World Bank Group · Project Completion Report

Sénégal - Projet de développement rural du Sénégal Oriental

Senegal World Bank
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFlClELLES RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJJX SENEGAL PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU SENEGAL ORIENTAL (CREDIT 1 6 S E ) Le24 novembre 1993 Division des ophtions-ogriculhrrt DCpsrtement du Sahel Bureau dgion Afrique TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut etre utilise par ses destinaraires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut Ctre autremcnt divulguke sans I'autorisation de Ia Banque Mondiale. ABP Association de base de producteurs '4Fvp Association fran~aisedes volontaires du progrks A01 Appel d'offres international CCCE Caisse centrale de coopCration Cconomique CER Centre d'expansion rurale CFDT Compagnie fran~aisepour le dCveloppement des fibres textiles CPSP Caisse de pCrQuation et de stabilisation des prix DSPA Direction de la santC et des productions animales FAC Fonds d'aide et de coopCration FAOICP Programme de coopCration FAOIBanque mondiale FED Fonds europken pour le dCveloppement FMDR Fonds mutuel de developpement rural IDA Association internationale pour le developpement ISRA Institut sCnCgalais de recherches agricoles PAS Pret 2 l'ajustement structure1 PDESO Projet de developpement de 1'Clevage au SCnCgal oriental PDRSO Projet de dCveloppement rural au SCnCgd oriental PPCB PCri-pneumonie contagieusebovine RAP Rapport d'achbvement de projet SDF Fonds saoudien pour le dCveloppement SODEFITEX SociCtC pour le dCveloppement des fibres textiles SODEVA SociCtC de dCveloppement et de vulgarisation agricole TRE Taux de rentabilitC konomique Etat : ler juillet - 30 juin SODEFITEX : ler octobre - 30 septembre RAPPORTD'ACHEVEMENT DE P R 0 . m SENEGAL PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU SENEGAL ORTENTAL (CrCdit 1406SE) Table des matigres Preface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i Resume de I'evaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ii PARTIE I .EXAMEN DU PROJEI' DU POINT DE VUE DE LA BANQUE ..... 1 A. Fiche signaletique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B. Generalit& . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C. Objectifs et description du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . D. Conception et organisation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E. Preparation et execution du projet ........................ F Rhultats du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . G. Impact 15long terme du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . H. Prestations de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I. Prestations de llEmprunteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J. Enseignements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A. Rhultats de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 B. Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 C. Comportement des organismes de cofinancement . . . . . . . . . . . . . . . 17 1. Prets etlou traits connexes de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 2. Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 3. Decaissement du crdit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 4. Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 5. Coats et financement du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 6. R&ultats du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 7. Respect des clauses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 8. Utilisation des ressources de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PRO.lET SENEGAL PRO.TET DE DEVELOPPEMENT DU SENEGAL ORIENTAL (Credit 1406-SE) PREFACE Le present document constitue le Rapport d'ach8vement (RAP) du projet de developpement rural du Senegal oriental, pour lequel le Credit 1406-SE, d'un montant de 14,9 millions de DTS, a 6t6 approuve le 2 aoOt 1983. Le credit de developpement est entre en vigueur le 5 octobre 1984. I1 a ete clos le 30 juin 1991, deux ans apr8s la date prdvue, et il a ete entikrement decaisse. Le RAP a CtC 6tabli par la Division op6rations - agriculture du departement du Sahel de la region Afrique. L'emprunteur a rUig6 la Partie I1 du rapport. Le RAP a CtC 6tabli a partir, notarnrnent, du rapport d'6vduation, du rapport du Prbident, de l'accord de crddit, des rapports de supervision, des rapports de l'emprunteur et des cofinanciers ainsi que de la correspondance rassemblee dans les dossiers du projet. RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PRO.ET SENEGAL P R 0 . m DE DEVELOPPEMENT RURAL DU SENEGAL ORIENTAL (Credit 1406-SE) RESUME DE L'EVALUATION Obiectifs du ~roiet i) Le projet visait tout la fois a aider les agriculteursen dehorsdu bassin arachidien 2forte a densitede population et rbrienter de I'arachide vers le coton l'economie agricole, trh dependante, du a Senegal. D'une durQ de cinq ans, il avait en particulier pour objet a) d'accroltre la production de coton et de cereales - principalement sorgho/mil et mays; b) de developper I'elevage par la promotion de la culture attelQ, I'am6lioration de la sante animale et l'am6lioration de la qualit6 du fourrage; c) d'arneliorer les infrastructuresrurales essentielles, en particulier les pistes rurales, l'alimentation en eau des villages et les soins de santb primaires; d) d'aider les associations villageoises d'agriculteurs; e) de renforcer les organismes d'exdcution du projet. Conception du proiet ii) C'est la Societk pour le ddveloppement des fibres textiles (SODEFITEX), entreprise parapublique senegalaise responsable du secteur cotonnier au Senegal, qui a kt6 chargQ de I'ex~ution du projet, a l'exception de la sous-composante elevage dans la zone nord. En sa qualite d'organisme d'ex6cution, la SODEFITEX avait la responsabilite de la fdibre coton, programme global de developpement de la production du coton qui embrassaittous les aspects du processus depuis la recherche -encooperationavecleCentrenationalderechercheagricole-jusqu'alacommercialisation(march6 locaux et &angers) et le traitement en passant par la vulgarisation et le credit agricole. La mise en oeuvre de la sous-composante elevage dans la zone nord relevait du PDESO, service public cree dans le cadre du projet de developpement de I'elevage au Senegal oriental (Cr. 633-SE). iii) Les principaux volets du projet btaient les suivants : a) renforcement des moyens de gestion de la SODEFITEX; b) aide a la SODEFITEX et aux agriculteurs pour le developpement et I'am6lioration de la production cotonnibre et cer6alibre; c) amelioration des unit6 de traitement et des installationsde stockagede la SODEFITEX;d) assistanceaux Associationsde base de producteurs(ABP) constituees au niveau du village; e) amelioration et/ou constructionde quelque 800 krn de pistes rurales; f ) construction de puits tubulaires et de puits 2 ciel ouvert; g) renovation de postes villageois de sante; h) renforcement de la recherche appliquee et, plus spbcifiquement, resserrement des liens entre la recherche et la vulgarisation; et i) aide au developpement de I'elevage dans la zone du projet et consolidation des acquis du premier projet elevage (para. ii). Execution iv) Le projet a 6t6 identifie par un organisme fran~ais,la Caisse centrale de cooperation economique (CCCE), et prepare par un cabinet de consultants. I1 a 6t6 Bvalue en mai et juin 1982. Approuve par le Conseil des Administrateurs le 2 aoQt 1983, le trait est entre en vigueur avec pratiquement un an de retard du fait de formalites juridiques plus longues que prevu au Senegal (changemenbt du statutjuridique des groupes de producteurs) et des delais de signature des accords de cofinancement excessivement longs. v) Une fois le crait entre en vigueur, le projet a avance c o m e prevu. Le developpement de la culture du coton a pfiti de l'effondrement du march6 international du coton, qui a aussi gravement affect6 la situation financibre de la SODEFITEX sans qu'aucune solutionpuisse &re trouvee avant la fin du projet. Ces difficultesont 6t6 encore aggravees par des annees de pluviometriet r b maiocre, ce qui a amen6 les agriculteurs2 rauire les surfacesde coton. La mise en oeuvre du projet a ete suiviede prb par des missions de suivi de la Banque et de la CCCE. Le service de suivi et d'evaluation, aide par la Banque, a fourni de precieuses informations sur les coots de production, les budgets des exploitations agricoles etc. Les comptes du projet ont ete tenus 2jour et verifies regulibrement. Les march& de biens et de services financ& par le projet ont ete pass& conformement aux directives de la Banque. vi) Aprb l'entree en vigueur du credit, la mise en oeuvre de la plupart des volets du Projet a et6 satisfaisanteet peut &re r&umee c o m e suit : a) Services:laqualitedupersonneldevulgarisations'est sensiblement amelioree au cours du projet. Ce personnel est dans l'ensemble devenu capable de donner des conseils en agroforesterie, en elevage et pour la gestion des ressources naturelles. L'aide apportee par les services de vulgarisation 2 la creation et au fonctionnementdes ABP a etd des plus bdnefiques. Le nombre des ABP est passe de 160 en 19841852 492 en 1990191dans la zone du projet. Le r81e de plus en plus grand joue par les ABP a decharge 1'Etat de ses responsabilites en matibre de commercialisation, de stockage et de gestion du crait. b) Les achats d'intrants ont ete plus faibles que prevu en raison des difficult& rencontrees dans le secteur cotonnier (para. vii). Les ventes d'engrais et de pesticides ont ete inferieures aux estimations de I'6valuation tout cornme celles de materiel agricole, 2 l'exception des chars 2 boeufs. C) Des credits agricoles d'un montant de 1,071 milliard de Francs CFA ont Bte distribub aux agriculteurs. Le taux de remboursement est passe de 78 % en 19842 95 % en 1990, par suite de l'intervention des ABP et des actions en justice engagees contre les emprunteurs defaillants. d) La composante elevage a donne de bons resultats. La campagne de vaccination contre la peste bovine et la peripneumonie bovine a ete un succbs. L'enrichissement de I'alimentation des animaux de trait a dgalement donne de bons rbultats, ce qui n'a pas ete le cas des efforts deployes pour la constitution de silos et l'apport de sels et de mineraux dans l'alimentation. e) La longueur des pistes rurales construites a depasse les estimations de l'evaluation (para. iii). Mais la question du gros entretien periodique, dont devaient s'occuper les services de travaux publics, n'dtait pas reglee en fin de projet, 1'Etat rechignant 2 prendre en charge ces travaux, faute de fonds. f) Le nombre des points d'alimentation en eau construits ou amelior& (134) a d$asse de loin les previsions de l'evaluation (60). g) En fait d'aide 2 la SODEFITEX, le projet a finance la construction de deux silos pour le coton graine, d'entrep6ts pour les balles de coton, de bureaux et de logements, etc. 11 a egalement finance la fourniture de materiel aux usines d'egrenage existantes et I'installation de dispositifsde lutte contre I'incendie. h) La comDosante sante a permis I'amelioration de 31 postes de sante et la crhtion de 5 dep6ts pharmaceutiques. i) La sous-composante elevage dans la zone nord a permis de poursuivre les actions engagh dans le cadre du premier projet elevage finance par I'IDA (crhtion d'associations de pasteurs, cours dlalphabCtisation,amenagement des parcours) et meme de les elargir 2 de nouveaux domaines (conservation des sols et de I'eau). vii) La production du coton a ete sensiblement inferieure aux previsions de I'evaluation, du fait que les agriculteursjugent l'arachide plus remuneratrice en raison du niveau relativement eleve des prix 2 la production fix& par le Gouvernement et d'un meilleur rendement par jour de travail. Le problkme a encore ete aggrave par la reduction en 1986des subventions aux intrants pour le coton. En consequence, la culture du coton a recule et n'a jamais retrouve les niveaux anterieurs au projet pendant toute la durk du projet :la production totale du coton est passee de 46.900 t en 19842 29.300 t en 1990, avant de remonter 2 44.900 t en 1991. viii) La production du mil et du sorgho a egalement Cte inferieure aux previsions. Selon les estimations, les superficies cultivh devaient &re de 13.000 ha avec un rendement de 1.100 kgha en 1989190; seuls 27.186 ha (soit 88 % de la superficie prevue) ont ete cultiv& avec un rendement de 1.000 kgha (soit 91 % des previsions de l'evaluation). ix) Seule la production du mais a depasse les previsions. En 1989190, 14.237 ha ont ete cultivb, soit plus que les 13.000ha prevus et les rendements de 2.250 kgha ont depasse les previsions qui etaient de 2.106 kgha. Ce succb s'explique par le fait que les agriculteurstravaillant dans le cadre du projet ont obtenu des rendements de 2.500 kgha, soit des rendements par jour de travail qui etaient plus du triple de ceux du coton. X) Le taux de rentabilite economiaue (TRE)est negatif en raison de 1'6volution dkevante des cours internationauxdu coton, du dbinteret des agriculteurspour la culturedu coton et des mauvaises conditions climatiques qui ont sevi pendant plusieurs annees au cours du projet. Les superficies et la production totale de coton ont accuse un recul par rapport 2 ce qu'elles etaient avant le demarrage du projet; la production du sorgho et du mil est restee plus ou moins stagnante. C o m e indique, seule la production de mais a augment6 mais la culture n'est pas suffisamrnent importante pour assurer un TRE positif. xi) Malgre un TRE negatif, le projet ne doit pas &re considere c o m e un 6chec. La production du mais a considerablement augmente, la construction et la rehabilitation des puits villageois a de loin depasse les previsions et la creation d'associations autogerees d'agriculteursl~leveursa connu un grand succb. L'integration elevagelagriculturea dCpassC les objectifs grace 2 l'adoption g6nCralisee de la production de fumier dans les exploitations, et la construction de routes rurales a pennis d'ouvrir une vaste region auparavant inaccessible par vhicule. xii) La campagne d'alphabCtisation a remportd un grand succks et a contribuk au ddveloppement rural de la rCgion. Dans chaque village, il y a maintenant des exploitants capables de prendre en charge des actions de groupe, ce qui facilite les actions de vulgarisation. La SODEFITJZX envisage de mettre sur pied un programme d'alphabCtisation d'un an (au lieu de deux) pour reduire davantage le taux d'abandon scolaire. Im~act lone terme xiii) Aussi longtempsque les cours mondiaux du coton resteront 2 leur faible niveau actuel, les projets de dCveloppement de la production cotonnikre seront confrontCs a de sdrieuses diff~culthdans tous les pays du Sahel. Compte tenu de la situation Cconomique actuelle du Senegal et de ses maigres ressources de fonctionnement, le SCnCgal (tout comrne la plupart des pays du Sahel) n'a pas les moyens d'entretenir les infrastructures financCes par le projet. Une aide supplCmentaire des donateurs sera probablement nCcessaire pour assurer cet entretien, en particulier pour les routes rurales. Observations sur les apurCciations de l'emurunteur xiv) L'emprunteur fait une Cvaluation approfondieet exhaustivedes rhultats du projet (Partie II du present rapport) et ses conclusions concordent gCnCralement avec celles des services de la Banque. 11conclut son examen en dCclarant que le projet doit @treconsidCrC cornme un succks a ...au niveau de la qualit6 des interventions et des rhultats obtenus dans les opCrations de dCveloppement global (alphabetisation, associations paysannes, formation a la gestion, association agriculture-Clevage, infrastructures hydro-agricoles, mCthodologie d'intervention de l'encadrement) *. I1 ne fait pas de doute que, sous ce rapport, le projet a CtC un succks. Cependant, en raison de I'effondrement des cours mondiaux du coton et de la situation Cconomique trks difficile du SCnCgal, le projet n'a pas atteint ses principaux objectifs et la perennit6 des infrastructures financdes par le projet est loin d'etre assurCe. L'emprunteur regrette que, dans les dernikres annCes du projet, la supervision de la Banque ait CtC ax& sur les aspects financiers, la supervision technique Ctant assur& exclusivement par la CCCE et que, de ce fait, la Banque n'ait pas pleinement apprCciC l'impact du projet sur le dCveloppement rural au SCnCgal oriental. 11 est vrai qu'au cours des dernibes anndes du projet, les missions de supervision se sont attachks aux aspects financiers mais cela ne veut pas dire que la Banque se soit dhintCress& des autres aspects. Ayant un personnel permanent hautement qualifiCau SCnCgal, la CCCE paraissait mieux m@me de superviser le projet du point de w e technique. La Banque a toutefois CtC rCgulikrement inform& par la CCCE de 1'Ctat d'avancement et des rCsultats du projet. Une supervisiontechnique plus Ctroite de la part de la Banque aurait eu peu d'impact sur la mise en oeuvre du projet. Enseignements xv) Premikrement, les TRE ne devraient pas @treconsidCrCscornrne le seul moyen de mesurer le succks ou 1'Cchec d'un projet. MalgrC un TRE globalement nCgatif sur la base des seuls rhultats de la production cotonnikre, un grand nombre de composantes du projet ont CtC un succks :a) augmentation notable de la productionde mais; b) integrationdes activitCsClevagelagriculture;c) creation d'associations d'exploitantslCleveurs autogCrCes et alphabdtisation; d) alimentation des villages en eau; e) infrastructure pour soins de santC primaires; et 9 constructionde routes rurales. xvi) Deuxikmement, il aurait fallu etudier soigneusement la reaction probable des agriculteurs concernant les systkmes preferes d'exploitation/de rotation des cultures au moment de la pr6paration/6valuation du projet. La production de mais a kt6 un succb en raison du rendement eleve par jour de travail. Elle a de bomes chances de progresser encore dans la zone du projet mais une telle progression imposerait des progrhs dans la recherche, la vulgarisation et la commercialisation. Les paysans ont prefer6 cultiver I'arachide plutbt que le coton. Le rendement du coton A I'hectare aurait ete legkrement supkrieur A celui de I'arachide, mais les paysans semblaient baser leurs calculs sur le rendement par jour de travail. Ce raisomement ne devrait pas surprendre dans la mesure oil la tene et la maind'oeuvre familiale ne manquent pas. xvii) Troisikmement, I'integration de I'elevage dans les activites agricoles peut mener A une synergie et A des progrb significatifs. Le projet a montre que la production A la ferme d'engrais organiques donnait de bons rhultats en ayant des effets benefiques sur le rendement des recoltes. I1 a egalement mis en lurnike la nkessite d'inclure des mesures de conservation et d'am6lioration des sols dans les projets de developpement des cultures. xviii) Quatrikmement, la creation et le soutien d'associations d'agriculteurs, en I'espkce les ABP, a montre que les exploitantspouvaient parfaitement prendre en chargedes fonctionsqui sonthabituellement exerch par le Gouvernement comme I'approvisiomement en intrants, I'administration du trait, la vulgarisation, la commercialisation, l'entretien du systkme villageois d'alimentation en eau, etc. Toutefois, le bon fonctiomement de ces groupes est subordomt? A I'alphabetisation de quelques-uns de leurs membres. xix) La campagne d'alphabetisation financee par le projet a eu d'excellents rthltats, et il y a lieu de penser que le fonctiomement des associations s'est amelior6 avec I'accroissement du nombre des membres alphabetises. Les principaux facteurs qui expliquent le succb du projet dans un domaine aussi difficile semblent @tre:a) la volonte des paysans d'hre equip& pour affronter le monde extbrieur; b) le fait que les paysans doivent investir du temps et de I'argent pour leur alphabetisation; c) la competence et la motivation des agents de vulgarisation qui dispensent les cours d'alphabetisation; et d) le fait que les groupes de producteurs qui ont suffisarnrnent de personnes alphabetiseessont encourages par la SODEFITEX A prendre en charge des activites economiques pour lesquelles ils sont remuneres. Des groupes similaires sont en train de se former dans beaucoup d'endroits au Senegal dans le cadre de la politique du Gouvernement visant A encourager I'emergence de groupes de producteurs. RAPPORT D'ACHEVEMENT SENEGAL PRO.TET DE DEVELOPPEMENT DU SENEGAL ORIENTAL (CrCdit 140dSE) PARTIE I EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANOUE - A. Fiche signal6tique Nom du projet : Projet de dBveloppement rural du SCnBgal oriental Credit No : 1406-SE VPR : Afrique Pays : SBnBgal Secteur : Agriculture Sous-secteur : DBveloppement rural Obiectifs du dBveloDDement sectoriel 1. Au debut des a n n h 80, la stratBgie de dBveloppement ii long terme du Gouvernement reposait sur la promotion et la diversificationde I'agriculture et des activitb tournh vers I'exportation. Le programme agricole prdvoyait le dBveloppement des zones les moins expos& a la sdcheresse (Casamance et SbnBgal oriental) qui se pretaient a des cultures de rapport autres que l'arachide. La recherche agricole devait porter davantagesur les systkmesd'exploitation que sur les diffdrentes cultures, l'objecif Btant d'abaisser les cootsdes techniques propres a accroitre les rendements et a mieux les adapter aux contraintes qui pesaient sur les agriculteurs. I1 Btait prBvu de ddvelopper des cultures de cBrBales irriguh dans la partie septentrionale aride du pays, le long du fleuve SBnBgal. 2. Les efforts dBployBs par 1'Etat s6nBgalaispour developper I'agriculture tendaient alors ii :a) fournir des intrants au secteur rural; b) organiserdes coopBrativesagricoles pour faciliter l'acck au crddit et la commercialisation;c) accroitre et diversifier la production par le ddveloppement de nouvelles cultures et de l'blevage; d) encourager la migration et I'installation dans des zones sous-peuplh appropribes; et e) dbvelopper les possibilitBs d'irrigation en particulier dans le bassin du fleuve SBnCgal et en Casamance pour diminuer les importations de cBr6ales. Les principaux instruments de cette politique ont Btb les organismes rdgionaux parapublics de d6veloppement. Au debut des annb 80, 1'Etat sBnCgalais a consenti de gros effortspour rdduire la taille et amBliorer I'efficacitbde ces organisms, avec l'aide financikre et techmique d'importants bailleurs de fonds c o m e le Groupe de la Banque, et Bgalement associer les agriculteurs au rbglement des questions qui les interessaient au premier chef. 3. Pour developper le secteur rural, 1'Etat senegalais a ete guide par plusieurs objectifs : a) relever les revenus reels et le niveau de vie general; b) obtenir un developpement Quilibre -entre les regions, les cultures industrielles et les cultures d'exportation, et entre les cultures d'exportation et la cerealiculture; c) proteger au maximum la production agricole des intemperies; et d) accro'ltre la valeur ajoutk des produits agricoles exportes, rauire les importations de produits alimentaires et encourager la substitution aux importations. 4. Pour ce faire, la premiere des priorit6 du Gouvernement a ete de restructurer et de rhrienter les etablissements publics qui avaient pour mission de favoriser le developpernent et la production du secteurrural. Les organismesde developpernent agricoleont progressivement c6de la place a desorganismesregionaux de developpement rural responsablesde la vulgarisation,dela transformation, de la commercialisation des produits agricoles, et de la fourniture d'intrants. Dans la plupart des cas, on a suppose que les organismes en question auraient a s'occuper d'une culture principale pendant la periode de transition mais l'idee etait d'en faire des instruments d'un developpement regional veritablement integre. Fait plus important, la creation en 1972 d'un systkme hierarchis6 de comitb du developpement de district, de departement et de region a donne tout son sens B la participation des populations rurales au developpernent. La structure de base au niveau du district, le "centre d'expansion rurale" (CER), beneficiait de I'aide et des conseils techniques de fondtionnaires detach& des ministkres techniques et recevait 75 % du produit de la capitation rurale (environ 1.000 FCFA par agent). Au moment de I'dvaluation, en 1982, ces reformes etaient un fait acquis dans l'ensemble des regions B l'exception de la vallk du Senegal et du Senegal oriental. C. Obiectifs et description du proiet 5. Le projet avait les principaux objectifs suivants : a) accroltre la production du coton, principale culture de rapport de la region, et des cereales cultivh en alternance; b) organiser des associationsd'agriculteurs pour les aider B prendre plus largement en charge la distributionprimaire, la demande et le recouvrement de credits, les decisions d'investissements; c) favoriser I'integration des cultures et de I'elevage et notarnrnent consolider les acquis du projet Clevage qui etait alors en cours; d) developper les infrastructuresrurales essentielles; et e) ameliorer I'efficacite operationnelle et financikre de la SODEFITEX. 6. Le projet comportait diffbrents volets: a) developpement et transformation des cultures, y compris la dissemination des message s agronomiques pour la rotation du coton et des cereales et developpernent d'une technologie approprieepour les brisures de mays en vue de remplacer les brisures de riz importees; b) developpernent de I'elevage, y compris la distributionde medicaments, de vaccins et de fourrage, amelioration de la sante animale et promotion de la culture attelk avec deux sous-volets : i) celui de la zone sud execute par la SODEFITEX et la Direction de la sante et des productions animales @SPA) et ii) celui de la zone nord execute par le PDESO, organisme d'execution du Projet de developpernent de 1'6levage au Senegal oriental (Cr. 663-SE) finance par I'IDA; c) programme de recherche appliquee venant appuyer le Projet national de recherche agricole et permettant de lier la recherche et la vulgarisation; d) renforcement de la SODEFITEX, notamment am6lioration des bureaux sur le terrain et des installations d'entretien, formation du personnel exterieur et du siege, du personnel des usines d'egrenage et des ateliers et raisation de suivis, d'evaluations et d'audits; e) assistanceaux associationsde base de producteurs (ABP) par le biais :i) de programmes permettant aux paysans d'apprendre lire, Ccrire et compter, ii) de credits pour les Quipements collectifs, et iii) de conseils en gestion; f) construction de quelque 800 km de pistes mrales et entretien de tout le rheau routier; g) approvisionnement en eau des villages grace : i) I'amenagement de 36 puits tubulair es et puits ciel ouvert et ii) a la remise en &at de 89 puits a ciel ouvert existants; et h) soins de sante primaires. D. Conce~tionet organisation du uroiet 7. La conception du projet est fondCe sur un plan directeur pour le d6veloppementagricole du Senegal oriental, lui-mCme etabli dans le cadre d'un projet finance par I'IDA, Terres Neuves I1 (Cr. 578-SE). La SODEFITEX, socidt6 d'economie mixte, a etd choisie cornrne le principal organisme d'exkution du fait de son experience de la vulgarisation en milieu cotonnier dans le SCn6gaI oriental et de la bonne gestion dont elle etait creditee(para. 9). Une etudede faisabilitea ete entreprise grace 2 une avance PPF de 400.000 dollars approuvee en fevrier 1980. Le Fonds d'aide et de cooperation PAC) a de son cot6 finance et effectue, a la demande du Gouvernement, une etude organisationnelle et financikre de la SODEFITEX. 8. En faisant de la production cotonnierele moteur du developpement rural, le projet a kt6 trop optimiste. On peut s'interroger sur la conception d'un projet qui privilegiaitla production du coton au detriment du renforcement d'un systeme mixte de production agricole et d'elevage incluant le mais et I'arachide dans les cultures de rotation. On s'est trop prbccupe de preserver la fertilite des sols en pratiquant la rotation des cultures et en apportant des engrais a certains champs proches des villages, et on a perdu de w e la necessite de preserver I'equilibre des ressources naturelles pour I'ensemble du village. 9. L'Accord de creditprevoyait que la SODEFITEXpasserait des accords de cogestion avec I'Institut de recherche agronomique (ISRA) pour la realisation de la composante recherche et avec la DSPA pour la mise en oeuvre de la composante sante animale. Le PDESO demeurait charge de I'exCcution de la sous-composante Clevage dans la zone nord. 10. Une attention particulikre a ete portee 2 la creation et au soutiendes Associationsde base de producteurs (ABP), organisations villageoises d'agriculteurs qui devaient prendre le relais des organismes publics. Afin de leur faciliter le travail et de leur permettre de s'autogerer, le projet prevoyait des cours d'alphabetisation fonctionnelle. 11. La SODEFITEX dtait chargee de la vulgarisation, de la fourniture d'intrants (en particulier des engrais et des pesticides), de la mCcanisation des animaux de trait et du credit agricole. Dans le cadre de la composante dlevage, il etait prevu que la SODEFITEX constitue des dep6ts vdterinaires, introduisedes etables fumibres (production la ferme et collecte de fumier) et produise du fourrage ameliore. Elle devait egalement assurer la mise en oeuvre de la composante "pistes rurales" et pourvou h I'alimentation des villages en eau. Le PDESO devait dans sa zone aider les unit& pastorales, fournir les intrants et les aliments pour le betail, superviser et appuyer la mise en oeuvre des plans d'amenagement des terres deparcours et, d'une manibre generale, consoliderles acquis du premier projet Clevage. 12. En integrant commercialisation et transformation, la SODEFITEX suivait I'exemple de l'organisation qui l'avait prCcedCe, la CFDT, en etablissant une filike *, chalne complkte qui allait de a la vulgarisation h la commercialisation et h la transformation en passant par la fourniture des intrants et le credit et qui prenait en charge les problbmes d'organisation, de gestion et de financement. E. Pre~arationet execution du proiet 13. Prbaration et octroi du credit : Avant la mise en place du projet, le FAC et le FED avaient accord6 une aide pour soutenir la culture du coton. ConfrontCe aux difficult& du bassin arachidier ~Cnegalais,la Banque avait commence en 1980 h examiner la possibilitd de diversifier la production agricole, traditionnellement dominee par la culture de I'arachide. C'est I'antenne de la CCCE de Dakar qui a identifib le projet en 1979. La CCCE a confie en juin 1980la preparation du projet h un cabinet de consultants franqais. Les principales questions qui se sont posCes au stade de la preparation concernaient les avantages manifestes qui ddcouleraientdu remplacement de la SODEVApar la SODEFITEX en lui donnant I'entike responsabilite des opCrations de credit, de la fourniture des intrants et de I'organisation des ABP, tout en sachant que cet accroissement de responsabilit& risquait de la transformer en g h t ingouvernable. On a dgalement soulevt! la question de la restructuration financike de la SODEFITEX et de I'accroissement de ses fonds de roulement, operations nkessaires pour ameliorer le fonctionnementde la fili&recoton (para. 12). L'dtude preparatoire recommandait aussi I'Climination de I'arachide de la rotation des cultures envisagee. Le projet a 6t6 Cvalud de concert avec la CCCE du 17 mai au 11juin 1982. 14. Les n6gociations ont eu lieu h Washingtondu 11 au 13mai 1983. La Banque a demand6 que, pour des raisons de transparence et pour sensibiliser les agriculteurs au coot des engrais, le prix h la production du coton ne soit pas reduit pour recouvrer le coot des engraisfournis aux agriculteurs, mais qu'au contraire, ceux-ci soient factures aux agriculteurs. La delegation senegalaise a rejete cette proposition et la Banque a en consdquence refuse de financer I'achat d'engrais. Pour mettre fin au differend, le Gouvernement sCn6galais a suggCrCque le besoin de fonds de roulement de la SODEFITEX, estimC h 1,6 million de dollars, soit couvert par une recapitalisation de la societe, celle-ci mettant en reserve 30 % de ses benefices avant imp6t. La Banque a donne son accord. L'entrk en vigueur du Crait etait prevue pour le 3 novembre 1983, mais elle a 6t6 repoussee trois fois jusqu'en octobre 1984 en raison de la longueur et de la complexit6 des formalites h accomplir : signature de cinq accords de don/credit/pr&t,adoption d'une loi donnant I'autonomie aux ABP avec pouvoir d'emprunter, revision de I'accord passe entre la SODEFITEX et la Caisse de perequation et de stabilisation des prix (CPSP) et reglement par I'Etat de tous les arrieres qu'il avait accumules vis h vis de la SODEFITEX. Les problkmes ont et6 encore aggraves par la lenteur du suivi des autorites s6nCgalaises. 15. La mise en oeuvre a 6t6 difficile. Du fait de mauvaises conditions clirnatiques, les surfaces cultivh en coton sont tombees h 33.300 ha (h comparer aux 45.000 ha prevus au moment de 1'6valuation) et le rendement moyen n'a 6t6 que de 913 kgha (contre 1.120 kg en 1982183 et 1.282 kg en 1981182). Cependant, la trhorerie de la SODEFITEX etait consider& c o m e excedentaire fin 1984. 16. En 1985, les cours internationaux du coton se sont effondrh et les pertes de la filkre coton se sont montees it plus de 3 milliards de FCFA. Les composantes amenagement de pistes rurales et approvisionnement en eau ont Ct6 realisees dans les temps. La composante Clevage a progress6c o m e il avait ete prCvu au stade de I'evaluation, que ce soit dans la zone de la SODEFITEX ou dans celle du PDESO. En 1986, le bureau de suivi et d'evaluation etait en place et le personnel du service de recherche du projet avait ett? recrute. 17. D&ut 1987, les missions de supervision ont trouve que toutes les composantes du projet etaient mises en oeuvre de manikre generalement satisfaisante. La construction des pistes rurales suivait le calendrier; la composante approvisionnement des villages en eau avait 6te ameliork, les puits ayant ete creush h un moindre coot grhce h une plus large participation des villageois. Le servicede recherche faisait porter ses efforts sur I'integration 6levagelagriculture. A la suite de la suppressionpartielle des subventions aux intrants pour le coton, cette culture a regress6 jusqu'h ne plus occuper que 25.500 ha en 1986187 cependant que le rendement tombait h 1.054 kgha (contre 1.200 kg prdvus). 18. La SODEFITEX s'est elle-m6me trouvee dans une situation financikre difficile, I'Etat senegalais ne voulant pas ou ne pouvant pas I'indemniser pour les pertes subies. Des mesures de restructurationont ete prises pour ruuire les coots d'exploitation mais, malgreces mesures, il etait prevu que la SODEFITEX resterait dans le rouge jusqu'en 1990191, et ce m6me si 1'Etat sknegalais finan~ait toutes ses activites extracotonnikres. Faute d'un redressement ulterieur sensible des cours du coton, les problkmes financiers de la SODEFITEX se sont aggravh. Les decaissements du credit en ont ete affectes. Cependant, la composanteconstructionde pistes rurales etait achevee au milieu de I'ann& 1989. 19. En raison de I'entree en vigueur tardive de I'accord de cruit et de la lente augmentation de la production de coton, le cr6dit n'btait pas entikrement decaisse le 30 juin 1989, date de cloture initialement prevue. La Banque a accept6 par deux fois de repousser la date de cldture, jusqu'en juin 1991. Elle a egalement accept6 de financer l'achat de materiel pour le nettoyage de la fibre de coton, de pesticides pour combattre les sauterelles et de materiel supplkmentaire pour I'entretien des routes. 20. Gestion et comptes financiers. Le projet a ete cofinance par la CCCE, le FAC et le Fonds de developpement saoudien. La part de I'IDA s'est elevke h 33 % du coot total, cellede la CCCE h 35 %, celle du FAC h 8 %, celle des Saoudiens h 7 %, le reste (17 %) se rdpartissant entre 1'Etat senegalais et les bdneficiaires du projet. 21. Dans le cadre du projet, un service d'audit a etC cree au sein de la SODEFITEX. Les comptes du projet ont fait l'objet de verifications comptables conforrnement aux stipulationsde I'accord de credit et les rhultats en ont 6t6 transmis h I'IDA, parfois avec un certain retard. 22. Une fois le cruit entrd en vigueur, I'execution materielle des composantes du projet n'a pas post? de problkmes. Les resultats des differentes sous-composantes sont decrits ci-aprb. 23. Services. Imm6diatement aprh le demarrage du proiet, la SODEFITEX a affect6 221 agents de vulgarisation h la zone du projet. Les effectifs n'ont guke varie en cours de projet. Compte tenu du nombre, plus faible que prevu, d'agriculteurs interessh par la culture du coton, le ratio agents de vulgarisation/agriculteursa augment6au fil des annees. Alors qu'en 1984185, il y avait un agent de vulgarisation pour 214 agriculteurs (260 ha de coton), le ratio etait de un pour 140 en 1989190 (221 ha de coton). En cours de projet, la qualit6 du personnel de vulgarisation s'est sensiblement ameliork; il est devenu largement capable de diffuser des messages interessant non seulement l'agriculture mais aussi l'elevage, l'agroforesterie et la gestion des ressources naturelles. 24. Les efforts de vulgarisationentrepris en vue de creer de nouvelles ABP ont ete couronnh de succ& et le nombre des ABP est passe de 160 en 1984185h 492 en 1990191. Ces associations sont it prbent en mesure d'assurer la commercialisation du coton et de superviser les activitb locales de credit, responsabilitb qu'elles ont pu assumer gdce h la carnpagne d'alphabetisation financk par le projet. L'objectif quantitatif initial, qui etait d'avoir six personnes alphabetis& dans chacun des 720 villages, a pratiquement 6te atteint mais seuls 2.587 etudiants ont reussi le test final, soit approximativement3 par village dans la zone du projet. 25. Le materiel audiovisuel de vulgarisation s'est r6v616 d'un maniement difficile sur le terrain. Pour compenser, la SODEFITEX diffusait regulikrement des emissions sur la radio rurale. 26. Conformement h l'accord pass6 avec la SODEFITEX, 1'ISRA s'est engage dans un programme de recherches appliquees centre sur le coton. Parmi les sujets de recherche, il faut citer les varieth de coton h fort pourcentage d'egrenage, la production de graines de qualite, la lutte contre les mauvaises herbes, les dosages d'engrais etc. D'autres programmes de recherche portaient sur l'adaptation de cereales, le materiel d'attelage et les engraisorganiques. Les resultatsde ces recherches bien orientees ont 6t6 satisfaisants. 27. Le bureau de suivi et d'evaluation a etudie de manikre d6taillk six villages, analysant, entre autres, le temps consacre aux diverses activitb agricoles, les coots de production, et les budgets des exploitations. En outre, il est parvenu h mettre sur pied pour la SODEFITEX un systkme d'information statistique relativement large. 28. Intrants. m6canisation des animaux de trait et cr6dit a~ricole.I1 etait pr6vu que le projet prenne h sa charge l'augmentation de la consommation d'intrants mais, la culture du coton reculant, la consommation d'engrais et de pesticides a augment6 uniquement pendant la saison 1984185pour diminuer ensuite. Tout aussi decevantes ont 6t6 les ventes de materiel agricole, h l'exception des chars h boeufs dont 4.900 ont 6te vendus (h rapprocher des 5.000 pr6vus lors de 1'6valuation). II est toutefois h noter que la SODEFITEX a vendujuste avant le demarrage du projet un grand nombre de charmes, de semoirs et de scarificateurs. 29. En cours de projet, la SODEFITEX a developpe ses activites de credit agricole malgre le manque d'interet des agriculteurs pour la culture du coton. Ses operations de pr&, d'un montant de 210 millions de FCFA (1 million de dollars environ) en 1983184,ont atteint 1,071 milliard de FCFA en 1988189 avant de retomber h 947 millions de FCFA en 1989190. Le taux de remboursement des crddits n16taitque de 78 % en 1983184et de 84 % en 1984185mais s'est redress6jusqu'h atteindre en moyenne 95 % pendant les trois dernikres annees du projet. 30. La composante pevelop~ementde I'elevaee a demarre dans le sud en mai 1985 lorsque la SODEFITEX, en cooperation avec la Direction de la sante et des productions animales, a lance une campagne de vaccination contre la peste bovine et contre la peripneumonie bovine. En cours de projet, la SODEFITEXa form6 100assistantsveterinaireset constituedes depdts veterinairesauprts de certaines ABP. Une attention toute particulikre a 6t6 port& A la fourniture de concentres Cgraines de coton) aux agriculteurs pour l'amdlioration de l'alimentation du bdtail, notarnment des boeufs de trait. Moins fructueux ont ete les efforts deployes pour l'apport de 'supplements vitamin& et mineraux et pour la constitution de silos. Au nord, le PDESO a poursuivi les actions engagh dans le cadre du premier projet de d&veloppementde l'elevage au Senegal oriental: aide aux associations de pasteurs, cours d'alphabetisation, gestion des terres de parcours, assistanceveterinaire, conservation des sols et de l'eau, vulgarisation dans le domaine de l'elevage. 31. Pistes rurales, I1 avait 6td prevu au stade de 1'6valuation de construire 800 km de pistes rurales. Le programme de construction a 6t6 revu en cours de projet et 787,3 km de pistes ont 6td finalement amenagb et 138,l km remis en dtat. Les pistes rurales permettent non seulement l'evacuation du coton et des autres produits agricolesmais elle ont aussi dans de nombreux cas etabli un lien entre les villages et le monde environnant. Le problkme de I'entretien des pistes n'est toutefoistoujours pas regle. I1 etait prevu que les Travaux publics assurent le gros entretien pdriodique mais ils s'y sont jusqu'h prbent refuse. 32. Alimentationdes villages en eau. Cette composantedevait repondre aux besoins les plus pressants de la population rurale. Avec l'aide de volontaires francais, un total de 134 puits ont 6te construits ou ameliorb, soit plus de 100 % de plus qu'il n'avait 6t6 prevu au moment de 1'6valuation (60). La population a marque son inter& pour l'operation en participant aux travaux et h leur financement. 33. Parmi les investissementsindustrielsrdises dans le cadre du projet, il faut citer l'installation de dispositifs spkiaux pour le nettoyage des fibres de coton dans trois usines d'egrenage. Grace A cet investissement, la qualitedu coton sendgalais a 6t6 amelioree et le Senegal arrive aujourd'hui au premier rang des dix pays cotonniers francophones de 1'Afrique occidentale pour la qualit6 de son coton. La construction de deux silos de graines de coton de 400 m3 et de deux entrepdts de balles de coton (1.200 et 900 m3) assurera aux usines d'egrenage une plus grande continuit6 dans le fonctiomement. L'installation de dispositifs de detection et de lutte contre l'incendie fait suite aux demands des compagnies d'assurance et rMuira le montant des primes d'assurance. 34. Les infrastructuresde la SODEFITEXse sont trouvees amBliorh par la constructionde locaux de bureaux, d'installations de stockage, de logements, etc., et par la fourniture de materiel radio, telephoniqueet de bureau. 35. Le volet ante ~ubliaueetait modeste. I1 etait prevu de construire ou de renover au total 23 postes de sante dans le cadre du projet. Cet objectif a Bt6 depasse puisque 31postes de sante ont ete renovb, 5 depdts pharmaceutiques constitub et un immeuble pour I'&lucation nutritionnelle a 6t6 construit A Tambacounda. 36. Taux de rentabilite economiaue. Compte tenu de la forte baisse de la production cotonnikre et de l'effondrement des cours du coton, le taux de rentabilite economique du projet a 6tB negatif. En raison de la relative faiblesse du prix A la production fix6 par le Gouvernement, la culture du coton a perdu de son inter&aux yeux des producteurs. Elle demande environ deux fois plus de travail que celle de l'arachide ou du mais. Dans l'hypothbe d'un maintien des subventions aux engrais, le rendement du coton par jour de travail ne serait superieur a celui de I'arachide que si son rendement l'hectare etait de 1.200 kg. Dans l'hypothbe d'une suppressiondes subventions, le rendement du coton par jour de travail serait de 8 % inferieur celui de l'arachide meme si le rendement a l'hectare restait eleve (1.200 kg). 37. La position defavorable du coton, associee aux variations pluviom6triques a entrain6 certaines irr6gularitQ dans la production de coton. Alors que la culture du coton occupait 46.300 ha en 1984, avant le demmage du projet, elle a recule et atteint un plancher en 1989190 avec 24.200 ha seulement. Le rendement moyen par hectare a varie de 719'kgha en 1985 1.344 kgha en 1987. La production totale de grains de coton est passee de 46.900 t en 1984 a 29.300 t en 1990. Elle est toutefois remontb a 44.900 t en 1991. 38. La production du millsorgho a BtB Bgalement inferieure aux previsions. On avait estime a 31.040 ha les surfaces cultivees et a 1.100 kg le rendement a l'ha en 1989190. Les chiffres n'ont 6t6 dans les faits que de 27.186 ha (soit 88 % des previsions) et de 1.000 kgha (soit 91 % des previsions). 39. Seule la production de mays a depasse les prkvisions. Les surfaces cultivk etaient en 1989190 de 14.237 ha (contre 13.000 ha prevus) et les rendements de 2.250 kgha (contre 2.106 kg prBvus). Ce succb s'explique precisement par la superiorit6 du rendement du mais par jour de travail. Compte tenu des chiffres de productivite atteints par les agriculteurs du projet (2.500 kgha), le rendement du mais par jour ouvrC a Bt6 plus de trois fois superieur celui du coton. 40. Les resultats financiers de la filibre coton et de la SODEFITEX, l'organisme d'extkution du projet, sont pareillement dbcevants. A la suite de la crise du coton de 1985186,la SODEFITEX a 6t6 deficitaire malgrB des efforts courageux pour rauire ses coots d'exploitation. D6ja p6nalisb par la baisse des cours du coton, la SODEFITEX n'a pas 6t6 remboursee pour les activitQ extra-cotonnibres a la charge de 1'Etat. La CPSP a accumul6 4'8 milliardsde FCFA d'mi6rQ vis-a-vis de la SODEFITEX qui n'a eu d b lors d'autre ressource que de setourner vers les banques; elle avait 8'5 milliards de FCFA de dettes en 1990. G . Impact A long terme du ~roiet 41. Un projet centre sur la production de coton n'apparaa pas a l'heure actuelle viable. 11 y a d'autres cultures (mais et arachide) qui, du point de vue de l'agriculteur, sont d'un meilleur rendement. Cependant, si les prix du coton se redressaient et ceux de l'arachide baissaient, le coton pourrait encore avoir un avenir au SBnBgal. L'avenir du coton serait moins sombre si l'on reflkhissait aux moyens d'augmenter les rendements par des procckI6s agronomiquesqui fassent davantage appel aux engrais organiques que chimiques. 42. L'un des principaux acquis du projet est d'avoir favoris6 la creation des ABP et des associations de pasteurs qui continueront de fonctionner et de decharger 1'Etat de diverses aches et pennettront aux agriculteurs de se prendre davantage en charge. 43. Le problbme de l'enuetien des routes, encore en suspens, demeure une source de prbccupation. Cependant, la CCCE semble disposee a financer un projet-relais qui aiderait 1'Etat senegalais et la SODEFITEX a supporter les depenses d'entretien. H. Prestations de la Banaue 44. La Banque a bien analyst?le besoin de diversificationde l'economie senegalaisedomink par la culture de l'arachide. Au moment de l'identification, de la preparation et de 1'6valuation, le coton apparaissaitcomme laplus prometteusedesoptionsenvisageablespour remplacer l'arachide, d'autant qu'a la faveur de differents projets de dkveloppement rural, il Ctait devenu le moteur du ddveloppement dans 'd'autres regions Bcologiquement semblables du Sahel. 45. Ce que la Banque ne pouvait pas prdvoir jusqu'au moment de 1'6valuation, c'etait l'effondrement du march6 international du coton et la reduction pour ainsi dire de moitit?des cours du coton en un laps de temps trks court. Rdtrospectivement, on pourrait dire qu'il aurait Bte bon de recentrer le projet sur le mays mais on espkrait un redressement des cours du coton. 46. Pendant les trois premikres annCes de I'application du projet, les aches de supervision pour la Banque ont le plus souvent ett?effectudes par un analystefinancier et un agronome, gdneralement de concert avec la CCCE et un reprbentant du FAC. Cependant, au cours des dernikres a n n h , la supervision de la Banque a t?t6plus nettement axee sur les aspects financiers du projet, la degradation de la situation financikre de la filikre coton et, partant, de la SODEFITEX. La CCCE a Bte chargee de superviser les aspects agricoles du projet car, ayant un personel agricole permanent au Senegal, elle apparaissait mieux a m@mede le faire; elle a regulikrement inform6 la Banque des rbultats de sa supervision. I. Prestations de 1'Ernprunteur 47. Les prestations de la SODEFITEX ont Btt? bonnes, vu les circonstances. Les difficultb budgdtaires de 1'Etat sBnCgalais ont privB la SODEFITEX de l'aide qu'elle pouvait attendre de la CPSP. Les prestations du PDESO ont Bgalement Bt6 satisfaisantes pour ce qui est de l'application de la sous- composante 6levage dans la zone nord. 48. Des rapports ont et6 pr6sentds 2 la Banque ainsi qu'il Btait demand6 mais avec beaucoup de retard; les comptes ont ett?bien tenus; ils ont ett?verifies par des auditeurs independants et les rbultats des vdrifications ont et6 transmis la Banque; les marches de biens et de services financb par I'IDA ont a BtB passb conformBment aux directives de la Banque. 49. Premikrement, les TRE ne devraient pas @treconsideres cornme le seul moyen de mesurer le succks ou 1'Bchec d'un projet. MalgrB un TRE globalement ndgatif sur la base des seuls rbultats de la production cotonnikre, un grand nombre de composantes du projet ont 6t6 un succks :a) augmentation notablede la productionde mals; b) integrationdes activitb agriculture/6levage;c) crhtion d'associations d'agriculteurst pasteurs autogerees et programmes d'alphabetisation; d) alimentationdes villages en eau; e) infrastructure pour soins de sant6 primaires; et f) construction de routes rurales. 50. Deuxikmement, il aurait fallu etudier soigneusementla reaction probable des agriculteurs concernant les systkmes prefer& d'exploitationtde rotation des cultures au moment de la pr6paration/6valuationdu projet. La production cotonnikre a souffert de la concurrence de l'arachide. Les rendements du coton h I'hectare auraient pu &re legkrement superieurs 2 ceux de I'arachide, mais il semble que les agriculteurs aient surtout raisonne en termes de rendement par jour de travail. Ce raisonnement ne doit pas surprendre dans la mesure oh la terre et la maind'oeuvre farniliale ne manquent pas. La production du mais a enregistre de bons resultats en raison des rendements ClevQ par jour de travail. Elle a de bomes chances de progresser encore dans la zone du projet mais une telle progression imposerait des progrb dans la recherche, la vulgarisation et la commercialisation. 51. Troisikmement, I'integration de I'elevage dans les activitk agricoles peut mener 2 une synergie et 2 des progrks significatifs. Le projet a montre que la production 2 la ferme d'engrais organiques donnait de bons resultats en ayant des effets benefiques sur le rendement des r h l t e s . I1 a egalement mis en lumikre la necessite d'inclure des mesures de conservation et d'am6lioration des sols dans les projets de developpement des cultures. 52. Quatrikmement, la creation et le soutien d'associations d'agriculteurs, en I'espkce les ABP, a montre que les exploitants pouvaient parfaitement prendre en charge des fonctions qui sont habituellement exerch par le Gouvernement cornme I'approvisionnement en intrants, I'administration du trait, la vulgarisation, la commercialisation, I'entretien du systkme villageois d'alimentation en eau, etc. Toutefois, le bon fonctionnement de ces groupes est subordome 2 I'alphabetisation de quelques-uns de leurs membres. 53. La campagne d'alphabdtisation financee par le projet a eu d'excellents rQultats, et il y a lieu de penser que les associations d'agriculteurs fonctioment d'autant mieux qu'elles comprennent davantage de personnes alphabetisees. Les principaux facteurs qui expliquent le succb du projet dans un domaine aussi difficile semblent &tre:a) la volonte des paysans d'&treequip& pour affronter le monde exterieur; b) le fait que les paysans doivent investir du temps et de I'argent pour leur alphabetisation; c) la competence et la motivation des agents de vulgarisation qui dispensent les cours d'alphabetisation; et d) le fait que les groupes de producteurs qui ont suff~sammentde personnes alphabetis& sont encouragQ par la SODEFITEX a prendre en charge des activitQ Cconomiques pour lesquelles ils sont remunerQ. Des groupes similaires sont en train de se former dans beaucoup d'endroits au Senegal dans le cadre de la politique du Gouvernement visant 2 encourager I'emergence de groupes de producteurs. PARTIE II -EXAMEN DU PROJET DU POINT DE WJ3 DE L'EMPRUNTEUR A. RQultats de la Banque 54. La Banque mondiale a assure, en debut de projet et de pair avec la Caisse centrale de cooperation hnomique (CCCE) une supervision technique reguliere du PDRSO I. Ces missions de supervisionsont 6t6 suspenduesen milieu de projet et seul un contr6le financier a 6t6opere par la Banque de la mi-projet a la finde projet. Aucune mission d'evaluation technique en fin de projet n'a ett?realis&. Z1 est regrettable que la Banque ait manifest6 un tel d&intCret pour ce projet qui, bien que n'ayant pas atteint les objectifs de production cotomiere assign&, a permis de creer une rtklle dynamique de developpement du Senegal-Oriental. 55. Le projet s'est deroule durant une periode de crise cotomiere mondiale entrainant un effondrement des cours du coton et obligeant a une revision drastique de la gestion des filieres coton africaines et notamment senegalaise, ce qui s'est traduit par une politique de blocage du prix d'achat de coton-graine et de suppression totale ou partielle des subventions aux intrants agricoles qui a eu une r6percussion extremement defavorable sur le paysannat cotomier au moment de leur application. 56. Les principaux objectifs prealablement assignes au PDRSO peuvent se resumer ainsi : 1) d ~ $ :a) accroissementede la production cotonniere et des cereales entrant en rotation avec le coton; b) renforcement du dispositif de vulgarisation et d'appui aux ABP (Association de base de producteurs); c) appui a I'organisation et a la responsabilisationdes producteurs; d) integration agricultureClevage, notamment par le developpement de la culture atteltk; e) appui la recherche agronomique appliquh et au suividvaluation; f) appui aux forgerons ruraux en liaison avec le developpement de la culture attelCe; 2) 6; et 3) melioration (hydraulique, pistes rurales). 57. Le projet a atteint les r&ultats ci-apres : Develop~ementde la production agricole Accroissement de la production cotonnibre et de celle des drhles entrant en rotation avec cette culture. Renforcement du dispositif de vulgarisation et d'appui aux ABP 58. Le projet arnbitionnaitde porter la production cotonnikre senegalaisea 66.700 tomes sur 58.000 ha, alors qu'elle etait de 46.900 tonnes pour 46.300 ha en 1984185. Au tenne du PDRSO (carnpagne 1990/91), la production cotomikre Ctait de 44.900 tonnes pour 43.341 ha, soit une legere baisse de 4 % de la production au lieu de l'accroissement de 42 % escompte. Tableau 1 Surface Rendement Production 1984185 46.300 1,012 46.900 1985186 38.800 0,719 27.900 1986187 25.500 1,054 26.900 1987188 28.900 1,344 38.800 1988189 38.600 1,003 38.700 1989190 24.200 1,211 29.300 ---- --- 1990191 43.300 1,032 44.900 Objectifs du projet 58.000 1,150 66.700 59. Pardelh la secheresse des chiffres, il faut noter que I'enviromement economique du projet a comu de veritables bouleversements qui n'avaient pas 6te prevus lors de son elaboration et qui sont Venus perturber les objectifs de production : a) La cession onereuse des intrants agricoles survenue lors de la campagne 1986187, sans augmentation parallkle du prix d'achat du coton-graine au producteur, a eu pour consequence I'abandon de la culture cotomikre par pri3 de 500 villages et 30.000 exploitants. Le retour vers le coton de ces exploitants a etC favorise par les rkultats de la campagne 1987188 (rendement agronomique de 1.344 t/ha) mais la chute des cours mondiaux du coton fibre n'a pas permis d'attenuer les effets de la cession onereuse des intrants sur les revenus des producteurs cotomiers. b) Le doublement du prix de cession au producteur des produits insecticides (qui est passe brusquement de 400 h 800 francs CFAII) par suite d'une nouvelle baisse des subventions aux intrants en 1989190 a eu pour consequence un nouvel abandon de la culture cotomikre pour prks de 18.000exploitants. La plus grande partie de ces exploitants &ant cependant revenue h la culture cotonnikre en 1990191. A cela, il faut ajouter que les aleas climatiques ont perturb6 la production en 1985186, 1988189 et 1990191, a n n b de pluviom6trie trks maiocre. (Ces aleas font partie des risques agricoles nonnaux.) c) L'evolution du rapport de prix entre I'arachide et le coton a 6tC defavorable h la culture cotomikre. Rappelons la grande specificit6 de la zone cotomikre senCgalaisepar rapport aux autres pays producteurs de coton d'Afrique : I'existence en zone cotomikre d'une autre culture de rente qui entre en compdtition avec la culture de coton. Cette situation s'est traduite par un accroissement significatif de la production arachidikre en zone cotomikre. Dans la zone d'intervention de la SODEFITEX, la production arachidikre est approximativement le triple de La production cotomikre. Les choix konomiques des agriculteurs entre les deux spCculations sont trks largement dCterminQ par les rapports de prix entre le coton-graineet I'arachide d'huilerie (nonobstantle fait que I'arachide est aussi une culture vivrikre et que la fane est commercialisde a des prix t r b intdressants). Tableau 2 : COMPARAISON DU COTON-GRAINE ET DE L'ARACHIDE Coton-graine Arachide coque Annde Rapport coton/ Prix au Prix net Prix au Prix net hors arachide producteur dauction faite producteur valorisation des du coot des fanes intrants 1980 60 60 90 46 1'30 1981 68 68 70 60 1'13 1982 70 70 80 60 1'16 1983 70 70 70 50 1'40 1984 70 70 80 60 1'16 1985 100 100 90 70 1'42 1986 100 80 90 90 0'88 1987 100 83 90 90 0'92 1988 100 77 90 90 0'85 1989 100 79 70 70 1,12 1990 100 64 70 70 0'9 1 60. En ce qui concerne les cultures cdrdalibres, les rdsultats ddpassent les objectifs du projet pour le mais (en 1990, 17.468 ha encadrds pour une production de 35.800 tonnes), alors que le mil et le sorgho sont Idgbrement en dessous des objectifs (1990 :30.800 ha pour 28.687 tonnes). 61. Le gros obstacle h I'intensification des cultures c6Calikres est constitub par l'absence d'une filikre commerciale et d'approvisionnement en intrants, stable et organisde. La SODEFITEX s'est attach&, les deux dernibres anndes du projet, 3 batir avec les organisations paysannes (ABP) une filikre commerciale mettant en rapport divers protagonistes (banques, producteurs, commercants, industriels). 62. Le renforcement du dispositif de vulgarisation et d'appui aux ABP, vu au dbmarrage du projet sous I'angle de I'accroissement numerique des effectifs en rapport avec I'accroissement prdvu des superficies encadrdes, s'est fait sous I'angle qualitatif en tenant compte des exigences de compression des coots de la filikre cotonnibre. Ainsi, les approches mdthodologiques, l'organisation et le niveau de compdtence technique du personnel de vulgarisationont dtd profonddment modifit%afin de les metue en addquation avec le niveau de strumration du monde rural et la technicitd des agriculteurs. Les effectifs du dispositif de terrain ont ett5 diminuk et un plan de selection et de formation des meilleurs parmi les vulgarisateursde base mis en oeuvre (passage h l'ecole des agents techniques de Ziguinchor). Au terme de ce plan, les agents de terrain anciemement vulgarisateurs de base deviement des conseillersaux ABP. 63. De 403 agents de base (326 encadreurs + 77chefs de zone) en 1984185,on est pass6 h 227 agents de base en 1990191(107 vulgarisateurs de base + 120conseillersaux ABP). Durant la mCme periode, la superficie cdtomiere par agent est passee de 115halagent de base h 191 hajagent de base. 64. Dans le mCme temps, l'effectif de cadres regionaux (chefs de secteur et adjoints, responsables r6gionaux et adjoints, formateurs regionaux) passait de 34 h 26. Tableau 3 :EVOLUTION DE LA DENSITE D'ENCADREMENT Effectifs agents de base Cenpegnes Superf i c i e Superficie Cadres Superf i c i e coton coton/agent regionaux coton/cadre VB CZ Conseiller Total r6gionel 1971/72 18.318 230 230 80 24 763 1972/73 20.859 248 248 82 32 636 1973/74 28.630 255 255 112 37 774 1974/75 38.588 268 268 144 33 1169 1975/76 37.483 298 298 126 38 986 1976/77 43.845 311 311 141 38 1154 1977/78 47.109 388 388 121 43 1096 1978/79 48.299 407 407 119 43 1123 1979/80 30.008 335 69 404 77 31 909 1980/81 29.913 286 6 9 , & 355 880 1981/82 31.977 305 69 374 86 31 941 1982/83 42.018 338 73 405 104 31 1236 1983/84 33.353 336 81 417 80 33 953 1984/85 46.337 326 77 403 115 27 1368 1985/86 38.849 312 75 387 100 26 1079 1986/87 25.482 289 71 360 72 26 879 - 1987/88 28.878 253 61 314 92 26 1 1 1 1 1988/89 38.558 244 67 311 124 26 1489 1989/90 24.183 218 6 84 308 79 26 930 , 1990/91 43.341 107 120 227 191 26 1667 VB = Vulgarisateur de base. CZ = Chef de zone. a Appui ii I'organisation et ii la responsabilisation des producteurs 65. Le nombre d'ABP I1 (autog6rees) est pass6 de 160 en 1984185 492 en 1990191. 66. Au terme de la campagne 1990191, 5.271 agriculteursont ete alphabetis& et test& en fin de cycle pour un objectif projet de 4.320 alphabetises, soit un taux de realisation de 122 %. Cependant, seuls 3.459 ont reussi leur test de fin d'etudes (soit 80 % de l'objectif en termes qualitatifs). 67. Deux mille paires de boeufs ont etC dressdes, 106 auxiliaires dyelevage form&, de nombreuses pharmacies veterinaires villageoises constitubes et equip&. L'alimentation des animaux de trait et des vaches allaitantes a ete ameliorb par la diffusion 2 grande echelle de la graine de coton pour I'alimentation du betail. 68. Mais le grand succks dans ce domaine est le developpement des etables fumikres, parcs ameliorh et kuries fumikres qui n'etaient pas prCvus au demarrage du projet. Ces innovationspermettent la production de fumier pour le maintien de la fertilite des sols, l'amelioration, la performance des animaux de trait et la production de lait. La couverture sanitaire du betail s'est aussi nettement amelior&, bien que les prestations realisees par le Service de I'Clevage n'aient pas toujours ete satisfaisantes. Appui la recherche agronomiqueappliquk et mise en place d'une Cellule de suiviCvaluation 69. Le soutien au programme coton de I'ISRA (entomologie, amelioration varietale, agronomie) qui est intervenu aussi sur les cereaies entrant en rotation avec le coton a permis une meilleure imbrication entre la recherche cotomikre et les obJectifs de production de la SODEFlTEX. 70. Une cellule de rechercheldeveloppement a ete constitub comrne interface entre la recherche appliquee et les services de vulgarisation. Aprb quelques problkmes d'orientation, elle est entree actuellement en vitesse de croisibe @revulgarisation,mise au point d'imovations). 71. Une Cellule de suivi-evaluation est actuellement pleinement opbationnelle : enquetes permanentes, etudes ponctuelles d'aide a la decision, monographies, etc.). Appui aux forgerons ruraux en liaison avec le dheloppement de la culture attelk 72. Une politique de formation des forgerons ruraux a kt6 menee qui a permis d'enseigner les techniques modernes de forge a 378 artisans ruraux qui ont ete equip&. Cependant, la question de la rentabilite des ateliers de forge reste posee du fait de la non-rentabilitk de celles existantes malgre I'appui apporte. 73. L'alphabetisation et la formation en gestion des forgerons ruraux ainsi que leur approvisionnement en matikre d'oeuvre, entame en fin de projet, devraient constituer une voie de developpement de cette activitd. 74. Le projet prCvoyait la mise en oeuvre d'un programme de soins de santC primaires au niveau des villages de la rCgion de Tambacounda; 345 millions de francs devaient servir B 1'Cquipement de 23 postes de santC au niveau des cornmunaut~srurales, B la construction de trois dCp6ts de mddicaments et au fonctionnement de I'AFVPpour ce projet. 75. Quarante-trois postes de santC ont CtC rCnovCs, cinq dCpi3ts de mddicaments construits et deux renovb. L'action de I'AFVP, exCcutant de cet aspect du projet, Ctait centrtk sur le suivi des postes de santC et la formation sanitaire des populations et du personnel paramddical. 76. Le programme a CtC freinC par suite d'une mauvaise gestion des cases de sante, cons6quence du fonctionnement en autarcie de ce volet, non articulC avec les actionsd'alphabetisation et de formation B la gestion menCes par la SODEFITEX. Amelioration des infrastructures rurales Hydraulique villageoise Tableau 4 Prevu RCalise En cours Puits neufs 20 76 11 Approfondissements 94 49 9 Forges 16 16 Total 60 134 20 AmCnagements de surface 65 121 20 77. Ce volet trh important - car correspondant B une trb forte demande paysanne - a ete un succh total ayant permis de depasser largement les prdvisions par une diminution des coots unitaires des ouvrages. Pistes rurales 78. Neuf cent quatre-vingt-cinq kilometresde pistesrurales ont CtC r&disCs contre 800 prdvus. Ces pistes ont permis de dbenclaver la zone cotonnikre et d'ameliorer les problemes du parc de la SODEFITEX. Ceci permet d'dvacuer correctement les productions agricoles (coton, arachide, notarnment) et d'amCliorer les conditions de vie des populations. Conclusion 79. En somrne, le PDRSO n'a pas atteint ses objectifs sur le plan de la production cotonnikre par suite d'un enviromement macro~conomiquedefavorable et non prevu dans la conception du projet (crise de la fdike cotonnikre, concurrence de l'arachide, etc.). 80. Cependant, le projet a pu s'adapter 2 l'6volution de la conjoncturehnomique et frayer la voie 2 des solutionsde sortie de crise qui permettent d'envisager 2 moyen terme l'dquilibre de la Nikre par l'accroissement de la production agricole. La production c6rCalikre a connu des progrh trh importants. Sur le plan de la structuration et de la responsabilisation du monde rural, le projet a enregistre des succix (alphabetisation, progression du nombre des ABP 11, etc.) 81. De m&mela politique d'integration agricultureBlevage a depasse les objectifs fix6 (developpement des ktables fumikres et parcs am6lior6s). 82. Le personnel de vulgarisation a connu une mutation qualificative importanteet diversifie son intervention (elevage, maraichage, agro-foresterie, etc.). 83. L'infrastructure rurale a dtt5 nettement ameliorke. 84. Ce sont ces deux. acquis qui doivent &re consolides autour d'une filikre coton assainie et r6ellement 6quilibrk. 85. L'assainissement de la filikre coton fait l'objet de negotiations actuelles dans le cadre de l'dlaboration de la troisikme lettre de mission Etat-SODEFITEX, alors que les opdrations de developpement d'interet general conduites dans le cadre de PDRSO I seront poursuivies et consolidees dans le cadre du Volet I1 du PDRSO pour lequel nous regrettons que la Banque ne soit pas impliquee. 86. Le suivi du PDRSO I a 6t6 r6alisC de facon r6gulikre tant sur le plan technique que financier et dans un climat de reelle concertation avec le maltre d'oeuvre (SODEFITEX) par la CCCE, pennettant au fur et mesure de la realisation du projet d'adapter la demarche d'intervention. Ceci explique que, malgre un Cchec relatif du projet sur son objectif principal initial (accroissement de la production cotonnikre), le projet doit &re consider6 cornrne un succh tant au niveau de la qualit6 des interventions et des rbultats obtenus dans les operations de dCveloppement global (alphabetisation, association paysanne, formation 2 la gestion, association agriculture-elevage, infrastructure hydro- agricole, mdthodologie d'intervention de I'encadrement) que dans le domaine cotonnier oh les rapports entre les producteurs et la SODEFITEXont et6 considerablement assainis par l'dpreuve commune subie lors de la crise cotomikre de 1984185 2 1989190 et permettent d'envisager un accroissement trh sensible de la production cotonnikre, 2 hauteur des objectifsvises par le projet, dans les trois A quatre prochaines ann&. PARTIE 111 - DONNEES Sl'ATISIIOUES 1. Prets et/ou cruits connexes de la Banque NumBro/titre du trait Objet Date Etat d'approbation d'avancement Cr. 991 Acheminement des fonds vers de 11/03/80 Clos Petites op6rations rurales petits groupes de producteurs ruraux Cr. 1103 Crhtion et gestion de plantations 10/02/81 Clos Foresterie d'arbres sans irrigation Cr. 1176 Renforcement des capacites de 08/09/81 Clos Recherche agricole recherche agricole Cr. 1632 Aider la SAED A se desengager des 29110185 Clos Assistance technique A activites licks A la production l'irrigation agricole Cr. 1855 Amelioration des rhltats et 01/12/87 30/06/94 Irrigation IV entretien des perimhtres existants Cr. 1992 Promotion de petits investissements 21/03/89 30/06/98 Petites op6rations rurales 11 productifs clans le secteur rural Cr. 2107 Lancement de techniques A faible 22/03/90 31/12/95 Recherche agricole I1 risque pour amdiorer le revenu des agriculteurs et des pasteurs Cr. 2108 Accroissement des revenus des 22/03/90 31/12/94 Services agricoles agriculteurs et des pasteurs et am6lioration du sort des femmes en milieu rural I 2. Calendrier du vroiet Phase Date initiale Date effective (J/M/A) Preparation 05/03/79 05/03/79 Evaluation 17/05/82 17/05/82 Negotiations 10/05/83 10/05/83 Approbation 02/05/83 02/05/83 Signature 10/08/83 10/08/83 Entrk en vigueur 03111/83 05/10/84 Achkvement du projet 31/12/88 30/06/9 1 Cloture du cruit 30106189 30/06/9 1 3. Decaissements du trait (en millions de DTS) CatCgorie Affectation initiale Dkaissements effectifs - UPSTAMBA (14.832) 1) Travaux de genie civil @istesrurales) 2.520.000 4.047.843 2) Travaux de genie civil (autres) 1.440.000 2.233.622 3) Materiel agricole 1.130.000 606.691 4) Materiel (B) 790.000 141.114 5) Materiel (C) 750.000 1.004.726 6) Materiel (A) 840.000 648.023 7) Pesticides 1.280.000 1.619.266 8) Consultants, audits 480.000 106.044 9) DCpenses de fonctionnement, formation 2.720.000 2.576.498 10) Consultants, auditeurs, travaux de genie 300.000 170.503 civil, materiel (PDESO) 11) Intrants pour betail (PDESO) 40.000 11.213 12) DCpenses de fonctio~ement(PDESO) 770.000 1.374.288 - 13) Depot initial sur le compte special 90.000 14) PPF 370.000 374.999 15) Non affect6 1.350.000 - TOTAL 14.900.000 14.900.000 4. Execution du proiet A. Production de &on Estimations h I'evaluation Chiffres effectifs Superficie (ha) Production (t) Superficie (ha) Production 1982183 44.000 44.000 42.000 47.100 1983184 45.200 45.200 33.400 30.500 1984185 48.650 51.083 46.300 46.900 1985186 51.850 57.035 38.800 27.900 1986187 55.050 63.308 25.500 26.900 1987188 58.250 66.988 28.900 38.800 1988189 S.O. S.O. 38.600 38.700 1989190 fi S.O. S.O. 24.200 29.300 199019111 S.O. S.O. 43.300 44.900 1) Aucune prevision n'a 6te faite pour ces annees au moment de 1'6valuation. B. Production de.ma'is Estimations 2 1'6valuation Chiffres effectifs Superficie (ha) Production (t) Superficie (ha) Production 1982183 9.800 17.680 S.O. S.O. 1983184 9.800 18.180 S.O. S.O. 1984185 10.500 19.990 9.420 S.O. 1985186 11.300 22.160 13.111 S.O. 1986187 12.100 24.560 11.159 S.O. 1987188 13.000 27.380 9.430 S.O. 1988189 S.O. S.O. 16.220 39.690 1989190 S.O. S.O. 14.237 32.033 Estimation 2 R&d isation I'evaluation D. A~~rovisionnement villa~esen eau dm Nouveaux puits de faible profondeur Remise en 6tat de puits existants Puits tubulaires profonds Total 5. Coats et financement du vroiet A. CoOts du projet - - - - (millions de francs CFA) Estimations B Chiffres I7Cvaluation effectifs 1. Travaux de genie civil (routes) 2.738 4.006 2. Travaux de genie civil (autres) 1.017 2.134 3. Materiel, vehicules 3.060 1.759 4. Importations 889 886 11 5. Consultants, audit, etudes I 919 I 692 11 11 6. coat d'exploitation, formation 2.284 2.584 I1 7. Augmentation des fonds de roulement de la SODEFITEX 1.021 1.060 8. Elevage dam la zone Nord 1.031 595 9. AM~s 3.831 - 10. Refmancement PPF 142 TOTAL 16.932 13.859 1 Le coot rQ1 du projet a &I? calculC partir des decaissements effectuk par I'IDA en DTS convertis en francs CFA au taux en vigueur au moment de I'evaluation, des decaissements de la CCCE et du Fonds saoudien ainsi qu'2 partir de l'estimation faite 2 I'Cvaluation des decaissements du FAC, des contributions de 1'Etat sCnCgalais et des bendficiaires. B. Financement du ~roiet" (millions de francs CFA) Estimations h Chiffres I'dvaluation effectifs IDA 16,l 16,l CCCE 16,7 17,O FAC 1,8'~ 1,6 SDF 3.2 2.7 Beneficiaires 4,5 0,3'd Etat 6,6 3,6'6 TOTAL I 459 I 41.3'" 11 J Le taux de change $EU/FCFAIDTS en vigueur au moment de I'evaluation a 6t6 applique, le cas kheant. hl Financement du PDESO estim6 sur la base des coGts prevalant au moment de I'evaluation. -CI Contributiondu FAC geree par leprojet. 91 Estimations. -el Leschiffresseraientsuperieursde20 % environsiI'on appliquaitI'actuel tauxdechange$EU/FCFA (493 millions de dollars). A. BdnCficiaires du pro-iet Le nombre d'Associations de base de producteurs (ABP) a augment6 cornme suit : B. Im~actkonomique I1 est difficile, sinon impossible, de calculer le TRE en raison : - du grand nombre de composantes h6t6rogknes que compte le projet, - des incertitudes quant 2 I'Cvolution de la production de coton et de cCrCales, - du manque de fiabilitt! des chiffres. Cependant, les rbultats tangibles ont ete les suivants : - Coton : Diminution (et non pas augmentation) de la production de coton, - Millsorgho : Diminution (et non pas augmentation) de la production de millsorgho. - Mais: Augmentation de I'ordre de 2.500 tonneslan, mais cette augmentation n'aboutit pas 2 un TRE positif, &ant donne I'importance relativement limit& de cette culture. Compte tenu de ce qui prbcede, le TRE est considere comme negatif. C. Impact financier Pendant la periode d'execution effective du projet, les resultats de la filiere coton ont 6t6 les suivants: (millions de francs CFA) 1984185 1985186 1986187 1987188 1988189 1989190 +3,100 -4,387 -2,767 -1,504 -1,214 -526 Les lourdes pertes de la filibre coton (depuis 1985186)s'expliquent par: - I'effondrement des cours mondiaux du coton; - la rigidite du prix 2 la production du coton graine, prix plus eleve qu'au Mali, pays voisin; - la degradation du taux de change $EU/FCFA; - la surcapacite des usines de traitement du coton de la SODEFITEX au regard de la production. Pendant toute la durk du projet, le prix de revient du coton fibre de la SODEFITEX est rest6 plus eleve que dans la plupart des pays voisins; il a bt6 calculd par la SODEFITEX comrne suit: (millions de francs CFA) 1984185 1985186 1986187 1987188 1988189 1989190 522 784 697 620 601 585 PARTIE 111 7. Respect des clauses A. c t Breve descriptiondes clauses , Respect des Remarques clauses L'Emprunteur, par I'intermediaire du PDSEO, exCcute le Projet avec la diligence et I'efficacitt Oui voulues L'Emprunteur veille A ce que la SODEFITEX agisse, conformtment aux dispositions de Oui I'Accord de Rojet. L'Emprunteur met une partic des montants du Credit affcctts aux CatCgories 1, 2,3, 4,6,7, 8 et 9 A la dispositionde la SODEFITEX A titre de Oui dons. 3.01(d) L'Emprunteur rttrocMe les montants du Credit affect& A la Cartgorie 5 A la SODEFITEX dans Oui le cadre d'un accord de Rh Subsidiaire 3.01(e) LIEmprunteur ne peut modifier ou abroger I'Accord de Pra Subsidiaire, ni y fairc Oui dtrogation ou alitner les droits et obligationsy affbrents 3.01(f) L'Emprunteur prend mutes les dispositions n b s a i r e s pour effectuer un apport en capital A Oui 'la SODEFITEX, qui ne sera pas inftrieur A 1.100.000.000de francs CFA : i) avant le 30 avril 1984, 1'Emprunteur met A la dispositionde la SODEFITEX un montant Oui d'au moins 550.000.000 de francs CFA; ii) il veille A ce que la SODEFITEX dispose d'un montant d'au moins 550.000.000 de francs CFA par la rttention. A partir de I'exercice 1982-83,de30 46 desesbtntfices Oui avant impbts en vertu desarrangementsvists A la Scction 6.01 (c)(ii) du present Accord 3.02 L'Emprunteur maintient le PDESO en tant Oui qu'unitt au sein de la DSPA 3.03 L'Emprunteur s'acquitte de ses obligations au Oui titre de la Section 6.01 (d) du present Accord et veille A ce que I'ITA ct I'ISRA s'acquinent de leurs obligations au titre de la Section 2.01 @) (i) et (ii) de I'Accord de Projet 3.04 L'Emprunteur engage dcs consultants, Oui spkialistes et experts-comptables jugts satisfaisantspar 1'Association 3.05(a) Assurance des fournitures Oui 3.05@) Les fournitures ct services financts au moyen du Oui Credit son1 affect& exclusivementA I'ex&ution du projet Section Brbve description des c l a w Respect des Remarques clauses 3.06(a) Fourniture B 1'Association de toute la Oui documentation se rapportant B la passation des march& 3 W b ) Tenue des kriturts nkessaires pour suivre la Oui marche du Projet 3.06(c) Aprh attribution d'un march&,I'Associationpeut Oui publier la description dudit rnarche 3.06(d) L'Emprunteur fournit B 1'Association un rapport Non Le PDESO n'a pas soumis d'avancement sernestriel rQgulibrementces rapports 3.06(e) RAP (Partie 11) En partie La SODEFITEX a pr6part la Partie 11. mais pas le PDESO 3.07 Acquisition des droits fonciers nkessaires Oui 3.08 Fourniturede rnoyens de transportappropri6sau Oui personnel de terrain 4.01 Tenue des cornptes, des relevCs de d6penses et Tous Ies rapports d'audit ont Ctt des audits annuels Oui sournis, sauf les deux deniers de la SODEFITEX 4.02 Nkessitk d'obtenir I'accord de I'Association Oui avant de modifier Ies parts du capital de la SODEFrnX 4.03 La SODEFITEX ne devra accorder aucune Non Au cours des dernibresanntes du subvention B la CPSP Rojet, la CPSP n'a pas indemnid la SODEFITEX des pertes r&ultmt de la chute des wurs mondiaux du coton 4.04 L'Emprunteur ne confie aucune activid Oui suppltmentaire B la SODEFITEX 4.05 L'Emprunteur s'assure que tous les intrants Oui utilisis pour 1'Qlevage sont vendus B un prix d+assant leur prix de revient d'une marge raisonnable 4.06 L'Emprunteur met B la disposition de la SODEFITEXdtsspkialistesde I1alphab&isation k B. Accord de ~roiet Section Brbve description des clauses Respect Remarques des clauses 2.01(a) La SODEFITEX exhute les Parties A B 1.1 du Pmjet Oui dhrit B 1'Annexe 2 de 1'Accord de Cddit de Dtveloppernent avec la diligence et I'efficacitt voulues 2.01@) La SODEFITEX conclut, le 31 man 1984, au plus tard, l a accords suivants jugts satisfaisants par I'Association afm d'exkuter difftrentes partics du projet : i) un accord avec 1'ITA pour l'exhution de la Partie C.l du Projet, et Oui ii) un accord avec I'ISRA pour l'exhution de la Partie H.l du Projet Oui 2-02 a) Afm d'aider la SODEFITEX B exhuter les Parties A.4, A.5 and D du Pmjet, la SODEFITEX s'assure les services de consultants et d'experts Oui jugts satisfaisants par 1'Association conformtrnent aux Directives pour 1'Ernploi de Consultants par les Emprunteun de la Banque mondiale b) La SODEFITEX veille B ce que tous les autres 0 consultants aient un mandat jug6 satisfaisant par I'Association 2.03 Les march& de fournitures et de travaux de gtnie civil Oui sont dgis par les dispositions de I'Annexe 5 B 1'Accord de Cddit de dtveloppement 2.04(a) La SODEFITEX s'engage B assurer les fournitures importees devant &re fmancks au moyen du CrUit et toute indernnid due au titre de ladite assurance est Oui payable en une rnonnaie librernent utilisable par la SODEFITEX pour remplacer ou faire &parer lesdites fournitures 2.04@) La SODEFITEX veille B ce que toutes les fournitures et tous l a services fmancts au moyen du CrUit soient Oui affect& exclusivement B l'exhution du Pmjet 2.OS(a) La SODEFITEX fournit B I'Association le mattriel et les Oui documents se rapportant aux Parties A B I.1 du Projet que I'Association peut demander 2.05@) La SODEFITEX : i) tient les hritures et adopte les pmcMures Oui nkessaires pour identifier les fournitures et services fmancts au moyen du CrUit; ii) donne aux repksentants de I'Association toute Oui possibilik? de visiter les chantiers du Projet et d'inspecter les fournitures fmancks au titre du Projet et tous les documents et kritures y afftrents; et Oui iii) fournit B 1'Association tous les renseignements que I'Association peut demander en ce qui concerne les Parties A B 1.1, leur coat et les avantages qui en dhouleront, les dtpenses r&lisks et les fournitures et services fmancts au rnoyen du CrUit - - - Section Brhe description des clauses Respect Remarques des clauses 2.05(c) Lonque la SODEFITEX a attribue un marche de fournitures, travaux ou services, I'Association peut publier la description dudit marche, le nom et la Oui nationalit4 de I'adjudicataire et le prix du march6 2.05(d) La SODEFITEX fournit A llAssociation un rapport semestriel sur l'avancement du Projet, comportant notamment une evaluation des dsultats de toutes les activids menbs au titre des Parties A h 1.1 du Projet, Oui que I'Association peut demander, six mois aprks la date d ' e n t k en vigueur dans le cas du premier rapport, et deux mois apds la fin de chaque semestre par la suite 2.05(e) Au plus tard six mois aprks la Date de Clbture, la Oui SODEFlTEX fournit h llAssociation la Partie I1 du RAP devant &re publie par I'Association 2.05(f) La SODEFITEX donne aux repdsentants de 1'Association mute possibilit6d'examiner ses tquipements, installations, Oui chantien, travaux, bhtiments et biens et matCriels et tous . les documents et Qritures s'y rapportant 2.06 La SODEFITEX s'acquitk ponctuellement de toutes les obligations qui lui incornbent en vertu de 1'Accord de Pr& Subsidiaire et des accords vish A la Section 2.01 @) du pdsent Accord et de la Section 6.01 (c) de I'Accord de Oui Cddit de DCveloppementei ne prend ni ne laisse prendre - aucune mesure qui aurait pour effet de le modifier 2.07 a) La SODEFITEX procue, A la demande de Oui I'Association, h des Qhanges de vues avec 1'Association sur l'etat d'avancement du Projet, I'exQution des obligations lui incombant en vertu du present Accord ainsi que sur toute autre question se rapportant A I'objet du Cddit; Oui b) La SODEFITEX informe promptement 1'Association de toute circonstance qui entrave I'exQution du Projet, la dalisation des objectifs du Cddit ou I'exbution par la SODEFITEX des obligations lui incombant en vertu du pdsent Accord 2.08 En accordant des cddits aux ABP sous forme de materiel comme stipult A la Partie D.2 du Projet, la SODEFITEX doit exiger dans le cadre des dispositions appropribs que les ABP : i) lui venent un acompte repdsentant 20 % du coat Oui du mattriel en question; ii) lui rembounent le solde de ce coat sur une Oui +node de quatre ans maximum; et iii) lui venent un ind& d'au moins 12 % par an. Oui 2.09 La SODEFITEX veille A ce que ses procidures applicables A la foumiture de moyens de transport au personnel de terrain et au contrble de I'utilisation qui en Oui est faite soient appropries pour assurer une utilisation efficace desdits moyens de transport Section Breve description des clauses Respect Remarques des clauses 3.01 La SODEFlTEX mbne ses op6rations et gbre ses affaires selon des mhodes appmprihs sous le contrble de cadres qualifi& aid& par un personnel comeent Oui 3.02 La SODEFlTEX exploite et entretient ses installations, machines, matkriels et autres biens, et pmcede au fur et a Oui mesure B tous les renouvellements et &parations nhessaires 3.03 La SODEFITEX s'assure aupri?~d'assureurs dignes de confiance, jugts satisfaisants par I'Association, en vue de Oui se couvrir contre tous risques et pour tous montants confonnes B une saine pratique de l'assurance. 3.04 La SODEFI'IZX prend, le 31 dhembre 1984 au plus tard, toubx les mesures nhessaires consistant notamment B modifier les arrangements conclus avec la SONACOS, pour faire en sorte qu'un volume suffiant de graines de Oui coton soit mis B tout moment B la disposition des tleveurs dans la zone du Rojet 3.05 La SODEFITEX veille B ce que les Conventions passhs entre la SODEFITEX et la CFDT en date du 22 avril Oui 1974 ne soient modifih ou d s i l i h sauf accord de 1'Association 4.01(a) La SODEFITEX tient les hritures nhessaires pour enregistrer sea op6rations et sa situation financibre, y Oui compris des comptes s6pads pour enregistrer toutes les d6penses faites sur la base des relevts de dtpenses 4.01@) La SODEFlTEX conserve, pendant un an aprbs la Date Oui de Clbture, toutes les hritures justifiant ces d6penses et pennet aux repdsentants de 1'Association d'inspecter lesdites hritures 4.02(a) La SODEFlTEX fait vtrifier ses comptes et ttats Oui financiers pour chaque exercice par des experts- comptables indkpendants jugts acceptables par 1'Association 4.02@) La SODEFITEX foumit B l'Association, au plus tard neuf mois ap&s la clbture de l'exercice 83-84 et par la suite six mois au plus tard aprbs la fin de chaque exercice suivant i) des copies certifih confonnes de ses etats Oui financiers vtrifits pour ledit exercice; et ii) le rapport d'audit desdits experts-comptables, Oui demand6 par llAssociation, comprenant un avis distinct desdits experts-comptables attestant de la fiabilitk des relevts des d6penses 4.02(c) La SODEFITEX fournit B llAssociation, au plus tard six mois apds la fin de l'exercice 83-84 et par la suite quatre mois au plus tard aprbs la cl8ture de I'exercice, copie de Oui ses etats financiers non vtrifits pour ledit exercice - Section Brbve description des clauses Respect Remarques des clauses 4.M(d) La SODEFTTEX fournit h llAssociation tous autres Oui renseignementa wncernant la comptabilit6, l a thts financiers, les 6critures et dwnses, et leur audit que 1'Association peut raisonnablement demander 4.03 La SODEFITEX met en place, six mois au plus tard Oui aprh l'Entr8e en Vigueur du C d i t , et utilise pour la gestion de ses opkrations une section de contrijle budgetaire approprik 4.04 La SODEFITEX prend toutes l a mesures n6cessaires Oui pour aider 1'Emprunteur B s'acquitter de ses obligations au titre de la Section 4.06 de 1'Accord de CrMit de Dtveloppement 8. Utilisation des resources de la Banaue A. Ap~ortsde personnel (en semaines de travail) Ex.77 Ex.78 Ex.79 Ex.80 Ex.81 Ex.82 Ex.83 Ex.84 Ex.85 Ex.86 Ex.87 Ex.88 Ex.89 Ex.90 Ex.91 Total Pdpantion 4,4 1,O 24,7 3,O 5,4 8,7 47.2 Evaluation 51,O 74,9 125,9 N6gociationr 6.0 1,7 7,7 Supervision 13.7 16,8 16,6 11,l 13.3 6.0 5,7 1.7 84.9 Total 4.4 1.0 24,7 3,O 5,4 59,7 80,9 15,4 16.8 16,6 11.1 13.3 6.0 5.7 1.7 265,7 3. Missions (personnel et consultants) Personnel IDA + Personnel dcs Moid Nombre dc Nombre Consultants cofinancicra+ Phase du cycle ann& pcrsonncs dc jours sp6cialisk.s11 consultants Rtmltats 21 Roblbmc~/ Evaluation 5/82 5 23 a, b, c, d 3 1 Supervision 5/84 2 11 a, c 2 P Supervision 11/05 2 9 c, d 1 M 1 Supervision 6/86 1 8 c 1 M Supervision 4/87 2 12 c, d 1 -41 Supervision 10187 3 15 c, d 1 Supervision 10189 1 6 c 1 Supervision 2/90 1 5 c 1 Supervision U91 1 3 c 1 !a=spkialintcdcl'agriculturc;b=konomistc;c=analystefinancier;d=sp6cialistcdcl'tlcvagc; 1 1 = pas dc problbmes w problbmcs mincunr; 2 = problbmcs d'imporiancc mod6rCc; 3 = problbmcs majcurs; / F = financiers; M = dc gestion;T = Lechniqucs;P = politiqucs; 0 = autres; :I Avcc I'inlroduction du nouveau fonnal 590, I'idcntificarion dcs problbmcs a pris unc autre forme.

Key facts
Organisation World Bank Group
Adoption date
Country Senegal
Source World Bank