Группа Всемирного банка · Project Completion Report

Burkina Faso - Projet de développement de l’élevage

Буркина-Фасо Всемирный банк
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 6737 RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET BURKINA FASO PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE (CrEdit 557-UV) Le 16 avril 1987 Dgpartement des Evaluations R6trospectives des Op6rations TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TlTRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut Ctre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut itre autrement divulguk sans I'autorisation de la Banque Mondiale. LISTE DES ABREVIATIONS BND Banque nationale de d6veloppement CARC Centre d'amgnagement des ranches collectifs CGG Compagnie gEn6rale de ggophysique ELAT Ecole de lutte anti-tsg-tsG FAC Fonds d'aide et de coop6ration (France) FED Fonds europgen de dgveloppement IEMVT Institut de l'glevage et de mgdecine vgtgrinaire des pays tropicaux ONERA Office national de l'exploitation des ressources animales ORD Organisme rggional de dgveloppement PEOV Projet de d6veloppement de l'glevage en Volta de ltOuest SCET SociBt6 centrale pour l'dquipement du territoire (Cabinet fran~aisde consultants) CRTA Centre rBgional de trypanosomiase animale TABLE DES MATIERES Pages Preface ............................................... Donnhes de base ........................................ Resum6 ................................................ I. INTRODUCTION ........................................... A Gkn6raliths ....................................... B.. Origine et pr6paration ............................ C De lt6valuationB la signature de l'accord ........ D.. Objectifs et description .......................... I1. REALISATION ............................................ A. Entrhe en vigueur et d6marrage .................... B. Modification du contenu du projet ................. C. Avancement des travaux ............................ D. Etablissement de rapports. suivi et &valuation, comptabilith ................................... E. Passation des march&s et travaux .................. F. CoGts. financement et dkcaissement ................ I11 RESULTATS INSTITUTIONNELS . .............................. A LIEmprunteur ...................................... B.. La Banque ......................................... INCIDENCE SUR L'AGRICULTURE ET TAUX DE RENTABILITE ..... A Incidence sur l'agriculture ....................... B.. Taux de rentabilitk ............................... V. QUESTIONS SPECIALES .................................... A Confiance dans le Gouvernement .................... B Installation ...................................... C Recouvrement des cocts ............................ D..... Ranches collectifs ................................ E Projet relais ..................................... VI. CONCLUSIONS ............................................ ANNEXES Annexe .Commentaires de llEmprunteur Annexe .Tableau 1 : Modifications du crCdit pendant le projet Annexe .Tableau 2 : CoGt du projet Annexe .Tableau 3 : Dhcaissements cumulatifs Carte: BIRD No . 11456R RAPPORT D'ACHEVEHENT DE PROJET PREFACE Le present document est le rapport d9achGvement du projet de developpdment de l'elevage qui a 6t6 execute au Burkina Faso (ancienne Haute Volta). Le credit initial de neuf millions de dollars a ete approuve le 27 mai 1975, rtiduita six millions de dollars en juin 1979 et clos en fevrier 1984. Ce rapport, qui a it; prepare par le Bureau ~egionalAfrique de lpOuest,est fond; sur : (a) le projet de rapport d9achGvement redig; par le Gouvernement burkinabe; (b) une mission au Burkina effectu&e en juillet 1985; (c) un examen de la documentation disponible; et (d) des entretiens avec le personnel de la Banque impliqu; dans les differentes phases du projet. Le rapport d9achGvementde projet a &t& soumis, en juin 1986, au ~eparternentdes ;valuations r&trospectives des op&rations, qui a d&cid& en octobre 1986 de ne pas proc6der ; l'audit du rapport. Le projet de rap- port a &te envoy; ;19Emprunteur et ses agences aux fins de comrnentaires le 23 d&cembre 1986; tous commentaires reps figurent en annexe du present rapport. Le Gouvernement du Burkina a accord; une aide considerable pen- dant la preparation du rapport. I1 a fait un effort considerable, non seulement en ce qui concerne la preparation de son propre rapport dvache- vement, mais aussi en ce qui concerne la collaboration accord6e par les responsables du Ministere de 19Agriculture et de 19Elevage& la mission charg6e de la rGdaction du present rapport. PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE (Cr. 557-UV) Rapport d'achsvement DONNEES DE BASE Estimations Principales donnges lors de Estimations Chiffres du projet 1'Cvaluation r4visees effectifs CoGt global du projet i) (millions de dollars) 11,5 7 Y O 7,43 /a ii) (millions de francs CFA) 2.581 ,O 1.548,O /b 2 . 0 0 5 , E - Crgdit total (millions de dollars) 9,o 6,O Dgcaissements totaux (millions de dollars) 9 ,O 6,O (FCFA 1.586) Identification Juillet 1971 Evaluation Octobre 1974 Approbation par le Conseil 27 mai 1975 Signature 18 juin 1975 Entrge en vigueur 19 novembre 1975 ClEture Dgcembre 1981 i) 12/82 / c - ii) 6/83 iii) 12/83 iv) 12/84 F6vrier 1984 Proportion achev4e en % 100 95 % du projet modifi6 RGsultats institutionnels Bons Moyens RGsultats techniques Bons Moyens - /a Voir le Tableau 2 de llAnnexe. - /b Ajust4 sur la base des variations de l'estimation des co8ts en dollars. /c DEcembre 1982 a 6ti5 la date effective d'achevement pour pratiquement tous les Glgments du projet. Seule la prgparation de la phase I1 et les campagnes de vaccination ont continu6 aprGs cette date. - iii - BURKINA FASO' Projet de dEveloppement de llElevage Donn6es concernant les missions Homes- jours sur le Rssultats Date terrain Efficacit6 Tendance Mission d'identification Juin 1972 5 Mission de prEparation Marslavril 1974 63 Mission dt6valuation Oct./nov. 1974 Environ 140 Supervision Octobre 1975 I1 Mars 1976 II Octobre 1976 11 Mars 1977 A O G ~1977 I1 I1 Avril 1978 I1 Octobre 1978 1I Avril 1979 I1 Octobre 1979 I1 Mai 1980 I* Janvier 1981 It Mai 1981 11 Janv./fGvr. 1982 I1 Septembre 1982 11 Septembre 1983 I1 Mars 1984 AchGvement Juillet 1985 10 Temps total consacr6 b la supervision (194 jours). DGcaissements cumulatifs Pr6visions B lt6valuation (millions de dollars) 0 0.6 2.9 5.3 7.5 8.6 9.0 Pr6vision r6visEes (millions de dollars) /a 2.1 3.3 4.5 5.7 6.0 D6caissements effectif? 0 0 0.29 0.97 2.01 3.32 4.24 4.48 5.47 6.0 Pourcentage du montant /b du cr6dit 4.8 16.1 3 4 . 5 5 5 . 3 70.7 74.7 91.6 100 Pourcentage r6el des /b prgvisions 0 0 10 18 2 7 / 9 9 1 0 1 94 79 9 1 100 - /a Le projet a 6t6 r6-6valuG en juin 1979 et le cr6dit ramen6 de 9,O millions de dollars b 6,O millions de dollars. - / b Modifications correspondant b la r6-evaluation des pr6visions originales. BURKINA FASO PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE RAPPORT D'ACHEVEMENT 1. L'IDA a finance, entre 1975 et 1984, un Projet de dgveloppement de 1161evage dans le sud-ouest du Burkina Faso qui s'appelait alors la Haute-Volta. Le projet avait pour objectif : a) la cr6ation de ranches collectifs et d'un centre de dgveloppement des ranches collectifs ; b) 11am61ioration des services vGt6rinaires ; c) la construction d'un march5 aux bestiaux, d'un parc de betail et de pistes de transhumance ; d) la &novation d'un abattoir ; et c) la formation des pastoralistes et du personnel des services vetgrinaires, l'exbcution d'essais sur le terrain, le suivi et 116valuation et la poursuite des activites de preparation de projets (paras. 1.10-1.15). La majorit6 des objectifs matbriels ont 6t6 atteints, mais la composante ranches collectifs, qui etait la partie la plus coGteuse, la plus importante et la plus difficile du projet, n'a pas donne les r6sultats escompt6s. Des progrzs ont 6tG accomplis en ce qui concerne la cr6ation d'associations pastorales. En 1974, B l1Zpoque de 116valuation, le coCt du projet avait 6t6 estim6 5 2.581 millions de francs CFA et le soutien de 1'IDA 5 9 millions de dollars (au moment de 116valuation, 1 dollar valait 225 francs CFA). En fin de compte, le coct du projet a Gt6 de 2.005 millions de francs CFA et le montant du cr6dit de I IDA a bt6 ramen6 B 6 millions de dollars. Le diimarrage a 6t6 lent, il y a eu des problsmes techniques et des retards dans les appels d'offres, la passation des marches et la r6alisation des travaux, si bien qu'il a fallu neuf ans au lieu des cinq pr6vus lcrs de llEvaluation pour achever le projet. Et encore, le projet n'a pas atteint ses objectifs techniques et 6conomiques. Dans ce r6sum6, les paragraphes pertinents du texte principal sont indiqu6s par leurs numiiros. 2. Ce projet visait B aider quelque 300.000 6leveurs traditionnels au moyen d'un programme de dbveloppement de ranches collectifs et d1am61iorations des Gquipements de commercialisation du b6tail et de transformation de la viande, ainsi que des services vetgrinaires. Sa direction avait 6t6 confige B un Bureau du projet et 110p6ration comprenait aussi des 616ments formation, essais sur le terrain et pr6paration de projets (paras 1.1-1.5). 3. Les deux revisions du projet ont eu lieu aprBs son entree en vigueur. La premiGre, en 1979, a 6t6 provoquge par les resultats mediocres du projet, et a eu pour r5sultat la rgduction du montant initial de neuf millions de dollars B six millions de dollars. La deuxisme rgvision, en 1983, n'a pas modifig le montant total du crgdit (paras 2.4 et 2.5). 4. La plupart des objectifs matiiriels ont 6t6 atteints sauf pour la composante ranches collectifs (paras 2.6-2.28). Une sgrie de programmes annuels de vaccination ont Gt6 exhcutgs. Ces vaccinations ont permis de maItriser les maladies end6miques les plus sdrieuses, y compris la peste bovine. Le principe d'un recouvrement des cocts a EtE 6tabli et appliqu6 avec succPs, mais cela n'a pas dur6. Le projet a jouE un r6le important dans la distribution de trypanocides, dldment essentiel 2 la survie du b6tail dans la r6gion (paras 2.16-2.18). 5. Aprss des ddlais considdrables, on a construit un march6 aux bestiaux B Bobo Dioulasso et 500 km de pistes pour le b6tail qui ont nEcessit6 l'installation de points d'eau et de poteaux de bornage (paras 2.19-2.23). Le retard pris par ces travaux s'explique par le choix initial d'un site qui ne convenait pas et par les difficultss qu'a posges l'acquisition d'un autre emplacement. De mgme il a 6t6 difficile d'obtenir les terrains ndcessaires au parc d'attente de 6.000 ha et celui-ci n'a jamais 6td achev6 de facon satisfaisante. I1 sert encore (en 1986) mais a besoin d'entretien. 6. L'abattoir de Bobo Dioulasso a 6t6 r6nov6 et 6quipd 2 neuf. L'excellente qualit6 des travaux, qui n'ont 6th terminhs qu'2 la fin de 1979, et le choix d'un agencement simple mais bien concu ont 6t6 un facteur important de bonne exploitation. Mais l'entretien a par la suite laissd 2 dgsirer (paras 2.24-2.25). 7. Les neuf ranches collectifs n'ont jamais 6t6 rgalisgs, en raison surtout des facteurs techniques (paras 2.7-2.15). Cet dldment a dtd considdrablement remanid en 1979 pour en faire une entreprise pilote plutst que commerciale. A la fin de la periode dfex6cution, six ranches avaient Et6 organis6s et quatre poss6daient des Associations pastorales. Des travaux importants n'avaient dt6 effectu6s que dans quatre de ces ranches. Le nombre des familles membres et l'effectif des troupeaux y 6taient loin de correspondre aux pr6visions. En outre, le pdrimstre des ranches regroupait un grand nombre de cultivateurs titulaires de droits traditionnels d'utilisation des terres. Ceux-ci dtaient majoritaires et n'avaient aucune envie .de participer au projet et rien ne les y incitait. Le problPme a 6td exacerb6 par l'installation de migrants sans terres. Le concept de base du projet - crder des ranches collectifs dans une rggion oh les sols 6taient bons et la pluviosit6 61ev6e et dont la majorit6 des habitants 6taient des agriculteurs - 6tait ma1 avisd. On s'est tromp6 d5s le depart sur le potentiel des terres, ce qui a compromis les chances du projet (para 3.6, 5.12, 6.1). On a eu tort de vouloir implanter des ranches dans la r6gion et cet objectif inapproprig a St6 2 l'origine de toutes les difficultds rencontrdes : rdgime foncier, justice, problGmes sociaux et culturels (paras 5.1-5.11, 6.1). Pendant toute la dur6e du projet, il y a eu conflit entre les pasteurs et les cultivateurs et ce conflit continuait toujours en 1986. La mission d'Bvaluation, les participants B la rdunion oh a Bt6 examin6 le document de synthPse (issues meeting) et les membres de la ddldgation du Gouvernement aux n6gociations avaient tous souligng la n6cessitd d'inclure, dans le projet, un soutien 2 l'agriculture pour parvenir 2 un certain dquilibre, mais cette suggestion n'a jamais 6td suivie, en raison d'un manque de diligence de la part de la Banque et du Gouvernement (para 3.1 et 3.6). On n'a pas non plus donnd suite 2 l'autre solution, 2 savoir, aider l'agriculture par des projets spgcifiques. Diverses possibilitgs ont 6t6 discutGes, dont la plupart concernait l'utilisation de fonds d'autres projets pour financer le dgveloppement des productions v6gBtales dans la rggion, mais ni le Gouvernement ni la Banque n'ont rien fait pour mettre ces idses en pratique. On n'avait pas pr6vu non plus, pendant la prgparation du projet, l'impact qu'aurait un taux d'immigration &lev5 : l'accroissement de la pression d6mographique a rendu encore plus difficile llex&cution du projet. 8. En dgpit de problsmes de tr6sorerie occasionnels et de procEdures comptables 5 peine adGquates, llexEcution du projet n'a Et6 directement affectge par aucun probl2me financier majeur (paras 2.33-2.38). Le remboursement des comptes du projet par-le Gouvernement n'a cependant pas Gtb satisfaisant. La passation des march& et les travaux (paras 2.31-2.32) ont 6tG retard& par la lenteur de la prsparation des documents d'appel d'offres et par la mEdiocritE des prestations des entrepreneurs. En outre, des p6nuries de ciment ont parfois ralenti les travaux. 9. La formation, en particulier des pastoralistes, a 6t6 inadGquate, surtout au d6but de la pEriode d1ex6cution. Les essais sur le terrain n'ont pas 6 6 poursuivis de facon rigoureuse (paras 2.26-2.28). Les rapports ont EtE produits 2 un rythme satisfaisant en g6nGra1, et la comptabilit6, bien que mgdiocre, a 6t6 ad6quate pour les besoins du projet (paras 2.29-2.30). 10. On n'a pas calculE le taux de rentabilitz 6conomique de l'ensemble du projet, en raison des modifications apportges 2 la composante importante des ranches collectifs (paras 4.1-4.7) . Cependant, le taux de rentabilit6 6conomique des composantes services vgtzrinaires et commercialisation/transformation de la viande a St6 positif. Le taux de rentabilit6 6conomique de la composante vEtGrinaire a 6 trZs &lev6 (384 %) bien que cela n'ait pas dur6 longtemps. La validit6 des hypothzses concernant les avantages a 6 test6e et vGrifi6e. La composante commercialisation/transformation a eu un taux de rentabilitg Gconomique de 12,4 %. 11. Bien que des consultants aient pr6par6 des propositions en 1983, aucun projet relais n'est pr6vu dans l1imm6diat, le dialogue entre la Banque et le Gouvernement sur les politiques ggngrales 6tant jugG insuffisant (paras 5.13-5.14). Cependant, le Gouvernement a changG rEcemment et modifi6 sa position. I1 reconnait d6sormais clairement l'importance d'aborder la question de la gestion des ressources de fa~on plus large et participative. Un projet sectoriel dlGlevage n'a pas une haute priorit5 dans cette nouvelle approche. L'analyse du projet signale un certain nombre de points strat6giques importants, parmi lesquels on peut citer les suivants (paras 5.1-5.6) : a) il faut aborder le d6veloppement de ranches collectifs ou communaux avec beaucoup de soin et d'adresse. 11 ne faut pas hzter les choses, mais faire participer toutes les parties concernges dSs le dgbut. 11 importe au d6part de mettre l'accent sur la formation, 11alphab6tisation et la crgation de groupes socialement viables et ayant une certaine coh6sion ; b) le d6veloppement d'un systsrne d161evage extensif ne doit Ztre encouragE que dans les rggions 06 les conditions Gcologiques et sociales en font la meilleure utilisation des sols ; -vii - c) il est important d'intEgrer les projets d16levage B d'autres activit6s de dEveloppement rural ; d) il faut amEliorer les compEtences des services gouvernementaux d'6levage en rnatizre de gestion des parcours ; e) il faut tenir compte non seulement de l'elevage mais aussi des autres 6lEments des productions animales. Les petits ruminants, la volaille et la production de fourrage sont importants, sp6cialement pour les paysans les plus dgmunis ; f) le recouvrement des coets est possible en pratique et doit Stre encourage ; g) il faut que les producteurs aient acces 2 des services vetgrinaires de base, en particulier en ce qui concerne la lutre contre les principales maladies endgmiques ; et h) on ne doit ni ignorer ni sous-estimer l'importance e t la complexit6 des questions relatives au r6gime foncier et 2 l'utilisation des sols. I. INTRODUCTION 1.1 Ce Projet de dSveloppement de 1'6levage a 6 le premier investissement de la Banque au Burkina Faso en faveur des productions animales. L'agriculture 6tait alors, comme elle l'est encore aujourd'hui, lfactivitCSconomique la plus importante, employant entre 80 et 90 % de la population. Au sein de ce secteur, l'dlevage repr6sente une ressource importante puisqu'il fournit environ 10 % du PIB et 50 % des exportations enregistr6es. Ce sont des pasteurs foulanis qui posssdent et exploitent la grande majorit6 du cheptel national. L'dlevage est rarement intEgr6 aux systsmes d'exploitation et les techniques de production modernes sont peu utilisSes. Les rendements de lf61evagetraditionnel sont faibles en raison des maladies, de la mauvaise gestion des pzturages et des troupeaux, de la faiblesse et de lfirr6gularitSdes pluies et de la m6diocrit6 du potentiel ggnitique. 1.2 C'est de 1970 que date la premisre opgration de la Banque concernant le secteur agricole du Burkina Faso ; c'dtait le Projet coton Ouest Volta, d'un montant de 6,4 millions de dollars. Le Premier projet de Fonds rural de ddveloppement (2,2 millions de dollars) a St6 approuv6 en 1972, et le Projet de lutte contre la sCcheresse, d'un montant de 2 millions de dollars, en 1973. Le Projet de d6veloppement rural Bougouriba (8 millions de dollars) a st6 approuvC en 1974. Au d6but de 1975, les cr6dits accord& par 1'IDA au Burkina Faso totalisaient 30,7 millions de dollars, rdpartis entre sept projets, dont trois 2 d'autres secteurs que l'agriculture : les t6l6communications (5,3 millions de dollars), la construction et lfam61iorationde routes (4,15 millions de dollars), et 1'6ducation (2,05 millions de dollars). 1.3 C'est la pauvretg du pavs et l'importance du secteur agricole qui ont d6terminiZ la stratSgie du Groupe de la Banque au dEbut du projet. La stratggie g6nSrale Stait d'aider le secteur rural en encourageant les populations B quitter le plateau central tr2s peupl6 et ii sfinstallerdans le sud-ouest riche en ressources. Quant ii l'dlevage, la stratdgie sous-tendant le projet dtait d'augmenter la productivitd dans le cadre d'une politique g6ndrale de ddveloppement agricole bien concue. La ndcessit6 dfint6grer lf61evage et les productions animales aux systsmes d'exploitation avait 6t6 discutde au d6but du projet, bien que l'on n'en ait pas tenu compte lors de son ex6cution. Les id6es qui avaient St6 avancSes pour renforcer cette intSgration n'ont pas 6td prises en compte dans lfAccordde crSdit ni incorporges 2 d'autres projets. 1.4 Le projet concernait 58.000 km2 .des zones agro-6eologiques soudaniennes et guin6ennes du sud-ouest du pays. La zone du projet correspondait ii la r6gion couverte par les ORD de Dedougou et de Bobo-Dioulasso (d6nomm6s ultgrieurement Volta Noire et Hauts Bassins, respectivement). La pluviosit6 annuelle moyenne varie de 600 mm dans le nord ii1.100 mm dans le sud. La population de la r6gion 6tait d'environ 900.000 personnes. La composante ranches collectifs devait couvrir 300.000 ha, 2 100 km 2 l'ouest de Bobo-Dioulasso. B. Origine et pr6paration 1.5 ~ n mission 6conomique envoyge en aoGt 1970 au Burkina Faso, qui e s'appelait alors Haute-Volta, est 2 l'origine du projet. On n'en trouve cependant aucune mention dans les dossiers de la Banque jusqu'en juin 1971. Le Gouvernement voulait B l'origine que le projet couvre deux rggions, le Sahel au Nord et la rsgion de Bobo-Dioulasso. La soci6t6 de consultants SCET a men5, B la fin de 1973, une 6tude de faisabilits financge par le FAC. Les composantes du projet ont par la suite subi d'importantes modifications. En juillet 1972, par exemple, on envisageait un projet de 3 millions de dollars comprenant une station de reproduction de porcins et de volailles ainsi que des unit& de transport de viande rgfriggrge, mais aucune composante de ranching. Une mission de prgparation a 6t6 envoyEe sur le terrain en mars et avril 1974 et la version pr6liminaire de 116tude de faisabilit6 a 6t6 publi6e en avril de la &me ann5e. Le consultant charg6 de l'6tude sociologique r5alis5e dans le cadre de la pr66valuation du projet a surestimg l'accueil que rgserverait la population locale 2 la cr6ation de ranches collectifs, ce qui explique que l'on ait 2 l'gvaluation retenu des objectifs irrgalistes pour cette composante. Cette 6tude sous-estimait par ailleurs les problsmes que poseraient des modifications du r6gime foncier et de l'utilisation des terres. C. De 116valuation2 la signature de l'accord 1.6 Une mission d15valuation compos6e de cinq personnes s'est rendue au Burkina Faso B la fin de 1974. Le document de synthsse a Et6 publib le 22 novembre et la r6union de dgcision a eu lieu le 4 dscembre. La mission d'6valuation proposait un projet de dgveloppement rural int6gr6 comprenant des ranches collectifs, une assistance aux agriculteurs et la construction de puits, de dispensaires, dlBcoles et de routes rurales. Outre cette composante de dEveloppement rural, le projet devait comprendre la construction de barrages, des services vGtgrinaires, la commercialisation du bGtai1, la remise en 6tat d'abattoirs et la fourniture de services techniques. Lors de lt6valuation, on avait reconnu l'existence de problgmes entre les agriculteurs et les 6leveurs et la n6cessit6 de minimiser les conflits relatifs aux droits d'utilisation des terres et des ressources. 1.7 Lors de la r6union de dgcision, il a Et6 convenu avec la mission d'dvaluation de ne pas prdvoir un parc d'engraissement commercial mais seulement un parc pilote et de renoncer au programme d'embouche paysanne. On a 6galement ddcid5 de transfgrer ii d'autres projets financ6s par la Banque les SlGments dEveloppement rural et productions vgggtales, mais sans prgciser 2 qui incomberait la responsabilitg de leur suivi. Ces 616ments ne faisaient donc plus partie du projet d16levageet n'ont pas bt6 int6grEs 2 d'autres projets. Certains des participants 2 la rgunion de d6cision ont exprim5 la crainte qu'un projet ax6 exclusivement sur 1161evagene soit pas bien recu dans une rLgion dont la plupart des habitants Gtaient des agriculteurs. La nEcessit6 d'encourager une int6gration entre les productions animales et v6gdtales avait donc 6td reconnue, mais rien de concret n'a jamais 6t6 fait. 1.8 Le credit a 6te negocig SWashington du 21 au 29 avril 1975. La dgldgation voltaique 6tait dirigde par le Secrgtaire d'Etat 2 la planification, au dgveloppement rural, B l'environnement et au tourisme. Au cours des nggociations, aucune modification majeure n'a dtg apportge B la conception ni aux plans du projet. La dgldgation voltayque, nganmoins, se faisant l'4cho des inquidtudes exprimdes lors de la reunion de ddcision, a soulignd l'importance d'associer les agriculteurs, qui reprgsentaient 85 % de la population de la r6gion, au processus de dgveloppement. La Banque a convenu que c'6tait un point essentiel et a propos6 d'utiliser des fonds du Projet coton Ouest Volta et d'un 6ventuel deuxisme FDR ou projet cotonnier pour financer un dlement de d6veloppement agricole. Cette proposition n'a jamais eu de suite. 1.9 Le rapport d'gvaluation a Etg publiG le 8 mai 1975. Le projet a Etg examin6 et approuvg par les Administrateurs le 17 mai 1975. La signature officielle de llAccord de crgdit (No. 557-UV) a eu lieu le 18 juin 1975, quatre ans aprSs la premiPre mention du projet dans les dossiers et huit mois aprPs son Gvaluation. D. Objectifs et description 10 Selon le Rapport d'dvaluation, le projet avait pour objectif la lalisation d'un vaste programme pour aider les eleveurs de la rdgion via amgnagement de ranches collectifs et l'amelioration de la commercialisation du bdtail, de la transformation de la viande et des services vdtgrinaires. I1 devait aider quelque 300.000 6leveurs traditionnels et promouvoir l'introduction de mdthodes de ranching modernes dans le secteur traditionnel. I1 comprenait cinq composantes principales : i) dtablissement de neuf ranches collectifs et d'un centre d'amgnagement des ranches ; ii) fourniture de services vGt6rinaires am6liords dans toute la zone du projet ; iii) amgnagement d'un marche aux bestiaux et d'un parc d'attente 2 Bobo-Dioulasso ainsi que de 730 km de pistes pour le bEtail ; iv) renovation de l'abattoir de Bobo-Dioulasso ; v> formation, essais sur le terrain, suivi, evaluation et pr6paration de futurs projets. 1.11 Un Bureau du projet, bas6 5 Bobo-Dioulasso et relevant du MinistSre du Plan, du dgveloppement rural et du tourisme, devait coordonner et superviser toutes les opi5rations. Ses principaux cadres devaient Ztre : le Directeur du projet, de nationalit4 voltaIque, responsable de la gestion et de la coordination du projet ; un directeur adjoint, agro-6conomiste recrut6 au niveau international, responsable des aspects financiers et agro-gconomiques du projet ; un ingznieur du gEnie civil ; un specialiste de l'glevage ; un comptable ; et les homologues voltaIques de tout le personnel expatrig. 1.12 Lors de llEvaluation,on attendait d'importants avantages de la rgalisation du projet. On pensait qu'en rEgime de croisiere, la valeur du supplEment annuel de productions animales atteindrait 3,4 millions de dollars (aux prix de 1979), ce qui fournirait des recettes nettes en devises de 1,6 million de dollars. On estimait que le revenu annuel des 50.000 pasteurs bgn6ficiant de la composante services v6tErinaires passerait de 85 2 105 dollars et que celui des 3.000 pasteurs participant aux ranches collectifs atteindrait environ 200 dollars. Quelque 220.000 agriculteurs devaient voir leur revenu mongtaire annuel moyen par tZte passer de 5 5 7 dollars (sic). Quant aux 14.000 agriculteurs qui devaient participer B la composante ranches collectifs, leur revenu monEtaire annuel provenant de l'zlevage augmenterait de 56 dollars. 1.13 On pensait que le projet aurait encore d'autres avantages, potentiellement plus importants mais non chiffrables : a) en contribuant 5 l'organisation des producteurs traditionnels en ranches collectifs et Zi la solution de questions sociales, culturelles et d'utilisation des sols complexes ; b) en sensibilisant les agriculteurs 5 la n6cessit6 dfintEgrer l'6levage 2 leur systeme d'exploitation ; et c) par les importants effets b6n6fiques attendus du renforcement des institutions et des activitgs de formation et d'assistance technique. 1.14 On s16taitbien rendu compte que la composante ranches collectifs dtait la plus risqu6e. C'dtait la premisre op6ration de ce genre en Afrique de llOuest et on craignait surtout de ne pas avoir parfaitement appr6cid les implications du projet et les problsmes que poserait le r6gime foncier. L'Etude sociologique menEe lors de l'dvaluation indiquait que les membres potentiels des ranches collectifs seraient pzzts 5 participer, mais on n'Etait pas certain qu'ils aient r6ellement compris ce qu'impliquerait un ranch collectif et ce que l'on attendrait d'eux. On redoutait aussi que les agriculteurs refusent d'abandonner leurs droits traditionnels d'usage des terres. On se rendait compte que, sans cette concession de leur part, il serait impossible de creer les ranches. Cependant, il n'a pas EtE pleinement tenu compte de ces prEoccupations dans le choix des objectifs physiques, ni dans l'estimation des avantages attendus du projet. 1.15 Au moment de la signature de llAccord,on estimait le coGt total du projet B 11,5 millions de dollars (2.587 millions de francs CFA), la composante en devises devant CI etre de 4,85 millions de dollars (1.086 millions de francs CFA). La crgation des ranches repr6sentait 61 % des 7,91 millions de dollars du coGt de base. Les provisions pour algas techniques et augmentations des prix Etaient de 3,59 millions de dollars. Le taux de rentabilits 6conomique prEvu - 28 %- dtait jug6 suffisant pour compenser une bonne partie des risques anticip6s. On estimait qu'une augmentation des cobs par rapport aux prdvisions rEduirait le taux de rentabilit6 Economique 5 24 % dans le cas d'un dgpassement de 10 X (et 1 21 % pour un dgpassement de 20 2) ; une diminution de 10 % des avantages prEvus abaisserait ce taux 5 24 %. REALISATION 2.1 I1 a fallu neuf ans au lieu de cinq pour rdaliser le projet ; un grand nombre des objectifs materiels ont 6t6 atteints, mais les resultats n'ont pas 6t6 satisfaisants en ce qui concerne la composante cruciale ranches collectifs. Le present chapitre d6crit l'avancement du projet depuis 11entr6een vigueur du credit jusqu12son achsvement. A. Entr6e en vigueur et demarrage 2.2 L'entree en vigueur du credit 6tait subordonnee 2 cinq conditions principales : a) nomination du Directeur du projet et son entr6e en fonctions ; b) ratification de 1'Accord de przt subsidiaire entre le Gouvernement et la BND ; c) autorisation gouvernementale de decouverts auprss du Tresor de 60 millions de francs CFA pour le Bureau du projet et d'autant pour la BND ; d) accomplissement par le Gouvernement de toutes les formalit6s ngcessaires pour faire de la zone des ranches collectifs une zone spgciale d'amenagement et pour permettre aux groupes d'en obtenir la concession pour au moins 50 ans ; et e) conclusion par le Gouvernement et 1'ONERA d'arrangements appropries pour l'utilisation des fonds destin6s aux composantes commercialisation du b6tail et transformation de la viande. 2.3 Avant 11entr6e en vigueur du crGdit, le 19 novembre 1975, il a fallu apporter des changements mineurs 5 1'Accord de crddit principal et aux accords liant le Gouvernement P la BND et P 1'ONERA afin de tenir compte des modifications intervenues dans le partage des responsabilitds d1ex6cution. Le Gouvernement a cr6e le Bureau du projet et nomme son directeur le 14 octobre 1975. A la mi-novembre, le Directeur du projet est a116 habiter P Bobo-Dioulasso pour y 6tablir le sigge du projet. Les autres responsables n'ont commence P arriver qu'en fgvrier 1976. 11 a cependant et6 possible de lancer la premiBre campagne de vaccination du projet. La premiere r6union du Comit6 directeur a eu lieu le 19 janvier 1976, et le Gouvernement a decidd au debut de 1976 que la composante ranches collectifs devrait relever du Bureau du projet et non de 1'ORD de Bobo-Dioulasso. Les problsmes de frontisre entre la Haute-Volta et le Mali au cours des deux premieres annees du projet ont c r G des tensions qui ont

Основные сведения
Тип документа Project Completion Report
Дата принятия
Источник Всемирный банк