Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS CFFICIELLES Rapport No.1737a-CM EVALUATION DU PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI 4 CAMEROUN, ANNEXES TECHNIQUES 17 février 1978 Département du developpement agricole et rural Division du développement rural TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autorisation de la Banque Mondiale. CAMERPUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL IqTEGRE - ZAPI TAUX DE CHANGE 1 dollai EU 245.00 francs CFA 1 franc CFA 00044 dollar EU l.000.01;0 francs CFA 4.081,63 dollars EU POIDS ET MESURES 1 hectare (ha) 2,47 acres 1 kilomètre (km) 0,624 mile 1 kilogramme (kg 2,204 livres 1 tonne métrique 2.206,6 livres 1 litre 1,057 quarts EU ABREVIA T IONS CENADEC Centre national de développament des entreprises coopératives CODES Comité de succursale CODEVI Comité de développement villageois COGEST Comité de gestion EPL Entreprise de progrès local ERAP Entreprise régionale d'aprovisionnerment des paysans FNFP Fonds national de développonnnt rural IITA Institut Pan-Africain de développement OCDE Organisation de développement et de coopérations économiques ONAREST Office national de la recherche scientifique et technique SOCOOPED Société coopérative d'épargne et de développement SOCOPAO Société de commercialisation des produits de l'Afrique de l'Ouest SODECAO Société de développement du cacao USAID US Agency for International Development ZAPI Zone d'actions prioritaires intégrées EXERCICE FINANCIER ler juillet - 30 juin A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES CONFIDENTIEL CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI TABLE DES MATIERESL/ ANNEXES TECHNIQUES ANNEXE 1 : Développement des fermes et des cultures ANNEXE 2 : Pisciculture ANNEXE 3 : Vulgarisation ANNEXE 4 : Formation ANNEXE 5 : Recherche vivrière ANNEXE 6 : Crédit rural ANNEXE 7 : Approvisionnement des paysans ANNEXE 8 : Transformation et commercialisation du cacao et du café ANNEXE 9 : Services de santé et approvisionnement en eau des villages ANNEXE 11: Suivi et évaluation 1/ Les Annexes 10, 12, 13, 14 et 15 sont jointes au rapport d'évaluation principal (No 1737a-CM). Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions offi- cielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autorisation de la Banque Mondiale. Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autorisation de la Banque Mondiale. ANNEXE 1 Page 1 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI DEVELOPPEMENT DES FERMES ET DES CULTURES I. Introduction 1. Les six ZAPI qui relèvent du projet sont situÉes dans une région relativement homogène de la Province de l'Est, caractérisées par les traits suivants: i) climat équatorial à deux saisons des pluies, l'une d'août à décembre et l'autre, plus ou moins importante, de mars à juin. Dans certains secteurs, les deux saisons ne sont séparées que par une légère baisse des précipitations en juillet/août. Les températures varient très peu au cours de l'année et la moyenne annuelle est d'en- viron 23 0 à 24 0. Les principales différences climatiques provien- net,' donc du régime des pluies. Du nord au sud, la moyenne annuelle des pluies passe d'à peu près 1.400 mm à 1.700 mm. La saison sèche est plus longue dans les régions septentrionales et les précipita- tions y sont moins élevées, ce qui en fait une zone de transition entre la forêt et la savane; ii) la morphologie est celle d'une pénéplaine ondulée. L'altitude diminue du nord-ouest au sud-est. Elle atteint en moyenne 700 mètres dans la région de Bertoua, au nord, et 300 à 400 m dans le bassin du Ngoko au sud. Les eaux s'écoulent généralement en direction du sud. La Dja (appelée Ngoko dans son cours inférieur) est la principale artère de drainage. Au nord, la région est drainée par le Kadei. Le paysage est constitué par des reliefs aux sommets tabulaires et aux versants en pente tantôt abrupte, tantOt douce, et des vallées encaissées dont les dénivellations sont de 40 à 60 m; iii) des sols tropicaux acides caractéristiques de ceux qu'on trouve dans toute la zone humide de l'Afrique de l'Ouest, ferralitiques dans l'ensemble, avec quelques parcelles hydromorphes. On trouve des sols rouges assez fertiles sur des épaisseurs suffisantes dans les hauts plateaux et, en haut des pentes, des sols en couches moins épaisses, érodés, qui deviennent hydromorphes (saturés d'eau de façon saison- nière) en contrebas, comme le montrent des marbrures jaunes. Des sols hydromorphes gris foncé à noirs se rencontrent au fond des vallées et sont de texture argilo-sableuse à argileuse. Leur contenu de matière organique est élevé et leur fertilité moyenne; et ANNEXE 1 Page 2 iv) une végétation de forêt primaire et dégradée, des plantations de café et de cacao et des cultures vivrières. Il existe au nord une zone de transition avant la savane herbeuse. Cette dernière est située en grande partie en dehors des zones du projet. Les bas-fonds sont peu utilisés pour l'agriculture et sont couverts d'une végétation dense dominée par différentes espèces de raphia. Cultures vivrières 2. Les ZAPI produisent du café, du cacao et des cultures vivrières dans quelque 16.200 exploitations. Les cultures sont mixtes et varient suivant les besoins. Cependant, on trouve de plus en plus de petits champs en monoculture, en réponse à la demande du marché. La dimension moyenne de la superficie cul- tivée chaque année dans les petites exploitations (environ 1 ha) recouvre d'importante. variations. Les principaux outils à main sont la pioche courte et la machette. Les hommes se chargent du gros défrichage, et les femmes en- tretiennent les champs et récoltent les produits. Parfois cependant les hom- mes participent à ces travaux lorsqu'un volume important est commercialisé. En général, les champs sont situés à entre 2 et 10 km des fermes. Les planta- tions de café et de cacao occupent les terrains les plus proches de la route. Jusqu'à ces dernières années, la superficie totale dont chaque famille dispo- sait pour la rotation des cultures était assez importante pour que les champs puissent être laissés en jachère pendant au moins huit ans. Mais en raison de la pression économique et démographique, les paysans ont maintenant ten- dance à raccourcir la période de jachère. 3. Les sols se prêtent, en particulier dans les parties horizontales, à une grande variété de cultures, notamment le mais, l'arachide, les courges et le manioc, dans le cadre du système de jachère. Le riz est la culture la mieux adaptée aux sols hydromorphes des vallées, mais les autres cultures annuelles pourraient également y être pratiquées en saison sèche. Le mais et l'arachide, ainsi que le sésame, snit les principales cultures vivrières des zones de transition. Les tubercules, tels que le taro et le manioc, se rencontrent dans toute la région. La patate est également cultivée comme plante vivrière. L'igname est plus rare que dans l'ouest. Dans la forêt, les tubercules sont remplacés par le plantain. Les palmiers à huile sont surtout exploités pour la fabrication de vin. Le riz, la canne à sucre, l'oignon, l'ananas et les légumes locaux sont cultivés en petite quantité. 4. On possède peu de renseignements précis sur la production vivrière, car il est difficile de réunir des données dans les conditions actuelles. D'après des estimations indirectes, basées sur la consommation des ménages et les chiffres portant sur les fermes, la production annuelle atteindrait en moyenne quelque 80.000 tonnes. Le total commercialisé ne dépasserait pas 10 % de ce chiffre. Sauf pour le riz, les méthodes modernes ne pourront apporter que des améliorations limitées des systèmes de culture et des rendements des denrées vivrières, à court terme tout au moins. Dans l'immédiat, l'améliora- tion des moyens de commercialisation et des routes encouragerait le développe- ment de la production alimentaire et réduirait l'importance des pertes (30 %) ANNEXE 1 Page 3 entraînées par l'impossibilité de consommer rapidement les excédents après la récolte. Les ZAPI se chargent de quelques activités de commercialisation des productions vivrières à Diang et à Doumé, en ce qui concerne essentielle- ment le plantain, produit encbmbrant, très périssable, et de faible valeur. Les cultures vivrières sont également vendues par l'intermédiaire du MIDEVIV, autre organisme d'Etat, et par des commerçants privés. Riz 5. Les bas-fonds aux sols noirs hydromorphes, portant une véaétation abondante dominée par le raphia, se rencontrent dans toute la région. Les sols argileux à argilo-sableux ne sont pas très fertiles mais leur teneur en matières organiques est relativement élevée, ce qui les rend propres à la culture du riz. L- riz, qui était introduit par les Français, avait à un moment donné presque disparu, mais on constate une relance. Las ZAPI, avec l'aide de volontaires néerlandais, encouragent activement l'expansion des rizières, en introduisant des méthodes de production modernes dans les ZAPI de Doumé et de Diang, avec défrichage intégral et préparation et drainage du terrain. Le défrichage est extrêmement difficile, et les méthodes tradi- tionnelles de défrichage utilisées actuellement ne donnent pas de bons résultats. 6. Le riz peut être cultivé d'août à janvier ou de février à juillet, mais il ne fait jamais l'objet d'une double récolte. Le choix de la saison dépend des besoins de main-d'oeuvre des autres cultures, en particulier du café et du cacao. La variété 63-83, élevée au centre de recherches de Dschang, semble très bien adaptée. Elle paraît tolérante ou résistante aux maladies, mais les insectes tels que le borer du riz et la punaise causent des dégâts considérables. Les oiseaux et les animaux sauvages endommagent également les récoltes et les champs sont souvent protégés par une barrière d'environ 1 m de haut. Les paysans consomment relativement peu de riz et la plupart de la récolte est vendue. 7. Environ 200 hommes/jour de travail sont nécessaires pour obtenir des rendements moyens de 800 kg/ha selon les méthodes traditionnelles, et les champs doivent être constamment surveillés et protégés contre les ennemis des récoltes. Avec des méthodes plus modernes, toutefois, on peut obtenir des rendements de 4 t/ha. A ces niveaux, le riz présente un intérêt éco- nomique beaucoup plus grand et peut fournir un revenu raisonnable. Cependant, il exige une main-d'oeuvre importante au détriment des autres cultures. Le riz pourrait devenir une culture rentable pour les jeunes et pour ceux qui ne possèdent pas de plantations de café ou de cacao. Cultures industrielles 8. Le café et le cacao sont les principales cultures de rapport. Ils sont cultivés dans toute la région. Les conditions dans la zone forestière sont particulièrement favorables au cacao (1500 à 1700 mm de précipitations, ANNEXE 1 Page 4 température moyenne annuelle 24 0 températures mensuelles minima 18 O à 20 ' et présence d'arbres feuillus). La proportion du café et du cacao varie sui- vant les plantations, mais presque tous les paysans cultivent l'un et l'autre. Le café prédomine dans certaines des zones de la savane de transition, tandis que le cacao l'emporte dans la forêt. Dans la plupart des cas, les planta- tions ont moins d'un hectare mais il existe quelques plantations plus vastes, de café en particulier, allant jusqu'à 2 ha. La zone du projet comprend en- viron 6.700 ha de café, d'un rendement moyen estimé à 400 kg/ha, mais qui peut atteindre, dans les meilleures plantations, 600 kg/ha. Les 6.600 ha de cacao produisent environ 2.000 tonnes. Le rendement moyen approche de 300 kg/ha, mais dans certaines des ZAPI les plus anciennes, la moyenne est plus proche de 400 kg/ha. Café robusta 9. Le climat et le sol sont très favorables à la culture du café, qui n'est pas trop sensible aux insectes et aux maladies. Ceux-ci, du reste, sont généralement faciles et peu coûteux à contrOler. Dans bien des cas, il suffit de tailler les arbustes pour éliminer les parties malades et stimuler la croissance de nouveaux rameaux vigoureux. Il existe des méthodes qui permettent d'obtenir de hauts rendements de café de bonne qualité, et les paysans ont commencé à en adopter quelques unes (dans les ZAPI d'Angossas, Doumé et N'ka, par exemple, jusqu'à 30 % de la superficie plantée de café a reçu de l'engrais ces dernières années), mais les autres méthodes culturales n'ont pas enregistré de grands progrès. C'est le cas notamment pour le, mé- thodes de cueillette. 10. Cependant, en général, pour l'ensemble de la province, y compris les nouvelles ZAPI, la situation est loin d'être bonne. Certaines plantations, en particulier celles qui ne sont pas bien situées par rapport aux marchés, ont été abandonnées, tandis que des plantations plus anciennes, qui auraient pu être régénérées et rendues plus productives sont laissées à l'abandon, parce que les planteurs considèrent la régénération comme non rentable aux cours actuels. Toutefois, la récente majoration des prix (30 %) amènera peut- être un changement. Une grande partie des arbres ont maintenant plus de 20 ans. A l'heure actuelle, la régénération des vieilles plantations non productives se déroule à la cadence annuelle de 3 % seulement, ce qui ne suffit pas pour maintenir le niveau de la production. 11. Le café se multiplie essentiellement à partir des variétés tradi- tionnelles, ce qui se traduit par une grande hétérogénéité des arbres et un rendement à l'arbre faible et variable. Peu d'efforts ont été déployés jusqu'à maintenant pour distribuer de nouveaux clones à haut rendement aux paysans. Un centre de multiplication qui relève de l'ONAREST, vient d'être créé à Abong-Mbang. Ce centre peut produire 100.000 à 200.000 plants de clones sélectionnés de variété B5, Bll, Yl et B4, qui peuvent atteindre des rendements de 1.000 à 1.200 kg/ha. Cependant, l'expérience a montré que les pertes de matériel végétal pendant la distribution et la transplantation sont ANNEXE 1 Page 5 énormes si ces opérations ne sont pas bien supervisées. Le gouvernement a pris des mesures, par l'intermédiaire du FONADER, pour: i) financer la pro- duction de plants sélectionnés et la lutte contre les ennemis du café; et ii) subventionner l'usaga des engrais. Depuis quelques années, les ZAPI encouragent activement le remplacement et la régénération des caféiers, ainsi que la création de pépinières. Elles cherchent également à encourager l'uti- lisation des engrais et la lutte contre les ennemis du café. Les applications d'engrais, qui avaient augmenté dans les premières années des ZAPI, ont récem- ment diminué en raison du caractère de plus en plus défavorable du rapport de prix entre le café et l'engrais. Avec une infrastructure, une vulgarisation et des services ruraux adaptés, des organisations de producteurs puissantes et des incitations économiques, il serait possible d'accroître aussi bien la quantité que la qualité du café dans la zone du projet. Cacao 12. Le cacao est cultivé sur des parcelles d'environ 0,4 ha d'une densité de 1.600 arbres à l'hectare. Les rendements moyens approchent de 300 kg/ha, mais dans certaines des zones de ZAPI anciennes, ils se rapprochent de 400 kg/ha par suite des activités déployées par les ZAPI. Comme pour le café, le nombre d'arbres à l'hectare, le niveau d'entretien, et le soin avec lequel ils sont exploités, varient fortement suivant les capacités et la bonne volonté du pro- priétaire, la dimension de sa famille, la fertilité et l'emplacement des par- celles et l'âge des arbres. Les recettes saisonnières en espèces provenant du cacao constituent la majeure partie du revenu monétaire annuel des paysans. 13. Les cacaoyers cultivés dans la région sont des "hybrides naturels" provenant de différentes semences introduites à diverses époques. Ils peuvent avoir un rendement raisonnable s'ils sont bien entretenus et leur potentiel est bien supérieur au rendement moyen actuel. Toutefois, la moitié des plantations vont atteindre un âge où le rendement diminue. Le FONADER finance la production et la distribution de semences hybrides sélectionnées destinées à remplacer les vieux arbres et, avec l'aide des ZAPI, un taux de remplacement annuel moyen d'environ 5 % a été obtenu dans certains secteurs. Dans les zones situées en dehors des ZAPI, le taux de remplacement est bien inférieur et ne suffit pas à maintenir la production à son niveau actuel. 14. Des problèmes liés avant tout à la distribution des cabossas de ca- cao empêchent de mener un programme de remplacement plus actif et plus étendu. Les cabosses sont produites au centre de N'Koemvone, situé à entre 500 et 700 m des ZAPI. L'insuffisance des communications entre le centre et les ZAPI, qui empêche d'effectuer les distributions en temps voulu, les retards et les mauvais traitements subis pendant le transport, entraînent des pertes extraordinairement élevées. Des pertes supplémentaires se produisent encore dans les pépinières et les nouvelles plantations, d'où une grave pénurie de semences hybrides sélectionnées pour la régénération. Certains paysans obtien- nent des semences sur place, auprès d'autres paysans qui ont déjà reçu eux- mêmes des hybrides. Mais ces semences sont de qualités très variables et ANNEXE 1 Page 6 ont perdu les atouts du matériel hybride d'origine. On cherche 2 réduire les pertes dues au transport en emballant les cabosses par petites quantités et en les traitant au fongicide. Il est également prévu de créer trois centres de multiplication pour desservir les ZAPI: un à Yokadouma, un autre près de Doumé et un troisième dans la région de Bertoua-Batouri. Il est déjà possible d'obtenir des plantules d'arbres parents pouvant produire des hybrides. Lors- que ces centres auront été mis en place, les ZAPI pourront dans quelques années produire elles-mêmes toutes les semences dont elles auront besoin. 15. Les capsides (Sahlbergella singularis et Distantiella theobromae) sont un ennemi du cacao qui risque même d'empêcher son exploitation renta- ble dans certaines régions, à moins d'être traités efficacement. Devant la gravité des dommages causés par les capsides, le gouvernement a assumé la res- ponsabilité de la lutte anticapside et fournit des services gratuits aux plan- teurs. Un service spécial du Ministère de l'agriculture, le LPAC, mène la lutte (sauf dans un secteur du Centre-Sud, où elle relève de la SODECAO). Cette lutte comprend deux phases: a) des équipes de contrùle procèdent à des vérifications en vue de déterminer le niveau d'infestation et de délimiter les zones à traiter; b) une deuxième équipe traite les zones identifiées avec l'assis- tance des paysans. Dans la Province de l'Est, il existe des équipes anticapside à Abong-Mbang, Batouri, Bertoua et Yokadouma. En 1976, ces équipes avaient pu traiter envi- ron 36.000 des 45.000 ha qui relèvent de leur juridiction. 16. La lutte anticapside, pourtant bien conçue, n'a pas été vraiment ef- ficace, par suite de problèmes opérationnels et logistiques et de difficultés d'organisation. En outre, la médiocrité du réseau routier, la dissémination des cacaoyères et la présence d'un grand nombre de vieux cacaoyers abandonnés qui poussent presque à l'état sauvage, ont rendu une lutte véritable quasiment impossible. On constate donc une baisse progressive de la santé et de la pro- ductivité des plantations en général dans une grande partie de la région. Cet état de choses est dù à la fois aux capsides et à la pourriture brune (Phytophtera palmivora). 17. La pourriture brune menace encore plus gravement les cacaoyères, et peut entraîner des pertes de 50 % ou plus, aggravées par une baisse de qualité. La maladie persiste d'une saison à l'autre sur les cabosses qui n'ont pas été cueillies ou sur les restes laissés sur place après le retrait des fè- ves. Les vieilles plantations abandonnées constituent de graves foyers d'in- fection. L'hygiène et l'adoption de bonnes façons culturales sont donc des préalables importants. Très peu de paysans utilisent des méthodes correctes. ANNEXE 1 Page 7 Le traitement par les produits chimiques permet de lutter efficacement contre la maladie si de bonnes façons culturales sont pratiquées, y compris le sar- clage régulier et l'ébranchage des feuillus. Le traitement consiste à pul- vériser à 8 ou 10 reprises différentes, 10 à 12 kg/ha d'oxychlorure de cuivre dilué dans environ 1.000 litres d'eau. Mais la quantité d'eau nécessaire pose un problème pour la plupart des paysans, surtout si les plantations sont si- tuées à une certaine distance d'une source. Vu l'importance de la main- d'oeuvre nécessaire pour transporter l'eau, pulvériser, sarcler et débrous- sailler, les paysans ne pratiquent tout au plus qu'une lutte partielle. En outre, l'écart de prix entre les qualités inférieures et supérieures de cacao, fixé par l'Etat, n'encourage guère les paysans à faire les dépenses néces- saires, surtout lorsqu'ils sont éloignés d'un point d'eau. En conséquence, la pourriture brune est très répandue et cause des dommages de plus en plus graves. Un grand nombre d'anciennes plantations sont tellement infestées par les capsides et la pourriture brune qu'il ne serait pas rentable de les remettre en état, en admettant que cela soit possible. 18. De façon générale, le petit paysan donne la préférence à la culture extensive, avec faible apport d'intrants, plutôt qu'aux méthodes intensives. Le rendement potentiel des cacaoyers est limité, même si les arbres sont bien entretenus. Dans ces conditions, et étant donné le barème actuel des prix, il est facile de prouver que le paysan traditionnel qui ne cherche pas à lutter contre les maladies obtient un meilleur rendement par unité de travail, et sou- vent par unité de superficie, que celui qui applique les méthodes recommandées. Cependant, ce que le paysan ne voit pas, c'est qu'à long terme la productivité des plantations traditionnelles finira par tomber à des niveaux non rentables. Le gouvernement envisage de fournir des services gratuits de lutte contre la pourriture brune analogues aux services de lutte anticapside, mais les vastes problèmes d'organisation et de logistique que cela entraInerait, à côté des- quels la lutte anticapside est relativement simple, rendraient toute action extrêmement compliquée. 19. Pourtant, les possibilités d'amélioration et d'augmentation de la récolte sont sans doute meilleures au Cameroun oriental que dans certaines a-s régions cacaoyères plus développées et plus densément peuplées du centre et de l'ouest. Dans les régions récemment colonisées et isolées, en particulier, la pourriture brune et les capsides ne sévissent pas aussi gravement. En outre, il reste encore de vastes régions boisées, adaptées à la culture du cacao, qui pourraient être mises en valeur et où, si les précautions nécessaires étaient observées, les parasites et les maladies pourraient être contenus. Si un programme comportant la plantation d'hybrides à haut rendement et l'adoption de méthodes de production améliorées était appliqué dans ces régions, cela pourrait modifier les paramètres économiques actuels, plutôt décourageants des méthodes modernes de lutte contre les parasites et les maladies, et enrayer en même temps le déclin progressif de la production nationale. ANNEXE 1 Page 8 Exploitation forestière 20. L'exploitation des forêts est limitée, du fait qu'il n'y a pas suf- fisamment de routes pour évacuer les grumes. La région ne compte pas de chaus- sées revêtues même dans les grandes villes. Certaines routes du nord peuvent être considérées comme praticables par tous les temps mais d'autres sont régulièrement fermées pendant la saison des pluies et ne peuvent assurer des transports réguliers. Dans le sud, on s'efforce de moderniser les routes et de construire des ponts afin d'améliorer les communications. De vastes ressources restent à exploiter. L'intégration des activités forestières dans l'aménagement agricole des terres devrait permettre d'utiliser le potentiel agronomique de la région de façon plus efficace et systématique. II. Mesures envisagées dans le cadre du projet 21. Le projet appuiera des programmes de développement de la production du café et du cacao dans les ZAPI, lancera un programme de recherche sur les cultures vivrières en vue de résoudre le problème sérieux que pose à long terme la nécessité de trou:er de nouvelles surfaces pour diversifier et amé- liorer le système de cultures extensives avec jachère, et élargira quelque peu le programme pilote de culture du riz de bas-fond. Le succès de ces activités dépendra de la mise en place d'un réseau de vulgarisation et de conseil agri- cole plus efficace, comprenant la formation des agriculteurs et le perfection- nement du personnel chargé de ces fonctions. Les mesures prévues dans le cadre du projet en ce qui concerne la vulgarisation sont décrites à l'Annexe 3. De même, l'amélioration des conditions de culture du café, du cacao et des produits vivriers est liée en partie aux mesures qui seront prises au sujet des routes, du réseau de commercialisation, de la transformation des produits et de l'amélioration de l'approvisionnement en intrants. Ces questions sont étudiées aux Annexes 7 et 8. Production de café 22. Pour accroltre la production de café robusta, il faudra généraliser l'utilisation des méthodes améliorées et appliquer un programme de rempla- cement des arbustes les plus anciens au moyen de matériel hybride sélectionné. Pour ce dernier, l'approvisionnement de base en boutures proviendrait du centre d'Abong Mbang de l'ONAREST, qui a les moyens nécessaires. Le personnel et le matériel des ZAPI serviront à apporter les plants dans les pépinières, une par zone, qui recevront et soigneront les jeunes plants avant de les distribuer aux paysans. Du personnel, y compris un contremaltre et des manoeuvres pour la pépinière, sera recruté à cette fin. Le programme financera également 'a création des pépinières et de locaux de stockage rudimentaires (Tableau 2). L'em- placement et l'importance des pépinières seront fonction de l'importance oe la zone, compte tenu du calendrier d'exécution du programme et du nombre probable de participants. On compte environ 1.000 m2 de pépinières pour 10 ha à planter. ANNEXE 1 Page 9 23. Le personnel de vulgarisation des ZAPI, sous la direction du respon- sable du projet, organisera les paysans et leur donnera des conseils sur le défrichage, la plantation et les soins à donner aux plantes pendant la période de mise en place. Les participants ne recevront pas de plants tant que le terrain ne sera pas défriché et préparé selon des normes satisfaisantes. Les plants seront distribués gratuitement à titre d'encouragement. Les coûts correspondants sont présentés au Tableau 2. Les installations ont été calcu- lées pour un programme de remplacement de 400 ha par an, après une période initiale de mise en route. Dix ans après le début du projet, la moitié environ des plantations sera constituée par de nouveaux arbres de variétés hybrides sélectionnées. Mais les effets du programme ne se feront sentir que lorsque les nouveaux arbres auront atteint leur maturité, c'est-à-dire dans les années 90. 24. On compte qu'au total, d'ici à la dixième année du projet, quelques producteurs totalisant 4.000 ha de café bénéficieront du programme de rempla- cement ou d'amélioration. L'accroissement du rendement découlera essentiel- lement de l'amélioration de l'entretien et des méthodes culturales, tandis que les facteurs de production achetés joueront un rôle relativement mineur. Les hausses de rendement attendues dans le cadre du projet varient entre 200 kg/ha et 350 kg/ha, ce dernier rendement pouvant être obtenu avec un maximum de soin. En supposant qu'un paysan utilise les meilleures méthodes possibles dans les meilleures conditions possibles, le rendement de 700 kg/ha considéré comme le plus fort réalisable dans le cadre du projet, reste considérablement inférieur au rendement potentiel, comme on a pu le voir sur les parcelles pilotes où il a atteint 1.200 kg/ha. (Tableau 4). Production de cacao 25. Les cabosses d'hybrides sélectionnés de cacao seront distribuées par le centre de N'Koemvone au Cameroun occidental, puis ultérieurement par des centres de distribution qui seront mis en place en trois emplacements diffé- rents de la zone du projet. Malgré quelques problèmes d'organisation, le cen- tre de N'Koemvone, qui doit en même temps approvisionner les autres régions, sera en mesure de satisfaire les besoins des ZAPI pendant les premières années du projet. L'amélioration du transport, au moyen du matériel des ZAPI, permet- tra de maintenir les pertes en semences à un niveau minimum pendant le trans- port entre le centre et les ZAPI et d'approvisionner les paysans à temps. Dans le cas du cacao, les paysans installeront les pépinières sur leur propre ter- rain, sous la supervision et avec les conseils du personnel de vulgarisation des ZAPI. Comme pour le café, les semences de cacao ne seront distribuées qu'à ceux des paysans qui auront préparé leur terrain et leur pépinière de façon satisfaisante. Pour les nouvelles plantations, on tiendra compte en outre de ANNEXE 1 Page 10 la proximité d'une source d'approvisionnement en eau suffisante, en vue de faciliter la lutte contre la pourriture brune. Les vulgarisateurs collabore- ront étroitement avec les paysans pendant et immédiatement après la plantation pour les premiers travaux d'entretien, le réglage de l'ombre, ainsi que la lutte contre les ennemis du cacao. 26. Les ZAPI seront chargées de la lutte anticapside dans les six zones, selon des méthodes mises au point par la SODECAO au Centre-Sud, légèrement mo- difiées pour tenir compte du caractère dispersé des ZAPI. Le projet fournira des camionnettes pour le transport du matériel et du personnel chargé de trai- ter les arbres, à savoir un chef d'équipe, quatre personnes chargées des tests et six chauffeurs/mécaniciens. Les responsables des tests évalueront le ni- veau d'infestation et détermineront les secteurs à traiter, tandis que les chauffeurs/mécaniciens seront chargés du fonctionnement de huit nébuliseurs au plus (avec l'assistance des paysans dont les terrains devront être trai- tés), étant entendu qu'un nébuliseur suffira à traiter 250 ha par an (deux pulvérisations à environ 30 jours d'écart) (Tableau 1). Certaines parties des ZAPI sont tellement infestées qu'un traitement généralisé s'imposera tout d'abord. Il a été présumé qu'à terme, l'étendue à traiter se stabilisera à environ 60 % de la superficie totale des cacaoyères. 27. Le projet fournira par ailleurs les installations et les services nécessaires pour encourager les paysans à engager une lutte intégrale contre la pourriture brune. Dans les conditions actuelles, une lutte efficace est extrêmement difficile à mener. Il conviendra d'établir un calendrier de trai- tement complet, comportant l'utilisation de méthodes d'hygiène appropriées, mais l'importance de la main-d'oeuvre nécessaire pour traiter, sarcler et dé- fricher les plantations, et transporter les grandes quantités d'eau requises exclut pratiquement la possibilité de mener une lutte complète. En outre, lorsqu'il s'agit d'arbres anciens très atteints, le traitement n'est pas réel- lement rentable, surtout si les arbres ont en outre été endommagés par les capsides. Les vulgarisateurs des ZAPI mèneront une campagne intense de propa- gande auprès des paysans pour les convaincre de la nécessité de mettre tous les moyens en oeuvre. Des fongicides, voire même des pulvérisateurs, seront distribués gratuitement. Cependant, on pense qu'il n'est guère possible de protéger entièrement plus de 20 % des plantations de cacao, et partiellement 20 %. 28. Il a été calculé que la fourniture de nouveaux plants hybrides per- mettrait de planter quelque 400 ha par an, après une période de démarrage. Dix ans après le début du projet, 1.000 ha de nouveaux plants auront atteint leur maturité. Cette superficie passera à 3.000 ha au milieu des années 90. Un programme complet de lutte contre les capsides et la pourriture brune permet- tra d'améliorer fortement les rendements et la qualité, mais ne s'appliquera qu'à une surface réduite, estimée à 50 % tout au plus de la zone replantée. Il sera possible d'obtenir une hausse du rendement et de la qualité des autres arbres. En moyenne, d'ici la dixième année, le rendement devrait passer de 0,3 à 0,4 t/ha (Tableau 5). ANNEXE 1 Page 11 Programme pilote de riz 29. Les nombreuses vallées dispersées aux sols hydromorphes, inutilisées en dehors de quelques petites rizières traditionnelles, représentent au total une superficie considérable, au potentiel de production élevé. A l'occasion de la campagne de diversification des méthodes de culture dans la zone du pro- jet, la production du riz sera développée dans le cadre d'un programme de défrichage et de mise en valeur des marigots et de bas-fonds et grèce à l'in- troduction de techniques améliorées. Le programme rizicole sera entrepris dans trois zones, Diang, Doumé et Angossas, et comportera deux stades: un programme pilote de deux ans, suivi d'un programme élargi la troisième 3nnée. Un vulgarisateur spécialement formé à la riziculture sera chargé d'organiser les paysans et de les aider à développer la culture du riz. 30. Le programme pilote portera au plus sur 10 ha dans chacune des zones. Deux hectares seront cultivés par le personnel de la ZAPI à des fins de dé- monstration et d'adaptation. Des méthodes rizicoles améliorées seront intro- duites dans les huit hectares restants par des groupes de paysans volontaires, aidés par le personnel de la ZAPI. Contrairement à la tradition, le terrain sera débarassé de toute végétation, y compris les grandes arbres, en deux à trois ans. Des canaux de drainage et d'irrigation seront construit. et le terrain sera aplani et sillonné de diguettes. Plus tard, de petites annes permanentes ou canaux de détournement seront construits avec l'aide des spécialistes des ZAPI, afin de contrôler au maximum la circulation de l'eau. Les spécialistes de la riziculture des ZAPI fourniront aux paysans des con- seils sur les méthodes culturales améliorées et sur les engrais, ainsi que sur la lutte contre les ennemis du riz. La plupart des opérations seront entière- ment manuelles et une importante main-d'oeuvre sera nécessaire pendant les premières années. Cependant le gros défrichage et la préparation du terrain seront facilités par l'utilisation de treuils à main, de tronçonneuses et de tracteurs à bras de 7 ch (Tableau 3). Une fois le terrain défriché et nivelé et les ouvrages de drainage et d'irrigation en place, la demande de main-d'oeu- vre diminuera radicalement et, aux cours actuels, la rentabilité par rapport à la main-d'oeuvre sera au moins égale à celle du café ou du cacao. 31. Il est prévu que les villageois formeront des groupes de 6 à 12 pay- sans, inspirés des groupes de travail traditionnels. Ces groupes se mettront d'accord entre eux et avec les ZAPI pour exécuter des activités collectives, allant du choix des sites à la mise en valeur complète. Ces groupes défri- cheront progressivement ensemble une superficie qui permettra à chaque indi- vidu de disposer d'une parcelle de 0,5 ha ou plus. L'expérience acquise dans le domaine de l'organisation des paysans et du développement par le personnel des ZAPI pendant la phase pilote sera mise à contribution pendant la deuxième phase, à partir de la troisième année. On estime que d'ici la fin de la période du projet, 100 ha de rizières seront cultivés selon des méthodes améliorées. Cette superficie passera à 125 ha la septième année (Tableaux 6 et 7). A mesure que les paysans gagneront en expérience et que les terrains seront améliorés, on estime que les rendements passeront de 1.500 kg/ha à ANNEXE 1 Page 12 300 kg/ha estime que les rendements passeront de 1.500 kg/ha à 3.000 kg/ha. Les riziculteurs utilisant les méthodes traditionnelles seront incités à adopter peu à peu les techniques améliorées. A l'heure actuelle, on estime qu'il existe 200 ha de rizières traditionnelles à Diang et à Doumé, dont les rendements moyens sont d'environ 800kg/ha. On compte qu'à la fin de la pé- riode du projet, les rendements seront passés à 1.500 kg/ha grâce à l'adop- tion d'un certain nombre de techniques nouvelles. Recherches sur l'adaptation des cultures vivrières 32. Un petit programme de recherche opérationnelle, mené par l'ONAREST en coopération avec l'IITA visera à accroitre la production vivrière, qui sera stimulée par ailleurs par l'amélioration du réseau routier prévue dans le ca- dre du projet et d'un projet de commercialisation financé par la Suisse. Ce programme comprendra des recherches biologiques et socio-économiques et per- mettra i) de définir et d'analyser les méthodes de culture actuelles, dans le cas des cultures vivrières en particulier; ii) de jeter les bases de nouveaux systèmes de cultures plus productifs et iii) d'étudier tout particulièrement les techniques culturales nécessitant peu de facteurs de production, à la oortée des petits cultivateurs, qui maintiennent ou améliorent la fertilité des sols et la productivité de l'exploitation. Il s'agit là d'un programme à long terme dont les avantages concrets immédiats seront faibles. Il est cependant considéré comme extrêmement important, et indispensable pour mettre en place une agriculture économiquement viable et productive dans la zone du projet et dans des régions tropicales analogues. Un terrain suffisamment représentatif devra être choisi et un minimum d'installations de recherche seront mises en place. Un petit groupe de chercheurs camerounais sera respon- sable du programme de recherche, en coopération étroite avec les programmes de recherche sur les produits de base menés dans d'autres centres de recherche du Cameroun. L'IITA offrira des possibilités de formation, d'échanges de personnel et de matériel, et un minimum de deux hommes-mois de services de chercheurs internationaux sur place. 33. Grace à l'effet de stimulation obtenu par l'amélioration des routes et du réseau de commercialisation, on pourra obtenir un accroissement de la production alimentaire. Une manutention plus efficace des denrées périssables devrait en outre permettre de réduire fortement les pertes estimées actuelle- ment à 30 % ou plus. D'ici à la cinquième année, l'augmentation totale de la production vivrière pourra donc atteindre aux alentours de 20.000 tonnes par an, si les possibilités de commercialisation sont développées parallèlement. III. Budgets relatifs aux cultures et aux exploitations 34. A quelques exceptions près, tous les petits paysans de la zone du projet, dont le nombre est estimé à 16.200, cultivent à la fois le café, le cacao et les cultures vivrières. La superficie exploitée est fonction de l'importance de la famille. Elle est la même dans toutes les ZAPI, sauf celle ANNEXE 1 Page 13 300 kg/ha estime que les rendements passeront de 1.500 kg/ha à 3.000 kg/ha. Les riziculteurs utilisant les méthodes traditionnelles seront incités à adopter peu à peu les techniques améliorées. A l'heure actuelle, on estime qu'il existe 200 ha de rizières traditionnelles à Diang et à Doumé, dont les rendements moyens sont d'environ 800kg/ha. On compte qu'à la fin de la pé- riode du projet, les rendements seront passés à 1.500 kg/ha grâce à l'adop- tion d'un certain nombre de techniques nouvelles. Recherches sur l'adaptation des cultures vivrières 32. Un petit programme de recherche opérationnelle, mené par l'ONAREST en coopération avec l'IITA visera à accroître la production vivrière, qui sera stimulée par ailleurs par l'amélioration du réseau routier prévue dans le ca- dre du projet et d'un projet de commercialisation financé par la Suisse. Ce programme comprendra des recherches biologiques et socio-économiques et per- mettra i) de définir et d'analyser les méthodes de culture actuelles, dans le cas des cultures vivrières en particulier; ii) de jeter les bases de nouveaux systèmes de cultures plus productifs et iii) d'étudier tout particulièrement les techniques culturales nécessitant peu de facteurs de production, à la portée des petits cultivateurs, qui maintiennent ou améliorent la fertilité des sols et la productivité de l'exploitation. Il s'agit là d'un programme à long terme dont les avantages concrets immédiats seront faibles. Il est cependant considéré comme extrêmement important, et indispensable pour mettre en place une agriculture éconumiquement viable et productive dans la zone du projet et dans des régions tropicales analogues. Un terrain suffisamment représentatif devra âtre choisi et un minimum d'installations de recherche seront mises en place. Un petit groupe de chercheurs camerounais sera respon- sable du programme de recherche, en coopération étroite avec les programmes de recherche sur les produits de base menés dans d'autres centres de recherche du Cameroun. L'IITA offrira des possibilités de formation, d'échanges de personnel et de matériel, et un minimum de deux hommes-mois de services de chercheurs irternationaux sur place. 33. Grâce à l'effet de stimulation obtenu par l'amélioration des routes et du réseau de commercialisation, on pourra obtenir un accroissement de la production alimentaire. Une manutention plus efficace des denrées périssables devrait en outre permettre de réduire fortement les pertes estimées actuelle- ment à 30 % ou plus. D'ici à la cinquième année, l'augmentation totale de la production vivrière pourra donc atteindre aux alentours de 20.000 tonnes par an, si les possibilités de commercialisation sont développées parallèlement. III. Budgets relatifs aux cultures et aux exploitations 34. A quelques exceptions près, tous les petits paysans de la zone du projet, dont le nombre est estimé à 16.200, cultivent à la fois le café, le cacao et les cultures vivrières. La superficie exploitée est fonction de l'importance de la famille. Elle est la même dans toutes les ZAPI, sauf celle ANNEXE 1 Page 14 d'Ngato, où les terrains sont un peu plus grands. La superficie cultivée en moyenne chaque année dans la zone du projet est d nviron 2 ha. La superficie effectivement cultivée par chaque famille est en .-.t beaucoup plus grande, car les paysans pratiquent la rotation des cultures. On estime qu'il y a un peu moins de trois travailleurs actifs par famille. 35. Une petite exploitation moyenne comprend environ 0,4 ha de chacune des cultures industrielles, café et cacao, et un peu plus d'un ha de cultures vivrières. La superficie consacrée aux cultures vivrières dépend de la capa- cité de défrichage de la famille. Avec les méthodes traditionnelles, une famille moyenne défriche environ 0,25 ha pendant la saison sèche, de décembre à mars, et 0,15 ha en juin/juillet. Les outils et les techniques améliorés devraient permettre de porter cette superficie à environ 0,2 ha à plein ré- gime, en juin/juillet. La superficie moyenne des plantations de café et de cacao passera à 0,5 ha. Cultures vivrières 36. Etant donné que les cultures vivrières sont presque toujours asso- ciées, il est plus facile et plus juste d'en parler dans le cadre de l'exploi- tation toute entière. Il n'a donc pas été établi de budget distinct pour chaque denrée. Café et cacao 37. Les comptes culturaux pour le café et le cacao sont présentés dans les Tableaux 8 à 14. Les données portant sur le rendement, la production et les besoins en main-d'oeuvre varient fortement, en raison de la diversité des capacités de gestion de chaque famille et du peu d'exactitude des données de base. Les budgets ont été calculés pour quatre types d'exploitation, allant de l'exploitation traditionnelle, en passant par l'exploitation partiellement modernisée, à l'exploitation entièrement modernisée. Les chiffres ont été obtenus à partir de sources diverses. Il ressort des budgets que le revenu provenant du café serait presque multiplié par deux et que le revenu du cacao ferait plus que doubler si les techniques améliorées étaient pleinement utili- sées. La rentabilité par unité de main-d'oeuvre est toutefois plus élevée avec les méthodes traditionnelles, ce qui explique peut-être pourquoi cer- tains paysans hésitent à adopter des methodes améliorées. Lorsque des métho- des de production modernes sont adoptées avec des variétés non améliorées, la rentabilité par unité de main-d'oeuvre diminue fortement. Les techniques améliorées n'ont donc une rentabilité maximum que si elles sont utilisées avec des variétés à haut rendement. Le projet devra par conséquent insister particulièrement sur l'introduction de ces variétés. 38. Il ressort des budgets que le revenu tiré du café par les paysans doublera presque, et que celui qu'ils tirent du cacao fera plus que doubler, si les méthodes améliorées sont entièrement appliquées. Cependant, ce sont ANNEXE 1 Page 15 les paysans traditionnels qui obtiennent la plus forte rentabilité par unité de main-d'oeuvre, ce qui explique peut-être que certains paysans hésitent à adopter des techniques améliorées exigeant une main-d'oeuvre abondante. La rentabilité de la main-d'oeuvre accuse une baisse encore plus marquée lorsque ces techniques sont appliquées à des variétés non sélectionnées. Ainsi, pour que la production augmente de façon intéressante et pour que le maximum d'avantages soient tirés de l'utilisation de techniques améliorées, il est indispensable de travailler sur du matériel végétal à haut rendement. Les mesures entreprises dans le cadre du projet devront porter tout particulière- nebt sur ce point. Riz 39. Faute de données relativement précises sur la riziculture tradition- nelle, il a été nécessaire de recourir aux meilleures estimations possibles pour établir les budgets préliminaires. La nécessité d'une main-d'oeuvre par- ticulièrement nombreuse, surtout pendant les premières années d'aménagement du terrain en vue d'améliorer les rendements, exclut l'adoption du riz comme culture supplémentaire si le café et le cacao sont déjà exploités. Cependant, pour les paysans pour qui le riz est la principale source de revenu, le projet offira la possibilité d'accroître considérablement les bénéfices. Budgets relatifs aux exploitations 40. Les Tableaux 15 et 16 représentent le budget d'une exploitation typi- que ou moyenne de la zone du projet. La répartition des cultures retenues re- présente la,moyenne consacrée à chaque culture dans la zone du projet et vaut pour des exploitations de différentes dimensions. Le système des cultures vivrières à été simplifié, pour n'indiquer que les principales combinaisons. L'inclusion du nombre assez grand de cultures vivrières et de légumes de moindre importance, destinés essentiellement à la consommation familiale, ne modifierait guère les conclusions qui découlent du modèle général simplifié présenté ici. Il convient néanmoins de tenir compte de la grande fluidité du système traditionnel, qui peut s'écarter largement de la moyenne suivant des facteurs tels que l'emplacement des champs, la fertilité du sol, les problèmes de broussaille et de parasites, les besoins de la famille, l'abondance de la main-d'oeuvre, etc. 41. Une comparaison entre le budget d'une petite exploitation tradition- nelle et celui d'une exploitation gérée suivant les meilleurs techniques exis- tantes en régime dL croisière, révèle les répercussions potentielles des mesures envisagées au tirre du projet. En prix courants, il a été calculé que le revenu net d'une exploitation passerait de 490 dollars, soit environ 95 dollars par habitant, à 950 dollars, soit 190 dollars par habitant. Le revenu en espèces, dont 80 % proviennent du café et du cacao, passera de 260 à 700 dollars. Cette augmentation importante ne pourra sans doute être obtenue que par envi- ron 15 % des paysans, 15 ans à peu près après le démarrage du projet. Vingt ANNEXE 1 Page 16 pour cent des paysans continueront à utiliser les méthodes traditionnelles, et ne verront pas leur revenu augmenter de façon notable. Les 65 % restants, qui auront adopté partiellement les méthodes modernes, bénéficieront d'augmen- tations de revenu variant dans les limites indiquées ci-dessus. Si l'on con- sidère la période relativement longue de 15 ans, ces augmentations sont modes- tes, mais elles sont néanmoins très importantes pour cette région, car le nombre de bénéficiaires est très élevé. Mille jeunes paysans, travailleurs migrants et sans terre de plus seront intéressés par le programme de rizicul- ture. Les augmentations de revenu tourneront autour de 250 dollars. Main-d'oeuvre agricole 42. Trois grands facteurs influent sur les disponibilités de main- d'oeuvre dans la zone du projet: a) la division assez tranchée du travail entre hommes et femmes (les femmes cultivent et vendent les cultures vivrières, tandis que les hommes sont responsables des cultures commerciales); b) la densité de population relativement faible dans la plus grande partie de la région; c) l'important exode des jeunes. Si le travail collectif, pour le défrichage et le sarclage par exemple, est très répandu, il n'en est pas de même de la main-d'oeuvre salariée. L'impor- tance de l'exploitation moyenne dépend de l'abondance et de la capacité de la main-d'oeuvre familiale. Il n'y a guère de possibilités d'enga:-r de la main- d'oeuvre supplémentaire. 43. En l'état actuel des choses, la main-d'oeuvre familiale semble suf- fire. Il est possible que le sous-emploi et le chbmage existent, mais cela est difficile à vérifier. Ce phénomène est sans doute surtout saisonnier, quoique les besoins en main-d'oeuvre, estimés à 300 hommes-jour pour le modèle d'exploitation présenté au Tableau 17, soient bien inférieurs au chiffre de la main-d'oeuvre familiale, estimé à un peu moins de 700 hommes-jour par an, pour la petite exploitation moyenne. A plein rendement, les besoins annuels de main-d'oeuvre passent à 420 hommes-jour, ce qui reste en-dessous du chiffre de la main-d'oeuvre disponible. Il existe cependant des pénuries saisonnières, et il est très probable que la pénurie de main-d'oeuvre freinera l'augmentation de la production vers la fin de la période de développement du projet. Il convient également de tenir compte du fait que le rythme de vie et de travail est plus lent, en raison notamment du climat et des carences nutritives. CéMERQUN ANNEXE 1 PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI Tableau 1 Investissements et CoUts Constants de la Lutte Anticapside dans les ZAPI (FCA'000) Nombre Prix - Année -. CoGt d'unitésl unit. 1 2 3 4 5 Total A. Investissements Camionnettes 7 1.209 7,254 1,209 8,463 Nébuliseurs 48 128 5,120 1,024 6,144 "Dusters" 6 22 110 22 .32 Pièces de rechange (10% de camionnettes 1,248 225 1,473 et de nébultseurs Total partiel 13,732 2.480 16,202 3. Coûts Constants (i) Personnel: Chef d'êquipe 1 100/mois 1,200 1,200 1,200 1,200 1,200 6,000 Mécaniciens/Chauffeurs 6 30 1,800 1,800 2,160 2,160 7,920 Responsables de tests 4 30 1,440 1,440 1,440 1,440 5,760 Ouvriers 8 768 768 768 768 3,072 Total partiel 1,200 5.208 5,208 5,568 5,568 22,752 (ii) Fonctionnement et entretien: Camionnettes 7 408 2,856 2,856 2,856 2,856 11,424 'CI -0 45 38 1,824 1,824 1,824 1,824 7.296 Amortissement 3,094 3,094 3,652 3,652 13,492 Total partiel 7,774 LM 8.332 8.332 32,212 (iii) Matériaux: Diesel 7/1 1,690 2,208 2,968 3,124 9,990 Orthobux 1445/1 3,814 4,994 6,704 7,052 22,564 Lindane 20% 70/sac 84 84 90 90 348 Divers 50 50 50 50 200 Total partiel 5.638 7,336 9,812 10,316 33,102 Total 14,9Z2 L8j620 20,318 26,19Q 24,216 104,278 uuý maim l/ Total pour les 5 ans du projet. A Ngato, personnel engagé et équipement acheté seulement à partir de l'annêe 4 du projet. CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI Investissements et Coûts Constants de 5 Pépinières Caféières ZAPI (FCFA'000) Priy Anné' Coût Nombre unitaire nee Total d'unités '000 1 2 3 4 5 A. Coût d'investissements Constructiones/ - 18m2 6 14/ni2 1,260 ?52 1,512 Nébuliseurs- 12 14 154 31 185 Equipement divers 500 100 250 850 1914 383 250 2,547 B. Coûts constants Directeur de pépinière 5 25/mois 1,500 1,500 1,500 1,800 1,800 8,100 Ouvriers 30 3/mois 2,880 2,880 2,880 3,456 3,456 15,552 Entretien des pépinières, produits chimiques, etc 65 65 78 78 351 4,445 4,445 4,445 5,334 5,334 24,003 Total Coûts d'investissements 6,3.59 4,445 4,445 5,717 5,584 26,570 et CoGts constants ==.== ==== = = 1/ Y compris 10% pour pièces de rechange 30.8.77 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI Coûts de culture améliorée du riz en marigot (FCFA'000) Nombre prix Coût d'unités!/ unitaire 1 2 3 4 5 Total ('000) Investissements 7 cv tracteurs à bras 50 41o 2,460 h,920 4,920 8,200 20,500 Treuils 38 300 2,700 2,700 3,000 3,000 11,oo Scies à chaînes 22 130 390 390 780 1,300 2,860 Batteuses 62 80 480 1,200 1,200 2,080 4,960 Vanneuses 20 100 300 700 1,000 2,000 Total 6,030 9,510 1 15,580 h1,720 Pièces de rechange 603 951 1,060 1,558 4,172 Total 6 633 1ý461 38 45892 1/ Remplacement après3 ans de vie utile compris, CAMEROON INTECRATED RURAL DEVELOPMENT PROJECT - ZAPI COFFEE AREA (HA) AND PRODUCTION (TONS) PROJECTIONS 1. AREA Ave. Yield W/o YEAR Technology t/ha Project 1 2 3 _ _5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 TI 0.35 4400 4400 4200 4000 3800 3400 3000 2600 2200 2200 2200 2100 2000 1900 1800 1700 1500 1500 T2 , T3 0.55 2300 2300 2500 2700 2900 3350 3850 4400 5000 5200 5400 55Jg JQQ 5-M Q 50 QQ 5600 5600 5600 T4 0.70 50 150 300 500 700 900 1100 1300 1500 1600 1600 1600 1600 Total in Production 6700 6700 6700 6700 6700 6800 7000 7300 7700 8100 8500 8700 8900 9100 9100 8900 8700 8700 11. PRODUCTION TI - 1540 1540 1470 1400 1330 1190 1050 910 770 770 770 735 700 665 630 595 525 525 T2 - 1265 1265 1375 1485 1595 1815 2035 2255 2475 2475 2475 2420 2365 2310 2255 2200 2200 2200 T32/ 15 48 105 188 205 391 501 611 721 801 844 871 88Q T43/ - 19 62 134 241 364 498 638 778 918 1019 1073 1108 1120 Total Production 2805 2805 2845 2885 2925 3039 3195 3404 3674 3894 4134 4294 4454 4614 4705 4712 4704 4725 Rounded 2800 2800 2840 2880 2920 3040 3190 3400 3670 3890 4130 4290 4450 4610 4700 4710 4710 4720 1/ Ti through T4 represent levels of management ranging from traditional to modern management practices; T2 is unimproved planting material with application of sGme fertiliser; T3 is i slightly more profitable alternative, is improved planting material without fertilize.; and T4 is a full package of fertiliser plus improved planting material. 2/ Yields increase from Year 4 after planting to full development in Year 7 at 0.55 t/ha. 3/ Yields Increase from Year 4 after planting to full development in Year 7 at 0.70 t/ha. CAMEROON INTEGRATED RURAL DEVELOPMENT PROJECT - ZAPI COCOA AREA (HA) AND PRODUCTION (TONS) PROJECTIONS IL AREA 1/ Ave. Yield '4/o . E R Technology t/ha Project 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 1/ TI 0.30 6600 6600 3300 T2 0.35 3300 6600 6600 6600 6600 60.O .-600 6600 6600 6400 6200 6000 5800 5600 5400 5200 T3 0.65 100 300 10 /00 900 1100 1300 1SO 1600 1600 1600 1600 1600 T4 0.80 100 300 50 730 900 1100 1300 1500 1600 1600 1600 1600 1600 Total Area in Production 6600 6600 6600 6600 6800 7200 7600 8000 8400 b800 9000 9200 9200 9000 8800 8600 8400 II, P.3JDUCTION TI - 1980 1980 990 T2 1155 2310 2310 2310 2310 231W 23 0 2310 2310 2240 2170 2100 2030 1960 1920 1920 2/ T3 - 24 84 169 283 413 543 673 803 909 979 1024 1040 1040 30 105 210 350 510 670 830 990 1120 1205 1260 1280 t280 Total Production 1980 1980 2145 2310 2310 2364 2499 2689 2943 3233 3523 3743 3963 4129 4214 4244 4240 4240 Rounded 190 1980 2150 2310 2310 2360 2500 260 2940 3230 3520 3740 3960 4130 4210 4240 4240 4240 1/ TI through T4 represents levels of management ranging from traditional to modern management practices; T2 represents improved capsid control, planting of improved hybrids and adequate weeding; T4 includes the T3 package plus adequate control measures for black pod disease. 2/ Yields increase from Year 4 after planting to full development in Year 7 at 0.65 t/ha. 3/ Yields increase from Year 4 after planting to full development in Year 7 at 0.80 t/ha. *r LJi I- CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE- ZAPI Augmeintation Projetée de Superficie destinée à la Riziculture ( o Rendement (t/ha) A.2 A.3 A.4 A.5 A.6 A,7 A. 8 A9 A-ln A Nouvelles Zones 1. Angossas 1.5 10 25 25 25 25. 25 2.2 10 25 25 25 25 25 3.0 10 10 35 60 85 110 135 Sous-total ..L 10 35 60 85 110 135 135 135 2. Diang 1.5 10 25 25 25 25 25 2.2 10 25* 25 25 25 25 3.0 10 10 35 6 85 110 135 Sous-total 10 10 35 60 85 110 135 135 135 3. Doum6 1.5 10 25 25 50 75 75 2.2 10 25 25 50 75 75 3.0 10 10 35 60 110 185 260 Sous-total 10 10 35 60 110 185 260 260 260 Total 30 30 105 180 280 405 530 530 530 B. Zones Traditionnelles 0.8 200 180. 140 130 110 100 100 1.0 20 40 60 70 70 60 1.2 10 40 40 50. 60 80 1.5 10 10 20 30 30 Sous-otal 200 210 230 240 250 260 270 270 270 Grand Total 230 240 335 420 530 665 800 800 800 8 mm mm n mm mm mm m=mm e CN~ C»IEROUN PROJEr DE DEVELOPPEMENT RURAL INTECRE- ZAPI POTENTIEL DE PRODUCTION DU RIZ (tonnes) Rendement 2 4 5 Année (t/ha)3 6 7 8 A Nouvelles Zones 1. Angossas 15 15.0 - 37.5 37.5 37.5 37.5 37.5 2.2 22.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 3.0 30.0 30.0 105.0 180.0 255.0 330.0 405.0 Sous-total 15.0 22.0 67.5 122.5 197.5 272.5 347.5 385.0 405.0 2. Diang Sous-total 15.0 22.0 67.5 122.5 197.5 272.5 347.5 385.0 405.0 3. Doure 1.5 15.0 - 37.5 37.5 75.0 112.5 112.5 2.2 22.0 55.0 55.0 110.0 165.0 165.0 3.0 30.0 30.0 105.0 180.0 330.0 555.0 780.0 Sous-total 15.0 22.0 67.5 122.5 235.0 402.5 607.5 720.0 780.0 Tatal 45.0 66.0 202.5 367.5 630.0 947.5 1302.5 1490.0 1590.0 2;mm ~ mmm azz= ===;Um mu;mu M;_ B. Zones Traditionnelle 160 176 25 27 248 26 280 28080 Grand Total 205.0 242.0 417.5 594.5 878.0 1214.5 1582.5 1770.0 1870.0 MMMM MMUM nmmu MUM «M=ZM macmm mMMM *mmm Sans Projet 160 168 184 192 200 208 216 216 216 Augmentation 45.0 74.0 233.5 402.5 678.0 1006.5 1366.5 1554.0 1654.0 Augmentation arrondie 45 75 235 400 680 1005 1365 1555 1655 1/ Développement pour Diang est le même que cLlui d'Angossas. Y ANNEXE 1 Tableau 8 CAM4EROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECT D0 CAFE (ECFA) Technologie Niveau 1- Année Année Aane Année Ann* A e AnnIe Technologia1 2 3 4 7-25 Niveau 1 1/ Prix aux Producteurs (195/kg) '. Rendement (kg/ha) 200 250 360 350 3. Valeur Brute 39.000 48.750 58.500 68.250 4. Coats: (a) Plants et Transportation 2/ 500 (b) Outils- 500 500 500 50 500 14/ (c) Engrais- (d) Insecticides- 6/ 500 500 500 500 500 500 500 (e) Pulverisateurs --. - Tot.%l 1.000 1.000 1.000 1.000 -i0 1,000 1.000 5. Valeur Nett. -1.500 -1,000 -1.000 33.000 L7.75e 57.500 57.250 1/ Méthode d'exploitation traditionelle avec des variétes non-améliorées, peu d'émondage, de desherbage et où la lutte contre les parasites est du nul au suffisant. Besoin en main- dtoeuvr serai d'environ 70 home-jou s à plein redement, 2/ Le ermÎer cultive ses propres piants aont les graines proviennent des arbres plantés précèdemment ou des plantations d'un voisin. 3/ L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utilisés par les petits paysans dans leurs travaux agricoles 4/ Nul engrais n'est utilisé. 5/ Le café est relativement exempt de parasites ou de maladies sérieux. Il y a un certain nombre d'insectes qui l'attaque de temps en temps et les fourmis peuvent causer des pro- blèmes. Les fermiers ne lutte*contre ces parasites que d'une manière sporadique en utilisant la chlordane, thimul azadrine, etc. que sur besoin. 6/ Le fermier ne possède pas de pulvérisateur. ANNEXE 1 Tableau 9 CAMER6UN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECT JDE CAFE (FCFA) Technologie Niveau2 Année Anndt Annde Anie Annie Apné Année 1 2 3 5 7-25 1. Prix aux Producteurs (195/kg) 2. Rendement (kg/ha) 350 400 470 550 3. Valeur Brute 68,250 78,000 91,650 107,250 4. Coû'ts: (a) Plants et Transportation - 500 (b) Outils-4/ 500 500 500 500 500 500 500 (c) Engrais- 5/ 3,600 3,600 3,600 3,600 3,600 (e) Insecticiders- 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 (e) Pulvérisateurs-' 2,400 2,400 2,400 2,400 2,400 2,400 2,400 Tot.i1 5,400 4,900 8,500 8,500 8,500 500 8,500 5, Valeur Nett -5,400 -4,900 -8,500 59,750 69,500 83,150 98,750 1/ Méthode d'exploitation améliorée avec des variétés existantes. Desherbage et entretien suffisant des plantations; émondage des arbres pour vigueur et production maximum. La lutte contre des parasites est satisfaisante, utilisation d'engrais. Besoin en main d'oeuvre serait d'environ 120 homme-jours à plein rendement. 2/ Le fermier cultive ses propres plants dont les graines proviennent des arbres plantés précédemment ou des plantations d'un voisin. 3/ L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utilisés par les petits paysans dans leurs travaux agricoles. 4/ A plein rendement application de 100 kg/ha de 20:10:10 à FCFA 1,800 _ le sac de 50 kg. 5/ Pulvérisation avec sevin, thimul, endrin, etc., suivant besoin. Le montant indiqué ci-dessus est une prévision moyenne. 6/ Prix basé sur un pulvérisateur le 2 ha, amortissement sur 3 ans (prix d'achat FCFA 14,400). Prix réel sera probablement moins vu que le fermier utilisera le pulvérisateur également pour le cacao. ANNEXE 1 Tableau 10 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECTW..DE CAFE (FCFA) Technologie Niveau 3 Année Année Année Année Année Année Année 1 2 3 h 5 6 7-25 1 Prix aux Producteurs (195/kg) 2 Rendement (kg/ha) 300 370 .460 55c 3 Valeur Brute 58,500 72,150 89,700 107,250 h Coûts: (a) Plants-et Transportation - (100,000) (b) Outils-3' 500 500 500 500 500 500 500 (c) Engrais- (d) Insecticides- 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 2,00C (e) Pulverisateurs- 2,h00 2,400 2.400 2.400 2.Loo 2,4co Tot-l 104,900 4,900 h,900 h,900 h,900 4,900 4,900 5. Moins coûts des plants 100,000 6. Valeur nettu -.h,900 -h,900 -4h,900 53,600 67,250 814,800 102,35U l/ Des varietés améliorées avec des méthodes de production assez évolués, y compris l'émondage, le desherbage et la lutte contre les parasites. Cependant, nul engrais n'est utilisé. Besoin en main-d'oeuvre serait d'environ 110 homme-jours à plein rendement. 2/ Calcul du coût approximatif au gouvernement pour fournir et distribuer les plants caféières gratuitement aux fermiers. 3/ L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utilisés par les petits paysans dans leurs travaux agricoles. 4/ Nul engrais n'est utilisé. 5/ Pulvérisation avec sevin, thimul, endrin etc., suivant besoin. Le montant indiqué ci-dessus est une prévision moyenne. 6 Prix basé sur un pulvérisateur le 2 ha, amortissement sur 3 ans (prix d'achat FCFA 14,400).- Prix réel sera probablement moins vu que le fermier utilisera le pulvérisateur également pour le cacao. ANNEXE 1 CAMEROUN Tableau 11 PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECT _DZ CAFE (FCFA) Technologie Niveau 4 Année Annde Ane Année AMiJe Ane Anote 1 2 3 5o 7-25 1. Prix aux Producteurs (195/kg) 2. Rendement (kg/ha) 390 470 580 .700 3, Valeur Brute 76,050 91,650 113,100 136,50C h Coa'ts: (a) Plants et Transportation (100,000) (b) Outils-24/ 500 500 500 500 500 500 500 (c) Engrais- 7,200 7,200 10,800 10,8o0 10,800 10,80~ (d) Insecticides- /, 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 2,000 (e) Pulvérisateur9' 2,h_00 Q 2 2 0 2 2 2,h40 Totq1 112,100 00 12,100 15,700 15,700 1 _ i 5. Moins coûts des plants 100,000 6. Valeur nette -12,100 -4,900 -12,100 60,350 75,950 97,400 120,800 1/ Des variétés améliorées avec des méthodes de production évolués, y compris l'émondage, le desherbage et l'utilisation d'engrais. Besoin en main d'oeuvre serait d'environ 140 hommes-jours à plein rendement. 2/ Calcul du coût approxivmatiF au gouvernement pour fournir et distribuer gratuitement aux fermiers les plants caféières. 3/ L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utilisis par les petits paysans dans leurs travaux agricoles. 4/ Application d'angrais à 200 kg/ha l'année de plantation, et à 300 kg/ha de 20:10:10 à plein rendement. 5/ Pulvérisation avec sevin, thimul, endrin, etc., suivant besoin. Le montant indiqué ci-dessus est une prévision moyenne. 6/ Prix basé sur un pulvérisateur le 2 ha, amortissement sur 3 ans (prix d'achat FCFA 14,400). Prix réel sera probablement moins vu que le fermier utilisera le pulvérisateur également pour le cacao. ANNEXE 1 Tableau 12 CAMEOUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECTARE DE CACAO (FCFA) Technologie Niveaux 1 et 2 Anmée Année Année Année Année Années i 2 4 5 6-25 1. Prix aux Producteurs: Catégories I et II (220/kg) H.S. (90/kg) 2. Rendement (kg/ha): Catégories I et II 100 250 H.S. 30. 100 3. Valeur brute 24,700 64.000 4. Coûts: (a ) coÎts de pépinière-2/ (b) sacs en lastic/ (c) semenc 400 (d) outilsaT 6 5W) 500 500 500 500 500 (e) fongicides. 7/ (f) insecticides- 8/ (g) pulvérisateurs- Total 900 500 500 500 500 500. 5. Valeur nette -900 -500 -500 -500 24,700 63,500 1/ Méthode d'exploitation traditionnelle avec des variétés non-améliorées, peu de desherbage et d'entretien, aucun contrôle contre la pourriture brune. La lutte contre les capsides est du nul au suffisant. Besoin en main d'oeuvre serait d'environ 40 hommes-jours à plein rendement. 2/, 3/ Plantations établies des semences. Quelques fermiers peuvent cultiver les plants pour être transplantés. Dans ce cas, ils reçoivent, gratuitement du gouvernement, des sacs en plastic, dépenses supplémentaires subis sont sans importance. 4/ Le fermier utilise de la semence de ses propres arbres ou de ceux de ses voisins. 5/ L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utilisés par les petits paysans dans leurs travaux agricoles. 6/, 7/ et8/ Pas de lutte contre les parasites, sauf peut-être contre les capsides, quel service est fourni gratuitement par le gouvernement. Le fermier ne possède aucun pulvérisateur. ANNEXE 1 Tableau 13 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECTARE DE CACAO (FCFA) Technologie Niveau 3- Annêe Année Année Année Année Années i 2 3 4 5 6-25 1. Ptix aux Producteu.cs: Catégories I-et II (220/kg) B.S. (90/kg) 2. Rendement (kg/ha): Catégories I et Il 190 290 390 520 X.S. 50 70 100 130 3. Valeur brute 46,300 70,100 94,800 126,100 4. CoGts: (a) co ts de pépiniire_/ 4,o0 (b) sacs en4 lastic-./ 3,800 (c) semence 2,000 (d) outil - 6/ 500 500 500 500 500 500 (e) fongicides= 7/ 1,300 1,700 2,200 2,600 (f) insecticides- 1,000 1,000 (g) pulvêrisateurs 1,200 1,200 1,200 1,200 1,200 1,200 (h) engrais9 Sous-total 12,500 2,700 3,000 3,k00 3,900 4,300 Moins:L0/ fongicide cuivre 1,300 1,700 2,200 2,600 sacs en plastic 3,800 semence 2,000 Total -6.700 -2,700 1,700 1,700 19700 1,700 5. Valeur nette 44,600 68,400 93,100 124,400 1/ Méthodes d'exploitation améliorés, comprenant des variétés d'hybrides à grand rendement, 3-5 pulvérisations contre la pourriture brune et lutte contre les capsides. Desherbage et entretien des plantations suffisants. Resoin en main d'oeuvre serait d'environ 80 hommes-jours à plein rendement. 2/ Principalement, le prix d'un arrosoir. 3/ Des sacs en plastic pour les plant sont fournis gratuitement par le gouvernement. 4/ Les cabosses améliorées sont également fournies gratuitement par le gouvernement. / L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utflisés par le petit paysan dans ses travaux agricoles. 6/ Prix de l'oxychloride de cuivre pour la lutte contre la pourriture brune, fourni gratuitement par le gouvernement. A plein rendement, 6kg/ha en total est appliqué en 5 pulvérisations. 7/ Les capsides sont les insectes les plus graves dans le cacao. La lutte anticapside est effectuée par le gouvernement (ou par ZAPI sous le projet) sans frais au fermier. Il sera peut-être nécessaire pour les planteurs de pulvériser les jeunes plantes avec un insecticide tel que thiodan pour lutter contre les insectes qui défeuillent les plantes ou qui tuent le bouton., Puisque ce contrôle ne suit pas de programme régulier, le montant indiqué ci-dessus représente un coût moyen. C/ Prix basé sur un pulvérisateur le 4 ha, amortissement sur 3 ans (prix d'achat FCFA 14,400). Prix réel sera probablement moins vu que le fermier l'utilisera également pour le café. Actuellement le gouvernement étudie la possibilité de fournir les pulvérisateurs gratuitement aux fermiers. 9/ Aucune utilisation d'engrais parce qu'il n'y a pas de réponse économique quand on cultive le cacao à l'abri. 10/ Fourni gratuitement par le gouvernement. AENE 1 Tableau 14 CAMEROUN PROJET DE DEVELCPPMENT RURAL INTEGRE - ZAPI BUDGET RELATIF A L'HECTARE DE CACAO (FCFA) Technologie Niveau- 41. Année Année Année Année Année Annes 1 2 3 4 5 6-25 1. Ptix aux Producteurs: Catégories I et Il (220/kg) H.S. (90/kg) 2. Rendement (kg/ha): Catégories I et II R.S. 260 395 525 700 40 55 75 100 3. Valeur brute 60,800 91,850 122,250 163,000 4. Coûts: (g) couts de p4p*rc/ I,000* (b) sacs en ?lastic3/ 3,800 () semence2,000 (d) 5utils- 500 500 500 500 500 500 (e) fongicidesi7/ 2,600 3,400 h,200 5,200 () insecticides- 2,000 2,000 (g) pulvérisateurs 2,4oo 2,400 2,400 2,h00 2,400 2,h00 (h) cuve de fe entation.' 800 800 Syy 800 800 800 (1) engrais Sous-total 15,oOO 5,700 6,300 7,100 7,900 8,900 loins: 11/ fonicide de cuivre 2,600 3,400 4,200 5,200 sacs en plastie 3,800 semence 2,000 Tot&l 9,200 5,700 2700 3,700 _3 700 3,700 5. Valeur nette -9,200 -5,700 57,100 88,150 118,550 159,300 1/ Méthodes de production améliorées, comprenant des variétés d'hybrides à grand rendement, lutta contre la pourriture brune efficace (8-10 pulvérisations par an) et lutte anti- capside. Pas d'application d'engrais puisque les cacaoyères sont toujours cultivées à l'abri et on n'obtient pas de réponse économique sous ces conditions. Eventuellement on pourrait obtenir une hausse de rendement en cultivant les hybrides, sans abri et avec engrais. Le nombre de fermiers suivrant une telle technologie pendant, et même pour un certain tempa après le prajet, est pensé d'Ître très peu. Besoin en main d'oeuvre serait d'environ 110 homes-jours à plein rendement. 2/ Principalement, le prix d'un arrosoir. 3/,11/ Sacs en plastic pour les plants sont fournis gratuitement par le gouvernement. 4/, 11/ Les cabosses améliorées sont également fournies gratuitement par le gouvernement. 5/ L'amortissement des houes, machettes et des autres petits outils utilisés par le petit paysan dans ses travaux agricoles. 6/,11/ Prix de l'oxychloride de cuivre pour la lutte contre la pourriture brune, fourni par Le gouvernement, gratuitement. A plein rendement, 12 kg/ha en total est appliqué en 10 pulvérisations. 7/ Les capsides sont les insectes les plus graves dans le cacao. La lutte anticapside est effectuée par le gouvernement (ou par ZAPI sous le projet) sans frais au fermier. Il sera peut-ître nécessaire pour les planteurs de pulvériser les jeunes plantes avec un insecticide tel que thiodan pour lutter contre les insectes qui défeuillent les plantes ou qui tuent le bouton. Puisque ce contr8le ne suit pas de programme régulier, le montant indiqué ci-dessus représente un coût moyen. 8/ Prix basé sur un pulvérisateur le 2 ha, amortissement sur 3 ans (prix d'achat FCFA 14,400). Prix réel sera probablement moins vu que le fermier l'utilisera également pour le café. Actuellement le gouvernement étudie la possibilité de fournir les pulvérisateurs gratuitement aux fermiers. 9/ Prix estimé de FCFA 4,000, amortissement sur 5 ans. 10/ Aucune utilleation d'engrais parce qu'il n'y a pas de réponse économique quand on cultive le cacao à l'abri. ll/ Fourni gratuitement par le gouvernement. 12/ On suppose que la plantation nouvelle est établie dans les plantations existant% de 3 ans, pécédpmment défrichées pour des cultures vivriéres, ce qui réduira considérab ement les besoins an main d'oeuvre pour le défrichage et préparation de terre. ,AMEROON INTEGRATED RURAL DEVELOPMENT PROJECT - ZAPI Farm Budget, Traditional - for Average Smallholding Cucurbits Groundnuts Plantains/ Total Coffee Cocoa Groundnuts & Maize & Maize Manioc CFAF US2 Total Production Cultivated Area (ha) 0.4 0.4 0.15 0.5 0.15 0.8 2.4 Groundnuts 218 Yield 350 350 850 80 C 600 G 2,500 P Maize 263 (kg/ha) 450 M 250 M 2,000 M Cucurbits 40 Production 140 140 128 40 C 90 G 2,000 P Manioc 1,600 (kg) 225 M 38 M 1,600 M Plantains 2,000 Farmgate Price 195 180 2/ 86 115 C 86 G 10.5 P (CFAF/kg) 35 M 35 M 10 M Total 4,121 Gross Revenue 27,300 18,970 11,008 4,600 7,740 21,000 (CFAF) 7_L85 17,330 16,000 2730 25,140 118008 12,J75 8,070 37.000 121,193 495 Expenses (excluding labor) (CFAF) 400 200 200 200 200 300 1,500 Net Pcvenue (CFAF) 26,900 10,808 12,275 7,870 36,700 119,693 488 % marketed 100 100 30 25 25 10 Cash Income (CFAF) 26,900 25,140 3,242 3,069 1,968 3,670 63,789 261 Labor (man-days) Crops 24 15 14 58 22 65 198 Clearing 3/ 17 17 6 21 6 33 100 Total 41 32 20 79 28 98 298 Return per man-day of labor (CFAF) 656 779 540 155 281 374 402 '-'a 1/ A small holding in this instance is defined as a fragmented series of usufruct holdings for an average family (wide distortion from this mean. 2/ Based on 30% Ilors Standard (II.S.) and the following prices: CFAF 220 for Grades I and II and CFAF 90 for H.S. 3/ Distributed according to land area under each crop. CAMEROON INTEGRATED RURAL DEVELOP!4ENT PROJECT - ZAPI 1/ Farm Budget, Full Development - for Average Smallholding Cucurbits Groundnuts Plantains/ Total Coffee Cocoa Groundnuts & Maize & Maize Manioc CFAF US$ Total Production ka Cultivated Area kha) 0.5 0.5 0.2 0.5 0.2 1.0 3.1 Groundnuts 310 Yield 700 800 900 90 C 650 G 2,800 P Maize 306 (kg/ha) 500 M 280 M 2,300 M Cucurbits 45 Production 350 400 180 45 C 130 G 2,800 P Manioc 2,300 (kg) 250 M 56 M 2,300 M Plantains 2,800 Faxmgate Price 195 202.5 2/ 86 115 C 86 G 10.5 P (CFAF/kg) 35 M 35 M 10 M Total 5,761 Gross Revenue (CFAF) 68,250 81,000 15,480 13,925 13,925 52,400 244,980 1,000 Expenses (excluding labor) (CFAF) 7,850 1,850 300 .300... 300 400 11,000 Net Revenue (CFAF) 60,400 79,150 15,180 13,625 12,840 52,000 233,980 952 % marketed 100 100 50 30 40 30 Cash income (CFAF) 69X400 79,150 7,590 4,152 5,136 15,600 172,028 702 Labor (man-days) Crops 70 53 22 60 26 74 305 Clearing 3/ 19 19 7 19 7 44 115 Total 89 72 29 79 33 118 420 Return per man-day 679 1,110 523 172 389 441 557 of labor (CFAF) 1/ A smallholding, in this instance, is defined as a fragmented seres of usufruct holdings for an average family (wide distortion from this mean). 2/ Based on 12.5% Hors Standard (H.S.) and the following prices: CFAF 220 for Grades 1 and II and CFAF 90 for H.S. 3/ Distributed according to land area under each crop. ANNEXE 1 Tableaul7 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE- ZAPI Main-d'oeuvre d'exploitation, Traditionnelle - pour une Exploitation Moyenne (homme-jours) Café Cacao Cultures Surplus Vivrières Défrichage Total ou 0.h h 0. h 1.2 ha D6fieiL- Janvier 4 32 36 20 Février 1 14 32 47 9 Mars 1 1 30 32 24 Avril 2 12 14 42 Mai 2 4 6 50 Juin 1 7 24 32- 24 Juillet 1 il 12 24 32 Ao'ht 1 22 23 21 Septembre 2 4 14 20 36 Octobre 3 3 15 21 35 Novembre 3 3 13 19 37 Décembre 12 1 13 26 30 An 26 15 159 100 300 1 2.8 ouvriers effectifs par exploitation moyenne, équivalent à 672 hommes-jours par an et 56 par mois (20 homme-jours/mois/ouvrier). ANNEXE 1 Tableau 18 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE- ZAPI Main-d'oeuvre d'exploitation, Plein Rendement, pour une Exploitation Moyenne (homme-jours) Café Cacao Cultures Surplus Vivrières D4frichage Totai ou 0. 5 h!? 0. 5 he 1 .4 ha D. . - i/ Janvier 5 32 37 19 Février 1 15 32 48 8 Mars 2 3 31 36 20 Avril 3 13 16 40 Mai 3 3 5 11 h5 Juin h 4 7 25 h0 15 Juillet 2 2 14 26 U4 12 AoÙt 4 1 25 30 26 Septembre 3 12 16 31 25 Octobre h 1h 18 36 20 Novembre 2 9 14 25 31 Décembre h 3 19 66 -10 An 71 52 182 115 h20 1/ 2.8 ouvriers effect.ifs par exploitation moyenne, équivalent à 672 hommes-jours par an et 56 par mois (20 homme-jours/mois/ouvrier). ANNEXE 1 CAMEROUN Tableau 19 PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAI Budget relatif à la Culture Traditionne-ledu Riz en Marigot (1 ha) (FCFA) rix aux Producteurs 45 Rendement (kg/lia) 800 Valeur brute de production 36,000 Intrants monétaires: Semence 4,000 Produits chimiques - Engrais Préparation de la terre Recolte (Intérêt pour crédit) Sacs et divers 1,000 Frais d'exploitation Total Revenu net de la culture 31,000 Besoins en main-d'oeuvre 200 2/ (hommes-jours) 40 kg à FCFA 80 semé .2 Main-d'oeuvre élevée due au défrichage ennuel du nouveau terrain par le fermier. Difficulté de cultiver deux cultures en série sur le même terrain à cause des probllmes de mauvaises herbes et de régénération naturelle. ANNEXE 1 Tableau 20 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEKENT RURAL INTEGRE- ZAPI Coûts de Développement et Budget Relatif à la Culture Amélioràe du Riz en Marigot (1 ha) (FCFA) An~e 1 Annaà 2 Ann&,3- YJ=& 4 é;jnq A. Développement du terrain 1. Main-d'oeuvre pour défrichage, cons' truction des canaux de drainage et d'irrigation, aplanissement, diguettes, 100 100 60 etc. (hommes-jours) 2. Coûts a. scie à chaine 9,000 9,000 5,000 b. structures pour le controle d'eau 12,000 12,000 c. structures de détournement 10,000 d. préparation du terrain 5,000 5,000 e. tracteurs à bras pour enlever des 18,000 18,000 10,000 souches d'arbres f. imprévus divers, emploi des tracteurs 10,000 5,000 5,000 etc. Total 37,000 49,000 47,000 B. Budget velatif à la Culture Prix aux Producteurs 45 45 45 Rendement t/ha 1.5 2.2 3 Valeur brute de production 67,500 99,000 135,000 135,000 Intrants monétaires Semences 6,000 6,000 6,000 6,000 Produits chimiques 1,000 3,000 4,000 4,000 Engrais 3,000 4,500 6,000 6,000 Recoltage 2,000 2,000 3,000 3,000 Frais de fonctionnement des tracteurs, preparation du terrain, sacs, divers 26,000 26,000 20,000 20,000 Total 38,000 41,500 39,000 39,000 Revenu net de la culture 29,500 57,500 96,000 96,000 Main-d'oeuvre 120 130 140 140 Cash flow net -7,500 8,500 49,000 96,000 96,000 Total main-d'ceavre 220 230 200 130 130 0 ANNEXE 2 Page 1 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI PISCICULTURE I. Introduction 1. Dans la plus grande partie de la Province de l'Est, les conditions sont particulièrement favorables à la pisciculture et un grand nombre d'empla- cements se prêtent à l'aménagement de petits barrages et d'étangs. Le pois- son est déjà couramment consommé, quoique rare, et se vend très cher, malgré la médiocrité de la qualité. On estime la consommation annuelle moyenne à 3,2 kg par habitant au plus, contre une moyenne nationale de 12,8 kg par habitant. Dès la période coloniale, des efforts avaient été déployés pour encourager la pisciculture, par la mise en place d'étangs de barrage, essentiellement, d'une superficie moyenne d'environ 0,5 ha. Ces étangs sont généralement trop grands pour être exploités par les villages, sont difficiles ou impossibles à vider, sont rapidement envahis par les plantes aquatiques et, parce qu'ils sont situés sur les cours d'eau permanents, risquent d'accueillir parfois des poissons pré- dateurs. Ainsi, le rendement moyen des 100 étangs de barrage couramment en opération est estimé tout au plus à 300 kg/ha par an; dans les étangs plus grands, la production est quasiment égale à la régénération naturelle, et les rendements sont de 100 kg/ha et par an. Certains petits étangs produisent environ 900 kg, ce qui reste bien en-dessous du potentiel des petits étangs familiaux. 2. Le gouvernement appuie vigoureusement le développement d'étangs fami- liaux dans la région ouest du pays, avec le concours de la FAO et du Corps de la Paix des Etats-Unis. Plusieurs milliers d'étangs sont en exploitation, et des moyens de formation satisfaisants ont été mis en place. Ces programmes ont été introduits dans l'est, mais les progrès sont très lents, étant donné le mauvais état des stations d'alevinage, qui ne peuvent répondre à la demande d'alevins. En outre, les moniteurs manquent de fournitures, de matériel et de moyens de transport. Les investissements très modestes qui suffiraient à remé- dier à ces problèmes permettraient d'améliorer nettement l'efficacité du pro- gramme, qui est mené avec l'appui de 19 techniciens affectés dans la Province de l'Est, et de 5 volontaires du Corps de la Paix. Cependant, il reste à prou- ver que le programme d'étangs familiaux sera bien accepté par les paysans, que cette activité pourra s'intégrer dans le cycle agricole et que les paysans se- ront désireux et capables d'entretenir les installations. Les mesures envisa- gées dans le cadre du projet visent tout d'abord à sonder les réactions des paysans et à mettre au point une méthode d'approche, à l'occasion d'une phase pilote, qui pourra être élargie ultérieurement, avec le concours du person- nel en place et au moyen des installations disponibles. ANNEXE 2 Page 2 II. Mesures envisagées dans le cadre du projet 3. Le projet comprendrait: i) assistance et facilités pour la mise en place d'environ 1.000 étangs familiaux de 0,03 ha en moyenne sur la période de cinq ans. Pour encourager l'installation des étangs, des outils manuels tels que pioches, pelles, brouettes, etc.seront prêtés aux paysans; ii) renforcement de la vulgarisation piscicole par la formation et le recyclage des sept moniteurs jugés nécessaires par la zone du projet. Ces moniteurs seront aidés par les volontaires du Corps de la Paix et auraient les moyens de transport nécessaires pour rester en contact avec les pisciculteurs et les assister. Les moniteurs aideront les paysans à choisir l'emplacement des étangs, leur prête- raient les outils dont ils ont besoin, les aideront pendant la phase de construction, leur vendront et leur livreront les alevins (2 par m2), et leur fourniront toute l'assistance technique voulue pendant le cycle de production. iii) remise en état de deux stations d'alevinage à Bertoua, (la sur- face des étangs, passerait à 0,8 ha), et construction d'une nouvelle station à Doumé, d'une superficie de production de 0,8 à 1 ha. Dans chaque station, un technicien qualifié formé à la gestion, dirigera les opérations sous les conseils d'un volontaire du Corps de la Paix. Un système d'écritures et de comptabilité sera instauré. Les stations seront dotées du matériel, des installations et des moyens de trans- port nécessaires pour produire 150.000 alevins d'ici la troisième année du projet. En outre, elles produiront environ 500 kg de pois- son à vendre par an. Le produit de ces ventes, et des ventes d'ale- vins (4 francs CFA la pièce) couvrira les dépenses d'exploitation des stations d'ici la troisième année (voir Tableau 1); iv) amélioration de l'exploitation des grands étangs de barrage (fourniture de chaluts pour le nettoyage); v) organisation de stages de formation et de démonstration de trois jours, à l'intention des paysans. Les dépenses d'exploitation et d'investissement, atteignant au total 239.000 dollars, sont analysées en détail aux Tableaux 4 et 5. 4. Comme l'indique le Tableau 1, un nouveau poste de Chef provincial de la vulgarisation piscicole sera créé au Service national piscicole (SNP). Le Fonds national pour les forêts et la pêche (FNFP) recrutera à cette fin ANNEXE 2 Page 3 un technicien qualifié. Sa nomination sera approuvée conjointement par les directeurs du FNFP et des ZAPI, et il relèvera du chef du SNP. Il sera res- ponsable de l'ensemble du programme de vulgarisation piscicole, y compris l'exploiation des stations d'alevinage et la direction de tout le personnel du projet. 5. Sept moniteurs piscicoles seront affectés au projet. Ceux-ci seront choisis parmi le personnel ou les nouveaux diplômés du Centre de formation piscicole de Fournban. Ils relèveront directement du Chef provincial de la vulgarisation piscicole. L'Etat demandera aux trois volontaires du Corps de la Paix de fournir une assistance technique pendant quatre ans. Les volontai- res seront affectés à Bertoua, Diang et Doumé. Ils seront diplomés en biologie ou en pisciculture et auront l'expérience de la pisciculture. Les volontaires relèveront du Chef provincial de la vulgarisation piscicole. Quinze travailleurs payés actuellement par les services publics pour entretenir la station de Bertoua seront conservés, mais leur nombre sera ramené à six ou quatre d'ici la troisième année du projet, dans un souci de rentabilité financière. En outre, quelque 30 manoeuvres seront employés provisoirement pendant la phase de construction. 6. La coordination entre les ZAPI et le FNFP sera assurée par le Comité de coordination du projet dont il est question à l'Annexe 10. Les mesures en- treprises dans le cadre du projet seront exécutées par le FNFP avec l'assis- tance et la coopération du personnel des ZAPI au siège et au niveau de l'EPL. Un memorandum d'accord énumérera les responsabilités de chacune des parties. Les fonds nécessaires à l'exécution des activités du projet seront fournis directement au FNFP. 7. Le Tableau 2 indique la situation actuelle et la hausse de production attendue cinq ans après le démarrage du projet. On estime que la production des étangs de barrages existants, dont la superficie totale atteint environ 42,4 ha, est de 13.000 kg de poisson par an. Grâce à l'introduction de tech- niques d'exploitation améliorées, la production passera à quelque 42.400 kg par an . On trouvera également au Tableau 2 les projections concernant l'aug- mentation annuelle de la production sur une période de cinq ans. Il ressort de ces projections que la région produira 74.680 kg de poisson de plus à la fin des cinq années, et fournira à environ 8.000 villageois 9,6 kg de poisson par an. Le Tableau 3 indique un budget estimatif pour un étang familial de 3 ares. ANNEXE 2 Tableau 1 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEIENT RURAL INTEGRE ZAPI Résumé du Revenu et des. Dépenses. Annuels .d'Exploitation d'une Station d'Alevinage de 89-100 ares. FCFA Revenu 1. Alevins tilapia nilotica 600,000 (150,000 à FCFA 4 chacun) 2. Poisson vendable 150,000 (500 kg à FCFA 300/kg) Revenu annuel total 750,000 Dépenses 1. Main-d'oeuvre -- 4 à FCFA 250/jour -- 25 jours/mois 300,000 2. Chef de Station 240,000 3. Alimentation, combustible, engrais 210,000 Dépenses annuelles totales 750,000 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI Pisciculture - Hausse de Production Attendue (Etangs de barrage existants, (BP) et Etangs Famillaux nouveaux2. (FP)) ------------------------ Alr PRO -ET ~-~~ Sans Projet-------------- ----------------AÀnnée 2 A ET e ----------------------------- SasPrjt n6e1AnT Année 3 Année 4 Année 5 (Etange de barrage) An6 1 BP FP BP FP BP FP BP FP BP FP 198 198 198 100 198 300 198 500 198 750 Nombre de paysans Nombre d'étangs 212 212 212 150 212 400 212 695 212 1,000 Surface totale (ares) 4,240 4,240 4,240 450 4,240 1,200 4,240 2,140 4,240 3,000 Production moyenne (kg/ha/an) 300 300 500 1,500 700 1,500 1,000 1,500 1,000 1,500 Production (kg) 12,720 12,720 212,000 3,375 29,680 18,000 42,400 32,100 42,400 45,000 Production totale (kg) BP 4 FP 12,720 12,720 24,575 47,680 74,500 87,400 Prix aux Producteurs (FCFA/kg) 300 300 300 300 300 300 300 300 300 300 Valeur de production (FCFA) 3,816,000 3,816,000 6,360,000 1,012,500 8,904,000 5,400,000 12,720,000 9,630,000 12,720,000 13,500,000 Valeur totale de Production (FCFA) 3,816,000 7,372,500 14,304,000 22,350,000 26,220,000 BP 4FP --m m- m.om===u= ==m===a=== 1/ Etangs de barrage - 20 ares moyen i/ Etangs familiaux - 3 ares moyen 3/ On présume une période de production de 6 mois pour les 6tangs familiaux. Pour les années suivantes, 2 cycle de production de 6 mois chacun. 5.27.77 (Drr ANNEXE 2 Tableau 3 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEENT RURAL INTEGRE - ZAPI Budget estimatif pour un étang familial de 3 ares 1/ 2/ Année 2- Ariêes cuivantes- 1. Prix aux Producteurs (FCFA/kg)2 300 300 2. Rendement (kg).. 22.5 45 3. Valeur brute de production 6,750 13,500 4. Coûts monétaires Engrais (commercial) 160 320 Alevins (FCFA 4 chacun) 600 1,200 Frais de prêt pour outils 300 Total L060 1,520 5. Valeur nette de production 5,690 11,980 6, Besoins en main-d'oeuvre 57 24 (hommes-j ours/an) 499 Revenu net par homme-jour 1/ Construction pendant Année 2, un cycle de production de 6 mois. 2/ 2 cycle de production de 6 mois par an. 3/ Prix actuel existant partout dans la zone du projet. . Basé sur 1,500 kg/ha/an. ANNEXE 2 CAMEROUN Tableau 4 PROJET DE DEVELOPPLEN T RURAL.INTECRE - ZAPI Pisciculture Dépenses d'Invedtissement (FCFA'000) No. Prix unit. Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 T u I. CONSTRUCTION A. Location machine a refouler Stations de Bertoua (D6) 18 days 70/jour 1,260 1,260 de Doumé 36 days 70/jour 2,520 2,520 B. BStiments EntrepSt/bureau Doumé 50m2 1 20 1,000 1,000 " " Bertoua " 1 20 1,000 1,000 Logrment, gardien de nuit Doumé 35m2 20 700 700 directeur de station 60mZ2 ,201,0 C. Construction diverse 2 100 200 200 Citernes de réserve, Doumé 3x0.7x9 750 750 Canaux, etc. 100 100 Bois, pour fermes, etc. 30 7.5/mo 675 675 Main d'oeuvre (provisoire - 3 mois) D. Dessin et Préparation 1,200 1,200 Génie civil et préparation du terrain 10,605 10,605 Sous-total II. EUPMN A. Véhicules 1 1,600 1,600 1,600 C fmionette 4 1 1,200 1,200 1,200 qq 1 1,209 1,209 1,209 4 C7 7 117 819 819 Hotocyclette 50 cc 39 273 273 Taxe 5,101 5,101 Sous-total a B. Pièces de rechange (10% véh.) 510 510 C. Outils outils à main 360 1.7 204 204 204 612 Brouettes 70 18 (30) 540 (20) 360 (20) 360 1,260 Scies à chalne 1 140 140 140 Pousse-pousse 25 (4) 100 (4) 100 200 Treuils I 300 300 300 D. Equipement de station Equipement de relevé 1 250 250 250 Microscope 1 75 755 Divers (seaux, balances, etc.) 75 Filets 185 185 370 328 100 428 Sous-total 2,12' 949 564 3,635 III. FORMATION Chef provincial de la vulgarisation 270 270 Agents de la vulgarisation 280 280 Sous-total 550 550 IV. ASSISTANCE TECHNIQUE Consultants (6 hommes-mois à FCFA 1,984.5/mois) 319b1,984 1-9 L4 1.985 11,907 Sous-total 3,969 1,984 1,985 1,984 1,985 11,907 «Meu nme mlom m moment ammum Total, DEPENSES D' INVESTISSEMIENT I 4Il f III + I12,252 13,538 2,549 2,549 2,549 32,308 6.24.77 CAMEROUN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - ZAPI PISCICULTURE Frais dlExploitation (FCFA'000) Cout No. coût Coût A 1 A 2 A 3 A4 A 5 Total du unn'. Total Projet I, PERSONNEL 1 1,500 7,500 1,500 1,500 1,500 1,500 1,500 7,500 Chef provincial de la vulgarisation piscicole 1,500 1,-00 1,500 1,500 1,500 7,500 Sous-total II, VEHICULES Véhicules 4 x 4 (20,000 km/an a FCFA 33,3/km) 2 666 1,332 1,332 1,332 1,332 1,332 1,332 6,660 Camionettes 3 CV - (18,000 km/an à 27/km) I 486 486 486 486 486 486 486 2,430 Motocyclette - 50 cc 7 72 504 504 504 504 504 504 2,520 Réparations importantes, remplacements 1,275 1,275 11275 1,275 1,275 6,375 Sous-total 3,597 3,597 3,597 17,985 III, REMPLACEMENT DES OUTILS 100 200 200 200 700 Sous-total 100 200 200 200 700 Frais d'expoiata ion, grand total 5,097 5,197 5,297 5,297 5,297 26,185 6.24.77 0 t4 CAMEROON INTEGRATED RURAL DEVELOPMENT PROJECT - ZAPI FISHERIES SERVICE ORGANIZATION Ministry of Agriculture Forestry Department National Forestry and Fisheries Fund (FNFP) Provincia! (Eastern National Forestry Warden Delegate Province) Fisheries Planning Administration Service (SP) Department Provincial Deleglates (4) Chief (FNFP) Forestry ana Game Agents I I Provincial Chief ofI Departmental I Fisheries Forestry Departmental Departmental Extension Forvice Chief FNFP (New Post) Fisheries Extension Agents World Bank - 18238
Группа Всемирного банка · Staff Appraisal Report
Cameroon - ZAPI (Zones d'Actions Prioritaires Integrees) Integrated Rural Development Project (Vol. 2 of 2) : Annexes techniques
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Основные сведения
Организация
Группа Всемирного банка
Тип документа
Staff Appraisal Report
Страна
Камерун
Источник
Всемирный банк