DOCUMENT DE BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT DOCUMENT A USAGE INTERNE Rapport No. AW-39a EVOLUTION RECENTE DE L'ECONOMIE DE LA REPUBLIQUE UNIE DU CAMEROUN (en deux volumes) Volume II REVISION ET EXTENSION DES COMPTES NATIONAUX 6 novembre 1972 Bureau régional Afrique de l'Ouest TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a été préparé à l'usage exclusif du personnel du Groupe de la Banque et à des fins officielles seulement. Il ne peut être publié, cité ou évoqué sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. TAUX DE CONVERSION 1 dollar EU 255,79 francs CFA 1 franc CFA 0,0039 dollar EU i franc CFA 0,02 franc 1 franc 50,00 francs CFA PREFACE Ce rapport contient les conclusions d'une mission spéciale sur les comptes nationaux du Cameroun effectuée par M. Yves Franchet dans le cadre d'une mission économique de mise à jour dirigée par M. Westebbe en novembre 1971 (cf. Volume 1, No. AW-39a, Octobre 1972, intitulé "Rapport Principal"). M. Westebbe a discuté les conclusions préliminaires des deux volumes avec le Gouvernement au cours d'une visite à Yaoundé, en mai 1972. TABLE DES MATIERES Page INTRODUCTION ....................... 1 I. QUELQUES AMELIORATIONS DES COMPTES NATIONAUX A PRIX COURANTS ................................ 3 A. Prix au producteur du cacao et du café ........ 3 B. Production de café et de bananes douces ....... 3 C. La consommation intermédiaire de l'agriculture 1 D. Valeur ajoutée dans l'économie traditionnelle . h E. Comptes financiers ............................ L II. RECONCILIATION ENTRE LES SYSTEMES DE COMPTABILITE NATIONALE DES NATIONS UNIES ET DU CAMEROUN ....... 7 A. Priorité dans la préparation des tableaux ..... 7 B. Evaluation des variations de stock ............ 8 C. Evaluation de la valeur ajoutée par le Gouver- nement ............. ...... ... ... ... ... 9 D. Définition de la valeur ajoutée par les assu- rances et les banques ....................... 9 E. Classification de la valeur ajoutée par caté- gorie d'activité économique ................. 10 F. Introduction du nouveau SNA au Cameroun ...... 10 III. METHODES POUR PREPARER DES COMPTES PROVISOIRES ET DES COMPTES A PRIX CONSTANTS ..................... 11 A. Valeur ajoutée par l'agriculture, le bétail, la chasse et la pêche .......................... 13 B. Mines ......................................... 12 C. Secteur industriel ............................ D. Construction ................................. 13 E. Electricité, gaz, eau et bois de chauffage .... F. Transport .................., 14 G. Commerce ......................................15 H. Banque et assurance ...........................15 I. Gouvernement ......................15 J. Autres services ............................. 16 K. Importations et exportations de biens et de services .................................... 16 L. Formation brute de capital .................... 16 M. Consommation du Gouvernement .................. 17 N. Consommation privée ........................... 17 BIBLIOGRAPHIE ANNEXES 1. Statistiques de Balance de paiements 2. Statistiques des prix 3. Tableaux INTRDDUCTION Cette étude a été effectuée en octobre/novembre 1971, au cours d'une mission de la Banque Mondiale à Yaoundé. Un des objectifs de la mission était de clarifier certains points dans les estimations des comptes nationaux et d'étudier la possibilité de préparer des comptes nationaux à prix constants et des comptes nationaux provisoires. Ces comptes sont nécessaires pour préparer les plans de développemei et pour analyser l'évolution récente de l'économie en termes réelsD. Pour les années 1959, 1962/63 et 1963/64, les comptes nationaux ont été préparés par des assistants techniques français. Depuis l'année fiscale 1963/6h, le Service Statistique de Yaoundé les prépare tous les ans. Ces comptes, à prix courants, portent sur l'année fiscale commen- çant le ler juillet. La méthode utilisée pour les pré arer s'inspire des pratiques de la comptabilité nationale française2. La principale difficulté rencontrée dans la préparation de ces comptes est le manque de données de base. Le dualisme de l'économie camerounaise entrafne un dualisme dans la qualité ou l'existence des statistiques. La qualité de l'information sur l'économie moderne est raisonnable. Ce secteur comprend le Gouvernement et les entreprises couvertes par le recensement annuel sur l'industrie, le commerce et le transport. L'information disponible sur l'économie traditionnelle est inexistante ou approximative, et ne peut être améliorée que par des en- quêtes sur l'auto-consommation, le commerce traditionnel et l'artisanat. L'économie camerounaise est encore en grande partie tradition- nelle. Cependant, les enquêtes budget-consommation, les enquêtes sur l'artisanat et le commerce du détail sont difficiles et coûteuses. Jusqu'en 1967, le FAC3/ a été la principale source de financement de ces enquêtes. L'information sur l'économie de marché est encore loin d'être parfaite, et son amélioration doit être prioritaire à cause du rôle joué par ce secteur dans le développement économique=/. Il faudra donc 1/ Ce travail a été rendu possible grâce à la coopération remarquable fournie par le Service Statistique, et particulièrement par le sta- tisticien chargé de la préparation des comptes, M. Joseph Baroung. 2 cf. documents 2 et 3 de la Bibliographie. 3/ Fonds d'Aide et de Coopération. / Sur cette question, cf. documents de la dernière session de l'OCDE sur les comptes nationaux des pays africains (Paris, fév. 1970), et en par- ticulier les contributions de G. Marc, "Difficultés statistiques ren- contrées dans l'établissement des comptes économiques en Afrique. Solutions adoptées;" et de A. Vesse, "Les méthodes et les sources utilisées au Tchad pour le calcul des comptes nationaux." - 2 - probablement beaucoup de temps avant que le Gouvernement du Cameroun alloue suffisamment de ressources financières pour améliorer les statis- tiques sur l'économie traditionnelle. L'étude suivante montre qu'il est possible de préparer des comptes nationaux à prix constants malgré le manque de statistiques sur les prix et le manque d'information détaillée sur les consommations inter- médiaires. Elle s'inspire des recommendations de Richard Stone et T.P. Hilll/ entre autres, qui conseillent d'utiliser des méthodes simples pour préparer les comptes à prix constants dans le cas de pays dont les statistiques de base sont approximatives. Cette étude propose quelques améliorations aux estimations à prix courants, améliorations compatibles avec l'état de l'information statistique existante. Elle analyse la réconciliation entre les systèmes de comptabilité nationale des Nations Unies et du Cameroun. Enfin, elle propose une méthode pour préparer des comptes provisoires et des comptes à prix constants. Des comptes provisoires à prix constants pourraient être établis dans un délai de sept mois après la fin de l'année fiscale. Le Plan et d'autres agences du Gouvernement pourraient les utiliser pour mesurer l'évolution récente de l'économie en termes réels. A titre d'exemple, des comptes provisoires pour l'année 1969/70 ont été préparés à Yaoundé, et des comptes à prix constants pour la période 1964/65 à 1968/69 ont été préparés dans la Division des Données Socio-économiques de la Banque Mondiale. Les résultats de ce travail, les tableaux intermédiaires néces- saires à leur élaboration, ainsi que quelques recommandations sur les statistiques de prix et de balance de paiements sont donnés en annexe. cf. documents 5 et 6 de la Bibliographie. - 3 - I. QUELQUES AMELIORATIONS DES COMPTES NATIONAUX A PRIX COURANTS A. Prix au producteur du cacao et du café 1. Le Gouvernement garantit un prix de campagne aux producteurs de cacao et de café. La péréquation entre ce prix et le prix à l'ex- portation est faite par les Caissesde stabilisation des prix. La différence entre le prix garanti et le prix mondial consiste en: (1) Une marge commerciale et de transport, payée par les Caisses de stabilisation; (2) Une taxe indirecte (ou une subvention) perçue (ou versée) par ces Caisses. 2. Comme les prix mondiaux du café et du cacao ont augmenté plus que les prix garantis au cours des dernières années, les Caisses ont ainsi perçu une taxe indirecte importante sur les producteurs. 3. Dans les comptes à prix courants actuels, la production de cacao et de café est évaluée au prix garanti au producteur, et la différence entre ce prix et le prix mondial est considérée comme une marge commerciale. Ce procédé sous-estime la valeur ajoutée par l'agriculture, et surestime la valeur ajoutée par le commerce. 4. Dans le cas de l'Arabica, les producteurs sont tous membres d'une coopérative qui distribue des dividendes en fin d'année. Ces dividendes sont traités pour l'instant comme une marge commerciale dans les comptes nationaux. 5. La production de cacao, d'Arabica et de Robusta devrait être évaluée au prix du marché, c'est-à-dire au prix mondial moins les marges commerciales des Caisses de stabilisation. B. Production de café et de bananes douces 6. La Division des comptes nationaux et les Caisses de stabili- sation ou la Direction des produits de base fournissent des estimations différentes des quantités d'Arabica ou de Robusta produites. Les sta- tistiques des Caisses ont été utilisées pour préparer les comptes à prix constants. Il serait souhaitable que la Division des comptes nationaux les utilise aussi et révise ses estimations actuelles. 7. La production de bananes douces commercialisée et consommée au Cameroun s'accroît de 6 000 T environ en 1966/67 à 26 000 T en 1968/69 dans les comptes. Cette incohérence a été redressée en estimant que cette consommation croissait comme la population urbaine à partir de 1966/67. Les estimations de production et d'exportation de bananes douces sont alors cohérentes pour la période 1964-1970. 8. La Division des comptes nationaux devrait examiner ce point et réviser ses estimations actuelles. C. La consommation intermédiaire de l'agriculture 9. La consommation intermédiaire de la production agricole n'est estimée à présent que pour les plantations agricoles modernes, comme la CDC et la COPAME. La Division des comptes nationaux devrait faire une étude des différentes catégories de produits consommés par hectare de production pour les principales récoltes. Cette étude pourrait être basée sur les informations obtenues dans les plantations modernes et auprès des Services de l'agriculture pour les plantations traditionnelles. D. Valeur ajoutée dans l'économie traditionnelle 10. Les statistiques sur l'économie traditionnelle sont des esti- mations très grossières. Elles se basent sur les enquêtes budget- consommation effectuées dans diverses régions du Cameroun entre 1956 et 1965, et sur quelques enquêtes particulières, comme l'enquête SEDES sur la commercialisation des produits agricoles en 1965. Parfois, la valeur ajoutée a été estimée pour une année fiscale et projetée par la suite à l'aide d'une indication de volume, telsque la population totale, le nombre de ménages, le nombre de travailleurs dans une branche de l'économie. Ces indices ont été estimés à partir des résultats de l'enquête démographique de 196h. Il en est ainsi de la consommation de bois de chauffage, de la construction par de petits entrepreneurs privés et du secteur industriel traditionnel. 11. Ces estimations sont aux prix constants de différentes années et sont donc sous-évaluées. La Division des comptes nationaux devrait estimer l'évolution du prix de ces produits, et ajuster les estimations actuelles en conséquence. E. Comptes financiers. 12. Pour l'année fiscale 1965/66, les comptes nationaux contien- nent une analyse des transactions financières du pays i/. Cette analyse n'a pas été continuée par la suite. L'analyse actuelle des opérations financières et en capital est insuffisante. L'épargne est obtenue par cf. documents 9 et 10 de la Bibliographie. - 5 - différence, et sa mobilisation ainsi que sa redistribution à travers le système bancaire ne sont pas analysées. Dans le secteur public, les transactions budgétaires courantes des administrations sont ana- lysées avec beaucoup de détails, mais les opérations financières ne sont pas étudiées. 13. La formation de capital fixe est analysée à partir des budgets des administrations et des comptes des entreprises publiques. Elle ne comprend pas la formation de capital financée sur comptes spé- ciaux du Trésor. Cette formation de capital était faible il y a quelques années, mais elle a atteint 0,hh milliards de francs CFA en 1968/69, 0,36 en 1969/70 et 2,94 en 1970/71 pour les deux comptes spéciaux les plus importants 1/. 1h. On peut corriger cette situation de deux façons: (1) En analysant les comptes du Trésor Toutes les opérations financières du secteur public transi- tent par les comptes du Trésor. Ceux-ci sont préparés sur ordinateur depuis 1967, et le Trésor en publie périodique- ment une situation. Il prépare des bilans périodiques décrivant l'exécution de la Loi de Finance et les moyens de trésorerie utilisés par le Trésor. Les opérations décrites dans ces bilans couvrent un champ plus large que les budgets, puisqu'elles enregistrent les transactions intervenues dans les comptes hors budget et dans les comptes spéciaux du Trésor 2/. Le Service Statistique devrait inclure ces bilans du Trésor dans les comptes nationaux. La série de tableaux du docu- ment publié par le Service Statistique 3/ constitue une bonne base pour préparer des estimations annuelles. Le Service Statistique devrait s'efforcer d'obtenir directe- ment quelques-uns de ces tableaux à partir de l'ordinateur. (2) En construisant des tableaux des opérations financières Il est possible de résumer les opérations financières du Cameroun dans un tableau d'opérations financières (TOF). Ce TOF a été préparé au Cameroun pour 1'année 1965/66 seulement _/. Il ressemble beaucoup aux tableaux d'opé- rations financières préconisés dans le nouveau SNA 5/. 1/ Comptes spéciaux 211-13 et 415-38. 2/ cf. Tableau 15. 3/ cf.document 9 de la Bibliographie. / cf. document 10 de la Bibliographie. / cf. document h de la Bibliographie. - 6 - Il décrit les variations d'actif et de passif financiers des agents de l'économie décrits dans les comptes nationaux 1/. Préparer un TOF est plus difficile que préparer des comptes du Trésor. C'est le résultat d'une analyse complète des comptes des institutions financières, telles que la Banque Centrale, les PTT et les banques commerciales, et des opéra- tions financières qui sont enregistrées, comme les crédits à l'économie, les comptes d'épargne, l'émission de bons, d'obligations et d'actions. On peut obtenir ces statistiques financières régulièrement, et elles sont meilleures que la plupart des autres statis- tiques. Le Service Statistique devrait donner priorité à la prépara- tion de ces TOF. L'étude faite en 1968 pour l'année fiscale 1964/65 est une bonne base pour ce travail. 1 cf. Tableau 16. - 7 - II. RECONCILIATION ENTRE LES SYSTEMES DE COMPTABILITE NATIONALE DES NATIONS UNIES ET DU CMEROUN 15. Une réconciliation entre les deux systèmes pour l'année 1968/69 est proposée en annexe 1/. Il faut y ajouter quelques com- mentaires. A. Priorité dans la préparation des tableaux 16. Le manuel du nouveau SNA met l'accent sur la dualité de l'économie dans les pays en voie de développement, sur l'effet de cette dualité sur la qualité des statistiques, et en conséquence sur l'inté- rêt de séparer dans les tableaux de la comptabilité nationale le secteur moderne du secteur de subsistance. 17. L'économie camerounaise est une illustration de ces faits. La valeur ajoutée aux prix courants dans le secteur moderne a crû de 11,4 pour cent en 1968/69. Elle représente environ 51 pour cent de la valeur ajoutée dans l'ensemble de l'économie. Son évaluation est basée sur les comptes du Gouvernement et les comptes des entreprises incluses dans le recensement annuel, et on peut la considérer comme satisfaisante. 18. Le secteur de subsistance est surtout constitué d'agricul- ture et de commerce traditionnels. La valeur ajoutée par l'agriculture traditionnelle est basée sur les statistiques de production de la Direction de l'agriculture. Ces statistiques sont obtenues pour chaque produit à partir de l'agrégation des informations contenues dans les rapports administratifs annuels des circonscriptions agricoles sur la production, le rendement et la surface récoltée. Ces informations sont très approximatives. La Division des comptes nationaux améliore cette série à partir d'information telle qu'une étude de la consommation des ménages 2/, l'étude entreprise en 1965 sur la commercialisation des produits agricoles, la pluviométrie de l'année en question et les taux de croissance régionaux de la population. Le résultat est une série de statistiques de production qui paraît raisonnable et qui parfois diffère fondamentalement des statistiques de la Direction de l'agri- culture 3/. Ainsi, les comptes nationaux font apparaître un accrois- sement de 10 pour cent dans la quantité de mil et sorgho produite entre 1964/65 et 1968/69, alors que les estimations de la Direction de l'agriculture font apparaître une diminution de 53 pour cent. 1/ cf. Tableau 5. Pour une méthodologie de cette réconciliation, cf. documents 2 et 3 de la Bibliographie. 2 cf. document $ de la Bibliographie. La Direction de l'agriculture publie ses propres statistiques à contre coeur, et les accompagne d'avertissements sérieux. - 8 - 19. La valeur ajoutée dans le commerce traditionnel est obtenue en comparant les prix au producteur et les prix au détail. La comple- xité du système de distribution dans les économies en voie de dévelop- pement fait qu'il est très difficile de saisir le stade de vente au détail, et la mesure des prix est. encore très imparfaite au Cameroun. Ces marges commerciales sont donc sujettes à de très fortes erreurs. 20. L'interprétation du taux de croissance de l'économie globale peut être biaisée quand 50 pour cent de cette économie est sujette à de fortes erreurs de mesure. 21. Les tableaux des comptes nationaux fourniront des renseigne- ments plus utiles s'ils sont ventilés aussi souvent que possible en économie de subsistance et économie moderne. Dans l'économie moderne, il sera utile d'individualiser le secteur public, où le Plan et le Gouvernement peuvent mesurer leur contribution au développement. Au Cameroun, les comptes nationaux sont estimés avec suffisamment de détails pour rendre possible la présentation suggérée. B. Evaluation des variations de stock 22. Ces variations de stock ont été estimées à 8,6 milliards de francs CFA en 1968/69 soit 27 pour cent de la formation de capital fixe. Quant on les prend en compte, le rapport investissements/ produit intérieur brut augmente de 13 à 17 pour cent. 23. En raison de la taille de cet agrégat, le Service Statistique devrait s'efforcer: (1) de collecter des informations sur les stocks de marchandise dans le.recensement industriel annuel, ventilés en stock de produits bruts, stock de produits finis importés, stock de travaux en cours et stock de produits finis locaux; (2) d'obtenir des informations sur la croissance du cheptel et son taux d'utilisation. Les résultats d'une enquête par sondage de l'IDA devraient être disponibles au printemps 1972. Ils permettront de mettre à jour l'enquête de Lacrouts et Sarniguet qui date de 1965; (3) d'obtenir des informations sur les stocks de café dans les docks de Douala. -9- C. Evaluation de la valeur ajoutée par le Gouvernement 2h. Le nouveau SNA précise clairement que les institutions à but non lucratif au service des entreprises, telles que les Chambres de Commerce, ne doivent pas être classées dans le Gouvernement, mais dans les entreprises, et que les administrations étrangères ne doivent pas être prises en compte. Les salaires qu'elles paient à des Camerounais deviennent des revenus de facteurs pour le pays. La position à prendre en ce qui concerne les salaires de l'assistance technique est beaucoup moins claire. Si les assistants techniques sont considérés comme des résidents, leur travail fait partie du produit intérieur et national. S'ils sont considérés comme non résidents, il fait seulement partie du produit intérieur. 25. Dans les deux cas, pour éviter que le produit ne décroisse quand un employé local remplace un assistant technique, les salaires payés aux assistants techniques pourraient être évalués au niveau des salaires de leurs équivalents nationaux. La différence entre ces évaluations et les salaires réels constitue un transfert privé. D. Définition de la valeur ajoutée par les assurances et les banques 26. Au Cameroun, les compagnies qui s'occupent d'assurance sont surtout les courtiers, et leur production consiste en commissions sur les contrats d'assurances garantis par des compagnies étrangères. Les banques commerciales reçoivent d'importantes commissions et agios liés à la tenue des comptes bancaires privés. 27. En conséquence, la valeur ajoutée par la branche agrégée "banques, assurances et immobiliers"peut être calculée comme diffé- rence entre ventes et achats, comme pour les entreprises non financières. 28. Cependant, pour quelques institutions bancaires comme la Banque Centrale, ce type de calcul donne un résultat négatif. En plus, les paiements pour services des institutions financières sont une petite partie de leurs revenus. 29. Il semble donc préférable de suivre les recommandations des Nations Unies 1/ et d'ajouter une production imputée de services à la production effectivement enregistrée. Cette production imputée est égale à l'excès du revenu de la propriété au titre de prêts et autres placements effectués sur les intérêts payés aux déposants. On doit la considérer comme une consommation intermédiaire des entreprises. La valeur du produit intérieur brut n'augmente pas dans cette opération, et la valeur ajoutée de chaque institution financière devient positive. 1/ cf. document 4 de la Bibliographie, paragraphes 6.32 à 6.35. - 10 - E. Classification de la valeur ajoutée par catégorie d'activité économique 30. En accord avec les classifications du SNA, le bois de chauf- fage devrait être classé avec l'agriculture, et les télécommunications avec les transports. F. Introduction du nouveau SNA au Cameroun 31. Cette mise en application devrait être entreprise pas à pas, et ne devrait pas devenir la principale tache de la Division des comptes nationaux. Il y a actuellement peu d'experts qualifiés dans la Division des comptes nationaux, et ils doivent produire chaque année des comptes à prix courants, et maintenant des comptes provi- soires et des comptes à prix constants. Tant que les statistiques de base sur les prix et l'économie de subsistance ne seront pas améliorées, il sera peu utile de s'efforcer d'intégrer les informations actuelles dans un cadre plus élaboré que le cadre actuel, et il serait préférable de passer plus de temps à préparer des comptes financiers. - 11 - III. METHODES POUR PREPARER DES COMPTES PROVISOIRES ET DES COMPTES A PRIX CONSTANTS _/ 32. A l'heure actuelle, les comptes nationaux à prix courants sont préparés avec un délai d'un an et demi à deux ans après la fin de l'année fiscale, le goulot d'étranglement étant dans l'obtention et le dépouillement manuel des questionnaires du recensement annuel sur les entreprises modernes. 33. Les méthodes proposées pour les comptes provisoires et pour les comptes à prix constants sont présentées conjointement parce que dans beaucoup de cas l'information sur le volume d'activité qui est utilisée dans les comptes à prix constants est disponible suffisamment tôt pour être aussi utilisée dans les comptes provisoires. Dans ce but, l'économie a été coupée en tranches telles qu'un indice de prix ou un indicateur de volume puisse être associé à chaque tranche. Une liste des indicateurs utilisés dans chaque cas et des améliorations possibles est donnée dans le Tableau h. A. Valeur ajoutée par l'agriculture, le bétail, la chasse et la pêche 34. Il y a suffisamment d'informations sur les quantités pour préparer un indice de volume de la production agricole. Pour les principales récoltes d'exportation, il faudrait obtenir des informa- tions sur le volume de la consommation intermédiaire comme les engrais, les insecticides et les graines. On pourrait alors calcu- ler un indice de volume de la valeur ajoutée par la méthode de double déflation. Cette méthode est plus utile en agriculture qu'ailleurs, parce qu'en général les prix de la production et de la consommation intermédiaire ne varient pas proportionnellement. 35. Les comptes provisoires et les comptes à prix courants et constants sont de même qualité. Cette dualité est très influencée par la faiblesse des statistiques sur la production de produits vivriers. L'enquête agricole qui sera entreprise en 1972 sera suivie dans les cinq prochaines années par l'organisation d'un système permanent d'enregistrement. Ceci améliorera la qualité des données, mais il est néanmoins peu probable qu'on puisse enregistrer la production des produits vivriers d'une façon satisfaisante. 36. La Direction de l'élevage, la Direction de la pêche et la Direction des forêts fournissent des estimations de la production en volume de bétail, des produits de la pêche et de la forêt. Les 1_/ cf. Tableau 4. - 12 - statistiques sur le bétail sont des statistiques de vaccination. Elles devraient s'améliorer quand les résultats d'uneenquête par sondage de l'IDA, actuellement en cours, seront disponibles. La pêche non commer- cialisée est probablement sous-estimée, bien que la consommation de poisson, estimée à partir des statistiques de production, soit en accord avec les résultats des enquêtes de consommation disponibles. B. Mines 37. L'industrie minière est dfimplantation récente. Il s'agit principalement de la recherche de pétrole et de l'étude des gisements de bauxite. Quand la production commencera, il faudra préparer des indices de production en volume. En attendant, on peut accepter d'utiliser un indice des prix de détail pour exprimer la valeur ajoutée en prix constants des entreprises minières qui produisent 1/. C. Secteur industriel 38. (1) Le Service Statistique prépare actuellement un indice de la production industrielle du secteur moderne. Ce sera un indice chaîne, basé sur des documents appelés TU ou TIP 2/. Toutes les entreprises installées au Cameroun qui vendent tout ou partie de leur production dans un autre pays de l'UDEAC soumettent tous les dix jours à la Direction des douanes ces documents sur leurs ventes à l'intérieur du pays (TIP) ou sur leurs exportations vers l'UDEAC (TU). Pour chaque produit, les ventes sont estimées en quantité et en valeur. Le Service Statistique prépare un échantil- lon d'entreprises et de produits qu'il utilisera pour établir un indice périodique de la production industrielle. Peu d'entreprises importantes ne font pas partie de ce système de déclaration, et leur production peut être estimée facilement (ALUCAM par exemple). La valeur ajoutée à prix constants pour le secteur indus- triel moderne devrait être calculée à partir de cet indice de la production industrielle. Elle devrait être calculée par branche, selon la classification CITICAM des entre- prises. l/ Conformément au système des Nations Unies, la recherche et la prospection minière ne donnent lieu à aucune valeur ajoutée. _2/ Taxe unique ou taxe intérieure à la production. - 13 - Le GICAM I/ publie chaque mois des statistiques sur le chiffre d'affaires et l'emploi de ses membres. Une étude entreprise par le Plan montre que le rapport entre le chiffre d'affaires agrégé du GICAM et le chiffre d'affaires total des entreprises qui font partie du recensement indus- triel annuel reste à peu près constant dans chaque branche du secteur industriel, et est d'environ 53 pour cent pour tout le secteur industriel moderne. Les statistiques du GICAM sont disponibles avec un délai de deux à trois mois, et peuvent être utilisées comme estimation provisoire du chiffre d'affaires à prix courants dans chaque branche 2/. L'indice de la production industrielle fournira des esti- mations de la production industrielle à prix constants dans un délai comparable, et sera donc disponible pour la pré- paration des comptes provisoires. (2) La valeur ajoutée dans le secteur industriel traditionnel est basée sur des données fournies par les enquêtes budget-consommation 3/. Le secteur industriel tradition- nel pris au compte comprend la production de textiles, de boisson, de viande, d'huile de palme, de foufou et d'autres produits alimentaires locaux. La valeur ajoutée de 1964/65 est maintenue à peu près constante chaque année, et semble être évaluée à prix constants. On pourrait obtenir de meilleures estimations uniquement par des enquêtes budget- consommation. D. Construction 39. La valeur ajoutée à prix courants pour les entreprises modernes de construction est obtenue par le recensement annuel. Il faudrait utiliser un indice de salaires dans la construction pour l'exprimer à prix constants 4o. Dans le secteur traditionnel, la valeur ajoutée à prix courants est calculée comme le produit d'une valeur ajoutée moyenne par travailleur par le nombre de travailleurs enregistrésau Syndicat des Tâcherons. Comme cette valeur ajoutée moyenne par travailleur n'a pas été changée au cours des années, elle est à prix constants. La construction des ménages pour compte propre n'est pas estimée. 1/ Groupement interprofessionnel pour l'étude et la coordination des intérêts économiques au Cameroun. 2 cf. Tableau 13. 3/ cf. document 5 de la Bibliographie. - 14 - hl. On peut tenter une estimation provisoire de la valeur ajoutée par la construction en préparant un indice de volume de la consommation intermédiaire dans la construction et en supposant une relation cons- tante entre cette consommation intermédiaire et la production. Cepen- dant, cette méthodologie peut donner lieu à de fortes erreurs en raison de l'importance des travaux en cours dans la construction, et en raison des changements possibles dans les types de construction d'une année à l'autre. Il sera meilleur d'estimer séparément la valeur ajoutée par la construction de travaux publics à partir des comptes du Gouvernement. La valeur ajoutée par d'autres types de construction sera estimée à partir des résultats d'une enquête annuelle par sondage auprès des entreprises de construction. Cette enquête s'efforcera d'évaluer la tendance dans la construction de maisons pendant la der- nière année fiscale. Les estimations correspondantes étant à prix courants, on pourra utiliser un indice des salaires dans la construc- tion pour les estimer à prix constants. On pourra aussi essayer d'utiliser les permis de construire par région après avoir évalué le pourcentage de non déclaration pour une année donnée. E. Electricité, gaz, eau et bois de chauffage 42. La valeur ajoutée par la production d'électricité, de gaz et d'eau sera calculée à prix constants avec indices de quantité d'élec- tricité, de gaz et d'eau vendus. Ces indices sont disponibles dans les délais très courts et peuvent être utilisés pour les comptes pro- visoires. 43. La valeur ajoutée à prix courants par le bois de chauffage est obtenue en faisant le produit de la valeur de la consommation moyenne par ménage par le nombre de ménages, pour les zones urbaine et rurale. La consommation moyenne n'ayant pas été réévaluée depuis 1964/65, cette valeur ajoutée est à prix constants. En accord avec la classification des Nations Unies, la production de bois de chauffage sera classée dans le secteur primaire. F. Transport hh. Pour chaque moyen de transport, la valeur ajoutée à prix constants sera obtenue en utilisant un indice de volume. Ces esti- mations peuvent être obtenues à temps pour pouvoir être utilisées dans les comptes provisoires. - 15 - G. Commerce h5. Les marges commerciales sont estimées à prix courants pour chaque catégorie de biens à partir de la différence entre le prix de détail et le prix au producteur ou à l'importation.. On les estimera à prix constants en faisant l'hypothèse que le rapport entre marge com- merciale et valeur de la production reste le même à prix courants et à prix constants. On ventilera les produits entre produits importés et produits locaux. h6. On supposera aussi que le rapport entre la valeur ajoutée pour le commerce et les marges commerciales reste constant. 47. Pour obtenir des estimations provisoires de la valeur ajoutée par le commerce, on appliquera les taux de marge commerciale de l'année précédente aux estimations préliminaires des importations et de la production à prix constants. H. Banque et assurance h8. La valeur ajoutée à prix constants par les banques peut être calculée à partir d'un indice du nombre d'opérations effectuées par les banques commerciales. La valeur ajoutée à prix constants par les compagnies d'assurances peut être obtenue à partir d'un indice du nombre de contrats signés par ces compagnies. On pourra obtenir l'information nécessaire pour calculer ces indices auprès des banques et des compagnies d'assurance. 49. En l'absence de ces indices, et parce que la valeur ajoutée dans ce secteur est une faible fraction du produit intérieur brut, la valeur ajoutée sera exprimée à prix constants en utilisant l'indice des prix à la consommation à Douala. I. Gouvernement 50. La valeur ajoutée à prix constants par le Gouvernement sera calculée en utilisant un indice du volume de l'emploi dans le Gouver- nement. Pour le Gouvernement du Cameroun de l'Est et le Gouvernement Fédéral, l'information nécessaire au calcul de cet indice pourrait être obtenue à partir de l'ordinateur. Elle consiste en le nombre d'employés et les salaires payés pour chaque catégorie d'employés (A, B, C, D, auxiliaires et journaliers, forces armées et autres employés). Un indice du volume de l'emploi pour le Gouvernement du Cameroun de l'Ouest et pour les Communes sera calculé à la main, à partir du budget de ces institutions. - 16 - J. Autres services 51. La valeur ajoutée par le' télécommunications sera classée dans "Transport et communications", en accord avec la classification des Nations Unies. La valeur ajoutée à prix constants sera calculée à l'aide d'un indice de volume d-a frêt postal et des communications. On peut obtenir un,ri estimation provisoire de la valeur ajoutée à partir des statistiques de la Poste sur ses ventes par catégorie. Une autre façon consisterait à exprimer la valeur ajoutée à prix cou- rants à l'aide d'un indice des salaires dans le Gouvernement. 52. La valeur ajoutée à prix constants des autres services sera obtenue en utilisant l'indice des prix à la consommation à Douala. 53. Il n'est pas simple d'obtenir des estimations provisnires de la valeur ajoutée par les services. La valeur ajoutée par les services est demeurée une proportion constante du produit intérieur brut au cours des cinq dernières années. On utilisera ce fait empi- rique, et on estimera la valeur ajoutée par les services en utilisant le rapport valeur ajoutée par les services/produit intérieur brut de l'année précédente. K. Importations et exportations de biens et de services 51. La Direction du Plan a préparé un indice des prix des impor- tations et exportations de biens pour la période 1967/68 - 1970/71 avec un détail suffisant. Ces indices sont calculés à partir des statistiques douanières d'importation et d'exportation, à l'exception du thé et des bananes pour lesquels les valeurs douanières doivent être corrigées, car ce sont des valeurs mercuriales. Les statistiques d'importation et d'exportation basées sur les déclarations douanières sont élaborées sur ordinateur. Les indices de prix devraient être aussi calculés par l'ordinateur, le travail manuel étant seulement utilisé pour faire les ajustements nécessaires. Le calcul d'un indice des termes de l'échange serait un sous-produit utile de ce travail. 55. Les statistiques d'importation et d'exportation de services ne sont pas estimées à l'heure actuelle dans les comptes nationaux. L. Formation brute de capital 56. La formation brute de capital fixe en machines et équipement sera exprimée à prix constants à laide d'un indice des prix des biens d'équipement importés. - 17 - 57. La formation brute de capital fixe dans la construction moderne sera exprimée à prix constants à l'aide d'un indice pondéré des taux de salaire et des consommations intermédiaires en valeur dans la construction. La formation brute de capital fixe dans la construction traditionnelle est déjà à prix constants. 58. Quand on aura estimé les variations de stock de produits manufacturés, de café et de bétail, on les calculera à prix constants en utilisant respectivement un indice de prix des biens manufacturés obtenu à partir de l'indice de la production industrielle, un indice du volume de la croissance du cheptel et un indice de volume de la variation de stock de café. 59. Les estimations provisoires de la formation brute de capi- tal fixe dans la construction sont obtenues à partir de l'estimation de la valeur ajoutée dans la construction, en faisant l'hypothèse que ces deux quantités ont augmenté proportionnelement au cours de l'année étudiée. Les estimations provisoires de la formation brute de capital fixe en machines et équipement seront obtenues en utilisant les statistiques d'importation de ces biens à prix constants, et en supposant que les marges sur importation sont les mêmes que l'année précédente. M. Consommation du Gouvernement 60. La consommation du Gouvernement comprend la consommation de biens et de services et la consommation de sa propre production, mesurée par le salaire des employés du Gouvernement. La dernière partie sera calculée à prix constants en utilisant un indice de l'emploi dans le Gouvernement. La première partie sera exprimée à prix constants avec un indice des prix à la consommation de biens non alimentaires à Douala. On pourrait améliorer cette estimation en utilisant un indice des prix de biens consommés par le Gouvernement. Un tel indice serait basé sur des prix mesurés à Yaoundé et sur des pondérations particulières à ce type de consommation. N. Consommation privée 61. La consommation privée est calculée par différence à prix courants. A prix constants, elle sera aussi calculée comme la diffé- rence entre les ressources à prix constants et les autres emplois à prix constants, c'est-à-dire exportation, consommation du Gouverne- ment et formation brute de capital fixe. La comparaison des estima- tions de la consommation privée à prix courants et constants fournira un indice des prix implicite de la consommation dans le pays. Cepen- dant, cet indice devra être analysé avec prudence en raison du mode de calcul de cet agrégat. BIBLIOGRA PHIE Anglaret, P. La Consommation des Ménages au Cameroun en 196V/65, (Yaoundé: Direction de la Statistique, 196M) Arkhipoff, Oleg; Les Opérations du Trésor Camerounais pendant la Gestion, 1965/66 Etude Spéciale No 1 (Yaoundé: Service Statistique, 1968) Les Circuits Financiers au Cameroun en l965/66, Etud.e Spéciale No 2 (Yaoundé: Service Statistique, 1968) Baroung, Joseph; Problèmes Posés par l'Application du SCN Révisé dans les Pays en voie de Développement, (La Haye: Institut des Etudes Sociales, 1971) Direction de la Statistique, Ministère du Plan, CoMtes Nation.a. du Cameroun, 196/65, 1965/66, 1966/67, 1967/6h et 196H/69, Yaoundé. Franchet3,ves; Differences between the French and the UN National Accounting System2s, Working Paper No 82 (Washington, D.C., Economics Department, 1970) Hill, T.P. The Measureient of Real Product, (Paris: OECD, 1971) Stone, Richard; Quantum and Price Indexes in National Accounts, (Paris: 0EEC, 1956) United Nations, A System of National Accounts, Studies in Methods, ST/Stat/Ser F/Rev (New York: Department of Economic and Social Affairs, 1968) E.C.A., National Accounting Practices at Constant Prices in Africa, (Addis-Abeba: U.N., 1966) Annexe 1 STATISTIQUES DE BALANCE DES PAIMEN'S Les premières statistiques complètes de balancej' des paiements se rapportent à l'année 1968. Avant cette date, les statistiques de balance des paiements concernaient simplement les transactions du Cameroun de l'Est avec les pays hors de la Zone Franc. Ces statistiques étaient préparées sur la base d'informations de l'Office des Changes. L'Office des Changes prépare les statistiques de balance des paiements en coopération avec la Banque Centrale. Ces statistiques ne répondent pes à ce qu'on en attend. La Banque Centrale obtient ses in- formations des banques commerciales et des entreprises privées, les classe et envoie les résultats de ce travail préparatoire à l'Office des Changes. Les classifications de la Banque Centrale ne sont pas appropriées. Des opérations comme le paiement d'intérêts sur dette extérieure, les autres paiements de facteurs, les mouvements de capital à court terme, sont im- possibles à identifier. Les statistiques de balance des paiements sont préparées dans des délais exagérés. En novembre 1970, aucune estimation pour l'année 1969 n'était disponible. Si le système actuel de centralisation des informations par la Banque Centrale doit être maintenu, celle-ci devrait utiliser à la place des classifications actuelles les classifications du Fond Monétaire Inter- national décrites dans le dernier manuel de balance des paiements. / Le Service qui a la charge de préparer les statistiques de balance des paiements devrait avoir un personnel plus nombreux et mieux formé. L'envoi d'un statisticien au cours du Fond Monétaire sur la balance des paiements en janvier 1972 a été une bonne étape dans cette direction. On devrait donner à ce Service la responsabilité des problèmes de classi- fication. Puisque l'année fiscale est la base des statistiques de finances publiques, des comptes nationaux et du Plan, la balance des paiements devrait être aussi préparée pour chaque année fiscale. .g Manuel de Balance des Paiements, FMI, 3e édition (1961). Annexe 2 Page 1 STATISTIQUESDES PRIX Le Service Statistique recueille des informations sur les prix de détail dans les principales villes du pays. Il publie des informations sur l'évolution des prix de détail à Douala, Yaoundé et Victoria et sur l'évolution des prix de gros à Douala et Yaoundé. Il prépare les indices de prix suivants: (a) Indice des prix à la consommation des non-Camerounais pour les villes de Yaoundé, Douala et Victoria. Pour Douala et Yaoundé, la base et les pondérations de cet indice proviennent d'une en- quête budget-consommation effectuée dans ce groupe de population a Yaoundé, en 1965. Pour Victoria, elles proviennent d'une en- quête effectuée à Victoria en 1965. (b) Indice des prix a la consommation de la population camerounaise de revenu moyen à Yaoundé. Cet indice est basé sur les résultats d'une enquête budget-consommation faite en 1968 dans le Centre Sud. Bien que peu de temps ait été consacré A l'étude de ces indices, il semble que l'indice des prix à la consommation à Douala soit le plus représentant de l'évolution du niveau des prix. A Yaoundé, les prix des produits manufacturés sont obtenus par une enquête par voie postale. Il en résulte que la plupart des prix des produits manufacturés apparaissent plus élevés à Douala qu'à Yaoundé, ce qui est hautement improbable. L'absence d'autres indices de prix a empêché le Service de Statis- tique de faire des estimations de la comptabilité nationale à prix constants. Cependant, il existe suffisamment d'informations sur les quantités et les prix pour élaborer actuellement d'autres indices de prix, comme il a été montré dans la présente étude. Les indices de prix qui peuvent être calculés avec l'information actuelle sont: (1) Indice des prix de la production agricole ventilée en récoltes pour l'exportation, produits vivriers et autres. (2) Indice des salaires dans la construction. (3) Indice des prix de l'électricité. (h) Indice des prix des exportations ventilées en exportations agri- coles et autres exportations. (5) Indice des prix des exportations ventilées en importations de biens d'équipement et autres importations. Annexe 2 Page 2 Ces indices devraient être calculés systématiquement pour chaque année fiscale et pourraient être inclus dans les publications du Service Statistique. Les indices de prix à l'importation et à l'exportation de- vraient être un sous-produit des statistiques douanières -ur ordinateur. Dans le cas des exportations, les corrections de l'indice pour les valeurs mercuriales seraient faites à la main. Il faudrait choisir avec beaucoup de soin l'échantillon de produits à inclure dans l'indice des prix à l'im- portation, parce que les spécifications des produits importés changent fréquemment d'une année à l'autre. Il serait utile de calculer d'autres indices de prix pour obtenir des estimations des comptes nationaux à prix constants. Ce sont: (1) Indice des prix des produits manufacturés locaux. Cet indice peut être obtenu directement à partir de l'exportation des TU et TIP. (2) Indice des salaires dans le Gouvernement. Il faut connattre les salaires et le nombre d'employés pour chaque catégorie de per- sonnel employée par le Gouvernement. (3) Indice des prix de la consommation dans le Gouvernement. Les comptes nationaux contiennent une analyse de la consommation du Gouvernement qui pourrait être utilisée pour préparer un indice de prix de cet agrégat. () Indice des prix de la formation brute de capital fixe dans la construction. Cet indice peut être conçu comme un indice pondéré du taux de salaires dans la construction et des principales con- sommations intermédiaires en valeur (ciment, fers à béton, t8le, feuillards). Le Service Statistique dispose des informations nécessaires pour préparer un tel indice. Annexe 3 TABLEA UX 1. Origine par branche d'activité du produit intérieur brut aux prix constants du marché, 196h/65 - 1969/70 2. Origine par branche d'activité du produit intérieur brut aux prix courants du marché, 196h/65 - 1969/70 3. Dépense imputée au PIB h. Méthodes de calculs des estimations provisoires et des estima- tions en prix constants 5. Conciliation des systèmes de comptabilité nationale des Nations Unies et du Cameroun 6. Prix du marché payé aux producteurs de café et de cacao 7. Indice quantitatif de la production agricole - 1966/67 = 100 8. Indice des prix de la production agricole, 1964/65 - 1970/71 9. Valeur ajoutée en prix constants - Tableau intermédiaire 10. Emplois et ressources en prix constants - Tableau intermédiaire 11. Emplois au service de l'état - Tableau intermédiaire 12. Indice de volume des transports routiers - Tableau intermédiaire 13. Estimations provisoires du chiffre d'affaires dans le secteur industriel moderne - Tableau intermédiaire 14. Taux des marges - Tableau intermédiaire 15. Bilan du trésor juin 1965 - juin 1971 16. Tableau des opérations financiéres en 1965/66 17. Valeur ajoutée par le gouvernement Tableau 1: ORIGINE PAR BRANCHE D'ACTIVITE DU PRODUIT INTERIEUR BRUT AUX PRIX CONSTANTS DU MARCHE 1964/65-1969/70 (en milliards de francs CFA 1966/67) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 P Agriculture 1/ 67.8 79.4 77.7 85.1 91.8 101.4 Industries extractives 0.3 0.3 0.3 o.4 0.4 0.4 Industries manufacturières 19.2 19.5 20.8 23.5 24.2 27.1 Construction 10.8 11.9 12.0 13.9 13.9 14.6 Services publics 2.3 2.2 2.1 2.2 2.2 2.4 Banques, assurances et affaires immobilières 1.0 1.0 1.0 1.1 1.1 1.0 Transports et télécommunications 11.9 12.6 13.6 15.6 17.6 19.9 Commerce 38.6 38.2 38.7 39.9 39.6 42.9 Administration 19.6 19.9 20.6 21.9 23.3 25.8 Autres services 6.8 6.9 7.4 7.6 8.3 8.6 PIB 178.3 191.9 194.2 211.2 222.4 243.1 1/ Y compris la transformation du café et le bois de chauffage, P/ Estimation provisoire. Source: BIRD. Tableau 2: ORIGINE PAR BRANCHE DIACTIVITE DU PRDDUIT INTERIEUR BRUT AUX PRIX COURANTS DU MARCHE 1964/65-1969/70 (en milliards de francs CFA courante) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 P/ Agriculture 1/ 65.3 68.5 77.7 91.5 104.0 126.9 Industries extractives 0.3 0.3 0.3 0.4 0.4 0.4 Industries manufacturières 17.8 18.6 20.8 23.4 25.9 29.8 Construction 10.8 11.9 12.0 14.1 14.3 15.9 Services publics 1.7 1.8 2.1 2.3 2.8 3.1 Banques, assurances, et affaires immobilières 0.9 0.9 1.0 1.1 1.1 1.2 Transports et télécommunications 11.4 12.6 13.6 15.1 16.6 21.1 Commerce 33.6 35.2 38.7 41.3 43.9 47.2 Administration 17.3 18.0 20.6 22.1 23.3 25.6 Autres Services 6.2 6.6 7.4 7.7 8.5 9.8 PIB 165.3 17h.h 194.2 219.0 240.8 281.0 Secteur moderne 79.0 82.9 97.0 108.8 122.1 Secteur traditionnel 87.9 91.5 97.2 110.2 119.7 Secteur public n.d. n.d. 30.0 32.9 36.7 Note: n.d. = non disponible. Y compris la transformation du café et le bois de chauffage. Estimation provisoire. Source: Comptes nationaux et BIRD. Tableau 3: DEPENSE IMPUTEE AU PIB (en milliards de francs CFA) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/1970 Aux prix courants Consommation Publique (26.0) (28.1) (30.9) (34.7) (7.5) (o.7) Priv e (113.3) (121.0) (133.1) (153.4) (168.7) (191t..7) Total 139.3 149.2 164.o 188.1 206.2 232.L Investissements Machines et matériel (8.2) (8.0) (12.7) (15.3) (11.7) (17.8) Construction (16.8) (19.9) (19.0) (19.3) (20.4) (25.5) Variation des stocks (n.d.) (n.d.) (n.d.) (n.d.) (n.d.) (n.d.) Total 25.0 27.9 31.7 -34.6 32.1 43.3 Exportations de biens et services non facteurs / 38.4 34.9 36.5 44.5 52.0 66.2 Importations de biens et services non facteurs i/ 37.4 37.5 38.0 48.2 49.5 60.9 PIB aux prix du marché 165.3 174.4 194.2 219.0 240.8 281.0 Aux prix 1966/67 Consommation Publique (29.1) (30.4) (30.9) (34.3) (37.1) (ho.o) Privée (ý24.0) (133.9) (133.1) (152.2) (160.2) (175.2) Total 153.1 16h.3 164.0 186.5 197.3 215.2 Investissements Machines et matériel (8.4) (8.1) (12.7) (15.5) (11.3) (14.9) Construction (16.6) (19.9) (19.0) (19.0) (19.6) (20.2) Variation des stocks (n.d.) (n.d.) (n.d.) (n.d.) (n.d.) (n.d.i Exportations de biens et 25.0 28.0 31.7 34.5 30.9 35.1 services non facteurs 1 38.7 37.4 36.5 38.8 42.9 47.2 Importations de biens et services non facteurs L 38.5 37.8 38.0 48.6 48.7 5h.h PIB aux prix du marché 178.3 191.9 194.2 211.2 222.4 243.1 Note: n.d. = non disponible. 1/ Services non évalués, Source: Comptes nationaux et estimations de la BIRD. Tableau 4: NE~DES DE CALCUL DES ESTINAIONS PROVISIRES ET DES ESTINATIONS EN PRIX CNSTANTS lage 1 Seac.. de reneignenta % de la valeur Fiabilitd Estisation. -en prix constante Estimatione proviseire jout,e en en prix constants 1966/6 i. Vleur .joutée par secteur A. ½rriculture,.~le e et chanue Beteur moderne: Recenseent 3,7 Boese industriel annuel.. Seeteur traditionnel: 35,9 Faible Pache: indice de quantité des prisen. V1 : ren.elgents fournin Chasse: d6j& A prix constants. per les serviee publiens spée.i l : indie de quantit6 du bétail. alieée (Directions de le pêche, Sylvlulture: Indice de quantité du bosi exporté de. forête, de l'éleelge), Boidchffg: déjà en prix constants Prix; recensment des pri dans ite indice de quantité de diverses régionu. la 1-duet:n den principales culture. Dondne proeenant d'enqutee vivriNre et de rapport. sur le enn""*ation dans Afdlioration: effectuer une enquéte sur les diverses parties du pay« faeteure de prduction agricele. effectuées entre 1956 et 19'; Utiliger la m6thode de double ajustement (voir documet 5 de la biblie- pour caleuler la valeur Jaout6e. graphie). Statietiques du cnerse extérieur. Améliorations: évaler les variatione de. stocka des produit' de l'élevee et de cafd. C.rriger le. prix du cacao et du caf'. Utili:er des prix exacts pour le secteur treditinnel. B. Industrien extractives Recenseent industriel annuel. 0,1 Bnne Ajustesent au moyen de l'indice des prix & la ense-mtion de Dule. Aeélioratien: indice de quantite ds l'entrée en pr"duetion (surtout proopection h l'heure actuelle). C. Industries manufaeturières Seeteur moderne: indice de la produetion Inlice de la produetion Jndus- Seoteur moderne: recenement 7,5 Bonne industrielle dbs que ppssible. trielle. Statistiqe CAM de industriel annuel. Entretemps, a-jutament & leaide d'un chiffre d'affaires par branche, Steti.tiques de c%:one estérieur. indice des prix & la consmantin pour ajustement au m-yen d'u indice de, Secteur treditionnel: Dnées fournies Trèn faible les biens fabriqus localement & Dousla prix des biens fabiqués lecal-men per les enqutes sur le cnn .tion (p=ndération des éléMentS de l'indice DouEla. et les projeetion. epiriques. den prix & la consomseation). A.elieration, Entreprendre ne étude Secteur traditionnel: déjå à restreint du seeteur traditionnel prix conetanto. (pris et velumes). D. Construction Seeteur mederne: Recensesent 2,2 Banne Seetear moderne: ajseet en moyen Senteur mderne: établir ui indie industriel annuel. d'un indice den selaires du båtiment de quntite des mtriaux de Seeteur traditionnel: KMbre de 3,9 Faible construrtion (ciment, baren de travailleurs enregistr4s et fer, tles n-talliques, stre-, estiatin dens vae aIutåe tue). moyenne par tevailleusr i pertir des Amélioration: Utiliser les permis renseignsenet foral par leur de cnnstnrire Du de petites ~rgenisation professionnelle. enquêtes par snndage chez lrs Ajélioration: Utiller les pe is de entrepreneurz, et -valuer les entruie. Changer teas les ane le construetions publiques à partir v~leur ajoutée moyenne par travailleur des comptes de l'Etat. dens le secteur traditionel. Secteur traditionnel: déJà à prix constants. E. Electricit et eau Recensement industriel amnuel. 1,1 Bone Electricité: indice de quantité d'Tlectricité produite. Eau: indice de quantité de l'eau produite. F. Transpo t et T16erU-ica&tions i) ransports edrias ensesent industriel annuel. 0,4 Bonne Indice de quantité des marchandises et voyageurs. ii) Transport. =aritimes Recenneaent industriel emael. 2,9 Bone Indice de quantité du frêt inter- nt eaxliairea per- nanl tuaires iii) Transports per autOcars Recenseet industriel annuel. 0,9 Bonne Indice de quantité den stocka d'autoars, fondée sur les regi5tre3 d'mntriculation des autocar3. La durée de vie xnyenne d'en autocar est dvaluée A 2 ans. lv) Transporta par taxi Næbre de taxis issatriculs et 0,5 Myenne Indie du n=bre de taxis. estiation de la valeur ajoutde journalihe v) Transporte routiere Recensament industriel nnuel. 1,3 yenne / Indice des tonnes/km parcurus pour le. principaux produits agricoles. vi) Cmemin de er Recnenseont industriel annuel 0,9 Bnne Indice den tonnes/ka pare-urus pour vii) Cbotage ei trane- 0,2 Feible les marchandises. P~rt fluvial Indice dee marchandises transportées. viil) %l6 ~um0.atina Statistiqee gouvernenentales 0,3 Bone Défrltion à leide de Indice des statistiques ppstales l'indice des prix à de ventes avec ajustement au le concmatin. moyen de l'indice des prix å la cansomnation eu de l'indice des slalres de l'Administration. Voil .ntes e ris de tebleeu. Tableau 4: MATHODE DE CALCULS DES ESTIMATIONS PROVISOIRES ET DES ESTIMATIONS EN PRIX CONSTANTS Page 2 Sources de renseignements % de la valeur Fiabilité Estimations en prix constants Estimations provisoires ajoutée en en prix constants 1966/67 G. Banque, assurances et Recensement industriel annuel 0,5 Bonne Déflation à l'aide de l'indice des immobilier prix à la consossation à Douala. Amélioration: i) Banques: indice du nombre de transactions effectuées ou des emplois bancaires. ii) Assurances: indice du nombre de polices signées ou indice d'emploi dans les compagnies. iii) Immobilier: ajustement à l'aide de l'indice des loyers. H. Commerce Secteur moderne: Recensement industriel 13,0 Bonne i) Evaluer la production et les im- Appliquer les taux de marge com- annuel portations à prix constants. merciale de l'année précédente Secteur traditionnel: Différences entre aux estimations provisoires les prix de détail et de gros 6,7 Faible ii) Réevaluer les marges commerciales des importations et de la pro- Amélioration: Enquêtes limitées sur les en supposant que les marges sur duction à prix constants. taux de marge comerciale et meilleur les importations et la roduction recensement des prix. restent les mêmes à prix constants et courants. iii) Supposer que le rapport entre valeur ajoutée pour le commerce et :arges commerciales restent constants. I. Gouvernement Statistiques des finances publiques 11,5 Bonne Indice des emplois dans l'Administration J. Autres services Recensement industriel annuel 3,8 Faible 2/ Ajustement au moyen del'indice des prix à la consommation. Supposer un rapport constant avec le PIB. II, Utilisation du produit intérieur brut K. Importations Biens: Statistiques douanières. Bonne Indice des prix unitaires Services non facteurs: non évalués L. Exportations Biens: Statistiques douanières Bonne Indice des prix unitaires corrigées des valeurs mercuriales Services non facteurs: non évalués M. Investissements Secteur moderne: Recensement indus- Bonne 2/ Machines et matériel: ajustement au Machines et matériel: indice des triel annuel moyen du prix unitaire des machines machines et matériel importés Secteur traditionnel: Valeur ajoutée Faible et du matériel importés. à prix constants. par la construction traditionnelle. Construction: Construction: indice de la valeur t) secteur moderne - ajustement au moyen ajoutée du bâtiment à prix de l'indice des salaires du bâtiment constants. ii) secteur traditionnel - déjà à prix constants. N. Consommation de Statistiques des finances publiques. Bonne Salaires: Indice des emplois dans ~1' tat l'Administration. Autres consommations: ajustement à l'aide d'un indice des prix à la consommation ou de l'indice des prix de la consommation de l'Etat, le cas échéant - on dispose de suffi- samment de statistiques pour calculer un tel indice. 1/Y compris le décorticage du café. 2/ Les variations de stocks n'ont pas encore été prises en considération. Ce poste risque d'être sous-évalué car il n'est pas tenu compte des transports routiers non enregistrés dans le recensemernt industriel. Poste sous-évalué. Ne tient pas compte du trafic non enregistré dans le recensement industriel. Poste sous-évalué. Ne tient pas compte des services non compris dans le recensement industriel. Source : BIRD. Tableau 5: CONCILIATION DES SYSTEMES DE COMPTABILITE NATIONALE DES NATIONS UNIES ET DU CAMEROUN (en milliards de francs CFA, exercice 1968/69) Systène Système Système Système Camerounais ONU Camerounais ONU Valeur ajoutée par branche d'activité Emploi des ressources Agriculture 98,6 106,5 1/ PIB aux prix du marché 243,7 249,4 Industrie manufacturière et extractives 26,3 29,8 + Importations de biens et de services Construction 14,3 15,4 non facteurs 49,5 66,4 Services publics 8,2 129 (dont services) 6/ (NE) (16,9) = Exportations de biens Transports et télécommunications 14,9 16,7 3/ et de services non facteurs 52,0 63,9 Banques, Assurances et Affaires Immobilières 1,1 3,1 2/ (dont services) (NE) (11,9) Gouvernement 4/ 26,2 23,3 Autres services 10,2 3/ 8,5 t Investissements fixes 32,1 32,1 dont ménages (2,2) (2,2) . Variations de stocks NE 8,6 Commerce 43,9 45,2 dont élevage (NE) (0,9) moins charges imputées aux café (NE)_ (1,4) institutions financières - 2,0 2/ autres produits agricoles (NE) (0,2) Produit intérieur brut aux rix du marché 243,7 249,4 industries moins imp6ts indirects 45,2 manufacturières (NE) (3,5) plus subventions 1,0 construction (NE) (1,1) moins paiements de facteurs 6/ 6,0 transports (NE) (0,2) commerce (NE) (1,3) Produit national brut au cout des facteurs 190,5 196,2 + Consommation de l'Etat 4o,4 37,5 4 Consommation privée 168,7 171,2 Notes: Les deux séries d'estimations comprennent des corrections pour tenir compte de la valeur ajoutée par le cacao, le café et le commerce (Voir Tableau 6); les estimations de variation des stocks de café et de bétail sont provisoires. On a supposé que le cheptel augmente de 60.000 tetes par an; par ailleurs, les stqcks de café de Douala auraient augmenté de 9.000 tonnes 1968/69. NE = Non évalué Y compris le bois de chauffage. La commission de service de 2,0 imputée aux institutions financières constitue une consommation intermédiaire des entreprises. Y compris les PTT. Voir détails Tableau 17. 5 Y compris les impâts indirects perçus par les Caisses de Stabilisation 6/E stimations provisoires de la BIRD à partir de statistiques incomplètes sur la balance des paiements fournies par l'Office des changes. Source : BIRD Tableau 6: PRIX DU MARCHE PAYE AUX PRODUCTEURS DE CAFE ET DE CACAO (en francs CFA par kilo) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Cacao Prix de campagne 74 50 60 60 69 85 85 Cours du marché mondial a Douala 102 8h 120 150 176 240 181 Prix du marché au niveau des producteurs 76 58 93 122 147 209 152 Robusta Prix de campagne 115 100 100 115 115 117 117 Cours du marché mondial à Douala 149 137 157 166 156 186 231 Prix du marché au niveau des producteurs 129 118 137 146 136 165 209 Arabica L Prix de campagne 190 190 192 166 16h 186 155 Cours du marché mondial à Douala 23h 235 191 200 197 231 290 Prix du marché au niveau des productewrs. 212 213 170 179 176 209 265 Y compris les dividendes versés par la Coopérative des producteurs. Notes: a) Les Caisses de stabilisation doivent payer des taxes à l'exportation de 27,5% sur la valeur des exportations de café et de cacao. b) La différence entre les cours mondiaux et les prix aux producteurs est égale à la marge commerciale payée par les Caisses de stabilisation. Elle comprend les frais différentiels de transports, les frais de manutention et d'entreposage, et les coûts de conditionnement et autres. Tableau 7: JNDIE QUANIITATIF DE LA PRODUCTION AGRICOLE - 1966/670lO (Indice Laspeyre 1966-67=100) 1964/1965 1965/1966 1966/1967 1967/1968 1968/1969 1969/1970 1970/1971 Q V Q V Q V Q V Q V Q V Q V A. Cultures de rapport 93 Cacao 90.000 8.370 97.500 9.068 94.958 8.R3 90.256 8.394 107.224 9.972 117.115 10.892 122.105 11.356 170 Arabica 14.600 2.482 21-300 3.770 20.400 3.468 21.300 3.621 21.500 3.655 23.600 4.012 21.600 3.672 137 Robusta 37.400 5.124 49.800 6.823 43.700 5.987 56.000 7.672 51.500 7.056 58.200 7.973 47.700 6.535 25 Arachides 80.100 2.003 83.400 2.085 96.250 2.406 139.900 3.498 171.000 4.275 177.728 4.443 175.ooo 4.375 28 Coton-graines 44.000 1.232 57.500 1.610 55.810 1.563 49.000 1.372 68.013 1.904 91.334 2.557 38-350 1.073 8 Bananes 141.300 1.130 111.000 888 83.900 671 73.400 587 70.300 562 75.200 602 77.ooo 616 Valeur totale (A) 20.341 24.244 22.926 25.144 27.424 30.479 27.627 Indice (A) 8s7 105,7 100,0 109,7 119,6 132,9 120,5 B. Cultures vivrières 15 Mil, sorgho 389.700 5.846 398.700 5.981 416.160 6.242 479.730 7.196 429.560 6.443 451.038 6.766 405.934 6.089 13 Mals 216.700 2.817 223.600 2.907 260.270 3.384 258.000 3.354 268.000 3.484 281.530 3.660 320.944 4.172 4 Manioc 692.000 2.768 710.000 2.840 634.000 2.536 668.000 2,672 701.400 2.806 715.428 2.862 786.971 3.148 7,2 Taro, Macabo 322.000 2.318 327.000 2.354 362.316 2.609 380.000 2.736 440.000 3.168 509.520 3.669 596.138 4.292 11 Ignames 152.400 1.676 157.000 1.727 161.914 1.781 167.200 1.839 186.000 2.046 170.563 1.876 189.325 2.083 7 Bananes plantain 813.000 5.691 836.000 5.852 911.240 6.379 953.590 6.675 955.000 6.685 956.910 6.698 aD62.170 7.435 Valeur totale (B) 21.116 21.661 22.931 24.472 24.632 25.531 27.219 Indice (B) 92,0 94,5 100,0 106,7 107,4 111,3 118,6 C. Divers 45 Poisson frais 38.500E 1.732 39.800E 1.791 41.000 1.845 43-830 1.972 46.784 2.105 52.146 2.347 45 Poisson séché 18.500E 833 19.145 862 20.000 900 22.000 990 23.000 1.035 23.700 1.067 15 Bovins 167.776 2.517 177.500 2.663 210.800 3.162 213.300 3.200 210.000 3.150 235.000 3.585 1,3 Ovins, Caprins 450.000E 585 710.000 923 .104.000 1.435 1.210.000 1.573 1.260.000 1.638 1.312.000 1.706 6,2 Bois 475.000 2.945 510.000 3.162 612.286 3.796 620.000 3.844 780.000 4.836 907.030E 5.617E Valeur totale (C) 8.612 9.401 11.138 11.79 12.764 14.262 Indice (C) 77,3 84,4 100,0 103,9 114,5 128,0 Valeur totale (A+ B) 41,457 45.905 45.857 49.616 52.056 56.010 Valeur totale (A+B+*C) 50.069 55-306 56.995 61.195 64.820 70.272 Indice (At B) 90,4 100,1 100,0 108,2 113,5 122,1 Indice (AtB*C) 87,8 97,0 100,0 107,4 113,7 123,3 Source : Comptes nationaux et estimations de la BIRD. Note : En s'inspirant des données figurant dans le projet-de rapport, l'Office de la Statistique a établi 'n indice englobant une plus grande partie du secteur. Il n'a cependant pas été tenu compte de cet indice dans la présente étude, faute de temps et d'éléments d'appréciation de la fiabilité des nouvelles données comprises dans l'indice en question. Tableau 8 INDICE DES PRIX DE LA PRODUCTION AGRICOLE, 1964/65-1970/71 (Indice Paasche, 1966/67=100) 1964-1965 1965-1966 1966-1967 1967-1968 1968-1969 1969-1970 1970-1971 Q V Q V Q V Q V Q V Q V Q V A. Cultures de rapport Cacao 90.000 6.84o 97.500 5.655 94.958 8.831 90.256 11.011 107.224 15.762 117.115 24.477 122.105 18.560 Arabica 12.872 2.729 15.400 3.280 22.400 3.808 23.040 4.124 25.470 4.483 28.000 5.852 21.600 5.724 Robusta 37.400 4.825 42.210 4.970 44.533 6.101 51.765 7.558 56.000 7.616 58.200 9.603 47.700 9.969 Arachides 80.100 2.163 83.400 2.168 96.250 2.406 139.900 3.358 171.000 3.933 177.728 4.087 175.000 4.025 Coton-Graines 44.000 1.232 57.500 1.610 55.810 1.563 49.000 1.372 68.013 2.176 91.334 2.923 38.350 1.227 Bananes 128.000 1.024 91.000 728 83.872 671 83.400 667 87.900 703 91.700 734 93.000 744 Valeur Totale (A) 18.813 18.411 2~.380 28.090 34.673 47.676 40.249 Indice (A) 94,3 84,1 100,0 112,6 120,2 152,0 145,0 B. Cultures Vivrières Mil,Sorgho 389.000 5.845 398.700 5.981 416.160 6.242 479.730 7.676 429.560 6.873 451.038 7.668 405.934 7.307E Mals 216.700 2.384 223.600 2.460 260.270 3.384 258.000 3.870 268.000 4.020 281.530 4.5o4 320.944 5.135E Manioc 692.000 2.768 710.000 2.840 634.000 2.536 668.000 3.340 701.400 4.208 715.428 5.008 786.971 5.509E Taro, Macabo 322.000 1.288 327.000 2.289 362.316 2.609 380.000 3.040 44o.oo 3.520 509.520 4.586 596.138 5.365E Ignames 152.400 1.067 157.000 1.727 161.914 1.781 167.200 2.006 186.000 2.232 170.563 2.047 189.325 2.272E Bananes Plantain 813.000 5.203 836.000 5.350 911.240 6.379 953.590 7.629 955.000 7.640 956.910 2.612 ]V62.170 9.559E Valeur Totale (B) 1.5 20.647 22.931 27.561 28.493 26.425 35.147 Indice (B) 87,8 95,3 100,0 112,6 115,7 127,0 129,1 Valeur Totale (A+B) 37-368 39.058 46.311 55.651 63.166 74.101 75.396 Indice (A+B) 91,0 89,7 100,0 112,6 118,1 140,8 137,1 E Estimations. Source : Comptes nationaux et estimations de la BIRD. Tableau 9 : VALEUR AJOUTEE EN PRIX CONSTANTS - TABLEAU INTERMEDIAIRE (en milliards de FCFA) Page 2 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Banques, assurances et affaires immobilières Valeur ajoutée aux prix courants 0,9 0,9 1,0 1,1 1,l 1,2P 1,2P Indice des prix à la consommation pour 91,2 95,9 100,0 101,3 103,1 106,3 111,1 la couche de population à revenu élevé (à Douala) Valeur ajoutée en prix constants 1,0 1,0 1,0 1,l 1,l 1,l 1,l Commerce i. Valeur ajoutée aux prix courants Avant correction 34,7 37,2 43,1 48,5 56,3 Après correction 33,6 35,2 7 41,3 43,9 Différence 1,1 2,0 4,4 7,2 12,4 ii. Marges commerciales aux prix courants 53,0 54,6 58,0 66,8 72,2 a. Agriculture et cheptel vif Prix courants - importations 0,6 0,5 0,5 1,0 1,2 C,7 3,5 production 54,3 57,7 65,9 77,3 88,3 marges 14,o 13,6 13,2 14,9 16,3 Prix constants - importations 0,6 0,5 0,5 1,0 1,2 0,5 3,3 production 57,0 60,8 65,9 70,0 76,0 81,7 78,9 marges 14,7 14,3 13,2 12, 14,l 14,5 14,3 b. Pétrole et produits pétroliers Prix courants - importations 2,1 1,9 2,0 2,3 2,7 2,4 2,7 marges 7,3 6,7 7,1 8,1 9,4 8,4 9,4 Prix constants - importations 2,2 1,9 2,0 2,3 2,6 2,2 2,3 marges 7,7 6,7 7,1 8,1 9,1 7,7 8,0 c. Produits industriels (biens 1, 3 à 6) Prix courants - importations 34,7 35,l. 34,5 44,9 45,6 52,2 52,7 production 48·5 52,6 60,9 66,2 75,5 marges 31,7 34,3 37,7 43,8 46,5 Prix constants - importations 49,6 43,9 34,5 43,3 44,1 48,0 47,7 production 51,5 54,1 60,9 65,5 69,7 84,8 94,6 marges 385 38,3 37 7 42 9 42 0 48,5 52 , iii. Marges totales en prix constants 0O 9 59,3 5,0 , 65,2 70,7 iv. Valeur ajoutée à prix constants 8Z62 38,7 39,9 39,6 42,9 45,3 Télécommunications (PTT) Valeur ajoutée aux prix courants 0,60 0,80 0,58 0,81 1,66 1,93P 2,08P Indice des prix à la consommation 9/ 91,2 95,9 100,0 101,3 103,1 106,3 111,9 Valeur ajoutée en prix constants - o,66 0,83 0,58 0,78 1,61 1,82 1,86 Autres services ne relevant pas de l'Etat Valeur ajoutée aux prix courants 10_/ 6,2 6,6 7,4 7,7 8,4 Indice des prix à la consommation 91,2 95,9 100,0 101,3 103,1 Valeur ajoutée en prix constants 6,8 6,9 7,4 7,6 8,1 Services de l'Etat 11/ Valeur ajoutée aux prix courants 17,3 18,0 20,6 22,1 23,3 25,6P Indice quantitatif de l'emploi 95,2 96,8 100,0 106,4 112,9 125,0 135,9 Valeur ajoutée en prix constants 19,6 19,9 20,6 21,9 23,3 25,8 28,0 P estimation provisoire. l/ Y compris le décorticage du café. " 7oir indice détaillé au tableau 7. 3/ Non compris les variations de stocks. 17/ Non compris le décorticage du café. 5/ Calculé après une nouvelle pondération de l'indice des prix à la consommation. / En supposant une durée utile de deux ans par autobus. / Voir détails concernant l'indice au tableau 12. Correction des marges concernant le cacao, le robusta et l'arabica. L'indice quantitatif des opérations postales n'est pas disponible. Y compris les services de gens de maison. Voir détails au tableau 11. Sources : Comptes nationaux 1964/65 à 1968/69 et estimations de la BIRD, bulletins statistiques mensuels et trimestriels. Tableau 10: EMPLOIS ET RESSOURCES EN PRIX CONSTANTS - TABLEAU INTERMEDIAIRE (en milliards de FCFA) l96/6 l964/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 Importations aux prix courants 37.4 37.5 38.0 48.2 49.5 60.9 P/ 69.9 P/ indice des prix unitaires Lf 97.2 99.2 100.0 99.1 101.7 112.0 118.6 en prix constants 38.5 37.8 38.0 48.6 48.7 54.4 58.9 Exportations aux prix courants 38.4 31.9 36.5 4.5 52.0 66.2 P/ 61.6 P/ indice des prix unitaires 2/ 99.1 93.3 100.0 114.6 121.2 lho.4 l35.h en prix constants 38.7 37.4 36.5 38.8 42.9 47.2 45.5 Investissements i. Machines et équipe:ient aux prix courants 8.2 8.0 12.7 15.3 11.7 17.8 21.0 indice des prix unitaires du matériel importé 97.6 99.1 100.0 98.5 103.8 119.6 137.1 en prix constants 8.4 8.1 12.7 15.5 11.3 14.9 15.3 ii. Construction a. secteur moderne aux prix courants 9.8 12.3 11.4 12.1 13.1 indice des taux de salaires dans le bâtiment 99.7 100.0 100.0 102.8 1o6.4 109.0 en prix constants 9.8 11.8 12.3 b. secteur traditionnel 7.0 7.6 7.6 7.2 7.3 c. total 16.6 19.9 19.0 19.0 19.6 20.2 Pf 21.1 P Consommation de l'Etat i. Biens et services aux prix courants 8'.7 10.1 10.3 12.6 lh.2 15-1 P/ 15.9 P/ indice des prix à la consommation à Douala 91.2 95-9 100.0 101.3 103.1 106.3 111.9 en prix constants 9.5 10.5 10.3 12.4 13.8 lh.2 P/ 14.2 P/ ii. Services de l'Administration (traitements et salaires' en prix constants 19.0 19.9 20.6 21.9 23.3 25.8 28.0 P/ Chiffres provisoires. 1/ L'indice des prix à l'exportation pour 1964/65-1966/67 est celui de la France. Par la suite, la liste a été établie par le Ministère du Plan. Prix de gros des biens manufacturés, en ce qui concerne la France pour l964/65-l966/67 (FMI) et établis par le Ministre du Plan par la suite. Estimations provisoires pour 1969/70-1970/71 obtenues en revisant la valeur de 1968/69 en fonction du taux de croissance de la valeur des biens d'équipement importés. / Estimations provisoires pour 1969/70 et 1970/71 obtenues à partir de l'hypothèse selon laquelle les activités dans la construction auraient augmenté depuis l'année précédente au prorata de la consommation de ciment et autres facteurs de production en valeur réelle. Valeur ajoutée par les service de l'Administration, voir Tableau 9. Sources: Jomptes nationaux et estimations de la BIRD Tableau l: EMPLOIS AU SERVICE DE L'ETAT - TABLEAU INTERMEDIAIRE 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 A. Emploi de personnel permanent et contractuel Traitement menduel myen e: Nombre d'employés 196/69 (en FCFA) Catégorie A 786 1.000 1.763 2.12d 118.00 Catégorie B 2.012 2.562 1.800 2.041 75.600 Catégorie C 3.110 3.385 3.618 3.743 40,200 Catégorie D l0.12S 11.778 12.996 14.038 24.600 Indice de l'emploi 100,0 119,3 131,0 145,9 B. Emploi dans les Forces Armées Indice de l'emploi 100,0 108,h 109,h 119,1 C. Emploi d'auxiliaires et de personnel d'autres catégories Indice de l'emploi 100,0 101,0 99,h 114,7 Indice de l'emploi au service de L'Etat lf/Q 91,0 94,0 100,0 106,1 117,5 127,7 lf L'analyse des budgets 1970/71 donne la répartition suivante des traitements: 46,6% pour la catégorie A, 17,6% pour 1 catégorie B et 34,81 nour la catégorie C. Faute de renseignements, les estimations pour la période allant de 1964/65 1966/67 ont été obtenues en ajustant le graphique des variations de l'emploi dans le temps au moyen d'une courbe expo nentielle (loi de Parkinson). Note : Le présent indice ne concerne que la situation de l'emploi auprès du Gouvernement Fédéral et du Gouvernement du Cameroun Oriental, éL.ant donné que l'on ne dispose d'aucune donnée pour le Gouvernement du Cameroun Occidental et les communes. Toutefois, les Gouvernements Fédéral et Fédéré du Cameroun Oriental ont versé 86% des traitemen et salaires en 1968/69. Il convient de considérer cet indice comme ayant un caractère très provisoire surtout en ce qui concerne la période 1964/65 á 1966/67. Source: Ministère du Plan et estimations de la BIRD. Tableau 12 INDICE DE VOLUME DES TRANSPORTS ROUTIERS - TABLEAU INTERMEDIAIRE Distance moyenne 1964/1965 1965/1966 1966/1967 1967 1968 1968/1969 1959/1970 1970/1971 par Tonne Quantites T/Km Quantités Tm Quantites T T/Km Quantités T/Km Quantités T/Km 145 Cacao 90.000 13.050,0 97.500 14.137,5 94.958 13.768,9 90.256 13.087,1 107.2-4 15,547,5 117.115 16.981,7 122.105 17.705,2 82 Café (Arabica + Robusta) 50.272 4.122,3 57.520 4.716,6 66.933 5.488,5 74.805 6.134,0 81.470 6.680,5 86.200 7.068,4 69.300 5.682,6 1278 Coton 44.000 56.232,0 57.500 73.485,0 55.810 71.325,2 49.000 62.622,0 68.013 86.920,6 91.334 116.724,9 38.350 49.011,3 1090 Arachides 80.100 87.309,0 83.00 90.906,0 96.250 104.912,5 139.900 152.491,0 171.000 186.390,0 177.728 193.723,5 175.000 190.750,0 80 Palmistes 20.800 1.664,0 22.800 1.824,0 31.900 2.552,0 46.100 3.688,0 59.OOE 4.720,0 74.00E 59.220,0 n.d. n.d. 50 Bétail 617.776 30.888,8 887.500 44.375,0 1.314.800 65.740,0 1.423.300 71.165,0 1.423.300 73.500,0 1.547.000 77.350,0 n.d. n.d. 76,3 Ciment 119.235 9.100,0 113.868 8.688,1 117.695 8.980,1 124.531 9.501,7 131.666 10.046,1 120.918 9.226,0 128.963 9.840,0 Divers 2.700,0 2.835,0 2.976,8 3.125,6 3.281,9 3.446,0 3.618,o Valeur 205.066,1 240.967,2 275.744,o 321.814,4 387.086,6 483.740,5 n.d. Indice 74,4 87,4 100,0 116,7 140,4 156,1 n.d. Note : Cet indice fait état du nombre de T/Km enregistrés pour le transport des principaux produits agricoles com-mercialisés. La distance moyenne par tonne a été déterminée en 1965 dans le cadre d'une étude sur la commercialisation des produits agricoles. Source : BIRD. Tableau 13: EST'MTIONf Ff0'/Ij)LRES D'U CHIFFRE D'AFFAIRES DANS LE SECTEUR INDUSTRIEL MODERNE - TABLEAU INTERMEDIAIRE (en tillions de F CFA courants) 19,7/68 1968/69 1969/70 1970/71 Comptes Comptes Estimatons Estimations GICAM nationaux (1)/(2) GICAM nationaux (1)/(2) GICAM (1)/(2) Comptes GICAM (1)/(2) Comptes (1) (2) () (1) (2) () (1) nationaux (1) nationaux () (2) () (2) Priduits alimentaires 11.873 15.147 78,3 15.209 17.714 75,3 18.405 8o,o 23.000 19.393 80,0 24.250 Textiles, Chaussures 4.636 9.887 46,8 5.145 11.393 45,1 6.728 45,5 14.800 7.453 45,5 16.4oo Imprimerie, Produits chimiques 2.341 4.390 53,3 2.49S 4.680 53,5 2.974 53,4 5.550 3.984 53,4 7.450 Metallurgie 6.982 16.833 41,5 7.993 19.078 .41,9 9.705 41,7 23.250 10.606 41,7 25.400 Divers 1.805 6.464 27,9 1.562 13.837 11,3 2.207 23,0 9.600 2.822 26,1 10.800 Total 27.637 52.721 52,5 32.405 66.702 53,4 40.019 52,5 76.200 44.258 52,5 84.300 Note : La methodologie consiste à estimer (2) à partir de (1) et de retracer l'évolution des ratios (1)/(2). La rubrique "divers" est obtenue par différence. Cette étude ne comprend pas le secteur du bâtiment. Source : Ministère du Plan. Tableau 14: TAUX DES MARGES - TAHLEAU INTERMEDIAIRE 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 Agriculture Marge brute/Prod.+Import.(%) 25,5 23,4 19,9 19,0 18,2 Pétrole Marge brute/Importation 3,48 3,53 3,55 3,52 3,48 Produits industriels Marge brute/Prod.+ Import.(%) 38>1 39,1 39,5 39,4 36,9 Note: Une méthodologie améliorée consisterait à analyser chaque taux de marge produit par produit en établissant une distinction entre les importations et la production locale. Source: Comptes nationaux et estimations de la BIRD. Tableau 15: BILAN DUJ TRESOR JUIN 1965 - JUIN 1971 (en milliards de F CFA) 30 juln 1965 30 juin 1966 30 juin 1967 30 juin 1968 30 juin 1969 30 juin 1970 30 juin 1,U' R D CR D CR 0 C D CR D CR D CH n A. Exécution de la Loi de Finance I. Opérations du Gouvernement Fédéral 1. Budget 7,0 0,5 7,3 -- 2,5 0,2 3,2 5,4 1/ 4,3 7,5 0,7 3,4 Fonds Spéciaux omptes comerciaux -- (,7) -- (3,1) -- (1,8) -- (1,2) -a -- (0,9) (- Depenses au titre des ressources -- (0,7) -- (0,7) -- (0,4) (0,6) -- -- (0,2) (0,3) spéciales soide (3,4) 3,8 2,2 0,6 0,2 o,6 3. Comptes de prets et d'emprunts -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- 1,0 olde du Oouvernement Fédéral 1, Opératrionis des Etats Fédérés 1. (wseroun Oriental Operations budgetaires (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (d) (d) (ud) (3,2) (,6) (5 Ooeratious non budgétaires (ud) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (0,l) (1,1) soun 40,0 -- o,6 0,5 4,5 3/ 4,63/ 3,3 2,1 'ameroun Occidental 4/ Opérations budgétaires (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (.d) (nd) (nd) (nd) (1,2) (1,3) ,rations non budgétaires (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (nd) (0,6) (1,0) ý1'le 0,2 0,2 0,6 0,4 o,6 0,2 Ja1 le les D.us édérés 0 .4 0.3 31 4,2 7 s 510 Opérat ions3? 0,2 7 6 7,0 B. Disponibilités t'ons ribi ues (1,3) (1,4) (2,7) (3,2) (7,7) (15,5) (1 ,6 7/) (0,6) (0,5) (0,5) (0,3) (1,0) (1,6) (0,9) s.:ople"en'ires (0,4) (0,3) (0,4) (0,6) (1,4) (1,5) (1,3) ý,3 2,2 3,6 4,1 10,1 18,6 1-,4 "rrespnd'lns (tiers) en c=me courant (1,3) (1,5) (1,0) (2,2) (3,0) (0,3) (0,3) ivers (v compris le 3) (36) (3,2) (6,4) (4)5) (7,5) iemetes rets et 3,6 5,1 4,2 8,6 7,5 7,8 3,5 = orrespodan973 7 12,7 17,6 26,4 18,9 ý. ncisse e' r artefieille ie quas mnunaie Encasse(1,5) (1,6) (,)l,)l3)12)(1,4) Avois des bonues en compte (1,3) (2,0) (3,0) (2,6) (3,4) (1,9) (1,» ý rant 'nvestissement .Inancier 6/ (74) (6,8) (j,5) (3,9) (6,8) (14,3) Autres mouvemens de fonds (1) (2,5) (0,5) (3,0) (1,5) (2,0) 6,1 8/ -.lde enai sue et portefeuille 9, 10,4 å6, 10,0 -4_ ¯ olde le t'icenent 3,1 31 6,7 7,6 7?0 NO 4 N0n disponible. é-bit. 0nt , 'our les exercices présédents. - por les exeretees présédents. en sentiellement d'exercices précédents. e bu41e da Caneroun Occidental a été intégré au Tråsor Fédéral à compter de l'exercice 1966/67. osertielle'ent Caisses de Stabilisatinns aux Fonds spéciaux. vesisseer.tfinancier effectué essentiellement auprès du Trésor franqais, ri: : le; des taisses de Stabilisations aux Fonds spéciaux. i*utes intente essentiellement. -es 4 eisoIres. So re : 'Trésor table 16: TIBLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES EN 1965/66 (en m*Illons de francs C.F.A.3 Intermediaires Financ. Autres Entreprises Total Administrations Total TotalToa Bancenac Banques Autres P T T Assu- Autres Total Entre- Tresor OCCE Autres Adminis- Menages Exte'rieur Total Commer- 1+2+3 rances +6+7 prises trations General ciaies h + 8 10+11+12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 1h 15 16 A. Actif A a Disponibilites nationales - +206 -82 +12C +7 +11 +890 +908 +1,035 -353 - -310 -653 +1,179 -12 +1,5h8 A b Comptes au Trésor et Comptes divers - - - - +68 - - -9 -9 - - -2,255 -2,245 - - -2,25h Sous-Total A - +208 -82 +126 +75 +11 +813 +899 +1,025 -3h3 - -2,555 -2,398 +1,179 -12 -70 B Disponibilités exte'rieures -2,283 +3 - -2,280 - - +150 +150 -2,130 -198 - +3 -195 - - -2,325 C+D DépSts spéciaux a' l'extérieur et position extérieure des banques +50 - - +50 - - - - +50 - - -359 -359 - +575 +266 Avoirs exterieus do Cameroun B+C+D -2,233 +3 - -2,230 - - +150 +15c -2,080 -198 - -356 -55h - +575 -2,059 E+F Comptes d'epargne et à terme - - +888 +888 - ~ -130 -130 +758 -80 - - -80 +147 - +825 G Divers -9 -712 -985 -1,706 -106 +52 -20 -7h -1,780 -79h -86 +212 -668 +82 -h -2,807 H+I+J+K Prets du systeme financier +1,192 +1,70h +218 +3,11h - - -59 -59 +3,055 - - -10 -10 -33 - +3,012 L Autres prets +145 -100 -12 +33 -130 - +132 +2 +35 - -191 +hh0 +2h9 -297 +37h +361 M Titres et participations - +18 +370 +388 - - +132 +132 +520 - - +h56 +h56 - +600 +1,576 Total Géneral -905 +1,121 +397 613 -161 +63 +1018 +20 +,33 -115 277 1157 +202 __________ ___ ____ ___ +90 f~~3 -1,15 277 .L13 ~05 1.078 1,096 ~ 0 B. Passir A a Disnonibilites nationales +L05 +805 - +1,210 +338 - - +338 +1,546 - - - - +1,5h8 A b Comptes au Tresor et Comptes divers - - -739 -739 - - - - -739 -1,515 - - -3,515 - - -2,254 Sous-Total A +h05 +805 -739 +h71 +338 - - +338 +809 -1,515 - - -1,515 - - -706 B D-*sponibilites exterieures - - - - - - - - - - - - - - -2,325 -2,325 C+D Depots spéciaux a l'exterieur et position exte'rieue des banques - +538 +37 +575 - - - - +575 - - - ~ - -309 -266 Avoirs exterieurs du Cameroun 1+C+D - +538 +37 +575 - - - - +575 - - - - - -2,634 -2,059 E+F Comptes d'e'pargne et aT terme - +71,6 +79 +825 - - - - +825 - - - - - - +825 c Divers -1,360 -92? -12? -2,h,L - - -66 -66 -2,70 +317 -168 -74 -325 -5 -7 -2,807 H+T+J+K Pr'ts du systeme financier - )3 +179 -151 - - +3,152 +3,152 +3,001 - - -13h -13à -2 +167 +3,012 l Autres prgts - - +266 +266 -303 - +739 +3b6 +612 - - -h83 -h83 +50 +182 +361 m Titres et participatioris - - +6? +62 - - +1,h82 +1,h8 +1,5U, - - - - - +j2 +1,576 'rotai9 ' -5 6? -8 -356 -59 53ý+722 +,9 -1.196 -163S -1,1 -2hS +09 -226202 t lii.'I le "a 5t:so- r-n tr.ci'e oo Tableau 17: VALEUR AJOUTEE PAR LE GOUVERNEMENT (en milliards de F CFA courants) 1964/65 l965/66 1966/67 1967/68 1968/69 Traitements et salaires versés par les administrations à l'origine des transactions 19.7 20.9 22.5 24.4 26.2 moins Traitements et salaires versés par les administrations étrangères -4.2 -3.9 -3.3 -3.7 -4.0 moins Traitements et salaires versés par les organismes privés offrant leurs services aux ménages -1.6 -2.2 -1.8 -2.0 -2.5 plus Versement des pensions et retraites par l'Etat 0.2 0.2 0.3 0.2 0.4 plus Allocations familiales 0.6 0.6 0.7 1.0 1.0 plus Traitements et salaires au titre de l'assistance technique 1/ 2.6 2.4 2.2 2.2 2.2 Valeur ajoutée par le Gouvernement 17.3 18.0 20.6 22.1 23.3 1/ Les traitements et salaires versés au titre de l'assistance technique ont été évalués à leur valeur réelle étant donné que l'on n'a pu estimer les salaires qui auraient été versés aux homologues. Source : Comptes nationaux et BIRD.
World Bank Group · Pre-2003 Economic or Sector Report
Cameroon - The recent economic development of Cameroon (Vol. 2 of 2) : Volume II : revision et extension des comptes nationaux
View original document
The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.
Full text
Key facts
Organisation
World Bank Group
Document type
Pre-2003 Economic or Sector Report
Country
Cameroon
Source
World Bank