f { I i ORGAIüISAITON MOI$DIAT,E DE IA SAMTE Programme tte L,utte contre lrOnchocencose clans la Réglon d.u Bassin de Ia VoLta Unité ct rErraluation Epidéniologique Docr.ment technique OC?/F,RIfi6.T, com. DR. A. PROST I,E rOl3iR DtoNcHocERCosE DU FAnAKo (nnnomrsffiÆIru oEIrTIIAL DD SrKASso. -.-:--:l_ _É,..-- ------=- - j_. AEPUBT,IQUE DU &IÀII). TBEIZE ATüS A?NDS I,E D]TBTJT DES OPERAIIONS DE CONîROI'E ANTI-SB,IUIIDIEIINE Ouagadougou, juin 1976 I,e -{oy-e-q.-d.l-o-qcir-g.cercose du lrarako -Lrypgt-U:-ege-n}. --c-e^n§3}-gssiha;ïo; Rd.üùbl-ique dîlrafil-. - r-qgiz" "a;I-;îîË; f-jeu4-g"" opérations de contr6le anti-sjmulid ierure la région ainsi nomrnée est celle du bassin du Farako, branche du trotio, Iul-raême affluent de rj-ve gauche d.u Ban-ifing. E1Ie couvre environ 2.OOO kilo- roètres carrés au sud.-est de Sikasso, entre cette ville et }a frontière voltaique. (coordoru:ées: entre 11o1O et 11025 rle latitude nord; entre 5025 et 5040 de longi- tude ouest)" Région d.e collines clouces, le réseau hydrographique est d.ense et cornplexe. le Farako qul coule toute ltar,tnée, avec un faible débit en saison sècher reçoit einq affluents d.e rive gauche. Certains ne coulent que quelques mois par a,n. Dtautres coume le Tientienko restent en eau et le Iit rocheux des rivières créée r.rne longue série de gîtes laryaj-res potentiels pou-r Simuliu:a da.u:rosum" Toute cette zone est sounise à r:ne transmission de lronchocercose intense rLurwrt la saison des pluies. Seuls 1es villages très proches des cours dreau pe:manents sont soi.mis en plus à une transmissi"on i1e saison sèche. .1 . rujS TBÀITTTIENTS TNS]JC'TICT}ES 1.1 les opérations d.e lutte anti-larsaires contre üimr4:luqd.qlnnosuq ont débuté en octobre 1962 et se sont poursu-ivies sous Ia responsabilité de Ia section onchocer-/. \ cose de ITOCCGE\'/(D". Ovazza, le Berre, puis Philippon) avec ltaid.e financlère du F.'l'l.D. (2) E11es ont intéressé: l,e Farako et ses clifférentes brunches; le lotio jusqurà son eonfluent avee le }arako. l,u{.eIà., }e lotio nra pas été traité ear it était considéré corxne exempt de gîtes jusqurà son eonJluent avec Ie Banifing. 1,2 les épandages ont été faits à Ia uain par voie terrestre de 1gT5 (canpagne OCCGD)r par hélieoptère depui-s iuars 19?5 (campagne I,'lnsecticide utilisé étalt Ie DDT de 1962 à 19721 1|A3ÀTE , 1962 ri février o},ffi) depuis cette clate. (t ) Organisation de eoordination et de coopération porrJl ]a lutte contre les grarides urràé*i"". 3OBO-DIOUIÂSSO (Haute-Volta) . (a) fonns européen rle d.éveloppement, organe d.e Ia comrnwrauté économique européer:ne, BnllrelIrls (nergique ) " 2- 1.1 Dtoctobre 1962 à mars 1964, la carnpagne srest dérouIée sans internrption. Son but était alors d.e protéger Ia zone dtétud.e expérimentale de Ia Volta noire d.tune réinfestation en provenance du Farako. Ceci explique qurune moindre atten- tion ait été apporbée alors à Itévaluation entomologique et gurau n-lveau des résultats iI soit impossible de disposer pour cette époque de séries eontirrues de captures. par }a suite, les traite:nents ont été interrompus à der:x reprises, de mars 1964 à janrier 1965 et cle rnars 1965 au 16 janviet 1966' Il nty a pas eu de nouvelle inter:nrption entre janvier 1966 et janvier 1976" Ta zone du Faralço est donc théoriquement protégée depuis dix ans. le îientienko, affluent de rive gauche, nra été traité que d.epuis 1966. Ceci est important pour interpréter les résultats obse:rrés dans Ie village d.e It[A qui en est riveraln. 2. I'EVAIUATION E}TTOI4OIOGÏQUE 2.1 gitgq.-æ{u,§.: T,es traitements ont été sunreillés et guidés par lrinspec- tion des gîtes larwaires reconnus et }e contrôIe d-e letlr négativité" Quelques résultats médicaux laissent penser que certains gîtec ont pu être méconnus et que toutes 1es sj.:mulies capturées nrétaient pas forcément des migrantes' Z.Z Captures dg f_e4elles de S" damnosr:m: Neuf points de capture ont été utili- sés au cours de 1a calrpagne, mais cerbains nront fait lrobjet que drtxre surveil- lance saisonnière (saison des pluies). Aucwr nrayant été surnreillé sans interruption, il ne nous est possible de disposer en aueun point drune série de captures continues portant sur la totalité des rnois de la calûpagne. llous avons pu sélectiorurer quatre points de capture pour lesquels nous dis- posons sur une période assez longue d tau moins 40 iours de capture par an' Ce sont : - pont carnpement du Farako, 196+ à 1974. Situé sur la route nationale à 5 lor à lrest de Se;lafter 524 jours de capture, soit en moyenne 4716 iours Par atrr. Éirrxolo - FINKOIO village, 1964 à 1975, 665 ior.irs d.e capture, solt en moyenne 55e4 jours Par an. -3 - BABÂBOUGOU, 1955 à 1975 ijitué sur le cours pri-ncipal clu -marako à 7 hn au notd-ouest cle lÈinkolo" 804 iot.rs de capture,soit en l'loyenne l) jours Par an" SJr.iioilOSS0]]iI 1967 à 1975' a]-l conf]uent du Far'ako et du lotio, hors de l-a zone d-irecteirent protégôe. 5Si iours de capture, soit en moyenne 64rû jours par atrl. pour chacrrn de ces points nous avons calculé, à partir des captures journa- lières qn -botal théorique cre piqûres par hourre et par irrois, puis par adrlition urt total théorique par homrne et pa.r a.n ubilisé pour tracer les courbes illustrant le présent rapport. lorsqu-e certalns nois ne coiûportaient aucun jour de capture, Ie noiabre de piqûres a été estjmr5 en -,r reportant le chiffre Ie plus élevé obtenu 1e mois précédent ou le mois suivanb de façon à ne pas conunettre'-lrerreur par défaut' l,tanqua,ient dans les quatre séries consiclérées : - Pont cai,rpe:rent : I raoj-s - Finkolo : 17 urois - Bababougou : 14 nois -Saraorossoni : 9mois sur 152 sur 144 srs:- 132 (aont 6 en 1965) sur 1OB 11 est à noter que nous ne clisposons dtaucune clon:née fiable sr.r la sj-tuation entourologique de précampagne, les r.reilleules séries co'nraençartt en 19'54. Toute tenta.tive dtestirnation relàvezei-t cl.u dotua,ine de Ithypothèse sans fonclement scien- tlfique irrd.iscubable. 2.3 Eva.Iuation de_1a tfansmission: I,e but initial de Ia campagne de traitement clans }e fJarako était 1a d-estnrction des simulies. f.reur étrxl.e clétaillée, Itsstim;i.- tion Cu pouvoir infectant rl-es femelles résiciue1les, 1tévaluation cle Ia trazrsmission étaient des objectifs secoruj-aires" Da.ns leur granrle majorité, les insectes nront pas été clisséqués. rrorsQutils lront été, en 1ÿ12 pat exeüple, ces dlssections très forb pourcentage cLe fernelles parese ell iûovenne égaI à 60-€0 que par la négativité contrôIée ôes gltes larvaires" la plupazt capturées semblaient ôtre des rniSrantes venant d'tun autre bassin situation était rlifféreate lors des intermptions t.le traiteroent: pares lors des pics d-e capture c1e 1965. orrt rnontré rur ')'r, ce qui slexPli- des femelles proche. Cette moins ae 50 )-, d.e I,tévaluation cle 1a quantité de transrnission résictrrelle est donc basée sur des estjmations théoriques. A Ia suite cle Duke et cle Philippon, la quantité théo- rique d.e trassmission est rLüfinie par la quarrtité de lazwes infectantes d'rOnchocer- ca volvulus que renferment les femelles de Sj,nelfuiû dqqnosl4tr venant piquer rrn homme -4- pend.ânt rme uflLté de temps (en général les d.onnées sont rapportées à lrannée.pour pennettre les comparaisons entre foyers en é1.iminant les variations saisonnj-ères)" .iin zone d"e savanne soud-aniem.Ie, l-es différents auteurs arrancent Ies chiffres su-ivants : Dst-Volta : fei:relles infectieuses 216 I!. pares irrfectieuses 3'rB :/; (fu'nontellerie 1965) ouest-Volta : femelles infectieuses 179.'/o (m'i-rinpo:n 1976) pares infectées 6 i; tpares infectieuses 116 à 5r'T -,5 l1ord-1trigéria : pares infectieuses 2rg5 'f, (Davies 1966) pares infectj-euses 6'tT il (Iewis 1958) lÏord-Carneroun : pares infectées 'i à 4t4'iio , , pares in-fectieu-ses 1ro à' 4r4 '/" (lut<e 1975) Compte tenu des traitements réguliers, d'onc d'e la très forbe proportlon de femelles pares clans les captures, e'b d.es indications fragmentaires fournies par Ies quelques dissections (lgll et 1972), on pouïra retenir comne krypothèse rtforterr pour ce foyer du Farako au col-lïs de 1a période consid,érée : .' 7î.§"i:i*:ï"rî:::,i#*îï::i:,"i::":ffi :Ï.,, i';::î" du Farako, ?hiliPPon 1975) Cette hypothèse pêche par excès. Ira proporbion é}evée de pares nra pas été toujours constante. De plus, Iorsque Ie nombre de parasltes dispon:ibles diminue par régression de lfendéurie hunaine, comme iI a été constaté, Ia propor"bion de femelles infectées et infectieuses dirninue corrélatiYemertt' De ceci notre kqypothèse ne tient pas compte' 3, I,ES DONNIIÜS Ï,tEDICAl'jiS I] nrexiste pas de renseignenents épid.émiologiclues antérieurs à Ia ca.npagne' IJes premlères prospeetions faites dans les arueées 1951-52 (leveut) étaient fragmentaires et ne signalaient pas de foyer d tonchocercose imporbant darts le cercle de Sile,sso. 7.1 Jres eqgr,rêtes de 19668 .511 1966, 1rO.C.C.G'1i1. sous ltimpulslon du Dr' RICHII, d.écidait drentreprendre sur une large échelIe une carnpagne thérapeutique de lronchocercose par Ie nmÏ.r Vi. Dans ce but, rrne série ctrenquêtes clin:iques et para- sitologiques était menée en liaison aÿec Ie Dr. nAKAiiY Diarra et le sectegr d'e médecine socio-préventive de Sikasso. -5- Parni Ies nombreu:r doct-uoents is,sus de ce travail , nolls.lvorls retenu les ré.sultats de ltenquête pré-thôrapeutiqu-e du printenps 1955 (terminée fin nars) donnant pour 89 villages et 27.100 ,rersorures exaulnées Ie chiffre d.es malades pozteurs de microfilaires drOnchocerca-volvulus recherchées à ltexamen nicros- eoplque : 1 - Par ponction et exarnen cl-u suc KJrstiqu.e chez ]-es pozteurs de Ïÿste, 2 - l?ar biopsie clennique chez les individue négatifs au prem-ler exanen. Cette méthode, basée sur Ia mi-se en éviclence du parasite am microscope éIi- ra-lne les cas positifs détectés par palpation des Iÿstes, dia6nosti-c clerrmltologique ou ophtalmologique somnaire; elle nous a pazu Ia plus proche de celles utilisées lors des contrôIes ultérieurs. I}n tous cas e1le ne peut pâc}:er par excès et con- stltue pour nous une donnée comparative de qualité. 1,2 les enquêtes de 1968 et 1971e .jlles ont été réa1isées toutes Dr. Ïlollasrd, aidé d-rune équipe clu groupe ophtalmologique mobile de de Haute-Volta en 1958, d.rr.ir:.e équipe de lrlnstitut clrophta)mologie deux par Ie la république tropicale en Àfrique (I.0.'I.Â.) et du Sezvice de médecine socio-préventive de 1a république d.u i1{a1i <le Ba.ioako (lltSf ) en 1971 , 'Ioutes der:x ont utilisé le principe rle Ia double biopsie cutanée, préIevée à Itépaule et à Ia crête iliaque, Iue atrès 5O minutes en eau disti-1Iée. La seule différence réside dans 1!utilisation comme lnstrrxnent de eiseaux cor;rbes r) pa.upJ.ère en 1969, d.rune pince emporte-pièce modèIe ifl/rl§DR type ï,Ioria 25 en 1971; en 1968 1a lecture et ltexpression des résul-tats éteLient qualitatifs (positif ou négatif) conforménent alx recorn:rarrd.ations de ItOl'{S à cette époque (appliquées lors du pro- jet l.mrlAlR0 111 ). liln 1971 cette expression était qr.mntitative (charges rn-icrofila- rierures individ.uelles ). 1.3 f,renquête 1976: ItUnité dtéval-uation épid.émtologique du 1:rogïaîror.re de lu'bte contre lronchoceïcose dans Ie bassin de Ia Volta (OCp) a soum,is en janvier 1976 1.+34 indlrridus d.e Iramond.issement central. de,iiliasso à un contr€le parasi-tologi- que et les habitants du village de l(aféla à. un contrôle ophtalmologique. Afin d.e dépister Ie na-ximurn cle sujets 1:arasités nous avons ri.ans un pre,nier terops exeminé toutes les biopsies après JO uinutes en eau d.istiIlée (préIèvenent par pj-nce Klein 28mm aux der;x crêtes iliaques), puis dans rm d-ei»rième temps relu toutes les lanes néga"tives après sé;our d.es fraguents cutariés d.urant 24 heur.es en sénm physiologique" -6- Ont été revus dans le cadre de ce rapporù : Cinq rrillages complets déjà exa,m:lnés par Rolland': KAtr'81l4, IUA-T.IABOUGOU, trOT,ASSO, GANIOBOUGoU, MA, constituant quatre grappes épidénioJ.ogiques. six hameaux d.e culture, regroupés en deq:c grappes géograph:iques, dont quatre déjà examinés par Rollar:d en 1971. Un échantillonnage au 1/1 tlu village de Ziékorodottgou, quartiers centraux 1.4 les thé::apeutiques: tres deux villages de l,[amabougou et Folasso-Ganiobougou ont fait partie du lot traité au LrIeI d en 1956 (injection mique j:rtra-rnusculaire de 7r5 nghîS). Irtétude cas par cas de Itévotution parasitologique des indiv:idus traités nra pas été taite en 1976. le faible effectif des positifs dans ces deu:r villages ne peznettrait pas de conclusion statistique. On peut toutefois constater que la cogrbe de réduction de la prévalence de ces derur Srappes est en dix ans §uperpo- sable à cel1e d.es villages non traités. l,e contrôIe effectué 18 moi-s après Ia carnpagne (noUarld 1968) et cinq ans plus tard. (noffana 1971) avait conclu à une efficacité seulement rrparbielletr et rrliaitéerr d.u traitement. les écarts rle prévalence entre les lots drindivid.us traités et non traités nrétai-ent que de 11 ià erlrv::on et il est logique de penser qutils seraient aujourdthui encore atténués. +. nESIILTÂîS Ils sont dor:nés d.ans les tablearrx qui su-lvent ' Ayant pu consulter les originaux des enquêtes de Ro}land, iI a été possible de pondérer ses résultats à lraide d.e la même populatlon standard que les nôtres, donc d.e présenter des chiffres inm&iatenent comparables et d.e vérifier que notre examen portait sur Ies mêmes unités familiaIes que }e sien, assurarrt la constance de 1réchantillon étudié. 4.1 Prévalence de llonchocercose par vllIage VILTAGE JUÏN 1966 DMS - SIKASSO AVRIT 1g68 e,oM - RoLIAND JUÏN IOTA 1971 ROILÂND JANVTER 1976 OCP - PROST KATELA 179/273 - 65,6 î 103/213 - 49,3 44/264 - 20,5 fr 2B/254 - 11,0 fi I..IAI'IABOÜGOU 56/103 - 54,4 ÿ, 34/113 - 31,3 i 5/tz5 ^ 4,4 fr 4/123 - 3,3 I' TOLASSO GÂNIOBOUGOU e6/É8 - 51 ,2 i' 81/2OO - 4414 fi 21/226 - 9,9 f 11/21e - 5,O ft, MA 49/9s - 50 % 16/53 - 24,4 É n/g8 - 19,9 f, ZIEKORODOUGOU 223/342 - 65,2 i, 1er échantillon : fi/51 _ 3215 fi ha.Eeaux de culture 24/62 - 36,6 fi 2e échantillon ! ceDtre du v11Lage. Sondage a'a' 1/3 8/113 - 9,1 li EINKOLO sondage sur harleaux de culture 28/'tO - 4Or4 /o 34/85 - 4or1 # - pourcentages ajustés pour Ie sexe et pour trâge à lialtle de ]a nêne population staûdard clepuls 1968 lnclus - Les chiffres de chaque oolorne initlquent successlvenent : effectif des positlfsl effectLf des exarolnés ot taux de prévalence. t \] I Groupe s dl t â€e 0 à 4 5 à 9 10 à 15 à » 3A et + x Er o Er 4.2 ANÂLYSE PÀR SM EÎ GROUPES DIAGE DES VARIÂTIONS DE PHEVÀLENCE DANS LES TROIS VILIAGES DE trîLASSo, KAIELA ET l{ÂMBoUGoU Avril 1968 $ai 1)J1 Janvier 1976 Exaninés Positifs Prévalence I't F M F M r TOT 1B 34 1 2ro 1'9 52 56 3 1 5,8 1rg 3r7 Jo 41 12 18 31 ,6 4319 38,0 53 49 27 27, 50,9 55,1 52,9 ,T9 106 6o 69 75,9 65,1 69 r7 240 286 103 115 42t9 40 r2 41 14 526 218 Totaux âJustés pour Ie sexe et Irâge '142'6 44,1 4316 I @ I Exaroiaés PositiJs Prévalence M F u E' 11 F TOT 44 34 64 80 43 46 1 a) 213 615 415 46 62 I 11 U14 17 ,'l 17 16 91 105 23 24 2513 22rg 24,O 288 327 32 38 11r1 11 16 11 ,4 615 ?0 12r3 13 19 13r2 Exa.nlnés Positifs Prévalenoe 14 r u t' M F TOT 29 43 52 47 1 2t1 1ro 31 46 67 69 6 o 9rO 8r7 QA 91 1æ 2 I 24 r2 6r7 14 ,2 270 325 28 15 10,4 416 7r2 595 43 919 419 ?,5 Référence enquÊte 1)66 nèu,e échant1llon ; granta§g - !44 p6s11ifs - J2T Prévalence brute = 5910 fi Groupes drâge rI a 4 ) Id c ; a. 14 30 à 49 tr^ x E< oE. 4.3 VTLLAGES DE FoLÂSSo, KnrELA, MÀUA3oÛGoU ET I'tA CHARGE S I''l IC ffiFILARIEIIIIE S EaguÊte tle nai 1971 EnquÊte OCP Janvter 1976 Exanlnés Positifs Dispersion des charges positives (1) Dmf.50 l{oyerae G tles charges M F M F 1-3 4-9 10-32 33-99 lÿl P Ir,t F M F M I },I P 45 35 74 85 47 4S 1 3 1 2 1 lrB 216 53 69 10 14 4 9 4 .) I 1 1 1 5ro 314 76 105 æ » B 17 4 4 4 1 5ro 311 32 9 9 4 4 3 1 4 1 516 4t2 327 351 40 46 1? 31 12 I 9 5 2 2 5r0 3r2 678 B6 4ô 20 14 4 4r0 Exaninég Po s ltif s Dispersion des charges positives DBf.50 l4oyeDne G tles charges M F' M P 1-3 4-9 1o-32 3T99 M F M P M F M E M F 35 56 54 54 1 1 2ro AQ 54 B1 80 10 7 4 3 3 2 ) 1 1 5,o 5r6 67 84 23 5 15 4 3 3 1 1 3r3 2r8 45 45 12 5 ) 1 6 1 2 1 516 516 3æ 373 45 18 22 9 12 5 9 3 1 1 4r2 4r4 6gs 6l 31 1'l 12 2 4r3 (t) ta charge est lci cléfinie conne llatlclitlon clu résultat quantitatif cles tleux blopsles 15 à D 4.4 de -10- Obsernations: 11 ressort trnmédiatement que nous avons affaire à der.rx types sltuation, 4.4.1 Dans 1es v:illages d.e KAtrrllIÂ, IOIASS0-GAiIIOBOUGOU, IIAMA.BOUGOU, et ZIEICIIi0DOUG'OU-CDITBE, une régression constante et régulière ayant fait passer en dlx ans Ie n:lveau dtendénde de plus de 50 7,1 (iryperendénie ou mésoendéuie forbe) à 10'/, ou moins (cas sporadiques ou résicluels). la régression de MA est moi.:rs rapide, mais ce village nra pas été protégé ae i962 à 1966 et iI est probable que 1a courbe de réduction d.e prévalence y est pa:ra11èIe, avec un retarrl d.e 4 ans. tra courbe 4.7 objective cette réduction qui dolt être nlse en parallèIe avec 1a d.iminution du nombre théorique de piqtres par fugmrns et par an constatée par les entomologistes aux points dénommés tr?ont-Cpnpernenttt et ttlinkolo-Villagerr (courbe 4.6). trrappllcation à ces chiffres de capture de lthypothèse de transuission Itlilalrimarr indique qutun sujet poumait avoir regu en moyenne 84 lanres in-festarrtes par an à Finkolo (écarts = 30 à 150) et 72 au Pont-Carupement (écagts = 50 à 160) depu-ls 1966, II est probable que Ie ni-veau de transrai-ssion résiduelle est lnférieur et se situe à molns de 5o Ia:rres infestantes par homme et par an. 4,4.2 Au contraire, dans les hamear.ix de culture de I''inhoto (naUaUougou et Sor.irr,ga- lobor.gou) et de Ziékorottou8our lrer:d.ém:ie a cessé de tlécroître et srest stabiLisée entre 75 ei 40 ;L. les faibles effectifs de ces harneaüx ne pemettent pas cle tirer une eonelusion rigoureuse; mais Ia comparaison avec 1es cloru:ées entomologiques montre que lrhabitant d.e Bababougou peut avoir reçu elt moyenne 2ZD ].:ar"res j-nfec- tarrtes par an depuis 1965 (écar.ts = 60-442). Quant aurc hameanix de Ziékorodougou i.ls sont situés sur un affluent qui nta janais représenté une sou-rce corurue de simulies, qui d.onc nta jamais été traité. 11 est pncbable qutil existe su:r ce cours dteau une brève période de transrlssj-on d.ue à une génération locale en salson des pluies. 4.4.3 lranalyse par tranche d.râge (tafteau 4.2) confirme que Ia baisse de préva- lence globale est due à Ia fois à r:ne for"üe d.j-ruinution du parasitime d.es adultes et à Ia négativation progressive des classes jeunes : négativation subtotale des moins d.e 5 ans en 1968, totale d.es moins de 10 ans en 1971t totale d.es moins de 15 arrs en 1976 (malgré 1 cas sporadique réappanr à l{aféIa, âgé d.e 9 ans, conflr- marrt It existence d. rune transrni ssion résiduell-e minime). les indivj-dus nés depuis Ie début des opérations rte contrôle sont Ie meilleur témoin de lreffioacité de celles-ci" I)..ns 1e eas prrisent on doit ]elir recon::attre Ia vr:.Ieur d.rr.rn succès. 4.4.4 I,es chürges rricrofilariennes ne sont connues que pour les enquêtes de 1971 et cle 1976 (tabteau 4."s). Itétude d.e leur disperslon confi:me que les négativations se font arrx dépens des faibles charges, cel-les-ci après dix ans étant souvent Ie témoin drrrn parasitisroe résiduel en cours d | éllnination. 4,4,5 II nry a pas de différence signj-ficative dans 1tévolution tles vlIlages traités au LieI lT (cf. ci-<lessus 3.4) et celle des v-illages téinoins. Rollamd en 1968 concluait déjà à Ia faible effi-cacité de cette carilpagne. 4,4.6 11 est très clifficile c1tétablir d-es comparaisons avec des villages géogra- phiquement proches nrais non protégés par Ia campagne anti-simulidienne, qut pour- raient servir de téruoins. ltenseuble du foyer du l-rarako ay.1111 été traité, seuls des villages ertérieurs à celui-ci, d-onc situés dans des conditj-ons épidéni-o1og:i- ques différentes, peuvent être consld.érés. l,-n ar*I de Ia zone traitée, nous ilvons revll e]1 1976 cleux vi-lIages : , SitIîOROi,iOiTIe au confluent du lotio et r1u I'aralro, dont les gîtes nrontjaLlais été directement trai-bés, mais ont été partielleroent négati-- vés ervsnt 1959 par 1'effet prolong;é tles insectj-eides déversés en amont. En 1966 : Prévalence brlte 4625')!, 145 positifs sur 115 détertninés par palpation cies Zrrstes + biopsie cutanée ou scarification chez les non porteurs. En 1976 : Prévalence b:rrte 35e8 ), ajustée 4116 ''l 172 positifs sur 481 . niéthode OCP. . KABAT,E, 50 lfln au norrl-est, Ie long rlu 3a.n-ifing, dans ure région nlarantjamais subl de traitements anti-sinulidiens. .Un 1956 : Prévalence brute 26fi',: 54 positifs sur 205 par relse en évidence de microfilaires dairs 1e suc lÿstique ou Ie derme. En 1976 : Préva.Ienee bnrte 21J'rt ajustée 26e4'1i 69 positifs sr.rr 296 Iiéthode OCP. -12- 5, COI{CIüôIONS t\près 13 ans c1e campagne rüIti-simulidieïlïie, et en parbiculier après 10 ans de campagne ininterrompue (fSOe-t976),l-f exa.rnen des populations dr-r foyer droncho- cercose du Farako (arrondissement central de Sikasso) perroet C-e fomuler quelques conclusions : a) iuargré 1a faible superficie c1e ce fo)rs3, les résuftats ne sont pas houogènes. Divers affluents ou d.iverses sections d.u cou-rs d reau principal ont pu évoluer pour leur propre compte et de rulcro-foyers de transnlssi-on passer inaperçus (cas des hamear.:x c1e cul.ture cle Ziékorodougou). I,a surveillance drun tel fo;'s3 au réseau hydrographique complexe justifie Ie choix dtun réseau dense tttévalua- tion, tant entomologique qurépidémiologique. U) iluffe part lrérad.ication de Ia sinrul-ie nra été obtenue. i.'lais dans Ie cas particulier de ce foyer on constate : - I,rimpossibil-ité pour lrendémie onchocerquienne de se maintenir parbout où Ie cfriilre théoriquà de captures a été réaui-t à une valeur molrenne égale ou inférieure à rril]e simulies par homne et par an depuis dix ans' T1 nrexj-ste plus dans ces rillages que des cas résid.uels térnoins d.run parasi-tistne en cours d.rextinction et des cas spo*r^diques rapirela.nt 1a possibilité drrrne infection occasionelle par persistance c[ rurre transinission minime. - la régression de ltencléule à un nive.ru méso-end.énlque (prévalence clrenviron +ô ;il""t Ie maitien à ce n1vea.u cLes rillages où. Ie nombre rle si.mulies capturées par homrne et par an nrest que ra.rement tombé en dessous d.e 5.oo0. le maintien de La transmiàsion y est affirmé par Ia découverte de cas posltifs chez des enfants nés cleprrls Ie début de la eaiûpaglle' c) I,e rnnintien durant dix ans dtr.irL contrôle satisfaisant du vecteur suffit dans ce type de foyer à laisser envisager Ia possibil-ité clrr.ure exbinetion de ltonchocercose, en tous cas sa réd.uction à un tar»r de préverlence et r.ur niveau de gravité qui cessent d.ten faire ur: problèrne de santé publique. -11 - 6. BIBIIOGNATEIIE les j-ntenrentions successives sur ce foyer du trb.zako ont fait lrobjet de plusieurs documents de travai1-. T,a liste cidessous comporbe tous ceux dont nous avons eu connalssatrrce. 1. Mj.::istère de Ia Santé hrblique. I,ronchocercose par villages et par arrorrdissements dans les cercles de Dioila, Silasso et lkdiolo. Docurent non publié sans lieu ri-l d.ate. (document non consulté - introuvable) 2. Darrigol J. & Alberb J.P. ContrôIe neuf mois après injection tm:ique de 1\{e1 w (7r 5 nd@ et plafond 5Oo mg/kg) chez des onchocerquiens du foyer protégé du Farako. P,app. Bè Conf. OCCGE. t 1968s 12 2"2J-2J6. 7, Ie Berre R., Ovazza M' & Juge IJ. Résultats dtune eaatpagne larvieide contre S. da.moosum Îheobald en Afrique de I I Ouest . Proc. 12th Int. Congr. Ent. london, 1964. 4" },,lonjusiau A. Progra^rnme d.e recherehe sur 1es aspect,s ophtalnologiques de lronchocercose. Mlssion Afrique de lrouest, avril-juillet 1962. \'{HO/PA/96.67. (exan'ren ophtalmologique du village de Finkolo) 5 Prost 4., thylefors B. & Pairault C. I,r[éthodes d t éva1uation épid émiologi-que d.e masse de 1'onchocercosêr leur utilisation au cours d run progra.rmre de lutte contre Ie vecter:r. OIrIS, série ONCHO/'{W/]5.14t Genève, nov. '1975s 21p. fzangais/ang}ais. 6. Rolland A. Enquêtes ophtaboologiques et biopsiques dans 1e foyer du Faralço. Rapp. Bè Conf. lech. OCCGE.T 19681 1, 237-279" (résr:mé les enquêtes de 1968 faisant ltobjet du rapporb recensé en 5) 7. Rollamd A. Evolution d.u réseryolr de parasites hr'lnain nicrofilarien d ronchoc_e{ca volvulus 18 nois après rxr traitement par le 1\[e1 W et en lrabsence de rêjrfË;Eation dans le foyer de slkasso (nép. ilu l{ali). OCCGE-GOM, 1968t 11p. ronéotypé. (source des données relatives à Irenquête 1968) B. ïtoIIand A. Evolution du réservolr de parasites humain ulcrofilarien d rOnchocerca volvulus rlans Ie fo;rsr de Silo,sso après traitement tarv:iciAffiffiutidien et trne câmpagne thérapeutique par l:Iel ",7. Bamako, OCCGE-IOÎL, 21p. ronéotypé r 1971 " (rappozt sur lrenquête de contrôle de 1971) 9. Rol}and A. trIévolution cllnlque des campa€nes entomologiques Keqya et dans Ies régions de Sikasso et de BanforaC. R. 15è Conf. Tech. OCCGE., 1973, 39-48" (considérations générales et renselgnenents I{aféIa). O: se référera aussi à : particulièro - 14 - lronchocercose au et Haute-\ro1ta). sur Ie uillage cle contre (r,tari 10. Duke 8.0.I. Studies on factors influencirrg the transrrrlssion of onchocerciasis: 6 - Iheinfective bitixg potential of Slxruliun d.amnosr.rm in different biocli-uatic zones and its influence on tne@ntiaI. Arr:r. Trop. T{ed.. Paras,r 1968, 62, Z, 164-170. 11, Garnham P.C.C. & ucl/lahon J.p. Itésultats finals d.tune expérlence sur Ia lutte contre Itonchocercose paréradication du vecteu-T. i'[{o/oNCHo/5, aott 195i t 3p. français/az:glais. 12. Nelson G.S. Onchocerciasi-s at Kodera - eleven vears after the erad.ication of the vector.East Afr. L{ed. J., 19æ, 35, 165-368. 15. Philippon B. Etude de 1a transrn-lssion dt@ol_eqvolvulu? (I,euc} rb 189]) pr= _sim]rlir.lmg?pnojsum (nnéouata 1go3 - Dffi en arri[ue tropicare,Thèse d.octorat es sclences, Université paris XI, 1976,' 14. Roberts J.ï'.{.D., Neuiirann D., Gôckel c.\ü. & Highton R.B. onchocerciasis j:I i(enya - 9, 11 and 18 years after elimination of the vector,BuIl. Md. Hlth.Org. , 1967, 37, 195-212. FOYER DU FÀRAKO fr .6. Nambre ftiiorrgoe de gigûree par homme af par en en dcur points. IfiI ll\ïrr tl r ll rli ,rl I ttji;i I I I t I UI(,Ët .Eïi e m .$ ta G,E eo a.) a, c lr I I I Iû e, rE(, ù c, 1,l .e ldt c, Eal .t rT, to ttt 11 q a +' t I : î0a0 \ c-_ rô §§§§§§ Pont cempement Finkalo vittetge t" I I , t ti ltli/i/t , t I -d FOYER OU FARAP *.8. JUomàrc thiorique de piqûræ pal homme ef Per an t9AAA s f\ t' rlI rl ,l -"t l-, t & I t I I I { I I I I I t t I I t t1!Ftl tt t1 t,1Iqr .,lr lt ü I Tlr r,â ht 15 c C, q. :,t a, q hù§u I a, UI .§ UT eü E Q, r§L rl oÈ :, 'ta 3 000 6 sAMOçOs§orrIr .. SAsAEgUG0tt §§§8PR§R9ndgrotstÈ{ÈÈÈ.\Ef4r 6oigtIP&ü IôGlûtÈ\È 2 000 ,0a0 FCIYER DU FARAKO 4. Z Ëvotution de {'enddmre oncfiocerqurenne Preyalence o/a î'lt, 1r t, (,(J C) .§ ,rr$trg{Æ Zrd&oroodcug,ou §. 8S ;,é \ I t\,§$ \\ \\ \\ c\\\\\ \t, \ 1'l t\ \ï\u (1 À f.farnoêcugou lrufosso r"'"1J{, k \\\ \\\ ,-ir .i { ü q .$ s ff * § q § E c h ,H d I ii -,f Ët) i f,(: t'r(, 1Fl: f)(, j: \\ I*1 l,_,1II r,ü;l a.t fl, t:(.:t ft (1)iJ :) 'r i c") 4 r {Iûi \-o .û 1t C nu# É" e# C {d e.* .#- C $t S s+ d" ..4" SÀ"1§Ë:.:.1 4\ i à I t I I t r i T I $ t t II § I I Ë i * 1 Ê t d t ri tI{ I .r., (? (J fx ;J i. ft { I t t'iÿ. I .rl I Eêtaâougou ., eg ft üU FÂRAKO {. C . f'rplutroa dr {badernrc :&é&aredqff$Mp Ë&fnÊstrÈ#f3 Gtc Èà ,o a.§ot fl rbt, {â§ .e qL3LLù G /' gt êtt (J t,& tôc gt qq, E a, @(. gt 0 'tù 5{r4, C3 se§ S S {ÿ oncâocerqrrienna Ésû s. S s" d rr" Sd$P --.+--Xf *\ \ II i I d I -{ SI KASSO BASSIN T}U FARAKO Ecâe/Ie, l/200000e 8aôaôougou Sarnorossooi û o, STKASSO {.# "Foltceoa 6anroôougou ï"'ËJ#;ï;',;fi;;;"' REGION .iutN t!t76
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Le foyer d'onchocercose du Farako (arrondissement central de Sikasso, République du Mali) : treize ans après le début des opérations de contrôle anti-simulidienne
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