22645 Findings Bu esm lle eil l tin leu d'i res nf pr or at m iq ati ue on s su Région Afrique · Numéro 67 · Août 2001 r Le Bulletin d’information sur les meilleures pratiques présente les résultats opérationnels des analyses économiques et sectorielles réalisées par la Banque mondiale et les gouvernements membres dans la Région Afrique. Ce bulletin est une publication mensuelle du Centre pour la gestion de l’information et de la connaissance (Knowledge and Learning Center) Mozambique : Renforcement des capacités visant à une gestion intégrée des zones côtières. (traduit de l’anglais) La zone côtière de l’Afrique de l’Est est formée de basses terres qui longent les côtes et couvrent la région s’étendant du Soudan à l’Afrique du Sud, des îles côtières qui bordent la Tanzanie et le Mozambique et des îles de l’océan indien –Madagascar, les Seychelles, les Comores, Maurice et la Réunion. Il est estimé que dans certains des pays de la sous-région, 80% au moins de la population vit dans les zones côtières. La surexploitation des ressources côtières et marines et la dégradation des ressources naturelles pourrait sérieusement entraver la capacité de la sous-région d’atteindre une croissance économique et un développement durables. En 1997, le Secrétariat chargé de la gestion de la zone côtière de l’Afrique de l’Est (SGZCAE) fut établi à Maputo, au Mozambique. Son objectif était d’aider les pays situés dans la région de l’Afrique de l’Est à coordonner et mettre en œuvre des activités visant à une gestion intégrée des côtes (GIC). Deux questions sont apparues comme ayant une grande importance : le renforcement des capacités et la nécessité de disposer de données de meilleure qualité. Il s’est avéré impératif de développer les compétences nécessaires pour résorber des problèmes, développer des plans stratégiques, assurer le suivi et l’évaluation du projet/programme, et résoudre des conflits. Vers la mi-1998, la Banque accordait un don pour le fonds de développement institutionnel de 396,000 US dollars. Ce don a permis de promouvoir les efforts visant à une gestion intégrée de la zone côtière de la sous- région. L’assistance technique, les programmes de formation ainsi que les instruments nécessaires au renforcement des capacités, en particulier aux niveaux provincial et local qui sont pratiquement inexistantes, furent également fournis par le biais de ce don. Impact sur le terrain Une banque de données fut créée sur l’Internet en novembre 1999 qui pourvoit des informations sur les projets, programmes et activités de recherche, présente des institutions et établit des liens avec d’autres sites internet. Bien que cette banque de données contienne principalement des textes, elle fait par ailleurs appel à des données géographiques d’accès direct. Plus de 1,000 personnes ont utilisé la banque de données durant l’année 2000. Le Secrétariat a finalisé le programme de cours sur le développement et la gestion des projets. Ces cours s’adressent aux ONG locales qui contribuent leurs efforts à celles des communautés afin de gérer les ressources Pour de plus amples informations à ce sujet, prière de contacter P.C. Mohan, Bureau J5-171, Knowledge, Management and Learning Center, World Bank, 1818 H Street NW, Washington D.C., 20433. Tel. (202) 473-4114 ou e-mail à : pmohan@worldbank.org côtières. SGZCAE a organisé une série de cours d’une durée de cinq semaines pour l’ensemble des ONG de la région. L’un des aspects essentiels de ces programmes est de donner l’occasion aux participants de tirer des enseignements de leurs expériences respectives. Les cours ont couvert les sujets suivants : (i) préparation de propositions de projets et identification des sources potentielles de financement ; (ii) développement des projets ; (iii) gestion des projets ; (iv) communication et dissémination ; et (vi) suivi et évaluation des projets. Un nombre excessif d’étudiants s’est inscrit aux cours. En raison de contraintes budgétaires, le SGZCAE n’a pu organiser autant de cours de suivi que le souhaitaient les participants. Jusqu’à présent, 102 employés d’ONG ont été formés et les versions française et portugaise du manuel pédagogique du SGZCAE ont été remises à jour grâce aux compétences nouvellement acquises par les participants aux cours de formation. On constate ainsi comment «une bonne idée a permis de réaliser un projet et d’en faire un succès. » Il convient par ailleurs de noter que le nombre de petites entreprises de pêches, d’aquaculture ainsi que de projets de fermage d’algues marines a augmenté d’une manière significative. Durabilité des initiatives L’engagement du personnel local est essentiel à la viabilité du projet. Aussi, ce sont les effectifs locaux, plus précisément des stagiaires, qui ont été recrutés et chargés d’entretenir et de remettre à jour le système de banque de données. Si former le personnel local demeure une préoccupation essentielle, il est également important que les coûts associés à cette activité soient répartis entre diverses organisations, une telle démarche contribuant à garantir que les programmes de formation continueront d’être offerts. En effet, on constate que cette mesure a réduit de 50 à 75% les coûts assumés par le SGZCAE pour chaque cours. Elle semble être d’autant plus appropriée qu’un nombre élevé de participants aux cours proviennent du secteur privé (tourisme et aquaculture). Réalités locales Il est impératif que les cours soient adaptés aux besoins locaux ainsi qu’aux aspirations des individus concernés. Plusieurs participants ont attribué le succès des cours de formation à une approche qui tienne compte de ces deux dimensions. En outre, il est important que les cours soient conçus en fonction du niveau des participants. C’est pourquoi recruter des instructeurs locaux paraît être une approche judicieuse. D’une part, ces derniers sont mieux à même de discerner le niveau des connaissances des étudiants et d’autre parti avoir à faire à du personnel local plutôt qu’international facilite la répartition des coûts. Evaluation Les activités de formation ainsi que leur impact sont évaluées régulièrement et systématiquement. A la suite de ces évaluations, des modifications sont apportées à la conception des cours. Subséquemment, des programmes, ainsi que d’autres activités, plus réalistes et mieux adaptés aux besoins des parties concernées sont établis. La performance du SGZCAE est évaluée annuellement, en plus des évaluations régulières que les participants effectuent au terme des programmes et qui sont suivies d ‘enquêtes. Pour informations supplémentaires, veuillez contacter Ihewawasam@worldbank.org Findings et le Bulletin d’information sur les pratiques optimales sont maintenant accesible sur l’Internet. Nos coordonnées sur le net sont: http://www.worldbank.org, et veuillez ensuite appuyer sur Publications ou Country/Project Information.
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Mozambique : renforcement des capacités visant à une gestion intégrée des zones côtières
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Mozambique
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