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Burkina Faso Ministere des Travaux Publics de "Habitat et de l'Urbanisme Direction du 3eme Projet de Developpement Urbain
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE
Assainissement Urbain a Ouagadougou Diagnostic - Propositions Please check the IMAGEBANK orWB Publications for availability 1er novembre 1994 Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest ABREVIAliONS ET UNITES BCEAO Banque centrale des Etats de "Afrique de l'Ouest CECI Centre canadien d'Etude et de Cooperation internationale CERGRENE Centre d'Enseignement et de Recherche pour la gestion des Ressources Naturelles de l'Environnement CIEH Centre International d'Etudes Hydrauliques CREPA Centre regional de l'Eau potable et de l'Assainissement a faible coGt OAF Direction administrative et financiere (ONEA) DEP Direction des Etudes et de la Planification (Ministere de l'Eau) DESA Direction de l'Education pour la Sante et l'Assainissement DGHAC Direction de l'Architecture, de I'Habitat, et de la Construction EIER Ecole inter-Hats des Ingenieurs de l'Equipement rural EPA Etablissement public a caract ere administratif EPIC a Etablissement public caractere industriel et commercial GREAjAO Groupe regional de l'Eau et de l'Assainissement pour l'Afrique de l'Ouest IAGU IDA Programme PNUDjBanque mondiale Institut Africain de Gestion Urbaine I nternational Development Association (Banque mondiale) OM Ordures menageres OMS Organisation Mondiale de la Sante ONASENE Office national des Services d'Entretien, de Nettoyage et d'embellissement ONEA Office national de l'Eau et de l'Assainissement ORSTOM Office National de la Recherche Scientifique et du Developpement en Cooperation PACVU Programme Amelioration des Conditions de Vie Urbaine PNUD Programme des Nations Unies pour Ie Developpement PVD Pays en Voie de Developpement UNICEF Fonds des Nations~Unies pour l'Enfance VIP latrine Ventilated improved Pit latrine (latrine venti lee amelioree) DB05 Demande biologique en oxygene a 5 jours DCO Demande chimique en oxygene MES Matieres en suspension COT Carbone organique total FCFA Franc de la Communaute des Etats de l'Afrique de l'Ouest US$ Dollar des Etats Unis US$l,OO 1/j_m2 =600 FCFA (fevrier 1994) litre par jour et par metre carre litre par jour et par habitant Ifj·hab REPERTOIRE DES RAPPORTS ELABORES DANS LE CADRE DU PACVU, 92-93 1. Etudes des dechets industriels et toxiques, H.R.Stoll, G. Ouedraogo; octobre 1993 2. Etudes de faisabilite et d'ingenerie preliminaire, D. Ousseynou; octobre 1993 3. Etudes du drainage des eaux pluviales, A. Morel a I'Huissier; ClEH, GTAH; novembre 1993 4. Etudes institutionnelles et financieres, T.T. Ta, decembre 1993. synthese du seminaire institutionneli juin 1994 a 5. Composante participation communautaire "amelioration de I'assainissement, J. Durany Jacob, 1993 6. Selection d'un quartier pour I'operation pilote, etude du milieu, C Wolfrom, juin 1993 7. Participation communautaire, enquetes concessions, F. Sanou j A. Ouedraogo, juillet 1993 8. Etude sur la pollution atmospherique, CREPA; mai 1994 9. Recherche de site de Decharge contrOlee des dechets solides, Horizons SA-SOCREGE; mai 1994 lO.Plan Strategique d'Assainissement des Eaux Usees de la Ville de Ouagadougou (PSAO), GREAjAO, decembre 1993 11.PACVU .. Volet developpement communautaire, F. Richy, A. Manou-Savina, Juin 1994 12.Etude d'impact sur l'Environnement Urbain du PACVU, CDGF Horizon, decembre 1993 Contributions Projet d'amtHioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 1 BURKINA FASO PLAN D'AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE A OUAGADOUGOU Table des Matieres 1. Contede____________________________________________________________ 3 1.1 La Ville de Ouagadougou 3 1.2 Caracteristiques des menages 4 1.3 Les projets en cours 5 2. Diagnostic sectoriel 8 2.1 Diagnostic Environnemental 8 2.2 Diagnostic Institutionnel et Pratique des Menages 9 2.2.1 Legislation, reglementation 9 2.2.2 Les institutions 10 2.2.3 Le secteur prive et les ONG 14 2.2.4 La pratique des menages 16 2.3 Diagnostic Technique 19 2.3.1 Approvisionnement en eau potable 19 2.3.2 Les eaux usees domestiques 20 2.3.3 Les eaux usees industrielles 21 2.3.4 L'assainissement des eaux pluviales 21 2.3.5 Les dechets solides 24 3. Principes de base de la strategie__________________________________________ 28 3.1 principe de base en matiere de financement 29 3.2 principe de base en matiere institutionneUe 31 3.2.1 L'identification des actions prioritaires apartir de la base. 31 3.2.2 La decentralisation des responsabilites. 31 3.2.3 La differenciatioll des responsabilites en cinq fonctions fondamentales 31 3.2.4 La privatisation des taches d'execution. 32 3.3 principes de base en matiere technologique 32 3.4 principe de base en matiere de participation communautaire 34 4. Propositions Technologiques et Strategie Sectorielle 36 4.1 L'assainissement des eaux usees 36 4.1.1 Criteres de choix 36 4.1.2 Choix technologiques 38 4.1.3 Montants et sources de finallcement 42 4.1.4 Organisation du secteur et promotion de l'assainissement 44 4.2 L'assainissement des eaux pluviales 46 4.2.1 Objectifs 46 4.2.2 Choix teclmologiques 47 4.2.3 Montants et sources de financement 52 4.2.4 Organisation du secteur et promotion du drainage 54 4.3 Les dechets solides menagers 55 4.3.1 Criteres de choix 55 Pagel Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 4.3.2 Choix technologiques _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 56 4.3.3 Montants et sources de financement 58 4.3.4 Organisation du secteur 60 4.4 Les dechets industriels et dangereux 64 4.4.1 Choix technologiques 64 4.4.2 Montants et sources de financement 66 4.5 Evaluation environnementale 67 4.5.1 Eaux usees 67 4.5.2 Eaux pluviales 67 4.5.3 Dechets solides 67 4.5.4 Education 68 5. Organisation institutionnelle et developpement des ressources hultUlines 69 5.1 Repartition des roles devolus aux acteurs clefs 69 5.1.1 Mobilisation comrnunautrure 69 5.1.2 Les institutions d'Etat 69 5.1.3 Les institutions sous tutelle ministerielle 72 5.104 La place des ONG dans la strategie d'appui awe initiatives de base 73 5.1.5 Le secteur prive 73 5.2 Coordination operationneUe _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ 73 5.3 Programme de formation 74 5.3.1 Approche generate 74 5.3.2 Themes de formation et public-cible 74 5.3.3 Strategie du programme de formation 77 5.4 Reglementation 78 6. MlSe en oeuvre du projet 79 6.1 Plan d'Action du PACVU 79 6.1.1 Par secteur de l'envirOIUlement urbain 79 6.1.2 Par nature d'actions 80 6.2 Suivi environnemental 80 6.3 Structures d'appui aux initiatives de base 81 6.3.1 Les niveaux d'intervention et la repartition des t1iches 81 6.3.2 La mise en oeuvre des programmes d'amelioration de I'environnement sanitaire 82 6.3.3 Reconunandations pour les participations des conununautes 83 6.4 Mise en Oeuvre du Plan de fmancement 87 604.1 Recapitulation des financements nCcessaires 87 604.2 Repartition des charges entre les difIerents partenaires 88 6.4.3 Plan de financement 88 6.5 Recouvrement des couts 92 6.5.1 Assainissement des eaux usees 93 6.5.2 Assainissement des eaux pluviales 93 6.5.3 Dechets menagers 94 6.5.4 Dechets industriels et dangereux 94 6.6 Le troisieme projet d'environnement et d'assainissement urbain (IDA) 94 Projet d'amfl!iioratiol1 des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Page 3 1. CONTEXTE 1. 1 LA VILLE DE OUAGADOUGOU Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, regroupe plus de 60% de la population urbaine du pays; en 1990 la population etait de 600 000 habitants contre 441 500 en 1985 (date du dernier re censement), ce qui correspond ~ un taux de croissance annuel moyen de 6,4 %. L 'hypothese moyenne des previsions effectuees dans Ie cadre du deuxieme projet urbain finance par la Banque mondiale retient pour I'an 2000 une population de 920 000 habitants', ce qui correspond ~ un taux de croissance de 4,4% pour la perioue 1990/2000. Pour 2005 un chiffre de 1 100 000 habitants cor respondant ~ un taux de croissance de 3,6 % sur la periode 2000/2005 a ete retenu. La superficie de la ville est de I'ordre de 20000 ha et la densite moyenne de population de 35 hablha ; la ville est decou pee en cinq arrondissements et 30 secteurs administratit's (carte n03). Le plan d'urbanisme prepare par la Direction Generale de l'Urbanisme et de la Topographie CDGUT) en 1986, ne prevoit pas de creer de nouveaux lotissements avant 2005, de nombreuses parcelles restant encore inoccupees, principale ment dans les secteurs situes ~ la peripherie de la ville. Le c1imat est du type soudano-sahelien avec une seule saison des pluies ; la pluviometrie varie entre 850 et 900 mm en annee normale. L'altitude moyenne est de 300 met Ie terrain est plat. Le sous-sol est constitue de migmatites et granites indifferencies ; les couches superieures comprennent des facies ferralitiques et une concentration d 'oxyde et d 'hydroxyde d 'alumine et de fer formant la cuirasse. Les nappes aquiferes sont profondes et contenues dans une zone d 'alteration ~ transmissivite importante se trouvant en moyenne a 30 m de profondeur, ~ l'exception du centre administratif et commercial, situe sur des alluvions d 'une ancienne riviere et OU la nappe phreatique se situe a environ un metre de pro fondeur en saison des pluies. D'une maniere generale, la capacite d'intiltration a long terme des sols est moderee avec des valeurs comprises entre 10 et 40 l/j.m2 mais suftisante pour Ie bon fonctionne ment d 'un assainissement individuel Du point de vue de I 'hydrologie, Ouagadougou est situee dans Ie bassin du Massili. La region se ca racterise par I' existence de nombreuses retenues artificielles permettant de stocker I' eau de pluie ruis selant lors de I'hivernage. Ces barrages bloquent I'ecoulement naturel de marigots non permanents vers Ie Massili, selon une direction generale ouest-est. Le marigot BULMIGOU emprunte un thalweg s'allongeant d'est en ouest (axe des barrages) et draine la quasi-totalite de I'agglomeration urbaine. Quatre cours d 'eau temporaires lui sont associes sur la rive lIroite et drainent 23 secteurs. Ces cours d'eau sont les suivants: Ie marigot du Mogho Naba (ou de Kodiogo), Ie marigot de Paspanga, Ie mari got de Zogona et celui de Dassasgo (ou de Wemtenga). Sur la rive gauche, trois autres marigots drai nent les quartiers nord de la ville. Ce sont Ie marigot de Tampouy, Ie marigot de Tanghin et Ie mari got de la zone industrielle, dit de Kossogo. Deux autres mariguts drainent les eaux d'une partie du secteur 28 (sur la route de Niamey) et d 'une partie des secteurs 15 et 30 (sur la route de PO). Le parc immobilier represente environ 35 000 unites. Le Ministere du Plan a adopte une classification de I'habitat, basee sur la nature des materiaux de construction et Ie raccordement a I'eau potable et a l'electricite, en quatre grandes categories: haut, bon, moyen et bas standing. 2 L'habitat de haut standing represente 11 % uu parc de logements et se rencontre dans les secteurs 1, 2, 4 et 13, et en partie dans Jes secteurs 8, 9, 11, 16, 17, 25 et 28 (annexe 1A). La superticie des parcel les est superieure ou egale a 500 m2 et les habitations n 'en occupent que 35%. Les habitations sont construites en materiaux durables a base d'agglomeres de ciment, alimentees en eau et en electricite ; elles disposent d'installations sanitaires elaborees et disposent de nombreux points d'eau interieurs et de WC a chasse. Politique de I'Habitat au Burkina Fas,) - Group!! Huit/BCEOM/Union des HLM 2 La repartition entre "e. diO;;..ent"s cat';gorics r'!sult"nt de l'cnqu;!te sur 1a "o\ont.! d" plly"r nEalisee en 1991 a Ouagadougou (University of North Carolina. M,A. Altaf':l 1.A. Hughes) Page 4 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou L'habitat de bon standing represente 18 % des 10 gements et se rencontre dans les secteurs 3, 5, 7, Encadre 1 et 15 et en partie dans les secteurs 4, 11, 14 i'i 15, OCCUPATION DU SOL OUAGADOUGOU 17, 22, 23, 24, 27 a 30. La superticie des parcel les varie entre 300 et 500 m2 et les habitations en Affectation du sol urbain occupent environ 30%. Les habitations sont cons (Lahmeyer inter/ONEA, 1986) Total surface urbaine 19S00ha truites en materiaux durables i'i base d 'agglomeres Zones occupees 10260ha de ciment ou d 'un melange de banco et de ciment. - loties equipees 3660ha Elles sont raccordees aux reseaux d' electricite et - loties non equipees 4680 ha d 'eau potable et disposent de latrines i'i fosse etan . spontanees 1 930 ha Zones non occupees 9242 ha che ; I' eau est distribuee generaJement par un uni que robinet dans la cour. Densites brutes Zones loties L'habitat de moyen standing represente 27% du - < 50 hab/ha 18"1ode poplllationurbaine parc immobilier et se rencontre essentiellement ·50-90 hab/ha . 25% de P9PuTationurbaine dans les secteurs 6, 9, 11, 12 et 28 et en partie - > 90 hab/ha U%de population urbaine Zones non loties et lotie~non equipees . dans les secteurs 1, 2, 7 i'i 8, 13, 15, 17, 19, 20, • < 2S hab/ha 46°J()(Je pdpulationurbaine 22 i'i 23, 29 i'i 30 de la ville. Les habitations, i'i trame evolutive, sont construites en briques de 2 banco enduites de ciment et occupent en general 20% des parcelles de superticie variant entre 200 m et 300 m2. L 'alimentation en eau se fait i'i partir de bornes-fontaines payantes et aussi par des reven deurs livrant I'eau i'i domicile; iI y a tres peu de puits prives dans les concessions, sauf i'i proximite des barrages. Les habitations disposent en general de latrines traditionnelles. L'habitat de bas standing represente 44% des logements et existe dans les secteurs peripheriques. Les habitations sont construites en briques de banco sur des parcelles de 200 a 300 m2. Le mode d'alimen tation en eau est similaire i'i celui decrit ci-dessus ; Ie mode d' evacuation des excreta utilise est la la trine traditionnelle ou Ie terrain naturel. Selon l'INSD, la population active de Ouagadougou comptait en 1985 environ 20 % d'artisans et 25 % de comrnercants repartis dans 5 400 petites entreprises. Si certains artisans recuperent les dechets industriels et les valorisent dans leur entreprise, iJ n 'existe cependant pas de recuperation systematique et revaJorisante des dechets industriels. 1.2 CARACTERISTIQUES DES MENAGES3 Sur J'ensemble de la ville on compte une moyenne de 9,8 personnes et de 1,7 menage par parcelle; cette vaJeur varie de 11,8 personnes et 2,3 menages par concession pour les secteurs centraux et 8 personnes et 1,3 menage par concession pour les secteurs peripheriques. 80% des parcelles sont occu 4 pees par leur proprietaire; ce pourcentage varie entre 73 % dans les secteurs centraux et 85 % dans les secteurs peripheriques. La taille moyenne des menages est de 5,6 personnes par menage; elle est plus elevee dans les secteurs peripheriques (6,4 personnes par menage) et plus faible dans les secteurs centraux (5 personnes par menage). Pour I'ensemble de la ville, 49% des menages ant Ie statut de proprietaire, 29% Ie statut de locataire et 21 % Ie statut d'heberge gratuit; un petit nombre de menage (1 %) est loge par I'emptoyeur. Les differences sont importantes entre secteurs centraux et peripheriques en particulier pour les taux de menages locataires: 70% de menages locataires dans les secteurs centraux contre 30% seulement dans la peripherie ce qui s'expJique par la proximite des zones d'emploi. Les menages proprietaires sont plus nombreux dans les secteurs peripheriques (57% ) que dans les secteurs cent raux (43%). 3 une enquete pur qU<lstionnairc p0l1ant sur 400 mJnages (.!chanlillon al'!atoir.: stralili.! .:n fonction de la popUlation des diff,srents secteurs) s'est derouille au mois do: juillo!t 93. F. Sanou 4 a les: secteurs centraux (I 12) r.:groupcnt o:nviron 45 % de la popUlation d.: In viII.: Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J OU.1g,1dougou PageS Tabl('J)u 1 -Donnees soci0-6:0nomiques Quartiers Quartiers Ensemble centraux peripheriques Ouagadougou Nombre de personnes/parcelle 11,8 8,1 9,9 Nombre de menages/parcelle 2,3 1,3 1,7 Proprietaire resident (% 73 85 80,0 concessions) Caracteristiques des menages Nombre de personnes/menage 5 64 5,6 menages proprietaires (%) 36 68 49 menages locataires (%) 35 21 29 menages heberges gratuit (%) 28 10 21 menages loges par j'employeur (%) 1 1 1 100 100 100 EUwes des dlefs de menage (%) chefs de menage Mossi 66 71 69 chefs de menage autre elhnie du 22 25 23 Burkina Faso non Burkinabe 12 4 8 100 100 100 Sexe du dlef de menage (%) femmes 17 8 14 hommes 83 92 86 100 100 100 La communaute Mossi et les autres ethnies du Burkina sont a peu pres egalement reparties entre les secteurs centraux et peripheriques. Par contre les etrangers sont en grande majorite residents dans Ie centre ville. Le pourcentage de chefs de menages femmes est relativement important par rapport a d'autres villes de la Sous Region. La mobilite de la population est plus accentuee dans les secteurs centraux oil les menages locataires sont plus nombreux par rapport aux secteurs peripheriques. 1.3 LES PROJETS EN COURS Le programme d'amelioration de la distribution d'eau finance par la RFA et la France, dans Ie cadre du programme "Mesures d'Urgence" a accru la production d'eau potable a Ouagadougou de II,S a 17,5 millions m3 /an. Un volet assainissement accompagne ce programme et concerne la construction de 14 blocs de latrines dans des ecoles primaires et une sensibilisation a I'hygiene (lavage des mains) des enfants des ecoles primaires. Le Deuxieme Projet Urbain5 , finance par la Banque mondiale (IDA), prevoit la realisation d'une etude du secteur municipal, Ie lancement d'un programme de mobilisation des ressources tinancieres locales, la mise en place d 'un systeme d 'adressage des voies et parcelles et Ie renforcement des servi ces techniques municipaux de Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Ce dernier volet comprend notamment la mise a disposition pour la ville de Ouagadougou d 'une assistance technique et d 'equipements de collecte des dechets solides, 1a construction de caniveaux et la rehabilitation de 1a voirie. Le tinance ment prevu pour I'amenagement du canal de Zogona n'a pu etre mis en place. Ce projet ne couvre pas les aspects de I' assainissement des eaux usees et des excreta. Un troisieme Projet Urbain "amelioration des conditions de vie en milieu urbain" (PACVU) est en cours de preparation. Con~u a travers une approche multi-sectorielle, Ie Projet "Amelioration des Les travuux cngag~~ en prcmi~rl! lram:hc du 2i!me PDU comp"cnllent In con~lruclion ou la r~habilitution d'cnviron 7500 mI de caniveaux neu!'. dan. Ie cadr.: des travaux de r~habilitntioll el d" conslruction de voirics iI. Ouagadougou. En seconde tranche onl ~l" pro granum!s env'mn 14 000 ml de can'v.:allx. essentidlement iI. construirc 1" long de 7 000 ml de ru.:~ a bitum.:r en enrob"s denses. Page 6 Projet d~11n1§lioration des conditiolls de vie urbaine a Ouagadougou Conditions de Vie Urbaines" vise a luner contre la degradation de J'environnement et du cadre de vie en milieu urbain. Lors de sa phase operationnelle, Ie Projet orientera surtout ses activites sur les as pects et composantes ci-apres : La composante "Environnement, Eau et Assainissement" qui vise a solutionner les problemes de : • drainage et evacuation des eaux pluviales • collecte des ordures menageres • traitement des dechets inclustriels et toxiques • valorisation des eaux usees et deve]oppement de I'assainissement autonome et individuel par la vulgarisation des latrines et fosses septiques. La composante "Mobilisation des Ressources Locales" qui proposera au profit des municipalites de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, des systemes de recuperation des coOts visant au renforcement des capacites tinancieres de ces municipalites. La composante "Gestion Urbaine" devant aboutir a: • la viabilisation des zones nouvellement loties • Ie renforcement des structures de gestion urbaine par la mise en place d'un "Systeme Information Urbain" constituant une banque de donnees urbaines qui servirait de base a toutes ces structures. • Ie developpement d'un mecanisme de tinancement de I'habitat urbain • La composante "Participation Communautaire" impJiquant l'intensitication de la participation des populations urbaines a I' amelioration et surtout a I' entretien de leur environnement sanitaire. Les futures actions du 3e Projet Urbain ont ete identifiees a partir des resultats du 2 e Projet de Deve loppement Urbain et vienclront donc en complement des actions actuellement menees par ce projet. Le Plan d' Action National pour I' Environnement (PANE) qui dMinit une strategie de gestion de I' en vironnement sur Ie territoire national comprend quatre programmes-cadre: la maitrise des press ions exercees sur Ie milieu (programme cadre de gestion des patrimoines nationaux), la regeneration des pressions naturelles et la protection de la biodiversite (programme cadre de gestion des terroirs), J'amelioration du cadre de vie (programme cadre d'amelioration du cadre de vie), et J'amorce d'un developpement durable (programme cadre de developpement des competences en environnement). En ce qui concerne I'environnement urbain, Ie PANE s'appuie sur les deuxieme et troisieme projets ur bains pour elaborer des strategies et des actions tangibles sur Ie terrain. Le programme d'investisse ment reactualise en mars 1993 est essentiellement un programme d' etudes en ce qui concerne Ie cadre de vie. Plusieurs projets pilotes impliquant les communautes dans l'amelioration de leur environnement sanitaire sont en cours d'execution: projet du secteur 23 (tinancement Cooperation fran9aise) secteur 10 et 19 (financement Cooperation Suisse), secteur 2 et 16 (tinancement PNUD), projet des villages centres de la banlieue de Ouagadougou (tinancement hollandais). De nombreux projets ayant comme objectif la formation du personnel d'encadrement Otl des groupements de base a I'amelioration de I'environnement sanitaire sont aussi en cours: Projet PALU (Cooperation italienne), projet Femmes et Sante, projet de formation des en seignants a I'hygiene du milieu avec l'ONG Eau, Agriculture, Sante en milieu tropical. Le projet du secteur 7 de participation communautaire a I'amelioration de l'environnement, tinance par I'IDA, I'UNICEF et Ie Programme d'alimentation en eau et de I'assainissement, met en oeuvre un reel processus de concertation entre les differents acteurs. Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 7 En~dre 2 - Us projets pilotes du secteur 7 Le secteur7de la ville de Ouagadougou est subdivise en deux partiesdifferenciees quant au oiveau de vie des menages, a la qualite du bAtLet aux equipements des parcellesen eau eten electricite et systemes d'assainissement. Une population relativement rusee.habite leq:ones 1 et 2dansl'ancien quartier de Sa mandin et les zones 3, 4 et 5 OU pn!dominent des populations derevenus plus modestes. Environ 20000 habitants r~ident dans Ie secteur repartis sur 2542 parcelles dont)O% sontinoccupees. Le nombre de me nages par concession est de 1.6 et la population par parcem.~d('8.7 habitants. ~ L'6quipe d'aoimation et les groupes de travail Uneequipe d'animation constituee de 3 agents du niveau de la licence en sciencessociales a eUS constituee et formee sur Ie terrain a la rechercbe-action. Cette equipe dispose d'un local et est en place dans Ie sec teurdepuis Avril 1993. Cette equipe a ete formee et encadree par un consultant international pendant une 6 . periOde de 3 rnois et eUe beneficie des appuis ponctue!s d'unespecialiste du GREA • Unelongue periode de concertation a ete necessaire pour mettreen place des groupesde travail de 9 per sonnes representant les popUlations. Cette periode a permis aux popUlations d'observer J'equipe d'aruma tionen ID~me temps qu'elle a pennis al'equipe de gagner la confiance des habitants. La constitution des groupes de u:avail repondait a des criteresde representativite (hommes, femmes,ifIettres, lettres, jeunes, anciens. travailleurs, etc .. ). Ces groupes de travail restent les interlocuteurs privilegies des intervenants exterieurs au secteur. QUatre groupes de travail ont ainsi ete constitues dont un groupe de travail pour Ie marcM prillcipal du secteur. ~ Les supports de mobilisatioll des populations De nombreux supports ont ete prepares pour aider a la mobilisation des populations et comportent une piece de theatre reali!Sies avec les jeunes du secteur, une emission de television sur I'assaioissement du secteur. Certains des supports sont en preparation et concernent Ie montage d'une cassette audio sur laqueUe est enregistree une reunion tenue avec tous les partenaires du projet, un film sur I'assainissement du secteur, desmaquettes des latrines PSAO et des vignettes pour les ordures menageres. ~ Les projets avec les communaut& Des actions ont ete engagees avec ces differents groupes de travail afin de credibiliser I'interventionde I'equipe d'animation. Un IJoint important dans toute activite de ce type reste Ie demarrage effectif d'ac tions concretes qui permettent aux popUlations de garder confiance et de ne pas desesperer. Les actions suivantes ont pu etre conduites: • I'organisation de COllcours de dessins et de redaction et des emissions de television avec environ 2000 eleves des quatre ecoles primaires du secteur - la rehabilitation du marche de NaabRaaga pour lequel un financement maximal de 100 000 US$ devrait etredisponible de la part de I' Agence pour Ie developpement international (IDA) pour ameliorer Ie drai nage du marcbe et de ses environs et pour Ja construction de nouvelles boutiques, hangars et etals; - l'assainissement des eaux usees et des excreta en utilisant I'approche du PSAO pour la formation desar tisans fie. financelOent des installationsd'assainisselnent a.utonome par les menageset la construction de latrines scolaires et de la rehabilitation de latrines communaufuires dans un centre de~te; . - lacollecte des ordures menageres par unsysteme de collecte en porte a porte avec une entreprise privee formelle aupres de 238 abonnes sur 670 parcelles habitees , ledemarrage d 'un systeme de collecte collectif des ordures par conteneur payant,avec la participation des services prives pour la recuperation des sotnmes a percevoir. ~ La participation de In population La participation financiere des commer'tants a la mise en oeuvre de I'operation d'3.ioenagement du marche esta.¢quise. Compte tenu du caractere remunerateur de I 'operation, les cOlmnert;ants sont pr8ts a verser .Ieutcontribution tinanciere, comprise entre 30 000 FCFA pour les bouchers et lesboutiquiers et I 200 FCFApour une place dans Ie hangar central. Ces sommes sont a verser dans un compte gere par Ie Projet ..Amelioration des conditions de vie urbaine" et servira de contre )artie.,
6 Group<l r¢gionnl pour I'Afriqll': d~ I'OU<lSl du programm<l d'alim.:nlation en <l811 .:1 d'assainissemenl PNUD/Banque mondinle Page 8 Projet d'amelioratioll des condltiolls de vie urbaine J Ouagadougou 2. DIAGNOSTIC SECTORIEL 2.1 DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL Le bilan annuel des dechets pour Ouagadougou fait etat de plus de 1000 tonnes de substances chimi ques solides, mais solubles dans I' eau et par consequent susceptibles d' etre rejetees avec I' eau usee (plus de 90 % de ces substances contiennent un potentiel toxicologique). En plus, 10 000 tonnes d 'hy drocarbures utilises sous formes de lubritiants sont rejetees ou briiJees chaque annee a Ouagadougou. La contamination par Ie deversement non contrelle des dechets menagers et industriels (surtout les huiles usees) semble importante bien qu'elle ne soit pas quantitiee de maniere systematique. Les af fections respiratoires constatees (26 % des maladies) deviennent de plus en plus nombreuses compte tenu de I'augmentation de la pollution atmospherique due aux incinerations sauvages et a la circulation des equipements motorises. Un aspect particulier a la ville de Ouagadougou est la multitude de cime tieres et la maniere peu contrOlee d' enterrer les cadavres d' animaux aux alentours de la ville. Plus de 20 000 m3 /an (soit 500 tonnes de matiere seche) de matieres de vidange provenant des fosses septiques, fosses etanches et latrines traditionnelles sont deverses dans I' environnement urbain sans aucun traitement prealable. Les eaux usees industrielles (abattoir, brasserie, tannerie) representant plus de 600 000 m3/an, sont egaJement deversees sans traitement dans I' env ironnement et utilisees par de nombreux jardiniers et maraichers. Les barrages qui constituent une des sources d 'alimentation en eau de Ouagadougou sont pollues par Ie ruissellement des eaux pluviales en provenance de canaux souvent remplis d'ordures menageres. Les eaux des aquiferes du socle cristallin sont generalement de bonne qualite physico-chimique. L'aquifere de Ouagadougou contient des eaux bicarbonatees calciques, neutres ou legerement acides et peu mineralisees (100 alSO MicroS.cm). Des analyses effectuees sur 150 echantillons d'eau prele ves dans les forages equipes de pompe a main, indiquent que les concentrations en nitrates restent toujours faibles, la teneur maximale mesuree (26 mg/l) est encore 2 fois inferieure au seuil de potabili te de I'OMS. Les memes analyses effectuees a partir d'echantillons preleves dans des puits cimentes captant la partie superieure de la nappe des aIterites, qui constitue la partie la plus vulnerable des dif ferents aquiferes, montrent des concentrations plus elevees que dans Ie cas de la nappe profonde. Ces concentrations restent malgre tout inferieures au seuil OMS. La distribution geographique des teneurs en nitrates sous la ville montre paradoxalement que les plus faibles valeurs sont localisees dans Ie centre ville ou I'aquifere est a priori Ie plus vulnerable (niveau de la nappe proche du sol)7. Les fai bles teneurs en nitrates au centre ville, depourvu de systeme d'assainissement approprie, montre bien qu'i! existe des conditions climatiques et pedologiques favorables a la denitrification des matieres or ganiques dans Ie sous-sol de la ville de Ouagadougou. Le marigot de Zogona draine les eaux de ruissellement (et meme les eaux usees) d'un bassin versant de plus de I 400 hectares. Les caracteristiques actuelles du marigot, parseme de grands trous, de grif fes importantes d'erosion et de nombreuses zones de stagnation des eaux de pluie ou d'origine domes tique, favorisent la proliferation d'agents de maladies endemiques et freinent serieusement I'amenage ment de I' espace urbain environnant, lorsqu' elles ne mettent pas tout simplement en danger les habita tions, equipements et infrastructures proches par erosion regressive, affouillements et dechaussements des fondations (habitations, piles d 'ouvrages de franchissement). Les quartiers qu'il draine sont a fai ble revenu et sont panni les plus demunis en equipements, a I'exception de la Cite des I 200 Loge ments, ou I'impact de sa traversee est d'ailleurs particulierement negatif. Les problemes sont sembla bles pour les marigots de Wemtenga et Mom Naaba. Le faible niveau de raccordement au reseau d'eau potable (38%) et les mauvaises conditions d'evacua tion des excreta et des eaux usees ont un impact negatif sur la sante de la population, composee en majorite (43%) de jeunes de moins de quinze ans. A Ouagadougou, une consultation medicale sur 7 Etude dll faisabilil'! de I'alimllnlalioll ~Il ellU pOlable dlls qunrtiers d¢ Ouaga a pal1ir d.:s ¢3UX sOulerraines. BRGM. Mars 93 Proje! d'amelioration des conditions de vie urbaille a Ouagadougou Page 9 quatre est liee a une maJadie d torigine hydrique (principalement diarrhees et gastro-enterites) Ie nombre de ces consultations est passe de 43 000 cas en 1987 a 62 000 en 1989. 2.2 DIAGNOSTIC INSTITUTIONNEL ET PRATIQUE DES MENAGES 2.2.1 Legislation, l'eglementation Les conditions dtexploitation des ressources en eau et de lutte contre les pollutions sont regies par Itle regime de reau faisant partie du document precisant les orientations de la reforme agraire et fonci~re lt de 1992 ; a ce jour, les arr~tes d'application de cette reforme n'ont pas tous ete pris, notamment ceux qui fixent les normes de rejet et la classification du milieu recepteur. Un code de I'environnement est approuve par Ie Ministere de I' Environnement et du Tourisme. La reglementation manque souvent de precision et est difticilement controlable du fait du manque de moyens humains et d'equipement. Les normes de conception des tosses septiques applicables aux permis de construire presentent certaines lacunes. Le Kiti de I'an VII-0035IFP/EQUlP/SEHU du 27 Septembre 1989 "portant reglementation des cons tructions de maisons a usage d'habitation dans les centres amenages du Burkina Faso", dans son arti cle 10 "rend tout proprietaire ou occupant d 'une maison d 'habitation situee sur une parcelle lotie res ponsable de la proprete de la portion de caniveau longeant sa cloture, ainsi que de la portion de terrain comprise entre Ie caniveau et J' acces a la parcelle (il doit a cet effet veiller a ce que les ordures n'y soient pas deposees). L'article 9 rend obligato ire Ie recueil des eaux usees domestiques dans un pui sard situe a I'interieur de la parcelle. Le Regime de ItEau concerne explicitement "Ies canaux servant au drainage et transport des eaux usees et leurs accessoires amenages par une personne morale de droit public" (article 211). La loi n °002/94 du 19 Janvier 1994 promulguee Ie 17 Fevrier 1994 institue Ie Code de l'Environne ment (CE). Le CE soumet a autorisation prealable du Ministere charge de J'Environnement, toute ac· tivite susceptible d 'avoir des effets sensibles sur I'Environnement. Cette autorisation est accordee sur la base d'une etude d'impact sur \'environnement. Un decret a prendre devra preciser et reviser les activites soumises a etude d' impact. Le CE definit les etablissements dangereux, insalubres et dangereux et reglemente les conditions d'ouverture et de fonctionnement de ces installations. lis sont en outre soumis au paiement d'une taxe lors de leur ouverture au de leur classement et au paiement d'une redevance annuelle pour celles d 'entre elles dont les activites sont susceptibles de porter atteinte a I'environnement. Le CE definit les dechets urbains et industriels et precise que Ie Ministre charge de l'Environnement en collaboration avec les institutions competentes, reglementent la collecte, Ie stockage, Ie transport et Ie traitement et I'elimination des dechets; et avec les autorites communales et departementales, les plans d'elimination des dechets urbains. Le CE traite des aspects lies aux produits phytosanitaires, antiparasitaires a usage veterinaire et des mati~res fertilisantes. Des dispositions du code reglementent l'emission des fumees, des poussi~res, des suies, des gaz dans J'atmosphere. Les rejets, deversements, depots et toutes activites susceptibJes de degrader la qualite les ressources en eau sont reglementes. Les rejets dans Ie milieu r~cepteur font I'objet d'autorisations payantes. Ces autorisations sont delivrees par des auto rites a designer par les Ministres charges des Ressollrces hydrauliques, de I 'Environnement, de la Sante et de l'Industrie. Le CE prevoit de lourdes amendes 8 et des peines de prison qui peuvent aller de 20 a 30 ans pour (' impor tation de dechets toxiques. Les lois fondatrices de la decentralisation de 1993 indiquent clairement Ie nouveau champ de compe tence des collectivites locales et les relations entre les collectivites locales et I'Etat: 8 US infrnclions 11 la r':gl~lll~nlalion d.:s .5labliss~Ill~llts c1ass':s fonl robj~l d'am~nd~s pouvanl aller d~ 500 OooFCFA 8 5 millions de FCFA. Des amendes d~ I 000" 50000 FCFA ~! J~s p.:ill\!s J.: prison d~ 8 jour' il 1 1I10is son! pr':vu~s pour d~s personll"s qui auronl abandonne des ordures sur la vo;.: (lubliquc ~! "I) paI1;"uli.:r d~s ":pav~s J·au!olllobil.:. Page 10 Projet d'anuHiora!ion des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Loi n0003/93/ADP-article I: "Le territaire du Burkina Faso est divise en Collectivit~s Territariales dotees de la personnalite morale et de I'autonomie financiere .. " article 5: "Le conseil deliberant de toute collectivite peut passer des contrats avec toutes personnes publiques ou priv~es notamment I'Etat..", article 79: "L'Etat et les Collectivites Territoriales peuvent determiner par contrat leurs in terventions communes dans taus les domaines d'interet public" Loi n0004/93/ ADP-articIe 81: "Le Maire est charge .. de.. veiller a la protection de I'environnement et prendre en consequence les mesures propres a empecher ou a supprimer la pollution et les nuisan ces"', article 89: "La fonction de police municipaJe du Maire comprend .. la prevention par des pr~ cautions convenables, des accidents et des t16aux calamiteux, des incendies, inondations .... , article 128: "Les depenses ordinaires des Communes comprennent.. les I.Jepenses d'entretien de la voirie municipale'" Loi n0005/93/ ADP-article 8: "Le maire de Ouagadougou est Ie representant de I'Etat dans la province du Kadiogo", article 19: "Chaque Arrondissement a la charge de mettre en place un minimum de services a meme de r~soudre les problemes immediats des populations .. " 2.2.2 Les institutions Plusieurs agences gouvernementales sont responsables de I'environnement urbain a Ouagadougou; les responsabilites se chevauchent souvent, mais aucune n'a pour Ie moment les moyens humains et fi nanciers pour mener sa tache a bien, a part I'ONEA pour J'assainissement. 2.2.2.1 Le Ministere de l'Eau La Direction des Etudes et de la Planitication (DEP) du Ministere de I'Eau est chargee de la mise en valeur des ressources en eau et de la planification generale du developpement de I'alimentation en eau potable et de I'assainissement en milieu urbain ainsi que de I'hydraulique rurale et hydro-agricole. La DEP est maitre d 'ouvrage et maitre d 'oeuvre des projets dans ces secteurs. Cette direction comprend 18 ingenieurs dont un directeur et huit techniciens. 2.2.2.2 VOffice National de l'Eau et de l'Assainissement L'Office national de l'Eau et de l'Assainissement (ONEA) a ete cree en 1985 en remplacement de I'Office National de l'Eau. L 'ONEA a pour fonction la realisation et la gestion des systemes de pro duction et de distribution d' eau potable et d' eau brute et des reseaux d' assainissement des eaux usees et eaux pluviales dans les centres urbains et semi-urbains. En fait, I'ONEA n'est reellement charge que de l'exploitation d'installations d'alimentation en eau planitiees, tinancees et construites par la DEP et qui lui sont retrocedees tors de leur reception. L 'ONEA est un etablissement public a carac tere industriel et commercial (EPIC) beneticiant de l'autonomie tinanciere, charge d'amortir les im mobilisations du secteur et d'assurer Ie service de la dette liee a la realisation des infrastructures d'alimentation en eau et d'assainissement en zone urbaine. L'ONEA gere actuellement les installations d 'alimentation en eau potable de 34 centres urbains et semi-urbains equipes d 'un reseau de distribution d'eau potable et 7 centres equipes de postes d'eau autonomes desservant au total 40000 abonnes envi ron. L'Office est dirige par un conseil d'aclministration de douze membres representant differents ministe res et Ie personnel. Le Directeur general nomme par Ie Gouvernement est assiste par quatre directeurs (technique, financier, de I' exploitation et des ressources humaines) taus nommes par Ie Directeur ge neral. De 660 agents en 1990, I' ONEA emploie actuellement 595 personnes dont 23 cadres, soit en moyenne 15 agents/l 000 branchements9 . Le personnel beneticie d'un statut particulier, approuve en 1990. La Direction de I'ONEA a propose des mesures pour arreter la croissance du personnel (suppression des embauches et non remplacement du personnel atteint par la limite d 'age). La Direction technique de ,'ONEA joue les roles de bureau d 'etudes et de planitication, de service d 'entretien et d' entreprise de travaux ~n regie. Dans Ie secteur eau, ses activites sont essentiellement 9 A titre de comparaison k nomol'l: l.I'cmploy':~ par I 000 abOIlIl¢S s'~I~ve clltr..: 2 .:\ 3 en Europe de l'Ouesl. La Soci~te des Eaux de Cote d'Ivoire compte 5 ':Illploy~s/l 000 abmlll~S. Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine j Ouag.1dougou Page 11 limitees tt la participation et a la supervision des travaux d 'extension du reseau de distribution de Oua gadougou. Les activites d 'assainissement sont placees sous la tutelle de la Direction technique; elles sont IimiMes tt la sous-traitance des travaux de curage de caniveaux ; en 1990, l'ONEA a depense en viron 13 millions FCFA pour cette derniere activite. La Direction financiere (DF) est responsable du budget et de la comptabilite generaJe et de la gestion des approvisionnements et de la fonction commerciale. Tous les branchements sont equipes de comp teurs, mais les rei eves donnent lieu a de nombreuses reclamations. Du fait de procedures mal adaptees et d'une utilisation limitee des applications informatiques, la DF eprouve certaines difticultes a suivre la facturation, Ie recouvrement et les relances pour impayes ; Ie niveau des impayes domestiques et industriels est mal connu. Les impayes de J'Etat qui etaient de 735 millions FCFA en 1989 ont ete apures en 1990 par compen sation avec les taxes impayees par I'ONEA. Depuis 1989, les consommations des services de l'Etat et des collectivites sont budgetisees globalement et payees forfaitairement tous les trimestres ; les depas sements du forfait inscrit au budget font I 'objet d'une inscription et de paiements sur I'exercice budge taire suivant. L'ONEA beneficie de plusieurs actions d'assistance a I 'amelioration de la gestion dans Ie cadre de fi nancements bilateraux de la Republ ique Federale d' Allemagne, de la France, des Pays-Bas et du Da nemark. Ces actions portent en particulier sur la formation du personnel dans les differents domaines de la comptabilite, du traitement des eaux et de la gestion des abonnes. Elles portent aussi sur I 'ame lioration des procedures et la generalisation des applications informatiques a I' ensemble des activites commerciales, comptables, de recouvrement decentralise et de gestion du personnel. Un contrat-plan en cours d'elaboration et qui sera passe avec l'Etat, confer era a I'ONEA une plus grande autonomie. Un programme de revision automatique des tarifs de vente d'eau selon des valeurs fixees ~ I'avance jusqu'en 1995 a ete adopte en juin 1993 et devrait permettre d'assainir la situation tinanciere de l'ONEA ~ cette date. 2.2.2.3 Le Ministere de la Sante, de l'Action Sociale et de la Famill/o Un decret du 24 aoOt 1992 a reorganise Ie Ministere de la Sante, de I' Action sociale et de la Famille. La Direction generale de la Sante publique par I'intermediaire de la Direction de la Medecine preven tive est chargee de realiser les programmes et de contn,)ler les actions de prevention et de promotion de la sante. Cette Direction comprend quatre services dont Ie service du Genie sanitaire. Auparavant la Direction de l'Education pour la Sante et I' Assainissement (DESA) avait, par un arrete conjoint (Sante, Environnement, Eau) de 1988, egalement la responsabilite d 'autoriser et inspecter les cons tructions des installations d' assainissement autonomes (latrine VIP, fosse septique, puisards) ce qui etait tll'origine de contlits de competences avec les attributions de I'ONEA (decret du 22 Juillet 1985, para. 10). La DESA executait les programmes lies aux activites de prevention a partir de ressources exterieures et son budget de fonctionnement etait integre tl celui du Ministere de la Sante, de I' Action sociale et de la Famille. Les Directions provinciales de I' Action sociale comprennent cinq services techniques dont Ie service d'Information, d 'Education, de Communication (IEC) et d' Assainissement. La Direction provinciale de l'Action sociale de la province du Kadiogo comprend 54 agents de terrain et s'occupe des popula tions defavorisees en menant des actions de sensibilisation et d'education dans les domaines de la sa 1ubrite du milieu, J'hygiene de I'eau, l'evacuation des ordures et les soins de sante primaire. La fai blesse de ses moyens ne lui pennet pas de jouer un r(\le determinant dans Ie domaine de I'assainisse ment. Les Directions provinciales de la Sante pubJique comprennent un Service d'Hygiene charge de mettre en application les programmes de sensibilisation et de l'education pour la sante. Le Service d'Hygiene de la province du Kadiogo compte 15 agents dont un medecin et des ouvriers. Ses moyens logistiques 10 C.: Minister.: a et~ s~ind~ en d\!ux Mil1isl~rCs ~n 1994: Mil1ist~re d~ la Sanl~ \!t MinistCr~ de la Population et de I'Action Sociale . Page 12 Projet d'al7ui/ioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou et financiers obtenus au pres du Haut Commissariat sont tres faibles et ses activites sur Ie terrain sont marginales. 2.2.2.4 Le Ministere de l'Environllement et du Tourisme La Direction de la Prevention des Pollutions et de l'Amelioration du Cadre de Vie, creee en 1993 en remplacement de I' ancienne Direction de la Prevention des Pollutions et Nuisances qui date de 1990, depend de la Direction generale du Ministere de l'Environnement et du Tourisme. Elle est chargee d 'elaborer une strategie globale en matiere de lutte contre toutes les formes de pollutions et nuisances, de I'etude d' impacts de la realisation des projets et programmes de developpement economique sur I'environnement. Elle est chargee de sensibiliser, organiser et former les populations a I'amelioration du cadre de vie. C'est une structure qui comprend huit agents, dont six cadres. L 'Office national des Services d 'Entretien, de Nettoyage et d 'Embellissement (ONASENE), cree en 1988, est un etablissement public a caractere administratif (EPA) sous la tutelle technique du Minis tere de l'Environnement et du Tourisme. L'ONASENE a pour objet I'entretien, Ie nettoyage, I'embel lissement des villes et agglomerations urbaines du Burkina Faso. L 'office est responsable de la gestion des dechets solides et du reverdissement des vilIes. Dans Ie cadre du deuxieme Projet urbain finance par la Banque mondiale, les activites traditionnelles de collecte des ordures menage res ont ete confiees de nouveau par un contrat de concession a la Division economique du Haut Commissariat qui benefi de d 'une assistance financiere et en materiel. L 'ONASENE eprouve de serieuses ditlicultes tinancie res depuis que les subventions de I' Etat ont ete supprimees en 1991. 2.2.2.5 Le Ministere des Travaux Publics de I'Habitat et de l'Urbanisme Le Ministere des Travaux publics, de I'Habitat et de l'Urbanisme est charge de la maltrise d'ouvrage et de la maltrise d 'ouvrage deJeguee des routes, des ouvrages d'art et des blltiments, du contrOle en matiere fonciere et immobiliere, de la reglementation en matiere d'architecture, de I'amenagement des centres urbains et ruraux et de I'elaboration des schemas directeurs d 'urbanisme et d 'amenagement. II comprend la Direction centrale de ContrOIe des Travaux, la Direction generale de Travaux publics, la Direction des Etudes et de la Planitication, la Direction generale de I 'Urbanisme, la Direction gene rale de I' Architecture, de I 'Habitat et de la Construction et Ie Centre de Formation professionnelle de I'Equipement. 2.2.2.6 Le Ministere de l'lndustrie, du Commerce et des Mines Ce Ministere est dote de 3 directions generales: (i) La Direction Generale du Developpement Indus triel (DGI) compose de la Direction de la promotion industrielle (amenagement des industries) et de la Direction du suivi des activites et de la reglementation industrielle qui s'occupe surtout d'aide tiscale, d'aide technologique, d'aide a la gestion; (ii) la Direction Generale de la qualite et de la metrologie, qui produit les normes mais ne dispose pas de laboratoire (elle utilise celui de la Sante pour ce qui concerne Ie suivi d 'hygiene) et (iii) la Direction des Etudes et Planitication (DEP). 2.2.2.7 Les collectivites locales La province du Kadiogo est line collectivite territoriale qui regroupe les cinq communes de la ville de Ouagadougou ; elle est administree par une delegation speciale composee des cinq maires, du secn~ taire general et des directeurs et chefs de service provinciaux et est dirigee par un Haut Commissaire nomme par Ie Gouvernement. En 1990, ses budgets de fonctionnement et d' equipement ont ete de 700 et 800 millions FCFA respectivement. La Division economique du Haut Commissariat (Ies services techniques municipaux) est responsable des services de la voirie, du ramassage et de I' elimination des dechets solides et de la construction des caniveaux d'eaux pluviales en liaison avec des travaux de voirie ; la Division economique assure egalement la vidange de tosses. Elle comprend 138 agents dont 4 cadres. Elle beneficie d 'un renforcement de ses moyens materiels pour la collecte des dechets solides et d'une assistance technique dans Ie cadre du deuxieme projet urbain finance par la Banque mondiale (IDA). Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ou.1g,ldougou Page 13 2.2.2.8 Les autres institutions: II existe deux commissions interministerielles ayant pour objectif de promouvoir et de coordonner les activites dans Ie secteur de I'eau et de "assainissement a Ie comite technique de l'Eau dont la presidence est assuree par Ie Ministere de I'Eau est constitue de membres de plusieurs ministeres l et est charge de proposer des choix d'amenagement et de gestion des ressources en eau dans Ie cadre de I' amenagement du territoire et d 'harmoniser toutes les activites publiques et privees relatives h l'usage de l'eau, Ce comite n'a presque jamais fonc tionne depuis sa creatiun en 1978 ; a I'antenne nationale du Centre regional pour J'Eau potable et I' Assainissement h faible CoOt (CREPA), regroupant des representants de differents Ministeres l2 , est chargee de la promotion de methodes d'alimentation en eau potable et d'assainissement pour les communautes h faible revenu par la formation des professionnels et des formateurs des ecoles techniques, I'elaboration et la mise en oeuvre de programmes de recherche, la sensibilisation, la collecte et la diffusion de I'informa tion, La presence d'institutions de recherche et de formation regionales h Ouagadougou dans Ie domaine de l'eau et de l'assainissement offre de bonnes possibilites de formation du personnel de I'Etat, des or ganismes para-publics et du secteur prive, La commission nationale de la decentralisation a ete creee par decret n° 93-359/PRES/PM du 16 No vembre 1993, Elle est chargee de proposer des cadres institutionnels et tinanciers necessaires h la de centralisation et d 'evaluer les potentialites economiques, financieres et tiscales des collectivites loca les, Le comite technique Interministeriel du FONAS: Ie Fonds national de I' Assainissement est administre par un comite technique interministeriel (CTI) mis en place par un arrete ministeriel du 16 Mars 1994, II est compose de 13 membres representant differents ministeres 13 , Le CTI est charge de I'elaboration et du suivi de I'execution des programmes d'assainissement finances par Ie FONAS et de Ia gestion de ces fonds, Le comite national de I 'Environllement: Ie comite national de l'Environnement (CNE) est institue par Ie Code de l'Environnement. II est compose de representants de Ministeres, institutions et etablisse ments concernes ou interesses par Ies questions d' environnement, de syndicats, d' associations ecologi ques et d'industriels ainsi que de personnes nommees en fonction de leurs competences ou experience en matiere d' environnement. Le CNE (a) assiste Ie Ministre charge de I' Environnement dans I' elabo ration et I'application des politiques pour la protection de I'environnement, (b) veille ~ la compatibilite de I'amenagement du territoire avec les equilibres ecologiques fondamentaux, (c) elabore en collabo ration avec Ie Ministere de I'Environnement les rapports nationaux sur I'environnement, Le CNE est decentralise avec I'existence de 30 Comites provinciaux de l'Environnement (CPE). Le Bureau d'Etude d'impact sur I'Envirollnement: Ie Bureau d'Etude d'Impact sur I'Environnement (BEIE) est institue dans Ie cadre du Code de I'Environnement suus la tutelle du Ministere charge de l'Environnement et reunit des specialistes pour une appreciation des consequences des projets sur "environnement. La composition et Ie fonctionnement de ce bureau doivent ~tre precises par un texte h prendre, II Ministere de J'Economie et des FinanCes, de l'lnlerieur el de In Steurile du Plan el de III Cooperation; du Developpemenl indus triel el des Mines; des Travaux Publics el de rUrbanism.:, de la Sanle Publiqu<il; de In dUenslil Nalionale et des Anciens Combaltanls; des Transports; de l'Environn':ll1ent e\ du Tourism.:; de I'Educalion Nalionak; de la Jeunes~ et d.:s Sports; de I'lnfonllation; des AfTnires So ciales. 12 Minist;:r"s de l'Eau: de la Sant" "t A~ti()11 Sodak d" l'Environnement et du Tourisme; de l'Equipement; de l'Enseignelllent de Base; de l'Ens"ignem.:nt secondaiN el sup.iri"ur, "t de In Reeherche scientitiqu.:; de I' Administration territorial.:; de la Communication, du Plan et de la Coop.irntion. 13 II s'ngit des Minisl~reS de reall; des Finances "I du Plan, d" l'Environnem"nt el du Tourisme, de In Sanle , de "Action sociale el de III Fnmilk des Trllvallx publics d.: I'Habilat "I de I' Urbanism" ¢I d" I' Administralion lerritorial". Page 14 ProJet d'amelioratioll des collditiollS de vie urbaine a Ouagadougou I.e Foruis d'Intervention pour I'Environnemem: Ie Fonds d'Intervention pour l'Environnement (FIE) est egalement institue par Ie Code de l'Environnement. 11 est alimente par Ie produit des amendes et confiscations, des dotations de J'Etat, des concours tinanciers divers et par des dons et legs. Les de penses de ce fonds sont exclusivement reservees au financement des operations de restauration de I'environnement et de la lutte contre les pollutions. L 'organisation et Ie fonctionnement du FIE sont 11 preciser par un decret qui n'est pas encore pris. I.e Comire ministeriel de Suivi du PANE: Ie Comite ministeriel de Suivi du PANE (CMS/PANE) est charge d'assurer un soutien politique et de mobiJiser les fonds necessaires a la mise en oeuvre du plan d'action. II est preside par Ie Ministre du Plan. I.e Comire interministeriel de Coordination technique: Ie Comite interministeriel de Coordination technique (CICT/PANE) est charge (a) de veiller a I'execution effective et a I'adequation des actions au titre du programme d'investissement, (b) d'evaluer "etat d'avancement et de donner son avis sur tout projet ou programme ayant un impact sur I' environnement. 11 est constitue de 14 representants de 12 Ministeres qui sont les memes que ceux dtl CNE. I.e Secretariat permanent du PANE: Ie Secretariat permanent du PANE (SP/PANE) est charge de I' animation, de la promotion et de la mise en oeuvre du PANE. II est place so us la tutelle administra tive du Ministere charge de l'Environnement. Des commissions regionales au nombre de 10 appuient les activites du SP/PANE it travers des commissions specialisees. I.e Foruis National pour la Promotion de I 'Emploi (FONAPE) a pour objectifs principaux : (I) de fa voriser (,installation des jeunes en quete d'emploi, (ii) de contribuer a resorber Ie chomage dans les milieux urbains, (iii) de developper I'esprit cooperatif des jeunes et (iv) de participer a la creation de petites et moyennes entreprises modernes et competitives. Le Gouvernement a consenti une dotation de 270 millions de FCFA pour permettre au FONAPE d'executer un programme pilote d'installation des jeunes diplomes, neuf mois apres Ie debut de ces activites, ce fonds a tinance et cree 30 entrepri ses privees. 2.2.3 Le secteur pl'ive et les ONG Cinq vidangeurs prives assurent la vidange des installations d 'assainissement de la ville; ce service est aussi assure par )'ONASENE, la Divisiun economique du Haut Commissariat, Ie Genie militaire et la Poste. Ces entreprises sont agrees par I'ONASENE moyennant une redevance mensuelle de 5 000 FCFA par societe de vidange et sunt tenues de respecter Ie cahier des charges de cet organisme. Les sites de depotage des matieres de vidange des tosses ne sont pas ofticiellement definis et Ie cahier des charges ne les indique pas. Le plus important des vidangeurs prives dispose actuellement de trois ca mions et realise en moyenne trois vidanges par jour et par camion pour un prix moyen de 6 000 FCFA par vidange ; ses recettes mensuelles sont de I'ordre de I 100000 FCFA. De petits entrepre neurs equipes de vehicules baches, de tracteurs equipes de remorques (ECOF A) ou de charrettes tirees par des anes assurent egaJement line collecte substantielle des dechets solides. Plusieurs bureaux d'etudes sunt presents ~ Ouagadougou et deveJoppent une expertise dans Ie domaine de l'eau et de I'assainissement, essentiellement en milieu rural. Quelques uns de ces bureaux tra vaillent en partenariat avec des bureaux d'etudes etrangers. Environ 300 ONG existeraient sur I'ensemble du Burkina Faso dont quelques 160 (60 nationales et 104 internationales) sont declarees en avril 1993 et inscrites sur la Iiste du Bureau de Suivi des ONG (BSONG) charge de cuordonner leurs activites. Le BSONG est un service etatique dependant du mi nistere des Finances et du Plan; il dispose de pell de moyens et peut difticilement actualiser Ie travail des ONG sur Ie terrain. II existe deux aut res collectifs prives d'ONG : Ie secretariat Permanent des ONG (SPONG) dont Ie role est de favoriser la concertation entre les ONG et qui a developpe les ac tions en partenariat avec les ONG internationales; Ie Bureau de liaison des ONG et des Associations du Burkina (B.LONGA) qui apporte lin appui aux ONG et associations nationales pour I'organisation et l'echange d'information .. Projet d'amelioration des conditions de vie urb.1liJe <1 Ouag,1dougou Page 15 Un faible nombre d'ONG travaillent en milieu urbain. Parmi celles-ci on distingue des ONG nationa les, parmi lesquelles les ONG feminines sont les plus nombreuses et les plus actives et les ONG in ternationales. La formation et I'environnement sont les deux domaines essentiels dans lesquels tra vaillent les ONG nationales. Les actions de formation sont orientees vers la promotion des groupe ments de base (CESAO, INADES, GRAAP, ABRAAD) ou la formation du personnel enseignant des ecoles primaires pubJiques (APEPRU, Enfant pour I'enfant). Les ONG travaillant dans Ie domaine de l'environnement ont engage des actions d'amelioration de I'environnement sanitaire dans les quartiers (ANDGB) et des actions de sensibilisation a l' environnement (NATURAMA). Les organisations fe minines les plus nombreuses en ville, Ie plus souvent dans les quartiers peripheriques, sont constituees par des associations d'entraide (Ratamanegre de Kos-Yam), des Cooperatives ou associations artisana les (organisees autour du tissage, de la fabrication du dolo .. ), ou des organisations de recherche (GREFFA); I'objectif principal de ces organisations est oriente vers les activites remuneratrices de revenus. Les ONG internationales sont des ONG de financement (Aide a I'Enfance Canada, Club deux tiers-Sahel Canada) ou d'assistance technique (CECI, AFVP). La plupart des ONG nationales sont faiblement structurees: personnel jeune sans reelle experience, absence de personnel permanent, faiblesse des moyens tinanciers. La plupart des ONG fonctionnent grace a des projets sans programme a long terme; les membres beneficient d'une formation Ie plus souvent rapide en debut de projet et Ie suivi n'est en general pas assure. Les enseignements tires de I'action des ONG travaillant en milieu urbain (succes ou echecs) ne sont en general pas capitalises. L'information (sources de tinancement, information sur les technologies .... ) necessaire aux ONG fait aussi largement defaut. Dans un premier temps Ie developpement d'associations partenaires, avec I'objectif clairement atliche d'evuluer vers I'autonomie, devrait puuvoir ameliorer les performances de ces organisations nationales dont une majorite est constituee par des associations feminines. Une cooperative d 'epargne et de credit, membre du reseau national de Cooperative et de Credit agri cole, regroupait pr~s de 5 000 adherents (essentiellement des non salaries) en juin 1991. Tout emprunt est conditionne par une periode d'epargne dont Ie montant doit etre egal au tiers du pres sollicite. Le montant maximal des prets est de 100000 FCFA remboursable en deux ans au taux d'interet annuel de 16%. En 1991, I'epargne totale mobilisee etait d'environ 200 millions de FCFA, et Ie montant total des prets consentis de 17 mill ions FCFA seulement. Creee en 1991, I'Agence FASO BAARA fait executer sur tinancement du Gouvernement et de I'IDA des travaux d'utilite publique dans les centres urbains. Agence d'execution de travaux d'interet public pour )'emploi (AGETlP), FASO BAARA re<;oit des administrations locales ou des services centraux et locaux de I'administration centrale, la delegation de maitrise d'ouvrage de projets s'inscrivant dans un programme de rehabilitation et d' entretien d' infrastructures et equipements publics des zones urbaines du pays. Ce programme forme la principale composante d'un projet gouvernemental finance principa lement par I'IDA, intitule "Projet de Travaux d'Interet Public pour l'Emploi". De statut prive a but non lucratif, l'Agence est une structure legere (19 personnes) ayant pour vocation de faire executer par des entreprises nationales des travaux proposes par les maitres d'ouvrage publics apr~s s'~tre assuree qu'ils repondent a un certain nombre de criteres techniques ou d'efticacite eco nomique et sociale. En outre, FASO BAARA g~re 3 programmes d'accompagnement de la compo sante travaux: un programme d'assistance technique aux petites et moyennes entreprises du secteur concerne, un programme de formation pour les beneticiaires et les societes locales d'ingenierie et un programme de participation des populations locales.
Page 16 Projet d'amelioratiolJ des conditiolls de vie urbalile J Ouagadougou 2.2.4 La pratique des menages 2.2.4.1 Drainage l4 D'apres les resultats d'une enquete menage sur une zone d'habitat populaire , 75% des 192 menages enquetes estiment que les pluies engenclrent une gene tres importante au sein de leur concession et une proportion a peu pres semblable (72 %) invoque Ie meme degre de gene au niveau du quartier. La source de gene la plus souvent evoquee est la stagnation des eaux pluviales. II convient de preciser que celle-ci engendre d, autres nuisances fortement ressenties: la presence de moustiques dans les fla ques d 'eau, la formation de boue et les difticultes de circulation. Notons que la zone enquetee est tres faiblement equipee en ouvrages de drainage l5 et que 79% des cours de concessions sont depourvues de tout revetement. L'enquete menee a I'echelle de la ville entiere par CIEH/GTAH dans Ie cadre du PACVU apporte des precisions interessantes et un eclairage nouveau, a la fois sur I' evaluation des nuisances ressenties par les populations touchees par les inondations en rapport avec I'importance des submersions, et sur les dispositions prises au niveau personnel ou communautaire pour se proteger contre ces nuisances, il apparatt que: o la presence de bOlle dans les cours est consideree comme genante par presque tous les en quetes, bien que I'assechement soit assure au bout de 3 jours en general; o tous les enquetes ou presque se plaignent de la gene que les t1aques (souvent quelques cen timetres de profondeur, parfois plus de 50) causent a la circulation; ces tlaques subsistent Ie pillS sOllvent quelques jOllrs apres la pluie, parfois pendant toute la saison; o des hauteurs de submersion de plusieurs dizaines de centimetres (en general 30 cm) et d 'une duree generalement comprise entre 30 mn a 1 heure ont ete frequemment deplorees a l'interieur des maisons lors de la pluie historique de mai 1991; tres rares sont ceux qui ont vu leur habitation inondee lurs de la premiere grosse pluie de la saison 93; Q la premiere grosse pluie de 93 a typiquement provoque dans les cours des submersions de quelques dizaines de centimetres sur une duree d 'une demi-heure a 2 heures. Bien que Ie questionnaire n'induait pas de questions sur les dommages, la plupart des enquetes ont spontanement cite les nuisances qu its vivent a I'occasion de chaque inondation: t Q presque tOllS les enquetes evoquent les dommages a leur sante (diarrhees, pneumonies, pa ludisme, tievres, etc.), les odeurs, la proliferation d'insectes (moustiques surtout), mais aussi la gene entralnee pour se deplacer et la necessite dans laquelle ils se trouvent de mobiliser constamment leurs ressources pour faire face aux inondations; o plus des 3/4 des enquetes deplorent des deteriorations de leurs constructions: fissurations, affaissements, etc. Q plus de la moitie des enquetes mentionnent des pertes de biens mobiliers, vivres, habits, etc" de meme que des debordements de leur latrine et les risques de noyade (notamment pour les enfants) dans I'inqui(~tude desquels i1s vivent constamment. 14 en Septembre 1992, Ie CERGRENE a fl!alis~ une enqu~te-m~nage sur la g~slion domestique de I'eau el les pratiques ,I'assainissemenl (eaux us.!es.:t eaux pluviuks) 11 la par.:elk 15 Sur les 192 concessions de I\ichanlillon, la pl'Oximit': d'un caniveau esl signal':.: pour s~ult.:lllenI3 d'enlre eUes ell'existence d'un foss;! en bordure de parcelle pour 19 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaliJe J Ouagadougou Page 17 Tableau 2 - mode d'assainissement dt'S parcelles Secteul'$ Secteurs Ensemble centraux . . peripheriques Ouagadougou Modes de rejet Sur Ia pan.::elle: 56% 46% 51% - Fosse WC (%) 21 21 - Puisard cour (%) 36 26 - Sur Ie sol (%) 43 53 100 100 Surla /fie: 44% 54% 49% - Puisards rue (%) 34 25 - Caniveaux rue (%) 15 7 - Rigole rue (%) 6 10 - Jetees sur rue (%) 45 58 100 100 Mode de IIidange des fosses % % % trous fennes 4 1 2 vidanges manuelles 25 6 15 vidanges par camions 48 18 32 non vidangees 23 75 51 100 100 100 Mode de depot des ordures % % % espaces designes 32 18 25 depots sauvages 17 57 38 stockage sur la parcelle 27 15 20 depot dans barrique sur rue 24 10 17 100 100 100 Mode d'evacuation des % % % ordures ordures brOlees 19 42 31 abonnement societe 24 13 18 ramassage par Ia municipalite 29 5 16 depot sauvage 28 40 35 100 100 100 2.2.4.2 Rejet des eaux domestiques
Environ 50% des eaux domestiques (eaux de douches, de lessive et de vaisselle) sont rejetees sur l'es pace public. Pour les eaux domestiques rejetees sur la rue, 34% vont dans des puisards qui debordent Ie plus souvent. Dans les secteurs peripheriques les eaux domestiques sont plus frequemment rejetees
sur la rue (54% des cas) que dans les quartiers centraux (44% des cas). Dans la majorite des cas, sec leurs centraux ou peripheriques, Ie rejet des eaux a la volee est la pratique la plus frequente. 2.2.4.3 Les priorites d'assainissement vues par les habitants Tablt"4u 3 • Prioritls d'assainissement en % de nombre de r~ponst'S Sedeurs Seaeurs Ensembk cenl1aux peripheriques ouagadougou Priorites d' assainissement Sur l1 p.1rce/le: - inond.1lion_~ 28 32 30 - Lltrines 16 13 15 -pUis.lrds 5 q 7 · alltres proole.m'S 9 5 7 -pas de proole.nes 42 41 41 100 100 100 DaIlS Ie quartier: · inondalions 18 42 31 . latrines 12 17 15 • pllis.lrds 29 5 16 - autres prool~nt'S 5 5 5 -pas de prool~lles 36 31 33 100 100 100 Page 18 Proje! d'ame/ior,1tion des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Plus de la moitie des habitants de Ouagadougou connaissent des problemes d'assainissement; ces pro blemes se situent plus au niveau du quartier (70% des menages) qu'au niveau des concessions (60% des menages). Les inondations sont Ie probleme prioritaire aussi bien dans Ie quartier (particulierement dans les quartiers peripheriques), que dans les concessions. Dans les quartiers cen traux, si la preoccupation principale des habitants est Ie probleme des eaux usees, les ordures menage res et les inondations sont aussi citees dans des proportions presque equivalentes. _ La volonte de participer (qui a concerne les menages ayant declare avoir des problemes d'assainissement, soit plus de la moitie de la population interrogee) est eJevee. 10% seulement des menages ayant des problemes d'assainissement ne souhaitent pas participer a I'amelioration de leur environnement sanitaire. La forme de participation envisagee est la participation tinanciere comme Ie montre l'execution du projet pilote, la volonte de participer sous forme d'apport de materiaux est faible. La volonte de par ticipation des menages a I'amelioration de leur environnement est aussi veritiee car 65% des menages ayant declare avoir des problemes d 'assainissement ont engage des realisations pour tenter de resoudre leurs problemes. Tublt"<lU 4 - Volonte de plirticiper en % de nombre de parcelles Secteurs secteurs Ensemble centraux peripheriques Ouagadougou Volonte de particlper participation financiere 35 42 40 participation en main 40 42 41 d'oeuvre participation en materiaux 2 5 3 participation en materiaux - 5 2 3 MO autre participation 9 1 3 ne souhaite pas participer 9 8 10 100 100 100 Les dispositions prises par les menages sont Ie plus souvent ponctuelles et apportent une solution tem poraire II un niveau individuel (Ia parcelle ou les abords immediats) et elJes sont peu fiables techni quement. Dans Ie cas des amenagements entrepris pour Ie drainage des eaux de pluie, les problemes sont sou vent deplaces sur les concessions voisines; Ie manque d'information sur des solutions simples et peu onereuses permettant d'apporter des ameliorations notables ne sont pas diffusees au pres des populations (comme par exempJe l'engravillonnage de la parcelle ou la realisation de tranchees tiltran tes). Un minimum d'assistance technique dans Ie cas de travaux communautaires n'existe pas non plus. II existe dans les quartiers de Ouagadougou plusieurs exemples de mobilisation des habitants, II I'echelle d'une rue ou d'un ensemble de parcelles; cette mobilisation est de courte duree. Enfin les actions entreprises necessitent un investissement en main d'oeuvre ~Ius important qu 'un investissement financier (Ies sommes sont en majorite interieures a to 000 FCF A 6). Les interviews montrent egalement que la volonte de participer reste dependante de l'action d'autres partenaires. Les populations expriment bien leurs limites et Ie role de relais que devrait jouer I'echelon municipal est assez clairement mentionne; les roles de reglementation, d'information, d'assistances technique et tinanciere sont mentionnes comme des taches qui devrait relever de la mu niCipal ite. 16 Sources: SO entreticlls approfl1l1dis r.ialis.is llupr~s des menages en juillet 1993 (F.Sal1<lu) Projet d'amelioration des conditions de vie urb<llile J Ou<~gadougou Page 19 2.3 DIAGNOSTIC TECHNIQUE 2.3.1 Approvisionnement en eau potable
Ouagadougou est alimente par des eaux de surface stockees dans Ie barrage de Loumbila, situe km au Nord-Est de la ville et dans les barrages n° 1, 2 et 3 situes dans Ouagadougou. Le volume re a 20 gularise est de 14,31 millions m3 /an en annee normale et de 6,05 millions ml/an en annee decennale
seche 17 . Compte tenu des ressources souterraines captees ou en voie de captage, la capacite de pro duction est estimee a 17,5 millions ml/an. Afin de pallier la faiblesse des ressources en eau disponi bles, un projet est en cours de preparation et iI 18 prevoit de realiser un barrage sur Ie f1euve Nakam be situe a 50 km de la ville de Ouagadougou. Ce projet devrait couvrir la demande a I'horizon 2010 et
son coOt s'eleverait a pres de 46 milliards de FCFA (170 millions US$). Les actueHes actions entre prises par Saur-Afrique pour des economies d'eau et Ie renforcement du potentiel de production exis tant conduisent aux previsions suivantes: 15,5 Mm3 /an apres I'augmentation de la capacite d' exhaure
de Loumbila; 16,8 M1113 /an apres la construction de nouveaux filtres a la station de traitement. Les volumes produits en 1992 par l'ONEA sur I'ensemble du Burkina Faso sont de 20,4 Mm 3 /an avec un
taux de facturation de 79 % En 1992, Ie taux de raccordement au reseau d' eau potable etait de 38 % (Tableau 5 - Population des servie et consommation specitique en 1992). La consommation specifique de la population raccordee
au reseau varie entre 60 et 150 l/j hab (l00 I/j hab en moyenne). Le reste de la population est alimente par des revendeurs d' eau (22 %), des bornes fontaines (17 %), des pompes manuelles installees sur des forages (14%), des puits partkuliers (4%), par les voisins (4%) ou par postes autonomes (1 %). La
consommation specitique moyenne de la population non raccordee est de 35 l/j hab. Les ventes d'eau potable par I'ONEA se repartissent entre branchement particulier (82%), borne-fontaines (15%) et postes d' eau autonomes (3 %).
375 forages ont ete identities dans la ville et se repartissent entre 150 forages publics equipes de pom pes a main, 108 forages prives dont 41 sont equipes de moteurs electriques ou tbermiques et 117 fora ges inventories mais non identities dans la base de donnes de la DIRH. II existe actuellement 23 postes
d'eau autonomes (PEA) dont la consommation en eau est estimee a 290.582 m3 par an. 3000 a 4000 puits traditionnels sont utilises dans les zones limitrophes des barrages ou des axes d'ecoulement des anciennes rivieres. Ces ouvrages se retrouvent dans les quartiers de Nonsin, du sud de Tampouy, de
Tanghin, de Saabin et de Pissy Tllbl~1U 5 - Popubltion dESSt'rvie tt consomllUltion sptcifique en 1992
Type de service Branchement particulier Couverture (%) 38 Consommation specifique (ljhab·j) 100
Revendeur Borne-fontaine Pompe manuelle 22 17 14 39 35 35 Poste d'eau autonome 1 42
Chez Ie voisin Puits prives Total ~ 100 4 30 47
II existe cinq tranches de facturation de I'eal! potable et une tranche unique pour I'eau brute. Les nou veaux tarifs, compris entre 174 FCFA et 840 FCFA/m 3 sont en application depuis Ie ler Avril 1994 (Tableau 6 - Tarifs Eau & Assainissement au ler avril 94, en FCFA/m3). L'assemblee generale de
Societes d'Etat a decide par la resolution nOll/93/AG-SE/ONEA en date du 2 juillet 1993 la creation d 'un Fonds National de l' Assainissement alimente par la taxe assainissement et par toutes autres res sources que l'Etat et ses demembrements voudront bien lui allouer.
17 Lahmeyer Inl~rnational. Mars 92. -ElUd~ d~ l'appmvisionn~ml!nt ~Il o:au potable do: Ouagadougou~ 18 Lahmo:ycr hllernational Page 20 Projet dFame/ioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou 3 Tablenu 6 - Tal'ifs Elln & Assainissement 1111 Ier avril 94, en FCFAlm Tarif Tarif As Tranche sain. Borne fontaine 174 5 Poste d'eau autonome 87 5 Branchements 3 0-10 111 164 5 3 11· 25111 l11oi5 320 5 3 26 50 m mois 840 30 3 51 - 100 m moi5 840 42 3 Plus de 100m mois 840 52 Eau brute 333 52 2.3.2 Les eaux usees domestiques 2.3.2.1 L'assainissement individuel Les systemes existants sont essentiellement constitues par des latrines et des puisards. Les latrines de type "traditionnel" sont composees d'une fosse non revetue d'une profondeur moyenne de 4 m, de 1 m de diametre environ, recouverte d 'une dalle en beton percee d 'un orifice de defecation et d 'une super structure sans toit. Ces latrines manquent d'intimite et leur utilisation est limitee par periode de mau vais temps; elles degagent des odeurs desagreables et sont tres souvent envahies par les mouches. Ces latrines sont difficiles a vidanger mecaniquement, les matieres etant trop peu liquides pour etre pom pees et non hygieniques a vidanger manuellement. Le cout de construction d 'une installation desser vant 8 a 16 personnes varie entre 12 000 et 15 000 FCFA. Son cout d'entretien est de I'ordre de 1 000 FCFA par an. Les latrines a fosse tixe (au a fosse etanche) sont constituees d'une fosse revetue d'un mortier de d ment, recouverte d 'une dalle en beton percee d 'un oritice de defecation et d 'une superstructure en ag glomeres de ciment sans toil. Ces fosses recueiJlent les excreta et les eaux de douche dans 26 % des cas. Les fosses fixes sont en fait tres rarement etanches: line partie des eaux usees s'infiltre et les trop pleins s' ecoulent dans un puisard ou pi us souvent dans les caniveaux d' assainissement des eaux pluvia les. Ces latrines degagent egalement des odeurs desagreables et sont aussi tres souvent envahies par les mouches. Elles doivent etre vidangees taus les trois mois en moyenne et les produits de cette vi dange doivent etre traites. Leur cout moyen de construction, pour 8 a 16 personnes desservies, varie entre 60 000 et 100 000 FCFA; Ie coOt d'entretien est de "ordre de 30 000 FCFA par an, incluant quatre vidanges annuelles a 7 000 FCFA par vidange. II n'existe en ville de Ouagadougou que 12 blocs de toilettes publiques, dont huit dans les marches. Tablt'llu 7 - Nive:1U de servil,'e (en potlrcentage du nombre de par'ceDes ou Iogements) Equipement en sanibire Quartiers Quartiers Ensemble centraux peripheriques Ouagadougou logement avec Wc 7 4 6 · 19 93 91 92 parce IIes avec Iatnlles loge. douches avec eau 10 4 B courante loge. douches sans eau 2 2 2 courante 2.3.2.2 L'assainissement des etablissements publics Seules sept ecoles de I'enseignement de base sur 133 possMent des latrines de conception tradition nelle, souvent en mauvais etat (sauf celles reservees aux enseignants). 14 blocs de six latrines VIP, 19 y compris (<IS (alrin~s tradilionnd(~s Projet d'am(f/ioratiof) des conditions de vie urbcline a Ouagcldougou Pagel! finances par la RFA, sont en cours de construction sous la responsabilite de I'ONEA. La situation est identique dans les etablissements de I'enseignement secondaire, depuis la suppression des internats. Ces differents etablissements disposent de branchements au reseau d 'eau potable. Le lagunage naturel de l'Ecole inter-Etats des Ingenieurs de rEquipement rural (EIER), d'une capacite 200 equivalent habitants, fonctionne de maniere satisfaisante. Les eaux usees de I'Hopital Yalgado (750 lits) sont collectees par un reseau d'egout interieur aux ca nalisations pratiquement obstruees et perforees qui font actuellement I'objet d 'un programme de re habilitation. La station d'epuration est ~ I'arret depuis plus de dix ans. Les eaux usees du Marcbe central sont evacuees vers une station d'epuration tt boues activees, situee ~ I'interieur du centre ur bain ; les effluents partiellement traites par cette station, dimensionnee pour trailer 3 000 equivalent habitants, sont a l'origine d'odeurs desagreables et se deversent dans Ie canal central. Les toilettes a chasse des differents services publics sont peu frequentees et rarement entretenues. La station d'epu ration de l'hOtel Silmande est hors service; la station d'epuration a boues activees (150 equivalent habitants) du tout nouveau siege de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) fonctionne actuellement. 2.3.2.3 us systemes de vidange Cinq vidangeurs prives assurent la vidange des installations d 'assainissement de la ville; ce service est aussi assure par l'ONASENE, la Division economique du Haut Commissariat, Ie Genie militaire et la Poste. Ces entreprises sont agrees par I'ONASENE moyennant une redevance mensuelle de 5 000 FCFA par societe de vidange et sont tenues de respecter Ie cahier des charges de cet organisme. Les sites de depotage des matieres de vidange des fosses ne sont pas oftkiellement definis et Ie cahier des charges ne les indique pas. Le plus important des vidangeurs prives dispose actuellement de trois ca mions et realise en moyenne trois vidanges par jour et par camion pour un prix moyen de 6 000 FCFA par vidange; ses recettes mensuelles sont de I'ordre de I 100000 FCFA. 2.3.3 Les eaux usees industrielles La tannerie SBCM rejette tt proximite d'une zone d'habitation (marigot de Weimtenga) 70 m3 /j d'eaux usees toxiques contenant 85 kg de chromate et 380 kg d'alcalins et sulfures, apres decantation, mais sans traitement chimique approprie (Ia concentration en chrome rejetee depasse 2000 fois les valeurs limites tolerables pour I'ecologie d 'une eau de surface2o ). L 'usine d 'electricite SON ABEL II rejette periodiquement dans la brousse aux alentours de la ville 2 300 tonnes/an d'huiles usees. Le resultat de cette "gestion des dechets" est l'accumulation dans Ie sol de 2 000 kg/an de substances pOlyaromati sees (HCAP) ecotoxiques. Les eaux usees de la zone indllstrielle de Kossodo sont collectees par un egout de 4 km de long cons truit en 1980, se deversant tt I'est de la ville dans Ie marigot de Dassasgo. eet egout reclleille les eaux usees non traitees de la brasserie et de I'abattoir ; les ouvrages de pre-traitement (decanteurs) de ces deux unites sont hors service. L' abattoir utilise plus de 100 m3/j d' eau pour Ie nettoyage des dechets issus de I'abattage, les effluents contiennent des graisses et des proteines. La brasserie SOBRA de verse a elle seule 1500 m3/j (90 % du volume d'eaux usees industrielles) chargees en substances or ganiques et chimiques (alcalins, tensides, .. ) 2.3.4 L'assainissement des eaux pluviales 2.3.4.1 Le systeme de drainage En 1988, Ie reseau de collecte des eaux pluviales de la ville de Ouagadougou comprenait 165 kilome tres de caniveaux Ie long de la voirie municipale ainsi qu 'une centaine de kilometres de caniveaux longeant les 7 routes nationales situees a I'interieur du perimetre urbain. Une trentaine de kilometres de caniveaux ont ete realises uu sont en cours de construction depuis cette date. L' essentiel du reseau de drainage municipal couvre les 13 premiers secteurs ainsi que les secteurs 15, 16 et 25. lis sont 20 3 0.01 g/m d.: Chrllill': 22 d'amelioratiol1 des conditions de vie urbaine a construits a partir de materiaux divers: beton, ma<;onnerie de briques ou de moellons. On trouve aussi des fosses creuses directement dans Ie sol, notamment Ie long de voies second aires ou tertiaires (ces derniers n'etant pas comptabilises dans Ie Iineaire inventorie en 1988). Dans Ie centre-ville (quartiers Bilbalogo et Koulouba) et plus particulierement dans Ie quartier administratif, on trouve des caniveaux recouverts de dalles en beton (18 km environ). Table.1lI 8 • Repartition des fosses par nature Nature des fosses lineaire % (km) Terre 81,91 49,S Revetu 65,4 39,6 Revetu et dalle 18,01 10,9 Total 165,36 100,0 TliblellU 9 - IUpmtitioll des ouvrl1ges de drainage primaires de Ouagadougou Marigot longueur superficie amenagement (m) du BV {km2~ Kadiogo 8000 30 canal Mogho Naba (3 500 m) Paspanga 5000 9 canal central (5000 m) Zogona 7000 14 Wentenga 4250 15 Secteur 28 2000 7 Kossodo 2000 10 Nord du bois 750 4 Tanghin 3 750 10 Tampouy 4500 17 Kilwin 1 750 8 Nord Ouest barrage 500 4 1 Nossin 2 250 8 Secteur 15 5250 14 Total 43300 150 Au total, d'apres les estimations de GTAH/CIEH, la superticie urbaine equipee d'un reseau de drai nage represente environ 3 000 ha, soit moins d'un sixieme de la surface lotie de la ville. Les can i veaux sont generalement realises dans Ie cadre de la construction de nouvelles voies, de la rehabilita tion de voies existantes, de la creation de lotissement, OU, de faeon marginale, par des particuliers. Un grand nombre a ete construit avant l'independance: it s'agit notamment des caniveaux equipant les voies du centre commercial ancien de la ville. Depuis I' independance, plusieurs vagues de travaux d'infrastructures ont fait progresser la couverture de la ville en ouvrages d' assainissement des eaux pluviales. II s 'agit en premier lieu des caniveaux construits a Ja suite du schema directeur de drainage du debut des annees 60, puis de ceux realises dans Ie cadre des projets d 'amenagement urbain engages depuis 1984 (Cites, zone commerciale, PDU). Les dimensions et la disposition des caniveaux par rapport a la voirie, sont tixees en fonction du type de voie et les apports de ruissellement provenant des surfaces adjacentes a la chaussee ne sont genera lement pas pris en compte. Dans un certain nombre de projets recents de construction ou de rehabili tation de troncons assurant la jonction entre des caniveaux amont et aval preexistants, les dimensions de ces derniers ont dicte Ie choix des dimensions du nouveau troncon. Le systeme de drainage de la ville apparatt comme un "patchwork" d elements sans continuite geometrique ni coherence technique. I Dans ces conditions et en l'absence d'un fonctionnement correct de I'ensemble du reseau de drainage, il est ditlicile de condure a priori au sur-dimensionnement ou all sous-dimensionnement de tout ou d'amelioration des conditions de vie tlrb.lIile .1 partie du systeme mais iI est en tout etat de cause bien incertain d' affirmer que Ie reseau actuel a une capacite suffisante pour evacuer les debits engendres par des pluies importantes. GeneraJement it del ouvert, ces ouvrages sont rarement entretenus, sauf dans Ie cas d 'operations ponctuelles de curage. La derniere operation de curage de grande envergure, denommee "Mana· Mana", eut lieu en 1987. "Invitee" par les autorites it y participer, la population ouagaJaise a cure plus des trois·quarts du reseau, tandis que des entreprises locales ont ete elles aussi mises it contribution pour fournir du materiel et des camions. Les resultats de cette operation ont ete unanimement appre· cies mais demeurerent sans suite. A plusieurs reprises, differents rapports ou etudes ont souligne Ie manque d'entretien courant du re· seau dans lequel la presence de divers materiaux solides ou semi·liquides (ordures menageres, objets encombrants, vegetation, boues de vidange) empechent I'ecoulement correct des f10ts d 'orage. Les eaux usees deversees par les riverains se melent aux eaux pluviales de telle sorte qu'en hivernage et parfois longtemps apres sa tin, les caniveaux offrent aux moustiques un milieu propice a leur prolife· ration. 2.3.4.2 us routes nationales et leur drainage Les routes nationales qui traversent la Ville de Ouagadougou sont au nombre de sept, auxquelles s'ajoutent les voies de transit telles que I'avenue d'Oubritenga et I'avenue Nelson Mandela. Ces voies totalisent 60 kilometres, dont 5,8 km de voies en laterite. Ces dernieres sont equipees de fosses au grader (cunettes). A I'exception de 2,4 km d'un tronc;on en laterite ll. recharger sur la route de Leo et d 'un tron<;on tissure de 1,4 km a renforcer sur la route de Kaya, toutes ces voies sont en etat d' entre· tien, ainsi que les fosses de drainage qui les accompagnent. Un lineaire assez important de nationales bitumees n'etait pas jusqu' it present borde de caniveaux en dur (RN I, route de Fada, RN4). Faso Baa· ra fait construire actuellement des caniveaux mac;onnes Ie long de ces axes. 2.3.4.3 Les nuisances lUes ala plulliometrie En mai 1991, des pluies exceptionnelles ont cause de graves inondations a Ouagadougou. Avec une hauteur de precipitations de 106 mm relevee a la station de I' aeroport pour la journee du 20 mai, on est en presence d'une pluie qui ne survient vraisemblablement que tous les 15 ans environ21 • Les sec· teurs les plus touches par les consequences de cette pluie ont ete: Ie secteur 19 (regroupant a lui seul pres de la moitie des 3000 personnes sinistrees) et les secteurs 12, 20, 21, 24, 27 et 28. Si elle est rare, on ne saurait en revanche pretendre qu 'une telle pluie est exceptionnelle. La gravite des domma ges qu' elle a entra'ines et leur localisation illustrent les risques encourus par les quartiers qui connais· sent une urbanisation rapide sans developpement concomitant de systeme d 'assainissement des eaux pluviales. L'etude menee par GTAH et Ie CIEH a permis de dresser un inventaire cartographie des zones soumi· ses aux risques de submersion. 71 zones d'inondations (ou plus exactement "a problemes" car elles regroupent certaines zones qui ne connaissent pas de problemes d'inondations mais des phenomenes erosifs importants), de superticies variables, ont ete identitiees. Elles couvrent globalement 1 600 ha, soit 13% de la surface lotie de la ville. Les causes les plus frequentes de ces inondations sont les sui· vantes: o installation en zone de depression; o installation en zone plate sans ruissellement preferentiel; o installation sur un axe de ruissellement ou dans Ie lit majeur d 'un marigot; o absence d 'exutoire pour les ruissellements canalises o defaut d'amenagement des voiries dies-memes (non ouvertes, non nivelees ou en remblais) o sous·dimensionnement des passages buses uu des ouvrages de franchissement 21 La hauteur de plu'.: J.s~ellllalo:: esl de 100.6 mill puur un.: dur':.: do:: 12 h.:t d.: 103.8 Illllll'uur un.: dure.: de 24 h Page 24 Projet d'amcYioratio/l des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Un dernier probleme est constitue par les zones d' emprunt de materiaux. Celles-ci forment des trous aux parois souvent abruptes. Lorsqu' elles sont remplies d' eau en saison des pluies, on ne les distingue pas des simples flaques et certaines personnes, notamment des enfants y tombent parfois et s' y noient. Parmi les dispositions prises pour se premunir contre les inondations, la plus frequente est celie qui consiste a remblayer tout au partie de la cour ou son perimetre d' enceinte. Plus de la moitie des en quetes citent l'une ou I 'autre, voire I'ensemble des actions suivantes: a construction d 'un seuil de porte, portillon ou portail ou elevation de terrasse; a realisation d 'une rigole etJou d 'un trou 1'1. bouchon 1'1. travers Ie mur d 'enceinte, ou d 'un pui sard de retention; a elevation des fondations des batiments et murs, construction ou reconstruction en materiaux definitifs (en dur). a L'engravillonnage des cours est peu cite et la surelevation des dalles de latrines est tout-a fait marginal, en depit du probleme evoque plus haut de la submersion et du debordement de celles-ci. Cependant, quelque soient les mesures prises pour se proteger, on estime generalement que les resul tats en sont insuffisants. On remarque en effet que les amenagements entrepris ne depassent que rare ment l'echelle individuelle de la pan.:elle et que les initiatives collectives, entre voisins ou au niveau de I''ilot, voire du quartier, sont peu courantes. Aussi ces amenagements ne font-ils Ie plus souvent que reporter les problemes plus loin 1'1. I'aval. En rapprochant la carte des zones inondables et celie du re seau de drainage, on observe que les principaux problemes d'inondation se situent d'abord au niveau des zones ou n'existe aucun systeme de caniveaux. 2.3.4.4 us nuisances liees a['erosion L'erosion regressive est un probleme grave, cependant limite it certaines zones proches des marigots principaux. On I 'observe notamment en tete de ces marigots, surtout de ceux du Mogho Naba, de Zo gona et de Wemtenga, en zone sud de la ville. La zone erodee atteint souvent 100 m de largeur de part et d'autre des marigots et elle menace de ruine certaines chaussees et certains batiments. 2.3.5 Les dechets solides Encadre 3 2.3.5.1 [es dechets menagers PRODUCTION DE DECHETS DANS 2.3.5.1. 1 caractenstiaues des dl!!!chets LES PVD Un sondage effectue aupres de 70 menages22 dans trois types Villes Pays production d'habitat differents a permis d'estimer la production specitique (kgjhab/j) de dechets solides menagers. Le taux moyen de production est Djakarta (lndonesie) 0,60 de 0,62 kgJhaJjour de dechets soit 170 000 tonnes (270 000 m3) Karachi (Pakistan) 0,50 d'ordures par an dont environ 30% seulement sont coJlectes, Calcutta (lnde) 0,51 principalement dans la commune de 8askuy. Une analyse de la Dakar (Senegal) 0,50 composition des dechets a ete realisee pour ces differents quar Sekondi (Ghana) 0,50 tiers (zone residentielle a revenu eleve, zone d'habitat a revenu Terma (Ghana) 0,49 intermediaire et zone d 'habitat it faible revenu). Les resultats Tamale (Ghana) 0,41 sont presente ci-dessous23 N'Djamena (Tchad) 0,70 La teneur en eau en periode seche est de I'ordre de 45 %. Par Douala (Cameroun) 0,60 ailleurs Ie faible taux de matieres combustibles et la presence de Abidjan (Cote d'[voire) 0,69 matieres tines inertes permettent de predire un faible pouvoir Conakry (Guinee) 0,57 calorifique. 22 Projel de recherche IAGU el CREPA 23 ':Iude du milieu. CREPA/CIEH/IAGU, Mui 1992 ; -colllposanle d~chels solides du PACVU, CREPA. oct. 1993-rapport de fac libilit': el d'ing':niel'ie pr.5lilllinaire. 0, DiOI), Oclobre 1993 Projet d'amelioration des conditions de vie urb,1ine aOuagadougou Page 25 Table<ltI 10 - Car.lctkri'l<lUon des dechets solides dans It'S difTerents quartiers de Ouagadougou Zones Del1site Production Volume Organiques % Fines tm] kg/hab/iour I/hab/iour % du poids poids hautst. 0,37 0,85 2,30 60 27 moyen st. 0,47 0,65 1,38 37 52 bas st. 0,85 0,54 0,63 21 76 moyenne p. 0,63 0,62 1,00 32 60 2.~,5.1.2 col/er;;.te et elimination des dechels Les 110.000 tonnes non collectees par les services conventionnels s'entassent dans les terrains Iibres de la ville, dans les caniveaux ou sont parfois incinerees Ie soir, cream des problemes sanitaires et environnementaux de plus en plus difticiles h resoudre. Durant la saison des pluies, la situation est tres preoccupante dans les zones inondees et on note souvent des debordements des caniveaux obstrues par les residus solides non evacues. Le systeme actuel d' evacuation des dechets municipaux de la ville de Ouagadougou s' effectue h I' aide de divers moyens non conventionnels (brouettes, pousse-pousse, charrettes h traction animate) et con ventionnels (camionnettes biichees, tracteurs avec remorque, polybennes, bennes entrepreneurs, .. ). Dans Ie systeme informel non conventionnel (10 % de la collecte), Ie contrat est de type verbal et les modalites de ramassage sont negociees en fonction de chaque cas. La frequence de ramassage est tres variable. Vne experience de gestion participative des dechets solides municipaux est en cours dans Ie secteur 10 pour un service bihebdomadaire. Les ordures ramassees sont generalement dechargees dans la nature sans aucune precaution. Le systeme conventionnel comprend plusieurs categories de services: Ie secteur dit "clandestin" qui offre un service irregulier sans avoir obtenu un agrement de I'ONASENE, Ie secteur prive agree par I'ONASENE qui offre un service sur la base de contrats d 'abonnement etablis avec des menages et des institutions, Ie secteur public constitue par I'ONASENE et la Division Economique du Haut Commis sariat qui offre respectivement un ramassage domiciliaire et un enlevement de conteneurs. Les dtkhets solides sont ramasses une h deux fois par semaine pour les menages et suivant une frequence variable pour les institutions. Tablt"du II - Moyens utilises pour Ia collate des dechets solides a Ouagadougou Intervenants Type de materiel Volume Secteurs couverts distanc quan.moy Nombre collecte epar . collec total par.m tou.. tee d'abonnes ! (mJ) (km) nl/veh./i. . desservis Division ECD 5 multibennes, 2 bennes 43784 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10, 15 6,5 x 6 service pu nomique 33 conteneurs de 6 m 3 • 11 12 blic ONASENE 5 tracteurs de 25 CV 7 072 1,2,3,4,5,6,78,9, 15 4,3 x 3 3300 3 remorques de 4,5 m 10,11,13,15,16,17, 28 ECOFA 3 tracteurs de 15 CV 7020 1,2,3,4,5,6,7,8,9 2,3 x 3 1 357 remorques de 2,5 m} 10,11,12,13,16,1 7, 28 SGECOM 1 camion de 7 m' 2600 1,8,9,11,13,14 25 5,7 x 2 303 15161728,29 PROPRE 2 tracteurs remorques 2 184 3,15,16 SERVICE DUGU location 520 1,2,3,6.7,8,9,11 SANYA 13 19 Autres:SELG,S location 6552 ENET BECEB, ECOS. ... Total 69732 • (2 call1lons son! lIcludkm<!1l1 op<"mliolUlds) Page 26 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Un test de routage des differents types de vehicules de collecte montre que les systemes sont relative ment peu efficaces a cause de la grande dispersion des abonnes qui induit des temps de parcours non productifs trop importants. Dans Ie cadre du Deuxieme Projet Urbain, tinance par la Banque Mon diale, la Division economique du Haut Commissariat a re~u en Decembre 1993: 115 conteneurs de 7 m3, 7 camions porte-conteneurs, 3 camions bennes; cet equipement devrait apporter une certaine amelioration du service et un recouvrement direct des coOts aupres des particuliers est envisage. Les tarifs d'abonnement mensuel pratiques par Ie secteur prive formel sont de 1000 F pour les mena ges, 1 500 a 14 000 F pour les activites professionnelles, et peuvent atteindre des prix particuliere ment eleves pour I'enlevement de dechets a caractere industriel (par exemple 300 000 F pour I'hOpital Yalpago, 180000 F pour I'aeroport, 250000 F pour Ie CEGEDI, 87 000 F pour la SOCOGIB). Le coOt par enlevement varie de 25 a 1000 F dans Ie secteur informel (Ies "ramasseurs") selon la quantite des ordures et la distance a parcourir. On entend couramment les montants de 25 F par jour dans les menages de faible revenus qui raisonnent sur Ie tres court terme. La participation demandee dans Ie projet pilote du secteur 10 est de 500 F par mois. II existe une taxe dite de "balayage" qui varient de 500 FCFA/an par menage a 3 000 FCFA/an par unite commerciale, cette taxe directement per~ue par Ie Tresor a travers la taxe sur la residence et la patente, n'est pas reversee a I'ONASENE. Le taux de recouvrement est superieur a 95 % pour les entreprises privees et de I'ordre de 60 % pour I 'ONASE NE. Les autorites publiques ont autorise 5 sites de decharges dans d'anciennes carrieres en bordure de la ville ou les dechets sont deposes sans aucun amenagement et sans plan de remplissage. Ces decharges mal gerees creent des problemes environnementaux (fumees constantes, zones non c1()turees, eaux de percolation non collectees, populations a la recherche des dechets recuperables). Ces carrieres de fai ble volume sont cependant peu utilisees par Ie secteur formel qui pretere deposer ses charges sur des sites de dep()ts sauvages crees anarchiquement dans la ville, obligeant la Division Economique a pro ceder periodiquement au nettoyage de ces lieux. T<lble<lu 12 - Sites de decluirge en COUI'S d'exploitation Site Volume Niveau de 1.1 Observations (/113) nappe (Ill) N°' route de Kanboise secteur 22 1 500 ·5 III Zone inondable. Commune de Signoguin W2 Somgande pres de la clinique Nt. Dame de la 10 000 ·10 m Site sur zone d'habitation lotie. paix secteur 25 Commune de Nongremason N° 3 prolongement Charles De Gaule secteur 28 2800 ·10 m Site sur zone d'habitation Commune de Bogodogo N' 4 Patte d/oie secteur 15 4800 -10 m Site sur zone d'habitation lotie. Commune de Bogodogo N° 5 Pissy secteur 17 100000 ·10 m a mSite la limite de zone lotie. Commune de Boulmiougou La recuperation interesse plusieurs categories sociaJes dont les jeunes. Elle concerne principalement les metaux et Ie verre car Ie taux des inertes-plastiques-papier carton ne represente que 12 % en zone de haut standing, 10 % en moyen standing et 3 % en bas standing. Les dechets organiques sont quel ques fois compostes de maniere traditionnelle par les horticulteurs eux-memes ou par des jeunes ra masseurs du secteur informel qui revendent Ie compost produit 500 FCFA/m 3 • Certains agriculteurs repandent directement dans leur champs les ordures qui leur sont fournis par les conducteurs des ser vices de collecte. L'IAGU conduit dans Ie cadre du programme RAGUMA 24 un projet de compostage lent des ordures a Ouagadougou. 24 Recherche appliqu,se sur In geslion urbain.: ell milieU africain Projet d'amelioratio/1 des conditions de vie urbaine .1 Ouagadougou Page 27
2.3.5.2 us dechets industriels et toxiques lis concernent essentiellement les dechets contamines des hOpitaux. de I' abattoir et de la tannerie. II n'existe pas de decharge otlicielle pour les dechets solides dangereux. Les entreprises se debarrassent des residus genants d'une maniere tres pragmatique selon l'occasion ou I'economie en les melangeant avec les ordures menageres ou en les deposant dans la brousse. La station d'incineration de I 'hopital Yalgado ne fonctionne plus depuis des annees et tous les dechets hospitaJiers sont deposes avec les ordures menageres dans des bacs situes en plein air sur Ie site de I 'h6pital, les bacs sont vides une tt deux tois par semaine par I' entreprise privee SELG. L' abattoir est situe dans la zone industrielle. II produit 11 tonnes par jour de dechets contenant des graisses, des proteines et des phosphates sont evacues par Ie canal ouvert avec les eaux usees ou deverses en brousse; la recuperation reste occasionnelle en utilisant partiellement des os comme engrais. La tan nerie situee au voisinage d'une zone d'habitation brOJe en plein air des boues et des chutes de cuirs tannes. Les dreches de la brasserie pourront etre recuperees.
Page 28 Projet d'amelioration des conditiolls de vie urbaine J Ouagadougou 3. PRINCIPES DE BASE DE LA STRATEGIE Pour faire face aux detis poses par Ie tleveloppement urbain et ameliorer les services de base pour les populations les plus defavorisees, il est indispensable de repenser les approches qui ont ete essayees par Ie passe, de tester de nouvelles options, d'analyser systematiquement ce qui fonctionne et ce qui a echoue et de partager largement les le90ns de ces experiences. Des progres importants ont ete realises au cours des dix dernieres annees concernant la promotion et la mise en oeuvre des technologies a faible coat, Ie developpement des ressources humaines et Ie renforcement de la participation cornmu nautaire dans les projets. Toutefois, ces realisations operationnelles ont egalement montre que beau coup restait h faire pour apprendre et comprendre comment repondre h la demande des populations defavorisees pour des services de base, d'une maniere efticace et durable. L'elaboration d'une strate gie d'assainissement urbain inelut des propositions organisationnelles et tout une gamme de solutions techniques repondant aux besoins reels des difrerentes categories de la population et h leur volonte respective de payer pour des services plus performants. Cette approche est difterente de celles retenues dans de nombreux plans directeurs dans lesquels, Ie plus souvent, seules les solutions conventionnelles sont retenues. Un horizon de planification relati vement court (5 h 10 ans) est utilise et un accent particulier est mis sur les actions immediates h entre prendre. La ou les agences nationales responsables de la planit1catiun urbaine et de I'assainissement sont etroitement associees a I'elaboration ties propositions strategiques, de meme qu'il est fait appel Ie plus possible aux capacites locales. Ceci permet de repondre a la double preoccupation du develop pement des capacites locales et h une claire identification de la propriete des idees contenues dans Ie document de strategie au niveau national. L'approche strategique integree de I'assainissement urbain developpe les idees-force suivantes : o travailler au niveau de la communaute urbaine (decentralisation); o associer Ie plus possible les autorites locales responsables de la planification des services urbains atin d'assurer une certaine continuite des approches, Ie renforcement des capacites et une meilleure appropriation des strategies; o integrer Ie concept de gestion partagee (institutions publiques, secteur prive, beneticiaires) dans les arrangements institutionnels; o se baser sur la demande n~elle des Mneticiaires; o rechercher la reduction des couts au niveau de chaque mail Ion des tilieres; o preserver I'environnement o integrer la planitication de I'assainissement dans Ie contexte global de la gestion urbaine. L'elaboration d'un plan strategique d'assainissement est suivie de la realisation de projets de demons tration (operations pi/otes) integrant un processus de suivi et de documentation avant de proceder h leur replicabilite ou leur extension dans d'autres secteurs de la ville ou d'autres regions. Cette metho dologie a plusieurs objectifs : o tester la faisabilite des options techniques, institutionnelles et tinancieres proposees et les ajuster en fonction des le~ons decoulant de la mise en oeuvre des operations pilotes; o determiner la viabilite des options strategiques concernant Ie role des communautes dans sa participation a I'identitication des priorites, h la planitication des operations d'amelioration du cadre de vie, au tinancement; h la gestion et a I'entretien des ouvrages et equipements d' assainissement collectif; Projet d'amelioratioll des conditions de vie urbalile J Ouagadougou Page 29 o examiner Ia justitication des recommandations institutionneIIes, en particulier celles defi nissant Ie rClle et les fonctions des differents acteurs impliques dans la mise en oeuvre de la poIitique nationaJe (comites nationaJ et communaux de l'assainissement, unites de planifi cation ministerielles, cellules techniques municipaJes, entreprises prives et artisans, comites de quartier et d'usagers, ONG). Les points forts de cette nouvelle approche strategique sont mis en evidence dans rencadre suivant: Encadr~ 4 - ComparaiSon entre I'approche conventionnel.le et Ia straugie proposee ANCIENNE APPROCHE NOUVELLE APPROCHE Programme defini "d'en haut" Decentralisation du processus de decision • ifltervenants exterieurs • planification par la demande • planification et gestion par les services ... gestion concertee du programme traux • renforcement des competencesnatiomiles • approche projets • promotion de I'expertise nationale Unitite des sources de financement Identification et mise en valeur des res (fin~ncements exterieurs) sources nationales • multiplicite des strategies en fonction des solil·· • mise en oeuvre concertee d'une strategie ces de financement nationale et d'un plan d'action • coOtsrecurrents depassant les capaciles natio • approche s'appuyant sur la demaride ella nales volonte de partieiper • financement des services par "Etat • recherche pour reduire les coOts, recou vrement des coats Promotion des entreprises et bureaux Promotion du secteur privenationarou d'etudes internationaux sousregional • conception sophistiquee des projets • reduction de la taille des marehesde tra • grands marches de travaux vaux • appui a la gestion administrativeet finan cii~re Approche uniforme Approche differenciee • approche sectorielle • approche integree • ~olution unique • eventail vane de solutions techniques • une echelle d'espaee • propositions differentes selon lacommu naute concernee • une echelJe de temps • propositions pouvant evoluer dans Ie temps Approche partielle Approche environnementale • pollution des milieux recepteurs • protection des milieux recepteurs • • valorisation des dechets 3.1 PRINCIPE DE BASE EN MATIERE DE FINANCEMENT Ces principes sont au nombre de dnq: o Asseoir pour I'essentiell'amelioration de I'assainissement sur les ressources des usagers (menages, entreprises, administrations, collectivites locales ou specialisees) . Page 30 Projet d'amtHioration des conditions de vie urbaille a Ouagadougou L'examen de la situation et des perspectives des finances publiques ne semble pas laisser d'autres options a court et moyen terme. lin'est pas envisageable d' ameliorer la situation en matiere d' as sainissement ni meme de maintenir Ie niveau actuel avec des ressources qui proviendraient princi palement de subventions pUbliques. L'amelioration ne peut etre obtenue qu'en degageant des res sources nouvelles aupres de toutes les categories d 'usagers, que ceux-ci soient des particuliers mais aussi des entreprises, des administrations, des collectivites locales, etc. Dans cette optique, chaque usager, personne ou institution, publique ou privee, paie Ie service rendu en fonction de sa con sommation ou par Ie biais d'une taxation. o Lier Ie plus possible Ie paiement de ces services au niveau des services rendus et correlativement, Ie paiement par les usagers a la realite du service rendu. A quelles conditions d'equite ? La contrepartie normale a l'effort demande aux usagers et la condition premiere de leur motivation a verser cette contribution est a \' evidence de lier tout aussi etroitement Ie versement de ces contribu tions a Ja rea1ite des services effectues, que Ie prestataire soit public ou prive. Cela induit une contrac tualisation des relations et la limitation des recours aux canaux fiscaux toutes les fois OU iI est possible d'individualiser suffisamment Ie service pour pouvoir I' adresser. o Couvrir a leur niveau reel par les usagers, les couts de fonctionnement et d 'amortissement. L'experience a montre partout qu'i1 n'etait pas possible de maintenir durablement des services sur la base de couts sous-evalues (notamment sans amortissements) et de tarifs globalement subven tionnes. Dans cette optique, meme si certaines phases transitoires sont estimees indispensables, il est important que la verite des prix soit connue et vulgarisee des Ie depart et que Ie calendrier comme les conditions de passage aux couts reels soient clairement etablis et diffuses. o Realiser sur fonds externes : 1. les investissements collectifs 2. les coats specitlques de transition durant la phase de mise en place des nouveaux modes de financement et de realisation ou de gestion 3. les couts d'animation, d'information, de vulgarisation et de tormation technique ou admi nistrative, 4. les coats d'etudes, de supervision et de promotion des programmes. Si I'appel aux ressources nouvelles des usagers est primordial et envisageable pour les depenses de fonctionnement et d'amortissement d'un service rendu et quantifiable, propre a un usager ou groupe d'usager, les investissements d'interet public ne pourront etre tlnances qu'a travers une taxation gene rale. En ce sens, il est incontestable que les investissements collectifs en matiere d 'assainissement (reseaux de caniveaux et d 'egouts, stations de lagunage, creation d 'une nouvelle decharge, installations de centres de transfert pour les ordures menageres .... ) sont uniquement it la portee des institutions publi ques, principalement par des emprunts effectues it I'exterieur et dans des conditions avantageuses. Cette necessite est rentorcee par Ie niveau tres eleve des taux d' interet qui ne permet pas d' envisager I'incitation it des emprunts par les particuliers ou d 'autres usagers; D'autres depenses par leur nature ont un caractere public net. II s'agit : 1. des depenses specitlques au passage d' un systeme ancien it un nouveau systeme. II est en eftet d'interet public d'assurer les conditions susceptibles de favoriser la mobilisation des ressources nouvelles, en particulier d' apporter la preuve de la realite des services durant la transition, preuve sur la base de laqueUe iI est possible de construire les operations d 'ani mation et de sensibilisation des usagers; Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Pagel! 2. des coOts d' animation, d' information, de vulgarisation et de formation technique ou admi nistrative ; ces depenses ont une rentabilite sociale et economique globale mais ne peuvent pas ~tre affectees ~ une operation ou une categorie d 'usagers. 3. des coOts d' etudes, de supervision et de promotion des programmes qui sont de la meme fa<;on des depenses d' interet global non d irectement facturables ; il est de I' interet de la collectivite que ces taches soient bien rempties. [J Determiner des priorites de tinancement correspondant aux priorites dans la strategie d'ameliora tion du cadre de vie urbaine de Ouagadougou. Ce dernier principe de base est egalement important car les difticultes de montage, de negociation et de mise en place des tinancements sont souvent tres variables selon les montants ~ mobiliser, Ie type de ressources recherche, etc. II pourrait s'ensuivre un ordre de realisation des composantes des programmes, une hierarchisation des objectifs qui n'auraient plus rien a voir avec les priorites definies en commun par les differents partenaires. II convient donc que les efforts de financement, les arbitrages, I'aftectation des moyens disponibles soient operes en fonction des priorites du PACYU et qu'ils permettent si besoin est d'effectuer les compensations indispensables aux difficul 1 3.2 tes rencontrees dans la mobilisation des ressources envisagees. PRINCIPE DE BASE EN MATIERE INSTITUTIONNELLE 1 3.2.1 L'identification des actions prioritaires a partir de la base. Compte tenu de la nature des probl~mes d 'assainissement et en particulier de I'importance des habi 1 tants en tant que beneficiaires principaux de I' assainissement mais aussi en tant qu' acteurs determi nants par leurs comportements et leurs actions, iI est essentiel que les actions prioritaires soient iden tifiees par I'ecoute et Ie dialogue avec les populations concernees, au travers de leur participation et de 1 leur representation dans les associations d 'habitants, dans les ONG, dans les secteurs, dans les Com munes et au Haut Commissariat. 1 3.2.2 La decentralisation des responsabilites. Les problemes d'assainissement et la mise au point des solutions pour y faire face sont fortement marques par les caracteristiques locales qu'elles soient physiques, sociales, socio-economiques, etc. II est ainsi particulierement important que ces actions soient placees sous la responsabilite directe et principale des structures decentraJisees que sont Ie Haut Commissariat, les Communes, les secteurs, les associations, les structures protessionnelles concernees, ... 1 La mise au point d 'une strategie d' assainissement engendrera necessairement des taches et des respon sabilites nouvelles; iI sera it important qu'elles soient devolues aux structures decentralisees existantes 1 afin de developper les capacites de celles qui existent, de ne pas disperser les forces et de conserver au cadre organisationnel Ie maximum de clarte possible. 1 3.2.3 La differenciation des responsabiliMs en cinq fonctions fondamentales Afin de disposer d 'un cadre simple de repartition des responsabilites entre les acteurs, il parait utile d'identifier et de pouvoir cJasser toutes les taches detaillees parmi cinq groupes de responsabilites : 1 evaluation des besoins, planification et programmation execution des programmes 1 appui ~ I'execution (formations, conseils, reglementation ... ) contr61e de la mise en oeuvre des programmes et des resultats. gestion des programmes ~ executer Page 32 Projet d'am(!/ioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 3.2.4 La privatisation des taches d'execution. L'assainissement est par nature d'interet public. 11 est ainsi fondamental que, dans ce do maine, la puissance publique, sous ses differentes formes (Etat, Ville, Communes) puissent exercer effective ment leurs responsabilites essentielles (fixer les normes, les priorites, les conditions de mise en oeu vre, mobiliser les financements ... ). Pour faciliter ce plein exercice des responsabilites publiques fondamentales et pour tenir compte de la souplesse indispensable dans la mise en oeuvre pratique, it est determinant que les structures privees (entreprises, groupements d'usagers, simples particuliers, .... ) assument dans Ie cadre des regles et orientations definies par la puissance publique, la plus grande part des taches d'execution. Le succes a long terme de cette nouvelle approche n'est cependant assuree que si un certain nombre d'enjeux sont partages par I'ensemble des partenaires: Encadre 5 - Les enjeux de la DouveUe stra~ie Accepter Ie nouveau cadreinstitllti.onnelde la decentralisation => un role pour chacun des partenaires => une nouvelle forme de partenariatentre institutions et bailleurs Renforcer I'echelon municipal ::::> adapter Ie role de maHrise d'ouvrage :=> creer des mecanismes financiers => une plus grande ecoute des communautes => repartition claire des responsabilites Developper I'implication des communautes => definir les modalites de cooperation entre communautes et les autres acteurs (institutionnels et economiques) => mise en place d'une reelle representativite => prise en compte des demandes des communautes => mise en place d'un appui technique et financier => identifier les types de formation et les personnes des a former pour gerer les petits projets 3.3 PRINCIPES DE BASE EN MATIERE TECHNOLOGIQUE CJ Une palette variee d'options technologiques adaptees h chaque cas particulier doit ~tre proposee. CJ Les solutions technologiques proposees devraient permettre des amenagements ulterieurs en fonc tion de l'accroissement possible des moyens financiers, des besoins. CJ Le choix des options technologiques devrait ~tre base sur les besoins et la demande effective des usagers. CJ L'efficacite des services d'assainissement depend en grande partie du degre de couverture et de fiabiJite. Proposer un service h un minorite selectionnee de la population ou de fagon intermittente n'ameliorera pas I' environnement sanitaire de fa<;on notable et ne justitiera pas les investissements consentis. CJ Les ameliorations techniques proposees doivent ~tre coherentes entre elles. Projet d'amelioration des conditions de vie urbalile a Ouagadougou Page 33 o La strategie d'assainissement adoptee do it reduire, voire eliminer les impacts des rejets sur I'environnement. II n'est plus concevable que la pollution soit simplement deplacee de ramont vers I'aval . DUne plus grande attention doit etre apportee a la preservation des ressources, a la recuperation des divers dechets et de certains effluents. Les systemes proposes doivent inclure la notion de preser vation du cycle de I' eau. o Les solutions techniques proposees doivent etre durables. Pour les eaux usees Un des objectifs etant de fournir un service a la plus grande partie de la population, il convient donc de proposer d'abord les solutions techniques les plus simples, peu coOteuses et susceptibles d'amelioration ulterieure telles que les latrines a fosses ventiIees ou les latrines a chasse manuelle Pour les eaux pluviales Parallelement aux techniques conventionnelles de drainage par caniveaux, de nouveaux concepts doi vent etre pris en compte atin de proposer une approche plus integree, tels que: 1. la reduction des ecoulements notamment par l'augmentation de I'intiltration et des possibilites de stockage intermediaire et d'infiltration de I'eau tant dans Ie domaine public que dans les conces sions; 2. des mesures urbanistiques vis ant au contr61e des constructions en zones a risque d'inondation ou a la construction d'amenagement adequats pour eviter les consequences des inondations; 3. I'amelioration du drainage des eaux pluviales ne pourra etre effectif sans amelioration consequente des services urbains tels que la collecte des dechets solides. Pour les dechets solides 1. dans Ie terme de dechets, il convient de distinguer les materiaux qui n'ont plus aucune valeur eco nomique de ceux dont on n'a plus d'usage. Cette consideration rejoint celIe de la necessite de re duire la quantite de materiaux a evacuer compte tenu des coOts toujours croissants de collecte et mise en decharge; 2. La reduction des quantites de dechets produits est a envisager a trois niveaux: • au niveau industriel avec changement des procedes de fabrication permettant une reutilisa tion ulterieure d'un ou des composants, reduction des emballages, recyclage interne des de chets • au niveau des consommateurs avec tri a la source avant fa contamination des dechets recu perables • au niveau des recuperateurs avec diversitication des procedes de recyclage dont eventuel lement Ie compostage. Les solutions envisagees doivent tenir compte de ces aspects et particulierement de I'impact sur l'emploi et Ie secteur informel. Le systeme Ie moins coOteux economiquement et socialement est celui qui minimise les importations de materiel et maximise la productivite du systeme en faisant appel a des options a haute. intensite de main d'oeu vre. Ces programmes bases sur I' emploi de la main d'oeuvre locale favorisent les conditions de developpement d'activites informelles de recyclage dont les impacts sociaux, economiques et environnementaux sont appreciables au niveau des communautes.
Page 34 Projet d'amelioration des conditions de vie urbalile J Ouagadougou 3.4 PRINCIPE DE BASE EN MATIERE DE PARTICIPATION COMMUNAUTAIRE Pour impliquer de fa~on responsable les communautes dans I' arnel ioration de leur environnement sani taire, iI convient de suivre les principes suivants : 3.4.1.1 Divelopper un systeme d'in/ormation D~ Ie demarrage d'un programme les populations doivent etre informees d'une nouvelle maniere de travailler pour entreprendre une amelioration de leurs conditions de vie. Une information au niveau national est la preuve de la volonte politique de mettre en oeuvre cette nouvelle approche. Durant la mise en oeuvre du programme d'appui aux initiatives de base, un systeme d'information permanent, clair et touchant tous les groupes de la communaute est un parametre important de succes dans la reussite du projet. II est important de connattre I'environnement institutionnel, d'expliquer les con traintes liees ~ Ja mise en place des financements exterieurs afin de les prendre en compte au moment de la discussion sur la repartition des prises en charge, par exemple. 3.4.1.2 Mettre en place les principaux maillons de communication La communication ne peut se faire qu'a partir d'une organisation bien definie; deux maillons sont im portants : (i) identifier les representants reels des communautes pour constituer un ou des groupes de travail qui seront les representants de la population (representation des differents groupes et interets) du quartier, (ii) mettre en place Ie bureau du programme, proche des communautes avec lesquelles il s'agit de travailler, qui sera l'interlocuteur privilegie des groupes de travail, et qui sera Ie point de rencontre entre communautes (groupes de travail) et les autres partenaires (services techniques, muni cipalites, bailleurs); ce bureau du programme joue un role de coordination et de suivi et evite de mul tiplier les interlocuteurs face a la population. 3.4.1.3 Prendre en compte Ie /ac/eur temps: Au niveau des communautes it s'agit de prendre en compte Ie temps necessaire pour apprehender la demande reelle des communautes; cette etape demande une periode d'ecoute des differents groupes de la communaute, puis une periode pour assister ensuite ces groupes a detinir leurs priorites ce qui sup pose I'intervention d'autres partenaires. Un temps assez long (minimum de six mois) est necessaire atin de permettre ~ la population de s'approprier Ie projet. Apres l'identification des priorites demarre une autre etape qui est de savoir comment on peut rt!pondre aux priorites identifiees et de s'accorder sur la repartition des prises en charge. La participation tinanciere des populations est certainement dependante du temps que I'on passe pour I'identitication et la comprehension que les communautes ont du projet. Les temps sont aussi a concilier entre les differents acteurs (celui des communautes et celui des aut res acteurs en particulier les bailleurs et les structures gouvernementales ou techniques) car si Ie temps pour I'identification des actions prioritaires a partir de la base semble long aux autres partenaires Ie temps pour demarrer concretement la phase des travaux (appels d'offres ) semble long aux communau tes. Le temps, au sens de disponibilite, est a adapter sur celui des communautes en particulier pour les bu reaux de programme. 3.4.1.4 Fonnaliser les relations avec les communautes Les relations avec les communautes doivent etre formalisees comme c'est deja Ie cas entre les autres partenaires. Cette formalisation peut prendre plusieurs formes : (1) formal iser les grandes etapes du programme, (ii) rediger des protocoles d'accord pour formaliser les engagements de part et d'autre, (iii) promouvoir des relations contractuelles directes entre les usagers et les prestataires prives de ser vices, de travaux ou d'approvisionnement en materiaux. Projet d'amelioration des conditions de vie urbalile J Ouagadougou PageJS 3.4.1.5 Renforcer les capacites de negocilJiion des differents parlenaires L'ancienne approche n'a pas favorise la concertation entre les differents partenaires. II est important que les instances gouvernementales (niveau national et municipal) soit a I'ecoute des communautes. L'echelon municipal est certainement Ie niveau Ie plus proche des communautes et Ie plus a meme de mettre en oeuvre cette concertation, bien qu'actuellement iI existe une crise de confiance envers les institutions publiques de fal;on generale. Des formations sont a mettre en oeuvre afin de faciliter cette nouvelle approche participative et afin d'ameliorer les competences des communautes pour se placer en position d'interlocuteur (ameliorer la position d'interlocuteur des communautes est aussi leur don ner acces a une bonne information). Le processus de concertation est a promouvoir entre niveau central et municipal entre acteurs publics et groupes de travail mais aussi entre les differents groupes au sein de la population. Prendre en compte les experiences et les acquis de la communaute Page 36 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou 4. PROPOSITIONS TECHNOLOGIQUES ET STRATEGIE SECTORIELLE 4.1 L' ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES 4.1.1 Criteres de choix Le type d'assainissement Ie mieux adapte ~ une situation donnee depend de nombreux Encadre 6 facteurs techniques et economiques. Les criteres techniques comprennent Ie type CRfTERES DE CHOIX DES TECHNIQUES D'ASSAf.. d 'habitat, la consommation d' eau, la nature NISSEMENT AUTONOME geologique du sol, les contraintes d 'exploi tation et les criteres economiques concer L'habitat nent fe cout des ouvrages et fa volonte de surface disponible pour les ouvrages d'assai payer des usagers. nissement nombre d'usagers En general, si la densite de population de equipements sanitaires existants passe 150 ~ 200 hab/ha, ('utilisation de L'utilisation de I'eau systemes d' assainissement autonomes est branchement au reseau d'eau potable d ifficile du fait du manque d' espace pour Ie consommation d'eau potable positionnement des latrines et surtout des quantite d'eaux usees rejetees tranchees d'infiltration des tosses septiques. La nature geologique du sol Tous les secteurs residentiels de la ville capacite d'infiltration du sol presentent des densites de population inte profondeur de la nappe rieures ~ 100 hablha, en dehors de la zone epaisseur du sol meuble administrative et commerciale, pour Les contraintes d'exploitation laqueUe fa densite de population est de I' or materiaux utilises pour la toilette anale dre de 350 hablha. moyens d'entretien Les coOts Si la consommation d 'eau est faible coOt d'investissement (inferieure ~ 50 I/j hab), il est impossible de coOt d'entretien et de vidange faire fonctionner un reseau d' egout sans volonte de payer des beneficiaires risque de depots et d'obstruction des canal i sations ; c'est en general Ie cas des conces- sions qui ne disposent pas d 'un branchement direct au reseau d' eau potable. Pour les zones d 'habitat de bas et moyen standing, seuls des systemes individuels du type latrine VIP et a chasse manuelle peuvent 8tre envisages; ces deux derniers systemes n'entrainant d'ailleurs pas d'augmentation de con sommation d' eau. 4.1.1.1 Assainissement individuel La faisabilite des technologies d' assainissement autonome est affectee par la capacite d' intiltration des sols, la profondeur de fa nappe phreatique et de la cuirasse lateritique. Les sols lateritico-argileux de Ouagadougou ont une permeabilite moyenne a long terme comprise entre to et 40 IIj.m2, jugee ac ceptable pour les eaux usees. Le niveau de la nappe phreatique ne pose aucun probleme a I'exception de fa zone commerciale, ou elle remonte a moins d 'un metre au dessous du niveau du sol en saison des pluies. Des mesures compJementaires du taux de percolation des sols seront necessaires pour preciser les limites des zones favorables a "assainissement autonome. La presence de la cuirasse lateritique a de tres faibles protondeurs necessite I'utilisation de systemes sur site peu profonds (latrines peu pro fondes, tertres d' intiltration). Projet d'amtHioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Pagel7 Le coOt d'investissement et Ie coOt actualise (capital plus entretien) sont des criteres de choix. Une esti Encadre 7 mation des coats de chaque option technologique est presentee et la comparaison economique des COMPARAISQNEGONOMIQUE DES solutions les plus viables est presentee dans Ie ta TECHNOLOGI.ES D'ASSAINISSEMENT AU bleau ci-dessous. La comparaison des systemes TONOME d'assainissement autonome montre que la fosse (coOt actualise a 12% en FCFA/an) septique toutes eaux est 3 a 4 tbis plus chere que la Latrine traditionnelle latrine VIP avec un puisard pour les eaux menage 8 personnes: 5 000 res ; les volumes d 'eau traitee sont cependant diffe 16 personnes: 6 000 rents. La fosse septique s' impose pour les habita Fosseetanche . tions equipees de WC et branchees au reseau d 'eau Bpers6nnes: 50 000 potable. Les latrines VIP ou a chasse manuelle sont 16personnes: 55000 des alternatives economiques pour des menages Latrine VIP a fosse etpuisard consommant peu d'eau (inferieure a 40 I/j.hab). 8 personnes: 18 000 Pour la zone du centre vilie, Ie raccordement au 16 personnes: 22 000 reseau semble une solution plus economique que Latrine a double fosse et puisard l'utilisation de fosses etanches qui necessitent des 8personnes:15 000 vidanges frequentes. 16 personnes: 17 000 L'enquete sur la volonte de payer donne des infor Latrine a chasse manuelle mations sur les preferences des usagers pour les B personnes: 17 000 differentes technologies. 65% des menages, surtout 16 personnes: 20 000 de religion musulmane, utilisant I' eau en faible Fosse septique avec tranchees d'in quantite pour la toilette anale, ont une preference filtration naturelie pour la latrine a chasse manuelle ; les rai 8 personnes: 70 000 sons invoquees tiennent a la modernite et a I'hy 16 personnes: 120 000 giene et la facilite d 'entretien. Le habitants prefe- rant la latrine a fosse ventilee mettent en avant I'economie d'eau et la facilite d'entretien. L 'habitat dans un quartier donne est rarement uniforme, sauf dans Ie centre administratif et commer cial. Ceci s'explique par Ie fait que les menages peuvent obtenir une parcelle de superficie moyenne 300 m2 contre simple paiement d'une avance de 25 000 FCFA (Ie coOt moyen de la parcelle est de 115 000 FCFA a regler en 4 a 5 ans). II n'est donc pas possible de detinir un type d'assainissement adapte a chaque quartier et Ie choix doit pratiquement se faire parcelle par parcelle, en fonction des criteres de selection detinis precedemment. Le PSAO recommande la construction d'equipements cor respond ant a la preference et a la volonte de payer des usagers, compatibles avec Ie standing de I'habi tat, les conditions d 'urbanisme, les consommations d 'eau potable et les caracteristiques des sols. 4.1.1.2 Assainissement collectif Compte tenu des problemes frequents rencontres sur les reseaux de collecte, il est souhaitable d' eviter les longueurs importantes, les pentes faibles et les postes de refoulement, pour preferer des reseaux courts et gravitaires avec des pentes suftisantes pour assurer un autocurage satisfaisant (ce type de choix peut amener a creer des unites de traitement decentralisees. Le choix de la fiJiere est base sur un certain nombre de parametres dont certains sont des facteurs limitants; les objectifs a prendre en compte sont la rusticite et la longevite des installations, I'efticacite au regard du milieu recepteur, I'independance par rapport aux sources d 'energie et la taille raisonnable des realisations. o Usage du milieu recepteur: si la normalisation de la qualite des effluents n'a pas encore abouti dans de nombreux pays, il convient des maintenant de tenir compte des imperatifs dictes par I'usage de I'eau en aval du lieu de rejet; c'est Ie parametre Ie plus important en matiere d' impact. Compte tenu des contraintes sanitaires, on privilegiera des techniques d'epuration permettant I'elimination des germes pathogenes . PageJ8 Projet d'amelioratiol1 des conditions de vie urbaine a Ouagadougou o Qualite et la quantite des etlluents a traiter: ce parametre tixera la taille a donner aux ou vrages et Ie mode de traitement s'il s'agit d'un etlluent mixte (domestique et industriel), ce parametre s'exprime en volume, charge ou ratios (equivalent-habitants). o Surfaces disponibles: la surface disponible conditionne la mise en oeuvre de filieres exten sives comme Ie lagunage (dont la surface peut etre cependant rectuite dans Ie cas de I'im plantation d'un etage anaerobie dans Ie bassin primaire) ou I'extension des ouvrages par tranches successives. o Services disponibles: I' alimentation en energie (I 'ideal etant Ie lagunage integral, indepen dants des sources d'energie), la facilite d'acces routier, I'approvisionnement en produits de traitement. o Contraintes de situation: la nature du sol, du sous-sol (permeabilite) et les materiaux de construction peuvent etre des elements determinants pour Ie choix d 'un traitement. Le bilan hydrique constitue un facteur Iimitant dans les zones chaudes et seches. L'environnement du site humain, agricole et les notions de securite, bruits, odeurs, salubrite publique de vront etre pris en compte. o Structures chargees de I'exploitation: en determinant en amont d 'un projet la structure qui sera chargee de I'exploitation (societe, services municipaux, collectivites, habitants des quartiers), il sera possible d' adapter Ie mode de traitement a ses capacites de suivi et d' en tretien. 4.1.2 Choix technologiques 4.1.2.1 assainissement individuel 4. 1 21.1 loldnes et puisords Pour les habitations qui ne sont pas equipees de WC avec chasse, Ie PSAO recommande la latrine VIP a deux fosses non revetues pour les menages qui utilisent du papier pour la toilette anale, et la latrine a chasse manuelle a puisards non revetus pour les menages qui utilisent de I' eau, a I' exception de tout autre materiau. Dans Ie cas de latrine VIP, un puisard est necessaire pour I'evacuation des eaux usees menageres. Dans Ie cas des latrines a chasse manueIle, on propose, dans Ie cadre du projet de demons tration, de raccorder I'evacuation des eaux usees dans la moitie des cas ala fosse en activite et d'etu dier Ie comportement de celle-ci ; dans I'autre moitie des cas on propose de raccorder pendant les deux premieres annees I'evacuation des eaux ala fosse qui n'est pas en activite et qui n'est pas encore remplie. Apres trois annees d' observation, on clevrait etre a meme de condure sur I' utilite de la cons truction d'un puisard special pour I'evacuation des eaux usees. Ces ouvrages d'assainissement concer nent principaiement les habitations de moyen et bas standing oil vivent 2 ~ 3 menages (10 ~ 25 per sonnes) consommant moins de 40 I/j.hab d'eau potable. Le cout d'investissement des ouvrages d'as sainissement (latrines pour les excretas et puisards pour les eaux l1s~es) est de I'ordre de 100 000 FCFA. Le cout annuel d'entretien est de I 300 FCFA et Ie cout de la vidange de 2 000 ~ 3 000 FCFA une fois tous les 2 ans. 4.1.2.1.2 tosses septiques Pour les habitations situees en dehors du centre administratif et commercial ou eloignees du trace des collecteurs d'egouts mais branchees au reseau d'eau potable et equipees de WC ~ chasse, Ie PSAO recommande la fosse septique toutes eaux avec tranchees d' intil tration pour I' evacuation des excreta et des eaux usees menageres. Cette technologie est bien appropriee ~ I'assainissement d'habitations de haut standing (8 personnes) occupant des parcelles de superticie superieure ~ 500 m2 et dont la con sommation en eau potable est importante (50-150 l/j.hab). Le cout de la construction de la fosse septi que est de J'ordre de 240 000 FCFA ; les frais annuels de fonctionnement sont estimes a 33 000 FCFA (dont 90% pour la consommation d'eau necessaire pour la chasse des toilettes) et Ie coOt de la vidange par une entreprise specialisee est de 9 000 FCFA tous les trois ans. Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 39 4.1.2. 1.3 vidanqe des losses et puisards La vidange de ces instaHations continuera de se faire par les entreprises privees disposant de camions de vidange. Les matieres de vidange des fosses septiques et des latrines a fosse etanche, qui contien nent des germes pathogenes, seront traitees dans les bassins de lagunage. Le volume des matieres de vidange ~ evacuer devrait evoluer comme indique au tableau 3 ci-dessous. Ceci necessite la rotation d'une flotte de 5 camions vidangeurs de 3 m3 sur la base de 2,5 rotations en moyenne par jour et d'un volume moyen de 2 m3 par vidange. Tableau 13 - Evolution du volume des matib-es de vidange a traiter Origine des matieres de vidange Production moy. deboues (fIhab. an2. 1990 mJjan 2000 mJjan 2005 mJjan Latrine traditionnelle 30 12 285 13500 3000 Fosse etanche 60 6215 4800 2400 Fosse septique 40 1 235 2400 3600 Total produit 19735 20700 9000 Total depose au lagu- 7200 6000 nage 4, 1 2. 1.4 evolution probable des niveaux de seNice - Assainissemenl aulonome L'etude sur fa volonte de payer a montre qu'au moins 80% des menages equipes de latrines tradition nelles ou a fosse tixe souhaiteraient transformer leurs installations ou au moins les ameliorer. Cepen dant, i1 semble prudent de prevoir des rythmes de modification raisonnables des installations indivi duelles. Entre 1995 et 2000, on estime qu'environ 6 000 latrines traditionnelles et ~ fosse fixe, sur les 29 000 existantes, seront transformees en latrines a chasse manuelle ; 3 000 autres latrines tradition neIJes ou a fosse fixe devraient etre abandonnees et remplacees par des latrines VIP. En plus, environ II 150 latrines nouvelles devraient etre construites dans Ie cadre de la construction de nouveaux 10 gements (6 500 latrines a chasse et 3 300 latrines VIP) ; on estime par ailleurs que 2 200 tosses septi ques nouvelles seront construites au cours de cette periode. Environ 440 000 habitants, soit pres de 50% de la population, devrait disposer de services ameliores d'assainissement en l'an 2000. Le tableau ci-apres recapitule I'evolution envisagee des niveaux de service d 'assainissement a Ouaga
dougou entre 1990 et 2005. Table-<Iu 14- Evolution des nive-.lUX de service d'assainissesnent Population 1990 Ouvrages Population 2000 Ouvrages . Population 2005 Ouvrages Sans installation 44000 30000 0 latrine traditionnelle 421 600 23400 450000 28 125 100000 6250 Fosse etanche 103600 6300 74000 4600 30 000 1 870 latrine VIP 100 000 6250 320 000 20000 latrine a chasse man. 200000 12500 540 000 33750 Fosse septique 30 800 3850 60000 6025 90000 9075 25 0 6000 10 Reseau d'egout 000 Total 600000 33550 920000 57500 1 090000 70945 25 I.e reseau d'':gout coll<!ct<!ra non seuklllCIll ks <!ffiuents des habitations du c~ntr~ viii.: commercial e\ administratif, mais aussi I<!s ellux us.:es industrielles <!! I~s matil!res de vidang.: dont la ~harge de pollution est estim':e a 45 000 equivalent-habitants Page 40 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 4.1.2.2 assainissement en milieu scolaire Le PSAO propose la construction de 119 blocs de sept latrines dans les 119 ecoles de "enseignement de base actuellement non equipees (soit environ 60 000 eleves en 1990) et 47 blocs de sept latrines dans 13 etablissements d' enseignement secondaire public representant environ 14 000 eleves. Le cout d 'un tel projet est estime a 250 millions FCFA, y compris etudes et supervision des travaux et provi- sion pour divers et intlation. Le programme d'education pour l'hygiene a I'ecole sera prepare en collaboration avec Ie Ministere de l'Enseignement de Base atln de I' integrer au programme scolaire. II comprendra la confection de sup ports pedagogiques et audio-visuels appropries et la formation de quelques 150 enseignants. Cette ac tivite se deroulera en meme temps que la construction de nouvelles installations d'assainissement dans les ecoles ou la rehabilitation d'installations existantes. Son cout est estime a 54 millions FCFA. 4.1.2.3 assainissement collectif Le tableau 15 ci-apres donne la repartition des debits et charges polluantes actuelles a traiter sur I' en semble du site urbain. Les gros pollueurs identifies sont Ie centre administratif et commercial compre nant en particulier Ie secteur 9 de releve ONEA, Ie Marche, les grands hotels (Silmande et Indepen dance), l'h6pital, la BCEAO, la zone industrielle et la tannerie. On examine dans les paragraphes sui vants les diverses solutions techniques pour I'assainissement de ces gros pollueurs. La brasserie SOBBRA represente a elle seule 90% de la pollution industrielle (eaux usees), et iI est fort possible qu'elle envisage de reduire sa consommation d'eau, notamment en recyclant une partie de I' eau rejetee et de reduire sa charge polluante en modifiant ses procedes de fabrication au vu des de penses supplementaires qui seront engendrees par la surtaxe assainissement et qui seront proportion nelles a sa consommation d'eau. II est donc essentiel, avant de dimensionner les ouvrages, de conduire conjointement avec la brasserie une expertise des possibilites de reduction des volumes et charges polluantes rejetees. Dans une deuxieme phase on pourra envisager de recllperer des dechets et sous-produits atln de re duire sensiblement la pollution. Par exemple pour [a brasserie, Ie trouble de mout pourra etre retenu et la filtration du mout pourra etre pratiquee sans rejet des residus de filtration dans Ie reseau general de collecte des eft1uents. Pour I'abattoir, Ie PSAO recommande la recuperation du sang, la revalorisation des dechets d'abattage en produits proteiniques (farine d'os-viande) et un pretraitement (degrillage, bac a graisse) avant I'epuration des effluents dans les bassins de "lagunage" de la zone industrielle. Les caracteristiques des eaux usees pretraitees devront etre26 : MES inferieur a 10 gil COT inferieur A 100 mg/l Metaux lourds inferieur a Img/l La tannerie situee au voisinage d 'une zone d 'habitation deverse dans les eaux de surface des substan ces chimiques toxiques. Le PSAO propose soit un systeme de traitement autonome soit Ie deplacement de cette unite dans la zone industrielle accompagnee d'une reorganisation des locaux et des procedes. Les eaux usees pretraitees (tiltration, desulfuration, alcalisation, tloculation-t1Itration) seront alors admises dans les bassins de "Iagunage" aux normes suivantes: Cr VI inferieur A I mgll Cr III inferieur a 4 mgll Sulfures inferieur a 2 mg S2-/I COr7 inferieur A 100 mgll MES inferieur A 10 gil 26 Etudes ~D.fchels industrids d loxiqu~s~ (H,R. Stoll, Juin 1993) 27 Carbone organique IOlal Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Page 41 Table-.tu 15 - Debits et charges poUuantes a traiter Volume rejete Charge (Kg/I) (m 3/j) DCO 080 5 MES Eaux usees urbaines releve 90NEA 490 640 370 300 hotel Silmande 120 40 25 10 hotellndependance 120 40 25 10 marche central 50 100 50 50 hopital 120 120 70 60 BCEAO 60 20 .J..Q ..2 Sous-Total 960 960 550 435 Eaux usees industrielles abattoir 160 480 210 160 brasserie 1 440 3020 1 010 1 010 So us-total 1 600 3500 1 220 1 170 Matieres de vidange 30 330 180 600 Total general 2560 4790 2020 2250 Tannerie 70 350 175 140 Le systeme d' assainissement par reseau d' egouts propose pour Ouagadougou est de type separatif compte tenu des caracteristiques locales: la topographie de la ville, qui permet I'evacuation des eaux pluviales Ie long des versants les plus courts, la repartition des precipitations concentrees sur quelques mois, qui entratnerait dans un systeme unitaire des faibles vitesses d 'ecoulement en saison seche avec des risques de dep(}ts et d'obstruction dans les canalisations. La localisation des pollueurs et la mor phologie de la ville permettent de concevoir des reseaux d 'assainissement par bassins-versants offrant diverses alternatives de connexion et de traitement dont les variantes sont decrites ci-apres. Ce reseau permettra: o la collecte des effluents provenant des zones denses d'habitat (superieures a 350 hab/ha) situees dans Ie centre ville OU la nappe phreatique est a un niveau rapproche du sol pendant la saison des pluies; o Ie raccordement des gros consommateurs d'eau et des gros pollueurs industriels. Le rae cordement des eaux usees de la BCEAO en t~te de reseau creera un effet de chasse et dimi nuera les risques de dep(}ts dans les canalisations . . Variantel: CQ/lecte et traitement SeDareS des e{fluents urbains et industriels Cette option est constituee de deux reseaux d'assainissement independants de type gravitaire aboutis sant a des bassins de lagunage adaptes aux caracteristiques des eftluents o un collecteur de base acheminant les effluents provenant du centre ville, du Marche et des gros consommateurs (BCEAO, H(}tels lndependance et Silmande, H(}pital) vers une station de refoulement situee en amont du lagunage implante a proximite du Bois de Boulogne (for~t classee du barrage). Ce lagunage comporte un bassin a double etage vertical (anaerobie/aerobie) suivi d'un bassin purement aerobie OU les temps de sejour permettent l'utilisation des eaux usees en irrigation; Dune canalisation prolongeant Ie reseau existant de la zone industrielle et achemine gravitai rement les effluents de I'abattoir et de Ja brasserie vers une station de lagunage anaerobie situee sur la route de Kaya (d' acces facile pour les camions de vidange). Ce lagunage com prend deux bassins par etage atin de faciliter les vidanges de boues. Ces reseaux d' assainissement ne comportent qu 'une seule petite station de relevement et une petite station de refoulement d' entretien aise. Chaque lagunage, est d 'une conception specifique adaptee aux Page 42 Projet d'amelior<1tion des conditions de vie urbaine a Ouagadougou caracteristiques des eaux usees. Leur mise en oeuvre independante assure une souplesse dans Ie rac cordement des usagers. L' inconvenient principal de cette variante est de se situer en zone urbaine, a I'interieur d'une foret dassee. Cependant, la surface occupee par les bassins de lagunage est faible (3 hectares, soit 1,5 % de la surface totale du bois) et la nature passive du mode de traitement ne genere pas de nuisances. . Variante 2 : Reseaux avec rejet el traitement unique (annexe) Dans cette solution de type dynamique, les eaux usees sont reprises aux points bas des bassins ver sants par des stations de refoulement qui les acheminent vers une station unique de traitement de type lagunage situee Ie long de la route de Fada N'gourma. Si cette solution offre I'avantage d'un traite ment centralise des effluents, elle necessite la mise en place d 'une station de relevement et de deux stations de refoulement ainsi que des dispositifs anti-belier. Les conduites sous pression ne permettent pas Ie raccordement des riverains. Parmi ces 2 variantes, J'atelier national sur Ie PSAO a choisi d'ameliorer la solution n° 2 (traitement conjoint des effluents urbains et industriels hors de la ville) compte tenu des eventuels risques d 'odeur du lagunage en saison chaude et de I'amenagement du Bois de Boulogne en lieu de plaisance (etude confiee a une commission interministerielle). Une etude de faisabilite environnementale sur tinance ment CFD examinera les impacts Sllr I'environnement des sites technico-economiques envisageables, cette etude analysera les contraintes legislatives et reglementaires, foncieres et d'amenagement de I'es pace et les contraintes se rapportant a la nature physique, biologique et socio-economique de la zone d' etude. L' identification des contraintes liees aux usages, a la qualite du milieu recepteur et a la reuti lisation des eaux traitees conduira a determiner I'emplacement definitif des bassins et Ie niveau de traitement souhaitable. 4.1.3 Montants et sources de financement 4.1.3.1 assainissement autonome Le financement de la construction des installations d' assainissement auto nome sera en majorite a la charge des beneticiaires. Cependant, pour inciter les habitants a construire des installations conformes aux recommandations du PSAO, I'ONEA, charge de I' assainissement a Ouagadougou, financera un ensemble de campagnes d' information, de stages de formation d 'artisans constructeurs et un pro gramme de promotion de I'assainissement autonome par la mise a disposition des menages d' equipe ments de latrines (daHe et conduit de ventilation pour les latrines VIP; cuvette, daHe et siphon pour les latrines a chasse manuelle) representant une subvention directe de 1'ordre de 30 000 FCFA par la trine amelioree. Ces equipements seront fabriques et distribues par des artisans prives formes a cette tache. Sur la periode 1994-2000, I'ONEA devrait consacrer environ 612 millions de FCFA y compris provi sions pour inflation en vue de soutenir Ie programme de mise a la disposition d 'equipement de latri nes. En admettant que ce programme soit auto-finance par I'ONEA, les depenses pourraient etre cou vertes par une "surtaxe d'assainissement autonome" pen;ue aupres des consommateurs non raccordes au reseau d'assainissement collectif, avec un taux de recouvrement estime a 90%28 . En tant que responsable de I'assainissement des eaux usees, l'ONEA organisera les campagnes d'in formation, de promotion et de formation sur les technologies d'assainissement et sur I'hygiene du mi lieu. Le budget moyen de ces campagnes de promotion, de sensibilisation et de formation est estime, pour la periode 1994/2000, a un total de 2 IO millions FCFA. Le cout de cette operation pourrait etre couvert par une surtaxe "promotion de I'assainissement". Un projet de demonstration sur la promotion de I'assainissement auto nome d'un montant de 550 000 US$, finance par Ie PNUD et I'ONEA (BKF/91/0IO) a demarre en 1992 et est en voie d'achevement. 28 Dans 10US 1.:s calculs qui S\liVelll. Oil a e'lim': prudo!nl de limit.:r Ie volume de vente d 'eau potabl.:. bas.: de facturalion d.:s sur· taxes d'assainissement, n leur nivo!lIu connu it cOllrtt"rmo!, SOil 12 millions m3/an pour Ouagadougou "t 10 millions m 3/an pour les autres localit.!s. L'incertitude qui pese sur Ie programme de renforcement des installations d" productioll d'csu potable ne pennet pas d'.:nvisager d'augmentation sensible de ce volume de V<!llte a moyeJl't<!rmc. Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine il OU.1g,ldougou Page 43 II a permis de develop per une methodologie permettant d'informer et de mobiliser les communautes pour la construction d'equipements sanitaires recommandes par Ie PSAO. 4.1.3.2 assainissement scolaire En admettant que ce projet soit finance dans les memes conditions que ci-dessus, I 'ONEA devrait y consacrer environ 218 millions FCFA sur la periode 1994-2000. Sur la base des memes hypotheses de recouvrement des coOts que ci-dessus, la "surtaxe d assainissement scolaire" devrait etre de I J 2 FCFA/m d'eau potable consommee. L'entretien (vidange des fosses et petites reparations) serait it la charge des parents d' eleves ; pour une ecole primaire de 6 classes (soit environ 500 eleves et en considerant un taux de recouvrement de 60%) il serait necessaire de recouvrer une somme d 'environ 30000 FCFA par an representant une participation de 100 FCFA par an et par eleve. 4.1.3.3 assainissement collectif L'analyse economique des 2 alternatives montre que la variante I d'un coOt d'investissement de 1379 MFCF A (collecte et traitement separes des eftluents urbains et industriels) est la solution la plus eco nomique. Mais, compte tenu des contraintes environnementales et en attendant les conclusions des etudes d' impact, seule la variante 2 retenue par Ie seminaire national du PSAO a fait I 'objet de I' ana lyse financiere pour un investissement de I 941 MFCFA. Les coats de fonctionnement sont estimes it 90 MFCFA par an dont 20 MFCFA pour les frais de personnel et 26 MCFA pour I'energie. Variante 1 Coat de Divers et Provision Total Equiv. base imprevus p. inflation general MUS$ Reseau urbain 391 59 97 547 0,91 Bassins de lagunage urbain 261 39 64 364 0,61 Emissaire zone industrielle 20 3 5 28 0,05 Bassins de lagunage zone industrielle 187 29 49 265 0,44 Etudes et supervision --1.22 ...!.§ ill 175 0,30 Sous total 984 148 247 1379 2,31 Variante 2 Reseau urbain 578 85 140 803 1,33 Bassins de lagunage urbain 246 37 61 344 0,57 Emissaire zone industrielle 173 27 42 242 0,40 Bassins de lagunage zone indust. 246 37 61 344 0,57 Etudes et supervision 175 42 244 0,40 Sous total 1 418 213 346 1 977 3,21 4.1.3.4 Com total du programme d'assainissement (sur la periode 1994-2000) Le tableau suivant recapitule Ie cout du programme pour la periode 1994-2000. Les prix sont calcules sur la base des couts de mars 1994 et Ie taux de change retenu est 600 FCF All US$. La provision pour imprevus et divers a ete thee it 15% des prix de base et Ie taux d'inflation retenu est de 5% par an. Le coat total de la composante "assainissement collectif' est estime a 1 941 millions FCFA en pre miere phase (US$ 3,2 millions) se repartissant entre I 'assainissement du centre ville, de I 'hOpital et des hOtels (58%), ['assainissement de [a zone industrielle et des matieres de vidange (30%) et les etu des et supervision des travaux (l2%). Le cout total de [a composante "assainissement autonome" est estime it 3420 millions FCFA (US$ 5,7 millions) se repartissant entre la construction de latrines individuelles (78 %) et de fosses septiques (l4%), et les actions de promotion, education sanitaire et formation (8%) . Page 44 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Le cout total de la composante "assainissement scolaire" est estime a 302 millions FCFA (US$ 0.5 million) se n!partissant entre la construction de latrines (88%) et les actions d'education sanitaire (12%). Tableau 16 - CoOt du programme d'assa~eInent (en MFCFA) Cout de Divers et Provision Total Equiv. base imprevus p. inflation general MUS$ Assainissement collectif Reseau urbain 578 85 140 803 1,33 Bassins de lagunage urbain 246 37 61 344 0,57 Emissaire zone industrielle 173 27 42 242 0,40 Bassins de lagunage zone indust. 246 37 61 344 0,57 Etudes et supervision Sous total 175 1 418 n 213 42 346 244 1 977 0,40 3,21 Assainissement autonome latrines VIP 687 0 241 928 1,54 latrines a chasse manuelle 1 300 0 455 1 755 2,92 Fosses septiques 345 0 120 465 0,77 Promotion/formation --.ill£ 70 -1.ll 0,45 Sous total 2534 0 886 3420 5,68 Assainissement scolaire latrines scolaires 172 26 50 248 0,41 Education sanitaire scolaire 40 ..§ § 54 0,09 Sous total 212 32 58 302 0,50 Total general 4164 245 1 290 5699 9,39 4.1.3.5 Frais recurrenis (sur La periode 1994-2000) Le tableau suivant recapitule les couts d'exploitation previsionnels de l'ensemble du service assainis sement. Les charges d'exploitation comprennent les matieres et fournitures, les transports, les frais de personnel, les impots et taxes, les charges financieres, les amortissements et provisions et les charges diverses: Tableau 17 : charges d'exploitation (MFCFA) Desis..nations 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 Assainissement collectif 33 235 368 369 370 394 346 Assainissement autonome 182 303 333 327 259 263 263 Ensemble du service assainissement 215 538 701 696 629 657 609 4.1.4 Organisation du secteur et promotion de l'assainissement La responsabilite generate de la collecte (par Ie reseau d'egout) et de I'elimination (par lagunage) des excreta, eaux usees domestiques et industrielles d 'origine organique (raccordables au reseau d 'assai nissement) est contiee a I'ONEA qui est capable de recouvrer facilement les couts aupres des beneti ciaires et qui dispose aussi d'une experience dans la gestion des reseaux. Les normes de rejet dans Ie milieu recepteur seront fixees par Ie Ministere de l'Environnement et du Tourisme qui pourra faire executer les analyses par un laboratoire independant de reference tel Ie laboratoire du Ministere de la Sante ou Ie laboratoire de ['Ecole Inter Etat de l'Equipement Rural (EIER). Un comite technique de I' Assainissement (comprenant des representants des Ministeres charges de la Sante, de l'Environne ment, de l'Eau, des Travaux publics, de l'Urbanisme et de l'Administration territorial e) fixera les ob jectifs il. atteindre en matiere d' assainissement. Projet d'amelioratioll des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 45 Qui gerera Ie programme d'iriformation en milieu seolaire? Le programme d'education pour I'hygiene a I'ecole sera prepare en collaboration avec Ie Ministere de I'Enseignement de Base atin de I' integrer au programme scolaire. II comprendra la confection de sup ports p&iagogiques et audio-visuels appropries et la formation de quelque 150 enseignants. Cette ac tivite se deroulera en m~me temps que la construction de nouvelles installations d' assainissement dans les ecoles ou la rehabilitation d'installations existantes. Son coOt est estime a54 millions FCFA Qui gerera Ie programme de promotion? L'ONEA organisera les campagnes d'information, de promotion et de formation sur les technologies d'assainissement et sur I'hygiene du milieu ainsi que Ie monitoring de I'impact du projet. La mise en oeuvre de ces activites sera sous-traitee par I'ONEA aux administrations competentes. a des bureaux d'etudes specialises ou a des ONG. Le budget moyen de ces campagnes de promotion et sensibilisa tion et de formation est estime, pour la periode 199412000, a un total de 272 millions FCFA. Qui effectuera les vidanges? Les operations de vidange seront assurees par des vidangeurs prives dans Ie cadre de la libre concur rence, L'ONEA etablira un cahier des charges pour les vidangeurs et procedera a leur agrement. L'ONEA et la police municipale s'assureront du respect des lieux de depotage par les vidangeurs agrees et pourra retirer I'agrement en cas de non respect du cahier des charges par ces derniers. Qui executera les travaux? Le secteur prive serait charge de I 'execution des travaux, en particulier les artisans ma<;ons dont 200, encadres par I'ONEA, seront formes a la construction des latrines et puisards au cours de la periode 1994-2000, les artisans seront agrees par I'ONEA. 4.1.4.1 Perennite de La strategie La perennite de cette strategie tient a la perennite de chacun des quatre volets operation nels : o Ie developpement de la construction des systemes autonomes, puis I'entretien de ces syste mes par les habitants, o Ie developpement puis I'entretien de J'assainissement scolaire, o la solidite economique et I'encadrement reglementaire de I'activite de vidange. o la capacite de construire puis d'exploiter I'assainissement collectif. Cette perennite peut etre garantie par la clarification des responsabilites et par I'existence progressive de capacites techniques et tinancieres. 4.1.4.2 Actions a engager 4.1.4.21 La maitnse des produits financiers aem§res par /0 taxe d'assalnissemenf Etant donne les masses tinancieres en jeu, il apparait urgent de mettre en place des maintenant : odes mecanismes de compte bancaire et de comptabilite separes, permettant d 'epargner des maintenant pour I'autotinancement du secteur, odes mecanismes de controle des charges, surtout quand celles-ci sont encore simples a ap prehender, controle qui c10it bien sOr etre valide par une instance exterieure a I'ONEA, odes mecanismes de prevision de charges qui doit egalement etre validee par une instance exterieure a I'ONEA. 4.1.4.22 L'enoaaemenf du programme dassainissement autonome II s'agit de lancer tres vite I'etude de pretiguration operationnelle de ce sous-secteur. Cette etude sera ensuite completee par les elements precis concernant la premiere an nee : o Ie planning previsionnel d' execution de Ia premiere annee, Page 46 Projet d'amelioratiol1 des conditions de vie urbaine a Ouagadougou o la liste du personnel necessaire (fonction, affectation par secteur et par activite), o la 1iste du materiel necessaire, o Ie compte d' exploitation previsionnel. 4,1.4.2,3 L'etude detail/ee du progromme d'education sonitaire dans les ecoles L'engagement de ce programme d'education sanitaire, assode a l'action ci-dessus, permet d'engager immediatement I'ensemble du programme d'assainissement scolaire, 4.1.4.2.4 La reorganisation des aclivites de vidancre Cette reorganisation est une garantie de protection n~elle de I' environnement. 4.1.4.25 L'engagement des eludes d'assainissement co//eclifel induslriel Les travaux concernant ce sous-secteur nouveau seront plus longs a engager. II est important de les entreprendre des maintenant. 4.2 L'ASSA1NISSEMENT DES EAUX PLUVIALES 4.2.1 Objectifs Les equipements de drainage mob ilisent des sommes importantes: 15 a 20 % des depenses d' investis sement des infrastructures urbaines lui sont consacrees. Les conditions socio-c1imatiques africaines (pluies intenses et sols impermeables) conduisent a realiser actuellement des ouvrages de dimensions considerables qui concentrent a leur exutoire des flux importants creant un impact prejudiciable a l'equilibre des milieux aquatiques et aux infrastructures situees en aval. II convient de trouver des so lutions alternatives conciliant du point de vue technique, la protection de I'environnement urbain con tre les effets des eaux pluviales et la reduction des coOts des amenagements (en utilisant, par exemple les materiaux locaux et en diminuant les sections d'ouvrage grace a des stockages en amont). La re cherche de solutions nouvelles permettra de minimiser les consequences des debits de pointe en dimi nuant I'importance des surfaces impermeables et en retenant ou en intiltrant une part de I' eau avant qu'elJe ne se concentre en debit ruisselant eleve; il s'agit par exemple: du stockage et de I'infiltration sur place, des moditications du parcours de ruissellement, de I'intiltration ou du stockage apres con centration. Ces possibilites sont combinables en fonction des conditions locales et peuvent etre multi fonctionnelles (assainissement des eaux menageres, terrains de sports .. ) Ces techniques necessitent une approche nouvelle et line ingenierie differente de celles utilisees lors de la conception des reseaux de drainage. L'etude du bassin versant do it porter sur toutes les possibilites identifiables d'intervenir sur I'ensemble de sa superticie, pour qu'il y ait Ie moins a drainer possible. La strategie proposee est l'etablissement de plans detinissant I'ensemble des mesures a appliquer, tant de nature preventive que corrective. Les mesures preventives concernent la planification urbaine: re gulation de I'usage du sol dans les zones inondables et les axes de drainage primaires; protection et conservation de la vegetation ou reboisement des zones d'erosion; utilisation des espaces verts, des pares ou terrain de sports dans les aires inondables, suggestions quant au trace des voies et usage de celles-ci comme ouvrages de drainage; reglementation quant aux moditications importantes de la topo graphie et a l'impermeabilisation des sols. Ces plans doivent etre con<;us en cooperation avec les au torites municipales et en associant la Direction de l'Urbanisme. Meme si elle ~xige des etudes complementaires, I'adaptation de l'urbanisation au site est financiere ment avantageuse, puisque Ie coOt des travaux de drainage est reduit; une planitication de ce type ne eessite une maitrise de I'occupation des sols; pour cette raison, elle devrait etre integree a toute ope ration de planitication du (h~veloppement urbain. Projet d1amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 47 4.2.2 Choix technologiques 4.2.2.1 methodes de dimensionnement 4.2.2.1.1 donnees pluviomehiques Pour la modelisation des courbes Intensite-Duree-Frequence de Ouagadougou, on aura recours aux 29 resultats de I'etude menee par PUECH et CHABI-GONNI au CIEH • Les parametres d'ajustement a et b tt Ia Ioi de Montana tires de cette etude pour des durees de 5 minutes tt 1 heure des hauteurs des pluies suivantes, sont pour differentes periodes de retour. Tableau 18 - intensi~ des pluies projets (mm/h) Duree T=l an T= 2 ans T;:;; 5 ans T = lOans 15 mn 100 115 136 152 30 mn 71 82 96 105 60 mn 51 59 68 75 relation pluie-debit La methode rationnelle demeure Ia plus utilisee en Afrique. Elle conduit au calcuI des dimensions de l'ouvrage qui permet I'evacuation directe, sans stagnation, du debit de pointe ainsi defini: Qp=kCiA ou C represente Ie coefficient de ruissellement, i I'intensite moyenne maximale d 'une pluie de fre quence d'occurrence donnee pendant Ie temps de concentration du bassin versant et A la superficie du bassin versant considere. Quelques adaptations aux bassins versants africains ont ete proposees (estimation du temps de concentration notamment). En regIe generale, cette methode sous-estime les debits de pointe observes, probablement parce qu 'on sous-estime les coefficients de ruissellement en negligeant Ie r61e des surfaces non revetues et sans vegetation. II n' existe malheureusement pas de relation simple entre Ie coefficient de ruissellement C et Ie coeffi cient d'impermeabilisation IMP: sur les bassins versants jauges etudies par I'ORSTOM en Afrique de I'Ouest, Ie rapport C/IMP varie de 1 a5, avec une valeur mediane egale tt 2. Si I'on choisit un temps de concentration independant du debit de pointe de crue (hypothese de la formule rationnelle), I'utili sation de la formule rationnelle avec C pris egal au coefficient de ruissellement observe experimenta lement conduit egalement a une sous-estimation du debit de pointe, d' autant plus importante que la periode de retour choisie est grande. L'un des deux parametres C et tc devrait donc varier avec Ie debit de pointe, ce qui ne satisfait pas aux hypotheses sur lesqueUes s'appuient la formule rationnelle. La methode superficielle type Caquot adapree a Ouagadougou II convient alors de s'orienter vers une formule de type Caquot qui suppose que Ie temps de concen tration varie en fonction du debit de pointe. Le PACVU recommande d'utiIiser pour Ouagadougou les formules suivantes qui representent un progres par rapport tt I'usage de la formule rationnelle tout en restant d'emploi aussi facile. Tabll:'"<lu 19· pllramltres de dimensionnement de Ia formule de Caquot Periode de retour parametres de fa formule Debit de pointe Qp (en m)js) T{amu§es) de MOlltana (avec A en ha, I en m/m) a b T =1 50,5 -D,49 T 2 58,5 -D,49 T 5 68.1 -D,50. T 10 75,0 -D,S 1 29 PUECH C .• CHABI-GONNI D. Coumes IOlcnsile-Duree-Fr.!qu.:oc.:: Afrique d.: 1'0uo:sl 0:\ C.:nlrale pour 1':5 pluio:s de dure.: 5 mm 11 24 beuus: CIEH: Ouagadougou: Janvier 1984 Page4B Projet d'amelioratioll des conditions de vie urbaine J Ouagadougou C doit etre pris egal au coefticient de ruissellement observe sur Ie bassin versant et non pas assimile aux taux d'impermeabilisation de ce dernier. En consequence de quoi I'on calculera Ie coefficient C moyen de bassins non jauges en adoptant les coefficients experimentaux moyens obtenus par type de surface elementaire lors des campagnes de simulation de pluies menees par I'ORSTOM sur les bassins 30 pilotes d' Afrique de I'Ouest. Le domaine de validite est restreint aux valeurs suivantes : 22 ha < A < 1 110 ha 0,0065 < I < 0,014 0,25 < C < 0,80 Le modele de Bouvier Le modele de Bouvier31 constitue a ce jour Ie seul outil utilisable en mode projet pour deduire d 'une pluie de projet un hydrogramme de crue, cette variation du debit en tonction du temps permet en par ticulier de dimensionner les ouvrages de stockage. II s 'agit d 'un modele operationnel de transforma tion pluie-debit, mis au point dans Ie cadre d'une recherche conjointe CIEH-ORSTOM, avec Ie con cours du Laboratoire d'Hydrologie Mathematique de Montpellier (USTL). Cale a partir de donnees hydropluviometriques issues de campagnes de simulation de pluies et de mesures du ruissellement sur un certain nombre de bassins versants pilotes repartis sur 6 villes d' Afrique de l'Ouest (Ouagadougou, Lome, Niamey, Abidjan, Cotonou et Bamako), ce modele est d 'un emploi tres simple. Le domaine de validite est soumis aux restrictions suivantes Iiees aux caracteristiques des bassins qui ont servi a la predetermination des parametres du modele, a savoir32 5 < STOex < 8 mm 8 < I < 15 m/km 3 < INFex < 13 mm/h 0,10 < IMP < 0,55 0,57 < C < 0,90 22 < A < 1 110 ha Le modele de simulation Le CERGRENE33 a travaille sur ('informatisation de ce modele et elabore un logiciel utilisable sur micro-ordinateur qui, a I'image du logiciel TERESA 34 , offre un ensemble de modules (pluviometrie, ruissellement, propagation dans Ie reseau) adaptes au contexte urbain d' Afrique de l'Ouest et permet de dimensionner un reseau de collecteurs et d'ouvrages de stockage ou d'en simuler Ie fonctionne ment, Ie tout a partir de pluies reelles observees ou de pluies fictives (pluies de projet)35 coefficients de ruissellement Pour I'utilisation de la tormule rationnelle de type Caquot adaptee a Ouagadougou, les hypotheses adoptees pour les coefficients de ruissellement unitaires par type de surface sont indiquees dans Ie ta bleau suivant: 30 A=superficie du bassin. I=p.:nle. C=co.:ffici.:nl d.: ruissellemenl. STO=capncil~ de r':lenlion, INF=capacile d'infillralion. IMP=coofficient d'imperlll~abilisalion. 31 en IIlmlmn utili~e pour I.: calcul de K 32 BOUVIER (Chrislophe) "Analys':':1 lIIodJlisation d.:s ecoulelll.:nls en Illili.:u urbain africain" ; Paris: ORSTOM. 1990,311 P (collection etudes el theses) 33 Cenlre d'Ens.:ign.:menl "I d.: R.:~h.:r.;h.:s sur In G.:stion d.:s R.:ssourc.:s Naturdks .:t de I'Environnement (Ecole Nationale des Ponts et Chaus~<ls). Paris 34 a Ce logiciel pennet Ie dimellsionnellll!nl el In silJlulalion de reseau partir de pluies r.ie!les ou d.: projet. 35 La diffusion d.: ~'e logicid est soumis il I'accord prealaul.: d.:s aut.:urs du logici.:! original modi!i.! par Ie CERGRENE (Minister.: de l'Equipement).:t du mod':l" de lranstonnalioll pluie-d.!uit (ORSTOM) el a 1:1 clarilic:1tioll des droil' lligaux des trois differents auteurs. Projet d'amtilioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Page 49 Tableau 20 • pararnltres de dimensionnernent de Ia formule de Caquot type de surface coefficient de ruissellement surface batie 0.95 cours non revetue 0.83 route bitumee 0.88 route en terre 0.83
terre cultivee au couverte de vegetation terre nue sans vegetation 0.35 0.65 4.2.2.2 les solutions alternatives retenues pour la maurise du ruissellement Par rapport aux ouvrages collectifs de drainage canalis~ (caniveaux notamment), les techniques auto· names d'assainissement des eaux pluviales visant a. la retention ou a. I'inflltration des eaux a. I'~chelle de la parcelle ou d 'un groupement de parcelles pr~sentent plusieurs avantages determinants vis-a.-vis des contraintes prop res aOuagadougou: o Transfert possible de la maitrise d'ouvrage a. une collectivite locale (commune) ou infra locale (quartier, secteur) proche des problemes pos~s par la population; o Plus grande souplesse de planit1cation et de gestion, les difterents ouvrages ~tant indepen dants les uns des autres et n'exigeant pas un developpement urbain rigoureusement con forme aux schemas projetes, comme c'est Ie cas pour les reseaux de drainage; o Transfert possible d 'une partie des investissements et des charges recurrentes aux popula tions benetlciaires, tout en restant prudent sur la volont~ reelle des populations a. investir dans des ouvrages dont la fonction n'est pas tant de les prot~ger eux-memes directement que d \~viter des nuisances aux populations des zones situ~es plus en aval; o Moindre niveau de technicit~ pour la mise en oeuvre et la maintenance de la plupart de ces am~nagements techniques, permettant d'en contler la maitrise d'oeuvre a de petites entre prises, voire it des tacherons du secteur informel (ma~ons, puisatiers, etc.); o lntensite moindre en capital et plus grande en main d'oeuvre. De plus, Ie capital est surtout represente par la fourniture de materiaux plus souvent produits localement et moins souvent import~s (granulats, sable, blocs de pierre, etc. plut(jt que ciment, fers a. beton, canalisa tions, etc.). les tranchees drainantes a La parcelle Sur les parcelles a. forte densite d 'occupation, les tranchees drainantes ou flItrantes recueillant les eaux de toiture paraissent etre la solution la mieux adaptee pour stocker et intlJtrer, sinon la totalit~ des eaux de pluie, du moins les ecreter favorablement. Elle peut apporter simultan~ment une solution au probleme du rejet des eaux us~es m~nageres. Les tranch~es drainantes a. la parcelle seraient d'autant mieux accept~es et entretenues, malgre des sujetions d'entretien a priori plus fortes, qu'elles servi raient en meme temps de terrain d'epandage pour les eaux us~es menageres. Compte tenu de I'impact colmatant des particules entrainees par Ie lessivage des toitures et ~ventuel lement des eaux menageres, Ie PACVU propose de tester deux series de dispositifs identiques dans
leur conception (annexe 2), I'une aupres de m~nages informes de la possibilite de les utiliser pour in flItrer leurs eaux menageres, I'autre chez des m~nages mis en garde contre cette utilisation. On devra alors evaluer a. la fois Ie comportement dans Ie temps des ouvrages et Ie degre de satisfaction des usa gers, sachant que celui-ci n'est pas necessairement corr~le avec les performances et les sujetions d'en tretien du dispositif puisqu'elles correspondent a deux niveaux de service differents. II para!t hautement souhaitable de compl~ter ce dispositif de tranchees drainantes par un engravillon nage des surfaces des cours sur 2 a 10 cm d'epaisseur apres un decompactage prealable it la pioche ou une scarification selon Ie degre de compacit~ du sol supertkiel. Toutes ces solutions ont I 'avantage de s'integrer parfaitement et de completer leurs effets: Ie lit de gravillon stocke partiellement les ecoule Page 50 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou ments, allonge Ie temps de concentration et permet donc de diminuer la taille des ouvrages aval (tranchee drainante, rigole d'evacuation vers l'exterieur et caniveaux ou fosses publics), assure aussi une filtration des eaux de ruissellement, permettant ainsi de diminuer les risques de colmatage de la tranchee et resout les problemes de g~ne les plus importants en saison des pluies: stagnation de I'eau et formation de boue. Tableau 21 - DimensioWlement et coOt des tranchOOi drainantes a Ia parceIJe (f=5ans) type surface tollure volume pluie toi volume lranchee coat (fCFA-93) d'kabitat ture haut stan ding 280 m' 60000 2 bon standing 120 m 30000 moyen stan 50 m 2 15000 ding les bassins de regulation de voisinage Les grands bassins de retention posent un certain nombre de problemes specifiques lies a la defaillance de la maintenance et aux pratiques de J' espace: soit parce qu' i1s sont situes a I' ecart des zones d 'habi tat, soit parce qu ils ont une trop grande taille (plusieurs parcelles voire un ilot) pour que la popula I tion riveraine se les approprie. Par contre on peut envisager de petits bassins de voisinage dans Ie cadre d'un amenagement integre d'un 1I0t. Une vidange sera amenagee a I'endroit Ie plus profond de ce bassin. Lors d'une pluie dura ble, Ie bassin se remplit puis se vide progressivement par un pertuis de fond. L'eau qui s'infiltre est benefique aux plantations. Ces dernieres font de la place un endroit agreable pour les habitants du voisinage. La profondeur de ce type de bassin ne doit pas exceder I metre de fac;on a rester sans dan ger ni nuisances Rrolongees et etre compatible avec I'utilisation du fonds du bassin comme terrain de jeux des enfants. 6 caniveaux etlosses Lorsque les sols sableux ou argileux sont frequents, les caniveaux couverts avec des dalettes perforees se colmatent et ne sont pas cures, tandis que des can au x a ciel ouvert sont generalement mieux entre tenus; iI est donc conseille de creer des caniveaux pluviaux a ciel ouvert si possible en perre maconne offrant une selection technologique alternative permettant: I:J une economie sur les coOts des materiaux de 17 a 20 % par rapport au caniveau en beton arme (pas de bois de coffrage ni de fer a beton, moins de ciment, utilisation de blocs late ritiques disponibles localement); I:J une maitrise d 'oeuvre a la portee de petites entreprises locales, voire de t~kherons; I:J un entretien plus aise par la possibilite, la encore, de faire assurer les petites ou les grosses reparations par des ma<;ons locaux. Le c1oisonnement des caniveaux en biefs independants est parfois utilise pour limiter les effets des ap ports de surfaces impermeables se developpant sur de grandes longueurs comme les voiries, notam ment lorsque les ruissellements devraient etre evacues vers un reseau ou un exutoire existant dont la capacite est trop limitee. En plus de sa fonction hydraulique de retention des eaux de ruissellement, ce dispositif pourrait apporter une solution au probleme pose par les ordures menageres. En saison des pluies surtout, iI est habituel, pour les riverains des caniveaux, de rejeter leurs ordures dans ceux-ci lorsqu'ils savent que les flots d'orage les entraineront plus bas. II en resulte une obstruc tion des passages buses ou I'accumulation de ces dechets sur des troncons aval moins pentus. II est particulierement difticile, dans ces conditions, de parvenir a convaincre les riverains de ces derniers 36 II! dimensionnl!m,mt d.: c.:s ouvrag.:s esl facilile par Ie recours a In m.llbod.: des plui.:s (moyen aise d.: calcul du volume de stock age lorsque I'aire drain¢1! par Ie bassin I!st de l'ordre d.: I Ii 2 ha) d'amelioration des conditions de vie urbaine J de curer la portion de caniveau encombn!e par d'autres dechets que les leurs. On comprend donc l'in teret que pourrait revetir ce c1oisonnement, aussi bien sur des trom;ons de caniveaux existants que sur des caniveaux a creer. Le surcout qu'il represente est faible, d'autant qu'i! s'agit d'ouvrages de ma connerie realisables par de petits entrepreneurs locaux apres elaboration de plans-types. 4.2.2.3 Programme d'action a court tenne etude de simulation du fonctionnement du reseau de drainage Si I'on veut faire un diagnostic suftisamment pertinent des insuftisances d 'un systeme de drainage aussi composite et incoherent que celui de Ouagadougou, il paralt indispensable de ne pas faire I'eca nomie de la simulation du fonctionnement du reseau qui permettrait: o un inventaire des trom;ons du reseau sous-dimensionnes par rapport a des pluies de projet donnees ou par rapport a des hyetogrammes de pluies reelles donm~s; Dune identitication des troncons de ft!seau a amenager et des caracteristiques geometriques de leurs sections pour ditlerents choix de niveaux de protection. A condition de disposer des quelques entrees manquantes (pentes moyennes de chaque tronc;,:on, qui devront etre determinees par report du trace du reseau sur les courbes de niveau du fonds de plan), l'etude de simulation du fonctionnement du reseau et son diagnostic pourraient etre realises en 2 mois par un ingenieur de projet forme a I'utilisation des modeles hydrologiques decrits et du logiciel TE RESA assiste d 'un technicien pour I'operation de saisie des donnees. developpement d'un fJysteme d'informatiolls geographiques Jusqu 'a present, de nombreux organismes ont programme, etudie au construit des caniveaux et conti nuent de Ie faire souvent sans coordination, sans que ces caniveaux soient reportes sur un plan de re collement et en renouvelant a chaque fois les memes efforts de collecte de donnees. II est primordial de developper au sein des services techniques municipaux qui auront la charge de la gestion et de la programmation des infrastructures de voirie et de drainage un support informatise de recueil periodi que, de traitement et de restitution de donnees relatives a ces infrastructures, de fai;on a leur permettre d'assurer une meilleure mai'trise de leur programmation et de leur exploitation. Les rues d 'une ville ainsi que les equipements et infrastructures sont particulierement aptes a etre car tographies dans Ie cadre d 'un systeme d' informations geographiques (SIG). Le tichier "voirie" canc;;u par Ie 2eme Projet Urbain (etude BCEOM/Louis Berger) pour la mise au point de la compos ante "Rehabilitation des infrastructures" constituera une premiere composante de cette base de donnees. Destine a etre utilise et "nourri" de fai;on permanente par les cadres des Services Techniques Munici paux, ce SIG devra etre coni;u en etroite collaboration avec ceux-ci. amenagement des marigots Historique du projet Le projet d'amenagement du marigot de Zogona a ete formule pour la premiere fois en 1972 lors de I'elaboration du Plan Quinquennal 1972-1976 dans 1equel il avait ete integre. Aucune action concrete n'a ete entreprise jusqu 'a l'expiration de la periode couverte par ce plan. Neanmoins, les premieres etudes ant pu etre realisees en 1977-78 grAce a un tinancement de l'lDA, a la faveur du Projet de De veloppement Urbain lance en 1975. L'etude avait ete assuree par Ie bureau de consultants O. De KO NINCKX et Ie montant-des travaux estime a pres d'un milliard de Frs CFA HT. Le tinancement en etait prevu par I'accord de credit n° 766 UV du 16 mars 1978 conclu avec l'IDA, mais l'appel d'of fres n'a pas ete lance. En 1986, la Direction des Etudes et de la Planitication du Ministere de l'Eau a actualise l'etude de 1978 en vue d'une realisation des travaux en regie sur ressources nationales. Le montant des travaux a ete evalue alors a 3,86 milliards de FCFA mais, une fois encore, les travaux n'ont pas vu Ie jour. De puis lars, Ie bassin versant draine par Ie marigot s'est presque totalement urbanise et Ie 2eme PDU a fait executer par Ie bureau de consultant local GTAH I'etude d'actualisation de son amenagement. Cette etude ( Fevrier 1992) abolltit a lin coat estimatif de 3,30 milliards de FCFA. PageS2 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Les recherches menees par I 'ORSTOM et Ie CIEH ont montre que I 'utilisation de la formule superti cielle type CAQUOT adaptee aux conditions africaines doit s'accompagner du choix d'un coefficient de ruissellement proche des valeurs experimentales, et non pas egal a4 coefficient d'impermeabilisa tion du bassin. Les debits ruisseles etant sensiblement proportionnels a la puissance 1,20 du coeffi cient de ruissellement, ils ont donc ete globalement sous-estimes d 'environ 50% pour Ie niveau de protection adopte (periode de retour de 10 ans). Le dimensionnement et I'estimation des quantites de travaux doivent par consequent etre totalement repris sur ces nouvelles bases. Urgence du pro;et En 1985, Ie programme de la lutte contre les endemies et particulierement Ie faludisme, mentionne deja l'urgence de traiter dans son integralite Ie cours du marigot de "Zogona,,3 . Les travaux doivent concerner I'ensemble du bassin versant du marigot car les principaux foyers d'int"ection se situent soit sur Ie parcours (dans les fosses exploitees pour I'extraction du sable par les riverains), soit Ie long de la route de Fada-Gourma, zone contlictuelle des eaux du deversoir du barrage n03, du canal central et du marigot de Zogona. Compte tenu de la grande superticie (14 km 2) du bassin versant, de I'urbanisation importante autour de ce marigot, (Universite de Ouagadougou, Ecole Inter-Etats de l'Equipement Rural et CIEH), de la densite de population, il apparalt urgent de canaliser Ie marigot ainsi que son exutoire dans la "zone du Bois" . II est a noter que pour assainir la partie est de la ville de Ouagadougou, i1 est aussi urgent egalement de traiter Ie marigot de Wemtenga qui pr~ente les memes caracteristiques, pose des pro blemes d'acces a certains quartiers en periode pluvieuse et presente une erosion intense des berges en tete du marigot. Solution technico-socio-economique La realisation de canaux de type trapezoIdal dont les berges seraient maintenues et protegees par un revetement en gabions (matelas-Reno) permettrait de redimensionner les ouvrages, tout en diminuant les coats. La realisation des travaux de protection des berges (regal age des talus, mise en place des cages metalliques, remplissage des matelas, fermeture des couvercles) pourrait etre executee a haute intensite de main d'oeuvre. Le fa~onnage des pierres de remplissage serait contie a des petites entre prises qui assureraient egalement Ie transport des materiaux sur Ie chantier. Des travaux de ce type pourraient etre organises en plusieurs chantiers ecoles permettant de former une main d'oeuvre specialisee (carrier, gabionneur) et de petites entreprises a la gestion et realisation de travaux dont les applications sont etendues en Hydraulique Routiere et en Genie Rural. rehabilitation et extension des caniveaux L'etude du volet rehabilitation des infrastructures du Second Projet Urbain preconisait I'amenagement de 27, 5 km de caniveaux existants dont Ie fonctionnement etait aleatoire a cause de I'etat des parois. Les financements obtenus n'ont perm is de programmer qu'une partie de ces amenagements (15 km dans Ie cadre du Second Projet Urbain, 4,2 km realises par Faso Baara et 0,9 finances par la CFD). II reste environ 7,4 km de caniveaux a reparer avant de contier leur entretien au gestionnaire du reseau. 4.2.3 Montants et sou rees de finaneement 4.2.3.1 Travaux d'amenagement du lnarigot de Zogona et de Wemtenga Sur la base des nouvelles formules de dimensionnement, I' actualisation du projet de Zogona permettra d 'estimer precisement Ie coat des investissements. Pour minimiser les coOts des travaux, en particulier les terrassements, il apparalt judicieux de traiter la typologie du canal en section trapezoTdale avec re vetement des berges, soit en double section trapezo'idale, permettant de prelever les materiaux de remblais dans la secticin du canal et de diminuer les distances de transport et Ie volume des remblais. Le revetement en gabion (matelas-Reno) off're la meilleure protection des berges alliant la robustesse et la souplesse. [J pennet grace a sa permeabilite de preserver l'echange avec la nappe, favorisant ainsi 37 rupport d~s doch:urs G. B~rlolnsso I.!l L. Carrino. d~c"mbn.: 1985 Proje! d'ameliora!iol1 des conditions de vie urbail1e a OU<1gadougou PageS] la croissance de la vegetation et la sauvegarde du milieu environnant. Compte tenu des vitesses d'ecoulement, un soin par.ticulier sera apporte sur la qualite de la structure constituee d'un grillage a mailles hexagonales 60x80 double torsion, de til en acier doux recouvert d'une galvanisation conforme aux normes les plus strictes. Les diaphragmes seront executes par pHage et constitues d'une double nappe augmentant la tenue de la structure en vigueur. Sur la base de la mise en oeuvre de cette technique, on peut evaluer Ie cout des travaux, y compris terrassements, revetement, empierrement, regaJage des talus, mise en oeuvre des gabions, ouvrages d'art, deplacement des reseaux, imprevus a environ 4 milliards de FCFA. coats en millions de
Canal de Zogona (4 400 m) FCFA 1 800 Canal de Wemtenga (3 200 m) 1 500 Amenagement des exutoires des canaux 180 Amenagement des abords (piste, planage, reboisement) 300 Etudes et contrale des travaux 180 Total 3960 4.2.3.2 RehabilitaJion des caniveaux Sur la base des coOts unitaires des travaux engages en premiere tranche du 2eme PDU, sans modifica tion de section des caniveaux, Ie cout total du programme comph~mentaire d'amenagement des cani veaux peut etre estime a 400 millions de FCFA. 4.2.3.3 Raccordement des reseaux secondaires Les caniveaux et les reseaux secondaires de drainage situes a proximite des marigots de Zogona et de Wemtenga seront amenages et raccordes aux canaux (15 raccordements au canal de Zogona, 16 rac cordements aux canal de Wemtenga), Ie c6ut des travaux est estime a 380 millions de FCFA 4.2.3.4 Curage des caniveaux Apres actualisation des couts unitaires d' entretien de la voirie real isee par BCEOM/Louis Berger et prise en compte des couts correspondant aux quelques marches de curage de caniveaux passes par Fa so Baara en 91/92, il ressort que Ie coOt d' exploitation du reseau de drainage (incluant les tron<;ons en cours d' execution) estime a plus de 125 millions de FCF A par an (coOt est detaille dans Ie tableau sui vant) devrait s'elever a 166 millions en 1998 apres les amenagements prevus au PACVU. Activite d'entretien Coat unitaire lineaire Coat annuel (FCFA/ml) en 1994 (FCFAj Curage de caniveaux 600 163 000 97 800 000 Recalibrage fosses en terre 40 82000 3 280000 Curage du canal central 5000 TOTAL 4800 - -24000000 ----- 125 080 000 4.2.3.5 Financement des investissements Un reseau d 'evacuation des eaux de pluie solid arise les occupants d 'un bassin versant de fa<;on a eviter que les debits provenant des zones situees a I' amont du bassin ne creent des nuisances aux zones aval. Les occupants des premieres, meme s' ils peuvent en concevoir fa necessite, n 'ont pas fa volonte de payer pour un service qui beneficie surtout aux occupants des secondes et ces derniers acceptent dif ficilement de devoir payer pour eviter des nuisances provenant de I'amont. Les autorites publiques doivent assumer ici leur rOle redistributif en finan<;ant un service par nature purement public. Tant du point de vue de J' efticacite economique que de l' equite, la tiscalite locale constitue la source de tinan cement priviIegiee du secteuf. Page 54 Projet d'amelioratiol1 des conditions de vie urbaine J OUagadougou 38 Le montant des investissements peut etre estime en 1994 a 6 milliards de FCFA et en 1998 a 9,9 milliards de FCFA. Converti en charges annuelles d'amortissemene 9 ou de renouvellement sur 30 ans, Ie cout se situerait a540 millions de FCFA/an. 4.2.3.6 Financement du fonctionnement La reforme de la taxe de residence devrait generer une augmentation des recettes municipaJes de plus de 40 % (les faisant passer de 1 750 millions de FCFA a 2 400 millions de FCFA). L'accord de credit signe avec la Banque Mondiale imposait un taux d'augmentation global de 30% des ressources de la fiscalite locale pour permettre aux collectivites de rembourser I'emprunt contracte au titre du Second Projet Urbain. Les ressources suppJementaires generees par la reforme adoptee devrait donc pouvoir assurer en outre la couverture des couts annuels d 'exploitation du reseau de drainage (entretien courant: 125 millions de FCFA). Si la progression uIterieure des recettes est favorable, iI s'agira en priorite de couvrir les provisions pour Ie gros entretien des infrastructures, dont Ie montant est plusieurs fois superieur au cout de I'entretien courant. 4.2.4 Organisation du secteur et promotion du drainage Comme dans Ie PSAO, la strategie des eaux pJuviales s'appuiera a long terme, sur une composante autonome (visant la retention-intiltration maximale) et une composante collective (visant I'evacuation des debits superieurs). Les modalites d 'organisation pourront se rapprocher de ce qui est propose dans Ie PSAO : une prise en charge des systemes autonomes directement par les habitants mais aidee ega lement par des incitations, une prise en charge des systemes collectifs par la collectivite. Les activites de curage des caniveaux et d'entretien de la voirie sont trop interdependants pour attri buer la maitrise de ces deux tftches a des services differents (La tenue de la chaussee depend en effet largement du curage des fosses et I'ecoulement des eaux pluviales est lie au nettoiement de la voirie). II est raisonnable de contier aux Services Techniques de la Municipalite O'actuelle Division Economi que) les travaux d'entretien courant du reseau de drainage. It semble souhaitable de continuer a faire executer Ie curage lui-meme par de petites entreprises ou des equipes de ti!cherons, qui seraient retribuees au metre Iineaire de caniveau cure. Dans la mesure OU Ie renforcement de la Division Economique en moyens de transport Ie permet, celle-ci pourrait assurer elle-meme par la suite la supervision des PME ou des equipes de tftcherons ainsi que I' evacuation des produits de curage. Ceci impJique que les ditl"erentes actions proposees par J'etude BCEOM/Louis Berger dans la composante "renforcement des STM" soient effectivement menees a terme. 4.2.4.1 Perennite de la strategie Bien que les connaissances locales actuelles ne permettent pas d' elaborer une strategie precisement argumentee et quantitiee en matiere de drainage, les avantages reconnus pour la maitrise amont des ruissellements urbains, dans les situations les plus diverses a travers Ie monde meritent que I'on s'en gage rapidement dans cette voie, en y mettant les efforts de recherche et d' experimentation necessai res. La strategie proposee en matiere de drainage s 'appuiera sur une utilisation judicieuse et econome des deux families de techniques: la retention-intiltration et J'evacuation. La perennite d 'une telle strategie tient au developpement perenne de chacun des deux volets operationnels : o Ie developpement de la construction des systemes autonomes de retention-infiltration, puis J'entretien de ces systemes par les habitants, o Ie deveJoppement de I'equipement des quartiers en ouvrages d 'evacuation puis I'entretien de ces ouvrages. 38 sur la bnS<! d'un cOill Illliy.:n des caniveaux de 35 000 FCFA/ml 39 sur In ba"" d'ull tnux d'allllH1iss"lll"nl <.I" .15 % Projet d'amelioratioll des conditions de vie urbaine ,1 Ouagadougou Page 55 4.2.4.2 Actions a engager o Clarification institutionnelle, legislative et n!glementaire, par Ie ministere des TPHU. o Lancement du programme pilote concernant les techniques de retention-infiltration, par Ie ministere des TPHU ou I'organisme qu'il aura charge de cette mission. o Mise en place des outils de connaissance du reseau (simulation du fonctionnement, SIG), au sein de la Division Economique. o Lancement des travaux concernant les marigots et les caniveaux en deleguant eventuelle ment la maitrise d 'ouvrage a Faso Baara. o Elaboration du schema directeur, par ta Division Economique, avec l'assistance des servi ces ministeriels 4.3 LES DECHETS SOLlDES MENAGERS 4.3.1 Criteres de choix La chaine des operations qui conduit a I 'elimination des dechets solides menagers est un processus complexe ou chaque maillon exige une solution adaptee a chaque situation locale et coherente avec les autres elements de la chaine. Du fait de la complexite, il est essentiel d 'envisager to us les stades de la filiere: pre-collecte, collecte, transport, en fonction d 'un certain nombre de parametres qui intervien nent dans I'elaboration du projet: o la composition, la masse volumique et Ie taux de generation par habitant des ordures mena geres servent a determiner Ie type et la capacite du materiel necessaire pour enlever ce ton nage, a dimensionner la capacite des stations de transfert, a calculer la duree de vie de la decharge et a choisir Ie type de traitement (incineration, compostage, deeharge d 'ordure menagere); o I'organisation generale et I'etat du reseau de la voirie (facilitant I'accessibilite dans Ie tissu urbain des vehicules) servent a choisir Ie type et la capacite du materiel de collecte; o la situation de la zone d'elimination par rapport a l'agglomeration qui peut imposer des stations de transfert: o la densite des populations (done des quantites d'ordures produites) et les espaces libres ser vent adeterminer I' emplacement et la capacite des conteneurs et Ie type de pn!collecte; o Ie c1imat (temperature, humidite) intervient dans Ie procede de tri et Ie processus de fer mentation des matieres done sur la frequence de collecte; Dies conditions hydrogeologiques du terrain de maniere a determiner les aquiferes existants (permeabilite, transmissivite, porosite, etc), orientation des tlux souterrains, ainsi que les caracteristiques chimiques des eaux souterraines permettant d'etablir Ie modele hydrologi que du terrain; o I'occupation de I'espace et la capacite de la decharge definissant les quantites de residus admissibles; o a I'aptitude des sites s'integrer dans Ie pays age et potentialites d'utilisation apres la ferme ture de la decharge. o I'analyse des impacts sur I'environnement (air, eau, flore, faune) resultant de remission de polluants et de la creation de perturbations tels que Ie bruit, qui permettront de definir les mesures reuuctrices et d 't~vailier les coats environnementaux. O'autre part, d'un point cle vue tinancier, Ie montage d'un service de collecte des dechets necessite de nombreux investissements, dont les plus importants sont engendres par I'achat des materiels de eol leete. A Ouagadougou, Oil les ressources sont faibles, la mise en place de collecte/elimination des de Page 56 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou ~~----------------------------~---- chets exige la recherche de solutions appropriees, favorisant l'emploi d 'une main oeuvre abondante et minimisant les equipements sophistiques. La recherche de la methode optimale de collecte passe par l'analyse des coats d'investissement et d'exploitation des differentes techniques de collecte, de trans port, d'elimination envisageables adaptees au contexte urbain et de la part que la collectivite pourra consacrer au fonctionnement de ce service. 4.3.2 Choix technologiques 4.3.2.1 Ie systeme de precollecte par charrette La precollecte porte a porte est realisee au moyen d 'une charrette d' une capacite de 1 m3 tractee par un AIle sous la conduite d 'un charretier (ou charretiere) qui assure Ie ramassage des ordures menageres de 100 abonnes environ deux fois par semaine, les charretiers sont appuyes dans leur travail par des garcons qui aident a soulever les lourds fUts d'ordures, ainsi qu'au deversement au site de transfert. Le ramassage se fait en deux ou trois tournees journalieres du lundi au samedi, de 7 heures a 12 heu res 30. Le CREPA utilise actuellement des charrettes metalliques fermees qui evitent de repandre les ordures au cours du transport. Ce mode de precollecte est onereux (500 FCF A/abonne/mois) 4.3.2.2 Ie systeme de colleete Le choix de la benne a compression etant a ecarter compte tenu de la forte densite des ordures (superieure a 0,4 tonne/m 3 ) et de la presence de sable (60 % en poids), les techniques de collecte envi sageables sont deja connues des habitants de la ville de Ouagadougou: iI s' agit de la collecte en porte a porte au moyen de remorques tractees par un tracteur, de la precollecte organisee en petites unites et de la collecte par points de regroupement au moyen de conteneurs disposes dans les quartiers et trans portes lorsqu'i1s sont pleins a la station de transfert ou au centre d'elimination des dechets. Ces modes de collecte ou de precollecte seront selectionnes en fonction des conditions rencontrees dans Ie tissu urbain. carnion pone-conteneurs + collleneurs de 7 m3; Dans Ie cas du systeme de precollecte par apport volontaire, les conteneurs doivent etre disposes sur Ie territoire urbain, de fa<;on que les habitants n'aient pas plus de 250 metres a marcher pour deposer leurs ordures, sur la base d 'une trame de voirie de 50 m x 100 m. La surface d 'habitat desservie par un conteneur est de 7,5 ha (250x3oo m). Un conteneur de 6 m3 releve tous les 6 jours (au maximum) en periode seche pourrait desservir (6000/6/0,6) 1660 habitants. La densite minimum de population permettant de rentabiJiser sans precollecte Ie conteneur de 6 m3 est done de 222 hab/ha (1660/7,5). Compte tenu de la densite de population dans les quartiers de Ouagadougou (I 'habitat de densite ur baine superieure a 90 hab/ha concerne seulement 11 % de la population), il convient de disposer ces conteneurs dans Ie centre ville et pour desservir les gros producteurs de dechets comme les marches, les h6tels, les etablissements publics et commerciaux, etc.. tracteur + remorque de 4,5 m3 La solution optimale de collecte pour I' ensemble de la ville de Ouagadougou consisterait a utiliser un parc homogene de 24 tracteurs robustes de 30 CV donc 6 tracteraient des remorques comportant un equipement special de "porte-conteneurs" (comprenant un bras hydraulique articule de manutention des conteneurs) et dont 18 tracteurs tracteraient des remorques de type agricole semi-porte d 'une ca pacite de 4,5 ~ 7 m3 . Cependant pour tenir compte du parc de vehicules livres par Ie deuxieme projet urbain (camion porte-conteneurs + conteneurs de 7 m3) et des capacites financieres des petites entre prises qui achetent actuellement des petits tracteurs avec remorques, Ie PACVU recommande Ie mate riel de collecte decrit ci-apres. Ce systeme de base accessible a toute la population pourra par la suite se sophistiquer lorsque la population en aura les moyens et sollicitera d'elle meme Ie service d'une precollecte organisee (charrette de 1,2 m3 a deux roues attelee ou charrette de 1 m3 a quatre roues et traction manuelle) Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou PageS? 4.3.2.3 transpol1 et elimination des dechets Si I'enfouissement technique (appele decharge contrOlee) reste Ie moins coilteux des modes d'elimina tion des dechets, encore faut-il qu'il soit effectue correctement pour se differencier nettement des de charges brutes et des multiples nuisances et sources de pollution qu' elles engendrent. A cet egard, Ie risque principal est celui de la pollution des eaux, souterraines ou superficielles. L' ideal serait que Ie terrain sur lequel se trouve I 'enfouissement technique agisse comme un filtre pour les eaux percolant a travers les ordures (qu'on appelle "lixiviats") et presente une permeabilite naturelle minimale de 10-6 m/s sur 5 m d' epaisseur. Pour parer a toute eventualite, on peut egalement executer un reseau de drai nage de I 'ensemble du fond du site d'enfouissement et diriger les lixiviats ainsi recueillis vers des ou vrages d'epuration par "lagunage". La fermentation anaerobie des matieres organiques peut produire des nuisances olfactives, d 'OU la necessite d' eioigner Ie site des habitations. 40 Parmi les 5 sites potentiels inventories (route de Leo, de Ouahigouya, Kaya, Koupela), L'etude de faisabilite environnernentale Horizons-Socrege a selectionne Ie site denornrne "route de LEO", situe a 10 krn du rond point de la patte d'oie. Ce site d'implantation, d'une superficie de 250 ha pour les vingt prochaines annees, est situe sur des granites post-tectoniques de faible permeabilite et presente Ie moins de contraintes. Des etudes complementaires sont necessaires pour apprecier les impacts envi ronnementaux, toutefois en cas d'indisponibilite de ces terrains, I'implantation d'un centre d'enfouis sement technique pourrait etre envisagee sur un site avoisinant de caracteristiques semblables. Tableau 22 - sites potentiels de decharge controltles ou Centre d' Enfouissement Technique (CEn Site Superficie Epilisseur Infiltration Niveau ObselVation$ (n/) d'alteration dela nappe Route de Leo 250 ha alt. tot. 0-30 m Faible 10m -acces par piste, d= 10 km alt. sat. 20-30 m -ligne HT a 3 km Route de 100 ha alt. tot. 0·30m Bonne 10m -acces par route, d= 11 km Ouayigouya all. sat. 20-30 m -zone d'hab. spontanee a 2,5 km -zone lotie a 5 km Route de 150 ha alt. tot. 0-30 m Faible 17 m -acces par piste, d= 12 km Kaya alt. sat. 20-30m -zone d'hab. spontanee a 1,5 km -ligne HT a Quelques metres Route de 200 ha all tot. 0-30 m Bonne 25 m -acces par route, d= 13 km Koupela alt. sat. 20-30 m -zone d'hab. spontanee a 5 km -zone d'hab. lotie a 8 km Route de 200 ha alt. tot. 0-30 m Bonne 10 m -acces par route, d= 7 km Ouahigouya alt. sat. 20-30 m a -village 2 km -depot Kanazoe a 1 km alt 101. = alterallon 10lale all. sal. >= . allerallon saluNe La comparaison economique des diverses variantes collecte-transport montre que la creation de deux stations de transfert rectuit de 20 % Ie coOt d 'evacuation des dechets a la nouvelle decharge situee a 10 krn. du centre. Ces stations de transit permettront une utilisation plus rationnelle des equipements et du personnel en amont: la rotation des camions et tracteurs sera facilitee puisqu'ils n'aurant pas a par courir de tongues distances entre deux tournees de ramassage. L'usure qu'entraine un usage routier intensif sur des routes degradees sera egalement evitee. Le potentiel de recuperation des ordures col lectees ne semble pas suftisamment notable pour meriter des actions u)terieures de tri au poste de 41 transfert permettant d'assurer des recettes pour la revente . L'ONASENE considere d'autre part que Ie coOt de production industriel1e du compost (25 000 FCFA/tonne) est incompatible avec les moyens financiers des agriculteurs. 40 Etud~ de faclabilil': ~I d'ing':ni~ri~. g,:slion des d';ch~ls de Ouagadougou; O. Diop. oclobre 1993 41 COntribulion II In g~stion des d';chcls S{llides. elude du milieu. CREPA/CIEH/IAGU. Mni 1992 Page 58 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Compte tenu de la forte concentration (60 % en poids) de matieres tines (sable-cendre-terre) dans les ordures, il apparait au premier abord interessant de separer les matieres fines au niveau de la collecte (poubelles, conteneurs) ou de completer la station de transfert par une unite de dessablage permettant d'evacuer les sables vers des depressions a remblayer. Le dessablage aborde sous I 'angle d'economie de transport ne devient economiquement interessant que lorsque Ie centre de traitement des dechets est tres eloigne (30 km) car la diminution en volume est faible (moins de 20 % pour une densite du sable de 1,8) et l'operation de dessablage, onereuse, n'est pas si simple en particulier en periode de pluies. Des etudes approfondies analyseront la rentabilite economique, notamment I'evaluation des gains par rapport aux coOts des transports et de mise en decharge de composants valorises (tiche de projet nOS). Tableau 23 - oompanmon du oout des divers variantes de oollede-transport~ination des dtschets (FCFA) Filieres (1J colleCle+ (2) collecte + trailS (3) collecte+ decharge lerl+ traflsl-deSSdblase + .... de-charge dtkharge volume des dechets collectes (m Ian) 270000 270000 270000 volume des dechets mis en decharge (ml/an) 270000 240000 220000 quantite de dechets en dech.1rge (tonnes/an) 170000 170000 120000 coats d'investissement 2080000000 2282000000 2390000000 couts al1l1uel de fOl1ctionnement 940000000 773000000 772000000 cout par abonnement /mois (1) 2238 1 840 1 838 cou ts a 1.1 tonne tr anSllOrte 5805 4770 4766 4L (1) sur 1.1 base de 35 000 abonnements Illensuels Le transport a grande distance des ordures entre Ie centre de transfert et Ie centre d 'enfouissement technique (CET) sera effectue par 4 camions gros porteurs rap ides equipes de bras hydraulique de ma nutention des conteneurs de 30 ml (capacite de 20 tonnes) pour effectuer les operations suivantes: chargement, vidage par bennage, dechargement. Dans les calculs, on a considere une distance entre Ie centre de transit et Ie CET de 15 km, une vitesse moyenne de circulation de 45 km/h, une duree de chargement-dechargement-pesage d 'un conteneur de 20 mn, 9 tournees par jour en 1 brigade. II con vient d 'ajouter un conteneur par camion pour qu' il y ait toujours un conteneur de 30 m3 disponible a la station de transit pendant I' absence de chaque camion. 4.3.3 Montants et sources de financement La collecte et l' elimination des dechets solides supposera des investissements pour : o l'amenagement des decharges. II s'agira a la fois d'amenager une decharge pour la rendre utilisable pour une dur6e transitoire d'environ 5 ans, et de creer deux nouvelles decharges pour I'avenir; o I' installation des centres de transfert qui permettront une reduction sensible des coOts du transport et faciliteront par la suite une meilleure organisation des activites de recuperation et de valorisation (compost); o Ie renouvellement du materiel de collecte et de transport. Dans Ie cadre de la privatisation et du recouvrement des coats aupres des usagers, cela supposera a la fois un accroissement du nombre de tracteurs-remorques mis en service et un renouvellement du materiel par les PME apres une premiere periode de 5 ans durant laquelle elles pourront fonctionner avec Ie materiel revendu du deuxieme projet urbain. Les investissements indispensables ont ete estimes en millions de FCFA sur les bases d'un volume annuel de dechets solides collectes de 270 000 m3 dont 68 000 m3 (25 %) par conteneur et 202 000 m3 (75 %) par tracteur- remorque en prenant en compte un taux d'immobilisation des vehicules de 10 % et 312 jours de travail par an: 42 Elude inslilulionn~l!~ ~t fil1anci¢r~; Ta Tim Thuy. Novembre 1993 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine aOuagadougou Page 59 6 camions +equipemcnt porte-conteneur+pieces de rechange 330 117 conteneurs de 7 m3 234 50 attelages tracteuNemorque de 4,5 m3 + pieces de rechange 311 4 cam ions type ampliroll + pieces de rechange 302 7 conteneurs de 30 m3 24 Creation de deux stations de transfert de 450 m3fjour 360 Amenagement d'un ou plusieurs centres d'enfouissement technique (s. totale de 250 hal 720 Rehabilitation des depots et decharge transitoire de 36 ha (725 000 m3 ) 250 Les coOts d'investissement et d 'exploitation y compris amortissement sont resumes ci apres: Tableau 24 - cout des composantt'S de Ia rJlreres dkhets solides Co/lecle par Co/lecte par Centre de Trdllsport gros DecINJrges Totdlliliere contellellr tracteur/remo transit (CT) porteur (CET) dechetssolides Investissement 564000000 311 000000 360 000 000 327700000 720000000 2282700000 Exploitation (FCFA!an) 202000000 265500000 30000000 149500000 125680000 772680000 (FCFA!tonne) 4770 Le financement d'un service public d'environnement urbain peut schematiquement provenir des sour ces suivantes : o Ie paiement direct par ['usager, pour des prestations qui doivent etre clairement identifiees, o la fiscalite locale, dont I 'affectation a ce service doit etre precise et contractualisee, o Ie budget national, au nom d'un interet public qui doit etre precise et transparent. Jusqu 'a present, la gestion des dechets solides est theoriquement financee par la tiscalite locale (financement de la Division economique du Haut-Commissariat) et Ie budget national (subvention a I'ONASENE, non versee depuis plusieurs annees). Les insuffisances du service rendu par Ie secteur public ont perm is I'emergence de prestataires prives, formels et intormels. La solution durable passe par un ajustement entre les tinancements mobilisables chez les usagers et les services a leur rendre, par l'adaptation d'un niveau de service qui rappelle aux urbains que l'environnement est I'affaire de tous. 4.3.3.1 financement des investissements Les frais d'amenagement de la decharge (720 millions de FCFA) seront pris en charge par I'Etat sur la base d'un emprunt a long terme. II en ira de meme pour l'installation des centres de transfert (360 millions de FCFA), compte tenu de leur interet pour Ie maintien du niveau general de I' environne ment. Les frais de renouvellement du materiel de collecte et de transport des dechets solides ( 1200 millions de FCFA) seront a la charge des PME qui assureront desormais ces services. Les tarifs qui auront ete appliques incluront Ie montant des amortissements necessaires pour faire face aces renou vellements compte tenu de ['intlation et des conditions d 'entretien realistes. 4.3.3.2 financement dufonctionnement col/ecte La collecte sera financee par les beneticiaires. Les menages, entreprises commerciales et industrielles et administration qui beneticieront d 'une collecte payeront directement aux operateurs prives les pres tations qui leur seront tournies. Ce paiement servira a couvrir les coOts d 'evacuation des dechets jus qu'a un centre de transfen. Les prix de revient de la collecte ont ete estimes a 4600 FCFA/tonne pour la collecte par conteneur et a 2300 FCFA/tonne pour la collecte par tracteur avec remorque. Si ron corrige par un taux de recou vrement de 70 % (du meme ordre que Ie taux moyen de recouvrement de l'ONASENE), nous arrivons a un coOt de 6500 FCFA/tonne et 3200 FCFA/tonne soit environ 1200 et 700 FCFA/mois et par Page 60 Projet d'afm§iioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 43 abonne (10 personnes). Ces sommes sont a rapprocher des etudes du CREPA sur la volonte de payer (avant devaluation) un service de gestion des dechets de l'ordre de 500 FCFA par mois et par menage de moyen ou bas standing et des tarifs d'abonnement mensuel pratiques par Ie secteur prive formel de 1000 FCFA. transport et elimination La gestion du centre de transfert et Ie transport des dechets solides jusqu' a la decharge seront finance en fonction des quantites reellement mises en decharge, attestees par la Division Economique. La so ciete privee gestionnaire de la decharge sera remuneree au volume d 'ordures effectivement stocke. Le financement de ces operations sera assure par Ie Haut Commissariat. Ce mode de financement poursuit plusieurs objectifs: o Iier Ie montant de la remuneration payee par les usagers au niveau de service obtenu; o couvrir la difference des coats entre Ie prix de revient de I' evacuation des dechets et les montants payes par les usagers; o inciter les transporteurs a evacuer les dechets dans les lieux appropries et selon des modali tes favorables a I'amelioration de I'environnement; o lier directement Ie montant de la depense publique au niveau de la proprete de la ville. Les frais de fonctionnement des centres de transfert, du transport et des decharges, evalues a 305 mil lions de FCFA/an seront pris en charge par la budget de la ville de Ouagadougou (1,8 milliards de FCFA en 1992) qui devrait beneticier d'une recette supplementaire de 500 millions de FCFA en I'an 2000 provenant de la reforme de la taxe de residence. 4.3.4 Organisation du secteur La strategie de gestion durable des dechets solides municipaux de Ouagadougou doit reposer sur les principaux elements suivants : o augmenter Ie taux de collecte et les conditions sanitaires et environnementales d'elimination des dechets soJides; o promouvoir la participation du secteur prive et des communautes de base; o assurer Ie tlnancement d 'un service de niveau et de qualite compatibles avec la demande des populations et fondamentalement base sur la mobilisation, I' exploitation et la valorisa tion des ressources locales; o asseoir un cadre institutionnel plus operationnel et plus transparent; o renforcer ettou developper les capacites des principaux acteurs pour assurer une planifica tion et une gestion strategique integree du secteur. Les PME assureront Ie ramassage et Ie transport des ordures dans I'ensemble de la ville. Certaines des PME auront un contrat d'affermage pour la gestion des centres de transfert et I'exploitation des de charges contr(}lees. Le Haut Commissariat assurera la mattrise d'ouvrage pour la gestion des decharges et des postes de transit et aura pour mission de contr(}ler les quantites de dechets transportes et les conditions d'execu tion des contrats passes avec les entreprises privees (respects des objectifs, des tarifs, ...). 11 assistera les usagers dans la passation de leurs contrats avec les PME. La Division Economique (ou les Services Techniques Municipaux) evaluera les besoins et planifiera les operations en tixant les objectifs a realiser. Elle redigera les cahiers des charges, choisira les PME pour Ie transit, Ie transport et la mise en decharge. La DE (ou les STM) assurera, avec Ie concours 43 question pose~ a I'occasion d'unl! I!nqll~I': l1l.!nag.: dans I.: cndr.: du proj.:t d.: pr.!coll.:cl.: lAGU/CREPA Projet d'ame/ioration des conditions de vie urbalile a Ouagadougou Page 61 d'ONG, la sensibilisation et l'information des populations en vue de la mise en place du nouveau sys tf~me. [llierrfIlI. rur ~ires jDiamt rur gnjre;; I l l l I El ~ EDI:repr::i.se d 'evaa.atial Explo:i:bmt cB:harge M:U:tre d'c:.uvxage I I1trl.11i<n redi:h:is I .QjJeae p:rtdp ~ - fuiw - Ch1nle I-~ cffinitif I • TJalflTt q.Dlite
Figure 24-organisation du systeme d'evacuation des dechets La situation actuelle et la mise a disposition de la DE de nouvelles ressources dictent la mise en oeu vre d'une phase transitoire pour apprendre par l'action et tester des initiatives qui pourraient aider a formuler une strategie et appliquer une pol itique de gestion durable du secteur. 4.3.4.1 Periode transitoire Une phase transitoire de 5 annees a compter de 1994 est proposee. Elle vise a: o ameliorer les connaissances et les pratiques en matiere de gestion des dechets solides; o maitriser les coOts et evaluer les capacites institutionnelles des acteurs; o adapter les principes strategiques pour mettre en oeuvre une politique de gestion durable du secteur; o sensibiliser, former, informer les acteurs. 4.3.4.2 Principes o Les sites de decharges en cours d' exploitation seront util ises la premi~re annee et fermes a la fin de la saison pour etre transformes en espaces verts et/ou en centres de stockage in termediaire d' ordures menageres; des la 2eme annee on conservera Ie site n° 2 Somgarde, et on exploitera un deuxieme site de decharge temporaire route de Leo, a 3km du rond point de la Patte d'Oie o Le transport des dechets aux sites de decharge sera effectue par les polybennes de la DE a partir des centres de stockage intermediaire ou a partir des sources de gros producteurs de dechets (institutions, hOtels, marches, cites residentielles denses, etc...); o Le groupage des dtkhets sera opere dans des centres de stockage intermediaire pour les zo nes d'habitation a faible densite beneficiant d'une precollecte par des tracteurs equipes de remorque pour reduire les coOts du service . Page 62 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 4.3.4.3 Aspects technologiques En 1994, la Division Economique (DE) disposera de 7 camions polybennes et de 115 conteneurs avec 3 un lot de pieces detachees qui pourront evacuer au moins 100 000 m de dechets en 1994. A cela s'ajoute la quantite de dechets evacues par Ie secteur prive et I'ONASENE ~ui est estimee environ a 23000 m3 • Ainsi, on obtient une collecte totale de 123000 m3 sur 270000 m soit un taux de collecte inferieur a 50%. Concernant l'elimination, la capacite potentielle des sites de decharge en cours d'exploitation a ete grossierement estimee a 120000 m3 et permettrait acertaines conditions d 'eliminer les ordures ramas sees. Malheureusement ces sites sont localisees dans la ville et presentent des caracteristiques qui lais sent presager une certaine pollution de la nappe. Ainsi, certains amenagements sommaires sont neces saires : cl6ture verte des sites, reglage des fonds et des abords, impermeabilisation des fonds avec une couche d'argiJe. Ces travaux seront effectues sous la mattrise d'ouvrage de la DE. L'exploitation sera confiee a une PME. Des 1995, si les sites actuels de decharge sont satures, un ou deux sites lo calises a deux extremites opposees de la ville seront mis en service, avec des amenagements sommai res. 4.3.4.4 Aspects institutionnels et organisationnels Le cadre institutionnel doit etre clarifie et les roles et competences definis pour les differents acteurs: o La DE est responsable de la gestion des dechets solides: elle planitie et conduit la politique de gestion des dechets solides municipaux et controle la qualite de son execution. Durant la phase transitoire (1994 - 1998), elle execute des taches de gestion des dechets solides pour apprendre par I' action et se preparer a assumer pleinement et correctement ses responsabili tes. Son intervention se limite a la collecte et au transport des conteneurs publics; o La DE facilite I'intervention du secteur prive dans Ie domaine de la collecte domicil iaire (porte a porte) en delivrant des agrements sur la base de criteres et de cahiers de charge qui seront discutes et elabores en concertation avec tous les acteurs durant cette premiere an nee. L'IAGU, Ie GREA/AO, J'equipe d'assistance technique du 2eme Projet Urbain et d' autres partenaires assisteront la DE pour elaborer des modeles de contrats et de cahiers de charges et les appliquer; o L 'ONASENE intervient comme un entrepreneur prive dans la collecte des dechets solides; o Les arrondissements communaux avec la DE et les services publics competents animeront des comites de salubrite dans les quartiers pour Informer - Eduquer - Communiquer (IEC) les populations; o L'Unite Technique de Coordination (UTC) du 3eme Projet Urbain est chargee de la su pervision des activites de la phase transitoire. L'IAGU, I'equipe d'assistance technique et d'autres partenaires pourront apporter leur appui. Le secteur prive intervenant dans la collecte domiciliaire continue ses activites avec des cahiers des charges plus explicites, notamment en ce qui concerne Ie depot des dechets ramasses. La DE loue les conteneurs ades personnes morales, des cooperatives de quartiers (zones residentielles a fortes densite de populations) ou de marches, des institutions (banques, hotels, hapitaux, entreprises privees, services publics, etc... ), des societes privees de nettoiement, etc. Les conteneurs sont enleves par les camions de la DE moyennant une redevance. Sur la base d 'un plan de gestion et de mainte nance previsionnelle qui sera progressivement mis en place, la DE assure la fourniture de carburant, de pieces detachees, de lubritiants, eles services d' entretien et de reparation. Les capacites des acteurs sunt renforcetls et/ou developpees : o La DE fera I'objet d 'un audit operationnel et de gestion et beneticiera de plans de forma tion et de restructuration si necessaire avec la mise en place d'instruments et d'outils de gestion, de planitication. Une assistance technique sera necessaire; Projet d'almilioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Page 63 [J Le secteur prive intervenant dans Ie secteur beneficiera d 'une assistance technique dans Ie domaine de Ja gestion, de 1a comptabilite, du marketing et de I'ingenierie des dechets sol i des. Le BIT et d 'autres partenaires seraient sollicites; [J Des programmes d' IEC seront confectionnes a I' attention des comites de salubrite qui se ront progressivement mis en place. L'UNICEF pourrait etre mis a contribution; [J Une vaste campagne med iatique sous-tendra les operations d' investissements communautai res avec I'instauration d'une quinzaine annuelle de I'hygiene et de la salubrite. 4.3.4.5 Aspects financiers Les evaluations ci-dessus restent valables et se resument a: 3 [J 1400 FCFA Ie m (2250 FCFA/tonne) de dechets precollectes par tracteur equipe d'une remorque de 4,5 m3 [J 2900 FCF A Ie m3 ( 4600 FCFA/tonne) de dechets transportes par carnion polybenne avec un conteneur de 7 m3 • Pour les clients gros producteurs de dechets et les abonnes des zones de forte concentration de menages ou la precollecte n' est pas necessaire 1a levee de conte neur pourrait etre negociee sur 1a base d'un montant de 16000 FCFA par enlevement. Pour les institutions locataires d 'un conteneur ou de plusieurs conteneurs, la facturation sera mensuelle ou bimensuelle. La certitication sera etablie par la DE au moment de la levee du conteneur. Pour les cooperatives de quartiers et/ou de lotissements, Ie meme principe sera applique. Pour les responsables de la precollecte par tracteur, deux ou trois centres de stockage intermediaire seront arnenages. Le fonds national pour la promotion de I' emploi pourrait etre mis a contribution (avec une dotation speciale - BIT) pour financer de nouvelles unites privees et/ou renforcer les ressources de celles exis tantes dans Ie cadre de la politique d 'amelioration progressive du niveau de service. Les conditions d'acc~ aux credits pourraient etre precisees durant la premiere annee de la phase transitoire (ECOFA a obtenu aupres de ce fonds un credit de 8 500 000 FCF A pour une duree de remboursement de 3 ans avec 3 mois de differe et a un taux d'interet de 12.5%). Enfin une prime a I'environnement indirecte financee par une surtaxe appliquee aux gros producteurs de dechets (industries, commen;ants, Mtels) pourrait etre introduite pour encourager les unites privees performantes (reduction du taux d'interet, prolongation de la duree du differe, acces a un nouveau credit pour les societes productives et respectueuses des dispositions des cahiers de charges). Le Haut Commissariat devra creer des comites de sensibilisation au niveau provincial, communal et des secteurs pour I'animation et organisera des campagnes de mediatisation. 4.3.4.6 Perennite de la strategie La perennite de la strategie proposee pour Ouagadougou tient a la perennite de chacun des trois volets operationnels suivants : o Ie developpement de la collecte par tracteurs-remorques, a travers Ie developpement de la demande individuelle et celui de I'offre (entreprises nouvelles), o Ie developpement de la co\lecte par conteneurs-polybennes, a travers Ie developpement de la demande collective (ou communautaire) et celui d'une utilisation soignee du materiel, o la mise en place des maillons suivants de 1a chaine de gestion, d'abord transitoires (rehabilitation des sites actuels de decharge), puis detlnitifs (centres de transfert, transport par gros porteur, sites futurs de decharge). Cette perennite peut etre garantie par la clarification et la stabilisation des responsabilites et par I'existence progressive de capadt~s techniques et tinancieres. Page 64 Projet d 'ameHioratiol1 des conditions de vie urbail1e J Ouagadougou 4.3.4.7 actions a engager 4.3.4.1' Action' -Clarification institutione/le II s'agit d'elaborer les textes encadrant la responsabilite et les possibilites des Communes dans la ges tion des dechets menagers, et de designer les services, internes ou externes, du minist~re de l'Envi ronnement qui seront charges de les mettre en application en assistant techniquement les Communes. 4.3.4.12 Action 2 - Schema directeur de fa gestion des dechets de Ouggadougou II s'agit surtout, dans I'immediat, de delimiter tres precisement les frontieres entre les deux systemes de collecte : conteneurs-polybennes et tracteurs-remorques. 4.3.413 Action 3 - Rehgbilitation des sites actuels de decharge II s'agit de proposer des maintenant une chaine compl~te de gestion des dechets, certes provisoire mais parfaitement satisfaisante pour la protection de I'environnement. 4.3.4.14 Action 4 - Mise en place plOgtessive du svsteme conteneurs-polvbennes Cette action, centrale dans la reussite du schema global propose, est constituee de deux sous-actions : o Ie test du mode de recouvrement propose, sur un ou deux quartiers-pHotes, o I'organisation de la maintenance du materiel, et bien sur de son utilisation. 4.3.415 Action 5 - Proaramme d'aide a /a creation d'entreprises privees de cal/ecte Ce programme est sous la responsabilite du ministere de I' Environnement, etant donne ses potentiali tes de replication ensuite dans d' autres villes du pays. II pourra s' enrichir du savoir-faire deja acquis par Faso Baara dans ses programmes d'appui aux PME. 4.4 LES DECHETS INDUSTRIELS ET DANGEREUX 4.4.1 Choix technologiques 4.4.1.1 les huiles usagees Contexte la societe SONABHY a fourni en 1992 environ 28 000 tonnes de lubrifiants aux distribu teurs. En consequence, il en resulte environ 22000 tonnes d 'huiles usees chaque annee dont it faut se debarrasser, si on admet une fuite dans I'air d'environ 20 %. A cette quantite it faut ajouter les fuites des engins et les residus de tiltrage des fuels lourds. Les deux usines d'electricite Sonabel I et II dega gent a eUes seules environ 5 000 tonnes de dechets de ce genre par an. Si on tient compte des differen tes etudes reaiisees dans d'autres pays, un taux atteignant 40 a 50 % de recuperation d'huiles usees pourrait ~tre considere comme realisable. Pour Ouagadougou, ceci correspondrait a une quantite recu perable d'au mains 10 000 tonnes par an (dont 2 300 en provenance de la centrale electrique). Des points de vue economique et ecologique (diminution de la pollution du sol et des eaux), cette quantite justifie la creation d 'une organisation de recuperation analogue 11 celie existante en Cote d'Ivoire (ITE) et prevue pour la Guinee. Aucune organisation ni administration ne s 'occupe jusqu 'a present d 'une gestion economiquement et ecologiquement raisonnable de ces dechets, encore moins de leur recuperation. L'usine Sonabel II est en train d'installer un four d'incineration pour decomposer ses propres huiles usees, les fuites de ge nerateurs et les residus de filtration des fuels lourds. II s'agit la d'un investissement et d'une proce dure compl~tement inadaptee du point de vue ecologique car Ie tour qui sera installe prochainement ne permettra qu'une incineration a des t~mperatures moderees (environ 900°C). II n'est prevu ni net toyage des fumees ni exploitation de I'energie inMrente. Des substances condensees telles qu'aromates polycycliques et dioxines - substances tres ecotoxiques et cancerigenes - seront degagees en quantites exorbitantes. Sans tiltration ou lavage des fumees, ces substances seront souftlees dans I'atmosphere en plein milieu de la ville. Non seulement I'air sera pollue mais on n 'exploitera pas les quantites con siderables d'energie inMrente qui sont, par an, de ('ordre de l'energie produite par une usine d'etec tricite avec quatre generateurs. Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 65 Stations Stations Industries carburants d'entretien (SONABEL, etc ..) GaraQes ..(Services Dublics I carnian citerne I Stations de traiternent ..decantation ·filtration huile recuperee I I galette de filtration I Reutllisation dans Decharge I'industrie contr61ee -carburant Propositions: les huiles usees pourraient etre collectees par une societe privee equipee d 'un carnion citerne (5 m3) muni d'une pompe et d'un prefiltre, assurant deux passages par mois dans chaque point de depOt. Le mode de recuperation Ie plus economique consiste actuellement en une decantation des melanges hydrocarburiques collectes, suivie d'une deshydratation et d'une filtration absorbante. Le produit recupere, un melange d 'hydrocarbures sans particules solides, sans alcalins, acides et avec un minimum d'humidite, peut etre utilise comme combustible pour chaudieres industrielles ou/et comme carburant pour groupes electrogenes. II conviendrait preaJablement d 'entreprendre une etude de faisabilite, traitant les problemes logisti ques, techniques, financiers et institutionnels de la collecte et du traitement des huiles usagees. Dans Ie Raabo futur, iI sera necessaire de fixer l'absence complete des hydrocarbures dans les eaux de sur face et les eaux souterraines. Dans Ie Kiti, tout deversement d'hydrocarbures et d'autres liquides aquatoxiques devra etre interdit. 4.4.1.2 les dechets contamines Les dechets de l'hOpital Yalgado devront faire I 'objet d'une collecte separee (c'est h dire un triage des dechets h la source selon leur nature). Ces dechets pourront etre incineres en recipients fermes dans Ie four existant situe dans I'enceinte du terrain de l'hOpital, apres rehabilitation de cet incinerateur ou mis dans des casiers speciaux de la future decharge de dechets solides. Une etude devrait etre entre prise pour estimer les coOts de remise en etat et d' exploitation et pour proposer h I' administration de la Sante une gestion de ces dechets speciaux au niveau technique, logistique, pedagogique et commer ciaJ. 4.4.1.3 les dechets de La tannerie Le PSAO recommande Ie transfert de la tannerie SBCM dans la zone industrielle OU les eaux usees pretraitees seraient admises dans les bassins de lagunage. Si les recents repreneurs prives de cette en treprise envisagent une restructuration du "process" basee sur une diversitication de la production, ceci pourrait conduire h la mise en oeuvre de nouvelles technologies propres et un bassin de retention ne necessitant plus Ie demenagement de cette entreprise. 4.4.1.4 destination des dechets II est necessaire de planifier I' installation d' au moins une decharge contrOlee pour les residus et de chets dangereux. Son implantation sera coordonnee avec la planitication des sites de decharge des or dures menageres. Deux petits casiers de capacite unitaire 3.600 m3 seront prepares pour recevoir cha cun des dechets specitiques. Le premier recevrait les dechets infectieux provenant de I'abattoir; ce ca sier isole serait traite comme Ie grand casier de la decharge d 'ordures menageres en ce qui concerne Ie Page 66 Projet d'ame/ioratiol1 des conditions de vie urbaine J Ouagadougou drainage et la ventilation. Le second serait destine a recevoir les dechets toxiques eventuels pouvant provenir de I'industrie locale; Ie fond et les parois de ce casier seraient impermeabilises et il serait recouvert d'une bllche plastique partiellement relevee pendant les operations de depotage. D'autres petits casiers analogues pourraient etre amenages en cas de besoin. 4.4.1.5 Organisation du secteur Pour 8tre efficace, la politique d 'environnement industriel devrait etre fondee sur des mesures d 'assis tance technique et d'incitations financieres (avant d'etre reglementaire et coercitive). Elle devra privi legier Ie suivi scientifique (renforcement d'un laboratoire de mesures de reference prive ou public), la bonne connaissance humaine des acteurs (recensement et concertation avec les etablissements classes) via la Direction Generale du Developpement industriel et I'appui technologique aux entreprises via la Direction du suivi des activites et de la reglementation industrielle, qu' il conviendrait par ailleurs de renforcer par des chimistes. Le PACVU recommande d'intensifier les echanges sur Ie theme de I'envi ronnement industriel entre Ie Burkina et la C6te d'Ivoire qui a connu des problemes de pollution in dustrielle d'une ampleur certaine et a mis en place une organisation institutionnelle et scientifique au jourd 'hui efficace. Dans plusieurs cas avec peu de moyen, it est possible de reduire signiticativement les impacts des de p6ts de dechets solides et Iiquides en modifiant les process. Une bonne planitication peut aider a mi nimiser Ie coat d'acquisition de nouveaux equipements. II est propose que Ie gouvernement finance un programme d'assistance (a travers Ie Ministere de l'Industrie) pour aider les industries ~ quantifier leur production de dechets et aussi pour les conseiller sur les moyens rationnels de reduire I' impact des depots (fiche projet n° 18). L'usine de traitement des huiles usagees pourrait faire I'objet d'un investissement prive dans la mesure ou la couverture des coats de retraitement serait garantie par une taxe. La subvention necessaire pour couvrir Ie traitement des huiles usagees serait tinancee par une "eco-taxe" imposee sur les importa tions de certains produits petroliers qui sont a la source de la pollution par deversement dans Ie sol. Toutefois, afin de motiver les ditlerents compagnies petrolieres pour la recuperation des residus pe troliers, iI serait souhaitable de retroceder une partie de cette taxe aux producteurs d'huiles usees, en fonction de la quantite des residus collectes et centralises vers I'unite de traitement. 4.4.2 Montants et sources de financement Les elements d'intbrmation disponibles ne permettent pas de dresser un etat complet des investisse ments necessaires dans ce domaine. Pour Ie traitement des pollutions specitiques, Ie montant des in vestissements et Ie coat de l' evacuation des dechets industriels, en particulier les dechets dangereux seront a la charge des entreprises qui les produisent. Toutefois, Ie montant des investissements que les industriels devraient consentir pour reduire leur pollution est assez eleve. Compte tenu de l'inter8t national d'une gestion appropriee des dechets toxiques et du controle des pollutions, l'Etat mettra en place des mesures d 'encouragement economique sous forme de subventions proportionnelles ~ la re duction des dechets (par rapport a un niveau de base detini). Une etude tinanciere devrait detlnir une approche equitable concernant les charges ~ payer par Ie pollueur et les mesures d 'encouragement ~ financer par I' Etat 4.4.2.1 Actions it engager Action 1 - Construire les capacites ministerielles en matiere d 'environnement industriel Action 2 - Monter un reseau de laboratoires scientitiques permettant un suivi regulier de I'environne ment industriel Action 3 - Lancer les etudes approfondies de faisabilite, technique, juridique et tinanciere, en vue d' ameliorer I' impact des industries les plus polluantes sur I' environnement (dechets hospita tiers, dechets de la tannerie ... ) ou de mettre en place des tilieres de valorisation (huiles usagees). Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 67 4.5 EVALUATION ENVIRONNEMENTALE 4.5.1 Eaux usees benMices attendus: ~limination des excr~ta plus efticace et diminution des rejets d'eaux us~es dans les concessions et dans la rue; evacuation par des egouts puis traitement r~el des effluents les plus pol lues. La mise en oeuvre du PSAO devrait permettre d'atteindre une couverture sanitaire de la ville de 50 % en I'an 2000. Toutes les eaux usees des gros pollueurs et les matieres de vidange des fosses septiques et des latrines seront traitees dans des bassins de lagunage. Ce procede d'epuration simple ne demande aucun entretien particulier, permet de reduire la quasi totalite des germes pathogenes et de diminuer de maniere tres signiticative Ie niveau de pollution et la production de boues d' epuration. Les effluents rejetes dans Ie milieu naturel respecteront les normes O.M.S. pour une utilisation ~ des fins d' irriga tion. Pour eviter la proliferation des moustiques a proximite des bassins de lagunage, on protegera les berges par un perre ma<;onne ou des dalles de beton. Ces ouvrages, qui peuvent tres bien s'integrer dans Ie paysage urbain, seront clOtures pour eviter les accidents. Les latrines VIP ~ double fosse et a chasse manuelle recommandees pour la tres grande majorite des menages minimisent la production et la manipulation des matieres de vidange en mineralisant les ex creta sur place et en limitant les odeurs et les mouches. Les puisards d'eaux usees rectuisent de ma niere significative la presence d' eau stagnante et limitent les risques de multiplication des moustiques, en particulier des anopheles, vecteur du paludisme. L'assainissement collectif des zones denses dans Ie centre ville et la reduction de la profondeur des fosses (l,6 m) permettront de proteger la nappe phreatique superficielle dont Ie niveau est proche de la surface pendant la saison des pluies. Dans la peripherie de la ville, la pollution bacteriologique et chimique des nappes aquiferes ne devrait pas s'accro1tre compte tenu de la faible profondeur des ouvrages d'assainissement autonomes proposes (l,6 a 2 m. au lieu de 4 m. pour les latrines traditionnelles), de la nature des sols et du niveau statique de la nappe toujours inferieure a 10 metres. 4.5.2 Eaux pluviales benefices attendus: assainissement des eaux pluviales permettant ainsi d'eviter les inondations et la destruction des maisons, tout en permettant une vie normale (surtout economique) durant I'hivernage. Les ouvrages de retention des eaux pluviales (~ la parcelle ou de proximite) permettront en particulier la decantation des matieres en suspension reduisant ainsi I' envasement aval des barrages dont la dimi nution du volume utile est devenue preoccupante. Les ouvrages de stockage des eaux de ruissellement limiteront la pollution des retenues d'eau potable situees dans la ville de Ouagadougou. Les dispositifs d'intiltration des eaux pluviales et l'amenagement des marigots en gabions et matelas "Reno" drainant permettront la transition des eaux de ruissellement, assurant la recharge des nappes phreatiques, Ie maintien de repuration biologique et naturelle des eaux et rectuisant les phenomenes d'erosion. En plus de la fonction hydraulique, les caniveaux cloisonnes apporteront une solution au probleme pose par les ordures menageres en responsabilisant les riverains au rejet de leurs dechets. La valorisa tion des bassins de voisinage a d'autres usages permettra d'ameliorer l'environnement du quartier par la creation d'espaces verts et de zone de loisirs. Les chaussees drainantes (sans caniveaux) libereront des espaces pour la cin.:ulation des pietons. 4.5.3 Dechets solides benetices attendus: la collecte puis I'elimination des dtkhets solides dans tous les secteurs de la ville, amelioreront ainsi ('hygiene et Ie cadre de vie tout en preservant i'environnement, creant de plus des entreprises et des emplois . Page 68 Projet d'ameiioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Les amenagements des sites de decharges contrOIees pennettront de limiter l' ecoulement et I'infiltration des eaux de ruissellement par la construction d 'une digue peripherique, I'impermeabilisation du fonds des easier, Ia collecte et Ie traitement par lagunage des eaux de lixiviat. Le recouvrement journalier des dechets par des materiaux inertes permettra d 'eviler les incendies. La fermeture des sites de depot et leur amenagement eventuel en espaces verts ou en aires de loisirs (sans construction) se feront suivant Ie schema suivant: mise en place d'une couche de recouvrement de 20 cm apres compaction, couche de reprotilage (sable) de 30 cm et tapis d'argiJe compacte de 6 cm d'epaisseur recouvert de terre vegetale (60 cm). 4.5.4 Education Pour accroltre les effets benetiques enonces ci-dessus et pour permettre une amelioration sensible de la sante pubJique, des actions de formation et de sensibilisation seront entreprises pour une meilleur prise de conscience sur les questions relatives a la protection de I'environnement: Projet d'amelioratiol1 des conditions de vie urbaine aOuagadougou Page 69 5. ORGANISATION INSTITUTIONNELLE ET DEVE LOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES La mise en oeuvre de la strategie d'amelioration des conditions de vie urbaine de Ouagadougou repose sur une repartition claire des responsabilites entre pouvoirs publics, operateurs prives et beneficiaires en matieres de conception, de tinancement, de realisation, de gestion et d'entretien des infrastructures urbaines d'assainissement. Cette strategie s'inscrit dans la mise en oeuvre de la decentralisation et donne de reelles responsabilites aux usagers, associe pouvoirs et competence et assure la perennite des actions. La mise en oeuvre de ce processus doit etre accompagnee par I'organisation d'actions de for mation, d'animation, d'appui aux interesses et par la prise en charge financiere progressive des opera tions par les usagers et par les collectivites territoriales. Les propositions suivantes ont deux objec tifs: La mise en oeuvre a long teflne d'une strategie pour J'amelioration des conditions de vie urbaine La realisation d'actions immediates et a court terme dans Ie cadre du Troisieme Projet Urbain de la Banque Mondiale 5.1 REPARTITION DES ROLES DEVOLUS AUX ACTEURS CLEFS 5.1.1 Mobilisation communautaire La mobilisation communautaire reieve d'un processus systematique et implique necessairement de se donner Ie temps de Ie developper. 44 Les principales etapes de ce processus sont: (i) I'ouverture d'un bureau permanent de quartier, point focal de la concertation entre les differents acteurs au niveau du quartier et qui permet de rendre coherent pour la population la necessaire implication de plusieurs ac teurs dans Ie montage d'un programme (ii) I'etude participative du milieu qui integre les acquis et les experiences des communautes, (iii) I'identification des reels interlocuteurs au sein de la communaute et la mise en place des groupes de travail. Dans un projet participatif la connaissance des structures so cio-poIitiques est tout aussi importante que Ie diagnostic de la situation et de la volonte des menages a payer ou a participer. La mobilisation des communautes s'accompagne du developpement de plusieurs moyens d'in/ormation afin d'atteindre les multiples groupes presents dans une communaute. L'equipe du bureau permanent de quartier pour gagner la contiance des habitants doit maitriser Ie programme qu'elle developpe en tixant des objectifs clairs et des engagements qu'elle devra tenir, enclencher ra pidement quelques actions concretes servant a tester la volonte de travailler ensemble (entre groupes de population et entre groupe de population et equipe du bureau, etrangere au quartier); ces actions devront etre engagees dans des conditions semblables aux regles du jeu adoptees pour I'ensemble du programme et avec une repartition des prises en charge pour chacun des partenaires (et non pas des "actions cadeau"). Entin les actions pour etre durables demandent I'intervention de partenaires exte rieurs au quartier avec qui les solutions doivent etre discutees et dans ce processus les communautes devront etre considerees comme un interlocuteur a part entiere des autres acteurs institutionnels et economiques. 5.1.2 Les institutions d'Etat Leurs missions traduisent la volonte politique de l'Etat a conduire une certaine strategie d' environne ment urbain. En matiere d'envirunnement urbain, qui est un domaine a caractere fortement technique, la mise en marche effective de la d6centralisation recentre aujourd'hui ('action de l'Etat dans: o un role de promotion de la recherche puis de diffusion des resultats, 44 "II eSl impossible qudque s,lil !.:S aUlrcs conlraintes du proj':l de faire I'impasse sur Ie facleur lemps". J.J.Durany in Strat~gic! de d~veloppcmen! des relations enlre ks coll.:.;livit~s locales el les cnmmllnaul~s urbaines pour t.:llr participalion a I'amelioration de I'environnement urbain"; mars 1994. Page 70 Projet d'ame/ioratioll des conditions de vie urbaine J Ouagadougou o un role de reglementation et de controle a posteriori, o un r6Je d' assistance technique, o un r6Je d' incitation tinanciere. Ces roles seront repartis dans les differents services ministerieis selon leurs attributions techniques fondamentales c1arifiees par la loL Leur implication dans la realisation operationnelle dependra du ni veau d'innovation que necessite Ie sujet aborde. La strategie proposee conduit a impliquer les ministeres suivants : Ie ministere charge de l'Environnement : o dans Ie domaine de I' assainissement auto nome des eaux usees : cadrage et reglementation de I'action des Communes, recherches complementaires; o dans Ie domaine des dechets menagers : cadrage et reg(ementation, de ('action des Commu nes et de ('intervention du secteur prive, dans les activites de collecte (DPPACV) ; o dans Ie domaine de I'environnement industrie( : cadrage et reglementation (decrets d'appli cation du Code de l'Environnement - DPPACV) ; mise en place d'un reseau de laboratoires agrees de reference environnementale (via une institution operationnelle a definir). 5.1.2.1 Ie ministere de l'Eau : o dans Ie domaine de ('assainissement collectif : etude et maitrise d'ouvrage operationnelle du systeme collectif d' assainissement des eaux usees (via son institution operationnelle I'ONEA), o schema directeur d'ensemble et localisation des sites de depotage des matieres de vidange, mesures d'incitation vis-a-vis des societes privees de vidange 5.1.2.2 Ie ministere des Travaux publics, de I'Habitat et de l'Urbanisme : o dans Ie domaine du drainage : cadrage et reglementation de l'action des Communes (DGUTC); recherches puis formation des artisans sur les techniques de retention infiltration, recherches sur les modes de planitication urbaine de nature preventive vis-a-vis des problemes de drainage (via une institution operationnelle a detinir), maitrise d'ouvrage des travaux de construction des ouvrages primaires de drainage, schema directeur de drai nage 5.1.2.3 Ie ministere de l'/ndustrie : o dans Ie domaine de I'environnement industriel : assistance technique et incitation financiere (DGDI ou via une institution operationnelle a detinir), 5.1.2.4 Ie ministere de l'Enseignement de base: o dans Ie domaine de I'assainissement scolaire (autonome) : conception et mise en uvre du programme scolaire d 'education sanitaire (en liaison avec Ie ministere charge de la Sante), 5.1.2.5 Ie ministere charge de la Sante et de I 'Action sociale : o dans Ie domaine de I'assainissement autonome : participation a la promotion des systemes autonomes aupres des menages (agents sanitaires et assistantes sociales des directions pro vinciales), 5.1.2.6 Ie ministere de l'Administration territoriale: o dans tous les domaines deja sous la responsabilite legale et operationnelle des Communes: assistance a I'organisation et a la montee en charge des services municipaux en vue d'as sumer la gestion de I'environnement urbain (DGCL). Projet d'ame/ioratiol1 des conditions de vie urbillile J Ouagadougou Page 71 5.1.2.7 us communes 5,1.21.1 La structure des services lechniaues des communes Les missions d'environnement urbain de la Commune seraient assumees par quatre services:
o un service de programmation et de contrOle environnemental (SPCE), o un service d animation des partenariats (SAP), I o un service de gestion des contrats (SGC), o un service de regie technique (SRT). 5.1.21.2 Le service de proqrammation et de contr61e environnemental C'est Ie service qui con<;oit la politique municipale d'environnement urbain et trace les orientations de travail des autres services. Ce service: o etablit Ie diagnostic environnemental de Ja ville, o identifie les besoins, les evalue, les hierarchise, Ie tout en etroite relation avec Ie service d 'animation des partenariats), o con<;oit les reponses techniques, partenariales et financieres, les planitie et les programme (etablissement des schemas directeurs), o mobilise les partenariats (etatique, economique, communautaire ... ), en relation avec Ie service d'animation des partenariats, o negocie les montages partenariaux, techniques et financiers. 5.1.2.7.3 Le service d'animotion des parfenarials Ce service est d'abord un service d'appui aux initiatives de base, un service qui capitalise progressi vemeni les savoir-faire de mattrise d 'ouvrage et de mattrise d' uvre sociale. Ce savoir-faire de mobili sation et de montage de partenariats pourra plus tard etre etendu vers Ie partenariat avec les entrepri ses industrielles localisees sur la Commune, atin de developper conjointement des actions d'environ nement industriel. D'ol! la proposition de denommer ce service "Animation des partenariats". Si ce terme ne satisfait pas, on peut Ie denommer plus concretement "Service d 'appui aux communautes". Ce service devra: o impliquer les communautes des Ie demarrage d'un programme et les faire considerer par Ie SPCE et les autres services municipaux comme des interlocuteurs a part entiere a toutes les etapes du programme, o deveiopper un systeme d information et de communication specitique aux communautes, en I s'appuyant sur les documents prepares par Ie SPCE, o mettre en place les principaux maillons de communication avec les communautes (bureau de programme, groupes-relais de travail. .. ), o faire prendre en compte Ie facteur "temps" et Ie facteur "confiance", au SPCE et aux autres services municipaux, dans leurs relations avec les communautes, o formaliser les relations avec les communautes, o rentorcer les capacites de negociation des differents partenaires, o prendre en compte les experiences et les acquis des communautes, o assister Ie SPCE pour que celui-ci sache associer des modes de mise en uvre differents pour les actions identifiees. Page 72 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 5.1.2.7.4 Le service de gestion des controts Ce service est essentiel pour une bonne articulation perenne entre, d'une part les responsabilites de service public que sont les services d'environnement urbain a fa charge de la Commune, et d'autre part I'execution de ces services par des prestataires prives en nombre croissant. Ce service: o etablira les cahiers de charges, en relation avec Ie SPCE, o lancera les mises en concurrence (appels d'offre) que ce soit pour les phases d'etudes et de conception, les phases de construction ou d'exploitation d'ouvrages, ou les phases de dele gation de service, o negociera et passera les contrats, en relation avec Ie SPCE, o assurera Ie suivi technique et comptable des contrats, o reglera les litiges. 5.1.2.15 Le service de regie technique Ce service d 'execution des services en regie municipale est un maillon essentiel pour la phase transi toire. Ce service est Ie prolongement de 1'actuelle Division economique et Ie garant de Ja continuite de la qualite des services rendus pendant la montee en charge des autres services decrits ci-dessus. 5.1.2.8 us missions des communes o dans Ie domaine de I'assainissement des eaux usees: responsabilite du developpement de I'assainissement autonome et de I'assainissement scofaire (mission deleguee contractuelle ment a I'ONEA); o dans Ie domaine de la gestion des dechets menagers : schema directeur et localisation des sites de decharge (SPCE) ; organisation, mise en uvre et mise en concession progressive des deux systemes de collecte envisages (OMUSENE puis a terme SGC) ; plus tard, mise en gestion deleguee des centres de transfert et des decharges (SGC), o dans Ie do maine du drainage: hierarchisation et c1assement de I'ensemble des tron<;ons du reseau d 'evacuation (SPCE) ; construction, rehabilitation et maintenance des troncons se condaires et certains tron<;ons tertiaires (SGC, pouvant etre deh~gue contractuellement a Fa so Baara) ; assistance a la maitrise d'ouvrage communautaire pour certains tron<;ons tertiai res (SAP), gestion de la banque de donnees des infrastructures de drainage. 5.1.3 Les institutions sous tutelle ministerielle 5.1.3.1 ['ONEA: o dans Ie domaine de I'assainissement collect if : missions contractuelles (etude, maitrise d 'ouvrage deleguee pour la construction, exploitation des ouvrages - reseaux et lagunages de traitement) avec Ie ministere de l'Eau ; puis plus tard, avec la Commune (SPCE - SGC), o dans Ie domaine de I' assainissement autonome et de I' assainissement scolaire : missions contractuelles de promotion et de developpement technique avec la Commune (SAP SGC), 5.1.3.2 Faso Boora : o dans Ie domaine de I' assainissement collectif : eventuellement, missions de maitrise d 'ou vrage deleguee avec Ie ministere de ItEau, pour la construction, o dans Ie domaine de la gestion des dechets : eventuellement, missions de maitrise d 'ouvrage deleguee avec fa Commune, pour I' amenagement des sites de transfert et de decharge, o dans Ie domaine du drainage par evacuation: missions contractuelles de maitrise d 'ouvrage deleguee avec la Commune (SGC), en matiere de construction, de rehabilitation et de cu rage, Page 74 Projet d'ame/ioration des conditions de vie urbaille J Ouagadougou La conduite politique (presidence du CIS) et la responsabilite operationnelle (secretariat permanent du CIS) seront ~ I'image de la volonte politi que que Ie gouvernement souhaitera insuftler a la nouvelle strategie d' environnement urbain. 5.3 PROGRAMME DE FORMATION 5.3.1 Approche generale La mise en oeuvre du projet d'amelioration des conditions de vie urbaine entrain era Ie developpement de nouvelles competences a tous les niveaux necessitant l'amelioration des connaissances par [a for mation, la sensibilisation et I'information. L 'objectif de la formation est d' arneIiorer, par un effort concerte de developpement des ressources humaines, I'efficacite des differents acteurs de I'assainissement, autour de trois axes: o la mise en oeuvre concrete du PACVU; o I' amelioration du niveau de connaissances dans tous les domaines techniques, la conception de programmes et de projets (planification, identification, la formulation de projet, execu tion, suivi et evaluation) selon une demarche participative; o ('amelioration de la circulation de ['information et la communication entre differents ni- veaux d'intervention en tant qu'element de renforcement de la politique de decentralisation. Le Haut Commissariat sera responsable de ['organisation et la coordination des activites, la gestion du plan de formation et de son suivi. Le programme de formation est envisage en deux phases: o dans un premiere phase, il s'agira de rendre Ie programme national d'assainissement ope rationnel donc d' envisager des formations courtes, orientees vers la pratique et Ie concret (type formation - action); o dans une deuxieme phase, on pourra envisager des formations theoriques plus poussees sur une periode plus longue. 5.3.2 Themes de formation et public-cible Le contenu de la formation variera en fonction des acteurs et institutions se situant aux differents ni veaux de decision et d 'execution. Au niveau de base (agents charges de I'exploitation, animateurs), les principaux themes a aborder sont: • organisation institutionnelle et rOle des acteurs, • techniques de communication et demarche participative, • technologies appropriees, • entretien des installations, • organisation d' un service de recuperation des couts, • liens assainissement - sante, • causes immediates et modes de transmission des maladies. Le niveau intermediaire (personnel charge de I' execution) do it jouer un rOle important d' interface et posseder de ce fait de bonnes connaissances en communication. Les principaux themes a developper seraient : • Ie cycle de I' eau, • Ie choix des technologies appropriees (evacuation des excretas, eaux usees, drainage et de chets solides), et leur impact sur I'environnement, • les services responsables de I'assainissement, Proje! d'atmHioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 7J 5.1.3.3 Institution operationnelle adefinir et alocaliser: o dans Ie do maine de la gestion des dechets : mission contractuelle de mise en uvre du programme de creation des entreprises de collecte, autres missions contractuelles (etude, eventuellement mai trise d'ouvrage deleguee pour les amenagements, mise en gestion deleguee au prive ... , des centres de transfert, du transport par gros porteur et des sites de decharge) avec la Commune, 5.1.4 La place des ONG dans la stratc~gie d'appui aux initiatives de base Les ONG sont Ie maillon principal de communication entre les communautes et les acteurs institution nels et economiques. Elles interviennent a la demande des arrondissements et sont recrutees par appels d'offres sur des contrats a duree determinee. Les contrats seront d'une duree d'un an environ ce qui correspond au temps necessaire pour mobiliser et engager les communautes sur un programme precis. La majorite des membres des ONG selectionnees devront pouvoir faire preuve d'une experience de terrain. Les ONG signeront avec les arrondissements (apres accord avec Ie Service d' Appui aux Ini tiatives de base du Haut Commissariat) un cahier des charges precis qui comprendra Ie detail des principales activites suivantes: (i) ouverture dans Ie secteur d'un bureau des initiatives de base, (ii) identification des interlocuteurs au sein de la communaute (iii) mise en oeuvre d'actions (d'information, de formation, de suivi) pour assister les communautes a la prise de decision dans les differentes etapes du programme. II est prevu que la premiere annee un secteur par arrondissement sera retenu pour Ie programme et que les annees 2 et 3, deux nouveaux secteurs par arrondissement et par annee seront retenus. La premiere annee d'installation d'un bureau des initiatives de base, il s'agira d'un travail a plein temps pour I'ONG selectionnee; les annees suivantes correspondent a un travail de suivi et une ONG peut effectuer ce travail sur deux ou trois secteurs a la fois. 5.1.5 Le secteur prive o dans Ie domaine de ['assainissement des eaux usees : construction des systemes autonomes (commande des habitants), construction des ouvrages du systeme collectif (commande de I'ONEA ou de Faso Baara), collecte des matieres de vidange o dans Ie domaine de la gestion des dechets : concession des systemes de collecte, amenagement des sites de transfert et de decharge, exploitation de ces sites en gestion deleguee (contrat avec la Commune), o dans Ie domaine du drainage : construction, rehabilitation et curage des reseaux d'evacuation (commande du ministere des TPHU, de la Commune ou de Faso Baara), construction des systemes de retention-intiltration (commande des habitants). o dans tous les domaines : prestations d 'etudes et de formations ... 5.2 COORDINATION OPERATIONNELLE Dans Ie schema institutionnel propose, Ie caractere fondateur multisectoriel de la nouvelIe strategie d'environnement urbain doit etre respecte et utilement exploite a trois maillons operationnels : Ie maillon municipal, Ie maillon communautaire et Ie maillon gouvernemental. Un Comite interministeriel de suivi de la strategie d'environnement urbain, prolongement etendu a d'autres acteurs du CIP actuel (comite interministeriel de pilotage du 3eme Projet urbain), aura la charge de : o harmoniser les actions des differents services ministeriels, en liaison avec la mise en place progressive de la strategie d'ensemble, o suivre la mise en oeuvre de la strategie dans ces aspects techniques, institutionnels, tinan ciers et participatifs, o inciter au transfert progress if des taches encore realisees par les echelons etatiques vers les echelons municipallx. Page 76 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou former des artisans? Projet d'amelioratiol1 des conditions de vie urbaine .1 Ouagadougou Page 7S • la conception, la responsabilisation, Ie suivi et I'exploitation des ouvrages, • la promotion des realisations (devis, contrat, comptabilite), • la connaissance du milieu, • la participation communautaire, • Ie r6le du secteur prive et des ONG, • les techniques de communication et participatives • les liens assainissement - sante. Au niveau superieur (agents administratifs, etatiques et municipaux charges de la planification opera tionnelle et strategique, decideurs locaux), des outils de planitication, de gestion, de suivi et d'evalua tion doivent ~tre acquis en plus de connaissances techniques mis a jour periodiquement. Les tMmes de formation porteront sur : • les criteres d' evaluation de I' environnement urbain, • les nouvelles technologies ameliorees et leur do maine d' application, • la conception, la realisation et la maintenance des ouvrages, • fa strategie de recouvrement des coats, • la demarche participative, Ie r6le des femmes, • les outils de planification, • la gestion urbaine, • Ie rClle du secteur prive et des ONG, • les acteurs institutionnels, • la reglementation et son application, • la gestion de projets. • les outils d'auto-evaluation et de suivi, • les outils de concertation. Un programme de formation sera specifiquement elabore, apres evaluation des besoins de formation au niveau de chaque unite et en fonction de I'offre de formation disponible au Burkina Faso et dans la sous-region. L idee de base est que tous les modules devront etre organises avec ou a partir d 'une I structure locale qui beneficiera de "assistance d'institutions exterieures competentes. Projet d'amelioratioll des conditions de vie urbaille J OU<1gadougou Page 77 5.3.3 Strategie du progranune de formation Mise en place d'un systeme de selection du personnel performant : "I'homme ou la femme qu'i! faut a la place qu'i! faut". Ceci permet deja de mieux utiliser les ressources humaines existantes. Les compe tences techniques et comportementales du personnel seront regulierement appreciees afin de beneficier d'equipes solides. On instituera des pratiques permettant de motiver Ie personnel, particulierement pour les institutions gouvernementales: participation a des formations, a des rencontres nationales comme internationales, acc~s a des primes d'incitation, avancement. 5.3.3.1 Utilisation de techniques participatives. Renforcement institutionnel de toutes les organisations qui en ont besoin, afin que leur strategie d'intervention soit claire, qu'elles puissent acceder aux ressources humaines, financi~res et materielles qui leur sont necessaires pour fonctionner et qu' elles sachent bien les gerer. Developpement d'echanges interdisciplinaires a travers des activites d'equipes, developpement de
structures de coordination et de suivi regroup ant des professionnels de diverses disciplines. Ceci se ferait a tous les niveaux et entre institutions, et sera it appuye par des detinitions c1aires des f(~les et responsabilites de chacun.
Information la plus large possible de tous les acteurs du secteur sur les approches employees, ce qui motive leur choix, sur les resultats obtenus afin de consolider l'harmonisation des points de vue autour
du Plan Strategique et des manii~res de Ie mettre en oeuvre au niveau de Ouagadougou. Emploi des moyens qui favorisent l'apprentissage en cours d'activites : par l'analyse reguli~re des probl~mes rencontres et la redetinition des objectifs, approches, moyens et methodes experimentees pour mettre oeuvre la strategie nationale. Preference donnee a la formation en cours d'execution des activites des personnes formees et suivi suffisant sur Ie terrain.
Recours a des ONG , Bureaux d'etudes, Institutions de formation internationaux qui assureraient la formation de formateurs et des actions de renforcement institutionnel de structures locales. Ces insti
tutions ne seraient donc pas directement actives sur Ie terrain. Developpement des formations formelles qui manquent encore au qui doivent etre ameliorees afin de satisfaire les besoins en formation de ce type.
Renforcement d'un reseau de communication entre les structures tournissant des formations et les de mandeurs de formations. 5.3.3.2 Les composantes principales du programme de fonnation Formations theoriques, toujours doublees de formations pratiques, car directement adaptees aux activi tes des personnes formees. Dans pratiquement toutes les actions de formation, Ie suivi joue un r6le
majeur. L'information sur les principes des du Plan Strategique est comptee comme une action de formation car ce sera une occasion pour la Division Economique d'apprendre a batir une campagne d'information avec des special istes : une agence de publicite sera associee et ses termes de reference comprendront un volet d 'apprentissage de techniques de marketing-participatif (les idees a promouvoir
etant identifiees avec Ie participation des groupes cibles de I 'operation de marketing). L'apprentissage pour documenter les experiences obtenues au fur et a mesure que les projets avancent ainsi que pour diffuser toutes informations relatives a ces experiences. Les apprentissages pour auto-evaluer plusieurs tois par an les activites de certains des acteurs engages dans la mise en oeuvre du Plan Strategique . Page 78 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine aOuagadougou 5.3.3.3 Quelques gardes Jous du programme de Jonnation Les activites de formation -planiti6es -bas6es sur des strategies claires -auto-6valuees regulierement Le suivi -aussi important que la formation -planifie -consequent L'information sur Ie Plan Strategigue -frequente -etendue sur plusieurs ann6es -alimentee des r6sultats des activites de terrain et mecanismes de concertation La promotion de la demande -adaptee au contexte socioculturel -consciente des besoins des plus demunis -adaptee aux ressources des promoteurs 5,4 REGLEMENTATION Dans Ie Kiti et Ie projet du Code d'environnement, les prescriptions sur Ie regime des eaux et sur la pollution et nuisances de I'environnement torment une base bien complete et adaptee aux besoins eco logiques d'un Etat moderne, la comp6tence pour editer les prescriptions d'execution est clairement attribuee. II faut noter I'insuftisance de la production normative indispensable au maintien de la qualite de I'environnement et Ie manque de decrets, reglements et plans d'execution exiges par Ie Code de I'Environnement. Cependant les etudes et les experimentations ne sont pas suftisamrnent avancees pour elaborer ces documents adaptt~s au contexte burkinab6 et non pas copies d'ailleurs. A moyen terme une serie de mesures devront etre entreprises: o l'elaboration de prescriptions concernant les substances radioactives o la detinition de normes techniques conceptuelles et de normes de rejets o l'inventaire sur Ie degr6 de pollution des eaux o la mise en oeuvre de mesures r6glementaires pour I'application effective des lois Le Raabo (exige par RAF art. 265 et tixant Ie classement des cours d'eaux et les normes de qualite) en voie d'elaboration, doit interdire les rejets d'hydrocarbures dans les eaux de surface et les eaux souter raines. De meme, Ie Kiti exige par RAF 582 (traitant des sanctions aux infractions contre l'environnement) et les reglements futurs sur la pollution des eaux (CE chap. VIII) et sur les dechets industriels (CE chap VIII) doivent interdire Ie deversement des hydrocarbures et d'autres liquides aquatoxiques. d'amelioratiol1 des conditiol)s de vie urbaine a LIUafl.iirUO,UflCIU 6. MISE EN OEUVRE DU PROJET 6.1 PLAN O'ACTION OU PACVU Pour que Ie programme d'amelioration du cadre de vie urbaine puisse se mettre en place, une serie de mesures concretes doivent etre prises. Ces mesures sont presentees dans les tiches de projets ci-apres, resumees dans Ie "Tableau 25 liste des projets du PACVU". Elies ont pour objectif de definir et de mettre en oeuvre differents aspects du PACVU. 6.1.1 Par secteur de I'environnement urbain 6.1.1.1 assainissement des eaux usees : • maltrise des produits financiers generes par la taxe d' assainissement, • engagement du programme d'assainissement autonome, • etude detaillee du programme scolaire d' education sanitaire, • reorganisation des activites de vidange, • engagement des etudes d 'assainissement collectif et industriel, 6.1.1.2 gestion des dechets menagers : • clarification institutionnelle (legislative et reglementaire), • elaboration du schema directeur de la gestion des dechets, au moins de la collecte, • rehabilitation des sites actuels de decharge, • mise en plal.:e progressive du systeme conteneurs-polybennes, • etude du programme d' aide a Ia creation d' entreprises de collecte, • engagement des etudes sur les maillons de la gestion qui suivent la collecte, 6.1.1.3 drainage pluvUd: • claritication institutionnelle (legislative et reglementaire), • lancement du programme pilote concernant les techniques de retention-intiltration, • mise en place des olltils de connaissance du reseau, • lancement des travaux concernant les marigots et les caniveaux, • elaboration du schema directeur, 6.1.1.4 environnement industriel : • construire les capacites ministerielles, • monter un reseau de laboratoires scientifiques permettant un suivi regulier de I'environne ment industriel et de fal,;on generate de I'environnement urbain, • lancer les etudes approfondies de faisabilite, technique, juridique et financiere en vue d' ameliorer I' impact des industries les plus polluantes sur I' environnement ou de mettre en place des tilieres de valorisation. Page 80 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 6.1.2 Par nature d'actions 6.1.2.1 institutionnelles : • clarification legislative et reglementaire de la gestion des dechets, • clarification legislative et reglementaire du drainage pluvial, 6.1.2.2 financieres : • ma1trise des produits financiers generes par la taxe d 'assainissement, • mise en place progressive du volet tinancier du systeme conteneurs-polybennes, 6.1.2.3 organisationnelles etlou partenariales : • engagement du programme d'assainissement auto nome, • reorganisation des activites de vidange, • elaboration du schema directeur de la gestion des dechets, au moins de la coIIecte, • mise en place progressive du systeme conteneurs-polybennes, • engagement du programme d'aide a la creation d'entreprises de collecte, • engagement du programme pilote concernant les techniques de retention-infiltration, • mise en place des outUs de connaissance du reseau d' evacuation pluviale, • elaboration du schema directeur de drainage pluvial, • construction des capacites ministerieIIes en environnement industriel, • mise en place d 'un reseau de laboratoires scientitiques permettant un SUIVI regulier de I'environnement industriel et de fa<;on generale de I'environnement urbain, 6.1.2.4 Iancement d'etudes : • etude detaillee du programme scolaire d' education sanitaire, • etudes d'assainissement collectif et industriel, • etudes sur les maillons de la gestion qui suivent la collecte des dechets, • etudes approfondies de faisabilite, technique, juridique et tlnanciere en vue d'ameliorer I'impact des industries les plus polluantes sur I'environnement ou de mettre en place des filieres de valorisation. 6.1.2.5 lancement d'investissements : • fermeture des sites actuels de depllts d'ordures, amenagement de decharge contrlllee • travaux d 'amenagement concernant les marigots et les caniveaux. • travaux d'assainissement collectif du centre ville (reseau et station de traitement) 6.2 SUIVI ENVIRONNEMENTAL Un suivi regulier de la qualite des eaux souterraines sera mis en place et execute par Ie laboratoire national des eaux de la Direction de la Medecine preventive du Ministere de la Sante Publique, de I'action sociale et de la famille (DMP). Les analyses pourraient etre contiees au laboratoire de Genie sanitaire de I'Ecole inter Etat de l'Equipement rural (EIER). 30 puits et forages seront choisis dans les proportions de 20 forages et 10 puits rtSpartis entre la zone fortement urbanisee correspondant a la Commune de Baskuy et les secteurs peripheriques. Des echantillons d 'eau seront preleves deux fois par an aux mois d'Avril (periode seche) et Octobre (fin de la saison des pluies) et seront analyses pour determiner les concentrations en germes tests de contamination fecale (coliformes fecaux et streptoco Projet d'anlli/ioratiol1 des conditions de vie urbaine aOuagadougou Page 81 ques ftkaux) et en nitrate. Un rapport annuel en dix exempiaires decrivant I'etat de la qualite des eaux souterraines et des mesures de protection specitlque sera produit par la DMP et distribue aux ministe res charges de l'Eau, de l'Environnement et de la Sante. Le cout de ces analyses et de la production du rapport est evalue ~ 1 600 000 FCFA sera tlnance par I' ONEA ~ partir de la taxe d' assainisse ment. 6.3 STRUCTURES D'APPUI AUX INITIATIVES DE BASE Le nouveau cadre institutionnel de la decentralisation suppose la participation des communautes de base au processus de decision en ce qui concerne les actions d'amelioration de leur environnement sanitaire. II s'agit donc de promouvoir une organisation permettant de rendre effective la communica tion et la cooperation entre les populations et les acteurs institutionnels et economiques. 6.3.1 Les niveaux d'intervention et la repartition des taches L'echelon municipal est Ie relais principal entre Ie niveau central et les communautes de base. Haut Commissariat: assure fa maftrise d'ouvrage du programme d'appui aux initiatives de base par I'intermediaire d'un Service specialise au sein de la Division Economique. Les r()les principaux de ce Service seront de detlnir les objectifs du programme, de suivre et d'en contrOler la mise en oeuvre, de faire Ie lien avec les departements techniques, d'organiser des campagnes d'information au niveau na tional, de mettre en oeuvre Ie programme de formation en sous-traitant les differentes parties du pro gramme de formation aux institutions nationales ou sous regionales, d'organiser la concertation en reunissant un comite de pilotage, de rechercher des tlnancements pour les dossiers presentes par les communautes. La mise en oeuvre du programme ainsi detlni pourra etre sous-traite ~ un operateur prive (bureau d'etudes ou ONG). 11 appartiendra au Haut Commissariat de: • Classer les types d'investissements qui impliquent la participation (prise de decision et participa tion au tlnancement et A la gestion) des populations. D'une facon generate il s'agira des travaux d'infrastructures tertiaires et de la construction d'equipements de proximite. En tenant compte de I'experience acquise avec la mise en oeuvre du projet pilote de participation communautaire du secteur 7 de Ouagadougou on distinguera (i) les investissements susceptibles de procurer des recet tes (marches, gares routieres) (ii) les investissements d'infrastructure tertiaire (drainage, rechar gement de voiries), (iii) les investissements pour les equipements a caractere de sante, educatif ou socioculturels (iv) les investissements pour rehabilitation d'infrastructures (rehabilitation de cani veaux), ou pour aider ~ la mise en route d'une amelioration generale d'un quartier (ramassage des tas d'ordures, curage des caniveaux ou des buses, amenagement des perimetres des bornes fontai nes) et peut-etre achat de petit materiel pour I'entretien du quartier. • Definir Ie cadre financier des programmes. Il est prevu US$ 260,000 d'investissements par sec teur identitie sur les cinq annees du projet. Les decaissements se feront majoritairement dans les annees 2 et 3 du projet. Les arrondissements devront prioriser les secteurs retenus pour les inter ventions en fonction de la volonte des populations des secteurs d 'accepter les regles du jeu (participation en temps pour etre impJique dans Ie processus de decision, participation financiere aux investissements et participation a la gestion des realisations). Les montants des participations des populations varieront en fonction des types d'investissements. En temps que percepteur de taxes la municipalite participera financierement aux investissements (Ies 10% de participation pour les investissements du projet pilote du secteur 7 pourraient etre conserves), ce qui sera un el6ment important pour construire la cont1ance entre les populations et les institutions locales. Le montant maximum d'un investissement propose par les populations ne devra pas ctepasser US$ 100 000. Arrondissements: assurent la maitrise d'ouvrage deleguee pour les projets de leur arrondissement par l'intermediaire d'un service specialise. Les roles principaux de ce service seront de faire appliquer les objectifs du programme uetlnis par Ie Service sp6cialise de la Division Economique du Haut Commissariat. En particulier ce service organisera une information au niveau des differents secteurs de I'arrondissement pour expliquer Ie:; conditions d'eligibilite au projet. Tous les socteurs ne pourront Page 82 Projet d'aau§/ioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou pas en beneficier; it s'agira d'identitler les secteurs les plus motives selon quelques criteres qui de vront ~tre definis (acceptation des conditions de participation, justitlcation et faisabilite technique des investissements prioritaires pre-identities) de sous traiter des contrats de services ~ des ONG ou ~ de petites entreprises a partir d'un cahier des charges, de suivre les actions entreprises dans les secteurs, d'assister les groupes de base aconstituer un dossier de projet en vue d'un financement, de transmet tre et de suivre les demandes au niveau du Haut Commissariat, de suivre la mise en place des partici pations des communautes qui seront detinies dans Ie cadre du programme. • Secteurs: c'est ~ ce niveau qu'est la maftrise d'oeuvre du projet avec Ie reseau d'operateurs: => Ie bureau des initiatives de base: un bureau (temporaire) est ouvert dans Ie secteur retenu. II est Ie lieu de travail d'une equipe d'animation qui peut etre une ONG recrutee sur appel d'offres par I' Arrondissement et qui suit un cahier des charges precis. Son r61e est une fois Ie programme va lide par I' Arrondissement d'assister les communautes ~ s'organiser atln d'identifier des actions prioritaires, de mettre en oeuvre les prises en charges et la gestion des actions realisees. Le bureau des initiatives de base est charge de mettre en oeuvre la concertation avec la population. A partir de ces bureaux les equipes d'animation assureront un travail permanent pendant deux annees et ensuite un suivi atemps partie!. => les groupes de travail ou groupes re/ais: ce sont les interlocuteurs identities au sein de la popula tion; I'identification des interlocuteurs reels est un processus qui demande du temps. lis sont les interlocuteurs du bureau des initiatives de base et font passer les informations a I'ensemble de la population du secteur. => Ie conseil de secteur qui doit etre mis en place avec fa rMorme administrative jouera aussi au ni veau du secteur un r61e de conseil en particulier par I'intermediaire du responsable administratif. 6.3.2 La mise en oeuvre des programmes d'amelioration de I'environnement sanitaire II est recommande de confier la mise en oeuvre de ce programme, sur la base d'un contrat ~ un opera teur specialise appele maitre d'oeuvre social. II aura la responsabilite de: • la mise en place et de la gestion des equipes d'animation qui travailleront dans les secteurs d'intervention (bureau des initiatives de base) et qui seront constituees avec des ONG ou des as sociations existantes; • la concertation avec les partenaires du projet (collectivites locales et autres acteurs institutionnels et economiques); • la gestion pour Ie compte du projet de la maitrise d'ouvrage deleguee pour I'execution des travaux (commandes des etudes, estimations, passation des marches, ordres de decaissements ... ) Le chronogramme suivant est propose pour la mise en oeuvre du programme: Juillet 1995-Decembre 1995: Mise en place de I'operateur social, selection des secteurs d'intervention (7 au total sur les cinq annees du projet) et approbation par Ie Comite de pilotage, selection et formation des equipes d'animation, concertation pour la mise en oeuvre du programme avec les Communes et les Arrondissements; Janvier 1996-Decembre 1997: Mise en place des equipes d'animation sur deux secteurs it Ouagadougou et un deuxieme secteur a Bo bo-Dioulasso (un premier secteur <..I'intervention etant <..Ieja operationnel au debut de J'annee 1995 sur un financement du PPF), preparation des campagnes de communication et montage des dossiers d'investissements en infrastructures tertiaires et equipements; Janvier 1998-Mars 1998: Revue a mi-parcours: conduite d'lIn bilan intermediaire sur la base des indicateurs de performances retenus dans I'accord de credit. II sera fait un bilan du montage institutionnel par rapport aux moditi Projet d'amelioratioll des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 8] cations eventuelles du contexte local; ~ partir de ce bilan des reorientations pour Ie montage institu tionnel pourront etre proposees: (i) maintien du dispositif, (ii) accentuation du rOle des communes et (iii) transfert aux communes. Avril 1998-Juin 2000: Suivi sur les secteurs couverts pendant deux annees (quatre secteurs au total) et mise en oeuvre opera tionnelle sur les nouveaux secteurs d'intervention (trois secteurs). 6.3.3 Recommandations pour les participations des communautes Prendre en consideration les inveslissemenrs sur I'espace prive ayant pour objectif d 'ameliorer la si tuation sanitaire de I'espace public. L'assainissement des parcelles devrait etre un prealable a I'amenagement des voiries. L'assainissement des parcelles concerne la construction d'ouvrages pour I'evacuation des eaux domestiques (puisards), des excreta (latrines) et des eaux de ruissellement (gravillonnage des parcelles ou construction de trancMes tiltrantes). Faire varier Ie montant et les formes des participations des populations selon Ie type d'investissements o Les investissements d'infrastructures tertiaires .' ces investissements seront soumis a une participa tion des menages portant sur I'amelioration de I'assainissement de leur parcelle. II s'agit de: o I'evacuation des eaux usees: Ie plan strategique d'assainissement des eaux usees propose une inci tation a l'amelioration de I'assainissement des parcelles tinancee sur la taxe d'assainissement. Selon les resultats du projet de demonstration entrepris dans les secteurs 2 et 16 de la ville de Ouagadou gou, cette incitation est en moyenne de 30%, la participation des populations (!tant en moyenne de 70% du coOt total des constructions. II est recommande de conserver ces montants de participation. Les menages participent par I'achat des materiaux de construction et la remuneration d'artisans prealablement tormes avec lesquels les menages passent un contrat de service; l'incitation est ega lement donnee apres I'achat des materiaux de construction par Ie menage sous forme de materiaux: dalles et c1austras. o L' evacuation des eaux de ruissellement sur la parcelle: ces amenagements devraient permettre de diminuer les sections des caniveaux des voiries tertiaires; la construction d'ouvrage sur la parcelle est estimee a environ 40 OOOFCFA soit 10% du coOt des investissements a realiser sur I'espace public. La torme de participation des menages est I'achat de materiaux et Ie paiement de la main d'oeuvre a des artisans avec lesquels les menages passent egalement un contrat. D Les investissements generateurs de revenus La participation des populations devrait etre plus elevee que la participation qui a ete demandee pour I'amenagement du marche dans Ie cas du projet pilote du secteur 7 de Ouagadougou. La par ticipation des populations pourrait aller jusqu'a 40% du coOt total de I'amenagement. Cette partici pation qui reste relativement elevee suppose de definir une periode d'epargne avec les populations concernees et I'ouverture d'un compte epargne (Caisse d'Epargne et de Credit mutuel par exem pie) ouvert au nom du groupe de travail avec plusieurs signatures dont celie du Haut Commissariat. Cette solution permettrait au groupe de travail de disposer des interets et a la municipalite d'avoir l'assurance que cette participation sera it bien utilisee pour les investissements identifies. La forme de participation ~ retenir pour ce type d'investissement est I'apport monetaire; les travaux sont plus importants et sont conties a des petites et moyennes entreprises qui s'accorderont mal avec les ap ports de materiaux ou de personnel non qualifie. D Les investissements pour les equipements a caractere de sante, educatifs ou socioculturels Le montant de la participation demandee dans Ie projet pilote du secteur 7 dans Ie cas de tels in vestissements a ete de 20% et est a conserver. Cette participation s'est faite sous forme d'apport de materiaux et sous tonne de paiement pour la remuneration des artisans avec lequel Ie groupe de travail a passe un contrat. La gestion des eqlJipements ainsi construits reI eve des populations. SJ Les investissements pour aider ella mise en route d 'une amelioration generale d 'un quartier Page 84 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Des investissements de ce type (jollrnees de salubrite) ont ete realises dans Ie cadre du projet pi lote. Elles ont ete financees par les communautes du quartier (travail manuel, restauration des ma noeuvres) et par la Division Economique (mise a disposition de camions et de carburant) selan une repartition a peu pres egale entre les partenaires. Un mont ant de 50% de la part des populations est a retenir, la forme de participation prenant essentiellement la forme de travail manueL Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Page 85 Tableau 2S liste des projets du PACVU (en miIJiers de US$, sur financements exterieurs) Fiche Titre Montant 45 Etudes Elaboration d'un programme de developpement des ressour 30 ces humaines 2 Elaboration de reglements et de normes pour 50 I'environnement et I'assainissement 3 Programmes de recherche-actions en systeme de retention 200 infiltration des eaux pluviales 4 Etude de faisabilite et d'impact environnemental des ouvra 200 ges d'epuration par lagunage 5 Etude de faisabilite environnementale des stations de transit 150 et des decharges de dechets solides 6 Etude de la potentialite du marche de la valorisation agricole 50 des dechets 7 Etude de simulation du reseau de drainage et developpement 280 d'un systeme d'archivage 8 Elaboration d'un schema directeur de drainage 260 9 Etude de faisabilite d'une unite de valorisation des huiles 30 usa gees 10 Etude sur la pollution atmospherigue de Ouagadougou 12 Infrastructures 11 Assainissement de la zone industrielle* 1 000 12 Assainissement collectif du centre ville* 1 944 13 Assainissement scolaire* p.m. 14 Promotion de I'assainissement autonome* p.m. 15 Ouvrages prioritaires d'assainissement pluvial a Ouagadou 7 550 gou 16 Remise en etat des sites de depot des ordures menageres et 250 amenagement d'une decharge temporaire 17 Centres de transfert et centres d'enfouissement techniques 2000 (decharges controlees) des OM Appuis a 18 Programme d'encouragement la reduction de la production 2075 de dechets industriels 19 Renforcement des laboratoires de reference 300 20 Programmes d'appui aux initiatives de base pour 3000 I'amelioration de I'environnement des guartiers a 21 Appui I'amelioration de la gestion des ordures menageres 200 22 Amelioration du cadre de vie par des travaux haute intensi· a 50 te de main d'oeuvre 23 Programme de developpement des ressources humaines 1 000 24 Projets pilotes de participation communautaire secteur 7 280 Montant total 20221
• projet ONEA
45 hurs participalion d~s b':n':ficiuir~s el de !'ONEA (surtax", assainisselll~nl) Page 86 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Phasage du Projet Tableau 26 - Ecbelonnement tempore! des interventions durce 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 1 Assainissement des eallx lIsees urbaines rnois 1.1 Etudes de faisabiJite et d'impact du lagunage 6 1.2 Ouvrages d'assainissement collectif 24 1.3 Ouvrages d'assainissement autonome 84 1.4 Promotion de I'assainissement autonome 84 1.5 Latrines scolaires 48 2 Assainissement des eaux pluviales 2.1 Programme de recherche-actions 36 2.2 Etude de simulation et archivage du reseau 24 2.3 Elaboration d'un schema directeur drainage 12 2.4 Raccordement et ouvrages de franchissement 36 2.5 Canal de Zogona 24 2.6 Canal de Wemtenga 24 2.7 Amenagement de I'exutoire et abords des canaux 12 3 Dechets industriels liguides et solides 3.1 Etude d'impact des lagunages 6 3.2 Assainissement de la zone industrielle 24 3.3 Etude de valorisation des huiles usagees 2 3.4 Renforcement des laboratoires 12 3.5 Programme de reduction des dechets 60 4 Dechets menagers 4.1 Etude d'impact des stat. de transit et CET 9 42 Fermeture des depots et CEl temporaires 5 4.3 Stations de transit et CEl definitifs (decharges) 24 4.4 Etude de marche du compost 4 4.5 Materiel de collecte 36 4.6 Materiel de transport 12 a 4.7 Appui la gestion des ordures menageres 48 a 4.8 Travaux haute intensite de main d'oeuvre 6 5 Pollution atmospherigue 5.1 Etude sur la pollution atmospherique de Ouaga 2 6 Programme d'appui aux initiatives de base 60 7 Appui a la mise en oeuvre du PACVU 7.1 Elaboration d'un programme de DRH 2 7.2 Programme de developpement des ressources hu. 36 7.3 Elaboration de normes et de reglements 6 7.4 Projets pilotes de participation communautaire 12 Eludes Infrastructures Appuis t('chnilllle5. organisationnels. DRH Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine j OU<1gadougou Page 87 6.4 MISE EN OEUVRE DU PLAN DE FINANCEMENT Le PACVU de Ouagadougou va necessiter des financements justifies, qui s'elevent a environ 30 mil lions de US$ (18 milliards de FCFA). Prevu sur une periode de 7 ans, Ie coOt apparait comme raison nable, en fonction des enjeux attendus par la mise en oeuvre de ce programme d'amelioration du cadre de vie urbaine et des habitudes nouvelles qui seront introduites, en particulier quant a la contribution des usagers tant publics que prives. Compte tenu toutefois du nombre eleve des priorites du Gouvernement en matiere d'investissements publics, Ie soutien des bailleurs de fonds a la mise en oeuvre du PACYU est indispensable a sa reus site. Le financement du PACYU exigera des mesures precises pour permettre d'atteindre I'objectif majeur apres I'amelioration du cadre de vie lui-meme, a savoir I'introduction durable de fa contribu tion des usagers ou des responsables directs de la pollution au frais entraines par les actions d'assainissement, ces mesures indiquees dans Ie rapport sont nkapitulees ci-apres: • des actions d'information et de sensibilisation des usagers • I'amelioration continue du recouvrement des impots locaux • la mise en place ou Ie renforcement des institutions indispensables pour assurer la gestion des projets retenus dans Ie PACYU • la negociation coordonnee des tinancements interessant les differents volets du PACVU et surtout des differents elements constitutifs de chacune de ces composantes. 6.4.1 Recapitulation des financements necessaires Les prix sont calcules sur la base d'un taux de change retenu de 600 FCFA/I US$, fa provision pour imprevus et divers a ete thee a 15 % des prix de base et Ie taux d'intlation est de 5 % an. Le coOt total de fa compusante assainissement des eaux usees est estime a 8,69 millions de US$ (5,2 milliards FCFA) se repartissant principalement entre I'assainissement autonome (69 %) et f'assainissement collectif. Le coOt total de la composante drainage est estime a 8,2 millions de US$ (5 milliards de FCFA) dont 3 millions de US$ pour l'amenagement du canal de Zogona. Le COlIt total de la composante dechets industriels (Iiquides et solides) est estime a 3,71 millions de US$ (2,2 milliards de FCFA) se repartissant entre l'assainissement de la zone industrielle (35%) et des actions d'appui pour la valorisation et la reduction des dechets. Le cOlH de la composante dechets menagers est estime a 4,75 millions de US$ (2,8 milliards de FCFA) dont 2 millions de US$ pour les decharges et les stations de transfert. Le coOt des appuis a la mise en oeuvre du PACYU est estime a 1,4 millions de US$ (0,8 milliards de FCFA) et Ie programme d'appui aux initiatives de base est enviro de 3,4 millions de US$ (2 milliards de FCFA) Les tableaux suivants nkapituJent l'ensemble des etudes et investissements prevus pour la mise en oeuvre du PACYU et leur echelonnement dans Ie temps. II est tout a fait remarquable que les depenses decoulant des besoins en initiatives de base soient importantes (II % du montant global). Les deux premiers postes sont ceux de I'assainissement des eaux usees (29 %) et du drainage (27% du total). Les depenses dans la depollution industrielle (12 % du total) ne representent qu'un faible montant compte tenu du degre reduit de I'industrialisation de Ouagadougou. Les depenses dans Ie domaine des dechets solides sont assez fuibles (16%) compte des investissements deja consentis dans Ie cadre du 2° projet urbain pour Ja collecte des ordures menageres. En ce qui concerne I'echelonnement dans Ie temps de ces investissements, on peut noter que 70 % des investissements prevus devraient etre realises sur les quatre premieres annees du projet. Page 88 Projet dla/milloratioll des conditions de vie urbaine J Ouagadougou 6.4.2 Repartition des charges entre les differents partenaires On peut remarquer que si la contribution publique aux investissements et importante (71 %), la con tribution privee, a travers les depenses en matiere d'assainissement autonome et de materiels pour la collecte et Ie transport des dechets solides, est tres significative. La repartition des depenses de fonctionnement fait apparaitre une contribution tres importante des particuliers a moyen terme (71 %) tandis que Ie Haut Commissariat qui assurera encore a moyen terme 29 % des charges, devrait uniquement a terme regler ses contributions en tant qU'usager. It est clair que la contribution des particuliers ne pourra s'instaurer de fac,;on stable que progressive ment afin d'amortir I'effet sur Ie pouvoir d'achats des familIes les moins aisees et de donner I'occasion de mesurer l'impact reel des nouvelles taritications sur les comportements des menages. 6.4.3 Plan de financement Le projet sera finance par les beneticiaires, 1'0NEA et par des credits ou des dons de bailleurs de fonds interesses a apporter leur concours tinancier au PACVU. La contrepartie nationale sera tinancee par l'ONEA sur fonds propres, ahauteur de 2,2 millions de US$ (1,32 milliards de FCFA) Les beneficiaires tinanceront directement la construction d'installations individuelles d'assainissement et les ouvrages de proximite soit 15 % du cout total du programme et les entreprises privees Ie mate riel de collecte et de transport des dtkhets menagers soit 2 millions de US$ (1,2 milliards de FCFA). Le financement exterieur a rechercher est de 20,2 millions de US$ (12 milliards de FCFA) soit pres de 70 % du totaL Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Page 89 Table-du 27 - Calendrier dt'S depenst'S globalt'S (usagers, ONEA, rmancements exterieurs) en milliers US$ Total 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 coefficient d' acluali!>ation 1.06 U3 1.19 1.25 1.31 1.37 1.44 1 Assainissl'ment dl's l'<lUX usees urbaines 1.1 Eludes de faisabili!e et eI'impact du lagunagl' 100 100
1.2 1.3 1.4 Ouvrages d'assainiss€'lll€'nt collectif Ouvrages d'assainiSSl'Illl'l1t autonornl' Promotion dl' l'assainissl'lllent autonollle 2160 5680 350 180 50 750 50 1080 950 50 1080 950 50 950 50 950 50 950 50 1.5 Latrines scolilires 500 125 125 125 125
2 A:i~irlim~m~t dfS l'I,lll( [)llIviales
2.1 Programme de recitl'rche-actions 200 60 70 70 2.2 Elude de simulation et ilrchivage du reseau 280 100 180 2.3 Elaboration d'un schelllil directeur drainage 260 260 2.4 Raccordement et ouvrages de franchissement 850 200 350 300
2.5 Canal de logon,. 2.6 Canal de Wemtengil 2.7 Curage de I'l'xutoirl' 3000 2500 300 1000 300 2000 1000 1500 2.8 Amenagernent ell'S <lbords 500 500
2.9 Eludes et contrail' des tr,lVaux 3 !2echet~ industrit>l:i ligtlides et solides 400 100 100 140 60 3.1 Elude d'irnpact des I.:!gullages 100 100 3.2 Assainissement dl' la lOne industrielle 1110 500 610 3.3 Elude de valoris.,tion des huiles usagees 30 30 3.4 Renforcement dl's laboratoires 300 200 100
3.5 Programme de reductioll des dechets 4 !2echl'ts menagl'rs 2075 400 420 430 450 375 4.1 Elude d'impact dl's st.:!!. de transit et CET 150 150 4.2 Ferrnelure des depots l't alllen. CET ternporaires 250 250 4.3 Stations de transit l't CET defillitifs (decharges) 2000 1000 1000 4.4 Etude de marclle elli compost 50 50 4.5 Materiel de collecte 1500 500 500 500 4.6 Materiel de transport 550 550 4.7 Appui a la gestion des ordures menageres 200 50 50 50 50
4.8 Travaux it haute intf'nsi!e de main d'oeuvre 5 Pollution atmos[?herigue 50 50
5.1 Elude sur la pollution ':lImospherique de Ouaga 6 Programme d'.:![?l2yi a!l, initinlives de base 12 3400 12 600 700 700 900 500 7 A[?Dui a la mise en oeuvrf' elu PACVU 7.1 Elaboration d'un programme de DRH 30 30 7.2 Progrilmme de developpemellt des ressources 1000 300 400 300
hu. 7.3 Elaboration de nOrlnes et de reglements 7.4 Projets pilotl's de participation cOllllllullautaire 50 300 300 50 Total 30237 1022 311 9785 5165 2550
Page 90 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine J Ouagadougou Tllble-.lU 28 - Caleodrier des fllUlncements ex:terieurs (en milliers de USS) Total 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 coefficient d'actualisation 1.06 1.13 1.19 1.25 1.31 1.37 1.44 1 Assainissement des eaux usees urbaines 1.1 Etudes de faisabilite et d'impact du lagun. 100 100 1.2 Ouvrages d'assainissement collectif 1944 900 1044 1.3 Ouvrages d'assainissement autonome 1.4 Promotion de I' assainissement autonome 1.5 Latrines scolaires 2 Assainissement des eaux Qluviales 2.1 Programme de recherche-actions 200 60 70 70 2.2 Etude de simulation et archivage du reseau 280 100 180 2.3 Elaboration d'un schema directeur drainage 260 260 2.4 Raccordement et ouvrages de franchissement 850 200 350 300 2.5 Canal de logona 3000 1000 2000 2.6 Canal de Wemtenga 2500 1000 1500 2.7 Curage de I'exutoire 300 300 2.8 Amenagement des abords 500 500 2.9 Etudes et contrale des travaux 400 100 100 140 60 3 Dechets industriels liguides et solides 3.1 Etude d'impact des lagunages 100 100 3.2 Assainissement de la zone industrielle 1000 500 500 3.3 Etude de valorisation des huiles usagees 30 30 3.4 Renforcement des laboratoires 300 200 100 3.5 Programme de reduction des dechets 2075 400 420 430 450 375 4 Dechets menagers 4.1 Etude d'impact des stat de transit et CET 150 150 4.2 Fermeture des depots et amen. CET temporaires 250 250 4.3 Stations de transit et CET definitifs (dtkharges) 2000 1000 1000 4.4 Etude de marche du compost 50 50 4.5 Materiel de collecte 4.6 Materiel de transport 4.7 a Appui la gestion des ordures menageres 200 50 50 50 50 4.8 a Travaux haute intensite de main d'oeuvre 50 50 5 Pollution atmosQherigue 5.1 Etude sur la pollution atmospherique de Ouaga 12 12 6 Programme d'aQ!2ui aux initiatives de base 3000 550 600 600 800 450 7 A!2!2ui a la mise en oeuvre du PACVU 7.1 Elaboration d'un programme de DRH 30 30 7.2 Programme de developpement des ressources hu. 1000 300 400 300 7.3 Elaboration de normes et de reglements 50 50 7.4 Projets pilotes de participation communautaire 280 280 Total 20911 772 2430 5570 7674 3140 950 375 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine a Ouagadougou Page 91 Cout du Projet TablE"dU 29 : R~partitioD des d~penses d'mvestissement et d'etudes (milliers US$) 1994-2000 Total Us.1gers Entreprises Financ. Finane. particuliers privees exterieurs exterieurs ifldllstrie/s (.autresl 8M. Assainissement dE's E'aux liSeE'S urbainE's Ouvrages d'aSs,linissE'IIlE'llt cullE'ctif 2160 216 1944 Ouvrages d'assainisseillent .llItOIlOITIE' 5680 5680 Sensibilisation/forJnatioll 350 350 Latrines scolaires 500 500 SOUS lolal eaux usees urbaines 8690 6746 1944 Assainissement des E'aux pluviales Programme de recherche-actions 200 200 Etude de simulation el archivage du reseau 280 280 Elaboration d'un schema dirE'clE'ur drainage 260 260 Raccordement et ouvragE's de franchissement 850 850 Canal de logona 3000 3 000 Canal de Wemtenga 2500 2500 Curage de I' exutoire dE's marigols 300 300 Amenagemenls des abords 500 500 Etudes el conlrole £IE's Iravau" 400 400 SOUl' 10lal eaUl( pluviales 8290 8290 Dedwts industriels liguides et solidE's Etude d'impact des lagullages 200 200 Assainissenlent de la zone illdustrielle 1110 110 1000 Etude de valorisation des huiles us-.gees 30 30 Renforcement des laboraloires 300 300 Programme de reduction des decllels 2075 2000 75 SOliS lotal dechels indllstriels 3715 110 3200 405 Dechets menagers Etude d'jmpacl des stat. de transit et CET 150 150 Fermeture des depots et amena. CET telllporaires 250 250 Stations de transit et CfT (decharges) 2000 2000 Etude de marche du compost 50 50 Materiel de collecte 1 500 1500 0 Materiel de transport 550 550 0 Appui a la gestioll des art/urI's Illl:'inageres 200 200 Travaul( a haute intensile de main d'oeuvre 50 50 SOllS tolal dechets menagers 4750 2050 2700 Pollution atmosnherique Etude sur la pollution allllospi1l:'irique de Ouaga 12 12 Programme d'appui aux initiatives de base 3400 400 650 2350 A[mui a la mise en oeuvre dll F' ACVU Elaboration d'un progr,Hllllle de DRH 30 30 Programme de formation 1000 1000 a Elaboration de norl1les 1'1 de rE>glE'Il1E'l1ts 50 50 Projets pilole de P'Hlicip.:Jlioll COl111l1llll,lUlaire 300 20 280 Sous tol.11 mise ell oeuvre PACVU 1380 20 1000 360 Total gel1f?ral 30237 7276 2050 4850 16061 Page 92 Projet d'amelioration des conditions de vie urbailJe J Ouagadougou Tableau 30 : r~partition des d~penses de fonctionoement (millions de f'Cf' Alan) Designatiolls 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 Assainissement collectif (ONEAl 33 235 368 369 370 394 346 Assainissement autonome (ONEAl II} 182 303 333 327 259 263 263 Latrines scolaires (APE) Il} a 2 4 6 7 8 8 Drainage (DE) a 125 131 146 166 166 166 Collecte des dechets poste a porte 318 399 485 579 680 815 824 Collecte des dechets solides par conte (DE) 84 84 84 84 84 84 84 Transport des OM transfert·decharge(DE) a a a a 150 150 150 Stations de transfert et decharge (DEI a a a 156 156 156 156 Total 617 1 1 1 2 1 992 148 405 667 872 034 (1) 57 500 ouvrages d'assainissE'llIE'nl aulonome en service en :WOO (2) 132 etablissemenlS scolaires e.:lllipes de lalrines en 2000 Table~u 31: r~partition des d~penses d'assainissement4li dans Ie budget familial (f'Cf'Alan)41 Source de Assainissement Assainissement financement auto nome collectif Assainissement collectif 48 20000 reseau surtaxe Ep WC public (marche) directe 1000 1000 WC scolaire directe 500 500 Assainissement individuel latrine amelioree directe 10 400 promotion surtaxe EP 3500 Drainage (exploitation) ri?seau primaire et secondaire taxe de residence 5 000 5 000 Dechets solides transport, decharge taxe de residence 6 000 6 000 collecte directe 7200 7200 Total 33600 39700 % du revenu median 6,5 7,1 49 4,8 5,2 % du revenu moyen Eaux potables branchement et consommation EP 19680 73600 6.5 RECOUVREMENT DES COUTS On constate que partout, la notion de service public (et Ie financement induit sur budget de I'Etat) est insuffisante pour financer les actions environnementales de fa~on satisfaisante car: Delle n'incite pas Ie citoyen a reduire personnellement I'atteinte a I'environnement Delle n'incite pas a tinancer de fa~on credible et perenne ces actions a priori "non rentables" a court terme ou du point de vue micro-economique. Les principes de tinancement qui se sont montres les plus efficaces pour I'environnement sont Ie cir~ cuit courl jilUlncier et I 'affeetaction la plus claire possible. La nouvelle strategie d' environnement 46 amortissemo:nt ct .::xploitation do:s ouvrages d'assainisso:menl 47 famille de 8 po:rsonn.:s compro:nant 5 enfants scolans':s, produisant 1.7 T/an d.:: d':ch.:ts .::t consonunant 120 nl/an d'eau potabl.: (dans Ie cas d'une d<!ss.::rt<! par r"v"nd<lur) ou 230 m)/an d'EP (dans k cas d'un brancho:me:nt pal"ti<lulier). 48 surtaxe assainiss<!m.::nt de: 34 ':1 d<! 96 FCFA/m) respo:ctiv.:m<!nl pour l'assainissO:Il1<!nl colkclif o:t individu.:1 49 groupo: Huil d'amelioration des conditions de vie urbaine a urbain necessite donc d'etre accompagnee d'une strategie financiere solide, souple et efficace prenant en compte les elements suivants: o I' existence de structures deja instituees par la legislation, sou vent de fa((on tres recente: il s' agit du Fonds national d'assainissement (FONAS) et du Fonds d'intervention pour I'environnement (FIE), o l'existence de ressources relativement importantes (les produits de la taxe d'assainissement), consti tuees depuis plusieurs annees (1985), o I 'existence de depenses importantes envisagees dans tous les secteurs techniques de I'environne ment urbain, dont I'echeance reelle n'est pas toujours facile a prevoir, o l'existence de "volontes a payer" certains services d'environnement urbain qui seraient effective ment et correctement rendus, de la part de la population urbaine, o I' existence de bailleurs de fonds bilateraux et multilateraux, particulierement interesses a intervenir dans Ie domaine de I'environnement urbain. Cependant, Ie FONAS n'etant pas organise par des decrets d'appIication, ni operationnel, il convient de definir son role et son tbnctionnement, ainsi que des mecanismes de controle. 6.5.1 Assainissement des eaux usees Le niveau de services rendus aux usagers beneficiant de I' assainissement collectif etant different de celui des habitants ne disposant que de systemes d'assainissement autonome, la surtaxe assainissement 50 est differenciee selon Ie mode d'assainissement. Plusieurs simulations ont ete effectuees pour de terminer un tarif moyen d'equilibre en tbnction des imperatifs suivants: o autonomie totale des sous-secteurs assainissement o equilibre global du service assainissement o equilibre global du service assainissement et compatibilite des surtaxes assainissement avec la volonte de payer des menages La solution retenue permet d'atteindre I'equilibre financier des sous-secteurs assainissement collectif et assainissement autonome, compatible avec la volonte de payer des menages dont la consommation d'eau justifie Ie raccordement au reseau d'egout mais en ne faisant supporter aux beneficia ires que les frais d'exploitation et I'amortissement des equipements a courte duree de vie (equipements electro mecaniques). II est en effet generalement admis que, compte tenu des avantages sociaux et economi ques procures par un assainissement (tout comme un approvisionnement en eau) ameliore, les benefi ciaires du reseau collectif ne supportent pas I'amortissement des investissements a long terme. Les surtaxes seront de: o 96 FCFA/m 3 applicable aux consommations d'eau potable des usagers raccordes au reseau d' egout du centre-ville et de la zone industrielle. o 34 FCFA/m 3 en moyenne applicable a toutes les consommations d 'eau potable par les branchements particuliers et administratifs non raccordes au reseau d'egout. Cette solution equitable necessite que Ie remboursement des investissements lies a la construction des reseaux et des lagunages ne soient pas supporte par I'ONEA, ou Ie soit a des conditions concession nelles (similaire a celles de I'IDA). L'equilibre ne sera possible que si l'actuel "frais pour services rendus assainissement" (ou surtaxe assainissement) est affecte integralement a I'ONEA, de maniere a permettre un autotlnancement du sous-secteur. 6.5.2 Assainissement des eaux pluviales Les amenagements du reseau tertiaire et I'assainissement au niveau des parcelles sont de la charge res pective des communes et des proprietaires d'habitation. Les investissements secondaires et primaires so Etude organisationnelle et de finaneement du service assainissement (Lafrogne et Zegre. Octobre 1993) Page 94 Projet d'amelioration des conditions de vie urbaine aOuagadougou seraient finances par l'Etat sur emprunt ext~rieur. Comme pour les autres prets en matiere d'assainissement, it est souhaitable que l'Etat obtienne un financement !t des conditions avantageuses et avec un diff~r~ d'amortissement suftisamment long pour permettre la mise en place d'une reforme de la fiscalit~. Les d~penses d'entretien du r~seau primaire et secondaire sont estim~es !t 125 millions de FCFA et seraient !t la charge de la Commune, ceci supposant une reforme de la taxe de residence sur la base d'un taux variant de 800 !t 13,000 FCFA par parcelle, consacr~ au drainage. 6.5.3 Dechets menagers L'am~nagement de la decharge et des centres de transfert seront pris en charge par l'Etat sur la base d'un emprunt !t long terme. L'acquisition d'~quipement pour les operations de collecte et du transport des dechets au Centre d'Enfouissement Technique seront !t la charge des entreprises qui assureront ces services. Le PACVU recommande cependant de mettre en place des mecanismes d'incitation finan ciere !t travers un fonds d'appui !t la gestion des ordures menageres. Le recouvrement des couts de la collecte sera financ~ par les beneticiaires qui payeront directement aux op~rateurs les prestations qui leur sont fournies. Ce paiement servira !t couvrir les couts d'~vacuation des dechets jusqu'aux centres de transfert. Les tarifs !t appJiquer aux usagers en tenant compte d'un taux d'impayes de 30 % serait de l'ordre de 700 !t 1000 FCFA par concession et par mois suivant Ie service. Les frais recurrents lies !t la gestion des centres de transfert et de la decharge et au transport des ordu res menageres (estimes !t 300 millions de FCFA/an) pourront etre couverts par Ie budget de la com mune, apres qu'une reforme de la taxe de residence soit mise en place sur la base d'un taux variant de 1,700 ~ 27,000 FCFA par parcelle, pour les dechets solides. A terme, I'ensemble des coats de fonctionnement du service des ordures menageres serait donc sup port~ par les usagers: directement pour la collecte (service d'interet priv~ ou de voisinage) et indirec tement par la taxe de residence pour Ie transport et la mise en d~charge (service d'interet collectif). 6.5.4 Dechets industriels et dangereux L'unite de traitement des huiles us~es pourrait faire I'objet d'un financement priv~, la collecte et Ie traitement des huiles usees et des residus p~troliers permettant d'obtenir un combustible financ~ !t la fois par la commercialisation du produit recycle et par une ~co-taxe appliquee sur I'importation de certains produits p~troliers. les couts de traitement des eftluents industriels raccordes au reseau d'~gout sera tinance par Ie biais de la surtaxe assainissement sur la consommation d'eau potable. L'Etat mettra en place des mesures d'incitation economique pour encourager la reduction des dechets produits par les autres entreprises polluantes. 6.6 LE TROISIEME PROJET D'ENV1RONNEMENT ET D' ASSAINISSEMENT URBAIN (IDA) Le troisieme projet urbain, en phase de preparation, integre un certain nombre d'actions prevues dans Ie programme (l'actions ~ long terme du PACVU. Le projet propose est essentiellement consacre ~ la preparation du transfert des responsabilites de gestion, d'execution et de maltrise de \'environnement urbain au ben~fice des collectivites locales. Les objectifs de ce projet visent ~ : o deve\opper les competences locales pour une meilleure gestion et la fourniture de service d'assainissement eft1caces et durables par une privatisation maximale de ces services o preparer des programmes d'investissement et d'ameliorer les ressources locales, ainsi qu'une plus grande participation des populations dans l'amelioration de leur conditions de vie Projet d'amelioration des conditions de vie urbaJile J OU.1g.1dougou Page 95 o renforcer les infrastructures primaires des villes de Ouagadougou et Bobo-Oioulasso en matieres de voiries, de drainage des eaux pfuviales, de gestion des dechets solides et de I'assainissement Ce projet sera mis en oeuvre sous Ja responsabiJite generale du MTPHU qui mettra en place une cel lule de suivi chargee de Ja gestion, de la coordination, du controle, de fa comptabilite, des decaisse ments et de I'audit de I'ensemble du projet. La OGUT sera fa principale institution chargee de Ja ges tion et de la supervision de la composante "Infrastructures primaires" du projet, a I'exception de la sous-composante "assainissement des eaux usees" a la charge de J'ONEA.
Burkina Faso Ministere des Travaux Publics de I'Habitat et de l'Urbanisme Direction du 3eme Projet de Developpement Urbain PROJET D'AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE
Assainissement Urbain a Ouagadougou ANNEXES 1) systemes d'assainissement des eaux usees domestiques 2) maitrise des eaux pluviales et du ruissellement
3) evacuation et elimination des dechets solides 4) cartes
5) resume des propositions et de la mise en oeuvre du PACVU
Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest Proie1, d' Am~oration des ConditiollS de Vie Urbaine li Ouagadougou ANNEXE 1 1. Puisard 2. Schema d'une latrine ventilee type "Mozambique" 3. Latrine a fosse unique 4. Latrine double fosse ventilee - VIP 5. Latrine a chasse manuelle avec puisard toutes eaux 6. Schema general du systeme d'assainissement par fosse septique toutes eaux 7. Fosse septique toute eaux 8. Tranchees filtrantes 9. Evacuation des eaux usees 10. Blocs de 6 latrines scolaires a simple fosses ventilees 11. Bassin de lagunage des eaux usees
PROJETD'AMELIORATlON DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N° 1 Elaboration d'un programme de developpement des ressources humaines
Duree 2 mois Lieu Ensemble du pays Coat estime 30000 dollars US - 18 millions de FCFA Objectif Assurer Ie developpement des ressources humaines locales pour permettre la mise en oeuvre des recommandations du Programme d' Amelioration du Cadre de Vie (PACVU) Description La reussite de projet d'amelioration des conditions de vie urbaine repose sur I'adhesion, Ie soutien et la collaboration des acteurs qui interviennent adifferents niveaux de decision, de controle et d'execution. Sa mise en oeuvre necessitera Ie developpement de nouvelles competences atous les niveaux et Ie renforcement des capacites existantes. Le programme de formation envisage comprendra quatre parties principales : o I'evaluation des besoins de tormation au niveau des services gouvernementaux et municipaux, secteur prive tormel et informel o I'identitication des themes de formation en fonction du public cible o ]'identification de I'offre de formation disponible, tant au Burkina Faso que dans la sous region o I'elaboration d'un programme realiste de developpement des ressources humaines, avec evaluation de son coOt et calendrier de mise en oeuvre Observations Le programme de developpement des ressources humaines sera elabore avec "appui d'un consultant specialise en la matiere. Des termes de reference detailles devront etre etablis. PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N° 2 Elaboration des normes et reglements concernant I'environnement et I' assainissement Duree 6 mois Lieu Ensemble du pays CoOt estime 50000 dollars US - 30 millions de FCFA Objectif Definir les r~glements d'application du Code de l'Environnement et du Code de la Sante et proposer les mesures de vulgarisation et d'application de ces reglements Elaborer et amenager un plan d'action au niveau institutionnel en faveur de l' assainissement de I' environnement Description Le Code de I'Environnement et Ie Code de la Sante viennent d'etre approuves mais les reglements d'application, normes et plan d'execution font encore det'aut. L'objectif de cette composante est de proposer une reglementation specifique pour Ie contrOle de la pollution des eaux, du so) et de I'air. Ces reglements devront permettre : o la recherche d'une meilleure coherence des textes en vigueur o I'elaboration des prescriptions concernant les substances radioactives o I'elaboration des r~glements necessaires de premiere priorite et leur mise a I'enquete aupres des autorites competentes basee sur un sondage d'opinion, correction et redaction finale des reglements o la mise en oeuvre de mesures reglementaires pour I'application effective des lois o I'inventaire sur Ie degre de pollution des eaux du milieu recepteur o la detinition de normes de rejet o la mise en place de modalite de controle Observations L'elaboration des regiements et des normes sera realisee sous I'egide du Comite National de l'Environnement (CNE) par un consultant specialise. Des ateliers seront organises aupres des responsables administratifs et des operateurs du secteur prive afin de garantir une consultation aussi large que possible sur les aspects qui feront I' objet de la reglementation. Un inventaire de la legislation en matiere de la protection de I'environnement actuellement en vigueur se trouve dans Ie rapport sectoriel 'tlechets industriels et toxiques"du PACVU
PROJET D' AMELIORATION DEsCONmTIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJETN° 3 Programme de recherche-action en systemes de retention-infiltration des eaux pluviales 3 ans Ouagadougou et Bobo-Dioulasso CoOt estime 200.000 dollars US - 120 millions de FCFA Objectif Ameliorer la connaissance des conditions de faisabilite technico
economique, d'acceptabilite sociale, d'exploitation et de gestion des amenagements destines a reduire Ie ruisseJlement des eaux pluviales
Description Experimenter diverses techniques combinant ou non la retention (stockage temporaire) des eaux pluviales et leur infiltration dans Ie sol a differentes echelles (parcelle privative, equipement publics, lotissements, voirie primaire ou secondaire). Tester Ie savoir faire des petites entreprises locales et developper avec leur collaboration et celie du Laboratoire National des Travaux Publics un cahier des charges techniques relatives aces amenagements. Assurer Ie suivi scientifique des experimentations, c'est a dire: evaluer Ie comportement physique de ces amenagements (mesures, modelisation de leur fonctionnement hydraulique), caler les mod~les de leur dimensionnement et etudier leur impact sur la reduction des debits ruisseles ainsi que sur I'environnement humain (appropriation et modes d'usage de la part des riverains ou des occupants des parcelles concernees). Observation Ce projet devrait etre mene en etroite collaboration avec les operateurs du 'Programme d'appui aux initiatives de base pour
I 'amelioration de l'environnement des quartiers", de facon a integrer les amenagements experimentaux 'baux pluviales" au modele d'amelioration de l'environnement sanitaire qui doit etre teste par ce Programme.
Les amenagements mis en oeuvre viseront autant que possible Ja polyfonctionnalite des ouvrages.
CoOts detailles Ouvrages pilotes 120000 (montant en US$) Suivi/analyses 80000 Total 200000 ... __. _ - - - - - - , PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHB DE PROJET N°4 Etude de faisabilite et d'impact environnemental des ouvrages d'epuration par lagunage Duree 6 mois Lieu Ouagadougou Coat estime 200000 US$ - 120 millions de FCFA Objectif choix des sites d'epuration par lagunage des eftluents urbains et industriels les mieux adaptes aux contraintes technico-economiques et environnementales et permettant une plus grande reutilisation des eaux usees epurees. Cette etude comprendra un volet etude de faisabilite technico-economique et un volet de faisabilite environnementale des deux variantes d'assainissement proposees par Ie PSAO. Etude de faisabilite technico-economique o dimensionnement des stations de lagunage en fonction du niveau de rejet requis o estimation des couts (investissement et exploitation) pour chacun des sites o comparaison des avantages et inconvenients techniques lies a chacun des sites Etude environnementale o description des contraintes environnementales (milieu physique, milieu biologique, contexte socio-culturel et economique) o detinition des normes de rejet et de la qualite des milieux recepteurs o determination des impacts potentiels des alternatives du projet o analyse comparative des impacts et integration des mesures reductrices o valorisation des eaux epurees Description L'etude economique devra tenir compte d'une part du rapport de Saur Afrique en termes de coats d'exploitation et d'autre part des specificites de l'assainissement de Ouagadougou (caracteristiques des effluents, evolution de I'urbanisation, reseaux en charge). Cette etude est en cours de financement par la Caisse Fran<;aise de Developpement
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N°S Etude de faisabilite environnementale des centres de transfert et des sites de
decharge des ordures
Duree 9 mois Lieu Ville de Ouaga Coats estimes 150000 US$ 90 millions de FCFA Objectifs Etudier la faisabiJite technique, socio-economique, environnementale et institutionnelle des stations de transfert (avec dessablage) et des sites de decharge de dechets solides municipaux Description Pour Ie volet A " stations de transfert", Ie routage des vehicules de precolJecte et de transport permettra d' etudier la faisabil ite economique des postes. Le systeme actuel de precolJecte - collecte - transport doit etre operationnel pendant au moins 6 mois pour proceder il. une evaluation et proceder aux etudes de localisation et d' impacts sanitaires et environnementaux et aux dimensionnements des postes; y compris les modalites d'exploitation. Pour Ie volet B "Decharges des dechets solides municipaux"; les etudes comprennent 3 etapes : une premiere phase d'analyses, d'enquetes et de mesures selon les termes de reference en annexe. Cette phase permet une premiere selection de sites selon des criteres de priorites absolues. La deuxieme etape consistera il. I' elaboration d 'un avant-projet de decharges et des tennes de references detailles de I'etude d'impacts environnementaux ; entin, la troisieme etape permettra Ie choix definitif des sites et les etudes d' execution et d' exploitation des decharges des dechets solides municipaux. Observations La justitication de I'exploitation de stations de transfert est fondamentalement economique (reduction et optimisation des couts de precollecte - collecte- transport). La localisation des stations de transfert est fonction des disponibilites foncieres et des impacts socio-environnementaux. Le choix detinitif des sites de decharges conditionnent en partie la localisation des stations de transfert. la premiere phase de l'etude (selection des sites) est en cours d'execution sur financement lDA PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHB .DB PROJETN °6 Etude de la potentia lite du marche de la valorisation agricole des dechets Duree 4 mois Lieu Ouagadougou CoOt estime 50 000 US$ - 30 millions de FCF A Objectif Estimer la reduction du tonnage d'ordures menageres collectees et/ou transportees en decharge. Apprecier les possibilites d'amelioration de la fertilite et de la texture des terres Description L'etude portera sur l'offre: quantites de dechets organiques, surcoQt eventuel lie a. un premier tri, survalorisation induite a. Ja revente et sur la demande: besoins potentiels des agriculteurs et des maraichers. Cette etude comprendra en particulier: o L'analyse des grands equilibres tinanciers potentiels de la valorisation (subventions) o L'analyse des surfaces agricoles urbaines et periurbaines o Une description des types d'utilisation cultivee des sols et de leurs modes de fertilisation (quantite et coOts des engrais) o Une estimation du nombre d'utilisateurs potentiels et une description de I'organisation des professions agricoles o La recherche des sites de compostage et du mode de gestion de ces sites, I'etude de Ja redistribution commerciale du compost o Une estimation des reductions d'engrais chimique Observations La valorisation agricole des dechets urbains trouve sa rentabilite complete quand on additionne les differents avantages (participation a I'auto suftisance alimentaire, a. la lutte contre la pauvrete, a. I'elimination des dtkhets urbains, a. la gestion de l'espace urbain et a. la qualite des paysages). Une recherche (IAGU-CREPA-ALTEREGO) appliquee sur Ouagadougou portant sur I' evaluation technique, socio-economique, institutionnelle et environnementale du compostage lent des dechets solides dans les zones periurbaine va commencer sur financement suisse
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N°7 Etude de simulation du reseau de drainage et developpement d'un systeme d'archivage Duree 2 ans Lieu Ouagadougou CoOt estime 280000 US$ - 168 millions de FCFA Objectifs Doter la maitrise d'ouvrage d'un instrument operationnel et performant de diagnostic periodique et de mise ~ jour du fonctionnement hydraulique du reseau de drainage; d'identitication des taches d'entretien prevent if. Preparer I'elaboration du schema directeur de drainage. Description A partir du fichier 'Voirie" conc;u par Ie 2eme Projet Urbain (etude BCEOM/Louis Berger) pour la mise au point de la compos ante 'Rehabilitation des infrastructures", qui en constituera une premiere composante, il s'agit de developper un systeme d'informations geographiques (SIG) incluant : courbes de niveau, traces de la voirie, tronc;ons de caniveaux, passages buses et tout autre element du reseau de drainage, ]imites des bassins et sous-bassins versants, etat de surface (zonage par coefticient de ruissellement), reseaux d'eau, d'assainissement, etc. Dans la base de donnees associees aux elements cartographies, on inclura en particulier, pour les differents elements du reseau : leur date de realisation, leur materiaux, leur prom-type et caracteristiques geometriques, leurs caracteristiques hydrauliques (debit max, niveau de remplissage ou d'ensablement, etc. ), la date des interventions d'entretien courant (curage) reconditionnement, reparations, etc. Disposer d'un support informatique (ordinateur+logiciel) pour I'archivage et la mise ~ jour du reseau Simuler Ie fonctionnement du reseau d'eaux pluviales ~ ('aide du modele de Bouvier (ORSTOM) pour differentes pluies de projet ou pluies n~elles, dans J'etat actuel de I'urbanisation de Ouagadougou. La validation des resultats de simulation pourra etre assuree par Ie rapprochement de sections identitiees comme sous-dimensionnees avec la carte des zones inondables dressee par CIEH/GTAH (etude PACVU - volet drainage) Former les techniciens en charge de la planitication et de I'entretien du reseau d'assainissement pluvial a I'utilisation du systeme developpe. Observations Pour I'essentiel, les donnees a saisir initialement dans Ie SIG ou a utiliser en entrees du modele de simulation ont deja ete recueillies et cartographiees sur plans par I' etude CIEGIGT AH realisee pour Ie volet du PACVU. Destine a etre utilise et 'hourri" de fac;on permanente par les cadres des Services Techniques. Municipaux, Ie SIG devra etre com;u en etroite collaboration avec ceux-ci. CoOts detailles Preparation des donnees cartographiques 42.000 (montant en US$) Modelisation 33.000 Materiel informatique, logiciel 50.000 Formation 40.000 Appui technique 115.000 Total 280.000
PROJET D' AMELIORATlONDES CONDITlONS DE VIE URBAINE FICHE DEPROJET N°g Elaboration d'un schema directeur de drainage
Duree I an Lieu Ouagadougou CoOt estime 260 000 US$ - 150 millions de FCFA Objectifs Disposer d'un plan coherent de developpement du systeme d'assainissement pluvial auquel devront se referer les difterents operateurs du secteur pour leurs amenagements dont I'application permettrait de reduire les nuisances liees au ruissellement pluvial h Ouagadougou (inondations, erosion et leurs
Description consequences sur la sante et les activites humaines) Utiliser les outils et la methodologie developpes au cours de I'etude de simulation du reseau de drainage pour difterents scenarios de developpement urbain de la ville de Ouagadougou de faeon h : Proposer I'extension du reseau de drainage pour les parties de la ville non equipees faisant I'objet d'inondation ou d'erosion importante Inventorier les troncons du reseau sous-dimensionnes par rapport h des pluies de projet donnees ou par rapport h des hyetogrammes de pluies n~elles donnees pour les differents scenarios d'urbanisation. Identifier les troncons de reseau et les ouvrages de retention h amenager et leurs caracteristiques geornetriques pour difterents choix de niveaux de protection et scenarios d'urbanisation. Fonder la justit1cation economique des choix d'amenagement (niveau de protection) sur une comparaison du coOt de ces derniers avec Ie coOt marginal des dommages. Integrer des solutions compensatrices du type retentionl intiltration cornme variantes d'amenagement dans les zones situees h I'amont des bassins versants non encore equipes de reseau, notarnment dans les cas ou les simulations montreraient que les reseaux preexistants a I'aval ne pourraient evacuer les debits supplementaires en provenance de ces zones. PROJETD' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAlNE . FICHE DE PROJET N°9 Etude de faisabilite d'une unite de valorisation des huiles usagees et des residus d'hydrocarbure Duree 2 mois Lieu Ensemble du pays Coat estime 30.000 dollars US - 18 millions de FCFA Objectifs Resoudre Ie probl~me de la pollution par les huiles usagees qui contiennent un potentiel toxicologique considerable, tout en valorisant ces dechets qui representent une importante valeur calorifique, alors que deficit energetique est un probleme important pour I'economie du Burkina Faso. Description Proposer une structure permettant de collecter, grouper et recycler economiquement tous les types d 'huiles usagees et de dechets d'hydrocarbure, atln de les reutiliser comme combustibles industriels en particulier pour les centrales thermiques o inventaire precis des quantites de residus d'hydrocarbures produits o proposition d'amenagement de la reglementation et des moyens de controle o etude de faisabilite de la collecte et de I'implantation d'unite de traitement (estimation des couts de rachat des dechets, du potentiel clients, du prix de revente; determination du type d'unite a implanter; analyse complete du bilan couts/avantage; opportunite d'une prime a I' environnement) Observations Une visite sera effectuee en COte d'Ivoire OU une structure privee autonome traite 60 % des dechets d'hydrocarbure (10 000 tonnes/an)
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE .... .. FICHEDEPROJET N°lO Etude sur la pollution atmospherigue dans la ville de Ouagadougou Duree 2 mois Lieu Ouagadougou CoOt estime 12.000 dollars US - 7,2 millions de FCFA Objectifs Cette etude devra poursuivre trois objectifs o etablissement d'un apen;u de I'etat de la pollution atmospherique de la ville de Ouagadougou o Analyse des effets probables de la pollution atmospherique o Analyse des mesures prises actuellement et proposition d'un plan d'action pour Ie controle et la maitrise de la pollution atmospherique Description Des etudes n'ont pas encore ete menees pour faire ressortir Ie paraIlele entre Ie niveau de Ja pollution atmospherique et les problemes de sante publique ~ Ouagadougou, l'etude devra: o faire un inventaire des principaJes sources de pollution atmospherique de la ville o determiner I'impact des vents dominants o faire une ellquete sur la qualite des emissions des vehicules o rechercher les statistiques sur les problemes de sante publique suseeptibles d'etre lies ~ la pollution atmospherique de la ville o faire ressortir d'autre impact sur I'environnement urbain o deerire Ie cadre institutionnel, juridique et administratif du contrOie de la pollution atmospherique o evaluer les ressources materielles, tinancieres et humaines relatives au contrale de Ja pollution atmospherique o proposer des actions de mesures ~ court, moyen et long terme o proposer les etudes et recherches eventuelles ~ mener pour ameliorer I'information sur la pollution atmospherique dans la ville Observations Cette etude est en cours de realisation par Ie CREPA sur financement IDA PROJET D' AMELIORATION DES CONDlTIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N° 11 Assainissement de la zone industrielle Duree 2 ans Lieu Ouagadougou Cout estime I 110 000 US$ - 660 millions de FCFA (part en devise: 68 %) Objectif Reduire de falton signiticative (80 %) la pollution industrielle organique Proteger la nappe phreatique superficielle Description La localisation des gros pollueurs industriels et la morphologie de la ville permettent de concevoir un reseau d'assainissement independant pour la zone industrielle. Ce projet comprendra: o La construction d'un reseau d'assainissement collectant en particulier les effluents de la brasserie et de l'abattoir. o La construction de bassins d'epuration traitant par lagunage (filiere bien adaptee aux conditions economiques et climatiques du Burkina Faso) les effluents de la zone industrielle et les matieres de vidange. Observations Une etude de faisabilite environnementale (fiche projet n° 4) est prevue pour examiner les impacts sur I'environnement des sites technico economiques envisageables. L'identification des contraintes liees aux usages, a la qualite du milieu recepteur conduira a determiner I'emplacement d6tinitif des bassins et Ie niveau de traitement souhaitable. Cet investissement est finance par la Caisse Fram;aise de Developpement 400.000 CoOts detailles Emissaire de la zone industrielle (montant en US$) Bassins de lagunage de la zone industrielle 570.000 140.000 Etudes et supervision des travaux 1.110.000 Total Montage financier financement ONEA (surtaxe assainissement) 110.000 (montant en US$) tinancements exterieurs a rechercher 1.000.000 PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE .. F(CHEDE PROJET N°12 .. Assainissement collectif du centre ville Duree Lieu 2 ans Ouagadougou Coat estime Objectif 2,16 millions US$ - 1 310 millions de FCFA (part en devise: 68 %) Collecter les eftluents provenant des zones denses d'habitat et raccorder les gros consommateurs d'eau Proteger la nappe phreatique superticielle proche du sol en saison des pluies, dans Ie centre ville La localisation des gros consommateurs d'eau potable et la morphologie Description de la ville permettent de concevoir un reseau d'assainissement independant pour Ie centre viIle mais necessitent plusieurs stations de rel~vement. Ce projet comprendra: o La construction d'un reseau d'assainissement collectant en particulier les eftluents provenant du centre ville, du marche et des gros consommateurs (BCEAO, hOtels, hOpital..) o La construction de bassins d'epuration par lagunage, permettant une elimination des germes pathogenes et une reutilisation des eaux usees en irrigation. o Le suivi regulier du fonctionnement des installations d'epuration par Ie CREPA et I'EIER Observations Une etude de faisabilite environnementale (fiche projet n° 8) est prevue
pour examiner les impacts sur I'environnement des sites technico economiques envisageables. L'identification des contraintes liees aux usages, a la qualite du milieu recepteur et a la reutilisation des eaux
traitees conduira 11 determiner l'emplacement dMinitif des bassins et Ie niveau de traitement souhaitable. 1.330.000 CoOts detailles Reseau urbain 570.000 (montant en US$) Bassins de lagunage urbain 260.000 Etudes et supervision des travaux 2.160.000 Total
Montage financier financement ONEA (surtaxe assainissement) 216.000 (montant en US$) tinancements exterieurs 11 rechercher 1.944.000
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FrCHE DE PROJET N° 13 Assainissement en milieu scolaire Duree 4 ans Lieu Ouagadougou CoOt estime 500 000 US$ - 300 millions de FCFA (part en devise: 32 %) Objectif lntegrer /'education ~ I'hygiene du milieu dans les programmes scolaires des niveaux primaire et secondaire. Ameliorer Ie niveau de l'assainissement en milieu scolaire. Description Le projet comprendra trois etapes principa/es: o Elaboration de supports pedagogiques et audio-visuels par niveau d'enseignement: Les modules prendront en compte les materiaux dej~ elabores par les differents projets o Formation de 150 enseignants: I'ONEA sous-traitera la formation ~ la DMP ou it des ONG o Construction de latrines dans 119 ecoles de l'enseignement de base et dans 13 etablissements d'enseignement secondaire public: La construction de latrines se fera avec l'appui de I'ONEA et les parents d' eleves participeront ~ I' entretien des equipements. Observations Les activites de formation se derouleront en meme temps que la construction de nouvelles installations d'assainissement dans les ecoles ou la rehabil itation d'installations existantes. CoOts detailles Formation des enseignants (assistance technique et ateliers) 90.000 (montant en US$) Construction de latrines 410.000 Total 500.000 Montage financier tlnancement ONEA (surtaxe assainissement) 500.000 (montant en US$) tinancements exterieurs ~ rechercher 0.000
PROJET 0' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N°14 Promotion de I' assainissement autonome
Duree 7 ans Lieu Ouagadougou Coat estime 1,47 millions de US$ - 882 millions de FCFA (part en devise: 32 %) Objectif Inciter les habitants ~ construire des installations conformes aux recommandations du PSAO mais correspondant ~ la preference et ~ la volonte de payer des usagers. Informer la population sur les nouvelles technologies d'assainissement
autonome. Description Le tinancement de la construction des installations d'assainissement autonome sera en majorite ~ la charge des beneticiaires, cependant rONEA soutiendra un programme de promotion de la demande: Ce projet comprendra: o L'organisation de campagnes d'information et de sensibilisation sur I'hygiene du milieu o La formation de 200 artisans constructeurs sur les technologies d' assainissement o La promotion de I'assainissement autonome par la mise ~ la disposition des menages d'equipements de latrines pour 20.000 concessions. Observations Un projet de demonstration sur la promotion de l'assainissement auto nome demarre en 1992, a permis de tester dans deux secteurs la reponse de la population aux methodes de promotion recommandees par Ie PSAO Coats detail!es Information/formation 350.000 (montant en US$) Fourniture d'equipements de latrines (daile, tuyau) 1.120.000 Total 1.470.000 Montage financier tinancement ONEA (surtaxe assainissement) 1.470.000 (montant en US$) financements exterieurs ~ rechercher 0.000 PROlET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROlET N° 15 Ouvrages prioritaires d'assainissement pluvial it Ouagadougou Duree 3 ans Lieu Ouagadougou Coat estime 7.550.000 dollars US - 4.5 milliards de FCFA (part en devise: 25 %) Objectif Reduire les nuisances liees au ruissellement pluvial urbain l'i Ouagadougou, recharger la nappe phreatique en apportant une solution aux dysfonctionnements les plus dommageables du reseau de drainage, naturel ou artiticiel. Description Etudier et realiser les travaux d'amenagement de trom;ons primaires et leur raccordement au reseau secondaire, identities comme prioritaires, en utilisant des techniques adaptees permettant I'echange avec la nappe, la croissance de la vegetation tout en preservant et en developpant I'environnement des secteurs avoisinants. La realisation de ces travaux pourrait etre executee l'i haute intensite de main d'oeuvre. Amenager en particulier la totalite du marigot dit 'tie Zogona", du marigot dit de 'Wemtenga"', de I'exutoire en aval de ces deux marigots, raccordement aux reseaux secondaires, ouvrages de franchissement, amenagement des abords. Coats detailles Ouvrages de franchissement et raccordement du 850.000 (montant en US$) secondaire Canal de Zoguna 3.000.000 Canal de Wemtenga 2.500.000 Curage de I'exutoire en aval des canaux 300.000 Planage, plantation et amenagement des abords des 500.000 canaux Etudes et controle des travaux 400.000 Total 7.550.000
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N° 16 Remise en etat des sites de depots des ordures menageres
et amenagement de decharge temporaire
Duree 5 ans (Phase transitoire) Lieu Ville de Ouaga CoOts estimes 250000 US$ - 150 millions de FCFA Objectifs Exploiter dans les conditions socio-economiques; technologiques, sanitaires, institutionnelles et environnementales acceptables des stations de transferts et de dtkharge provisoires de dechets solides municipaux. Description Pour Ie volet A '~tations de transfert", la DE a indique aux entreprises privees des sites de transfert non amenages dans la commune de Baskuy. Si Ie transbordement se justitie, leur nombre et les modalites de leur choix et de leur exploitation posent quelques problemes. Un schema sommaire d'amenagement et d'expJoitation devra etre preconise par Ie consultant. Pour Ie volet B "decharges", la DE a deja identifie et exploite 3 sites: La decharge I, situee a Somgande pres de Ja c1inique Notre Dame de la Paix au secteur 25, la decharge II situee sur I'axe de la route de LEO a pres de 3 km du rond point de la Patte d'Oie, et la decharge III sur I'axe de la route de Ouagadougou, a cela il faut ajouter 4 autres sites : (secteurs 15, 17, 22 et 28) identities par Ie consultant international lors de premiere mission. Ces sites situes en pleine ville doivent etre fermes, de meme que Ie site de la decharge l. Le consultant, dans son premier aide-memoire a elabore une tiche de projet relatif a la fermeture de ces sites. Les sites seront fermes dans I'orclre chronologique suivant : secteur 22, secteur 28, secteur 17, secteur 27. et secteur 15. Concernant l'amenagement et l'exploitation de decharges provisoires; la DE a deja reprotile les pistes des decharges I et II qui sont bien localisees et qui peuvent faire office de decharges provisoires. II s'agira d'ameliorer les conditions d' exploitation avec une cl6ture de plantations, de canalisations de ceinture pour collecter les eaux de ruissellement et l'amenagement de casiers, Ie reglage et Ie compactage a l'aide d'un bulldozer et une legere couverture de materiaux inertes a la saturation de chaque easier. Observations La tiche de projet proposee dans l'aide-memoire de Mr. Diop indique les modalites de fermeture et post-fermeture des sites de decharge localises
dans la ville.
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N° 17 Centres de transfert et decharges contrOlees (ou centres d'enfouissement technique) municipaux des ordures menageres Duree 2 ans ( apres la phase transitoire) Lieu Ville de Ouaga CoOts estimes 2 millions de US$ - 1 200 millions de FCF A (investissement de base), (part en devise: 58 %) Objectifs Amenager et exploiter a long terme des stations de transfert et des sites de decharge de dechets solides municipaux respeetant les contraintes environnementales et socio-economiques definies dans I'etude d'impact Description II s'agit a la tin de la phase trans ito ire de realiser des amenagements de base des centres de transfert et des sites de decharge definitifs des dechets solides municipaux. Les etudes de factibilite et les resultats d'apprentissage de la phase transitoire permettront d'elaborer les projets d'execution. q La ou les decharges auront une capacite globale de 5 000 000 m3, 2 petits casiers de eapacite unitaire de 3 600 m3 seront prepares pour recevoir des dechets specifiques. Le ou les centres de transfert seront implantes a proximite des zones de colleete et seront con\!us pour satisfaire les objeetifs techniques et economiques tout en preservant I' environnement Observations Les estimations peuvent ctre sensiblement differentes en fonetion du nombre de stations de transfert et de sites de decharge. CoOts detailles (montant 2 centres de transfert 600.000 en US$) 1 decharge controlee (CET) 1.200.000 Etudes 200.000 Total 2.000.000
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N° 18 Programme d' encouragement it la reduction de la production des dechets dangereux Duree 5 ans Lieu Ensemble du pays CoOt estime 75000 US$ - 125 millions de FCFA (etude de faisabilite) 2 millions US$ - 1,2 milliards de FCFA (programme d'assistance, l~re tranche) Objectif Mise en place, en fonction des recommandations de I'evaluation de la pollution industrielle, de mesures incitatives pour la reduction des dechets Ameliorer Ie stockage, I'utilisation et la gestion des mati~res dangereuses pour I'homme et I'environnement dans les entreprises industrielles et artisanales les plus critiques Augmenter la sensibilite vis-~-vis du commerce des mati~res dangereuses dans les entreprises et dans I'administration en evaluant les flux de matiere Diminuer I'utilisation des matieres nuisibles en les substituant par des matieres equivalentes moins dangereuses ou des processus mieux adaptes. Description L'amelioration de la gestion des dechets industriels commence dans la pensee des responsables de l'unite. La reussite du projet repose sur la sensibilisation des responsables de chaque entreprise et des moyens financiers dont I'entreprise peut disposer; Ce programme comprendra une etude de faisabilite et la mise en place d'un cadre incitatif visant ~ la reduction de la production de dechets dangereux: Etude de faisabilite o Audit sur la reduction des dechets (formulation d'une serie de mesures de minimisation des dechets applicabJes ~ des industries specifiques) o Evaluation des coats et benefices du programme o Recommandations de mesures specifiques a prendre au niveau des industries et du Gouvernement pour reduire la production de dechets dangereux Assistance au secteur industrieI o Un programme d'assistance au secteur industriel pour la reduction de la production sera mis en place sur la base des recommandations de l't~tude de faisabilit~ par branche d'industrie: • production d' energie • industrie chimique/matiere synthetique/agrochimie • production des denrees alimentaires/boissons • metallurgie/galvanoplastie • tannerie/industrie textile o Ce programme comprendra des subventions, une assistance technique specitique, la mise en place et I' application stricte du cadre reglementaire detlni pour ce secteur et Ie contr{He de son efficacite. Observations L'etude de faisabilite sera menee par un consultant specialise dans les programmes de minimisation des dechets dangereux. Une premiere subvention (2 millions US$) pourrait etre mise en place afin de tester la justitication du programme propose.
PROJETD'AMELIORATION DES CONDITIONS DEVIEURBAlNE FICHE DE PROJET N° 19 .. Renforcement des laboratoires de reference Agence Ministere de I'Environnement et du Tourisme (responsable) d' execution Duree 12 mois Construction/reamenagement des locaux : 3 mois Livraison et installation de requipement : 3 mois supplementaires Elaboration et initiation du programme de contrOle de la quaJiM de r environnement : 6 mois Lieu Ouagadougou Coat estime 300 000 US$ - 180 millions de FCFA (part en devise: 75 %) Objectifs 1. Renouveler et completer les equipements de laboratoire et de recherche dans les locaux existants en vue de creer des conditions acceptables sur Ie plan sanitaire et de securite. 2. Developpement du laboratoire en vue des taches supplementaires attribuees pour Ie contrOle de la qualite de I'environnement (analyses du sol, des eaux potables et usees, de "air). 3. Elaboration et initiation d'un programme de contrOle de la qualite de I'environnement a l'intention des autorites responsables. Description Les locaux de laboratoire de chimie et de microbiologie dans I'EIER sont exigus et mal adaptes aux besoins de leur activite propre : I'enseignement des futurs ingenieurs. L'instrumentation est depassee et incomplete. Les travaux de microbiologie s 'effectuent dans des conditions difficiles et intolerables sur Ie plan de la securite et de l'hygiene. L'installation d'une hotte pour la microbiologie et un complement modert.~ de I'equipement figurent en premiere priorite. En vue d'une attribution des taches supptementaires (travaux de recherche visant Ie contrOle de la qualite de I'environnement, voir fiche de proposition D, chiffre e dans Ie rapport sectoriel. volet "dechets industriels et toxiques" de fin octobre 1993), une amel ioration des locaux et de I' equipement de laboratoire est indispensable (voir rapport du chef du laboratoire EIER du 2 fevrier 1994). Les demandes dans Ie rapport pour analyser les eaux et Ie sol semblent etre raisonnables. Mais iI manque dans ce programme la demande pour les moyens d'analyser la qualite d'air (proposition : 1 unite mobile avec installation pour I'analyse des oxydes de nitrogene NOx. du dioxyde de soufre S02 et de I'ozone 03, voir catalogue Kontron SA Zurich, prix d'occasion FF 800000), Dans la fiche de proposition D du rapport sur Ie volet "dechets industriels et toxiques", mention nee ci-devant, il est propose de mettre a la disposition du Minist~re de l'Environnement des moyens techniques appropries assurant la surveillance qualitative et statistiquement significative de la pollution du sol, des eaux et de J'air. II est recommande d'attribuer cette surveillance a un laboratoire existant avec experience appropriee. Observations Seront elabores deux programmes differents : q Programme detaille sous forme d'une etude de faisabilite pour les Objectifs 1 et 2 avec les offres pour l'equipement et son installation et mise en service. Ce programme sera elabore par un groupe de travail, constitue par Ie directeur du laboratoire EIER, les representants des minist~res interesses et un representant du PACVU, appuye d'un consultant specialise en la matiere (chimiste, ex peri mente en surveillance des normes internationales sur I'environnement). q Programme de controle de la qualite de I'environnement avec plan d'execution (voir fiche de proposition D du rapport sectoriel volet "dechets industriels et toxiques" du 3e projet urbain). Ce programme sera elabore avec I'appui d'un consultant specialise, de preference par la meme personne qui sera eng agee dans Ie projet PACVU no 4. CoOts detailles Renouvellement et complement des locaux existants 25.000 (montant en Locaux supplementaires 100.000 US$) Instruments d'anal yse 150.000 Elaboration et initiation du programme de controie 25.000 Total 300.000
PROJET D' AMELIORATION DESCONDlTIONS DE VIE URBAlNE FICHE DE PROJET N°20 Programmes d'appui aux initiatives de base pour I'amelioration de I' environnement des guartiers Duree 5 ans Lieu Ensemble du pays (4 communes ~ Ouaga, 3 communes ~ Bobo) Coat estime 3.4 millions de dollars US - 2,06 milliards de FCFA (part en devise: 40 %) Objectifs 0 Promouvoir une organisation permettant de rendre effective la communication et la cooperation entre les populations et les acteurs institutionnels et economiques o Faire participer les communautes de base au processus de decision pour les actions d'amelioration de I'environnement sanitaire o Renforcer I'echelon municipal dans Ie r6le de maltrise d'ouvrage o Developper la concertation entre Ie secteur public prive et les communautes Description Le Haut commissariat avec I'aide d'une assistance, mettra en oeuvre les ta<.:hes suivantes: o elaboration et diffusion des programmes de sensibilisation et d' intormation ~ I' usage des decideurs, des techniciens et des <.:ommunautes; o identitkation des ONG locales ou des prives qui pourront assister les communautes urbaines pour Ie choix, Ie financement et la gestion des actions ~ entreprendre; o choix des secteurs urbains pour tester I' impl ication des communautes dans I'amelioration de leur environnement sanitaire; o supervision de la mise en place des programmes sociaux integres d assainissement I o mise en place et gestion d'un fonds d'amelioration des conditions de vie servant a tinancer des infrastructures (assainissement, drainage, voirie marches .. ) en contre partie d'une participation tinancH~re des beneticiaires. CoOts detailh~s Investissements (part projet) 1.755.000 (montant en US$) Investissements (part population) 425.000 Equipe de maitrise d'oeuvre sociale 650.000 Equipe d'animation secteurs 325.000 Formation des equipes 145.000 Communication 135.000 Total
3.425.000
PROJET D'AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N°2l Programme d'appui it la gestion des dechets solides Agence Haut Commissariat du Kadiogo d'execution Duree du projet 4 ans Lieu ville de Ouaga CoOts estimes 200000 US$ - 120 millions de FCFA Objectifs Developper et/ou renforcer les capacite institutionnelles de la DE ; Deve[opper et renforcer les capacites et les ressources du secteur prive. Description Ce programme consiste li ameliorer I'intervention de Ia DE et promouvoir I' entreprenariat prive dans Ie secteur de la gestion des dechets solides et comprend un volet: Q d'appui institutionnel li la DE avec la mise en place d'un systeme de gestion previsionnelle informatisee: routage des vehicules, maintenance previsionnelle; gestion des ressources humaines, tinancieres, materiel; planification strategique des operations prescriptions et procedures de maitrise d 'ouvrage deleguee des travaux du secteur prive etc... Q promotion de I'entreprenariat prive avec la mise en place d'une ligne de credit domicile au fonds de promotion de I'emploi pour appuyer Ie secteur prive dans la gestion des dechets solides. Les activites concernees par ce volet sont la precollecte, la gestion des stations de transferts et des sites provisoires de decharges des ordures et de toutes les operations de service de Ia phase transitoire, recouvrement des couts. Un manuel des benetlciaires avec les criteres d 'eligibilite au fonds et un cahier des procedures sont elabores et adoptes par les parties. Observations Ce programme complete Ie projet decrit li la tiche n° 01 sur Ie developpement des ressources humaines. lI5 du budget est alloue a Ia DE.
PROJET D'AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE FICHE DE PROJET N°22 Amelioration du Cadre de Vie par des travaux a haute intensite de main d'oeuvre
Duree du pro jet 6 mois Lieu Villes de Bobo et de Ouaga CoOts estimes 50000 US$ - 30 millions de FCFA Objectifs q Creer des emplois temporaires q Eliminer les depotoirs "sauvages" dans les 2 villes. q Organiser une quinzaine de 1'hygiene et de la saJubrite soutenue par un programme d'IEC (Information- Education- Communication). Description Ce Progamme consiste a inaugurer dans les deux villes, la mise en service des nouveaux equipements de collecte des ordures menageres fournis dans Ie cadre du 2eme PDU. Le programme comprend : Un volet "creation d'emplois temporaires" avec l'execution de travaux A Haute Intensite de Main d'oeuvre - HIMO. Des personnes sont recrutees pour eliminer les depotoirs "sauvages" dans les deux villes. Un volet "Gestion de I'environnement" avec I'elimination des ordures stockees dans la villes, mais aussi la suppression des decharges sauvages" dans les zones habitees (6 dans la ville de Ouaga et 1 dans la It ville de Bobo). Ces espaces sont combles par les ordures ramassees dans les depotoirs et sont stabilises et recouverts de sable pour etre amenages en espaces verts et/ou zones de loisirs. Une partie des espaces pourraient servir d'amenagement de pepinieres partiellement amendees avec du compost produit a partir des ordures ramassees. Un volet "sensibilisation"A travers un programme d'IEC qui s'appuie sur les actions concretes de creation d'emplois et d'amelioration du cadre de vie. Ce valet beneticiera du concours des comites sectoriels de sensibilisation qui sont en voie de creation. Les canaux traditionnels et modernes d'animation seront mis A contribution: presse, animations de quartiers, sensibilisation dans les ecoles, jeux concours, affiches et gadgets (T-shirts, logos, pins, casquettes, panneaux demonstratifs, autocollants), etc... Observations 2/3 du budget doit etre consacre a des actions concretes : remuneration des employes, fourniture de carburant a la DE (Ouaga) et aux STM (Bobo) pour la levee des conteneurs, Ie terrassement et Ia couverture des sites de decharge, achat de materiels et equipements de travail (brouettes, pelles, pioches, balais, gant, masques, etc...). 1/3 du budget est consacre aux activites de sensibilisation (supports et logistiques, mediatisation, animation ... ), a la remuneration d 'ONGs et d'institutions d'encadrement et a la promotion et/ou Ie developpement des mouvement associatifs. Le secteur prive sera sollicite pour preter du materiel de BTP (B1itiments et Travaux Publics) ou apporter sa contribution; les institutions publiques (Action sociales; Service d'hygiene, DESA, CRES, Burkina Phosphates, DIMA, etc... ), les institutions de formation/animation (EIER, CREPA, Universite, etc... ), les associations et les ONGs seront mises a contribution pour apporter leur concours. La quinzaine annuelle de l'hygiene et de la salubrite sera J'occasion d' organiser et d' executer un vaste programme d' IEC avec des actions concretes de generation de revenus et de bien-etre. A la tin du programme, une evaluation sera t'aite pour elaborer un plan d' actions de suivi pour preparer la prochaine quinzaine et executer des activites de sensibilisation permanente des populations.
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIEURBAINE FICHE DE PROJET N°23 .. Programme de developpement des ressources humaines
Duree du projet 3 ans Lieu Ensemble du pays Coats estimes I millions de US$ - 600 millions de FCFA Objectifs L'objectif de ce programme est d'ameliorer, par un effort concerte de developpement des ressources humaines, I' eft1cacite des differents acteurs de I'environnement, autour de trois axes: o mise en oeuvre concrete de la strategie PACVU o amelioration du niveau de connaissanees dans tous les domaines techniques, la conception de programmes et de projets selon une demarche participative o I'amelioration de la circulation de I'information et la communication entre differents niveaux d'intervention en tant qu 'element de renforcement de la pol itique de deeentral isation Description Le programme de formation est envisage en deux phases: • dans une premiere phase, il s'agira de rendre Ie PACVU operationnel, done d'envisager des tormations eourtes, orientees vers la pratique et Ie eoncret (type tormation-action) • dans une deuxieme phase, on peut envisager des tormations plus theoriques plus poussees sur une periode plus longue. L'offre de tormation sera evaluee en tonetion de I'adequation des institutions a repondre aux besoins: o en matiere de connaissances techniques appropriees (eaux usees, eaux pluviales, ordures menageres, dechets dangereux, appui au PME, appui au collectivites locales) o en matiere d'approche methodologique (planitication, organisation, communication, gestion, suivi et evaluation) o leur disponibilite en ressources humaines et materielles et leur experience Tous les modules devront etre organises avec ou a partir d'une structure locale qui beneticiera de I'assistance d'institutions exterieures competentes. La formation en cascade sera egalement envisagee, Ie niveau technique superieur apportant ses connaissances au niveau technique plus operationnel
Observations Une commission du plan de developpement des ressources humaines sera creee afin de coordonner les differentes activites, de les suivre et de les evaluer ainsi que de reajuster les modules de formation. Au bout de 3 ans d'activites, quelques uns des resultats attendus du plan de formation devront etre: o une prise de conscience des habitants par rapport a l'environnement urbain qui se traduira par une participation aux activites et un paiement regulier des services d'assainissement o un renforcement des capacites institutionnelles et operationnelles des ONG nationales o [a mise en place et Ie fonctionnement des services techniques au sein des communes et du Haut Commissariat o la creation et Ie fonctionnement consolide de petites entreprises, liees aux service d'assainissement, pour la collecte des OM, la construction avec des technologies appropriees et la vidange des tosses. Coats detailIes formation des elus, responsables de quartiers 300.000 (montant en US$) et creation d'activites economiques tormation d'ONGs nationales en animation participative 130.000 formation d'ONGs en communication audio-visuelle 10.000 formation des agents de sante et action sociale 100.000 formation pour l' education environnementale 90.000 gestion et marketing aux petites entrepreneurs 25.000 gestion et marketing au moy. entrepreneurs 30.000 information sur Ie PACVU 10.000 formation des services techniques en planitication et contr. 60.000 formation des services techniques en intormation et sensib. 60.000 formation des services techniques en maitrise d'ouvrage 80.000 formation des maires 40.000 assistance de coordination du programme et DRH 65.000 tormation au techniques d'analyse de laboratoire p.m. Total 1.000.000
PROJET D' AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE URBAINE ...... FICHE DE PROJET N°24 Projets pilotes de participation communautaire
it I'assainissement du secteur 7
Duree du Droiet I an Lieu Ouagadougou CoOts estimes 280 000 US$ - 168 millions de FCF A Objectifs Tester une methodologie realiste et replicable permettant aux communautes de s'impliquer dans I'amelioration de leur environnement sanitaire atin d'assurer a terme la maintenance reguliere des investissements et permettre une recuperation des coOts. Description Une equipe de 3 animatrices, assistee par Ie GREA/AO et un consultant aide les communautes a s'organiser et a mettre en place des groupes de travail. Ceux-ci ont permis d'identifier avec les habitants les actions ou investissements suivants: o refection du marche de Nabraaga o amelioration de I'assainissement scolaire o construction de caniveaux o collecte par porte a porte des dechets menagers avec une entreprise locale et par conteneurs o amelioration du drainage des parcelles et des voiries Montage financier tinancement IDA 200.000 (montant en US$) tinancements UNICEF 50.000 financement GREA 30.000 participation tie la population (20000 US$) p.m. Total 280.000 Infra sturcture 50 280 260 9 ilite d'une unite de valorisation 30 ees 10 pOlluuon atmospMrique dans ta 12 11 I Assainissement de la zone industrielle 12 I Assainissement collect if du centre ville 13 I Assainissement "I"'I'\B:",,,, 14 I Promotion de I'assainissement autonome 15 16 et 250 17 2000 18 2075 19 20 21 22 23 - - - - - - - - - - - - - - - - - ACVU. \ ...'~ 2. Mise en oeuvre du projet d'amelioration des conditions de vie urbaine (Ouagadougou) c__ -cccc-_ I. branchements EU et dalles gratuites • information des communauMs en parallele communauMs • prime a l'environnement pay~e pour les huiles us~es • formation des artisans ~ la ~ la question des OM • appui a la creation des rapportees construction de latrines • formation des artisants PME • renforcement des am~lior~es (captage des eaux de pluie, • l'ONASENE intervient laboratoires • cr~dit ~la communaut~ petits am~nagements au comme une structure • etudes approfondies de pour la construction de niveau du quartier) priv~e faisabilit~ technique et groupe de latrines • programme de recherche • op~rations "communes financiere actions en systeme de prop res" r~tention-infiltration • valorisation du compost • simulation du r~seaux de • actions d'IEC pour la • entretien/curage des • organisation de la pre promotion des latrines reseaux tertia ires collecte am~liorees et des puisards • am~nagements d'ouvrage • choix de l'emplacement des d'inrlltration des eaux de r~tention et conteneurs usees d'inflltration au niveau de • nettoyage des ouvrage de -· _. -.··.-.yi:} D i (- iiHi 'I. gestion des toilettes la parcelle et du quartier r~tention de proximit~ pubIiques • promotion du captage des ux • plan de formation du • formation des artisans • formation des exploitants • exploitation de runit~ service d' exploitation du pour la construction des centres de transfert et d'incin~ration des d~chets r~seau d'assainissement d'6quipements de captage de la d~charge hospitaliers des eaux us~es des eaux de pluio • perfcct.ionncmont • voyage collcct.if d'otude cn • formation des artisans • ateliers pour decideurs professionnel des Cote d'Ivoire (politique pour la construction de gestionnaires des PME d'environnement latrines ameliorees • ateliers pour d6cideurs industriel et valorisation • atelier pour d6cideurs huiles • programme d'~ducation • ~Iaboration de supports • programmes d'IEC ~ • pour l'hygiene a l'ecole, multi-media sur tes l'attention des comites de confection de supports techniques alternatives salubrite auruo-visuels • campagne m6diatique • campagnes d'information, sous-tendant les de formation sur l'hygiene operations du milieu d'investissements communautaires • quinzaine annuelle de et de Ia