WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 43, 23 OCTOBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 43, 23 OCTOBRE 1998
1998, 73, 329-336 World Health Organization, Geneva
No. 43 Organisation mondiale de la Santé, Genève
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE 23 OCTOBER 1998 l 73rd YEAR http://www.who.int/wer 73e ANNÉE l 23 OCTOBRE 1998
Hepatitis B immunization WHO position Following the announcement on 1 October that the routine immunization of adolescents at school with hepatitis B was being suspended by the French Ministry of Health, WHO issued a press release1 questioning the scientific basis for the decision. None of the evidence gathered by WHO from numerous scientifically reliable sources supports the causal link between hepatitis B vaccine and demyelinating disease.
Vaccination contre l’hépatite B Position de l’OMS Après l’annonce, faite le 1er octobre par le Secrétariat d’Etat français à la Santé, de la suspension de la vaccination systématique contre l’hépatite B des adolescents dans les établissements scolaires, l’OMS a publié un communiqué de presse1 contestant le bien-fondé scientifique de cette décision. Aucune des données recueillies par l’OMS auprès de nombreuses sources scientifiques sérieuses ne permet de mettre en évidence l’existence d’une relation causale entre la vaccination contre l’hépatite B et des maladies démyélinisantes du système nerveux central. La position du Gouvernement français inquiète sérieusement l’OMS car elle menace l’existence des programmes de vaccination contre l’hépatite B dans le monde entier. Plus d’un milliard de doses de vaccin ont été administrées jusqu’ici avec un niveau exceptionnel d’innocuité et d’efficacité. Une centaine de pays appliquent déjà la recommandation de l’OMS d’inscrire la vaccination antihépatite B dans leurs programmes nationaux de vaccination de routine. La politique2 de l’OMS à cet égard reste inchangée et des preuves à l’appui de sa position seront communiquées sous peu. 1
The French position is of serious concern to WHO as it threatens hepatitis B immunization programmes worldwide. Over 1 billion doses of vaccine have so far been used with an outstanding record of safety and efficacy. Some 100 countries are already following WHO’s recommendation to include hepatitis B vaccination in routine national immunization programmes. WHO’s policy2 remains unchanged in this respect, and data supporting the position will shortly be published.
1
No scientific justification to suspend hepatitis B immunization. Press release WHO/67, 2 October 1998. 2 See No. 21, 1997, pp. 149-152.
La suspension de la vaccination contre l’hépatite B ne se justifie pas sur le plan scientifique. Communiqué OMS/67, 2 octobre 1998. 2 Voir le No 21, 1997, pp. 149-152.
CONTENTS Hepatitis B immunization– WHO position Progress towards poliomyelitis eradication, West Africa, 1997-1998 Cholera, West Africa Recrudescence since September 1998 Disease surveillance – WHO’s role Influenza Diarrhoeal diseases, Bangladesh Cholera, Somalia Urgent need for preparedness activities Diseases subject to the Regulations 329 330 333 333 334 335 336 336 329
SOMMAIRE Vaccination contre l’hépatite B – Position de l’OMS Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, Afrique de l’Ouest, 1997-1998 Choléra, Afrique de l’Ouest Recrudescence depuis septembre 1998 Surveillance des maladies – Rôle de l’OMS Grippe Maladies diarrhéiques, Bangladesh Choléra, Somalie Se préparer à l’épidémie est d’une urgente nécessité Maladies soumises au Règlement 329 330 333 333 334 335 336 336
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 43, 23 OCTOBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 43, 23 OCTOBRE 1998
Progress towards poliomyelitis eradication, West Africa, 1997-1998 In 1988, the World Health Assembly adopted the goal of global eradication of polio by the year 2000. While remarkable progress towards achieving this goal has been reported to date from many parts of the world,1 West Africa remains a major reservoir of wild poliovirus transmission.2 This article summarizes progress achieved during 1997-1998 in the West African subregion of the World Health Organization,3 reviews the implementation of polio eradication strategies and suggests that, if activities are intensified and adequate resources are provided, achieving the year 2000 goal remains feasible. Reported routine coverage with 3 doses of oral poliovirus vaccine (OPV3) among children <1 year of age remains low in most countries. In 1997, only 3 countries reported that > 70% of children were routinely vaccinated with 3 doses of OPV (Algeria, Benin and the Gambia) (Table 1). During the period January 1997-June 1998, all countries in the subregion (except Sierra Leone and Liberia, owing to political instability) administered supplementary OPV doses during national immunization days (NIDs).4 Efforts are under way to conduct NIDs in these 2 countries before the end of 1998. NIDs were held for the first time during January 1997-June 1998 in the Gambia, Guinea, Guinea-Bissau, Mali, Niger, Nigeria and Senegal. NID immunization coverage in all countries was reported at 80% or higher for both rounds. As of September 1998, surveillance for acute flaccid paralysis (AFP) had not yet been established in the Gambia, Liberia, Mauritania and Sierra Leone. During January-September 1998, 189 cases of AFP were reported in the West African subregion; the nonpolio AFP rate for the subregion, an indicator of the sensitivity of the surveillance system, was 0.40 cases per 100 000 children <15 years of age (the target rate indicative of a sensitive surveillance system is 1 nonpolio AFP case per 100 000 population <15 years of age). Most countries reported nonpolio AFP rates of < 0.30, except Algeria (0.66), Benin (0.43), Côte d’Ivoire (0.72) and Ghana (0.40). In 44% of AFP cases, 2 specimens were collected within 14 days of onset of paralysis. In all countries, the geographical distribution of reported AFP cases did not cover more than half the country; cases were concentrated near the capital city and near the coast. In Ghana, 42% of AFP cases had stool specimens collected >21 days after onset of paralysis and 23% were collected >28 days after onset. Almost none of the reported AFP cases had a 60-day follow-up examination. During January-September 1998, wild poliovirus type 1 was isolated from a total of 15 AFP cases in Benin (1 case), Burkina Faso (3), Côte d’Ivoire (4), Ghana (3), Niger (2) and Senegal (2). In Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire and Ghana, wild poliovirus type 1 was isolated after the second year of NIDs. Partial genomic sequence analysis of virus isolates from AFP cases with onset of paralysis in 1998 from Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, 1 2
Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, Afrique de l’Ouest, 1997-1998 En 1988, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté l’objectif d’éradication mondiale de la poliomyélite en l’an 2000. Alors que l’on a signalé des progrès remarquables dans la réalisation de cet objectif dans de nombreuses parties du monde,1 l’Afrique de l’Ouest reste un réservoir important pour la transmission du poliovirus sauvage.2 Le présent article résume les progrès accomplis de 1997 à 1998 dans la sous-région OMS de l’Afrique de l’Ouest.3 Il passe en revue la mise en œuvre des stratégies d’éradication de la poliomyélite et indique que, si les actions s’intensifient et les ressources suffisantes sont fournies, la réalisation de l’objectif en l’an 2000 reste faisable. La couverture systématique signalée pour la vaccination par 3 doses de vaccin antipoliomyélitique oral (VPO3) chez les enfants de moins d’un an reste faible dans la plupart des pays. En 1997, seuls 3 pays ont signalé que plus de 70% des enfants étaient systématiquement vaccinés par les 3 doses de VPO (l’Algérie, le Bénin et la Gambie) (Tableau 1). De janvier 1997 à juin 1998, tous les pays de la sous-région (à l’exception de la Sierra Leone et du Libéria à cause de l’instabilité politique) ont administré des doses supplémentaires de VPO au cours de journées nationales de vaccinations (JNV).4 Des efforts sont en cours pour organiser des JNV dans ces 2 pays avant la fin 1998. Entre janvier 1997 et juin 1998, des JNV ont été organisées pour la première fois en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Nigéria et au Sénégal. La couverture vaccinale rapportée dans tous les pays pour ces JNV s’est établie à 80% ou plus pour les 2 tournées. En septembre 1998, la Gambie, le Libéria, la Mauritanie et la Sierra Leone n’avaient toujours pas établi de surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA). De janvier à septembre 1998, on a notifié 189 cas de PFA dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest; le taux de PFA non poliomyélitique, indicateur de la sensibilité du système de surveillance, s’est établi dans la sous-région à 0,40 cas pour 100 000 enfants de moins de 15 ans (le taux indiquant un système de surveillance sensible se situant à 1 cas de PFA non poliomyélitique pour 100 000 enfants de moins de 15 ans). La plupart des pays ont notifié des taux de PFA de < 0,30 à l’exception de l’Algérie (0,66), du Bénin (0,43), de la Côte d’Ivoire (0,72) et du Ghana (0,40). Dans 44% des cas de PFA, 2 échantillons ont été recueillis dans les 14 jours suivant l’installation de la paralysie. Dans tous les pays, la distribution géographique des cas de PFA notifiés ne couvre pas plus de la moitié du pays concerné et les cas se concentrent vers la capitale ou vers la côte. Au Ghana, les échantillons de selles ont été recueillis plus de 21 jours après le début de la paralysie pour 42% des cas et plus de 28 jours après pour 23% des cas. Pratiquement aucun des cas de PFA notifiés n’a eu un examen de contrôle à 60 jours. De janvier à septembre 1998, on a isolé le poliovirus sauvage type 1 à partir de 15 cas de PFA au total: Bénin (1 cas), Burkina Faso (3), Côte d’Ivoire (4), Ghana (3), Niger (2) et Sénégal (2). Au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana, ce virus a été isolé après la deuxième année de JNV. L’analyse des séquences génomiques partielles portant sur les virus isolés à partir des cas de PFA dont la paralysie s’est installée en 1998 au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Niger indique que 1 2
See No. 22, 1998, pp. 161-168. See No. 16, 1997, pp. 109-114 and No. 14, 1998, pp. 97-101. 3 Progress of polio eradication in Nigeria will be covered in a separate report. 4 Mass campaigns over a short period (days to weeks) during which 2 doses of OPV are administered to all children in the target age group (usually aged 0-4 years) regardless of previous immunization history, with an interval of 4-6 weeks between doses.
Voir N° 22, 1998, pp. 161-168. Voir N° 16, 1997, pp. 109-114 et N° 14, 1998, pp. 97-101. 3 Les progrès vers l’éradication de la polio au Nigéria feront l’objet d’un rapport séparé. 4 Campagnes de masse se déroulant sur une courte période (jours ou semaines) au cours desquelles 2 doses de VPO sont administrées à tous les enfants dans le groupe d’âge ciblé (en général 0-4 ans), quels que soient leurs antécédents vaccinaux, avec un intervalle de 4-6 semaines entre les 2 doses.
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Ghana and Niger indicates that intense transmission is still occurring within and between these countries. Sequence analysis indicates that 3 different types of wild poliovirus were isolated after the second NID both in Ougadougou (Burkina Faso) and in southern Côte d’Ivoire (Abidjan area). Table 1 Progress towards poliomyelitis eradication, West African subregion
la transmission est encore intense au sein de ces pays et entre eux. L’analyse séquentielle indique que 3 types différents de poliovirus sauvages ont été isolés après la deuxième JNV, à la fois à Ouagadougou (Burkina Faso) et dans le sud de la Côte d’Ivoire (région d’Abidjan).
Tableau 1 Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, sous-région de l’Afrique de l’Ouest January-September 1998 Janvier-septembre 1998 Cases with wild virus isolated Cas avec isolement de poliovirus sauvages 0 1 3 4 0 3 0 ... 0 0 pending – en cours 2 2 0 pending – en cours 15
1997 Country Pays
Coverage of NIDs January 1997-June 1998 Couverture des JNV, janvier 1997-juin 1998 Number AFP cases expected Nombre attendu de cas de PFA 120 25 45 63 5 85 33 5 10 45 11 50 42 20 22
Reported OPV3 coverage Couverture notifiée pour le VPO3
Confirmed polio (wild virus) isolated cases Cas de polio confirmés (poliovirus sauvage isolé) 0 2 3 (2) 3 (3) 0 4 (2) 0 0 ... 0 0 6 (5) 2 (1) ... 1 (1)
Round 1 1re tournée (%)
Round 2 2e tournée (%)
Number AFP cases reported Nombre de cas de PFA notifiés 59 9 13 38 0 34 3 ... 0 10 4 13 2 1 3
Nonpolio AFP ratea Taux de PFA non poliomyélitiquea 0.66 0.43 0.30 0.72 0.00b 0.49 0.12 ... 0.00b 0.30 ...b 0.29 0.00 0.07b 0.1
Algeria – Algérie Benin – Bénin Burkina Faso Côte d’Ivoire Gambia – Gambie Ghana Guinea – Guinée Guinea-Bissau – Guinée Bissau Liberia – Libérie Mali Mauritania – Mauritanie Niger Senegal – Sénégal Sierra Leone Togo Subregional total – Total subrégional
79% 71% 40% 70% 98% 61% 53% 63% 45% 52% 28% 28% 65% 33% 40%
92 92 100 100 100 100 100 ... ... ... 98 102 100 100 ... ... No NID conducted – Pas de JNV réalisée 95 100 90 93 88 95 97 100 NID conducted – JNV réalisée 99 100
19 (14)
581
189
0.40
a Nonpolio AFP rate: number of nonpolio AFP cases per 100 000 population aged <15, January-September 1998. – Taux de PFA non poliomyélitique: nombre de cas de PFA non poliomyélitique pour 100 000 habitants de moins de 15 ans pour la période janvier-septembre 1998. b AFP surveillance system not yet established. – Système de surveillance de la PFA pas encore établi.
Editorial note. Widespread transmission of poliovirus continues in most West African countries, despite NIDs being conducted in 13 countries during January 1997-June 1998. The following reasons may account for the continuing high levels of wild poliovirus after 1 or 2 NIDs: (1) initial high wild poliovirus transmission prior to the start of NIDs owing to very low routine OPV3 coverage rates; and (2) possible low quality of the NIDs. Programme reviews are planned to better understand the factors associated with the continuing high level of wild poliovirus transmission. In 1989, the WHO Regional Committee for Africa adopted the global goal of eradicating poliomyelitis by the year 2000, and polio eradication remains a high health priority in the region. In July 1996, the countries of the Organization of African Unity (OAU) emphasized in the declaration of Yaoundé (Cameroon) their determination to achieve this goal by implementing the WHO-recommended strategies. In August 1996, the WHO Regional Office for Africa launched the initiative “Kick polio out of Africa”. 331
Note de la rédaction. La transmission du poliovirus reste étendue dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, malgré les JNV réalisées dans 13 pays de janvier 1997 à juin 1998. On peut expliquer la permanence des taux élevés de poliovirus sauvages après 1 ou 2 JNV par les raisons suivantes: 1) transmission initiale élevée des poliovirus sauvages, avant le début des JNV, à cause du très faible taux de couverture vaccinale systématique par les 3 doses de VPO; et 2) JNV éventuellement de médiocre qualité. Des examens de programme sont prévus pour mieux comprendre les facteurs qui s’associent à la permanence d’une transmission élevée des poliovirus sauvages. En 1989, le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique a adopté l’objectif mondial d’éradication de la poliomyélite en l’an 2000 et celle-ci reste une grande priorité sanitaire dans la région. En juillet 1996, les pays de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) ont mis l’accent dans la déclaration de Yaoundé (Cameroun) sur leur détermination à réaliser cet objectif en mettant en œuvre les stratégies recommandées par l’OMS. En août 1996, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a lancé l’initiative «Bouter la polio hors d’Afrique».
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 43, 23 OCTOBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 43, 23 OCTOBRE 1998
AFP surveillance remains at low levels in most countries. Rapid case investigation, collection of adequate stool specimens and 60-day follow-up examination are inadequate, limiting the probability that polio cases are confirmed based on isolation of wild poliovirus. High-quality AFP surveillance is essential to assess the impact of polio eradication strategies and, at later stages, to guide interventions aimed at interrupting transmission of wild poliovirus in the remaining virus reservoirs. Current emphasis should be on active surveillance at provincial level, to improve the completeness and timeliness of detection, reporting and investigation of AFP cases, and the collection of adequate stool specimens. All West African countries have agreed to implement active surveillance with at least 1 surveillance coordinator at the national level and 5-10 coordinators at the provincial level; these staff need to be identified and trained immediately. Shortage of transportation, as well as operating expenses at provincial level, are constraints that need rapid solutions. A functional regional laboratory network has already been established to provide rapid virus isolation, intratypic differentiation and genomic sequencing. The usefulness of this network is currently limited by insufficient surveillance for AFP and limited collection of stool specimens. Rapid success of polio eradication activities in West Africa is substantially constrained by relatively low levels of routine immunization coverage in a number of countries. In some countries, the time remaining is insufficient to increase routine OPV3 coverage levels to at least 80% of the population aged < 1 year; hence this strategy will not be appropriate to achieve poliomyelitis eradication by the year 2000. In view of low routine coverage, additional immunization rounds during NIDs will probably be needed in some areas during the next years to achieve the year 2000 goal. The experience from the Americas and the Western Pacific regions indicates, however, that poliovirus transmission can be interrupted even in the absence of high routine OPV3 coverage levels if comprehensive, highquality immunization campaigns, complemented by highquality AFP surveillance and mopping-up activities, are conducted. Financial support is committed for NIDs and surveillance; however, additional financial resources5 will be needed for additional immunization rounds and mopping-up. Governments in the West African subregion are vigorously pursuing polio eradication, even though meningitis, measles and other diseases are of higher immediate priority in many countries. Governments realize that the eradication initiative helps to build integrated surveillance systems and to develop strategies to extend routine immunization services to previously inaccessible populations. Provided that additional resources are made available, countries of the subregion will be able to accelerate the initiative to ensure the interruption of poliovirus transmission by the year 2000.
La surveillance de la PFA reste faible dans la plupart des pays. L’investigation rapide des cas, le recueil d’échantillons adéquats de selles, l’examen de contrôle à 60 jours manquent et limitent ainsi la probabilité de confirmer les cas de polio sur la base de l’isolement du virus sauvage. Une surveillance de grande qualité de la PFA est essentielle pour évaluer l’impact des stratégies d’éradication et, aux stades ultérieurs, pour guider les interventions destinées à interrompre la transmission des poliovirus sauvages dans les réservoirs restants. L’accent devrait actuellement porter sur la surveillance active au niveau des provinces, afin d’améliorer l’exhaustivité et la rapidité du dépistage, de la notification, de l’investigation des cas de PFA et du recueil adéquat d’échantillons de selles. Tous les pays d’Afrique de l’Ouest ont convenu de mettre en œuvre une surveillance active avec au moins 1 coordonnateur au niveau national et 5-10 coordonnateurs au niveau provincial; ce personnel doit être sélectionné et formé immédiatement. Les carences au niveau des transports ainsi que les frais de fonctionnement à l’échelon provincial imposent des contraintes auxquelles il faut trouver des solutions rapides. Un réseau régional fonctionnel de laboratoires a déjà été mis en place afin de permettre rapidement l’isolement des virus, la différentiation intratypique et le séquençage génomique. Les insuffisances au niveau de la surveillance des PFA et du recueil des échantillons de selles limitent actuellement l’utilité de ce réseau. Les niveaux relativement faibles de couverture vaccinale systématique dans un certain nombre de pays opposent un obstacle important au succès rapide des activités d’éradication de la poliomyélite en Afrique de l’Ouest. Dans certains pays, il ne reste pas suffisamment de temps pour que la couverture systématique par 3 doses de VPO atteigne 80% des < 1 an; cette stratégie ne sera donc pas celle qui permettra d’obtenir l’éradication de la poliomyélite d’ici l’an 2000. Au vu de la faible couverture systématique, de nouvelles campagnes de vaccinations supplémentaires lors des JNV seront probablement nécessaires dans certaines régions au cours des prochaines années pour atteindre l’objectif fixé pour l’an 2000. Les expériences observées dans les régions des Amériques et du Pacifique occidental indiquent cependant que l’on peut interrompre la transmission du poliovirus même en l’absence d’une couverture vaccinale élevée par les 3 doses de VPO si sont menées des campagnes complètes et de grande qualité, associées à une très bonne surveillance de la PFA et à des activités de ratissage. L’appui financier est engagé pour les JNV et la surveillance; néanmoins, des ressources supplémentaires5 seront nécessaires pour les vaccinations supplémentaires et le ratissage. Les gouvernements de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest poursuivent avec énergie l’éradication de la poliomyélite bien que la méningite, la rougeole et d’autres maladies constituent des priorités immédiates dans bien des pays. Ils réalisent que l’initiative d’éradication contribue à édifier des systèmes de surveillance intégrés et à élaborer des stratégies pour étendre les services de vaccination systématique aux populations n’en bénéficiant pas encore. Dans la mesure où des ressources supplémentaires seront mises à disposition, les pays de la sous-région pourront accélérer l’initiative afin d’assurer l’interruption de la transmission du poliovirus d’ici l’an 2000.
5
The polio eradication initiative is supported by individual polio-endemic countries. In addition, external support for Africa is provided primarily by WHO, UNICEF, the governments of Canada, Germany, Japan, United Kingdom, United States (through USAID and CDC), and Rotary International.
5
Chaque pays d’endémie de la polio soutient l’initiative d’éradication de la poliomyélite. De surcroît, une aide externe est apportée à l’Afrique, principalement par l’OMS, l’UNICEF, les gouvernements de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis (par l’USAID et les CDC), du Japon, du Royaume-Uni, et Rotary International.
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Cholera, West Africa Recrudescence since September 1998 Some countries in the region have been reporting cases of cholera since the beginning of the year. As from September however, there has been a considerable increase in the number of countries reporting from the region, and in the number of cases. Eleven countries are currently reporting cases of cholera with, for the time being, a relatively acceptable case-fatality rate. The ministries of health of the countries affected are taking steps to ensure adequate case management and prevent further spread. These measures have been quite successful so far. WHO is concerned about the potential deterioration of the situation in the region and therefore strongly recommends the strengthening of epidemic preparedness and response activities for the countries of West Africa. The region was ravaged by a dramatic cholera epidemic in 1994-1995. In 1995, West Africa represented 64% of all cholera cases and 67% of all cholera deaths reported in Africa. Updated information on the number of cholera cases and deaths in the region can be obtained from the cholera update list published regularly on WHO’s website (www.who.int/emc). In addition, the Global Task Force on Cholera Control can be contacted for further information regarding possible interventions in the region (at neiram@who.ch).
Choléra, Afrique de l’Ouest Recrudescence depuis septembre 1998 Certains pays de la région signalent des cas depuis le début de l’année. Toutefois depuis septembre, on note un important accroissement du nombre de pays notificateurs comme du nombre de cas. Actuellement, 11 pays font état de cas de choléra, avec pour l’instant un taux de létalité relativement acceptable. Les ministres de la santé des pays concernés sont en train de prendre des mesures pour assurer la prise en charge des malades dans de bonnes conditions et éviter que la maladie ne se propage. Ces mesures ont donné satisfaction jusqu’ici. L’OMS se préoccupe du risque d’aggravation de la situation et recommande donc vivement aux pays d’Afrique de l’Ouest de se préparer plus énergiquement à affronter l’épidémie et à prendre les contre-mesures voulues.
La région a déjà été ravagée par une épidémie dramatique en 1994-1995. En 1995, l’Afrique de l’Ouest comptait 64% de tous les cas de choléra et 67% de tous les décès dus à cette maladie enregistrés en Afrique. Pour obtenir des informations à jour sur le nombre de cas de choléra et sur la mortalité cholérique dans la région, on peut se reporter à la liste que l’OMS publie et réactualise régulièrement sur son site internet (www.who.int/emc). En outre, il est possible de s’adresser au Groupe mondial spécial pour la lutte contre le choléra pour tout renseignement sur d’éventuelles interventions dans la région (adresse électronique: neiram@who.ch).
Disease surveillance – WHO’s role Since 1992, alarm over emerging and re-emerging diseases has resulted in a number of national and international initiatives to restore and improve surveillance and control of communicable diseases. In 1995, the World Health Assembly urged all Member States to strengthen surveillance for infectious diseases in order to promptly detect re-emerging diseases and identify new infectious diseases, recognizing that success depended on the ability to obtain information on infectious diseases and the willingness to communicate this information nationally and internationally. One of WHO’s main means of creating a global surveillance system has been the development of a “network of networks” which links together existing local, regional, national and international networks of laboratories and medical centres into a super surveillance network. This network is being constructed together with the 191 WHO Member States and other partners, including the European Union-United States Task Force on Emerging Communicable Diseases and the US-Japan Common Agenda; the network has also been cited as an area of collaboration by the G-7/G-8 member countries at both the Lyon (1996) and the Denver (1997) Summit meetings.
Surveillance des maladies – Rôle de l’OMS Depuis 1992, les craintes suscitées par les maladies émergentes et réémergentes ont donné lieu à plusieurs initiatives nationales et internationales visant à rétablir et à améliorer les dispositifs de surveillance et de lutte contre les maladies transmissibles. En 1995, l’Assemblée mondiale de la Santé a demandé instamment à tous les Etats Membres de renforcer la surveillance des maladies infectieuses afin de détecter rapidement les maladies réémergentes et d’identifier les maladies infectieuses nouvelles, reconnaissant que le succès de cette entreprise dépendrait de la capacité d’obtenir des informations sur les maladies infectieuses et de la volonté de diffuser ces informations à l’échelon national et international. L’un des principaux moyens mis en œuvre par l’OMS pour créer un système mondial de surveillance a été la mise en place d’un «réseau des réseaux» qui regroupe les réseaux de laboratoires et de centres médicaux existant aux niveaux local, régional, national et international en un super-réseau de surveillance. Ce réseau est en train d’être construit avec les 191 Etats Membres de l’OMS et d’autres partenaires, dont le groupe spécial Union européenneEtats-Unis sur les maladies transmissibles émergentes et le programme d’action commun Etats-Unis-Japon. Le réseau a également été cité comme un domaine de collaboration par les pays membres du G-7/G-8 lors des Sommets de Lyon (1996) et de Denver (1997).
A practical example: global influenza surveillance Influenza surveillance is one of the most developed global surveillance and monitoring systems of WHO. It started in 1948 and has developed over the years into a highly successful global partnership. The network now involves 110 collaborating laboratories in 82 countries, constantly monitoring locally isolated influenza viruses and providing information on true emergence and spread of different strains. National case detection systems and laboratories have been strengthened by WHO and its partners using 333
Un exemple concret: la surveillance mondiale de la grippe La surveillance de la grippe fait l’objet de l’un des systèmes de surveillance et de contrôle les plus élaborés de l’OMS. Mis en place en 1948, il est devenu au fil des années un partenariat mondial des plus performants. Ce réseau comprend maintenant 110 laboratoires collaborateurs dans 82 pays occupés à surveiller continuellement les virus grippaux isolés localement et à communiquer des informations sur l’émergence et la propagation des différentes souches. Les systèmes et laboratoires nationaux de dépistage ont été renforcés par l’OMS et ses partenaires sur la base de normes
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 43, 23 OCTOBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 43, 23 OCTOBRE 1998
internationally accepted norms, and virus isolates from the national laboratories are analysed in more detail in one of the 4 WHO collaborating centres for influenza. The data are then used by experts associated with the surveillance system to make recommendations on the 3 virus strains to be included in the next season’s influenza vaccine. Thus, information generated from global surveillance results in an important and unified public health response each year. The annual design of the vaccine also represents an outstandingly successful collaboration between the public and private sectors. In parallel to the surveillance programme, national and global pandemic plans are being developed to systematically address the next influenza pandemic. Both the surveillance system and the elements of the global pandemic plan were tested during the outbreak of the avian influenza A(H5N1) virus in human subjects in Hong Kong (Special Administrative Region of China) in late 1997. The rapid identification of the virus strain in one of the collaborating laboratories in the Netherlands, followed by the mobilization and coordination of an investigating team from WHO collaborating centres in the United States, extensive epidemiological and laboratory studies, the prompt dissemination of public information, the development of diagnostic test kits for international distribution, and the identification of a virus line suitable for vaccine development all contributed to a timely, ordered and effective response to the outbreak.
internationalement acceptées, et les isolements de virus provenant de laboratoires nationaux sont analysés plus en détail dans l’un des 4 centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe. Grâce aux informations ainsi recueillies, les experts associés au système de surveillance peuvent formuler des recommandations sur les 3 souches virales à inclure dans le vaccin antigrippal de la saison suivante. Ainsi, les données issues de la surveillance mondiale débouchent chaque année sur une action importante et uniforme de santé publique. La mise au point annuelle du vaccin est également le fruit d’une collaboration extrêmement réussie entre les secteurs public et privé. Parallèlement au programme de surveillance, des plans nationaux et mondiaux de lutte systématique sont établis pour faire face à la pandémie suivante de grippe. Le système de surveillance et les éléments du plan mondial de lutte contre la pandémie ont été mis à l’épreuve lors de la poussée du virus de la grippe aviaire A (H5N1) survenue chez des sujets humains à Hong Kong (Région administrative spéciale de la Chine) fin 1997. L’identification rapide de la souche virale dans l’un des laboratoires collaborateurs aux Pays-Bas suivie par la mobilisation et la coordination d’une équipe d’investigation des centres collaborateurs de l’OMS aux EtatsUnis, des études épidémiologiques et de laboratoire approfondies, la diffusion immédiate d’informations au public, la mise au point de nécessaires d’épreuves diagnostiques destinés à être distribués à l’échelle internationale et l’identification d’une lignée virale appropriée pour la mise au point d’un vaccin, autant d’éléments qui ont contribué à la mise en place d’une action opportune, ordonnée et efficace contre cette flambée.
WHO’s epidemic preparedness and response Once a communicable disease outbreak has been confirmed, pertinent information is published in the Weekly epidemiological record and placed on the web, where it can be accessed by the general public at (http://www.who.int/ emc/). At the same time, an international response, with the input of technical and humanitarian partners, is mounted if required. A WHO team arrives on site within 24 hours of outbreak confirmation to make an initial assessment, begin immediate control measures and prepare the ground for the larger international response if needed. By linking the international response to systematic global surveillance, a worldwide network is available from which to solicit support, thus ensuring that no one country, technical or humanitarian partner must bear the entire burden.
Capacités de préparation et de réponse de l’OMS en cas d’épidémie Dès qu’une flambée de cas de maladie transmissible a été confirmée, des informations pertinentes sont publiées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire et diffusées sur internet, où elles peuvent être consultées par le grand public (http://www.who.int/ emc/). En même temps, une action internationale est mise en place si nécessaire avec l’aide de partenaires techniques et humanitaires. Une équipe de l’OMS arrive sur les lieux dans les 24 heures qui suivent la confirmation de la flambée pour procéder à une première évaluation, prendre des mesures de lutte immédiates et préparer au besoin une intervention internationale plus vaste. Associant la réponse internationale à la surveillance systématique mondiale, le réseau ainsi constitué à l’échelle mondiale peut être sollicité, de sorte qu’aucun pays ou organisme technique ou humanitaire ne doit à lui seul supporter tout le poids de l’action à engager.
Influenza Belgium (13 October 1998).1 Respiratory infections increased in September, probably owing to the start of the school year. Influenza B virus was isolated in 2 children aged < 1 year, one in Antwerp and the other in Brussels. Canada (7 October 1998).2 Sporadic cases of influenza have been reported from end-August to end-September. Some cases were influenza A(H3N2) subtype. France (14 October 1998).3 Influenza B virus was isolated on 2 October from a 69-year-old male patient returning from Cologne, Germany. It is the first influenza virus isolated this season. 1 2 3
Grippe Belgique (13 octobre 1998).1 Les infections respiratoires ont augmenté en septembre, probablement suite à la rentrée des classes. Le virus grippal B a été isolé chez 2 enfants âgés de < 1 an, l’un à Anvers et l’autre à Bruxelles. Canada (7 octobre 1998).2 Des cas sporadiques de grippe ont été signalés de fin août à fin septembre. Certains des cas étaient du sous-type A(H3N2). France (14 octobre 1998).3 Le virus grippal B a été isolé le 2 octobre chez un homme de 69 ans qui rentrait de Cologne, Allemagne. C’est le premier isolement de virus grippal de la saison.
See No. 15, 1998, p. 111. See No. 22, 1998, p. 168. See No. 15, 1998, p. 111.
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Voir No 15, 1998, p. 111 Voir No 22, 1998, p. 168. 3 Voir No 15, 1998, p. 111.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 43, 23 OCTOBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 43, 23 OCTOBRE 1998
Diarrhoeal diseases, Bangladesh The devastating floods which have been sweeping the country began in early July. Out of a total of 64 districts, 52 are affected, with nearly 20 million people (25% of the total population). Most of these districts are endemic for diarrhoeal diseases, and some outbreaks of acute diarrhoea have occurred. Over 185 000 people have been affected so far, and 151 have died. The Ministry of Health and Family Welfare, in collaboration with WHO, has put into operation the following measures to control the outbreaks: — emergency medical teams are working in the flood-hit areas; — 80 temporary health centres have been set up in affected areas; — specialized medical teams are on standby. In Dhaka city: — oral rehydration therapy centres and temporary hospitals for diarrhoeal diseases providing case-management facilities have been set up; — medical teams have been deployed at the 34 flood shelters set up by the Government; — all specialized hospitals in the city have opened outpatient and inpatient diarrhoea case-management facilities. Other measures being taken: — the bureau of health education of the Ministry of Health has intensified its health education campaign in the affected areas; — the emergency operation centre of the Government is monitoring the health situation on a daily basis through similar units set up at the district level; — in September, the United Nations issued an appeal for support from the Government of Bangladesh for relief to the victims of the floods. The appeal highlighted emergency relief and initial rehabilitation requirements. WHO has taken the following action: — reprogramming of funds to meet immediate local needs for emergency health assistance and provide WHO emergency health kits; — coordinating the list of requirements for the immediate and long-term health needs of the country for incorporation in the interagency consolidated appeal for international assistance; — participation in joint Ministry of Health/WHO emergency missions to affected areas to make a rapid assessment of the health status and needs of the population.
Maladies diarrhéiques, Bangladesh Depuis le début juillet des inondations ont ravagé le pays. Sur un total de 64 districts, 52 sont touchés, ce qui représente près de 20 millions de personnes (25% de la population totale). Les maladies diarrhéiques sont endémiques dans la plupart de ces districts et certaines flambées de diarrhées aiguës se sont déjà produites. Sur les 185 000 personnes touchées jusqu’ici, 151 sont décédées. Le Ministère de la santé et de la protection de la famille, en collaboration avec l’OMS, a instauré les mesures suivantes pour endiguer ces flambées: — des équipes médicales d’urgence travaillent dans les régions inondées; — 80 centres de santé provisoires ont été créés dans les régions touchées; — des équipes médicales spécialisées sont prêtes à agir. A Dhaka: — on a mis en place des centres de réhydratation orale et des hôpitaux provisoires équipés pour la prise en charge des maladies diarrhéiques; — on a déployé des équipes médicales dans les 34 abris mis en place par le Gouvernement; — tous les hôpitaux spécialisés de la ville ont ouvert des consultations extra- et intra-hospitalières pour la prise en charge des cas de diarrhée. Autres mesures prises: — Le bureau d’éducation sanitaire du Ministère de la santé a intensifié sa campagne d’éducation pour la santé dans les régions touchées; — le centre national des opérations d’urgence surveille la situation sanitaire quotidiennement au moyen d’équipes analogues instituées au niveau du district; — en septembre, les Nations Unies ont publié une demande d’aide du Gouvernement du Bangladesh pour secourir les victimes des inondations, précisant qu’il s’agissait de secours d’urgence et de reconstruction. L’OMS a pris les mesures suivantes: réaffectation des fonds pour répondre aux besoins locaux immédiats de l’aide sanitaire d’urgence et fournir des trousses sanitaires d’urgence OMS; coordination de la liste des besoins du pays en matière de santé à court et à long terme, afin de l’incorporer dans l’appel général interorganisations pour l’aide internationale; participation aux opérations d’urgence menées conjointement par le Ministère de la santé et l’OMS dans les régions touchées pour faire une évaluation rapide de l’état de santé et des besoins de la population.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 43, 23 OCTOBER 1998 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N o 43, 23 OCTOBRE 1998
Cholera, Somalia Urgent need for preparedness activities The cholera season in Somalia is now approaching. It is expected to be particularly deadly in Mogadishu this year, owing to the following factors: – The World Food Programme/Food and Agriculture Organization (WFP/FAO) have estimated the structural food deficit to be quite large. It is expected to result in the additional movement of around 200 000 internally displaced people from Bay and other regions to Mogadishu. These people will be malnourished and obliged to live on the outskirts of Mogadishu without access to safe water. – No international NGO is currently present in Mogadishu. Although Somali professionals have been adequately trained in cholera prevention and treatment, NGO financial support to the staff of cholera treatment centres in the past has greatly contributed to their success in combating the disease. This year, it appears very unlikely that any donor will financially support the staff of these centres. – The United Nations Children’s Fund (UNICEF) has notified termination to many staff in Mogadishu. As a result, their support to chlorination activities in the city is expected to be significantly reduced. However, UNICEF will step up the use of mass media for hygiene awareness and safe water campaigns.
Choléra, Somalie Se préparer à l’épidémie est d’une urgente nécessité En Somalie, la saison du choléra s’approche. On s’attend à ce qu’elle soit particulièrement meurtrière à Mogadiscio cette année, en raison des facteurs suivants: – Le Programme alimentaire mondial et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (PAM/FAO) estiment que le déficit alimentaire structurel est très important. Il peut avoir pour conséquence la migration d’environ 200 000 personnes déplacées supplémentaires depuis le Bay et d’autres régions vers Mogadiscio. Il s’agit de personnes malnutries qui vont être contraintes de vivre à la périphérie de Mogadiscio sans accès à de l’eau potable. – Il n’y a actuellement aucune ONG à Mogadiscio. Les professionnels somaliens de la santé ont été convenablement formés à la prévention et au traitement du choléra, mais les succès remportés jusqu’ici dans la lutte contre le choléra sont dus, pour une grande part, à l’aide financière que les ONG ont apportée au personnel des centres de traitement. Cette année toutefois, il semble très improbable qu’il se trouve le moindre donateur pour apporter un soutien financier au personnel de ces centres. – Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a notifié la fin de leur contrat à nombre des personnes qu’il emploie à Mogadiscio. Dans ces conditions, on peut s’attendre à ce que leur contribution aux activités déployées en ville pour la chloration de l’eau soit sensiblement réduite. L’UNICEF va néanmoins recourir davantage aux médias pour sensibiliser la population aux questions d’hygiène et mener des campagnes en faveur de l’approvisionnement en eau potable. – Le Comité international de la croix-rouge (CICR) s’est retiré de la région de Mogadiscio. Son soutien à l’effort de traitement de la maladie avait permis d’éviter de nombreux décès, mais on ne pourra pas y compter cette saison. L’OMS emploie actuellement en Somalie un technicien de laboratoire et deux médecins locaux qu’elle a chargés de coordonner l’action de santé publique. Si les conditions de sécurité ne s’améliorent pas à Mogadiscio, l’action en vue de combattre l’épidémie de choléra sera sérieusement compromise cette saison.
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The International Committee of the Red Cross (ICRC) has withdrawn from the Mogadishu area. Its past support to cholera treatment activities in southern Mogadishu was instrumental in preventing many deaths, but it will not be available this season.
WHO currently employs a local laboratory technician and two local doctors in Somalia as public health coordinators. Unless the current security conditions in Mogadishu improve, the cholera epidemic response this season will be seriously compromised.
DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS
MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT
Notifications received from 16 to 22 October 1998 C – cases, D – deaths, ... – data not yet received, i – imported, r – revised, s – suspect
Notifications reçues du 16 au 22 octobre 1998 C – cas, D – décès, ... – données non encore disponibles, i – importé, r – révisé, s – suspect
Cholera • Choléra Africa • Afrique D Comoros – Comores 8-30.IX ........................................................ 1 356 14 Rwanda 6.VII-4.X ........................................................ 1 429 17 Sierra Leone 17.IX-3.X ............................................................. 93 0 C
Asia • Asie C D Iraq 12.IX-6.X ............................................................. 20 0
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