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Panorama de la situation des projets d’élimination du vecteur au sein du programme APOC

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tt I t PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (APOC) PANORAMA DE LA SITUATION DES PROJETS D'ELIMINATION DU VECTEUR AU SEIN DU PROGRAMME APOC PréParé Pour APOC par Prof. S. Traoré Consei I ler Tem Porai re/OMS/APOC AVRIL 2002 (PLAN RESUME ANALYT!QUE........... """""""""' i 1. INTRODUCTION.. ..'."""""""' 1 2. NOTES SUR L'ONCHOCERGOSE EN AFRIQUE : VEGTEURS'MALADIE- LUTTE. """'2 3. CRITERES DE SELEGTION DES FOYERS 4 4. PANORAMA DE LA SITUATION DANS LES FOYERS........... ..............4 4.1. FOYERDE TUKTIrIJ .......4 4.t.r. 4.t.2 4.t.3 4.t.4 4.1.5 4.1.6 4.1.7 Présentation du foYer...... Nature des travaux. Résultats acquis Situation du TIDC dans le foyer de Tukuyu Budget des activités " Elimination du vecteur """""""""" Discussions-Commentaires ..'.'......' Conclusions-Suggestions...........'.'... .....4 .....5 .....6 ...10 ... 11 4.2. FOYER DE BIOKO. 4.2. 1. Nature des travaux................. 4.2.2. Résultats acquis 4.2.3. Situation TIDC dans le Foyer.....""' 4.2.4.Btdget des Activités " Elimination du Vecteur " """"""""' 4.2.5. Discussions - Commentaires.......... " 4.2.6. Conclusions-Suggestions ........ 4.3. FOYERDE ITWARA 4.3. 1. Présentation du foyer'..... 4.3.2. Nature des travaux................. 4.3.3. Résultats acquis 4.3.4. Situation TIDC dans le Foyer......"" 4.3.5. Budget des Activités d'élimination du vecteur 4. 3.6. Discussions-Commentaires..'.... 4. 3.7 Conclusions - Suggestions ........... " " 4.4. FOYER DE MPAMBA-NKUSI..-. """"""""""33 4.4.1. Présentation du foyer.....- """""""""""" 33 4.4.2. Nature des travaux """""""34 4.4.3. Résultats acquis """""""""'35 4.4.4. Situation TIDC dans le Foyer........" """36 4.4.5. Budget des Activités....'........ """""""""37 4.4.6. Discussions - Commentaires........."' """37 4.4.7 . Conclusions - Suggestions..'.........." """ 38 5. GONCLUSION GENERALE............. "" 39 6. REMERC|EMENTS.............. ."""""""" 40 7. REFERENCES BIBLIoGRAPHIQUES ........-.... """""""""' 41 32 32 35 t 8. ANNEXE ..46 I 1 I 1 I 1RESUME ANALYTIQUE 1. lntroduction L,onchocercose, filariose dermique due à Onchocerca volvulus, pose toujours un grave problème de santé publique dans une grande partie de_l'Afrique tropicale' Le Programme Africain de Lutte "ortr" l0nchocercose (APOC) a donc été mis en place pour combattre cette importante parasitose dans les pays de l'Afrique situés en dehors de l'aire du Programme de Lutte contre l,onchocercose àn- Afrique de |ouest (ocP). La stratégie adoptée est la distribution sous Directives Communautaires de l'Ivermectine (TIDC). Toutefois, dans quelques foyers isolés (Tukuyu en Taruanie, Bioko en Guinée Equatoriale; Itwara et ùpuàUu-N".Jusi en Ouganda), APOC a entrepris une élimination des vecteurs. A ce jour, au ,rirri*u* 3 ans d'activités se sont déroulées dans ces foyers. conformément aux recommmandations de la Revue Exteme à mi-parcours du programme APOC, ainsi qu'au Plan d'Action pour la phase 2 et la phase de désengagement profressif de I'ApOC, le Management du Programme a décidé d'organiser une réunion qui procèdera à une revue critique àes activités réalisées dans les différents foyers d'élimination du vecteur. C,est dans le cadre de la préparation de ladite réunion que la présente synthèse tente de faire le point sur l'état d'avancement des travaux effectués depuis le démarrage des activités dans chacun des foYers. 2. Foyer de TukuYu Le foyer de Tukuyu, situé à la frontière entre la Tanzanie et le Malawi, couvre une superficie d,environ 3000 km2. Il est drainé par trois bassins fluviaux dont les cours d'eau p.incipaux sont la Kiwira, la Mbaka et le Lufilyo. La rivière Songwe, cours d'eau important et frontalier avec le Malawi, est située en dehors du foyer. En 1995, I'OMS estimait à 650.000 le nombre de personnes atteintes d'onchocercose dans le foyer, mais la taille exacte de I'endémie restait à préciser au travers d'enquêtes. La distribution de I'ivermectine a démarrée en 1994 et le TIDC, avec un taux de .orru..trr" thérapeutique de 66oÂ, se déroule de façon satisfaisante' La synthèse de Maegg a (1997) indique qu'entre 1976 et 7997 , de nombreuses enquêtes entomo-parasitologiques pàictuelles ont èté effectuées dans le foyer de Tukuyu. Depuis octobre 199g, ces enquêtËs sont devenues régulières du fait de I'appui technique et financier du programme APOC. Les différents résultats obtenus se présentent comme suit: - Les travaux de Pederson et Maegga (1985), puis Walsh et Maegga (1996) rejoignent les résultats des prospections effectuées dans les années 1970 et 1980 (Le Berre, 1970 ; Guillet, 1981 ; Walsh et al, 1981, 1985) et conf,trment qu'en toute saison, les gîtes des trois principales rivières (Kiwira, Mbaka et Lufilyo) et de quelques affluents hébergent des stades préinràginaux de,S.'dantnosum s. /.. Les prospections effectuées par l'équipe nationale entre octobre 199g et février 2000, indiquent que sur 85 gîtres visités, 46 hébergeaient des sirnuliidae dont 34 avec des s. clanmostun s.l. Quant aux prospections menées en dehors des limites établies par Walsh et Maegga (1996), elles ont permis à Barro (2000) de visiter 49 gîtes dont 22 hébergeaient des stàdes préimaginaux sur les cours d'eau principaux (13 positifs/2S) et les affluents (9 positifs/21)' t a I ll - Les identifications cÿotaxonomiques (Maegga, r9l2;Maegga et cupp, rgg3, rgg4)indiquent que l'espèce de,s. ào*norumqui pond r.Jéur, dans les trois principales rivières dufoyer de Tukuyu est,s. danmosum, forme t<i*iru ç+to-t-t+lo si.riiid;;ll-Reste que depuis1998, les larves récoltées n'ont fait I'objet d'aucune àentincation (Maegg a,2ool). - Les observations effectuées entre 1979 et 1985 (notamment pederson et Maegga,1985) indiquent que la transmission de I'onchocercose eàit un phénomène à. .^i.on sèche, enraison de la forte densité des femelles piqueuses. Reste que, les captureurs n,ayant pasappliqués les normes habituelles de capture (Èarro, 2oo2),les résultats dË t.anr-ission acquisdepuis 1998, sont.à prendre avec précà"jigl, a*ri, tu glande variatior.*r.girtrée au niveaudes taux d'infestations (o pares: ig,l% à 44%; % infeJtees : go à rg%; %infectieuse s: r%o à7%) et du MBR ne permet aucune interprétation. - Guillet (1981).a établi que les larves de s. damrosum s.l. étaient sensibles autéméphos en concentré émulsifiable à 2o%o de matière active. Barro (1ggg,2000) confirmeque les larves de s. damnosum s-1. présentent une bonne sensibilité * ,à*éprr"s. La cL 95 estde 0'66mÿl et 0,384mÿ1, respectivement pour les mortalités faible et forte. euant aux essaisen rivières, irs indiquent que pour un aebit ae 4,3m3/s_.t_ y.r. dose de O,imgil, la portéeeffective (100% de décrochement) du téméphos a été de 7,060 km. par .orir" avec le Bt, laportée efficace maximale observée a été dè 1 km. L'anaryse de la distributàn annuelle desdensités simulidiennes a permis à Pederson_et tvtaegg;iiÔssl de retenir qr"'tu rui.on sèchefuin à novembre) est la période idéale pour les traitààents rarvicides, car tLcces aux gîtes estalors plus aisé' La première campagne de traitement au sol a eu lieu entre d"c"mbre 2001 etfevrier 2002' Les trois principaui bàssins du foyer ont età-.ormis, pendant six sernaines, à untraitement hebdomadaire de téméphos, à la dose de 1,33mg/1. Après la première semaine detraitement, aucun gîte visité sur lei rivières principales'n,u eletrouïé po.i,ir. -^^ - La localisation géographique du foyer, circonscrit par des barrières naturelles(lac Nyasa, montagnes), a naturellèmônt conduit à l'idé" gue le ioyer était isolé. En 19g1,suite à une série de prospections incluant les rivières Lumbila et songwe, Guillet concluaitque le foyer n'était. pas aussi isolé que le laissait "rvisu!", l'environiement géographique.Toutefois, au regard des études cÿotàxon_omiques (Maegga, 1992; Maegga et cupp, 1993 et1994), entomologiques (pederson d. M?:gæ, tbss;"8 epiae-iologiques (pederson etKolstrop, 1986), le foyer de Tukuyu a été décîre isolé.'cepenàant,les aJnnees acquises aprèsles travaux de walsh et Maegga (1996) indiquent qu" i.'fl"uve songwe, frontière naturelleentre la Tanzanie et le Malawi, héberge oes s. dàn nosunt s. /. dais sa partie avale. parailleurs, au Sud-est du foyer, à quelques Km de la Lumbira, se trouve la rivière Kilondo. Elleest imp-ortante, pérenne et pourrait ègalement abriter S. ào*rorrrt s. 1.. Cette rivière et lefleuve Songwe étant situés en dehors du foyer de Tukuyu, ce demier peut-il être isolé ? Au regard des différents résultats acquis, il apparait que: - la distribution actuelle de ,S. clamnosum s.l. dans le foyer de Tukuyu,notamment en période d'étiage, n'est pas encore définitivement établie. - Certains auteurs affirment que le foyer de Tukuyu est isolé. D,autres parcontre, au regard de la proximité de la rivière songwe, de ses affluents et de la présence de,s.damnosutrt s' /' sur certains de ces cours d'eau, éiretient des réserves. Il est donc nécessairede procéder à la réévaluation entomologique du bassin de la songwe en Tanzanie et auMalawi' Par ailleurs, afin de confirmer ou lnfirmer I'hypothèse d,une réinvasion de la zone t traitée par des ,;.^O::r?:um exogènes au foyer, il rIdentification précise des vecteurs. oefles est impératif de procéder à une 3. Foyer de Bioko _ L,île de Bioko, masse de terre â:liiî"o,îï':*,; r,*: i"ïà;.:ïî8"i:i:îî::'ffïXîr !",?ot7 Km2,est siruée dans re ron.noJ#;:".::i:*: à raibles débits qri a"r".n#;::ison réseau hydrographique esr ïtr j,i;:i,,r.ffi ,i:x,"jJifi #ïfr *ïi?,î,;t;ïffi ffi :à*.*l"*:ïltï';i Les éfudes du vecteur de l,puis une étude O" fOn_rrî ,ï"d,or.nocercose sur l,île de Bioko ont coréarisée * ,*;jl r,y:;;î;;;,i'#::lhi:,fl,iïlion du "à.,",ï ",ffi,€rcé en re'e cadre du prorer nnancé p". Ar;oô:i"..e.uituÀ*;;ilï,:j,:i,,:r:Ti*j.ï.ïs,r#;J,T t e, no_*!j:S O" I,île,.enviro n 40%o d.eta superficie Irsqs,ü;v;"i{::ii!:;::ffi :'#:d,Jtr;;,ttii#j.".11i:î;['j;,,,ï,:,]ï..,::résultats indiquent qu" i.' ;;;;i"-" s damnosunt as et ar., zoodr'ü"r., 200r). Lesexclusivement p,ar s'yrt,")rJïli: Bioko. Les rivièrelst représenru"'ruÏ t,rt. de BiokoiïHi'.ffi +#8"1,'.#fi:r*r#jîîd;;*16u,m:;::,H,.àï:1m3/s' L'eau est claire(rr.oro,ru.rriu) er fraîche (19oc es sont Éerààr.-.nr inferieurs àstade préimaginal ''" ei{.e."rre ;r:â",à de 500 n, a,uttit'iempérature oui").Enfin, aucuncapturés entre 550 m et 1250- à,url*,.. - - *-.."ude. É.. ;;;",iis adultes onr été _ Les auteu; iËïi "'d;,f':ffi::"',tiÏilr::1ï[i:lËi:*iï'.,1:p'"u" es, isoré En erre,, i, s,agi,cÿotaxonomiques r er posr, rqq+r amèg:io,* 'ffi##:i; îH#,1f ifil:T'fl::I:":;l*:ï;*f:jstandarâ.' n-;';';';:ent à reconnaître cprocheserque,,o,1ïl;;*;;;:"éffi ','{r:f #JTiïiii{il-"rr:,"#:i:Y,'il'rencontre sur les .ôt", "um.rounaises. .ux espèces simulidiennes les plus densités Y*:nl?e6) note qu,en dehors de ra saison sè fg-esisrrent ;;:"rüËi:ffilJïX;.fll'::' pu. .âno.,"Tn' (notarnment janvier à. avrit), res revrier c,.,rïi."'q,.,à;;.;;;;,ïJiJ;lilgi,t,,.i,,+ "[iiî'];rr.::T; jr,3l?;rmulidiennes peuvent être élevées.Dès 1996, Ia dissection de 56 femelles permet d,errnfectieuses (wilso4^ ro79r aï'rr% ra dissecrion a" szaîlgistrerjusq u'à r4,6%ode femeiles;:i:iffi:'#,,i:ff iiïffi ff [riyrf,iJ#il*ï":',:'ffi ',-l'f ,t,ftilffi ,H:]iLï:îïîîT,:Igi!ïil" en avrir et mai aux dirrere;,, ;;;' t. captu.. sont aurres pMr se ,ii,l^:ï 9{'1i#;::Tï'i:iiffi:;,iJi a r'4""1'j il:'l:",;,,- de crreke aureurs concordenr rent entre :ts 1'surprka; ei ;;;;'di en,altitude (0<pMT<72), rous Ieslonc et indiquent que Ia ,*n.ri].i"J;:i::]4 Les diflërenrs rravaux destmportante sur l,île O" gioko. 1v - Les résulrats enregistrés en ,1?9', "t lee8-(Mas t::'\,ffi'J1""àt :Ï;iJï;1,ârÀ:l iT'fi '1"",Ï,nîhÏ',:#ffi ËifiîË#ltr,iiÜ.i?',titÏî*t*,Ï"-ffi lfiîf *"::des simuries' Amsr :::iËô it+-ért"PMr de 1600 à 1: ;;;i"e : pMr oour 1000 our., ouÏJ"Ë;ôô z+ é,,r"'ffiî i" iooo t5' Par contre les tau: Lnregistrés pu, Cn"Ë ir;ôî; "" ."*u[ri'putlir""tées par le traitement tver compris entre 319 iô'Àp"rt"i et 1275 (Musola)' - La première campaslle de traitem"" uÏ^*1:':: Ïî"î î:"fi:t§iiîîi'3ii:it';*': î:î1",i;':i#';;3,1s:"':'Ji:ïËpj'i"1,"rffi rflJir;i:::':Ë:Ï,:il""îi.":';i::ïï l;**:;:;.'Xlil,X'i*.Ëiiii{i#,'J:r-JÆ:;,".ï,:3,";Jîcinqsemaines'à raison d,un traite;;;-pu, ,.muin.. o.îî"ru*or", ao*àes corlectées' nous retiendrons que : .Laportéedel,insecticideaétéde1à3km,pourdesdébitsallantde0,05m3/s à 0,2m3ls. Lecvcreu:-1::1"ï1"ï:::'Ïfr'-;îi[':i,'.ï*îi:::i"tl;3Ë:'f]ô'ïi ::iîi"t:h,"f 'u"li,loil:'fri::"ilo.iË'"'**étaitdonctrèslente .Lesdensitésdespopulationsadultesont*J"fj"il1;i:*'ffi ïJîu':ffi,I3; des traitem*"' t"t "'"nt"*l *"'t".1t"""11es en certarns p bien qu'auct"'" "'['" "'uit ete traitée en totalité' . Aux doses opérationnelles habituelles, le pas:ag-e ut.}1ït:t::cide a été suivi d,une réduction oi rri*ùr" à1 "rrirolr*à.. ,n"i. lu r."o'1..i.urtio" était relativement rapide (Amakye "t e*"ôàli,ôô,-f., "".i;;,^i;;;ofulxions i;;;;;."rs er de.creveues n'ont pas été affectée, (ur"il" *ortatite, "o*pon*n, no.ruu*l p.Iü,r"rtement insecticide (Abban' 1999)' s'est déroulée dans le Nord de 1'î1e' Meyer (2001) âIüff(i!{ii'.;ï"?ï 3:l iij#**i:tlî tî "f:Ï""iÏ:ïS ïii les traitem"r,,, u,r-roi ."ui. i'"*il:1î1t lffi::,i,'IJffi;: ;'""*;" *tio', associant les nîriff iTix*'J[Td.,'rffi 'Ë-îlîrîË:',Jh*i*t#ixi:lÏ's"'.l$ recours à r,héricàptere suppos.e .) tjïiî:h':#ff::: ;U;;iîjà"' 'i*,lies I transmettre ra "Jiilùtt de l2 ans de distributtor maradie ? euer "u^i" ""0, a" r,opeiuïorr-;;;;" nru"liniii'ôo*ui"" de personnes seront Protégées Par cette oPération ?)' Lesdifférentsrésultats,obtenusà.Biok1.:arrapportàl,objectiffrxéquiest 1'éliminatio" Oîî"tt"* permettent àe retenir ce qui sttit : L a s itu ati o n géo gr aphique,, P:., : : :o Ï:"#:#Jj:î$Ïri,:ï: ;I"ff ffi:i[: cvtotaxono *iqu Jr] rà rpr",oro gi ques er cÿo gén étr qu es un foYer isolé' V. Au regard de la répartition des rivières enettement qu'à chaq.ue prospectio, to.,..pond au moins * i::91:t o..tectés, il apparaîtrivière déjà réperro.ie. à, p;r,. p;. ",,eüs, ra [;;;; ;iiïilïJ:1î*t:ï;:: lJ*ïjtraitée sous la menace d'une iei"uuJàr, cette situatio, ,":." Ie problèm. oé ru couverture:ii:"Lî:îres par les trairemeri, irrl.,i.,d*, ffiîi,iT iro,roensabre pour une élimination 4. Foyer de Itwara a Le foyer de Itwara est situé autour de la réserve forestière du même nom, à e,viron 25Km au nord de Fort Portal' il conditions rryJ."i"gr.ques sont générarement favorablespendant toute l'amée au .d-.-""i"oo"ment des .àd", préimaginaux de ,s.larvaires se situent essenrieremàî^1r. r. sàg"rriË ,"..udr"n,, .,;;iî::ffi"ffiïË*îKanaba, Kafunda), re siisa "i .".^ umu"ru (K;;r;, -üohabu."t;; ;ft;*iu nu,u." Aswa. Lazone est densément peuprée et l,onchoc...o..' y'.lîî*i"."rt endémique. Le foyer de Itwara et ses sous foyers (siisa, Aswa) forme un ensembre qui est isolé desautres fovers d'onchocercose. En "nt,iL, ü;;iËrir;: p.o.r,.r.îi.oiu"nr à r00 Km etffH** essentiellement des i'n-"*"idont ia "upuiiîede vor n,"xcco" pus r0 Km (Garms, Dans les années 1970, I'utilisation du DDT, concentré émulsifiabl e à 25oz de matièreactive' a permis^d'interrompr. iâ^rrrrr-ission aÉ l;àr.rrocercose dans le foyer de Itwara(Garms et al'' 1gg4)' ou aii o"-r'uu."r"" o" -nrln.J "1, et de l,insécurité, Ia lutte a étéarrêtée de 1975 à rg77. Mais en 1990, un ,;;;; 1*..r.,rt,;Ë en place par racoopération allemande (GTZ).t i. tr't-iniricr. a. ü Àlî,e o. r,ouganda, devait perme*re ra il }iiff ,llJfuîï:ï: #î:.i:H;.tïr: :Tli i# ) c' e s, o"i. î" " "à." q,", ;;;, i ; ;suivie grâce à des captures, dissections et déterminari;;jJrïff:ïffJ*?,,:iiï31;.:î:i:1994)' Les épandages de temepnos ene.rre,i p"nirî1î"0, 1995, se rorr ràuetes efficaces etles résultats prom.etteurs après seulement 3 cycràs a" tàitements. En effet, entre rgg4 et rgg5,Ies densités simulidie*"r'pur*-Jiî" osr a'o "r;;;;; Kijura et oe :Éj r 2 à Busasa. Auffi:l: de ces résultats, les traiteÀ"rt. o,rt ete etàror, àux principaux gîres à s. neavei du Les données entomologiques collectées entre 1gg1 et rgg4,avant la mise en place des:'Jlî1ilî:îT:ï,"i3J:;,,;3,f5;*lii[[:',ïï'#capturéssurra.rui","sogohi(royer Les résurtats des différentes prospections (Garms, 19!7;Lakwo et ar., 199g; Anonyme,1999 et 2ooo) concordenr .t inaiqrJniqu" qu.t que soit're foyer (Itwar"j ;; *u._roy, (Siïsaet Aswa)' le rraitement des giàs au Temephfs ;;;;" une réduction drastique de rapopulatio, pré imaginale de sl ,r"Lr"i. nac,,9_ I".rq;;ï; traitements ild'iscontinus, l,onenregistre une baisse des densités' i".."ont.oles de pori-1.uit",,ent indiquent d,ailreurs uneabsence quasi-totale de crabes pà.itn a"pri. rqqiil;, t" roy.. d,Itwara. Ir en est de mêmedepuis 2000 dans t" to"-ÀyJt"aî'i,i.à. Enrre :rrrl*'à, aorir 2001, les prospections del'équipe trationale ont pen,is-de récolter qcsa cribl,e, à;r; Ie..foyer o"it*u.l (94g), re sousfover de Sîîsa (630) ir..r* g"irï"'aors). ar.rr ràâï'p.e;.uginal n,a éré up".çu sur lescrabes de Itwara et une seure rarve à: , 'n"or,"i-'uîrJ orere"é sur un craie (0,2%ode ral:eulation) provenant de sîîsa' r" '*. L p,Ïrii""u tJji ia o"crabes posirifs a été observé à v1 Dèslamiseenplacedestraitementsenlgg5,lesdensitéssimulidiennes(S.neavei) ont chuté po* d.u"ii.'rrri.. en 1996 iIiU; et Sogohi' Au fur et à mesure des traitements' la tendance s,est accentuée puisqu'aucrrrË r"*",.-piqu.,r.. n'a été capturée en 2000 sur l,ensemble du foyer (Itwara, Srrsa, Aswa). Les résultats enregistrés en 2001 confirment l,absence de femelür;ü;;., àu". tu 'o*' C'est le lieu de noter qu'avant les traitements larvicides,ladensité,i*.,tidi"n,eatteignait19.000piqûresparhommeetparan. Atrregarddelasituationactuelle,lesactivitésd'éliminationduvecteurdanslefoyer d,Itwara et de ses sous foyers (siisa, Àswa) devraient être couronnées de succès' Il est probable que la p"pü;; des'enfant; ;'t'depuis ,e début des opérations ne comporte pratiquement plus ï" port".r* a" *i"'onr""t''Toutefois' la distribution de f ivermectine devra continuer, p"rr,Jri, "ompte de ia longevité des vers adultes d'O' volvulus qu'hébergent les anciens malades' 5. FoYer de MPamba-Nkusi La zoneconcernée par l,élimination du vecteur, environ :09 9,:"^:t Située dans la partie nord du Di;;;i;; à. fiUute. C. àà*i"' comprend trois préfectures' mais seule celle de Buyaga est endémique pour 1orr.to"-"r.*. La populationà risque est estimée à 70'000 personnes. Netson (19.5g) et Mg c*",1t;;;;;r1r;1,.3prévalence entre 560 et 80%' Quant au taux de couverture thérapeutiqrrg, i u eie a" 74o en 2001 dans le district de Kibale' L,hydrographi" d;;;;;;U "on.tiirre. àe rivières pérennes qui, toute I'année' hébergent des gîtes à S. neavei Lesprospectionslarvaireseffectuéesen|gggontpermisderécolter688crabesdont 2g4 (41%)portui"rriâ". .tud", préimugir,urrx de s- neavei. Les mêmes données pour 2000 et i6o i .o,r,'a" 623 I so6 (8 1 %) et 6421 393 (s3'4%)' Les caractéristiques vectrices enregistré'es à Sioni,étaient de 33,9o de femelles pares, 14,7oÂd,i,fectées ,2,7;/od'infectieu."r,;iPùi de 13 et 50 Lil1000 pares' A Rurembo' il a été observ é 26,5o/ode femelle. pur"r,' îo,q'/, d'infectées, -0,6oÂ.d,infectreu.ses' 21 Lil1000 pares et un pMT ég;t;g, j:lri, u Nffigango, les-résultats de la transmission étaient de 27,goÂde femelle, pur.r, 1g,3oÂ0" puré, intectées, 3'5olo d'infectieuses' 61 Lil1000 pares et un PMT égal à 86,20Â' UntraitementexpérimentalaétéeffectuésurlarivièreMpambaen.novembre2000.I a eu pour "orrreqr"î";, il réduction âe l'infestation des crabes de la rivière allant de 66'7o à gz,5oÂ.Il en a éiîï" *"", e chez;; "t'b"t enfermés dans les cages d'expérimentation placées dans le [;Ll; iiuio.", "ù 1;;; de réduction fluctuaient éntre g8'5o et 100%' euant aux supporr.;fuil.g"ui"r,t,i"''i'--ào""'o"un s' l' ou d'autres Simuliidae' ils ont été tous négativés à r00% par ra yague d,insecticide. par contre, la faune non cibre (trichoptères, sangsues, ,.uruueJJ'à'Ëuui r,'uîu, #-uir."tée. Lors de iexpérimentation' le débit de la rivière Mpamba ,,* i. il 26 m3ls,la température de l'eau de l9'2"c et la portée de l,insecticid" "rti*à" à 5 Km. Quant au traitement expérimental effectué en 2001 sur ies rivières Mushandikwa et Rwabutuji , il a également entraîné une réduction drastique de I'infestation 0", "'uU"' (100% de mortalité des larves sur 2 km)' En conclusion nous pouvons retenir ce qui suit: vll . Les identifications des échantillons récoltés indiquent que les simulies présentes dans le foyer de Mpamba-Nkusi sont S. neavei et S.damnosum îorme Nkusi. Cette dernière espèce, bien que classée non anthropophile, mériterait d'être mieux caractérisée et son statut de vecteur défini. . La biologie de S. neavei, le succès du traitement larvicide expérimental, l'étendue du foyer, l'isolement écologique et géographique du foyer et l'accessibilité des rivières en toute saison, sont autant d'éléments qui indiquent que l'élimination du vecteur dans le foyer de Mpamba-Nkusi peut être entreprise avec de réelles chances de succès. Reste à résoudre le problème de l'insécurité qui, à tout moment, peut freiner (voire empêcher) le déroulement des activités de lutte antivectorielle. . Malgré I'efficacité des traitements larvicides et l'élimination probable du vecteur du foyer de Mpamba Nkusi, la distribution de I'ivermectine devra continuer pour tenir compte de la longevité des vers adultes d'O. volvulus présents chez les anciens malades. 6. CONCLUSION GENERALE Les exposés sur l'élimination du vecteur dans les différents foyers répartis en Tanzanie, en Guinée Equatoriale et en Ouganda, ont été l'occasion d'apprécier l'état d'avancement de chaque projet. Il apparaît très nettement que les projets ont été engagés sur la base d'éléments tels que la taille du foyer, son isolement et les données de base disponibles. Reste que la faisabilité pratique des projets n'a pas été assez prise en compte et certains facteurs (limite réelle du foyer, accessibilité des gîtes, risque de réinvasion) ont donc été parfois sous-estimés. Certes, quand le vecteur est S. neatei, les facteurs évoqués ci-dessus sont plus ou moins atténués du fait même de la bioécologie du vecteur. Par contre avec S. clanmosum s. /., les facteurs limitants deviennent nombreux : supports abondants, accessibilité difficile à tous les gîtes, densités simulidiennes généralement élevées, capacité de vol élevée. Or 100% de couverture des gîtes est une condition sine qua non pour une élimination du vecteur. Par ailleurs, il était entendu que dans les foyers sélectionnés, l'élimination du vecteur serait complète, définitive et rapide. Cet objectif demeure réalisable pour les foyers de Itwara et Mpamba-Nkusi. Par contre la réalité du terrain oblige à reconnaître que l'élimination du vecteur à Tukuyu et Bioko risque d'avoir été un objectif trop ambitieux. C'est le lieu de rappeler l'une des recommandations du JAF6: si la réunion décide qu'il faut arrêter les activités d'élimination du vecteur dans un foyer, des recommandations devront être faites au pays concemé, afin de lui permettre de continuer la lutte contre le vecteur dans un contexte national ou bilatéral (coopération). Par contre, au cas où les activités devront être poursuivies, des dispositions pratiques devront être prises au niveau d'APOC pour I'exécution, la supervision et l'évaluation des campagnes de traitement. 1l.INTRODUCTION L'onchocercose, filariose dermique due au développement dans le tissu sous-cutané de I'homme d'un nématode dénommé Onclrccerca Volvulus, pose toujours un grave problème de santé publique dans une grande partie de l'Afrique tropicale. Ainsi, en 1996, cette endémie touchait 17,5 millions de personnes dont 15 millions (85%) vivaient dans les pays situés en dehors de I'aire du programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (de son sigle anglais OCP). Le Programme Africain de Lutte contre l'Onchocercose (APOC) a donc été conçu pour combattre cette importante parasitose dans les zones non incluses dans 1'aire de l'OCP. L'objectif général de la lutte contre I'onchocercose est habituellement de parvenir à maîtriser durablement l'endémie. Mais l'objectif ultime fixé à APOC est l'élimination de cette maladie en tant qu'important problème de santé publique et obstacle au développement socio-économique dans toute t;Rfrique ; La stratégie adoptée est la distribution sous Directives Communautaires de I'Ivermectine(rrDC). Toutefois, depuis le lancement des opérations du Programme APOC, des projets d'élimination du vecteur sont venui en appui au TIDC dans certains pays. Approuvés par le Comité des Agences parrainantes (CAP) et ratifiés par le Forum d'Action Commune (FAC), ces projets sont en cours en Ouganda (foyers d'Itwara et de Mpamba-Nkusi), en Tanzanie (foyer de Tukuyu) et en Guinée Equatoriale (foyer de Bioko). La stratégie de lutte retenue dans tous ces foyers est le traitement laivicide au sol. L'objectif visé est d'éliminer le vecteur et en conséquence la maladie en utilisant des méthodes respectueuses de 1'environnement. Le prograrnme APOC s'est engagé dans ces activités d'élimination du vecteur sur la base d'élénents tels que |a taille et le degré d'isolement des foyers, les données de base disponibles et le coût des campagnes. Par ailleurs, il est admis que ce type de lutte présente plusieurs avantages : interruption imÀédiate de Ia transmission, pas de conséquences pour l'environnement, l'effet de la lutte eit en principe définitif. Au départ, il était donc entendu que l'élirrination du vecteur dans les foyers dewait être complète, définitive et rapide. L'acceptation et le financement par le Programrte APOC des différents projets d'élin'rination du vecteur se sont étalés de 1996 à 1998. A ce jour, au minimum trois ans se sont écoulés et il importe de savoir où en sont ces projets. Ce soucis a été exprimé en 2000 par Ie JAF6 (Revue Exteme du programme) qui, dans l'une de ses recommandations, a mandaté la Direction du Programme APOC poui organi."i un. réunion chargée de déterminer la stratégie du Programme en matière d'élimination à". ,."i"rrs pour la phase 2 dudit Programme. Cette réunion dewa faire appel à toutes les expertises (notarnment Èays paiticipants, APOC, OCP, TDR, TCC et toute personne ressource). Par ailleurs, dans les débats, une attention particulière sera accordée à I'impact de I'ivetmectine (TIDC, CBTI) sur l'épidémiologie et Ia transmission de I'onchocercose. Le JAFT est venu préciser qu'aucun nouveau p.à1"t d'élimination du vecteur ne sera entrepris au cours de la phase 2 et durant la phase de retrait d'ApOC. Il a égalen-rent confirmé que les activités actuelles subiront une re\ue critique au début de la phase 2, pour décider de la continuation des projets. Conformément aux recommandations de la Revue Exteme à mi-parcours du Progranlllle ApOC ainsi qu'au Plan d'Action pour la phase 2 etla phase de désengagement progressif de I'APOC, la Drrecliop du progran-u-ne a décidé de tenir la réunron de revue dcs activités d'éliminalion des vecteurs dans les pays APOC au mois de mai 2002. C'cst donc dans le cadre de la préparation de ladrte réunion, que la présente synthèse tente de faire le point sur l'état d'avancement des travaux effectués depuis le démarrage des activités dans chacun des foyers. 22. NOTBS suR L'oNCHocERCosE EN AFRIeUE : vECTEURS-MALADIE.LUTTE. Les conséquences désastreuses des manifestations oculaires de l'onchocercose sont bienconnues' En revanche, dans un passé récent, les souffrances provoquées par les lésions cutanées duesà l'onchocercose et les intolérantes démangeaisons qui les u..ornpugr"ntétaient inconnues. or, il estétabli aujourd'hui que I'onchodermite représente un fardeau important et que ses manifestationsentraînent de graves répercussions psychologiques non seulement sur les malades, mais aussi sur leursfamilles et les communautés. Par ailleurs,-les démangeaisons sont les effets les plus pénibles del'onchodermite ; or il arrive que dans certaines "o*rr,',"urtes, 80% de la population souffrent de cetteaffection. En Afrique, les vecteurs connus de l'onchocercose appartiennent au complex e s. dantnos,rtt,au groupe s' neavei et au groupe s. albivirgulatum. Dans le cài particuli". a" t,airique centrale et deI'Est nous pouvons retenir : - les vecteurs du complexe S. danmosum ont tendance à se confiner dans de petites pochesqu'entourent soit des populations de simulies non anthropophiles, soit des ecàsystemes luine leur conviennent pas. Les espèces deviennent alors- sédentaires et les tendances auxmigrations ne se rencontrent guère chez ces simulies. Comme elles se reproduisent engénéral dans de grands cours .d'eau, leurs gîtes sont relativement accessibles pour1'épandage des larvicides. Des opérations ponctuélles de lufte antivectorielle dewaient doncpouvoir être exécutées dans ces foyers avec un bon rapport coût/efficacité. - Dans plusieurs foyers, le vecteur-est S. .neavei, goupe d'espèces qui requiert la présence decrabes d'eau douce que les stades préimaginaux utiliseni "o--" *p;;; De ce fait, lapopulation de S. neavei n'atteint généralement pas les fortes densitËs observées chez ,S.darnnosutrr- En outre, les données bibliographiquês indiquent que "" ;;r* d,espèces a dela difficulté à reconstituer ses populations lorsqu'elles ont été fortemeit réàuites. Jusqu'en 1981 , la lutte contre l'onchocercose en Afrique de I'ouest reposait exclusivementsur la lutte contre le vecteur; cette demière continue d'êàe l'arme de choc. Toutefois, avecl'avènement de l'ivermectine, on dispose d'un nouvel outil qui a radicalement modifié les stratégiesde lutte' Ces dernières sont en grande partie détermin_ées d'une part, par la localisation géographiquedes patl-rologies et d'autre part, par l'èxistence, l'efficacité et le coot des outils d,intervention quisont : - l'ivermectine : qui est un microfîlaricide administré à I'homme par voie orale, - la lutte antivectorielle : grâce à des épandages d'insecticides, elle pennet de rompre la chaîne de Ia transmission par destruction du vecteur à son stade le plus vulnérable, c,est-à-dire au stade larvaire- La périodicité des traitements est fonction de Ia durée dudéveloppement des stades préimaginaux et notamment le temp, qui "ep"." l,éclosion desIarves et leur passage au stade nymphe. Dans l'aire de l'oCP, la lutte contre la maladie a été essentiellement basée sur la lutte contreles vecteurs. Dans I'aire de l'APOC, cette stratégie s'avère souvent techniquement impossible ou peurentable' C'est pour cette raison que la méthode principale utihsée par ApoC est la distribution à basecot-nmunautaire de l'iven-nectine. Toutefois, dans quelques foyers isolés, il a été décidé de procéder àtune élintination des vecteurs. , E'n Afnque de 1'Ouest, ol1 ne connaît pas de cas d'élimination des vecteurs de l,onchocercosecar les simulies du complexe s. clanmosutn se déplacent sur de longues distances. par contre, enAfrique de l'Est, le recours à des traitements au sol àes gîtes larvaires ipermis d,éliminer les vecteursde l'onchocercose dans six petits foyers répertoriés au Kenya (Mc Mahon et al., 1g5g), en République , 3Dénrocratique du Congo (Walsh, 1990) et en Ouganda (Prentice, 1974). Ce succès indique qu'une opération d'élimination des vecteurs pourrait être entreprise dans tout foyer présentant des caractéristiques similaires à ceux de ces six foyers. L'expérience a montré que des opérations de lutte à échelle réduite, qui ne couwent pas convenablement tout le foyer, peuvent néanmoins avoir des effets sensibles sur les vecteurs du groupe S. ncavei si elle se poursuivent sur plusieurs mois ou si elles sont effectuées par intermittence sur des cycles de 6 à 8 semaines. Dans ces foyers à S. neavei,l'élimination est la solution au problème de l'onchocercose. Cette demière est d'autant avantageuse que : les risques de résistance et d'endommager l'environnement sont faibles ; les coûts des insecticides sont réduits car la lutte est intermittente. Le fait d'utiliser régulièrement des insecticides fait courir des risques potentiels à l'environnement aquatique. En raison de ce risque, la plus grande attention doit être accordée aux protocoles de surveillance du milieu aquatique et au choix du larvicide. Ce choix est lié au produit (rapport coût/efficacité, toxicité pour la faune non cible, caractéristiques de la formulation), au cours d'eau (régime hydrologique, caractéristiques du gîte) et à la population simulidienne en présence (niveau de sensibilité au produit préconisé). Quel que soit l'insecticide utilisé, les concentrations doivent impérativement avoir un effet létal de I00 % sur les populations larvaires de simulies par la vague insecticide et un effet négligeable sinon nul sur la faune non cible. Dans les traitements au sol, différents travaux ont montré de très bonnes performances du Ternephos en concentré émulsifiable à 20 % de matière active. C'est un organophosphoré biodégradable, sans effets toxiques sur les mammifères et les poissons. Son impact sur la faune non cible est modéré. Par ailleurs, 1'expérience de l'OCP permet de retenir que le Bacillus thuringiensis H14 (Bt) pourrait également être utilisé. Ce produit est un insecticide d'origine biologique. Il est à noter qu'une erreur d'appréciation dans les quantités d'insecticides à épandre peut avoir de multiples répercussions sur un prografiilne de lutte antivectorielle. En cas de surdosage, le surplus de consommation en insecticides a des conséquences financières eÿou écologiques importantes si le produit utilisé est coûteux ou relativement toxique. A l'inverse, les sous dosages peuvent d'une part, favoriser l'apparition de populations simulidiennes résistantes et d'autre part, provoquer une remontée des taux de piqûres et donc de la transmission. C'est pourquoi un réseau de surveillance hydrobiologique doit être mis en place, au début du Programme, sur I'ensemble des rivières traitées. Les résultats des traitements insecticides sur les populations des vecteurs et la transmission du parasite sont appréciés grâce à l'évaluation entomologique. Elle débute avant les opérations de lutte par l'inventaire exhaustif des gîtes larvaires et le recueil des données de base sur f identité des espèces du complexe, les taux de piqûres et les potentiels de transmission. Pendant les opérations, la surveillance entomologique permet de déceler une production locale importante de simulies due à des défaillances de traitement ou à des résistances et de détecter un apport exogène de vecteurs. Les traitements peuvent alors être allégés, voire supprimés dans les régions où il n'y a pas de simulies. L'évaluation entomologique, en permettant de vérifier l'efficacité des traitements au niveau des stades préimaginaux (prospection des rivières) et imaginaux (capture, identification, dissection des femelles) constitue la clef de voûte des opérations de lutte. Les données recueillies lors de l'évaluation entomologique permettent d'établir les tndices cr-rtomologiques de transmission que sont le Taux Annuel de Piqûres (TAP) et le Potentiel Annuel de Transntission (PAT). Ils quantifient respectivement l'agression sir-nulidienne et la transmission du parasrte pour un sujet placé en un point précis, choisi parce qu'il est représentatif de la situation Ia plus dangereuse qui prévaut dans la région. Le TAP et le PAT sont de bons indtcateurs comparatifs de la situation entomologique ; ils constituent habituellement les bases de 1'évaluation des résultats de la lutte antivectorielle. 43. CRITERES DE SELECTION DES FOYERS L'élimination du vecteur ne peut être entreprise que dans un foyer répondant à un certainnombre de critères : - Le foyer doit être isolé (à l'abri notamment de la réinvasion par des simulies exogènes). - Le vecteur doit être identifié afin d'adapter ra lutte à r,espèce. - L'activité d'élimination du vecteur doit.être facile à gérer et garantir une rentabilité rapidedes investissements pour une augmentation de la prodluctivitéit rn" réduciion du besoin deTIDC à long terme. 4. PANORAMA DE LA SITUATION DANS LES FOYERS 4.1. FOYER DE TUKUYU Les données bibliographiques sur l'onchocercose dans le foyer de Tukuyu sont relativement abondantes : FISHER (t932), HAWKING 1ljlol, Anonyme (Jsi9, tg77), LE gpRRE (tglg),WA-LSH et al (1981), PEDERSON et y4E_ccA (198s); WALsH et ar (is8r, pEDERSON erKOLSTROP (1986), MAEGGA (1992), MAEGGA'et Ctjpp Ogs3,1gg4), wÀ-iôn et MAEGGA(1996). Les auteurs se sont particulièrement intéressés aux volets entomologiques, épidémiologiques, cytotaxonomiques et lutte contre les vecteurs par des insecticides. Ces diffZrênts trâvaux permettentde caractériser ce foyer. 4.1.1. Présentation du foyer Le foyer de Tukuyu (fig. 1), situé à la frontière entre la Tanzanie et le Malawi, couwe unesuperficie d'environ 3000 kn2. Larégion considérée s'étend entre 9o05' -g"45, de longitude Ouestet 33"20 - 34"24' de latitude Ouest ; elle va du lac Nyasa (sud) aux montagnes volcaniques situées aunord et concerne deux districts (Rungwe,.a.r."lu) de deux régions admüistratives (Mbeya region,Iringa region). Le foyer ainsi délimité a été déclaré isolé, car Jirconscrit par les barrières naturellesque sont le lac Nyasa et les montagnes environnantes (Livingstone, Rungwe, Umalila, Undali,Mporoto). Le climat de la région est caractérisé par une saison sèche (uin - octobre) et une saison despluies (novembre - mai). Toutefois, les pluies s'étalent sur toute l'année et le maximum deprécipitations s'observe en mars, awil et mai (fig. 2, 3, 4). L'on enregistre régulièrement en certainspoints jusqu'à 2000 mm de pluies par an (fig. 5). - La température est relativement froide au sommet des montagnes (moyenne 6"C). par contredans les plaines, il fait chaud et humide toute l'année. Cette situation-est à ruppo.t avec la présencedes montagnes qui annulent l'influence des éventuels vents saisonniers. Le foyer de Tukuyu est drainé par trois bassins fluviaux dont les cours d'eau principaux sontla Kiwira' la Mbaka et le Lufilyo. Ils prennent leurs sources en altitude (2400-2goo -; .r, le MontRungwe. Puis, ils descendent vers la plaine en dévalant les pentes de la montagne, d,où la création derapides et partant de condrtions favorables (notamment eir saisorr sèche) a I'instattation de stadespréttnagrnaux de .s. danmosurrt s. /. Sur leurs parcours, la Kiwira et le iufilyo ."fàlr"rrt quelques affluents (Lusrvisi, Mwalist, Rumakali) en provenance d'autres montagnes (Mporoto, Undali,Kipengere, Livingstone). Songwe, situé à l'ouest et en dehors du foyer, estirn cours'd,eau frontalier avec le Malawi. rl 5La végétation varie de la savane arborée à la forêt dense, en passant par la forêt dégradée. Cette demière couwe la plus grande partie du foyer de Tukuyu. Par contre, les deux premiers types de végétation tapissent uniquement les pentes et les sommets des montagnes. La population de la zone d'étude est répartie dans les districts de Kyela et Rungwe qui regroupent la plus forte population humaine du foyer (environ 69 habitantslkmz). Dans leur immense rnajorité, les gens sont impliqués dans I'agriculture intense qui est menée sur les fertiles sols volcaniques. La forêt a été en partie entamée au profit d'immenses plantations agroindustrielles (thé, café, cacao, banane, riz, canne à sucre), de cultures maraîchères et fruitières (tomates, mangues, avocats, oranges). La pêche le long des cours d'eau et sur le lac Nyasa, est pratiquée par une partie de la population. Les travaux d'identification de PEDERSON et MAEGGA (1985) et de MAEGGA et CUPP (1993, 1994) indiquent que les simulies impliquées dans la transmission dans le foyer de Tukuyu appartiennent au complexe ,S. danrnosum. Il s'agit plus précisément de S. damnosurz forme Kiwira. Les autres simulies rencontrées dans la zone sont S. Nyasalandicum et S. bovis. La prévalence la plus élevée (62,8%) de I'onchocercose a été enregistré à Kilugu, üllage situé à 760 m d'altitude sur le Lufilyo. Les populations humaines installées en amont ou en aval de Kulugu présentent des taux de prévalence plus faibles (20 à 51%). Dans toute la zone, les lésions dermatologiques sont sévères et constituent le véritable problème de 1'onchocercose. En relation avec la prévalence, la zone est couverte par un programme de distribution d'ivermectine depuis juillet 1994. 4.1.2. Nature des travaux De nombreuses enquêtes ponctuelles ont été effectuées dans le foyer de Tukuyu avant le démarrage des activités de I'APOC. Elles se sont étalées de 1976 à 1997 et la synthèse de Maegga (199'7) indique qu'elles ont portées sur : la détermination et la répartition des niveaux d'endémicité ; la localisation des gîtes préimaginaux ; f identification des vecteurs , la dynamique des populations préimaginales ; la dynamique des populations adultes ; le comportement des populations adultes (notamment rythme d'agressivité) ; les caractéristiques vectrices des femelles de ,S. danmosurrt (taux de parturité, infestations des simulies, transmission de l'onchocercose) ; la détermination de la durée de vie larvaire , la faisabilité d'activités d'élimination du vecteur. Le protocole approuvé par APOC en 1996 prévoyait également la localisation des gîtes principaux notamment ceux situés en altitude ; la collecte des larves de S. danutosuttl s. /. dans le Carnoy sur tout gîte positif ; la capture et Ia dissection de simulies provenant de points présélectionnés (Lufilyo crater sur la rivière Lufilyo, Lwanga Masoko sur le bas Kiwiri, Pont de Tapio sur le bas Lufilyo et Kambasegela sur la Mbaka) ; la collecte de données pluviométriques et hydrologiqucs ; la lorrnation des personnels. Enfrn, pour l'élimination du vecteur de l'onchocercose dans le foyer de Tukuyu, l'épandage du Ternephos comme larvicide antisimulidien a été préconisé. Avant toute opération, une enquête devra être effectuée pour : 6déterminer la portée effective du Temephos ; mesurer la sensibilité des larves de s. danmosum s.l. au Temephos ;former Ie personnel local à la prise en charge des essais "r.iuà." et des tests de sensibilité. 4.1.3. Résultats acquis La présentation des résultats tient compte de la période de collecte des données, soit avant,soit après le démarrage des activités de l'APOC dans le foyer. Cette distinction dewait permettre : - d'apprécier les éléments qui ont permis à APOC de s'engager dans des activitésd'élimination du vecteur à Tukuyu; - de faire le point sur l'état d'avancement de l'élimination du vecteur dans le foyer. 4.1.3.1. Données collectées avant APOC a) Prospection des gîtes Dans les années 1970 et 1980, des stades préimaginaux de ,S. danutosurtt s. /. ont été récoltés, en saison sèche et en saison des pluies, sur les rivières Kiwira, Mbaka et Lufilyo (Le Berre, 1970;Guillet, 1981 ; V/alsh et al, 1981, 1985). Les travaux de Pederson et Maegga (1985), puis Walsh et Maegga (1996) confirment que desgîtes larvaires de .S. danmosum s. /. existent dans le foyer de Tukuyu. pÀ saison sèche comme ensaison des pluies, les trois principales rivières (Kiwira, Mbaka, Lufilyo) et luelques affluentshébergent des stades préimaginaux de ,S. damnosurtr s. 1.. Laproduction simulidienne reste néanmoinsIa plus importante en période d'étiage et sur les gîtes situés à mi-altitude (600-z0o *j. u dispersion est importante en saison des pluies. Par contre, en saison sèche, les gîtes pioductifs sànt localisés surles cours moyens des rivières principales. Outre ces dernières, la=riviére Sorrg*" et son affluent(Mwati) hébergent en saison sèche, quelques stades préimaginaux de s. da,nnosirrts. /.. il en est de même de la rivière Lumbira dont le cours inférieur, du faiides nombreux gîtes, est une importante source de simulies (5. damnosurn s.l. notamment). Les identifications cytotaxonomiques (Maegga, 1992; Maegga et CUpp, lgg3, lgg4)indiquent que l'espèce de S. damnosum qui pond ses èrf, dur. les trois"lrin"ipuf"..i,,rieres du foyerde Tukuyu est S. damnosurn,lorme Kiwira. En effet, sur 970 larves laàuneËs, 910 (environg4%)étaient des S. damnosunt forme Kiwira. Par ailleurs, 509 larves provenant de l,éclosion d,ceufs ponduspar 70 femelles gorgées sur des captureurs, ont été toutes identifiées cofirme étant de la forme Kiwira.Ce vecteur est différent des autres formes de S. danmo.sanr présentes dans les foyers voisins. b) Captures - dissections - transmission Entre 1979 et 1981, des captures d'adultes pour déterminer le cycle d'activité de s. clantnostrrtts' /' et préciser ses caractéristiques vectrices ont été effectué sur 9 iites répartis dans le foyer deTukuyu. En chacun de ces points, deux jours consécutifs de capture ont eu lieu tous les quinze jours, soit 4 jours par mois. La capture étaitétalée sur toute la joumèe. La dissection de ces mouches et la recherche d'O- volvulus permettent de retenir que la transmission de l'onchocercose était essentiellement une transmission de saison sèche (étiage), en raison de la forte densité des femellespiqueuses et de leur meilleur contact avec les populations humaines. Elle était particulièrement élevéeà proximité des vrllages à forte prévalence. La corrélation pluviométrie - température - taux de piqûres a été confirmée au travers d,uneétude menée en 1987 et 1988 sur quatre des neufs sites précédËnts. Elle indique qr" i", ABR étaientbas et n'ont dépassé 20.000 que sur le cours moyen du Lufilyo. Les plus fortes densités simulidiennes 7en saison sèche ont été obtenu entre 500 et 800 m d'altitude. Les taux de parturité étaient bas (22%,) et le PAT généralement inferieur à 1000. Par contre le taux de femelles pares infectieuses étaient élevés(38J%). Pederson et Maegga (1985), après examen d'une population de 19.500 S. danmosuLrr forme Kiwrra, ont établi que le taux annuel de piqûres fluctuait entre 2000 et 23.800. La dissection de 13.200 femelles (68% de la capture) a permis d'enregistrer 7,60 d'infectées, l,5o% d'infectieuses et un PAT fluctuant entre 0 et 1120. Ce demier taux a été observé dans une zone où la prévalence moyenne des porteurs de microfilaires était de 54,60Â. Au terme de cette étude, les auteurs ont confinné que la transmission était un phénomène de saison sèche. c) Traitemcnts larvicides Au regard de son expérience des foyers Kenyan et Ougandais, dès 1990 Walsh estimait qu'il était techniquement possible, à I'aide de traitements insecticides, d'éliminer les vecteurs (,S. damnosurtt s. /. et S. neavei), des foyers d'onchocercose de Tanzanie. Le coût de telles opératioàs dépendrait largement de la nature du terrain et de l'étendue des gîtes larvaires de chaque foyei. Compte tenu des très bonnes performances du Temephos en concentré émulsifiable à 20yo de matière active, il a été préconisé pour les traitements au sol dans le foyer de Tukuyu. Cet insecticide a été utilisé avec succès dans plusieurs foyers (notamment Sogohi en Ouganda) mais n'avait jamais été expérimenté à Tukuyu. Toutefois, Guillet (1981) a établi que la sensibilité des larves de ce ioyer était normale. Par ailleurs, la durée du développement préimaginal (æuf - adulte) en laboratoire était à 19"5-21"C, de trois semaines dont deux pour la durée de vie larvaire. Par contre les différents essais sur le terrain pour déterminer la durée séparant la ponte de l'æuf de l'éclosion de l'adulte, étaient restés infructueux. L'efficacité opérationnelle du Temophos dans le foyer de Tukuyu a été estimé en prenant en compte l'expérience acquise à l'OCP (Walsh, 1985 ; Wash et al, 1981 ; Kurtak, 1990) et les résultats obtenus dans l'ouest de l'Ouganda (Garms et al, 1986). Ainsi, dans les conditions hydrologiques de Tukuyu, il a été retenu que les doses à épandre seraient de 0,33 I et 0,4 1/m3, respectivement pour des débits supérieurs et inférieurs à l0 rn3/s. Pour ce qui est de la période de traiternent, l'analyse de la distribution annuelle des densités stmulidrennes a permis à Pederson et Maegga (1985) de retenir que la saison sèche (uin à novembre) est la pénode où l'accès aux gîtes est le plus aisé. Par ailleurs, les débits des cours d'eau sont en baisse régulière et progressive et les gîtes larvaires sont confinés à certains endroits des cours d,eau. Pour toutes ces raisons, il a été retenu que les traitements insecticides auraient lieu en saison sèche. Chaque gîte serait traité toutes les deux semaines et en principe 8 cycles de traitement s'étalant sur 16 semaines dewaient suffire pour l'éltmination du vecteur. Quant aux points d'épandage, une prospectton détaillée des principales rivières et de leurs affluents avait permis d'en retenir 26. d) Prévalencc Le premier rapport sur l'onchocercose en Tanzanie concerne le foyer de Tukuyu (Fisher, 1932)- Hawking (1940) confirme Ia présence de l'onchocercose dans le foyer. La distribution de cette n-raladie a donc été établie de façon progressive (Woodruff, 7965 Who, 1966, Wegesa, 1970). En 1995, Who estime à 650.000 Ie nombre de personne atteintes d'onchocercose mais la taille exacte de I'endémie restait à préciser au travers d'enquêtes. Granback (1973) détertrine quc 64Yu des 260 personnes examinées dans le village de Lufilyo étaierrt porteurs de microfilaires d'O. Volt,ulus. Pederson et Kolstrop (1986) examinent 2349 personnes âgées de I an et plus. Cet échantillon provenant de 21 villages, a revelé que le taux de prévalence le plus élevé (62,8oÂ) a été enregistré à 760 m d'altitude dans le village àe Kilugu. Ce demier est situé sur le cours moyen du Lufilyo. Dans les 20 autres villages, la prÈvalence fluctuait 8entre 20o et 5loÂ. Les atteintes dermatologiques constituent le problèn-re primordial car même les faibles charges parasitaires entraînent des lésions chez certaines personnes. Or Mwaiko et al (i990) estimaient qu'environ 120.000 personnes étaient atteintes d'onchocercose dans le foyer. La distribution d'Ivermectine a démarré en 1994 et jusqu'en 1998, respectivement 20.000, 25.000, 40.000 et 42.000 personnes avaient bénéficié du traitement. e) lsolement du foyer de Tukuyu La localisation géographique du foyer, circonscrit par des barrières naturelles (lac Nyasa, montagnes), a naturellement conduit à l'idée que le foyer était isolé. Cette situation particulière, sl elle était vérifiée, rendrait possible l'élimination du vecteur. En 1981, suite à une série de prospections incluant les rivières Lumbila et Songwe, Guillet concluait que le foyer n'était pas aussi isolé que le laissait envisager l'environnement géographique. Par conséquent, l'élimination du vecteur devenait hypothétique. Les études cÿotaxonomiques (Maegga,1992; Maegga et CUPP, 1993 et 1994) venaient lever les doutes de Guillet (1981) quant à f isolement du foyer de Tukuyu. En effet, en dehors de ,S. danutosum forme Kiwira, aucun autre cÿoÿpe n'a pu immigrer dans le foyer. Autrement dit, du point de rue cytotaxonomique, il s'agit d'un foyer isolé ne comprenant que I'espèce S. clanmosunz forme Kiwira. Le degré d'isolement est d'ailleurs très élevé, sinon une seule forme ne serait jamais devenue aussi prédominante dans la zone. C'est donc au regard de ces travaux, des études entomologiques (Pederson et Maegga, 1985) et épidémiologiques (Pederson et Kolstrop, 1986) que le foyer de Tukuyu a été déclaré isolé. Une élimination du vecteur dudit foyer pouvait y être entreprise avec de réelles chances de succès (Walsh et Maegga, 1996). 4.1.3.2. Données collectées après le démarrage des activités APOC a) Prospection des gîtes Elle a été essentiellement effectuée par l'équipe nationale. Entre octobre et décembre 1998, la productivité des gîtes des principales rivières (Kiwira, Mbaka, Lufilyo) a été régulièrement suivie. Cette étude visait à détenliner la limite supérieure (en altitude) de la répartition des stades préimaginaux (fig. 6). Ainsi 31 gîtes ont été géoréferencés et prospectés pour la récolte de stades préimaginaux dans les régions de Mbeya (Rungwe, Kyela, Ileye, Mbarali), Iringa (Ludewa) et Rukwa (Sumbawanga, Mbeya). Sur 18 gîtes positifs, seulement 9 hébergeaient des ,S. damnosum s. /. Dans les districts de Rungwe et Kyela, seulement un gîte a été trouvé positifsur les 17 prospectés. En septembre-octobre 1999 S. danmosum s. l. était présent dans l'ensemble des gîtes (13) répertoriés sur les principales rivières (10 gîtes) et sur certains affluents (3 gîtes). Il y avait cependant une discordance nette entre l'abondance des populations imaginales et la rareté des populations préimagrnales dans les gîtes. Dans I'année 1999, 24 gîtes ont été prospectés et 14 hébergeaient des larves etlou des nympl-res de S. danutosurr s./. Tous les gîtes positifs ont été géoréférencés et des larves prélevées dans le Carnoy. Cette activité s'est poursuivie en féwier 2000 où deux gîtes ont été trouvés positrfs surles 11 prospectés. Entre juillet et septembre 2000, les prospections effectuées par Barro, en dehors des limites préétablies (Walsh et Maegga, 1996), ont permis de visiter 28 gîtes dont 13 positifs sur les cours d'eau principaux (Kiwira, Mbaka, Lufilyo). En outre, sur les 21 gîtes prospectés sur les affluents, 9 lrébergeaient des stades préimaginaux de .S. danmosum s. 1. Du point de vue altitude, la répartition de , 9S. dqtnnosum s.l. était comprise entre 472 m et 1000 m environ. Cette répartition était variable selon les bassins fluviaux. b) Captures - Dissections - Transmission Ces activités ont été effectuées par l'équipe nationale. L'analyse des fiches de captures et de dissections indrque que les captureurs n'ont généralement pas appliqués les normes habituelles de capture des simulies (Barro,2001). Les résultats ci-après sont donc à prendre avec précaution. Entre octobre et décembre 1998, une joumée de capture par mois a été effectuée à Tapio et Kambasegela contre deux jours à Lufilyo-crater et Lwangwa-Masako. Ces points de capture correspondent à différents niveaux de prévalence dans la zone sous traitement ivermectine. Ainsi 225 femelles ont été capturées et disséquées. Ces dissections ont permis d'enregistrer 99 femelles pares(44%),19 infectées (19%) et 7 infectieuses (7%). Entre janvieretdécembre1999,lestableaux 1,2,3 et4indiquentque 144 joursdecaptures ont permis de récolter 1362 femelles à Lufilyo-Crater (499 femelles), Lwangwa-Masako (635), Tapio-Bridge (149) et Kambasegela (79). La dissection de 1357 femelles a révélé 390 pares (28,7yo), 40 infectéés (10,2%) et 3 infectieuses (0,76%). Le PAT était de 83 car le PMT était de 23 en juin,60 en août et nul pour les 10 autres mois. La densité simulidienne moyenne était de 9 piqûres par hornme et par jour; mais en tenant compte d'une répartition par point de capture, elle était de 3, l0 ,13 et 6 respectivement à Kambasegela, Lufilyo-crater, Lwangwo-Masako et Tapio-Bridge. L'évaluation entomologique conduite entre janvier et décembre 2000 (tableaux 5, 6, 7, 8) indique qu'en 144 jours, 6240 femelles ont été capturées à Lwangwa-Masako (1815), Tapio- Bridge (1893), Kambasegela (300) et Lufilyo Crater (2230). De ces femelles, 5756 ont été disséquées dont 1761 pares (30.5%), 144 infectées (8%) et 18 infectieuses (1%). Le MBR fluctuait entre 8 et 3930,465 et 38i0, 30 et 1695 et entre 98 et 3068 respectivement à Lwangwa-Masako, Tapio-Bridge, Kambasegela et Lufilyo crater. Pour ces mêmes points de capture, le PAT était dans l'ordre de ll2, 282, 135 etl49. Quel que soit le point de capture, le PMT a été nul pendant six mois de I'année:janvter, février, mars, avril, mai et noverrbre. En 2001,9923 femelles ont été capturées dans le foyer de Tukuyu (fig.7).La densité rroyenne était de 48 piqûres par homme et par jour. Par ailleurs les femelles étaient les plus abondantes sur le Lufilyo (66 piqûres par homme par jour), puis sur Ie Kiwira (38 piqûres d'hornme/jour) et enfin sur la Mbaka (14 piqûresÆromme/jour). Pour ces mêmes cours d'eau, le MBR fluctuait respectivement entre 430 et 5880, entre 38 et4073 et entre l5 et 2550. Les données de la drssection ne sont pas disponibles. c) Traitements larvicides Les tests de sensibilité, les essais en rivière et la première campagne de traitement au sol du foyer ont été entièrement réalisés par l'équipe OCP conduite par Monsieur Barro. Il faut noter que l'équipe nationale a pris part à toutes ces opérations. Un agent d'APOC a égalen-rent participé à la pren-rière campagne de traitement au sol. Les tests de sensibrlrté conduits en octobre 1999 indiquent que les larves ont été sournises à une séne de concentrations : 0,00975 mg/l, 0,039 mg/I, 0,156 mg/l, 0,3 725 mgll,0,625 mgfl, 1,25 mg et 2,5 nrg/I. A la température de 20-22"C, on a enregistré successivement 50oÂ, 90o/o et 100% de nrortaltté a\rec respectivement des concentrations de 0,156 mg/I, 0,3125 rngll et 0,625 mg/l et plus. C'es rclsultats indrqucnt que la sensibilité des larves au Tenrephos est excellente. E,n effet, la CL 95 de la r-r-rortalrté fàrble (unrquerrent larves mortes) s'élève à 0,66 ntg/I. Deux essais en rivière du Temephos ont été réalisés en 1999 sur la Mbaka et la Lufilyo. Pour ce dentrer cours d'eau, la sectron choisie était d'environ 15 km. Ce bief a été traité à la dose de 10 O'411n3, soit une concentration de 0,33mg/1. En raison de I'inaccessibilité, aucune évaluation n,a étéfaite avant et après traitement au delà de la confluence Lufilyo-Rumakali. euant aux résultats obtenus sur la Mbaka, ils indiquent une bonne portée du Temephos. En effet, pou. ùn débit àe 4,3 m3/s et une 9.ot. 9:0,1 mg/I, la portée effective (lO0 %.de décrochement) a été àe 7,060 km. Il faut noter qr; i;Iirnpidité de l'eau de la rivière (urbidité inférieure ou égale à 5JTU) et sa tempérrtu." 1tS-teoC) ontcontribuées à atténuer l'effet du Temephos. Ce dernier se fixe d'abord sur les particules en suspension(nécessité d'une turbidité élevée) qui sont ensuite ingérées par les larves. par ailleurs, toutetempérature inferieure à 21"C devient un facteur limitant poui lu toxicité des organophosphorés(singulièrement le Temephos). Entre juillet et septembre 2000, deux tests de sensibrlité ont été réalisés sur les rivières Kiwira et Lufilyo. Avec une CL95 de 0,384 mÿl pour la mortalité forte, les résultats indiquent une bonne sensibilité au Temephos sur ces deux cours d'eau. on note 100% de mortalité e o,ezs mg/1, maisquelques moribondes subsistent aux doses de 0,625 mg et 1,25 mÿL. Les essais en rivière du Bt H14 tecknar sur la rivière Mbaka montrent qu'à la dose normale de 0,721par m3/s et un débit de2.5 m3/s, o, enregishe seulement 41,3yo de détachement des larves âgées à 4,5 km du point d'épandage. La portée efficace maximale observée est d,environ I km. par ailleurs, sur la rivière Lufilyo, à la dose de 0,54 I par m3/s et un débit de 8,586 m3/s, la mortalité des larves âgées est seulement de 16,2%o. L'efficacité du tecknar était presque nulle à 6 km. La première campagne de traitement au sol destinée à éliminer S. dantnosurtt s. l. du foyer deTukuyu par épandage de temephos, a eu lieu de décembre 2001 à féwier 2002. Les trois bassins dufoyer (Kiwira, Mbaka, Lufilyo) ont été soumis, pendant six semaines, à un traitement hebdomadaire de Temephos, à la dose de 1,33 mÿl. Chaque semaine, l'insecticide a été épandu en 53 points et un total de 881 litres de temephos a été utilisé pour toute la campagne (fig. 8, e;. fes résultais indiquentqu'avant Ie traitement, 35 gîtes prospectés hébergeaient tous des stades préimaginaux de ^S. darrtttosrutts.1. Après la première semaine de traitement, aucun gîte visité sur les rivièies principales n,a été trouvé positif (fig. 10, ll,12). Par contre, sur les affluents, deux gîtes positifs oniéte rêpertoriés sur le kasyabona et un affluent du Mbaka (Mb300). L'absence totale de nymphes indique cependant une excellente efficacité du temephos. d) lsolement du foyer Les données acquises après les travaux de Walsh et Maegga (1996) indiquent que le fleuve Songwe, frontière naturelle entre la Tanzanie et le Malawi dans sa partie urul" héb".ge des ,S. dontrtosuttt s. /. (NOTF, 2000). Par ailleurs, des affluents de ce cours d'eau prennent leur source sur le territoire du foyer essentiellement le long de Ia Mwalisi. Ce dernier est le principal affluent de la rivière Kiwira; il débouche dans sa partie hébergeant des S. danmosurrr s. /.(barro, ZOOt). En outre,bon nombre d'affluents du Songwe peuvent, à partir de ce fleuve, constituer des couloirs de contamination du Mwalisi. Enfin, les rivières Songwe et Kiwira se côtorent pratiquement du poste frontrère au lac Nyasa. Il faut noter également qu'au Sud-est du foyer, à quelques Km de la Lumbira, se trouve la rivière Krlondo. Elle est importante, pérenne et pourrait également abriter S. clarnnosurrr s. /.. Cette rtvière et le fleuve Songwe étant situés en dehors du foyer de Tukuyu, ce dernier peut-il être isolé ? 4.1.4. Situation du TIDC dans le foyer de Tukuyu Le projet TIDC dans le foyer de Tukuyu a 1 an. Les données collectées entre mai 2000 et avril 2001 peuvent être résumées comme suit: l1 - La population du foyer de Tukuyu est répartie dans 46 villages dont 3g dans le district deïit#::::-*ïffi]:if;tr"'" c"' ai.i.i"i..",i^.i,,es danî r".,",". a. méso er d,hyper ii::J:Ï$3i$:'' 261 boîtes de mectizan représenranr 130.s00 comprimés de 3 mg or.rt éré - Pour l'exécution des activités,82'635 usD (dont 47.270 rJsDtransferés au N6TF) ont étéffi:i:::Xiï#Î,i;::^'ii:ï::ï::i:iiïl;l;*q'isition a.,,,,J,.r. er à,a prise en - Les objectifs de fomiation de réalisés à g7_.lOO %. s personnels technrques impliqués dans Ie TIDC, ont été - La population du foyer de Tukuyu est estimée à 84.310 personnes dont 65.2r I ont été traitésavec 123'000 comprimés d'ivermectine. Le tru* â. couverture est de 66%o. Lespersonnesnon éligibles (enfants en desso-us de 5 ans, f.À". enceintes, malades) et res absentsreprésentent respectivement l7%o et9,7%o.c;;u il;'que re taux a. "àr"..trre de 66% estexcellent et ce d'autant que les personnes qui refusent Ie traitement ne :0,3'yo. Yqr wrqùurrr. rc lr t représentent que En conclusion' nous retiendrons que le TIDC se déroule de façon satisfaisante dans le foyerde Tukuyu' Les disnositions .prises t'à,J-rn.n, effectuer re traitement en saison sècrre, r,ettre e,place Ie financemeni et acquéiir I'ivènnectine à tempsj â.".ri.", contribuer à arnéliorer le taux decouverture thérapeutique des prochaines campagnes TIDC. 4'1'5' Budget des activités " Erimination du vecteur ,, Pour permettre le démarrage et la poursuite des activités d,élimination du vecteur, leliliiîî:.tiî:,â,îï:i: î:,:fiïii;#;:"1:ï,i:: #l"iise de ,etrres aü""".a (contrats) Le Période couverte Oct Oct 99- 99 Se 00 4.1 .6. Discuss ions-Commentai res Au regard des differents résultats.présentés ci-dessus, ir apparaît qu,avant le démarrage des iiiJà',ï ff.:,fj3:;#;,î:ïï::::: il[nïîr;.,",Ë:{ï-::,::rrsËi -j,îï..,u,., e.a.; u,*ce foyer pour y mener une acrrvrté d'érimination au .,r."t.ur. ,;iJ;::,"ri:i;il':ï:rî#ï:ï::1?::l'apptri de l'APoc a pcn.t-tis de préciser'"..trin. po,ts. ri ,;rgi1 r.rotarnme,t du c'oix des poi,ts decapture' de la détermination de la durée i; "iJl;;"i,r. rri're _terrain, de ra dérermination descaractéristiques vectrices des sin.ruli". .r. 1,.r."_ui. ar^ÀË, q. t,ecnunt,ùàn;;;, la répartitiondc toutes les espèces de simulies p..:*r[r. dans re f"t.., ;'.1; aer.rri.r,i"ilïî'.i.,. d,épandagede l'insecticide' de la portée effeËtive a, i"m"pr.,o. "i J; ia sJnsiuirité des rarvesllproauit sur res Oct 0 01 Gash Vire sur le terrain US $ 011 50,717 4 199 Montant d sé US $ 11 880 32 518 29,216 Achat d' ur ementI 355 92 000 Coût totat 100 124,973 oct 01-Sept o2 Total 48 983 167 910 NA 73,614 ?gqz50 ?80,364 T2 principales rivières et affluents et enfin de la formation des personnels sur tous les aspects (technique , pratique) de l'évaluation entomologique. Ces différents résultats sont. analysés dans des paragraphes portant sur la distribution de S. danmosunt s. /. dans le foyer, I'isolement du foyer, la lutte contre lc vecteur et l'évaluation entomologique. a) Distribution de S. damnosum L'élimination du vecteur est la résultante d'une efficacité totale des traitements larvicides de tous les gîtes de reproduction du vecteur préalablement recensés sur une période suffisamment longue. Or les points d'épandage destinés à couwir l'ensemble des gîtes sont passés de 26 (Walsh et Maegga, 1996) à 53 (Barro,2002), traduisant en partie une augmentatron du nombre de gîtes. En effet, suite aux prospections, il apparaît que les princrpaux affluents de la Kiwira et de la Mbaka sont presqu'entièrement colonisés par S. danmosunt s. /.. De plus, les petits ruisseaux qui se jettent dans les cours d'eau (rivières principales, affluents) dont les biefs abritent des S. danmosurr s. /. sont également colonisés à leurs embouchures. Les résultats des prospections effectuées en 1998, 1999, 2000 et 2001 indiquent que la distribution de S. damnosum s. l. dans le foyer de Tukuyu est beaucoup plus importante et plus large que les limites figurant dans le rapport Walsh et Maegga (i996). On trouve le vecteur de l'onchocercose aussi bien en amont qu'en aval desdits limites. Par ailleurs, compte tenu de 1'abondance des affluents secondaires, il est probable que certains coulent une partie de l'année (voire toute I'année), d'où la possibilité de gîtes hébergeant des S. danutosuttl s. /.(Bano, 2002). C'est dire que la distribution actuelle de S. danmosutn s. /. dans le foyer de Tukuyu n'est peut- être pas encore définitivement établie. Toutefois, il est impératif de procéder à I'identification des .S. danutosum s.1. rencontrés sur les différents cours d'eau. En effet, Maegga (2001) note que depuis trois ans, les larves récoltées n'ont fait l'objet d'aucune identificatiion cytotaxonomique. Or certains gîtes (exemple Mwalisi sur la Mbaka) hébergent beaucoup de stades préimaginaux, alors que le nombre de piqûres/homme/jour demeure faible. Cette situation contradictoire pose le problème de f identité des espèces si peu anthropophiles. Par ailleurs, I'identification dewa porter également sur les affluents (notamment R. Mwati, R. Mtumbwizi) de la R. Songwe en Tanzanie et au Malawi. Pour ce demier pays, Maegga (2001) propose qu'une mission conjointe d'entomologistes Tanzaniens et Malarvites prospectent les montagnes Chipita et Misuka de la province nord du Malawi, zone adjacente aux montagnes Bundali et Umalila du district Tanzanien de Ileje. b) !solement du foyer La première condition requise pour entreprendre l'élimination du vecteur dans un foyer est que ce dernier soit isolé. Dans le cas particulier du foyer de Tukuyu, des critères essentiellement géographrques (présence de barrières naturelles) et cytotaxonomiques (5. danutosrzri forme Kiwira est l'unique vecteur du foyer) ont amené certains auteurs (Walsh et Maegga, 19961' Le Berre, 1970) à conclure que ledit foyer était isolé. Par contre, d'autres travaux (Guillet, 1981 ; NOTF, 2000 ; Bauo, 2000 et 2002) signalent la présence de S. danutostun s. 1. dans le cours moyen de la rivière Songrve, frontière naturelle entre la Tanzanie et le Malawr. Par ailleurs, les nombreux petits affluents du Songrve, en période d'écoulement, pourraient être des sources de réapprovrsionnement en .S. danutostutt s. /.. Certes, tous ces cours d'eau sont situés en dehors du foyer de Tukuyu, rnais la capacrté de vol de S. danutosuttl s. /. est telle qu'elle lui penlettrart d'atteindre n'impofte quel gîte du foyer. I1 est à noter que certarns cours d'eau sont si proches du foyer, qu'une simple dispersron serait suffrsante. Ces den-riers résultats commandent une réévaluatton entomologrque du bassrn de la Songwe, situé à l'Ouest du foyer, en Tanzanie mais également au Malarvi. Il dewa en être dc nrêure avec la rivrère Kilondo, située au sud du foyer , elle est importante, pérenne et pourrart héberger S duntrtosrrnr .s. /. En atlendant, lc doute est pert-t.tis qttand à l'atlrtbutron c1c fo1,e1 rsolé à celr.rr dc Tukuyu. I 13 c) Lutte contre le vecteur Les tests de sensibilité conduits 3n,.1999- e-t 2000 par l'équipe gcp (Barro) rejoig,e,r lesobservations de travaux antérieurs (Guiilet, 19sr ; wrr:; et ar,'r9gl ; G)ïrs et at, r9g6) etconfirment les très bonnes pe'fo*rrà"s d-u îemept o. "n îon"entré émulsifiable à 2o%de matièreactrve' Les essais en rivière ont non seulement p...ir a. résoudre È-p;àîüe de ra portée duTemephos mais de montrer la supériorité de ses p".f";;;; par rapport à ce,es du Bt Hl4 Tecknar.Aussi' la première campagne d'êlimination du.recteu. rl.riure.e. efficace, car après seulement unesemaine de traitement,-aycun gîte positif n'a été décelé;;l;; rrvières principares. En outre, r,absencetotale de nymphes traduit égaiemËnt I'efficaciré i; i;;ph". sur les gî1esi..lrnr"rrs. ce produitdemeure l'insecticide de chàix pour la lutte contre s. io,,i,r-lru,, s../. dans re foyer de Tukuyu. pourchaque série d'épandage, reste'à résoudre t", prouié.n.r'iJ'"i."urts des traitements, d,accessibiritéaux points d'épandage et de détermination oË. quuriiàJi'insecticrdes à épandre (notamment enl'absence d'échelle di crue)' q'unt uu cycle d'épara*;, ii est hebdo.nuauii".^ ô"t interva,e entreiffôi,ï:"ô::::ffH:,r;É*y**i:;" "Ëi;#,à Ï,,, u,."gu.Jà"'i",J-paature de,,eau d) Evaluation entomologique L'évaluation entomologique est l'outil pour apprécier les résultats des traitements insecticidessur les populations de vecteuis et la transmi..io, àu pr.rrrr" tes aÀnnee. .ï"r.,ri.s, bien que i[ïTïHarfois des informations différentes d'un document à r'aurre, ;";;;; àii. "u.u.terisées par - les captures présentent de très grandes variations dans le nombre de femelles récoltées d,uneannée à I'autre' Ainsi, poui le- même ;"i;; d.'capture, re même mois (conditionsprattquement similiaires) et le même no,,.,tr. ae ltr.s-ae "uptu.., l.^labn enregistré en2000 à Tapio-Bridge est de 3 à 607 f"i' ,i6;].; ü; celui observai ", iiôgau même pointde capture. Ir en est de rnême à KambasegJà, rriri"'..ater et Lwangwa_Masako. - il est généralement admis qu':n. dehors des périodes de réinvasion, lorsque la densitésimulidienne baisse, l'âge physiologique "rg-ir,."", vice-versa. Les résurtats colrectés àTukuvu n'obéissent put à .àtté règlel ia p;ül;,., s]mulidienne disséquée semble en rourepériode constituée de jeunes femelles. ti iart noi". qu. cette partie de la population esthabituellement capturéè dans les premières heures de la matrnée (7 h - 9 h) ou aux demièresheures de l,après_midi (16 h _ lg h). - -- - Aucune femelle infectieuse n'a été capturée en lggg à_Kambasegela, Lufilyo-crater etTapio' or 527 femelles pares ont été àisséquée. iort 55 infectéeî. üê-" à Lrvangu,a-Masako, seu rement 3 femôres infectieuses ont' JiJ..JJr.e"r. - certes le PMT est nul pour certains mois de l'année 2000, n-rais chacun des pAT obtenusaux différents points de capture.est supérieur (pAT mrnimum : rïiàî*àngwa-Masako ;Ï*Lï:)iîïffr?i?J,râpio Bridg.j u, ,"ur'L iÀre."ur" de 100 iJr,"--"uan en zone dé 4.1 .7 . Conctusions_Suggestions Le projct " Elrmtrlation du 'u'ccteur à Tukuyu " présente actuellenrent des points fàrbles q,rdoivent être relevés afin de retldre ptut"ffi"u.es les acti'ités delutte. pa-r.conséqu.,.,t,.t pour espérer ::ï::ffi"'.'"ti:i:iffi';,ilï;";:;' p'po,o,, d'énumérer "..,uin, eré,,,.nt.-.,1."i.,qu"r. , sera l4 - l,élimination du vecteur exige une efficacité totale des traitements larvicides menés sur tous les gîtes de reproduction. Cdmpte tenu de la topographie du terrain dans le foyer de Tukuyu, il est indispensable de poursuiwe les prospections, notamment en période d'étiage où la portée du Temephos est considérablement réduite' - La nécessité des contrôles larvaires pour évaluer l'efficacité des épandages de larvicides, l,augmentation probable du nombre de cours d'eau à traiter et Ia topographie du terrain exig-ent, pour lalualité des prestations, un recrutement d'agents temporaires lors de chaque campagne de lutte. - I-es échellcs de crue exrstantes dans le foyer sont généralement situées aux extrémités (aval, amont) des cours d'eau. De ce fait, leur exploitation est difficile au niveau des cours moyens qui s,avèrent être les zones des plus fortes densités simulidiennes. Par ailleurs, il n'existe aucune échelle de crue sur les affluents. Cette situation reste à corriger (installation d'échelles de crue, réactualisation des courbes de tarage) afin de permettre une bonne prévisiondesdosesetdesquantitésdelarvicidesàépandre. - Afin de suivre l,évolution des peuplements d'organismes lotiques autres que les simulies' sous l,effet des traitements laivicides antisimulidiens, il est nécessaire de disposer de données hyaroùiologiques de référence. I1 est donc indispensable de recueillir un maximum de données sur l'entomofaune et l'ichtyofaune' - certains auteurs affirment que le foyer de Tukuyu est isolé. D',autres par contre, au regard de la proximité de la rivière song*", d" ses affluents et de la présence de s' danutosum s' l' sur certains ae "e, cours d'eau, éâettent des réserves. I1 est donc nécessaire de procéder à la réévaluation entomologique du bassin de la Songrve en Tanzanie et au Malawi' Par ailleurs' afindeconfirmerouinfirmerl'hypothèsed'uneréinvasiondelazonetraitéepardesS' tlrtntttosturt "*ogèn", au foyer, il est impératrf de procéder à une identification précise des vecteurs. - Les résultats des traitements insecticides sur 1a population de vecteurs et la transmission du parasite ,ont upprJ"ié, gra"e à_ l'évaluation entomologique' Or les données actuelles de capture p.er"ri"nt de glarres discordances. Il est rmpératif que de vigoureuses actions (sensibilisation, supervision) soient prises afin de rendre- ces données plus fiables' En effet' lesrésultatsd"."uptrr.retdesdissectionsappelientquelquesquestions: .1".;;;;Ës ont-elles été effectuées selon les normes habituelles (7h-18h) ou uniquement à Ëertains moments de la journée (notamment dans la matinée au regard de l'âge physiologique)? . la recherche des stades d'O. voltulus chez les fen-relles pares est-elle suffisan-rrnent précise? -L,exécutionduprojet..Elinrinatronduvecteur',àTukuyuSupposedesmoyensn-ratérielset logrstiques. C".'d.rri.r., mis à la disposition du projet par APOC, ne sont que partiellement consacrés aux activrtés àudit projet. Ùne solution reste à trouver, afin que tous les moyens dégagés par APOC soient effettivement consacrés à l'exécution du projet' Au regard des différents points retenus ci-dessus, et qui résument les nombreuses difficultés surgres lors de ,u.eufl.uiron pratiqre sur le terrain, l'éradtcation de S' danurostttrt s' /' par épandage au sol dans le foyer ae .t.ukuyu,iirqrà d'être un objectif trop ambitieux. Par contre,le taux de couverture théraper.rtrque (66%) ", .ll.ii iO,lX) des personnes qlrr retusent 1e tratteureut i'ennectine' indiquerrt quc le TIDC se ae."rf. d. iuço.,'satrsfàisante dans 1e tbyer de Tukuyu' Les disposttions prises (notan-rment effectuer ]e traiter-nent en saison sèche, mettre en place le financement et acquerlr l,iverr-nectine à temps) de*aient contribuer à améliorer le taux de couverture thérapeutique de chacutre des prochaines calnpagnes TIDC' ? l5 4.2. FOYER DE BIOKO L'île de Biol 1 *,i, ; ;;;*) iir;ïii:Jl+ï::ï,::§[î:'3îï::,:î::ï:î de 20t7 Kn 2 (72 Kn de rong sur Ë{li n:'!::ï#f''.., :;,):ii.ir""ï ro,eit,J;;îï,r':i.,iff$:ïg;i..*ï::,,.t a, c,-uà,,re,sir"peaü;;;'i;:H,i:i:.f;ffiiffii*1t,:ru:iiruf sonr parricu,;:::.,.,,.ï: !il"ï: ^^i re climat est de ÿpe équatoriar à derrx caio^-- . ..,-saison. a"t prri.. (avrir à octobre). a, ,"r.1"ri1.saisons : une sarson_sèche (novenrbrevarie de Iejo m,, à, No.a aiiôïoi,';;'3::'lii; ill*,,e annuele ..i à;;;.c'il ilil:f,:iJl: L,île de Bioko appartient à Iacouvert de rorêts' Eu". .â"ip,Ïi"r,uî.ili',ïlxlJ:,Ï:ij:ofi"ul:. Environ exÿo..durerriroire esr[i[:'J;:'tî':;âj';i::,'Jiffi:;",J.':iîïü:.':i,:,:ïîïJii::',i,::fiirc*lj**i ::: :::l,iff::".i:iîî::li:':,:1i ,13,ft:3[::ilÏ,::.f ières à faibres débits qui descenden,débo u c hen r d i re*emenl a,,, r u ,,..1 aî oi rjn n,;; ; ff-*"{îï îrï# filï[î,,,Tf,"*iiïij.,,':,ri.î*.f';iç:ru;$i;i,ï:,,r,, a i-.,r"îî'r. .o,,u,r ..i-,,.i,r.nr Eres sonr(maxinrunr : r5 Km) cn,q,..J,^'j,*Tiuoi,iiii.hï,j;15:.rïJ[:];,;; ;;;";,.,,,,*'"î il,ï lyî: .,ljiq:ïii*i;::"*""r.ï:'"ïir:lï;î,i,0#,f#. rropicares d,Arrique de 'ouesr de I5 ans)' pour ie rrôc, rr r"rrü',ir'lii,. esr esrimée u ;r;b'r,THHii;; iloi',les'agees o" ;ù; L,île de Bioko est Ia seule île co i"':'"i,ï,':î'T'uo:':",,. ;;;;;ïrÏ,ii" i,:ï*:ïïss:ntant une endémie onchocerquienne le"grrftiiri "o,r"riil'nosrrrrr idenrifié sous f'rpp"irrii"ï"'ï';:Ïütï;,,:'§,:#:*ff, ;U:l,ti;i.tuà,,l;;.,;';',i|1 i.:.î.;îÉ",o,o;,,1,ï:,*lï;;;,, :r: ;;i;;di, )"ô 5,, des côreso'lvermectine quia dénrarrée depuis ir;;.""""t o'eltnttnation du vecleu. ,sso.,é i L di.t.ibrtio, . Les études dr ;{ïËl',Â**î*lliÈi;îTürïi:î:rïïffi ,*r:îTî,iiïïi:.;l#î3,âïïil:Apoc er inriruré ..Eriminarron du vecteur de r,îre de Bioko ,,. ar^ r.1ràr;ïifu., financé par 4.2.1. Nature des travaux Les objectifs sont spécrfiques à chaque étude et se présentent a) Etude de TDR sur ta faisabilité comme suit détermrner Ia productivité des gîtes larvairttracer les plani des r.air.menrs-i;;;:."s en sarson sèche ; é t a b I i r I' r d cn t i té a.r r.., ",,-*''^'j' :: :^'l :l u". . pou appréc,..," *i,r:'üi:iH:'::::.';::,::f,.1's sin,ur,es des zo,es res prus proches,évatuer Ies possibiriiu:.g. .uir,"r:;:;; iii,.0., côres , collecter toute information utile a f ,"*eir,ià, a., p.oj.ï, ..EIimination du vecteur ,, 16 b) Elimination du vecteur de l'île de Bioko formerl,équipenationaleàlacollectedesdorrnéesentonrologiquesdebase; .;li;;i". le, âont'ées entomologiques d-e base ; établir les données;"-;;r;-;"i;iu", à f imfact des-traitemells sur 1'environnement (obtenir les données de base sur la rurn" uqrffie; évaluer l'impact du Temephos sur les invertébrés et f ichtyofaune dans les rivières de l'île) ; étudier la sensibilit?;::"r"rfior,. tu.uuir"s de S. 'darunost,, s' /' au Temephos ; ài;ài", la dynamique des rivières et de leurs affluents; cr l'i,r.act sur ,a tranr n-rener une premièËïilô" de traitement au sol et en évaluer I'impa t 1a smlsslon de I'onchocercose' I 4.2.2. Résultats acquis Leprojetd,éliminationduvecteurestl,aboutissementdenombreusesannées(aumoinsl0 ans) d,étud", preri*irïË;^;; *. og dét;i";; la iaisabilité d'une tell opération à Bi ko' Les différents résultats sont présente. "i-uprÉï;;;. des rubriques intitulées : isolement de l'î1e' prospection, truit"t"ii'iutl'i"ia"t et évaluation entomologique' a) ProsPection des gîtes Lestravauxeffectuésenawilet.mailgg6parWilson,indiquentrye.22!rivièresontété prospectées, ,oit "r,,,i--;";\;Àà" t'"r,."-Ui"ï* "*it d'eaude i'it"' À cette période' 20 des rivières prospectées étaient irr""Érrrtr"s dont liîéüg*ttnt att larves de S' yahense forne Bioko' Par contre, 130 (58%) àîïrrrrc*, n.ese,'rtai"r',i ,,t?"oul"ment et 45 Ao%i etai-elj positifs en stades préin.raginau* a" siïrriiàï" à",i, 23 Oo:):;;' ;;,;,;,;;;"i :..1 t"' )e7 p'o'p"ctions effectuées ont pernris de répartrr ,"ï'.àr.. à'"au en deux câtégories : ceux qui hébergeaiànt S' dalnnosum s'/' et ceux dont l,écoulement "iuir.uffi.urr pour l'il;;ii"t.;des stades.f;';;gli1l* .de,s' danulosum s"/' 11 faut noter egut"*"nt ir" ii rlric.", n'u1u't# iu;;" ;;"tp""téàs dont tz étaient capables d'héberger des gîtes a s. aouu.,ir'Ï,, ,.' ;.'.ôî"r, a r'"ppartenance'cytotaxonoÀiqu e'les 474 spècimens examinés indiquaient qu,il s,agissait exclusiv"T:"i'* S' yalter,ise'.Ses caractéristiques chromosomlques ne correspondant pas à;'"11;. du),alrcrtser,u"àii,î â eie Uuptse S' yahense forme Bioko' Lesnombreusesprospectionseffectuéesenjanvier-féwieri999(Bano)confirmentqueles rrvières sont nombr"ur"., courtes (., -;;;;;à-z r* de long)-àijalonnéès de hutes et de rapides' Leurs débits étaient généralement f.ib,.. ü;l;..rr. ?,1 ï1r:), d'où une colonisation insignifiante par s. darnnosu,t s. l..iule*" les supports *in"l"t' n'étaient pu' àt"'etnent colonisés à la troisième semaine. En ourre, la plupart d"r.lu.r"s?;;;;r. stades iniermédiaires' Aucun stade préimaginal n,a été réco1té ur_àeta à" -ooo m d,altituàe ;; ;;i.. .ur* ao.,t-iu i"mpé.ature était inférieure à22"5 C. En mars_a'ril 1999, Meyer procède à une série de prospections des rivières de l'île de Bioko' Il retrent que la pt"pti'a"t'coui' di"^' '-"'13'*ee;l ï::-i:i"'"ation luxuriante' d'où la difficulté à".p.o,pà",io,i ïp"u ',ïïlî;-{1"1, i;ijtiïlï*;::'l*[;"t,TÏ]':Ï,":"'ïf:"1;Ïi:i nï,t;ïJ ::ff:"::i.iï::ïiï,,, L',eau, fraîche (le'c<r'< ?6"c) et claire (turbidité généralement ,.,iJrlàui" à ,JTU), "ori"" .;-lt'sol rocheùx à une vitesse moyenne de 0'5nVs (0.3m/s<Vit"rr".l',]vri. Les stades pri*ug,nuux étatent rares à cause des fluctuations du nrveatt d'eau, consécutrves à des plutes urtermttteirtes' Les ptotpt"uon' 'ut 1" Musola et l'Eba (affluent) rndiquent q,'"'"ttt""sdo * "isoo *' il n;f u'uit pas de S' dautrtosunt s' l' cheke et al. procèdent en awil 1999, à de nouvelles prospections.sur 11 nvières de l'île' L'objectrf etutt i"Iàt!.n.,in". l'altitude ;;;,*;1" à laquelle 'i'- Al"',o""rr s' /' peut coloniser les gîtcs' t7 Des stades préimaginaux ont été récolté sur les rivières Tiburones (nord), Musola, Boolo, Apu, coo etBaloapi' Les essais effectués à 345 m, 554 m et 808 ,', n'on, permis dé-collecter que des simuliidae â:::i":i"r* r!i::;::ii.' s' /' il est à noter qu".;etui,-la première rois quun gîte positiréiart En décembre 1999,la prospection a porté sur certains cours d,eau de la région de Maluba. LcsrésultatsprésentéspatYgcaitltôll;indiquent que24.it..aontgenartitudel:so-r100m)ontété visités' s' danmosurz s. /. (stades préimaginaux) a Ére."r*ni.é 9.":: "iùl;;,è.;.'ftu1., Baloapi, Toa,Bioco et une rivière sans nom) qui ne fi-gu.enipu..u. ru risïe étabrie pâ. wirrrr'irllol. Aucun gîtepositif n'a été trouvé au-dessus de 600 m d'àltitude, ,i irr. Ies eaux oont iu température étaitinférieure à 22"5 c' Par contre, dans Ia région de Moca, deux fenrell". piqr*r"s ont été capturée s à lJ$J,,;*::?#[:i','jïJ.";îJ:,î1ï'"1ff"I;îî]'u'., re débit érair de r,05, 0,34 et,05,r3/s, Dans le cadre des études portant sur la répartition des gîtes préimaginaux sur l,île de Bioko,54 rivières ont été visités en débuide saison.de. piri". tirir1ri11"y 'vr", ;;ï. i2'0'00) retiennent quesur ces cours d'eau, la température de l'eau était àe 25"è. par ailleurs, .r. sz ,iiriües accessibles, 30hébergeaient des simuliiaaà. n faut noter qu'à la même pé.,oà., de nombreux adultes de s. danmosu,ts. /. ont été capturées pendant les prospections. La prospection effectuée en janvier-féwier 2001 par Meyer et al., juste avant Ie début destraitements larvicides avait pour but de déterminer t.. po*iJ,u..ê, u,,r* .i, jr.r, r". rivières à traiter,les points d'épandage et les doses à appliquer.n .t uqu. .,ià. ern.i, 39 gîtes ont été prospectés dont ghébergeaient des stades préimaginau*^a. s. dart,tos)rrt s. l...Latempérature de l,eau fluctuait entre18"9 et 25"c' Les débits s'étalaient de 0,01 à 5 m3/s. L'rnsecticide a été déversé en 40 points et surles 10 gîtes contrôlés après le traitement, 3 étaient positifs. En fevrier 2001, Meyer et Wilson ont procédé à la prospection du sud de l,île de Bioko, entreRiaba et Luba' Sur 40 riviêres, ils ont noté quatre uurrin, p.incipaux iIrJli üorbr, osa, ole).chacune de ces rivières est une succession ae .âpia"s ", aî'.ïr,".. A la période de la prospection, larivière osa était presque sèche mais les trois autrès présentarent un bon écoulement. Les débits étaientde 20-30m3/s et 5-10m3/s respectivement sur les rivières Moba et ole. ces débits sont tels que le BT ;::lt|I,:îT::",.',T-,î:ffï;,1:ïtraitemenrs des gîtes R;;;';;. ces trairemenrs, par 'oie aé.en,e, Des stades préimaginaux ont été récoltés, parfois en abondance, sur ces cours d,eau; ilsutilisaient comme supports, des feuilles et des tiges -rrr..geà, dans l,eau. euant aux petits afflue,ts,ils étaient couverts dè végétation mais à "urse aè tu topogrîpr,i. a, terrain, des ouvertures existent etdewaient permettre des tràitements aériens. b) Captures-dissections-transmission Dès 1992' les captures effectuées surles rivières Sampaca et Timbabe ont permis d,établir lesfluctuations annuelles- au-Ntgn (fig. 15, 16). De janvier a'r*ir, res densités iimulidiennes sontgénéralement faibles (MBR < 100). Fr. "àrtr., ae mal à décembre, le MBR fluctue entre 300 et 4000 ::,tjti: 1000 et 8000 respectivement à Tinibabe .t srrrpr.u.'ià -u^ir.,um de caprure est observé en En 1996' la dissection de 56 fe,relles a pe,,is à wrlson d'observer 14 pares (25%)dont 2portatent des larl'es infectantes' A titre de compararson. 36g fe,rc-lles .onre.r,éàs en alcool de,uis ::3iJilf::rJJilliil;"olorées et disséquées. Les résulrrt, inà,q,-,.,.,r 42 re,elrcs rnlècrées (11.4,yo) Entre janvier et avril 19gg, 3146 femelles ont été récoltées e, 29 jours de captures effectuée spar l'équipe nationale à Sampaka,-Barley corn, Musolu .t IroLuàu Luna oba. parmi res g7g fenrelles 18 disséquées, l,âge physiologique fluctuait entre i4,87o et 77,3"/n- Les taux d'infestations étaient particulièrem"ni etèué. (femelles infectées : 44o ; femelles infectieuses : 8%). En mars 2000, Mas et Tirados enregistraient 74Lill000 pares et un PMT égal à 15. Ces résultats ont permis d'extrapoler les données de Geenen (1993) et d'obtenir un maximum de 400 Lill000 pares et un pMT de 1600. Enfin, en 1997, Mc Call et Mas observaient 1440 Lil1000 pares dans les résultats des dissections. Des captures suivies de dissections ont été effectuées par l'équipe nationale en awil-mai 2000 sur les rivièrei Sampaka (Sampaka), Apu (Barley corn), Musola (Musola) et Ruma (Balacha de Riaba). Le tableau 9 indique qu'en 3l jours, 5138 femelles ont été capturées,2890 disséquées dont 1215 pares (42%),g5 infeôtées (6,9%) et 25 infectieuses (2%). La densité simulidienne moyenne pour la période était d;environ 166 piqûres par homme et par jour (minimum : 40 ; maximum : 383) d'oir un MBR habituellement élevê (minimum : i305 ; maximum : 11.415). En tenant compte d'une répartition par point de capture, l'âge physiologique fluctuait entre 33,5%o et 53oÂ' Quant aux taux d,infestations, ils se situaànt entri 1,6%o et ll,5o et entre O,5o et 57o respectivement pour les femelles pares infectées et infectieuses. La transmission était la plus faible en mai à Balacha (PMT : 11) et la plus forte en awil à Musola (PMT = 270)' Les résultats des captures effectuées en féwier 2001 par I'équipe nationale (tableau 10), pendant le traitement larvicide, se présentent comme suit : 9 points de capture, 17 jours de capture (1 à 3 lou^ par point), 3293 lemellês capturées dont 1304 disséquées' Les pourcentages de femelles pare-s vont d ")3,6oÂ'à640 etles taux d'infestations de 5,3% à25% (femelles infectées) et de 0 à 9% (femelles infectieuses)- En dehors de Moca at river chuba (6 femelles, MBR : 300), les densités simulidiennes étaient relativement élevées (MBR minimum = 2970; maximum : 10.380). Les essais réalisés sur l'amont des cours d'eau ont permis de capturer 632 femelles dont 149,279, 198 et 6 respectivement à 550 m, 600 m, 780 m et 1250 m. outre les résultats de février, ceux des captures- dissections des autres mois de I'année 2001 sont indispensables pour apprécier I'impact de la première campagne de traitement sur la transmission de I'onchocerocse. Ces éléments dewaient être disponibles auprès du coordonnateur du projet, car en date du 29 novembre 2001, le Dr- Mas écrivait au Directeur d,ApOC : ,,J.M. Mbà, entoâolâgy technician, is sending to Dr. Wilson periodically results of the Simulium catches and dissections". c) Activités préparatoires à la première campagne de traitements larvicides au sol Wilson (i996), au terme d'une prospection mele-e sur.1'ensemble des cours d'eau de 1'île de Bioko, retenait qr" tdZO Km de biefs appàrtenant à 52 rivières devaient être mis sous traitement larvicide. Le projet ,, Elimination du vecteur à Bioko" a démarré en janvier 1999. De cette date à fin juillet 2000, le; différentes activités se résument comme suit: En janvier 1999, une équipe de scientifiques extemes a séjoumé à Bioko' Leur séjour a été rnis à profit pour procédlr à la formation de quatie techniciens entorrologistes aux travaux de terrain (capture et dissection des simulies). Par ailleürs, deux scientifiques de la Coopération Espagnole ont suivi une forrnation à ocp, afin de leur permettre d'assurer une supervision efficace de la collecte des données entornologiques. Deux tests insecticides ont été réalisés enlanvier-féwier 1999 et les résultats ont montré que les lar'es du S. clo,r,o.r.u,r de Broko étaier-rt très iensibles au téméphos. En effe1, Bar-r-o (1999) note q,avec 100% de mortalité à 0,3125 mg/i, les résultats des test insectrcides réahsés sur des lan'es récohées dans les rivrères Musola et Apu étaient excellents. Ces études de sensibilité indiquent qu'à des débits de 0,14 m3/s, 1,05 n-r3/s et 1.6 m3/s, correspondaient respecttvement des portées efficaces de 650 m, 25 Km et 38 Km. t9 Enm lU5 ïi :r# i #rï#II,î #JJ # r 1,1...:' T,i:"ï:ïlï': s s u, r'en v i r. n n e,, e n,corrccrer a", J",,i.,;:i:.i::iii:::::::.rnsrirure d,A ..u clîài,ïi: ii yuseum d,Hisroirc non cibre ,,",lTiT!ii,Xî3ffiË:ï,ï:.,.:;i;ffi'ï:'T,,,0,.,a., ,.ui,Ln,àilï:iîf:,x;li;üfilil: M"ye., g?g}) note que Ia ptupart des rivières rsurplombent Ia rorrre;-;,-1,:" rc â peuvenr êrra +-^j.r- . nrerLa,",.rJ,"T,T,#::Tf ',i.:il[ri;Ë,ffi H.,:trij,ï*:*1rfl tîJ.ï:i,ïl,tr]:J;:,ainsi couverteae,i.n.," au;,:ï,5 r:ït,','"Tïiüf:ri::*i,.::,*.x*:'*o,*;;#;;;tïllî1îîJi*§l*,;jl et Ia productivité de I.r.;;ir;;:zwvr' â,r de collecter des information, ,u. il.cessru,tité des rii,ières l"ïin: .lXft'tlt' et.après plusieurs tesrs de sérection, six personnes éraienr fca,s a,i,,"i;t"iÏTt:ïffi'#î"ïî*,Ël*,#}tésde s a,,,,*,),,;ïTu':auxkavauxde . simulies, détern #,Hf :::";.:'*Xi*."'l'ih'i:i:iffi Xl,;;*:xl,gffi i'"1':il::"'î,13î:: i1;11î*,Ë.l,iii:^Ë:à".::.Xi"y*1rieàir',J**lf.f l,,.iîÏi*:#iilïfl ::{T:;prétrairemeni, res traitemil;:;;:;*:ffiii:;.::.:::ïl:ï"ff:,,:i1,ffr*jü[.#:..,1ïi::i.î: En dénit de nombreux reo«I'apprication des ordres.; à;;.î il#n,tî1,[ï::î::ï::: des documenrs, des rerards dansont été progressivement mis., ptu."îruralabo. 'quipements ", Jr'r.iJrer (sauf une 4 x 4) Le premier traitement au sol étant prévu pour 200accessibres * o:':::j,,*;iqg;;Ëüffi:t:'.i,ï:lr1î',l,,Yy'r précise que roures res ri'rèressemaine ,"*,;îiÈl,.(,,ii,i:,Ii:ïifi:ïd;,trï,ous res z rn, .L a,iàsonr unanim.. qu., ra péJode';:#"Lï'i::',f,?:;li: .:.,r , 1rrô;M";:,11iffi,ËTii.:;îs6îI'hvdrorogie, Ies'préciprîJ",ï#[J'off.ii,l':,ffïi:ï;î:',:']-:.,r. ,ir,,i'à.'ylunu,.. à aw,r. car ;.",TË iiX,i#ï;t'ini."ri.ià. ;;;. es-. re réméphos en . sont parricrlieiÀ"'nt .ravo.abres à uneinrpac,.,;;.;;.üïTïT:::',if".f ff :;**ïf;;tj:Ëii:,"Jl*îff i.,;azov"â,^;#i: ï,Hî,Jï3:iïf:il;:,Ïiï{r.;:,0,"ï:'x,:#ff;Tîil'J:'a...,*u a";.;';;,ij:ï!iiiîii; quantité requise out' o" I'insecticide s' :,r;i",i,, j,J,*,,i,iêi-**ï,mi:ltï",]itff{*,iii.,ffi :xî*iï-i*i: r, a,"iirà")i,)i,ljil":..1::r impéàrir ;;.;;.üii;d', cecr requiert une prus t::,,.^.s, ; ffi ffiîa: ;:ii milr; f":,::ü: : i'":i :,:: 1e' e Ë r' * . ü ; ;; : l gra n d e q u a n'l i'l é êrre effecrue -rr'-I",, mais 'inacc.;r,o,lT," I. r,o.t aï.ilïi.9: tt'pl'àà'"ïi::'iÏJ:J:::liÏ"1 heticoptè.el- '- sÙl' I'inaccessibil,té a. ..îoî,, H:l'Â:iil ï,t##:ï:fïnJi.# fii r^.___.. Du poinl de vue résultats attendLdewait au rrioins àJ-ont... r, rui.rtriitis'' Philippon (2000) l?1. 1r. re premier trarternenr au sol i,'."ird{.'"',îf:1ï:li*,i=:,ll{*tiirlnîTriîifiïji*tl f,ï[fiirir.tïr;k:precrse I'origine des nouve^lle, popriur'i*s simuridrennes. par;le molecr'tar,'"l.rài.r, permettre dc Ï::jiüiï,P,',ïï:l'r,t'*'::l,m:lË1.:"lly.i ;;;;;."î.,",,[1.î{"#ü*|i:;.1", .1*iîldonc un peu prémaru'e a. .'.,ui;;;';:i::ii::iil,,3:,;.i:,:.. u .u,,"ï.'ü "'o,ope. rr sc,rbrcpoulra être prise qu'après analyse a"J.i.rîiu,, du rrailernen, ou .oroui'"ri",r- à i*:ir. décisron rre 20 d) Déroulcment et résultats de la première campagne dc traitcment au sol Philippon(2000)retientqu,enfin2000,lesdonnéesdebaseindispensablespourune campagne de lutte étaieni réunies, un" "*p""il';i;;'i" était en place' un plan d'action était élaboré et les responsabilités aà, t u,ruu* étaient confiées à des personnes expérin-rentées dans ce genre Lapremièrecampagne-detraitementausolaeulieuàBiokopendantlasaisonsèche(janvier - mars) 2001. EIle a été-précédée par i;;ffi de données dé pré traitement portant sur la cytotaxonomie, la sensibilitè du vecteur u,i* i"...tr.ides, la répartition des espèces (notamment en altitude) et l'impact'îàî',ï"i"rents larvilià;-;"t la faune 1on cible' A la période des travaux' seulement 30 cours a'â'""rirlent suff,tsamment pour pouvoir être trattés' Counte sept (7) de ces cours d,eau ont des;;;. ;pr"*". d;;;.;ui p.tiir affluents, inaccessibilité)' sur 248 points d,épandage propore., ,"ulement 9i2 ontétéretenues. Les débits des rivières étaient inférieurs à 1m3/s' l'eau était claire (tuiiàræ'Imul et fraîche (19"(T"<24oc)' Lepersonnelpourlesépandagesétaitdel0personrresrépartiesendeuxéquipesdontchacune comportait un chef ftïË;:.;i:Fry;; "i rr,'chauffeur'-i'our faciliter le déplacement de ce personnel, Apoc "" ;;;;a a ,r'!0r11"ï",âi. ,ouuelles Toyota Hilux double cabine' deux tronçonneuses "t d"s cliuir", pour la tractà J""emtut"s' E" ou-t'e' la Coopération Espagnole a mis une land-rover à la disposition d" t,equipelô*i" r"r épandages, ce personnel a été intégré à d'autres activités : capture îi'àir.""tion dei ;;ri.r, ^iàuàr* a;nÿa.oüiotogie, rests de sensibilité et prospection aes.'luiaïs]ü;'"' (2000) #;;î;;dq'iy,.1yaient contribuer à la mise en place de la campagne qu' "otUi""iaiilesiraitements au sol et les traitements aériens' L',insecticide pour les traitements au sol est le téméphos et la dose opérationnelle a été de 0'4 litres/m3/s de debit au ir"u a. 0,3 litres/m3/s initiarlement prévus. cette régère augmentation est 'ée aux conditions pré,rul"r,tes lors at' t'uità"îü''t"-pètt*à dt li"u' (19'C-24"C)' débits très faibles (inférieurs a tm3ls;, courantrapide (0,3 à 1m/s) et dispersionrapide de I'inse-cticide' ce dernier a été répandu grâce à des pulvérisll;lî: ll1' t"ô'ü; fu*ud ôosmos 18' Cet appareil a été retenu pour plusieurr .uironi,- it est d'utilisati".r*ilé sâï pola' ul]totit" l" port sur de longues distances' il permet r.," uppri"li;";id;;i .t,,,pt"î;'ii;;#ide, la quantité^de produit à épandre peut être qualibrée de façon précise, le contact ^r;.;. i;cdcides n'entraine pas une corosion de I'appareil' Pourcouvrrrtoutletraitement,unstockcomposéde2000ldetérr-réphos,500ldeBtet401 de Rhodamine avaient été expédié i Bi#;:î;r;1i;itir.11'^1";* face à un pioblème de retard dans la liwaison de ce stock, 150 1 de téméphos supplémentaires ont été expédrés en urgence par vore d'opérations aérienne a Le traitement a débuté le 12 féwier 2001 et s'est étalé sur cinq semaines' à raison d'un traitement par semaine. Les deux pr"*i"r. -"yJàt at traitements ont necessité chacun 4 jours pour couwir tous les gîtes. Seules les rivière' do't l" débit était égal ou inférieur à 0'01m3/s n'ont pas été incluses dans Ie t urt"rnàr,t- Ainsi, 92 p"i;^;;i àté traités "huqr" semaine, avec approximativement 21 ritres de téméphos. certes le traitemen; ;il;;il pou. 1l cy"les mais, -il .s'est arrêté après la cinquième application, pour des raisons ,".rr"làîà. tessentiellem"'-'t it'u""tttibilité des gîtes)' L'un des oblectifs de la première campagne était de, collecter un maximum d'tnfonnatious suite à l,épandage du téméphos, afin d'", ,;;;t"î; i"m"u.ite dans les condtltons opérationnelles de ffi;;i.I"tr".;ïJ::l*:n::::,'.',ïï.'u'::"iiii",, pour des débirs auant de 0.05*3/s à 0,2r13/s. Comme t'irr.aiqr" Y"V:' t'OO,]]., en cas de traitement aérien' cette faible portée aura poul conséquence une augmentation du no*br" àh"r.". de vol et partant du budget' .LarépartitiondespopulationsprérmaginalesdeS.datttttosttttts.l.étaitimportante, mars leurs de,sités n,éiaient pas abondani;;;;';g"'d d-es bonne-s condrtions du mrlieu' Du fait de la 2l ft:lTil1ïrdu débit sur les petits affluents, ces derniers n'hébergeaienr que rrès peu de srades tilîtii,i];Hrr"îffiIiikli,;:î.,ï:,;:îHli:r*,#,,,ïi3ii,ü:ff tJï,iJ:li;.0:.: adurtes ont éré ";âT:J.'":?::ffif:i',11J;;ffffiIé au derà de 500 m d'arritude. par contre des ' I-es densités des populations adultes ont chuté rapidement après Ie démarrage destraitcments' Les captures étaient nrlt". e.n certains polrt. upre, seulËment + ..,irir.., bien qu,aucune;:Ï:::JJ:1i,iîJJ:lf;"ï"1",'#:.:,,*Xü.'ffi;iù,rité aux .;;..;;;î'est très dirncire et Au terme de Ia première campagne qui s'est déroulée dans le Nord de l,île, Meyer (2001) etcheke (2001) notent què d' fait de I'inaccessibilité de "".t"ir. cours d,eau, res traitements au sol seursn'arriveront jamais à éliminer t" """t"u. du foyer d. Ài;i.;. par contre, cet objectif pourrait êtreatteint' en une seule saison, grâce à une actio, ussociani Ès traitements au sor et des traitementsaériens' cette position a étéiàro."e", .rite-à la p.".p..,iàr'àé.i"rn" "rr".,rj.ïîns le sud de l,île erqui a révélée que la plupart aes.luiè.es (dont.".tuin., tJbergent d;; s.;;),oru,,,s.r.) étaienti:'Ji"i'ï:::ilJ#:iîî: ffiffiî:oj::, ;; ;;, o,i.i, ü"r"; (200,) ", èi,"i.l (200r) estiment trairements rr."lt:ri';:Lfl§i::los présent à Bioko est suffisant pour couwir une campagne de en Arrique o. ,,olL",iitT.ii:1.:î::1,ït'.liant ocP à la compagnie qui assure res trairemenrs aériens 300 - 400.000 ur'Jf"" de vol étant estrmé à 1030 usD, le coût de l'opération aérienne s,élèverair à personne; Ia population protégée est estimée à 75.000 personnes, soit environ 5 usD par Au regard de ce qui précède et de I'arrêt des activités d'^o§p en fin 2002, Meyer et cheke :ï::l];:r',Hï:::e si Ia "à-pugn' 'é.i"nn. n'est pas .onarii. ., 2002, arors ap6c aura manqué une e) Problèmes et difficuttés rencontrés à Bioko Différents scientifiques ont signalé un certain nombre d'obstacres au bon déroulement des ::l,::!i1,1îlîÏËi"ilîà'ôtl"'au """i",, à Bioko" N",,,",r*a.on. i.r .",,* qîî',à...,itent encore ' La circulation des équipes est souvent difficile du fait des points de contrôle de lai$:ff:":,:"famrée' Les agents a"t ro.Ë.. de l'ordre n" s.-ul"nt pas avoir fait l,obler d,u,e bon.e ' les relations de travail sont particulièrement drffrcires avec le coordonnateur NorF, L:i,t:,'"t nor,breux problèmes qri;;r.;;ni hypothéqr",l i", "r.'onces de succès a...un.,pugnes de ' les responsabrlités au niveau de l'équrpe nationale se,rblent réparties de telle sorte]Ji,l|?t"'"e d'un agent (notamment Ie ôoordonnatér,l Nôîil peut entraver Ie fonctionnement du 22 . l'équipe nationale peut être performante, mais elle a besoin d'une bonne discipline et d'une supervision dsses activités. Ces deux éléments font régulièrement défaut. 0 Prévalence Mas et al (1995), suite à une enquête épidémiologique condutte sur toute l'île, retiennent que la prévalence moyerlne était de 75% (85% chez les personnes âgées de plus de 15 ans). La populatron à risque était alois estimée à 62.000 personnes. L'épidémiologie est de type forestier, caractérisé par 0,8yu de cécité, 3lo de porteurs de nodules, 29o de porteurs de lésions dermatologiques et les lymphoadenopathies estimées à 42%. La plupart des villages se situent dans la partie Nord de 1'île, àj-f-«,, de la mer. La prévalence de I'onchocercose est élevée dans toutes les localrtés. Elle est de l6,5yo à Basapu, situé à 3 Km seulement de Malabo. Quant à la prévalence la plus élevée (81,1oÂ), elle a été enregistré à Ureca dans le Sud de l'île' Une enquête épidémiologique menée en 1989 (Mas et a1.) auprès d'une population de 1759 habitants provenant de 12 villages, avait permis d'enregistrer une prévalence de 74,60 (hyperendémie). En 1998, après 9 ans de distribution d'Ivermectine à la population des mêmes ,riitàg"r, le taux de prévalence n'était plus que 38,20 (hypoendémie) pour une population de I167 habiiants. I1 en est de même pour les pourcentages de porteurs de nodules et de lésions dermatologiques qui ont chuté respectivement de 2,8%o etJ,9oÂ' g) lsolement de l'î!e Les activités d,élimination du vecteur ne peuvent être entreprises que dans un foyer isolé (walsh, 1gg0). celui de Bioko réuni un certain nombre de critères pour un isolement géographique : - Ies sources de réinvasion les plus proches sont les envlrons du Mont Cameroun situé au Nord-est et la partie de la côte Camerounaise située à l'Est. Les distances respectives de ces leux sont ae +O t<m et 80-130 Km. L'océan atlantique est à 1'Ouest et au Sud se trouvent les îles principe (240 Km), Sao Tomé et Anabon. Cette dernière n'a jan-rais abrité de ,S. la,utostrms. /. 1Mas, non publié) et les simulies n'ont pas été examinées au niveau des deux autres (Santos gracio, 1990). - Les conditions météorologiques limitent sévèrement la possibilité de déplacement des simulies du continent vers l'île. En effet, presque toute l'année, les vents dominants, en provenance du Sud ou Sud-ouest, traversent l'île en direction du continent. Même au plus fort de la saison sèche, rarement la zone intertropicale de convergence (ITCZ) atteint l'île (Teran, 1962).Une provenance des simulies du Nord ou de l'Est est improbable car opposée à la direction des vents dominants' - Les c.tères cytotaxonomiques (Boa§e, 1993), cytogénétiques (Wilson et Post, 1994) et morphologiquÉs (Wilson, TOOq retiennent que la population simulidienne de Bioko est essentiellemLnt constituée de ^S. ))ahense forme Bioko. Or toute éventuelle réinvasion ne pourrait provenir que des côtes Camerounaises, où les espèces sont ,S. squautosrtru er S. clarturosu,ts. s.. C'èst dire que la population de Bioko est génétiquentent isolée. h) lmpact des traitements sur l'environnement Brooks et Jackson effectuent en mars-avril 1999, une enquête sur l'île de Broko pour détermrner la répartrtion des odonates. Les résultats indiquent que les 17 sites visités se situent à 1500 m.600 'r c1 en dcssous de 500 m d'altitudc. Peu d'odonates (47) alt stade larvatre ont été récolté ; cet écha,trllon (avant traitement :22; après trattement : 25) ne permet pas d'apprécier l'effèt du Temepho. ,r. ". groupe. fur contre, 260 adultes représentant 24 espèces dont 6 nouvelles' ont été récoltés. La répartitio"n "ri d" 6 espèces rencontrées uniquement au-dessus de 500 m, l7 en dessous de 500 '-r et 13 dans l,un et l'autre site. Il faut noter que sur les 2l libellules recensées sur l'île, seuler-uent 7 ont été trouvé lors dc l'enquête' 23 Une étude de l'impact des traitements larvicides au Temeph os cotttre S. clantnosu2z s. /. sur leslloissons et les crevettes de Bioko, a été conduite en saison sèche (mars-awil). Abban (1999) not. qr"l2 familles,21 genres et 25 espèces ontété inventoriées lors des travaux. Les espèces de petite tailleconstituaient la majorité des poissons. Les crevettes étaient particulièren-rent abàndantes dans toutesles rivières. Les simulations de traitement en rivièr" ur.ô la dose opérationnelle (0,1 mg/l) deTemephos indiquent qu'aucune mortalité n'a été enregistrée chez les poissons. Leurs comportements et leurs réactions étaient norïnaux. Il en est de même pour les doses àe 0,5, 0,25 et 0,125 mgil. parcontre, les espèces exposées aux doses de I et 2 mgll présentaient des mouvements désordonnés etfinissaient par s'immobiliser en quelques minutes (2-s). Toutefois, le transfert des individus en phased'immobilisation dans une eau sans insecticide leur redonne de la vitalité en moins d,une heure.Quant aux expérimentations conduites avec les fortes doses, elles montrent qu" tou, les poissons exposés aux doses de 30 et 15 mg/l mouraient en moins d'une heure. Aux doses de 7,5 mÿl et 3,75 mg/I, le temps de survie était respectivement de lz-24 h et au plus de 24 h. La distribution de Ia macrofaune a été étudiée sur 10 rivières de l'île de Bioko (Amase etAmegbe, 1999). La faune aquatique était régulière et généralement plus abondante en dessous de 500rn d'altitude. L'effet du Temephos sur celle-ci a été suivi sur-lei rivières Ruma, Musola et Apu, respectivement situées à l'Est, à l'ouest et au Nord-ouest du foyer. Sur l"s 3 sitls, le passage duTemephos s'est traduit par une réduction du nombre de chironomides, mais la recolonisation est relativement rapide. Les orthoclamidae ont été les plus affectées par la vague insecticide, alors queles Tanipodinae étaient les moins touchés. i) Formation Au terme des différentes missions, il apparaît que le personnel local a bénéficié d,u,eformation théorique (généralités sur I'onchoc...oié; etaéié initié à plusieurs."p.ises à l,en-rploi destechniques utilisées dans le cadre de la lutte antivectorielle : prospection larvaire, capture et dissectiondes femelles, estimation du débit d'une rivière (avec ou iun. échelle de crue),'calcul des dosesd'insecticides en fonction du débit, technique d'épandage au sol des larvicides antisimulidiens et contrôles pré et post-traitement. 4.2.3. Situation TIDC dans le Foyer La population de l'île de Bioko est estimée à 90.000 habitants répartis dans 68 conrmunautés.Le TIDC concerne les 61 communautés situées en zone d'hyper et de méso-endémie. La population cible est d'environ 60.000 personnes dont la moitié vit dans 1à ville de Malabo. Avant la mise en placedu Programme APOC, toutes les communautés recevaient de l'ivernectine selon une approche verticale. Mais compte tenu de l'engagement du Gouvemement et des bonnes dispositions de lapopulation, l'approche TIDC a été adoptée en 2000. La formation du personnel technique impliquédans la distribution de l'ivermectine a été mise en place. La sensibiliruiio., a été menée auprès de lapopulation pour expliquer ce nouveau mode de distribution du médicament. Les résultats de la deuxième année de traitement indiquent que sur lg.2z4 personnes recensées, 7.582 ont été traitées, soit un taux de couverture théraieutiqu! de 42oÂ. La populationtraitée est répartie entre les districts de Malabo (2928 personnes), Barnèy e21O p".r.y, Luba (1575pers') et Riaba (809 pers.). Pour ces mêmes districts, la couverture geog.apr,,que est respectivementde 100%, 87%, 100% et 93o/r. Quant à la couverture thérapeutique, elle est de 41,8%o,3J,gyo,3g,6% et 7l'1oZ' L'absentéisme est élevé car la population a peur deseffets secondaires de l,i'err-rectrre.Une sensibiltsation bien menée devratt contribuer à accroître les drllërents taux de couverture. 4.2.4. Budget des Activités ,, Elimination du Vecteur ,, 24 Pour permettre le démarrage et la poursuite des activités d'élimination du vecteur, leProgramme APoc a assuré r, uppri financieirégulier sur la base de lettres a,u""o.o (contrats). Letableau ci-dessous résume le volet budget du projei. a 4.2.5. Discussions - Commentaires a ) Distribution de S. damnos um s. l. Le sud de l'île de Bioko, environ 40%o de la superficie totale, est inaccessible. par contre detrès nombreuses prospections ont été effectuées sur la zone accessible. c", p.o.p."t,ons ont couverttoute I'année, mais elles ont été plus abondantes en saison sèche (notamrn"rilurî"r a awil;, périodeidéale pour les traitements des gîtes larvaires (wilson, 1996; Barro,lggg; MËyer, 1999; Meyer et al.,2001)' Malgré l'abondance des travaux, les résultats des auteurs concordent sur plusieurs points : - Le complexe S danmosmrl est représenté sur l'île de Bioko exclusivement par S ),altenseforme Bioko ; - les rivières sont très nombreuses et courtes (en moyenne 7 Km de long) ; - Ies cours d'eau, protégés par une végétation luxuriante, sont difficiles d,accès ; - en saison sèche, les débits des rivières sont généralement inférieurs à lm3/s. L,eau est clarre(turbidité <5JTU) et fraîche (19.C < température <26"C); - Ies gîtes préimaginaux en dessous de 500 m d'altitude sont généralement positifs lorsque latempérature de l'eau est supérieure à 22"5 C. Aucun stade préimaginal ,1, e,e récolté au-delà de 500 m. Par contre, des adultes ont été capturé entre 550 m et 1250 m d,altitude. Il est admis que I'élimination du vecteur dans un foyer n'est possible que si tous les gîtes dereproduction sont placés sous traitement larvicide. or les résultats des diiférentls prospectronseffectuées à Bioko indiquent clairement que les rivières sont très ,o*b..r..s ài pà,ege"s par unevégétation dense. C'est dire qu'un certain nombre de gîtes demeurent encore inconnus du fait del'inaccessibilité des cours d'eau. cette situation pose Egalement le problème du choix des pointsd'épandage de l'insecticide ; il doit assurer la couverturJtotul" de tous t.. git.s. C".t"r, l.s auteursnotent que la majonté des gîtes positifs sont situés en dessous de 500 m j,altitude. Cependant, laprésence d'adultes entre 550 m et 1250 m_risque d'hypothéquer les chanc", a. su""es (réinvasionpossible) d'autant que la zone située au-delà de 500 m d'altitude est exclue du traitement larvicide.Par ailleurs, suite à la prospection effectuée dans le Sud de l'île, Meyer (2001) "",. qr:., dehors de larivière Musola et de son affluent 1'Eba, aucune rivière n'était accessible au-delà de 500 m d,altitude.Mêmc el.l dessotts de 500 m, plusieurs cours d'eau étaient partiellement ou complète,rerttnaccessibles. C'est dire qu'aucune rivière ne pourra être traitée sur tout son parcours. Période couverte Cash Vire sur le terrain US $ Montant dépensé US g Achat d' u ment Coût tota! Mars 99-Fev 00 21,994 16 18 16 490 185 108Mars 00-Fev 01 54,776 2 36 '150,096 lMars 01-Fev 02 55,390 NA 136,400 136 400 Total 132,150 42,054 429,550 471,604 124,660 25 b) lsolement du foyer de Bioko Les auteurs sont unanimes sur le fait que Ie foyer de Bioko est isolé. En effet, il s,agit d,uneîle où les conditions météoroJogiqr". lnoiu-ment mouvement des ,enrs;-i;; ,-iô-ur; Nasti, r942)enrpêchenr route réinvasion du foy".. Èu. aiileurs, d., ér;;;;;;. ."r1g1"1oromiques (Boase, rgg3),ntorphologiques (wilson,1996) ei cytogénétiques'lwrsorî^po.t, 1994) arnènËni a ...orraître quele s yahense présent à Bioko ét, aiir"Ëri du type standa.d."II y a donc un i..i.àJrt génétique parrapport aux espèces simulidiennes les plus p.o"r,...i;;;i;;;..r.ont.. sur res côtes camerounaises. c) Lutte contre le Vecteur d) Evaluation entomologiquc Les essais en rivière ont révélé que l'insecticide de -choix pour les traitements dans lesconditions de terrain à Bioko, était Ie Temephos en concentre e-rr.inlüI" i'ioi), o"matière active.L'expérience acquise lors- des travaux pretiÂinaires, i;;q* ;re re projet .. élimination du vecteur àBioko augmenterait ses chances de suicès.si les "rie."ii.'r. ai tutt" dÉn,"..;;;;ï'"n .ui.on sèche ers'étalaient sur 34 mois'Aux-doses opé.ationnerr", rrrtitr"il"., l".pus.uge de l,insecticide est suivid'une réduction du nombre de chironomides mais il *;;i;ri.utiàn ".î."rà,i*-"r, rapide. parcontre' les populations de poissons et de crevett.s n" '.ont pas affecte.. 1àr"rne mortalité,comportement normaux) par le traitement insecticide. cl.i ai... qu,une "u,.,pugr,. de traitementcontre les stades préimaginaux de s danutosu.rtts ./. par épandage. de Temepho, àur. les cours d,eaude l'île de Bioko ne dewait put uuoit J" conséquenc", ,eart". irréversibles au niveau de ra faune noncible' (Abban' 1999) note qu'il existe "" -u.g" très large entre res doses opérationneres et res dosestoxiques pour les poissons èt I...."u"tt"s. Toüefois,l;;;";;,:" "urnpugr".,eturri-ae.orrée en 200r,il importe à présent de procéder a un.-.oit..t" port tàii.'..riàn, d,apprecier l,impact de cinq cyclesde traitement sur la faune aquatique et iLrui.onn",n"rr. p". riil"urs, certains gîtes positifs des rivièresRuma Grande et Musola étànt inaccerrlbl.. au sol, Èr;r;;;..ents pourraient s,effectuer par voieaérienne. Au resard de I'expéri.r.. -a. r,ocp, no.r.r-'iæ0r) et cheke (200r) préconrsenrl'hélicoptèrt "oti" Ie moyen i. ,ri.r* indiqué q;Jr ;;;;..truppri indispensabre à une couverruretotale de tous les gîtes. cette option..Àur.'.",rio;;i;i;faiique à;;ïi;^.;;îe r,îre, prusieurscours d'eau hébergeant des s' dàrrmosttttt s.l. étaient pui*ri..n*t ou totalement inaccessibles. Reste3X.i;tiiîi[*u:.,:ffleli (2001), Ie recours a t'lieficoptÀr. .uppo.. au préalable la réponse à un oun.,r"ul"'fffiïliltrtst distribuée depuis 12 ans; quel est son impact sur la capacité des simulies à _ quel est le coût d,une opération aérienne ? 300 _ 400 000, $ US c^omme préconisé par Meyer(2001) ? Il faut noter que les droits de stationne."ri., r..ïul, de transfert dela flotte aérienne nesont pas pris en compte dans les montants annoncés ci-dessus. Il en est de même du coût del'évaluation entomologique^et de I; p;i;";r."narge (uiileü fi.ai.n.,,_u.surance, "tl._y 0". personnesextemes (experts et scientifiques notàmment) qui *,àr,."à.Jriàans l,opération; - combien d popuration cibre de ii,J"":,;'::i,.ï% f.i3ï*.:::"T:: o'jli,,"lfjîïï irïï:ij'Ë*,i,i:"î J:rappeler que le JAF6 avait reconrmandé que la'déci.i""A;;;"Ëa.. a des traitements aériens ne seraitprise qu'après une analyse attentive a.s .isultats a" ru pr"-iJi'Jrn-,rugr. de traitements au sol. Le TAP ct lc PAT sont de bons tndtcateurs de la situatron ento^r,ologrqLle, car lrs quantrf)entrespecttvement l'agression srmulrdienne et la transmrss,;-à;;;.r. tte o vol.iulrr.'sur I,île de Bioko,et à partir de captures effectuées en 1992-, w;[;;"iü;;; Ïl,. qu,en dehors de ra saison sècrrc(notamment janvier à awil), les densiiJs simulidlennes sontseptembre à novembre demeure ".u" oJ r.s srmuries."rir* rjril'ffi:i:: ?i.r"ï:ï|": ÂT::ir::(2000) et cheke (2001) enregistrent À laen compris.rrrr"î:os et 1r.475en avrir-mai et enrre 26 2970 et l0'380 en féwier. C'est dire que même en saison sèche, les densités simulidiennes peuventêtre élevées. L'espèce simulidienne impliquée étant,S dantnosunts. /, il est probable que la saison despluies est celle ou l'agressivité sera maximale. Dès 1996, il était établi que les femelles de S danmosum s. /. capturées sur l,île de Biokoprésentaient des taux d'infestations élevés (Wilson, 1996). En effet, le pourcentage de femellesinfectieuses (celles susceptibles de transmettre le parasite lors de la prochaine prqnre) était de 14,6yo.Seul le nombre de femelles disséquées (56) à l'époque, était un frËin à un" tu.[" interprétation desrésultats. Ces derniers sont néanmoins confirmés en 1999 par la dissection i" SZa i"n,.tt". lrirévèlent 44o de femelles infectées etSo de femelles infectiàuses (Anonyme, lggg). Certes le pAT n'a pu être établi pour l'année 2000, mais les PMT obtenus en avril et mai aux différents points decapture sont nettement supérieurs (PMT minimum = 130 à Balacha; lrraxurlulll :473 à Musola) au seuil tolérable de 100 Lilhomme/an en zone de savane d'Afrique de l'Ouest. Les travaux de Cheke(2001) corroborent les résultats antérieurs puisqu'en dehors des points de capture situés en altitude(0<PMT<72), tous les autres PMT sont supérieurs à 100 (minimum: 319 à Sampaka; maximurn =1275 à Musola). Les différents travaux des auteurs concordent donc et indiquent que la transmission est importante sur l'île de Bioko. Les taux d'infestations enregistrés, rappellènt ceux observés sur lespetites rivières des zones forestières d'Afrique de l'Ouest, où le vecteur est égalem ent S yaltense. Nous référant aux résultats enregistrés en 1989 et 1998 (Mas et al), il apparaît nettementqu'après 9 ans de traitement par l'ivermectine, la prévalence était passée de l''hypeiàdémie (74,6%) à l'hypoendémie (38,60Â). Un tel changement se répercute habituellement au nirr.u, de l,infestation des simulies. Cette hypothèse est corroborée par les résultats de certains auteurs. Ainsi de Geenen(1993) à Mas et Tirados (2000), le nombre de larves infectantes pour 1000 pares passe de 400 à74 etle PMT de 1600 à l5- Par contre tel n'est pas le cas, si I'on se ré}ère aux in'festations enregistrées par Cheke (2001). L'absence de stades préimaginaux devrait entraîner l'exclusion des gîtes situés au-delà de 500 m d'altitude, de toute campagne de traitement. or des adultes ont été captures entre 550 m et 1250 m. Les lieux de ponte de ces femelles d'altitude restent donc à déterminàr pour fixer les limites de la zone à couwir par les traitements larvicides. En effet, ces femelles peuvént revenir pondre dans lesgîtes situés en dessous de 500 m, corrune les prospections peuvent n'avoir pas été assez précises(abondance des gîtes, accès difficile aux rivières à cause de la végétation) pour détecter les gîtespositifs situés au-delà de 500 m d'altitude. 4.2.6. Concl us ions-S u ggestions Outre l'étude de faisabilité effectuée en 1996, de nombreuses enquêtes ont été réalisées surl'île de Bioko entre 1996 et 2001. Elles avarent pour but de collecter les données indispensables àl'exécution des campagnes de traitement et à leur évaluation. La première campagne de traitement au sol a eu lieu en féwier-mars 2001. Les différents résultats obtenus par rapport a t'àUlectif fixé, qr-ri estl'élimination du vecteur, permettent de retenir quelques points : La situation géographique, les conditions météorologiques et des critères cytotaxonomiques, morphologiques et cytogénétrques confinnent que l'île de Bioko constitue un foyer isolé. Au regard de la répartition des rivières et des gîtes prospectés, rl apparaît nettenent qu'à chaque prospection correspond au morns un gîte nouveau (découvert sur ulte rtvière déjà répertoriée ou pas). Par ailleurs. la présence d'adultes en altrtude, place la zone traitée sous la menace d'une réiuvasron. Cette situatron pose lc problèr-ne <1e la couverture totale des gîtes par les traitements insecticides, condition ipdispensable pour une élimination du vecteur. Il semble donc préférable de prévoir le trarténre1t dc toutes les rivières qui présentent un écoulement suffisant pour permettre l'installation de stades préimaginaux de S dontrtosurn s. /.. Dans cette optique, des enquêtes \ 27 ponctuelres dewaient être entreprises pour combrer l,insuffisance ou le manque :"Tf;,i:tt"ns sur Ia cartographi'e-aï, gi,.r, r., p"lr,r'i;ipunaug. et I,accessibirité La configuration géographique (notan exceprioÀs près, JJ,.ii'.i".i' l#lj:T:ii,':iT:'rr::ff:'l}:L:il:#,îiï]i:: appareils portatifs (tvpe pomp" noflrira2 :.:;.,]i[."iîu..rn"u"es car irs déb*entdes quantirés caribréei'd,..""i,.ià. ii lu.,:g: idérr"-J;; les traitements rarvicidesserait le début de _la.saison .e"n", ufol. que l,écoulement erune bonne portée de l'insecticia".'r:"î évirerait ainsi res nrilS::Ïs suffisant pource qui entraîne une murtiplication aes folnts d,ép;il;;;. 'rqrtelnellts " gîte par gîte ", La densité simulidienne sur l'île de Bioko est rrabitueilement abondante et Iatransmission est assurée exclusivelnent par S yriunrn forme Bioko. Lescaractéristiques vectrices (taux a,inr".iutron.,',;;".ï;'.i1i,",.".; enregishées sont;:;:;:"::,:i,i:*:î|,:1,"î"î:.r..î.ï,1;;;'Ëï;l*"stièresàaiüïï"Às Les données de base et ceiles des études d impact sur l,environnement de l,îre deBioko, en relation avec les t aitÀ.rts au tem"phos, ;;;; indispensabres Iors deI'évaluation des campagnes de lutte. r...t.uruîïï. î"ii.",. doivent donc êtrepoursuivis' Aussi' pour une meilleure connaissanc. a. iu rluï. .nto-ique non cibre.yaméogo (200r) note qu'il serait souhairabre ;-;;i".î à-un éc-hantirl0nnagequalitatif de la vésétation(feuille., u"ir-"n, *...ge.j"i'àu a"r.ous des cailloux.par aiileurs. Ia foie preaomrrn.. riïrq des ptntià'ne-;'; rivière rada, nécessiredes investigations sur cette fam,rà et son m,ieu ;;;. par contre, r,optiond'organismes indicateurs (odonates notumment) pour I"^-.u,,r, de l,irnpact destraitements sur ra faune r"à "iui., *eriterart d,êire'ron,".'n en est de,rême de rasélection de cours d'eau. pérennes qriT"'..ru,ent pas ;tË pàu. constituer des zonesde refuges' ces dernièi". uu.ii.iur.ri ,on seurement ra fégalement le vecteur. rrwrr §Çr' l€rl-lent l laune non cible, mais Le personnel local' appelé à assurer l'exécutron et re suivi des activités d,éliminationdu vecreur, a été ideruifié er séi;;;ià,r,* n , berefi"ü ï"-t,_rtions ponctueres àt'occasion des différenr.. .rqre1". àiè.tue., .r. trii.ï.'î,oto. une évaruationrégulière (connaissances techniqu.., "àn..,.n.. p.or.*,or""ri.i suivie si nécessairede recvcrages de ce oersonner, est souhaiiabr. p"r;;;;;;ii.ïàî",,ruité et .efficacirédes acrivités de Iutte.-A titre d'exempr.]lï, ,e.urturs d,awir et ,le carcul des raux d'inrestations- it;;; inr."tÈ..,-z ,"#l'fg:i:î:::ï.lJi::indices de transmission (MBR, pÀi;;Ï;r, pas encore bien assimilés. Il ressort des rapports des differentes enquêtes que les activités de l,équipe locales'arrêtent parfois dès qu'ere .. ."i.àrî""*..r19. o9rï à.;;;,#i". travaux de terrain. Il n! ï'",i1iÏ'::: ffi , lî.T:':?ffi '.x i'***l * ;i, ; ; îË' àî.' i,*, u me s re r a t i o nn e À activités de lutte. .ruso LUUU uus rnstllutlons n,entravent pas te ae.outlÀe;, ;; Pour assurer un suivi dans res activités,l:^..*ï" de r,équipe nationale, ir est :",;:Ïli:f, Jï.},i", ;.ï:*:ïîïï.jil 0.,., sor icite .èg,iîe."n,.nr un rapporr 28 4.3. FOYER DE ITWARA L'Ouganda est l'un des premiers pays où la lutte contre les vecteurs de l'onchocercose a été un succès. C'est ainsi que ,S. danutosurrt s. /. a été éliminé du foyer de Victoria Nile et S. neavei temporairement bouté hors du foyer de Budongo (Prentice, 1914). Dans les années 1970, l'utilisation du DDT, concentré émulsifiable à25 % de matière active, a permis d'interrompre la transmission de l'onchocercose dans le foyer de Itwara (Gam-rs et al., 1994). Du fait de l'absence de financement et de l'insécurité, la lutte a été arrêtée de 1975 à1917. Mais en 1990, un nouveau financement mis en place par la Coopération allemande (GTZ) et le Ministère de la Santé de I'Ouganda devait permettre la poursuite de la collecte des données (Garms et al., 1992). C'est dans ce cadre que toutes les rivières susceptibles d'héberger S. neavei s. s. ont été prospectées et la population adulte suivie grâce à des captures, dissections et déterminations des taux d'infestations (Garms et al., 1994). Les épandages de téméphos effectués à partir d'août 1995, se sont révélés efficaces et les résultats prometteurs après seulement 3 cycles de traitements. En effet, entre 1994 et 1995, les densités simulidiennes passent de 481 à 0 au pont de Kijura et de 365 à 2 à Busasa. Au regard de ces résultats, les traitements ont été étendus aux principaux gîtes à S. neavei du foyer. L'élinination du vecteur du foyer de Itwara devenait un objectif réalisable. Pour sauvegarder ces acquis et contribuer à l'élimination de la maladie, le Comité Consultatif Technique (TCC de son sigle anglais) a approuvé la surveillance et la poursuite des traitements larvicides des gîtes du foyer de Itwara et des sous foyers de Siisa et Aswa. Ce choix rentre dans les objectifs de APOC qui est dans certains cas particuliers, la lutte contre l'onchocercose par l'élimination du vecteur. Dès 1996, le foyer de Itwara est retenu car les données de prétraitement étaient disponibles, le personnel qualifié et des actrvités de lutte y étaient dé.1à en cours. 4.3.1. Présentation du foYer Le foyer de Itwara est situé autour de la réserve foresttère du mêrne nont, à environ 25 Km au nord de Fort Portal (fig. 17). La réserve couwe environ 20 Kmz dont 22o sont constitués d'une végétation arborée (Howard, l99l). Elle est bordée par d'immenses plantations de thé, de cultures de subsistance et de ranchs installés le long des rivières (Sogohi, Kahamba, Muzizi, Mpanga). C'est dire que la forêt d'origine a été largement déboisée au profit des plantatrons. Les cours d'eau sont néanmoins protégés par des galeries forestières denses. Le paysage est marqué par des vallées boisées et des montagnes dont l'altitude varie entre 1250 et 1460 m. La température est par conséquent très modérée. Le c|mat de la zone est caractérisé par une chaleur hurnide et des pluies qui s'étalent sur toute I'année. Le naxrn1um de précipitations (1000-1400 mm) est observé de septembre à novembre. La saison sèche s'étend de décembre à féwier, mais elle n'est jamais entièrement sèche. Les condrtions hydrologiques sont généralement favorables pendant toute l'arurée au développement des stades préimaginaux de S. neavei. Les gîtes larvaires se situent essentiellement sur le Sogohi et ses affluents (Wamise, Nyakibuguta, Kanaba, Kafunda), le Siisa et ses affluents (Kyasa, Mohabura) et eufin la rivière Aswa. La zole est de1rsér11cnt peuplée et 1'onchocercose y est hatttement cndémtqr-re. En 1997, 80%, des 45 persol-lnes qui vrvaient dans les envirous de la résen'e tbresttère étatent infestées par O- vo lt,ultt s (Garms, 1991). L'espèce srmulidrenne à é1rr-niner du foyel est .S. rteavci s. s., vecteur principal de l'oncl-roccrcose (Barpley et Prentice, 1958 ; Prentrce.79J4; Garurs eta|.,1992). Sa capacité de vol est 29 d'environ 6-10 Km. La durée de vie larvaire est de 3 à 4 semaines, du fait de la température de l,eauqui se situe entre l8'C et 19"C. 4.3.2. Nature des travaux Les travaux effectués de 1970 à 1997 (notamment 1994) dans le foyer de Itwara, ont porté essentiellement sur : La dynamique des populations préimaginales et imaginales ; La détermination de la durée du développement préimaginal ; L'identification du vecteur ; La répartition des gîtes à S. neavei dans et aux alentours du foyer ; Les caractéristiques vectrices de S. neavei; Les essais en rivière du Temephos (détermination de la dose et de la portée) La formation du personnel. Dans le cadre des travaux exécutés avec l'appui de I'APOC, l'équipe nationale chargée des activités d'élimination du vecteur a, au cours de la période octobre 1998-décembre 2000, menée d'intenses activités de surveillance et de supervision afin de s'assurer que la collecte du vecteur se fait de manière appropriée. Les activités se résument en : La prospection régulière des principaux points de contrôle dans le foyer principal d'Itwara et dans les sous-foyers d'Aswa et de Siisa ; La capture de simulies en des points préalablement choisis ; Le traitement des rivières à intervalles de 4 semaines, dans les sous-foyers de Siisa et Aswa. 4.3.3. Résultats acquis a) Prospection des gîtes Les données entomologiques collectées entre 199 I et 1994, avant la mise en place des traitements au Temephos indiquent que 38,9% des crabes capturés sur la rivière Sogohi lfoyer deItwara) portaient des stades préimaginaux de ^S. neavei. Bien que les traitements aient été discontinus sur les rivières de l'Ouest du foyer de Itwara, Garms (1997) note que celles-ci n'ont pas été réenvahies. Les derniers crabes positifs ayant été observés à Nyakibuguta en août 1995, la rivière a été traitée en décembre 1995. N3anmoins,les 479 crabes récoltés à Nyakibuguta en 1996-1997 étaient tous négatifs. Par ailleurs, aucun des 1683 crabes provenant de Itrvara, Siisa et Aswa ne portait de stades préimaginaux de ^ÿ. neayei. Le demier crabehébergeant une seule larve de S. neavei date de novembre 1996 et avait été récolté sur la rivière Sogohi. Les prospections effectuées en mai, juin et octobre 1997 dans le foyer de Itwara ont permis de capturer 871 crabes dont aucun n'hébergeait des stades préimaginaux (Lakwo et al., I99g). Ii en est de même des 50 crabes récoltés à Sogohi en féwier 1998. Les rivières Siisa et Muhabura ont également été prospectées en mar, juin et octobre 1997. Sur 614 crabcs exautrnés, seulement 2 portaient des lan,es de S. neo.r,ei. De mars à;uin 1997, le sous-foyer d'Aswa a été trarté avec 17,5 I de Temephos. Lakwo et al.(1998) retiennent que les contrôles de post traitement effectués en mai, juin, aàût et octobre ontpermis d'échantrllonner 585 crabes dont 15 (2,6'Â) hébergeaient des stades préimaginaux de ,S. tteottei . 30 En mars 1997 (Garms), environ 900 crabes en provenance du foyer de Itwara avaient été exanrinés et tous étaient négatifs (aucune infection par S. neavei). Il en était de même pour 494 crabes récoltés dans le sous-foyer de Siisa. Par contre, dans le sous-foyer d'Aswa, les crabes étaient infestés. En octobre 1997, 354 crabes ont été récoltés par l'équipe nationale dans les sous-foyers de Siisa (179) et Aswa (175) et respectivement2 (l%o) et4 (2%) hébergeaient des larves de S. neavei. De septembre 1998 à septembre 1999,7 rivières ont été prospectées dans le foyer de Itwarapar l'équipe nationale. Les 872 crabes capturés étaient tous négatifs. Pendant la même période, seuleuent 0,3olo des 1 841 crabes récoltés dans le sous-foyer de Siisa portaient des stades préinragrnaux de ,S. neavei. Par contre, dans le sous-foyer de Aswa,6,loZ des 1616 crabes examinés étaient porteurs de S. neavei. En 2000, 6 prospections effectuées dans le foyer de Itwara par l'équipe nationale, ont permis de récolter 589 crabes ; tous étaient dépourvus de stades préimaginaux de.S. neavei. Pendant la même période, 1479 crabes récoltés à Siisa étaient également tous négatifs. Par contre, 116 (3,2%) des 3674 crabes échantillonnés à Aswa étaient infestés par S. neavei. Les taux d'infestations variaient de l,2o à 19%. Il est à noter qu'avant le traitement larvicide, 80,4%o des 92 crabes capturés sur la rivière Musabira étaient positifs. Par contre, après seulement 4 cycles de traitement, aucun des 470 crabes examinés ne portait de stades préimaginaux de ^ÿ. neavei. Entre janvier et août 2001, les prospections de l'équipe nationale ont permis de récolter 4656 crabes dans le foyer de Itwara (948), le sous foyer de Sîîsa (630) et celui de Aswa (3078). Aucun stade préimaginal n'a été aperçu sur les crabes de ltwara et une seule larve de S neavei a été pré1évé sur un crabe (0,2o de la population) provenant de Sîîsa. Le taux le plus élevé (0,4%) de crabes positifs a été observé à Aswa. b) Captures-Dissections-Transmission Les séances de capture d'adultes ont été moins abondantes que les prospections larvaires Nous pouvons néanmoins retenir : En 1994, avant la mise en place des traitements larvicides, la dissection de 2889 femelles pares a révélé 622 infectées Qa%) et 120 infectieuses (4%). Les traitements larvicides effectués de juin à août 1995 ont entraîné une chute de la densité simulidienne (tableau 1l). Elle est passée d,e 4982 en 1994 à 3904 en 1995 et à 6 en 1996, au poin( de capture de Busasa. Les mêmes données sont de 6403, 2546 et 0 à Kijura et2390,64 et 0 à Sogohi. En mars 1997,ll était établi que la distribution de l'ivermectine n'interrompait que parttellement la transmission. En effet, sur 153 femelles pares examinées en 1991, 27,8o étaient infectées et 2,6%o infectieuses. En 1992, 1993 et 1994, les mêmes données étaient respectivement de 684ll3lyol5,6yo, 3990126,8%13,5% et 3011121,9oÂl3,loÂ. Le nombre de larves infectantes par 1000 pares était de 124 en 1991,276 en 1992,169 en 1993 et 176 en 1994. Les données collectées à Kicheche montrent qu'après 6 ans de distribution d'ivermectine, la transmission était encore intense. En effet, sur 115 femelles pares,48 (42%) étaient infectées, ll (9,5%) infectieuses et le nombre de Lil1000 pares était de 410. Les captures effectuées dans le foyer de Siisa en mai, juin et octobre 1997, se sont révélées toutes négatives. Par ailleurs, en février 1998, cela faisait deux ans qu'aucun adulte de S. rteavei n'avait été capturé dans le foyer de Itwara. Il en est de même dans le sous-foyer de Aswa où les captures ont été nulles de septembre 1998 à septembre 1999 aux points de capture dénommés Andrew et Tourist. 31 Enfin, toute l'année 2000 a été également marquée par des captures d,e s. nea.veinulles aux différents points de capture a, roy". o:lt*u., .i'J". .orr-royers de sïîsa et Aswa. parcontre' 140 s donmo'tttttt s' /' ont étè capturées i*" I. àî* ;;;;* (39 femeiles) er re sous foyer deAswa (1 1 I femelles)' La dissection a!ê.'r"melles ,;, .Éreri ,r.une infection due à o. vorvurus. Les premières expérimentations ont été effectuées par Garms en août 1994 sur la rivièresogohi pour apprécier l'e'fficaciré à;i;;;;h;;;;ifiii,l ou,r.res campagn.. d. lr,t. contre,s.rte«vei (fig' 18)' Il ressort qu'à Ia dose de 0,'1 ig/|,È r"rr.orr"s n'érimine pas=toutes les rarves de.s.neavei sur de grandes distances. Par coLrtre, des concent.ltio^ de_ 0,2 ,t 0,4 mg/l ont donné demeilleurs résultats, tout en étant sans effet néfast"t;;;;;;rabes. Les expe.imentations avec le Btn'ont pas donné de bons résultats a "uur" de Ia faible portée de cet insecticide. Dans Ie foyer de Itwara, le dernier traitement au téméphos, date de féwier lgg7. ilavait étéeffectué sur Ia rivière sogoni.'i;r;;'i", traitements .r. i". autres rivières du foyer avaient étésuspendus plus tôt' Ainsi le dernier traitement sur le Nyahùuguta date de décembre r995. Pour l'ensemble des traitements larvicides effectués dans le foyer d,Itrvara et de ses sous_foyers de siTsa et Aswa, 160 litres de Temephos ont etJ utliis.s de 1gg4 à lggT .Depuis cette date, destraitements ponctuels sont effectués dans i", ,orr-foy.;;"4.*irotamment). Ainsi en 2ooo, 5g,75litres de Temephos ont été utitisés aun, t" rr";-fb;;;1;;:;;, ce demier avait égaremenr été traitéentre septembre 1998 et décembre 1999. Les epuraug...Lrrï.r, u"ri;;;;;é ";fè";lu. u ono."w,s pt,Gauging pt, Tourist pt et Toms's pr.n^faui;"*;;;;r. des raisons-à"iîgistique (manqued'insecticide), res traifements aun. t"làu. foyer d,Asw. r;"Iiàe,,aré qu,en ,r-,ars rb97. e) lsolement du Foyer Le foyer d'Itwara n'est pas complètement isolé des deux sous foyers situés autour des rivièressiisa et Aswa (Garms' 1997) put ton-t J, cetensemble (foyer et sous-foyers) est au moins à r00 Kmdes gîtes les plus proches (foyer o. «".rràg,-«itomi)- il;;;;,;.s derniers hébergent essentierenrenrs' neot'ei. donr Ia capaciré de vor..r.Èàrit. (6-r0 K; uu.**irr..l. f) lmpact des traitements sur t,environnement Il est établi que le Temephos, aux doses opérationnelres, est sans effets toxiques sur lesmammileres et les poissons. par uiir"r.r, son impact .r. l, arrà non cibre est modéré. Au terme des observations effectuées en ouganda, Garms (lgg7)retient que les crabes desfoyers et des sous fov-ers d'Itwara, sirsa et t:yu,r.itur.îpu! urr""te. pr. t"rào.11 opérationneres :ti"ü:xr::,[:ilii':;,5i::j"-.ti*:,ïrffiïJi:l33}:i ae. ,.,ià,,,;;-.;,,"n.i.onn",,,.ni c) Traitements Larvicides g) Formation La fomration du personnel a été effectuée au cours des n-ombreux travaux réarrsés entre 1970 :i.J::lr[:lifuli??;rii,,13i,1: r" f"'o"'r nécessaire uu dé.our.,,",ia".',",î,ités Apoc esr 4.3.4. Situation TIDC dans le Foyer Le foyer de Itwara est sttué dans le distrrct de Kabarole. Dans -ce de,rier, couvert par la phase2 du TIDC en ouganda, ra populati;;;à. d" r".;;;"r;'é;que s,élève à B2.Sg'personnes. cettepopulation est répartie entie 147 corrr,',unrrtés dont tzo.o'lon. hyperendé,rique et 27 en zone 32 mésoendémique. En 2000, le taux de couverture thérapeutique était de 12%o (58.121180.191) et en 2001, il est àe 73% (60.z35lgz.5gi). Certes la population cible du district est connue, mais il est également indispensable de déterminer celle du foyer. Cette précision permettrait de suiwe l'évolution de Ia couverture thérapeutique dans le foyer et d'y apprécier f impact de I'ivermectine sur la transmission de I'onchocercose. 4.3.5.BudgetdesActivitésd,éliminationduvecteur Irour permettre la poursuite des activités d'élimination du vecteur, le Programme APOC a assuré un uppii financier régulier sur la base de lettres d'accord (contrats). Le tableau suivant résut-ne le volet budget du Projet. 4.3.6. Discussions-Commentaires Les résultats des différentes prospections concordent et indiquent que quel que soit le foyer (Itwara) ou sous-foy". 1Sif.u et Aswa), 1è traitement des gîtes au Temephos entraîne une réduction àrastique de la populatiàn pré imaginaie de S. neavei. Même lorsque les traitements sont discontinus' l'on àregistre'nèanmoins ure baisse des densités. Les contrôles de post traitement indiquent d,ailleurs ,ne ubsen"" quasitotale de crabes positifs depuis 1997 dans le foyer d'Itwara' I1 en est de même depuis 2000 dans le sous-foyer de silsa. c'est dtre que l'ensemble des gîtes de reproduction de Itwara et Silsa est couvert par les tiaitements larvicides. Par contre, la présence de crabes positifs dans les rivières Ou .orr-foy", à'Ar*u, révèle 1'existence de gîtes non traités' Ces derniers dewont être répertoriés et inclus au traitement, car seule une couverture totale de tous les gîtes positifs permettrait d'envisager une élimination du vecteur' Cet objectif est réalisable, car favorisé par le fait que_la zone à assainir (foyer d'Itrvara, sous- foyers de Silsa et Aswa) est isoiée des autres foyers d'onchocercose' En effet, les foyers les plus proches se trouvent a tôO fm et hébergent essentiellement des S- neavei dont la capacité de vol n,excède pas 10 rm fcu.*s ,lgg7). Par àilleurs, les auteurs sont unanimes que 1e Temephos' compte tenu de ses qualités iàfir"u"iie, bonne portée, effets modérés sur la faune non cible), est le larvicide de choix dans le traitement au sol des gîtes du foyer de Itwara et de ses sous-foyers' Le premier facteur conditionnant l'existence de la population imaginale est la population pré imaginale. Cette derrrière étant très sensible aux traitementslarvicides (Anonyme, 1985)' cela entraîne la réduction (voire la disparition) de la population adulte. Les résultats obtenus à Itwara' Siisa et Asrva obéissent à cette rè;i;: È, .ff.t, dés'la mise en place des trartements en 1995' les densités simulidiennes (s. rreavei ) ont chuté pour devenir ,r-11., t' 1996 à Krlura et Sogohi' Au fur et à rrresure des traitements, la tendance s'est accentuée putsqu'aucune fernelle piqueuse n'a été capturée en 2000 sur l'ensemble du foyer (Itwara, Siisa, Asu'a). Les résultats enregistrés en 2001 confirment 1'absence a. f.nr"ti., f,qr"rt"t' dans la zone. C'est le lieu de noter qtt'a,ant les traitemetrts larvicides, la densrté simulidienne atteignart 19.000 prqûres par homme et par an. Du point de r,rre transmission, la dissection de femelles capturées avant les traitements larvicides révèle des taux d'infestations élevés chez .§. neot'ei (7o femelles rnfectées : 24ol' ' n Période couverte Gash Vire sur le terrain US $ Montant dépensé U§l- Achatd'équipement Coût total Fev 99-Août 00 16,157 15,917 12,029 27,946 Sept 00-Août 01 10,951 NA 12,298 12,298 Total 27,108 15,917 24,327 40,244 l 33 femelles infectieuses = 4yo)' Par ailleurs, après 6 ans de distribution d,ivenrectine, ra transmissionétait toujours intense- à Kiclieche (%' iemelles infectées = q)'."1" ; %o fentdte. ;;;;;;;.r. es = 9,5o ; 470Lil1000 pares)' ces donnéet "onriiÀ"nt le ca.ucô.e rryr". .1ae-ioue du foyer d,Itwara et de ses sousI",:î":'.',iï";:l',y,il:Hïîî:jî:li;"ffI**.h'_",1#;;;,;;; ;ï,;ï. ï,iJ",., qui retiennent 4.3.7 Conclusions _ Suggestions Les résultats ci-dessus, indiquent que les activités de traitement du foyer de Itwara et dessous-foyers de Siisa et Aswa concouànt à l'élimination àr r".r"rr dars cette regiàn de l,ouganda. IIest donc tmpératif de continuer les traitements au sor, surtout a"". r"."r.;;;"',.'"5:ï.wa qui demeureactif (ponctuels gîtes Positifs)' En effet, sa proximité 'ruit qr.-r., s.imulies peuvent atteindre fac,ementles gîtes d'ltwara et sisa' cés demiers'foyàrs dewont-colurr". a.faire r,àbjet d,enquêtes précises en:trj:ff#ï::::îï;*"##:flji1rT:,,r;,ïrî:,**,ï,,ï0, a" tà,n#..î," i". .iÂ,r*. .*i certes les données bibliographiques indiquent que s.rteaveia de ra difficulté à reconstituer sespopulations lorsqu'elles ont été rori"-ànt réduiies. RË;";;;."dant, que route inrerruption dans retraitement contribue à une reconstitution rapide a". popuiuiiins simuriàr"n.r"r.-ti'".t à noter que reséchecs de traitement peuvent également conduire'au même résultat (aug,rentation des densitéssimulidiennes)' La supervision legutiè."_des équipe, à.',..,-r,, ("rpù;;î;^nltu--"nt) dewaitpermettre d'enregistrer des fluctuations de la densité .,.rriaià"r" ."détârt t,"rn.u"ite des traitements :1tJj|'ft:,::ut échec de traitemenifÀouit alors être vire-àéceré., "i.."^..ïcar attaché à une Le vecteur à éliniiner dans le foyer de Itwara et de ses .sous foyers (Sïïsa et Asrva) est s.rte,t'ei' or cette espèce est lulnérable car, sous la pression àes traitenre*. ir..àii"ià"., ru popurationdécroît très vite' Par ailleurs, une réinfestation soudaine ..i p"u probable car les popurations des'neavei se reconstituent très.ient"."nilaerr.topp.*"rt p.ei.nrgmur.long; aspects phorétiques) et ladéforestation ne favorisepas le aeptuc.À"nt dei iimuli... pr àrtr., le foyer étant isolé, l,éliminationdu vecteur a de réelles "hun"t' dË J;. dans la ,on.. n..i. cependant à résoudre re probrème del'insécurité qui, à certains moments, r..rc (voire empêche) les activités. Au regard de la situation actuelle, les activités d'élimrnatron du vecteur dans le foyer d,Itrvaraet de ses sous foyers (Siisa, Aswa) à.*a,"nt êtr. "ou.orre., a" succès. n;probable que lapopulation des enfants ne comporte pratiquem*t pl;.;"0àrr"r.. a" *ic.ont-a'oes. Toutefois, ladistribution de I'ivermectine dewa .ortinu.., pour ténir "o-pt. de ra rongevité des vers adultes d,o.t,olvulus qu'hébergent les malade, a r" ".riuin âge. 4.4. FOYER DE MPAMBA.NKUSI En décembre 1996'1e projet de Mpamba-Nkusi a été approuvé comme faisant partie du projet" Elimination du vecteur dans lË foyer i; i;;;;;il';;"r:::,rmandatron du comiré consurrarifTechnique du ProgrammeAPoc, le iit projet a été redéfini-.i.eprre du foyer d,Itwara en r99g. Le ::"ilnil:iffilu:orcuvé comrne etuae ae ruirur,tiieït,,'o-;.; a,erim,nition-aï'ï""t.rr du foyer 4.4.1. présentation du foyer La zoue concernée par l'élimination du vecteur est située dans la partie nord du District deKibalé' Le fove. a été.découvttl tl 1ôi ;;f Avel9. et wrr.irïri, du fait de ra proximité de Ia 'ire deKibale' l'on dénommé " foyer ae rciuateij. Lu,rill" exacte Jï ioy.. n,est paÀ connue, mais ere est 34 estimée à 100 Km2. L',altitude moyenne dans la zone fluctue de 900 à 1500 m' un bon réseau de routes petmet d'accéder aux différents points du foyer' Le district de Kibale a 3 préfectures : Bugangaizi, Buyanga et Buyaga' seule cette dernière est endémique pour l'onchocercàse; la population à-risque est évaluée à 70'000 personnes' La préfecture de Buyaga est divisée "n .our-p.Sfectures' Parmi celles-ci, l'onchocercose est présente à iiagadi et Kyanaisoke arrosés par le fleuveR. Mpamba, à Muhooro sur les fleuves Nkusi et Ntengo et à Mabaale sur le fleuve R. Mutungulu' Lasaisondespluiesvad,aoûtànovembreetlasaisonsèchededécembreàmars.Lerestede l'année, le temps est tàntôt sec, tantôt pluvieux. En année de forte pluviométrie' I'on peut enregistrer jusqu'à 1200 mm de Pluies. L,hydrographiedufoyerestconstituéederivièrespérennes.Ellescoulentsouslesgaleries forestières mais restent néanmoins accessibles. Elles hébergent des gîtes à §' neavei qui sont productifs toute l'année. Le vecteur, au stade larvaire, vit en associationphorétique zvec des crabes du genre Potamonautes. La zone est caractérisée par une végétation haute.(ÿpe herbe à éléphant) et des galeries forestières le long 4.. "o*, d'eau. Certaines fàrêts sont pratiquement impénétrables' La zonedu foyer, précédemment peu peuplé, a enregistré l'arrivée de nombreux migrants' Ces personnes prorrien eÉ d". ,on". densément peuplées de- la région du West Nile (districts de Ara' Moya et Nebbi) et des vallées de Kigezi-Highiands du_ sud-ouest (districts de Kabale et Rukungiri) de l,Ouganda. C"s a"r* zones, origine, a"t *i$urrts, hébergent des foyers d'onchocercose (notamment les foyers a. wra.iui, w".i-Nli". et le foye-r forestier de Bwindi) à prévalences élevées (56 à 80% : Nelson, 1958 ; Mc Crae, 1962)' La zone concernée par l,élimination du vecteur est en principe isolée, car le foyer le plus proche est à 40 Km, distance qui est au-delà de la capacité de vol de s' neot'ei' Par ailleurs' l,ivermectine est distribuée dans le foyer depuis 1992par Sight Savers Intemational (SSI)' 4.4.2. Nature des travaux Aucune enquête suivie n'a été réalisée dans le foyer de Mpamba-Nkusi avant les activités d,APOC. Toutefois, -qr"tqr". sondages portant , sur. -le vecteur (identité' supports des stades préimaginaux) et la prJïut"r"" de 1a màladià 6apia Epidemiological Assessrnent : REA ; examen des fiopri"î cutanées) ont été réalisés dans les années 1990' Les objectifs de ces travaux se confondent à ceux de l'étude de faisabilité approuvée par Apoc p";; àË "*e"riJ" dans le foyer de Mpamba-Nkusi. Ils se résument comme suit : - Etablir I'identité du vecteur ; - Dét"Àin"' les limites des gîtes de reproduction de S' rteavei ; _ préci... i" a,rr*ique des fopulations préimaginales et imaginales duvecteur ; - Etablir les caractéristiques vJctrices naturellei du vecteur : taux d'infestations' PMT' PAT, indices de transmission ; - collecter les données hydÀlogiques de base ; elles sont indispensables à la mise en Place des traitements ' -Déter*in.,l",potntsd,éparrdagesetlerytlrrnedetrattelrrentdesgîtes; - E,valu", lu ,",,ibi.lité de. la.,es au Temephos (dose, portée efficace). 35 4.4.3. Résultats acq uis a) Prospection des gîtes De septembre à décembre 1999,45 gîtes ont été prospectés sur les principales rivières (Mpamba, Nyabwegyereka, Rwabutuju, Ntengo, Murungu, Mutunguru et Nkusi). Cette prospection a pernris de récolter 688 crabes dont 284 (41%) portaient des stades préimaginaux de .ÿ. neavei. Les crabes étaient fortement infestés sur les rivières Mpamba et Rwabutuju. Tandis que la charge était moyenne sur le Nyabwegyereka. Sur le Mutunguru par contre, la population de crabes était très faible et aucun S. neavei n'a été récolté sur ce cours d'eau. De janvier à novembre 2000, toutes les rivières du foyer ont encore été prospectées pour déterminer l'aire de répartition des gîtes à5. neavei. Les captures et l'examen des crabes ont été faits selon les techniques de Mc Mahon (1958) et Raybould (1969). Les résultats montrent que sur 623 crabes capturés, 506 (81%) étaient positifs et le nombre moyen de larves de S. neavei par crabe était de 10. En tenant compte d'une répartition mensuelle, la plus faible charge (5 larves/crabe) a été enregistrée en juin et la plus élevée (16 larves/crabe) en mars. Les crabes les plus infestés ont été rencontrés dans les rivières Mpamba et Nyabugando. L'identification des échantillons récoltés indique que S. neavei était présent partout sauf sur la rivière Nkusi, où cette espèce était remplaçée par S. damnosum forme Nkusi. Les travaux préliminaires en sont à leur deuxième année. Les activités ont été essentiellement orientées sur la prospection des gîtes et le choix des points d'épandage en saison sèche. Ainsi, entre janvier et août 2001,642 crabes dont 343 (53,4%) infestés ont été récolté dans les rivières du foyer. Les crabes les plus infestés provenaient de la rivière Mpamba. b) Captures - Dissections - Transmission En 1999, 399 femelles ont été capturées entre septembre et décembre à Sioni, village situé dans la vallée de la rivière Mpamba. Les 167 femelles pares disséquées ont révélé 35 (21%) femelles infectées et7 (4%) infectieuses. De janvier à novembre 2000, des captures d'adultes ont également eu lieu à Sioni. Sur 1743 femelles capturées, on a enregistré 524 pares, 126 (24%) infectées, 24 (0,6%) infectieuses et 40 Lil1000 pares. Quant aux captures effectuées à Rurembo en octobre et novembre 2000, elles ont permis de récolter 129 femelles dont 27 pares, l0 (37%) infectées, 2 (7,4%) infectieuses et 1 1 1 Lil1000 pares. Enfin de mai à novembre 2000, 1484 femelles ont été capturées à Nyabudango. La dissection de ces femelles a révélé 363 pares, 99 (27,3%) infectées, 19 (52%) infectieuses et 47 Lil1000 pares. En 2001, des captures ont également été effectuées aux trois points de capture du foyer. Les caractéristiques vectrices enregistrées à Sioni étaient de 33,9o de femelles pares, 14,7o d'infectées, 2,7o d'infectieuses, un PMT de 13 et 50 Lil1000 pares. A Rurembo, il a été observé 26,50 de femelles pares, 20,4yo d'infectées,0,6o% d'infectieuses, 2l LilI000 pares et un PMT égal à 28. Enfin, à Nyabugando, les résultats de la transmission étaient de 27,8o de femelles pares, 18,3% de pares infectées, 3,57o d'infectieuses, 6l Lil1000 pares et un PMT égalà 86,2Yo. c) Traitements larvicides lJn trartenrent expérimental a été effectué sur [a rivière Mpamba en novembre 2000. Ce traitcment a été précédé par une collecte de données de prétrartement portant sur 1es crabes, les gîtes de S. danutosrl/,, s. 1., l'eau de la rivière (pH, température, conductivité) et le débrt du cours d'eau. Les résultats du traitement insecticide indiquent une réduction de l'infestation des crabes de la rivière allant de 66]o à 92,5yo.Il en est de même chez les crabes enfermés dans les cages d'expérimentation placés dans le lit de la rivière, où les taux de réductron fluctuent entre 98,5%o et 100%. Quant aux 36 :lqqorts qui hébergeaient des S. damnosurz s. 1. ou d'autres Simuliidae, ils ont été tous négativés àl-00o par la vague d'insecticide. Par contre, Ia faune non cible (trichâptèÀ, .ung.u"r, scarabéesd'eau) n'a pas été affectée. Lors de I'expérimentation, le débit dela rivière iraprr-,-,üu était de 1,126 nr3/s, la température de l'eau de 19,Z"Cet la portée de l'insecticide estimée à 5 K,r. L'expérimentation conduite en juillet 2001 avait pour but de déterminer la portée efficace dutéméphos en saison sèche. Les rivières Mushandikwa et Rwabutuji ont été retenus for. 1", tests. Descages, contenant 4 à7 crabes portant des stades préimaginaux de,S neavei, ont étè placées dans lesrivières. Ces derniers ont été traités avec 300 ml (Mushandikwa) et 500 ml (Rwabutrli; a" É.ép;;r.Les contrôles post traitement, effectués 48 heures après l'épandage, ont révélé que Ia portée efficace(100% de mortalité des larves) du téméphos était d'environ 2 km, pour des déùits qui n,ont pu être mesurés car très faibles. d) Prévalence de l'Onchocercose L'Onchocercose est endémique dans le foyer de Mpamba-Nkusi. Nelson (195g) et Mc Crae \199? situent la prévalence entre 56%o et 80%. Dans la vàllée de la rivière Mpàmba, une enquêteépidémiologique effectuée à Nyabwereba a révélée 92o d'onchocerquiens dàns la communauté(Ayele et Walsh, 1991). Le prurit est reconnu comme I'une des maniiestations cliniques les plus sévères de l'onchocercose. En 1995, l'enquête REA fit ressortir que le prévalence des nodules variait de 46% à 53%. Reste que dans la région de Kagadi, les villages les plus atteints étaient Nyabwereba (53%) et Sioni(60%). Alors que dans la région de Kyanaisoke,46,7%o et30o de porteurs de nodules ont été récensés respectivement à Kanyabeebe et Mpamba. e) lsolement du Foyer Le foyer de Mpamba-Nkusi présente des similitudes (géographie, écologie) avec le sous-foyerde Silsa dans le district de Kabarole. Les données préliminaires indiquent que ledit foyer estécologiquement et géographiquement isolé. En effet, I'espèce S. neat,e; èst praiiquement l;unique vecteur du foyer, car les S. damnosrurz s. /. rencontrées sont essentiellement ornithophiles (ColbouÀe et Crosskey,1965). Par ailleurs, le foyer de Bugoma au Nord est éteint (Walsh et al, 1996). A l,Est, la rivière Mutungulu n'héberge que de faibles quantités de crabes, d'où l'absence de.S. neet,ei.Enfin, les conditions écologiques sont telles qu'aucune réinvasion ne peut venir de l'Est ou du Sud. Restel'ouest, où des prospections dewaient permettre de fixer la rimite du foyer. f) Formation L'exécution d'un programme de lutte, tel qu'envisagé dans le foyer de Mpamba-Nkusi, nécessite un personnel (cadres, techniciens, captureurs) qualifié. La formation de ce personnel local sur tous les aspects techniques et pratiques de l'évaluation entomologique, est de première nécessité. Certes, un entomologiste et quatre captureurs sont déjà opérationneis mais ce personnel s,avère insuffisant pour couwir tout le foyer. Le personnel du foyer d'Itwara, compétent et expérimenté, pourrait apporter un appui technique à celui de Mpamba Nkusi. 4.4.4. Situation TIDC dans le Foyer Le foyer de Mpamba Nkusi est situé dans le district de Kibaale. Dans ce dernier, lapopulation totale de lazone endémique s'élève à 112.884 personnes. Cette population est répartie en 154 communautés dont 136 en zone d'hyperendémie onchocerqurenne et l8 enzone rrésoendémrque. Le lraitenrent de masse à l'ivermectine a démarré en 1992 avec les campagnes de SSI. Oes tgq+, I I1.154 personnes étaient traitées à l'ivermectine. Il faut noter que le TIDC a été adopté en 1999 et lapremière drstribution s'est achevée en août de la même année, soit un mois avant ie dérnarrage du 37 projet " Elimination du Vecteur',. En 2000, le taux de cor(63.841/98.816). ce taux est de74%o 6lzôstttzgg4)en 2001. tverture thérapeutique était de Gs%o La 4ième phase du TIDC en ouganda couvre r: j?:. de Mpamba Nkusi et c,est Iadeuxième année consécutive que le i-È."rt est financé * oroc certes Ia popuration cibre dudistrict est connue' m.1ls il ett'egale-ent-irrai.p"n.uur" ie àJ*..,r". celre du roy.i. c"tt" précision5:Tff.:i,J.T,i:î1ÏiJil:,ii:1,ffi:i:ffi:'JJ:"*ÿil,;;ï;"i.;;.,.,'oTiioo.écier,,mpac, 4.4.5. Budget des Activités Pour permettre le démarrage et Ia poursuite des activités d,érimination du vecteur, le;iff"ii:#î.t âîï:1: î:,:iif"ff 1ï"i:'fiîy;i J; 1 " i"". " d e r ettre s ar " " ".a (contra ts ) Le Période couverte Mai 99-Dec 00 Ja n 0 1 Dec 0 1 Cash Vire sur le terrain US 46,051 15 387 Montant dé séUSg 30 664 NA Achat d', nt 60 240 17 560 coût tota! 90 904 17 560 Total 167,910 30,664 77, 800 _1!8,464 4.4.6. Discussions _ Gommentaires Les differentes prospections effectuées dans le foyer- de Mpamba-Nkusi concordent surI'identité du vecteur..rponrubl" o. r'or.tà...;;r;. iîri;*,, i. " ,r"or,ài è.,r. i.pece au regard destravaux effectués en 2000 est présente toute I'année dans res gîtes_du foyJr. Sa popurationpréimaginale est la moins abondânte sr. l.s crabes ;r;.;;, et août. certes, s.dantnosttrri formeNkusi est présent dans les gites àe ia ,vière Nk ri, ;; cette espèce n,est pas anthropophile(colboume et crosskey, :p6;)' r'uuonaur.e et Ia.epâ.tition des.stades préimaginaux de,s. neaveii:ffi:ÏJi,i":':H::i:: itrfffi:rarvicides a" p,Jie,",.;';.., r.. .iuie'...'üo?ï0, et Rwaburuju Les résultats des captures et dissections effectuées entre septemb re r999et novembre 2000montrent que dans le Mpamba-Nkusi, s- rteavei est un bon vecteur de l,onchoc...or.. En effet, lenombre de femelles inféctieuses pa.'tboo pu.e. ur.i" â"'qi' (s,-on-,) à 74 (Rurembo), or le seuiltolérable dans I'aire de l'ocP "tiJrn" r.À"rr. inià.ti"*" o- 1000 pares. Ir en est de même dunombre de larves infectantes par 1000 f*., qui fluctue.n,.. +î:1ilr, arors que ra rimite admise estde l0 Lil1000 Pares,,,Les caàctérisiiql"r.*;oices (pMT;Nù liltooo pu..r) enregistrées en 200rsont équivalentes (voire supérieures) i".il". our"rue.r.n zoïà c;.r, ai.lîrJ,.'lilque esr réer pourIes populations humaines ïivant * "..,tr", de s. rteat,e; ;; le .foyer de- Mpamùa-Nkusi. certes,l'association phorétique avec r". - ".uu"r. riÀit. ..ir" iîïiïrr,i"" des sii,ulies (nornbre depiqûres/homme/jour gènéralement inferieur à^r9) +.ll: i.i"rarr, que ces faibles densités sonrcapables d'assurer une transmission intense. cetie ae.niè.e !àmeure élevée,ralgré la distributiond'ivemrectine' II faut dire que "" pr,ero-cne, observé d;iil;;;K;ü;(;i.1ly;:de Kabarore) a ;::,::i,:î,ÏX,înï:,î,|rzux aute,].'. èà.'4.-i... .".oi*i,,î,, q," r,r,ermectin" n,in,.,,o,,pr qLre Le traitcment expérimental effeclué r-y..lu ,vière Mpamba Nkusr e, 2000, a entraîné uneréduclron drastique (6c-i7" roozrl a. iiinf"r,rt,on des crabËs. il en a éré de nrême en 200r, où Ietraitentent des rivières Mushandikwa einwauutuli ,.nt,ulnïiôoz a. mortarrté des rarves sur 2 km. 38 Ce résultat corrobore les observations faites dans d'autres foyers (Itwara, Siïsa, Aswa) et indique que le Tenrephos est le larvicide de choix pour les traitements au sol des gîtes à S. tteavei. Son efficacité et sa poriée active permettent d'assainir les gîtes après quelques cycles de traitemeut. Reste à résoudre avanl les traitements larvicides, le problème de dosages en fonction du débit et celui du nombre de points d'épandage. 4.4.7. Conclusions - Suggestions L,expérience acquise par OCP dans le domatne de l'enregistrement des résultats entomologrques, a perrr... is à cette Institution de finaliser d'excellentes fiches de collecte des données. Il est donc préférable d'utiliser ces fiches car elles rendent mieux compte des captures, identifications, dissections et infestations des simulies. Ces fiches permettent à tout un chacun de vérifier et d'interpréter les résultats. Les identifications des échantillons récoltés indiquent que les sin-rulies présentes dans le foyer de Mpamba-Nkusi sont.S. neavei et S.danutosuru lorme Nkusi. Cette dernière espèce, bien que classée non anthropophile, mériterait d'être mieux caractérisée et son statut de vecteur défini. La formation du personnel local, garant de la continuité et de 1'efficacité des activités de lutte, est de piemière nécessité. Il devra être formé sur tous les aspects techniques et pratiques de ja lutte antivectorielle (notamment I'évaluation entomologique et les traitements insecticides). Le personnel du foyer d'Itwara, compétent et expérimenté, pourrait apporter un appui technique à celui de Mpamba Nkusi' La biologie de S. neavei, le succès du traitement larvicide expérimental, l'étendue du foyer, l,[olement écologique et géographique du foyer et l'accessibilité des rivières en toute saison, sont autant d'éléments qui indiquent que l'élimination du vecteur dans le foyer de Mpamba-Nkusi peut être entreprise avec de réelles chances de succès. Reite à résoudre le problème de f insécurité qui, à tout moment, peut freiner (voire empêcher) le déroulement des activités de lutte antivectorielle. Malgré I'efficacité des traitements larvrcides et l'élimination probable du vecteur du foyei de Mpamba Nkusi, la drstribution de I'ivermectine dewa continuer pour tentr "o-pt. de la longevité des vers adultes d'O. t,olvultr.s présents chez les anciens malades. 39 5. CONCLUSION GENERALE Elle résume les points relatifs à la formation du personnel local des projets, à la supervision des activités et à Ia réalisation de I'objectif final des différents projets d'élimination du vecteur: - L'expérience acquise par OCP indique que I'exécution d'un programme de lutte tel qu'envisagé dans les foyers de Tukuyu, Bioko, Itwara et Mpamba-Nkusi, nécessite un personnel qualifié. Le renforcement de la formation de ce personnel est indispensable (notamment à Biàko). Cornpte tenu du besoin réel de formation au niveau de tous les pays, des dispositions doivelt être prises non seulement au niveau des pays (notamment la sélection objective des candidats), mais également au niveau d'APOC (organiser la formation). - L'efficacité des opérations d'élimination du vecteur est liée à la continuité dans les actions de lutte antivectorielle. Cette dernière est évaluée grâce à la surveillance entomologique. L'expérience d'OCP indique que la supervision des activités reste une des clés du succès, car elle assure là qualité de la récolte des données. 11 est donc souhaitable que des dispositions soient prises pour assurer la supervision des activités (essentiellement la surveillance entomologique) menées dans le cadre des différents projets d'élimination du vecteur. Les coordonnateurs des projets et APOC doivent jouer les premiers rôles. - La longevité des vers adultes d'O. volvulus est telle (10-15 ans) que la distribution de I'ivennectine dewa se poursuiwe dans tous les foyers pendant au moins 10 ans. Même les foyers où Ies actit'ités d'élimination du vecteur seront couronnées de succès sont concemés par cette distribution continue de f ivermectine à cause de la présence des anciens malades (porteurs de nodules). - les exposés sur l'élimination du vecteur dans les différents foyers répartis en Tanzanie, en Guinée Equatoriale et en Ouganda, ont été I'occasion d'apprécier l'état d'avancement de chaque projet. Il apparaît très nettement que les projets ont été engagés sur la base d'éléments tels que la taille du foyer, son isolement, les données de base disponibles et le coût comparé au TIDC. Rêste que la faisabilité pratique des projets n'a pas été assez prise en compte et certains facteurs (limite réeile du foyer, accessrbrlité des gîtes, risque de réinvasion) ont donc été parfois sous-estimés. Certes, quand le vecteur est S. ueavei, les facteurs évoqués ci-dessus sont plus ou moins atténués du fait même de la bioécologie du vecteur. Par contre avec .S. danutosum s. /., les facteurs limitants deviennent nombreux : supports abondants, accessibilité difficile à tous les gîtes, densités simulidiennes généralement élevées, capacité de vol élevée. Or 100% de couverture des gîtes est une condition sine qua non pour une élimination du vecteur. Par ailleurs, il était entendu que dans les foyers sélectionnés, I'élimination du vecteur serait complète, définitive et rapide. Cet objectif demeure réalisable pour les foyers de Itwara et Mpamba-Nkusi. Par contre la réalité du terrain oblige à reconnaître que l'élimination du vecteur à Tukuyu et Bioko risque d'avoir été un objectif trop ambitieux. C,est le lieu de rappeler I'une des recommandations du JAF6: si la réunion décide qu'il faut arrêter les activités d'élimination du vecteur dans un foyer, des recommandations dewont être faites au pays concerné, afrn de lui pem-rettre de continuer la lutte contre le vecteur dans un contexte national ou bilatéral(coopératron). Par contre, au cas où les activités dewont être poursuivies, des dispositions pratiques devront être prises au niveau d'APOC pour I'exécution, la supervrsion et l'évaluation des campagnes de traitement. 40 6. REMERCIEMENTS Il me plait de remercier ici tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont pen,is la réalisatio, de la présente synthèse sur les activités d'élimination des vecteurs de I'oncho"ê."o.. dans certains foyers d'Afrique centrale (Bioko en Guinée Equatoriale) et de l'Est (Itwara et Mpamba-Nkusi er-r Ouganda, Tukuyu en Tanzanie). Nous remercions tout particulièrement : Monsieur le Docteur A. SEKETELI, Directeur du programme Apoc, pour m,a'oir accordé sa confiance en me confiant l'analyse et la mise à jour de données de tous ordres, pertinentes pour statuer sur les possibilités et les conditions d'élimination des vecteurs. Sa compétence et son expérience des différents foyers nous ont été utiles lors de la rédaction. Monsieur Docteur M. NOMA qui, par sa remarquable connaissance des foyers et sa grande disponibilité, m'a apporté une aide précieuse et efficace. Notre travail a été facilité par l'assistance de nombreuses personnes (responsables des services administratifs et financiers, secrétaires, chauffeurs) dont nous tenons à souligner la compétence, le dSmamisme et le dévouement. 4l 7. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES fbban, 8.K., (1999) - Baseline information and lmpact Assessment of teprephos assinrulium larvicide on Freshwater, Fishes and Prawns of Bioko Island. Mirtteographecldoatnrcnt,42 pp. Amakye, J.S. &. fmeybe, G.B. (1999) - Baseline Information on Aquatic MacroInvertebrates of Bioko Island and Impact of the Simuliurn Larvicide temepiros EC20 onTher-n; March - April 1999 Anonyme, (1999a) - Progress report on vector elimination activities i^ the Itwarafocus, Kabarole District, Western Uganda. Anonyme, (7999b) - Dissections pretreatment, June 1999 Anonyme, (2000) - Catches and dissections, Monthly Repor! 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Wn rrtinrcogrnplrcd docuntent Wn/Oncln/32, 65. pp.3. la1éogo, L., (2000) - Commentaires sur documents d'EIE sur l,ile de Bioko.348/00/vcu/ADW6.1 46 ANNNEXES : TABLEAUX ET FIGURES 47 Tableau 1 captures et dissections des femelles de s. damno.sum s.l. à Lufilyo crater (TUKUYU - An 1999) Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Total Nbre de Jours 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 48 Capturées 175 74 46 13 3 19 84 22 I 7 12 35 499 Dissequées 174 74 45 13 3 19 84 22 I 7 12 35 497 Pares 53 13 14 5 1 5 21 I 2 2 3 18 145 lnfectées 16 3 3 1 0 0 1 0 0 0 0 24 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0lnfectieuses t leLi 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 MBR 1 305 555 345 98 23 143 630 165 68 53 90 263 PMT 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Tableaq 2: captures et dissections des femelles de s. damnosum s.l. à Lwangwa masako (TUKUYU - An 1999) Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Total I l de Jours 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 48 Gapturées 1 0 0 3 112 222 201 62 7 zo 0 635 Dissequées 1 0 0 1 3 110 222 201 62 7 26 0 633 Pares 0 0 0 1 19 63 84 5 2 6 0 181 lnfectées 0 0 0 0 0 2 5 4 2 0 0 0 13 Jnfectieuses 0 0 0 0 0 2 0 1 0 0 0 0 3 Nb de Li 0 0 0 0 0 3 0 I 0 0 0 0 11 MBR I 0 0 I 23 840 1 665 1507 465 53 195 0 PMT 0 0 0 0 0 23 0 60 0 0 0 0 83 1 1 Tableau 3: 48 Captures et dissections des femelles de S. damnosum s.l. à Tapio bridge (TUKUYU - An 1999) Captures et dissections des femelles de S. damnosum s.l. à Kambasegela (TUKUYU - An 1999) Tableau 4 Mois Tota!Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Nbre de Jours 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 24 Capturées 18 43 11 1 0 6 1 19 I 4 35 2 149 Dissequées 18 42 11 1 0 6 1 19 I 4 35 2 148 Pares 6 15 6 0 0 2 0 6 1 2 2 0 40 lnfectées 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 lnfectieuses 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Nb de Li 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 MBR 270 645 165 15 0 90 15 285 135 60 525 30 PMT 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Mois TotalJanv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Nbre de Jours 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 24 Gapturées 1 2 0 3 0 3 b 14 3 0 25 22 79 Dissequées 1 2 0 3 0 3 6 13 3 0 25 22 78 Pares 0 0 0 0 0 1 0 7 0 0 5 11 24 lnfectées 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 2 lnfectieuses 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Nb de Li 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 MBR 15 30 0 45 0 45 90 210 45 0 375 330 PMT 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 I I Tableau 5 49 captures et dissections des femeltes de s. damnosum s.l. à Lufilyo crater (TUKUYU - An 2000) Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Total Nbre de Jours 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 48 Capturées 24 72 220 281 228 409 328 228 202 182 13 43 2230 Dissequées 24 72 220 277 407 326 228 200 180 13 43 2217 Pares o 15 56 95 61 126 113 140 50 16 2 1 701 lnfectées 1 1 4 18 14 15 I 20 6 4 0 7 99 0 0 0 1 1 6 0 1 Ift - :tieuses Nb de Li 0 0 0 0 0 1 5 13 0 0 0 21 MBR 180 540 1665 2108 1710 3068 1809 1710 1515 1365 323 PMT 0 0 0 0 0 I 28 98 0 0 0 15 149 Tableau 6: captures et dissections des femeiles de s. damno.sum s.t. à Lwanga-Masako (TUKUYU - An 2000) Mois Janv Fev Mars Avri! Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Total Nbre de Jours 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 48 Capturées I 1 3 36 198 470 405 524 79 90 7 1 1815 Dissequées 1 1 3 36 193 456 402 440 79 90 7 1 1709 Pares 1 0 2 6 51 16s 139 1 5 1 4 5 0 0 524 tnfectées 0 0 0 0 1 5 I 2 0 0 0 0 16 lnfectieuses 0 0 0 0 0 1 2 1 0 0 0 4 Nb de Li 0 0 0 0 0 4 6 4 0 0 0 0 14 MBR B I 23 270 1485 3525 3038 3930 593 675 53 8 PMT 0 0 0 0 0 31 45 36 0 0 0 0 112 a 50 Tableau 7: Captures et dissections des femelles de S. damnosum s.l. à Tapio bridge (TUKUYU - An 2000) Tableau 8: Captures et dissections des femelles de S. damnosum s.l. à Kambasegela (TUKUYU - An 2000) a Mois TotalJanv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Nbre de Jours 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 24 Capturées 129 1 6 1 81 31 43 258 607 81 144 220 95 43 1893 Dissequées 129 160 81 30 42 258 311 80 143 159 95 43 1531 Pares 49 53 19 12 10 71 115 51 47 21 6 I 463 lnfectées 0 3 1 0 3 6 I 1 1 1 0 0 24 lnfectieuses 0 0 0 0 0 1 0 1 1 1 0 0 4 Nb de Li 0 0 0 0 0 3 0 6 4 10 0 0 23 MBR 1 935 3415 1230 465 645 3870 91 05 1215 2160 3300 1425 645 PMT 0 0 0 0 0 45 0 15 60 207 0 0 327 Mois TotalJanv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Nbre de Jours 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 24 Capturées 4 32 36 I 2 14 28 113 20 22 3 17 300 Dissequées 4 32 36 I 2 14 28 113 20 22 3 17 299 Pares 0 5 5 0 1 7 I 33 4 6 1 7 77 lnfectées 0 0 0 0 0 0 0 0 1 2 0 2 5 lnfectieuses 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 Nb de Li 0 0 0 0 0 0 0 0 I 0 0 0 I MBR 30 480 540 135 30 210 420 1 69s 300 330 45 255 PMT 0 0 0 0 0 0 0 0 135 0 0 0 135 a 51 Tableau 9: captures et dissections des femeltes de s. damnosum s.l. à Bioko (avril-mai2000) lnfectieuses Nb de Li Tableau 10: Gaptures et dissections des femeltes de s. damno.sum s.t. à Bioko (février 2001) Balacha de Riaba Barleycorn Musola Sampaka Avril Mai Avril Mai Avril Mai Avril Mai Nbre de Jours 3 5 2 5 4 4 3 5 Capturées 419 839 765 1717 345 182 331 540 Dissequées 316 464 334 517 345 182 264 468 Pares 115 184 1 4 1 199 147 61 140 228 lnfectées 5 5 13 4 18 7 15 18 2 1 2 2 I 3 2 5 I 1 5 5 36 27 5 38 MBR 41 90 5034 11475 10302 2586 1 365 331 0 3240 PMT 119 11 172 99,6 270 203 63 263 npaka Nbre dejours Capturées Disséquées Pares Pares infectées Pares avec L3 NbLi MBR PMT 1 222 106 49 25 3,8 5 5655 319 1 155 89 23,6 19 9,5 6Barleycorn 1 213 65 32,3 19 19 I 6135 349 1 196 93 409 5,3 0 0 Village 1 282 BO 48,7 179 7,7 35 9490 1275 1 340 96 61.4 22 1,7 1 1 327 92 46,7 25,6 0 0 Balacha da Riaba 1 '118 69 33,3 8,7 0 0 3510 1 116 86 39,5 11,8 0 0 Riaba 1 359 65 26,1 0 0 0 1 038 0 72 1 333 80 36,2 10,3 6,9 1Granja da Musola River Musola 1 209 80 30 8,3 0 0 4185 655 1 70 B6 64 14,6 7,3 26Granja da Musola River Eba 1 149 60 43,3 1 1,5 0 0 4470 0River Eba on road to Moka 1 123 80 32,5 19,2 0 0 2970 19 1 75 72 44,4 12,5 6,2 1 Moka ari.vêi.h[bâ- 1 6 5 60 0 0 0 300 0Total 17 3293 1304 84 2689 52 Tableau 11: Captures de simulies avant et durant la campagne de lufte contre le vecteur. BUSASA KIJURA Mois 1994 1995 1996 Janvier 312 827 0 Février 262 333 0 Mars 484 720 3 Avril 672 919 2 Mai 624 450 0 Juin 500 430 1 Juillet 260 187 Août 449 18 0 septembre 373 4 0 Octobre 337 12 novembre 344 3 décembre 365 1 Total 4982 3904 6 SOGOHI Mois 1994 1995 1996 Janvier 96 19 0 Février 99 7 0 Mars 428 6 0 Avril 348 1 0 Mai 396 2 0 Juin 311 24 0 Juillet 123 3 0 Août 312 1 0 septembre 151 0 0 Octobre 14 0 0 novembre 23 1 0 décembre 89 0 0 Total 2390 64 0 1994 1995 1996 974 743 0 632 514 0 786 266 0 292 250 0 606 315 0 652 277 0 193 159 0 325 11 0 748 1 0 431 I 0 283 1 0 481 0 0 6403 2546 0 SIISA 1994 1995 1996 148 428 1 187 387 16 740 316 0 337 111 16 360 149 2 571 751 5 121 391 6 217 303 2 104 10 1 72 4 0 44 2 0 26 3 0 2927 2855 49 ElsL: 53 Tukuyu Onchocerciasis focus: Altitude range, dry season, S. damnosum larval habitats t{Firfi*Itt i"i 15 I I l{ t r.ittâ -a (r, :dg È\ ü ] 1û 15 ZilKu --l *i %tu- Fis.Z= S. damnosum monthly biting rates (MBR) at four catching points in relation to monthly rainfall in Tukuyu focus, October 1998 to September 1999 I 30'gr I !eï, ,60) t40$ aitÏ. r0û) T tm Ëfi .l{!+ :rfl Ê Iù. E ts # e, il -? oùEàfr I ii-rrÀnrrrr. I * U'l,rj-r:t<I-.rl -: l.,I l: '. ,-- l I I .- -i .llltt -- --. 1 ..r It -ü- ll!-tlru +î.4tlLr +lǧ3lf_r.rt I I t itt-5€ §;çr,q l-r.ÿg F(Ètg p6rÿl .4rr.,* I4rr it:r .u1.?l t:r .:,,i r.,l.t .rr' tat !l rUK{JY U 11 'il I Ë.YËL i-: , ::: t l, I :-, .., LEçEIIO:& &lvÊr -*+- Ro,ad [tE-n lrï.rf, -*,- cûdülr=I 5?{r} tnly tlrxr lurrsÈ p*rffiÈ.l triôutÀrlÊs are rar'|.,e<J t.ÛxÉ Àryü=E ir 'l5,lTft *.t??fl sbÊè,ê rêa;x rÉ.ô leral , . >ælt = fitorv,ci,(Æhlng slte lrÉrrlln R a tr §\ç*§ Cllmetolgi*a!. 6Èa!.icn Hfdgolo.lt*:. srrtim (kt-!{ lrlTl ltr. \::::::: i t..::: :):i::: ;,\:: :: : ; 54 Fiq.3: S. damnosum monthly biting rates (MBR) at four catching points in relation to monthly rainfall in Tukuyu focus, October 1999 to September 2000 ---"I : tü!m sm 8m m0 Éû00 500û {0c0 rü0 m{n r0m r a EI E E T I zll-s..,i 0d"3§ lt{-9+ Dec-91 lan'0ü reF(É r'lrrül Àtr ftl t+ry-00 JÙn r'r:'l lrr"'llt a.rj-L't IeP't)(l l4trdui ïlJ r t,x I lTi I Jl,l t I l'l t:t I ,t': ;! ')§ tll ftt-99 ltFrg'S hc-gq .htr-00 Seb-00 l"t'r{8 Âpr-rrJ r,}]r-m tut-01 J6i'tlt A*g0û 5Eÿû1 0 Fiq.4: S. damnosum monthly biting rates (MBR) at Kambasegela catching point in relation to monthly rainfall in Tukuyu focus, October 1999 to September 2000 15& 3m Ë :s0 E lmo Ëg $ r50 ad, trÈ roo6lr6 §5t F RÂ$FÂ'!l-*-t!sÊ_. t.l 0 1 tlor.Jltl r-r RÂDfel-L ! ,..-+rrrscr(rlj r Lurtr0 lprÀPru i L +- r(/tl[f$r^ i Jr_ 55 Annual rainfall in Tukuyu tr'ocus, South \ilest Tanzania Source: Chivanje Tea Estates Ltd: 1980-2000 Fig 5: B I lrJl l)tt) l!.§ i{tD rrtû rr3A, 5:ü IE, C+sofl*P ud.d/.dr d,,eÉ ft' -,r: -.r,ft.orJl -".t' ,a",0 .rn,t' ,n* .ed.o"d' r':ÿ, it ! Fiq 6 : Stmulium damnosum s.l. breeding sites limits, dry season,2000 $, .,I I F-À "] I I I I I t.-(::, 'lÿr- - "*rtÿr. , il-''wqi, ..l-i --- 1i: N'i P rrr I I I '----:-- !@n'"F- . :tÊû^.!+ -.ær.rr' -iÊ- t*naa*u-''- (",ilx h*udilrùi§ 'FFÀ ' e I I 110 lâ !ü Itr l I I I -l i i I 1 I I I I I I i I r,-rLi I I 1 I \ D56 f ie.7 Capture mensuelle sur les rivières Lufilyo, Kiwira et Mbaka (Tukuyu) - a- KmtlRA +ùlbalre - -tqfi|É : ,/\ Itilo Tüi tm r00 400 e00 4 /1/1/1/1 I1 l1 l1 TôÊ tt t E aËt .ô E Ê /\\ \ /r \ +J I ! I \ 0 Tukuyu focus vector elimination project Insecticide dosing points pcR MOWTAIN§ iè \ \ KEY rr 4o* lTI1Ë Rtr lN ,e : 8!'q§8ô Êu .' d* r1*a11i-;4,3,g pt' L- 1rü: i(rF4k'ûâftlrÿn [rr L, âDè : f'lrrrpr6d. ,?! lJ TÊ. : f-aùA$-,({iRAB Ê! k: gc*; lfrqf,-D *ÿ. rj tr: .lyÈHrt Êu i1§ ,}* = krGÂd†Êç : L ,1@ : kALI64 â,a l1q = n6ofr Cv. l . .., ?,15 i .",..- iHordÊ(Clr(ült ;tt(]rcsl( A Ill (jlrEria ll (iI (:ir(ülr C a?1.-§lreled a:-fr!âlcd \ \\ \ .. - --- "'t. a ô ,.rw4'l FEV il RS AVHIL üÂl JulN JU|L ÂOUT sÊpï ôCT ,tOV OEC ,rrw{2 f ie.8 n WEEK 01 T ! I':) RUI'16MÏ !/Ê' i, ,+ c i'- I 1,, J.tE{rrrre IGY 0 5 ts t; )ilrn 1.1 ',...'.-] 57 Fiq.9 Fiq.10 Tukuyu Focus vector elimination project lnsecticide dosing points I'fi. RUN6\.IË ,.. &x L4caa ftrtf Rx L.;'a = 8r,gut'g *t ,.,r 6æ ' l-'1s4111-6p1p1 çeLsTo= krAùhh+nc Ê{ 01,poRM WËEK 0? to 06 L, f{r Vr if, .k,8 Lu tu I . _-.__. ç.1!,!. ' ,..,.-,. Dorder Clrculu ÂiCtr§i{jt.. ni Circuir B (; i C'irçulr C ÇlJnrroat. O!TrHt«t tDG 5 t'l$ltrrtâÉ^r. Éu Îm 5 hurbft-ti4GÊ.rr Êr S*; lvC46 çe. 1É 5 MlAntat Rv ]'âô = kt&)c.rJ6È.Êv.H: ffir* I I , .; !- f Jq L3 ('r îe ..-ÂL* À\{llcy ær4 â*l-]qiva$cPPr6g" ithtuate ro i5 lb xr O htoox qa,* Arlf Tukuyu vector elimination proiect Prospection map ,TPOR HT, RUNGVE OS I S YVEEK-A1 . " __ -ts!.r- a 4d, - li:I-:i Êy i.u:o r 6ujur..l Êr, !r &, : -,rr!rJl.ktÈp{ t L,r-6 j FtFÀr'Éàn*r, e 1r §§. = ilqf,rpÀ&aB Ê Lu gnr : firu.Lri-ûüfrrra l.; Tô: : l\C!;| ÊLr ti q$ = a\, ienji I Ê! slâ .iu : ?"r6a1lÉt,iÿ r-u i11 = ,1*1ro* *,É r{ = ,\gl,l, A.. ç,> t--r §!' = _-_, - .r'. i! -; Ç .,'.,., 8ôrd(r L_ircûrlj A:Ci.§rlr À ni C:rcrtt B {:, Clrruit C - : PosltaYr §i(fi r ! NegatirÊ §itet À- :ri i: !o l t ''..:: *ftrurtl. ,eofl.aù l0 f(r10 I !Ë IGY a ttmexar*Êir,ir ir.'t. {.. Fie.12 58 Tukuyu Focus vector elimination project Prospection map MPOR WEEK 02 to 04 *3i ir t*z finr Êv ,rie '- Ëuru&ô Ê!. LU é@ , ;-1*lLlJLktÀA t Lù Yæ= ktÊr ilüililÀür Pr Lu Ee: nq§nÀ6Ér^ â I!, îâi : l1ÿÀtrr-düfrÈH ,tt sË: f&ê;Ë Êv. l$ ÿ» = FYÈrr61 ayÊ{8 Jxo = k&{rrét Êvlu 'tæ = Hà156+ â/.a .rco = 11 &O nrr. t INS i v) r-- :f, 3 =E I t,tï. RUN6hrE HA A\{t ç -__: f :5.S '7),t .,..,,, i Bordêt Cl!§!lt! alctr"or,l rf clrcrit B L! Ltr(üll L -i PorltlYʧh.§ p i Negativc Sl(cs : r"Jc's l e. KEL. .-Êi.f =:,â. ÊhJ"iàiæ^ *tofr.t»r 15 l0 Km *0q['ürrn ',,.... ^l Bôrdtr Ctrfril,Âlf irçrit A tli Circrlt I r:.:Cir.uit C - : Positiÿc§its :' - .§rtiltir(SitÈr I 'É, 01P0Êÿl Tukuyu Focus vector elimination project Prospection map ÏAINS I'tÏ. RUN6VË WEEKOs to06 r'rS'I .KE T u r.,= l".t!E pv o, l'æ. " §u3qëu Êv, fr éÉ j -!{LttsloÈÊr r _- ld, = K'Pâ HhnÀ{4 É id gso : :Ue rrÊAÉ4L f L! i cr ; n,JÀt,r, -t tbEu ç:t g.ô: N("J-§ ÈL§ ta: tvlènrt Ê! ÿ& yco = t,r&AÀr6s*ulu tæ : kàLÈ6ô tuu. ,{€ = ,\êoLr _>_ v1 *E 5 J - . *ivr 'r'l:, I I I'i\ 5 IO IGY l(q tr'ie.11 I \ te 59 Fie.13 : Monthly rainfall (mm) at Malabo in l99l-9s & January-June 1996 700 600 e00g J d1002 E* J F Pro 100 +tg9l +r992 +rgg3 +19O4 +'19§6 - {' .l9gô ô Jen FÉb lilar Ap.ll ilisy JunÊ Juh Auq sept êcr Nov D€c MONTH OF YEAR Fis.14 : Bioko Island F; I '',: i. ,t: '1 l I I i., . )..,'.. :r- È. -. i ^q.-*"1 I _ l'- - ,t' ,.. :i; ,,, 1 r ifln , ..i i: t.'l -".tt: 60 tr'is.lS : Monthly biting rates (MBRs) at the River Sampaca inl992 8000 t lt t 7000 6000tlll: 5 o*5000z E4ooo Eæooeo =2000 1000 4000 3800 s000 ut dzsoo o2 ô2000I EreoozoÉ t000 li!!d Lr f,rg8 Fis.16 : Monthly biting rates (MBRs) at the River Timbabe in 1992 Jen Fab Mar Aprll ilay June Juty Aug Sept Oct Nov Dec MONTH OF YEAR Jan Feb Mar April tlay June July Aug sept Oct Nov Dec MONTH OF YEAR §û0 0 I 6t Fie.l7 : Onchocerciasis foci in Kabarole district r N4ûffit§É H §ffihÉ+6 t I ...,,.. MrlrydffiE@r.h@ 4ntÉÈ Fiq.18 : Number of Simulium neavei caught per day (1994 to 1996) atfour catching sites ÿ First treatments of the Sogohi river Eeo (o 0 u 'rv ü$ ta o ô20 I ÿVV û Imvvll tx IIilV\ilt ixxi I rir V Vil lX Xl Mônths January 1§94 to Decamber 1996 Catching tlte: -* Busasa a Kijura ,.- Sogohi l,Y it' I I ' i:--.!.*- iin--:ô- -â: -***-4. -r*-J ) t I I

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