Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No.7565-FR MALI PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ODIPAC (CREDIT ,1174-MLI) DGpartement du Sahel Division de 1'agriculture TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TlTRE D'INFORM ATION Le prbent document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut Otre utilid par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. S a teneur ne peut Ztre autrement divulguPc sans I'autorisation de la Banque Mondiale. ABREVIATIONS FAC Fonds d'aide et de cooperation FA0 Organisation pour l'alimentation et l'agriculture FAO/CP Programme de cooperation de la FA0 et de la Banque mondiale pou. la prdparation des projets IER Institut d'bconomie rurale (Institut national de recherche agricole du Mali) Franc malien, monnaie nationale jusqu'i la rentrbe du Mali dans 1'Union monhtaire de 1'Afrique occidentale en juin 1984 et l'adoption du franc CFA (FCFA). Operation arachide et cultures vivriares (Agent d'execution du C5. 491-MLI) ODIPAC Opiration de developpement int6gr8 des productions arachidiires et .:c&r&ali&res (Organism qui a succCdd A llOACV, agent d'ehcution du Cr. 1174-MLI) PPF Mecanisme de financement de la preparation des projets SEPAMA Sociiti d'exploitation de produits d'arachide du Mali AT ~ssistancetechnique Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFlClELLES Bureau du Directeur-GEneral Evaluation des Operations MEMORANDUM AUX ADMINISTRATELJRS ET AU PRESIDENT OBJET: Rapport d 'achsvement de projet: MALI Projet d'assistance technique QIIPAC (CrEdit 1174-MLI) Veuillez trouver ci-joint, pour information, un exmplaire du rapport i n t i t u l e ''Rapport d'achsvement de projet - MALI: Projet d'assistance technique ODIPAC (Credit 1174-MLI) " prepare par le Bureau regional Afrique. Dans l e cadre du nouveau s y s t h e de l'gvaluation retrospective des projets, ce projet n'a pas Et6 evalug par l e Department de l'evaluation retrospective des operations. Pisce j ointe TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut stre utilisC par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut Ztre autrement divulguk sans I'autorisrtion de la Banque Mondiale. PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ODIPAC RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET TABLE DES MATIERES Prhface ........................................................... Donnkes de base ................................................... Points principaw ................................................. I. INTRODUCTION ................................................. Importance de l'arachide ...................................... Diveloppement de l'arachide .................................. HISTORIQUE DU PROJET ET GENERALITES Problemes M d i a t s.......................................... Promptes modifications ....................................... EXECUTION PROJET Constatations des premihres missions.de supervision .......... Bitail ....................................................... Ajournement de la date de cl6ture ............................ Efforts pour preparer un projet relais ....................... Abandon du projet relais ..................................... 1 EFFICACITE DES INSTITUTIONS .................................. Apercu ....................................................... Contexte Cconomique .......................................... Contraiates .................................................. L'Emprunteur et 1'ODIPAC ..................................... V. CONCLUSIONS .................................................. ANNEXES : I. Estimation des coGts du Projet I1 I11 Rendements. production et utilisation d'intrants ..Montants effectifs et esti&s des dicaissements par cat6gorie IV. Statistiques relatives a la rhgion du Projet V.. Rkalisations du Projet telles que d6crites par 1'Emprunteur VI Commentaires de 1'Emprunteur PROJECT D'ASSISTANCE TECHNIQUE ODIPAC - CREDIT 1174-MLI RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJECT PREFACE On trouvera ci-apr;s un Rapport dpach;vement de proje t (RAP), portant s u r l e Project d'assistance technique ODIPAC, r i a l i s ; au Mali, qui avait donn; l i e u i l ' o c t r o i du ridi it 1174, d'un montant de 5'5 millions de DTS (6'5 millions de dollars des E.U.) en a v r i l 1982 ;l a Republique du Mali. Le ridi it a i t 6 clos l e 30 septembre 1986, un an apr& l a date privue, apr;s avoir ;ti entikement dGcaiss;. Le Rapport a it&i t a b l i par le Bureau rigional Afrique s u r l a base du Rapport No. P-2993-MLI du ~ r i s i d e n t , d a t i de j u i l l e t 1981, de 1 ' ~ c c o r d de crgdit avec l a ~ i p u b l i q u e du Mali et, en particulier, des abondants dossiers du projet, y compris l a correspondance avec 1'Emprunteur. Les administrateurs associis au projet, y compris des agronomes, un analyste financier et des iconomistes, ont i t 6 interviewis. Des donnies s t a t i s t i q u e s ont Ggalement it&emprunties awr rapports de lVEmprunteurs u r le projet. Le projet n'a pas f a i t l ' o b j e t d'une 6valuation indgpendante par l e Department des Evaluations Rgtrospectives des Opgrations de l a Banque Mondiale. Le projet d e rapport a 6t6 envoy6 2 ltEmprunteur aux f i n s de commentaires le 26 octobre 1988. Les commentaires r e p s ont 6t6 incorpor6s en Annexe au rapport. PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ODIPAC (CREDIT 1174-1) RAPPORT D'ACHEVEMPIT DE PROJET DONNEES DE BASE Principales donnies sur le proiet Risultats ou Privisions B derniires l'ivaluation estimations CoGt total du projet (millions de dollars) 11,4 11,4 Montant du crhdit (millions de dollars) 695 6,s D6caissis Annules Rembourshs Non rembourses Date d'achevement des elements matiriels 31/3/85 2/87 Proportion achevhe B la date ci-dessus (%) 100 70 T a w de rentabilitd hconomique ( X ) n.d. n.d. EfficacitC des services - pietre Montants cumulatifs des dicaissements estihs et effectifs EX. 82 EX. 83 Ex. 84 Ex. 85 EX. 86 Previsions a l'ivaluation 1,0 2,s 4,s 695 - Montant effectif 194 2.0 3 1 490 5,4 6 Montant effectif en % du montant estimatif 104/1 80 69 62 83 P( - 11 Cornprend le remboursement du PPF TEMPS PASSE PAR LE PERSONNEL DE LA BANQUE Pr6paration 496 Evaluation 6,O 17,l Op6ration de prsts 0,l 6,8 0,3 N6gociations 3,2 0,8 Administration du projet 096 093 0,2 0,7 0,: Supervision 13,4 14,s 18,9 13,l 14,l 9,: Rapport d'achevement TOTAL 10,7 27,l 15,l 14;8 18,9 13,3 14,8 9,: TOTAL NOMBRE DE SEMAINES : 135,O. Autres donnies sur le projet Privisions initiales RCvisions Dates effectives Date de premiere mention dans les dossiers de la Banque 5/76 5/76 Nigociations 5/81 5/81 Approbation par le Conseil 9/81 4/82 Date d'entree en vigueur - ---- 7/82 Date de clature 30/9/85 - 30/9/86 Empruateur RCpublique du Mali Agent d1ex6cution Office du developpement integr6 des productions arachidiires et cirialieres Exercice budgitaire de l'bprunteur ler octobre-30 septembre Projet relais neant Donnees concernant les missions Mois/ Nb. de Nb. de Nb. dWhommes/ Date du annie semaines personnes mois Specialit4 rapport Preparation /1 Evaluation /2 Supervision 1 2/82 1 3 4 ECON (21, AGRO 18/03/82 Supervision 2 9/82 1 3 4 ECON, FA, AGRO 28/10/82 Supervision 3 10/83 1,s 2 3 ECON, AGRO 30/12/83 Supervision 4 9/84 2 3 . 3 ECON, AGRO, FA 07/12/84 Supervision 5 11/85 1 2 2 ECON, AGRO 11/02/86 Supervision 6 2/86 0,5 1 0,s AGRO 25/03/86 - /1 La pr6paration a 6th italee sur pluaieurs annkes en raison de la modification des objectifs du projet. - /2 .Le projet initial, qui remonte i mars 1978, a par la suite BtB transform6 en un projet d'assistance technique qui a fait l'objet d'un Rapport du PrCsident, dat6 de juillet 1981. -- Taux de change Monnaie franc malien, puis franc CFA /3 Moyenne pour 1'annee d*ivaluation (1981) 1 dollar = 500 FM (ou 250 FCFA; Moyenne pour les annies intermidiaires (1982-86) 1 dollar = 340 FCFA Moyenne pour l'ann6e deach&vement (1986) 1 dollar = 345 FCFA - /3 Le FCFA a remplaci le franc malien en tant que monnaie du pays en juin 1984 lorsque le Mali a riintigrC 1'Union mon6taire ouest-africaine. MALI PROJET ODIPAC D'ASSISTANCE TECHNIQUE (Credit 117441) POINTS PRINCIPAUX Le Projet d'assistance technique ODIPAC a ete une reussite partielle en ce qu'il a atteint certain8 de ses objectifs en matiere d'infrastructure et d'bducation, sinon ses buts principaux. I1 s'agissait, en l'occurence, d'identifier, au moyen d'essais agricoles et de recherches, des cultures modifiees et des varietes nouvelles, susceptibles d'ttre reproduites et cultivies sur w e large echelle et, 2 partir de 15, de pr6parer un projet relais qui permettrait d'dliorer sensiblement l'agriculture et la production agricole dans la zone du projet. Cette initiative ktait destin6e A compenser, dans une large mesure, les pertes qu'eprouveraient les agriculteurs de la region lorsque l'une de leurs cultures connuerciales principales, a savoir l'arachide, ne pourrait plus dtre exportbe avec profit et que la production en baisse n'alimenterait -plusque le marche inthrieur. Les d e w composantes infrastructure et iducation du projet comportaient une assistance a la construction de routes de desserte, objectif atteint en partie; la fourniture de semences, elle aussi realishe en partie; l'dlioration des services de vulgarisation, qui ont fait l'objet d'une rhforme, d'une efficaciti partielle; la mise en oeuvre d'un programme d'alphabetisation fonctionnelle, qui a 6t4 C O U ~ O Mde ~ ~succis, come lea, par ailleurs, bte la composante sant6 du b6tail; et enfin, l'introduction d'un systeme ad6quat de comptabilite 5 1'ODIPAC (c'est-&dire l'organisme agricole cr66 pour ex6cuter le projet et mettre en valeur la zone du projet), qui a, elle aussi, 6th une r6ussite. L'ODIPAC, pour sa part, a connu de nombreux problemes et n'a pas fonctionn6 avec toute l'efficacite souhaithe; dans la mesure oir son financement depend pour l'essentiel de donateurs, il est peu probable que cet office survive l'arrst de l'appui qui lui a 6th apport6 en 1987. Le projet a d6marr6 en 1976 sous fonne de projet en bonne et due fonne, centre sur la production d'arachide. La degradation de cette production et sa moindre viabilit6 Bconomique et financiere ont conduit en 1982 a l'ilaboration d'un projet d'assistance technique ayant eesentiellement pour but d'identifier et de prhparer un projet relais fond6 sur des activit6s agricoles autres que l'arachide. Ni le - Gouvernement, ni la Banque n'ont pu faire en sorte que le personnel affect6 au projet concentre ses efforts sur l'objectif principal, A savoir identifier des activit6s agricoles viables autres que l'arachide, au lieu de faire porter toute son Cnergie sur le maintien k flot de l'institution qui l'employait. Cette attitude a eu pour resultat une nette insuffisance de la recherche appliquke et l'absence de toute base pour le projet relais. Lorsque le cridit a 6th ckos, la Banque a dbbloqu6 des fonds, au titre du PPF, pour poursuivre la preparation du projet relais, mais elle a tat fait de conclure que cet effort etait trop codtew. Le Gouvernement a 6te i n f o 6 de cette d6cision en novembre 1987 oh la Banque lui a propose de financer, en remplacement, des op6rations pilotes visant A mettre B l'essai des perfectionnements techniques faible coGt et B faible risque 1'6chelle nationale dans le cadre de services de vulgarisation am6lior6s. Les points suivants, sur lesquels le Rapport dVach&vementmet l'accent, peuvent presenter un interst particulier : la chute de la production d'arachide (par. 1.06); l'endettement du secteur arachidier (par. 2.02) ;1'instabiliti des marchis de l'arachide (par. 2.06 1; le cridit agricole (par. 2.09); la recherche agricole (par. 3.04); les services de vulgarisation (par. 3.05); la sante du bdtail (par. 3.09); et la d6gradation de l'environnement (par. 3.15). Un utile enseignement se d6gage toujours des aspects suivants du projet : a) les Ccueils que presente la transformation d'un projet en bonne et due forme en projet d'assistance technique. I1 s'est agi en l'occurence d'un processus graduel, &tali sur une longue periode, oh la Banque a essentiellement eu pour rale de s'adapter des circonstances changeantes. Du fait de ces hesitations, le projet d'assistance technique a etk assemble plutat que for& et construit (par..4.06); b) l'absence de contexte sectoriel : en rkgle generale, l'&nagement de cultures et les recherches visant B mettre au point des cultures modifiees ou .denouvelles varietks doivent -s8insererdtabord dans le cadre d'une conception gknerale de l'agriculture du pays ou du secteur considere. Cela n'a pas it6 le cas pour le projet en question (par. 4.05); c) l'arrst en teips utile d'un projet avant la date privue : il aurait 6t6 sage d'arrater le projet en un certain nombre d'occasions, ce qui n'a pas 6t6 fait pour des raisons qui n'ont pas 6th entikrement Bclaircies (par. 4.09); et d) les risques que pr6sente la crCation de nouveaw organisms : l'organisme originel itant crib16 de dettes, on a, sans 6ponger ou tranferer ses dettes, simplement crei un nouvel organisme, I'ODIPAC, qui a pris en charge les activit6s de son predkcesseur dans le domaine de l'arachide notanunent, dans la zone du projet. En fait, le nouvel organisme n'a probablement pas 6th beaucoup plus efficace que l'ancien et son maintien parait, en fin de compte, peu probable en l'absence de toute allocation de fonds par des donateurs. Le Gouvernement devra cependant faire face au problbe politique que posent les effectifs considerables de 1'ODIPAC (par. 4.01 ). MALI PROJET D'ASSISTANCE TECHNIQUE ODIPAC CREDIT 1174-MLI RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET I. INTRODUCTION 1.O1 Le projet a it6 execute au titre du huitihme cridit IDA pour la mise en valeur du secteur agricole au Mali et du deuxieme cridit pour les regions ouest et centre. La zone du projet, qui est situke dans la partie sud-ouest du Mali et s'etend sur 700 Em d'ouest en est, resoit de 700 1.000 rnm de pluies par an; elle est d'une grande diversit6 sur les plans ethnique et physique. Son agriculture; pour une region situke dans le Sahel, est gineralement consid8rCe come bonne, dans les limites que dictent des pluies Cparses et irregulieres qui ne permettent pas l'emploi de pratiques culturales presentant un risque. L'agriculture est l'activiti principale du Mali et elle occupe 85 X environ de la population. Importance de l'arachide 1.02 La zone du projet, qui compte plus de 500.000 habitants, n'ktait pas aussi d6veloppie en matiire d'infrastructure et de services sociaux que d'autres parties du pays. L'absence de routes notamnant s'est revilie Stre m e entrave quasiment insurmontable. L'arachide itait A la fois la principale culture et la seule culture de rapport. Elle etait la principale source de revenu pour les agriculteurs, la source la plus importante d'emplois industriels dans la rigion, la principale denree d'exportation et, avec le coton, la source majeure de devises. Des efforts sporadiques avaient it6 faits pour dliorer le sort des agriculteurs, mais la zone ne benificiait que d'une prioriti limithe par . rapport B d'autres se prStant davantage a une mise en valeur. Le projet,' qui faisait suite ir un projet antirieur d'arachide parraini par la Banque, devait permettre de redresser la situation. D6veloppement de l'arachide 1.03 L'histoire du projet est inhabituelle. Elle s'6tend sur de longues annies et remonte B l'introduction avec succes de l'arachide sur m e grande echelle dans les provinces ouest et centre dans les annies 60, dans le cadre d'un projet finance par le FAC. Cette initiative avait conduit ir l'adoption par le Groupe de la Banque en juin 1974, au titre du Credit 491-ML1, d'un projet de dhveloppement rural integre, d'un montant de 8 millions de dollars, qui devait ilargir cette activite dans la partie est de la zone et dliorer la culture des c6riales. Le projet pr6voyait m e dlioration des services de vulgarisation et la fourniture d'intrants et de services de coaunercialisation dans les zones du projet prbcident et dans celles du projet ilargi, sous la direction de 1'OACV (Opirations arachidikres et cultures vivrieres), une branche du Ministire du diveloppement rural. 1.04 La production d'arachides a atteint un maximum durant le dicaissement du Credit 491 (1973-78), au milieu des annhes 70, lorsqu'elle s'est ilevke a 150.000 tonnes, dont 100.000 sous fome d'arachides &calks et le reste sous forme d'huile d'arachide, traitie dans deux grands moulins privis B Bamako et B Kita. L'utilisation de semences ambliories, de saines pratiques culturales et l'emploi de quantitks limities d'engrais out pemis d'atteindre des rendements de 1.000 B 1.200-kg B l'hectare dans la deuxieme de ces rigions pendant plusieurs armies, malgri des pluies irreguliires. La production d'arachide itait toutefois retombee au niveau prhcbdent au cows de la derniere annie du projet. Bien que la production de ckrhales semble avoir augmenti, on ne dispose pas, paur la pbriode anterieure au projet, de donnees qui permettraient d'btablir une comparaison. La production de ma'is etait, de toute fason, negligeable auparavant . 1.05 La chute de la production de l'arachide etait essentiellement due, au debut du moins, k l'insuffisance des prix B la production. Ces prix, fixhs par le Gouvermement, htaient frbquemment de hiti6 au mohs inferieurs aux prix du marche, si bien que la production d'arachide s'est trouvie dbtournhe vers des circuits officiew, moyennant toutefois des codts ilevis de transaction; la baisse de la production a suivi. Le maaque d'efficacitk de 1'OACV sur le triple plan de la vente des intrants, tie .lewdistribution et de la qualit6 des scmcnces, joint ir l'incompktence du-personnel.des s e m c e s de vulgarisation, a3 exacerbe- fe.problime. 1.06 Entre 1975 et 1980, l'offre d'arachide sur les marchCs mondiaux a baissi sensiblement du fait de la concurrence d'autres huiles. Alors q w l'arachide du Mali avait jusque-121 etk rentable, dans certaines limites certes, malgri le coQt ilevd du transport intkrieur sur des distances d'environ 1.000 h,au dbbut de 1980, ce n'etait plus le cas. Les prix de parith i l'exportation ne constituaient plus une incitation suffisante pour les agriculteurs. En outre, 1'OACV devait supporter des frais d'administration eleves et excessifs tandis que les prix de l'arachide sur les marchis mondiaux ne cessaient de baisser. En fait, &me au Sinigal, qui pourtant avait une production annuelle de beaucoup plus importante et des frais moindres de transport interieur, l'arachide n'avait plus qu'une rentabilitk marginale. 11. HISTORIQUE DU PROJET ET GENERALITES 2.01 La culture de l'arachide dans le cadre du Credit 491 ayant au dibut sembli un succ&s, on a e n t d la procedure menant B un projet relais OACV. En 1978, le projet avait CtC Bvalu6, mais Ctait dejH en voie d'stre reformule avec pour objectif une production d'arachide de 193.000 tonnes au bout de la cinquihe annie (contre 130.000 tonnes au dhpart); l'objectif fixd, toujours au bout de la cinquiPme anntie, pour le millet et le sorgho, itait de 300.000 tonnes, contre 240.000 tonnes au depart. Ce projet devint en fait le Projet,d'assistance technique ODIPAC, au titre du Credit 1174-ML1, sign6 quelques annees plus tard, ii la mi-1982. Les activittis au titre du projet durant ces quatre ann6es sont un fidile reflet des problimes du sous-secteur et laissent presager la fin de l'initiative en 1987, pris de 12 an6 apres qu'elle ait it6 lancie. 2.02 M j B en 1977, l'equipe chargde de la prkkvaluation avait hhsiti B continuer devant les problimes apparemment insurmontables auxquels se heurtait le projet, i! savoir la baisse de la productibn d'arachide et la situation financiire intenable de 1'OACV. Le Gouvemement foumissait un ''bareme" annuel a l'OACV, dont il tirait le plus c1air:de ses revenus, et fixait les prix h la production des arachides, tandis que 1'OACV s'engageait B acheter et B conrmercialiser la production des planteurs. L'activit6 arachidike de 1'OACV lui avait ddjh valu d'.accumuler une assez large dette, imputable en bonne partie aux lourds droits et taxes, sans rapport avec ses activitis, dont il dtait frappe parce qu'il se trouvait 6tre une des rates sources de revenu de 1'Administration et du pays. & 2.03 I1 dtait evident d&s le dhbut que si l'on voulait donner suite au projet, le Gouvernement devrait remettre sa dette 1'OACV. Aucune somme n'avait Cti pr6vue A cet effet dans le projet propose. Divers plans, visant h renflouer I'OACV, furent envisaghs mais la Banque dut, en fin de compte, admettre que le Mali ne disposait eimplement pas des ressources nkcessaires et qu'aucun autre donatcur n'itait prat a l'aider. Consid6rant que le projet dtait - desormais - nkcessaire pour ramener la production d'arachide A son niveau antCrieur, c'est-&dire i! celui atteint vers la mi-70 dans le cadre du Credit 491, la Banque decida nianmoias d'aller de l'avant. Elle proposa de rksoudre le problime financier en isolant la dette de 1'OACV et de crder A cet effet un nouvel organisme, qui prendrait en charge les activitis de l'OACV, mais non sa dette qu'il appartiendrait au Gouvernement d'apurer A une date ultirieure. 2.04 La situation de 1'OACV a toutefois continu6 se digrader avant que la procCdure normale d'octroi d'un cridit ait 6th menee i! bonne fin. torsque la direction de la Banque s'est rendue au Mali en ddcembre 1978, elle a persu qu'il fallait adopter une autre ligne d'action. Cette constatation l'a amenhe ii proposer en avril 1979 de monter un projet d'assistance technique qui encouragerait, en principe, la production de toute la game des cultures possibles dans,la zone du projet, et non simplement celle de l'arachide; rhorganiserait les services de vulgarisation en tenant compte des caractiristiques de l'agriculture dans chaque zone, etudierait lcs perspectives de l'arachide a long terme-et identifierait et tilaborerait un projet relais. Un nouvel organisme public, 1'ODIPAC (Office de diveloppement int6grd des productions arachidieres et c6riali&res) serait charge des achats et de la comnercialisation de la production, y compris des arachides, et de l'execution du projet. En juin 1980 toutefois, la Banque dut reconnaitre que la culture de l'arachide n'itait plus rentable au Mali et que ses pespectives n'itaient pas brillantes. 2.05 En mai 1981, finalement, le Crkdit No 1174-MLI d'un montant de 5,5 millions de DTS (6,5 millions de dollars), accord6 au titre du Projet d'assistance technique ODIPAC, a it6 nigoci6. Son objectif, ligirement modifii, ktait d'essayer de trouver des alternatives a la culture de l'arachide, dont on amdliorerait cependant la production, et de s'efforcer de diversifier l'agriculture et de trouver des dibouchis intirieurs aux produits a base d'arachide. Le Cridit devait en &me temps pennettre a 1'ODIPAC de passer du rale d'organisme voui a l'exportation des arachides a celui d'institution de diveloppement agricole axie sur les cultures vivriires. La mise a l'essai des cultures de rechange de*ait mener la priparation d'un projet relais. L'ODIPAC reposerait sur un "barime" annuel, mais le Cridit couvrirait la majeure partie des ddpenses accrues de fonctionnement. -- 2.06 La signature du Credit a longtemps tardi en raison de l'incertitude qui planait sur le diblocage des fonds IDA. Ce retard s'est accompagni d'un autre ivinement fzcheux. Les d e w principaux moulins A arachide ont dkcouvert qu'ils ne pouvaient obtenir les crddits habituels (en fait, iquivalant B des fonds de roulement) de la Banq~e~centralepour acheter la ricolte d'arachide en raison du passif croissant de l'industrie. Les moulins avaient coutume d'emprunter a court terme a la Banqw centrale-desfonds qu'ile avan~aientensuite h I'OACV (devenu entretemps llODIPAC)pour lui permettre d'acheter la rkcolte d'arachide et de lacom#rcialiser; le ptoduit,dela vente servait- rembourser les moulins qui, leur tour, remboursaient la Banque centrale. En dicembre 1981, l'ODIPAC, qui n'avait pas obtenu de crddits ni des moulins ni du Gouvernement (lequel attendait, pour lui dkbloquer une premiire tranche de fonds, la signature du Credit) a declare avoir un-besoinurgent de fonds pour acheter des semences d'arachides avant janvier 1982. I1 s'est produit, a partir de la, une reaction en chaZne : a la mi-janvier, 1'ODIPAC ne disposait pas de fonds pour r6gler les 7.000 tonnes que le Gouvernement l'avait autorisk B acheter dans l'intervalle. La Mission risidente, qui participait pleinement aux efforts faits pour trouver une solution a la crise, soulignait que si les agriculteurs ne pouvaient obtenir un juste prix pour leurs arachides (ou les commercialiser de toute autre maniire 1, ils ne pourraient rembourser les 700 millions de francs maliens empruntds l'annie prkcedente et ne pourraient vraisemblablement pas cultiver l'arachide a des fins commerciales l'annie suivante. 2.07 Au cours de cette piriode agitCe, la confusion a rkgn6 au sein de l'Administration, oh divers organismes prenaient des mesures contradictaires sans qu'aucun consensus ne se d6gage; il etait difficile d'obtenir des renseignements valables. 2.08 Peu apres, on a appris que le Gouvernement ne fournirait pas, come il aurait d3, le "bareme" courant a l'ODIPAC, qu'il itait tenti de conclure, itant donni l'aggravation de la situation, que l'arachide n'avait pas d'avenir et qu'il souhaitait qu'on s'oriente vers une diversification dans le cadre du projet. A ce stade, la Banque a avis6 le Gouvernement, avec quelque retard, que les fonds fournis au titre du PPF pour couvrir les frais de dbrrage du projet en attendant le Crddit 1174 qui Ctaient longtemps restis en suspens, avaient finalement 6th debloqu6s aux fins d'utilisation M d i a t e . En janvier 1982, w e mission de la Banque a recompand6 d'annuler le Credit si on n'avait pas acheti d'ici la fin mars, oi~la rdcolte risquait de pourrir, une quantit6 substantielle d'arachides. Elle a aussi recommand6 de poursuivre le d6caissement du Credit si la recolte itait comercialis6e, mais en en modifiant les conditions de maniere a decharger 1'ODIPAC de ses attributions en matiare d'achat et de commercialisation de l'arachide. Le ditail de ces modifications devait Qtre examine au cours de la mission suivante de supervision. Quoi qu'il en soit, une recolte d'arachide de 14.000 tomes a finalement kt6 comercialiske entre mars et mai, et la production d'arachide de 1982/83 n'a, en definitive, ete infdrieure que de 15.000 tonnes a celle de l'annee precidente. Promptes modifications 2.09 Le Credit 1174 a finalement 6th sign6 le 30 avril 1982, lorsqu'on a itti sfir que les fonds IDA Ctaient disponibles. Le Gouvernement a fourni A 1'ODIPAC une sonme qui representait le tiers d'un apport en capital qui devait sn61ever 300 millions de francs maliens. Le Credit a pris effet le 7 juillet 1982. Au cours de la mission de supervision d'octobre 1982, la Banque est convenue avec le Gouvernement de modifier lnAccordde credit B l'effet : a) de decharger 1'ODIPAC de ses fonctions en matiire d'achat et de comnercialisation des recoltes; b) de modifier les conditions du credit : les agriculteurs ne pourraient se procurer d'intrants que contre paiement en espaces, tandis que les associations villageoises en devraieat r6gler la moitie en especes et l'autre moitid a credit; c) de dkgager des fonds pour l'achat d'autres materiaw, y compris des matiriaux de construction et des materiaw p6dagogiques. ainsi que pour les intrants agricoles et les travaw ruraw, y compris des matiriels pour la construction de routes de desserte; d) de degager davantage de fonds pour des consultants, ce qui traduisait l'accent mis dorinavant sur l'~liorationdes services de vulgarisation et des services regionaux; e) de transfirer lmODIPACla responsabilite du progranme d'alphabetisation fonctionnelle dans la zone du projet, qui avait it6 jusque-18 exerche par un organisme traditionnel. Le Gouvernement s'est engage A fournir ii I'ODIPAC, au titre d'une partie de ses ressources permanentes, 100 millions de francs maliens lors de la signature de 1'Accord de credit, 100 millions de plus au 30 juin 1982 ou six mois apris la date d'entree en vigueur du Cridit et les derniers 100 millions au 31 d6cembre 1982, un an aprh la date d'entrie en vigueur du Credit. 2.10 Le projet a continue & avoir pour objectifs gCnCraux : l'organisation et le renforcement de I'ODIPAC, la multiplication des semences, l'btablissement d'un progrannne de recherche agricole appliqke; la promotion des associations villageoises; l'gtude de la politique de comwrcialisation des graines ol6agineuses; et, surtout, la rialisation d'une etude de faisabiliti en vue dlClaborer un projet relais agricole. Le Gouvernement ne fournirait plus de "barime" & 1'ODIPAC. Le progranme de recherche-lui-m&nen'dtait pas inonce en ddtail; il devait Btre identifii et dirigd par des experts agricoles recrutes au titre du projet (par. 3.02). 2.11 Le coct du projet (y compris 0.9 million de dollars d'avance au titre du PPF) a 6th estimd 11.4 millions de dollars (Annexe 1). La date de cl6ture a 6th repousie B septembre 1985 en raison des ddlais intervenus dans la signature du Cr6dit. Le Fonds d'aide et de cooperation (FAC) a cofinancC le projet tandis que le Gouvernement finan~ait50 % des coiits en monnaie locale, ventflation qu'illustre le Tableau ci-apt& : CoGts en Coirts en devises monnaie locale en millions de dollars Total IDA 2,O 4,5 6.5 FAC 094 2,1 2,5 Gouvernement UL - a - 4.8 6,6 l1,4 2.12 En vertu des nouveaux arrangements, l'existence de 1'ODIPAC dipendait pratiquement de l'octroi de fonds par les donateurs. Cette situation etait le resultat de la cinquikme modification apportbe depuis le debut ce projet, qui, apris avoir comnenci en mettant l'accent sur l'arachide, n'avait finalement plus de composante arachide. Le tale de la Banque avait pour l'essentiel consist6 A s'adapter B des circonstances qui ne cessaient d'ivoluer sous la pression des problkmes financiers, Cconomiques et organisationnels de l'arachide, de L'ODIPAC, du Gouvernement, et d'autres encore. 2.13 Le Crddit a 6th entiirement dicaisse. On trouvera B 1'Annexe I1 un tableau illustrant la ventilation des credits, telle que modifiee en mars 1983, et les montants dCcaissis dans chaque categorie. 111. MECUTION DU PROJET Constatations des premiires missions de supervision 3.01 La premiere mission de supervision de septembre 1982 a signal6 que la direction du projet s'itait sensiblement dlior4e grace au recrutement d'un nouveau Conseiller technique principal expatrii. La triooretie du projet itait surveillee de pres et le personnel de 1'ODIPAC sur le terrain avait it6 considerablement r6duit depuis que l'0ffice avait 6tC dechargi de ses attributions en matiire de commercialisation. Le retrait des credits -accordis jusque-18 et l'extension des paiements en esp&ces pour les achats d'intrants agricoles avaient permis de remettre un peu d'ordre dans le5 comptes de cridit a w agriculteurs, air la confusion avait rBp6 pendant la campagne 1981-82, mais ils avaient toutefois eu pour effet de diminuer l'utilisation d'intrants. 3.02 La mission de supervision d'octobre 1983, qui a eu lieu a la fin de la premiire annee du projet, a signale que les recherches experimentales avaient connwnce, que les fertilisants semblaient avoir d'heureux effets, mais que les services de vulgarisation n'avaient 6t6 dlioris que tres peu. Le programme d'alphabitisation fonctionnelle et l'btae sur la connnercialisation des arachides avaient pris du retard. Le projet relais n'avait pas it6 identifie et 1'ODIPAC craignait q w son existence ne seen trouve menache. La production d'arachide 6tait remontie B prbs de 22.000 tonnes en 1982/83 (Annexe III), qui avaient 6th acheties par des n6gociants prives B des prix allant jusqu'8 120 francs maliens le kilo - soit un b o n e , qui avait rendu confiance aux agriculteurs. L'absence de.cr6dits ayant limit6 la production des ricoltes, et notamaent.celle des cirkales, la mission (et 1'ODIPAC) reconrnandaient toutefois vivenient que l'on assouplisse la reglementation du cr6di.t. En ce qui concerne la recherche, les cultures &rimentales avaient bien coaunenci mais on ne voyait &re de signes penwttant de penser qu'un programme d'ensemble visant 5 mettre au point les cultures qui pourraient 2tre pratiqubes sur une grande Cchelle, ou qu'un programme de recherche cohhrent, compatible avec les objectifs du projet, Qtait en cours d'elaboration. Le programme de recherche et d'essais avait 6th confi6 i! 1'ODIPAC et B 1'Institut d'6conomie rurale (IER) qui, avec le concours d'institutions fran~aises,Qtaient charghs de coordonner la recherche agricole au Mali. Pour faciliter l'execution du projet, et notanmfent la recherche agricole, ou avait pr6vu le recrutement de six experts, trois au titre du credit et trois finances par la FAC, qui dirigerait les recherches. 3.03 A la fin de 1983, le Mali, frapp6 par la secheresse, vit baisser sensiblement sa production agricole tandis que ses troupeaux dtaient dCgamis, conme le montrent les chiffres de 1'Annexe 111. Une autre mission, qui s'est rendue au Mali B l'ipoque, jugea que la gestion de 1'ODIPAC laissait beaucoup B ddsirer. Le programne d'alphab4tisatioa fonctionnelle avait alors dharr6, mais la formation des agents charghs de le mettre en oeuvre ne progressait que tres lentement. 3.04 La quatrihe supervision, composie de plusieurs missions consacries H 1'ODIPAC et H d'autres projets qui ont eu lieu respectivereat en avril 1984 (mission courte), en juillet (bitail) et en aoQt (mission generale), a fait l'objet d'un rapport unique et complet de supervision distribui en dicembre 1984. La lettre oh la Banque formulait des recom~andationsA l'intention de 1'ODIPAC lui a it6 cornmmiquie en aoiit 1984, Depuis la nomination d'un nouveau directeur ii la ttte de 1'ODIPAC en mars, son administration s'etait dliorie. Bien q w les recherches agricoles expirimentales aient it6 affecties par la secheresse, on avait obtenu quelques risultats favorables. Au-dessous de l'isohyete de 800 mas, les variitis locales d'arachide avaient un meilleur rendement que les variitis importees. Les variitis A plus haut rendement du Burkina Faso semblaient toutefois presenter des possibilitis encourageantes et on avait obtenu quelques donndes valabks sur les dates les plus favorables aux semailles d'arachides dans les deux zones. Les essais d'application d'engrais sur diverses vari6tia de ma'is et sur des combinaisons de ma'is et de millet ou de niibi avaient, en revanche, souffert de la sicheresse et/ou d'une supervision inadequate, tandis que les risultats des applications de phosphates naturels sur l'arachide Ctaient encourageants sans Btre nicessairement rentables, en raison des bas prix de l'arachide (30 francs CFA par kg) A/, les cireales n'avaient pas r6agi favorablement aux essais d'engrais (Anuexe V), i 3.05 On a reconnu qu'il fallait riorganiser a aouveau les services de vulgarisation parce que le systeme en forme de pyramide consistant pour le chef B former trois.assistants qui, leur tour, foment le personnel du niveau suivant et ainsi de suite,.s'itait riv616 inefficace. Un rapport de mission FAO/CP de juin 1986.a relevi que ce spstime, du fait de.la longue chaine de com~andementet du faible niveau de compitence de certains des agents des services de vulgarisation, s'itait traduit par la transmission aveugle de directives et instructions, qui auraient dQ Btre interprkties en tenant compte dee besoins des agriculteurs. Un effort a 6th fait pour riactiver le programme d'alphabitisation fonctionnelle. L'itude sur lea march6s de l'arachide, une fois terminie, s'itait-riv6lie dicevante, mais avait apparemoent confirmi que les perspectives itaient assez mauvaises. La mission a soulign6 qu'il fallait dresser un inventaire des ressources agricoles afin de disposer d'une meilleure base de renseignements pour l'ilaboration du projet relais. 3.06 L'ODIPAC a de nouveau demand6 un assouplissement des conditions du credit. La mission y a consenti jusqu'k un certain point, qui s'est traduit par un desserrement en septembre 1984. Alors que pricidemment les associations villageoises pouvaient emprunter jusqu'i 50 % du coat des intrants et du matiriel agricole, elles pouvaient disormais en emprunter -1/ Le franc malien a Cte remplaci par le franc CFA en tant qu'uniti monitaire du Mali en juin 1984. la totaliti, sous rCserve toutefois de contraintes touchant au solde des dettes contractdes avant la cr6ation de 1'ODIPAC. Les agriculteurs privis, par contre, devaient continuer a rigler leurs achats en espaces. Bitail 3.07 Un rapport d'une mission particuliirement charghe du bitail en 1984 a conduit B 1'6tablissement d'une compoeante bitail dans la rigion de Kita, qui couvre quelque 35.000 b2;cette composante, qui relive du Cridit 1174, devait servir ir financer pendant un an des campagnes de vaccination, la lutte antiparasitique, des pharmacies v6t6rinaires. des reserves de fourrage et l'infrastructure necessaire au bitail a hauteur de 80.000 dollars. L'initiative, qui a 6th couronnie de succis, s'est poursuivie Kita $endant toute la dur6e du projet. La composante routes rurales du projet, en revanche, laisse a d6sirer a ce stade (tardif) en raison des insuffisances de gestion et du manque de matiriel, une bonne partie de 1'6quipement nicessaire n'ayant pas 6t6 acheti en raison du changement de direction de 1'ODIPAC. Ajournement de la date de cldture 3.08 Dans sa lettre de juillet 1985 1'ODIPAC constatant les dilais intervenus dans le p2ojet relais, la Banque a proposi de repousser d'un an, au 30 septembre 1986, la date de clgture du Credit, les fonds restants etant ad6quats. La date de cl6ture a par la suite encore it6 remise. En ce qui concerne le projet relais, la lettre proposait que le contenu en soit analogue celui qui avait fait l'objet du Credit 1174, en soulignant que 1'ODIPAC devait entawr le processus d'identffication et formuler le projet relais dis que possible. La lettre de la Banque insistait igalement pour que 1'ODIPAC continue ne pas faire d'operations de com~ercialisation,cornme privu dans 1'Accord de cr6dit et i s'abstenir d'acheter des arachides pour le compte de la SEPAMA, propriitaire de la plus grande usine de traitement d'arachides, BI&Z avec.les fonds fournis a l'avance par cette dernibre. La Banque craignait en effet de voir se reproduire la situation cr66e par le pridicesseur de l'ODIPAC, qui avait laissi s'accumuler une dette considirable. La Banque a fini par reconnuander au Gouvernement de s'abstenir dans ce domaine de toute activit6 susceptible de poser des problimes tandis qu'on envisageait d'octroyer un pr6t d'ajustement structure1 au Mali. 3.09 Une autre mission de supervision du projet, en novembre 1985, a signal6 une reprise relative des activitCs de crddit (Annexe 3). y compris un taux suffisant de recouvrement (en fait, 45 % environ des sonmes dues au titre des pr6ts accordis en 1985 avaient it6 remboursis d&s avril 1987). Le rapport a signal6 Cgalement que les essais d'dlioration de la culture de l'arachide et du millet itaient dicevants, mais que la ' tendance nouvelle ir cultiver du ma'is ne laissait pas d'stre encourageante; on avait enregistri une augmentation continue de la production, imputable la hausse en cours des prix du ma'is. La mission de supervision de fhvrier 1986 a signal8 que la r6colte de 1985/86 avait 6th excellente, que la reprise du cr6dit se poursuivait et que le programme int6ressant le bitail allait atre itendu d'autres zones d'hlevage en raison du succ&s qu'il avait connu h Kita (Annexe 5). Efforts sp6ciaw pour pr6parer un projet relais 3.10 Le FAC et la Banque avaient collabore dans le cadre du projet et, en septembre 1985, le FAC a finance une mission priliminaire qui avait pour objet d'identifier un projet relais centre sur les possibilit6s d 'ameliorer la productivite de la zone et sur les questions de transport. Elle a 6th suivie, en avril 1986, d'une mission FAO/CP qui aurait dG prendre pour point de dipart le rapport du FAC identifiant un projet relais, mais qui a omis de le faire. Le projet formu16 par la FAO/CP devait b6nCficier A 19.000 families, c'est-A-dire A la moiti6 de la population de la zone du projet, en leur fournissant des moyens de traction animale (nicessaires de l'avis de la FA0 lorsque les pluies sont faibles et incertaines) et d'autres intrants agricoles; restructurer le systame de vulgarisation, en mettant fin a l'organisation pyramidale; encourager davantage les associations villageoises qui groupaient la majeure partie de la population cible; rkorganiser la recherche adaptive et Btudier de pris la production de riz et de l6gumes. Le projet propose par la FAO/CP devait, d'apres les estimations, permettre une augmentation de 1a.productionse chiffrant a 26.000 tonnes pour le millet/sorgho; 4.50O'tonnes pour le mays; 1.400 tonnes pour le riz; 4.700 tonnes pour le nikb6,.sans compter un volume important d'arachide. La FAO/CP elle-&me avait pnifestement des r6serves au sujet du projet, qui visait a obtenir un hlange satisfaisant de cultures malgre les difficultes tenant a la rotation et elle a de ce fait jug6 bon de limiter le nombre des benificiaires. La Banque n'a pas souscrit a l'analyse et aux conclusions du rapport FAO/CP et ne 1ui.a donc pas donn6 suite. Elle objectait notanbent au fait que le rapport ne contenait pas de donn6es statistiques sur le climat de la zone, sa population et l'itendue potentielle des superficies cultiv6es ou restant en friche (en fait, l'ktude qui devait 8tre faite au titre du-projet relais dans le cadre du Credit 1174 avait pricishnt pour but d'obtenir ces renseignements). La Banque reprouvait igalement l'utilisation accrue de la traction animale et arettait en doute les budgets d'exploitation de la FAO/CP. Le rapport avait n&anw>ins semi indirect-nt mettre en lumiere les lihites qui s'opposaient une intensification des activites agricoles dans la zone du projet. 3.11 I1 6tait 6vident que le projet relais ne pourrait 6tre pr6t A temps et 6valu6 avant la clature du Crhdit 1174 en septembre 1986. On a donc e n t d en octobre 1986 la procedure de d6blocage d'un PPF de 750.000 dollars, destin6 A poursuivre et mener B bonne fin la preparation du projet prkvu au cours de l'ann6e suivante. Cette avance presentait en outre l'avantage non negligeable de permettre a 1'ODIPAC de poursuivre ses fonctions pendant une annee encore en attendant le credit esp6re au titre du projet relais. Le PPF a 6te approuve le 3 mars 1987. Le Cr6dit 1174 a Ct6 clos le 30 septembre 1986, mais 1'ODIPAC est parvenue A poursuivre son activite tant qu'elle a pu disposer des fonds PPF. 3.12 D'apr&s une fiche de projet, dat6e du 19 mars 1987, le projet relais avait pour objectif d'accroztre l'efficacitk des systemes de production et d'y int6grer l'klevage, de prdvenir 116rosion,de pr6server l'icosyst&me et enfin, de renforcer les associations d'agriculteurs. Cet enonce, assez vague, ne fournissait pas de base concrete au projet. 3.13 En fevrier 1987, m e autre mission de prdparation de projet a 6th consacree au projet relais. Elle a constate un tr&s net kcart entre les derniers rapports, qui pritendaient que la zone du projet prbsentait un potentiel largement inexploit6 de mise en valeur agricole, et une realite marquee par un quasi-&puisement des ressources naturelles, dG B une exploitation desordonn6e ainsi qu'a 1'erosion*des sols provoquee par le d6frichement de terres dans des zones marginales. D'apres les auteurs du rapport, on se trouvait en presence d'une surexploitation des zones traditionnellement cultivees, sans reconstitution des 6,lhntsnutritifs du sol, qui s'etait traduite par une wure des sols, entrainant une erosion et une disparition de la vkgetation. Les feux de brousse habituels avaient aggrave la situation. La mission a soulign6 qu'il itait indispensable de dresser au plus t6t un inventaire du potentiel agricole. - x 3.14 La mission a surtout priconis6 que les directives techniques adressies aux agriculteurs soient ax6es moins sur la production que sur le systbe de production et la nicessitb d'en maintenit l'iquilibre. La priorit6 devrait Otre donn6e a,l'ilevage, a la forme, aux engrais organiques et aux nkthodes de conservation de l'eau et du sol. Un examen approfondi du fonctionnement des directions techniques de 1'ODIPAC et sa complete reorganisation s'imposaient pour realiser ces objectifs . (Certains des autres experts affectes au projet ont n6anmoins confin& que, cornme on l'avait initialemht pense, la zone du projet Qtait la seule au Mali a presenter encore un potentiel int6ressant de mise en valeur agricole.) Abandon du proiet relais 3.15 Les responsables a tous les niveaux doutaient de plus en plus qu'on puisse identifier un projet relais; I&=les observations faites dans le rapport de supervision de f6vrier 1987 allaient dans ce sens. Dans le courant de 1987 toutefoia, aucune proposition nouvelle de projet n'a it6 ilaboree. Dans une lettre du 11 novembre 1987, la Banque.a info& le Gowernement qu'il faudrait davantage de travaux sur le terrain pour-faire progresser le projet, malgr6 les efforts d6ployes jusqw-la. la Banque indiquiiit que les ressources inutilis6es du PPF n'y suffiraient pas et qu'elle ne disposait, pour sa part, pour toute ressource, que d'un personnel, aux possibilites extrsmement restreintes. La Banque suggerait au Gouvernement, s'il souhaitait poursuivre ce but appare-nt insaisissable qu'etait la pr6paration d'un projet, de chercher A obtenir des fonds, sous forme de dons, d'une agence se specialisant en preinvestissement. Dana sa lettre, la Banque indiquait egalement que les deux parties auraient int6r6t coopkrer pour &liorer les services agricoles A 1'Cchelle du pays, au lieu de s'attacher a dlaborer des projets de d6veloppement sow-regional. - -12 IV. EFFICACITE DES INSTITUTIONS Apercu 4.01 Le projet a it6 acheve, le credit entiirement decaissi, les engagements generalemeat remplis, les diverses composantes partiellemeat executees et I'ODIPAC, sous tous ses aspects, ainsi que les zones agricoles qui en relevaient, probablement dlior6e grPce au projet. Les resultats du projet, tels que decrits par I'ODIPAC, font l'objet de 1'Annexe 5. Le principal objectif du projet n'a toutefois pas 6th rCalise : aucun projet relais n'a 6t6 identifie et la Banque a renonce a poursuivre les efforts deployes pour Claborer un projet de developpement sous-r6gional dans les zones du projet.; La mise en valeur agricole de la region est, dans une certaine mesure, resthe en suspens. Les donateurs ont arrQti de financer 1'ODIPAC et celle-ci a cess6 de fonctionner, du moins A 1'Cchelle du projet. Son effectif, qui comptait quelques centaines de personnes, sera probablement absorb6 par divers services publics, ou disparaitra graduellement pa? attrition. Contexte Cconomique 4.02 L'historique du projet mntre q&'il a jou6 de malchance en ce qu'il a Cte conp a une Cpoque oh la relance de la production d'arachide semblait une option viable. En 1982 toutefois, le Gouvernement et la Banque ont convenu que l'arachide ne pourrait plus 6tre une culture d'exportation et la suite des Cvenements a justifii cette decision. A la fin des annees 80, l'exportation d'arachide des pays situCs a l'intirieur du continent, y compris le Mali et le Niger, avait cesse, tandis que le Senegal, sitwi sur la cate, continuait i en exporter, non sans difficult&. Le Mali et le Niger ne pouvaient soutenir la concurrence en raison de leurs frais de transport. Le Mali (et le Niger) continuent avoir une production importante d'arachide pour le march6 interieur, mais . elle ne represente qu'une fraction minime de la production antirieure. Avant d'arriver a la decision de 1982, la Banque avait effectu6 une rapide etude des coQts de l'arachide qui montrait que &me en Climinant les droits et taxes injustifiables prilevhs par le Gouvernement sur l'arachide que 1'OACV et 1'ODIPAC avaient dii supporter (taxes qui representaient 40 % environ des coGts), le prix de revient de l'arachide au Mali restait de 20 % environ supdrieur aux cours mndiaux. Sur un plan purement Cconomique, on aurait pu r6duire l'ecart, mais de peu, en adoptant un prix de reference pour la main-d'oeuvre et pour d'autres facteurs. C'est en partant de ces conclusions que, sous sa forme definitive, le projet a tent6 de substituer un autre moteur i la culture de l'arachide pour l'exportation pour stimuler la croissance dans la zone du projet. I1 n'en reste pas wins qu'un projet d'assistance technique d'une duree de trois ans n'aurait pas suffi pour risoudre le problQme &me si les institutions avaient fait preuve d'une efficacit) exemplaire. 4.03 L'approche adoptCe en mati&re de crhdit agricole refletait la conception de la Banque, a savoir qu'il ne fallait pas accorder de nouveaux credits aux agriculteurs avant qu'ils n'aient rembourse les pr8ts pricedents et que n'a de chances de riussir que le credit agricole gCr6 par un organisme non politique. En partant de ce point de vue et compte tenu du d6clin de 1'arachide, la Banque a estim6 que la demande effective de crddit serait limithe. Ce point de vue a it6 corrobore par les 6v6aements mais, la longw, le cr6dit a finalement et6 assoupli. A l'ipoque, les autres cultures progressaient de maniere satisfaisante, notamment le ma'is, et 1'ODIPAC avait a sa tBte un nouveau directeur campitent, resolu a dliorer 1'0ffice sur touo les plans, y compris la gestion du cr6dit. Contraintes 4.04 Le Gouvernement n'a pas voulu autoriser la construction de routes qui enliveraient le produit la ferme de paur qu'elles ne ditournent le trafic,et notana~entles transports d 'arachides, du chedn de fer traversant la rigion. Au dibut donc, le projet devait Btre d c u t 6 sans ttre Ctaye par une composante routes, mais on a fini par inclure du matiriel routier dans le projet doassistance technique et par constmire une route de desserte. L'absence de routes a toujoys it6 un obstacle majeur a la mise en valeur agricole de la region et la part tr&s restreinte faite a la construction routi&re sur une si vaste &tendue dkmentait en fait le s6riew du projet. i. 4.05 L'absence de reference A un cadre giniral et am plan directeur, qui aurait pennis de priciser la nature du projet et d'en orienter les activitds, en a sans doute cntravi elle aussi l'ex6cutiw. Le dossier du projet ne fait pratiquement pas mention d'htudes Qconomiques ou sectorielles, malgrk l'existence d'un programne national. La projet relais, les recherches expirimentales et Lcs essais de variitis nouvelles aimi que les mesures proposies B cet igard, semblent n'awir jamais 6tB discutes dans .me optique nationale ou rigionale. 4.06 L'expkrience a prouv6 que lorsqu'un projet d'assistance technique est assembl6 come suite 1'6chec d'un projet en bonne et due forme, le contenu risque d'en &re fragment6 et les objectifs de n'gtre pas entiirement cohdrents. Le projet considere a couvert l'achat d'intrants, des depenses de fonctionnement, des services et des cr6dits permettant d'dliorer les recoltes, et ce jusqu'8 hauteur de 50 % environ des coiits pr6vus. I1 s'agissait lB de dispositions habituelles, adapties au projet originel et aux objectifs precis qu'il se proposait fixer en matiere de cultures. Le projet d'assistance technique toutefois n'a pas fix6 d'objectifs pr6cis en matiare de cultures et l'augmentation de la production ne semble pas en avoir constit& un reellement distinct. 4.07 Par ailleurs cependant, le projet d'assistance technique prewyait la pr6paration dOun projet relais, comportant des activitks erimentales et des recherches, objectif premier du projet lui-msns. Les efforts de la Banque, limitis en tout itat de cause, 6taient n6anmins largement axes sur les questions de production. I1 se peut qu'on n'ait pas prBte suffisamnent d'attentim sur le terrain ir la dhfinition, B l'organisation et & 1
Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report
Mali - Projet d’assistance technique ODIPAC
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Texte intégral
Informations clés
Organisation
Groupe de la Banque mondiale
Type de document
Project Completion Report
Pays
Mali
Source
Banque mondiale