Document de la Banque mondiale POUR USAGE OFFICIEL Rapport No 10985- RAPPORT D'ACHEVEMENT - MALI p (Credit 1442-MLI/SF10-MLI) 31 juillet 1992 Division Population et ressources humaines Departement du Sahel Region Afrique Le present document fait l'objet d'une diffusion restreinte. I1 ne peut Otre utilise par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut Otre divulguee sans l'autorisation de la Banque mondiale. GLOSSAIRE AT Assistance technique BAD Banque africaine de developpement BP Bureau de projet CAA Centre d'apprentissage agricole CS Centre specialise pour les agents de vulgarisation agricole DEF Direction de l'enseignement fondamental DETA/FP Direction de l'enseignement technique agricole et de la formation professionelle DETP Direction de l'enseignement technique et professionnel DNAFLA Direction nationale de l'alphabetisation et de linguistique appliquee DNEF Direction nationale de l'enseignement fondamental DNPES Direction nationale de la planification et de l'equipement scolaire DTS Droit de tirage special EIV Ecole d'infirmiers veterinaires ESC Projet de consolidation du secteur education FAC Fonds d'aide et de cooperation FF Formation des formateurs FMI Fonds monetaire international GRAEB Groupe de recherche-actionsur l'education de base IDA Association internationale de developpement IPEG Institut pedagogique d'enseignement general IPN Institut pedagogique national MDR Ministere du developpement rural MEN Ministere de l'education nationale PFP Document cadre de politique economique PPF Mecanisme de financement de la preparation des projets REP Rapport d'evaluation du projet UNESCO Organisation des Nations-Unies pour l'education, la science et la culture USAID Agence des Etats-Unis pour le developpement international 1 $EU = 298 FCFA (cours moyen fin 1988) MALI TROISIEME PROJET D'EDUCATION (Credit 1442-MLI) TABLE DES MATIERES Page PREFACE......................................................... RESUME DE L'EVALUATION........................... iii PARTIE I. EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'IDA ........... Fiche signaletique..................................... Generalitks............................................ Objectifs du projet. composantes et cibles ............. Conception et organisation du projet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Execution du projet. supervision et risques............ Resultats du projet.................................... Perspectives........................................... Prestations de 1'IDA ................................... Prestations de l'emprunteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Aspects relationnels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Services de consultant et bourses ...................... Donnees et documents relatifs au projet. . . . . . . . . . . . . . . . PARTIE I1. PARTIE I11. INFORMATION STATISTIQUE Tableau 1. Prets et credits connexes.................... Tableau 2. Calendrier (Cr.1442-MLI & SF10-MLI).......... Tableau 3. Calendrier des decaissements (estimes et effectifs) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 4. Decaissements prevus et effectifs par categorie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 5. Ventilation des coQts. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 6a. Dates d'achevement (prevues et reelles) des composantes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 6b. Donnees de base et indicateurs de performance du secteur education. . . . . . . . . . Tableau 6c. Resultats. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 7. Application des clauses des accords de credit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tableau 8 . Utilisation des ressources de la Banque. . . . . . Le present document fait l'objet d'une diffusion restreinte. I1 ne peut ktre utilise par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut ktre divulguee sans l'autorisaticn de la Banque mondiale . RAPPORT D'ACHEVEMENT MALI TROISIEME PROJET D'EDUCATION (CREDIT 1442-MLI/SFlO-MLIL PREFACE Le present document constitue le Rapput d'achevement (RAP) du Troisieme projet d'education au Mali, pour lequel le Credit 1442-MLI d'un montant de 4.440.000 DTS (equivalant a 4,6 millions de dollars en 1984) et le Fonds special de 1'IDA SF-10MLI d'un montant de 4.660.000 DTS (equivalant a 4,9millions de dollars) ont ete approuves le ler mars 1984. Le credit a ete clos le 30 septembre 1990, a la date prevue par 1'Accord de credit. Le Credit 1442-MLI a ete entigrement decaisse. Pour ce qui est du SF-10MLI, le solde non decaisse de 31.175 DTS a ete annule le 26 mars 1991. Le RAP a ete etabli par la Division Operations-population et ressources humaines du Departement du Sahel de la Region Afrique (Preface, Parties I et 111) et par llEmprunteur (Partie I1 qui est parvenue a 1'IDA en juillet 1991). Aucune mission d'achevernent n'a ete entreprise pour etablir les parties du RAP qu'il revenait aux services de 1'IDA de rediger. Ces parties ont ete etablies a partir, notarnment, du Rapport d'evaluation, de 1'Accord de credit, des rapports de supervision, de la correspondance entre 1'IDA et llEmprunteur, des notes internes de llIDA,des rapports de consultant et d'entretiens avec les services de l1IDA,y compris ceux qui ont participe a la conception et a la realisation du projet. - RAPPORT D'ACHEVEMENT MALI- TROISIEME PROJET D'EDUCATION (CREDIT 1442-MLI/SF10-MLI) RESUME DE L'EVALUATION Obiectifs 1. Le Troisieme projet d'education avait pour objet de a) renforcer le Ministere de l'education nationale (MEN) et, plus precisement, ameliorer la planification et le financement de l'education ainsi que l'administration de l'enseignement technique et de la formation professionnelle; b) ameliorer la qualit6 de l'enseignement fondamental en experimentant et en appliquant de nouveaux programmes pour les enseignants et les eleves; c) ouvrir plus largement l'enseignement fondamental aux enfants et aux adultes (en particulier aux femmes et aux jeunes agriculteurs) et, a cet effet, developper la formation des maitres et reviser les programmes de formation en tenant compte des programmes existants d'education parallele pour adultes; d) assurer un meilleur niveau de qualification aux agents de vulgarisation agricole et aux techniciens de l'elevage. En accord avec ces objectifs, le projet comportait quatre composantes: Composantes du projet et description 1. Developpement institutionnel. Planification de 'l'education : I1 s'agissait de reorganiser, de developper et d'aider la Direction nationale de la planification et de l'equipement scolaire afin qu'elle soit mieux a m6me de i) collecter les donnes et d'etablir des cartes scolaires; ii) d'elaborer des programmes de developpement de l'enseignement; iii) d'analyser les co6ts de ces programmes; et iv) de suivre leur mise en oeuvre. Le proiet devait financer l'achat de mobilier et de materiel, la realisation de travaux d'agrandissement, l'augmentation des depenses de fonctionnement, ainsi que les services de specialiste (36 mois d'experts et 15 mois de consultant) et 17 bourses d'etudes pour le personnel permanent de la Direction de la planification et de l'equipement scolaire (DNPES) ou de 1'Institut pedagogique national (IPN) (au total 128 mois d'etudes). 2. Administration de l'enseirznement technique et de la formation professionnelle : Afin d'organiser, de gerer et de superviser la planification et la gestion des programmes d'enseignement technique et de formation professionnelle en concertation avec les employeurs des secteurs prive et public, il etait prevu d'organiser, au sein du MEN, un service special qui beneficierait d'une aide exterieure. Le proiet devait.prendreen charge le coOt de la construction, de l'ameublement, de l'equipement et du fonctionnement des nouveaux bureaux, et la France,apporter l'assistance technique pour l'administration du service, l'etablissement des programmes - iv - - d'etudes et la formation du personnel enseignant. La composante u developpement institutionnel B entrait pour 9,3 I. dans le colit total de base du projet tel qu'il avait ete estime au moment de l'evaluation. Developpement de l'enseignement fondamental 3. A~~lication titre experimental de nouveaux programmes : Cette a composante visait a l'elaboration et a l'application, a titre experimental, de nouveaux programmes d'etudes (de la lere a la 6eme annee d'etudes) adaptes aux conditions du Mali; a l'application de ces programmes dans les ecoles de la region de Segou; et a la formation des 240 instituteurs charges de l'application de ces programmes. Le Droiet devait prendre en charge les depenses de fonctionnement liees a l'application des nouveaux programmes dans 40 ecoles de la region de Segou; les depenses de formation et le colit du mobilier, du materiel et des fournitures pour une equipe de specialistes a Segou; le coOt du mobilier et du materiel pour 40 ecoles experimentales; et les services de specialiste pour l'evaluation de l'experience. En outre, & proiet devait financer la mise au point et l'introduction, a titre experimental, de nouveaux programmes pour les 7-9emes annees d'etudes, programmes dont l'elaboration avait ete entreprise dans le cadre du Deuxieme projet. I1 avait ete prevu d'appliquer ces programmes. 4. Formation des maitres : I1 s'agissait de creer 360 places supplementaires en construisant deux nouveaux instituts pedagogiques d'enseignement general (IPEG) a Niono et a Kangaba; de refondre, pour les ameliorer, les programmes de formation des maitres, compte tenu de la reforme de l'enseignement fondamental; de fixer les criteres d'admission aux IPEG de facon a limiter a 5 % au plus le taux des redoublements a la fin de la premiere annee. Le proiet devait financer la construction, l'achat de mobilier et de materiel, les depenses de fonctionnement pendant 18 mois, des services de specialiste (18 mois) pour la revision des programmes de formation des maitres, et des bourses (72 mois) pour la formation et des voyages d'etudes. 5 . Cours Dour adultes : Le projet visait a donner a la Direction nationale de l'alphabetisation et de linguistique appliquee (DNAFLA) les moyens de former de nouveaux moniteurs, de produire du materiel pedagogique et des emissions radiophoniques nouvelles, d'evaluer les nouveaux programmes, de superviser les programmes d'alphabetisation fonctionnelle pour adultes, de favoriser le developpement de l'education fonctionnelle pour adultes en prenant en charge les cofits de fonctionnement de trois nouveaux programmes mis en oeuvre par la DNAFLA, a savoir : i) le programme d'alphabetisation fonctionnelle destine aux travailleurs agricoles employes dans les societes publiques de developpement; ii) le programme de postalphabetisation destine aux jeunes agriculteurs investis de responsabilites dans le cadre du village; et iii) le programme d'enseignement menager concu a l'intention des femmes. Le proiet devait financer la production de 305.000 brochures didactiques, la realisation d'emissions radiophoniques, la formation de 920 moniteurs, les services de specialiste (18 mois de consultant) et des depenses de fonctionnement. La composante "developpementde l'enseignement fondamental" entrait pour 58,8 % dans le coGt total de base du projet tel qu'il avait ete estime au stade de l'evaluation. Formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage 6. Formation des agents de vulgarisation apricole : Le but etait - d'ameliorer la formation des agents de vulgarisation agricole et, a cet effet, i) d'apporter des ameliorations aux locaux qui abritaient le Centre d'apprentissage agricole (CAA) de M'Pessoba; ii) de creer un centre specialise (CS) pour le recyclage d'une quarantaine d'agents de vulgarisation employes dans le secteur cotonnier; et iii) d'etablir un programme de recyclage en cours d'emploi a l'intention des agents de vulgarisation. & projet devait financer les travaux de construction, l'achat de mobilier et de materiel, des services de specialiste (36 mois de consultant) pour le lancement du programme de recyclage, et des bourses (68 mois d'ktudes) pour le recyclage des enseignants du CAA et du CS. 7. . Formation des techniciens de l'eleva~e : I1 s'agissait de lancer a l'intention des techniciens de l'elevage et de mener a bien des actions de formation continue dans la nouvelle ecole d'infirmiers veterinaires (EIV) qui avait vu le jour dans le cadre du Deuxieme projet d'education. Le ~roiet devait couvrir les equipements complementaires necessaires pour l'elaboration et l'application d'un programme de formation continue pour les techniciens de l'elevage, l'augmentation des depenses de fonctionnement pour 1'EIV de Sotuba, l'assistance technique (36 mois de consultant) et des bourses pour les professeurs de 1'EIV. La composante "formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage" entrait pour 25'1 % dans le coQt total de base du projet tel qu'il avait ete estime au stade de l'evaluation. Gestion du proiet 8. Bureau du proiet : I1 avait ete prevu d'utiliser, en le renfor~ant,le bureau de projet existant (BP). Le proiet devait prendre a sa charge le coat du personnel local supplementaire, du comptable et de l'architecte expatries, du materiel, des depenses de fonctionnement, des services de specialiste pour la verification annuelle des comptes du projet et des bourses. 9. Elaboration de proiets : Le projet prevoyait d'aider 1'Etat a elaborer de nouveaux projets d'investissement dans le secteur de l'education. Le projet devait financer les services d'un architecte et d'un specialiste de l'education (16 mois de consultant). La composante "gestion du projet" comptait pour 6,9 Z dans le coQt total de base du projet tel qu'il etait estime au stade de l'evaluation. 10. Execution du proiet : Organise au sein du MEN, le bureau du projet (BP) etait charge de la gestion et de la coordination generales du projet. La mise en oeuvre de la composante (cformation de techniciens de llagricultureet de l'elevage N relevait du Ministere du developpement rural (MDR). C'est le secteur education de 1'IDA qui, en concertation avec le secteur (cagriculture, elevage et approvisionnement en eau n , a supervise le projet. Le BP qui a beneficie d'une aide dans le cadre de la composante a gestion du projet avait a sa disposition un personnel competent et devoue )) et le projet a ete realise dans les delais et sans problemes majeurs (exception faite des retards dans le recrutement des consultants et l'attribution des bourses). En fait, une avance a m6me ete prise sur le calendrier pendant toute la periode d'application du projet tant pour les composantes materielles que pour les decaissements. Cela tient a une bonne preparation du projet dans le cadre d'un PPF. Les seuls retards importants intervenus dans la realisation des composantes materielles ont concerne la construction, dans le cadre de la composante a enseignement fondamental r , des deux IPEG finances par la BAD et la solution des problemes d'approvisionnement en eau rencontres dans le cadre de la composante u formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage r qui a demande quatre ans. Les choses sont en revanche allees beaucoup plus lentement pour les composantes immaterielles participant de l'amelioration de la qualite de l'enseignement fondamental et des difficultes ont surgi en cours d'application. Etant lies au nombre des postes a pourvoir dans la fonction publique, les effectifs de plusieurs ecoles et instituts finances par le Projet ont accuse une forte decrue. Le passage d'une situation de penurie a celle de maitres qualifies en surnombre a amene 1'IDA a recommander, dans le cadre du projet relais "consolidation du secteur de l'education", l'utilisation de deux IPEG pour la formation continue des maitres. La preference du Gouvernement pour des stages de formation sur place plutBt qu'a l'etranger et pour l'utilisation de specialistes locaux plutat que de consultants expatries a entraine des retards dans le recrutement de consultants et l'attribution des bourses. Resultats 11. Les objectifs du Projet ont ete realises c o m e suit : a) I1 etait prevu de doter le MEN de nouveaux movens institutionnels afin d'ameliorer la planification et le financement de l'education ainsi que l'administration de l'enseignement technique et la formation professionnelle. Cet objectif a ete atteint en partie. En raison de retards dans l'attribution des bourses, la formation a ete moins poussee que prevu. b) I1 etait prevu d'ameliorer la qualite de l'enseignement fondamental. L'objectif a ete partiellement atteint. De nouveaux programmes d'etudes ont ete appliques dans 40 ecoles de la region de Segou et 240 instituteurs ont suivi des stages a cet effet. Le specialiste de la formation pedagogique prevu dans le projet a dte remplace par une equipe malienne. Les nouveaux programmes, oeuvre de cette equipe, etaient trop theoriques. c) Le projet devait ouvrir plus larpement l'enseignement fondamental aux enfants et, a cet effet u,developper la formation des maitres. Les resultats n'ont pas ete a la mesure des attentes, malgre certaines ameliorations des taux de scolarisation a l'echelle nationale. Le taux de scolarisation, qui etait en 1981 de 20,4 % dans le premier cycle de l'enseignement fondamental et de 12,8 % dans le second cycle, etait en 1987 passe a 24 1 pour le premier cycle mais retombe a 8 Z pour le second. La construction des IPEG finances par la BAD a ete achevee avec quelques retards. La duree des etudes dans les IPEG a ete portee de deux a quatre ans. -1/L'objectif du projet etait indirect. La politique du Gouvernement etait de n'adrnettre les enfants a l'ecole que dans la mesure ou un instituteur qualifie pouvait les y accueillir. L'acces a l'ecole etait donc limite par le nombre des rnaitres qualifies. - - vii - d) I1 etait prevu d'ameliorer l'enseignement fondamental pour adultes en developpant l'usage des langues vernaculaires, mais le projet s'est heurte a des difficultes organisationnelles et financieres. La reforme a deborde le cadre prevu dans le projet et l'evaluation interimaire a conclu a une necessaire consolidation avant tout elargissement. Les recherches linguistiques complementaires qui avaient ete prevues ont ete realisees a 50 % environ. e) I1 avait ete prevu de relever le niveau de qualification des agents de vulgarisation agricole et des techniciens de l'elevage. Cet objectif a ete en grande partie atteint. Sur le plan materiel, des ameliorations ont ete apportees a m CAA conformement au calendrier prevu, mais il a fallu des annees pour venir a bout des problemes d'approvisionnement en eau qui ont handicape 1'EIV. Le programme de formation des formateurs (FF) et les stages de recyclage de 1'EIV ont ete des succes, mais le probleme de la reduction des effectifs n'a pas ete pris en consideration suffisamment t6t en cours de projet. 12. Le Credit a generalement ete decaisse dans les delais et le rapport cott/performances a ete bon. La bonne execution des composantes materielles s'explique par une preparation minutieuse financee par un PPF ainsi que par l'achevement des etudes techniques et l'etablissement du dossier d'appel d'offres au moment ou avant l'entree en vigueur du credit. Resultats et enseinnernents 13. a) L'efficacite avec laquelle les composantes materielles du projet ont ete realisees montrent l'intergt d'avoir un bureau de projet bien defini et experimente. b) La realisation des composantes immaterielles a pris du retard par rapport a celle des composantes materielles du fait, en partie, de i) la'preference du Gouvernement pour les experts locaux et des stages de formation sur place plutBt que pour des consultants expatries et des stages a l'etranger; et ii) l'absence d'accord entre 1'IDA et le Gouvernement sur la meilleure maniere d'elargir l'experience tentee par la DNAFLA d'utiliser les langues vernaculaires dans l'enseignement fondamental et les cours d'alphabetisation pour adultes. C) I1 est devenu difficle d'appliquer le nouveau programme a Segou car celui-ci reclamait un travail de consolidation dans d'autres regions du Mali non incluses dans le projet. d) Bien que l'objectif assigne a la formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage ait ete dans une large mesure atteint, la question de l'impact a long terme des programmes de formation aurait dfi Btre correctement posee des le stade de la conception du projet. Les modifications importantes apportees au programme et au budget en cours d'application n'ont pas permis de resoudre pleinement le probleme, vu la chute importante des effectifs des CAA et de 1'EIV. - - viii - D'autres enseignements peuvent Otre tires ainsi que l'a releve le Gouvernement : e) Les objectifs du projet etaient trop ambitieux et chaque composante aurait pu Otre plus soigneusement preparee, ce qui aurait facilite le suivi et l'evaluation; f) Opere en fin de projet, le transfert de competences de la DNAFLA aux directions regionales de l'education etait malvenu compte tenu du manque de personnel a l'echelon regional et la qualite des rapports soumis au coordinateur du projet s'en est ressentie. g) Les objectifs pedagogiques assignes aux responsables de l'alphabetisation ont ete bien loin d'6tre atteints; les cours de formation intensive n'etaient pas suffissarnment longs et les animateurs auraient dfi 6tre recrutes a un plus haut niveau (au moins au niveau de la 9eme annee d'etudes). I1 n'y a pas eu recrutement d'etudiants, cornme il etait prevu, entre le niveau du baccalaureat et du superieur. h) La composante a formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage B a atteint ses objectifs, mais les resultats auraient pu 6tre meilleurs si l'on avait prevu plus t6t une couverture des depenses recurrentes liees aux infrastructures et aux equipements apres la fin du projet. RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET MALI TROISIEME PROJET D'EDUCATION (Cr 1442-MLI/SF10-MLI) PARTIE I EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'IDA A. Fiche signaletique Titre : Troisieme projet d'kducation Credit No : 1442-MLI/SFlO-MLI VPR : Region Afrique Pays : Mali Secteur : Ressources humaines Sous-secteur: Education et formation agricole B. Generalites 1.1 Objectifs du developpement sectoriel. Explicites hors des conferences nationales de 1962 et de 1978, et reaffirmes dans des documents rediges pour la conference des bailleurs de fonds internationaux de 1982, les objectifs du Gouvernement en matiere d'education confortaient la priorite donnee par le Plan quinquennal a la valorisation des ressources humaines. I1 s'agissait d'assurer : a) l'egalite d'acces a un enseignement de qualite; b) la releve, par du personnel malien, des professeurs expatries du secondaire et du superieur; c) un meilleur ajustement de l'enseignement aux besoins du pays en main-d'oeuvre; et d) l'amelioration des moyens publics de planification educative. Tant le Credit 420-MLI, signe en 1973 et clos en 1980, que le Credit 733-MLI,signe en 1977 et clos en 1983, ont contribue a une amelioration de la qualite et a un developpement de l'enseignement fondamental (y compris de l'alphabetisation des adultes), de l'enseignement des sciences et des techniques, de l'enseignement technique et professionnel, de la formation d'agents de vulgarisation specialistes de l'agriculture et de lielevage, et de la formation de gestionnaires pour les secteurs prioritaires. En 1980-81 toutefois, l'enseignement fondamental des premier et deuxieme cycles ne touchait respectivement que 20,4 % et 12,8 % de la population, alors m6me que le Mali avait consenti de gros efforts pour developper les cours pour adultes et mettre au point des methodes d'enseignement a faible coiit. Une etude approfondie du secteur education-formation effectuee en 1981 par des specialistes maliens avec l'aide de 1'UNESCO a mis en lumiere les contraintes administratives et educatives faisant obstacle au developpement du secteur. I1 fallait rnieux adapter l'enseignement fondamental aux conditions nationales; deux options etaient proposees : developper l'usage des langues vernaculaires et s'engager dans la voie de la ruralisation. Entre-temps,les effectifs du secondaire et du superieur avaient augmente rapidement. I1 y avait tout a la fois plethore de dipl6mes du superieur dans certaines disciplines et penurie d'enseignants permanents qualifies. L'administration scolaire paraissait excessivement centralisee et les enseignements secondaire et superieur avaient beneficie d'une augmentation des credits aux depens de l'enseignement fondamental. 1.2 Presente en 1982, le rapport d'evaluation retrospective consacre au Premier projet d'education recommandait entre autres le renforcement des institutions cles come 1'IPN et la Direction de la planification et de l'equipement scolaires (DNPES). Tirant parti de l'experience acquise dans la mise en oeuvre des deux premiers projets d'education qui avaient eu chacun un impact positif sur le systeme scolaire malien, le projet donnait egalement la priorite a un meilleur ajustement a w besoins du marche de l'emploi et a une meilleure utilisation des ressources disponibles. Parmi les mesures a prendre ou a etudier plus avant, le Gouvernement avait en 1984 retenu : l'amelioration du taux de scolarisation; la mise sur pied de services efficaces de statistiques et de cartes scolaires; la reorganisation de l'enseignement superieur malien et l'arrkt du recrutement automatique des dipl6mes du superieur par la fonction publique; et la creation d'un service de l'enseignement technique au sein du Ministere de l'education nationale (l'enseignement technique et professionnel relevait de plusieurs services). Ces mesures d'application immediate etaient au fondement mkme de la politique d'education et de formation du Gouvernement en 1984. 1.3 Des mesures avaient deja ete prises avant 1984 pour remedier aux problemes evoques plus haut. I1 avait ainsi ete mis fin a l'attribution systematique de bourses aux lyceens et les bourses accordees aux etudiants poursuivant leurs etudes a l'etranger avaient ete reduites (ce qui, de 1978 a 1982, avait ramene la part des bourses dans le budget de l'education de 45,2a 29 %) ; une redistribution des credits au sein du budget de l'education s'etait operee au profit de l'enseignement fondamental qui, de 1978 a 1982, voyait ainsi sa part passer de 27,8 a 38,4 X ; des directions regionales de l'education avaient ete creees dans toutes les capitales provinc.iales et dans le district de Bamako; enfin, la Direction nationale de l'enseignement fondamental (DNEF) avait ete chargee de mener a bien une reforme de 1'enseignement fondamental, avec le concours de 1'Institut pedagogique national (IPN) et de la DNAFLA. Le Gouvernement avait aussi porte un coup d'arrkt au gonflement des effectifs de la fonction publique en mettant fin au recrutement automatique des dipl6mes de l'enseignement superieur. 1.4 Situation economique et politique. En depit de 1'extrgme inegalite des precipitations et de l'absence de debouche maritime, le Mali a un potentiel de developpement economique. L'agriculture et les ressources minerales, en particulier, lui ouvrent des perspectives de developpement a long terme. Si la croissance annuelle moyenne du PNB par habitant n'a ete, de 1960 a 1981, que de 1,l % en valeur reelle, c'est en grande partie a cause des carences de gestion et d'une mauvaise utilisation des ressources publiques. En 1980, 93 % environ de la population active malienne travaillait dans l'agriculture et l'elevage, et le secteur traditionnel, domine par l'agriculture de subsistance, entrait pour 40 X dans le PNB et l'ensemble des recettes d'exportation. En 1984, importations et exportations representaient ensemble la moitie du PIB cependant que la culture du coton et l'elevage fournissaient 80 % des exportations. En 1989, pres de 90 % des 8,7millions d'habitants du Mali dependaient encore de l'agriculture et celle-ci contribuait pour 50 % environ a la formation du PIB. 1.5 De 1980 a 1982, le Gouvernement s'est engage dans une reforme des finances publiques, des conditions de recrutement de la fonction publique, de l'enseignement, de llagriculture et des entreprises publiques avec l'aide technique et financiere de 1'IDA et du Fonds monetaire international (FMI). Un Projet de gestion et de formation economiques (Credit de 1'IDA 1307-MLI), d'un montant de 10,4 millions de dollars, a ete approuve en 1982 apres l'adoption en 1981 d'un Document-cadrede politique economique; un accord de confirmation d'une duree d'un an et d'un montant de 30,4 millions de DTS a ete conclu avec le FMI en 1982 et suivi un an plus tard d'un accord complementaire de 18 mois, Malgre la reduction des embauches dans la fonction publique et l'arret du recrutement automatique des dipl6mes, les fonctionnaires et le personnel des entreprises parapubliques comptaient encore pour 80 % environ parmi les salaries employes dans le secteur moderne, lesquels representaient 5 % environ de la population active. Le Gouvernement etudiait les possibilites de reorganisation des entreprises publiques. 1.6 Le Plan de developpement 1981-85 prevoyait une revision des conditions de recrutement de la fonction publique, une reorganisation du secteur parapublic en vue d'une plus grande efficacite, ainsi qu'une reorientation du secteur de l'education. Le Gouvernement a lance en 1982 un programme de stabilisation avec l'aide financiere du FMI, mais le rythme des reformes a flechi fin 1986 - debut 1987 lorsqu'il a renonce a mettre en oeuvre des mesures convenues avec 1'IDA et le FMI. Fin 1987, il a reaffirme sa volonte de reforme. Peu apres etaient approuves le Document-cadre de politique economique (PFP) pour 1988-90,un programme d'ajustement du secteur des entreprises publiques, un accord de confirmation du FMI et un programme appuye par la Facilite d'ajustement structure1 pour 1988:89 ainsi que l'admissibilite du Mali au benefice du Programme special pour 1'Afrique. De 1981 a 1988, en depit de fluctuations des resultats, le taux de croissance du PIB reel a ete en moyenne de 2,7 % par an. Le PFP 1988-90 fixait come objectifs une croissance annuelle moyenne du PIB reel de l'ordre de 4,5 % pour 1989-90 et une diminution du taux annuel d'inflation pour le ramener a environ 3,5 % en 1990. 1.7 Articulation entre le projet. le secteur et les obiectifs macroeconomiaues. L'insuffisante valorisation des ressources humaines constitue depuis longtemps un frein serieux au developpement economique du Mali. Apres deux decennies de stagnation economique, le Plan quinquennal de developpement economique et social 1981-85 a inaugure un train de reformes economiques qui privilegiaient le facteur humain dans le developpement economique. Dans le cadre de ce Plan, 8 % du total des investissements sont alles a la valorisation des ressources humaines et 25 % environ des depenses de fonctionnement a l'education. 1.8 Du milieu des annees 70 au milieu des annees 80, les enseignements secondaire et superieur ont connu une croissance rapide dont l'enseignement fondamental a fait les frais. Le trop grand nombre de dipl6mes du secondaire et du superieur a r e un probleme economique et social qui avait d'importantes incidences budgetaires. Malgre la forte opposition des parents et des etudiants, le Gouvernement a pris des mesures de 1978 a 1983 pour mettre fin au sous-financement de l'enseignement fondamental et reduire le nombre des dipl6mes du secondaire et du superieur. Ainsi, il a reduit les allocations d'etudes dans le secondaire et le superieur et il a renonce a incorporer tous les dipl6mes du superieur dans la fonction publique (le recrutement automatique sur titres a fait place en 1983 au recrutement sur concours). Les credits ainsi degages sont alles a l'enseignement fondamental. La penurie d'instituteurs qualifies dans la fonction publique a serieusement freine la progression des effectifs et le developpement de l'enseignement car 1'Etat n'autorisait l'ouverture de nouvelles classes que dans la limite du personnel qualifie disponible. Le projet appuyait la formation des maitres et la refonte des programmes dans le but d'elargir l'acces a l'enseignement fondamental et d'en ameliorer la qualite. En 1984, le Ministere de l'education employait le tiers de l'ensemble des fonctionnaires maliens; les depenses de personnel absorbaient quelque 60 % du budget de l'education nationale et 92 % environ des credits affectes a l'enseignement fondamental. La realisation des objectifs fixes en matiere d'education supposait egalement que le MEN disposzt de moyens accrus pour planifier, etablir des cartes scolaires, collecter et analyser les statistiques. Aussi le projet prevoyait-il le renforcement institutionnel du MEN. 1.9 Le faible taux d'alphabetisation de la population entravait le developpement de l'agriculture et de l'elevage, secteur cle de l'economie et gage de son expansion future. L'alphabetisation de la population, condition prealable a l'acquisition de nouveaux comportements, de nouvelles connaissances et de nouvelles pratiques, supposait un developpement de l'enseignement fondamental. L'interdependance de l'agriculture et de l'enseignement ressort a l'evidence des programmes d'alphabetisation mis en oeuvre par les organismes regionaux de developpement rural. Le projet a pris acte de cette situation d'une double maniere. Premierement, en elargissant l'acces a un enseignement fondamental par ailleurs revalorise, il devait contribuer aux progres de l'alphabetisation dans les zones rurales. Deuxiemement, il comptait aussi une importante composante destinee a la formation d'agents de vulgarisation specialistes de l'agriculture et de l'elevage. Cet effort de formation devait servir un autre objectif d'ordre macroeconomique, a savoir un meilleur ajustement de l'enseignement aux besoins du marche de l'emploi. C. Obiectifs du proiet, composantes et cibles. 1.10 Obiectifs du proiet. Le Troisieme projet d'education avait pour objet de : a) developper les moyens institutionnels du Ministere de l'education nationale (MEN) pour ameliorer la planification et le financement de l'enseignement ainsi que l'administration de l'enseignement technique et de la formation professionnelle; b) ameliorer la qualite de l'enseignement fondamental; C) ouvrir plus largement l'enseignement fondamental aux enfants et aux adultes (en particulier aux femmes et aux jeunes agriculteurs) et, a cet effet, developper la formation des maitres et l'education parallele pour adultes; et d) assurer un meilleur niveau de qualification aux agents de vulgarisation agricoles et aux techniciens de l'elevage. 1.11 Composantes du projet. En accord avec ces objectifs, le projet comportait quatre composantes. Developpement institutionnel : a) Planification de l'education : I1 s'agissait de reorganiser, de developper et d'aider la Direction nationale de la planification et de l'equipement scolaire (DNPES) afin qu'elle soit mieux a m6me de : i) collecter systematiquement des donnees et d'etablir des cartes scolaires; ii) d'elaborer des programmes de developpement de l'enseignement; iii) d'analyser les cocts de ces programmes; et iv) de suivre leur mise en oeuvre. Le proiet devait financer l'achat de mobilier et de materiel, la realisation de travaux d'agrandissement, l'augmentation des depenses de fonctionnement, ainsi que les services de specialiste (51 mois de travail de consultants) et 17 bourses d'etudes pour le personnel de la DNPES et de 1'Institut pedagogique national (IPN) (au total 128 mois d'etudes). b) Administration de l'enseignement technique et de la formation professionnelle : Aux fins d'ameliorer la planification et la gestion de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, il etait prevu d'organiser, au sein du MEN, un . service special qui beneficierait d'une aide. Ce service devait regulierement consulter les employeurs des secteurs prive et parapublic sur les possibilites d'emploi et les programmes de formation pertinents. Le proiet devait prendre en charge le colit de la construction, de l'ameublement, de l'equipement et du fonctionnement des nouveaux bureaux, et la France apporter l'assistance technique necessaire pour l'administration du service, l'etablissement des programmes d'etudes et la formation du personnel enseignant. Developpement de l'enseignement fondamental : a) Application a titre experimental de nouveaux programmes. Executee par la Direction de l'enseignement fondamental (DEF), cette composante visait a l'elaboration et a l'application, a titre experimental, de nouveaux programmes d'etudes (de la lere a la 6eme annee d'etudes) adaptes aux conditions du Mali sous le double rapport du contenu et des langues vernaculaires, y compris l'application de ces programmes dans 40 ecoles de la region de Segou et la formation sur place des 240 instituteurs charges de l'application de ces programmes. Le proiet devait prendre en charge les depenses de fonctionnement et de formation liees a l'elaboration et a l'application a titre experimental des nouveaux programmes, ainsi que le colit du mobilier, des equipements, du materiel pedagogique et des services de specialiste. En outre, le vroiet devait financer l'introduction, dans les ecoles du projet, des nouveaux programmes elabores dans le cadre du Deuxieme projet pour les 7-9emes annees d'etudes. b) Formation des maitres : I1 s'agissait de creer 360 places supplementaires en construisant deux nouveaux instituts pedagogiques d'enseignement general (IPEG) a Niono et a Kangaba; de refondre, pour les ameliorer, les programmes de formation des maitres compte tenu de la reforme de 1'enseignement fondamental; de fixer les criteres d'admission aux IPEG de fa~ona limiter a 5 % au plus le taux des redoublements a la fin de la premiere annee. Le proiet devait financer la construction, lfachatdu mobilier et du materiel, les depenses de fonctionnement, des services de specialistes (18 mois de consultant) et des bourses (72 mois d'etudes). c) Cours Dour adultes : Le projet visait a donner a la DNAFLA les moyens de former de nouveaux moniteurs, de produire du materiel pedagogique et des emissions radiophoniques nouvelles, d'evaluer les nouveaux programmes, de superviser les programmes d'enseignement fonctionnel pour adultes, de favoriser le developpement de l'education fonctionnelle pour adultes en apportant son soutien : i) aux programmes d'alphabetisation fonctionnelle destines aux travailleurs agricoles employes par les societes publiques de developpement, programmes irnpliquant la formation de quelque 200 moniteurs et l'impression de 240.000 brochures educatives illustrees; ii) aux programmes de post- alphabetisation destines aux jeunes agriculteurs investis de responsabilites dans le cadre du village, programmes impliquant la formation de quelque 300 moniteurs et l'impression de 50.000 brochures educatives illustrees; iii) et aux programmes d'enseignement menager conqus a l'intention des femmes et impliquant la formation de quelque 420 moniteurs et l'impression de 15.000 brochures educatives illustrees. Le proiet devait financer la production du materiel pedagogique et la realisation d'emissions radiophoniques, la formation de nouveaux moniteurs, les services de specialistes (18 mois de consultant) necessaires pour evaluer les trois types de programmes et les frais de fonctionnement des trois types de programmes. Formation de techniciens de l'apriculture et de l'elevage a) Formation des aeents de vulearisation agricoles : Le but etait d'ameliorer la formation des agents de vulgarisation agricoles et, a cet effet, i) d'apporter des ameliorations aux locaux qui abritaient le Centre d'apprentissage agricole (CAA) de M'Pessoba; ii) de creer un centre pour le recyclage d'une quarantaine d'agents de vulgarisation employes dans le secteur cotonnier; et iii) d'etablir un programme de recyclage en cours d'emploi a l'intention des agents de vulgarisation. Le proiet devait financer les travaux de construction, l'achat de mobilier et de materiel, des services de specialiste (36 mois de consultant) et des bourses (68 mois d'etudes). b) Formation des techniciens de lfelevage : I1 s'agissait de lancer a 1'intention des techniciens de l'elevage et de mener a bien des actions de formation continue dans la nouvelle ecole d'infirmiers veterinaires (EIV) qui avait vu le jour dans le cadre du Deuxieme projet d'education. Le proiet devait couvrir les equipements, le materiel, la formation des enseignants,l'augmentation des depenses de fonctionnement pour 1'EIV de Sotuba, l'assistance technique (36 mois de travail de consultant) et des bourses pour les professeurs de 1'EIV. I1 etait prevu de former 60 agents de vulgarisation par an pendant la duree du projet dans 1'EIV et dans l'etablissement adjacent aide par 1'USAID. Gestion du projet a) Bureau du projet (BP). - I1 etait prevu d'utiliser, en le renfor~ant,le bureau existant qui avait prepare, realise et supervise tous les projets d'investissement du MEN. Le ~roiet devrait prendre a sa charge le coQt du personnel local supplementaire, du comptable et de l'architecte expatries, du materiel; de la verification des comptes du projet, des bourses ainsi que les depenses de fonctionnement. b) Elaboration de projets. Le projet prevoyait d'aider 1'Etat a elaborer de nouveaux projets d'investissement dans le secteur de l'education. Le projet devait financer les services de specialiste (16 mois de consultant). 1.12 Obiectifs chiffres du ~roiet. Des objectifs quantitatifs avaient ete fixes dans le cadre des composantes a enseignement fondamental Bet u formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage n. I1 etait prevu d'appliquer le nouveau programme d'etudes fondamentales dans 40 ecoles de la region de Segou et d'y preparer 240 instituteurs. 11 etait en outre. prevu de construire a Niono et a Kangaba deux IPEG qui formeraient chacun 180 maitres par an. Deux cents moniteurs devaient ktre formes dans le cadre des programmes d'alphabetisation qui devaient toucher 120.000 adultes dans 2.000 villages; le nombre des moniteurs formes dans le cadre des programmes de postalphabetisation devait Btre de 300 et celui des beneficiaires de 19.000 repartis dans 150 villages; le nombre des moniteurs formes dans le cadre des programmes d'enseignement menager devait ktre de 420 et celui des femmes concernees de 5.000 reparties dans 500 villages. Les trois centres d'apprentissage agricole devaient chacun former 175 agents de vulgarisation par an. Le centre de MfPessoba devait quant a lui chaque annee recycler 40 agents et former 120 agents nouveaux specialistes de la culture du coton. En outre, l'ecole d'infirmiers veterinaires de Sotuba qui avait vu le jour dans le cadre du Deuxieme projet d'education et un etablissement aide par 1'USAID ne devaient pas former plus de 60 techniciens de l'elevage par an. D. Conception et organisation du vroiet 1.13 Le projet prevoyait de doter la DNPES et 1'IPN au sein du MEN de nouveaux moyens et d'utiliser, en le renforqant, le Bureau du projet existant; ce renforcement institutionnel entrait pour 16,2 X dans le coQt du projet. Mis en place dans le cadre du Premier projet d'education et renforce dans le cadre du Deuxieme, le BP fonctionnait bien, alors que la DNPES souffrait de certaines carences de gestion. 1.14 Les composantes a formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage * etaient bien definies et avaient des objectifs clairs. Elles devaient gtre mises en oeuvre par le Ministere du developpement rural qui avait l'experience de la realisation de projets agricoles. Elles presentaient le defaut de ne pas avoir prevu les probl&mes d'approvisionnement en eau qui allaient serieusement ggner le fonctionnement de 1'EIV et du CAA de Samanko pendant quatre ans (Section E du present rapport). 1.15 Les composantes a enseignement fondamental B qui absorbaient 60 X environ des credits affectes au projet touchaient au coeur m6me du systgme educatif malien - l'enseignement fondamental, la formation des maitres et les cours d'alphabetisation pour adultes. La composante a enseignement fondamental * devait gtre mise en oeuvre dans la region de Se.gou et la composante "formation des maitres" dans les regions de Niono et de Kangaba. Si ces composantes n'interessaient qu'un territoire limite, leur mise en oeuvre s'est trouvee compliquee par des problemes d'ordre immateriel. E. Execution du proiet. supervision et risques 1.16 Execution du ~roiet: Organise au sein du MEN, le BP devait superviser la mise en oeuvre de l'ensemble du Projet a l'exception de la composante a formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage * qui relevait du MDR. I1 recevait pour ce faire une aide et wait a sa disposition un personnel competent et devoue. Les missions de supervision successives ont toujours decerne la meilleure note aux responsables de la gestion du projet : mis a part le recrutement des consultants et l'octroi des bourses, tout a ete realise dans les delais sans problemes majeurs. Le credit a ete approuve et signe en mars 1984 et il est entre en vigueur en septembre 1984. GrAce a la qualite des travaux preparatoires menes dans le cadre du PPF (y compris l'etablissernent de tous les dossiers d'appel d'offres par le BP), une avance' a ete prise sur le calendrier tant pour les composantes materielles que pour les decaissements pendant les deux premieres annees de la mise en oeuvre du projet; en novembre 1986, la mission de supervision prevoyait l'achevement du projet avec six mois d'avance sur la date fixee au stade de l'evaluation (decembre 1988). Pendant les deux annees suivantes, l'avance s'est confirmee pour les composantes materielles et les decaissements, cependant que le retard pris dans la realisation des composantes immaterielles obligeait a revenir au calendrier d'achevement initial. Le projet a ete finalement acheve en mars 1990, c'est-a-direavec seulement 15 mois de retard par rapport a la date prevue initialement; le Credit 1442-MLI etait entierement decaisse et le credit SF10-MLI l'etait a 93 % environ le 30 septembre 1990, date de cl6ture. D'un montant de 31.175 DTS, le solde non decaisse a ete annule le 26 mars 1991. Jusqu'au milieu de l'annee 1986, les missions de supervision ont donne la note 1 pour l'etat general du projet et ensuite, la note a ete ramenee a 2. De mkme, pour u les fonds disponibles r la note a ete de a 1 r jusque fin 1985, apres quoi elle a ete ramenee a 2. Pour ce qui est de a l'impact sur le developpement puis de 2 jusqu'a P , la note a ete de 1 jusqu'en juillet 1987, la fin du projet, Quelle que soit la categorie, aucune note n'a jamais ete inferieure a 2. 1.17 Envisage sous l'angle financier, le renforcement institutionnel de la DNPES et de 1'IPN ne representait qu'un element relativement mineur du projet puisqu'il n'entrait que pour 9,3 % dans le coQt total de base du projet. Mais c'etait un volet important du projet, prevoyant l'octroi de bourses au personnel du MEN et la realisation de recherches sur les problemes du secteur. Deux etudes avaient ete menees a bien fin 1985, l'une sur le coQt et le financement de l'education au Mali, l'autre sur les relations entre la formation et l'emploi; 1'IDA n'a toutefois recu officiellement communication des rapports qu'un an plus tard. Une mission chargee de la coordination de l'aide et des discussions sectorielles a examine en novembre 1986 le rapport du Gouvernement sur le financement et la reforme de l'education. Sans nier 1'intergt du rapport en tant que base de discussions, 1'IDA a estime que des etudes complementaires etaient necessaires concernant : a) l'amelioration de.la gestion du systeme existant et les economies possibles, y compris l'allocation et l'utilisation des ressources et l'amelioration selective de la qualite, et b) l'intensification des efforts pour trouver de nouvelles sources de financement, y compris locales et regionales c o m e les associations de parents et d'enseignants. Ces etudes complementaires etaient menees a terme en 1987. Les consultants relevaient dans leurs rapports en 1987 que la DNPES etait isolee au sein du MEN et n'etait pas en mesure de fonctionner de faqon satisfaisante. En 1988 toutefois, un elan nouveau etait perceptible au sein de la DNEPS qui preparait, en concertation avec le BP, le Projet de consolidation du secteur education (CSE). La preference du Gouvernement pour une formation theorique et pratique sur place plut6t qu'a l'etranger a entraine des retards dans l'attribution des bourses a des fonctionnaires de la DNPES et de 1'IPN et elle a amene 1'IDA a lui demander de lui soumettre pour approbation un plan de redeploiement des ressources dans le domaine de la formation. En raison de carences de gestion a la DNPES et des lenteurs dans l'execution generale de la composante, celle-ci n'a pas ete pleinement couronnee de succes. 1.18 L'elargissement de l'acces a l'enseignement fondamental et l'amelioration de sa qualite entraient pour 58,8 X dans le coQt total de base du projet tel qu'il avait ete estime au moment de l'evaluation. Le Gouvernement a accepte en 1984 que la Banque africaine de developpement (BAD) finance la construction et l'equipement de deux instituts pedagogiques d'enseignement general (IPEG). Fin 1985 toutefois, l'accord de credit n'avait pas encore ete signe avec la BAD, les decaissements au profit du Mali etant temporairement suspendus. Fin 1986, les lettres de soumission pour les IPEG finances par la BAD etaient ouvertes et evaluees. Les travaux ont demarre en mai 1987 et les etablissements ont ouvert fin 1988. PlutBt que d'utiliser les 36 mois de service d'un specialiste expatrie prevus dans le Projet, le Gouvernement malien avait decide de confier a un personnel local le soin de reviser les programmes des IPEG. Commences en 1984 par une reunion d'inspecteurs, les travaux avait abouti en 1986, mais les nouveaux programmes, appliques vers le milieu de l'annee 1988 sous le contr6le d'une equipe de I'IPN, avaient ete juges trop theoriques par 1'IDA. Au lieu de recruter au niveau du baccalaureat et de limiter a deux ans la scolarite, les IPEG autres que ceux finances par la BAD formaient, fin 1986, des dipl6mes du premier cycle du secondaire en quatre ans. Les consequences pedagogiques et financieres d'un tel choix n'etaient pas sans preoccuper et 1'IDA et la BAD. Le rapport d'evaluation interimaire rappelait en 1987 au Gouvernement que toute amelioration des programmes des IPEG devait dtre d'un bon rapport coGt-efficacite. I1 est prevu, dans le cadre du projet CSE, de ramener a deux ans la duree de la scolarite, le recrutement s'effectuant au niveau du baccalaureat. Etant lies au nombre des postes a pourvoir dans la fonction publique, les effectifs des IPEG accusaient en 1988 une forte decrue; aussi les deux IPEG finances par la BAD accueillaient-ilsla totalite des maitres stagiaires; les autres etaient transformes en centres de formation continue. L'enseignement public au Mali offre maintenant moins de debouches et le Mali dispose a present de plus de maftres qualifies qu'il ne peut en employer. 1.19 Ces m6mes composantes prevoyaient l'utilisation a titre experimental des langues vernaculaires dans l'enseignement fondamental et des programmes d'alphabetisation fonctionnelle pour adultes. S'agissant de l'alphabetisation des adultes, la DNAFLA avait deja forme le nombre prevu de nouveaux moniteurs en 1987; il y a eu en revanche des contretemps dans la production du materiel pedagogique en raison des difficultes rencontrees dans l'impression des manuels. L'introduction a titre experimental des langues vernaculaires dans l'enseignement fondamental et les cours d'alphabetisation pour adultes s'inscrivait dans le droit fil des objectifs sectoriels et 1'IDA etait convenue de llinter&t pedagogique d'une telle approche. Cependant, la mise en oeuvre a souleve dans un cas come dans l'autre des problemes complexes. Une evaluation des cours d'alphabetisation pour adultes a fait apparaitre des difficultes financieres et organisationnelles et, pour ce qui est de l'utilisation des langues vernaculaires, un rapport d'evaluation interimaire a conseille en 1987 de consolider l'experience avant de l'elargir, notamment pour la partie hors projet. Les pouvoirs publics ont prefere poursuivre dans la voie tracee, celle d'une introduction limitee, a titre experimental, des langues vernaculaires dont le nombre serait porte de deux a six. A l'inverse, 1'IDA etait favorable a une large expansion de l'utilisation des deux langues qui avaient ete testees dans le cadre du projet. Faute d'accord, 1'IDA a renonce a faire figurer la question dans le Projet CSE. 1.20 La composante "formation de techniciens de l'agriculture et de 1'elevage" entrait pour un quart - exactement, 25,l X - dans le coOt total de base du projet, tel qu'il avait ete estime au moment de l'evaluation. Fin 1984, le programme d'etudes des CAA n'etait pas encore arrkte. Compte tenu des debouches limites dans la fonction publique, la Direction de la formation agricole avait, fin 1986, commence a preparer les eleves a creer leur propre exploitation agricole. Fin 1987, la refection et l'agrandissement du centre de M'Pessoba etaient acheves, 1'IDA ayant donne son accord pour des travaux de genie civil supplementaires. Fin 1984, 1'EIV etait prkte a accueillir des etudiants de premiere annee. 2/ I1 n'y avait pas de financement prevu pour les IPEG dans le credit de 1'IDA. 1.21 Le manque d'eau a pratiquement paralyse 1'EIV et le CAA (Samanko). Les terrains avaient ete choisis sans qu'aient ete au prealable etudiees les possibilites d'approvisionnement en eau; des forages ont ete effectues sans succes. Fin 1985, 1'EIV manquait toujours d'eau. Fin 1986, la situation etait meilleure (deux puits avaient ete fores pendant la saison des pluies), mais il restait a trouver une solution permanente. On a tente de coupler l'approvisionnement en eau de 1'EIV avec celui d'un projet de lfUSAID,on a consulte les services specialises de 1'IDA quant a la possibilite de filtrer 1'eau puisee dans les cours d'eau ou de raccorder 1'EIV au reseau urbain qu'il etait alors prevu d'agrandir. Fin 1987, ses problemes d'eau limitaient encore l'efficacite de 1'EIV. L'IDA a donne son accord pour un raccordement au reseau urbain sur la base d'un partage des coQts, 1'EIV devant se brancher sur le laboratoire veterinaire voisin, construit grsce a l'aide de 1'USAID. Fin 1988, il etait toutefois evident qu'aucun accord n'etait possible sur le partage des coQts. Au bout de quatre ans, le probleme a ete finalement resolu par un raccordement au reseau public principal qui a coQt& 64 millions de FCFA (214.800 dollars) et necessite un amendement a l'accord de credit. 1.22 Charge d'evaluer les sous-composantes"formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage", un specialiste de la formation agricole constatait fin 1988 que le programme FF des CAA avait pratiquement epuise les credits et que la forte contraction des effectifs liee a la reduction des debouches dans la fonction publique avait rencheri le cofit de fonctionnement de 1'EIV. Cette composante n'a ete reprise ni par le Projet CSE ni par un projet agricole ulterieur de 1'IDA. 1.23 Le renforcement du BP entrait pour 6,9 % dans le coiit total de base du projet tel qu'il etait estime au moment de l'evaluation. Organise au sein du MEN dans le cadre du Premier projet, le BP a ete renforce pendant les Deuxieme et Troisieme projets d'education et s'est acquitte efficacement de ses fonctions pendant le Troisieme projet. A la faveur d'une avance PPF de 1 million de dollars approuvee en juin 1983, le BP avait pu travailler sur le projet avant meme 1'entree en vigueur du credit. Les efforts de renforcement ont notamrnent porte sur la comptabilite et la preparation des rapports annuels d'audit. Alors que la premiere verification des comptes du projet avait tarde en raison de la difficulte a trouver un cabinet competent pour l'effectuer,les rapports d'audit pour 1984 et 1985 sont parvenus fin 1986 et leurs recommandations ont ete suivies d'effet. Le rapport d'audit pour 1987 est parvenu au milieu de l'annee 1988. Les efforts de renforcement ont porte aussi sur le suivi des composantes assistance technique et formation (( n r n . L'intensification de leur suivi aurait pu en ameliorer les resultats, mais la rnise en oeuvre de ces composantes immaterielles a ete retardee par la preference declaree du Gouvernement pour l'utilisation de specialistes rnaliens et pour des stages de formation sur place. 1.24 Les decaissements du Credit ont generalernent eu lieu a la date prevue et le rapport coQt/performances a ete satisfaisant. La bonne execution des composantes materielles du projet s'explique par une preparation minitieuse financee par un PPF ainsi que par l'achevement des etudes techniques et l'etablissement du dossier d'appel d'offres avant l'entree en vigueur du credit. 1.25 Supervision du proiet. C'est avant tout le personnel du secteur education de 1'IDA qui, dfaoQt 1984 a juillet 1988, a ete charge de superviser le projet en concertation avec leurs collegues des secteurs agriculture, elevage et approvisionnement en eau. Le Tableau 8 donne la composition des equipes de supervision du projet. La charge de directeur du projet, responsable au premier chef de la supervision, a frequemment change de titulaire au cours des premieres annees de l'application du projet, mais une certaine stabilisation est intervenue en 1987-88 lorsque la supervision du projet a ete etroitement liee a la preparation du projet relais CSE. Le BP a collabore avec le personnel de 1'IDA a la preparation du projet CSE. 1.26 Risaues inherents au vroiet. Le projet paraissait, au stade de l'evaluation, comporter surtout le risque que 1'Etat n'affecte pas une part suffisante de son budget au financement des depenses de fonctionnement d'un enseignement fondamental en expansion et des etablissements finances par le projet. I1 etait prevu de suivre l'evolution des credits budgetaires pendant toute la duree du proj'et dans le cadre de rapports annuels d'activite et d'une etude approfondie a mi-parcours, fondes sur des indicateurs et sur un calendrier arrktes d'un commun accord; ce suivi devait 6tre egalement assure dans le cadre des programmes appuyes par les accords de confirmation du FMI,. qui faisaient de la reforme de l'enseignement un objectif essentiel au Mali. Le rapport d'evaluation faisait etat d'un autre risque, celui d'un manque de personnel qualifie dans les etablissements finances par le projet. Pour y parer, le projet reservait d'importants credits au financement de bourses et de services d'assistance technique. 1.27 Le Gouvernement a ecarte le premier de ces risques, celui d'une insuffisance des credits de fonctionnement, par un transfert de fonds des enseignements secondaire et superieur a l'enseignement fondamental. L'assistance technique et les bourses financees par le projet n'ont pas eu totalement raison du second, celui d'une penurie de personnel qualifie, toutes les dispositions prevues n'ayant pas ete prises en temps opportun. Ainsi, la DNAFLA, la DEF et 1'EIV n'avaient pas encore, fin 1986, recrute les specialistes prevus dans le projet. F. Resultats du proiet Les objectifs du projet ont ete realises c o m e suit : a) I1 etait prevu de doter le MEN de nouveaux movens institutionnels afin d'ameliorer la planification et le financement de l'education ainsi que 1'administration de 1'enseignement technique et la formation professionnelle. Cet objectif a ete atteint en partie. En raison de retards dans l'attribution des bourses, la formation a ete moins poussee que prevu. Le Ministere a demande que les fonds affectes aux bourses soient utilises au financement de l'assistance technique dont les services de planification avaient besoin, ce qui a ete fait. Cependant, les choix operes par le Ministere etant insuffisamment judicieux, l'assistance n'a pas eu d'effets benefiques. b) I1 etait prevu d'ameliorer la aualite de l'enseignement fondamental. L'objectif a ete partiellement atteint. De nouveaux programmes d'etudes ont ete appliques dans 40 ecoles de la region de Segou et 240 instituteurs ont suivi des stages a cet effet. Le specialiste de la formation pedagogique prevu dans le projet a ete remplace par une equipe malienne. Les nouveaux programmes des IPEG, oeuvre de Maliens, etaient trop theoriques de l'avis de 1'IDA. c) Le projet devait ouvrir plus largement l'ensei~nementfondamental aux enfants et, a cet effet, developper la formation des maitres. Les resultats n'ont pas ete a la hauteur des attentes, malgre certaines ameliorations des taux de scolarisation et d'alphabetisation a l'echelle nationale. Le t a u de scolarisation - qui etait en 1981 de 20,4 % dans le premier cycle de l'enseignement fondamental et de 12,8 % dans le second cycle - etait en 1987 passe a 24 % pour le premier cycle mais retombe a 8 % pour le second. Cependant, en 1990, a la date d'achevement du projet, 51 etait evident que le Mali avait trop d'enseignants qualifies et sans emploi. Compte tenu des contraintes budgetaires qui limitent les possibilites de recrutement dans la fonction publique, l'elargissement des programmes de formation des maitres ne contribuerait pas a ameliorer l'acces a l'enseignernent fondamental. La construction des IPEG finances par la BAD a ete achevee avec quelque retard a l'automne de 1988 et la duree de formation des maitres a ete portee de 2 a 4 ans fin 1986, ce qui a alourdi les coiits sans ameliorer les resultats sur le plan pedagogique. d) I1 etait prevu d'ameliorer l1enseie;nementfondamental Dour adultes (en particulier pour les femmes et les jeunes agriculteurs) en y introduisant les langues vernaculaires,mais le projet s'est heurte a des difficultes organisationnelles et financieres. En outre, la reforme a deborde le cadre prevu dans le projet et l'evaluation interimaire a conclu a une necessaire consolidation avant tout elargissement. Le taux d'alphabetisation des adultes a progresse de 10 % en 1981 a 15 % en 1987. Les recherches linguistiques complementaires qui avaient ete prevues ont ete realisees a 50 % environ. e) I1 avait ete prevu de relever le niveau de qualification des agents de vulgarisation a~ricoleet des techniciens de l'elevage. Cet objectif a ete en grande partie atteint. Sur le plan materiel, des ameliorations ont ete apportees aux CAA conformement au calendrier prevu, mais il a fallu des annees pour venir a bout des problernes d'approvisionnement en eau qui ont handicape 1'EIV et le CAA. Le programme FF des CAA et les stages de recyclage de 1'EIV ont ete des succes, bien que la reduction des effectifs liee a un retrecissernent des debouches dans la fonction publique ait alourdi les coQts de fonctionnement de 1'EIV. G. Perspectives 1.29 Les dernieres missions de supervision du Quatrieme projet ont ete menees de pair avec la preparation du Projet CSE. Au cours des discussions, un accord s'est degage avec le Gouvernement pour poursuivre certaines composantes dans le cadre du Projet CSE ou d'autres accords de financement. La composante a formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage n etait l'une de celles-la, mais il n'a finalement pas ete juge bon de l'incorporer au Projet ESC ou au projet agricole ulterieur de 1'IDA. L'IDA a toutefois engage le Gouvernement a rechercher d'autres sources de financement. Les perspectives quant a l'impact durable du projet sont ' sombres dans l'immediat. Les experiences pedagogiques menees dans le cadre du projet ont ete concluantes en ce sens que 1'IDA et le Gouvernement sont tombes d'accord pour admettre le bien-fond6 pedagogique d'une demarche consistant a enseigner, les premieres annbes, dans une langue vernaculaire avant de passer progressivement au fran~ais. Ces programmes n'ont pourtant beneficie d'aucune aide dans le cadre du Projet ESC, en partie faute d'accord entre 1'IDA et le Gouvernement sur la maniere de developper l'experience. Alors que 1'IDA proposait d'elargir le champ d'experimentation tout en se limitant a m deux langues les plus largement utilisees, le Gouvernement preferait porter le nombre des langues a six, chacune d'elles n'etant introduice qu'a titre experimental dans un champ restreint. Alors que le renforcement du BP a assure une bonne application du projet, la DNPES et les IPN ne sont pas sortis du projet sensiblement renforces. H. Prestations de 1'IDA 1.30 La charge de directeur de projet a frequemment change de titulaire au cours des premieres annees de la mise en oeuvre du projet, mais une relative stabilisation est intervenue en 1987-88. En depit de ces changements, 1'IDA a noue d'utiles relations de travail et ses avis techniques ont semi de contr6le de qualite. Ainsi, lorsque le Gouvernement a prefere employer des specialistes et des formateurs maliens, 1'IDA a demande un plan de redeploiement des ressources du projet affectees a la formation et des consultations specialisees de courte duree plus pointues. Compte tenu du trop grand nombre d'enseignants qualifies et des coupes operees dans la fonction publique, 1'IDA a egalement recommande dans le cadre du Projet CSE que les IPEG de 1'ESC soient utilises pour la formation continue des enseignants en activite. L'appui donne par 1'IDA a l'introduction, a titre experimental, des langues vernaculaires dans l'enseignement fondamental allait dans le sens des objectifs definis par le Gouvernement en matiere d'education. Pour ce qui est des composantes formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage 1'IDA a fait (( r , preuve d'efficacite, y compris dans la recherche active de solutions au probleme d'approvisionnement en eau. L'evaluation du projet n'a pas prevu l'evolution en longue periode des besoins de formation des maitres. Cela s'explique a la fois par les insuffisances du dialogue likes a un engagement inegal du Gouvernement sur la question et par la degradation grave et imprevisible de la situation financiere generale et les contraintes qui pesaient sur la fonction publique. I. Prestations de l'emvrunteur 1.31 L'atout que representait l'existence d'un BP bien etabli et experimente s'est marque a l'efficacite avec laquelle les composantes materielles du projet ont ete mises en oeuvre. En preferant l'emploi de specialistes maliens et les stages de formation sur place, le Gouvernement etait fidele a la strategie qu'il avait tracee en matiere d'education, mais la realisation des composantes imrnaterielles s'en est trouvee retardee. S'agissant de l'enseignement fondamental, la mise en oeuvre et les discussions qui ont suivi auraient pu &tre menees avec plus de vigueur pour qu'un accord intervienne concernant le meilleure faqon de poursuivre dans le cadre du Projet CSE l'experience engagee sur le terrain des langues vernaculaires. Faute de discussions concretes, approfondies, sur les questions de sensibilite politique et les problemes linguistiques,l'impasse reste totale et il ne semble guere y avoir de chances, a ce stade, que la situation se debloque. Le MDR a fait preuve d'efficacite dans la realisation des composantes "formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage", problemes d'eau mis a part. J. Aspects relationnels 1.32 Au sein m6me de llIDA,le personnel du secteur education a au besoin fait appel aux services (ou aux consultants) specialistes de l'agriculture, de l'elevage et de l'approvisionnement en eau pour la preparation et la supervision du projet. L'existence, au sein du MEN, d'un BP bien etabli et bien gere a facilite la cooperation entre 1'IDA et les pouvoirs publics maliens des le stade de la preparation du projet. Les relations de 1'IDA avec la BAD au sujet de la construction des IPEG et avec le FAC a propos des services de specialiste ont ete bonnes. Au sein de l'appareil d'Etat malien, le MEN a eu de bonnes relations de travail avec le MDR. K. Services de consultant et bourses 1.33 Les services de specialistes finances par le projet ont represente 386,5 mois de travail dont 132 mois de consultants locaux, ainsi qu'il ressort du tableau ci-apres. Les services de consultant se montaient a 1,6 million de dollars, soit 11,9 % du coQt total de base du projet, tel qu'il a ete estime au moment de l'evaluation. Les decaissements destines a la remuneration des consultants et au paiement des honoraires ont represente 15,2 % du total des decais'sementsde 1'IDA au titre du projet. En outre, 5,8 X des decaissements de 1'IDA sont alles au refinancement de l'avance PPF (1 million de dollars) dont une partie a servi au recrutement de consultants. COMPOSANTE EXPERTS MOIS DE BOURSES SPECIALISATION TRAVAIL (MOIS D'ETUDES) DEVELOPPEMENT Planification et 36 INSTITUTIONNEL financement de 1'education Statistiques scolaires 3 Etablissement de cartes 6 scolaires Coordination formation- 6 emploi Enseignement technique 18 Sous-total 69 203 ENSEIGNEMENT Evaluation 6 FONDAMENTAL Methodes de ruralisation 6 de l'enseignement prinaire Integration des travaux 3 pratiques dans l'enseignement general Formation des maitres 36 Evaluation de 6 l'alphabetisation fonctionnelle Evaluation des stages de 6 formation pour jeunes ruraux Evaluation des stages de 6 formation pour les femmes Professeurs/consultants 2,5 Sous- total 7 1 , 5 65 FORMATION DE Formation agricole 42 TECHNICIENS DE Formation de techniciens 36 L'AGRICULTURE de l'elevage ET DE L'ELEVAGE Sous-total 78 146 ADMINISTRATION Passation des marches 2 DU PROJET Evaluation interimaire 4 et finale Revision comptable 6 Prkparation du projet 24 Architecte (recrute sur 86 place) Comptable 66 Sous-total 168 21 Total 386,5 435 1.34 Le projet prCvoyait l'attribution de bourses au personnel local representant 435 mois d'etudes, ainsi qu'il ressort du tableau ci-dessus. Les bourses se montaient a 1,l million de dollars, soit 8,2 % du coiit total de base du projet, tel qu'il avait ete estime au moment de l'evaluation. - Formation et boursesont represente 9,8 % des decaissements de 1'IDA au titre du projet. Toutes les bourses ont ete financees par un credit du Fonds special de 1'IDA. Environ 95 % des bourses accordees dans le cadre du renforcement institutionnel visaient des formations a l'etranger : environ 65 % au Canada, aux Etats-Unis ou en France, et environ 30 % dans d'autres pays dlAfrique de llOuest. Les bourses des composantes enseignement (( fondamental visaient des voyages d'etudes, le plus souvent dans le pays et )# parfois aussi dans d'autres pays africains. Les bourses de la composante u formation de techniciens de l'agriculture et de l'elevage B visaient des stages de formation pedagogique ou technique en France. Les bourses de la composante u administration du projet wvisaient des voyages d'etudes et des seminaires en France ou au Senegal. 1.35 I1 y a eu des retards dans le recrutement des consultants et l'attribution des bourses. Le Gouvernement preferant continuer a travailler avec la mkrne equipe malienne qu'au depart, le recrutement d'un specialiste expatrie de la formation pedagogique dans le cadre de la composante "enseignement fondamental" a ete indefiniment rernis. L. Donnees et documents relatifs au proiet 1.36 Les documents etablis par 1'IDA aux fins du projet etaient suffisamment precis pour permettre L'etablissement du rapport d'achevement, sauf en ce qui concerne la repartition des coQts effectifs par source de financement au moment de l'achevement du projet (ce qui a empCche la reconstitution exacte des cofits). Le rapport d'evaluation a constitue une base adequate pour l'execution du projet. Apres l'evaluation interimaire de la mise en oeuvre du projet achevee au milieu de l'annee 1987, trois dernieres missions de supervision ont ete organisees en juillet 1987, en novembre 1987 et en juin-juillet 1988, parall6lement a la preparation du Projet CSE et les ultimes examens concernant le projet ont aussi ete effectues dans le cadre des travaux de preparation du CSE. I1 n'y a eu aucune mission d'achevement. Les deux credits (Cr. 1442-MLI et SF10-MLI) ont ete clos le 30 septembre 1990. Le Credit 1442-MLI a ete entierement decaisse. Le Credit SF10-MLI n'a pas ete integralement d6caisse et le solde non decaisse, qui s'elevait a 31.175 DTS, a et6 annule. PARTIE 111. INFORHATIOW STATISTIWE TABLEAU 1 REPUBLIQUE DU MALI TROISIEME PROJET D'EDUCATION PRETS ET CREDITS CONNEXES (Jusqu'au 30/6/91) TITRE OBJET ET DATE DE SITUATION REMARQUES MONTANT L'APPROBATION (MILLIONS 8 ) PROJETS ACHEVES Education (0420-0) 5,O 19/06/73 CLOS LE 30/06/80 TOTALEMENT DECAISSE Dev. r u r a l integre (0491-0) 8,O 06/06/74 CLOS LE 30/09/78 TOTALEMENT DECAISSE E1evage (0538-0) 13,3 11/02/75 CLOS LE 30/06/84 TOTALEMENT DECAISSE DECAISSE 15,06 Agriculture Mali sud (0669-0) 15,5 14/12/76 CLOS LE 31/12/84 ANNULE 0,44 DECAISSE 9,65 Education I 1 (0733-0) 10,O 07/07/77 CLOS LE 30/06/83 ANNULE 0,35 DECAISSE 7,97 Develop. i n d u s t r i e l (0986-0) 8,o 26/02/80 CLOS LE 30/06/88 ANNULE 0,03 Gestion e t formation (1307-0) 10,4 07/ 12/82 CLOS LE 31/12/88 DECAISSE 11,22* econorniques DECAISSE 28,95* Dev. r u r a l Mali sud 11 (1415-0) 25,9 11/10/83 CLOS LE 30/09/90 ANNULE O , O l f PROJETS EN COURS (DTS) (DTS) Cons. O f f i c e du Niger (A035-0) 9,o 17/05/88 CLOS LE 30/06/92 DECAISSE 1,29 e t (1906-0) 39,8 17/05/88 CLOS LE 30/06/97 DECAISSE 5,46 Alimentation en eau r u r a l e (FOO7-0) 6.3 20/12/83 CLOS LE 30/06/92 DECAlSSE 6,10 e t (1431-0) 4,6 20/12/83 CLOS LE 30/06/92 DECAlSSE 5,19 Develop. s a n i t a i r e (1422-0) 16,7 06/12/83 CLOS LE 30/09/91 DECAISSE 18,80 D6v. region Mopti (1597-0) 19.5 21/05/85 CLOS LE 30/09/91 DECAISSE 12,96 Ajust. secteur entreprises publiques (1937-0) 40,O 24/06/88 CLOS LE 30/06/92 DECAISSE 27.01 Develop. i n s t i t u t i o n n e l 9,s 24/06/88 CLOS LE 31/12/94 DECAlSSE 5,11 entreprises publiques (1938-0) 26,O 29/06/89 CLOS LE 31/12/94 DECAISSE 4,87 Cons. secteur education (2054-0) Secteur agricole (2163-0) 53,O 21/06/90 CLOS LE 31/12/96 DECAISSE 18,42 Ajustement structure1 (2188-0) 70,O 11/12/90 CLOS LE 30/06/93 DECAlSSE 19,29 Services agricoles (2235-0) 24,G 02/05/21 CLOS LE 30/09/95 DECAISSE 0,00 Sante, pop. et hydraulique rurale 11 (2217-0) 26.6 19/03/91 CLOS LE 31/12/97 DECAISSE 0,00 * La difference entre, dlune part, Le montant du c r k i i t et, dlautre part, Le total decaisse et l e solde annule est imprtable aux variations du DTS par rapport au dollar. Les credits, cunne Les d6caissements. sont donnes en DTS. TABLEAU 2 REPUBLIQUE DU MALI TROISlEME PROJET D'EDUCATION CALENDRIER ( c R . ~ ~ ~ ~ - &M LSF10-MLI) I POSTE DATE PREVUE DATE REVISEE DATE EFFECTIVE IDENTIFICATION 7/81 PREPARATION 11/81-3/82 11/81-10/82 MISSION D'EVALUATION 12/82 12/82 1-12/82 APPROBATION AVANCE PPF (1 MILLION $1 NEGOCIATIONS 9/83 CREDITS IDA & FONDS SPECIAL APPROBATION CONSEIL DES ADMINlSTRATEURS SIGNATURE CREDIT SlDA & FONDS SPECIAL ENTREE EN VIGUEUR CREDITS IDA & FONDS SPECIAL AVENANT ACCORD D E CREDIT AUGMENTATION MONTANT DU COMPTE SPECIAL & REDUCTION SOMMES NON AFFECTEES REALLOCATION MONTANT CREDITS IDA & FONDS SPECIAL ACHEVEMENT PROJET 2/88 3/90 CLOTURE DU CREDIT 9/90 9/90 TABLEAU 3 REPUBLIQUE OU MALI TROlSlEME PROJET D'EDUCATION CALENDRIER DES OECAISSEMENTS (ESTIMES ET EFFECTIFS) EXERCICE CR. 1442-ML I S F I O - M L I TOTAL CR.1442-MLI ~ ~ 1 0 - M L I TOTAL TOTAL BANQUE M l L L l E R S $ M I L L I E R S S H l L L l E R S $ M l L L l E R S S M l L L l E R S 3 M l L L l E R S S EFFECT l FS EST. CUMULES EST. CUMULES EST. CUMULES EFF. CUMULES EFF. CUMULES EFF. CUMULES EN % TOTAL ESTIME 55 8 0 8 8 101 1 1 4 1 6 2 1 9 1 2 3 0 2 2 0 2 1 7 2 1 4 2 0 2 2 0 3 2 9 1 1 8 4 1 7 5 1 7 0 1 6 7 1 5 7 1 5 7 2 4 4 2 3 9 1 3 3 1 2 4 1 1 3 TABLEAU 4 REPUBLIQUE DU M A L I TROlSlEME PROJET DIEDUCATION D c c a i s s e r n e n t s p r G v u s e t e f f e c t i f s p a r categorie CATEGOR lE ALLOC. PREVUES DAMS ACCORDS ALLOC. REVISEES ( 1 9 8 8 ) DAMS TOTAL DES DECAISS. ( M I L L I E R S TOTAL DES DECAISS. E F F E C T l F S ACCORDS CREDIT ( M I L L I E R S DTS) DTS) (EQUIV. M l L L l E R S 8 ) (CR 1 4 4 2 - M L I ) S F 1 0 - M L I (CR 1 4 4 2 - M L I ) S F 1 0 - M L I (CR 1 4 4 2 - M L I ) S F l O - M L I (CR 1 4 4 2 - M L I ) S F 1 0 - M L I M I L L L I E R S DE D T S M I L L I E R S DE D T S M I L L I E R S DE D T S M I L L I E R S DE D T S 1. TRAVAUX DE GENIE 1 . 2 5 0 1 . 4 8 0 1 . 4 3 3 1 . 7 1 3 C I V I L (HORS P A R T I E 8.3) 2. MOBILIER (HORS 1 2 0 2 7 0 2 7 4 2 9 7 PARTIE 8.3) 3 . MATERIEL AUDIO- 5 1 0 7 8 0 8 7 2 1- 0 2 9 VISUEL, MATERIEL DE BUREAU E T VEHICULES (HORS PARTIE 8.3) 4. MATERIEL AGRICOLE, 9 3 0 1 . 1 3 0 87 8 1 . 0 3 7 MAT. LABO, MATIERES D'OEUVRE, MATERIAUX ET AUTRE MATERIEL (HORS PARTIE 8.3) 5 . SERVICES DE 1 . 5 3 0 1 . 2 0 1 1 . 3 7 8 1.710 CONSULTANT E T DE S P E C I A L I S T E 6. FORMATION ET BOURSES 1 . 0 6 0 9 5 0 8 8 5 1 . 1 2 2 7. DEPENSES D'EXPLOI- 7 7 0 9 8 0 1.465 1 - 8 3 4 TATION ET DE S U l V I DAMS L E CADRE DES PARTIES A,B,C 8. AUGMENTATION DES 8 6 0 1 . 6 0 0 1 . 4 5 6 1.753 DEPENSES D ' E X P L O I T . DANS L E CADRE DES PARTIES A,B,C 9. DEPOT I N I T I A L SUR 6 0 1 2 0 1 2 0 1 2 0 ( 7 0 ) ( 3 2 ) ( 1 0 3 ) (86) COMPTE SPECIAL 1 0 . REMBOURSEMENT PPF 9 7 0 4 6 9 5 2 9 5 2 9 11. NON AFFECTEES 3 9 0 5 3 0 TOTAL 4 . 4 4 0 4 . 6 6 0 4 . 4 4 0 4 . 6 6 0 4 . 4 4 0 4 . 6 2 9 5 . 2 1 5 5.621 REPUBLIQUE DU MALI TROISlEME PROJET D1EDUCATION V e n t i l a t i o n d e s c o G t s TABLEAU 5 j j I I CATEGORIE I ESTIMATION DU COUT C W T TOTAL EFFECTIF (MILLIONS O) I I TOTAL A L1EVALUATION I ........................ I 4J!1LL10_!SS_B1 - -i ------------- ---i j - j j j I DEPENSES D' INVESTISSEMENT j IDA BAD ETA1 I I I I I I ! TRAVAUX GENIE CIVIL 1 1 j I 1.71 N/A N/A i MOBILIER I I MATERIEL I SERVICE DE SPECIALISTE I FORMATION SUR PLACE I I I I TOTAL DES COUTS DE BASE I j ALEAS TECHNIQUES I I ALEAS FINANCIERS I I I EXPL. 8 MAINTENANCE I I COMPTE SPECIAL . I I REMBOURSEMENT PPF I I I I ( I I COUT TOTAL DU PROJET I I I I 1 (5,4 MONNAIE I I I I I I I I I HATIONALE I L - - - - - - - - - - - - - - - - - - -I- - - - - A - - J - - - - - A L - - - - - A - - , -I- - - - - JI 1 1 9 DEVISES) I I TABLEAU 6-A REPUBLIQUE D U MALI TROISlEME PROJET D'EDUCATION DATES D'ACHEVEMENT (PREVUES ET REELLES) D E S COMPOSANTES COMPOSANTES DU PROJET APHEVEMENT P R E W ACHEVEMENT REEL MOIS D E RETARD 1. DNPED (MEN) CONSTRUCTION 09/30/85 09/30/85 0 MATERIEL/MOBILIER 12/31/87 12/31/87 0 SERVICES DE SPECIALISTE 09/30/87 12/31/88 15 FORMAT ION 06/30/87 INACHEVE I EXPLOITATION 06/30/87 03/31 /90 33 2. ENS. TECHNIQUE (MEN) CONSTRUCTION 09/30/85 09/30/85 0 MATERIEL/MOBILIER 09/30/85 09/30/85 0 EXPLOITATION 12/3 1/85 03/31 /90 51 3. ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL MATERIEL/MOBILIER 06/30/86 06/30/86 0 SERVICES D E SPECIALISTE 11/30/88 INACHEVE I FORMAT I ON 06/30/85 06/30/87 24 4. FORMATION D E MAITRES CONSTRUCTION (BAD) 09/30/86 12/31/88 27 MATERIEL/MOBILIER (BAD) 09/30/86 12/31/88 27 SERVICES DE SPECIAlISTE 09/30/86 I NACHEVE I FORMAT 1ON 06/30/85 I NACHEVE I EXPLOITATION 12/31/88 03/31/90 15 5 . COURS POUR ADULTES MATERIEL 12/31/87 12/31/87 0 SERVICES DE SPECIALISTE 12/31/88 12/31/88 0 FORMAT ION 09/30/88 12/31/87 - 9 EXPLOITATION 09/30/88 03/31 /90 18 6. CAA/CS CONSTRUCTION (M 'PESSOBA) 09/30/86 12/31/87 15 MATERIEL/MOBILIER 03/31/87 03/31/87 9 SPECIALISTE FORMATION 09/30/85 12/31/88 1 FORMATION 09/30/85 INACHEVE I 12/31/88 03/31 /90 15 7. EIV-SOTUBA MATERIEL 03/31 /85 12/3 1/88 45 SPEClALlSTE FORMATION 06/30/86 12/31/88 30 FORMAT I ON 03/31/86 INACHEVE I EXPLOITATION 12/31/88 03/31/90 15 8. GESTION D U PROJET MATER 1EL 0 SERVICES D E SPECIALISTE 12/31/88 03/3 1/90 15 FORMAT ION INACHEVE I EXPLOITATION 12/31/88 03/31/90 15 TABLEAU 6-8 REPUBLIQUE DU MALI TROl SlEME PROJET D IEDUCATION Donnees de base et indicateurs de performance du secteur education ECONOMIE POPULATION TAUX DE CROISSANCE DEMOGRAPHIPUE POP. RURALE (EN % POP. TOTALE) POP. VIVANT DU SECTEUR RURAL ESPERANCE DE VIE A LA NAISSANCE PNB PAR HABITANT EDUCATION TAUX DIALPHABETISATION DES ADULTES TAUX BRUTS DE SCOLARISATION (1980-81) ENS. FONDAMENTAL (1ER CYCLE/6-13 ANS) ENS. FONDAMENTAL (2EME CYCLE/14-16 ANS) ENS. SECONDAIRE (3EME CYCLE/17-19 ANSI FORMATION DES INSTITUTEURS 2559 ELEVES EFFECTIFS FEMININS ENS. FONDAMENTAL (IER CYCLE) ENS. FONDAMENTAL (2EME CYCLE). ENS. SECONDAI RE FINANCEMENT DE LIENSEIGNEMENT (1981-82) CREDITS A L'EDUCATION EN % DU BUDGET ORDINAIRE GLOBAL VENTILATION DES DEPENSES ORDINAIRES PUBLIQUES ENTRE LES DIFFERENTS DEGRES DIENSEIGNEMENT ENS.FONDAMENTAL (1ER CYCLE) 38.0% (POUR LES 2 CYCLES) ENS. FONDAMENTAL (2EME CYCLE) SECONDAIRE (TECHNIQUE COMPRIS) 21 ,O ENSEIGNEMENT SUPERIEUR 11 ,0% ADMINISTRATION (MEN) 8,4% AIDES A L'ENSEIGNEMENT PRIVE TABLEAU 6 - C REPUBLIQUE DU M A L I TROISIEME PROJET D'EDUCATION RESULTATS INDICATEURS DE PERFORMANCE ESTIMATIONS AU MOMENT REALISATIONS A LA DATE DE L'EVALUATION DE CLOTURE SITUATION BUT F l X E AU MOMENT AU MOMENT DE L 'EVALUATION DE L'EVA- LUAT 1ON P A R T I E I 1 DU PROJET 1 ) INTRODUCTION DE NOUVEAUX PROGRAMMES 0 4 0 ECOLES 4 0 ELEVES D'ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL DANS LA REGION 0 2 4 0 INSTITUTEURS > 2 4 0 INSTITUTEURS DE SEGOU 2 ) FORMATION D'INSTITUTEURS DANS LES IPEG 0 3 6 0 MAITRES FORMES FORMATION DE 3 6 0 MAITRES PAR AN DEVANT ETRE CONSTRUITS DANS L E CADRE DU CHAPUE ANNEE A L ' O R I G I N E . EFFECTIFS RAMENES PROJET A NIONO ET KANGABA A ZERO APRES 1 9 8 5 ET IPEG U T I L I S E S POUR HEBERGER 3 ) DNAFLA -PROGRAMMES D'ALPHABETISATION ETUD IANTS POUR ADULTES PRES DE BAMAKO A) POUR TRAVAILLEURS AGRICOLES MONITEURS/BROCHURES MONITEURS/BROCHURES 8) POUR JEUNES AGRICULTEURS 2 0 0 / 2 4 0 . 0 0 0 2 0 0 / 5 0 0 . 0 0 EN TOTAL C) POUR FEMMES 3 0 0 / 5 0 . 0 0 0 3 0 0 / " 11 II 4 2 0 / 1 5 . 0 0 0 4 2 0 / " II II PARTIE I 1 1 DU PROJET 4 ) FORMATION D'AGENTS DE VULGARISATION FORMER UN MAXIMUM DE 1 7 0 AGENTS FORMES EN 1 9 8 4 . AGRICOLES DANS CAA (DAYES, BAMAKO, 1 7 5 AGENTS NOUVEAUX REDUCTION DES EFFECTIFS APRES SIKASSO) PAR AN 1 9 8 5 (EFFECTIFS RAMENES A 1 2 4 EN 1 9 8 8 ) 5 ) FORMATION D'AGENTS DE VULGARISATION 0 FORMATION DE 4 0 REDUCTION DES EFFECTIFS APRES SPECIALISTES DE L A CULTURE DU COTON AU CAA AGENTS NOUVEAUX PAR 1 9 8 5 . DE M'PESSOBA (REGION DE SIKASSO) AN 6) FORMATION DE TECHNICIENS DE L'ELEVAGE A D FORMATION D'UN FORMATION DE 6 0 AGENTS PAR AN A L ' E I V DE SOTUBA MAXIMUM OE 6 0 AGENTS L ' O R I G I N E . REDUCTION DES NOUVEAUX PAR AN PAR EFFECTIFS APRES 1 9 8 5 (EFFECTIFS L ' E I V ET L E CS RAMENES A 3 5 EN 1 9 9 1 ) TABLEAU 7 REPUBLIC DE MALI TROlSlEME PROJET D'EDUCATION A p p l i c a t i o n d e s c l a u s e s d e s a c c o r d s d e c r e d i t APPLICATION DES CLAUSES R = RESPECTEE N = NON RESPECTEE P = EN SUSPENS SECTION No PRINCIPALE CLAUSE APPL REMARQUES HESURES PRISES/DEMANDEES DE LIACCORD DE CRED I T 2.02 (C) L'EMPRUNTEUR OUVRIRA UN COMPTE SPECIAL EN FRANCS R MALIENS DANS UNE BANQUE COMMERCIALE A DES CONDITIONS JUGEES ACCEPTABLES PAR LA BANOUE 3 . 0 1 (A) L'EMPRUNTEUR S'ENGAGERA SUR LES OBJECTIFS DU PROJET R OBJECTIFS MATERIELS RESPECTES TELS OU'ILS SONT DECRITS DANS LIANNEXE IIDE LIACCORD M A l S REALISATION PLUS LENTE DES DE CREDIT ET DANS LA NOTE TECHNIQUE; I L LES REALISERA COMPOSANTES IMMATERIELLES AVEC TOUTE L'EFFICACITE VOULUE 3.04 (C) L'EMPRUNTEUR A ) COMMUNlQUERA L E 15 OCTOBRE DE CHAWE ANNEE AU PLUS R TARD TOUTE INFORMATION SUR LES INDICATEURS CONVENUS CONCERNANT LE BUDGET DU MEN POUR LIANNEE SUIVANTE; ET B ) EXAMINERA AVEC L I I D A L E 3 1 DECEMBRE 1986 AU PLUS TARD LES PROGRES REALISES DANS LA REALISATION DES R OBJECTIFS BUDGETAIRES FIXES DIUN COMMUN ACCORD 3.08 L'EMPRUNTEUR AFFECTERA LES FONCTIONNAIRES FORMES DANS R LE PERSONNEL FORME A ETE AFFECTE LE CADRE DU PROJET A DES POSTES EN RAPPORT AVEC L E D I T AU PROJET MAJS BEAUCWP DE STAGES PROJET POUR UNE PERIODE AU MOlNS EGALE A ClNQ ANS ET A LIETRANGER ONT ETE REMPLACES A DEUX FOlS LA DUREE DU STAGE DE FORMATION PAR DES SEMINAIRES SUR PLACE 3.09 L'EMPRUNTEUR FIXERA LE 1ER JUILLET 1 9 8 6 AU PLUS TARO R A COMPTER DE L'EX. 1986, LA DUREE IDA ET BAD PREOCCUPEES PAR LES CONDITIONS D'ADMISSION AUX IPEG Q U ' I L APPLIQUERA DE LA SCOLARITE A ETE DWBLEE ET LES IMPLICATIONS PEDAGO- ENSUl TE PORTEE A 4 ANS; FORMATION DES GIQUES ET FINANCIERES. ETUDIANTS DIPLOHES DU PREMIER EVALUATION A MI-PARCOURS CYCLE DU SECONDAIRE EN 4 ANS ET DEMANDEE PAR L I I D A DES BACHELJERS EN 2 ANS - 3.10 LIEMPRUNTEUR PRENDRA TOUTES LES MESURES NECESSAIRES R 1985-86: LES CHIFFRES ONT ETE POUR LIMITER LE NOMBRE DES DIPLOMES DES CAA ET DE RESPECTIVEMENT DE 1 8 0 ET DE 6 4 L I E I V RESPECTIVEMENT A 1 7 5 ET A 6 0 4.01 (C) L'EMPRUNTEUR A) FERA VERIFIER L E COMPTE SPECIAL ET R VERIFICATION COMPTABLE ACHEVEE LES COMPTES DU PROJET ET B ) PRESENTERA CHAQUE ANNEE POUR 1 9 8 6 ET 1987. RAPPORT 1 9 8 7 LE RAPPORT D'AUDIT DANS LES S I X MOlS SUIVANT LA F I N PARVENU A L ' I D A EN J U I L . 1988 DE L'EXERCICE
Группа Всемирного банка · Project Completion Report
Mali - Troisième projet d’éducation
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Project Completion Report
Страна
Мали
Источник
Всемирный банк