Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report

Tunisie - Cinquième projet d’éducation

Tunisie Banque mondiale
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QUA DES FINS OFFICIELLES Rapport Bo.10215 RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET REPUBLIQUE TUNISIENNE CINQUIEME PROJET EDUCATION (PRET 2230-TUN) 26 avil 1991 Divieion Population et Reeeourcee Bumairtee pour le Haghreb Ddpartement XI Bureau Regional Europe, Hoyen Orient et Afrique du Nord TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le prbeent document fait l'objet d'une diffusion reetreinte, et me peut & re utilieb par see deetinatairea que dane l'exercice de leure fonctione officielles. Sa,teneur ne peut Btre autrement divulgube sans l'autorieation de la Banque Mondiale. Monnaie - Unit6 monetaire Dinar tunisien (DT) - A l'evaluation mars 1982 1 dollar 0,50 dinar Moyenne de la periode 1982 - 1 dollar 0,59 dinar - 1983 1 dollar 0,68 dinar 1984 - 1 dollar 0,78 dinar - 1985 1 dollar 0,83 dinar - 1986 1 dollar 0,79 dinar 1987 1 dollar- 0,83 dinar - 1988 1 dollar 0,86 dinar 1989 - 1 dollar 0,88 dinar 1990 (janvier - mai) - 1 dollar 0,89 dinar Exercice Budgetaire ler janvier - 31 decembre Poids et mesures Systeme metrique SIGLES ET ABBREVIATIONS ESA Etablissements d'enseignement superieur agricole CFA Centres de formation professionnelle agricole CNPA Centre national pedagogique agricole CFP Centre de Formation Professionnelle ENI Ecole Normale d'Instituteurs IUT Institut Universitaire de Technologie LA Lycees agricoles MA Ministere de llAgriculture ME Ministere de l'education REPUBLIOUE TUNISIENNE CINQUIEME PROJET EDUCATION ( P r S t 2230-TUN) RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET Table des Matieres Page Resumedel'evaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iii I. EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE LA BANQUE . . . . . . . . 1 Identification du projet et donnees principales . . . . . . . 1 Cadre socio-economique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Objectifs et description du projet . . . . . . . . . . . . . 2 Conception et organisation du projet . . . . . . . . . . . . 3 Execution du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Principaw resultats du projet . . . . . . . . . . . . . . . 4 Viabilite a long terme du projet . . . . . . . . . . . . . . 7 Performance de la Banque Mondiale . . . . . . . . . . . . . . 7 Resum6 des actions de llEmprunteur . . . . . . . . . . . . . .8 Relations.entre Gouvernement et Banque pendant le projet . . 8 Prestations des consultants . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Documentation et donnees relatives au projet . . . . . . . . 9 I1 . EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR . . . . . .10 I11 DONNEES STATISTIQUES . . . . . . . . . . . . 1 . PrCts connexes de la Banque . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2. Calendrierduprojet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 3. Decaissements cumules. estimatifs et effectifs . . . . . . 14 4 . CoOts et financement du projet . . . . . . . . . . . . . . 15 5. Resultatsduprogramme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 6. Applicationdes clauses . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 .7. Utilisation des ressources de la Banque . . . . . . . . . . 18 Annexe I Calendrier d'execution .......................... 20 REPUBLIQUE TUNISIENNE CINOUIEME EDUCATION (PRET 2230-TUN) RAPPORT D'ACHEVEMENT PREFACE On trouvera ci-apres le rapport d'achevement (RAP) du Cinquigme projet education execute en Tunisie et pour lequel le Prkt 2230-TUN d'un montant de 27 millions de dollars a ete approuve le 23 decembre 1982. Ce montant a ete reduit a 25 millions de dollars le 19 decernbre 1988. Le pr6t a ete clos le 31 decembre 1989, avec deux ans de retard. Le dernier decaissement a ete effectue le 11 mai 1990. Un reliquat de 4,2 millions de dollars a ete annule a la meme date, reduisant le montant total du pr6t a 20,8 millions de dollars. Ce RAP a ete etabli conjointement par la Division Population et ressources humaines pour le Maghreb du Bureau regional pour lfEurope,le Moyen-Orient et 1'Afrique du Nord (Preface, Resume de l'evaluation, Parties I et 111) et lfEmprunteur (Partie 11). La preparation de ce RAP a d6marr6 durant une mission effectuee en juin 1990 en s'appuyant notamment sur le rapport d'evaluation; l'accord de pr6t; les rapports de supervision; la correspondence entre la Banque et 1'Emprunteur et des memorandums internes de la Banque. - iii - REPUBLIOUE TUNISIEJWW CIN017IEME PROJET EDUCATION (PRET 2230-TUN) RAPPORT D'ACHEVEMENT RESUME DE L'EVALUATION Oblectifs 1. Concu pour appuyer les objectifs du Sixieme Plan (1982-1986), le projet visait a accroitre l'offre de techniciens convenablement formes dans les secteurs agricole et agro-industriel ainsi que d'instituteurs. A cette fin, il devait: i) aider le Ministere de l'agriculture (MA) a renforcer et a developper ses programmes de diffusion des connaissances et qualifications techniques dans les communautes agricoles locales et de perfectionnement de ses agents de vulgarisation; ii) ameliorer la qualite de l'enseignement agricole; iii) donner au MA les moyens d'analyser et de planifier les ressources humaines et l'education dans le secteur agricole; iv) fournir du materiel didactique et agricole aux etablissements de formation existants; v) construire et amenager quatre ecoles normales d'instituteurs (ENI) pour le Ministere de l'education (ME); et vi) realiser une etude sur l'enseignement et la formation des techniciens. Rdalisation du projet 2. Le lancement des trois composantes a pris 18 mois de retard. La composante du MA a ete retardbe parce que le Ministere de l'economie nationale hesitait a accorder les licences d'importation du materiel; les marches de genie civil portant sur les quatre EN1 ont ete signes tardivement du fait de retards initiaux dans la procedure administrative et dans les etudes techniques; quant l'etude sur la formation des techniciens, elle a commence plus tard que prevu car la commission interministerielle chargee d'en sumeiller l'execution a ete formee tardivement. 3. Com~osantedu MA. GrAce a la qualite et a l'utilite du materiel achete, les conditions d'enseignement se sont considerablement ameliorees dans les Btablissements interesses. Le nombre annuel des inscrits et des sortants est superieur a celui qui avait ete estime lors de 1'6valuatio11, quand bien meme certaines des projections ne correspondaient pas a la nature, au potentiel ou a la performance observee des etablissements en question. On peut toutefois regretter que le projet ait appuye l'appareil de formation agricole existant avant de proceder a l'evaluation detaillee de sa structure. Achevee en 1988, cette evaluation a jete de graves doutes sur la rentabilite du systgme. Des principales conclusions de cette etude, il ressortait que le dispositif de formation agricole etait trop disperse par niveau, par specialisation et par type d'etablissement et qu'il pouvait donc rarement atteindre une masse critique,pour ce qui est du personnel enseignant, des effectifs par classe et de l'infrastructure. Cette etude faisait ressortir la necessite de restructurer le systeme de maniere a tenir compte de l'affaiblissement escompte du r61e du secteur public en tant qu'employeur et de l'accroissement de celui du secteur priv6. 4. Comuosante du ME. Le nombre des inscrits et des sortants est nettement plus faible que prevu. Ce phenomeme tient essentiellement aux facteurs suivant.~: i) des quatre ENI, une seule est entierement operationnelle et l'une d'entre elles n'est pas encore occupee. Les deux autres ne sont pas encore terminees; et ii) le cycle de formation sur cinq ans des instituteurs dans des etablissements separes (sur la base duquel etait ancree la construction des ENI) fait place A un programme de formation plus court destine A des candidats mieux qualifies, d'oh une capacite excedentaire. En depit de certains defauts, les EN1 sont acceptables du point de vue de la conception et de la qualite. 5 . Etude sur l'enseignement et la formation des techniciens. Bien qu'elle ait ete integralement realisee, cette etude n'a pas resulte en un tnstrument utile pour les raisons suivantes : i) confiees a plusieurs equipes, les diverses taches sont trop fragmentees; ii) l'analyse, qui est fondee sur un modele macroeconomique fortement agrege,ne tient pas compte des fonctions de production par branches, ni des caracteristiques.regionales des marches du travail; iii) les principales recommandations sont axees sur l'offre et mettent essentiellement l'accent sur le developpement institutionnel du ME. On pourrait toutefois utiliser les donnees recueillies dans le cadre de cette etude, si leur analyse etait affinee de maniere a integrer .les caracteristiques propres aux marches regionaux du travail. Viabilitk A lona terme 6 . Comvosante du MA. L'unite de gestion du projet a mis au point un certain nombre de systemes visant, d'une part, a assurer une duree utile acceptable a l'equipement finance et l'acces aux devises pour l'achat de pieces detachees et, d'autre part, a fournir du materiel aux etablissements beneficiaires. De surcroit, elle a realise une etude sur les meilleures methodes de maintenance et elle est sur le point de definir une strategie en la matiere. 7. Composante du ME. Etant donne la restructuration de la formation des instituteurs qui est en cours, l'utilite de toutes les EN1 est en cause. Elles finiront toutes par ktre converties en d'autres types d'etablissements de formation, mieux adaptees aux nouveaux programmes de formation. Ce point est discute dans le contexte du Projet de reorganisation de l'enseignement superieur (exercice 92). Ex~krienceet lecons apprises 8. Ce projet a souffert de plusieurs defauts de conception et d'execution souvent rencontres dans les projets de la Banque: retards dans l'obtention des licences d'lmportation, dans la preparation des etudes techniques, dans la creation de la commission interrninisterielle pour la supervision de l'ktude sur la formation des techniciens, dans la creation de l'unite de gestion de projet du MA, et absence d'un architecte de la Banque dans les premieres phases de l'execution du projet. Les projets plus recents ont dejA tires des leqons des experiences passees et incluent un nombre de mesures pour assurer une bonne exkcution (cornme une evaluation a mi-terme, comme lfEmprunteur l'a recommande dans le cas present). 9. Cornposante du MA. Dans 1'ensemble, le projet aurait pu fournir l'occasion d'engager un dialogue de politique generale sur divers aspects de l'enseignement et de la formation agricoles et sur l'emploi. La Banque a accumule une grande experience dans ce domaine. Le projet aurait pu &tre ax& sur les r4formes plutBt que sur la consolidation. La Banque aurait pu s'employer non seulement appuyer les ameliorations matkrielles 2 court terme, mais aussi a assurer la perennit6 des principes sur lesquels sont fondees les fonctions strategiques du secteur public en matiere de formation et d'emploi. La structure d'ensemble de l'appareil d'enseignement et de formation agricoles est en cours de rbexamen par les ministeres competents, sur la base de l'etude financee par le projet. Cela devrait accroitre l'efficacite externe et la rentabilite du systeme. PREMIERE Pa.kRTIE EXAMEN DU PROJET DE POINT DE VUE DE LA BANQUE A. Identification du ~roietet donnhes ~rinci~ales Nom du projet : Cinquieme projet d'education Numero du pr6t : 2230-rn~ Vice-prksidence,Responsable Bureau regional pour ItEurope,le Moyen Orient et 1'Afrique du Nord Emprunteur : Republique Tunisienne Secteur : Education Sous-secteurs : Enseignement primaire Formation agricole Montant du prgt : 27 millions de dollars - reduit a 25 millions de dollars en decembre 1988,et a 20,8 millions de dollars en mai 1990 Date d'approbation : Decembre 1982 Date de signature: Janvier 1983 Date d'entree en vigueur : Septembre 1983 Date initiale de clbture : 31 decembre 1987 Date effective de clhture : 31 decembre 1989. (Le compte du prkt a dtd clos le 11 mai 1990 afin de permettre tous les dkcaissements prevus pour les depenses engagees.) 0. Cadre socio-kconomiaue 1. La preparation du Cinquieme projet d'education a coincide avec le stade final de la redaction du Sixieme Plan de developpement national (1982-1986). En ce qui concerne le secteur de la formation, le Plan visait a ameliorer la qualit6 de la formation et a l'adapter aux besoins en main-d'oeuvre qualifiee des secteurs qui s'etaient vu attribuer la priorite pour les investissements, particulierement l'agriculture (qui employait 35 X de la population active). Dans les annkes 70, on avait observe une diversification structurelle de la production agricole et la sophistication technique croissante des m4thodes de culture. On s'attendait a ce que ces nouvelles tendances s'affirment dans les vingt annees suivantes. En consequence, le pays a ete confront6 a une demande croissante de techniciens specialises, et il a entrepris d'ameliorer la qualite de la formation dispensee dans les etablissements d'enseignement agricole ainsi que de s'orienter peu a peu vers les formations courtes, mieu adaptees a w besoins techniques precis des agriculteurs, abandonnant la formation prodiguee par les centres de formation professionnelle agricole de type classique. 2. S'agissant du secteur de l'education, le Sixieme Plan estimait que le rythme annuel de scolarisation primaire progresserait de 4,6%, bien que le t a w -1 Les derniers paiements ont ete effectues le 11 mai 1990, et un reliquat de 4,2 millions de dollars a et6 annule a la m6me date, ce qui a reduit le montant total du prkt B 20.8 millions de dollars. brut de scolarisation primaire soit d6ja de 100 %, par suite du taux eleve de croissance demographique projete ( 2 , 6 % par an) et de l'amelioration de l'efficacitk interne (par la reduction du t a u d'abandon). La Tunisie connaissait une grave penurie d'instituteurs qualifies dont p2itissaient plus particulierement les regions pauvres, car les enseignants les plus qualifies et les plus experimentes preferaient un poste en ville. Cette constatation avait amene le Gouvernement a decider de recruter et de former des instituteurs au sein mtme des zones defavorisees. Oblectifs et description du proiet 3. Le projet devait appuyer les objectifs cles du Sixikme Plan (1982-1986), a savoir fournir le personnel qualifie et les techniciens convenablement formes necessaires aux secteurs agricole et agro-industriel. I1 devait aussi permettre l'expansion et l'amelioration de la formation des instituteurs. A cette fin, il etait prevu : a) d'aider le MA a renforcer et a developper ses programmes de diffusion des connaissances et qualifications techniques dans les communautes agricoles locales et a ameliorer/perfectionner ses cadres techniques, notamment les agents de vulgarisation; b) d'aider a ameliorer la qualit6 de l'enseignement et de la formation agricoles pour que le MA puisse doter ses services techniques, de recherche et de vulgarisation de techniciens et de cadres sur le terrain connaissant bien les specialites techniques requises en matiere de developpement agricole; c) de donner au MA les moyens d'analyser et de planifier les ressources humaines et l'education dans le secteur agricole; d) de fournir aux six etablissements d'enseignement superieur agricole (ESA), aux quatre lycees agricoles (LA) et aux quinze centres de formation professionnelle agricole (CFA) existants le materiel didactique et agricole dont ils avaient un besoin urgent, ainsi qu'une assistance technique et du materiel au nouveau Centre national pedagogique agricole (CNPA), et au Bureau d'etudes et de planification pour l'enseignement agricole; e) de developper la formation d'instituteurs par la construction et l'amenagement, dans les regions defavorisees, de quatre nouvelles ecoles normales d'instituteurs (ENI); et f) d'aider a realiser des etudes sur la formation de techniciens pour l'industrie et les secteurs commerciaux connexes par le financement de l'assistance technique. D. Conception et ornanisation du proiet 4. Au stade initial de sa conception en 1980, le projet devait porter exclusivement sur l'enseignement technique et professionnel dispense par le Ministere des affaires sociales (par l'intermediaire de llOfficede la formation professionnelle) et par le Ministere de l'agriculture. I1 etait calque sur les . Troisieme et Quatrieme projets d'education, qui visaient a introduire la formation preprofessionnelle au cours des deux dernieres annees du cycle primaire en vue d'ameliorer les perspectives d'emploi des eleves qui quitteraient probablement 1'Bcole ensuite (troisieme projet) et d'elargir la formation professionnelle de base et l'apprentissage au Ministere des affaires sociales (quatrieme projet). Apres les Bmeutes de 1978 marquees par la forte participation des jeunes chBmeurs et des syndicats, le Gouvernement avait decide d'accorder une priorit6 6lev6e a la formation des eleves qui quittent l'ecole, ainsi qu'au relevement de la productivite des travailleurs et A l'arnelioration de leurs perspectives d'emploi. Bien que l'examen du systeme d'enseignement general ait revele un certain nombre de lacunes (faible efficacite interne, classes surchargees dans le primaire,manque de rapport entre l'enseignement dans le secondaire et les besoins du marche du travail), le Gouvernement et la Banque ont estime dans un premier temps qu'il fallait d'abord se pencher sur l'enseignement technique et professionnel. 5. A mesure que progressait la preparation du projet, les services de la Banque mondiale en sont venus a penser que le programme de prOt a la Tunisie attachait une trop grande importance a la formation professionnelle et qu'il serait bon d'inclure une composante d'enseignement general dans le projet. D'autre part, le Gouvernement a fait savoir qu'il devait rester dans les limites prevues pour l'application du Quatrieme projet d'education dans le budget de llOffice de la formation professionnelle. Finalement, le ME a entrepris d'introduire un cycle d'enseignement fondamental de neuf ans et a demande a la Banque de l'aider a en appliquer une partie. 6. I1 a finalement ete decide que le projet comporterait les elements suivants : i) la composante formation agricole identifiee au debut de la preparation du projet; ii) la construction et l'amenagement de quatre ENI, car le besoin d'instituteurs etait urgent et il fallait mettre en place un cycle court de formation (sur un an) a l'intention des bacheliers; et iii) la realisatior! d'une etude sur la formatio? de 1'2 main-d'oeuvre technique afin d'evaluer le degre de preparation des dipl6mes des lycees techniques a la vie active : le ME avait sollicite l'assistance de la Banque pour le financement de l'expansion de ces Btablissements. L'etude envisagee fournirait des renseignements sur la possibilite d'inclure une telle composante a un stade ulterieur. 7. Composante du MA. En principe, cette composante devait ameliorer la qualite de l'appareil de formation agricole tunisien. Le projet n'a pas remis en question sa mission generale, non plus que son champ d'application ni son organisation. Bien que la fourniture de materiel supplementaire a 6 des 9 ESA, a tous les LA et a 15 des 27 CFA, et l'extension par la suite des benefices du projets a deux ESA et a huit CFA supplementaires, pourrait indiquer une approbation implicite, du systeme en place, en fait chaque etablissement fonctionnait assez bien mais avait grand besoin de ce materiel. Par consequent, la fourniture du materiel necessaire ne prktait pas a consequence, quelle que soit la structure future du systeme de formation agricole. E. La mise en oeuvre du prolet 8. Le projet a commencC avec 18 mois de retard. Le Ministere de l'economie nationale ayant en effet hesite a accorder les licences necessaires a l'importation du materiel, l'application de la composante MA a kt15 retardee, et ce en depit de la gestion competente de l'unite de gestion de projet et du lancement des offres en temps voulu. Les marches relatifs aux travaux de genie civil portant sur les quatre EN1 ont ete signes tardivement, du fait de retards initiaux dans la procedure administrative et dans les etudes techniques; quant a l'etude sur la formation des techniciens, elle a commence plus tard que prevu a cause de la constitution tardive de la commission interministerielle chargee d'en surveiller l'exkcution. 9. L'Accord de pr6t a ete revise a d e w occasions : en juillet 1987, le pourcentage des decaissements pour les travaux de genie civil a Bte porte de 30 % a 50 % pour tenir compte du coiit indirect reel en devises des travaux de genie civil. En mai 1988, les avantages du projet ont ete dlargis a d'autres etablissements de formation agricole. Le taux de change favorable du dollar americain par rapport au dinar tunisien qui a permis cette modification. Enfin, la date de clbture a ete repoussee a d e w reprises, d'abord de decembre 1987 A decembre 1988, puis a decembre 1989. Princi~auxresultats du proiet 10. Cornvosante du MA. Le resultat le plus evident, c'est que la plupart des etablissements bkneficiaires dispensent un enseignement sensiblement meilleur grbce a la qualite de l'equipement achete. La complexite technique du materiel est a la mesure du degre de developpement atteint par l'ensemble du secteur agricole. Sur le plan quantitatif, il convient de noter que le nombre annuel des inscrits et des sortants est superieur a celui qui avait ete estime lors de l'kvaluation, encore que certaines des previsions ne semblent pas correspondre a la nature, au potentiel ou a la performance observee des etablissements beneficiaires (cf. Troisieme partie, Section E, Tableau 1). 11. Comme on l'a vu au paragraphe 7, le projet ne remettait pas en cause la structure de l'appareil de formation agricole en place. Pourtant, l'etude relative a la main-d'oeuvre agricole prevue dans le projet impliquait un reexamen critique de la rationalite et de la performance du systeme de formation agricole. Cette etude, qui a kt6 terminee en 1988, jette fortement le doute sur la rentabilite du systhme en general. L'une de ses principales conclusions est que le dispositif tunisien d'enseignement et de formation agricoles etait trop disperse par niveau, par specialisation et par type d'btablissement pour atteindre une masse critique pour ce qui est du personnel enseignant, des effectifs, des batiments, du materiel et de la documentation. Cette etude a confirme ce que disaient nombre de critiques depuis le debut des annees 80, a savoir qu'il fallait repenser entierement l'enseignement agricole, non seulement a cause du phenomene de dispersion deja mentionne, mais surtout a cause de l'evolution du rBle joue par le secteur agricole public. Pendant les annees 60 et 70, pratiquement tous les specialistes de l'agriculture en formation etaient automatiquernent recrutes dans la fonction publique. Selon une etude de la FA0 faite en 1984 la disponibilite du personnel excedait deja en 1983 les besoins minimaux et les besoins de remplacement pour l'an 2000. I1 est desormais tout a fait admis que le secteur prive doit offrir une plus grande partie des emplois destines aux cadres de l'agriculture a tous les niveaux. 12. Composante du ME. Des quatre EN1 financees par le projet, une seule est entierement operationnelle et une n'est pas encore occupee, tandis que les deux autres restent inachevees. Ces quatre etablissements ont Cte crees dans des zones defavorisees pour attirer des Cleves locaw qui enseigneraientensuite dans leur region. Au depart, il etait prevu que les quatre EN1 seraient des etablissements mixtes, etant donne qu'il est particulierement difficile de nommer des institutrices a des postes eloignees de leur region d'origine. En fait, une EN1 seulement est mixte. Les documents de projet n'indiquent pas si la decision de reserver les trois autres ecoles a l'usage exclusif d'eleves masculins tient a l'insuffisance de la demande de la part des femrnes. 13. Le nombre des inscrits et des sortants est nettement plus faible que celui qui avait Bte estime l'evaluation (cf. Troisieme partie, Section E, Tableau 2). Plusieurs facteurs ont contribue a cela : i) les trois ecoles qui fonctionnent ont ouvert leurs portes un an plus tard que prevu; la quatrisme n'est toujours pas ouverte (la construction a pris beaucoup de retard, car la premiere entreprise a fait un travail mediocre et a rencontre des difficultes financieres, ce qui a entralne l'annulation du marche et la passation de nouveaux marches avec un certain nombre de sous-traitantssous la supervision du bureau regional du Ministere des travaux publics) ; ii) des trois ecoles ouvertes, deux ne sont pas entierement finies ou amenagees; iii) les EN1 ont ete concues pour proposer trois filieres : un cycle de cinq ans B l'intention des eleves ayant fini la classe de troisieme, un cycle d'un an a l'intention des bacheliers et un programme de formation permanente. Depuis la creation des ENI, on s'est eloigne du systeme de formation des instituteurs dans les ENI, ce qui a considerablement reduit (et qui va mgme finir par eliminer) le cycle de formation sur cinq ans, Ces etablissements etant donc sous-utilises,ils vont probablement finir par se reconvertir,par exemple, en IUT (instituts universitaires de technologie). 14. Dans l'ensemble, la conception et la qualite des EN1 sont acceptables. Un certain nombre de defauts de conception auraient toutefois pu gtre evites s'il y avait eu une coordination plus etroite entre les architectes locaux et ceux de la Banque. Cornme le montre le Tableau B, Section G de la Troisi&me partie, un architecte a participe a la plupart des missions de preparation, et aux missions de supervision a partir de fin 1985. On remarque qu'aucun architecte n'a participe aux missions de supervision anterieures (de fin 1983 a fin 1985), alors -1 FA0 : Trained Agricultural Manpower Assessment in Africa, etude preparee pour la Treizieme Conference regionale pour llAfrique,Harare, Zimbabwe, 1984, Rome. que tout apport en matiere de conception aurait pu jouer un r61e important. On peut citer, parmis les defauts, l'orientation est-ouest des dortoirs (il fait donc trop chaud l'apres-midi et en fin de journee dans les pieces exposees a l'ouest); dans trois ENI, les ouvertures vitrees dans le toit des ateliers ne sont pas exposees au nord (d'oh une chaleur excessive dans les ateliers); dans une ENI, les unites de rangement en ma~onneriedes dortoirs rendent l'agencement des pieces moins souple; dans une ENI, il a fallu adopter un dispositif d'evacuation des eaux usees pl.us cotteux et plus nuisible pour l'environnement, par suite de la presence de roches dans le sol, ce qui aurait pu 6tre remarque plus tat. En outre, on a observe certains defauts de construction qui presentent un danger pour les occupants ou pour du materiel cotteux, et auxquels il faudra remedier : les materiaux utilises pour la toiture des ateliers se composent de plaques d'amiante-ciment ondulees etnon peintes, dont beaucoup sont cass6es; on trouve des fissures importantes dans les murs et des fuites dans les dalles de toiture. 15. Etude sur l'enseianement et la formation des techniciens. Bien que les huit tPches constituant l'etude aient toutes ete realisees, on ne peut pas dire que le tout forme un produit utile. Cela tient principalement aux raisons suivantes : i) fragmentation des tgches, qui ont ete confiees a differentes Bquipes; ii) insuffisancede la structure theorique de la methodologie traduisant une preoccupation excessive pour les economies; iii) l'etude, fondee sur un modele macroeconomique fortement agrbge,ne presente pas une analyse suffisamment fine pour tenir compte des fonctions de production par branches et de la spbcificite des marches regionaux du travail; et iv) les princi.pales recommandationset les recommandations financieres sont axees sur l'offre : elles portent principalement sur le developpement institutionnel du ME et sur les projections d'inscriptions faites a partir d'hypothkses sur le t a u de reussite au baccalaureat et sur les pourcentages concernant l'orientation scolaire. 16. L'etude conclut que le pays forme de moins en moins de techniciens a une epoque oh son niveau de technicite est faible,particulierement dans l'industrie. La plupart des techniciens en activite (60 X ) n'ont pour toute formation qu'un enseignement secondaire gkneral. Les titulaires de diplbmes techniques ont du ma1 a s'inserer dans le marche du travail. Considere dans son ensemble, le marche de l'emploi des techniciens ne fonctionne pas de maniere satisfaisante : certains types de techniciens sont trop nombreux, alors qu'il existe une demande non satisfaite d'autres types. De surcroit, d'autres etudes ont revele l'importance du rble joue par la situation regionale dans l'efficacite externe de la formation technique (10 X seulement des diplbmes du Centre de formation professionnelle (CFP) de Tunis etaient ch6meurs trois ans apres la fin de leurs etudes, contre 83 X pour les diplbmes du CFP de Sidi-Bouzid). I1 est donc essentiel d'etendre l'analyse de la situation actuelle aux caracteristiques particulieres des marches regionaux du travail et d'etablir des projections a moyen terme quant a leur dynamique. G. Viabilite B lonp tenne du oroiet 17. Composante du MA. Des efforts substantiels ont ete deployes en m e d'assurer une duree utile acceptable au materiel finance. Une etude a ete effectuee recemnent pour determiner quelle etait la meilleure structure de maintenance (centralisee, decentralisee ou confiee 5 des entreprises comrnerciales). Ses conclusions aideront a definir une strategie generale en la matiere. L'unite de gestion a en outre pris des mesures visant B garantir l'acces permanent et rapide aux devises pour l'achat de pieces detachees et d'accessoires. Enfin, elle a mis sur pied un systeme axe sur la demande de fourniture de materiel aux ecoles beneficiaires. 18. On a d6ja signale que le projet n'allait pas jusqu'a aborder des questions fondamentales touchant au systeme de formation agricole. L'importance croissante du secteur prive est certes reconnue, mais 90 % des cadres formes par les lycees agricoles et les ecoles superieures d'agriculture font encore carriere dans l'administration, a l'exception toutefois de 1'Institut de technologie alimentaire, dont environ 10 % seulement des diplbmes sont employes par le secteur public. De toute evidence, le Gouvernement se sent oblige non seulement d'assurer la formation des eleves de l'enseignement agricole formel, mais aussi de donner du travail a tous ses diplbmes. Jusqu'a prksent, la croissance du secteur agricole a permis d'absorber la plupart des diplbmes, mais il convient d'dvaluer la viabilite a long terme du systeme en vigueur et d'elaborer une strategie pour la formation et l'emploi. 19. Composante du ME. Etant donne la restructuration de la formation des instituteurs, l'utilite &me de toutes les EN1 se trouve remise en question. Ce point est discute dans le contexte du Projet de Reorganisation de l1Enseignement Superieur (exercice 92). Celles-cifinirontpar &tre converties en d'autres types d'etablissements de formation,ce qui necessitera des modifications materielles pour adapter les structures existantes a leurs nouvelles fonctions. H. Performance de la Banque mondiale 20. Com~osantedu MA. Le concours de la Banque s'est limit6 a l'amelioration de la qualite de l'enseignement (par la fourniture de materiel) dans les etablissements de formation existants. I1 aurait pu &tre nettement plus important si la Banque s'etait attaquee a la question des reformes structurelles du systeme de formation agricole. Pendant la preparation, l'evaluation et la supervision, la participation de la Banque a revgtu un caractere essentiellement technique, conforme a w objectifs definis. Par suite essentiellement des difficultes survenues dans l'application des aspects materiels de la composante du MA, les missions de supervision ont surtout mis l'accent sur l'execution mecanique du projet (passation des marches, decaissements, audits), de sorte qu'elles ont laisse passer des occasions de contribuer h l'impact institutionnel et pedagogique de 110p6ration. 21. Composante du ME. L'absence d'architecte lors des premieres missions de supervision de la Banque a retenti sur la conception des ecoles. Toutefois, pendant l'execution du projet, les architectes de la Banque ont fait des recommandations utiles qui ont permis de corriger des defauts de construction avant qu'il ne soit trop tard. I. Resume des actions de llEmprunteur 22. Com~osantedu MA. Les difficultes rencontrees pour obtenir les licences d'importation du materiel sont la principale raison du retard accumule dans lfex8cutionde cette composante. L'unite de gestion du projet a eu le personnel voulu (encore qu'il y ait eu des retards a cet egard) et la stabilite de ses effectifs a ete un facteur encourageant. Elle a pris les devants pour elaborer un systeme d'evaluation des besoins specifiques en materiel de chaque gtablissement et d'un systeme bien coordonne de livraison du mat6riel. En outre, elle a etabli des rapports d'activite opportuns, reflechis et axes sur l'avenir et elle les a communiques a la Banque. 2 3 . Composante du ME. Les chantiers n'ont pas ete suffisamment surveilles par le personnel du ME et du Ministere des travaux publics. D'autre part, les paiements tardifs effectues aux entrepreneurs ainsi que les difficult& financieres de l'entreprise de construction la plus importante ont entraine des retards de construction. J. Relations entre le Gouvernement et la Banaue pendant le proiet 24. LIEmprunteuret la Banque ont fait preuve d'une souplesse adequate pendant l'execution du projet, ce qui a permis de redefinir son champ d'application (composante du MA). Toutes les equipes ont coopere de maniere satisfaisante. K. Prestations des consultants 25. Comvosante du MA. La principale tiche confiee aux consultants a ete la realisation de l'ktude sur la main-d'oeuvre agricole, qui a permis d'effectuer une &valuation critique de l'offre et de la demande et de creer une banque de donnees sur lesquelles on peut s'appuyer pour simplifier l'appareil educatif. Cette etude a confirme que l'enseignement agricole n'etait pas guide par une strategie claire et elle a fait ressortir le niveau eleve des parametres financiers, tels les cofits unitaires par Blbve et par diplame. Les etudes agropedagogiques et llanalysefinancikre des fermes scolaires ont ete effectuees par les services du MA. Les etudes agropedagogiques ne sont pas tenninees. Certaines des recommandations issues de l'analyse des fermes scolaires ont ete traduites dans la pratique (reduction de la taille des fermes scolaires, par exemple) . 26. Etude sur lrenseignement et la formation des techniciens. Les rapports d'activite etaient souvent remis tardivement. I1 est toutefois difficile de determiner si ces retards etaient imputables au groupe de consultants charge de realiser l'etude ou au comite de supervision, lent a reagir. L. Documentation et donnkes relatives au ~roiet 27. Le programme a btb execute sur la base des documents habituels, a savoir l'hccord de prht, le Rapport d'evaluation et le Rapport du Prbsident. L'unite de gestion du projet du MA a rernis 26 rapports d'activite de grande qualite. Les rapports soumis par le ME concernaient exclusivement les questions de passation des marches et de dgcaissements et passaient sous silence les evaluations d'impact sur le nombre des eleves inscrits et la qualite de la formation. Les rapports de supervision de la Banque attachaient eux aussi urle tres haute importance aux aspects matkriels et financiers de l'execution du projet. DEUXIEME PARTIE EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR Cette partie ne couvre que la composante de formation agricole. I. SITUATION FINALE DU PROJET Introduction 1. Le projet a ete elabore en vue de repondre aux objectifs assignks du systeme educationnel agricole. I1 a ete ainsi prevu, le renforcement en equipements pedagogiques et d'exploitation agricole, de 8 ecoles superieures, 4 Lycees secondaires et 23 centres de formation professionnelle agricole. I1 a ete egalement prevu la realisation d'etudes portant sur: (i) la planification des ressources humaines dans le secteur agricole en vue d'ameliorer l'adequation formation-emploi; et (ii) les reajustements a apporter aux programmes de formation, aux methodes pedagogiques et de communication rurale. 2 . I1 est enfin B noter que le projet etait estime a 13,9 Millions de $ sur le pr6t et 1,8 Millions de DT sur le titre 11, Nlveau de RQalisation 3. Les engagements du V6me projet education ont atteint a la date d'achevement 14,39 Millions de $ sur le pret et 1,66 Millions de DT sur le titre 11. Ceci correspond aux taux de realisations de 102% pour le preet et 92% pour le Titre 11. Contraintes 4. Plusieurs contraintes ont entrave la bonne marche du projet, dont particulierement: (a) un retard d'une annke lors du dkmarrage du projet; (b) le desistement de certains fournisseurs B cause du deblocage tardif des titres d'importation pendant les annees 1985 et 1986; (c) les divers reajustements apportes au systeme de formation pendant la phase d'ex6cution du projet; et (d) l'extension du projet a 10 autres etablissements pendant sa phase flnale qui s'est traduite par un programme de travail tres charge durant les derniers mois du projet. 5. Les equipements acquis dans le cadre du Veme Projet Education commencent 2 avoir des retombees tres positives sur les diverses activites des - Btablissements beneficiaires. I1 s'agit particulierement de la consolidation de la formation pratique, l'amelioration des methodes pedagogiques, l'intensification des activites de rayonnement, et l'arnklioration des techniques de production utilisees dans les fermes-ecoles. Ces equipements permettront aussi de developper les programmes de recherche et d'experimentation dans l'ensemble des Btablissements. De meme, le renforcement des equipements - - d'intendance a eu pour resultat l'amelioration des conditions de travail et de vie dans les differentes institutions. 6. Concernant le volet assistance technique les 2 etudes realisees ont ete a l'origine de nouvelles orientations: L'etude relative a la rehabilitation des exploitations agxicoles rattachees a m etablissements a permis d'ameliorer leur r6le sur le plan pedagogique; et L'etude adequation formation-emploi a permis d'identifier certaines insuffisances du systeme de formation et d'elaborer des schemas de restructuration. 7. Pour le volet bourses et stages, la mise en oeuvre des actions prevues s'est averee coliteuse pour le pays, et il a ete juge plus opportun de les rkaliser dans le cadre de programmes de cooperation bilaterale. Recommandations en vue d'une meilleure valorisation des Cquipements 8. En vue de valoriser au mieux les equipements acquis dans le cadre du Veme Projet-Education,il doit 6tre envisage en collaboration avec les institutions beneficiaires de : (a) consolider les programmes de recherche dans les etablissements d'enseignement superieur; (b) intensifier les activites de developpement et de rayonnement sur le milieu environnant; (c) constituer des equipes de maintenance et d'entretien par categorie de materiel; (d) creer des unites d'entretien et de maintenance dans chaque etablissement; (e) former des agents de laboratoire aptes a manipuler les equipements Scientifiques; et (f) former des agents qualifies pour la manipulation du materiel audio-visuelet la production de supports didactiques. 11. LECONS A RETENIR POUR L'AVENIR Au niveau des actions de la Banque 9. Durant l'evaluation: (i) L'evaluation doit 6tre faite d'une maniere a tenir compte des specificites des institutions beneficiaires. I1 semble, pour le Veme Projet-Education, que l'evaluation a ete faite d'une maniere non differenciee. Cette approche s'est traduite par des listes theoriques qui ne correspondent pas aux specificites des etablissments concernes. I1 a fallu ainsi reprendre ces listes pendant la periode d'execution suivant les besoins specifiques de chaque institution de formation. (ii) L'evaluation doit 6tre faite de maniere a tenir compte de toutes les actions devant accompagner la realisation du projet. Le Verne Projet-Education,pour la composante agriculture,a prevu un programme de renforcement des equipements sans considerer les besoins additionnels en constructions devant resulter des equipements envisages. I1 en est resulte une certaine inadequation entre les constructions et les equipements et mCme dans certains cas un encombrement (cas de 1'ESIER e Medjez El Bas) malgre les quelques extensions realisees pendant la periode d'execution du projet. 10. Durant l'execution: Importance des evaluations a mi-chemin dans le suivi du projet. Le suivi du Veme Projet s'est base sur des visites de tres courtes durees. Cette approche ne permet pas d'approfondir les eventuels problemes rencontres et d'apporter en consequence les corrections qui s'imposent. I1 est ainsi plus indiqub de proceder dans l'avenir a de veritables evaluations A mi- chemin. Au niveau des actions de 1'Emprunteur 11. Durant l'evaluation: Le contenu du projet doit considerer les rkalitks nationales. Ceci permet d'eviter les difficultes pendant la phase dfex6cution et d'ameliorer le rendement du projet. L'emprunteur est applee a cet effet a jouer un r61e plus dynamique lors de l'evaluation du projet. I1 y a lieu egalement de prendre en consideration les apports qui peuvent &tre faits au projet dans le cadre de la cooperation technique, notamment en matiere de formation et d'expertise. 12. Durant l'execution: La mise en place de l'unite de gestion du projet doit prkceder de quelques mois le demarrage de ce dernier. Ceci permet d'eviter les retards, surtout pendant la phase de demarrage, et d'assurer la bonne execution des actions prevues. 13. L'experience a montre que certaines mesures approprieds peuvent contribuer a accroitre l'efficacite des actions prevues par le projet. I1 s'agit notamment de la reactualisation des previsions en fonction de 1'6volution du secteur du projet, de l'association a toutes les phases du projet des futurs utilisateurs des acquisitions projetees, et de la realisation par l'emprunteur d'auto-evaluations pendant la phase d'execution. Au niveau des relations Banque-Em~runteur 14. Aussi bien pendant la phase d'evaluation que pendant la periode d'execution du projet, les relations banque-emprunteur etaient toujours exemplaires. I1 n'y a donc pas de commentaire particulier a faire a ce sujet. DONNEES STATISTIQUES 1. PRETS CONNEXES DE LA BANQUE Les trois premieres operations de la Banque (dew credits et un prOt) soutenaientles programmes du Gouvernement pour ameliorer l'enseignement primaire et secondaire et la formation des enseignants et pour introduire les travaux manuels au primaire et premier cycle du secondaire. Le Quatrigme projet education se concentrait sur l'expansion du reseau de centres de formation professionnelle et sur l1am8lioration de cette formation. Le Prgt sectoriel education et formation (exercice 89) soutien le Gouvernement dans l'elaboration de reformes affectant tout le secteur d'enseignement et de formation. Le Fonds d'insertion et d'adaptation professionnelle (exercice 1991) a pour objectif l'amklioration de la mobilite de la main-d'oeuvre en developpant des mkcanismes rbgionaux pour l'insertion dans le marche du travail et la formation specialisee. PRRS/DESUUPIION/OBTECrIF AAHEE SLUUT D'APPROBA- TIOA Education I (cr. 29-TUN) (voir objectif ci-dessus) Ex63 CLOS Education I1 (cr. 94-TUN) (voir objectif ci-dessus) Ex67 CLOS Education IV (Prit 1155-TUN) (voir objectif ci-dessus) Ex76 CLOS Prit sectoriel iducation/formation (PrOt 3054-TUN) (voir objectif ci- Ex89 En cours de dessus) realisation Fonds dlInsertion et d'adaptation professionnelle (Prit 3255-TUN) (voir Ex91 En cours de objectif ci-dessus) r4aLisation Projet de La restructuration de L'enseignement supbrieur: rendre plus Ex92 Evaluation efficient Le systime universitaire et aussi cr6er de nouvelles institutions rkalis6e autonomes pour la formation des techniciens CALENDRIER BU PKCJET Phases dans le d6v. du uroiet Date prevue Date effective Identification Fevrier 1981 Preparation 1981 Mission d'evaluation mars 1982 Negociations du prOt novembre 1982 Approbation du Conseil decembre 1982 Signature du prgt janvier 1983 Entree en vigueur du prOt 8 septembre 1983 Date de cl6ture du prOt 31 decembre 1987 31 decembre 1989 Achevement du decaissement du prt5t 30 juin 1988 11 mai 1990 3. DECAISSEMENTS CUMULES ESTIMATIFS ET EFFECTIFS (en millions de dollars) Annee 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 Previsions a l'evaluation Montants effectifs 0 , 4 0,5 1,2 3,6 6,3 10,6 16,l 20,8 Montants effectifs en % des previsions 21% 5% 6% 14% 23% 39% Montants effectifs en % des montants revises1/ Le montant du pret a ete reduit a 25 millions de dollars EU en decembre 1988. En outre, 4.2 millions de dollars ont ete annules au moment de la cldture du prdt (mai 1990), reduisant ainsi le montant du prkt a 20,8 millions de dollars. COOTS ET FINANCEYENT DU PROJET A. Cotits du pro_eJ (millions de dollars) .isions B l'evaluation Montants effectifs Cotit en CoQt CoOt en CoOt CATEGORIE: monnaie en CoQt monnaie en Cotit nationale devises total nationale devises total Construction 10,2 3,8 14,O 4,7 4,O 8,7 Equipement, materiel et mobilier 3,o 20,O 23,O 0,9 17,O 17,9 Services d'experts et bourses 0,5 2,8 3,3 0,5 0,5 Commission d'ouverture 0,4 0,4 0,4 0,4 - - - - -- TOTAL 13,7 27,O 40,7 5 , 6 21,9 27,5 B. Financement du projet 1. BIRD Montants prevus A l'origine Montants effectifs En millions X de la %du En millions % de la % du Catkgorie: de dollars BIRD total de dollars BIRD total Construction 3,8 14 Equipement, materiel et mobilier 20,O 74 Services d'experts et bourses 2,8 10 Commission d'ouverture 0,4 1 Total BIRD 2. Gouvernement 13.7 34 TOTAL (1 + 2) RESULTATS DU PROJET 1. 1 Composante MA Prevision a 1'evaluation. Observe en 1988/1989 Nombre de Nombre dt Institut de formation: Effectifs sortantsl/ Effectifs Sortants2/ Centre national pedagogique agricole 6 ESA 4 LA 15 CFA: - programme sur 3 ans - programme sur 2 ans - programme court - programme court de perfectionnement N.B. : Certaines des projections faites a 116valuationne semblent pas correspondre a 1 nature, au potentiel ou a la performance des etablissements beneficiaires: Le Centre national pedagogique agricole n'etait pas prevu pour une capacite d'effecti de 325. Etant donnee la predominance de programmes courts, specialises, le nombre d sortants d'instructeurs ayant suivi des stages de perfectionnement a atteint 710 e 1988/89. Donnees basees sur les etablissements de formation agricols choisis a l'evaluation. 2/Donnees basees sur tous les dtablissements de fornation agricole, Rapport annuel 1988/1989. 3/ Plus 50 etudiants qui poursuivent leurs etudes dans un ESSA. '/ Nombre total de sortants de tous types de formation prevu pour 1990 Le ratio entre effectifs et sortants annuels doit au moins correspondre au nornbre rnoyen d'annees des programmes. Pour les ESA et les LA, les ratios prevus dans le rapport- d'evaluation semble singulierernent restreint alors que les resultats observes en 1988/89 indiquent un certain degri d'attrition. Les programmes courts de perfectionnement sont habituellement donnes dans des CFA et non pas dans les LA. Les programmes sur trois ans sont l'exception plut6t que la regle dans les CFA offrant la formation initiale. En 1988/89, la some des sortants des programmes de deux et trois ans depasse les estimations faites a l'evaluation. 2. Effectifs et Nombre de sortants Cornposante MEN Prevision a l'evaluation Nornbres observes/Previsions actuelles Effectifs Effectifs du cycle du cycle primaire 4 EN1 Toutes primaire 4 EN1 Toutes (millions) du proiet EN1 (millions1 du projet EN1 3. Distribution des EN1 par sexe Mixte Femmes Hommes Total I existantes 3 I financees par 1 par le projet tal: - 4 -4 -3 -116. D'autres instituteurs sont forrnes dans d'autres etablissements - 18 - APPLICATION DES CLAUSES: Description Source Commentaires 1. Pour l'execution de l'btude sur la formation des techniciens (partie C du Projet): (a) designe au plus tard le 30 Paragraphe 3.04 (a) Un -coordonnateur a ete juin 1983 un coordonnateur; et de 1'Accord de Pret. officiellement nomme en automne 1986. (b) etablit au plus tard le 30 septembre 1383 et maintient un Paragraphe 3.04 (a) Un comite a ete organis6 er comite interdepartemental pour de l'hccord de Prkt. 1987. suivre l'avancement de l'etude. 2. Designe au plus tard le 30 Paragraphe 3.06(b) de Un responsable a kt6 nomme dans septembre 1983, dans chacun des 1'Accord de Prkt. chaque lyci5e. lycees agricoles equipes par le projet, un responsable des stages. 3. Recrute au plus tard le ler Paragraphe 4.04 de Un directeur a ete recrute el juin 1983 un directeur pour le 1'Accord de Pret. automne 1983. Centre National Pkdagogique Agricole. 7. UTILISATION DES RESSOURCES DE LA BANQUE A. Participation du Personnel (hommes/semaines) Etape du cycle du vroiet ---------- FY82 FY83 FY84 FY85 FY86 FY87 M 8 8 FY89 FY90 TOTAL Identification A Evaluation 27,l Evaluation A entree en vigueur 24,7 40,6 Supervision 4,5 22,l 13,6 18,4 11,5 8,3 2,2 0,2 80,6 ---------- TOTAL 51,8 45,l 22,l 13,6 18,4 11,5 8,3 2,2 0,2 173,O B. MISSIONS DE 1A R4NOUE .. . Na dc H-1 -m Evduahndc pemaws Semaim la Performance i e n t i f i c a t i o n Evaluation 02/80 10/80 raluation 5 resentation au 03/82 m s e i l 08/82 09/82 Sous-t o t a l : ~pkobationdu m s e i l a entree 02/83 I vizueur 05/83 TOTAL: gende : EC : Economist e ET: Educateur Technique EG: Educateur GBneral AC : Archit e c t e PL: Planificateur CP: Chargd de Pr6ts CH: Chef de Division ou Adjoint SA: S p e c i a l i s t e Agricole EA: Educateur Agricole 1: Aucun probleme/Problemes mineurs 2 : Problemes limites M: Problemes de gestion au ME. CALENDRIER D' EXECUTION DU PROJET JCALENDRIEK PREW/ CALENDRIER REEL) CCMPOSANTE MA GBnie c i v i l Equipement 6 Etudes Bourses CCMPOSANTE ME GBnie c i v i l ------ Equipement & Mobilier I I I --_=---_I--- I l ---- l 1 1 l=-=T ETUDE DE FORMATION DES TECHNICIENS -................. I I Entree en vigueur -..x -................. Date de cldture x Cldture des comptes x - activitks t e l l e s que prevues dans l e Rapport dlQvaluation rxxxxxxr* activitBs telles que rhalisees

Informations clés
Type de document Project Completion Report
Date d'adoption
Pays Tunisie
Source Banque mondiale