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Procès-verbal de la septième séance, vendredi 14 septembre 2001

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WPRlRC52/SRl7

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE Salle de conference Indera Kayangan, The Empire Hotel and Country Club Vendredi 14 septembre 200 I a 8 heures

PRESIDENT: Pehin Haji ABDUL AZIZ Umar (Brunei Darussalam)

TABLE DES MATIERES

l.

Lutte contre la tuberculose (suite) Examen des projets de resolutions ................ , .. , .............................................. . 2.1 2.2

232

2.

238 238 240 242

Strategie fegionale pour la sante mentale ......................................... . Prevention du tabagisme et lutte antitabac ................... '................. '..

3. 4.

Infections sexuellement transmissibles, infection il VIH et SIDA

Coordination des travaux de l'Assemblee mondiale de la Sante, du Conseil execUlif et du Comite regional .................................................................................... .

255 257 257 258 259

5.

Examen des projets de resolutions 5.1 Lutte contre la tuberculose

6.

Bourse de la Fondation Jacques Parisot Composition de divers comites ......................................... , ......................... .

7.

7.1

7.2 7.3

Sous-comite du Comite regional pour les programmes et la cooperation technique ............................................................... . Programme special de recherche, de developpement et de formation it la recherche en reproduction humaine : Composition du Comite des politiques et de la coordination Programme special de recherche et de formation concernant les maladies tropicales : Composition

259

260 261

du Conseil conjoint de coordination ............................. ".................. . 8.

Cinquante-troisieme et cinquante-quatrieme sessions du Comite regional: dates et heux ............................................................... . Clerure de la session ................................................................................. .

261

9.

262

- 231 -

232

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

1.

LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE: Point 16 de I'ordre dujour (Document WPRJRC52!lO) (suite) le Dr SAKOI (Japon) dit que sa delegation est heureuse de constater la priorite accordee par

Ie Bureau regional

a la lutte contre la tuberculose. Cette maladie est un probleme pnmordial de sante fournie et une enquetc nationale a

publique au Japan et la tuberculosc a fait l'objet d'une declaration d'etat d'urgence en 1999. Une aide substantielle a

ete

etc realisee en 2000 sur les cas de tubcrculose.

Par ailleurs, Ie Japan, ayant preside Ie sammet du G8 en 2000, a joue un r61e moteur en attirant

l'attention de Ia communaute internationale sur la necessite de renforcer les mesures de lutte contre les maladies infectieuses, et notamment contre la tuberculose. Pour toutes les personnes concernees, il est important que les programmes de lutte contre la tuberculose sOlem de caractere scientifique et s'appuicnt sur une base [actuelle et sur des plans

faisables. Le soutien du Groupe consultatif technique sur la tuberculose aux plans strategiques applicables aux sept pays de la Region qui supportent une charge elevee de tuberculose est donc pleinement justific. Supportant une charge intennediaire de tubcrculose, Ie Japan poursuivra ses

etlorts pour s'attaquer au probleme il l'echelle nationale et dans les pays presentant des charges identiques, en accueillant par exemple la troisieme reunion du Groupe consultatif technique sur la

tuberculosc en 2002. Reconnaissant qu'il est important d'accClerer l'expansion de la strategic DOTS, il rappelle au Camite que cela implique I'engagement politique de chaque pays et la mise en place des ressources necessaires, notanunent Ies produits phannaceutiques, Ie personnel et l'infonnation technique. Le

Bureau regional continuera it jouer un role moteur dans 1'expansion de la strategie DOTS. Il prie

instamment taus les pays et les bailleurs de fonds de renforcer la lulte contre la tuberculase. Il demande un rapport d'avancement sur I'application du Projet special Halte il la tuberculose qui, lui semble-t-il, a ete lance en 1999. le Dr CHA:--I (Hong Kong, Chine) declare que Hong Kong continuera Ie Plan strategique regional Haltc il la tuberculose dans la Region du

a soutenir pleinement Pacifique occidental et a

participer au projet man dial de I'OMS sur la surveillance des antituberculeux. Bien que Hong Kong ait mis en place un programme exhaustif de luttc contre la tuberculose et notamment une vaccination par Ie BeG (Bacille Calmette-Guerin) des la naissance, un systeme de

surveillance et de notification des cas, des campagnes d'education du public, une detection active et

- 232 -

PROCES-VERBAL DE LA SEPTlEME SEANCE

233

passive des cas et l'acces gratuit au traitement DOTS, !e taux de prevalence de la tuberculose reste

Cleve. Toutefois, Ie taux de notification a chute d'un maximum de 697 cas pour 100 000 pour 100000. Environ 20 % des cas notifies ont

a 100-110 cas

ere

traites par dcs medecins prives. Les services

assurant Ie programme DOTS ont obtenu un taux de guerison de 85 % sur les 80 % de cas notifies

qu'ils ont pris en charge, avec un taux d'echec de 4 % et un taux de phannacoresistance de 2 %. On a observe que 37 % de I'ensemble des cas notifies concement des personnes de 65 ans au plus alors que cette tranche d'age ne represente que II % de la population. Par ailleurs, conttairement

a l'opinion

generaie, les personnes immigrant

a Hong

Kong n'ont pas presente un taux superieur

d'infection que la population locale. Elle demande I'avis des autres Etats membres et du Bureau regional sur la faqon de reduire davantage Ie taux de prevalence de la tuberculose

aHong Kong.

Le Dr TEMU (Papuasie-Nouvelle-Guinee) .indique que son pays fait partie des sept pays de la Region qui supportent la charge la plus ';Ievee de tuberculose et une prevalence croissante du VlH!SlDA et donc de la co-infection. De ce fait, son pays a desesperement besoin qu'une action bien ciblee soit mise en place it I'echelon national. Le Bureau regional a apporte son appui plan strategique quinquennal de lutte contre la tuberculose. Ce plan a ete approuve

a I'elaboration du

a I'echelon national

et toutes les provinces ont accepte d'y adherer. L'expansion de la strategie DOTS est deja une reussite

dans deux districts. Son pays est pret it appliquer Ie plan d'action et a caleul'; la part manquante des ressources financieres necessaires. II demande au Directeur regional de preciser quel budget total est

necessaire pour mener

a bien

Ie projet Halte

a la

tuberculose dans la Region et quelle est la part

manquante. 11 demande comment I'OMS va regler ce probleme a I'echelon regional et dans les pays. M. VAEV AE-PARE (lies Cook) indique que Ie nombre de cas de tuberculose dans son pays est relativement faible,

a savoir trois cas declares en 1999, un en 2000 et aucun en 200 I. Toutefois, acontroler la maladie avec vigilance.

Ie

Ministere de la sante continue

La strategie DOTS a ete respcctcc

a

la lettre. Son Gouvemement etudiera et adoptera les mesures proposees dans Ie document

WPR/RC52fl 0 et route autre initiative penncttant de reduire au mmimum voire d'climiner la tuberculose. Le Dr KO! (Macao, Chine) explique que la tuberculose constitue la principale maladie

infcctieuse it. Macao. Bien que Ie taux d'incidence so it en baisse, il se maintient aux environs de 100 pour 100000 personnes depuis les dix demieres ann';es. Le taux de mortalite etait de 7,9 pour 100 000 personnes en 1999. Le programme de lutte contre la tuberculose prevoit la gratuite du diagnostic et du traitement. l'application de la strategie DOTS sur plus de 95 o/~

des nouveaux cas en 2000, 1a fourniture

234

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

de medicaments dans un centre de sante situe

a20 minutes de marche Oll adomicile et 1a vaccination du BCG effectuee it 99 % des nourrissons en 2000. Malgre Ie programme a long terme mis en place au Centre national de lutte contre la tuberculose et dans les dispensaires, la luttc contre la tuberculose

reste un veritable enjcu a rclever. Melle KONG (Chine) fait savoir que sa delegation apprecie lcs efforts deployes par rOMS pour accelerer les actions de lutte contre la tuberculose dans les Etats Membres et notamment la

contribution du Bureau regional

a1a politi que de son Gouvernement, son sautien sectoriel, son sautien des campagnes de promotion strategique, son aide a 1a programmation et a l'obtention de fonds ct son appui technique. La Chine approuve l'analyse de la situation actuelle et Ie plan d'action propose. La Chine est un pays en developpement tres peuple dont Ie taux de prevalence de la ruberculose est Ie deuxieme Ie plus 6leve du monde et lutter contre l'epidcmie est une tache arduc. Etendre la strategic

DOTS cst la cle pour lutter contre la maladie. Le Gouvemement chinois tient son engagement pris Conference ministerielle sur la tuberculose et Ie developpement durable qui s'est tenue

a la

a Amsterdam,

Pays-bas en mars 2000 ct a affecte des fonds prevus au budget ordinaire pour soutenir les operations

de prevention et de lutte dans Ies provinces de l'ouest et les zones les mains devcloppees du pays. Le projet de lutte contre la tuberculose est soutcnu par la Banque mondiale, Ie Departement pour Ie developpement international du Royaume-Uni, Ie Gouvernement du Japan et I'OMS. Cette demiere a

joue ct jouera encore un role important pour mobiliser J'engagement national poIitique et fiscal et pour promoLIvoir la cooperation intemationalc. Le Dr HAN (Republique de Coree) declare que son pays soutient la strategie regionale d'eradication de la ruberculose et applique la strategie DOTS

a cette

fin. 11 espere recevoir des

informations sur Ie programme DOTS Ie plus recent. Le partage des connaissances acquises dans la lutte contre la tuberculose etant un facteur cle d'eradication de la maladie, il soutient l'instauration du

Groupe consultatif technique sur 1a tuberculose. II espere egaiement que la communaute internationale sera capable de partager ses connaissances en matiere de lutte contre les autres maladies

transmissibles. M. SOTHINATHAN (Malaisie) declare que Ie taux de reemergence de la ruberculose en Malaisie et dans Ie reste du monde est alannant : c'est la maladie Ie plus SQuvent notifiee dans son

pays. Lance en 1961, Ie programme national de lutte contre la tuberculose a ete integre au systeme general de sante en 1995. Meme si 1'0n considere que la charge de la tuberculose en Malaisie est intermediaire et que Ie pays dispose d'une bonne infrastructure sanitaire, l'incidence de la maladie reste elevee et n'a pas diminue au cours des dernieres annees. Le taux etait de 69,9 pour 100000 en 1984,

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

235

de 58 pour 100000 en 1995 et de 67,8 pour 100 000 en 2000. L'incidence de la tuberculose infectieuse est de 36,7 pour 100000, alors que I'objeetif pour les formes infectieuses de la maladie est de 20 pour 100 000. La tuberculose est trailee gratuitemcnt dans les hOpitaux publics. La plupan des cas surviennent paffili les residents locaux et les cas declares panni les immigrants representent 10,6 1% du total des cas.

Les deux epidemies de tubereulose et de VIH;SIDA constituent un partenariat martel, I'une renfor~ant

l'autfe. II est par consequent vital d'assurer une etroite collaboration et une cooperation

entre les programmes de lutte contre ces deux infections. Les cas de tuberculoselVIH representent 4,9 % du total des cas de tuberculose dans Ie pays. Comme ['OMS en a defendu I'idee, il faut renforcer I'engagement politique pour lutter contre Ja tuberculose. Dans son programme national, la Malaisie a cia bore un plan quinquennal pour la periode 2001-2005 qui est en cours de mise en place. La strategie DOTS reste encore Ie moyen de combattre l'epidemie de tuberculose qui presente Ie meilleur rapport coOt-effieacite. Pourtant, si I'on veut etendre cette strategie, il faudra obtenir les fonds indispensables pour assurer un approvisionnement regulier de medicaments et disposer des res sources humaines necessaires.

Pour determiner avec precision la prevalence de la tuberculose en Malaisie, une enquete va etre rea Ii see au sein de la population en 2002-2003 et une etude de la phannacoresistance sera lancee en 2002. La multi-resistance ne semble pas etre un probleme en Malaisie. En effet, une etude menee en 1997 a montre que 2 % seulement des cas sont resistants. Ncanmoins, 1a Malaisie essaiera

d'empecher l'emergence de la phannaCOH!sistance en ameIiorant Ie taux de guerison et en etendant

I'application de la strategie DOTS dans tout Ie pays. A cette fin, I'OMS et d'autres organisations partenaires de\Tont apporter leur soutien technique cxterne, leur appui financier et toute autre assistance.

Le Dr PHOMMASACK (Republique democratique populaire lao) rappelle qu'iJ existe une relation "troite entre pauvrete, malnutrition et tuberculose et qu'un lien apparait entre Ie VIH/SIDA et la tuberculose. Son pays favorise tres activement l'application de la strategie DOTS mais il est difficile d'identi±ier et de traiter les cas de tuberculose dans un pays camme Ie sien ou Phabitat est disperse, et

eloigne de tout centre de sante. Le Ministere de la sante s'est engage tuberculase et la mortalite imputable a cette maladie de 50 % d'ici etendre Ie programme DOTS

a reduire

la prevalence de la

a2010. Pour atteindre ce but, il faut

atout Ie pays avant 2005, ame!iorer les taux de notification des cas et la

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COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

precision des diagnostics par examen au microscope, assurer Ie controle et Ia supervision de fa,on appropriee et ameliorer Ia Iogistique et Ia distribution des medicaments. Si I'on veut parvenir it ces objectifs, il faut d'importantes ressources financieres, un appui technique et Ia formation du personnel au niveau de J'administration centrale, des provinces et des districts. II espere obtenir un appui de I'OMS, d'autres partenaires et de bailleurs de fonds bilateraux. Lc Dr PRETRICK (Etats Federes de Micronesie) explique que Ia tuberculose est un grave probleme de sante publique dans son pays, Ie taux de notification des cas etant superieur it 60 pour 100 000 personnes, c'est-a-dire beaucoup plus eleve que dans la plupart des pays de la Region. L'expansion de la couverture DOTS a amelior'; la prise en charge des cas mais ce n'est qu'un debut et Ie taux de guerison reste bas. Le programme national prevu jusqu'en 2005 s'cst fixe pour objectifs d'etendre I'application de la strategie DOTS en tant que principale strategie de Iutte contre la tuberculose, a 100 % du pays pour garantir un taux de guerison d'au mains 90 % des cas de tubcrculose pulrnonaire it

a ce que taus les nouveaux cas affottis positif soient inscrits au programme DOTS et de depister 70 % des estimations de nouveaux cas a frottis positif. Les objectifs a court terme fixes pour l'annee en cours sont de porter a 80 1% Ie taux d1 inscription au programme DOTS, de porter ffottis positif, de veiller

a 60 % Ie taux de guerison des cas a frottis positif, d'obtenir que 50 % des cas soient confirmes en laboratoire et de continuer l'OMS continuera

a former

Ie personnel dans Ie pays et au-del a des frontieres. II espere que

a apporter

son appui technique et

a assurer une

tonnation

a la

mise en place de

moyens d'action et qu'elle identifiera les sources de financement qui pennettront l'achat de medicaments.

Le Dr DA YRlT (Philippines) explique que l'on estime actuellement cas de tuberculose

a 250000 Ie

nombre de halte

a frottis positif dans son pays. Les initiatives mises en place pour faire a environ

a Ia

tuberculese prevoient I'application de la strategie DOTS. Le Gouvcmcment a alloue Ies fonds devant pennettre d'acheter les medicaments necessaircs 120 000 patients. II renforce egalement Ie

potentic! des laboratoires pour diagnostiquer la tuberculose dans les regions isolees et collabore etroitement avec une organisation non gouvernementale pour rendre les directives de traitement de la

tuberculose acceptables

a taus

les medeeins. Les medccins prives sont des maillons faibles dans Ia

lutte contre la tuberculose car un grand nombre ne sui vent pas les directives officielles en matiere de

protocoles. Le Gouvemement renforee par ailleurs Ie reseau national de surveillance de la tuberculose multi-n!sistante et continue

amaintenir une large couverture vaccinale par Ie BeG aux nourrissons. a savoir reduction de 50 % pour 20 lOla prevalence de Ia

Pour atteindre I'objectif regional,

tuberculose et la mortalite qui en resulte, sa delegation aimerait connaitre Ie volume financier total

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

237

necessaire

a I'application de la strategie dans la Region et savoir comment Ie Bureau regional pense

aider les Etats Membres

a realiser ces objectifs regionaux.

Le Dr CHEN (Singapour) informe Ie Commite que son Gouvemement a revise son programme de vaccination par Ie BCG a la lumiere des demieres recommandations de rOMS et a interrompu sa campagne de fe-vaccination. Son pays reste engage dans Ie Plan strategique regional

pour faire halte ala tuberculose dans Ie Pacifique occidental. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie la representante du Viet Nam pour sa proposition et lui confirme qu'il en di,cutera avec Ie President lars de la mise au point de I'ordre du jour de la prochaine session pour eventuellement indure Ie sujet de la multi-resistance. 11 explique que Ie decalage des tranches d'ages les plus gravement touchees par 1a tuberculose, mentionne par Ie

representant de Hong Kong (Chine), est commun

a taus les pays developpes du fait du vieillissement

des populations alars que dans les pays en developpement, les groupes les plus touches sont les groupes de population active. Une etude est deja en cours dans Ie but de formuter une strategie

specifique pour traiter ce probleme. Le Groupe consultatif technique sur la tuberculose pourra ensuite debatlre de la question en 2002 lars de sa reunion au Japan. Les representants de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, des Philippines, de la Republique de Coree ot d'autres ant demande des explications sur la coupe faite dans Ie budget de la Region atlribuc au programme Halte

a la tuberculose.

Le total des fonds necessaires aux sept pays ayant la charge de

tuberculose la plus elevee se monte il environ US$ 600 millions pour les cinq annees a venir, soit US$ 120 millions par an. Or, 76 % de ce montant a deja ete engage par les gouvemements et 4 % par les organisations intemationales. II manque done 20 % du total des fonds necessaires. La Banque

mondiale, Ie Gouvernement du Japan et Ie Dcpartement pour Ie developpement international du Royaume-Uni ant rMuit ce deficit de 70 % et des efforts sont deployes pour compenser Ie solde deficitaire.

II charge Ie conseiller regional specialiste du sujet de repondre a la question du representant du Japan sur les progres realises dans la mise en oeuvre du Projet special Halte a la tuberculose. Le CONSEILLER REGIONAL POUR LE PROJET HALTE A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE a Ie plaisir d'inforrner que les bases du Projet Halte ala tuberculose dans la Region ant ete mises en place de fa~on

satisfaisante au

COUfS

des deux dcrnieres annees grace

a

la constirution du Groupe consultatif technique sur la ruberculose, a I'daboration du Plan strategique regional et

ala creation de comites de coordination inter-institutions aux echelons national et regional.

238

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Des plans quinquennaux ont ete elabores pour les sept pays de la Region ayant Ia plus lourde charge de tuberculose, avec notamment une definition des besoins de financement et un calcul des deficits.

Dans l'ensemble, Ie projet a bien avance et la couvcrture de la population est passee de 58 % en 1998

a

68 % en 1999. En outre, ces deux demieres annees. Je taux d'inscription des nouveaux cas est passe de 72 %

a 78 %.

Cepcndant, il faudra accelerer les programmes si 1'on veut atteindre les objectifs fixes

pour 2005. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution dans ce sens. 2. EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS

Le Camite examine les projets de resolutions suivants : 2.1 Strategie regionale pour la sante mentale (Document WPRJRC52/Conf. Paper No.5)

Le Dr OTTO (Palaos) propose que les mots "et leurs families" soient ajoutes

a la

fin du

paragraphe 7 du preambule. II propose par ailleurs de rernplacer "un acces satisfaisant aux services"

par "un acces

a des services satisfaisants" dans Ie paragraphe 2(3) du dlSpositif. Son autre proposition

concerne un phrase en langue anglaise qui ne s'applique pas

ala version franr;:aise.

Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee), se referant au paragraphe 3 du preambule, pense que la phrase "Ia charge croissante des troubles mentaux et neurologiques dans Ia Region du Pacifique occidental" reflete mieux la situation actuelle que "Ie mauvais etat de sante mentale des populations de

la Region du Pacifique occidental". II propose donc de modifier Ie paragrape dans ce sens. II propose par ailleurs d'ajouter au paragraphe 5 du preambule l'cxpression "les femmes cnceintes ou qui allaitent" ou Ules femmes". Passant aux paragraphes du dispositit~

il propose d'inserer au paragraphe

2(2) du dispositif l'cxpression "et des organisations non gouvemementales" apres "Ie bien-etre

familial" et d'ajouter un nouveau paragraphe au

dispositit~

qui serait Ie paragraphe 2(3), pour dire

"pour faire en sone que les programmes nationaux de developpemcm prennent en compte l'impact des facteurs sociaux et economiques sur la sante mentale et les troubles mentaux". L'actuel paragraphe

2(3) porterait alors Ie numero 2(4). II propose en outre d'aJouter "et d'autres partenaires en developpement international" apres "Etats Membres" dans Ie paragraphe 3(4) du dispositif et d'ins';rer un paragraphe 3(5) disant "pour evaluer la possibilite d'accueillir des represemants des secteurs autres que Ie secteur de la sante dans lcs seances du Comite regional et dans d'autres reunions afin de

sensibiliser les decideurs et Ies dirigeants de ces autres sccteurs". Le paragraphe 3(5) porterait alors Ie numero 3(6).

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

239

Le Dr SAKOi (Japon) expiique que ia strategie regionaie prevoit une reduction de ia demande et une reduction de la nocivite liees a l'utilisation de substances nocives. Cependant, Ie terrne

"reduction de ia nocivite" est ambigil car ii peut s'appliquer II ia prescription de drogues et a ia foumiture du materiel d'injection aux consommateurs actuels de drogues, sujet sur lequel les Etats Membres ne sont parvenus

a aucun consensus.

Le JapOTIl par exemp\e, considere qu'iI est plus efficace

d'empecher les gens des Ie debut de commencer a utiliser ces substances et d'offrir des soins et une chance de rehabilitation aux consommateurs existants. II propose donc, au paragraphe 2(1) du dispositif, d'ajouter l'exprcssion "en adaptant certains aspects, Ie cas echeant".

M. SOTHINATHAN (Malaisie) pense que "problemes psychosociaux" est plus approprie que "troubles psychosociaux" et suggere que Ie premier paragraphe du preambule soit modi tie en

consequence. Approuvant la remarque du representant de Papouasie-Nouvelle-Guinee selon laquelle la phrase "mauvais etat de sante mentale dans la Region du Pacifique occidentai" ne reflete pas avec precision ia situation actuelle, ii propose qu'au paragraphe 5 du preambuie, il vaudrait mieux ajouter "les femmes" plutat que "les femmes enceintes et celles qui al1aitent". Quant

a la

proposition du

representant de Papouasie-Nouvelle-Guinee d'aJouter un nouveau paragraphe 2(3), il explique qu'it vaudrait mieux supprimer l'expression "troubles mentaux H car la n!ference

a la

sante mentale est

suffisante. 'vIelle AHN (Republique de Coree) approuve la proposition du representant de la Malaisie concernant Ie paragraphe 5 du preambule mais propose d'ajouter egalement "Ies enfants". Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) declare accueillir favorablement I'ensemble des propositions de moditications mais refuse Ie nouveau paragraphe 3(5) propose par ie representanr de Papouasie-Nouvelle-Guinee car ses implications politiques sont importantes. 11 suggere que Ie Conseil

juridique so it consulte a cet egard. Le DIRECTEUR REGIONAL accueille favorablement les amendements proposes mais suggere que, au paragraphe 3 du pn!ambule, il vaut mieux rempiacer flmauvais etat de sante mentaie"

par "Ies problemes croissants de sante mentale". II fait remarquer qu'a son avis, ii est inoPP0rlun de realiser une etude de faisabilite sur la representation de secteurs autres que celui de la sante, commc

propose dans Ie nouveau paragraphe 3(5). En outre, la necessite de sensibiliser les decideurs et les dirigeants des autres secteurs ne s'applique pas seulement a la sante mentale. II suggere done que Ie nouveau paragraphe 3(5) propose ne soit pas integre au projet de resolution et demande aux

240

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

representants de I'autoriser

a determiner la meilleure approche possible en vue de partenariats avec les

secteurs autres que celui de la sante. Revenant au paragraphe original 3(S), il expJique que les demandes de rapports reguJiers sur

divers sujets techniques rendent difficile la mise au point dtordres du jour tout en ne surchargeant pas les seances du Camite regional. La transmission de rapports sur un sujet particulier peut se faire de trois fa.;ons differentes : en specitiant un point specifique de I'ordre du jour; en soumenant pour

information un rapport au Camite regional, sans

possibiliH~

de discussion; au en ajoutant un rapport

d'avancement sur ie domaine concerne dans son rapport de l'activite de l'OMS dans 1a Region du Pacifique occidental. II prie les representants de Ie laisser Juge de la meilleure de ces solutions.

Ainsi en est-i1 convenu. Decision: le projet de resolution, tel qu'amende, cst adopte (voir la resolution

WPRlRC52.RS). 2.2 Prevention du tabagisme et lutte antitabac (Document WPRlRC52/Conf. Paper No.6)

le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) declare soutenir Ie projet de resolution dans son

principe mais suggere que la

It~gislation

constituant une approche importante dans la lune antitabac, Ie

paragraphe 1(2) du dispositif soit supprime ou modi fie, en rempla,ant "aux objectifs de la CCLAT"

par "au Plan dtaction regional Le tabac ou la sante" car Ie processus de negociation de la CLA TT en est au stade preliminaire et les objectifs de la CCLAT n'ont pas encore etc ctefinis. le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) declare qu'il prefererait qu'on !aisse Ie paragraphe 1(2) tel que!. Si la ClATT doit etre ratifiee par les pays, leur legislation devra etre conforme aux objectifs de la CClAT. le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) suggere quant rayon

a lui

de modifier Ie paragraphe de

a lire "de somenir Ie processus de la CClAT par I'adoption d'une legislation appropriee". Le Dr TEMU (Papouasie-:o-!ouvelle-Guinee) propose que. au paragraphe 3 du preambule, on

ajoute "Ies effons conti nus de I'industrie du tabac contre les efforts de prevention et de lutte, et..." apres Ie mot "inquietude". II propose en outre de remplacer, au paragraphe 5 du preambule, la phrase

tTimportance que rindustrie du tabac accorde

a la promotion des produits du tabac en s'associant et en

parrainant...'t par la phrase 'Timpact negatif de la promotion faite par ['industrie du tabac au moyen d'operations de parrainage". Enfin, il propose qu'au paragraphe 1(1), la phrase "de soutenir les hauts

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

241

rcsponsables politiques pour qu'ils prennent I'initiative!l soit remplacee par Hd'obtenir un appui politique a haut niveau pour...". Le DlRECTEUR REGIONAL suggin que, au paragraphe 1(1) du dispositif, l'expression "pour qu'ils prennent J'initiative lt soit supprimee et que la phrase deviennc "d'obtenir un appui politique

a ham niveau pour l'elaboration ... ". Le Professeur SMALL WOOD (Australie) fait remarquer qu'il est inopportun de prier instamment les Etats Membres d'obtenir un appui politique fait silrement partie du processus de decision politique. Le Dr TEMU «Papouasie-Nouvelle-Guinee) repond que dans certains pays, les Ministeres de la sante ant moins d'importance que Ie cabinet du premier ministre et les Ministeres cles comme les finances et la pianificarion, et qulil est done vraiment important d'obtenir un appui politique it ham

a haut niveau car Ie Ministere de la sante

mvcau. Le Dr T~'\IGI

(Tonga) partage l'avis du representant de l'Australie et fait remarquer que

I'obtention d'un appui politique releve de la responsabilite des ministrcs de la sante. Revenant

a la

proposition d'amendement du paragraphe 7 du preambule, il propose d'ajollter "SUf la sante" apres "impact negatif'. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) souligne que les impacts negatifs du tabagisme ne se Iimilent pas

a la same. lis sont egalement d'ordre economique et social.

Le Dr T A~GI (Tonga) maintient que I'impact principal s'exerce bien sur la sante. Le Dr OTTO (Palaos), se referant au paragraphe 1(1), explique que, dans son intervention faite au caUfS des discussions SUf la strategie fegionaie lars d'une seance precedente, il a mentionne un atelier sur Ia prevention du tabagisme et la lutle antitabac et Ia CCLA T organise

a I'intention

du

personnel d'encadrement du Gouvemement, de taus les ministeres. eet atelier constitue un moyen utile d'aider les Ministeres de la sante

asensibiliser les autres secteurs aces problemes.

Le Professeur SMALLWOOD (Australie) suggere gu'il vaut peut-etre mieux modifier Ie paragraphe 1(1) du dispositif en remplayant "de soutenir Ies hauts responsables politigues pour qu'ils prennent ['initiative" par "de sautenir au plus haut niveau politiquet'.

242

COl\lITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

M. SOTHINATHAN (Malaisie) suggere gu'il est peut-hre plus approprie de remplacer cette phrase par "de rechercher I'engagement de tous les autres Ministeres pour .. ,".

Lc Professeur SMALLWOOD (Australie) propose la phrase "pour obtenir un engagement au plus haut niveau politique lt .

M. SOTHINATHAN (Malaisic) precise qu'il faudrait accorder aux Ministercs de la sante la reconnaissance qui leur est due, au merne titre que les autres Ministeres. II est important de mentionner

l'engagement d'autres Ministeres dans une strategie nationale intersectorielle de prevention du

tabagisme et de lutte antitabac et de ne pas parallre rechercher un appui en faveur du Ministere de la sante.

Le Dr TANGI (Tonga) partage ce point de vue. II ne revient pas au Comite regional de trancher SUT

des questions sensibles de politi que nationale.

Le Dr PHOMMASACK (Republique ctemocratigue populaire lao) declare qu'il aimerait ajouter les mots "appui" et "engagement".

M. LEO (Vanuatu) explique qu'il est important de !roll"er une solution adaptee politique de tous les pays et propose que la phrase soit "obtenir Ie soutien et niveau" .

a la situation I'engagement a haut

Ala lumiere de cc debat, Ie PRESIDENT suggere que Ie paragraphe 1(1) soit modi fie et que 1a phrase "de soutenir les hauts responsables politiques pour qu'ils prennent l'initiative" sait remplacee par "d'obtenir Ie soutien et l'engagement de tous les ministeres des gouvemements".

Le Dr DA YRIT (Philippines) pense qu'il est plus logique de placer Ie paragraphe 1(6) avant Ie paragraphe 1(2) et de renumeroter les sous-paragraphes en consequence. Ainsi en est-il convenu. Decision: Lc projct de resolution, tel qu'amende, est adopte (voir la resolution

WPR/RC52.R6). 3. INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, INFECTION A VlH ET SIDA : Point 16 de I'ordre dujour (Document WPRlRC521l I)

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

243

Le DIRECTEUR REGIONAL explique au Comite que I'OMS estime iI plus d'un million Ie nombre de personnes infectees par Ie VIR dans la Region du Pacifique occidental il la fin de I'annee 2000. La transmission du VIR continue de s'amplifier au sein des groupes de population ayant des comportements iI haut risque. Les deces imputables au SIDA continuent d'augmenter - en moyenne, 150 jeunes adultes de la Region meurent chaque jour du SIDA. Le taux des infections sexuellement transmissibles, ou 1ST, est en forte hausse panni les populations de nombreux pays.

II explique que cela est du au fait que de nombreux individus presentant un risque ';Ieve d'infection au VIH n'ont pas adopte les mesures de protection simples mais essentielles, notamment

I'usage de pr';servatifs ou de materiel d'injection propre. Neanmoins, mal!,'fe la gravite de la situation, Ie DIRECTEUR REGIONAL explique qu'une analyse de la situation du VIHlSIDA en Asie e.t dans la region du Pacifique realisee respectivement par les Bureaux rcgionaux de I'OMS pour l'Asie du Sud-est et pour Ie Pacifique occidental, a demontre

que 1a transmission du VIH pouvait etre considerablement reduite. II expliquc que l'annee precedente, dans toute la Region, les gouvernements sc sont fermement

engages il s'attaquer au probleme des infections sexuellement transmissibles et du VIHlSIDA. II est particulierement important d'orienter de plus en plus les interventions vers les groupes les plus exposes. Alleindre ces groupes n'est pas chose facile mais il est demontre que e'est la seule fa,on de

faire face it l'epidemie. Dans Ie cadre de )'O'NlJSIDA, Ie Bureau regional a continue

a concentrer ses efforts

sur les

interventions de sante publique, notamment la surveillance, les mesures de prevention et Ie

renforcement des soins aux malades du SIDA. L'OMS soutient la mise en place d'ateliers nationaux, controle etroitement la situation dans la Region et echange des infonnations par l'intennediaire de son site internet et des bulletins periodiques. Le Bureau regional a egalement combine depuis peu ses

efforts de surveillance avec ceux du Bureau regional pour 1'Asie du Sud-Est, la propagation du VIH cram etroitement lice aux migrations de populations.

La principale strategie de I'OMS pour s'attaquer au VIHlSIDA restc encore la prevention

primaire; notamment Ie programme fIle preservatif tout Ie temps" dans les lieux de loisirs. Des progres considerables ont ete accomplis en matiere de sensibilisation et de soutien technique. L'OMS continue egalement iI soutenir les Etats Membres pour ameliorer la prise en charge des cas d'IST.

244

CO MITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Le soutien

a l'elaboration

des politiques et des directives de soins aux nornhre croissant de

malades du SIDA dans la Region a ete renforce. Les professionnels de sante de toute la Region reyoivent regulif:rement des bulletins qui leur pennettent de se tenir infonnes des derniers

developpements dans les therapies par antiretroviraux. A rechelle mondiale, des progres considerables ont ete accomplis dans la bataille contre Ie SIDA, que ce soit tenue

a I'occasion

de la cinquante-quatrieme Assemblee mondiale de la sante qui s'est

aGeneve au, consequence directe, de l'Assemblee generale des Nations Unies qui s'est reunie en

session speciale

a New York. L'AssembIee generale a reaffirm'; I'urgence de la bataille contre Ie SIDA

et a adopte une Declaration d'cngagcment d'une tres grande portee. En avril 2000, Kofi Annan, Ie secrctaire general des Nations Unies a reclame la constitution d'un fonds mondial sur Ie SIDA et la

sante. Tous ces evenements montrent bien que la communaute intemationale prend tres au serieux Ie probleme du SIDA. 11 conclut en observant que la communaute internationalc se mobilise contre la pandemie comme jamais elle ne l'a fait auparavant et que 1a Region du Pacifique occidentale est une composante

importante de ce processus. II prie instamment les Etats Membres de meltre en oeuvre nations des intf:rventions nationales visant les individus les plus exposes

a l'echelle des

aI'infection. a des

Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle-Ulande) affirme que la prevention doit etre l'';kment central de la riposte intemationale c~ntre Ie SIDA. Plusieurs !ignes d'action sont communes

programmes nationaux de prevention n!ussis, notamment J'elaboration de cadres de politiques ec 1a mise

a disposition de

programmes en partenariac avec des groupes vulnerables et un role de chef de

a rei ever Ie defi du VIH, aparler Ollvertement de la sexualite et a soutenir des initiatives en faveur de groupes a risque. file politique. Toutefois, de nombreuses societes eprouvent toujollrs des difticultes

Conformement

a cet

intenlt particulier pour la lune contre Ie VIH/SIDA dans Ie Pacifique

occidental, son Gouvernement a finance la participation de plusieurs ministres et representants d'organisations non gouvemementales a la session speciale de l'Assemblee generaic des Nations Urnes

sur Ie SIDA. La Nouvelle-Zelande eIabore actuellement une strategic sur la sante sexuelle et genesiquc qui sera specifiquement adaptee pour permertre l'amelioration de l'acces aux services de sante sexuelle et de l'education sanitaire des individus et pour enseigner des modes de vie sains et des techniques saines en faveur de pratiques sexuelles sans risques. Pour ce faire, il faut rassembler des infonnations sur la fa~on

dont les groupes vulnerables pen;oivent Ie sexe et la sexualite ct sur les progres accomplis.

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

245

Le Dr HONG Sun Huot (Cambodge) explique que Ie Cambodge a accorde une haute priorite au VIHlSIDA pour Ie double probleme de sante et de developpement qu'il represente, apres que Ie premier cycle de surveillance sentinelle, en 1995, ait fait apparaitre des niveaux eleves de prevalence. Les mecanismes institurionnels indispensables ont ete mis en place et Ie programme sur Ie VlHiSIDA a ete integre au Plan de developpement socio-economique du Gouvernement et au Cadre strategique de reduction de la pauvret';. Les strategies nationales de prevention du VIH/SIDA ant ete elaborees et som actuellement mises en application. Placer la prevention et les soins dans une perspective plus

large, responsabiliser la societe civile et augmenter les allocations budgetaires ont constitue une riposte efficace et durable a I'epidemie. Recemment, les strategies ont

ete n!visees et reformulees apartir de cette experience et apn'!s a reduire la transmission

une analyse des donnees epidemiologiques et comportementales. La strategie actuelle de prevention des 1ST et du VIH/SIDA ot de lutte contre ces maladies vise essentiellement parmi les groupes hautement vulnerables grace J'usage plus

a des soins specitiquement adaptes a ces infections et a repandu du preservatif; a accroitre Ia sensibilisation de l'opinion publique et a mettre en

place des services de conseils et d'analyses et en fin it adapter Ie systeme de sante pour repondre it I'accroissement de la demande. Par ailleurs, Ie programme "Ie preservatif tout Ie temps" qui a permis de porter

a plus de 90 %

I'usage du preservatif, est en cours d'expansion. Ce projet a demontre que I'engagement Ie plus total des autorites locales et leur cooperation avec les agents charges d'informer, avec les proprietaires

d'etablissements de jeux et les prostilUe(e)s sont essentiels si I'on veut promouvoir et controler I'usage du preservatif. Bien que la prevalence du VIH diminue, Ie besoin de soins aux malades du SIDA au stade aClUel de l'epidemie fait peser une lourde demande sur les services de sante. II demande i I'OMS

d'approfondir l'idec de faciliter l'acces aux antiretroviraux et d'en ameliorer l'usage et d'organiser des soios

adomicile. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) explique qu'en Papouasie-Nouvelle-Guinee, la

prevalence du VIH et des infections sexuellement transrnissibles est en haussc. Son gouvemement

apprecie particulierement I'aide genereuse en faveur du programme national sur Ie VIH/SIDA apportee par I'Australie, JrUnioD europeenne, Ia Banque asiatique de developpement et plusieurs organisations

des Nations Unies.

246

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Le Conseil national sur Ie SIDA a adopte Ie programme "Ie preservatif tout Ie temps" et une campagne mediatique cst en cours. Une organisation non gouvernementa!c, la Fondation nationale

pour les soins aux seropositifs et malades du SIDA, a etc creee par I. Premiere dame de son pays pour appoI1er un soutien complementaire aux efforts de soins et de prevention.

II espere que ces efforts combines permettront de juguler I'epidemie

a moyen terme, bien que

les efforts soient compromis par la faiblesse du systemc de sante et par les effets de la transition epidemiologique. Les programmes nationaux sur Ie VIHJSIDA sont specifiqucment orientes sur la prevention mais son Gouvemement est preoccupe par l'augmentation du nombre de personnes et de familIes vivant avec Ie SIDA, car un traitement oe peut etre assure que dans Ie cas des maladies

opportunistes. On constate une prevalence toujours aussi eievee des infections sexuellement

transmissibles et J'augmentation du nombre des enfants nes en elant pancurs du va-I. Il se dit de,u de I'inactivite de I'ONUSIDA dans son pays, alors que Ie Gouvemement et ses partenalres deploient des efforts considerables pour nposter

a I'epldemie.

Il cspere que l'acc;,s aux

ressources issues du Fonds mondial pour la sante et les malades du SIDA sera mains difficile qu'avec

la methode actuelle de repartition des fonds intemationaux. Le Dr PHOMMASACK (Republique democratique populaire lao) observe que la faible

a VIH dans son pays est due ason isolement relatif, aux mouvements limites de la population et a un certain nombre de valeurs culture lIes. Toutefois, Ie virus a commence a [airc prevalence des infections son apparition et sa transmission cst facilitee par 1a forte prevalence des infections sexuellemcnts

transmissibles. Il est encore possible d'endiguer I'epidemie mais il sera bient6t trop tard. Pour Ie moment, it est encore temps de lancer des campagnes d'education, d'infonnation, de communication et de prevention et il demande que la Republique democratique popuJaire lao soit ponee au nombre des pays prioritaires pour les mesures de lutte contre Ie VIHiSIDA. Elle a besoin J' un soutien pour l'instauration J'un programme exhaustif et intersectoriel de sante genesique.

Le Dr SAKOI (Japan), fait remarquer que, tout en approuvant pleinement I'accent mis sur les mesures preventives, it est important de contr61er l'efficacite de cette politique en renfor~ant

Ie

systeme de surveillance. Un meilleur acces aux medicaments contre Ie VIHiSIDA necessite des experts medicaux bien fonnes et des laboratoires de bon niveau pour garantir un usage efficace et sans danger des

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

247

medicaments. Le deve]oppement des ressources humaines et Ie renforcement de l'infrastructure

medicale doivent done etre hautement prioritaires. De plus, les nouvelles mesures doivent etre inserees dans les mesures existantes ; it eet egard, Ie Bureau regional doit etre moteur. Son Gouvemement a soutenu les mesures de lutte contre Ie VIHfSIDA dans la Region,

notamment la prevention de la transmission mere-enfant, par Ie biais d1unc assistance bilaterale et de programmes de developpement des ressources humames, en etroite collaboration avec I'ONUSIDA. Melle SURENCHIMEG (Mongolie) indique que la prevalence du VIH commence a augmenter dans son pays. Le Gouvemement a lance une campagne de sensibilisation de I'opinion publique et a entrepris une enquete pour determiner la prevalence des infections sexuellement

transmissiblcs. Les cas qui ont ete deteetes indiquent que Ie VIR/SIDA est entre dans une phase d'expansion. Le Gouvernement dait done reviser ses strategies actuelles de prevention et de detection precoce. Le

programme "Ie preservatif tout Ie temps" doit crre applique de toute urgence parmi les groupes les plus

'vulnerables et il faut une aide exterieure pour ameliorcr les moycns dc surveillance et Ie potentiel des laboratoires. M. CAPELLE (lies Marshall) indique que la prevalence croissante des infections sexuellement transmissibles, notamment chez les jeunes, augmente Ie risque d'introduction du VIH/SIDA dans les iles Marshall. Un certain nombre de mesures ant etO prises pour que tous les secteurs de la population beneficient des efforts de prevention et de lutte et les programmes s'y

rapportant ont ete

intl~gres

dans les soins de sante primaires. COlit

Le Ministere de la sante est preoccupe par Ie

potentie1 du traitement des seropositifs et

des malades du SIDA. II a mis en place une campagne offensive d'education sanitaire et de promotion, ciblant la tranche des 15-39 ans. Toutefois, concevoir des methodes effieaees, instructives et

culturellement acceptables pour informer sur ks risques des infections sexllellement transmissibles et du VIR/SlDA reste une tache difficiJe. M. LEO (Vanuatu) expJique que la propagation des infections sexuellement transmissibles est

egalement une source de preoccupation pour son pays. Une etude fecentc de prevalence a montre que 40 % des femmes de mains de 25 ans ont deja ete infectees plus d'une fois et des mesurcs de prevention et de lutte ant ete prises. II fait ressortir I'engagement des organisations non

248

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

gouverncmentales, qui contribuent activement du preservarif er des pratiques sexuelles saines.

asensibiliser l'opinion publique et it promouvoir l'usage

Meme si aucun cas de VIHiSIDA n'a encore Ole detecte, il ne faut pas relacher la vigilance. 11

suggere que l'O!vlS envisage des programmes d'echanges dans des pays

ou t'infection cst presente atin

que les agents de sante soient prets it prendre en charge les cas eventuels. Mme ROBINSON (Australie) souligne la necessite d'une etroite collaboratIOn entre Ie Bureau regional, I'ONUSIDA et d'autres partenaires concernes par la pn;vention ella lutte contre les infections sexuellement transmissibles et Ie VIHiSIDA, it I'echelle de la Region et des pays. Le Bureau

regional devrait developper ses relations avec ces partenaires pour garantir Ie maintien d'activites de haut niveau et faire en sorte que les mesures de riposte mondiales soient fortement axecs sur 1a Region du Pacifique occidental.

Elle infonne Ie Comite que son pays va accucillir une reunion des ministres de 1a Region :sur Ie 'v1HiSIDA dans la zone AsieiPacifique (Melbourne, Australie, 9-10 octobre 2001). Les minislrcs de differents secteurs pourront disculer de la mise en place de ripostes efficaces au VlHiSIDA el prouver

leur volonte de contrer l'epidemie croissante dans les pays et dans la Region. M. PENG KEI (Macao, Chine) explique que, bien que la prevalence du VIR soit faible it Macao, Ie Ministere de la sante considere que la prevention et la lutte contre Ie VIH/SIDA meriten! une attention continue. II a mis cn place une Commission de prevention et de lutte contre Ie VIH/SIDA

pour coordonner les activ1te5. Plusieurs approcbes sont utilisees, notamment Ie depistage dans des groupes selectionnes et Ia surveillance anonyme et recherche: du VIH lars des transfusions sanguines. Tous les cas de VIHiSIDA doivenl eIre declares anonymement. Le Gouvernement de Macao fournit des soins medicaux granlits, y compris des services de conseils. aux seropositifs et aux malades du SIDA. De 1986 it 200 I, on n'a detect" qu'un nombre limite de cas positifs parmi la plupart des groupes de populalion soumis au depistage. Les exceptions s'appliquaienl

a

des travailleurs

temporaires dans l'industrie des loi5irs, qui comportaient 70 % des 236 cas detectes d'infections au

VIR.

La situation evolue rapidement, du fait de l'augmentation des mouvements transfrontaliers et des changements de comportements de certains groupes de populations. Toutefois, Macao a la volonle de continuer it ameliorer son programme de prevention et de lutte contre Ie VIHiSIDA, comportant

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

249

notamment un programme de surveillance des comportements et Ia mise en place d'actions d'education

sanitaire a I'intention des consommateurs de drogue par injection. Le Dr KONG (Chine) declare que Ia Chine approuve I'analyse OMS de Ia situation actuelle dans Ia Region et Ie plan d'action mis en place. Le Gouvernement chinois attache une grande importance il la prevention et il la Iutte contre Ie SIDA et a attribue des fonds du budget ordinaire. D'autres efforts seront faits pour garantir la securite transfusionnelle. la diffusion des infonnations,

l'amelioration des services de sante et Ie programme d'assurance maladie. La Chine approuve la proposition de l'Australie selon laquelle l'OMS continuera des actions de sui vi, meme apres Ia session speciale des Nations Unies sur Ie VIH/SIDA, en renfor,ant sa cooperation avec l'ONUSIDA et d'autres organisations internationales. L'OMS sera Ie chef de file d'initiatives de mobilisation it haut niveau pour stimuler l'engagement politique des plus hautes instances et l'apport de rcssources financiercs. L'OMS doit egalement continuer it favonser Ie dialogue et la coordination entre les gouvemements des pays et les compagnies phannaceutiques pour obtenir une reduction du prix des antin!troviraux. Grace

a des

prix plus bas. un plus grand nombre de

seropositifs et de malades du SIDA aura accos au traitement. Le document WPRiRC52/11 propose la mise en place de centres sanitaire, destines aux professionnels du sexe. Elle panage totalement cet avis et appuie pleinement la mise services sanitaircs pour ces populations

a disposition de

ahaut risque. Cependant, pensant it la connotation negative de

l'expression "professionnels du sexe" dans certaines cultures, elle suggere de modifier la phrase et de dire "mettre en place et ameliorer les services de sante traitant les 1ST, suivant les speciticiH~S de

cbaque pays, pour offrir ces services aux populations il haut risque. Mme COENT (France) declare que la delegation fran,aise approuve plcinement I'analyse et les recommandations des Etats Membres du Comite regional concernant Ie VIHlSIDA. La France accueille favorablemcnt I'appui que rOMS continue d'apporter aux pays et approcie Ics resultats qui apparaissent dans cenains pays, notarnment au Cambodge.

Au chapitre 3 du document - Actions proposees, point I - la France regrette I'expression "individus

a risque",

qui sous-entend une forme de srigmatisation, et recommande l'expression T '.

"personnes vulnerables

Au point 4, se referant it l'amelioration des soins, eUe pense que ceux-ci doivent etre apportes parallclement aux mesures de prevention, qui doivent etre associees

a un meilleur acces

de

tOllS

au

250

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

traitement. Toujours au point 4, page 5 du texte anglais, la France regrette qu'il ne reprenne pas Ie principe sur les soins en once dans la resolution WHA54.IO, paragraphe 1(5) du dispositif et dans la Declaration d'engagement sur Ie VIH/SlDA. Se referant aux plans strategiques nationaux mentionnes au point 4, 1a delegation franyaise pense qu'on devrait offrir aux malades du SIDA l'occaslon de participer

a l'elaboration et a 1a mise en

applicatlOn de ces plans. Enfin, il serait utile de mentionner, parmi les actions proposees, I'idee de favoriser les echanges d'informations et Ie partage des experiences entre les divers pays et territoires.

La delegation franyaise souhaitc sQuligncr que pour faclliter un meilleur acces au traitement, i1 faut combiner trois autres objectifs la reduction du prix des medicaments, la mise en place de

mecanismes de solidarite financiere comme Ie Fonds mondial pour la sante et Ie SlDA, et Ie renforcement des capac ires des structures de sante dans les pays en deveioppement. Pour attcindre Ie troisieme objectif, clle indique qu'unc initiative visant

apromouvoir des partenariats hospitaliers dans

Ie domaine des soins therapeutiques aux seropositifs et aux malades du SIDA a ek prop osee par de nombreux pays europeens, dom la France. Cette initiative pourrait etre la base d'un plan d'action concret destine it diffuser et it partager les connaissances et les savoir-faire dans Ie domaine de l'acces aux antin!troviraux.

Le Dr RlCARDO (Philippines) explique que Ie nombre de cas de VIH/SIDA aux Philippines est reste bas, avec environ 1500 cas d'infections au VIH enregistres au cours des l5 demieres annees.

La prevalence des infections est estimee il environ 10000 cas. Sa delegation soutient pleinement la Declaration d'engagement sur Ie VIHlSIDA annexee au document WPR/RC52!l1. Toutefois, elle se fait I'echo des preoccupations exprimees par la Chine sur la difficulte pour les seropositifs de se procurer des ~mtire[roviraux

dont Ie prix est prohibitif. Le

Gouvemement philippin a tres peu de ressources et attend de connaitre les resultats des efforts deployes par I'OMS au niveau international pour fairc baisser Ie prix des medicaments.

Lc Dr HAN (Republiquc de Coree) declare que son pays appuie la resolution WHAS4.1 0 et la Declaration d'engagement. Chaque pays doit soutenir activement et participer

a l'elaboration

des

politiques de I'OMS pour lutter contre Ie SIDA. II demande it celle-ci et it d'autres organisations internatlOnales de prendre Ia tete du mouvement de prevention du SIDA. II faut prendre des mesures effieaees pour empecher la propagation de Ia maladie. II taut egalement encourager un depistage

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

251

medical volontaire et des services de conseils pour fe-duire Ie nombre des cas non

declan~s.

En outre!

des actions d'education sanitaire doivent etre menees aupres des prostitue( e)8 pour endiguer la

propagation des 1ST. Le Dr ARlF (Malaisie) remarque que certains pays ont pu [abriquer des antiretroviraux et beneficient donc de prix plus bas. Ce n'est cependant pas une solution pratique pour un petit pays camme 1a Malaisie qui continue ses discussions sur une baisse du prix des medicaments. Bien que des

Societes multinationales aient propose des baisses de prix variant de 5 a65 %, cela n'a pas contribue

a

alleger la charge du traitement. L'OMS et d'autres organisations des Nations Unies doivent participer activement aux negociations avec les laboratoires phannaceutiques pour faire baisser les prix des medicaments.

Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d'Amerique) rappelle au Co mite qu'a I'occasion de la session speciale de l'Assemblee generale des Nations Unies sur Ie VIH/SIDA, les nations sont convenues de collaborer pour interrompre la propagation du VIHiSIDA et commencer Ii en inverser la tendance. L'un des objectifs cles est de reduire de 25 % la prevalence du VIH parmi les jeunes gens et les jeunes femmes d'ici

a 2005. Les autres objcctifs cles de 1a Declaration d'engagemem sont : mettre en oeuvre

des strategies nationales pour lutter contt'e la stigmatisation, Ie silence et Ie rejet ; "liminer la discrimination; s'associer avec 1a societe civile pour toucher les seropositifs et les malades du SIDA et aussi les groupcs les plus vulnerables ; allouer des ressources dans les budgets nationaux et instaurcr une cooperation internationale ; traiter les problemes de risque, de prevention, de soins, de traitement et de soutien ; et cntin renforcer les moyens d'action sanitaires, educatifs et juridiques en matiere de

VIH/SIDA. Ces objectlfs ne relIetent qu'une partie des engagements pris par les nations. It a

"to demontre

que I'unique et Ie plus important facleur de riposte a I'epidemie est la prise de decisions poliliques it I\~chelon

national.

Les Etats-Unis d'Amerique felicitent l'OMS pour son soutien aux methodes qui s'appuient sur

des bases factuelles pour aborder la prevention des 1ST et des infections

a VIH,

la securitl: ef

transfusionnette, les soins aux malades du SIDA, la collecte des donnees epidemiologiques coordination avec ses partenaires.

la

Son Gouvemement appuie egalement les mesurcs de prevention s'adressant aux individus qui, par leurs comportements, se trouvent exposes etr'oll exposent les autres, au risque d'infection

aVIH et

252

CO MITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

d'autres infections sexucllement transmissibles. Pour empeeer la transmission, il faut eibler ilIa fois les

seropositifs et les serom!gatifs. Il remarque que certains pays de la Region, notamment Ie Cambodge, ant reussi it faire baisser la prevalence du VIH/SIDA et souligne que ehaque pays, quel que soit son taux d'infeetion et Ie

nombre de personnes infectees, peut tirer des II confirme egalement que SOil

le~ons

de la reussite des autres.

pays appuie pleinement Ie Fonds mondial pour la sante et les

malades du SIDA, qui traduit un effort de plusieurs partenaires, notamment des gouvemements, du public, des differents secteurs prives et des organisations intemationales. II encourage tous les

gouvernements de la Region janvier 2002.

a aider

a constitucr Ie Fonds et a Ie Tendre operationnel avant Ie ler

Le Dr PRETRICK (Etats Federes de Micron';sie) felicite Ie Bureau regional pour son excellent rapport sur Ie VIHlSIDA dans la region. II decrit la propagation de I'infection

a VIH dans

son pays depuis que Ics deux premiers cas

seropositifs ont ete decouverts, en 1989-1990. Le premier cas de SIDA constate sur unc personne qui n'etait jamais sortie de son pays a ete detecte en janvier 2001. En juillet 200 1. une equipe des Centres

de lulte contre la maladie, aux Etats-Unis d'Amerique, a teste 378 patients et a decele quatre cas seropositifs. Les mesures actuelles de prevention et de lulte recouvrent la recherche du VIHlSIDA dans les groupcs it haut risque dans les services de consultations en obstetrique, de consultations pour ks IST, de consultations de planification familiale et de consultations specialisees ; les actions d'education pour sensibiliser l'opinion publique ; la creation de groupes de planification

cornmunautaire ; Ies activites de communication; Ie depistage du VIH et les services de conseils et

cnfin [,education du public

a I'usage des preservatifs.

Mme HA (Viet Nam) explique que ['epidemie de VIHiSIDA continue de se propager d'annee en annee dans son pays. Au debut de juillet 200 I, un total cumule de 38 359 cas d'infection a VIH etait notifie dans Ies 61 provinces du pays, 70 % de ces cas etant attribues

a la

consommation de drogues

injectables. 5784 cas de SlDA ont ete enregistres, et 3123 deces. Ces nombres ont double de puis 1999. Les interventions dans ce pays om consommateurs de drogues

ete

centrees sur Ies groupes it haut risque, notamment les Ies prostitue(e)s et les jeunes. Les actions recouvrent

injectables~

I'education de I'entourage, la promotion du presertatif et des seringues jetables et Ia constitution de groupcs dtauto-assistance. La mise au point dtune approche communautaire a pennis un acces aux

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

253

informations sur la prevention et la lutte. Les medias ont

ete impliques dans les taches d'information,

d'ectucation et de communication et les reseaux de distribution des preservatifs ant ete ameliores. Apres la reussite d'un projet pilote sur Ia prise en charge des infections sexuellement

transmissibles et I'usage du preservatif tout Ie temps que rOMS a appuye au Viet Nam ces trois

demieres anne-es, un projet de quatre ans temps a

alarge echclle pour promouvoir I'usagc du preservatif rout Ie

eie

mis au point, avec Ie sautien du Departement pour Ie developpement international du

Royaume-Uni, rOMS jouant Ie role de I'organe executif. Elle remercie Ie gouvernement du RoyaumeUni et I'OMS pour Ie soutien qu'ils apportent ace projet.

Elle espere egalement que "OMS et d'autres organisations des Nations Unies m!gocieront avec les laboratoires pharmaceutiques pour obtenir des medicaments a des prix abordables. Le Dr KIENENE (Kiribati) parle de I'augmentation rapide du nombre des cas d'ISTNIHlSlDA dans son pays, I'une des augmentations les plus rapides des pays ct territoires oceaniens. A la fin du mois d'aout 2001, Kiribati comptait 38 cas d'infection II VIH (y compris les cas de SlDA), 65 % etant des marins et leurs epouses. Conformement au plan strategique national pour l'annee 2000 sur les 1ST et Ie VIHlSlDA, elabore avec l'appui de l'OMS et du MacFarlane Burnett Centre en Australie, la prevention restera la

principale activite. Les actions suivantes sont pn:vues au en cours : un seminaire parlementaire destine aux ministres et aux membres du parlement au cours de Ia session de novembre 2001 ; la fonnulation de lois en collaboration avec un consultant de I'OMS ; la distribution

a plus large echelle des

preservatifs dans les bars et les boites de nuit ; un programme sur la sante des adolescents, avec I'appui du Fonds des Nations Unies pour la population et

de la Communaute du Pacifique sud, cette derniere

jouant Ie role de rorgane executif; une plus grande securite transfusionnelle, notamment des analyses

en laboratoires et des activites periodiques d'6ducation sanitaire et de conseils dispenses aux dip16mes des ecoles superieures et des ecoles de Ia marine. Le Dr HOMASI (Tuvalu) explique que son pays vient d'achever un quinquennal sur Ie VI HIS IDA qui est maintenant en cours d'application. Bien que deux cas seulement aient etc notiMs dans son pays, Ie VIH/SIDA reste une menace pour les 10000 habitants de ce petit pays. Les marins sont les plus vulnerables, de meme que les jeunes gens etudiant II I'etranger. II mentionne la reus site des mesures prises dans Ies Caralbes, qui ant place en priorite dans Ie programme sur Ie VIH/SIDA les

soins et Ie soutien aux seropositifs. Au Tuvalu egaiement, les soins et Ie soutien aux seropositifs et aux malades du SLDA,

a leurs familIes et it la communaute de l'ile sont la grande priorite du plan national,

254

COMlTE REGIONAL: C1NQUANTE-DEUXIEME SESSION

avant les autres priorites

a savolr

la reduction de la vulnerabilitc, la promotion des comportements

sexuels sans risque, la prevention et la lutte contre les IST, la securite transfusionnelle et une riposte

multisectorie11e

a I'epidemie de VIH/SIDA. a

A ce jour, il n'existe aucune directive, sur les medicaments au Ie traitement, applicable

l'usage des antiretroviraux ; Ie budget est limite aux seuls domaines de priorite ; aucun budget n'est alloUf~

pour Ie traitement. Sa delegation suggere que rOMS se renseigne sur la reussite obtenue au

Bresil, et aide les Etats Membres dans la Region du Pacifique occidental soutient la Declaration d'engagement sur Ie VIH/SIDA adoptee generaie des Nations Unies.

a renforcer les traitements.

11

a la Session speciale de l'Assemblee discussions, que main tenant que la

Le DIRECTEUR REGIONAL conelut,

a 10 lumiere de ces

Region compte un grand nombre de cas, les services de soins, notamment Ies traitements par les antiretroviraux, sont desonnais un sujet essentiel dans de nornbreux pays. Le prix des medil."uments reste eleve, malgre les progrcs accomplis. II accueille favorablernent la decision des Nations Cnies

d'instaurer un Fonds mondial pour la sante et les malades du SIDA. II faut malgre cela reconnaitre qu'il ne suffit pas de disposer de medicaments pour resoudre Ie probkmc. LIne bonne infrastructure doit pcnnettre de garantir que les medicaments sont administres corrcctemcnt. II partage I'opinion du representant de la France selon lequel les mecanismes de fixation des prix et Ie renforcement des systemes de sante sont essen tie Is. II faut pouvoir disposer de medicaments pour assurer les so ins mais il faut egalement renforcer Ies systemes de sante.

Le DIRECTEUR REGIONAL prend note des preoccupations du representant de PapouasieNouvelle-Guin,;e concernant l'Ol\USIDA dans ce pays. II note par ailleurs la preoccupation de la Chine sur I'expression "professionnels du sexe" et la suggestion de la France d'utiliser l'cxpression "personnes vulnerables"

a la place de "groupes arisque!!. REGIONAL SUR LES INFECTIONS SEXUELLEMENT

Le

CONSEILLER

TRANSMISSlBLES Y COMPRIS LE VIH/SlDA note que Ie Fonds mondial pour la sante et les malades du SrDA a ete insraure tres recemment et comporte un groupe de travail provisoire dans

lequel I'OMS est representee. L'OMS aura un role majeur

a jouer

dans I'elaboration du systeme

d'exploitation de ce fonds. II controle ce fonds et informera les Etats Membres periodiquement sur sa progression et apportera un soutien en soumettant Ie cas echeant des propositions au Fonds.

Le PRESIDENT invite Ie representant du Conseil international des infirmieres parole.

a prendre

la

PROCES-VERBAL DE LA SEPTlEME SEANCE

255

4.

COORDINATION DES TRAVAUX DE L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, DU CONS ElL EXECUTlF ET DU COMITE REGIOKAL: Point 18 de l'ordre dujour (Documents WPRJRC52112 et WPR/RC52/INF.DOC'/I) Le DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES, attire l'attention du Comito sur la

resolution WHA54.2, qui traite de 1a nutrition du nourrisson et du jeune enfant. Dans 1a Region du Pacifique occidental, deux analyses de la strategie mondiale ant

ete realisees

en 2000 au niveau des

pays, en collaboration avec l'UNICEF. Elles ont eu lieu en Chine et aux Philippines. L'OMS organisera une consultation regionale sur Ia strategie mondiale iI Kuala Lwnpur, en octobre 2001, en collaboration avec l'UNICEF. Le but de cette reunion est d'envisager la fa,on Ia plus efficace possible d'appliquer cette strategie dans Ia Region. Cette strategie sera soumise pour adoption au Conseil executif et al'Assembl6e mondiale de la

sante de 2002. Se refe-rant

a la resolution WHA54.12 sur Ie renforcement du personnel infinnier et des sages-

femmes, Ie DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES explique qu'il s'agit Iii d'un probleme particulierement important pour chaque Etat Membre de la Region. De nombreux Etats Membres ont signale les difficultes rencontrees pour reernter et retenir Ie personnel infinnier qualifie. II pense que la penurie dtinfirmieres et de sages-femmes dans 1a Region, combinee

a une repartition

inequitable de la main d'oeuvre, pose un enorme probleme it chacun. Dans de nombreux Etats Membres, la prestation de so ins infirmiers dans des conditions de secufite est deja compromise et ce

probleme doit etre trait" dans Ie cadre de Ia reforme du systeme de sante engagee dans de nombreux pays. Concernant la ",solution WHA54.16 sur la Decennie internationale des populations autochtones du monde, il rappelle aux representants que, I'annee passee, il a ete propose que Ie Bureau regional collabore etroitement avec Ie Siege de I'OMS pOUT

elaborer Ie cadre d'un plan d'action

mondial. Cette collaboration a commence et les actions necessaires pour repondre aux besoins sanitaires des populations autochtones de la Region sont etudiees au fur et d'action slelabore.

a mesure

que Ie cadre

Le DIRECTEUR DE LA GESTlON DES PROGRAMMES conclut en mentionnant une resolution adoptee par Ie Conseil executif lors de sa l07e session, sur l'evaluation de 1a performance des systemes de sante. Depuis la demiere session du Comite regional, un certain nombre de consultations importantes avec les Etats Membres ant eti!: organisees aux niveaux mondial et regional.

256

CO MITE REGIONAL: CINQUA:-.ITE-DEUXIEME SESSION

En juillet 2001, une consultation pour Ie Pacifique occidental a eu lieu it Manille avec des representants des Etats Membres et des experts techniques. La teneur de cette reunion tres fructueuse

est resumee dans Ie document fernis avant Ie Camite. Pour finir) il attire l'attention du Comite sur Ie document d'information WPRlRC52/INF.DOC.lI, l'ordre du jour provisoire de la 109' session du Conseil executif de I'OMS prem cn janvier 2002. Le Dr NOVOTNY (Etats-Cnis d'Amerique) se felicite des resultats de la consultation regiona1e de I'OMS sur l'evaluation des systemes de sante; il est clair que la Region, comme d'autres,

est prcoccupee par la pertinence des diverses mesures recommandees dans Ie Rapport sur fa sante

dans Ie monde en 2000: la validite des diverses donnees sources; I'utilite de mesures prises pour ameliorer les politiques sanitaires, la planification et les rcsultats obtenus ; et la sagesse des classements des rapports qui peuvent ne pas erre tres utiles it certains pays lorsqu'ils combleront les lacunes de leur systeme. Camme l'ont fait d';mtres orateurs, il demandc 11 l'OMS d'ecollter les resultats des consultations regionales et de continuer

a revoir

Ie processus tout entier. 11 attend la n!ponse du

Directeur General sur les rcmarques des Etats Nlembres. M. KINGDON (Australie) parle egalement du rapport d'evaluation des systemes de sante et

accueille favorablement l'engagement du Directeur general

a mettre

en place un processus de

consultation technique pour revoir Ia methodologie, consulter Ies membres sur }'analyse des donnees

a contr61er l'eva1uation de la perfonnance des systemes de sante. II s'est rcjoui de I'occasion qui lui ctait offerte de prendre part a la de l'O!vIS et ses conclusions et creer un groupe consultatif qui l'aidera consultation regionale qui a eu lieu it Manille en juillet. Comme indique dans Ie document

\VPRlRC521l2, cette consultation a abouti

a un

consensus sur

I'importan~e

de cette evaluation des

performances et sur Ie role de chef de file que doit jouer I'OMS en elaborant les outils d'evaluation.

Neanmoins, il cst ressorti de 1a consultation que les mesures existantes sont trop compliquees pour etre utili sees it I'echelle d'un pays. 11 reste beaucoup iL faire avant la prochaine evaluation, en 2002. II a done ete surpris d'apprendre que I'OMS a decide de publier les donnees comparatives sur les

esperances de vie et 1es cornptes nationaux sur 1a sante des Etats Membres dans Ie Rapport sur La sante dans Ie monde en 2001. Cependant, conforrnement

a l'engagement du Directcur general,

l'Australic a

eu l'occas10n de transmettre ses conmlcntaires. II est apparu que la diminution de 1.4 annt!e de }'esperance de vie constatee en Australie depuis Ie demier rapport resulte non pas de modifications dans la charge des maladies mais de l'application d'une nouvelle mesure, I'esperance de vie corrig';e sur les annees de bonne sante (HALE). L'orateur con<;oit que l'OMS prefere Ie principe de calcul HALE au caleul de l'esperance de vie carrigee de I'incapacite (DALE) puisqu'il est plus exhaustif mais

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

257

il demande que les resultats ne soient appliques et publics qu'avec une extreme prudence tant que l'utilite et la validite de la methode ne seront pas clairement etablies. Le Dr JEON (RepubJique de Coree) explique que l'evaluation de la performance des systemes de sante devrait pennettre de comparer les systcmes nationaux de soins de sante, et donner l'occasion d'en ameliorer l'efficacite mais qu'il est tres difficile d'ec1aircir et de mesurer Ie rapport entre les

donnees d'entree et les resultats. II suggere done de simplifier les methodes d'evaluation et d'analyse appliquecs pour calculer Ilesperance de vie corrigee sur les annees de bonne sante. Mesurer l'equite de la contribution est egalement tres complexe. II faut elaborer une methode pour detenniner qui

beneficie des depenses publiques et de rappui du gOllvernement, et une autre methode pour evaluer les soins de sante prives. Compte tenu des difficultes techniques que cela sous-entend, il sera preferable d'exclure les c1assements des systemes de soins de sante du rapport de l'OMS. Le DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES prend note de ces commentaires ct declare que Ie Directeur regional en discutera eventuellement avec Ie Directeur general lors du

prochain Cabinet mondial. La PRESIDENTE DU CONSElL EXECUTIF e'prime ses rernercierncnts au pays d'accueil et au Directeur regional. Elle a ecoute attentivement tout ce qui s'est dit pendant la seance et repercutera ces discussions

al'echellc mondiale.

Le PRESIDENT invite la representante de l'Association internationale des femmes medecins et Ie representant de la Federation internationale des Associations de fabricants de produits pharmaceutiques

aprendre la parole.

s.

EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS: Le Camite examine les projets de resolutions suivants :

5.1

Lutte contre la tuberculose (Document WPRlRC52/Conf. Paper No.7)

M. LJU (Chine) rappelle que, pendant les discussions sur la tuberculose, il a souligne Ie role important de promotion que joue I'OMS. II suggere done l'insertion d'un nouveau paragraphe 2{l) dans Ie dispositif disant "de continuer

a collaborer

avec d'autres organisations intemationales pour

promouvoir au plus haut niveau politique un engagement politique et financier renforce en faveur de la lutte contre la tuberculose et de stimuler la cooperation intemationale".

258

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

Les paragraphes suivants seIant renumerates en consequence. Le Dr OTTO (Palaos), se relorant au paragraphe 2 (5) du dispositif, demande quels outils sont

m:cessaires pour calculer la mortalite. II suggere que I'on se referait peut-etre charge de la maladie.

a la

morbidite.

a la

Le DIRECTEUR REGIONAL, rcpondant au representant des Palaos, rappelle que Ie Groupe consultatif technique et Ie Comite regional se sont fixes comme objectifs de reduire de moitie les taux de mortalite et de prevalence avant 2010. Les outils de calcul de la morbidite sont deja disponibles mais il est dit1icile de mesurer les taux de mortalite.

Revenant a la suggestion de la Chine, il declare qu'il veillera a ce que la resolution refiete Ie point de vue de la d6iegatioI?- chinoise.

Decision: Le projet de resolution, tel qu'amendc, est accepte.

6.

ATTRIBUTION DE LA BOURSE DE LA FONDATION JACQUES PARISOT : Point 20 de I'ordre dujour (Documents WPRJRC52 i lS et WPRJRC52!Il"F.DOC.lI) Le DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES, en presentant Ie sujet, explique

au Comite que la Fondation Jacques Parisot a ete creee en 1969 par Madame J. Parisot pour perpetuer la memoire du Dr Jacques Parisot, ancien President de l'Assemblee mondiale de 1a Sante. Depuis

1975, unc bourse d'etudes est attribuee tous les deux ans aux fins de recherche en medecine sociale au en sante publique. La Fondation est administr';e par Ie Directeur general de I'OMS qui applique les decisions du Camite de 1a FondatioTI, constitue d'au moins cinq membres nommes par Ie Conseil executif.

Les Regions proposent chacune leur tour des candidats et Ie Bureau regional dc I'OMS pour Ie Pacifique occidental a ete invite

a proposer

trois candidats

a la

bourse qui sera ilttribuee en

Jamier 2002 par Ie Conseil executif. Une bourse d'un montant de USS 5000 sera attribuee au candidat qui aura soumis un projet de recherche interessant et aura ete juge capable de Ie mener recherche devra etre achevee au bout de 12 mois.

a bien.

La

Le Dirccteur regional a ecrit aux Etats Membres en avril 200 I pour les inviter il proposer des candidats a cette bourse. Le theme de recherche selectionne est: "Lutte contre les maladies transmissibles et developpement durable des services de sante: identifier les obstacles

a (,utilisation

des services dans Ie cas des maladies de la pauvret"". Le Bureau regional a re9u 18 propositions de six

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

259

pays de la Region. Sept candidatures ont ete pre-selectionnees par un groupe d'examen technique du Bureau regional et transmises aux membres du Camite consultatif du Pacifique occidental sur la recherche en sante, qui procedera it un examen plus approfondi.

L'evaluation et les criteres de selection du ComitO consultatif sont resumes dans Ie document WPRlRC52/INF.DOC.l2, qui pr<:sente egalement l'ordre de classement des sept projets propose par Ie

Camite. Le Directeur regional invite Ie Camite a en retenir trois qui seront soumis aux experts charges

de la selection. II suggerc rcspectueusement que les membres du Comite puissent souhaiter suivre l'evaluation du Comite consultatif qui a retenu les projets de recherche du Dr Yu Dongbao; du Professeur Hui Zhuang; et du Professeur Xu Longqi. Le Professeur SMALLWOOD (Australie) fait remarquer que les candidatures

a la bourse de

la Fondation Jacques Parisot que Ie Bureau regional a re,ues ont ete examinees et classees par les membres du Comite consultatif regional pour la recherche en sante. Sa delegation propose que Ie Camite regional soumet aux expens de selection de la Fondation les trois premieres candidatures

retenues par Ie Comite consultatif regional. Le Dr DAYRlT (Philippines) approuve la proposition du representant de l'Australie. Decision; Ainsi en est-il decide (voir la decision WPRlRC52(1». 7. COMPOSITION DE DIVERS COMITES; Point 21 de l'ordre du jour 7. I Sous-Comite du Comite regional pour les Programmes et la Cooperation technique: Point 21.1 de I'ordre du jour Le DlRECTEUR REGIONAL rappelle que les membres actuels du Sous-Comite du Comite regional pour les Programmes et la Cooperation technique sont Ie Brunei Darussalam, la Malaisie, la ~ouvelle-Zelande,

'1iue, la RepubJique de Coree, les Tonga, Ie Vanuatu etle Viet 'lam.

Les membres du Sous-Comite dont Ie mandat s'acheve en 2001 sont Ie Brunei Darussalam, la ),;ouvelle-Zclandc, Niue et les Tonga. La Resolution WPR/RC49.R8 stipule que Ie Sous-Comite du Comite regional pour les Programmes et la Cooperation technique n'interviendra pour appuyer Ie Comite regional que pour accomplir une tache specifique. II suggere done respectueusement au Comite regional de reporter la

260

COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION

nomination des nouveaux membres du Sous-Comite jusqu'au moment ou il sera saisi pour accomplir une tilche specifique. Ainsi en est-il decide (voir la decision WPRlRCS2(2)). 7.2 Programme special de recherche, de deveioppement et de formation

ala recherche en

reproduction humaine : Composition du Camite des politigues et de 13 coordination:

Point 21.2 de l'ordre dujour (Document WPRlRC521I6) Le DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES explique au Comite que Ie Comite des politiques et de la coordination (CPC) est I'organe dirigeant du Programme special de

recherche, de d6veioppement et de formation

ala recherche en reproduction humaine. a la

II est compose de 32 membres au total, repartis en quatre categories. L'une de ces categories, la categoric 2, comporte 14 membres, trois d1entre eux etant affectes Region du Pacifique

occidental. Ces membres sont elus par Ie Comite regional pour trois ans. Pour elire les membres, on prend en compte le soutien technique et financier que rEtat Membre apporte au Programme special et l'interet qu'il porte refletent ses politiques et ses programmes nationaux. Actuellement, les trois membres de la categorie 2 pour la Region du Pacifique occidental sont

a la reproduction

humaine, tel que Ie

Ie Cambodge, la Malaisic et la Papouasie-!\ouvelle-Guinee. Le mandat de la Malaisie expire Ie 31 decembre 2001. Pour conserver la pleine representation de la Region du Pacifique occidental au Comite des politiques et de la coordination, il est demande au Comite regional d'elire un Etat Membre qui sera nomme membre pour une periode de trois ans it comptcr du 1cr janvier 2002. Le Camite regional peut souhaitcr elire Ie Viet Nam.

La prochaine reunion du Comite des politiques et de la coordination est fixee au 20 et 21 juin 2002. Ainsi en est-il convenu (voir la decision WPRlRCS2(3)).

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

261

M. SOTHINATHAN (Malaisie) remercie Ie Comite pour avoir offert it son pays I'occasion de servir Ie Comite des politiques et de la coordination, ce qui fut une experience benefique et

enrichissante. 7.3 Programme special de recherche et de formation concernant les maladies tropicales : Composition du Conseil conjoint de coordination: Point 21.3 de I'ordre du jour (Document WPRlRC521I 7) Le DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES explique qu'aux termes du paragraphe 2.2.2 du Protocole d'accord sur les structures techniques et administratives du Programme special de recherche et de formation sur les maladies tropicales, les Comites regionaux de I'OMS doivent selectionner deux Etats Membres parmi ceux qui dont dircctement touches par les maladies

couvertes par Ie Programme special, au parmi ceux qui apportent un appui technique au scientifique

au Programme special. Les deux Etats Mcmbrcs de la Region du Pacifique occidental qui etaient membres du Conseil conjoint de coordination dans cette categorie sont la Republique democratique populaire lao et la

Papouasie-Nouvelle-Guinee. Le mandat de trois ans du representant de 1a Papouasie-Nouvelle-Guim!c arrivant it ecbeance Ie 3 I decembre 200 I, Ie Comito pourra souhaiter nommer un Etat Membre qui enverra un representant pour representer la Region

a compter du

I" janvier 2002. II peut souhaiter

envisager la nomination du Cambodge en remplacement de la Papouasie-'iouvelle-Guinee. Les dates exactes et Ie lieu de la reunion du Conseil conjoint de coordination pour 2001 seront

communiques aux Etats Membres en temps voulu. Ainsi en est-il decide (voir la decision WPRiRC52(4)).

8.

DATES ET LIEUX DE LA CINQUANTE-TROISIEME ET DE LA CINQUANTEQUATRIEME SESSIONS DU COMlTE REGIONAL: (Document WPRlRC52/Conf. Paper No.8) Le DIRECTEUR REGIONAL rappelle que, lars de sa cinquante et unieme session, Ie Comite

regional a accepte l'aimable proposition du Gouvernement du Japan d'accueillir 1a

cinquante-troisit~me

session du Comito en 2002. II lui reste it fixer les dates de cette session. L'OMS essaie de coordonner

les dates des six Comites n!gionaux, d'une part pour permettre au Directeur general de participer au mains partiellement aux six sessions et d'autre part pour laisser suffisamment de temps pour que tOllS

262

CO MITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXlEME SESSION

les prod:s-verbaux des discussions de tous les Comites n:-gionaux soient regroupes dans un document qui sera transmis

a la

reunion du Conseil cxccutif en janvier. II propose done que 1a cinquante-

troisieme session so henne du 16 au 20 septembre 2002. M. TASAKA (Japon) confirme que Ie Gouvemement du Japon accueillera avec plaisir la cinquante-troisieme session du Camite regional

a Kyoto, ancienne capitale du Japon.

II n'est pas sur

que son gouvernement puisse foumir un accueil aussi chaleureux que celui offert par Ie Gouvemement

de Sa Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam mais il fera du mieux possible. Le PRESIDENT exprime l'appreciation du Comito pour I'aimable invitation du Gouvemement du Japon. Le. DIRECTEUR REGIONAL informe Ie Com it'; que la cinquante-quatrieme session se

tiendra au Bureau regional, arvlanille. Le projet de resolution est adopt'; (voir la resolution WPR/RCS2.R8). 9. CLOTURE DE LA SESSION: Point 23 de I'ordre du jour. Le Dr HONG (Cambodge), au nom du Comite regional, exprime I'appreciation et les remerciements du Co mite regional, d'une part Gouvemement pour avoir accueilli la

a Sa Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam et a son session, pour avoir mis a disposition des installations al'animateur de Ia table ronde

d'excellente qualite et pour sa genereuse hospitalite, et d'aurre part au President, aux Vice-Presidents et aux Rapporteurs, aux experts de la session speciale sur [a sante mentale,

ministerielle et aux representants des organisations gouvcmementales et non gouvernementales pour leur conuibution.

Le Dr TANG I (Tonga) confirme les sentiments exprimes par I'orateur precedent. Le PRESIDENT explique que Ie proces-verbal provisoire restant sera envoye

a chaque

representant ayam participe i la session, avec une lettre d'accompagnement indiquant dans quel deJai les eventuels commentaires doivent parvenir au Bureau regional. Pas see cette date, les proces-verbaux seront consideres acceptes.

Le PRESIDENT declare que ce fut un grand honneur pour Ie Brunei Darussalam d'aecueillir la session et une ttiche diffieile pour lui de la presider. Cette session a ete ilia tois dense et productive. Elle a traire un certain nombre de problemes importants ayant un impact sur la sante des populations

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

263

de Ia Region. Les debats ont ete serieux, ouverts et francs. Malgre certaines divergences d'opinions, la

capacite d'instaurer un consensus et un esprit de cooperation, qui est de tradition dans 1a Region, a de nouveau fait ses preuves. II a ete touche par Ie devouement et I'engagement de tous les representants pour trouver des solutions concretes aux problemes de sante- auxqueJs les pays de la Region sont confrontes. II remercie tous les participants et Ie secretariat pour Ie travail accompli.

Le PRESIDENT declare close la cinquante-deuxieme session du Comite regional. La seance est levee Ii 12h05.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization