World Bank Group · Staff Appraisal Report

Senegal - Terres Neuves Resettlement Project : Sénégal - Projet de Colonisation de la Région des Terres Neuves

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DIFFUSION RESTREINTE RapportNo. PA-73a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement. Il ne peut être ni publié ni cité sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SENEGAL PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES NEUVES 8 avril 1971 Département des projets agricoles Taux de conversion: 1 dollar EU M 277,71 francs CFA 1 franc CFA - 0,004 dollar EU 1 milliouL de FCFA - 3.601 dollars EU Poids et mesures: Système métrique Abréviations utilisées dans le rapport BNDS: Banque nationale de développement du Sénégal CFDT: Compagnie française pour le développement des fibres textile, IRAT: Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières IRCT: Institut de recherches du coton et des textiles exotiques MDR: Ministère du développement rural OCAS: Office de commercialisation agricole du Sénégal ONCAD: Office national de coopération et d'assistance pour le développement ORSTOM: Office de la recherche scientifique et technique d'outre-mer DTP: Direction des travaux publics SATEC: Société d'aide technique et de coopération STN: Société des Terres neuves SENEGAL PROJET DE COLONISATION DE LA REGION rES TERRES NEUVES TABLE DES IIAýTIERES Pages RESUME ET CCNCLUSION .............. i-ii I. INTRODUCTION ............................................. 1 II. HISTORIQUE .............................................. 2 A. Généralités ...................................... 2 B. Institutions du secteur agricole.................... 3 C. Pression démographique, migration et colonisation ... 4 III. ZONE DU PROJET .......................................,.. 7 IV. LE PROJET .......... ............................. 9 A. Description générale ................................ ) B. Progra.-mme de colonisation ............................ 10 C. Les divers élénients du projet ............... .... il D. iéthodes utilisées pour la réalisation du projet..... 13 V. DEVIS ET FINANCE:ENT .................................. 16 VI. O-GANISATION ET GSTIO ................................. 22 A. Organisation et recrutement du personnel ............. 22 B. Recrutement des colons ...........0e............... 23 C. Crédit ........ *............. ......... . . . .. . . . 24 D. Cormercialisaticn ........... ............. 25 Le présent rapport est basé sur les résultats de deux -issions de l'IDA. Les membres de la première îission, PM. C.E. ietcalfe, R. Adais et J. J. Schul, ont séjourné au Sénégal en février-iars 1)70 et les me-ibres de la deuxièrie lission, M. P. Th. Grosjean, J. J. Schul, J. Coudert (FAO) et R. P. Chateau (consultant) en septembre 1)70. Table des matières (suite) Pages VII. RENDEYENTS, PhOLUCTICN ET PRIX; REVENU DES PARTICIPANTS AU PLOJET ............................ .. ...... 26 A. Rendements et production .......................... 26 B. Prix et débouchés ................................ 27 C. Revenu des agriculteurs imputable au projet .. 28 D. Recettes de l'Etat imputables au projet ........... 29 VIII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ECON&JIIQUE ................. 30 IX. RECO.niANDATIONS ................... . ................ 32 ANNEXES 1. Généralités relatives au secteur agricole 2. Prix et débouchés pour la production du projet 3. Colonisation organisée et nigration spontanée 4. Aspects techniques 5 La SociAté des Terres neuves 6. Coût du projet pendant la période de versement du crêdit de l'IDA 7. Budgets des exploitations 8. Cash flow du gouvernement 9. Calcul du taux de rentabilité économique CARTES 1. Site du projet 2. Zone du projet SENAL PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRFS NEUVES RESUME ET CONCLUSIONS i. Le présent rapport se propose d'évaluer un projet de colonisation consistant à installer dans " i zone des Terres neuves, au Sénégal oriental, sur des terres qui présentent un potentiol agricole intéressant mais qui n'ont jamais été mises en valeur jusqu'à présent, 300 familles d'agriculteurs originaires du "bassin arachidier" surpeuplé et surexploité. Le projet constituera la première phase d'un vaste programme de colonisation, et fournira également des services de vulgarisatiun et de crédit à quelque 25qO familles actuellement établies dans la zone en question. Ce sera la deuxième intervention du Groupe de la Banque en faveur du développement agricole au Sénégal. ii. La culture de l'arachide représente 75 pour cent du revenu mone- taire du secteur agricole au Sénégal et près de 80 pour cent de la valeur des exportations. Dans le bassin arachidier où, en raison de la pression démographique, un homme adulte ne cultive en moyenne que 54 ares en culture sèche, les sols sont en voie de dégradation sur de vastes étendues. C'est pourquoi, compte tenu également de divers facteurs liés principalement aux prix à la production, à l'organisation du crédit et de la commercialisation, au peu d'effet des engrais et à la qualité discutabie des semences, la production d'arachide est actuellement en régression. L'Ftat doit faire face à deux tâches principales: maintenir et accroÎtre les recettes dtexpor- tation et réduire la surpopulation dans le bassin arachidier qi constitue l'arrière-pays à l'est de Dakar. Les terres inexploitées qui offrent un potentiel de production agricole intéressant sont situées plus au sud et à l'est, et sont progressivement mises en valeur sous l'effet d'une coloni- sation spontanée. Malheureusement, ces migrations qui s'effectuent en l'absence de toute intervention des pouvoirs publics tendent à provoquer des problèmes identiques à zeux qui affectent le bassin arachidier; en effet, les terres sont occupées sans faire l'objet d'aucun titre de propriété, exploitées de façon anarchique et morcelées en parcelles minuscules, tandis que la répartition des cultures s'effectue trop systématiquement en faveur de l'arachide. Le projet a pour but d'organiser la mise en valeur des nou- velles terres, d'introduire de nouvelles techniques plus perfectionnées et de diversifier les cultures. Le plan d'assolement prévcit la culture non seulement de l'arachide, mais aussi du coton pour l'exportation ainsi que du mais et du sorgho pour la consommation intérieure. iii. Le projet est d'envergure modeste; ce n'est toutefois que la première étape d'une entreprise qui est appelée à se transformer, en défini- tive, en un vaste programme de mise en valeur des terres. Si le projet était de plus grande ampleur, l'adoption et l'évaluation des nouvelles techniques dont dépend son succès seraient beaucoup plus difficiles et - ii - dépasseraient peut-être les possibilités actuelles du gouvernement. Néan- moins, le projet prévoit une évaluation détaillée de l'état d'avancement des travaux et, si la situation le justifie, la préparation pour 1973 d'un second projet de plus grande envergure faisant suite à celui-ci, en vue d'installer cette fois-ci près de 2.500 familles. Une société d'Etat, la Société des Terres neuves (STN), relevant du 1inistre du développement rural, sera chargée de la réalisation du projet. La STN emploiera les services d'un organisme de gestion au cours de la phase initiale. iv. Le coût total du projet est estimé à 1,8 million de dollars EU, pour la période de dix ans nécessaire pour que toutes les exploitations fonctionnent à plein rendement. Au cours de la période de six ans pendant laquelle on envisage d'échelonner les versements du crédit de l'IDA en question, le montant des dépenses s'élèvera à 1,55 million de dollars EU dont environ 188.000 dollars EU constitueront un fonds renouvelable destiné a fournir aux participants des crédits de campagne et des crédits à moyen terme. De 1977 à 1980, un complément de 228.000 dollars EU sera nécessaire pour achever la mise en valeur des parcelles confiées aux colons; il sera fourni par l'Etat. Pour sa part, ltIDA interviendra à concurrence de 1,25 million de dollars FU (soit environ 81 pour cent du coût du projet si l'on prend en considération la période de versement du crédit, ou 70 pour cent si l'on prend en considération la période de dix ans nécessaire à la mise en exploitation totale), dont 890.000 dollars EU représentent la part à financer en devises, le solde de 360.000 dollars EU correspondant à des dépenses à financer en monnaie nationale. Les frais qui seront à la charge des agriculteurs ne sont pas compris dans le coût du projet, car leur contribution sera en nature; les colons construiront leurs logements avec des matériaux qu'ils se procureront par leurs propres moyens, tandis que le défrichement et la mise en valeur des terres leur incomberont pour la plus grande part. En raison de leur faible importance, les contrats relatifs à la fourniture des biens et services seront attribués par appel d'offres local. v. Le projet constituera une source de recettes en devises et, lorsqu'il fonctionnera à plein rendement, il permettra de réduire les impor- tations d'environ 328.000 dollars EU par an. On estime à 13 pour cent le taux de rentabilité économique du projet en se fondant sur les prévisions de la Banque relatives aux prix de l'arachide, du coton, du mais et du sorgho. Les taux de rentabilité du programme de colonication et du programme destiné aux agriculteurs déjà établis dans la région atteignent respective- ment 12,5 et 15,8 pour cent. vi. En 1981, au moment où le projet aura atteint sa phase de pleine production, le revenu monétaire moyen par famille de colons sera d'environ hh0 dollars EU par an, soit un montant supérieur de 70 pour cent au revenu moyen actuel des exploitations du bassin arachidier, région d'origine des colons sélectionnés. On estime par ailleurs que ~e revenu monétaire annuel des agriculteurs déjà établis dans la zone du projet et qui participeront a celui-ci aura augmenté de 110 dollars dans un délai de huit ans, c'est-à- dire de 30 pour cent par rapport à leur revenu actuel. vii. Ce projet justifie l'octroi d'un crédit IDA d'un montant de 1,25 million de dollars EU. Il prévoit le financement rétroactif jusqu'à concurrence de 60.000 dollars. SENEGAL PROJET DE COLONISATION DE LA REGION DES TERRES NEUVES I. INTRODUCTION 1.01 En 1969, le Sénégal a demandé à l'IDA de participer au financement d'un projet de colonisation agricole prévoyant le transfert de quelque 1.000 familles d'agriculteurs originaires des zones surpeuplées du "bassin arachidier" dans la zone moins peuplée des Terres neuves au Sénégal oriental. D'après les études d'évaluation, un projet prévoyant le transfert de 1.000 familles de colons serait de trop grande ampleur pour assurer le succès de cette phase initiale, et le projet envisagé vise à installer 300 familles et à mettre à leur disposition des services de vulgarisation et de crédit dont pourront également bénéficier les quelque 250 familles déjà établies dans la zone du projet. Le projet constituera la première phase d'un programme ayant pour objet l'installation de quelque 6.000 familles sur une superficie de 150.000 ha de terres inexploitées; le coût de la préparation de la phase suivante sera également imputé au projet. 1.02 En 1969, une mission chargée par la Banque d'une enquête prélimi- naire a recommandé une étude de justification du projet et défini le mandat des consultants. L'étude a été réalisée par une société française, la Société d'aide technique et de coopération (SATFC), et financée par l'organisme français, le Fonds d'aide et de coopération (FAC). Le présent rapport est fondé sur les conclusions de deux missions envoyées par l'IDA; les membres de la première mission, MM. C.E. Metcalfe, R. Adams et J.J. Schul, ont séjourné au Sénégal en février et mars 1970, et les membres de la deuxième mission, M. P. Th. Grosjean, J.J. Schul, J. Coudert (FAO) et R.P. Chateau (consultant), en septembre 1970. 1.03 Le projet constitue la deuxième intervention du Groupe de la Banque dans le secteur agricole au Sénégal. En février 1969, un crédit de l'IDA d'un montant de 6 millions de dollars EU et un prêt de la Banque d'un montant de 3,5 millions de dollars EU ont été approuvés; ils étaient destinés à contribuer au financement d'un programme dtamélioration de la culture de l'arachide et du mil dont la réalisation avait été engagée en 1964 avec la participation de la Communauté %conomique européenne (CEE). Ce projet n'a pas donné de résultats satisfaisants; la production d'arachide a diminué dans la zone en question, sous l'influence d'une combinaison de divers facteurs: les conditions atmosphériques défavorables, la qualité discutable des semences, l'insuffisance des rendements fournis par les engrais, la faiblesse des prix à la production, ainsi que la médiocrité de l'administration et de la coordination des travaux dans le cadre du projet. En conséquence, la plupart des agriculteurs se sont lourdement endettés et ont perdu confiance dans la politique du gouvernement. Des mesures ont été prises pour remédier à cette situation: en août 1970, on a rétabli l'ancien système garantissant aux agriculteurs le paiement de l'arachide à la livraison. Plus récemment, au début du mois d'avril, le gouvernement a annoncé une augmentation du prix de l'arachide à la production, et il réor- ganise actuellement l'administration du projet. Il est encore trop t6t pour mesurer l'incidence de ces mesures, qui s'orientent néanmoins dans la bonne direction. -2- II. HISTORIQUE A. Généralités 2.01 Le Sénégal compte environ 3,7 millions d'habitants, le rythme de la croissance démographique s'établissant aux alentours de 2,2 pour cent par an. La densité moyenne est de 19 personnes au km2; elle atteint environ 130 habitants au kmi2 dans certaines zones du "bassin arachidier", à l'ouest du pays, pour devenir pratiquement nulle dans certains territoires de la partie orientale. Le secteur rural occupe environ 75 pour cent de la population active. La situation du secteur agricole au Sénégal est exposée à l'Annexe 1. 2.02 Le Sénégal a une superficie de 197.000 km2 (voir la carte). Le pays est dans l'ensemble dépourvu de relief, et la végétation couvre toute une gamme dont les deux extrêmes sont la forêt dense au sud et le désert au nord, le niveau annuel des précipitations étant respectivement de 1.500 mm et 400 mm. La saison sèche et la saison humide sont très marquées. Les périodes de sécheresse sont fréquentes; elles ont un caractère cyclique et affectent surtout le nord du pays. Les sols sont légers le plus souvent, et environ 15 pour cent de la superficie totale du territoire sont cultivés. 2.03 En 1969, le produit intérieur brut (PIB) était estimé à% 745 mil- lions de dollars EU, soit environ 200 dollars EU par habitant. Entre 1966 et 1969, la croissance moyenne du PIB en valeur réelle a été de 1,9 pour cent par an, accusant ainsi un léger retard par rapport au rythme de la progression démographique. Le potentiel économique du Sénégal repose essen- tiellement sur le secteur rural, dont l'activité représente environ 30 pour cent du PIB. La production industrielle reprtente pour sa part quelque 12 pour cent du PIB. L'insuffisance des débiucliés locaux et les prix de revient relativement élevés limitent les possibilités d'industrialisation. La production minière est insignifiante, mais des travaux de prospection pétrolière sont actuellement en cours. 2.04 La production agricole repose essentiellement sur deux cultures: une culture de subsistance, le mil, et une culture commerciale destinée à l'exportation, l'arachide. L'arachide fournit 75 pour cent de la recette monétaire du secteur agricole et représente près de 80 pour cent de la valeur des exportations. Cette dépendance excessive par rapport à l'ara- chide est dommageable en raison de l'incidence très marquée des variations climatiques et des fluctuations des cours sur les recettes de l'Etat et les rentrées en devises. Les tentatives de diversification des cultures ont donné peu de résultats jusqu'à présent, encore que l'Etat ait réalisé en 1969 un programme de développement de la culture du coton de modeste enver- gure mais qui a été couronné de succès puisqu'il a permis de satisfaire la demande intérieure de coton fibre, soit 2.500 tonnes, et d'en exporter en outre 1.000 tonnes. LeEtat a également entrepris la réalisation d'un programme portant sur la culture du riz et destiné à satisfaire les besoins du pays; la Banque a étudié à cet égard une demande de financement concernant - 3 - un projet de développement de la culture du riz en Casamance. 2.05 Plus de 60 pour cent de la population sénégalaise vivent et cultivent la terre dans le "bassin arachidier" qui comprend les régions de Thiès, Diourbel et Siné-Saloum. L'exploitaticn continue des terres du bassin en faveur de l'arachide et de diverses cultures de subsistance, les périodes de jachère étant trop brèves et trop rares, a provoqué l'épuisement des sols et la réduction progressive du niveau de vie des habitants. B. Institutions du secteur agricole Aménagement et développement 2.06 La responsabilité du développement agricole incombe à plusieurs organismes. Les travaux de recherche sont assurés par divers organismes français aux termes d'un accord de répartition des coûÛts conclu entre le Sénégal et la France. La politique de développement agricole est arrêtée dans ses grandes lignes par le 1inistère de la planification; le MJinistère du développement rural (MDR) est charg' de l'élaboration et de la réalisation des programmes de développement détaillés. La Direction des services agri- coles, qui dépend du Ministère du développement rural, est chargée de l'en- semble des travaux de vulgarisation agricole. Les programmes de développe- ment locaux et les programmes concernant une culture en particulier sont confiés à des organismes spécialisés appartenant aux secteurs public ou privé. On trouvera à l'A nexe 1 des renseignements plus détaillés sur ces divers organismes. Crédit agricole 2.07 Les services de crédit agricole sont assur5s par la Banque natio- nale de développement du Sén'gal (BNDS). La BNDS a fonctionné de façon satisfaisante jusqu'en 1968, mais depuis lors, la situation s'est détériorée à la suite d'une mauvaise gestion et en raison des diverses circonstances indiquées au paragraphe 1.03. Au cours de l'exercice cl6turé le 2J septembre 1969, la BNDS a accusé un déficit de 45,3 millions de francs CFA (163.000 dollars EU) qui se sera encore sensiblement aggravé en 1970. Bien que l'on ait procédéA à des compressions de personnel pour réduire les frais d'exploi- tation et que la comptabilité soit tenue désormais sur ordinateur afin de réduire les risques d'erreur, la situation financière de la BNDS demeure critique et l'Etat envisage de réorganiser l'ensemble du système du crédit agricole. A cette occasion, la BNDS abandonnerait ses activités dans le domaine du crédit industriel au profit de l'Union sénégalaise de Banque (USB), banque commerciale dans laquelle l'Etat détient actuellement une participation minoritaire mais dispose d'une option lui permettant d'acquérir la majorité le cas échéant. Au moment de llévaluation du projet des Terres neuves, la réorganisation de la BNDS était à l'étude et aucune décision définitive n'avait encore été prise. La BEDS ne participant pas directement au projet, sa réorganisation n'aura aucune incidence sur les conditions d'exécution de ce dernier. Fourniture des produits 2.08 Les coopératives, dont environ 90 pour cent sont établies dans le bassin arachidier, fournissent la plus grande partie des produits saisonniers nécessaires à la culture de l'arachide, du mil et du sorgho. Les résultats sont inégaux, notamment en raison de l'augmentation très rapide du nombre des coopératives ces dernières années. Le système de coopératives agricoles et l'organisation de l'Office national de coopération et d'assistance (ONCAD), organisme chargé de la gestion des coopératives, ont été étudiés par un bureau de consultants, Italconsult, dans le cadre du projet de culture de l'arachide et du mil financé par la Banque et l'IDA. Le gouvernement exa- mine actuellement les recommandations et les propositions des consultants. 2.09 La Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) fournit les produits pour la culture du coton et prélève un montant forfaitaire de 9,9 francs CFA par kilo sur le prix du coton graine que les producteurs sonttanus de vendre par l'interrédiaire de ses centres d'achat. Dans ces conditions, la CFDT récupère le montant des frais engagés lorsque les agriculteurs obtiennent un rendement moyen de 1.200 kg par ha. Lorsque les rendements sont supérieurs à ce chiffre, la CFDT verse l'excédent de ses recettes à la Caisse de soutien du prix du coton (C3PC) qui, en revanche, lui rembourse le montant de son déficit lorsque les rendements sont inférieurs au point d'équilibre (voir l'Anne-e 2). Commercialisation 2.10 Les agriculteurs sont légalement tenus de vendre leur récolte de coton à la CFDT et leur récolte d'arachides à l'ONCAD, par l'intermédiaire des coopératives, et aux prix fixés par le gouvernement; il leur est inter- dit de vendre ces deux produits directement ou en faisant appel au secteur privé. La CFDT assure l'égrenage, la commercialisation et l'exportation du coton fibre et du coton graine; l'ONCAD livre la production de l'arachide en coque aux huileries privées qui produisent et exportent l'huile et la farine d'arachide, ou à l'Office de commercialisation agricole du Sénégal (OCAS) qui se charge de décortiquer et d'exporter l'arachide. L'?OCAD a exercé pendant quelquie temps le monopole de la commercialisation du mil et du sorgho; puis, cet organisme ne disposant pas des ressources nécessaires à ltachat des récoltes, le secteur privé a été autorisé à assurer à nouveau la commercialisation de ces deux produits. C. Pression démographique, migration et colonisation 2.11 Si, dans l'ensemble du Sénégal, la densité moyenne est relative- ment faible (19 habitants au km2), elle atteint environ 90 habitants par km2 de terre cultivée dans le bassin arachidier (0,9 habitant par hectare). On estime que dans cette région, il faut cultiver un hectare de terre par personne pour subvenir aux besoins de la population. L'ampleur de la pres- sion démographique dans le bassin est illustrée par le fait qu'une personne active, c'est-à-dire un adulte travaillant dans les champs à plein temps, - 5 - ne cultive que 0,54 hectare de terre, alors qu'en utilisant les techniques modernes, il pourrait cultiver 1,5 hectare. En conséquence, la malnutrition est endémique et le taux de mortalité infantile est très élevé, puisqu'il atteint près de 20 pour cent dans certaines zones. 2.12 La migration spontanée des habitants du bassin surpeuplé vers le Sénégal oriental, où les terres sont sous-exploitées et le potentiel agricole insuffisamment développé, demeure limitée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, avant de quitter leur région, les émigrants doivent constituer des réserves suffisantes de nourriture ou d'argent liquide pour subsister pendant la première année de leur installation; or, la surpopulation du bassin et la réduction consécutive des possibilités de production le leur interdisent. D'autre part, les habitants de la région manifestent une réticence naturelle devant la perspective de rompre les liens familiaux et de renoncer aux services d'enseignement et de santé dont ils bénéficient dans le bassin pour aller s'établir sur un territoire dépourvu de moyens de communication et de toute infrastructure. Enfin, les sols et le climat du Sénégal oriental présentent des caractéristiques différentes, ce qui oblige les agriculteurs à modifier leurs méthodes de culture traditionnelles. Néanmoins, des migrations spontanées se sont déjà produites, notamment dans la province de Kaffrine (Annexe 3) mais, lorsque la colonisation s'effectue ainsi sans aucune intervention officielle, le défrichement et l'installation ne sont pas organisés, les colons ne possèdent aucun titre officiel de propriété et l'épuisement des sols pose de graves problèmes. 2.13 Dans le passé, l'Etat a tenté de réaliser deux projets de coloni- sation organisée, qui sont décrits dans l'Annexe 3. Le premier projet a été abandonné en 1955 à la suite de difficultés financières et techniques; l'état d'avancement du second projet, portant sur les cultures irriguées, a été jusqu'ici assez satisfaisant; toutefois, les frais d'aménagement sont trop élevés pour que ce projet contribue de façon significative à résoudre le problème de la surpopulation. 2.1L D'après une étude récente effectuée sous les auspices du Secrétariat d'Etat au Plan, 1/ le nombre des personnes actives qui, dans le bassin, tirent un revenu insuffisant de leur travail et auraient donc intérêt à émigrer dans les zones agricoles moins peuplées ou dans les villes offrant des possibilités d'emploi, atteint 200.000 (ce qui représente une population totale d'environ 350.000 personnes). L'Etat envisage actuellement la réalisation d'un programme en deux parties destiné à favoriser l'immigration au Sénégal oriental. La première partie consisterait à créer en 15 ans des centres d'immigration regroupant un total de 6.000 familles (soit à peu près 35.000 personnes) sur environ 150.000 hectares en appliquant des normes techniques et économiques élevées par une sélection soigneuse des colons "La décongestion du bassin arachidier au Sénégal. Aspects quantitatifs", par S. Y. Le Naelou, Secrétariat d'Etat au Plan. D.A.T., Dakar, juillet 1970. - 6 - et en assurant des services efficaces de crédit et de vulgarisation. Le projet en question constituerait la première phase de cette partie du pro- gramme. La seconde partie consisterait à construire des routes et des puits autour de ces divers centres, et à% attribuer des terres aux colons venus s'installer spontanément dans la région. On estime le coût en capital par hectare de terre cultivée à environ 200 dollars EU pour les centres de colo- nisation en question, et à environ 10 dollars EU dans le cas de la colonisa- tion spontanée. Les centres de colonisation organisée serviraient de base pour les services de vulgarisation et de crédit et pour la démonstration des techniques de culture modernes. Régime foncier 2.15 Selon le régime traditionnel de la propriété foncière, les terres sont la propriété collective des villages qui en attribuent l'usufruit individuellement aux agriculteurs. En vertu d'une loi de 1964, les terres qui ne font pas l'objet d'un droit de propriété officiellement inscrit appartiennent a l'Etat. Les terres inoccupées sont classées "zones pion- nières", et le gouvernement peut les attribuer à des communautés rurales déjà existantes ou nouvellement créées, et à des sociétés d'Etat. Toutefois, ces terres demeurent propriété de l'Etat et ne peuvent donc être hypothé- quées pour garantir le remboursement des crédits. - 7 - III. ZONE DU PROJET 3.01 Le projet porte sur une zone d'environ 250 km2 située dans le Sénégal orier'Tal et qui s'étend au sud de la route Koumpentoum-Tambacounda (voir Carte 2). Cette zone se trouve dans le secteur sud-est de la région des Terres neuves et recouvre une partie des arrondissements de Koumpentoum, Koussanar et Maka, qui appartiennent à la région de Tambacounda. 3.02 Cette zone est dépourvue de relief et située à une altitude d'en- viron 40 m; elle est couverte d'un peuplement dense d'arbrisseaux entrecoupé d'arbres (voir Annexe h). Les dénivellations sont progressives et il n'existc aucun problème d'érosion des sols susceptible de créer de sérieuses diffi- cultés. Une étude effectuée par l'Office de la recherche scientifique et technique d'outre-mer (ORSTOM) indique que cette zone est caractérisée par la prédominance de sols rouges, profonds, limono-argileux,favorables aux cultures prévues dans le cadre du projet, avec quelques terrasses latéri- tiques, et des sols alluviaux dans les dépressions. Les précipitations, dont le niveau moyen annuel est d'environ 850 mm, se répartissent pendant les cinq mois que dure l'unique saison des pluies. Elles présentent une cer- taine irrégularité qui, pour être moins accentuée que dans le Sénégal occi- dental, n'entraîne pas moins des fluctuations dans le rendement annuel des récoltes. Le Tableau 1 de l'Annexe h fournit sur le régime des pluies des indications plus détaillées. 3.03 Il existe actuellement, disséminés dans la zone du projet, dix- sept villages regroupant environ 250 exploitations familiales qui repré- sentent approximativement une superficie cultivée de 1.000 hectares. Ces villages seront intégrés dans le projet. La production d'arachide, de sorgho et de mil ainsi que la vente de charbon de bois et de nattes de bambou constituent les principales sources de revenu pour la population actuelle de la région. La culture du coton, introduite récemment, offre un potentiel intéressant mais elle demeure peu importante. Jusqu'ici, les nouveaux venus ont été peu nombreux à% s'installer dans la zone du projet, a cause de l'insujffisance des eaux de surface, de l'absence de pistes don- nant accès à la partie centrale et de la densité de la végétation arboricole qui couvre la région et décourage tout effort de défrichement. Il est probable que t6t ou tard, un certain nombre de colons seraient finalement venus occuper les lieux en l'absence de toute intervention des pouvoirs publics, mais cette colonisation spontanée présenterait les inconvénients décrits dans le paragraphe 2.12 du présent rapport. 3.04 La route Koumpentoum-Tambacounda, ainsi que la route Koussanar- Maka qui longe 'à l'est la zone du projet, sont en bon état. Par contre, la route Koumpentoum-Maka, qui traverse la zone du projet en diagonale et qui en deviendrait le cas échéant la principale voie d'accès, est en très mauvais état et ne peut actuellement être empruntée que par des charrettes et des véhicules tout terrain. Bien qu'il s'agisse d'une route nationale dont l'entretien incombe normalement à la Direction des travaux publics, elle devrait faire l'objet d'une réfection complète avant que les colons ne commencent à s'installer. L'Etat a inscrit à son budget des crédits - 8 - qui seront affectés en 1971 et 1972 à ces travaux de réfection et l'entretien de la route pourrait être assuré dans le cadre d'un projet dtentretien rou- tier pour le financement duquel la Banque a été pressentie et qui est actuel- lement à l'étude. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que la route Koumpentoum-Maka serait remise en état afin d'être praticable toute ltannée, et qu'elle serait entretenue de fayon satisfaisante pendant toute la durée du projet. Par contre, il n'y a pas lieu de procéder enlioccurrence à une réfection totale ou partielle de la piste Mereto-Malem-Niani, qui traverse la zone du projet en suivant l'autre diagonale et n'est praticable que pendant la saison sèche. 3.05 La ville de Koumpentoum, située à environ 50 km de Dakar, est le centre administratif de la région. Elle est reliée au reste du pays par la route fédérale No 1 et la ligne de chemin de fer Océan-Niger. 3.06 Du point de vue de la salubrité, aucun problème grave ne se pose; on n'a jamais relevé de cas d'onchocercose, et un certain nombre d'impor- tantes maladies endémiques ont été enrayées, à l'exception de la trypano- somiase; toutefois, les animaux de trait qui seraient utilisés appartenant à la race "'N'Dama", d'origine sénégalaise, sont tolérants 'à la trypanoso- miase. En outre, le défrichement des terres pourrait réduire la contagion en éliminant partiellement la mouche tsé-tsé. - 9 - IV. LE FROJET A. Description générale 4.01 Le projet envisagé constituerait la première phase d'un programme destiné à favoriser le transfert des populations agricoles venues de la région surpeuplée du Bassin et leur installation dans la Province Orientale du Sénégal. Il prévoit l'implantation de 300 familles et la fourniture de services de vulgarisation et de services du crédit à ces dernières ainsi qu'aux quelque 250 familles déjà établies dans la zone du projet. Chaque famille de colons recevra 10 hectares de terre qu'elle devra exploiter conformément aux plans de culture mis au point par une société d'Etat, la Société des Terres neuves (STN), qui sera créée en vue d'assurer l'exécution du projet. On prévoit que la réalisation du projet s'étendra sur 10 ans, l'essentiel devant être achevé dans un délai de six ans. Dans le présent rapport, il faut entendre par "projet" des réalisations qui seront effec- tuées au cours de la période 1971-76, à savoir: a) une étude détaillée de la zone du projet, notamment la prise de photographies aériennes s'il y a lieu; b) la création et l'équipement d'une entreprise d'Etat, la Société des Terres neuves (STN), chargée de la réalisation du projet, et le recrutement de son personnel; c) la construction de routes de desserte, d'entrepôts et de puits; d) le recrutement et le transport jusqu'à la zone du projet de 300 familles d'agriculteurs, ainsi que l'installation de ces familles dans six villages qui seront répartis et aménagés dans le cadre du projet; e) la fourniture de services de vulgarisation aux colons ainsi qu'aux agriculteurs déjà établis dans la zone du projet; f) l'octroi de prêts de campagne et de crédits à moyen terme aux colons ainsi qu'aux agriculteurs déjà établis dans la zone du projet, grâce à% la création d'un fonds renouvelable géré par la STN; g) la création d'une coopérative de matériel agricole qui louera celui-ci aux agriculteurs participant au projet; et h) la réalisation des études nécessaires afin d'évaluer les pers- pectives du programme de colonisation et de déterminer l'impor- tance, l'envergure et les modalités d'exécution de ses phases ultérieures. - 10 - 4.02 La gestion de la STN sera confiée à un organisme de gestion (des explications détaillées sont données à ce sujet au Chapitre 6 et à l'Annexe 5); les études techniques et sociologiques nécessaires à la plani- fication des phases ultérieures du programme de colonisation seront réalisées avec la participation de consultants. B. Programme de colonisation 4.03 L'installation de trois cents familles d'agriculteurs sera échelonnée sur trois ans à partir de 1972. En outre, la STN mettra à la dispositions des 250 familles d'agriculteurs déjà établies dans la zone du projet des services de vulgarisation, de crédit et de commercialisation; on estime qu'environ 200 de ces familles accueilleront favorablement cette initiative. Quand le projet sera entièrement réalisé, la zone du projet comptera environ 4.500 habitants, les colons et leurs familles représentant pour leur part 2.h00 personnes. Le calendrier d'exécution du projet sera le suivant: Calendrier d'exécution 1971 1972 1973 1974 1975 1976 Total I. Programme de colonisation: Nombre de villages 2 2 2 - - - 6 Nombre de familles de colons - 50 100 150 - - 300 Nombre total d'habitants représenté par ces familles - 200 450 750 350 360 2.110 Routes et pistes (km) 12 12 16 - - - 40 Nombre de puits 2 2 2 - - - 6 Défrichement mécanique des terres (nombre d'hectares) - 100 200 300 - - 600 Défrichement des terres effectué à la main (nombre d'hectares) - - 100 300 600 500 1.500 Nombre d'entrepÔts - 1 1 1 - - 3 II. Programme destiné aux agricul- teurs déjà établis dans la région: Nombre de familles participant au projet - 100 20 30 30 20 200 Nombre total d'habitants représenté par ces familles - 650 130 195 195 130 1.300 Routes et pistes (km) - 25 - - - - 25 Nombre d'entrepôts - - 1 - - - 1 - il - C. Les divers éléments du projet 4.Oh Une étude détaillée de la zone du projet est indispensable pour repérer les sites convenant au forage des puits et à l'établissement des villages, ainsi que les terrasses latéritiques impropres à la culture. L'Etat a pris des dispositions pour permettre à l'Office de la recherche scientifique et technique d'outre-mer (ORSTON) de procéder à une étude pédologique dans la zone en question au cours de la saison sèche 1970-71, et à l'Institut géographique national (IGN) de prendre les photos aériennes nécessaires. L'étude pédologique sera entreprise au début de 1971. 4.05 Logements et bâtiments. Etant donné qu'il n'existe pas dans l'arrondissement de Koumpentoum de logements convenables pouvant être mis à la disposition du personnel de la STN, le projet prévoit la construction et l'entretien de plusieurs maisons, soit quatre pour les cadres et onze pour les employés. Les colons construiront eux-mêmes leur maison dans les six villages prévus dans le cadre du projet, en utilisant à la fois des matériaux qu'ils se procureront eux-mêmes sur place et des matériaux manu- facturés qui leur seront fournis par la STW. Des entrepôts de 200 m2 destinés à abriter les produits et le matériel utilisés par les agriculteurs ainsi que leurs récoltes seront construits à raison d'une unité pour deux villages nouvellement aménagés; par ailleurs, un seul entrepôt sera cons- truit dans un emplacement central à l'intention des villages existant actuellement. 4.06 Routes et pistes. L'Etat fera remettre en état la route Koumpentoum-Maka d'ici 1972; en outre, 65 km environ de voies d'accès seront construits et entretenus dans le cadre du projet afin de relier à cet axe les nouveaux villages ainsi que les anciens. L'entretien de ce réseau sera assuré par la Direction des travaux publics (DTP) conformément aux plans annuels arrêtés en accord avec la STN. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que la DTP construirait et entretiendrait de façon satisfaisante les routes prévues au projet pendant la période correspondant au crédit de l'IDA. 4.07 Puits. La nappe aquifère située dans la zone du projet se trouve a environ 55 m au-dessous du niveau du sol, et les habitants des villages déjà existants ont creusé à la main des puits d'environ 60 m de profondeur. Les études hydrogéologiques portant sur cette région ont permis d'établir qu'en forant à 350 m de profondeur, il serait possible d'amener l'eau à la surface en créant des puits artésiens. Le coût des travaux de forage dépend de la profondeur, et il est impossible de l'établir de façon précise sans avoir procédé aux essais appropriés. Au cours de la saison sèche 1970-71, la DTP fera procéder au forage de deux puits artésiens sur l'emplacement des deux premiers villages a aménager, et suivant les résultats obtenus et le coût de ltopération, poursuivra les travaux afin que les autres vil- lages disposent soit de puits artésiens, soit de puits traditionnels. Dans le calcul des prix de revient afférents au projet, on a admis pour hypothèse que tous les puits seraient des puits artésiens, ceux-ci étant les plus coûteux à réaliser. - 12 - 4.08 Défrichement des terres. Etant donné queils ne quitteront pas la zone de départ avant la fin des récoltes et de la campagne de vente qui a eu lieu en février, les colons n'auront pas le temps de défricher suffisam- ment de terres dans la zone d'accueil avant la saison suivante qui commence en juin. En fin de compte, chaque famille de colons exploitera huit hectares. Les deux premiers hectares seront défrichés mécaniquement par des entreprises privées engagées sous contrat et rémunérées par la STN. Le défrichement mécanique est très onéreux (environ 230 dollars EU par hectare). Après l'installation des premières familles, on pourrait éventuellement faire appel a des techniques à fort coefficient de main-d'oeuvre qui seraient moins coûteuses. Le projet prévoit néanmoins le défrichement mécanique de deux hectares par famille afin que l'on dispose des fonds nécessaires le cas échéant. Le reste, soit six hectares, sera défriché en trois ans par les colons eux-mêmes à l'aide de scies mécaniques et d'un petit matériel simple; en outre, comme il est indiqué aux paragraphes 4.05 et 5.14, les familles de colons recevront des matériaux de construction et des produits alimentaires jusqu'à concurrence d'une valeur de 40.000 francs CFA (144 dollars EU) de manière à couvrir les besoins essentiels au cours de la première année. 4.09 Crédit agricole. Les mesures envisagées en vue de créer un service de crédit agricole sont exposées aux paragraphes 6.09 et 6.10. On estime qu'au cours de la période de versement du crédit de l'IDA (1971-76), des prêts de campagne destinés à financer l'achat d'environ 2.000 tonnes d'en- grais, 2.300.000 litres de pesticides et d'une provision de semences seraient accordés aux agriculteurs participant au projet. Des prêts à moyen terme seront accordés pour l'achat de boeufs de trait et de matériel agricole. On estime qu'au cours de la période 1971-76, les participants au projet achè- teront 350 paires de boeufs, 700 semoirs, et 380 cadres d'attelage avec les principaux accessoires. 4.10 Centre de matériel agricole. Dans chaque village, une égréneuse a mais à fonctionnement manuel sera mise à la disposition de la collectivité, et un assortiment complet d'outils agricoles d'une valeur d'environ 102.500 francs CFA (280 dollars EU) sera destiné à des séances de démons- tration; il pourra néanmoins être utilisé par les agriculteurs en cas d'urgence. La STN achètera des pulvérisateurs à dos pour le traitement des plants de coton; elle les louera aux agriculteurs et en assurera l'entretien. 4.11 Etudes ultérieures. Etant donné que le projet envisagé constitue la première phase d'un programme de colonisation beaucoup plus vaste, il sera indispensable d'en analyser avec soin les résultats sociologiques, economiques et techniques. Des consultants effectueront des études annuelles portant sur environ 10 pour cent des exploitations agricoles prévues dans le projet; l'Etat envisage de confier ces études à l'ORSTOH, solution parfai- tement satisfaisante. En septembre 1973, un rapport spécial sera publié, qui analysera les résultats des opérations réalisées au cours des deux premières campagnes, et formulera des recommandations appropriées en vue de la deuxième phase du projet. Si ces résultats le justifient, la STN - 13 - chargera des consultants d'élaborer une étude de justification concernant la deuxième phase du projet, laquelle prévoit une expansion du programme de colonisation initial et la mise en place de lrinfrastructure et des services nécessaires afin de faciliter llinstallation spontanée de colons autour 'e la zone pilote. Cette étude aurait pour objet de déterminer dans quelle mesure il serait possible d'introduire l'élevage dans le cadre du projet. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que les études en question seraient confiées à des organismes qualifiés et que les mandats et contrats régissant leur exécution seraient conformes aux exigences de l'IDA. D. Méthodes utilisées pour la réalisation du projet 4.12 Villages. Une cinquantaine de familles s'établiront dans chacun des six villages prévus dans le cadre du projet. L'école et le dispensaire seront aménagés dans le village central aux frais de l'Etat. Le coft de ces infrastructures sociales n'est pas compris dans le coût du projet car, en premier lieu, l'Etat aurait été amené t6t ou tard à financer des équipements de cette nature dans la zone de départ et, en second lieu, les avantages qui en découlent ne peuvent faire directement l'objet d'une évaluation quantita- tive. Au cours des négociations, on a obtenu des assurances pour qu'à la fin de la troisième année du projet, un nombre suffisant d'écoles et de dispensaires soit mis en place dans la zone en question. 4.13 Recrutement des colons. Pour susciter ltintérêt de la population à l'égard du projet, dès que le forage des puits et la construction des routes desservant les premiers villages seront achevés, on fera visiter cette zone aux anciens et aux notables de certaines régions surpeuplées qui auront été judicieusement choisies. Dans le courant de la première année, chacune des familles qui auront été sélectionnées par la suite (voir les paragraphes 6.06 à 6.08) enverra ultérieurement trois ou quatre de ses membres travailler dans la zone du projet; le reste de la famille les rejoindra lorsque les terres nouvellement mises en valeur produiront des denrées ali- mentaires en quantités suffisantes. 4.14 Dimensions des exploitations. Chaque village de 50 familles disposera d'environ 1.250 hectares, sur lesquels on peut compter qu'il y aura en moyenne quelque 750 hectares de bonnes terres, dont 500 seront répartis en quatre soles. Chaque famille se verra attribuer 2,5 hectares dans chacune de ces dernières; elle disposera ainsi d'une exploitation de 10 hectares dont 6 seulement seront exploités tous les ans, tandis que deux seront laissés en jachère, les deux hectares restants étant mis en réserve en vue d'une éventuelle extension des cultures. D'autre part, 250 hectares de bonnes terres seront également mis en réserve dans la mesure où le village est appelé à s'étendre naturellement par la suite. Les 500 hectares moins fertiles serviront de pâturage aux animaux de trait et éventuellement à des troupeaux d'élevage. - 14- 4.15 Système d'assolement. Afin d'assurer une organisation et un contr6le efficaces, chaque sole sera consacrée à une culture, deux tout au plus, avec rotation des cultures entre les diverses soles tous les quatre ans. Au cours des quatre premières années, on mettra au point un système d'assolement propre à assurer aux agriculteurs une alimentation et un revenu suffisants dans les meilleures conditions. L'assolement de base serait le suivant: coton, céréales, arachide et jachère; on tiendrait compte ainsi de la nécessité de diversifier les cultures, des conditions du marché et des disponibilités en main-d'oeuvre au début de la saison humide, c'est-à-dire quand la demande est à son maximum. Des détails supplémentaires sur les aspects techniques du projet sont fournis à l'Annexe 4. 4.16 Semences. La CFDT fournira aux agriculteurs des semences de coton de la variété BJA qui possède une fibre plus longue (environ 27 mm) que la varité Allen 333 actuellement utilisée (environ 26,20 mm). Quant aux semences d'arachides, elles seront de la variété 57313, qui est bien adaptée aux conditions climatiques régnant dans la zone du projet; les semences de sorgho et de mais appartiendront aux variétés locales que l'Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières (IRAT) a sélectionnées. L'IRAT fournira les semences d'arachides et de céréales selon les besoins. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que la STN serait approvisionnée en semences améliorées confor- mément aux prévisions annuelles établies par son Directeur. 4.17 Engrais. Le choix des engrais sera fondé sur les résultats obtenus au cours des essais effectués sur le terrain par l'IRAT. Pour compenser la pauvreté des sols en phosphates, on procédera en période de jachère à des applications de phosphate naturel extrait au Sénégal. Pour l'arachide et le coton, on utilisera des engrais composés, spécialement adaptés aux besoins propres à la zone du projet (voir l'Annexe 4). Ces engrais auront un effet résiduel, de sorte que les cultures de sorgho et de mais qui succéderont à l'arachide et au coton en bénéficieront .'galement. Pour le coton et les céréales, on utilisera en outre de l'urée. Ces mêmes engrais seront mis à la disposition des agriculteurs déjà établis dans la zone en question s'ils le désirent, à condition qu'ils se conforment à un plan d1assolement analogue. Sinon, ils pourront se procurer les engrais composés de concentration inférieure qui sont actuellement distribués par l'ONCAD et la CFDT (voir l'Annexe 4). 4.18 Lutte contre les parasites. Pour lutter contre les parasites du coton, il faudra à chaque campagne procéder à 5 ou 6 pulvérisatiens pour lesquelles on utilisera un mélange de parathionine méthylique et d'Endo- sulfan. La STN achètera des pulvérisateurs à main, à raison d'un appareil pour 5 ha de coton, qu'elle louera aux agriculteurs. Pour les autres cultures, on n'envisage pas la nécessité d'utiliser des pesticides chimiques. - 15 - 4.19 Matériel agricole. La STN achètera dans les régions limitrophes des boeufs en nombre suffisant pour permettre à chaque agriculteur de cultiver 6 hectares; elle les revendra aux agriculteurs qui les amèneront dans des centres de dressage dont le fonctionnement sera assuré dans le cadre du projet. Chaque agriculteur achètera à la STN un semoir pour la planification des semences d'arachides et de sorgho, et un cadre d'attelage comportant une houe, une charrue, une billonneuse et une arracheuse d'ara- chides. Ce matériel a été mis à l'essai avec succès dans la zone en question et paraît convenir aux agriculteurs dans les régions du Sénégal ou l'on pratique la culture attelée dans les champs de coton. - 16 - V. DEVIS ET FINANCENENT 5.01 Pour la période de six ans allant de 1971 à 1976 (voir le par. h.01), le coût du projet est estimé à h30 millions de francs CFA (1,55 million de dollars) et devra être financé en devises à concurrence de 246 millions de francs CFA (0,89 million de dollars),soit 57 pour cent du total. Un tableau récapitulatif des coûts est joint au présent rapport, et l'on trouvera des renseignements supplémentaires à l'Annexe 6. 5.02 Le devis a été établi sur la base des prix et tarifs courants communiqués par les fournisseurs et les entreprises de services ainsi que des renseignements fournis par la SATEC, la CFDT et les divers ministères. Les coûts indiqués sont nets de droits à l'importation et de la taxe sur le chiffre d'affaires (qui représentent un total de 58 millions de francs CFA, soit 210.000 dollars, voir l'Annexe 6, Tableau 2) mais ont été majorés dtune provision de 10 pour cent pour imprévus et du montant de l'imp6t sur le revenu des personnes physiques. Les achats à effectuer dans le cadre du projet n'étant pas exonérés de droits et taxes, le gouvernement s'est engagé 'à fournir les fonds nécessaires pour acquitter le montant de ces charges fiscales. La rémunération de l'organisme de gestion représen- te 15 pour cent du montant total des traitements du personnel affecté à la réalisation du projet. On n'a pas compris dans les calculs les coûts à la charge des colons et des agriculteurs déjà établis car leur contribution sera en nature; en effet, ils apporteront essentiellement leur propre travail ainsi que des matériaux qu'ils se seront procurés eux-mêmes. 5.03 La majeure partie des dépenses nécessaires à la réalisation du projet devront être effectuées au cours des six ans pendant lesquels le crédit IDA sera déboursé; toutefois, il fcidra encore procéder à des inves- tissements supplémentaires pendant quatre ans pour achever l'aménagement des terres confiées aux colons. Au terme d'un délai de six ans, l'Etat et la STN seront en mesure de fournir le montant de 63 millions de francs CFA (228.000 dollars EU) qui sera encore nécessaire au cours des quatre années suivantes pour financer le solde des dépenses d'équipement. Dans ces conditions, le coût total du projet pendant la période de dix ans s'élèvera à 493 millions de francs CFA (1,8 million de dollars EU) et, au cours des négociations, le gouvernement s'est engagé à fournir le complé- ment de ressources indispensable. Mode de financement envisape 5-o4 On envisage d'accorder à l'Etat un prêt de l'IDA aux conditions courantes pour un montant de 1,25 million de dollars (347,1 millions de francs CFA) qui couvrirait environ 81 pour cent du coût du projet de 1971 à 1976. Au cours de cette période, le crédit financera l'élément en devises du projet estimé à 0,89 million de dollars (58 pour cent du coût total) ainsi que 55 pour cent des coûts en monnaie nationale, soit 0,36 million de dollars (23 pour cent du coût total du projet). - 17 - 5-05 "Brot fUr die Welt", organisme qui dépend de llEglise évangélique d'Allemagne, a manifesté son intérêt pour le projet, au financement duquel il serait éventuellement disposé à participer jusqu'à concurrence de 100.000 dollars EU. Les fonds fournis par cet organisme serviraient à financer les dépenses locales, réduisant ainsi la contribution de l'Etat, et seraient mis à la disposition de ce dernier par l'intermédiaire de l'IDA dans les conditions prévues par un accord établi en bonne et due forme. L'organisme en question n'a pas encore confirmé sa proposition; il se prononcera définitivement en juillet 1971. 5.06 Le solde des coûts en monnaie nationale serait financé par ltEtat. Ce solde s'élèverait à 55 millions de francs CFA (200.000 dollars EU), soit 17 pour cent du coût total du projet, en supposant que "Brot fur die Welt" fournisse une contribution de 100.000 dollars EU. Tous les fonds destinés au projet seront versés à la STN par l'intermédiaire du Ministère des finances. Sur le montant de la contribution de l'Etat, 35 millions de francs CFA (126.000 dollars) constitueront le capital social de la STN (voir le par. 6.02) et seront versés à partir de 1971 en trois annuités dont la première sera de 15 millions de francs CFA (54.000 dollars) et les deux suivantes de 10 millions de francs CFA chacune (36.000 dollars). Le versement de la première annuité constitue une condition préalable à l'entrée en vigueur du crédit. Le solde de la contribution de l'Etat ainsi que le montant du crédit de l'IDA seront versés à la STN à titre de sub- vention. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que les fonds nécessaires à la réalisation du projet seraient mis à la disposition de la STN trois mois à l'avance, conformément aux budgets soumis par le Directeur de la STN et approuvés par le Conseil d'administration de cette société ainsi que par l'IDA. Le tableau ci-après, établi d'après le calendrier de versement indiqué au par. 5.10, fournit un état récapitulatif du plan de financement envisagé: - 18 - DEVIS RECAPITULATIF"DU PROJET FCFA (millions) $EU (milliers) Monnaie Monnaie nationale Devises Total nationale Devises Total en devises I. Pendant la période de versement du crédit envisagé, de 1971 à 1976 A. VALEURS IýMBILIERES Programme de colonisation Etudes, infrastructure et bâtiments 47,5 38,6 86,1 171,0 139,0 310,0 45 Défrichement 12,7 27,1 39,8 45,7 97,6 143,- 68 Véhicules et matériel 0,7 5,2 5,9 2,3 18,9 21,2 88 Programme concernant les agriculteurs établis Infrastructure et bâtiments 4,4 6,3 10,7 15,8 22,7 38,5 59 Véhicules et matériel _1 _M 0.6 0,6 1,7 2,3 75 Sous-total 65,4 77,7 143,1 235,4 279,9 515,3 59 S. RECRUTEMENT, TRANSPORT ET AUTOCONSOMMATION DES COLONS 11,4 2,9 14,3 41,2 10,3 51,5 20 . COUT SUPPLEMENTAIRE AFFERENT AUX FACTEURS DE FRODUCTION AGRICOLE Semences, engrais et pesticides 15,0 11,7 26,7 53,7 42,3 96,0 44 Boeufs et matériel agricole l8,5 7,1 256 66,6 25,7 92,3 28 Sous-total 33,5 18,8 52,3 120,3 68,0 188,3 36 D. FRAIS DE GESTION ET D'EXPLOITATION Traitements du personnel et commission de l'organisme de gestion 34,5 80,6 115,1 124,6 289,9 414,5 70 Fntretien et fonctionnement des bâtiments et des véhicules 5,2 10,2 15,4 18,7 36,8 55,5 66 Formation et divers 1,3 2,2 3,5 4,8 7,8 12,6 61 Entretien de l'infrastructure et du matériel 3.9 4à 8,3 13,7 16,3 30,0 53 Sous-total 44,9 97,4 142,3 161,8 350,8 512,6 68 E. COUT DE L'ASSISTANCE TECHNIQUE Etude portent sur la deuxième phase du projet 12,0 26,8 38,8 43.3 96,4 39 7 69 Sous-total A, B, C, D, E. 167,2 223,6 390,8 602,0 805,4 1,407,4 57 F. PROVISION POUR IMPREVUS DE l^, POUR CENT 1 22,4 39,1 _60,2 _ 140,7 G. COUT DU PROJET, 1971-1976 183,9 246,0 429,9 662,2 885,9 1,548,1 57 Il. Coût du projet 1977-80 majoré d'une provision pour imprévus de 13 pour cent 41,8 21,5 63,3 150,4 77,5 227,9 34 III. Coût total du projet 225,7 267,5 493,2 812,6 963,4 1,776,0 53 Mars 17-1 - 19 - "BROT IDA FUR DIE WELT" GOUVERNEMNT FCFA $EU FCFA $EU FCFA $EU (mil- (mil- (mil- (mil- (mil- (mil- lions) liers) % lions) liers) % lions) liers) %_ Pendant la période de versement du crédit proposé 1971-1976 Infrastructure et défrichement des terres 113 406 78 14 50 10 18 65 12 Véhicules, matériel et pièces de rechange il 41 89 - - - 1 5 11 Recrutement et autoconsommation des colons - - - - - - 17 60 100 Facteurs de production agricole 36 131 66 1h 50 25 5 18 9 Personnel local 39 139 92 - - - 3 11 8 Frais dtexploitation de la STN 25 91 97 - - - 1 3 3 Assistance technique, études et personnel étranger 123 hh2 92 - - - 10 36 8 Sous-total 347 1.250 81 28 100 6 55 198 13 Pendant la période 1977-190 Sous-total - - - - - - 63 228 100 Total 3h 1.250 69 28 100 5 118 426 26 5.07 Il est prévu que les dépenses liées à la réalisation du projet mais effectuées avant la signature du crédit accordé par l'IDA seront financées rétroactivement. Il stagit notamment des études topographiques et pédologiques, auxquelles seront affectés environ 14.000 dollars sur le montant du crédit de ltIDA, ainsi que de la construction de puits et de voies de desserte pour l'aménagement des villages dont la réalisation est prévue en 1971, et dont le coût est estimé à environ 60.000 dollars. - 20 - 5.08 Outre sa contribution financière, l'Etat se chargera de la réfec- tion de la route Koumpentoum-4aka au cours des deux premières années de la période d'exécution du projet, et renforcera ensuite les services de santé et d'enseignement dans l'arrondissement de Koumpentoum, compte tenu du rythme probable de la progression démographique (par. 3.04 et 4.12). 5.09 Passation des marchés. Les biens et services nécessaires à la réalisation du projet seront acquis sur place par appel d'offres local car les contrats en cause ne sont pas suffisamment importants pour intéresser d'éventuels fournisseurs établis à l'étranger. D'ailleurs, les fournisseurs étrangers sont suffisamment bien représentés à Dakar pour qu'une concurrence réelle s'établisse entre les soumissionnaires. La SFI a participé à la constitution du capital social de la Société industrielle d'engrais au Sénégal (SIES) qui produit les engrais composés dont l'emploi est envisagé dans le cadre du projet. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que la procédure appliquée au Sénégal par la STN en matière d'appel d'offres serait conforme aux exigences de l'IDA. 5.10 Versements. Les versements du crédit de l'IDA serviront à financer aàlco pour cent les biens et services importés, à l'exception des droits à l'importation et des divers impôts sur le chiffre d'affaires. Les pourcen- tages de versement applicables au coût des autres biens et services et aux frais d'exploitation de la STN sont indiqués à l'Annexe 6, où figure également un calendrier prévisionnel des versements. Les contrats, les documents d'expédition et les bordereaux de dépenses dûment certifiés devront être présentés 'à l'appui des demandes de versement. 5.11 Tenue et vérification des comptes. La tenue de la comptabilité du projet et des comptes de crédit individuels des agriculteurs s'effectuera au siège de la STN sous la direction du comptable du projet. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que, outre les vérifications aux- quelles l'administration pourrait procéder, la comptabilité de la STN serait vérifiée par des commissaires aux comptes indépendants approuvés par l'IDA, et que copie des comptes vérifiés et du rapport des commissaires aux comptes soit communiquée à l'IDA dans un délai de quatre mois à compter de la date de clôture de chaque exercice. Subventions 5.12 Les participants au projet bénéficieront de subventions destinées à financer leurs achats d'engrais ainsi que le défrichement des terres; ils recevront également à titre de dons une somme couvrant en partie leurs frais d'entretien. 5.13 Engrais. Le projet sera une réussite dans la mesure où le revenu annuel des premiers colons s'avérera sensiblement supérieur à celui dont ils bénéficiaient dans leur zone d'origine. Toutefois, au cours des premières années de la colonisation, les agriculteurs devront supporter des frais plus élevés, et, en raison de leur manque d'expérience par rapport aux nouvelles - 21 - cultures et aux nouvelles techniques qu'ils devront employer, les rendements demeureront probablement assez modestes. Afin de leur assurer un revenu raisonnable pendant cette période, les pouvoirs publics envisagent d'accorder aux participants au projet les mêmes subventions qu'aux autres agriculteurs en ce qui concerne le phosphate naturel et les engrais destinés à la culture de l'arachide. Il existe en effet des mines de phosphate au Sénégal, mais il est difficile dans les zones d'exploitation traditionnelle de convaincre les agriculteurs de la valeur de ce produit. C'est pourquoi à l'heure actuelle on distribue gratuitement aux agriculteurs qui défrichent les terres en se conformant aux directives de leur service local de vulga- risation des phosphates en quantités suffisantes pour compenser la pauvreté du sol à cet égard. En subventionnant les achats de phosphate naturel et d'engrais destinés à la culture de l'arachide (voir ci-après), on vise en fin de compte à accroître la production darachide, et, par conséquent, à favoriser le développement de l'économie dans son ensemble, ce qui justifie la charge que représentent pour l'Etat ces subventions sans lesquelles il serait impossible de faire accepter l'usage des engrais par l'ensemble des agriculteurs. Le prix de revient du phosphate naturel que les agriculteurs participant au projet devront appliquer tous les huit ans sera d'environ 24,1 millions de francs CFA (86.620 dollars) pendant la période de versement du crédit de l1IDA. Au cours des quatre premières années de colonisation, les dépenses consacrées aux achats d'engrais destinés à la culture de l'arachide seront subventionnées au taux habituel d'environ 50 pour cent calculé sur la base des coûts actuels; cette proportion sera réduite à 25 pour cent dans la zone du projet au cours des cinquième et sixième années. Des garanties ont été obtenues à cet effet au cours des négociations. Le montant total des subventions destinées à l'achat des engrais pour la culture de l'arachide s'élèvera à environ 22,3 millions de francs CFA (80.000 dollars) au cours de la période de versement du crédit. 5.14 Défrichement et allocation de subsistance. Sur la parcelle distri- buée à chaque famille de colons, deux hectares seront défrichés gratuitement, le coût total étant estimé à 130.000 francs CFA (465 dollars) (voir par. 4.08). Au cours de la première année d'installation, chaque famille-de colons recevra une allocation de subsistance en espèces dont le montant dépendra du temps qu'elle aura consacré aux travaux de défrichement. On estime à environ 40.000 francs CFA par famille (144 dollars) le montant de ces allocations et le coût des matériaux de construction qui en tiendront lieu. 5.15 Le montant total des subventions s'élèvera à environ 210.000 francs CFA par agriculteur (750 dollars) au cours de la période de versement du crédit de l'IDA. Les agriculteurs déjà établis dans la zone du projet béné- ficieront uniquement des subventions pour l'achat d'engrais. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que les taux des diverses subventions ne seraient pas modifiés sans que ltIDA ait été consultée au préalable. - 22 - VI. ORGANISATION ET GESTION A. Organisation et recrutement du personnel 6.01 Les organismes nationaux chargés des services de vulgarisation, de crédit et de commercialisation ne sont pas solidement implantés au Sénégal oriental. Ils sont actuellement en cours de réorganisation et ne pourront donc pas assurer les services coordonnés indispensables pendant la période d'exécution du projet; la Société des Terres neuves (STN) sera créée pour assurer la réalisation du projet, ainsi que des phases ultérieures du programme de colonisation des Terres neuves. 6.02 La STN, dont le capital initial, entièrement souscrit par l'Etat, sera de 35 millions de francs CFA (126.000 dollars), sera dirigée par un Conseil d'administration de huit membres, dont la présidence sera assurée par le Ministre du développement rural. ou une personne désignée par ses soins. La gestion courante sera confiée à un directeur, qui fera office de Secrétaire du Conseil d'administration. Conformément à la législation sénégalaise, les sociétés d'Etat telles que la STN sont placées sous la tutelle d'un Commissaire du gouvernement relevant directement du Premier Ministre. Ce Commissaire assiste aux réunions du Conseil d'administration et dispose du droit de veto à l'égard de toute décision prise par ce dernier qui, à son avis, serait contraire aux intérêts de l'Etat. Le cas échéant, le veto doit encore être confirmé par le Président, auquel le Commissaire du gouvernement adresse son rapport par l'intermédiaire du Premier Ministre. Ces prérogatives sont donc très étendues et, d'autre part, des délais considérables s'écoulent parfois avant que le Président ne confirme le veto; en conséquence, on a obtenu au cours des négociations l'assurance que le veto du Commissaire du gouvernement serait annulé de plein droit lorsqu'il n'aurait pas été confirmé par les autorités compétentes dans un délai de 30 jours francs. 6.03 Un Comité consultatif composé de représentants choisis parmi les cadres de tous les organismes directement ou indirectement intéressés au projet sera également constitué afin d'aider la STN. Ce Comité donnera des avis au Conseil d'administration de la STN sur les questions d'ordre technique et assurera à la STN l'appui total des directions administratives représentées en son sein. La création de la STN - qui sera financièrement autonome et dont les statuts devront être approuvés par l'IDA - ainsi que la constitution du Comité consultatif, seront des conditions préalables à l'entrée en vigueur du crédit. 6.04 La STN devra s'assurer les services d'un organisme de gestion compétent. Le gouvernement envisage de confier cette tâche à la CFDT, qui semble particulièrement qualifiée pour la remplir. Cet organisme, bien établi à la fois dans la zone du projet et à Dakar, s'est déjà vu confier la gestion d'un projet cotonnier en cours de réalisation dans le Sénégal oriental, et qui est financé par le FED. L'organisme de gestion engagé par la STN aura principalement pour tâche: - 23- a) de fournir le directeur, le directeur adjoint et l'ingénieur agronome qui seront appelés à diriger la STN, et de recruter les autres membres du personnel ainsi que les agents qui seront employés sur le terrain; b) de mettre au point l'organisation comptable et financière de la STN et d'exercer un contrôle dans ce domaine; c) de former le personnel administratif de la STN ainsi que les vulgarisateurs. L'entrée en vigueur du crédit sera subordonnée à la conclusion entre l'organisme en question et la STN d'un contrat de gestion régissant les modalités de prestation de ces services, contrat qui devra être approuvé par l'IDA. 6.05 Recrutement et formation du personnel. Etant donné le manque de personnel sénégalais expérimenté, l'organisme de gestion sera probablement amené à confier le poste de directeur et l'un des postes d'assistant à des étrangers. Le poste de directeur du projet devra ensuite changer de titu- laire pour être attribué a un ressortissant sénégalais avant la fin de la période de mise en valeur de six ans. On a obtenu au cours des négociations leassurance que, pendant la période de versement du crédit de l'IDA, le choix du directeur, du directeur adjoint et de l'ingénieur agronome, ainsi que leurs mandats et leurs conditions d'emploi respectifs, seraient soumis à l'approbation du gouvernement et de l'IDA. La nomination de ces trois cadres supérieurs sera une condition préalable à l'entrée en vigueur du crédit. Parmi le personnel sénégalais employé au siège de la société, il y aura également un comptable et un assistant chargé de la sélection des colons. Il ne devrait pas y avoir de difficulté à recruter des agents de vulgarisation parmi le personnel qualifié et expérimenté des autres orga- nismes publics. On a obtenu au cours des négociations l'assurance que les vulgarisateurs dont il est question à l'Annexe 6 (Tableau 5) seraient mis à la disposition de la STN. On trouvera également à l'Annexe 5 des rensei- gnements plus détaillés sur la STN ainsi qu'un organigramme. B. Recrutement des colons 6.06 L'assistant chargé du recrutement devra s'occuper de la publicité du projet dans les arrondissements concernés de la région du Bassin, et organiser ultérieurement la phase de présélection des candidats qui auront adressé leur demande par l'entremise de leur chef de village. Le directeur du projet, et lui seul, est chargé en dernier ressort du choix des candidats. 6.07 Les critères sur lesquels se fondera la sélection des candidats seront les suivants: - 24 - - les colons devront être des agriculteurs exploitant des terres dans la zone de départ; ils devront verser chacun 1.000 francs CFA de cotisation à la coopérative, et être prêts à signer un contrat délimitant leurs droits et obligations; et - chaque famille devra comprendre trois ou quatre "personnes actives", et l'un de ses membres devra avoir l'habitude de conduire un attelage de boeuf. 6.08 Un contrat déterminera les droits et obligations des colons et de la STN, notamment les conditions deoccupation des terres par les colons et les mesures à prendre dans le cas où l'une des parties manquerait à ses engagements, ainsi que les motifs qui justifieraient le renv-oi de colons ne donnant pas satisfaction. Les intéressés s'engageront à appliquer un système d'assolement et à utiliser les techniques de culture recommandées par les services de la STN. Le contrat devra spécifier les conditions des prêts de campagne et des prêts à moyen terme accordés aux colons, ainsi que les dispositions à prendre pour commercialiser les cultures de rapport. Les clauses du contrat devront être approuvées par 1'IDA, dont l'accord à cet égard constituera une condition préalable à l'entrée en vigueur du crédit. C. Crédit 6.09 Les prêts agricoles de campagne et les crédits à moyen terme nécessaires pour la mise en valeur des cultures autres que le coton seront fournis par la STN qui gérera à cet effet un fonds renouvelable. Les dispositions régissant les modalités des crédits applicables à la culture du coton sont indiquées au par. 2.09 du présent rapport. La STN achètera en bloc les facteurs de production nécessaires pour la campagne ainsi que le matériel agricole,les distribuera aux agriculteurs et débitera en consé- quence le compte de crédit de chaque famille. Le remboursement sera opéré en déduisant ce montant du produit de la vente des cultures des colons. Si par la suite le programme de développement des Terres neuves devait comporter de nouvelles phases, la STN pourrait être amenée à transférer la gestion directe du crédit agricole, de la commercialisation et de la fourniture des facteurs de production à des coopératives relevant d'établis- sements publics tels que la BNDS et l'ONCAD, à condition que l'expérience ait démontré que ces institutions, actuellement en cours de réorganisation, fonctionnent avec plus d'efficacité que par le passé (par. 2.07 et 2.08). Dans le cadre du projet, la STN créera des coopératives agricoles auxquelles elle confiera certaines responsabilités et qui permettront la mise en place des rouages grâce auxquels les organismes nationaux de crédit et de commer- cialisation pourront fonctionner. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que les dispositions visées ci-dessus seraient effectivement mises en oeuvre, et que la STN serait dotée des ressources nécessaires afin de créer un fonds renouvelable de crédits de campagne et de prêts à moyen terme, conformément à un calendrier d'exécution et à des dispositions à convenir avec l'IDA, et, en outre, que cette société disposerait du fonds de roulement indispensable pour acheter leurs récoltes aux agriculteurs. - 25 - 6.10 Un prêt de campagne assorti d'un intérêt annuel de 5 pour cent permettra de financer l'achat des engrais et des semences pour la culture de l'arachide, du mais et du sorgho; le montant total de ce prêt s'élèvera à environ 28.000 francs CFA par exploitation et par an, quand l'aménagement de la zone du projet aura été entièrement réalisé. Des prêts à moyen terme, d'un montant total de 82.000 francs CFA par exploitation, seront accordés pour financer l'achat d'une paire de boeufs de trait et de matériel agricole; ils auront une échéance de cinq ans et seront assortis d'un intérêt de 5,5 pour cent et d'un différé d'amortissement d'un an applicable au principal et aux intérêts; le remboursement s'effectuera en cinq annuités égales d'un montant dtenviron 19.000 francs CFA. Ces taux d'intérêt correspondent à ceux qui sont actuellement appliqués par la BNDS; ils sont établis en fonc- tion du taux d'escompte de la Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest, qui est de 3,5 pour cent. Etant donné que les dispositions relatives au crédit peuvent être modifiées pendant la durée du projet, des accords de prêt subsidiaires seront conclus avec les agriculteurs et des contrats seront passés avec les colons afin de permettre le transfert Ces créances de la STN à leur égard à tout organisme nommé par cette dernière pour lui succéder. 6.11 Conformément à la législation régissant les modalités d'attribution des terres (voir par. 2.15), l'entière superficie de la zone du projet sera allouée à la STN qui à son tour conclura avec les colons des accords individuels déterminant les conditions d'occupation. Au cours des négocia- tions, on a obtenu l'assurance qu'une superficie suffisante de terres convenant à la réalisation du projet serait mise à la disposition de la STN. D. Commercialisation 6.12 Le coton récolté dans la zone du projet sera acheté par la CFDT qui se chargera de l'égrenage et assurera la vente du coton égrené et des graines de coton aux industries locales et à l'exportation. La STN achètera la production d'arachides de la zone du projet pour le compte de l'ONCAD. Elle achètera également les récoltes de mais et de sorgho qu'elle vendra aux minoteries de Dakar et aux producteurs de fourrages dans le cadre de contrats à long terme. L'Annexe 2 fournit des renseignements détaillés sur les dispositions prises en matière de commercialisation. Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que ces dispositions seraient respec- tées, à moins qu'une coopérative de commercialisation des produits agricoles, conforme aux exigences de l'IDA (voir par. 6.09), ne se révèle capable d'assumer ces fonctions, et pour que notamment la STN ait toute latitude pour écouler les céréales sur le marché directement et sans aucune restriction. - 26 - VII. RENDEMENTS, PRODUCTION ET PRIX; REVENU DES PARTICIPANTS AU PROJET A. Rendements et production 7.01 On prévoit que les rendements augmenteront progressivement pendant la période de réalisation du projet pour atteindre dans chaque exploitation un montant optimum au cours de la huitième année, comme il est indiqué dans le tableau ci-dessous: Progression des rendements Moyenne pour le Culture lère année 8ème année Sén :al oriental .**e... **e.. ..kg/ha... .......... Coton (coton graine) 1.200 1.800 1.300 (4 ans, 1966-69) Arachide (en coque) 1.000 l-500 950 (3 ans, 1966-68) Mais (en grain) 900 1.600 900 (1968/69) Sorgho (en grain) 1.000 1.800 750 (1968/69) Ce tableau montre que les rendements escomptés dans le cadre du projet sont très supérieurs aux moyennes régionales; en revanche, comme il apparaît à l'Annexe 4, ces prévisions demeurent très inférieures aux rendements effec- tivement obtenus dans les stations de recherche et au cours des essais effectués sur les terres des agriculteurs sous le contrôle des spécialistes de la recherche. Du reste, compte tenu des techniques de culture perfec- tionnées qui seront utilisées dans le cadre du projet, les prévisions paraissent réalistes. 7.02 Dans la zone du projet, la première récolte aura lieu en octobre 1972. La production totale, y compris le complément obtenu dans les exploi- tations existant déjà dans la zone du projet, augmentera progressivement jusqu'à la onzième année, conformément au Tableau 10 de l'Annexe 4 qui est résumé ci-après: Culture 1972 1973 1981 ........*...en tonnes*...... . .... CotoA (coton graine) 36 122 1.074 Arachide (en coque) 77 247 300 Maïs (en grain) 22 80 294 Sorgho (en grain) 25 110 810 - 27 - B. Prix et débouchés 7.03 Comme il est indiqué à l'Annexe 2, la production d'arachide, de mais et de sorgho dans la zone du projet sera peu importante par rapport à la production totale obtenue dans l'ensemble du pays et, par conséquent, le projet n'aura qu'une incidence négligeable sur les cours, tant à l'inté- rieur du pays que sur le marché international. 7.0 L'offre et la demande mondiales détermineront le prix du coton. Selon les prévisions établies par le Département des études économiques de la Banque, le cours du coton fibre de la variété "strict middling" du Mexique (27 mm), analogue à la variété BJA 592 produite dans le cadre du projet,diminuera de 12 pour cent par rapport au prix de 28,4 cents EU les 450 g obtenu en 1969, pour s'établir à 25 cents EU les 450 g en 1975- Dans le présent rapport, cette diminution a été prise en considération dans le calcul des prix du coton et l'on a appliqué en outre un abattement de 7 pour cent à la variété BJA 592 pour le cas où le cours de cette dernière s'établirait à un niveau inférieur. On a donc admis par hypothèse que le cours mondial du coton BJA 592, qui atteignait 162 francs CFA le kilo (26,5 cents EU/h50 g) en 1969 ne sera plus que de 143 francs CFA le kilo (23,28 cents EU/450 g) en 1975. Après 1975, les cours du coton devraient normalement demeurer stables ou diminuer légèrement au rythme d'environ 1 pour cent par an; on a admis par hypothèse dans les calculs que les prix demeureraient constants après 1975. 7.05 Pour l'arachide, malgré des prix atteignant en moyenne 230 dollars EU la tonne pour les dix premiers mois de 1970, le Département des études économiques de la Banque prévoit un fléchissement du prix c.a.f. en Europe, qui serait ramené vers 1975 à 47.210 francs CFA (170 dollars EU) par tohne d'arachide décortiquée. On a tenu compte de cette diminution dans les calculs. 7.06 Au Sénégal, les marchés du maïs et du sorgho île sont pas organisés, mais les minoteries et les usines d'aliment pour bétail de Dakar pourraient offrir des débouchés pour la production intérieure; or, notamment puisque celle-ci ne leur garantit pas l'approvisionnement régulier que le projet devrait permettre d'obtenir, les usines en question effectuent leurs achats à l'étranger. Le prix c.a.f. à Dakar du maïs et du sorgho importés est d'environ 18,5 francs CFA par kilo (67,5 dollars EU la tonne), soit 21,2 francs CFA par kilo (77 dollars EU la tonne) livré à l'usine, droits d'impor- tation non compris. Etant donné que la production future s'annonce insuffi- sante par rapport à l'évolution probable de la demande effective dans le monde, le Département des études économiques de la Banque prévoit que dfici à 1980, le prix du mais qui en 1967-69 était de 78 dollars EU la tonne (21,7 francs CFA le kilo) augmentera d'environ 12 pour cent. Le sorgho dont les cours tendent à s'aligner sur ceux du mais devrait également augmenter de 12 pour cent par rapport au prix actuel de 70 dollars EU la tonne (19,4 francs CFA le kilo). C'est pourquoi les prix c.a.f. à Dakar qui ont été retenus par hypothèse pour 1980 dans le calcul du taux de rentabilité économique interne du projet atteignent 87 dollars EU la tonne (24,1 francs CFA le kilo) pour le maïs et 78,5 dollars EU la tonne (21,8 francs CFA le kilo) pour le sorgho. - 28 - Prix à la production 7.07 Les rapports entre les prix à la production et les prévisions portant sur les cours mondiaux ont été établis compte tenu des droits a l'exportation, des marges commerciales et des frais de transport (voir Annexe 2). Les cours mondiaux du coton et de l'arachide prévus pour 1975 et qui ont été retenus pour la durée du projet sont considérés comme équi- valant à des prix à la production de 26,15 francs CFA le kilo pour le coton graine (net du coût des produits utilisés, voir le par. 2.09) et de 18,20 francs CFA le kilo pour llarachide en coque. Il est cependant probable qu'entre 1971 et 1975, les prix à la production atteindront des montants supérieurs. Les commerçants du secteur privé achètent actuellement le sorgho environ 1h francs CFA le kilo. Or, étant donné que d'après les prévisions les cours mondiaux sont appelés à augmenter, ce prix devrait normalement accuser une hausse de 1 franc CFA le kilo d'ici à 1975; par conséquent, on a retenu pour hypothèse de travail un prix de 14 francs CFA en admettant que celui-ci atteindrait 15 francs CFA en 1975. Les minoteries de Dakar effectuent actuellement leurs achats de mais à l'étranger moyennant un prix à la livraison de 21 francs CFA le kilo; lorsque la STN approvisionnera ce marché, elle devrait pouvoir verser un prix à la produc- tion de 16 francs CFA le kilo et le porter à 17 francs CFA le kilo en 1975. Etant donné que le prix du coton graine et de l'arachide sont fixés par le gouvernement (voir par. 2.10), on a obtenu l'assurance que l'IDA serait informée au préalable de tout projet de modification en ce qui concerne les prix à la production. C. Revenu des agriculteurs imputable au projet 7.08 En assurant la subsistance des colons au début de leur installation dans la zone d'accueil, en créant l'infrastructure et les services sociaux nécessaires et en aidant les colons à défricher les terres et à assimiler de nouvelles techniques culturales, le projet permettra d'éliminer les principaux obstacles qui s'opposent eux migrations et dont il est question au par. 2.12. En raison de la pression démographique dans le bassin ara- chidier, on prévoit que les candidats seront nombreux; il devrait donc être possible de trouver parmi eux des colons qui remplissent toutes les conditions requises. 7.09 Les budgets des exploitations correspondant respectivement aux colons et aux agriculteurs déjà établis dans la zone du projet figurent à l'Annexe 7. Les coûts comprennent une taxe de 1,5 franc CFA par kilo sur les achats d'engrais et une taxe de 10 pour cent sur les achats d'outillage agricole. Afin d'assurer la parité des revenus par rapport aux agriculteurs établis à l'extérieur de la zone du projet, le prix versé aux producteurs de coton à l'intérieur de cette zone sera net du coût des produits à caractère saisonnier (voir par. 2.09 rt Annexe 2, Tableau 1). Des subventions seront accordées pour les achats d'engrais, conformément aux propositions formulées au par. 5.13. Après déduction des impôts et de - 29 - la consommation familiale, chaque famille de colons disposera au cours de la première année d'installation d'un revenu mon-taire de l'ordre de 5.000 francs CFA qui atteindra environ 122.000 francs CFA (h40 dollars EU) la dixième année. Ce dernier chiffre est supérieur de quelque 70 pour cent à la moyenne du revenu actuel des familles d'agriculteurs installées dans le bassin arachidier, et l'on estime à plus de 100 pour cent l'accroissement du revenu total, brut du montant de la consommation familiale. En ce qui concerne les familles déjà établies dans la zone du projet, le revenu moné- taire s'élèvera à environ 1.000 francs CFA (148 dollars EU) par famille après neuf ans de participation au projet, ce qui représente une augmentation d'environ 30 pour cent par rapport au revenu courant. D. Recettes de l'Etat imputables au projet 7.10 Le montant des ressources que procurera à l'Etat la réalisation du projet au cours de la période de 25 ans 1971-1996 est indiqué à l'Annexe 8. Les recettes de l'Etat imputables au projet atteindront environ 1,1 milliard de francs CFA (soit h millions de dollars EU) alors que le coût total du projet pour]a même période s'élèvera à 1,3 milliard de francs CFA (soit 4,5 millions de dollars EU). Ces recettes seront constituées par les droits à l'exportation applicables au coton et à l'arachide, les rembourse- ments des crédits accordés aux agriculteurs, les montants versés aux caisses de soutien de l'arachide et du coton et la marge prélevée par la STN sur les ventes de céréales. Le projet constituera donc pour l'Etat une opération déficitaire, en raison de sa portée limitée et de l'importance des effectifs nécessaires pour mettre à l'essai et perfectionner les méthodes de coloni- sation. Lorsque celles-ci auront fait leur preuve, il sera possible de réduire les frais imputables au contr6le des travaux, et dans ces conditions, l'incidence budgétaire du prochain programme devrait s'avérer beaucoup plus favorable. - 30 - VIII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ECONOMIQUES 8.01 Le principal avantage du projet sera de faire la démonstration d'une méthode permettant de réduire la surpopulation dans le bassin, et d'amorcer la mise en valeur systématique des terres inexploitées du Sénégal oriental qui présentent des possibilités intéressantes sur le plan agricole. Le projet aura également pour effet d'augmenter la production de coton et d'arachide pour l'exportation et la production de céréales destinées à alimenter une demande intérieure croissante; il permettra en outre de diver- sifier la production agricole et d'améliorer les méthodes de culture. Il en résultera encore d'autres avantages appréciables, notamment la création de services de vulgarisation agricole plus efficaces, quoique sur une échelle limitée, l'organisation du crédit et la mise en place d'un système de coopératives. 8.02 Selon les prévisions, le projet permettra au stade de la pleine production d'acquérir ou d'économiser un montant net annuel en devises d'environ 328.000 dollars EU (91 millions de francs CFA). 8.03 Le calcul de la rentabilité économique du projet est présenté à l'Annexe 9. En ce qui concerne les agriculteurs déjà établis dans la zone du projet, on considère que le seul avantage économique qu'ils en retireront sera l'augmentation consécutive de la production; ce chiffre est naturellement mis en parallèle avec l'augmentation des coûts corres- pondante. Mais en ce qui concerne les colons, c'est le montant total de la production, y compris la part réservée à la consommation des intéressés, qui est prise en considération. En effet, compte tenu de la pression démographique, les terres du bassin laissées vacantes par les participants seront immédiatement reprises par de x iveaux occupants, et le niveau de la production dans la zone de départ ne sera pas affecté. 8.04 Sur la base des rendements indiqués au paragraphe 7.01, des prévisions de dépenses figurant au paragraphe 5.01 et des hypothèses de prix formulées aux paragraphes 7.03 à 7.06, en admettant que la durée du projet sera de 25 ans, on estime à 13 pour cent la rentabilité économique de l'investissement correspondant à l'ensemble du projet. En ce qui con- cerne uniquement les colons, la rentabilité économique est estimée à 12,5 pour cent, et en ce qui concerne les agriculteurs déjà installés dans la zone du projet, à 15,8 pour cent. Comme il est indiqué dans le Tableau 2 de l'Annexe 9, si la valeur de la production imputable au projet était inférieure de 10 pour cent par rapport aux prévisions, le taux de rentabilité global serait ramené à 10,5 pour cent, les taux spécifiques propres aux colons et aux agriculteurs établis n'étant plus respectivement que de 10,3 et 12,3 pour cent. Ces taux de rentabilité ont été calculés sans tenir compte des avantages que procureront dans les secteurs autres que l'agricul- ture la construction ou la réfection des routes et des systèmes d'adduction d'eau réalisées dans le cadre du projet, ni du développement consécutif de l'activité commerciale. Si l'autoconsommation des colons est intégrée dans le coût du projet, le taux de rentabilité est ramené à environ 10 pour cent. - 31 - Outre le taux de rentabilité économique, on a également calculé le rapport coûts-avantages pour disposer d'un second critère. Selon que le coût d'opportunité du capital est fixé par hypothèse à 8, 9 ou 10 pour cent, ce rapport s'établit respectivement à 1/1,26, 1/1,20 et 1/1,20 et 1/1,14. 8.05 Le projet constituera la première phase d'un programme plus vaste de colonisation qui permettra en une quinzaine d'années d'installer 6.000 familles réparties en divers centres de colonisation. Les coûts fixes et les frais généraux de ce programme d'ensemble ne devraient pas augmenter dans la même proportion que le nombre des colons, et le taux de rentabilité economique de l'investissement correspondant au programme d'ensemble est estimé a environ 18 pour cent (le calcul du taux de rentabilité est exposé en détail à l'Annexe 9). - 32 - IX. RECOPANDATIONS 9.01 Au cours des négociations, on a obtenu l'assurance que les conditions principiles ci-après seraient dûment remplies: a) la route Koumpentoum-Maka sera remise en état de manière à être praticable en toute saison dès la fin de 1972, l'entretien étant assuré de façon satisfaisante pendant toute la durée du projet (par. 3.Oh); b) 10 pour cent des exploitations agricoles feront chaque année l'objet d'une enquête, un rapport spécial devant en outre être publié en septembre 1973 afin d'analyser les résultats des opérations réalisées au cours des deux premières campagnes et de formuler des recommandations appropriées en vue de la 2ème phase du projet; ces enquêtes et études, ainsi que toute étude de justification qui serait nécessaire en vue de la 2ème phase du projet, devront être confiées à un organisme qualifié, en vertu d'un mandat et d'un contrat approuvés par l'IDA (par. 4.11); c) a la fin de la troisième année, un nombre suffisant d'écoles et de dispensaires devra être en place dans la zone du projet (par. 4.12); d) l'Etat devra fournir les fonds nécessaires pour acquitter les droits à l'importation et les taxes sur le chiffre d'affaires applicables aux achats effectués dans le cadre du projet (par. 5.02); e) les fonds nécessaires à la réalisation du projet seront mis à la disposition de la STN trois mois à l'avance, conformément aux budgets soumis par le directeur de la STN et approuvés par le Conseil d'administration de cette société et par l'IDA (par. 5.06); f) la comptabilité de la STN sera vérifiée par des commissaires aux comptes indépendants approuvés par l'IDA, et copie des comptes vérifiés et des rapports des commissaires aux comptes sera communiquée à l'IDA dans un délai de quatre mois à compter de la date de clôture de chaque exercice (par. 5.11); g) pendant la période de versement du crédit de l'IDA, le choix du directeur, du directeur adjoint et de l'ingénieur agronome de la STN, ainsi queleurs mandats et leurs conditicns d'emploi respectifs, seront soumis à l'approbation du gouvernement et de l'IDA, et le personnel de vulgarisation dont il est question à l'Annexe 6 (Tableau 5) sera mis à la disposition de la STN (par. 6.05); - 33 - 9.02 L'entrée en vigueur du crédit est subordonnée aux conditions ci-après: a) l'Etat devra avoir effectué le premier versement afférent à sa participation au capital de la STN (par. 5.06); b) la STN devra déjà être constituée et dotée des terres qui lui reviennent ainsi que de l'autonomie financière et de statuts appropriés, le comité consultatif étant notamment déjà formé, conformément aux exigences de l'IDA (par. 6.03 et 6.11); c) le contrat de gestion prévoyant la fourniture à la STN des services indiqués au paragraphe 6.04 et dûâment approuvé par l'IDA devra être signé, et les emplois de directeur, directeur adjoint et ingénieur agronome devront avoir été pourvus avec l'approbation de l'IDA (par. 6.04 et 6.05); d) le contrat type qui sera proposé aux colons devra être approuvé par l'IDA (par. 6.08). 9.03 Le projet justifie l'octroi d'un crédit de l'IDA d'un montant de 1,25 million de dollars EU aux conditions classiques. Le crédit comprend un financement rétroactif jusqu'à concurrence de 60.000 dollars EU (par. 5.07). ANNEXE 1 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES GENERALITES RELATIVES AU SECTEUR AGRICOLE A. Situation de l'agriculture au Sénégal 1. La valeur des exportations d'arachide et de produits dérivés représente en moyenne 26 milliards de francs CFA par an et peut atteindre certaines années un maximum d'environ 29 milliards de francs CFA, comme en 1966. Les phosphates viennent au deuxième rang après l'arachide parmi les principaux produits d'exportation (2,5 milliards de francs CFA par an). La valeur totale des importations atteint en moyenne quelque h0 milliards de francs CFA par an. Le riz occupe à cet égard le premier rang, 185.000 tonnes ayant été importées en 1968, soit une valeur de sept milliards de francs CFA. La même année, 16.000 tonnes de mais, de sorgho et de mil ont été importées, ce qui représente en valeur quelque 300 millions de francs CFA. 2. La politique agricole vise essentiellement à diversifier la production, en faveur notamment du coton mais aussi des céréales comme le riz et le mars. Mais étant donné que pour des raisons techniques cet objectif ne peut être atteint qu'à long terme, l'arachide est appelée à demeurer encore pendant longtemps la base de l'économie sénégalaise et à lui fournir l'essentiel de ses ressources. C'est pourquoi l'Etat, en même temps que cet effort de diversification, a entrepris la réalisation d'un programme d'amélioration de la productivité dans le secteur de l'arachide, mais pour des raisons diverses, les agriculteurs hésitent à poursuivre leurs achats d'engrais et d'outillage à crédit. (Voir rapport principal, par. 1.03). 3. Les efforts déployés par le gouvernement à partir de 1960 pour diversifier la production agricole se sont révélés insuffisants et n'ont été que trop lentement suivis d'effets3 en outre, pour des raisons politiques, les investissements ont été concentrés trop systématiquement dans la vallée du Sénégal; or, des résultats auraient pu être obtenus plus sûreient et plus rapidement dans le sud et le sud-est du pays où le potentiel agricole est supérieur et dont la mise en valeur aurait exigé des investissements moins importants. La multiplicité des organismes dont l'activité s'exerce dans le secteur agricole et qui participent à son développement ainsi que le manque de coordination ont contribué a freiner la mise à exécution des initia- tives des pouvoirs publics. ANNEXE 1 Page 2 h. Dans le troisième plan de développement quadriennal (1969-1973) la priorité a été accordée au développement agricole, qui est considéré à juste titre comme le secteur clé de l'économie sénégalaise et dont la progression détermine le taux d'expansion des autres secteurs. Sur un montant total de 121,3 milliards de francs CFA qui, conformément au plan, devra être consacré aux investissements du secteur public, environ 30 pou2 cent iront à l'agriculture et serviront principalement à l'amélioration et au développement des cultures, en mettant l'accent sur la diversifica- tion et sur l'aménagement de réseaux d'irrigation. Les régions qui présen- tent le potentiel de développement le plus important pour les cultures en sec sont la Casa,nance et la Province Orientae et, pour les cultures irriguées, la vallée du Sénégal; par conséquent, les investissements prévus par le plan seront concentrés dans ces trois régions. 5. Les essais effectués au Sénégal ont prouvé que de bons rendements peuvent être obtenus, notamment en ce qui concerne le coton et l'arachide. La diffusion des connaissances techniques et la distribution des facteurs de production nécessaires n'ont pu être assurées de façon satisfaisante en raison de l'insuffisance du dispositif institutionnel, qui a en outre fait obstacle à la propagation rapide et efficace des techniques d'élevage rationnelles au niveau des exploitations. Dans les zones présentant un potentiel favorable à la culture du coton, des résultats spectaculaires ont pu être obtenus et les agriculteurs ont manifesté un intérêt accru vis-à-vis de cette culture. En revanche, dans d'autres secteurs, les agri- culteurs ont hésité à abandonner leurs plans de culture traditionnels, fondés sur la culture extensive de l'arachide associée aux cultures de subsistance. Cependant, au cours des dernières années, une succession de mauvaises récoltes jointe à un lourd endettement ont provoqué une certaine désaffection vis-à-vis de la culture commerciale de l'arachide au profit des cultures de subsistance, et une nette réticence à l'égard des techniques modernes, notamment l'emploi des engrais. Au cours des campagnes 1969 et 1970, la superficie plantée en mil a augmenté chaque année jusqu'à 10 pour cent dans certaines zones, au détriment de l'arachide. B. Organismes chargés du développement agricole au Sénégal 6. Au Sénégal un grand nombre d'organismes se partagent la responsabi- lité du développement du secteur agricole, ce qui ne permet pas d'aborder les problèmes de façon efficace et systématique et entraîne une mauvaise répartition et un gaspillage des ressources pourtant peu abondantes. L'infra. structure institutionnelle du secteur agricole est constitué par divers services administratifs relevant du dinistère du développement rural (MIR), et par un certain nombre d'organismes autonoîmes appartenant au secteur public ou dépendant de l'étranger qui se consacrent à la production, à la vulgari- sation et à la commercialisation ainsi qu'à la recherche. Les services du Ministère comprennent la Direction des services agricoles (DSA) chargée de ANNEXE 1 Page 3 mettre en oeuvre les programmes et la politique agricoles en collaboration avec le 'ecrétariat d'Etat à la planification, de contrôler les organismes d'Etat et d'assurer les services de vulgarisation. Parmi les autres services, -itons la Direction de l'élevage et des industries animales, la Direction des eaux et forgts, la Direction du génie rural et la Direction de l'animation et de l'expansion. Cette dernière est en principe chargée d'établir de meilleures relations entre les agriculteurs et les services techniques. L'élaboration des programmes de développement destinés aux zones moins peuplées incombe à la Direction de l'aménagement du territoire et aux services du Secrétariat dtEtat à la planification; celui-ci communique ensuite les programmes dûment formulés au Ministère du développement rural qui se charge de la réalisation. 7. Les travaux de recherches sont effectués par divers organismes français conformément aux accords de partage des coûts conclus entre la France et le Sénégal. L'Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières (IRAT) est chargé des recherches portant sur les denrées de base, l'arachide et l'élevage. L'Institut de recherches du coton et des textiles exotiques (IRCT) s'occupe du coton. Ces deux instituts possèdent au total sept stations et sous-stations et un certain nombre de parcelles d'étude disséminées dans l'ensemble du pays et couvrant toute la gamme des zones écologiques. L'Institut de recherches pour les huiles et oléagineux (IRHO) est chargé de la recherche et de la vulgarisation en ce qui concerne l'arachide de table. 8. Tous les organismes de recherche se consacrent particulièrement à des travaux de recherche appliquée qui sont d'un niveau élevé, la conti- nuité étant assurée en engageant le personnel étranger pour des contrats de longue durée. La grande expérience dont bénéficient ces organismes et la mise en commun des résultats obtenus dans le monde entier par le réseau de stations de recherche dont ils disposent sont également profitables au développement des cultures qui font l'objet de leurs travaux. Les résultats sont particulièrement satisfaisants dans le cas du coton, mais ils le sont moins en ce qui concerne les denrées alimentaires de base, jusqu'ici négligées au profit des cultures commerciales. Toutefois, ces dernières années, l'Etat a manifesté à leur égard un intérêt croissant et a encouragé des programmes de recherches spécifiques qui devraient provoquer dans un proche avenir une augmentation importante des rendements en ce qui concerne le sorgho, le mars et le riz en sec. 9. La Direction des services agricoles est chargée de l'ensemble des tâches de vulgarisation. Dans la pratique cependant, les services de vulgarisation sont dispensés par des organismes spécialisés comme la SODEVA qui appartient au secteur public et s'est particulièrement consacrée jusqu'à maintenant au développement de la culture de l'arachide, la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) qui est chargée RNEXE 1 Page 4 du développement de la culture du coton, et la Société d'aménagement et d'exploitation du Delta (SAED) qui,avec la Société de développement agricole et industriel de la Casamance (SODAICA),s'occupe principalement de la culture du riz. Le manque de coordination entre les diverses instances compétentes nuit à l'efficacité de la vulgarisation au Sénégal; en outre, on a eu tendance à introduire des méthodes de vulgarisation intensives dans les zones à faible potentiel agricole. 10. La Banque nationale de développement du Sénégal (BNDS), créée en 1964, est chargée de fournir l'aide financière et technique nécessaire à la réalisation de tous les projets concernant le développement économique et social du Sénégal. Elle possède un capital fixe de 1,36 milliard de francs CFA, dont l'Etat possède 56 pour cent, la Caisse centrale de coopéra- tion économique (CCCE) 28 pour cent, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) 7 pour cent et diverses banques commerciales 10 pour cent. Sauf quelques exceptions, le crédit agricole est accordé en nature, et les taux d'intérêt en vigueur sont de 5 pour cent par an pour les prêts à court terme et 5,5 pour cent pour les prêts à moyen et lcng terme. Le financement du programme de productivité concernant l'arachide constitue la principale intervention de la BNDS dans le domaine du crédit agricole, mais le rôle de cette dernière est très limité. Les besoins de chaque agriculteur, qu'il s'agisse de prêts de campagne ou de prêts à moyen terme, sont évalués par le service de vulgarisation de la circonscription, puis communiqués à la coopérative à laquelle l'agriculteur est tenu d'appartenir s'il désire obtenir du crédit. La coopérative étudie également les demandes de ses membres et présente à son tour une deiande collective à la BNDS. Les prêts accordés par la BNDS à chaque coopérative sont assu- jettis à un plafond représentant 25 pour cent de la valeur moyenne des arachides commercialisées par celle-ci au cours des trois années précédentes; il est également tenu compte de la situation de la coopérative en ce qui concerne le recouvrement des créances. Les résultats obtenus par la BNDS, en apparence satisfaisants jusqu'en 1968, se sont ensuite révélés médiocres. L'Etat a pris des mesures destinées à réduire les frais d'exploitation de la BNDS et a approuvé en principe la réorganisation de la comptabilité qui est envisagée (voir rapport principal par. 2.07). 11. Dans le bassin arachidier, l'Office national de coopération et d'assistance au développement (CNCAD) est essentiellement au service des coopératives; il assure notamment la fourniture des facteurs de production, le premier stade de la commercialisation des récoltes d'arachide, le recou- vrement des prêts, la gestion des stocks de semences, ainsi que les services techniques. L'ONCAD a été créé en 1966 pour succéder aux organisations agricoles régionales, mais ce n'est qu'un an plus tard qu'il a été chargé de la fourniture des facteurs de production et du premier stade de la commercialisation. Les résultats n'ont pas été satisfaisants, et actuellement, une firme de consultants, Italconsult, dont les travaux sont financés par un prêt de la Banque et un crédit de l'IDA (584/140 SE), étudie actuellement l'organisation de l'Office et du système des coopératives agricoles. ANNEXE 1 Page 5 C. Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) Généralités 12. La Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT),à laquelle on envisage de confier la gestion du projet en question pour le compte de la STN, a été créée en 19h9 afin de fournir aux territoires français d'outre-mer (et ensuite à d'autres pays) l'assistance technique nécessaire au développement des plantes à fibres, notamment du coton. La CFDT est un organisme à but non lucratif constitué en société d'économie mixte, dont le capital de 200.000 francs français (36.000 dollars EU) est en grande partie financé par le Gouvernement français. Son Conseil d'adminis- tration est constitué par des représentants des ninistères français compétents en matière d'assistance financière et technique, de divers groupes privés appartenant au commerce et à l'industrie, de la Caisse centrale de coopération économique (CCCE) et de l'Institut de recherches du coton et des textiles exotiques (IRCT). Le siège est à Paris et comporte quatre subdivisions principales: agriculture, industrie et équipement, commerce,finances et comptabilité. 13. Les services fournis par la CFDT sont d'une qualité très supérieure à ceux que chacun des pays bénéficiaires pourrait s'assurer lui-même sur la base de sa seule production de coton, par ailleurs, la supériorité technique de la CFDT est due au fait que ses opérations sont réparties dans plusieurs pays. Sa situation géographique, son siège étant à Paris, lui confère encore d'autres avantages. En groupant les commandes, la CFDT peut en effet obtenir des prix avantageux pour les fournitures et le matériel nécessaires aux pays qui bénéficient de ses services; il en est de même pour les frais d'assurance et de transport. La centralisation des ventes du coton dont se charge la CFDT procure aux pays producteurs des avantages supplémen- taires considérables. Activités d'assistance technique 14. L'assistance technique fournie par la CFDT comprend les éléments ci-après: i) Production agricole - La CFDT organise des services de vulgarisation pour apprendre aux agriculteurs à cultiver le coton selon des méthodes modernes. Ces méthodes sont en général fondées sur les résultats obtenus par l'Institut de recherches du coton et des textiles exotiques (IRCT). ANNEXE 1 Page 6 ii) Egrenage et commercialisation - Dans les pays dépourvus d'usines d'égrenage et n'ayant aucune expérience en matière de commercialisation, la CFDT construit ses propres usines et organise la commercialisation, l'exportation et la vente du coton au dernier stade. iii) Gestion - Dans les pays possédant leurs propres usines d'égrenage mais dépourvus de techniciens qualifiés, la CFDT conclut des accords afin d'assurer la gestion de ces usines. iv) Services de consultants - La CFDT effectue des études de justification et élabore des plans et programmes relatifs a.u développement de la culture du coton. Accords régissant les modalités de financement des services d'assistance technique 15. Les divers services d'assistance technique fournis par la CFDT sont rémunérés dans les conditions ci-après: i) Production agricole - D'une façon générale, l'Etat rembourse à la CFDT les frais afférents à l'emploi du personnel étranger et local recruté directement par cette dernière, ainsi que ses frais d'exploitation. En outre, la CFDT perçoit chaque année pour cent du montant total des frais de personnel imputables aux projets afin de couvrir les frais généraux de son siège social à Paris et de ses bureaux régionaux. Le tableau ci-dessous indique les procédures de remboursement appliquées dans un certain nombre de pays d'Afrique de l'Ouest: REIMUNERATION VERSEE A LA CFDT POUR SES SERVICES DE VULGARISATION (pourcentages) Rémunération République fondée sur le centrafri- Haute- coût de Ni;er Tchad caine Côte d'Ivoire Volta Personnel étranger 15 15 15 10 15 Personnel sénégalais 15 15 - 10 15 Frais d'exploitation - - 7 10 - ANNEXE 1 Page 7 ii) Conditions d'exploitation des usines d'égrenage de la CFDT a) Coton fibre Au Sénégal comme dans la plupart des pays, la CFDT perçoit 18.000 francs CFA pr tonne de coton fibre égrené pour couvrir ses frais d'exploitation et 3.100 francs CFA par tonne de coton fibre à titre de commission de gestion. Les frais imputables à l'achat et à l'exportation du coton fibre lui sont également remboursés. b) Coton graine D'une façon générale, la CFDT a perçu jusqu'à présent un montant forfaitaire de 1.800 francs CFA par tonne de coton graine exportée. iii) Gestion des usines d'égrenage appartenant à l'Etat Dans les pays où l'Etat possède des usines d'égrenage (comme c'est le cas en République centrafricaine) dont la gestion est confiée à la CFDT, celle-ci perçoit 3.100 francs CFA par tonne de coton fibre produite, et tous les coûts directs lui sont remboursés. Elle perçoit en outre 1 pour cent sur le prix de vente de la fibre et de la graine, et rétrocède 0,5 pour cent à titre de commission aux importateurs français. iv) Services de consultants - Le contenu des accords relatifs aux études varie selon les cas. Activités de la CFDT au Sénégal 16. Les premières opérations de la CFDT au Sénégal dans le domaine du coton datent de 1963, et depuis lors, la production s'est développée rapidement. En 1963, la production totale s'élevait à 15,7 tonnes de coton graine, et en 1969-1970 elle atteignait 11.500 tonnes. Au cours des trois dernières campagnes, les rendements ont été d'environ 1.325 kg/ha, ce qui constitue la moyenne nationale la plus élevée de toute l'Afrique de l'Ouest. Cn trouvera à l'Annexe 2 de plus amples renseignements concernant la surface plantée en coton au Sénégal, les rendements et la production totale. 17. Les effectifs du siège de la CFDT pour le Sénégal, qui est situé a Dakar, comportent un chef de mission assisté d'un personnel administratif. Sept chefs de secteur dirigent chacun une équipe d'environ 11 vulgarisateurs, et sont chargés de faire connaître dans leurs circonscriptions respectives les avantages que présentent les méthodes modernes de culture du coton et aNNEXE 1 Page b d'assurer la distribution des facteurs de production et la commercialisation du coton. En outre, à Kaolack et Tambacounda, les chefs de secteur sont responsables des opérations d'égrenage effectuées par les usines situées dans ces deux villes. La CFDT s'efforce de former un personnel local qualifié, mais emploie encore au Sénégal un total de 11 étrangers. 18. A l'heure actuelle, la capacité d'égrenage totale au Sénégal est répartie entre trois usines (deux situées à Tambacounda et une à Kaolack) et s'élève à 32.000 tonnes de coton graine. L'une des deux usines de Tambacounda, d'une capacité de 4.500 tonnes, produit des balles de coton de faible densité destinées au marché intérieur. Au cours des trois dernières années, le rapport moyen entre le coton fibre et le coton graine s'est établi à 37,22 pour cent. ANNIEXE 2 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Prix et débouchés pour la production du projet A. Coton Production 1. La culture du coton a commencé en 1963 sur une échelle limitée. Depuis 1965, la production s'est développée rapidement comme il apparaît ci- après: 1/ 1963/6h 196h/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 Superficie (ha) 63 122 386 1.038 3.0h7 6.hh7 9.805 Coton graine (tonne) 15,7 53,8 302,h 1.234 4.157 9.889 11.500 Rendement (kg/ha) 249 hl 783 1.188 1.364 1.534 1.173 Source: CFDT D'après les prévisions de la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT), la production atteindra environ 51.000 tonnes en 1974/75 si l'on dispose des moyens de financement nécessaires. 2. Le coton produit appartient pour la majeure partie à la variété Allen 333, dont la fibre a une longueur de 26,20 mm, à laquelle on substituera progressivement la variété BJA 592, dont la fibre a une longueur de 27 mm. 1/ Le programme de développement est financé par le Fonds européen de développement (FED) jusqu'en 1970/71, l'objectif étant d'obtenir une production de 20.000 tonnes sur une superficie cultivée de 17.900 ha (Accord CEE/Sénégal 485/SE). Le FED envisage actuellement pour la période 1972/75 un nouveau programme auquel il fournirait également son appui. ANNEXE 2 Page 2 Egrenage et commercialisation 3. La CFDT est chargée d'assurer, conformément aux directives des pouvoirs publics, la vulgarisation de la culture du coton, la multiplication et la distribution des semences, l'achat du coton graine, l'égrenage ainsi que la commercialisation de la graine de coton. l/ 4. La CFDT possède trois usines d'égrenage de coton d'une capacité d'environ 32.000 tonnes de coton graine. En 1972, la capacité d'égrenage sera portée à 56.000 tonnes par an. La CFDT est chargée de créer dans les zones de production des centres de ramassage et d'assurer le transport du coton graine dans les usines d'égrenage. 5. Actuellement, un seul centre de ramassage du coton a été établi à Diambour, au centre de la zone du projet. Dans le cadre du projet, chaque village devra cultiver en fin de compte 5 ha de coton, et les centres de ramassage de la CFDT devront être créés à raison d'un centre pour deux vil- lages. Les planteurs livreront leur production dans les centres de ramas- sage et seront rémunérés par la STN avec des fonds fournis par la CFDT. Les prix -seront nets par rapport au coût des facteurs de production fournis aux planteurs; voir à ce sujet le paragraphe 2.09 du rapport proprement dit. 6. En 1968/69, la production de fibre a été de 3.530 tonnes. Quelque 2.500 tonnes ont été vendues à l'industrie textile sur le marché intérieur, ce qui laisse pour l'exportation un excédent d'environ 1.000 tonnes. Pour 1969/70, le volume des ventes à l'industrie sénégalaise est estimé aux environs de 3.200 tonnes, et les exportations aux environs de 600 tonnes. Les projections relatives à la consommation intérieure pour 1975 s'établissent a h.000 tonnes, et l'on prévoit un excédent d'environ 15.000 tonnes pour l'exportation. 7. En 1969/70, près de 5.400 tonnes de graines de coton non utilisées pour l'ensemencement ont été vendues à la SODEC, huilerie d'arachide située près de Kaolack qui traite également la graine de coton. L'huile et la farine de semence de coton produites par cette usine sont exportées en grande partie. Composition du prix de revient du coton graine 8. Au cours de la saison 1969/70, le prix à la production du coton graine de première qualité s'est établi à 28 francs CFA le kg 2/ et à 1h francs CFA le kg pour le coton graine de deuxième qualité; en 1968/69, ces prix étaient respectivement de 33 et 20 francs CFA. Compte tenu des prix à la production en 1969/70, le prix de revient du coton graine livré à :L Accord conclu entre la CFDT et 1e Sénégal en avril 1969, pour un délai de trois ans qui vient à expiration au 30 juin 1972.. 2/ Net du co^t des facteurs de production agricole, et équivalant à un prix moyen de 27,65 francs CFA le kg pour le coton graine. ANNEXE 2 Page 3 l'usine d'égrenage, brut du coût des facteurs de production, des frais de transport et de preiière commercialisation, s'est établi à 4l.Oho francs CFA par tonne métrique (voir le Tableau 1). 9. En 1969/70, le prix de revient de la fibre de coton du Sénégal livrée c.a.f. dans un port européen s'est établi à 153.802 francs CFA (voir le Tableau 2). Au début de 1970, les prix perçus par la CFDT étaient en moyenne de 155.000 francs CFA, c.a.f. en Europe. Ces chiffres s'appli- quent à la variété Allen 333, mais ultérieurement, l'adoption de la variété BJA 592 devrait permettre d'obtenir un revenu plus élevé en raison de la longueur supérieure de la fibre. 10. Selon les projections, le prix mondial de la fibre devrait diminuer d'environ 12 pour cent de 1969 à 1975 (voir le Tableau 3), pour s'établir ultérieurement à un niveau relativement stable. En 1975, les prix c.a.f. en Europe du Strict ;iddling mexicain (fibre de 27 mm) devrait s'établir à environ 25 centimes/450 gammes, soit 153,06 francs CFA/kg; par ailleurs, si l'on applique un abattement de 7 pour cent à la variété BJA 592 (fibre de 27 mm) qui est relativement inconnue, son prix devrait s'établir aux environs de 23,3 centimes EU pour h50 grammes, soit 142,56 francs CFA le kg. Cette baisse des prix a été prise en considération dans le calcul du taux de rentabilité économique à l'Annexe 9. 11. La graine de coton est habituellement vendue à la SODEC, à des prix établis d'après les cours c.a.f. à Osaka. En 1969, l'huile de semence de coton n'a pu être raffinée par la SODEC, et le gossypol n'a pu être extrait de la farine de semence de coton. Toutefois, on dispose maintenant du matériel nécessaire au raffinage et à l'extraction du gossypol, et à l'avenir, la SOIEC exportera de l'huile raffinée et de la farine de semence de coton. 12. D'après les projections établies par la Banque (Tableau 5), le prix de la graine de coton qui était de 86 dollars EU la tonne c.a.f. à Osaka en 1970 devrait diminuer pour s'établir à 80 dollars EU en 1975, et se stabiliser ultérieurement a ce niveau. 13. Comme il est indiqué dans le Tableau 5, si les prix à la production se maintiennent à leur niveau actuel, le programme cotonnier du Sénégal devrait être bénéficiaire pendant l'année 1974, mais deviendrait déficitaire en 1975 et les années suivantes. Par conséquent, si les prix s'établissent effecti- vement au niveau prévu par le Département des études économiques de la Banque, il faudra peut-être réduire les prix à la production vers 1975 afin de compenser un déficit qui se situerait aux environs de 1.500 francs CFA par tonne de coton graine. Ce résultat pourrait être obtenu en ramenant le prix à la production de la pre-nière qualité de 28 à environ 26,5 francs CFA le kilo; cette réduction a été admise par hypothèse dans les budgets des exploitations figurent à% l'Annexe 7. On trouvera au Tableau 6 les prévi- sions concernant la répartition du produit de la vente d'une tonne métrique de coton graine pour 1975. ANNEXE 2 Page 4 Caisse de soutien du prix du coton 14. La Caisse de soutien du prix du coton (CSPC) a été créée afin de fixer les prix à la production avant la saison et de fournir du crédit aux planteurs pour l'achat des semences, des engrais et des pesticides. Outre le bénéfice réalisé sur les ventes de fibre et de graine de coton, la Caisse est alimentée par le produit de la taxe de 1 pour cent appliquée aux importations de textiles (qui s'est élevé en 1968-69 aux environs de 15 millions de francs CFA) et les excédents qui peuvent apparaître le cas échéant dans le compte relatif aux facteurs de production; voir à ce sujet le paragraphe 2.09 du rapport principal. Les bilans provisoires du Fonds pour l'exercice 1968/69 accusent un déficit financier de près de 10,3 millions de francs CFA, tandis que ceux de l'exercice 1969/70 prévoient un bénéfice de près de 76,3 millions de francs CFA. Si ce bénéfice est effectivement réalisé, le Fonds reportera un crédit de 97 millions de francs CFA dans ses comptes de l'exercice 1970/71. La position financière de la CSPC demeurera saine dans la mesure où, en premier lieu, elle fixera les prix à la production à un niveau réaliste, et, en deuxième lieu, où le ren- dement moyen du coton graine sera élevé; il semble que jusqu'à :aintenant, la CSPC soit parvenue à obtenir des résultats relativement satisfaisants à cet égard. B. Arachides Production 15. Le Sénégal est le quatrième producteur d'arachide dans le monde, après l'Inde, la Chine continentale et le Niria. En dépit des efforts des pouvoirs publics pour réduire la d5pend&ice de l'économie s,négalaise par ra,port à cette culture, cr.2e-ci coneve une impoctLnce Essentielle, situation qui rijque de se pr oloG1er pa Dr de nmc.breusa ann3es. La production a été en moye:e dce ì, C tûn:J par an dc 1965 à 1969 (voir le paragraphe 18) et l'arachide a cupi pendanG cette période environ la moitié de la superficie cultivée dans l'en,i-ole du pays. Le rendement moyen par hectare varie selon le niveau anuaol et la répartition géographique des précipitations (Tableau 7). Les rendements obtenus au Sénégal oriental sont parmi les plus élevés du pays. 16. L'arachide est à l'oriine des deux tiers du revenu monétaire imputable au secteur agricole, et les produits à base d'arachide repré- sentent près de 80 pour cent de la valeur totale des exportations. L'objectif de production fixé pour 1973 dans le cadre du troième Plan adopté par le gouvernement est de 1,4 million de tonnes d'arachides en coque. Toutefois, certaines circonstances défavorables, notamment le tassement des prix à la production en 1968, l'augmentation du coût des fournitures, les conditions climatiques et l'accroissement de la charge imputable à la dette contractée ANNEXE 2 Page 5 par les exploitants, ont compromis la confiance de ces derniers dans le système des coopératives et l'intérêt qu'ils portent à la production de l'arachide. En conséquence, celle-ci a été abandonnée partiellement au profit des cultures de subsistance. Le prix de l'arachide à la production a augmenté en août 1970, mais cette augmentation est probablement intervenue trop tard pour avoir une incidence sur la production de 1970, car l'ensemen- cement a eu lieu en juin 1970 et la production commercialisée pour 1970/71 est estimée à h00.000 tonnes seulement. Commercialisation 17. Depuis 1967/68, les coopératives achètent la totalité de la production d'arachide. Elles sont assistées et contrôlées par l'Office national de développement (ONCAD). Cet organisme est chargé de prendre livrai- son de la production d'arachide auprès des coopératives et de la conserver ultérieurement dans ses entrepôts, tandis que l'Office de commercialisation agricole du Sénégal (OCAS) est chargé de la vente outre-mer. L'ONCAD livre l'arachide à la sortie de ses "seccos" (entrepôts) soit dans les usines de broyage, soit à l'usine de décorticage de l'OCAS en vue de l'exportation. Les achats sont financés avec des fonds alimentés par un consortium constitué par l'Etat et diverses banques commerciales sous la direction de la BNDS. 18. Environ 80 pour cent dela production totale sont commercialisés par l'intermédiaire de l'ONCAD, certaines semences sont redistribuées aux agriculteurs, certaines graines d'arachide sont réservées par les planteurs à la consommation familiale, et une partie est exportée en fraude en G-mbie et en Guinée. On estime qu'annuellerent 40.000 à 60.C00 tonnes ont été exportées en fraude au cours des quatre années passées. Les quantités produites et commercialisées ces dernières années sont indiquées dans le tableau ci-dessous: Commercialisation de la récolte d'arachide (1965-1970) (en milliers de tonnes en cr ") 1965/66 1)66/67 1967/68 1968/69 1969/70 1)70/71 Production totale 1.168 857 1.005 830 800 n.d. Quantité commercialisée )48 736 842 604 595 400 1/ Pourcentage de la produc- 84,23 85,9Ï 83,87 72,8% 72,8% n.d. tion commercialisée 1/ Estimations prélimaires. jLNNEXE 2 Page 6 Traitement 19. Cinq huileries sont actuellement en exploitation au Sénégal; deux sont des entreprises sénégalaises, les trois autres étant des filiales de sociétés européennes. Lesieur-Afrique traite plus de 40 pour cent de la quantité totale d'arachide broyée. Les autres sociétés sont la compagnie V.Q. Petersen, établie à Rufisque, la SODEC 1/ à Kaolack (Lyndiane), la SLIB 2/ à Diourbel et la SEIC 3/ à Ziguinchor. La capacité totale de broyage est d'environ 980.000 tonnes d'arachide en coque par an, mais la quantité traitée par les huileries n'a jamais été très supérieure à 500.000 tonnes et représente actuellement environ 80 pour cent de la production commercia- lisée. Ces dernières années, la capacité totale de traitement n'a été utilisée qu'à concurrence d'environ 50 pour cent. La valeur ajoutée imputable au broyage effectué dans les usines de traitement de l'huile est estimée à 2.604 francs CFA par tonne d'arachide en coque et représente quelque 25 pour cent du total de la valeur ajoutée par l'ensemble du secteur industriel. Les huileries assurent elles-mêmes l'exportation de l'huile et des tourteaux. Entre 20.000 et 30.000 tonnes d'huile raffinée sont vendues pour alimenter la consommation intérieure, le reste de l'huile et la totalité des tourteaux étant exportés. Les huileries ont formé un syndicat qui négocie les prix avec l'OCAS et l'ONCAD sur la base des cours c.a.f. en vigueur en Europe, ainsi que les quantités à traiter et le calendrier des livraisons aux usines par l'intermédiaire d'un Comité des prix de l'arachide qui se réunit chaque jour ouvrable. 20. L'arachide du Sénégal fournit un rendement relativement élevé en huile, la teneur de l'arachide décortiquée étant en moyenne de h8 à 49 pour cent en poids. Le rapport entre l'arachide en coque et l'arachide décortiquée est d'environ 70 pour cent. La variété améliorée 57-313, qui sera cultivée par les participants au projet, possède des caractéristiques techniques encore superieures. Prix 21. Les prix à la production de l'arachide sont fixés par le gouverne- ment. Ils varient selon les régions de production, compte tenu des frais de transport jusqu'à Dakar. Pour la saison 1970/71, le prix dans la zone 1/ Société de décortiquage (SODEC) 2/ Société électrique et industrielle du Baol (SEIB) 3/ Société électrique et industrielle de la Casamance (SEIC) ANNEXE 2 Page 7 du projet s'est établi à 17,60 francs CFA le kilo pour la graine en coque, la teneur maximum en impuretés étant de 1,8 pour cent. Les éléments permettant de calculer ce prix sont indiqués au Tableau 10. 22. Les cours mondiaux de l'arachide sénégalaise ont diminué de 1963/64 à 1967/68, mais ils ont augmenté au cours des deux années suivantes et, en 1)69/70, ont atteint leur niveau le plus élevé en sept ans, soit 60.298 francs CFA la tonne (217 dollars EU) c.a.f. en Europe pour l'arachide décortiquée (voir le Tableau 9). Le Département des études économiques de la Banque estime que d'une manière générale, les cours mondiaux des huiles douces, y compris l'huile d'arachide, sont appelés à diminuer jusqu'en 1975 pour se stabiliser ultérieurement. En conséquence, le prix c.,a.f. en Europe de la variété 57-313, à forte teneur en huile, ne devrait plus être en 1975 que d'environ 47.210 francs CFA la tonne (170 dollars EU). On a tenu compte de cette baisse dans le calcul du taux de rentabilité économique, à l'Annexe 9. Si les frais de commercialisation n'augmentent pas, le prix courant à la production, soit 17,60 francs CFA le kilo, pourra être maintenu, hypothèse qui a été retenue dans les budgets des exploita- tions agricoles figurant à l'Annexe 7. Caisse de soutien du prix de l'arachide 23. La Caisse de soutien du prix de l'arachide est ali.entÉEpar la taxe sur les exportations d'arachide et d'huile et par les bénéfices que l'ONCAD et l'OCASretirentde leurs opérations sur le marché de l'arachide. Inversement, la Caisse indennise le cas échéant ces deux organismes lorsque les opérations en question sont déficitaires. Organisation commerciale du projet 24. Dans la zone du projet, la production totale d'arachide devrait atteindre de 1.500 à 2.000 tonnes au cours de la cinquième année. Ce volume est trop faible pour justifier une intervention de la STN sur ce marché, à part les achats qu'elle devra effectuer pour le compte de l'ONCAD. 25. La STN achètera la récolte du projet dans les entrepôts qui auront été établis à raison d'une unité pour deux villages. L'ONCAD fournira les sacs pour le transport de l'arachide et le matériel de pesage; il assurera le ramassage de la récolte une fois celle-ci emballée dans les sacs. 26. Les producteurs percevront le prix net officiel, et la STN sera créditée de 0,60 franc CFA par kilo, ce qui correspond à la commission habituellement versée aux coopératives. La répartition du produit des exportations entre les intéressés est indiquée au Tableau 6 sur la base des cours nondiaux en vigueur en 1)75 et dans l'hypothèse d'un prix à la production de 17,60 franc CFA le kilo. ANNEXE 2 Page 8 C. Sorgho et mais 27, Le sorgho et le maie constituent la base de l'alimentation. Une f£ible proportion seulement de la production courante est effectivement commercialisée. Depuis 1960/61, la commercialisation du sorgho, ainsi que celle du mil dont les usages sont analogues, ne relève plus du secteur privé; elle a été confiée à cette date à l'Office de commercialisation agricole (OCAS), puis ultérieurement, en 1966, à% l'ONCAD. Bien que l'ONCAD ait le monopole officiel de la commercialisation du mil et du sorgho, les transactions entre particuliers se poursuivent, leur volume étant estimé à. 25.000 - 30.000 tonnes par an. Tandis que les commerçants appartenant au secteur privé assurent en grande partie l'approvisionnement dans les villes, l'ONCAD continue de pourvoir aux besoins dans les régions éloignées pendant la période de pénurie qui précède généralement la nouvelle récolte. Les modalités de son intervention entraînent des frais de commercialisation élevés. L'ONCAD est en effet dans l'obligation de verser un prix attrayant aux agriculteurs afin de s'assurer un approvisionnement suffisant pour répondre à la demande des communautés rurales en période de pénurie. Or, le prix payé par celles-ci étant nécessairement bas, il est inévitable que ces opérations se soldent par une perte pour 1'ONCAD. Celui-ci bénéficie à cet égard du soutien financier de la BNDS. 28. En 1970, l'ONCAD ayant éprouvé des difficultés d'ordre financier n'a pu commercialiser qu'environ 8.000 tonnes de mil. Le mil et le sorgho ayant bénéficié en 1969 d'un niveau de précipitations favorable et de la désaffection des agriculteurs à l'égard de l'arachide, la saison a été bonne; compte tenu de cette évolution et des pertes subies par l'ONCAD, le gouver- nement a autorisé à nouveau le secteur privé à assurer la commercialisation de ces produits. 29. Le mals est vendu exclusivement par des commerçants appartenant au secteur privé, et l'ONCAD n'intervient pas sur ce marché. Bien que la production ait augmenté ceF dernières années, le mais est demeuré presque exclusivement une culture de subsistance, bien qu'une demande limitée de mais frais en épi existe dans les villes. Composition du prix de revient et projections de prix 30. Les prix payés par l'ONCAD pour le mil et le sorgho sont fixés chaque année par le gouvernement et varient selon les régions. Au cours de la saison 1969/70, en raison de l'accroisseient de la production, les prix du sorgho et du mil sont demeurés bas et les prix offerts en rémunération des excédents commercialisables en septembre 1970 ont varié de 10 à 15 francs CFA le kilo, alors qu'ils avaient atteint 20 francs CFA les années précédentes, où l'offre de céréales s'était établie à un niveau inférieur à celui de la demande. ANNEXE 2 Page 9 31. Le projet permettrait certes d'approvisionner en sorgho l'ONCAD ou des commerçants du secteur privé, mais il se nible que les miioteries de Dakar et les moulins établis sur place fourniraient des débouchés plus réguliers pour la production de sorgho et de mais. Actuellement, les mino- tiers sont obligés d'importer du mais et du sorgho en raison de l'irrégulari- té de la production intérieure. Or, étant donné que la STN sera en mesure de prévoir la production obtenue dans le cadre du projet et d'organiser les livraisons, il devrait lui être possible de conclure des contrats d'appro- visionnement avec les minoteries de Dakar. Selon les prévisions du Départe- ment des études économiques de la Banque, les prix mondiaux du .lais et du sorgho sont appelés à augmenter d'environ 12 pour cent au cours de la prochaine décennie. 32. La STN pourra fournir aux minoteries du mais et du sorgho à des conditions moins onéreuses que celles qui leur ont été faites en 1969 (Tableau 11), payer aux participants au projet des prix à la production analogues à ceux qui étaient en vigueur ces dernières années, soit 16 et 14 francs CFA le kilo respectivement pour le mais et le sorgho, et conserver en outre une marge qui suffira à couvrir les dépenses imprévues et, le cas échéant, à augmenter les prix à la production si les prix en vigueur sur les marchés locaux sont élevés. La demande courante des minoteries s'élève annuellement à environ 1.500 tonnes de mais et 1.000 tonnes de sorgho, et cette demande est appelée à se développer. La demande courante est supérieure à la production qui sera obtenue lorsque le projet fonctionnera à plein rendement. Dans les budgets des exploitations agricoles figurant à l'Annexe 7, on a admis par hypothèse que les prix seraient de 16 et 14 francs CFA res- pectivement pour le mais et le sorgho, et atteindraient 17 et 15 francs CFA en 1975 conformément 'à l'évolution du marché -nondial. Dans le calcul du taux de rentabilité économique dont les ùiodalités sont exposées à l'Annexe 9, on a retenu des prix équivalant à la valeur des éconc-,ies réalisées sur les importations, et qui sont supérieurs d'environ 17 pour cent aux prix à la production. D. Conclusion 33. Il existe un marché organisé pour le coton et l'arachide, et la STN devrait être en mesure de conclure des contrats avec les minoteries de Dakar pour écouler la production de sorgho et de mais dans des conditions satisfai- santes. Pour que les agriculteurs continuent à% s'intéresser au projet, que le recouvrement des crédits steffectue de manière efficace et que la production soit de bonne qualité, il est essentiel que les livraisons des colons soient payées immédiatement en espèces. Aux termes des dispositions en vigueur dans le cadre du projet, la STN pourra assurer ces paiements et se charger du stockage et de l'écoulement de la production avec toute l'efficacité voulue. ANNEXE 2 Tableau 1 SE4EGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES COMPOSITION DU PRIX DE REVIENT DU COTON GRAINE - SAISON 1969/70 (Francs CFA par tonne) Prix moyen net à la production 1/ Données: 97,5 pour cent première qualité à 28.000 francs CFA 2,5 pour cent deuxième qualité à 14.000 francs CFA 27.650 Semence/engrais/pesticides 2/ Données: 11.229 francs CFA/ha pour un rendement moyen de 1.200 kg/ha 9.9h0 Sous-total - Prix à la production (brut) 37.590 Frais de commercialisation 1.000 Frais de transport jusqu'à l'installation d'égrenage 3/.h5 Prix de revient du coton livré à l'installation d'égrenage hl.0h0 1/ En 1968/69, 1,53 pour cent de la production totale était de deuxième qualité, proportion qui a été réduite à 0,71 pour cent lors de la récolte de 1970. 2/ Coût par hectare: Engrais 4.536 Semence 3O50 Pesticides 6.063 Amortissement des pulvérisateurs 980 Total 11.929 Coût moyen pour le Sénégal. Le coût du transport depuis le lieu du projet jusqu'à Tambacounda ne devrait pas excéder 1.500 francs CFA par tonne. Source: CFDT 8 décembre 1970 ANNEXE 2 Tableau 2 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES CO11POSITION DU PRIX DE REVIENT DU COTON FIBRE SUR LE MARCHE INTERIEUR ET EN EUROPE (cA) (Francs CFA par tonne) Marché intérieur Exportation Prix brut à la production (voir le Tableau 1) 37.590 37.590 Livré à l'installation d'égrenage(voir le Tableau 1) Ul.040 41.040 Codt de la fibre, non égrenée!/ 109.hh0 109.440 Egrenage et mise en balles 18.000 18.000 Livraison au dock-entrep6t 100 100 Intérêts 2.h00 2.400 Assurance 1.100 1.100 Manutention et transport à la sortie du dock- entrepôt et chargement sur les wagons 150 - Transport par chemin de fer à la filature 3.300 - Manutention à la sortie du dock-entrepôt et transport jusqu'au port de Dakar 2/ - 3.000 Frais d'échantillonnage et d'expertise 100 100 Frais généraux 3.100 3.100 Manutention, transit, arrimage, taxe profes- sionnelle spéciale (TPS) 3.187 Entreposage sur quai à Dakar 700 Taxe à l'exportation - 1.675 Prix de revient livré à l'usine textile 137.690 - Sous-total prix de revient f.o.b. Dakar 1h2.802 Frais de vente en Europe 1.200 Coût du fret et de l'assurance jusqu'au port européen 9.800 Prix de revient c.a.f. en Europe 153.802 1/ Rendement à l'égrenage de 37,5 pour cent. Si l'on utilise le port de Kaolack, le coût sera réduit de 1.000 francs CFA. Les pouvoirs publics envisagent d'aménager ce port. Source: CFDT Octobre 1970 ANNEXE 2 Tableau 3 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES COTON FIBRE CAF LIVERPOOL: PRIX EFFECTIFS ET PRIX CORRESPONDANT AUX PROJECTIONS VENTES (Francs CFA par kg) 4iddling EU Strict Middling Haute- Sénégal 25,4 mn 1/ Mexique Volta Allen 333 BJA 592 27 mm 1/ 26,20 mm 26,20 min 27 mm 1960/61 172,35 183,98 184,9 n.d. n.d. 1961/62 177,24 1864,16 181,1 1962/63 170,94 178,22 178,1 1963/64 164,32 180,73 174,2 1964/65 166,10 178,71 174,1 1965/66 159,98 173,08 157,3 1966/67 153,73 179,63* 166,3 1968 172,65 190,40 184,3 1969 156,12 173,88 171,4 162 2/ 1970 160,4 * 182,45* n.d. 155 167 2/ Projections 1971 149,88 166,94 155,52 1972 146,76 163,47 152,28 1973 143,64 159,99 149,04 1974 140,51 156,53 145,80 19753!/ 137,38 / 153,06 h/ 142,56 h/ l/ Prix en cents EU par 450 grammr.es converti en francs CFA/kg. 2/ Pour la varité BJA 592, on ne dispose d'aucun renseignement sur les cours en vigueur sur le marché international. Les prix indiqués ont été estimés en appliquant une réduction de 7 pour cent au prix du riiddling Strict du Mexique, variété avec laquelle le BJA 592 présente une grande analogie. 3/ 1976 et années suivantes. En admettant par hypothèse une diminution de 12 pour cent par rapport au prix de 1969. * Moyenne calculée sur une période inférieure à 12 mois. Octobre 1970 ANNEXE 2 Tableau 4 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES COMIPOSITION DU PRIX DE REVIENT DU COTON GRAINE 1/ (Francs CFA par tonne) Sacs 1.8oo Mise en sacs 200 Pesage, manutention, entreposage 300 Chargement sur wagons 200 Transport par chemin de fer jusqu'à Kaolack 1.415 Assurance 95 Intérêts 195 Echantillonnage et expertise 100 Frais généraux CFDT 1.800 Sous-total prix de revient franco sur wagon (f.o.r.) à Kaolack 6.105 Transport Kaolack-Dakar 1.000 Frais d'expédition et manutention du quai à bord (nontant forfaitaire) 1.616 Taxes à l'exportation 1.912 Frais de transport de Dakar f.o.b. à Osaka (Japon) c.a.f. 6.823. Prix de revient c.a.f. à Osaka 17.456 1/ La graine de coton est considérée comme un sous-produit de l'égrenage n'ayant aucune valeur en soi; le coût de l'égrenage est imputé sur le prix de revient de la fibre. 8 décenbre 1970 !NNEXE 2 Tableau 5 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES PRODUIT NET PERCU PAR LA CAISSE DE SOUTIEN DU PRIX DU COTON (CSPC) PAR TONNE DE COTON GRAINE (Francs CFA/tonne) Fibre Graine Coût de Produit de la Coût de Produit de la Produit production 1/ vente production vente net c.a.f. Europe c.a.f. Japon A B C\ D E 1971 57.676 58.320 10.910 14.520 4.254 1972 57.676 57.105 10.910 14.350 2.869 1973 57.676 55.980 10.910 14.179 1.573 1974 57.676 54.675 10.910 14.008 97 1975 57.676 53.460 10.910 13.837 -1.289 1976 57.676 53.460 10.910 13.667 -1.459 1977 57.676 53.460 10.910 13.667 . 459 1978 57.676 'x.46O 10.910 13.667 -i.459 1979 57.676 53.460 10.910 13.667 -1.459 1980 57.676 53.460 10.910 13.667 -1.459 et années suivantes Note: Une tonne de coton graine contient 37,5 pour cent de fibre et 62,5 pour cent de graine. Colonne A = 0,375 x 153,802 chiffre indiqué au Tableau 2 Colonne B = O,375 x prix prévus au Tableau 3 Colonne C = O,625 x 17.456 voir Tableau 4 Colonne D = 0,625 x prix prévu au Tableau h Colonne E = (B-A) + (D-C) Octobre 1970 ANNEXE 2 Tableau 6 SENEC-AL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES REPARTITION DU PRODUIT DES VENTES PAR TONNE METRIQUE DE COTON GRAINE EN 1975 (Francs CFA par tonne) 37,5 pour cent de la valeur c.a.f. en Europe d'une tonne de fibre 53.460 62,5 pour cent de la valeur c.a.f. à Osaka d'une tonne de graine 13.837 Valeur totale c.a.f. d'une tonne de coton graine 67.297 Fret et assurance 4.125 Fret et assurance h.26h Valeur f.o.b. au Sénégal d'une tonne de coton graine 58.908 Répartition du produit des ventes 1. Part de l'Etat: Taxes à l'exportation applicables à la fibre 1.675 francs CFA par tonne 628 Taxes à l'exportation applicables au coton graine 1.912 francs CFA par tonne 1.195 2. Part de la CFDT correspondant aux frais d'usinage et de commercialisation D'après le Tableau 2, 31.687 francs CFA par tonne de fibre x 0.375 11.883 P'après le Tableau 5, 8.721 francs CFA par tonne de graine x 0,625 5.451 D'après le Tableau 1, coûts primaires coton graine par tonne 3.45o 20-784 3. Part du producteur: D'après le Tableau 1 - semence/engrais/pesticides 9.940 Prix d'achat net 27.650 37.590 4. Part de la Caisse de soutien du prix du coton .-1.189 58.908 Octobre 1970 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES ARACHIDES SUPERFICIE, PRODUCTION ET RENDEMENT A L'HECTARE, PAR REGION 1966/67 1967/68 1968/69 Superficie Production Rendement Suprficie Production Rendement Superficie Production Rendement (ha) (en milliers (tonnes/ha) (ha (en milliers (tonnes/ha) Tha) (en milliers (tonnes/ha) de tonnes) de tonnes) de tonnes) Siné Saloum 514.700 488,7 ,95 531.000 403,8 ,76 522.200 377,5 ,72 Diourbel 307.300 113,0 ,37 301.hoo 277,3 ,92 339.000 205,5 ,61 Thies 121.200 85,4 ,70 157.300 158,2 1,00 169.300 112,8 ,67 Casamance 121.200 126,8 1,05 120.000 120,0 1,00 113.600 103,5 ,91 Sénégal oriental 35.100 33,3 ,95 36.000 35,9 ,99 32.200 28,9 ,90 Fleuve 11.100 7,9 ,71 12.300 6,8 ,55 12.000 1,5 ,12 Cap Vert 3.600 2,0 ,55 5.100 3,2 ,63 2,800 ,7 ,25 Total 1.114.100 857,1 77 1.163.300 1.005,2 ,86 1.191.000 830,4 ,70 Note: Les prévisions pour 1970/71 sont très inférieures aux chiffres de 1969/70, soit une production d'environ hoo.oo tonnes. Source: Direction des Services agricoles - Rapports annuels 8 décebre 1970 ANNEXE 2 Tableau 8 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES CAISSE DE SOUTIEN DU PRIX DU COTON (Francs CFA) Débit Crédit Bilan provisoire 196Ô/69 Excédent en début d'exercice 31.079.078 Semences, engrais, pesticides 54.164.702 Contribution deF producteurs aux frais ci-dessus 49.751.377 Coût de production de la fibre 524.569.837 Produit de la vente de la fibre (estimation) 481.545.756 Ventes de coton fibre 22.152.180 Taxe de 1 pour cent sur les importations de textile (donnée provisoire) 15.000.000 Excédent en fin d'exercice 1/ 20.793.852 Total 599.528.391 599.528.391 Bilan provisoire 1969/70 Excédent en début d'exercice 20.793.852 Semence, engrais, pesticides 85.036.237 Contribution des producteurs aux frais ci-dessus 107.667.396 Coût de production de la fibre (estimation) 571.000.000 Produit de la vente de la fibre (esti.ation) 559.000.000 Coût de production du coton graine (estimation) 24.300.000 Ventes de coton fibre 74.000.000 Taxe de 1 pour cent sur les importations de textile 16.0o0.000 Excédent en fin d'exercice 2/ 97.125.011 Total 777.461.248 777.461.248 1/ Perte de l'exercice 1968/69 : 10.285.226 2/ Profit de l'exercice 1969/70 : 76-331.159 Source: CFDT, rapport saison 1969/70 Octobre 1970 ANNEXE 2 Tableau 9 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES PRIX ET PROJECTIONS CONCERNANT L'ARACHIDE ARACHIDE EN COQUE CAF EUROPE Prix garanti Exportations Exportations par la France sénégalaises sénégalaises sur le marché sur le marché mondial mondial (FracsCFA par tonne) (Dollars EU par tonne) Jusqu'en 1963/64 52.500 1964/65 49.500 48.930 1/ 2/189,0 / 1965/66 48.750 44.000 1/ 7/ 158,44 «/ 1966/67 48.750 43.850 1/ 7/ 157,90 i/ 1967/68 - 38.400 7/ 138,27 Î/ 1968/69 - 43.300 -155,92 1969/70 - 60.298 3/ 217,12 Projections 1971 57.486 207 1972 54-986 198 1973 52.210 188 1974 49.710 179 1975 47.210 170 4/ 1976 47.210 170 1977 47.210 170 1978 47.210 170 1980 et années suivantes 47.210 170 1/ Ce prix n'a été effectivement appliqué qu'à de petites quantités résiduelles. 2/ Complément de subvention de la CEE. 3/ i'oyenne calculée sur 502.000 tonnes jusqu'au 19 juillet, les ventes de 1970 aux raffineries d'huile étant liées auxcours effectifs c.a.f. en Europe. h/ La teneur en huile est de 35 pour cent avec la variété 57.313. Avec une teneur en huile de 32 pour cent, le prix correspondant serait de 155,40 dollars EU. Source: Rapport de la BIRD AI-15a et OCAS. Octobre 1970 ANNEXE 2 Tableau 10 SENEAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES COURS INTERNATIONAL DE L'ARACHIDE ET REPARTITION DU PRODUIT DES VENTES A PARTIR DE 1975 COURS INTERNATIONAL DE L'ARACHIDE (Francs CFA par tonne métrique) Prix c.a.f. Europe arachide décortiquée h7.210 Frix c.a.f. Europe arachide en coque 35.h08 Fret et assurance jusqu'au port européen 6.795 F.o.b. Sénégal 1/ 28.613 28.613 Revenu suppléientaire imputable au raffinage de l'huile-' 2.083 Disponible au Sénégal 30.696 REPAfcTITION DU PRODUIT DES VENTES 1. Part de l'Etat: Taxe à l'exportation h.h07 Taxe du contrôle écononique 185 Taxes diverses 96 Taxes sur les huileries 896 Sous-total 5.584 5.58h 2. Part de l'ONCAD imputable aux frais de commercialisation 3.855 3. Part des huileries 1.187 h. ParL du prcducteur: prix à la production 17.600 marge de la coopérative 600 Sous-total 18.200 18.200 5. Part de la Caisse de soutien du prix de l'arachide 1.870 Total 30.696 1/ Le broyage d'environ 80 pour cent de la production totale comiercialisée entraîne un produit net complé6aentaire pour l'économie de 2.604 francs CFA par tonne d'arachide en coque. Ce produit est réparti entre l'Etat (43 pour cent) et les raffineries d'huile (57 pour cent). Octobre 1970 ANNEXE 2 Tableau 11 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES COMPOSITION DU PRIX DE REVIENT DU MAIS ET DU SORGHO IMPORTES 1/ (en francs CFA par tonne metrique) A. Importations destinées à la consommation alimentaire Prix moyen effectif c.a.f. du mais à Dakar en 1969 18.5oo Frais du bord à quai - Chargement 245 - Déchargement 5 Taxe de transaction de 9,29% applicable aux deux rubriques ci-dessus 65 Taxe ad valoUrem de 0,5% plus taxe de statistique de 4%, applicables au prix c.a.f. 835 Redevance portuaire 15 Transport du quai à l'usine 500 Commission de 2% sur le prix c.a.f. 370 Commission de garantie du poids - 1% du prix c.a.f. 185 Prix de revient livré a l'usine de Dakar 21.200 B. Importations destinées à l'alimentation du bétail 2/ Prix moyen c.a.f. à Dakar en 1969 18.5o Frais du quai à l'usine, à l'exclusion de la taxe ad valorem de 4,5% 1.865 Taxe ad valorem de 20,6% 3.811 Prix de revient livré à l'usine a Dakar 24.176 1/ Ca a admis par hypothèse que les prix à l'importation du mais et du sorgho sont analogues. / epuis 1969, une taxe spéciale ad valorem de 20,6% est prélevée sur les importations de céréales destinées à l'alimentation du bétail. Source: industriels Octobre 1970 ANNEXE 3 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES IEUVES COLONISATION ORGANISEE ET MIGRATION SPONTANEE 1. Deux projets de colonisation organisée ont été engagés au Sénégal jusqu'à maintenant: d'une part, à Boulel, à la lisière du bassin arachidier, et d'autre part, dans le delta du fleuve sénégal. D'autre part, on observe au centre du Sénégal une immigration et une colonisation "spontanées", sans intervention officielle. 2. Le Secteur expérimental de modernisation agricole (SEMA) de Boulel a été créé en 1947 en vue de combiner la culture mécanique de l'arachide avec l'agriculture traditionnelle de subsistance. Le but re- cherché était d'organiser la colonisation spontanée en cours sur des bases rationnelles. Les colons du SEMA ont été recrutés parmi les membres d'une secte musulmane, les Mourids, qui sont traditionnellement des migrants. Toutefois, la culture de vastes superficies d'arachides par des moyens mécaniques s'est avérée pratiquement irréalisable, et ce sont principa- lement les cadres religieux des colons qui ont financièrement bénéficié de l'expérience de Boulel. En conséquence, le projet a été abandonné en 1955. 3. Le projet de colonisation du delta du Sénégal porte sur 50.000 ha, dont 30.000 font actuellement l'objet de travaux d'irrigation. L'exé- cution du projet a été engagée en 1964, et environ 10.000 ha ont été mis en culture depuis lors. Un organisme officiel, la Société d'aménagement et d'exploitation du Delta (SAED), a été créé en 1965 pour assurer la gestion du projet. h. A la fin de 1968, la SAED avait recruté environ 3.000 familles de colons (soit un total d'environ ld.000 personnes); elle se propose actuellement de recruter encore 13.000 familles pour 1977. La terre est répartie entre les familles à raison d'un hectare par travailleur, les dimensions moyennes des exploitations étant de 4 ha. Si ce projet avance relativement bien, le coût de la mise en oeuvre est toutefois élevé, et le recouvrement des créances pose des problèmes. En raison de l'impor- tance du prix de revient par famille de colons, il est peu probable que ce projet contribue dans une large mesure à résoudre le problème de la surpopulation dans le bassin arachidier. 5. Des migrations spontanées se sont produites dans diverses parties du Sénégal; les plus importantes ont été celles des Mourids qui ont quitté le bassin arachidier pour se diriger vers l'Est qui est moins peuplé. Ce mouvement s'est amorcé en 1910 et a été favorisé à l'origine par la ANNEXE 3 Page 2 construction de la ligne de chemin de fer Océan-Niger. On ne dispose d'aucune donnée sur les mouvements de population, mais dans la province de Kaffrine, principale région d'immigration, on estime qu'entre 1950 et 1959, la colonisation s'est effectuée au rythme moyen d'environ 1.500 personnes par an3 depuis 1960, année de l'indépendance, ce chiffre aurait été porté à environ 5.000 personnes par an. Dans ces conditions, la colo- nisation s'effectuant de manière spontanée, sans intervention officielle, le défrichement des terres et la colonisation sont inorganisés, les colons ne disposent d'aucun droit officiel sur les terres qu'ils occupent et l'épuisement des sols commence à poser de graves problèmes. La colonisation est maintenant presque entièrement achevée dans la province de Kaffrine et la province voisine de Koungheul, et les seules terres nouvelles qui peuvent faire l'objet d'une colonisation organisée se trouvent dans le secteur oriental de la zone des Terres neuves ou encore pluý à l'est. ANNEXE 4 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES ASPECTS TECHNIQUES A. Conditions écologiques dans la zone du projet Climat 1. La zone du projet est située à l'endroit où se rejoignent deux grandes régions écologiques, la région soudano-guinéenne et la région sahélo-soudanaise, qui se caractérisent toutes deux par l'existence d'une seule saison humide et d'une seule saison sèche nettement définies. 2. La brièveté de la saison humide et l'irrégularité des préci- pitations limitent les possibilités de culture; par exemple, il serait risaué de prétendre cultiver du riz de montagne. Les relevés concernant les précipitations établis par les stations voisines de la zone du projet figurent dans le Tableau 1. Végétation 3. La végétation naturelle est constituée par les forêts de xéro- phytes, les arbrisseaux de la variété Combretum étant surmontés par un étage d'arbres très espacés, soit envir 30ah340 par ha, dont la plupart appartiennent aux variétés suivantes: Sterculina setigera, Pterocarpus erinaceus, Terminalia macroptera et Cordyla pinnata. Le principal problème qui se pose -en ce qui concerne le défrichement est l'abattage et le dessouchemenýt des arbrisseaux, dont la densité varie de 3.000 à 4.000 souches à l'ha. La végétation superficielle est constituée par une asso- ciation de diverses graminées, les espèces de la variété andropogon étant les plus fréquentes. Sols 4. D'après une enquête pédologique de l'ORSTOM, il existe trois variétés principales de sols dans la zone du projet: 1) les sols latériti.y.es; 2) les sols ferrugineux lessivés de type tropical, formant une couche profonde; et ANNEXE 4 Page 2 3) les sols ferrugineux lessivés de type tropical reposant sur un soubassement rocheux. 5. Seule la seconde catégorie convient à la culture permanente; les sols de ce type offrent d'excellentes possibilités en matière agri- cole, mais ils manquent par ailleurs de phosphates et présentent une faible teneur en matières organiques. Pour obtenir une productivité satisfaisante, il est indispensable de compenser le manque de phosphates, de procéder à une application annuelle d'engrais azotés et de prévoir des périodes de jachère. 6. Dans la région du projet, certains terrains à basse altitude sont déjà partiellement cultivés; les sols y sont généralement plus légers que sur le plateau; ils sont également plus faciles à travailler et conviennent très bien à la culture de l'arachide. Les sols du plateau dotés d'un soubassement argileux ou argileux-sablonneux sont pratiquement vierges. S'ils sont relativement lourds, ils peuvent être cultivés de manière satisfaisante au moyen d'instruments aratoires adaptés à la cul- ture attelée. Des affleurements de roche latéritique où toute culture est impossible apparaissent par endroits sur ces sols ferrugineux pro- fonds. Ils sont généralement inondés au cours de la saison humide et recouverts d'Oryza breviligulata et Loudetia togoensis. Par conséquent, il est indispensable d'en repérer l'emplacement exact avant de déterminer les sites convenant à l'implantation des villages. B. Méthodes de culture 7. Le succès des projets dépend des résultats aui seront obtenus en ce qui concerne les quatre principales cultures: le coton, l'arachide, le maîs et le sorgho. Les deux premières seront exclusivement des cultures de rapport, tandis que les deux autres constitueront à la fois une culture de rapport et de subsistance. Objectifs de production 8. Les rendements prévus dans le cadre du projet (voir les Tableaux 2 et 3), bien qu'ils soient très supérieurs aux rendements actuellement obtenus dans le secteur traditionnel, constituent un objectif réalisable si l'on utilise des engrais et si l'on a recours à la culture attelée. Or, ces techniques seront effectivement appliquées dans le cadre du projet. 9. Les résultats obtenus par l'IRAT lors des expériences effectuées au Sénégal en 1969, afin de comparer les techniques de cultures tradi- tionnelles et modernes, ont été les suivants: ANNEXE 4 Page 3 Cultures Technioues Techniques améliorées, traditionnelles avec utilisation d'en- sans engrais grais et préparation du terrain en profondeur (--------------kg/ha------------------------) Coton(en graines) 653 1.908 Arachides, variété 57-313 (graine en coque) 1.040 1.927 Mais, variété BDS (grains) 370 3.d28 Sorgho, variété 51-69 (grains) 061 3.169 10. Dans les mêmes conditions (utilisation d'engrais et préparation du terrain en profendeur), les résultats ci-après ont été obtenus par le Centre de vulgarisation de Missira avec l'aide de l'OIT, en ayant recours à un système d'absolement cotin-céréales, arachide et jacnère, analogue à celui que l'on se propose d'utiliser dans le cadre du projet: Cultures à l'essai Engrais avec préparation en profondeur kg/ha Coton BJA 1.780 Arachide, 57-313 2.590 Sorgho, 51-69 1.958 Normes techniques 11. Les techniques ci-après seront utilisées dans le cadre du projet: Coton: a) On cultivera la variété BJA 592 car elle a une fibre plus longue (27 mm) et que le rendement en fibre est plus élevé que celui de la variété Allen 333 couramment cultivée. b) La terre sera préparée en profondeur; elle sera initialemient labourée avec un attelage de boeufs dès la fin de la saison des récoltes, ou au début de la saison humide. AINEXE h Page 4 c) L'ensemencement devra avoir lieu avant le 15 juillet. d) Des engrais composés (voir Tableau 11 seront appliqués au moment du démariage et complétés par une application de 50 kg d'urée à l'hectare au moment de la floraison, e) Après l'ensemencement, l'entretien consistera à effectuer un sarclage et un démariage précoces. Un deuxième sarclage sera nécessaire, et sera généralement combiné avec le buttage. f) La lutte contre les parasites (Jassidae, Heliothis et Diparopsis) s'effectuera en cinq à six pulvérisations à 12 jours d'intervalle, en commnnçant h0 jours après l'ense- mencement. Les agriculteurs utiliseront des pulvérisateurs à dos à fonctionnement manuel et un mélange insecticide breveté, le "P-Prothion", comprenant de l'endosulfan et du méthyle-parathion. Ce produit remplacera le mélange DDT-Endrine plus actif qui est actuellement utilisé. 12. Arachide 1) On utilisera la variété 57-313 à haut rendement. Elle est bien adaptée au clinat local, la proportion des graines par rapport aux gousses est élevée, soit le triple, et la teneur en huile est également élevée (50 pour cent). 2) On utilisera des engrais composés (voir le Tableau 11), d'après les essais, ils devraient permettre d'augmenter les rendements de plus de OO kg à l'hectare. 3) Les résidus des récoltes serviront de fourrage pour les animaux de trait. 13. Mais. Cette céréale est déjà cultivée dans la zone du projet, et des rendements d'environ 900 kg à l'hectare sont obtenus avec des va- riétés non améliorées, en utilisant des engrais naturels à l'exclusion de tout engrais artificiel. Selon l'évolution de la demande sur le marché, les colons ont le choix entre deux variétés améliorées: le BDS, variété de couleur blanche, ét le Zî 10, ma:s de couleur jaune. L'emploi d'engrais azotés et l'effet résiduel des engrais appliqués au coton ainsi qu'en période de jachère (phosphates) devraient permettre d'obtenir de hauts rendements avec ces variétés. 14. Sorgho. On utilisera la variété 51-69 qui, avec l'emploi d'engrais azotés et une préparation du terrain en pro2ondeur, devrait permettre d'obtenir des rendements conformes aux prévisions. ANNEXE 14 Page $ C. Besoins en main-d'oeuvre et plan d'assolement Besoins en main-d'oeuvre 15. Les conditions écologiques, notamment la brièveté de la saison humide, exigent une stricte corrélation entre les disponibilités en main-d'oeuvre et les dimensions des exploitations. 16. Les besoins en main-d'oeuvre correspondant aux quatre cultures principales ainsi que les dates les plus favorables pour chaque opération sont indiqués ci-après: ANNEXE 4 Page 6 Délai requis iain-d'oeuvre Attelage Epoque de l'année Opérations de boeufs la plus favorable Nombre de jours par hectare......... Coton Préparation du terrain 10 h Juin Ensemencement 10 - 12 - 15 juin/h juillet Démariage 4 - 15 - Juillet Premier sarclage h 2 Juillet Deuxième sarclage et labourage en billons h 2 Août/septembre Pulvérisation 5 - 6 - Août/octobre Récolte 50 - 75- Octobre/novembre Arrachage et brûlage du coton 10 - 12 - Février/mars Total 97 -128 8 Arachide Préparation du terrain 8 3 Juin Ensemencement et hersage 5 - 6 2 Juin/juillet Premier sarclage 4 2 Juillet Deuxième et troisième sarclages 10 - 15 2 Août Récolte et gerbage 20 - 30 - Novembre Battage 20 - 30 - Décembre Total 67 - 93 9 Maïs Préparation du terrain 10 4 Juin Ensemencement 5 - 6 - Juillet Premier sarclage 4 2 Juillet Deuxième sarclage et labourage en billons h 2 Août Récolte 8 - 10 - Septembre/octobre Total 31 - 3h Sorgho Préparation du terrain 10 4 Juin Ensemencement 4 2 Juillet Premier sarclage h 2 Juillet Deuxième sarclage et labourage en billons h 2 Août/septembre Récolte 10 - 15 - Octobre Battage 10 - 13 - Novembre Total 43 - 50 10 ANNEXE h Page 7 17. On peut constater que chaque saison comporte deux périodes critiques: juin et juillet pour la préparation du terrain et la plantation, qui doivent être immédiatement suivies par les opérations critiques de démariage et du premier sarclage, ainsi qu'octobre et novembre pour la récolte. Disponibilités en main-d'oeuvre 18. En ce qui concerne l'agriculture, l'année se divise en trois périodes principales3 on a indiqué dans le tableau ci-après le nombre approximatif de jours pendant lesquels les travaux peuvent être effectués au cours de chaque période: Janvier à mai Juin à octobre Novembre à décembre Nombre moyen de jours de pluie 2/4 40/50 0 Nombre maximum de jours ouvrables 122 75/85 50 On a admis par hypothèse que, pendant les quatre premières années du projet, les familles de colons seraient composées comme suit: 1/ Première année h personnes, dont 2 actives Deuxième année 5 personnes, dont 3 actives Troisième année 6 personnes, dont h actives Quatrième année 8 personnes, dont h actives 1/ Est considérée comme active toute Dersonne du sexe masculin âgée de plus de 15 ans. Deux femmes comptent pour une seule personne active. Effectif disponible: Première Deuxième Troisième Quatrième Période année année année année (-------- hommes-journée --------------- Janvier-mai 244 366 hd 488 Juin-octobre 150/170 225/255 300/340 300/340 i/ Novembre/décembre 100 150 200 200 + 100- = 300 1/ Main-d'oeuvre féminine pour la récolte du coton. ANNEXE h Page ô 19. Si l'on compare ce qui précède avec les Tableaux h et 5, on constate qu'un déficit de main-d'oeuvre apparait à partir de la quatrième année (mise en exploitation totale) pendant la période novembre-décembre, lorsque la récolte et le battage exigent des effectifs importants. Par conséquent, les femmes et les enfants devront participer aux travaux à cette époque, notamment pour la récolte du coton; si cette pratique est habituelle, il convient de noter que néanmoins, les zones où l'on se propose de cultiver le coton et l'arachide dans le cadre du projet repré- sentent à peu près un maximum pour l'effectif moyen des familles de colons. Plan d'assolement 20. Le rythme de rotation des cultures qui sera adopté pendant la période de mise en oeuvre est indiqué dans le Tableau 6. Il a été établi compte tenu de la nécessité pour les colons d'obtenir un revenu monétaire satisfaisant et de produire des quantités suffisantes d'aliments pour leur propre subsistance au cours des premières années du projet. 21. Lorsque le projet fonctionnera à plein rendement (voir le Tableau 7), la rotation des cultures s'établira comme suit: coton - céréales - arachide - jachère. Le coton suivra immédiatement après la période de jachère de 12 mois et les céréales feront suite au coton pour bénéficier des effets résiduels des engrais à base d'azote, de phosphore et de potassium appliqués au coton. On a indiqué dans les Tableaux 8, 9 et 10 les superficies qui seront mises en culture, ainsi que le volume de la production pendant la période de mise en oeuvre et lorsque le projet fonctionnera à plein rendement. Défrichement 22. Au cours de la première année, on aura recours au défrichement mécanique pour mettre 2 ha à la disposition de chaque colon. Compte tenu des travaux de défrichement effectués dans des zones où les conditions écologiques sont analogues, il faudra probablement environ deux jours par hectare pour arracher et andainer la végétation en utilisant un tracteur de type D.8 équipé d'une lame angulaire. 23. Pendant les trois années suivantes, chaque famille défrichera à la main 2 ha par an en utilisant des scies mécaniques et un outillage traditionnel. Les effectifs nécessaires à la réalisation de ce travail sont estimés à environ 150 hommes par jour et par hectare (voir le Tableau 5). ANNEXE Page 9 24. Le matériel utilisé par les colons pour la culture attelée comprendra notamment un cad- , à outils de type "Arara" équipé des éléments suivants: 1 charrue 1 charrue pour billons 1 herse "canadienne" 1 lame pour le levage de l'arachide Ce matériel a été essayé avec succès dans des régions analogues, et il est bien connu des agriculteurs sénégalais. Les colons achèteront également deux semoirs à une rangée qui formeront un seul appareil pour être utilisés avec un attelage de boeufs. Ceux-ci seront achetés par la STNý ils seront dressés et entraînés dans un centre de dressage à créer dans le cadre du projet. 25. Le matériel de pulvérisation pour le coton sera acheté pour être mis à la disposition d'un centre dirigé par la STN. Chaque pulvérisateur devra suffire pour traiter 5 ha par pulvérisation, et couvrira de 25 à 30 ha de coton. Il s'agira de pulvérisateurs à dos à fonctionnement manuel d'un type couramment utilisé dans toute l'Afrique par les petits agriculteurs pour la pulvérisation dans les champs de coton. Engrais 26. Le programme concernant les engrais décrit dans les Tableaux 3 et 11 vise à compenser la déficience fondamentale en phosphates, et comprend l'adjonction annuelle d'engrais azote-phosphore-potassium pour le coton et l'arachide, et l'application d'urée fractionnée aux céréales, ainsi qu'au coton à titre complémentaire. Dans le cas du coton, l'engrais azote-phosphore-potassium sera appliqué au moment du démariage, et le complément d'azote le cinquantième jour. Pour le maïs et le sorgho, la moitié de la dose totale d'azote sera déposée au moment du premier sarclage et la deuxième moitié au moment du buttage. La répartition des produits nutritifs appliqués à chaque culture s'établira comme suit: Culture N P205 K20 -- -----(en kg/ha/an) -------- Coton 45 24 60 Arachide 10 29 54 Mais 46 - - Sorgho 46 - ANNEX 4 Page 10 Le Tableau 11 montre les quantités d'engrais simples nui seront utilisées par hectare pour parvenir aux résultats ci-dessus, en admettant par hypothèse qu'aucun engrais complexe n'est fourni dans le cadre du projet. Pesticides 27. La pulvérisation de pesticides ne sera justifiée que dans le cas du coton. Semences 2ô. La station expérimentale de l'IRAT fournira les semences mères d'arachides, 57-313, de mais, BDS et ZM 10 et de sorgho, 51.69. Ulté- rieurement, des semences améliorées seront propagées par des colons choisis par la STN. Les premières semences seront renouvelées tous les dix ans pour l'arachide et tous les cinq ans pour les céréales. La CFDT fournira les semences de coton de la variété BJA qu'elle obtiendra auprès de l'IRCT. ANNEXE h Tableau 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Précipitations annuelles en divers points proches de la zone du projet (en m ) Année Station Malem Maka Koumpentoum 1960 8h9 1961 624 1962 698 1963 999 1964 977 1965 1.035 819 1.075 1966 976 971 917 1967 911 871 885 1968 90h 691 558 1969 778 853 968 Moyennes 879 8h1 881 Niveau moyen des précipitations dans le bassin arachidier - 750 mm. SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Evolution des rendements dans le cadre du projet (kg/ha) Programme de colonisation A N E E SANEE Cultures 1 2 3 h 6 7 8 9 10 et années suivantes Coton (coton graine) 0 1.200 1.300 1,500 1.500 1.500 1.700 1.800 1.800 1.800 Arachide (décortiquê) 1.000 1.000 1.100 1.200 1.200 1.300 1.400 1.500 1.500 1.500 Mals (graine) 900 1.000 1.000 1.200 1.200 1.200 1.400 1.600 1.600 1.600 Sorgho (graine) 1.000 1.200 1.200 1.300 1.300 1.500 1.600 1.800 1.800 1.800 ANNEXE h Tableau 3 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Evolution des rendements dans le cadre du projet (kg/ha Programme concernant les agriculteurs établis Coton Arachide Mafs CFDT Projet _/ ONCAD Projet l Projet lj Années egrais Engrais lMuais Engrais Engrais 1 1.200 - 900 - 2 1.200 - 900 - 1.000 3 1.300 1.400 900 1.100 1.200 h 1.300 1.400 1.000 1.100 1.4oo 5 1.300 1-400 1.000 1.100 1.600 6 1.400 1.500 1.000 1.200 1.800 7 1.500 1.700 1.100 1.300 1.800 8 et années 1.500 1.700 1.200 1.400 1.800 suivantes l_/ on utilisera dans le cadre du projet des engrais conformes aux besoins dans cette zone. Les engrais de la CFDT et de l'ONCAD répondent aux normes courantes en vigueur au Sénégal et conviennent mieux aux sols que l'on rencontre dans le bassin arachidier. ANNEXE h Tableau h SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Répartition saisonnière des heures de travail a fournir par les familles de colons Janvier à mai Juin à% octobre Novembre à décembre DéfrichÎment et Préparation du sol Récolte et arrachage Ensemencement et battage Coton entretien Saison sèche Saison humide Saison sèche Annèe H B H B H B 1 - - 107 - 57 - 2 300 10 125 4. 134 - 3 306 20 178 61 218 - 4 310 20 180 59 257 - 5 18 - 180 59 257 - 6 16 - 180 59 257 - 7 16 - 180 59 281 - 8 16 - 183 59 302 - 9 16 - 183 59 302 - 10 et années 16 - 183 59 302 - suivantes Note: H = hommes-journée B = durée d'utilisation des instruments aratoires tirés par les attelages de boeufs (n. de jours). SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Projections relatives aux heures de travail à fournir par famille de colons Année 1 Année 2 Année 3 Année h Année 5 Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10 et suivantes H B H B H B H B H B H B H B H B H B H B Cultures - - 51 h loo 8 165 12 165 12 165 12 180 12 200 12 200 12 200 12 Arachide 105 - 142 24 215 36 190 30 190 30 190 30 200 30 220 30 220 30 220 30 Mais 27 - 20 h 20 4 20 h 20 4 20 h 22 h 23 h 23 h 23 h Sorgho 32 - 46 9 67 13 72 13 72 13 72 13 75 13 75 13 75 13 75 13 Défrichement l_ - - 300 10 300 20 300 20 - - - - - - - - - - - - Total 164 - 559 51 702 81 747 79 h7 59 447 59 477 59 518 59 518 59 518 59 l_ Au cours de la saison sèche. Note: H = homes-journée B = durée d'utilisation des instruments aratoires tirés par des attelages de boeufs (n. de jours). ANNEXE h Tableau 6 SEIEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Plan d'assolement au cours de la période de mise en valeur Prograum de colon-isation Année Parcelle 1 Parcelle 2 Parcelle 3 Parcelle h Cha a Champ b Champ a Champ b Champ a Chap b Champ a b 1 A M ND ND ND ND ND ND 2 S C M A ND ND ND ND r A 3 C A A S A A ND ND M s h J J C C S S A A AM Note: chaque champ = 1 hectare Symboles: C = coton A = arachide M = mars S = sorgho ND = non défriché J = jachère ANNEXE 4 Tableau 7 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Plan d'assolement type lorsque la zone du projet sera entièrement mise en valeur Parcelle 1 Parcelle 2 Parcelle 3 Parcelle h Année Champ a Chmpb Champ a Champ b Champ a Champ b Champ a Champ b 1 J J A A S S C C M A 2 C C J J A A S S 3 S S C C J J A A M A h A A S S C C J J 1 1 M A Note: Chaque champ 1 hectare Symboles: C = coton A = arachide M = mars S = sorgho J = jachère AMEXE h Tableau 8 SEEGAL PROJET DE COIDNISATION DES TERRES NEUES Superficie cultivée par famille de colons (en ha) et Projections relatives à la production par famille de colons (en kg) Coton Arachide Mais Sorgho Amée S rie Production erficie Production Superficie Production Superficie Production 1 - - 1,0 1.000 0,5 45o 0,5 500 2 0,5 600 2,0 2.000 0,5 500 1,o 1.200 3 1,0 1.300 3,0 3.300 0,5 500 1,5 1.800 h 1,5 2.250 2,5 3.000 0,5 600 1,5 1.950 5 1,5 2.250 2,5 3.000 0,5 600 1,5 1.950 6 1,5 2.250 2,5 3.250 0,5 600 1,5 2.250 7 1,5 2.550 2,5 3.500 0,5 700 1,5 2.h00 8 1,5 2.700 2,5 3.750 0,5 800 1,5 2.700 9 1,5 2.700 2,5 3.750 0,5 800 1,5 2.700 10 1,5 2.700 2,5 3.750 0,5 800 1,5 2.700 et suivantes SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Superficie totale mise en culture dans le cadre du projet (ha) Coton Arachide MaTs Sorgho Année Agriculteurs Agriculteurs Agriculteurs Colons et du projet Colons établis Total Colons établis Total Colons établis Total total 2 - 60 60 50 65 115 25 - 25 25 3 25 80 105 200 105 305 75 10 85 100 h 100 120 220 500 175 675 150 20 170 250 5 250 130 380 725 205 930 150 25 175 375 6 375 160 535 825 215 1.040 150 30 180 450 7 et 450 190 640 750 215 965 150 30 180 450 suivantes Cr t; SEN EGAL PROJET DE COLNISATION DES TERRES NEUVES Production totale dans la zone du projet (tonnes) y Coton Arachide Maïs Sorgho Agriculteurs Agriculteurs Agriculteurs Colons et Années Colons établis Total Colons établis Total Colons établis Total total 1972 - 72 72 50 27 77 - - 22 25 1973 30 92 122 200 47 247 70 10 80 110 197h 125 15h 279 515 87 602 142 2h 166 255 1975 332 167 499 780 117 897 155 35 190 398 1976 532 208 740 945 125 1070 165 48 213 472 1977 675 228 903 913 131 1.oh 180 54 234 570 1978 690 264 954 950 138 1.088 185 54 239 6o8 1979 728 26h 992 1.025 159 1.184 200 54 254 712 1980 788 264 1.052 1.088 174 1.262 225 54 279 765 1981 et 810 264 1.074 1.125 174 1.299 240 54 294 810 suivantes 1/ La production comprend les arachides cultivées par ceux des agriculteurs déjà établis qui, selon les prévisions, n'appliqueront pas les conseils d'ordre technique donnés dans le cadre du projet. ANNEXE h Tableau 11 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Composition et taux d'application des engrais utilisés dans le cadre du projet (kg par ha) Engrais composés NPK Total engrais Cultures N P K Urée par ha Coton 50 50 100 75 275 Arachide 50 60 90 200 Mais - -- 100 100 Sorgho - -- 100 100 Composé CFDT 21 77 - - 100 Composé ONCAD 6 20 10 - 100 Note: 500 kg/ha de phosphate naturel seront appliqués peu après le défrichement; ce traitement sera répété par intervalles de huit années lorsque le terrain sera en jachère. ANNEXE 5 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES "LA SOCIETE DES TERRES NEUVES" Introduction 1. Liinstallation des migrants exige létablissement d'une coordi- nation entre de nombreux services compétents dans des domaines divers, notamment le recrutement et le transport, la construction des infra- structures dans les villages, le défrichement, les services de vulgari- sation, l'organisation du crédit et la commercialisation de la produc- tion. Bien que divers organismes fournissent déjà actuellement certains de ces services dans d'autres régions du Sénégal, ils ne sont pas encore bien établis ni coordonnés dans la partie orientale. Le gouvernement estime donc que pour la première phase du "Projet de colonisation des Terres neuves", une nouvelle société dtEtat devra être créée afin d'or- ganiser le déplacement et l'installation des migrants sous tous leurs aspects pendant une période initiale de 6 ans au terme de laquelle les services de l'administration prendront progressivement la relève si la situation le justifie. Par conséquent, le gouvernement se propose de créer une "Société des Terres neuves" (STN) qui sera chargée du présent projet et des futures opérations de colonisation au Sénégal oriental. A. Fonctions et objectifs 2. na STN sera particulièrement chargée: a) d'exécuter dans la région du projet tous les travaux d'in- frastructure, comme la construction des routes de desserte, le défrichement des terres, le forage des puits, et dIassu- rer l'entretien de ces ouvrages; b) de sélectionner les colons et d'assurer leur transport jusqu'au lieu du projet; c) de fournir à la fois aux agriculteurs déjà établis dans la région du projet et aux colons les services dont ils ont besoin pour réaliser les objectifs de production; d) de transformer et de commercialiser la production des participants au projet; et e) d'organiser et de gérer des services de crédit et de créer des coopératives agricoles dont elle assurera le contrôle. ANNEXE 5 Page 2 B. Organisation et gestion Conseil d'administration 3. La STN sera dirigée par un Conseil d'administration dont le Président sera désigné par le Ministre du développement rural, deux autres membres étant désignés respectivement par le Ministre des finances et le Secrétaire d'Etat au plan; le Conseil comprendra également un représentant de la BNDS et deux représentants des agriculteurs partici- pant au projet élus par leurs pairs. Le Directeur du projet fera office de secrétaire du Conseil d'administration. Celui-ci se réunira au moins quatre fois par an pour définir la politique de la STN et approuver les programmes de développement et les budgets annuels, les prévisions tri- mestrielles de dépenses, les comptes et les bilans. Les membres du Conseil d'administratio-n exerçant des fonctions officielles devront avoir un grade suffisamment élevé pour stassurer l'appui de leurs directions respectives ou de lorganisme qu'ils représentent en vue de faire exécu- ter les décisions du Conseil. Comité consultatif h. Outre la STN, plusieurs organismes seront intéressés directe- ment ou indirectement à ce projet. Un comité consultatif sera créé afin de coordonner les travaux de ces divers organismes; il sera placé sous la présidence du Directeur de l'aménagement du territoire, service qui dépend du Secrétariat dtEtat au Plan, et il comprendra par ailleurs des hauts fonctionnaires appartenant aux directions ci-après: travaux publics, aménagement du territoire, élevage, génie rural, eaux et forêts, animation et expansion rurales, agriculture et service des eaux; il comprendra également des représentants de l'ONCAD, de la BNDS, de la SODEVA, de la CFDT et des divers organismes de recherche intéresses. Les membres du Comité devront occuper une position suffisamment im- portante pour s'assurer l'appui total de la direction ou de l'organisme qu'ils représentent. Le Comité se réunira sur convocation du Président du Conseil d'administration ou du Directeur. Gestion 5. Le Conseil d'administration déléguera ses pouvoirs au Directeur de la STN pour les affaires courantes. Le Directeur sera chargé: a) d'exécuter le projet conformément aux programmes approuvés antérieurement par le Conseil d'administra- tion et l'IDA, et notamment: - d'engager les membres du personnel de la STN et de mettre fin à leurs fonctions le cas échéant; ANNEXE 5 Page 3 - de procéder à la sélection finale des nouveaux colons; b) de préparer les programmes d'investissement et les budgets annuels de la société pour les soumettre à l'agrément du Conseil d'administration et de l'IDA; c) de préparer des rapports trimestriels et annuels sur l'état d'avancement des travaux pour les soumettre au Conseil d'administration et à l'IDA; d) d'établir les demandes de remboursement à l'intention de l'IDA; e) de tenir la comptabilité et d'établir les états finan- ciers et de les soumettre au Conseil d'administration après vérification par les commissaires aux comptes. 6. Un ingénieur agronome figurera également parmi les cadres de direction et sera chargé des services de vulgarisation. Il s'occupera également des travaux de génie rural; il assurera notamment à cet égard la mise en place de l'infrastructure des villages et supervisera les équipes de construction des routes relevant du Ministère des travaux publics ct les entreprises chargées du forage des puits et du défrichement des terres. Il délimitera les soles affectées à chaque village ainsi que les parcelles individuelles a l'intérieur de chaque zone ainsi définie, et contrôlera llexécution des programmes de plantation et de culture. Le calendrier de recrutement des vulgarisateurs chargés d'assister l'ingénieur agronome sera le suivant: 1971 1972-1980 1981 et au-delà Colons 2 6 3 Population locale 2 3 3 Total 4 9 6 7. Pour sélectionner les nouveaux colons, le Directeur sera aidé par un adjoint chargé du recrutement. Celui-ci se rendra dans les régions d'émigration et procédera à une présélection des candidats, la sélection finale étant assurée par le Directeur. ANNEXE 5 Page h C. Organisation sociale Crédit et ccmmercialisation des produits agricoles 8. L'objectif ultime de la STN sera certes la création de coopé- ratives capables de mettre en place des services de crédit et de commer- cialisation; néanmoins, cet objectif demeurera inaccessible pendant un certain délai, car le régime des coopératives est actuellement à l'étude au Sénégal, et au cours des premières années du projet de colonisation, les agriculteurs ne se connaîtront pas mutuellement. 9. Par conséquent, au moins pendant les trois premières années du projet, la STN fournira elle-même du crédit aux cultivateurs et assu- rera la commercialisation de leurs récoltes. Pendant ces trois années, la STN favorisera la constitution de coopératives; bien que les membres des comités de gestion des coopératives ne disposent d'aucune prérogative, ils seront invités à participer au maximum aux activités de la coopérative qui sera gérée en fait par la STN. Dans la mesure du possible, la STN se dessaisira progressivement de la gestion des coopératives au profit de leurs membres. Régime de la propriété foncière 10. La loi 64-h6 du 17 juin 1964 relative au domaine national envisage la création de communautés rurales qui seront chargées de répar- tir les terres entre les habitants des villages et constitueront la base de la représentation politique au niveau des Directions administratives. La STN collaborera avec l'administration locale en vue de créer ces communautés rurales au sein de la population de la zone du projet, mais elle conservera toutes les prérogatives en ce qui concerne la réparti- tion des terres dans cette réginn, sous réserve des dispositions des contrats signés par les colons et régissant les modalités d'occupation de leurs parcelles. D. Organisation financière il. Les dépenses d'investissement consacrées à l'achat des immo- bilisations de la STN (logements, entrepôts, matériel) seront financées avec le capital initial de la société, d'un montant de 35 millions de francs CFA (126.000 dollars), qui sera entièrement souscrit par l'Etat, les versements s'échelonnant à partir de 1971 en trois annuités dont la première s'élèvera à 15 millions de francs CFA et chacune des deux suivantes 'à 10 millions de francs CFA. Les autres dépenses consacrées notamment aux routes de desserte et aux puits seront financées au moyen des subventions accordées par l1Etat à la STN. Les investissements effectués pour le compte des agriculteurs feront l'objet de subventions ANEXE 5 Page 5 destinées à financer le défrichement des terres et à alimenter les prêts à court et moyen terme. Ceux-ci seront également financés au moyen de subventions accordées par l'Etat à la STN. Les prêts à court terme accordés aux agriculteurs participant au projet moyennant un intérêt annuel de 5 pour cent seront remboursés à la STN qui conservera le prin- cipal et les intérêts afin de constituer un fonds renouvelable d'un montant d'environ 51 millions de francs CFA. 12. Les frais de gestion et d'entretien de la STN seront finan- cés par des subventions de l'Etat. Le fonds de roulement indispensable a la commercialisation des cultures sera alimenté soit directement par l'Etat, soit par l'intermédiaire de la BNDS au taux d'intérêt de 4,5 pour cent à 6 pour cent par an couramment appliqué à ce genre d'opération. La STN récupérera le montant des intérêts versés en prélevant des com- missions sur les achats d'arachide de l'ONCAD ainsi qu'une commission appropriée sur les achats de sorgho et de mais. E. Contrôle de la gestion et vérification des ccmptes 13. La STN sera constituée conformément au décret 6h/158 du 28 février 1964 régissant le contrôle des sociétés d'Etat. En vertu de ce décret, les Commissaires du gouvernement, qui sont des fonction- naires placés sous l'autorité directe du Premier iinistre, assistent à toutes les réunions du Conseil d'administration des sociétés d'Etat et disposent d'un droit de veto à l'égard de leurs décisions. Si le Com- missaire use de son droit de veto, la question doit être soumise au Président qui tranche en dernier ressort. L'administration dispose donc de pouvoirs très étendus, ce qui pourrait nuire le cas échéant à la bonne gestion du projet; comme il est indiqué dans la partie principale du rapport, le gouvernement a fourni l'assurance que, lors des négociations relatives au crédit, le Commissaire du gouvernement ne pourrait différer l'adoption d'une décision.au-delà d'un délai de trente jours francs. F. Contrat de gestion 1h. La STN conclura un contrat de gestion avec un organisme com- pétent pour une période de six ans. Cet organisme fournira a la STN un personnel qualifié pour occuper les postes de Directeur, Directeur adjoint et Ingénieur agronome, et recrutera le comptable et l'assis- tant chargé du recrutement ainsi que les vulgarisateurs, ou bien approu- vera les titulaires de ces postes s'ils sont recrutés par la STN. En raison de la pénurie de personnel expérimenté au Sénégal, le Directeur et l'un de ses deux adjoints seront des étrangers. Le Directeur adjoint sénégalais devrait normalement être capable de prendre la relève au cours de la cinquième année du projet ou même a une date antérieure, s'il est agréé à la fois par le gouvernement, l'IDA et la STN; au cours de la quatrième année du projet, l'Ingénieur agronome expatrié devrait pouvoir être remplacé par un ressortissant sénégalais. ANNEXE 5 Page 6 15. Au début des opérations de la STN, l'organisme de gestion organisera la comptabilité de la STN et en expliquera le fonctionnement au comptable de la société. Ultérieurement, l'organisme de gestion aidera la STN a tenir sa comptabilité et participera à liétablissement des bilans et des budgets annuels de la société. L'organisme de gestion aidera également, lorsqu'il y a lieu, la STN a acquérir des biens et services sur place ou à llétranger. 16. Au cours de l'évaluation du projet par l'IDA, la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) s'est décla- rée disposée à assurer la gestion de la STN. La commission de la CFDT s'élèvera à 15 pour cent du montant des traitements des membres de son personnel qu'elle aura détachés à cet effet. Ces conditions sont accep- tables; elles sont dIailleurs couramment appliquées par la CFDT dans dlautres pays dIAfrique occidentale. La commission en question a été comprise dans le coût du projet. Les renseignements concernant la CFDT et ses activités figurent à liAnnexe 1. SENEGAL: PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES ORGANIGRAMME DU PROJET SOCIETE DES TERRES NEUVES COMITE CONSULTATIF (S. T. N.) CONSEIL D'ADMINISTRATION Direction de l'aménagement du territoire, Président Ministre du développement rural, Direction de l'élevage Président Direction du génie rural Secrétaire d'Etat au Plan Direction des eaux et forêts Ministre des financ!s Services agricoles Di.rcteur de la BNDS Direction de l'animation et de Représentants des agricuIlteure l'expansion rurales Socr:ýétaire du Conseil d'adminstration; Direction des travaux publics le Directeur Direction du service des eaux ONCAD, BNDS, SODEVA Organismes de recherche CFDT DIRECTEUR INGENIEUR AGRONOME ADJOINT CHARGE DU CREDIT ET EDE LA COMMERCIALISATION VULGARISATEURS ADJOINT CHARGE DU COMPTABLE ET EMPLOYES RECRUTEMENT ADMINISTRATIFSn ANNEXE 6 ableau L SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES COUT DU PROJET PENDANT LA PERIODE DE VERSEMENT DU CREDIT DE L'IDA (1971-1980 ) En milliers de francs CFA Total Total 1971 1972 1973 197h 1975 1976 Total Devises 1977 1978 1979 1980 1977-80 général A. VALEURS IMMOBILISEES 1. Prograàme de colonisation Etude de la zone du projet h.65o - - - - - 4.65o 60 - - - - - 4,650 Pistes 3.000 3.000 4,000 - - - 10,000 60 - - - - - 10.00 Puits - Forages 16.170 14,170 14.170 - - - 12.510 30 - - - - - 12.510 Entrepts - 2.785 2.785 2.785 - - 8.355 60 - - - - - 8,355 Défrichement - 6.431 13.262 19.692 Loo - 39,785 68 - - - - 39.785 Egreneuses, pulvérisateurs, matériel de formation (appartenant à la STN) - 205 230 h24 15c 125 1.13L 62 150 295 150 150 7h5 1.879 Bàtiments 14.917 L.051 1.652 - - - 20.620 56 - - - - - 21.620 Véhicules 1.386 1,661 394 762 394 220 4.817 95 720 570 720 570 2.580 7.397 Sous-total 38,123 32,303 36.h93 23.663 9u 3h5 131.871 54 870 865 870 720 3.325 135.1;6 II. Programme concernant les agriculteurs établis Pistes - 6.250 - - - - 6.250 66 - - - - - 6.2-0 Entrepdts - - 2.785 - - - 2.785 60 - - - - - 2.786 Egreneuses, etc. (appartenant à la STN) - 255 20 U2 40 30 657 61 85 70 70 70 295 752 Bttiments - 1.239 - 413 - - 1.652 30 - - - - - 1.652 Véhicules - 32 - 32 - 32 96 95 32 - 32 - 66 160 Sous-total - 7,776 2.805 557 ho 62 11.2ho 117 70 102 70 359 11.599 Sous-total A: Prix de revient des valeurs immobilisées 38.123 h0.079 39.298 2h.220 984 h07 13.111 59 987 935 972 790 3.68 11.599 B. RECRUTEMFN, TRANSPORT ET ENTRETIEN DES COLONS 57 2.41 h.771 7.071 - . 1.313 20 - - - - - 11.313 C. COUTS SUPPLEMENTAIRES IMPUTABLES AUX FACTEURS DE PRODUCTION AGRICOLE I. Programme de colonisation Semences - 504 531 1.046 765 366 3.212 5 - - - - - 3.212 Engrais - 792 2.491 5.095 4.994 3.64 17.016 h 11h - - - 11 17.130 Pesticides - - 146 h38 876 730 2.190 95 438 - - - L38 2.628 Boeufs de trait et instruments aratoires - 1.375 4.386 8.009 6.136 1.853 21.756 27 - - - - - 21,756 Sous-total - 2.671 7.552 1L.598 12.771 6.593 U4.176 35 552 - - - 552 L72 8 II. Programme concernant les agriculteurs établis Semences - 541 137 234. 98 46 1.056 5 il - - - i 1.l6 Engrais - 429 285 628 399 50h 2.2h5 51 130 - - - 130 2.375 Pesticides - 350 117 234 58 175 93h 95 175 - - - 1, 1l Boeufs de trait et instruments aratoires - 65 815 1.Oi5 1.380 - 3.89 33 - - - - - 3.894 Sous-total - 1.974 1.35L 2.11I 1.935 725 8.129 1 316 - - - 316 th: Sous-total C: Coûts supplémentaires imputables aux facteurs de production agricole - h.6L5 8.906 16.730 1.706 7.318 52.305 36 868 - _63 53.173 D. GESTION DU PROJET ET FRAIS D'EXPLOITATION I. Programme de colonisation Traitements, indemnités et commission de gestion 4.887 20.781 22.333 21.183 22.333 15.962 107.L79 7h 6.90 6.L90 6.L90 6. 190 ?5.960 133.39 Entretien des b4timents et du matériel 360 1.231 1.389 1.111 1.471 1.111 6.673 30 1.397 1.27 1.247 1.2h7 5.138 11.821 Ehtretien et frais d'exploitation des véhicules 70 1.740 1.7h0 1.540 1.h20 1.420 8.330 95 1.L50 1.150 1."50 1.650 5.800 14.130 Frais de formation et frats de bureau - 400 hoo 400 h00 400 2.000 61 250 250 250 250 1.000 3.000 Entretien des pistes et entretien et frais d'exploitation du matériel ap.artenant à la STN - 210 689 1.281 1.641 1.664 5.515 55 998 1.035 1.035 1.035 _.l03 9.618 Sous-total 5.717 2L.392 26.551 25.515 27.265 20.557 129.997 72 10.585 1O.L72 10.L72 10.672 .2.001 171.38 II. Programme concernant les agriculteurs établis Traitements, indemnités et comission de gestion - 1.33L 1.33h 1.6.1. 1.64 1.6LL 7.600 15 1.650 1.650 1.650 1.650 6.600 11.20D Entretien des b dtients et du matériel - 62 62 83 83 290 30 225 225 225 n25 )00 ,10 Fntretie et frais d'exploitation des véhicules - 20 20 20 20 20 100 95 20 20 20 20 80 180 Frais de formation et frais de bureau - 300 300 300 300 300 1.500 61 200 200 200 200 500 2,30 Entretien des kistes et entretien et frais d'ex,loitation du matériel appartenant à la STN - . '3 730 75P 7A8 2.833 0 65 (1 500 Aýsfl _2.60 5.433 Sous-total - 1.656 2.29, 2.756 ?.799 2.815 12.323 29 2.7615 2.75 2.7L5 2.7L5 10.9q0 23.$)3 Sous-total D: Gestion du projet de frais d'exploitation 5.717 26.06 28.850 2Î.301 30.06L 23.37n 11.3.320 b8 13.330 13.217 13.21? 13.217 52.)U 13.301 E. ETUDES - 6.300 9.80n 1..200 7.000 1.500 38.800 69 - - - - - . Sous-total: A, B, C, D et E 1397 79.L8L 91.625 90.L.91 52.752 32.597 390.8. 57 1s.iCi 1L.152 14.189 1_.007 57.033 _ . F. PROVISION POUR IMPREVUS DE 10 POUR CENT L.390 7.98 9.162 9.0L9 5.275 3.26o 39.0&, 57 1.518 1.L15 1.L19 1.01 5.7n3 .4.4j7 G. COUT TOTAL DU PROJET NET D'IMPOTS L8.287 97.132 100.787 99.541 58.029 35.857 .29.933 57 16.703 15.567 15.60> 15..08 3.286 _.93. 1 H. MONTANT ESTIMATIF DES IMPaTS 12.192 13.378 1L.015 9.232 5.28 L.348 58.1.33 2.0D5 2.330 2.3.1 2.311 i.87 _7.92D I. COUT TOTAL DU PROJET BRUT D'IMPOTS 60. 1 100.810 114.839 10.773 63.277 .0.205 u88.3" 13.208 17.8 7 17.)) 17.719 72.773 61._n ANNEXE 6 Tableau 2 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES IMPOTS APPLICABLES AU PROJET En milliers de francs CFA 1971 1972 1973 1974 1975 1976 Total A. Impôts indi:ects (Achat et entretien) Etude préalable 29 - - - - - 29 Pistes 279 882 463 102 102 102 1.930 Entrepôts - 307 630 355 64 64 1.420 Puits 1.316 1.316 1.316 - - - 3.948 Défrichement - 544 1.089 1.633 - - 3.266 Matériel de formation - 63 44 h7 19 19 192 Bâtiments 1.658 646 326 200 200 200 3.230 Recrutemnent 1 colons 1/ 30 271 501 698 - - 1.500 Egreneuses - - - 24 2 2 28 Pulvérisateurs - 3 6 15 29 29 82 Engrais 1/ - 278 820 1.414 1.020 958 4.490 Pesticides - 55 60 147 145 149 556 Instruments aratoires - 47 241 539 888 426 2.141 Taxes sur les véhicules et l'entretien 211 792 792 702 6h8 648 3.793 Sous-total 3.523 5.204 6.288 5.876 3.17 2-597 26.605 B. Impdts sur le revenu Personnel expatrié 94 367 367 367 367 229 1.791 Personnel sénégalais 75 1.130 1.366 1.332 1.482 1.534 6.919 Sous-total 169 1.497 1.733 1.699 1.849 1.763 8.710 C. Droits à l'importation Entrepôts - 418 857 481 84 8h 1.924 Puits 3.800 3.800 3.800 - - - 11.400 Outils à main - 22 43 65 - - 130 Scies électriques - - 264 264 304 120 952 Générateur - 356 106 106 106 106 780 Nourriture des colons (première année) - 60 120 180 - - 360 Construction des logements 2.925 645 180 45 - - 3.795 Entretien des logements - 172 219 231 234 234 1.090 Achat des véhicules 693 846 196 397 196 126 2.454 Entretien des véhicules et matériel de bureau 13 611 611 586 586 586 3.114 Urée - 28 84 162 1u 100 518 Sous-total 7.552 6.958 6.480 2.517 1.654 1.356 26.517 Brut d'impôt sur le revenu - Total majoré d'une provision pour imprévus de 10 pour cent 12.368 15.025 15.951 11,101 7.282 6.287 68.614 Net d'imqOt sur le revenu - Total majoré d'une provision pour imprévus de 10 pour cent 12.182 13.378 14.045 9.232 5.248 4.348 58.433 1/ Y compris une taxe de 40 pour cent sur les frais de transport. ANNEmE 6 T.blea3 PROJET DE COWNISATION DES TERRES 1ED1ES REPARMITION DETAILLE DES ODUTS DU PROJET A. Cot des valeurs imbles. fr-la de reruteed de tranport et d'entretien des colons (Franes A doint unitairm France CFA 1971 1972 1973 197. 1975 1976 Total 1. PROGRAMME DE COLONISATION 1. Etude préalable 4.650.000 4.650.000 4.650.000 2. Pistes coton - Nbr (en km) 1 12 12 16 40 Coût 250.000 3.000.000 3.000.000 4.000.000 10.000.000 3. Puit. - Nbr 1 2 2 2 6 Coût 7.085.000 14.170.000 14.170.000 14.170.000 42.510.000 4. ntrepdts - Nbr 1 1 1 1 3 Coût 2.786.000 2.785.000 2.785.000 .785.000 8.355.000 5. Défricheent: a) Mécanique - Nbr (ha) 1 100 200 300 600 Coit 64.050 6.405.000 12.810.000 19.215.000 38.430.000 b) åutils min - Mibr 1 50 100 150 300 Coút 516 25,800 51.600 77.400 154.800 c) Scies mécaniques - Nbr 1 4 4 4 12 Coût 100.000 400.000 400.000 400.000 1.200.000 Sous-total a,b,c. 6.430.800 13.261.600 19.692.400 400.000 30.784.800 6. Centrales de eetåriel. a) Egren.uses .-us 1 6 6 24.000 144.000 144.000 b) Pulvérisateurs 1 5 15 30 25 75 5.000 25.000 75.000 150.000 125.000 375.000 c) Materiel de o.rmton 1 2 2 2 6 102.500 205.000 205.000 205.000 615.000 Sous-total a,b,c. 205.000 230.000 424.000 150.000 125.000 1.134.003 . 8timents: a) Logement5 du peraonnal cxpatrié Nbr 1 2 2 Coût 5.163.500 10.327.000 10.327.000 b) L,gent. des assistant1 N b 2 2 2 C0ût 2.295.000 4.590.000 4.590.000 elogeents des vulga-isateu- Nbr 1 3 4 7 CoAt 413.000 1.239.000 1.652.000 2.891.000 d Bureaux br 1 1 i Coût 1.912.000 1.912.000 1.912.000 e3 Groupe electrogåne Nbr 1 i 1 C0t 500.000 500.000 500.000 f' matériel de fo-mtion et de bureau br 1 CoSt 400.000 1 '00.000 400.000 Sot.-total a,b,c,d,e,f. 14.917.000 s .1.000 1.652.000 20.620.000 4. Véhicule. a m Cmion 27 Nbr 1 1 Coot 1.300.000 1.300.000 1.300.000 b1 VoIture tout terin Nbr I 1 1 teol, 812.000 812.000 812.000 c, Ca-mi.nnette Nbr 1 1 2/3 1 2/3 3-1/3 Cot 542.000 542.000 362.000 542.000 362.000 1.808.300 di Voiture de 1 'asitnt. Nbr i 1 2/3 2/3 2-1/3 Cot 329.000 329.000 270.000 22.000 769.000 e' otocyclette .br I 1 i i 1 4 Cot 32.000 32.000 32.000 32.000 . 32,000 128.å00 Sou-total a,b,c,d,e- 1.386.000 1.661.000 394.000 762.000 394.000 220.000 4.817.00r Total pri. de revenit -aleurs i-bIlisées 38.123.000 32.302.800 36.492.600 23.663.400 944.000 345.000 131.870.800 Ii. PROGRAMME CNERNANT LES AGRICUL-TEURS ETABLIr 1. Pistec c.ton Nbr r- 1 25 '5 cont 250.000 6.250.000 6.250.900 2. Entrepat Nbr i i Colt 2.785.000 2.785.000 2.785.000 3. Fgreneus.s at. Nbr 1 3 3 COi 24.000 72.000 72.000 Nbré-ooeo- 16- 10 4 a 8 6 36 Co0t 5.000 50.000 20.000 40.000 40.000 30.000 198.000 5. matériel de fo-ation Nbr 1 2 2 COût 102.500 205.000 205.000 .ogements de. vagarisateu- Nbr 1 3 1 4 våhicul.- COt 413.000 1.239.000 413.000 1.652.000 otoylette .Nbr 1 1 1 1 3 CoSt 32.000 32.000 32.000 32.000 96.000 Total prix de revient vajeurs ~mmobilisée~ 7.776.000 2.805.000 557.000 40.000 62.000 11.240.000 Total priz de rvient valeu.- ioeobllsee I et II 38.12?.000 40.078.800 39.297.600 24.220.400 984.000 407.000 143.110.8.4 III.FRAS 2E REGRUTEMENT, DE TRANSPORT ET DE SUBSISTANCE 1. Propaganda par vo7ge Nbr 1 2 2 2 6 Coot 28.560 57.120 57.120 57.120 171460 ,. Transport de. f UCie Nbr 1 50 100 150 300 1o0t 7.140 357.300 714.000 1.071.000 2.142.00 3. Jubsistace Nbr 1 5C 100 150 300 Coût 40.000 2.000.000 4.000.000 6.000.000 12.000.000 ûtt. total 57.120 2.414.120 4.771.120 7.071.000 14.313.360 叫 기 ANNEXE 6 au b SFWEGAL PROUT DE -fýt(,NISATI ýN DES TERRES MLVES M-ODALITF, DE FINANRIRNT ET DE VERSEMENT PROPùSEES Pffl LE GREDIT IDA En milliers de dollars F.11 1971 1972 1973 1974 1975 1976 Total A. CREDIT IDA 1. Travaux de génie civil Forage des puits 40,9 40,9 40,9 - - - 122.7 Entrepdts - 8.1 16,2 8,1 32,4 Logements du personnel 43.3 1M 4,9 112 64,9 Sous-total 84,2 64ý5 62,0 9,3 220,0 Il. Véhicules ri t frais 'L M2 ýTH lexplaitatioeFêellae Véhicules 4,7 5,8 1,3 2.7 1,3 O'q 16,7 Matériel et outils de défrichement STS - 1,7 2,4 3,5 2,0 0,5 10,1 Entretien et frais d'exploitation STN 2,9 IM 17.8 1816 20,8 19.7 93.3 Sous-tatal 7,6 21,0 21,5 24,8 24.1 21,1 120,1 III. Facteurs de production agricole Facteurs de production saisonniers - - - 24.9 23,4 17,8 66ý1 Boeufs de trait et instruments aratoires - 23.5 24ý4 6,0 5319 Sous-total - - - 48,4 47.8 23,8 120 0 IV. Pistes et défrichement Plates - 17,2 14,4 - - - Défrichement mécanique 31ý6 - 48,0 10,4 118,4 Sous-total - 17,2 62,4 70,4 - - 150,0 V. Personnel et enguétes de la STN Enquêtes 15,5 21,1 32,8 47,5 23,4 5,0 145,3 Personnel 16,3 73,9 79,L 76.4 8011 58,9 384,7 Sous-total 31.8 95,0 111,9 123,9 103,5 63,9 530,0 VI. Solde non affecté 12,4 22,3 25,9 25,4 14,8 9,2 110,0 Total Crédit IDA I36ýO 220,0 283,7 302.2 19Qý2 11810 1.250,1 B. 11BROT FUR DIE WELT-1 Facteurs de production agricoles 15,1 29,0 5,9 - 50,0 Pistes et défrichement iM 39.2 - 5010 Sous-total 1018 54,3 2LO M - - 100,0 C. CONTRIBUTION DE LIETAT 1/ 27,1 40,5 50,3 5013 1818 11,1 19811 Total ý173 9 314, 8 36ý3 0 358L4 20LO 12_9ý 1 1-548_i2 I/ Cette contribution est nette d-impôts. Br-ut dlimpôts, le montant total de la contribution de ltFtat s'élève à dollars FU. ANNEXE 6 Tableau 7 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Montants cumulés des versements en fin de trimestre (en milliers de dollars EU) Exercice fiscal IDA et trimestre "Brot fir di Welt" "IDA" 1971/72 30 septembre 1971 - 31 décembre 1971 10,8 48,1 31 mars 1972 21,0 107,3 30 juin 1972 36,1 179,1 1972/73 30 septembre 1972 55,1 220,9 31 décembre 1972 65,1 297,0 31 mars 1973 72,1 347,8 30 juin 1973 82,1 408,7 30 septembre 1973 89,1 472,5 31 décembre 1973 94,1 537,8 31 mars 1974 100,0 583,7 30 juin 1974 . 637,6 1974/75 30 septembre 1974 100,0 660,0 31 décembre 1974 100,0 720,9 31 mars 1975 100,0 783,3 30 juin 1975 100,0 850,7 1975/76 30 septembre 1975 100,0 890,2 3 décembre 1975 100,0 951,7 31 mars 1976 . 100,0 984,2 30 juin 1976 100,0 1.040,5 1976/77 30 septembre 1976 100,0 1.081,7 31 décembre 1976 100,0 1.128,2 31 mars 1977 100,0 1.170,3 31 juin 1977 100,0 1.217,6 1977/78 30 septembre 1977 100,0 1.239,7 31 décembre 1977 100,0 1.250,0 PR JFr I' 'tLM0IAT, N DEY T1R.S NEWES PR UGRA"MF DE L, N1'jATI,1 - BWD0ErS DE., EXPL.ITATIOS Années 12 3 45 6 7 8 9-12 13-16 A. WT1IN - 1antité 600 1.300 2.250 2.250 2 250 2 550 2 700 2 700 2 700 P,i net 27 650 fran. "PA le kg 2 765 2 765 2.615 2 615 2 615 2 615 2 615 2.615 2.615 . epartir d. 1PhM ProduIt net 16 590 58.837 58 837 58 837 5W.837 66.882 70-605 70.605 ;0.605 B. ARA;11UE - II oû - - xa7ncs x 1,05) 3 150 h 300 9.450 7 875 7 8'5 7 875 7 875 7 875 7.875 7 875 mgra4e *50 1/ 2.520 5A39 7<559 6.300 11.500 10.500 10.500 14.422 14 422 14.422 Sos-total 11 339 17 009 14 175 18 375 18.375 22 297 22 297 22 297 22,297 - Produit cuantité 1 000 2 000 3. 300 3 300 3 000 3 250 3 500 3 750 3 750 3.750 Prix 182 182 182 182 182 182 582 182 182 182 Recette 18 200 16 400 60 060 54 600 54 600 99 150 63 700 68 250 68 250 68>250 - Produit net 12 530 25 061 43 051 40.425 36.225 40.775 41 403 45 953 45 953 45 953 M. IiS ->flt. 3e~nces ,, 525 525 525 525 525 525 525 525 525 525 Engra1. 1.208 1 208 1 208 _20,8 i-208 1.208 -208B 1.208 1.208 1.208 Sotum-tota 1.733 40.33 1.733 73 1.733 1 733 1-733 1 733 1 733 1 733 -.-duit Qntité 450 500 500 600 600 600 700 goo 800 800 Prix 16 16 16 16 161jf 17 17 17 1l H.c.tte 7.200 8 Goil 8.000 9-600 9.600 102.000 119.000 136.000 136.D00 136.000 -Froduit net546 267 (,,267 7 o7 7 867 7 867 10 167 ti 867 11.567 11 867 D. SO'D-:os Semen..s 81,051 158 315 473 473 473 473 473 473 473 473 ngraI. 1.20 2.&15 3.622 3.622 3-622 3,622 3.622 3.622 3.622 3.622 Sous-total 1.366 2.730 4 095 4 095 4.095 4.095 4.o95 4,o95 4.095 4.A95 -Produit Quantlté 500 l.200 1 800 1.950 1,950 1 950 2.250 2 400 2.700 2 700 Prix .14 t4 14 14 14 14 15 i5 15 15 Rec..tte 7.000 16,800 25.200 27 300 27.300 33 750 36 000 40.500 40.500 40 500 -Produit tjat 5.634 14.070 21.105 23.205 29.655 3L.905 36.405 36.405 36.405 ProduIL not totel fr.£. généraux non dåduit. 23..631 61_9 8_ 106.368 130.334 126.134 137.734 150.357 164.830 164.830 164,830 FRAIS GEERMAiX I.tils k main 950 9 Application. de phosPhat:. 1/ grAkg .. - - 9.000- Re.bour,ement boeufs t atIriel -16 075 19,270 19 270 19 270 19 270 3 194 - - Entretuen du ~atérlel - 5 797 7 843 7843 73843 7ý843 7,843 7.843 7.j43 Egfrenage du mat$- 200 250 250 250 300 350 350 350 Sous-t-otal ,_ 16.075 Z2_5 27.363 77.363 27.363 11.337 8 193 17.193 8,193 IMP"TBr5. 0r/ Fpereonne et 26r/janilal 1.800 2.730 3.180 4.080 ý-.080q 4.080 4.080 4ý.080 4.530 4.530 REMEN! MET 20.881 43 183 77 921 98.891 94 691 106 291 134.940 152 557 143.107 152.107 AÅMC, N30~MATNN K.t Qantité 300 100 100 100 100 100 100 100 100 100 Pri. 16 16 16 _ 1 16 16 16 16 16 16 Valeur 4 800 1.600 1.6 00 6 60 1 00 1 700 1 700 1.700 1.700 Srgno ,pantité 795 1.220 1.650 1.650 1.650 1.650 1.650 1,870 1.870 1.870 frix 14 14 14 14 14 14 14 14 14 14 Val.ur 11.130 17.080 23.000 23.100 23.100 24.050 24.750 28.050 28.050 28.050 Tt.l iutcoso-1 iu 15 930 1680 24700 24.700 .0 2690 26.250 2970 2970 2 .750 REE MDNEAIRE NET 4.951 14.503 3 221 7 1 1 108 490 122.07 113.7 122.357 1Engra13r :,ei chiffres Indi1qués carreqondvnt aux co.ns å :A etarFe I. l'agr.cteur, com te tenu les, subvertins -le !'h-.t et de, :herge- lIntér,t. ANNEXE TableauT SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES PROGRAMME CONCERNANT LES AGRICULTEURS ETABLIS - BUDGET CONSOLIDE DES EXPLOITATIONS En milliers de francs CFA Années: 1 2 3 h 5 6 7 8 9et Campagne agricole de 1971-73 1973-74 ¯l7l7 1975-76 1976--7 1977-7t iQ7-79 1i79-0 suivantes COTON Production supplémentaire en tonnes 36 60 118 131 172 228 248 248 248 Recette nette à 2M 1.659 3.086 27,65 francs CFA/kg 48_648_648 276_rac_FAk_95._ 59 3 8 3. 426 4. 498 5. 962 6, 485 6 485 6. 485 26,15 francs CFA/kg 197L/75 ARACHIDE Cofûts - Semences Proet 575,3 Coût-28.hh/kg engrais -5ON5AD 205 331 551 646 677 677 677 677 677 PROJE 64 104 144 159 275 273 392 392 392 - 76 113 273 273 375 375 375 Sous-total 269 435 771 918 1.225 1.223 1.444 1.444 1.444 Produit Quantité 27 47 87 11. 125 131 138 159 174 Recette à 18,20 francs CFA/kg 491 855 1.583 2.129 2.275 2.384 2.512 2.894 3.167 Recette nette 222 420 812 1.211 1.050 1.161 1.068 1.450 1.723 MAIS Coûts - Semences - il 21 26 32 32 32 32 32 Egrais 24 48 60 72 72 72 72 72 Sous- total -35 69 86 104 104 104 104 104 Produit- Quantité - 10 24 35 48 54 54 54 Prix 16 2 8 5 54 Rectt --- Recette - 160 384 560 816 918 918 917 Recette nette 125 315 474 712 814 814 814 814 FRAIS ENERAUX - Service de la dette 158 352 604 944 944 - Dressage des boeufs 5785 592 339 - Enitretien du matériel7888- - Egrenage du mati' 79 180 319 514 515 515 515 515 - Phosphate naturel 5 12 18 24 27 27 27 27 --- - - - _ 135 135 270 Sous-total 163 443 804 1.289 1.490 1.327 1.269 1.016 812 COMPLEMENT D'IMPOTS (Nombre de boeufs achetés x 20 francs) 4 8 13 18 18 18 18 18 IF TOTAL DO REVENU COMPLEMENTAIRE NET -- TOTAL DU REVENU COMPLEMENTAIRE NET1.050 1.753 3.396 3.804 4.752 6.592 7.080 7.715 8.192 Nombre de familles 100 120 150 180 200 200 200 200 200 lievenu net par famille en francs CFA 10.500 14.608 22.640 21.131 23.759 32.961 35.401 38.576 40.961 ANNEXE 8 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Cash flow du gouvernement - en milliers de francs CFA 1971 1972 1973 174_ .1 ,2[2. ]UL 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 128 1j89 1990 19 1992 1993 1994 Origine des ressources Crédit de l'IDA 37.769 61.096 78.759 83.924 52.820 32.770 - - - - - - - - - - - "Brot fUr die Welt' 2.999 15.080 8.054 1.638 - - - - - - - - - - - - - - - Recettes de l'Etat Remboursements des agriculteurs Facteurs de production - 76 1.303 4.280 10.435 17.451 21.460 23.066 24.029 23,952 23.821 23,636 23,211 22,361 21.086 22.543 22.543 22.543 22.543 22.543 22.543 22.5 22.543 2243 Impats - 22 114 325 682 1.346 1.676 1.834 1.898 1.893 1.888 1.871 1.846 1.796 1.721 1.807 1.807 1.807 1,807 1.807 1.95 954 954 954 Intérts - . 77 312 800 1.451 1.6?2 1.745 1.660 1.403 1.013 954 954 954 954 954 954 954 954 954 Sous-total 98 1.494 4.917 11,917 20.248 24.828 26.645 27.587 27.248 26.722 26.461 26.011 25.111 23.761 25.304 25.304 25.304 25.304 25.304 25.304 25.304 25.304 25.304 Taxes à l'exportation Coton - - 66 177 561 986 1.638 2.478 2.559 2.673 2.855 2.924 2.924 2.924 2.92.4 2.924 2.924 2.924 2.924 2.924 2.4 294 2.4292 Arachide - - 430 1.379 3.362 5.009 5.975 5.830 6.075 6.611 7.047 7.254 7.254 7.254 7.254 7.254 7.254 7.254 7.254 7ý254 7.4 7257.4 724 Mads et sorgho 1/ (44) 105 (160 (243) (324) (365) (444) (500) (528) (528) (528) (528) 528) (52 2 5) ( ) (8) (528) (528) Sous-total - - 491 1.512 3.818 5.835 7.370 7.984 8.269 8.840 9.402 9.678 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 9.650 Caisse de soutien Coton - - 57 10 67 22 37 46 57 60 63 65 65 65 65 65 65 65 65 65656655 Arachide - 432 925 1.126 1.677 2.001 1.952 2.035 2.214 2.360 2.429 2.429 2.429 2.429 2.429 2.429 2.429 2.429 2429 2.429 2.429 2.429 2.4 Marge de la STN Mas- 14 122 324 426 624 632 706 820 911 966 966 966 966 966 966 966 966 966 66 966 9 Sorgho - - 19 86 217 271 419 681 782 822 822 822 822 822 822 822 822 822 Sous-total - - 503 1.057 1.534 2.211 2.879 2.901 3.217 3.775 4.116 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 4.282 Impdts 2/ - - (32) (92) (190) (121) (123) (318) (318) (328) (348) (378) (348) (348) (348) (348) (348) (348) (348) C348) (348) (348) (348) (348) Total des recettes de l'Etat 98 2.455 7.393 17.079 28.173 35.954 37.212 38.755 39.535 39.892 40.043 39.595 38.695 37.345 38.888 38.888 38.888 38.888 38.888 38.888 38.888 38.888 38.888 MONTANT TOTAL DES RESSOURCES 407 76. 89.268 92.955 69.899 60.943 35.954 38.203 38.755 39.535 39.892 40.043 39.595 38.695 37.345 .8 888 38 .888 38.888 38.888 38.888 38,888 38.888 38.888 Emploi des ressources Dépenses encourues dans les exploitations - 4.646 10.527 21.127 24.862 23.154 21.374 20.016 20.099 20.441 21.270 21.333 21.333 21.333 21.333 21.333 21.333 2.333 212333 21.33 2 Administration du projet 43.897 68.539 72.919 59.592 31.048 23.779 14.317 14.152 14.152 14.007 10.162 9.384 9.384 9.384 9.384 9.384 9.384 9.384 9.384 9.384 E,,udes en vue de la deuxième étape - 6.300 9.800 14.200 7.000 1.500 - - - - - - -2- - 0 3 0 3 0 Provisions pour imprévus 3.925 7.948 9.325 9.472 6.291 4,843 3.569 3.417 3.425 3.445 3.143 3.072 3.072 3.072 3.072 3.072 3.072 3 072 3.072 3.072 Total des emplois, service de la 47.822 87.433 102.571 104.411 69.201 53.276 39.260 37.585 37.676 37.893 34.575 33.789 33.789 33.789 33.789 33.789 33.789 33.789 33.789 33.789 33.789 dette non compris Service de la dette correspondant au crédit de l'IDA Commission - 306 877 1.528 2.170 2.566 2.812 2.812 2.812 2. 2.756 2.728 2.700 2.672 2.644 2.616 2.587 2.559 2.531 2.447 2 1 10 Remboursements -_3.750 3.750 3.7-0 3.750 3.750 3.750 3.750 3.750 3.750 3.750 11.250 1 Total du service de la dette - 306 877 1.528 2.170 2.566 2.812 2.812 2.812 6.534 6.506 6.478 6.450 6.421 6.394 6.366 6.337 6.309 6.281 13.697 13.612 13.528 13.444 13.359 MONTANT TOTAL DES EMPLOIS 47.822 87.739 103.448 105.939 71.371 55.842 42.072 40.597 40.488 44.174 41.081 40.267 40.239 40.211 40.183 40.155 40.126 40.098 40.070 L .486 47.401 47.317 47,233 47.148 Solde net des ressources (7.054) (11.465) (14.180) (12.984) (1.418) 5.101 (6.118) (2.194) (1.733) (4.892) (1.189) (224) (644) (1.515) (2.838) (1.267) (1.238) (1.210) (1.182) (8.598) (8.513) (8.429) (8.345) (8.260) Solde cumulé (7.054) (18.519) (32.699) (45.683) (47.155) (42.054) (48.172) (50.366) (52.099) (56.991) £58.180) (58.404) (59.048) (60.563) (63.401) (64.688) (65.906) (67.116) (68.298) (76.896) (85.409) (93.838) (102.183) (110.443) 1/ En raison de l'augmentation de la production de mais et de sorgho dans le cadre du projet, on a admis par hypothèse que 3as importations de ces produits étaient appelées à diminuer, et que par conséquent, le montant des droits e 1importation diminuerait en proportion. 2/ L'impdt sur le revenu est plus élevé dans la zone de départ que dans celle du projet. Par conséquent, la migration envismgée provoonera une réduction des recettes fiscales. AINEXE 9 Page 1 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES Calcul du taux de rentabilité économique 1. On trouvera au Tableau 1 une énumération des divers postes de frais et de produits à p.endre en considération dans le calcul du taux de rentabilité économique de l'investissement consacré au programme de colonisation, au programme concernant les agriculteurs déjà établis et à l'ensemble du projet. On trouvera au Tableau 2 les résultats d'une analyse de sensibilité fondée sur quatre hypothèses différentes de réduction en ce qui concerne les produits financiers. 2. Le taux de rentabilité a été calculé sur la base des données ci-après: a) Durée du projet On a admis pour hypothèse que la durée économique _u programme de colonisation et du programme concernant les agriculteurs déjà établis était de 25 ans à compter de la première année du projet. Par conséquent, le montant des produits afférents à chaaue exploitation s'échelonne sur une durée de 20 à 24 ans. b) Prix de revient i) Infrastructure et frais d'équipement agricole de la STN Les éléments du prix de revient de l'infrastructure du projet et de l'équipement agricole de la STN sont indiqués à l'Annexe 6, Tableau 3. Tous les frais d'infrastructure et les frais d'équi- pement agricole de la STN imputables à la mise en oeuvre du projet, tant les dépenses en capital que les dépenses courantes, ont été comptabilisés. Etant donné qu'aucun puits artésien n'a jamais été foré auparavant dans la zone du projet, le devis a été majoré d'une provision pour imprévus de 20 pour cent. ii) Coûts imputables aux exploitations agricoles Les coûts des fournitures à caractère saisonnier, des boeufs et du matériel agricole ont été comptabilisés compte tenu des renseignements figurant à l'Annexe 6, Tableau 4. On a admis par hypothèse que les frais d'entretien annuels du matériel agricole représentent 15 pour cent de l'investissement initial. Tous les coût sont nets de taxes et de droits à l'importation. Tous les ANNEXE 9 Page 2 coûts ont été majorés d'une provision pour imprévus de 10 pour cent. Les dépenses encourues par les exploitants ont été comprises dans les frais imputables aux exploitations agricoles, et ont été évaluées- compte tenu des budgets des exploitations figurant à l'Annexe 7. Le coût de la main-d'oeuvre familiale est considéré comme nul, et l'autoconsommation est considérée comme un produit financier afférent au projet. En effet, le volume de l'auto- consommation est plus que compensé par la valeur de la production obtenue sur les terres libérées par les familles de colons dans la zone de départ. En effet, en raison de la pénurie de terres, celles-ci seront immédiatement reprises et cultivées par d'autres agriculteurs. iii) Frais de gestion Tous les frais d'administration du projet, y compris les frais de vulgarisation et le coût de la formation du personnel imputable à la mise en oeuvre du projet, tant les dépenses en capital que les dépenses courantes, ont été comptabilisés. La commission de l'organisme de gestion a été évaluée à 15 pour cent du montant total des émoluments de tout le personnel. Les frais de gestion du programme de colonisation comprennent la rémuné- ration des effectifs oui devront être affectés au siège en nombre suffisant pour gérer les deux programmes (colons et agriculteurs établis); par conséquent, seuls les coûts directs correspondant au personnel de vulgarisation complémentaire nécessaire à la réalisation du programme concernant les agriculteurs déjà établis ont été effectivement imputés sur ce dernier. iv) Etudes complémentaires Le coût des études d'évaluation du projet et le coût de l'étude de justifioation concernant l'éventualité d'un deuxième projet qui ferait suite à celui-ci n'ont pas été pris en consi- dération dans le calcul du taux de rentabilité économique. c) Produits financiers i) Rendement et production Le rendement et la production des cultures en cause sont évalués d'après les données figurant à l'Annexe h, Tableaux 2, 3 et 10. ii) Prix La rentabilité a été calculée compte tenu de la répartition du produit des ventes indiquée à l'Annexe 2, T bleaux 6, 10 et 11, les résultats étant indexés compte tenu des variations des cours mondiaux indiquées à l'Annexe 2, Tableaux 4, 9 et paragraphe 7.06 du rapport proprement dit. ANNEXE0 9 Tableau 1 PROJET DE COIDNISATION DES TERRES NEVS CALOULS DE RENTAMLITE - EN MLLIERS DE FRANCS 0FA 1982 et ann4es 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1918 1979 1980 19e1 5uivanteS A. PRII DE REVIENT DU PROJET 1. Programe de colonisation Infrastructure et matéri.l ppertenant 4 la STN 38.123 32.303 36.493 23.633 944 345 696 692 696 567 Frais imputables aux expluitations agricole5 - 2.671 8.101 17.339 20.196 19.149 16.953 15.803 15.678 16.228 16.953 17.016 Trattements, LndeeiLts et cooission de geztion 4.887 18.702 20.099 19.065 20.099 14.365 5.841 5.841 5.841 5.841 4.324 4.324 Recr-tement, transport et frai3 de subsistonce des colon 57 2.414 4.771 7.071 - - - - - - Frai d'eploitation de la STN et £r-al diver. 630 3.250 3.796 3.899 4.439 4.136 3.686 3.584 3.584 3.584 3.429 2.651 Soun-total 43.897 59.340 73.260 71.007 45.678 37.994 27.176 25.920 25.799 26.220 24.706 23.991 Provision pour Imprévun 10% 3.925 5.934 7.326 7.101 4.568 3.799 2.718 2.592 2.580 2.622 2.471 2.399 Total 1 47.822 65.274 80.586 78.108 50.246 41.794 29.894 28.512 28.379 28.842 27.177 26.390 Prograe~ relatif! aux agriculteurs dblå établis infrastructure et matériel appartenant à la BTN - 7.776 2,805 557 40 62 291 234 276 214 - Frais supplrentalres imputablas aua exploitation egricoles - 1.975 2.426 3.788 4.666 4.005 4.421 4.213 4.421 4.213 4.317 4.317 Tra1tements, indemnitås et o-is.o.n dr gesti.n - 3.412 3.567 3.762 3.877 3.240 2.290 2.290 2.290 2.290 1.344 1.344 Frai. dleploitatin de la STY et £r1o diver. - 681 1.387 1.545 1.648 1.630 1.505 1.505 1.505 1.505 346 346 Ju--t.tal - 13.614 10.185 9.652 10.231 8.937 8.507 8.252 8.492 8.222 6.007 6.007 Provisoon pour imprévus 105 - 1.384 1.018 965 1.023 894 851 825 849 822 601 601 Total . - 15.228 11.203 10.617 11.254 9.831 9.358 9.077 9.341 9.044 6.608 6.608 PRIX DE REVIENT TOTAL DU PROJET 47.822 80.502 91.789 88.725 61.500 51.625 39.252 37.589 37.720 37.886 33.705 32.998 B. PRDUITS AFFrtENTS AU PRGJET 1. Programm do ooloni-ation joton a.ntit4 tonnes . - 5 1325 332 532 675 690 728 788 810 810 Prix FCFAMkg - 39.510 38.124 37.954 37.954 37.954 37.954 37.954 37.954 37.954 37.954 Valeur - - 1.183 4.766 12.601 20.192 25.619 26.188 27.631 29.908 30.743 30.743 Arachide Quantitb tonnes - 50 200 515 780 945 913 950 1.025 1.088 1.125 1.123 Prix FeFA,kg - 30.591 20.765 26.841 26.841 26.841 26.341 26.841 26.841 26.041 26.841 26.841 Valeur - 1.530 5.753 13.823 20.936 25.365 24.506 25.499 27.512 29.203 30.196 30.196 MaT QuantitA 'tonne.) . 22. 70 142 155 165 180 185 200 225 240 240 Pr-l FGFAAkg M18.50 19.050 19.200 19.520 19.830 20.100 20.380 20.660 20.660 20.660 20.460 Valer- - 415 1.334 2.726 3.026 3.272 3.618 3.770 4.132 3,648 4.958 4.958 Sorgho Quantitå nnso - 25 110 255 398 472 570 608 712 765 810 810 PrI-x FFA/tg - 16.300 16.410 16.500 16.860 17.220 17.580 17.940 18.300 18.300 18.300 18.300 Valeur - 408 1.805 4.208 6.710 8.128 10.021 10.908 13.030 14.000 14,923 14.823 Prodult total Lmputable au progr~ae de colonlzatlon . 2.353 10.077 25.523 43.273 56.957 63.764 66.365 72.305 76.759 80.720 80.720 Pr.gramse conernant les agriculteur dJA Atabli, Production supploentaire de coton t-nn e) 36 60 118 131 172 228 248 248 248 248 248 Prix - 40.986 39.510 38.124 37.954 37.954 37.954 37.954 37.954 37.954 37.9254 37.954 Valer - 1.476 2.371 4.501 4.972 6.528 8.654 9.413 9,413 9.413 9.413 9.413 Prodation spplmeentaire d'arachide tonnes - - 27 47 87 117 125 131 138 159 174 174 174 Pr-ia 30.591 28.765 26.841 26.841 26.841 26.841 26.841 26.841 26.841 26.041 26.841 Valeur - 826 1,352 2.335 3.140 3.355 3.515 3.704 4.268 4.670 4.670 4.670 Production suppletaIre de oat. t~nnes - - 10 24 35 48 54 54 54 54 54 54 Prix - 19.054 19.200 19.520 19.830 21.000 20.380 20.660 20.660 20.660 20.660 Valeur - - 191 461 683 952 1.085 1.101 1.116 1.116 1.116 1.116 Pr-oduat uppléntare total pour le, agrilters d8j8 6tabli - 2.302 3.914 7.297 8.795 10.835 13.255 14.218 14.797 15.199 15.199 15.199 PRODUMT TOTAL AFFERE= AU PBOJET 4.65 13.991 32 32.8 67.792 7019 0.583 87.102 91.958 9.19 PRULITS S Prograe de coloisation (47.822) (62.921) (70.509) (52.585) (6.973) 15,163 33.870 37.853 43,926 47,917 53.543 54.330 2. Programee concernant les agriculteur déjå établis - (12.926) (7.289) (3.320) (2.459) 1.004 3.897 5.142 5.456 6.155 8.591 8.591 PRODUIT NET TUTAL AFFERENT AU PRDJET (47.822) (75.847) (7 798) (55.905) (9.432) 10.167 37.767 4.9 49.392 3407 62.134 ANNEXE 9 Tableau 2 SENEGAL PROJET DE COLONISATION DES TERRES NEUVES TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE ANALYSE DE SENSIBILITE Hypothèses de réduction/produits financiers 51,~ Programme de colonisation concernant 300 familles 12,47 11,41 10,32 Programme concernant la population déjà établie 15,b5 14,09 12,34 TOTAL PROJET 12,ô3 11,71 10,54 Hypothèses d'augmentation/coûts JJ 10% Total projet - produits financiers 100;l 12,83 11,76 10,76 MA p SE"NEGAL TERRES NEUVES RESETTLEMENT PROJECT Ad . PROJECT LOCATION & POPULATION DENSITY ST LOU ~f / F ClMbomø- s -Mer PSEUISABY K". Bob.- G-Q. Age sbC papengui "" Oag iaoF s-a. Goss N.t., 1 Sa Thamy KAY A Mb,, eY 'r-~~ -- gl0 Cd, M. eo ld oung N n YAMBACOUNDA I MA LI AA BATH IRS- 6AM9M RG J.rto Jiba " PFNSUGY.SENGUINEAokolo Kabo aZ NIOK I- KOBA UnT 7 NATIONAL PARKM 21 Io ZGNCHDR, -PORTUGUESE GUINEA GU l N E A- 16 14 14 AUGUSrT' 19 70 IBRD 311C 1 we→一一ー一ー一ー一一ー一ーーー11肥」■■■国国国日日国国国日 . . p & _一 国国日日日日国日国日日日国日国日国国日日国国国園国国国国園国日日日国■■■国■国国■国■■■国■■■園■■園国■■■■■■園■■■■自■■園■■■■■■J

Key facts
Organisation World Bank Group
Document type Staff Appraisal Report
Adoption date
Country Senegal
Source World Bank