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Eight questions consumers should ask on the threat of mad cow disease = Huit questions que les consommateurs doivent se poser à propos de la maladie de la vache folle

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Eight questions consumers should ask on the threat of mad cow disease On 30 January 2003 WHO published a new document intended to assist governments, consumers associations and other concerned organizations to protect people from the dangers of consuming beef infected with bovine spongiform encephalopathy (BSE or “mad cow disease”). The document provides background information on the disease and advice on preventing its spread. BSE is a new disease from a mysterious family of related and mostly very rare diseases. Cases in cattle were first reported in the United Kingdom in 1986. In 1996, another new disease, variant Creutzfeldt-Jakob disease, or vCJD, was detected in humans and linked to the BSE epidemic in cattle. Consumption of contaminated meat and other food products from cattle is presumed to be the cause.

Huit questions que les consommateurs doivent se poser à propos de la maladie de la vache folle Le 30 janvier 2003, l’OMS a publié un nouveau document pour aider les gouvernements, les associations de consommateurs et d’autres organismes concernés à protéger le public des risques liés à la consommation de viande de bœuf contaminée par l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou «maladie de la vache folle»). Ce document donne des informations générales sur la maladie et les moyens d’éviter sa propagation. L’ESB ou «maladie de la vache folle» est une nouvelle maladie appartenant à un mystérieux groupe de pathologies liées entre elles et pour la plupart très rares. C’est en 1986 que des cas de cette maladie ont été signalés pour la première fois chez des bovins au RoyaumeUni. En 1996, une autre nouvelle maladie, le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, ou nvMCJ, a été découverte chez des sujets humains et reliée à l’épidémie d’ESB parmi le bétail. On pense que l’origine de la maladie réside dans la consommation de viande contaminée ou d’autres produits alimentaires d’origine bovine. Les deux maladies posent de redoutables problèmes scientifiques. Il est impossible de répondre avec une certitude absolue à toutes les questions mais on est aujourd’hui bien renseigné sur les origines de l’épidémie d’ESB, sur les raisons de sa propagation, sur les tissus les plus dangereux à consommer ainsi que sur les raisons probables de l’apparition d’une maladie apparentée chez l’être humain. Chose plus importante encore, des recherches très approfondies corroborées par l’expérience pratique ont permis de cerner une série de mesures que les pays peuvent prendre pour éviter l’introduction de l’agent étiologique dans la chaîne alimentaire et donc assurer la sécurité de l’approvisionnement en viande. Lorsque toutes les mesures appropriées visant à minimiser l’exposition des sujets humains sont mises en œuvre et contrôlées, la viande et les produits carnés d’origine bovine peuvent être considérés comme exempts de l’agent étiologique de l’ESB et donc comme ne comportant aucun risque de provoquer la nvMCJ chez l’être humain. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 6, 7 FEBRUARY 2003

Both diseases pose many difficult scientific challenges. Answers to all questions cannot be given with absolute certainty. However, a great deal is now known about the origins of the BSE epidemic, the reasons for its spread, the tissues that are most dangerous to consume, and the likely reasons for the appearance of a related disease in humans. Most importantly, intense research, backed by practical experience, has defined a series of measures that countries can use to keep the causative agent out of the food chain and thus ensure the safety of the meat supply. When all appropriate measures to minimize human exposure are fully implemented and controlled, meat and meat-based products derived from cattle can be regarded as free from the BSE agent and thus free from any risk of causing vCJD in humans. 36

Some of the most important questions for consumers to ask their national public health and veterinary authorities are presented here. These questions are most important in countries where BSE cases have been reported. However, in view of the long incubation period and the fact that contaminated feed has been widely distributed in international trade, consumers and governments in other countries would be wise to consider these questions as well.

On trouvera ci-après quelques-unes des principales questions que les consommateurs doivent soumettre aux autorités nationales de la santé publique et de la santé vétérinaire. Ces questions sont particulièrement importantes dans les pays où des cas d’ESB ont été signalés mais, étant donné la longue période d’incubation et le fait que des aliments contaminés pour le bétail ont fait l’objet d’un vaste commerce international, il serait sage que les consommateurs et les pouvoirs publics dans d’autres pays examinent eux aussi ces questions.

What are cattle being fed? BSE is clearly linked to the practice of recycling bovine carcasses to recover so-called “meat and bone meal” protein, and then feeding this protein back to other cattle. If cattle are not being fed protein derived from the carcasses of ruminants (cattle, sheep and goats), there is virtually no risk of BSE. If ruminant protein is fed only to pigs and poultry, and if this feed has no chance to mix with and contaminate cattle feed, at feed mills or on the farm, the risk of BSE in the country is insignificant.

Comment les bovins sont-ils nourris? L’ESB est manifestement liée au recyclage des carcasses de bovins, pratiqué pour récupérer les protéines des «farines de viande et d’os» afin de nourrir d’autres bovins. Si les bovins ne consomment pas de protéines provenant de carcasses de ruminants (bovins, ovins et caprins) il n’y a quasiment aucun risque d’ESB. Si les protéines provenant de ruminants sont utilisées pour nourrir uniquement des porcins et de la volaille et si elles ne risquent en aucun cas d’être mélangées avec des aliments pour animaux et de les contaminer dans les usines de fabrication ou sur les exploitations, le risque d’ESB dans le pays est alors insignifiant.

Does the government have a system of active surveillance for BSE? The recent introduction of rapid screening tests, compulsory in many countries, has greatly improved the detection of cases. Such “active” detection of infected cattle, followed by their destruction, prevents entry into the feed chain of a large proportion of infectious material. News of a few cases in countries with active surveillance is more reassuring than no reported cases in countries with poor surveillance.

Les pouvoirs publics ont-ils mis en place un système de surveillance active de l’ESB? L’introduction récente de tests de dépistage rapide, obligatoires dans de nombreux pays, a considérablement amélioré le dépistage des cas. Ce dépistage «actif» des bovins infectés, suivi de leur abattage, empêche une grande partie des matériels de pénétrer dans la chaîne d’alimentation animale. La découverte de quelques cas dans les pays qui pratiquent la surveillance active est plus rassurante que l’absence de cas notifiés dans les pays où la surveillance laisse à désirer.

Are cases of BSE imported or are they being born within the country’s herds? Within cattle herds, BSE is not contagious and does not spread from animal to animal. Isolated imported cases will not spark an epidemic if the affected cattle are destroyed and the carcasses are not recycled for use in feed. Of much greater concern are cases of BSE in cattle born within the national herd, as this implies that feeding practices within the country are at fault and that many other cattle have been exposed.

Les cas d’ESB sont-ils importés ou apparaissent-ils dans le cheptel national? Dans un troupeau de bovins, l’ESB n’est pas contagieuse et ne se propage pas d’un animal à l’autre. Des cas importés isolés ne peuvent déclencher une épidémie si les bovins touchés sont abattus et si l’on évite de recycler les carcasses pour alimenter le bétail. Ce qui est beaucoup plus inquiétant, c’est l’apparition de cas d’ESB parmi des bovins du cheptel national, car cela veut dire que certaines pratiques d’alimentation dans le pays sont déficientes et que bien d’autres bovins ont été exposés.

Does meat come from young cattle? The incubation period for BSE is very long: 4–5 years. During this period, cattle exposed to the BSE agent show no symptoms and, until late in the period, have no infectious material in their tissues. If cattle are slaughtered at a young age (preferably under 30 months), the likelihood that veal or beef and other bovine products can transmit vCJD is greatly reduced.

La viande provient-elle de jeunes bovins? La période d’incubation de l’ESB est très longue – 4 à 5 ans. Pendant ce temps, les bovins exposés à l’agent responsable de l’ESB ne présentent aucun symptôme et ce n’est que vers la fin de la période d’incubation que l’on trouve des matériels infectieux dans leurs tissus. Si les bovins sont abattus à un jeune âge (de préférence moins de 30 mois), la probabilité est beaucoup moins grande que la viande de veau ou de bœuf ou encore d’autres produits d’origine bovine puissent transmettre le nvMCJ.

Are high-risk tissues removed and destroyed? The agent that causes BSE is not distributed evenly throughout the animal’s body, but is concentrated in certain tissues, most notably the brain and spinal cord, related to the central nervous system. Stringent slaughter practices that remove and destroy these high-risk tissues have an immediate impact on food safety and can protect consumers even when BSE is established within a country. RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 6, 7 FÉVRIER 2003

Les tissus à haut risque sont-ils éliminés et détruits? L’agent responsable de l’ESB n’est pas réparti de la même façon dans l’organisme de l’animal; il se concentre dans certains tissus, plus particulièrement l’encéphale et la moelle épinière, rattachée au système nerveux central. L’application de techniques strictes d’abattage consistant à enlever et détruire ces tissus à haut risque a un effet immédiat sur la sécurité alimentaire et peut protéger le consommateur même s’il y a eu des cas d’ESB dans le pays. 37

Are procedures in place to prevent crosscontamination in slaughterhouses? The agent that causes BSE, and presumably vCJD, has never been detected in bovine skeletal muscle tissues, from which most quality meat is derived. However, an extremely small amount of the causative agent – less than one gram of brain (the size of a peppercorn) from diseased cattle – is sufficient to cause infection in cattle. For humans, the amount capable of causing infection is unknown but could likewise be very small. For this reason, it is vital to guard against cross-contamination. Safe slaughterhouse practices ensure that high-risk materials have no chance to come into contact with otherwise safe materials and contaminate them.

Des procédures sont-elles prévues pour éviter la contamination croisée dans les abattoirs? L’agent responsable de l’ESB, et probablement du nvMCJ, n’a jamais été décelé dans les tissus des muscles squelettiques des bovins, d’où proviennent la plupart des viandes de qualité. Cependant, une quantité extrêmement faible de l’agent étiologique – moins d’un gramme d’encéphale (la taille d’un grain de poivre) provenant d’un bovin infecté – suffit à provoquer la maladie chez un bovin. Quant à l’être humain, on ne connaît pas la quantité capable de provoquer l’infection mais elle pourrait elle aussi être très faible. C’est pourquoi il est vital d’éviter une contamination croisée. De bonnes pratiques d’abattage garantissent que les matériels à haut risque ne pourront entrer en contact avec des matériels par ailleurs sains et les contaminer.

Are there any other meat products that could contain BSE? The use of wire brushes and other mechanical tools to recover meat scraps attached to bones and the vertebral column can pull out infectious nervous tissue and contaminate meat that is otherwise safe. Such “mechanically recovered meat” is used in processed meat products. Some experts believe that the BSE agent was transmitted to humans through products containing mechanically recovered meat contaminated with nervous tissue. Techniques that prevent the inclusion of nervous tissue in mechanically recovered meat confer important protection, particularly in high-risk countries.

Existe-t-il d’autres produits carnés qui pourraient contenir l’agent de l’ESB? L’utilisation de brosses métalliques ou d’autres outils mécaniques pour récupérer des lambeaux de viande attachés aux os et à la colonne vertébrale peut contribuer à extraire des tissus nerveux infectieux qui viennent contaminer une viande par ailleurs saine. Cette «viande séparée mécaniquement» est utilisée dans les produits carnés traités. Selon certains experts, l’agent de l’ESB a été transmis à l’être humain par des produits contenant de la viande séparée mécaniquement qui avait été contaminée par du tissu nerveux. Les techniques qui permettent d’éviter l’inclusion de tissu nerveux dans la viande séparée mécaniquement confèrent une protection importante, particulièrement dans les pays à haut risque.

Are safe practices stringently controlled? It is not sufficient to recommend safe practices. Such practices must also be rigorously enforced, ideally through legislation, and controlled through inspection by veterinary and food authorities. Safe to eat – On the basis of current knowledge, scientists agree that some bovine products are safe, regardless of the BSE status within a given country. Bovine products considered safe to eat or use include milk and milk products, gelatin prepared exclusively from hides and skins, and collagen prepared exclusively from hides and skins. Infectivity has never been detected in skeletal muscle tissues, from which most quality meat is derived. A number of scientists believe that skeletal muscle meat is as safe to consume as milk and milk products, provided that such meat has not been contaminated during slaughterhouse procedures.

Les bonnes pratiques sont-elles rigoureusement contrôlées? Il ne suffit pas de recommander des pratiques sûres. Elles doivent également être rigoureusement appliquées, dans l’idéal par l’intermédiaire de la législation, et contrôlées moyennant des inspections des autorités responsables de la santé vétérinaire et de l’alimentation. A consommer sans risque – Compte tenu des connaissances actuelles, les spécialistes scientifiques s’accordent à penser que certains produits d’origine bovine sont sans danger, quelle que soit la situation dans le pays au regard de l’ESB. Parmi les produits dont la consommation ou l’utilisation est jugée sans risque figurent le lait et les produits laitiers, la gélatine préparée exclusivement à partir de cuirs et de peaux et le collagène préparé exclusivement à partir de cuirs et de peaux. On n’a jamais noté d’infectivité des tissus des muscles squelettiques, d’où proviennent la plupart des viandes de qualité. Un certain nombre de spécialistes pensent que la viande provenant des muscles squelettiques est tout aussi sûre que le lait et les produits laitiers, pour autant qu’elle n’ait pas été contaminée lors des opérations d’abattage. Pour de plus amples informations, merci de contacter Iain Simpson, Chargé de communication, téléphone: +41 22 791 3215, emél: simpsoni@who.int Ⅲ

For more information contact: Iain Simpson, Communications Officer, Telephone: +41 22 791 3215, E-mail: simpsoni@who.int Ⅲ

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 6, 7 FEBRUARY 2003

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization