(WPR/RC35/SR/3) COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE New Town lIall, Civic Centre, Suva Jeudi 6 septembre 1984, l 9 heures PRESIDENT: Dr T.M. Biumaiwai (Fidji) SOMMA IRE
Allocut ion du Pres ident •••••..•..••••••••.••••••.••••••••••••.•• 2.
82 82 86 86 92
Rapport du Directeur regional (suite) •..•.•.•...••...•••••..•••• Examen du projet de budget programme ....•....•..•.•.....•..••...
3.
3.1 Examen de l'execution du budget en 1982-1983 •••••••••••...•• 3.2 Projet de budget programme 1986-1987 ••••••••••••••••••.•••.•
- 81 -
82
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
1.
ALLOCUTION DU PRESIDENT:
Point 5 de l'ordre du jour
Le PRESIDENT prend 1a parole devant Ie Comit~ (voir Annexe 1). 2. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 9 de l'ordre du jour (document WPR/RC35/4 Rev.l) (suite de la deuxieme s~ance, section 2)
Lutte contre la maladie (page 20) Le Dr THONG (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) a sa satisfaction quant a la collaboration de l'OMS aux activites antipaludiques 11 Hong Kong, jadis zone end~ique. A la fin des annees 1940, la morbidit~ annuelle moyenne se situait entre 1000 et 2000 cas et Ie nombre de dec". oscillait annuellement entre 100 et 800. Le paludisme devint une maladie 11 declaration obligatoire dans les annees 1950: c'est alors que Ie nombre de, cas signalh diminua pour se stabiliser une moyenne de 500 par an; cette diminution se poursuivit pour atteindre une moyenne de 20 cas par an en 1975. Le nombre de deces quant a lui est passe de 89 en 1950 a zero en 1957. exprim~
a
La disparition de 1a transmission du paludisme est attribuee essentiellement a l'~limination des gites de reproduction par 1 'urbanisation rapide et la pollution. Cependant, quelques districts a faible densite de population continuerent a constituer un habitat nature 1 favorable 1 la reproduction des vecteurs. De 1978 1983, deux deces ont eU; enregis tres et une moyenne de 50 cas ont ete signales annuellement, pour la plupart importes par des voyageurs ou des refugies, essentiellement en provenance de l'Asie du Sud-Est.
a
La situation de Hong Kong, en tant que centre de commerce international et connaissant par consequent des mouvements de population importants Is rend hautement vulnerable 11 I' importation du paludisme a partir des pays voisins. De plus, la situation epidemiologique existante, associee A des considerations economiques J sociales et politiques rend illusoire Ie contrale ou la mise en quarantaine des cas importes. L'accroissement du nombre de cas de paludisme importes ces dernieres annees a entrain~ des flambles locales, par exemple dans les Nouveaux Territoires, ou 19 caB ont ete signal ... a la fin de 1983. Au total, 125 cas ont He signales en 1983, dont 30 indigenes. Repondant a une demande du Gouvernement, IIOMS a rapidement mis a 1a disposition du Territoire des equipes de paludologues et d 'entomologistes capables d 'entreprendre des enquetes epidemiologiques et de conseiller sur les remedes 8 apporter. Un parasitologue a aussi ete charge d'y organiser un Cours sur les techniques de diagnostic en laboratoire. Pour Hong Kong, Ie Meilleur moyen d'empecher l'exportation du paludisme endemique est une detection precoce et un traitement immMiat des cas, associes avec des mesures de lutte antivectorielle ponctue1les et des activites antipaludiques de routine dans les zones abritant des gites de reproduction, actifs au potentiels~ Tous les dtfpartements gouvernementaux concern~s ont coordonne leurs efforts pour rendre efficace la lutte contre cette maladie. Une importance consid~rable a ete accordee a la formation, ce qui doit ameliorer les competences des paludologues, quelque peu emoussees au fil des annees ou la maladie ne s'etait pratiquement plus manifesUie. On envisage actuellement la formation du personnel de sante sur tous les aspects de l'epidemiologie du paludisme et de la lutte contre cette maladie. Heureusement, Ie principal parasite du paludisme, Plasmodium vivax, est encore sensible a la
COMPTE RENDU ANALYTlquE DE LA TR01SIEME SEANCE
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chloroquine contrairement a P. falciparum, espece pr~valente dans certaines autres regions. Le Dr Thong demande alors au Secretariat de lui communiquer les informations les plus r~centes sur Ie traitement du paludisme.
Le Dr BAVADRA (Fidji) Ies pays
indique que m@me
si
le
paludisme
n'est
pas
end&nique dans son pays, la menace est constante de voir introduire Ie vecteur et, par consequent, Ron Gouvernement suit de pres la situation dans
voisins tels que Vanuatu, les lles Salomon et la Papouasieet il est pret a les aider pour l'application de mesures de 1utte. Grace II son exper ience aux Iles Salomon au debut des annees 1970, il est convaincu que l'approche en fonction des soins de sante primaires, fondee sur la participation communautaire, est particulierement adequate pour la lutte antipaludique en zone rurale. Il conviendrait par Nouvelle-Guin~e, cons~uent
Region,
ce
d 'envisager de renforcer les soins de sante primaires dans qui aiderait les pays mentionnes plus haut II maitriser
la la
situation. Le Dr
Son pays est ACOSTA en
pr~t
a
leur apporte, son appui pense que l'OMS
a
cet egard. apporter BeG pour
(Philippines) ce qui
devrait Ie
des 1a
ec laircissements
concerne
1a vaccination par
prevention de la tuberculose. Les resultats de l' etude entreprise en Inde de l'efficacite du BCG ont seme le doute sur sa valeur chez 1es responsables des po1itiques: l'OMS devrait essayer de 1e dissiper. Le Dr PAIK (Chef de 1a promotion et du developpement de la recherche), repondant au representant de 1a Papouasie-Nouvel le-Guinee , signale que bien que 1 'eradication mondiale du paludisme ne soit pas envisageable dans un avenir proche, divers outi1s nouveaux sont actue11ement mis au point par Ie
Programme special de recherche et de formation concernant les maladies tropic ales ; ils pourraient ouvrir la voie a une amelioration de 1a lutte progres recents de la recherche ont conduit a la mise au point de plusieurs vaccins potentiels dont certains seront i'objet de tests preliminairea dans les quelques prochaines annees. Les antigenes protecteurs de p1usieurs especes de plasmodiums ont ete identifies et analyses. Leur production par l'ingenierie genetique et la synthese de polypeptides est a l'etude. A en croire 1es progres rl!cents I 1a recherche sur 1es vaccins antipa1udiques devrait passer de 1a recherche fondamentale en laboratoire a la production pilote de ces vaccins et a leur mise II 1 'epreuve du point de vue de 1 ' inocuite. Le vaccin Ie plus utile pourrait resulter d 'une combinaison d'antigenes de parasites aux divers stades de leur cycle biologique. Le Dr Paik indique au representant du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'lrlande du Nord que les principaux medicaments a utiliser contre les souches de P. fa1ciparum pharmaco-resistantes sont le Fansidar et le Meloprim. On peut s'attendre a ce que l'uti1isation de la mefloquine soit bient8t autorisee mais uniquement pour tutter contre les souches de
contre
cette
maladie.
Parmi
ces
outiis
se
trouvent
1es
vaccins.
Les
P. fSlciparum ch1oroquino-resistantes. L'utiliser sur une plus grande echelle ferait courir Ie risque de voir se d~velopper des souches r~sistantes. Le Qinghaosu est actuellement A l'essai en Chine; les souches de P. falciparum et de P. vivax ch1oroquino-resistantes Be sont revIHees sensib1es a cet antipaludique. Les etudes ont egalement montre sa valeur potentielle pour le traitement du paludisme cerebral. Le Quinghaosu est actuellement utilise en Chine a titre d 'essai, mais n'est pas encore disponible pour les programmes de 1utte antipaludique d'autres pays. sur Le Dr GOH KEE TAl (Singapour) a appris qu'une firme pharmaceutique est le point de commercialiser de la mefloquine combinee a d'autres
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COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION tels vitro
medicaments ~tudes
que
la
pyrimethamine en
et
la ont
sulfadoxine. montre une
Puisque resistance
des du
paludisme a falciparum a la mefloquine, Ie Dr Goh Kee Tai demande comment I 'OMS controlera I 'utilisation de ce m~dicament pour eviter que Le Dr PAIK (Chef de la oromotion et du developpement de la recherche) indique, pour repondre au Dr Goh Kee Tai, que la mefloquine ne devrait pas
in
entreprises
Thallande
n'apparaissent des souches mefloquino-resistantes.
elle devrait etre utilisee exclusivement pour Ie traitement du paludisme a falciparum chloroquino-resistant. Des ~tudes ont montre que son utilisation en combinaison avec d'autres medicaments, par exemple pO\lrrait retarder l'induction de cette resistance. des 5ulfamides,
~tre
utilis~e
seule ou pour le traitement de cas ordinaires de paludisme;
Le Dr DANG HOI XUAN (Viet Nam) aimerait que I'OMS indique Ie schema chimiotherapeutique Ie plus efficace pour lutter contre Ie paludisme pernicieux provoqu~
par P. falciparum.
Le Dr PAIK (Chef de la promotion et du developpement de la recherche) repond qu'une association de quinine et de tetracycline pendant 5 jours est
utilisee avec
succ~s
dans certains pays de la peninsule indochinoise pour
Ie traitement du paludisme pernicieux. Viet Nam, IIOMS s'emploie
a
A la demande du Gouvernement du
trouver un consultant qui mettrait au point des
directives pour la prise en charge des cas graves de paludisme clinique. Appui au plan de l'information sanitaire (page 26) II D'y a pas d'observations.
Services d'appui (page 27) II n'y a pas d'observations. Coordination exterieure pour Ie developpement sanitaire et social (page 27) II n'y a pas d'observations.
Comite regional (page 28) II o'y a pas d'observations.
Le DIRECTEUR REGIONAL remercie Ie Comite pour les commentaires qu'il a formules sur son rapport - auquel tant de gens ont travaille dans un esprit de collaboration. Les representants de l'Australie, de la Nouvelle-Zelande et des Etats-Unis d'Amerique ont suggere que Ie rapport soit fonde sur une evaluation des progres realises dans la mise en oeuvre de la strategie de la sante pour tous. Une telle approche est certainement souhaitable, mais i 1 s 1 agit ici d 'un rapport annuel succinct portant sur deux prograonnes generaux de travail, la periode de juillet a decembre 1983 etant couverte par Ie sixieme programme general de travail et celie de janvier a juin 1984 par Ie septieme; on a donc eu quelques difficultes a amalgamer Ie tout. De plus, les six premiers mois etaient couverts par Ie budget 1982-1983, qui ne comprenait pas les indicateurs cibles, alors que les six derniers
mois eraient couverts par Ie budget 1984-1985, ou figuraient indicateurs. On t§chera a I'avenir d'ameliorer la presentation.
ces Les
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE
85
premiers rapports sur I'evaluation de 1s strat~gie de la sante pour tous, qui seront examines plus tard, doivent parvenir au Bureau regional en mars 1985 et se retrouveront dans Ie prochain rapport biennal, qui couvrira la
periode allant jusqu'a juin 1985. I i faut esperer que tous lee pays soumettront leur rapport en temps utile, e'est-A-dire en mars 1985 au plus tard. Tout ehangement dans la presentation du rapport doit faire bien entendu l'objet d 'une discuE'~ion
au niveau mondial
et
non pas
seulement
regional.
11 faudra done soulever eette question au plan mondial.
En ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires, des etudes sont en cours sur 1 'hypertension, l'attaque d'apoplexie, les maladies rhumatismales
et les cardiopathies ischemiques; en particulier, des enquetes epidtimiologiquee sont aetuellement MeneeS dans le Pacifique Sud avec l'appui de 1a Commission du Pacifique sud et du Gouvernement australien.
En ce qui coneerne 1e paludisme, le Qinghaosu - Mis au point grace a une collaboration entre la Chine et le Programme spticial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales - slest annees avant qulon puisse l'utiliser couramment. r~v~le
particuliere-
ment efficace contre 1e pa1udisrne cerebral rnai. i1 faudra encore quelques Pour repondre au reprtisentant de Singapour, Ie Directeur rtigional indique que l'OMS a deja Mis en garde contre un mauvais usage de la rnefloquine. Les essais de l'OMS ont ete strictement controles et les pays devraient suivre de tres pres les directives de l'Organisation.
Se reportant a ce qu 'a dit le Dr Paik, le Directeur rtigional prticise que d'apres des etudes specialisees, Ie Meilleur traitement type du paludisme pernicieux au Viet Nam est probablement l'association de sulfate de quinine et de tetracycline. Le Fansidar devrait etre utilise dans certaines regions alors que, dans d'autres, des etudes complementaires sont necessaires en particulier sur Ie Qinghaosu.
Le reprtisentant des Etats-Unis d' Amerique a mentionne Ie tabagisme. 11 est prevu d 'entreprendre non seulement des campagnes antitabac mais aussi des etudes sur la pollution a 1'inttirieur des bitiments, probleme qui, contrairement A la pollution exterieure, semble slaggraver 8i lion en juge par l'augmentation du nombre de cas de cancer du poumon dans certains
pays d'Asie. On peut esperer que de nombreux Etats Membres collaboreront aux etudes et appuieront l'action visant a interdire l'usage du tabac dans les avions.
Pour ce qui est du developpement de systemes d'information pour la sante auquel le representant de la Chine, notallUDent, a fait allusion, Ie Directeur regional precise que des difficultes ont ete rencontrees dans la mise au point des logiciels mais que les etudes progressent assez rapidement. On insistera aussi sur l'amelioration des systemes de
communication.
La collaboration des Etats-Unis d'Amtirique et l'utilisation
aide considerable a cet egard, et il faut esperer que d'autres activittis de collaboration analogues verront Ie jour. d~veloppement
du satellite stationne au-dessus des lIes Salomon seront sans doute d'une
En matiere
de
des
personnels
de
santi,
le
Directeur
regional est reconnaissant des offres faites par le representant de la France et par d'autres et i l souligne l'importance de la collaboration internation.3.1e en ce domaine.
86
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
de
Le Directeur regional a pris bonne note des remarques du representant la Republique de Coree relatives 8 la sante bucco-dentaire et " 18
nutrition. Quant 11 la medecine traditionnelle, des faits tres importantB sont intervenus dans Ie domaine de l'acupuncture. Cependant, il est indispensable que I'OMS collabore avec des organisations non gouvernementales a ce sujet et la recente creation d'une Federation mandiale de l'acupuncture est un ~venement des plus heureux. Le representant des Philippines a Bouleve 1a question de 1a vaccination par 1e BCG. La resolution WPR/RC32.R16 apporte une reponse claire. La politique de l'OMS est que la vaccination par 1e BCG doit etre pratiquee dans les pays ou 1e taux d' infection est superieur 11 0,5% parmi les enfant •• La chimioprophylaxie a l'echelle d'un pays tout entier est trop coGteuse et favorise l'apparition d tune resistance aux medicaments, de sorte que l'utilite du medicament contre 1a ma1adie s'en trouve diminuee.
1"
Le Dr PAIK (Chef de 1a promotion et du deve10ppement de 1a recherche) dit que deux mesures ont ete prises pour fa ire face l'eventua1ite d'une resistance a 1a mef1oquine: premierement, des traitements associant 1a mefloquine et d'autres antipaludiques sont en cours de mise au point et une formu1e pharmaceutique de mefloquine avec de 1a sulfadoxine et de la pyrimethamine devrait etre disponib1e tres bientat; deuxiemement, l'OMS conseille 1es pays quant a l'utilisation rationnel1e de la mefloquine et de traitements combines base de mefloquine, les mettant en garde contre une utilisation abusive qui pourrait conduire au d~veloppement d'une r~sistance.
a
a
En l'absence de tout autre commentaire sur Ie rapport du Directeur regional, Ie PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de rt";solution approprie. (Pour l'examen du projet de resolution, voir Ie compte rendu analytique de la septieme seance, section 1.1).
J. 3.1
EXAMEN DU PROJET DE BUDGET PROGRAMME:
Point 8 de l'ordre du jour
~~~~=-=-~~~~~~~~~e=t~e~n~I~9~8~2~-~1~9~8~3: Point 8.1 de l'ordre du jour
Le DIRECTEUR REGIONAL, presentant l'examen de l'execution du budget en 1982-1983, indique que l'information contenue dans Ie document WPR/RC35/2 se ri!fere a la classification des programmes figurant dans le sixieme programme general de travail, dont 1982-1983 est 1a derniere periode bienna1e. Les chiffres mentionnes dans 1a deuxieme colonne de l'Annexe 1 correspondent aux montants indiques au Comite regional 11 sa trente et unieme session en 1980, et a un montant additionnel de US$753 500 attribue ulterieurement par Ie Directeur general, ce qui porte l'allocation totale pour le budget ordinaire a Us$39 522 500 pour 1982-1983. Le taux d'execution du budget programme en 1982-1983 a ete de 99,99%. Dans Ie montant total d' execution de US$39 521 421 sont repr ise. des activites pour un montant total de US$775 258 qui avaient ete alloues a 1'origine au Programme de developpement du Directeur regional, mais qui, lors de 1a mise en application, ont ete reelasse. sous Ie programme au titre duquel Ie. activites se sont deroulees, conune on peut Ie voir 8 l' Annexe 2.
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE En plus de 1 'allocation du budget ordinaire, des ressources
87 extra-
budget aires pour un montant total de US$19 287 850 ont eti; utilisees en 1982-1983. Ce montant depasse largement celui qui figurait dans le projet de budget programme 1982-1983 tel qu'il avait ete presente au Comite r~gional,
en raison du fait que davantage
de
ressources
extrabudgetaires
ont ete liberees au cours de la periode d'execution. Si on note des differences entre les previsions du budget programme original et les chiffres d 'ex~cution, en raison de changements apportes
dans l'ordre des priorites accordees par les gouvernements, les programmes prioritaires sur lesquels le Comite regional s'etait mis d'accord lorsqu'il avait examine le projet de budget programme 1982-1983 sont restes les m@mes. Le developpement des personnels de sante, la lutte contre les maladies transmisibles, Ie developpement des services de sante et la promotion de la salubrite de l'environnement sont responsables de la plus grande partie de l'execution du budget programme. Le Dr SUNG-WOO LEE (Republique de Coree) indique que 1 'execution du budget progranune pour 1982-1983 semble bien equilibree, mais il note que les allocations pour Ie Developpement des services de sante (3.1), les Substances prophylactiques, diagnostiques et therapeutiques (3.4), Ie Developpement des personnels de sante (6.1) et l'Information pour la sante (7.1) n'ont pas ete entierement utilisees. Les sommes indiquees pour l' execution des programmes relatifs II la Recherche sur les services de sante (3.1.6) et les Preparations pharmaceutiques et produi ts biologiques 0.4.2) sont sensiblement inferieures aux allocations prevues. Il demande comment Ie solde a ete utilise.
M. BOYER (Etats-Unis d 'Amerique) indique que le document WPR/RC35/2 est utile en ceci qu'il souligne l'accent mis sur les diverses parties du budget, les augmentations et les diminutions. Les augmentations de presque US$l million pour la Lutte contre les maladies transmissibles (4.1) et de quelque US$300 000 pour les Mesures d'assainissement de base (5.1.2) sont parfaitement comprehensibles, compte tenu des problemes que connslt la Region. II approuve ~galement la diminution de quelque US$400 000 pour la Promotion de la formation (6.1.2). Les Etats-Uni. ont dejl exprim~ quelques r~t
icences
sur
Ie
fait
d' accorder
1a
priorite au programme des bourses
d'etudes. D'autre part, il s'interroge sur la diminution de quelque US$200 000 pour les Preparat ions pharmaceutiques et produits biologiques (3.4.2) - domaine qui se voit accorder une attention sans cesse croiasante II l'OMS. De la m@me maniere, la diminution de quelque US$150 000 pour les Statistiques sanitaires (7.1.1) est surprenante si l'on songe sux nombreux commentaires faits lors de la prec~dente session du Comite r~gional sur les difficultes que les pays rencontraient pour repondre aux questionnaires de 1 'OMS. Des amUiorations dans ce domaine sont essentielles pour ~valuer leo progres realises dans la mise en oeuvre de la strat~gie de Is sant~ pour tous.
La Trente-Septieme Assemblee mondiale de la Sante, lors de son examen de l'execution du budget 1982-1983, a appris que l'OMS n'a utilise que 96,68% du montant total des allocations budget aires. Cette proportion est habituelle pour les organisations importantes, dont on ne peut s'attendre a ce qu'elles ex~cutent leur budget II 100%. M. Boyer se dit par consequent surpris que Ie Bureau regional ait ete en mesure d 'executer 99,99% des previsions budget aires et it se demande comment cela a pu litre possible. Le Directeur r~gional a bien fait mention d'un montant de US$753 000 alloues par le Directeur gen~ral pour la Region, il se demande si Ie Bureau regional
88
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
avait do!penB~ plus que les allocations qui lui s'il a dO @tre aide par Ie Directeur general.
avaient
o!te accordo!es
et
Le Dr TAPA (Tonga) exprime sa grande satisfaction pour le taux d 'execution globale de 99,99% et l'utilisation des fonds extrabudgetaires re~us. 11 note avec plaisir 1 'augmentation du montant total des allocations dtun grand nombre de programmes Cy compris celles provenant de sources autres que le budget ordinaire). 11 est aussi satisfait du financement et de l' execution du Programme de deve10ppement du Directeur regional. 11 voudrait prier les donateurs de continuer a appuyer Ie budget programme de IIOMS, aidant ainsi les petits pays dont les ressources sont limitees. Dr KITAGAWA (Japon) demande quelques explications sur les differences importantes entre les allocations budg~taires et les sammes effectivement utilisees pour certains programmes. Par exemple, les sommes utilisees pour Ie programme intitule Technologie appropriee pour la sante (3.1.5) et pour Ie programme de Sante maternelle et infantile (3.2.1) depassent de loin 1es
allocations budgetaires, alars qu1une bonne proportion des sommes allouees a 1a Recherche sur les services de sante (3.1.6) et aux Autres maladies non transmissible. (4.2.4) n'ont pas ete utiiisees. Le Dr KHALID (Malaisie) felicite le Directeur regional pour la bonne execution du budget en 1982-1983. Il est d 'avis que les differences qui existent entre les fonds alloues et les fond. effectivement depenses dans les divers secteurs traduisent en fait la souplesse du budget. Chaque budget est prepare deux au trois ans a l'avance et il est tout II fait possible que les priorites nationales evoluent pendant cette periode. Cette souplesse est importante si lion veut utiliser au mieux les ressources disponibles tout en continuant a promouvoir les soins de sante primaires. Le Dr BARKER (Nouvelle-Zelande) cons tate que les fonds affectes au titre des Statistiques sanitaires (7.1.1) n'ont pas ete entierement utilises. Selon Ie representant des Etats-Unis d'Amerique, il semblerait que eela provienne d'une reduction des activit~s, mais ce n'est pas forcement le cas. Dans taus les pays, on cherche a obtenir Ie maximum de r~suitats au moindre coat. Le Dr Barker aimerait savoir pour quelle raison lee fonds n'ont pas ete entie"ement utilish et il estime qu'il eerait utile en regle generale, que dans son analyse de l'etat d'execution du budget, Ie Secretariat indique les secteurs ou existent d'importantes differences entre les fonds alloues et les fonds effectivement utilises en en precisant les raisons. 11 se range done a l'avis du representant de la Malaisie propos de la necessite d'une certaine flexibilite dans l'execution du budget afin de pouvoir faire face a toute eventualite au cours de l'exercice budgetaire.
a
Le Dr LIU XIRONG (Chine) considere qu' il est tout II fait remarquable que le budget ait ete execute a 99,99%, grace aux efforts conjugues de l'OMS et de ses Etats Membres. 11 pense que la priorite accordee dans le budget II la Lutte contre les maladies transmissibles (4.1) et au Developpement des eervices de sante (3.1) correspond aux besoins de la R~gion sur le plan sanitaire. En ce qui concerne les fonds extrabudgetairee, l'a11ocation d 'environ 19 millions de dollars des Etats-Unis consentie par Ie PNUD et le FNUAP represente environ 50% du budget ordinaire. Le Dr Liu Xirong exprime sa reconnaissance aces organismes ainsi qu'au Directeur regional et A son equipe pour les efforts qu'ils ont deployes afin de promouvoir cette cooperation.
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE
89
Nouvelle-Z~lande
Le Dr Liu est d 'accord avec les repr~sentants de la Malaisie et de Is en ce qui concerne la n~cessite d 'une certaine souplesse
dans
la mise
en
oeuvre du budget progranune. generales (4.2.0).
11 demande que davantage
d'informations soient donnees sur 1 'execution du secteur Planification du
progranune et
activit~s
M. LAVEA (Samoa) remerc' e Ie Directeur regional pour la clart~ et la concision de son rapport sur Ie budget et souhaite des eclaircissements sur les changements intervenus dans les priorites nationales. II remercie tous ceux qui ant accorde des fonds extrabudgetaires au titre de la Sante de la famille (3.2) et plus particulierement au benefice de la Sante maternelle et infantile (3.2.1). II pense qu'il faudrait s'attacher encore davantage 11 obtenir des fonds extrabudgetaires au titre de l'Education pour la sante (3.2.4) et se felicite de constater que d'importants fonds extrabudgetaires ont ete affectes 11 la Lutte contre les maladies transmissibles (4.1). Le Dr HAN (Directeur de la gestion des programmes) indique, 11 propos de l'execution generale du budget, que les grands programmes envisages dans Ie budget programme ant ete adoptes par Ie Comite deux ans avant que commence leur execution. Quant 11 Is progrsmmstion detsillee, elle n'a ete effectuee qu'un an avant cette derniere. Conune on lla fait remarquer au
cours des debats, les priorites gouvernementales ant evolue entre temps et cette evolution transparait dans l' activite de cooperation entre 1 'OMS et ses Etats Membres. Les chiffres qui se trouvent dans Ie document WPR/RC31/4 correspondent done 11 la situation deux ans avant la mise en oeuvre des progranunes en question. Dans l'intervalle, les coOts de fonctionnement ont chang~ et ce qui peut apparaitre comme une augmentation ou une reduction importante ne correspond pas necessairement
A un ecart
reel par rapport aux previsions budgetaires. Les fonds non utilises dans certains secteurs du programme ant ete bien entendu affectes 11 d 'autres secteurs au les demandes ou les besoins des Etats impliquaient des depenses supplementaires.
S'il existe des lacunes dans la mise en oeuvre du budget prograrmne par Ie Comite, on peut admettre que la responsabilite en incombe dans certains cas au Secretariat mais parfois aussi aux Etats Membres. approuv~
L' accroiasement apparent de 84% dans Ie taux d 'utilisation des fonds 3110ues 1'1 la Technologie appropri~e pour la sante (3.1.5) par rapport aux previsions initiales, est trea superieur A la difference effective entre lea previsions de couts de fonctionnement et les fonds effectivement utilises. D'ailleurs, cet accroissement s'explique en partie par des depenaes supplernentaires en fournitures et en materiel, par des demandea de bourses d'etudes emanant des Etats Membres ainsi que par l'inflation. En ce qui concerne la Recherche sur les services de sante (3.1.6), l'execution n'a ete realisee qu'l'I concurrence de 21%. Cet etat de chases resulte d'une part de l'incapacite dans laquelle s'est trouve Ie Secretariat de fournir a un pays Ie specialiate scientifique qu' il avait reclame - celui-ci s'etant desiste au dernier moment - et d'autre part, de la decision de ne pas remplacer un autre specialiste qui avait demis8ionne d'un projet interpays et de faire executer de temps 11 autre son travail par des membres du personnel du Secretariat. En ce qui concerne la Sante maternelle et infantile (3.2.1), on s'est dans l'ob1igation, lors de 1a discussion du budget de fonctionnement de ce programme, de porter la prevision initiale 11 plus de US$400 000, de trouv~
90
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
sorte que Ie taux d'execution se monte effectivement A 100% et correspond a 1.1 priorite accordee par lea Etats
a ce
secteur du programme.
Au titre des Preparations pharmaceutiques et produits biologiques (3.4.2) on constate que les fonds effectivement utilises sont inferieurs aux
previsions; cet etat de choses s'explique par l'impossibilite de recruter un consultant pour un pays det~rmin~ et par Ie fait qulun certain nombre de
bourses d'etudes qui avaient ete proposees n'ont pas ete utilisees. En ce qui concerne Ie secteur Planification du programme et activites (4.2.0) qui figure dans Ie grand programme Lutte contre les maladies non transmissibles (4.2), Ie passage de US$129 800 A zero s'explique par la decision de transformer Ie poste de Conseiller regional pour les maladies cardio-vasculaires au Bureau regional en un poste de projet interpays afin de permettre au titulaire de travailler en plus etroite collaboration avec les pays. La somme correspondante a donc ete entierement absorbee par Ie secteur Maladies cardio-vasculaires (4.2.2). g~nerales
En ce qui concerne llun des secteurs les plus importants du programme,
A savoir la Promotion de la formation (6.1.2), le reliquat non utilise qui s'eleve A quelque US$400 ODD, a plusieurs origines. Par exemple, en ce qui concerne certaines des bourses d 'etudes, les candidats ont echoue aux examens de connaissances linguistiques et il slest
ete
ramenee de six a quatre mOls, ce qui a entrain~ une economie. Dans certains cas la formation a ete assuree dans la Region meme, d lOU une
revele difficile de les remplacer.
En outre, la duree des autres bourses a
supplementaire. Par ailleurs, certaines autres bourses ayant ete imputeea sur l'exercice prec~dent, leur cout n'apparalt pas dans Ie budget. En outre, un certain nombre de postes vacant. n'ont pas ete immediatement pourvus, certaines reunions ont ete financees sur des fonds extrabudgetaires et des consultants qu'il avait ete envisage de recruter n'ont finalement pas pu l'etre. Pour ce qui concerne lea Statistiques sanitaires (7.1.1),
~conomie
la
difference est due au fait qulun certain nombre de consultants qulil avait
ete envisage de recruter ne l'ont pas ete, que l'on n'a pas achete certains equipements initialement prevus et enfin, que le Siege de Geneve a assume la responsabilite financiere dlune des r~unions. En conclusion, Ie Dr Han assure Ie representant de la Nouvelle-Zelande qu I a I' avenir, les differences importantes, positives au negatives, entre
les previsions detail.
et
1 'execution des
programmes
seront
expliquees
plus
en
M. UHDE (Directeur du programme d'appui) repondant au representant des Etats-Unis d'Amerique, precise que Ie taux d'execution de 99,99% du budget programme pour 1a periode 1982-1983 a pu etre obtenu grlce a un contr3le budgetaire minutieux et avec Ie souci de mieux repondre aux besoins enormes de 1a Region. D'ailleurs, ce taux a ete tout aussi Heve en 1980-l98l. Ainsi, la Region du Pacifique occidental n'est guere responsable de la reduction du taux general d 'execution qui eat passe .!i 96%. La somme de US$753 500 A laquelle il a ete fait allusion a ete affectee par Ie Directeur general a des activites specifiques telles que la recherche sur l'hepatite B et Ie developpement des soins de sante primaires .!i Fidji, au Samoa et aux lIes Salomon; elle n'est
pas
destin~e
a
couvrir
un
eventuel
d~ficit
budgetaire.
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE M. BOYER (Etats-Uni. d'Amerique)
91
Butres Regions de l'OMS apprennent d'au6si pres que Ie Secretariat.
a
estime qu'il serait bon que les controier leur budget programme
Le Dr KHALID (Malaisie) se demande si les difficuites rencontrees pour pourvoir les postes dans Ia Region, du fait de I'evolution de l'ajustement de poste, n'ont pas un eEEe r nefaste sur I'execution des programmes et i1 aimerait s8voir quel1es mesures sont prises pour y remedier.
Le DIRECTEUR REGIONAL declare que la situation se deteriore indiscutablement. La politique suivie jusqu'ici a consiste a deployer Ie personnel interpays aux Philippines au Ie cont de la vie est assez raisonnable, maia les reductions recemment intervenues dans les ajustements de poste, qui
affectent une part importante du salaire, ont fait que Ie revenu global du personnel de la categorie professionnelle est tombe tres en-dessous de celui des fonctionnaires nationaux occupant des postes comparables. II en
est resulte des difficultes dans Ie recrutement du personnel international. D'un cate, il n 'y a pas assez de candidats originaires de pays hautelllent dt'!veloppes ou payant d' importantes contributions et qui figurent sur la liste autorisee, mais d 'un autre cote, dans les pays en developpement, surtout les moins avances, Ie recrutement par IIOMS, ne serait-ce que d'un seul des rares sp~cialistes de niveau professionnel qui existent, pourrait
mettre serieusement en danger un systeme de sante deja fragile. Le personnel du Bureau regional sacrifie d 'ailleurs une partie de ses conges annuels pour tenter de remedier A cette situation. Le DIRECTEUR GENERAL souligne que l'Assemblee mondiale de la Sante et Ie Conseil executif s 'efforcent depuis de nombreuses annees de trouver la meilleure fa~on de rnobiliser les res sources humaines au service des Etats Memhres. 11 indique que les diEficultes actuelles avaient t'!te en grande partie prevues et il s'efforce d 'ailleurs, depuis quelque temps, d 'encourager l' affectation pour de courtes pt'!riodes de rnembres permanents uu personnel de l'OMS ou de consultants aupres des Etats Membres, afin de lea assister dans la mise en oeuvre de leurs politiques sanitaires. En
general, les pays n'ont pas besoin de la presence permanente d'un specialiste de tel ou tel domaine pendant deux ou trois ans rnais seulement pendant des periodes d'un a deux mois. La Region a ete bien inspiree en utilisant ainsi les ressources pour les activites interpays. Cette formule est efficace et doH E!tre developpee. Une autre formule, tout aussi t'!conomique, consiste a faire davantage appel aux compt'!tencea que l'on trouve de plus en plus dans certains pays de la Region. Moyennant une contribution modeste de IIOMS, peut-@tre sous forme dlallocations ou d'indemnites journalieres modiques, I 'Organisation pourrait confier certaines taches
a des
experts nationaux.
Dans l'avenir previsible. l'OMS aura encore besoin de specialistes les plus qualifit'!s dans Ie domaine de la sante, que ce soit a Geneve ou dans les regions. II importe que les Etats Membres se rendent compte qu'il y a incompatibilite entre cette exigence et Ie fait d' imposer des criteres rigides de repartition geographique. Si l'OMS a mieux reussi que certains autres organismes, c'est
parce qu 'elle a toujours fait passer la competence avant la repartition geographique. L'OMS est un organisme hautement specialise qui ne peut se maintenir que par sa competence, et l'on ne peut attendre d'elle qu'elle se soumette aux decisions politiques prises par les ministres des affaires t'!trangeres a l'Assemblee gt'!nt'!rale des Nations Unies. Le Directeur
precis~ent
92
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
gemhal s 'efforce, en tant que tel, d 'assurer la repartition geographique la plus large possible, mais il s'oppose I l'id~e se10n laquelle l'effectif du personnel originaire d 'un pays determin~ devrait correspondre a la contribution de ce pays au budget ordinaire. II prie instamment les Etats Membres de la Region d'user de leur influence au sein de l'Assemblee de la Sante et du Conseil ex~cutif pour que ceux-ci lui laissent suffisamment de latitude dans la selection du nersonnel. En outre, si certains pays continuent a favoriser la medecine classique, en contradiction totale avec lea orientations sur lesquelles ils 5e sont eux-memes entendus au sein de IIOMS, leurs personnels ne seront plus en mesure de travailler I l'OMS. En revanche, ceux qui viennent de pays au l'on s'efforce serieusement de mettre en oeuvre lea grandes orientations de l'OMS conviendront forcement mieux I l'Organisation.
la competence de 1 'Organisation, i1 est egalement que celle-ci se procure des reS60urces suppb~mentaires pour assurer la formation permanente de son personnel. Les pays 5e rendent compte de la necessit~ d'assurer une telie formation A leur propre personnel et ils doivent comprendre que eela est vrai aussi au niveau international. Dans tous les domaines l'evolution est ineessante et les Pour maintenir n~cessaire
personnels 1es plus qualifi~s doivent tenir leurs connaissances I etre prets A assumer d'autres responsabilitesa
jour et
Certes, 1a qualite des experts qui travail lent au sein des programmes de recherche de 1 'OMS est tres elevee, mais partout, on note une grave p~nurie de "g~neralistes de la sante", c' est-l-d ire de personnes capables de comprendre les grandes options sanitaires, de reflechir en termes d'~pidemiologie, et de faire passer cette r~flexion ~pidemiologique dans la gestion. C'est pourquoi l'OMS deploie de grands efforts pour convaincre les Etats Membres de l'importance que revet 1a gestion. Au cours des dernieres annees, tous les Comites regionaux ont accord~ la priorit~ & la recherche sur leg systemes de sant~ mais jusqu'ici les resultats ant ~te desastreux ou peu s'en faut; pratiquement tous les systemes de soins souffrent d'une mauvaise gestiona Pour conc1ure, Ie Dr Mahler exprime sa confiance dans Ie systerne de gestion par exception. Dans les cas ou les experts reclames par les Etats Membres ne pourraient pas etre fournis du fait d'une adhesion trop stricte aux quotas de reerutement reeormnandes, i1 n 'hesitera pas l faire des exceptions meme slil encourt la critique des organes directeurs de 1 'Organisation, car il estime que c 'est Ie seul moyen de maintenir la competence et l'efficacite de l'OMS.
3.2
Projet de budget programme 1986-1987: Point 8.2 de (documents WPR/RC35/3 et WPR/RC35/INF DOC/3)
l'ordre du
jour
Le DIRECTEUR REGIONAL, en presentant Ie projet de budget progranme pour l'exercice 1986-1987, precise au Cornite que l'execution du budget programme pour 1a periode biennale en cours, c'est-l-dire 1984-1985, s 'effectue conformement au calendrier prevu. Malgr~ un certain nombre de reaffectations de ressources entre les differents programmes, qui. avaient et~ necessitees par les demandes des Etats, les changements ont ete peu nombreux et les ressources continuent d 'etre affectees en majorite aux progranmes qui sont d 'une importance fondamentale pour l'objectif de la sant~ pour tous.
COMPTE RENDU ANALYTlQUE DE LA TROISIEME SEANCE
93
Le projet de budget progrannne pour l' exercice 1986-1987 refUte 1a tendance vers Is reorientation des programmes en vue de 1a realisation de 1a sant~ pour tous. Apr~.
figure
avoir presente un bref aper~u du contenu du budget programme qui dans Ie document WPR/RC35/ 3, Ie Direc teur regiona 1 att ire sur certains p-:ints importants ainsi que guid~
l'attention
sur
certains
des
principes de budgetisation et de financement qui ont
sa preparation.
L' exercice 1986-1987 est Ie deuxieme qui entre dans Ie cadre du septieme programme general de travail, lequel est ega1ement Ie premier des trois programmes generaux de travai I a prevoir 1a fourniture aux Etats Membres d'un appui en vue de mettre en oeuvre leur strat~gie pour l'instBuration de Is sante pour tous dtici l'an 2000. Prepar~ en consultation etroite avec les Etata Membres de la Region, J.e projet de budget programme englobe des activites recensees par les pays eux-memes et qui correspondent a leurs besoins et aux priorites qu'ils se sont fixees pour atteindre l'objectif de 1a sante pour tous.
La proportion 1a plus importante (45,8%) du budget ordinaire est affectee a une vaste categorie de programmes classes sous Ie titre Infrastructure des systemes de sante, conformement au but du septieme programme general de travail, a savoir 1a Promotion et Ie renforcement de systemes de sante comp1ets reposant sur les soins de sante primaires. En accord avec 1a reorientation des programmes en vue de l'instauration de 1a sante pour tous, 1es Personnels de sante continuent absorber la proportion 1a plus importante des ressources (19,1%), 89% des fonds a11ant directement aux pays. Ce1a correspond au fait que les pays de 1a Region estiment prioritaire de preparer les personnels de sante A faire face aux besoios des systemes de sante. La Lutte contre 1a maladie vient au second rang par ordre d'importance (15,9%), suivie par Ie D~ve1oppement des systemes de sante (12,6%) et l'Organisation de systemes de sante fondes sur 1es soins de sante primaires (11,9%). Au cours de 1a periode 1986-1987, 1a collaboration de 1 'OMS s'effectuera essentie11ement au travers des programmes par pays. En outre, si un programme interpays a ete maintenu, c'eat qu'en raison du caractere het~rogene de 1a Region, un tel programme constitue un moyen plus efficace et plus economique d'assurer 1a cooperation. premier exemple de secteur specifique ou 1 'activite de sera concentree au cours de la periode biennale l venir, Ie Directeur regional cite Ie renforcement de la capacite nationa1e ~ definir les prob1emes de sante prioritaires et A elaborer, puis A mettre en oeuvre les mesurea necessaires A leur solution sur la base d 'un bon systeme d'information. L'effort en vue de trouver un moyen efficace et rentable d 'assurer les soins de sante en constitue un second exemple. Pour y parvenir, i 1 importe de se preoccuper du renforcement de la composante planification des personnels de sante du processus gestionnaire pour Ie developpement sanitaire national et de prendre des mesures en vue d' arne! iorer 1a coordination entre les producteurs et 1es utilisateurs de personnels de sante, ainsi que d 'ameliorer les po1itiques et systemes nationaux permettant d'assurer Ie d4ploiement et l'utilisation de ces personnels dans des conditions optimales. On peut encore trouver un autre exemple de ce genre dans Ie soutien permanent accorde a la Decennie coop~ration
a
Comme
94
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
internationale de l'eau potable et de l'assainissement. Le Directeur r~gional rappelle a cet egard que 1986 marquera la deuxieme moitie de cette Decennie et il prec 18e que pour arnel iorer I' assainissement de base des efforts seront consentis dans certains domaines tels que la formation du personnel a tous 1e. niveaux et l'ame1ioration de 1a capacite des co11ectivites a fa ire fonctionner et a entretenir elles-memes leurs systemes d'assainissement. D'ailleur~) Ie Cornite va se pencher dans la suite de cette session sur 1e prob1eme de l'hepatite B qui constitue un sujet majeur de preoccupation dans 1a Region du Pacifique occidental, ou i1 y a plus de 100 millions de porteurs du virus. Dans certains pays de la Region, les pratiques m&iica1es traditionnelles font partie du systeme national de sante et l'on reconnait de plus en p~us Ie role qu'elles peuvent jouer au niveau des soins de sante primalres. Des efforts seront faits pour integrer ces pratiques au systeme general de sante. Apres la publication, au debut de 1984, de 1a Standard Acupuncture Nomenclature, d 'autres travaux seront effectues sur la normalisation de cette nomenclature et en vue de renforcer les activites de formation. Au sujet de 1a presentation du projet de budget programme pour l'exercice 1986-1987, 1e Directeur regional indique que 1a somme initia1ement allouee a titre provisoire par Ie Directeur general se montait a U5$54 748 000 dont U5$28 362 000 pour les pays et U5$26 386 000 pour Ie Bureau regional et les activites interpays. Toutefois, au moment ou lion mettait la derniere touche au projet qui devait etre soumis au Comite regional, Ie tauX de change du peso philippin est passe de 7,95 pesos pour 1 dollar des Etat s-Unis (taux retenu lors de la preparation du budget programme pour l'exercice 1986-1987) a 14 pesos pour 1 dollar des Etats-Unis et i1 a atteint depuis 18 pesos pour I dollar des Etats-Unis. Apres ca1cu1 des economies realis~es sur les depenses grace au nouveau taux de change du peso philippin, l'allocation pour l'exercice 1986-1987 a ete reduite de U5$3 460 500 d'ou il resulte que l'a1location provisoire actuelle s'e1eve a U5$51 287 500. Sur cette somme, l'allocation destinee aux pays sera toujours de U5$28 362 000 tandis que U5$22 925 500 iront au Bureau regional et aux activites des programmes interpays. Le budget ordinaire a donc augmente globalement de U5$5 162 SOD, soit 11,2% par rapport 1984-1985 ou il etait de U5$46 125 000 et l'accroissement se decompose comme suit: (a) une augmentation en termes reels de U5$966 000, soit 2,1%; (b) un accroissement de US$7 657 000, soit 16,6% resultant de l'augmentation reglementaire et de l'inflation; et enfin (c) une r~duction due aux economies realisees grace Ii 1a modification des taux de change, qui se monte a U5$3 460 500, Bait 7,5%.
a
Le Directeur regional souligne que l'accroissement imputable ['augmentation reglementaire et a l'inflation, qui est de 16,6% sur deux ans, soit 8,3% par an, est faible par rapport aux projections des taux d'inflation annue1s de nombre de pays en deve1oppement, 1eaque11es depassent largement 30%. Avec une augmentation aussi moderee i1 pourrait se r~ve1er necessaire, si l'on veut rester dans 1es 1imites de l'al1ocation budgetaire de 1a Region d I absorber certains couts lors de la mise en oeuvre des progrannnes en 1986-1987.
a
En ce qui concerne 1es activites au niveau des pays, l'a110cation est de U5$28 362 000 pour 1986-1987 contre U5$24 137 100 pour 1984-1985, ce qui represente une augmentation de US$4 224 900 soit 17,5% par rapport a l'exercice 1984-1985. Dans cet accroissement figurent (a) une augmentation
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE
95/96
en termes r~e1s de US$966 000, soit 4%; et (b) un accroissement de U8$3 258 900, soit 13,5%, qui correspond a l'augmentation r~glementaire et a l'inflation. Le Directeur g~n~ral pourrait cependant decider en fin de compte soit de r~duire, soit de supprimer totalement cet accroissement de US$966 000, ou 4% en termes reels, lors de 1.a mise au point definitive du budget programme de l'Organisation pour l'exercice 1986-1987. Dans ces conditions, les allocations actuelles aux activites par pays sont provisoires et peuvent etre reduites. Une somme de US$22 925 500 a He affectee au Bureau regional et aux de programmes interpays en 1986-1987 contre US$21 987 900 en 1984-1985. Cet accroissement de US$937 600, soit 4,3%, r~.ulte de 1a difference entre l'accroissement de US$4 398 lOa, soit 20%, imputable a 1 'augmentation reglementaire et 11 1 'inflation, et les economies realisees sur les taux de change qui se montent a US$3 460 500, soit 15,7%. Le Bureau r~gional et les activites de programmes interpays ne se sont vue ace order aucune augmentation en termes reels. activit~s
11 est diffici1e de prevoir avec precision les sources de financement autres que Ie budget ordinaire dont pourrait ben~ficier la Region au cours de l'exercice 1986-1987. Toutefois, on a retenu a ce titre un montant estimatif de US$5 094 000 pour l'exercice 1986-1987. 11 faut esperer qu'a la suite des rholutions adoptees par 1 'Assemblee mondiale de la Sante et qui appelaient 11 la mobilisation de tous les soutiens pour la mise en oeuvre des strategies de la sante pour tous) le niveau des contributions extrabudgetaires pour 1 'exercice 11 venir sera au moins egal 11 celui de 1 'exercice precedent. (Pour la suite de la discussion, voir 1e compte rendu analytique de la quatrieme seance, section 1.1).
La seance est
lev~e
a midi.
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE
97
ANNEXE 1
ALLOCUTION DU PRESIDENT
Mesdames et Messieurs les representants au Comite regional, Monsieur Ie Directeur general de 1 'Organisation mondiale de la Sante, Monsieur Ie Directeur du Bureau regional du Pacifique occidental, Mesdames et Messieurs lea representants des organisations non gouvernementales et
des institutions specialisees du systeme des Nations Unies, Mesdames et Messieurs les membres du Secretariat de 1 'Organisation mondiale de la Sante, Mesdames et Messieurs, C'est pour moi un tr~s
grand honneur,
dont je tiens
~
remercier Ie
Comite, d'avoir ete elu President de la trente-cinquieme session du Comite regional du Pacifique occidental de l'OMS. Je suis parfaitement conscient du fait que mon election est, d'une certaine maniere, l'e"pression d'un voeu du Coroita regional de rendre hommage a mon pays - Fidji. En rea1ite, c'est la premiere fois que je suis elu president d'une reunion internationa1e de ce genre. Si je ne peux vous certifier que 1a tache que VOllS
m'aviez confiee
sera executee
aussi bien qu'elle
l'a
ete
par
les
presidents precedents, decevoir. En tant que
je ferai cependant de mon mieu" pour ne pas vous nouvellement Uu, Je voudrais souhaiter la
president
bienvenue et exprimer mea felicitations au nouveau Vice-President Bon Excellence Monsieur Korisa, Ministre de la Sante du Vanuatu; au Rapporteur
de langue ang1aise Ie Dr Reilly, de Papouasie-Nouvelle-Guinee, et au Rapporteur de langue fran~aise Ie Professeur Vannareth, Vice-Ministre de la Sante de la RepubUque democratique populaire lao. Je suis sur que nous travaillerons en etroite collaboration et que nouS ferons l'impossible pour nou. acquitter de nos devoirs au mieux de nos possibilites. Il n'est guere aise de presider une reunion internationale comme ce Comite qui doit traiter de problemes et de besoins varies et difficiles dans la Region. Cependant, je suis sur qu 'avec votre aimable cooperation et avec votre comprehension, avec les conseils et 1 'appui du Directeur regional et de son personnel et avec la collaboration inestimable du Vice-President et des Rapporteurs, il nou. sera possible de mener ~ bien la tache qui nou. a ete confiee. Permettez-moi de rappeler ici quelques questions importantes discutees par Ie Comite lors de sa trente-quatrieme session A Manille. Nous y avions observe la necessiti pour les Etats Membres d1envisager de nouvelles manieres de promouvoir la participation des collectivites pour la prevention
de l'abus des drogues, la necessite de contre les maladies cardio-vasculaires primaires et la preoccupation du Comite d 'un tau" de morbidite et d 'un taux de infections aigues des voies mande entier.
demontrer la possibilite de lutter par Ie biai. des soins de sante en ce qui concerne la persistance mortalite precoce eleves pour les qui res tent
respiratoires,
une
des
causes
principales de deces dans les pays industrialises et en developpement du
98 Annexe 1
COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
En outre, bien que no us ayions reconnu lea progres realises dans la mise en oeuvre des strategies de la sante pour tous et la tendance marqu~e a une integration des services preventifs et curatifs ainsi qu'A la decentralisation, nous reconnaissions la n~cessite de poursuivre et de renforcer lea efforts consentis dans les pays pour promouvoir la coordination intersectorielle et la participation des communautes.
Nous avions egalement exprime notre preoccupation quant aux reponses incorrectes apportl';es dans les rapports sur les progres realises, soumis dans Ie cadre de 1 'evaluation, et nous avions prie les Etats Membres de continuer a developper et a ameliorer leurs systemes de surveillance continue et d'evaluation. Parmi les autres sujets discutes, on pouvait noter: (1) (2)
la cooperation regionale dans la lutte antivectorielle; Ie paludisme dans Ie cadre d 'une diminution de 1 'efficacite des pulverisations a effet remanent; notre preoccupation face a une augmentation de la resistance A la dapsone dans Ie traitement de la lepre; la nutrition du nourrisson et du jeune enfant dans Ie cadre de la mise en oeuvre du Code international de cOIIIDercialisation des
(3) (4)
substituts du lait maternel; (5) (6)
la fluoruration en tant que moyen de renforcement des programmes de prevention des maladies dentaires; la reconnaissance qu tune eau de boisson saine et des services
d'assainissement adequats constituent des elements-cles des soins de sante primaires qui permettront d'atteindre la sante pour taus d' ic i I ' an 2000. Cette annee, notre ordre du jour est encore fort charge. Parmi bien d'autres sujets importants, nous avons prevu une discussion sur Ie r81e des femmes a la fois en tant que beneficiaires et pourvoyeuses de soins de sante. II faut insister sur la necessite d'accorder un plus haut degre de priorite II la sante des femmes. Cet objectif sera difficile a atteindre; non seulement en raison du fait que les femmes constituent la moitie de la population du monde, mais aussi parce que la sante des femmes affecte directement celIe des enfants et de la famille toute entiere. Enfin, je voudrais rappeler que les Discussions techniques organisees en conjonction avec cette session porteront sur Ie thE!me "Malnutrition, croissance et developpement". Tout en insistant sur l' importance de mettre au point des strategies qui aideront les pays membres dans leurs efforts de juguler la malnutrition par les soins de sante primaires, je ne peux passer sous silence les progres deja obtenus par les Etats Membres dans la mise en oeuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et d 'autres projets visant l ameliorer 1 'etat nutritionnel des enfants de la Region. Je me reJouis par avance des echanges de vue et d'experiences fructueux que nous ne manquerons pas d I avoir au cours de cette semaine et qui nous
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE
99/100 Annexe 1
tiendront informes des divers problemes qui nous attendent, et dont certains peuvent avoir des implications serieuses pour 1a mise en oeuvre des strat~gies de la sante pour tous d'iei l'an 2000.
Je va us souhaite Je vous remercie.
a
present plein succes dans vas deliberations.