FR I COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW - 1 5a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prepare' i titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabiliti quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DU SENEGAL (en sept volumes) VOLUME VI APPROVISIONNEMENT EN EAU ET RESEAUX D'EGOUTS le 30 juin, 1970 Departement Afrique de l'Ouest TAUX DE CONVERSION Unité monétaire: Franc CFA (FOFA) Avant le 11 août, 1969: 1,00 dollar E.U. - 246,85 FFA 1.000 FOFA - 4,05 dollar E.U. Après le 11 août, 1969: 1,00 dollar E.U. - 277,71 FCFA 1.000 FCFA - 3,60 dollar E.U. POIDS ET MESURES 1 tonne métrique (t) - 2.205 livres 1 kilogramme (kg) - 2,2 livres 1 kilomètre (km) - 0,62 mile 1 mètre (m) - 3.28 pieds COMPOSITION DE LA MISSION Le présent rapport a été établi sur la base de renseignements recueillis par une mission économique qui a séjourné au Sénégal en octobre et novembre 1969. La composition de la mission était la suivante: Cornelis J. Jensen Chef de Mission Heinz B. Bachmann Economiste en chef Carlos Merayo Economiste Jacques Baldet Economiste, Spécialiste des questions fiscales Michel Palein Economiste agricole Pietro Rava (Consultant) Ingénieur agronome Alain Thys Ressources hydrauliques et Assainissement Robert A. Moal (Consultant) Spécialiste des questions de la Pêche Wybold van Warmelo (Consultant) Spécialiste des questions industrielles Abdallah El Maaroufi Spécialiste du Tourisme Ce volume a été rédigé par Alain Thys. SENEGAL APPROVISIONNEENT EN EAU ET RESEAUX D'EGOUTS TABLE DES MATIERES Page RESUME ET CONCLUSIONS i-iii I. LES RESSOURCES HYDRAULIQUES 1 II. POPULATION 2 III. SYSTEMES D'ALIMENTATION EN EAU 2 I A. Situation actuelle 2 B. Consommation d'eau 3 C. Capacité nécessaire h D. Projets en cours de réalisation 6 IV. SYSTEMEE D'EGOUTS 7 V. ORGANISATION ET ADMINISTRATION 7 A. Direction de l'énergie et de l'hydraulique 7 B. Compagnie Générale des Eaux du Sénégal (CGES) 8 C. Financement des projets 9 D. Tarifs des eaux 9 E. Service de la dette des réseaux d'adduction et de distribution d'eau 10 a. Crédits-fournisseurs pour le Projet du lac de Guiers 10 b. Aide bilatérale pour le Projet du lac de Guiers 10 c. Autres dettes pour les installations d'adduction et de distribution d'eau de Dakar il d. Service de la dette pour les réseaux situés en dehors de Dakar il e. Perspectives concernant les tarifs des eaux il f. Problèmes institutionnels et réformes il g. Formation du personnel 13 TABLE DES MATIERES - suite Page IV. PLANIFICATION SECTORIELLE 1h A. Généralités 1h B. Le projet PNUD/OMS pour Dakar 1h C. La planification en dehors de Dakar 16 D. Investissements passés 17 E. Investissement pendant la période du deuxième Plan (1965-1968) 18 F. Le troisième Plan (1969-1972) 19 G. Assistance technique 20 ANNEXES 1-7 Tableaux dans le texte 1 Consommation d'eau au Sénégal - 1968 h 2 Estimations de la consommation et de la production d'eau urbaine en 1980 5 3 Type d'utilisation et coût de l'investissement par habitant 18 SENEGAL Approvisionnement en eau et réseaux d'égouts RESUME ET CONCLUSIONS 1. Les ressources hydrauliques sont rares au Sénégal où l'on ne trouve que trois fleuves pérennes; par conséquent, le Sénégal doit donc compter essentiellement sur ses ressources en eaux souterraines. La concurrence entre les usagers urbains, industriels et agricoles s'accroÎt et le manque de coordination entre les divers programmes d'expansion risque de se traduire par une mauvaise distribution des ressources. 2. La population urbaine représente environ le tiers de la population totale du Sénégal et son taux d'accroissement est estimé à 4,5 pour cent par an. Dakar, la plus grande ville du pays, contribue pour la moitié environ au PIB du Sénégal et pour 75 pour cent a son industrie. Par suite de migrations rurales, sa population augmente à un rythme annuel de 6 pour cent tandis que le revenu moyen par habitant a Dakar pourrait fort bien régresser en raison du chômage croissant. 3. Toutes les municipalités sont au moins dotées d'un réseau de distribution d'eau limité. Seules les villes de Dakar et de St. Louis disposent d'un réseau d'égouts. La consommation est faible, 76 litres par personne et par jour, du fait que la plus grande partie de la population ne dispose pas d'eau courante à domicile. La plupart des réseaux fonctionnent presque à pleine capacité et devront faire l'objet d'une expansion. L'absence d'un système d'égouts et de drainage satisfaisant est une menace pour la santé, pollue les zones réservées au développement du tourisme et occasionne des inondations périodiques. 4. Le seul grand projet en cours de réalisation est la conduite reliant le Lac de Guiers à Dakar (250 km) dîun coût de 33 millions de dollars EU dont le financement est assuré par l'aide de la République Fédérale d'Al- lemagne, des crédits-fournisseurs et des subventions du FED. Il semble que ce projet coiteux aurait dûa être différé ou du moins mis en oeuvre d'une manière plus économique. 5. Tous les réseaux d'adduction d'eau et d'assainissement sont la propriété de l'Etat mais leur exploitation est confiée à la Compagnie Générale des Eaux du Sénégal (CGES), une société privée. Les relations entre le gouvernement et la CGES sont régies par des accords de concession qui répartissent les divers domaines de responsabilités. La CGES est un organisme relativement bien géré pourvu d'un personnel qualifié et expé- rimenté. 6. Les accords de concession sont conçus sensiblement comme des baux à long terme. L'Etat confie l'exploitation au locataire (CGES), mais se réserve le droit de décider de questions intéressant les immobilisations, - i - et notamment le choix, les plans, le financement et la construction de nouvelles installations. la CGES n'est propriétaire que de certains biens indispensables à ses activités, tels que bâtiments administratifs, matériel de bureau, véhicules, compteurs. 7. Là où les concessions sont en vigueur (Dakar et Ziguinchor), le mécanisme de fixation des tarifs est stipulé dans les accords de concession et le niveau des tarifs devrait permettre l'exploitation de réseaux financièrement rentables. Mais le système actuel permet au concessionnaire de manipuler la répartition de ses frais entre les activités qui relèvent du domaine de l'adduction d'eau et celles des autres secteurs, de façon a assurer à la compagnie le plus grand bénéfice possible. Ceci force le gouvernement soit a relever les tarifs, ce que le gouvernement fait a son corps défendant, soit a s'abstenir de contribuer au fonds de renouvellement. 8. Bien que les tarifs des eaux à Dakar soient relativement élevés les ventes n'engendreront pas un flux monétaire suffisant pour faire face aux coûts supplémentaires afférents au service de la dette, par suite de la construction du projet du Lac de Guiers, de sorte que le tarif des eaux devra être majoré d'au moins 25 pour cent. 9. En raison des dispositions institutionnelles actuelles, on ne dispose pas d'excédent de trésorerie pour financer les travaux d'expansion, a tel point qu'un recours excessif aux prêts et crédits est nécessaire pour en assurer le financement. 10. Des réformes institutionnelles qui pourraient conduire à la création d'une société nationale des eaux sont a l'étude. Afin de mener a bien sa tâche, cette société nationale devrait être une entreprise d'économie mixte dotée d'une complète autonomie, créée en vertu des modalités décrites au paragraphe 51. 11. Il semble que les ressources en eau, qui sont rares, soient réparties selon le principe "premier arrivé, premier servi", sans qu'il y ait une coordination très poussée entre les services gouvernementaux compé- tents. Les projets sont choisis davantage en fonction des disponibilités en matière de financement extérieur que sur la base d'une évaluation éco- nomique. La planification à long terme du réseau d'adduction d'eau à Dakar s'effectue dans le cadre du projet PNUD-OMS. Pour les autres villes, rien n'indique qu'il y ait une planification systématique, et personne n'a compétence pour l'établissement des priorités, la définition des objectifs ou la mise sur pied de mesures concrètes nécessaires à la réalisation de ces objectifs. 12. Le chapitre concernant les adductions d'eau et l'assainissement dans le Plan 1969-1973 représente au mieux une esquisse des investissements possibles dans ce domaine, mais il ne s'appuie pas sur une bonne étude sectorielle ou de projets. Le Plan directeur de Dakar, auquel travaille la Nedeco, et les grandes lignes d'un programme de travaux établis par la CGES devraient constituer le point de départ d'une meilleure planification sectorielle. - iii - 13. Le niveau total des investissements proposés dans le Troisième Plan (1969 - 1973) parait approprié mais le choix et l'élaboration des pro- jets doivent être améliorés si l'on veut s'assurer que les investissements aient l'envergure voulue et soient affectés là où il faut. Sinon, il est fort à craindre que les projets retenus soient inappropriés et que l'on ne prévoit des installations trop importantes, ce qui aurait pour consé- quence soit d'accroftre le niveau global des investissements nécessaires, soit d'empêcher la construction d'installations dont d'autres villes ont besoin. En ce qui concerne les égouts et l'évacuation des eaux pluviales, l'absence de toute préparation de projets fait qu'il est peu probable que les investissements prévus soient réalisés durant la période du Plan, sauf peut-être en ce qui concerne Dakar. 14. Il est indispensable d'améliorer la portée des études de facti- bilité et de la planification sectorielle à long terme si l'on veut que le Sénégal soit en mesure d'établir et d'exécuter comme il convient son plan de développement. A cet égard, une assistance technique devrait être fournie dans les domaines techniques, de la planification et de la gestion. Cependant, l'actuel partage des responsabilités entre les dif- férents services gouvernementaux et la OGES permettrait difficilement de coordonner une telle assistance et de lui conférer l'efficacité voulue. La création d'une compagnie nationale des eaux qui serait une société d'économie mixte, et qui grouperait en un seul et même organisme toutes les responsabilités en matière de planification sectorielle, éviterait un éparpillement et une duplication de l'assistance technique. La plani- fication générale des ressources en eau et leur affectation entre les utilisations agricoles, urbaines ou industrielles devraient également faire li objet d'améliorations, éventuellement en prévoyant un noyau d'ingénieurs et d'économistes au Ministère du Plan. Ces profession- nols commenceraient par établir des directives pour l'identification et l'établissement des projets, afin que les décisions concernant l'affectation des ressources limitées en eau soient prises sur des bases économiques plus saines. SENEGAL Approvisionnement en eau et réseaux d'égouts I. LES RESSOURCES HYDRAULIQUES 1. La République du Sénégal s'étend sur une superficie d'environ 200.000 km2, mais, en raison de la pénurie d'eau, environ 30.000 km2 seulement sont cultivés. Les ressources hydrauliques sont rares, car la pluviosité est faible et l'évaporation considérable. Sauf dans la partie méridionale du pays, où la population est clairsemée (Casamance), les précipitations annuelles moyennes sont d'environ 550 mM, et l'évaporation atteint en moyenne 400 mm. 2. Le Sénégal n'a que trois fleuves pérennes - le Sénégal, la Gambie et la Casamance - mais aucun de ceux-ci ne coule à proximité des zones où la densité de la population est la plus forte. D'autre part, l'eau de la mer remonte jusqu'à 150 km à l'intérieur des terres pendant les 5 à 7 mois où le débit des fleuves est faible. Le Sénégal doit donc compter essentiel- lement sur ses ressources en eaux souterraines. A proximité de la c8te Atlantique et dans le département de la Casamance, les eaux de la nappe phréatique sont près de la surface mais, ailleurs, on ne trouve la nappe phréatique qu'à des profondeurs p3uvant atteindre jusqu'à 120 m et les puits n'ont qu'un faible débit (1 m environ par heure). Heureusement, pour le Sénégal, une nappe artésienne profonde connue sous le nom de "nappe Maestrichtienne" a été découverte à une profondeur de 220 m; elle s'étend sous la plus grande partie du Sénégal et sous une partie de la Mauritanie. Le rendement des puits creusés dans cette nappe aquifère atteint jusqu'à 200 m par heure./ Toutefois, la qualité de l'eau varie selon le degré de salinité. A proximité du littoral, il y a un risque d'intrusion d'eau de mer, et les puits doivent être très surveillés. 3. Bien que la plupart des ressources potentielles en eaux souterraines soient déjà connues, les enquêtes hydrogéologiques actuellement effectuées dans le cadre d'un Projet du Fonds Spécial PNUD/OMS conduiront à une évaluation plus détaillée de ces nappes et de leur rendement potentiel dans la zone Dakar- Thiès. Ces enquêtes fourniront également des renseignements supplémentaires sur la nappe Maestrichtienne. 4. Les ressources hydrauliques étant limitées, la concurrence entre les usagers urbains, industriels et agricoles ne peut que s raccroitre. Il est probable que cette concurrence sera particulièrement vive dans le triangle Dakar-Saint-Louis-Kaolack, où 60 pour cent de la population et près de 100 pour cent de l'industrie sénégalaise sont concentrés sur une superficie qui ne dépasse pas 8 pour cent du territoire national. L'établis- sement et la réalisation des projets d'irrigation et d'adduction d'eau se font actuellement à peu près sans aucune coordination entre les différents départements du gouvernement et sans qu'il soit tenu compte des utilisateurs finals et des relations économiques. 1/ Le niveau hydrostatique varie entre -1 m et +9 m. - 2 - II. POPULATION 5. La population du Sénégal était estimée à 3,7 millions d'habitants au cours de l'été 1968. On compte que cette population s'accroÎtra à un taux annuel de 2,2 pour cent. La population urbaine augmente de 4,5 pour cent par an, alors que, dans les zones rurales, la progression est inférieure à 1 pour cent. 6. Il existe au Sénégal 34 centres urbains constitués en municipalités avec une population totale d'environ 1,2 million d'habitants, soit un tiers de la population totale du pays. La seule grande ville est Dakar, avec 661.000 habitants (région du Cap Vert). Les autres villes importantes sont Kaolack (96.000 habitants), Thiès (86.000), Saint-Louis (63.000), Ziguinchor (42.000), Diourbel (41.000) et Louga (22.000). Les autres municipalités ont des populations dont le chiffre varie entre 1.400 et 20.000 habitants. Aux fins du présent rapport, toute population vivant dans des muncipalités sera considérée comme population urbaine. 7. Bien que les perspectives d'emploi soient extrêmement limitées dans les villes, les migrations rurales, en particulier l'exode vers Dakar, sont importantes car, pour de nombreux exploitants agricoles, même les possibilités économiques incertaines qu'offrent les villes paraissent encore préférables à l'agriculture. On estime que la population de Dakar augmente à un rythme qui atteint 6 pour cent par an (3,7 pour cent par an du fait de la croissance démographique naturelle, et 2,3 pour cent par an du fait des apports migratoires). Les nouveaux emplois ne paraissent pas devoir augmenter de plus de 2 à h pour cent par an, et ce taux d'accroissement lui-même nécessiterait des investissements de capitaux plus importants que dans le passé, de sorte qu'à Dakar le revenu par habitant pourrait fort bien stagner ou même régresser au cours des cinq à six prochaines années. Sur une population totale de 661.000 habitants, la population potentiellement active est de lhL.OOc personnes, soit 24 pour cent. Environ 40 pour cent seulement de la population active occupent des emplois permanents et perçoivent un salaire régulier; environ 35 pour cent sont en châmage, et 25 pour cent sont sous-employés (artisans ou salariés temporaires). Néanmoins, la région de Dakar contribué pour la moitié environ au PIB du Sénégal et pour 75 pour cent à son industrie, alors que le revenu par habitant est d'environ 4,5 fois plus élevé que dans le reste du pays (voir Annexes 1 et 2). Malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics pour encourager la croissance économique d'autres régions, l'infrastructure actuelle de Dakar et la situation de la ville continueront probablement à attirer la plus grande partie des nouvelles entreprises industrielles et commerciales. III. SYSTEMES D'ALIMENTATION EN EAU A. Situation actuelle 8. Trente-sept villes et centres de population ont un réseau d'adduction d'eau (voir carte), y compris les 34 municipalités, ainsi que trois villages, Dans les zones rurales, l'eau est fournie par des puits de surface privés et, dans certains cas, par des puits profonds construits par le Ministère du développement rural. 9. Bien que toute la population urbaine vive dans des zones équipées d'un réseau public d'alimentation en eau, l'étendue et la qualité du service fourni varie considérablement d'une ville à l'autre et plus encore d'un quartier à l'autre d'une même ville. Il est fréquent que l'eau ne soit fournie qutà certains quartiers, et qu'il n'y ait pas suffisamment de bornes- fontaines dans tous les faubourgs. Une partie de la population n'est ainsi desservie que théoriquement et doit aller très loin chercher l'eau à la borne-fontaine la plus proche, ou, lorsque cela est possible, utiliser l'eau de puits privés. 10. La plus grande partie de la population ne dispose pas d'eau cou- rante à domicile; elle n'est alimentée que par les bornes-fontaines instal- lées par les municipalités. Environ 40.000 maisons seulement (sur un total de 100.000 habitations permanentes pour l'ensemble du pays), occupées par quelque 300.000 personnes représentant 25 pour cent de la population urbaine (mais moins de 8 pour cent de la population totale du Sénégal), sont alimen'trée par branchements particuliers. Si ce pourcentage est faible, il n'est pas différent de celui que l'on constate dans la plupart des pays de l'Afrique tropicale et équatoriale et reflète dans une certaine mesure le petit nomb'e d'habitations permanentes par opposition aux simples abris (cases d'adobe, cabanes, bidonvilles). 11. Il y a donc, en principe, environ 60.000 habitations permanentes qui pourraient être raccordées dans l'avenir au réseau de distribution. Le coût élevé d'un branchement domestique est probablement la raison principale qui fait que tant d'habitations ne soient pas desservies. Les frais de branchement sont d'environ 80 dollars, somme qui est supérieure au rev2nu nansul de 40 pour cent de la population active de Dakar. Si l'on peut dire que toutes les personnes dont les traitements ou salaire annuels dépassent 2.000 dollars ont des branchements particuliers, il demeure que 20 pour cent seulement de celles dont les revenus se situent entre 1.200 et 2.000 dollars, et 10 pour cent de celles qui gagnent de 700 à 1.200 dollars vivent dans des logements munis de branchements particuliers. Si des crédits pouvaient être accordés pour financer les branchements domestiques (par la société de distribution des eaux par exemple), il est très probable qu'une bien plus grande proportion des personnes dont les revenus sont supé- rieurs à 700 dollars par an seraient raccordées au réseau. 12. Tous les réseaux urbains de distribution d'eau sont munis de compteurs, y compris les bornes-fontaines ainsi que toutes les installations destinées aux administrations. Les seules exceptions concernent les bouches a incendie, les bornes de nettoyage des rues et l'eau utilisée pour les chasses d'égouts. B. Consommation d'eau 13. On trouvera dans l'Annexe 3, ainsi que dans le tableau suivant, des statistiques de la consommation d'eau dans les villes. Tableau 1: CONSOMMATION D'EAU AU SENEGAL - 1968 Ensemble des réseaux de distribution Par habitant m3/jour litre/jour Ventes d'eau Domestique - Branchements privés 20.800 73 Domestique - Bornes-fontaines 13.300 Domestique - Total 3.100 29 Administrations et industrie 3h.400 29 Ventes totales 68.500 58 Consommation diverse et pertes 21.500 18 Consommation moyenne 90.000 76 Capacité de production de pointe nécessaire 113.000 96 Capacité installée 115.000 97 14. La consommation moyenne de 76 litres par personne et par jour est faible comparée à la consommation des pays plus développés: dans les années 50, la consommation se situait dans les pays européens entre 150 (Pologne) et 520 litres par personne et par jour (Norvège). Cependant, la situation du Sénégal est comparable à celle des pays africains dotés de systèmes analogues, comme le Cameroun (62 litres par personne et par jour). La modicité de ce chiffre est due principalement à ce que 75 pour cent de la population urbaine doit aller chercher son eau aux bornes-fontaines et que, même dans les habitations qui ont l'eau courante, l'absence d'instal- lations sanitaires modernes fait que la consommation n'est pas plus élevée. A Dakar, où les revenus moyens sont beaucoup plus élevés que dans les villes plus petites, la consommation est beaucoup plus importante: elle est equivalente, pour l'ensemble des usagers, à 106 litres par personne et par jour, dont 42 pour cent (45 litres par personne et par jour) pour la consom- mation domestique. C. Capacité nécessaire 15. La capacité installée de l'ensemble des réseaux a été presque intégralement utilisée en 1968 et, déjà, les pointes de consommation n'ont pu être satisfaite à Dakar, Saint-Louis, Kaolack, Ziguinchor et dans quatre autres villes moins importantes. Les réseaux de distribution de la plupart des villes doivent également être améliorés, car le niveau de consommation a dépassé la capacité d'adduction des canaliuations de distribution primaire et secondaire, et les pointes de consommation ne peuvent plus être satisfaites. Cela entraîne un abaissement de pression et même des interruptions du service. Comme c'est la pression de l'eau dans les conduites qui empêche l'eau contaminée de pénétrer dans le réseau de distribution, la capacité insuffisante des réseaux de distribution accroît le risque de maladies épidémiques véhiculées par l'eau. L'absence d'une source d'eau potable de qualité constante incitera également les couches les plus aisées de la population à acheter de l'eau en bouteille qui coûte environ 1.000 fois plus cher que l'eau potable ordinaire. 16. Les bénéfices retirés par les usagers et leur propension à payer, ainsi que les bénéfices externes des systèmes existants, iront donc en diminuant si les réseaux d'adduction d'eau ne sont pas développés pour sufvre au moins l'augmentation de la demande d'une population qui ne cesse de s'accroître. Le taux de croissance annuel des zones urbaines peut atteindre 6 pour cent a Dakar et 2,5 pour cent dans les autres villes, l'on s'attend que la population urbaine du Sénégal atteigne 1.920.000 habitants en 1980 (soit une augmentation de 65 pour cent), alors que la population de la seule ville de Dakar atteindrait 1.240.000 habitants. 17. Les réseaux existants devront certainement être développés, mais il est difficile de chiffrer l'expansion nécessaire car, sauf pour Dakar, les statistiques sont incomplètes. Cependant, nous présentons dans le tableau suivant des estimations provisoires de la consommation d'eau urbain- et de la capacité de production nécessaire pour l'année 1980. Les hypothès3s retenues pour l'établissement de ces estimations sont indiquées a l'Annexe 4. Tableau 2: ESTIMATIONS DE IA CONSOMMATION ET DE LA PRODUCTION D'EAU URBAINE EN 1980 Irpothèse faible Htpothèse forte ------ en milliers de m/jour ----- Consommation domestique 61 112,5 Administrations et industrie 70 86,5 Total des ventes journalières moyennes 131 196,0 Consommation journalière moyenne 172,5 262,0 Capacité de production de pointe nécessaire 216 328,0 18. La capacité installéade l'ensemble des réseaux est actuellement de 115.000 m3/jour et, en l'absence d'inXestissements additionnels, il y aurait un déficit de 100.000 a 220.000 m /jour en 1980. Pour Dakar, le Projet du lac de Guiers, dont la réalisation est en cours, fournira 66.000 m3/jour. Cela devrait satisfaire la demande de Dakar jusque vers la fin des années soixante-dix, à la condition que le système de distribution soit développé. En supposant que le déficit total se situera entre les deux estimations susmentionnées on arrive a la conclusion que, pour le Sénégal, et en dehors du Projet du lac de Guiers, a capacité totale installée devrait être augmentée d'environ 90.000 m /jour. Les moyens de distribution devront aussi être développés en conséquence. D. Projets en cours de réalisation 19. Le seul grand projet en cours de réalisation est celui du lac de Guiers qui, pour un coût estimé de 33 millions de dollars des Etats-Unis, alimentera Dakar grâce à une conduite de 250 km de long. Le projet comporte deux sections. La première, dont le financement est assuré par l'aide bilatérale de la République fédérale d'Allemagne, par les crédits-fournis- seurs et les crédits de ltEtat, comporte une prise d'eau, une usine de traitement, une station de pompage et environ 200 km de conduites d'acier de 900 mm de diamètre. Sur cette section, de Gnith (lac de Guiers) à Thiès, les travaux sont bien avancés. La seconde section est financée par le Fonds européen de développement (FED) et reliera Thiés a Dakar. On prévoit que le projet sera entièrement réalisé en 1971. La capacité finale du projet sera de 137.500 m3/jour; mais, dans une première phase d'utilisation, la capacité de traitement et de pompage ne sera que de 66.000 m3/jour. Les coûts d'investissement sont particulièrement élevés (55 dollars des Etats- Unis par habitant contre une moyenne de 21 dollars dans le passé) 2/; on s'attend également que les coûts de pompage et de traitement chimique seront élevés, en particulier lorsque toute la capacité prévue aura été installée. 20. L'approvisionnement actuel de Dakar, soit 72.000 m3/jour, est assuré exclusivement par captage des eaux souterraines. On estime qu'il existe dtautres ressources en eaux souterrçines dans un rayon de 60 km qui pourraient fournir de 50.000 à 75.000 m/jour. Les enquêtes hydro- géologiques PNUD/OMS devraient conduire à une estimation plus exacte de ces ressources. 21. Comme on savait qu'il existait dtautres ressources en eaux souterraines, même si leur potentiel était encore incertain, il semble que le projet coûteux du lac de Guiers aurait dû être différé, d'autant plus que les projections de ventes dteau les plus récentes pour Dakar sont inférieures à celles qui avaient été établies par le gouvernement pour justifier le projet. Cela signifie que la majoration des tarifs devra dépasser ce que l'on avait envisagé à l'origine pour que l'on puisse assurer le service de la dette résultant du projet en cours de réalisation. Au surplus, selon la Société Nedeco 2J, les études hydrologiques effectuées pour le projet du lac de Guiers sont incomplètes, et l'on ne sait pas encore de façon certaine: (i) si les ressources en eau du lac pourront à la fois satisfaire la demande de Dakar et fournir des quantités l Voir paragraphe 71 et le Tableau 3 qui figure dans le texte. 2f Firme de consultants chargée de la réalisation du projet PNUD/0MS d'adduction d'eau pour Dakar. suffisantes pour les perimètres d'irrigation existants et pour les projets de canne à sucre et de rizières prévus dans 3a région de tRichard Toll"; (ii) ni si les prélèvements d'eau douce du lac pour l'alimen- tation de Dakar et les projets d'irrigation ne modifieront pas la salinité de l'eau, car l'eau douce du lac de Guiers est superposée à une nappe aquifère saline. IV. SYSTEME D'EGOUTS 22. Seules les villes de Dakar et Saint-Louis ont des réseaux d'égouts limités mais, même dans ces deux grandes villes, de vastes zones n'en ont pas, et les habitants jettent des immondices et evacuent leurs eaux usées dans les réseaux d'évacuation des eaux pluviales. A Dakar, seu]sles deux tiers des habitations qui ont l'eau courante sont raccordées au réseau d'eaux usées. Il en résulte une situation d'insalubrité qui encourage la multiplia- tion des rongeurs et la production d'odeurs, et cela accroit les coûts d'entretien et de nettoyage des systèmes d'évacuation des eaux. 23. Le réseau d'assainissement n'a pas été conçu pour faire face aux inondations qui se produisent chaque année; dans ces villes, de vastes zones sont périodiquement inondées par des eaux contaminées. A Dakar, une vingtaine de zones représentant une superficie de 100 hectares sont périodiquement inondées; il s'agit surtout de routes, et le trafic est sérieusement désorganisé durant ces périodes. 24. Le long des plages de Dakar, au voisinage des exutoires d'eaux usées, la qualité bactériologique de l'eau de mer est des plus mauvaises. La plus forte pollution est atteinte dans la baie de Soumbedioune (où l'on envisage la construction d'hôtels) et dans le golfe de Hann. Le débit d s eaux usées évacuées sur la côte ouest de Dakar est en moyenne de 30.000 m /jour et provoque une pollution équivalente à celle que causerait une population d'environ 250.000 habitants. La côte ouest du Cap Vert est, de ce fait, polluée sur une distence de 1 km. Si le Sénéeal tient à développer son industrie touristique, il faudra remédier a cette situation. Les études des courants entreprises dans le cadre du Programme PNUD/OMS fourniront les renseignements nécessaires en vue d'une conception et d'une implantation optimales des exutoires d'eaux usées. V. ORGANISATION ET ADMINISTRATION 25. Depuis 1965, tous les réseaux d'adduction d'eau et d'assainis- sement sont la propriété de l'Etat. La Direction de l'Energie et de l'Hydraulique au Ministère du Plan et de l'Industrie est chargée de prendre les décisions de politique générale. A. Direction de l'énergie et de l'hydraulique 26. La Direction de l'Energie et de l'Hydraulique a compétence dans les domaines suivants: étude des ressources en eaux souterraines et en eaux de surface; détermination des besoins urbains en eaux; établissement des - 8 - projets; adjudications, contrôle et réception des travaux. Mais sa principale responsabilité est de surveiller et de contrôler tous les aspects techniques et financiers des contrats de concession et de gérance en vertu desquels l'Etat confie à la Compagnie Générale des Eaux du Sénégal (CGES) l'exploi- tation de tous les réseaux d'adduction d'eau et d'égouts. Le Directeur de l'énergie et de l'hydraulique est chargé de l'établissement et de l'exécution des projets d'adduction d'eau et d'égouts. Il est aidé dans sa tache par des consultants, par la Direction des Travaux Publics et par la CGES. 27. En ce qui concerne les adductions d'eau, la OGES établit des prévisions de consommation et prépare des projets préliminaires lorsque la production atteint 90 pour cent de la capacité installée. Ces prévisions sont ensuite soumises au Ministère du Plan et de 1' Industrie qui établit les projets finals. Pour que ce système fonctionne bien, il faudrait que la préparation et la réalisation des projets puissent se faire en moins de deux ans. Toutefois, dans la pratique, il en va tout autrement, de sorte que pendant les périodes de grande consommation, les pénuries d'eau sont fréquentes. Les projets plus petits de développement des réseaux de distribution sont établis exclusivement par la CGES. 28. Tant en ce qui concerne l'évacuation des eaux usées que des eaux pluviales, les rares nouveaux projets sont établis par des ingénieurs conseils pour la Direction de l' Eiergie et de lUydraulique. La CGES n'intervient pas directement dans l'établissement de ces projets, bien qu'une de ses filiales, la Compagnie d'entreprises hydrauliques, qui passe des marchés d'entreprise effectue également des études à titre d'ingénieur conseil. Ici, comme pour les questions d'adduction d'eau, c'est encore le Ministère des Travaux Publics qui établit les dossiers d'appels d'offres et qui se charge de la surveillance technique des travaux de construction. 29. La Direction de l'Energie et de l'Hydraulique a plusieurs ingé- nieurs qualifiés, mais l'effectif n'est pas suffisant, et ce personnel manque d'expérience. En conséquence, une grande partie des fonctions de la Direction sont dévolues au concessionnaire et à des ingénieurs conseils. B. Compagnie Générale des E.ux du Sénégal (CGES) 30. La CGES est une société anonyme, dont 65 pour cent du capital sont aux mains de la Compagnie Gnérale des Eaux de Paris (CGE); le solde, soit 35 pour cent, appartenant a la Compagnie des Eaux et Electricité de l'Ouest africain (EEOA) de Dakar. Le gouvernement n'a qu'une participation minime, mais il a le droit d'acquérir 25 pour cent des actions et il est représenté par quatre Administrateurs au Conseil d'administration de la CGES. Le Conseil d'administration , qui a donné de larges pouvoirs au Directeur Général, adopte le budget, autorise les ouvertures de crédit pour les contrats de construction importants et le recrutement du personnel de direction. Par ailleurs, le Directeur Général a tous pouvoirs exécutifs. Le contr8le financier de la CGES est exercé par la CGE. 31. La CGES est concessionnaire des réseaux de distribution d'eau et d'égouts de Dakar depuis 1957 en vertu d'un contrat de 30 ans. Tous les autres réseaux de distribution d'eau et d'égouts du Sénégal sont également exploités par la CGES dans le cadre d'un contrat de gérance temporaire passé avec le gouvernement. La CGES est un organisme relativement bien géré dont tous les départements sont pourvus de personnel qualifié et expérimenté. La plus grande partie du personnel de direction est composé d'expatriés ou de Sénégalais d'extraction étrangère. 32. Les accords de concession sont conçus sensiblement comme des baux à long terme. Le propriétaire (l'Etat) confie l'exploitation au locataire (CGES). Le gouvernement se réserve les droits de décider de toutes questions intéressant les immobilisations, et notamment le choix, les plans, le finan- cement et la construction de nouvelles installations. La OGES n'est proprié- taire que de certains biens indispensables à ses activités, tels que: bâtiments administratifs, matériel de bureau, véhicules, compteurs, etc. C. Financement des projets 33. Pour financer les projets d'adduction d'eau, le gouvernement a généralement recours à des dons ou à des emprunts d'organismes internationaux tels la Caisse centrale de coopération économique (COCE) de la France, la Kreditanstalt fur Wiederaufbau (KFW) de la République fédérale d'Allemagne, le Fonds européen de développement (FED) ou aux crédits-fournisseurs. Le concessionnaire consent également des prêts ou des avances à l'Etat. Celui-ci recourt parfois aux subventions budgétaires lorsque les prêts et les dons ne couvrent pas intégralement les coûts du projet. La clientèle privée finance les petits travaux d'extension du réseau de distribution lorsque ces travaux sont demandés par elle. 34. Les grands travaux d'assainissement sont généralement financés par des dons de l'Etat. Les petits travaux sont financés et réalisés par les entreprises de construction immobilière, et les coûts sont récupérés sur le prix de vente ou de location des immeubles. D. Tarifs des eaux 35. Jusqu'à la fin de 1968, le tarif de base de l'eau à Dakar était de 55,55 FCFA par m3. Pour certains usagers, comme les municipalités, les grosses entreprises industrielles et les institutions religieuses, le tarif était moins élevé. Au surplus, les abonnés acquittaient une taxe redevance pour l'entretien des branchements et des compteurs d'eau, et pour celui du racco dement à l'égout. Depuis le ler janvier 1969, le tarif est de 60 FCFA par M , mais la redevance d'entretien a été supprimée. 36. Dans le reste du Sénégal, les traifs fixés à l'époque où les réseaux étaient exploités par les municipalités sont restés en vigueur. Ils resteront inchangés tant que le nouveau contrat de concession entre le gouver- nement et la CGES, qui est actuellement à l'étude, n'aura pas été définitivement conclu. On trouvera à l'Annexe 5 les tarifs appliqués en 1969 et des préci- sions concernant le mécanisme de la tarification. - 10 - 37. A l'origine, les tarifs de l'eau étaient calculés selon une formule compliquée faisant intervenir notamment les coûts d'exploitation du concessionnaire, les provisions pour renouvellement, les impôts, ainsi que les variations du coût de la main-d'oeuvre, de l'énergie et d'autres produits. Le concessionnaire avait ainsi la possibilité de faire agréer des prix plus élevés en manipulant ses frais généraux et ses frais de personnel entre les activités relevant du domaine de l'ad- duction des eaux et les autres secteurs, et forçait le gouvernement soit à relever les tarifs, ce que le gouvernement faisait à son corps défendant, soit à réduire les provisions au fonds de renouvellement. 38. Les prix étaient révisés tous les quatre mois, mais, en 1965, le gouvernement a fixé des tarifs par décret indépendamment des varia- tions survenant dans les éléments de base du calcul. En août 1963, les concessions ont été modifiées pour tenir compte des implications fi- nancières du Projet du lac de Guiers, en créant des comptes spéciaux pour assurer le service de la dette. 39. A l'heure actuelle, de nouvelles discussions sont en cours entre le gouvernement et le concessionnaire afin d'établir un nouveau cahier des charges en vue des accords de concession dans le but de mettre fin aux avantages injustifiés que le concessionnaire pouvait s'assurer en manipulant ses frais généraux et ses frais de personnel. E. Service de la dette des réseaux d'adduction et de distribution d'eau a) Crédits-fournisseurs pour le Projet du lac de Guiers 40. Trois crédits-fournisseurs ont été accordés par Mannesmann et Puech Chabal. Les deux crédits de Mannesmann (pour la fourniture et la pose de la conduite du lac de Guiers à Thiès et pour le transport des tuyaux) représentent au total 41,8 millions de IM (3,1 milliards de FCFA). Le crédit accordé par Puech Chabal se monte à 12,8 millions de francs français (640 millions de FCFA). Ces trois crédits portent intérêt à 6 pour cent. Les crédits Mannesmann doivent être remboursés en 20 échéances semestrielles, et le crédit Puech Chabal, en 10 tranches, également semestrielles, à compter du ler juillet 1971. b) Aide bilatérale pour le Proiet du lac de Guiers 41. Un prêt de 35 millions de DM (2,6 milliards FCFA) a été ac- cordé par la Kreditanstalt fir Wiederaufbau (KFW) de la République fé- dérale d'Allemagne, moyennant un taux d'intérêt de 3 pour cent. Les remboursements doivent s'effectuer en 26 tranches semestrielles à compter du 31 décembre 1980, c'est-à-dire après la période de différé qui a été fixée à 10 ans. - il - c) Autres dettes pour les installations d'adduction et de distribution d'eau de Dakar h2. Ces dernières années, de petits travaux (à Sebikotane et à Pout) ont été financés grâce à des prêts et à des avances accordés par le concessionnaire. L'échéancier du service de ces emprunts, ainsi que de ceux du Projet du lac de Guiers, est donné à l'Annexe 6. d) Service de la dette pour les réseaux situés en dehors de Dakar 43. Quatorze prêts représentant un montant total d'environ 250 millions de FCFA ont été accordés par la Caisse centrale de la France d'Outre-Mer et la Caisse centrale de coopération économique, moyennant un taux d'intérêt de 2,5 à 3 pour cent. En général, les prêts ont été consentis pour une période de 10 à 15 ans, et la dernière échéance est prévue pour 1976. Actuellement, le service de la dette représente en moyenne 1 millions de FCFA par an. e) Perspectives concernant les tarifs des eaux 4h. Bien que les tarifs des eaux à Dakar soient relativement élevés, les ventes effectuées aux prix actuels n'engendreront pas un flux monétaire suffisant pour assurer le service de la dette du réseau de Dakar. Pour la période triennale 1969 - 1971, le total des paiements au titre du service de la dette atteindra 1.309.300.000 FCFA; toutefois, les projections des ventes établies par la Nedeco montrent que, durant ces trois années, les ventes ne dépasseront pas environ 61,2 millions de m3 , et, comme certains usagers bénéficient d'un tarif réduit, les affectations au compte d'amortissements fLnanciers ne dépasseront pas 1.130.000.000 de FCFA avec les tarifs actuels, ce qui laissera en 1971 un déficit accumulé d'environ 200 millions de FCFA. 45. Après 1971, la situation s'aggraverait encore, le service annuel de la dette atteignant environ 800 millions de FCFA, alors que les provisions annuelles pour les amortissements financiers pourraient ne pas dépasser de 400 à 500 millions de FCFA. Même si les virements au Fonds de renouvellement étaient affectés au service d'une partie de la dette, le déficit ne serait inférieur que d'environ 60 à 100 millions de FCFA. 46. Nous estimons donc que le tarif des eaux à Dakar devra être prochainement majoré d'au moins 15 FCFA par m3, soit 25 pour cent du tarif actuel. f) Problèmes institutionnels et réformes 47. Les politiques suivies en matière d'organisation, de gestion, de personnel et de finances ont été examinées, pendant la visite de la mission, avec le gouvernement, l'OMS et la société consultante Nedeco. - 12 - Les propositions du consultant dans ce domaine ne sont pas satisfaisantes. La Nedeco a proposé de créer un service national des eaux, des services régionaux et plusieurs services de distribution d'eau. A notre avis, la solution proposée ne répond pas à la situation locale et, si elle était appliquée, elle pourrait entraîner la création d'une bureaucratie lourde et inefficace à laquelle il serait difficile de fournir le per- sonnel qualifié. 48. Les désavantages des dispositions institutionnelles actuelles sont les suivants: (i) Avec les accords de concession actuels, la méthode de tarification permet au concessionnaire de manipuler la répartition de ses frais généraux et de ses frais de per- sonnel entre les activités qui relèvent du domaine de l'adduction des eaux et les autres secteurs (travaux publics, ingénieurs-conseils, etc.), de façon à assurer à la Compagnie le plus grand bénéfice possible. Le concessionnaire peut également répartir ses frais à peu près à son gré entre la concession de Dakar et les autres réseaux. (ii) Il n'y a aucune incitation à former du personnel de natio- nalité sénégalaise qui serait appelé à assumer des fonctions de direction. Il pourrait être remédié à cette particula- rité dans le contexte de la structure institutionnelle actuelle. (iii) Les compétences, en ce qui concerne la planification sec- torielle d'une part, et la mise en oeuvre et le finan- cement des projets, d'autre part, sont partagées. 49. Les avantages du système actuel consistent en ce que les réseaux sont exploités de façon efficace et compétente. 50. La mission a examiné avec les autorités sénégalaises et avec la CGES la possibilité de créer une Société nationale des eaux, qui serait une société d'économie mixte, de façon à remédier aux inconvé- nients des dispositions institutionnelles actuelles sans en perdre les avantages. Comme la quasi-totalité du personnel qualifié et expérimenté est au service de la CGES, la nouvelle société devrait être conçue de façon à pouvoir conserver le personnel actuel, ce qui nécessiterait probablement que la CGES puisse prendre une participation substantielle. 51. On pourrait envisager, par exemple, de créer une société avec un capital social relativement limité (de 200 à 300 millions de FCFA), dans laquelle l'Etat serait majoritaire, la GES (et si possible la CCCE) étant actionnaire minoritaire. L'Etat recevrait également - 13 - des actions privilégiées sans droit de vote à concurrence d'un montant représentant la valeur nette des immobilisations des installations de production et de distribution d'eau qui deviendraient propriété de la nouvelle société. 52. La nouvelle Compagnie nationale des eaux reprendrait l'inté- gralité des opérations d'adduction et de distribution d'eau et les réseaux d'égouts, à la condition que des dispositions mutuellement ac- ceptables puissent être convenues pour remplacer les concessions actuelles de la CGES. Toutefois, dans un premier stade, il serait peut-être préférable que la nouvelle Compagnie prenne seulement en charge les installations de production et d'adduction, et qu'elle vende l'eau en gros à la CGES qui conserverait alors ses concessions de distribution. Cette dernière solution, qui est celle que le gouvernement préfère, per- mettrait à la nouvelle Compagnie de recruter son personnel parmi les fonctionnaires qualifiés et le personnel existant de la COGES. Ces dis- positions nouvelles pourraient intervenir dans le cadre d'un contrat de prestation de services de personnel qui serait passé entre la nouvelle Compagnie et la CGES. 53. Si les négociations n'aboutissaient pas, il serait très difficile de trouver des solutions de rechange, car la plus grande partie du personnel qualifié et expérimenté des services d'adduction et de distribution d'eau est employée par la CGES, et toute annulation des accords de concession actuels entraînerait probablement un long contentieux ou le paiement de très fortes indemnités à la CGES. 54. En ce qui concerne les réseaux d'assainissement, il sem- blerait possible, et il serait peut-être souhaitable, d'en confier l'exploitation au même organisme qui s'occuperait de l'adduction et de la distribution des eaux, mais il faudrait, pour discuter ce problème, attendre que les études entreprises par la Nedeco concernant les coûts de fonctionnement et d'entretien de ces réseaux soient terminées et que l'on connaisse les propositions de cette société en ce qui concerne la tarification de l'eau, les redevances pour les égouts et autres impôts. g) Formation du personnel 55. Les travailleurs qualifiés sont formés soit dans des écoles professionnelles locales soit sur le tas. Il ne manque pas de soudeurs, de charpentiers, de conducteurs de machines et autres travailleurs qualifiés. Toutefois, les cadres moyens comme les comptables, les dessinateurs, les topographes etc. sont difficiles à trouver; en effet, les étudiants qui ont déjà acquis la formation indispensable pour oc- cuper de tels postes poursuivent généralement leurs études à l'université car, non seulement l'enseignement supérieur est gratuit, mais encore, les étudiants bénéficient de bourses d'entretien. - 1>4 - 56. Ces dernières années, un nombre croissant de jeunes Séné- galais ont obtenu des diplômes universitaires soit à Dakar, soit en France. La plupart de ces diplômés, qui. ont reçu une bonne formation mais manquent d'expérience, sont entrés dans la fonction publique, car l'accession de leur pays à l'indépeidance a fait qu'ils ont pu rapidement accéder à des postes supérieirs dans les services gouverne- mentaux. Pour compenser leur manque d' axpérience, les organismes d'aide bilatérale et internationale fournissent un certain nombre de conseillers techniques. Dans ces conditions, il a ité difficile pour les sociétés privées de recruter de jeunes diplômés i des postes de début, et elles ont été très peu enclines à recruter du, personnel qualifié mais inexpé- rimenté dans des postes supérieurs. La situation devrait s'améliorer progressivement en ce qui concerne les diplômés d'université, car la plupart des postes de hauts fonctionnai-es sont déjà occupés, de sorte qu'un nombre croissant de diplômés d'universités cherchent à faire car- riCre dans le secteur privé. Mais il fâ.udra beaucoup de temps encore pour, relever le niveau de formation des, cadres moyens. VI. PLANIFICATION SèCTORIELLE A. Généralités 57. Il semble que les ressources en eau, qui sont rares, soient réparties selon le principe "premier arrivé, premier servi", sans qu'il y ait une coordination très poussée entre les services gouvernementaux compétents. Les projets sont choisis dývantage en fonction des disponi- bilités en matière de financement extérieur que sur la base d'une éva- luation des bénéfices économiques. La planification à long terme du développement du système d'adduction et de distribution d'eau à Dakar s'effectue dans le cadre du projet PNUMDOMS. Toutefois, pour les autres grandes villes, rien n'indique qu'il y 4it une planification systé- matique, et personne n'a compétence pour l'établissement des priorités, la définition des objectifs et la mise sur pied de mesures concrètes nécessaires à la réalisation de ces objectifs. B. Le projet PNUD/OMS pour Dakar 58. Le projet consiste en une série d'études de préinvestissement portant sur des problèmes techniques, dé ressources en eaux souterraines, de gestion, de finances et d'économie. Les études techniques portent sur les points suivants: a) établissement d'un Plan Directeur d'alimentation en eaux et évacuation des eaux usées et pluviales à Dakar et dans les zones environnantes; b) études techniques préliminaires et de factibilité pour les éléments du Plan Directeur pour lesquels on envisago un in- vestissement dans les dix années à venir. - 15 - 59. Les études sur les ressources en eaux d'infiltration devraient fournir les renseignements nécessaires pour apprécier et évaluer les différentes fornations aquifères à l'est de Dakar qui pourraient être utilisées pour l'alimentation en eau. Ces études comportent des en- quêtes hydrologiques et géophysiques, un programme de forages, des essais de pompage et le traitement par ordinateur des résultats obtenus. 60. Les études économiques et financières comportent une étude de l'économie du Sénégal et de l'économie du Grand-Dakar, avec des pro- jections pour 1975, 1980 et 2000, une enquête sociologique, une étude financière concernant les investissements prévus à long terme, et l'établissement d'un plan financier pour les investissements corres- pondant à la première tranche de réalisations. En outre, une étude des tarifs et redevances d'égout , y compris des recommandations concernant les nouveaux tarifs et redevances, sera effectuée. Les prévisions de consommation et d'utilisation des eaux sur lesquelles se fondera le Plan Directeur tiendront compte des études économiques et de l'enquête socio-économique. L'étude des problèmes d'organisation et de gestion portera notamment sur les aspects juridiques de ces problèmes et dé- bouchera sur des propositions de modifications éventuelles de la politique générale suivie. 61. Les travaux relatifs au projet PNUD/OMS, dont l'OMS est l'agent d'exécution, ont été scindés à la demande du PNUD en deux grands contrats subsidiaires. Le sous-traitant pour les études d'eaux souterraines est les Nations Unies (Division des ressources et des transports); pour les études techniques, économiques, financières et de gestion, c'est le bureau d'études consultant néerlandais Nedeco. 62. Les premières activités de Nedeco au Sénégal remontent à juillet 1968. On s'attend que le Plan Directeur, ainsi que les études techniques préliminaires et de factibilité des travaux à accomplir dans les dix années à venir, seront achevés en mai 1971. L'établissement d'un programme immédiat de travaux prioritaires destinés à satisfaire les besoins en eau, en égouts et en conduites d'évacuation des eaux plu- viales de Dakar et des zones environnantes jusqu'à 1980 devrait être terminé en janvier 1970. Les coûts de ce programme sont estimés actuel- lement à 5 millions de dollars des Etats-Unis et se ventilent comme suit: Adduction et distribution d'eau - 0,5 million de $ EU Réseau d'égouts - 1,5 million de $ EU Evacuation des eaux pluviales - 3,0 millions de $ EUJ 63. Il est probable qu'il sera demandé à la Banque de financer la plus grande partie de ces dépenses et que le crédit demandé dépassera 3 millions de dollars des Etats-Unis, bien que l'on puisse s'attendre que les coûts en devises étrangères seront inférieurs à 2 millions de dollars des Etats-Unis. - 16 - 64. Les études sur les ressources en eau souterraine n'ont pas encore commencé. Toutefois, les difficultés administratives qui sont apparues entre le gouvernement, l'organe d'exécution et les Nations Unies semblent maintenant résolues, et le contrat pour l'exécution du programme de forages devrait être adjugé incessamment, alors que l'adjudication pour les études géophysiques devrait intervenir assez rapidement. Ces études demanderont de 6 à 7 mois au moins. Les renseignements fournis par ces études hydrologiques permettront à la Nedeco de faire un choix entre l'utilisation des eaux souterraines et l'achèvement de la deuxième phase du Projet du lac de Guiers et, plus tard, entre les ressources en eaux souterraines non encore utilisées et les eaux de la Gambie. Comme on peut exploiter immédiatement certaines nappes aquifères connues, le programme des travaux d'urgence ne sera pas affecté par le délai né- cessaire pour mener à bien les études hydrogéologiques. Cependant, pour ne pas retarder la réalisation du Plan Directeur, ces études de- vraient être terminées en février 1970, ce qui est peu probable, de sorte que l'ensemble du projet sera probablement retardé. 65. Lorsque les études de factibilité concernant le programme immédiat de travaux pour Dakar seront terminées, et si un financement est demandé à la Banque, les questions suivantes se poseront: a) Faut-il prévoir un ou plusieurs emprunts ou crédits pour les adductions d'eau, les égouts et l'évacuation des eaux pluviales? b) Qui pourrait contracter le ou les emprunts? c) Qui sera chargé de la mise en oeuvre du projet, et qui exploitera ensuite les nouvelles installations? 66. Si l'on envisage des prêts séparés pour les réseaux d'adduction et de distribution d'eau,le ré&oau d'égouts et le système d'évacuation des eaux pluviales, le peu d'ampleur du projet d'adduction et de distri- bution d'eau (O,5 million de dollars des Etats-Unis seulement) pourrait rendre une intervention de la Banque difficile. D'un autre côté, si l'on envisage un prêt unique pour les trois secteurs., le partage des responsabilités sectorielles entre divers organismes gouvernementaux créerait de difficiles problèmes. C. La planification en dehors de Dakar 67. Dans d'autres villes importantes, certains besoins sont évi- dents et bien qu'il n'ait pas été établi de priorité, les installations de production d'eau devraient être développées dans toutes les villes importantes ainsi que dans quatre petites villes au moins. Les instal- lations de distribution devraient être développées dans au moins dix villes. - 17 - En juin 1969, la CGES a établi un rapport sur la situation actuelle du réseau d'adduction et de distribution d'eau au Sénégal (Dakar non compris), dans lequel elle expose ce que seraient les meilleures solutions en vue d'une expansion future, et ébauche un programme d'investissement. 68. Ce programme porte sur 27 villes et prévoit des investissements d'environ 2,5 millions de FCFA (10 millions de $ EU). Les principaux postes sont l'installation d'une usine de désalination des eaux à Kaolack (1,5 milliard de FCFA) et une conduite du lac Guiers à Saint-Louis (500 millions de FCFA). Nous pensons que ces deux villes peuvent être des- servies de façon beaucoup plus économique. A Kaolack, les eaux d'infil- tration sont beaucoup trop riches en fluorure, mais leur traitement serait beaucoup moins coûteux que l'exploitation d'une usine de désalination. Pour Saint-Louis, une étude des différentes possibilités et une meilleure coordination entre les besoins de l'agriculture et ceux de la ville en ce qui concerne l'utilisation des ressources en eau proches de la ville permettraient certainement de réaliser le projet dans des conditions plus économiques. 69. Pour ce qui est des 25 autres villes mentionnées, les propo- sitions de la CGES concernant l'implantation de nouvelles installations de production paraissent saines. Cependant, la capacité projetée des réservoirs semble être excessive, alors qu'il n'a été préparée aucune étude de développement des réseaux de distribution. Aussi, pour ces villes, il semble qu'un chiffre d'environ 1,5 milliard de FCFA serait une estimation plus raisonnable des investissements nécessaires. D. Investissements passés 70. A la fin de 1969, les immobilisations totales brutes des réseaux d'adduction et de distribution d'eau réévaluées aux coûts actuels ont été estimées à environ 7 milliards de FCFA (25 millions de $ EU) dont, pour le seul réseau de Dakar, environ 4 milliards de FCFA (14 h millions de $ EU). En moyenne, une capacité de distribution de 1000 m/jour né- cessitait un investissement de 220.000 dollars. Cependant, du fait des économies d'échelle, le réseau de Dakar n'a nécessité que 175.000 dollars par millier de m3/jour, alors que la moyenne pour les centres urbains de moindre importance est voisine de 330.000 dollars par millier de m3/jour de capacité. 71. On peut également convertir ces chiffres en coût de l'inves- tissement par habitant. Ainsi qu'il ressort du Tableau 1 (paragraphe 13), la consommation totale d'eau dans l'ensemble des municipalités a été en moyenne de 76 litres par personne et par jour et, pour tenir compte des consommations de pointe, la capacité de production totale est de 96 litres par personne et par jour. Pour les usages domestiques seulement, la capacité moyenne de production est de 48 litres par personne et par jour (120 litres pour les personnes qui sont branchées sur le réseau et 25 litres pour celles qui se servent aux bornes fontaines). Sur la base de cette consommation, on peut établir comme suit les coûts de l'investissement par habitant pour les installations d'alimentation en eau: - 18 - Tableau 3 Coût de l'investis- sement par habitant Type d'utilisation en $ EU Tous usagers, y compris administration et industries 21,00 Usagers domestiques avec branchement particulier 26,00 Usagers domestiques utilisant les bornes-fontaines 5,40 Usagers domestiques (total) 10,50 En ce qui concerne les réseaux d'égouts et les conduites d'évacuation des eaux, l'ampleur des investissements passés n'est pas connue. E. Investissement pendant la période du deuxième Plan (1965-1968) 72. Le deuxième Plan avait prévu des investissements d'environ 2,9 milliards de FCFA pour les adductions et les distributions d'eau et 1,9 milliard de FCFA pour l'assainissement. Sur ce total de 4,8 milliards de FCFA (16,5 millions de $ EU), il n'a été effectivement dépensé que 1,4 milliard de FCFA (5,0 millions de $ EU), soit 29 pour cent, dont 1,15 milliard de FCFA (4,6 millions de $ EU) pour les eaux et 240 millions de FCFA (1 million de $ EU) pour l'assainissement. Cela ne représente qu'environ 1,7 pour cent de l'investissement total (public et privé) effectué pendant cette période. 73. Si l'on constate que les investissements pour l'adduction et la distribution d'eau ont suivi l'augmentation de la population, par contre, les dépenses pour les égouts et les conduites d'évacuation des eaux pluviales ont été nettement insuffisantes et n'ont même pas permis de maintenir le niveau des services atteint avant le début du deuxième Plan. Durant la période du deuxième Plan, la population urbaine a au&menté d'environ 200.000 personnes. Comme les investissements par habitant qui sont indispensables en ce qui concerne l'alimentation en eau se situent en moyenne aux environs de 21 dollars (en supposant que le coût de la vie n'augmente pas), les investissements pour l'eau auraient dû être d'au moins 4,2 millions de dollars des Etats-Unis pour que l'on puisse maintenir le niveau des services existants. Or, ce chiffre a été légèrement dépassé. En ce qui concerne les systèmes d'assainissement, les données chiffrées font défaut, mais les investis- sements nécessaires représentent au moins les deux tiers du montant indispensable pour la production et la distribution d'eau, soit 2,8 millions de dollars des Etats-Unis. Le total des investissements pour l'eau et l'assainissement aurait donc dû atteindre environ 7,0 millions de dollars des Etats-Unis (1,95 milliard de FCFA) pour maintenir le niveau actuel de prestation de services, soit 2,h pour cent des investis- sements totaux tant publics que privés. - 19 F. Le troisième Plan (1969-1972) 7h. On trouvera à l'Annexe h le détail des investissements envi- sagés dans le troisième Plan. Le Plan, qui ne comprend pas les coûts de réalisation du Projet du lac de Guiers (33 millions de $ EU), appelle un financement de 4,6 milliards de FCFA (16,5 millions de $ EU). Le total des investissements pendant la période du Plan atteindrait donc environ 50 millions de dollars des Etats-Unis. Le Plan prévoit des projets d'adduction d'eau dans la plupart des centres urbains et la construction de réseaux d'égouts dans les grandes villes. Toutefois, il n'a encore été établi aucune étude de factibilité qui permette de corroborer les estimations des coÛts prévus, de sorte que les chiffres de l'Annexe h qui sont fondés sur une première évaluation des besoins doivent être considérés co,e provisoires. 75. Si le niveau total des investissements paraît approprié en ce qui concerne les adductions d'eau, le choix et l'établissement des projets doivent être considérablement améliorés si l'on veut que les projets aient la dimension voulue et soient implantés là où il faut. Sinon, il est fort à craindre que les projets retenus soient inappropriés et que l'on ne prévoie des installations trop importantes, ce qui aurait pour conséquence soit d'accroitre indûment l'investissement total, soit d'empêcher la construction d'installations dont d'autres villes ont besoin. 76. En ce qui concerne les égouts et l'évacuation des eaux plu- viales, l'absence de toute préparation de projets fait qu'il est peu probable que les investissements prévus soient réalisés durant la pé- riode du Plan, sauf peut-être en ce qui concerne la ville de Dakar. D'autre part, le Plan prévoit des études techniques pour l'établissement de projets de construction d'égouts dont la réalisation interviendrait durant la période du plan suivant. Comme il ne s'agit que d'études techniques, il se peut qu'elles ne débouchent pas sur des projets bien préparés et économiquement sains. 77. Il n'a été pris jusqu'ici aucun engagement de financer les investissements prévus par le Pan sauf en ce qui concerne le Projet lac de Guiers - Dakar, qui n'est cependant pas prévu dans le Plan. Le gouvernement a demandé à la CCCE de financer à 100 pour cent la cons- truction de la conduite d'amenée du lac de Guiers à Saint-Louis (500 millions de FCFA), mais il ne semble pas que cette demande ait déjà été agréée. Le gouvernement a également demandé au Gouvernement italien une aide en vue de financer une partie des travaux dradduction et de distribution d'eau et de construction d'égouts. La demande vise le financement intégral d'un programe de 1.500 millions de FCFA qui comporte les éléments suivants: - 20 - (1) Adduction d'eau - 688.,5 millions de FCFA Dakar (456 millions de FCFA): - Les travaux consisteraient à mettre en place des canalisations principales de distribution, à construire des réservoirs et à développer les installations de traitement existantes. Toutefois, selon les études récentes de la Nedeco, la plus grande partie de ces travaux n'est pas indispensable et a été exclue du programme immédiat de travaux qu'elle prépare (voir paragraphe 62). Reste du Sénégal (232,5 millions de FCFA): - Construction de 10 réservoirs dans des villes de l'intérieur. Ici encore, il est difficile de justifier la plus grande partie de ces travaux (voir paragraphe 69). (2) Réseau d'égouts - 805 millions de FCFA Construction d'une première tranche d'un réseau d'égouts à Kaolack, Saint-Louis, Thiès, Ziguinchor et à Diourbel. Corme les plans préliminaires n'ont même pas encore été établis, il est impossible d'évaluer la précision des esti- mations susmentionnées, et il est difficile de juger de la justification économique de ces projets. 78. En dehors de ces sources étrangères de financement, le gouver- nement projette de consacrer à ces investissements 7h1 millions de FCFA de crédits budgétaires. Cette somme serait entièrement consacrée à la ville de Dakar (soit 500 millions pour les égouts et 241 millions pour les adductions d'eau). Le gouvernement financerait également les études techniques des réseaux d'égouts dont le coût est estimé à 104 millions de FCFA. Dans ces plans, il semblerait qu'il y ait certaines duplica- tions, car les projets d'adduction d'eau de Dakar, pour lesquels des crédits budgétaires ont été réservés, sont les mêmes que ceux pour les- quels le gouvernement a déjà demandé un financement au Gouvernement italien. 79. Le chapitre concernant les adductions d'eau et le réseau d'égouts dans le Plan 1969-1973, tel qu'il a été établi pour le gouver- nenent, représente, au mieux, une esquisse des investissements possibles dans ce domaine, mais il ne s 'appuie pas sur une bonne étude sectorielle ou de projets. Le Plan Directeur de Dakar auquel travaille la Nedeco et les grandes lignes d'un programme de travaux établi par la CGES devraient constituer le point de départ d'une meilleure planification sectorielle. G. Assistance technique 80. Il est indispensable d'améliorer la portée des études de factibilité et de la planification sectorielle à long terme si l'on veut que le Sénégal soit en mesure d'établir et d'exécuter comne il convient - 21 - son plan de développement; à cet égard, une assistance technique devrait lui être fournie dans les domaines techniques de la planification et de la gestion. Cependant, l'actuel partage des responsabilités entre les différents services gouvernementaux et la CGES permettrait difficilement de coordonner une telle assistance et de lui conférer l'efficacité voulue. La création d'une compagnie nationale des eaux qui serait une Société d'économie mixte, et qui grouperait en un seul et même organisme toutes les responsabilités en matière de planification sectorielle, évi- terait un éparpillement et une duplication de l'assistance technique. La planification générale des ressources en eau et leur affectation entre les utilisations agricoles, urbaines ou industrielles devraient également faire l'objet d'améliorations, éventuellement en prévoyant un noyau d'ingénieurs et d'économistes au Ministère de la Planification. Ces professionnels commenceraient par établir des directives pour l'iden- tification et l'établissement des projets, afin que les décisions concernant l'affectation des ressources limitées en eau soient prises sur des bases économiques plus saines. SENEGAL - PRODUIT REGIONAL BRUT DE DAKAR (Prix réels) 1967 1975 1980 2000 En mil- En % du Accrois- En mil- En % du Accrois- En mil- En % du Accrois- En mil- En % du liards PIB du sement liards PIB du sement liards PIB du sement liards PIB du de FCFA Sénégal annuel de FCFA Sénégal annuel de FCFA Sénégal annuel de FCFA Sénégal en % -en % en % Agriculture Elevage et Pêches 2,h 4,6 10,0 5,3 7,6 4,2 6,5 7,6 3,3 12,5 8,1 Industrie et Bâtiment 21,8 73,6 3,9 29,6 75,5 h,9 37,4 76,8 5,5 109,5 76,8 Commerce et Services 52,5 - 65,1 h,3 73,6 67,0 h,3 90,9 68,0 3,9 194,0 70,0 Autorité Civile 1 48,9 3.1 19,6 49îO 3,9 23,7 j9,0 3 94,7 49,0 Total Dakar (Cap Vert) Prix de 1967 92,0 47,5 4,2 128,1 49,4 4,4 158,6 50,2 h,3 365,0 54,1 Total PIB Sénégal 193,8/ - 3,7 259,1 - 4,0 315,9 - 3,9 675,9 - 1/ Cette estimation de la NEDECO diffère* quelque peu de celle de la BIRD pour*1967, car- les deux estimations ont -été faites indépendamment l'une de l'autre. Source: OMS Plan Directeur pour l'Alimentation en Eau et l'Assainissement Rapport Trimestriel de la NECO (18 mai au 18 août 1969) ANNEXE 2 SENEGAL ET DAKAR: REVENU PAR HABITANT 1967/ 195 1980 2000? 2000â' Sénégal PIB en millions de dollars EU 775 1.035 1.260 2.700 2.700 Population en milliers 3.511 4.256 4.806 7.857 7.857 PIB par habitant en dollars EU 211 253 263 342 342 Dakar (agglomération) PRB en millions de dollars EU 358 514 635 1.460 1.460 Population en milliers 598 934 1.239 3.911 2.951 PRB par habitant en dollars EU 615 550 510 375 495 Sénégal sans Dakar : PRB en millions de dollara EU 406 525 630 1.240 1.240 Population en milliers 2.913 3.322 3.567 3.946 4.906 PRB par habitant en dollars EU 14o 158 176 315 253 I/ Cette estimation de la NEDECO diffère quelque peu de celle de la BIRD pour 1967, car les deux estimations ont été faites indépendamment l'une de l'autre. / Taux annuel d'accroissement de la population de Dakar de 6%. / Taux annuel d'accroissement de la population de Dakar de 4,5%. Source: NEDECO., Rappgrt trimestriel à l'OMS., mai-août 1969. 'NN'X 3 SYST Ä_ _ L19MNT A T-N _ b J_3_Ä__Ä_ ot¯u¯¯aiques poIr 1hoD Prcxiuction Cnnonhation Proi-in ,Au au Pourcentage lentes moyennes Taux aacite journaliere s. jourmlie proådite 4/ venaue a/ as nar habitant Ville ou Population d'accroisseent installe (estinée) moyenne 000n3/an '0OO /an perter 6/ litres par habi- Brunchemnte Région localite 1-1-69 1natrel sa .n/pnr 2/ m'/jour m3/jar tant et par jor Facturation au 1-1-69 CAP J,RT 661.oj 3,7% 1/ Dakar ö61.332 J3. ) _/ id. j 73.443 2,71 l8.76 27 78 1.075,4 19.417 CASAMANC E 611.bo3 2,2% Ziguinhor 40.664 1.300 3/ 1.500 1.230 4410 377 L 26 26,20 77 1,33 83 Kolda d.261 170 3/ 178 142 52 50 6 16 1 65 106 Bignona 7.603 113 3/ 132 l]6 39 34 12 17 1:28 83 Sedhiou 6.766 200 3/ 215 172 63 56 11 32 0,98 61 Velingara 3.56 600 69 55 20 19 5 14 0,78 48 Ouosouye 1.622 100 d6 69 25 25 - 48 DIOURBEI 580.100 2,37% Diourbel 38.250 1.500 1.293 1.035 378 357 6 ?6 14,86 468 I-ga 21.807 b00 3/ 675 539 197 196 - 25 8,55 426 M'Backe 9.52 n.d. n.. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. Bambey 8.032 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. Kebeer L.682 30u 212 171 62 58 6 33 2,62 168 Linguere 3.761 n... n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. SIN! 1 SALJU1 838.900 2,33% Kaolack 95.824 5.2002/ 5.360 6.290 1.566 1.335 15 38 53,70 2.4d Fatick 9.915 300 256 205 75 67 10 18 2,54 166 Ouingueneo 9.134 1.200 455 366 133 126 5 37 5,35 147 Go.ee. 6.215 900 250 200 73 65 11 28 2,58 127 Niorodurip 3.817 200 158 126 46 46 - 23 1,74 67 Kaffrina 3.161 900 390 312 114 99 17 88 3,56 133 Fu,diougne 2.236 350 113 67 32 26 18 31 0,98 81 Moffane n.d. 500 146 117 63 38 12.. 1,37 11 FLEUVE 398.600 2,2% St Louis 62.863 7.500 6.250 5.000 1.830 1.570 14 67 67,39 2.521 Matae 7.722 n.d. 250 205 75 62 17 22 3,37 159 Podor 6.087 n.d. 250 250 75 69 6 31 3,50 145 Dagana 5.811 n.d. 70 55 20 17 15 8 0,70 11 THIES 73.000 2,91 Thies ö5.877 3.800 3.650 2.910 1.363 802 25 25 39,5 1.564 Mboaur 19.853 1.323 950 760 278 261 6 36 9,0 399 Tiraeane 9.820 65o 61o 330 120 1203/ - 34 4,4 210 Joal-Fadhouth 8.126 630 228 183 67 32 52 10 1,3 41 Mecke 6.933 330 205 165 60 56 6 2 2,2 78 Kh-b.le 5.100 900 222 178 65 64 1 2,3 74 Thiadiaye n.d. dc 38 30 11 7 32 n.d. 0,1 14 ,nuaOS.L ,-ENTAL 176.500 11 Tambaceuda 11.819 500 450 362 132 116 12 26 6,24 173 Bakel 3.346 650 168 136 49 44 11 35 1,84 6o Kedougou 2.817 533 102 82 30 26 12 ?5 1,30 43 TOTAL TOUT9 MUNICIPALITES 1.179.860 2,59 115.03 5/ 112.775 93.188 32.976 24.904 24 58 1.293,69 30.299 Total pourrkax-r (en pourntage) 788 7ö% 7d% 75% 83% 66% 1/ Le ta~u est de ög si les migrations rurales sont inluses. 7/ Estim6e a 1,25 fois la production (moyenne) journaliåre. 3/ La capacité insuffisante des iretallations psvoque des irterruptions de service ou des baisses de pression. E/ La précision de nes chiffres est douteuse. Les qantitées d'eau vendues sont mesurges sar des xmpteurs rlevs teus les d-ex mois ~ais la production est mesurée uar plusieurs séthcdes de reci si ons di veres. 5/ Estfeation. Sources: Statistiques Fau: Congnipp7e Gemnrale des 2nä du Senegal. Pepnlati nn Divinin des 5tatinti ones, Ministere du Plan et de llimustrie. ANNEXE 4 SE,]EGAL PREVISION DE LA CONSOIMATION URBAINE D'EAU EN 1980 Deux prévisions ont été établies: une estimation forte et une estimation faible. A. Estimation faible Les hypothèses suivantes ont été retenues: (1) Population urbaine - Taux de croissance annuel: 4,5 pour cent; la population urbaine atteint 1,92 million de personnes en 1980. (2) Consommation domestique - Le pourcentage de la population des- servie par branchements particuliers demeure inchangé (25 pour cent). La consommation par habitant de la population branchée sur le réseau de distribution augmente de 2 pour cent par an. La consommation par habitant de la partie de la population uti- lisant les bornes-fontaines demeure inchangée. (3) La consommation des administrations et des industries augmente d'environ 4 pour cent par an. (h) La capacité de production de pointe nécessaire doit représenter au moins 1,65 fois la quantité d'eau vendue en moyenne chaque jour. Le tableau suivant donne les chiffres de la capacité de production de pointe nécessaire en 1980: litres par habi- m3/jour tant et par jour Consommation domestique - Branchements particuliers 72.000 150 Consommation domestique - Ménages alimentés par bornes- fontaines 29.000 25 Administrations et industries 115.000 - Total 216.000 112 La production quotidienne moyenne serait donc de 172.500 m3/jour (90 litres par personne et ar jour), et les ventes d'eau quotidiennes moyennes., de 131.000 m3/jour (69 litres par personne et par jour). ANNEXE 4 Page 2 B. Estimation forte (1) La population urbaine augmente de 5 pour cent par an pour attein- dre 2,12 millions. (2) Consommation domestique - Le pourcentage de la population desser- vie par branchements particuliers atteint 50 pour cent. (Cela postule la mise en oeuvre d'une politique d'encouragement des branchements particuliers.) La consommation par habitant augmente de 2 pour cent par an en ce qui concerne la population desservie par branchements particuliers (comme dans l'estimation A) et reste inchangée en ce qui concerne la population desservie par les bornes-fontaines. (3) La consommation des administrations et des industries augmente de 5 pour cent par an. (h) La capacité de production de pointe nécessaire doit être supé- rieure à 1,65 fois la quantité d'eau moyenne vendue chaque jour. Le tableau suivant donne les chiffres de la capacité de production de pointe nêcessaire en 1980. litres par habi- m3/jour tant et par jour Consommation domestique - Branchements particuliers 159.000 150 Consommation domestique - Mênages alimentés par bornes- fontaines 26.600 25 Administrations et industries 1h2.400 - Total 328.000 155 La production quotidienne moyenne serait de 262.000 m3/jour (123 li- tres par personne et p§r jour), et les ventes d'eau quotidiennes moyennes, de 196.000 mJ/jour (93 litres par personne et par jour). ANNEXE 5 SENEGAL - TARIFS DES EAUX 1. Tarifs des eaux en 1969 Taux de base Taxe semestrielle Région Centre par m3 en FCFA Cap Vert Dakar 60,00 Casamance Ziguinchor 56,60 - Oussouye - 2.000 Bignona - 2.000 Sedhiou - 2.000 Kolda - 2.000 Velingara - 2.000 Fleuve Saint-Louis 40,00 Dagana 50,00 Podor 50,00 1atam 50,00 Louga 45,00 Kebemer 40,00 Siné Saloum Kaolack 38,00 Fatick 35,00 Fondiougne 30,00 Gossas h0,00 Ndoffane 38,00 Nioro Du Rip 38,00 Kaffrine 35,00 Tambacounda 50,00 Bakel 50,00 Kedougou 50,00 Guinguineo 45,00 Thiès et Diourbel Thiès 45,15 Tivaouane 35,00 Iacke 45,00 Khombole 41,00 Pbour 35,00 Fadiouth-Joal 45,15 Diourbel 42,50 2. Tarification 1. Lorsqu'il existe des accords de concession, comme c'est le cas à Dakar et à Ziguinchor, le mécanisme de tarification est indiqué dans ces accords. Le taux de base est calculé selon une formule qui fait intervenir les facteurs suivants: ANNEX 5 Page 2 (a) coûts de fonctionnement du concessionnaire, y compris sa rému- nération; ce facteur est proportionnel au volume d'eau produit; (b) provision pour renouvellement (calculéad'après les immobilisa- tions brutes); (c) service de la dette pour les prêts et les avances consentis par le concessionnaire; (d) service de la dette envers les fournisseurs; (e) service de la dette concernant les prêts consentis au gouvernement pour financer les installations; (f) taxes municipales; (g) taxes sur la valeur ajoutée. Chaque facteur est ensuite divisé par le volume de l'eau vendue durant la période de 12 mois qui a précédé. 2. Les facteurs (a), (b), (c) et (d) sont ensuite multipliés par un co- efficient qui est indexé sur les variations des coûts de la main- d'oeuvre, de l'énergie et de certaines fournitures. Les prix sont revus tous les quatre mois; mais, depuis 1965, le gouvernement a fixé par décret des taux indépendants de ces variations. 3. En août 1968, la concession a été modifiée par voie d'addendum, de façon à tenir compte des implications financières qui résulteraient de la construction du Projet du lac de Guiers. Cet addendun stipule ce qui suit: (1) le gouvernement financera la construction des travaux d'adduction d'eau pour l'alimentation de Dakar et de Saint-Louis à partir du lac de Guiers; (2) un compte spécial, "Compte d'amortissements financiers", sera ouvert, auquel seront versées les provisions pour le service de l'emprunt; (3) le prix de l'eau comportera deux éléments: P1 et P2. La compo- sante Pl est destinée à couvrir les coûts de fonctionnement, les frais généraux (y compris la rémunération du concessionnaire) et la provision pour renouvellement (amortissement technique). La composante P2 est réservée au service de la dette (amortissements financiers); ANllE 5 Page 3 (h) les sommes versées au "Compte d'amortissements financiers" ne peuvent être utilisées que pour le service de la dette; (5) il est créé un compte dit "Fonds de réserve travaux". Les res- sources de ce fonds pourront être utilisées: (a) pour la construction d'installations de production d'eau agréées par le gouvernement; (b) ou pour consolider le Compte d'amortissements financiers; (6) Cette réglementation restera en vigueur même si le statut juridi- que de la concession est modifié. h. Depuis le ler janvier 1969, le prix du service de l'eau et des égouts à Dakar a été fixé à 60 FCFA par m3 d'eau vendue. Pl est fixé arbi- trairement à h0 FCFA/m3, et P2 à 20 FCFA/m3. 5. Les négociations entre le gouvernement et le concessionnaire pour l'établissement d'un cahier des charges révisé en vue de la conclu- sion des accords de concession de Dakar et de l'octroi de conces- sions nouvelles pour le reste du pays sont en cours depuis quelque temps. Le nouveau projet stipulerait une méthode différente de cal- cul du tarif des eaux. Le tarif serait égal à la somme de P1 et de P2, P2 étant fixé de façon à assurer le service de la dette. Pl serait égal à K (D+T) + R , où 0,8 a.q. K - est un coefficient indexé sur le prix; T - représente une affectation annuelle à la provision pour renouvellement, calculée en fonction de la valeur des immobilisations brutes; R - représente une affectation au Fonds de réserve travaux récemment créé; 0,8 - est un coefficient tenant compte des pertes en eau; a - est un coefficient tenant compte du fait que certains con- sommateurs bénéficient d'un tarif réduit; q - est la quantité annuelle d'eau produite; D - est la rémunération du concessionnaire. Le facteur D serait déterminé à l'avance et calculé selon la formule suivante: ANNEXE 5 Page 4 D = A + B.Q + C.N, où A-représenterait les frais fixes et le bénéfice du concessionnaire B.Q. -les coûts de production (Q étant la production annuelle); C.N.-les coûts proportionnels au nombre d'usagers (N étant le nombre d'usagers); et V.E.-représente les coûts d'entretien proportionnels aux immobilisations brutes (E étant la valeur des immobilisations brutes). Il y a lieu de noter que les somes provenant du Fonds de Réserve Travaux peuvent être transférées au Compte d'Amortissements Financiers. ANNEXE 6 SENEGAL: SERVICE DE LA DETTE DU SYSTEME DIALIMENTATION EN EAU DE DAKAR!/ (en millions de FCFA) Lac de Guiers Autres (Sebikotane Mannesmann I Mamesmann II Puech-Chabal K.F.W. Total et Pout) TOTAL 1968 93,85 93,85 1969 82,22 82,22 1970 39,51 39,51 102,51 142,02 1971 726,47 36,19 lUh,62 79,02 986,30 98,77 1.085,07 1972 h24,49 70,85 161,33 79,02 735,69 97,72 833,4l 1973 406,80 67,89 153,61 79,02 707,32 97,72 805,04 1974 389,01 64,92 145,82 79,02 678,77 70,99 749,76 1975 371,28 61,96 138,19 79,02 650,45 70,99 721,44 1976 352,69 59,00 66,20 79,02 556,91 70,99 627,90 1977 335,80 56,O4 79,02 470,86 70,99 541,85 1978 318,06 53,08 79,02 450,16 32,31 482,47 1979 300,32 50,12 79,02 429,46 32,31 461,77 1980 282,58 47,16 180,25 509,99 32,31 542,30 1981 276,92 276,92 32,31 309,23 1982 270,69 270,69 270,69 1983 264,77 264,77 264,77 1984 258,70 258,70 258,70 1985 252,62 252,62 252,62 1986 246,55 246,55 246,55 1987 240,48 240,48 2h0,h8 1988 23h,hO 234,4O 234,0 1989 228,33 228,33 228,33 1990 222,63 222,63 222,63 1991 214,66 214,66 214,66 1992 210,82 210,82 210,82 1993 103,13 103,13 103,13 Lf La dette est exprimée en millions de FCFA en tenant compte de la r6cente revaluation du DM et de la dévaluation du FCFA et du FF. ANNEXE 7 SENEGAL - APPROVISIONNEMENT EN EAU ET RESEAUX D'EGOUTS Investissements proposés au IIIème Plan (1969-1973) Alimentation en eau Financement envisagé Production Assainis- Budget du Financements & Adduction Distribution Total sement Total Total Gouvernement extérieurs - - - - - - - - - - - - En millions de FCFA - - - - - - - - - - - En millions de dollars EU Cap Vert 455' 142/ 597 1.033 1.630 5,86 2,67 3,19 Thiès 8 115 123 310 433 1,56 - 1,56 Kaolack - 131 131 h20 551 1,98 - 1,98 Saint-Louis 500 187 687 300 987 3,55 - 3,55 Diourbel 7 68 75 125 200 0,72 - 0,72 Ziguinchor 21 85 106 125 231 0,83 - 0,83 Louga 20 44 64 36 100 0,36 - 0,36 M'Bour - 20 20 - 20 0,07 - 0,07 Tambacounda 15 30 45 22 67 0,24 - 0,24 Petits centres 67 165 232 - 232 0,83 - 0,83 Etudes techniques - - - 124 124 0,h5 0,38 0,07 TOTAL 1.093 987 2.080 2.495 4.555 16,45 3,05 13,40 Non compris 32 millions de dollars EU pour le projet du lac de Guiers (en cours de construction). 2/ Ne comprend pas les extensions des réseaux de distribution d'eau et d'égouts inclus dans le coût des complexes immobiliers. Ceux-ci sont à la charge du constructeur immobilier. T SENEGAL 020 3 40 50 60 70 80 M A U R VT A N E MUNICIPALITES DOTEES DE 0 10p T 4p 5p T 7p T0 RO 1?0 KILOMETERS Da g RESEAUX VADDUCTION D'EAU RichardToll Dakar Réseau d'adduction d'eau Population des -uicipalités ICC <0 500.000 ou plus De Guiers n 20.000 a 100.000 0 10.000 å 19.999 - moins de 10.000 M =~ Condulte en voie de construction ********.Cnduites projetées Routes pTincipales --Fleuves L M Cours d'eau inteTittents OCEAN amie Ea Kebemer r erl Mekhe Tivaouane Velin ara Thies Bakel iKhombole M'Backe BaAbL Dakar DiourbelM ALI Thjadiay M BourB1FaIck Faik Guingumneo JaKaolack Ffle Kfrn A TIA NT/Q/E Faiu ÖFoundiougne --, .afn NtDoffane- Niero du Rip - -- Tambacounda etie -SAHARA ESPAGNOL ALERIE LIBYE Fleuve c f Velingara MAUR(TANI MALI NIGER SENEGAL^ -j TCAD Bignon " GAMBIE AU i GUNEE1 OLTA Sedhiou ._._ ...-.-.-- - --- ----- - - -, POR T. GUINEE N_ GE A SE RRA - -- - - NIGERIA Ziguinchor oIRE HA EP Ous buye ...- . LIGRIA CENT-FR DAHOMEY AMEROU NEE PORTUGAISE .G NE G ONG P-A0)1 00 6 4' (1 C9-'GO
World Bank Group · Pre-2003 Economic or Sector Report
Senegal - The current economic situation and prospects of Senegal (Vol. 6 of 7) : Approvisionnement en eau et reseaux d'egouts
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