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Haiti - Second Rural Development Project in the North : Haïti - Deuxième projet de développement rural dans le Nord

Haïti Banque mondiale
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 4369b-HA RAPPORT D'EVALUATION HAITI DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU NORD 17 juin 1983 Departement des projets Bureau regional Amerique latine et Caraibes TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autorisation de la Banque Mondiale. TAUX DE CONVERSION 1 dollar 5 gourdes (G) 1 gourde = 0,20 dollar POIDS ET MESURES Système métrique ABREVIATIONS BCA Bureau de crédit agricole BID Banque interaméricaine de développement BNC Banque nationale de crédit BRH Banque de la République d'Haïti CAEP Communauté d'action pour l'eau potable COQ Comité de quartier CPFT Centre professionnel de formation technique DARNDR Département de l'agriculture, des ressources naturelles et du développement rural E&E Exploitation et entretien FAC Fonds d'aide et de coopération (France) FAO/PC Organisation pour l'alimentation et l'agriculture/Programme de coopération FDR Fonds de développement rural FIDA Fonds international de développement agricole IDEA Institut diocésain d'éducation adulte ODN Organisation pour le développement du Nord OPV Organisation privée volontaire RFA République fédérale d'Allemangne R&D Recherche et développement S&E Suivi et évaluation SAC Société agricole de crédit SCS Service de construction et de supervision (du TPTC) SEPRRN Service d'entretien permanent du réseau routier national (du TPTC) SNEP Service national de l'eau potable SRS Service des routes secondaires (du TPTC) TPTC Ministère des travaux publics, transports et communications USAID Agence des Etats-Unis pour le développement international ANNEE BUDGETAIRE ler octobre - 30 septembre HAITI DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LE NORD RAPPORT D'EVALUATION Table des matières Pages I. DONNEES GENERALES ...... ....................................... 1 A. Introduction ............................................. 1 B. Cadre sectoriel ....................................... 1 C. Rôle de VIDA dans les prêts sectoriels ............... 5 D. Projet de développement rural dans le Département du Nord ................................. 5 II. ZONE DU PROJET ................................................ 8 III. LE PROJET ..................................................1... 1il A. Objectifs et description sommaire ..................... l B. Description détaillée .................................... 12 C. Coûts du projet ... ...................................... 19 D. Financement proposé ...................................... 21 E. Passation des marchés ................................... 23 F. Décaissements ... ........................................ 24 IV. EXECUTION DU PROJET ........................................... 26 A. Organisation et gestion ................................. 26 B. Méthodes de rétrocession des prêts .................... 30 C. Comptabilité et vérification des comptes .............. 31 D. Rapports d'activité ...................................... 32 V. PRODUCTION, COMMERCIALISATION, PRIX, REVENUS ET RECOUVREMENT DES COUTS .................................. 32 A. Production ............................................... 32 B. Commercialisation ........................................ 33 C. Prix ..................................................... 35 D. Revenu à la production ................................ 36 E. Recouvrement des coûts .................................. 38 Le présent rapport a été établi à la suite du séjour effectué en Haïti en septembre/octobre 1982 par une mission d'évaluation composée de MM. J. Pélissier, J. Tellez, J. Martinod et H. Griesshaber (IDA) et Mmes J. Distelhorst (IDA) et M. Vogel (consultant). Table des matières (suite) - ii - Pages VI. AVANTAGES ET JUSTIFICATION .................................... 40 A. Rentabilité économique .................................. 40 B. Bénéficiaires ... ........................................ 43 C. Risques du projet ... .................................... 44 D. Impact sur l'environnement ............................ 45 VII. RESUME DES ACCORDS CONCLUS ET RECOMMANDATION ............... 45 ANNEXES 1. Mandat du personnel ..................................... 48 2. Cadre de référence des études de préfaisabilité, de l'Etude de faisabilité du réservoir de Saint-Raphaël et de l'Etude de recouvrement des coûts de l'irrigation ... ....................................... 65 3. Quelques documents et données contenus dans le dossier du projet ... .................................. 68 TABLEAUX Tableau 1 : Routes rurales - Emplacement et distance ...... 69 Tableau 2 : Routes rurales - Profil et normes ............. 70 Tableau 3 : Système d'irrigation de Saint-Raphaël - Détail des coûts ............................ 71 Tableau 4 : Système d'irrigation de Grison Garde - Détail des coûts ... ......................... 72 Tableau 5 : Vulgarisation - Détail des coûts .............. 73 Tableau 6 : Recherche et développement - Détail des coûts .......................... 74 Tableau 7 : Production de semences - Détail des coûts ..... 75 Tableau 8 : Crédit agricole - Détail des coûts ............ 76 Tableau 9 : Adduction d'eau - Détail des coûts ............ 77 Tableau 10 : Routes rurales - Détail des coûts ............. 78 Tableau Il : Coordination du projet - Détail des coûts ..... 79 Tableau 12 : Formation - Détail des coûts .................. 80 Tableau 13 : Suivi et évaluation - Détail des coûts ........ 81 Tableau 14 : Calendrier des coûts ............................ 82 Tableau 15 : Coûts des composantes du projet ............... 83 Tableau 16 : Résumé des comptes par composante du projet ... 84 Tableau 17 : Financement par composante par catégorie ...... 85 Tableau 18 : Calendrier des décaissements .................. 86 Tableau 19 : Résumé des prix économiques de la production .. 87 Table des matières (suite) - iii - Pages Tableau 20 : Budget d'exploitation, région de Camp Louise - Amélioration du riz non irrigué ........... ...88 Tableau 21 : Budget d'exploitation, Grison Garde irrigué - Développement du riz et des légumes ....... ...89 Tableau 22 : Taux de rentabilité économique ................ .. 90 ORGANIGRAMME Organigramme - BIRD 24418 91 CARTE : Deuxième projet de développement rural dans le Nord - BIRD 16788  HAITI DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LE NORD I. DONNEES GENERALES A. Introduction 1.01 Le Gouvernement d'Haïti a demandé l'aide de 'IDA pour financer un deuxième projet de développement rural afin de renforcer et d'augmenter les réalisations du premier projet. Ce projet, situé dans les Départe- ments du Nord et du Nord-Est, en Haïti, devrait appuyer les activités de l'Etat dans la région nord dans les domaines du développement agricole, de la construction de routes rurales, de la mise en place de systèmes d'ad- duction d'eau dans les villages; il devrait également aider à renforcer plusieurs services publics. Ce projet étalé sur quatre ans devrait tou- cher directement environ 6.250 familles agricoles participantes (soit 44.000 personnes), 128.000 villageois et 135.000 usagers des routes, la plupart se situant au-dessous du niveau de pauvreté relative. Ce projet serait cofinancé avec l'aide bilatérale française et allemande de même qu'avec le Fonds international de développement agricole. 1.02 . Le projet a été identifié par le Programme de coopération de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO/PC) entre mars 1979 et août 1980, et préparé en mai 1981. L'IDA a évalué ce projet en septembre/octobre 1982. B. Cadre sectoriel Données générales 1.03 Haïti se trouve sous les tropiques. Le pays occupe 27.750 km2; le terrain est surtout montagneux; 63 % des terres ont 20 % ou plus de pente et 20 % seulement se prêtent à l'agriculture au prix de mesures de conservation peu ou modérément nombreuses. Selon les sources disponibles, les estimations des surfaces cultivées vont de 700.000 à 1.400.000 ha, dont 150.000 à 200.000 ha se prêteraient à l'irrigation. Les meilleures terres agricoles des plaines pourraient parfois tirer des avantages consi- dérables de l'irrigation et/ou du drainage. Ce sont là des ressources en terres limitées eu égard à une population de plus de 5 millions d'habi- tants (1981), ce qui donne une densité moyenne de 185 personnes au km2, ou de 400 personnes au km2 de terres cultivées. Bien que moins d'un cin- quième des terres soient classées comme se prêtant le mieux aux cultures de plein champ, la superficie effectivement cultivée occupe le tiers envi- ron des terres, y compris des pentes raides. La pluviométrie varie beau- coup, de plus de 3.000 mm sur les pentes exposées aux alizés à moins de 600 mm dans les zones marginales, spécialement dans la péninsule du Nord- Ouest, sujette à la sécheresse, et dans la partie méridionale du pays, où les cyclones sont fréquents. A l'heure actuelle, environ 65.000 ha sont - 2 - irrigués d'une manière ou d'une autre, mais la plus grande partie du sys- tème existant a besoin d'être remis en état; environ 6.000 ha bénéficient d'un contrôle total des eaux. Problèmes de développement sectoriel, objectif et stratégie 1.04 L'agriculture joue un rôle de premier plan dans l'économie haïtienne : entre 1976 et 1981, elle a fournit environ 38 % du PIB, plus de 50 % des exportations de marchandises et 68 % de l'emploi 1/. La croissance agricole a un profil en dents de scie, en raison de la chute cyclique de la production du café (qui fournit d'ordinaire les deux tiers de toutes les exportations agricoles) et des nombreux cyclones; la crois- sance agricole stagne depuis 1980. Non seulement le volume des exporta- tions a diminué de 46 % en 1981, mais les prix ont reculé d'un tiers à la suite de la récession mondiale. Seules les exportations de cacao et de viande de boeuf se sont améliorées. Comme c'était le cas il y a quelques années, le pays doit maintenant importer du riz, du maïs, des haricots et du blé, ingrédients de base du régime alimentaire haïtien. La production nationale de riz est actuellement (1980/81) de 66.500 tonnes; les importa- tions se montent à un total de 23.600 tonnes. Les importations de blé (164.000 tonnes en 1981, soit 20 % de la consommation totale de céréale) subissent une augmentation de 15 % par an à la suite des changements d'ha- bitudes de consommation dans les zones urbaines en expansion, de la crois- sance démographique rapide, et de l'instabilité des approvisionnements en produits alimentaires de base locaux. Le programme d'éradication de la fièvre porcine africaine élimine les porcs, source principale de protéines animales pour la population et important facteur d'épargne; la Banque interaméricaine de développement (BID) prépare un projet visant à financer la reconstitution du cheptel porcin en Haïti et en République dominicaine. 1.05 L'érosion des sols est une donnée constante et, à long terme, représentera peut-être l'obstacle le plus grave à l'augmentation de la production agricole en Haïti. Elle est la conséquence directe de la mon- tée de la pression démographique dans les zones rurales et, directement et indirectement, la raison principale de la très lente croissance de la pro- duction agricole au cours des 15 à 20 dernières années. L'absence d'op- tions et la pression démographique ont forcé les agriculteurs à travailler trop intensivement les terres se prêtant à la culture et à cultiver des terrains nettement inadaptés à l'agriculture. Etant donné le manque de terres arables non utilisées et la perte de terrains par érosion des sols, le relèvement du niveau général de la production devra faire surtout appel à la lutte contre l'érosion et à l'amélioration des rendements par de bonnes façons culturales et par une bonne gestion des périmètres irrigués. 1/ On trouvera plus de détails dans les rapports sectoriels dont l'Annexe 3 donne la liste. -3- 1.06 De tous les problèmes qui font obstacle à la commercialisation, la densité et la qualité du réseau routier sont le plus important. Le sec- teur agricole, et plus particulièrement les producteurs de denrées péris- sables, comptent parmi les grands bénéficiaires de l'abaissement des coûts de transport obtenu grâce aux investissements routiers (en 1977, 92 % de toutes les marchandises transportées étaient d'origine agricole). Le pro- jet envisagé permettrait d'améliorer la situation des transports dans le nord d'Haïti. 1.07 L'insécurité du régime foncier et la répartition des terres (par. 2.04 et 2.05) constituent un autre obstacle important. Depuis l'in- dépendance, en 1804, quand le Gouvernement a fragmenté les grandes planta- tions et a distribué les terres aux anciens esclaves et aux soldats, l'agriculture haïtienne se caractérise par de petites parcelles et par un nombre relativement élevé d'exploitations (Annexes 3, A et C.11). Le droit en matière de succession a encouragé la subdivision des terres, qui s'est accélérée à la suite de la croissance de la population. En même temps, le Gouvernement a permis le fonctionnement d'assez grandes planta- tions, surtout de sucre et de sisal. Bien que le nombre de ces exploita- tions ait été sous-estimé, il ne semble pas qu'elles dominent l'agricul- ture haïtienne dans la même mesure que dans l'ensemble de l'Amérique latine. L'Etat haïtien lui-même est un gros propriétaire foncier; il loue certaines terres à des exploitants ou à des sociétés privées, alors que d'autres terres domaniales seraient occupées sans paiement d'une loca- tion. Cependant, une grande partie des terres domaniales non cultivées à l'heure actuelle ne sont pas cultivables. 1.08 En Haïti, la répartition des terres est un peu plus équitable que dans la plupart des pays de l'Amérique latine, à l'exception de quelques plantations de canne à sucre dans les plaines. Environ 46 % des agriculteurs possèdent moins de 2 ha de terre; 73 % des exploitations ont moins de 11 ha et environ 8 % seulement dépassent 10 ha. Une proportion relativement élevée des agriculteurs haïtiens seraient propriétaires de leurs terres, mais il y a des cas où le statut d'occupation n'est pas clair. Néanmoins, à cause de liens familiaux complexes, les agriculteurs hésitent en général à modifier le régime foncier actuel que caractérise un marché fluide de propriété familiale et collective de terres cultivées en location ou en métayage. Les petits agriculteurs craignent d'être per- dants si des groupements plus puissants venaient à revendiquer des terres dont les titres de propriété sont mal définis. L'absence d'un système cadastral national et d'un système uniforme d'enregistrement des terrains et de titres de propriété signifie que, quand ils existent, les titres de propriété écrits ont en droit une validité douteuse. On n'effectue pour l'instant un relevé cadastral que dans la région de l'Artibonite, et bien que l'Etat ait l'intention d'étendre ses efforts à l'ensemble du pays, il importe de terminer les recherches nécessaires avant de se lancer dans ce domaine dans des opérations d'envergure. Entreprendre à court terme la tâche énorme d'établir le cadastre dans tout le pays dépasserait certes les limites du projet envisagé; cependant, celui-ci a l'intention de s'oc- cuper d'un aspect plus important dans le Nord, celui d'identifier les pro- priétaires des terres d'un périmètre irrigué, à titre de première mesure - 4 - vers l'établissement d'un cadastre, et de définir leurs rapports avec l'exploitation et l'entretien des ouvrages d'irrigation dans une zone très productive (par. 5.17 à 5.20). 1.09 La structure institutionnelle pose de gros problèmes pour l'agriculture en Haïti. L'exécution des programmes appuyés par l'Etat, en particulier, souffre d'un nombre insuffisant de techniciens et d'adminis- trateurs qualifiés. Le Département de l'agriculture, des ressources natu- relles et de développement rural (DARNDR) a toujours pâti d'un budget insuffisant et d'une administration instable. Il en est résulté, au cours des années 70, un exode constant de techniciens qualifiés qui s'est réper- cuté en particulier sur la continuité des activités dont les résultats ne se font sentir qu'à long terme, telles la recherche et la vulgarisation; seules les activités appuyées par des bailleurs de fonds étrangers ont pu se poursuivre sans trop d'interruption. Dans ces conditions, les efforts visant à élaborer une technologie améliorée et à la faire connaître aux agriculteurs n'ont obtenu qu'un succès limité. 1.10 C'est le premier plan quinquennal, en 1971, qui a brossé le pre- mier tableau d'ensemble d'une politique agricole nationale; aujourd'hui encore, ces plans restent le principal instrument par lequel s'exprime une politique. La stratégie proposée dans le dernier plan quinquennal d'Haïti (1982-86) préconise a) l'augmentation de la production des cultures vivrières et d'exportation, b) l'amélioration de l'infrastructure et des services de soutien, c) une concentration des efforts sur l'agriculture irriguée, d) l'encouragement des associations d'agriculteurs, et e) la préservation des ressources naturelles. Le plan prévoit des augmentations annuelles de 2 % à 6,8 % de la production des cultures vivrières et des augmentations générales allant jusqu'à 60 % dans le cas des cultures industrielles et d'exportation. Pour atteindre ces buts, le Gouvernement a l'intention d'affecter 250 millions de dollars à l'agriculture au cours de la période. Les programmes principaux concernent a) les cultures, b) la production animale, c) la conservation et la gestion des ressources naturelles, d) la recherche agricole, e) les enquêtes socio-économiques, f) l'organisation et la promotion de la vie rurale, g) le développement régional intégré, et h) le renforcement des institutions. La loi récente sur la décentralisation (Annexe 3, C.12) a pour but de transférer du pou- voir central aux régions la responsabilité et les mesures d'intervention. Il convient d'essayer de s'assurer que les organisations de développement régional coordonnent les travaux réalisés au niveau local par les orga- nismes d'exécution compétents, sans se charger à long terme de ces travaux, ce qui les amènerait à court-circuiter ou à remplacer les institutions qui en avaient été chargées à l'origine. Le projet envisagé s'inscrit dans la logique de la stratégie précitée de développement et de décentralisation. 1.11 Plus de la moitié des fonds d'aide bilatérale et multilatérale sont affectés à des programmes de développement rural intégré. Ces pro- grammes, qui se focalisent sur plusieurs régions du pays, reposent sur l'idée que les problèmes du développement ne peuvent être abordés en Haïti qu'en agissant simultanément sur plusieurs fronts (économie, éducation, - 5 - santé, etc.). Le reste de l'aide étrangère sert à divers travaux, depuis l'amélioration du café jusqu'au crédit et à la recherche agricoles en pas- sant par la foresterie et la conservation des sols. C. Rôle de l'IDA dans les prêts sectoriels 1.12 Les prêts de l'IDA appuient les priorités que fixent les plans de développement nationaux, en se concentrant sur les secteurs d'impor- tance critique : agriculture, énergie, transport, éducation, logement et développement urbain, et renforcement des institutions. L'IDA a participé au financement d'investissements visant à supprimer les goulets d'étran- glement de l'infrastructure, à augmenter la production et la création d'emplois dans le secteur industriel et à participer au renforcement des organismes importants du secteur intéressé. 1.13 Dans le domaine agricole, l'IDA a apporté son soutien au Premier projet de développement rural dans le Département du Nord avec le Cré- dit 675-HA se montant à 10 millions de dollars; l'assistance technique était financée par des sources bilatérales (par. 1.14 à 1.19). Un projet forestier (Crédit 1257-HA), qui doit éventuellement déboucher sur un pro- jet ultérieur de développement forestier à grande échelle, a été approuvé le 2 juin 1982 et est entré en vigueur le 14 décembre 1982. Un Projet de relève de l'agriculture postcyclonique pour la péninsule méridionale (Crédit 1106-HA, approuvé le 17 mars 1982) est également en voie d'exécu- tion; la passation des marchés concernant les pépinières et la construc- tion de centres de services agricoles s'est heurtée à des difficultés et à des retards, mais toutes les composantes enregistrent maintenant des pro- grès satisfaisants. En formulant le projet envisagé, on a tenu compte de la capacité d'absorption du pays (viabilité des institutions, disponibi- lité en personnel qualifié), et de la possibilité qu'avait l'Etat de fournir des fonds de contrepartie. D. Projet de développement rural dans le Département du Nord (Crédit 675-HA) 1.14 Le projet avait pour but la réfection et l'élargissement du réseau d'irrigation, l'amélioration de la productivité par des essais agronomiques, la vulgarisation et le crédit, ainsi que l'amélioration des routes rurales, de l'adduction d'eau et des marchés. Le développement régional devait être encouragé grâce à l'Organisation pour le développe- ment du Nord (ODN), organisme de développement régional responsable de la planification et de la coordination des activités de développement de dif- férents organismes de l'Etat dans le Département du Nord. 1.15 Au début de l'exécution du projet en 1977 et en 1978, les pro- grès ont été lents à cause de difficultés que l'on pouvait répartir en trois grandes catégories : a) un manque d'information de base : le projet était fondé sur des informations insuffisantes, et un certain nombre de problèmes imprévus sont apparus à l'exécution, indiquant que certains objectifs ne pourraient être atteints et que les besoins étaient plus éle- vés que prévu; b) des faiblesses institutionnelles : certains organismes responsables d'éléments du projet étaient pratiquement inexistants ou trop - 6 - faibles, tout particulièrement vu leur manque de personnel qualifié; et c) des problèmes financiers et institutionnels : il s'agissait en particu- lier, jusqu'au début de 1982, d'un retard dans l'affectation des fonds de contrepartie, et de méthodes compliquées d'autorisation des dépenses. L'ODN a pris un certain nombre de dispositions, au cours de l'exécution du projet, pour régler les problèmes au fur et à mesure qu'ils apparais- saient, en consultation étroite avec les missions de supervision de l'IDA. On constitua un fonds de roulement, alimenté avec des avances attribuées par l'IDA et l'Etat; la capacité d'exécution et de coordination de l'ODN a été graduellement renforcée. On effectua des études au fur et à mesure que le besoin s'en faisait sentir, même lorsqu'elles n'avaient pas été prévues à l'évaluation; c'est ainsi qu'on a réalisé, par exemple, une enquête sur les schémas de culture et la répartition de la population par interprétation de photos aériennes, des enquêtes portant sur les exploita- tions, des études de la production et de l'usinage de la canne à sucre, des études du climat, un examen des problèmes de drainage, une enquête sur la gestion des sols et des eaux, des études topographiques et une étude hydrogéologique. Toutes ces études ont contribué à mieux connaître la zone du projet et ont permis de redresser les erreurs de conception du projet. 1.16 A la lumière de ces études et de l'expérience obtenue, on a apporté un certain nombre de modifications au projet et notamment : a) une réduction de la composante irrigation (de 4.900 à 460 ha) pour tenir compte de la pénurie de personnel formé, du manque de données de base, et des carences de l'organisation et de l'entretien; b) une réduction des activités ayant trait à la canne à sucre compte tenu de la réduction de la composante irrigation, et des problèmes rencontrés dans les domaines de la production, du transport et de l'usinage de la canne (une analyse de ce sous-secteur effectuée au début de 1982 a permis de mieux comprendre la situation); c) une réorientation de la recherche d'adaptation, en écartant les essais effectués chez l'agriculteur par les services de vulgarisation et passant à des essais effectués dans des stations locales par un service régional de recherche créé spécialement à cet effet; d) une réduction du volume du crédit agricole, en partie en raison d'une demande inférieure aux prévisions (la technologie n'était pas disponible et les exploitations avaient de faibles dimen- sions) et en partie à cause de la faiblesse du système de pres- tation; et e) enfin, une intensification du programme d'adduction d'eau pour répondre aux besoins et profiter d'une capacité d'exécution favorable. -7- Les estimations de coûts ont été révisées en fonction des changements de conception et la période de décaissement a été prolongée de 15 mois jus- qu'au 30 juin 1983. 1.17 Alors que les décaissements avaient été bien en retard sur le calendrier au cours des premières années d'exécution, leur rythme s'est accéléré à partir de 1981 à la suite de modifications apportées à la con- ception et au budget; les décaissements ont atteint environ 98 % des niveaux prévus en décembre 1982. A partir de la fin de 1981, le projet a débouché sur d'importantes réalisations. Les objectifs fixés à l'évalua- tion ont été dépassés pour ce qui concerne l'adduction d'eau et la re- cherche d'adaptation; ils ont été atteints pour les routes, mais non pour l'irrigation, le crédit et la vulgarisation. On a construit plus de 22 systèmes d'adduction d'eau dans les villages et 135 puits peu profonds, pour alimenter environ 100.000 habitants alors qu'à l'évaluation, on avait prévu cinq systèmes et 400 puits pour 20.000 habitants. On a effectué un total de 120 essais portant surtout sur huit cultures principales et on a commencé à produire des semences. Comme on l'avait envisagé, on a cons- truit environ 95 km de routes. Il avait été prévu à l'évaluation, que la composante irrigation utiliserait à la fois des eaux de surface et des eaux souterraines. L'irrigation par puits profonds (qui devait porter sur 1.000 ha) s'étant révélée trop onéreuse, le projet a fait porter ses ef- forts sur l'irrigation en surface. Comme les services publics n'avaient qu'une capacité d'exécution limitée, on a accordé la priorité aux régions sèches susceptibles de bien réagir à l'irrigation; il en est résulté une forte réduction de la composante irrigation dans la plaine du Nord. Les principaux systèmes de distribution ont été terminés sur à peu près 460 ha dans certaines zones de Saint-Raphaël et on a commencé à mettre en place les aménagements terminaux, les services de gestion des eaux, et une infrastructure institutionnelle. On a retardé et réduit le crédit agriole (environ la moitié des objectifs des opérations de rétrocession) et la vulgarisation puisqu'on ne pouvait offrir immédiatement à l'agriculteur un ensemble de moyens techniques. L'augmentation de la production agricole découlant du projet s'est limitée pour une large part à la production des légumes obtenue grâce à l'irrigation et à l'organisation de services de soutien agricole. Cependant, le projet a mis au point des ensembles tech- niques, organisé la production des semences, et a lancé des travaux de vulgarisation pour faire connaitre une technologie améliorée. L'expé- rience semble indiquer que les agriculteurs sont sensibles aux améliora- tions; on a pu noter des débuts d'augmentation de la production. On n'a pas réalisé le principal objectif fixé par le rapport d'évaluation, à savoir l'augmentation de la production de canne à sucre sous irrigation, à cause des problèmes posés par cette culture, c'est-à-dire : a) mauvaises techniques culturales; b) carences du système de transport entre les champs et les moulins; et c) entretien insuffisant de l'usine à sucre de Caldos. Grâce en partie au dialogue qui s'est établi entre l'IDA et l'Etat, ce dernier a pris possession de l'usine en 1982. Une société internationale de gestion a réorganisé et remis en état l'usine, et l'ODN a entamé avec les responsables de l'usine un programme conjoint visant à multiplier des variétés de canne améliorées. - 8 - 1.18 Au cours de la période s'étendant entre la fin du premier projet et l'entrée en vigueur du deuxième projet envisagé, l'ODN et les orga- nismes participants ont conservé les principaux éléments de leur personnel et poursuivi les activités sur le terrain à petite échelle. Un certain financement extérieur reste disponible au cours de cette période grâce a) au soutien des activités agricoles (par. 3.09 et 3.17) que continue d'apporter la France par son Fonds d'aide et de coopération (FAC), et b) aux mesures de financement rétroactif prévues que contient le crédit IDA envisagé (par. 3.19). 1.19 L'expérience acquise et les leçons tirées du premier projet ont permis de donner au deuxième projet une conception appropriée et d'augmen- ter ses chances de succès; en effet, les activités du projet ont créé des conditions favorables au développement de la région : on a dressé des plans d'irrigation et de route, le réseau de stations d'essai sur le ter- rain couvre les principales zones écologiques, la multiplication des semences a été démarée, les bâtiments servant au projet sont opérationnels et il y a en place un noyau de personnel formé, tandis qu'on connaît mieux les conditions socio-économiques de la majeure partie de la zone du pro- jet. Par ailleurs, la mise au point d'ensembles techniques devrait égale- ment permettre l'amélioration de la production agricole, surtout pour les cultures pluviales. Certains organismes d'exécution ont été renforcés et les procédures de passation de marchés et de décaissement ont été amélio- rées, grâce surtout à la création d'une caisse d'avances remboursables alimentée par des avances de l'Etat et de l'IDA (par. 1.15). L'Etat s'est engagé à continuer à faire de l'ODN (qui s'est vu octroyer l'autonomie financière en avril 1982) l'agence régionale de développement de la Région 1 que définit la loi sur la décentralisation (par. 1.10). II. ZONE DU PROJET Emplacement et caractéristiques physiques 2.01 La zone du projet recouvre les Départements du Nord et du Nord- Est (Carte BIRD 16788) et correspond à la Région 1 (Nord) qu'a définie en 1981 le Ministère du Plan. Elle comprend la plaine du Nord, le massif montagneux du Nord, et une petite partie du plateau central. Elle est limitée au nord par l'océan Atlantique, à l'est par la République domini- caine et occupe 4.180 km2. En 1981, la population a atteint 775.000 habi- tants, soit 185 habitants au km2. Environ 85 % de la population habite dans les zones rurales; les autres habitent dans des groupements urbains, dont le plus important est Cap-Haïtien avec 65.000 habitants environ. La zone du projet se trouve entre les 19e et 20e degrés de latitude. La plu- viométrie moyenne varie beaucoup, depuis 800 mm dans le Nord-Est et à Saint-Raphaël (plateau central) jusqu'à plus de 2.000 mm dans les hauts plateaux. En plaine, elle augmente généralement de l'est (1.000 à 1.200 mm), à l'ouest (1.900 à Limbé et Port-Margot). Les principales sai- sons des pluies vont de septembre à janvier et de mars à juin, mais elles ne sont pas nettement délimitées et les précipitations sont soumises à d'importantes fluctuations. La plaine centrale a connu entre 1972 et 1976 un cycle de sécheresse qui a été suivi d'un cycle de pluie. - 9 - 2.02 La zone du projet comprend cinq bassins hydrographiques prin- cipaux qui se déversent dans l'Atlantique. Environ 40 % de la zone se compose de sols se prêtant à l'agriculture (classes I à IV d'après le classement des aptitudes des terres du Service de conservation des sols américain); il s'agit essentiellement des sols de la plaine du Nord, à moins de 5 % de pente et d'origine alluviale ou colluviale; en général, ces sols sont profonds et ont un bon potentiel de production; environ 20.000 ha sont le théâtre d'inondations et ont un lent drainage de surface et 7.000 autres hectares ont un mauvais drainage interne. L'érosion des pentes a augmenté l'incidence des inondations au cours des dernières années. Les 60 % de sols inadaptés à l'agriculture, d'après le classement américain d'aptitude des terres, sont les minces sols des collines et des montagnes, sur assise rocheuse, avec des pentes modérées (5 à 15 %) à raides (plus de 20 %). Ces sols sont sujets à érosion, surtout ceux qui reposent sur des calcaires. Utilisation des terres et systèmes agricoles 2.03 Bien que l'on ne dispose pas de statistiques officielles et fiables, différentes estimations semblent indiquer que, sur un total de 186.000 ha, le Département du Nord dispose de 11.000 ha de canne (impor- tante, car c'est la principale culture de rapport; une partie se trouve en culture mixte), 64.000 ha de cultures vivrières (riz, maïs, sorgho, hari- cots, manioc) et environ 20.000 ha de bananes plantains, d'arbres frui- tiers, de café et de cacao. Pratiquement, toutes les cultures sont en régime pluvial. Environ 10 % de la plaine est en jachère ou n'est pas cultivée pour un certain nombre de raisons (inondations, sécheresse, pro- priétaires absentéistes, propriété familiale collective), alors que les flancs des collines, où s'est installée une grande partie de la population pour des raisons historiques, sont souvent cultivés à l'excès. Parmi les autres cultures importantes, on compte les légumes (surtout dans la zone irriguée de Saint-Raphaël) et le tabac. L'élevage revêt une importance secondaire et fournit 10 à 20 % des revenus agricoles; il s'agit surtout de bovins, de caprins et de volailles. La culture mixte est la pratique habituelle, sauf pour le riz, une partie de la canne à sucre, et les légumes irrigués. Le niveau technique est faible, principalement en rai- son du manque de données de recherche; cependant, on commence à disposer de certaines informations à la suite du premier projet. Dimension des exploitations et régime foncier 2.04 Il y a dans la zone du projet environ 100.000 familles rurales (avec une moyenne de sept personnes par famille); en 1982, le revenu agri- cole par habitant était de 90 dollars (soit un tiers du PNB par habitant). Sauf dans les zones de canne à sucre des plaines, le régime foncier est semblable à celui du reste du pays. Certaines exploitations relativement importantes, spécialement dans la plaine proche de Cap-Haïtien, occupent une partie des meilleures terres et sont entièrement consacrées à la canne à sucre; le tiers de cette superficie appartient à 2 % des agriculteurs dont les exploitations ont plus de 25 ha. On estime que 25 % de la zone de Saint-Raphaël est occupée par des exploitations agricoles de plus de 13 ha. Cependant, la majorité des exploitations sont plus petites (1,25 ha - 10 - en plaine, 0,5 ha sur le flanc des collines); l'exploitation type est mor- celée en plusieurs parcelles, sert à diverses cultures et est en général travaillée par le propriétaire, qui n'a qu'un seul animal. En général, la femme de l'exploitant travaille occasionnellement dans le commerce ou dans le tertiaire. Environ 20 % des terres sont cultivées par des fermiers ou des métayers. L'Etat possède peu de terres dans la zone du projet, sauf dans la plaine sèche près de Fort-Liberté. 2.05 Peu de propriétaires détiennent les titres de leurs terres. Les premières exploitations établies en 1804 ont été subdivisées depuis par le jeu des successions ou vendues à de nombreuses reprises. Souvent, les héritiers ne font pas enregistrer les divisions survenues entre eux pour ne pas payer les frais de justice et d'enregistrement et la terre reste sous propriété familiale collective. Cependant, le régime foncier ne représente pas un obstacle majeur dans le projet proposé puisqu'il n'en- traîne pas d'investissements coûteux dans les exploitations, sauf dans les périmètres irrigués de Saint-Raphaël et de Grison Garde. Le projet porte en effet surtout sur la recherche, la vulgarisation, et des intrants amé- liorés mais simples. Néanmoins, une première mesure sera prise en direc- tion de l'établissement d'un cadastre en identifiant les propriétaires des terres irriguées (par. 1.07 et 5.17 à 5.19). Routes 2.06 La région est desservie par la route asphaltée principale qui donne accès au sud et à la capitale, et par les routes asphaltées qui vont de Cap-Haïtien à Milot, Trou du Nord, Plaine du Nord et Quartier Morin. Les routes rurales ont été améliorées dans la zone du premier projet, où un tiers du réseau a été remis en état, mais les autres routes de la zone du projet ont besoin de réparations, surtout dans les sections occiden- tales et orientales de la plaine et sur les flancs des collines. La capa- cité d'entretien des services de travaux publics est en voie de renforce- ment grâce à l'assistance technique financée par l'aide extérieure. Infrastructure sociale 2.07 La zone du projet comporte un hôpital à Cap-Haïtien, 16 centres de santé publique et 29 dispensaires; cependant, certaines zones n'ont aucun service de santé. On compte 522 écoles primaires (dont près des deux tiers sont des écoles privées). Un certain nombre d'organismes internationaux, bilatéraux et volontaires apportent leur concours à l'ex- pansion des installations de santé et d'éducation, mais celles-ci restent insuffisantes. L'absence d'un système d'adduction d'eau fiable et sans danger représente un handicap important pour la région et des efforts con- sidérables ont été déployés dans le cadre du premier projet pour remédier à cette situation (par. 1.17). Le Service national de l'eau potable (SNEP) a commencé à améliorer sa capacité d'entretien. Zones de développement agricole intensif 2.08 Bien que le projet doive porter sur l'ensemble du développement économique de la Région 1, les programmes agricoles viseraient plus spé- cialement les petits exploitants des zones qui offrent suffisamment de - il - possibilités d'amélioration de la production. Un certain nombre de zones voient leur potentiel limité par une pluviométrie insuffisante, des inon- dations, des pentes trop raides et un sol pauvre; d'autres zones sont marginales parce que les agriculteurs y sont peu réceptifs, ou à cause des régimes fonciers ou des perspectives commerciales. On a donc retenu sept zones occupant environ 9.000 ha pour y intensifier la production agricole (Carte BIRD 16788); ce sont les suivantes : a) 720 ha dans le périmètre irrigué de Saint-Raphaël et 200 ha à Grison Garde;, b) la zone de culture pluviale de Saint-Raphaël (780 ha), Camp Louise (1.675 ha), Grison Garde (1.600 ha) et Bord-de-Mer (990 ha); c) les flancs de collines de Grande Rivière du Nord (1.600 ha); et d) 1.400 ha dans le Département du Nord-Est (Grand Bassin, Haut Maribaroux et Terrier Rouge). Les interventions agri- coles se concentreraient sur ces sept régions, mais des exploitations ou des secteurs extérieurs à ces zones pourraient en bénéficier s'ils offrent suffisamment de possibilités. III. LE PROJET A. Objectifs et description sommaire 3.01 Le projet aurait pour objectifs d'améliorer la production agri- cole, surtout dans les petites exploitations, et de poursuivre l'améliora- tion de l'infrastructure rurale et le renforcement des institutions entre- pris dans le cadre du premier projet (par. 1.14 à 1.19). 3.02 Le projet comporterait les volets suivants : a) irrigation : achèvement de la remise en état du système d'irri- gation de Saint-Raphaël sur 260 ha et sa remise en état à Grison Garde sur 200 ha, avec renforcement des services de gestion et d'entretien (G&E) et mise en valeur de gestion sur un total de 920 ha, dont 460 ha déjà remis en état à Saint-Raphaël dans le cadre du premier projet; b) développement agricole : redéploiement des services de vulgari- sation dans des zones de développement intensif pour améliorer les principales cultures; diversification de la recherche agri- cole; augmentation de la production de semences; c) crédit agricole fourniture de crédit à court et à moyen terme; d) routes rurales réfection et construction de 116 km de routes rurales et renforcement de l'entretien routier sur un total d'environ 200 km, y compris les 84 km construits dans le cadre du premier projet; e) alimentation en eau : construction de 21 systèmes communautaires et de 100 puits et réfection de 95 puits existants; renforcement de l'entretien de l'alimentation en eau; - 12 - f) renforcement institutionnel assistance technique à l'ODN et aux organismes d'exécution; appui aux activités de coordination; formation des exploitants et du personnel; suivi et évaluation; étude de barrage de Saint-Raphaël; et g) fonds de développement rural : constitution d'un fonds pour appuyer les mesures de développement sur petite échelle (petits ouvrages de génie civil, irrigation, pépinières, pêches) des communautés locales. B. Description détaillée Irrigation 3.03 Le système de Saint-Raphaël. Sur le total de 720 ha, la réfec- tion du système d'irrigation (canaux primaires et secondaires) de Saint- Raphaël doit être terminée sur 460 ha (vannes 8 à 10) à la fin du premier projet en juin 1983. Au cours des deux premières années d'exécution, les travaux se limiteraient aux aménagements à la parcelle et à la gestion et à l'entretien des systèmes remis en état au cours du premier projet. Les investissements relatifs aux 260 ha nouveaux (portes 1 à 7) ne démarreront pas tant qu'on ne sera pas sûr que l'organisation et la gestion de l'irri- gation des 460 ha (portes 8 à 10) aménagés dans le cadre du premier projet ont assuré une distribution satisfaisante et équitable de l'eau. Les investissements effectués dans le cadre du deuxième projet comprendraient en particulier : a) un système d'irrigation de 260 ha : améliorations du revêtement du canal principal dans les sections critiques, 12 ouvrages de prise et de contrôle, environ 2,6 km de canaux secondaires revêtus, et 35 ouvrages de distribution; b) un système de drainage de 260 ha : environ 6 km de drains secondaires et 50 ouvrages (conduites et passages de buse); c) une route de desserte d'environ 10 km; et d) des travaux d'aménagement des exploitations : irrigation et fossés de drainage, nivellement et pla- nage de 400 ha. Les études d'ingénierie du programme de remise en état seraient préparés, d'ici à décembre 1984, par un bureau d'études en fonc- tion de normes semblables à celles du premier projet; elles seraient exa- minées par l'expert en irrigation qui serait engagé pour le projet. Les travaux d'aménagement à la parcelle seraient conçus par les services de l'ODN, sous la conduite d'un consultant spécialiste en la matière. Le projet comporte des crédits devant servir à financer l'entretien du sys- tème d'irrigation des 720 ha pendant les quatre ans du projet, afin de poursuivre les activités d'E&E entreprises dans le cadre du premier pro- jet. Les décaissements au titre des travaux de génie civil ne pourraient être faits qu'après examen par l'IDA de l'G&E du système d'irrigation deux ans après le début de l'exécution du projet (prévu en octobre 1983) et à la suite d'une décision conjointe de reprendre les investissements. Etant donné les enseignements du premier projet et le caractère modeste des tra- vaux de réfection, les investissements peuvent être terminés en une année. 3.04 Grison Garde. Un ouvrage de dérivation avait été construit dans les années 30 sur la rivière de Grison Garde; et en raison du manque d'en- tretien, cet ouvrage a été détruit par des inondations en 1973. Le - 13 - système de Grison Garde (200 ha), construit dans les années 30 mais uti- lisé seulement en partie depuis les années 50 à cause d'un mauvais entre- tien, serait remis en état, avant tout pour la riziculture intensive. Les ouvrages du projet comprendraient : a) un système d'irrigation : nouvel ouvrage de dérivation et de contrôle de prise; réfection d'environ 3 km du canal principal et construction de cinq nouveaux ouvrages de contrôle sur le canal; système de distribution secondaire sur environ 5 km, 15 ouvrages de contrôle et 10 petits ouvrages (conduits-passages de buses); b) un sys- tème de drainage : environ 5 km de drains secondaires et amélioration des collecteurs naturels et 15 ouvrages (conduits-passages de buses); c) une route de desserte : environ 3,5 km; d) aménagements à laquelle : fossés d'irrigation et de drainage et planage de 100 ha; et e) organisation d'un système permettant l'utilisation efficace de l'eau, analogue à celui qui a été essayé à Saint-Raphaël (par. 3.03). Dans le cadre du premier projet, on avait effectué des études de reconnaissance des sols et des avants pro- jets pour le système de distribution et établi les plans de construction des ouvrages de dérivation. Durant l'exécution du projet, un bureau d'études devrait effectuer de nouvelles études et dresser des plans de construction pour la remise en état des systèmes d'irrigation et de drai- nage après que l'Etat ait certifié les volumes d'eau disponibles au lieu de prise proposé. A cet effet, l'Etat devrait rassembler des données pen- dant deux ans pour compléter les données déjà réunies pendant neuf ans en aval. On a demandé à l'Etat de commencer à rassembler immédiatement ces données et de poursuivre cette activité pendant deux ans, avec un finance- ment rétroactif de l'IDA (par. 3.19 et 3.23). Ces données, jointes à celles dont on dispose déjà, seraient réétudiées par un ingénieur pour permettre la préparation d'un rapport de faisabilité. Les décaissements au titre des travaux de génie civil auraient pour préalable une décision conjointe de l'ODN et de l'IDA, sur la base de ce rapport, de construire le système durant la troisième année du projet. Au moment des négocia- tions, l'Etat a assuré que son budget contiendrait des crédits permettant de poursuivre l'entretien des systèmes de Saint-Raphaël et de Grison Garde une fois le projet achevé. Développement agricole 3.05 Vulgarisation agricole et conservation des sols. Trente agents de vulgarisation travaillent actuellement sur 50.000 ha de la zone du pre- mier projet (Plaine du Nord et Saint-Raphaël). Le réseau de vulgarisation serait redéployé pour couvrir les programmes de production agricole inten- sive sur 920 ha irrigués et sur environ 8.000 ha de culture pluviale; les cultures se concentreraient dans sept zones (par. 2.08). 3.06 En collaboration étroite avec les services de fourniture des semences et de crédit, le personnel de la vulgarisation devra principale- ment chercher à encourager l'emploi des variétés améliorées et des simples façons culturales améliorées qui ont fait l'objet d'essais dans le cadre du premier projet pour les cultures principales : riz et légumes irrigués, canne à sucre, riz, maïs, manioc, banane plantain, haricots, et patate douce en culture pluviale. L'amélioration de la culture du manioc, par exemple, se ferait grâce à l'utilisation d'une variété à plus haut rende- ment, à l'intensification de la densité des peuplements et à une méthode - 14 - de plantation modifiée; l'amélioration du riz aurait recours à des varié- tés améliorées à cycle moyen (110 jours) et à de petites quantités d'en- grais à base d'urée. Les variétés améliorées ont été introduites dans les systèmes d'exploitation existants en culture simple (canne à sucre et riz) ou en culture mixte. Le projet encouragerait également la culture d'arbres fruitiers (mangues, agrumes, avocat), spécialement à flanc de coteau, ainsi que d'arbres forestiers sur les terres non arables. De plus, on remettrait en état les petites plantations de cacao, qui sont d'excellent rapport pour les exploitants à flanc de colline. Dans les zones d'irrigation et de canne à sucre, le personnel de vulgarisation devrait travailler en étroite collaboration avec les agronomes spécia- listes en canne à sucre et en irrigation qui sont affectés à la recherche et au développement (par. 3.10). Les travaux de vulgarisation devraient également être coordonnés avec la formation (par. 3.16). 3.07 La conservation des sols serait un aspect important des travaux de vulgarisation sur les collines. Pour que les exploitants les acceptent, les pratiques de conservation des sols doivent être peu coûteuses et appor- ter des résultats suffisants dans un laps de temps raisonnable; ces para- mètres limitent l'adoption sur large échelle de mesures mécaniques telles que la construction de terrasses à flanc de coteau. Dans le cadre du pre- mier projet, l'ODN avait essayé, avec un certain succès, de faire adopter par les petits exploitants des mesures de conservation des sols simples et peu coûteuses (bandes de graminées et de plantes touffues selon les courbes de niveau, plantation de haies autour des parcelles, culture en bande, billonage en courbes de niveau, et paillage). Cette expérience devrait être poursuivie et élargie, avec l'appui technique d'un spécialiste de la conservation des sols. Le traitement des ravins pourrait se faire dans le cadre de la composante fonds de développement rural (par. 3.18). 3.08 On estime que chaque agent de vulgarisation apporterait son concours à environ 260 exploitants agricoles; cette proportion est satisfaisante.. Chacun d'entre eux pourrait compter sur l'appui d'agri- griculteurs de contact au niveau du village. Le projet financerait des motocyclettes et les coûts d'exploitation. 3.09 Recherche et développement (R&D). Les paquets technologiques de base mis au point dans le cadre du premier projet doivent être constam- ment améliorés et complétés. En outre, pour augmenter la production et les revenus agricoles, il faut mieux comprendre les divers systèmes agri- coles, qui sont complexes. Par conséquent, la composante R&D devrait mettre l'accent sur les travaux portant sur les systèmes d'agriculture, que l'on étendrait; ses deux volets les plus importants seraient les enquêtes sur les exploitations agricoles et les essais à l'exploitation, effectués avec le concours d'un spécialiste envoyé sur le terrain, grâce au concours financier du FAC, avant l'exécution du projet (par. 1.18). Ces travaux à réaliser avant le projet comprendraient essentiellement les enquêtes sur les exploitations agricoles, alors que les essais traite- raient principalement de l'introduction de variétés améliorées dans les systèmes agricoles. Le programme d'essais entrepris au centre régional de Grand Pré et dans six stations sur le terrain, dans les principales zones écologiques du projet, - 15 - serait poursuivi en donnant à nouveau la priorité aux variétés améliorées des cultures les plus importantes aux fins d'adaptation aux systèmes agri- coles locaux. Les travaux effectués dans sept stations sur le terrain (indiquées sur la Carte BIRD 16788) dans des conditions contrôlées seraient complétés par des essais à l'exploitation dans le cadre du pro- gramme de systèmes agricoles. 3.10 La composante recherche et développement inclurait la mise au point de méthodes améliorées d'irrigation des exploitations (nivellement des terres, labourage, calendrier d'irrigation) grâce à des essais et à des démonstrations sur place, avec l'aide d'un agronome expert en irriga- tion. Le programme de R&D comporterait aussi une assistance technique pour l'amélioration de la productivité de la canne à sucre. Un petit laboratoire serait installé à Grand Pré pour contrôler la qualité de la canne. 3.11 Production des semences. Le manque de semences de qualité (de variétés améliorées ou traditionelles) a été identifié comme étant un han- dicap important pour l'augmentation de la production agricole. On pour- suivra donc, en l'élargissant, le programme de multiplication des semences commencé dans le cadre du premier projet, afin de satisfaire la demande, d'améliorer la qualité des semences, et d'intensifier l'emploi de variétés à haut rendement. La semence de base serait produite au centre régional de Grand Pré, et la production en grandes quantités serait assurée sous contrats par des agriculteurs progressistes. Ce programme comprendrait également la production de jeunes plants d'arbres fruitiers et forestiers, principalement grâce à l'encouragement donné à de petites pépinières vil- lageoises, en coopération avec des organisations bénévoles privées exis- tantes, et la production de boutures pour la rénovation des plantations de canne à sucre, en utilisant des variétés identifiées dans le cadre du pre- mier projet. Crédit agricole 3.12 Cette composante poursuivrait les mesures entreprises dans le cadre du premier projet (par. 1.17). Des facilités de crédit à court terme seraient accordées pour les intrants saisonniers (semences, engrais, pesticides, préparation des terres). Les prêts se feraient en espèces et en nature; ils porteraient surtout sur des semences mais également sur des engrais, des pesticides et une main-d'oeuvre saisonnière; des facilités de crédit à moyen terme (trois à cinq ans) seraient accordées pour les cul- tures arboricoles, l'élevage et l'équipement (traction animale, épan- deuses, pompes, matériel de transformation, entreposage des céréales (par. 4.10 et 4.11). Le crédit à moyen terme servirait également à l'amé- nagement à la parcelle pour l'irrigation, surtout pour la main-d'oeuvre employée au nivellement et à la construction de digues et de canaux ter- tiaires (par. 3.03 et 3.04). Afin de réduire les coûts et d'améliorer le recouvrement, le crédit à court terme serait fourni par l'intermédiaire des Sociétés agricoles de crédit (SAC), dans le cadre du système adopté avec efficacité par le Bureau de crédit agricole (BCA) en Haïti. Le cré- dit à moyen terme serait consenti aux SAC ou aux particuliers. Des fonds - 16 - du projet, à concurrence de 400.000 dollars, serviraient à financer l'en- semble des décaissements de crédit à court terme durant le premier exer- cice financier du projet, puis les décaissements supplémentaires des exer- cices suivants, ainsi que l'ensemble du crédit à moyen terme (par. 4.09). Ce crédit serait consenti aux bénéficiaires d'autres activités de dévelop- pement agricole, notamment dans les zones d'intensification. Routes rurales 3.13 Ce projet prévoirait a) la réfection et/ou l'amélioration de 15 tronçons de route s'étendant sur 116 km, et b) l'entretien pendant une période de quatre ans de routes rurales dans la zone du projet, y compris les routes construites dans le cadre du premier projet. Cette composante serait exécutée par le Ministère des travaux publics, des transports et des communications (TPTC). Les routes auraient 5 m de large, un revête- ment de gravier et un drainage suffisant pour permettre la circulation tout au long de l'année. En juillet 1982, on a commencé à élaborer les plans définitifs de toutes les routes à construire ou remettre en état; ces plans, assortis d'une ventilation détaillée des coûts, devraient être prêts avant la présentation au Conseil d'administration. La remise en état des routes se ferait par contrat. Les entrepreneurs seraient invités à faire des offres en fonction de la méthode standard et aussi en fonction de la méthode de main-d'oeuvre intensive. L'analyse des offres se ferait d'après les critères que définit le Guide de la Banque pour les appels d'offre de projets de construction dans les économies à main-d'oeuvre abondante (juin 1978). Cependant, afin de renforcer ce service de créa- tion nouvelle, deux tronçons seraient construits par le Service des routes secondaires (SRS) selon des méthodes faisant appel à une main-d'oeuvre abondante; ces tronçons sont situés en terrain rocailleux dans les zones de piedmont, où la construction selon les méthodes standards est diffi- cile. Les Tableaux 1 et 2 donnent la liste et les normes des routes. Lors des négociations, on a obtenu des assurances que la construction suivrait les normes définies et que le budget de l'Etat prévoirait des fonds pour l'entretien du système routier une fois le projet achevé. Le projet envisagé financerait la construction et la remise en état, l'achat des pièces de rechange nécessaires à l'entretien, et une partie des coûts renouvelables d'entretien. Le matériel d'entretien a été financé dans le cadre du Sixième projet routier de l'IDA (Crédit 1220-HA) et du Premier projet de développement rural. Alimentation en eau 3.14 Le projet poursuivrait le programme entrepris au cours du pre- mier projet (23 systèmes villageois et 135 puits). On construirait au total 21 autres systèmes d'alimentation des villages en eau et on cons- truirait ou remettrait en état 195 puits de faible profondeur. Des études préliminaires effectuées au cours du premier projet ont permis de choisir les aménagements à réaliser. Les services de l'ODN ont commencé en octobre 1982 à mettre les plans définitivement au point et devraient les terminer avant le début du deuxième projet. Ces plans seraient examinés par le consultant en alimentation en eau engagé au titre du deuxième - 17 - projet (par. 3.15). Les systèmes villageois seraient alimentés principa- lement par des sources, dont l'eau serait amenée par gravité, pour être distribuée surtout par des fontaines communautaires. Les puits seraient dotés de pompes à main. L'ensemble du programme desservirait 128.000 habi- tants. On fournirait également des fonds pour l'entretien des aménage- ments construits dans le cadre des deuxième et premier projet. Comme on l'a fait pour le premier projet, ce sont des comités de village et de fon- taine qui seraient chargés de la gestion et de l'entretien des systèmes (par. 5.21 et Annexe 3, Document de travail 8). Les comités de village seraient organisés en Comités d'action de l'eau potable (CAEP); à cet effet, le SNEP, qui contrôle et appuie les activités des CAEP, disposerait d'un stock de pièces détachées ainsi que de produits chimiques destinés au traitement de l'eau. Au cours des négociations, l'Etat a donné l'assu- rance qu'il fournirait les ressources budgétaires et le personnel néces- saires à l'entretien de tous les systèmes d'alimentation en eau une fois le projet achevé. Coordination et renforcement institutionnel 3.15 L'ODN assumerait la responsabilité principale pour coordonner les actions des organismes d'exécution et pour réaliser directement cer- taines composantes du projet. Pour assister l'ODN et les organismes char- gés de l'exécution des diverses composantes, le projet emploierait des consultants à long terme, pour un total de 342 hommes-mois, recrutés sur le plan international : conseiller financier et comptable, spécialistes en matière de recherches agricoles, de suivi et d'évaluation, d'aménagement de l'irrigation à la parcelle, d'irrigation, d'alimentation en eau, de formation, et de production de canne à sucre. En outre, des consultants à court terme effectueraient, pour un total de 66 hommes-mois, des travaux portant sur des aspects plus spécialisés dans le domaine des routes, de la recherche, de la comptabilité et de la vérification des comptes, ainsi que du suivi et de l'évaluation. On prévoirait également 8 hommes-mois sup- plémentaires de services de consultants pour répondre aux besoins qui se feraient jour au cours de l'exécution du projet, y compris une assistance dans la préparation d'un troisième projet éventuel. Les mandats des con- sultants (indiqués à l'Annexe 1) accordent dans tous les cas une place de choix à la formation du personnel national. Au cours des négociations, l'IDA a reçu l'assurance que les qualifications, les mandats et les condi- tions de leur emploi ainsi que l'emploi continu de l'expert financier auraient son aval et celui de l'Etat. La nomination de l'expert financier serait une condition d'entrée en vigueur. 3.16 Formation. A l'exception de la formation à l'étranger, le pre- mier projet ne comportait pas de composante formation proprement dite. Un besoin très net en étant apparu au début de l'exécution, les consultants ont passé beaucoup de leur temps à former le personnel. Grâce à cette aide, l'ODN a réussi à organiser la formation d'agriculteurs, d'agents de vulgarisation et d'ouvriers qualifiés pour construire et entretenir les systèmes d'alimentation en eau. Dans le cadre du projet envisagé, la for- mation en cours de fonction serait organisée par un responsable à l'ODN en coopération avec les divers services, se rapportant à certains aspects des travaux liés au projet, mais en mettant particulièrement l'accent sur la - 18 - vulgarisation, et aussi sur l'irrigation, l'alimentation en eau, les routes, la conservation des sols, l'entretien et la réparation des véhi- cules et du matériel, la plomberie, la maçonnerie et la topographie. Ce programme comporterait la formation d'agriculteurs (300 stagiaires par an) par l'QDN, au centre installé à Milot, près du centre de recherche de Grand Pré, ainsi que sur le terrain. Une partie des stages de formation serait confiée sous contrat à l'Institut diocésain d'éducation adulte (IDEA) pour l'agriculture et au Centre professionnel de formation tech- nique (CPFT), qui a l'appui de l'Organisation internationale du travail, pour l'infrastructure. On formerait aussi à l'étranger des membres du personnel chargés d'exécuter des travaux liés au projet. La sélection des candidats parmi le personnel affecté au projet se ferait après consulta- tion entre les organismes participants, le personnel de formation et le directeur de l'ODN; cette sélection, de même que le choix des programmes de formation, devrait recevoir l'accord de l'IDA. Au cours des négocia- tions, l'Etat a donné des assurances à ce sujet. 3.17 Suivi, évaluation et études. Le service de suivi et d'évalua- tion (S&E) de l'ODN serait chargé de réunir, de traiter, d'analy- ser et de diffuser des informations sur les progrès de toutes les compo- santes en fonction des objectifs, et de mesurer les répercussions des actions du projet sur la production et les revenus agricoles. En guise de préparation au suivi et à l'évaluation, l'ODN a effectué de nombreuses enquêtes sur les exploitations et études de marché et a dressé l'inven- taire des ressources dans la zone du projet. Un programme de suivi a été entrepris mais n'a pas été appliqué de façon continue à toutes les compo- santes du projet à cause du manque de personnel local et du départ préma- turé du consultant chargé du contrôle continu et de l'évaluation. Les travaux de suivi et d'évaluation seraient effectués en liaison avec l'unité centrale de S&E du DARNDR, les autres organismes participants et les ser- vices de l'ODN. Ces travaux, y compris une enquête de base portant sur les zones devant faire l'objet d'un développement intensif, seraient effectués avec l'aide d'un consultant, grâce au financement du FAC, avant le début de l'exécution du projet (par. 1.18). Le projet financerait une étude de préfaisabilité, effectuée par des consultants, examinant la pos- sibilité de construire un petit barrage de retenue en amont sur la rivière Saint-Raphaël, dans le but d'élargir la zone irriguée. L'ODN se charge- rait également d'étudier les redevances d'irrigation (par. 5.19). Le cadre de référence de l'étude de préfaisabilité et de l'étude sur les redevances se trouve à l'Annexe 2. Fonds de développement rural (FDR) 3.18 Un fonds de 1,5 million de dollars appuierait les actions de développement locales qui, sans figurer dans les autres composantes, con- tribueraient néanmoins à une amélioration de l'infrastructure rurale ou de la production agricole. Il s'agirait a) de projets communautaires, tels que petits projets d'irrigation, traitement des ravins, protection contre les inondations, construction de routes, et b) de programmes de développe- ment locaux, souvent financés par des OVP tels que la pêche, la piscicul- ture, l'apiculture et l'artisanat familial. On présenterait des sous- projets à l'ODN qui les évaluerait avec l'aide du personnel affecté au - 19 - projet dans les services appropriés. Les critères principaux d'acceptation de ces sous-projets seraient a) une demande émanant d'une communauté de petits exploitants; b) la confirmation de la viabilité technique; c) une claire détermination des avantages et un taux de rentabilité favorable; et d) la fourniture de main-d'oeuvre non qualifiée par les bénéficiaires. Les sous-projets acceptables seraient financés par l'ODN et seraient pla- cés sous la direction du personnel approprié affecté au projet par les différents services. Les sous-projets qui pourraient être approuvés par l'ODN pourraient aller jusqu'à 20.000 dollars, à l'exclusion des coûts de main-d'oeuvre non spécialisée que fourniraient les communautés. Le finan- cement des coûts admissibles se ferait sous forme de dons. Au cours des négociations, le Gouvernement a donné l'assurance que les sous-projets coûtant plus de 20.000 dollars seraient soumis au préalable à l'accord de l'IDA. Actions et études préparatoires 3.19 Certaines activités doivent se dérouler avant le projet envisagé afin d'en accélérer l'exécution. Il s'agit du renforcement du système de comptabilité de l'ODN et des organismes d'exécution, y compris la vérifi- cation de comptes du BCA; de petits investissements dans l'irrigation et dans les bâtiments servant au projet; la réparation du matériel; et la formation outre-mer de certains membres du personnel affectés au projet. Le projet fournirait à cette fin un financement rétroactif, pouvant aller jusqu'à 300.000 dollars. C. Coûts du projet 3.20 Au total, et y compris les provisions pour hausse des prix, le projet devait coûter, selon des estimations d'avril 1983, quelque 29,2 mil- lions d'équivalent dollars, dont quelque 14,7 millions de dollars (soit environ 50 %) de devises. En Haïti, les projets de développement agricole sont exonérés d'impôts et de droits de douane. Le total comporte des imprévus, à raison de 20 % du coût estimatif de base pour les routes cons- truites et/ou entretenues selon les méthodes faisant appel à une main- d'oeuvre intensive, de 15 % pour les autres constructions et de 10 % pour les fournitures, l'exploitation du matériel et les réseaux divers. Les augmentations de prix entre octobre 1982 et octobre 1987 sont estimées aux taux annuels suivants : a) matériel importé, matériel scientifique, véhi- cules, fournitures et matériaux généraux et services : 8 % en 1983, 7,5 % en 1984, 7 % en 1985, et 6 % en 1986/87; et b) coûts en monnaie locale : 12 % en 1982-87. Le coût moyen des consultants engagés à court terme est estimé à 11.000 dollars par homme-mois et, pour le long terme, à 10.000 dollars, y compris honoraires, coûts, indemnités et frais de séjour. Les coûts du projet, qui sont repris en détail aux Tableaux 3 à 16, sont résumés ci-après HAITI DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LE NORD RESUME DES COUTS DU PROJET (eLn milliers de gourdes) (en milliers de dollars) % des Monnaie Monnaie % en coûts de nationale Devises Total nationale Devises Total devises ba.se totaux A. IRRIGATION Systeme de Saint-Raphaël 4.506,4 6.845,3 11.351,7 901,3 1.369,1 2.270,3 60,3 9,8 Système de Grison Garde 2.567.4 938.5 3.506,0 5i3.5 187.7 701,2 26,8 3.0 Total IRRIGATION 7.073,8 7.783,9 14.857,7 1.414,8 1.556,8 2.971,5 52,4 12,9 B. DEVELOPPEMENT AGRICOLE Vulgarisation 3.469,0 4.007,7 7.476,7 693,8 801,5 1.495,3 53,6 6,5 Recherche et développement 4.099,3 9.449,0 13.548,3 819,9 1.889,8 2.709,7 69,7 11,7 Production des semences 2.388.2 1.195.8 3.584.0 477.6 239,2 716,8 33,4 3.1 Total DEVELOPPEMENT AGRICOLE 9.956,5 14.652,6 24.609,1 1.991,3 2.930,5 4.921,8 59,5 21,3 C. CREDIT AGRICOLE 1.460,4 1.759,8 3.220,2 292,1 352,0 644,0 54,6 2,8 D. ALIMENTATION EN EAU 8.562,1 11.866,7 20.428,8 1.712,4 2.373,3 4.085,8 58,1 17,7 E. ROUTES RURALES 14.314,6 10.267,1 24.581,7 2.862,9 2.053.4 4.916,3 41,8 21,3 F. COORDINATION et DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL Coordination du projet 5.682,4 6.524,9 12.207,3 1.136,5 1.305,0 2.1411,5 53,5 10,6 Formation 1.235,0 2.379,6 3.614,6 247,0 475,9 722,9 65,8 3,1 Suivi et évaluation 589.2 2.398.5 2.987.7 117.8 479.7 597,5 80,3 2.6 Total COORDINATION et DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL 7.506,6 11.303,0 18.809,6 1.501,3 2.260,6 3.761,9 60,1 16,3 G. FONDS DE DEVELOPPEMENT RURAL 5.250,0 2.250,0 7.500,0 1.050,0 450,0 1.500,0 30,0 6,5 H. ACTIONS ET ETUDES PREPARATOIRES 1.500,0 - 1.500,0 300,0 - 300,0 - 1.3 Coûts de base totaux 55.623,9 59.883,0 115.507,0 11.124,8 11.976,6 23.101,4 51,8 100,0 Imprévus 4.400,9 3.777,2 8.178,2 880,2 755,4 1.635,6 46,2 7,1 Provision pour hausse des prix 12.467.4 9.607.7 22.075,0 2.493.5 1.921.5 4.415,0 43,5 19.1 COUTS TOTAUX DU PROJET 72.492,2 73.267,9 145.760,2 14.498,4 14.653,6 29.152,0 50,3 126,2 6 avril 1983 - 21 - D. Financement proposé 3.21 Le crédit proposé de VIDA financerait l'équivalent de 19,1 mil- lions de dollars, soit 66 % du total du projet. Sur ce chiffre, 9,1 mil- lions de dollars couvriraient les coûts en devises et 10 millions les coûts en monnaie nationale. Cette ventilation se justifie sur la base de l'économie du pays. Sur ces coûts en monnaie nationale, l'IDA financerait 900.000 dollars de salaires locaux, y compris ceux des cadres principaux de l'ODN (Directeur général, Directeur administratif et financier, et Chef comptable). Les autres coûts en monnaie locale financés par l'IDA sont la supervision de la construction du système d'irrigation, les composantes routières et d'alimentation en eau, l'exploitation et l'entretien des véhicules, l'administration, et le crédit agricole (Tableau 17). 3.22 Le Fonds international de développement agricole (FIDA) se pro- pose de verser une contribution de 5 millions de dollars sous forme de crédit à 1 % d'intérêt, avec remboursement sur 50 ans et un différé d'amor- tissement de 10 ans; sur ces 5 millions de dollars, 1 million de dollars servirait au financement du FDR (par. 3.18); le solde serait décaissé con- jointement avec l'IDA (29 % IDA, 71 % FIDA) pour les composantes agricoles. La République fédérale d'Allemagne (GTZ) financerait les consultants en matière d'irrigation, d'alimentation en eau, et de production de canne à sucre. La France (FAC) prendrait partiellement à sa charge les consul- tants en recherche et développement, en formation et en S&E (par. 3.17); le FAC financerait également ces consultants ainsi que les salaires locaux des homologues au cours de la période intérimaire (par. 1.18) à concur- rence de 380.000 dollars, qui ne figurent pas aux tableaux des coûts et du financement. La notification que toutes les conditions de décaissement du FIDA, de la GTZ et du FAC ont été remplies serait une condition d'entrée en vigueur. L'Etat fournirait une somme équivalant à 1,6 million de dol- lars et prendrait la responsabilité du risque de change du crédit envisagé. Les contributions bilatérales prendraient la forme de dons. Les détails du plan de financement sont les suivants - 22 - Financement du projet Gouv. Composante RFA FAC FIDA Haiti IDA Total Devises --------------- (en milliers de dollars -------------- 1. Irrigation 1.257 - - - 2.809 4.066 1.975 2. Développement agricole 2.a) Vulgarisation - - 1.119/1 247 454 1.820 1.014 2.b) Recherche et développement 608 387 1.407/1 170 571 3.143 2.241 2.c) Production des semences - - 490/1 120 199 809 291 3. Crédit agricole - - 490 - 199 689/2 377 4. Routes rurales - - - 381 6.668 7.049 2.720 5. Alimentation en eau 372 - - 192 4.789 5.353 2.918 6. Coordination et développement institutionnel 6.a) Coordination des projets - - -/1 420 2.425 2.845 1.541 6.b) Formation - 388 346 - 140 874 561 6.c) Suivi et évaluation - 425 147/1 70 60 702 567 7. Fonds de développement rural - - 1.000 - 500 1.500 450 8. Actions et études préparatoires - - - - 300 300 - Total 2.238 1.200 5.000 1.600 19.113 29.152 14.654 fl En supposant un financement mixte IDA-FIDA dans la proportion de 29,4 %-70,6 %. /2 Dont 400.000 dollars sont affectés au crédit à l'exploitation et le solde aux bâtiments, véhicules et frais. - 23 - 3.23 Le manque de fonds de contrepartie pour préfinancer les activi- tés du projet représentait un obstacle important pour l'exécution, mais cet obstacle a été considérablement réduit grâce à l'ouverture d'un compte spécial et l'octroi d'une avance sur le crédit de l'IDA; en même temps, on a ouvert un compte courant, alimenté par le compte spécial, pour les menues dépenses, ainsi qu'un autre compte, alimenté par des fonds de l'Etat, pour les salaires (par. 1.15). Ce mécanisme serait maintenu pour le projet envisagé. On ouvrirait donc un compte spécial à la Banque de la République d'Haïti (BRH, qui est la Banque centrale), avec une avance de 500.000 dollars (400.000 dollars du crédit de l'IDA et 100.000 dollars du prêt du FIDA). Cette somme correspond aux prévisions de dépenses trimes- trielles du projet, à l'exclusion des paiements directs aux tiers. L'ou- verture d'un compte spécial par l'Etat serait une condition d'entrée en vigueur. L'ODN aurait également son compte courant dans la succursale locale de la Banque nationale de crédit (BNC); ce compte servirait aux menues dépenses et serait approvisionné par le compte spécial. De plus, l'Etat déposerait 100.000 dollars de fonds de contrepartie dans un deuxième compte courant ouvert par l'ODN à la BRH pour les salaires. La direction du projet aurait la possibilité d'opérer des retraits du compte spécial, sous réserve d'un contrôle a posteriori minutieux des dépenses des services de l'Etat. Les approvisionnements ultérieurs de ce compte se feraient sous réserve de la présentation de demandes de retrait par l'ODN. L'IDA commencerait à récupérer le dépôt initial à partir du moment où le montant total non décaissé se trouverait réduit à 1 million de dol- lars. Puisque certaines actions devraient être menées et certaines études réalisées avant le début de l'exécution du projet (par. 3.19), celui-ci prévoirait leur financement rétroactif à concurrence de 300.000 dollars à partir du ler janvier 1983. E. Passation des marchés Travaux 3.24 Les marchés des travaux de génie civil d'irrigation et de cons- truction routière dont le coût est estimé à la contre-valeur de 500.000 dollars ou plus et dont le total s'élève à 5,1 millions de dollars seraient passés selon la procédure d'appel d'offres international, telle qu'elle est prévue dans les "Directives concernant les passation des mar- chés financés par les prêts de la Banque mondiale et les crédits de l'IDA". Les soumissionnaires locaux bénéficieraient d'une marge préféren- tielle de 7,5 %. Dans le cas des routes, on prendrait des mesures pour veiller à une juste comparaison entre les méthodes de construction faisant appel à une main-d'oeuvre intensive et les méthodes ordinaires (par. 3.13). Les marchés des travaux de génie civil d'irrigation, l'ODN et la formation, dont les prévisions de coûts varient entre 50.000 dollars et 500.000 dol- lars pour un total de 600.000 dollars, seraient passés selon les procé- dures d'appel d'offres local publié localement qu'accepte l'IDA. Les mar- chés des travaux coûtant moins de 50.000 dollars pourraient être passés par négociations directes, à condition que leur coût ne dépasse pas l'équi- valant de 200.000 dollars au total et que toutes les conditions satis- fassent l'Association. A cause de leur petite envergure et de leur éparpillement, les travaux d'irrigation des périmètres de Saint-Raphaël et - 24 - de Grison Garde, qui se montent à 600.000 dollars, peuvent être effectués en régie, en confiant à de petits entrepreneurs la construction des petits ouvrages. Deux des 15 tronçons de route seraient construits en régie selon des méthodes utilisant une main-d'oeuvre intensive (par. 3.13). La passation des marchés des travaux de génie civil serait regroupée dans la mesure du possible. Pour toutes les enveloppes d'offres portant sur les travaux de plus de 100.000 dollars, VIDA devrait effectuer un examen pré- liminaire des dossiers d'appel d'offres qui donneraient une couverture d'environ 98 % des valeurs totales estimées et porteraient sur sept des neuf marchés. Biens 3.25 Les marchés d'achat de biens, de véhicules et de pièces déta- chées pour différentes composantes du projet, ainsi que de matériel et de matériaux dont les coûts sont estimés à 100.000 dollars ou plus, pour un total de 2,7 millions de dollars, seraient passés par appel d'offres international. Dans ces marchés, la préférence locale se monterait soit à 15 %, soit aux droits de douane applicables, s'ils y étaient inférieurs. Les marchés d'achat de biens destinés à toutes les composantes du projet dont la fourchette des coûts est estimée entre 50.000 et 100.000 dollars, pour un total de 200.000 dollars, seraient passés selon les procédures d'appel d'offres publiées localement. Les marchés d'achat de biens desti- nés à toutes les composantes dont les coûts sont inférieurs à 50.000 dol- lars, pour un total de 600.000 dollars, seraient passés directement, soit en Haïti, soit avec l'étranger. Les achats de véhicules et de matériel de caractère analogue seraient regroupés chaque fois que possible. Il fau- drait que l'IDA fasse un examen préalable des dossiers de passation de marchés pour des offres dépassant 100.000 dollars, ce qui couvrirait 72 % de la valeur estimée des marchés d'achat de biens et 33 % du total des contrats (Annexe 3, C.14). Services 3.26 On engagerait des consultants, recrutés internationalement au titre du crédit proposé de l'IDA, pour un coût total estimé à 1.600.000 dollars couvrant 119 hommes-mois, et obtiendrait les services de sociétés-conseils locales, estimés à 400.000 dollars, à la suite d'invita- tions à soumettre des propositions et des offres envoyées aux sociétés et aux personnes préqualifiées, selon les directives de l'IDA concernant l'utilisation de consultants. Les appels d'offres, le choix des consul- tants et les projets de contrats seraient soumis à un examen préalable de l'IDA. F. Décaissements 3.27 Le crédit de l'IDA de 19,1 millions de dollars serait décaissé selon les modalités suivantes : a) 100 % des dépenses totales pour i) les travaux de génie civil d'irrigation, l'alimentation en eau, les routes et l'ODN (7,3 millions de dollars); ii) les véhicules et le matériel des- tinés à l'irrigation, à l'alimentation en eau et à l'ODN - 25 - (1,8 million de dollars); iii) la formation en alimentation en eau, en supervision de la construction des routes, et des ouvrages d'irrigation et d'alimentation en eau, ainsi que des consultants pour les routes et l'ODN (2,3 millions de dollars); iv) les coûts d'exploitation des véhicules, les fournitures et l'administration de l'irrigation, de l'alimentation en eau, des routes et de l'ODN (1,3 million de dollars); et v) des actions et études préparatoires (300.000 dollars); b) 78 % du total des dépenses destinées à l'entretien des routes (1,2 million de dollars); c) 54 % du total des dépenses pour l'entretien de l'alimentation en eau (200.000 dollars); d) 30 % des dépenses totales pour i) les travaux de génie civil pour la recherche, le crédit agricole et la formation (50.000 dollars); ii) les véhicules et le matériel destinés à la vulgarisation, la recherche, la production des semences, le cré- dit, la formation, ainsi que le suivi et l'évaluation (150.000 dollars); iii) les décaissements par le BCA au titre du crédit à court et moyen termes (100.000 dollars); iv) les con- sultants et les études dans le domaine de la recherche et les autres éléments de- formation (250.000 dollars); v) les coûts d'exploitation des véhicules, des fournitures et de l'adminis- tration pour la vulgarisation, la recherche, la production des semences, les crédits, la formation, le suivi et l'évaluation (600.000 dollars); vi) les salaires en monnaie locale pour l'irrigation, la vulgarisation, la recherche, la production des semences, l'ODN, la formation, le suivi et l'évaluation (750.000 dollars); et vii) le Fonds de développement rural (400.000 dollars); e) une somme de 400.000 dollars à titre de premier dépôt au Compte spécial; et f) une somme de 2 millions de dollars qui doit rester non affectée. 3.28 Les décaissements au titre de a)(i) à a(iii) et d(i), d(ii) et d(iv) se feraient sur présentation de documentation normale; les décaisse- ments au titre de a(iv), b, c, d(iii) et d(v à vii) se feraient sur pré- sentation d'états certifiés des dépenses (ECD), l'ODN conservant le dos- sier d'accompagnement qu'elle mettrait à la disposition des missions de supervision de l'IDA ou du FIDA à l'occasion d'examens périodiques. L'ex- périence du premier projet montre que les contrôles internes ont générale- ment été suffisants pour les procédures d'ECD. 3.29 Les décaissements pour l'entretien des routes au titre de (b) ci-dessus prendraient pour base des prix unitaires dont il serait convenu avec le TPTC dans les six mois suivant l'entrée en vigueur du crédit. Ces coûts d'entretien convenus d'un commun accord se fonderaient sur les coûts - 26 - de l'entretien effectué par les communautés. Les décaissements pour l'en- tretien du système d'alimentation en eau au titre de (c) ci-dessus seraient également fondés sur des prix unitaires établis avec l'accord du SNEP dans les six mois suivant l'entrée en vigueur du crédit. Les coûts d'entretien convenus seraient ajustés annuellement à l'inflation à partir d'octobre 1984. 3.30 Le calendrier des décaissements ci-après tient compte du profil des décaissements des projets de l'IDA en Haïti et plus particulièrement de l'expérience du premier projet et des progrès réalisés pour accélérer l'exécution de ce projet à la suite de l'ouverture d'un compte spécial; il faut ajouter que le personnel de l'ODN est devenu mieux au courant des procédures de la Banque, aidé en cela par la supervision fréquente des services de la Banque. Alors que les projets financés par la Banque en Haïti ont en général connu un décaissement lent, on a constaté une amélio- ration importante dans ce domaine dans tous les secteurs depuis la fin de 1981. Sur la base de cette expérience, et vu la proposition de nommer un conseiller financier chargé en particulier de s'occuper de ces problèmes, et en supposant que le projet démarre le ler octobre 1983, les décaisse- ments annuels du crédit de l'IDA seraient les suivants (voir le calendrier trimestriel au Tableau 18) : Exercice IDA 1984 1985 1986 1987 1988 -------- en millions de dollars --------- Montant 0,7 2,3 4,6 5,0 6,5 Total cumulatif 0,7 3,0 7,6 12,6 19,1 IV. EXECUTION DU PROJET A. Organisation et gestion Coordination du projet 4.01 L'ODN a été créé en 1976 comme organisme de financement et de coordination; relevant de la Présidence de la République, elle est dirigée par un Conseil qui, sous la présidence du Secrétaire d'Etat au DARNDR, se compose de représentants des ministères concernés (Organigramme BIRD 24418). Cependant, à cause de l'inefficacité de certains organismes d'exécution, l'ODN a dû s'écarter, dans la pratique, du rôle qui lui avait été imparti pour exécuter en fait certaines composantes du projet. Dans le projet envisagé, l'ODN jouerait un rôle de coordination et de contrôle à l'égard des organismes qui ont pu être suffisamment renforcés dans le cadre du premier projet (crédit agricole, alimentation en eau et entretien des routes) mais conserverait son rôle d'organe d'exécution dans les cas où les services ne sont pas assez forts ou doivent uniquement servir à des investissements au cours de la période d'exécution (construction des ouvrages d'irrigation et d'alimentation en eau). Elle gérerait également la recherche, la production de semences et la formation ainsi que la cons- truction des systèmes d'irrigation et d'alimentation en eau. Le fonction- nement de l'ODN a été simplifié et son personnel ainsi que son budget ont - 27- subi des réductions à la fin de 1982. Outre son rôle de coordination et de financement du projet, l'ODN serait responsable du suivi et de l'évaluation, des achats financés par les crédits de l'IDA ou du FIDA et de l'entretien des véhicules et des bâtiments du projet (sauf pour ceux du SNEP et du TPTC). Elle serait également responsable de la coordination de nombreuses activités de développement qui sont réalisées dans la zone, surtout par des OVP. L'ODN devra, espère-t-on, jouer de plus en plus son rôle d'organisme de développement régional, sans se limiter à ses fonc- tions d'organisme d'exécution du projet envisagé. L'expérience du premier projet montre que des changements fréquents et brutaux à la direction de l'ODN ont une influence néfaste et causent de sérieux retards d'exécu- tion. Au cours des négociations, on a donc obtenu de l'Etat des assu- rances que toute nomination et changements de personnel d'encadrement (Directeur général et Directeur administratif et financier) seront décidés par le Conseil d'administration de l'ODN en consultation avec l'IDA et que les qualifications de ces membres du personnel devront être acceptables pour l'IDA. 4.02 Les rapports entre l'ODN et chacun des quatre organismes d'exé- cution ont été définis par des accords bilatéraux (dont les projets figurent à l'Annexe 3, C.12) qui décrivent en détail les responsabilités respectives concernant l'exécution des composantes concernées, les pro- grammes de travail et les modalités d'exécution, les méthodes de gestion financières et d'administration du personnel, ainsi que les procédures à suivre pour modifier les programmes et régler les contentieux. La signa- ture de tous les accords bilatéraux serait une condition d'entrée en vigueur, tout comme la signature d'un accord de gestion entre l'Etat et l'ODN désignant cette dernière comme organe d'exécution du projet. Chaque organe d'exécution préparerait un programme et un budget pour chaque exer- cice financier (octobre à septembre) durant le mois de mai de l'année pré- cédente en vue de les soumettre à l'ODN et à l'IDA et de les inscrire au budget de l'Etat. Une fois le projet achevé, l'ODN continuerait à organi- ser, coordonner et contrôler les activités de développement dans la zone du projet. Elle continuerait également à assurer la direction des activités dans les cas où l'organisme d'exécution compétent n'aurait pas atteint un niveau suffisant (il s'agit éventuellement de la recherche, de la production de semences et de la formation). Irrigation et vulgarisation 4.03 L'agronome régional (départemental) de Cap-Haïtien représente le DARNDR dans le Département du Nord. Ses services ont la responsabilité générale de l'exécution des travaux du DARNDR dans la région sous la supervision technique des chefs de département du DARNDR. Dans le Nord, il s'agit principalement de vulgarisation, d'enseignement ménager, de ser- vices vétérinaires, de conservation des sols, de foresterie et d'E&E de l'irrigation. L'accord stipule que : a) la responsabilité principale de l'organisation et de la supervision des constructions d'irrigation incombe à l'ODN en coordination avec le DARNDR; et que b) le bureau régional du DARNDR aurait la responsabilité de la gestion des eaux, de la gestion et de l'entretien de l'irrigation, ainsi que de la vulgarisation. L'accord prévoit que l'ODN participe aux décisions concernant le personnel et reprend les responsabilités du DARNDR au cas où celui-ci ne remplirait pas - 28 - toutes ses obligations. Au cours des négociations, on a obtenu des assu- rances selon lesquelles le respect de l'accord serait examiné conjointe- ment par l'Etat et l'IDA dans les six mois suivant l'entrée en vigueur du crédit et annuellement par la suite, et que, à la suite de cet examen, l'ODN prendrait le cas échéant la responsabilité de l'exécution. Recherche et développement, production de semences et formation 4.04 Ces composantes resteraient sous le contrôle direct de l'ODN. L'accord entre l'ODN et le DARNDR prévoit que le département de la recherche du DARNDR confie à l'ODN la R&D ainsi que la production des semences pour le Nord. Plusieurs activités sont regroupées sous la R&D essais sur le terrain, recherche sur les systèmes agricoles, développement de la canne à sucre, et développement de l'irrigation. Chaque activité serait autonome et placé sous la direction d'un agronome haïtien relevant du Directeur de l'ODN. Comme il n'y a pas d'organisme responsable pour la formation dans la zone du projet ou au niveau national, on créerait un département formation au sein de l'ODN (par. 3.16) sous la direction d'un agronome haïtien aidé d'un consultant à plein temps. Crédit agricole 4.05 Le BCA aurait la responsabilité du crédit agricole par l'entre- mise de son bureau régional de Cap-Haïtien. Le BCA a été fondé en 1963 comme organisme de l'Etat au sein du Département de l'agriculture mais sans ressources propres. Le BCA obtient principalement ses ressources sous forme d'affectations budgétaires financées en partie par l'USAID, VIDA (composante de rétrocessions dans le projet de réhabilitation agri- cole), par des bailleurs de fonds bilatéraux et, dans une moindre mesure, par des dépôts. Au 30 septembre 1982, ses ressources se montaient au total à environ 3,7 millions de dollars. A la même date, le ratio de liquidité générale se montait à environ 1:1. Au 30 septembre 1982, son portefeuille s'élevait à 3,4 millions de dollars net de réserves pour prêts doûteux. Le taux de recouvrement des échus et des arriérés du BCA se situait à 77 % pour l'exercice 81 et à 80 % pour les sept premiers mois de l'exercice 82. A cause surtout du faible volume des prêts secondaires, les coûts de fonc- tionnement ont en général dépassé les revenus du BCA : au cours du dernier exercice financier du BCA se terminant le 30 septembre 1982, le total des revenus était de 340.000 dollars, alors que les dépenses de fonctionnement se montaient à 1 million de dollars. L'opération spéciale ODN/BCA montée dans le cadre du premier projet serait totalement intégrée au BCA, en fonction de détails précisés dans un projet d'accord entre l'ODN et le BCA (Annexe 3, C.12). Le transfert du portefeuille ODN/BCA, après vérifica- tion des comptes (par. 4.14), serait une condition d'entrée en vigueur. Le personnel du BCA affecté à la zone du projet devrait y préparer les demandes de prêts et serait responsable des recouvrements d'après les méthodes établies du BCA, alors que les agents de vulgarisation fourni- raient l'assistance technique. Le BCA a reçu une assistance technique financée par l'Agence pour le développement international (USAID) mais, étant donné le coût élevé de la préparation et de l'administration des petits prêts, on ne peut pas s'attendre que le BCA devienne financièrement - 29 - viable au cours du projet proposé. Cependant, lUSAID ne poursuivra son assistance que si l'Etat continue, comme il s'y est engagé, à financer les pertes de fonctionnement du BCA et à permettre une croissance modérée des opérations. La viabilité financière peut donc être obtenue à long terme, surtout avec le développement ultérieur de ce secteur et avec une réduc- tion correspondante des très petits prêts du portefeuille du BCA. Au cours des négociations, l'Etat a donné l'assurance qu'il examinerait annuellement avec l'IDA les résultats institutionnels du BCA, ses projec- tions financières annuelles et à plus long terme, et les projets visant à en améliorer le fonctionnement. Alimentation en eau 4.06 Dans le cadre du contrat passé entre le SNEP et l'ODN, le SNEP a commencé à assumer la responsabilité de l'exploitation et de l'entretien du système existant ainsi que du système nouveau; il continuerait à le faire durant l'exécution du projet et au-delà. La construction de nou- veaux systèmes d'alimentation en eau dans le cadre du projet serait effec- tuée par un groupe spécial sous la responsabilité conjointe de l'ODN et du SNEP, avec l'appui de consultants. Le SNEP continuerait à coordonner et à contrôler les CAEP (par. 3.14) et serait responsable du recouvrement des coûts (par. 5.21). Pour leur part, les CAEP coordonneraient les activités des comités locaux d'utilisateurs de l'eau concernant l'exploitation et l'entretien des fontaines de cette composante. Routes rurales 4.07 La composante routière serait exécutée sous la responsabilité du TPTC. Le Service de construction et de supervision (SCS) du TPTC serait chargé de la supervision de la construction des routes effectuée par des entrepreneurs privés. Le Service des routes secondaires (SRS) du TPTC serait chargé de la construction des routes entreprises sous régie selon les méthodes faisant appel à une main-d'oeuvre abondante. Le Service de l'entretien permanent du réseau routier national (SEPRRN) du TPTC serait chargé, à compter de 120 jours après la fin de la construction, de l'en- tretien des routes de la zone du projet, y compris les routes construites dans le cadre du premier projet et les routes à construire dans le cadre du projet envisagé. Des consultants engagés à court terme seraient utili- sés pour donner une formation au personnel du SEPRRN en matière d'entre- tien et de matériel des routes, pour compléter la formation dispensée par les consultants du SEPRRN. Suivi et évaluation 4.08 Le chef de l'unité de S&E, assisté d'un consultant à plein temps recruté au niveau international, ferait rapport au Directeur de l'ODN mais travaillerait en liaison technique avec l'unité de programmation du DARNDR, qui doit être appuyée par un consultant financé par le FAC; il fournirait le soutien technique (par. 3.17) à propos des questions d'évaluation. - 30 - B. Méthodes de rétrocession des prêts 4_09 Les crédits consentis aux emprunteurs passeraient par le canal du BCA qui recevrait les fonds rétrocédés par l'ODN sous forme de dons afin de renforcer la position financière du BCA. En ce qui concerne le crédit en nature, l'ODN achèterait et fournirait au BCA des intrants et le matériel en tirant des chèques sur son compte auprès de la BNC. Sur la foi des besoins documentés du BCA, l'ODN libérerait de son stock les intrants agricoles qu'elle a achetés et les mettrait à la disposition du BCA. Les emprunts secondaires en liquides seraient préfinancés par le BCA, qui demanderait périodiquement à l'ODN de les rembourser à concur- rence des montants nets des recouvrements. De même, dans le cas des prêts en nature, le BCA déduirait des demandes de remboursement de l'ODN le mon- tant de ses recouvrements auprès des agriculteurs. Le projet financerait des décaissements du BCA pour le crédit à moyen terme et, pour ce qui con- cerne les crédits à court terme, l'ensemble des décaissements de la pre- mière année et, par la suite, les montants supplémentaires (par. 3.12). Les crédits IDA et FIDA financeraient conjointement 100 % de ces décaisse- ments (à concurrence, respectivement, de 30 et 70 %), que le crédit soit en espèces ou en nature et net du recouvrement. Comme les emprunteurs doivent effectuer un dépôt de garantie de 5 % sur leurs prêts, les mon- tants réels des prêts secondaires dépasseront les décaissements effectués par le BCA, qui représentent la base du financement dans le cadre du pro- jet (par. 4.11). 4.10 On appliquerait les conditions suivantes : a) crédit à court terme - jusqu'à 12 mois; et b) crédit à moyen terme - jusqu'à cinq ans avec un différé d'amortissement pouvant aller jusqu'à deux ans. Les taux d'intérêt et autres commissions seraient les mêmes que ceux qui s'ap- pliquent au programme général de prêt du BCA. A l'heure actuelle, le BCA perçoit des associations de crédit ou des SAC un intérêt annuel de 12 %, augmenté d'une commission initiale de 2 %; il faut y ajouter le coût des intérêts sacrifiés sur les dépôts (épargne forcée) de 5 % (par. 4.11). Ce taux d'intérêt et ces autres commissions correspondent à un taux d'intérêt réel de 14 à 15 %. Comme le taux d'inflation est estimé à 8 % en 1982, le taux d'intérêt est positif en termes réels. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que le BCA examinerait annuellement, de concert avec l'IDA, le niveau des taux d'intérêt par rapport à l'inflation, le coût des fonds sur le marché et, dans la mesure du possible, les coûts de fonction- nement, dans le but de maintenir des taux positifs. 4.11 Pour ce qui concerne les crédits saisonniers, le BCA organise- rait des agriculteurs intéressés en SAC, qui pourraient aussi servir à canaliser le crédit à moyen terme (par. 3.12). D'après les status gouver- nant les SAC, 5 % du montant qui leur est prêté seraient retenus par le BCA comme dépôt de garantie portant intérêt. Les SAC garantiraient col- lectivement le remboursement des prêts octroyés individuellement à leurs membres. Pour obtenir un crédit individuel à moyen terme, les agricul- teurs devraient fournir au moins 10 % de l'ensemble de l'investissement (en espèces pour le matériel, en main-d'oeuvre pour le développement des exploitations); la garantie serait la même que celle utilisée par le BCA dans son programme général de prêt. - 31 - 4.12 Les conditions techniques à remplir pour le crédit à court terme seraient fixées par un représentant du service de vulgarisation membre du comité local de crédit. Pour le crédit à moyen terme, le BCA appliquerait des critères normaux d'évaluation, en tenant compte des conseils tech- niques des services de vulgarisation. Au cours des négociations, l'Etat a donné l'assurance que les conditions de prêt ci-dessus seraient appliquées. C. Comptabilité et vérification des comptes 4.13 Chaque organisme participant tiendrait des comptes séparés con- cernant le projet et l'ODN coordonnerait la mise en marche des vérifica- tions de compte et des rapports financiers. Le conseiller financier (par. 3.15) assurerait un contrôle continu de la comptabilité du projet et de la bonne utilisation des fonds. Chaque année, des vérificateurs de comptes extérieurs acceptables par l'IDA examineraient les comptes du pro- jet et les dossiers financiers connexes, y compris ceux qui accompagnent les états de.dépenses ayant trait aux retraits et le compte spécial que doit tenir la BRH, ainsi que les comptes courants de l'ODN (par. 3.23). Dans le cas du BCA, la mise en place d'une vérification externe annuelle des comptes de l'entité contribuerait au renforcement de cette institu- tion. On voit donc que les comptes du BCA (projet et entité) seraient soumis à des vérifications annuelles. Pour tous les organismes partici- pants, le rapport des vérificateurs de comptes exprimerait un avis sur la fiabilité des états des dépenses à l'appui des demandes de décaissement ainsi que sur l'efficacité des contrôles internes. On enverrait à l'IDA, au plus tard quatre mois après la fin de chaque exercice, des copies cer- tifiées conformes des comptes ayant fait l'objet de vérifications, accom- pagnées du rapport des commissaires. On a obtenu des assurances sur ces points au cours des négociations. 4.14 La société internationale actuellement chargée de vérifier les comptes a fourni des rapports satisfaisants au sujet du premier projet, et le système de comptabilité de l'ODN aux chapitres agriculture et infra- structure est acceptable. Cependant, le traitement par l'ODN de la compo- sante rétrocession a toujours été médiocre. Pour corriger cet état de choses et à la suite d'accords passés durant l'évaluation, les mesures suivantes sont en cours : a) le BCA met à jour les comptes de prêts de l'ODN pour avoir une meilleure idée de la situation des arriérés; b) pour préparer le transfert du portefeuille de l'ODN au BCA (par. 4.05), une équipe mixte ODN/BCA détermine les profits et pertes nécessaires pour apurer les informations générales du portefeuille en fonction des comptes de second rang mis à jour pour faire ensuite passer aux profits et pertes les arriérés les plus anciens; c) la vérification des comptes de l'ODN la plus récente, concernant la période se terminant le 31 décembre 1982, est en cours; et d) les vérificateurs de comptes actuels de l'ODN se préparent à prêter une assistance technique à l'ODN pour voir si le système de comp- tabilité récemment décentralisé du BCA respecte bien les procédures d'état des dépenses. On a pu s'assurer au cours des négociations des progrès réalisés dans ces domaines. - 32 - 4.15 Les comptes du SNEP (projet et entité) sont vérifiés par un vérificateur aux comptes extérieur en fonction des critères de vérifica- tion de comptes prévus par le projet en cours d'alimentation en eau des villes provinciales que finance l'IDA (Crédit 757-HA). Dans le cadre du projet envisagé, il est prévu pour le SNEP, le SEPRRN et le SCS un bref examen des systèmes de comptabilité analytique qui correspondent aux opé- rations du projet (par. 3.19). Le SNEP, le SEPRRN et le SCS n'ont pas eu de difficultés pour tenir de façon satisfaisante une bonne comptabilité pour les projets en cours; le projet envisagé ne devrait pas poser de problème à cet égard. D. Rapports d'activité 4.16 Dans le cadre du premier projet, l'ODN a préparé des rapports trimestriels et annuels. Au départ, les rapports concernant les diffé- rentes composantes du projet étaient de qualité inégale; on a constaté par la suite une amélioration progressive et les rapports arrivaient à temps. L'ODN serait responsable de la préparation de rapports trimes- triels de systhèse et de leur présentation à l'Etat et à VIDA. Ces rapports réuniraient les rapports préparés par chaque organisme participant au sujet des diverses composantes. Ils porteraient surtout sur des comparai- sons entre les progrès réalisés et les objectifs fixés dans les plans de travail et les budgets, du double point de vue physique et financier. Les rapports annuels remplaceraient le rapport trimestriel correspondant au trimestre se terminant en septembre de chaque année; dans les six mois suivant la date de clôture, l'ODN préparerait et fournirait à l'IDA un projet de rapport d'achèvement. Au cours des négociations, l'Etat a donné des assurances sur ce point. V. PRODUCTION, COMMERCIALISATION, PRIX, REVENUS ET RECOUVREMENT DES COUTS A. Production 5.01 Les actions du développement agricole, qui portent sur des régions bien déterminées se prêtant à l'amélioration de certaines cul- tures, reposeront essentiellement sur l'utilisation de variétés et de pra- tiques améliorées, surtout dans le cadre des systèmes de cultures tradi- tionnelles, ainsi que sur l'irrigation. Les augmentations de production s'obtiendraient grâce à des diminutions des zones en friche ou des cul- tures de canne à sucre, à des augmentations de rendement, à des augmenta- tions d'intensité des cultures dans les périmètres irrigués, et aussi à de légers changements des systèmes de cultures. Ces augmentations de produc- tion sont fortement appuyées surtout par des efforts institutionnels (recherche et vulgarisation), de préférence à l'utilisation d'éléments à forte teneur technologique. En fait, les coûts d'exploitation sont relativement faibles puisque les principaux intrants sont seulement des semences améliorées, quelques engrais et des façons culturales améliorées. - 33 - 5.02 Sur les 33.000 ha cultivés régulièrement dans la plaine du Département du Nord (dont environ 7.000 ha uniquement en canne à sucre et 4.000 ha en canne à sucre associée à d'autres cultures), le projet porte- rait sur environ 9.000 ha, dont 920 ha seraient irrigués (par. 2.08). Les hypothèses de rendement prennent pour base les résultats d'essais sur le terrain et l'expérience des programmes d'amélioration de la production agricole effectués dans le cadre du premier projet (détails à l'Annexe 3). Les augmentations de rendement et de production du projet en régime de croisière (en général atteint au cours de la septième année) ont été cal- culées à partir de budgets des exploitations (par. 5.14); elles sont esti- mées comme suit : Rendements Production Produits Sans Avec Sans Avec Augmentations -----t/ha---- ---------------t--------------- Légumes 3,2 6,0 437 1.937 1.500 Haricots 0,5 1,1 125 594 469 Riz 2,0 3,0 1.365 3.703 2.338 Tabac 0,4 1,0 4 267 263 Bananes plantains 3,5 6,0 3.175 5.989 2.814 Canne à sucre 35,0 60,0 41.510 42.510 1.000 Maïs 0,9 1,2. 600 1.130 530 Manioc 5,0 12,0 2.573 6.840 4.267 Cultures vivrières 1,2 1,6 1.779 2,247 468 Cacao 0,3 0,4 152 286 134 Arbres fruitiers 1,2 2,5 276 575 299 Source : Tableaux de répartition des cultures en régime de croisière (Annexe 3). B. Commercialisation 5.03 Commes les exploitations sont de petite taille et que des cul- tures associées de cinq ou six produits entraînent des périodes de récolte différentes, les agriculteurs vendent leurs produits contre espèces au moment de la récolte afin de financer la culture suivante ou de payer les frais de scolarité de leurs enfants et de subvenir aux autres besoins de leur famille (environ 60 % de la production est vendue bien que souvent des produits semblables, voire identiques, doivent être achetés plus tard en argent liquide). Les circuits de commercialisation sont assurés sur- tout par des colporteurs (en général des femmes), qui achètent à l'exploi- tation pour revendre sur les principaux marchés du nord ou expédier les produits à Port-au-Prince par l'intermédiaire d'acheteurs plus importants. 5.04 Les négociants fournissent également toute une série de services au producteur, (certains financements de cultures, fourniture de produits ménagers, etc.) et servent souvent de régulateurs du marché en stockant la - 34 - production ou en déplaçant les sources d'offres et les destinations de ventes dans un environnement où il n'y a aucune information publique com- merciale. Bien que le système métrique soit le système officiellement en vigueur, les agriculteurs se servent de différentes mesures (un régime de bananes, une marmite de sorgho, etc.), selont les régions. 5.05 Les marges commerciales sont en moyenne de 30 % par rapport aux prix au producteur, mais peuvent descendre jusqu'à 10 % pour le riz, 10 à 20 % pour le maïs et monter jusqu'à 37 % pour les pommes de terre. Les installations d'entreposage sont insignifiantes au niveau national ou régional et inexistantes à l'exploitation. 5.06 Il y a deux grands établissements agroindustriels au Cap-Haïtien. L'un achète, outre des fruits divers, 9.000 tonnes d'agrumes par an des- tinés à être consommés frais et 6.000 tonnes destinés à l'extraction d'huile. Sa production est vendue à Port-au-Prince et à l'étranger. L'autre est la seule usine de conditionnement de fruits et de jus du pays. Fondé en 1977, il alimente exclusivement, depuis 1981, le marché d'expor- tation d'Europe occidentale et des Etats-Unis. En 1982, la société n'a pas pu honorer 1 million de dollars de marchés. A partir de 1983, elle commencera à conditionner des bananes plantains, des carottes, des oignons et des avocat, produits dans le périmètre irrigué de Saint-Raphaël, dans le cadre de marchés passés avec l'Amérique latine et la Floride du Sud. L'usine sucrière de la Citadelle, dans le nord (qui a pour clients des moyens ou gros exploitants), traite de 100.000 à 200.000 tonnes de canne annuellement; la situation devrait s'améliorer dans les années à venir (par. 1.17); plusieurs douzaines de petits moulins artisanaux (dont les petits exploitants sont clients) traitent 80.000 tonnes par an destinées à la production de sirop et d'alcool. 5.07 L'ODN a effectué une étude de commercialisation à intervalles réguliers sur la plupart des marchés du Département du Nord au cours des années 1980 et 1981, pour compléter d'autres études consacrées en 1978 et 1979 aux cultures les plus importantes (manioc, bananes plantains, canne à sucre, haricots, etc.) ainsi qu'une analyse par interprétation photogra- phique des zones de production qu'une société conseil avait réalisée en 1979. Ces études sont complétées par des estimations de consommation dérivées d'une analyse du bilan alimentaire appliqué au Cap-Haïtien et d'une analyse effectuée par le DARNDR en 1976 au sujet des zones rurales. Ces enquêtes permettent de mieux connaître les possibilités de production et de commercialisation offertes aux cultures dont s'occupe le projet envisagé. 5.08 Dans son ensemble, la zone d'influence du projet est importa- trice nette de produits agricoles de haute valeur (surtout légumes et riz), exportatrice nette de fruits tropicaux et, jusqu'à présent, en équi- libre avec les autres régions, voire même très légèrement exportatrice nette pour les produits traditionnels (manioc, bananes plantains, maïs et agrumes). Cette situation, qui était celle du passé récent, va probable- ment se poursuivre à court terme vu les facteurs suivants : a) développe- ment du tourisme dans la zone du projet; b) croissance de la demande dans - 35 - la région de Port-au-Prince; c) travaux de réfection du port de Cap- Haïtien; et d) effets possibles de la politique de décentralisation sur la croissance de Cap-Haïtien. La population de Cap-Haïtien (environ 65.000 habitants) augmente de 3,3 % par an et celles des zones rurales du nord de 2,2 % par an. A cause de leur rareté, les bureaux et les loge- ments de qualité moyenne se louent plus cher qu'à Port-au-Prince; le coût de la vie est très élevé et, à Cap-Haïtien, les revenus urbains sont en augmentation depuis 1976. 5.09 En général, la vente des excédents commercialisables obtenus grâce au projet ne devrait pas poser de grands problèmes. En Haïti, le déficit alimentaire est comblé par les importations de blé, qui augmentent de 12 à 15 % annuellement et qui peuvent être remplacées dans les zones rurales par d'autres produits moins chers (maïs, sorgho, racines et tuber- cules). La production du projet se substituerait en partie à ces importa- tions, d'autant plus que le Programme alimentaire mondial a interrompu ses opérations dans la zone du projet à l'automne 1980 (d'autres aides alimen- taires, notamment OVP et bilatérales, se poursuivent, mais représentent des volumes relativement faibles). Cependant, avec la mise en culture de variétés nouvelles, des produits comme le manioc (consommation locale) et la banane plantain (expédiée à Port-au-Prince) pourraient se heurter à des problèmes de commercialisation (excédent d'offres éventuelles) d'ici à la fin des années 80, si cette production venait à augmenter bien au-delà des estimations du projet. Néanmoins, si les prix de ces produits faiblis- saient de manière importante, les agriculteurs ajusteraient leurs systèmes de cultures en fonction de la demande d'autres produits. C. Prix 5.10 On dispose de données à long terme sur les prix à la consomma- tion à Port-au-Prince et au Cap-Haïtien, mais les données sur les prix à la production ne sont disponibles pour le Département du Nord que depuis 1977; par conséquent, on a dû ajuster les prix à la consommation en fonc- tion des tendances à long terme des prix à la production. Pour la période 1960-1979, les prix des produits alimentaires à la consommation au Cap- Haïtien ont augmenté légèrement plus que l'indice général des prix à la consommation. 5.11 Le rapport entre les prix mensuels le plus élevé et le plus bas sur une année va de 1,25 à 1,75 selon le produit, ce qui correspond, dans plusieurs cas, à une période de récolte relativement longue. Néanmoins, les prix adoptés aux fins d'analyse sont les valeurs moyennes qui avaient cours durant la plus grande partie de la période des récoltes (Annexe 3, C.10). 5.12 Les prix des intrants et de la production adoptés pour le projet se fondent sur les prix locaux ou les prix sortie d'usine, ajustés aux prix à l'exploitation pratiqués dans la zone du projet vers la mi-82. Pour l'analyse économique, on s'est servi des prix aux frontières des pro- duits commercialisables qu'on trouve dans les projections de prix des pro- duits de base établies par la Banque (par. 6.03 et Tableau 19). - 36 - D. Revenu à la production 5.13 La majeure partie de la population de la zone du projet vit dans les zones rurales et s'occupe principalement d'agriculture. Il y a envi- ron 20.000 petits exploitants qui cultivent régulièrement à peu près 22.000 ha dans la Plaine du Nord, canne à sucre non comprise. La très grande majorité de ces agriculteurs font des cultures vivrières, surtout des céréales et des cultures fournissant des racines et des tubercules, qui occupent respectivement 34 et 29 % de la superficie cultivée. Dans les petites exploitations, peu de terres sont consacrées aux cultures industrielles (canne à sucre, café et tabac). Dans le Département du Nord, le revenu agricole net s'est élevé en moyenne à 710 dollars l'hec- tare en 1981/1982. Les revenus familiaux des petits exploitants sont estimés à 590 dollars durant la même période, soit environ 90 dollars par personne pour une famille moyenne de sept personnes, au regard d'un PNB par personne de 300 dollars. Presque tous les agriculteurs ont des exploitations de 0,5 ha à 1,9 ha; la moyenne est plus faible dans les périmètres irrigués que dans les zones de culture pluviale. Presque tous les agriculteurs pratiquent cinq à sept cultures, dont le calendrier de récolte varie pour égaliser les revenus au cours de l'année et pour réduire les risques. 5.14 Pour illustrer les effets du projet, on a établi 19 budgets de culture reposant sur des coefficients techniques dérivés par l'ODN sur la base de l'expérience acquise sur le terrain, de données des exploitations et d'études spéciales effectuées dans le cadre du premier projet depuis 1977. Des budgets des exploitations ont été également établis pour les différentes sous-régions du projet, dont deux des plus caractéristiques sont examinées aux Tableaux 20 et 21. Les budgets des exploitations se résument comme suit - 37 - Profit des producteurs Estimations du revenu net d'exploitations de Dimension toutes les activités moyenne agricoles Zones Activités de Nombre Sans Avec d'intervention principales l'exploitation d'agriculteurs le projet le projet ----------------ha--------------- -------Dollars------- Saint-Raphaël Légumes, riz et 1,0-1,25 1.300 254 1.778 tabac irrigués Grison Garde Riz, haricots et 1,0 200 563 2.810 tabac irrigués Grison Garde Riz, racines et 1,9 850 395 1.017 tubercules et jardins en culture pluviale Camp Louise Riz et cultures 1,9 900 455 895 vivrières pluviales Grand Rivière Flancs de colline, 1,3 1.200 290 433 rénovation du cacao, cultures vivrières Bord de mer Banane plantain et 1,6 600 547 1.082 cultures vivrières pluviales Grand Bassin/ Améliorations 1,0 1.200 237 508 Terrier Rouge du vigna, riz et maïs en culture pluviale Moyenne Total 1,4 6.250 344 1.011 Zones irriguées 1,0 1.500 295 1.914 Zones en culture 1,5 4.750 359 726 pluviale - 38 - 5.15 En régime de croisière, le projet intéresserait le tiers environ des 20.000 petits exploitants à temps complet de la zone du projet. Dans cette zone, les familles sont composées de 6,6 à 7,2 personnes, l'épouse tirant un revenu du commerce à temps partiel (par. 5.03), ou d'emploi temporaire de récolte pour des parents ou des voisins. En l'absence du projet, le revenu par habitant, dans les sous-régions du projet, va de 35 à 78 dollars (avec une moyenne de 51 dollars en 1982) si l'on ne considère que l'agriculture; il pourrait atteindre 55 à 100 dollars si l'on inclut toutes les sources. 5.16 Puisque ses bases sont si faibles, le revenu triplerait, en moyenne, quand le projet atteindrait son plein développement. Les revenus doubleraient dans les zones de collines où l'on remet en état les planta- tions de cacao et où l'on améliore les arbres fruitiers, de même que dans le Département du Nord-Est, moins fertile, où sont prévues de vastes interventions pour encourager les cultures traditionnelles telles que le maïs, le vigna et le riz. Les revenus agricoles quintupleraient dans les périmètres irrigués grâce à des cultures plus intensives et de rendement accru, mais également grâce aux fortes diminutions des jachères qui, comme l'a enseigné l'expérience, peuvent être cultivées très rapide- ment en légumes, riz et tabac dès que l'on dispose d'eau (par. 5.01). E. Recouvrement des coûts 5.17 Il existe des textes dans lesquels peuvent largement s'inscrire les dispositions permettant de percevoir auprès des usagers une redevance qui aide a recouvrer les coûts d'irrigation. Cependant, ces textes sont contradictoires et l'absence d'un code rend difficile d'en déterminer les modalités d'application. Les barèmes actuels ne correspondent qu'à une fraction des coûts d'G&E. Dans la zone du projet, un décret de 1976 habilite l'ODN à encaisser les redevances auprès des utilisateurs, mais il ne l'a pas fait jusqu'à présent, en raison surtout du fait que l'arrivée de l'eau a été interrompue au cours des travaux de réfection effectués entre 1979 et 1982. Il importe d'établir dès que possible un barème pro- visoire qui sera relevé graduellement par la suite pour le faire corres- pondre aux coûts. 5.18 En raison de la petite dimension du projet de Saint-Raphaël, les barèmes d'G&E par unité de superficie seront probablement élevés (environ 115 dollars à l'hectare par an) par rapport aux investissements (2.920 dol- lars à l'hectare); cependant, il faut les comparer au revenu net d'exploi- tation, estimé à quelque 1.700 dollars à l'hectare par an dans le péri- mètre irrigué de Saint-Raphaël, soit une augmentation de 1.450 dollars à la suite du projet. 5.19 Il est peu probable que les coûts des investissements dans l'ir- rigation puissent être complètement recouvrés. On devrait cependant, en première priorité, instituer et appliquer un système réalisable d'G&E, et recouvrer tous les frais d'G&E et éventuellement une certaine proportion des investissements. L'ODN effectue en ce moment une étude du régime foncier, dont les résultats devraient être disponibles avant l'exécution - 39 - du projet. Le projet envisagé prévoit une étude socio-économique et ins- titutionnelle au cours de la première année pour a) établir les barèmes des redevances d'eau qui devraient être au point en décembre 1984, b) définir les modalités et l'organisation de leur encaissement, et c) mettre sur pied un mécanisme efficace pour exécuter les activités d'G&E d'ici à juin 1985. Le cadre de référence de cette étude se trouve à l'Annexe 2. 5.20 Au cours des négociations, le Gouvernement a donné l'assurance qu'il a) commencerait en janvier 1984 à percevoir, par l'intermédiaire de l'ODN, une redevance provisoire pour l'eau, b) instituerait un mécanisme efficace pour exécuter l'G&E de l'irrigation avant la fin de la deuxième année du projet, c) effectuerait l'étude des barèmes des redevances d'eau (par. 5.19), et d) appliquerait un système de redevances d'eau en consul- tation avec l'IDA et en utilisant les résultats de l'étude des redevances d'eau au cours de la troisième année du projet. Les cadres de référence de l'étude sur les redevances d'eau ont été examinés au cours des négociations. 5.21 Dans le cas de la composante alimentation des villages en eau, les dépenses ne seraient pas entièrement recouvrées, vu le niveau de pau- vreté de la majorité des bénéficiaires. Cependant, les CAEP (par. 3.14) sont organisés pour réduire le besoin d'un appui budgétaire de l'Etat pour l'E&E des services d'eau. Les coûts annuels de l'administration de l'en- tretien effectués par le SNEP sont estimés en moyenne à 0,70 dollar par personne desservie. Des comités locaux seraient responsables de certaines activités d'E&E concernant les fontaines publiques et les puits peu profonds. 5.22 On a estimé comme suit les répercussions sur le budget de l'Etat des dépenses ordinaires d'irrigation, d'adduction d'eau et des routes rurales. Au prix d'octobre 1982, la moyenne annuelle des coûts d'E&E par hectare irrigué est estimée à 121 dollars, soit un total annuel de 181.000 dollars pour les 1.500 ha que mettent en valeur les deux péri- mètres d'irrigation. Le système d'alimentation des villages en eau va demander 89.000 dollars par an pour financer les frais d'administration et d'équipement des SNEP pour l'entretien des systèmes, soit 0,70 dollar par bénéficiaire. Ce chiffre exclut la main-d'oeuvre fournie par les villa- geois pour le nettoyage des systèmes. L'entretien des routes rurales entraînerait une dépense annuelle de 630.000 dollars. L'entretien des travaux de génie civil entraînera une augmentation constante de la part du budget de l'Etat consacrée aux dépenses ordinaires, conduisant à la prise en charge de tous ces coûts une fois le projet achevé. Au cours des négo- ciations, le Gouvernement a donné des assurances que son budget prévoirait la contribution aux dépenses ordinaires de gestion et d'entretien des travaux de génie civil financés dans le cadre du projet. - 40 - VI. AVANTAGES ET JUSTIFICATION A. Rentabilité économique 6.01 Les bénéfices chiffrables du projet découleraient de l'augmenta- tion de production des cultures vivrières et des économies de transport réalisées sur les routes faisant partie du projet. La seule partie exclue de l'analyse économique du projet est la composante d'alimentation en eau des zones rurales, qui se monte à 5,3 millions de dollars, soit 18 % de l'ensemble des coûts du projet (Tableau 9). 6.02 L'augmentation de la production agricole obtenue grâce au projet (par. 5.02) est estimée à quelque 12.000 tonnes de cultures vivrières et de légumes quand le développement atteint son maximum (septième année), ce qui représente 4,6 millions de dollars par an. En outre, on produirait du tabac, du cacao et de la canne à sucre, chiffrés à 1,7 million de dollars par an; ce sont là des cultures déjà pratiquées par les agriculteurs. 6.03 Le taux de rentabilité de la composante agricole pour l'économie a été calculé sur la base de modèles de cultures (résumés au par. 5.14) dont on suppose qu'ils représentent bien les différents emprunteurs secon- daires. Les hypothèses suivantes sont à la base des calculs des taux de rentabilité : a) les prix nationaux des produits commercialisables internationa- lement (maïs, cacao, canne à sucre et riz) ont été ajustés pour tenir compte des prix aux frontières. Pour les produits les plus importants, les tendances des prix futurs ont été basées sur les projections en termes réels des prix des produits éta- blies par la Banque (par. 5.12); b) tous les travaux à l'exploitation sont prévus au rythme auquel les exploitations ou les travaux devraient faire partie du pro- jet, en tenant compte de la conjoncture et des prévisions de demande. L'Annexe 3, C.10 indique, par catégorie et type, le nombre d'agriculteurs et de travaux qui vont participer au projet; c) les bénéfices et les coûts ont été ajustés pour tenir compte de tous les paiements de transfert apparents, tels que impôts, droits de douanes et subventions, y compris la taxe à la valeur ajoutée instituée en octobre 1982 et s'appliquant à l'ensemble de l'économie; d) le coût de la main-d'oeuvre familiale a été évalué au même niveau que celui de son alternative la plus proche, soit l'équivalent de 1 dollar par jour pour un ouvrier semi-qualifié travaillant en zone rurale. Les salaires des ouvriers quali- fiés, les travaux à l'entreprise, les émoluments du personnel de direction et d'administration ont été calculés aux taux du marché; - 41 - e) tous les coûts institutionnels du projet ont été imputés inté- gralement durant la période d'exécution et, par la suite, à un taux de 80 % jusqu'à l'achèvement du projet, pour tenir compte de travaux qui ne seraient plus nécessaires à long terme; f) on a tenu compte, pendant la période de l'analyse, des remplace- ments de tous les coûts d'investissement du projet; et g) on a pris pour hypothèse, dans l'analyse de toutes les compo- santes, une durée de vie utile du projet de 20 ans. 6.04 Sur la base de ces critères et des données du Tableau 22, le taux de rentabilité économique (TRE) du projet est estimé comme suit Taux de rentabilité économique Seuil de Composante ou variable TRE rentabilité /a Ensemble du projet Cas de base 23 - Tous les bénéfices - 20 % 15 -26 Tous les coûts + 20 % 16 +35 Composante agricole Cas de base 20 - Imputation des coûts déjà amortis 17 - Valeur de la production - 20 % 12 -20 Coûts à l'exploitation + 20 % 18 +83 Coûts institutionnels + 20 % 15 +34 Suppression du périmètre irrigué de Grison Garde 18 - Programme agricole Retardé d'un an 15 - Retardé de deux ans 11 - Composante routes rurales Cas de base 31 - Bénéfices de trafic - 20 % 23 -48 Investissement et frais d'G&E + 20 % 25 +94 Programme de construction : Retardé d'un an 24 - Retardé de deux ans 19 /a Changement nécessaire du pourcentage de la variable pour réduire le TRE du projet (ou de la composante) pour l'OCC. - 42 - 6.05 Le taux de rentabilité économique général du projet est de 23 %; il faudrait des diminutions relativement importantes des avantages en termes réels (26 %) ou des augmentations réelles des coûts (35 %) pour réduire le TRE du projet à 12 %. 6.06 La meilleure estimation du TRE de la composante agricole du pro- jet, y compris les calculs de coût de l'appui institutionnel de l'ODN, est d'environ 20 %. L'expansion qui est donnée à l'irrigation dans le péri- mètre de Saint-Raphaël a profité des investissements d'infrastructure effectués dans le cadre du premier projet. Si l'on tenait compte de ces coûts antérieurs, le TRE de la composante agricole tomberait à 17 %. Si le développement de l'irrigation prévu pour les 200 ha de Grison Garde n'a pas lieu (par. 3.04), le TRE tomberait à 18 %. Il faudrait, respective- ment, une diminution de 20 % de tous les bénéfices agricoles, une augmen- tation de 83 % des coûts à l'exploitation ou une augmentation de 34 % des coûts institutionnels pour ramener la viabilité du projet à 12 %. Le pro- jet peut s'accommoder de certains retards d'exécution du programme agricole (vulgarisation, multiplication des semences, etc.). Un retard d'un an dans l'obtention de tous les bénéfices agricoles (alors que l'on doit engager des coûts institutionnels) aurait pour résultat un TRE de 15 %. Certains bénéfices pourraient être retardés en ce qui concerne une ou plu- sieurs cultures s'il n'y a pas de semences améliorées, ou un programme particulier à une zone pourrait être ralenti si l'on manque de personnel de vulgarisation. Vu les progrès réalisés pour mettre en place la struc- ture d'organisation servant à l'exécution dans le cadre du premier projet, il est peu probable -que tous les avantages soient retardés ou perdus au cours d'une année donnée. Une grave interruption du calendrier du projet (deux ans par exemple) réduirait le TRE à environ 12 %. 6.07 La composante de 116 km de routes rurales, représentant 7 mil- lions de dollars (soit 24 % du coût du projet), a fait l'objet d'une ana- lyse économique séparée. On a analysé séparément 15 routes sur la base des études effectuées par les services du TPTC et de l'ODN au cours de l'été 1982. L'Annexe 3, C.10 contient les détails des calculs et des résultats. L'analyse indique des taux de rentabilité situés entre 23 et plus de 100 % pour les divers tronçons. 6.08 Selon leur situation géographique, certains tronçons se justi- fient par des bénéfices liés au trafic, certains par des bénéfices agri- coles, et d'autres par une combinaison des deux. On comprend dans les bénéfices liés au trafic des économies pour l'usager correspondant à une croissance normale du trafic, à un trafic normal provisoirement arrêté (la pluie rend certaines routes impassables à cause des inondations), et à un trafic détourné ou, au contraire, rendu possible. Les bénéfices agricoles ne tiennent pas compte de la production obtenue grâce au projet; ils se limitent à la valeur des pertes aux niveaux de production actuels (en l'absence du projet) qui sont attribuées au mauvais état des routes. La valeur du temps, pour la plupart des voyageurs se déplaçant à dos d'animal ou par des transports en commun, est estimée à 1 dollar par jour, en pre- nant pour base le revenu moyen par habitant en Haïti, mais en supposant qu'elle correspond à un salaire journalier équivalant à 5 heures de tra- vail à 0,20 dollar l'heure. L'analyse de sensibilité indique que des - 43 - réductions de 20 % et de 50 % des bénéfices correspondant à la valeur du temps économisé par le projet donnent des taux de rentabilité satisfai- sants. Les bénéfices obtenus la première année pour chaque tronçon dépassent le coût d'opportunité du capital. 6.09 Le taux de rentabilité de la composante routes est estimé à 31 %, et l'analyse des valeurs du seuil de rentabilité montre que les bénéfices pourraient être réduits de moitié, ou que les coûts pourraient doubler, avant que le taux de rentabilité ne tombe à 12 %. Tous les coûts institu- tionnels ainsi que l'G&E ont été inclus dans l'analyse. Une prolongation d'un an du programme de construction (ce qui retarderait d'un an les avan- tages) réduirait le taux de rentabilité à 24 %. Un retard de deux ans du programme de construction et l'absence de tout avantage sont une hypothèse peu probable, comme l'a démontré le premier projet où les divers tronçons ont été construits normalement et rapidement et où la circulation s'est établie sans retard dès la fin de leur construction. 6.10 Un des principaux effets non chiffrables du projet est l'in- fluence positive qu'il peut exercer sur le développement des institutions du pays, non seulement au niveau régional mais, et c'est encore plus important, au niveau central. Le projet envisagé est l'un des premiers à appliquer dans le pays une politique d'exécution au niveau départemental. Le bon fonctionnement de l'ODN en tant que structure régionale viable, qui contrôle ses ressources et organise son travail au jour le jour pour atteindre un but national, devrait servir de modèle à d'autres interven- tions de développement dans un cadre national où les ressources et le temps sont particulièrement rares. De plus, le projet envisagé comprend de gros efforts d'G&E pour l'irrigation, les routes rurales et l'alimenta- tion en eau, et la mise en place de moyens permettant d'assurer l'E&E dans ces sous-secteur. B. Bénéficiaires 6.11 Les bénéficiaires directs chiffrables du programme de développe- ment agricole sont les quelque 6.250 familles d'agriculteurs participants (environ 44.000 personnes) dont les revenus agricoles, surtout pour les cultures vivrières, augmenteraient et seraient mieux répartis durant l'an- née. En outre, le projet créerait environ 318.000 hommes-jours d'emploi par an (soit 1.158 hommes-années à 275 jours par an, ce qui équivaut à environ 8.000 personnes) au titre de la main-d'oeuvre non qualifiée au moment des récoltes et de la main-d'oeuvre qualifiée pour les travaux exé- cutés à la demande dans l'exploitation. Parmi les bénéficiaires indirects figurent les fournisseurs de biens et services qu'on trouve dans toute la zone du projet, et spécialement ceux qui fournissent des intrants agri- coles et des services de commercialisation. 6.12 Sur une population totale de 775.000 habitants vivant en 1981 dans la zone du projet, 135.000 personnes se trouvent dans la zone d'in- fluence des 15 routes à construire. Ces bénéficiaires ne viennent pas tous s'ajouter aux bénéficiaires des retombées agricoles ou de l'alimenta- tion des villages en eau puisque beaucoup d'entre eux peuvent profiter de chacune des composantes de base du projet ou des trois à la fois. Les - 44 - travaux de construction et d'entretien des routes rurales créeraient chaque année 21.450 hommes-jours de travail, dont la moitié dans le sec- teur de la main-d'oeuvre spécialisée, par exemple, conducteurs d'engins routiers. 6.13 Le faible pourcentage de la population ayant accès à des sources d'eau salubre en Haïti a contribué sans doute à une mortalité infantile élevée (100 à 150 pour mille) et à une faible espérance de vie (53 ans). Bien que nous ne disposions pas de statistiques valables concernant les maladies d'origine hydrique ou liées à l'eau en Haïti, tout semble indi- quer qu'elles ont une forte incidence sur les taux de mortalité, particu- lièrement chez les jeunes enfants. Le taux élevé de la mortalité infan- tile et enfantine contribue également au taux élevé de natalité en Haïti (57 pour mille); en effet, en milieu rural, la population pauvre ressent le besoin d'avoir des familles nombreuses pour compenser le fait que la moitié des enfants n'atteindront jamais l'âge adulte. La situation est particulièrement critique dans les zones du projet où il n'y a pas d'eau superficielle durant l'année. Les bénéfices des composantes sont liés aux améliorations dans le domaine de la santé, de la productivité de la main- d'oeuvre et des conditions de vie en général. Le système d'alimentation en eau doit toucher, pour un coût total de 35 dollars par personne, une population de 128.000 habitants, qui vivent pratiquement tous en deçà du seuil de pauvreté relative d'après les critères de revenu. Dans la plu- part des cas, il n'existe qu'une seule source d'eau, ce qui a déterminé le choix du modèle. Lorsqu'il y a deux sources (eaux de surface et souter- raines), on a retenu la solution superficielle comme étant l'option la plus faisable et la plus économique. C. Risques du projet 6.14 L'analyse économique montre que le projet peut connaître cer- tains échecs avant que le taux de rentabilité ne tombe au-dessous des niveaux acceptables (par. 6.05 à 6.09). Cependant, le projet court cer- tains risques. Pour ce qui concerne l'irrigation, le premier projet a dû, pour commencer, effectuer des enquêtes, établir des plans, former du per- sonnel et mettre en place une organisation avant qu'on puisse entreprendre les travaux de remise en état. Au cours des deux dernières années d'exé- cution, on a constaté que les travaux de remise en état peuvent être effectués à temps. Un des risques principaux provient du fait que l'expé- rience que l'on a de l'aménagement à la parcelle et d'une bonne gestion de l'eau est récente et limitée (par. 3.03). Ce risque serait allégé du fait que le projet prévoit pour son personnel et pour les agriculteurs une assistance technique en matière d'organisation de la gestion des eaux et des aménagements à la parcelle. Cette assistance technique est conçue pour faire partie d'une enveloppe qui comprend la vulgarisation, la production des semences et le crédit. 6.15 Pour ce qui concerne la production agricole, le projet s'inté- resse surtout à l'agriculture pluviale, qui peut être affectée par les précipitations irrégulières de la région. En outre, jusqu'à présent, on n'a aucune expérience de l'adoption sur grande échelle de la technologie améliorée que doit encourager le projet. L'expérience montre cependant - 45 - que les agriculteurs sont ouverts aux changements; les variétés amélio- rées, qui sont à la base de cette technologie, ont été acceptées, bien que sur une échelle limitée, dans le cadre du premier projet. Le risque serait réduit du fait que les zones de développement intensif qui ont été choisies sont celles où les facteurs négatifs (pluviométrie irrégulière, inondations, qualité du sol) interviennent le moins (par. 2.08). 6.16 L'un des objectifs principaux du projet est le renforcement de la capacité d'entretien des organismes qui s'occupent d'irrigation, d'ali- mentation en eau et de routes. Reste le risque que ces organismes ne reçoivent pas à temps les fonds du budget de l'Etat, qui connaît de sévères contraintes depuis quelques années. Cependant, tel qu'il a été conçu, le projet prévoit un entretien que l'Etat pourrait raisonnablement fournir. D. Impact sur l'environnement 6.17 Le déboisement et la culture excessive des terrains en pente sont directement responsables de l'érosion, d'une utilisation déficiente de l'eau de pluie, des inondations et de l'accumulation des alluvions dans les plaines. Le projet étendrait les mesures pilotes de conservation des sols entreprises au cours du premier projet et encouragerait la plantation d'arbres, mettant ainsi en marche un processus susceptible d'inverser la dégradation de l'environnement. L'intensification de la production agri- cole dans les zones favorables, telle qu'elle est encouragée par le pro- jet, est l'une des meilleures façons d'alléger les pressions auxquelles sont soumis les terrains en pente sujets à l'érosion. Puisque les pro- grammes agricoles font une place de choix à l'amélioration des variétés, on évitera l'emploi de quantités importantes d'engrais et de pesticides susceptibles de poser des dangers pour l'environnement. VII. RESUME DES ACCORDS CONCLUS ET RECOMMANDATIONS 7.01 Au cours des négociations, l'Etat a donné des assurances que a) l'Etat inscrira dans son budget l'entretien des sytèmes irrigués de Saint-Raphaël et de Grison Garde après l'achèvement du projet (par. 3.04); b) les normes routières définies par les plans seront respectées pour la construction et que l'Etat prévoira dans son budget l'entretien du système après l'achèvement du projet (par. 3.13); c) l'Etat fournira le personnel et les moyens financiers néces- saires à l'entretien de tous les systèmes d'alimentation en eau après l'achèvement du projet (par. 3.14); d) les compétences des consultants, les conditions de leur emploi, et le maintien en service du spécialiste financier seront accep- tables pour l'IDA (par. 3.15); - 46 - e) le choix des candidats et des programmes de formation à l'étran- ger sera soumis à l'accord préalable de l'IDA (par. 3.16); f) les sous-projets de plus de 20.000 dollars à réaliser dans le cadre du Fonds de développement rural seront soumis à l'aval de l'IDA (par. 3.18); g) les nominations et les changements des cadres supérieurs de l'ODN (Directeur général et Directeur administratif et finan- cier) seront effectués par le Conseil d'administration de l'ODN en consultation avec VIDA et que les compétences de ce person- nel devraient être acceptables pour l'IDA (par. 4.01); h) le respect de l'accord entre l'ODN et le DARNDR concernant l'ir- rigation et la vulgarisation sera réexaminé conjointement par l'Etat et l'IDA dans les six mois suivant l'entrée en vigueur du crédit et annuellement par la suite; et l'ODN assumera la respon- sabilité de l'exécution si l'examen le jugeait nécessaire (par. 4.03); i) l'Etat examinera annuellement avec VIDA les bilans institution- nels du BCA, les projections financières annuelles et à long terme ainsi que les projets d'amélioration (par. 4.05); j) l'Etat.demandera au BCA de réexaminer chaque année, de concert avec VIDA, le niveau de ses taux d'intérêt en fonction de l'in- flation, des conditions de marché et des coûts de fonctionnement (par. 4.10); k) les conditions de rétrocession seront appliquées comme prévu (par. 4.10 à 4.12); 1) les comptes du projet seront vérifiés annuellement, conformément aux normes de comptabilité généralement acceptées, par des véri- ficateurs indépendants acceptables pour l'IDA; des copies certi- fiées conformes des comptes vérifiés, ainsi que le rapport des vérificateurs, seront envoyés à l'IDA au plus tard quatre mois après la fin de chaque exercice (par. 4.13); m) dans les six mois qui suivent la date de clôture, l'ODN prépa- rera et fournira à l'IDA un rapport final sur l'exécution du projet, ses coûts et avantages, ainsi que ses résultats généraux (par. 4.16); n) l'Etat i) commencera à percevoir, dès le mois de janvier 1984, une redevance nominale raisonnable pour l'utilisation de l'eau par l'intermédiaire du service de l'irrigation, ii) mettra sur pied un mécanisme efficace d'exécution de l'G&E de l'irrigation avant la fin de la deuxième année du projet, iii) effectuera une étude des barèmes des redevances d'eau, et iv) appliquera un barème satisfaisant de redevances d'eau, en consultation avec l'IDA et en se servant des résultats de l'étude précitée, durant la troisième année du projet (par. 5.20); et -47- o) l'Etat prévoira dans son budget une contribution aux dépenses ordinaires d'E&E des ouvrages de génie civil financés dans le cadre du projet (par. 5.22). 7.02 Les conditions d'entrée en vigueur seraient que a) le consultant spécialiste des finances ait été nommé (par. 3.15); b) l'IDA ait été avisée que toutes les conditions de décaissement par le FIDA, la GTZ et le FAC ont été remplies (par. 3.22); c) un compte spécial IDA/FIDA ait été établi (par. 3.23); d) des accords bilatéraux entre l'ODN et les organismes partici- pants aient été signés (par. 4.02); e) un accord de gestion ait été signé entre l'Etat et l'ODN, désignant ce dernier comme organisme d'exécution du projet (par. 4.02); et que f) le portefeuille ODN/BCA ait été transféré au BCA (par. 4.05). 7.03 Les conditions de décaissement seraient : a) pour les travaux de génie civil à Saint-Raphaël, que le système d'G&E de l'irrigation ait été examiné par l'IDA deux ans après le démarrage de l'exécution du projet, et qu'une décision ait été prise au sujet de la reprise des investissements (par. 3.03); et b) pour les travaux de génie civil à Grison Garde, qu'une décision conjointe ait été prise par l'ODN et l'IDA à propos de la construction du système (par. 3.04). 7.04 Avec les assurances et les conditions susmentionnées, le projet envisagé se prêterait à l'octroi par l'IDA à Haïti, dans les conditions normales, d'un crédit équivalant à 19,1 millions de dollars. Juin 1983 - 48 - ANNEXE 1 Page 1 HAITI DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LE NORD Mandat du personnel Consultants A. Agronome de recherche-développement (R&D) Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Agronomie. Compétences Au minimum trois ans d'expérience en matière de recherche sur les systèmes de production agricole sous les tropiques. De plus, expérience des essais sur le terrain, notamment des essais de variétés, et connaissance de l'économie agri- cole. L'agronome doit être capable de travail- ler avec un personnel haïtien et d'établir des rapports avec de petits exploitants. Langue Doit parler couramment français. Responsabilités Aider les cadres qui s'occupent de recherche sur les systèmes agricoles et d'essais sur le ter- rain, coordonner ses travaux avec les programmes de recherche-développement sur l'irrigation, de recherche-développement sur la canne à sucre, de vulgarisation, de contrôle continu et d'évalua- tion, ainsi que de formation. En particulier, il aurait pour tâches : a) d'aider le responsable des recherches sur les systèmes agricoles à concevoir un programme de recherche sur ces systèmes (méthodes, organisation); b) de former le personnel haïtien en organisant des séances de formation en cours de service et en préparant des documents destinés à cette formation; c) d'apporter son concours au programme d'essais sur le terrain, notamment en identifiant les priori- tés, l'organisation, l'évaluation et la liaison avec les recherches effectuées en République dominicaine et dans les centres internationaux de recherche; et - 49 - ANNEXE 1 Page 2 d) d'aider à établir des recommandations techniques devant servir à la vulgarisation et à la formation. B. Spécialiste en matière de formation Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Agronomie ou formation/éducation. Compétences Agronome - au minimum trois années d'expérience à titre de formateur, de préférence dans le cadre d'un projet de développement. Formation/éducation - au minimum cinq ans d'expérience, avec connais- sance du développement agricole et séjour anté- rieur en milieu rural dans un pays en développement Langue : Doit parler couramment français. Responsabilités Aider le responsable de la formation en s'occu- pant en particulier a) d'aider à la conception d'un programme de forma- tion visant à renforcer divers éléments du projet en coordination avec les services et organismes intéressés; b) de renforcer les compétences des cadres respon- sables de la formation; c) d'aider à organiser et à réaliser des stages de formation à l'intention du personnel du projet et des exploitants agricoles; d) d'aider à coordonner la participation des orga- nismes externes (IDEP, CPFT) au programme de for- mation; et e) de préparer la documentation de formation en coopération avec les services de recherche, de vulgarisation, etc., et d'aider au choix des programmes et à la sélection des candidats qui doivent recevoir une formation à l'étranger. - 50 - ANNEXE 1 Page 3 C. Spécialiste du suivi et de l'évaluation Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haiti. Spécialité Economie agricole. Compétences Au minimum trois années d'expérience en matière de suivi et d'évaluation avec connaissance du développement agricole. Langue Doit parler couramment français. Responsabilités Doit aider le chef du service de suivi et d'évaluation de l'ODN et se charger en particulier a) d'aider à la conception et à l'organisation du programme de suivi et d'évaluation du projet, notamment sur le plan de la méthode, des enquêtes dans les exploitations et du traitement des données; b) de former le personnel de suivi et d'évaluation du projet, ainsi que celui du DARNDR; c) d'aider à préparer les questionnaires et à éta- blir les manuels de procédure de suivi et d'évaluation; et d) d'aider à la préparation de rapports et de recom- mandations adressés aux services participants et à la direction de l'ODN au sujet de la réorienta- tion possible des interventions du projet. D. Conseiller financier Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haiti. Spécialité Comptabilité, gestion financière. Compétences Diplôme universitaire, compétences reconnues en matière de comptabilité et un minimum de sept ans d'expérience pratique de cadre dans une entre- prise commerciale ou semi-étatique, de préférence dans un pays en développement. Langue Doit parler couramment français. - 31 - ANNEXE 1 Page 4 Responsabilités Relève directement du directeur de l'ODN et tra- vaille en liaison avec le directeur administratif et financier de l'ODN. Aide à améliorer et à gérer les finances de l'ODN. Apporte conseils et aide dans les domaines suivants a) comptatilité : i) analyse et suivi du système comptable et recommandations visant à l'améliorer; ii) aide aux pratiques comptables de l'ODN et des organismes participants; et iii) préparation des rapports comptables. b) finances et budgets i) préparation des budgets annuels; ii) suivi de la mise en oeuvre des budgets annuels; iii) analyse des budgets et de leur mise en oeuvre; iv) préparation des états financiers; et v) contrôle de la bonne utilisation des fonds. d) achats : i) préparation des documents d'achat; et ii) analys-e des offres et préparation des comptes rendus d'offres. e) remboursements i) préparation des demandes de remboursement; et ii) gestion du compte spécial. f) gestion : i) aide à la gestion de l'ODN en matière de finances. - 52 - ANNEXE 1 Page 5 g) formation i) formation sur le tas; ii) réalisation de stages réguliers de forma- tion; et iii) préparation de guides et de documents de formation. E. Spécialiste des aménagements terminaux Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Génie civil, hydraulique, irrigation ou agronomie. Compétences Au minimum dix ans d'expérience sur le terrain en matière de conception, construction, direction de la construction d'aménagements terminaux, gestion au niveau de l'exploitation et application de diverses méthodes d'ouvrages d'irrigation et de drainage ainsi que gestion et entretien des ouvrages; organisation et formation des agricul- teurs; et coordination entre services et agriculteurs. Langue : Doit parler couramment français et être disposé à apprendre à parler le créole en un an. Responsabilités Aider le bureau de recherche-développement, en s'occupant en particulier des questions suivantes : a) Recherche et conception i) examen des renseignements disponibles et analyse des pratiques d'irrigation utilisées dans la zone du projet et en Haiti; ii) préparation d'un document concernant les critères de base à employer pour concevoir et construire des ouvrages terminaux d'irrigation; iii) établissement, en fonction des besoins, de plans de construction d'aménagements termi- naux dans la zone du projet et présentation des détails des ouvrages et des prévisions des coûts d'exécution; et - 53 - ANNEXE 1 Page 6 iv) préparation des demandes de crédit. b) Construction et surveillance des aménagements terminaux i) définition des aménagements terminaux que doivent exécuter les agriculteurs; ii) organisation de la construction; iii) assistance technique aux agriculteurs et contrôle- de la construction; et iv) préparation de rapports périodiques d'acti- vité (techniques, financiers). c) Pratiques, gestion et entretien de l'irrigation i) choix de la méthode d'irrigation convenant le mieux à chaque culture faisant partie du schéma recommandé; iil formation sur place du personnel de contre- partie et des agriculteurs en matière d'ir- rigation et de gestion des ressources hydrauliques; iii) planification, organisation et application du système d'affectation d'eau par roulement dans les zones comportant des canaux en des- sous du poste de contrôle de distribution et organisation de la participation des exploi- tants au système de contrôle; et iv) préparation de directives concernant l'en- tretien des travaux d'irrigation et de drai- nage au-dessous des postes de contrôle de la distribution et participation et responsabi- lités des agriculteurs en matière d'exploi- tation et d'entretien. d) Formation i) formation du personnel local et des agricul- teurs en matière de construction d'aménage- ments terminaux d'irrigation et de méthodes et pratiques d'irrigation grâce à de simples stages techniques et à des travaux pratiques sur le terrain; et - 54 - ANNEXE 1 Page 7 ii) mise en place d'un appareil systématique d'information à utiliser à des fins de for- mation (publications, systèmes audiovisuels, etc.). e) Evaluation i) planification et organisation d'un programme d'évaluation visant à mesurer les améliora- tions de la gestion des eaux au niveau de l'exploitation; ii) collecte de données, analyse et préparation de rapports périodiques; et iii) enregistrement et analyse des coûts des amé- nagements terminaux dans le cadre de la réa- lisation du projet. f) Coordination i) entre l'administration et les agriculteurs . pour gestion de l'irrigation; ii) entre les services de vulgarisation, de recherche et de crédit et les agriculteurs pour la constitution de groupes de coopéra- tives aux fins de distribution et de con- trôle de l'eau ou de pratiques et de commer- cialisation agricoles; et iii) avec le service de suivi et d'évaluation. F. Spécialiste de la canne à sucre Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Agronome. Compétences Au minimum cinq ans d'expérience en matière de production, de récolte et de transport de la canne à sucre dans une grosse exploitation, avec bonnes connaissances de la recherche, de la pro- duction de canne et du contrôle de la qualité. L'ingénieur devrait être en mesure d'établir de bons rapports avec le personnel de l'ODN et avec les producteurs. - 55 - ANNEXE 1 Page 8 Langue Doit parler couramment français. Responsabilités Doit travailler en liaison étroite avec la R&D, la multiplication des semences, le service de vulgarisation et les entreprises de traitement. Il aurait pour responsabilités particulières a) de former le responsable du programme canne à sucre et le personnel participant aux tra- vaux concernant la canne à sucre; b) de préparer les divers aspects du programme essais, production de boutures; c) d'organiser le laboratoire de contrôle de la qualité et de mettre sur pied son programme; et d) de préparer un programme de rénovation des champs de canne à sucre, y compris le choix des zones se prêtant le mieux à cette culture. G. Spécialiste de l'alimentation en eau Lieu d'affectation : Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité : Génie civil, sanitaire ou hydraulique. Compétences : Au minimum cinq ans d'expérience sur le terrain en matière de conception, construction, supervi- sion de la construction, exploitation, entretien et gestion de systèmes d'alimentation des cam- pagnes en eau. Il sera accordé une importance particulière à l'expérience en matière d'organi- sation des bénéficiaires des apports d'eau et de formation des cadres et techniciens locaux. Langue Doit parler couramment français et être disposé à apprendre à parler créole en un an. Responsabilités Doit aider le service des eaux de l'ODN et le SNEP, et avoir en particulier la responsabilité des travaux suivants - 56 - ANNEXE 1 Page 9 a) Recherche et conception i) étude des informations concernant les sys- tèmes antérieurs d'alimentation en eau en Haïti; ii) préparation d'un document concernant la con- ception et les normes de construction des systèmes ruraux; iii) préparation de plans de construction des systèmes faisant partie du projet; et iv) élaboration de directives devant servir à identifier de nouveaux projets et à préparer des documents en vue de futurs investissements. b) Construction et supervision des ouvrages d'alimentation en eau i) préparation de directives concernant le con- trôle et l'exécution du projet, y compris un calendrier de construction, et de directives concernant la fourniture et l'utilisation des matériaux, de la main-d'oeuvre et du matériel; ii) préparation de normes, cadres de référence, documents d'appel d'offres et procédures d'achat; iii) organisation de la construction et contrôle financier des dépenses de construction; iv) formation sur le tas des cadres techniques locaux; et v) préparation de rapports périodiques et de rapports d'évaluation (techniques et financiers). c) Gestion et entretien i) préparation de directives et de manuels de gestion et d'entretien; ii) planification et organisation de la gestion et de l'entretien de systèmes d'alimen- tation des campagnes en eau; - 57 - ANNEXE 1 Page 10 iii) collecte périodique de données statistiques et préparation des rapports d'évaluation; iv) examen des réseaux, pratiques et problèmes de distribution d'eau après la construction et présentation de propositions visant à améliorer la gestion; et v) participation des bénéficiaires des apports d'eau aux activités ayant trait à la gestion et l'entretien des systèmes, ainsi qu'à leur organisation et à leur contrôle. d) Formation i) formation du personnel local concernant la construction, l'achat de matériaux et de matériel, la gestion et l'entretien des systèmes ruraux; ii) préparation de notes techniques ou d'autres présentations écrites ou graphiques à utili- ser pour les stages de formation; et iii) choix et utilisation des moyens appropriés de formation dans le pays et sélection des candidats aux stages organisés dans le pays ou à l'étranger. e) Evaluation i) planification et organisation d'un progamme d'évaluation visant à mesurer les principaux aspects liés à la construction ou à l'ex- ploitation des systèmes à aménager; et ii) collecte de données, analyse et préparation de rapports périodiques d'évaluation. f) Administration et coordination i) contrôle des opérations et tenue de dos- siers concernant les travaux; élaboration de formulaires pour commander les matériaux et les conduites ou raccords à mettre en stock et pour évaluer les dépenses courantes, faire l'analyse des coûts et établir les rapports; et - 58 - ANNEXE 1 Page 11 ii) coordination entre l'ODN, le SNEP et les bénéficiaires durant l'exécution du projet. H. Spécialiste de la construction et de l'entretien des routes Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Catégorie A court terme. Spécialité Génie civil. Compétences Au minimum dix ans d'expérience pratique en matière de construction, de surveillance de la construction et d'entretien des routes. On accordera également une importance à l'expérience en matière de formation de cadres et techniciens locaux. Langue Doit parler couramment français. Responsabilités Aider le Service de construction et de supervi- sion (SCS) et le Service d'entretien permanent du réseau routier national (SEPRRN), avec responsa- bilité particulière des travaux suivants : a) Construction et surveillance de la construction i) organisation, établissement d'un calendrier et affectation de cadres techniques pour assurer une bonne supervision, le contrôle des travaux, l'évaluation des travaux et des paiements et l'utilisation de micro- ordinateurs; ii) organisation de la construction; définition des responsabilités et calendrier de cons- truction; production de matériaux destinés aux remblais; transport, compactage et fini- tion; évaluation des travaux au bureau et sur le terrain; analyse du travail de construction dans le cadre d'un système fortement mécanisé, de systèmes faisant appel à une main-d'oeuvre intensive ou de systèmes mixtes; fixation des limites et des différences des systèmes; et définition du système de construction à employer pour le projet sur la base des données qui seront fournies; et - 59 - ANNEXE 1 Page 12 iii) contrôle des travaux, y compris matériel, personnel et rapports; et formation du per- sonnel local et préparation des documents de formation. b) Entretien i) organisation de l'entretien, sélection et responsabilités du personnel technique et spécialisé; choix du matériel destiné aux diverses catégories d'entretien; contrôle et rapports périodiques; évaluation sur le ter- rain de la qualité des travaux et des besoins d'entretien; calendrier de l'entre- tien et prévisions budgétaires; opérations de préparation, d'entretien et contrôle (fi- nancier et technique); formation du person- nel local en matière de préparation de docu- mentation de formation et d'utilisation des micro-ordinateurs. I. Spécialiste du matériel lourd Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Catégorie A court terme. Spécialité Inigénieur mécanicien. Compétences Au minimum dix ans d'expérience en matière de gestion et d'entretien du matériel lourd uti- lisé pour la construction de routes. Il convient d'accorder une importance à une expérience acquise à la fois en atelier et sur le terrain. Langue Doit parler couramment français. Responsabilités Doit aider le Service d'entretien permanent du réseau routier national (SEPRRN) et s'acquitter des responsabilités particulières suivantes : a) Gestion du matériel sur le terrain : organisation de l'entretien et de l'exploitation; évaluation du matériel, de l'efficacité du travail et de l'entretien ordinaire; conditions minimums à rem- plir par le personnel spécialisé; et outils des brigades sur le terrain, contrôle et rapports. - 60 - ANNEXE 1 Page 13 b) Gestion d'atelier : organisation des travaux d'entretien : établissement du calendrier du con- trôle des rapports de travaux et de l'atelier; besoin du personnel; répartition des travaux; travaux routiniers et d'urgence; évaluation; définition d'un stock minimum de pièces détachées et de matériaux, contrôle du stock; genre et dis- tribution des machines et des outils d'entretien exigés par l'atelier régional, compte tenu de la quantité et des catégories de matériel dont dis- posent les diverses brigades d'entretien; forma- tion des cadres et du personnel spécialisé locaux grâce à de brefs stages et à des travaux pra- tiques sur le terrain, préparation de la documen- tation de formation; et utilisation d'appareils électroniques pour le contrôle de l'exploitation. J. Spécialiste de la gestion et de l'entretien de l'irrigation Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Ingénieur de Génie civil, hydraulique ou irrigation. Compétences Au minimum dix ans d'expérience, dont plusieurs années sur le terrain, en matière de conception, construction, supervision de la construction, gestion et entretien de petits systèmes d'irri- gation et de formation. Langue Doit parler couramment français et être disposé à apprendre à parler créole en un an. Responsabilités Aider le Service d'irrigation de l'ODN et le Bureau d'irrigation du DARNDR dans les domaines suivants : a) Recherche et conception i) examen des informations existantes; ii) examen des critères de base à appliquer à la conception des systèmes d'irrigation et de drainage; iii) examen des plans de construction des sys- tèmes de Saint-Raphaël et de Grison Garde (460 ha); et - 61 - ANNEXE 1 Page 14 iv) révision des plans "comme construits" des systèmes que doit préparer un bureau d'études. b) Travaux à l'entreprise et en régie i) examen de la préparation des cahiers des charges et des documents d'appel d'offres concernant les principaux marchés portant sur les travaux d'irrigation et de drainage; et ii) préparation des rapports d'évaluation et contrôle des travaux effectués par des entrepreneurs ou en régie. c) Supervision de la construction i) planification et coordination de la cons- truction des ouvrages d'irrigation et de drainage; ii) supervision de la construction des ouvrages de génie civil effectuée par un bureau d'études ou par l'administration (entrepre- neurs, régie); et iii) préparation de rapports périodiques et de rapports d'activité (techniques et financiers). d) Gestion et entretien i) préparation de directives concernant la gestion des systèmes et instructions pour l'entretien des ouvrages d'irrigation et de drainage; ii) planification et organisation de la gestion et de l'entretien du système et définition d'un réseau de contrôle; iii) collecte de données concernant la gestion et préparation de rapports d'évaluation périodiques; et - 62 - ANNEXE 1 Page 15 iv) examen des pratiques de distribution de l'irrigation et des propositions visant à améliorer la distribution et la gestion de l'eau. e) Formation i) formation du personnel local en matière de supervision de la construction et de super- vision, de gestion et d'entretien des ouvrages d'irrigation et de drainage ana- logues à ceux construits dans le cadre du projet; ii) préparation de notes techniques devant ser- vir pour la formation; et iii) choix des moyens appropriés de formation dans le pays et à l'étranger. f) Administration if organisation du service d'irrigation de l'ODN et du District Nord du DARNDR en indi- quant les fonctions et responsabilités du personnel administratif et technique en coordination avec la gestion et dévelop- pement à la parcelle; ii) contrôle des opérations; recommandations concernant les formulaires de contrôle des matériaux, des stocks et des dépenses cou- rantes; analyse des coûts et rapports con- cernant ces derniers; et iii) préparation d'une étude portant sur les redevances d'eau et de recommandations visant à l'application d'un système de per- ception des redevances d'eau à présenter au directeur de l'ODN vers la fin de la troi- sième année d'exécution. Personnel local A. Directeur général Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Administration d'intreprise, économie, agriculture ou ingénierie. - 63 - ANNEXE 1 Page 16 Compétences Au minimum dix ans d'expérience professionnelle, dont un minimum de cinq ans à titre d'administra- teur d'une organisation privée ou publique. Une importance doit être accordée aux capacités admi- nistratives et à l'expérience en matière de finances et de comptabilité. Responsabilités Sous l'autorité du Conseil d'administration, le Directeur général sera responsable de l'ensemble de la gestion de l'ODN, y compris : a) les décisions en matière d'administration et de finances; b) la coordination des programmes généraux et annuels d'exécution du projet, sur la base des plans des organismes participants; c) la préparation de programmes généraux et annuels d'exécution du projet sur la base des plans des organismes participants; d) la préparation des rapports demandés par le Con- seil d'administration et à fournir aux sources de financement; e) l'évaluation rétrospective des programmes et bud- gets annuels; f) la préparation des rapports à adresser au Conseil d'administration et aux sources de financement; g) la gestion et l'attribution des fonds du projet; h) l'autorisation des dépenses; i) les décisions en matière de personnel; j) la supervision des services du projet de l'ODN formation, suivi et évaluation, recherche et développement, production agricole, construction des ouvrages d'irrigation, construction des ouvrages d'alimentation en eau; et k) l'exécution des accords bilatéraux avec le DARNDR, le BCA, le SCS, le SEPRRN et le SNEP. - 64 - ANNEXE 1 Page 19 B. Directeur administratif et financier Lieu d'affectation Cap-Haïtien, Haïti. Spécialité Comptabilité, administration. Compétences Au minimum sept ans d'expérience professionnelle, dont au moins cinq ans de comptabilité; il con- viendra d'attacher une importance à l'expérience à titre de chef comptable ou de responsable financier. Responsabilités a) Comptabilité i) établissement d'un système comptable à l'ODN et aux organismes participants; ii) contrôle des opérations comptables; iii) préparation des budgets et des états financiers; ivI préparation de manuels et de directives; et v) contrôle des stocks. b) Achat et paiements : i) préparation des documents d'achat; ii) préparation et contrôle des bons de paiement; iii) préparation des demandes de décaissement; et iv) administration et contrôle des comptes spéciaux. a) Administration i) gestion du personnel; ii) contrôle de tous les dossiers; et iii) administration de l'entrepôt et des stocks. - 65 - ANNEXE 2 Page 1 HAITI DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DANS LE NORD Cadre de référence des études A. Etude de préfaisabilité 1. L'ODN devra employer une entreprise internationale compétente d'ingénieurs-conseils qui sera chargée d'effectuer une étude de préfaisa- bilité portant sur un barrage à construire sur la Bouyaha en amont du bar- rage existant qui fait dériver l'eau dont se sert le réseau d'irrigation de Saint-Raphaël. L'étude devra également formuler des recommandations concernant un programme de conservation du sol dans le bassin supérieur. 2. Les consultants devront effectuer l'étude en se fondant sur les principaux éléments suivants a) Etude du barrage i) enquêtes de reconnaissance et examen des cartes, rapports d'enquêtes et photographies aériennes existants afin de choisir les emplacements susceptibles de recevoir un bar- rage au voisinage de Saint-Raphaël sur la Bouyaha; ii) choix du site le mieux approprié sur la base d'études et enquêtes préliminaires; iii) enquêtes, recherches et prospection nécessaires pour éta- blir la topographie, la géologie et l'hydrologie à l'empla- cement du barrage; iv) études visant à déterminer la conception optimum du barrage et des ouvrages connexes en se fondant sur la géologie du site, les matériaux disponibles et les dimensions propo- sées; et v) plans du barrage et ouvrages connexes avant la préfaisabi- lité, options possibles et prévisions de coûts; et vi) avantages et évaluation économique; si le barrage doit être polyvalent, fournir une comparaison économique des diverses formules utilisant des installations offrant des avantages analogues; et vii) matériel, personnel et formation indispensables pour des études ultérieures, y compris celles de la gestion et de l'entretien ainsi que de la sécurité du barrage. - 66 - ANNEXE 2 Page 2 b) Programme de conservation du sol i) identification du degré d'érosion et de dégradation dans le bassin supérieur ii) recommandation d'enquêtes et d'études à effectuer durant une deuxième phase; iii) proposition d'options et définition des coûts; et iv) évaluation économique et avantages chiffrables des diverses options. c) Rapport de préfaisabilité i) préparation d'un rapport de préfaisabilité conformément à un canevas proposé et accepté; et ii) établissement d'un cadre de référence des études de faisabilité et des plans définitifs si l'étude prouve et justifie de futurs investissements (programme de conservation de barrage). B. Etude de l'utilisation de l'eau, de la gestion et de l'entretien de l'eau d'irrigation et redevances d'eau du système de Saint-Raphaël 3. L'ODN devra employer un bureau d'études recruté sur le plan international pour étudier l'amélioration de la gestion de l'eau d'irriga- tion et effectuer une analyse de la gestion et de l'entretien ainsi que des redevances d'eau du système d'irrigation de Saint-Raphaël. 4. Les consultants devront effectuer les principaux travaux suivants : a) examiner, identifier et évaluer l'organisation générale des bureaux d'irrigation du DARNDR (bureau central et bureau de la Région I) et de la région du projet afin de définir leurs fonc- tions et leurs responsabilités ainsi que leurs rapports avec les autres bureaux du DARNDR. Evaluer l'effacité du système et des installations de gestion et d'entretien actuelles et déter- miner la possibilité de mettre en place un système de redevances d'eau ainsi que les modalités dont il doit être assorti; b) analyser la structure sociale de la population de la région du projet à la lumière des conditions qui existent à l'heure actuelle en Haïti et identifier les facteurs et contraintes de caractère social qui interviendraient dans - 67 - ANNEXE 2 Page 3 i) l'acceptation par les agriculteurs des améliorations appor- tées par le projet dans le cadre de façons culturales nou- velles et plus perfectionnées; ii) l'exécution du projet à court et à moyen terme; et iii) les avantages et les coûts de la gestion et d'entretien du projet ainsi que l'aide que les agriculteurs devraient recevoir des services publics; c) recommander l'organisation de la gestion et de l'entretien les fonctions et responsabilités du personnel, le système de fourniture et de contrôle de l'eau, ainsi que le matériel indis- pensable pour obtenir la meilleure exploitation et le meilleur entretien au minimum de coût; d) effectuer une étude économique qui fasse une place de choix aux éléments suivants : i) les principes généraux à suivre pour établir les niveaux et la structure appropriés des redevances d'eau ainsi que des taxes d'utilisation; ii) les indices de recouvrement des coûts engagés et de la location après avoir établi diverses options de recouvre- ment et de différé d'amortissement, d'intérêt, de barème des redevances d'eau et un calendrier des examens pério- diques; et iii) les dispositifs institutionnels et administratifs appro- priés qui seraient nécessaires pour percevoir les rede- vances et suivre leur perception et leur utilisation, compte tenu de l'expérience limitée que Haïti possède en la matière; e) recommander d'apporter des modifications aux lois en vigueur ou de promulguer une loi nouvelle afin d'assurer un cadre factible pour la gestion du système dans le nord. Février 1983 -68- ANNEX 3 Page 1 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Selected Documents and Data Available in the Project File Working Papers 1. Irrigation 2. Agricultural Production Development 3. Extension 4. Research and Development 5. Seed and Plant Production 6. Sugarcane 7. Agricultural Credit 8. Water Supply 9. Rural Roads 10. Training 11. Rural Development Fund Other Reports A. Selected Reports and Studies Relating to the Sector or the Subsector B. Selected Reports and Studies Relating to the Project C. Selected Background Documents and Calculations C.1 Irrigation C.2 Roads C.3 Water Supply C.4 Agricultural Credit C.5 Agricultural Production C.6 Agricultural Extension C.7 Research and Development C.8 Training C.9 Sugarcane Production C.10 Financial and Economic Analyses C.11 Land Tenure C.12 Institutional Aspects C.13 Rural Development Fund C.14 Project Costs and Financing -69- Table 1 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Project Rural Roads Location and Length Road km 1. Trou du Nord-Roche Plate 9.5 2. Trou du Nort-Ste. Suzanne 10.9 3. Trou du Nord-Caracol 8.5 4. Cim (Limbe)-Mathurin 10.0 5. Moustique-Maho 1/ 3.9 6. Terrier Rouge-Perches 16.2 7. Fosse Limonade-Montolon 5.0 8. Acul du Nord-Plaine du Nord 5.3 9. Campion (Navarre)-Le Revoir 6.7 10. Dos Petit Place-Guilleron 5.0 11. Campion (Navarre)-Carefour Laguerre 2.4 12. Cagnette-Acul du Nord-Duty 8.1 13. Ca Georges-Camp Louise-Picot 1/ 8.3 14. Dirice (Limbe)-Pt. Bourg de Limbe 1/ 12.3 15. Port Margot-Corail-Bassin Cane 1/ 4.3 Total 116.4 1/ Likely candidates for labor-intensive construction under TPJC/SRS. -70- Table 2 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Rural Road Design Standards Terrain Type Standards Surface Type Granular Design Speed (k/h) Flat 40 Rolling 30 Minimum Radius (m) Flat 45 Rolling 30 Maximum Gradient (m) Flat 8 Rolling 10, Right of Way (m) - 15 Minimum Platform (m) - 6.0 Width of Roadway (m) - 5.0 Minimum Ditch Width (m) - 0.5 Design Live Road - H 15-44 1/ 1/ According to the American Association of State Highways Officials (AASHO) system. -71- HAITI Table 3 SF D RURAL 1DFVEI ftPENT PROJECT IN THE NORTH ST. RAPHAEL IRRIGATION SYSTEM Detailed Cost Table (US I 000) 4ie Costs Totals Includina Continseneies P,h. Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 986/1987 Total Rate Eh. Ta!; Rate Accourt 1. INVESTMENT COSTS A. CONSTRUCTION MIN CANAL REPAIRS Amount 55.3 55.3 - - - 55.3 68.6 - - - ).6 0.1 0.35 SECONDARY IRRIGATIO DRAINAGE SYSTEMS Ha. 0.83 - - 49.8 165.9 215.7 - - 75.2 276.3 351.5 0.15 0.35 0 CONS SERVICE ROADS Ka. 23,779 - 71.3 71.3 95.1 237.8 - 97.8 107.8 158.4 364.0 0.15 0.35 0 CooS Sub-Total CONSTRUCTION 551.3 71.3 121.1 261.0 508.8 68.6 97.8 183.1 434.7 784.2 8. DESIGN I SUPERVISION OF CONSTRUCTION CONSULTANT FEES aount 140 - 56.0 56.0 28.0 140.0 - 75.3 34.2 47.2 206.7 0.1 0 0 LUT0 Total INVESTMENT COSTS 55.3 127.3 177.1 289.0 648.8 68.6 173.1 267.4 481,9 990.9 11. RECURRENT COSTS A. STAFF CHIEF NORTHERN DISTRICT Staff-anth 1 2.0 2.0 2.0 2.0 8.0 2.0 2.0 2.1 2.2 3.3 0 0 0 SALD CHIEF IRRIGATION DISTRICT Staff-month 0.8 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 19.8 0 0 0 SALD ADhINITRATOR Staff-month 0.35 1.4 1.4 1.4 1.4 5.6 1.4 1.4 1.5 1.5 5.8 0 0 SALD ACCOUNTANT Staff-2onth 0.3 1.2 112 1.2 1.2 4.8 1,2 1.2 1.3 1.3 5.0 0 0 0 BALD CANAL SUPERVISOR Staff-month 0.3 3.6 3.6 3.6 3.6 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 U 0 0 SALD DITCH TENDER Staff-tonth 0.15 5.4 5.4 5.4 7.2 23.4 5.4 5.4 5.7 7.9 24.4 0 0 0 SALD STORE KEEPER Staff-sonth 0.2 0.8 0.8 0.8 0.8 3.2 0.8 0.8 0.8 0.0 3.1 0 0 0 SALD GUARDIAN Staff-month 0.1 0.4 0.4 0.4 0.4 1.6 0.4 0.4 0.4 0.4 1,7 0 0 0 SALD MECHANIC OPERATOR Staff-sonth 0.25 3.0 3.0 3.0 3.0 12.0 3.0 3.0 3.2 3.3 12.5 0 0 0 SALD ASSISTANT OPERATOR Staff-sonth 0.15 1.8 1.8 1.8 1.8 7.2 1.8 1.8 1.9 2.0 7.5 0 0 0 SALD DITCH CLEANER OPERATOR Staff-sonth 0.215 1.5 3.0 3.0 3.0 10.5 1.5 3.0 3.2 3.3 11.0 0 0 0 SkLB DRIVER tTRUCK) Staff-santh 0.22 - 2.6 2.6 2.6 2.6 10.6 2.6 2.6 2.8 2,9 11.0 0 0 0 BALD DRIVER (JEEP) Staff-sonth 0.15 3.6 3.6 3.6 3.1 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 0 0 0 SALD LABOR Staff-aanth 0.1 3.6 3.6 3.6 3.6 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 0 0 0 SALD Sub-Total STAFF 40.5 42,0 42.0 43.8 168.5 40.5 42.0 44.1 48.2 174.9 B. TECHNICAL ASSISTANCE IRRIGATION SPECIALIST Staff-sonth 10.8 64.B 129.6 129.6 64.8 388.8 68.5 147.1 157.0 83.3 456.0 0 1 0 TEC PRE I FEASIBILITY STUDIES Studs 544 108.8 217.6 217.6 - 544.0 127.4 276.0 297.7 - 701.1 0.1 0.8 0 STI WATER TARIFF I SOCIO-ECONOMIC Studv 82.688 41.3 41.3 - - 82.7 48.4 52.4 - - 100.9 0.1 0.8 0 STD Sub-Total TECHNICAL ASSISTANCE 214.9 388.5 347.2 64.8 1,011.1 244,4 475.6 454.6 83.3 1,257,9 C. VEHICLES I EDUIPIENT 2 00 PICKUP No. 11.001 - - 22.0 - 22.0 - - 2S.9 - 20.9 0 0.95 0 VEGC DITCH CLEANER No, 55.002 55.0 - - - 55.0 59.4 - - - 5.4 0 0.95 0 VOEC WATER LEVEL RECORDERS No. 5.5 16.5 - - - 16.5 17.8 - - - 17.8 0 0.95 0 'Ec METEOROLOGICAL EQUIPMENT (STATION TYPE 0) No. 11.001 22.0 - - - 22.0 23.7 - - - 23.7 0 0.95 0 VEDC Sub-Total VEHICLES I EQUIPHENT 93.5 - 22.0 - 111.5 100.9 - 28.9 - 129.8 D. VEHICLE 0 1 N TRUCK No. 26.16 26.2 26.2 26.2 26.2 104.6 30.7 33.3 36.0 38.8 138.8 0.1 0.75 0 VEDO PICK-UP No. 5.886 11.8 11.8 11.8 11.8 47.1 13.8 15.0 16.2 17.5 62.5 0.1 0.75 0 VEGO TRACTOR No. 10.246 10.2 10.2 10.2 10.2 41.0 12.0 13.0 14.1 15.2 54.4 0.1 0.75 0 VEGG MOTORCYCLES No. 2.725 8.2 8.2 8.2 8.2 32.7 9.6 10.4 11.3 12.1 43.4 0.1 0.75 0 VEGO Sub-Total VEHICLE 0 1 N 56.4 56.4 56.4 56.4 225.4 66.1 71.8 77.6 83.6 299.1 E. ADMINISTRATON UTILITIES Annual 0.448 0.4 0.4 0.4 0.4 1.8 0.5 0,6 0.7 0.8 2.6 0.1 0 0 ADM TRAVEL I PER DIEM Annual 4.144 4.1 4.1 4.1 4.1 16.6 5.0 5.6 6.2 7.0 23.8 0.1 0 0 ADM Sub-Total ADMINISTRATION 4.6 4.6 4.6 4.6 18.4 5.5 6.2 6.9 7.7 26.3 F. SUPPLIES I ISC. EQUIPMENT OFFICE SUPPtIES Annual 2.18 2.2 2.2 2.2 2.2 8.7 2.6 2.8 3.0 3.2 11.6 0.1 0.75 0 SUP OFFICE EGUIPKENT Lot 3.27 3.3 - - - 3.3 3.B - - - 3.8 0.1 0.75 0 SUP Sub-Total SUPPLIES I MISC. EQUIPMENT 5.5 2.2 2.2 2.2 12.0 6.4 2.8 3.0 3.2 15.4 G. DRAINAGE MAINTENANCE LABOR Annual 11.06 11.1 11.1 11.1 11.1 44.2 13.7 15.2 16.7 18.4 64.0 0.15 0.35 0 CONS KATERIALS Annual 5.53 5.5 5.5 5.5 5.5 22.1 6.9 7.6 8.4 9.2 32.0 0.15 0.35 0 CONS Sub-Total DRAINAGE MAINTENANCE 16.6 16.6 16.6 16.6 66.4 20.6 22.7 21.1 27.6 06.0 Total RECURRENT COSTS 432.0 510.3 491.0 188.4 1,621.6 484.4 621.1 640.2 253.8 1,999.5 Total BASELINE COSTS 487.3 637.6 668.1 477.4 2,270.3 553.1 794.1 907.6 735.6 2,990.4 Januar" 25, 1983 04040.b n - - - - å - . - -- - r . A 04~~ Ml i, t-l u 4 t;Bil 1i KB.B cx 1x--- liRTBBB så v v v l B B B -73- HAITI Table 5 SECOND RURAL DEVELOP?MT PRJECT IN THE NORTH EXTENSION Detailed Cost Table (US S '000) Base Costs Totals Including Contingencies Phj. ------------------- ------Cot. For. Gross Sussaar Unit Unit Cost 193/1984 1994/1985 1995/1986 1986/1997 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rat@ Exch. Tax Rate Account I. INVESTMENT COSTS A. CONSTRUCTION Amount 0 0 0 NSC B. VEHICLES I EQUIPMENT 4 WD PICKUP No. 11.5 38.0 38.0 - 12.7 88.6 41.0 45.2 - 10.3 104.5 0 0.95 0 YEDC MOTORCYCLES No. 2.2 30.8 30.8 28.6 13.2 103.4 33.2 36.7 37.5 19.1 126.6 0 0.95 1 E0C GENERATOR 1.5 KW Lot 1.1 - - - 1.1 1.2 - - - 1.2 2 2.95 Y .EOC SLIDE PROJECTOR Lot 0.7 - - - 0.7 0.7 - - - 0.7 0 0.95 Y EUC LOUDSPEAKER Lot 0.4 - - - 0.4 0.5 - - - 0.5 0 0.95 0 VEQC MISC. EQUIPMENT Lot 11.0 55.0 - - 66.0 11.9 65.5 - - 77.4 0 0,95 0 )EQC SOIL CONSERVATION TOOLS Lot 2.2 2.2 2.2 2.2 8.8 2.4 2.6 2.9 3.2 11.1 0 0.95 0 VEQC Sub-Total VEHICLES I EQUIPMENT 84.2 126.0 30.8 28.1 269.0 908 150.1 40.4 40.5 321.9 C. TECHNICAL ASSISTANCE TRAINING SPECIALIST /a Staff-sonth - - - - - 0 1 0 CSLT Total INVESTMENT COSTS 84.2 126.0 30.8 28.1 269.0 90.8 150.1 40.4 40.5 321.9 II. RECURRENT COSTS A. STAFF EXTENSION CHIEF Staff-onth 0.8 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALD ANIMATION OFFICER Staff-sonth 0.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7,6 7.9 29.9 0 0 0 SALO FIELD OFFICERS Staff-tonth 0.4 19.2 19.2 19.2 19.2 76.8 19.2 19.2 20.2 21.1 79.7 0 0 0 SALD SOIL CONSERVATION Staff-sonth 0.5 6.0 6.0 6.0 6.0 24.0 6.0 6.0 6.3 6.6 24.9 0 0 0 SALD EXTENSION AGENTS Staff-month 0.18 47.5 56.2 62.6 69.1 235.4 47.5 56.2 65.8 76.0 245.5 0 0 0 SALD SECRETARY Staff-month 0.25 15.0 15.0 15.0 15.0 60.0 15.0 15.0 15.8 16.5 62.3 0 0 0 SALD DRIVER Staff-2onth 0.15 3.6 3.6 3.6 3.6 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 0 0 0 SALD Sub-Total STAFF 108.1 116.8 123.2 129.7 477.8 108.1 116.8 129.4 142.7 497,0 8. VEHICLE 0 G M 4 UB PICKUP No. 5.886 35.3 41.2 41.2 41.2 158.9 41.4 52.5 56.7 61.1 211.7 0.1 0.75 0 VEQD 4-0D JEEP No. 6.649 6.6 - - - 6.6 7.8 - - - 7.8 0.1 0.75 0 VEO MOTORCYCLES No. 2.725 92.7 103.5 111.7 119.9 427.8 108.7 131.8 153.8 177.9 572.3 0.1 0.75 0 VEQ0 Sub-Total VEHICLE 0 1 M 134.6 144.8 152.9 161.1 593.4 157.9 184.3 210.5 239.1 791.8 C. ADMINISTRATION TRAVEL I PER DIEM Annual 1.12 1.1 1.1 1.1 1.1 4.5 1.3 1.5 17 1.9 6.4 0.1 0 0 ADM OFFICE EXPENSES Annual 2.24 2.2 2.2 2.2 2.2 9.0 2.7 3.0 3.4 3.8 12.8 0.1 0 0 ADM Sub-Total ADMINISTRATION 3.4 3.4 3.4 3.4 13.4 4.0 4.5 5.1 5.7 19.3 D. SUPPLIES I MISC. EQUIPMENT FARM INPUTS Amount 10.9 16.4 16.4 16.4 60.0 12.8 20.8 22.5 24.3 80.4 0.1 0.75 0 SUP VET. SUPPLIES Amount 10,9 13.1 16.4 19.6 60.0 12.8 16.7 22.5 29.1 81.1 0.1 0.75 0 SUP EXTENSION SUPPLIES Amount 5.5 5.5 5.5 5.5 21.8 6.4 6.9 7.5 8.1 28.9 0.1 0.75 0 SUP * Sub-Total SUPPLIES I MISC. EQUIPMENT 27.3 34.9 38.2 41.4 141.7 32.0 44.4 52.5 61.5 190.4 Total RECURRENT COSTS 273.3 299.8 317.7 335.6 1P226.4 302.0 350.0 97.5 448.9 1,498.4 Total BASELINE COSTS 357.5 425.7 348.5 363.7 1,495.3 392.8 500.1 437.9 489.4 1,820.3 /a Charged to Training. Januarm 25t 1983 -74- HAITI Table 6 SEC= RURAL DEEOIPENT PROJECT IN THE NORTH RESEARCH DEVELOMENT Detailed Cost Table (US S '000) Base Costs Totals Includins Continsencies Phj, ----------Cont. r Gross Sumears Unit Unit Cost 1983/1984 1994/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1996 1906/1987 Total Rate ExCh, Ta. Rate Accourt I. INVESTMENT COSTS A. CONSTRUCTION Aaount 5.5 49.3 - - 54.8 6.8 66.4 - - 73.1 0.15 0.6 CONI B. EQUIPMENT 4 WD PICKUP No. 11.5 - 25.3 - 12.7 38.0 - 30.1 - 18.3 48.4 0 0.95 MOTORCYCLES No. 2.2 30.8 - - - 30.8 33.2 - - - 33.2 0 0.95 ,,EGC MISC. EQUIPMENT Lot 44.0 - - - 44.0 47.5 - - - 47.5 0 0195 0 YEOC 2 AD PICKUP No. 11.001 22.0 - - - 22.0 23.7 - - - 23.7 0 0.95 0 VEDC SUGAR CANE LABORATORY Lot - 3.3 5.5 - 8.8 - 3.9 7.2 - 11.2 0 0.95 0 YCEC OFFICE FURNITURE Lot 5.5 - - - 5.5 5.9 - - - 5.9 0 0.95 0 VEOC METEOROLOSICAL Lot 5.5 - - - 5.5 5.9 - - - 5.9 0 0.95 0 VEOC Sub-Total EQUIPMENT 107.8 28.6 5.5 12.7 154.6 116.4 3441 7.2 18.3 175.9 C. TECHNICAL ASSISTANCE AGRO-ECONOMIST Staff-lonth 6.48 77.8 77.8 77.8 77.8 311.0 82.2 88.3 94.2 100.0 364.7 0 1 0 TEC SHORT TERM Staff-sonth 11.88 23.8 47.5 47.5 47.5 166.3 25.1 54.0 57.6 61.1 197.7 0 1 8 TEC SUGAR CANE AGRONOMIST Staff-aonth 10.8 129.6 129.6 129.6 - 388.8 137.1 147.1 157.0 - 441.2 0 1 0 TEC ON-FARM DEVELOPMENT SPECIALIST Staff-month 10.8 129.6 129.6 129.6 129.6 518.4 137.1 147.1 157,0 166.6 607,8 0 1 0 TEC Sub-Total TECHNICAL ASSISTANCE 360.7 384.5 384.5 254.9 1,384.6 381.5 436.5 465.7 327.7 1,611.5 Total IVESTWENT COSTS 474.0 462.4 390.0 267.5 1,593.9 504.7 537.0 472.9 246.0 1,860.6 II. RECURRENT COSTS A. STAFF RESEARCH CHIEF Staff-month 0.8 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALO FIELD TECHNICIANS Staff-month 0.4 67.2 48.0 33.6 19.2 168.0 67.2 48.0 35.3 21.1 171.6 0 0 0 SALO LABORERS Staff-sonth 0.09 3.7 3.7 3.7 3.7 14.8 3.7 3.7 3.9 4.1 15.3 0 0 0 SALO MISC. STAFF Staff-sonth 0.2 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALO DRIVERS Staff-onth 0.15 12.6 12.6 12.6 12.6 50.4 12.6 12.6 13.2 13.9 52.3 0 0 0 SALO SUGAR CANE AGRONOMIST Staff-sonth 0.8 96 9.6 9,6 9.6 38.4 9,6 9.6 10,1 10.6 39.8 0 0 0 SALO SUGAR CANE CHEMIST Staff-month 0.7 - 9.4 8,4 8.4 25.2 - 8.4 8.8 9.2 26.5 0 0 0 SALO LAD TECHNICIANS Staff-month 0.4 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALO FARMING SYSTEM SUPERVISOR Staff-sonth 0.8 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10,6 39.8 0 0 0 SAL RURAL SOCIOLOGIST Staff-sonth 0.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7,6 7.9 29.9 0 0 0 SALO IRRIGATION AGRONOMIST Staff-month 0.8 9,6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALD SEASONAL LABOR Staff-sonth 0.09 36.0 36.0 36.0 36.0 144.0 36.0 36.0 27.8 39.6 149.4 0 0 0 SALO SECRETARY Staff-sonth 0,25 3.0 3.0 3.0 3.0 12.0 3,0 3.0 3,2 3.3 12.5 0 0 0 SALO Sub-Total STAFF 187.3 176.5 162.1 147.7 673.6 187.3 176.5 170.2 162.5 696.4 B. VEHICLE 0 0 N PICiIP No 5886 29.4 29.4 29.4 29.4 117.7 34.5 37.5 40,5 43.7 156.2 0.1 0.75 0 OO MOTORCYCLES No. 2,725 38.2 38.2 38.2 38.2 152.6 44.7 48.6 52.5 56.6 202.5 0.1 0.75 0 VEOD TRACTOR No. 10.246 10.2 10.2 10.2 10.2 41.0 12.0 13.0 14.1 15.2 54.4 0.1 0.75 0 VEDO PUMP No. 5.5 5.5 5.5 5.5 21.8 6.4 6.9 7.5 8.1 28.9 0.1 0.75 0 VEGD OTHER No. 2.2 2.2 2.2 2.2 8.7 2.6 2.8 3.0 3.2 11.6 0.1 0.75 0 VEOO Sub-Total VEHICLE 0 1 M 85.5 85.5 85.5 85.5 341.8 100.2 108.8 117.7 126.8 453.5 C. STUDIES FIELD SURVEYS I PROCESSING Studs 4.352 4.4 4.4 4.4 4.4 17.4 5.1 5.5 6.0 6.4 23.0 0.1 0.8 0 STD D. ADMINISTRATION TRAVEL I PER DIEM Annual 1.1 1.1 1.1 1.1 4.5 1.2 1.4 1.5 1.7 5.8 0 0 0 ADM E. SUPPLIES 8 RISC. EQUIPMENT INPUTS Annual 7.6 7.6 7.6 7.6 30.5 8.9 9.7 10.5 11.3 40.5 0.1 0.75 0 SUP LABORATORY SUPPLIES Annual 3.3 3.3 3.3 3.3 13.1 3.8 4.2 4.5 4.9 17.4 0.1 0.75 0 SUP MISC. Annual 8.7 8.7 8.7 8.7 34.9 10.2 11.1 12.0 12.9 46.3 0.1 0.75 0 SUP Sub-Total SUPPLIES I MISC. EQUIPMENT 19.6 19.6 19.6 19.6 78.5 23.0 25.0 27.0 29.1 104.1 Total RECURRENT COSTS 297.8 287.0 272.6 258.2 1,115.8 316.8 317.2 322.3 326.5 1P282.9 Total BASELINE COSTS 771.8 749.4 662.6 525.8 2709.7 821.5 854.2 795.3 672.5 3?143.4 Januarg 25p 1983 HAITI SECOND RURAL DEVELOPHENT PROJECT IN THE NORTH SEED PRODUCTION Detailed Cost Table (US $ '000) Base Costs Totals Including Continlencies Phu. ------------------------------ ---------- ---------------------------------Cont. For. Gross Summaru Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rate Exch. Tax Rate Account I. INVESTHENT COSTS A. VEHICLES I EQUIPHENT SEED PROCESSING Lot 11.0 - - - 11.0 11.9 - - - 11.9 0 0.95 0 VEOC LABORATORY Lot 16.5 - - - 16.5 17.8 - - - 17.8 0 0.95 0 VEOC 2 tD PICKUP No. 12.651 38.0 - - - 38,0 41.0 - - - 41.0 0 0.95 0 VEDC FIELD EQUIPMENT Lot 22.0 - - - 22.0 23.7 - - - 23.7 0 0.95 0 VEDC Sub-Total VEHICLES I EQUIPHENT 87.5 - - - 87.5 94.4 - - - 94.4 Total INVESTHENT COSTS 87.5 - - - 87.5 94.4 - - - 94.4 II. RECURRENT COSTS A. STAFF SEED PRODUCTION CHIEF Staff-month 0.8 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALD TECHNICIAN Staff-month 0.4 4.8 4.8 4.8 4.8 19.2 4.8 4.8 5.0 5.3 19.9 0 0 0 SALO LAB. TECHNICIAN Staff-month 0.4 4.8 4.8 4.8 4.8 19.2 4.8 4.8 5.0 5.3 19.9 0 0 0 SALO FIELD SUPERVISORS Staff-month 0.3 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7.6 7.9 29.9 0 0 0 SALO SEED STOREKEEPER Staff-month 0.11 1.3 1.3 1.3 1.3 5.3 1.3 1.3 1.4 1.5 5.5 0 0 0 SALO LABORERS Staff-month 0.09 61.6 61.6 61.6 61.6 246.2 61.6 61.6 64.6 67.7 255.5 0 0 0 SALO OTHER Staff-month 0.15 9.0 9.0 9.0 9.0 36.0 9.0 9.0 9.5 9.9 37.4 0 0 0 SALO DRIVERS Staff-month 0.15 5.4 5.4 5.4 5.4 21.6 5.4 5.4 5.7 5.9 22.4 0 0 0 SALO Sub-Total STAFF 103.7 103.7 103.7 103.7 414.7 103.7 103.7 108.9 114.0 430.3 B. VEHICLE OPERATION FIELD EQUIPHENT Annual 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 43.6 12.8 13.9 15.0 16.2 57.8 0.1 0.75 0 VEDD PROCESSING STORAGE Annual 4.36 4.4 4.4 4.4 4.4 17.4 5.1 5.6 6.0 6.5 23.1 0.1 0.75 0 VEDO PICKUP Annual 5.886 17.7 17.7 17.7 17.7 70.6 20.7 22.5 24.3 26.2 93.7 0.1 0.75 0 VEDO Sub-Total VEHICLE OPERATION 32.9 32.9 32.9 32.9 131.7 38.6 41.9 45.3 48.9 174.7 C. ADMINISTRATION TRAVEL I PER DIEN Annual 1.12 1.1 1.1 1.1 1.1 4.5 1.2 1.4 1.5 1.7 5.8 0 0 0 ADM D. SUPPLIES SEED PROD. INPUTS Annual 19.62 19.6 19.6 19.6 19.6 78.5 23.0 25.0 27.0 29.1 104.1 0.1 0.75 0 SUP Total RECURRENT COSTS 157.3 157.3 157.3 157.3 629.4 166.5 171.9 182.7 193.7 714.9 Cr (p Total BASELINE COSTS 244.8 157.3 157.3 157.3 716.8 260.9 171.9 182.7 193.7 809.3 Januarv 25, 1983 HAITI SECOND RURAL VELOP8ENT PROJECT IN TH[ NORTH AMII&TURAL CREDIT Detailed Cost Table (US $ '000) Base Costs Totals Inciluding Contingencies Phu. --------------------------------------- ---- ------ -------------------------------Cont. For. Gross Summarv - Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rate Exch. Tax Rate Account 1. INVESTMENT COSTS A. CONSTRUCTION *2. 0.358 39,4 - - - 39.4 43.0 - - - 43.0 0 0 0 CONS D. EOUIPMENT OFFICE Lot 55 - - - 5.5 5.9 - - - 5,9 0 0.95 0 VEOC JEEP No, 16.501 16.5 - - - 16.5 17.8 - - - 17.8 0 0.95 0 VEQC MOTORCYCLE No, 2,2 15.4 - - - 15,4 16,6 - - - 16.6 0 0.95 0 VEOC Sub-Total EUIPNENT 37,4 - - - 37.4 40.4 - - - 40.4 C. ON - LENDING SHORT-TERN Amount 100.0 25.0 30.0 45.0 200,0 100,0 25.0 30.0 45.0 200.0 0 0.6 0 AC MEDIUM-TERM Aiount 40.0 45.0 50.0 65.0 200,0 40,0 45,0 50,0 65,0 200.0 0 0.6 0 AC Sub-Total ON - LENDING 140.0 70.0 80.0 110.0 400.0 140.0 70.0 80.0 110.0 400.0 Total INVESTMENT COSTS 216.8 70.0 80,0 110,0 476.8 223.4 70,0 80.0 110.0 483,4 11. RECURRENT COSTS A. STAFF CREDIT AGENTS Staff-month 0.4 14.4 14.4 14.4 14.4 57.6 14.4 14.4 15.1 15.8 59.8 0 0 0 SALB B. VEHICLE 0 1 m MOTORCYCLES No. 2725 19,1 19.1 19.1 19.1 76.3 22.4 24.3 26.3 28.3 101.2 0.1 0.75 0 VEDO JEEP No. 6.649 6.6 6.6 6.6 6,6 26.6 7.8 8.5 9.2 9.9 35.3 0.1 0,75 0 VEOO Sub-Total VEHICLE 0 1 b 25.7 25,7 25.7 25.7 102.9 30.2 32.8 35.4 38.2 136.5 C. AbhINISTRATION OFFICE EXPENSES Annual 1.68 1.7 1.7 1.7 1.7 6.7 2.0 2.3 2.5 2.8 9.6 0.1 0 0 ADM Total RECURRENT COSTS 41,8 41.8 41.8 41,8 167.2 46.6 49,4 53.1 56.8 205.9 Total BASELINE COSTS 258,6 111,8 121.8 151.8 644.0 270.0 119.4 133.1 166,8 689.3 20 Januarv 25, 1983 -77- HAITI Table 9 SECBOND Rtit DEVELOPMENT PROJECT IN THE WORTH MATER SUPPLY Detailed Cost Table (USS '000) Base Costs Totals Includins Continiencies Phg. -----------Cont. For. Gross Sussars Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1996/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1995/1996 1986/1997 Total Rate Exch. Tax Rata Account I. INVESTMENT COSTS A. CONSTRUCTION ATER SUPPLY SYSTEMS (21) Amount 70.8 384.9 446.8 194.7 1Y097.2 87.9 527.7 675.5 324.2 1,615.2 0.15 0.35 0 CONS SHALLOM WELLS No. 1.272 12.7 38.2 50.9 25.4 127.2 15.8 52.3 76.9 42.4 187.4 0.15 0.35 0 CONS DEEPENING OF EXISTING WELLS No. 0.111 8.3 2.2 - - 10.5 10.3 3.0 - - 13.3 0.15 0.35 0 CONS Sub-Total CONSTRUCTION 91.8 425.3 497.7 220.1 1,234.8 114.0 583.0 752.4 366.5 1,815.9 B. VEHICLES & EQUIPMENT 4 W8 PICKUP No. 12.651 - 38.0 25.3 - 63.3 - 45.2 33.2 - 71.4 0 0.95 0 EUEC LIGHT TRUCK WITH 1.5 TON CRANE No. 22.001 22.0 - - - 22.0 23.7 - - - 3.7 0 0.95 0 VECC MOTORCYCLES No. 2.2 - 4.4 - - 4.4 - 5.2 - - 5.2 0 0.95 0 YEGC CONCRETE MIXER (2 BAGS) No. 5.5 5.5 - - - 5.5 5.9 - - - 5.9 0 0.95 0 VEUC TRASH PUMP No. 5.5 16.5 5.5 - - 22.0 17.8 6.6 - - 24.4 0 0.95 0 VEGC WELL HAND PUMPS 'MOND' No. 1.1 165.0 - - - 165.0 178.1 - - - 178.1 0 0.95 0 VEOC LOCAL HAND PUMPS No. 0.44 44.0 - - - 44.0 47.5 - - - 47.5 0 0.95 0 VEQC SUBMERSIBLE PUMPS 4 in. No. 11.001 33.0 - - - 33.0 35.6 - - - 35.6 0 0.95 0 JEOC WORKSHOP EQUIPHENT Lot 33.002 33.0 - - - 33.0 35.6 - - - 35.6 0 0.95 0 VEOC STEEL WATER TOWERS No. 35.202 70.4 - - - 70.4 76.0 - - - 76.0 0 0.95 0 VEDC AUGER No. 1.1 3.3 - - - 3.3 3.6 - - - 3.6 0 0.95 0 'EOC PIPES 1 FITTINGS Stock 836.038 501.6 334.4 - - 836.0 595.6 438.3 - - 1,033.9 0.1 0.95 0 VEOC Sub-Total VEHICLES I EQUIPMENT 894.3 382.3 25.3 - 1f301.9 1,019.5 495.3 33.2 - 1,548.0 C. VEHICLE 0 IN 4 WD PICKUP No. 5.886 47.1 35.3 41.2 41.2 164.8 55.2 45.0 56.7 61.1 218.1 0.1 0.75 0 YE00 LISHT TRUCK No. 16.33 16.4 16.4 16.4 16.4 65.4 19.2 20.8 22.5 24.3 86.8 0.1 0.75 0 V00 TRUCK No. 26.16 26.2 26.2 26.2 26.2 104.6 30.7 33.3 36.0 38.8 138.8 0.1 0.75 U VE 0 4 VD JEEP No. 6.649 13.3 6.6 6.6 6.6 33.2 15.6 8.5 9.2 9.9 43.1 0.1 0.75 0 YEQ0 MOTORCYCLES No. 2.18 6.5 6.5 66 6.5 26.2 7.7 8.3 9.0 9.7 34.7 0.1 0.75 0 VEGO OTHER No. 1.635 1.6 1.6 1.6 1.6 6.5 1.9 2.1 2.3 2.4 8.7 0.1 0.75 0 VEDO Sub-Total VEHICLE 0 1 N 111.1 92.7 98.5 98.5 400.8 130.3 118.0 135,7 146.2 530.1 D. SUPERVISION OF CONSTRUCTION 00N STAFF Asount 448 44.8 156.8 179.2 67.2 448.0 48.9 191.6 245.2 103.0 588.6 0 0 0 SOCO Total INVESTMENT COSTS 1,142.0 1,057.0 800.7 385.8 3,385.6 1P312.6 1P387.8 1,166,5 615.7 4,482.6 II. RECURRENT COSTS A. WATER SUPPLY MAINTENANCE - SMEP STAFF AND ADNISTRATION Annual 257.6 46.4 46.4 67.0 72.1 231.8 50.6 56.6 91.6 110.5 309.4 0 0 0 SHEP FUEL I OIL Annual 1.192 2.4 2.4 4.8 4.8 14.3 2.8 3.0 6.4 6.9 19.1 0.1 0.9 0 SNEP LABOR I SPARE PARTS Annual 5.48 11.0 11.0 21,9 21.9 65.8 12.9 14.1 30.8 33.4 91.2 0.1 0.6 0 SHEP CHEMICAL PROUCTS Annual 0.218 0.2 0.2 0.2 0.2 0,9 0.3 0.3 0.3 0.3 1.2 0.1 0.75 0 SHEP Sub-Total WATER SUPPLY MAINTENANCE - SNEP 59.9 59.9 93.9 99.0 312.8 66.5 74.0 1291 151.2 420.9 8. TECHNICAL ASSISTANCE WATER SUPPLY SPECIALIST Staff-sonth 10.8 64.8 129.6 129.6 - 324.0 68.5 147.1 157.0 - 372.7 0 1 0 TEC C. TRAINING I TECHNICAL ASSISTANCE LOCAL FORMATION Trainee 0.776 7.8 7.8 7.8 7.8 31.0 0.4 9.3 10.3 11.3 39.2 0 0.3 0 TOTA FOREIGN FORMATION Trainee 16.2 - 16.2 16.2 - 32.4 - 18.4 19.6 - 38.0 0 1 0 TOTA Sub-Total TRAINING I TECHNICAL ASSISTANCE 7.8 24.0 24.0 7.8 63.4 8.4 27.7 29,9 11.3 77.3 Total RECURRENT COSTS 132.5 213.5 247.4 106.8 700.2 143.5 248.9 316.0 162.5 870.8 Total BASELINE COSTS 1,274.5 1,270.5 1,048.2 492.6 4,085.8 1,456.1 1,636.7 1,482,5 778.2 3,353.4 Januarv 25F 1983 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH RURAL ROADS Detailed Cost Table (US $ '000) Base Costs Totals Including Contingencies Phu, --------------------------------- ----------- Cont. For, Gross Susmars Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1I85 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rate Exch. Tax Rate Account I. INVESTMENT COSTS A. CONSTRUCTION RURAL ROADS (17) Ka. 25.88 - 1,552.8 1,459.7 - 3,012.5 - 29221.4 2302.6 - 4,524.0 0.2 0.35 0 CONS B. SUPERVISION OF CONSTRUCTION TPIC SUPERVISION DEPARTMENT K6. 1.142 - 6B.5 64.4 - 133.0 - 96.3 101.4 - 197.7 0.15 0 0 SOCS Total INVESTMENT COSTS - 1,621.4 1,524,1 - 3145.5 - 2,317.7 2,404.0 - 4,721.7 II. RECURRENT COSTS A. ROAD MAINTENANCE - SEPPREN 1. HAND BRIGADE STAFF I ADMINISTRATION Ks 0.392 19.6 - 39.2 39.2 98.0 21.4 - 53.6 60.1 135.1 0 0 0 SEPP FUEL I OIL Ka 0.325 16.3 - 32.5 32.5 81.3 1918 - 45.9 49.0 114.8 0.15 0.9 0 SEPP SPARE PARTS Ks 0.384 19.2 - 38.4 38.4 95.9 23.6 - 56.3 61.2 141.1 0.15 0.6 0 SEPP LABOR (COMMUNITY COUNCILS) Ke 1.008 50.4 - 100.8 100.8 252.0 66.0 - 165.5 185.4 416.8 0.2 0 0 SEPP Sub-Total HAND BRIGADE 105.4 - 210.9 210.9 527.2 130.8 - 321.3 355.6 807.8 2. LIGHT BRIGADE STAFF I ADMINISTRATION KA 2.128 106.4 106.4 - - 212.8 116.1 130.0 - - 246.0 0 0 0 SEPP FUEL I OIL Km 2.385 119.2 119.2 - - 238.5 145.5 156.9 - - 302.4 0.15 0.9 0 SEPP LABOR I SPARE PARTS Ke 2.74 137.0 137.0 - - 274.0 168.8 184.4 - - 353.2 0.15 0.6 0 SEPP Sub-Total LIGHT BRIGADE 362.6 362.6 - - 725.3 430.3 471.3 - - 901.7 Sub-Total ROAD MAINTENANCE - SEPPREN 468.1 362.6 210.9 210.9 1,252.5 561.2 471.3 321.3 355.6 1,709.4 B. TECHNICAL ASSISTANCE CONSULTANT SERVICES FOR ROAD I MAINTENANCE IMPROVEMENT Staff-month 10.8 64.8 129.6 194.4 129.6 518.4 68.5 147.1 235.5 166.6 617.8 0 1 0 TEC Total RECURRENT COSTS 532.9 492.2 405.3 340.5 1770.9 629.7 618.5 556.8 522.3 2,327.2 Total BASELINE COSTS 532,9 2r113.6 1,929.4 340.5 4916.3 629.7 2936.2 2,960.8 522.3 7.048.9 March 24, 1983 -79- 1able 11 SECOND RURL XVEL"OPENT PROJECT IN THE NORTH POXCT COORDINATION Detailed Cost Table (US1 '000) Base Costs Totals lacludmns Continsencies Phs. - - - -- - ------Cont. For. Sross Susmars Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1914 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rate Exch. Tax Rate Accourt 1. INVESTMENT COSTS A. CONSTRICTION SAE Amount 110.6 110.6 - - - 110.6 137.3 - - - 137.3 0.15 0.35 0 CONS FIELD OFFICE ST. RAPHAEL 52 0.332 49.8 116.1 - - 165.9 61.8 159.2 - - 221.0 0.15 0.35 0 CONS Sub-Total CONSTRUCTION 160.4 116.1 - - 276.5 199.1 159.2 - - 358.3 3. EDUIPENT RADI SYSE7A Lot 33.002 33.0 - - - 33.0 35.6 - - - 35.6 0 0.95 0 VEQC OFFICE Lot 55.002 55.0 - - - 55.0 59.4 - - - 59.4 0 0.9t 0 VEDC GARAGE Lot 110.005 110.0 - - - 110.0 118.7 - - - 118.7 0 0.95 0 YEQC 2 6D PICKUPS No. 11.001 - 22.0 - - 22.0 - 26.2 - - 26.2 0 0.95 0 ICC 2 6D STATION WAGON No. 9 9.9 - 9.9 - 19.8 10.7 - 13.0 - 23.7 0 0.90 0 IEP, MOTORCYCLE No. 2.2 - 4.4 - * 4.4 - 5.2 - - 5.2 0 0.95 0 VEOC misC. Lot 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 22.0 5.9 6.6 7.2 7.9 27.7 0 0.95 0 VE0C MINIBUS No. 22.001 44.0 - - - 44.0 47.5 - - - 47.5 0 0.95 0 VEOC Sub-Total EGUIPMENT 257.4 31.9 15.4 5.5 310.2 277.9 38.0 20.2 7.9 344.0 C. TECHNICAL ASSISTANCE FINANCIAL ADVISOR Staff-mth 10,8 129.6 129.6 129.6 129.6 518.4 137.1 147.1 157.0 166.6 607.8 0 1 0 TEC ACCOUNTING AND STUDIES Staff-amoth 12.96 51.8 - - - 518 54.8 - - - 54.8 0 1 0 TEC AUDIT Staff-aonth 27 27.0 27.0 27.0 27.0 108.0 28.6 30.7 32.7 34.7 126.6 0 1 0 TIC Sub-Total TECHNICAL ASSISTANCE 209.4 156.6 156.6 156.6 678.2 220.5 177.8 189.7 201.3 789.3 Total INVESTMENT COSTS 626.2 304.6 172.0 162.1 1,265.0 697.4 375.0 209.9 209.3 1,491.6 11. RECURRENT COSTS A. STAFF DIRECTOR Staff-aonth 1.8 21.6 21.6 21.6 21.6 86.4 21.6 21.6 22.7 23.8 89.6 0 0 0 SALO ADMINISTRATIVE DIRECTOR Staff-onth 1.2 14.4 14.4 14.4 14.4 07.6 14.4 14.4 15.1 15.8 59.8 0 0 D SALO CHIEF ACCOUNTANT Staff-onth 0.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7.6 7.9 29.9 0 0 0 SALO CHIEF PROCUREMENT Staff-soAth 0.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7.6 7.9 29.9 0 0 0 SALO HEAD MECHANIC Staff-ath 1.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7.6 7.2 29.9 0 0 0 SALO CHIEF PERSONNEL Staff-anth 0.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.8 7.2 7.2 7.6 7.9 29.9 0 0 0 SALO CHIEF LIAISON PORT-Al-PRINCE Staff-onth 0.5 6.0 6.0 6.0 6.0 24.0 6.0 6.0 6.3 6.6 24.9 0 0 0 SALO ACCOUNTANTS Staff-sonth 0.4 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALO CASHIERS Staff-sonth 0.4 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALO STOREKEEPER Staff-sonth 0.3 3.6 3.6 3.6 3.6 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 0 0 0 SALO ASSISTANT STOREKEEPERS Staff-sonth 0.2 4.8 4.8 4.8 4.8 19.2 4.8 4.8 5.0 5.3 19.9 0 0 0 SALO DRIVERS Staff-annth 0.15 21.6 21.6 21.6 21.6 86.4 21.6 21.6 22.7 23.8 89.6 0 0 0 SALO TRUCK DRIVER Staff-onth 0.2 2.4 2.4 2.4 2.4 9.6 2,4 2.4 2.5 2.6 10.0 0 0 0 SALO SECRETARY Staff-snth 0.5 6.0 6.0 6.0 6.0 24.0 6.0 6.0 6.3 6.6 24.9 0 0 0 SALO TYPISTS Staff-sonth 0.25 18.0 18.0 18.0 18.0 72.0 18.0 18.0 18.9 19.8 74.7 0 0 0 SALO WATCHMEN, MESSENGERS Staff-sonth 0.1 16.8 16.8 16.8 16.0 67.2 16.8 16.8 17.6 18.5 69.7 0 Q 0 SALO CHIEF MAINTENANCE I SECURITY Staff-sonth 0.2 2.4 2.4 2.4 2.4 9.6 2.4 2.4 2.5 2.6 10.0 0 0 0 SALO JANITORS Staff-sonth 0.15 0.4 5.4 5.4 5.4 21.6 5.4 5.4 i.7 0.9 22.4 0 0 0 SALO LIBRARIAN Staff-onth 0.2 2.4 2.4 2.4 2.4 9.6 2.4 2.4 2.5 2.6 10.0 0 0 0 SALO URCHASIANS MESSENGER Staff-sonth 0.2 2.4 2.4 2.4 2.4 9.6 2.4 2.4 2.5 2.6 10.0 0 0 0 SALO WORKSHOP SUPERVISOR Staff-sonth 0.3 3.6 3.6 3.6 3.6 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 0 0 0 SALO PUMPhAN /a Staff-sonth - - - - - - - - - - 0 0 0 SAL DISPATCHER /a Staff-sonth - - - - - * - - 0 0 0 SALO GARAKE STOREKEEPER /a Staff-sonth - - - - - - - - - - 0 0 0 SALO MECHANICS /a Staff-sonth - - - - - - - - - - 0 0 0 SALD ASSISTANT MECHANICS /a Staff-sooth - - - - * * - - - - 0 0 0 SALO Sub-Total STAFF 179.4 179.4 179.4 179.4 717.6 179.4 179.4 188.4 197.3 744.5 8. VEHICLE 0 1 0 PICKIPS Annual 5.886 11.8 11.8 11.8 11.8 47.1 13.8 15.0 16.2 17.5 62.5 0.1 0.75 0 YEO0 CARS Annual i.806 23.5 23.5 23.5 23.5 94.2 27.6 30.0 32.4 34.9 124.9 0.1 0.75 0 VE0 TRUCK Annual 16.35 32.7 32.7 32.7 32.7 130.8 38.4 41.6 45.0 48.5 173.5 0.1 0.75 0 VEG0 MOTORCYCLES Annual 2.725 5.5 5.5 5.5 5.0 21.8 6.4 6.9 7.5 8.1 28.9 0.1 0.75 0 VEO BUlI31NSS Annual 6.54 6.5 6.5 6.5 6.5 26.2 7.7 8.3 9.0 9,7 34.7 0.1 0.75 0 VEG0 Sub-Total VEHICLE 0 1 M 80.0 80.0 80.0 90.0 320.0 93.8 101.9 110.1 118.7 424.6 C. ADMINISTRATION OFFICE SUPPLIES Annual 5.6 5.6 5.6 5.6 22.4 6.7 75 8.4 9.4 32.1 0.1 0 0 AM0 D. ADMINISTRATION TRAVEL I PER DIE Annual 5.6 5.6 5.6 5.6 22.4 6.1 6.8 7.7 8.6 29.2 0 0 0 AM OFFICE EXPINSES Annual 5.6 5.6 5.6 5.6 22.4 6.1 6.8 7.7 8.6 29.2 0 0 0 AD" UTILITIES Annual 17.9 17.9 17.9 17.9 71.7 19.5 21.9 24.5 27.5 93.4 0 0 0 ADM Sub-Total ADMINISTRATION 29.1 29.1 29.1 29.1 116.5 31.8 35.6 39.8 44.6 151.8 Total RECURRENT COSTS 294.1 294.1 294.1 294.1 1,176.5 311.7 324.4 346.8 370.1 1,353.0 Total BASELINE COSTS 920.3 598.8 466.1 456.2 2,441.5 1,009.1 699.4 556.7 579.4 2,844.6 /a Charsed to individual components under OPERATION 8 MAINTENANCE. Januara 25, 1983 HAITI SECOND RURAL JWOPifT PWACT JN THE NORTH ThINIM Detailed Cost Table (US $ '000) Base Costs Totals Including Contingencies Phu. ------ --------------------------Cant. For, Gross Sumarv Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rate Exch. Tax Rate Account I. INVESTMENT COSTS A* BUILDING RENOVATION Lot 54,5 54.5 - - - 54.5 66.8 - - - 66.8 0,15 0.75 0 CONS B. EQUIPMENT KITCHEN Lot 8.8 8.8 - - - 8.8 9.5 - - - 9.5 0 0.95 0 VEOC TRAINING I VIDEO Lot 16.501 16.5 - - - 16.5 17.8 - - - 17.8 0 0.95 0 VEOC 2 WD PICKUP No. 11.001 22,0 - - - 22.0 23,7 - - - 23.7 0 0.95 0 VEOC Sub-Total EQUIPMENT 4743 - - - 47,3 51.1 - - - 51,1 C. TECHNICAL ASSISTANCE TRAINING I EXTENSION Staff-sonth 6,48 77,8 77.8 77,8 77.8 311.0 82,2 88.3 94,2 100.0 364.7 0 1 0 TEC D. FARMER TRAINING /a Lot 23,908 23.9 23.9 23.9 23.9 95.6 25,9 28.8 32.0 35.5 122.2 0 0.2 0 TOTA E. TRADE TRAINING Trainee 0,556 5.6 5,6 5,6 5,6 22,2 6,0 6.7 7,4 0.3 28.4 0 0.2 0 TGTA o F. FELLOWSHIPS I VISITS ABROAD Lot 22,32 22.3 22.3 22.3 22.3 89.3 24.3 27.1 30.2 33.7 115.2 0 0.1 0 TGTA Total INVESTMENT COSTS 231.4 129.5 129.5 129,5 620.0 256.4 150.9 163.8 177.4 748.4 II, RECURRENT COSTS A, STAFF TRAINING OFFICER Staff-month 0.8 9.6 9.6 9.6 9,6 38.4 9,6 9.6 10,1 10.6 39.8 0 0 0 SALO B. VEHICLE 0 1 h PICKUP No. 5.BB6 110 11.8 11.8 11.8 47.1 13.8 15.0 16.2 17.5 62.5 01 0.75 0 VEO TRAINING CENTER Annual 4.36 4.4 444 4,4 4.4 17.4 5.1 5.6 6.0 6.5 23.1 0.1 0.75 0 VEGO Sub-Total VEHICLE 0 1 h 16.1 16.1 16.1 16.1 64.5 18,9 20,5 22.2 23.9 85.6 ------------- ---- - -------------------------------- --------- ----------- Total RECURRENT COSTS 25.7 25.7 25,7 25.7 102,9 28.5 30.1 32.3 34.5 125.5 Total BASELINE COSTS 257.1 155.3 155.3 155.3 722.9 284.9 181.0 196.1 211.9 873.9 /a 10 sessions Per year, 10 daus eachr for 30 farmers each, with cost estimated at $7.0 Per dau for foodo lodging and travel, Januarg 25, 1983 ' SECO MM.EWLPiEIT PMJECT IN TIE NWTH MONITWING AN EVALUATION ktailed Cost Table (115 '000) base Costs Totals Including Continsencies Phs. -----------------------------------------Cont. For. Gross Sumars Unit Unit Cost 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 Total Rate Exch. Tax Rate Account I. INVESTHENT COSTS A. EQUIPHENT 4 D JEEP No. 16.501 33.0 - - - 33.0 35.6 - - - 35.6 0 0.95 0 VEOC MOTORCYCLES No. 2.2 8.8 - - - 8.8 9.5 - - - 9.5 0 0.95 0 VEOC OFFICE No. 5.5 - - - 5.5 5.9 - - - 5.9 0 0.95 0 VEDC Sub-Total EQUIPHENT 47.3 - - - 47.3 51.1 - - - 51.1 B. TECHNICAL ASSISTANCE m IE SPECIALISTS la Staff-aonth 6.48 90.7 90.7 90.7 90.7 362.9 96.0 103.0 109.9 116.6 425.5 0 1 0 TEC Total INVESTHENT COSTS 138.0 90.7 90.7 90.7 410.2 147.0 103.0 109.9 116.6 476.5 11. RECURRENT COSTS A. STAFF CHIEF A I E Staff-bonth 0.6 7.2 7.2 7.2 7.2 28.0 7.2 7.2 7.6 7.9 29.9 0 0 0 SALO ENUMERATORS Staff-month 0.2 9.6 9.6 9.6 9.6 38.4 9.6 9.6 10.1 10.6 39.8 0 0 0 SALO TYPIST/PROCESSOR Staff-month 0.3 3.6 3.6 3.6 3.6 14.4 3.6 3.6 3.8 4.0 14.9 0 0 0 SALD Sub-Total STAFF 20.4 20.4 20.4 20.4 81.6 20.4 20.4 21.4 22.4 84.7 B. VEHICLE 0 I M 4 NB JEEP No. 6.649 13.3 13.3 13.3 13.3 53.2 15.6 16.9 18.3 19.7 70.6 0.1 0.75 0 VEQ0 MOTORCYCLES No. 2.725 10.9 10.9 10.9 10.9 43.6 12.8 13.9 15.0 16.2 57.8 0.1 0.75 0 VED Sub-Total VEHICLE 0 L h 24.2 24.2 24.2 24.2 96.8 28.4 30.8 33.3 35.9 128.4 C. ADMINISTRATION TRAVEL & PER DIEN Annual 0.56 0.6 0.6 0.6 0.6 2.2 0.7 0.8 0.8 0.9 3.2 0.1 0 0 ADM OFFICE EXPENSES Annual 0.56 0.6 0.6 0.6 0.6 2.2 0.7 0.8 0.8 0.9 3.2 0.1 0 0 ADM DATA PROCESSING Annual 1.12 1.1 1.1 1.1 1.1 4.5 1.3 1.5 1.7 1.9 6.4 0.1 0 0 ADM Sub-Total ADMINISTRATION 2.2 2.2 2.2 2.2 9.0 2.7 3.0 3.4 3.8 12.8 Total RECURRENT COSTS 46.8 46.8 46.8 46.8 187.4 51.5 54.2 58.1 62.1 225.9 Total BASELINE COSTS 184.9 137.6 137.6 137.6 597.5 198.5 157.2 168.0 178.8 702.5 /a One full-time, another backstoping from DARNDR. -------------------------------------------------------------------------------------------- January 251 1983 ’誹一＀ Table 15 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Project Component bN Time (US $ 1000) Base Costs Total ------------------------------------- ------------------- 1983/1984 1984/1985 1985/1986 1986/1987 US $ (US$ '000) A4 IRRIGATION ---------- ST, RAPHAEL SYSTEM 487,3 63-1146 668.1 477.4 2Y270.3 ?Y'70#3 GRISON GARDE SYSTEM - 56,0 382*3 262.9 701.2 701.2 --------- --------- --------- --------- -------- ---------- Sub-Total IRRIGATION 487.3 693.6 1YO50#3 740#3 2)971.5 2y971.5 B. AGRICULTURAL DEVELOPMENT ------------------------- EXTENSION 357,5 425*7 348,5 363+7 1Y495+3 lt495+3 RESEARCH and DEVELOPMENT 771.8 749.4 662*6 525,8 2Y709.7 2009.7 SEED PRODUCTION 244.8 157,3 157.3 157.3 716.8 716.8 --- ----- --------- -------- --------- -------- ---------- Sub-Total AGRICULTURAL DEVELOPMENT ly374#1 lt332#5 IY168#4 IP046.8 4021.8 4Y921+8 C, AGRICULTURAL CREDIT 25B+6 111.8 121,8 151.8 644.0 644.0 D4 NATER SUPPLY l1274.5 W70.5 1048.2 492.6 4YO85+8 4085+8 E. RURAL ROADS 532,9 2?113#6 IY929.4 340.5 4Y916.3 4Y91643 F. COORDINATION and INSTITUTIONAL DEVELOPMENT ------------------------- PROJECT COORDINATION 720*3 598.8 466.1 456.2 2Y441.5 L1441.5 TRAINING 257.1 155.3 155+3 155+3 722.9 7221.9 MONITORING and EVALUATION 184+9 137+6 13746 137.6 597*5 597.5 --------- --------- --------- --------- -------- --------- Sub-Total COORDINATION and INSTITUTIONAL DEVELOPMENT ly362#3 8?1+6 75?+0 74?+1 3061.7 3y761+? 0. RURAL DEVELOPMENT FUND 100.0 300.0 500.0 600.0 IY5004 1600+0 H, PREPARATORY ACTIONS and STUDIES 300,0 - - - 30010 300.0 ----- -- --------- --------- --------- -------- ---------- Total BASELINE COSTS 51689,7 6013#6 SY577ol 41'L21,0 23t101*4 23rIO1.4 ftsical Contingencies 244*0 598.6 579 7 213.4 1Y635.6 IY635+6 Price Contingencies 342.8 1413.3 1041.4 IP217.5 4015,0 4Y415.0 --------- --------- --------- --------- -------- ---------- Total PROJECT COSTS 6f276#5 81425.5 8t8?8,2 5451.9 29Y152*0 29Y152*0 Foreign Exchange 4YO11.2 4y237.2 3Y920.5 2t484*7 14Y653*6 14Y653.6 ------------------------------------------------------------------------------------------------------- April 6y IM3 £ , ic 1 i g b.9 2 ( ý lö 1 1 m l - '!uu ua5!in5 tH i ii i 1 1a W . - I . - i. . -.. . . b tL .l.. bun - i .. b z bt l i k Z. 1l ub g-l m I l sh hAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Financing by Compooents and by Category (USSW 000) Irrigation Etension R D ____ Sued Multiplication Total Govti FRG IDA Total Got. SFAD IDA t.l Govt. FAG FRG IFAD IDA Total SGovt. IAn IDA Construction 1,706.9 - - 1,706.9 - - - - 73.1 - - - 52.0 21.1 - - - Vehicle. & Equipment 129.8 - - 129.8 321.9 - 229.0 92.9 175.9 - 15.1 - 114.4 46.4 94.4 - 67.1 27.3 Supervision ConStrUcEion (Cons.) 413.4 - - 413.4 - - - - - - - - Training & Technical Assistance - - - -- -- - ------ - Agr. Credit - - Salaries 200.9 - - 200.9 497.0 247.0 177.8 72.2 696.4 170.0 - - 374.4 152.0 430.3 120.0 220.7 89.6 Tech. Assistance (Consultant.) 456.0 - 456.0 - - - - - 1,611.5 - 364.7 607.8 454.5 184.5 - - - - Vehicle 06M 309.0 - - 309.0 791.8 - 563.2 228.6 453.5 - 7.8 - 317.0 128.7 174.7 - 124.3 50.4 Road Maintenance - - -- -- -- - --- ----- Water Supply Maintenance - - - Studies (Consultanta) 801.9 - 801.9 - - - - - 23.0 - - - 16.4 6.6 - - - Administration * 27.4 - - 27.4 19.3 - 13.7 5.6 5.8 - - - 4.1 1.7 5.8 - 4.1 1.7 Supplies & Misc. Equipment 21.1 - - 21.1 190.4 - 135.4 55.0 104.1 - - - 74.0 30.1 104.1 - 74.0 30.1 RD Fnd - - - - - - - - - - - - - - - - Preparatory Actions & sudie -Stui - - - - - - - _. - - - - Total* 4,066.4 - 1,257.9 2,808.5 1,820.4 247.0 1,119.1 454.3 3.143.3 170.0 387.6 607.8 1,406.8 571.1 809.3 120.0 490.2 199.1 Agricultural Credit Water Supply Roads ODN Preparatory Actions Total Govt. IFAD IDA Total Govt. FRG IDA Total Govt. FRG IDA Total Govt. IDA Total IDA Construction 43.0 - 30.6 12.4 1,815.9 - - 1,815.9 4.524.0 - - 4,524.0 358.3 - 358.3 Vehicl.s & Equipment 40.4 - 28.7 11.7 1,548.0 - - 1.548.0 0 - - 0 344.0 - 344.0 Supervision Construction (Cons.) - - - - 588.6 - - 588.6 197.7 - - 197.7 -- Training & Technical Assistance - - - - 77.3 - - 77.3 - - - - - - Agr. Credit 400.0 - 284.5 115.5 - - - - - - - - - Salaries 59.8 - 42.5 17.3 -- - - - - - 744.5 420.0 324.5 .I Tech. Assistance (Consultans) - - - - 372.7 372.7 - 617.8 - - 617.8 789.3 789.3 Vehicle 06M 136.5 - 97.1 39.4 530.1 - - 530.1 - - - - 424.6 - 424.6 I Road Maintenance - - - - - - - 1,709.4 381.1 - 1.328.3 - - Water Supply Haintenance - - - 420.9 191.8 - 229.1 - - - - - Studies (Consultants) - - - - - - - - - - Administration 9.6 - 6.8 2.8 - - - - - - - 183.9 183.9 Supplies & Misc. Equipment - - - - - - - - . RD Fund Preparatory Actions & Studies - - - - 300.0 300.0 Total 68.3 - 490.2 199.1 5,353.5 191.8 372.7 4,789.0 7,048.9 381.1 - 6,667.8 2,844.6 420.0 2,424.6 300.0 300.0 M F&Rora Total Gov Trdining IDA T CoV Total FRG IFAD IDA Tatal Gevt. FAC IFAD IDA Total IPAD IDA Total Govt. FAC TFAD ID aa ot. FAC E PA D Construction - - - . - - - - 66.8 - - 47.5 19.3 8,588.0 - - 130.1 8,457.9 Vehicles & Equipment 51.1 - - 36.3 14.8 - - - 51.1 - 15.1 25.6 10.4 2,756.6 - 30.2 - 501.1 z 1zzs.l Supervision Construction (Cons.) - -- -- - - - - - 1,199.7 -- *,199.7 Training & Technical 189.1 154.0 Asistanc- - - - - - - - 265.8 - - 189.1 76.7 343.1 - - Agricultural Credit - - - - - - - - - - - 400.0 - - - 284.5 115.5 Salarie 84.7 69.7 - 10.7 4.3 - - - 39.8 - - 28.3 11.5 2,753.4 1,026.7 - - 854.4 872.3 Technicl As.istance (Cons.) 425.5 - 425.5 - - - - - 364.7 - 364.7 - - 4,637.5 - 1,154.9 1,436.5 454.5 1,591.6 VehLc DAM 128.4 - - 91.3 37.1 - - - 85.6 - 7.8 55.3 22.5 3,034.2 - 15.6 - 1.248.2 1,770.4 Road Maintenance - - -- - - - - - - - - - 1,709.4 381.1 - -- 1,328.3 Water Supply Maintenance - - - - - - - - - . 82.9 191.8 - - - 229.6 Studies (Consultnts) - - - - - - - - 824.9 - - 801.9 16.4 6.6 Administration 12.8 - - 9.1 3.7 - - 264.6 - - - 37.8 226.8 Supplies & Hisc. Equipment - - - - - -49.7 - - 150010 -2 3.4 13.3 RD Fund - - - - - 1,500.0 1,000.0 500.0 - 1,500,0 - 1,000.0 500.0 ereparitory Actions & Studies - - - 300.0 - 00.0 702.5 69.7 425.5 147.4 59.9 1,500.0 1,000.0 500.0 873.8 787.6 341.8 140.4 29,152.0 1,599.6 1,200.7 2,238.4 4,999.5 19,113.8 July 22... 1983-- --- --- --- - --- ------------- ------- --- ---- July 22, 1903 -86- Table 18 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Estimated Schedule of Disbursements (US$ Million) IDA Fiscal Year Disbursement and Quarter During Quarter Cumulative 1984 2nd 0.4 0.4 3rd 0.1 0.5 4th 0.2 0.7 1985 1st 0.2 0.7 2nd 0.5 1.4 3rd 0.7 2.1 4th 0.9 3.0 1986 1st 1.0 4.0 2nd 1.2 5.2 3rd 1.2 6.4 4th 1.2 7.6 1987 1st 1.2 8.8 2nd 1.2 10.0 3rd 1.3 11.3 4th 1.3 12.6 1988 1st 1.5 14.1 2nd 1.5 15.6 3rd 1.7 17.3 4th 1.8 19.1 March 1983. -87- Table 19 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Summary of Economic Output Prices Actual Projected 1982 1985 1990 1995 -----------------US$/kg-------------- Maize Farm-gate 0.16 0.19 0.19 0.19 World price 0.11 0.13 0.14 0.15 Rice Farm-gate 0.43 0.59 0.59 0.59 World price 0.31 0.42 0.43 0.42 Cocoa Farm-gate 0.46 0.40 0.40 0.47 World price 1.64 1.46 1.45 1.73 Sugar Farm-gate 0.15 0.17 0.17 0.17 World price 0.24 0.37 0.37 0.37 March 1983 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT Farm Budget: Area of Camp Louise - Improvement of Rainfed Rice Cultivated Total Total Total Net Family Area Yield Production Revenue Costs Revenue Labor Crop (ha) (t/ha) 1/ (kg) (G) (G) (G) (G) -------------------------Without Project-------------------------- House gardens 0.18 1.0 180 180 16 164 22 Sugarcane (pure) 0.07 35.0 2,450 98 18 80 - Sugarcane (assoc.) 0.27 35.0 9,450 378 71 307 - Cassava 0.04 5.0 200 120 65 55 1 Plantain 0.01 3.5 35 28 8 20 1 Rice 0.80 0.8 640 2,352 1,083 1,269 96 Cocoa 0.02 0.25 5 12 - 12 1 Food crops 0.70 1.2 840 840 472 368 18 Fallow 0.17 - - - - - - Totals 2.26 - - 4,008 1,733 2,275 139 00 ----------------------------With Project ----------------------- House gardens 0.18 1.0 180 180 16 164 22 Sugarcane (pure) 0.07 35.0 2,450 98 18 80 - Sugarcane (assoc.) 0.27 35.0 9,450 378 71 307 - Cassava 0.04 12.0 480 288 65 223 5 Plantain 0.01 3.5 35 28 8 20 1 Rice 0.80 1.5 1,200 4,410 1,386 3,024 112 Cocoa 0.02 0.25 5 12 - 12 1 Food crops 0.70 1.6 1,120 1,120 472 648 18 Fallow 0.17 - - - - - - Totals 2.26 - - '6,514 2,036 4,478 159 1/ Yields with project situation at full development. Average values for farm size 0 in the area is 1.9 ha; cropping intensity, 1.19; and family size, 7.2 persons. See a table in paragraph 5.14 to compare with other typical areas of intensive development. March 1983. HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT Farm Budget: Area of Grison Garde Irrigated Development of Rice and Vegetables Cultivated Total Total Total Net Family Area Yield Production Revenue Costs Revenue Labor Crop (ha) (t/ha) 1/ (kg) (G) (G) (G) (G) ------------------------Without Project-------------------------------- Vegetables 2/ - - - - - - - Beans 0.2 0.5 100 405.3 261.0 144.3 10 Rice (winter) 0.3 0.8 240 882.0 406.2 475.8 40 Rice (summer) 0.2 2.0 400 1,470.0 346.8 1,123.1 27 Tobacco - - - - - - - Plantain 0.1 7.0 700 560.0 40.0 520.0 2 Cassava 0.4 5.0 2,000 1,200.0 650.0 550.0 32 Total 1.2 - - 4,517.3 1,704.0 2,813.3 111 ----------------------------With Project------------------------------- Vegetables 0.2 6.0 1,200 1,125.1 476.9 648.2 15 Beans 0.6 1.1 660 2,675.0 1,125.0 1,550.0 37 Rice (winter) 0.3 1.5 450 1,653.8 520.0 1,133.8 44 Rice (summer) 0.5 3.0 1,500 5,512.5 1,276.8 4,235.7 73 Tobacco 0.2 1.0 200 5,800.0 400.6 5,399.4 14 Plantain 0.1 15.0 1,500 1,200.0 115.0 1,085.0 5 Cassava - - - - - - - Total 1.9 - - 17,966.4 3,914.3 14,052.1 188 1/ Yields 1 with project situation at full development. Average farm size in the area is 1 ha with a cropping intensity of 1.2 2/ Tomatoes, 80%; onions, 20%. March 1983. -90- Table 22 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT ECONOMIC RATE OF RETURN Incrental (Gourdes Millions) 1 2 3 4 5 6 7 891011 AGRICULTURAL BENEFITS 4.57 8.11 10.27 12.83 16.09 19.85 22.46 22.95 23.12 23.26 23.46 AGRICULTURAL COSTS 1.23 1.88 2.48 3.52 3.91 4.76 5.53 5.12 5.24 v.40 5.40 INSTITUTIONAL COSTS 17.11 16.00 16.32 14.13 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 7.82 NET AGRICULTURAL BENEFIT -13.76 -9.78 -8.54 -4.81 7.15 10.05 11.90 12.79 12.85 12.83 10.24 ROADS BENEFITS 0.00 0.00 5.42 5.04 5.19 5.33 5.48 5.64 5.80 5.97 6.14 ROADS COSTS 0.00 14.33 0.76 0.76 0.93 0.94 1.01 3.61 0.93 0.76 0.94 NET ROADS BENEFITS 0.00 -14.33 4.67 4.29 4.26 4.39 4.47 2.03 4.87 5.21 5.20 TOTAL NET BENEFITS -13.76 -24.11 -3.87 -0.52 11.41 14.45 16.37 14.83 17.72 18.04 15.44 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22. AGRICULTURAL BENEFITS 23.63 23.59 23.66 23.63 23.66 23.67 23.67 23.65 23.68 23.68 23.68 AGRICULTURAL COSTS 5.32 5.31 5.40 5.20 5.57 5.45 5.08 5.55 5.31 5.31 5.31 INSTITUTIONAL COSTS 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 5.03 NET AGRICULTURAL BENEFIT 13.28 13.24 13.23 13.40 13.05 13.19 13.56 13,07 13.34 13.34 13.34 ROADS BENEFITS 6.31 6.51 6.70 6.90 7.10 7.32 7.53 7.77 8.01 8.24 8.50 ROADS COSTS 1.01 1.06 0.98 3.25 1.37 0.76 0.89 0.93 0.94 0.76 0.76 NET ROADS BENEFITS 5.30 5.45 5.71 3.65 5.73 6.56 6.64 6.84 7.07 7.49 7.74 TOTAL NET BENEFITS 18.59 18.69 18.94 17.05 18.79 19.75 20.20 19.91 20.41 20.83 21.09 * Januarv 25, 1982 HAITI SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH Organization Chart Ministry of Bank of the Ministry of Agriculture Ministry f Ministrya Repblic of aiti Ministry of Public Wo ks (DARNDR) Planning H-ealth RpbicBfHit Finance TTC)r (DAR DR)(BR HI (TPTC Regional Board of Directors Board of CoslaieOrganisme de Directors Consultative Ogns.d Council Developpement du Nord (ODN) National Water s Construction and National Road ricturea D General---------------------------- -------Supply Service Supervision Service Maintenance (BCA) raC-- - - - - - - - - - - - - - - - - - --D.N (SNEP) (SCS) Service ISEPRRN) Regional Office Agriculture Monitoring and Training Evaluation Unit Unit (M&E) Regional ExtensionIrrigation Research and Seed Irrigation Water Supply Regional Service Service of Regional Road regal Service Office Development Multiplication Construction Construction Water Supply Road Construction Maintenance for O&M Units (R&D) Unit Unit O&M and Supervision Service Legend: **.******* Coordination Established by Law 4- -- 4 Coordination Governed by Agreement -I Line Responsibility November 1982 World Bank-24418  1BRD-16788 72,20 72°10 72'00' 71°50. JANUARY 1983 19 5 { 19,50 H A l T l SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT IN THE NORTH CAP-HAITIEN *ap H B e By ~ Margot az? mp -oise- erg-o- Maho r Biredaia\ L,mbé Bord de Mer oustique C.-rfou aa' Dot MellIG z,o Acul du Nodd dud ALdPDoi. DuondonMiNona t 19°40 AiSoed -_ 1 sa"eSr ie G,an Cri TGrand PreDNES ~~~Trudu Nord Rce lteC . Gondon M SCN - -1 9,31 EXITINORD -EST' 9°30 ~~~PROJECT:EXSNG93L A RESEARCH FIELD STATIONS ---MAIN ROADS \.e, ROADS: - ---RURAL ROADS . F I RST PHASE RIVE RS \ýBoor.t.. SECOND PHASE --•-.'DEPA RTMENT BO UNDA RIES iARAS DE INTENSIVE AGRICULTURAL OFRNTINSDVENIGRCULTURALEVELO-.- INTERNATIONALBOUNDARIES A T / 0 N tT IRRIGATION AREAS: FIRST RURAL DEVELOPMENT PROJECT ..__ SECOND RURAL DEVELOPMENT PROJECT 0Ranqute PARTIALLY IRRIGATED AREAS 71°50 A0Carice Somt Michel de Atalaye.CUBA /USA S-ml Mchel e UA e Per te-Pae Co BAHAMAS A,n/c 19°20 A 1920,- Area of Oc a Oa 0 5 10 1 K1OMETERS Pigo' HAITIC rni i RIa Prin- DOMINICAN ny o men«.acntua« »swn JAM AC APU ERTO 72120' 72t10 > na rI b e I 5 RICO

Informations clés
Type de document Staff Appraisal Report
Date d'adoption
Pays Haïti
Source Banque mondiale