Группа Всемирного банка · Project Performance Assessment Report

Senegal - Terres Neuves Resettlement Project : Sénégal - Projet de Colonisation de la Région des Terres Neuves

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FILE COpy Document de La Banque M ondiale A N'UTILISER QU'A DES Fl~-iS OFfICIELLES ... Rapport No. 258 Rapport dtevaluation retrospective SENEGAL - PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES NEUVES (Crecit 254-S£) 29 juin, 1979 • ... Departf'Il:lent de l! e'laluB.tirm retrosp2ct:!.ve des operaHons TRADUCTION NON·OFFICIELLE A TiTRE O'INFORMATION Le present do<:umel11 fait I'objet o'unf diffusion restreiilte. et ne pent eire LlOlisi' par ses destinaraires que dans I'exertice de !PUiS fonctions officielles. Sa teneur ne peut eire autremcnt dh'ulguee .,<loS ]'aulorisa!ion de la Baoque MO!ldiaJe. POIDS ET MESl:"'RES 1 kilometre (krn) 0,62 mile 1 hectare (ha) 2,47 acres 1 kilo gramme (kg) 2,2 1ivres 1 tonne m€trique (ton) - 2.204 1ivres 1.000 kg/he. 892 1ivres/acre ABBREVIATIONS CFDT - Compagnie Frant;aise: pour Ie Developpement des Fibres Textiles FAC - Fonds d'Aide et de Cooperation ONCAD - Office National de Cooperation et d'Assistance pour Ie Developpement ORSTOM - Office de 1a Recherche Sc1entifique et Technique d'Outre-Mer SATEC - Societe d'Aide Teclmique et de Cooperation SODEFITEX SocH!te pour Ie De'J"e1oppement des Fibres Textiles (a pris 1a suite de 1a CFDT) STN - Societe des Terres Neuves WFP - World :::?ood Progrrun (Programme A1imertaire }fondia1 - PAM) Rapport d'evaluation retrospective SENEGAL - PROJET DE COLO~ISATION DE LA REGION DSS TERRES NEu~ES .. (Credit 254-SE) TABLE DES Page No .. Preface i Donnees de base ii Faits principaux iv HEMORANDL,}f D1 EVALuATION RETROSPECTIVE I. Resume 1 II. Points principaux 5 A. Reflexions sur la nature pilote du projet 5 B. Colonisation et infrastructure 7 C. ModiHes d'exploitation et services de vulgarisation agricole 9 D. Organisations paysannes 11 E. Role des femmes dans le projet 12 RAPPORT D'ACHEVEMENT DC PROJET 1. Historique 14 II. Preparation et evaluation 16 III. Execution 23 IV. Aspects institutionnels 28 V. Impact sur l'agriculture 30 VI. Resultats economiques et financiers 34 VII. Problemes speciaux 39 VIII. Performances de la banque et des pouvoirs publics senegalais 45 • Annexe 1. : Generalites Annexe 2: Realisation et couts Annexe 3 : Resultats financiers Annexe 4 : Analyse economique Carte Rapport d'evaluation r~tro2pective SENEGAL - PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES NEllVES . (Credit 2S4-SE) PREFACE Le present rapport contient les resultats dtune evaluatio~ du projet entrepris dans le cadre de l'Accord de Credit 2S4-SE, d'un montant de 1,35 millions de dollars signe en mai 1971, acheve en mars 1978 apres annulation d'un mont-ant de 1,900 dollars. , Ce rapport consiste en un menorand~ prepare par 1e Departement de l'evaluation retrospective des operations (OED) at en un Rapport d'achevement du projet (RAP) pub1ie en decembre 1978. Le RAP a ete redige par Ie Bureau regional de l'Afrique de l'Ouest apres une mission dans Ie pays en octobre 1977. La memorandum d'evaluation retrospective est base sur l'examen du Rapport d'Evaluation (No. PA-73a) du 8 avril 1971, du Rapport du President (P-923) du 29 avril 1971, de l'Accord de Credit du 18 juin 1971 et du RAP; la correspondance avec l'Emprunteur et les docunlents internes de 1a Banque relatifs aux principaux probH~!:rles eu projet oni: egalement ete consultes et le personnel de ls Banque implique dans le projet a ete interviewe. Une mission de l'OED slest egalenent rendue au Senegal en novembre 1978. Elle a eu des entretiens avec les fonctionnaires des Ministeres du Developpement rural, du Plan et de la cooperation et de 1a Societe des Terres Neuves. Elle a ega1ement fait une visite sur le terrain et a discute avec 1es paysans participants. ~ Les resultats ce cette mission ont permis de mesurer l'exactituce du RAP et d'examiner les aspects de, l'organisation pays anne et 1e role des feu1mes dans le projet. Une copie du rapport provisoire a ete envoyee 1e 4 mai 1979 a l'Emprunteur qui n'a pas presente de commentaires. La Direction du projet a prepare un rapport d'achevement qui relate l'historique du projet et ses perspectives d'avenir. Le Bureau regional, considerant qu~ ce rapport n'etait pas assez analytique, en a toutefois utilise la substance pour preparer le RAP de la Banque; 11 n'y a pas de difference de 'lues entre le rapport d'evalua­ tion retrospective et ce1ui de la Direction du projet. L'evaluation retrospective considere que le RAP est complet et precis quant aux principaux succes et faib1esses du projet. Les points souleves par la mission d'eva1uation retrospective ont ete choieis a Cause de leur importance pour ce projet et les autres projets de developpement rural en Afrique de l'Ouest. Le Departement de l'evaluation retrospective d~B operations remercie de leur aide les responsables du Gouvernement senegalais, 1e personnel du projet et 1es nombreux paysans interroges. - i1 ­ Ct'edi! ::S:.-s:!) X~TI~" ;?: 3A.S~ I Caut >:O:al d~ :0'11.3.;:'9 -:\1. -Oi,?as3e:;:e:l": -':: ~:s:) ;,:'!'oj~! :'!:.. :-!oacanc '!u ":-:;::.~::: (~ ::..!.:..:~;;:: .... s :::e :L.il:icc~ !3ti..:taciOQ 1. ~ .a~'a:t;~c!".Jn 1,55 1., 72 :)~otJu!'s~ .\r..:l.ult 0,001 1.e::toQurse :1. :;0 i ;"t,Ll. :::laca .1' ~·:::iv~~~: ::!~S 1';":'!!/<!'l-X ?-rcpo!'-=.!.C!:l ~;::-,e'T.ii! }. ;.<! ::!at1! :'00 : ~sc!.=..!e (':) ?rc90'!'~1;jn ill :'~?as-5c::~t Tal.l.Jl: -iii! ;:,~:.t,a:oi.:,:..':.a ::) Oates ,s Plu chi':=!'rtS in:'c~& !~is!:?~~ ;(f:~-::!£s au Calendt'!~r 03/01/6, De:::.and..e ::e~:'ci<!!.:f.!: 03/011 ;: 04;03/71 10/0J/71 ~e~cc: iac!..:.:;ns Appt'o:,a:::,c::l ?at' :i! C·J;:,.s,ail :0104/71 11/05/;:" :a:e ":.e5 ACC~=:;$ :!e ?!::,s,: ~6/06/71 10/06/71 Oate. d'>!~:='-;e ~n -::.3·... ~t:.': C1/1Cr'1 .. 2/7".. 3!.;'·Jt!7Z 0'..r :J.ace :it! ::5t'.:.r~ '31/12177 31/03/78 3L;'03t7'3:.2. :::.:roti':s....... r ~:;?ubl!q"'e -lU A~~n; ci;:X:ic,..!l:'i:-~ Soci~te ci.2S :e'!'':.as !:te::cice 1 ·uillec. - 30 ~'.:.i:l No';1 -iu 1'1!~r'!s ~e'_'V~s :.: ~o iu 578-SE !roata.:::LC (en :;i:':!.-:t'.s de :;',,::!::s ::~) ~..<. ~' .. ~cocci ~a c:icil., 06/Cil/75 ~.o:Ls Sc!llb-rll !~ ~jc'Lb!'e ~a g:o~s:- J3.::-a -:!'.J ~!..;,es .?!.~~- s-e::::.2-i.!:'!!:5 ~~ ~ ;9 Z JO/O~/6~ ?ri?ar3 t.!.~o. ",.,."u Fie·,. 70 12 :5/0SI70 EVf:lu.ati·.:n 06/04/11 E....-a.lu.a':.ic!l r: 5~,:~ ~O " 23 -:ot:.l.l Su~~rlis i-:'!l J:.t111.~: 71 : 1 !Sne17! Su.;.en1.ei-.)o r: :-!n~ 11 1 29/02/72 4 ;5/061"2 Sc.";I4I r"J'i, !..~;3. ::1 ~ ~:. ­ -, 4 07/11/7! S\'\,erlia~~u Se?t. 73 1 ,4/02/73 3·J,?et""7'i.3i.:::n "I :1.:':. 3 :6/11!7~ 3'-.l?e.:"4't.i.Lc~ *:r 7J 1 27/06/7; 5u,?er-1 "!,it!:m 'I:.: 7. 07/04(75 5:..:'Oer.tl91<Hl 7!:t ~~V. 7'5 S J5/0l!75 SUP.e:--ri3:!..':1o. 3u'P~r-.ri5i,:tt ::r X ~ov. 3e?'t.. 75 76 " l 29l:0/75 17/0,/71 :'..!.,e!""f"!s:!.c':! ~-:! A'r::~l '7 ::;cal H A;!:-,e',~:::e-:;.: Cet. " .. "--~~---------- :ratlC'of de 1:1 C;:;il::1u:-.a!..i:! T!:-r..:.r.cie:-.a A.::":':,J,i:-.~ Sea de :'a ::ci'.'tC.!i~ ~Ahbre7 iati,:-::) e,::,a:ll::i ,::?A ~O:J4!:lne ~ye:rc.e ,(>J'J!' ?ct:.':' ::,,11~r ~~ Llar ::5 GS · · 178 t:3!1CS '2'?A :!.J7 ::ar,cs :7'; :toy-en.'le ?OUi:" "S'J.::ta;:t{.?5 !. I a::t..'1ee ci' :lc.-<~v.,;;:;.e.:::.:; ::'ollat' ':5 · 2:"5 ::'4-."1C:3 eTA !.l. ti:l !o'.cntKt il! :..;O.:1~O ::01:1-:3 ':5 i.l ?':'t!:l c1:'..:-.ste:::!.E;:t: !e. :::i\:... ~e ::e. ':i,; I I - iii ­ ,­ SENEGAL - PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES NEUVES (Credit 254-SE) TABLEAU DES DEBOURSEMENTS (en millions de dollars US, cumu1atif) % reel Periode se Estimation a Deboursement par rapport a terminant Ie 1 'evaluation 1 'estimation 30/06/1972 0,18 0,03 17 31/12/1972 0,30 0,11 37 30/06/1973 0,41 0,28 68 31/12/1973 0,63 0,43 69 30/06/1974 0,54 0,45 83 31/12/1974 0,72 0,72 100 30/06/1975 0,85 0,83 98 31/12/1975 0,92 1,03 112 30/06/1976 1,04" 1,19 114 31/12/1976 1,13 1,20 106 30/06/1977 1,22 1,21 99 31/12/1977 1,35 1,35 100 .. Rapport d'evaluation retrospective SENEGAL - PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES N~u~ES (Credit 254-SE) FAITS PRINCIPAUX Le Projet de colonisation de la region des Terres Neuves a finance l'etablissement d'environ 300 familles originaires du Bassin Arachidier dans les terres inexploitees du Senegal oriental. Ses autres objectifs comprenaient la fourniture de services et d'installations de base pour 250 exploitants deja installes dans la zone du projet et l'amelioration de la production d'arachides, coton et sorgho. Le projet a reussi a atteindre une fraction de la population rurale beaucoup plus importante que prevu a l'evaluation. Les rendements moyens et les revenus des agriculteurs ont egalement depasse les previsions. Le projet­ relais (Credtt 578-SE) poursuit l'etablissement de familles paysannes, mais sur des surfaces plus reduites et, du fait du succes du programme, avec des avantages moindres en faveur des nouveaux colons. Le taux de rentabilite economique a ete recalcule a 59%, bien au dessus des estimations de l'evalua­ tion qui etaient de 13%. Les points qui presentent un interet particulier sont les suivants: la fourniture d'une infrastructure de base contribue a rendre la colonisation plus attractive pour 1a population rurale (par. 12 et 13); les efforts de vulgarisation n'ont pas ete diriges vers certains problemes apparents qui ont affecte la production (par. 23 a 26 et 33; RAP, par. 2.11); les agriculteurs ont montre davantage d'adaptation que prevu aux courants commerciaux en changeant de cultures (par. 20, 24 et 26; RAP, par. 5.01, 5.03 et 6.02); insuffisance des efforts pour renforcer l'auto-gestion des organizations paysannes (par. 27 a 29); et . connaissance insuffisante par la Banque du contexte socio-economique et particulierement du role des f~nes dans le projet (par. 12, 13 et 30 a 33). , Memorandum d'2valuation retrospective SENEGAL - PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES NEL~ES (Credit 254-SE) RESUMEll 1. Le projet a ete identifie par les Pouvoirs publics sene­ galais en 1968, prepare par la societ2 d'etudes SATEC en 1969, et evalue a deux reprises, en fevrier et septembre 1970. L'Accord de Credit (Cr. 254-SE) a ete signe Ie 18 juin 1971 et mis en vigueur Ie 31 janvier 1972. Le projet entrait dans Ie cadre de la stra­ tegie a10rs en vigueur du Gouvernement senegalais, strategie sur laquelle 1a Banque avait marque son accord de diversification des investissements agricoles pour sortir a 1a fois du Bassin Arachidien et de 1a culture des arachides. Son objectif majeur etait d'encou­ rager l'installation~ sur une periode de que1que quinze ans, de 6,000 familIes du Bassin Arachidier dans Ie Senegal oriental, par 1a mise en valeur controlee de terres vierges. Son objectif spe­ cifique etait l'installation organisee sous forme de projet-pi10te, de 300 fami11es; parmi les autres objectifs on envisageait 1a construction d'infrastructures et la mise en place de services pour les 250 familIes de paysans insta1lees a proximite des centres-pilote; on prevoyait aussi d'introduire des techniques de culture intensive et de diversifier la production agricole. 2. Le cout du projet, ~et d'impots, avait ete estime a 430 millions de francs CFA, soit 1,55 millions de dollars au taux de change de l'epoque. L'IDA devait fournir une contribution de 1,35 millions de dollars. Le cout s'est monte a 407 millions de francs CFA, soit 5 % de moins que 1e devis estimatif. Au taux actuel du dollar, Ie projet a coute 1,72 millions de dollars; la contribution de l'rDA n'a pas change, mais sa participation, net d'impots, est tombee de 87 % au moment de l'evaluation a 77 %; Ie Gouvernement senegalais a fourni les 200.000 dollars de difference. 3. Les 300 familIes ont ete installees vers Ie milieu de 1974, comme prevu; la construction des routes, des puits et des entre­ pots, et Ie defrichernent des terres par eng ins mecaniques ont ete termines a la date prevue. Bien que l'approvisionnernent en eau potable ait ete irregulier jusqu'au debut de 1975, que l'ecole n'.ait ete ouverte qu'en 1976 et que Ie dispensaire n'ait ete cons­ truit qu'en 1977, seules deux familIes ont abandonne 1e proj~t poer retourner dans leur region d'origine. Les revenus net des colons, y compris 1a subsistance devaien~selon l'estimation initiale, 11 Adapte du Rapport d'achevement du projet - 2 ­ atteindre 670 dollars par fami11e au cours de 1a huitieme annee, au moment du plein rendement du projet. Les revenus reels ont beau­ coup varie selon 1es variations p1uviometriques : apres les bonnes p1uies de 1975, 1es revenus reels indexes aux prix de 1970, ont de 1.120 dollars par fami11e en 1975/76, mais i1s sont tombes a 630 dollars en 1976/77 apres 1a mauvaise saison des pluies de 1976. II nlen reste pas ~oins que dans 1a cinquieme annee d'existence du projet, les revenus moyens etaient deja bien superieurs a ceux prevus pour l'annee de plein developpement. Une des raisons de cet accroisse­ ment est que 1a surface cultivee par chaque membre adulte de 1a famille a considerablement augmente : en 1974/75, elle etait deja de 65 % supe­ rieure a celIe envisagee au moment de 1 1 evaluation initiale. Les ren­ dements des cultures principales, arachides et sorgho, etaient aussi legerement superieurs a ceux prevus dans l'evaluation. 4. Le cout des elements du projet destines aux paysans deja sur place avait ete estime, et slest monte, a 10 % du cout total. Pendant toute la duree du projet, mais en particulier pendant les trois premieres annees, les directeurs du projet ont concentre tous leurs efforts sur leur tache principale : la colonisation. Les revenus net, y compris la subsistance, des paysans a sur placel/ devaient, se10n l'estimation initia1e, passer de 550 dollars a 710 dollars par famille au cours de la dixieme annee du projet. En 1974/75, seule annee pour 1aquelle on ait des chiffres fiables, les revenus reels par fami11e, indexes aux prix de 1970, etaient de 950 dollars. Etant donne que les chutes de p1uie de 1974 avaient ete norma1es, l'augmen­ tation des revenus s'est averee plus grande que ce11e qui avait ete prevue apres 10 ans. Ce resu1tat ne peut cependant pas etre attribue au projet si on tient compte du peu d'attention que 1a direction avait accordee , au moins jusqulen 1974, aux exploitants deja sur place; i1 est p1utot indicatif de l'importance des revenus que les exp10itants peuvent esperer obtenir dans cette partie du Senegal oriental, grace a une aide tres modeste des services du gouvernement. 5. La conception du projet decoulait de l'hypothese que la colonisation spontanee conduisait a la degradation des sols et a une "surconcentration" sur 1es arachides. Les experts ont estime qu'il fa11ait contro1er la colonisation pour introduire des methodes de culture intensive, et diversifier les cultures. Pour atteindre ces buts, un plan de culture uniforme devait mis en place, et les services de fourniture des facteurs de production, de credit agri­ cole, de marketing et de vu1garisation devaient etre ame1iores. 1/ Paysans deja sur place, c'est-a-dire celiX qui vivaient dans la region avant Ie debut du prograw~e de colonisation. - 3 - Bien que ces services aient ete fournis, les exploitants ont syste­ matiquement refuse de mettre en ·oeuvre les plans de culture uniforme parce que la culture des arachides leur permettait de realiser des benefices plus importants que la culture du coton. En pratique'les cultures des nouveaux colons ne sont ni plus ni moins diversifiees que celles des agriculteurs qui se trouvaient deja sur place, cer­ tains desquels se trouvaient etre des emigres recents, venus spon­ tanement et ne recevant aucune aide officielle. Les colons utilisent plus les facteurs de production et les methodes intensives de culture que les agriculteurs deja etablis, mais moins qu'il n'avait ete prevu. Dans la conception du projet, on avait donne une grande importance a la necessite d'eviter la degradation des sols: cette position etait valable. La surconcentration apparente de la culture des arachides est uniquement due au regime des prix mis en place par les autorites senegalaises. 6. Bien que sa creation ait ete une des conditions de la mise en place du credit, l'agence responsable de la colonisation, (Societe des Terres Neuves, STN) ne devait avoir aucune responsabilite directe puisque la gestion du projet avait fait l'objet d'un contrat de ser­ vices. Pendant les de~x premieres annees du projet, la STN n'a eu ni personnel permanent ni locaux. Le Conseil d'Administration se reunis­ sait cependant regulierement et fournissait aide et conseils au direc­ teur du projet. Peu apres la nomination d'un Directeur general de la STN, au debut de l'annee 1974, Ie contrat passe avec la Compagnie Fran­ ~aise pour Ie Developpement des Fibres Textiles (CFDT) a ete resilie, et la STN a assume la responsabilite entiere de la direction du projet. La passation des services a eu lieu sans que les preparations neces­ saires alent ete faites, mais la Banque a considere que la phase de developpement du projet s'etait terminee avec l'installation du troi­ sierne et dernier groupe de solons, au milieu de 1974; elle a donc estime que la STN serait en rnesure de diriger Ie projet et. en depit de quelques problemes de comptabilite et de gestion budgetaire, ce jugement s'est avere exact. La STN gere actue1lement de rnaniere sa­ tisfaisante la marche du projet. 7. Lors de l'evaluation initiale, on avait estime que pour Ie progra~~e de colonisation. qui representait 90 % du coGt total du projet, etudes preliminaires non comprises, Ie taux de rentabilite economique serait de l'ordre de 12,5 % sur 25 ans, si l'on supposait la valeur de la main-d'oeuvre agricole egale a zero. Ce taux serait tombe a 9,7 % apres ajustement des previsions pour couvrir (a) une proportion plus grande des frais generaux alloues au programme de colonisation, et (b) un retard d'un an dans Ie calcul des benefices, ce qui aurait ete plus approprie. Le taux de rentabilite actuel, indexe aux prix de 1970, est estime a 33 %, et a 37 % par rapport aux prix de 1977; Ie premier chiffre donne la mesure du succes du projet par rapport aux estimations initiales. Ces taux de rentabi­ lite eleves confirment economlquement 1a grande valeur du projet, - 4 ­ tant sur Ie plan des realisations sur Ie terrain que sur Ie plan financier. 'Au moment de I' evaluation initiale, la valeur de la main-d'oeuvre agricole avait ete consideree comme nulle : il s'~gis- sait la d'une premisse acceptable puisqu'on pensait que la terre lais­ see libre par Ie depart des colons serait irrmediatement occupee et mise en valeur par d'autres exploitants. Bien que ce soit vraisembla­ blement ce qui s'est passe, la determination a la valeur zero du coGt d'opportunite de la main-d'oeuvre requiert des conditions supplemen­ taires, et il n'est pas certain qu'elles aient ete remplies (voir RAP, pa~. 6.0Z). -~e~endantj dans l'ense~ble, il est probable ~ue les personnes qu~ ont emigre a cause du projet ne l'auraient pas fait s il n'avait pas existe, et que d'autres colons spontanes n'auraient pas ete decourages par sa presence. II est aussi probable que des colons auraient emigre meme si des encourageme~ts moindres leur avaient ete offerts. 8. Bien que Ie projet ait ete con~u comme une operation pilote, devant mener a une colonisation a grande echelle, la question des avan­ tages respectifs des diverses methodes visant a fournir une aide offi­ cielle aux futurs colons n'avait ete etudiee ni pendant la preparation ni pendant l'evaluation. En fait, Ie projet n'a teste qu'une methode de colonisation, au demeurant fort coGteuse. Le seul coGt de l'instal­ lation s' est monte a 4.100 dollars par famille (5.600 dollars aux prix de 1977).11 De plus, la methode adoptee requerait des lots de colo­ nisation de 1.250 ha par village. On a decouvert que de tels lots etaient relativement rares, et qu'il etait donc impossible de reproduire cette ex­ perience a grande echelle. Ces conclusions ont ete presentees dans Ie rapport de la mission qui a evalue Ie deuxieme projet de colonisation. Cette mission a preconise, comme alternative possible a un autre petit projet de colonisation controlee, de mettre en place un projet de deve­ loppement agricole d'ensemble, couvrant la totalite d'un des trois terri­ to ires administratifs de la Province orientale du Senegal. Cette propo­ sition a ete rejeteee par les autorites senegalaises qui ont suggere que, outre la continuation de la colonisation controlee sur les lots disponibles, Ie second projet devrait inclure un projet de developpement integre de la Province orientale du pays. C'est la l'essence du projet qui a ete mis en place en 1975 et qui est aujourd'hui a moitie acheve. Ce second projet ne pretendait plus organise.r de nouvelles colonies sur des superficies im­ portantes, offrait des exemples de colonisation pilote dans les villages existants et reduisait certains des avantages offerts aux colons. 11 Le Bureau central des projets, se referant a l'Annexe I du rapport "Colonisation de Terres Agricoles" (Janvier 1978). remarque qu'un cout de 5.600 dollars par famille (cout 1977) est encore acceptable mais parmi les plus eleves. - 5 ­ II. POIliTS PRH.CTPAUX A. Reflexions S:.lr la net,n."e uilote "::1.1 nrojet 9. Le but principal du projet etait de faire l'experience a petite echelle (300 familIes) d'une politique de colonisation de grande envergure pour reduire la congestion du Bassin Arachidier .. et contribuer a la mise en valeur du Senegal Oriental . 10. Les conclusions du RAP sont negatives en ce qui concerne cet aspect du projet : il considere que Ie projet nla pas vraiment ete experibental puisqu'une seule methode, fort coGteuse, a ete testee (par. 8).1/ De plus, Ie ~~? fait observer qu'!l n'eat pas certain que cette methode puisse etre reproduite a grande echelle, etant donne la quantite limitee de regions convenables possedant des sols adequats ou ne sevit pas l'onchocercose. La direction du projet de son cSte cons i­ dere qu'il ne serait pas realiste de vouloir tester des formules diff€!­ rentes de colonisation da.is tIne seule et meme region : les paysans re­ clameraient un traitement egal, qu'il serait impossible de leur accorder si l'on testait des techniques differentes. II est donc preferable d'ex­ perimenter une seule formu1e, et de l'adapter continuellement au vu des resultats. 11. Pour la mission d'evaluation retrospective, un des aspects importants du projet, outre son succes au niveau des exploitants, est qu I i1 a mis en place un syste'.'!1e d '0bservation permanent qui pennet de suivre les developpements agro-economiques et sociologiques. II est donc possible d'evaluer regulierement les effets du projet et les reac­ tions des paysans, et dlen tirer des conclusions pour les projets futurs. 2 / Ce n'est que grace aux analyses scientifiques des chercheurs que Ie projet a acquis son caractere experimental. 12. Selon Ie rapport &'evaluation retrospective, ni Ie RAP ni la direction du projet ne semblent avoir pris conscience de certains de ses aspects: ils ne se sont en particulier pas rendu compte, et n'ont pas tire les consequences necessaires du fait que la formule de coloni­ sation testee, que l'on pourrait nommer colonisation amorcee,l/ etait sans doute la mieux adapteee aux circonstances existantes. Elle a finance Le Bureau regional estime en effet que: (a) pendant la preparation et l'eva1uat1.on, llincitation a une migration spontanee a ete negligee et (b) les paysans deja sur place avaient d~s revenus tres eleves sans r aucune aide de l'Etat. Jj L a Bureau regional fait remarquer que 1e "benefice" de l'operation Suivi et Evaluation est marginal etant donne son cout (llO.COO dollars). 1/ Le Bureau regional exprime des doutes sur ce jugement et pense que dans l'attente d'etudes additionnelles i l sarait premature de conclure en ce sens. - 6 ­ l'installation de 300 familIes restreintes (au moment de l'€valuation, on prevoyait 7 personnes par famille en moyenne), bien que les etudes subsequentes aient montre que cette population a rapidement double par l' arrivee d' autres dependants familiauxll La population aurait ~ru encore plus rapidement si on avait prevu au depart la mise en exploi­ tation de surfaces plus impcrtantes. La revendication la plus impor­ tante dans les anciens villages cone erne l'expansion de la surface des terres cultivees par chaque ferme pour permettre au reste de la famille de venir sty installer -- revendication a laquelle il est difficile de donner suite a Itheure actuelle. Ces nouveaux arrivages de population se font sans aueun encouragement ou de­ pense supplementaire. Si donc les sommes investies au depart semblent ~~portantes lorsqu'on eonsidere Ie nombre de familIes affectee~, elles deviennent plus acceptables s1 on pense au nombre de personnes reellement affectees. Ces 1nvestissements ont auss1 couvert les depenses essentielles necessaires a l'amorce de mouvements de population plus importants. Leur cout relatif diminue dans Ie temps par suite de la migration spontanee des personnes desservies par les infrastructures du projet; ils au­ raient ete moindres si au depart on avait prevu un taux plus eleve de mouvements de population. Bien que les ch1ffres pcrtant sur la migration spontaneee ne soient pas tous disponibles, la plus grande concentration semble, selon le personnel local, se faiTe dans la region de Mereto, ou un puits aete creuse. 13. On peut tirer deux ler;ons de cette experience : en premier lieu, il semble que, lors des stades de preparation et d'evaluation du projet, aussi bien que pendant Ie deuxi~me projet, 1a Banque ait ignore la composition de la famille traditionnelle de ItAfrique d~ l'Ouest, ses motivations et ses reactions envers les innovationsl/ . Retrospectivement, on peut dire qu'un nombre plus important de per­ sonnes, dans ce cas srecifique, environ 25 % de plus. peuvent bene­ ficier et beneficieront des projets de developpement agricole gene raux dans de nombreux pays d'Afrique Occidentale. D'un autre cote, les revenus par habitant seront moins eleves qu'il n'avait ete prevu lors de l'evaluation. En second lieu, bien que la moyenne des couts d'in­ vestissement par famille restreinte, tels qu'ils apparaissent dans l'evaluation initiale, semble etre elevee, l'arrivee ces membres de la A Diagle Sine, village etabli en 1972, la population est passee de 273 en 1973 i 455 en 1976, C2 qui represente une augmentation de 67 ~L A ce moment-la, la famil1e moyenne comptait de 8 a 10 per­ sonnes. Source: Institut Senegalais dp. Recherche Agricole, Rapport sur le suivl agro-socio-econom:!.que de. la c.ampagne 1976-77, mai 1978. 2./ Les couts quiauratent ete plus importants en l'absence du projet, et ceux qui auraient ete finances par le Gouvenlement senegalais (routes, ecoles, dispensaires) doivent etre exc1us des calculs. LIOED avait deji fait cette remarque a propos du Senegal - Projet de culture du riz en Casa~ance (Cr. 252-SE) rapport No 2056 du 10 mai 1978, et de la Sierra Leone, Projet de developpement agri­ cole integre (Cr. 323-5L), rapport No 2066 du 22 mai 1978. - 7 ­ famille ramenera cescouts a des niveaux acceptables. Les migrations peuvent etre encouragees par des investissements peu eleves, comme par exemple ceux impliques dans l'installation d'une pompe a eau dans la region de Mereto, a condition que l'on puisse trouver des terres arables. B. Colonisation et infrastructure 14. Les paragraphes 3.04 et 3.11 du Rapport d'achevement du projet soulignent les difficultes qu'ont pose la mise en place de reseaux adequats d'adduction d'eau et la construction de l'ecole et du dispensaire. II note que malgre ces difficultes, toutefois, deux familIes seulement ont abandonne la zone du projet (memorandum par. 3). La mission d'evaluation retrospective a constate que Ie proble~e de l'infrastructure n'avait toujours pas ete definitivement resolu a 1a fin de 1978. 15. Les pompes a main, installees a titre experimental dans les quatre premier villages crees, se sont reve1ees inefficaces, et les colons ont du etre approvisionnes pendant un certain temps par camions­ citernes. En 1974, les deux derniers villages crees ainsi que les quatre villages existants ont ete dotes de puits a ciel ouvert ou il faut tirer l'eau a l'aide de seaux. Actuellement, les habitants des deux villages qui ne disposent que de puits a ciel ouvert, doivent remonter l'eau d'une profondeur de 70 m, et ils expriment leur mecon­ tentement devant Ie travail excessif que cela represente, d'autant que dans leur region d'origine la nappe souterraine se situait entre 5 et 10 m de profondeur. En 1975, contre l'avis de la Banque, les quatre premiers villages ont etc equipes de mctopompes; les habitants apprecient cette innovation mais ils se plaignent d'arrets relativement frequents dus a un approvisionnement irregulier en carburant, a des accumulateurs decharges, et souvent a des pannes plus graves. La Societe des Terres Neuves,(STN) est cbargee de l'entretien des pompes et elle re~oit a cette fin une redevance annuelle, qui est revisee en hausse tous les ans sans que les exploitants re~oivent d'explications detaillees a ce propos. Le village a toutefois une part de respor.sa­ bilite dans la gestion de l'eau, un de ses habitants etant charge d' assurer Ie fonctionnement du groupe electrogene et de la pot::pe et d'organiser leur temps d'utilisation (deux heures Ie matin et deux heures l'apres-midi). L'eau pompee est deversee dans des bassins ou elle est contaminee par des impuretes et des parasites, fait que des equi?es medicales ont signale a diverses reprises. II serait possible, a moindres frais et sans trop d'effort, d'installer soit des robinets, soit des tuyaux arr!ovibles, qui permettraient de founlir une eau tres pure mais, jusqu'ici, ce probleme n'a pas re~u l'attention qu'il meritait. 16. La ion d! evaluation retrospective conc1ut que i) p'rojet a ete une reussite en ce sens que chaque village peut maintenant compter sur un approvisionnement en eau (systeme de puis age a corde et a seau); mais ii) que l'installation par la Direction du projet de motopompes dans quatre villages a provoque Ie mecontentement des habitants des villages qui ntetaient equipes que de puits a del ouvert; 1/ 1/ II est a noter que Ie probleme du choix entre pompes a main et pompes a moteur est encore a l'etude. - 8 ­ et iii) que Ie projet nla pas perrois de resoudre les problemes entravant Ie bon fonctionnement et l'entretien e£ficace des motopompes.ll 17. En ce qui concerne Is sant~ et l'iducation. Ie projet envisageait la construction d'une ecole et d'un dispensaire pour faire face ~ l'afflux de colons dans la zone du projet; leur construction fut r§alisee avec du retard. Du fait que ni Ie Ministere de 1& Sante nl celui de l'Education n'avaient ete consultes lors de la preparation cu des negociations du projet, l'ecole et le dispensaire n'ont ete construits qu'en 1976 et 1977 (pendant le second projet en ce qui concerne le dispensaire). Les colons se sont cotises pour payer le salaire d'un maItre en attendant que l'ecole soit bitie par les services publics. Les services de sante, aVec l'aide des Volontaires pour Ie Progres, et a ls suite de reclamations des haJitants, ont mis en place des services d'education sanitaire et des phar­ macies de village. Ce retard dans la, mise en place des services de sante est d'autant plus regrettable que le taux da nortalite infantile est §leve c.3.ns les six villages du projet. surtO\.lt par malnutrition, diarrhee, problemes intestine.ux et l'impossiJilite de contacter un medecin, ou meme un infirmier. 11 18. En ce qui concerne les autres infrastructures, le projet a bien construit les routes dfacces et les entrepots dans les delais prevus, mais il ne slest occupe que tardivement de la creation de co­ operatives (de marke~ing, d'approvisionnement en facteurs de produc­ tion, et de credit agricole). II ne slest pas servi des entrepots de vivres de ST~ pour creer des cooperatives de consommateurs ou de commercialisation. Il n'a pas non plus accede a la requete des femmes qui demandaient des moulins a millet. En fait, ces maulins avaient ete achetes, et, tout au moins en theorie, auraient pu etre alimentes par les groupes electrogenes des pampes a eau, mais ils sont restes entreposes a Mereto pendant deux ans, sans etre testes, avant d'etre renvoyes sans aucune ication a Dakar en decenbre 1978. ------------------------- 1/ On ne t.raitera pas iei des avantages r.espectif:'! des divers syst:eL..~s de pompage maia 11 y a lieu de noter que 13 Banque n'a pas pris les mesures qui convenaient pour reduire lea obstacles nulsant au bon fonctlounement des motopompes. La meilleure solution pour amHiorer llefficacite de ces pompes serait. i) d'etablir un plan d'utilisation; ii) de souUlettre Ie projet: aux exploitants et de l'examiner avec eux; iii) de leur demander de se charger collectivement de leur fonctionuement. Dans ce cas, les redevances ne seraient plus calculees de fa~on arbitraire mais elles corresponaraient aux depenses reelles; elle tiendrait compte egalem-~nt du coGe des op~rations d'entretien p~rlodiques dont seraie chargi un mecanicien de 1a SIN. Gette solution ~st d'autant plus reco~m~ndable que Ie groupe electrogene p.ourrait servi.:c a d'autres fins, par exemple~ it alimenter un moul:!.n a millet ou un petit atelier de soudl1!'e, eli encore a eclairer une salle de reunion. Les exploitantjp, qui ont toute raison de era!re que leur situation econoroique sera de plus en plus favorable, et qui sont fortement motives et bien organis~s) devraient maintenant etre pd~ts a se charger d'un projet e~perlmental d'electrification partielle de leur village. II Rapport d'activites de l'ORSTOM pour 1974/75. Vol. 2,page 71, Juillet 1975. - 9 ­ .19. Ni la Banque ni 1a direction n'ont reconnu l'importance d'une politique d'infrastructures bien etablie. Aucun ealeul (couts d'investissement. couts de fonctionnement. durabilite, etc.) neces­ saire a un choix judicieux entre les diverses sortes d'equipement pour les villages n'a ete fait. II n'y a eu non plus aucune discus­ sion avec les colons quant aux estimations des couts reels. aux prio­ rites a choisir et aux implications des divers choix possibles. De telles discussions sont pourtant necessaires pour preparer les paysans a assumer les responsabilites de gestion des infrastructures qui leur avaient ete fournies, et des organisations paysannes futures. c. Modeles d'exploitation et services de vulgarisation agricole. 2Q. Le RAP fait remarquer avec justesse (Para. 2.11) que Ie projet avait etabli au depart un modele d'exploitation uniforme et rigide qui demandait la mise en place d'un systeme de rotation equi­ libre des diverses cultures, en vue de maintenir la fertilite des sols. Le ~~p fait observer que ce modele n'a pas ete applique, sur­ tout parce que la politique des prix permettait aux paysans de rea­ liser des benefices plus i~portants par la culture des arachides que par celle du coton ou des cultures vivrieres. Le RAP conclut que cette deviation du modele n'est pas specialement regrettable parce qu'aucune preuve convaincante u'a ete fournie quant a la si­ gfiification de la degradation des sols (para. 2.06, 5.08 et 7.05), 21. Le rapport d'evaluation retrospective juge cette opinion surprenante et regrettable, d'autant plus qu'elle se trouve en oppo­ sition complete avec celIe des agronomes senegalais et avec les con­ clusions les plus gene~alement acceptees des experts. 1/ Elle se trouve aussi en opposition avec les experiences des pay sans du Bassin Ara­ chidier, plus particulierement de ceux venant du Sine Saloun. Pour eux, la degradation des sols et la baisse des rendements est un fait bien etabli et ils ne tienne~t nullement a en recommencer l'experience. Aucune degradation des sols 11e s'est fait sentir au cours des premieres annees du projet, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit la d'une realite de l'agriculture sahelienne qu'il faut prendre au serieux des Ie de?art, meme si l'etat des terres est meilleur dans la region du projet que dans Ie Bassin Arachidier. 22. Dans l'ensemble, d'apres les resultats des SUl.V1S agronomiques,2/ Ie savoir faire technique des paysans et les rendements apres deux ou trois annees sont satisfaisants, surtout en ce qui concerne l'arachide et les produits vivriers. Les e>;:ploitants preparent Ie sol en culture attelee, utilisent des semences selectionnSes et des e.ngrais, desherbent d'une ma- o niere reguliere et observent une certaine rotation des cultures. Les rendements moyens de l'arachide ont atteint 1.570 kg/ha. en 1978. Les paysans Serer, qui pratiquent traditionnellement l'association agriculture­ elevage, font rentrer leur b€ta::!.l la nuit et ut11isent dans leurs champs le fumier ainsi recueilli. Pour eviter les consequences nefastes de la re­ petition de la culture des arachides dans les memes champs, ils louent des parcelles de terre des autochtones. 1/ Le Bureau regional fait valoir qu'une possibilite de deterioration du sol n'est pas une conclusion lar~ement acceptee actuellement. 'l:,./ Voir les rapports ORSTOH et ISRA. - 10 ­ 23. Ces generalament satisfaisants cachent cependant de nombreuses disparites. Les rendements varient dans 1a proportion de 1 a 8, selon la composition, la motivation et l'education des familIes. Clest la famille qui determine 1a date de l'ensemencement, la qualite de la pre­ paration des. sols, qui depend elle-merne des outils et de l'equipement uti­ lises, et la quantjte de travail a fournir, en particulier en ce.qui con­ cerne Ie La mission d'evaluation a trouve qu'au niveau de l'exploitation, la valeur brute de la production a l'hectare pouvait varier entre 20.000 et 50.000 francs CFA. 24. Malgre ces problemas, l'influence des services de vulgarisation agricole est restee min~~e. L,rsque la vulgarisation etait aux mains de la CFDT, les animateurs (deux par village) avaient re~u des instructions pour se concentrer presque exclusivement sur Ie coton. Malheureusement, il s'agissait d'une culture nouvelle pour les paysans et, comparee a celIe des arachides, elle demandait plus de travail et etait plus susceptible aux risques de isme. Si on considere les rendements moyens, 1a valeur d'une journee de travail se monte a 300 francs CFA pour les arachides et a 140 francs CFA pour Ie coton. La propagande pour Ie coton a donc eu peu de succes et cette culture ne represente que 3 % des terres cultivees contre les 20 % prevus lors de l'evaluation. La vulgarisation a egalement tente de creer des fe~es-modeles pour ex?liquer l'importance de l'assolement at des engrais pour mafntenir la fertilite du sol. mais elle n'a pas reussi a convaincre les paysans de suivre ses recoa~andations. 1/ Les services de vulgarisation ont aussi essaye d'introduire la culture du mais t mais jusqu'a present t celui-ci n'a pas ete correctement coamercialise par l'Office ~ational de Cooperation et d'Assistance pour Ie Developpe~ent. La plupart des autres innovations par les services de vulgarisation etaient connues des paysans depuis longtemps. 25. Si les services de vulgarisation n'ont pas joue de role tant jusqu'a sent, ils auraient pu Ie faire s'ils avaient utilise des methodes differer.tes. Au lieu d'utiliser des animateurs inexperi­ mentes pour donner des recet"tes techniques, i1 aurait mieux valu employer des conseillers en gestion. rnol.ns nambreux cais plus qualifies. Dans Ie cadre du systeme de culture existant, ils auraient pu faire remarquer la disparite des rendements, en analyser les raisons avec les paysans pour en identifier les contraintes et explique:c les mesures pouvant resulter en des ameliorations (voir par. 23 ci-dessus), Cette politique aurait eu pour objectif de faire atteindre a tous les paysans les rendements que seuls les tants les plus avances du cinquieme superieur de la population peuvent atteindre. 1./ Le Bureau central des proj ets fait remarqucr la difficulte de concevoir un systerne cultural favorisant Ie maintien de la fertilite du sol mafs contraire aux interets economiques des agriculteurs. - 11 ­ 26. En plus, il aurait fallu aller plus loin, et discuter av~c les paysans des divers systemes de rotation des cultures en vue de sau­ vegarder, a longue echeance, la fertilite des sols.ll Si l'on peut en juger d'apres les discussions que les membres de la-mission d'evaluatj.on ont eues avec les exploitants, il s'agit la d'un probleme qui les inte­ resse. Comp'te ter..u de l' experience des paysans Serer dans l' ass"Ociation culture-elevage, et de la comprehension des exploitants du probleme de la degradation des sols, il est possible d'envisager qu'ils acceptent de nouvelles techniques de culture. L'acceptation de ces nouvelles techniques (fertilisation des sols, nourriture des animaux, maintiea des zones forestieres et des brise-vent) pourrait d'ailleurs etre posee comme condition au desir fortement exprime de certaines familIes d'aug­ menter la superficie de leurs terres au-dela de 10 ha., ou d'etablir leurs fils dans de nouvelles fermes. En meme temps, il serait possible de mettre en place des experiences de construction d'etables destinees a recueillir Ie fumier, et de culture de plantes fourrageres. D. Organisations paysannes 27. En depit de certains doutes exprirnes par les paysans, causes sans doute par les d§lais dans la construction des infrastructures essen­ tielles (approvisionnement en eau, ecoles et dispensaires) , les rapports entre les autorites et les paysans ont, dans l'ensemble, ete bons et ca­ racterises par un climat de confiance permettant une grande liberte d'ex­ pression de la part des exploitants. Ceux-ci sont representes par leurs chefs de village, des celegues villageois assistent aux reunions de la STN et un superdEHeg'Je represent€! les colons au Conseil d' Administration de 1a SIN. Des cooperatives, formees sur Ie modele existant sur tout Ie territoire du Sene ,commencent a se mettre en place. Les rapports paysans-autorites restent cependant plntat paternalistes, et se caracte­ risent par la bonne volonte des paysans qui acceptent partiellement des cadres imposes par les autorites. De la maniere, Ie modele co ope­ ratif continue a etre impose~"tout-fait!l, sans que les membres des cooperatives ne l'adaptent ni ne Ie modifient pour repondre a leurs besoins. 28. En ce qui les concerne, les paysans continuent a faire observer que la STN ne remplit pas ses obligations, surtout en matiere d'approvi­ sionnement en eau. Ce n'est qu'a contre cOeur qu'ils en paient les redevances -- surtout qu'elles augmentent tous les ans -- et ils consi­ derent que dans ce domaine, la STN devrait assumer la pleine responsabi­ lite des infrastructures et les gerer plus efficacement. lIs souhaite­ raient Bussi qu'elle s'occupe plus de leurs besoins, surtout de ceux qui doivent etre transmis a d'autres crganismes (ONCAD , Service des Semences, Services de Sante). Le Bureau central de.s projets souligne que ce probleme est class:l.que surtout dans les zones surpeuplees. Se proteger contre la degradation de l'environnement est difficile et exige. entre autres choses, une politique de justes prix, l'utilisation de fumier ou d'engrais. de lourds investissements de lutte antierosive par la mise en place de forets et d'herbe perenne, et surtout des incitations aux paysans pour prendre les mesures qui s'imposent et assurer leur entretien. - 12 ­ 29. Si un tel systeme paternaliste peut se justifier dans les prenciers temps dtun projet, il ne permet pas d'assurer la permanence d'un projet de colonisation sans Ie maintien d'un STN disposant de moyens financiers importants ;' or Ie maintien de la STIr n'est pas assure. II faudra donc que dans les annees a venir les responsabilites des paysans dans la ges­ tion et l'administration du projet soient accrues. Pour ce faire, i1 conviendrait d'encourager et d'aider a la creation d'organisations pay­ f sannes, sans essayer d'imposer des modeles rigides ne correspondant pas aux priorites locales ou aux besoins des exploitants. Les deux parties en presence, paysans et administrateurs, ont acquis assez d'experience pour pouvo1r entamer un dialogue. Dans un projet suivant, les discus­ sions pourraient 5e centrer sur la maniere de mieux utiliser les groupes electrogenes et d'etablir des moulins a millet. II serait aussi possible de formuler une politique d'ensemble sur la maniere d'utiliser et d'entre­ tenir les infrastructures deja en place, et sur la fa~on de les developper. Des echanges de vue pourraier.t avoir lieu simultanement sur la meilleure fa<;on de s'ors:raniser: comites de villages, cCloneratives. etc. II serait aussi possible de preparer des accords, ~evises annuellement en fonction des resultats atteints et des difficultes rencontrees, entre les colons et les autorites. Ces rapports pourraient eventuellement faire place a un nouveau type d'association dans lequel l'agence de colonisa­ tion ne jouerait plus qu'un role de conseiller (en matiere de techniques de gestion et de cultu~e) et de fournisseur de services (pour l'entretien et la reparation des moteurs), et les paysans auraient la responsabilite de l'administratioi1 cor.t1TIunautaire et de la gestion ces exploitations. E. Role des femEes d~~s Ie projet 30~ Le RAP ne mentionne pratiquement pas Ie role des femmes dans la mise en execution du projet. Elles ont cependant joue et continuent a Jouer un gr~~d role dans les travaux de la ferme. et si elles avaient pris une attitude negative, ellesauraient pu faire echouer compH~tement Ie projet. 31. Le mod~le d'exploitation propose dans Ie rapport d'evaluation prenait comme mod~le une e.xploitation de type europeen,ll sans grand support avec les realites locales. On avait totalement oublie par exemple, que les chefs de famine doivent distribuer des champs individuels a leurs sour gas (dependants familiaux) et a leur fe~e. Ces dispositions, typiques des exploitations agricoles senegalaises, et l'apport reciproque des membres de la famille, auraient dG etre prises en consideration dans la preparation des plans. A chaque fois que les femmes se sont aper~ues que les hommes de • leur famille ou les responsab1es du projet n'avaient pas prevu Ie defriche­ ment de leurs champs, elies se sont organisees en vue d'un depart collectif. Devant cette menace, les responsables de la STN et les chefs de famille ont dG ceder et organiser le defrichement des cha.mps des femmes. Exploitation consideree comme un tout homogene. alors que l'exploitation en Afrique de l'ouest est constituee d'unites relativement independantes, soumises a des contraintes et des objectifs differents. et cultivees par differentes personnes de 1a fa~iIIe. - 13 ­ 32. II faut aussi faire remarquer que ce sont les femmes qui ont le plus gr~~d interet a ce que les infrastructures (eau. ~oulins a millet, sante. formation. etc.) fonctionnent bien, at bien que ce soit gr.ace a leur tra~ail que les nouvelles colonies ont pu poursuivre et prosperer. . Ie projet ne leur a pas fourni l'aide necessaire . 33. Les services de ~~lgarisation agricola ont passe peu de te~ps sinon aucun dans les terres attribuees aux femmes. Les femmes n'etaient pas invitees a participer aux discussions avec les autorites. La gestion des infrastructures (en particulier des pompes a eau et des moulins a millet) aurait certainement ete plus e£ficace si elle avait ete confiee a des comites de femmes : la division traditionnelle du travail leur aurait fait prendre conscience de la necessite d'eta­ blir des reserves de carburant et de cocrmander les fournitures en avance. De meme, elles devraient etre r~presentees dans les coope­ ratives, surtout si celles-ci sont multifonctionnelles. Pour ob­ tenir l'appui des femmes pour de nombreuses mesures et pour discuter de leurs problemes specifiques (qui vont de la culture a la sante) i l faudrait que la STN cree une section speciale d'agents de \~lga­ risation fer:linins de haut niveau, capables d'examiner et de resoudre les problemes qui affectent la moitie de la population de la =egion. - 14 ­ SE!>t"'E GAL PRO..TET DE COLONISAIIm.:r JE LA REGION DESIER!<.£S ~~EUVES ~~PORT D'ACHE\~~~! DU PROJE! 1. HISTORIQGE 1.01 Le Proje: des Terres Neuves. pour la realisation duquel un crSdit IDA de 1,35 million de dollars ZO (Credit 254-5E) a ete approuve Ie 11 mai 1971, a ete la quatrieme operation de 1a Banque dans Ie secteur agricole du Senegal. Localise dans Ie Senegal oriental, i1 a ete approuve en ~eme temps que le rroje~ rizicole de la Casamance (Credit 252-5E). 1 Ces deux projets e taient 1e ref1et d' une me:ne politique. A la fi::l de 1a decennie 1960-1970 en effet, 1a production agrico1e senegalaise et les prix de l'arachide a l'exportation diminuaient et les pouvoirs publics investissaient peu dans l'agriculture du Senegal oriental et de la Casamance; pourtant ces deux regions avaient plus d'eau et etaient mains es que le bassin arachidier, en meme temps que leurs sols et leur climat convenaient a d'au­ tres cultures que l'arachide. Le Groupe de la Banque se trouva donc en accord avec la po1itique du Gouvernement, a10rs en evolution, et qui com­ men~ait a mettre l'accent sur 1a diversi~ication des investissements publics hors du bassin arachidier et dans d'autres productions que celIe de l'ara­ chide; les projets des Terres Neuves et du riz en Casamance correspondaient bien a cette strategie. 1.02 L'objectif general du projet des Terres Neuves etait l'instal1a­ tion, dans 1e Senegal oriental, sur une periOGe de peut-etre 15 ans, de quelque 6000 familIes en provenance du bassin arachidiar, en mettant en culture. sous Ie contro1e des autorites, des terres jusque 1a. inexp1oitees. Le projet etait con~u comme 1a phase experimentale de tout l'ensemb1e du programme; son objectif specifique etait essentie11ement l'installation contro1ee de 300 familIes, dans sL~ villages, et sur une periode de six ans (1971-1976). ~I Les de~x autres objectifs du projet etaient: d'une part la mise a. 1a disposition de 250 agriculteurs deja insta.l1es aux environs du projet exper~~ental) d'infrastructures et de sel~ices. et d'autre part l'introduction de techniques d'agricu1ture intens:i.'1es at d'une diversifica­ tion des cultures, tant sur les exploitations des colons que dans cel1es des paysans deja installes. Dont Ie rapport de fin de projet a ete pub1ie en juin 1977. Le tablea,u de l' an..'1exe 1 montre les objectifs et moyens precises dans 1e rapport d'evaluation. - 15 ­ 1.03 Brot fur die Weld (BF'I'l), organisme dependant de 1 'Eglise evangeli­ que d'A1lemag~e, a alement partic~pe au financement du projet, en mettant a sa disposition 100.000 dollars E0 dans le cadre d'un accord passe avec l'IDA. De meme, Ie alimentaire mondial (P~~) s'y est trQUve associe du fait qu'une petite quantite des produits alioe~taires qu'il a distribue dans Ie cadre d'un projet s'etendant a l'ensemble du Senegal, a ete affectee au projet des Terres Neuves. Le projet a ete execute par une societe d'Etat de ion recente, 1a Societe des Terre3 Neuves (STN) instituee par 1a Loi 71-63 du 11 novembre 1971, et organisee par le Decret 72-044 du 25 janvier 1972. Jusqu'au milieu de 1974, 1e travail sur place a ete assure par 1a frant;aise pour le deve10ppement des fibres_ textiles (eFDT), dans 1e cadre d'un march~ de prestations de services passe avec la STN; jusqu'a la fin de 1974, le suivi des resultats du projet a ete assure par 1 f Office de 1a Recherche sCie...l'ltifique- et-- technique d' Outre"':: Her (ORSTOM). Au milieu de 1974 It IDA a evalue un second projet assurant la suite du premier, 1e Deuxieme Projet de colonisation de l~ Region des Terres' Neuves et d'assistance technique du Senegal oriental -a ete approuve Ie 8 aout 1975. La date de cloture du premier projet avait ete initialement au 31 decembre 1977; a cette date, 24.000 dol­ lars ED n' avaient' pas encore ete decaisses; la date de cloture fut donc repo~ssee au 31 mars 1973. Le present rapport est base sur les constatations et Ie ccopte-rendu d'une mission de fin de projet effectuee en octobre 1977. Pour preparer la vlsite de la mission, Ie directeur de projet (en meme temps Directeur general de la ST~) avait prepare son propre rapport de fin de projet J qui a constitue un docu!:'.ent fort utile pour la preparation du present rapport. La liste des autres documents de base qui cnt ete consultes est donnee en .A.nnexe 1, Tableau 2. 1.04 Le rapport final du Directeur general contient une description exacte de l'execution du projet, des problemes apparus pendant sa mise en oeuvre et de la fa;on dont Ils ant ete resolus. II identlfie clairement la contribution totale de I f Etat senegalais au financement du projet et repartit les depenses entre celles imputables a la colonisation et celles imputables a. d I autres activi tes, non directement rattachable.s a. la colonisation. 11 regarde vers lfavenir plutot que vers le passe; au lieu de passer en revue, de fa~on e, les origines du projet, il tire parti de l' ience acquise dans sa oise en oeuvre (et dans celle du projet qui lui fait suite) pour des moyens par lesquels on pourrait encourager le de la colonisation dans Ie Senegal oriental. II conclut que l'accent devrait etre mis sur un niveau plus modeste d'assistance aux colons, mais que, des lars que la colonisation est une operation isolee et particuliere, un orga­ nisme specialel'lent prevu a cet affet est necessai.re pour acheminer catte assistance. - 16 ­ II. PRE?A..1\...UION ET EVALUATION A.. CHRONOLOGIE 2.01 .Dans Ie cadre de la preparation du Troisieme Plan National de Developpement, l'administration senegalaise avait prepare un rapport d'iden­ tification sur les perspectives de colonisation dans les "Terres Vierges", zone de 22.000 km 2 dans Ie sud-est de la province du Sine Saloum et Ie nord­ est de la Province du Senegal arien tal. Le rapport fut presente a la Banque en janvier 1969. II passait en revue les deux precedentes experiences de colonisation organisee au Senegal l/, les migrations spontanees se. produi­ sant deja vers les Terres Vierges, et les infa~ations existantes sur (a) les sols, dont la carte au 1/250.000, basee sur un lave de reconnaissance, etait conside insuffisante, (b) Ie potentiel agricole, dont les resultats, d'apres les recherches de la saus-station du Sine Saloum oriental, etaient consideres bons at prometteurs, et (c) les aspects sociologiques des migra­ tions, pour lesquels les travaux des chercheurs de l' ORST0!1 constituaient une base de qualite, encore qulon troUV'at qulil y manquat une. synthese. La rapport indiquait les deu.x principaux objectifs que devait viser la coloni­ sation: prevention de la deterioration des sols, promotion de culture.s autres que le5 arachides. II proposait la creation d'un "Office natior.al des Terres Vierges" pour assure.r Ie fonctionnernent du prograome de migra­ tions. Le role de l'Office devrait etre avant t.out d'identifier les zones de colonisation, et ce. en pretant .1' atte.ntion necessflire aux problemes de 1 I elevage e.t des troupeaux. L.' Office. deV'ait creer des points d I eau e.t des pistes d'acces, organiser le recrutement et l'installation des colons e.t fournir des services agricoles pendant les premieres annees de la mgration. Un projet experimental etait propose, qui avait pour but dlinstaller 500 familles, pour un caGt de 700 millions de francs eFA (2,5 millions de. dollars EU), la moitie de, ce mont ant d~var:.t etre finance par Ie Groupe de la Banque. 1/ Le projet de la SEMA a Boulel dans Ie sud-est de 1a province du Sine Saloum avait demarre en 1947 et en 1960, 400 familles avaient ete installees. A 1 f origine,. il devait servir d' example de colonisation a base re1igieuse; les colons, dont les.equipe1l'!ents etaient entierement mecanises, etaient recrutes par l'intermediaire des chefs religieux. En 1955, la mecanisation et la participation des autorites religie.1Jses au recrute:nent furent abandon-­ nees. Le urojet etait considere en 1969 C~ un exemple de ce qulil ne faut pas f~re. La seconde ex?erience da colonisation organisee a ete realisee dans Ie delta du Senegal oil, entre 1964 et 1967, on a installe 1000 familIes comme agricwlteurs de terres irriguees. On considerait en 1969 que ca projet ne correspondait pas aux condi t1on5 partlculieres d tune colonisation des Terres Vierges, d l agriculture a base de cultures seches. - 17 ­ 2.02 La Banque accueillit favorablement le proj et. et coosidera que les principalLx proble~es a resoudre portaie~t sur las sols, Ie financement et la structure de l'organisme de gesticrl, et la mise au point des devis esti:llatifs. En a'vril 1969, une mission de deux fooctionnaires de la Banque atti-ra l'atten­ tion des autorites se.negalaj.ses sur ;::es deux points, et Ln.diqua qu 'un projet experimental pourrait etre implante au sud de la ligna de chemin de fer, ce qui coincidait a peu pres avec l'isohyete de 1000 ron. Au cours de cette mission, i1 fut entendu que 1a Banque participerait a l'elaboration du mandat des consultants devant mener a bien l'etude de faisabilite d'un tel projet. Au debut du mois de mai, la societe fran~ai3e SATEC prit l'initiative de proposer un mandat aux autorites senega1aises; ce mandat CQuvrait la prepa­ ration de delLx projets, envisageant chacun la migration de 500 famil1es par an pendant cinq ans, a Koungheul dan3 1e Sine Saloum oriental d'une part et a Tambacouda dans le centre-ouest du Senegal oriental. Certaines section.s du proj et de nandat impliquaient que 12. forme de la colonisation, 01.1 1a nature et 1e degre de son organisation, constituaient des sujets de discus­ sions encore cuverts at qui devaient etre examines dans 1e cours de l'etude; d'autres propositions suggeraient que l'opinion des auteurs du m~ldat etait deja arretee: i1s pensaient qu'outre la mise en place de l'infrastructure necessaire, il devrait y avoir recrutement et c~oL~ organises des colons, attribution for~elle de lots de terrains et assistance aux migrants. Au milieu du mois de nai, 1a Banque devait proposer un projet de mandat pour une etude de faisabilite qui envisageait un simple projet davant fixer 1000 familIes en cinq ans; Ie projet specifiait que les e>..-ploitations aurai.ent 25 ha, en prevision du developpement d'activites d'e1evage. La 21 mai, la Banque ecrivait a la SATIC en precisant qu f i1 0 I existait pas de dHference essentie11e entre 1es deux projets, encore que, dans une 1ettre du 29 mai, el1e devait mettre l'accent entre les ambiguites subsistant entre les deux projets de mandat, quant a. 1a dimension du projet, sa localisation, la dimension des exploitations et 1es etudes supplementaires encore requises. La reponse de la SATEC proposait d'examiner plusieurs tailles d'exploitaticns familiales, y cOIilpris 25 ha, de limiter Ia dimension du projet a l' installa­ tion de 1000 familles, mais de retenir deux zones possi~les pour sa locali­ sation, pour tenir compte des desiderat:as de l'ad:;ninistration senegalaise sur ce point. 2.03 L'etude de faisabiLite, financee par Ie FAC, fut entreprise par la SATEC et terminee en octobre 1969. Les travau..x sur le terrain iucluaient des essais pedologiques au taux de 1/100 ha sur 150.000 ha. Deux zones furent identifiees, dans lesquelles les bans sols dcminaient,assez bien groupes: a l'ouest du Senegal oriental une zone de 50.000 ha dans laque1.le 00 localisa 10 sites de villages, representant environ 25.000 ha; et dans Ie centre du Senegal oriental, une seconde zone de 60.000 ha, dont 30.0CO pou­ " vaient convenir a un proj at. L f etude de fa.isabilite faisait peu de remarques sur 1es colouisations spontanees, nctant qu'on les trouvait generalement dans les vallies on l'eau etait acceS3ible 1 des profondeurs raisonnab1es; ella concluait q'..le, clu fait qu'i1 y avait e:nigration spontanee, i1 n'y avait pas lieu de promouvoir l'idee merne d'une rdgration; plutot, "tout ce qui etait requis etait de 1a guider et de l'accelerer". L'etude recommandait un projet de colonisation s'adressant a 1000 familIes, reparties sur 10 villages et - 18 ­ 25000 ha de terres; les-principales productions agrico1es devaient 1e riz, 1e sorgho, Ie coton, Ie mais es l'e1evage, oais pas 1es arachides. Les principa~x elements du projet devaient etre une certaine quanti de defri­ chement, des pistes, des puits, des materiau..x de construction loca1..Lx, des entrepots .et l' avitai11e..-r;lent des colons pendant 1a periode de demarrage. On proposait trois agents d'encadrement de niveau superieur, dont deux expatries. L'etude a ete examinee par les pouvoirs publics Ie 13 octobre 1969; il fut ente..~du que Ie defrichement serait limite a 2,5 ha par famille et que les materiaux de construction seraient pretes plutot que donnes aux colons. Pendant l'etude et pendant son examen par 1es pouvoirs publics senegalais, il n 'y eut pas de ccmmur.cications entre Ie personnel de 120 Banque et celui de 1e SATEC oU de l'administration senega1aise. 2.04 Une mission d'eva1uatio:l de trois me:r:!bres visita 1e Senegal au mois de fevrier 1970 et une ebauche de rapport d'evaluation fut redigee. Plus tard dans l'annee, i1 apparut qu'une seconde n:ission d'evaluation devait etre envoyee sur place, pour voir s'i1 y avait des migrants potentiels valab1es, et pour examiner a nouveau l'organisation du projet, 1e crE:~d:i.t agrico1e, 1es subventions et les impots et taxes, la base des previsions de rendements agrico1es, les couts de ciefrichement et l'organisation de la com­ mercialisation des produits. Uue ~ssion de quatre fonctionnaires visita donc Ie Senegal en septemore 1970 et reco~~nda un projet assurant l'instal­ 1ation de 300 familIes -au lieu de 1000- et 1a mise en place d'infrastruc­ tures et de services au profit de 250 familles d'agriculteurs deja inst s dans la region du projet, laquelle se trouvait dans 1a premiere des deux zones identifiees par la SATEe. L.a reduction de la tallle du projet, accep­ tee non sans regrets par 1es pouvoirs publics senegalais, se justifiait ?9.r son caractere experimental, la mcdestie dp. la capacite de ion locale, et la faible experience qu'on avait de la colonisation e. L'e1argisse­ ment du projet pour y inclure 1es cu1teurs deja insta1les resu1tait des obser~ations faites dans les e~udes socio-econoruiques de l'ORSTOM sur les migrations; le colit du pr destine a ce paysannat etait cependantmodeste, evalue a moins de 10% au c t total du projet. La mission d'evaluatio:l rec01!lIl1<lnda egalement des essais pedologiques supple:::;entaires avant de se prononcer ... -- sur le choix -- _.. - . definiti£ des sites de villages, ce sur -.- · _ · · - - · - r - - ­ ~-.-.~-.-. les pouvoirs publics se montrerent d accord, et recrute::nent de consultants pour suivre, d~ fa~on indep~ldantet les resQltats au projet; les pouvoirs publics ne Pa.-s- d 'accoid sur - ce poirit. Ils· cons-ideraient que les responsables du projet pouvaient assurer ce controle et que le projet devrait plutot financer des travaux de recherche sur les arachides de bouche, les fourrages, 1e controle des ::nauvaises herbes ?ar produits chimiques et la culture du riz pluvial. En fin de compte, Ie point de vue de 1a mission d ~evaluation devait prevaloir. 2.05 Au sein de 1.a Banquo, l'exarnen du rapport d'evaluation ne souleva aucun probleme jusqu'apres le stade du Rapport Vert. A cette e deja tardive, un ooservateur etrange.c c.U departt':ment observa que le cotit par famille de colon etait si e1eve qu'il mettait en cause le concept merne de projet experimental destine a etre reproduit. A quoi il fut repondu que, puisque de toute fa<;on i l y avait deja migration volon.taire, 1a conception - 19 ­ du projet devrait envisager une assistance minimale, a un cout modeste par beneficiaire; un fil directeur s'.!pplementaire vers l'approche correcte du projet etait fourni par Ie fait que Ie taux de rentabilite economique des modestes depenses consenties au profit des agriculteurs deja installes, soit 15,9%, etait plus eleve que Ie taux de rentabilite au programme de colonisation (12', 5/~). Les archives du proj et ne contiennent pas de reponse aces commentaires, mais Ie Rapport Gris declare (paragraphe 8.05) 'que, des lars que les couts fixes et les frais generat~ afferents au programme a long terme de migration de 6000 familIes seraient proportionnellement moins importants que ceux afferents a Ia premiere tranche de 300 familles, Ie taux de rentabilite interne de l'ensemble du programme sera1t de 18% et non pas 13% comme celui du projet ~xperimental. En dehors de cette observation, Ie rapport d'evaluation n'a pas d1rectement souleve Ia point de savoir s1 la conception du projet etait correcte ou non. B. Conception du Projet et principes de colonisation 2.06 La chronologie ci-dessus demontre que tOllS les participants a la preparation et a l'evaluation du projet etaient conscients de I'existence, deja ancienne, de colonisation spontanee dans Ie Sine Saloum oriental et dans Ie Senegal oriental. Les attitudes dominantes des participants n'etaient cependant pas oasees sur une evidence indubitable. Des Ie depart, tout Ie monde pensait que les colonisations spontanees 1/ entrainaient l'epuisement des sols, Ie fractionnement des tenures rurales, avec l'absence de titre foncier, et la "surconcentration" 1) sur la c1.llt'J.re de l' arachide. L'argument etait que la colonisation spontanee devait etre controlee, de fa~on a limiter, si ce n'est eliminer, les inconvenients manifestes qu'elle presentait. II n'y avait cependant en fait aucune preuve d'une deterioration irreversible des sols; il y avait, probablement, quelque deterioration en ce sens que, au fur et a mesure que la population augmentait, Ie cycle de la jachere s'accelerait et les rendements diminuaient; mais il n'en decoulait pas que Ie problerne de l'epuisement des sols soit a ce point grave qu'on doive s'y attaquer immediatement. De fa~on plus plausible, les rendements diminuaient certes, mais n'avaient pas encore diminue au point qu'on doive faire appel aux engrais chimiques; s1 Ia terre etait abondante, la rentaoi­ lite du facteur de production Ie plus rare aurait force les paysans a inten­ sifier l'emploi de la main d'oeuvre, mais a "desintensifier" l'emploi de la terre. La diminution des rende~ents etait un symptome de ce processus, mais, sans preuve d'une menace reelle d'un epuise!l:lent irreversible des sols, cette diminution n f aurah pas .du atre cause de souci. Neamooina. on a ere sensi.ble a ces proble~~s d'erosion a leng terne qui aurait pu provoquer un defrichement abusif de la part des colous spontanes. at qui aurait amene a enViQa2er une politique d'amenagement du territoire at son application; mais caei aurait egilement amene a savoir "quand" et "comment" imposer des liIdtes sur 1e comportement deS iudividu8 au lieu ~'aboutir a l'hypothese que Ie contrale­ severe stait nece:.:;sa.irs il'I'"J;:ediateme.nt. 1:/ Egalement souvant appelees "colcaisatiolls non contralees", terme employe dans un sens pejoratif. ~ Autre terme utilise dans un sens pejoratif, bien que, comme 1e terme "surpopulation" dans Ie bassin arachid:l'.er, son sens n.a soit pas clair du tout. - 20 ­ apparernment evident de la colonisation spontanee etait la fragmentation des tenures. Cette fragmentation etait aussi la norme dalls le bassin arachidier, mais, plutot qu'un proble~e, elle constituait une sage reaction a un milieu naturel caracterise par une pluviometrie des plus variables. Meme-a l'inte­ rieur d'une zone de projet de 250 km 2 seulement, la difference entre les chutes annuelles de pluie les plus fortes et les plus basses, aL~ sept stations de releves pluviometriques, etait, pour les cinq ans pour lesquels on disposait de donnees, de 20% en deux ans, 30% en un an et 40% en deux ans (Tableau 3 de l'Ann~xe 1). De meme, l'absence de titres fonciers n'etait nullernent particuliere aQX migrations spontanees; les droits d'usufruit sont reconnus aux migrants par les chefs des villages sur Ie territoire desquels ils s'installent, et ne sont ni plus ni moins legitimes que les droits de la plupart des petits paysans de tout l'ensemble du pays. Finalement, la surconcentration apparente sur la culture de lfarachide etait simplement une reponse aux signaux emis par les pouvoirs publics en matiere de prix a la production de l'arachide; il y avait certes place pour des programmes de formation visant a introduire des cultures qui auraient pu etre attirantes pour Ie producteur, aux prix alors pratiques. Les inconvenients apparents des migrations spontanees ne justifiaient pas, en fait, Ia these suivant laquelle ils devaient etre controles, mais suggeraient qu'il y avait place pour des services de conseil et d'orientation agricole. 2.07 Paradoxalement, le premier projet de mandat des consultants SATEC, responsables de l'etude de faisabilite, reconnaissait qu'il y avait un plus grand besoin de conseiller les colons plutot que de les controler (paragra­ phe 2.02). La distinction entre conseil et controle s'est estcmpee et a finalement disparu au fur et a ~esure que le debat sur la conception du projet s'est concentre sur la d~ension du projet, sur sa localisation, sur les etudes requises, et sur la base des coefficients techniques a adopter pour une culture moderement intensive. _Les_d~c:i.s_;cms __ Sl~i __~m.!- ete en fin de compte prises sur ces different.s points etaient saines et ont :1.nclu-:;' -d~;-- --------­ dispositions innovatrices a l'epoque, pqur un sui~l et une evaluation des resultats du projet experimental. Mais le terme meme de projetexperimental implique que Ie projet doit etre relaye et, dans Ie cas present, la capacite du projet a etre ainsi reI aye etait un objectif specifique. Ceci suppose qu'on doit, pour proceder a une experimentation, choisir une methode de promotion de la colonisation apres avoir passe en revue les autres demarches possibles; cela implique meme qu'on experimente plus d'une fornule. Le projet des Terres Neuves etait un exercice pilote, portant sur une seule formule de colonisati.on mais qui n' avait pas ete choisie apres un examen attentif des differentes demarches permettant de fournir une assistance des pouvoirs publics a des migrants eventuels. La question avait ete soulevee par la SATEC mais ni Ie Gouvernement, ni la Banque nl la SATEC n'ont cherche par la suite a y repondre. Qui plus est, une des caracteristiques de la methode adoptee etait l'installation des colons sur des lots de 1250 ha environ par village, dont 750 ha devaient etre en so ls de bonne qualite et 500 ha devaient etre utilises comme patures. En clepit de reconnaissances pedologiques entreprises pendant 1.. preparation. du projet et des essais pedologiques supplementaires menes pour choisir les sites des villages, on s'est aper~u qu'il n'y avait qu'un nombre extreme~ent limite de lots de telles dimensions qui aient en meme temps des sols de bonne qualit~. - 21 ­ e. Administration 2.08 Les propositions presentees a l'origine par les pouvoirs publics . senegalais prevoyaient la creation d'un etablissement public specialise res­ ponsable de l'organisation des migrations. Cet etablissement public devait egalement assurer, pendant les premieres annees de la colonisation, l'enca­ drement agricole puis transmettre ses pouvoirs en la matiere aux services normalement competents a cet egaI'd et aux autres services administratifs de la region. Les dispositions ainsi proposees ntont pas, pendant la periode de preparation et d'evaluation, et jusqu'au Rapport Vert, ete serieusement contestees. Mais la Banque les mit ulterieureltent e17. question en proposant, au cours des negociations, de confier la gestion du prtljet a la eFnT par l'intermediaire d'un marche de prestat!ons de services qui devait etre passe par l'etablissement public responsable. La reponse du Gouvernement fut des lors de contester l'interetl de la creation d'un organism~ qui, dans l'imme­ diat, n'aurait d'autre role que de super~iser l'execution du contrat de ges­ tion. Les autorites senegalaises accepterent cependant la proposition de la Banque. De ce fait, pendant les deux premieres annees de l'execution du projet, l'etablissement public (STN) n'a eu n1 dotation en personnel, ni locaux prop res • Le Conse:1.l d' Administration s 'en est cep-e:n,dant relmi gu­ lierement et a aide Ie directeur de projet. 2.09 A la fin du contrat de gestion au milieu de 1974lf1 la STN devint directement responsable de la gestion du projet. Ses attributions et son fonctiounement avaient cependant ete definis deux ans auparavant. Or, en 1971,il n'existait dans la zone du projet aucun service d'encadrement etabli sur une base large, et peu d'agents de commercialisation eu specialistes de la cooperation agricole. Au milieu de 1974, cependant, ~a SODEFITEX avait succede a la eFD! et avait des competences largement plus etendues que la promotion du caton; s'agissant des services agricoles a fourair aux colons) on avait done Ie choix entre deux organismes. Dans Ie debat qui suivit, sur la repartition des responsabilites, on ne prit pas garde a une possibilite: celIe qui aurait donne a la STN Ie role. d'un organisree de planification n'ayant pas d'attributions en matiere d'execution, mafs ayant suffisamment de moyens et de competences financieres pour assurer Ie coordination des services fournis par d'autres organismes. La Baoque essaya d'ouvrir Ie debat sur ce point, ~ais ne put faire beaucoup de progres dans ce sens, a cause des rivalites entre services. Le statut de la STN prevoyait qu'el1e pourrait sous-traiter ses responsabilites et certaines activites - la vuJ.gari­ sa~ion at la planification regionale - ant ete Bous-traitees par la suite. - 22 ­ 2.10 Le tableau de l'Annexe 1 ~nt~e les liaisons antre objectifs at moyens precises dans le rapport d'evaluation. S'agissant du recrutement et 'de la colonisation, on considera que, en depit: de l'e:d.ste.nce de colonisation spontanee, les obstacles aux :nigrations etaient severes at que des encoura­ gements s'impcsaient. Ces encouragements co~renaient: Ie transp~~ gratuie des familles des migrants et de leurs biens personnels, le fourniture, a titre de don, a chaque fami1Ie de 2 ha de terres cebroussees a la chaine, une allocation de subsistence de deoarrage, payable en nature SOllS fo~e de vivras, de ~teriaux de construction pour un mont~~t de 40.000 francs CFA par famille, des semences gratuites pour les premie~es semailles, un differ€ d'amortissement d'un an pour le reobourseilient des credits a moyen terme, et la mise en place d'un stock commun de reateriels en vue ee leur location aux agric~teurs participant au projet. SauE Ie de~ier d'entre eux, tous ces encouragements ant fournis) et l'allocation de subsistence de demarrage a ate augmentee a 50.000 francs CFA par fanille en 1973/74. 2.11 Pour introduire des techniques de culture int.ensive, les cisions des agriculteurs devaient atre controlees pa= des ~ethcdes culturales uni­ for:nes at obligatoires. Cheque village ccnprenait:: 750 ha de sols de bonne qualite; 250 ha devaient etre nis en reserve pour l'~~tension a long ter:ne du village. Les 500 ha restant, a ~~ploitert devaient ~~re divises en quatre soles, chaque familIa recevant un lot de 2,5 ha. Chaque sole sera consacree a une culture, deux tout au plus, avec rotation sur quatre annees: coton, d~reales, arac?:ides et: j achere. La proj et l...'"l.cluait la fourniture de semences ameliorees pour chaque culture at, pour les arachides at Ie caton, la fourniture d'engrais composes specialement tas aux basoins propres de la zone eu projet; pour Ie coton et les , on utilisera egalement de l'uree. La S~ devait acneter des boeufs et du materiel - un semoir pour les arachides et le sorgho, un cadre d'a.ttelage equipe d'une neue, d'une ~~arrue, d'une billonneuse eC d'une arracheuse d'arachides, et revendre ces materiels au'X ?aysans S"..Lr Ia base de credits a moyen t.:r::ne. AI' exception d'engrais composes specifiques a la zone du projet, tous ces materiels ont eta fournis dans les quantites memes qu'on avait prevues lars de l'evalua­ tion. On avait aussi pre~i trois mcniteurs d'agriculture pour les 250 paysans deja etab1is; ils out ete mis en place, mais pas avant 1974. Le personnel d' encadrement superieur clevait cOlllprendre. deux ingenieurs d' agri­ culeure et un specialiste du credit agricole; e'..LX aussi f'-lrent s au proje.t. - 23 ­ 2.12 Un contrat de colonat devait s~ipuler les droits et lss devoirs du colon et de la ST~, particulierement en ce qui concerne les conditions d' occupation de la terre et les mes'ures .a prer.dre en cas de manquement am:: obligations, y compris les motifs cie re~oi des colons ne donnant satis­ faction . . Les colons devaient s'engager a suivre un plan d'assolement deter­ mine et a utiliser les techniques culturales definies par Ie personnel de ... la STN. Un projet de contrat de colonat fut etabli, mais, en fait, les contrats ne furent jamais passes. 2.13 Bref, l'objectif du projet, en matiere de colonisation, devait etre atteint par l'organisation du recrutement des migrants, Ie creusement de puits, l'ouverture de routes, la construction d'entrepots, Ie ment d'une e des terra~s, et divers encouragements au profit des colons. Ses objectifs, en matiere de culture intensive, devaient etre atteints par la mise en oeuvre de plansd'assolement obligatoires, de rotation des cul­ tures, de techniques culturales, par Ia fourniture de facteurs de pr~duction, par un meilleur acces au credit agricole et a la commercialisation, ainsi que par la mise en place d'ml nambre eleve de personnel d'encadrement par rapport au nombre de paysans exploitants. On avait prevu que les rendements augmenteraient de pres de 50% par rappor~ a ce qu'ils etaient avant Ie pro­ jet, au cours de la huitieme annee d'execution de celui-ci. Les objectifs plus lointains de colonisation --a grande echelle· et a lo"ag terme -"""de',alent " " " """""~ ~-- -..­ enfin etre atteints par suivi des resultats obtenus sur 10% environ des exploitations participant a~ proj-et et grace--a lei pr~?a~at{on d I un proj et relais. III. R.XECUTION A. Hise en vigueu£_ et demarrage 3.01 Le projet a ete approuve le 11 mai 1971 mais n'est en vigueur que Ie 31 janvier 1972. II y avait quatre conditions de mise en vigueur. La condition portant sur la creation de Ia STN necessitait le vote d'une loi et 1a promulgation d'un decret, ce qui nla ete acheve que le 25 janvier 1972. Des la creation de la STN, Ie Gouvern~ent senegalais a satisfait a Ia seconde condition en versant 15 millions de francs CFA (600.000 dollars EU) au titre de la premiere tranche ciu versement du capital de la ParalliHemen t aux delais resultant de 1a promulgation des textes et reglementaires, des de1ais intervinrent dans la designation du directeur) du directeur adjoint et de l'ingenieur agronome. La troisieme condition de mise en vigu.eur etait la nomination de ces persomlels, et leur acceptation par la Banque. La CFDT, organisme r~sponsable de la g2stion) proposa d I abord de faire diriger le projet p.a!" un agronome senegalais, mais la Banque jugea le candidat l:J.acceptable; il etait certes averti, mais sa seule experience pratique portait sur 1a canne a sucre et on proposait qu'il soit detache aupr de la CrnT au lieu de faire partie integrante dll personnel de cette societe. Trois mois passerent avant que la CFDT soit en mesure de proposer un nouveau c.andidat pour faire partie de son personnel, un agronome expatrie de 25 ans, qui fut considere acceptable. Le premier candidat, qui avait raj ete, fut nOIlIr'.le ulterieure.ment ingenienr agronome et sous­ - 24 ­ directeur et un expatrie fut nomma a la tete de l' stration. Qu'un expatrie sans experience ait e trouve acceptable alors qu'un agronome plus age ne l'ait pas ete, a ete une difficile a prendre. , ell'es' est reve particulierement rand ; une grande partie de la reussite du projet -si l'on s'en tient a sa realisation phys1que- est due aux capacites du directeur, alors que l'agronome a du etre licencie en avril 1973. La quatrieme condition de mise en vigueur prevoyait l'accord • de la Banque sur Ie contrat de colonat; les archives ne font mention d'au­ cun delai en la matiere, ni, ce qui est curieux, d'aucune discussion sur la teneur d'un tel contrat. 3.02 Le rapport de supervision du 29 fevrier 1972 a rendu compte que les motifs des delais de mise en vigueur avaient dangereusement compromis le programme de travail de 1972, mais que les pouvoirs publics et la eFDT etaient conscients de l'urgence de la situation et avaient accepte le risque. 11 restait a peine quatre mois entre la mise en vigueur et les premieres semailles. En l'espece, les responsables du projet ont cute presque tout Ie prograw~e prevu pour 1972; compte tenu des conditions difficiles de vie et de travail qui prevalaient dans la zone du projet, c'etait la un remar­ quable resultat. B. Execution du Projet 3.03 Les travaux d'installation devaient e~re entrepris au cours de chacune des trois annees 1972 a 1974 et etre termines au milieu de 1974. Le Tableau 6 de l'Annex2 2 montre les previsions et les realisations; il met en valeur le fait que, saui sur deux points, les realisations ont ete supe­ rieures aux ?revisions. L'ecole et Ie dispensaire devaient etre mis en . par place . . les services de l'administration senegalaise competents, a cet effet; l'ecole n'a pas ete achevee jusqu'au 1976 et le dispensaire ne 1 a pas ete avant 1977. L~ outre, 40 km de routes et de pistes seulement, sur 65 prevus, ont ete construits, mais, compte tenu de la localisation des villa­ ges de colons firral~~eut retenue, Ie programme routier d'origine n'etait plus justifie. 3.04 Sur la base de campagnes hydrogeologiques, qui ont mantre qu'en forant a 350 m on pouvait faire jail1ir de l'eau artesienne en surface, Ie rapport d'evaluation envisageait Ie forage d'un puits artesien dans ChaClli~ des deux premiers villages de colons. Suivant les resultats obtenus et les couts,d'autres villages devaient etre equipes, soit de puits artesiens, soit de puits classiques a ciel ouvert. Avant que Ie projet soit mis en vigueur, cependant, le Service des Trava~~ publics proposa une troi solution pour assurer l'approvisionnement E-n eau des villages: Ie forage a 120 m et l'equipement du forage avec 3 pompes a main, d'un modele nouveau, a effet de va et vient. Le rapport de supervision de la Banque, de janvier 1972 observa que les pompes semblaient bien adaptees aux conditions locales, mais qu'elles devaient encore subir l'epreuve de leur emploi par les villa­ geois; la Banque donna son accord a ce que lea deux premiers villages soient equipes pour ces essais. A la suite de la mission de supervision de septem­ bre 1972, la Banque insista pour que la comparalson entre les deux systemes - 25 ­ d'approvisionne~ent en eau des villages soit achevee avant la mise au point du programme de creusement de ts. de 1973. En l'espece, les responsables du projet indiquerent que, si les deux villages dont c'etait Ie tour, de­ vaient etre savant juin 1973, il n'y avait d'autre solution,que de reproduire Ie programme de 1972. La Banque accepta ce point de vue. En 1973, il devint de plus en plus evident qu'on ne pouvait se fier aux pampes a maL~; tous les interesses convinrent que les deux villages a creer en 1974 de­ vraient etre equipes de PQits a cial ouvert dont l'eau serait a Ifaide de seaux, et que les quatre villages existants devraient etre munis de puits classiques qui serviraient de securite au cas ou les pompes a main refuseraient tout service. Ces decisions furent parfaitenent mises en vigueur et au debut de 1975, taus les villages de colonisation etaient fina1ement assures d'avoir de l'eau, encore que ce fut grace a des puits ouverts plutot que grace a des forages, qui sont plus hygieniques. A la fin de 1975, taus les forages etaient equipes de pompes ;necaniques at les pompes a main etaient definitivement abandonnees. C. 3.05 Le rapport cl'evaluation prevoyait que routes les fournitures et services requis par Ie projet feraient l'objet de marches passes suivant les procedures locales d'appel d'offres. Ces dispositions etaient justifiees par Ie fait que les lots a mettra a l'adjudication etaient trop r:J.odestes pour attirer des scumissionrAires etrangers, mais que les fournisse~rs etrangers etant bien represent au Senegal, des offres interessantes se­ raient obtenues. Cette procedure a ete suivie pour toutes les fournitures et tous les services et il n'y eut aucune difficulte. Certains travaux furent interrompus au ~ilieu de 1973 parce que les entrepreneurs n'avaient pas ete payes du fait des difficu1tes financieras que connaissait Ie projet et de l'oublie de faire appel 18 Procedure II~ oais non pas parce que 1e projet avait ete mal gere ou parce que 1es procedures de passati0n des marches ou autres n' a'laient pas ete corl:'ectes. D. Couts et decaissements 3.06 Le rapport d'evaluation estimait a 430 millions de francs CFA, d'une contre valeur de 1,55 million de dollars EU (au taux en vigueur de 278 fr CFA par dollar) Ie coGt du projet, net d'impots at taxes. Le devis estimatif incillait une S01...-me a valoir forfaitaire de 10:; du coGt de base, P9Ur imprevus, mais n'incluait aucune provision pour inflation sur les six ans de la duree dfexecution du projet. Les achats de fournitures incluses dans Ie projet devaient subir des droits d'entree et taxes s'elevant a 58 millions de francs CFA (200.000 dollars EU) ou 13i~ du coGt net d' impots et taxes; l'IDA devait financer Ie reste, soit 1,35 millions de dollars; Brot fur die Weld, organisme dependant de 1 'Eglise evangelique allemand~) avait contribue a ce dernier montant. pour 100.000 dollars EU, dans Ie cadre d'un accord de participation avec l'IDA. - 26 ­ 3.07 Clas par principaux ele:nents du projec, Ie devis estmatif et les couts reels peL~ent etre compares da~s Ie tableau ci-apres: Devis estima- Cout reel ., tif lors de Cout en ;. l'evaluation reel millions de francs . Constructions, vehicules, materiels 179 203 113 Recrutement des colons 17 17 100 Facteurs de production a la ferme 65 84 129 Gestion du proj et 178 132 74 Etudes 49 26 53 Total y compris impots et taxes 488 462 95 Moins impots et taxes 58 55 95 Total net 430 407 95 Source: Tableaux I et 2 de l'Annexe 2; dans Ie devis estimatif, les sommes a valoir et 1es impots et taxes sont repartis au pro rata des couts de base. Avec de l~geres modifications entre activites du projet, les coGts reels ont ete remarquablement proches du devis estimatif, bien que celui-ci n' ait inclus aucune provision pour inflation. Plus de 70';; des coGts du proj et ant ete engages avant le fin de 1974, c'est-a-dire avant que l'impact de l'inflation mondia1e se fasse sentir. 3.08 En depit des economies faites en francs eFA, 1es couts du projet en dollars EU sont passes de 1,55 million da dollars Ell au mo~eut de l'eva­ luation a 1,72 million de dollars ED en fin de projet. La devis estimatif avait ete be sur un taux de change de 278 francs CFA par dollar, cependant que J,~_!ll._~y~nne ponderee des taux de change a ete de 237 francs par dollar. La paEti~ipa~ion- de l'IDA au coOt du projet, net d'impots et de taxes, ~~stime_~_a 87% au moment de 1 'evaluation, est tombee a 7n en fin de projet. Comme Ie montre-le tableau 3 de l'.~exe 3, Ie Tresor senegalais a sans hesitation combla 1a difference, soit 200.000 dollars EU. 3.09 Les decaissements du compte IDA ont demarre lentement par rapport aux prev~sions. Ce retard a ete essentiellcment da au de.lai de mise en vigueur, celle-ci ayant ete reculee a janvier 1972, date a 1aque1le 1a moi­ tie de 1a premiere saison seche (saison de travail) etait deja ecou1ee. Jusqu'a la fin de 1974, les decaissements nlont pas excede 75% des previsions, mais cet etat de chose ne reflete pas 1es engagements, car les services de gestion de 1a eFDT n'etaient pas payes avec ponctualite. Les decaissements ont ete, en fin de compte, sensiblement confor.nes dans les grandes 1ignes au.x previsions f aites lors de l' evaluation (Tableau 3 de 1 I .~nexe 3). - 27 ­ 3.10 Cout par famille de colon. Le rapport d'evaluation estimait a 1,l7 million de francs CFA (4200 dollars ED) Ie coGt. net d'impots et taxes, par famille de colons. Ce cout incluait les sommes a valoir. mais excluait les etudes et la fraction (10%) des frais de gestion attribuable an progr~~e d'aide aux agriculteurs deja etablis. Le cout reel calcule sur la meme base, mais exprime en dollars a 237 francs CFA au lieu de 278 francs, chiffre retenu pour l'evaluation. etait de 1,14 million de francs CFA (4800 dollars EO). Le devis et l'etat final des couts exc1uent l'un et l'autre l'ecole et 1e dispensaire, au motif, comme l'indique Ie rapport d'evaluation, que, a un moment quelconque, 1es pouvoirs publics auraient eu a financer ces equipe­ ments publics dans 1a zone de depart des colons. Si l'on exclut les facteurs de production agrico1e supplementaires. dont 1es couts doivent etre attribues au developpement agricole plut6t qu'a la colonisation dans un sens strict, Ie cont par famille de colons, a en fin de cocpte de 980.000 francs CFA (4100 dollars ED). II S'agissant de colonisation de terres non irriguees, ces couts paraissent eleves si on les compare aux couts d'autres projets de colonisation finances par la Banque en Afrique au debut ce la presente decen­ nie. 11 Le coGt par hectare cultive s'est avere etre de 98.000 francs CFA (410 dollars), de 40% inferieur aux estimations faites pendant I'€valuation, car la surface cultivee par famille a augmente beaucoup plus rapidement que prevu. Le cont par hectare apparait cependant encore eleve si on Ie compare a d'autres projets de cultures pluviales finances par 1a Banque, pendant la meme periode. quoique 1es couts unitaires cites ci-dessus ne tiennent pas compte de benefices indirects tels que la colonisation spontanee induite par 1e proje~. E. Clausesj?articulieres 3.11 Toutes 1es clauses de 1 t Accord de Credit ont ete respectees, sauf trois; dans trois cas cependant, l'execution des obligations a tardive. L 'ecole at 1e dispens2.ire devaieot etre prets a fonctionner a la fin de 1971.;; --mais !'ecole--n'-a-!fas et~ a~h-eveea\..ant~76et-le--d1spensa1re- avant 19"77-. Les rapports des commissaires aux comptes devaient ~tre fourais dans les quatre - -mOis suivant la fin de chaque e:-<erc:tce,-mais te-en -r-etara-deplusteurs­ mois; Ie rapport afferent a l'exercice 19/6 n'a ete fourni qufen mars 1978. La contribution du Tresor au capital de la STN aurait du etre payee en trois versements annuels. Le premier verseme:i.t eta.i.t une condition de mise en v1gueur: 11 fut fait a la date prevue; Ie second versement fut differe en attendant que la STN ait ece organisee de fa~on qui satisfasse Ie service du Ministere des finances desormais responsable du contrale des societes d'Etat, le Centre des etablissements publics" I.e probHme a finalement ete . --.­ resolu, mais pas avant que le Ministere des Finances ait unilateralement bJ:oque Ie compte bancaire de 1a STN, penda.'lt deux mois, a la fin de 1972) ce qui a ent-::aine l'interruption des travaux de construction, des travaux rou­ tiers, du forage des p~its et du defrichement a la chaine des terrains. II 5600 dol:ars aux prix de 1977. La colonisation de terres agricoles: Problemes. Rapport de la Banque Mondialc, No. 1670, Juillet 1977. - 28 ­ 3.12 Des trois clauses qui n'ont pas ftf respectees, la pren~ere stipu­ lait que 1a S~ devrait passer avec chaque colon url contrat prec.isant les droits et obligations respectifs des. parties. Aucun colon n'a signe de con­ trat et les archives du projet ne font pas apparaitre clairenent si les colons ont refuse de signer ou si on ne Ie leur a jarnais demande. 90mpte tenu des difficultes que les villages ont connu au debut en matiere d'appro­ visionnement en eau, les responsables du projet auraient ete dans l' i­ bilite d'honorer une de leurs principales obligations vis-a.-vis des colons et il est concevable que, pour cette raison, ils aient hesite a. passer un contrat avec les colons. Ceux-ci pour leur part n'auraient pas ete enthou­ siasmes a. la perspective de signer un document stipulant qu'ils devraient se soumettre a un plan d' assolement pour le proj et; d' une part le plan ne conva~ait pas, d'autre part les colons avaient le sentiment que l' t des responsables du projet a pousser a la diversification des c.ultures et a une agriculture intensive ne correspondait pas forcement a leur propre (paragraphe 7.05). ~i les missions de supervision de 1a Banque, ni les pouvoirs publics n'ont insiste pour que la ST~ passe un contrat avec chaque colon. 11 semble y avoir eu entente tacite entre toutes les parties interessees sur Ie fait qu'un contrat entre la ST~ et les colons aurait cree plus de problemes qu'il n'en aurait resolu et qu'il n'aurait pas eu, sans application de mesures autoritaires, et de ce fait inacceptables, pour son tion, d'effets serieux sur les resultats du projet. Au contraire, le risque existait que la stricte m~se en oeuvre au controle conduise a l'abandon du projet par les colons. S'il y avait un flux deja ancien d' immigran ts dans le Senegal or::i.ginal, la demande n' etait pas d' une impor­ tance telle qu'elle ?ut pe~ettre a~~ pouvoirs publics d'imposer des contreles stricts sur l'emploi des terres. 3.13 La seconde clause qui ·n' a pas e te re portait sur la remise en etat d'une route sec.ondaire de Koumpentoum a Maka, Cette route a ete terminee jusqu'a, }fereto, ou on a constr';it l'entrepet central et autres infr·astructures mais, compte tenu de 1a localisation de chacun des six villages de colons, 1e tronc;on de Mereto a }!aka n'etait plus justifie et n'a pas ece entrepris. La troisieme clause prevoyait que ITadministration senegalaise devrait tenir au cour8.J.""1t 1.' IDA de toute proposition de cha!'J.ge­ ment des prix du coton-graine et des arachides; €.n pratique, Ie a1 a bien prevenu l'IDA, mais seulement apres que la d ion ait ete jJrise. S' attendre a ce qu 'un proj et a 1s5i modeste et a base aussi etroite que celui 1 des Terres Neuves puisse exercer une influence quelconque sur un probleme sect oriel i:nportant COl!!!lle celui des prix agricoles a la production etait probablement trop demander. IV. ASPECTS INSTITUTIONNF.."LS A. La ge~~ion du .E.r~.~ et la STN 4.01 La mise en place de 1a ST~ etait une condition de mise en vigueur mais 1a gestion quotidienne du projet devait thre assumee par la CFDT dans 1e cadre d'~~ contrat de gestion. Ces dispositions ont fait leurs preuves: - 29 ­ la colonisation s'est faiee rapidement et dans les li~ites de l'enveloppe financiere. Comment la STN pourrait cependant acquerir, comme on Ie voulait a l'origine, la capacite de rer tl.-q. progra:u:::me de colonisation beaucoup plus important, base sur -1<:: proj et experimental initial; n I apparait: p~s clairement. Un Directeur general fut nomme a la tete de la ST~ au, debut ce 1973; mais il etait, a l'epoque, egalem~1t Directeur de l'Agriculture au Ministere du Developpement Rural. Bien que ce dernier poste ait ete un poste de niveau eleve, et qui occu~ait son titulaire a plein temps, la Banque devait approuver la nomination. La preparation du second projet com­ men~a a la fin de 1973 et au debut de 1974, par les soins de l'ORSTOM, en contact etroit avec Ie directeur de projet. Pendant toute cette periode, la STN n'avait toujours pas de personnel permanent et l'administration senega­ laise, elle non plus et en depit de l'instistance de Ie Eauque a cet effet, ne jouait qu'un role efface dans cette preparation. Au debut de 1974, Ie directeur general de la STN prit ses fonctions a teffips complet et, en avril, signifia a la eFDT un preavis de trois mois precedant la resiliation du contrat de gestion. La STN prit en charge la gestion de projet en juillet 1974, juste apres que Ie troisieme groupe de colons ait ete installe. et apres que tous les facteurs de production saisonniers aient ete acquis et distribu~s. Le changement entraina tme confusion et un premier semestre difficile pour la SIN c.u fait du transfert des responsabil:1.tes de direction prit place sans avoir ete c:Jrr.eetement prepare; mais I.e Banque considera que la phase de dernarrage du projet s'etait termi.nee en juillat 1974 et que la STN aerait c.apable de 1a gerer deso~is. Les faits ont confir~ bien-fonde de cette hy~othese. B. Services de soutien et d'encadre~ent 4.02 Gne des raisons, lars de l'evaluation, de la creation de 1a ST~T, etait Ie fait que les organismes de l'Etat respansables de l'encadre~ent,. eu credit agricole et de 1a commercialisation n'etaient pas bien represente~ au Senegal oriental et que d' aU,tres moyens seraient n€ k essaires pour assurer 1a prestation de services coordonnes entre eux pend~~t la periode d'execution dt;. projet. Jusqu'en 1974, la Direction du projet a assure directement chacun de ces serJices, debitant Ie compte de credit de chaque agriculteur de la valeur des facteurs de production re~us et retenant ce montant du produit de 1a vente des recoltes. On prevoyait que 1e. gestioll directe de 1'approvision­ nement des facteurs de production, eu credit et de 1a commercialisation se­ rait ulterieurement transferee a des ccoperatives appuyees par des organismes a competence nationale. A cet effet, Ie projet de'lait assurer Ie demarrage des cooperatives agricoles. en conformite avec des procedures clairement. ____~.~ __ etablies et applicables sur l'enseftililE:-du-tetrito1re~-En 1975, 'la~STN a;,an­ donna la prestation directe de facteurs de production at de credit at assu_ra __~___ dbonna1;J ces sarvlces pourlecomp~teae--l 'ONCAIf'[ -1 'exception-des-boellfs trait nux colons. Un fonctiotLDair~ du Service des Cooperat.ive~ a ete detacne a plein temps aupres de 1a SIN pour aider a mettre en place des cooper~,.tives agticoles. A l'heure actuelle, les corrptes des paysans SJllt encore tenus illdividuellement, et l' on pl'ogreMe de f1~on fenne, quoique lente, vet's l' etabHssement 4e cgop~ratives. 'A1r--r.ot::al~ les taux- de reinbourse:!'lIP.iit -de. -credits ont ete iropressiot:1!l8nts, attei-· gnant en moyefu"'le 96% juaqu' 'en 1975/76 (Ta.bleau 4 de l' Annexe 3). Sur l' in­ sistance de la Banque, la S~ a delegue sea competences en matiere de services d'encadrement a la SODEFITEX, qui, ayant ete reorganisee, etait correctement representee dans la zone du projet. Le projet, avant 1974, nla assure auc~n ~serv.!.ce -au- profit aes-agficUlfeU:rs(1aj)C-fOet81ies-:~-- , - --~- - 30 ­ C. Comptabilite et P~pports 4.03 Pendant la periode de gestion par la CFDT, les comptes du projet ont ete tenus par Ie responsable de l'adrninistration en conformite avec les regles comptables de la ernT. Apres juin 1974, la S'I'~ a mis en place son propre plan comptable, sur Ie modele de celui de la CFDT, et saur penda~t la periode de transition, i1 n'y a eu aucune difficulte, si ce n'est en ce qui concerne la repartition de certains couts entre les colons et les agricul­ teurs deja installes. En fait, avant 1974, Ie projet a tres peu accompli au profit de ces derniers et Ie problema de repartition est plutot ronction des taches accooplies que du systeme comptable. Les comptes annuels verifies sont disponibles pour ~xamen jusqu'en 1976, et, dans tous les cas, les rapports des comm~ssaires a~x comptes ant satisfaisants. 4.04 Au moment de l'evaluaticn. uneinnovation avait envisagee, sous forme dlun special desuivi, d~ns les clauses concernant les rapports a produire au titre du projet. Un contrat £ut avec l'ORSTOM, en cution duquel cet organisme devait cbEqu~ examiner e~ detail la situation d'environ 10k des colons, et ce ~d~~t quatre ans. La STN devait denoncer Ie contrat apres trois ca~pag~es annuelles, ~ais l'examen des archives du projet ne fait pas re claireaent les raisons de cette denonciation. Placee devant un fait accompli, 1a Ban.que nla pas presente d'objections. Quels que soient les me de cett~denonciation. un ~xamen de l'interet presente par Ie suivi suggere que ~elui-ci a ete utile, mais qu'il etait coGtel~; des suppl£mrntaires sur un systeme complexe de suivi n'etaient pas justifiaes. V. DITACT SlJR L 1 AGRICULTURE A. 5.01 Les s produits sont passes en revue ; les valeurs sont traitees dans Ie Chapitre VI. La production agricole effectivement realisee par les colons se compare tres favorablement aux ions de l'evaluation, comme l'indique Ie table ci-des30us: - 31 ­ Evaluation Realis§ -----­ (tor~es) -----­ Production des colons en 1976/77 (5e ann~e) du projet) l:! Sorgho 472 535 Mil 337 Mais 165 17 Arachides 945 2.456 Coton 532 82 1/ Valeur brute aux pri...'C de 1970; valeur prevue par l' evaluation 40 millions de francs CFA; valeur realisee 59 millions de francs CPA, soit 148% de la valeur brute ?revue par l'evaluation. Source: Tableau 4 de l'Annexe 2 Les previsions de l'evaluatiol1 ont ete basees sur des donnees concernant les rendements, qui integraient i~plicitement les variations de la pluviometrie. La campagne 1976/77 a ete marquee par des pluies tres faibles (Tableau 3 de l'Ann~~e 1); la comparaison entre les previsions et les realisations est encore plus favorable aces dernieres pendanc les quatre annees pour lesquel­ les des donnees sont disponibles. 51 lIon compare les previsions de l'eva­ luation aux realisations, on constate, d'autre part, que la repartition des cultures est assez uniforme quelle que soit 1a campagne; au cours des cinq annees du projet, saur 1a premiere, la production d'arachides a ete beaucoup plus iHevee et 1a production du coton beaucoup plus .modeste que celles envi­ sagees; la production du mil, de 1l'.eme, etait beaucoup plus importantp. et celIe du mais beaucoup ph'.s basse qu' on ne l' avait prevu. 5.02 On n'a pas etabli que lIe etait, avant Ie projet, l'importance de la production agricole des agriculteurs deja installes; Ie rapport inclut des evaluations des rendements anterieurs au projet et de la production suppl~ment2~re due au projet. Les renseignements qulon a sur 1a production de ces agriculteurs ne perme.ttent pas d'evaluer la production supplementaire qui est reellement intervenue. II est cependru1t clair que l'ev~tail des cultures est semblable a celci observe parmi les colons: tres peu de coton. et de mars, beaucoup d'arachides, de mil et cia sorgho. 5.03 5 r agissant des rendeme.nts sur les exploit:ltions des colons, si l'on compare les previsions faites au moment de l'evaluation et les realisa­ tions, on co~state des differences considarables dtune culture a l'autre: - 32 ­ Evalu.ation ------- (tonnes Rendements ~es e~loitations des col~ns e~ 1976/77 (5e a~~ee du projet) Sorgho 1,3 1,4 Mil 1,4 Mais 1,2 0,8 Arachides 1,2 1,6 Coton 1,5 0,7 Source: Tableau 4 de l'Annexe 2. Les deux cultures dont les rendements sont inferieurs a ceux ?revus lors de l'evaluation sont precisement celles pour lesquelles les surfaces mises en culture sont tres inxerieures aux previsions. Compte tenu des diff~rences entre les rendeillents des differentes cultures, il est surprenant qu'il y ait IDeme des cultures de caton et de mais; cette ~odeste production est pro­ bablement une manifestati.on du desir des colons de faire au mains un geste symbolique dans Ie sens de l'acceptation des avis des conseillers oles, tel que Ie refletait le plan uniforme d'assole:::1ent. B. Changements t~chnologiques 5.04 On devait introduire une agriculture ?lus intensive grace a des semences amiHiorees et grace a. l' emploi de plus grandes quantites d! engrais, de meme que par l'epandage de phosphate brut apres defrichage, par la culture attelee par boeufs, et par ur..e meilleure preparation du terrain, en particu­ lier en Ie labourant. On fournit une paire de boeufs a chacun des colons, un cadre d'att<::!lage et son materiel, et un semoir. Un certain nomore de colons ont acquis nne secondeou une troisi.eme paire de boeufs, et presque tous ont acquis des betes jeunes pour remplacer ulterieureoent la paire de boeufs obtenue au depart sur credit a moyen terme. L'un des princi­ paux objectifs de la fourniture de boeufs etait de permettre Ie labourage, qui, au moment de 11 evaluation, etait consider-e cornme une condition sine qua non de l'epandage d'engrais. En pratique, ce.pendant, les colons ont boude Ie labourage, merc.e sur les Champ3 Q.efriches mecaniquernent, au profit du travail traditionnel de 1a terre a la houe. On a observe Ie meme rejet du labourage dans Ie projet, actuellement en cours. d'executiou, d'intensifica­ tj.on des cultures de la Province du Sine Salou:n; en fait les agronomes Senegal s'interrogent actuellement sur l'L~teret du labourage. Le suivi du projet Sine Saloum fournira des indicatj.ons sur Ie point de. savoir s'il doit etre abandcnne ou non, connue theme de travau:x d 'orientation agrico Ie. - 33 ­ 5.05 Les colons re~urent gratuitement du phosphate brut, comme dans Ie reste du pays, pour application sur les terrains rec~~ent defriches. Au total, on a epandu 297 tOlli'1e.S (Tableau 5 de l' .-mnexe 2), ce qui etait suffisant pour 740 ha, alors qu'en 1976, 3100 ha avaient deja ete defriches. Les archives du projet indiquent que Ie personnel d'encadre~ent a eprouve de grandes difficultes a convaincre les colons de l'utilit€ de l'epandage de phosphate .et meme que, dans certains cas, Ie phosphate distribue a ete purement et simplement jete. On a observe la meme repugnance a utiliser Ie phosphate dans d'autres regions du Senegal; bien qu'il soit fourni gratuitement. son application est fastidieuse et prend du temps; les avantages ne s'en font sentir qu'a long terme: l'intervalle recommand€ entre deux epandages est de 8 ans. N'ayant aucune sanction a leur disposi­ tion, les personnels d'encadrement des Terres Neuves nlen ont pas mains ete capables de convaincre pres de 35: des colons. 5.06 Les colons ont re~u, sur des credits a moyen terme, des semences ameliorees; les quantites fournies ont ete a peu pres celles prevues lors de l'evaluation. Ayant defrich€ une superficie superieure a celIe a laquelle ils avaient droit, cependant, les colons n'ont pas cemand€ de semences pour la totalite de leurs superficies, au pour toute 1a superficie qulils avaient l'intention de semer en une culture particuliere. C'est ainsi que les semences ameliorees dlarachides, obtenues sur Ie credit officiel, nlont ete semees que sur 80% de la superficie plantee en arachides, de meme que 30% seulement des surfaces e~blavees en mil et sorgho ant re~u les semences amiHiorees. II ne s'ensuit pas que les semences utilisees sur Ie reste des surfaces cultivees n'etaient pas ameliorees; les colons peuvent s'etre arranges avec des voisi:ls, agriculteurs deja. etablis, pour que ceux-ci acqui~rent des semences ameliorees pour leur compte. 5.07 On devait fournir des engrais composes specifiques au projet; les quantites etant cependant trop faibles pour justifier une commande speciale, il fut impossible de Ie faire. Des melanges standard 6-20-10 et ulterieure­ ment 8-18-27 pour les arachides, et 10-21-21 pour les cereales, furent approvisionnes mais, en princi.?e du moins, on devait utiliser les :ne~lles taux d' epandage que ceux prevus pour les melanges specifiques au proj et, qui etaient plus concentr€s. De ce fait, 1a concentration en ilioents nutritifs slest trouvee moindre. En outre, et en partie parce que les co­ lons avaient interet a ne pas faire connaitre la s~l.perficie exacte des :erres qu'ils defrichaient et mettaient en culture (paragraphe 5.06), les engrais composes approvisionnes avec l'aide du credit officiel ont ete appliques a. 80% seulement de la surface plantee ~~ arachides et 60% de celIe emblavee en tllil'-~ et sorgho. En pratique, at comma l'indique une observation detail­ lee en 1974, 18 plus grande partie des tarres a ete fertilisee mais a un taux moindre que celui recommande~ sait 150 kg/ha. Ceei a ete Ie second facteur conduisant a une application mains concentree des elements nutritifs. Pour resutr.er, les colons ont, au total, employe Ul1e quantite d I engrais superieure a celIe prevue lors de l'evaluation, mais inferieure en termes de quantites par rapport a la superficie. On a envisage l'uree pour les cereales, au taux de 100 kg/ha, mais, en pratique, on l'a repandue sur 50% seulemant de la superficie emblavee en mil --- et sorgho. Les taux d I epan­ dage d'engrais ont ete decevants si on les compare aux previsions de l'eva­ luation; ils n'en ont pas moins ete beaucoup plus eleves que caux generale­ ment pratiques par les agriculteurs dej a instalHs. - 34 ­ 5.08 La culture intensive etait concue comme un des ~ovens d'eviter 1a deterioration des sols. En fait, le labourage nla pas ete accepte, le phos­ phate n'a ete applique que sur un tiers environ des terres nouvellement d€ f richees, et l'applica:ion dtelements fertilis~~ts par unite de surface ne s'est faite qu'a un tau.x egal a 70% du taux prevu lors de llevaluation. 8i la deterioration des sols etait vra~ent une menace. le taux pratique d'application d'€ l ements fertilisants serait probablement considere satis­ faisant; la difference en moins avec les chiffres retenus lors de l'evalua­ tion n'est pas telle qu'elle permette de douter que les revenus obtenus jusqu'ici puissent etre maintenus, ni que la colonisation puisse ne pas etre permanente. VI. RESL~TATS ECONOMIQUES 21 FI~lCIERS A. Revenus des agriculteurs 6.01 Les revenus reels des agriculteuTs, meme quand on les chiffre aux prix de 1970, ont ete sensiblement plus importants que ceux prevus par lteva­ luation. Le rapport d1evaluation presentait des budgets par exploitation exprimes par groupes de colons, et projetait les reve~us annuels, a partir de llannee de l'arrivee du migrant. Les resultats globaux presentes dans le Tableau 1 de l'Annexe 3 ne pe~ettent pas d'en extraire des donnees campara­ _ bles, mais celles-ci peuvent etre tirees des resultats obtenus par Ie suivi de l'ORSTOM:l/ !/ Les donnees fournies par les echantillons indiquent des revenus inferieurs d'environ 10% aux chiffrcs fourn.is par les resultats globaux; ces revenus n'en sont pas moins tres superieurs a ceux fournis ?ar les previsions de l'evaluation. - 35 - Annees apres izmigration i~itiale le ar.nee 2e annee 3e a::L."1ee (en milliers.de francs erA, en prix constants de 1970) Valeur net~e de la production par tamille 1/ Previsions de l'€ v aluation 24 46 87 Realise: colons arrives e~ 1972 38 93 220 1973 72 133 1974 109 Revenu ::1onetaire par personne 21 Previsions de l'evaluation 3(13) li 6(26) 12 (L8) Realise: colons arrives en I972 5(22) 14 (56) 28 (113) 1973 9 (37) 15 (61) 1974 14(58) 11 Valeur brJ.te de la production di:ni:l.uee des ~ac~eurs de production en especes et des r~qo~rse~enss de credits a moyen tar,ne. 21 Valeur netta de la prociuct:i'.ln mains la commercialisation ta:niliale. '}./ Valeur erlc.rf?! ;>arentnese;:; en dollars au tau::!: de: 1 dollar EU :;; 245 francs crA Source: Tableau 2 de l'Anna~e 3; l~s donnees venant des echantillons releves lors du suivi n'erlstent que j1.lSqu'en 1974/75. I.a rapport d' eval.u.ation prevoyait que la valeur net.te de 1..a production, par famille, lorsque !e projet serait en plein r~dem~t, c'es!-a-dire dacs la huitie~ ~~~e~ ~~!~nt Itarrivee d~s colone, !e~ait de 15S.QOO francs C!A (6~0 dollars EU). 1/ Des donnees globales du tableAU 1 de l'Aonexe 3, il result~ que la valeur nette rooy~~e de la production a ete de 690.000 francs CFA (2820 dollars EU) en 1975/76, alors que les colons arrives en 1974 n' en etaient qu'a leu: second ar~ee d~~ sejou1:, at 390.000 franc.s CFA (1590 dolla.rs E1J) en 1976/77; aux prix constants de 1979, ces valeurs etaient de 275.000 francs CFA (1120 dollars EU) et de 155.000 francs CPA (630 dollars EU) re:-;pective:r1>mt. l! Toutes les valeurs en dollars au taux de change de 245 francs eFA par dollar. - :.ib - Comme la pluviometrie a ete tres bonne en 1975 et tres mauvaise en 1976 (Tableau 3 de l'Annexe 1), les revenus moyens au cours de la annee du projet etaient deja beau coup plus eleves que les chi£fres par l'evaluatio~ pour l'annee de plein rendement de celui-ci. 6 . 0 2 L e fait que les revenus des colons ant ete plus eleves qu'on ne l'avait envisage a trois causes. Tout d'abord, la superficie cultivee par famille s'est developpee plus rapidement que prevue La taille du groupe familial a egalement crG plus rapidemer.t qu'on ne l'avait envisage, mais Doins vite que la superficie cultivee. En 1974/75, la superficie cultivee par membre adulte de chaque famille etait de 65% superieure aux projections. En second lieu, les rendements de la culture de l'arachide et du sorgho ant ete plus eleves que ceux calcules lors de l'evaluation. Les rendements du caton et du mais, par contre, ant ete beaucoup plus bas, mais la superficie plantae a ate, en consequence, beaucoup plus modeste qu'envisage. Enfin, alors que les achats de facteurs de production ant ete au total sup s aux previsions de l'evaluation, ils ant ete inferieurs en termes de par unite de superficie. Comme les rendements ant ete superieurs, les revenus nets par unite de surface cultivee ant ete egalement superieurs. Comme determinants du revenu, ce facteur est sans importance par rapport a la surface cultivee et aux rendements. ---:-.-: ...~----------- - - - - - -------­ • 3. Au cours de l'evaluation, on a estime que l'augmentation des revenus en especes des agriculteurs deja installes atteindraient 40.000 francs CFA par an (160 dollars EU) au cours de la 10e annee du projet, soit pres de 30% au­ dessus des revenus anterieurs au projet (135.000 francs CFA ou 550 dollars EU). Seuls les suivis de 1974-75 fournissent des donnees sur les revenus de ces agriculteurs, grace a l'echantillon de 20 familIes tire des villages ou se trouvaient concentrees les activites du proj et, si limitees qutaient ite celles-ci (paragraphe 4.02). II apparaIt que la valeur natte de la production (Tableau 2 de ltAnnexe 3) etait de 546.000 francs CFA par famille (2230 dollars PJ) et le~revenu net en especes de 449.000 francs CFA (1830 dollars ED); aux prix constants de 1970, ces valeurs etaient i­ vement de 233.000 francs CFA (950 dollars ED) at de 179.000 francs eFA (730 dollars). Comme la pluviometrie a ite a peu pres normale en 1974, les revenus des agric.ulteurs installes ava:i.ent, des la 3e a.'1nee au projet. appa­ remment augmente dtune valeur superieure a celIe du revenu supplementaire prevu peur Ie dixieme aru'1ee. Ce result at ne peut cependant etre directement attribue au projet ni a l'effet d' produit par les migrants; au il aurait eti obtenu sans Ie projet ou, probablement, l'estimation initiale du revenu ava.nt---projet-etaittrop- basse. Tandis --qtlli -ies-paysans ~-dej-a.- installes------~ ont beneficia des pistes at des puits finances dans le cadre du projet, leur revenus observes en 1974/75 indique Ie niveau de revenu que des paysans peuvent obtenir dans cette partie du Senegal oriental, avec mle aide extremement modeste des pouvoirs publics. B. Revenus de l'Etat 6.04 Le compte previsionne1 de l'Etat, tel qu'il etait etabli dans Ie rapport d'€ v aluation, etait negatif pendant toute la duree du projet, soit 25 ans, saui pendant une annee. Apres la 4e annee du projet cependaut. Ie - 37 ­ deficit net etait modeste, generalement de l'ordre de 5% du total de l'emp1oi des fonds. Les coGts d'administration du projet se maintenaient a 10 millions de francs CFA (40.000 dollars ED) par an aux prix de 1970. Le compte previsiop~el n'envisageait pas que la STN cesse d'assurer l·encadre­ ment des colons et n' envisageai t pas de travaux nouve.a1J.X, qui puissent pren­ dre leur part des frais generaux; en fait, 11 etait excessivement prudent. Les coutsd'administration sont desormais pour 1977/1978 evalues a 12 mil­ lions de francs CPA (50.000 dollars EU) par an, au prix de 1977 (Tableau 2 de I' Anne."'Ce 2). 6.05 Le compte de l'Etat prevoyait cependant une reduction progressive des subventions en matiere d'engrais. En pratique, et bien que le pri.x payable par les paysans ait double depuis Ie debut du projet, Ie taux de subvention est encore superieur a 50%. S1 des engrais cow?oses de base e.taient appliques a toute la zone cultivee par les colons, Ie cout total des subventions, au taux de 40 francs CPA ponr 150 kg/hat sur 3000 ha sera1t de 18 millions de francs CFA (75.000 dollars ED) par an, aux prix de 1977. Les recettes de l'Etat ont d'autre part augmente plus qu'il ne le fallait pour couvrir a la fois le montant de la subvention et Ie coGt de l'admtnis­ tration du projet. Quoique les prix a la production aient augmente en pourcentage du prix economique a la ferme pendant la vie du projet, le mon­ tant net par unite revenant a l'Etat, soit par la vole des impots, soit en termes de surplus ne,t pour les calsses de stabilisation, a egalement augmente. Qui plus est, la production, at particulierement celIe des arachides, a egalement augmente par rapport aux evaluations d'origine sur lesquelles Ie compte de l'Etat avait ete etabli. Le prix economique en 1977 des arachides a la production, qui etait de plus de 70 francs CFA le kg (Tableau 2 de l'.~nexe 4), etait anormalement elevej au prix de 55 francs CPA le kg, at compte tenu du prix consenti au producteur de 41,5 francs CFA Ie kilo, les recettes brutes de 1 'Etat, pour une production de 3000 tonnes e.nviron, seraient de l'ordre de 40 millions de fr~~sCFA (160.000 dollars EU). Ce montant seul suffirait a financer toutes les depenses de l'Etat, y compris l'amortisse­ ment financier du credit IDA. C. Rentabilite ecouomique 6.06 Les coGts du programme de colonisation, qui constituaient plus de 90:;,! des couts du projet, nets des coGts des etudes, ont ete presque ident:l­ ques aux previsions de l' evaluation, cependa."lt que la production a ete beau­ coup plus elevee que prevu. Qui plus est, les prix economiques a la produc­ ti"on ont ete superieurs aux estimations d'origine. Les taux de rentabilite economique bases, comma lors de l'evaluation, sur un coGt nul de Ie main d'oeuvre agricole, ont ete beaucoup plus fmportants qu'on ne l'avait prevu, aux prix constants de 1970 et 197i. Sur 25 ans de vie du projet, les talcr de rentabilite economique du projet sont les suivants: - 38 ­ tion seu1ement Evaluation Aux prix Au:< prix de 1977 . de 1970 1. Evaluation. Cas de base 12,5 --- non calcu1es --­ 2. Augmentation de la fraction des frais generaux attribues au programme de colonisation 11,9 59 47 3. Avantages recuH~s d I un an 9,7 37 33 1/ Pour assurer la coherence avec les previsions finaucieres. Source: Annexe 4. II n'est pas possible de calculer un taux de rentabi1ite interne separe pour 1e programme d'aide aux agriculteurs deja installes. 6.07 L'hypothese suivant 1aquel1e on attribuait une valeur nulle a 1a main d'oeuvre agricole etait une h:;rpot"!1ese critique, justifiee par Ie fait que les terres liberees par 1es migrants dans 1a zone dont ils provenaient seraient, a cause de la pression exer par 1a deu~nde de terres, irr.media­ tement occupees et mises en valeur par d'autres agriculteurs; ce ~li s'est probablement passe. ~is 1a fixation a zero du cout d'opportunite de 13 main d'oeuvre agricoie suppose que deux Butres conditions sont ega1ement remp1ies. Premierement, il faut demontrer que 1a colonisation incluse dans Ie projet est marg~na1e, ou, en termes plus stricts, qu'en l'absence du projet, 1es colons n'auraient pas migre spontanement. S'ils l'avaient fait, la disparition de leur production en tant que colons spcn­ tanes aurait ete un cout ec.onomique attribuable au projet. Dans ce cas, et cemme Ie montre l'Annexe 4, 1a production des migrants spontanes devrait etre evaluee a 60% de celIe des colons organises avant que Ie taux de renta.­ bi1ite approche 10%. 1/ On peut, d'autre part, soutenir que les colons qui ont migre dans Ie cadre du projet n'auraient pas ete disposes a Ie faire 5'il n'y avait pas eu de projet. II peut etre repondu a cet argument en mettant en valeur Ie fait que les colons devaieat etre, et furent en fait, principa1ement recrutes parmi des Sereres, consideres moins mobiles que les autres Senegalais et notablement 1es \>"'olofs. Le rapport de la Banque sur les migra­ tions 2/ observe Que - . lila difference principale (entre les deux ethnies) est I' absence d 'un encadrement par une forte organisaticm qui aide les Sereres 1/ A 70%, taux de rentabi1ite interne serait negatif. £/ Migrations et Emploi au Senegal, Rapport 1302-SE du 24 septembre 1976, paragraphes 64-65. - 39 ­ a beneficier pleinement .•. de l'ouverture du Senegal oriental". Le rapport conclut, cependant, que Ie comportement des Sere~es en matiere de migrations est desormais tres voisin de celui des Wolofs. Ce changement d'attitudes a probablement et~ encourage par Ie projet, mais celui-ci nra atteint que 300 familIes de colons. Que Ie projet ait ete de petites dimensions r;nd di£fi­ cile l'identification des colons comme marg~a~~ ou comme quoi qu~ ce soit d'autre; plus importan~ estla dimension du projet, plus il ya de c~2nces que la migrat~on ne soit pas marginale. 6.08 II faut demontrer en second lieu que, avec Ie projet, l'effet net produit par d'autres migrants spontanes etait, en mettant les choses au pire, neutre. Certains migrants auront diffare leur migration parce qu'ils esperaient recevoir les memes avantages q~e ce~~ consentis a~~ migrants cnoisis pour participer au projet; certains d'entre eux, ayant attendu en vain, peuvent meme avoir renonce a leur projet d'emigration. On peut aussi, d'autre part, faire valoir que Ie succes des colonisations organisees peut avoir entraine une colonisation spontanee supplementaire. Dans les six nouveaux villages crees dans Ie cadre d~ projet, 1505 personnes au total ont ete recrutees et transportees; il y avait cependant en juin 1974 1969 habitants dans les memes villages; en juin 1977, la population etait a peu pres la meme (tableau 4 de l'Anna~e 1). Comme, dans chaque cas~ il y avait 300 foyers, ces chif­ fres suggerent que des parents et ~is sont venus se joindre aux colons pendant la periode de demarrage, mais qu'il n'y a pas eu de nouveaux colons depuis 1974. On n'a malheureusement aucune donnee sur la population des villages voisins de ce~ ou sont installes les colons et sur son evolution. 6.09 II serait tres difficile de demontrer que les deux conditions requises pour justifier la valeur nulle attribuee au cout d'opportunite de la main d'oeuvre ont ete remplies. II serait necessaire de specifier ce qui serait arrive sans le projet; meme avec le projet il aurait ete necessaire d'analyser les motifs d'emigrer~ de differer cette emigration ou d'y renoncer. II est cependant probable que les colons'qui ont migre dans Ie cadre du projet ne l'auraient pas fait en l'absence d'un projet, et il est probable aussi que l'effet net SU~ d'autres migrants eventuels a etc neutre ou peu s'en faut. II est aussi probable, par contraste~ que ceux-la ~eme qui ont emigre, l'auraient fait meme s'i15 avaient beneficie de mains d'encourage­ ments. VII. PROBLEMES SPECIAu~ A. Colonisation . n ermanenta? 7.01 Que la colonisation soit permanente n'est pas un objectif necessaire d'un projet de colonisation. Des lors que ses avantages actualis~s excedent les couts, une colonisation qui peut ne durer que dL~ ans uten sera pas mains justifiee. La valeur nette actualisee des couts at des avantages du projet. aux prix constants de 1977~ Ia valeur de la main d'oeuvre etant egale a zero, et les avantages apparaissant avec un an de retard, est posi­ tive a un taux d'actualisation de 15% et avec une duree de vie du projet de - 40 ­ 10 ans; en verite) le seuil de rentabilite 01.1 la duree de vie mL.'l.Oum du projet n'est que de huit ans et ce 5euil sera atteint a la fin de 1978. Que la colonisation sait perm~,ente ou non n'est done pas un probleme economique; Ie probleme est de savoir soit si 1a colonisation doit .etre une fin en e11e-meme, soit si elle est indicatrice d'harmonie socia1e. Ces deux aspects sont discutes ci-apres. 7.02 Les revenus des colons ont ete de loin super~eurs a ceux prevus au cours de l'eva1uation (paragraphe 6.01); ils ont ete probab1emert ega1e­ ment superieurs a ce que 1es colons eux-memes esperaient. Les revenus des colons ont egalement ete moins sensibles a la secheresse qu'i1s ne l'auraient ete dans leur region d'origL~e. Au cours des annees de pluviometrie mediocre de 1972 et 1976 (Tableau 3 de l'Annexe 2), la pluviometrie dans 1a zone du projet a ete de 40% inferieure a 1a normale, mais elle a encore ete de pres de 600 mID et, comme telle, a ete suffisante pour donner des recoltes convenables. Dans 1a region de depart, par contre, 1es pluies ant ete plus de moitie inferieures a la norma1e et, avec moins de 400 ~ de pluie, il etait courant que des reco1tes soient perdues. L'equipe de suivi de l'ORSTOM a observe les effets de ce contraste aussi bien dans la zone du projet que dans 1a zone d'origine des colons. Les colons se mon­ traient fiers de leurs revenus, a la fois plus e1eves et plus stables; au cours de visites dans leur region d'origine pend~'t la saison seche, ils ant pu apporter des vi'lres et de l' argent a leurs parents. Des 1974, la reti­ cence des f~i11es de 1a zone d'origine a permettre a certains de leurs membres d'emigrer avait completement disparJ. Les colons ont rapidement commence a acquerir au petit betail et a augmenter le nambre de leurs epouses; en 1977, ils cammencaient a investir en bet ail pour remp1acer leurs boeufs et, dans quelques cas, avaient commence a constituer de petits troupeeux. Dans une etude des 300 familles de colons, m~~ee en 1974, l'ORSTOM a cons tate que 265 de ces familIes consideraient qu'e11es avaient trouve leur lieu de residence d~finitif; 23 familIes seulement envisageaient de retourner dans leur region d'origine apres avoir accumule des economies importantes. Probab1ement parce que le projet etait une reussite financiere, deux familIes seulement de colons ont abandcr~e 1e projet pendant les pre­ mieres annees -qui ont ete difficiles- bien que l'approvisionnement en eau ait ete irregulier jusqu'au debut de 1975, que l'ecole ne sait pas entree en service avant 1976 et que Ie dispensaire, quoique qu'il ait ete construit, ne soit pas entre en service. Bien que 1es colons se soient plaints -et se p1aignent encore- de ces carences, les villages ont entre temps engage des maitres d'ecole a leurs frais. Dans 1es quatre villages ou ont ete installees des pompes mEkaniques en 1975 , les colons ont acce? de payer une cotisa­ tion annuelle de 6000 francs CFA (25 dollars EU) par famil1e pour payer 1es f~is de fonctionnement,qu'ils continuent du reste a payer. A l'heure actuelle, il est clair que l'enorme majorite des colons entend bien rester a Terres :SeL.'ves. B. Relations entre les colons et 1es agriculteurs locaux 7.03 Chacun des nouveaux villages se tIau~e a ~~t~ue~_kilometres village d ' implantation ancienne. Le groupe de suivi de l'ORSTOM a COnS­ tate que ce voisinage a encourage des 1e depart des contacts frequents et - 1.1 ­ amicaux entre populations. La densite de population etait a l'origine inferieure a 10 h au ~2 et de vastes espaces n'etaient pas de~rousses. II n'est done pas surprenant que les paysans deja installes, dont certains etaient des immigrants de fraiche origine, n'aient exprime aueune hostilite a l'egarddes nouvea~~ venus. Au contraire, ces pays~lS ont parfois trouve du travail dans la constrJction des infrastructures, et les routes qui ont ete ouvertes l'ont ete aussi a leur profit. Les premiers colons arrives en 1972 ont beneficie de dispositions favorables de La part des agricu1teurs deja insta1les, et ceux-ci leur ont, dans de nombreux cas, loue des terras debroussees. Pendant les trois annees de la periode d'installation, at en depit des avantages consantis aQ~ colons dans 1e cadre du projet. l'eQuipe de suivi o'a pas trouve de cas de conflits serieux entre les par~ies. Deux problemes ont cepend~,t commence a se poser et ils peuvent s'aggraver dans l'avenir. Tout d'abord, la population locale est constituee d'agricul­ teurs qui sont en merne temps pasteurs; au fur at a mesure que les terraL~S sont defriches, et que, dans le cadre du projet de relais, de ncuveaux colons arrivent, les surfaces de patures di:n:L."luent. En second lieu, les colons ont defriche des terrains sur lesquels la population locale estime avoir des droits d'usufruit. Les conflits nes de ces problenes ont jusqu'ici ete resolus par les personnels de la ST~. C. Relations ent~e les colons et la SIN 7.04 Comme les contrats entre la STN et les colons n'ont jamais ete signes) les rela tiODS entre colons et STN sont assez anbigues. Meme apres avoir distribue aux colons les prestations correspondant au demarrage du projet, la societe d'Etat conserve un pouvoir financier considerable du fait qu'elle contrale l'acces aux credits de campagne et aux facteurs de produc­ tion. Chaque village de colons, d'autre part, s'est choisi un chef, dont l'une des fonctions est de proteger les interets de ses mandants vis-a-vis de la STN; un chef a ete depose en 1974 precisement parce que les villageois consideraient qu'il collaborait excessivement avec la STN. En 1975. chaque village decida de choisir deuz delegues autre que Ie chef, pou~ representer Ie village dans les reunions. Une assenblee des delegues choisit ensuite deux de ses lI'·:!l'.br<:!s, pendant deux ans, pour assister aux rlhU1ions du conse!l d'administration de la SIN a Dakar. Au debut les delegues etaient des in­ terlocuteurs passifs mais ils sont bientot. devenus des representants de leurs villages, ayant leur franc pa.rl~.r. lIs se sont partages le travail avec les chefs; les dlHegues sont les representants des villages aupre3 de ls SIN pour ce qui touche strictement a 1a colonisation; les chefs sont les representants des villages dans les relations avec les autorites provinciales sur des problemes juridiques au fiscaux. Les deux agents d'encadrement affectes a c~ue village vivent S~lr place f mais leurs avis sont rarement bien re9us; ils sont jeunes, ant peu d'e:~erience agricole pratique, et 11s souffrent de 1 t ambigu!te des relations entre colons et STIr. - 42 ­ D. Efficacit~ du ola~ unifo~e cit assole~ent 7.05 tin theme comwun a la preparation et:: l' ticn du pr.::ljet a eta la necessite de controler la colonisation sauvage, celle-ci entra!nant 14 deterioration des sols at la concentration des cultures sur l'arachide (paragraphe 2.06). L'organisation de la colonisation devait, disait-on, larnpecher l'usure des sols grace a la culture inte..l'lsi'le et la diversification. Outre qu'on encourageait: les colons dans ce but, et qu'on leur donnait Ia formation necessaire, ces colons devaient etre tenus par contrat de suivre les directives de la ST;~ formulees dans un plan unifo~e d'assolecent. En 1977, les pLL~s d'assol?~ent etaient a peine diversifies (par 5.01) et peu de techniques de culture intensive avaient ate acceptaes (paragraphe 5. 08); les cultivateurs 11 font pas adcpte un plan d'assolernent uniforme a la place du plan de leur choL~. L'un des obstacles est que le concept de plan ~~forme ne correspond pas a Ia situation. Un comport~ent stand~rd suppose en effet que Ia famille du colon est a peu pres homogene, mais la famille cornorend deux a seize me~res. . 11 suppose aussi que le groupe familial constitue un seul centre de deciSion; en fait, Ie chef de famille, comme c'etait le cas dans la zone de depart, nfa aucune autorite sur ce que ses f~es plantent propres c~~ps ni sur la fa~on dont elles cultivent; il en est de meme en ce qui conce~e les ch~ps de ses jeunes parents. Un second obstacle, pl~s e~t, a l'acceptation d'un plan uniforne, et bien qu'il ait eta modi! d'annee e~ annee, est que ce plan etait con~u par la Direction d~ et comme une expression de l'interet general, celui-ci etant, dans Ie· cas pr , la diversification et l'intensificacion, mais les ?ays~~s ne sentaient pas que • .J, .• . • c:et interet general c:oillc:idrlt. avec: leur interet particul.1er. Qui plus est, les responsables du projet ont ete pris dans un piege; d'une part les pouvoirs publics proclamaient leur interet pour La promotion de cultures aut.res que les aracilic1es, dfaut:r~ part leur po1itique des prix a la production transmettait aux paysans des ~st=uctions differenCes, inco~atibles avec les objectifs fixes; quoique la zone du projet ait bien contanu au coton, les producteurs lui ont pref~re, au niveau des prix a 1a production pratiques, la culture des arachides. Les responsables du projef: et les m.issions d'a supervision etaient bien conscientes du piege, mais etaient dans l'i~06Si­ bilite d~ traiter un probleme sectorie1 tel que celui des prix a la production dans un cadre at~si etroit que celui d'un projet de colonisation por:ant sur 300 familIes. Dans ces circonstauces, les responsables du projet prirent La sage decision de ne pas adopter une position dure en 1mposant la repar­ tition des cultures faisant partie du plan d'assolement unifo~. A partir de 1975, la Banque commen~a a s'entretenir regulierement avec les pouvoirs publics de la politique des prix a la prod'.lction , en employanc l'experience acquise dans le projet des Terres Meuves pour i11ustrer la contradiction evidente entre les objectifs officials du Gouvel-nen~nt sene­ galais at sa politique des prix. - 43 ­ E. Colonisation spontanee et colonisation organisee 7.06 Compte tenu du fait que Ie plan uniforme d'assolement slest revele inadapte aux circonstances et compte tenu des contraintes iroposees par la .politique qes prix du Gouvern~ent, les decisions des paysans n'ont guere ete controlees ni meme influencees. Le resultat est que les avantages apparents presentes par la colonisation organisee, qui avaient ete mis en valeur par l'evaluation, ne se sont pas manifestes. Les cultures des colons ne sont ni plus ni moins diversifiees que celles des paysans deja etablis, dont certaL.s sont des migrants d'assez fraiche date, venus spontanement et n'ayant bene­ ficie d'aucune aide. L'emploi de facteurs de production et de techniques ame1iorees par les colons est plus intensif que par 1es agricu1teurs deja insta11es, ce qui est dO avant tout i un acces plus aise au credit, mais cet emp10i est bien moindre qulon ne 11avait envisage lors de l'evaluation. D'autre part, ce rapport a presente 1a these (paragraphe 2.06) suivant laquel1e l'accent mis pendant la preparation et l'evaluation sur la necessite d'eviter l'usure des sols,n'a repose sur aucune pre~~e et n'etait pas des lors justifie. Paradoxalement, par consequent, peu i~orte que l'on n'ait pas atteint les buts de diversification et d'intensificatiou; cet echec met cependant serie'..lsement en doute la justification fournie par Ie rapport d'evaluation, de l~ necessite d'organiser strictement la colonisation. 7.07 Une seconde question se pose: sans 1e proj et, une i:nmigration spontanee aurait-elle pris place dans la zone du projet? Le rappo~t d'eva­ luation a reconnu (paragraphe 3.03) que la zone du projet "serait probable­ ment colonisee meme sans assistance du Gouvernement lf • II nlest pas evident cependant que 180 zone choisie pour le projet aurait ete co1onisee sans llassistance des pouvoirs publics. La zone nla pas dleau de surface et les nappes aquiferes ne se trouvent pas a moins de 50 m de profondeur. Toute colonisation de la zone aurait d'abord demande un L~vestissement de pres de 2 millions de francs CFA (8.000 dollars EU) aux prix de 1977 pour au moins Ie creuseme.,.~ t d Iun puit s ouvert classiqua. Ceci aura it e:dge un effort communautaire qui ne pouvait etre organise que par 1e chef d'un gros village dont un grru1d nombre de fami11es auraient decide d'emigrer ensemble, ou par un chef religieux susceptible d I accumuler les capitaux nEkessaires et d' organiser e~ un groupe certains de ses fide1es pour lE~s faire emigrer en groupe homogene. Les renseignements liroites dont on dispose sur les migrations spontanees suggerent que seule cette derniere hypothese slest realisee en la pratique. II existe d'autre part, dans les villages crees anterieurement dans la zone du projet, des pults ouverts, profonds, qui, aueant qulon sache, nlont ete construits ni par des groupes religie~ ni avec aucune aide de lladministration. Ceci suggere que les difficu1tes qu'on aurait £u a construire des puits n'auraient pas empeche que 18. zone du projet ne soit occupee par des migrants sans assistance officiel1e. F. -- Uti11te du suivi . 7.08 Bien que le projet n'ait eu affaire quIa 300 famil1es de migr~tts et iii 250 agriculteurs deja etablis~ en a conside:-e que l'intervention d'une - 44 ­ equipe independante de suivi etait necessaire pour assurer la reunion et I' analyse des donnees propres a de tenniner si. Ie proj et e..xperime!1.tal mer-Hait d'etre reproduit. On n'avait pas explicitement l'intention que les rapports annuels de suiviaient beaucoup d'influence sur l'execution du projet. En rait, i1 n'en ant effectivement ?as eu. Si les rapports, en effet, ont certainement aide les missions de supervision a etre souples, par exemple en acceptant que Ie plan d'assolement ne soit pas Ie merne que celui pre~~ lars de l'evaluation, il nly a aucune preuve dans les archives de la Banque qu'une quelconque decision de supervision ait ete prise sur la base des rapports de suivi. La mission d'evaluation du second projet a cependant trouve utiles les rapports de suivi en particulier pour expliquer Ie comportement des migrants pendant leur periode d'installation. A l'heure actuelle, alors que Ie projet est termine, deux renseignemenc3 font defaut, que Ie 9uivi- ­ s I il avait vu sa mission mieux definie., aurait du etre capable de fournir au moins en partie: d'une part, alors qu'il existe des rapports sur un change­ mant des attitudes a ltegard de l'emigration dans la zone d'origine des migrants, on ne sait rien de la colonisation spontanee induite par Ie projet; d'autre part, on ne sait rien des differences de production agricole entre migrants dans Ie cadre du projet et autres migrants. Les rapports de l'equipe de suivi ont servi a peu de chose, si ce n'est a confirmer la veracite des rapports des responsables du projet. Le role n'a pas ete sans signification, car les missions de supervision et la mission d'§valuation du projet relais ont dispose, de ce fait, d'une source de donnees indiscutable­ ment sure; mais c'est la. une rentabilite modeste pour une depense de suivi de 27 millions de francs CFA (110.000 dollars ED). G. Le projet exE!rimental etl~ projet relais 7.09 Le proj et relais a ate evalue en juillet 1974. au commencement de 1a troisieme saison de cultures du projet e:gerimental. L'ORSTOM a prepare un rapport sur 1a base du suivi des resu1tats des deux premieres saisons et, parce qu'on n'ast pas sur de disposerd:e-lots de terrains a sols fertiles, Ie rapport n'accepte qu'avec reserves la demande du Gouvernement que Ie second projet prevoie l'installation de 2000 familIes. La mission d'evalua­ tion a considere que, si Ie projet exper~ental a cartes montre qu'une colonisation agricole pouvait prendre place si elle etait encouragee gene­ reusem~~t par les pouvoirs publiCS, l'un de ses points faibles etait qu'il ne testait qu'une seule methode de colonisation, particulierement couteuse. En examinant Ie rapport de prepa~ation, 1a mission conclut que 500 familIes seulement pourraient etre installees sur des lots importants de terres vi~rges de bonne quali , non affectees par l'onchocercose; il n'est done pas possibl~ de reproduire Ie projet pilote. 7.10 Rejetant Ie projet prop0se dans Ie rapport de preparation, la mis­ sion d I evaluation Co propose 1:..r aux -pouVoirs publics un proj et de developpement· agricole de l'ensemble du district de Tambacounda. Ce projet devait compren­ dre des services ameliores d'orientation au profit des agriculteurs deja installes; il devait aussi L~clure l'installation de nouveaux colons toujours a petite echelle, dans la zone du projet experimental, en utilisant des ind1que dans lese "Issues Paper" rr.,ais non rappele par Ie chef de 1a CO!.lI!Ile mission d'evaluation ni par Ie Directeur General de la STN. - 45 ­ techniques modifiees, et ~in3 coufeuses, de colonisation reproductibles dans d'autres regions du Senegal oriental; et cooprenant ~~ essai d'i~lantation de colons dans les villages existants. Le wuverne'!rent ::.-ejeta cette propo­ sition, car 11 considerait qu'i1 y avait en fait suffisacrment de blocs de bans sols pour installer 2.000 familIeS et c!'..le la proposition :nettai: 1 f accent sur Ie developpement regional par l'inter=ediaire de la SODEF!~~ plutot que sur la colonisation par l'inter-~diaire de la S~. On s'est ensuite t=ouve d'accord pour inclure dans le second projet en plus de l'achevement de 1a colonisation cans 1a zone du projet e:~erimental, 1a preparation d"JD projet de developpement integre dans le Senegal oriental, y compris la prospe~tion de sols et 1'exploration sanicaire pour dete~~er l'etendue d'une colonisation possible. Telle a ete la subst~~ce du projet entre en v~~Jeur en 1975 et actuellement adem! acheve. 7.11 Le projet relais a tenu compte de deux le~cns i~portantes tirees du projet e~q::eriu:ental. Tout d'abord, bien quIll assure l'installation de 450 familIes dans neu! villages de la zene du projet pilote, 11 n'a comport~ aucune tentative de reprise de colonisation sur des lots de grandes dimensions. II a en ou~'t"e, ce qui est pllJS impor~ant. prevu I'installation de 150 familIes dans des villages deja e:~stants. En second lieu, les encourage=ents consentis aux ~~grants ont ete reduits. Deux hectares de terres defricnees mecaniquement seront certes mis a la disposition des colons, mais seus forme de prets aoortis­ sables sur 15 ans et non pas SOllS fQroe de don; on accordera aux ~grants ~"stal­ les dans les villages deja existants, une subvention ?our les deux pr~iers hectares defriches a la main, au lieu de leur offrir un def=iche~nt wccanique. ! l o'y aura plus de dist.ribut.ion gratuite de selllences, ni de sui"."i independant.: du projet. D'autre part, ni 1a notion d'asso~ement obligatoi.re ni celIe de la taille unifon::€ des ferm.es, soit 10 ha, ne sont abandonnees; un accent , particulier continue a atre place aussi bieu par la Banque que par les pouvoirs publics sur la ne.cessite d'e.viter de de.te:::iorer l;as sols. Le defrichage :::lecanique ~ n I a pas ete~., 'd' ent~er~ent aDan anne parce que l' a~~t1~S . . . t ~a t ~on ' ~". senega.a~se a resiste a le pression de la Banque sur ce point. Finalement, les colons installes dans le cadre du projet et pour lesque1s on a deiriche des terrains, sous ror:::le de prat, se plaignent de ce que cela est beaucoup trop coGteux. De ~me l'indemniee d ' instal1ation n'a pas ete suppri~ee; elle a ate au contraire de 50% et a 60.000 francs CFA par famille (250 dollars ::lI)o. VIII. PS~O~£~~CES DE LA &L~QUE ~ DES PODvOIRS PTIBLICS SE~GALAIS 8.01 .llors que le Gouverne:::le.."'l.t avait fait les premiers pas en ideuti­ fiant Ie projet, 1a preparation at l'evaluation qui ont sl.livi ont ete ;Iiemes a bien avec une :aible participation des p,::>uvoirs publics senegalais. Con­ frante, lors des negac:i.ations, a la proposition de la Banque. de confier la direction du ~rojet a la CFDT dans le cadre d'un contrat avec la SIN (para­ g ra:ohe 2,'08),· le Gouvenement a expri::ne des c!Outes $1.1r la nikess:Lte cie . l'inter.J'ention d'un nouvel etablisseoent public, t:lais n I en a pas llel i ns accepte 1 I organisation propose-e.' La S""T I ~ . ~ f ~ ;-'. .. l.~ n a pas tonct:.:lonne. e ::ec.. ~Ve!!.1ell ... pendant plus de deQ~ annees de 1a marche du projet, sauf pour ce qui est de reunions periodiques de son conseil d'administration. Retrospectivement, il - 46 ­ semble que la Banque, s'etant persuadee que Ie projet meritait son inte prit la direction de sa promotion et s'arrangea avec la GFDT et l'ORSTOM pour qu' ils Ie controlent. Le Gouve"rne::len t s' est trcuve d' acccrd. Que 1e Gouvernement ne sait pas clairenent engage sur Ie prcjet ne senble pas avoir gene l'execution de celui-ci, sauf en ce qui concerne 1a mise'en place, aux datespre'v""Ues, de la contribution du Tresor public. Les missions de supervision de la 3anque n'ont pas reussi, cependant, a provoquer un interet considerable des pouvoirs publics senegalais au cours des premieres etapes de la preparation du projetrelais. Le probleme sous-jacent finit par apparaitre at fut aggrave par les personnalites en cause, des que la SIN a commence a fonctionner; la denonciation brutale des contrats passes avec la ernT et l'ORSTOM le revelerent, ainsi que les discussions rliffic.iles qui ont marque l'evaluation et les negiciations du projet relais. Les missions de supervision anterieures de la Banque n' auraiem: probablement pas prevenu Ie conflit qui decoulait du schema dforganisation du projet. Une fois ce probleme regIe, Ie SIN et Ie Gouvernement se sont integres au projet, et ant participe, en autorites responsables, a son fonctionnement. 8.02 Les missions de supervision ont p=is place corone prevu deux fois par an, ~ais leur efficacite a souffert des change~ents de personnels qui en etaient responsables. Pourtant, les missions se sont attaquees de fa~on efficace a~x problemes de gestion; leur principale contribution a ete de prendre les dispositions necessaires 3 l'approvisionneoent des fonds, de trouver une solution realiste at! probleme de l'eau, et d'ameliorer les methodes budgetaires et comptables de la STN. ANNEXE 1 - 47 - Tableau 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES ~~U\~S RAPPORT DE FIN DE PROJET Documents de Base 1. Pro~et"Terres Neuves": Dossier Preliminaire de P:::-esentation, Direction de l'~nagement du Territoire, janvier 1969. 2. La Colonisation des Terres Neuves au Senegal" Direction de l'Amenagement du Territoire/SATEC 1/, octonre 2969. 3. Projet de Colonisation de la Region des Terres Neuves .... Senegal, Rapport d'Evaluation de la Banque, No. PA-73a, 8 avril 1971. 4. Qperation Terres Neuves Projet Pilote Koumpentoure-~~ka, Etude d'Accompagnement, Rapport de fin de campagne 1972/73 et 1973/74, ORSTOM, juillet 1974. (et) Rapport de fin de campagne 1974/75, ORSTOM 1/, juillet 1975. 5. Appraisal of Terres N~uves II Resettlement and Eastern Senegal Technical Assistance Project - Senegal. Rapport d'Evaluation de la Banque, No. 685a-SE, 6 j uin , 19 75 . 6. Communication en Consell interministeriel sur 1a Societe des Terres Neuves presentee Fa;- Ie Mi.nistre du Developpement Rural et de l'Hydrauliq~. 7. The Settlement of Agricultural Lands: an Issues Paper, Rapport de 1a Banque No. 1670. 8. Etude. analytiGue des differentes st!'ucture,s de developpenent_ regional integre du Senegal Oriental: etude agr1cole! raEPort de fin de premiere Ehase, SONEDI1I SODETEG, juillet 1977. - --------------------- II Societe d'Aide Tech~ique et de Coop~ration, Paris. 21 Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer, Paris et Dakar 11 Societe Nationa1e d'Etudes pour Ie Developpement, Dakar. - - 48 - ANNEXE 1 Tableau 2 SENEGAL PROJE~ DE COLONISAT!ON DE LA REGION DES ~~S ~~u~~S RAPPORT DE FIN DE PRO~~T GENERAL ITES Pluviomet-=ie 1. Pluvio~trie annuelle ~oye~ne annuell. 1972 1973 1974 1975 sur 30 ans Zone du projet: ~o. de stations d'enregistrements 6 9 7 7 11 Extremes 603:708 725-1013 848-~088 512-632 ~41-608 21 Moyen (rm:n/annee) 582 659 837 979 563 512­ A1l1eurs 11 Tambacounda (::rID/annee) 592 675 931 n.a. n.a. n.a. 917 !:..I Fatick (rm:n/annee) 294 393 '.., 4 _k n.a. n.a. 364 795 393 319 518 n.a. n.a. n.a. 667 2. Dist=ibution Juin Juillet Aout:" Septembre Cct:obre Total Zone du orojet =-==-_·-_____ ~IIll'Jl/'l!1ois) .---" . ---------- (:::ll./annae) 1972 104 145 186 87 60 582 1973 73 163 245 152 26 659 1974 54 246 232 225 60 837 1975 57 279 53 536 54 9i9 A..i.l1eurs ------Moyenne annuelle sur 30 ans (=/annee) 31 Iambacounda 131 196 289 231 70 917 41 Fatick 47 162 303 220 63 795 .. - :=:-:::--=--:":,--,-~-""",,,---: ---- --. - - - - --- - - --­ 1/ Jusqu'au 30 ssptembre 1977. II PIllies d'octobre: moyenne sur 30 ans 7Omm; in 1976, 27 mm s'echelonnant entre 14 at 46 mm. 11 La station d'enregistrement 1a plus proche (100 km de la zone du projet pour 1aquel1e une moyenne de 30 ans est dispC'C.ible.) ~/ Zone de depar-:. ,. . - - - , ~ ANNEXE 1 - 49 ­ Tableau 3 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES ~EUVES RAPPORT DE FIN DE PROJET Peupleoent 1. A~ debut de 13 colonisation 1972 Arrivages 1973 Arrivages 1974 Arrivages Total 1.1 1:/ Nombre de familIes recrutees 41 109 152 302 ~ombre de person..'"1es tiansportees 175 445 885 1,505 ]j 2/ Nombre de personnes pre.sen tes 175 579 954 1,708 en juin 'l:..! 2. Tenda..'"1ce 1972 1973 1974 B77 4/ Deux nremiers villages 175 539 696 594 5/ Deux deuxieme villages 268 627- 728 Deux derniers villages 646 637 Pop~lation totale 175 807 1,969 1,959 Sources: Pour 1972-74, rapports de suivi d 'ORSTO~f; pour 1977 section suivi. de la SIN. 1/ Une f a:m.UJ...e est retourne.e poste.rie~em~t _~ la ~~me__ d~ depart Lparmi cell~s __________ ·---recrufees dans ra- 3eme annee; aucune famille n·est rentree a la zone de de.part. 2/ Au moment de 1a premiere semaille. 1/ L'augmentation par rapport au nombre ~ransporte correspond aux amis et parents qui se sont rendus aux Terres Neuve3 pour se joindre aux familIes des colons. Quoique 1es donnees nesont pas disponible.s J . plusieurs d 'entre eux s_~! ;:etgurnes a lii·zone de· depar-Cpour-1a ia{~ion--sedl.e;-en effet, ils etaient ftnavetanesll (saisor~iers) a Terras Nauves. 4/ Parmi lesque1s 228 residant avec 1es colons de 1972 (au lieu de 175) et 311 etaient des colons de 1973. Sf Par.:ni 1esquels 319 residaient avec 1es colons de 1973 _(au lieu de 268). e': 308e1: aien,t -des colons de 1974:- ­ - 50 I r; I~ I .,....~ I~ • . I •• . T riH :I~-c · : ~! ,. , .. · . .- ~· i~ .: :; J i .. - ! !i ';. ".= ~! .:- a :~ !! 1] !I ;\ -,-.- I --"-_" ; ! I • ~ !I I ! i ~ i ~ i~ i ,....; "4 ~ jj ~:.:'r :L! ... ~ .. .. ::l .. ~ . : ~) "'OS... J I "" S !I :1 :Il' ;1 ~ iH :.! f I '~l j! ,..--­ ~ . I ~I ~j!II '" ~ ~ ~! ~ ·. ... i I , ~ J ~ "-!l ~ .. r ! ~ ~ ,.j § i1 ~ ... :l ~I ~ ~ ~ !i ~ ~ ••1, ~l fYll Ii j . :j ... ~ : I n ~1 ~i I ~.1 I ;1~IUl <lJ ,IU;-1 t. ~ f71, J[I 1 :--­ -"::;,--'" .: 1 L I ~ i I I i ·! :. J : .· ; ilL · · l ~ ! j -:1 il I j ~I - 51 ­ • 1.7<:Z4 '<>CO) • .. , ~m( . . . . I. !(;~~tni·.1,,\ !tw.i. f t ar'u.tc ·l6~O !...~-,o ~ .,;;~Q tout.. J.:;GO !,.)X !l.XJO 1::1,:00 ~,HC' :'·t';'~ !.l.J.!'1Q ~"1710 42.nO tOC~O()'!1 I.;::!"! 2.7'3' z,1'!'! I,)" -~:~~; "'I4f'f\l;t'I.J!' .6,"~l :).~ 19,~ !'9.~" :;,~" ~.¢'U·tt<A"Jt'f. ",....rt... t:.u:t' •• 4~t~t i. !#..... t19ft ~,n1:t"HU·"4 La :-:'!f) ~ l~:' ,,, ! ..: I'!UU'wct!¢'!l. ;w"'I\I.'.':~ '1.hied•• ~ 21,66) 6.~ 2.~' ,,-, '" :",2:9 -_'<! :.!.2 -1) _ _'_2 ~ t,~2 S""",coc.d "om 2,~ :':',Z'<> Sootot.. t4e&! I.: ... =a,l.t.a.l 39,~ .. :",,,,,:,! 1,= ,.....-ac•• !n,:cu ".tae1,.4 .. 1,'Ql '31 ::.0 :.0>6 l.~ lL-38 ., ..... '!'5'l :Hl JJ~ , J6l '")Q .1:• .., ~,2l2 :7.~ t,!90 1~L =UU·~_ .t.:d._h II( _U,:,!,d :., • ~.l:OO ~,.:."!15 --==..­ n,t? :".~ :.2.1":'1. s........c ... '~1 l,~ tll:llJua ~ 2,2" ~1UIC1c1U' ~~ ~3· 7uct::.n 1IoIt. dJ.. u .. c.tid --±::: 't,~ $..... ::o(,..Ll ~: !oQca ""1:~",)GMl. 11 ... ;,O(I"..... el q:f'\4dL . . .., . ..., -"'­ " ". S.Lu.l'.t, .U",::'sC!OU itt ~u.",~ J. UM"'\C" Lot:r.tl._ ;2,. UMl.cn_u~.1~ *' .0"lIl10..... < bu,..::... u !ni. M ~C<,;.~!t' U.·~J'lt~ . . :.,~ l.,~ • Uf'lMC " " 'It 4........."..... ''l .et.,~e~ IWqUd --- .. s...J••dna, .U()Q,c!.JMu -.. ~.~ 44 Ml!'tP'te:. f.ac'nc1-. i ... ;;out~~ .t ~!~;. larrwat:.a .c fft-........ ~U"..--.. 4...... t.~. l..,:o !.at:u,tl" . . . ,i.H'" ,,:,.'tN~.~~ lit r.1C'NIC,oeoo U !uj,••• !01IICc.!~' J:_ .... e"i.L f!'O'....u ".,.. S't'lf eo.:lt 4. ~'«ru1.~ a.o 1.4 m --­ ,... t-.cal 'SoN.t!: c:n,d ,! ':U.:M,c1R'O 4" 1'"1.( 1111.: t"UIli4~U'!"ft~C ~,:J06 ~ 6,)(0 .,"'" ~e.aco ~ .3...l1'1 '«O,!I-lo :m;m ;"' ~ ~ ~ ~ ;vrt.j.?9 ;"Om: l<1 ":t,;r~\1 .z..::.a ..:.tJ!I ' .... j}] -~!§. ::aIIU ~r.oo) ~ ~ ;il ..J,\.~ . ~ ~ ~!~ o::21!':"r"'L:lO~~!=n:S:..tS':J=~ :~,::" ~ .'l<l~S6 52 .t.. 3~:S ::! ~V~A.L· ~. !"'s':'~ a ":~~,7d.!.J.t'!~?! »0) leU4. J." :.et"'Tal.a z.l.= IDutu ~1tl (to'C"'a:t;. ., ,uH:II or.tV'iI-."""U) 8,,,,, 3.780 25.c..'O :.lJ ',~? :i:~ :5.~? ".~, .oZ :.l. • :S. !4? " .:2' ::..~ ~':II:t"r/ICIt. )4tr1.:.!Iec_ ::l4~r-:i.~I. ~"C:tKC'1I.~~C . 9."" 22,1'OC 51..'" '1,-55 .. ru 1.8 tQr.l.C~01I Caa..t-truct:1.O'Q. (~~rt.:' :La 1.4 sn-) )0.,66 )0:,66 =;:i~~ 76.1=1. . l,}9'O '."12 :.: ....:.1 ~ul "',366 :96.071> Z:~ •.Yi'l£' Z. !'e'nIhp ~:l4'::..: U. iDv.c ... ~1t. "'-eQf'c1.q"'.1.~r • • ~E:. :p'['~.,ruu.. -i.e ;.. '.J,. 1,9Q2 ~.c:".u::l.2':U :in, 74h.1o.&.l.. . s,a.u :.oc..a.1 »u... eoul .l: He.. <UI a.p1::.al ~ .2!-E ;::., ~~ I~ U~ 7'1A..'I:5Y."!'!' r; ~--Z ·7'·~7!C!. -~~:1:i c.~-;-:~...s:!s~ ~. ?~!':'~ !! .. ~t:)o!.u':iO"l! 3--.1ac•• ~' !.ccr&1.1 1I ?uc.1.o:iA.a. ~I tract10a .:~. .11'"..1. 'lit .... '.'['1..1 SOIU «t(..al 2.= z.rn ~.~ 20•.528 l,.,." '~.~1 S""":IC." ~' 2.36, b,suu .1/ pt . . t1.:1d ... 1.1 ',)8, "SO? 3."'lO :6."', ~"ct1~ &.U.J.B'I.1. 4t :tQ;c'ilrt.l 1,117 '.2a, ~ • .2~ ~u. :acu •• ;.0.. )0,>52 iO\l.. toul ':: C~ti ~1t!oa: .. l. )0,"'" :! •• Ut.t't"&A'ts &3:"1.eot ... o,.:?} :I. nll'~:~"'X! ~~~ ~~ 1. r~S'Ccae ! . -:~tO'::l;'l."jlOo:1 s....:.c ..... all·x..u:'.O'tI..II H ~.1"" I.Pdt_ ,,' lG'treCi.:l ';',fU c:~-t~t~~ CIC d .. t· .. q"U~C: ;00 11 2.~ bcnt1ft1 U !-:u. 4.0& ~'t1A~t 4... !"anMCl.lna ,: U~M:I . . ~1Lft ~1C"1ll • .a ,.= Y 22.:e.s !leO:; 1.lod2 !.a.e.ret1at1 nr. ":Illt: ... ~<:ota!U" • • e l:Qt"'!"ec1. . . c, !":'.!:. 4.0& !ooe.et!..~__ e.t .til _ca~~ ::.:?d' ;w.r 1& snr -6}8 11.991 2. !.!.!:!J.-.an 4¥'':d :4!. s.&.i.&1.&"fI., d~~t1". 4e: ~.e.1C1Q ~ Hrr".....:a !.a.r:r.. e1ec -:t .. ~1tT'\tCt1;111':;! U 1/ U 1.!oCXl l.= !,!oCXl l.XO 1 ,.:oJ :.:CO t'.1fC1~C bc"chA .. !~a.U U !~.c!~e: u ..... 1cal.a: Po'l"lllllct" .~ -U~4-e" :i.a ~ !mtn-t.1eu 1.I.iJ. "ll~lI!!lJ ~O<C""!CI.il!l"'11. atr'lE1aro .<: ~f'lI1.. <1a ~ClllXti~~ ~ l'~~t:>IHoid.4lt-ftl.:M"I ~ !Oul 2.,.:0 ].!CO l,XX) SoN ~u.1 ): 'Hr-r-c!..o:l io::l ~14<: -...~S) .. t~'!II'&'I ~ ASU...'i' :.q......!&!£l ~ _<..:.m ~ ,I E.tilNc:!..Qa,.. t· It.ou C:OlII",)TiI. te.w t4'M~~'" 1I'C: tu ,..t1c:f.~.t:;. fI'CIU% :., 1;"-cOO~ e.ar tH !.mlu", to:r;t( ~':I a: ~1..2 1IIt UII tc..trIlAC' ~ \. e-wt~-l. 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"If fl~ " • - ss ­ .m!E!:. r!W.re:':' ;)1:: ~L.J!t~"--rC~ ~! :A t!C:C~ :)Z$ ':"tll".!S !1!lhS M.?POR"!' :JP; r!S ,~ ?RO."!':' Bl:AL:SA7!~ !T :::ot"!'S ---_. ­ ::':='O~~~&-:':J:'~-S "c ...... ::,.f;..*:.~~~~~~ enid 1972173 1913li4 1974/75 1915/76 19'6177 ~97./75 • 1976/77 ~ s.... aeu (CO'lllO.... ) 13 0.' 1.9 48 4 • .5 ::.14 8.0 200 4.8 1,20 17 .3 ,,3Jo Suped.eie 1zpll~~~ 11 (boa) .lqnis (tC'lll:l.... ) 1 •.5 S.6 ' :z.5.S 18.0 33.5 (boa) 7 28 ·17 90 167 S\l;><:rUe1~ 1l:oplluu 1/ S"p.rU:..14 R«cJ.U 1/ (boa) II 51 1.56 1.54 120 .. 30 Arachidu s-z,,,,,. (tmmu) 6.5 47.6 131.2 226.0 US., ll:.' S""..rfieie im?Ue!~ ~I (boa) S4 "396 1,094 l,as3 1,298 4,215 Suar.is (~ .... ) 5.. 5 35.S 239 137.6 917 323.4 203.8 ~6':'.8 S"l' .. r!ie~~ 1I>;>1.1dt. ~/ (boa) 36 l,1.56 1,359 4,':'32 Supufic1< ::IecU. 1/ (boa) 62 423 1,392 2,U2 l,53Jo 5,018 ~A.L lUll S"r~h" <=...) 0.6 1.0 2.6' /' 4.8 S.l ;2:.5 S",,"l': ide 1::I:;>l.id.te 1/ (boa) 30 50 130 240 ~254 ~24 S-eo ••• =- S""erti:1c 1I>;>1lUte 7! S""ufi:..1e w~ urpi:ie:e (tOItZl... ) (boa) 0.6 9 39 0.1 3 53 13 143 O.! 260 1.2 20 4.4 74 328 6•• 107 731 (boa) [nITa".. co"",,"'; 6.3 23.6 S1.1 106.8 48.7 Z12.6 S..p~rfi.1c 1=pllUte 2./ (bAl 42 :57 381 112 325 1."18 tIT... 0.6 9.3 26.0 56.0 3Jo.3 116.3 S"",,1:"£1:1e ~lici:. 6 93 260 S60 343 ~/ (boa) l,l6J S"pufide Rn<lllA 11 (boa) 4' 205 71:)9 iSl 6'05 2.1:)5 Ph"'llhocc );;l:,:rel ~I:1Ci 6I!.8 228.0 296.8 :01 S",u!i e10 u.;.!.1~t .. Jj 172 570 142 (b,a) 101 1/ 4() ",,,1M.. 1/ 200 ~&IU. .. 1/ ADl3U\' Zi ':&blaat.i .3~ if 120 k,/ll.a. ,t: 150 kS/boa. ft.! 20 :eSfl... . l: "" i...c1b... F: 1.0 ltt:Jll.a. 1/ ')0 itg/bA.. D/Unf13-1976J77 • - 56 ­ ANN!:XE 2 T.. bl~au 5 RAP?ORT JE =!~ :H: ?RC~"'"!:: REAL!SA!'ION E'r CCL':"S 1971 1974 1976 :c:a1. Envisages 2 l:J 2 2 6 R.e.alises 2 .2 2 Q FamilIes insta!lees Envia<!.gees 50 100 150 300 Rea.lisees 4! 109 152 300 :.' Routes at ?istes (km) Envisagees 12 11 37 }) 16 65 Rialisees 23 17 40 Envisages 2 11 2 2 -:...." 6 Rialises 2 2 4 :1 10 4/ EnVisage '100 200 300 500 Realise 100 250 250 6(10 Difr1chement ='''1,!~ (ha) 100 300 000 500 1,500 42 337 1,278 830 n.a l.l2,~Si Eotrepots EnVisages 1 2 6/ 1 4 Rial1ses (3) JJ 7 ~/ EnVis.agee 1 1 Realisee 1 1 1 1 1/ ?roposes d'etre ccnst:t"utt~ ~ ~~~f~r tr1mestrt de l'anuee calendalre, c'est-i Aire au co~nc~­ llIant de 1A saison sichel actt>l!'l1emelH const:r..!it8 a'J lrlliell de !a S.siS01l seche, c' est_a ..:lire dans la prochaine anoee calendsire. 1:./ 302 familIes hahn: tl'.ansporr!~s i 'te.rre!l ReIN"". D~HI:X '~~to\.lrnden: 1 la ZOIH! de depart ulter1eurement (Annexa 1, !ab1.~u 4). 31 De ces :n.agAsb9 25 b sOllt pr~se5, h.LI.4nt part1a du progrA=e de p<lyn'/ls diji 1n8U:Ui. J./ o. cell puits. al,l cOl:!ll\enca~nt 4 forages lone e>qu11'p69 de ?=iHl. !l!lltuuelllls inopiri!lt!~, =is ult~rieurement riiquippas de ~~S de diesel, ileetrique at 5ubmersihl~. at 6 forages: 4 itaient cou.truie, eomma !~es. 11 Nan disponible; la luperf1cie tncale eultiv6e II baia,t an 1978, ~is la sup~rf1eie difrichee manuel1ement augmencait probablemellt. 61 De ees magasL~1 un pour 11 ?~~ d~ 'fe~.r3 inB~~s 11 Masasinl t~porairea de simple ~struetl~ll. II Un U&6aain central 1 ~reto posT les colans et le$ pdysAns lnst~llis. - 57 ­ ANNEX! , 'tableau 1 ~~PO~T DE F!N DE ?ROJ!T lI~venl]s des co1ens :;"3/"'1'4 19 7L/ '75 !9~~i76 :9'7~ t·~; faetellrs da eroduceil% url.cole ('000 FC,A) :0/ Semences 1/ 212 1.429 5,8!~ lO.:la~1 6,9£" Etlgn.iJ if 147 824 3.766 9t758~ 6,2;: Pesticides !/ Tra.ct:ion an:i::ale '!~ .ins :'!'ume!lt:,S 4i' 2, .. 28 5,306 6.98; Total des fa::eurs ce ?roduc~ron agric~l~ 12 ,~Cit 25,~g2 .,,...,. "" =...:..;;.;;;.. Coton 5/ 1,087 l.re5 4,462 3tS~1. ".,..chtde i' 15.900 88,769 200,:':3 !O:!.,~2~ Mal,7/ 125 no 805 595 SO't'gh;' .2/ 2,025 15.420 13.200 :8,72; Mil .2/ 700 8,~00 14,22;:) 11.795 Toeal de 13 ~rodue~ion ag~ic~le !!?,:4..~ 2~2,5CO l2..221 ".. " ..()_ .. ":I"" ,_~o ~.~ -~, .--­ .,"1" ., ___~ ~.~ ,~C_ 300 300 300 31.3.r80:­ 690,727 30e .)/'.3 !valutl':.1o':'t ~ ---­ 2O~881 Ti ,921 ge,tl91 ~ei:l'o¢c!'Si!'!nene oe: oat !z:,":d.. llt! ~e (p't'ix constaat '!:olC'1'!~ ~n I!'!l 1970) ?t;r.a. ---- ---­ 9 10 .69:" ~A!"ch~ d! ~coule':'le::lt: de :a .,rcdt!c:ion C 000 FcrA) 1/ Sl,6i7 _ :8.4: s6~ ?5~;S6 621 669 158 1 282 75,3"9 232)230 529,9 40 251.2:' 11 Arachidu: rcrA 29.5/kg jllsqu'an 73/7 4 et rCFA ':';,5/lcg par la $ui::e: auerea: prix de 1a pt'odw:eicrnj COCDn: !.es fenlliers .out ?4Y~S au% prix des in3tr~ti. ~rix ~OC:40t d~s y 1972: 12 FeU/lcg; 1973: 12 :;crA/kij 1974: 16 rC?A/'q (25 pour un!e); 1m: 20 ?C1'Ailt& (25 ~ur Ilt"ee); 1970: 20 FCFAikg (25 peor uree); non c~r}s les coOcs pour 1. ft:l"icalci~ phosphate". ~/ Pas de donnees le "luG &o,,~ant ut;'::"i8e seul=,ent sur le eoeo'll p = hquel les .:"r.niers Aone payes au:;.; prix coutant da~ ':l lle::nbou,s~!lt en CiIlq4.0$ ·<lu pret a. !COl'~ !e:-me a"",c un" allIlee de sr£ce, 1es COy:. !inlllnei~!'s to ot e=pris dans 1,,5 l'r!7\ unitaires .. 1972: 29,!S rC?A/kg; 1973: 33,98 Fen/kg; 1974: 46,97 ?C1'A!kg; 1m: 46 l'CFA/k3; 1916: 47 FcrA/k.s. 1972: 2;,1 FCFA/kg; 19·t~: 29,5 FeFA/kg; 1974 at par U!. suite: 41,S !CFA/kg. 1972: 1'r TCfAtlcg; 1973: 25 FaA/kg; 1974 « p.&'t' 1a .!lite: ;5 rCf"/kg. 1972: 1":',5 :-CFA'\tg; 1m: 2S rcrA,'kg; !974 et 1975: ?C1'A/kg; 1Si5: Marene par voie officielle. 'value 1 lOot de caton, ~ d'a't'achi4eJ at ,0 ?Cl'A 'kg. de cerlh,lu. Lee i~trant& d~livreJ AUX fermi~r& etab1ia ne pou't''t'on: pas icra .epare&. ~:~_r~~~ ANH£.l 1 T.-l;i~:u ~ r~oln_~..£ll.ON Ig:~!.'!!~ !!!. ~J'!'.!!l''!:! !!£i.1!:!!HL!ili!!Y~~ ~f~!!IT_ ~ .!"!!t ill:. !!Y.!J~! ~E!~lli-~~AJE!~ r(UdO":'l~~!!!y£~,!!-.~~~~. el'eUlll:~~kh~~~~ Iv.lli.tlu.. 1"0"'.- (~ltln. 'en.lere ';010,.. en 1 ~12 'ftailll(l' 'l.b) ...... en I!ili!!TlniilbYTTA.nnEI-:!.Jt .f\IU~iI;;': '( 1'9'/27h--19'i5/{i,- -iifi;fFS liim~n •• ~ ~fH5- !'! !.'la 19'/47-rs t~i!7t~~' ~!!.I~t ! ll22. MuraL.'. d. t_til •• d. to ...l.,. 41 11 I~ ~iJ 11 ) I ~U 'o"r(;•• I. .., . du ICou,. d •• WnfUciplr•• 1,)(1j 271- 2<X. 1 121- 'It. &J, 2 ." ~..2.lenn! t.!!J•• lll, " 1.1 ~.O 1.3 LIJ 2. ~ 4.0 , II.JcMM. L'} 1.1 1. 1, 1.1, 1.4 1.5 l. ,I 2.9 ....<1-..::. 1'0,.1 d • • • d~hlu T(u.l pcr 1...111. , 2 'j 5 6 2.4 ~.} 3. 1, 5.1 4.7 '1·0 ).~ 5.6 4.0 6.8 3.2 5.0 6.9 11.6 f_ruductl()!t.!!.!.~l!. A(a.:la14. (tounill) 2 ,.} 1.5 5.2 12 .. 1 ,1.2 '/.1 :J.t, ~~ ,f, Coton 0.6 l.} 0.2 O.~ 0.2 0.2 0.2 0.1 (1011 C~l4!.lf:. \.B l.4 0.5 l.~ 3. , 1.0 3.0 0.,-) '.0 !£~!!!l,~!Ll--( ll!. (rer,,· 0(0) V",I.u(' lU;'lIt do 1 .. P1"oouc:t, o a !I 5',.} 19'1.8 bI>8.·1 U~.} }'!5.2 ;.-61 ~t) , 6181'.1 lulroot • .otl... ,.tr•• V '.6 }5.? '1';.5 1,.7 61.5 7.' 67.5 VI V4hur nott. d. l. pruduc:tlQQ 50." 16~.6 53,.2 1l'l.6 "'.7 2;~.6 '~6.~ (Xl par .dul t. 21.1 "8.~ l1j.~ 3'/." Il}.~ '/').6 ·1'J.2 t.r l~ct .. .-. 16.~ 29.1 1.6.3 28.2 }t\.~ ~6.6 ~~.7 Gullo.late.u;.. }} 26.5 ~'1_1 ~6.8 ~9.? Y/.l ~tl.~ 9{.~ I..vt:nu .,on«t,.h • •nt 2~ .. ~ 127.~ ~'l~.~ 80." i:'l6.6 ,\}(. ~2 4j~,) .. o p.r t,.... 5.6 ~~.l 67.8 I"'" ·tO~'1 #}) .6 ~'" p.c ,6t. au• •lat.-Unt. !J ~~} 99 ,"1'1 ~'! 107 1~6 1')8 ~.~_~~,!~_~!J.!. ,to~l. de .!~1!!. (VCrA: 000) V.leur lu:ul d. I. pr04uct'vu }l~\ 11;II 129.2 It l.i!. 12j .. '7 <,/o.ll '/6.'1 WI.'! "16.0 2(2.1 IAt.-.Q' • ..omit.h- •• 'li 8.11 31.9 ~c.1 j.6 30.4 ~;l .1 ~.7 '.It ..O 7.3 ')8.9 V.ta ... r n.t,. d. J. I'l'uduc,&,pn 2~.6 ~5.9 8'].1 '7.6 !en.} 21').'1 '/1.,) 1 ' .... .:: "oa.'/ 031.2 ",.t" .dult. pal' llac taC. 11.8 11.8 l~. ll.~ , 21.8 1~.5 ,,:/ l? .1 2(.~ 16., .,1, .'1 1') .. 1 Le.; 1/.0 ". 1).5 } , ,.,.0 20.{ n.1I 1'). I Sub.t.I'."U;:, II 11.2 l~.O 16.8 1~.8 ,0:/ ;>"' ..', 2,J.O ~l .. 9 i'/. , ;~.6 I.v~nu 8iIIOn.t.tc..... t q; 1.'.', ~L9 lIO. ~ 12.e '1.-.1> 1/);\ • ~~ \ ' "').1) 10l.3 61.1, 1:'H.6 ,.1' ,h. 3.1 6.~ ll.t ). ~ 1 }.{ ,., .. . ~ U..', l l l.t) 1".0 I~~" f.r tite .u It.to-Ool. !.I 15 .26 "~ .!~ ~(I "> )'/ 1,1 :,~ 6} ~! GDST'" r.pp4l'Cl .!·ob."n... tloa p~r du»"f!o ..I,y .. l~uc .. 1/ rcla.u ptudu~t."c {felt AI"'.) .n I ~{~n, four Ie . . . .cbtJea, I. t:otun . t I•• (;4n!.h:.; l,~. I. ~6.8. ~~ en ItJ{j! (4;. 29,::" )). 9, ~O. «n 1 '1{4t/~: 41 .~, 46.!>, ~O V '$.-cru:::ell .. • .... t-·hid. de I~O ktl/h. - 1::'0". It ~ \tal'fhde. ~ 2fJ.ti "C"-Ajktl lUI 19/}t{4.t It),!> tlC"A/kl tlt_ 19t4rt~. you, 4-h.",u. 8luuP<t dIG c01una. I~ • • f!~"I,;C • .1,., h Vl~.are tc.I.;UU("." .UH4IC .out I •• t:lil .. .,., let- tlr.in•• d. cutu", 1 • • •tltr." ... I~. v",attc.dea • cu• ...,. .... tuut .tlluut • • • out dtldl" la I'." le..ll.'CEt.Wrt~t d'un PI't .. au cO"ult IlraihoC (lct JIi t:uiAl Klt-lb.i de. Inputa (lH(l.nta). t'uul lea ••• dltJ •• _t lea cll!uhle. i I •• ellA •• ' . uuL .td enleliilU'';. p.' l •• III.: cuqu~t:4u. l'a,; I . . Uitl' MH1IUtl:l.t.,. un _ t:lucl.ta". Ie "ftdh & ",U)1Cl. tl¢"hC~ .'Vce Ull d.il.l d& .Iih:_ d'un IW. ,; r •• d. dunn.6.e • •liu,H..nihloa. Ul\ • IIdop(. UHe fI.tl •• tton de 1!60 k.11ll~t..r& da ' .... tl.e/... dalHl 1'lI!v,atuatit'n. y ~~" t'(;~• • ~!U 1,00, MOll ci-.,..."I. l'outf.I.i..,,, de 1·~*-..d"euw:Qt. dea (lulil. . ' de •• .. gr....! ' 41.,. ••1a de. tl'dhaatluo. do 1'4''1I1\104,luu. ~ AV.Ilt. l.ilke. el 'lOU CUllaj.lll. t. rC'ViIIUlJ d • • ·.leV<I» •• • * - 59 ­ A l'ivaluation Ae:ue.l (!'O'A m:Ul.ion) ($EU'OOO) (1'O'A lIIill! Oil) (,:X'OOO) IDA 347 1':250 290 :",226 BF''' 26 100 2u .... \,.i .... SOIlS :o:a.l 375 :'.350 314 :1 :,326 Gouve.r:J~t Iota.l llet des taus 55 y 198 93 ]/ 393 430 1,5 48 407 1. .. 7:9 Taxes Iotal y c:ompri.s ::a:xes 58 210 55 1/ 232 468 1.758 462 ::'1 :.951 2. l!ffecUf ~!fec~i! comme : 3FW 51 IDA Teal llFW :!lA TOJ;a..l de. : '~)ta'llJ.tt!:l!!:J. _ _ _ _, ----($EU '000) Fin A272 36 179 2a5 9 32 .4.l 2Q Fin JJ73 82 ~09 ~91 82 260 3£2 14 Fill M74 laO 638 738 100 450 55e 75 Fin A];,75 1:10 aSl 95: 100 829 929 98 Fin AFl"6 100 l,a 41 ::",1"1 100 '~,192 1.,292 Fin JJ77 :00 :~218 :.,318 100 1,208 1,308 99 31/12/77 lOO ::',250 1,350 100 1,226 '::'.326 96 tffect1f C~ : __________________________~A~l'evaluat1o!l __ ~!!~~~______~~~.~J_'·~l~_ --'(~EU '0001--­ I. Gerde. ciV"'...l 2::20 225 102 II. Vehic:ulu, e:ju1pe~:1l: at h.us d... fm:H:d.~ :'20 203 169 rn. I.o:rants agrlcolf'..!l llIetU: l70 190 1:2 IV. Defric.:..age ::r.e:::ani'iuo: e~. ro~'«!l 200 252 :26 v. Personnel de l..a. STIl e:; e:u,.!.e-ns 530 456 56 VI. NOll-.Hac:l llOY 24 ~I Iota.l ~,350 1,350 1/ Tire de 1& '%OYe:.'In. po'Cdh;;e du tau:r: de ch&lie 1'C!A: $EiJ pour Ies re:::-a1 tlI dell C&tigorlu I 1 IV jusqu'l dib'.!t 1977; 135,8 FC"lA • $!iJ 1.00. 21 Dollt: 3,5 million.s de ?CJlA dp_.. ~.!& au capital 1II0c11:.1 ele la S1'N. • 11 Au tota.l 148 million;!! C8 !CFA; c.ap1u..l socul S!H: 35 millions :erA, II: ,ubnlltiotls 11 II 5TH: 126.1 millions de 7C!A; Boit 161,~ millions de tCYA; d1!f~rence priDc.ipalezen: due II.UX d~p411'u lon proje:: de 1.4 mi. CoIlll>Ol!lil.llt;", i~tt cle 1.& coll::ibutioll du gouverne~t iU?Poaf.~ egAl~ ~~cx i~5ts e$ti:is sur les coG~ du projet. !/ !:Eclut In vivreB fournil pa:- le P:ogrll.~ lll.me'lluire l'=di.a.l (Vy.) OO'mM par:ie de l'allocati~~ de lub5i$~~~t de depart initial. aux colons. La valeur des \~·;r.s fournil par h PAM ::\'Ilst P'" C-"n1lue uill iUit infh"ieun 112 millon. dll rO'A (300 !amille. i raison d2 ~O.OOO ?erA). 51 Brot fu: die Welt. agenc! de l'Eglise EVll.!lleliqu~ d'A11.~~e. :V y comprl. BF~ qui a contrib~ ?our 100.000 dollara II.UX d~~lsa~t~ d~ c&tigor1t! III e.t tv .Ola \IZl accord d~ ~::-~cip.d.Ol:l C(;)!l:::lu.' 117l<C IDA. 71 9. de 11 valeur c1-de~8U~. II Pas etlC¢tt 4!!~cti. - 60 ­ A.'IN!XE 3 !ab l"all 4 1972/73 1973/74 '1.974/75 1975/76 1976/77 (Fra=a :':A) Credit a ~ven-te~ ~ ltel:li>OU"~ts dl!s ! de :J.OINU,U% pr~tJ1 1/ 399.253 1,756,285 3,576.477 703,':'90 Artieris d:1!!i:-b 399.253 66.577 Toul e=l.il de.t r1l<:ll!.'>ounle:mc:tI tll ens 399.253 2.495,10[; 1/ 6,071.581 6.8"1.6~8 l!.elIlbourlltc=tll ~tff!etuaa 2,495,104 6,005,004 : re::mbours e 0% 100% 994 Ff!n:iers LlOls:a:les a.....bounet:lC1 tl!l dUs ! df! tI"~ ",Nt" 11 560,039 577 ,217 865,91.3 Arrte.rea <lti!'.!:rh 35.524 3i .273 Total c1.ItlI.J.l du re:.Ooune:ment8 d"'Wl 560,039 1,172.780 2. (l.40, 512 If!.!:Iboun ~;:5 e!!4ctu.es 524,515 1,135,507 1:./ % rftlbourd 94% 97: Cred.it 8~isonni.er 1/ ~ Pries efhetu.!i8 147,316 '1..282.275 3,246,365 7,376.844 Arrtere.s d:1ffere.s 567.394 1:0\'.&1 <i... ~e":lllC-~iI ~ 147,316 1,282,275 3.246,365 7,376,844 &embour s e:.e.n:a effe.::tuas iI 147,316 l,2B2,275 3,2 46.365 II 6,809.~50 % railounl 100% 100% 100% 9'" ... ~ Ff!r:ders inztal1e! !'Tin eUeet1:ies Ar:'iirh di!!!rh 136,200 971,800 2. 8S2, 311 totAl <In re::lbo,,-,.,,~:.s dUs 496)724 ll.em.botl'!"!l """eft e" e.:!f~et't:!.is If) l.36,200 971.800 2,852,311 % rembounii !.36.200 97:,800 ~/ . 2,355,587 100% 100% 83: 11 l'n.. almee d~ grace et .::1:0'1 Cll11.'-itb. J/ Supe~ieur 1 1a ao~ des de~ r~riqua8 ?~~cec~~~s d~ 14 colena ?~rce q~ 1& ~, 80~ l'aeeord. 1neluait lea mon:ants da. sur lu de=na::rat::1ana qui ItVUe!.\t lid cotuUi!.reu. aVlIIc lA CYDT. c~ QUI .ubvemtiolUl ?lul:6e que Qe.5 l're::.s. 3/ Pu de dHai do; . .ice. J./ TOU8 les a~lre~depu1A L974-75 au: it! re=bou:aes; 14 brive baisae dans leJ re~url~tB ~ cause Cf! ~ouvea~ &rtihh. ~I P:1.llc.:1pal~nt pour lu engra:Ls. 1i!4i.I 3W111i pour lu fOllg;:!.c:1du at: las piecu de racl:lA.n/lc; "'_lll!!!.S r~ol.l:ublu dA I\4ture. il Lea icntures c"~U.blu n' in<!ique::It pu bG re:.Ooun~'llt3 elh.::tti. de 1971/73 t t 19i3/74; pour lu d<!ux ca"'l'J't;oes pri.~ ~~le, ~a taux de re:hoursdwene a ~~ &tre dz lOCI puisqu'11 n'1 A en &ue~ a:Tiere reputE 1 197~i75. J./ Las ~i!lI:boun~u atfecd.tsMtlAI lu CCtNptu conaolldh s'Uevmt 1 3,6 ~"nJI. !A ",ur" r""""ourse""'n~ apparent raflit& lu ret::.bou!:'O(?::>I!:n:.I. autre. qu'en MC'.Irf!, pDur 11!lI 'e::>ellCU; h relllbours(!.r!)l!:lt global da ...:.encu & itt de 99%. !I Lea ::e""ou..'~tlI eHec:.i:s d4:llI 111!.~ C01llPtu Ca'.liiolldh ,'Elivene 1 1,1 lllilliou. ~ "lI\1r" rembouru.ZJeut appue.:u ranitll lu ror--...l::>ounl!:!ll2llU, ",,-,trot qu' e:n Ililture, PQUr 1u U!_llC"IJ; 1" rlW!:>ollraen:<::n: globel de Sell>CllCU ~ ~te de 96%. - 61 ­ ANNEX.E 4 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TEP~~S NEL~'ES RAPPORT DE &~LYSE ECONOMIQUE Taux de rentabilit~ econo~~ au moment de l'eva1uation 1. Au moment de l'€valuation, 1e taux de rentabilite interne du pro­ jet, sur 25 ans, sur la base de couts financiers nets d'impots maia compre­ nant les subventions, etait estime a 13%. Un element essentiel en et.3.it l'hypothese suivant laquelle la main d'oeuvre agricole etait affectee d'une valeur nulle. La raison donnee pour justifier l'hypotbese etait que 1es terres liberees par les emigrants dans la zone de provenance seraient, a cause de la pression qui s'y exer~ait sur les terres vacantes, occupees immediatement et mises en culture par d'autres paysans; bien qu'on n'en ait aucune preuve irrefutable, il n'y a pas de raison de croire que cela ne s'est pas en fait produit. A d'autres egarcis, cependant, ce chiffrage a zero de la main d'oeuvre peut etre mig en question. 2. Les couts des etudes afferentes a un second projet (9% du cout total du projet) ont ete exclus du calcul economique. Les frais generaux -gestion et personnel- et les frais de fonctionnement de la STN ont ete repartis entre Ie progran:.me de .colonisation et 1a partie du projet executee au profit des paysans deja installes, mais d'une fa~on differente de celle adoptee dans les tables fi~ancieres du projet. Le rapport ne justifia pas cette difference; bien qu'eu chiffres absolus, Ie monta~t reaffecte du programme de colonisation au programme des paysa~s deja installes ne repre­ sante que 2,5 millions de francs CFA par an, l'effet sur les ~aux de renta­ bilite de deux c.omposantes GU projet n'a pas ete negligeable; la rentabilite du programme de colonisation a decru de 0,6% mais celIe du prograume au profit des paysans installes a augmente de 8,3% (paragraphe 4). 3. Les depenses ont pris place ess~~tiellement pencant la saison seehe, durant les trois pr~liers mofs de llannee civile. mais les avantages n" apparaissaient pas avant Ie CO!ltm~'"lcement de 1a saison sikhe suivante; les paysans etaie.nt payes au cou!'':; du premier trioestre de I' a1102e suivante et les recettes en provenance des a.xportations de coton et des derives de Itarachide n 1 apparalssaient pas avant Ie milieu de l'annee. II y a donc une solide raison de decaler d tun an Ie fltLX des avantages de fa<;on a rattraper le delai entre decaissement des couts et appa=ition des avantages. Le rapport d'evaluation a adopte une attitude orthodOXej il regroupe les couts et les avantages resultant dtune meme campagne de cultures; l'effet produit par Ie decalage du flux d 1 avantages est cependant assez important. - 62 ­ A.."mEXE !;. Page 2 4. Si Ie calcul avait ete ainsi ajuste, l'effet sur 1e ta~< de renta­ bilite interne au moment de l'evaluation, la main d'oeuvre etant toujours estimee a une vaieur nulle, aurait ete le suivant: Programme des Programme de paysans deja Total du colonisation installes projet - - - - - - (en %, sur 25 ans) --------­ 1. Evaluation 12,5 15,9 12,9 2. Repartition des frais de personnel, etc. conformement aux tables financieres 24,2 12,9 Decalage d'un an des avantages: 3. Flux de couts et d'avantages 10,2 ll,8 10,4 4. Repartition des frais de personnel, etc. conformeme~t aux tables financi~res 9,7 17,1 10,4 Taux de rentabilite interne apr~s execution du projet 5. Au moment de l'evaluation, on estimait que Ie programme au profit des paysans deja installes ne representerait que 10% environ des couts du projet. En pratique, cette esti;Jlation s'est revelee exacte (Tableau 2 de l'Annexe 2), bien que les couts afferents a ce programme aient ete essen­ tiellement ceux de credits de campagn.e, qui n'etaient pas tous des couts supplementaires. En effet, d'une part la SIN s'est substituee a l'ONCAD pour fouTnir les facteurs de production aux deux cooperatives d.eja exis­ tantes dans la zone du projet; d'autre part, 1a table des couts du projet inclut les credits de campagne geres par la STN pIntat que La difference reelle; les couts suppleoentaires reellement attribuables au programme propre aux paysans deja eta:,lis etaient probablement inferieurs de plus de la moitie a ceux montres dans la table des couts. De ~e!Ue 1a STN a repris aI' ONeill 1a fonction de commercialisation des produits a la fermI.?-; les couts du Ta-­ bleau 4 de l' Annexe 2 ne sont pas des couts suppH~mentaires. Compte tenu des difficultes qu'on a a distingc:er entre coots et avantages supplementaires afferents au programme des agriculteurs deja et3blis, et du fait que Ie progr~~e representait moins de 10% du cout total du projet, on u'a pas calcule separement de taux de renta.bilite interne Ie concernant. 6. Les couts du prograI!I!.llC! de colonisation ont ete presque identiques aux estimations de l'evaluation (400 ~illions de frrulcs CFA y compris impots et taxes); les avantages ont ete nettement plus eleves, toute 1a production etant consicieree comme suppH~mentaire (Tableau 4 de l' Annexe 2). Les prix economiques a la production ont egalement ete plus eleves qu'on n~ l'avZ?it ANNEXE 4 - 63 ­ 3 prevu lars de l'evaluation. Pour isoler l'effet de prix, Ie ta~~ de renta­ bilite interne a eC§ calcule sur la·base de prL~ constants, valeur 1977, et de prL~ cO:'lstants, valeur 1970. Dans chaque cas, les frais de pe!:'sonnel et de gestion et lis frais de fonctionnenent de la ST)], ant ete presque entiere­ ment attribues (94%) au programme de colonisation. Les resultats. sur 2S ans, sont les suivants: Programme de colonisation seule~ent Aux prix Aux prL~ constants constants de 1977 de 1 7 ------ Fl~~ de base 59~' 47 ;~ Decalage d'un an 37':: 33% Les taux de rentabilite sont directement comparables a~x estimations de l'evaluation, modifies pour tenir compte de la reaffectation des frais de personnels et autres (1ignes 2 et 4 du paragraphe 4); mais toute la main d'oeuvre agricole devrait-elle affectee d'une valeur nulle? Chiffrage de la valeur de 18 1!'.?in d'oeuvre ag.Usole 7. Le probleme vient de la fa~on dont on envisage la tion spon­ tanee. On peut affirmer que, si Ie projet n'avait pas ete entrepris, les colons auraient de toute fa~on migre. Sur la base de cette hypothese, les couts economiques du projet aur9ient inclus 1a production agricole a laquelle on a renonce, dont 1a valeur devrait etre aussi 1Hevee que celie des avanta­ ges issus du projet, a moins qu'on ne puisse prouver que (a) 1es terres ont ete debroussees et mises en culture plus lentement (ce qui constitue 1a mesure d' une infrastr,lcture plus dispersee. et d tune implar:tation plus diffi­ cile) et/ou (b) les rende-nents sont infE'!I:ieurs (ce qui m';sure un acces moins aise au credit et aux services d'encadrement). L'emigration spontan~e est si mal connue. en partie parce qu' elJ.e est inorganisee, qu' il n' est pas possible de chiIfrer 1a valeur de (a) et (b). La sensibilite du taux de rentabi1ite a (a + b) peut, cependant, atre mesuree par une simple approx~a­ tion. En exprimant 1a production de la colonisation spontanee COI!l!l1e un pourcentage des avantages s du projet, et en considerant c.:e montan:: comme 1e cout d'opportunite de 1a colonisation organisee, a Quter aux couts du projet, Ie taux de rentabilite en prL~ constan~s) valeur 1977. s'en trouverait modifie de la fa<;ou s'.1ivante! - 64 ­ A.'rn'EXE 4 Page 4 Taux de rentabilite econcmique Production des colons spontanes Avantages decal.E!s en ~~ des avantages du proj et Pas de de~~~a~e d'un an 80% <-20 <-20 - 8 - 9 60% 8 5 50% 17 12 26 18 30% 35 23 On devrait done evaluer la production des colons spontanes a moins de 60% de celIe des colons organises pour que Ie taux de rentabilitecommence a devenir acceptable. 8. On pourrait aussi faire valoir. par contre, que les migrants qui ont ete recrutes pour Ie projet n'auraient pas migre s'ils avaient re~u les encouragenents qui leur ont ete offerts dans Ie cadre du projet. Avant d'emigrer, les colons n'etaient pas, en general, de si~ples manoeuvres agri­ coles prives de terres; l'un des criteres de leur recrutement etait qu'ils aient eu une experience anterieure des boeufs de trait. Les colons ne venaient done pas des couches les plus pauvres de la population de la zone de depart. Une theorie de la colonisation suggere que les migrants sponta­ nes ou bien seront pauvres, et auront peu a perdre, ou bien seront assez riches pour prendre Ie risque; la grande majorite de la population reste immobile; elle ne serait pas disposee a migrer a moins qu'on ne lui offre des encouragements suffisants pour modifier son evaluation des coGts et avantages de l'operation. De cette theorie, on peut ci.eduire que la plu­ part des colons des Terres Neuves n'auraient pas emigre si Ie prajet n'ava:..t pas ete entrepris; il convient des lors de considerer comme nulle la valeur de leur main d'oeuvre. 9. Mais on peut aussi faire valoir que, parce que Ie projet a ete entrepris, d'autres migrantseventuels n'ont pas emigre~ parce qulils atten­ daient de se voir attribuer les memes avantages que ceux consentis aux colons des Terres Neuves. Meme si cas colons eventuels ont simplement ajourne leur emigration, les couts economiques du projet devraient etre augmentes. Ce phenome.ne est cependant encore plus difficile a chiffrer que celui exallline dans Ie paragraphe 7 et devrait etre compare a la migration spontanee induite par 1e projet, qui est egalement difficile a quantifier. Les seules donnees qu'on possede concernent la croissance de la populat.ion dans les villages d'immigration (Tableau 4 de l'Annexe 1). Alors qu'un total de 1505 m:i3rants ont ete transportes dans la zone du projet par les autobus fournis par la SIN, il Y avait 1969 habitants dans les six villages en juin 1974 et 1959 seulement en juin 1977. Ces chiffres suggerent que des amis et des parents sont venus par leurs propres moyens rejoindre les familles de colons pendant - 65 ­ M"m:..TI 4 Page 5 la periode dtinscallation, ::.ais que personne nla e '.lars :es vi:l.ages ., , depuis 1974. II n'existe aucune information comparable sur l.'evolution de la population des 13 villages d'bplantation anc.ienne se crouvant dans la zone de 2S0'~2 au la population etait:, anterieurement au projet, evaluee a 250 familIes. 10. Pour resumer, an a deux bonnes raisons de penser que la valeur de la main d'oeuvre agricole n'aurait pas du acre consideree co~e nulle; dans chaque cas cependant, il y a un contre-argucent: Raisons pour une valeur autre. que nulle. Contre-argument les colons auraient :.name sans peu probable,. car les oj.grants le proj et n'etaient ni tres riches ni tres pauvres dans leur region d'origL~e; le projet a fait que des colons au contraire, Ie succes de spontanes eventuels ont differe. leur la colo~isation org~~isee migration ou y ont renonce encouragera le developpement de l'immigration. Compte tenu de la penurie de renseign€3ent~ on ne peut trancher aise::.ent entre ces contradictions. Le rapport d'evaluation suppose i~plicitement que (a) les colons n'auraient pas e~gre sans Ie projet; (b) Ie projet n'aurait, en mettant l~s choses au pire, pas d'effet sur les autres colons spontanes aventuels. Sur ces hypotheses, le taux de rentabilite est de l'ordre de 60%; si on les ~, Ie taux de rentabilite tombe br~talement, et par example, pourra:"t atre nega:i.£ sauf si Ie cont d'oppor:uni..te de la colonisation. spontanee (paragraphe 7) etail: evalLle a :noi.:ls de 70~~ de la production de la colonisation organisee. 11. La discussion ci-dess~s a'a pas ta~u compte de l'argument suivant lequel la colonisation s?ont~~ee co~duit a l'usure des sols au a l'erosion. Ceux qui soutiennen:. ce poL."1t de vue seraient cependant: d' accord sur Ie fait sas que- I;' proc-es-;~ -e.;,-se-'::-a.1t asse-z long; effets ne sont pas cls-- e;- evidence dans Ie cal-cuI du taux de reutabilite intenle. - 66 ­ A.'lN!XE 4 bbleau 1 1. Ventil::ttion Pr-ix ieonot:.!oue a la ~roduc:ion - Ce,:,eales Eval.uation Ac:.heve~n~ 1970 lq77 • ($£1] I tonne) Prix de refereoce roB Gulf 51.8 86.0 !ransport maritime at assurance 14.3 30.0 CM Dakar 66.1 1:/ 116.0 ----- (FCrAi tonne) CA.F D&k.ar ::,t 18,500 28,420 Fra1s de dIbarquement: =agasins de Dakar 2,700 1/ 3,000 Ho~5: traosport Koumpen:oum - Dakar rama.ssaga loeal ) 3,400 5,550 3,000 9 Prix economique au procucteur 17,800 22,870 :!. 7andancII Prix au producteur .Prix au prcduc:eur 10':'s de 1 'ac.heve~~t lors de l' evalua.:!.on Tt'a.nspor: :. I::Id.ice de Prix au producteur (ce:rmes de 1970) roa 11 assura::lce CM ~/ l' inflat'.ion §j (t e1"':)eS de 1977) 1,/ (FCrA/~g) (H:u!totllle) (1977 .. 100) (FcrA/kg) :910 17.8 51.8 14.3 66.1 48.8 27.6 lrIa,rjl Y S.rgho 1972 18.85 16.30 55.0 15.0 70.0 56.3 24.9 1973 19.05 16.41 93.0 20.0 ll3.0 66.8 35.9 1<;\71. 19.20 H.50 121.0 25.0 146.0 81.8 38.2 1975 19.52 16.86, 111.9 30.0 141.9 92.4 32.1 1976 .19.83 17.22' 105.2 30.0 135.2 92.8 30.1 1977 .20.10 17.58 86.0 30.0 116.0 100.0 22~9 1978 20.38 17.94 . 97.2 30.0 127.2 100.0 25.6 1979 20.66 18.30 107.6 30.0 137.6 100.0 26.2 1960 + 20.66 18.30 112.7 30.0 142.7 100.0 29.4 1/ I.e rapport: d'halua::1oll do=~ lu coO:.s C.A:F DAkAr; vcn::i1ation entre roB et eranspor: l:I&rit:!.::.e at ...urauce e,: diduit de, do~ees ultirieure. concernant Ie prix !OB reel ~ 1970 pour Ie sorgho. 2/ 1970: -?eFA 278 .. $EU 1.00; 1977: reF! 245 .. $zti 1.00. 3/ Y C01:lpris FeFA 900! totllle ~S. 4/ 370 b. FcrA 15!:=e-m. 5/ Frix reels j~q~'au 1976; pour 1977 et apres,aati=at1auB en te~~ de 19~7. 6/ Indice de l'in:lation internationale e~b1i! paT 14 Banqu~ en octob~e 1977. 11 Obtenu (a) lur 1& ba~e d~ ?CPA 243 ~ Stu 1.00 et (b) par deduction de FCFA 5.550/tonne~du prix CAr en 1917 eomme ind1que c1-dessus - ventilatlan. 11 Ccllll:::Jeo ind1que dans 16 rapport d 'evUl.Ultion "n 14 ilrodul::iotl ehhliAlire etai: projeth cot:!>!! suit: 25% mats, 75% Sorgho. Co~ 14 production du ~etait negligeable les prix au producteur ont tte ent1~rem£nt b~es sur un prix de reference du sorgbo co~e apprQ~tion pour une production cerea­ 1ia:!.re de 50% de IOfgbo et 50% de ~. - 67 Al'm'EXE 4 I"Dluu 2. PROJET D~ COLONISATION OE LA REGION ~ES :ERRES ~~S A.'1A!.?SE ::C~O:aO':'E • 1. Ventilation ~1x econo~1cue a la ~Toduc:ion - A~achides non 1eco~iauees Evaluation ACMV e::;neu t 1970 1977 - - - - - - !".J$/tonne h'u rHirl!Ilce err Eut'o1)e 217.1 555.0 Equ1va1ent en coque (70%) 152.0 388.5 ~=ansport QA=1:~ et assurance 14.7 );/ 25.0 ~evenu supplemenea!re de transformatjon 7.5 FOB Dalczr 144.8 36:3.5 rcrA.ltonne FOB Dakar 40.210 89.060 Entrepot all. port 2. 700 1/ 3,000 Transport KoupentoUQ - Dakar .5 .550 1/ Cout de 1a commercialisation Rama8.age loeal Prix icono1!'.ique au product:eu:r J 3,8.55 33,655 . 5,000 3.000 72 ,510 - - --~ 2. Tendence Prix au 1)roducteur Prix .!III. oroduc'.:eur lors de l' evaluation lors de i'~valuation Ira:n.sport (. Indice cie Pr:l.x all. producteur (terme.s, 1970) eIF !:J ..auran.:e !::./ FOB!:.! 1'i.!1flat10t£1 ( t e t"IIl<U H77) §..! (FCFA/kg) .. ~r " $ / tonne)­ (197i ~ 100) (~'CFX/l<.g) 1970 33.66 152.0 14.7 1AA.8 IJ 48.8 56.2 1972 30.59 182.9 15.0 157.9 .56.3 56.5 1973 28.77 27.5.0 1.5.0 260.0 66.8 78.8 1974 26.,84 424.9 20.0 404.9 81.8 104.7 1975 25 .. 84 316.4 25.0 291.4 92.4 60.7 1976 26.84 296.8 2.5.0 271.8 92.8 55.2 1977 26."84 388.5 25.0 363.5 100.0 72.5 1978 26.84 317.5 25.0 292.5 100.0 55.::' 1979 26.84 280.8 25.0 2.55.8 100.0 46.1 1980 + 26.84 264.9 2.5 .0 239.9 100.0 42.2 11 A~pare~nt conaidere ca~ un eL~e~le d~ 1e ra~port d'eval\~t1on avec un pr~x de 6.795 FC!A/tonne; voir egale~t Arnexe 4, Tah1eau 1, Note 3. 21 1970: 278 FCFA ~ $EU 1.00; 1977: 245 FeFA - $EU 1.00. 31 370 b:l, 15 FCFa/tonne-1cn. 4/ En coque; pri.x act\lda ju-5qu'l 1976; pour 1977 et ..pres: eat!Jr,at;ioll Ii'.::x ter:ae.i de 1977. 5J Indice de l'~flat!OQ international date d'octoore 1977. 11 Ootenu de (A) 245 FeFA : SEU 1.00 et (b) deduction oatt~ du pr".x FOB, 16.550 FCFA/ton~~ en te~s de 1977 C01!1Ol! tt'.d1qui ci-de3!!uS - vlmtUatiO'll. . II Y COl:lprta 1e reveou Il'lppl1i:ueotaire de tnn.tfor:MItion. $ZO' 7,S/tonna; o:.:n cOlrY'ti ei-deu<:)us. 68 - 'INE..'tE .:. A. P'RO.TZ'! De COLONISATION DE LA REG!ON !:l!.S :z:RP.F..5 :'""EUV'ES t.bleau 3 ANALYSE !CONOMl~ • Zvaluat1ou: 1970 ill.!!. Graine Fi~re Grair... ~---{E\if!e<m1le';- P~-x d~ ra:eren~e ~e CAl Zu-~oe 657 8:.1.7 1,509.4 159.2 SOl ~/ il:l. 7 1:/ Ajus~eoc pou~ 1a qualiti 1,366.0 Y 1.5:1.2 '::ransport :::an :~oe et a.ssuril.n~e 1.1 39 24.6 89 • .3 57.2;:./ roll :Jaur S62 59.1 1.2i8 .. j 102.0 --{FC7A/ :::>=e)----­ roB ;)aitar ~ 1 156,000 16,410 313,'::'80 25,000 !ra1s de ~ibar~ue~ut, et ~~~gasinage ),S87 ~ 6,2;6 5,300 } :5.200 Transport de l' '~siue degreuage j usqu' au port 3,000 !.2,50Q Egrenage 22,400 2.,JOO 36,100 l,200 ?~1~ ec~nomique i :'~c=ee 1 l'usine 126,713 i,884 258,7S0 18,600 Prix econo~que 3. l' ii!lltree a ~"J.Si:I. §..! 52,450 105,500 R.a.me.esage local 3,450 6,000 P~-x ~cooo~qua au ?rod~:eur 49,000 II 99,';00 2. ":enc.ance Prix au producteur !'rtx ~?roduc te.u~ lOTS de ltacheve~! l.o r.s de I'.! y &.11.1& t!.Qc. !:::;;u;.aporc .. lwtiC4 d. Prix au preduc::eur (t.r.lIOUS .1.970) §J CU!/ a.oIurmca 'FOB W l'illila:iQ1l. (t e.r.!lIU deB 77) II (FClA/ka,) ($ltI/t=" 1191'7 = 1(0) (FCFA/kg) " , HiO 39.00 60l 39 562 4S.8 86.3 1972 40.99 703 40 663 56.:! 88.9 1973 39 • .51 l,':'65 SO l,ll.S 66,8 1.38.2 1974 38.12 1,240 70 1,170 al.8 U4.3 1975 37.95 1,047 a9 958 92.4 74.8 1976 37.95 1,436 89 1,.397 92.3 121.3 l'J77 37.95 1,368 89 1,279 100.0 99.6 1978 31.~5 1 • .308 89 1,2.19 100.0 93.1 1979 :17.95 1,288 89 1,199 lOO.O 91.1 1980 t 37.95 1,247 89 l,l.58 lOO.O $7.0 11 CAl O.au; !lru -,i. 1977 dtduit du prix 103, q\.li ur. = u , lilt dl!. l' u~ti= du tratlJll)Xlr: et auu;n.·tH:;\\l, voir llOte 4. 7:/ !&ti.!:li i n environ <i4n.s 1& ::'aPl?<Jl:"t d'haluau=. !.u dcrmeea act".J.!l.Uu 3uagere!lt <.m :-ab&:is :IIOJen da 15% pcur 14 va~eta !JA 5~2 ~&ra i 14 qualita dt :-ifirenca (~can St~lct ~~ddling); le ~ernier cb1!!r~ ..t adopt& pour 1977. 3/ y eDlI!\1~....1I lu f:-a.is dQ co=rt:u.l::.s<l.t:.iOll ;\-;1, l.a. fUln. 41 Or.t ~e q\llil ce ;'lolita ..:I.t a'~g;M!'1e.i AU ;:>r.l-r2t4 du cout dl:l trl.\.!l$9<'l:r; :;l!: II.lGtl1:'ro'.!:::\\ dii 1..& !:Ulrll. 5/ 1970: 278 lC?A : $t~ 1.00; 197i: 24~ FC1A : SEU 1.00. 61 1970: 37,5% fibre .t 62,5% i't'aine; 1977: 36,5% fibre Qt 60% .~£ine. 11 L. r&ppor~ d'~va1U4tian souscrai: :a~ caGes de !~mences, ~'@U&ra1a at d'~~ec:icidas (:0 rc7A/~i de 0.& cQ:J:prlrod ?" ~e ~ulu dii?etU:u d...'UI la coue du ?roj Itt; Ql:l tI.J!I su.it ;>U 1.£ g:rainl!l de co can) cat' i l ~l%l!It :Doilthoda Lei. 8/ Las coUCJ des :nt::.mta dedu.ie.!J. 2j AjUlltemetit pour 1& qu.al1d (:...5%) dlidu.it; ?r...x aCl;IIOlIl.1l jUllqu'e:n 19i6; POl...'1." l377 ac aprh: uti:ll&t.ian au:x ten;u dll 1977. 10/ Fibre seu.l.e:e.~t. Lli !.tl,Uce de l' infl.ati01l. i.ntH:l..llU!J!lUe dad d' oetobn r'J77. UI Ob:enu de (a) 245 !C7A & SZV 1.00, 0j) diduce1= du p~-z de fibra au FOB da 54.~00 CFjJcQUn~; (c) c~ntanu en fibre: J6,~%, (d) d!duct1on d. 6.000 7C1Aieonne da co~-g:r&in& ?our~:e ~~i~g. loea1 &t (e) suppl.~~t de U: ajellt' &'~ pr~ {C0!1om.i1W1 au prodnc1:liIut' itabl.! II:! fonction da La !:.!lre. Cfl ;>Q1.l-t'eGeaill (ta:lt La valeur tupple~n:Lir4 d.~ g:ainos de cotou en 1377, ~ i l l'etA1: ~ 1971 ~ai. - 69 - Annexe 4 Tableau 4 ., 1972 1973 197! :976 (FO'A '000) ........... .. • P':'O$r..... de cO\()U~u.!:l.oa inircu'!"'tU:;tl.lh '1: _='1'1al ~. 4 m :9.2!~ :..~ c: .. :~!&S "',;oa .. "'C'l"1Jt...-c.: do . . =~Q"QIJ !;;'f1tl).~t" at'C oi/ <."6.:: '&.'10 6,~~ fl.C '~:;&l ".:..:>0 ~ .:~ fHU •• ".~l at d... ,.'l't'1.01:1 ~ t Dot~ . . . . . !01iI4.t~Q.t at ~!; ... ~.ah t. t. 16,,9n 2•. :....! 2e.~?9 :-:".99, '.= .:::0 5, ,s, 5,385 5.!:~ S.!:5 ".zoe :. 3~~ ; ,;,..,i ~. "'~~ .. - ..... Io,z,x Code: -!•• l.o;",,:t &.I:1.40,"-t 4/ $ou to<4.1 ~i $"tIl 1,:'?C £7 2.,6<; 1,~77 ~:l.m 2". :l?9 S. :.07 }9.3S! 7 ,<.oaa :'~.::7'5 ...5,"} ~~ Q,09' Jo'.~ !"'.il: ~ .~: .~,: ..: S... toUl beN - t&U ~/ "0."9 !, ,'l~ 100.';;; !..;. --oe :.,n.~61 :.:..2,l6, l=t.!;~ 9".~:" 5~.1:<! ;'5.~ ~~. 76Q >+0.,,29 ~l,2!.C ~!. ~':e !3. :-:8 ;;:.:!.2 ~::~ ,. ::..: ~:. It''O$r..-.. ,.,..,.It" !.nI..U t", -;'a$('«l\ •• tn!!'utruc,:,u:rt: I t ... !;t~:!..~ n 1.. sn 'ra.U d. »4:UCI'tI1':c! .: ::Ie , .. un!' ~""It!' d. !:mC:1:1(n:ncDuu:: .: a\l,n:.;l trait 4. ~.n· : •.'XXl 1.902 ~,'CO 3.S<Xl 1.= 1.m ;... -... ~ f ..... , , :,~77 -. - .. CQ-Ut d•• i!1lJ'U't1 ",-r1ul... :... m :3.~ 1,~!~6 26."9; (IS .,~'! ;:£.~~; 2':,;Y: :t!16 :E,3U n 3:'.:::"i ;:.",.. C:j" :.i >: ... ~; ~.:~:' ;.: ... a.~ 2'.....' 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Основные сведения
Тип документа Project Performance Assessment Report
Дата принятия
Страна Сенегал
Источник Всемирный банк