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Maroc - Projet de développement agricole du Moyen Atlas Central

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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 10807 RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET MAROC PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU MOYEN ATLAS CENTRAL (PRET 2082-MOR) 30 JUIN 1992 Division des operations agricoles DBpartement du Maghreb Bureau r6gional Moyen-Orient et Afrique du Nord TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TlTRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut itre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. S a teneur ne peut itre autrement divulguke sans I'autorisation de la Banque Mondiale. L RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU MOYEN ATLAS CENTRAL TAUX DE CONVERSION - Unite monetaire Dirham (DH) - Moyenne a l'evaluation 1 dollar E.U. = 5.17 DH Moyenne a 1'execution 1 dollar E.U. 8,27 DH Moyenne a l'achevement 1 dollar E.U. = 8,24 DH POIDS ET MESURES Le systeme metrique est utilise dans ce rapport . - - > - PRINCIPALES ABREVIATIONS CLCA Caisse locale de credit agricole CNCA Caisse nationale de credit agricole CP Programme de cooperation FAO/Banque mondiale DE Direction de l'elevage DPA Direction provinciale de l'agriculture DPAE Direction de la planification et des affaires economiques DPV Direction de la production vegetale FA0 Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture FKT Projet Fes-Karia-Tissa GM Gouvernement marocain IAV Institut agronomique et veterinaire Hassan I1 MARA Ministere de 1'Agriculture et de la Rdforme agraire ONEP Office national de l'eau potable PAS Pr6t a l'ajustement structure1 PASXT Programme d'ajustement agricole a moyen terme . EXERCICE ler janvier - 31 decembre RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC . c m (PRET 2082-MOR) PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . SOMMAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PREMIERE PARTIE : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE WE DE LA BANQUE . . . . . ...... . . . . . . . . . . * . 1. Identiteduprojet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. Antecedents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 .Objectifs et description du projet . . . . . . . . . . . . 4. Conception et organisation du projet . . . . . . . . . . . 5. Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. Principaux resultats du projet . . . . . . . . . . . . . 7. Perennite des effets du projet . . . . . . . . . . . . . . 8. Bilan des actions de la Banque . . . . . . . . . . . . . . 9. Bilan des actions de 1'Emprunteur . . . . . . . . . . . . 10. Relations entre la Banque et llEmprunteur . . . . . . . . 11. Services des consultants . . . . . . . . . . . . . . . . . 12. Documentation et donnees du projet . . . . . . . . . . . . DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE WE DE L'EMPRUNTEUR . . . . . . . . . . . . . . A . Confirmation des donnees contenues dans la Premiere et Troisieme Partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B. Remarques sur l'analyse de la Premiere Partie . . . . . . C . Bilan des actions de la Banque . : . . . . . . . . . . . D. Bilan des actions de 1'Emprunteur . . . . . . . . . . . . E. Leqonstirees . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . F . Relations entre la banque et 1'Emprunteur . . . . . . . . TROISIEME PARTIE : DONNEES STATISTIQUES . . . . . . . . . . . . Tableau 1 : Autres prOts de la Banque dans le secteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 2 : Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 3 : Decaissements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 4 : Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 5 : CoQts et financement du projet . . . . . . . . . . Tableau 6 : Rdsultats duprojet . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 7 : Statut des clauses principales . . . . . . . . . . Tableau8 : Ressources humaines . . . . . . . . . . . . . . . . Annexe 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . RAPPORT D'ACHEVEMENT PREFACE 1. Le rapport d'achevement (RAP) decrit la preparation, l'evaluation et l'execution du Projet de developpement agricole du Moyen Atlas Central, pour lequel le Prkt 2082-MOR s'elevant a un montant de 29 millions de dollars des E.U. a ete approuve le 7 janvier 1982. Le prdt a kt& clos le 31 decembre 199C rec deux ans et demi de retard. Cinq millions de dollars ont 6th annu en novembre 1984, ensuite huit millions de dollars ont 6th annul6s en janv 1987 et une derniere annulation de cinq millions a eu lieu en decembre 1989 .e total des decaissements s'est elevk a 9,O millions de dollars, soit 31 X montant approuvh a l'origine et 82 X du montant revise du prdt. 2 . Ce rapport d'achevement a ete prepare par le Programme de coope ion FAO/Banque mondiale (FAO/CP)' pour la Division des operations agri s du bureau regional Moyen-Orient et Afrique du Nord de la Banque. La D e u ? Partie a ete preparee par 1'Emprunteur. 3. La preparation de ce rapport d'achdvement a ete entamhe au cours d'u -siteau Maroc d~une~mlssiondu CP en fevrier 1991 et se base, entre aut sur un document p?epa;e par la Direction de l'klevage de 1'Emprunteur , ain. le sur la documentation rassemblbe au Maroc, des discussions avec les mer de la Banque responsables du projet, le rapport df6valuation,l'accord de les rapports de supervision, la correspondance entre la Banque et 1'E iteur et des memoranda internes de la Banque relatifs au projet. - - essrs. PI. ti.Ben Ali (agronane et responsable de La mission) et M.J. Elling (consultant, 6conomiste). - iii - RAPPORT D'ACHEVEHENT ROYAUME DU MAROC c m (PRET 2082-MOR) SOMMAIRE Antecedents, obiectifs et concevtion 1. Le Projet de d6veloppement agricole du noyen Atlas Central est le troisieme d'une serie de quatre projets hvaluhs par la Banque duant la fin des annees 1970 et le debut des anndes 1980, qui btaient preuve de l'intbret que les autorites marocaines et la Banque portaient au ddveloppement intdgrd de l'agriculture en sec. Dans le passd, les politiques gouvernementales en matiere de developpement agricole s'htaient concentrhes presque exclusivement sur le developpement du sous-secteur de la grande irrigation. Conqu en vue d'un developpement integre des ressources agro-sylvo-pastorales, le Projet du Moyen Atlas, au moyen de l'execution dans cinq villages (provinces d'Ifrane et de Khenifra) d'une serie d'actions liees entre elles et portant sur les forgts, les parcours et la terre arable, visait a : (a) augmenter la production de lait, viande, fourrages, cereales et bois; (b) augmenter les revenus et l'emploi des populations rurales; et (c) arreter la ddterioration des forgts et des parcours dans ces regions, tout en retablissant le r61e d'amenagement et de gestion des parcours collectifs par les fractions tribales. Le projet comprenait quatre composantes principales : ddveloppement forestier, amelioration de l'dlevage, developpement de techniques culturales et assistance technique et btudes. Ces composantes incluaient specifiquement (a) infrastructure et equipement pour la gestion et l'exploitation des ressources forestieres de la region; (b) activiths de ddveloppement des forgts et des parcours collectifs; (c) developpement de centres vktdrinaires; (d) mise en valeur des exploitations agricoles et fond de roulement pour la production agricole; (e) construction et amelioration des routes d'acces et des parcours forestiers; (f) amelioration de la vulgarisation et de la - recherche; (g) remise en etat des reseaw d'irrigation; et (h) assistance technique. Execution du ~roiet 2. En depit de contraintes budgetaires s&v&res et de probldmes de gestion provoques par le renouvellement frequent du personnel, le projet a atteint plusieurs de ses objectifs. Les objectifs physiques principaw (Tableau 4) qui ont ete atteints a plus de 50 X des estimations de l'evaluation, comprennent la preparation de plans d'amenagement forestier, l'amelioration de la production forestiere et des services, ainsi que le developpement des parcours, la construction et l'equipement. Le projet a moins bien reussi l'execution physique de la construction de routes forestieres (21 X des objectifs), l'amenagement des parcours (33 X des superficies prevues) et la remise en etat des reseaux d'irrigation, dans laquelle la composante Ifrane a ktd annulee au cours de la restructuration du projet et la zone Midelt, complhtee A 7,5 X seulement. 3. Durant la premiere annee d1ex6cution (1983), ce projet, plus que tout autre projet finance par la Banque mentionne ci-dessus, a dQ affronter de severes restrictions budgetaires. Durant les annees 1985 et 1986, cette crise budgetaire a atteint son sommet en termes de manque de fonds et de retards relatifs aux autorisations de paiement; les activites du projet dtaient par consequent reduites au minimum. L'execution du projet a pris deux ans et demi de plus que prevu (Tableau 2). Les decaissements de la Banque (9 millions de dollars) ont accuse des retards pendant toute la periode de 11ex6cution et 62 X du montant original du prlt ont ete annules avant la date de cldture du prst le 31 decembre 1990 (Tableau 3). 4, La coordination et la gestion du projet ont beaucoup souffert des frequents renouvellements de personnel et des retards B remplir les postes vacants. Dans la region dlIfrane, le transfert de l'unite de gestion du projet de Meknes a Azrou fin 1986 et la nomination d'un nouveau directeur de projet pour la region, ainsi que la stabilitk du personnel en rksultant, ont donne une impulsion nouvelle a l'execution du projet. Dans la region de Khenifra par contre, malgre un bon demarrage, les activites du projet ont ete ralenties en raison des transferts de personnel, des postes-clds laissks vacants et de la mediocre coordination. Resultats du ~ r o i e t 5. Les objectifs du projet, A savoir relever les revenus et accroitre la production de viande (ovine) et la production fourragbre, et arrCter la deterioration des forEts et des parcours, ont etC atteints dans la plupart des zones dans lesquelles les activites du projet se sont realisdes. Par contre, les objectifs relatifs a l'augmentation de la production de cdrdales et de bois et de lVemploin'ont ete que marginalement atteints. 6. se Les resultats des plans d'amenagement recemment acheves, du bornage des forgts et de la plantation de coniferes, ne peuvent se faire sentir qu'8 long terme. Cependant, une appreciation de leur impact positif peut ddjd t5tre ressentie, dtant donne que l'empietement sur les superficies forestieres est en diminution et qu'une methodologie visant a un amknagement forestier meilleur, est appliqude. aussi bien a Ifrane qu'a Khenifra. D'autre part, le programme de pulvkrisation contre la chenille processionnaire, l'kclaircissage des chanes verts, l'amenagement des parcours et la construction de routes, de stations et de postes forestiers ainsi que l'achat des equipements, ont tous eu un impact immediat et positif (m6me s'il ne peut 6tre quantifik), sur la protection des forEts et l'amelioration de la production de bois. 7. Expansion de 1'Clevane. L'amenagement des parcours collectifs a Timahdite a ete sans aucun doute l'activite la plus reussie, entreprise dans le cadre du projet pour ameliorer la nutrition animale. La production fourragere dans cette zone est passde de 250 UF/ha B 480 UF/ha. La composante sante animale a ete kgalement reussie, et le t a u de mortalit6 des moutons est descendu de 13 a 7 X . Les ameliorations gendtiques, une gestion adequate des troupeaux et plusieurs etudes relatives B ces sujets, n'ont pas 6th suffisamment approfondies et n'ont, par consdquent, pas apportb les resultats qui pouvaient Ctre attendus. 8. Dkveloppement de l'apriculture. Un des resultats du projet a ete la reorganisation et le renforcement des services de vulgarisation des DPA de Ifrane et de Khenifra. L'effort de vulgarisation etait calque sur le systeme de formation/visites et les contacts avec les agriculteurs ont 6th intensifies. Cependant, etant donne le fait que la reorganisation et le renforcement des services de vulgarisation n'ont eu lieu que relativement tard dans le projet, les avantages qui en resultent ne se feront sentir qu'apres un certain temps. Les donnees disponibles pour Ifrane (Annexe 1) montrent que les superficies pour la culture du blC tendre et les cultures fourragfires ont augmente comme prevu, mais les rendements des cultures n'ont pas montrd d'amelioration marquante. Perennite 9. Les aspects principaux de reussite du projet, y compris l'amenagement forestier et l'amelioration de l'amenagement des parcours collectifs et forestiers (Timahdite et Bouhsoussen), sont considdres comme ayant des effets durables. Le premier, du fait que la technologie utilisee etait bien adaptee aux conditions presentes et bien maitris6e par le personnel du projet. Le deuxieme, du fait du soutien des autorites, des augmentations reelles de la production fourragere et du fait de la participation et de lrinter6t des beneficiaires du projet. La production de cbrbales, de fourrages et de bois ainsi que la productivite de l'blevage n80nt pas encore donne toute leur mesure et il faudra une assistance technique et un appui supplementaires si l'on veut assurer la durabilite de leurs effets. 10. Lecons tirdes Les l e ~ o n sprincipales tirees de ce projet sont : (a) la stabilite, la competence et le devouement du personnel de gestion sont des conditions essentielles au succtis du projet; les postes-cles devraient Ctre occupes par un personnel compdtent avant que les prets de la Banque n'entrent en vigueui-; (b) le manque de soutien financier du Gouvernement entravera l'execution et le succes de projets, mdme s'ils sont geres adequatement (par exemple, Ifrane apres 1986); (c) le suivi et evaluation doivent dtre conGus c o m e une partie integrante des activites du projet et demaient gtre en place avant que ne commence l'execution (par exemple, B la mise en vigueur du prdt). La collecte et le traitement de donnees de suivi ne doivent pas representer une operation complexe, mais ils doivent dtre accomplis avec une certaine determination; (d) le projet a egalement montre que, malgre leur complexite, les parcours forestiers et collectifs peuvent effectivement &tre organises, ameliores et geres adequatement, si les droits naturels d'usage des populations sont respectes et si les ayant-droit sont impliques dans la mise au point des plans d'amenagement qu'ils sont senses respecter; (e) llintegration de systemes d'adduction d'eau potable bien consus et dlautres infrastructures sociales (comme a Timahdite) au developpement agricole augmente les chances d'acceptation par les populations rurales des changements et des risques 1iBs au projet; (f) l'intervention des autorites locales pour sensibiliser les populations cibles et en assurer la participation, n'est pas seulement conseillable, mais necessaire; (g) alors que le projet a encourage comme il se doit l'integration d'un certain nombre de differentes activites au niveau des sous- secteurs, il a souffert de la coordination mediocre entre les Directions du MARA, et il a ete limite du fait qu'il devait financer toutes les activites avec le budget de la Direction de l'elevage. Lorsque differentes Directions interviennent dans des projets, l'organisation de ceux-ci devtait dtre soigneusement consue de f a ~ o na pennettre des affectations budgbtaires multisectorielles et a assurer une integration rhelle des activites, partant du fait que les comit6s de coordination ne garantissent pas forcement le succes; (h) une periode de cinq ans est trop courte pour l'ex6cution de projets d'une telle complexitd. La d u d e du projet demait Etre determinee a partir des profils des decaissements fond& sur 1'experience. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU MOYEN ATLAS CENTRAL (PRET 2082-MOR) PREMIERE PARTIE : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE W E DE LA BANOUE 1. Identite du Proiet Nom Projet de developpement agricole du Moyen Atlas Central Numero du Pret Priit 2082-MOR Vice- Presidence MENA Pays Royaume du Maroc Secteur Agriculture 2. Antecedents 2.L Contexte economique. Au cours des annees 1970, le Gouvernement narocain a Lance un vaste programme d'investissements publics pour stirnuler la croissance de l'economie. Ce programme a provoque l'augmentation du taux de croissance a 7,3 Z par an durant la periode 1973-77,mais un desequilibre s'est cree en raison de l'augmentation du taux du service de La dette. Un programme initial de stabilisation a reduit les investissements et les importations, mais il en a cofte une diminution de la croissance du PIB ainsi que du ch6mage. En 1980, le Gouvernement a adopte une strategie d'ajustement structure1 destinee a diminuer la penurie de ressources exterieures, tout en accelerant La croissance par (a) la reduction des importations, ( b ) l'encouragement des exportations, et (c) l'amelioration des affectations sectorielles pour Les investissements. 2.2 Le projet a ete formule en 1979 durant une periode pendant laquelle la part de l'agriculture dans l'econornie marocaine etait en declin et sa contribution au PIB etait de l'ordre de 13 X , par rapport aux 20 X qu'elle representait au debut des annees 70. La croissance de la production agricole etaic de l'ordre d'environ 2,4 % seulement, ce qui etait insuffisant pour couvrir Les besoins grandissants en denrees de base d'une population a croissance rapide. Au milieu des annees 70, la balance comrnerciale agricole s'est mise a changer de maniere significative et e%le a basculC dans le deficit (150 a 200 millions de dollars par ar.Z; Ce declin se devait principalement aux investissernents restreints du Gouvernement dans le secteur de l'agriculture en sec, de laquelle dependaient plus de 80 X de la population rurale, a l'absence dfune politique de prix coherente dans le secteur agricole, et aux problemes dfoccupation fonciere qui limitaient lfusage de techniques de production modernes et du credit agricole. Egalement, une attention insuffisante avait ete accordee au sous-secteur de l'elevage, qui contribuait pour un tiers environ du PIB agricole, ainsi qu'8 la production forestiere qui, bien que limitee, pouvait potentiellement dtre augmentee de facon a satisfaire les besoins du pays en bois et en energie. 2.3 Dans son Plan quinquennal (1981-1985), les objectifs du Gouvernement en matiere d'agriculture etaient les suivants : (a) restaurer un niveau eleve de l'auto-suffisance alimentaire et accroitre la contribution de l'agriculture a la balance des paiements en encourageant les exportations et en remplasant les importations par la production interne; et (b) reduire les inegalites de revenus entre regions et ameliorer les conditions de vie et les revenus des segments les plus defavorises des populations rurales en augmentant leur productivite et en creant de nouveaux emplois. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement a augmente les investissements publics dans le domaine de l'agriculture, et a reaffecte des investissements destines a favoriser l'agriculture en sec et les actiyf-es liees a l'elevage pratiquees par la majorite des populations rurales defavorisees, ainsi que le developpement forestier. Cette politique s'est refletke dans le Plan quinquennal de developpement de 1981-85. L'agriculture a recu 22,s X du total des investissements, par rapport aux 18 X reGus durant la periode 1978-80. Dans le secteur, la part des investissements dans la grande irrigation est tombee de 61 a 40 X ,alors que les investissements dans le secteur de l'agriculture en sec sont passes de 2 a 18 X ,ceux dans la petite irrigation, de 3 a 8 %, ceux dans le developpement de l'elevage de 4 a 11 X et ceux dans le developpement forestier, de 4 a 8 X . Depuis l'annee fiscale 1975, les prOts de la Banque dans le domaine de l'agriculture ont mis l'accent sur l'amelioration de la productivite de l'agriculture en sec et le developpement de l'elevage. Une serie de quatre projets de developpement rural (Fes-Karia- Tissa, 1978; Loukkos, 1980; Moyen Atlas, 1982; et Oulmes-Rommani, 1983) ont ete prepares pour atteindre ces objectifs. 2.4 Le prolet. Les questions abordees par le Projet de developpement agricole du Moyen Atlas Central, a savoir l'augmentation de la production des denrees de base, le developpement des ressources des forgts et des parcours dans une zone montagneuse relativement demunie de la partie centrale du Maroc, pour produire une augmentation des revenus et des emplois au sein de la population rurale, sont parfaitement compatibles avec les objectifs de developpement economique et agricole du pays. 3. Objectifs et description du projet Obiectifs du proiet. 3.1 Au moyen de l'execution dans cinq villages (provinces dfIfrane et de Khenifra) d'une serie d'actions Liees entre elles dans le domaine des forets, des parcours et de la terre arable, le projet visait a (a) accroitre la production de viande, lait, cereales, fourrages et bois, (b) augmenter les revenus et l'emploi parmi les populations rurales et (c) arrdter la deterioration des forgts et des parcours dans la zone du projet, tout en restaurant le r61e des fractions tribales, a savoir l'amknagement et la gestion des parcours collectifs. Description du proiet . 3.2 Le projet consistait en quatre composantes : (a) amenagement et ex~loitationdes forgts comprenant la mise au point de plans d'amenagement sur une superficie de 124.000 ha, comprenant la preparation de nouveaux plans pour 36.000 ha, les infrastructures comprenant la construction de 185 km de routes forestieres, lfetablissement de pepinieres, la plantation d'arbres sur 3.200 ha, l'eclaircissage de cedres et de chiines verts sur 17.800 ha, la lutte contre les parasites (46.000 ha) et le renforcement des services forestiers par la construction de bureaux et logements et lfoctroid'equipements ef de .moyens de transport; (b) expansion de lfelevagevisant a permettre le developpement de ressources fourrageres au niveau de lfexploitation,dans la foriit (20.800 ha) et sur les parcours collectifs; l'introduction de systemes de gestion des parcours bases sur des taux de charge fixes et/ou diffhres et sur le ptturage par rotation (51.000 ha); la construction d'un reseau dfalimentation en eau et de routes d1acces>auxparcours de Timahdite; la construction de centres veterinaires, l'amelioration de la gestion des troupeaux et la fourniture de credits a court, moyen et long terme; (c) develo~~ementde l'anriculture comprenant la reorganisation et le renforcement des -servicesde vulgarisation, la conduite de programmes de recherche precis lids A la vulgarisation; lfoctroi de credits, la remise en etat de 2.000 ha de perimetres de petite irrigation traditionnelle, la construction de routes d'acces et l'introduction de methodes de conservation des fourrages; (d) consultants et etudes pour fournir lfassistance technique (124 h-m) en vulgarisation, amenagement des parcours, recherche, formation de biicherons, lutte antiparasitaire; suivi du projet, etudes de remise en etat des zones irriguees et etude de faisabilite d'une fabrique de fromage de chevre. 3.3 En novembre 1985, la description du projet a ete modifi6e de f a ~ o n a inclure le financement de la formation, des vehicules, des equipements et des couts d'exploitation pour 30 centres pilotes de vulgarisation (28 ont finalement ete finances). Un total de 1,l million de dollars E.U. sur les fonds du prOt ont ete mis de cdte et un fonds de roulement de 200.000 dollars a ete etabli a la Banque centrale. Ceci representait une partie du programme introduit dans le cadre du premier PrPt d'ajustement du secteur agricole visant a developper un service de vulgarisation base sur le systeme de formation et visites dans les zones d'agriculture en sec et devant Btre replique par la suite dans le reste du pays. Par la suite, le Gouvernement a demande que le compte special couvre toutes les composantes, qu'il soit augmente a 2 gillions de dollars E.U., et qu'il soit transfere de la Banque centrale au Tresor. En mars 1988, la Banque a accepte de fermer le compte special originel aupres de la Banque centrale et drouvrirun nouveau compte aupres du Tresor, pour toutes les categories couvertes par le Pr6t (avec un compte secondaire pour le programme de vulgarisation pilote), et d'augmenter son rnontant a l'bquivalent de 2 millions de dollars E.U. en monnaie locale. 4. Conception et oraanisation du proiet 4.1 La base conceptuelle du projet reposait sur une evaluation realiste des alternatives possibles de developpement dans la region, englobant 1es.ameliorations de la production des forPts, des parcours et de l'agriculture. Ces objectifs etaient partages et bien compris au niveau central de la Direction de l'elevage, ou le personnel participait pleinement a La preparation du projet. Ceci n'etait cependant pas le cas au niveau regional, oh les objectifs du projet nretaient pas toujours bien compris, surtout durant les dernieres annees de son execution. 4.2 Le fait que les Directions provinciales de 1'Agriculture (DPA) deja etablies de Khenifra et d'Ifrane etaient les agences d'execution principales des activites du projet dans leurs provinces respectives, a definitivement aide l'execution et le projet a etk en mesure de creer, d des degres variables, un sens de dynamisrne renouvele dans les DPA concernees. Cependant, la capacite des DPA en matiere de planification et de prise de decision a ete serieusement'.eitravee par le manque d'autonomie financiere (approbation des marches et paiements). Cette situation srest aggravee du fait des changements frequents de personnel (par. 5.4 et 5 . 5 ) ,surtout a Khenifra. Avec une cellule de projet separee dans chaque DPA, la coordination etait pratiquement inexistante et retrospectivement, il est facile de dire que le projet aurait pu beneficier d'un coordonnateur de projet unique, responsable du soutien a l'execution du projet par les deux DPA. En plus des DPA, dont les responsabilites vont bien au-dela des zones et activites du projet, une cellule plus forte de gestion du projet aurait pu prendre la tdte. en attirant continuellement l'attention des chefs de services des DPA sur les activites du projet et sur la necessite de respecter le calendrier d'execution. 5. Execution du proiet 5.1 .-Les coiits du projet avaient ete estimes a 92,2 millions de dollars E.U. a l'evaluation, la dliree du projet etant de cinq ans et devant se terminer en juin 1988. L e s coilts reels ont ete considerablement inferieurs aux previsions et la duree du projet a ete prolongee de deux ans et demi. A l'achevement du projet, les decaissements de la Banque s'elevaient A , 9 millions de dollars E.U. au lieu des 2 9 millions de dollars estimes. Cette reduction des cofits du projet s'est due principalement d la variation du t a w de change, lorsque la valeur du dollar s'est apprecibe considerablement par rapport au dirham marocain, A des contraintes budgktaires sivdres (par. 5 . 2 et 5.3). a une coordination mediocre (par. 4.2), aux changements frequents du personnel de gestion (par. 5.4 et 5.5) et d la faible utilisation d'assistance technique (par. 5.6) qui a provoque des ratios d'execution peu Cleves. 5.2 Contraintes budnetaires. Le projet a souffert (ainsi que la plupart des projets soutenus par la Banque) d'une penurie de ressources financieres locales des la premiere annee de son execution, en raison de la situation budgetaire critique du Maroc. Cette situation a conduit d des retards repetes d'approbation de marches et A une disponibilitC tardive des financements approuves pour le projet. Malgre l'approbation du Programme d'action speciale en 1987 (voir ci-dessous) et les demandes reiterees de la Banque au Gouvernement dfacce1erer les transferts budgetaires, cette situation a persiste durant toute la periode du projet et a ete la cause de retards dans l'execution. Cette situation, en plus du changement dans le taux de change, a provoque une baisse significative des coQts du projet, qui sont passis de 4 4 3 millions de DH estimes a l'evaluation a 135 millions de DH B l'achevement du projet. 5 . 3 Afin d'adoucir les effets des restrictions budgetaires severes et d'ameliorer l'execution du projet, un accord a ete conclu en 1987, de mise en oeuvre d'un Programme d'action speciale qui augmentait les pourcentages de decaissements de la Banque relatifs aux d e w premieres categories du Pret (travaux du projet, programme de pulverisation, construction du systeme d'approvisionnement en eau et de routes). Par la suite, la Banque a accepte d'elargir l'applicabilite des taux de decaissement plus eleves du Programme d'action speciale jusqu'a la date de cldture du Priit, de restructurer le projet en reduisant le developpement des forgts, de 1'6levage et de l'agriculture ainsi que'l&s'*piogrammes de routes rurales d leurs composantes de production les plus cruciales, et d'autoriser l'emploi du compte special (par. 3 . 3 ) pour toutes les categories du PrOt, et d'en augmenter son montant a l'equivalent de 2 millions de dollars E.U. en monnaie locale. 5 . 4 Gestion du vroiet. Le deuxieme facteur - et probablement le plus important - ayant affecte la vitesse de l'execution, a ete le niveau eleve de changements dans le personnel de gestion du projet. Suite B un demarrage lent, l'execution du projet dans la region d'Ifrane. a pris de la vitesse apres le transfert en septembre 1986, de la cellule de gestion du projet de la DPA de Meknes, a la DPA d'Ifrane nouveLLement etablie. Une nouvelle equipe dynamique de gestion a ete mise en place. La stabilite de la gestion et le devouement du personnel ont ete des conditions essentielles aux succes principaux obtenus, particulierement en ce qui concerne la lutte antiparasitaire des forets de cedres et l'organisation de clans pour une gestion amelioree des parcours collectifs. 5.5 Dans la region de Khenifra, un bon demarrage a ete suivi par la nomination et le transfert qui en a suivi d'au moins trois directeurs provinciaux et de presque tous les chefs de service. Une attention insuffisante a par consequent ete accordee aux activites du projet et des retards se sont produits en ce qui concerne les activites du projet et les etudes a financer et entreprendre. On exemple pertinent en est 1'8tude de la remise en etat des zones irriguees de Midelt; il a fallu plus de trois ans pour achever la photographie aerienne de la zone et l'itablissement de cartes geographiques et, a la fin du projet, 7 , s Xseulement de la zone B remettre en etat avaient ete acheves. 5.6 Assistance techniaue. L'utilisation insuffisante d'assistance technique (15 h-m seulement ont ete utilises par rapport aux 124 h-m privus), due a la disponibilite tardive du financement et aux retards apportes B l'etablissement des contrats de consultants, a eu egalement un impact negatif sur l'execution du projet, particulierement sur les programmes d'amenagement des parcours, de vulgarisation, et les programmes de suivi/evaluation. 5.7 Les risaues du proiet avaient ete identifies correctement dans le rapport d'evaluation; malheureusement le t a u eleve de changement du personnel et la crise financiere, decrits plus haut. ainsi qu'une secheresse particulierement severe, ont eu un impact sur le projet bien plus important que prevu a l'evaluation. Bien que la qualite initiale mediocre des etudes concernant les perimetres d'irrigation de Timahdite et El Feija (par. 6.3) et le retard a produire ces etudes ne pouvaient etre prevus, ils etaient neanmoins responsables des retards substantiels de l'execution de ces composantes. 5.8 En consequence des difficultes mentionnees ci-dessus, le projet a ete en mesure d'executer des parties seulement de ses composantes, et n'a donc pas atteint pleinement ses objectifs (voir Tableau 4 de la Troisieme Partie). En ce qui concerne la composante amenagement et exploitation des forets, les plans d'amenagement forestier (36.000 ha), le contr6le phytosanitaire (sur 31.500 ha), la construction de stations de services forestiers, ainsi que les equipements et les pepinieres, ont ete executes avec succhs et presque totalement acheves. Les activites de production forestiere, consistant principalement en la regeneration des for6ts de cedres et l'iclaircissage des chknes verts, ainsi que l'amelioration et l'amenagement des parcours forestiers, ont ete executees a hauteur de 39 et 63 X respectivement des previsions de l'evaluation. 5.9 En ce qui concerne la composante elevage, alors que les methodes d'elevage et de nutrition n'ont pas requ l'attention necessaire, le developpement a remporte un succes important avec l'organisation et l'amenagement des parcours collectifs a Timahdite (25.000 ha) et des parcours forestiers publics de Bouhsoussen (4.800 ha). Les plturages collectifs ont ete divises en petites unites selon la repartition tribale plut8t que selon des criteres phyto-ecologiques. Ceci a permis aux ayant-droit d'adherer ?t de participer au programme de developpement. Cette mbthodologie est utilis : dans d'autres parcours collectifs au Maroc, et -ellepourrait &tre appliquke dans d'autres pays de la region. 5.10 La composante developpement de l'agriculture a permis la reorganisation du systeme de vulgarisation et son renforcement avec du personnel nouveau. Cependant, l'utilisation des engrais et autres intrants agricoles ont connu un developpement inegal, et les augmentations des rendements des cultures et de la production de l'elevage n'ont pas Bti evidentes. Les activites d'irrigation dans la region dlAzrou ont ete annulees durant la restructuration du projet en 1987, et celles de la zone de Khenifra ont souffert de retards importants et n'ont ete que partiellement achevees. La troisieme tranche des travaux a ete englobee dans le Second projet de petite et moyenne irrigation. 6. Principaux resultats du proiet 6.1 Les objectifs du projet, a savoir augmenter les revenus et la production de viande et de fourrages et arr6ter la deterioration des forgts et des parcours ont ete atteints dans la plupart des regions ou les activites du projet se sont deroulees. Cependant les objectifs relatifs Q l'augmentation de la production de cereales et de bois et a l'augmentatfon de l'emploi n'ont ete que partiellement atteints. Develop~ementforestier 6.2 Les resultats des plans 'd'amenagement recemment terminks, du bornage forestier et de la plantation de coniferes ne peuvent dtre &values que sur le long terme. Cependant l'impact positif peut deja btre ressenti, etant' donne que l'ernpietement sur les forOts est en diminution et qu'une nethodologie de meilleure exploitation forestiere est en effet d Ifrane et a Khenifra. D'autre part, la pulverisation contre la chenille processionnaire, L'eclaircissage des chenes verts, la gestion des parcours forestiers et la construction de routes, de bureaux et de stations forestieres ainsi que l'achat des equipements pourraient tous avoir un effet immediat sur la protection des forets et sur l'amelioration de la production du bois. En raison du manque de suivi/evaluation, il n'y a pas de donnees significatives pour quantifier le degre de succes ou d'echec obtenu. Les observations suivantes peuvent neanmoins Otre faites : (a) la lutte antiparasites a ete mise en oeuvre 1$. ou le traitement s'imposait, avec des effets positifs visibles sur les for6ts de cedres de la region. Une cellule de recherche et de contr6le pour la protection phytosanitaire des Eorgts a ete etablie et est operationnelle; (b) en consequence de l'eclaircissement des chgnes et d'autkes activites d'exploitation forestidre, un total de 250.000 m3 de grumes de cedre et 465.000 steres de bois de feu ont ete produits entre 1983 et 1989. Ce chiffre est bien inferieur a la production evolutive anticipee de 300.000 m3 de grumes de cedre et 850.000 steres de bois de feu. Ce faible rCsultat de la production du bois se doit surtout d la decision de ne pas etablir les unites mecanisees d'exploitat ion forestiere telles que prevues dans le rapport d'evaluation et a l'execution partielle des routes forestieres; (c) sur un total de 12.000 ha a Bouhsoussen, la gestion des parcours forestiers a permis l'installation de cl8tures et l'exploitation rationnelle de 6.600 ha seulement, avec la participation et l'adhesion (entre 1984 et 1987) de 700 proprietaires d'animaux organisks en 28 groupes. La gestion forestiere et l'installation des cldtures ont 6te acceptees par les populations avoisinantes qui ont demande aux services des eaux et forCts d'accelerer leurs activites. La production fourragere a augment0 de 200 X dans certaines zones (de 250 a 750 UF/ha), au lieu des 62 X prtivus, en consequence de la gestion sylvo-pastorale et de l'amelioration des parcours. Des efforts de plantation d'arbustes ont montre que des arbustes fourragers, d savoir 1'Acacia Cianophyla et 1'opuntia Ficus Indica Var Inermis n'ont pas fonctionne en raison d'une adaptation mediocre aux conditions environnantes. 6.3 La composante amenagement des parcours collectifs a souffert des retards importants (environ cinq ans), en.raisonde problemes sociaux et organisationnels qui avaient ete sous-estimks l'evaluation. La raison principale des difficultes A executer la partie principale (Timahdkte et Ain Leuh) de la composante, se devait au manque d'information concernant les droits de propriete aux terres collectives par les beneficiaires potentiels. Le manque d'engagement du Gouvernement et des communautes concernees a abouti a un arret de la plupart des operations en 1985 pour une pdriode d'environ un an. Un probleme supplementaire etait le fait que des paquets techniques adaptes aux conditions locales pour le developpement des paturages, n'existaient pas, et devaient ktre realises et demontres aux beneficiaires potentiels pour obtenir leur cooperation. Un travail prhparatoire important devait par consequent Btre entrepris avec la participation des b6n8ficiaires avant que des systemes appropries de gestion ne puissent 6tre Btablis pour Timahdite et Ain Leuh (fin 1988/debut 1989). Une fois exdcutk, l'amenagement des parcours collectifs, particulierement d Timahdite, Btait sans nu1 doute l'activite la plus reussie entreprise par le projet pour ameliorer la production fourragere. La sante animale elle aussi a ete reussie et a permis de reduire le taux de mortalite des ovins de 13 a 7 % I .Le programme d'ameliorations genetiques, la gestion des troupeaux et plusieurs etudes liees i la productivite de l'elevage n'ont pas ete suffisamment approfondies et n'ont par consequent pas apporte les resultats escomptes. 6.4 Come mentionne ci-dessus,en 1988 1'Institut agronomique et veterinaire Hassan I1 (IAV) a ete en mesure de mettre au point, en collaboration avec la Direction de l'elevage (DE) et la DPA d'Ifrane, un plan d'amenagement pour les parcours collectifs de Timahdite (25.000 ha), bask sur Est~rnationsdu personnet du projet a Ifrane. la participation des bergers. Ce plan a ete applique la meme annee, et, en 1990, 7.500 ha ont ete amenages dans le cadre d'une interdiction temporaire de piture. Dans le cadre de ce plan, des parcelles specifiques des parcours etaient interdite de piture pendant le debut du printernps, ce qui pemettait aux plantes de pousser et a la production de biomasse d'augmenter de 250 UF/ha a 480 UF/ha. Dans les zones dfAtemisia herba alba, une plante vivace, un plan de suspension de plusieurs annees a ete impose et, avec le temps, il devrait montrer une augmentation de la production. Pendant que le parcours est interdit, les troupeaux sont deplaces sur d'autres parties des parcours, dans . les for&ts ou sur les terres en jach6re. Pendant la periode de suspension, une compensation symbolique, sous forme de grains d'orge, est donnee aux utilisateurs des parcours. Des comites et des cooperatives ont Bte organises avec la population rurale pour amenager les parcours et recueillir les 3 DH/ovin/an de participation des usagers a l'entretien et la gestion du systeme dladduction d'eau et autres infrastructures (bones en beton). Au perimetre de El Feija, autre parcours collectif de plturage, environ 4.000ha ont ete interdits de pdture. Plusieurs especes d'herbacees et d'arbustes ont ete plantes a l'essai et ils ont montre que 1'Agropiron sp et lfAtriplex numularia s'adaptaient bien a cet environnement. 6.5 Les resultats obtenus a Timahdite meritent la consideration et devraient servir de modele non seulement aux autres parcours collectifs du Maroc, mais aussi dans les pays avoisinants. Le resultat le plus important et, probablement le plus durable, est d'avoir obtenu la participation des ayant droit aux parcours. Ceci a ete rendu possible grlce a 1a.participation des services des affaires communales du ministere de lfInt6rieur,A la construction du systeme d'alimentation en eau qui s'est avere etre un stimulant important et a l'adoption de programmes indulgents de suspension de pature. Le deuxieme resultat a ete l'amelioration de la production fourragere des parcours qui a augmente de 87 % c o m e prevu. L'amelioration de la production fourragere des parcours, couplee avec les services veterinaires fournis, est responsable de l'amelioration de la nutrition animale, avec une augmentation journaliere de 150 grammes pour les troupeaux, ce qui correspond a une augmentation de plus de 30 X . 6.6 L'amenagement des parcours forestiers et collectifs ainsi que le programme de pulverisation anti-parasitaire dans les fortSts, ont eu un impact positif sur l'environnement physique de la zone du projet. La couverture vegetative s'est amelioree, les risques d'erosion ont ete reduits sur les parcours et les cedraies de nombreuses forgts dans la zone du projet ont ete preservees. 6.7 L'etablissement du plan d'amenagement et de cellules de recherche et de contrble forestier, ainsi que le renforcement des DPA B Azrou et Khenifra ont eu un impact tres important en ce sens qu'ils ont ameliork les capacites de ces institutions a traiter de problemes techniques et de developpement social. Le reseau d'alimentation en eau Q Timahdite et les puits a Ain Leuh ont facilite la tPche des femmes quand elles vont chercher l'eau, et ameliore la sante et le bien-0tre des populations rurales de la region du projet . .. 6.8 Le financement de 28 centres de vulgarisation pilote (CT) (par. 3.3), ajoute aux activites de vulgarisation financees A Ifrane et Khenifra a chiffre a 43 (15 d'entre eux etant couverts par les quatre projets de developpement de la zone) le total des CT recevant le transport et le budget dfexploitation necessaires pour fournir, a tout le moins, un service de vulgarisation minimum. Cependant, des ameliorations importantes des services de vulgarisation n'ont ete possibles que vers la fin du projet. Cette, situation etait due au fait que les activites de vulgarisation, particulierement a Khenifra, etaient affectees par les changements frequents au niveau de la gestion decrits plut haut, et par le manque de chefs vulgarisateurs et de financement pour l'achat de vihicules et de dbpenses de fonctionnement. Un certain nombre d'autres facteurs a affect6 une execution aisee des activites de vulgarisation : (a) il s'est aver6 difficile de detacher les specialistes matieres de leurs tgches administratives journalieres; (b) un certain nombre des CT se trouvaient dans les zones arides ou la vulgarisation ne pouvait pas enseigner grand chose; (c) l'education du personnel de terrain et sa capacite a diagnostiquer les problemes, etaient limitees, et il etait souvent moins informe que les agriculteurs. Un total de un million de dollars E.U. a ete decaisse pour ces activites. L'experience acquise avec ces centres a contribue B la preparation du Projet national de recherche et vulgarisation agricole qui a eth evalub en 1987. Developoement de l'anriculture 6.9 En raison des ameliorations tardives apportees B l'effectivite de la vulgarisation, des avantages visibles en termes d'augmentation des rendements des cultures et de l'elevage, ne se feront sentir qu'apres un certain temps. Les donnees disponibles pour Ifrane (Annexe 1) montrent que, pour la periode 1983- 1988, les superficies plantees de ble dur et d'orge n'ont pas change de maniere significative, alors que celles plantbes de ble tendre ont augment6 de 100 % (de 4.000a 8.000 ha) et les cultures fourrageres de 81 Z (de 1.425 a 2.580 ha). D'autre part, des augmentations substantielles des rendements n'ont pas ete enregistrees. 6.10 Credit. En consequence du code dfinvestissement agricole, les agriculteurs de la zone du projet avaient acces au credit par l'intermbdiaire des branches regionales et locales de la "Caisse nationale du CrBdit agricole" (CNCA) pour financer les equipements agricoles et le developpement agricole. Le credit total octroye est passe de 30.8 millions de DH en 1983 a 54,4 millions de DH en 1987, Khenifra representant 54 X du montant total. Au moment de la preparation du rapport d'achevement, F1 nfy avait pas d'informations disponibles quant au nombre de beneficiaires, la nature des investissements pour lesquels le credit etait utilise, ni lfimpact sur la production agricole. Des facilites de credit telles que celles mises en place dans le cadre du Projet Fes-Karia-Tissa,auraient contribue d une adoption plus rapide de meilleures techniques agricoles et de 1'6quipement. 6.11. Suivi/Evaluation. Aucune des DPA participant au-projat n'a btabli une cellule de suivi/evaluation. La formaticrC'trop courte et le soutien inadequat des consultants requ par la cellule de gestion du projet ne lui a pas permis de recueillir des donnees significatives permettant d'evaluer l'impact du projet. Peu de donnees pertinentes, particulierement sur l'impact de la vulgarisation sur les rendements agricoles ou l'impact de l'amelioration des parcours sur les parametres de la production de l'blevage, n'btaient disponibles au moment de la preparation du rapport d'achevement. 6.12 Taux de rentabilite interne. En raison du manque de donnees de suivi/evaluation, il n'est pas possible de calculer un taux de rentabilite interne pour le projet. Les visites de terrain et les discussions tenues par la mission avec le personnel des DPA, ont indique que le projet avait, tout au plus, un impact marginal sur les productions agricoles et forestieres. En raison de l'importance potentielle de la petite sous-composante parcours de Timahdite qui s'est averee un succes, une analyse indicative a btd menee a bien, dont il resulte un taux de rendement economique de l'ordre de 37 X (Tableau 6 de la Troisieme Partie)'. 7. Perennite des effets du proiet 7.1 Les aspects principaux de reussite du projet, y compris l'amenagement forestier et l'amelioration de l'ambnagement des parcours collectifs et forestiers (Timahdite et Bouhsoussen), sont considdrbs comme ayant des effets durables. Le premier, du fait que la technologie utilisee etait bien adaptee a w conditions ambiantes et bien maitrisee par le personnel des DPA. Le deuxieme, du fait du soutien des autorites,etde la participation et de ltinterOt des beneficiaires du projet. Le succes demontrb de conserver Les ressources naturelles des forgts et de reussir A augmenter la production de biomasse sur les parcours contribuera egalement a la perennite de ces activites. 7.2 Le soutien continu des autorites et .la volonte de rechercher la participation et le soutien des beneficiaires du projet sont essentiels A la reussite future de ces interventions dans d'autres regions. Pour obtenir la participation de la population, les autorites (le MARA) devront peut-dtre offrir une certaine forme de compensation aux bergers au cours des pdriodes initiales pendant lesquelles les parcours sont fermes pour rdgbnhration. Dans le passe, les travaux d'infrastructure (reseaux d'alimentation en eau et puits) et/ou la distribution gratuite de nourriture animale (50 kg dtorge/ha de parcours ferme/an) et les services veterinaires, ont maintenu l'intergt des populations jusqu'a ce que l'amelioration de la production de biomasse dans les patures devienne visible. Les populations d'autres regions desirent vivement repliquer les experiences de Timahdite et Bouhsoussen et les autorites (le W)possedent maintenant le soutien necessaire pour faciliter la replique de ces experiences. Au fur et a mesure que l'intergt de la population augmente et la reussite devient plus visible, les compensations gouvernementales devraient diminuer. Cwnpare aux estimations du rapport d'evaluation de 21 % , * i s i l est d i f f i c i t e de f a i r e m e conparaison entre les deux resultats car (es hypotheses des premiers calculs nletaient pas compL6tement dispon~bles. 7.3 En ce qui concerne la production de l'agriculture et de l18levage, un effort plus dynamique doit 6tre accompli en termes de vulgarisation pour recueillir un maximum d'avantages des investissements mis en place en ce qui concerne l'organisation et l'infrastructure. La continuitk du personnel et la formation sont essentiels si l'on veut une vulgarisation de premiere qualite et un personnel compbtent. Ceci a son tour donnera plus de crbdibilitk aux vulgarisateurs et a leurs messages. La motivation et le devouement du personnel devront ttre recompenses par la provision de messages techniques appropries, d'intrants, de moyens de transport et autres instruments de travail. 8. Bilan des actions de la Banaue 8.1 L'identification. la preparation et l'evaluation du projet ont ete menees a bien adequatement, en collaboration etroite avec une equipe nationale et le FAO-CP. Les points forts de la Banque ont et6 les missions de supervision frequentes (16 missions en huit ans) et de haut niveau durant toute la periode du projet. Les efforts de supervision de la Banque ont CtC tres appreciees et ont permis d'etablir un dialogue constructif avec le personnel du projet, particulierement a If~ane. La Banque s'est montree flexible en restructurant le projet dans l d <adre du Programme d'action speciale en 1987, de faqon a permettre l'execution d'un programme restreint d'investissements prioritaires. Le Programme d'action speciale aurait cependant pu &tre approuve deux ans plus tat, en 1985, sans attendre deux ans .de plus. Bien que la Banque ait continuellement essaye d'attirer 1'att.ention du MARA et du Ministere des Finances sur la necessite d'enlever les contraintes de financement qui etaient particulierement severes pour le projet du Moyen Atlas, elle n'a pas reussi a le faire. Les nouvelles procedures budgetaires et de decaissement introduites en 1988/89 sont arrivees trop tard pour avoir de l'influence sur ce projet. Une autre faiblesse de la Banque a ete son manque d'insistance sur l'utilisation de l'assistance technique. Le~onstirees 8.2 Les legons principales tirees de ce projet sont les suivantes : (a) la stabilite, la competence et le devouement du personnel de gestion sont des conditions essentielles au succes du projet. Les postes-cles devraient ttre occupbs par du personnel competent avant que les prets de la Banque n'entrent en vigueur; (b) le manque d'apport financier du Couvernement entravera l'execution et le succes, m&me dans le cas de projets bien geres (par exemple, Ifrane apres 1986); (c) le suivi et evaluation doivent Ctre conGus comme une partie integrante des activites du projet et devraient ftre mis en place avant que ne commence l'execution (par exemple, B la mise en vigueur du prgt). La collecte et le traitement de donnees de suivi ne doivent pas representer une operation complexe, mais ils doivent 6tre accomplis avec determination; (d) le projet a egalement montre que, malgre leur complexite, les parcours forestiers et collectifs peuvent effectivement Otre organises, ameliores et amenages adequatement, si les droits naturels d'usage des populations sont respectes et si les ayant-droit sont impliques dans la mise au point des plans d'amenagement qu'ils sont senses suivre; (e) l'integration de systemes d'adduction d'eau potable bien conGus et d'autres infrastructures sociales (comme A Timahdite) au developpement agricole augmente les chances d'acceptation par les populations rurales des changements et des risques lies au projet; (f) l'intervention des autorites locales pour sensibiliser les populations cibles et en assurer la participation, n'est pas seulement conseillable, mais necessaire; (g) alors que le projet a en.coilrage comme il se doit l'integration d'un certkc nombre de differentes activites au niveau des sous-secteurs,il a souffert de la coordination mediocre entre les Directions du HARA, et il a ete.limite du fait qu'il devait financer toutes les activites avec le budget de la Direction de l'blevage. Lorsque differentes Directions interviennent dans des projets, l'organisation de ceux-ci devrait dtre soigneusement conGue de fa~ona permettre des affectations budgetaires multisectorielles et a assurer une integration reelle des activites, partant du principe que les comites de coordination ne garantissent pas forcement le succes d'un projet; (h) une periode de cinq ans est trop courte pour l'execution de projets d'une telle complexite. La duree du projet devrait dtre determinee a partir des profils des d4caissements fondes sur l'experience. 9. Bilan des actions de L'Emprunteur 9.1. Avec la collaboration et l'assistance de la Banque/FAO-CP, l'equipe nationale a ete en mesure de recueillir les informations necessalres pour effectuer une evaluation rapide du projet. Pendant l'execution du projet, le point fort de 1'Emprunteur a ete de promulguer les decrets necessaires visant a l'amelioration des parcours collectifs et de creer la DPA d'Ifrane a Azrou en 1986. Ses faiblesses principales ont ete le taux eleve de changement du personnel de gestion du projet, plus particulierement B Khenifra, l'insuffisance des ressources financieres affectees au projet, de la formation et de l'utilisation d'assistance technique et de l'appui technique des Directions centrales, surtout en ce qui concerne le suivi/evaluation qui n'a pas ete effectue dans une mesure valable. De plus, la coordination entre les Directions centrales (et au sein de celles-ci) et les cellules de gestion du projet etait faible. 10. Relations entre la Banaue et 1'Em~runteu~ 10.1 Les relations entre la Banque et la gestion du projet dtaient bonnes et les echanges de vue du point de vue technique ont aide B perfectionner certaines etudes c o m e par exemple celles prepardes par 1'IAV Hassan I1 pour le developpement des parcours. I1 existait cependant un manque de soutien au projet dans certains departements du Ministere de l'agriculture, ce qui a fait que le projet a souffert de restrictions financibres imposees par le Ministere des finances,'plus severes que celles imposds aux autres projets de developpement rural en cours a cette dpoque. Cette situation a induit la Banque a recommander l'affectation des fonds disponibles en priorite aux composantes agro-sylvo-pastoralesqui sont l'element essentiel du projet, et a reduire la portee de composantes qui n'etaient pas essentielles au projet (par. 5.3). 11. Services des consultants 11.1 A part les services de consultants pour l'entomologie et la comptabilitk analytique se montant a 3 h-m et l'expert en vulgarisation qui, durant 12 h-m a travaille au plan national de vulgarisation, aucun des 109 hommes-mois restants n'ont ete utilises. L'execution du projet et le personnel, particulierement ceux impliques dans le dhveloppement de l'agriculture et de l'elevage et le suivi et l'evaluation, auratent pu profiter substantiellement de l'utilisation selective des fonds prevus pour l'assistance technique. 12. Documentation et d o i d e ~du- ~ rj et o 12.1 Les DPA qui ont execute le projet ont prepard des rapports annuels detailles decrivant les activites entreprises. Pour le rapport drach8vement du projet, la Direction de lfE1evage (DE) a prepare une synthbse de deux rapports, prepares par Les DPA d'Ifrane et de Khenifra, dans lesquels Btaient soulignes les principaux accomplissements physiques du projet. Ce document cependant manque de details sur la plupart des aspects des activites du projet. Dans la composante credit par exemple, le rapport n'indique que des montants globaux par province, sans aucun detail sur la distribution du credit, le type de credit (court, moyen ou long terme), ou sur les taux de remboursement du credit. Comme il a ete mentionne precedemment, dtant donnd que le suivi et l'evaluation ont ete pratiquement inexistants, l'impact du projet sur les productions forestieres, agricoles et fourrageres et sur la preservation des ressources naturelles, ne peut Otre mesure. L'dvaluation qualitative des resultats du projet a ete basee sur des observations faites par la mission au cours -cle..visitesde terrain et sur des discussions avec le personnel du MARA, des DP4 et les participants au projet. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET DE DEVELOPPEMENT ACRICOLE DU MOYEN ATLAS CENTRAL (PRET 2082-MORl DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR A. Confirmation des donnees contenues dans la Premiere et Troisieme Partie L'ensemble des donnees avancees dans la premiere et la troisieme partie concorde en general avec les donnees disponibles dans les deux DPA. Toutefois, certaines rectifications sont a apporter. 8 . Remaraues sur l'analvse de la Premiere Partie Expansion de l'elevage : le programme d'amelioration genetique a ete realise conformement aux directives du plan moutonnier. La zone du projet retenue en tant que zone berceau de la race Timahdite a connu la creation de plusieurs groupements de selectionneurs, adherants a l'hssociation nationale ovine et caprine (ANOC). . - a Pane 8 - (bl Au sujet des discordances relevees entre les prkvisions et les realisations des exploitations du bois d'oeuvre et du bois de feu, il est a rappeler que la totalite des forOts concernees par les exploitations est mise en valeur. Les produits forestiers sont amenages et les previsions en matiere de volume a exploiter sont tires a partir de plans de gestion de ces forets. Ces previsions, qui tiennent compte d'un ensemble de regles de cultures specifiques a la region, sont cependant inferieures a celles faites au moment de l'evaluation du projet. I1 faut aussi signaler que l'elimination des unites forestieres d'exploitation mecanisee a certes un effet negatif sur 1'exploitatFon du bois d'oeuvre mais elle a aussi un effet positif puisqu'elle aurait constituee une lourde tdche a 1'Administration en matiere de gestion. Par ailleurs, l'amelioration des techniques d'exploitation donnera de bons rksultats quant a l'exploitation du bois de feu. En matiere drelevage,des resultats positifs ont ete enregistres au niveau du groupement ANOC (Boumia-Itzer et Tounfit), grace aux mesures d'encadrement sanitaire, alimentaire, genetique et gestion des troupeaux. Ainsi, sur 2.519 antanaises presentees A la shlection, la commission nationale de selection a retenu 1.680 soit 66.75 X . Ces resultats ont constituh une base pour la vulgarisation aupres des autres eleveurs qui ont cred un groupement A Aguelmouss-Hrirt. Concernant l'amelioration pastorale, le parcours d'El Faija n'a pas ete suffisamment traite. I1 y a lieu de constater que les essais ont ete. realises et que les conclusions qui en ont decoule ont s e m i de base au programme d'amelioration pastorale en cours; la mise en defense a egalement permis une reconstitution spectaculaire de ce parcours. I1 se trouve, cependant, que l'absence d'un programme de suivi et drevaluation n'a pas permis de quantifier lrimpact des actions realisees. En matiere dramelioration genetique caprine, les circonstances epidemiologiques en France et en Espagne nravaient pas permis de faire aboutir le programme prevu. Neanmoins, en 1990 ce programme a ete remplaci par le projet de creation d'une station caprine dans la commune rurale d'El Hammame dont le financement est assure par le budget d'equipement de la Direction de l'elevage. I1 est a souligner aussi que l'infrastructure crbbe en mati&re de poste dreLevage et d'equipement en moyen materiels et, notamment en v8hicules. permet actuellement un encadrement sanitaire adCquat et particulidrement en ce qui concerne la maitrise des maladies reputees legalement contagieuses. Par ailleurs, le renforcement en equipements de conservation et de traitement du lait et de ses derives au niveau des d e w cooperatives laitieres Zayane et El Ayachi a permis d'ameliorer La production laitidre; les d e w cooperatives commercialisant annuellement entre 230 et 250 tonnes de lait. Pane LO 6.9 - Le paragraphe " . . . le financement de 28 ..." n'est pas clair et merite dr6tre revu en precisant que le financement a 6th fait B partir de differentes sources a savoir : le PMAC, etc. Mais en tout htat de causes, la methodologie utilisee par la DPA de Khenifra a ete fort appreciee lors des missions de concertation. 6.11-- Les structures du projet sont bien conscientes de lrinterCt du suivi-evaluation dans l'execution du projet. Cependant, vu les frdquentes mutations des cadres responsables du projet et des restrictions budghtaires, cette activite n'a ete executee que partiellement. En effet, le suivi des activites (realisations physiques et financieres) a hte bien realis6 dans les deux DPA. Cependant, le suivi et l'evaluation du transfert technologique et de l'impact des actions du projet a fait defaut. et seules quelques actions ephemeres ont ete executees dans la zone d'Ifrane. C. Bilan des actions de la Banaue La Banque a participe activement durant toute la vie du projet, depuis la conception jusqu'a l'achevement. Par les frhquentes missions de supervisions, elle a participe a lever plusieurs contraintes posbes durant l'execution du projet. D. Bilan des actions de 1'Emprunteur Le Gouvernement du Maroc, conscient du r81e qua joue la dkveloppement de l'elevage et des parcours dans les regions arides, a entrepris les actions suivantes pour pouvoir reussir le projet : la creation de la DPA d'Ifrane la promulgation des decrets de creation du phrim&tre d'amklioration pastoral de Timahdite et de Ain Leuh la participation active des responsables du Ministere de l'intdrieur et de 1'information la constitution du comite Directeur et des commissions provinciales et inter-provinciale En plus de ces actions, il a procedd A : la constitution des comites fractions ou les kleveurs se concertent entre eux sur les modalites d'exploitation du parcours l'installation d'une redevance pour l'utilisation du reseau d'adduction d'eau potable de Timahdite (partie pastorale). Le montant genere de redevance -est destine au recrutement de main d'oeuvre qualifie et a l'achat des pieces de rechange nkcessaires a l'entretien du reseau. E. Lecons tirees Dans des projets similaires au PHAC (dimension, conditions climatiques,etc.), il est necessaire de tenir compte,des la phase dV6valuation, des retards qu'engendrent les conditions climatiques sur l'exdcution du projet.. Certes, le projet a connu des prolongations, mais celles-ci auraient dO Otre prevues des le depart afin de rnaintenir "un projet dynamique". En outre, ce type de projet devrait avoir une dude raisonnable car les problemes de-developpement des ressources naturelles sont souvent difficiles en raison des diversites et cornplexites du milieu d'ordre economique, sociale, institutionnelle,agronomique, etc. Ainsi, il est estime qu'une duree de huit annees peut s'averer raisonnable avec eventuellement une prolongation de deux annees. Par ailleurs, afin d'assurer le maximum de succes aux optirations entreprendre, il est necessaire de se premunir des le depart d'un certain nombre de conditions qui sont les suivantes : (a) .une phase d'observation qui permettra d'une part la mise en place des institutions et des formes juridiques du projet et d'autre part, de mettre en place des groupements d'eleveurs et la creation de perimetres pastoraux comwtnaux et de. vulgarisation; c'est une phase essentiellement des sensibilisation des utilisateurs ayant droit. Le lancement des essais pastoraux et l'introduction des cultures fourrageres en sec seront entames durant cette phase; (b) une dewieme phase sera essentiellement consacree A une. planification simple de l'espace et un ddbut de substitution des cultures cerealieres en zone ddfavorable; (c) la troisieme phase sera l'dtape croisihre avec une planification biologique de l'espace a travers l'utilisation de l'impact animal combine a d'autres techniques adaptees au milieu naturel. F. Relations entre la banque et 1'Emorunteur Dans le cadre du projet Moyen Atlas Central, les relations entre la Banque et le Gouvernement marocain ont ete satisfaisantes. Ce qui a contribue a la bonne execution du projet. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC (PRET 2803-MOR) TROISIEME PARTIE : DONNEES STATISTIOUES Tableau 1 : Autres Prgts de la B a n ~ u edans Le Secteur Pret/Credi t Objectif Annee dlapprob. Statut Pret 2590-MOR Soutenir l a premiere phase de mise AF. 85 Clos Le 24 Pret a i'ajusternent du secteur en oeuvre du programne du j u i n 1987 agricoLe Gouvernement dans Le secteur d'ajustement agricole. Les o b j e c t i f s principaux sont d1amkLiorer l e taux de croissance agricole tout en restant dans les l i m i t e s des ressources prbliques. Pret 2885-MOR Soutenir l a d e u x i h phase de mise AF. 88 Decaissement Deuxieme pret a I'ajustement du en oeuvre du p r o g r a m de La 3kne secteur aqricoLe d'ajustement a moyen terme du tranche en secteur agricole du Gouvernement, instance dans Le cadre d'un p r o g r a m general de restructuration macro- economique. Les o b j e c t i f s essentiels sont de s t i n u l e r l a croissance agricole e t de ramener Le d e f i c i t budgefaire et l e d e f i c i t des corrptes courants a un . niveau controlable. Pret 1602-HOR Augmenter les revenus e t Le bien- AF. 78 sous Proiet Aqricole de Fes-Karia-Tissa e t r e social de 33.900 familles supervision rurales dans La region du p r o j e t en : a) am6liorant Les services de Date de recherche et de vulgarisation, cloture b ) en augmentant l a d i s p o n i b i l i t e o r i g i n a l e : des c r e d ~ t s ,c ) en amiliorant Les 30/6/86 fournitures d'intrants, d) en controlant l'erosion, e) en Date de rehabilitant les terres perdues c l o t u r e pour l ' a g r i c u l t u r e e t f ) en actuelle : procdant a des investissements 30/6/90 dans ( ' i n f r a s t r u c t u r e : dans les routes, les ecoles, postes de sante e t L'adduction d'eau. PrCt/Credit Object if Annee diapprob. Statut Pret 2217-HOR Am6liorer l e niveau de v i e de l a AF. 83 Saus Proiet de develo~wmentasricole population predaninamnent r u r a l e supervision O u l m e s - R m n i habitant dans l a region du p r o j e t par l e &veloppement de Date de llagriculture, de L1eLevage e t des c l d t u r e forCts e t en fournissant de originate : meilleurs services sociaux e t 12/31/89 agricoles. Date de cldture actuel l e : 06/30/92 PrCt 1848-MOR Rendre durables Les systPmes AF. 80 Proiet de developaement r u r a l de agricoles prevalant dans les Loukkos bassins versants de Loukkos en minimisant les e f f e t s destructeurs de L'erosion des sols e t en augmentant l a productivite agricole et les revenus des p e t i t s agriculteurs. Les a c t i v i t e s du projet devaient s e r v i r de d e l e avant dietre repliquees a une plus g r a d e echelle dans l a region du R i f . Pret 1704-MOR Le p r o j e t vise a augmenter La AF. 79 Clos l e Quatrieme projet de c r e d i t aqricole production agricole marocaine et, 06/30/83 par consQuent, a am6liorer les c o d i t i o n s de v i e dlenviron 175.000 familles rurales. Le projet couvrira l a plus grande part du programne de p r e t a moyen e t long terme de l a Caisse Nationale de C r d i t (CNCA) e t un programne dlinvestissement r u r a l jusqu'en aout 1982. Un cofinancement slelevant a 75 m i l l i o n s de d o l l a r s est fourni par l e FlDA e t par KfU. Les decaissements sont ponctuels. Atin d'alleger les p r o b l h s de Liquidite a court terme dGs a l a recente secheresse, ses preteurs, l a Banque y conprise, ont augmnte leurs pourcentages de decaissements de leurs p r e t s respectifs. Pr4t 2367-MOR financement des a c t i v i t e s de l a AF. 84 Clos l e Cinquieme prolet de c r d i t agricole CNCA 1982-1986. Cout en devises 03/ 17/87 t o t a l e de 196 m i l l i o n s de d o l l a r s finance par BU. FAOES, BAfD e t KfU. Pret Znl-MOR Financement des a c t i v i t e s de l a AF. 87 Clos Le 2/90 Sixikne proiet de c r e d i t aqricole CNCA 1987-1990. Cout en devises 101 m i l l i o n s de d o l l a r s cofinance par BM e t KfU. - 21 - Tableau 2 : Calendrier du Proiet Prew. Revise Reel Identification (Resume analytique du projet) mai 1979 Preparation juil. 1980 nov. 1980 nov. 1980 Mission drevaluation avr. 1981 avr. 1981 Negociations du prgt dec. 1981 dec. 1981 Approbation Conseil jan. 1982 jan. 1982 drAdministration Signature du pr&t mars 1982 mars 1982 Mise en vigueur Sept. 1982 . nov. 1982 du PrCt Cloture du prPt juin 1988 juin 1989 - dec. 1990 dec. 1990 Achevement du prdt avr. 1991 Tableau 3 : Decaissements du Pr6t A. Decaissements cumulatifs estimes et reels Exercice financier Banque Estimations Estimations Reel Xdes estimations evaluation ajustees a/ de L'evaluation ajustees - ~- ~~- ~ - - - - - - - * - - - - - - - - - - - - - - - (en millions de dollars) -------------------. - EF 83 31 decembre 1982 30 juin 1983 1.O 0.11 0.0 - EF 84 31 decembre 1983 2.5 30 juin 1984 5 .O 31 decefrbre 1984 7.8 30 j u ~ n1985 11.0 - EF 86 31 decembre 1985 14.6 30 juin 1986 19.0 - EF 87 31 decembre 1986 23.0 30 juin 1987 26.0 - EF 88 31 decernbre 1987 30 juin 1988 - EF 89 31 decembre 1988 30 juin 1989 31 decembre 1989 30 j u ~ n1990 3; decembre 7990 30 juin 1991 a/ Base sur L'annulation de 5 millions de dollars (novembre 1984) et de 8 millions de dollars (avrit 1987) et de 5 millions de dollars (decerrbre 1989). B. Decaissements prevus et reels par categorie Categorie Prevu Revise Actualise RBel/Rbvise 4 b/ - - - - - (en millions de dollars)- - - - - X 1. Travaux se rapportant au projet (autres que les travaux relatifs a la construction du systeme d'alimentation en eau et des routes A + B 10 2. Programme de traitement anti- parasitaire et construction du syteme d'alimentation en eau et des routes 8.4 3. Materiel, vehicules et acquisition d'animaux selectionnes 4.2 2.7 4. Services de consultant et de specialistes, et formation a l'etranger 3.0 1.4 5 . Depenses d'exploitation 0.0 1.1 0.2 6. Non affect6 3.4 0.3 TOTAL 29.0 - a/ Accord de prdt de mars 1982. Le pr6t total s'eleve a 29 millions de dollars E.U . - b/ Base sur un montant total du prCt de 11 millions de dollars apres une annulation de 5 millions de dollars (L1 novembre 1984), une deuxieme annulation de 8 millions de dollars (13 janvier 1987), une restructuration du projet et une derniere annulation de 5 millions de dollars (18 decembre 1989). Tableau 4 : Execution du Proiet: Ratios d'execution Composantes Unit d Projetd Rdvis.6/87 Reel X r(el/projete I. D e v e l ~fotrestier 1. Plans dla&nagement forestier Plans prepares pour a) Infrastructure Postes v i g i e unite Postes radio unite Pare- feu km Pornage des forets bornes Construction routes km Brigades entretien uni t i rout i e r Pepinieres unite Reserve de Seheb ha b ) Arklioration de l a product ion Regeneration des forets de cedres Eclaircissage de jeunes c a r e s Depressage t a i l l i s de chenes verts (dont 9.000 ha dans les forets de Bouhsoussen) Plantation de coniferes 2. Services Forcstiers a) Construction Bureaux unite Postes forestiers uni t i Logements unite Ateliers ' . - a uni t i Hangar unite b ) Equipment Equipement unites d'exploitation (2) unite Equipment brigade d'entretien routier (2) uni t i Equip. anti-incendie uni te Equip. pepinieres (41 uni t i Vehicules (LxL, vehicules legers, carnions) uni t i C y c l m t e u r s unite Hiveleurse u n i t e Atelier de reparation mabi le unite Camionnette unite d' Bas car l'entrepreneur a abandonne les travaux Composanres Unite Projete Revise/87 Reel X reel/projete 3. Unites Provinciales uni t e 2 dlExploitation d . Trairement a n t i - p a r a s i t a i r e Pulverisation ha 59.000 Suivi/recherche u n i t e 1 . Amjnaqement parcours A&lioration gesrion (12.000 ha a Bouhsoussen) Arbustes fourragers Autres am. sytvo-pasto- rales (ensernencement, f e r t i [ i s a t i o n ) a) N u t r i t i o n anirnaLe Gestion des parcours er instat l a t i o n de clotures (Timahdite, Ain Leuh e t Fai ja) Reseau d f a l i m e n t a t i o n en eau (Tirnahdite) u n i t e 1 Polnts d'eau u n i t e 14 F e r t i l l s a t i o n parcours ha 13.000 Reensemencement parcours ha 2.000 Arbustes fourragers (Fai j a ) Routes d' acces (Timahdite) km 16 Formation am. parcours personnel b) Elevage Agents sanitatres personnel Etude (fabrlque de f romage) a u n i t e Etude ( u r i l sati ion produits secondaires) u n i t e Etude ( a k l i o r a t i o n des animaux) u n i t e Construction Centres de sante animate u n i t e Logements u n i t e Sc3ticrrs de m n c e uni ce Equi ns u n i t e Bovins u n i t e d/ a eouhsoussen b/ 7.500 ha a T imahdi re sont geres avec des dCtai t s A court ou long terme 2' ~ V O L iU ~ f g' t o t a l Composantes Unite Projete Revise/87 Reel % reel/projete Stations dlelevage u n i t e 3 bains antiparasi tes u n i t e 18 Centres c o l l e c t e du l a i t u n i t e 2 Station ovine u n i t e 1 Equipernent Equipement agricole u n i t e 70 Equipment c o l l e c t e Lait u n i t e 18 Vehicules u n i t e 24 I 1 I . Oevelcaxmmt agricole 1. Vulqarisation Personnel de vulgarisation personnel (nouveau Formation locale Voyages d'etudes CeLlule gestion vulg. (sp6ciaListe-matiere) u n i t e Construc c ion Construction remise en e t a t de centres e t de sous-centres de vulgarisation u n i t e Logementsu u n i t e 0epot u n i t e Ate( i e r s u n i t e Equipement pour centres de vulg. Audio pour recherche [NRA, a t e l i e r s u n i t e Ven icu( es u n i t e Cyclomoteurs u n i t e a) Azrou etudes pour remise en etat de 9.600 ha d'ln- frastruture d ' i r r i g a t i o n etude Routes dlacces km Plantation d'arbres ha f r u i t i e r s b ) Midelt L Jgement u n i t e E rude uni t i Remise en Stat de ( ' ~ n f r a s t r u c t u r e d ' i r r i g a t i o n - Routes d'acces 2' i v o l u t i f b/ t o t a i C' desquets 248 ha sont canplPt6s 8 25 % Composantes Unite Projete Revise/87 Reel % reel/projete Plantation dtarbres ha 250 0 0 f r u i t iers Veh icules uni t6 6 IV. Assistance Technique A T Long terme h-rn Vulgarisation A T court terme en h-m am6nagement parcours, recherche. suivi Tableau 5: CoQts et Financement du Proiet A . CoQts du Projet 1. Coilts estimes et codts reels Rubrique Estimations du REP RBel (MDH) (MDH) Etudes Developpement forestier Developpement agricoleg Developpement elevage Developpement sylvo-pastoralh' Petite hydrauliques' Infrastructure Coiit total du projet&/ CoQt total - $US"' Note : Les donnees disponibles ne sont pas suffisantes pour faire la distinction entre coi~tsen devises et coiits locaux. ' y compris du c r d i t suwl&nentaire dans (es estimations du REP. Le REP qe f a l s a l t pas des categories >eparees. .- , ; Probabiement pas L'entlerete du cout reei. 4' Excluant l e crEdit suppl6mentaire. Estimations rielles; i l nlest pas certain que tous les coGts entre 1988 e t 1990 arent ete inclus. Les estimations reeltes excluent egalemnt les estimations sur les couts de i ' e x p l o i t a t i o n . 8' En u t i l isant Le taux de change moyen $EU/DH came dans . l e tableau 5 A . l 2. Coiits du projet en MDH 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 TOTAL E t udesd/ 1.75 1.49 1.56 0.90 1.35 1.55 6.91 0.70 0.93 17.14 I n f r a s t r u c t u r e 6.52 0.90 2.55 3.57 2.80 6.28 1.49 2.31 3.45 29.87 Developpement agricol&/ 0.34 0.54 2.28 1.86 0.49 0.98 0.17 0.43 - 7.09 Developpement elevage 0.67 0.73 2.39 5.16 6.95 2.98 4.26 5.20 4.48 32.82 Developpement f o r e s t i e r 2.48 5.97 8.68 3.63 8.58 6.28 3.78 4.49 2.90 46.79 P e t i t e hydraul iqu&' 0.10 0.14 0.26 0.38 0.09 - 0.97 Cout t o t a l du P r o j e t 11.86 9.77 17.71 15.5 20.26 18.07 16.61 13.13 11.76 134.68 DH/SEU 7.10 8.80 10.10 9.10 8.40 8.20 8.48 8.00 8.00 Total m i l l i o n s de SEU 1.67 1.11 1.76 1.70 2.41 2.20 1.96 1.64 1.47 15.92 - B. Financement du Projet (millions de dollars) Source Previsions Accord de P r 6 t Reel BIRD 29.0 8.8 Contribution CNCA~/ 14.8 N.A Contribution agriculteurs 6.5 N.A Total 92.2 21.5 IL n'est pas exc(u qulune partie de La cotrposante petite hydraulique s o i t conprise sans cette rubrique. Pas de donnees disponibles depuis 1988. -d, Pas de donnees f i a b l e s ou i n d i c a t i v e s de La CNCA sur l e cout du c r & i t suppl6mentaire. Zone du p r o j e t d ~ s p o n i b l e . -C , Les estimations de La mission sont basees sur Le solde de l a BIRD e t sur d t a u t r e s sources. f' Pas de donnees disponibles de La CNCA au moment de l a preparation du rapport dlach&vement. Tableau 6: Resultats du Proiet A. Avantages directs 1. Production forestiere Indicateurs Unite Projections Reel Xr6el additionnelles (Total) projete (annee 5) Grumes de cedre rn3 300.000 250.039 na Bois de feu de Steres 50.000 na na cedre Bois de feu de Steres 850.000 380.624 na chdne Charbon de bois Quintal 86.133 na de chene 2. Production des parcours fourragers Superficie Situation a L'evaluation Situation prevue Actuelle (1991) X reel (annee 12) de La produc - t i o n projetee Zone R e n d ~ n t P r o d w t i o n Zone Rendement Production Zone Rendement P r o d w t i o n (000 ha) UF/ha- ( m i l l i o n s UF) (000 ha) UF/ha ( m i l l i o n s UF) (000 ha) UF/ha ( m i l l i o n s UF) - Foret 30.1 169 5.1 30.1 213 6.4 na na na na - Parcours 76.0 173 13.2 76.0 228 17.3 na na na Bouhsoussen - Foret 67.3 326 21.9 67.3 528 35.7 4.8 75&/ 3.6 10 Ain Leuh - Foret 44.3 173 7.7 44.3 271 12.0 - -no activit+/ - - - Parcours 71.7 350 25.0 71.7 547 39.2 - -no a c t i v i t y -- T imahdi t e - Foret 12.8 164 2.1 12.8 235' 3.0 na na na - Parcours 39.5 250 9.9 39.5 467 18.4 7.5 . 480 3.6 20 -a/ UF = u n i t e fourragere; equivalent n u t r i t i o n n e l 1 kg d'orge. 9 'st imation A L'exception de L1enfoncernent des w i t s dteau B. Impact Economique Hypotheses Evaluation X reel estime X (en plein d6v.) Taux de rentabilite economique - Parcours collectifs de Timahdite 21% 37 Note : Les estimations des resultats reels sont basees sur une production annuelle additionnelle d'Unite Fourragere (UF = 1 kg de grains d'orge) passant de 250 a 480 UF/ha. Le taux de conversion UF/Kg de 30 tient compte des besoins plus eleves en energie des troupeaux qui pbturent. L'analyse tient egalement compte de la composante sante animale sur la base de la reduction de la mortalite de 13 a 7% par an pour un troupeau sur un parcours am6nag6 de 7.500 ha. L'analyse a ete effectuee sur une periode de 20 ans. C. Etudes Etudes Objectif Statut Impact de l'etude - Programme de routes Mettre en Complete sur Meilleur amenagement forestieres oeuvre 244 148 km des forgts km de routes forestieres - Remise en etat de Remise en Complete 398 ha remis en etatg/ l'infrastructure etat de pour 1.640 ha a Khenifra Boumia - Plans detailles de travail au niveau tribal , , - . pour le developpement de : Midelt na na na Azrou Developpe- Etude faite Production fourragere ment des pour augmentee de 92% parcours 25.000 ha a Timahdite Moulay Bouazza Developpe- Acheve Production fourragere (Bouhssousen) ment sylvo partielle- augmentee de 230% pastoral ment " Desquels 2L8 ha sont achevees A25 %.. Tableau 7 : Statut des Clauses Principales (Pr$t ,2082-HOR) Section de lfAccord de Pret Description Statut LIEnprunteur v e i l l e r a a ce que l a CNCA Conforme fournisse du c r d i t agricole aux agriculteurs de l a zone du p r o j e t LIEnprunteur nomnera a l a t e t e de chacune Conforme des deux unites dlentretien des routes un responsable aide de personnel LIEnprunteur s'assurera les services dlun Annul6 sur l a r e c m n d a t i o n consultant specialiste de l f e x p l o i t a t i o n du Conseil National des des bois e t suivra e t evaluera les Forets resultats de L1exploitation f o r e s t i e r e LIEnprunteur l i m i t e r a l'enploi du d i m i l i n Enploi du d i r n i l i n 6lirnin6 par a 10% e t f o u r n i t a l a Banque des preuves l a gestion du p r o j e t que Les eleveurs ont e t e a v e r t i s e t que Les mesures d ' i n t e r d i c t i o n dlacces des zones ont ete prises LIEnprunteur suivra e t evaluera les Conf orme resultats du programne de traitement a n t i p a r a s i t a i r e avec llassistance de consultants specialises. [ldefinira un s y s t h de controle phytosanitaire e t l e rnettra en oeuvre au plus v i t e LIEnprunteur creera une agence de Conf o r m services drequipement r u r a l a Bourmia e t une sous-agence a Moulay Bouazza e t les dotera de personnel LIEnprunteur e t a b l i r a un contrat annuel Conforme de recherche entre les DPA d t l f r a n e e t L ' I M R A , ., 6 LIEnprur~teur selectionnara e t employers F a r t i e l lement conforit. Les consultants selon Les directives de l a Banque pour L1emploi des consultants LrEnprunteur elaborera un s y s t i w de Partiellement c o n f o r m -suivi/evaluation avec L'aide de consultants Rapport d'audit annuels Conform Tarifs annueis de pature sur Les parcours Conf orme forestiers E t a b l i r une redevance dlabreuvement e t un Conf orme systkne de son recouvrement pour l e reseau d'alimentation en eau de Timahdite Section de ilAccord de Pret Description Proposition de modalitis pour Le Conforme recouvrement du tout des investissements Pertiellenrnt conform h relatifs a l'ad~ioration des parcours Bouhswssen collectifs (Tiinahdice et Bouhsoussen) Apgiication des proposrtions de recouvrement du cout des invescissements des parcours coiLectifsConforme Proposition de modalites pour Le Psrtieliemnt conform recouvrement du cour des investissements relarifs aux petits prietres irrigues B. Missions de Supervision Stade du Cycle du Mois/Annee No. de S+cialisation Taux de Projet personnes performance du p r o j e td/ I d e n t i f i c a t i o n 05/79 Preparation a/ 07/80 Evaluation - Pre-evaluation 11/80 - Evaluation 04/81 Econaniste, ingenieur rural, ingdnieur agricole, specialiste de llBlevage, s e c i a l i s t e f o r e s t i e r Slpervision - Supervision 1 - Supervision 1 Forestier ( t e r r a i n 1-8/06/82) - Supervision 2 lngenieur a g r o n m , specialiste de l'elevage, sp6cialiste forestier - Superv~sion3 lngenieur a g r o m - Supervision 4 lngenieur agronome - Mission etude S e c i a l i s t e f o r e s t i e r - Supervision 5 lnghnieur agronome - Supervision 6 Sp6cialiste f o r e s t i e r - Supervision 7 lngenieurs agronome (21, s e c i a l i s t e de (Examen a m i - L1eLevage, Bconomiste, i n g h i e u r parcours) agronome (consultant) - Supervision 8 SNciaListe forestier - Supervis~on9 IngCnieur agronome, sp6cialiste forestier - Supervision 10 b/ lngenieur agronane 3 - Supervision 11 lngenieur agronome, sp6cialiste S.O. forestier, ingenieur agronome S.O. S.O. lngeniecrrs a g r o n m , s N c i a l i s t e de S.O. l'elevage - Supervision 14 Ingenieur a g r o n m , s e c i a l i s t e de 1'elevage - Suwrvisinn 15 I n g h i e u r a g r o n m 2 - Supervision 16 lngenieur a g r o n m S.O. a/ La preparation du p r o j e t a ete f a i t e essentiellement par l e persomel msrocain avec llassistance de l a FAO/CP. Plusieurs missions FAO/CP ont eu l i e u entre mi 1979 et j u i l l e t 80 pour reconnaissance, pr6- i d e n t i f i c a t i o n et preparation. Les d e r a i l s en ressources de personnel ne sont pas disponibles. Q/ ies rapoorts de supervision pour I s periode sLlanr de decehre 1986 a octobre 1986 n'ont pu etre trouvees clans les dossiers du projet. -C/ Deux mlsslons degupervision au m i n s ont eu lieu. Rapports e t d e t a i l s indisponibles. / Taux de performance : 1 = pas ou peu de p r o b l h s ; 2 = p r o b l k n s mod6res; 3 = p r o b l h s inportants. RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU MOYEN ATLAS CENTRA4 (PRET 2082-MOR) Utilisation des terres et rendements des cultures A Ifrane Annees 1983 1984 1985 1986 1987 1988 Timahdite Timahdite Timahdite Timahdite Timahdire Timahdite and Ain Leuh and Ain Leuh and Ain Leuh and A i n Lcuh and Ain Leuh and Ain Leuh Totai Total Total Total Total Total Orge Superficie (ha) 6.500 6.500 7.000 7.100 6.000 7.000 Rendement (qx/ha) 12.5 11.5 11.5 10 13 11 B l e Superficie (ha) 10.000 1 1 .OOO 11 .oOO 10.800 10.800 10.500 dur Rendement (qx/ha) 12 i3 13.5 1 1 14.5 14 B l e Superficie (ha) 4.000 4.000 4.000 4.281 6.500 8.000 Tendre Rendenlent (qx/ha) 14 15 15 13.5 15.5 15 Fourrage S u p r f i c i e (ha) 1.425 1.730 1.790 1.780 2.380 2.580 ( f o i n ) Rendement (qx/ha) 37.5 40 45 40 40 40 ANNEXE 2 RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC PROJET DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU MOYEN ATLAS CENTRAL (PRET 2082-MOR) Tableau 1 - Utilisation des Terres dans la Zone du Proiet Foret Parcours Terres cultivkes Total Boumia Itzer M. Bouazza' Timahdite 12.756 39.450 Ain Leuh 44.336 71.680 Total 154.438 '191.030 175.040 516.608 ' 1'- Tableau 2 - Pluviosite movenne annuelle en rnm/an dans la zone du uroiet Timahdite Ain Leuh Itzer Boumia M.Bouazza

Key facts
Organisation World Bank Group
Adoption date
Country Morocco
Source World Bank