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Application du Règlement sanitaire international (2005) : rapport du Directeur général

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Texte intégral

SOIXANTE-CINQUIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Point 13.7 de l’ordre du jour provisoire

A65/17 Corr.1 18 mai 2012

Application du Règlement sanitaire international (2005) Rapport du Directeur général RECTIFICATIF

Veuillez remplacer le tableau du document A65/17 par le tableau figurant au verso. La correction a trait à l’interversion des données des colonnes « Asie du Sud-Est » et « Méditerranée orientale ».

A65/17 Corr.1

Tableau. Notation des capacités par Région de l’OMS en 2011, établie à partir des réponses communiquées conformément au cadre de suivi des capacités nationales Capacité/nombre de réponses Nombre de réponses Législation, politique et financement Coordination et communication assurée par les points focaux nationaux Surveillance Action Préparation Communication en matière de risques Ressources humaines Laboratoires Points d’entrée Événements d’origine zoonotique Risques liés à la sécurité sanitaire des aliments Événements d’origine chimique Situations d’urgence radiologique a b

Notation moyenne des capacités et proportion de pays ayant obtenu plus de 75 %a Afrique Amériques Asie du Europe Sud-Est 35 33 (17) 24 66 (54) 11 63 (55) 43 72 (67) Méditerranée Pacifique Total orientale occidental 17 77 (76) 18 65 (61) 148b 62 (53)

50 (17) 64 (49) 55 (29) 35 (9) 44 (9) 32 (23) 65 (37) 49 (14)0 59 (40) 45 (14) 20 (6)0 24 (11)

73 (50) 76 (63) 77 (63) 57 (42) 70 (46) 58 (50) 74 (54) 55 (21) 77 (79) 68 (50) 42 (25) 38 (29)

68 (45) 69 (45) 74 (45) 58 (27) 68 (27) 56 (45) 67 (36) 67 (45) 84 (73) 65 (45)

71 (53) 81 (74) 78 (63) 70 (56) 68 (37) 35 (26) 73 (67) 67 (47) 88 (86) 90 (95)

79 (59) 80 (65) 73 (59) 61 (53) 67 (35) 55 (41) 71 (53) 58 (35) 74 (59) 67 (53) 44 (18) 57 (35)

85 (78) 81 (78) 88 (78) 70 (50) 84 (72) 59 (56) 74 (56) 55 (33) 83 (67) 77 (67) 49 (44) 48 (39)

69 (47) 75 (64) 73 (55) 58 (39) 65 (35) 45 (36) 71 (53) 59 (32) 77 (68) 70 (57) 45 (32) 50 (39)

33 (27)0 68 (58) 35 (18) 77 (74)

Entre parenthèses. Au 22 février 2012, 152 pays avaient répondu, à savoir : Afghanistan, Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Andorre, Angola, Antigua-et-Barbuda, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Bélarus, Belgique, Belize, Bénin, Bhoutan, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Brunéi Darussalam, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Croatie, Danemark, Dominique, Égypte, El Salvador, Émirats arabes unis, Équateur, Érythrée, Espagne, États-Unis d’Amérique, Éthiopie, Ex-République yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guinée, Guinée équatoriale, Guyana, Haïti, Honduras, Hongrie, Îles Marshall, Inde, Indonésie, Iran (République islamique d’), Iraq, Irlande, Islande, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kirghizistan, Koweït, Lesotho, Lettonie, Liban, Libye, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Mauritanie, Mexique, Micronésie (États fédérés de), Monaco, Mongolie, Mozambique, Myanmar, Népal, NouvelleZélande, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Palaos, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République arabe syrienne, République centrafricaine, République de Moldova, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée, République tchèque, République-Unie de Tanzanie, Roumanie, Sainte-Lucie, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Serbie, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Soudan, Sri Lanka, Suède, Suisse, Suriname, Swaziland, Tadjikistan, Tchad, Thaïlande, Timor-Leste, Togo, Tonga, Tunisie, Turkménistan, Viet Nam, Zambie, Zimbabwe. (Les données communiquées par l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie et le Paraguay ont été présentées en s’appuyant sur l’outil de notification du MERCOSUR (Marché commun du Sud) et ont été converties par l’OPS dans le format utilisé pour l’outil de suivi du RSI ; les données communiquées par Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinité-etTobago et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ont été présentées sous une forme ne leur permettant pas de figurer dans la présente analyse).

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SOIXANTE-CINQUIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Point 13.7 de l’ordre du jour provisoire

A65/17 22 mars 2012

Application du Règlement sanitaire international (2005) Rapport du Directeur général 1. À sa cent trentième session, en janvier 2012, le Conseil exécutif a examiné une version antérieure du présent rapport.1 2. Dans la résolution WHA61.2, l’Assemblée de la Santé a décidé que, conformément à l’article 54 du Règlement sanitaire international (2005), les États Parties et le Directeur général feraient rapport tous les ans à l’Assemblée de la Santé sur l’application du Règlement. 3. Le présent rapport récapitule les informations reçues par l’OMS concernant l’état d’avancement des activités de mise en œuvre menées par les États Parties au Règlement. Il rend compte également des principales activités entreprises par l’OMS pour appuyer la mise en œuvre. Il insiste en outre sur l’établissement et le renforcement des principales capacités nationales, la gestion des risques préoccupants pour la santé publique et les dispositions à prendre compte tenu de l’approche de la date butoir pour mettre en place lesdites capacités. Par ailleurs, suite au débat qui s’est déroulé en janvier 2012 au Conseil exécutif, un rapport distinct a été établi pour répondre aux demandes formulées par les États Membres.2

INFORMATIONS REÇUES DES ÉTATS PARTIES AU RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005) 4. Un cadre de suivi et les outils correspondants ont été mis à la disposition des États Parties pour leur permettre de surveiller l’état de leurs principales capacités nationales,3 conformément aux dispositions de l’annexe 1 du Règlement, et de définir les domaines nécessitant des mesures. En outre, ce cadre fournit au Secrétariat des données d’origine nationale pouvant être synthétisées pour faire rapport à l’Assemblée de la Santé. Le Secrétariat poursuit ses consultations avec les États Membres et continue à s’inspirer de leur expérience pour peaufiner les outils de suivi. 1 2

Voir les documents EB130/16 et EB130/2012/REC/2, compte rendu analytique de la neuvième séance.

Le document A65/17 Add.1 propose une analyse plus approfondie sur l’état des capacités concernant le Règlement sanitaire international (2005), les obstacles à la réalisation, et le Secrétariat prévoit d’aider les pays à s’acquitter pleinement de leurs obligations. 3 Règlement sanitaire international (2005). IHR core capacity monitoring framework: checklist and indicators for monitoring progress in the development of IHR core capacities in States Parties. [Cadre de suivi RSI des principales capacités : liste type et indicateurs pour le suivi du développement des progrès des principales capacités du RSI dans les États Parties.] Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (http://whqlibdoc.who.int/hq/2011/WHO_HSE_IHR_2011.6_fr.pdf, consulté le 27 février 2012).

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5. Le processus de suivi suppose l’évaluation de huit types de capacités principales, ainsi que des capacités aux points d’entrée et de quatre grands types de risques pertinents (d’origine zoonotique, liés à la sécurité sanitaire des aliments, chimique et radionucléaire). Un questionnaire d’auto-évaluation envoyé à la mi-février 2011 aux États Parties au Règlement sanitaire international a permis de recueillir 152 réponses, représentant 78 % des 194 États Parties. Le pourcentage de répondants est supérieur à celui de 2010 (128 réponses, ce qui équivaut à 65 % des États Parties). Le tableau ci-après montre la notation moyenne des capacités de tous les pays qui ont renvoyé en 2011 un questionnaire dûment rempli. Les résultats, qui sont indiqués à la fois au niveau mondial et ventilés par Région de l’OMS, sont établis en exprimant le nombre de composantes obtenu pour une capacité principale donnée en pourcentage du nombre total de composantes figurant dans cette capacité. Le tableau montre aussi la proportion de pays atteignant plus de 75 %, ce qui indique une avancée significative dans la réalisation des capacités principales. 6. Les données relatives à 2011 ont montré que les États Parties avaient raisonnablement progressé, notamment dans le domaine de la surveillance (moyenne mondiale de 75 %), de l’action (moyenne mondiale de 73 %), des laboratoires (moyenne mondiale de 71 %) et des événements d’origine zoonotique (moyenne mondiale de 77 %). Par ailleurs, la plupart des Régions ont déclaré des capacités relativement faibles concernant les ressources humaines (moyenne mondiale de 45 %), les événements chimiques (moyenne mondiale de 45 %) et les événements radiologiques (moyenne mondiale de 50 %). Tableau. Notation des capacités par Région de l’OMS en 2011, établie à partir des réponses communiquées conformément au cadre de suivi des capacités nationales Notation moyenne des capacités et proportion de pays ayant obtenu plus de 75 %a Afrique Amériques Asie du Europe Méditerranée Pacifique Sud-Est orientale occidental 35 33 (17) 24 66 (54) 17 77 (76) 43 72 (67) 11 63 (55) 18 65 (61) Total 148b 62 (53)

Capacité/nombre de réponses

Nombre de réponses Législation, politique et financement Coordination et communication assurée par les points focaux nationaux Surveillance Action Préparation Communication en matière de risques Ressources humaines Laboratoires Points d’entrée

50 (17) 64 (49) 55 (29) 35 (9) 44 (9) 32 (23) 65 (37) 49 (14)0

73 (50) 76 (63) 77 (63) 57 (42) 70 (46) 58 (50) 74 (54) 55 (21)

79 (59) 80 (65) 73 (59) 61 (53) 67 (35) 55 (41) 71(53) 58 (35)

71 (53) 81 (74) 78 (63) 70 (56) 68 (37) 35 (26) 73 (67) 67 (47)

68 (45) 69 (45) 74 (45) 58 (27) 68 (27) 56 (45) 67 (36) 67 (45)

85 (78) 81 (78) 88 (78) 70 (50) 84 (72) 59 (56) 74 (56) 55 (33)

69 (47) 75 (64) 73 (55) 58 (39) 65 (35) 45 (36) 71 (53) 59 (32)

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Capacité/nombre de réponses

Notation moyenne des capacités et proportion de pays ayant obtenu plus de 75 %a Afrique Amériques Asie du Europe Méditerranée Pacifique Sud-Est orientale occidental 35 59 (40) 45 (14) 20 (6)0 24 (11) 24 77 (79) 68 (50) 42 (25) 38 (29) 17 74 (59) 67 (53) 44 (18) 57 (35) 43 88 (86) 90 (95) 68 (58) 77 (74) 11 84 (73) 65 (45) 33 (27)0 35 (18) 18 83 (67) 77 (67) 49 (44) 48 (39) Total 148b 77 (68) 70 (57) 45 (32) 50 (39)

Nombre de réponses Événements d’origine zoonotique Risques liés à la sécurité sanitaire des aliments Événements d’origine chimique Situations d’urgence radiologique a b

Entre parenthèses. Au 22 février 2012, 152 pays avaient répondu, à savoir : Afghanistan, Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Andorre, Angola, Antigua-et-Barbuda, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Bélarus, Belgique, Belize, Bénin, Bhoutan, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Brunéi Darussalam, Bulgarie, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Croatie, Danemark, Dominique, Égypte, El Salvador, Émirats arabes unis, Équateur, Érythrée, Espagne, États-Unis d’Amérique, Éthiopie, Ex-République yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Gambie, Géorgie, Ghana, Grenade, Guinée, Guinée équatoriale, Guyana, Haïti, Honduras, Hongrie, Îles Marshall, Inde, Indonésie, Iran (République islamique d’), Iraq, Irlande, Islande, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kirghizistan, Koweït, Lesotho, Lettonie, Liban, Libye, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Mauritanie, Mexique, Micronésie (États fédérés de), Monaco, Mongolie, Mozambique, Myanmar, Népal, NouvelleZélande, Oman, Ouganda, Ouzbékistan, Palaos, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République arabe syrienne, République centrafricaine, République de Moldova, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée, République tchèque, République-Unie de Tanzanie, Roumanie, Sainte-Lucie, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Serbie, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Soudan, Sri Lanka, Suède, Suisse, Suriname, Swaziland, Tadjikistan, Tchad, Thaïlande, Timor-Leste, Togo, Tonga, Tunisie, Turkménistan, Viet Nam, Zambie, Zimbabwe. (Les données communiquées par l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Paraguay ont été présentées en s’appuyant sur l’outil de notification du MERCOSUR (Marché commun du Sud) et ont été converties par l’OPS dans le format utilisé pour l’outil de suivi du RSI ; les données communiquées par Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinité-et-Tobago et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ont été présentées sous une forme ne leur permettant pas de figurer dans la présente analyse).

PARTENARIAT MONDIAL 7. L’OMS continue de resserrer sa coopération avec d’autres organisations internationales et intergouvernementales. Cet élément s’est avéré déterminant lors de la catastrophe nucléaire survenue au Japon : l’Organisation a collaboré directement avec l’AIEA, tout en participant en qualité de membre aux travaux du Comité interorganisations sur les situations d’urgence radiologique et nucléaire – organe de coordination des accords internationaux existants de préparation et de riposte aux situations d’urgence radiologique et nucléaire. Cet événement nucléaire a également encouragé une collaboration d’envergure avec les partenaires internationaux spécialisés dans le secteur des transports, en particulier l’échange d’informations sur les répercussions de cet événement en la matière. Les progrès se poursuivent dans le domaine de la collaboration de l’OMS avec d’autres organisations et partenaires pour aborder la question des risques sanitaires encourus au point de

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contact entre l’être humain, l’animal et l’environnement. Ces initiatives englobent les accords tripartites conclus avec la FAO et l’OIE.

RENFORCEMENT DE LA CAPACITÉ NATIONALE 8. Dans le rapport final du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) eu égard à la grippe pandémique A (H1N1) 2009,1 la première recommandation faite à l’OMS et aux États Parties consistait à accélérer la mise en place des principales capacités requises par le RSI. Ayant à l’esprit cet objectif, tous les niveaux de l’Organisation continuent d’intensifier les activités susceptibles d’aider les États Parties à s’acquitter des exigences applicables à ces capacités principales. Cette action se poursuit essentiellement grâce aux stratégies régionales de l’OMS et aux réseaux de systèmes nationaux de surveillance des maladies et d’action. 9. La capacité des laboratoires continue d’être étayée moyennant l’élaboration d’orientations, la mise en place de cadres nationaux régissant les services des laboratoires, la mise en œuvre de systèmes de qualité et le renforcement des ressources humaines. Les réseaux de laboratoires sont invités à faciliter l’échange d’informations, de connaissances et de compétences. Les points saillants sont la conception d’un outil d’évaluation des laboratoires favorisant l’application du Règlement sanitaire international (2005) ainsi que le développement des programmes régionaux et nationaux d’assurance externe de la qualité et de l’initiative de jumelage des laboratoires. Le manuel sur le système de gestion de la qualité au laboratoire a été diffusé dans plusieurs langues.2 La gestion des risques biologiques de laboratoire a été consolidée par toute une série d’ateliers et d’éléments d’orientation proposés en collaboration avec l’OIE. 10. De nouveaux outils ont été conçus dans le domaine du renforcement des capacités aux points d’entrée, dont un manuel d’inspection des navires et la délivrance de certificats de contrôle sanitaire du navire.3 La troisième édition du WHO guide to ship sanitation [Guide OMS d’hygiène et de salubrité à bord des navires] est parue en 2011.4 Des visites dans les pays ont eu lieu pour aider les États Parties à évaluer leur capacité aux points d’entrée. Un exercice portant sur la planification des urgences sanitaires lors des voyages aériens a été organisé en étroite collaboration avec les autorités espagnoles et a réuni les participants des six Régions de l’OMS. 11. Depuis 2009, le cours de l’OMS sur l’application du RSI, lequel aborde bien des aspects de l’application du Règlement, a permis de former des professionnels de santé originaires des six Régions de l’OMS. Le cours actuel compte 38 inscrits. La conception et la mise en œuvre de cours connexes aux niveaux national et sous-régional bénéficient, elles aussi, d’un soutien. Au Cameroun, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, la capacité et la qualité de la surveillance et de l’action sont renforcées pour les maladies évitables par vaccin et à tendance épidémique moyennant une formation et des améliorations d’infrastructure et l’appui aux réseaux et aux systèmes de gestion des données. Dans 27 pays méditerranéens et d’Europe du Sud-Est, l’action se poursuit sans relâche pour mettre sur pied un réseau de laboratoires, promouvoir des modalités 1 2

Voir le document A64/10.

Laboratory quality management system: handbook [Le système de gestion de la qualité au laboratoire : manuel]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011. International Health Régulations (2005): handbook for inspection of ships and issuance of ship sanitation certificates [Règlement sanitaire international (2005 : manuel d’inspection des navires et délivrance de certificats de contrôle sanitaire du navire]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011. 4 3

WHO guide to ship sanitation, 3e éd. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011.

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communes de préparation et de gestion des risques, renforcer les systèmes d’alerte précoce et coordonner la surveillance et la riposte aux points d’entrée en cas d’urgence sanitaire. 12. Aux termes du Règlement sanitaire international (2005), la poliomyélite due au poliovirus sauvage est l’une des quatre maladies spécifiques qui doivent être déclarées à l’OMS après leur détection. En 2011, des cas de poliomyélite ont été notifiés lors de i) flambées survenues à la suite de l’importation de poliovirus sauvages dans des pays où la maladie était absente jusque-là et/ou ii) lorsque le risque évoluait d’une façon pouvant avoir des répercussions internationales. Les événements liés à la poliomyélite continuent d’être diffusés sur le site Web de l’OMS à la page consacrée aux flambées épidémiques1 et sur le site d’information sur les événements destiné aux points focaux nationaux RSI. Ces mécanismes continuent d’avertir les pays du risque de propagation internationale du poliovirus sauvage, y compris en Afrique de l’Ouest (par exemple en Côte d’Ivoire), en Afrique centrale (par exemple en Angola, au Congo, en République démocratique du Congo et au Tchad), dans la Corne de l’Afrique (régions frontalières du Kenya et de l’Ouganda) et au Pakistan. Le réseau de surveillance active aux niveaux mondial, régional et national, mis en place par l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, permet toujours de signaler les cas de paralysie flasque aiguë, avec prélèvement et examen virologique d’échantillons de selles, facilitant ainsi la détection de toutes les chaînes restantes de transmission de poliovirus afin d’entreprendre une action en temps voulu. Le Règlement sanitaire international (2005) jouera un rôle important pendant la période qui suivra l’éradication de la poliomyélite : une surveillance hautement sensible de la maladie est requise immédiatement après l’interruption de la transmission du poliovirus sauvage dans le monde afin de pouvoir déceler rapidement la réintroduction ou la réapparition éventuelle de la poliomyélite et y réagir promptement. 13. L’action menée avec les pays dans le but de renforcer la préparation nationale aux situations d’urgence radiologique fait intervenir les membres de deux réseaux mondiaux : le Réseau OMS pour la préparation et l’assistance médicales en cas de situation d’urgence radiologique (REMPAN) et le Réseau mondial de biodosimétrie (BioDoseNet). Les activités visées portent sur l’échange d’informations, la tenue de réunions de coordination, la conduite d’exercices, la cartographie des capacités des réseaux et l’organisation de programmes de formation aux niveaux régional et national.

URGENCES DE SANTÉ PUBLIQUE PRÉVENTION ET RIPOSTE

DE

PORTÉE

INTERNATIONALE :

14. Les informations sur les événements de santé publique continuent à transiter par les points focaux nationaux RSI et les points de contact RSI de l’OMS, réseau de communication qui reste toujours d’actualité grâce à des tests réguliers au niveau régional. Sur les 194 États Parties au Règlement sanitaire international (2005), 186 ont désormais accès au site d’information sur les événements destiné aux points focaux nationaux RSI. Onze États Parties ayant accès au site ne se sont pas encore connectés. Le Secrétariat passe actuellement en revue des options afin de mettre en œuvre la deuxième recommandation du rapport du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international eu égard à la grippe pandémique A (H1N1) 2009, laquelle préconise de renforcer le site susmentionné d’information sur les événements. L’OMS a retenu une solution envisageable pour reconfigurer le site et sa teneur et a mis au point un prototype en fonction des besoins de l’utilisateur ; ce dernier devrait servir de point de départ à la mise en service d’un modèle de série plus fonctionnel et d’un maniement plus souple.

1

Voir http://www.who.int/csr/don/en/index.html (consulté le 27 février 2012).

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15. L’OMS continue à collaborer étroitement avec les pays pour déceler les risques et les urgences de santé publique et pour y réagir en vertu du Règlement sanitaire international (2005). Entre le 1er septembre 2011 et le 20 février 2012, 194 événements ont été enregistrés dans le Système de gestion des événements. Sur ce nombre, 76 (39 % du total) ont été validés comme étant des événements réels nécessitant un suivi, 16 (8 %) ont été rejetés après vérification au motif qu’il s’agissait de fausses rumeurs, 35 (18 %) correspondaient à des événements réels qui, toutefois, ne répondaient pas à la définition d’une flambée et 3 (2 %) étaient invérifiables. La désignation définitive est en instance pour les 64 événements restants (33 %). En bref, 67 % des événements notifiés ont été soumis à un processus de vérification au cours de la période d’observation. 16. Suite à la situation d’urgence connue par la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, l’OMS a collaboré étroitement avec l’AIEA et d’autres partenaires internationaux, avec le concours du Réseau REMPAN. Le Bureau régional du Pacifique occidental et le Centre OMS pour le développement sanitaire de Kobe (Japon) ont été particulièrement sollicités. Une mission sur le terrain, dépêchée par le Bureau régional du Pacifique occidental, a été déployée au Japon pour recueillir davantage d’informations en provenance des zones touchées par le séisme et le tsunami dans le but de mieux appréhender la situation sanitaire et les besoins locaux. Dans la phase préliminaire de l’intervention, les demandes des pays portaient sur deux domaines : des conseils en matière de déplacements (y compris la sécurité des voyages au Japon ; les mesures de contrôle aux frontières ; le dépistage des passagers et le contrôle des aéronefs, des navires et du fret) ainsi que des conseils techniques concernant les interventions. Des conférences téléphoniques et des visioconférences faisant appel à des experts techniques de REMPAN ont été périodiquement organisées. 17. Le Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) continue de jouer un rôle crucial dans les activités de suivi, d’évaluation et de riposte en raison du nombre substantiel d’événements qui mettent en jeu la sécurité sanitaire des aliments et risquent d’avoir des conséquences internationales. La flambée d’Escherichia coli, de souche entéro-agrégative, produisant des vérotoxines, que l’Allemagne a détectée en mai 2011 était d’une ampleur et d’une gravité inhabituelles. Plus de 4000 cas ont été notifiés et 51 décès ont été enregistrés. Plus de 900 patients ont présenté un syndrome hémolytique et urémique ; bon nombre d’entre eux auront des séquelles rénales durables et certains devront être dialysés à vie. L’OMS a collaboré étroitement avec ses partenaires européens pour proposer au niveau mondial des informations cohérentes à la fois aux autorités sanitaires et aux autorités de sécurité sanitaire des aliments, exploitant à cet effet les voies de communication d’INFOSAN et des points focaux nationaux RSI. 18. Des informations actualisées sont fournies sur la liste des pays ou zones dans lesquels il y a un risque de transmission de la fièvre jaune et sur les exigences et recommandations pertinentes en matière de vaccination. Ces données sont publiées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l’OMS et sur le site Web de Voyages internationaux et santé.1 L’examen des critères et des méthodes pour classer les pays en catégories selon le risque de fièvre jaune se poursuit ; il en va de même pour l’élaboration d’une base de données permettant l’archivage électronique des rapports inédits sur la répartition géographique de la fièvre jaune.

1

Voir http://www.who.int/ith/en/ (consulté le 27 février 2012).

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QUESTIONS JURIDIQUES 19. L’OMS continue à fournir des avis juridiques sur l’application du Règlement aux pays qui en font la demande. Les avis ont notamment porté sur la mise à jour de la législation nationale nécessaire pour respecter les prescriptions du Règlement, avec le concours direct du Secrétariat sous forme de visites dans les pays et d’un atelier pluriannuel organisé à Harare (Zimbabwe), en novembre 2011, auquel s’ajouteront d’autres ateliers prévus dans le cadre du présent exercice biennal. Beaucoup d’avis ont également été donnés tant au sein de l’Organisation qu’à des organes et des partenaires extérieurs.

CONCLUSION 20. Les États Parties continuent de progresser dans l’application du Règlement sanitaire international (2005) avec l’appui des bureaux régionaux de l’OMS. Dans la perspective de la date butoir du milieu d’année 2012 pour mettre en place les capacités principales conformément au Règlement, les pouvoirs publics continuent d’intensifier leurs activités de mise en œuvre. À cet égard, le Secrétariat a écrit à tous les États Parties pour leur expliquer la teneur des modalités de prorogation des délais prévues aux termes des articles 5 et 13 du Règlement, et en vertu desquelles les États Parties pourront, sur demande, obtenir un délai supplémentaire de deux ans pour s’acquitter des obligations énoncées à l’annexe 1 dudit Règlement. Un certain nombre d’États Parties ont déjà fait part à l’OMS de leur intention de demander ce délai supplémentaire en invoquant un besoin justifié. Le nombre de demandes de ce type devrait augmenter dans des proportions importantes à mesure que la date butoir se rapprochera pour la plupart des pays.1 En janvier 2012, le Secrétariat a diffusé des informations supplémentaires afin d’aider les États Parties à déterminer le degré de réalisation des prescriptions du RSI relatives aux capacités principales pour 2012 et leurs besoins de prorogation éventuelle des délais.2

MESURES À PRENDRE PAR L’ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ 21. L’Assemblée de la Santé est invitée à prendre note du présent rapport.

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1 2

Pour la plupart des États Parties, la date butoir est fixée au 15 juin 2012.

WHO/HSE/GCR/2012.1 (voir http://www.who.int/ihr/legal_issues/ihr_core_capacity_2012/en/ (consulté le 27 février 2012).

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