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Guinée - Projet de développement agricole de Gueckedou

Гвинея Всемирный банк
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport ~ o . 1 2 5 ~ 5 - l RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DE GUECKEDOU (Credit 1635-GUI) 24 novembre 1993 Division Agriculture Afrique Occidental et Centrale Region Afrique TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le prkent document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut etre utilisi par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut itre autrement divulguk sans I'autorisation de la Banque Mondiale. TAUX DE CHANGE UnitB mondtaire = Franc Guinkn (FG) GLOSSAIRE ET ABREVTATTONS BAfD Banque africaine de dBveloppement BSD Bureau StratBgie DBveloppement CEE Communautd Bconomique europdenne DTS Droit de tirage special FAD Fonds africain de ddveloppement FIDA Fonds international de dBveloppement agricole IDA International Development Association (Association International de DBveloppement IRCC Institut de Recherches du cafe et du cacao ORG OpBration riz GuBckedou RAP Rapport d'achkvement de projet EXERCICE FINANCIER ler janvier - 31 dBcembre RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIOUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DE GUECKEDOU (CrCdit 1635-GUT) TABLE DES MATIERES PAGE NO . PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i RESUMEANALYTIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ii PARTIE I EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE Identit6 du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 D O M generales ~ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Objectifs et description du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Conception et organisation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 RQultats du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Durabilite du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Performance de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Prestation de I'emprunteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Services de consultants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Documents et d o m e s du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 PARTIE I1 EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRWNTEUR PARTIE I11 DONNEES STATISTIQUES 1. PrSts c o ~ e x ede la Banque s . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2. Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 3. Decaissements du trait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 4. Utilisation des ressources de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 A. Participation du personnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 B. Missions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 5. Etats des Conventions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 CARTE BIRD No. 18835 RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIOUEDE GUINEE PRO.mT DE DEVELOPPEMENTAGRICOLE DE GUECKEDOU (CREDIT NO.1635-GUn PREFACE Ce document est le Rapport d'achkvement (RAP) du projet susmentionne, qui a 6t6 approuve par le Conseil des Administrateurs en novembre 1985 et a beneficid d'un credit d'un montant de 6,7 millions de DTS. Le projet a dt6 cofinance par le Fonds international de developpement agricole (FIDA) (Pret No. 170-GU, d'un montant de 5,05 millions de DTS) et le Fonds africain de ddveloppement (FAD) pour un montant de 6,65 millions d'unitds de compte. La date de cl6ture de ce projet avait kt6 fix& au 30 juin 1992 et n'a pas ete report&. Les fonds de I'IDA ont et6 rapidement utilisds. Le dernier decaissement du credit de 1'IDA a kt6 effectue le 28 mai 1991 et un reliquat de 71.485 DTS a ete annule. Au moment de la cldture, des montants importants des prets du FIDA et de la BAfD n'avaient pas 6te decaissds. En raison de la date tardive d'entree en vigueur du credit du FAD, le financement se poursuit. Un element important, qui aurait dQ&re finance uniquement par le FIDA, devait &re restructure, mais ne I'avait toujours pas 6te A la date de cldture. Au moment oh ce rapport a et6 etabli, le solde du pret du FIDA n'avait toujours pas 6te annul6 oficiellement. Ce rapport a ete etabli sur la base du Rapport d'dvaluation, de 1'Accord de trait, des rapports de supervision, et de la correspondance entre I'IDA et le Gouvernement, ainsi que les cofinanciers. Une mission sur le terrain a eu lieu en novembre 1992, et a permis de mettre A jour les d o n n h et d'interroger les responsables locaux et autres personnes qui ont travail16 sur le projet. RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIOUE DE GUINEE Obiectifs du ~roiet 1. Ce projet prolongeait en partie une composante pilote du Projet de developpement de la riziculture (Cr. No. 952-GUI) et visait h augmenter la productivite des cultures vivrikres et commerciales des petites exploitations, sur une zone du projet plus importante, grace h l'introduction de programmes techniques am6liorQ, h des services de vulgarisation, h I'amenagement d'une infrastructure rurale et au renforcement de la Direction prefectorale du developpement rural de Gudckddou. Pour atteindre ces objectifs, le projet devait aider environ 16.000families paysannes h ameliorer leur production de riz irrigue et de montagne, ainsi que celle d'autres cultures commerciales, assurer une formation du personnel local et comporter des travaux de recherche appliquk sur le riz, le manioc, I'arachide et le cafd. On envisageait la creation d'une unite de production et de traitement des semences pour approvisio~erles agriculteurs en semences ameliorees, I'dtablissement d'un systkme de crddit pour fournir des intrantsaux agriculteursainsi que I'amenagement et I'amelioration de routes rurales pour permettre I'acheminement des intrants et des produits agricoles. Enseignements tirb de I'ex&ution 2. On peut dire de ce projet, qui est le premier du genre en Guin6e depuis l'arrivk au pouvoir du nouveau Gouvernement (kre post-Sekou Toure), qu'il a permis d'acquerir une grande experience qui est actuellement appliquee aux projets ulterieurs ex6cutQ dans d'autres regions du pays. C'est donc tout le pays qui beneficie au plus haut point des enseignements tirQ de I'exkution de ce projet. Celui-ci a permis de creer un systeme de vulgarisation efficace avec la participation effective des agriculteurs. Les recherches sur le riz irrigue et de montagne se sont traduites par I'application de meilleures techniques et I'introduction de varidtes amdliorees, d'oh une augmentation de la productivite. L'introduction du systkme de culture ~complexede bas-fonds*, qui est en lui- m2me une innovation et oh h la fois les bas-fonds et les alentours sont d6veloppQ, permet h de nombreux agriculteurs de concentrer leurs activitQ agricoles sur les terres autour des bas-fonds et de renoncer ainsi h I'agriculture itinerante. Une autre innovation a 6td I'amenagement de nouvelles cafeikres en culture intercalaire avec une varietd de riz de montagne, court sur tige, dont la saison est relativement courte, qui permet la plantation des cafdiers au bon moment (qui correspond su repiquage du riz), ce qui evite des problkmes pour le calendrier agricole et reduit l'etendue des champs des agriculteurs. Une methode economique d'amenagement et d'amdlioration des routes a permis de dQenclaver certaines zones. 3. La gestion financikre du projet a beaucoup laisse h desirer, ce qui a terni les excellents rkultats obtenus dans l'agriculture. Le fait que l'on n'ait pas reussi h mettre en place un systkme de credit efficace constitue le point le plus prbccupant. Les remboursements des credits au cours de la dude de vie du projet ont dtC de I'ordre de 50 % pour un programme nettement moins important que celui qui avait CtC envisage. Cependant, on ne s'est pas efforce de creer un fonds de roulement approprie pour continuer h accorder des credits, et les fonds recouvrh ont aliment6 la trkorerie du projet et n'ont jamais kt6 perGus par le service de credit. En raison de cette situation regrettable, l'utilisation des fonds du FIDA affectes h cette composante a kt6 retard& dans l'attente d'un accord sur de nouvelles dispositions (Projet national de credit). Aucun accord n'avait encore pu Ctre conclu au moment de la cl8ture du projet et plus de 3 millions de DTS du pret du FIDA n'avaient pas ete dCcaiss&. Dans une large mesure, on peut lier 1'6chec de la gestion financike h celui des consultants qui n'ont pas rdussi h nornrner un directeur financier expatrie competent, mCme aprk trois tentatives. Dans d'autres domaines, la performance des consultants (dont les services ont 6te accordes conjointement par deux bureaux) a kt6 indgale. Cependant, d m le domaine de I'agriculture, ils n'ont dome ni conseils, ni directives techniques, et on ne peut pas leur attribuer les resultats positifs obtenus 4. Les difficultes auxquelles s'est heurtee I'IDA en tentant d'ameliorer la gestion financibre du projet, alors que les fonds qu'elle avait accordes 6taient quasiment epuises dbs le debut du projet, ont eu pour effet de reduire considerablement les activites de supervision et de priver le personnel technique local de conseils et d'une assistance techniques precieux. Cela a egalement montre au Gouvernement et 2 d'autres observateurs que le projet ne donnait pas les re~ultatsescomptk. Le Gouvernement a effectue une etude du projet, en a change la direction et a formule un certain nombre de recommandations pour ameliorer la gestion et atteindre les objectifs fix&. Cette intervention, trop tardive pour aider I'execution du projet, a cependant eu le merite de confier les differences composantes du projet aux directions nationales, crC6es essentiellement dans le cadre d'autres projets (credit, infrastructure rurale, vulgarisation et recherche, production de semences et developpement de la cafeiculture). 5. Les resultats materiels du projet ont 6te en grande partie realis& et ont d6passC d m certains cas les objectifs fix&. Plus de 17.000 agriculteurs ont participe au projet et il apparait clairement que celui-ci, unique en son genre dans la region, a eu des effets audelh de la zone du projet et que la variete de riz de montagne qui a dtt5 introduite (LAC 23) s'est repandue dans toute la zone forestibre. Les techniques introduites dans le cadre du projet dans le domaine de la riziculture sont importantes dans le contexte de l'agriculture itinerante et compte tenu des pressions de plus en plus fortes sur les terres. De ce fait, I'augmentation de la productivite du riz de montagne (qui a plus que double) entraine une diminution de la demande de terres, alors que les techniques et structures d'irrigation pour la production de riz de bas-fonds qui s'accompagnent d'une amelioration des rendements (plus de 3,5 tlha) et les cultures multiples (touchant 600 agriculteurs, d'aprk les estimations) rendent moins ndcessaire I'agriculture itinerante. D'aprks le projet, environ 270 agriculteurs avaient abandome I'agriculture itinkrante de montagne pour se sedentariser d m le systbme ucomplexe de bas-fonds *. Le projet a port6 essentiellement sur la plantation de nouvelles caf6ibres afin de garantir l'efficacit6 du programme et en raison de la mauvaise qualit6 des cafdiers en place, mais le systbme adopt6 en vue d'assurer la participation des agriculteurs (plantation precoce avec culture intercalaire de riz) a donne de bons resultats. Cependant, la fourniture de semences et dejeunes plants a pose de nombreux problkmes, et 991 ha seulement ont Ctd plant& au lieu des 1.ZOO prCvus. En outre, le projet s'est heurt6 h des difficult6s techniques attribuables en grande partie au manque d'expkrience et au fait que les consultants ont cess6 d'apporter leur soutien. Les activitk des femmes ont kt6 lentes dkmarrer, mais ont aid6 encourager la production d'arachides par les a a femmes, de sorte que 1.700ha ont Cte cultivb. Les semences am6lior6es de manioc ont 6t6 introduitestrop tard pour permettre une multiplication et une distributionapproprides. Des quantitb nkgligeables de ce matdriel vegetal ont 6t6 distribukes et la difision ultdrieure d6pendra du transfert des semences d'un agriculteur a l'autre. Malheureusement, le Chef du Service du suivi et de 1'6valuation rktrospective est mort peu de temps aprks avoir recu une formation sur les activitQ d'un tel service et, bien qu'un consultant ait kt6 employ6 pour une courte dude dans le cadre du projet pour aider a6tablir des programmes, il Ctait d6ja trop tard pour effectuer des Ctudes comparatives intkressantes. De ce fait, on ne dispose pas dans le cadre du projet des analyses socio-hnomiques ndcessaires pour Bvaluer plus en d6tail l'effet du projet sur la collectivit6. Cependant, les rhultats techniques obtenus dans le cadre du projet sont largement utilisQ dans le cadre de nouveaux projets ex6cut6s dans le pays. 7. Les services de vulgarisation organis& dans le cadre du projet doivent &re placQ sous la supervision de la direction nationale, de m&meque le volet recherche sera rattach6 la structure a regionale du service national, ce qui garantira une certaine continuit6 pour cette activit6. Cette disposition est importante, d'autant plus que non seulement les travaux de recherche concernant la rtkluction de l'effet n6gatif du systkme traditiomel d'agriculture itinerante sur I'environnement ainsi que la recherche des methods pour diminuer la demande d'engrais chimiques trop cofiteux ont commence, mais qui, en I'absence d'un programme de cr6dit eficace, ces travaux peuvent rendre difficile le maintien des rendements ClevQ obtenus dans le cadre du projet. L'utilisation continue des bas-fonds, en particulier pour les cultures multiples, est un moyen eficace et 6conomiqued'exploiter ce milieu. Ainsi les agriculteurs devraient continuer a appliquer cette pratique aussi longtemps que les d6bouchQ seront favorables pour le riz. En tant que culture commerciale, le caf6 est trh demand6 et la m6thode prudente utilis6e dans le cadre du projet, consistant a limiter la superficiede chaquenouvelleexploitation,permettra aux agriculteursdedisposeruniquementde lasuperficiequ'ils peuvent exploiter eficacement. Le ddveloppement de la cafdiculture devrait se poursuivre dans le cadre du Deuxikme projet cafkiculture financ6e par la Caisse Fran~aise Dans le cadre du Projet . national d'infrastructure rurale, on a d6ja cr& a Gu6ckedou un bureau r6gional dot6 du personnel expkimente de GuCck6dou. L'appui technique apport6 dans ce domaine pourra donc &tremaintenu. Conclusions et ensei~nements 8. En bref, les principaux enseignements du projet sont les suivants : a) I1 faut accorder une plus grande attention la s6lection et a a la performance des assistants techniques et, pour remtklier un manque de comp6tences sur le plan a local, on peut, dans certains cas, employer des consultants acourt plutdt qu'a long terme. b) L'organisation hikarchique du projet devrait comprendre un organisme de supervision charge d'examiner la planification du projet et les rbultats obtenus en fonction des int6rCts r6gionaux. administratifs et nationaux. c) Avant d'introduire un systkrne de crddit, il faut procdder a une planification minutieuse et prevoir les effectifs appropri& qui doivent &re distincts et independants, tout en &ant en relation etroite avec le personnel de vulgarisation sur le terrain. I1 est n6cessaire de prendre en consid6ration les realit& du contexte dans lequel la creation d'un systkrne de Crddit rural doit ktre realise. Dans ce cadre, la mission d'6valuation n'a pas specifit%le nombre d'agriculteurs devant bCnCficier du crddit, comment le crddit serait mis a la disposition des agriculteurs et de quelle manikre les groupes ou associations d'agriculteurs seraient renforck afin de les rendre plus responsable et de permettre a leurs membres de pouvoir gCrer leurs propres affaires une fois le projet termink. d) Le Gouvernement doit rechercher des moyens de rdduire la demande d'intrants import&, c o m e les engrais, pour des produits de base tels que le riz de montagne, et il devrait encourager des recherches sur des systkmes culturaux perrnettant de rdduire cette demande. e) I1 y a encorebeaucoup apprendresur le r61e des agriculteursdans la production a et la vente de semences de riz de montagne, ainsi que sur leur attitude vis-a-vis de ces activith; les agriculteurs ne peuvent pas encore accorder une grande valeur it ce type de semences, et peuvent repugner a les acheteraleur prix de revient; et, f) Maintenant que I'on disposed'une methode plus coherentepour effectuer le suivi et I'evaluation retrospective et que cette activitt? est davantage apprkik, il est essentiel de bien I'organiser, de former et de fournir du personnel au debut de I'ex6cution afin qu'il devienneun instrumentvalablepour l'ex6cution des projets. RAPPORT D'ACHEVEMENT PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DE GLECKEDOU lCrCdit 1635-GUT) PARTIE I: EXAMEN DU PROET DU POINT DE VUE DE LA BANOUE Nom du projet : Projet de developpement agricole de Gueckedou Credit No. 1635-GUI Pays : Republique de Guink Secteur : Agriculture Sous-secteur : Ddveloppement regional 2.01 Entre la preparation et I'6valuation de ce projet, il y a eu en Guin6e un changement de gouvernement qui s'est traduit par I'adoption de principes entikrement nouveaux en ce qui concerne le developpement economique du pays. Entre-temps, le nouveau gouvernement a fait savoir que, dans le secteur rural, le principal objectif etait de promouvoir la production cerealikre pour assurer I'autosuffisance alimentaire, augmenter la production destink a I'exportation et elever le niveau de vie de la population rurale. Ces objectifs avaient ete recommand& dans un Rapport d'examen du secteur agricole prepare par le Groupe de la Banque. Auparavant, le Gouvernement avait neglige de nombreuses questions de base qui conditionnent le developpement du secteur agricole, notarnrnent : I'existence de systkmes de fixation des prix et de commercialisation inappropries pour les produits agricoles; I'absence de services agricoles (vulgarisation, recherche, fourniture d'intrants et credit); les effectifs pldthoriques, et par ailleurs mal form& et peu motives du Ministkre, dont les structures etaient inadaptees et qui etaient loin de disposer des ressources voulues pour pouvoir fonctio~er correctement. Bien que le Gouvernement en ait encore ete au stade de la formulation de la strategie pour le secteur, il avait ddja propose d'ameliorer les petites exploitations en accordant des services et des incitations aux agriculteurs et la possibilite de comrnercialiser leurs produits en toute libertd, de rbrganiser et de rationaliser les services agricoles, en particulier ceux destines aux petites exploitations, de developper la capacite de planification et d'investissement du ministkre central et d'assurer son bon fonctio~ement. Avec I'aide du Groupe de la Banque et d'autres bailleurs de fonds, le Gouvernement etablissait des programmes pour developper le secteur rural. 2.02 La politique du Gouvernement Sekou Toure, en vigueur au moment de la preparation du projet, consistait a promouvoir I'agriculture collective et le Gouvernement etait intraitable sur ce point. Depuis 1980, la Banque cherchait a amener le Gouvernement a revenir sur cette politique et a se concentrer sur les petites exploitations individuelles et, dans cette optique, I'IDA a finance une activite pilote, le Projet de developpement de la riziculture (Cr. 952-GUI). Cette strategie a dome de bons rhultats et meme le Gouvernement SBkou Tour6 a commence y voir une methode viable. De ce fait, il a dtd convenu de prCparer le projet susmentionnC et une Ctude sur les mesures d'incitations en faveur du secteur rural a CtC effectuCe par la Banque et a ouvert la voie A un examen approfondi du secteur agricole qui a CtC effectuC en 1983. Le nouveau Gouvernement voulait se concentrer sur les petites exploitations et en faire le moteur du dkveloppement du pays, et le projet de GuCckedou arrivait donc A point nommk pour mettre cette politique en application. 3. Obiectifs et descri~tiondu proiet 3.01 Objectifs. Sur la base des enseignements tirCs de I'exCcution de la composante pilote (Operation riz GuCckedou-ORG) du Projet de dCveloppement de la riziculture finance par I'IDA et le Fonds africain de dCveloppement (FAD) (Cr. 952-GUI), le Projet de dCveloppement agricole de GuCckedou visait : i) A augmenter la productivitk de la riziculture sur les petites exploitations en Clargissant la portCe de la premikre phase et la superficie couverte, et A introduire de nouveaux programmes techniques pour la production de cafC, d'arachides et de manioc dans la nouvelle zone du projet; ii) A reactiver la Direction pr6fectorale de I'agriculture en regroupant les deux services en un seul; iii) A amCliorer, g r k e A la recherche appliquCe, les programmes techniques employ& dans la r6gion forestikre; et iv) A contribuer A la formation d'organisations paysannes pour faire en sorte que les petites exploitations bCnCficient plus facilement des activith et des services. 3.02 Composantes. Le projet devait etre exCcutC en cinq ans et comprendre : i) la gestion et I'administration du projet, avec notamrnent un bureau de liaison A Conakry; ii) des services de vulgarisation destines A environ 16.000 familles paysannes cultivant du riz irriguC et de montagne et pratiquant d'autres cultures non irrigudes et perennes. Ces services cornprenant des activith en faveur des fernrnes, la formation de personnel et des travaux de recherche agricole; iii) le traitement et la distribution des semences produites par un centre de multiplication et par des paysans produisant des semences sous contrat; iv) la mise en valeur d'environ 2.000 ha de bas-fonds moyennant des travaux d'irrigation peu coilteux, 11am61iorationde 240 km de routes rurales et I'entretien de celles-ci ainsi que de 500 km de routes existantes, et I'amdnagement d'un garage pour la reparation et I'entretien du materiel utilisC pour le projet; v) la fourniture d'intrants agricoles et I'octroi de credits aux agriculteurs participant au projet; et vi) la fourniture d'une assistance technique et de services de consultants, ainsi que I'amdnagement d'installations de formation et des programmes de bourse A l'intention du personnel. 4. Conceution et organisation du ~roiet 4.01 Le projet a Cte prepare entre 1983 et 1984 et un rapport dCfinitif a ete publie en fevrier 1984 mais, peu de temps aprb, il y a eu un changement de gouvernement et le rapport de preparation a ett2 revis2 pour tenir compte de certaines des rnesures annonckes par le nouveau Gouvernement. Le rapport definitif a ete publie en septembre 1984. Le projet etait 2 l'origine un projet de developpement de la riziculture qui devait couvrir les quatre zones ecologiques consacrh 2 la production rizicole c o m e dans le cadre du projet ORG. (Les zones ecologiques eta'ient les bas- fonds, les zones montagneuses, les rives des fleuves et la mangrove). Lors de la preparation, il n'y avait pas de composante cafe; cette dernibre a CtC ajoutCe 2 la demande du nouveau Gouvernement. De meme, il y avait une composante services agricoles qui consistait essentiellement 2 doter le Ministke de moyens statistiques et de planification. Cette intervention est devenue un projet autonome finance par I'IDA (Cr. 1636-GUI). D'aprks la mission d'evaluation, il n'y avait aucune technique eprouvtk pour l'ecologie des rives des fleuves et les agriculteurs ne s'etaient pas montrQ suffisarnment interash pour que cette composante soit incluse 2 l'epoque dans un projet. En ce qui concerne la mangrove, la Comunaute economique europeenne (CEE) finan~aitdes activitQ et prevoyait de concentrer ses efforts sur cette zone Ccologique en collaboration avec la Banque. Des problbmes de proc6dures ont retard6 sa participation et, au moment de I'evaluation, il a 6te impossible de determiner le volume du cofinancement de cette composante par la CEE. La Banque et le Gouvernement ont donc convenu que le projet se limiterait 2 Gu6ckddou et serait de ce fait un projet de developpement regional. 4.02 I1 a ete relativement difficile de concevoir un projet qui traduirait parfaitement une strategic convenue avec le Gouvernement, alors que celui-ci etait lui-msme en train de formuler des politiques et des strategies pour tous les secteurs. Et, bien qu'en decembre 1984 les trois ministbres chargQ de l'agriculture et du developpement rural aient ete regroup& en un seul, le Ministere du developpement rural, il n'y avait pas encore de mecanisme pour rhrganiser la structure inefficace et lourde qui existait sur le terrain. Une etude a 6tC financee par I'IDA en 1985 en vue de proposer une structure organisationnelle du Ministbre pour les activitb menees sur Ie terrain et de crtkr un siege pleinement opQatiome1 disposant de services competents. L'etude devait egalement proposer des moyens de privatiser le plus grand nombre possible de services agricoles et recommander des m6thodes en vue d'intkgrer les projets financQ par des fonds extCrieurs 2 la structure administrative et organisationnelle du Ministbre. Ce projet prCvoyait ces modifications, la fusion de la structure rCgionale en place avec celle du projet et la couverture de I'ensemble de la prefecture de Gueck6dou et d'une petite partie de la region au sud de Kissidougou, qui lui est adjacente et a les mCmes caractCristiques ecologiques. Alors que le rapport d'evaluation indiquait que I'organisation du projet pouvait &re modifiee si le Gouvernement acceptait les propositions de I'etude susmentionnee qui Ctaient differentes de celles du projet, cette possibilite n'a pas ete envisagee d m ]'Accord de cr6dit. La conception du projet est restee celle d'un projet de developpement regional qui accordait I'autonomie financibre et administrative au projet et I'accbs direct du Directeur du projet au Ministre. Ce type d'organisation instable caractkrisait le Ministke au debut de I'exCcution de ce projet. 4.03 Etant donne le manque d'efficacite qui caractkisait, 2 I'epoque, les services agricoles dans leur ensemble, le projet visait 2 employer le personnel cl6 en place du projet ORG appuye par un personnel local s~lectiomkpuisque la zone du projet Ctait plus &endue. On a fait appel 2 un bureau de consultants pour former une equipe d'assistants techniques charges des aspects techniques du projet sous la direction d'un directeur local du projet. Cet arrangement avait pour but d'assurer une ex6cution et des activitQ de formation en cours d'emploi de haute qualit6 mais, retrospectivement, on peut se demander si cet aspect de la conception etait vraiment approprie, sachant combien il Ctait difficile 2 I'dpoque de recruter du personnel de haut calibre pour travailler en GuinCe, et vu les coQtsClevQ de I'installation et du maintien de personnel expatrie 2 Gukk6dou. 11 est Cgalement 2 noter qu'aprks la selection il a 6te propose de modifier la liste de personnel qui avait accompagnk I'offre du bureau de consultants. Etant donne cette situation, il aurait peut-&re mieux valu charger un bureau de consultants d'organiser et de superviser certaines activitQ du projet avec une equipe d'experts qui se seraient rendus sur place deux fois par an. Bien que le rapport d'kvaluation ait pr6vu des modificationsstructurelles pendant la dur6e de vie du projet, la gestion du projet aurait pu bbnkficier d'un appui plus important si l'on avait pr6vu la nomination par le Ministre d'un comit6 de supervision qui aurait examine pkiodiquement l'avancement du projet. 5.01 Le Crkdit de I'IDA est entre en vigueur en octobre 1986. S'il a kt6 en g6nkral bien execute, en particulier du point de vue technique, l'emploi des fonds de I'IDA s'est ressenti de l'entrk en vigueur tardive du pr&tde la Bafd et, malgr6 la presence d'une condition d'entrh en vigueur reciproque dans 1'Accord de credit, I'IDA et le FIDA ont dQrenoncer 2 son application dans l'int6rCt de l'exbcution du projet. I1 s'est aver6 que le pr&tde la Bafd n'est pas entre en vigueur avant d6cembre 1988, date a laquelle I'IDA avait dCja utilisC plus de 70 % de ses fonds. Cette situation a Ctt?en partie causk par l'entree en vigueur tardive du pr6t de la Bafd, qui devait financer 50 % des achats de vkhicules, de materiel et de pibces dCtachCes, et en partie par la nkcessitb de rCg1er prks de 1 million de dollars pour le matCriel et les matCriaux qui avaient 6t6 command& dans le cadre du projet ORG. Ce matCriel et ces matCriaux avaient CtC command& juste avant la cl6ture du projet ORG, sur la base d'une surestimation des fonds disponibles dans le cadre de ce projet. Tout le matCriel et les materiaux reGus ont kt6 utilish dans le cadre du Projet agricole de Gukkedou. Sur les 5 millions de dollars accord& par le FIDA, 3,s millions etaient r&erv& au financement du programme de crddit pour la fourniture d'intrants agricoles aux agriculteurs participant au projet. Les fonds de la premiere ann6e ont 6tB accord& par I'IDA (300.000 dollars) et ont et6 administrQ par le Service de credit du projet. Cependant, on prCvoyait d'executer un Projet de credit mutuel qui devait par la suite reprendre les activites de credit du projet. Alors que le FIDA a finance la creation d'une succursale h Gueckedou pour le programme national, h la fin de 1990, un systbme acceptable de credit qui aurait permis de surmonter les dificultes de remboursement rencontrh par le Service de credit n'avait pas ete elabore. A ce stade tardif du projet, et compte tenu des problbmes de gestion qui ont entralne des modifications importantes au niveau du personnel, le FIDA a pris la dkision de ne pas decaisser de fonds pour cette categorie. A la date de clbture, un montant de 71.485 DTS du cruit de I'IDA et un montant de 3.769.328 DTS du prCt du FIDA n'avaient pas 6t6 dkaissh. En ce qui concerne le pr&tde la Bafd, un montant de 3.134.152 unit& de compte n'etait pas decaisse au 30 novembre 1992. 5.02 Un autre aspect qui montre que le projet a ete mal gere sur le plan financier est I'utilisation qui a ete faite des recettes du programme de credit. Le projet avait pour objectif de renforcer les associations d'agriculteurs pour leurs faciliter I'accbs au credit et aussi leur permettre de pouvoir gCrer leurs propres affaires. Les conditions d'emprunt pour le credit court terme avait a un taux d'interCt de 10%et devait &re rembours6 aprb un an. Le credit a moyen terme etait accord6 pour une durCe de trois ans avec un taux d'interet aussi de 10%. Pour le credit a moyen terme, 25% de la somme prCtee devait &treretenus c o m e garantie et les remboursements devaient &re fais a la fin de chaque rCcolte. MalgrC les favorables termes de retrocession du credit, le systbme de crkdit que le projet devait introduire n'a pas atteint les objectifs vises. Les objectifs vis& par I'introduction d'un systbme de credit n'ont pas ete atteint dQaux problbmes causes par le manque d'efforts fait par les agents de 1'Unite de Cruit dans le domaine de la collecte du credit (ce manque d'efforts a 6te accentuC du fait que les agents de 1'UnitC de Crddit ont eu h faire face h des problbmes de deplacement causes par un manque de moyens de transport) et par I'impossibilitC de ces derniers d'ktablir un systbme de comptabilitCefficace ainsi qu'un calendrier de remboursement adequat. Dans le cadre du projet, on a utilise un montant total de plus de 102 millions de francs guinkens qui avait CtC recouvrk pour financer certains coQtsde fonctionnement. Cette situation s'explique par le manque de fonds locaux cause par I'absence ou I'octroi tardif des crddits budgetaires. Cependant, le volume du financement de I'Etat, bien qu'accorde tardivement, a depassd 80 % des crddits budgetaires necessaires au cours des trois premieres annees du projet. Les remboursements des agriculteurs devaient normalement constituer un fonds de roulement pour permettre de fournir sans interruption des intrants agricoles. Au moment de la clbture du projet, le programme de trait avait un solde nu1 et le fonds de roulement n'a jarnais ete tree. 5.03 Le directeur financier du projet etait charge de la supervision de tous les comptes du projet. Cependant, alors qu'il avait et6 convenu de recruter un expatrie faute de personnel local qualifid, aucun des trois directeurs financiers expatries n'a ete a m6me de gerer, c o m e il le fallait, le projet sur le plan financier. Les comptes etaient toujours clos avec retard et etaient inexacts, d'oh une verification tardive et conditionnelle. La dernikre verification des comptes a ete effectuee pour 1990 et le rapport a ete prhente en novembre 1992. Bien qu'un systkme de comptabilite ait ete recommand6 pour le projet, aucun des directeurs financiers n'a semble a m6me de veiller a son application. On pense maintenant qu'il Ctait peut-6tre plus important d'avoir un chef comptable expatrie experiment6 ala tkte du Departement financier plut0t qu'un directeur financier ayant une exp6ience limit& en comptabilite. 5.04 L'execution du projet sur le terrain a ete couronnee de succes. Le personnel de vulgarisation a applique une version modifik du systkme de formation et de visites et a atteint environ 17.000 agriculteurs m6me si, pendant les premieres annees du projet, ce systeme a ete gCn6 par le manque de moyens de transport. La commande des motocyclettes pour le projet avait ete faite selon les procddures d'appel d'offres international de la Banque. Le fournisseur qui avait ete retenu et qui avait requ une avance, n'a pas rempli son obligation malgrd des menaces de poursuite judiciaires de la part du Gouvernement. Un programme de formation efficace a 6t6 cr& pour le personnel de vulgarisation qui utilisait le systkme traditionnel de groupes de travail pour la diffusion des themes techniques. Cette mdthode de vulgarisation a permis de continuer h mettre h l'epreuve un systkme qui donnait aux agriculteurs la liberte de produire et de commercialiser individuellement leurs produits sur la base uniquement des conseils des services de vulgarisation (par opposition au systkme de collectivisation que le nouveau Gouvernement etait en train d'abandonner). Le programme de recherche a donne les rhultats escomptes en ce qui concerne le riz m6me si, pour le riz de bas-fond, il y a eu au depart des difficultes dues a un choix malheureux du site. On a facilement resolu ce probleme au debut du projet en abandonnant le site et en choisissantun autre qui pouvait 6tre facilement draine. Les travaux de recherche sur le manioc et I'arachide ont pris du retard, d'oh l'adoption tardive de methodes arneliorees pour ces cultures par les agriculteurs. L'exkcution du volet semences visait a rdduire la dependance vis-a-vis du centre de semences du projet et 2 accroitre leur production par les agriculteurs. Si, au depart, on a hesite quelque peu a rdduire la production de semences de riz de montagne, dans le cadre du projet, sous pretexte que I'on ne disposait pas de l'experience voulue pour la production grande echelle de ce type de semences qui entrainerait des coilts elevQ, c'est parce qu'il etait clairement apparu que la gestion d'un centre de semences de riz de montagne de 100 ha etait problematique. I1 a finalement ete decide, dans le cadre du projet, d'exploiter un centre de 50 ha, bien que, m6me 2 ce stade, on ne sache toujours pas s'il existe un systkme efficace de production de grande envergure de semences de riz de montagne. 5.05 Pour la composante cafe, le rapport d'dvaluation envisageait la possibilitd de rdhabiliter environ 460 ha de vieilles cafeikres et de planter 1.000 ha suppl6mentaires. L'introduction de la composante cafe reprhentait un dldment totalement nouveau pour le projet et il est apparu que, si le cafe etait une culture bien dtablie pendant la pdriode coloniale, il avait progressivement perdu de son importance aprb I'inddpendance. Sa production n'a plus dt6 encouragee et, de ce fait, on manquait de personnel experiment6et qualifiepour l'ex6cution de cette composante. Un expert en cafeiculture de I'IRCC a ete recrute c o m e consultant pour aider 2 organiser et supewiser I'ex6cution de cette composante. 11 a conclu aprh inspection que les anciennes cafeikres etaient trop ombragh, de mauvaise qualite, insuffisamment denses et avaient plus de 30 ans pour la plupart (particularit6 de la region de Gueckt?dou). I1 a estime que leur rendement relativement faible ne pouvait pas justifier la formation de personnel et d'agriculteurs, ni la maind'oeuvre nkessaires pour elaguer ces arbres. 11a donc decide de limiter le projet aux nouvelles plantations. Le personnel nouvellementforme mais inexperiment6 a donc pu faire porter ses efforts sur les nouvelles plantations. Les agriculteurs qui souhaitaient d'eux-mCmes remettre en &at les anciennes cafeikres ne pouvaient recevoir de conseils que dans le cadre du projet. Cette decision prise, le nouveau programme de plantation du projet a et6 port6 2 1.200 ha. En CBte d'Ivoire, I'IRCC s7estcharge de la formation du personnel et de la fournituredes semences pour la creation de pepinikres et leur fonctionnement. Ces dispositionsn'ont pu &re prises qu'avec l'approbation du Ministre de I'agriculture de CBte d'Ivoire, aprh des problkmes de proct?duresconsiderables, ce qui a demontre la nature politiquede I'assistance apportQ au developpement de la cafeiculture. I1 est devenu de plus en plus difficile d'obtenir des semences de CBte d71voireet, bien que cela ne soit pas forcement lie a cette situation, la qualite des semences reques a generalement ete mtkliocre, et, une occasion, il a fallu toutes les remplacer. Les semences ont ete par la suite obtenues au Togo, mais sont restees un obstacle a la realisation des objectifs du projet. Pour rQoudre ce problkme, il a kt6 finalement recommand6 de creer un parc a bois oil I'on pouvait obtenir du materiel vegetal de plantation qui devait rendre le projet autosuffisant. La creation de pepinikres dans le cadre du projet a abouti a l'amenagement de pepinikres villageoises qui devaient permettre aux agriculteurs de participer la production de leurs propres plants et d'en rt?duire les coilts. L'execution de cette composante a pose beaucoup de problkmes attribuables en grande partie au manque d'experience du personnel. Au cours des dernikres a n n h du projet, lorsque les fonds ont ete epuisb et que les services de consultantsde I'IRCC ne pouvaient plus &trefinancb, on a pris dans le cadre du projet certaines decisions techniques qui ont ete trks critiques par un consultant qui s7etaitrendu en GuinQ pour un projet de caf6iculture de la Caisse centrale. I1 a fallu continuer a accorder une assistance technique pour executer cette composante. Un aspect positif de la composante cafe est le fait qu'elle a ete integree au systkme cultural des agriculteurs participant au projet. Une nouvelle methode de plantation de nouvelles cafeikres consiste a planter des plants de cafkiers en cultures intercalairesavec du riz de montagne precoce court sur tige. Les cafdiers peuvent donc benkficier de toute la saison des pluies et sont entretenus en mCme temps que le riz de montagne. Dans de nombreux cas, ce systkme est associd a la riziculture des bas-fonds, les cafdiers occupant la(les) pente(s) adjacente(s) : c'est ce que l'on appelle le complexe de bas-fonds. Dans d'autres projets similaires, on s'est aperqu que les agriculteurs, qui consacrent la majeure partie de la saison des pluies a leurs cultures vivrikres, repoussent la plantation des cafdiers jusqu7au milieu, voire a la fin, de cette saison, ce qui retarde la mise en place des jeunes plants, d70ille risque d'en perdre certains au cours de la saison skche suivante. 5.06 La composante riziculture de bas-fonds a ete bien ex6cutQ. La participation des agriculteurs h 17amCnagement des bas-fonds et a l'exdcution des travaux de genie civil a CtC progressive pour maintenir leur intCrCt. La Division de genie rural du projet Ctait bien organist%, le personnel etait bien form6 et a etabli de bonnes relations avec les agriculteurs. Le projet a permis d'introduire le systkme de cultures simultanCes sur les pentes adjacentes pour stabiliser les activitb agricoles autour des bas-fonds (complexe de bas-fonds) et en particulier pour faciliter les activitb agricoles des femmes. Dans certains cas, on prevoyait le developpement de la cafdiculture sur ces pentes. La Division de genie rural a exdcutC le programme routier et a acquis une experience precieuse dam l'utilisation du materiel lourd. I1 y a eu des retards considerables dans l'execution des activites des femmes. Un groupe de femmes travaillait dans la zone du projet, mais il a fallu plusieurs mois avant de pouvoir les organiser en une unite. Elles ont par la suite btb g & n hpar le manque de moyens de transport. C o m e pour d'autres projets, l'exbcution du suivi et de l'evaluation retrospective a pris un certain temps avant que les concepts ne puissent &re totalement maltrisb et appliqub. C o m e prbvu, le BSD n'a pas pu accorder d'assistance, et des activitb de formation et des services de consultants ont btb necessaires pour la formulation d'un programme. Malheureusement, le chef de la division est mort dans un accident de la route peu de temps aprks avoir termine un atelier de formation. Le fait de ne pas avoir sblectio~eun assistant technique competent c o m e chef du Service du suivi et de l'bvaluation rbtrospective au BSD a eu un effet nbgatif sur l'execution de cette composante. 6. Rbultats du pro-iet 6.01 Ce projet, precurseur de projets agricoles qui visaient h tirer parti de l'individualisme des petits exploitants, a obtenu de bons rkultats dans les domains de la recherche et de la vulgarisation. De ce fait, il a eu un effet positif sur la plupart des projets agricoles executk ultkrieurement en Guin&, puisque ses rkultats ont kt6 utilisks pour les organiser et les exkuter. De meme, il a rkussi h accroltre la production de riz de bas-fonds et de montagne dans la region. Cependant, en raison de la rdduction des pkriodes de jachkre (de cinq h six ans au lieu de dix h quinze ans), il faut utiliser des engrais pour maintenir les niveaux 6levQ de production obtenus. Le service de recherche du projet a poursuivi le programme dont l'ex6cution avait commence dans le cadre de la phase ORG et a pu distribuer aux agriculteurs une variktk de riz de montagne h courte tige qui arrive plus rapidement h maturite que LAC 23. Cette variktk a kt6 utilisk avec succks en cultures intercalaires avec le cafe. En outre, des essais effect.uk rkcemment au niveau des exploitations indiquent qu'environ cinq nouvelles varietks sont plus productives que LAC 23. Actuellement, cependant, LAC 23 reste la variete de base avec laquelle on cherche h accroitre la production. En ce qui concerne l'augmentation de la production rizicole des bas-fonds, h la fin de la phase pilote, on avait essentiellement recommand6 l'utilisation de la varietk amelior& IR-5 qui est nettement superieure aux vari6tQ locales existantes. A la cl6ture du projet, les agriculteurs utilisaient trois varietk encore meilleures, dont Suakoko 8 resistant aux effets toxiques du fer, souvent prkent dans les bas-fonds de la region, qui ktaient auparavant abandonnQ en raison de leur faible productivite. En rkume, le Service du suivi et de l'evaluation rktrospective a fait savoir que la productivitk moyenne du riz de montagne et de bas-fonds avait plus que double. L'initiative consistant h introduire le systkme complexe de bas-fonds B a 6t6 adopt& et, d'aprks les estimations du projet, plus de 250 agriculteurs ont abandonne la culture itinQante au profit de la culture sddentaire autour des bas-fonds. Le Projet national d'infrastmcture mrale a non seulement permis d'utiliser concrktement les enseignements tirk de l'ex6cution et son personnel, mais aussi d'appliquer ce systkme h l'ensemble du pays. Si, h Gueckddou, les agriculteurs qui ont accks aux bas-fonds adoptaient cette pratique, la degradation de l'environnement attribuable aux cultures itinhantes diminuerait considQablement. Dans le cadre du projet, on a commenck h faire des recherches sur des systkmes culturaux utilisant des legumineuses pour ajouter de l'azote aux sols des hautes terres et rendre ainsi moins necessaires la mise en jachkre des terres et donc la pratique des cultures itinkrantes. I1 est nkcessaire que ce travail se poursuive. 6.02 Le choix des programmes technologiques et l'identification des sources de semences pour le manioc et I'arachide ayant 6t6 effectuks tardivement, les objectifs du projet n'ont pas tous kt6 atteints. Cependant, la Division chargee des activitk des femmes a fait porter ses efforts sur la promotion de la production d'arachides par les femmes et a obtenu, en peu de temps, des rkultats remarquables puisque 1.740 ha ont kt6 mis en culture (au lieu des 2.000 ha prevus h 1'6valuation). Du fait des difficult& qu'il y a eu h encourager la cafeiculture, la superficie mise en culture a 6t6 inferieure aux previsions. Alors qu'en combinant la riziculture et la caf6iculture on avait, par le passe, obtenu de mauvais rQultats pour le cafe, la cafeiculture pratiquke en culture intercalaire avec le riz de montagne a permis h un plus grand nombre d'agriculteurs d'obtenir un rendement commercial (de 250 h 300 kgha) au cours de la troisihme annBe aprh la plantation, ces mcmes agriculteurs ayant obtenu jusqu'h 800-950 kgha au cours de la sixihme annee de production. 6.03 Le projet a permis d'apporter de nombreuses ameliorations techniques qui pourront &re appliqub dans d'autres regions du pays et egalement de commencer h chercher des solutions h terme au principal problkme lid h la ddgradation des terres sur lesquelles la culture itinerante est pratiquk. I1 est essentiel que ces travaux de recherche continuent afin d'utiliser de facon optimale les ressources en terres de la zone forestikre qui s'amenuise du fait de I'arrivde de refugies du Libdria. 7.01 La creation de services nationaux de vulgarisation, de genie rural, de fourniture de semences, de recherche et de production de cafe visait h assurer la durabilite des activites qui avaient ddbutd dans le cadre de ce projet. Ces services sont trees dans le cadre d'autres projets bdneficiant d'un financement exterieur, et des dispositions regionales sont prises pour qu'ils couvrent ces activitQ dans la zone du projet. C o m e il est propose dans le document du Gouvernement intitule H Proposition pour la reformulation du Projet agricole de Gueckddou D, chaque departementlprojet a ddjh dtabli des plans pour prendre la responsabilite des activites dans la zone du projet aprk la periode d'execution. L'arrivk de r6fugiQ du Liberia dans la region a augment6 la demande de produits alimentaires et Gueckddou est devenu un centre de commercialisation important. I1 y a des raisons de penser qu'en dehors de la demande permanente de riz, les debouch& sont en augmentation pour le manioc, I'arachide, le n i M et les legumes. I1 y a donc suffisarnment d'incitations pour continuer h cultiver ces produits agricoles dans le systkme de complexe de bas-fonds. Les agriculteurs auront probablement du mal h maintenir les niveaux de fertilite des sols compte tenu de la pression croissante qui s'exerce sur les hautes terres et h obtenir des vari6tQ ameliorb. Le projet n'a pas reussi h dtablir un systeme de crddit efficace qui pourrait permettre aux agriculteurs d'obtenir les intrants ndcessaires, en particulier des engrais. Cela pourrait entratner des ajustements inddsirables au systkme cultural, avec une perte de productivitd. I1 faut poursuivre les travaux de recherche commencQ dans le cadre du projet en vue de resoudre certains de ces problemes en manipulant les cultures (rotation, jacheres avec Idgumineuses, etc.). 7.02 La production de semences en Guinee est etudide dans le cadre du Projet national de semences, mais il faudra disposer d'un systkme rationnel de production pour garantir aux agriculteurs le renouvellement periodique des semences. L'avenir de l'unitd de traitement des semences du projet sera ddtermine dans le cadre de cette etude. Le complexe des bAtiments du projet est situe h quelques kilomktres de Gueckddou et, tout en etant bien equipe, il ne se prete pas parfaitement aux contacts journaliers avec les agriculteurs qui se rendraient normdement h Gueckedou. Le personnel et les ouvriers habitent generalement h Gueckddou et doivent trouver un moyen de transport pour aller au complexe du projet. I1 y a egalement dans le complexe des logements pour le personnel de haut niveau qui convenaient parfaitement au personnel expatrie mais sont restes en grande partie inoccupQ depuis leur ddpart et, en raison de leur eloignement de la ville, le personnel local ne veut pas y habiter. Des logements pour le personnel finances par la Bafd sont actuellement en construction h Gudckddou. Le Gouvernement devra ddcider que faire des equipements du projet. 8. Performance de la Banaue 8.01 La rhction de la Banque aux changements intervenus dans le secteur, compte tenu de I'incertitude, h I'epoque, quant h la politique du nouveau Gouvernement, a dtd un facteur positif pour I'dvolution de ce projet. La Banque a modifit?le concept du projet aprk I'6valuation, et le projet est devenu un projet rdgiond plutdt qu'un simple projet de ddveloppement rizicole c o m e la phase pilote, et elle a permis que son exdcution soit concentrde dans la rdgion de Gudckddou. Le projet est en realit6 devenu un projet pilote pour le developpement agricole de la zone forestikre du pays et les enseignements qui en ont 6t6 tirQ sont maintenant appliquh ailleurs. Le personnel experiment6 de la Banque a, grlce h un dialogue et des conseils constructifs, eu une grande influence sur I'exdcution du projet. C o m e le projet etait enclave et que le personnel local n'avait pas acck aux innovations de I'dpoque dans les domaines de la recherche et de la technologie, le suivi technique du projet etait essentiel et a contribue h I'exdcution de la composante agricole. La proximite du personnel de supervision (Abidjan) au cours des premikes annees d'execution a dtd dgalement un facteur benkfique. 8.02 La Banque a cessC de superviser le projet h la fin de 1990, du fait de sQieux problkmes de gestion financike et aussi parce que la plupart de ses fonds avaient et6 utilisQ prematurement. Malheureusement, cette situation a fait croire au Gouvernement que la Banque souhaitait se dQengager du projet, ce qui a donne I'impression que celui-ci avait dchoud. Cette situation a persistd, meme lorsque le Gouvernement a remplace le personnel de direction et a propose que les cofinanciers se reunissent avec ses representants pour determiner I'avenir du projet, &ant donne les montants importants des fonds du FIDA et de la Bafd qui n'itaient pas encore ddcaissh. Le manque d'intCrCt de la Banque Ctait Cvident puisqu'elle ne disposait pas de moyens d'intervenir financikement et qu'elle s'etait engag& h financer des projets nationaux et non plus regionaux. Les propositions du Gouvernement n'ont rien donne. La composante du projet qui a souffert le plus de cette situation est la composante cafe. Des decisions techniques trks importantes ont Cte prises par le personnel du projet encore inexpQimentC sans I'avis du superviseur ou du consultant de I'IRCC et elles ont eu des effets nCgatifs sur le programme. MalgrC cette fausse impression d'dchec, tous les projets agricoles ultkrieurs ont beaucoup bCnCfici6 des enseignements positifs du projet, ce qui confirme la valeur de ses rbultats. 9. Prestation de I'em~runteur 9.01 C o m e on I'a vu, la prestation de I'emprunteur aurait pu &re meilleure s'il y avait eu un comitd, comprenant diffkrents representants de I'administration locale, des agriculteurs et du Ministkre, relevant du Ministre, charge de superviser les activitQ du projet. I1 aurait fallu que ce comitd se rkunisse rdgulikement compte tenu de la distance entre la zone du projet et Conakry. De cette manike, il aurait peutdtre ete possible de corriger les problkmes de gestion du projet. 11 y a eu de la part du Gouvernement des retards et ses fonds de contrepartie etaient insuffisants, mais il y a eu Cgalement des problkmes de passation des march& attribuables au manque d'experience. Ces prohlemes ont affect6 le projet. Cependant, le Gouvernement a continue h s'intiresser vivement au projet et le dialogue avec la Banque a dtd franc et fructueux. 10. Services de consultants 10.01 La gestion technique du projet a CtC confiCe h un bureau de consultants qui a fourni les services de six experts expatriks. Leur performance a dejh Ctc! examinee et il a 6tC precise qu'ils avaient c!tC efficaces dans le domaine de la formation, du genie rural et de la gestion du garage. Des changements de personnel ont dC1 &re effectues h la suite de mauvaises prestations. I1 est cependant Cvident qu'il Btait difficile h I'Cpoque de s'assurer les services d'un personnel de haut niveau en Guinee rurale. On a fait appel h des services de consultants h court terme pour la formation au systeme de vulgarisation (systkme de formation et visites) et pour le suivi et 1'6valuation rktrospective. Leur prestation a CtC satisfaisante. 11. Documents et d o n n k du ~ r o i e t 11.01 L'Accord de trait et le Rapport d'evaluation constituaient des bases appropriees pour executer le projet. Cependant, les rapports sur le projet pendant l'exdcution n'ont pas etb bien prepares et ont souvent ett?present& en retard. 11 ne fait aucun doute que le personnel du projet ne maitrisait toujours pas le concept de suivi et d'evaluation retrospective, de sorte que des donnh utiles n'ont 6td rassemblh 2 l'intention de la direction que tardivement au cours de l'exkution du projet. De meme, les elements financespar le FIDA et la BAfD n'ont pas encore ett? entikrement executes. Le personnel de direction du projet n'a pas encore prepart?la deuxikme partie du RAP (Examen du Projet du Point de Vue de I'Emprunteur). RAPPORT D'ACHEVEMENT REPUBLIOUEDE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENTAGRICOLE DE GUECKEDOU JCrCditNo. 1635-GLm Tableau 1 : Prets carnexes de l a Banaue T i t r e th credit Premier projet de 1986 A d l i o r a t i o n de services agricoles l a capacit6 de planification Projet de 1987 Restructuration En cours r6habiLitation du des services d1ex6cution secteur de L1elevage d161evage Projet semencier 1988 Production de En c w r s national semences d1ex6cution Projet national de 1989 Restructurer e t En c w r s recherche e t d l i o r e r La d1ex6cution vulgarisation agricoles recherche et l a vulgarisation Projet d1&nagement 1989 Am6Liorer La En cours des forets e t des gest ion d1ex6cution pches forestiere Projet national Routes rurales e t En cours d'infrastructure rurale structures d1ex6cution agricoles Projet national de Am61iorer Approwe promot ion des 1Iexportation &s exportations agricoles produit s agricoles Tableau 2 : Calendrier du projet Cateqorie Date pr6vue Date effective Identification 1983 Preparation Fevrier 1984 Septembre 1984 Evaluation Octobre 1984 Negociations Juillet 1985 Approbation du Conseii 26 novehre 1985 Signature du cr6dit 27 dbcehre 1985 Entree en vigueur Avril 1986 31 aoirt 1986 du cr6dit ClBture du c r d it 30 juin 1992 30 juin 1992 Le rapport de preparation des consultants etait tennine (fevrier 1984) lorsqu'il y a eu un changement de gouvernement, et il a ete revise pour tenir compte de la nouvelle politique du Gouvernement. 11 a ete publie 2 nouveau en septernbre 1984. Le retard dans I'entree en vigueur a ete dd essentiellement 2 la conditiond'entree en vigueur reciproque de 1'Accord de pret de la Bafd, laquelle a dt6 finalement supprim& pour faciliter l'execution du projet. Tableau 3 : Decaissements du credit D6ceissements estirnatifs et effectifs cunul6s (en rnilliers de dollars) Estimation de Exercice La6valuation Chiffres effectifs X de Laestimation Ex. 86 300 Ex. 87 1,500 1,970 131 Ex. 88 Ex. 89 Ex. 90 Ex. 91 Ex. 92 Date du dernier deceissement : 28 mi 1991. 1) Les chiffres effectifs sont sup6rieurs eux estimations du f a i t de Laeppr6cietiondu DTS. Tableau 7 : Utilisation des ressources de La Bansue A. P a r t i c i ~ a t i o ndu personnel Nombre total Phase du cvcle du projet d'homnes-semaines JusquoB 116valuation De 116valuation B L'approbation du Conseil des Administrateurs De L'approbation du Conseil des Administrateurs B ['entree en vigueur Supervision B. Missions Stade du Nombre de Nombre de jours Sp6cialit6s Notation de La cycle du projet Mois/an personnes sur Le terrain reprbsentbes performance g/ Situation b/ Identification S/O S/O S/O S/O S/O S/O Preparation g/ 83/84 - Evaluation lo/& 4 28 Supervision 02/86 2 10 2 lo/& 2 11 3 03/87 2 12 4 10/87 2 9 5 03/88 2 10 a/ Sp6cialitQs : A = Agronome; E = Econmiste; F = Analyste financier; I N = Ingenieur. b/ Situation : 1 = Sans problknes ou avec des problknes mineurs; 2 = Problknes de moyenne importance; 3 = Problknes graves. c/ La preparation a ete effectuee par des consultants qui ont eu des contacts avec Le personnel de La Banqw B Washington et A Abidjan.

Основные сведения
Тип документа Project Completion Report
Дата принятия
Страна Гвинея
Источник Всемирный банк