Rapport N° 15517 -SE RAPPORT D'EVALUATION REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D' APPUI A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES 9 mai 1996 Division des operations, population et ressources humaines Departement de 1'Afrique de }'Ouest Region Afrique ~"' '."~.' ..... <,," '1...,.-.- fc':",,,. TAUX DE CHANGE Unite monetaire = Franc CFA (FCFA) IUS$ = 500 FCFA SIGLES ET ABREVIATIONS ACDI Agence canadienne pour Ie developpement international AGETIP Agence d' execution du projet de travaux d'interet public pour l' emploi IDA Association intemationale de diveloppement AOI Appel d' offres international CCS Cellule de coordination et de suivi CNOA Coordination national des operateurs en alphab6tisation CROA Coordination regional des operateurs en alphabeti.sation GTZ German Agencyfor Technical Cooperation KfW Kreditanstalt for Wiederaufbau MCALN Ministere charge de l'alphab6tisation et des langues nationales ONG Organisation non gouvementale OPEP Organisation des pays exportateurs de p6trole PAIS Projet d'alphabetisation intensive au Senegal PIB Produit interieur brut PNB Produit national bnrt PPF Project Preparation Facility UNESCO Organisation des Nations Unies pour I'education, la science et la culture UNICEF Fonds des Nations Unies pour I'enfance USAID Agence pour Ie developpement international des Etats-Unis ANNEE BUDGETAIRE ANNEE SCOLAIRE 1er janvier - 31 cIecembre Octobre - juin ,. REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APpm A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES RESUME DU CREDIT ET DU PROJET. ............................................................................................... i 1. INlRODUCTION ...................................................................................................................... 1 ll. CONl"EXfE ............................................................................................................................... 1 A. Contexte general ................................................................................................................... 1 B. Contexte sectoriel ................................................................................................................. 3 1. L 'analphabeti.sme chez les fenunes .................................................................................. 3 2. Les progranunes d'alphabeti.sation existants ................................................................... 4 3. Strategie et plan d' action du gouvemement ..................................................................... 5 4. Problematique de l'alphabeti.sation .................................................................................. 6 5. La st:rategie de la Banque ................................................................................................ 7 6. ~ tirees de 1'experience ........................................................................................... 8 a. Projets d'education finances par la Banque au Senegal ............................................... 8 b. Projets ou volets d'alphabetisation finances par la Banque ......................................... 9 c. Experience de 1'IDA avec l' AGETIP .......................................................................... 9 ill. LE PROJET ................................................................................................................................ 10 A. Portee et objectifs du projet .................................................................................................. 10 1. Sous-projets alphabeti.sation et post-alphabetisation ........................................................ 11 2. Renforcement des capacites en matiere d'executi.on, de gestion, de suivi et d 'evaluation de programmes ......................................................................................... 12 B. Cout du programme et du projet et plan de financement ........................................................ 13 IV. EXECUTION DU PROJET ........................................................................................................ 13 A. Etat de preparation et d'avancement du projet ...................................................................... 13 B. Coordination et gestion du projet .......................................................................................... 14 C. Suivi et evaluation........................................................................................ .. ..... ... ....... .. .. ... 15 D. Passation des marches .......................................................................................................... 15 E. Decaissements ...................................................................................................................... 18 F. Comptabil.ite, Audit et Rapport ............................................................................................. 18 V AVANTAGES IT RISQUES DU PROJET. .............................................................................. 19 VI. ACCORDS A CONCLURE IT RECOMMANDATION ......................................................... 20 Le present rapport a ete etabl1 a partir des conclusions d'une mission d'evaluation effectuee en decembre 1995 et d'une reuruon de bailleurs de fonds qui a eu lieu en mars 1996. La rrussion d' evaluation etait composee de Rosemary Bellew (Chef de mission), Serge Theunynck (Consultant, special.iste de l'execution des projets), David Kahler (Consultant, specialiste charge de l'evaluation) et Alassane Diawara (Charge des operations, Mission residente au Senegal). Le traitement de texte a ete assure par Amy Ba William Cooper (Consultant), Wolfgang Chadab (Charge des decalssements) et Bernard Abeille (Specialiste de I'application) ont aussi participe a la preparation du proJet Birger Fredriksen est Ie Threcteur par interun du departement et Ok Pannenborg Ie Chef de la division chargee de ]a gestion de l' operatIon. Tom Eisemon et Nat Colleta sont les experts qui ont examine Ie projet TABLE DES MATIERES (suite) ANNEXES I-Donnees de base 2-Avantages du projet 3-Lettre de politique sectorielle, et plan d'action pour Ie secteur de l'alphabetisation 4-Criteres d'eligibilire des sous-projets 5-Structure des cout estim6s d'un sous-projet d'alphabetisation 6-Coiit et financement du projet 7-Participation des parties prenantes dans Ie processus de preparation 8-Evaluation des resultats de la phase pilote 9-Evaluation des montages institutionnels pour Ie Projet Alphabetisation IO-Indicateurs de suivi II-Plan de travail et de passation des marches 12-Selection de documents disponib1es dans Ie dossier du projet 13-Profil des decaissernents CARTE: BIRD 27781 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D' APPUI A L' ALPHABETISA TION PRIORITE FEMMES RESUME DU CREDIT ET DU PROJET Emprunteur : R.epublique du Senegal Benefidaire: : Ministere de l'Education Nationale, Ministere charge de l'alphabetisation et des langues nationales (MCALN) Montant du credit: 8.7 millions de DTS (equivalant a 12,6 millions de dollars EU) Pauvrete: Programme d'intervention cibl6e ConditJ.ons : Conditions habituelles de l'IDA, remboursement sur 40 ans ObjectJ.fs du programme: Le projet pilote appuiera la premiere phase du programme du gouvemement qui vise, en 10 ans, a roouire les taux d'analphabetisme du groupe d'age 10-39 ans de 55 % en 1995 (estime) a 25 % a l'horizon 2005, et de 66 % a 30 % pour les femmes. Le principal objectif de la premiere phase est de piloter une straregie d' appui aux pour qu' ils elargissent leurs programmes visant a diminuer Ie taux global d'analphabetisme de 40 % et celui des femmes de 47 %. Pour ce faire, il faudra atteindre un nombre de 300.000 beneficiaires, dont 75 % de femmes. Les autres objectifs comprennent: (i) assurer la perennisation des competences en alphabetisation; (ii) Ie renforcement de la capacite du secteur prive a fournir des programmes de qualite, et celIe du secteur public a suivre, evaluer et coordonner les investissements dans Ie secteur. Description du projet: Le financement de l'IDA appuiera des sous-projets d'alphabetisation et de post-alphabetisation dans les regions de Diourbel, Louga, Kolda, Fatick, et dans les zones penurbaines de Dakar, pour toucher environ 135.000 adultes (dont 75 % de femmes) en cinq ans (1996-2001)-- environ 75 % du total requis pour atteindre Ies objectifs VISes par Ie gouvemement dans ces regions. Le financement parallele de l' ACDI dans les regions de Tambacounda, Kaolack, St Louis, Ziguinchor, et la zone de Niayes permettront de toucher environ 75000 beneficiaires, celui de la GTZ, 14.000 beneficiaires dans les regions de Fatick et Kaolack, tandis que 50.000 autres beneficiaires seront touches par les programmes en cours. Le projet propose renforcera egalement les capacites des operateurs dans les domaines de la conception et de la mise en oeuvre des programmes, ainsi que les capacites du gouvemement, des operateurs et de l' AGETIP au plan du sUlvi, de la supervision, de revaluation et de la coordination. 11 Avantages: Compte tenu du rythme previsible d'expansion de l'enseignement elementaire, s'il n'y a pas de programmes d'alphabetisation d'icll'an 2015, au mieux 45 % des jeunes femmes appartenant a la tranche d'age ou elles sont Ie plus fecondes et ou elles ont Ie plus d'enfants a elever, seront alphabetisees, et ce pourcentage sera beaucoup plus bas encore dans les ZOnes rurales. Les consequences sont saisissantes en ce qui conceme la productivite, la sante, la fertilite, la survie des enfants et I' education. Une analyse recemment conduite au Senegal montre que les enfants de meres analphabetes ont 50 % plus de chances que les autres de mourir pendant leur enfance; que les mere analphabetes desirent 1,8 fois plus d' enfants que les meres alphabetisees de meme revenu; et que les mere alphabetisees ont 50 % fois plus de chance d'envoyer leurs filles a l'ecole, toutes choses etant egales. En se basant sur ces hypotheses, les avantages attendus de ce programme sur Ie plan de la Sante, Ie rendent attrayant dans son ensemble. nest attendu que Ie programme assurera une reduction de 10% de la charge de morbidite, equivalent a 8,5 millions d'annees de vie corrigees d'invalidite a un cout d'environ 2,00 dollars EU par habitant. Par contre, les interventions sanitaires les plus efficaces- essentiellement les services dispensmres - qui coutent 7,80 dollars par habitants, ne permettraient qu'une reduction de 24% dans les pays a faible revenu. 11 est egalement attendu du programme une reduction de lOa 14% de la mortalire infantile, une de 3 a 5 % du nombre de naissances et une augmentation de 23% de la scolarisation des filles. Risques: Le projet est un projet pilote qui teste une nouvelle approche pour dispenser des programmes d' education aux adultes. La phase experimentale qui a demarrc~ dans 4 regions en aout 1995 a fourni des informations utiles qui ont ete integrees a la conception du projet. A ce stade il est difficile de determiner si un projet pilote de plus grande ampleur atteindrait ses objectifs et ce pour trois raisons. Premierement, bien que les operateurs montrent un veritable interet dans Ie programme, on a des raisons de croire que cette capacite est limitee chez les petits operateurs. Pour reduire ce risque au minimum, Ie projet fournira un appui institutionnel pour renforcer les plus faibles operateurs, et augmenter leur capacite d'absorption. Le second risque reside dans la capacite du gouvemement et des operateurs a maintenir un partenariat efficace. L'alhance qui a ete etablie est innovatrice et recente. Pour reussir, les operateurs devront accorder moins d' importance a leurs interets prop res, et mettre I' accent sur Ie renforcement de leur capacite technique. Pour sa part, Ie MCALN devra eviter d'exercer un controle trop pointille sur les operations et, en particulier dans les dommnes ou les operateurs pourraient etre plus competents. Afin de faire avancer ce processus, Ie projet appuiera des concertations regulieres entre Ie MCALN et les operateurs sur la formation, la mise en oeuvre et les resultats du programme, afin d'ameliorer les competences techniques des deux parties. Le troisieme risque conceme la durabilite des acquis de l'alphabetisation. Certmns chercheurs font valoir qu'un retour a I' analphabetisme peut se produire lorsque I' environnement immediat III n'offre pas, aux neo-alphabetes, d'occasion d'utiliser, ni d'ameliorer leurs connaissances. Cependant, il n'y a pas, non plus, de raisons de rejeter l'hypothese selon laquelle, lorsque les programmes sont bien con~us et offrent un minimum de 300 heures d'instruction, les nouveaux alphabetises conservent leurs acquis de fa~on durable. Pour resoudre cette question, des etudes longitudinales seront entreprises dans Ie cadre du projet, pour evaluer la mesure dans laquelle les connaissances sont retenues, et tester Ie rapport cout-efficacite de certaines activites pilotes de post-alphabetisation. Envin)nnement: Ce projet fait partie de la categorie C. II doit avoir un impact favorable sur I' environnement en ameliorant la transmission des connaissances parmi les fenunes qui sont parties prenante de la gestion de I' environnement. IV REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES COUTS ESTlMA TIFS DU PROJET ET PLAN DE FINANCEMENT 1 (en millions de dollars EU)2 COliTS ESTIMATIFS DU PRO JET (en millions de dollars EU) Monnaie nationale Devises Total 1. Sous-projets d' alphabetisation 10,3 0,0 10,3 2. Renforcement de l' execution, 1,9 0,9 2,8 de la gestion, du suivi et de l' evaluation du programme 3. Refinancement PPF 0,6 0,2 ill Total couts de base 12,7 1,1 13,8 Provisions pour aleas d' execution 0,0 0,0 0,0 Provisions pour hausse de prix QJ. QJ. ~ COUT TOTAL DU PROJET 12,8 1,2 14,0 Plan de financement (millions de dollars EU) IDA 12,6 Gouvemement 0,5 Beneficiaires et ONG 0,9 TOTAL 14,0 Decaissements estimatifs de I'IDA : (millions de dollars EU) Exercice IDA 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Annuels 0,5 1,9 2.4 2.8 2.7 2.3 Cumulatifs 0,5 2,4 4,8 7,6 10,3 12,6 1 Le coin estirnatif de la premiere phase du programme est de 30 millions de dollars EL'. L'IDA fmancera 12,6 millions, Ie CIDA 10,0 millions (assistance teclmique bilateraJe exclu), Ie GIl 1,4 million, Jes ONG et beneficiaires 4,4 millions et Ie gouvemement 1,4 million ce qui donne une difference de 4,0 millions de dollars EU, qui fait I' objet de discussions par d'autres bailleurs de fonds, Les details de ce fmancement pour J'ensembJe du programme sont presentes SOllS l'annexe3. 2 Les chUfres etant arrondis, il se peut que leur somme ne corresponde pas au total indique. 1 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION PRlORlTE FEMMES I. INTRODUCTION 1.1 Le gouvemement du Senegal a demande I'assistance de l'IDA pour appuyer la premiere phase d'un programme de 10 ans qui vise a ramener de 55 % (estimation) en 1995 a 25 % en 2005 Ie taux d'analphabetisme des personnes agees de 10 a 39 ans, et de 66 % a 30 % celui des femmes. Pour atteindre I' objecti:f fixe pour les femmes, environ 50.000 d' entre elles devront me touchees, chaque annee, par des programmes d'education pour adultes. Le programme beneficie d'un large soutien, du fait qu'il a ete elabore dans It: cadre d'une serie de consultations entre Ie Mini.stere charge de l'alphabetisation et des Jangues nationales (MCALN ) et un large ensemble de representants du gouvemement et des operateurs en alphabensation, comprenant des ONG, des associations de Iangues nationales, des instituts universitaires, des entreprises ainsi que des groupements d'interet economique et des organisations feminines moins structurees. 1.2 L'objectifprincipal de la premiere phase (1995-2000) du programme est de piloter une strategie de soutien aux operateurs en alphabetisation pour qu'ils elargissent leurs programmes afin de reduire Ie taux global d'analphabetisme d'environs 40 % et de 47 % pour les femmes. Pour ce faire il faudrait atteindre un nombre de 300.000 benen.ciaires, dont 75 % de femmes. Les autres objectifs comprennent la retention des acquis en alphabetisation, Ie renforcement des capacires du secteur prive a foumir des programmes effi.caces, et la capacite du secteur public asuivre, evaIuer et coordonner Ies investissements dans Ie secteur. 1.3 Le projet envisage financera une partie de ce programme. Le coilt total du programme pour la phase initiale du projet pilote sur Ie plan national, est d'environ 30 millions de dollars EU, l'IDA finan~ant 12,6 millions. Le financement de l'IDA couvrira les besoins des programmes d'alphabetisation et de post-alphabetisation dans les regions de DiourbeI, Louga, Kolda et Fatick et des zones periurbaines de Dakar, pour environ 135.000 beneficiaires, ainsi que les objectifs de renforcement institutionnel du programme. Le coilt total du projet est estime a l'equivalent de 14,0 millions de dollars EU, avec une compos ante en devIses de 1,2 million de dollars EU. Les communautes et/ou les ONG contribueront pour l'equivalent d'environ 0,9 million de dollars EU, et Ie gouvemement pour 0,5 million de dollars EU. Des financements paralleles seront assures par Ie Canada (ACDI) pour un montant estime a 10,0 millions de dollars EU (assistance technique bilaterale exc1u), l' Allemagne (GTZ) pour un montant equivalent a 1,4 millions de dollars EU, et les ONG et beneficiaires, l'equivalent de 2,9 millions de dollars EU (Les details du plan de financement du programme sont en annexe 3.) II. CONTEXTE A. Contexte general 2.1 Pau\-Tete: Le Senegal est un pays cotier semi-aride de I'Afrique sahelienne. Son revenu par habitant est de 611 dollars EU (1995) et sa population, de 8,3 millions d'habitants, augmente it un taux sensiblement plus eleve que Ie PIB reel (2,7 % contre 1,9 %, de 1988 it 1993). La majorite de la population (58 %) vit en milieu rural et la moitie des Senegalais ont moins de 16 ans. Si son niveau de revenu est relativement eleve pour la region du Sahel, la pauvrete est generalisee aussi bien dans les zones 2 rurales qu'it Dakar. En 1992, it l'epoque de l'annee la plus faste pour les agriculteurs, 33 % de la population n'a pu depenser suffisamment dans l'alimentation pour assurer un apport minimum en calories. La pauvrete est la plus grave dans les regions de F atick, Kaolack, Kolda, Louga, T ambacounda et Ziguinchor Oll la population re~oit un volume de transferts publics comparativement moins important (bourses d'etudes, pensions de retraite, allocations familiales, etc.). Ensemble, ces regions abritent les deux tiers de tous les pauvres du Senegal. Le niveau eleve de pauvrete est lie au faible taux de croissance econornique et it une distribution extremement asymetrique des revenus (20 % de la population absorbe 59 % des revenus), du capital humain et des services pUblics. 2.2 Indicateurs sociaux. Les indicateurs de developpement du Senegal sont nettement inferieurs it ceux qui correspondent it son niveau de revenu par habitant. La mortalite infantile moyenne est de 120 comparee it 62 pour les pays it economie intermediaire, tranche inferieure; la fecondite moyenne est de 6,0 comparee it 2,9; et l'enseignement elementaire compte 56% de la population en age scolaire, compare it 104% dans les pays it economies intermediaires tranche inferieur, et de 68% pour l'Afrique Sub- Saharienne. L'analphabetisme generalise parmi les femmes est un facteur determinant. 2.3 Croissance econornigue. Entre 1988 et 1991, Ie taux de croissance du PIB reel par habitant a ete de -2,0 % par an en moyenne, et les secteurs cles de l'econornie ont enregistre un net recul. Depuis 1991, les volumes de production ont diminue de 66 % pour les activites de transformation des produits de la peche, de 46 % pour les industries a1imentaires, de 24 % pour les phosphates et de 37 % pour les textiles, tandis que la valeur des exportations d' arachides chutait de 41 %. Etant donne que l'assiette de l'impot s'est contractee, Ie gouvemement a eu davantage recours it des mesures exceptionnelles et ad hoc pour accroitre les recettes, ce qui a eu pour effet de gontler les couts de production et de forcer des entreprises it fermer ou it rejoindre Ie secteur informel. Le deficit budg6taire a augmente et la balance des paiements s'est dererioree; d'importants arrieres interieurs et exterieurs se sont accumules, et les reserves de change se sont fortement amenuisees. Pour mettre fin it la degradation de la situation, les autorites senegalaises ont adopte, en 1993, plusieurs dispositions visant it renforcer les mesures deflationnistes et ont devalue Ie franc CFA. Depuis lors, Ie tourisme, la production de ciment et de textiles, les exportations d'acide phosphorique et de poisson montrent des signes de reprise. Cependant, au plan fiscal, Ie deficit des recettes est chronique, en particulier pour les droits d'entree sur les biens de consommation non essentiels. Depuis la devaluation du franc CFA, Ie rythme des reformes a ete maintenu. En 1994, les objectifs macro-economiques ont dans l'ensemble ere atteints, bien que les recettes aient ete inferieures aux previsions, l' aide budgetaire exterieure a ere retardee, et les arrieres exterieurs ont ete elirnines en 1995. L'augmentation de l'indice des prix it la consommation a ete contenu it 32% en 1994, suite it la devaluation, it un niveau nettement inferieur au 40% prevu et en 1995 etait passe it 8%. Le PIB reel a augmenre de 2% en 1994, proche de l'objectifvise, et sa croissance a ete estimee it 4,5% en 1995. 2.4 La strategie de la Banque pour Ie Senegal vise it aider Ie pays it roouire la pauvrete en restaurant la croissance du revenu par habitant et en favorisant une repartition plus equitable des benefices de la croissance. Pour relancer la croissance economique, la strategie vise it accroitre les possibilites d' expanslOn du secteur prive, et it amehorer la productivit6 dans Ie secteur agricole, cn particulier dans Ie domaine des exportations traditionnelles, des denrees alimentaires et des cultures non traditionnelles et it forte valeur ajoutee Deux conditions doivent rue rempties pour que cette croissance puisse se produire: (i) l'amelioration de l'efficacite et du rapport cout-efficacite de la fourniture de biens et semces publics, tels que l'electricite, l'eau et les transports; et ii) Ie renforcement des capacit6s de base du caPltal humain. Pour promouvoir une repartition plus equitable des benefices de la croissance, la strategIe Vlse a ameliorer la mobilisation des res sources publiques, ainsi que l'efficacite et Ie rapport cout-efficacite des depenses publiques, en particulier des depenses d'6ducation et de sante de base, en ciblant les filles, les femmes et les pauvres pour leur permettre de contribuer a la croissance economique et d'en beneficier. B. Contexte sectoriel 1. L' analphabetisme chez les femmes 2.5 La majo:rite (80 %) des jeunes fennnes senegaJ.aises en milieu rural agees de 15 it 39 ans -la tranche d' age oit el1es soot Ie plus productives, oit elles sont Ie plus fecondes et elles ont Ie plus d' en:frmts it elever - sont analphabetes. Leur taux d'analphabetisme atteignant de 80 it 90 % dans les regions de Diourbel, Tambacounda, Kolda et Louga, et de 65 it 75 % dans celles de Kaolack, Fatick, Saint-Louis et Thies. Ces taux se situent entre 40 et 45 % en moyenne, respectivemem, pour les fennnes vivant en milieu urbain et pour les honunes. Dans les regions de Dakar et Ziguinchor, oil les taux bruts de scolarisation dans Ie primaire sont tres , proches, voire o.e 100 %, les taux d'analphabetisme sont sensiblemeot i:nferieurs: 28 % pour les honnnes et 41 % pour les fennne:;. L' analphabetisme des femmes a des consequences saisissantes. Une etude recente menee au Senegal, montn: que les enfams des femmes analphabetes ont 50 % de chances de plus de mourir pendant l'enf3nce; it revenu equivalent, 1es femmes analpha.betes desirent 1,8 fois plus d'enfams que les meres alph.abetisees; et tomes chases etant egaIes par ailleurs (revenu, situation g60graphique, groupe ethnique, etc.), les meres alphabetisees ont 50 % de chances de plus d'envoyer leurs:filles it l'ecole que les meres analphabetes (annexe 2). 2.6 L'etendue de I'analpha.J:>etisme au SenegaJ. est di:rectem.ent liee au traditionnel sous-financement de I'education de base (enseignement eIeme:ntaire) et aux contraintes financieres et sociales et qui ont contrecarre Ia scolarisation, ce11e des filles en particulier, et li:mite 1es possibilitCs de s'instruire pour les adolescents ou les adultes qui ne sont jamais aJ.Ies it I' ecole primaire, I'ont abandonne, ou ont rate I'occasion de suivre une education founelle. Pour ameIiorer l'acc:es it l'enseignement el6nentaire, I'IDA, la KfW, laFrance et Ie Japon appuiem un Programme de Developpement des Ressources Humaines visant sur cinq ans it accroitre Ie taux brut d'inscription it l'enseignement eIementaireit aumoins 65%d'ici I'an 1998, 73 % pour 1es garyons et 57 % pour les :filles), principalement en eIargissant les possibilites d'acces it l'ecole dans les zones rurales, en ameliorant Ia qua.lite de I' enseignement et en mettant sur pied un programme pour accroitre l'inscription des :filles. A eux seuls, toutefois, ces efforts De suffiront pas it rewire de ~ significative les taux d'analpha.J:>etisme chez les jeunes fennnes pendant encore, au moins, une generation. D'apres 1es projections, meme si 1'0n suppose que Ies objecti.fs de scoIarisationdans leprimaire serontatteints, en 2015, au mieux 45 %desjeunes fennnes agees de 15 it 39 ans seront alphabet:i.sees et ce pourcent:age est beaucoup plus frible pour Ies zones rurales. 2.7 Le projet propose complete les efforts pour elargir l'education de base en appuyant l'elargissemeot des programmes d' alpha.bet:isation pour les jeunes :filles et Ies jeunes fennnes qui ont abandonne I' ecole, rate l'occasion d'y assister ou qui n'ont pas encore ere atteintes par l'enseignement formel. Le programme va dans Ie sens des object:i:fS du programme de reduction de 1a pauvrere et avec Ia strategie de la Banque qui a ere examinee par Ie Conseil d' Administration en janvier 1995. D vise principalement les jeunes :filles et les fennnes dans les regions les plus?auvres du pays oit l'impact sur les indicat.eurs sociaux de developpement sont susceptibles d'ette les plus importa.'l1s. 4 2. Les programmes d'alphabetisation existants 2.8 Demande. n est certain que la demande des fermnes pour des programmes d'alphabeti.sation est importante. En 1994, les fermnes representaient 75 a 90 %, selon la region, des inscriptions dans les programmes d'alphabetisation. Une recente enquete aupres des femmes de sept regions (Saint-Louis, Thies, Diourbe1, Tambacounda, Kolda, Louga, Fatick et Kaolack) montre que 35 % d'entre elles participaient ou avaient participe a un programme d' alphabetisation et qu' environ 75 % des autres fermnes declaraient souhaiter y participer (MCALN, 1994). Cependant, les programmes en cours ne satisfont pas la demande exprimee. La plupart ne participait pas en raison de l' absence de programmes dans leur communaute ou par manque d'infonnation sur les programmes existants. 2.9 Operateurs en alphabeti.sation. Les programmes d'alphabetisation au SCnegal. sont depuis longtemps organises et mig en oeuvre par des ONG de divers types, des associations de langues nationales, des entreprises et differentes organisations de jeunes, de femmes, et de groupements de producteurs qui utilisent leurs propres ressources et partagent les coUts avec les benefi.ciaires. Selon une enquere approfondie sui les operateurs en alphabet:i.sation realisee en 1994, quelque 200 ONG imrnatriculees, et un nombre notablement plus 6leve d' associations, groupements et entreprises declaraient o:ffi:ir des programmes d' alphabetisation. En pratique, pres de 100.000 personnes suivaient des cours d'alphabetisation offerts par 94 organisations (MCALN, 1995). n ya cepen.dant de solides arguments pour que les programmes d'alphabetisation soient finances par des fonds publics -Ie taux de rentabilite social est important (voir annexe 2); les ressources des ONG sont insuffisantes pour etendre leurs operations de mamere significatives et il est tres peu probable que 1es femmes puissent ou pourraient payer Ie cout total du programme. Base sur I'experience, les operat.eurs au StnegaJ. estiment que la capacite maximale moyenne de payer, est de l'equivalent de 5,00 dollars EU (00 d'environ 8 % du cout unitaire moyen). 2.10 Teneur et cIuree des programmes. Les progmmmes d'alphabetisation soot donnes en fi:an9ais (essentiellement dans les cem:res urbains) et dans les langues nationales, en particulier Ie wolof, pulaar, sereer, joola, mandinka et soninke. leur teneur et leur structure varient fortement selon la definition de I'alphabetisme adoptee par I' op6rateur, son experience et les besoins du groupe cible. La plupart des operateurs offrent des progmmmes dits d' alphabetisation jonctionnelle (qui combinent des cours de lecture, d' ecriture et de calcul avec une fonnation professionnelle), d'alphabetisation tntegree (un enseignement general qui porte en particulier sur la resolution des problemes dans Ie but de preparer les participants au role de chef de file de leur COImnuname) ou d' education de base pour adultes (programmes d'alpb.a.bet:i.sation de base combines avec un enseignement general sur la sante,]a nutrition, l'agricuhure et d'autres domaines qui interessent 1es femmes des campagnes). Ces derniers types de programmes peuvent etre independants 00 associes ades projets de developpement (voir les definitions it I'annexe 3). Les programmes couvrent de 200 a 300 heures reparties sur 12 a 18 mois (c'est-a-dire 2 heures par jour, 3 a 4 jours par semaine). 2.11 Entre 1993 et 1995, Ie gouvemement aexperimente, avec l'assistance de l'ACDI, une campagne d'alphabetisation selective (Projet 1000 classes) qui dispensait une fonnation a la lecture it l'ecrirure et au calcul en 140 heures reparties sur quatre mois, l' objectif principal etant de faire prendre consCIence a la population de l'irnportance de l'alphabetisation et d'apprendre sur Ie terrain les conditions de succes d'un programme d'alphabetisation. Constatant que Ie programme n'etait pas suffisant pour deveiopper des com¢tences de base en alphabeti.sation, une deuxieme phase, de 150 heures supplementaires menant I'accent sur Ie ca1cul, a ere mise en place (projet PAlS), suivieun an plus tard par encore 150 heures d'enseignement portan! sur des domaines tels que l'envirormement, la sante, l'hygiene, etc.. Les evaluations de toutes les phases de la campagne ont fait ressortir des faiblesses en ce qui conceme l' acquisition et la distribution des m.ateriels didactiques, l'insuffisance de la fonnation des moniteurs et de l'appui qu'i!s ont re9U sur le temun, en particulier, des probiemes de supervision. Les resuItats de l'evaluation ont ere pris en compte au niveau de la conception du 5 programme, et ont permis au MCALN de passer al'amelioration de 1a strategie de "faire-faire "et de confier l'execution de 1a troisieme phase de 1a campagne a des operateurs ayant de l'exp6rience en alphabetisation. 2.12 Caracreristiaues des progranunes efficaces. On dispose de donnees sur Ies evaluations, seulement pour un petit nombre de programmes au Senegal. Un seul d'entre eux fournit des mesures raisonnables du niveau d'instruction atteint, et aucun ne donne d'infonnations sur les elements des susceptibies d'avoir un rapport avec l'efficactte du programme. Ces donnees corroborent tout de meme les conclusions d'une etude internationaie sur I'alpbabet:isation etablissant que les elements suivants sont caracteristiques des progranunes efficaces: (i) un minimum de 250 a 300 heures d'instruction est necessaire pour atteindre un niveau d'alpbabet:isation (equivalant aquatre ans d'enseignement elementaire) ou les connaissances sont effectivement acquises et sont. auss~ durables; (ii) Ie contenu presente de l'i.nteret pour des eleves adultes; (iii) Ie materiel didactique est adapte it des adultes; (iv) les enseignants connaissent bien Ie contenu et sont formes aux methodes d'enseignernent des adulres; (v) les alpbabetiseurs fe90ivent un appui regw;.er en cours d'emploi; et (vi) les beneficiaires pa.::ticipent it la conception et it l'execution des programmes. Une revue de la bibliographie est fournie en annexe 2 . 2.13 CoUts des programmes. Les couts reels des programmes en cours varient selon les o¢rateurs selon 1a dur6e du progranune, Ie bareme de remuneration des alphabetiseurs, la quantire de mat.eriel didactique qui a ere developpe, ainsi que le degre de supervision et de formation initiale et en cours d'emploi des alpbabetiseurs. Selon les informations disponibIes, Ie com moyen d'un programme de 300 heures est de 65 dollars (32.500 francs CFA), par participant et va de 48 dollars (23.000 francs CFA) jusqu'it 125 dollars (62.500 francs CFA,) par participant, lorsque du materiel didactique est developpe et teste. Les taux d'abandon au cours des programme d'alpha.betisation des adultes sont eleves dans Ie monde entier; un taux de 30 it 40 % etant consictere c.omme satisfaisant. Le taux d'abandon declare par les operateurs au Senegal comme ailleurs varie de 10 it 60 %. Les programmes qui ant les taux d'abandon les plus bas sont generaIement ceux qui presentent les caracteristiques des progrannnes efficaces (par. 2.11), et qui soot, par consequent, plus cofrteux. 3. Straregie et plan d'actioD du gouvemement 2.14 Avant 1991, Ie Ministere de I'Education emit responsable de 1a supervision des activites d'alpha.betisation et limitait babituellernent son role it la fourniture d'un appui technique aux projets finances par des bailleurs de fonds. En 1991, Ie gouvemernent a n~ un Ministre, charge de I'alphabetisation et qui par la suite a ere charge de l'Education de Base et des Langues NationaIes (MCALN). Le MCALN ala responsabilite dans Ie secteur : de mettre en oeuvre la politique de l'Etat pour Ie secteur, developper les progranunes finances sur fonds publics, mobiliser des ressources financieres, coordonner I'aide des bailleurs de fonds, planifier, programmer, swvre et ~aluer I'efficacite des investissernents publics. 2.15 La politique et Ie programme d'investissernerrt du gouvemement du Senegal pour I' alpbabet:isatiotl (annexe 3), ont ere developpes en 1994 par une sene de consultations avec un large eventail d'adm:inistrations publiques, de bailleurs de fonds et d'operateurs. Ses priorites sont les suivantes: (i) reduire substantiellement l'analphabetisme chez les femmes; (ii) reduire Ies disparites entre les regions ainsi qu'entre les zones urbaines et rurales; (iii) encourager l'utilisation des langues nationales dans les programmes d' alpbabetisation fonctionnelle et d' educatlon de base pour ameliorer les resuItats de I' enseignement; (IV) promouvoir un environnement 1ett:Ii et (V) coordonner les interventions des panenaires financiers pour qu'ils s'orientent vers ces objectifs. Les objectifs d'alphabetisation pour la decennie 1996-2005 sont de ramener Ie taux d'analphabetisme de la population agee de 10 a 39 aIlS de 55 % (estimatlon) en 1995 a 25 % it I'an 2005, et celui des femmes de 66 % it 30 %. Les objectifs intermediaires it l'horizon 2000 sont de 38 % pour l' ensemble et 46 % pour les femmes. Bien que la plus grande pan de I'amelioration sera due it I' enseignement elementaire, il faudra qu' environ 50.000 femmes et 10.000 hommes soient intigres chaque annee dans d' autres progranunes ooucanfs. 6 Le progranune a aussi pour objectif: (i) d'accroitre l'efficacite des progranunes d'alphabet.isation; (ii) d'assurer que Ies competences en alpbabetisation seront durabIes; et (iii) d'ameJ.iorer Ie suivi, l'evaluation et la coordination des activites dans Ie secteur. 2.16 Les principales strategies par lesquelles Ie gouvemement entend atteindre Ie taux d'alphabetisation vise consistent a: (0 appuyer une demarche de «faire-faire »par Iaquelle Ie gouvemement canalise Ie financement vers des operateurs comperems pour qu' elles developpent et executent des programmes d'alphabetisation; (ii) developper un partenariat par un processus de concertation avec les organisations impliquees dans Ie secteur, et (iii) adopter une demarche participative impliquant toute 1a communaute et notamment les populations beneficiaires atoutes les etapes du processus (conception, execution et evaluation). Cette strategie de partenariat a pennis de parvenir aun consensus sur un cadre de politique generale et un plan 1 d'action pour Ie secteur, de creer un mecanisme de coordination entre les operateurs, et un mecanisme de concertation entre Ie gouvemement et les operateurs pour examiner et reviser les rnesures de politique et les options. 4. Problematique de I'a1phabetisation 2.17 Les principales questions que posent les programmes d' alphabetisation au Senegal et ailleurs sont les suivantes: (i) Quel est 1a rneilleure stI"ategie pour accroitre les possibilites d'acces des femmes aux programmes? (ii) La capacite d'absorption des ressources mises a leur disposition et 1a capacit.e technique des op6rateurs sont-elles suffisantes pour foumir les services voulus ? (iii) Le secteur public peut-il forger un partenariat durable avec les op6mteu.rs en vue de la realisation des objectifs ? (iv) Conunent peut-on assurer I' efficacite et la qualite des programmes ? et (v) Que11e est la probabilite que les comp6tences SOlent retenues une fois acquises ? 2.18 Strategie pour accroitre la dis;ponibilite des programmes. La disponibilite de prograrmnes d' alphabetisation efficaces et a.daptes aux besoins des femmes constitue Ie principal obstacle a I'augmentation du niveau d' alpha.betisation. Comment ameliorer l' offre a ete, au COUTS des dernieres annees, Ie sujet de nombreuses discussions entre bailleurs de fonds, gouvemement et operateurs. Bien qu'il n'y ait pas r6ponse de tranchee a cette question, :fimte de programmes pilotes, l'experience acquise au Sen6gal et ailleurs sur Ies programmes mis en oeuvre par les services publics a mene toutes les parties a conclure qu'une autre approche emit necessaire. Un Objectif principal du projet pilote propose consiste atester un m6canisme pour mettre en execution la stratigie du « faire-fuire par 1es partenaires sur Ie terrain », en d'autres terrnes, de foumir un appui au secteur prive des operateurs en alphabetisation pour elargir la portee de leurs programmes. 2.19 La capacite d' absorption et la capacite technique des o,¢rateurs d' elargir leurs operations se sont averees difficiles a evaluer par enquetes et entretiens. A l'exception des operateurs de grande envergure (TOSTAN, Aide-et-Action, SODIFITEX) qui sont finances par des bailleurs de fonds bilateraux et multilateraux, la plupart des o¢rateurs operent avec de petits budgets, un petit nombre de specialistes, et offrent des programmes de petite echelle qui ciblent de petits groupes bien detinis dans des zones geographiques detenninees. On ne sait pas grand chose sur l'efficacite des programmes offerts par les petits operateurs, m si Ies petits operateurs ont la capacite professionneUe de developper et gerer des programmes plus importants, De nombreux operateurs maintiennent toutefois qu'il faudrait prendre soin d' assurer un appui technique aux op6rateurs plus petits, notamment dans les domaines de la formation des formateurs, des methodes d' education des adultes et des materiels didactiques. 2.20 Maintien d'un partenariat effectif La st:rategie du« faire-fuire» est une strategie pertinente dans Ie contexte senegalais. Toutefois, son efficacite depend, en grande partie, du mamtJ.en d'un partenariat efficace entre Ie gouvemement et Ies o¢rateurs. Pour developper ce partenariat, Ie MCALN a entame, en 1993, 7 des consultations avec les organisations lmpliquees dans J'alphaberisation, dans Ie but d'obtenir des reactions sur son plan de developpement et definir des modes de collaboration (voir annexe 7). La confiance et !'interet ont augrnenre chez les o¢rateurs pour parriciper a un programme gouvememental. En 1995, les operateurs ont consritue une association professionnelle pour les representer dans les concertations avec Ie gouvernement et fournir un appui technique a ses membres pour maintenir les niveaux de qualite lorsque les programmes seront plus irnportants. Le renforcement et Ie maintien de ce partenariat seront des elements detenninants pour atteindre les objecrifs du programme. 2.21 Efficacite et gyaJ..ite des programmes. L'absence de diffusion d'expenences conc1uantes en matiere d' offre qualitative et d' efficacire de foonation peut susciter des interrogations sur la pertinence des contenus dIspenses, de l'efficacire des procedures et processus de formation et la disponibilite du materiel didactique en nornbre et en qualire atemps opportun. Si au niveau de l'elaboration des programmes pertinents, un disposibf de qualification des o¢rateurs est mis en place, en revanche, Ie materiel didactique, en particulier les manuels, mente une attention parriculiere. nexiste de nombreuses publications pedagogiques dans les six langues nationales. Bien qu'il yait peu de differences entre elles dans leur contenu, leur methodologie et leur presentation, en 1994, au moins 24 operateurs publiaient tout de meme leurs propres ouvrages. Les raisons en sont, entre autres, que: (i) Ie contenu des ouvrages ex.istants n'est pas coherent avec leur methode de fonnation ou Ie groupe cible, en parriculier dans les domaines de la sante, la nutrition, l'environnement et les droits des femmes; (ii) ils ignorent l'existence d'autres materiels; et (iii) ils ont des diflicuItes a se procurer les materiels disponibles, mente lorsque leur existence est connue. Les deux demiers problemes tiennent essentiellement a l'insuffisance des fonds de rou1ement pour la production et l'entreposage des materiels, et al'insuffisance des competence des editeurs dans les methodes d'organisation, d'edi"tion, de conception, d'illustration et de production economique. En consequence, les publications ne font l'objet d'aucune publicite; les coUts d'impression sont relativement eleves parce que 1es tirages sent faibles (1.000 exemplaires ou moins), les ouvrages sont de rnauvaise fabrication et ne durent pas longtemps. 2.22 .Perennisation des acguis. Une critique souvent soulevee aI'encontre des programmes d' alpbabetisation, comme des services d' education primaire et generaJ., est que, mente lorsque les programmes d'alphabetisation sont bien convus et executes, 1es beneficiaires ne conservent pas leurs competences de ~n durable, en parriculier si leur environnement inunediat n'offie pas de possibilite aux neo-alpbabetes, de mettre en pratique et d'ameliorer leurs nouvelles connaissances. D'autres specia1istes refutent toutefois cette hypothese en arguant que, si les programmes d' alpbabetisation de base sent d'une cluree suffisante et utilisent un materiel pedagogique bien conyu dent Ie contenu:interesse 1es a.dultes, ceux-ci acquierem et conservent leurs com¢tences. D 'autres encore a:.ffinnent que, meme si Ja solidite des competences est amelioree lorsque les progranunes d'alpbabetisation sent bien convus, des ac:tivites de post-alpbabetisation (telles que bibliotbeques vilJageoises, joumaux en langues nationales, activites pedagogiques structurees ou creation de structures gerees localement connne des cooperatives tenues par des neo-alpbabetes) auxquelles peuvent etre associes des ouvrages de lecture, devraient farre partie des programmes d'alpha.betisation. 2.23 On ne trouve aucune etude au Senegal - et tres peu dans d'autres pays - sur Ie maintien des competences acqulSes et I' efficacite des activi:tes de post-alpha.betisation, pour confumer ou rejeter ces hypotheses de fa.~n trancb.ee. Le mieux qu' on puisse dire est que: (i) aucun fait ne pennet de reJeter 1'hypothese selon laquelle, lorsque les programmes sont bien con~ et mis en oeuvre, et ofIrent une duree d'insnuction suffisante (250 it. 300 heures), les jeunes adultes conservent leurs acquis, et (ii) rien ne prouve que des a.ctivites de post- alphabetisatIon ont ere efficaces. Toutefois, il ya davantage de raisons de conclure que: (i) plus 1a periode d'instruction est longue, plus sent eIeves Ie niveau des competences acquises et leur solidire dans Ie temps, et (ii) de toutes les activires de post-alpbabetisation, Ja lecture de journaux semble etre la plus efficace, en pamculier lorsqu' elle est associee it. des programmes radiophoniques (voir annexe 2). 8 S. La strategie de la Banque 2.24 La strategie de la Banque pour ameliorer les taux d'alphabetisation au Senegal a exclusivement consiste it foumir W1 appui au developpement et it I'amelioration de l'enseignement elementaITe car il est largement admis que c' est la strategie qui a Ie meilleur rapport coutlefficacite pour developper Ie capital hurnain de base necessaire au developpement. Ce point de vue repose sur au mains quatre arguments. Premierement, il est corrobore par l'experience des campagnes d'alphabetisation de masse et des programmes d'alphabetisation fonctionnelle popul.a.rises par I 'UNESCO pendant les a.nnees 60 et 70 qui, globalement, n'ont pas atteint les resultats escompres. Bien que Ies programmes d'alphabetisation aient continue a me developpes et et:endus, ils ne se sant pas encore remis de ]a mauvaise reputation acquise a cette epoque. Deuxiemement, les gouvemements africains ant deja de grandes difficultes aorganiser et assurer I'enseignement elementaire. L'appui aux programmes d'alphabetisation risquerait de detoumer leur attention de cette obligation. Troisiemement, les programmes d'alphabetisation ne ne.cessitent pas d'investissements importants, et sent difficiles it foumir par W1 gouvemement parce qu'il s'agit generalement d' operations de petite enver:gure qui doivent etre adaprees aux besoins de diffCrents groupes. Enfin,]a Banque a une experience tres limit&: en matiere de programmes d' alphabetisation. 2.25 Depuis 1991, Ies autorites senegalaises ant reguIierement d.emande l,appui de rIDA pour W1 progranune d' alphabet:isation. Cependant, pour Ies raisons ci-dessus - en particulier ]a crainte de voir Ie gouvemement s'impliquer davantage dans ]a foumiture de programmes d'alphabetisation alors que sa capacite a remplir son obligation d 'assurer I'enseignement elementaire etait fa.tble -]a Banque a hesite a aller de l' avant. L'experience limitee du MCALN en matiere d'alphabetisation et Ie risque que l'implication croissante du gouvemement dans Ie sous-secteur ne s' oriente vers l'execution directe de programmes etaient egalement W1 sujet d'inquietude. C'est pourquoi, des Ie depart, les discussions IDA-gouvemement sur Ie projet propose, se sont centrees sur ]a definition de ]a strat:egie de ''fuire-fui:re " et Ies roles respectifs du gouvemement et des operateurs et sur une demande ex¢rirnentale. 6. ~ns tirees de I'experience a. Projets d'education finances par 1a Banque au sen~al 2.26 Depuis Ie premier projet finance par l'IDA dans Ie secteur de !'education en 1971, six projets d'education et de fonnarion ant ere approuves pour un montant total d'environ 87,0 millions de dollars ED. Trois projets ont appon:e un appui al' enseignement professionnel et technique (39,0 millions de dollars EU); un projet a finance]a creation d'un centre regional de fonnation engestion (5,5 millions de dol1ars EU); un autre visait differents objectifs dans pratiquement tous les sous-secteurs du systCme d'enseignement (12,0 millions de dollars EU) et Ie Deuxieme projet de developpeme:ot des ressources humaines (30 millions de dol1ars EU en 1993) est centre sur I' e!argissement de l' acces et l' amelioration de la qua.l.ite de I'enseignement eIementaire. 2.27 La performance des projets dans Ie secteur de l'education, seion les categories de resultats, de perennis.ation et de d.eveloppement i:nstirutionnel du Depanement de l'Evaluation des Operations va de mauvaise it mediocre. Tous les projets se som heurtes aux obstacles suivants: (i) difficu1te de mobilisation de fonds de comrepartie ou insuffisance des fonds de roulement des institutions~ (ii) piette gestion du secteur; (iii) detennina:tion insuffisant du gouvemernent pour certains changements politiques, en particulier pour renseignement superieur; (iv) gestion peu perfonnante et faible utilisation de l'assistance technique; et (v) complexite des operations compte tenu de la multiplicite des sous-secteurs et institutions en Jeu. Cependant, W1 certain nombre de resultats positifs om ere enregist:res dans l' enseignement eIementaire et, plus recemrnent, dans l' enseignement superieur au plan du renforcement des capacitCs institutionnelles et du programme de mannes. En raison des craintes soulevees par la complexite des projets et la faibiesse de la gestion du secteur de 9 J' edUcatiOIl la stJ"ategie de la Banque pour l' assistance dans ce secteur a consiste it repondre au.x besoins de chaque sous~secteur par des operations distinctes, mais dans Ie contexte d'un cadre de politique et de financement d'ensemble pour Ie secteur. Les operations devaient etre echelonnees sur une periode de trois it cinq ans, en commen\411t par l'enseignement elementaire (Deuxieme projet de developpement des ressources humaines, Cr. 2473-S£), puis l'alphabetisation et l'enseignement superieur (Exercice 96), puis l'enseignement secondaire general et l' enseignement professionnel et technique. b. Projets ou volets d'alphabetisation finances par la Banque 2.28 L'experience de la Banque en matiere d'appui aux programmes d'alphabetisation est recente. A l'exception notable de l'Ind0n6sie (qui en est it son quatrieme projet d'education non fonnelle) et du Ghana, ou la Banque a finance des projets d'alpbabetisation independants, de petits programmes d'alphabetisation ont ere principalement finances dans Ie cadre de projets agricoles (Mali, Senegal, Burkina Faso), de projets de participation des femmes au deve10ppement (Gambie, COte d'Jvoire) ou de projets d'enseignement fondamental (philippines, Bunmdi, Mali). Dans tous les cas, Ie gouvemement est lourdement implique dans la fourniture des services. En 1987, un exarnen des projets d'educari.on finances par la Banque 3 a conclu que les aspectS suivants des activ:it.es non tbnnelles dernandaient une attention particuliere: (i) la participation active de l'emprunteur it la preparation des operarions pour que son engagement soit assure; (n) l'analyse des besoins des clients potentiels pour les programmes de I'educari.on non-fonnelle de grande envergure~ (iii) l'examen rapproche des capacites de gestion, et ]a precision des dispositions pour la mise en oeuvre, (iv) les mesures pour un suivi et une evaluation efficaces; (v) des ressources adequates pour les materiels; et (vi) une flexibilite suffisante pour r6poncire a des besoins cl.i.ffereots. 2.29 Les rapports d'achevement, d'audit et de supervision de ces projets ont mis en evidence les problemes suivants communs aux prognunmes d'alphabetisation: (i) des problernes importants dans I'organisation de la foumiture des intrants du programme (materiels, fonnation des enseignantS); (n) publicite insnffisante sur Ie programme; et (iii) fuible capacite des equ.ipes gouvemementa1es. Dans certains pays africains en particulier, conune au Mali et au Burundi, les problemes d' organisation ont ere tees graves. En revanche, des prognunmes de petite ecbelle, au Senegal et au Burkina Faso, qui ciblaient des groupes organises (les agents de vulgarisation, par exemple) ont ere plus concluants. c. Experience de J'IDA avec l'AGETIP 2.30 La creation de l'Agence d' execution des travaux d'interet public contre Ie sous-emploi (AGETIP) a ere encouragee par Ie gouvemement en 1989. ElIe possOOe Ie st:anJt d'ONG et est dirigee par un Conseil d'Administration compose d'un directeur issu du secteur prive, de representants du Conseil national d'employeurs du Senegal. du Syndicat des travailleurs du bitiment et de l'Association des maires du Senegal. Ses act:rvites sont regies par un manuel de proc:edures et une convention signee entre Ie gouvernement du Senegal et I' AGETIP portant: crea.non de l' Agence. 2.31 Depuis 1989, J'AGETIP a ere impliquee dans la gestion de plusieurs proJets finances par I'IDA, notamment les deux projets d' appui it l'emploi et travaux publics, Ie projet de nutritIon communaut.arre et la cornposante construction de classes du Deuxieme projet de developpement des ressources humaines. Les proJets de travaux publics visent it creer l' emploi, renforcer la capacrte institutionnelle des petItes entreprises de construction afin de repondre it. la demande croissante et tester des procedures qui pennettent au gouvemement de ~ph Romain et Lenor AImstrong. Review of World Bank Operations in Non-Formal Education and Traimng Document de travail du r>epartement education et formation, Rapport No EDT 63,1987. 10 passer des marches pour les petits contrats de construction. Un grand nombre de petits entrepreneurs ayant une fuible capacite financiere et de gestion. figment panni les elements principauxdu projet. L' AGETIP a mene a bien ses projets et a developpe une competence dans la gestion d'un grand nombre de petits contrats, d'un suivi efficace, et de paiements rapide tout en gardant un cout ad:m.inistratif en dessous de 5% du cout du projet. Etant donne cette experience, les Ministeres du secteur social ant egalement ere interesses d'utiliser r experience en gestion de l' AGETIP. Depuis 1994, Ie Ministere de la Sante utilise les services de l' AGETIP pour la preparation et I'execution du Projet de Nutrition Communautaire. Grace a ses connaissances techniques sa transparence et ses procedures efficaces pour l'evaluation des sous-projets et de la gestion des nombreux contrats relatifs aux sous- projets, Ie MCALN a, en 1995, inclue l'AGETIP dans la preparation du Manuel de mise en oeuvre pour Ie projet propose et dans la gestion de sa phase experimentale. La perfonnance de I' AGETIP a jusqu'a present efficace et professionnelle. En avril 1995, la convention entre l'AGETIP et Ie gouvemement du Senegal., a ere modifiee pour qu 'elle puisse appuyer Ies services publics de base en nutrition, sante, education et alphabetisation. ID. LEPROJET A. Portee et objectifs du projet 3.1 Le programme du MCALN pour I'alpbabetisation est un programme sur lOans qui vise a reduire letaux d'analpba.betisme du grouped'ige 10-39 ans de 55 % (estime) en 1995 a 25 % al'honzon2005, et de 66 % a30 % pour les femmes. Le projet est divise en deux phases. La premiere phase est destinee atester 1a strategie du "faire-:fuire" par Ies opCrateurs » dans tout Ie pays, dans I'intention, en cas de succes, de generaliser Ie programme au cours de 1a seconde phase. Le principal objectif de la premiere phase (1995-2000) est de diminuer Ie taux global d'analphabet:isme de 400/0, et celui des femmes de 47 0/0, en aPJ>uyant des operateurs en alphabetisation pour dispenser des programmes a environ 300.000 beneficiaires additionnels, dont 75% de fenunes. Les autres objectifs comprennent: (i) d'assurer que les compCtences acquises sont durab1es, et (ii) de renforcer les capacires du secteur prive a executer des programmes efficaces, et 1es capacites du secteur public a suivre, evaluer et coordonner les investissements dans Ie secteur. Le cout total de Ia premiere phase est estime a 30 millions de dollars EU, dont l'IDA financera 12,6 millions de dollars EU, l' ACDI 10,0 millions de dollars EU (non compris I'assistance technique bilaterale), la GTZ 1,4 millions de dollars EU, les ONG et les beneficiaires 4,4 millions de dollars EU, et Ie gouvemement 1,4 millions de dollars ED. Les couts et Ie financement du programme sont en annexe 3. 3.2 Le financement de I'IDA couvrira les besoins des programmes d'alphabc~tisation et de post-alphabetisation dans les regions de Diourbe~ Louga, Kolda et Fatick et des zones periurbaines de Dakar, pour environ 135.000 adultes (dont 75 % de femmes) sur une periode de 6 ans - ou environ 70 % du total requls par les objectifs du gouvemement pour ces regions - de reduire Ie taux d'analphabetisme d'une moyenne combinee de 50% a 35%. Les objectifs du gouvemement par regions figurent en annexe 3. Le projet financera egalement des actJvites pour renforcer les capacites de developpement des progranunes, d'execution, de suivi, d'evaluation ainsi que des concertations entre partenaires. Nombre de cibies beneficiaires Reeion Beneficiaires Diourbel 25,000 Louga 25,000 Fatick 25,000 Kolda 25,000 Zones periurbaines de 35,000 Dakar I 11 3.3 Un financement parallele pour des progranunes d'alphabetisation dans les regions de Tambacounda, Kaolack, 5t Louis, Ziguinchor, et la zone de Niayes, seront assures par rACDI. La GTZ assurera un financement pour environ 14.000 bene:ficiaires dans les regions de Fatick et Kaolack. Les programmes en cours permettront de toucher environ 50.000 bene:ficiaires supplementaires. Les progres dans I'atteinte des objectifs du programme et du projet seront mesures par rapport aux indicateurs de performance qui sont en annexe 10. Des indicateurs de suivi et de supervision plus complets :figurent au Manuel de Procedures du Projet. 1. Sous-projets d'alphabetisation et de post-alphabetisation (9.5 millions de dollars EU, IDA) 3.4 Description. u projet fournira un montant equivaiant it 8.2 millions de dollars EU pour financer des SOU$-Projets d'alphabetisation eligibles, elabores et soumis par les operateurs. us o¢rateurs (voir par. 2.8) crevelopperont Ie programme de fonnation, acquerroot les materiels didactiques, recruteront et fOimeront les formateurs, et superviseront Ia mise en oeuvre du programme. u projet assurera egal.ement I'acces a un financement limite (equivalant 1,3 million de dollars ED) pour des activites pilotes de post-alphabetisation developpees et mises en oeuvre par des operateurs finances par Ie projet. U projet financera 85 % des coUts du progra:mme; les o¢rateurs couvrant les 15 % restants. Les acti.vit:es de post-alphabetisation ont pour objectif de renforcer Ia durabilite des competences des necralphabetes. Les procedures regissant I' acces aux fonds et Ia gestion de ces demiers sont decrites dans Ie Manuel de procedures du projet qui figure dans Ie dossier du projet, et soot brievement resumees ci-apres. 3.5 Criteres d'eligibilite. Les criteI"es d'eligtoilite des sous-projets pour les programmes d'alphabetisa:tion ont ere de:finis sur Ia base d'economies d'ecbelle dans la supervision (au moins dix classes de 25 it 30 auditeurs par cIasse pour un sous-projet) et de la duree caIa.Cteristique des programmes efficaces - 250 a 300 heures d'instruction reparties sur une ¢node jugee acceptable par les bene:6ciaires - generalement 12 it 18 mois. La capacite des operateurs area:Iiser Ie programme est evaIuee aIa lumiere de leur experience, de la qua.lit:e de leur proposition et du degre d'engagement des beoeficiaires it participer au programme. Les crireres soot Iicapitules al'annexe 4. 3.6 u financement sera limite aux sous-projets qui proposeront des activites acceptables de post- alphabetisarion dont liste :figure dans le Manuel de procedures du projet. Actuellement, la liste conceme deux domaines prioritaires: (i) Ie developpement d'activites pedagogiques structurees, liees aleurs activites sociales et econOIniques, (ii) la promotion du developpement d'une presse locale en langue nationale, et (iii) I'appui 'a I' edition des ouvrages ecrites en langues nationales Un accord sur les mod.ali:tes de mise en oeuvre et sur les crtteres d' evaluation des sous-projets a ere discute et sera evalue au mi-parcours du projet. L'operareur sera tenu de mettre en place un plan d' experimentation du programme, comprenant des groupes participants et non partiCIPants, poll: evaIuer Ie rapport coiit-efficacite du progrannne. L'evaIuation sera financee par Ie projet et coordonnee par Ie MCALN . 3.7 Evaluation des prgpositions. Les propositions seront elaborees par les operateurs avec, si necesS3.lIe, I'aide des Coordinations regionales des operateurs en alphabetisation, et sournises au MCAlN pour evaluation. u Manuel de procedures du projet contient un modele standard de soumission de proposition. us propositions serom acceptees en juin et octobre de chaque annee. Ce calendrier facilite les operations de gesoon et d'evaIuarion et correspond ala periode de pointe de Ia preparation des op6-ateurs, car les programmes d 'alphabetisatiOD ne sont pas dispenses entre juin et octobre, la campagne agricole battant alors son plein. us propositions sownises seront evaluees par un comite ad hoc compose d'un representant du MCALN, du Ministere de Ia fumne, de l'enfant et de Ia famille, de l' AGETIP et d'un expert independant. Un representant de Ia CNOA et Ie responsable de Ia CC5 ont Ie statut d' observateurs au sem du comire. 12 3.8 Financement. Le projet foumira un financement jusqu' a un maximum de 65 dollars par auditeur. Ce montant couvre Ie colit des materiels, la fonnaIion et les indemnrtes des fonnateurs, et Ie colit marginal de I'administration du programme, chacune des rubriques representant environ un tiers du colit par auditeur. Les be.neficiaires (ou les ONG) sont tenus de verser une contribution d'un montant de 2.500 francs CFA par participant (7 % du colit total), ce chiffre ayant ere juge raisonnable par les operateurs. La ventilation des coiits estimatifs du programme figure a I' annexe 5. 2. Renforcement des moyens d'executioD, de gestiOD, de suM et d'evaluation du programme (3,1 million de doBars, IDA) 3.9 Cette composante completera I'appui de I'ACDI au renforcemen.t des capa.cit:es du MCALN en finanyam des activites visant a renforcer les capa.cites: (i) des operateurs pour dispenser des programmes d'alphabetisation de qua.lite, en mettant particulierement l'accent sur 1a qua.lite des ressources humaines~ et (ii) 1a capa.cit:e du MCALN a suivre Ies progres dans Ie secteur, et er.ablir des plans et des procedures d'evaluation des programmes, pertinents et fiables, pour Ies sous-projets finances par Ie credit. La cornposante financera en outre des consultations pour renforcer Ie parteoariat entre Ie gouvemement et les opCrateurs.' 3.10 Pour renforcer les capacites des operateurs, Ie projet fournira un appui dans trois domaines. Premierem~ Ie projet financera 9.000 personnes-jour de fonnaIion et d'ateliers organises par Ie CNCAT. Deuxiemement dans Ie cadre de ses responsa.bilite, l'AGETIP foumira les conseils necessaires aux operateurs sur 1a gestion des dossiers fiJ13Dciers et des comptes pour s'assurer qu'ils respect.ent les directives du Manuel de procedures du projet. Troisiemement, pour accrOltre 1a qualite et 1a disponibilite des materiels didactiques, Ie projet financera: (a) des seminaires de fonnation organises localement pour une diz.aine d' editeurs et membres du MCALN responsables de 1a publication, de 1a commercialisation, de 1a vente et de 1a distribution des materiels didactiques; (b) dix mois de fonnations de courte r:turee al'ettanger pour Ie personnel du MCALN charge de I'evaluation des materiels didactiques; et (c) trois mois d'assistance technique etrangere pour aider notamment Ie MCALN a evaJ.uer 1a qualite des materiels employes par les operateurs. 3.11 Pour renforcer les movens du MCALN en matiere de suivi et d'evaluation, Ie projet propose financera: (i) la mise en place d'un systclme informatis6 d'information pour la gestion pennettant Ie traitement des donnees sur une base g60graphique, pour assurer un suM systematique des progres accomplis dans Ie secteur, ainsi que du com et de I' efficacit:e des sous-projets; (ii) une Cva1uation ex post d 'un ecbantillon representatif des programmes d'alphabetisation qui sera reaIisee tollS les deux ans; (ill) une etude longitudinale d'un echantillon de participants aux programmes pour evaIuer 1a durabilite des acquis dans Ie temps; et (iv) les vebicu1es, l'equipement, Ie mobilier, les foumitures et 1a fonnaIion necessaires au personnel du projet charge de suivre les progres dans Ie secteur. Le developpement du plan d'evaIuation ex post a ere segmen:r.e en deux etapes. La premiere, qui porte sur I' evaluation des procedures, des processus et des mecanismes proposes, a ere developpee et testee pendant 1a phase pilote du projet. Les instruments et resuItats son! disponibles dans Ie dossier du proJet. La deuxieme partie, qui porte sur les resultats de l'alphabetisation, est en cours de preparation et sera testee entre octobre et d6cembre 1996 sur les programmes finances dans Ie cadre de 1a phase pilote, apres 12 mois de mise en oeuvre. Lors des negociations Ie gouvernement a donne I'assurance que; (i) les reswtats de l'evaIuauon seront examines avec l'IDA et les operateurs, et Ie projet sera ajuste en consequences et (ii) Ie plan de I'etude longitudinale sera eiabore au cours de 1a premiere annee d'execution du projet, c'est a dire pas plus tard que janvier 1997. 13 B. Cout et plan de fmancement du projet et du programme 3.12 Cout du projet. Le com total du projet est estime a 14,0 millions de dollars EU, taxes comprises, avec un cout de base de 13,8 millions de dollars El' et une composante en devises de 1.2 million de dollars EL". Les provisions pour aleas financiers (0,2 million de dollars EU) et les provisions pour aleas d'execution (0,0 million de dollars EU) ont ere calculees sur la base d'un taux d'inflation de 2,5 % au Senegal et de 2,4 % a l'etranger. Le credit de I'IDA financera 90 % du cout total du projet (12,6 millions de dollars Eu'). Le gouvemement financera l'equivalent de 0,5 million de dollars EU (4 %). Le montant minimum de la contrepartie des communautes et des operateurs est estime it l'equivalent de 0,9 million de dollars EU (6%). Les estimations detaillees des COtlts sont donnees a l'annexe 6. 3.13 Charges recurrentes. Le gouvemement devra mett:re en place les financements de ces charges recurrentes sur une base progressive pour prendre en charge les activites financees dans Ie projet et Ie programme. Les couts totaux du projet ala charge du gouvernement du Senegal sont estimes a250 millions de FCFA (0,5 millions de dollars EU); les cofu:s totaux du programme ala charge du gouvemement du Senegal sont estimes a 700 millions de FCFA (1,4 millions de dollars EU). A present, l'impact du projet sur Ie budget des depenses ord.inaires du gouvemement est nCgligeable, car: (i) Ie programme et Ie projet sont des operations pilotes de portee 1.imitee; (ii) leur execution est assuree par des organismes non gouvemementaux; et (iii) aucun nouveau functionnaire n'a ere recrute dans Ie but d'e:xecuter ou d'a.dm:inistrer Ie projet. Toutefois, il est prevu que Ies operateurs expenment.es incorporerom les programmes d'alphabet:isa.tion dans leurs propres projets de developpement ce qui representerait des ressources additionnels pour Ie secteur. IV. EXECUTION DU PROJET A. Etat de preparation et d'avancement du projet 4.1 Le projet est en experimentation depuis 1995. Les discussions ont commence en 1993 par des entretiens avec Ie MCALN et d'autres bailleurs de fonds sur l'approche du gouvemement en matiere d'alphabetisation., la conception, Ie financement et la mise en oeuvre du programme. Pendant ce temps, Ie MCALN a engage un dialogue avec Ies o¢rateurs pour recueillir leurs reactions sur ses projets et developper un partenariat qui perrnettrait aux o¢rateurs d' elargir et ameliorer leurs programmes. En juillet 1995, Ies operateurs ont cree une association professionnelle (la CNOA) dans le but de renforcer leur capa.cite professionnelle et de les representer dans Ies discussions avec Ie MCALN. Les representants de cette association ainsi que d' autre5 operateurs ont foumi en retour d'utiles informations sur Ie .Manuel de procedures du present projet. La partiClpation des parties prenantes ala conception et a I'execution du projet est decrite a I' annexe 7. 4.2 Un .Manuel de procedures, qui decri.t notamment Ie role et les responsabilires des parties concemees, Ie processus et les mecanismes de financement a ere mis au point apres la pre-evaIuation et teste avant l'evaluation. La phase pilote a permis de financer 22 programmes d'alphabeti.sation (sous-projets) auxquels participent environs 7.200 personnes dans quatte regions (Diourbel., Louga, Tambacounda, Kolda), dont 90% femmes, et 97 % appartenant aux groupes organises. La phase pilote a ere mene pour: (i) avoir une idee plus precISe de l'interet et des capa.cites des o¢rateurs; (ii) tester un eventuel systi:me d'appui technique aux o¢rateurs (operateurs relais); (iii) fourrur des informations sur l'efficacite et l'equite des processus et des procedures proposes, et sur la performance des divers acteurs; et (lV) developper et tester un plan d'evaluation partlcipatif, dont les resultats ont ere pris en compte dans la formulation du programme et du projet. 4.3 La reponse des operateurs ala phase pilote a depasse les attentes, autant en terme d'interet que de qual.ite des programmes. Soixante-douze propositions de sous-projets ont ere soumises, concernant environ 22.000 benencWres. Une evaluation de l'efficacit:e des mecarusmes de financement et d'attributlon des contrats, 14 ainsi que des performances des acteurs impliques a ere effectllee d'octobre it decembre 1995, Les resultats sont recapitules it l'annexe 9; Ie rappon complet figure dans Ie dossier du projet, Les principales modifications proposees consistent it: (i) remplacer les operateurs relais par une assistance technique aux operateurs assume par la CNOA et les services decentralise du MCALN ; (n) elargir Ie comire d'evaluation ad hoc pour y inc1ure un representant de l' AGETIP et un representant du CNOA, ce dernier en tant qu'observateur: (iii) limiter Ie nombre de manuels eligibles que peuvent utiliser les operateurs adeux ouvrages principaux par langue pour reduire les couts de publication; et (iv) ameliorer la presentation des rapports pour permettre un meilleur suivi de l'avancement des sous-projets. Le montage du projet a ete modifie pour incorporer ces recommandations. B. Coordination et gestion du projet 4.4 Enjuin 1995, Ie MCALN a Crt~ unelll'li:te de coordination, la Cellule de coordination et de suivi (CCS) du projet composee d'un directeur de projet, d'un assistant de projet et de trois agents auxilia:ires. Tout au long du projet propose, l'lll'li:te sera responsable: (i) des campagnes promotionnelles et de la diffusion des informations sur Ie projet aux operateurs et aux communautes avec AGETIP et la CNOA; (ii) de la coordination de l'evaluation, et de l'approbation; (iii) d'assurer que tolls les rapports requis soot fournis; (iv) du maintien d'un sysreme de gestion de l'information pour evaluer Ie progres quantitatif et qualitatif du secteur; (v) examen des r6su1.tats avec toutes les parties prenantes a:fin d'assurer la transparence; et (vi) de la coordination de I'evaluation des sous-projets fi.nances par Ie credit. Les tennes de reference figurent dans Ie Manuel des procedures etabli pour Ie projet. Le CCS est egaJe:ment responsable d'assurer une bonne coordination avec: (i) Ie Projet de Developpement des Ressources humaines (Cr. 2473) concernant l'evolution de l'inscription al'enseignement elementaire, et les ajustements qui en decouleot des objectifs des programmes d'alphabetisation, (ii) Le projet de Nutrition communautaire concernant 1es besoins d'alphabetisation pour les groupes feminins impliques, (iii) les projets d'alphabetisation finances par d'autres bailleurs de fonds. Les tennes de references det:aill.es pour Ie CCS soot repris dans Ie Manuel de procedures pour Ie projet. 4.5 Ala demande du MCALN, Ie gouvemement a ague l'AGETIP (Agence d'execution des travaux d'in.teret public) pour etre l'agence d' execution chargee de la passation des contrats des operateurs, et de I' acquisition des biens et services fi.nances par Ie credit pour Ie compte du MCALN . n est ressorti de l' evaluation des differentes alternatives en matiere d' organisation de la gestion du projet propose, qui sont recapitulees it l' annexe 9, que l'AGETIP a ere jugee Ctre la solution la plus appropriee principalement car elle possede les C011'1pCtences n.ecessaires de gestion de nombreux petits marches et peut assurer Ie paiement rapide des operateurs. 4,6 Dans Ie cadre du projet, les responsabi1.ites de I' AGETIP seront: (i) de gerer les comptes du credit, y compris les demandes de retrait de fonds; (ii) de gerer les cootrats passes avec les op6rateurs qui soot finances sur Ie credit (c'est a dire d'effecnJer les paiemems et de verifier que les services ont ere livr6s en conformite avec les dispositions du contrat); (iii) de la passation de tollS les marches pour Ie compte du MCALN ; et (Iv) de s'assurer que taus les rapports et audits requis soot bien fournis au et a l'IDA. L'AGETIP executera ses responsabi1.ites confonnement a: sa convention cadre avec Ie gouvemement du Senegal, aux procedures ex:istantes de passation des marches et de decaissement telles que definies dans son propre Manuel de procedures, aI' Accord de credit de developpement qui sera signe entre Ie gouvernement et l'IDA, et a l'Accord de projet specifique qui sera negocie et signe entre I'IDA et l'AGETIP, et au Manuel de procedures du projet. L'AGETIP recrutera Ie chef du projet, deux veri:ficateurs, un agent ~ un chauffeur et un comptable pour la cellule de I' AGETIP chargee de la gestion du projet propose. Comme condition pr¢a1able it I' entree en vigueur du cr¢d.rt, l' AGETIP recrutera Ie chef du projet, et le comptable pour la gestion du projet propose. 15 c. Suivi et evaluation 4.7 Le suivi et I'evaluation des intrants et des produits du sous-projet est de la rcsponsabilite de I'AGETIP qui fournira des rapports semestriels sur les performances du projet, bases sur les decaissements, les rapports de verification de la fourniture des services, et les indicateurs de suivi figurant dans Ie Manuel de procedures du projet. Les rapports de l' AGETIP comprendront les decaissements, l' etat d' avancement l'execution des contrats par rapport aux termes de ces contrats, c'est-a-dire, Ie nombre de beneficiaires, dont Ie nombre de remnes, les beures d'enseignement dispensees par les alpbabetiseurs, la disponibilite des xna.teriels d' etude et d' enscignement, etc. Pour mciliter la presentation des dOlUlees et leur analyse, I'AGETIP constituera une base de donnees comprenant les dOlUlees de base sur les caracreristiques des operateurs et des programmes, extraites des soumissions pour Ie financement, et les dOlUlees sur I'avancement de la mise en oeuvre figurant dans les rapports trimestriels des operateurs et les rapports de verification eta.blis par l'AGETIP. Au cours des negociations, AGETIP a dOlUle des assurances que Ie systeme de suivi informatise sera mis en place au plus tard en juin 1997. Entre-temps, elle enregi.strera les dolUles manuellement et s ' assurera que ces dOlUlees seront entrees dans Ie system.e informatise de ~ retroactive. 4.8 I.e MCALN est responsable de l'evaluation de la qualite des programmes d'alphabetisation mis en oeuvre, des progres dans Ie secteur, compte tenu de toutes les interventions, de l'impact du projet sur Ie secteur, et de la coordination des interventions dans Ie sous-secteur. Le MCALN devra: (i) soumettre un rapport amIuel sur la qualite des programmes et 1'impact sur Ie secteur saus une forme et un contenu acceptable par l'IDA, (0) organiser les revues annuelles du projet avec l'AGETIP, l'IDA, les operateurs et les autres bailleurs de fonds, (iii) organiser les revues annuelles du projet avec l'IDA au cours du quatrieme trimestre de cbaque annees pour examiner les rapports d'avancement et les etats de depenses de l'annee en cours, ainsi que les plans d'actions et les budgets pour l'annee suivante; et (iv) pas plus tard qu'en septembre 1999, organiser la revue a mi-parcours de la mise en oeuvre du projet, dont les resuItats seront incorpores dans un plan d'action, acceptable par l'IDA pour la suite de Ia mise en oeuvre du projet. 4.9 Pour fournir les informations necessaires a I'evaluation des progres de la mise en oeuvre et des resuItats, Ie MCALN mettra en place un systeme d'information geographique pour simer et enregistrer les donnees sur les mterventions, les bene£ciaires, les taux d'alphabetisation, et evaluera les resultats des sous-projets en termes de niveaux pedagogiques atteints et de durabili.te des connaissances acquises, en (a) realisant tous les deux ans une evaluation des resultats des sous-projets d'alphabetisation sur la base d'un echantillon representatif de ceux-ci; et (b) conduisant une etude longitudinale pour evaIuer Ie degre de maintien des competences dans Ie temps et les besoins en activi:t:es de post-alpbabetisation. Les indicateurs principaux pour la supervision et Ie suivi figurent en amIe1re 10. D. PassatioD des marches 4.10 Le Tableau 1 resume les couts du projet par categorie de depenses et par methode de passation des marches. Les couts incIuent les taxes et droits de douanes pen;us au Senegal. Le gouvemement fournit aux fournisseurs des bons pour couvrir la composante fiscale. Les lois et reglementations senegalaises pour la passation des marches sont conformes aux Directives de I'IDA dans ce domaine. II n' est pas necessaire que les documents du credit fussent mention d' exemptions, autorisations au permis speciaux. Les reglementations senegalaises relatives a la passation des marches prevoient que, au cas ou les dispositions nauonales seraient contralres aux Directives de l'IDA, ce soot ces demieres qui sont applicables. 16 Tableau 1 Resume des dispositions de passation des marches (millions de dollars EU, imprevus compris) Element du projet I Methodes de financement de rIDA I AO! I Autres I Total 1. Fournitures Mobilier, eqwpement, vehicules, foumitures 0,5 0,1 0,6 (0,4) (0,1) (0,5) 2. Services de specialistes Contrats de service 10,3 10,3 (9,4) (9,4) Consultants a/ (1,2) 1,2 (1,2) (1,2) 3. Formation Fonnation locale 0.4 0.4 (0.4) (0.4) Fonnation a l'etranger 0.1 0.1 (0.1) (0.1) 4. Couts de fonctionnement additionne1s hi 0,6 0,6 (0.2) (0.2) I 5. Refinancement PPF 0,75 0,75 (0,75) (0,75) TOTAL 0,5 13,5 14,0 TOTAL IDA (0,4) (12,2) 112,6) a! Y compris \es honoraires de I' AGETIP. hi Comp:end du persormeI ocmI:!'actueL papier et lIllIreS foumitures, essence, ~ et lIllIreS dCpeuses _ pendant la supervision. Note: Les chifii'es ayam ete a.mmdis, \es totaux De ca:n:spondeIl1 pas toujoun exaacment a la somme de leurs composantes. Les chi1fres erttre parentheses soot \es moaIaIlIs fina:nces par Ie a"6dit de I'IDA 4.11 Les contrats de service, qui couvrent les sous-projets d'alphabetisation et de post alphabeti.sation sont ntis en oeuvre par les operateurs, se chiffrent au total a un montarJt equivalent a 10,3 millions de dollars EU, sur lequell 'IDA financera 100% des sommes payees par l' AGETIP aux o¢rateurs - ces sommes representent 93% du cout des programmes d'alphabetisation (8,2 millions de dollars EU) et 85 % du coilt des programmes de post-alphabetisation (1,3 million de dollars EU). Les procedures de passation des marches pour I'evaluation et Ie financement des sous-projets d'alphabetisation et de post-alphabetisation assures par des operateurs Iocaux sont decrites en detail dans Ie Manuel de procedures du projet propose. Les appels d'offres feront I'objet d'une publiciti locale dans Ie pays et de campagnes d'infonnation menees par Ie MCALN, l'AGETIP et la CNOA, qui sont charges d'assurer une large diffusion du manuel de procedures aux o¢rateurs poteotiels. L'evaluation des offres sera assuree par un comire ad hoc compose de representants de l' AGETIP, du MCALN, du Mini.stere de la femme, de l'enfant et de la furnille, et d'un s¢cialiste e)l.'1erieur independant. Pour ameliorer la qualite technique et la transparence du processus, la CNOAS est representi it ce comite en qualit6 d' observateur, ainsi que Ie responsable de la CCS. Les propositions d' attribution de marches dont Ie montant est estime a plus de 100.000 dollars de\-TOnt We preaJ.ablement approuvees par l'IDA. La seleCtlon et l'attribution 17 de marches ades operateurs dont Ie montant est est:i.me a moins de 100.000 dollars feront l'objet d 'un examen a posteriori lors des missions de supervision de l'IDA. 4.12 Foumitures. Les foumitures financees par Ie credit (0,6 million de dollars, taxes comprises) comprennent Ie mobilier, I'equipement et les vebicu1es. L'IDA financera 85 % des depenses en monnaie nationa1e et 100 % des cIepenses en devises. Les foumitures seront groupCes en lots d'au moms 0,15 million de dollars et achetees par appel d'offres international (AOl). Les foumitures qui ne peuvent pas etre groupCes dans ces lots seront a.chetees localement, apres comparaison des clevis proposes par au mains trois foumisseurs fiables, a condition que Ie montant total a.grege de ces marches ne depasse pas l'equivalent de 0,1 million de dollars EU. Les marches finances par I'IDA, d'un montant superieur a150.000 dollars, feront l'objet d'un examen preaJable de I'IDA. Les marches soumis acet examen representeront 80 % de la valeur totale des march6s de fournitures. Les foumitures achetees par les operateurs seront acquises selon la procedure des trois devis. 4.13 Services de consultants. Les services de consultants etrangers et senegaJais couverts par Ie credit (0,5 miI1ioo de dollars EU) seront finamis amfurmemem aux Directives de la Banque pour 1'emploi de consultants par les Emprunteurs de la Banque mondia1e (aoiit 1981). Les services comprennem la foImation et l'assistance technique pour Ie suM et I'evaluation, plus les services lies aux materiels didactiques et les audits. Les contrats d'un mOIItant estimatif i.Dferieur a100.000 dollars par societe et moins de 50.000 pour Ies individus ne seront pas soumis al'examen preaJabIe de I'IDA Cette exception ne s'applique cependant pas aux tennes de reference desdits contrats, al'emploi d'individus ou d'entreprises recrutees par negocia1ion directe, aux affectations jugees d'une importance cruciale par l'IDA, ni aux ameodetneats portm:t la valeur du CODttat aun montant Cgal ou superieur a 100.000 dollars pour les societes et 50.000 pour les individus. E. Decaissemeots 4.14 Le credit propose pour Ie projet, d'une contre-va1eur de 12,6 miDjoos de dollars EU, sera decaisse en six aDS environ. Le calendrier des decaissemcots est base sur Ie caleDdrier de mise en oeuvre prevu et sur Ie profil de decaissement des projets au seoegal tel que preseme a l'annexe 12. Le Tableau 2 indique la repartition des decaissements par categorie et par pourcentages de financement. 4.15 Toutes les pieces justificatives n6cessaires devront accompagner les decaissernents du credit, a l'exception des depeoses d'une contre-valeur est:imfe amoins de 50.000 dollars qui seront engagCes sur la base des releves de depenses. Les documents pour les retraits de fonds effectues sur Ia base des reIeves de depeDses seront conserves par l'AGETIP pour examen par les missions de supervision de l'IDA ou pour les audits semestriels. Afin de mciliter les decaissements, l'AGETIP ouvrira un Compte special dans une banque connnerciale, qui couvrira la part des depeoses autorisees prise en charge par I'IDA. Avant de soumettre les documents pour les retraits de fond, l'AGETIP devra soumettre les mctures pour ses propres services au MCALN pour approbation. CeIle-ci devra etre jointe awe documents pour les retraits de fonds Le montant autorise sur Ie Compte special sera de 500 millions de francs CFA (sort l'equivalent de 1 million de dollars). L'IDA deposera ce mont:ant des I'entree en vigueur du Credit et reconstituera Ie Compte special apres reception des just:ificatifs des depeoses autorisees engagees. Les demandes de reconstitution seront accompagnees des relevts et d' etats de rapprochement ajour du Compte special. Des demandes de paiement direct, de remboursement ou d'engagemem special seront effectuees pour les marches su¢rieurs a50.000 dollars. 18 Tableau 1. Affectations et decaissements du Credit de I'IDA Poste de depenses Affectation propos6e Depenses (millions de dollars EO) financees par l'IDA 1. Fournitures (mobilier, eqwpement, vehicules, 0,5 9()01o des depenses locales 100010 foumitures) des depenses en devises 2. Sous-projets d'alphabetisation 8,8 95% du coUt total des sous- projets d'alphabetisation 3. Services de ronsultants 1,1 100% 4. Fonnation 0,4 100% 5. CoUts de fonctionnement additionnels a/ 0,3 90% 6. Refinancement PPF 7. Nonaffecte 0,7 0,8 - - TOTAL 12,6 .. , , .. , . . a/ compreod Ie perscmnel ailtbtJonnel, loyer des bureaux" 1 eau et 1 eIectrici:tC, 1 utilisa:Iicm des vChic:ules, pap1er et autIes foumitures. essence, voyages et autres depenses CIlQO\.IreS pendant 1a supervision. F. Comptabilite, audit et rapports 4.16 L'AGETIP sexa responsable de Ja gestion financiCre du projet. Elle tiendIa 1es comptes du projet oonfonnemem ason propre systCrne comptable. Les comptes do projet, scrcmt vermes cbaque annie par des auditeurs indepeodaDts juges acceptab1es par I'IDA; taus les decaissements effectues sur Ja base des releves de depenses seront vermes deux fois par an. Les I3ppOItS d'audit, d'une portee et d'une precision raiQ1Tla b1es, seront soumis a rIDA dans 1es quatre mois suivant Ja fin de Ja pCriode couverte par l'audit Camme condition d'entree en yigueur do credit. I'AGETIP recrutera tm. auditeur independant dans Ie cadre d'tm. cotttrat pluriannuel juge acceptable par I'IDA . V. AVANTAGES ET RISQUES DU PROJET 5.1 Avantages. Compte tenu du rythme previsible d'expansion de l'enseignement cHCmentaire, en 2015, au mieux, 45 % des jeunes femmes appartenant a la tranche d'ige oil eUes ont Ie plus de grossesses et Ie plus d'enfants a Clever, seront analphabetes, et ce pourcemage sera beaucoup plus cleve encore dans les zones rurales. Les consequences 80m saisissantes en ce qui conceme la productivite, la sante, la fertil.it:e, Ja survie des enfants et l' education. Une analyse rCcemment caoduite au Senegal montre que les enfants de meres analphabetes ont 50 % plus de chances que les auttes de mourir pendant leur enfance; que Ies mere analphaberes desirent 1,8 fois plus d'enfants que Ies meres alphabetisees de mente revenu; et que les mere alphabetisees ont 50 % fois plus de chance d'envoyer leurs filles a1'6cole. En se basant sur ces hypotheses, les avamages attendus de ce programme sur Ie plan de la Same, Ie rendent attrayant dans son ensemble. n est attendu que Ie programme assurera une reduction de 10% de la charge de morbidite, equivalent a 8,5 millions d'annees de vie corrigees d'invalidire a un com d'environ 2,00 dollars EU par habitant. Par contre, les interventions sanitaires les plus efficaces- essentie1lement les services dispensaires - qui coiitent 7,80 dollars par habitants, ne permettraient qu'une reduction de 24% dans les pays a fuible revenu. nest egalement attendu du programme une reduction de 10 a 14% de la mortalire infantile, une de 3 a 5 % du nombre de naissances et une augmentation de 23% de Ja scolarisation des filles. 5.2 Risgues: Le projet est un projet pilote qui teste une nouvelle approche pour dispenser des programmes d'education aux adultes. La phase experimentale qui a demarre dans 4 regions en aoUt 1995 a foumi des informations utiles qui ont ere integrees a Ja conception du projet. A ce stade il est difficile de 19 determiner si un projet pilote de plus grande ampleur atteindrait ses objectifs et ce pour trois raisons. Premierement, bien que les opCrateurs montrent un veritable interet dans Ie programme, on a des raisons de croire que cette capacite est limitee chez Ies petits operateurs. Pour reduire ce risque au minimum., Ie projet fournira un appui institutionnel pour renforcer les plus faibles operateurs, et augmenter leur capacite d'absorption. Le second risque reside dans la capacite du gouvemement et des operateurs a maintenir un partenanat efficace. L'alliance qui a ere etablie est innovatrice et recente. Pour reussir, les operateurs devront accorder moins d'importance aleurs interets propres, et mettre l'accent sur Ie renforcement de leur capacite technique. Pour sa part, Ie MCALN devra eviter un controle trop pointille sur les operations et, en particulier dans les domaines ou les operateurs pourraient etre plus com¢tents. Min de faire avancer ce processus, Ie projet appuiera des concertations regulieres entre Ie MCALN et les operateurs sur la mise en oeuvre et les resultats du programme, et la formation afin d'ameliorer les comperences techniques des deux parties. Le troisieme risque conceme la durabilite des acquis de l'alphabetisation. Certains chercheurs font valoir qu'un retour al'analphabetisme peut se produire lorsque l'environnement immediat n'o£fre pas, aux neo-alphaberes, d'occasion d'utiliser, ni d'ameliorer leurs connaissances. CependaIIt, il n'y a pas, non plus, de raisons de r~eter I'hypothese selon iaquelle, lorsque les programmes sont bien conyus et offrent un minimum de 301) heures d'instruction, les nouveaux alphabetises conservent leurs acquis de fa~n durable. Pour resoudre a cette question, des etudes longitudinaJes seront emreprises dans Ie cadre du projet, pour evaluer la mesure dans laquelle les connaissances sont retenues, et tester Ie rapport cofit-efficacite de certaines activites pilotes de post-alphabetisation. VI. ACCORDS ACONCLURE ET RECOMMANDATION 6.1 Lars des negociations Ie gouvernemeot a dom:le l'assurance que; (a) 1es resultats de l'evaluation seront examines avec l'IDA et 1es opCtateurs, et Ie projet sera ajuste en consequences et (par. 3.11); et (b) Ie plan de l'etude 10ngitudinale sera elabore au coors de la premiere annie d'exCcution du projet, c'est adire pas plus tard que janvier 1997 (par. 3.13). 6.2 Au coors des negociations, I AGETIP a foumi l'assurance qu'il aura lDl systeme informatise de gestion pour au plus tardjuin 1997 (par. 4.7). 6.3 I.e credit eutrera en yigueur ap:res que l'AGETIP aura : a} recrute un chef de projet et un comptable pour la cellule de l' AGETlP responsabIe de la gestion du projet propose (par. 4.6)~ et b} ~se un contrat pluriannuel avec lDl auditeur i:ndependant, dont les qualifications et l'experience sontjugees acceptables par l'IDA, pour effectuer 1es verifications des comptes du projet (par. 4.16). R.ecommanda:tiOQ. Sous reserve des conditions susmentionnees, Ie projet propose justifie l'octroi d'un credit de rIDA d'un montant equivalant a 12,6 millions de dollars EU aux conditions babituel1es de l'IDA Annexe 1 Page 1 de 1 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES Donnees de base 1995 oU I' annee la J Ius recente pour laauelle on dispose de donnees Afrique Economies it revenu Indicateur Senegal Subsaharienne intermediaire, tranche inferieures PNB par habitant (dollars) 611 510 1590 population totale(miIIions d'habitants) 8,3 565 1097 Pop. urbaine en pourcentage 42 28 55 T aux de croissance demograpbique 2,7 2,9 1,6 Taux d'alphabetisation des adultes Pop. totale 38 50 80 Pop. feminine 25 38 Taux synthetique de fecondite 5,9 6,2 2,9 ~ortaliteinfantile 68 94 39 ~ortalitedes moins de cinq ans 120 172 62 Esperance de vie it la naissance (annees) 49 52 67 Taux brut d'inscription dans Ie primaire (%) Populati:m totale 56 68 104 Population feminine 50 62 Sources: Rapport sur if deveioppement dans ie monde 1995; Indicateurs sociaux du developpement. Graphique du developpement Annexe2 Page 1 de 5 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES Justification du Projet Efficacite des proerammes d'alphabetisation 1. Les programmes d' alphabetisation ont donne des resultats inegaux. Si l' on compte de nombreux exemples de reussite, on constate aussi de nombreux echecs ca.racterises par des taux d' abandon tileves et une faible acquisition de com:pet.ences. Une mauvaise conception et une mauvaise execution des programmes son:t generalement 1a cause de leur inefficacite. Plus precisement, notre examen des etudes consacrees ace sujet montre que les programmes inefficaces sont caracteristis par: (i) one duree d'instruction trop court.e et des objectifs de com:pet.ence trop 1imites pour permettre le developpement de com¢tences qui se mamtiendront durablement; (ii) l'organisation, 1a formulation et l'execution des prognunmes par le gouvemement; (iii) l'emploi de materiels et methodes con9US pour des enfants; (iv) des programmes de cours sans interet, et sans contenu infonnatif; et (v) des moniteurs mal formes et eux-mSmes peu instruits. 2. Ces caracteristiques se retrouvent plus particulieremem dans les campagnes d'alphabetisation de masse des annees 60 et 70. nest generaIement reconnu que ces campagnes ont echouees. HIes visaient un niveau d'alphabetisation qu'il conviendrait mieux de qualifier de pre- alphabetisation; dispensaient generalement 100 heures d'instruction, soit Ie tiers du nombre jugc necessaire pour acquenr des connaissances qui peuvent me appliquees et retenues. Les materiels didactiques manquaient, et les moniteurs etaient mal fo~. Les programmes etaient mis en oeuvre selon des ca1endriers peu reaJistes vis-a-vis des contraintes, et sans les ressources necessaires. En consequence, les taux. d'abandon ont ere excessivement cleves, et les acquis et leur reteution faibles, parce que les com.petences n'ontjamais ere veritablement acquises. 3. Conscient des carences des campagnes d'alpbabetisation de masse, l'UNESCO a popularise le concept d' alphabetisation fonctionnelle et teste ce type de prognunmes dans 11 pays entre 1967 et 1972. L'alphabetisation fonctionnelle etait definie comme les com:pet.ences qui permettent a un individu de s'engager dans des activites permettant Ie fonctionnement efficace d'un groupe ou d'une communaute, et d'utiliser 1a lecture, l'kriture et Ie ca1cul pour son propre developpement comme pour celui de la communaute. En ce qui concerne les programmes, toutefois, la fonctionnal.ite s'est bornee aI' acquisition de competences professionnelles et a des contenus de programmes orientes vers le travail. Bien qu'ils aient donnes des resultats dans quelques cas (par exemple, an Bangladesh), dans l'ensemble, il n'y a eu peu de r6ussites. Et par ailleurs la teneur professionnelle de ces programmes les ont rendus coiiteux (UNESCO, 1989). 4. D'autres programmes visent ce que l'on qualifie parfois rfalphabetisation in/egree au d' education des base. Ces programmes soot de plus longue duree, fou:nDssent une gamme d'informations importantes interessant les beneficiaires, et les entIaineot aretIechir de ~ critique et a developper des competences pour resoudre des problemes, dans le but de les preparer ajouer 1m role de chef de file de leur comn:nmaute au de conferer plus de pouvoir aux fe"II'cs. Dans le contexte du present projet, les programmes d'alpha.betisation sont definis de lamaniere suivante:fatre acquerir un niveau de competences utile en lecture, ecrlture et caJcu.1, enseigner une gamme d'informations importantes, divelopper la reflerion critique et des compttences en resolution de problemes, et Annexe2 Page 2 de 5 amener les participants a un niveau qui leur permette de maintenir leurs competences et de les ameliorer par la suite. Ce qui est equivalent a Ja troisieme ou la quatrieme annee de l'enseignemertt eIementaire. Benefices de l'alphabetisation 5. La majorire des etudes consacrees aux avantages de l'alpha.betisation comparent Ie nombre d' annees de scolarire fonnelle effecrue par les individus pendant leur enfance et Ies indicateurs de developpement comme Ie revenu, Ie taux de fecond.ite, la morta.lite infantile, la malnutrition, I'utilisation des services de sante, etc., quand ces individus ont atteint I'age adulte. Elles montrent que, de tous Ies investissements qui peuvent etre realises a ce jour dans Ie monde en deve1oppement, ce soot ceux consacres aI'education des femmes qui produisent vraisemblablement Ie rendement Ie plus eIeve. On estime qu' en Afrique, une annee d'enseignement tHementaire a pour effet d'accroitre les revenus de 26 % en moyenne, que trois a quatre annees d'enseignement elementaire produisent des gains de productivite de 8 a 10 % en moyenne dans Ie secteur agricoIe, et un pourcentage plus eIeve encore quand d'autres appuis complementaires sont disponibles. Les benefices sur Ie plan social soot encore plus importants. La fecondit6 et la mortalire infimtile baissent de 5 a 10 % pour cbaque annee d'enseignement etCmentaire. Les benefices directs sur la sante soot si importants que Ie Rapport sur Ie developpement dans Ie monde consacre ala sante conclut que: Ie eout par annee de vie sauvee en eduquant les Jilles est suffisamment faible pour etre interessant, meme du seul point de vue de la sante, les autres benefices ne venant que ren/oreer eet interet. De plus, les meres qui soot aIle a l'ecole sont plus susceptibles d'y envoyer leurs propres filles et de transmettre ainsi ces avamages aux generations suivantes. 6. Ces resuItats soot etablis sur la base des annees de scola.rite formelle pendant l'enfance et non sur les effets des competences en alphabetisation en soL Toutefois, on tient gCneralement comme etabli que I' enseignement eIementaire est une forme d' equivalence de ces competences. Bien qu'il n'y ait que de tres rares recherches qui mesurent 1es avantages des COIDpetences en alphabetisation elles-mCz:nes, ou les benefices que ces competences procurent chez adulte, les quelques etudes disponibles corroborent clairement les hypotheses selon IesqueUes: (i) les effets positifs de l'education formelle sur la sa.nte et la fCconc:titC soot fonction du niveau de com¢tences en alpbabetisa:tion maintenu a l'age adulte (Levine, Rober et al., 1994); et (n) l'alphabeti.sation des femmes a, au moins, Ie mCme impact que I' enseignement eIementaire sur la sante, la planification familiale et l'education des ecfants. L'examen de 43 etudes de cas a mont:J:e qu'une femme alphabetisee a plus de chances d'utiliser les methodes de rehydration orale et les services de vaccination, d'avoir une meilleure nutrition et de mieux espacer ses grossesses (Comings 1995). De fait, il est raisonnable de penser que l'education des adultes a davantage d'effet sur la sante et la fecondire que l'enseignement elementaire, car Ie domaine d'application des connaissances des adultes est plus vaste, et les programmes d'alphabetisation qui ciblent les femmes proposent generaIement des programmes d' education sanitaire et de planification familiale au moment meme ou Ies besoins et les possibi.li:tes d'application sont les plus immediats (Comings 1995). Dans d'autres pays (Nepal, Botswana, Afrique du Sud et Etats-Unis), les etudes des effets de I' alphabetisation des adultes sur I' education des enfants aboutissent a la conclusion que les femmes qui poursuivent jusqu' au bout les classes d'education des adultes oot plus de chances d' envoyer leurs enfants aI' ecole. En plus de cela, leur niveau d' alphabeti.sation et leur degre de pratique de la lecture permettent de predire Ie degre de reussite scolaire de leurs filles. 7. n a aussi ete etabli que les programmes d'education des adultes contribuent largement aaugmenter Ie degre de maitrise des individus. Us accroissent la confiance en soi et Annexe2 Page 3 de 5 l'autonomie des femmes, leur offrent la possibilite de se reunir, de discuter et de fonnuler des solutions a toute une gamme de problemes courants. Les beneficiaires eux-memes mentionnent souvent une plus vaste gamme de raisons de participer aux programmes. Panni les plus courantes on trouve: Ie desir d'apprendre a lire, a ecrire et a compter, pour eux-memes, pour devenir plus independants, prendre davantage controle de leur propre existence, et aussi acquerir de nouvelles connaissances pouvant leur servir dans la vie de tous les jours (Wagner, 1994). 8. Bien que leurs analyses sur s'appuient sur des donnees empiriques, les operateurs au Senegal font aussi valoir que les taux de scolarisation, notamment des filles, ont nettement augmeme dans les villages aU les programmes sont mis en oeuvre. Dne analyse des enquetes de methodes conduite au Senegal (Sadio, 1994) confirme beaucoup des benefices sociaux susmentionnes. Elle montre que les enfants de meres analphabetes ont 50% plus de chances que les autres de mourir pendant leur enfance; que les meres analphabetes desirent 1,8 fois plus d'en:fants que les meres alphabetis6es de meme revenu, et que les meres alphabeti.sees ont 50% plus de chance d'envoyer leurs filles a l'ecole. Sur la base de ces hypotheses, nous avons estime, dans Ie tableau ci-dessous, la reduction de 1a charge de morbidite, de 1a mortal:ite infantile et la fecondire ainsi que l'augmentation du taux de scolarisation des filles dans Ie primaire qui est attendu du programme d 'alphabetisation du gouvement. 9. Le Tableau 1 montre l'impact prevu du programme sur la diminution de 1a charge de morbidite et compare Ie com-efficacite des interventions d'alphabetisation avec Ie coUt-efficacite des interventions sur Ie plan sante - des services des dispensaires - constituent I'intervention reduit la cbaIge de morbidite globale d'un pourcentage estimC 24 % pour les pays afaible revenus. L'interventlon sanitaire qui vient en seconde place en terme de coUt-efficacite - un programme essentiel de sante publique - produit une reduction de la charge de morbidite globale estimee a8 % pour un com de 4,20 dollars par habitant. Le programme national d'alphabetisation du gouvernement devrait produire une reduction de la cbaIge de morbidire globa1e estimee a 10 % a 14% pour un cout de 2,0 dollars ED par habitant gagnant 8,5 annCes de vie corrigees (estimation) ou I'equivalent d'environ 170.000 morts infantiles. Annexe2 Page 4 de 5 .e uction d e ]a charge demorb'dit' 1 R'd I I bale at e glO Cout par babitant Reduction de la charge de Intervention (donars EU) morbidite globale (pourcentage) hi Progranune d' alphabetisation 2,0 10 Ensemble minimum de services clioiques essentiels c) 7,8 24 Ensemble d'actions essentielles de sante publiQue dI 4,2 8 aI Les donnees sur les mterventlons samtalreS sont des donnees moyennes pour Ies pays en developpement, extTa1tes du Rapport sur Ie developpement dans Ie monde, 1993. b) Benefices marginaux c) y compris Ies traitements contre la tubercu1ose, traitements d'ml enfant malade, les soiDs prenataux et d'accouchemem, planning familial, traite:ment des MST, traite:ment des infections et des traumatismes mineurs, evaluation, conseil et allegement des souffi'ances d) comprend, Ie programme eJargi d'immUDisation, des programmes scolaires sanitaires, Ie contr6Ie du tabac et de I' a1cool, informations sur la sante la nutrition et Ie planning familial, Ie contr6le des vec::teurs, prevention des MST. suivi et surveillance 10. Le tableau 2 montle l'impact estim.e des programmes d'alpbabetisa1ion sur la mortalit6 infantile, Ie taux de natalit6, et la scolarisation des filles dans I' enseignemem 6lementaire. Au Senegal, Ie taux de la mortalit6 jnfantile devrait baisser de 10 a 14% et Ie taux de natalite de 3 a5 %. Le taux de scolarisation des filles devrait augmenter de 23%. . meateurs soaaux 2• ILlD.pact sur Ies m Croissance de la Reduction de la Reduction du scolarisation des fiIles (0/0) mortalite infantile(°At) taux de natalite (oAt) 10-14% 3-5% 23% Coilt-efficacite par rapport al'enseignemeot Bemeataire II. Les fuits montreDt que la scolarisation ex;ige un niveau de IeSSOUrCeS financieres par eIeve beaucoup plus elm que les programmes l'alpbahetisation pour un niveau de resuItat identique en tenne d'alphabetisati.on. Au Stnegal il faut plus de 1500 heures d'instruction pour avail Ie niveau de 4eme a:rmee, c'est-a-dire pour acquerir un niveau de COIIlpCtence suffisant pour pouvoir les utiliser et les conserver durablement. Ceci exclu Ie nombre d'heures investies dans les eleves qui redoublent ou qui abandonnent avant la fin de la 4eme annee. Pour des adultes, 200 a 300 heures d'instruc:tian soot necessaires pour atteindre un niveau de cornpetences fquivalent, essentie11ement parte des adu1tes passent beaucoup moins de temps pour acquerir des cornpetences. Comme I'education primaire est rela:tivement longue, et que les ttaitements des enseignants soot plus de trois fois les rCmunera:tions des rnoniteurs (sans compter les avantages du corps enseignant), Ie coW: par personne alphabetisee est considerablement ioferieur al'investissement d'un sortant du niveau de 4eme a:rmee d'ecseignement eIememaire. Le tableau 3 montte les coUts estimarifs des alpbabetises, des taux croissant d'abandon. Pour Ie niveau de 0% d' abandon, Ie coUt: par sortant d'un programme d' alphabetisation equivaut a 1/10 de l'investissement requis pour un sortant de 4eme annee. Mane en supposant un taux d'abandon plus 6leve de 500/0, Ie coUt: d'un alpbabetis6 revient a 1/3 de l'investissement d'un sonant de 4eme annee. Annexe2 Page 5 de 5 Tableau 3: Cout d'un alphabetise compare ill'investissement requis pour un sartant de 4eme '1' , d" enSel2J)ement e annee ' ementBJre Cout par personne alphabetisee Taux d' abandon du En % du cout de 4 programme Dollars annees d'etudes Participants au d' alphabetisation primaires prolY-AlllJ.11e 0% 65 10% 217.800 10% 72 11% 239.580 30% 93 14% 283.140 50% 130 19% 326.700 70% 217 32% 370.260 Maintien dans Ie temps des competenCe5 acquises 12. Les programmes d'alphabetisation soutenus par Ie qui repondent it un besom it court et it moyen tenne. Contrairement it l'enseignement 61ementa.ire qui doit devenir un programme pennanent et soutenable dans tous les pays, les programmes d'alphabetisation deviendront: de moins en moins necessaires au fur et it mesure que I'enseignement 61em.entaire touchera une plus grande proportion d'enfants en age scolaire. Mais, comme pour l'enseignemerrt eIementaire, la maintien dans Ie temps des COOlpetences acquises souleve des interrogations. Toutefois, les experts ne conviennent pas tous que ce probleme est gen.eraIise. Certains chercheurs et operatews foDt valoir qu'un retour it l'analphabetisme peut se produire lorsque l'environnement i.tnm.ectiat ne pennet pas au neo-alphabete de mettre en pratique et d'am6liorer ses connaissances. D' autres soutiennent que la durabilite des competences en alphabet:isation depend de la qualite des programmes eux-mSmes. ns arguent que les competences acquises se maintiennent en l'absence de programmes speciaux pour creer un environnement lettre, lorsque les programmes d'alphabetisation soDt efficaces, un element cle de l'efficacite etant que Ie contenu presente de l'mteret pour les participants. D'autres recormaissent pourtant que Ie mainticn des com¢tences est meilleur si Ie contenu des progranunes est interessant, mais soutiennent que des acti:vites de post- alpbabet:isation devraient etre ioteg:rees dans 1es programmes d'alphabCtisation eux-memes. De teUes activites peuvent comprendre des bibliotheques villageoises, des joumaux, des activites pedagogiques structurees (reunions de groupe), des fonnations plus poussees au la crta:tion de structures gerees loca1ement par des neo-alphabetes et leurs COlllIIl1IDalI1, auxquelles peuvent etre associes du materiel de lecture. On ne dispose guere d'infonnations qui pennettent d'evaluer l'efIicacite de telles activites. i\nnexe 3 Page 1 de 5 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D' APPUI A L' ALPHABETISA TION PRlORlTE FEMMES DOCUMENT DE POLITIQUE ET PLAN D' ACTION POUR LE SECTEUR DE L' ALPHABETISATION (1995-2000) I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION Le taux d'analphabetisme du Senegal se situe parmi les taux les plus eleves du monde. En I'an 1988, il etait estime a 68% de la population agee de 6 ans et plus, avec un taux de 59 % pour Ies hommes et 77 % pour les femmes (par rapport a une moyenne de 65 % de femmes en Afrique subsabarienne). En milieu rural, les taux sont encore plus eleves atteignant 95% pour les femmes rurales a Diourbel, Tambacounda, Kolda et Louga 85% pour celles de St Louis, Kaolack, et Fatick, compare a 65% en zones urbaines. Cette disparite entre zones rurales et urbaines sont dues principalement a l'inegalire d'acces a l'ecole elementaire, soit a cause du manque d'ecoles, soit du manque d'enseignants, d'un faible acres aux programmes d'alphabensation pour les adultes et, dans certains cas, a une reticence de la population d'inscrire les enfants, surtout les filles, dans les ecoles fonnelles. Dans Ie court et Ie moyen tenne, meme avec Ie programme ambitieux d'extension de I' acces aI' ecole elementaire et de promotion de la scolarisation des filles que Ie gouvemement est en traiL de mettre en place (programme de developpement des ressources humaines, PDRH), Ie taux d'alphabetisation au Senegal n'augmentera pas sensiblement sans un plus grand effort en matiere d'alphabetisation des adultes et des adolescents qui n'ontjamais eu acces al'ecole ou 1'0nt abandonne tres tot. Les estimations montrent que, meme si les objectifs du PDRH sont atteints d'ici I'an 1998 et meme si Ie taux d'accroissement des effectifs scolarises continue au meme niveau apres ran 1998, seulement 55% de la population feminine de 1a tranche d'age 9 a 39 ans sera alphabetisee a 1'horizon 2000, et seulement 45% en l'an 2005, avec des taux de 75% et 65% pour les femmes en milieu rural en l'an 2000 et 2005, respectivement. Les avantages de I' alphabetisation sur Ie plan de I' augmentation de la productivite des travailleurs. des capacites de gestlOn des familles, des revenus, de l'amelioration de la sante de la famille, de la planification familiale, de la promotion de la democratie sont bien connus. L'experience au Senegal montre que les programmes d'alphabetisation pourraient atteindre un rendement plus favorable par rapport aux couts, que l'ecole formelle. On estime, en effet, que Ie cout moyen d'un alphabetise se situe autour de 40.000 francs CFA, soit 10 it 15% du cout de quatre annees d'enseignement elementaire pour un enfant dans Ie systeme formel II. ORIENTATIONS GENERALES La politique d' alphabetisation du gouvemement s 'inscrit dans Ie cadre des conclusion:; des Etats Generaux de l'Education et de la Formation (EGEF). des recommandations de la Commission Nationale de Reforme de l'Education et de Ia Formation (CNREF), de la Conference mondiale sur l'education de base pour tous de Jomtien, de la Loi d'Orientation n° 91122 du :.6 Fevrier 1991 et des conclusions du Colloque de Kolda, de septembre 1993. Dans cette perspective, Ie gouvemement a retenu les priorites suivantes : Annexe 3 Page 2 de 5 1. Reduire sensiblement I' analphabetisme panni la population feminine notamment dans la tranche d'age 9 a 39 ans afin d'assurer un impact immediat sur les indicateurs sociaux, economiques et educatifs 2. Reduire les disparites entre regions d'une part et entre zones urbaines et rurales d' autre part 3. Favoriser r alphabetisation fonctionnelle et Ie developpement de modeles altematifs d'education de base par l'utilisation des langues nationales afin d'ameliorer Ie rendement des programmes d'alphabetisation. 4. Promouvoir un environnement lettre en langues nationales afin d'assurer l'utilisation, Ie developpement de la perennisation des acquis. 5. Mettre en oeuvre une politique de "faire-faire" qui s' appuiera sur les partenaires sur Ie terrain (les ONG, Associations, Groupements, et Societes) pour executer les programmes d' alphabetisation fonctionnelle. 6. Coordonner Ies interventions des partenaires financiers pour qu' ils soient orienres vers les memes objectifs et qu'ils s'inscrivent dans Ie plan d'action du gouvemement. III. STRATEGIES L'intervention du gouvemement dans Ie secteur d'alphabetisation est basee sur Ie principe du "faire-faire" par les operateurs sur Ie terrain (ONG, Associations, Groupements, Socieres) et sur une integration de toutes les actions dans Ie plan d'action du gouvemement. Le role du gouvemement. Sur la base de ces principes, Ie gouvemement jouera un role de pilotage du secteur, qui inclue des fonctions d'orientation, de coordination, de suivi et d'evaiuation de la performance du secteur en fonction des objectifs definis dans Ie plan d'action. En cas de besoin non satisfait ou de disparite dans les programmes, Ie gouvemement s' engage it developper des experiences pilotes pour redresser la situation. Le role des partenaires. Les partenalres sont it la fois les populations-cibles orgamsees, les operateurs sur Ie terrain, les bailleurs de fonds et les autres strUctures gouvemementales impliques dans Ie secteur. Les strategies du gouvemement pour Ie developpement du secteur sont d' aider les operateurs it elargir leurs programmes d' alphabetisation, de coordonner les efforts des bailleurs de fonds et des autres partenaires pour s' assurer qu' ils collaborent it la poursuite des memes obJectifs et les memes strategies afin d' eviter une dispersion des efforts Annexe 3 Page 3 de 5 IV LE PLAN D' ACTION 1995-2005 Le plan d'action du gouvernement pour les cmq prochaines annees VIse les objectifs suivants: I - Reduire Ie taux d'analphabetisrne pour la tranche d'age 9 a 39 de 55 a 36.5% (soit en moyenne 180 000 personnes par an), et corriger les disparites entre regions, et sexes par: a) Ie financement sur fonds publics des progranunes des operateurs, pour un total de 80000 auditeurs en moyenne par annee. Pour etre admissibles, les progranunes devront repondre aux crireres minimum - au moins 300 heures de classe, d'alphabetisation fonctionnelle dans la langue souhait6e par les apprenants. Ces programmes viendraient s' ajouter aux activites d' alphabetisation qui se deroulent actuellement dans Ie cadre des progranunes existants (effectifs encadres par annee: 50.000) b) l'appui du MCALN a des groupements organises dont la demande d'alphabetisation n'est pas satisfaite par les progranunes en cours parce qu'ils ne font pas partie de la population cibl6e (conune l'operation 1000 classes et PAIS) 2 - Ameliorer l'efficacire des progranunes d'alphabetisation par: (a) en etablissant un Centre de Ressource~ et d' Appui a I' Alphabetisation qui aide les operateurs a ameliorer Ia qualite de leurs progranunt:s et leur aptitude a identifier les besoins des populations;. et (b) en suivant et en evaluant Iigulierement les progranunes finances par Ie gouvemement. 3 - Assurer la perenmsation des acguis des noo-alphabetes par: a) Ie financement des programmes de post-alphabetisation pour les neo-alphabetes, et b) la promotion d'un environnement Iettre en Iangues nationales par: • les mesures institutionnelles, Iegislatives et politiques (modification de Ia Constitution et de la Loi d'Orientation de l'Education nationale, introduction des Iangues nationales dans I'administration, conception des textes organisant Ie Ministere.) • l'implantation et l'extension des centres de res sources educationnelles • Ie developpement de la presse rurale notanunent en langues nationales en s'insprrant du progranune international du developpement de la conununication de l'UNESCO. 4 - Ameliorer la coordination et Ie suivi de l'alphabetisation au niveau national par: (a) un renforcement des capacites du MCALN en matiere d'orientation et de coordination pour lui permettre de mieux piloter Ie secteur (definition de politiques, developpement de strategies, planification sectorielle, suivi et evaluation); et b) la mise en place d'un systeme d'information et de concertation entre Ie MCALN, Ies operateurs et les structures du gouvemement, d'une part, et entre Ie MCALN et les bailleurs de fonds, d'autre part. Projection de "AnalphaWtisme et Cibles Tranche d'Age 10-39 A alphabetiser Nombre % population Tauxd' Wneficiares analphabets analphab6tisme Nb. de B~n~rlCiares par Source de Financement Femmes 2000 2005 95-20 20-05 1995 2000 2005 IDA ACDI GTZ UNICEF O~rateur Total Ecart Diourbel 36.120 49.215 20% 26% 89% 70% 50% 18.750 . · · Tambacounda 30.016 35.426 25% 28% 86% 65% 45% 11.250 · Louga 22.488 32.883 16% 22% 85% 76% 58% 18.750 · · Kolda 22.529 37.699 15% 25% 81% 65% 45% 18.750 - · Kaolack 26.114 41.048 14% 22% 77% 62% 44% 20.979 - 7.000 Fatick 17.886 28.157 18% 29% 74% 56% 35% - 7.500 7.000 St. Louis 25.449 38.976 18% 28% 72% 55% 35% . 15.000 · Thies 16.295 28.042 10% 20% 65% 48% 30% - 15.000 · Dakar 35.172 - 90% 0% 28% 3% 0% 35.000 - - Ziguinchor 21.131 - 90% 0% 41% 6% 0% - 20.000 · Total Femmes 253.199 291.444 19% 36% 66% 46% 31% 112.229 68.750 14.000 7.500 40.000 217.905 20.974 Diourbel 12.289 19.416 10% 15% 67% 55% 42% 6.250 - - Tambacounda 8.825 10.566 10% 12% 67% 54% 42% - 3.750 - Louga 8.714 14.616 8% 14% 67% 55% 42% 6.250 · · Kolda 8.250 16.606 5% 10% 66% 55% 43% 6.250 - - Kaolack 4.021 7.926 4% 10% 55% 41% 26% 4.021 - 0 Fatick 1.206 2.768 2% 6% 55% 40% 25% - 2.500 0 Sf. Louis - - 0% 0% 51% 35% 19% - - - Thies - - 0% 0% 43% 26% 10% - - - Dakar - - 0% 0% 12% 0% 0% - - - Ziguinchor - - 0% 0% 15% 0% 0% - · - Total hommes 43.306 71.898 5% 12% 47% 33% 22% 22.771 6.250 0 2.500 10.000 41.521 1.785 Diourbel 48.410 68.631 16% 22% 78% 63% 46% 25.000 25.000 23.410 Tambacounda 38.840 45.991 19% 21% 77% 59% 43% 15.000 15.000 23.840 Louga 31.202 47.499 13% 19% 75% 58% 44% 25.000 25.000 6.202 Kolda 30.778 54.305 10% 17% 72% 50% 37% 25.000 25.000 5.778 Kaolack 30.135 48.974 10% 18% 67% 49% 33% 25.000 7.000 32.000 (1.865) Fatick 19.092 30.924 12% 22% 64% 48% 30% 10.000 7.000 17.000 2.092 ~s- St. Louis 25.449 38.976 12% 22% 62% 44% 27% 15.000 15.000 10.449 OQ ::l III III Thies 16.295 28.042 7% 16% 54% 36% 19% 15.000 15.000 1.295 X Dakar 35.172 - 75% 0% 20% 1% 0% 35.000 10.426 10.426 '/:--Ill p..w Ziguinchor 21.131 - 90% 0% 28% 3% 0% 20.000 20.000 1.131 III \Jl TOTAL 296.505 363.342 16% 23% 56% 37% 25% 135.000 75.000 14.000 10.000 50.000 259.426 22.759 COOlS , Milliards ~CFA Fin. Composente Sous-composente lust, IDA ACDI GTZ Op6rateurs B6n6ficlalres Gouvernemen Total l-Progremmes alphab, 9 3,6 2,2 0,3 1,5 0,7 8,3 adultes 18,3 7,2 4,4 0,6 3,0 1,4 16,6 2-Models elternatifs d'educ. 2,0 1,0 1,0 primaire 4,0 2,0 2,0 Programmes ~- PrngrRmmft~ rift nnst- O.B 06 03 0.8 alphaMtisation 1,6 1,0 0,6 1,6 SOUI- Tot.I 1 12,0 4,1 3,5 0,3 1,5 0,7 10,1 23,9 8,2 7,0 0,6 3,0 1,4 20,2 Support l-Cr6er un centre de 0,4 0,2 0,2 Institutionnel res sources nationale 0,8 0,4 0,4 2- formation du personnel 0,4 0,2 0,2 0,4 0,8 0,3 0,4 0,7 3- Gestion du Programme 1,6 0,6 0,4 0,6 1,6 3,1 1,1 0,8 1,2 3,1 loglstique al 0,9 0,3 0,3 0,4 0,9 1,7 0,5 0,5 0,7 1,7 Personnel sous contrat 0,5 0,3 0,2 0,5 0,9 0,6 0,3 0,9 Personnel r6guller 0,3 0,3 0,3 0,5 0,5 0,5 4- renforcer Ie cepaclt6 des 0,4 0,2 0,1 0,0 0,3 op6rateurs 0,8 0,3 0,2 0,1 0,6 SOUI-IoI.' 2 2,8 0,9 1,6 0,0 0,0 0,6 2,4 5,5 1,8 2,6 0,1 0,0 1,2 4,9 Consultations Consultations avec les 0,3 0,1 0,2 0,0 0,1 0,4 op6rateurs, les structures et 0,6 0,2 0,3 0,1 0,2 0,7 assoc. locales et Intern. SOUI-ToI.,3 0,3 0,1 0,2 0,0 0,1 0,4 CFAF 0,6 15,0 0,2 5,1 0,3 5,0 0,1 0,5 1,5 0,7 0,2 0,7 0,7 13,4 ~s- ~ TOTAL ()Q III III tuS 30,0 12,6 9,9 0,9 3,0 1,4 1,4 28,4 >: Autres Bilateral TA 2,5 0,5 3,0 V11ll p.w III II EqulpemonlS, mlt6rlol .t tournltur. V1 Annexe4 Page 1 de 1 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L' ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES Criteres d'Eligibilite des Sous-projets Les crireres pour l'evaluation de l'eligibilite des sous-projets au financement du projet sont decrits dans Ie Manuel de procedures du projet et sont resumes ci-dessous: 1. En ce qui conceme I'operateur: (i) l'opCrateur a une existence juridique et a une capacite et une experience suffisante pour mettre en oeuvre Ie sous-projet; (ii) il dispose d'un personnel technique, administratif et comptable competent; dans Ie cas contraire, une proposition de formation ou perfectionnement du personnel don me inclose dans Ie sous-projet; et (iii) 1es equipemems et materiels necessaires pour 1a mise en oeuvre du sous-projet sont disponibles. 2. En ce qui conceme les bezumciaires: (i) les b6neficiaires ont ere identifies, oot bien fonnuIe leur besoin en alphabetisation et soot organises en un groupe dote d'un responsable; (ii) le groupe d'apprenants compte au minimum 300 personnes et au moins 75 % de femmes; et (iii) il a ere convenu de 1a contribution financiere des b6neficiaires (2.500 francs CFA au minimum par apprenant). 3. En ce qui conceme 1a pedagogic: (i) I'operateur propose d'ntiliser une methode d'alpbabetisation reconnue; (ii) le progranune comporte au moins 300 heures d'instruction sur une p6riode ne depassant pas 18 mois, avec au minimum 20 personnes par classe; (iii) 1es materiels didactiquesl pedagogiques soot acceptables, dispombies au moment voulu et d'un com raisonnable; et (iv) Ie ratio apprenantslpersonnel d'encadrement est acceptable, a savoir, un superviseur pour dix classes 4. En ce qui conceme Ie calendriers et Ies coUts: (i) le calendrier du projet tient dfunent compte des besoins pour 1a preparation notamment pour 1a formation des alpbabetiseurs et des autres :>ersonnels ainsi que pour I'acquisition des materiels; (ii) Ie budget pour Ies operations du sous-projet garantit que Ie cout unitaire par apprenant De dCpasse pas 32.500 francs CFA et que les frais generaux ne depassent pas 15 % des couts totaux. Annexe 5 REPUBLIQUE DU SENEGAL Page 1 de 1 PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION -PRIORlTE FEMMES COUT UNITAJR.E DE BASE D'UN SOUS-PROJET D'ALPHABETISATION A. DONNEES PEDAGOGIQUES I ALPHABETISATION Nornbr'e d'heures de coutslc1a.sse 300 Nornbre rnoyen d'auditeurs par c1a.sse 30 Nornbr'e d'heures par sCmce 3 Nornbre de seances par serna.ine 3 Nornbre d'heures par serna.ine 9 Nornbr'e total de sernaines 33 Nornbr'e de scrnaines par rnois 4 Nornbre total de mois IllSInlction II Nornbre total de mois (y cornpris formation) 13 Nornbre de classes supervisCes par un superviseur 10 B. DONNEES GENERALES SUR LE NOMBRE DE PERSONNES IMPLIQUEES Nombre de classes 10 Nornbrc total d'auditeur:s 300 Nombre total de moniteurs (a) 10 Nombre total de superviseurs I C. DONNEES GENERALES SUR LA FORMATION DES FORMATEURS Nbre de jours d'wle JCS$ion de formation des formatcurs 35 Nombre de jours de fonnation dim superviscur 20 D. DONNEES GENERALES SUR LES COUTS IncIenmite travail dim fa.cilitateur 1 cluse Fc:faIrnois 25.000 Indernni1:AI travail dim supc:rvisc1D' temps plein Fc:faImois 60.000 Indernni1:AI travail dim coordlnatcu.r coUt marginal Fc:faIrnois 30.000 U. COUT PREVISION'S'EL D'UN SOUS-PROJET D'ALPBABETlSATION Prix Prix CoOt lauditcur Quantite unitaire total total Fc:falu Fc::f& Fc:faIa A. MATERIELS DmACTIQUES UQl·ooo 8.170 MIID'UCls (S/auditeur et rnoniteur) !! 900 1.39S.OOO 4.6S0 AWe (cahier,aaie,tableau) 10 10!!.000 1.0S0.OOO 3.!!00 B. FRAIS DES FORMATEURS 4.;i70.ooo 14.233 Indemnite mooiteurs (rnensucllcll c1s) 110 2!!.000 2.7!!0.000 9.167 Ind. superviscur (rnensucJlc) 12 !!O.OOO 600.000 2.000 Formation mooiteurs (fmfait) 10 80.000 800.000 2.667 Formation supavisew (fmfait) 1 120.000 120.000 400 C. FRAIS DE GESTIOS DE L'OPERATEUR 1.740.000 !!.800 Frais de fandiODDe!llCl1t (forfait 1DClISIId) 12 12!!.000 l.!500.ooo !!.ooo Com du gcstiozma.ire.<:omptable (Cout marginal) 12 20.000 240.000 800 • D. APPUI INSTITUTIONNEL (fmfait) 1.000.000 3.333 TOTAL 8.411.000 31.537 USS 18.691 63 REPUBLIQUE DU SENEGAL Annexe6 Page 1 de 8 PROJET O'APPUI A L'ALPHABETISATION-PRIORITE FEMMES La Republique du Senegal Proje! d'Appui a rAJphabe!isa!ion - Priori!e Femmes Cout du projet % Total (FCFA '000) (USS 'OOOl % Couts Local Devises Total Local Devises Total Devises base I. CoUts des investissements A. Mobilier, Equipement, foumi!ure 34,920 123,480 158,400 70 247 317 78 2 B, Vehicules 21,120 110,880 132,000 42 222 264 84 2 C, Consultants Contrats de services 5,511,563 5,511,563 11,023 11,023 80 Consultants locau)( 118,800 118,800 238 238 2 Consultants intemationaux 90,000 90,000 180 180 100 1 Total partiel, consultants 5,630,363 90,000 5,720,363 11.261 180 11,441 2 83 D. Formation Formation locale 172,500 172,500 345 345 3 Formation iii 1',Hranger 60,000 60,000 120 120 100 1 Total partiel, formation 172.500 60,000 232,500 345 120 465 26 3 E. PPF refinancemer:t 281,250 93,750 375,000 563 188 750 25 5 Total. couts des investissements 6,140,153 478,110 6,618,263 12,280 956 13.237 7 96 II. CoOts de fonctionnement A. Frais de fonctionnement 203.742 74,358 278,100 407 149 556 27 4 Total, couts de fonctionnement 203.742 74,358 278,100 407 149 556 27 4 Total CoOts de base 6,343,895 552,468 6,896,363 12,688 1,105 13,793 8 100 Provisions pour imprevus materiels Provisions pour imprevus financiers 47.379 37,722 85,101 95 75 170 44 1 CoOt total du Projet 6,391.273 590,190 6,981.463 12.783 1,180 13,963 8 101 REPUBLIQUE DU SENEGAL Annexe 6 PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION DES FEMMES Page 2 de 8 La Republique du senegal a Projet d'Appui l'Alphabetisation-Priorite Femmes Comptes de depenses par rubrique Programmes Renforcement alpha et des Refinancement 20st -a1E!ha ca~cites PPF Total 1. Co(rt des investissements A. Mobilier, Equipement, foumiture 339 339 B. Vehicules 281 281 C. Consultants Contrats de services 10,275 748 11,023 Consultants locaux 268 268 Consultants internationaux 196 196 Total partieJ, consultants 10,275 1,212 11,487 D.Formation Formation locale 359 359 a Formation I'etranger 130 130 Total partiel, formation 489 489 E. PPF refinancement 750 750 Total, coot des investissements 10.275 2,322 750 13,347 II. Frais de fondionnement A. Frais de fonctionnement 616 616 Total, his de fonctionnement 616 616 Total, coot du projet 10,275 2,938 750 13,963 Taxes 150 150 Devises 993 188 1,180 REPUBLIQUE OU SENEGAL Annexe6 PROJET O'APPUI A L'ALPHABETISATION-PRIORITE FEMMES Page 3de 8 La Republique du Senegal Projet d'Appui i\ l'Alphabetisation - Priorite Femmes Exp Comptes de depenses par rubrique Programmes Renforcement en milliers de FCFA alpha et des Refinancement post-alpha capacites PPF Total I, Coot des investissements A. Mobilier, Equipement, foumiture 169,722 169.722 B. Vehicules 140,580 140,580 C.Consultants Contrats de services 5,137.500 374.063 5,511,563 Consultants locaux 133,935 133,935 Consultants intemationaux 98,218 98,218 Total partiel, consultants 5,137,500 606,215 5,743,715 D.Formation Formation locale 179,428 179,428 Formation a retranger 65,234 65,234 Total partiel. formation 244,663 244,663 E. PPF refinancement 375,000 375,000 Total, coot des investissanents 5,137,500 1,161,180 375,000 6,673,680 II. Frais de fonctionnement A. Frais de fonctionnement 307,783 307,783 Total, frais de fonctionnement 307,783 307,783 Total, c:oUt du projet 5,137,500 1,468,963 375,000 6,981,463 Taxes 75,038 75,038 Foreign Exchange 496,440 93,750 590,190 REPUBLIOUE DU SENEGAL Annexe 6 PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION-PRIORITE FEMMES Page 4de 8 La Republique du Senegal Projet d'Appui a l'Alphabetisation- Priorite Femmes Couts estimes par annee en milliers de dollars Les totaux incluent les erovisions ~ur imerevus 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Total I. CoOt des investissements A. Mobilier, Equipement. foumiture 45 116 116 36 25 339 B. Vehicules 60 138 61 22 281 C. Consultants Contrats de services 1,063 1,413 2,411 2,711 2.212 1,213 11,023 Consultants locaux 41 42 44 45 47 48 268 Consultants intemationaux 37 38 39 30 31 21 196 Total partiel, consultants 1,141 1,493 2,494 2,787 2,290 1,283 11,487 D. Formation Formation locale 64 65 66 63 57 43 359 a Formation I'etranger 25 25 26 27 27 130 Total partiel, formation 89 90 92 90 85 43 489 E. PPF refinancement 750 750 Total, cout des Investissements 2,086 1,838 2,763 2,936 2,399 1,326 13,347 U. Frais de fonciionnement A. Frais de fonctionnement 101 97 100 103 106 109 616 Total, frais de fonciionnement 101 97 100 103 106 109 616 Total, cout du projet 2,187 1,935 2,863 3,038 2,505 1,435 13,963 REPUBLIOUE DU SENEGAL Annexe6 PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION-PRIORITE FEMMES page 5de 8 La Republlque du senegal Pro.ret d'Appui a l'Alphabetisatlon - Proorite Fem CoOts du projet par source de financement Local en milliers de dollars uvemement IDA Autres Total Devises (Excl. Taxes Montant % Montant % Montant % Montant % Taxes! t, DouaRes A. Mobiller, Equipement. foumnures 51 14.9 269 651 339 2.4 266 23 51 B. Vehicu!es 45 16.0 236 84.0 261 2.0 236 45 C, Consultants Contrats de service -0 -0.0 10,164 92.4 839 7.6 11,023 78.9 11.023 Consultants locaux 328 100.0 328 2.4 328 Consultants Intematlonaux ~96 100.0 196 ~"4 196 Total partiel, consultants .Q -00 10,709 92.7 639 7.3 11,548 82.7 196 11,351 D,Formation Formation locale 359 100.0 359 2.6 359 Formation a I'etranger ~30 1000 130 0.9 130 Total partiel, formation 489 100.0 489 3.5 130 359 E. F rais de fonctlonnement 414 74.6 141 25.4 555 4.0 164 337 54 F. Salaires G. PPF refinancement 750 100.0 750 5.4 188 563 Total 510 3.7 12,614 90.3 839 6.0 13,963 100.0 1,180 12,632 150 REPUBlIOUE au SENEGAL PROJET O'APPUI A L'AlP!lA9ETlSATION-PRIORITE FEMMES t. R6P<t>1QUf du 5W901 Prolel ctAppcj 'r~WlIsollon· Prl00l6 Femn.. Table I. P,ogramm.. ~bl:ll ..'lon eMIl CMII.d.I ..... eoUt unit. Unit. en mlll.rs d. doWar, Quanll'. ,fefA rUls L.. loIlUllncluonilesl!!ovIslon. eour !!!e!:!VUI\US$ '0001 ~ lH1 1"7 1998 1999 2000 2001 ToIII '0lI01 'OIIOL 1998 1997 1998 lH1 2000 2001 Tolal l CoCit d.,lrw..U.. am.nI. A. Contrats de $!ff'VtCl I.C.....'.I.O\!f!'.t .... pgm elJ>ho audi.... 15.000 20.000 30.000 30,000 25.000 15.000 135,000 32.5 0.065 915 1.300 1.950 1.950 1.625 975 8.115 2 Cari,at. O\!f!r.I .... pos'·a"",a ludlt" 10.000 20.000 15,000 5.000 50,000 15 0.03 300 600 450 150 1.500 3 Cariro, de II"stlot>AGETtP rarleit n 98 146 146 122 13 658 4. Smne .. craudt. mol. 1 J 3 18 2,500 15 15 15 15 15 15 90 ToIai pootlel tonlrll, do ..rvlc. 1,063 1,413 2.411 2.711 2.212 1.213 11.023 B. Rlnforcomenl d. . .op.c... ~C!BlN 1. Mobil••, 'qulpttmenl, Ioumllur .. Mluo-orcinalNl1a 1111 6 5.500 11 58 12 71 AlA....<!Up.I"......i"'" II> larlo" 41 53 106 22 23 246 CMrits de mel"'enanee Total partial, moblhr, 'quIp.mlfll, 10000M..... lof 6q<Ap • 45 5 116 10 116 2 36 2 25 23 339 2. Villi...... 4.4 tDft 4 19.000 38 39 81 41 161 bel'tne lI1Ih! 2 10.000 20 21 22 43 Mo,os lI1Il~ 15 5 20 1.800 3.6 57 20 11 Total partlol, .'hlc,~.. 60 136 61 22 281 3. Cons"..nts Inte.... llon3 ... k mol. 4 4 3 3 2 20 4,500 9 37 36 39 10 31 21 196 4. Con.ullont.loeaux Id mol. 18 18 11 18 18 18 108 1,100 2.2 41 42 H 45 47 48 268 5. formation Aleier, ,eg(onaUXh1llionaux ,feier 6 43 1.500 3 28 29 30 27 21 143 Voyage cr61OO.. mof. 4 20 3,000 6 25 25 26 27 27 130 Toral partlet, fQfmltkJn 53 54 56 54 49 7 213 Total pill1lol, rtnforeomonl dIS cap,"h~CEBlN 237 389 316 188 151 77 1.358 C. Ronfo'ctmonl <apld's opi,,,,.urs 1. f ormation locale pefs~ 600 600 600 600 600 600 3.600 30 0.06 36 36 36 36 36 36 216 o R.finaneement PPF lofal 750 2,_ 1,836 2,763 2.936 1.326 750 13.341 Total, <oUt do.lnvIIU...",.,."S 2.399 •. CoCit do !onellonnomenl A. o.lllon otluM I. G ••UO" III .uM • ri.o... c."',,, I.~en 26 27 27 28 29 30 168 2 G.sllon el suM . rive•• ,eglon.1 3. Pe'f'SOfI'leI co"h'cluel/e .,.,. larl.~ .,.,. 108 36 36 108 38 108 106 36 36 108 36 108 288 576 133.438 IDS 0.21 0.261 21 23 19 21 8 29 22 I 30 23 8 31 23 a 32 24 8 32 134 60 173 4.P ... 0Md 5 loco"" (ent,eIlen.....Iricllt .•0. larloW 12 13 13 14 14 14 81 T0111, CoUt do 10",IIo....-oni 101 91 100 103 106 109 616 2,187 1,935 2.863 3.038 2,505 1.435 13.963 Tola1 \e KJI·desldop.lmprimlnte, klgItltl, etc,. coNI.' de maintenance ~ 10 phoIoeopiOf,.,"e.... 'oirapr*'I .... consommobl...mcbile, ('h.I •••. I.bIe •. ele., I<: 8 mol. MIS. el.lude IongIludnale; 8 mol. 6YahJeUon Id MIS. 6vohJaUoo. "ude • ... • /3 per.onnel cropPUI ,onIraduoi. 8 .h.tJIf.... pour FY 96 rmoncemenl gowemementaprU ~s- OQ:::l III ~ 0'> III 0.0'> (tl 00 REPUBUQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION..PRIORITE FEMMES La R~pub1ique du S6n~gal Projet d'Appui a l'Alphab~lIsallon··Prlorit~ Femmes Coots d6talll6s en millers de dollars Oouvernament 1996 1997 199B 1999 2000 2001 Total I.CoOtdes Investlssemenls A. Contrats da servIce 1. Contrats op~raleurs pgm alpha ·0 ..() ..() 2 Conllals ope.aleufs posl·alpha 3. Conlral de gestion.AGETIP 4. Services d'audils Tolal partlel conlrals de service ·0 ·0 ·0 B. Renforcemanl des capacll~s·MCEBLN 11 1. Moblller, 6qulpamanl, rournltures Mlcro-ordinateurs Ie 9 2 11 Aulres quip bureautique Ib 7 8 17 4 4 39 Contrals de maintenance Tolal partlel, mobillar, dqulpement, fournllures 7 18 17 6 4 51 2. V6hlcules 4x4 6 13 7 26 berline 3 4 7 Motos Total partlel, v6hlcules 10 3. Consultants Inlernallonaux Ie 4 Consultants loeaux Id $, Formation Ateliers r6gionauxlnalionaux Voyage d'6ludes Total partlel, 'ormatIon Total partlel, ren'orcement des capaclt6s.MCEBLN 16 40 27 9 4 96 C. Renforcement capaclbls op6rateurs 1. Formation locale D Refinancemenl PPF Total, CoOt des Investllsementt 16 40 27 9 4 96 II. Coot de 'ondlonnement A. Oestlon et suM 1. Gesllo" el suM· nlveau cenlral 4 4 4 5 5 5 27 2. Gestion el suM - niveau regional 21 21 21 22 23 23 24 134 3. Personnel contractuel 4. Personnel 31 19 29 30 31 32 32 173 5 Locaux (enlrellen, ~Ieclricll~, eau) 12 13 13 14 14 14 81 Tolal, CoOt de fonctlonnement 57 67 69 71 74 76 414 Tolal 73 107 96 81 77 76 510 ~Er OQ::l (I) (I) \a Kit·desk1op, Imprlmanle, loglclel, elc, contral de mainlenance X \b 10 photocopieurs,relieur, r6lroprojecteur, consommables,mobilier (chaises, tables, etc.) "'-J(I) \c 6 mois MIS, el 61ude longiludinale; 8 mois ~valuallon p.,0\ \d MIS, ~valuallon, 61udes (I) 11 Partie taxe (X) 21Couls de supervision 31 Satalres el Indemnit6s des personnels de l'Eta! d~tacMs au prolet, el6 chaulleurs commenyanl A partir de 1997 REPUBLIQUE OU SENEGAL PROJET O'APPUI A l'ALPHABETlSAl1ON-PRIORITE FEMMES la Republlque du 5'nego' Prolet d'Appul ~ l'AlphaWtlsatlon-Prlord6 Fernrn.. c"QI. dilolll" en millie .. de doUar. Di!!,n... !!., IInaneler IUS' '0001 IDA Aulre. II.. 1997 1191 II•• 2000 2001 Tolal 1... 1997 1998 1999 2000 2001 T"III I. CoOt des Inv,,!lu.menl. A. Conlrals de .ervlce 1. Contrals operaleurs pgm alpha 907 1.209 1,814 1,814 I,SII 907 8,161 68 91 131 131 114 68 614 2. Contrals operaleurs post-alpha 255 510 383 128 1,275 45 90 68 23 225 3. Conl.al de g .. tlon-AGETIP 73 98 146 146 122 73 658 4 Servlees d'audl. 15 15 15 15 15 15 90 Tolal parllel, eonlrall de .orvlce 995 1,322 2,230 2,485 2,031 1,122 10,184 68 91 162 227 181 91 839 B. Renfo,cemenl des eapacn,"-MCEBlN I. M"blller, equlpemenl, f"u,nllure. MicrG-oldlnateurt la 49 10 59 Autr" equ Ip. bu,eaullque Ib 35 45 89 19 19 207 Contrat. de maintenance 4 5 10 2 2 23 Tolal parllel moblller, equlp.menl, fou,nlture. 39 99 99 31 21 289 2. Vehleule. 4x4 33 68 35 136 berttne 17 19 36 Molos 48 16 65 Tolal parllel, vehleul .. 50 116 51 19 236 3. Con.ultants Inlernallonaux Ie 37 38 39 30 31 21 196 4. Consultants loeaux ld 41 42 44 45 47 48 268 &. Form .. lo" Ateliers ,6glonauxlnatlonaux 28 29 30 21 21 143 Voyage d'ttudos 25 25 26 27 27 130 Tolal porllel, form"'lon 53 54 56 54 49 7 273 Tolal parllel, renlorcemenl de ••• paclle.-MCEBlN 220 349 289 179 147 77 1,263 C. RI"fo,c,menl cap.cI"e operalour. I. Formallon local. 38 36 36 38 36 38 216 D. Rolinancemenl PPF 750 750 T olal, coOl deo Inve.tI.umenl. 2,001 1,707 2,555 2,TOO 2,214 1,235 12,412 68 91 182 227 181 91 839 II. Recurrent Costo A. Glllllon eI oulvl 1. Ge.tlon el luM- nll/eou central 22 22 23 24 25 25 141 2. Gesllon II suM - nll/l3u regional 3 Personnel contractuel I. 23 8 8 8 8 8 60 4 Personnel 5 loc.ux (enlrellen, ileclrlel', ,au ---.4 30 31 31 32 33 201 Tolal. CoOl d. fonellonn.menl Total 2,046 1,131 2,586 2,731 2,246 1,268 12,614 68 91 182 227 181 91 839 \II Kft"desldop, Imprlmante, 1091e1e1. elc, contral de malnlenance \b 10 pholoeopieu,s"elieur, r6troprolocleur, contommabl",mobilier (chal..., tablet, etc.) Ie 6 molt MIS, 016tude Ionglludlnale; 8 malo e""Iuatlon \d MIS, evalu.llon, etudes Ie aJ 3 personnel d"ppul conlrscluel, 8 chau"eu," pour FY 96 flnancemenl gouvornemenlaprh ~Er 00;::1 (!! ~ (TJ(!! p..(J'\ (!! (TJ Annexe 7 Page 1 sur 2 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES Participation des Parties Prenantes 1. Le programme d'alphabetisation du gouvernement senegalais a ete elabore dans Ie cadre d'une serie de consultations avec une large gamme de representants du gouvernement, des s}ndicats et des operateurs, parmi lesquels des ONG, des associations de langues nationales, des centres universitaires, des entreprises et des groupes moins structures du type groupements d'interet: economique et groupes de femmes. A l'occasion d'un seminaire organise en septembre 1993 (Ie CoUoque de Kolda), reunissant des representants de nombreuses branches du secteur public, des s}ndicats, des bailleurs de fonds potentiels et des ONG et autres associations, Ie MCALN, a sollicite en retour des reactions sur son plan d'action, commence a bitir un partenanat avec les operateurs et a discute de la maniere d'operationaliser sa strategie de "faire·faire", qui consiste a aider les operateurs a repondre a la demande de programmes d'alphabetisation. 2. Enjuillet 1994, des Journees de reflexion sur Ie Comire national de concertation et d'appui technique ont ere organisees dans Ie but de defin.ir les elements d'un partenariat entre Ie gouvemement et les operateurs. Des representants de 4 ministeres, de 6 bailleurs de fonds et instituts universltaires, de 5 partis politiques, de 4 s}ndicats et de 43 ONG, projets de developpement et associations et d'autres groupes encore ont participe aces joumees. Comme Ie theme l'indlque, les discussions ont essentiellement ete centrees sur la definition de ce que devraient accomplir les structures du ministere. Les objectifs et activires proposes etaient, dans leur ensemble des activites passives: il s'agissait de collecter des informations sur l'alphabetisation, rassembler des documents, preparer des materiels pouvant etre utilises par les operateurs et encourager Ie respect des strategies et des programmes du gouvemement. Les questions relatives aux problemes d'organisation entre les operateurs ont egalement ete discutees. Au cours de ces reunions, 1es operateurs ont convenu de former un Comite d'initiative pour la concertation nationale dt:s operateurs, qui serait charge d'organiser une conference nationale des operateurs pour designer les representants qui participeront aun processus de consultation regional et national, fownir des appuis techniques pour la conception du programme du gouvemement et definir les I'1aniere dont les operateurs peuvent operer de maniere plus collc~giale et partager leurs infonnations. 3. Des ce moment, Ie Comite a commence a participer activement avec Ie ministere a la preparation du projet propose. n a sollicite des reactions et des suggestions de la part de ses participants. sur la definition des modalites d'un partenariat avec Ie ministere, et sur les questions concernant Ie renforcement des capacites des operateurs, sur les materiels didactiques, l'evaluation des couts et la realisation d'un recensement des operateurs. 4. Par la suite, la collaboration entre operateurs s'est revelee lente et difficile. D'une part, certains operateurs ne souhaitent pas etre representes par Ie Comite d'initiative. Le CONGAD (une association d'ONG), en particulier, estimait qu'il s'agissait Iii d'une invasion de son territoire. o 'autre part, les operateurs representes par Ie comite d'initiative souhaitaient etablir un partenanat avec Ie ministere, mais etaient prooccupes par Ie fait que, it leur sens, Ie rrumstere Annexe 7 Page 2 sur 2 privilegiait la fonction de contr6le au detriment de celui d'appui. Ils insistaient sur Ie fait que Ie gouvemement doit les aider a renforcer leurs capacites et non contr6ler leurs operations. 5. Ces diff'erences mises a part, les discussions techniques entre Ie comite et Ie minisrere se sont poursuivies, en particulier autour du projet propose dont Ie principal objectif est d'operationaliser la strategie de "faire-faire" et de partenariat, du ministere, et d'elargir l'acd:s aux programmes d'alphabetisation. Ces debats se sont centre sur une definition claire du type d'appui dont les operateurs ont besoin et sur la maniere de l'organiser, sur Ie role que devrait jouer Ie minisrere dans Ie secteur, les criteres et processus de financement des operateurs, et les modalites de supervision et d' evaluation. 6. Dans une premiere etape, enjuillet 1995, Ie camite d'initiative a entrepris de mettre sur pied une association professionnelle d' operateurs, la Coordination nationale des operateurs en alpbabeti.sation au Senegal (CNOAS) dont l'objectifprincipal est de servir d'interlocuteur au gouvemement, d' organiser les operateurs pour leur permettre de se fournir une aide technique et de canstituer un reseau avec un representant de la CNOAS dans chaque region. Apres la formation de cet organisme, une mission conjointe du minisrere et de la CNOAS s'est rendue dans toutes les regions pour expliquer les objectifs et strategies du gouvemement dans Ie secteur, et s'enquerir aupres des operateurs de leurs activites et problemes et leur demander ce qu'ils attendent du programme. La plupart des suggestions visaient a faciliter la collaboration entre operateurs, harmoniser les programmes, ameliorer les materiels didactiques et harmoniser les traitements des moniteurs. Annexe7 Page 1 de 2 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D' APPUI A L' ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES Participation des Parties Prenantes 1. Le programme d'alphabetisation du gouvemement senegalais a ere elabore dans Ie cadre d'WJ.e serie de consultations avec WJ.e large gamme de representants du gouvemement, des syndicats et des operateurs, parmi lesquels des ONG, des associations de langues nationales, des centres universitaires, des entreprises et des groupes moins strucb.l.r'es du type groupements d'mteret eoonomique et groupes de femmes. A l'occasion d'un semina:ire organise en septembre 1993 (Ie CoUoque de Kolda), Iiunissant des representan1s de nombreuses branches du secteur public, des syndicats, des bailleurs de fonds potentiels et des ONG et autres associations, Ie MCALN, a sollicite en retour des reactions sur son plan d'action, commence a bitir un pa.rtena:riat avec les operateurs et a discure de la mamere d'operationaliser sa strategie de "faire-faire", qui consiste a aider les operateurs a repondre ala demande de programmes d'alphabetisation. 2. Enjuillet 1994, des Joumees de retJ.exion sur Ie Comite national de concertation et d'appui technique ont ere organisees dans Ie but de definir les elements d'un partenariat entre Ie gouvemement et les operateurs. Des representants de 4 m.inisteres, de 6 bailleurs de fonds et instituts universitaires, de 5 partis politiques, de 4 syndicats et de 43 ONG, projets de developpement et associations et d'autres groupes encore out participe aces joumees. Comme Ie theme l'indique, les discussions ont essentiellement ere centrees sur 1a definition de ce que devraient accomplir le:s structures du m.inistere. Les objectifs et activitCs proposes eta.ient, dans leur ensemble des activitCs passives: il s'agissait de collecter des informations sur l'alphabetisation, rassembIer des documents, preparer des materiels pouvant etre utilises par les opCrateurs et encourager ;;e respect des strategies et des programmes du gouvemement. Les questions relatives aux problenles d' organisation entre les o¢rateurs ont egaJement ere discutees. Au coors de ces reunions, les operateurs ont convenu de former un Comite d'initiative pour la concertation nationale des operateurs, qui serait charge d' organiser WJ.e conference nationale des opCrateurs pour design,~ les representan:ls qui participeront aun processus de consultation regional et national, foumir des appuis techniques pour ]a conception du programme du gouvemement et definir les maniere dont les operateurs peuvent operer de maniere plus collegiale et partager leurs infonnation'5. 3. Des ce moment, Ie Com.ite a commence aparticiper activement avec Ie ministere a la preparati(ID du projet propose. n a sollicite des reactions et des suggestions de 1a part de ses participants sur la definition des modalires d'un partenaria1 avec Ie mini.stere, et sur les questions concernant Ie renforcement des capacires des opCrateurs, sur Ies materiels didactiques, l'evaluation des couts et la realisation d'un recensement des o¢rateurs. 4. Par la suite, la collaboration entre operateurs s'est reveI6e Iente et difficile. D'une pan, certains operateurs ne souhaitent pas etre represenres par Ie Comite d'initiative. Le CONGAD tune association d'ONG), en particuJier, estimait qu'il s'agissait Ia d'une invasion de son territoire. D'autre part, Ies operateurs representes par Ie comite d'initiative souhaitaient etablir un panenariat avec Ie min.istere, mais eta.iem preoccupes par Ie fait que, a leur sens, Ie ministere Annexe 7 Page 2 de 2 privilegiait la fonction de controle au detriment de celui d' appui. TIs insistaient sur Ie fait que Ie gouvemement doit Ies aider a renforcer leurs capacitCs et non controler leurs operations. 5. Ces differences mises a part, les discussions techniques entre Ie com.it.e et Ie mini.stere se sont poursuivies, en particulier autour du projet propose dont Ie principal objectif est d'operationaliser 1a strategie de "faire-faire" et de partenariat, du ministere, et d'elargir l'acces aux progranunes d'alphabetisation. Ces debats se sont centre sur une definition claire du type d'appui dom les operateurs om besoin et sur la maniere de l' organiser, sur Ie role que dewart jouer Ie ministere dans Ie secteur, les criti:res et processus de financement des operateurs, et les moda.J.ites de supervision et d'evatuation. 6. Dans une premiere etape, enjuillet 1995, Ie com.it.e d'initiative a entrepris de mettte sur pied nne association professionnelle d' operateurs, 1a Coordination nationale des operateurs en alphabetisation au Senegal (CNOAS) dont l'objectifprincipal est de servir d'interlocuteur au gouvemement, d' organiser les operateurs pour leur permettre de se foumir nne aide technique et de constituer un reseau avec un representant de la CNOAS dans chaque region. Apres la formation de cet organisme, nne mission conjointe du ministere et de 1a CNOAS s'est rendue dans toutes les regions pour expliquer les objecti:fs et strategies du gouvemement dans le secteur, et s'enqu.erir aupres des operateurs de leurs activ.ites et probIemes et leur demander ce qu'ils attendent d.u programme. La plupart des suggestions visaient afaciliter la collaboration entre operateurs, harmoniser les programmes, a:meliorer les materiels didactiques et hannoniser Ies traitements des moniteurs. Annex 8 Page I de 3 REPUBLIC OF SENEGAL Pll..OT FEMALE LITERACY PROJECT Lancement de la Phase Pilote du Projet Alphabetisation - Priorite Femmes Ces points forts et points faibies decoulent des entretiens menes par Ies deux: equipes d' enqueteurs sur Ie terrain avec Ies differents acteurs et partenaires impliques dans Ie projet et de l'analyse des donnees recueillies par les outils d'enquetes utilises. TIs sont presentes dans Ies deux coionnes, Ie Iecteur tantot pourrait noter I'articulation dans Ia presentation de certains points forts a certains points faibies. Points forts Points faibies - La philosophie du projet en matiere d' alphabCtisation est partagee par des operateurs, et correspond it ce1le du MCEBLN. - Manuel de procedures Clabore en concertation avec - Non implication des !DEN aux sessions de formation plusieurs acteurs. organisees par Ies operateurs relais sur Ie manuel de procedures - Dispositif d'infonnation des actew's mis en place par la - Insuffisances d'infonnations sur Ie projet aUJris de direction du projet plusieurs acteurs sur Ie terrain IAlIDEN et autorites administratives et techniques locales. - Bonnes relations entre operateurs sur Ie terrain et direction du projet - Democratisation de l'a.cces au financement des sous- - Marginalisation des petits opc!:rateurs par rapport aux projets d'alphabetisation. critb:es d' etigibilitt. - Potentiel important opCrateurs motives Ii participe:r aux - Faible implication des auditew's dans Ie processus phases ultc!:rieurs du projet d'&boration des sous-projets. - Prise de contact et entretien avec 1es operateurs non - Faible pourcentage des femmes au sein des personnels participants au projet durant la phase d'enquete. des operateurs, notamment au mveau de la fonnation et des activites de terrain. - L' 6vaiuation a pe:rmis d' axn.eliorer Ie niveau Resistance de certains operateurs vis-A-vis des missions d'information sur Ie projet aupres des operatew's et devolues aux operatew's relais. autres partenaires sur Ie terrain - Adhesion de, IAlIDEN Ii l'option du "faire..fa.ire" du - Manque de clarification des roles des IAlIDEN dans la MCEBLN. phase pilote du projet - Faible implication des structures administratives et techniques sur Ie te:rrain (CERP/SDA). - Non prise en compte Sllffisante des di.sparites internes et interdeparteme:ntales sur Ie plan du nombre operateurs et sur Ie plan lingui.stique. - Insuffisance de l'appui technique des ope:ratew's relais pendant la phase pilote. insuffisance du temps i.mparti Ii la prt:paration des sous- projets. - Manque d'information des acteurs sur Ies procedures de restitution des decisions prises par Ie camitt ad hoc. - Transparence et objectivitt dans Ie travail d'evaluation - Lancement du projet pendant la periode hivemale du lancement de la phase pilote avant la phase d' execution des programmes de fonnation. - Constitution d'une equipe nationale d'evaluation de la phase pilote au sem du MCEBLN. - Plan d'evaluation et ouills d'evaluation experiment6s et developpes sur Ie te:rrain Annex 8 Page 2 de 3 IV.7-RECOMMANDATIONS MANUEL DE PROCEDURES 1. Traduire Ie manuel de procedures dans les six langues nationales pour une meilleure diffusion accessibilire de l'information sur Ie PAPF. 2. Emdier dans Ies meilleurs delais les observations et les suggestions des operateurs et operateurs*relais portant sur la forme et Ie contenu du manuel de procedures afin d' effectuer les corrections qui s'imposent et qui Ie rendent plus accessible au plus grand nombre des operateurs. 3. Souligner dans Ie manuel de procedures les indications sur les profils des cibles a alphabetiser pour eviter de prendre comme cible principale des personnes scolarisees ou deja alphabetisees dans les classes du PAPF. 4. Revoir les criteres d' eligibiJ.ite pour mettre en place de procedures de selection qui prennent en compte Ies capacites des opera.teurs em.ergeants. 5. Veiller a ce que Ie manuel de procedures soit disponible en nombre suffisant dans toutes les zones ciblees par Ie PAPF. PROCESSUS D'ELABORATION ET D'EVALUATION DES SOUS-PROJETS I. Donner un delai plus long pour I'elaboration des sous-projets pour mieux determiner avec les autorites departementales administratives techniques les zones prioritaires avant de proceder a l'etude du milieu. 2. Elargir Ie comite ad hoc de selection de sous-projets a un representant du CNOS sans voix deliberative: cela aiderait a une grande transparence des procedures de selection. 3. Systematiser 1a restitution des decisions du comire ad hoc de selection de SollS - projets aux acteurs sur Ie terrain, tel que: opc5rateurs, operateurs-relais, WIDEN. 4. Mettre en place un cadre de concertation et des mecanismes de partenariat qui permettent l'implication de l'ensemble des acteurs-terrain dans Ie processus d'encadrement et de realisation du projet. OPERATEURS-RELAIS 1. Revoir Ie choix de l' operateur-relais et son profil: disponibilire, competences, capacites institutionnelles, et dynamisme - en fonction des tiches qui lui reviennent dans Ie cadre duPAPF. 2. Etudier en meme temps d'autres formules d'intermediation a experimenter dans Ie futur. 3. Definir les roles des operateurs-relais dans les empes futures de l' execution du PAPF. Annex 8 Page 3 de 3 OPERATEURS 1. Etudier, en collaboration avec les operateurs a partir des donnees de I' evaluation du lancement de 1a phase pilote du PAPF, les meilleures strategies de renforcement de la capacite institutionnelle des operateurs. 2. Tendre vers l'assouplissement et 1a simplification des procedures d'elaboration des sous-projets et de formulation des requeres pour les rendre accessibles au plus grand nombre des operateurs. 3. a Formuler partir des donnees foomies par cette etude, des hypotheses de recherche action axees sur les methodes d'alphabetisation appliquees par Ies operateurs ainsi que sur Ie choix et la formation des alphabetiseurs charges d'appliquer ces methodes. 4. ldentifieren en collaboration avec les <>¢rateurs et les structures d' appui a regionales et departementa1es, Ies moyens pour mieux rq,ondre leurs besoins predominants de formation en matiere de suivi et d'evaluation de progranunes d'alphabetisation. MINISTERE CHARGE DE L'EDUCATION DE BASE ET DES LANGUES NATIONALES (MCEBLN) (DIRECTION DU PROJET ET STRUCTURES DECENTRALISEES) I. Multiplier les visites de terrain pour maintenir Ie contact direct erabli dans la phase de lancement du PAPF, pour parfaire Ie circuit local de l'infonnation sur Ie PAPF et pour continuer a stimuler I' adhesion des operateurs au projet. 2. Renforcer Ie dispositif d'information mis en place par 1a direction du projet et ameliorer Ie circuit de I'information s'y rattachant au mveau national, regional et departemental. 3. Clarifier les roles des IAlIDEN dans I' execution du P APF pour eviter toutes formes de concurrence et de double emploi entre les autontes academiques et les operateurs-relais. 4. Elaborer, it partir des resultats de cette etude sur Ie lancement du PAPF, les plans d' evaluatiOIl des etapes ulterieures du projet. 5. Revoir les outils d'evaluation experimentes dans cette phase de lancement pour effectuer les corrections necessaires les rendant plus perfonnants dans les evaluations a venir. 6. Continuer I'experimentation de I'approche participative initiee par I'equipe centrale dans Ie cadre de cette evaluation. Annexe9 Page 1 de 4 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION PRlORITE FEMMES Montage institutionnel du Projet Alphabetisation 1. Principes. Le montage institutionnel experimen:ti au COUTS de la phase pilote du Projet est base sur la stra.tegie du MCALN qui consiste afaire jouer a cbaque partenaire Ie role qui est Ie sien. Le montage repond aux cara.cteristiques suivantes, reconnues comme essentielles par les tous les acteurs: (i) separation entre, d'une part, les functions d'orientation, suivi et evaluation des programmes qui relevem du Ministere et, d 'autre part, les fonctions d' exCcution des programmes d'alphabetisa.tion par les o¢rateurs; (ii) contractua1isation des missions d' alphabetisation executees par Ies o¢rateurs sur des fonds publics mis a leur disposition par Ie M.inistere; (iii) Cga.litC d' accCs aux. fonds pour tous les operateurs dont les propositions de projet rq,ondent a un ensemble de criteres d' eligibilite reconnus comme justifies par tous les parteDaires; (iv) impart:ialite et transparence du dispositif d'allocati.on des fonds; (v) rapidite du paiement des prestati.ons aux. operateurs qui, pour I'essentiel d'entre eux, ne disposent pas de fonds propres et ont une tresorerie reduite 2. Dis,positif actuel. Les partenaires ayant participC a la phase pilote, consic:terent que Ie dispositif actuel repond a ces principes. En effet : 1. La separation des missions entre l'Etat et Ies opCrateurs est materialisee par la contractua1isation de la mission d'alphabCtisation confiee par l'Etat aI'operateur par Ie 1ruchement de I' AGETIP. La mission de I'operateur est d' ex6cuter un programme d'alphabetisation reponda:nt a des nonnes minimum. Celle du Mini.stere est de mettre, pour cela des fonds ala disposition des opCrateurs se10n des moda.litCs prCcises rCglees dans Ie manuel de procedures. ParalleIement a l'execution des conttats par les Operateurs controlee par I' AGETIP, Ie Ministere assure un suivi des programmes pour mesurer Ies per:6.mnances de chaque opCrateur en vue de produire, entre autres, des analyses cout- efficacitC , 11. Dare; Ie contrat de prestation de services qui lie les aperateurs aI' AGETIP pour I'execution d'UD programme d'alpbabetisation, taus les elemems du programme qui doivent we mis en oeuvre par I' operateur soot dCfinis de ~ mesurabIe: nombre et caracteristiques des beneficiaires, objectifs d'alphabetisation, :methode d' alphabetisati.on utilisee, moyens humains et materiels (nombre et competences des alphabetiseurs et des superviseurs, fonnation preaJ.abie de ces demiers), calendrier de mise en oeuvre des moyens,:methodes et documents de suivi et d'evaIuation internes. Le paiement de I' operateur est subordonne au controle physique par I' AGETIP de la mise en place des moyens et de l'execution des programmes par l'operateur. l11. L'egalite de chances pour l'acces aux. fonds du projet est assure, d'une part par l'existence d'un mecanisme neutre de selection qui consiste a comparer la proposition de chaque operateur a un ensemble predefini de criteres minima, connu de tous Ies opCrateurs, d'autre pan, par la transparence dans la mise en oeuvre du mCc;misme. Annexe9 Page 2 de 4 IV. L'irnpartia.lite du mecanisme de selection est assure par I'utilisation d'un comite ad hoc compose 3 membres deliberants dont un expert exrerieur, deux functionnaires provenant des Ministeres concemes (MCALN et MFEF) et, pour les phases uJ:terieures un representant de l'organe de gestion des contrats des operateurs (AGETIP). La transparence est renforcee par la presence aux deliberations du Directeur du Projet et d'un representant du Comite National des Operateurs. v. La rapidite des paiements awe operateurs est assuree par I'utilisation d'une agence specialisee dans la gestion des petits contrats: I'AGETIP dont l'experience et la performance dans ce domaine sont reconnues par tous les partenaires. 3. Alternatives. Un certain nornbre d'a1tematives olIt ere 6tudiees avec Ie MCALN et Ie :Ministere des Finances, notanunent pour examiner dans queUe rnesure I'objectifvise par 1a prestation de service de I'AGETIP peut etre assuree par une autre entite. Les options peuve1It etre classees en trois categories: (i) l'utilisation des services d'op6rateurs principaux (ONG) a qui seraient confie des programmes d'envergure que ces operateurs pourraient executer par eux-rnernes etlou en collaboration (sous-traitance) avec d'autres operateurs; (ii) I'utilisation des services d'un gestionnaire de contra:t appartenant au secteur prive; (iii) 1a creation d'une Fondation d'Ut:i1ite Publique. Pour sa part, Ie MCALN souhaite que Ie projet demarre selon les rnodalites qui viennent d'etre testees et qui donnent satisfaction. Toutefuis, au cas ou I'AGETIP ne pourrait poursuivre 1a foumiture de sa prestation, Ie MCALN souhaite que les prlncipes qui regissent Ies J:J:1Ccanisrnes en place soient respectes par les nouvelles dispositions. Pour sa part, Ie Ministere des Finances considere que Ie projet doit demarrer selon les rnodalites actuellement testees avec I'AGETIP, et que Ie Projet devrait integrer 1a possibilite, au cours de sa mise en oeuvre, I'identification d'un mecanisme s'appuyant sur Ie d.eveloppeme1It d'institutions appartenant au secteur. Les avantages et inconvenients des diverses solutions envisagee, te1les qu'eUes ressortent des discussions tenues pas la mission, solIt indiques ci-dessous. 4. Solution AGETIP. Cette option est inunediatement operationneUe, a l'accord de taus les partenaires, et comporte un faible degre de risque. a. Ayantages. Cette solution, resultat d'une a.on.ee et demi de discussion, est aujourd'hui partiellement testee. Les resultats solIt positifs: Ie MCALN et les operateurs se declarent satisfaits. La convention n02 qui lie depuis 1993 Ie gouvernernent et l'AGETIP a ere modifiee par avenant en avril 1995 pour elargir les missions de l'agence a certains secteurs sociaux comme 1a nutrition des populations pauvres et leur acces aux services de base (same, education et alpbabetisation). Ayant participe a 1a preparation du projet depuis son debut et mis au point Ie manuel de procedures, I' AGETIP a d.eveloppe sa connaissance du secteur ainsi que des liens etroits avec les opCrateurs d'alpbabetisation et leurs representants. Le dispositif est en place, il fonctionne correctement, et est pra pour un dernarrage imrnediat du Projet, ce que souhaite Ie MCALN . Le Ministere des Finances considere, pour sa part, que l'AGETIP est, aujourd'bui, 1a seule structure existante pouvant me mise en oeuvre imrnediatement pour gerer des fonds publics avec 1a celerit:e requise pour Ie projet. L'AGETIP a l'habitude de gerer des comptes speciaux de la Banque Mondiale et conn.ait ses procedures. En utilisant les services de I'AGETIP pour la gestion des conttats, Ie projet peut se concentrer sur l'essentiel: l'experimentation d'un nouveau mode de delivrance des programmes d'alphabetisation - qui constitue I'objectif du Projet pilote. Les services de l'AGETIP etant remuneres sur 1a base d'honoraires, Ie com de 1a structure est directement lie awe programmes d'alphabetisation. n n'y a pas de risque de Annexe9 Page 3 de4 perennisation des charges de 1a structure independamment des programmes d'alpbabetisation a gerer. b. Inconvements. En utilisant les services de l'AGETIP, Ie projet pilote ne contribue pas a developper d'autres capacires dans Ie secteur prive pour 1a gestion de programmes sociaux. 5. Solution Operateurs principaux. Le secteur est encore trop peu developpe pour et:re assure, ace stade, de 1a faisabilite de cette option. Le niveau de risque est tres eleve. a. Ayantages. Cette solution al'avantage de limiter la gestion a un petit nombre de contrats a passer avec un petit nombre d'o¢rateurs (ONG) d'envergure intemationale, nationale ou rCgionale qui pourraient eventuellement en sous-traiter des parties a des o¢rateurs plus pebts pouvant ne pas disposer de capacire de gestion. Les paiements aux petits operateurs ser.rient assures par les o¢rateurs principaux qui, etant responsables des resuItats de leurs sous-traitants, seront incites a payer leurs prestations avec la cClerlte voulue. Par ailleurs, les ONG d'une certaine taille disposent parfois de trCsoreries importantes permettant de reduire les consequences negatives d' eventuels retards de paiement des sommes qui leur seront dues par Ie projet. On peut attendre de cette solution une garantie de qualire de la prestation des petits o¢rateurs dans la mesure oil 1es competences des o¢rateurs priDcipaux lui permettent d' assurer une supervision et un soutien des op6ra.teu.rs sous- traitants. Le MinistCre des Finances n'a pas d'objedion de principe. b. Inconvements. Le nombre d'ONG ayant la capaci1:C tecbnique et organisarionnelle d' assurer ce type de prestation est extramement limite. De plus, parmi celles qui out cette capacite, il est aujourd'hui impossible de connaitre si certaines d'entre elles sont susceptibles d'St:re mteressees: ces ONG out en effet leurs propres programmes d' alpbabetisat:ion et sont liees ades objectifs spCcifiques dCterminCs par leurs conseils d'administration. En second lieu, aucune ONG n'a I'experience de gestion d'un ensemble de contrats de sous-traitance et les etudes disponibles mODtreat au conttaire que Ie secteur des ONG est marque par un fort esprit d'individualisme de chacune, lie ala diversite de leon; ca.racteristiques propres. Ces elements portent apenser que nombre d'ONG peuvent ne pas etre disposees atravailler SOIlS la tutelle d'une autre et que, de ce fait, eIles peuvent rester aI' ecart du programme. Troisiemement, Ie recrutement des o¢rateurs priDcipaux obeirait ala procedure de passation des marches publics qui est la responsabi1.ite du service competent du Ministere de l'Education Nationale (DAGE) OU serait loge Ie compte special. Outre I'inconvenient des deIais babituels de cette procedure, du fait de la fragmentation du Departement charge de l'education, la DAGE releve du MEN et non du MCALN. Par 1a suite, les paiements de l'operateur principal connaitraient les deIais babituels des paiements effectues par l'administration. 6. Solution Gestionnaire prive. La faisabilite technique de cette option n'est pas etablie. En consequence, Ie degre de risque est tres eleve. a. Avantages. Comme pour la proposition precedente, I' avantage de cette solution reside dans Ie petit nombre de contrats que l'administration aura a gerer (evenruellement un seul contrat s'il est possible de ttouver une finne ayant la capacite de gestion du programme total). Cette solution constituerait une evolution positive vers la privatisation de fonctions de gestion technique et participerait ainsi au developpement du secteur prive dans ce domaine. Annexe 9 Page 4 de 4 b. Inconveruents. Seulle secteur des cabinets comptables et des cabinets d'audits ont, au Senegal, des comperences leur pennettant de rq,ondre a un appel d'offres de gestion de contrats. Cependant, meme s'il s'averait possible d'identifier des cabinets ayant les competences requises pour gerer Ie programme, peu d'entre eux ont une connaissance du secteur associatif et aucun n'a de connaissance du secteur de l'alphabetisation. Le Min.istere des Finances a confinn.e qu'il n'y a pas d'exemple d'operation de ce type au Senegal, ou meme d'operation qui s'en approche. En I'absence d'information sur les capacites des differents cabinets, il serait necessaire de reaIi.ser une etude prea:lable comportant un examen des capacites du secteur des cabinets de gestion et l'examen de la faisabilite technique de I'option. En second lieu, Ie recrutement d'un (ou de plusieurs) cabinet(s) devrait, comme dans l'option Operateur principal, suivre les procedures de passation des marches publics par Ie Ministere de "Education Nationale avec les memes inconvCnients que ceux indiques pour cette precedent option. 7. Solution Fondation. Cette option est, sur Ie principe, interessante dans la mesure ou elle s'inscrit dans le developpement des capacit:Cs du secteur. Cependant, du fait qu'eUe constitue une innovation, elle comporte un degre de risque ereve et demande un temps de mise en oeuvre important, incompatible avec Ie calendrier de mise en oeuvre du Projet. a. Ayantages. L'objet de la Fondation d'UtiJ.ite Publique (affectation de biens, droits au ressources a une oeuvre d'i.nterSt general dans un but non lucratif) est coherent avec l'objectif du projet: assurer l'acces des operateurs aux fonds publics pour la realisation de programmes d'alphabetisation respectant des nonnes de qualite. Emanation du secteur, la Fondation est un in.strumeut de sa structuration et de son developpement. Comme l'AGETIP, eIle peut se doter des capacites pour gerer de petits contrats avec la ceIerite requise. EIle pourrait etre une structure stable du secteur, doIIt I'existence ne serait pas liee strictement au Projet. Cependant, sa duree de vie est liee a ses objecti:fs vises et aux ressources disponibles pour 1es atteindre. Si les objectifs sont rCalises ou cessent d'etre realisables, ou si Ie fonctionnement de la Fondation cesse d'atre assure, la Fondation est <lissome. Entin, cette structure peut atre utilisee pour canaliser vers 1es opCrateurs des fonds provenant d'autres sources. b. Inconvenients. La structure n' existe pas, il faut la creer et I'experimenter. Par ailleurs, la creation d'une Fondation necessite rapport, par les fondateurs, d'une dotation initiale. Le delai de mise en oeuvre d'une teIle option est important . n comporte: (i) l'infonnation et l'implication des operateurs dans Ie processus, (ii) la preparation et I'adoption du cadre juridique et la refonte du manuel de procedure, (iii) la recherche du financement de la dotation Initiale. Annexe 10 Page 1 sur 1 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISA TION PRIORITE FEMMES .. du proJI Indicat eurs de SUlVl ·etetduse cteur 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Entrants Fonds de Contrepartie (millions de CFA) " 25 25 25 25 25 25 Supervisions AGETIP par operateur 2 2 2 2 2 2 Output Nombre de beneficiaires addition. Diourbel Louga 5.000 5.000 5.000 5.000 5.000 Kolda 5.000 5.000 5.000 5.000 5.000 Fatick 5.000 5.000 5.000 5.000 5.000 Zone periurbaine de Dakar 3.400 3.400 3.400 3.400 3.400 5.000 7.500 7.500 7.500 7.500 % femme Pourcentage max. d >abandon 25 25 25 2S 25 Pourcentage d'acquis de conaissances bI 80 80 90 90 90 Impact du Secteur c/ Nombre d' operateurs Nombre de nouveaux o¢rateurs Moyenne par classe par operateur aI Les fonds de c:ontrcpartie seront deposes dans un compte du proJel bI Donnees ne seront pas dispolJibles avant la 2e ou 3e ann.ee du projet cI NoteI' que ceci ne peut Stre specific au depart REPUBUQUE au SENEGAL Anr.u11 Page1de1 PROJET D'APPUI A L'ALPHABETISATION-f'RlORITE FEMMES Plan de tnlvall et calendrler de passsatlon des marchu • p..e-Droiet ! Anne. projet /a Total Methodea 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Paie Passation Remarques Trimestre-elements du projet 1 2 3 4 1 2 3 4'1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 men marches Ib Calenclrier I Entree en Yigueur ix Date de clOture I x ~ Biens Mobilier. iqujpemnts. vihicu!es Peparation de tous 111$ OAO SoumiS8ionl6¥aluatlol1lattribution I x x Signature des contrata livraison des biens I ~ x x 0,5 AOI Fouro;tures Uste de pri)cljvalualionlcommande I I x x x x x 0,1 AUT 8-prDiets (Alph. et post..IDhabttjsation 1 Sen8ibilisation x x xl xx xx xx xx Pl'eparaticn des 8OUlllissions xx xix xx xx xx xx Evaluationlappt'obalioricontrat x Ix x x x x Travail de pr6paration par Ies operateurs x I x x x x x xxx~xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 7,3 AUT Coors d'alphatMHiaation Evaluation I x x x x x x Consultants !ocaux et jnte!'Dltiooaux LOIlTOR/Listes restr. pour approbat. xl SoumIasionsI8valuatloniattribution jx Contrata examln6s par riCA !x Signature des contrats l x • Sys. gest. inf.-Syst geo. info ! x • Evaluation ex-post • Etudes Iogltudinalel I x x • Evaluation du rnatetlel d'alphab. Services de consultarr:s • Sys. gest. inl.-Systgeo. inf. • Evaluation ex-post x I x " x x 0.2 0,2 AUT AUT • Etude Iogitudinaie Ix x x =x 0.2 AUT • Evaluation 01 Lit Materials Formation I x Formation locale ~ Formation locale des operateurs 0,5 AUT Ix x x : : x x : : x x : : x • : : • • : : • x x 0,3 AUT CoUt de fonctionnement du Ministere IX x x x x X xxxxxx xxxxxxxxx xx x 0,9 AUT arAnrnre~~leauSe~~--------- ----- --~-- ---- ----------- ----- ----- ----- -- ------ -------- bI AOI : Appel d'offres international ; AUT: Autres methodes de passation des marches; • Annexe 12 Page 1 de 2 REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET D' APPUI A L'ALPHABETISATION PRIORITE FEMMES Selection de Documents dans Ie Dossier du Projet • 1. Minisr.ere d61egue charge de l'alphabetisation et de la promotion des langues nationales (MCALN), ~olloque de Kolda "Femmes et alphabetisation" - compte rendu, septembre 1993. 2. MCALN, Rapport de synthese des activites du Comite d'initiative 3. Mamadou Dia et al. Rapport de mission de sensibilisation des operateurs - Toumee nationale. juillet 1995. 4. CoordiDatioo natiooale des operateurs eo AlpbabCtisatioo du Senegal (CNOAS), AssemhIee Generale des operateurs, 12 et 13 juillet 1995. 5. CoordiDatioo des opCrateurs eo alphabetisatioo du Senegal (COAS). Reglement Interieur, 1995 6. COAS, Statuts de la COAS, 1995 7. Robin Poppe, Consultant du BIT, Projet de developpement des groupements precooptratift ftminins en milieu rural (SEN/82-004). Rapport de mission: A.ides pedagog;ques, techniques de communication et alphabetisation fonctionnelle. 8. Bilal Samba Ndiaye, Femme Developpement Entreprise eo Afrique, Documents d'Evaluation des modules 1 et 2 de l'alphabetisation, janvier 1994. 9. Ministere de l'Educatioo natiooale, Enquete sur la demande des femmes en matiere d'alphabetisation decembre 1994. 10. Ministere deIegue charge de l'alphabetisatioo et de la promotion des 1angues natiooales, Politique generale et plan d'action, octobre 1993. 11. SODEFITEX, ASPCS, Aide et Action, Rapport d'evaluation Jere phase, impact des programmes, aout 1994. 12. MCALN, Repertoire des operateurs en matiere d'alphabetisation. ONG, Dakar, mars 1994. 13. MCALN, Repertoire des operateurs en matiere d'alphabetisation, AsSOCiations et GIE, Dakar, mars 1994 14. MCALN Repertoire des operateurs en matiere d'alphabetisation, Projets, Dakar, mars 1994 Annexe 12 Page 2 de2 15. MCALN Repertoire des operateurs en matiere d'alphabetisation, Societes de developpement Autre bibliographie 16. MCALN, Conclusions des journees de rejlexion sur Ie Comite national de concertation et d 'appui technique (CNCAT), juillet, 1994 • 17. John P. Comings. Cristine Smith and Chij K. Shrestha, Adult Literacy Programs: Design, Implementation and Evaluation, 10 juin, 1995 18. John P. Comings, Literacy Skill Retention in Adult Students in Developing Countries, 1995 19. 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Senegal - Pilot Female Literacy Project : Senegal - Projet d'Appui a l'Alphabetisation Priorite Femmes
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Источник
Всемирный банк