WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Session Ad hoc Ouagadougou. I I - l5 mars 2002 EAC.AD.l Original : Français Février 2002 RAPPORT D'ACTIVITE PAR UNITE (Juin 2001 au jour) A 2PREMIERB PARTIE LUTTE ANTIVECTORIELLE (Rev. 1) JPOINTS SAILLANTS DBS ACTIVITES DE L'UNITE DE LUTTB CONTRE LB VECTEUR EN 2O()I HYDROLOGIE ET OPERATIONS ABRIENNES 1. Hydrologie La saison hivernale s'est installée tardivement dans l'aire du Programme avec une répartition inégale de la pluviométrie dans I'ensemble des bassins versants . EnZone Est, l'examen comparatif des écoulements enregistrés en 2001 par rapport à ceux de I'an 2000, révèle un déficit dans tous les bassins à I'exception du sous bassin de la Kara où des crues exceptionnelles ont été enregistrées. La décrue a été brutale dans cette zone cependant, de sorte que les arrêts d'écoulement ont été plus précoces en 2001 EnZone Ouest, malgré le retard de la saison des pluies, Ies précipitations enregistrées en 2001 ont été d'une rare intensité surtout durant les mois de juillet et août. En définitive, la pluviométrie a été excédentaire dans la plupart des bassins , à l'exception des bassins du Sassandra, du Niandan et du Haut Niger. En 2001, un total de 110 stations limnimétriques dont 52 équipées de balises a été exploité. Cette année, le réseau hydrométrique est composé de 81 stations limnimétriques dont 34 équipées de balises. 2. Contrat aérien et heures de vols Comme les années précédentes, la gestion concertée des heures de vols en 200i dans les deux Zones, a permis de limiter les dépenses en heures de vol aux heures garanties préwes à cet effet;ainsi surun total de 3001.6 heures garanties à la compagnie,300l.7 heures ont été effectivement utilisées pour les traitements. L'An 2002 marque la fin du demier contrat de quatre ans, signé avec la Compagnie Evergreen (EHI) ; trois hélicoptères sont présentement sous contrat avec 1999.2 heures garanties à la Compagnie. La maintenance des hélicoptères a été satisfaisante en 2001. Les pannes moteurs ont subi une régression en passant de 30 à22% des pannes totales, les pannes radios de l0 à 60 et les pannes de batteries de 13 à 0%. Toutefois, une attention particulière doit être accordée au système d'épandage et aux pompes d'insecticides et de kérosène dont les pannes sont en nette augmentation ; ces pannes sont passées de 7 à 25Yo pour les systèmes d'épandage et de 0 à28% pour les pompes de kérosène et d'insecticides. 3. Utilisation des larvicides Les consommations d'insecticides en 2001 ont subi une réduction de 60 en coûts par rapport à celles de 2000. Notons également, comme les trois années précédentes, une réduction de la consommation des insecticides chimiques au profit des insecticides biologiques. En outre, les efforts conjugués de I'unité de lutte contre le vecteur et des équipes nationales dans la gestion des dépôts d'insecticides et de kérosène ont permis de réduire considérablement les pertes de produits, qui représentaient 2.4o du stock total en 2000 et sont passées à 1.5% en 2001. Ces résultats auraient pu être bien meilleurs cette année, n'eût été les pertes de produits dues à la mauvaise qualité des emballages et/ou aux fermetures des fûts (pyraclofos, phoxime, etofenprox , permethrine), et au vieillissement des 4stocks (carbosulfan). Au total les vols, fuites et contaminations ont coûté cette année 69 582 US$ au Programme, contre 134 890 US$ en 2000; soit une réduction de 65 308 us$(48.s%). RESULTATS DE L'EVALUATION ENTOMOLOGIQUE A) ZONE OUEST Les résultats entomologiques enregistrés de janvier à décembre 2001 sont excellents sur tous les bassins traités. Parmi les 57 points de capture régulièrement suivis en Zone Ouest, aucun n'a présenté un potentiel annuel de transmission (PAT) des espèces de savanes supérieur à 100 durant l'année 2001. 1. Le moyen Niger Dans le bassin du moyen Niger au Mali, les filaires animales occupent une place importante et masquent ainsi les tendances à la baisse des PAT (PAT savanicole de 7 à 80 seulement en 200 l ). 2. Le Sassandra En Côte d'Ivoire, la réduction des PAT est supérieure à 9lo sur tous les cinq (5) points de contrôle. Les tendances sont à la baisse depuis 1991 et les PAT des espèces de savane sont inférieurs à 100 depuis 1993 (sauf à Vialadougou où il était de 147 en 2000). Cette situation exceptionnelle n'était qu'une fausse alerte : aucune femelle infectée n'y a été enregistrée en 2001 (PAT/Brut:0). En Guinée Conakry, la réduction des PAT bruts varie de 84 à 100% sur le Haut Bafing et la Haute Bagbé. Les potentiels annuels de transmission pour les espèces de savane sont restés inférieurs à 100 depuis 1993 sur les cinq (5) points de contrôle entomologique (PAT/savanicole:0 sur tous les points de capture en 2001). Les traitements larvicides y ont été définitivement suspendus au 31 décembre 2001. 3. Le Sankarani et Milo Dans les bassins du Sankarani et du Milo, la réduction des PAT bruts varie de 93 à 100% sur l'ensemble des treize (13) points de contrôle entomologique. La transmission a baissé constamment depuis 1990 et les PAT des savanicoles sont inférieurs à 100 depuis 1993. Aucune transmissiond'O.volvulus n'a été enregistrée en 2001 surtous les points de capture des bassins du Sankarani et du Milo. Les traitements larvicides y ont été définitivement suspendus au 31 décembre 2001 également. 4. Le Niandan Dans le bassin du Niandan, la réduction des PAT bruts varie de 85 à 100%. Les PAT savanicoles sont restés inférieurs à 100 sur tous les sept (7) points de contrôle depuis 1993. En 2001, seul le point de capture de Sansambayaa présenté un PAT/savanicole atteignant 28. 55. Le Haut Niger-Mafou Dans le bassin du Haut Niger-Mafou, la réduction des PAT bruts varie de 73 à 100% et les tendances sont à la baisse depuis le début des traitements combinés, Iarvicides et ivermectine, en 1989 (sauf à Balandougou, Sérékoroba et Yalawa). La reprise de la transmission sur le Mafou depuis 1996, est due principalement aux simulies forestières (PAT corrigés savanicoles inférieurs à 100). Toutefois, à Yalawa, des PAT savanicoles supérieurs à 100 ont été observés en 1996 et 1997. Les actions spécifiques mises en ceuvre ont permis d'obtenir de bons résultats avec des PAT savanicoles de 35 en 1999 et en 2000. Aucune transmission d'O. volvulus n'a été enregistrée à Yalawa en 2001. 6. Le Tinkisso Dans le bassin du Tinkisso, les tendances des PAT bruts sont à la baisse avec une réduction de 75 à 100%. L.a montée de la transmission depuis 1995 semble localisée autour de Fifa où le PAT des savanicoles est monté jusqu'à 510 en 1998. Les actions spécifiques mises en æuvre ont permis d'obtenir à nouveau de bons résultats à partir 1999. Les résultats enregistrés en 2001 sont satisfaisants : PAT/savanicole de 2l à Labéro et de 7l à Fifa. 7. La Kolenté, le Kaba et Le Mongo Dans ces bassins, la réduction des PAT bruts en décembre 2000 était de 80% à Badékanti (Kolenté) ; de 86%o à Kabanihoye (Kaba) ; et de 74% à Pont Mongo (Mongo). Les PAT des savanicoles sont restés inférieurs à 100 sur tous les sept (7) points de contrôle depuis 1993. Aucune transmission d'O. volvulus par des simulies de savane n'a été enregistrée en 2001 (PAT/savanicole : 0 pour tous les points de capture de ces rivières). B) ZONE EST Dans cette zone, les résultats excellents enregistrés sur les bassins du Mono et du Sio au Togo, et des affluents du Lac Volta Est au Ghana et au Togo tant sur le plan entomologique depuis la mise en place des extensions en février 1988 (PAT inférieurs à 100 pendant près de 10 ans) que sur le plan épidémiologique, ont permis I'arrêt définitif des traitements larvicides dans ces bassins au 3l décembre 2001. Les difficultés rencontrés concernent surtout les bassins de Ia Pru au Ghana et des affluents de I'Oti au Togo et au Bénin sur lesquels un accent particulier est mis dans ce document. 1. La Pru Les captures ont commencé en 1978 tandis que les traitements larvicides et la distribution de I'ivermectine n'ont démarré qu'en 1988. Nous disposons donc de 10 années de données de pré-contrôle sur ce bassin. La population simulidienne est presque exclusivement composée d'espèces savanicoles de S.damnosum. Une très forte transmission (ATP:3330) a été enregistrée en 1978. L'identification par sonde ADN des parasites récoltés de janvier 1993 à décembre 2000 a montré que 20Yo de ces parasites sont des O.volvulus de forêt; 48o des O.volvulus de savane et 32Yo d'autres parasites. Les traitements larvicides ont été suspendus à partir de la 33è" semaine en 1988 et 1989 pour faire des études de xénodiagnostic et pour étudier l'impact de l'ivermectine sur la transmission. A partir de 1990, la basse Pru a été traitée jusqu'à 2002 avec les T larvicides d'OCP utilisés en rotation. En saison sèche des traitements au sol sont mis en ceuvre. 6Bien qu'ayant baissé de façon significative, le potentiel annuel de transmission oscille aux environs du seuil de tolérance de 100, plus précisément entre 63 et 189 durant la période de 1997 à 2001. La situation ne s'est pas fondamentalement améliorée malgré les mesures de renforcement mises en place en 1996 I 1997 (extension de Ia couverture larvicide, accompagnement des pilotes, surveillance accrue des affluents, intensification des prospections et traitements au sol). Le PAT corrigé de Janvier à décembre 2001 y est de 140. 2. Les affluents de I'Oti (Kara-Kéran-Mô) Les captures sont réalisées depuis 1976 en 07 points sur la Kéran, en 04 points sur la Kara, et en 06 points sur la Mô. Les espèces vectrices rencontrées de janvier 1994 à Juillet 1997 sont essentiellement : - sur la Kéran - la Kara -laMô a a 98 o de savanicoles ,02 o/o de forestières 84 o/o de savanicoles , 16 o de forestières 52 o/o de savanicoles,43 o de forestières La transmission y est due principalement (à 92oÂ) aux femelles de savane et à 8 o aux femelles forestières. L'identification par sondes ADN des parasites récoltés sur Ia Kéran, Kara, Mô de Janvier 1993 à Juillet 1997 indique qu'environ12o des larves sont O. volvulus(ll % de O. volvulus de forêt et 61 Yo de O. volvulus de savane) et les 28 %o restant ne sont pas des O. volvulus. La Kéran, Kara, Mô (affluents de I'Oti) ont été régulièrement traités par voie aérienne depuis 1977 jusqu'à ce jour. En 1993, les traitements larvicides qui avaient commencé également en 1977 sur I'Oti (rivière principale) ont été suspendus suite aux bons résultats entomologiques et épidémiologiques enregistrés. La suspension a concerné également la basse Kéran et la basse Kara. En 1997, suite au mauvais résultats entomologiques enregistrés en mai - juin, des mesures spéciales ont été prises afin d'augmenter I'efficacité des opérations de lutte. Ces actions ont consisté essentiellement à: i) intensifier les traitements larvicides au sol en appui aux traitements aériens; ii) augmenter la couverture larvicide en incluant la basse Kéran et la basse Kara jusqu'à leur confluent avec I'Oti. iii) Traiter I'Oti principal avant la montée des eaux pendant quatre à six semaines. iv) renforcer les traitements du haut Ouémé qui pourraient être la source des simulies recolonisant la haute Kéran et la Kara. L'analyse des résultats entomologiques montre que le potentiel annuel de transmission (PAT) sur ces rivières n'a connu une réduction significative qu'à partir de 1988, date de début des traitements larvicides en extension sud-est. Hors mis la transmission exceptionnellement élevée enregistrée en 1997,la situation se présente comme suit sur ces bassins fluviaux : sur la basse Kéran, les PAT bruts qui avoisinaient 1500 avant le début des opérations ont été réduits de près de 90Yo et même davantage si on tient compte des résultats de ces deux dernières années où la transmission est en dessous du seuil de tolérance (77 et 7 en 2000 aux deux points de capture (Titira et Tapounde), qui étaient les plus affectés, et72 et 28 en 2001); sur la Kara et la Mô, la situation est bien maîtrisée depuis 1994 avec des PAT en dessous du seuil de tolérance. 7I D'une manière générale, même si les résultats entomologiques se sont améliorés sur la Pru et les affluents de I'Oti par rapport à celle qui prévalait avant le début des opérations, il paraît important de maintenir la pression pendant encore quelques années pour assurer une élimination du réservoir du parasite dans ces zones et éviter ainsi un retour prématuré de la maladie. RBCHERCHE OPERATIONNELLE A VCU Mouvements de simulies et identification des vecteurs et des parasites Les activités de recherche mises en priorité au cours de ces trois dernières années visent à renforcer nos connaissances sur la variabilité génétique et les capacités vectorielles de ,S. sirbanunt, espèce simulidienne responsable de l'essentiel de la transmission de I'onchocercose dans les régions de savane de I'aire du Programme OCP. Sur le plan bioécologique, l'importance de cette espèce savanicole est liée à son implication dans des migrations périodiques généralement observées au début de chacune des deux principales saisons de l'année: la saison des pluies (migration du sud-ouest vers le nord-est en période de montée des eaux 'Juin-août") et la saison sèche (migration du nord-est vers le sud-ouest en période d'harmattan "novembre-mars"). Après avoir été maîtrisés pendant plusieurs années consécutives, ces mouvements de grande amplitude pourraient bientôt connaître un regain d'intensité, compte tenu de la reconstitution massive des populations simulidiennes qui fera suite à la cessation des activités de lutte antivectorielle dans tous les foyers d'onchocercose assainis par le Programme. Ainsi, les bassins retenus pour nos investigations en Zone Ouest sont situés en Guinée (haut Niger- Mafou et Milo), au Mali (Baoulé et Faya) et en Sierra Leone (Seli et Kaba-Mongo). Quant àla Zone Est, les investigations sont menées sur les affluents de l'Oti au Togo (Kéran- Koumongou, Kara et Mo) ainsi que ceux du Niger au Bénin (Mékrou et Alibori)., Sur les bassins ainsi choisis, les échantillons de simulies (larves et adultes) sont récoltés simultanément en différents points pendant les périodes de migration. Ces échantillons sont ensuite minutieusement analysés à travers diverses techniques disponibles à I'OCP: morpho eUou cytotaxonomie, analyse hétéroduplex (HDA) et marqueurs microsatellites. L'analyse des échantillons récoltés sur les bassins de Guinée pendant la période 200012001 a montré qu'en début de saison des pluies, des populations de S.sirbanum se déplacent du bassin de la Mafou (bassin adjacent à la région frontalière Guinée-Sierra Leone) vers le bassin du Milo situé plus au nord. Ces observations confirment celles qui ont permis de constater, depuis environ une décennie (1987-1989), des déplacements simulidiens de grande amplitude à la faveur des vents dominants. Ainsi, les mouvements mis en évidence de la Mafou vers le Milo ne représentent sans doute qu'une étape de la migration de populations de ^ÿ. sirbanum depuis les bassins du nord de la Sierra Leone (Seli Kaba/Mongo, Bagbé). jusqu'à ceux de I'est du Mali (Baoulé, Faya). Ceci pourra être très prochainement vérifié à travers l'analyse des échantillons récoltés pendant la période 2001/2002. En plus des récoltes d'échantillons qui permettent de suivre l'évolution des migrations simulidiennes, des opérations sont également initiées afin d'estimer les risques de transmission liées à ces mouvements de grande amplitude. En effet, des étude de transmission expérimentales réalisées en avril-mai 2001 sur le Milo à Morigbedougou ont permis de constater la grande variabilité de la compatibilité entre ,S. sirbanum et diverses souches d'O. volvulas rencontrées dans les foyers de migration. Ainsi, Dans la gestion d'éventuelles cas de recrudescence après la fin des activités du Programme, il conviendra de tenir compte de ce facteur compatibilité vecteur-parasite, compte tenu de l'incidence que cela pourrait avoir sur Ia transmission de I'onchocercose dans les conditions naturelles. 8Pour ces études aussi bien que pour l'évaluation entomologique de routine, le laboratoire de biologie moléculaire a continué à assurer I'identification des parasites collectés par le réseau entomologique pour permettre la correction des paramètres de transmission. Les larves infectantes de 381 femelles infectieuses collectées dans les zones sous traitements larvicides, ont ainsi été identifiées au cours de I'année entomologique écoulée. Parmi les femelles infectieuses capturées, 67.7o étaient porteuses de parasites d'origine animale. Un accent particulier a été mis pour le traitement des infections en provenance des zones d'intervention spécifiques. Les identifications de parasites ont aussi porté sur des parasites en provenance des pays de I'APOC. 2. Suivi de la sensibilité des simulies aux insecticides Dans le domaine du suivi et de la gestion du phénomène de résistance des populations simulidiennes aux organophosphorés, des actions sont actuellement initiées non seulement pour le maintien de l'efficacité de la lutte antivectorielle, mais aussi pour faire le point.de la sensibilité sur les bassins fluviaux actuellement non traités, mais ayant été soumis à de fortes pressions insecticides pendant plusieurs années consécutives. Concernant cette demière catégorie de bassins fluviaux, les résultats déjà disponibles révèlent une situation relativement bonne en Zone Ouest où une campagne de tests de sensibilité est en cours depuis novembre 2001. En effet, sur la plupart des cours d'eau ne bénéficiant plus de traitements larvicides depuis au moins 5 années consécutives, la sensibilité est normale au téméphos et au phoxime, et intermédiaire au pyraclofos. Les plus faibles niveau de sensibilité ont été observés à Markala-barrage sur le Niger (NN300) où une résistance au téméphos a été mise en évidence. Quant aux bassins sur lesquels les traitements ont été récemment arrêtés (Sankarani et Milo en Guinée), les populations larvaires montrent généralement une sensibilité normale au phoxime et intermédiaire aux deux autres organophosphorés. Dans les foyers simulidiens toujours sous traitement larvicide, les premiers tests réalisés en 2002 indiquent une nette résistance au téméphos sur le Niandan à Bagoué §D500). Les mêmes opérations seront très prochainement menées en Zone Est où les quelques résultats obtenus en 2001 montrent une bonne situation sur l'ensemble des bassins visités. Ainsi, la situation globale qui sera présentée avant la fin des activités du Programme pourra être pris en compte dans la planification d'éventuelles activités locales en rapport avec I' environnement aquatique. 3. Transfert des activités résiduelles aux Pays participants En plus de la participation active des nationaux aux activités de recherche à VCU, des programmes sont spécialement élaborés pour transferer I'essentiel des connaissances entomologiques aux équipes locales qui devront assurer le maintien des acquis du Programme. C'est dans le cadre de ces prograrnmes spéciaux que l'équipe de recherche assure la formation et le recyclage à tous les niveaux jugés utiles pour le succès des activités entomologiques résiduelles qui dewont être menées dès la cessation des activités de I'OCP. A cet effet, un accent particulier est mis sur : o I'initiation au traitement au sol des agents de diverses structures nationales ou privées. Il convient de citer ici l'exemple de la SCB (Société d'étude et de développement de la culture bananière) qui a bénéficié de l'appui du Programme pour le lancement d'un projet de lutte contre la nuisance simulidienne sur le bas Bandama en Côte d'Ivoire. 9o la formation et le recyclage périodique des techniciens entomologistes de I'OCP etlou de structures nationales. Cet aspect du transfert vise à doter les pays d'un potentiel opérationnel qui leur permettra de faire face à d'éventuelles activités entomologiques post-OCP de grande envergure. La formation d'entomologistes nationaux capables non seulement de planifier et superviser les activités résiduelles, mais aussi d'analyser les données recueillies, interpréter les résultats et prendre les décisions qui s'imposent sur le plan opérationnel. Ces entomologistes ont élaboré, conduits ou supervisé des études (i) de détection d'éventuelles recrudescence de la transmission, (ii) de I'impact de I'ivermectine sur Ia transmission et ont supervisé des travaux de lutte contre la nuisance simulidienne dans certains pays avec un appui logistique et financier des états. Ces activités ont été conduites avec la participation des populations villageoises. L'outil employé pour la surveillance entomologique de type post-traitement susmentionnée, est la détection de I'ADN d'O. volvulus dans les lots de têtes de ces simulies broyées qui a constitué une activité importante dans [e laboratoire. Les résultats de ces travaux effectués en 1999 et 2000 montrent que les taux d'infectivité des simulies sont inferieurs au seuil de tolérance de 0.5 femelles infectieuse par 1000 femelles capturées pour tous les points d'étude à l'exception de quelques points où l'effectif requis de mouches n'a pas été atteint. Quelques uns des déf,rs à relever par les coordinations nationales sont I'acheminement du matériel biologique selon les circuits nationaux de transmission des données, et I'obtention de ressources pour rendre pérenne cette activité de surveillance. o Des modules de formation spécialisés onchocercose ont d'ailleurs été produits à I'attention des techniciens et entomologistes nationaux. O la formation du personnel des équipes nationales par I'intermédiaire du laboratoire de biologie moléculaire à la préparation et à l'utilisation du test de la DEC pour l'évaluation épidémiologique. o la formation du personnel de I'unité dans des domaines autres que I'onchocercose dans le cadre de la préparation du post-OCP, mais aussi pour améliorer leurs connaissances et les rendre plus opérationnels. C'est ainsi que des techniciens ont bénéficié de formations sur le palu, les Trypanosomoses, la bioinformatique, etc. 4 Collaboration avec des institutions extérieures Dans le cadre des études des mouvements simulidiens, une collaboration a été établie avec le département de parasitologie de la "Noguchi Memorial Institute for Medical Research" d'Achimota au Ghana pour I'identification cÿotaxonomique des vecteurs. Pour cette même étude, le laboratoire de I'OCP a collaboré avec celui de I'IRD (ex-ORSTOM) de Montpellier pour réaliser l'identification des vecteurs par les microsatellites. Dans la collaboration qui se poursuivra cette année, le rôle de I'IRD se limitera essentiellement à la fourniture des amorces pour les microsatellites, à des vérifications des connaissances, à des contrôles de qualité, et à un transfert de technologie. La collaboration s'est poursuivie également avec le laboratoire du Dr. T.R. Unnasch à la "Division of Geographic medicine" de l'Université de I'Alabama à Birmingham (UAB). L'UAB a procédé au contrôle de qualité des identifications de parasites et de vecteurs par les techniques classiques (sondes d'ADN, Heteroduplex). L'année écoulée a été particulièrement marquée par la conception d'un nouveau programme informatique pour I'analyse des données obtenues par la technique de broyats de simulies. Ce programme permet de faire la jonction avec les résultats de dissections de routine. Le laboratoire de biologie moléculaire du Programme a été impliqué également dans la collection de nodules et par la préparation de I'ADN pour des travaux de recherche sur la résistance à l'ivermectine. Le laboratoire a participé en outre à la préparation et à I'utilisation du monotest de la DEC pour l'évaluation épidémiologique. Il a contribué par 10 ailleurs à la mise au point du test immunologique du Pr. Weil en assurant des missions d'évaluation dans les pays de I'OCP et de I'APOC. Dans le domaine de I'hydrobiologie, la collaboration s'est poursuivie avec des instituts (Water Research Institute of Ghana; Centre national de recherche agronomique de Bouaké, Côte d'Ivoire), et I'équipe nationale de lutte contre I'onchocercose en Guinée. Des échanges sont maintenus également avec I'IRD et la Banque n-rondiale dans le domaine des activités environnementales de manière générale.
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