World Bank Group · Staff Appraisal Report

Chad - Sahelian Zone Project : Tchad - Projet Zone Sahélienne

Chad World Bank
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Docu La Banque Mon A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES . 39--C Rapport No. 1585-CD -i EVALUATION D'UN PROJET DANS LA ZONE SAHELIENNE TCWA 4 aout 1977 '- 1 *. - - TR ADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION cat Gna umsPa de I TAUX DE CHANGE Monnaie : franc CFA (FCFA) 1 dollar EU = 245 FCFA 1.000 FCFA = 4,08 dollars EU POIDS ET MESURES (Système métrique) SIGLES ACDI Agence canadienne pour le développement international ASECNA Agence de sécurité pour la navigation aérienne BGAE Bureau de gestion des Aides Extérieures CLCCN Comité de lutte contre les calamités naturelles FAC Fonds d'aide et de coopération FED Fonds européen de développement ONDR Office national de développement rural PNUD Programme des Nations Unies pour le développement PZS Projet zone sahélienne SERARHY Service des aménagements ruraux d'hydraulique EXERCICE Gouvernement ler janvier - 31 décembre Projet ler- octobre - 30 septembre î A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES TCHAD EVALUATION D'UN PROJET ZONE SAHELIENNE TABLE DES MATIERES Pages RESUME ET CONCLUSIONS ........................... i - iv I. INTRODUCTION ..................................... 1 II. DONNEES DE BASE ................. ............... 2 A. Généralités ... ............ ... ............ 2 B. Le secteur rural ............................ 3 Projet de secours contre la sécheresse . 3 C. Stratégie sectorielle ....................... 5 IliI. LE PROJET ..................... . . . . . . . . . 6 A. Objectifs et description sommaire 6 B. Caractéristiques des sous-projets ........... 7 Amélioration de l'agriculture .......... 7 Maintien et amélioration des services d'hygiène vétérinaire .............8 Entretien des points d'eau pastoraux ... 9 Expansion des activités forestières 10 Amélioration des prestations de services il C. Organisation et administration .............. 12 Rapports et supervision .......... 13 IV. ESTIMATIONS DES COUTS ET DISPOSITIONS FINANCIERES 14 A. CoÛts du projet ............................. 14 B. Modalités de financement .................... 14 C. Passation des marchés ....................... 17 D. Décaissement ................................ 17 E. Comptabilité et révision comptable .......... 18 F. Incidences financières pour l'Etat .......... .19 V. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ....................... 21 Risques ..................................... 22 VI. RECOMMANDATIONS .................................. 23 Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut être autrement divulguée sans l'autor ;ation de la Banque Mondiale. w ANNEXES 1. Précipitations et production agricole Tableau 1 Déficit en matière de précipitations pour 1976 Tableau 2 Le déficit des céréales en 1976/77 2. Aménagement des bas fonds Tableau 1 Caût des Sous-projets Tableau 2 Calendrier indicatif des emplacements des aménagements des bas-fonds Tableau 3 Travaux d'aménagement, personnel de vulgarisation et coûts pour les semences et essais sur échantillons du sol Tableau 4 Topographie et coûts des pépinières villageoises Tableau 5 Taux de rentabilité économique 3. Magasins villageois Tableau 1 Emplacement de magasins villageois de l'ONDR existants dans Zone sahélienne Tableau 2 Calendrier estimatif des emplacements des nouveaux magasins villageois Tableau 3 Coût d'un magasin villageois Tableau 4 Coût des sous-projets 4. Centre de Développement rural - Lac Fitri Tableau 1 Coûts des sous-projets 5. Opération Mara.chage Tableau 1 Coûts du sous-projet Tableau 2 Taux de rentabilité économique 6. Campagne de vaccination et médicaments Tableau 1 Population animale -2- Tableau 2 Coûts d'investissement Tableau 3 Coût de fonctionnement Tableau 4 Calcul du ratio avantages-coûts 7. Equipnent pour la production des vaccins Tableau 1 Production et livraison de vaccins Tableau 2 Coûts du sous-projet 8. Réparation des puits à ciel ouvert: Kanem Tableau I Coûts du sous-projet 9. Fonctionnement des Stations de pompage Tableau 1 Caractéristiques des puits Tebleau 2 Coûts des sous-projets 10. Surveillance hydrogéologique de la Nappe Phréatique Tableau 1 Coûts du sous-projet 11. Mise en défens des massifs forestiers Tableau 1 Coûts des sous-projets 12. Création de Pépinières forestières Tableau 1 Coûts des sous-projets 13. Prospection des Roseraies Tableau 1 Coûts des sous-projets 15. Aménagements de l'infrastructure aéronautique Tableau 1 Coûts du sous-projet 16. Coûts du projet et son financement Tableau 1 Résumé des Coûts du projet et financement Tableau 2 Coûts du projet par genre de dépenses Tableau 3 Catégorie de décaissements et Calendrier des décaissements de VIDA 17 Avantages du projet Tableau 1 Sous-projets et critères de sélection TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE RESUME ET CONCLUSIONS Généralités i. Le Gouvernement tchadien a sollicité l'assistance financière de l'IDA pour un projet dans la zone sahélienne en vue de réaliser de petits sous- projets. Le projet a été conçu par l'IDA en décembre 1976, après la mauvaise récolte de cette année-là, mais c'est le gouvernement qui a tenu le rôle principal dans la préparation du projet. Le présent rapport se fonde sur les constatations d'une mission d'évaluation qui s'est rendue au Tchad en février/ mars 1977. Objectifs et descr'ption du projet ii. Le projet a pour objectif principal le lancement d'un train de mesu- res visant à atténuer les effets de la sécheresse et à encourager uu à accélé- rer le développement des ressources agricoles, animales et forestières dans la zone du Sahel. Il a en outre deux grands objectifs secondaires: aider les pouvoirs publics à mettre en vigueur dans le Sahel la nouvelle stratégie con- cernant le secteur rural et renforcer, en recourant à leur compétence, les organismes de l'Etat qui ont participé effectivement à la préparation du pro- jet, notamment le Comité de lutte contre les calamités naturelles. Le projet sera exécuté en deux ans, sans possibilité de reconduction, mais les sous- projets particulièrement réussis et qui seront jugés dignes d'être élargis pourront éventuellement être incorporés à des projets de l'IDA. Les sous- projets ont été sélectionnés en fonction des cinq critères mis au point pour le Projet de secours contre la sécheresse en Afrique de l'Ouest de 1973, à sa- voir: les sous-projets doivent avoir pour but d'atténuer les conséquences de la sécheresse, de reconstituer le potentiel productif des régions gravement sinistrées, procurer des avantages rapides et à un grand nombre de bénéficiai- res, être m0nifestement utiles et jouir de l'appui de la communauté, qui serait disposée à contribuer aux coûts, chaque fois que cela serait possible, en fournissant du travail ou des matériaux locaux. Un critère supplémentaire a été ajouté: les sous-projets doivent pouvoir être exécutés par les organismes exis- tants, sans qu'il faille recruter un nombre excessif de cadres supérieurs. Le projet permettrait de financer 14 sous-projets, situés en gros dans une bande de 200 km de large au nord de l'isohyète de 600 mm et comprendrait les éléments suivants: a) expansion des cultures par i) aménagement des bas-fonds (environ 2.000 ha); ii) construction de 28 magasins villageois; iii) création d'un centre de vulgarisation et de recherche appliquée sur les cultu- res de décrue au lac Fitri; et iv) apport de facteurs de production destinés à développer la production maralchère près de N'Djamena; - ii - b) amélioration et entretien des services d'hygiène vétérinaire, par i) campagnes massives de vaccination et fourniture de médicaments en quantités suffisantes en 1977/78; et ii) rééquipement de l'usine de production de vaccins de N'Djamena; c) entretien des points d'eau pastoraux: i) réparation de 40 puits à ciel ouvert dans le Kanem; ii) exploitation de 12 stations de pom-. page dans le Chari Baguirmi; et iii) surveillance hydrogéologique de la nappe phréatique; d) développement des activités forestières par i) mise en défens d'un massif forestier près de N'Djamena .(environ 3.500 ha), ii) création de quatre pépinières forestières; et iii) prospection des rôneraies; e) amélioration des prestations de services par l'Etat, par i) cons- truction et équipement d'un garage; et ii) aménagement de six pistes d atterrissage. Certains éléments de quatre des sous-projets se dérouleront dans des zones pour le moment inaccessibles pour les services de l'IDA et les activités qui devraient être supervisées sur place ne s'étendront pas en dehors des zones sûres tant qu'il ne sera pas possible de se rendre sur place; par ailleurs, le centre de développement rural du. lac Fitri ne commencera pas à fonctionner tant que l'accès à cette région ne sera pas assuré. Au cours des négociations, le gouvernement a été avisé que conformément aux conditions pratiquées habi- tuellement par le Groupe de la Banque, les décaissements ne pourront s'effec- tuer que si le personnel de l'IDA a toute facilité pour superviser les activi- tés des sous-projets. Exécution du projet iii. L'organisation et la direction du projet n'entraineront la création d'aucun nouvel organisme. La responsabilité globale de l'administration sera confiée au Comité technique de lutte contre les calEmités naturelles (CLCCN). Le contrôle financier incombera au Bureau de gestion des aides extérieures de la Direction du plan et du développement. L'exécution des sous-projets relèvera des organismes compétents, tous représentés au CLCCN. Coût estimatif et arrangements financiers iv. On estime que pour les deux exercices à compter d'octobre 1977, le coût du projet se montera à 4 millions de dollars (net d'impâts), dont 58 % payables en devises. Il est proposé que l'IDA accorde au gouvernement un crédit de 1,9 million de dollars, aux conditions habituelles, en vue de financer 48 % du coût du projet, à savoir 49 % des coûts en devises, estimés à 1,1 million de dollars, et 46 % des coûts en monnaie nationale, estimés à -iii - 0,8 million de dollars. L'Agence canadienne pour le développement inter- national (ACDI) versera l'équivalent de 1,9 million de dollars sous forme de subvention qui sera décaissée à la même cadence que le Crédit de l'IDA pour financer 50 % des coûts. Le reliquat des coûts du projet, estimé à 200.000 dol- lars sera à la charge des bénéficiaires pour le sous-projet d'exploitation des stations de pompage et à celle de l'Etat pour les sous-projets de mise en dé- fens d'un massif forestier et de création des pépinières forestières. v. Le Crédit de l'IDA sera versé à un compte ouvert au nom du projet au- près de la Banque de développement du Tchad. Le Bureau de gestion des aides extérieures autorisera le décaissement de ces~fonds sous forme de subventions aux organismes chargés d'exécuter les sous-projets. Etant donné que le Tchad n'est pas en mesure de préfinancer les dépenses relatives au projet, l'IDA et l'ACDI financeront chacune à 50 % un fonds renouvelable de 250.000 dollars, par l'intermédiaire du compte du projet. Passation des marchés et décaissement vi. Les marchés de véhicules et de matériel (estimés à 1,3 million de dollars) et de matériaux pour les travaux en régie (estimés à 0,2 million de dollars) seront passés par voie d'appel d'offres international, conformément aux directives de l'IDA, pour les marchés de plus de 50.000 dollars. Dans le cas des marchés compris entre 10.000 et 50.000 dollars et pour tous les mar- chés de bâtiments, la pessation se fera par appel d'offres, conformément aux procédures locales jugées acceptables par l'IDA. Les soumissionaires pour la construction des garages seront présélectionnés. Pour tous les marchés infé- rieurs à 10.000 dollars, les achats seront faits directement après comparaison des prix. Les services du consultant à court terme requis pour le projet de prospection des rôneraies seront obtenus selon des procédures jugées accepta- bles par l'IDA. vii. Chacun des quatorze sous-projets envisagés constituera une catégorie de décaissement; la révision comptable et l'établissement des rapports consti- tueront une autre catégorie. Les fonds de l'IDA seront décaissés comme suit: 50 % des dépenses, à l'exception des trois sous-projets indiqués ci-après (1,5 million de dollars); pour les sous-projets de mise en défens d'un massif forestier et de pépinières forestières, 50 % des dépenses de véhicules et de matériel, des travaux de génie civil et des charges d'exploitation (0,1 million de dollars); 50 % du coût du projet de stations de pompage pendant la première année, puis 25 %, le solde étant à la charge des bénéficiaires (0,1 million de dollars). Une somme de 0,2 million de dollar sera non affectée. Exception faite du fonds rencuvelable, dans le cas duquel les certificats de dépenses ex- post seront fournis, les décaissements s'effectueront au vu des documents d'im- portation, des marchés et des relevés de dépenses certifiés conformes. Le re- liquat ion décaissé des fonds pourra être affecté à de nouveaux sous-projets identifiés et préparés par le CLCCN et approuvés par l'IDA. - iv - Avantages et justification viii. Environ 250.000 familles bénéficieront du sous-projet de campagne de vaccination et médicaments, qui est de loin le plus important, puisqu'il repré- sente 27 % du total des coûts de base. Son ratio avantages-coûts sera d'envi- ron 3:1 sur 12 mois en raison des coûts irréversibles élevés et de la rentabi- lité immédiate. Les sept autres sous-projets dont on peut identifier les béné- '.ficiaires directs toucheront 18.900 familles, soit plus de 75.000 personnes. Les taux de rentabilité qui ont pu être calculés sont les suivants: pour l'aménagement des bas-fonds: 21 %; opération maraichage: 23 %; et réparation des puits: environ 19 %. Ces trois sous-projets représentent 21 % des coûts de base du projet et leur taux de rentabilité moyen pondéré serait de 21 %. Le projet aura en outre des avantages importants sur le plan institutionnel et au niveau de la formation en cours d'emploi, en renforçant le CLCCN et en donnant la possibilité d'acquérir une expérience pratique à du personnel qui a reçu une formation théorique. Risques ix. L'absence d'accès à la mer et la sécurité intérieure du Tchad posent un problème constant. Le projet proposé présente en outre un risque particu- lier, étant donné que les activités liées au projet se déroulent dans la züne du Sahel, où la sécurité est particulièrement aléatoire dans certains secteurs. D'un autre côté, les décaissements ne seront effectués que. si les services de l'IDA ont toute facilité pour superviser le projet. En outre, étant donné que chacun des sous-projets constitue une entité distincte, les retards, voire lns échecs, enregistrés par un sous-projet n'auront pas de conséquences graves pour les autres. Le caractère novateur de certains des sous-projets crée un risque supplémentaire, en ce sens que les organes d'exécution n'ont rarement, ou jamais, eu la possibilité de prouver leur compétence. Cependant, ces orga- nismes, qui --ont représentés au CLCCN, ont participé intégralement à la prépa- ration du projet et tiennent à s'acquitter honorablement des sous-projets qui leur seront confiés; il ne saurait y avoir de meilleure garantie sur le plan de la gestion, même s'il n'est pas possible d'éliminer entièrement le risque d'erreur dans l'exécution de travaux d'un caractère nouveau. Enfin, il n'est pas certain qu'en dépit de ses bonnes intentions, le gouvernement puisse con- tinuer à financer les dépenses renouvelables lorsque le projet sera terminé. Toutefois, seuls trois projets en subiraient les conséquences: la mise en dé- fens d'un massif forestier, les pépinières forestières et l'infrastructure aéronautique. x. Sous réserve des assurances et conditions citées au Chapitre VI, le projet justifie l'octroi par l'IDA d'un crédit de 1,9 million de dollars. TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE I. INTRODUCTION 1.01 Le Gouvernement tchadien a demandé à l'IDA de l'aider à remédier aux conséquences de la mauvaise récolte de 1976 dans la zone sahélienne. Le projet cons.Lste à financer 14 petits sous-projets visant à: accélérer le développement de l'agriculture; maintenir et améliorer les services d'hygiène vétérinaire; en- tretenir les points d'eau pastoraux; développer les activités forestières; et améliorer les prestations de services de l'Etat dans la région. Le projet n'a pas pour but de fcurnir des secours d'urgunce ni de parer à de futures sécheres- ses. En fait, l'objectif à moyen terme du projet consiste à lancer rapidement un train de mesures visant à compenser la sécheresse, pour soutenir ou accélé- rer le développement des ressources agricoles, animales et forestières de la région. Le projet a été conçu par l'IDA sur la demande des pouvoirs publics en décembre 1976. La préparation du projet a été effectuée en majeure partie par le gouvernement, par l'intermédiaire de son Comité de lutte contre- les.ca- lamités naturelles. 1.02 L'IDA a déjà financé des projets agricoles au Tchad: i) le Projet de développement de l'élevage (Crédit 309-CD, 2,2 millions de dollars) en 1972 qui, après des difficultés initiales, va s'achever bientôt de façon satisfai- sante; ii) le Projet de secours contre la sécheresse (Crédit 445-CD, 2 millions de dollars) en 1974 qui également s'achevera bientôt de façon satisfaisante; iii) le Projet d'irrigation Sategui-Deressia (Crédit 489-CD, 7,5 millions de dollars) en 1974, qui a été suivi par un crédit complémentaire de 8 millions de dollars en août 1976 et se deroule de façon setisfaisante; iv) le Projet de polders du lac Tchad (Crédit 592-CD, 5 millions de dollars) en 1975, qui se déroule de façon satisfaisante; et v) le Fonds de projets ruraux (Crédit 664-CD, 12 millions de dollars) en 1976, qui vient d'entrer en vigueur. 1.03 Le présent rapport a été établi à la suite du séjour effectué au Tchad en février/mars 1977, par une mission d'évaluation, composée de MM. D. Steeds, M. Dia, K. Meyn, D. Notley et E. Sinodinos (IDA). II. DONNEES DE BASE A. Généralités 2.01 Le Tchad s'étend sur 1,3 m-lion de km2. Sa population, de faible densité, n'atteint que 4 miliions d'habitants, dont 3,5 vivent en zone rurale:. La moitié de la population rurale habite la zone sud-ouest ou zone cotonnière, comprenant les cinq'provinces situées en gros au sud de l'isohyète de 1.000 mm, soit 10 % seulement de la superficie du pays. Dans cette région, de petits exploitants cultivent les céréales, les légumineuses et le coton, et bénéficient de précipitations suffisantes et régulières. Plus- au nord, à mesure que les pré- cipitations diminuent et deviennent moins régulières, l'agriculture non irriguée est de plus en plus aléatoire et cède le pas à la transhumance. Cette région peut être divisée en deux zones: la zone de transition et le Sahel, séparées par l'isohyète de 600 mm, et dont la population rurale atteint respectivement 0,6 million et 1,2 million d'habitants. 2.02 Le Tchad est l'un des pays les plus pauvres du monde. Son PNB est d'environ 1*20 dollars par habitant et dans les zones rurales, les revenus attei- gnent quelque 60.dollars par habitant. Le développement est freiné par la rigueur des conditions naturelles, l'insuffisance ûe l'infrastructure et par le montant élevé du taux de fret en vrac (34.000 francs CFA (140 dollars)/t) de- puis l'océan. Depuis quelques années, une rébellion intérieure et la sécheresse la plus catastrophique qui se soit produite depuis 50 ans ont encore aggravé la situation financière précaire du Tchad. Le déficit du budget ordinaire ne cesse de s'accroitre depuis le début des années 1970, ce qui a empêché le Tchad de participer aux nouveaux investissements et même de financer intégralement ses dépenses courantes. Dans certains cas, notamment pour l'entretien, les ouver- tures de crédit sont de plus en plus insuffisantes. Cependant, depuis l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement militaire énergique en avril 1975, le problème de la sécurité s'est stabilisé. La situation pourrait encore s'améliorer comme il ressort des récentes réunions qu'ont tenues les chefs d'Etat du Tchad et des pays voisins. Par ailleurs, des efforts ont 6té entrepris pour assainir les finances et s'ils se poursuivent, les participants à la dernière mission économique estiment que le budget pourra être en équilibre en 1982 et qu'il sera possible d'obtenir un léger excédent en compte courant au milieu des années 1980 (Rapport No 1340-CD). La découverte de gisements de pétrole abon- dants, l'intensification de la prospection et les possibilités d'exploitation permettent d'envisager l'avenir sous un aspect moins sombre. Tant que la situa- tion des finances publiques ne s'améliore pas, il faudra cependait que le Tchad continue à faire appel à l'aide extérieure pour financer ses dépenses cou- rantes, en particulier les dépenses d'entretien. Or, cette assistance n'est pas toujours disponible, c'est pourquoi il y a lieu de donner la priorité aux projets dont les dépenses courantes sont peu importantes et qui ont des résultats immédiats. -3- B. Le secteur rural 2.03 Le secteur rural représente environ 55 % du PIB et 90 % des exporta- tions, dont les principales sont le coton, le bétail et les productions anima- les et le poisson. En principe, le Tchad suffit à ses propres besoins en cé- réales et légumineuses. Les années "normales", seules les importations de blé (12.000 tonnes par an) et de sucre (20.000 tonnes par an) atteignent un certain volume. Malgré les obstacles et les problèmes, deux techniques culturales com- mencent à se généraliser; en effet, l'utilisation d'engrais et d'insecticides pour le coton et l'emploi de boeufs de trait ont plus que doublé entre 1973/74 et 1976/77, après une décennie de progrès constants bien que lents. La récolte de coton est passée d'approximativement 100.000 tonnes par an du milieu des an- nées 1960 à 1973/74, à un chiffre record de 175.000 tonnes en 1975/76. Malheu- reusement, elle est retombée à 150.000 tonnes en 1976/77 en raison d'une mau- vaise répartition des précipitations. Le Tchad se place maintenant au premier rang des exportateurs de coton d'Afrique de l'Ouest. Si les nouvelles techni- ques se répandent dans la zone cotonnière, en revanche les méthodes culturales et l'élevage n'ont pratiquement pas évolué dans le Sahel. Du reste, les auto- rités n'ont guère essayé d'encourager la modernisation ni même étudié la ques- tion jusqu'à une époque très récente. Or, ce désintérêt peut aboutir à des ré- sultats positifs, puisque la production ne sera jamais très élevée dans cette région, toute amélioration relative sera un acquis substantiel. La sécheresse 2.04 Le volume annuel des précipitations diminue du sud au nord, de même que leur régularité; par contre les risques deviennent plus grands. La hauteur des pluies de 1976 a été en général de 20 à 30 % inférieure à la moyenne à long terme et de surcroit, la répartition mensuellle a été défavorable. La produc- tion de céréales de la zone du Sahel est estimée à 140.000 tonnes, soit 60 % seulement de la récolte "normale" (Annexe 1). Le Tchad devra donc recevoir d'autres fonds de secours, moins importants cependant qu'en 1973. De nombreux donateurs se sont déjà engagés à en fournir, mais aucun d'eux n'a offert le type d'assistance envisagé dans le projet de PZS. Cependant, le Fonds européen de développement avait engagé une somme de 1,7 milliard de francs CFA (7 mil- lions de dollars) à répartir également entre les sous-projets; cette somme sera affectée à des activités complétant les sousprojets, et pour trois d'entre eux les prolongeant. Projet de secours contre la sécheresse 2.05 En 1973, après la pire sécheresse jamais enregistrée en 50 ans, la récolte de céréales de la zone du Sahel est tombée à 85.000 tonnes, soit 35 % seulement de la récolte "normale". Un grand nombre de donateurs ont alors ex- pédié d'urgince des denrées alimentaires et ont participé à d'autres activités en vue d'atténuer les conséquences de la sécheresse. L'IDA a financé le pro- jet de secours contre la sécheresse en Afrique de l'Ouest, qui a été réalisé sous forme de projet distinct pour chacun des six pays intéressés. Au Tchad, ce projet (Crédit 445-CD) est presque entièrement terminé et s'est bien déroulé. -4- 2.06 Ce projet avait pour objectif principal de contribuer à rétablir l'infrastructure de production des zones particulièrement touchées, en aidant la pGpulation à reronstituer les exploitations et les troupeaux. Le projet avait un important objectif secondaire, qui consistait à aider les autorités à tirer le meilleur parti possible du volume d'assistance financière attendu, en créant des organismes d'Etat appropriés. Au moment de l'évaluation, la prépara- tion du projet n'était qu'amorcée et le projet, tel qu'il a été approuvé, con- sistait en une ligne de crédit devant servir à financer des sous-projets, pour la sélection desquels des critères explicites ont été institués. Ces critères étaient les suivants: le sous-projet devait étre. conçu pour atténuer les effets de la sécheresse, contribuer à reconstituer l'infrastructure de produc- tion des zones gravement sinistrées, produire rapidement des avantages, avoir un nombre relativement important de bénéficiaires et enfin, présenter une uti- lité manifeste et obtenir l'appui de la communauté locale. Celle-ci devrait être disposée, partout où cela était possible, à participer aux frais en fournissant soit de la main-d'oeuvre, soit des matériaux locaux. Des comités nationaux de coordination de haut niveau devaient être créés pour examiner les sous-projets et en approuver le financement, pour assurer la liaison entre l'organisme chargé de décaisser les fonds et l'agent d'exécution et pour éva- luer les progrès. 2.07 Or, à la fin de 1973 et en 1974, les pouvoirs publics ne parvenaient pas à faire face à tous les problèmes causés par la sécheresse, comme du reste dans les pays voisins, et n'étaient pas en mesure de mettre.au point les sous- projets de type novateur qui auraient rempli les critères de sélection. Le mon- tant total du crédit, soit 2 millions de dollars, a finalement été affecté, avec quelques modifications mineures par la suite, de la façon suivante: 30 % des fonds pour la mise en valeur des eaux souterraines (réparation et. mise en ser- vice des bâtiments et stations de pompage); 25 % pour les magasins villageois (10.000 tonnes) des réserves nationales de céréales d'urgence; 10 % pour les vaccins, les médicaments et la construction de deux postes vétérinaires; 10 % pour la construction de 12 centres régionaux de fourniture de facteurs de pro- duction agricole; 5 % pour l'opération maraîchage près de N'Djamena, 5 % pour les études et 15% pour les véhicules, le matériel et les fournitures des quatre Directions (génie rural, plan d'utilisation des sols, Bureau de l'eau et Plan). La construction des magasins villageois pour céréales et une étude pédologique ont fait l'objet d'un marché. Les autres sous-projets ont été exécutés par des organismes d'Etat. Dans l'ensemble, les sous-projets ont été exécutés avec compétence et avec une rapidité relative et la Direction du contrôle des fi- nances qui a vérifié les comptes du projet en avril 1976 a présenté un rapport satisfaisant, alors que 85 % des fonds du projet avaient déjà*été décaissés. 2.08 Le Comité national de coordination ne s'est pas réuni pendant l'exé- cution du projet, mais la Direction du Plan a supervisé le déroulement des tra- vaux et a assuré une liaison efficace entre les organismes de décaissement et les agents d'exécution. A la fin de 1975, une direction de lutte contre les ca- lamités naturelles a remplacé l'Office des secours d'urgence créé à la suite de -5- la sécheresse de 1973. En même temps, un Comité de lutte contre les calamités naturelles (composé de ministres) et une Commission technique, subordonnée au précédent (réunissant des directeurs de ministères et chefs des organismes semi- publics) ont été formés. Cette dernière a joué un grand rôle dans la prépara- tion du présent projet et remplira, pendant l'exécution du projet, le rôle qui avait été confié au Comité de coordination maintenant dissous. C. Stratégie sectorielle 2.09 Les pouvoirs publics ont annoncé qu'ils souhaitent modifier la com- position des investissements agricoles, axés presque exclusivement sur la zone cotonnière, et les répartir plus équitablement entre la zone cotonnière et la zone sahélienne. Leur façon d'envisager la stratégie sectorielle dans cette dernière zone se dégage des décisions prises récemment et d'échanges de vues officieux. Ils comptent désormais par contraste développer fortement les services fournis aux sous-secteurs de l'agriculture et de l'élevage avec l'as- sistance du Fonds européen de développement (voir par. 2.06), entreprendre la sélection des céréales secondaires et des légumineuses (les travaux viennent de commencer), profiter de l'abaissement du nombre de têtes de bétail pour encour-ger les pasteurs à former des associations pastorales (des études opé- rationnelles sont en cours), entretenir les points d'eau pour le bétail plu- tôt qu'en accrottre le nombre, étudier les moyens de faire participer les bénéficiaires au coùt des services qui leur sont rendus (comme dans le cas des nouveaux groupes d'hygiène vétérinaire en zone cotonnière), et développer les travaux dans les sous-secteurs des forêts et de la pêche. Beaucoup de ces idées sont nouvelles et, si certaines n'ont pas encore été mises en pratique, elles signalent une évolution dont il faut se féliciter, 2.10 Le gouvernement réétudie la question de la commercialisation et de la fixation des prix, particulièrement dans le cas du bétail. Une nouvelle société d'économie mixte est en cours de formation. Elle sera chargée d'organiser les exportations d'animaux sur pied et aura le monopole des exportations de viande réfrigérée. L'Etat détiendra 51 % des actions. Les négociants ont été invités à y participer, en échange de licences d'exportation et à ce jour,.plus de 100 millions de francs CFA (400.000 dollars) ont été souscrits. .Depuis février 1977, l'exportation d'animaux sur pied n'est plus interdite et les échanges habituels avec le Nigéria, supervisés par les gros négociants eux- mêmes, ont repris. Le prix du bétail au producteur a augmenté en conséquence. Il apparaît donc que le gouvernement cherche à supprimer les barrières arbi- traires au commerce intérieur et extérieur et à laisser jouer plus librement les forces du marché. -6- iI. LE PROJET A. Objectifs et description sommaire 3.01 Le projet a pour principal objectif le lancement rapide d'un train de mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et à encourager ou accélérer le développement des ressources agricoles, animales et forestières dans la zone du Sahel. Il a également deux grands objectifs secondaires: aider le gouvernement à appliquer sa nouvelle stratégie concernant le secteur rural dans la zone sahélienne et renforcer, en recourant à leur compétence, les organismes d'Etat qui ont participé effectivement à la préparation du projet, à savoir le Comité de lutte contre les calamités naturelles et ses membres. 3.02 Le projet financera 14 petits sous-projets. Il se déroulera sur une période de deux ans non renouvelable, mais les sous-projets qui auront rencon- tré le plus de succès et qui seront jugés dignes d'être étendus, pourront être incorporés dans la deuxième phase du Fonds de projets ruraux prévu pour l'exer- cice 1980. Sur les 14 sous-projets proposés, deux seulement n'.étaient pas en- tièrement mis au point. Tous lQs projets ont été choisis en fonction des cri- tères décrits au paragraphe 2.n6. Toutefois, un seul d'entre eux satisfait intégralement ces critères (voir par. 5.01). Un critère supplémentaire a été utilisé pour déterminer l'envergure des sous-projets, à savoir qu'ils puissent être exécutés par les organismes existants et sans qu'il soit nécessaire de recruter de trop nombreux cadres supplémentaires. Le projet permettra de fi- nancer: - l'accélération du développement de l'agriculture, par i) de petits travaux d'aménagement des bas-fonds (environ 2.000 ha); ii) la cons- truction de 28 magasins villageois; iii) la création d'un centre de vulgarisation et de recherche appliquée sur les cultures de décrue au lac Fitri; et iv) l'achat de facteurs de production en vue de dé- velopper la production maraichère près de N'Djamena; - le maintien et l'amélioration des services d'hygiène vétérinaire par i) une campagne générale de vaccination, combinée à la fourniture d'un volume suffisant de médicaments en 1977/78; ii) et le rééqui- pement partiel de l'usine de production de vaccins; - l'entretien des points d'eau pastoraux par i) la réparation des 40 puits du Kanem; ii) l'exploitation de 12 stations de pompage du Chari Baguirmi; et iii) la surveillance hydrogéologique de la nappe phréatique; - l'expansion des activités forestières par i) la mise en défens d'un massif forestier près de N'Djamena (environ 3.500 ha); ii) la création de 4 pépinières forestières; et iii) la prospection des rôneraies; -7 - - l'amélioration des prestations de services de l'Etat par i) la construction et l'équipement d'un garage; et ii) la remise en état de 6 pistes d'atterrissage. 3.03 La zone du projet s'étendra sur 200 km de large, au nord de l'isohyète de 600 mm (voir Carte 12896). Trois des sous-projets se dérouleront en partie plus au sud: la campagne de vaccination, la surveillance hydrogéolo- gique de la nappe phréatique et la remise en état de deux des pistes d'atter- rissage. Un sous-projet, la prospection des rôneraies, sere exécuté au sud du périmètre du projet. Ces quatre sous-projets se dérouleront en partie dans des régions difficilement accessibles pour -es services de l'IDA, et les sous- projets devant être supervisés sur place - aménagement des basfonds, magasins villageois - ne toucheront pas les zones dont l'accès ne peut être assuré. Les deux autres projets - campagne de vaccination et médicaments, exploitation des stations de pompage - peuvent être supervisés gràce aux rapports d'acti- vité et à d'autres dossiers. Par ailleurs, le centre de développement rural du lac Fitri ne commencera pas à fonctionner tant que l'accès à cette région ne sera pas assuré: c'est là une condition de décaissement des fonds affectés à ce sous-projet. Au cours des négociations, il a été indiqué au gouvernement que conformément aux conditions usuelles, les décaissements ne seraient effec- tués que si les services de l'IDA reçoivent toute facilité pour superviser les activités des sous-projets. B. Caractéristiques des sous-projets Amélioration de l'agriculture 3.04 L'eau, sa conservation et sa gestion sont des aspects clés de l'agri- culture dans les régions à pluviosité faible et variable. Dans la zone du pro- jet, il existe quatre types d'emplacements relativement bien arrosés. Premiè- rement, les ouadis, qui sont de profondes dépressions isolées de 5 à 20 ha, dans lesquelles la nappe phréatique n'est qu'à quelques mètres de profondeur. On les trouve au sud de la préfecture de Kanem. Ils sont presque entièrement exploités et l'intensification de leur mise en valeur est prévue dans des pro- jets récemment entrepris. Deuxièmement, les polders, sur la rive nord du lac Tchad, sont remarquablement fertiles, mais leur drainage et leur -irrigation doivent être rigoureusement étudiés et exécutés. Troisièmement, les terres adjacentes à des lacs peu profonds sont arrosées et fertilisées par les fluc- tuations saisonnières du niveau de ces lacs. Les plus étendues sont situées pour la plupart autour du lac Tchad et du lac Fitri; elles sont fortement ex- ploitées pendant la saison'sèche, tant pour l'élevage que pour la culture du sorgho et des légumes. Quatrièmement, des dépressions peu profondes ou "bas-fonds", bien arrosés soit par les eaux de ruissellement, soit par les crues des cours d'eau, parsèment la zone sahélienne. On estimait récemment leur superficie à 22.000 ha. La mise en valeur est difficile au départ, car les sols sont souvent lourds et leur préparation nécessite une main-d'oeuvre importante. Cependant, après la sécheresse de 1973, la superficie mise en cul- ture a triplé, pour passer à 2.000 ha. La culture du sorgho et des légumes en saison sèche sont les principales activités. Le projet financera l'améliora- tion et l'expansion de la mise en valeur des bas-fonds (sur 800 ha et 1.200 ha respectivement) (Annexe 2), par des levés topographiques, l'aménagement au moyen d'engins mécaniques de digues et de diguettes de niveau, la supervision de la construction des digues et des diguettes par les bénéficiaires, et la fourniture de stocks initiaux de facteurs de production agricoles et d'instru- ments à traction animale. Les chefs de village organiseront la participation des cultivateurs. Le projet financera également la construction, l'aménagement et la mise en service d'un Centre de développement rural au lac Fitri à l'aide du montant non affecté (voir Annexe 4); comme convenu au cours des négociations, le décaissement initial pourra se faire lorsque le gouvernement et l'IDA estime- ront que la sécurité dans cette région n'entrave pas l'exécution efficace du pro- jet et que le personnel de l'IDA peut s'y rendre pour superviser le projet. 3.05 Bien que précaire, l'agriculture pluviale est susceptible de recevoir quelques améliorations techniques, notamment par la sélection des semences, l'utilisation d'insecticides et, dans les zones où les sols sont lourds, la traction animale. Un projet étalé sur cinq ans serait financé à cet effet dans le cadre de la quatrième phase du programme FED. Dans l'intervalle, le projet financera la construction de 28 magasins de 72 m2, où seront entre- posés les facteurs de production agricole, les instruments et les céréales. Ces villages qui ont demandé les magasins se sont engagés à fournir la main- d'oeuvre et des matériaux et bénéficiaient du programme du FED. Le coût de la construction s'élèvera à 15.000 francs CFA (60 dollars) au m2 (voir Annexe 3). Le projet fournira également un stock initial de 26 tonnes de mil par magasin. Ce stock servira de réserve locale à utiliser pendant la période précédant la récolte. Les cultivateurs rembourseront en nature à raison de 120 % de la quantité qui leur a été avancée. 3.06 La production maratchère près de N'Djamena, qui a fait l'objet d'expériences réussies du PNUD au début des années 1970, a été financée au titre du précédent Projet de secours contre la sécheresse (Crédit 445-CD). A l'heure actuelle, 150 cultivateurs, dont 50 exploitants privés et 6 associa- tions, cultivent 80 ha de légumes. A la suite de cette expérience et vu la demande de facteurs de production et de services de vulgarisation dans la région, le projet financera la mise en valeur de 10 nouveaux ha et les servi- ces de vularisation et facteurs de production permettant d'ajouter 70 ha de légumes qui seront répartis entre 800 producteurs (voir Annexe 5). Ceux-ci seront tenus de payer comptant les engrais et insecticides. Ce point a été confirmé pendant les négociations. Maintien et amélioration des services d'hygiène vétérinaire 3.07 Malgré son faible rendement, le bétail est la principale source de revenus et de nourriture pour la population rurale de la zone du projet. Le grand nombre des maladies endémiques, notamment la peste bovine, la péripneu- monie et le charbon symptomatique contribuent fortement à maintenir le rende- ment à un niveau assez faible, mais ces maladies peuvent être contrôlées par -9- une action soutenue des services d'hygiène. La Direction de l'élevage et des industries animales dispose du personnel nécessaire. Des équipes mobiles opè- rent dans les zones facilement accessibles. Ailleurs, les services sont four- nis dans des secteurs et des postes vétérinaires. Le Direction a reçu une az- sistance financière extérieure considérable après la sécheresse de 1973. Elle a mené des campagnes générales de vaccination jusqu'à la fin de 1976 et distri- bué gratuitement des quantités limitées de pierres à lécher et d'aliments concer- très complémentaires. Toutefois, les fonds ne permettront pas en 1977 d'entre- prendre une campagne de vaccination limitée aux principales maladies, et la sé- cheresse de 1976 a particulièrement frAmpé les producteurs de bétail. D'autres raisons font en outre que le recouvrement des coûts ne serait pas encore oppor- tun (voir paragraphe 4.10). Le projet d'élevage IDA/FED envisagé financerait des services d'hygiène vétérinaire à partir de la fin de 1978 et instituerait un mécanisme de recouvrement des coûts, notamment lé coût tctal des médicaments. Cependant, ce projet serait plus efficace si les services d'hygiène vétérinaire n'étaient pas interrompus pendant la campagne de 1977/78. Le projet financera donc pendant un en la fourniture de vaccins et de médicaments, l'achat de 18 vé- hicules et de 20 chameaux, avec matériel, l'achat de 4 postes émetteurs- récepteurs radio et de matériel divers, la distribution gratuite de 200 tonnes de pierres à lécher et d'aliments concentrés, les frais d'utilisation des vé- hicules et du matériel et une année de salaire pour les 35 vaccinateurs tempo- raires (voir Annexe 6). A cause de la transhumance et vu la portée du projet d'élevage IDA/FED, la zone de ce sous-projet englobera la zone sahélienne et la zone de transition. En outre, des vaccins seront achetés pour l'ensemble du troupeau national. 3.08 L'usine de production de vaccins de N'Djamena produit environ 10 mil- lions de doses par an, dont la moitié sont exportées. Les prix sont fixés de fa- çon à permettre un recouvrement intégral des coûts. Cependant, les coûts ne sont pas entièrement couverts depuis 1973, car le Tchad et, dans une moindre me- sure, certains autres pays, n'ont pas les moyens de payer les vaccins. En consé- quence, l'entretien et le remplacement du matériel ont été insuffisants et il ne semble guère possible de recouvrer les arriérés de paiement. Etant donné le mon- tant élevé des coûts antérieurs occasionnés par les bâtiments, le matériel et la formation du personnel local, le projet financera le matériel à remplacer et, dans le cas des vaccins bactéricides, le matériel permettant de moderniser et diversifier la production (voir Annexe 7). Les principaux articles à ache- ter seront des ballons de bouillon de culture, un autoclave, des -filtres, un petit lyophilisateur et un congélateur. Ultérieurement, le rééquipement sera financé à l'aide du produit des ventes, mais le Tchad disposera des fonds jus- qu'en 1982 dans le cadre du projet d'élevage IDA/FED. Entretien des points d'eau pastoraux 3.09 Les points d'eau sont constitués par des puits de 25 m de profondeur maximum, faciles à creuser à la main dans des sols légers et sablonneux; des puits cuvelés à ciel ouvert allant jusqu'à 70 m de profondeur qui doivent être construits et entretenus par des équipes spécialisées au moyen de machines; et - 10 - une douzaine de stations de pompage profondes jalonnant les pistes de bétail. La construction de puits cuvelés se poursuit depuis le début des années 1950 au titre de différents programmes d'aide extérieure, mais faute d'entretien, les crépines sont obstruées et les revêtements se sont détériorés. Les stations de pompage, qui n'avaient pas été utilisées pendant plusieurs an- nées, ont été remises en état après la sécheresse de 1973 et équipées de nou- veaux blocs électrogènes diesel et de nouvelles pompes électriques submersi- bles. 3.10 Le Fonds de projets ruraux (Crédit 664-CD) financera l'équipe d'en- tretien des puits de la préfecture de Batha jusqu'à la fin de 1979. Le projet proposé financera aussi jusqu'à la fin de 1979 la section des puits pastoraux de l'équipe d'entretien de la préfecture de Kanem, qui pourrait assurer 20 grandes réparations par an (voir Annexe 8). La réparation d'un puits reviendra à 2,5 millions de francs CFA (10.000 uollars), soit le tiers du coùt d'un puits neuf. Ces réparations seraient entreprises dans la sous-préfecture de Moussoro où, grâce à la grande expérience des pasteurs transhumants, les pertes su- bies par les troupeaux pundant la sécheresse de 1973 ont été relativement faibles et les prairies naturelles se sont peu dégradées. Les travaux ne se- ront exécutés qu'aux emplacements approuvés par la Direction de l'élevage. Le projet financera par ailleurs, comme complément de l'un des sous-projets ins- crits dans le précédent Fonds de secours contre la sécheresse (Crédit 445-CD), le fonctionnement et l'entretien des 12 stations de pompage situées sur leu pis- tes de bétail (voir Annexe 9). Cependant, 50 % seulement des coûts du sous- projet seront versés pendant la deuxième année et les 50 % restants seront fi- nancés par les bénéficiaires. Confirmation de cette disposition a été obtenue au cours des négociations. Ce sera là une condition de décaissement pendant la deuxième année. Le projet financera en outre (voir Annexe 10) deux équipes mo- biles et leur matériel. Ces équipes observeront la nappe phréatique et dresse- ront un inventaire des points d'eau, tant dans la zone sahélienne qu'au sud de N'Djamena. Expansion des activités forestières 3.11 Il était depuis longtemps nécessaire de protéger les ressources natu- relles, fragiles, de la zone sahélienne. Cela est d'autant plus vrai depuis les récentes sécheresses. Les programmes de reboisement financés par différents organismes d'assistance extérieure sont cependant très coûteux et leurs résul- tats décevants sur le plan technique. En revanche, un programme pilote de mise en défens d'un massif forestier, lancé au milieu de 1975 avec l'assistance du PNUD, constitue ur exemple encourageant du type de collaboration qui peut être instauré avec les communautés vivant en forêt. Une fois construits les pare-feu et les pistes d'accès, il a été possible de faire appliquer strictement un plan de défens du massif forestier. Une Semaine nationale de l'arbre, lancée elle aussi en 1975 en vue d'encourager la plantation bénévole de jeunes arbres et de sensibiliser le public à l'importance de la forêt, a également rencontré, au sud de N'Djamena où sont implantées les pépinières, un succès inattendu pour un coût très faible. A la suite de ces initiatives, mais vu la grave pénurie de personnel qualifié, le projet financera deux petits sous-projets et une étude - 11 - dans le domaine de la sylviculture. Le programme de mise en défens d'un massif forestier (voir Annexe 11) sera étendu à 3.500 ha supplémentaires situés à en- viron 80 km au sud de N'Djamena, pour un coût unitaire de 12.000 francs CFA (50 dollars) par ha (voir Annexe 11). Pour que la Semaine de l'arbre et d'au- tres activités d'éducation écologique puissent être introduites dans la zone sahélienne, le projet financera la création et la mise en service de deux pé- pinières forestières et la réouverture de deux autres pépinières, de 2 ha cha- cune (voir Annexe 12). En outre, à la suite d'activités d'identification de projets financés par le FAC, le projet financerp la préparation d'un projet d'amélioration de l'exploitation de peuplements naturels de palmiers de rônier situés à 200 km au sud de N'Djamena (voir Annexe 13). Cette initiative permet- tra de développer les sources de bois de construction. Un cadre de référence détaillé, jugé acceptable par le gouvernement et par l'IDA, sera préparé; cette disposition a été confirmée au cours des négociations et il a été convenu que les qualifications, l'expérience et les conditions d'emploi des consultants se- ront jugées acceptables par le gouvernement et l'IDA. Amélioration des prestations de services 3.12 Les transports terrestres dans la zone du projet, où la population est clairsemée et où les sols sont généralement sablonneux, sont difficiles et lents, surtout sur d'aussi grandes distancea. Il est difficile et coûteux d'as- surer les services de l'Etat, en cas d'urgence et en temps ordinaire. Par consé- quent, les transports aériens sont particulièrement importants. Or, les pistes d'atterrissage ne sont pas entretenues depuis 1971. Le projet financera donc de petits travaux de remise en état, revêtement essentiellement, de 6 pistes d'atterrissage situées près des chefs-lieux de préfectures (voir Annexe 15). Ce financement assurera pour 5 ans la liberté de mouvement des hauts fonctionnaires chargés d'administrer et de superviser les projets et la livraison des denrées alimentaires et autres fournitures d'urgence. Le projet financera en outre la construction et l'équipement d'un garage destiné à la Direction de la lutte con- tre les calamités naturelles qui possède maintenant un parc de 228 véhicules peu utilisés ou neufs, y compris 138 camions (voir Annexe 14). Ces véhicules ont été fournis par plusieurs donateurs étrangers après la sécheresse de 1973 et, lorsqu'ils ne sont pas utilisés pour lutter contre les calamités, servent à transporter les fournitures destinées aux projets de développement. Vu i'im- portance de ce parc, la Direction réaliserait sans doute d'importantes économies d'entretien et de réparation si elle possédait son propre garage. Des plans préliminaires ont déjà été établis, mais la préparation du sous-projet n'est pas entièrement terminée et son utilité, bien que manifeste, n'a pas encore été chiffrée; par ailleurs, aucune disposition n'a encore été prise pour assurer le financement des fonds de roulement. Chacune de ces phases, qui devraient être terminées le 31 décembre 1977, devrait être exécutée de façon satisfaisante pour que les décaissements soient effectués au titre de ce sous-projet. - 12 - C. Organisation et administration 3.13 Aucun nouvel organisme ne sera à créer. L'administration, la coordi- nation et l'examen des progrès des sous-projets seront confiés au Comité de lutte contre les calamités naturelles (CLCCN) qui se réunira semestriellement et fera rapport à cette occasion à l'IDA. Le Bureau de gestion des aides exté- rieures, de la Division du Plan, sera chargé du contrôle financier, comme c'est le cas pour la plupart des projets de l'IDA. L'exécution des sous-projets incombera aux organismes compétents, au nombre de huit: Organisme chargé Sous-projet de l'exécution 1. ONDR - Office national de Aménagement des bas-fonds; magasins développement rural villageois; et Centre de développe- ment rural du lac Fitri; 2. Direction de l'agriculture Opération maralchage; 3. Direction de l'élevage et des Campagne de vaccination et médit,%a- industries animales ments; équipement pour la produc- tion de vaccins; 4. SERARHY - Services des aménagements Réparation de puits; fonctionnement ruraux d'hydraulique des stations de pompage; 5. Bureau de l'eau Surveillance hydrogéologique de la nappe phréatique; 6. Direction des eaux et forêts Mise en défens d'un massif fores- tier; création de pépinières fores- tières; prospection des rôneraies; 7. Direction de lutte contre les Construction et équipement d'un calamités naturelles garage; 8. ASECNA - Agence de sécurité pour Aménagement de l'infrastructure la navigation aérienne aéronautique. Les cinq premiers organismes participent déjà à l'exécution de projets financés par l'IDA et s'en acquittent de façon satisfaisante. La Direction des eaux et forêts vient de lancer avec l'assistance technique du PNUD deux projets pilotes sur la gestion des forêts, dont les résultats sont concluants; les trois sous-projets envisagés dans le domaine des eaux et forêts prolongent les deux projets pilotes et l'étude de préparation de projet qui a fait suite à l'étude d'identification. Au cours des négociations, les autorités ont -13 - donné l'assurance que des dispositions, jugées satisfaisantes par l'IDA, se- ront prises d'ici au 31 décembre 1977 pour qte l'assistance technique en ma- tière de gestion des forêts ne soit pas inte:rompue. La Direction de la lutte contre les calamités naturelles est bien admïinistrée et a reçu les moyens de diriger la distribution des approvisionnements alimentaires d'urgence en 1977. Si le CLCCN s'est révélé comme un organisme de préparation de projets efficace, c'est en grande partie grâce au dynamisme de la Direction. L'ASECNA a depuis longtemps prouvé sa compétence technique dans le domaine de la sécurité aérienne. Pour cinq des six pistes d'atterris.-age qui doivent être remises en état, les travaux seraient sous-traités à la Direction des travaux publics qui participe à l'exécution de deux projets financés par l'IDA et donne satisfaction. Les fonds du projet de remise en état de l'infrastructure aéronautique seront dé- caissés sous réserve que le gouvernement ait crnclu un accord, jugé satisfai- sant par l'IDA, stipulant que le sous-projet iera exécuté par l'ASECNA en col- laboration avec la Direction des travaux publics. Chacun des trois organismes qui n'ont pas encore l'expérience des projets de l'IDA sera à même d'exécuter les travaux prévus. Le graphique de l'Annexe 16 indique les ordres hiérarchi- ques et les flux de fonds du projet. Rapports et supervision 3.14 Il conviendrait de superviser chaque sous-projet en particulier, l'aménagement des bas-fonds et la mise en défens d'un massif forestier, lorsque de nouveaux investissements pourraient par la suite se révéler justifiés. Le Bureau de gestion du Fonds de projet ruraux (Crédit 664-CD) et le Service de planification du Ministère du développement rural participeront à la supervi- sion et feront rapport au CLCCN. Le CLCCN instituera, le 31 décembre 1977 au plus tard et avec l'accord de l'IDA, un mécanisme d'établissement de rapports et de supervision décrit dans ses grandes lignes à l'Annexe 18. Le CLCCN sera également responsable par la suite de l'établissement des rapports en temps voulu. Des assurances à cet effet ont été obtenues pendant les négociations. - 14 - IV. ESTIMATIONS DES COUTS ET DISPOSITIONS FINANCIERES A. Corts du projet 4.01 On estime à 970 millions de francs CFA (4 millions de dollars), dont 58 % en devises, les coûts totaux du projet, nets d'impÔt, pendant les deux ans de la période de décaissement (1977-79), et à l'exclusion de la contribu- tion en main-d'oeuvre bénévole apportée par les agriculteurs. Tius les biens et services importés pour le projet seront exemptés de droits du douane comme habituellement dans le cas des projets financés par l'IDA au Thad. On trou- vera le détail des coûts aux Annexes 2 à 15, leur montant glL.al à l'An- nexe 16 et une récapitulation des coûts ci-après. Les estimations ont été établies sur la base des prix en vigueur au milieu de 1977 et comprennent: a) des provisions pour dépassement des quantités de 10 % sur la plupart des pos- tes de dépenses autres que le personnel, les véhicules et le matériel, dont on connalt les spécifications et les quantités nécessaires; et b) une provision pour hausse des prix, calculée globalement pour les dépenses en monnaie natio- nale et en devises aux taux annuels suivants: travaux de génie civil, 9 %; tous autres postes, 7,5 %. La hausse totale des prix est évaluée à 10 % des coûts de base. B. Modalités de financement 4.02 L'IDA envisage d'accorder au Gouvernement tchadien un crédit de 1,9 million de dollars assorti des conditions habituelles; ce crédit couvri- ra 48 % des coûts totaux du projet, 49 % des coûts en devises estimés à 1,1 million de dollars (270 millions de francs CFA) et 46 % des coûts en mon- naie nationale, évalués à 0,8 million de dollars (196 millions de francs CFA). L'Agence canadienne de développement international (ACDI) fera en outre un don équivalant à 1,9 million de dollars qui sera décaissé pari passu avec le crédit de l'IDA à raison de 50 % des coûts dont la liste figure au para- graphe 4.07 a). Le crédit n'entrera en vigueur que lorsque toutes les conditions préalables au décaissement du don de l'ACDI auront été remplies, à l'exception de l'entrée en vigueur de l'accord de crédit de l'IDA. Le solde des coûts du projet sera financé par les bénéficiaires du sous-projet "fonctionnement des stations de pompage" à raison de 65.000 dollars (16 millions de francs CFA) et par l'Etat pour les sous-projets concernant la mise en défens d'un massif fore-tier et la création de pépinières forestières, à raison de 94.000 dollars (23 millions de francs CFA). 4.G3 Le Crédit de l'IDA sera versé par l'intermédiaire d'un normpte qui sera ouvert à la Banque de développement du Tchad (BDT). L'ouvertura de ce compte est une condition d'entrée en vigueur. Le Bureau de gestion des aides extérieures autorisera le décaissement de ces fonds, sous forme ide subventions, aux organismes chargés de l'exécution des sous-projets. La contribution en es- pèces faite par les bénéficaires au fonctionnement des stations de pompage sera déterminée par les autorités sur les bases arretées pour le SERARHY, et recou- vrée par cet organisme au nom de l'Etat. Récapitulation des coûts du orojet Pourcentage Monnaie Monnaie du coût total Pourcentage EÎiments du projet nationale Devises Total nationale Devises Total de base en devises -(en milliers de FCFA) -(en milliers de dollars)- Dévelouoement de l'agriculture Aménagement dom bas-fonds 52.445 41.088 93.533 214 168 382 il 44 Magasins villageois 46.798 13.200 59.998 191 54 245 7 :2 Centre de développement rural: lac Fitri 23.378 30.990 54.368 95 127 222 6 57 Opération marafchage 10.660 15.421 26.081 44 62 106 3 59 Total partiel 133.281 100.699 233.980 544 411 955 27 43 Maintien et amélioration des services vétérinaires Campagne de vaccination et médicaments 76.706 148.899 225.605 313 608 921 27 66 Equipement pour la production de vaccins - 35.000 35.000 - 143 143 4 100 Total partiel 76.706 183.899 260.605 313 751 1.06A 31 71 Entretien des points d'eau pastoraux Réparation des puits 19.658 34.948 54.606 80 143 223 7 64 Fonctionnement des stations de pompage - 24.137 27.219 51.356 99 111 210 6 53 Surveillance hydrogéologique de la nappe phréatique 5.080 7.016 12.096 21 28 - 49 1 58 Total partiel 48.875 69.183 118.058 200 282 482 14 59 Développement des activités forestières ie en défens d'un massif forestier 32.098 8.532 40.630 131 35 166 5 21 Création de pépinières forestières 25.399 23.446 48.845 103 96 199 6 48 Prospection Ue r6uraias 3.679 8.584 12.263 13 35 50 . 70 "oral partie! 61.174 4A.5A2 1l1.719 24 1A 411 17 4f Amélioration des services Construction et équipement d'un garage 19.800 90.200 110.000 81 1449 13 82 Aménagement de l'infra- structure aéronautique 17.692 737 18.429 72 3 75 2 4 Total partiel 37.492 90.937 128.429 153 371 524 15 71 Vérification des comotes et établissement de rapports 1.102 5.023 6.125 4 21 25 8 Estimation des coGts de base 358.632 490.303 848.935 1.463 2.002 3.465 100 58 Imprévus pour dépassement des quantités 15.289 18.787 34.076 62 77 139 4 55 Hausse des prix 37.405 49.584 86.989 153 202 355 10 57 Coût total du proiet 411.326 558.674 970.000 1.678 2.281 3.959 11- 58 - 16 - 4.04 Le plan de financement est indiqué en détail à l'Annexe 16 et réca- pitulé ci-dessous: Total Bénéficiaires Etat ACDI IDA - -(millions de FCFA)---------- Aménagement des bas-fonds 95,2 - - 47,6 47,6 Magasins villageois 60,0 - - 30,0 30,0 Centre de développement 59,8 29,9 29,9 rural lac Fitri Opération maralchage 27,0 - - 13,5 13,5 Campagne de vaccirtion et 240,6 - - 120,3 120,3 médicaments Equipement pour la production 35,0 - - 17,5 17,5 de vaccin Réparation de puits 57,1 - - 28,6 28,5 Fonctionnement des stations 55,0 13,8 - 20,6 20,6 de pompage Surveillance hydrogéologique 12,6 - - 6,3 6,3 de la nappe phréatique Mise en défens d'un massif 41,9 - 11,0 15,4 15,5 .forestier Création de pépinières 50,1 - 9,6 20,3 20,2 forestières Prospection des rôneraies 12,3 - - 6,1 6,2 Construction et équipement 110,0 - - 55,0 55,0 d'un garage Aménagement de l'infrastructure 20,3 - - 10,2 10,1 aéronautique Vérification et établissement de -- rapports Coût total de base et 13_8 20,6 424,3 424,3 provision pour dépassement des quantités Non affecté 87,0 2,1 2,4 41,2 41,3 Coût total du projet 97 159 23 465,5 465,6 En milliers de dollars 3.959 65 94 1.900 1.900 Pourcentage 100 2 2 48 48 - 17 - 4.05 L'expérience acquise à l'occasion de projets antérieurs prouve que le manque d'argent liquide freine sensiblement l'exécution des projets et par conséquent le rythme de décaissement des crédits de 'IDA. Au cours des négo- ciations, il a été convenu que, dès l'entrée en vigueur du crédit, une somme initiale de 250.000 dollars, prise à raison du 50 % sur le crédit de l'IDA et le don de l'ACDI, sera versée au compte du projet à la BDT et que ce montant servira de fonds renouvelable pour financer les dépenses du projet. Une pro- cédure semblable a déjà été adoptée pour le Fonds de projets ruraux (Cré- dit 664-CD). L'IDA reconstituera le fonds renouvelable à mesure qu'elle re- cevra une preuve satisfaisante que des dépenses pouvant être financées au moyen du crédit ont été effectuées. Si toutefois un déboursement du compte du projet ne remplissait pas cette condition, le gouvernement sera tenu de déposer dans le compte un montant correspondant. Ce point a été acquis au cours des négociations. C. Passation des marchés 4.06 Les marchés dépassant 50.000 dollars et concernant l'achat de véhi- cules et d'équipement (dont le coût est estimé à 1,3 million de dollars) ainsi que des matériaux nécessaires aux travaux à effectuer en régie (dont le coût estimatif est de 200.000 dollars) sercmt passés à l'issue d'un appel d'offres international conformément aux directives de l'IDA. Les marchés coûtant entre 10.000 et 50.000 dollars et tous les marchés relatifs à la construction de bâti- ments seront passés à l'issue d'un appel d'offres selon les procédures locales jugées acceptables par l'IDA. Les soumissionnaires présentant des offres pour la construction du garage seront présélectionnés. Pour les contrats de moins de 10.000 dollars, on procédera par achats directs après demande de prix. Les services du consultant qui s'occupera de la prospection des rôneraies, sous contrat de courte durée, seront retenus selon des procédures jugées acceptables par l'IDA. D. Décaissement 4.07 Les décaissements seront divisés en 14 catégories, une pour chacun des 14 sous-projets envisagés; des catégories supplémentaires seront créés pour le fonds renouvelable ainsi que pour la vézification des comptes et l'établissement de rapports. Les fonds provenant du crédit de l'IDA couvri- raient- a) 50 % des dépenses, en dehors des trois projets faisant exception indiquées ci-après; total des décaissements dans ces catégories: 1.510.000 dollars; -18 - b) 50 % des dépenses de véhicules et de matériel, des travaux de gé- nie civil et des charges d'exploitation pour les sous-projets de mise en défens d'un massif forestier et de pépinières forestières; total des décaissements: 146.000 dollars; c) pour le fonctionnement des stations de pompage, 50 % des dépenses effectuées dans les 12 mois suivant l'entrée en vigueur du Crédit et 25 % par la suite; total des décaissements: 84.000 dollars. Un montant de 160.000 dollars ne sera pas affecté. Le calendrier estimatif des versements trimestriels est donné au Tableau 3. de l'Annexe 16. Tout solde non décaissé sera disponible pour l'exécution de nouveaux sous-projets qui seront identifiés et préparés par le CLCCN et approuvés par l'IDA. 4.08. Les décaissements se feront sur présentation de toutes les·pièces justificatives; toutefois, pour les dépenses de personnel et d'exploitation, l'emprunteur pourra soumettre un simple certificat de dépenses et conserver les pièces justificatives qui seront présentées aux missions de supervision de lIDA. E. Comptabilité et révision comptable 4.09 Le Bureau de gestion des aides extérieures établira un système de comptabilité donnant, conformément à des principes comptables admis et sys- tématiquement appliqués, un tableau fidèle et exact de l'encaissement et du décaissement de fonds relatifs aux divers sous-projets. Ces comptes seront dénommés "comptes PZS". Le Bureau sera chargé de vérifier que les demandes de retrait présentées par les organismes exécutant les sous-projets remplis- sent les conditions du Crédit et il aura le pouvoir de rejeter les demandes qu'il ne jugera pas satisfaisantes. Les organismes responsables de l'exécu- tion des sous-projets tiendront chacun une comptabilité distincte retraçant au moins les encaissements, les décaissements et soldes, ainsi que les stocks éventuels et les coûts des sous-projets, y compris les coûts d'utilisation des véhicules et les carnets de route des véhicules. La BDT tiendra une comptabilité séparée pour le projet et pour les fonds des sous-projets dont elle serait chargée. Tous les comptes du projet et des sous-projets seront révisés chaque année. Les réviseurs-comptables vérifieront également la comp- tabilité et le contrôle interne proposés au début de la période de décaisse- ment. Le projet comprendra le financement des honoraires et dépenses des réviseurs-comptables indépendants ainsi que les frais de déplacement du Commis- saire financier de l'Etat. Au cours des négociations, les autorités tchadien- nes ont donné l'assurance que a) les comptes du projet seront vérifiés par des réviseurs-comptables jugés acceptables par l'IDA; b) les comptes de chaque sous-projet seront révisés par le Contrôleur financier de l'Etat et pourront en outre être vérifiés par des réviseurs-comptables indépendants dans la me- sure où ces derniers le jugent nécessaires pour effectuer une vérification - 19 - complète des comptes du projet et pour s'assurer que les demandes de rembour- sement effectuées au titre de chaque sous-projet sont correctes et que l'uti- lisation des fonds est justifi,ée; c) le CLCCN soumettra à l'IDA les rapports des réviseurs-comptables indépendants et du Contrôleur financier dans les quatre mois suivant la clôture de chaque exercice financier; d) le rapport des réviseurs-comptables comportera tous les éléments et tous les détails que l'IDA pourra raisonnablement demander. F. Incidences financières pour l'Etat 4.10 Deux des quatorze sous-projets s'autofinanceront à l'achèvement du projet: l'opération maraîchage et le fonctionnement des stations de pompage. Deux des sous-projets concernent la réalisation d'études et n'entraîneront pas de frais renouvelables: la prospection des rôneraies et la surveillance hydrogéologique de la nappe phréatique, qui devraient permettre à l'avenir de réaliser des économies grâce à une meilleure planification des travaux de construction et d'entretien des ouvrages hydrauliques. Deux des sous-projets (aménagement des bas-fonds et magasins villageois) portent sur des équipements qui seront entretenus.par les communautés qui en bénéficieront et n'entrai- neront pas d'autres frais renouvelables; dans ces deux cas, on envisage l'ex- pansion des travaux financés par le projet dans le cadre de la quatrième phase du projet du FED. Quatre des sous-prrjets entraîneront des coûts renouvelables qui seront financés dans le cadre de nouveaux projets actuellement en préparation: les services vétérinaires, lcs vaccins et la réparation des puits seront financés dans le cadre du projet d'élevage IDA/FED envisagé, qui comportera d'importants mécanismes de recouvrement des dépenses; le Centre de développement rural du lac Fitri sera financé pendant trois ans encore dans le cadre du Quatrième iED; ul- térieurement un projet de développement régional sera mis au point. Sur les quatre autres sous-projets, deux comporteront des coûts de fonctionnement qui seront supportés par l'Etat, à savoir la mise en défens du massif forestier (3 millions de francs CFA ou 12.000 dollars par an) et la création de pépiniè- res forestières (12 millions de francs CFA ou 49.000 dollars par an). Le sous- projet de garage comportera d'importantes dépenses renouvelables, mais il ne sera entrepris que s'il permet de réaliser des économies appréciables (par. 3.12). Enfin l'aménagement de l'infrastructure aéronautique exigera des travaux d'entre- tien coûtant environ 4 millions de francs CFA par an (16.000 dollars) ou un programme de remise en état tous les cinq ans. En résumé, les coûts renouve- lables connus devant être financés par l'Etat jusqu'en 1982 s'élèveront à 19 mil- lions de francs CFA par an (77.000 dollars). Ultérieurement, les coûts renou- velables augmenteront par suite de l'achèvement du projet d'élevage IDA/FED envisagé et de l'élément agricole de la quatrième phase *du projet du FED. Tou- tefois, d'ici là, le budget de fonctionnement devra s'être nettement amélioré (par. 2.02). En outre, le gouvernement souhaite vivement étudier toutes les possibilités de recouvrement des coûts (par. 2.09), mais on lui a reproché de ne pas avoir jusqu'à présent investi suffisamment dans la mise en valeur du Sahel. Le moment serait mal choisi, dès le début d'une phase de progression - 20- des dépenses de développement, pour pratiquer une politique trop vigoureuse de recouvrement des dépenses, mais le gouvernement devrait pouvoir commencer à re- couvrer ces coûts au début des années quatre-vingt. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance qu'il financera toutes les dépenses renouve- lables après l'achèvement du projet. - 21 - V. AVANTAGES ET JUSTIFICATION 5.01 Le crédit financera 14 sous-projets qui ont été choisis selon les cinq critères établis dans le cadre du projet de Fonds de secours contre la sécheresse en Afrique de l'Ouest, plus un critère supplémentaire (voir par. 3.02). L'Annexe 17 explique en détail dans quelle mesure les sous-projets répondent aux critères de sélection, strictement interprétés; on trouvera le résumé ci- dessous: Nombre de sous-projets Critère répondant aux critères Atténuer les conséquences de la sécheresse 9 Reconstituer le potentiel productif 8 Procurer des avantages immédiats 10 Profiter à un grand nombre de bénéficiaires 7 Faire appel à la participation des bénéficiaires 6 Ne pas exiger le cadres supplémentaires 9 Un seul des sous-projets, l'aménagement des bas-fonds, répond aux six critères. Cependant les autres sous-projets répondent à au moins un des critères et la plupart d'entre eux à plusieurs. 5.02 Le sous-projet "campagne de vaccination et médicaments" est de loin le plus important puisqu'il représente 27 % du coût de base total et touchera environ 250.000 familles. Les sept autres sous-projets, dont les bénéficiai- res directs sont identifiables, atteindront 18.400 familles, soit plus de 75.000 personnes (Annexe 17). 5.03 Le sous-projet "campagne de vaccination et médicaments" aura un ratio avantages/coûts d'environ 3:1 sur 12 mois du fait que les coûts anté- rieurs sont considérables et que les avantages seront immédiats (Annexe 6). Le deuxième sous-projet par ordre d'importance (construction et équipement d'un garage) n'a pas encore fté entièrement préparé; les fonds ne seront décaissés que si les parties considèrent les travaux justifiés par les écono- mies qu'ils permettront de réaliser. Les taux de rentabilité qui ont pu être calculés sont les suivants: aménagement des bas-fonds: 21 % sur 10 ans; opération maraîchage: 23 % sur 10 ans. En outre, le taux de rentabilité du sous-projet de réparation de puits serait du même ordre que celui qui a été calculé pour le sous-projet de puits pastoraux du Fonds de - 22 - projets ruraux (Crédit 664-CD): 19 % sur 20 ans. Ces trois sous-projets correspondent à 21 % des coûts de base et leur taux de rentabilité moyen pondéré sera de 21 %. 5.04 Le projet aura également un avantage institutionnel important en ce que le CLCCN, qui a déjà prouvé sa valeur lors de la préparation des pro- jets, s'en verra confier l'administration et aura ainsi une nouvelle occa- sion de faire ses preuves. Sur le plan de la formation en cours d'emploi, le projet aura un avantage particulièrement précieux pour le Tchad, car il per- mettra à des cadres qui ont reçu une formation théorique d'acquérir une ex- périence pratique, chose qui ne leur est pas possible actuellement, faute de fonds. Risques 5.05 Tous les projets réilisés au Tchad présentent des difficultés en rai- son de la situation enclavée du pays et des problèmes de sécurité interne. Un risque particulier au projet est que les activités du projet sont situées dans la zone du Sahel où le problème de la sécurité est très grave dans certains sec- teurs. Les décaissements seront soumis à la condition que le personnel de l'IDA aura toute possibilité de superviser les travaux; en outre, les sous- projets étant distincts, tout retard ou même tout échec enregistré par l'un des sous-projets n'aura pas de graves répercussions sur les autres. Un risque supplémentaire provient du caractère novateur de certains sous-projets, qui seront exécutés par des organismes n'ayant guère eu l'occasion de démon- trer leur compétence. Toutefois, ces organismes, qui sont représentés au sein du CLCCN et ont participé intégralement à la préparation du projet, tiennent particulièrement k s'acquitter honorablement des sous-projets qui leur sont confiés; c'est là la meilleure assurance que l'on puisse avoir d'une bonne gestion même s'il est impossible d'éliminer le risque d'imperfections dans l'exécution de travaux d'un type nouveau. Enfin, il n'est pas certain qu'en dépit de ses bonnes intentions, le gouvernement puisse continuer à financer les dépenses renouvelables lorsque le projet sera terminé. Toutefois, seuls trois sous-projets en subiraient les conséquences: la mise en défens d'un massif forestier, les pépinières forestières et l'infrastructure aéronautique. -23 - VI. RECOMMANDATIONS 6.01 Au cours des négociations, les autorités tchadiennes ont donné l'as- surance que: i) le CLCCN établira le 31 décembre 1977 au plus tard et en accord avec l'IDA, un système de contrôle et de rapports, selon les grandes lignes proposées dans l'Annexe 18 et qu'il veillera par la suite à ce que ces rapports soient soumis en temps voulu (par. 3.14); ii) au cas où un versement quelconque tiré sur le fonds renouvelable ne justifierait pas l'emploi de fonds du crédit, l'Etat déposera un montant correspendant au versement dans ledit compte (par. 4.05); iii) les comptes seront révisés selon les modalités indiquées au para- graphe 4.09; iv) l'Etat financera tous les frais renouvelables après l'achèvement du projet (par. 4.10). 6.02 Les conditions d'entrée en vigueur du Crédit seront les suivantes: i) les conditions auxquelles sont subordonnés les décaissements du don de l'ACDI sont remplies, hormis la condition relative à l'entrée en vigueur de l'Accord de crédit de l'IDA (par. 4.02); ii) un compte du projet a été ouvert à la BDT (par. 4.03). 6.03 Certains sous-projets sont soumis aux conditions de décaissement suivantes: 1) pour le Centre de développement rural du lac Fitri, le gouvernement et l'IDA estiment que la sécurité dans cette région n'entrave pas l'exécution efficace du projet et que le personnel de l'IDA peut s'y rendre pour superviser le projet (par. 3.04); ii) pour la construction et l'équipement du garage, un plan définitif, une étude de justification et des dispositions concernant l'obten- tion des fonds de roulement, jugés acceptables par les parties, ont été proposés (par. 3.12); iii) en ce qui concerne le sous-projet d'infrastructure aéronautique, le gouvernement a pris des dispositions jugées satisfaisantes par l'IDA pour que l'ASECNA, en collaboration avec la Direction des travaux publics, soit chargée de l'exécution (par. 3.13). 6.04 Sous réserve des assurances et conditions mentionnées, le projet jus- tifie l'octroi au Gouvernement tchadien d'un crédit de l'IDA de 1,9 million de dollars aux conditions habituelles. Annexe 1 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE PRECIPITATIONS ET PRODUCTION AGRICOLE Précipitations 1. Si des variations considérables ont été enregistrées à l'intérieur de la zone du Sahel, voire dans une même préfecture, le déficit pluviométri- que moyen, a été en 1976, de 25 % (voir le Tableau 1.1). Ce pourcentage se rapproche en fait du coefficient des variations annuelles - 23 % à N'Djamena (626 mm par an) et 28 % à Abeche (465 mm par an) - mais la répartition des pluies a été particulièrement mauvaise en 1976 (voir le Tableau 1.2), puisque au mois d'août, époque de floraison du mil, le déficit pluviométrique a atteint 65 à 85 %, ce qui peut rendre les fleurs improductives. En septembre et en octobre, les pluies ont été relativement abondantes, mais sont tombées beau- coup trop tard pour améliorer les rendements, excepté dans certaines régions du sud du Sahel. A l'appauvrissement des récoltes résultant du manque de pré- cipitations se sont ajoutés les importants dégâts causés par les oiseaux. Céréales 2. Durant une année dite "normale" la production céréalière de la zone du Sahel, est de l'ordre de 240.000 tonnes, ce qui est à peine inférieur à la demande estimative. Or, la récolte de la campagne 1976/77 est tombée à 140.000 tonnes environ, soit 60 % de la production normale (voir le Tableau 2). Durant l'année 1973/74, où la sécheresse a été particulièrement grave (probabi- lité de 0,02),1/ la production serait tombée à 85.000 tonnes, soit 35 % seu- lermeant de celle d'une année normale. Ces chiffres sont peut-être légèrement sous-évalués mais peuvent être considérés comme relativement exacts. En l'ab- sence de toute autre donnée sur la variabilité de la production végétale, on -,ut estimer à 0,10 la probabilité d'une récolte aussi mauvaise que celle de 1976. Elevage 3. Les pertes de bétail subies en 1973/74 ont été évaluées à 30 % envi- ron, bien qu'elles aient été nettement inférieures en ce qui concerne le petit bétail et les bêtes de somme. Durant la saison sèche de 1977, les pertes de 1/ Essai de reflexion sur les stratégies antisécheresse possibles dans les pays sahéliens d'Afrique de l'Ouest, SCET International et SEDES, janvier 1976. Annexe 1 Page 2 bétail ne devraient pas être exceptionnellement fortes, d'abord parce que les parcours sont en meilleur état qu'en 1974, ensuite parce que le troupeau, que l'on vient à peine de commencer à reconstituer, a été considérablement dimi- nué. La production animale n'en marquera pas moins un recul, du fait que, du- rant la saison sèche, les pertes en poids vif seront supérieures à la normale et que l'on devra donc s'attendre à une baisse des taux de reproduction pour l'année suivante. TCRAD Tableau I PROJET ZONE SARELIENNE PRECIPITATIONS ET PRODCTION AGRICOLE Dficit au Matière de Précipitationa pour 1976 (1) par année (2) var mois I. Par Année Préfecture/ 1976 Moyenne à Différence Différence Station d'enreeistrement Long Terme 1/ Absolue Rela$ive 3/ (/Banneà (.) Zone Sahelienne Kamas Mac 272 321 - 49 -15 Moussoro 209 2/ 361 -152 -42 Bacha Ati* 297 424 -127 -30 Yao 426 470 - 44 - 9 Oum-Hadjer 233 485 -252 -52 Djedda 339 432 - 93 -21 Ouaddai Abeche 253 465 -212 -46 Adre 459 621 -162 -26 Am-Zoer 140 496 -356 -72 Am-Dam 509 653 -144 -22 Chari-Bacuirui N'Djamena 650 626 * 24 4 aokoro 433 579 -146 -27 Zone Transitionneile Guera Mangalme 408 660 -252 -38 Bitkine 707 674 + 33 + 5 Mongo 718 801 - 83 -10 Melfi 761 871 -110 -13 Sources Direction de lutte contre les calamités naturelles, novembre 1976. 1/ Tel que défini "moyenne jusqu'n 1972"; la période n'a pas été spécifiée et a probablement moins de 30 ans dans certaines stations d'enregistrement. 2/ Exclu le mois d'octobre. 3/ Pour les 12 stations d'enregistrement dans la zone sahelienne, les différences relatives de 1976 peuvent ître classées comm& suit moins de il % : 2 ; 11-20 Z : 1; 21-30 Z : 5 ; 31-40 Z : rien ; 41-50 Z ; Z plus de 50 Z 2. 2- Par Mois (1975-1976)/1975 Station d'enregistrement juin juillet août septembre Total 1/ Total août seuiement 2/ (mm () (Z) Mao 1975 - 106 187 21 314 1976 18 49 64 60 191 39 66 Moussoro 1975 2 58 195 5 260 1976 30 77 28 74 209 20 96 Nokou 1975 4 l5 298 59 296 1976 8 50 38 84 180 39 32 Source: Rapport de la mission de reconnaissance aux préfecturade Lake, Kanem, Chari Baguirmi et Bacha orzanisie à la requite du gouvernement par les Nations Unies en collaboration avec le FED, FAC et USAID, N'Djamena la 30 octobre 1976. 1/ Les données pour octobre 1976 n'ont pas été mises à la disposition de la mission de reconnaissance. 2/ Le total de juin-septembre déguise la sévérité du déficit en août, mois où le mil est en fleur. Octobre :.976 était, contrairement à l'ordinaire, particulièrement pluvieux avec 81 m à Mac mais après le sévère déficit de pr6cipitat4ons en aet il 6tait trop tard pour avoir des effets rén.diables sur les rendements. TCHAD PROJET ZONE SAIELIENNE PRECIPITATIONS ET PRODUCTION AGRICOLE Le déficit des céréales en 1976/77, "l'année normale", et l'année de sévère sécheresse 1973/74 Préfectures Demandes des "L'année normale" 1973/74 1976/77 Difference entre les céréales Production Balance Production Balance Production Balance balances de 1976/77 et l'année normale -------------------('000 tonnes brut, c.à.d. tel que récolte)-------------------------------------- Zone Sahélienne 1/ -10 - -11 - 11 - 1 B.E.T. -0-i Lake 16 8 - 8 6 -10 6 - 10 - 2 Kanem 32 --16 2 - 30 4 - 28 - 12 Batha 49 50 4 1 18 -31 32 - 17 - 18 Chari Baguirmi 73 67 - 6 34 - 39 52 - 21 - 15 Ouaddai/Biltine 73 99 26 25 - 48 45 - 28 - 54 Sous-total 2/ 254 241 -13 85 -169 139 -115 -102 Guera 26 33 + 7 16 - 10 34 - 8 + 1 Total 280 274 - 6 101 -179 173 -107 -101 Zone Soudanienne 326 378 452 310 - 16 374 + 48 a 4 Total national 606 652 +46 411 -195 547 - 59 -105 Sources: Direction de lutte contre les calamités naturelles .(DLCCN), Novembre 1976 (pour la demande et 1976/77 pour la production), l'UNDAT Il "Production et commercialisation des céréales, Volume 1 - Tchad, juillet 1974. Estimations de la mission. !/ Quelquefois dêfini par DLCCN pour inclure Guera - Strictement défini, avec la limite Sud à lisohyet de 60Om la zone sahélienne excluerait Guera aussi bien que le Chari Sud Baguirmi et le Sud Ouaddai mais les informations obtenues ne permettent pas de faire des distinctions entre les préfectures. 2/ Cette ligne est la meilleure approximation de la situation dans la zone sahélienne bien que les informations comprennent les Régions de Chari Baguirmi et Ouaddai les mieux arrosées. Annexe 2 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE AMENAGEMENT DES BAS-FONDS Généralités 1. Les bas-fonds sont des plaines marécageuses qui s'étendent le long des cours d'eau dans le lit des vallées et sont relativement bien arrosés, du fait de l'écoulement cumulatif (bas-fonds proprement dits) ou par les crues (champs d'inondation). Le sol des bas-fonds est argileux, donc peu perméable et les plaines inondables sont généralement recouvertes d'alluvions déposés durant la saison des crues. Depuis la sécheresse de 1973, les agriculteurs ont progressivement entrepris de cultiver ces terres marécageuses pour complé- ter l'agriculture pluviale. Si l'étendue des terres marécageuses cultivées a triplé de..,is troic ans, puisqu'elle est aujourd'hui de 2.000 ha, elle ne re- présente encore que 10 % de la superficie totale exploitable. La Division des sols de la D4rection de l'agriculture évalue à quelque 22.000 ha les terres marécageuses comprises dans la zone où doit se dérouler le sous-projet (sous- préfectuies du Chari septentrional Baguirmi, du Batha iéridional et de l'Ouaddai septentrional). Les objectifs du sous-projet sont les suivants: aider les agriculteurs à choisir les terres marécageuses qui se prêtent le mieux à l'agriculture; améliorer la productivité du sorghr grâce à l'emploi de méthodes et de semences appropriées. Le sous-projet 2. Le but du sous-projet est de financer les deux premières années d'exé- cution d'un programme d'aménagement des bas-fonds portant sur cinq ans. Les activités prévues pour les trois années suivantes seront financées grâce à une partie des 850 millions de francs CFA alloués par le FED pour le développe- ment agricole du Sahel. La superficie totale des terres marécageuses qui doi- vent être mises en valeur dans le cadre du programme financé conjointement par l'IDA et le FED est de 5.000 ha. La contribution financière de l'IDA couvrira toutes les dépenses d'équipement et d'exploitation qui seront engagées au titre du programme de cinq ans (reproduction de photographies aériennes, achat de ma- tériel, de véhicules et d'outillage agricole), ainsi qu'un programme de vulga- risation portant sur 2.000 ha dont 800 sont déjà en culture. Le programme d'amé- nagement des bas-fonds comporte l'exécution d'un minimum d'activités d'amélio- ration des terres qui seront effectuées sur la base d'un simple levé topogra- phique. Pour la construction des diguettes, le gros des travaux de terrassement sera fait à l'aide des tracteurs de l'Office national de développement rural (ONDR), tandis que les agriculteurs devront prêter bénévolement leur concours pour construire d'autres remblais et compacter les diguettes, en utilisant l'ou- tillage qui doit être fourni au titre du projet. Le calendrier d'exécution du sous-projet se présente comme suit: (Tableau 2). Annexe 2 Page 2 a) Première année: mise en valeur de 900 ha, répartis comme suit: i) 500 ha de terres déjà cultivées situées dans la préfecture de Chari Baguirmi; ii) 400 ha supplémentaires, dont 300 dans la préfecture du Chari Baguirmi et 100 dans la préfecture du Batha. b) Deuxième année: mise en valeur de 1.100 ha, répartis comme suit: i) 300 ha de terres déjà cultivées, dont 200 dant la préfecture du Chari Baguirmi et 100 dans la préfecture du Batha; ii) 800 ha supplémentaires, dont 300 dans la préfecture du Chari Baguirmi, 200 dans celle du Batha et 300 dans celle de l'Ouaddai. Le projet servira aussi à financer la création de huit très petites pépinières qui fourniront les plants requis pour l'édification de brise-vent, ainsi que l'exécution d'un petit programme de recherche comportant des essais de semences et d'engrais et le prélèvement d'échantillons du sol. 3. Le sous-projet sera exécuté par l'ONDR, dont l'accroissement du per- sonnel d'exécution sera financé au titre du projet. La Division de la plani- fication du Ministère du développement agricole et pastoral sera chargée de superviser l'exécution du sous-projet et d'en évaluer les résultats, aussi bien durant la première phase (deux années financées par l'IDA) qu'à la fin de la réalisation du programme quinquennal IDA/FED. Coût du sous-projet 4. Le coût total du sous-projet (net d'impôts et y compris une provision pour dépassement éventuel des quantités) est estimé à 95,2 millions de francs CFA (389.000 dollars), ventilés comme suit: (Tableau 1) Annexe 2 Page 3 Monnaie Devises en locale De ises Total pourcentage ......(milliers de FCFT7._. Véhicules et matériel 1.927 25.608 27.535 93 Etude topographique, préparation et protection des sols 12.569 - 12.569 - Travaux d'aménagement, vulgari- sation et opérations initiales 26.169 1.980 28.149 7 Fonds de roulement 2.850 13.500 16.350 82 Recherche appliquée 6.020 - 6.020 - Contrôle et supervision 2.910 - 2.910 - 52.445 41.088 93.533 44 Dépassement des quantités 1.462 198 1.660 12 Total 53.907 41.286 95.193 44 Justification 4. L'aménagement des bas-fonds permettra de compléter la production agri- cole et de compenser ainsi les mauvaises récoltes dues au manque de précipita- tions. De plus, les activités agricoles pourront se poursuivre au-delà de la saison des pluies. L'élément de vulgarisation orévu dans le sous-projet devrait apporter une aide à 4.U00 familles d'exploitants, à raison d'un agent de vulga- risation pour 200 familles, en leur permettant d'améliorer les méthodes tradi- tionnelles de culture des bas-fonds, ce qui aura pour effet d'empêcher que les rendements ne diminuent après quelques années d'exploitation et pourrait même les faire augmenter. Si l'on s'en tient aux méthodes traditionnelles, en effet, le rendement du sorgho tombera de 800 kg à l'ha environ durant la pre- mière année, à quelque 600 kg à l'ha au bout de cinq ans. Actuellement, le rendement moyen des terres marécageuses cultivées est inférieur à 700 kg à l'ha. Grâce aux modestes travaux d'aménagement prévus dans le projet et à l'amélioration des facteurs de production, il devrait être possible d'obtenir un rendement constant de quelque 1.000 kg à l'ha, ce qui correspond à une rentabilité économique de 21 % (voir le Tableau 5). AI0®( 2 Table 1 PEJET_4ONE SAHELIENE• AENACMMW MES RAS YTNDS .Cautse des Sous Proiets Unité Coût Année de PtJ t 1 Annie de Proit 2 Coût unitaire Quantite ur M-t:te dout Total ('000 FCFA) ('000 FCFA) ('000 FCFA) (%) Véhicules et matériel Restitution photo aerienne (sirie)No. 8.300 1 8.300 - - 8.300 100 Véhicule 4 roues motrices No. 2.400 1 2.400 - - 2.400 90 Camionnette ; tonne No. 1.560 1 1.560 - - 1.560 90 Matériel topographique g Série 2.000 2 4.000 - - 4.000 90 Belacces e No. 90 12 1.080 - 1.080 90 Outillage et outils y Somme 430 3.840 4.270 90 Petits outils 2/ 118,5 22,5 2.666 27,5 }.259 5.,2 p0 Sous total i20 6 Z.92.135 93 Ovrations initiales Equipe topographique 2/ Equipe 1.355 2 2.710 2 2.710 5.420 - Personnel de vulgarisation Somme 3.639 7.510 11.149 - Rettitution photo aérienne Z/ Somme 4.000 - 4.000 - Aménagement des bas fonds Ha 6,5 900 5.850 1.100 7.150 13.000 - Création des pépiniires villageois §/ No. 4 1.637 4 1.512 3.149 - Essais à l'aide d'engrais I/ Test 15 20 300 20 300 600 - Testa " " de semences & de te.nres O/ Somme 3.680 1.740 5.420 - Stock d'engrais i/ . Tonne 100 20 2.000 130 13.000 15.000 90 Stock de semences 1/ Tonne 30 15 450 30 900 1.350 - Fonctionnement des vehicules' 12 '000km 70/50 15/15 1.800 15/15 L.800 3.600 55 Fournitures de bureau Some 200 200 400 70 Etudes statistiques Somme 1.000 1.000 2.000 - Suivi Somme 430 480 910 - Sous total 27.696 1.302 .Ê 24 Imprévus d'ordre matériel ./ 765 895 1.660 12 Total des coûts du sous zrojet 48.897 46.296 95.193 44 Sources: Unité de conception du Ministère du développement agricole et pastoral; estimations de la mission. SCoormémeut au zlar. standard pour les magasin= vilia;eois (Annexe 3). /LA Détail est au Tableau 4. 3/ Caracité de 300 kg. / 300 charrues à 10.000 FCFA, 12 charrettes i 30.000 FCFA; 300 jougs à 2.000 FCFA et 310 piquets en fer à 1.000 CF % seront aquis l'API. î Par ensemble pour 40 ha: 10 pelles à 2.500 FCFA, 10 pioches à 2.600 iCFA et 5 brouettes à 13.500 FCFA. Le détail est au Tableau 3. f? Somme forfaitaire pour le programme total (5.000 ha) à 800 FCFA/ha. Dans les régions où il n'existe pas d'autres pépinières forestières; 15.000 plants/pépiniére/an, le :tail :es coûts est au Tableau 4. Entrepris par les cultivateurs qui reçoivent 15.000 FCFA/test; 20 tests. 10/ Pour 3.000 ha, 50 kg/ha; constiturait un fonds de roulement. 1/ Pour 3.000 ha, 15 kg/ha; constiturait aussi un fonds -4e roulement. 21/ Véhicule 4 roues motrices; 70 FCFA/ko; camionnette 1 t: 50 F=-A/km: chaque véhicule roule 15.Z00 k./an. 0/ IM sur l'aménagement dee bas fonds et fonctionnement des véhicules. 스 ANNEM 2 Tableau 3 TCUD PROMET ZONE SAREL=ME AMMAGEKENT DES BAS-FONDS Tràv»au:i d'aménagement, Personnel de vulgarisation et coûts mour les semences et essais sur échantillons du sol Article unité Coût unitaire Année de -Pro.1et 1 Année de ProJet 2 - Quantité Coût Quantité Coût 1000 FCFA (1000 FCFA) (IOOOFCFA) a)A"nagement des bas-fonds Coût par ha Levé topographique 0.50 2 1.00 2 1.00 Travaux de terrassement 2.50 /1 2.50 /1 Construction de diguettes 3.oo 72 3.oo 72 -Total du coCt/ha pour Iluiénagement des bas-fonds 6.50 =3 0 b) Coût de la vuldarisation mour J'ONDR Agents de vulgarisation homme-mis 30 108 LI 3240 240 7,200 Agents de výilîarisation 6 31.5 /4 189 30 /4 180 a ermer Dépensée de voyage des en- 30 7 /5 210 4.5 /5 130 homme-mois - - Coût Total 3,639 a) Sememces et essais sur 'échantillons du sol Défrichement des terrains Levés remblais homme-mis 0.250 100 25.00 - Diguettes compactées homme-Mois 0.250 160 40.00 20 5.00 Laboureur homme-mois 0.250 120 30.00 120 30.00 Coût par hectare 95. In 15. M71 Total Dour-les 4 stations ( 2ha/chaque) - 760.00 280.00 Expérimentation station/essais 365 8 /6 2,920.00 4 /6 1,460.00 Total des coûts de l'expérimentation 3,680.00 1,740.00 Source: MirLi.ý-,taýre du dévelop em nt &griýtole et rural, division de la platifidation. i/ Comprend le salaire du conducteur de tracteur. Ceci est le supplément monétaire de nourriture gratuite distribué par le PAM et payable pendant deux ins seulement. 7/ Un vulgarisateur pour 100 ha au 200 agriculteurs, c'est-à-dire 9 agents la première année, 20 la seconde. Neuf (9) &Dmrenti's zour 3-4 mois la !ère année du programme de formation et 3 pour la seconde année -4-.i programme de fa=ation. 5/ Deux enseignants pour la !ère année du programme de formation et 3 pour la seconde année du proig-rq--e ie formation. 6/ L'API '"'expérimentation est conduite deux fois ( avant. et azrès la récclte) et 11AP2,seullement une fzis 'I après .i.a récolte). ANNEXE 2 Tableau 4 TCRAD PROJET ZONE SAHELIENTNE AMENAGEMENT DES BAS FONDS Topographie et Coût des Pépinières V..l.lageoises Coût Année de Projet 1 Année de Projet 2 Articles Unité Unitaire Quantité Coût Quantité Coût (000 (000 (000 FCFA) FCFA) FCFA) a) Equipe tooographique Topographe homme/mois 50.0 12 600.00 Assistant homme/mois 25.0 12 300.00 Géomître home/mois 6.5 24 156.00 Chauffeur home/mois 25.0 12 300.00 1,356.00 Total par équipe b) Pépinières forestières villageoises Barrière 25 x 25 mi 0.012 100 1.20 - Brouette No 13.500 2 27.00 1 13.50 Pelles No 2.500 4 10.00 2 5.00 Pioches No 2.600 2 5.20 1 2.60 Arrosoirs No 4.450 4 17.80 2 8,90 Seaux No 0.010 15,000 150.00 15,000 150.00 Main d'ouevre 1/ home/mois 5.500 36 198.00 36 198.00 Coût total oar pépinière 409.20 378.00 c) Matériel topograohigue Tachom-tre No 1000.00 1 1.000.00 Viseur No 500.00 1 500.00 Trépied No 100.00 1 100.00 Mâts de géomètres No 50.00 3 150.00 Aides géomîtres 2/ No 5.00 10 50.00 Double décomâtre et chaine de 100 m en gros 70.00 Matériel de camping 3/ en gros 130.00 Total par équipe 2' Sources: Ministère de Développement Agricole et Pastoral, Division de Planification. 3 manoeuvres à 5.500 FCFA/homme-mois 2/ Fabriqué localement 3/ Comnrprd 1 lits de ca--p, 3 noustiquaires, 2 glacières, 1 lampe à huile, 1 table et 3 chaises. ,ANNEM 2 'Tableau 5 TCHAD PROJET ZONE SA%ELIENNE AMENAGEKENT DES BAS FONDS Taux de Rentabilité Ecoromique AP1 AP2 AP3 AP4 AP5 AP6 AP7 AP8-10 ilions de FFA- Coûts CoM.1 d'investissement 1/ 20.4 7.1 (8.1) - Opérations 2/ 20.7 30.2 4.3 - - - - - Total des coûts 41.1 37.3 (3.8) - - Ajustement FE 3/ 46.5 0 - - - - Avantages, tonnes lère tranche , type 1. 4/ 150 175 200 200 200 200 200 200 lère tranche, ty-pe 2 5/ - 80 96 112 128 144 160 160 2ème tranche, type 1 6/ - 90 105 120 120 120 120 120 2ème tranche, type 2 7/ - - 160 192 224 256 288 320 Accroissement de la production 150 345 561 624 672 720 768 800 - millions FCFA- - Valeur des avantages 8/ 4.5 10.4 16.8 18.7 20.2 21.6 23.0 24.0 Avantages Nets 9/ (42.0) (30.1) 22.4 18.7 20.2 21.6 23.0 24.0 Taux de Rehtabilité Economique Coûts 100% '20% 100% 120% Avantages 100% 100% 80% 80% Taux 21% i5z 14% 10% 1/ AP3, Valeur rsiduelle des véhicules. matériel photographique aérien de restitution et topographique à 50%. 2/ l'AP1 du tableau 1 mais exclu les essais, échanitllons? les études statistiques et le suivi et comprend seulement 40% du coût de la restitution de la photographie s,érienne. De même pour l'AP2 mais aussi exclu les engrais et les stocks de semences en surmlus de ce qui est nécessaire pour 2000 ha. L'AP3 reflète la 20 et dernière année des agents de vulgarisation dans ces bas-ftnds (1,200 ha, I agent/100 ha) travaux n'ont pas commencé jusqu'à AP2. 3/ L'élément en devises a été augmenté de 1.25. / )Ja en culture ( 500 ha) avec un rendement moyen de 100 kg/h; "Sans le projet, le rendement tombe à 650 kg/ha l'AP2 et 600 kf/ha l'AP3 et ensuire; le rendement"avec le projet est constant à 1000 kg/ha. 5/ Nouvellement cultivé ( U00 ha); la production n'est obtenue qu'à l'année de projet suivant le développement. La production est estimée au taux de remdement accru comme si la terre avait été développêe sans le projet. ( Ceci est possible si l'on considère l'aménagement spontané des bas-fonds); le rendement." sans le projet" décline de 800 kg/ha la première saison à 600 kg/ha la 6ème siason; le rendement "avec le P-ojet" est 1,000/kg/ha constamment. 6/ Tel qu'à la note 4/ 300 ha. T/ Tel qu'aà la note 5/ 100 ha. / 30 FCFA/kg, ce mui représente l'année "normale" pour la zone sahélienne ou elle importe une petite de graines ( Annexe 1, "ableau 2). Cette valorisation ne représente pas les effets d'une production sûre. / Etant donné que tous les travaux doivent être entrepris pendant la saison sèche, après la récolte des cultures en sec, la main-d'oeuvre des cultivateurs est valorisée à 2. ANNEXE 3 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE MAGASINS VILLAGEOIS Généralités 1. Après la sécheresse de 1973, une douzaine d'entrepôts ont été cons- truits dans les principales villes du Sahel avec l'aide financière de la CEE et de l'IDA (Crédit 445-CD). Ces entrepôts, gérés par l'ONDR, servent de cen- tres régionaux de transit pour les divers facteurs de production destinés à être distribués aux agriculteurs. La superficie totale des entrepôts couverts n'est que 1.226 m2 (voir Tableau 1). Aujourd'hui, les pouvoirs publics désirent vivement faire droit à la requête des communautés villageoises qui souhaite- raient voir aménager, dans chaque village, de petits magasins destinés notam- ment à abriter les stocks de mil. Le sous-projet a donc pour double objectif de financer la construction d'entrepôts couverts et fermant à clé - pour abriter les réserves d'insecticides et de semences, l'outillage et les atte- lages, et les stocks de mil - et de constituer un fonds de roulement permet- tant d'acheter du mil produit localement et qui sera distribué, à la fin de chaque campagne, aux agriculteurs qui le rembourseront ultérieurement en nature, moyennant une marge de 20 % pour couvrir leurs frais et compenser leurs pertes éventuelles. Le sous-projet 2. Le sous- rojet doit servir à financer la construction de 28 magasins villageois de 72 m , ce qui augmentera de 2.016 m2 la superficie totale des installations d'entreposage. Ces maçasins seront conformes aux normes adoptées par la Direction de l'agriculture, à savoir que les fondations seront en béton armé, cha ue magasin comportant trois compartiments d'une capacité utile totale de 58,5 m?, à raison de 16,5 m2 pour le mil, 21 m2 pour les insecticides et 21 m2 pour les instruments et l'outillage et d'autres facteurs de production. Les parois du compartiment réservé au mil seront en moellons de ciment, tandis que les autres compartiments seront faits de briques de terre, recouv.ertes d'un en- duit de ciment. Les briques seront fournies et posées par les habitants du vil- lage. Les portes et les fenêtres des bâtiments seront ?n acier et le toit recouvert de feuilles d'aluminium. Les travaux seront effectués en régie. Le Tableau 2 indique l'emplacement des entrepôts qui seront construits dans les provinces du Chari Baguirmi, du Batha et de l'Ouaddai. 3. Grâce au sous-projet, il sera possible de constituer un fonds renou- velable pour l'achat de 728 tonnes de mil, à raison de 26 tonnes par magasin. Chaque magasin doit desservir quelque 400 familles, soit un total de 1.700 per- sonnes, dans un rayon de 10 à 15 km. Les quantités à entreposer ont été calcu- lées sur la base de 5 kg par personne et par mois entre juin et août. ANNEXE 3 Page 2 4. Le sous-projet sera exécuté par le personnel de l'ONDR, qui agira en étroite collaboration avec les communautés villageoises. Les magasins seront la propriété de l'ONDR qui en assurera la gestion, laquelle pourra être éven- tuellement reprise par les communautés. C'est le service de planification du Ministère du développement agricole et pastoral qui supervisera les travaux, ainsi que l'exécution des autres phases du sous-projet. Coûts du sous-projet 5. Le coût total du sous-projet est évalué à 60 millions de francs CFA (245.000 dollars), net d'impôts, ventilé comme suit: Monnaie Devises en locale Devises Total pourcentaqa ......Tmilliers de FCFA) . Travaux de construction 17.540 12.700 30.240 42 Equipement 50 400 450 90 Achat de stocks de mil 21.840 - 21.840 - Surveillance/opérations initiales 7.468 - 7.468 - 46.898 13.100 59.998 22 Justification 6. Les services de vulgarisation et de fourniture de facteurs de produc- tion de l'ONDR étaient, il y a peu de temps encore, limités à la zone de cul- ture du coton. La création des 28 magasins prévus au titre du projet constituera la première phase d'un programme de construction d'entrepôts couverts qui doit permettre à l'ONDR d'étendre à la zone sahélienne ses activités de vulgarisa- tion et de fourniture de facteurs de production. Les principaux bénéficiaires du sous-projet seront les 400 familles d'agriculteurs habitant dans un rayon de 10 à 15 km de chaque magasin, soit 11.200 familles au total, ou 12 % de la population rurale vivant dans la zone d'exécution du projet. La construction des magasins a été demandée par les habitants des villages intéressés qui participeront donc aux travaux. La constitution des stocks de mil, qui répond également aux voeux des villageois, assurera à ces derniers une petite marge de sécurité. Ce qui est plus important encore pour la zone du Sahel, peu peuplée et inaccessible durant la saison qui précède celle des récoltes, ces magasins communautaires stimuleront la concurrence sur les marchés locaux. ANNEXE 3 Tableau 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE MAGASINS VILLAGEOIS Emplacement de magasins villageois de l'ONDR existants dans la Zone Sahélienne Préfectures Sous-Préfectures Canton Villages CaDacité M Chari-Baguirmi N'Djamena Rural Suburban Farcha 200 722/722 I Massakory Massakory 120 Dourbali Dourbali 120 Bokoro Moito Moito 72 Gambir Gambir 90 Bokoro Bokoro 120 Batha Ati Ati Ati 120 192/384 /1 Fitri Yao 72 Ouaddai Abeche Abeche Abeche 120 312/552 /1 O.Chok Abougoudam 72 Adre Adre Adre 120 TOTAL 1,226 Sources: Unité du Ministère du développement agricole et pastoral. l/ Capacité d'emmagasinage à l'intérieur de la région du projet sur la capacité totale d'emmagasinage dans la province. ANNEE 3 Tableau 2 TCA PROJET ZONE SABELIENNE Magasins Villageois Calendrier estimatif des mplacements des nouveaux magasins villageois Préfecture 1/ Canton Population Nb d'ex- Superficie Nb de magasins Sous préfecture Rurale ploitation cultivée villageois Chari-Baguirmi: N'Djamena Rural Kadala 12,000 3,000 5,100 1 Madiago 40,000 10,000 17,000 3 Afrouk Mani 22,000 5,500 9,350 1 El Fass 9,000 2,000 3,400 1 Massaget 10,000 2,500 4,250 1 Karme 13,000 3,000 5,100 1 Karal 12,000 3,000 5,100 1 Massakory Tourba 33,000 8,000 13,600 2 Dourbali Dourbali 27,000 6,500 11,000 1 Bokoro Moito 16,500 4,000 6,800 1 Maigana 16,500 4,000 6,800 1 Bokoro 13,500 3,500 5,950 1 Amladoba 5,500 1,500 2,550 1 Batha: Ati Fitri 32,000 8,000 13,600 2 Salamat 8.,000 2,000 3,400 1 Modogo 10,000 2,500 4,250 1 Kouka 30,000 7,500 12,750 2 Ouaddaï Abeche 0.Chok 17,000 4,000 8,000 3 Adre Molou 37,000 9,000 18,000 2 Guergne 28,500 7,000 14,000 1 TOTAL 392,500 96,500 /2 170,000 28 Source: Division du Ministére de DéveloppezVrf Agricole et Rural 1/ La région du sous projet comprend les sous préfectures dans le Chari Baguirmi nord, Batha sud et Ouaddai nord qui sont généralement situés entre les sohyets 500 et 600 m. 2/ Les bénéfices directs résultant de la construction des magasins villageois profiteront aux 400 familles d'agriculteurs résidants à proximité c.a.d. 11,200 familles au total, ou 12% de la population rurale dans la région du sous projet. ANNEXE 3 -ableau 3 TCHAM PROJET ZONE SAHELIENNE MAGASINS VILLAGEOIS . Coût d'un maitàin lillaaeois Article Unité CoûIt itaire Quantité Coût total - .T00 FCFA) (000 FCFA) Ciment t 42.00 6 252.0 Pierre m3 2.00 10 20.0 Sable m3 .50 30 15.0 Boue m3 .50 /1 32 16.0 Pierres crues No. .00s/1 8,000 40.0 Renforcement en acier kg .20 400 80.0 Parpaing en béton No, .10 500 50.0 Verge en fer-clous de l eau kg .02 100 2.0 Tonneaux pour le transport ,To. 2.50 3 7.5 Planches en bois blanc 4m/m m3 40.00 .5 20.0 R.ble en bois rouge m3 40.00 .5 20.0 Tales en aluminium mi .80 104 83.2 Boulons pour fixer les tdles No .10 150 15.0 Portes en acier 2.10xl.25m No. 30.00 2 60.0 Persiennes pour fenêtres 1 x lm N. 1.023. Fenêtres pour ventilation No 15.00 2 36.0 0.5 x 0.25 m Nob 1.00 6 6.0 Sous-total: matériaux 716.7 Transport de N'Djaména 2/ 40.0 Approvisionnement total en matériaux 756.7 dont distribution aux bénéficiaires ( non rémunérés) -56.0 /1 Coûts en espèces de l'approvisionnement en matériaux 700.7 Equipe de main-d'oeuvre spécialisé ( rémunéré à la pièce) 375.0 Coût total 19075.7 /3 Coût total par contrat au m2 1'5.0/4 Source: Direction du Ministère du Développement agricole et rural. l/ Les matériaux sont f,urnis gratuitement aux bénéficiares. 2/ La distance moyenne est 200 km à 10 F/t/km ( en Régie) pour 20 t. 3_/ Devises 214.2 85% ciment 90% renforcement en acier portes et fenêtres 907 d.e tales d'aluminium et accesoires Total par magasin villageois. 4/ Le coût total, si la construction - en béton- était effectuée par un entrepreneur serait 30,000 FCFA/m2. ANFE 3 Tableau 4 PROJET ZONE SAHELIENNE MAGASINS VTLAGEOTS Coûts des Sous Projets Coùt Année de Projet 1 Année de Projet 2 Coût - Rubrique Unité unitaire Quantité . Coût Quantité CoÛt Total (Id~00 ('000 --('000 FCFA)-- FCFA) FCFA) Travaux de Génie Civil et Matériel Construction des magasins No 1,080.l 12 12,960 16 17,280 30,240 Balances 2/ No 90 5 450 - - 450 Fonds de Roulement Achat de mil Tonne 30 312 9,360 416 12,480 21,840 Supervision et Opérations Initiales Sacs 3/ No 0.3 2,000 600 - - 600 Transport du mil 4/ Tnnne 1.0 312 312 416 416 728 Protection de l'inventaire Tonne 1.5 312 468 728 1.092 1.560 Coûts de fonctionnement des véhicules 5/ 840 840 1,680 Location d'avion Heure 27.0 25 675 25 675 1,350 Fournitures de bureau et frais divers 6/ 475 47,5 950 Supervision et suivi 7/ Somme 300 300 600 Sous-total 3,670 3,798 7,468 TOTAL 59,998 Source: Unité de conception du Ministère du développement agricole et pastoral; escmations de la mission. 1/ A partir du tableau 3; 72 m~ à 15.000 FCFA/m2, 2/ Une balance pour 5 magasins villageois pour faire l'inventaire. 3/ Pour emmagasiner le mil avant l'achèvement de la construction des magasins vi.lagec.s. 4/ Couvre simplement la période d'achat initiale. Ensuite les bénéficiaires se chargeront de transporter leurs marchandises du magasin à leur ferme. 5/ Deux véhicules 4 roues motrices pour le travail de vulgarisation, le contrôle d :ravaux de construction et l'achat initial du mil. Le coût total est 2 x 750 km/mois x L' mois 70 FCFA/km. 6/ Comprend 150.000 FCFA/an pour les fournitures de bureau, et une partie des frais de personnel soit: une secrétaire et 2 chauffeurs pendant 6 moià/an. 7/ 1 Z des coûts de construction; le suivi sera entrepris par l'Unité de la conception. ANNEXE 4 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE CENTRE DE DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU FITRI Généralités 1. Situé à environ 280 km à l'est de N'Djamena, le lac Fitri est le centre d'un vaste système de drainage intérieur. Le niveau du lac variant avec les saisons, les troupeaux du Batha peuvent y paltre pendant la saison sèche et on pourrait y pratiquer des cultures pendant la saison normalement morte pour l'agriculture. L'exploitation des terres découvertes par le retrait des eaux du lac a une importance sinon capitale du moins très grande pour l'économie de la région, mais on n'a jamais étudié les moyens d'en améliorer la gestion. 2. Le gouvernement tient maintenant à mettre en valeur la région du lac Fitri. Le sous-projet envisagé concernera exclusivement l'agriculture; le déve- loppement de l'élevage dans la région sera couvert par le projet d'élevage IDA/FED envisagé. Dans une région peu peuplée, l'agriculture et l'élevage se disputent néanmoins les terres situées près du lac; la production est limitée par la superficie de ces terres et il faudra à tout prix augmenter la produc- tivité si l'on veut relever les revenus ruraux de la région. L'augmentation des rendements permettra d'éviter la mise en culture des terres en bordure du lac qui menace actuellement les pâturages très appréciés de Bourgou dans lee bas-fonds. Le sous-projet 3. Les fonds du sous-projet serviront à financer la construction, l'équipement et le fonctionnement initial d'un centre de développement agri- cole. Les frais d'exploitation pour les trois années suivantes, de même que le coût de l'assistance technique pendant la première phase de deux ans prévue dans ce sous-projet, seront financés dans le cadre de la quatrième phase du Programme du FED. Une ferme expérimentale de 10 ha sera organisée pour tester des semences, l'efficacité des engrais et l'utilisati*on de l'eau; fournir aux exploitations des services de vulgarisation, des facteurs de production à crédit, simples mais améliorés ainsi que du matériel à traction animale; organiser de simples ouvrages d'amélioration des terres que les bénéficiaires exécuteraient sur 50-100 ha par an. Après quelques années de fonctionnement, on obtiendra, grâce aux activités du centre, les données agronomiques de base nécessaires à l'élaboration d'un autre projet de développement agricole. ANNEXE 4 Page 2 Coùt du sous-projet 4. Le coût du sous-projet, net d'impôts, s'élèvera à environ 60 mil- lions de francs CFA (245.000 dollars). Il ne peut toutefois pas être fait d'estimation avant que le programme de travail soit mieux défini et que l'on ait pris une décision quant aux éléments qui ejeront respectivement financés par l'IDA et le FED. Le Tableau 1 montre qu,e certaines parties ont déjà été défi- nies tandis que d'autres, principalement celle qui se rapporte aux frais d'ex- ploitation initiaux, devront être précisées. Dans l'attente de renseignements complémentaires et à partir du Tableau 1, la ventilation des coûts du sous- projet s'établirait comme suit: Monnaie Pourcentage nationale Deviseu Total devises ------------(milliers de FCFA)------------ Travaux de génie civil 6.604 6.096 12.700 48 Véhicules et matériel 2.363 19.117 21.480 89 Personnel 9.064 - 9.064 - Mise en route 5.562 5.562 11.124 50 Total 23.593 30.775 54.368 57 Justification 5. Il va de soi que les terres proches du lac sont moins exposées à la sécheresse que le reste de la zone sahélienne, à la seule exception des envi- rons du lac Tchad et des oueds, principalement au Kanem, où la nappe phréatique se trouve près de la surface. Les terres autour du lac Fitri étant relative- ment protégées contre la sécLeresse, il serait bon d'en augmenter la producti- vité étant donné que c'est la seule possibilité d'accroltre la production en saison sèche dans la région. Les autorités n'ont pas encore entrepris d'acti- vités de développement agricole dans la région, mais le sous-projet envisagé fournirait le moyen d'entreprendre certaines activités simples à une échelle modeste et de tester les mesures qui pourraient être éventuellement incluses dans un futur projet de développement agricole. L'utilité du type de travaux, qui seront entrepris dans le cadre de ce sous-projet, ne fait pas de doute. La préparation n'est toutefois pas terminée. TC,AD MiEX 4 Tableau 1 PROJET ZONE SAHELIENNE CENTRE DE DEVELOPPEMENT RURAL - LAC FITRI Cots des Sous Projets Unité Coût Année de Proiet 1 Année de Projet 2 Coit Z de unitaire Quantité Coût Quantité Coit Total Devises ('000 FCFA) ('000 FCA) ('000 FCTA) Travaux de Géni& Civil 1/ m2 35 100 3.500 - - 3.500 50 Logement pour le Chef du Centre 2 35 96 3.360 - - 3.360 50 Bureau et atelier de réparations M2 20 - - 168 3.360 3.360 42 Magasin pour les facteurs de production m2 13 72 1.080 - - 1.080 42 Magasin pour la région d'essais 2/ No. 1.400 1 1.400 - - 1.400 54 Puits Sous total 9.340 3.360 12.700 48 Véhicules et Matériel Camionnette 3/4 de tonnes No. 1.560 1 1.560 - - 1.560 90 Tracteur 85 CV No. 3.800 1 3.800 - - 3.800 90 Outillage 3/ Série 2.000 1 2.000 - - 2.000 90 Remorques 4/ Série 2.000 - - 1 2.000 2.000 90 Pompe portable (20CV) 51 Série 2.260 1 2.260 1 2.260 4.520 90 Pompe portable (12CV) Série 1.000 1 1.000 - - 1.000 90 Tracteur à main Série 1.250 1 1.250 1 1.250 2.500 90 Outils pour réparations Série i 300 1 300 - - 300 90 Outils agricoles Série 300 1 300 - - 300 90 Matériel topographique / Série 2.000 1 2.000 - - 2.000 90 Matériel de bureau Série 300 1 300 - - 300 90 Mobilier (bureau et logement) Série 1.200 1 1.200 - - 1.200 70 Sous total 15.970 5.510 21.480 89 Personnel Vulgarisateurs Homme-année 500 4 2.000 4 2.000 4.000 - :quipe pour tracteurs 7/ Equipe-année 522 1 522 1 522 1.044 - Main d'oeuvre dans la région expérimentale Homme-année 90 7 630 7 630 1.260 - Equipe topographique 8/ Equipe-année 1.380 1 1.380 1 1.380 2.760 - Sous total 4.532 4,532 9.064 - Opérations initiales Préparation du terrain 9/ Soma 188 - 188 - Travaux d'expérimentation 10/ Somme - 2.000 2.000 70 Fonds de roulement 10/ So - 3.870 3.870 70 Fonctionnement des véhicules '000 km 50 20 1.000 1.000 2.000 55 Fournitures de bureau 10/ Somme 200 200 400 70 Analyses pédologiques 10/ Somme 1.250 600 1.350 - Location d'avions Heure 27 4 108 4 108 216 55 Suivi et évaluation Somme 300 300 600 - Sous total 3.046 8.078 11.124 50 Total des coûts du sous roee 32.888 21.480 54.368 57 Sourrs: Unités de conception du Ministère du développement agricole et pastoral; estimationa de la missions. I/ Les coûts unitaires sonu fondés sur l'expérience de travaux similaires exécutés en régie en 1984-76. 2/ Comme pour le plan standard pour les magasins villageois (Annexe 3). / Une charrue à 3 disque,un ripper et une charrue à disque à 0.6, 0.3 et 1.1 million de FCFA respectivement. 4/ Un de 5 tonnes et un de 3 tonnes à 1.2 x 0.8 million de FCFA respectivement. 5/ Pompe à 1.32 million de FCFA et les accessoiresà 0.94 million de FCFA. 6/ Comme pour l'ensemble standard pour l'aménagement des bas fonds (Annex 2). 7/ Un chauffeur et un assistant à 432.000 et 90.000 FCFA/an respecticement. 8/ Un topographe, un assistant, 2 arpenteurs et un chauffeur à 600.003, 300.000, 180.000 et 300.000 FCFA respectivement. 9/ 75 hommes-jours/ha, 250 FCFA/homme-jour. 1.0/ Les calculs préliminaires ont été fait mais la programme de traail et les estimations de coats doivent être revisés. ANNEXE 5 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE OPERATION MARAICHAGE Généralités 1. Le Projet de secours contre la sécheresse (Crédit 445-CD) a permis de financer l'achat de matériel (10 pompes et du petit outillage), des fonds de roulement (stocks de semences et d'engrais) ainsi qu'un véhicule et des fournitures de bureau destinés aux agents de vulgarisation, pour un sous- projet de production maralchère à la périphérie de N'Djamena. Quelque 80 ha sont actuellement cultivés par 98 producteurs regroupés en 6 associations et par 47 exploitants individuels. La taille moyenne des parcelles est d'environ 0,5 ha, mais l'expérience a montré que cette superficie est trop grande, compte tenu de la capacité des cultivateurs à la gérer et de leurs disponibilités en main-d'oeuvre familiale. Les crédits pour les pompes, le petit outillage et les facteurs de production utilisés au niveau de l'exploitation ont des ar- riérés de remboursement d'environ 50 %. Le sous-projet était géré par une sous-division de la Direction de l'agriculture dotée de personnel suffisant, compétent sur le plan technique et qui coupait sans'tarder les crédits des retardataires. Elle a aussi rendu d'utiles services de commercialisation en regroupant les produits agricoles et en les transportant jusqu'au marché de N'Djamena; par contre, les envois pilotes de melons en France et au Cameroun se sont soldés par des pertes alors qu'ils devaient avoir une rentabilité élevée. N'Djamena est et devra rester le principal débouché, mais il est encore possible d'augmenter fortement la production à des prix rémunérateurs; de nombreux habitants de la région se sont adressés à la Direction de l'agriculture pour demander des facteurs de production et des services de vulgarisation. Le sous-projet 2. Les fonds prévus pour le sous-projet serviront à financer: la con- struction de deux entrepôts de 60 m2 pour l'emmagasinage de facteurs de pro- duction agricoles et d'oufillage, l'aménagement et la mise en valeur initiale d'une parcelle "concentrée" de 10 ha qui sera cultivée par des producteurs abandonnant volontairement l'agriculture en sec, ainsi que des stocks d'engrais et d'insecticides pour une superficie additionnelle de 70 ha. Les insecticides et les engrais ne seront plus fournis à crédit mais uniquement au comptant. La Direction de l'agriculture continuera à gérer le sous-projet mais ne fe- ra pas d'exportations pilotes par voie aérienne, sauf par l'intermédiaire de compagnies représentées à N'Djamena. ANNEXE 5 Page 2 Coût du sous-projet 3. Le codt du sous-projet, net d'impôts, s'élèvera à 27 millions de francs CFA (110.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1): Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises ------------(milliers de FCFA)------------- Travaux de génie civil et matériel 4.209 7.166 11.375 63 Fonds de roulement 680 6.120 6.800 90 Frais d'exploitation 5.771 2.135 7.906 27 10.660 15.421 26.081 59 Imprévus pour dépassement 437 474 911 52 des travaux Total 11.097 15.895 26.992 59 Le personnel de la Direction de l'agriculture continuera à être payé par le gouvernement. Justification 4. En dépit de la forte augmentation de la production locale ces der- nières années, les légumes de bonne qualité continuent à être presque aussi chers sur le marché de N'Djamena que les produits importés. Il est possible d'écouler sur place, à des prix rémunérateurs, une quantité accrue de produits et d'exporter des melons, à condition que des dispositions commerciales satis- faisantes soient prises. Non seulement la situation du marché est favorable, mais il existe aussi une forte demande de facteurs de production, de services de vulgarisation et de commercialisation émanant des producteurs potentiels. On évitera de retomber dans les erreurs du sous-projet de production maraî- chère antérieur, en attribuant aux cultivateurs des parcelles plus petites de 0,1 ha au lieu de 0,5 ha et en s'assurant que les engrais et les insecticides seront fournis uniquement au comptant. Le taux de rentabilité économique sera de 23 % (Tableau 2); il serait ramené à 9 % si les coûts augmentaient de 10 % et atteindrait 36 % si les avantages s'accroissaient de 10 %. ANNEM 53 TCHM Tablea4u 1 PROJET ZONE SABELIENNE OPERATION MARAICHAGE Coûts du Sous-Projet Unité coût Année de Projet 1 Année de Projet 2 Coût % de rnitaire Ouantiti Coüt Quantité Coût '"otal Dlevises ('000 ?CFA) ('000 FCTA) ('000 FCFA) Génie Civil et Matériel Entrepôt No. 1.800 1/ 2 3.600 - 3.600 50 Pompes Serié 941 1 941 - - 941 90 3/4 t pickup No. 1.560 1 1.560 - - 1.560 90 Petits outils So=» 2/ 2.274 - - 2.274 90 Construcdioneet mise en. place de drains m2 3 1000 3.000 - - 3.000 36 Sous-total 11-33 11.375 3 Fonds de Roulement Engrais Tonne 100 56 3/ 5.600 - - 5.600 90 Pesticides Litre 2 6004/ 1.200 - - 1 200 90 Sous-total 6.,00 6.800 90 Coûts de Fonctionnement Aménagement deà terrains 5/ Somme - - 900 - - 900 - Agents de vulgarisation 6/ Homme-mois 30 56 1.680 56 1.680 3.360 - Fonctionnement des véhicules '000 ka 50 14 700 5C 700 1.400 55 Fonctionnement des pompes Somme 7f 773 773 1.546 55 . . Fournitures de bureau Somme 350 350 700 70 Sous-total 4.403 3.503 7.906 7 Imprévus d'ordre matériel 8/ 764 147 911 52 Total des coûts du sous-orajet 23.342 3.650 26.992 59 Ï/ 60 M, construction entièrement faite en béton, 30.000 FCYA/m2. / Comprend 64 pulvérisateurs pour pesticides (2 pour 5 ha pour les 160 ha, à 10.000 FCFA chacun, 64 brouettes à 13.500 CFAF chacune, 100 pelles (10 unités/ha pour 10 ha) à 1.750 FCFA chacune, 100 pioches à 2.600 FCFA chacune, 100 houes en fer à 2.000 FCFA chacun, 100 rateaux à 1.350 FCFA chacun. 3/ 700 kg/ha pour les 80 ha additionnels. 4/ 7.5 1/ha pour les 80 ha. 5/ Préparation du terrain executée en régie pour las 10 ha de terrain pilote, 360 hommes-jours/ha à 250 FCFA/homme- jour. 6/ 6 agents de vulgarisation: 2 pour 12 mois et 4 pour 8 mois à 30.000 FCFA/mois. 7/ 1.800 heures/an à 430 FCFA/heure. 8/ 10 Z pour petits outils, drains, aménagement des terrains, fonctionnement des véhicules et fonctionnement des pompes. .ANNEXE 5 Tableau 2 PROJET ZONE SAXELIENNE PEATION MARAICHAGE Taux de Rentabilité Ecenomiaue Api AP2 AP3 AP4 . U AP6 AP7 AP8 AP910 --Millions FCFA---------------- ------- Coûts 1/ Travaux génie civ:Ll/matériel: -11.4 - 3.3 3.3 6.6. 3.3 4.2 - 3.3 Coûts de fonctionnement 2/ 18.6 17.1 17.1 17.1 17.1 17.1 17.1 17.1 17.1 Main d'oeuvre 3/ - 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 Total 32.5 19.6 22.9 22.9 26.2 .22.9 23.8 19.6 22..9 Ajustement pour devises h/ 37.3 22.4 26.4 26.4 30.5 226.4.44 Avantages ---(tonnes ) Type 1: Rendement/ha .5 10 12 14 15 15 15 15 15 15 production 6/ 50 120 140 150 150 150 150 150 150 Type 2: Rendement/haT/ 6 7 8 9 9 9 9 9 9 production 6 210 490 560 630 630 630 630 630 630 Production accrue 260 610 700 780 780 780 780 780 780 -(Millions FCFA)-. Valeur des avantages /11.7 27.4 31.5 35.1 35.1 35.1 35.1 35.1 35.1 Avantages nets • .Q5.8 5.0 5.1 8.7 4.6 8.7 7.6 12.7 8.7 Taux de rentabilité economique Coûts 100% 110% 100% 100% Avantages 100% 100% 90% 110% Taux 23% 9% 7% 36% 1/ L'APl- Coût tel qu'indiqué au tableau 1 AP3 et AP4- Remplacement ae petit. outi..s, ànaque aitéw f. tous les 3 ans ensuite; AP5-Remplace=ent après 6 ans de 10 pompes non utilisées au maximu qui avaient été achetés en 1975/76; AP7- Remplacement de la pompe achetée un 1971. CoQts tel qu'au tableau 1 y compris l'engrais et insecticide plus les semences à 1.2 million FCA ( non indiqué au tableau 1 car les atocka existanta sont suffisants), plus les coûts de pompage pour les 10 pompes existantes; 1350 h/an, 400 FCFA/h. 3/ Pour la région concentrée C type 1), 100 cultivateurs abandonneraient les cultures en sec à un coût d'opportunité de 50% du revenu annuel total/flLmille ou 25.000 FCTA/cultivateur. ý/.Zacteur de devises augmenté de 1.25. 5/ Rendement moyen pour les lgres, au debut dm la cemvaie en y faisant attention- les cultures doubles seraient possibles mais n'ont pas été inclues ici. 6/ 50% opérationnel l'Ael; c'est-à-dire 5 ha, type 1 et 35 ha type 2 au lieu de 10 ha et 70 ha comme l'AP2 ensuite. / Rende.men; moyen, avec plantation après que toutes les activités agricoles en sec ont été complétées. Ces agricu.l- teurs progressivement adopteront des plantations en début de campagne. Les coûts d'opportunité et -.es avan':ages ne sont pas inclus ici. 8/ US eCFA/kg; les cultivateurs de type 1 obtiendront un prix moyen plus élevé s'ils récoltent plus tct. Si les exportations étaient lancées avec succès, le prix moyen augmenterait considérablement. Le prix actuel au producteur pour les légumes est 60 FC?A/kg. ANNEXE 6 Page 1 PROJET ZONE SAHELIENNE CAMPAGNE DE VACCINATION ET MEDICAMENTS Généralités 1. L'élevage est la principale ressource d'environ 1,8 million de personnes vivant dans la zone sahélienne et la zone de transition; le Tchad compte environ 3 millions de bovins, 900.000 ovins, 1,7 million de caprins, 500.000 chameaux et environ 500.000 chevaux et ânes (Tableau 1). Les producteurs cherchent dans l'élevage avant tout un moyen de subsistance et, en augmentant leurs troupeaux, comptent se prémunir contre les risques de perte. Les méthodes d'élevage traditionnelles se fondant sur la transhumance prédominent et se caractérisent par une faible productivité et des pertes inutiles.. Environ un tiers des bovins et 10 % du reste du cheptel national ont péri pendant la forte sécheresse de 197.3. 2. Les services dont bénéficie le secteur de l'élevage sont médiocres. Ils consistent principalement en campagnes annuelles de vaccination contre les principales maladies (peste bovine, péripneumonie bovine, fièvre charbon- neuse, charbon symptomatique, septicémie hémorragique, pneumonie des petits ruminants, maladies aviaires et rage). Très peu de producteurs sont touchés par les campagnes de dépistage et ont accès à des produits vétérinaires trypanocides pour traiter les maladies transmises par la mouche tsé tsé. A la suite de la sécheresse de 1973, les services d'élevage ont étendu leur rayon d'action de manière à englober la distribution de petites quantités de pieres à lécher et de compléments alimentaires concentrés, avec l'aide financière du FED et de la Suisse. Tous les services sont gratuits; jusqu'en 1973, le gouvernement percevait annuellement une taxe pour chaque tète de bétail, mais y a renoncé à la suite de la sécheresse et a été dédommagé principalement par le FED pour les recettes ainsi perdues. Le gouvernement compte recouvrer auprès des bénéficiaires le coût total des services fournis, mais la nouvelle sécheresse de 1976/77 plonge les éleveurs une fois de plus dans une situation anormalement difficile; il ne sera donc guère justifié d'aggraver leur situation financière en les faisant payer à ce stade. En revanche, il ést important de renforcer l'efficacité du service de l'élevage afin de minimiser les pertes dues aux maladies, d'alléger l'effet des pertes causées par la sécheresse et de permettre aux éleveurs de reconstituer rapidement leurs troupeaux. Le recouvrement des coûts auprès des éleveurs sera progres- sivement introduit dans le projet IDA/FED envisagé. 3. Dans la zone du projet, la Direction de l'élevage est divisée en quatre circonscriptions vétérinaires habituellement dirigées par un vétéri- naire: a) Centre-ouest (N'Djamena); b) Nord-ouest (Mao); c) Centre (Ati); ANNEXE 6 Page 2 et d) Est (Abeche). Ces circonscriptions sont suddivisées à leur tour en 12 secteurs vétérinaires habituellement dirigés par un responsable diplômé en élevage (Massakory, Bokoro, Masserya; Mao, Moussoro, Bali; Ati, Oum-Hadjer, Mongo; Abeche, Biltine, Am Timan). Les 32 postes vétérinaires où travail- lent généralement des infirmiers de médecine vétérinaire représentent l'éche- lon le plus bas du service. Des équipes mobiles travaillent dans les régions d'accès facile, mais ailleurs les services d'élevage sont dispensés par les secteurs et postes vétérinaires (Tableau 1). Le service peut se charger des campagnes de vaccination, mais il manque de véhicules et de moyens. Une fois ces lacunes comblées, son efficacité ne pourra que substantiellement s'améliorer. Le sous-projet 4. Les fonds du sous-projet financeront: a) le remplacement de véhi- cules et de matériel; b)l'achat de quatre émetteurs/récepteurs; c) l'achat de vingt chameaux avec harnachement; d) une réserve d'un an de vaccins, de purges, de trypanocides et d'autres produits vétérinaires; e) la distribution d'environ 200 tonnes respectivement de pierres à lécher et de concentrés alimentaires; f) les frais d'exploitation des véhicules et du matériel; et g) une année de traitement pour 35 vaccinateurs temporaires. Les deux tiers environ du cheptel seront vaccinés contre la peste bovine et la péripneumonie; quant aux autres maladies, il y sera fait face à mesure qu'elles se déclarent. Coût du sous-projet 5. Le coût total du sous-projet, net d'impôts, mais y compris les pro- visions pour dépascement des quantités, est de 240,6 millions de francs CFA (982.000 dollars), ventilés comme suit (Tableaux 2 et 3): Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises ------------(milliers de FCFA)------------- Investissements - Véhicules et matériel 6.350 60.000 67.230 91 - Chameaux avec harnachement 1.100 - 1.100 0 Total partiel 7.450 60.880 68.330 89 ANNEXE 6 Page 3 Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises ------------(milliers de FCFA)------------- Frais d'exploitation - Salaires et traitements 7.020 - 7.020 0 - Frais d'exploitation des véhicules et du matériel 23.136 29.823 52.959 56 - Vaccins 22.438 33.658 56.096 60 - Médicaments et produits vétérinaires 2.600 23.400 26.000 90 - Minéraux et aliments 12.800 2.400 15.200 16 Total partiel 67.994 89.281 157.275 57 Dépassement des quantités 6.097 8.928 15.025 59 Frais d'exploitation 74.091 98.209 172.300 57 COUT TOTAL DU SOUS-PROJET 81.541 159.089 240.630 66 Justification 6. Le maintien des services de santé animale est le meilleur m.yen de soutenir le sous-secteur de l'élevage dans- la zone sahélienne et la a;Jne de transition étant donné l'infrastructure existant dans la région. Bien que le personnel et l'infrastructure de base existent, ils n'atteindront leur pleine efficacité que si les services sont dotés de véhicules, de réfrigérateurs de vaccins et de produits de consommation comme des vaccins, des produits vété- rinaires et des médicaments, des pierres à lécher et des concentrés alimen- taires, ainsi que de l'essence. Un service vétérinaire renforcé donnera les avantages mesurables suivants: réduction de la mortalité des veaux et des animaux adultes, et partant, augmentation de la production de lait et de viande, et accroissement du cheptel (Tableau 4). La fécondité du troupeau progressera aussi quelque peu, mais cet élément ne peut être chiffré sur une période de 12 mois. En outre, le service de l'élevage gagnera progressi- vement la confiance des éleveurs de la zone du projet qui auront ainsi plus fréquemment recours à ses services, ce qui facilitera ultérieurement l'in- troduction de services payants. Le sous-projet aura un ratio avantages- coûts de 3,3:1 pour 12 mois, sans taux de change de référence, et de 3,0:1 pour un taux de change de référence de 1,25, dans l'hypothèse où la moitié des bêtes supplémentaires abattues serait exportée et où la production ce lait supplémentaire serait consommée sur place. Le ratio est calculé à ANNEXE 6 Page 4 partir du prix du bétail sur le marché et non pas à partir de l'avantage que constituerait la diminution de la mortalité; tous les avantages étant évalués sur une période de 12 mois à compter de la date des dépenses, le ratio est calculé sur la base de valeurs non actualisées. AdÙ4EFXE. 6 Tableau 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE CAMPAGNE DE VACCINATION ET MEDIC»ETS POPULATIONI ANMlALE Bétail Ovins & Chamaux Chevaux Anes Caprins - - - - - - - - - - - - ('000 head) - - - - - - - - - - - A. Région du projet desservie par des équipes mobiles Batha (partie de) 1/ 510 310 40 8 19 Kanem 430 800 70 20 40 Lake 300 150 3 20 20 Chari Baguirmi (partie de) 2/ 300 400 3 10 25 Sous-total 1,540 1,660 116 58 104 B. Région du projet desservie oar les postes et secteurs de bétail Batha (partie de) 1/ 820 490 60 12 31 Chari Baguirmi (partie de) 2/ 160 210 - 5 13 Guera 150 80 - 10 10 Biltine 300 500 80 16 50 Quaddai 350 200 35 12 30 BET 10 70 75 - 3 Salamat 90 70 - 3 7 Sous-total l,880 250 58 144 C. Total, de la région du projet 3i280 366 116 248 D. Région cotonniére Mayo Kebi 230 550 - 15 10 Logone Occidental 25 100 - 3.5 - Logone Oriental 35 120 - 4.5 - Tandjile 40 90 -8 - Moyen Chari 70 130 - .2 1 Sous-total 400 990 - 33 il E. Région LCBC 3/ Chari Baguirmi (partie de) 2/ 140 190 1 5 12 F. Total - Tchad 3 960 367 154 Source: Direction de l'élevage et des industries animales 1/ Conformément au recensement du SEDES en 1976. 2/ Estimations de la mission. 3/ Commission du bassin du lac Tchad. TCHAD PROJET ZONE SAIIELIENNE CAMPAGNE DE VACCINATION ET MEDICAMENTS Coûts d'Investissement Z de Unité Coûit Unitaire No. Total devises (FCFA '000) (FCFA '000) a~. niacérielt et Véticuies Véhicule 4 roues motrices 1/ No. 2,400 6 14,400 90 Camion 3.5 tonnes 2/ No. 2,820 9 25,380 90 Camion 6 tonnes 3/ No. 4,200 3 12,600 90 Récepteur/émetteur No. 1,723 4 6,890 90 Congélateur No. 300 10 3,000 90 Conteneur frigorifique No. 23 50 1,150 90 Trousse vétérinaire Séries 91 10 910 100 Matériel d'essais vétérinaire Séries 75 12 900 100 Hateriel divers Somme 2,000 100 Sous total 67230 91 Es. Chameaux et hornais 55 20 1,100 0 Total des coûts d'investissement 68,3309 1/ Remplacement des véhicules existant à Att (2), Oum iadjer, Mongo, Abeche (2). 2/ Rempiacement des véhicules existant à Massakory, lao, Moussoro, Ati, Oum Hadjer, Mongo, biltine, Am Timan, Bokoro. 3/ Remplacement des véhilcules-"existant ï Mao, Ati, Abeche. ANNEXE 6 Tableau 3 TCUAD PROJET ZONE SAELIMNE CAMPAME DE VACCINATIO< ET MEDICAMENTS CoGt de Fonctionneent Unit& Coût Unitaire No. Total Z de devises A. Traitements et Salaires* Chef du troupeau de chameaux No. 72 10 720 0 Vaccinateurs No. 180 35 6.300 0 Sous total 7.020 0 3. Véhicule et fonctionnoment au mattriaL Vehiculs 4 roues motrices _/ No. 1.680 14 23.520 55 Camions de 3.. tonnes 3/ No. 1.440 il 15.840 55 Camions de 6 tonnes 3/ No. 3.600 3 10.800 55 Congélateurs, Karosène 4/ No. 28 50 1.424 70 Congélateurs pièces de rechan-,e L. So 1.375 90 Sous total 52.959 56 C. Vaccins Peste Bovine/paripneumaoni bovine '000 dosec 8,95 2.500 22.375 60 Cnarcon bactéridien c 10,80 1.800 19.440 60 Charbon symptomatique 92 1.300 11.960 60 16,84 25 421 60 13.0 70 910 60 Volaille 1 , 2,4 100 240 60 Volaille 2 9,6 50 480 60 Rage - 90 3 270 60 Sous total 56.096 D. Médicaments Diparasitage des veaux r000 doses 60 250 15.000 90 Dparasitage des jeunes animaux " 100 50 5.000 90 Tripanocide du bétail 50 20 1.004 90 Tripanocide des chameaux " 150 20 3.00U 90 Divers 2.000 90 Sous total 26AOO 90 E. Suppléments de nourriture Pierres à liéchar 6/ t 100 120 12.000 20 Concentrés t 16 200 3.200 0 Sous total -5.200 16 Total des coûts de fonctionnement 157.275 57 (avant imprévus) 15.025 59 Imprévus d'ordre matériel 10% 7/ Total des coOts de fonctionnement -- Total des coûts d'investissemenc - 240.630 66 Total des coûts du Sous projet _ 1/ 24.000 km/an à 70 FCFA/km. 2/ 16.000 km/an à 90 FCFA/im. _i/ 24.000 km/an à 150 FCFA/k.m. / 1 congélateur/karoséne d'un litre/jour à :S eC.A/' 28.470 FCFA/an. 3/ 750 mèches à 1.350 1.012.500 FCFA. 250 verres à 950 237.500 FCFA. 10 brûleurs à 12.500 125.000 -CFA TOTAL 1.375.200 6/ 40.000/animal 1 5 kç: 200 t/an, qui sera distribué par les véhicules des services vétàrinaires. 7/ 10% sur les coûts de fonctionnement à l'exception des traitements et salàires. ANNEXE 6 .Tableau 4 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE CAMPAGNE DE VACCINATIONS ET MEDICAMENTS Calcul du ratio avantages - couts Au taux de Au taux de .change actuel -..c*hange de référence ($EU1 =245:FCFA) ($EU1=306 FCFA) Avantages supplémentaires 1. Valeur du Cheptel - Bovins 1/ 618 657 5/ - Camelins 2/ 148 157 5/ Total partiel 766 814 2. Production du lait - Bovins 3/ 21, 21 - Camelins 4'/2 2 Total partiel 23 23 TOTAL DES AVANTAGES SUPPLEENTAIRES 789 837 TOTAL DES COUTS SUPPLEMNTAIRES 241 280 RATIO AVANTAGES - COUTS 3.3:1 3.0:1 1/ Réduction de la mortalité des veaux (3%) et des animaux adultes (1%), les veaux étant 15% du troupeau et les adultes 85%; valeur des veaux à 50 kg poids vif 8,000 FGFA; valeur des adultes à 200 kg poids vif 20,000 FCFA; 13,500 veaux x 8,000 FCFA: 108 millions de FCFA; 25,500 adultes x 20,000 FCFA=510 million de FCFA. 2/ Réduction de_la mortalité des camelins (1%); 3,700 camelins x 40,000 FCFA = 148 millions de FCFA. 3/ Augmentation de 1% des vaches (38% du troupeau) 11,400 vaches x 0.60 (taux de fécondité) x 120 litres x 25 FCFA/litre= 21 millions de FCFA. 4/, Augentation de 1% de femelles (18% du troupeau); 366,000 camelins x 0.18 x 0.01 150 litres x 25 FCFA/litre= 2,4 millions de FCFA. 5/ 25% destiné à l'exportation, 25% pour la consommation locale et 50% pour le croit du troupeau. ANNEXE 7 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE EQUIPEMENT POUR LA PRODUCTION DE VACCINS Généralités 1. Le laboratoire Farcha, créé en 1952 dais les environs de N'Djamena, a entrepris un programme de recherche sur l'élevage et a un service de pro- duction de vaccins pour le Tchad et plusieurs autres pays (Tableau 1). Il est actuellement sous le contrôle de l'Institut d'élevage et de médecine vétérinaire des pays tropicaux (IEMVT), organisme de l'Etat français dont le siège se trouve à Paris. On compte que fin 1977, le contrôle du laboratoire passera au Gouvernement du Tchad. 2. Les travaux de recherche, qui devaient être financés à parts égales par la France et le Tchad, ont été réduits ces dernières années, les difficultés budgétaires du Gouvernement tchadien ne lui ayant pas permis de maintenir sa contribution. Sont associés au pro.gramme de recherche, du moins sur le plan financier - les fonds étant en réalité fournis par le Gouverne- ment français - des activités d'éducation et des services de diagnostic par- ticulièrement utiles dont le Tchad et d'autres pays bénéficient gratuitement. Par contre, le service de production de vaccins doit normalement s'auto- financer, le prix des vaccins couvrant toutes les dépenses et, pour d'autres pays que le Tchad, un montant supplémentaire est demandé pour amortissement des immobilisations. Le Tchad a été exonéré du paiement de ce montant supplé- mentaire, étant donné qu'il a fourni une partie de l'actif initial. Les prix sont relevés par le biais d'une formule compensant l'inflation des coûts. L'analyse des recettes et des paiements du service de production de vaccins entre les années 1963 et 1971 montre qu'en moyenne les coûts ont été re- couvrés et qu'il est même resté un petit excédent. 3. Les activités du service de production de vaccins ont ensuite été pratiquement paralysées, le Tchad et, dans une moindre mesure, certains autres pays, étant dans l'incapacité de payer les vaccins. Il en est résulté un double problème. Tout d'abord, il est devenu très difficile de planifier la production dans la mesure où le système de "convention" exige que l'on con- vienne à l'avance des besoins de la saison suivante pour que les fournitures puissent être commandées; or, le Tchad a été dans l'impossibilité de remplir cette obligation. Deuxièmement, le manque de trésorerie nuit au rééquipement. Le coût des vaccins fournis sans paiement a été couvert dans un grande mesure par le secours étranger, mais des factures totalisant 72 millions de francs CFA restaient dues au 31 décembre 1976. L'entretien et le remplacement du matériel ont été nécessairement réduits au minimum tandis que si les factures avaient été réglées, le problème du rééquipement ne se serait pas posé. ANNEXE 7 Page 2 Le sous-projet 4. • Les fonds du sous-projet serviront à financer le rééquipement nécessaire au service pour continuer à produire des vaccins de façon régulière. Le matériel énuméré en détail au Tableau 2 représente une série d'articles nécessaires soit parce que le matériel actuel est hors d'état ou sur le point de l'être, soit, en ce qui concerne les vaccins bactéricides, parce qu'il faut moderniser l'équipement et, chose plus importante, diversifier la production. Coût du sous-projet 5. Le coût total du sous-projet, net d'impôts, est de 35 millions de francs CFA (143.000 dollars), la totalité en devises. Il n'est pas prévu de provisions pour dépassement des quantités, les spécifications et les quantités étant bien établies. Justification 6. Des campagnes de vaccination sont probablement le service le plus important qui puisse être fourni au secteur de l'élevage et il est donc néces- saire de disposer d'un stock assuré de vaccins de bonne qualité, adaptés aux conditions locales. Le service de production de vaccins de Farcha a fait la preuve de sa compétence technique et a été en mesure de produire des vaccins à un prix bien inférieur à celui que demandent les entreprises commerciales. Les difficultés financières actuelles ne sont pas dues au barème des prix adopté, qui permet de récupérer les coûts auprès des pays participants, mais aux défauts de paiement. A l'avenir, l'achat de matériel sera financé au moyen du produit des ventes et, dans le cas du Tchad, dans le cadre du projet d'élevage IDA/FED envisagé. Le sous-projet permettra d'utiliser pleinement les fonds irrecouvrables importants qui ont été investis dans les bâtiments, le matériel et le personnel local qualifié. ANNEE 7 Tableau 1 TCIM. PROJET ZONE SAHELIENNE EQUIPEKENT POUR LA PRODUCTION DES VACCINS Production et livraison de vaccins 1974 1975 1976 ----------'0O doses ------------- PRODUCTION Charbon bactéridien 1,553 2,386 2,070 Charbon symptomatique 2,362 3,716 2,457 Septicemie hemorragique bovine 750 383 973 Pleuripneumonie contagieuse bovine 1,001 872 129 " petits ruminants 48 152 49 Peste bovine 196 - 19 Peste bovine/CBPP 3,593 2,779 2,574 Rage 27 24 58 Clostridium septicum S dublin 17 VACCINS POUR LA VOLAILLE Typholde 15 Choléra 29 - - Maladie de Newcastle 90 119 267 Polyvalent (Newcastle/typholde variole) 320 116 344 PRODUCTION TOTALE 10,007 10,547 8,940 LIVRAISONS Cameroun 2,278 2,597 2,357 Lake Chad Basin Commission 444 710 788 Congo 76 163 141 Gabon 40 6 20 Guinea 200 - Mauritanie 1,000 500 500 Niger 71 61 10 Empire Centre Africain 805 879 372 Sierra Leone 75 30 10 Tchad 4,584 5,738 4,415 Zaire 17 - Kampuchea - -5 TOTAL DES LIVRAISONS 9,590 10,684 8,618 Source: Rapport d'activités du laboratoire de Farcha. ANNEXE 7 Tableau 2 PROJET ZONE SAHELIENNE EQUIPEMENT POUR LA.PRODUCTTON*DES VACCINS Coûts du Sous-Projet Colt Cout Rubrique Unité Unitaire - fob Quantité Total 1/ (FCFA '000) (FCFA '000) Equipement Fermenteur 20 - 30 1 No 5,500 1 5,500 Fermenteur 1 - 21 1 No 500 1 500 Centrifugeuse No 1,100 1 1,100 Distillateur No 130 1 130 Filtres seitz 25 litres No 1,450 2 2,900 10 litres No 280 2 560 5.litres No 204 2 408 Autoclave horizontal No 5,500 1 5,500 Digesteur - 200 1 No 1,000 1 1,000 Répartiteur automatique No 900 1 900 Chambre froide No 1,000 1 1,000 Plaque chauffante électrique No 750 1 750 Becs plastique No 75 2 150 Lyophilisateur petite capacité No 1,'735 1 1,735 Four pasteur . No 300 1 300 Déminéralisateur No 825 1 825 Congélateur No 1,275 1 1,275 Machine à imprimer No 250 1 250 Capsulatrices No 100 2 200 Compresseur - aspirateur No 65 1 65 Broyeur petite capacité No 150 2 300 Pompe No 250 1 250 Agitateur pour tubes à essais No 50 2 100 Bain-marie No 175 1 175 Microscope No 650 1 650 PH mètre No 160 2 320 Balance de précision No 75 1 75 Balance Roberval No 12 1 12 Sous-total 26,930 Transport, assurance fret 8,070 TOTAL 'n'Pm nm'. 35,000 Source: Laboratoire de vaccins de Farcha 1/ 100 Z en devises. ANNEXE 8 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE REPARATIONS DE PUITS: KANEM Généralités 1. La préfecture du Kanem dispose de plus de 400 puits cuvelés moder- nes, dont 65 % ont été construits il y a plus de dix ans mais n'ont jamais été entretenus. Vers l'ouest, la sous-préfecture de Nokou est équipée de 156 puits modernes mais dans cette région, les pertes de bétail ont été très graves et les pâturages naturels se sont considérablement détériorés pendant la sécheresse de 1973; il faut laisser les pâturages se régénérer avant toute reprise des activités d'élevage de sorte qu'il sera impossible de commencer la réparation des puits avant quelques années encore. Dans le centre, la sous-préfecture de Mao ne dispose que de 31 puits modernes, mais bien que les pertes de bétail y aient également été considérables, les pâturages naturels ont peu souffert; la réparation des puits pourrait donc commencer dans cette zone bien que cette opération ne soit pas indispensable dans l'immédiat étant donné que la nappe souterraine n'est en général qu'à 10 ou 20 m de profondeur, ou encore moins dans les dépressions peu profondes (ouadis), et qu'il est possible de forer facilement des puits à la main. A l'est, la sous-préfecture de Moussoro est équipée de 214 puits modernes, et les pertes de bétail y ont été relativement faibles grâce au savoir-faire des pasteurs transhumants; par ailleurs, les pâturages naturels se sont peu détériorés. Dans la grande dépression de Bahr El Ghazal et au sud de la ville de Moussoro, la nappe sou- terraine affleure à moins de 15 m, mais vers l'est, elle s'enfonce à 30 à 40 m de profondeur. C'est dans cette zone qu'il convient de commencer en priorité la réparation des puits. 2. La base du SERARHY à Mao, construite et équipée avec l'aide du FAC, est entrée en service en 1976. En 1976/77, elle doit se charger de neuf réparations importantes et de la construction de cinq puits à l'emplacement de puits existants impossibles à remettre en état; toutes ces opérations in- téressent la sous-préfecture de Moussoro. Il n'y a plus de crédits pour la section des puits pastoraux après 1977. Le responsable de la base est un Tchadien formé dans le cadre du projet de puisatiers du PNUD; il sera assisté pendant trois ans d'un puisatier expatrié financé par le PNUD. La base fonc- tionne sans difficultés, mais l'expérience enseigne déjà qu'elle est insuffi- samment équipée étant donné les problèmes particuliers de transport qui se posent dans le pays sableux de l'est du Kanem. Le sous-projet 3. Le sous-projet consiste à financer les grosses réparations de 20 puits par an pendant deux ans. Les travaux consisteront à nettoyer ANNEXE 8 Page 2 les crépines obstruées ou à les retirer et les remplacer, à réparer le revête- ment de ciment et à reconstruire la margelle et les abreuvoirs pour le bétail. Les travaux ne seront entrepris qu'aux emplacements approuvés par la Direc- tion de l'élevage et des industries animales. Il est prévu de fournir un camion de 10 à 12 tonnes à quatre roues motrices et une grue à moteur, qui seront utilisés exclusivement pour effectuer les grosses réparations dans l'est du Kanem. C'est le SERARHY qui sera chargé de l'exécution du sous- projet, puisqu'il dispose actuellement d'un nombre suffisant de cadres qui pourront prendre en main le programme de réparations . que les réparations de tous les véhicules et installations peuvent être effectuées aux ateliers du siège. Coût du sous-projet 4. Le coût total du sous-projet, net d'impôts et y compris les provisions pour dépassement des travaux, est de 57,1 millions de francs CFA (233.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1): Monnaie nationale Devises Total Devises --(milliers de francs CFA)-- Matériel 1.700 15.300 17.000 90 Réparations des puits 18.462 21.672 40.134 54 Total 20.162 36.972 57.134 65 Justification 5. Le sous-projet sera exécuté dans la région du Kanem où les pâtu- rages naturels n'ont pas été trop détériorés ni les pertes de bétail très graves pendant la sécheresse de 1973; la nappe souterraine y est généralement trop profonde pour que puissent être construits des puits traditionnels. Les réparations permettront de rétablir le débit de 40 puits cuvelés totale- ment ou partiellement inutilisés, qui seront choisis parmi les 140 puits de la sous-préfecture de Moussoro construits il y a plus de dix ans.' Grâce au sous-projet, les pâturages naturels pourront être rendus à leur vocation et, par conséquent, les troupeaux pourront être plus largement dispersés autour des puits actuellement en service. Chaque puits permettra d'abreuver 1.000 têtes de bétail par jour au maximum pendant la saison des pluies, ce qui représente des troupeaux appartenant à environ 25 familles. Au départ, les bénéficiaires du sous-projet contribueront, comme habituellement, à son exécution en assurant le logement et la nourriture aux équipes de réparation et, par la suite, en acquittant une charge qui sera déterminée par les groupes pastoraux reconnus dans le cadre du projet d'élevage de l'IDA et. du FED. Le taux de rentabilité sera du même ordre que celui du sous-projet de puits pastoraux du Fonds de projets ruraux (Crédit 664-CD), soit 19 % en 20 ans. 劉 ANNEXE 9 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE FONCTIONNEMENT DES STATIONS DE POMPAGE: CHARI BAGUIRMI Généralités Il 1. Après la sécheresse de 1973, le gouvernement a obtenu des fonds de diverses origines pour rééquiper douze stations de pompage inutilisées, si- tuées dans le nord du Chari, Baguirmi. Ces stations sont à une distance d'en- viron 150 km de N'Djamena, implantées le long des deux principales pistes de bétail partant de Massakary au nord-est et de Dourbali au sud-est. Onze des douze stations ont été équipées d'une pompe électrique submersible, de deux groupes électrogènes diesel, d'une centrale et d'un réseau d'alimentation en eau complété par un réservoir de 300 m3; 1,équipement de la douzième station est en cours actuellement. Ces investissements se chiffrent à environ 25 mil- lions de francs CFA (100.000 dollars) par station. A l'exception des deux stations qui fonctionnent toute l'année, et sont situées à proximité des prin- cipaux marchés du bétail de Massakary et Massaguet, les stations fonctionnent neuf mais de l'année, de la mi-octobre à la mi-juillet. Pour 11.000 heures de pompage en 1975/76, leur débit moyen s'établit à 31 m3 d'eau par heure (voir leurs caractéristiques dans le Tableau 1). Les coûts de fonctionne- ment ont été financés en 1975/76 et en 1976/77 par le Fonds de secours con- tre la sécheresse (445-CD) dans le cadre duquel aucune disposition n'était prise en vue d'assurer le financement ultérieur des coùts de fonctionnement; par ailleurs, la situation politique n'a pas encouragé la prise en charge des coûts de fonctionnement par les bénéficiaires d'une activité qui est, en fait, l'une des les plus visibles des pouvoirs publics dans le nord du Chari Baguirmi. Le sous-projet 2. Le sous-projet consiste à financer le personnel technique, les pièces détachées et le combustible, ainsi que le personnel d'entr.etien et leur transport, pour que le fonctionnement de douze stations de pompage soit assuré pendant deux ans. Au cours de la deuxième année du projet, les décais- sements ne se feraient qu'à raison de 50 %0 de ces coûts, le solde étant fi- nancé par les bénéficiaires. Telle est l'orientation que les pouvoirs pu- blics souhaitent donner au sous-projet, mais il faudra du temps avant qu'ils puissent récupérer l'intégralité des coùts sans voir surgir de difficultés. C'est au SERARHY que sera confiée l'exécution du sous-projet, puisque cet organisme dispose de cadres capables de prendre en main la gestion du pro- jet, et d'un atelier où peuvent être effectués les principaux travaux de réparation. ANNEXE 9 Page 2 Coût du sous-projet 3. Le coût total du sous-projet, net d'impâts mais y compris les pro- visions pour dépassement des travaux, est de 55 millions de francs CFA (224.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 2): Monnaie nationale Devises Total Devises - (Millions de francs CFA7 Personnel tchadien 14.564 - 14.564 - Stations de pompage 7.038 23.562 30.600 77 Fonctionnement des véhicules 2.786 3.406 6.192 55 Total partiel 24.388 26.968 51.356 53 Dépassement des travaux 994 2.686 3.680 73 Total 25.382 29.654 55.036 54 Les bénéficiaires financeront 25 % des coûts du sous-projet. Justification 4. Il importe certes que les stations continuent à fonctionner, mais il faudra que les autorités attendent quelque temps avant de pouvoir transférer aux bénéficiaires la prise en charge des coûts de fonctionnement sans voir surgir de difficultés. Exception faite des deux stations équipant les marchés de Massakory et Massaguet, les stations sont actuellement utilisées en moyenne quatre heures par jour environ pendant toute la saison sèche, et tirent quel- que 120.000 litres d'eau par jour et par station, ce qui suffit à abreuver 3.500 têtes de bétail par jour. Le pompage maximal en cours de saison fluctue d'environ cinq heures par jour aux stations dont le rendement est de 40 m3 par heure, à dix heures par jour à celles dont le rendement est de 20 m3 par heure; dans chaque cas, le pompage maximal permet d'abreuver environ 6.000 têtes de bétail, soit six fois plus qu'à l'aide d'un puits cuvelé à ciel ouvert. La fermeture des douze stations de pompage créerait une demande pour les puits cuvelés à ciel ouvert équivalant à 72 puits de ce type fonctionnant à plein régime, mais en pratique il en faudrait un plus grand nombre étant donné que le bétail devrait se répartir entre les divers points d'eau en service. Le sous-projet aura une incidence favorable sur l'environ- nement, mais il rendra les pistes de bétail beaucoup moins pratiques et fera ainsi croître les coûts de commercialisation et les pertes pondé- rales du bétail. Le coeur du problème tient à la demande effective encore inconnue pour les stations de pompage, dont le coût de fonctionnement moyen est de 2,3 francs CFA par tête et par jour. Le sous-projet permettra au gouvernement de récupérer peu à peu et sans difficultés la totalité des coûts et de déterminer la demande effective. 'lui1AD PROJET ZONE SAHELIENNE FONCTIONNEMENT DES STATIONS DE POMPAGE Charactéristiques des puits Puits cuvelés Profondeur Décharge Niveau statique Saison 1975/76 Totale connue de l'eau Nombre d'heures Quantité Décharge Combustible Huile travaillées pompée actuelle utilisé utiliàé (ni) (m3/hour) (mi) (mi) (m3/hour) --(litres)-- Route de stock Nord-est Am Tchokoro 46 20 23 760 15,258 20 4,940 200 Sounout el Kanem 1/ 46 38 19 Dapkaraye 58 40 33 1,384 55,654 40 8,996 350 Coz Dibeck 68 36 29 950 37,492 39 6,175 240 Karme 1/ 67 n.a. 35 Abou Zarazir 73 35 34 930 34,052 37 6,045 240 Route de stock Sud-est Abou Cueru 74 30 55 874 24,804 28 5,680 220 Bodo 136 30 53 980 28,470 29 6,370 250 Bokoyo 158 30 29 780 28,152 36 5,070 200 Loukdi 213 30 16 632 16,384 26 4,108 160 Marchés principaux 2/ Massakory 55 38 19 990 42,110 43 6,138 250 Massagutt n.a. n.a. n.a. 2,524 50,426 20 16,406 631 Total 10804 332,802 31 69,928 2,741 Sources: SERARIIY. 1/ Pas complètement équipé pour la saison 1975/76. 2/ Ouverts toute 'année. ANNEXE 9 Tableau 2 nOJi ma anfa.hJamma FNCTIONNME.IT DES STATIONS DE FOMPAGE: CHARI SAGUIRMI Coitz des Sous Projets Rubrique Unité. Coût Quantité Coût Z de uMitaire annuel devises Personnel local ('000 FCFA) ('000 ?CFA) :quipes de forage 1/ No. 360 12 4.320 - Equipes de mécancieis 2/ No. 420 1 420 - Eq.uipes de plombiers 3/ No. 396 1 396 - Equipes d'électriciens 4/ No. 252 1 252 - Equipes chargés de l'approvisionnement No. 340 2 680 - Indémiités sur le terrain (20%) S 1.214- Sous total 7.282 - Stations de pomage Pièces de rechange 6/ No. 450 12 5.400 90 Combustible diesel 7/ 00 1. 82 90 7.380 70 Huile 7/ 00c 1. 500 3.6 1.800 70 Réparations réticulées 8/ No. 60 12 720 70 Sous total Q5.300Q7 Fonctionnement des véhicules Approvisionnement en combustible Diesel 9/ No. 990 1 990 55 Camion de réparations 10/ No. 1.350 1 1.350 55 Supervision _1/ No. 756 1 756 55 Sous total • 3.096 55 Imprévus d'ordre matériel 12/ 1.840 73 Total des coüts pour le fonctionnement des 27.518 13/ 54 stations de pompage Sources: SERARY, estimations de la mission. 1/ L puisatier (à 30.000 FCFA/mois x 9 mis) et 1 aide (à 10.000 FCYA/mois x 9 mois). 2/ 1 mécanicien (à 25.000 FCFA/mois x 12 mois) et 1 aide (i 10.000 FCFA x 12 mois). 3/ 1 plombier (à 23.000 FCFA/mois x 12 mois) et 1 aide(à 10.000 FCFA/mois x 12 mois. 4/ 1 êlectricien(à 21.000 FCFA/mois x 12 mois). 5/ 1 chauffeur (à 25.000 FCFA/mois x 12 mois) et des manoeuvres pour charger (40.000 FCFA/an). 6/ 10%/an pour les ensembles de générateurs diesel et pompes submersibles. 7/ A partir du Tableau 1, pour 14.000 heures/an c.a.d. 10 à 1.000 heures/an et Massakory et Massaguet à 4.000 heures/an. 8/ Réparations auxtuyeaux, valves, robinets et abreuvoirs. 9/ 22 voyages, 4 t/voyage, 300 km voyage aller retour, 150 FCFA/km. 10/ 30 voyages (2/mois pendant la saison et 1/scation de pompage hors saison), 300 km aller retour, 150 FCFA/km. 11/ 36 voyages (3/mois) dans un véhicule à 4 roues motrices, 300 km aller retour, 70 FCFA/km. 2/ 10% sur les stations de pompage et fonctionnement des véhicules. 1/ Le coût pompé par m.3 est: 27.5 millions de FCFA/14.000 heures à 30 a3/heure, ou 65 FCFA/m.3; à 35 1/animal/jour, le coût de fonctionnement est environ 2.3 FCFA/animal/jour. ANNEXE 10 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE SURVEILLANCE HYDROGEOLOGIQUE DE LA NAPPE PHREATIQUE Généralités 1. C'est au cours de la période 1963-1968 qu'a commencé l'observation systématique des niveaux de la nappe phréatique dans l'ouest et le sud du pays; aucune nouvelle observation n'a été faite jusqu'à la fin de 1974. Deux études ont été entreprises en 1975: la première, intitulée "Niveaux de la nappe phréatique à proximité du lac Tchad", a été exécutée par l'ORSTOM, et a fait valoir les effets divers de la sécheresse de 1973 dans le Kanem et le nord du Chari Baguirmi; dans ces deux régions, le niveau de la nappe phréatique avait retrouvé en 1975 celui qui avait été relevé dix ans plus tôt, mais dans deux autres régions, il avait baissé de plusieurs mètres. L'étude n'a pu trouver d'explication satisfaisante à ce phénomène et a recommandé l'aména- gement de stations de pompage d'observation le long de certains axes; le coÔt total du programme dépassait les 100 millions de francs CFA. La deuxième étude, intitulée "Inventaire des ressources en eau souterraine et des points d'eau" a été entreprise par le FAC dans le sud du Tchad. Elle compare les niveaux de la nappe phréatique en 1975 avec ceux qui ont été relevés dix ans plus tôt et fait un bilan quantitatif et qualitatif partiel de la situation des points d'eau améliorés. En bref, ces études ont fait va- loir qu'il existait un problème d'alimentation des formations aquifères superficielles dans le Kanem et le nord du Chari Baguirmi et, plus généra- lement, ont mis en relief les difficultés pratiques que pose l'insuffisance considérable des renseignements sur le nombre et l'état des points d'eau améliorés. Le sous-projet 2. Le sous-projet consistera à financer deux équipes mobiles char- gées d'effectuer l'inventaire des nappes phréatiques, et leur matériel. L'une des équipes couvrira le Kanem et le nord du Chari Baguirmi, relevant le niveau de la nappe phréatique au début et à la fin de la saison des pluies pour évaluer les fluctuations en cours d'année; elle comparera ces données avec celles qui ont été recueillies au milieu des années 1960, et notera l'état des points d'eau améliorés. L'autre équipe couvrira le sud, de N'Djamena jusqu'à l'extrémité de la zone cotonnière. Le sous-projet sera exécuté par le Bureau de l'eau du Ministère du tourisme, de l'artisanat et des ressources naturelles, dont l'hydrogéologiste en chef, financé par le FAC, supervisera les travaux sur 1. terrain et sera chargé de classifier et d'ana- lyser toutes les données recueillies ultérieurement. Les travaux sur le ter- rain seront confiés au personnel technique du Bureau de l'eau. ANNEXE 10 Page 2 Coùts du sous-projet 3. Le coût total du sous-projet, net d'impôts et y compris les pro- visions pour dépassement des travaux, est de 12,6 millions de francs CFA (51.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1): Monnaie % nationale Devises Total Devises -(Milliers de francs CFA- Matériel 458 4.118 4.576 90 Personnel tchadien 2.420 - 2.420 - Fonctionnement des véhicules et des bureaux 2.193 2.907 5.100 57 Total partiel 5.071 7.025 12.096 58 Dépassement des travaux 219 291 510 57 Total 5.290 7.316 12.606 58 Seules sont incluses dans le coût du sous-projet, les indemnités de poste de l'hydrogéologiste en chef (financé par le FAC) et des deux techniciens (financés par le gouvernement). Justification 4. L'observation régulière des niveaux de la nappe phréatique à Kanem et le nord du Chari Baguirmi pendant deux ans, dans le cadre du sous-projet, permettra de recueillir un important nombre de renseignements nouveaux, grâce auxquels il sera possible de résoudre le problème de l'alimenta- tion des formations aquifères superficielles et d'aborder la vaste question de l'utilisation de l'eau. Dans cette région, où doivent se dérouler de nombreuses activités du projet d'élevage de l'IDA et du FED, et dans le sud où est exécuté l'élément du Fonds de projets ruraux (664-CD) ayant trait à l'alimentation en eau des villages, l'inventaire des points d'eau consti- tuera une base solide pour la planification des réparations de puits et le choix des emplacements des nouveaux puits. ANNX 1.0 TCHAD. Tableau 1 PROJET ZONE SAHELIEN SURVEILLANCE UTDRGEOLOGIOUE DE LA MAPP PMEAITFTt- CoÛt du Sous Projet Rubrique unité aire Quantité C de ('000 FCFA) ('000 ?CFA) Matériel. Véhicule 4 roues motrices No. 2.400 1 2.400 90 Camionnette 3/4 tonnes No. 1.560 1 1.569 90 Sonde électrique No. 125 2 250 90 Jauges d'observation 1/ Soe 216 90 table de dessinateur No. 150 1 150 90 Total 70 (par au) Personnel Staff Equipes mobiles 2/ No. 420 2 840 Dessinateur 3/ ~ No. 150 1 150 Allocations sur le terrain ,fSoe 220 Sous-total 1.210 Fonctionnement des véhicules et des bureaux Fournitures pour dessin I/ Soome 150 90 Véhicule 4 roues motrices '000 km 70 20 1.400 55 Camionnette 3/4 tonnes '000 km 50 20 1.000 55 Sous total 2.550 57, Imprévus d'ordre matériel 6/ . 255 57. '"otal des coûts annuels Sources: Bureau de l'eau, est Lmations de la mission. 1/ 2 compteurs de resistiviti, 2 compteurs PH , 2 altimetres. 2/ Un chauffeur à 25.000 FCFA/aid et un aide à 10.000 FCFA/mois, les deux pour dix mois. 3/ 25.000 FCFA/mois pour 6 mois/an. / stimi pour 5 mois/an sur lu terrain; I hdrog6ologue à 12.000 FCFA/=ois, 2 techniciens, et 2 chauffeurs à 3.000 CFA/mais chacun. 5/ Cartes,papier d'imprimerie, etc. / 10% sur les véhicules et fonctionnement du bureau. ANNÈXE 11 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE MISE EN DEFENS DES MASSIFS FORESTIERS Généralités 1. A la suite de la forte sécheresse qui a sévi dans le pays en 1973, le rythme de destruction des peuplements naturels autour de N'Djamena s'est accéléré. L'augmentation de la population de la capitale (due en partie à l'exode rural) a entratné un accroissement de la demande de bois de chauf- fage et de service et, vn conséquence, de l'abattage. L'épuisement des pâturages a poussé les éleveurs à couper de jeunes branches pour nourrir leur bétail. Ces facteurs, associés aux fréquents incendies de forêt, ont contribué à aggraver le déboisement autour de N'Djamena. L'objectif du pré- sent sous-projet est d'arrêter et de renverser cette tendance en protégeant les peuplements naturels et en coordonnant l'exploitation des forêts existantes par les usagers, éleveurs, agriculteurs et ménages. Le sous-projet permettra d'étendre un projet pilote de mise en défens du massif forestier actuellement en cours d'exécution et financé par le PNUD (projet Bougui), qui a permis d'aménager des pare-feu, des pistes d'accès et d'obtenir l'adhésion des habitants à un plan de mise en défensj des forêts. Le sous-projet 2. Le sous-projet prévoit une enquête sur les peuplements naturels et leur classification selon leur utilisation potentielle par rotation (charbon de bois, bois de service, pâturages, agriculture) sur une superficie de 3.500 ha situés à 80 km au sud de N'Djamena. Ensuite, le sous-projet permettra de fi- nancer la construction de pare-feu et l'ouverture de voies d'accès qui permet- tront aux négociants en charbon de bois et en bois de pénétrer dans certaines régions. On commencera à exploiter les forêts par rotation, sur la base d'une coupe de 300 ha par an. Le sous-projet sera géré par la Direction des eaux et forêts et exécuté par son Service de mise en défens des massifs forestiers qui a été organisé dans le cadre du projet pilote du PNUD. Coût du sous-projet 3. Le coût du sous-projet, net d'impôts, est de 41,9 millions de francs CFA (171.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1): ANNEXE 11 Page 2 Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises ------------(milliers de FCFA)------------ Véhicules et matériel 485 4.365 4.850 90 Travaux de génie civil 7.700 3.300 11.000 30 Mise en défens des massifs forestiers 24.718 1.300 26.018 5 Total 32.903 8.965 41.868 21 La rémunération des techniciens supplémentaires (1 technicien cadre, 2 techni- ciens, 6 techniciens stagiairLs) sera financée par l'Etat (5,5 millions de francs CFA par an). Justification 4. La mise en défens élémentaire d'un massif forestier, méthode selon laquelle les communautés participent à la protection et à l'exploitation sys- tématique de leurs forêts, est certainement la moins coûteuse et probablement la plus efficace pour arrêter et même pour renverser le processus de déboise- ment. Cette idée simple n'est cependant mise en application que depuis peu. Le succès du projet pilote du PNUD, qui a permis de résoudre les conflits d'intérêt entre les différents utilisateurs des forêts, donne à penser que le développement des forêts est en bonne voie. ANNEXE 1l Tableau 1 PROJET ZONE SABELINNE XISE EN DEFENS DES MASSIFS ?»'RSTIERS Conts des sous prolets Coût Année de Projet 1 Année de Prolet 2 Coût % de Rubrique Unité unitaire Quantit Coût Quantité Colt Total Devises (en milars (en milliers Cen milliers de de FCFA) de FCFA) FCFA) atériel et véhicules Véhicule 4 roues matrices No. 2.400 1 2.400 - - 2.400 90 Matériel de bureau soe 200 - - 200 90 Matdriel topographique /1 some 2.000 - - 2.000 90 Matériel pour garage some 250 - - 250 90 Sous total Ç8 0 Travaux de ginie civil agasin en ciment No. 3.000 1 3.000 - - 3.000 50 Hangar en ciment . No. 3.000. 1 3.000 - - 3.000 50 Habitations traditionnelles No. 500 8 4.000 - - 4.00,0 - Imprévus d'ordre matériel /2 1,000 - - 1.000 30 Sous total U. off - - -17M Total des investissements 15.850 15.850 A9 Administration des forêts Personnel local Ingénieurs forestiers homme-nnée 900 1 900 1 900 1.800 - Personnel technique supérieur homme-ane 800 2 1.600 2 1.600 3.200 - Personnel technique subalterne ho -nnée 500 6 3,0Ofl 6 3.000 6.000 - Nain-d'oeuvre houma-mis 6 700/3 4,200 700L 4.200 8.400 - Gardiens forestiers à cheval itoue-mois 10 12074 1.200 120-4 1.200 2.400 - Pare-feu et défrichement des pistes homme-mois 5 240£5 1.200 80/5 400 1.600 - Sous total 12.100 11.-300 23.400 - Fonctionnement des véhicules 'lhicu.e 4 roues motrices '000 k:m 70 17 1.190 17 1.190 2.380 55 Sous total des coûts de fonctionnement •3!0- 0. 23.'780 -5 Imprévus d'ordre matériel /6 119 119 238 51 Sous total des coÛta de 1'administration des forêts 13.409 12.609 26.018 Total des coûts 29.259 12.609 41.368 21 /l Voir Annexe 2, tableau 4 (c). /2 10% sur les travaux de génie civil. /T 100 hommes pendant 7 mois. /4 Les gardias possèdent leurs propres chevaux; 10 gardiens pendant 12 mois. /3 80 pare-feu pendant 3 mois (APl) et 20 pare-feu pendant 4 mois (AP2). /6 10Z du coût de fonctionnement des véhicules. ANNEXE 12 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE CREATION DE PEPINIERES FORESTIERES Généralités 1. En 1975, une Semaine nationale de l'arbre a été organisée afin de sensibiliser l'opinion publique à l'importance de la foret et d'encourager la population à planter volontairement de jeunes arbres. La réaction à cette campagne à N'Djamena et plus au sud a été bien meilleure que ne l'avait anti- cipé la Direction des eaux et forets; l'Etat veut maintenant créer des pépi- nières forestières dans quatre villes de la zone sahélienne: Mao, Massakory, Ati et Abeche - car il pense qu'une Semaine de l'arbre connaîtra le même succès dans ces villes dans la mesure où de jeunes plants y seraient disponibles. La Direction des eaux et forêts est dotée d'un personnel technique en poste à Ati et à Abeche où se trouvent d'anciennes pépinières forestières désaffectées; elle ne dispose pas de personnel à Mao et à Massakory, où elle n'a jamais exploité de pépinières. 2. Depuis 1955, la Direction des eaux et forets a entrepris des travaux d'observation sur diverses variétés à Abeche (moyenne annuelle des précipita- ,tions: 465 mm par an; coefficient de variation: 28 %). Pour la plupart des essences, le taux de survie des plants après dix ans a été inférieur à 20 %; seuls l'eucalyptus microtheca, le dalbergia sisoo et l'azadiractha indica ont enregistré des taux supérieurs à 80 % et une bonne croissance; cette dernière essence, dans la mesure où elle n'a pas besoin d'un sol aussi riche, est celle qui convient le mieux. Le sous-projet 3. Le sous-projet permettra de financer la création et la mise en exploitation à Mao et à Massakory de pépinières forestières de 2 ha chacune et le réaménagement des anciennes pépinières d'Ati et d'Abeche. Elles pro- duiront de jeunes plants d'épineux mieux adaptés aux conditions locales, tels que l'azadirachtha indica et dans une moindre mesure, l'eucalyptus microtheca et le dalbergia sisoo. On n'effectuera plus d'études d'observation sur les différentes essences. Le sous-projet sera dirigé par la Direction des eaux et forêts, qui sera également chargée de la distribution des jeunes plants aux planteurs volontaires. Coùt du sous-projet 4. Le coût total du sous-projet (net d'impOts), mais y compris les prdvisions pour dépassement des quantités, est de 50,1 millions de francs CFA (204.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1): ANNEXE 12 Page 2 Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises -----------(milliers de FCFA) ------------- Véhicules 1.888 16.992 18.880 90 Travaux de génie civil 4.029 4.029 8.058 50 Exploitation des pépinières 20.142 3.010 23.152 13 Total 26.059 24.031 50.090 48 La rémunération des techniciens supplémentaires (4,8 millions de francs CFA par an) sera financée par l'Etat. Justification 5. Le sous-projet donnera au gouvernement les moyens d'élargir la Semaine de l'arbre et de l'accompagner d'un programme relatif à l'exploitation des forets, aux abords de quatre villes de la zone sahélienne, pour faire prendre conscience à la population des problèmes écologiques. C'est, pour l'Etat, le principal objectif du sous-projet. Les jeunes plants produits dans les pépinières seront transplantés dans les villages et dans les cours d'écoles ainsi que dans les petites villes. La production de bois de chauffage qui résultera du projet sera un avantage marginal. ANNEME 12 Tableau 1 TCHAD PROJET ZONE SARELIENNE CREATION DE PEPINIERES FORESTIERES Coût des sous projets /L Rubrique Unité Coût Quantité Coût Z de unitaire Total D*«A (a milliers de (en mt1liers MArArl. et véhicules (API) FCTA) de FCFA) Véhicule 4 roues motrices /2 No. 2.400 2 4.800 90 Camionnette de 3/4 t /2 No. 1.560 2 3.120 90 Ates No. 10 16 160 - Petits outils /3 Série 200 4 800 90 Pots en polyethylène /4 '000 10 1.000 10.000 90 Sous total 18.880 90 Travaux de ginie civil (API) Réhabilitation des puits /5 No. 900 3 3.050 54 Nouveaux puits /6 No. 2.800 1 2.800 54 Hangar No. 200 4 800 - Préparation du sol /7 Equipe 37,5 2 75 - ClSture /8 No. 300 2 600 80 Imprévus d'otdre matériel /9 733 50 Sous total 8.058 50 Total 26.938 78 Fonctionnement des pépinières forestières (APi et AP2) (Par an) Personnel local Ingénieurs forestiers /10 homme-année 900 2 1.800 - Personnel technique subaterne /Il homme-année 500 2 1.000 - Comptable homme-année 600 1 600 - Aides forestiers hamme-annie 350 4 1.400 - Manoeuvres homme-année 90 44 3. 960 - Sous total 8.760 Fonctionnement des vihicules Véhicule 4 roues motrices /12 '000 km 70 20 1.400 55 Camionnette de 3/4 tonne /12 '000 km 50 20 1.000 55 Ancs No. 10 16 160 - Sous total 2.560 52 Imprévus d'ordre matériel /13 256 52 Coût annuel total 11.576 13 SOURCES : Direction des eaux et forêts; estimations de la mission. /l Pour 4 pépinières de 2 ha chacune; les coûts par pépinière sont similaires sauf si indiqués autrement. /2 Vhicules 4 roues motrices à Mao et Massakory; camionnettes à Ati et à Abeche. /3 Par ensemble: 10 pelles à 2.500 FCFA; 10 pioches à 2.600 FCFA; 10 arrosoirs à 4.450 FCFA; 5 brouettes à 13.500 FCFA; petits outils à 37.000 FCFA. /4 250.000 pots par pépinière. /5 900.000 FCFA à Ati et à Abeche; 1.250.000 FCFA à Mao. /6 Massakory : 25-30 m. /7 150 homme-jours par pépinière à 250 FCFA par jour; Mao et Massakory seulement. /8 A ao et à Massakory : 12 rouleaux de 50 m à 23.000 FCFA, plus les poteaux à 24.000 FCFA. /9 10% sur les travaux de génie civil. /10 Mao et Massakory, où les nouvelles pépinières seront établies. /rl Ati et Abeche; le personnel subalterne travaillera sous la personnel technique existant. /12 10.000 km/an/véhicule. /13 10% sur .le fonctionnement des véhicules. ANNE-XE 13 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE PREPARATION DU PROJET DE PROSPECTION DES RONERAIES Généralités 1. L'étude institulée "Préparation d'un projet de production de bois pour l'approvisionnement de N'Djamena" financée par le FAC et entreprise par le CTFT a permis de conclure que le développement de nouveaux massifs de bois de service plutôt que de bois de chauffage ou de charbon de boàs, aura très prochainement un caractère hautement prioritaire. Trois projets éventuels relatifs au bois de service ont été étudiés: l'aménagement d'une plantation d'eucalyptus dans la zone cotonnière, la construction d'une scierie près de Sarh et l'amélioration de la gestion des massifs de palmiers Borassus situés entre le Logone et le Chari, près de Ngam. Malgré le rang secondaire accordé au bois de chauffage et au charbon de bois dans l'ordre des priorités, le rapport a signalé que le déboisement autour de N'Djamena avait atteint un niveau tel qu'une mise en défense de la forêt naturelle était souhaitable et l'application d'un programme similaire à celui décrit à l'Annexe 11 ci-dessus a été recommandée. De surcroit, le développement de nouveaux massifs de bois de service permettra de réduire la pression de la demande sur la foret naturelle située autour de N'Djamena et de faciliter l'amélioration de sa mise en défens. L'étude a permis de conclure qu'une plantation d'eucalyptus serait peu rentable, mais qu'il conviendrait d'effectuer des études détaillées sur la scierie et les massifs de palmiers Borassus. Le sous-projet 2. Le sous-projet permettra de financer une étude relative aux massifs de palmiers Borassus près de Ngam, afin de déterminer comment on pourait amé- liorer leur mise en défens naturelle et quelle sera l'utilité de ces travaux. Bien que le cadre de référence détaillé n'ait pas encore été élaboré, l'étude nécessitera le recrutement d'un consultant qui effectuera deux séjours d'envi- ron deux mois au Tchad (soit quatre hommes-mois). Lors de son premier séjour, il précisera quelles sont les données que le personnel de la Direction des eaux et forêts doit rassembler sur le terrain. Vers la fin de son second séjour, il déterminera, le cas échéant, ce qui pourrait être fait entre la fin de son rapport et le moment où l'on décidera d'exécuter un projet de mise en défens du palmier Borassus. Coût du sous-projet 3. Le coût total du sous-projet (net d'impôts) est de 12,3 millions de francs CFA (50.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1): ANNEXE 13 Page 2 Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises -------------(milliers de FCFA)------------- Véhicules et matériel 342 2.508 2.850 88 Personnel et fonctionnement des véhicules 3.389 6.024 9.413 64 Total 3.731 8.532 12.263 70 Les traitements du personnel de la Direction des eaux et forêts en poste à Bongor (un technicien, six techniciens stagiaires et un chauffeur) resteront à la charge de l'Etat, bien que leurs indemnités de poste soient incluses dans les coûts du sous-projet. Justification 4. La forêt naturelle autour de N'Djamena se dégrade en raison de l'abattage excessif de jeunes arbres pour la fabrication de perches de 8 à 10 cm de diamètre servant à la construction des maisons traditionnelles. Les prix du bois de service continuent d'augmenter rapidement et l'on devrait maintenant envisager d'autres solutions pour se procurer du bois de construc- tion. Actuellement, les massifs de palmiers Borassus situés près de Ngam sont peu exploités, même si la plupart ne sont qu'à 20 ou 30 km du Chari. La seule étude de la région jamais effectuée s'inscrivait dans une enquête de recon- naissance, mais il est probable qu'elle se prête à une exploitation plus in- tensive et l'étude envisagée permettra de préparer un projet à cette fin. TCHAD ANNEXE 13 PROJET ZONE SABELIENNE Tableau i PROSPECTION DES RONERAIES CoQts des Sous pcojets Unit6 Coût Quantité Coût Z de unitaire Total devises ('df.p FCFA) ('000 FCFA) Véhicules et matériel Véhicule 4 roues motrices No. 2,400 ~ . 2,400 90 Matériel de campement 1/ Série 60 6 360 90 Outils et matériel de prospection 1/ Série 15 6 90 80 Sous total 2,850 88 Personnel et fonctionnement des véhicules Consultant 2/ Homme-mois 1,700 4 6,800 80 Indemnités sur le terain - Personnel technique 3/ Home-mois 11.5 42 483 - Manoeuvres 4/ Home-mois 7.5 144 1,080 - Véhicule 5/ Homme-mois 70 15 1,050 55 Sous total 9,413 64 Total des coûts du sous projet 6/ 12,263 70 Sources: Direction des eaux et forgts, estimations de la mission. 1/ L'ensemble de matériel de campement d'outils et de matériel prospection pour chaque personnel technique subalterne (6). 2/ 7.000 EU/home-mois tout compris. 3/ Pendant 6 mois, pour le personnel technique subalterne et le chauffeur. 4/ 6 manoeuvres par subalterne technique. 5/ 4 mois avec le consultant; 6 mois pendant la prospection sur le terrain. 6/ Les dépenses de fonctionnement des véhicules et de personnel seront prises en charge à 50% l'APl, 50% l'AP2. ANNEXE 14 Page 1 I TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE CONSTRUCTION ET EQUIPEMENT D'UN GARAGE Généralités 1. A la suite de la sécheresse de 1973, un Bureau des opérations de se- cours d'urgence a été créé afin de coordonner l'aide fournie par de nombreux organismes. Ce bureau a été remplacé en 1975 par le Comité de lutte contre les calamités naturelles qui a hérité de l'actif de son prédécesseur ainsi que des promesses d'assistance qui n'avaient pas encore été exécutées. Actuel- lement, il dispose d'un parc de 228 véhicules dont 138 camions, fabriqués par cinq constructeurs différents, 90 véhicules légers comprenant des véhicules à quatre roues motrices, des camionnettes d'une capacité de 3/4 tonne et de petites automobiles. A priori, un garage à même d'effectuer tous les tra- vaux, à l'exception des principales réparations mécaniques et spécialisées, serait nécessaire vu l'importance de ce parc composé de véhicules relativement neufs. Malheureusement, la Direction ne dispose pas d'installations de ce genre et tous les travaux, même l'entretien courant, sont exécutés par des garages privés, ce qui entraine des coûts élevés et de longues périodes d'immobilisation des véhicules. Le sous-projet 2. Le sous-projet permettra de financer la construction d'un garage de 1.020 m2, divisé en 10 aires de travail et comprenant des installations de stockage de pièces détachées, des bureaux et des salles de classe. Le plan initial pour lequel on avait procédé à une évaluation détaillée des coûts se montant à 38,6 millions de francs CFA (158.000 dollars) est actuellement réexaminé et il est probable qu'un plan plus modeste - environ 770 m2 - sera adopté; le coût de construction serait alors de 30 millions de francs CFA (122.00 dollars). 3. Le sous-projet permettre également de financer le matériel de base requis pour le garage, y compris des machines à souder, des presses hydrau- liques, une grue, un compresseur et un atelier mobile. Une liste détaillée de 45 éléments a été envoyée à des fournisseurs éventuels afin d'avoir une idée de l'ordre de grandeur du financement requis; la même procédure a été utilisée pour une liste de petit outillage comprenant 90 éléments. Le sous- projet financera d'autre part l'achat d'un stock de pièces détachées de base destinées au parc de véhicules actuel et, là encore, une liste de 85 éléments a été envoyée à des fournisseurs potentiels. ANNEXE 14 Page 2 4. Le financement requis pour le matériel de base, le petit outillage et les pièces détachées sera de l'ordre de 80 millions de francs CFA (326.000 dol- lars); en conséquence, le coût total, y compris la construction du garage, atteindra environ 110 millions de francs CFA (450.000 dollars). La composante en devises, qui représentera 100 % des coûts du matériel, des outils et des pièces détachées et 33 % des coûts afférents aux travaux de construction, atteindra environ 90 millions de francs CFA (370.000 dollars), soit 82 % du coût total. La taille optimale du garage, les quantités de matériel et de petit outillage, le stock de pièces détachées n'ont pas encore été déterminés exactement et à l'heure actuelle une équipe multidisciplinaire en poste à N'Djamena s'efforce de résoudre ces questions. Justification 5. Il existe actuellement trois grands garages privés à N'Djamena; l'entrée n'y est pas libre et ceux qui auraient la possibilité d'obtenir un rendez-vous peuvent se le voir refuser pour de nombreuses raisons. Les garages existants ont en fait le monopole des services de réparation de véhicules et leurs coûts unitaires spnt très élevés. A priori, il y a de bonnes raisons pour penser que le Comité de lutte contre les calamités natu- relles, avec ses 228 véhicules, pourrait réduire considérablement ses frais de réparation en exploitant son propre garage et ses propres ateliers de répara- tion. Cependant, il n'est pas possible de faire une comparaison détaillée des coûts d'entretien et de réparation dans le garage envisagé et dans les garages privés existants. En définitive, la préparation de ce sous-projet n'est pas encore terminée et sa justification, bien qu'apparente, n'est pas encore documentée. Ces deux éléments sont des conditions préalables au décaissement relatif des fonds affectés à ce sous-projet. ANNEXE 15 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE AMENAGEMENT DE L'INFRASTiUCTURE AERONAUTIQUE Généralités 1. Jusqu'en 1971, l'Etat finançait l'entretien des pistes d'atter- rissage, confié à l'ASECNA. Depuis lors, ces pistes ne sont plus entretenues, bien qu'en 1974 le trafic d'avions cargos de grande capacité ait été important en raison du pont aérien organisé pour le transport de produits alimentaires au titre des secours d'urgence. Depuis quelques années, les financiers étran- gers ont rejeté de nombreuses demandes qui leur ont été adressées pour l'exé- cution de gros travaux de réfection sur les principales pistes. Celles-ci ont donc continué à se détériorer et il est à présent urgent de procéder à certains travaux de réfection de petite envergure. Le sous-projet 2. Le sous-projet permettra de financer des travaux de réfection de petite envergure portant essentiellement sur le revêtement des pistes d'atterrissage d'Abeche, Am-Timan, Ati, Faya, Mao et Mongo, qui sont les chefs-lieux administratifs des préfectures. L'organe d'exécution du sous-projet sera l'ASECNA; cette dernière se chargera d'effectuer les travaux à Faya, où elle dispose d'un personnel permanent et de matériel, mais dans le cas des autres pistes, ils seront exécutés par la Direction des travaux publics, sous sa supervision. La Direction des travaux publics dispose de personnel et de matériel dans chacune des aut--q villes, et la réfection des pistes fera partie de son programme normal de 1 ix effectués en régie. Coùt du sous-proj.% 3. Le coùt total du sous-projet (net d'impôts), y compris les pro- visions pour dépassement des quantités, est de 20,3 millions de francs CFA (83.000 dollars), ventilés comme suit (Tableau 1); ANNÈXE 15 Page 2 Monnaie Pourcentage nationale Devises Total devises -----------(milliers de FCFA)------------- Main-d'oeuvre 12.006 - 12.006 - Matériaux 5.504 320 5.824 5 Fonctionnement des véhicules 180 419 599 70 Total partiel 17.690 739 18.429 4 Provisions pour dépassement des quantités 1.769 74 1.843 4 Total 19.459 813 _20.272 4 Justification 4. La population du Tchad est clairsemée et la densité moyenne dans la principale zone sahélienne est de 3 habitants au km2. Les conditions de transport par voie terrestre sont difficiles et les distances sont grandes (distances à vol d'oiseau de N'Djamena à Abeche: 640 km; à Am Timan: 600 km; à Ati: 360 km; à Mao: 240 km; à Faya: 800 km et à Mongo: 400 km), aussi l'avion est-il le mode de transport habituel pour les cadres de l'Etat comme pour les marchandises de première nécessité. Après la grande sécheresse de 1973, toutes ces pistes ont été utilisées pour organiser le pont aérien et des avions cargos de grande capacité ont amené des secours alimentaires d'urgence jusqu'à Abeche, Faya et Mongo, tandis que les DC3 assuraient la liaison avec Am Timan, Ati et Mao. Laissées sans entretien pendant six ans, les pistes d'Abeche, de Faya et de Mongo ne peuvent plus recevoir d'avions cargos lourds et, de surcrolt, à Ati et Mao, les transports par DC3 sont maintenant limités pendant la saison des pluies. Une fois encore, en 1977, certaines de ces pistes vont devoir être utilisées pour la distribution de secours alimentaires d'urgence. Le sous-projet permettra de remettre en état les six pistes d'atterrissage et de leur rendre leur capacité d'accueil antérieure pour cinq à six ans; le déplacement des cadres publics chargés de la direction et de la supervision des projets de développement s'en trouveront facilités et l'organisation de ponts aériens pour les secours alimentaires d'urgence et autres approvisionnements pourra être assurée. ANN'EXE 15 TCHAD Tableau 1 PRoJET ZONE SAELIENNM AMENAGEMENTS DE L'INFRASTRUCTURE AERONAUTIQUE Coûts du Sous Proiet Pistas d'atterisage et objet Unité Coût Quantité Coût Z da TInItzeriti nei Devise (1000 PCFA) ('000 FCFA) Abeche 1/: Cut back 200 1. 40 10 400 80 Gravier m3 13 8 104 - Main d'oeuvre Homme-mois 6 10 60 - Sous total 564 57 Am Timan 2/: Briques 3/ '000 3 561 1.683 Mise en place et. compactage m3 2 1.700 3.400 - Sous total 5.083 - - Ati 4/: Bricaillon m3 0,65 1.075 699 - Gravier m3 0,5 715 358 - Mise en place et compactage m3 1,2 1.790 2.148 - Sous total 3.205 - Faya 5/: Essence - '000 1. 110 3 330 70 Combustible diesel '000 1. 90 2,1 189 70 Huile et divers Somme 30 70 Pièces de rechange Somma 50 70 Main d'oeuvre Homme-mois 6 8 48 - Sous total 647 65. Mao 6/: Briques '00 3 360 1.080 - Mise en place et compactage M 2,5 1.100 2.750 Sous total 3.830 Mongo 7/: Gravier 23 0,5 3.000 1.500 Mise en place et compactage m3 1,2 3.000 3.600 Sous total 5.100 Imprévus d'ordre matériel 8/ 1.843 4 Total des coûts du sous-projet 9/ 20.272 4 -Sources: ASECNA, Direction des travaux publics, estimations de la mission. / Longueurde la piste d'atterrissage: 1.800 m; largeur 35 m; surface actuelle: goudronnée; travaux à effectuer: boucher les trous. 2/ Longueur: 1.500 m; largeur: 20 m; surface actuelle: bricaillons; travaux à effectuer: revêtir 5 cm sur 34.000 m2 (y compris le parking et la piste d'accès), c.a.d. 1.700 m' 3/ 330 briques/m3. 4/ Longueur: 1.300 m; largeur: 20 m; surface actuelle: bricaillon3 et gravier; travaux à effectuer: revêtir la surface de 5 cm sur 35.000 m2 c.a.d. 1.790 m S/ Longueur: 2.300 m; largeur: 40 m; surface actuelle: pierres; travaux à effectuer: nivellement et compactage; les fournitures sont données oendant 30 imurs ritqrables, 15 par an. 6/ Longueur: 1.100 m; largeur: 20 m; surface actuelle: briques crues; Jravaux à effectuer: revêtir 5 cm sur 22.000 m2 (sans parking et pistes d'accès) c.a.d. 1.100 m 7/ Longueur: 1.800 m; largeur: 30 m; ,surface actuelle: tout venant de carrière; travaux à effectuer: revêtir 5 cm sur 60.000 m-, c.a.d. 3.000 m3. 8/ 10 Z sur tous les articles. 9/ Mise en oeuvre: 50 Z l'AP1, 50 Z l'AP2. Tableaua I TCHIAD IOWn De mirms ns IA zaum SAMnE.« CDUr DU PROJTT ET S0t< F12<ANCEMT &tnumb de Couts du Proiet et Ftnacmnt Source: Cout du oratet Sinanci gar Aamexe.Tablem Anne Ane'a 2 Total tocal såndi.- ACDI IDA etatreg/ Cauvernem~nt ------(?CrA milliers) -------- (EuS - FCA miler)- AcciliraCtoa du di'velooemnt de l'agricultiLre Am"agement deo bas-fouda 2.1 48.132 45.401 03.3 382 • 46.767 46.766 Maains vtllageos 3.4 26.440 33.558 59.99S 245 • 29.999 29.999 Caetr* de developpemmnt rural: Lac Fittri 4.1 32.888 21.410 54.368 222 - 27.184 27.184 Operacion omatchage 5.1 22.57 3.W 26.041 106 1 13.041 Sou-tocal 13003 1.942 233. 9 -. 1. 1i._9990 Stantien et amzlioration deo services d'hvuiåte vit4rinaire Camagne de vaccinacton et mudic nta 6.3 223.605 - 225.605 921 - 112.802 112.803 Equipement paur la product:on de vaccing 7.2 - 3 17 500 Sous-total Z Z 1.064 100 130 303 Intretien det o>ints d'eau oastoraux ]Lparations de puits: KCnem 8.1 35 803 18.803 54.606 223 - 27.303 27.303 Foactioanemnt de stattano de pafage: Chari Baguirmi 9.2 25.678 25.678 51.356 210 12.839 19.259 19.258 Surveillanca hydrogåologique de la appe phriatique 10.1 .336 3,7% 12.0% ..1 .:- .044 Sous-total 6917 424 11 5 !j.M .52 g S.l£ EaCmnuton del activtt's forestieret Iise en dåfense d'u masif forestier 11.1 28.140 12.490 40.630 166 11.000 14.815 14.815 Creatton de p.ptniires foretm rue 12.1 33.525 11.320 48.845 199 9.600 19.622 19.623 Proespction des raneraie 13.1 7.357 4 12.226 .132 .131 Saus-total .2 1QL.73g 46 4.39 40.569 Amlioraeton de* 5rmetation» de service de I'Etac Contructio et equtp.eent d'un garat 14. 110.000 - 110.000 449 55.000 55.000 An'nae~ent de ltafrantructure aeronauctque 13.1 9.21 214 .429 ..j -1, 9.214 Su&-cocal .9. U 2 U4 L 6 U 64.214 verifieation et elabaractian deg raoorts. LM 1-§j 3_3062 0 ~et gnatin du <øut de bane 64J-3 t.1279 6A.20 7. 7&8.å -a M 0. d'morde atariel .167 7.909 34.076 1 9 920 16.578 16.578 de prix il:983 35.006 36.989 3 4515 i 11-237 sous-to0al 3 121. 065 494 5 435 jLjj, j 1 Total des.32td 970 000 3.959 . 46 _.56 L 53 311 Tablen 2 OOrs 00 980m1 1r s0s FIsNCDer Coaita d ue ist ,at. xee de .de'eases Trav.m de Vihicules de ?erson~el Fogctiom. Total Total Deviaes Qeste Ctvl matértel 3eent 1 '000 ~ ~ .... .CA)--------------- (1000 EM$) Aueáesenpt des bau-fonda: Cot de bae. • 27.535 16.569 49.429 93.333 382 494 Tmråue d'ordre vatirtel • • 1.660 1.660 7 12 Rausse attende des prix . 2.4. 179 10.887 4440 Coat total 3 t73 139 57.26 10680 43 %amatins vtlla~eois: Cadt de bage 30.240 450 29.306 59.998 245 22 t~~vue d'ordre mgiriael Hausee atzendue des prtz 4.4, -24 -9 6 3 Cot total 34.§jj. 4 .2..25 67,~ j7 u Ceatre de dåveLojemsn Coåt de base 12.700 21.480 9.064 11.124 54.364 222 57 rmre: La Ytrri lrevur d'ordre matertal 1.270 2.143 906 1.112 5.436 22 57 Hauøe'attedue des prix .ljjj, .2L 1.j47 LU8 .667 -U.LL coåt total 1.5,9 t2 .L 1 13.34, 66,471 Ogeraeton Mareichame: Co;it de bega 6.600 4.275 3.360 11.36 26.081 106 39 Ifrivus d'ordre matårtel 300 227 • 384 911 4 52 lug e attendue des prix _in 175 101 - A 10 u jg Caut total ...23 j, 1.7 29.41 Cøeme de veccinatiom et CoQt de base - 68.330 7.020 150.255 225.603 921 66 medtca :Icrévun d'ordre =cériel • - 15.025 15.025 61 59 Kau~ee attendua das prix .jJ, 5_7 2.39, 1.0" 7 66 Cout total 734 L177L67 258.777 J67n gj§A Eåau .aentpourlaa- CGrit de bas 35.000 • • 35.000 143 100 duction de vaccini: t'revivu d'ordre mcrteol asase attendue des pris .623. Cot total 1725. z Rågaration de puits: Coat de baea 14.600 17.000 12.332 10.674 54.606 223 64 Iffråvus d'ordre entrial 1.460 • • 1.06& 2.528 10 78. Hausse attendue dee prix .L=j 1.275 . 5a. .27j, CoQC total 1IL2, J.25 13.50 1302 §3,a" j. oucionnnt des statioun Co4t de base • 14.564 36.792 51.356 210 53 de 20~61e: Ifrdvu« d'ordre macirIel • • • 3.680 3.680 15 73 Rumse actendue des prix j 1.675 4.6 .29 .U 4 Cout total 6•. •. 6j1.36 Uj rj, retllaco h~dtroo}o- Coüt de base • 4.576 2.420 5.100 12.096 49 38 ,LuC de la naOse ohrea- Iprivae d'ordre =eiartel •510 310 2 57 t : gause attondoe des prix 4.j _7. j, 1.266 3 Coat total 4.-919 LMjg 6=2 3.7, R mi28 en defense d'un Co6t de hage 10.000 4.830 23.400 2.380 40.630 166 21 asif forestter: Ifprvue d'ordre accriel 1.000 • • 238 1.238 5 35 Wusse atteadme des prix ,, .jAj .2 - Coit total 11.90 Lg 16a0 Lj 4419 I89 eretei de oetëces Coeit da base 7.325 18.890 17.520 5.120 48.845 199 48 foresieres: Ipr~vus d'ordre metirial 733 512 1.245 5 51 Rausse attad~e des pri 7.1,4X _i3648 4~ _a u CaGt total 1[7 fl6.j§IK5439 4 Uoe"aeton deg ranerates: Couic de base • 2.850 8.. 1.050 12.263 50 70 lørivus d'ordre mce'Criel - Hausse attdu das prix 24 -Ul 1.297 Couti total 3.064 93.36Q Construccion et eautoemet Catie de base 30.000 80.000 110.000 449 52 d'ur zaraag: twrivue d'ordre maciriel - Rase Atteadne das priz 2.g00.1 C0åt total 32700- 0 M1.0 4_ me s Vts de linra- C<fùt de bags 18.429 - • 18.429 75 4 sttruture a6ronauttaue: ~ipr~vus d'ørdre uetiel 1.843, 1.843 8 4 Haue attene des prii .J -.818 Cot total 23.090 Terification et Ilabora- tien desrasr: Coat total l Total du ZsVOIO: Codt de base 129.894 295.726 114.62 318.793 848.933 3.465 susreuwe d'ordre uaterlel 6.606 2.375 906 24.189 34.076 139 53 Hausse attendua den pri ..fl.,J12 . j31 15.547 490 56 989 3/ . jjj j7 Cosit total 4 311.490 129.085 L 1/ / .a bauøø attendue des prix s'e,ève i 84.429 alli~a dø FCrA; 2.561 millione de FCFA ne 4ei ajouce sa total deo cocs du projet aft d'ihteatr -n chtffre road- Cette ag~natto a et e aifcee oro-raca alm dtfferuntes depene*g. - - C4 1.1 Il& I. jul -14.~. gul . - .ia 1 . . in P lja,] - 04- M a .~ . um g. g S I i ! I -a e 5 'i à. e U e - TtAD ANNEXE I7 lableau 1 FONDS DE PROJETS DANS LA ZONE SAHEI.ENNE AVANTACES DU PROJET sous Prolets et Critèref de Silection i du Atténuation Restoration Production Nombre Nombre coût de des de , des de Participation additionnel Sous-projets base effets de la base bénificon fem.lles par les da personnel total la sécheres@* productive rapidement b'nificiairen bnéficiairea tadre ((o.) (No.) Accélération du developpeament de l'agriculture Aminagement des bas-fonds Il oui out oui 4.000 Il out aucun magasins villageois 7 out non out 11.200 2/ out aucun Cantre de d(veloppemant rural: Lac Fitri out non non 500 Mon aucun Opiration maraichage 3 out non out 800 3/ oui aucun Maintien et ailloraction des services d'hygiène yitérinaire Campagne de vaccination et médicaments 27 non out out 250,000 i/ non aucun Equipement pour la production de vaccins 4 non out out aucun non aucun Entretien des pointe d'eau pastoraux Réparation de puits: Kanem 7 oui out ou . 500 5/ non aucun Fonctionnement de neetione de pompage: Ch&ari-saguirui 6 out non out 1.800 k/ out aucun Surveillance hydrogéologique de la nappe phriatiqum 1 out out non aucun non i hydrogéologue 7/ Expansion des activités foregtidre. Niae en difense d'un massif forestier 5 non out non 100 j/ out 1 ing'nieur 1/ Création de pépinières forestierea 6 non oui out aucun J}/ oui 2 ingânieurs 2/ Prospection des roneraies non oui non aucun non i consultant J/ Amélioration des prestations de service de 'Etat Construction et iquipement d'un garage 13 out non out acoun noU 1 chef 12/ Aménaement de l'infrastructure aironautique 2 out non oui aucun non aucun J/ 2.000 ha, 0.5 ha/famille. / 28 magasins villageois, 400 familles dans un rayon de 10-15 km de chaque magasin. 1/ 80 ha. 0.1 ha/famille. f/ Population rurale dans la sons sahlienne: 1.2 million, 4 personnes/famille. tous sont propriÉtaires de bétail; population rurale dans la sone transitionnelle: 0.6 imillion, 5 persunies par famille dont 507 aont des propriêtaires de bétail; un mInteam de 70% sont vaccins dans les 2 sonce. 5/ 20 puits. 25 familles/puit. 6/ 12 stations de pomp.ages. l'equivalent de 150 famillss/atation de pompage. 71 Met entrain J'atre r&ctute et le tianancement est assura par FAC. i/ benificiaires diracts seulement. 9/ A etise recrute et finance par le Guuverneimnt. / Pas de benssficisiret directs, mais au mulis 4.000 familles participerunt au plantage. / Sera financi par FZS. 12/ Le tinancement fait le point de@ discussions entre le Gouvernement et les agences d'aide exterieures. ft ANNEXE 18 Page 1 TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE RAPPORTS A ETABLIR 1. Les 13 projets étant très différents de nature, il convient d'établir cinq modèles différents, de rapports ainsi que des tableaux et un système de contrôle de gestion. Certains organes chargés de l'exécution préparent déja des rapports dont la teneur donne toute satisfaction pour faire le point des sous-projets et il n'y a donc pas lieu de les remplacer. En fait, tous les rapports devraient normalement s'inscrire dans les activités de gestion et ne pau faire double emploi avec d'autres documents. Formes principales de rapports 2. Les cinq formes principales de rapports et tableaux sont les suivantes: Modèle 1 Etat des décaissements - Il est destiné à faire le point des décaissements effectifs pour chaque sous-projet par rapport aux évaluations établies au moment de l'esti- mation, et ajustés pour tenir compte des hausses de prix et permettre l'établissement de prévisions réviGées. Il comprendra également une récapitulation de l'ensemble du projet. Modèle 2 Etat du programme - Il doit permettre de planifier les activités et d'en établir le calendrier sans trop s'atta- cher aux résultats chiffrés. Il s'inspirera du calendrier d'exécution indiqué dans l'Annexe 16. Les notes portées au verso préciseront les conventions à retenir pour remplir le formulaire de sorte que l'usage soit le même pour tous les sous-projets. Modèle 3 Résultats - Ce tableau recueillera des chiffres plus détaillés sur les résultats du sous-projet, le temps étant indiqué horizontalement et les colonnes verticales faisant apparaître les chiffres au moment de l'évaluation, les plus récentes prévisions et les chiffres actuels. Modèle 4 Etat des principaux travaux - Il complète l'état du pro- gramme et doit permettre de superviser l'exécution en temps voulu des principales activités. Ce modèle sera simple et comprendra des colonnes indiquant les activités, les responsables chargés de prendre des mesures au vu des ANNEXE 18 Page 2 données sur l'achèvement du projet et permettra de faire le point de la situation. Ce formulaire servira en outre à identifier périodiquement (au moins une fois par mois) les problèmes et constituera un document d'étude indi- quant les actions menées à bien et supprimées du formu- laire et les nouvelles actions engagées. Modèle 5 Rapport sur le fonctionnement des véhicules - Il servira à aider les responsables à contrôler les dépenses importantes à ce titre. Il sera rempli chaque mois pour chaque véhi- cule et comprendra les rubriques suivantes: Description des véhicules et des accessoires Date d'achat et prix Kilométrage Analyse de l'utilisation par type de route et par ob- jectif du déplacement Consommation d'essence et d'huile Etat des pneus Division régulière - Main-d'oeuvre et coÔt Pannes, réparations - Main-d'oeuvre et coût La principale source de renseignements sera le -arnet de route du véhicule, semblable à celui qui est déjà utilisé par l'Office de mise en valeur de Sategui- Deressia (Projet d'irrigation Sategui Deressia - Crédit 489-CD). CLCCN 3. Le CLCCN recevra des copies des rapports relatifs aux sous-projets aussi souvent qu'il le demandera, mais tous les six mois au minimum, et fera prépare, les résumés éventuellement nécessaires pour le rapport sur l'ensemble du projet; le Bureau de gestion des aides étrangères récapitulera l'état global des décaissements. Les missions semestrielles de supervision de l'IDA utiliseront les plus récents rapports établis par le CLCCN. Sous-projets 4. - On trouvera dans les paragraphes ci-après les rapports spéciaux à établir pour chaque sous-projet. ANNEXE 18 Page 3 Aménagement des bas-fonds 5. En ce qui concerne les améliorations matérielles à chaque emplace- ment, il conviendra d'indiquer les diverses phases des travaux prévus - prise de contact, levé topographique, etc. - ainsi que les terres qui ont été amé- liorées. Il conviendra de distinguer les bas-fonds déjà cultivés des bas- fonds nouvellement mis en valeur. Les activités de supervision devront permettre l'établissement d'un rapport sur les rendements du sorgho dans chaque zone. 6. Le tableau relatif à la situation des magasins devra indiquer l'avancement des travaux dans chaque magasin et les résultats obtenus par rapport au plan ainsi que le coût effectif de chaque magasin. 7. La fourniture des facteurs de production (stocks d'engrais et de semences) sera suivie à mesure du renouvellement des stocks. Il conviendra de préparer des rapports réguliers faisant apparaltre la valeur monétaire des stocks détenus vérifiée par sondage, les sommes dues et les soldes du fonds renouvelable. 8. Le principal résultat des essais (essais de semence, échantillonnage des sols et essais d'engrais) devrait être consigné dans des rapports spéciaux s'y rapportant. Magasins villageois 9. Le tableau portant sur ce programme indiquera les travaux prévus pour chaque magasin et leur état d'avancement ainsi que le coût effectif de chaque magasin. Il conviendra d'évaluer qualitativement la participation des béné- ficiaires à la construction des magasins et les motifs expliquant leur colla- boration. Il ne sera pas nécessaire de donner un tableau détaillé des résultats. Centre de développement agricole du Fitri l0. Les rapports à établir seront indiqués lorsque la préparation du sous-projet lui-même sera terminée. Opération maraichage 11. Le programme porte sur la construction de magasins et sur d'autres activités éventuellement nécessaires, notamment une surveillance spéciale destinée à mesurer les rendements de divers légumes cultivés dans les parcelles "concentrées", les zones existantes et les terrains situés en dehors de la zone du projet. Il conviendra dans toute la mesure du possible d'évaluer la production et les prix pour chaque type de légume, du moins ceux qu'écoulent les services de commercialisation de la Direction. ANNEXE 18 Page 4 12. L'approvisionnement en insecticides et engrais se fera à l'aide d'une régie d'avance et il conviendra d'indiquer régulièrement la valeur des stocks et de la comparir au montant de la régie d'avance. Campagne de vaccination et médicaments 13. Le rapport annuel actuellement établi par la Direction de l'élevage et des industries animales suffira. Toutefois, il conviendra de commencer dès que possible à utiliser les carnets de route des véhicules et de remplir lés tableaux sur le fonctionnement des véhicules, les dépenses de fonctionnement constituant une importante proportion des dépenses totales de la Direction. Matériel de production de vaccins 14. Aucun rapport spécial n'est nécessaire. Réparation des puits - Kanem 15 Il conviendra de préparer un tableau portant sur ce programme, et d'y joindre éventuellement les rapports d'achèv.ment ordinaires préparés sur les puits par le SERARHY. Exploitation des stations de pompage Chari Baguirmi 16. Les dossiers ou rapports ordinaires du SERARHY seront utilisés pour établir un rapport semblable à celui qui est indiqué dans l'Annexe 9, Tableau 1, qui pourra être complété pour recueillir des détails sur les réparations effec- tuées à chaque emplacement et sur leur coût. Surveillance de la nappe phréatique 17. Il conviendra d'utiliser les modèles 1, 2, 4 et 5. Il est prévu d'établir dans le cadre du projet lui même d'autres rapports. • Mise en défens d'un massif forestier 18 Il conviendra d'établir un rapport spécial sur les jeunes plants mis en terre, selon les essences, dans chaque pépinière, et de tenir un état de leur croissance et de la distribution des plants. Prospection des rôneraies pour la construction des puits 19. Il conviendra d'utiliser les modèles 1, 2, 4 et 5. D'autres tableaux et rapports seront établis dans le cadre du sous-projet lui même. ANNEXE 18 q Page 5 Canstructicn et équipement d'un garage 20. A définir une fois que la préparation du sous-projet sera menée à bien. Aménagement de l'infrastructure aéronautique 21. Il conviendra d'utiliser les modèles 1, 2, 4 et 5. Vérification 22. Le modèle 2 doit indiquer les dates d'achèvement prévues pour l'éta- blissement des comptes définitifs de chaque sous-projet pris en particulier, les dates auxquelles le contr8leur financier de l'Etat doit effectuer ses vérifications et les dates auquelles les réviseurs-comptables extérieurs devront effectuer les leurs. BIRD 13119 MAO f0 11 Aä - a n,i ABECHt eo - - All A A r i&-f-- 1~ -,roIf- 1,,, ~\ 1e '1 - 'r O 011 WIDJAMENA 1' 1. 1N 4AGO . ÄFF OAT bahPELNE A L AT I L l B Y E T C H A D PROJET ZONE SAHELIENNE Y ZONE DU PROJET AFRIQUE NIGER ~ E ATH A lu A - A q r - - EMPIRE CENTRAFRICAIN

Key facts
Organisation World Bank Group
Document type Staff Appraisal Report
Adoption date
Country Chad
Source World Bank