RETURN TO RK FILE CO Y DIFFUSION RESTREINTE WITHIN Rapport No. PA- 16a ONE WEEK TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prépare' à titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilite quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT PROJET DE CREDIT AGRICOLE NIGER 15 mai 1970 Départerment des projets agricoles TAUX DE CONVERSION 1 dollar EU : 277,71 francs CFA 1 franc CFA : 0,0036 dollar EU 1 million de francs CFA 3.600 dollars EU POIDS ET MESURES Système métrique ABREVIATIONS CNCA : Caisse nationale de crédit agricole UNCC : Union nigérienne de crédit et de coopération FED : Fonds européen de développement GiV : Groupement mutualiste villageois CFDI' : Compagnie française pour le développement des fibres textiles SONARA : Société nigériennc de commercialisation de l'arachide CSPPN : Caisse de stabilisation des prix des produits du Niger IRAT : Institut de recherches agronomiques tropicales BCEAO : Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest 3DRN : Banque de développement de la République du Niger BIA0 : Banque internationale pour lAfrique occidentale NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE TABLE DES MATIERES Pages RESUIE ET CONCLUSIONS .............. ............... i-ii I. INTRODUCTION ....... ...................... 1 II. GENERALITES ................... 2 Economie ................... 2 Agriculture .................. 2 Crédit agricole .......................... Programme d'amélioration de la productivit .. 5 III. LE PROJET .................... 6 A. Description générale ....................... 6 Définition ...................... 6 Zone du projet .............. ........*..... 7 Aspects institutionnels .................... 8 Coopératives .............................. 8 Procédure d'octroi des crédits ............. 9 Approvisionnement en moyens de production .. 9 B. Description détaillée ...................... 12 Programme de prets .................. 12 Personnel de direction et services de vulgarisation ........................... 13 Estimation du coût du projet ...............14 Financement du projet ...........1.. ... 5 Achats et versements ....................... 16 IV. ORGANISATION ET GESTION ........................ 17 Coordination du projet ......................... 17 La CNCA .... ............................. 17 Services de vulgarisation ...................... 19 Services d'approvisionnement et de commercialisation ..... ................. 20 Le présent rapport est basé sur les conclusions dfune mission qui stest rendue au Niger en novembre 1968 et qui êtait composée de MM. Kordik, Mawussi, von Oppenfeld (de lIDA) et Brick (consultant), et de M. Hassid qui stest ensuite rendu au Niger en novembre 1969. TABLE DES MATIERES (suite) - 2 - V. PRODUCTION, DEBOUCIHES, AVANTAGES RETIRES PAR LES AGRICULTEURS ET RECETTES DE L'ETAT .......................... 21 Production ...................... 21 D|bouchés ........................ 21 Prix ....................................... 22 Avantages retirés par les agriculteurs ..... 23 Recettes de l'Etat ......................... 24 VI. AVANTAGES ECONOMIQUES ET JUSTIFICATION ....... 24 VII. RECOMMiANDATIONS ...................... 25 ANNEXES 1. Généralités sur l'agriculture Tableau 1: Superficies cultivées, production et rendements 2. Services de recherche et de vulgarisation Organigramme de l'UNCC 3. Commercialisation et prix 4. Crédit et CNCA Tableau 1: Opérations de prêt Tableau 2: CNCA - Compte de profits et pertes (chiffres réels et projections) Tableau 3: CNCA - Bilans des années écoulées et projections Tableau h: CNCA - Compte du projet - Cash flow prévisionnel Tableau 5: Détail des coiîts et des modalités de financement du projet SComité de coordination du projet 6. Moyens de production et produits agricoles Tableau 1: Budget d'une exploitation moyenne cultivant l'arachide et le mil Tableau 2: Budget d'une exploitation moyenne cultivant le coton et le sorgho Tableau 3: Budget d'une exploitation cultivant le riz et le mil Tableau 4: Prévisions concernant les rendements et les prix TABLE DES MATIERES (suite) - 3 - 7. Tableau 1: Taux de rentabilité Tableau 2: Superficies annuelles prévues CARTES 1. Production agricole 2. Projet de crédit agricole NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE RESUME ET CONCLUSIONS i. Le présent rapport est consacré à ltévaluation d'un projet de crédit agricole destiné aux agriculteurs nigériens, pour lequel un crédit de l'IIA de la contre-valeur de 58h.000 dollars est envisagé. Cette ope- ration sera le premier projet agricole nigérien à recevoir ltaide du Groupe de la Banque. Le montant du crédit envisagé, la dimension de l'exploita- tion moyenne prévue (environ 3 ha) et le revenu actuel des agriculteurs (moins de 80 dollars par an) disent assez les limites des possibilités de financement du développement de l'agriculture au Niger. Il nty a pas pour le moment de solution de rechange plus satisfaisante. ii. L'agriculture est le pilier de l'économie, l'arachide, le coton et le riz étant les principales cultures de rapport. Le crédit de 1VIDA permettra d'accélérer le programme d'amélioration de la productivité de l'arachide, du coton et du riz, programme entrepris en 1965 avec ltaide financière de la Communauté économique européenne (CEE). iii. La République du Niger se rend compte de l'importance que revt le crédit agr.cole pair le financement de l'usage accru de moyens modernes de production. Le principal organisme de crédit agricole est la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) crée en 767. Ses opérations limitées, crédit agricole à la production et prêts aux c-opératives, ne lui ont pas fourni de recettes suffisantes pour couvrir ses frais de fonctionnement. Récemment, le Gouvernement nigérien a élargi le champ dactivités de la CNCA en l'autorisant à participer au financement de l'exportation de l'ara- chide. Grace à cette mesure, la CNCA devrait devenir viable. Pour le moment, ses ressources financières sont suffisantes mais l1Etat devra augmen ter son capital pour lui permettre de faire face à ses besoins futurs. Le projet permettra également de profiter de l'assistance technique actuel- lement accordée par la France. iv. Le projet servira à financer un programne quadriennal de prêt estimé à 180 millions de FCFA ($647.000), le coût de ltassistance technique et des services de vulgarisation, estimé à 62,2 millions de FCFA (contre- valeur de $224.000). Le programme de prêt se compose principalement des éléments suivants: 71,7 millions de FCFA ($258.000) pour les facteurs de production saisonniers et 108 millions de FCFA ($389.000) pour les aména- gements au niveau des exploitations et l'acquisition de bascules par les coopératives. Le coût total du projet est estimé à 2h2 millions de FCF!. ($871.000) dont 1VIDA financerait environ 67%,ce qui représente le coût estimatif en devises soit 117 millions de FCFA ($424.000) et le coût des services de vulgarisation estimé a 4h,h millions de FCFA ($160.000). - ji - La contribution des agriculteurs au projet stelèverait à 8% du coût total et celle de la CNCA à 25%. v. L'emprunteur sera la République du Niger, qui autorisera la CNCA a conserver au titre de fonds propre l'élément du crédit de l'IDA réservé a son programme de prêt,soit 100 millions de FCFA ($360.000). Les agricul- teurs obtiendront de la CNCA des prêts à moyen terme au taux de 8% par an remboursables en 4 ans et des prêts à court terme au taux de 9% par an. Le crédit accordé aux agriculteurs sera entièrement en nature. vi. Le programme de crédit ne peuý réussir que si on améliort- et développe les services de vulgarisation. Pour améliorer les services de vulgarisation dont bénéficient les producteurs de coton, 5 agents subal- ternes supplémentaires seront employés, et environ le même nombre fourniront leur aide aux producteurs d'arachide. La collaboration avec les organismes intéresses sera assurée par ltintermédiaire d'un comité de coordination du projet créé à cet effet. vii. Le renforcement du capital social de la CNCA à l'aide d'une partie du crédit de l'IDA, les conditions de rétrocession envisagées et lexten- sion des activités de la CNCA lui permettront de couvrir toutes ses dépenses, de constituer des réserves et de continuer des opérations de prêt après la fin du projet. viii. Le principal avantage du projet sera de provoquer un accroissement continu de la production d'arachide, de coton et de riz en améliorant les rendements, ce qui, dans une période de baisse des cours, compensera les pertes de revenu des agriculteurs et la réduction des recettes de l'Etat. Le projet permettra également de faire connaltre pour la première fois aux paysans vivant en économie de subsistance des techniques agricoles perfec- tionnées et de les familiariser avec une économie monétarisée. Près de 50% des dépenses du projet seront consacrés a l'acquisition de facteurs supplémentaires de production et au coût des services techniques. Cette utilisation des ressources contribuera à familiariser les agriculteurs nigériens avec des façons culturales améliorées. Comme les rendements augmentent presque immédiatement lorsquton augmente ltemploi des facteurs de production, l'évaluation des avantages du projet selon la méthode habi- tuelle fait apparaître un taux de rentabilité exceptionnellement éleve. Toutefois, ce taux dépend beaucoup de liaugmentation des rendements et du temps que les agriculteurs peuvent mettre à accepter des méthodes améliorées. Néanmoins, si l'on retient des hypothèses prudentes quant auKrendements et au temps d'adaptation nécessaire, le taux de rentabilité reste encore dtenviron 20%. ix. En dehors de la continuation du programme de productivité entrepris par la CEE, dans le cours duquel l'organisme local de crédit sera également renforcé , il n'y a pas pour le moment de possibilités de développement agricole au Niger. Le projet présente donc une possibilité économiquement justifiée d'utilisation des ressources, pour un crédit de l'IDA de 584.000 dollars. NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE I. INTRODUCTION 1.01 Un projet concernant le crédit agricole a été identifié par une mission mixte Banque/IDA envoyée au Niger en septembre 1966. Ce projet fut ensuite préparé en novembre 1967 par une mission mixte FAO/Banque composée de MM. Brochu, Courbois et Haasjes. En juin 1968, le Gouvernement du Niger a demandé à l'IDA de lui accorder un crédit pour permettre à la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) de continuer ses opérations de prêt à court et moyen termes aux agriculteurs et aux coopératives. Le coût total du projet, pour une période de quatre ans allant de 1969 à 1973, était estimé à 905,34 millions de francs CFA (3,26 millions de dollars). Il était demandé à 11IDA dty participer pour 688,72 millions de francs CFA (2,48 millions de dollars), le reste devant être fourni par le Fonds européen de développement (FED), par les ressources de la CNCA et par les agriculteurs participants. 1.02 Le projet, tel qu'il était présenté par le gouvernement, ne justifiait pas l'octroi d'un prêt de l'IDA. Les investissements prévus en petit matériel agricole et les achats de moyens de production étaient surestimés. Les prévisions, qui portaient sur lemploi de 7.000 unités de culture attelée et de 9.000 tonnes d'engrais au cours de la période couverte par le projet, paraissaient exagérément optir.stes car ces moyens de production n'avaient été utilisés que sur une échelle très modeste au cours des années précédentes. D'autre part, il convenait de renforcer la structure financière et délargir le champ des opérations de la CNCA pour en faire une institution viable; en particulier, son programme de pret était trop limité pour lui permettre de couvrir ses frais de fonc- tionnement. 1.03 Après consultation du Gouvernement du Niger et en accord avec lui, le projet initial a ét' sensiblement remanié. Le coût total du projet est maintenant dtenviron 871.000 dollars, dont un crédit de 584.000 dollars de ltIDA. Laccent est mis sur la crédit agricole aux membres des sociétés de crédit et sur les serviceo de vulgarisation. La CNCA êtendra ses activités: elle financera l'organisation de l'exportation des arachides. 1.0h Le présent rapport est basé sur les conclusions d'une mission d'évaluation du projet composée de M. Kordik, Me.ussi et von Oppenfeld (de ltIDA) et Brick (consultant), qui s test rendue au Niger en novembre 1968, et de M. Hassid qui sty est rendu en novambre 1969. Pour conclure les négociations en cours avec le Gouvernement du Niger, on attendait - 2 - qu'une décision soit prise quant au renforcement de la structure finan- cière de la CNCA. Une décision jugée satisfaisante par l'Association fut prise en mars 1970. II. GENERALITES Economie 2.01 Le Niger, pays continental situé au sud du Sahara, est handicapé par le coût élevé des transports, car il se trouve a une distance de 1.000 à 1.300 km des ports de mer, Clest l'agriculture qui constitue le moyen d'existence de plus de 95% de la population totale du pays, laquelle se monte à 3,9 millions d'habitants et s'accrolt au rythme de 2,5% par an. Le revenu moyen par tete est d'environ 87 dollars. De 1959 à 1966, le pB aux prix courants corrigés par l'indice des prix pour Niamey slest accru au taux de 4,6% par an. L'agriculture de subsistance, basée sur le mil et le sorgho, est prédominante, tandis que les arachides, le coton et dans une moindre mesure le riz, sont les cultures de rapport les plus importantes. Lélevage extensif est beaucoup pratiqué dans les zones de pluviométrie marginale, où des pasteurs nomades font paftre des bovine, des moutons et des chèvres. Les activités non agricoles sont très faibles et les res- sources naturelles exploitables sont limitées. Les quelques entreprises industrielles qui excistent se consacrent surtout à la transformation des produits agricoles bruts. Cependant, on a découvert récemment dans le désert du Sahara un gisement dturanium et les investissements dans la mine et dans l'usine de concentration du minerai s'effectuent d'une façon satisfaisante. Agriculture 2.02 Données générales. Des renseignements plus détaillés sur l'agri- culture sont donnés dans l'Annexe 1. C'est la faible pluviométrie qui restreint le plus sérieusement la production agricole. Les précipitations moyennes annuelles varient de moins de 25 mm dans le nord à 800 mm dans le sud (voir carte No 1). Il existe une saison sèche et une saison des pluies bien tranchées. Les cultures qui ne nécessitent pas d'irrigation sont celles de céréales, de légumineuses, dtarachides et de coton. Les superficies cultivées en riz, environ 11.000 ha au total, reçoivent un supplément d'eau par irrigation. 2.03 La plupart des sols sont sablonneux et assez fertiles, à condition de recevoir des engrais phosphatés. On trouve partout dans le pays, dans les vallées et dans les dépressions naturelles, des terres alluviales qui conviennent à la culture du coton et du riz, mais leur surface totale est assez faible. Environ 2% seulement de la superficie totale du Niger sont cultivés et 6% environ sont en jachère. La possibilité d1accroître les cultures semble limitée, car la densité de la population est élevée dans les régions où les terres sont bonnes et les chutes de pluie suffisan- tes. Te cycle le plus courant diassolement comporte trois ans de cultures de céréales ou de cultures de rapport, et trois ou quatre ans de jachères. La restauration de la fertilité et de l'humidité des sols est laissée aux soins de la nature, ce qui empêche de réduire la période de mise en ja- chère . 2.oh Régime foncier et façons culturales. Le régime foncier est con- forme au système tribal traditionnel, dans lequel les chefs locaux affec- tent des parcelles nominativement aux membres de leur collectivité. Cepen- dant, les terres améliorées par les soins de l'Etat grâce à lrirrigation ou à d'autres procédés sont données à bail gratuitement par l'Etat à des agriculteurs évolués. En outre, la pression démographique croissante amène à adopter une forme plus permanente de possession des terres, dans laquelle les parcelles d'un agriculteur sont transférées à d'autres membres de sa famille, même s'il n'existe toujours pas de titres de pro- priétéc Pratiquement, tous les travaux sont faits à la main; la taille des exploitations varie suivant le nombre de personnes par foyer et les cultures pratiquées. Généralement, chaque membre d'une famille cultive de 0,5 ha à 1 ha, de sorte que l7exploitation moyenne dans les régions les plus productives comprend 3 ha de terres cultivées et 3 ou 4 ha de terres en jachère. La superficie cultivée en arachides ou en riz est en moyenne d'environ un hectare par exploitation; pour le coton, elle n'est que de O,5 ha. 2.05 Les techniques de culture sont généralement primitives. On utilise des instruments à main pour toutes les opérations, y compris la préparation des sols et le sarclage. Les transports à ltintérieur des exploitations et vers les marchés se font avec des chameaux de bât ou des ânes. Seuls quelques cultivateurs évolues emploient des fumures organiques ou des engrais chimiques. 2.06 Ce n'est que depuis peu de temps que les cultures de rapport sont pratiquées sur une échelle appréciable. Comme plus de 95% des habitants vivent sur la terre, le commerce des denrées alimentaires de base est peu important. Les possibilités d'exportation de ces denrées sont limitées, car les pays voisins produisent les mêmes et le coût élevé des frais de transport empêche d'en expédier dans les régions côtières qui en man- quent. La production d'arachides, de coton et dans une moindre mesure de riz, s'est accrue sensiblement depuis ltindépendance en 1960 et ces produits sont les seuls qui puissent être commercialisée avec succès dans un avenir prévisible. L'élevage, pour lequel le pays offre des possi- bilités, est mal organisé ; il est entravé par le manque d'eau et par l'existence de maladies qui empêchent de développer comme il faudrait les exportations de bétail. 2.07 Politique gouvernementale et priorités en agriculture. La poli- tique gouvernementale de d'veloppement, telle qu'elle est formulée dans les Perspectives décennales de développement 1965-197b et dans le Plan quadriennal 1965-1968 qui est plus precis, donne la priorité aux pro- grammes d'amélioration de la productivité, surtout en agriculture. Des coopératives rurales, groupant un nombre suffisant de villages pour être viables, ont joué un role important dans ces programmes. Le gouvernement encourage lemploi d'engrais, d'insecticides, de semences sélectionnées et dtunités de culture attelée, concurremment avec l'intensification de la recherche et de la vulgarisation. L'assistance technique française constitue un facteur important. Bien que certains objectifs de production et dtinvestissements du Plan paraissent optimistes, la production d1ara- chides avait dés 1967 dépassé de 10% le chiffre prévu pour 197h, celle de riz avait atteint 80% de l'objectif. Un nouveau plan de développement pour la période 1969-1974 retient les mêmes priorités. 2.08 .,ý;herche. C'est l'Institut de recherches agronomiques tropi- cales et de cultures vivrières (IRAT) qui est chargé de la recherche agri- cole. Il entretient deux stations de recherche. En vertu d'un accord passé avec la France, qui couvre 50% des dépenses, du personnel étranger aidé par des Nigériens procéde à des travaux de recherche efficaces sur toutes les cultures pratiquées dans le pays. Il s agit essentiellement de recherche appliquée couvrant tous facteurs éventuels dtamélioration de la productivité. Les recherches sur le coton ont débute il y a trois ans seulement et les premiers résultats, s'ils ne sont pas encore concluants, sont prometteurs. On étudie actuellement le dosage d'engrais à adopter pour les terres alluviales. 2.09 Services de vulgarisation et coopératives. C'est le Ministère de l'économie rurale qui est principalement chargé de la vulgarisation agricole, mais son organisation laisse à désirer, surtout en ce qui concerne la coordination des divers services. Le même ministère comporte un Service d'animation rurale, qui a pour but d'inciter et de préparer les cultivateurs à adopter des techniques meilleures et à s'organiser en coopé- ratives. Les conseils techniques sont donnés par des services indépendants les uns des autres et relevant des quatre directions du ministère, celles de l'agriculture, de l'élevage,du génie rural et des forêts. En ce qui concerne le riz, les services de vulgarisation sont assurés par les direc- tions de ltgriculture et du génie rural avec llaide de techniciens chinois. La Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) qui a un contrat avec lUnion nigérienne de crédit et de coopération (UNCC) et qui est partiellement financée par le Fonds dtassistance et de coopé- ration (FAC) est chargée de la vulgarisation agricole en ce qui concerne la culture du coton. Alors que les services du ministère sont inefficaces, ceux de la CFDT ont un personnel mieux formé, ils sont aussi mieux surveil- les et obtiennent de bons résultats. De plus amples détails sont donnés dans l'Annexe 2. 2.10 En 1962, le gouvernement a créé l'UNCC, conçue pour être l'union des coopératives du pays, pour encourager la création de coopératives et pour fournir le crédit agricole. Depuis 1967, cependant, cette dernière - 5 - fonction a été confiée à la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA). Comme les agriculteurs n'ont aucun titre de propriété foncière, il est difficile de tr ouver de bonnes garanties pour les prets. Pour surmonter cette difficulté, ltUNCC a encouragé la formation de sociétés mutuelles de crédit, les Groupements mutualistes villageois (GMV) (voir Annexe 3). Les membres des G14V garantissent solidairement le remboursement des prêts faits à chacun d'eux (voir Annexe 4). 2.11 Commercialisation. Avant 1962, la commercialisaticn des cultures de rapport des exploitants était entièrement dans les mains du commerce privé. Depuis cette date, les coopératives sten occupent de plus en plus, elles financent aussi ltapprovisionnement en moyens de production et parent aux besoins essentiels des cultivateurs. Lrexportation des ara- chides est assurée par la Société nigérienne de commercialisation de ltara- chide (SONARA), qui est une société dticonomie mixte. La CFDT est chargée de l'exportation du coton. La Caisse de stabilisation des prix des produits du Niger (CSPPN) stefforce de stabiliser les prix des arachides et du coton. Des détails à ce sujet sont donnés dans lAnnexe 3. Crédit agricole 2.12 Depuis 1967, la CNCA fournit aux agriculteurs et aux coopératives tout le crédit dont ils ont besoin. Deux autres banques, la Banque de développement de la République du Niger (BDRN) et la Banque internationale pour ltAfrique occidentale (BIAO), financent les stocks de coton et d'ara- chides entretenus par la CFDT (coton) et par la SÔNARA (arachides) avant dtêtre exportés. Elles n1exercent aucune autre activité liée au secteur agri- cole. Les taux d'intérêt commerciaux que l'on rencontre généralement, basés sur le taux de .la .Banque .centrale des Etats de lAfrique de l'ouest (BCEAO) soit 3,5% par an,sont actuellement compris entre 6% et 8% par an. Dans le cadre des accords actuels, le financement des besoins a court terme de SONARA, opération bancaire la plus importante et la plus rentable, est réparti entre la BDRN et la BIA0 selon la proportion de 55% pour la pre- mière et h5% pour la seconde. Ces deux organismes perçoivent actuellement un intérêt de 5% par an, auquel stajoute un droit mensuel de 1/12%. La BCEAO fournit des facilités de réescompte jusqutà concurrence de 80% du volume des opérations financées. En mars 1970, pour améliorer les résul- tats d'exploitation de la CNCA, le Gouvernement du Niger a décidé que la CNCA recevrait une part égale à 250 millions de francs CFA, soit environ 11% du financement global de l'exportation des arachides,, à partir de la campagne 1970-71 (voir par. 4.02 et 4.06). Programme dtamélioration de la productivité 2.13 Le Gouvernement du Niger, en raison de la perte du marche fran- çais préférentiel résultant de. 1entrée de la France dans le Marché commun, a été forcé d'améliorer la productivité de son agriculture pour compenser les réductionsde recettes dues à la diminution des prix à ltexportation. - 6 - Conformément aux recommandations du Plan national de développement, un programme d1amélioration de la productivité a été lancé en 1965. L'exten- sion des surfaces cultivées ntest pas une solution valable, car dans les zones de production la plupart des terres sont déjà exploitées. Le pro- gramme d'amélioration de la productivité a reçu ltaide du Fonds européen de développement (FED) en vertu de la Convention de Yaoundé de 1964 et, en 1968, le FED avait déjà versé 1,5 million de dollars. Ces fonds ont été utilisés pour subventionner les applications dtinsecticides sur les cultures de coton, la création de moyens de commercialisation et l'emploi de ressources telles que semences sélectionnées, engrais, produits phyto- sanitaires et unités de culture attelée. La convention a expiré en mai 1969, mais le versement des fonds engagés peut se poursuivre pendant deux ans après cette date. Cela permettra de financer notamernt 80 entrep'ts coopératifs dans la zone du projet. 2.14 Le programme dt amélioration de la productivité financé par le FED ne concerne que les arachides et le coton. Un programme analogue pour le riz est mis en oeuvre avec des fonds publics et une assistance technique chinoise. Tous ces programmes sont appliqués de façon progressive par les mesures suivantes: (a) introduction de semences sélectionnées, qui ont déjà provoqué une augmentation sensible de la production; (b) offre dlengrais aux producteurs d1arachides et de riz, ainsi que de produits phyto-sanitaires aux producteurs de coton; (c) fourniture d'unités de culture attelée pour améliorer les techniques et surtout pour accélérer la préparation des sols et les semailles; (d) amélioration de l'irrigation pour les producteurs de riz. Une autre mesure envisagée pour l'avenir est la création d'exploitations mixtes, cIest-à-dire pratiquant aussi llélevage du bétail pour la production de viande et de lait. III. LE PROJET A. Description générale Définition 3.01 Le projet vise à prolonger et accélérer ltexécution du pro- gramme gouvernemental dtamélioration de la productivité en fournissant de meilleurs services de vulgarisation,des facteurs de production, des - 7 - crédits suffisants et des moyens de commercialisation. Il comporte: (i) la fourniture denviron 2.000 unités à traction bovine, de charrettes à boeufs et de pièces de rechange; (ii) la fourniture de bascules aux nouvelles coopératives de commercialisation; (iii) l'expansion des services de vulgarisation en couvrant les frais de 100 agents supplémentaires; (iv) la fourniture de semences sélectionnées, dfengrais et de produits phyto-sanitaires; (v) une assistance technique à la CNCA. 3.02 Le projet vise à assurer un accroissement soutenu du revenu des agriculteurs et des recettes de l'Etat dans une période de baisse des prix des arachides et du coton. Son objectif principal est de garan- tir, par ltamélioration des rendements, que la production dtarachides, de cotôn et de riz continuera à augmenter. Il couvre la période de quatre ans allant de la campagne 1970-71 à la campagne 1973-74. Des crédits supplémentaires seront accordés aux agriculteurs, par l'intermédiaire de la CNCA et des coopératives, pour l'achat d'équipement agricole, d'animaux de trait, de semences, d'engrais et d'insecticides. Des bascules seront fournies aux coopératives pour améliorer leur fonctionnement. Le projet contribuera aussi à renforcer le service de vulgarisation de l'UNCC pour la culture du coton et à créer une branche nouvelle de ce service pour les producteurs dtarachides. Enfin, en couvrant les frais d'un expert étranger, il assurera la continuation de l'assistance technique destinée à former le personnel local de la CNCA. Zone du projet 3.03 Le projet n'intéresse que les parties du pays où 1'UNCC exerce déjà son activité ou commencera à ltexercer pendant les quatre années auxquelles il s'applique (voir Carte No 2). Cette zone représente la plu- part des régions productrices dtarachides et la totalité des régions productrices de coton et de riz. Les conditions écologiques dans les régions de production sont presque semblables. Celles où on cultive l'arachide ont un sol sablonneux, pauvre en matières organiques et en phosphore. La culture du coton n'est pratiquée que dans les bandes ou les poches de terres alluviales situées dans les vallées et dans les dépressions naturelles. La production du riz, qui repose sur l'irriga- tion, est concentrée sur les rives du Niger. Le rendement des cultures dtarachides augmente progressivement du nord vers le sud, en même temps que la pluviométrie. On n'emploiera des engrais pour ces cultures que dans les régions où il tombe au moins 600 mm d'eau par an, car ils ont - 8 - peu dteffet dans les régions où les précipitations sont marginales. 3.04 La population rrale dans l.a zon? du projet tt esttée officiel- lement à 2,5 millions i.tr:s a-. totul, dont 2 mrillvn eviron dans les régions à ppuation dense de N4araul rt de Zîujer, centres de produc- tion des arachides. Une farile ruraLe cc-:cte eri îoyrne six -,srsonnes. Le nombre total d'exploiations agric,les e:t donc esti.; à 410.000. La superficie moyenne dluns exploitation agiicole, y compris les terres en jachèren, est à l'heure actuelle d,, 7 ha. Il n'est guère possible de l'augmenter à cause de la forte densité de la population dans les régions qui se prêtent à l'agriculture. Aspects institutionnels 3.05 Les deux institutions directement intéressées par le projet sont l'UNCC et la CNCA. L'UNCC continuera à se charger de la préparation des programmes dtapprovisionnement des GMV en facteurs de production agricoles, de la distribution de ces biens aux coopératives, ainsi que de l'organisation et du contrôle de la commercialisation. Tout en continuant à fournir des services de vulgarisation aux coopératives et aux produc- teurs de coton, elle en fournira également aux producteurs d'arachides. Le FAC continuera à accorder son assistance technique à l'UNCC pendant l'exécution du projet. La CNCA financera, par l'intermédiaire des GMV, les besoins des agriculteurs en crédits a court et à moyen termes au titre du programme d'amélioration de la productivité. 3.06 Le Ministère de l'économie rurale continuera à appuyer ce pro- gramme d'amélioration de la productivité au moyen de ses services d'ani- mation rurale et de vulgarisation agricole. Le Comité de coordination du projet aura pour tache de rendre cette collaboration plus effective. Des détails à ce sujet sont donnés au paragraphe h.01 du rapport et à lfAnnexe 5. Coopératives 3.07 Les coopératives agricoles, guidées et controlées par l'UNCC, jouent un r'le important dans l'exécution du programme. Leur nombre passera de 57 à l'heure actuelle à une centaine. C'est par leur inter- médiaire que les agriculteurs participant au programme reçoivent leurs moyens de production, commercialisent leurs récoltes et bénéficient de conseils techniques. Enfin, en préparant les programmes de fournitures à l'échelon du village, les coopératives facilitent l'obtention de crédits par l'intermédiaire des GMV. 3.08 LtUNCC a entrepris et dirigé la création de coopératives. Pour éviter d'avoir de petites coopératives avec un faible chiffre d'affaires et des frais administratifs élevés, 11UNCC a groupé plusieurs villages en sections, six ou sept sections constituant une coopérative. De cette -9- ftçon, les coopératives commercialisent en moyenne des récoltes dtune valeur d'environ 20 millions de francs CFA (72.000 dollars). En outre, les coopérat4ves versent des dividendes annuels à leurs membres, ce qui incite fortement ceux-ci à leur vendre leurs récoltes. Leurs administra- teurs sont élus et ils sont aidés dans leur tâche par des agents de ltUNCC, détachâs à raison drun par coopérative. On a simplifié les écritures en utilisant des symboles au lieu de chiffres, ce qui permet à des adminis- trateurs illettrés de garder trace des récoltes livrées et des sommes versées. Les immobilisations des coopératives sont réduites au minimum, elles consistent surtout en bascules, en cases simples et en aires cimen- tées pour le stockage des récoltes. Procédure d2octroi des crédits. 3.09 Les demandes de crédit sont reçues à l'échelon du village plusieurs mois avant le début de l'époque des semailles par les agents de l'UNCC détachés auprès des coopératives. Ces derniers sont aidés pour l'évaluation des demandes par les agents de l'animation rurale et de la vulgarisation. Les programmes des villages sont soumis pour approbation à des comités régionaux (voir Annexe h). Les programmes approuvés sont transmis à lUNCC qui procède aux importations nécessaires. Au moment de la livraison des fournitures par les coopératives aux sociétés de village, le président local signe, au nom de la société, un reçu qui devient la pièce authentifiant le prêt de la CNCA aux agriculteurs participants. On exige de ceux-ci, pour les prêts à moyen terme, une participation de 20% qui doit être versée au moment de la signature du prêt. 3.10 A ltépoque de la récolte, les sociétés de crédit sont informées des remboursements à effectuer. Les présidents des sociétés assistés des membres de leur bureau contrôlent les remboursements sur les marchés des coopératives. Les agriculteurs reçoivent la totalité de la valeur des récoltes livrées et remboursent leurs dettes aussitôt. Comme les membres des sociétés sont solidairement responsables, les sommes manquantes sont récupérées sur la part des sociétés dans les ristournes de la coopérative. 3.11 Ces méthodes ont donné jusquté présent de bons résultats, elles doivent rester en vigueur pendant ltexécution du projet. Cependant, l'obligation de verser 20% comptant a sans aucun doute empêché beaucoup de cultivateurs d'obtenir des crédits pour liachat de petit matériel agri- cole, car ils ne disposent que de peu d'argent. Dans le projet, ce taux de 20% a été reduit à 10%. Le gouvernement a donné des assurances sur ce point au cours des négociations et, en raison du peu d1expérience qu'on a à l'heure actuelle, la CNCA réexaminera de temps en temps, en accord avec lIDA, la clause concernant les paiements comptant et l'adaptera aux possibilités financières des agriculteurs. Un autre avantage du système est que la CNCA nla à tenir qutun petit nombre de comptes, correspondant au nombre des sociétés de crédit. Approvisionnement en moyens de rroduction 3.12 Semences. Un exposé détaillé sur les moyens de production figure dans l'Annexe 6. Le programme de semences d'arachides a été lancé il y a plusieurs années et il permet de fournir maintenant aux agricul- teurs environ 2.000 tonnes de semences sèlectionnées (décortiquées). - 10 - L'IRAT dirige la production originelle des semences et leur multiplication à l'échelon des exploitations agricoles. Avant d'être distribuées aux agriculteurs, les semences sont traitées avec un fongicide, dont on utilise environ 2,5 tonnes par an dans la zone du projet. On donne au moment des semailles les quantités de semences nécessaires aux agriculteurs qui restituent ensuite, au moment de la récolte, 150 kg d'arachides pour 100 kg de semences reçues. La valeur des 50 kg supplémentaires est suf- fisante pour payer les primes aux producteurs de semences, le stockage, les fongicides et les intérêts. Etant donné que les rendements peuvent diminuer par suite de la dégénérescence des semences, il faut remplacer celles-ci tous les cinq ans. 3.13 L'UNCC n'est pas chargée de fournir les semences de coton et de riz. Elles sont distribuées directement par la CFDT pour le coton et par l'IRAT pour le riz. Il ntest pas nécessaire d'accorder pour elles des facilités particulières de crédit. La CFDT fournit actuellement des semences dtune variété améliorée de coton qui donnera dans les années à venir des fibres d'une longueur de 1 inch 1/16 au lieu de 1 inch 1/32. 3.14 Engrais. Dans les régions qui reçoivent plus de 600 mm de pluie par an, il est recommandé d'épandre 75 kg de superphosphate à lthectare. L'injection dans le sol de bactéries qui fixent ltazote ne fait pas partie des pratiques culturales actuelles. Comme l'application d'engrais azotés pour les arachides ntest pas rentable au Niger, cette injection pourrait entrainer une augmentation des rendements. L'assurance a été donnée que des essais dans ce sens seront entrepris par l'IRAT au cours de la cam- pagne de 1970. L'emploi d'engrais pour le coton en est encore au stade expérimental et le projet ne prévoit dgen utiliser que pour les cultures irriguées ou pour les terres peu fertiles, puisque c'est seulement dans les deux cas que le manque d'engrais est le principal frein à la production. L'assurance a été donnée que les essais dlemploi dtengrais pour la cul- ture du coton seront poursuivis sous le contrôle de 1VIRAT. Pour le riz, on prend comme base une dose de 120 kg dgurée par hectare et par récolte. 3.15 Les agriculteurs achèteront les engrais à crédit. A l'heure actuelle, 80% environ des engrais utilisés sont destinés aux arachides. On escompte que la consommation totale d'engrais passera de 500 tonnes en 1968-69 à 800 tonnes en 1973-74, soit une augmentation de 60%. Les arachides continueront à en recevoir la plus grande part, tandis que le coton n'augmentera la sienne que lentement et suivant les résultats qui seront obtenus dans les stations expérimentales. Il n'y a pas delroduc- tion locale d'engrais, tout doit être importé. 3.16 Les engrais sont actuellement subventionnés. Le Fonds européen de développement (FED) subventionne à 40% tous les engrais destinés à la production des arachides et du coton. La convention en vigueur s'appli- quera pendant les deux premières années d'application du projet et il semble que le FED continuera par la suite à subventionner 1'emploi des engrais. Le gouvernement subventionne actuellement l'utilisation dfengrais azotés par les producteurs de riz. Comme cette utilisation est rentable pour les intéressés, ltassurance a été donnée pendant les négociations que cette subvention sera supprimée par étapes pendant la période couverte par le projet. - il - 3.17 Produits phyto-sanitaires. On utilise des fongicides, à la dose de l,250 kg par tonne d'arachides decortiquées, pour le traitement des semences sélectionnées en vue de prévenir les dégats qui pourraient être causés par les champignons. Il est indispensable de lutter contre les insectes qui attaquent le coton. Il faut en moyenne procéder à quatre traitements contre les insectes avec un mélange de DUT et dtendrine au cours de chaque campagne. La pulvérisation est faite à crédit par des unités de pulvérisation de la CFDT. Le FED a fourni à titre de don des pulvérisateurs et il ne sera pas nécessaire d'en acquérir dtautres pendant la période d'exécution du projet. A l'heure actuelle, le FED subventionne aussi les insecticides à raison de 30%. Le gouvernement a l'intention d'éliminer cette subvention après la campagne 1971-1972. La culture du riz ne pose pas en ce moment de graves problèmes en ce qui concerne les maladies ou les insectes. 3.18 L'équipement acicole. Avant la mise en oeuvre du programme du FED, il y a environ six ans, l'importation d'équipement agricole comme les charrues, les semoirs, les cultivateurs, les houes et les charrettes en provenance du Sénégal avait beaucoup de succès. Par contre, le matériel à traction bovine reçu au titre du programme du FED nta pas été bien accueilli; il n'en a été vendu qu'un millier. Les causes de cet état de choses étaient les suivantes: (a) les règlements du FED obligent à importer des matériels en provenance des pays-membres et la plupart d'entre eux ne convenaient pas au Aiger; (b) les démonstrations et les services d'eatretien étaient in- suffisants. Le projet prévoit l'importation, par appel à la concurrence internationale, de matériels à traction bovine qui seront assemblés sur place par ltUNCC. Ils seront livrés à crédit aux agriculteurs. L'UNCC reste chargée du service après-vente et de l'entretien de ces instruments. Des ateliers mobiles sillonnent le pays et on apprend aux forgerons autochtones, sui- vant un programme de l'OIT, à faire des réparations simples. Comme les cultivateurs nigériens vivent encore en groupe:3 familiaux relativement nombreux, on admet que chaque unité fournie dans le cadre du projet sera utilisée par plusieurs exploitants. 3.19 Animaux de trait. Il existe au Niger un important troupeau de gros bétail dans lequel les agriculteurs peuvent choisir des animaux convenables. Le dressage des animaux de trait est organisé par ltUNCC dans des centres répartis sur tout le pays. Dans l'avenir, l'UNCC steffor- cera de faire dresser les animaux dans les exploitations par leurs pro- priétaires aidés par des agents du service de vulgarisation. La CNCA accordera des crédits permettant de couvrir tous les frais de dressage des animaux ou d'acheter des animaux dressés. - 12 - 3.20 Bascules. Des crédits seront accordés aux coopératives nou- vellement creees pour l'achat de bascules. Dans l'organisation actuelle, chaque section disposera dtune bascule. On prélèvera une redevance de 35 francs CFA par tonne pesée pour rembourser le prix des bascules et pour couvrir les frais d'entretien. B. Description détaillée Programme de prêts 3.21 Les prêts prévus par le projet seront à court et à moyen termes. Les prêts à moyen terme se monteront à 65,2 millions de francs CFA (235.000 dollars) pour les boeufs, les unités de culture attelée, y compris les rechanges et les charrettes à boeufs,et à 22,5 millions de francs CFA (81.000 dollars) pour les bascules des coopératives nouvelles, en vue de faciliter et dfaccroàtre la commercialisation coopérative des arachides, du riz et du coton dans le cadre du projet. Les crédits à court terme, d'un montant d'environ 71,7 millions de francs CFA (258.000 dollars),serviront aux achats de semences, d'engrais et d'insecticides, frais dtapplication compris. Les sociétés de cr-dit et leurs membres recevront uniquement des crédits en nature et les rembourseront par l'inter- médiaire des coopératives au moment de la récolte sur les sommes perçues pour la vente de leurs produits. Les coopératives rembourseront les crédits qui leur seront accordés pour leurs bascules à l'aide des rede- vances qu'elles percevront par tonne pesée, ce qui permettra de récupérer ces crédits en trois ou quatre ans. 3.22 Les montants affectés, au début de chuue saison, aux crédits a court terme seront rembours's à la fin de la saiion, de sorte que l'ac- croissement du fonds de roulemDnt, nécessaire pour finrncer l'augmentation progressive des fournitures à nesure que le projet avancera, correspondra chaque année au coût du supplément di fournitures. Ce oupplément annuel de fournitures saisonnières est un élément e.sentiel du projet, Sans lui, les investissements en 'quipement agricole n'auraient aucune effica- cité économique et le projet serait sans effet; le coût des fournitures saisonnières supplémentaires nécessaires pendant la péricde couverte par le projet est estimé à 71,7 miLlions de francs CFA (258.000 doilars) (voir par. 3.27). Au cours des rigociations, le gouverneirent a donné l'assurance qutil prendra des mesures pour garantir qu'après la fin de la période des versements effectués en vertu du projet, le volume des four- nitures saisonnières restera au moins égal à ce qu'il était pendant le projet. 3.23 Le taux d'intérêt des prêts à court terme aux sociétés de crédit sera maintenu à une commission fixe de 6%, soit un taux d'intérêt de 9% par an, leur durée étant de huit mois. Pour inciter davantage les agri- culteurs à acquérii du matériel agricole et des boeufs, les prêts à moyen - 13 - terme accordéspour ces acquisitions seront désormais remboursables en quatre ans au lieu de trois; ils seront assortis d'une commission annuelle fixe de 5% sur le montant initialement prté, soit un intérêt annuel de 8% sur le solde non encore rembourse. Des assurances ont été données quant aux conditions de prêts et aux périodes de remboursement afférentes aux crédits à moyen terme. Personnel de direction et services de vulgarisation agricole 3.24 Ltune des causes de la faible participation des agriculteurs au programme de développement a été l'insuffisance des services de vulga- risation. En raison de la présence d'experts français au titre de lassis- tance technique, et du fait que la formation de Nigériens a porté surtout sur des personnels de rang élevé, 1' UNCC dispose dtun personnel de direction tandis que l'insuffisance des crédits budgétaires a restreint le nombre des agents subalternes. La proportion actuelle d'un expert étranger ou fonctionnaire supérieur nigérien pour quatre à six agents de vulgarisation doit passer, au cours de la période de quatre ans, à environ 1 pour 15 (Annexe 2). On a dès lors inclus dans le coût du projet une somme totale de hh,h millions de francs CFA (160.000 dollars) destinée à fournir le per- sonnel supplémentaire du service de vulgarisation agricole pendant la période des versements. A la fin de la période des versements, les recettes que produira la taxe à l'exportation sur la production supplémentaire dtarachides devraient atteindre 26 millions de francs CFA par an. Ces recettes permettront au gouvernement de faire face, à la fin de la période, aux dépenses résu' 3 expansion du service de vulgarisation (20,7 millions de franci an). 3.25 Le directeur de 11UNCC est également directeur de la CNCA. Comme le programme de crédit agricole s'étend uniquement aux régions où l'UNCC exerce ses activités, ce cumul de fonctions est désirable pour le moment. Cependant, étant donne que dans l'avenir les opérations de la CNCA stètendront progressivement à tout le pays, la désignation dtun directeur distinct pour la CNCA deviendra plus tard nécessaire. En vertu de l'accord d'assistance technique passé avec la France, la CNCA a obtenu les services drun conseiller bancaire jusqu'en 1970-1971. Le role de ce conseiller est d'une importance vitale car le directeur actuel nta aucune expérience bancaire et il faut en outre assurer la formation continue du personnel de l'institution. Il n'est pas certain que ce conseiller sera maintenu jusqu'en 1972-73. C'est pourquoi le projet comprend une somme de 17,8 millions de francs CI (64.000 dollars) correspondant au coût d'un expert bancaire étranger pendant deux ans. - 14 - Estimation du coût du projet 3.26 Le coût total du projet est estimé à 242,1 millions de francs CFA (871.000 dollars), dont 117,7 millions de francs CFA (h2h.000 dollars), soit 49%,en devises. Les coûts détaillés sont estimés comme suit: Millions de francs CFA Milliers de dollars Pourcentage Monnaie Monnaie locale Devises Total locale Devises Total CTPI CDe./ I. Equipement agricole et animaux de trait Equipement agricole, charrettes, rechanges 5,0 49,7 Sh,7 18,0 179,0 197,0 - 91 Boeufs 31,0 - 31 0 111,0 - 111,0 - - Total partiel 36,0 49,7 85,7 129,0 179,0 308,0 35 57 II. Bascules pour les coopératives - 22,5 22,5 - 81,0 81,0 9 100 III. Accroissement du fonds de roulement Engrais - 9,7 9,7 - 35,0 35,0 - 100 Semences 40,0 - 40,0 144.,0 - 144,0 - - Insecticides et frais d'application 4 18,0 22,0 -179_ 65,0 70 - 82 Total partiel 44,0 27,7 71,7 158,0 100,0 258,0 30 39 IV. Services techniques Assistance technique a la CNCA - 17,8 17,8 - 6h,0 6h,0 - 100 Extension du service de vulgarisation de 1VUNCC (personnel) 44,h - 44 h 160,0 - 160 o - - Total partiel 4h,h 17,8 62,2 160,0 64,0 224,0 26 29 TOTAL GENERAL: L24,4 117,7 242el 447,0 424,0 871,0 100 h9 1/ Coût total du projet. 2/ Coût en devises (voir aussi le Tableau 5 de ltAnnexe h). - 15 - Le financement du projet 3.27 Le projet sera financé comme suit: Crédit Agriculteurs CNCA de l'IDA Total -----(en millions de francs CFA)----- I. Fquipement agricole et animaux de trait 20,5 15,5 49,7 85,7 II. Bascules pour les coopératives - - 22,5 22,5 III. Accroissement du fonde de roulement - 4h,0 27,7 71,7 IV. Services techniques - - 62,2 62,2 Total 20,5 59,5 162,1 24.2,l (en milliers de dollars) (73) (21h) (58h) (871) Pourcentage 8 25 67 100 La contribution des agriculteurs, d'un montant de 20,5 millions de francs CFA (73.000 dollars),couvrira 50% du coût des animaux de trait et 10% du coÛt de liéquipement agricole. Celle de la CNCA sera de 59,5 millions de francs CFA (214.000 dollars) et correspondra au coût total des semences et de ?'application des insecticides. Le crédit de 1DIDA de 162 millions de francs CFA (584.000 dollars) permettra de faire face aux dépenses d'en- grais, dtinsecticides et de pourvoir ainsi on partie à ltaugmentation du fonds de roulement de la CNCA; il fournira "Les devises nécessaires à l'achat de l'équipement agricole et des bascules; il couvrira enfin les dépenses totales dtassistance technique à la CNCA et d'augmentation des services de vulgarisation de ltUNCC. C'est le gouvernement qui sera l'emprunteur. Il prendra à sa charge les risques de change et il prêtera à son tour à la CNCA un montant de 100 millions de francs CFA (360.000 dollars) poir les besoins du crédit agricole à court et à moyen termes, aux conditions dé- finies dans le paragraphe 3.28. 3.28 Le gouvernement autorisera la CNCA à conserver comme fonds propres le montant du crédit de 1IDA affecté à ses opérations de prêts, soit 100 millions de francs CFA (360.000 dollars) (voir par. 4.06). Le solde, soit 62,2 millions de francs CFA (224.000 dollars), du crédit de l'IDA, affecté pour la CNCA à l'assistance technique et pour l'UNCC à llextension de ses services de vulgarisation,constituera une subvention de 1'Etat. - 16 - Achats et versementa 3.29 Comme le volume des ventes d'équipement agricole et de moyens de production réalisées au titre du programme dtamélioration de la pro- ductivité était jusqu'à présent trés réduit, le commerce prive ne stest pas intéressé à liimportation de ces articles et a laiseé entièrement à l'UNCC le soin de se les procurer. Ltéquipement agricole, les bascules, engrais et insecticides nécessaires à l'exécution du projet feront donc l'objet dtachats centralisés après appel à la concurrence internationale. Les fonds versés par 1VIDA couvriront le prix c.a.f. des engrais, insecti- cides, équipement agricole et bascules, ainsi que le coût effectif en de- vises de l'assistance technique à la CNCA. Les fonds versés par V'IDA couvriront aussi le coût total tl l'extension des services de vulgarisation sur présentation de pièces justificatives appropriées. Au cours des négo- ciations, l'assurance a été do>,ne que la 'NCA tiendra des comptes distincts pour toutes les opérations du projet. 3.30 Le calendrier des versements pendant la période couverte par le projet sera approximativement le suivant: Année 1 Année 2 Année 3 Année h Total ---------- (Millions de francs CFA)--------- Contribution des agriculteurs - 5,1 6,9 8,5 20,5 Apports de la CNCA 41,0 ,9 6,2 7,h 59,5 Crédit de l'IDA 10,7 300 5 6 1621 Total 11,7 joo 69,o 844 .242,l - 17 - IV. L'ORGANISATION ET LA GESTION Coordination du projet h.cl Le projet ne pourra réussir que si une collaboration étroite est assurée entre l'administration, la CNCA et 11UNCC. A cette fin, le Gouvernement du Niger a accepté de créer, avant que le crédit ne soit effectivement accordé, un comité de coordination du projet chargé d'obte- nir que des mesures immédiates soient prises chaque fois que le besoin s'en fera sentir. Le comité sera présidé par le Ministre de l'économie rurale; il aura pour secrétaire le directeur de la CNCA et de l'UNCC,et comprendra de hauts fonctionnaires des Ministères de l'économie rurale, du commerce, des finances, des services du Plan, ainsi que de la CSPPN, de la SONARA et de la CFDT. La plupart des membres du Comité de coordina- tion du projet sont déjà membres des conseils de direction qui gèrent la CNCA et l'UNCC. La collaboration entre la CNCA et l'UNCC est garantie par le fait qu'elles ont le même directeur. LtAnnexe 5 contient des détails complémentaires a ce sujet. La CNCA 4.02 Opérations. La CNCA a été créée en octobre 1967 à la suite d'un arrêt de la Cour suprême du Niger prescrivant de séparer les activités bancaires de 1tUNCC de ses autres opérations. (L'Annexe h contient des détails complémentaires relatifs à la CNCA). Elle est chargée d'accor- der des crédits aux agriculteurs, surtout des crédits à la production, mais, conformément aux instructions du gouvernement, elle accorde aussi des crédits de caractère social. Ses ressources comprennent des alloca- tions budgétaires, le produit des emprunts réalisés grâce à ses possibi- lités de réescompte auprès de la Banque centrale et les dép8ts à court terme des services publics. Ses principales opérations consistent en l'octroi de prêts agricoles: à court terme (8 mois) et à moyen terme (4 ans), assortis de commissions fixes équivalant à des taux dtintérêt d'environ 9% et 8% par an respectivement; elle accorde également des prêts de commercialisation aux coopératives agricoles, au taux de 7% par an. Les taux d'intérêt afférents aux prêts à court et à moyen termes sont appropriés et correspondent aux taux commerciaux appliqués au Niger (voir par. 2.12). L'assurance a été donnée que les taux en vigueur ne seront pas changés sans l'accord de ltIDA. En mars 1970, le gouvernement a décidé dlélargir les activités de la CNCA: elle financera désormais lf'exportation des arachides (voir par. 2.12 et 4.06). h.03 La CNCA a réduit le volume des crédits à caractère social: alors qu'ils s télevaient à 196 millions de FCFA en 1965/66, à itépoque où la gestion était assurée par l'UNCC, ils sont passés à 29 millions de FCFA en 1968/69. Au cours des négociations, l'assurance a été donnée que la CNCA cesserait ses opérations de crédit à caractère social, sauf en qualité de mandataire, les pertes étant alors imputées au compte de - 18 - l'Etat et une rémunération suffisante étant versée par l'Etat pour les services rendus. L'assurance a également été donnée que le statut de la CNCA ne sera pas modifié ou révisé sans accord de l'IDA. h.Oh Direction. Comme à l'avenir les opérations de la CNCA s'éten- dront progressivement à tout le pays, la désignation d'un directeur distinct pour la CNCA deviendra plus tard nécessaire. L'assurance a été donnée qu'un haut fonctionnaire nigérien qualifié sera formé pour assurer les fonctions de directeur en 1973 au plus tard. Comme il a été déjà indiqué au paragraphe 3.25, les services d'un conseiller bancaire continueront à tre fournis pour toute la période des versements. Son r*le sera dassis- ter le directeur actuel et d'assurer la formation en cours d'emploi du futur directeur ainsi que du personnel de la CNCA. 4.05 Comme la CNCA n'est pas chargée de préparer les demandes de crédit et traite surtout avec les GV, non avec les agriculteurs eux-mêmes (voir procédures de crédit par. 3.09 à 3.11), ses besoins en personnel peuvent être comprimés. La formation et la qualification du personnel de la CNCA sont satisfaisantes. h.06 Structures financières futures. Pour tenir compte des besoins de la CNCA et du projet envisage, le Gouvernement du Niger a récemment fait passer le capital de la CNCA de 67,h millions de FCFA à 117,h millions de FCFA, à l'aide des sommes provenant d'un prêt de la Caisse centrale de coopération économique (CCCE) française. En outre, le Gouvernement du Niger a accepté d'accroître de nouveau le capital de la CNCA de 50 minions de FCFA, le ler octobre 1970 au plus tard, de façon à lui permettre de par- ticiper au financement de l'exportation des arachides (par. 2.12 et h.02). Pour augmenter encore les ressources de la CNCA, l'élément du crédit de ltIDA destiné à ses opérations de prêt, soit environ 100 millions de FCFA ($360.000) (voir par. 3.28) sera attribué à la CNCA qui conservera cette somme comme fonds propres. Cela permettra à la NCA de poursuivre ses opérations de prêt au-delà de la période des versements faits en vertu du projet. Les prévisions de recettes et de dépense3 regroupâes au Tableau 2 de l'Annexe h montrent que la CNCA sera en mesure de faire face à ses dépenses de fonctionnement, de constituer des provisions pour créances irrécouvrables et douteuses et de constituer des réserves suffi- santes. h.07 Comptes et vérifications. La vérification des comptes sera faite par un commissaire aux comptes déjà choisi mais non encore nommé par le Ministre des finances. L'expert désigné paraît très qualifié et les dis- positions proposées pour la vérification des comptes sont acceptables pour l'IDA. L'assurance a été donnée que le Ministre des finances nommera le commissaire aux comptes avant la signature du crédit. L'assurance a été donnée en outre que les futures nominations de commissaires aux comptes ne seront faites qu'avec l'accord de l'Association. - 19 - Services de vulgarisation 4.08 L'UNCC sera chargée de fournir les services de vulgarisation dans la zone du projet et elle sera appuyée par les services du Ministère de l'économie rurale. Ces activités sont décrites d'une façon plus détail- lée dans l'Annexe 2. Le but de la vulgarisation sera d'accroltre le nombre des agriculteurs employant les moyens de production moderne, d'aider ces agriculteurs à obtenir ces moyens à crédit et enfin de les guider et de les surveiller pour qu'ils les emploient correctement. h.09 Deux divisions de l'UNCC seront chargées de la vulgarisation agricole. L'une d'elles, dirigée par du personnel de la CFDT en vertu d'un accord passé avec le gouvernement,fournit le service de vulgarisation pour les producteurs de coton. Elle est solidement encadrée par sept chefs de section (dont 5 étrangers) mais son personnel subalterne est peu nom- breux car il ne compte que 30 agents. Vingt autres agents sont actuelle- ment en cours de formation et prendront leur service au cours de ltannèe 1969-70. L'objectif visé est d'avoir un agent pour une centaine d'agricul- teurs. En conséquence, 50 agents supplémentaires seront employés au cours de la période d'exécution du projet. Les dispositions prises actuellement pour la direction du service sont satisfaisantes et garantiront une for- mation suffisante et un contrOle convenable de tous les agents subalternes. Lassurance a été donnée que l'accord entre le gouvernement et la CFET sera reconduit jusqu'en juin 1974. 4.10 La deuxième division de l'UNCC fournit des services de vulgari- sation à chacune des 57 coopératives existant actuellement, et dont le nombre sera porté à 100. Les agents de vulgarisation affectés aux coopé- ratives assistent celles-ci dans leurs transactions commerciales, prennent les contacts nécessaires avec la CNCA et aident les sociétés de crédit et les agriculteurs à préparer les programmes annuels d'investissement. Le travail de ces agents est contr^olé par 15 inspecteurs de district, qui font rapport à cinq inspecteurs régionaux. La division a un effectif total de 99 personnes, dont 17 étrangers, et la proportion entre le per- sonnel drencadrement et le personnel d'exécution présente le même défaut que celui qui est constaté dans l'autre division (voir par. 4.09). Il faudra une quarantaine d'agents pour les coopératives à créer pendant la période couverte par le projet et 50 autres au cours de cette même période pour accélérer l'utilisation de moyens de production par les producteurs d'arachides. Le personnel supérieur de l'UNCC, qui est très qualifié, assurera une formation convenable du personnel supplémentaire. La vulga- risation agricole pour les 1.000 producteurs de riz qui participeront au projet est assurée correctement par les agents formés dans le cadre du programme chinois d1assistance technique et qui sont déjà affectés à des postes (voir Annexe 6, par. 21). L'assurance a été donnée que les services de vulgarisation seront développés au fur et à mesure des besoins résultant du projet et que leur développement se poursuivra au-delà de la période des versements effectués en vertu du projet. Des détails à ce sujet sont donnés dans l'Annexe 2. - 20 - 4.11 Les dépenses annuelles de l'UNCC sont couvertes à l'heure actuelle par des crédits budgétaires. La contribution du gouvernement, qui s'est élevée en 1967-68 à 145 millions de francs CFA, couvre toutes les dépenses, y compris les traitements du personnel existant et les frais d'utilisation des véhicules. L'assurance a été donnée que ltUNCC continuera a recevoir lappui financier du gouvernement et que des allocations budgétaires lui seront accordées pour faire face à l'accroissement de ses dépenses pendant et après la période des versements effectués en vertu du projet. Services d1approvisionnement et de commercialisation 4.12 En raison de la faiblesse relative du volume des moyens de pro- duction nécessaires à ltexécution du projet, ltUNCC restera chargée de procéder à tous les achats. Ses agents continueront à collecter et à vérifier les demandes de fournitures ainsi qu'à en organiser la distribu- tion. Ce système a fonctionné dtune façon satisfaisante ces dernières années et il a eu pour résultat de réduire les stocks excédentaires qui ont beaucoup gêné l'UNCC dans les premiers temps de son fonctionnement, ainsi que dtabaisser les coûts de distribution. h.13 Les agriculteurs de la zone intéressée par le projet continueront a commercialiser leurs récoltes par l'intermédiaire des coopératives. Le système coopératif de commercialisation fonctionne bien et offre des stimulants suffisants (voir par. 3.08) pour stassurer la participation des agriculteurs. Pendant la période couverte par le projet, les activités coopératives s'étendront à des régions nouvelles indiquées sur la carte No 2. Le programme dexpansion, qui est lié aux disponibilités en agents de vulgarisation qualifiés, vise à créer 43 coopératives supplémentaires d'ici à 1973-7h. 4.14 Les coopératives vendent les arachides aà la Société nigerienne de commercialisation de larachide (SONARA) et le coton à la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFIT). Ce sont toutes les deux des sociétés de commercialisation opérant à ltéchelon national. h.15 La SONARA, créée en 1963, est une société déconomie mixte. Elle a pour objet d'acheter des arachides aux coopératives et aux négo- ciants particuliers et de les exporter. A cet effet, elle s'occupe du stockage, du financement des stocks, des expéditions et elle a un bureau à Paris. La SONARA est bien gérée et bien équipée pour commercialiser la production supplémentaire qui résultera de lexécution du projet. h.16 La CFDT restera chargée de l'exportation du coton. Comme la plupart des sociétés françaises de textiles en sont actionnaires, cet organisme d'exportation a d'excellentes relations avec l'industrie. Les exportations de coton du Niger en profiteront et il n'est pas nécessaire de prévoir d'autres dispositions pour écouler le supplément de production qui sera engendré par le projet. - 21 - 4.17 Le riz sera vendu par les coopératives à des commerçants locaux et il ira sur les marchés du pays. On prévoit que les excédents exportables seront faibles et temporaires. L'UNCC les commercialisera directement. V. PRODUCTION, DEBOUCHES, AVANTAGES RETIRES PAR LES AGRICULTEURS ET RECETTES DE L' ETAT Production 5.01 On escompte que, au cours de la période de quatre ans a laquelle stapplique le projet, 25% des agriculteurs vivant sur la zone du projet en bénéficieront. La plus grande partie (96%) d'entre eux cultiveront des arachides (environ 1 ha chacun) comme culture de rapport, ce qui stajoutera à la production de mil (2 ha), culture de subsistance. Le reste (4%) plantera du coton (1/2 ha chacun) et moins de 1% plantera du riz comme cul- ture de rapport (voir Tableaux 1, 2 et 3 de l'Annexe 6). 5.02 On estime le supplément de production qui résultera de l'exécu- tion du projet (Annexe 7) comme suit: Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 ----------- en tonnes ------------ Arachides (décortiquées) 5.040 8.720 11.280 13.100 Coton (coton-graine) h00 85o 1.300 1.760 Riz (paddy) 80 300 6h0 980 5.03 La production d'arachides augmentera d'environ 16% pour passer de 80.000 tonnes en 1968/69 à environ 93.000 tonnes à la fin de la période du projet, soit 1973/7h. La production de coton dans la même zone passera de 2.000 tonnes à 3.000 tonnes. Enfin, la production de riz, actuellement de 1.700 tonnes, atteindra 2.700 tonnes en 1973/7h. Les exportations d'arachides augmenteront d'environ 10% grâce au supplément de production qui résultera du projet et celles de coton d'environ 20%. La production supplémentaire de riz servira à satisfaire les besoins croissants de la consommation intérieure. Débouches 5.04 LtAnnexe 3 examine en détail les débouchés et les prix. Le supplément de production d'arachides sera exportè à destination des marchés européens, surtout sous forme décortiouée. La SONARA (organisme dtexpor- tation du Niger), qui a un bureau à Paris et entretient des contacts avec les pays du Marché commun, sera chargée de ces opérations. 5.05 La CFDr assure la commercialisation du coton-fibre, dans le cadre dtun contrat à long terme avec le gouvernement, qui comporte achat auprès des coopératives, traitement et exportation. La CFDT, dont le - 22 - Gouvernement français et les sociétés françaises de textile sont actionnaires, vend le coton dans le cadre de contrats avec les industries utilisatrices de coton. 5.06 La production actuelle de riz correspond à peu près à la consomma- tion intérieure et l'augmentation de la production qui résultera du projet permettra de faire face à l'augmentation de la demande qui résultera de ltaccroissement démographique. Le Niger a un potentiel considérable de production de riz, mais les possibilités d'exportation aux pays voisins sont limitées en raison de la situation géographique du Niger qui se tra- duit par des coÛta de transport élevés. Cependant, il existe une marge dtaccroissement de la consommation intérieure, dont le niveau actuel est bas et se chiffre à moins de h kg par personne et par an, à condition que les prix à la consommation soient abaissés. Tout en laissant une marge suffisante aux agriculteurs, le gouvernement a accepté d'examiner le prix du paddy et de ltabaisser progressivement pour qutil passe de 16.500 FCFA à 15.000 FCFA par tonne. L'amélioration de la commercialisation grâce aux coopératives permettra une réduction encore plus importante du prix à la consommation. prix 5.07 Tous les ans, le gouvernement fixe, en consultation avec les organismes d'exportation, les prix à la production sur la base des prévisions relatives aux prix dexportation. Jusqu'en 1967, les producteurs nigériens bénéficiaient de prix d'exportation supérieurs aux cours mondiaux, grâce aux accords préférentiels qui liaient le Niger à la France jusqu'en 1965 et aux paiements de compensation accordés après cette date par le FED. Depuis 1968/69, aucune subvention n'est plus versée et la différence entre les prix c.a.f. ports européens et les prix au producteur nigérien a entière- ment couvert les frais de commercialisation et de transport, les droits perçus par l'Etat sur les arachides et une marge bénéficiaire suffisante pour les organismes d'exportation. 5.08 Les prix à la production des arachides qui sont montés à 20.000 FCFA par tonne en 1969, après la dévaluation du franc, retrouveront vraisem- blablement leurs niveaux de 1968, soit 18.000 FCFA par tonne: en effet, les projections disponibles font apparai.tre une baisse des cours mondiaux qui, après la hausse temporaire de 1969, retrouveront leurs niveaux de 1968. On s'attend également que les prêts à la production du coton diminuent, passant de 28.500 FCFA la tonne en 1968 et 1969 à 27.000 FCFA en 1975. Cette diminution est moindre que la diminution générale attendue des prix du coton: en effet, la qualit' du coton produit au Niger sera progressive- ment améliorée (fibres de 1 inch 1/16 au lieu de 1 inch 1/32 actuellement) (par. 3.13). LtAnnexe 3 contient des détails complémentaires quant aux prix. - 23 - Avantages retirés par les agriculteurs 5.09 La majorité des agriculteurs ne bénéficieront que du crédit à court terme accordé pour l'acquisition de moyens de production simples: semences sélectionnées, engrais et insecticides du coton, et de services de vulgarisation intensifs. Seule auront besoin du crédit à moyen terme le petit nombre d'agriculteurs qui acquerront du matériel à traction bovine. Les avantages retirés par les deux catégories d'agriculteurs ont été estimés sur la base des budgets d'exploitation modèle qui sont regroupés dans l'Annexe 6. Plusieurs de ces modèles sont résumés ci-dessous: ceux qui se rapportent à l'acquisition grâce au crédit à moyen terme de matériel à traction bovine destine aux trois cultures de rapport, et celui qui représente l'utilisation du crédit à court terme pour l'acquisition de semences sélectionnées et d'engrais. Crédit de campagne Crédit à moyen terme seulement Cultures de rapport Arachides Coton Riz, irrigué Arachides-semences deux récoltes sélectionnées et par an engrais seulement Superficie cultivée par exploitation, en ha 3 2 2-1/2 3 dont, cultures de rapport en ha 1 1/2 2 1 --------------------- FCFA ---------------------- Investissement: Poly- culteurs et boeufs 13.000 17.700 15-500 Revenu annuel net en espèces Avant le projet 12.980 h.550 21.650 12.980 Après le projet 30.220 28.550 76.850 20.220 Augmentation 17.240 24.000 55.200 7.2h0 Service de la dette 4.64o 9.41O 18.225 1.600 Augmentation après ser- vice de la dette 12.600 14590 36.975 5.6h0 -24 - En ce qui concerne les facteurs de production, les budgets tiennent compte du coût des facteurs de production et des investissements en espèces, mais non de la main-d'oeuvre familiale. Quant à la production, aucun revenu en espèces ntest imputé pour tenir compte des 1.200 kg de mil, de sorgho ou de riz que les agriculteurs conserveraient pour la subsistance de leur famille. Dans tous les modèles, laugmentation de revenu, après service de la dette qui résulterait du projet, représente un stimulant suffisant pour inciter les agriculteurs à investir. Il faut cependant tenir compte de ce que, en raison de la modicité de leurs ressources, les niveaux de revenus en espèces de ces agriculteurs sont extrêmement bas. Il s agit fondamentalement d'agriculture de subsistance; même après ltexécution du projet, le revenu annuel des agriculteurs dans la plupart dee cas ne dépassera pas 100 dollars. Recettes de 11Etat 5.10 Actuellement, un droit d'exportation de 2.250 FCFA est perçu par tonne d'arachides. Si ce droit est porté à 2.000 FCFA par tonne, pendant la période de quatre ans à laquelle s'applique le projet, pour tenir compte de la baisse attendue des cours des arachides, le supplement de production attribuable au projet fournira, pendant la même periode, des recettes fiscales s'élevant à 76 millions de FCFA ($274.000). VI. AVANTAGES ECONOMIQUES ET JUSTIFICATION 6.01 Les rentrées supplémentaires de devises attribuables au projet après la fin de la période de développement se monteront à 460 millions de FCFA par an ($1,68 million), dont 402,5 millions de FCFA pour les ara- chides et 57,5 millions de FCFA pour le coton. Le projet permettra de faire connaltre pour la première fois à un grand nombre d'agriculteurs des techni- ques de cultures perfectionnées, de leur apprendre à utiliser les moyens de production et de les familiariser avec l'emploi productif du crédit. Lintroduction d'animaux de trait constituera un premier pas vers le dévelop- pement, qui est désirable, d'exploitations mixtes polyculture-élevage. L'utilisation d'unités de culture attelées aura pour résultat non seulement d'améliorer les façons culturales, mais aussi de favoriser l'esprit d'entre- prise gr.ce à l'exécution de travaux à façon et de travaux d'entretien. 6.02 Les services techniques offerts aux agriculteurs seront améliores et auront une influence considérable sur la production. Le crédit à court terme occupera encore une place prédominante, mais les prêts à moyen terme prendront une importance plus grande, ce qui amènera la CNCA à jouer de plus en plus le r^le d'une banque de développement agricole. 6.03 Les dépenses du projet seront consacrées pour moitié environ à l'acquisition de moyens de production supplémentaires et aux services techniques. Comme les rendements augmentent presque immédiatement lorsqu'on - 25 - augmente les facteurs de production employés, l 'évaluation classique des avantages à retirer du projet fait apparaltre un taux de rentabilité excep- tionnellement élevé,plus de 100%. Toutefois, cette rentabilité dépend beaucoup de laugmentation des rendements et du temps que pourront mettre les agriculteurs à accepter les méthodes de cultures améliorées. Néan- moins, sur la base d'une augmentation des rendements de 8% seulement au lieu de l'augmentation attendue de 16%, et en comptant qu'il faudrait attendre une campagne entière pour retirer ces avantages, le taux de renta- bilité reste encore d'environ 20%. Dans les deux cas, lorsquton s'est fondé sur les cours mondiaux projetés pour 1975, on a pris comme hypothèse la baisse du cours des arachides, du coton et du riz (Tableau h de ltAnnexe 6). Malgré ses faibles dimensions, le projet pourrait contribuer notable- ment au développement agricole du Niger. En ltabsence de toute autre possibilité immédiate, à caractère prioritaire, de développement de ce genre, le projet constituera un bon emploi des ressources. VII. RECOM14ANDATIONS 7.01 Au cours de la négociation du crédit, un accord a été réalisé notamment sur les points principaux suivants: (a) l'apport personnel qua la CNCA exige lors de l'octroi d'un prIt à moyen terme sera réduit et la période de l'amortissement sera portée à h ans (par. 3.11 et 3.23); (b) le gouvernement autori,sera la CNCA à conserver comme capitaux propres la part du crédit de l'IDA affectée à son programme de prêt (par. 3.28); et (c) le service de vulgarisation sera développé au fur et à mesure des besoins du projet et son développement se pour- suivra au-delà de la période des versements effectués en vertu du projet (par. 4.10). 7.02 Les conditions de ltoctroi effectif du crédit sont: (a) la création d'un comité de coordination du projet (par. h.0l) et (b) la nomination dtun commissaire aux comptes de la CNCA (par. h.07). 7.03 Le projet envisagé justifie l'octroi dtun crédit de l'IDA de $584.000 pour une période de 50 ans dont 10 ans de différé d'amortissement. 15 mai 1970 ANNEXE 1 Page 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE GENERALITES SUR LAGRICULTURE Introduction 1. Plus de 95% des quelque 3.900.000 habitants du Niger sont em- ployés dans l'agriculture et leur contribution au PNB a été de 59% en 1966. Le pays n'exporte que des produits agricoles. En 1966-69, les arachides, l'huile dtarachide et les tourteaux dtarachide ont compté pour 66% dans les recettes totales d'exportation, le bétail et les produits d'origine animale pour 15%, le coton, les céréales, les légumes et le poisson séché pour le reste. Pendant la même période, les importations de sucre, de boisson et de tabac n'ont représenté que 12% du total des importations. Des études et expériences sont en cours pour développer la production de canne à sucre et de tabac dans le pays, ce qui aurait pour résultat de diminuer les importations et peut-être d'augmenter les exportations. 2. Trois facteurs influent considérablement sur le développement agricole. Le premier est la pluviométrie. La faiblesse des chutes de pluie et l'importance de l'évaporation limitent le choix des plantes qui peuvent ^tre cultivées avec succès. La hauteur des précipitations moyennes annuelles varie de moins de 25 mm dans le nord à 800 mm dans une petite région seulement, près de la frontière du Niger avec le Nigeria et le Dahomey. Les pluies tombent surtout au cours dtune saison qui dure six mois, d'avril à octobre, et c'est de juillet à septembre qu'elles sont les plus fortes. Il y a une année de sécheresse tous les quatre ans environ et la dernière a été lrannée 1968. Cependant, les pertes dues à la sèche- resse ne sont pas aussi importantes que dans dtautres pays africains; en effet, elles dépassent rarement 10% de la moyenne des récoltes. Les tem- pératures varient entre un minimum moyen de 20 centigrades en janvier et un maximum moyen de 4O centigrades en mai. 3. On pratique l'irrigation le long des rivières pour compenser l'absence saisonnière de pluies, mais une topographie défavorable empêche de le faire sur une grande échelle. Des études préliminaires de projets d'irrigation ont montré que le taux de rentabilité économique serait faible en raison de l'importance des coûts de construction. Certains des projets les plus prometteurs sont en cours d'examen par le FED. 4. Le deuxième facteur qui handicape la production agricole est constitué par les sols. La plupart dtentre eux sont sablonneux et pauvres en matières organiques et en phosphore. On trouve des sols alluvionnaires plus fertiles le long des rivières, dans les dépressions et dans les ra- vins. La pauvreté des sols limite la culture du coton à environ 20.000 ha de bonnes terres alluviales. ANNEXE 1 Page 2 5. On peut améliorer la fertilité des sols dans les régions qui reçoivent au moins 600 mm de pluies par an avec des engrais chimiques ou des fumiers organiques. Les enrais, qu'il faut importer en totalité, sont grevés de frais de transport elevés. En raison de leur prix et du fait que leur efficacité est faible quand l'humidité est insuffisante, leur emploi pour restituer au sol sa fertilité est limité. L'utilisation de fumiers organiques suppose l'existence d'exploitations mixtes pratiquant un mode dtélevage intensif. Le gouvernement a reconnu la nécessité dten- courager la création deexploitations de ce type et l'emploi de boeufs de trait, qui obligera les agriculteurs à s'occuper davantage de leurs animaux, constitue un premier pas dans cette voie. 6. La troisième restriction au développement agricole est cons- tituée par 1fimportance des frais de transport intérieur et extérieur. Il y a environ 1.400 km entre les régions de production et le port de iner le plus proche. On étudie actuellement les possibilités de navigation sur le Niger, mais même si on pouvait utiliser le fleuve pour les trans- ports, le problème ne serait pas résolu, car les régions de Zinder et de Maradi, qui sont les principaux centres de production d'arachides, sont respectivement à 900 km et à 600 km du Niger. Cultures principales 7. Sur les sols sablonneux, on pratique principalement deux cultures: celle des arachides comme culture de rapport, alternée avec celle des céréales, surtout le mil et le sorgho. Une période de culture de trois ans est suivie généralement d'une période de jachère de trois à cinq ans pour permettre au sol de récupérer sa fertilité et son humidité. Sur les terres alluviales, on cultive le coton ou, quand l'irrigation est pos- sible, le riz. La plupart des agriculteurs produisent aussi de petites quantités de manioc, de niebe et de légumes. Le Tableau 1 donne des détails sur la production, la superficie et les rendements des principales cultures. Ararhides 8. La production des arachides est concentrée dans les régions de Tahoua, Maradi et Zinder, qui fournissent environ 88% de la production totale. Le Tableau 1 montre les surfaces cultivées, la production et les rendements. En 1967, les surfaces cultivées étaient dienviron 357.000 ha, le rendement moyen atteignait 834 kg à l'hectare et la production totale se montait à 298.000 tonnes. 9. L'une des raisons de la faiblesse de la production est constituée par la médiocrité des procédés de culture. La préparation du sol se fait en juin, mais seulement après celle des parcelles destinées aux cultures de subsistance, et les semailles ont lieu aussitot après. Comme celles-ci sont faites à la main, le peuplement optimal est rarement r*alis". ANNEXE 1 Page 3 Pendant la croissance des plantes, on fait un ou deux sarclages. La ré- colte commence en novembre et dure généralement jusqu'en février. Ce nfest que dans les régions qui reçoivent au moins 600 mm de pluies qu'il est rentable d'utiliser les superphosphates à la dose recommandée de 75 kg à l'ha. L'amélioration des rendements due à l'emploi d'engrais est d'envi- ron 100 kg à l'ha. Les effets résiduels des engrais phosphatés provoquent une augmentation de 200 kg à ltha du rendement du mil cultivé dans la même parcelle l'année suivante. Les engrais azotés ou potassiques n'ont pas donné une amélioration importante des rendements. Le potentiel de rende- ment des variétés nouvelles créées par l'IRAT en coopération avec d'autres stations de recherche d'Afrique occidentale est supérieur de 20% à celui des variétés locales. La dégénérescence des semences et la diminution des rendements qui en résultent obligent à changer les semences tous les cinq ans. Toutes les semences sélectionnées distribuées par l'UNCC sont traitées avec des fongicides. Coton 10. La culture du coton nla été introduite au Niger qu'au cours des 15 dernières années. La région de Tahoua en est le centre et elle fournit environ 93% de la production totale du pays. Des détails au sujet des surfaces cultivées, de la production et des rendements sont donnés dans le Tableau 1. En 1967-68, les çsurfaces cultivées en coton ont été d'environ 17.200 ha, les rendements moyens furent peu élevés, de llordre de 360 kg de coton-graine à l'ha,et la production totale a atteint 6.200 tonnes. 11. La culture du coton se heurte aux mêmes difficultés que celle des arachides. Comme le coton est cultivé dans des terres alluviales lourdes, les retards dans la préparation des terres prennent une grande importance et entralînent une diminution des rendements. Ceux-ci sont en- core réduits par un semis irrégulier, qui donne un peuplement médiocre, surtout quand il est fait un peu tard. La lutte centre les insectes n'est menée à l'heure actuelle que sur 1.000 ha seulement. Les dégâts causés par les insectes se traduisent par une perte de production qui est estimée officiellement à 50 ou 60% de la récolte annuelle totale. La fourniture des semences est assurée par la CFDT, qui distribue actuellement la variété Allen 333. Celle-ci produit du coton brut dexcellente qualité, avec des fibres d'une longueur de 1 inch 1/32 à 1 inch 1/16. Cueilli à la main, le coton est dans l'ensemble de bonne qualité et 99,8% de la production sont exportés comme coton de première qualité. Riz 12. Le riz du Niger est produit pour la plus grande part dans la vallée du fleuve Niger. Les deux crues du fleuve permettent de faire deux récoltes par an. Le Tableau 1 donne des détails sur les surfaces cultivées, la production et les rendements. ANNEXE 1 Page 4 13. Le riz, dont on cultive surtout des variétés à grains longs, est repiqué. L'assistance technique chinoise a donné de bons résultats en ce qui concerne les techniques de culture et l'emploi des engrais, qui ont été acceptés volontiers par les agriculteurs. Certains d'entre eux obtiennent déjà 5 à 6 tonnes de paddy par ha et par récolte. La dose d'engrais recommandée est de 120 kg d'uree à l'ha. Il n'y a pas de para- sites mais l'amélioration des sarclages pourrait conduire à des rendements encore plus élevés. Régime foncier 14. Les agriculteurs n'ont pas de titres de propriété des terres qutils cultivent. Il n'existe de titres fonciers que dans les zones urbaines. Le gouvernement est propriétaire de toutes les terres qui ont été améliorées par ltEtat. Les agriculteurs sont autorisés à cultiver celles de ces terres qu'ils possédaient auparavant sans payer de loyer, mais ils en s-ent évincés s'ils n'obtiennent que des résultats inférieurs à la normale. Les terres qui entourent les villages sont réparties par les chefs de village entre les agriculteurs et restent par la suite dans la famille de ceux-ci. La taille d'une exploitation est généralement en rapport avec la capacité de travail de la famille de l'exploitant, c'est- à-dire qu'elle est fondée sur le travail manuel qutelle peut fournir. Une famille cultive en moyenne 3 ha. En raison de la pression démographi- que qui J'exerce dans les régions oÙ les pluies sont les plus abondantes, la plupart des terres de ces régions qui sont à distance de marche der villages sont cultivées. Les perspectives d'extension des zones cultivées sont limitées et elles sont en outre compromises par le droit de pacage traditionnel des pasteurs nomades du Niger, qui déplacent leurs troupeaux dans tout le pays. Transformation 15. Le traitement du coton est entre les mains de la CFD', qui possède trois usines d'égrenage. Elle pourra facilement traiter une pro- duction plus forte, car les usines existantes ne fonctionnent qu'à 30% de leur capacité. Environ 25.000 tonnes d'arachides sont transformées annuellement dans des huileries locales, surtout pour la consommation intérieure. Le gouvernement possède une rizerie qui fonctionne au-dt3sous de sa capacité et qui sera en mesure de traiter la production de riz supplémentaire engendrée par le projet. Il existe dans la plupart des villages de petites rizeries qui subviennent aux besoins immédiate des agriculteurs. ANNEXE 1 Tableau 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE SURFACES CULTIVEES, PRODUCTION ET RENDEMENTS 1963 196h 1965 1966 1967 Cultures 14il Surface, en milliers d'ha 1.887 1.777 1.810 1.743 1.865 Production, en milliers de tonnes 979 1.013 790 842 1.000 Rendement, en kg à ltha 519 570 436 483 536 Sorgho Surface, en milliers dtha 485 453 465 5h6 530 Production, en milliers de tonnes 352 315 266 277 342 Rendement, en kg à ltha 725 695 570 507 6h5 Niebe Surface, en milliers dtha 506 493 432 608 689 Production, en milliers de tonnes 80 66 48 68 77 Rendement, en kg à l'ha 158 133 111 112 112 Manioc Surface, en milliers d'ha 16 17 19 21 24 Production, en milliers de tonnes 136 149 1l 149 169 Rendement, en kg à l'ha 8.500 8.764 7.947 7.095 7.o4o Riz Surface, en milliers d'ha 9 9 9 9 il Production, en milliers de tonnes 10 12 12 20 22 Rendement, en kg a..l'ha 1.100 1.300 1,300 2.200 2.000 Arachides Surface, en milliers dfha 319 293 341 339 357 Production, en milliers de tonnes 220 18h 277 288 298 Rendement, en kg à l'ha 689 628 812 849 83h Coton Surface, en milliers dtha 13 15 16 1h 14 Production, en milliers de tonnes 6 6 7 6 8 Rendement, en kg à l'ha 460 430 430 390 570 Source: Ministère de l'économie rurale Direction de l'agriculture 14 mai 1970 ANNEXE 2 Page 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE SERVICES DE RECHERCHE ET DE VULGARISATION A. Généralités 1. De par son milieu naturel, la Niger a un choix de cultures limité. Comme les cultures de rapport, telles que l'arachide et le coton, n'ont été introduites qutà une date relativement récente (après la seconde guerre mondiale), la recherche a surtout porté sur lfamélioration des cul- tures vivrières. L'Institut de recherches agronomiques tropicales (IRAT) a été chargé de cette tache, il y a plusieurs décennies, et il s'y emploie depuis lors. La vulgarisation s 'inspire des modèles français, e test-à- dire qu'à chaque service est confié un domaine technique bien déterminé. Ce système stétant révélé faible, ltUNCC a été amenée à prendre en main un nombre diactivités de vulgarisation toujours plus grand. B. Recherche 2. Les activités de recherche de l'IRAT sont règies par un accord entre le Niger et la France, qui répartit également les frais de recherche entre les deux pays. LfInstitut a son siège à Niamey: il dispose de deux centres, de six sous-centres et d'un grand nombre de terrains d'exploita- tion expérimentale dans tout le pays. Il se cantonne actuellement dans la recherche appliquée, notamment en ce qui concerne la diversification des semences, les engrais, la production des plants et les essais de pra- tiques culturales. Il travaille en collaboration étroite avec les instituts de recherche spécialisée des autres pays d'Afrique occidentale et a établi des liens avec l'Institut de recherches pour le coton et les fibres textiles (IRCT) pour la recherche cotonnière. Les programmes de recherche actuels permettent de communiquer des informations de base aux services de vulga- risation. L'un des handicaps du système est le manque de personnel nigé- rien qualifié capable de remplacer un jour les étrangers actuellement en fonction. C. Vulgarisation 3. Les activités de vulgarisation dépendent essentiellement du Ministère de lteconomie rurale et sont organisées en 4 sections indépendantes: - Vulgarisation agricole - Vulgarisation en matière d'élevage - Vulgarisation sylvicole - Vulgarisation en matière de génie rural ANNEXE 2 Page 2 L'animation rurale est à la charge du Commissariat au développement. En dehors des services assurés par le Ministère, la vulgarisation cotonnière et l'assistance technique fournie aux coopératives ou dispensée par leur intermédiaire sont du ressort de l'UNCC. 4. Lanimation rurale s'est fixë pour tâche principale de faire connaltre les programmes et les services de ltEtat aux agriculteurs. Elle tente de vaincre leur méfiance à ltégard des fonctionnaires que les agriculteurs ont souvent tendance à prendre pour des percepteurs d'imp8ts. Elle les informe des programmes de développement, leur enseigne comment y participer et leur indique les résultats qu'ils peuvent en attendre. L'animation rurale dispose d'un personnel d'environ 60 personnes réparties dans 14 districts. Le gouvernement reconnaît lutilité de son action, mais il est difficile de juger de sa réussite. 5. Le service de vulgarisation agricole du ministère n'obtient que des résultats médiocres. Le personnel est nommé surtout en fonction de considérations politiques. Son efficacité est encore réduite par le manque de tramsports et l'absence de contrele. Lfactivité des agents de vulga- risation ne s test accrue sensiblement que dans les zones où opère l'UNCC. La composition du personnel est la suivante: 12 diplmés de l'enseignement supérieur ou secondaire (dont deux étrangers) 20 assistants techniques 180 agents locaux 6. L'UNCC a une double tâche en matière de vulgarisation. Elle a passe un accord avec la CFDT qui dirige les services de vulgarisation cotonnière en tant que section autonome de l'UNCC. En plus de ses activi- tés de vulgarisation, la CFDT fournit des semences, se charge des opérations de pulvérisation d'insecticides, traite le coton-graine et, enfin, exporte la fibre et la semence de coton. Son personnel qui se compose de 30 agents de vulgarisation est placé sous l'autorité de sept chefs de section dont deux sont nigériens. 7. Bien que tous les cultivateurs de coton puissent avoir recours à laide des agents de vulgarisation dans les régions cotonnières, ceux-ci aident plus particulièrement certaine agriculteurs qui font preuve dtesprit d'initiative. La CFDT a pour politique de nommer un agent de vulgarisation pour une centaine d'exploitants désireux d'être conseillés sur les méthodes de culture et de pulvérisation et susceptibles dten tirer profit. Dans le même temps, il conseille un grand nombre d'agriculteurs, mais unique- ment sur l' Imélioration des méthodes de culture. Il faudra, au Niger, poursuivre cet effort de vulgarisation pendant cinq ans environ avant que les agriculteurs soient pour la plupart en mesure de procéder seuls à la pulvérisation. Les agents pourront alors étendre leur champ d'acti- vité et sélectionner de nouveaux groupes d'agriculteurs ouverts aux progrès pour leur donner une formation intensive. ANEME 2 Page 3 8. Les agents de la CFDT sont essentiellement formés sur place en six mois. Vingt agents sont actuellement en stage. A ltexpiration du projet, le nombre des agents d'exécution aura été porté à 100, suivant la progression ci-après: Année O Année 1 Année 2 Année 3 Année t 0~~ 50 1/ 60 - 0 100 9. LtUNCC assure également la vulgarisation a l'endroit des coopé- ratives. Un département spécial en est chargé. Chaque coopérative est aidée par un agent de vulgarisation, spécialement formé et qualifié, qui a pour tache de seconder les dirigeants élus de la coopérative, de contr0- ler la comptabilité et dfaider les agriculteurs, par l'intermédiaire des sociétés de crédit auxquelles ils ont recours, à préparer leurs programmes d'investissements annuels. 10. Les différents agents sont soumis à l'autorité et au controle de fonctionnaires de district qui dépendent eux-mêmes de fonctionnaires régionaux. Le nombre des agents ainsi affectés aux coopératives s'élève actuellement à 57. Il y a 15 fonctionnaires de district et 5 fonction- naires régionaux (dont 3 étrangers). Le personnel de vulgarisation de 1VUNCC affecté aux coopératives compte près de 100 personnes dont 17 sont des étrangers. Le nombre dtétrangers nommés en vertu d'un accord d'assistance technique avec la France diminue réguliérement, et si lon table sur le personnel nigérien de contrepartie actuellement en cours de formation, il nty en aurait plus que 8 en 1972/73. 11. LIUNCC projette de créer un service distinct afin dfintensifier les activités k vulgarisation destinées aux planteurs d'arachides. Elle devrait affecter, pour la durée du projet, 50 agents aux coopératives,les- quels seconderaient le personnel de vulgarisation déjà en place. Ces agents seraient principalement chargés de conseiller les agriculteurs sur l'utilisation des moyens de production modernes et surtout de former et draider les nouveaux propriétaires d'unités de culture attelées. Pen- dant les quatre années du projet, ce service se développerait comme suit: Service de vulgarisation de l'arachide (chiffres cumulatifs) Année 1 Année 2 Année 3 Année h 20 30 40 50 12. Le personnel de ce service sera recruté dans la région où la coopérative est implantée. Les agents recevront dans les écoles dqagricul- ture existantes une formation spéciale de six mois qu'un stage sur place viendra compléter. 1/ Financement assuré par lUNCC. ANIEXE 2 Page 4 13. LIUNCC dispose d'un nombre suffisant de véhicules de transport, soit 29 véhicules, qui devrait ^etre porte à 36 en 1972/73 grâce à une subvention du FED. Les agents d'exécution ont d'ordinaire une bicyclette ou un cheval à leur disposition. 14. Le personnel de l'UNCC de toutes les catégories a reçu une bonne formation et fait preuve d'un grand enthousiasme dans son travail. Les fonctionnaires de district ont pris ltinitiative d'organiser des rencontres entre le personnel de l'animation rurale et celui des services de vulgarisa- tion agricole et de coordonner le travail des trois organismes. NIGER: UNION IJIGEREIEJNE DE C~EDIT F'' DE Cnl,7,TATION ORGANIGRAMdIL X1NSII D' DUIISTATION C 0 CNCA iT RCT ETR GENRA~~L - -- - - -- - -- - - 00TTE DE L W2IRINATrION CON3EILLER A L'ASSISTANCE TECHNIQUE SERVICE DE VULGA- IRISATION A L'INTEN- ADMINISTRATION rIRRIGATION COMPTABILITE VUILGAJRISATION DU TI0N DES COOPERATIVES --COTON MFT ET DES CULTIVATEURS - - D'ARACHIDE 7 SECTIONS ,=5 3TTREAUX DE DISTRICT 57 COOPERAUTIVES 1218 i rwenen Ls rmtualistEævillageois f- - 2773 ) ?vrier 1969 ANNEXE 3 Page 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE COIVERCIALISATION ET PRIX A. Organisation Généralités 1. La commercialisation des arachides, du coton et du riz est aux mains de l'Etat qui fixe les prix à la production ainsi que les marges bénéficiaires et a institué des organismas de controle des exportations. Les exploitants écoulent leurs récoltes auprès des commerçants et des coopératives qui revendent les arachides à la Société nigérienne de commer- cialisation de llarachide (SONARA) et le coton à la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT). Le riz est distribué directement aux marchés locaux par les commerçants, ou par l'UNCC qui se charge aussi à ltoccasion de ltexportation du riz. Les coopératives 2. Les coopératives ont pour objectif (1) de fournir des moyens modernes de production agricole, (2) de distribuer une quantité limitée de biens de consommation (sel, savon, pétrole), (3) diaider les agricul- teurs à obtenir du crédit agricole et (h) d'écouler les cultures de rapport. A la fin de 1968, on comptait au total 57 coopératives, créées avec l'aide de l'UNCC. Lors de l'organisation de ces coopératives, 'tUNCC s'était attachée à fournir aux agriculteurs des stimulants qui garantissaient leur pleine participation. De plus, en s'intéressant particulièrement à des régions isol&es, les coopératives ont réussi à étendre les échanges commerciaux à des régions qui jusque-là n'avaient pas dépassé le stade de lféconomie de subsistance. 3. Comme les prix pratiqués par les intermédiaires officiels sont les mêmes pour les commerçants privés et pour les coopératives, seules les unités efficaces sont en mesure de fournir des stimulants sous forme de distribution de ristournes. Les coopératives sont donc nées de la nécessité de fonder des unités réalisant un chiffre d'affaires suffisam- ment important. De plus, il a fallu, pour réduire les frais généraux, que les membres des coopératives se chargent le plus possible de la ges- tion et de la direction. 4. L'institution de coopératives couvrant de vastes régions de production importante slest heurtée à de nombreuses difficultés en raison de la méfiance générale des agriculteurs de villages différents. Le regroupe- ment des agriculteurs par village dans un Groupement mutualiste villageois ANNEE 3 Page 2 (GMV), ctest-à-dire en coopérative mutualiste de crédit, a permis de ré- soudre ce problème particulier. Plusieurs GMV constituent une section et 6 ou 7 sections,une coopérative. Les unités relativement importantes peuvent assurer une production agricole annuelle d'environ 20 millions de francs CFA (72.000 dollars EU). 5. Les membres de chaque section de coopérative élisent un prési- dent, un secrétaire et un responsable des poids et mesures et prennent part à l'élection du président et du secrétaire de la coopérative. Au moment des récoltes, les fonctionnaires élus se rendent sur les marchés et reçoivent une rétribution modique en échange de leurs services. Les coopératives emploient peu de main-d oeuvre salariée, principalement à la manutention des sacs et à des tâches subalternes. Les méthodes de comptabilité ont été simplifiées: chaque membre reçoit des cartes de pe- sée sur lesquelles les chiffres ont été remplacés par des symboles, ce qui permet aux paysans analphabètes d'effectuer et d'enregistrer les livraisons de récoltes. L'agent affecté par lUNCC à chaque coopérative se charge de rassembler et d'enregistrer les pièces comptables. 6. L'UNCC pourvoit au financement des récoltes des coopératives à ltaide de crédits de la CNCA. La totalité du prix de la récolte est immédiatement acquittée aux agriculteurs. LUNCC sous-traite le transport des récoltes des marchés des coopératives aux entrepots de la SONARA ou aux installations d'égrenage de la CFDT' à des transporteurs routiers privés. Pour le moment, les coopératives ne sont propriétaires dfaucun entrepot mais elles doivent en construire 80 1'année prochaine, dans le cadre d'un projet du FED. 7. Selon le gouvernement, les marges bénéficiaires s'appliquant aux coopératives suffisent à couvrir les traitements des fonctionnaires élus et les dépenses de main-dfoeuvre salariée. Environ 50% du reste du bénéfice net sont déposés à la CNCA et le reliquat est réparti entre les coopérateurs en fonction des quantités de produits agricoles leur appartenant qui ont été vendues. Ces ristournes stélèvent d'ordinaire à 5 ou 6% des sommes reçues par les agriculteurs à la livraison de leurs récoltes. La SONARA 8. Lorsque la SONARA a été créée en 1963, le Niger exportait environ 70.000 tonnes d'arachides par an. Les exportations étaient assurées à grands frais par des commerçants privés, en raison des petites quantités qui leur passaient entre les mains. En créant un organisme doté du mono- pole de l'exportation de l'arachide, la SONARA, l'Etat a pu réduire consi- dérablement les co:ûts de commercialisation. La SONARA est un organisme semi-public, appartenant conjointement à l'Etat et à un groupe de commer- çants privés. Elle dispose dtun capital-actions de 300 millions de francs CFA et verse des dividendes chaque année. Depuis sa création, la SONARA ANNEX 3 Page 3 a réalisé des bénéfices. 9. Les activités commerciales de la SONARA sont dirigées par un conseil d'administration représentant les actionnaires et par un directeur général étranger. La société a installé des entrep-ts à des endroits stratégiques, dans toutes les régions productrices d'arachides. Elle n'achète pas directement aux producteurs, mais à des agents de vente et aux coopératives de l'UNCC. A l'heure actuelle, les crédits nécessaires à l'achat des récoltes sont avancés par la Banque de développement de la République du Niger (BDRN) et par la Banque internationale pour l'Afri- que occidentale (BIAO). A partir de la campagne 1970/71, la CNCA partici- pera au financement de la SONARA (voir Annexe 4). 10. La plus grande partie des arachides exportées sont transportées par camions jusqu'à la gare de Kano, puis expédiées par les ports du Ni- géria. La SONARA livre également des arachides aux huileries locales. Chaque année, 25.000 tonnes environ d'arachides sont ainsi traitées, ce qui représente environ 15. des récoltes commercialisées. La SONARA se charge aussi de l'exportation de l'huile d'arachide, tandis que celle des tourteaux d1arachide est effectuée par les huileries. De plus, afin de stimuler les exportations, la SONARA, par son bureau de Paris, entretient des relations étroites avec les importateurs européens. 11. La gestion de la SONARA est efficace et elle est bien représentée sur les marches européens. Une politique gouvernementale souple en matière de taxes à l'exportation devrait permettre à la SONARA de rester compé- titive sur le marché européen en cette période de baisse des cours. La CFDT 12. L'exportation du coton est assurée par la CFDT, société mixte appartenant à l'Etat français et à des industries textiles françaises. Cette société a passé un contrat de commercialisation à long terme avec le Gouvernement du Niger aux termes duquel elle se charge des achats aux producteurs, de la transformation et de l'exportation. Les achats aux producteurs diminuent en fonction de l'augmentation de l'activité des coopératives de 1'UNCC. Un directeur général étranger est responsable des services de transformation et d'exportation. L'activité du siège de Paris et l'intérêt que l'industrie française du textile porte à la société facilitent beaucoup la signature des contrats. B. Prix de l'arachide Marché mondial 13. Des spécialistes des huiles et des oléagineux ont été consultés sur les perspectives d'évolution des cours mondiaux de l'arachide. Le marché des huiles et des matières grasses enregistre une augmentation du ANNIME 3 Page 4 taux de croissance de la production, tant dans les pays en voie de déve- loppement que dans les pays développés (a condition que les plans dtexpan- sion en cours soient réalisés); par contre, le taux de croissance des impor- tations des pays développés n'est que moyen. Une éventuelle augmentation de la consommation des pays en voie de développement serait largement satisfaite par la production locale et ntaurait de ce fait que peu de reten- tissement sur les marchés mondiaux. La méconnaissance de la production et des réserves dtoléagineux de l'Europe de lrEst, de 1VURSS et de la Chine, outre la surproduction laitière de la plupart des pays développés, risquent de faire baisser encore les prix des huiles et graisses. Les perspectives actuelles à moyen terme de l'arachide (établies par la Divi- sion des produits de base du Département des études économiques)prévoient une baisse des prix dtenviron 5% au cours de la période 1968-1975. Dlaprès les prévisions, les prix c.a.f. de l'arachide nigérienne aux ports européens devraient etre les suivants: En FCFA par tonne Arachides (décortiquées) 1968 L6.240 1970 57.400 1975 45.100 Prix à la production 14. Jusqu'en 1967, les producteurs nigériens ont bénéficié de prix supérieurs aux cours mondiaux en raison du marché préférentiel français jusqu'en 1965 et des versements compensatoires accordés par le Marché commun après cette période. Maintenant que ces subventions ont cessé, les prix à la production pour 1968/69 sont établis sur la base des pro- jections du marché mondial. A l'avenir, les prix à la production suivront les tendances du marché mondial et, conformément aux projections ci-dessus, baisseraient comme il apparait ci-après: En FCFA par tonne Arachides (décortiquées) 1969/70 20.000 1970/71 19.000 1972/73 18.500 1975/76 18.000 C. Prix du coton Marché mondial 15. Entre 1967 et 1975, les prix du coton, largement tributaires de l'offre et de la demande, seront soumis à deux autres grandes influences: (i) la politique cotonniere qu'adopteront les Etats-Unis et (ii) l'évolu- tion future de l'industrie des textiles artificiels et synthétiques. ANNEXE 3 Page 5 D'après ce qu'on a pu observer, la production américaine qui avait été fortement réduite ces deux dernières années pour diminuer les stocks devrait reprendre un rythme plus normal dans un an ou deux. De plus, le prix des fibres artificielles et synthétiques, dont la capacité de pro- duction devrait augmenter de 21% entre mars 1967 et décembre 1970 pour une augmentation annuelle de h% de la consommation de fibres textiles, se répercutera sur les prix du coton. Ceux-ci pourraient donc baisser d'environ 10 à 15% de 1968 à 1975. Les cours du coton c.a.f. à Liver- pool seraient donc les suivants: En FCFA En dollars EU Année par tonne par tonne 1967/68 (surtout de qualité 1-1/32) 170.000 612 1968/69 (surtout de qualité 1-1/32) 164.hoo 592 1975 . (surtout de qualité 1-1/16) 153.000 550 Prix à la production 16. Il faut s'attendre également à une chute des prix à la produc- tion, mais cependant pas aussi brutale que celle des cours mondiaux compte tenu de l'abandon de la production de fibrea 1-1/32 au bénéfice des fibres 1-1/16 inch. L'évolution des prix à la production devrait par conséquent être la suivante: En FCFA par tonne Coton-graine 1969/70 28.500 1970/71 28.000 1972/73 27.500 1975/76 27.000 Ces hypothèses de prix, utilisées pour le calcul des bénéfices du projet, ne tiennent pas compte de la réduction des exportations qu'entrainerait l'implantation d'une industrie textile locale, qui se négocie activement. La livraison du coton à la filature locale permettrait de réduire consi- dérablement les frais de transport et de relever éventuellement les prix à la production. D. Stabilisation des prix 17. La Caisse de stabilisation des prix des produits du Niger (CSPPN) a été créée en 1960, mais en raison des prix préférentiels prati- qués par la France jusqu'en 1965 et de la politique de soutien des prix de la CEE après cette date, elle n'a commencé à fonctionner outau moment de la récolte de 1968/69. Contrairement aux offices de commercialisation des autres pays, elle vise principalement à compenser les fluctuations saisonnières des prix dans une année donnée et non à agir sur les ANNEXE 3 Page 6 mouvements de prix dtune année à lautre. 18. Les prix des exportations agricoles du Niger ont été déterminés par les marchés mondiaux à partir de la campagne 1968/69. Les prix à la production sont fixés d'après les estimations de la CSPPN et les pro- jections des prix internationaux établies pour la période de douze mois avant la récolte suivante. Un prix officiel, qui prend en compte les mar- ges bénéficiaires des intermédiaires et des exportateurs, les frais de transport et dfassurance, les taxes à l'exportation et les frais généraux, est publié. Il est appliqué durant toute la campagne, de novembre à avril. 19. Les organisations nationales d'exportation, la SONARA et la CFDT', ne réussissent pas toujours à vendre aux prix fixés. Si leurs prix à l'exportation sont au-dessous du niveau calculé par la CSPPN, celle-ci leur verse une indemnité afin de compenser la différence entre le prix fixé et le prix touché. Mais quand un des organismes d'exportation contro- lés par l'Etat réussit à vendre au-dessus du prix officiel, il est tenu de verser ce supplément de bénéfice à la CSPPN. 20. La CSPPN est dirigée par un conseil de dix membres où l'Etat et le secteur privé ont une égale représentation. Les 59 millions de son capital initial provenaient dtune subvention du Gouvernement français et de l'actif d'un organisme précédent. Ces dernières années, elle tirait ses revenus annuels dtune subvention de l'Etat égale à 10% des taxes à l'expor- tation (soit 25 millions de FCFA par an) et d'un impot spécial (Taxe unique) payé par les exportateurs. Au total, les fonds de la CSPPN s télèvent actuellement à environ 700 millions de FCFA. 21. Grâce à ses réserves et à condition que la prudence continue à guider la politique des prix, la CSPPN devrait pouvoir continuer ses activités dans les années à venir. La stabilité des prix dont vont béné- ficier les agriculteurs durant les campagnes de récolte prolongées devrait leur ^tre un stimulant de plus et jouer en faveur de la réussite du projet. ANNEXE 4 Page= NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE LE CREDIT ET LA CNCA Généralités 1. Le Niger est membre, avec six autres pays, de l'Union monétaire de l'Afrique occidentale qui a été établie sous sa forme actuelle en 1962. Les pays membres ont en commun une monnaie, le franc CFA (franc de la Communauté financière africaine) et une banque centrale, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Les services bancaires commer- ciaux sont assurés par deux établissements: le Crédit du Niger et la Banque internationale de l'Afrique de l'Ouest (BIAO) et les investissements, pour la plupart, par deux banques de développement: la Banque de develop- pement de la République du Niger (BDRN) et la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA). 2. Avant l'indëpendance, le crédit agricole relevait des Sociétés de prévoyance. Les fonds disponibles étaient limités et la majeure partie des prêts étaient des prêts sociaux. C'est pour remplacer les anciennes institutions coloniales et aussi pour encourager le mouvement coopératif que l'Etat a créé l'UNCC en 1962. Celle-ci avait alors un double but, d'une part servir de trait d'union entre toutes les coopératives qui allaient être créées et d'autre p4rt accorder des prêts agricoles. La séparation de ces deux fonctions. ayant été décidée par la Cour suprême nigérienne, il a fallu créer la CNCA en septembre 1967. Statut et objectifs 3. Le statut de la CNCA est similaire à celui d'autres banques de crédit agricole des pays de l'Afrique occidentale francophone. En tant que banque de crédit agricole, la CNCA a été classée banque de déve- loppement par décret ministériel, ce qui lui donne accès aux facilités de réescompte de la Banque centrale. Les objectifs de la CNCA sont énoncés dans la loi No 67.32 qui définit la portée des opérations de crédit de la CNCA, visant en particulier ltaide à l'agriculture, lf'levage, l'artisanat et la pêche. La loi additionnelle No 68.57 y ajoute d'autres domaines de prêt, notamment en matière de commercialisation et de transformation. Administration et gestion h. Un conseil d'administration compose de vingt membres dont dix sont fonctionnaires de l'Etat et dix appartiennent au secteur prive, 1/ Selon la loi, seul un organisme dépendant du Ministère des finances peut accorder des crédits. Or, l'UNCC relève du Ministère de ltéco- nomie rurale. ANNEXE h Page 2 mais sont aussi nommés par l'Etat, gère à la fois l'UNCC et la CNCA. Il est chargé de définir les politiques et les programmes de crédit et de les appliquer. Une commission technique approuve les demandes de pret de particuliers qui peuvent offrir des garanties autres que leurs récoltes (salaires, titres de propriété). Les commissions régionales de Dosso, Tahoua, Maradi et Zinder sont chargées dtévaluer et d'approuver les demandes de prêts des coopératives et des agriculteurs de la région qui n'ont que leurs récoltes à offrir en gage. Dans la province de Niamey, les fonctions des commissions régionalem sont assumées par la Commission technique. Organisation 5. Le siège de Niamey comprend trois divisions principales: (1) celle des études et des statistiques, (2) celle de la vérification intérieure des comptes et du recouvrement de la dette et (3) celle du crédit et de la comptabilité. La CNCA a recours à une société juridique privée pour pallier l'absence d'un service de contentieux. On trouvera ci-après un organigramme concernant la CNCA. La Division des études et des statisti- ques est chargée de préparer les programmes d'opérations intérieures, les études financières et les statistiques nécessaires à ses activités commer- ciales. La Division de la vérification intérieure des comptes et du recou- vrement de la dette a pour mission la surveillance et le contrôle du siège et des quatre succursales rë,;ionales. Elle prend aussi les mesures indis- pensables pour recouvrer les arriérés de remboursements de prêts. La Divi- sion du crédit et de la comptabilité rédige les dossiers de crédit (dans le cas de prêts à des particuliers offrant des garanties) pour la Commission technique; elle oîvre et contrôle les comptes de crédit et surveille les remboursements. Elle se charge aussi de préparer et de soumettre à la Commission technique les demandes de prêts émanant des coopératives et des agriculteurs individuels de la région de Niamey. Vérification extérieure des comptes 6. Un fonctionnaire du Ministère des finances, ayant reçu une for- mation universitaire le qualifiant pour ce poste, devrait se charger de la vérification extérieure. En fait, bien que cet universitaire ait éte désigné par le ministère, il attendait encore sa nomination officielle quand la mission est arrivée à Niamey. En raison du manque de personnel qualifié pour les opérations de vérification des comptes, il conviendrait d'étudier les qualifications des candidats aux postes de vérificateurs et, si le personnel de 1VIDA les jugeait insuffisantes, il faudrait s'assurer les services d'un vérificateur privé. Conformément aux statuts de l'Union monétaire de l'Afrique occidentale, la BCEAO reçoit des relevés mensuels de la situation financière et de l'état des liquidités de la CNCA, en plus des rapports et des bilans annuels. On estime satisfaisante lorganisation de la vérification extérieure et intérieure sous sa forme actuelle. ANNEXE 4 Page 3 Personnel 7. Le personnel de la CNCA se compose de 15 membres, dont trois étrangers. En raison de sa collaboration étroite avec l'UNCC, la CNCA nla pas besoin de personnel spécial pour étudier les aspects techniques et êconomiques des demandes de crédit. LUNCC assure aussi la percepe tion des remboursements. Les activités hors siège de la CNCA se limitent ainsi à la comptabilité et à l'examen des demandes de prêt dans les Commissions régionales, opération qui est assurée par un secrétaire- comptable détaché auprès de chaque bureau régional. Le personnel de la CNCA a la formation et les qualifications nécessaires pour remplir ses fonctions. On envisage dtengager, en 1970/71, deux nouveaux membres. Toutes les dispositions sont dejà prises et les deux candidats choisis sont actuellement en stage de formation à ltétranger. Etant donné que la plupart des prêts de la CNCA sont accordés à des GMV et à des coopé- ratives, le nombre de comptes à tenir est relativement réduit (1.200 GMV et 57 coopératives) et le personnel actuel y suffit amplement. Origine des fonds 8. Lors de la création de la CNCA en 1967, une somme de 67,h millions de francs CFA a été prélevée sur le capital de 1UNCC (entièrement sous- crit par l'Etat) et transférée à la CNCA. Pendant l'exercice 1968/69, l'Etat a augmenté le capital de la CNCA de 50 millions de francs CFA provenant d'un prêt accordé par un organisme français, la Caisse centrale de coopération économique (CCCE). Une deuxième augmentation de 50 millions de francs CFA doit tre accordée par lfEtat le 30 septembre 1970 au plus tard afin de permettre à la CNCA de financer les exportations d'arachides de la Société nigérienne de commercialisation de l'arachide (SONARA) à partir de la campagne 1970/71 (voir par. 14 et 18). Etant donné que l'Etat doit autoriser la CNCA à conserver comme fonds propres le montant du crédit IDA réservé à ses opérations de prêts (voir par. 3.28), le capital de la CNCA atteindrait 267,3 millions de francs CFA en 1974. 9. Les autres ressources de la CNCA se composent essentiellement des dépôts à vue des coopératives, d'un dépôt à long terme de h0 millions de francs CFA de la Caisse de stabilisation (CSPPN) et des facilités de ré- escompte de la Banque centrale (BCEAO). Les prêts agricoles à court terme sont réescomptables à 50% et les pr^ets de commercialisation des récoltes à 80%. Le taux de réescompte est fixé à 3,5%. De plus, la CNCA a un droit de tirage de 100 millions de francs CFA sur la Banque de développe- ment de la République du Niger (BDRN), à un taux de 8%. On trouvera au Tableau 3 les bilans comparatifs et prévisionnels de la CNCA concernant les deux derniers exercices (1967/68 et 1968/69) et les cinq années suivantes. ANNEXE h Page h Emploi des fonds 10. Le Tableau 1 donne une analyse des opérations de prêt. Comme la NCA ne fonctionne que depuis deux ans, le tableau indique également à titre de comparaison les opérations de crédit effectuées par l'UtNCC au cours des années précédentes. Les quatre dernières années, les opérations de prêt ont bénéficié aux quatre secteurs suivants: (1) les coopératives et leurs membres, (2) les agriculteurs individuels non organisés en coopé- ratives, (3) les prêts sociaux et (h) les crédits de commercialisation. 11. Les prêts aux coopératives sont demeurés relativement stables ces dernières années. Il siest essentiellement agi, pour 81 à 95% de l'en- semble des prêts consentis aux coopératives, de crédits à court terme destinés à ltachat de moyens de production saisonniers. Dans les deux dernières années, le crédit à moyen terme a régressé, en raison principa- lement de la médiocrité des récoltes. Ni l'UNCC, ni la CNCA n'ont accordé de prêts à lont terme. 12. Le nombre de prêts à court terme consentis à des agriculteurs individuels, également pour llachat de moyens de production saisonniers, a été négligeable comparé à celui des prêts à moyen terme. On attribue en grande partie ce fait à l'augmentation des demandes de crédits émanant d'exploitants se livrant à ltagriculture de rapport et souhaitant investir pour mécaniser et irriguer des exploitations maralchères et des rizières de petites dimensions. Il n'a pas non plus été consenti de prêts à long terme dans ce secteur. 13. Le crédit social a diminué dtimportance durant ces dernières années, passant de 196,2 millions de francs CFA en 1965/66 à 29 millions en 1968/69; il sera en outre complètement séparé des autres activités de la CNCA dans les années à venir. Des assurances ont été obtenues qu'en matière de crédit social la CNCA ne jouera qu'un r'le de mandataire, lfEtat prenant les pertes à son compte, et qu'elle recevra de celui-ci une compensation satisfaisante en échange de ses prestations de services. 1h. Le crédit de commercialisation constitue la plus grande partie des opérations de crédit de la CNCA. Ces prêts -int accordés aux coopéra- tives pour qu'elles puissent payer intègralemen. les récoltes livrées par les agriculteurs. Il s'agit uniquement de prêts à court terme qui sont intégralement rembourses au moment des livraisons de récoltes aux organismes d'exportation. Afin d'accroltre les recettes de la CNCA en élargissant ses activités (par. 18), l'Etat a convenu que la CNCA participera au finan- cement des exportations d'arachides de la SONARA à partir de la campagne 1970/71. 15. Le crédit à court terme devrait donc continuer à être la prin- cipale activité de la CNCA. Toutefois, le crédit à moyen terme devrait augmenter, et la proportion actuelle des prêts agricoles de 56% pour ANNEXE h Page 5 le court terme et de 44% pour le moyen terme devrait passer à h3% et 57% respectivement d'ici à 1974. 16. En 1966/67, 91% des prêts à court terme et 87% des prêts à moyen terme consentis aux coopératives ont été rembourses à 11UNCC. Le taux de remboursement - 74% seulement - des prêts à moyen et court termes accor- dés aux particuliers a été moins- favorable. Un contrôle sévère des coopé- ratives et des opérations de commercialisation, ainsi que la possibilité d'employer les ristournes annuelles versées par les coopératives pour couvrir les paiements en retard, ont permis de récupérer 92% des prêts à court terme consentis par la CNCA au cours de la première année. Une bonne partie des prêts à moyen terme ont été rembourses par la saisie de matériel ou de bêtes de trait dès l'expiration des délais dfechëance. En 1968/69, le remboursement des prêts à court et moyen termes n'a atteint que 80%, la production ayant été touchée par le mauvais temps. Politiques de prêts 17. Les politiques de crédit pratiquées par la CNCA présentent les caractéristiques suivantes: (i) Préférence pour les prêts aux GMV et aux coopératives, mais maintien des crédits aux agriculteurs individuels dans les régions encore dépourvues de coopératives; (ii) Octroi de prêts en nature sauf dans le cas de crédits so- ciaux ou de commercialisation; (iii) Non fixation de plafond, ni de montant précis des crédits a consentir, le fait que les programmes d'investissement soient établis par les agents de vulgarisation de l'UNCC et que leur financement soit limité excluant les prêts très élevés; (iv) Limite de la durée des prêts à court terme a un an ma- ximum. Les prêts à moyen terme accordés pour l'achat de matériel et de bêtes de trait sont de trois ans, mais le projet prévoit de les porter à quatre ans; (v) Pour les prêts âà moyen terme, versement d'une première tranche de 20% pour les coopérateurs et de 30% pour les autres emprunteurs. Les agriculteurs estiment ce taux de 20% trop élevé; il faudrait donc envisager un principe de révision constante de cette politique de prêt et un allègement des conditions de prêt en cas de relâchement de la demande de crédit; (vi) Les versements devant être égaux pendant toute la durée de remboursement du crédit pour des raisons psychologiques, retenue par la CNCA dfune commission fixe de 6% et 5% ANNEXE h Page 6 respectivement sur le montant nominal des prêts a court terme et à moyen terme (h ans). Cette commission corres- pond à un taux d'intérêt sur le solde de 9% pour le court terme et 8% pour le moyen terme environ. (vii) Prise en garantie des récoltes produites et commerciali- sées par les coopératives pour le crédit à court et moyen termes. Dans le cas du crédit à moyen terme, la CNCA prend de surcroit une hypothèque sur le matériel et les animaux de trait achetés. En cas de défaut de paiement, elle fait jouer la garantie accordée par les autres membres de la société de crédit, principalement en prélevant sur les ristournes annuelles distribuées par la société sur ses ventes. Résultats et situation financière 18. On trouvera au Tableau 2 un compte des profits et pertes corres- pondant aux deux premières années d'activité de la CNCA et des projections valables jusqu'en 1974. Pendant le premier exercice (1967/68),les dépenses administratives de la CNCA ont été prises en charge par l'UNCC. En 1968/69, les dépenses de la CNCA ont été comptabilisées séparément et atteignaient 10,9 millions de francs CFA. Leur financement a été assuré par une sub- vention du même montant prélevée sur les crédits budgétaires alloués par l'Etat à ltUNCC. Grâce à cette subvention, la CNCA a pu annoncer un excé- dent de 3,0 millions de francs CFA (voir Tableau 2). Lors des négociations, le gouvernement a fourni l'assurance que les revenus de la CNCA seront accrus grâce à un élargissement de ses activités de prêt. La CNCA partici- pera au financement des exportations d'arachides pour un montant annuel de 250 millions de francs CFA (par. 14). Comme les facilités de réescompte de la Banque centrale ne peuvent pas dépasser 80% des crédits de commer- cialisation, lfEtat augmentera le capital de la CNCA de 50 millions de francs CFA (par. 8). Les projections pour les cinq prochaines années montrent que les mesures prises récemment pour élargir les activités de la CNCA lui permettront de faire face à ses frais de fonctionnement et de disposer d'un excédent après la création d'une réserve pour créances irrécouvrables. ANNEXE 4 Tab1eau1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE OPERATIONS DE PRET (en millions de FCFA) UNCC CNCA De 1963 au 30 sept. 1965 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 Pr^ets aux coopératives Court terme ho,8 35,O 47,9 41,l h6,h Moyen terme 10,1 3,2 8,7 _,3 Total partiel 50,9 38,2 56,6 5,4 48,7 Prits aux agriculteurs Court terme 4,6 3,h 3,h 1,9 2,0 Moyen terme 7, 8£3 96 10,1 1 Total partiel 11,7 11,7 13,0 12,0 16,0 Crédit social 262,7 196,2 110,2 42,9 29,0 Crédit de commer- cialisation 257,5 1570 220,0 220,0 370,0 TOTAL GENERAL 582,8 Lt21?1 3998 320,3 4633.7 14 mai 1970 ANNEE h Tableau NIGER PROJET I CREDIT AGRICOLE CAISSE NATIONALE DE CREMT AGRICOLE COMPTE DES PROFITS ET PUTES (CHIFFRE REEMS ET PROJECTIONS) (en millions de FCFA) Au 30 septembre: 1968 1969 1970 1971 1972 1973 197b Chiffres ---réels--- -----------Projections-------------- -FCETTES Intérêts sur les prête à court terme Intérêts sur les prêts & moyen terme ) 15.6 14.5 11.1 12.8 13.8 17.7 21.9 Intérêts sur les crédits de commer- cialisation ) Intérêts sur les crédits sociaux - 2.3 1.3 1.8 1.5 1.2 0.9 Intérêts nrovenant de débiteurs divers - 3.8 3.3 3.5 4.9 4.9 4.9 Intérêts sur le financement des exportations d'arachides - - - 12.5 12.5 12.5 12.5 Intérêts sur les dépôts bancaires 0.9 - - - - - lecettes diverses 0.1 0.2 0.5 0.5 0.5 0.5 3.5 Intérêts sur le financement de l'UNCC - - 1.4 1.1 0.8 0.5 0.2 duovention/transfert d'excédents - 10.9 6.0 - - - - Total 16.6 31.7 23.6 32.2 34.0 37.3 40.9 DEPLTISE3 3ancues (73DRN) - 1.3 - - - - - 3anque centrale 8.4 3.5 3.0 3.5 4.2 4.8 5.5 3anque centrale (exportations d'arachides) - - - 5.8 5.8 5.8 5.8 Intérêts sur les comptes à vue - 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 Intérêts sur les dépts à terme - 1.2 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 Frais généraux 0.2 10.9 12.5 13.5 14.5 15.5 16.5 8.6 20.4 17.8 25.1 26.8 28.4 30.1 léserve pour créances irrécouvrables 5.0 8.3 5.8 6.0 6.8 7.8 9.4 13.6 28.7 23.6 31.1 33.6 36.2 39.5 Ecédent (Déficit) 3.0 3.0 - 1.1 0.4 1.1 1.4 Total 16.6 31.7 23.6 32.2 34.0 37.3 40.9 l; mai 1970 P 0JET E C ?rDIT .'ICOLE CAISSE IATIONALE DE CREDIT AGIICOLE BILANS DES ANNEES ECOULEES ET PROJECTION1S (en millions de FCFA) Au 30 septembre: 1968 1969 1970 1971 1972 1973 197L S------Chiffres réels-------- ------------------Projections------------------ ACTIF Caisse et banques 52.0 9.7 23.5 32.6 30.6 29.7 35.7 Prêts à court terre 47.8 45.6 47.9 55.4 63.0 73.8 81.3 Prêts à moyen terme 36.7 35.9 37.7 39.0 58.6 81.4 104.2 Crédits de commercialisatica 196.0 160.7 168.7 180.0 225.0 270.0 315.0 Financement des exportations d'arachides - - - 50.0 50.0 50.0 50.0 Crédits sociaux 61.7 21.6 30.0 25.0 20.0 15.0 10.0 Prêts spéciaux 8.2 3.5 - - - - - Débiteurs divers 25.4 68.1 71.5 100.0 100.0 100.0 100.0 Arriérés moins les réserves pour créances irrécouvrables 10.0 3.6 - - . - Subvention de l'Etat 50.0 50.0 - - - Valeurs mobilières 2.4 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 - Financement des bâtiments de l'UNCC 0.5 - 21.2 16.2 11.2 6.2 1.2 'TOTAL: 430.7 407.4 456.4 500.5 ·560.7 628.4 697. PASSIF Dkpts à vue 54.3 49.0 51.5 54.0 59.0 59.0 59.0 Banques commerciales 204.9 - - - - - - ganque centrale - 130.0 136.5 173.2 204.0 236.4 267.1 Créanciers divers 34.7 43.8 38.8 33.8 32.8 31.8 30.8 Dépts à terme 40io 40.0 40.0 40.0 4o.0 40.0 40.0 Comptes d'irdre 13.1 21.2 22.2 23.2 25.2 27.2 29.2 Réserves 13.3 - - - - - - Fonds propres 67.4 117.4 167.4 175.2 198.2 231.4 267.3 Excédent (déficit) 3.0 6.0 - 1.1 1.5 2.6 4.0 TOTAL: 430.7 407.4 456.4 500.5 50O- 628.4 697.4 1h mai 1970 PRIJET DE CREDIT AGFCOLE CAISSE NATIONALE DE CREDIT AGRICOLE COMPTE DU PROJET - CASH FLW PRFVISIONNEL A n n e 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 14 15 RENT.EES ........................................................... en millions de FCFA ............ .... - --. -...... ---...... - -........... -.. ........ RENTREES ComPte de capital 'tessources propres (riescomFte de la BCEAO) 1.0 U.9 6.2 7.4 Crédit de l'IDA - Actions 7.8 23.0 33.2 35.9 48.8 27.9 39-14 43- ompte des recettes Solde de l'année sntérieure - 45.8 54.6 71.7 94.9 121.3 146.7 164.9 174.2 175.1 176.0 176.9 177.8 178.7 179.6 Intergt perçu sur les prêts annuels 2.8 3.2 3.9 4.3 4.3 h..3 4.3 4.3 4.3 4.3 k.3 4.3 4.3 4.3 4.3 sur les prits A moyen terme 0.2 1.2 2L6 4-4 4 3-2 1. _- 3-0 LO. 61.1 80.4 103.4 28.1 152.8 169-2 785 19-4 180-3 181.2 182-1 183.0 Co-pte créditeur (rembursements) Sur prêts annuels 1 45.8 53.4 64.2 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.1 71.7 71.7 71.7 71.7 Sur prêts à moyen terme - 0.7 5.8 13.0 21-9 21.9 16.1 _12_ -z. - - - - - 145.8 54.1 70.0 Ns-7- 3.6 93-6 7. 80.7 7 71.7 7. 71-7 71.7 71.7 71.7 Total des retrées 97.6 170.5 22.4 197. 222.4 240.6 249.9 250.2 251.1 **.0 252.9 ?4-6 SORTIES Compte créditeur (avances) Anuel 45.8 53.4 64.2 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 S moen trne3.0 20.3 28.6 35.8 ----- moyen terme .-z. -- - - -- he.8 73.7 92.8 107.5 71.7 71-7 L - n.7 71.7 71.7 n -7 71-7 71-7 71.7 71. D.7Z Autres fonds Intérêt versé à la BCEAO (3,5%) 1.3 1.6 2.8 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 Déene d'xlato H_NO1.7 2-3 3-2 3.9 1.-9 1.9 1i.9 1.9 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1- 1-3 fDepenses d'exploitation- ---- 3.0 3.9 6.0 6.0 h.0 b.0 4.0 4.0 3- 3-4 3.14 - .2 L.J Total des sorties 51.8 77.6 98.8 113.5 75.7 75-7 75.1 75.1 -I-L REdTREES NETTES 45.8 54.6 71.7 94.9 121.3 146.7 164.9 174.2 175.1 176.0 176.9 177.8 178.7 179.6 180.5 A reporte Pour finance le irograme de crédit 15.8 514.6 71.7 9k.9 71.7 71;7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 71.7 Excédent au programe - - 49.6 75.0 93.2 102.5 103.14 1.3 1052 ie1 107.0 107.9 108.S 2/- -- 121.3 1146.7 16- 1714-2 175-1 176-0 "6-9 177.8 178-7 179.6 180.5 Intérêt provenant de l'excédent (a 95) 4.0 6.0 7.5 8.2 8.3 8.3 8.4 8.5 8.6 6.6 1/ La CACA devra recourir nu riescopte pour combler un éventuel /curt de deux mois entre le remboursement des agriculteurs et le paiement des engrais et insecticides. 2/ Aon coçris dans le compte în rajet; le total culautif s'lAvn A -,' millions d. CrFA à la fin de la cuînzième amée. 11, mai 1î:.C PROJM CuM?R IT W LE METAIL im ®DUTS gT M MDWZTI- 13 ANC~T WPUMJET Låmmnt Total payble de l'élément Ann6oi 1 2 M4 - Total en dvisel en devises -- ---- mifllione de JUFA------Millions FCFA EMPILI DE FONDS I. Amlioration de exloitations 5. matéri demltureattele - 6.9 9.5 11.5 27.9 90 25.4 Charrettes I boeufs et piAces de rechange - 6.2 8.9 11.7 26.8 90 24.3 3,eufs - .8L 9 1.1j 31 -0--. Total partiel 20.9 28.8 36.0 85.7 - 49.7 II. Bascules pour les coopratives 3.0 4.5 6.7 8.3 22.5 100 22.5 III. Investigseen S agicoleo annuels cumnulatifs 2/ Engrais 1.7 3.4 2.6 2.0 9.7 100 9.7 Semences 40.0 - - - 40.0 - - ?esticides et frais de pulvbrieation ._4. .2 . 5.5 22.0 80 18.0 Total partiel 45.8 7.6 10.8 7.5 71.7 - 27.7 IV. Services toc~e Assistance twc a(CNCA) - - 8.9 8.9 17.8 100 17.8 Vulgarisation (UNCC) 2.9 7.0 13.8 20.7 -4 4 - Total partiel .2 9 3 22.7 29.6 62.2 17.8 'TOTAL 40 ,0 69 0 1l 2_ - ORIGINE I. Agriculteure Matériel, charretten et pices de rechange - 1.2 1.7 2.1 5.0 3oeufs - 9 5 2 Total partiel - 5.1 6.9 8.5 20.5 II. CNCA Semences 40.0 - - - 40.0 Pesticides et frai de pulvårioation 1.0 1.0 1.0 1.0 4.0 30eufs - 9 52 64 1. Total partiel 41.0 4.9 6.2 7.4 59.5 1.7 3å4 2.6 2,# 9.7 Pesticiden 3.1 3.2 7.2 k.5 18.0 Mat4riel, charrettes et pikces de 9 rechange - 11.9 16.7 21.1 49.7 3ascules 3.0 4.5 6.7 8.3 22.5 Assistance technique (CCA) - 89 89 17·8 Vulgarisation (UNCC) 2 9 7 0 13 8 20j 44.4 Total partiel 10. 0 300 65 162.1 a/ Dpenses cuulagives sur la base de l'anne 0 lb mai 1970 ANNEXE 5 Page 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE COMITE DE COORDINATION DU PROJET On trouvera ci-aprèc les dispositions principales du projet de création d'un comité de cirordination qui veillera à la bonne exécution du projet (par. 4.01 du rapport): Décision (1) Le Comité sera composé: Du Directeur général de l'UNCC et de représentants des organismes ci-après: Ministère de l'économie rurale Ministère des finances Ministère du commerce et de l'industrie Commissariat au développement SONARA (organisme chargé de l'exportation de l'arachide) CFDT (organisme chargé de l'exportation du coton) CSPPN (organe de stabilisation des prix). (2) Le Comité se réunira sur convocation du Président, au moins une fois par mois, et dressera le procès-verbal de chaque réunion. (3) Le président du Comité sera le représentant du Ministère de l'économie rurale et son secrétaire ,le Directeur général de 'UNCC. (4) La Comité sera responsable de la bonne exécution du projet et des opérations décrites en détail à l'additif, notamment du programme annuel d'investissement, du programme de vulgarisation et de toute la documentation relative à l'état d'avancement du projet. (5) Le Comité se chargera également de recueillir et de rassembler tous les renseignements dont l'IDA aura besoin et de les trans- mettre à Washington. (6) Le Comité contr8lera les qualifications du personnel d'assistance technique et du personnel de contrepartie, veillera à limporta- tion en temps utile des produits indispensables à la mise en oeuvre du projet et se chargera du programme d1expansion des coopératives. ANNEXE 5 Page 2 Additif Le Comité se chargera de superviser et de coordonner les pro- grammes dlachat annuels, par lUNCC,pour le compte des coopératives, du matériel agricole, des engrais, des pesticides et des autres moyens de production financés par des prêts, selon les modalités ci-après: (1) Les agents de vlgazisation de l'UNCC établiront pour chaque campagne de plantation la liste des besoins des coopérateurs et en accord avec les coopératives présenteront à l'UNCC, à la CNCA et au Comité, l'ensemble de leurs demandes de crédits. (2) La CNCA fixera le montant des crédits pour chaque coopérative et l'UNCC dressera les commandes globales de moyens de pro- duction. (3) Le Comité étudiera les demandes des coopératives, les propo- sitions droctroi de cr6dits faites par la CNCA et les dispo- sitions prises par 1UNCC pour les commandes de moyens de pro- duction agricole, puis prendra les mesures nécessairos pour les importer en temps utile. Par la suite, l'UNCC et la CNCA conviendront avec chaque coopérative de son programme dfachat et de financement. (4) Conformément au programme adopté, 18UNCC passera les commandes de biens de production et les livrera aux coopératives, la CNCA se chargeant de les régler. (5) Les coopératives distribueront les moyens de production aux GMV et à leurs membres, et la CNCA comptabilisera pour chaque GMV le montant des crédits correspondant aux achats approuvés. Avec l'aide des coopératives, les GMV rembourseront les prOts sur leurs ventes de récoltes, conformément au calendrier de remboursment convenu. (6) Le Comité aura &galement, avant leur publication, un droit de regard sur les prix à la production calculés par la Caisse de stabilisation (CSPPN). AENEXE 6 Page 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE MOYENS DE PRODUCTION ET PRODUITS AGRICOLES A. Généralités 1. Lagriculture pratiquée au Niger est miarquée par le manque de précipitations et la rareté des terres fertiles. Son développement est en outre entravé par la cherté des transporte, tant intérieurs qutin- ternationaux, et par luinsuffisance du commerce local des denrées alimen- taires. Tous ces facteurs limitent le choix des culturei et influent sur l'utilisation des moyens de production. 2. Si on analyse les moyens de production sur lesquels on pourrait agir à peu de frais, on s'aperçoit qu'ils se divisent en deux groupes: dans le premier groupe, on trouve des éléments d'origine locale, tels que l'em- ploi de semences améliorées et sélectionnées et de meilleures méthodes de culture; le second groupe comprend les moyens de production importés dont la marge de rentabilité est étroite. 3. Le programme de développement rural du Niger s'inspire de ces considérations. Il s'agit tout d'abord d'enseigner aux agriculteurs qui participent à ce programme de meilleures méthodes de culture et de leur faire connaître les semences améliorées. On leur montre ensuite à utiliser les engrais et les pesticides. On introduit enfin le matériel à traction animale et c'est à ce stade que s'arrête pour l'instant ce programme global d'investissement. B. Arachides L. Compte tenu des résultats des expériences de laboratoire, des cultures expérimentales et des essais réalisés dans des exploitations ordi- naires, les pouvoirs publics ont 1fintention d'appliquer le plan d'amélio- ration de la culture de l'arachide selon trois formules différant par les moyens de production employés, soit: 1) emploi de semences sélectionnées uniquement; 2) emploi de semences sélectionnes et d'engrais et 3) emploi de semences sélectionnées, diengrais et de matériel à traction bovine. Les agriculteurs participant à ce plan commenceraient soit par utiliser la formule 1) pour passer ensuite à la formule 2) ou 3) dans les années sui- vantes, soit commenceraient directement par la formule 2) ou 3). Les tableaux 1, 2 et 3 donnent les prévisions concernant les rapports moyens de production/production et dépenses/prix pour chaque formule d'emploi des moyens de production. ANNE 6 Page 2 Semences sélectionnées 5. Leur seul emploi permet de faire passer le rendement de l'ara- chide décortiquée de 800 (moyenne normale) à environ 1.000 kg/ha dès la première année, mais les deuxième, troisième et quatrième années, ce ren- dement tombe à 940., 900 et 870 kg à l'ha respectivement. Les agriculteurs doivent donc se Drocurer de nouvelles semences tous les cinq ans. Pour 80 kg de semences sàlectionnées reçues à crédit au moment de la plantation, ils doivent rendre après la récolte 120 kg d'arachides, la différence cou- vrant les frais de multiplication et de traitement des semences et les intérâts. 6. Ce programme d'utilisation de semences sélectionnées a débuté il y a trois ans et les agriculteurs y ont adhéré d'emblée. Les pouvoirs publics disposent de stocke suffisants de semences de base fournies par l'IRAT qui sont distribudes à des agriculteurs sous Contrat qui se chargent de les multiplier sous le contr8le de lfEtat. Avant d'être distribuées, les semences sont traitées aux fongicides. Au titre du programme, il stagit de distribuer chaque année des semences sélectionnées à quelque 25.000 agriculteurs qui ensemenceraient une moyenne de un ha par exploitation. Pour la plupart (17 à 19.000), ces agriculteurs n8achèteront que des semences sélectionnées; les autres les utiliseront soit parallèlement à des engrais, soit avec des engrais et du matériel à traction bovine. Les semences sélectionnéeu dont la capacité diaccrottre les rendements est manifeste remportent un ouccès considérable auprès des agriculteurs. Semences sélectionnées et engrais 7. Cette formule élève les rendements de l'arachide de 800 (moyenne normale) à 1.100 kg/ha. L'emploi d'engrais donne un accroissement de ren- dement inférieur à celui que fournissent les semences sélectionnées. Cependant les engrais phosphatés ont une action résiduelle dont profiteraient les cultures de mil des campagnes suivantes. 8. Les expériences de laboratoire, les cultures expérimentales et les résultats obtenus dans les exploitations agricoles ont prouvé que les engrais ne donnaient de résultats que dans les régions recevant au moins 600 mm de pluie par an. C'est pourquoi il n'est pas question, pendant la durée du projet, de traiter aux engrais plus de 1.600 ha de plantations d'arachide. Semences sélectionnées, engrais et matériel tiré par des boeufs 9. Depuis 1963, 1UNCC vend aux agriculteurs un peu de matériel à traction animale, à des prix inférieurs au prix de revient, gr9ce à une subvention de 20 o/o du FED, octroyée en contrepartie de contrats dfachat signés avec les pays-membres du FED 1/. LIUNCC se charge également de la L'Etat n'a plus l'intention de demander des subventions au FED pour ses futurs achats de matériel. ANNExE 6 Page 3 distribution, supprimant de ce fait les marges bénéficiaires des grossistes et des détaillants. Les experts de la FAO qui aident 1UNCC à procéder à des essais de matériel et à former les utilisateurs ont estimé que le matériel le mieux adapté aux conditions du Niger était celui qui est fabriqué au Sénégal. L'UNCC dispose dfunités mobiles de réparation et dentretien. Enfin, le Ministère de léconomie rurale a créé des centres de dressage de boeufs, dans les régions où il encourage l'emploi de matériel agricole et de charrettes à tractio bovine. 10. Malgré tous ces efforts, les agriculteurs ntont acheté que peu dtunités, moins de 100 en 1963 et 1964 et guère plus de 200 des principaux types de matériel en 1966, 1967 et 1968. Les importations, tributaires des accords passés avec le FED, ont excédé les ventes et l'UNCC a accumulé des stocks qui suffiront à couvrir les besoins de matériel pendant au moins une année. 11. Le manque dfintérèt des agriculteurs pour le matériel à traction animale a plusieurs explications: la dimension réduite des exploitations, (de 1 & 3 ha au Niger contre 8 à 10 ha au Sénégal), la mauvaise qualité du matériel, parfois inadapté aux conditions du Niger, acheté sur spécifi- cations d'importation insuffisantes et conformément à l'exigence du FED de passer contrat avec l'adjudicataire proposant le prix le plus bas, la pénurie de pièces détachées et l'insuffisance de la surveillance exercée, après l'achat, par les services de vulgarisation et d'entretien. Enfin, les conditions des prOts à moyen terme accordés par l'UNCC et la CNCA aux agriculteurs ne sont pas particulièrement favorables. L'UNCC, et plus récemment la CNCA, exigent que les prIts soient remboursés en trois ans, outre la participation de 20 o/o versée par l'agriculteur. De nombreux agriculteurs se sont vu refuser automatiquement le prgt parce qu'ils ne pouvaient réunir la somme requise en espèces 2/. 12. Néanmoins, la mission a noté que les agriculteurs allaient fort probablement manifester un intérOt accru pour le matériel à traction animale. L'incidence favorable de llemploi de ce matériel sur les rendements de l'arachide (ainsi que sur ceux du coton, du riz et des cultures complémen- taires de subsistance comme le mil et le sorgho) stest confirmée. Ils peuvent atteindre 1.200 kg/ha quand on utilise parallèlement diautres moyens de production. Les agriculteurs ont souvent pu se procurer des revenus supplémentaires en louant leurs services à dfautres exploitants. Dans plusieurs cas, les revenus de ces louages leur ont à eux seuls permis de rembourser les prOts d'équipement à moyen terme diachat de matériel. Le matériel se révèle donc rentable, ce que confirment les budgets types f Le coût du matériel sféchelonne entre 12.400 FCFA pour une unité à ara- chides (non compris le semoir) et 22.900 FCFA pour une unité à coton. Une paire de boeufs coûte environ 15.000 FCFA. Par conséquent, la sommS exigée en espèces (20 o/o) variera de 5.000 à 9.100 FCFA, soit la moitié pour deux agriculteurs qui s'associeraient tant pour acheter que pour utiliser les boeufs et le matériel. ANNEXE 6 Page h d'exploitations du Tableau 1. 13. Les institutions auxiliaires sont bien organisées et bien gérées. LIUNCC et la CNCA ont établi, dans la zone du projet, dtexcellents services d'approvisionnement, de crédit et commercialisation destinés aux coopératives. Les deux organismes ont reconnu les principales faiblesses de leur politique passée en matière de vente de matériel et de programmes de services et sont prets à y apporter les modifications nécessaires. Il stagirait essentiel- lement de mieux enseigner aux agriculteurs et aux agents de vulgarisation à se servir du matériel à traction bovine et è l'entretenir, de combler les lacunes des spécifications d1importation, dfaméliorer l'approvisionnement en pièces détachées et les services de réparation du matériel. Les délais de remboursement passeraient de 3 à h ans, et les conditions de par.ticipation des agriculteurs seraient constamment révisées et adoucies si nécessaire. 14. Dans ces conditions, la mission prévoit que les ventes de matériel augmenteront de 25 o/o par rapport aux ventes actuelles. L'UNCC devrait épuiser son stock de matériel dès la première année du projet. Elle devrait ensuite vendre 450, 600 et 750 unités à arachides les 2ème, 3ème et hème années du projet respectivement. 15. A ce rythme, les achats de matériel financés par iVIDA devraient s'élever à 50 millions de FCFA environ (soit 178.000 dollars EU). Bien que d'ampleur réduite par rapport aux autres plans de mécanisation financés par la Banque ou l'IDA, la tentative de diffusion de matériel à traction animale pourrait jouer un r8le important dans la modernisation de la culture de l'arachide au Niger et devrait permettre è ce pays d'accrottre ses recettes d'exportation. 16. Il serait également avantageux que les Nigériens utilisent plus de betes de trait. Le pays possède dtimmenses réserves d'animaux (quelque h millions de t8tea de bétail) qui pourraient être attelés et dont la plu- part n'apparaissent pas sur les circuits de l'économie de marché. Dressés comme animaux de trait, certains pourraient être mis au travail. Après plusieurs années de travail, les b8tes pourraient être vendues à la boucherie. La mécanisation serait ainsi un moyen de faire fructifier un capital jusqu'ici inemployé. C. Le coton 17. Depuis 1963, les surfaces plantées en coton n'ont dépassé que deux fois 14.000 ha, clest-à-dire 5 o/o à peine de plus que les surfaces plantées en arachides. La production annuelle a en moyenne atteint 6.200 tonnes de coton graine. Les agriculteurs se livrant à la culture extensive obtiennent des rendements peu élevés, de 300 à 500 kg/ha. ANNEXE 6 Page 5 18. Le programme d'amélioration prévoit l'emploi d'engrais, d'insec- ticides, de machines pour la préparation des terres et pour la culture, et l'aide d'un petit contingent de techniciens de la CFDT. La CFDT est intégrée à l'UNCC. L'emploi des méthodes préconisées permet d'obtenir des rendements de 1.000 à 2.000 kg/ha. La zone d'intervention, encore faible, est passée de 120 ha en 1965 à 1.100 ha en 1968. Grâce au noaveau personnel que la CFDT pourra recruter au titre du projet, la zone dtintervention pourra passer à 4.000 ha la quatrième année. 19. De même que pour les arachides, les améliorations envisagées dans la partie du projet concernant le coton seront effectuées selon trois for- mules différant par les moyens modernes de production employés: 1) emploi d'insecticides, intéressant de loin la plus vaste zone; 2) emploi dfinsec- ticides et d'engrais et 3) emploi d'insecticides, d'engrais et de matériel de culture attelé pour les labours et la culture. On verra au Tableau 2 qui reproduit le budget type d'exploitations de 2,5 ha les effets de ces pratiques sur les revenus agricoles, ainsi que les dépenses dtinvestissement, notamment en services techniques et les projections concernant les quantités produites et la valeur des récoltes. L'emploi d'insecticides devrait aug- menter les rendements du coton graine de 400 kg/ha et celui d'engrais et de machines de 700 kg/ha. Le coton nigérien, de 1-1/32 à 1-1/16 inch, de médium à médium long, est de bonne qualité et le marché offre de bonnes perspectives d'écoulement d'une quantité légèrement supérieure. La partie du projet concernant le coton, encore que d'ampleur réduite, devrait permettre une augmentation cumulée de la production de 1.760 tonnes de coton graine en quatre ans. D. Le riz 20. De 1963 à 1967, les surfaces plantées en riz sont passées de 9.000 à 11.000 ha. Dans la plus grande partie de cette zone, on a fait deux récoltes dans l'année, les pluies et le complément d'irrigation qu'ap- portent les crues du Niger layant permis. Avec les méthodes de production traditionnelles, les rendements ont atteint de 1.100 à 1.700 kg/ha. Cepen- dant, gràce aux travaux de construction de petits barrages de dérivation et de stations de pompage dans la vallée du Niger, la zone propre à l'ap- plication de nouvelles méthodes et aux récoltes bi-annuelles s'accroit. 21. L'Etat a démontré qu'avec l'assistance technique de la France, de l'Allemagne et de la Chine (Talwan), les rendements pouvaient atteindre 5 tonnes à l'ha et meme plus, gr9ce à la sélection des graines, à la trans- plantation, à un bon désherbage et à l'emploi d'engrais et de machines pour la préparation et la culture des terres. Des experts chinois travaillant avec des agriculteurs nigériens ont réussi à obtenir des rendements de 7 tonnes à lfha en une seule récolte, en exploitations agricoles normales. En gros, l'expérience acquise jusqu'à maintenant moritre qu'il est très pos- sible d'augmenter la productivité de la culture du riz. Les rendements peuvent augmenter de façon substantielle et la rentabilité est bonne. On ANLNExE 6 Page 6 continuera donc à former des agriculteurs et des agents de vulgarisation avec l'assistance technique chinoise et on envisage d'étendre le programme d'amélioration à toutes les terres irriguées disponibles. 22. La surface de la zone d'intervention prévue dans la partie du projet concernant la culture du riz devrait passer de 240 à 380 ha, la quatrième année du projet. Les deux formules dtemploi de m,yens modernes de production envisagées sont, d'une part, llemploi de semences sélection- nées et d'engrais et, d'autre part, liemploi de semencas sélectionnées, d'engrais et de machines pour la préparation et la culture des terres. Cer- tains travaux d'irrigation seront financés par l'aide bilatérale. La mise en valeur des ressources en eau n'a pas été retenue dans~le projet proposé. 23. Dans les conditions du projet, un planteur de riz posséderait un ha de terre à riz dans la vallée et 1,5 ha à flanc de pente ou il ferait pousser du mil. Grâce aux engrais, les rendements devraient passer à deux tonnes environ par ha et par récolte. L'amélioration des méthodes de culture, par la mécanisation, devrait permettre un rendement supplémentaire de 500 kg/ha. On trouvera au Tableau 3 deux budgets types correspondant a chacune des deux formules d'emploi de moyens modernes de production. LsEtat achète actuellement la totalité du paddy au prix de 17 FCFA le kilo au producteur. A ce prix, la culture du riz est plus rentable que celle du coton et des arachides. Elle le serait encore si l'Etat faisait passer progressivement les prix dlachat du paddy de 17 à 13 FCFA, comme le préconise la mission. 24. Cette baisse des prix du paddy entraÎnerait un accroissement des quantités offertes à la consommation locale, ce qui serait souhaitable, car la production actuelle sert à couvrir la demande nationale. L'avenir de lexportation n'est guère prometteur. Les frais de transport du Niger au port d'embarquement le plus proche (Cotonou) sont trois fois plus élevés que de Cotonou aux ports européens. Il serait toutefois possible d'exporter de petites quantités dans les pays voisins comme le Nigéria, surtout si les prix baissaient. Ce sont essentiellement ces difficultés d'écoulement du riz qui ont conduit à limiter la zone d'intervention à h20 ha environ. 25. On trouvera au Tableau 3 les chiffres concernant les coûts et l'augmentation cumulée de la production. La quiatrième année du projet, la production de paddy devrait passer à 1.000 tonnes environ. Estimée au prix à la production ramené à 15.000 FCFA (h dollars EU) la tonne, la valeur de la production annuelle devrait 8tre de 14,7 millions de FCFA, soit 52.900 dollars EU. ANNEXE 6 Table au 1 PROJET DE OREDIT AGRICOLE BUDGET D'UNE EXPLOITATION M0YENNE CULTIVANT L'ARACHIDE ET LE MIL (1 hectare d'arachides, 2 hectares de mil) MODELE D'EXPLOITATION I II gémences sélectionnées semences sélectionnées semences sélectionnées seulement + engrais + engTa is + matériel à traction bovine Avant Après Avant Après Avant Après --------------------------------------en FCFA----------------------------------------- IPENS3S Semences d'arachides 7 icg x 19 1,520 - 1,520 - 1,520 - b kg x 20 - 1,600 - 1,600 - 1,600 Traitement des semences Transport et divers - 480 - h80 - 48o -ngrais pour arachides 6 kg x 20 - - - 1,500 - 1,500 Semences de mil 2C kg x 30 200 200 200 200 200 200 Jutils à main 500 500 500 500 500 300 Remboursements annuels des bovins et des machines 1/ - - - - - 3,0h0 Matériel, entretien et nourriture des bovins - - - - 1,300 Total des dépenses 2,220 2,780 2,220 4,280 2,220 8,420 :FEOSTTES Arachides 2/ 0 kg-x~19 15,200 - 15,200 - 15,200 - 1.000 kg x 19 - 19,000 - - - 1.100 kg x 19 - - - 20,900 - 1.220 kg x 19 - - - - - 22,800 Mil 3/ 1.200 kg Consommes consommés consommée consommés consommés con-cmmés l.h00 kg dont 200 kg destinés A la vente - - 2,000 - 1.600 kg dont boo destinés à la vente - - - - - 4,000 Recettes brutes 15,200 19,000 15,200 22,900 15,200 26,800 RECETTES i4ETTES 12,980 16,220 12,980 18,620 12,980 18,380 Recettes provenant de travail salarié 9 jours x 5000 - - - - - 7 200 Accroissement des dépenses 560 2,060 6,200 Accroissement des bénéfices 3,800 7,700 18,800 1/ Pour une exploitation, la moyenne des investissements consacrés aux machines et.aux bétes de trait s'élève A environ 13.000 FCFA ( les calculs tenant compte d'un versement comptant de 10% pour le matériel et de 50% pour les bovins). 2/ L'augmentation du rendement, consécutif à l'emploi de graines sélectionnées, décroit de la première à la quatrième année; les agriculteurs devront acheter de nouvelles semences tous les cinq ans. Of. Tableau 4. 3/ Rendement prévu pour le mil: le rendement du mil planté sur une terre à arachides fertilisée aux engrais phosphatés (75kg/ha) devrait passer de 600 (moyenne normale) A 700 kg/ha. L'emploi de matériel à traction bovine devrait entrainer une augmentation supplémentaire de 100 kg/ha. 14 mai 1970 ANNEXE 6 Tableau2 PROJET DE CREDIT A(MICOLE BUTDGET D'UNE EXPLOITATION MOYENNE CULTITANT LE COTON ET LE SMIOND (1/2 hectare de coton, 2 hectares de sorgho) '-10ELE D' EXPLOITATION II III Semences sélectionnées Semnces sélectionnées Semences sélectionnées + insecticides + insecticides insecticides + + engrais engrais + matériel à traction bovine Avant Après Avant Après Avant Après ------------------------------------ enFCFA- -- ----- ---------- DLP-,SE3 Semences de coton le kg x 10 150 150 150 150 150 150 insecticides à coton et frais de pulvérisation S ZFrFA x 0,5 - 2,525 - 2,525 - 2,525 Zngrais pour coton 1;r Kg x 20 - - - 2,000 - 2,000 3emenc,; de sorgho 2u K- x 10 200 - 200 - 200 - 2> Kg x 15 - 300 - 300 - 300 jutils à main 600 600 600 600 600 350 embour,ement annuel des bovins et des machines 1/ - - - - - 4,610 Matériel, entretien et nourriture des bovins - - - - - 1,750 Total des dépenses 950 3,575 950 5,575 950 11,685 bidaSTTES Rendements du coton graine 20C kg x 27,5 5,500 - 5,500 - 5,500 - hi0 kg x 27,5 - 11,000 - - 501 kg x 27,5 - - 13,750 - - -5' kg x 27,5- 20,625 Rendements du sorgho 1. kg consommés consommés consomnés consommés consommés consommés 1.ý-0 kg dont 300 kg à vendre à 1V FGFA le kilo - - - - 3,000 Recettes brutes 5,500 11,000 5,500 13,750 5,500 23,625 RDEETTES NETTES 4,550 7,425 4,550 8,175 4,550 11,940 Messources provenant de travail salarié S jours x OO Accroissement des dépenses 2,625 4,625 10,735 Accroissenent des bénéfices 5,500 8,250 25,325 1/ Pour une exploitation, la moyenne des investissements consacrés aux machines et aux b@tes de trait s'élève à environ 17.700 FOFA. 1. 'nai 19~Z ANNEXE 6 Tableau 3 NIGER PROJET DE OREDIT AGRICOLE BUDGET D'UNE EXPLOITATION CULTIVANT LE RIZ ET LE ML (1 hectare de ris et 1,5 hectare de mil) MODELE D'EXPLOITATION I II Semences sélectionnées Semences sélectionnées + engrais + engrais + matériel à traction bovine Avant Aprés I;ant Après ---..--.---------------------------------enFCFA- ----------------- DEPENSES Semences de riz: deux récoltes par an 100 kg x 15 x 2 3,000 - 3,000 - 100 kg x 20 x 2 - 4,000 - 4,000 2ngrais pour riz: deux récoltes par an 1?5 -g x S4 x 2 - 13,500 - 13,500 d5mences de mil 15 kg x 10 150 150 150 150 Outils à main 700 700 700 350 liemboursement annuel des bovins et des machines 1/ - - - 3,825 'stériel, entretien, et nourriture des boeufs - 1,750 Total des dépenses 3,850 18,350 3,850 23,575 RECETTES Fiz 1~00 kg x 2 = 2.000 kg . - moins 300 kg consommés - consommés .700 kg x 15,0 25,500 25,500 1.000 kg x 2 = L.000 kg - - moins 300 kg - consommés 3.700 kg x 15,0 - 55,500 - 2.50 kg x 2 = 5.000 kg x 15,0 - - 75,000 Mil 900 kg consommés - consorams 1.200 kg - consommés consommés Recettes brutes 25,500 55,500 25,500 75,000 RECETTES NETTES 21,650 37,150 21,650 51,425 Revenus provenant du travail salarié 9 jours x 00 7200 Accroiseiment deu dépenses 14,500 19,725 Accroissement des bénéfices 30,000 56,700 1/ Pour une exploitation, la moyenne des inq tissements consacrés aux machines et aux b9tes de trait s'élève à environ 15.500 FcFAk. lit mai 1970 ANNEXE 6 Tableau U Page 1 NIGER PROJET DE CREDIT AGRICOLE PREVISIONS CONCERNANT LES RENDEMENTS ET LES PRIX Rendement: exprimé en Icg/ha Arachides (décortiquées) Année Formule de moyens de production employée 0 1 2 3 h Semences sélectionnées 1/ 800 1,000 940 900 870 Semences sélectionnées et engrais 800 1,100 1,040 1,000 970 Somnces sélectionnées, engrais et matériel à traction animale 800 1,200 1,140 1,100 1,070 Mil! Engrais réa iduel 600 700 700 700 700 lugrais résiduel et matériel à traction animale 600 800 800 800 800 Coton graine Semences sélectionnées et isecticides 400 800 800 800 800 Semences sélectionnées, insecticides et engrais 400 1,000 1,000 1,000 1,000 Semences sélectionnées, insecticides, engrais et matériel à traction animale 400 1,500 1,500 1,500 1,500 Sorgho 3/ Matériel à traction animale 600 750 750 750 750 Ris V/ Semences sélectionnées et engrais 2,000 4,000 4,000 4,000 4,000 Semences sélectionnées, engrais et matériel à traction animale 2,000 5,000 5,000 5,000 5,000 Mil 2/ Matériel à traction animale 600 800 800 800 800 1/ L'emploi de semences sélectionnées entraine une grosse élévation de rendement la première année, puis les rendements diminuent, ce qui oblige A racheter de nouvelles semences tens les cinq ans. 2/ Les engrais phosphatés utilisés pour l'arachide conservent pour la récolte suivante des propriétés favorables A la culture du mil qui suit immédiatement l'arachide dans l'assolenent traditionnel. L'emploi de matériel aura également une incidence sur la production de mil et de sorgho 3/. 4/ Le paddy. Les prévisions concernant le rendement cor-espondent à deux -écol-,es par an. 5/ Compte tenu des trois phases de développement du projet, on sutpo- cue les agriculteurs recevant des machines ont franchi le- phases 1 et 2 au cours des années 0 et 1. AiEXE Tableau h Page ? Prévisions concernant les prix h la production ;n FCFA par kilo --------------------------Année--------------------------------------- 0 1 2 3 h Arachides (décortiquées) 20.0 19.6 19.5 19.5 19.0 Coton graine 28.5 28.0 28.0 27.5 27.5 Riz (paddy) 16.5 16.0 16.0 15.0 15.0 Mil 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 Sorgho 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 1 mai 1970 iIGE,i PROJET DE CREDIT ADRICOLE TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE Exprimées en Année 1 Année 2 Année 3 Année L PRODUCTIONS ADDITIONNELLES Arachides: Production Tonnes 5,036 8,718 11,281 13,095 Valeuri/ millions de FCFA 98.8 170.0 220.0 248.8 Coton : Product on Tonnes 402 849 1,304 1,764 ValeurD millions de FCFA 11.3 23.8 35.9 48.5 Riz : Product on Tonnes 80 300 640 980 Valeur. millions de FCFA 1.3 4.8 9.6 14.7 Millions de FCFA 111.4 198.6 265.5 312.0 IDÎENS DE PRODUCTION EM1PLOYES (Chiffres Additionnels) EN MILLIONS DE FCFA Semences sélectionnées 40.3 40.6 40.9 41.2 Engrais 1.7 5.1 7.7 9.7 Engrais (subventions du FED et de l'Etat) .5 1.8 3.4 5.5 Matériel à traction animale Charrettes à boeufs et pièces de rechange) - 13.1 18.4 23.2 Boeufs - 7.8 10.4 12.8 Pesticides (comprenant les dépenses de pulvérisation) 6.9 11.0 17.8 26.8 Pesticides (subvention du FED) 1.4 2.7 - - Services de vulgarisation 2.6 6.2 12.3 18.4 Assistance technique de la CNCA - - 8.9 8.9 Entretien du matériel .7 1.7 2.9 Entretien des boeufs - .8 1.9 3.1 Bascules 3.0 4.5 6.7 8.3 56.4 94.3 130.1 16o.8 VALEUR NEfTE ADDITIONNELLE DE LA PRODUCTION 55.0 104.3 135.4 151.2 Le taux de rentabilité est supérieur à 100% l/ Valeur f.o.b., moins le transport et les dépenses de commercialisation 164 mai 1970 ANNEXE 7 Tableau 2 NIGNf Superficies annuelles prévues (additionnelles d'un an a l'autre) (en hectares) Année 1 2 3 Total Arachides a/ A. Semences sélectionnées 25,000 25,000 25,000 25,000 100,000 B. Semences sélectionnées et engrais 360 380 h10 450 1,600 C. Semences sélectionnées, engrais et matériel agricole - 900 1,200 1,500 3,600 Coton a/ A. Insecticides 1,000 1,000 1,000 1,000 4,000 B. Insecticides et engrais 10 58 26 16 110 C. Insecticides, engrais et matériel agricole 50 70 80 200 Riz b/ A. Engrais 40 80 80 80 280 B. Engrais et matériel agricole - 20 60 60 140 Nombre et coût des unités agricoles Noebre Total Arachides (une unité pour 2 hectares) - 450 600 750 1,800 Coton (une unité pour 1 hectare) - 50 70 80 200 Riz (une unité pour 2 hectares) - 10 30 30 70 en millions de FCFA Arachides: 12.400 FCFA par unité - .9.3 22.3 Coton: 22.900 FCFA par unité - 1.1 1.6 1.8 4.5 Riz: 18.000 FCFA par unité - 0.2 0.5 0.5 1.2 Charrettes à boeufs, semoirs et pièces de rechange 6.2 8.9 11.6 26.7 Total 13.1 18.4 23.2 54.7 a/ Dans chaque catégorie, les chiffres correspondant à A comprennent les chiffres de B et C. b/ Régions produisant deux récoltes par an. L I Y REPUBLIQUE DU NI6ER PROOUCTION AGRICO LE Routes praticables en toutes saisons -- Pistes praticables en toutes saisons Pistes non entretenues régulièrement Lignes d'égale précipitation (en A Mil m par an - t ____ S Rilt Guezzam" s/s AFRiQØ4%% ?g> 200 M A L I 300' GAO 500 - okor- tLAsRi - ILINGU N'GUIGMI - RE 0s 3 LAc TCHAD MUE7 -- o"KANO Magaria -~:1 0 VO0A 05 " V O L T A .- -- ' 8 09 I G E R I A ~\ ( DAHOMEY I Mars 1968 ao-2 +... L~ IBY E REPUBLIQUE DU NIGER + G+ x i. PROJET DE CREDIT AGRICOLE A - Routes principales x Li,mites administratives ZONE DU PROJET: f Zones actuelles d'activité de l'UNGC 30-9-68 + Zones d'activités futures de 1'UNCC 1969-1972 +++ Iféårouene *IM + M A L I/ AG DEZ \in Galt +TiTlieo TCHIN-TABARADE +++++++++++ Abla -- -N'Gourt! I IL. TBanibongouo AlaTANOUT% Abolo4. A Lorou TAHOUA B \ ..DAKORO(kx ROUALLAM il NGUEr LL LA N'GUIGrM GOURE. 0'OGA. DOUTCHI MAÅ + I NI-N' E MAINE-SORO N IG ERIA 0 50 l0O 150 200 250 KIL OMIÉT7.S APRit Ei IBRD-2503
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Niger - Agricultural Credit Project : Niger - Projet de Crédit Agricole
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