1,919 1970 66,913 1,417 1,111 2,528 1971 65,496 1,504 1a147 2.651 1972 63,992 1,504 1,180 2,684 I973 62e4f8 2P285 1,296 38581 1974 60,203 3,226 10330 4#556 1975 56i977 3,491 1,373 4#864 l976 53,486 4.010 1#544 5,554 1977 49,476 4,008 1,49? 50542 1978 45,391 3,674 1,346 5,220 1979 41,517 3874 1226 5s100 1960 370643 3,874 1106 4p979 1961 33or69 37?81 985 4,772 1982 29,982 30365 869 4,24 1983 26,61? 3,019 773 30?91 Tableau 4.2 ESTIMATION DES PAIDIENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CEMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 10 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS R. D. A. 1969 1,338 246 13 259 1970 1,r93 246 il 256 197 847 134 10 144 1972 714 134 13 147 1973 580 97 15 112 19T4 483 97 17 114 1975 386 97 20 117 1976 289 97 23 12M 1977 192 96 26 122 1976 96 96 29 25 HONGRIE 1969 S 1970 748 124 29 153 1971 624 124 24 148 1972 500 124 19 143 1973 376 114 14 128 1974 262 1m5 9 114 1T5 157 105 5 lin 1976 52 52 1 53 Tableau h.2 ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DEC1MBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CCMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'A 31 DECMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 11 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS ITALIE 1969 19#200 20400 480 21880 1970 20#800 2#400 360 2P760 1971 18,400 2,400 240 2,640 1972 16,000 3,339 170 3,509 1973 12,661 1#2o6 199 1,405 1974 11,455 1o2,6 181 1,388 1975 10,248 1,2n6 164 1,370 1976 9,042 1#2m6 147 1,353 1977 7,836 1,206 130 1336 1978 6,630 Is206 112 1,318 1979 50424 1»206 95 1s301 1980 4,218 1,206 78 1#284 1981 3#012 1,206 61 10267 1982 1,806 1,206 43 1,249 1983 600 333 26 359 KOWEIT 1969 39#488 1s047 546 1,413 1970 38,421 3,043 1,465 4,507 1971 35,379 3#077 1344 4#421 1972 32,301 3#113 1,223 4,336 1973 29,188 3'178 1,0199 4#278 1974 2Î#010 3p245 973 4,219 1975 22,765 3,286 845 4#131 1976 19,479 3,328 716 4,044 1977 16,151 3s0372 584 3,956 1978 12PY779 3#473 451 3,925 1979 9,1306 3#577 314 3,89i 1980 5,729 1#607 183 1,790 1981 4,122 1,658 121 1,779 1982 2,s464 336 71 407 1983 2,128 364 61 425 Tableau 4.2 : ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CRCPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 12 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS PAYS-BAS 1969 1,381 1 1970 1,381 * 1 1971 1,381 i i 1972 1,361 * 1 1973 1,381 1 1974 1,381 30 1 31 1975 1,351 73 41 113 1976 1,278 73 38 111 1977 1,206 73 36 109 1978 1,133 73 34 107 1979 1,060 73 32 104 1980 988 73 30 102 1981 915 73 27 t0 1902 842 73 25 98 1903 770 73 23 96 POLOGNE 1969 386 2%0 1 25t 1970 148 139 4 143 1971 9 3 1972 5 3 * 1973 2 2 Tableau 4.2 : ESTIMATION DES PAIEMENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 13 ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COmPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEmENTS SUEDE 1969 4,799 I36 38 175 1970 9,687 138 44 182 1971 9,549 138 49 186 1972 9,411 136 54 191 1973 90274 138 58 196 1974 9,136 138 61 199 1975 &,998 138 58 196 1976 86861 138 56 193 1977 8#723 231 125 357 1976 8,492 231 120 352 1979 8,260 260 115 375 1980 8,001 260 110 370 1961 7,741 260 105 365 1982 7,481 260 100 360 1983 7,221 202 95 297 ETATS-UNIS 1969 148»835 3#352 1#547 40899 1970 158443 3,687 1,772 5,459 1971 154,756 1,822 1,670 3#492 1972 152,933 1,58? 1,678 39265 1973 151,346 ,797 1,693 3,491 1974 14r.549 2*355 1,712 4,067 1975 1471194 2,756 l,850 4,6o7 1976 144,438 3#270 2 050 5,320 1977 141,167 3,660 2p235 5,095 1978 137,507 3,959 2,340 6,298 1979 133,548 4#096 2,596 6,692 1980 129,453 4#714 2,640 7,344 1981 124,749 4,769 2,548 7,317 1982 1190980 40835 2,455 7,290 1983 115,145 4,912 2,361 7,263 Tableau h_.2 :ESTIATION DES PAIEM!ENTS FUTURS AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 31 DECEMBRE 1968 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE, Y CCPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE, ET DES ADDITIONS JUSQU'AU 31 DECEMBRE 1969 (suite) Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Page 1h ENCOURS (EN DEBUT PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE DE PERIODE) Y COMPRIS LA PART ANNEE NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL PRETS DES GOUVERNEMENTS U. R. S. S. 1969 15,007 1,919 404 2,324 1970 13s100 1,921 385 2,307 1971 110178 1,921 326 2,248 1972 9,257 1,863 268 2#131 1973 7,394 1,805 211 2,016 19f4 5s589 947 157 1,104 1975 4,642 946 129 1,174 1976 3s696 945 100 1,045 1977 2,752 945 72 1017 1978 1,807 737 44 78ti 1979 1,070 357 21 378 1980 714 357 il 367 1981 357 357 * 357 AUTRES 1969 4,273 30711 52 3,76> 1970 562 180 15 196 1971 382 82 il 94 1972 299 75 9 84 1973 225 75 7 8 1974 150 75 4 79 1975 75 75 2 77 Tableau 5.1 EPARGNE DES ADMINISTRATIONS 1965-1972 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Prévisions du Economique soire Economique Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Pecettes courantes 122.5 139.3 143.0 147.9 168.8 175.9 188.3 179.9 212.1 Etat 103.8 116.3 120.1 123.0 141.5 145.9 157.3 150.3 178.8 Collectivités locales 5.8 7.5 5.9 6.5 6.9 9.0 9.2 8.0 9.4 Sécurité Sociale 12.7 15.0 16.5 18.0 19.5 20.1 20.8 20.7 22.9 Hors budget /l 0.2 0.5 0.5 0.4 0.9 0.9 1.0 0.9 0.8 Dépenses courantes 101.7 117.9 127.7 144.1 149.1 155.4 172.5 157.1 177.1 Etat 78.9 92.7 100.0 113.7 119.6 123.1 138.8 126.0 143.3 Collectivités locales 7.1 8.2 8.4 9.7 10.3 10.4 10.8 11.3 13.3 Sécurité Sociale 8.7 9.9 10.3 11.8 11.5 12.3 13.1 12.2 13.5 Hors budget /l 7.0 7.1 9.0 8.9 7.7 9.6 9.8 7.6 7.0 Fxcédent courant 20.8 21.4 15.3 3.8 19-7 20.5 15.8 22.8 35.0 Etat 24.9 23.6 20.1 9.3 21.9 22.8 18.5 24.3 35.6 Collectivités locales -1.3 -0.7 -2.5 -3.2 -3.4 -1.4 -1.6 -3.3 -3.9 Sécurité Sociale 4.0 5.1 6.2 6.2 8.0 7.8 7.7 8.5 9.5 Hors budget /l -6.8 -6.6 -8.5 -8.5 -6.8 -8.7 -8.8 -6.7 -6.2 Excédent courant en % du PIB aux prix du marché 4.2 4.2 2.9 0.7 3.1 3.3 2.4 3.5 4.7 Excédent courant en i0 des dépenses en capital des Administrations 31.3 32.6 21.3 4.8 23.6 26.4 18.9 29.8 41.6 /1 Vinanc,, par des recettes d'origine étrangère Source : Secrétariat d' Etat au Plan Tableau 5.2 OMPTE DE CAPITAL DES ALMINISTRATIONS 1965-1972 (en minlions de dinars) Budget Provi- Budget Prévisions Economique soire Economique du Plan 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Dépenses totales en capital 665 6.6 719 79.0 83.5 77.7 83.5 76.5 84.1 Formation brute de capital fixe 47.5 48.2 46.1 48.1 55.7 47.0 54.2 47.4 54.9 Transferts aux entreprises 14.5 13.5 13.8 19.4 16.3 17.6 16.4 15.3 13.7 Amortissement de la dette 2.8 2.9 9.7 10.5 9.7 12.5 11.8 12.4 14.1 Prêts et avances 0.7 0.7 1.6 0.4 1.3 0.1 0.6 0.9 0.9 Divers 1.0 0.3 0.7 0.6 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 Ecédent courant 20.8 21.4 23. 19.7 15.8 22.8 Besoins de financement 44.2 56.6 75.2 63.8 67.7 49.1 Financement intérieur 10.2 10.7 -1.4 24.7 8.2 8.8 6.9 6.1 8.6 Système bancaire, net 7.2 6.7 -1.1 4.3 6.3 3.6 7.6 2.6 5.3 ibprunt public 3.0 4.0 -0.3 20.4 1.9 5.2 -0.7 3.5 3.3 Financement extérieur 35.5 33.5 57.8 50.5 55.6 48.4 60.8 47.6 Source: Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 5.3 COMPTES DE L'ETAT 1965-1970 (en millions de dinars) Budget Economique Provisoire Budget Economique 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 Recettes courantes 103.8 116.3 120.1 123.0 141.5 145.9 157.3 Dépenses courantes 78.9 92.7 100.0 113.7 119.6 123.1 138.8 Excédent courant 23.6 20.1 21.9 22.8 18.5 Dépenses en capital 57.7 60.1 65.8 67.8 63.1 68.6 Pormation brute de capital fixe 39.3 39.0 36.0 35.6 42.4 32.8 39.6 Transferts aux entreprises 14.7 12.5 13.8 19.1 15.0 18.1 17.h Amortissement de la dette 2.8 2.7 9.9 10.8 10.4 12.2 11.6 Divers 0.9 0.3 0.4 0.3 0.0 0.0 0.0 Besoins de financement 30.9 40.0 56-5 4903 50.1 Financement intérieur 10.9 11.8 23.5 23-913.4 11.2 Système bancaire, net /1 2.6 5.h -0.6 0.9 5.0 4.1 5.0 Emprunt public ~ 12.9 6.4 3.1 24.0 ) 10.5 6.0 Autres resourcas du Trésor /2 -h.6 - -4.0 -1.0 38 -1.2 0.2 ,inancement extérieur 21.9 19.1 41.5 32.6 37.1 26.9 38.9 /1 Banque Centrale 72- Modifications de l'arriéré et de l'encaisse du Trésor Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 5.4 RECETTES URANTES DE L'ETAT 1965-1970 (on millions de dinars) Budget Provi- Budget Economique noire Economique 1965 1966 1967 1968 1 1969 1969 1970 Impôts directs 13.8 20.0 19.9 21.0 26.8 28.9 30.6 Impôts sur les revenus réels 11.9 18.3 18.9 19.5 24.4 26.4 27.7 Impôts agricoles 1.9 1.7 1.0 1.5 2.h 2.5 2.9 Impbts indirects 62.9 69.1 69.8 59.9 80.2 78.3 81.3 Droit sur les produits et transports 8.7 8.1 8.9 9.6 11.9 9.1 10.6 Droits de douane '2 16.0 16.4 14.0 12.4 15.0 13.5 14.2 Taxe d'enregistrement 3.7 3.9 3.7 4.3 4.8 4.8 4.9 Taxe sur le chiffre d'affaires/3 24.1 28.7 29.8 28.7 34.2 36.0 36.1 Monopoles fiscaux 10.4 12.0 13.4 14.9 14.3 14.9 15.5 Autres droits et taxes 1.6 1.6 2.6 3.0 3.8 Revenus d'origine pétrolière 7.2 10.6 14.0 16.9 19.9 Redevances pétrolières 5.3 5.1 h.9 4.5 5.4 7.6 4.9 Bénéfices de l'exploitation -- -- 2.3 6.1 8.6 9.3 15.0 pétrolière Autres recettes 6. 6.1 86.9 8.7 10.9 rotal du Titre I 88 101.8 113 131 136.8 146.5 Autres recettes courantes du Trésor 15.7 1 14.5 9. 10.2 9.1 10.8 rotal Général 103.8 116.3 120.1 123.0 141.5 145d.9 .1.3 /1 En 1968, des recettes, pour un montant d'environ D 5 millions, qui jusqu'en 1967 êtaient reçues par les fonds spéciaux du Trésor, ont été intégrées dans le Titre I. _2 Y compris droits à l'importation, taxe sur les formalités douanières, taxe spéciale temporaire à l'exportation. 13 Y compris taxes à la production et à la consomation (régime importations et régime intérieur). ource Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau 5.5 DEPENSES COURANTES DE L'ETAT 1965-1970 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Economique soire Economique /1 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 Budget Titre I 8h.3 98.3 105.2 122.8 131.3 133.8 146.5 Assemblée Nationale 0.2 0-.2 ~0.3 - 0 =.3 ~~¯7 Présidence de la République 3.3 3.7 3.7 3.8 3.8 4.3 5.5 Affaires Etrangères 2.3 2.4 2.9 3.1 3.5 3.5 4.0 Dôfense Nationale 4.3 4.5 4.3 7.3 7.0 7.0 9.5 Justice 1.6 1.6 1.7 1.9 2.0 2.2 2.2 Intérieur 7.1 8.5 8.9 10.6 10.2 10.2 10.6 Plan et Economie Nationale 28.0 32.3 34.0 39.4 41.6 41.9 42.1 Travaux Publics et Habitat 5.0 5.9 5.8 6.h 6.5 6.5 6.8 Education 20.3 24.3 26.9 30.1 35.7 37.0 41.0 Santé 8.0 9.0 9.6 11.8 12.4 12.5 13.7 Jeunesse, Sports et Affaires Sociales 2.6 3.3 4.6 5.5 5.8 5.9 7.7 Affaires Culturelles et Information 1.6 2.3 2.4 2.6 2.5 2.5 3.1 Moins : transfers en capital inclus ci-dessus 14.6 17.3 17.5 18.6 18.1 18.4 15.5 Total des dépenses courantes du Titre I 6.7 81.0 87.7 104.2 113.2 115. 131.0 dont salaires (4.9) (T ) (30) -71 9 77.4) (7.1) Autres dépenses courantesdu Trésor 9.2 11.7 12.3 9.5 6.h 7.7 7.8 Total Général 78.9 92.7 100.0 113.7 119.6 123.1 138.8 [1 Classification non entièrement comparable avec 1969 étant donné que le budget a été établi sur la base de la nouvelle classification ministérielle. Source : Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau 6.1 SITUATION MNETAIRE (EN FIN D'ANNEE) 1965-1970 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Economique soire Economique 1965 1966 1967 1968 1969 1969 1970 Réserves de change, net - 6.7 -14.9 -21.0 -14.9 - 7.6 - .9 0.l_ Créances sur administrations, net 78.7 85.4 84.3 88.6 90.5 92.2 99.8 Banque Centrale, net (9.7) TZ62) (Z.) TT) (47¯6) T9.1) M3. ) Banques de dépôts (27.7) (26.7) (26.6) (27.0) (28.6) (28.0) (29.0) Office des postes (5.9) (6.4) (6.6) (9.4) (9.1) (7.5) (8.5) Caisses d'épargne (54) (6.1) (6.5) (7.1) (7.0) (7.6) (8.1) Créances sur entreprises et menages, net 150.7 187.8 204.9 218.5 251.7 235.1 258.3 Crédits de la Banque Centrale aux banques de dépôts (17.5) (24.4) (21.3) (27.8) (28.0) (25.6) (30.3) court terme (5.5) (12.2) (12.6) (18.8) (16.3) (16.6) (19.3) Moyen terme (12.0) (11.2) (8.7) (9.0) (13.0) (9.0) (11.0) Actif = Passif 222.7 258.3 268.2 292.2 336.4 321.4 358.2 Masse monétaire 129.5 12.9 1T9.1 T 175.7 T803 201.0 Quasi-monnaie 32.2 41.6 44.5 49.5 58.0 50.2 52.7 Fonds de prêts spéciaux 25.4 29.1 32.4 39.0 52.6 45.0 50.5 Fonds de prêts déposés par l'Etat (9.7) (11.4) (12.0) (15.0) (17.9) (13.2) Foncis d'aide étrangère (10.1) (11.1) (13.7) (17.h) (27.6) (24.9) Fonds de contrepartie L (5.6) (6.6) (6.7) (6.6) (7.1) (6.9) Comptes capital 13.5 15.7 19.0 24.0 27.0 28.0 32.0 Autres postes, net 22.1 29.0 23.2 12.8 23.1 17.7 22.0 /1 comprend le FSR, FSA et la contrepartie tunisienne du FSA Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 6.2 FACTEURS PERMETTANT L'EXPANSION DES DISPONIBILITES MONETAIRES 1966-1970 /1 (en millions de dinars et changement en pourcentage par rapport à l'année précédente) Budget Econmique Provisoire Budget Economique 1966 1967 1968 1969 1969 1970 M.D. % M.D. % M.D. % M.D. _ M.D. % M.D. Masse monétaire 13.4 10.3 6.2 4.3 17.8 11.9 13.9 8.2 13.6 8.1 20.5 11.4 Quasi-monnaie 9.4 29.2 2.9 7.0 5.0 11.2 6.0 11.5 0.7 1.4 2.5 5.0 Total 22.8 14.1 9.1 4.9 22.8 11.8 19.9 9.0 14.3 6.6 10.0 Crédit au trésor public 6.7 8.5 -1.1 -1.3 4.3 5.1 6.3 6.7 3.6 4.1 7.6 8.2 Crédit à l'économie 37.1 24.6 17.1 9.1 13.6 6.6 22.5 9.8 16.6 7.6 23.2 9.9 Fonds de prêts spéciaux -3.7 -14.6 -3.3 -11.3 -6.6 -20.4 -10.9 26.1 -6.0 -15.h -5.5 -12.2 Fonds de prêts déposés par l'Etat (-1.7) (-0.6) (-3.0) (-3.5) (1.8) Fonds d'aide étrangère (-1.0) (-2.6) (-3.7) (-7.4) (-7.5) Fonds de contrepartie (-1.0) (-0.1) (0.1) - (-0.3) Comptes capital -2.2 -16.3 -3.3 -21.0 -5.0 -26.3 -4.0 14.7 -4.0 -16.7 -4.0 -14.3 Réserves de change, net -8.2 neg. -6.1 neg. 6.1 neg. 6.0 neg. 9.0 neg. 6.0 poe. Autres postes -6.9 -31.2 5.8 20.0 10.> 44.8 - - -h.9 -38.3 -h.3 -2h.3 /1 Les chiffres positifs correspondent à des facteurs d'expansion. Les chiffrcs négatifs correspondent à des facteurs de contraction. Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 6.3 INDICES DES PRIX (1962 100) Prix de gros Coût de la vie LL Entretien Indice Alimen- Produits Produits Produits Indice Alimen- Habi- Habil- Hygiène Distraction Années Général tation industriels locaux importés Général tation tation Transporte lement et soins et divers 1962 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 1963 105.3 107.0 102.8 104.1 107.1 102.7 101.7 100.1 100.5 113.4 105.0 100.5 1964 110.6 109.0 112.7 1o4.8 119.0 107.0 106.9 103.9 109.7 114.6 107.6 103.9 1965 124.7 117.4 135.0 115.3 138.4 114.1 115.2 109.6 116.9 120.5 111.8 107.6 1966 129.0 120.0 142.3 119.4 143.4 118.5 119.3 113.6 122.0 126.3 118.5 111.2 1967 133.8 127.3 143.4 127.2 143.5 122.0 123.0 113.2 127.6 127.5 122.0 110.8 1968 138.1 133.9 144.2 133.0 145.5 125.0 125.9 116.1 139.8 128.7 132.2 116.9 1969 139.8 140.6 145.6 134.h 147.8 130.2 132.6 122.5 150.1 129.0 129.5 117.8 1 Tunis Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 7.1 ENSEIGNEMT PRIMAIRE - EFFECTIFS 1965/66-1969/70 Prévisions du Plan 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1968/69 1969/70 Première année 169,776 178,201 169,936 192,241 191,786 173,523 181,157 Deuxième année 139,458 149,351 154,035 152,9O 168,670 151,144 154,718 Troisième année 128,363 138,383 147,474 149,369 153,092 155,347 153,748 Quatrième année 110,733 118,996 128,203 131,248 139,653 137,465 145,679 Cinquième année 94,448 105,802 115,314 117,333 127,738 122,532 132,388 Sixième année 7h,315 86,953 95,833 101,899 119,58o 105,784 11h,i05 Total 717,093 777,686 810,795 8hh,99h 900,519 845,795 881,795 Source : Ministère de l'Education Tableau 7.2 ENSEIGNEMENT SECONDAIRE EFFECTIFS 1965/66-1969/70 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Général Première année 18,32h 22,3h9 23,836 26,736 h3,923 Deuxième année 12,918 17,262 19,911 21,673 41,h81 Troisième année 9,06h 11,279 1h,hh6 17,629 34,h51 ,30650,890 5,193 660319,8 Quatrième année 7,187 8,622 9,996 16,h26 12,h08 Cinquième année 6,028 7,245 8,h6h 11,093 12,963 Sixième année 2,902 3,6h6 3,996 h,923 8,022 Autres 36h 353 - - - 16,21 19,6 22,45 32,42 33,393 Professionnel Première année 10,008 12,130 13,990 18,195 143 Deuxième année 7,481 8,832 10,363 12,935 1,929 Troisième année 5,548 6,631 7,660 10 235 116 23,037 27,593 32,013 2,1 Quatrième année - - - 7,919 Cinquième année - - - - - Autres h,592 4 328 h,396 198 - 4,592 ,,396 198 7,919 Total 84,416 102,677 117,058 139,4h3 163,353 /1 Le nouveau système comprend trois années d'enseignement commun avant la spécialisation. Source : Ministère de l'Education. Tableau 7.3 ENSEIGNIT SUPERIEUR EFFECTIFS DE L'UNIVERSITE DE TUNIS 1965/66-1969/70 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Droit 1,097 1,307 1,552 1,868 2,136 Lettres 1,325 1,h35 1,530 1,775 2,368 Sciences 1,385 1,597 1,779 2,141 2,505 Médecine 133 185 231 347 h53 Théologie 571 528 539 527 923 Agriculture - - 20h 272 330 Centre Pédagogique 235 - - - - Ecole Normale Supérieure L (11h) (113) (107) (648) (216) Ecole Supérieure de Droit 204 286 245 163 137 Commerce 90 86 73 83 99 Ecole Normale Intermédiaire 4l6 479 533 492 576 Total 5,h56 5,903 6,686 7,668 9,h13 dont : étudiants étrangers 512 498 h35 5hh 393 / Les chiffres sous cette rubrique sont déjà compris dans "Lettres" et "Sciences". Source : Ministère de l'Education. Tableau 8.1 VOLUME DE LA PRODUCTION AGRICOLE 1967-1972 (en milliers de tonnes) Budget Provi- Budget Prévisions Economique soire Economique du Plan Produits 1967 1968 1969 1969 1970 1970 1972 Blé dur 312.0 410.0 421.0 324.0 449.0 449.0 556.0 Blé tendre 47.0 83.0 71.0 89.o 100.0 76.0 94.0 Orge 96.0 180.0 164.0 97.0 270.0 170.0 187.0 Légumes /l 219.9 200.4 252.0 252.3 265.0 275.5 319.3 Agrumes 110.2 90.0 100.0 122.9 110.0 108.7 127.0 Raisin de table 13.3 20.1 23.0 18.o 20.1 24.5 27.7 Raisin de vin 137.0 123.0 137.0 126.0 137.0 137.0 137.0 Dattes 39.3 47.6 39.3 31.4 47.0 39.3 39.3 Melons et pastèques 42.1 78.5 94.0 56.6 70.0 98.0 107.0 Olives 92.0 235.0 345.0 264.0 120.0 276.0 276.0 Tabac brut 2.4 2.8 2.3 2.5 2.8 2.5 2.8 Alfa 112.0 86.0 110.0 100.0 112.0 110.0 120.0 Liège 6.7 8.6 7.3 7.3 8.0 8.3 8.3 Betterave à sucre 39.9 27.5 40.0 35.0 40.0 50.0 70.0 Abricots 15.7 15.9 14.0 17.3 17.0 15.8 19.3 /1 Artichauts, tomates, pommes de terre et poivrons Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 8.2 VALEUR DE LA PRODUCTION AGRICOLE 1967-1970 (en milliers de dinars) Budget Economique Provisoire Budget Economique Produits 1967 1968 1969 1969 1970 Blé dur 15,150 19,680 17,682 15,552 21,552 Blé tendre 2,020 3,569 2,45o 3,827 4,300 Orge 2,688 5,040 2,424 2,716 7,560 Légumes /1 8,197 9,679 12,513 16,901 17,968 Agrnmes 6,327 4,949 6,233 7,050 6,310 Raisin de table 1,0h7 1,33h 1,0h7 1,181 1,319 Raisin de vin 3,300 3,100 3,450 2,668 2,900 Dattes 1,440 1,741 1,440 1,148 1,718 Melons et pastèques 1,949 2,436 3,848 3,103 3,838 Olives 4,977 12,700 18,500 13,783 6,265 Tabac brut 372 491 376 438 491 Alfa 560 430 550 500 560 Liège 220 282 239 239 262 Betterave à sucre 242 117 170 239 260 Abricots 1,245 1,195 1,057 1,206 1,185 /1 Artichauts, tomates, pommes de terre et poivrons Source : Secrétariat d'Etat au Plan Tableau 9.1 EPARGNE DES ENTREPRISES PUBLIQUES PAR SECTEUR 1968-1970 (en milliers de dinars) Taux de Taux de croissance Budget croissance annuel Economique moyen 1968 1969 % 1970 1969-1970 Agriculture -60 928 -- 400 -- Mines, énergie, industrie 17,763 24,604 43 28,013 26 Eau et énergie 3,445 5,9Z 71 39 Mines 1,257 812 -35 2,602 hh Extraction du pétrole 7,611 9,382 23 6,157 10 Raffinage du pétrole 1,278 1,287 1 1,309 1 Industrie alimentaire 3,256 1,000 -69 1,710 -26 M.C.C.V. 1,222 1,572 28 2,543 h Métallurgie -568 1,190 -- 2,056 -- I.M.E. /1 615 547 -- 528 -- Chimie 1,050 1,160 10 1,799 31 Textile et cuir -1,918 1,115 -- 1,705 -- Bois et ameublement 128 150 17 159 il Papier, imprimerie, autres 387 479 2h 765 ho Services 17,064 12,669 -26 15 6h8 -h Transports et communications 7,576 7,052 -~7 ,17I Tourisme 1,091 1,302 19 1,527 19 Logement 211 h -- -- -- Commerce 8,017 3,752 54 5,780 15 Autres 169 59 -- n.a. -- Total 34,767 38,201 10 )h,061 13 /1 Estimations. Source : Secrétariat d'Etat au Plan. Tableau 9.2 BEICES ET EPARGNE DES MTREPRISES PUBLIQUES INDUSTRILLES 1965-1970 (en milliers de dinare) Bénéficee Epargne Budget Budget Economique Sconomique 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Industrie alimentaire 1,082 1.393 1.356 2.258 1.062 1.295 1.940 2.154 2.148 3,256 1000 1,709 0.N. Pêche 31 65 166 75 68 255 228 361 566 597 268 734 2.T. de Sucre 677 U45 556 692 347 566 1,283 847 771 1,207 718 856 Régia des Tabacs 375 885 75 947 571 474 529 956 811 513 -162 129 STIL - - - 131 38 n.a. - - - 766 138 n.a. Sté illouhoum - - - 413 38 n.a. - - - 273 38 n.a. Chimie 822 -61 5 630 659 1,232 1,217 31 _ 1,799 Phannacie Centrale 319 325 519 573 590 543 360 391 557 516 636 595 SIAPE 45 -553 -511 -18 37 539 802 -135 106 325 522 979 aff. Tun. de Soufre 15 15 8 -13 10 15 19 12 12 35 50 55 35 53 -12 167 n.a. 113 36 55 -10 157 n.a. 118 S0TU- - - 21 22 22 - - - 17 52 52 ICM - - - - - - - - Taffinage du pitrole (STIR) £Q 687 581 769 52j 1,7j5 1,853 1.855 1,278 1,287 1,309 åetallurgie (El Fouladh) - -1,930 -1LL -2,161 06 =- 1,865 -210 568 1,190 2,056 apier, imprimerie, autrea -762 -256 120 -1& -12 -f 361 501 387 579 765 SNTC -762 -273 -163 -195 -207 63 -73 330 353 350 385 663 Tmprimerie Officielle - 27 43 51 65 69 - 31 58 57 77 83 Autrea - - 17 17 - - - - 18 19 .c... 139 50 229 651 586 1,263 356 518 756 1.222 1,572 2,573 Cients Portland -353 -150 -155 117 -95 285 -287 -85 .78 333 16o 437 CAT 355 145 129 298 175 237 588 279 335 -63 585 584 El Anabib - - 219 135 101 154 - - 345 158 101 205 SOTIMACO - El Bouniane 127 150 171 193 303 200 155 171 95 353 489 370 man. Tun. Cáraique - -62 -62 -153 50 100 - -62 -62 13 165 205 Union Générale - -32 -85 - 63 - - - -114 12 64 22 130 SOTUTV,R - - - 73 20 268 - - - 205 56 483 SEPAT - - - 26 21 20 - - - 179 95 120 -..9. - -59 3h5 178 316 - -538 50 615 557 528 AYS - -259 -536 -537 n.a. n.a. - -259 -221 -222 11 n.a. SOCCYM"NA - -165 -107 -100 n.a. n.a. - -162 -107 -100 n.a. n.a. SOFUYMCA - -187 33 4B - 14 - -75 120 139 19 105 STIA - - 4 152 268 120 200 - 30 218 377 550 300 "enarroya-Tunisie - - - 47 58 102 - - - 65 77 123 Autres - 12 15 330 - - - 18 25 356 - - Bois et ameublement - 116 120 9 - 155 86 128 150 159 SKANES - 116 55 3) n.a. n.a. - 145 86 54 n.a. n.a. SNL - - - 93 109 118 - - - 75 129 138 Autres - - - - 21 21 - - - - 21 21 Textile et cuir -179 -1 70 §74 -2j20 ..93 305 22 169 569 -2,009 1,115 1,705 SO3ITX 352 -1,169 -267 -3,399 -95 305 695 -333 922 -2,085 1,115 1,705 ONA (Artisanat) -521 -561 -607 -121 n.a. n.a. -412 -436 -553 76 n.a. n.a. TOTAL 1678 -2371 -1,087 -142'5 2.507 55 5 21 5 8,500 12,603 cource : Secrétariat d'Ijtat au Plan. Tableau 9.3 BENEFICES ET EPARGNE DES ENTREPRISES PUBLIQUES NON-IND[JSTRIELLES 1965-1970 (en milliers de dinars) Bénéfices Epargne Budget Budget Economique Economique 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Eau et énergie 1,272 1 256 423 -928 703 930 2,940 3,236 3,993 3,h45 5 719 6,680 ST EG 1,2 5~ - Mr,n 33 , J , 2 Z7-M SONEDE - -- -- -292 743 880 -- -- -- 255 1,499 1,990 Pétrole brut 128 1,009 5,128 5 345 6 682 2,161 226 2,215 7,779 7,611 9 382 6,157 SEREPT -T2d -- -- 92 87 1 347 - SITEP -- 1,009 5,128 5,326 6,658 2,134 -- 2,127 7,698 7,264 9,003 5,802 Industrie extractive 1,252 1,097 -1,853 -1,266 -1 224 283 2,595 3,017 129 1,257 812 2,602 SFAX-GAFSA T¯m T"7M -516 --l7 -T-T T77 6 -5 -M TW CIPHOS 156 15 -123 - 97 n.a. n.a. 391 243 189 242 n.ao nia. STEPHOS 76 - 91 -123 -179 -206 -106 192 8 - 45 - 64 -100 -- SOTEMI 69 -514 -831 -371 230 32h 413 -176 -438 - 38 638 822 Djbel-Djerissa -167 77 -132 5 n.a. -145 - 27 110 -- 129 n.a. - 20 Autres -136 -120 -128 52 22 50 -118 - 94 -100 137 137 140 Tourisme (SHTT, SIHK) - 49 - 13 -378 89 302 527 179 h0h 112 1,055 1,302 1,527 Transport 1 030 568 903 2,5h3 2,714 Ll 3,236 /1 3,075 3,179 4,551 6 788 6,275 8,350 Ll SNCFT - 1 -1~,U5 -l~I7 6 -302 -1,79 ~T ,,07 Tunis Air 648 497 343 439 1,073 1,070 996 1,240 CTN 133 493 226 362 237 620 416 481 SNT 195 252 355 381 548 684 846 941 STM 114 115 68 288 322 395 35h 519 STAM 203 165 188 168 243 234 211 133 OPNT 618 718 727 290 954 1,090 1,054 6h4 Autres sociétés -- 143 103 569 -- 16$ 113 1,393 Commerce et autres secteurs 1,088 1,182 1,681 7,319 3,744 4,759 1,436 1,527 1,958 9,252 6,211 6,151 Total 4,721 5,072 5,961 17,102 12,925 11,896 10,451 13,547 18,474 29,408 29,701 31,458 Industrie 1,678 -2,371 -1,087 -1,254 2,507 5,644 5,457 2,173 5,848 5,359 8,5oo 12,603 Total entreprises publiques 6,399 2,701 4,874 15,848 15,432 17,540 15,908 15,720 24,322 34,767 38,201 44,061 /1 Détail non dispcnibrle. Source : Secrétariat d'E1ltat au Plan. Tableau 10.1 EVOLUTION ET PREVISIONS DU SECTEUR TOURISME 1963-1972 Capacité Investissement d'hébergement Visiteurs Nuitees Recettes devises En Taux de Taux de En Taux de En Taux de Durée En Taux de Dépense millions croissance Lits croissance milliers croissance milliers croissance moyenne millions croissance quotidienne de dinars annuel annuel annuel annuel de séjour de dinars annuel par touriste %_ _ %_ _ _ %_ _ % -(jours) _ (dinars) 1963 4.0 33 5,743 4o 104.7 99 540.7 37 5.2 3.7 85 6.84 1964 5.1 28 7,543 32 138.2 33 694.3 29 5.0 5.4 46 7.77 1965 6.5 27 9,616 28 165.8 20 1,129.4 63 6.8 10.1 87 8.14 1966 10.6 63 17,061 23 218.8 32 1,638.9 45 7.5 14.6 44 8.29 1967 12.8 21 18,786 10 231.1 6 2,030.1 24 8.8 17.7 21 8.08 1968 13.8 8 24,709 31 330.3 43 3,082.3 52 9.3 22.2 25 6.82 1969 14.7 7 31,691 28 373.3 13 3,406.4 10 9.2 24.3 10 7.15 1970 13.5 +7,851 470.0 5,500 11.7 31.0 A 5.64 1971 15.0 +11,000 561.o 6,700 11.9 35.0 5.22 1972 15.5 +11,000 670.0 8,000 11.9 39.0 4.88 /1 Prévisions du F .an. Sources : Direction du Tourisme; Secrétariat d'Etat au Plan. 9. ~1 M E D / T E R R A N E AN SEA TUNISIA"* TRANSPORTATION NETWORK M-e Bo rqui GULF OF TVNISMp Tubarka Dj Abiod Tåbourba man Ibio eT i Boja Soliman 4& To ANNABA Diendou .Tebour uk abov < Gafour i ahs HammarrvIt u Ara le Kef E (14:41*l 36' 0 Sers 36,- ge *i ler .,me Ebb. Ksour d$rr ouffl Kai ran LU El n Et Die. K7sserm I57 Måaknssy Soned Mezzou Mdilla GU&F OF GAOES Nea Zeur bua CHO7T JERfDKobili *deninm TUNISIA 33Y A f R IC A ce n on Remnada 0 10 20 30 0 5'sl AAY 1970 IBRD-2939
World Bank Group · Pre-2003 Economic or Sector Report
Tunisia - Current economic position and prospects of Tunisia : Situation et perspectives economiques de la Tunisie
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