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Procès-verbal de la première séance, lundi 21 août 1978

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(HPR/RC29/SR/I) COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE Salle de conference de l'OMS, Manille Lundi 21 aout 1978, 9 heures PRESIDENT puis Dr T. Saburi (Japon) Dr A.N. Acosta (Philippines) SOMMAIRE Pages 1.

Ouverture solennelle de Ia session par Ie PreSident sortant ..... Allocution du President sort ant

117

2. 3.

.................................

117 117 118 118 118 118 118

Election du Bureau: President, Vice-President et Rapporteurs .•. Allocution du Directeur general

4. 5. 6. 7.

.................................

Expose technique: nomination d'un president des debats ..•••..•. Adoption de 1 'ordre du jour ..........•..•......•........•......• Accuse de reception par Ie President des rapports succincts des gouvernements sur leurs activites sanitaires ..•••.•.•.....•. Designation du Directeur regional ......•........•.•.............

8.

ANNEXE 1 - Allocution de bienvenue de S.E. Ie Dr Clemente S. Gatmaitan, Ministre de la Sante de la Republique des Philippines ....• ANNEXE 2 - Allocution prononcee par Ie Dr H. Mahler, Directeur general de l'Organisation mondiale de la Sante ..••..•............• ANNEXE 3 - Allocution du President sortant ....•..••.•..••........•... ANNEXE 4 - Allocution du Directeur general...........................

119 125 127 129

- 115 -

116

COMITE REGIONAL La liste des representants

VINGT-NEUVIEME SESSION la vingt-neuvieme session figure pp. 39-47

a

du present document.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE 1. OUVERTURE SOLENNELLE DE LA SESSION PAR LE PRESIDENT SORTANT Point 1 de l'ordre du jour proviso ire

117

Le Dr T. Saburi, President sortant, ouvre solennellernent la vingtneuvieme session du Comite regional du Pacifique occidental.

Son Excellence le Dr Clemente S. Gatmaitan, Ministre de la Sante des Philippines, prononce un discours dans lequel il souhaite au Comite la oienvenue aux Philippines (le texte de son discours figure a l'annexe 1). Le Dr II. Mahler, Directeur general, remercie le Gouvernement de la Republique des Philippines d'accueillir le Comite pour sa vingt-neuvieme session (le texte de son discours figure a l'annexe 2). A la fin de l'ouverture solennelle, la seance est levee. Elle reprend

a 10 h 10. 2. ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT : Point 2 de l'ordre du jour provisoire

Le Dr T. Saburi, President sortant, fait une breve declaration au Comite (le texte de sa declaration figure a l'annexe 3). 3. 3.1 ELECTION DU BUREAU: PRESIDENT, VICE-PRESIDENT ET RAPPORTEURS Point 4 de l'ordre du jour provisoire Election du President

Le Dr TANAKA (Japan) propose la candidature du Dr ACOSTA (Philippines). Cette proposition est appuyee par le Dr NOORDIN (Malaisie). Decision 3.2 Le Dr ACOSTA est elu

a

l'unanimite.

Election du Vice-President

Le Dr TRAVERS (Australie) propose 1a candidature du Dr FOLIAKI (Tonga). Cette proposition est appuyee par Ie Dr NICHOLSON (Royaume-Uni). Decision

Le Dr FOLIAKI est elu

a

l'unanimite.

3.3

Election des Rapporteurs

Le Dr CHRISTMAS (llouvelle-Zelande) propose la candidature du Dr TARUTIA (Papouasie-Nouvelle-Guinee) comme Rapporteur de langue anglaise. Cette proposition est appuyee par Ie Dr FAAIUASO (Samoa). Le Dr DIZON (Philippines) propose la candidature du Dr CHARPIN (France) comme Rapporteur de langue fran~aise. Cette proposition est appuyee par le Dr WAINETTI (Papouasie-Nouvelle-Guinee). Decision: Le Dr TARUTIA et Ie Dr CHARPIN sont elus a l'unanimite.

118

COMITE REGIONAL

VINGT-NEUV IEME SCSS ION

4.

ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: Point 3 de l'ordre du jour provisoire

Le PRESIDENT invite Ie Dr Hahler declaration figure a l'annexe 4). 5.

a

prendre la parole (Ie texte de sa

EXPOSE TECHNIQUE : NOMINATION D'UN PRESIDENT DES DEBATS

Le PRESIDENT suggere que soit nomrnc un president des d0bats pour I' expose technique et propose la candidature du Dr NICHOLSON (Royaume-Uni). Decision

Cette proposition est adoptee

a

l'unanimite.

6.

ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR: Point 6 de l'ordre du jour proviso ire (documents \~PR/RC29/l et WPR/RC29/1-a) Le PRESIDENT propose 1 'adoption de l'ordre du jour. Decision: En I'absence d'observations, l'ordre du jour est adopt{>.

7.

ACCUSE DE RECEPTION PAR LE PRESIDENT DES RAPPORTS SUCCIIICTS DES GOUVERNEMENTS SUR LEURS ACTIVITCS SANITAlRES : Point 8 de l'ordre du jour Le PRESIDENT accuse reception des rapports sur les activites sanitaires

des pays au zones suivants : Australie, Chine, Hong Kong, Japan, Macao,

Ma1aisie, Nouvelle-Caledonie, Nouvelle-ZClande, Papouasie-Nouvelle-Gu inee, Republique socialiste du Viet Nam et Singapour. 8. DESIGNATION DU DIRECTEUR REGIONAL : Point 9 de I' ordre du jour (document WPR/RC29/6) Le PRESIDENT declare que, conformement en raison de sa nature particuliere.

a

l'article 51 du Reglement

interieur, l'examen du point 9 de l'ordre du jour aura lieu en seance rrivce

La reunion se tiendra

a

14 h 30.

Seu1s

desire. l Le Directeur general et Ie Directeur regional designeront les membres du Secretariat qui aideront au deroulement du scrutin. La seance est levee

pourront y assister les representants dument accredites. Personne d'autre n'y sera admis, a l'exception du representant des Nations Vnies s'i1 Ie

a

11 h 10.

1

a

Le Secretaire general des Nations Unies nla pas envoye de representant la vingt-neuvieme session du Carnite regional.

COMPTE RENDU AlIALYTIQUE DE LA PREHIERE SEANCE

119

ANHEXE 1 ALLOCUTION DE RIENVENUE DE S.E. le Dr CLEllENTE S. GATMAITAN MIHISTRE DE LA SANTE DE LA REPUBLIQUE DES PHILIPPINES Monsieur Ie President, Mesdames et Messieurs les Representants, Monsieur le Directeur general,

Monsieur Ie Directeur regional, Chers amis, Mesdames et Messieurs,

Au nom du Gouvernement de la Republique des Philippines, je vous souhaite la bienvenue a Manille a l'occasion de cette vingt-neuvieme session du Comite regional de l'OMS pour Ie Pacifique occidental. C'est pour mon Gouvernement un tres grand honneur et un privilege tout particulier de vous accueillir pour cette conference. Pour nous tous qui avons la responsabilite de l'action de sante, a laquelle nous participons etroitement, la tenue de sessions du Camite regional a Manille est toujours un evenement bienvenu, heureux et important car i1 est pour ncus l'occasion de suivre de plus pres

vos debats concernant des questions qui ont d 'importantes repercussions sur les politiques et programmes de tous les pays Membres. Bien sur - et cela est tout aussi important - ces sessions dans notre pays sont de nouvelles occasions de tisser des liens d'amitie et de renouer et renforcer les contacts

etablis depuis longtemps avec des amis et collegues de differents pays. Sans doute bon nombre d'entre vous sont deja venus aux Philippines et gardent un certain souvenir de notre pays; bon nombre d'entre VOllS

sont peut-etre venus

dans un but plus precis, afin de rassembler faits et renseignements sur la situation sanitaire dans Ie pays. Cependant, les choses evoluent et, ces dernieres annees, les Philippines ont ete Ie theatre de bien des changements necessaires, sur Ie plan tant socio-economique que sanitaire. Les principaux objectifs et les grandes lignes d'action du Gouvernement, place sous l'auto~ rite du President Ferdinand E. Marcos, attestent que l'amelioration de la qualite de la vie de tous les Philippins est l'aspiration majeure. Au cours de la prochaine decennie et jusqu'a l'an 2000, un effort gigantesque sera deploye en vue de satisfaire les besoins fondamentaux de l'ensemble de la population et faire en sorte qu'elle recueille les fruits du bien-etre economique et social dans un environnement favorable. Le plan quinquennal de developpement pour 1978 a 1982 ainsi que Ie plan decennal qui prendra fin en 1987 ont pour objectif de promouvoir le bien-etre de l'homme dans sa totalite. Ils doivent nous permettre de surmonter les problemes de la pauvrete, du sousemploi et du ch6mage. Les dix prochaines annees seront un seuil critique au milieu du quart de sieele de la revolution economique, sociale et demographique. Lea resultats alors obtenus constitueront 1a base sur 1aque11e nous poursuivrons notre croissance et progresserons vers l'an 2000. Le concept de

developpement adopte par la nouvelle societe philippine ne relegue nullement a l'arriere-plan les priorites en matiere de sante. Pour notre nouvelle societe, developpement n'est pas seulement synonyme de developpement economique; c'est aussi amelioration du bien-etre des larges masses de la population.

120

CffilI TE REGIONAL

VINGT-NEUVIEME SESSION

Je voudrais maintenant evoquer certains de ces changements, ne seraitce que pour vous faire entrevoir I'evolution de la situation sanitaire dans man pays. Peut-etre Vous interessera-t-il de savoir qu'aucune flamhce importante de maladie n 1 est survenue recemment - et ce n t est pas l?i. un hasard. D'une fa~on generaIe, Ie taux brut de mortalite est en regression, tout comme Ie taux de mortalite maternelle et infantile. De mene, Ie taux brut de natalite et Ie taux annuel d'accroissement d0mographique sont en diminution. Certes, la morbidite et la mortalite dues aux maladies transmissibles continuent de poser des problemes de sante publique, mais les maladies cardio-vasculaires et Ie cancer prennent peu a peu place parmi les princjpales causes de deces. En un sens, la progression des maladies degeneratives n'est pas surprenante puisque l'esperance de vie est maintenant de 60 ans. L'amelioration de la situation sanitaire de la population est certes un effet du progres socio-economique, mais il est des facteurs plus immcdiats qui contribuent au changement. Je songe la aux apports sanitaires en provenance de divers secteurs. Le Gouvernement fournit davantage d'installations et de personnel et assure une meilleure gestion des services de sante. 11 offre de nouvelles possibilites et de nouvelles installations pour la formation professionnelle et pour d'autres programmes connexes, notamment en matiere de salubrite de l'environnement. Le secteur prive participe avec Ie Gouvernement a la formation des professionnels et auxiliaires de la sante, 3 la mise en place de l'infrastructure medicale et a la prestation des soins. A son tour, la population se mobilise davantage; motivee par une nouvelle forme d'education sanitaire et animee du desir de satisfaire elle-meme ses besoins, elle s'organise en groupes comm~nautaires. La participation de ces groupes prend diverses formes : contributions en especes, en nature ou en main-d'oeuvre et participation directe au indirecte a l'action de sante. Les organisations et institutions exterieures, dont l'OMS, apportent une aide substantielle et grace a leur collaboration materielle et technique, les res sources exterieures ont pu donner aux progrrumrnes une impulsion nouvelle. Les programmes et activ1tes menes en vue des objectifs sanitaIres nationauK sont certainement 1a meilleure illustration de ce que fait notre pays en matiere de sante. En premier lieu, il faut mentionner Ie plan national d'action sanitaire, qui fait partie integrante du plan national de developpement. Le secteur de la sante est responsable de la protection sanitaire proprement dite de la population, mais il cherche aussi, de fa,on plus pragmatique, a lui permettre de mieux jouer son role dans Ie developpement national. En meme temps, les autres secteurs ont pour tache de reduire ou d'eliminer les facteurs qui, dan.s leur champ d'activite, peuvent mettre en danger la sante de la population. Les objectifs prioritaires de ce plan d'action sanitaire sont de plusieurs ordres : reduction de la mortalite et de la morbidite, notamment parmi les jeunes et autres groupes vulnerables, ralentissement de la croissance demographique conformement a l'esprit de la Constitution, qui prevoit un niveau de population compatible avec Ie hienetre national, amelioration de la situation nutritionnelle, amelioration de la salubrite de l'environnement et elargissement de la couverture medicale grace au systeme national d'assurance-maladie. Les programmes inclus dans Ie plan d'action sanitaire ont une portee plus vaste. lIs prevoient entre autres des mesures generales et specifiques de lutte contre la maladie, d'assainissement du milieu - notamment en ce qui

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREI'!lERE SEANCE

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concerne l'approvisionnement en eau et l'elimination des dechets - de medecine du travail, etc. Mais sans doute me suffira-t-il d'evoquer quelques programmes pour vallS montrer cornbien nous insistons sur l'action sur Ie terrain. La restructuration du systerne de prestations sanitaires, qui nous permettra de renforcer et d'elargir a I'ensemble du pays les services de sante de base, revet une importance capitale. II sragit d'assurer des services de soins jusque dans les regions rurales les plus recu16es, auparavant mal desservies ou non desservices. Les pestes sanitaires de barangay ouverts dans ces regions reculees sont diriges par des sages-femmes ayant suivi un cours de recyclage et que l'on peut plus justement qualifier d'agents polyvalents de sante communautaire. CUes assurent les "sept composantes fondamentales l1 des soins de sante, y compris 1a nutrition et la planification familiale. Ces postes re~oivent une aide des autorites municipales et regionales, qui assurent l'acheminement des malades, organisent Ie contrale et l'encadrement et fournissent l'appui logistique. Non seulement le poste sanitaire de barangay est Ie point focal de l'action sanitaire sur place, mais il est egalement Ie lien entre les services de sante locaux et la population en vue d'une action sanitaire concertee dans la collectivite. Cette activite se poursuit dans toutes les municipalites. Tout indique qu'au cours des trois dernieres annees, on a nettement ame1iore 1a couverture de 1a population, qui a re~u des soins de meilleure qualite, et que les taux de mortalitc maternelle et infantile ont regresse, notamment pour ce qui est du tetanos nco-natal.

Le programme de medecine rurale vient appuyer Ie plan d'ensemble de prestations sanitaires. Cette activite, lancee en 1973 par Ie President Marcos lui-meme, a permis de mettre au service des collectivites locales des medecin" et infirmieres qui doivent travail1er en milieu rural pour pouvoir ensuite etre habilites a exercer. A la fin de 1977, 22 000 de ces travailleurs professionnels avaient accompli leurs six mois de service dans les differentes regions du pays. Ce programme a un double objectif : 1) assurer des prestations sanitaires de niveau professionne1 dans les communautes auparavant mal desservies et 2) familiariser Ces jeunes specialistes avec la situation et les besains sanitaires du mande rural tout en les encourageant a R'engager dans 1a medecine rurale. A l'echelle de 1a nation, Ie programme elargi de vaccination est une autre activite deployee a l'appui de l'action sanitaire. L'accent est mis actuellement sur la vaccination antidiphterique, anticoquelucheuse et antitetanique ainsi que sur la vaccination par Ie BCG. Ce sont les services de sante loeaux qui pratiquent les vaccinations mais 1a planification, l'orientation et l'appui logistique sont assures a l'echelon central. En raison de certaines contraintes liees a l'approvisionnement en vaccin, les operations sont linlitees aux zones prioritaires sur le plan epidemiologique. En 1981, lorsqu'on disposera de vaccin en quantites suffisantes, un programme national de vaccination de toutes les personnes vulnerables sera mis en oeuvre. II est interessant de noter que, sur 1a base de resultats serologiques, on a constate que deux doses de vaccin DTC administrees a six mois d'intervalle peuvent conferer une protection aux enfants sensibles. C'est donc la formule que nous avons adoptee a l'echelon national. La formation des personnels de sante est une autre activite que nous developpons afin d'etayer l'action de sante. A cet effort tout particulier participent de maintes fa~ons divers groupes des secteurs prive et public

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CO:UTE REGIONAL

VINGT-llEUVIE!'!E SESSrotl

(ordres reI igieux, groupements laics, groupes henevole~ et etabl j sserlcn ts

d'enseignement). Le but principal de leur activite est de prcparcr le personnel de santG local ~ travailler dans les regions mal desservies,

g~n0-

ralement en milieu rural. II peut s'agir de travailleurs r10no\.'<l1(,l1ts, t('ls qu'auxiliaires dentaires et aides pharmaciens, ou de travailleurs POlyv;li.cnts tels que les agents sanitaires de barangay. Le principe gen0ral valahte ppur tous les travailleurs est que, formes pour assurer certains typc~ de so ins, ils doivent 6galement solliciter et accepter l'encadrement de lc>urs hOnlnlpgtH'S professionne1s et leur adresser 1es cas difficiles. Un programme special, visant a preparer des Tilembres de 1<1 cnlJectivitt ;1 l'action de sante est actuellement men§ par Ie ~inist~re de 1a S~Jlt0, ~lV0C l'aide materielle du FISE. II consiste a recruter des jeunes fel'lnl(>c; d(' groupes ethniques minoritaires ayant fait des etudes secondaires pour Lcur donner une formation en obstetrique. Elles retournent ensuitc dans 1 cur village soit comme agents de poste sanitaire de harangay Roit comr.1C pr()rlotp\lr~ de changement. Un programme de type plus nouveau destine J former des tr<lv<J.illeurc.,; ~;Jni­ taires axes plus specia1ement sur 1a communaute e.c::t en cours ?t TaclolJan, ville situee dans la Region t il l'Institut des Sciences de 1a Sante:, qui depend de 1 'Universite des Philippines. Le Ministcre de 1a Sante colJahnre d ce programme, qui comporte une serie de cours echelonncs, depuis 1p nivl'au d'agent sanitaire de barangay et d'infirmiere de santt' comnunauL1.ire jusqu';-1 celui de dip16me en medecine rurale. Ce programme n'en est encore qu'au stade de la planif1cation, mais 11 est pr~vu qu'un dip15Mc de m~decine s~rn decerne apres neuf annees d'6tudes et de pratique. Ce qui est rertlarquahle dans ce programme, crest que l'etudiant est choisi par la communaut{> locale a laquelle il appartient. Les cours comportent thcorie et pratique, 1 I~cccnt etant mis sur la pratique, notamment dans la communautc d 'au vicnt 1 'C,tudi<:lot. L'Institut, qui est en contact permanent avec l'ctudiant, decide si ce dernier peut passer a 1 'echelon superieur. II est prevu de satisfaire aux conditions fixees par l'Etat sur Ie plan universitaire pour les differents niveaux, de sorte que les etudiants pourront obtenir leur immatriculati0n confnrmernent ;1 la reglementation nationale. Ces exemples que j'ai evoques attestent certainement que Ie Gouvernement accorde la plus grande attention a l'amelioration des services de santC> et l'extension des soins a toute la population. Jarnais auparavant dans l'histnire de 1a sante publique aux Philippines, 1 'appui politique a 1 'action de santc' n'a ete aussi ferme. Depuis 1972, annee qui a marque la naissance de la nouvelle societe, Ie budget de la sante n'a cesse de croitre et Ie r,atas~n Pamoansa - organe legislatif des Philippines - a vote pour 1e tlinistcre de la Sante un budget record de 1 372 000 000 de pesos, sait 4,1 % du budget national, ce qui place Ie Ministere de la Sante au cinquieme rang dans la repartition des credits budgetaires. Ma1gre l'inf1ation qui sevit actuellement, ce budget est Ie plus important jamais consacre aux services de sant":" dans toute 1 'histoire sanitaire de notre pays. Le Dr ~fahler, Directeur general de l'Organisation mondiale de la Sante, a souvent dit 1U'il ~tait urgent et indispensable que les gouvernements fassent la preuve de leur volont(, politique d'ameliorer l'etat de sante des peuples du monde. Je dois dire que, dans notre pays, la volante et 1a determination politiques sont manifestees non seulement dans notre Constitution, mais egalement dans l~action Meme du

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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President et de MIDe Marcos qui, par leur exemple et leur impulsion, ont permis 1a realisation de programmes sanitaires indispensables et - qui plus est - fandes sur des approches neuves. NOllS avons depasse Ie stade au 1a sant~ n'etait liee qu'aux services medicaux et sanitaires en tant que tels. NOllS avons compris que, pour conferer a l'etre hurnain un niveau de santp satisfaisant, i l faut tenir compte de tous les autres facteurs de l'environnement qui contribuent a son bien-etre.

Mon Gouvernement attend beaucoup du role d 'animateur de l'0rganjsation mondiale de 1a Sante en matiere sanitaire et tient a fi:'liciter Ie Dr 11ahler, son Direc teur gener.11, pour les realisa tions accompl ieR grace ?i sa competence

et sa perspicacite. Permettez-moi en conclusion d'adresser au Comite regional tous mes voeux de succes pour cette vingt-neuvieme session. Mesdames et Mess5eurs les Rerr8sentants des pays Mernbres, bien que votre sejour officiel dans notre pays soit des plus brefs, j'espere toutefois que vous trollverez Ie temps d'apprecier l'hospita1ite et 1a cordia1ite du peup1e phi1ippin. Je VOllS remercie.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE f[AIICE

125 ANNEXE 2

ALLOCUTION PRON01ICEE PAR LE Dr ~!. MAHLER DIRECTEUR GENERAL DE L 'ORGANISATION 'IONDIALE DE LA ~1u'lTE A LA SEANCE INAUGURALE DE LA VINGT-HEUVIEME SESSION DU CmnTE REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDEllTAL Munille, 21 aout 1978

Monsieur Ie President, Mesdames et t1essieurs les Representants, Excellences, mes chers Col1egues et Amis, Je tiens tout d tabard a remercier sincerement Ie Pri'sident ~farcos et Ie Gouvernernent des Philippines d'accueil1ir cette vingt-neuvicme session du

Comite regional, et cela d'uutant plus que Ie Gouvernement philippin est si souvent l'hote des sessions de ce Camite, de meme qu'il est, bien sur, l'hote permanent du Bureau regional. II me semble que c'etait hier et non il ya un an, que j'aJ eu Ie plaisir et Ie privilege d'etre avec vous, a Tokyo, a la vingt-huitieme session de votre Comite regional. Nous avons tous un peu vieilli depuis lors, mais j'ai Ie sentiment que l'Organisation, el1e, a rajeuni, du mojnB sf j'en juge, subjectivernent, par sa vitalitf. Ln effet, les Etats :-1eT'"!bres

prouvent de plus en plus l'interet vital qu'ils portent au travail de l'Orga-· nisation, et les pays de cette Region ne font certainement pas exception a cet egard. Je ne vais pas vous fatiguer avec un long discours en cette phar.e initiale de vas travaux - je Ie ferai apres 1a pause cafe! J8 veux sifllple .. ment insister sur un point qu'on ne saurait a mon avis suffisamment r~ppter. NallS parlons beaucoup d'un nouvel ordre economique international et de la rnaniere d'en faire un authentique ordre de developpement international, nous

nous preparons pour une nouvelle decennie du developpement, et pourtant, parmi ceux qui decident du sort des citoyens de ce mande, i1 y en a encore tant qui confondent croissance econornique et developpement economique et social. Je sQutiens, moi - et vallS

savez que je Ie fais avec constance,

avec obstination - que l'r;OI'frIE. doH etre 1e centre de tout developpement. Seuls 1a femme et l'homrne, par 1a mise en jeu inlassable d'une saine cnergie,

peuvent produire Ie developpement, et en etre Ie fover. La Re&ion du Pacifique occidental a illustre ce point de vue de fa~on si pertinente et si spectaculaire, que vallS me trollverez peut-etre prcsomptueux de le repeter devant vous. Vous avez montre dans tant de cas que 1a qua1ite de la vie est bien autre chose que posseder terres et biens et pouvoir depenser de l'argent, qu'elle englobe bien au contraire, les valeurs sociales et cu1turelles qui enrichissent nos vies.

Dans ce contexte, l'1onsieur Ie President, je ne peux

que repeter que sans la sante la qualite de la vie ne signifie rien. J'ai dit que l'homme est Ie centre du developpement. Je vais maintenant parler d 'UN HOI'frIE qui a ete au centre de l'action sanitaire dans cette Region pendant plus d'une decennie. Je parle, bien sur, de mon collegue et grand ami Ie Dr Dy - je l'appellerai Paquito, comme il est permis a tous ses amis de 1e faire .- qui est depuis 12 ans votre excellent Directeur regional. Vous serez tous d'accord avec moi quand je dirai qu'il travail1e sans reIac~)e,

126

COIHTE REGIONAL

VIlIGT-NEUVIEME SESSION

depuis que je 1e connais, a amcliorer la sante de la population de cctte Region,dans un esprit de complete impartialite. Ses manieres tranquiU"s, son humour qui petil1e a chaque occasion, camouflent peut-etre t r~rfois~ 1 'immense vigueur et Ie devouement avec lequel i l poursuit sa tachc difficile. C'est un Directeur regional jaloux - non certeR qu'il nourrissc des sentiments d 'envie a 1 'egard des autres - mais il est jaloux de preserver Region. En meme temps, et a mon avis i1 n'y a pas de contradiction.) C(lJa, i l est au plus haut point fidele a 1a eause de 1 'OMS dans toutes ses cl i"1('nsions monuiales. Je n' a1 personnellement qu 'une raison d 'etre en til'saccorc! avec lui, et cette raison, c'est son refus de se presenter comme candidnt

les droits

a

la sante des citoyens de ce Pacifique occidental qui est so

au poste de Directeur regional

a

la fin de son aetuel

~andat.

Encore une fois, je tiens a exprimer mes remerciements aux Philippines, cette fois pour avoir saerifie leur fils Paquito sur l'autel cle l'O~1S. Je vous remercie.

COMPTE

RE~IDU

ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

127/128

A:lNEXr: 3

ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT Mesdames et Messieurs les Representants

J

Ce fut une joie pour mon pays d'accueillir l'annee dernicre a Tokyo 1a vingt-huitieme session du Camite regional du Pacifique occidental et mon election a 1a presidence de cette session fut un grand honneur pour moi ainsi que pour mon pays. C'est grace a votre cooperation et a vas conseils que j'ai pu, pendant toute 1a duree de 1a session et au cours de l'annee qui a suivi, remplir les fonctions qui rotont ete confiees. Je tiens aujourd'hui a VOllS exprimer rna profonde gratitude et je remercie en particulier le Dr Dy. le Dr Han et les autres membres du Secretariat du Bureau regional.

En rna qualite de President sortant, je souhaite a notre Region prosperite et bonheur. Je continuerai done, au paste que j'occupe au sein du Gouvernement du Japan, meme lorsque je ne serai plus President du Comite regional, de consacrer un maximum d'efforts a l'amelioration de notre Region. La cooperation internationale revet des formes diverses et cela s'applique egalement a la cooperation internationale dans Ie dornaine de 1a santp. citons par exemple la cooperation de l'OMS avec les pays en developpement. la cooperation technique entre pays en developpement et la cooperation technjque entre pays industrialises et pays en developpement. Pour ce qui est de 1a cooperation internationale de type multilateral, Ie Gouvernement du Japon est d'avis que les pays industrialises devraient renforcer leurs contributions au Fonds benevole de 1 'OMS pour la promotion de la sante. Man pays a fait appel aux ressources nationales disponibles pour accroitre sensiblement sa contribution au Fonds benevole. Je ferai tout mon possible pour assurer que les efforts dans ce sens se poursuivent. Quant a la cooperation technique de type bilateral, Ie Gouvernement du Japan a decide de n'epargner aucun effort de nature a promouvoir la situation sanitaire de la Region du Pacifique occidental et, Mesdames et Messieurs les Representants, au terrne de man mandat de President du Comite regional, je m'engage a y veiller. Tachons, par une action concertee et vigoureuse, d 'at teindre l' obj ec tif propose par le Dr "ahler. Directeur general de l' ot-IS. a savoir lila sante pour tous d'ici l'an 2000". Je vous remercie infiniment.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

129 ANNEXE 4

ALLOCUTION DU DR H.

MAt~ER

•

DIRECTEUR GENERAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

a

la

VINGT-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Manille, 21 aoGt 1978

LA LUTTE POLITI QUE POUR LA SANTE Monsieur le President, Excellence, Messieurs les ~epresentants,

Mesdames, Messieurs, chers Collegues et Amis, Necessite de la lutte pour la sante m'adresser a vous. Lors de la Trente et Unieme Assemhlee mondiale de la Sante, au mofs de mai dernier, je me suis adresse aux dirigeants politiques du monde entier pour leur demander d'accorder une prioritc plus grande a la sante et, ainsi, d'oeuvrer pour Ie developpernent et 1a paix. C'est ain~j

C'est pour moi un plaisir et un honneur que d'avoir l'occasion de

que devait commencer ce que j' appellerai desormais la "lutte pol itique pour 1a sante':, expression dont je vais tout de suite preciser Ie sense II nly

a pas si longtemps, la plupart d'entre nous etaient persuades que l'amelioration de la sante passait par Ie perfectionnement de la technologie medicale. Rien d'etonnant a cela puisque nous avons tous grandi a une epoque de rapide developpement technologique ou il semhlait qu'il n'y eGt pas de limites au pouvoir de la technique. Hais i l nous a fallu renoncer il nos 1

illusions et nous rendre a l'evidence : les facteurs sociaux et economiaues sont au moins aussi importants que 1a technique lorsqu il s'agit de promouMais i1 n'y a que

voir la sante, la technologie sanitaire devant elle-meme relever les defis de 1a societe et se pIier aux contraintes de l'economie.

la volonte politique qui puisse faire avancer Ie progres social et Ie developpement economique. Or, l'appareil medico .. sanitaire n'a pas Ie pouvoir de prendre des decisions de caractere politique. C'est pourquoi les responsables du developpement sanitaire doivent devenir de veritahles politiciens de la sante et lutter pour faire entendre la voix de la sante 13 ou ne regne helas trop souvent qu'une morne apathie.

130

COMITE REGIONAL

VUIGT-NEUVIEME SESS."'I0 2 N'----_________ . _ ~

On m'a reproche

a maiutes

reprises d'avoir transforn':; l'O"S, orr.anisa-

tion scientifique et technique, en une organisation po11tique. Pre~ipr~Mcnt, Ie fait de prendre des mesures politiques pour atteindre des ohiectif' sociaux ne signifie pas que l'Organisation se soit politis~e dans un sens negatif. D&uxiemement, je ne l'ai certainement pas fait de Mon proprf' je n'ai fait que repondre aux imperatifs de 1 'hist0ire contemporatne, ~:rl'

exprimes avec tant de force et tant d' eloQuence par les Fta t, Hemhre.~. Troisiemement, je crais qu'il nous faut nous r~ferer a un paRC:;C' un reu pLus eloign p.. Les grandes rHorl1les sanitaires de la second" moitH' du dixneuvieme sieele, qui ont apporte aux pays en cours d'industrialisation les bienfaits de l'eau potable et de l'assainissement, et oui ont tant fait pour promollvoir la sante dans ces pays, resultaient d 'une v5goureu~e action po] i-tique. Les grandes reformes sanitaires dont l'O'I~ a pris 1 'initiativp au cours de la seconde moitH' du vingtieme siecle devront. elles aussi, proc"der d'une vigoureuse action politique. Cette action devra etre con<;ue de fa<;nn que les objectif~ sociaux soient poursuivis avec toute l'opiniatretfi n8ce~·· saire. Elle devra egalement permettre de degager des solutions techniques propres a atteindre ces objectifs, acceptables pour la societe et applic"hlpR a des couts ne depassant pas les moyens des pays et dans Ie cadre de svst~~eR de sante bien planifies. bien organises et hien explojt~s. Au cours des prochaines decennies un grand objectif social va mnhiliser nos energies. En mai 1977, la Trentieme Assemblee mondiale de la Sante l'a defini a 1 'intention des gouvernements et de l'OM~ : faire acceder d'ic! l'an 2000 tous les habitants de la planete a un niveau de santI' (luI leur per~ette de mener une vie socialement et economiquement productive. Tel eAt prnci!=;[.ment l'enjeu de 1a lutte pour la sante. ~ais, me demanderez-vous, nourouoi une lutte? Apres tout. nos connaissances peuvent nous permettre de faire progresser la sante de fa<;on spectaculaire. Nous dispoc-ons d'autre part des instruments de gestion necessaires pour appliquer ces connaissances en mettBnt en oeuvre, dans le cadre de systerneR de sante organiQ0S A cette fin, des programmes bien definis. Et pourtant, nous progressons heaucou!' mo 1 ns rapidement que nous Ie pourrions. Pourquoi cela? C'est ce ~ue nous devon~ nous demander sans relache. Je suis convaincu pour rna part que la principale raison en est que nous n'avons pas su emporter 1a conviction politi.que des dirigeants nationaux ni faire entendre l'immense clameur des mas"es assoiffees de progres soc ia1. Nous sommes cruellemen t paralyses par des cont ra in teR economiques alors que les eng ins de destruction engloutissent des sommes enormes, et que la plupart des economistes, encore hypnotises par 1a notion de croissance economique, n 'ant pas saisi la signification economique du developpement humain. II nous reste heaucoup a faire pour convaincre l'univers que la sante est un facteur crucial du developpement, et que ce dernier peut ouvrir la voie qui mene a la paix. Pour faire accepter notre objectif et liberer l'enorme energie sociale indispensable a sa realisation, la lutte politique est inevitable. II noue faudra faire appel a toutes les ressources de notre imagination pour trouver les meilleurs moyens de lancer et de poursuivre sans relache cette lutte politique pour 1a sante. Je vais vous faire connaj.tre mes idee~ a ce sujet : el1es reposent sur un profond sentiment d'urgence, car c'e5t maintenant 0u'il faut agir.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE Du projet

131

a

sa realisation

Dans mon allocution de l' an dernier, j' ai trace Ie canevas de l' actIon mener pour faire acceder tous les hommes d' ici l' an 2000 a un niveau de sante acceptable. II est grand temps de passer de ce canevas, ou de tout autre projet approprie, a un plan mondial d'action auquel les pays du Pacifique occidental seront appeles a contrIbuer a part enti~re. J'ai dIstingui', dans Ie canevas precite, differents programmes prioritaires ains; que des mecanismes destines a assurer que dans chaque pays les programmes les plus appropries soient correctement identifies et mis en oeuvre.

a

intersectorielles, constituent Ie principal moyen a utiliser pour mettre ces programmes en oeuvre, qu'il s'agisse de nutrition, d 'approvisionnement en eau ou d 'assainissement, de protection maternelle et infantile et de vaccination, de lutte contre les maladies endemiques et de traitement des affections et lesions les plus repandues, ou encore de l'eveil des collectivites a la conscience des problemes de sante. Les autres elements des services de sante doivent apporter leur plein appui aux ~oins de sante primaires, de telle fa~on qu'ensemble ils constituent, a l'ec~elle du pays tout entier, un systeme coherent axe sur les vrais besoins de la population, a commencer par les plus essentiels. II est d'importance cap'tale QU'a tous les niveaux du systeme soient places des personnels de sante aptes a accomplir les taches qui leur sont assignees. Parmi les mecanismes qui tiennent une large place dans Ie canevas aue j'ai trace figure la programmation sanitaire par pays, laquelle doit etre completee par l'etablissement d'un budget programme national de la sante afin de garantir que les programmes prioritaires re~oivent des credits suffisants, par l'evaluation des programmes de sante qui est indispensable pour ameliorer Ie processus de developpement sanitaire et Ie systeme de distribution des soins, ainsi que par un solide appul sur Ie plan de l' infor·· mation. J'ai egalement mis en relief dans ce canevas, Ie renforcement des ministeres de la sante qui doivent etre capables d'intervenir au plus haut niveau aupres du chef de l'Etat et des autres ministeres charges de l'action sociale et de la planification, seul moyen de promouvoir la sante dans Ie cadre du developpement socio-economique. Tout aussi importants sont des mecanismes tels que les conseils consultatifs nationaux de la sante et les centres nationaux de recherche, de developpement et de formation axes sur des programmes donnes, mecanismes qui doivent etre acceptes et utilises aussi bien par les autorites du pays auquel ils appartiennent que par d'autres pays dans Ie cadre de la cooperation technique entre Etats. Action nationale pour la sante VOllS

Les soins de sante primaires, avec leurs nomhreuses

ramification~

aurez remarque que j'ai souligne l'action dans leg~, car c'est

la qu'elle est Ie plus efficace. En effet, si l'action internationale peut constituer une source importante de stimulation et d'appui, elle ne peut jamais se substituer a l'action nationale. Que faut-il faire, dans ces conditions, pour susciter cette action nationale et faire en sorte au'elle ne se relache pas ?

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.______.::C'-'O"'M=I_'T-'E'---'R"Ec:::G"..I'-O=N~AL"'___'_~V'_I'_N"_G",_'T_-_'_,l"E~UV IEME SE SS) or:

__________ _

concreti~e si besoin est par des mesure~c; ler.islat-i~,-d-'-a-~li~-e-r~n~~­

Les gouvernements doivent prendre l'engagement politique san"i equivoque,

dornaine de 1a sant0 les reformes indispensables pour que Ie d"vC'loPl'er 1 f'nt sanitaire devienne une ri7-al:i.t[,. La Declaratfon universplle des ciro-fts de 1 'homme et la Constitution de 1 'OM~ peuvent servir de rase ;) ces r8fnrmes,

etant donne qu'el1es soulignent 1 'une et 1 'autre Ie droit de C 11(l:(1UP etrC' humain a un niveau de sante satisfaisant et la responsahilit{> ~utont les gouvernements de garanttr ce droit. C'e~t?i l'echelon gouvernempntnl nue doit ~tre organis~e la collaboration de tous les secteurs qui ont un rAle a jouer dans le developpement sanitaire, II importe de determiner les objectifs soc}au2C_~~,:~~_n!.{>

qui c0nv i enn('nt

Tels pourront etre, par exemple, l'access1.on de tllUS iiUX soins de santE' essentiels, une repartition equitable des reR!=:ourcer.; sanj-· taire~ et, par cons&ouent, l'allocation pr~f~rentielle de ceR re~~ourcpq nux groupes socialement I!\arginalisps, ainsi qu 'un eveil de 1a ponulaUon " 1" conscience des prob1emes de sante qui 1 'ampnera .=t particirer activement .1 1a definition de la politique et des plans de santi", ain~i qu'!; la formulation, a l'execution et au contro1e de ses propres programmes de soins de ~ant(. primaires. Les programmes prioritaires, qu'U faut identifier, doivent comportf'r des objectifs bien prccisps dont la realisation permettra d'atteindr0 les buts sociaux fixes en matiere de santf. CeR objectif:"J pourront (?otre, pour n'en citer que quelques-uns, 1a garantie de bonnes conditions de nutr i ti0n pour l'ensemble des nourrissons et des enfant~, l'approv!~ionnement en €:111 de toute 1a population, la maitrise des maladieR rara~itaires et ]p. forTT'.1.t inn des membres de l'equipe de sante.

a chaque pays.

Pour chaque programme, i1 convient de cho5fdr ou de mettre au ro~nt unp technologie appropriee qui soit scientifiquement fondee, !=locialernent i\cceptable et economjquement realisable; i1 s'agira, par exem~le, d!une ~cil]curp utilisation des denrees locales pour Ie sevrage, de travaux d'anprovic;i.onnpment en eau peu coiiteux parce que faisant appel aux matc?riaux locaux, ou encore de methodes de formation de l'cQuipe de <gante qui a!=;<:;ocfpJ"'I.t rtroitement prestation de services et conduite de recherches. Tous les programmes, quel que soit leur degre de prioriti', dojve-,,_t ietre 1ntegres dans un systeme g~neral de sante, en commen~ant par les soin~ de sante primaires et en mohilisant Ie soutien du reste du systPl'le. A tous lee niveaux, les etablissernents doivent etre c~nsus et organi.sps de fac;on h fournir les services qui permettront d'executer ces prograMmes ~rioritairec. Ii faut elahorer les procedures d'execution nikessatres pour cue le~ r-tahli.c:sements et les services puissent mettre en oeuvre les ~rogram~e~ avec Ie maximum d'efficacite et d'efficience. Si la marche a suivre que je viens d'indiquer semble al1er de soi, il est surprenant de constater comhien peu de pays formulent leure pro~ramMP' de cette fa~on en vue de leur mise en oeuvre ultp.rieure par les services de sante ou autres services connexes. Dans 1a p1upart de~ pay~ t on assiste 7'i une proliferation anarch1que des moyens cliniques et non a un developpenent systematique des systemes de sante. Les etablissements cl i.niQues des tvpes existants viennent s'ajouter les uns aux autres sans qu'on ait ~uffi~amrrlE:'_nt

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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songe a leur finalite et a leur efficacite. Certes, de nombreux pays assurent des services de prevention individuelle d'un type qui est maintenant devenu classique, mais ces services ne sont que rarement soumis ~

une

evaluation qui permettrait de mesurer la valeur et l'efflcacite de la technologie qu'ils appliquent. Tout systeme de sante repose sur la qualite de ceux qui en assurent la planification et Ie fonctionnement. Les travailleurs sanitaires de toutes categories doivent, dans un esprit d'action sociale, se mettre au service de la population en lui fournissant les prestatio_n~~ lui sont destinees, et recevoir pour cela la formation appropriee. Ces competences sociales et techniques sont d'autant plus importantes que les services de sante doivent activement solliciter et soutenir la contribution essentielle que constitue pour la sante la prise en charge consciente, par I' indivldu, la famille et la collectivite, de leurs propres soins de sante. II importe de susc;ter a tous les niveaux l'esprit de recherche et 1 'absence de parti pris qui peuvent favoriser l'originalite de pensee qui permet de resoudre les problpmes dans les situations les plus diverses. Action de gestion pour la sante Cette ouverture d' esprit a I' egard de la resolution des !,rohlemes n' est sans doute nulle part plus necessaire que dans l'application de ripoureux processus de gestion en vue du developpement sanitaire. 0ue l'application de ces processus precede ou suive l'adoption de reformes radicales, ou qu'elles interviennent simultanement, onvoit mal en tout cas qu'elles puissent avoir l'une sans l'autre un impact durable, L'action de gestion pour Ie developpement sanitaire national doit s'articuler etroitement sur la planification intersectorielle du developpement socio-economi.aue. Au risque de me repeter, je dois rappeler ici qu'il s'agit d'activites telles que la programmation sanitaire par pays, la budgetisation du programme national de sante, la formulation des programmes de sante, la concreti.satjon de ces programmes en etablissements et en services, 1a mise en oeuvre des programmes par ces etablissements et services, l'evaluation des programmes de sante et Ie soutien informationnel. II va de soi qu'il peut y avoir de nombreux points d'entree differents dans Ie processus, et que chacun doit etre exploite au maximum cbaque fois que I'occasion s'en presente, mais

qu'il ne faut jamais perdre de vue l'ensemble du plan de developpement sanitaire et notamment ses objectifs sociaux, En effet, il n'est que trop facile d'oublier ces derniers dans la fievre de l'action, De plus, J.l ne saurait y avoir de resultats durables s1 l'on ne garde pas solidement nresente a l'esprit la necessite d'une realisation sociale des objectifs sociaux. J'entends par la la participation d'un public eclaire au developpement et au contrale de son propre systeme de sante et, en particulier, Ie role qu'il aura a jouer lorsqu'il s'agira de developper les soins de sante primaires et de veiller a ce que Ie reste du systeme de sante leur apporte un appul. suffisant. Tant il est vrai que la solution d'un grand nomhre des principaux problemes de sante actuels depend pour beaucoup de ce que les gens sont prets a faire pour s'aider eux-memes. L'action sociale pour la sante Et c'est ainsi que je reviens a la question de l'action "ociale pour Ia sante et au theme central de mon allocution : comment mettre en pla.ce et executer a travers Ie monde des plans d 'action qui yarantiront un niveau de

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COMITE REGIONAL

VINGT-tlEVVIEME SESSInN

sante acceptable pour tous. Ce que je preconise, c 'est 1 'application dan.< Ie domaine de la sante de ri'formes radicales qui permettront aux ra~'s de definir leurs objectifs sociaux de sante et de lancer et de maintenjr Ie processus de developpement sani taire necessaire pour a t teind re ces ohj ec ti f s.

Outre l' incessant travail de persuasion auquel doivent se livrer les politiciens de 1a sante, 1a motivation sociale re.Aultant de 1 t information du public joue un rBle cli lorsqu'il s'agit de mettre en oeuvre l'action politique necessaire. Tout citoyen peut etre convalncu de 5e faire l'avocat de reformes sanitaires t d 'abard pour proteger ses propres ).nterets puis, par un effet d'agregation, pour proteger 1a societe. C'est ainsi que l'pgolsme de l'individu soucieux de sa propre sante se trans forme en altruisme garant de la sante sociale. Peu importe du reste l'origine de la motivation; ce qui compte c'est l'intensiti d'action.

11 va de soi que l'on ne peut associer les collectivitE-s aux soins de sante sans leur en faire partager Ie cout. Certains esprits criti~ues ont voulu y voir une fa,on astucieuse de faire supporter n la population de

exploitation sans scrupule de l'aspiration a la sante, qui ne ~erait qu'une autre forme d'esclavage econornique. A cette critique j'ai deux arp,u~ents ~ opposer. Le premier crest que, en dernipre analyse, tout systprne 0conomjoue depend des forces de la population et que lorsque ces forces sont lih0r0es au profit de la population et non pas pour promouvoir tel ou tel systeme economique inerte, on est toujours etonne de voir len tresors d I ingeniosit6

nouvelles charges financieres.

Certes, Ie danger existe toujours d'une

qui sont depenses pour trouver des solutions economiques originales. Mais il faut que les populations et leurs gouvernements comprennent hien cela, et luttent pour cette independance sociale. Ce qui m'ampne A mon second argument. S'il existe dans Ie pays la ferme volonte d'appliquer des rcformes sanitaires - volante sociale et volante politique - ces reformes sernnt adoptees et 1a population Cansacrera volontiers ses forces ales concretiser. L'action internationale pour la sante L'action internationale pour la sante doit venir appuyer l'action nationale. La Conference internationale sur les so ins de sante primaires aura lieu sous peu a Alma Ata. Elle adjurera sans doute les gouvernements d'etablir des plans nationaux d'action pour les soins de sante primaires, garantie la plus sure d'une amelioration de l'€tat de sante de la population. Sur la base de ces plans nationaux, et en fonction de leurs hesoins, l'O~S elaborera des plans d 'action a 1 'echelle regionale et mondiale. Ce .• plans seront d'importance capitale pour Ie succes de la strategie que Ie Conseil executif de l'OMS est en train de mettre en oeuvre pour procurer a tous, d'ici l'an 2000, un niveau de sante accentable. lIs influeront egalement de fa<;on determinante sur la contribution que la sante arportera au Nouvel ordre economique international et a sa conversion en un aut~entique ordre de developpement international. VallS vaus direz peut-etre qu ' en mettant tant d ' insjstance sur l'action nationale je demande beaucoup aux gouvernements tout en exigeant fort peu de moi-meme. Je ne saurais trap rappeler que la proposttion r~clamant d 'urgenc_e_,

et j'insiste sur ce terme, la preparation de plans nationaux d'action pour Ie developpement sanitaire devant conduire a un plan d 'action mondial ~ui prenne la forme d'un effort collect if des Etats Membres procede entierel'lent de la Constitution de l'OMS, laquelle stipule sans equivoque que l'Organisation a ete creee pour promouvoir la cooperation entre ses Etats ~Aemhres.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE En ce qui concerne rna propre action, je voudrais rappeler que j'ai conclu mon allocution devant la Trente et Unii'me Assemhlee mond .i.ale de la Sante - au cours de laquelle j'ai souligne Ie caractere indivisihle de Is sante mondiale -- en m'adressant directement aux dirigeants politiQues du monde pour les adjurer de tirer tout Ie parti possible du fait que les aspirations

135

a

la sante ne sont guere sujettes

a

controverses pour promouvoir

Ie developpement socio-economique et, partant, la paix mondiale. Ne vaulant pas m'en tenir la, j'ai adresse ensuite des lettres personnelles dane Ie meme sens a un certain nombre d'hommes d'Etat que je me declarais pret a rencontrer

a

tout moment afin que naus puissions explorer ensemble les

moyens de promouvoir la sante, Ie developpement et la paix en tant qu 'entiCe indissociable. Je me suis egalement adresse a tous les Ministres de la Sant8 en leur demandant de pressentir Ie chef de l'Etat et ceux de leurs collegues au gouvernement qui souhaitent oeuvrer en faveur du developpement et de la paix. La Trente et Unieme Assemblee mondiale de la Sante a adopt;; une resolu-tion dans laquelle elle m'a prie de reexaminer les structures de l'Organisation eu egard a ses fonctions, afin que les activites menees ~ tous les niveaux operationnels contribuent a une action integree. De concert avec les Directeurs regionaux j'ai deja mis cette etude en chantier et j'espere que vous la lancerez vous-meme dans votre Region lors de la presente session du Comite regional, et que vous procederez a de tres larges consultations avec les gouvernements de la Region. C'est de VOUS-MemeS, les Etats Membres, que depend la bonne execution des fonctions de l'Organisation, et je ferai quant a moi tout man possible pour proposer des structures renouvelees qui soient effectivement capables de soutenir les fonctions que vous aurez determinees. Le Comite regional est l'une des plus importantes structures de l'Organisation. Vous assumez des responsabUites politiQues et techniques toujours plus importantes, et c'est dans l'ordre des choses. La Region re~oit de nouveaux renforts avec la creation des tahleaux d'experts regionaux, dont Ie tres actif Comite consultatif regional de la Recherche medicale est un remarquable exemple. J'espere que vous vous montrerez tout aussi actifs lorsqu'il s'agira de sanctionner Ie choix de centres nationaux de recherche, de developpement et de formation axes sur des programmes determines, de sorte qu' Us prennent un caractere veritablement regional grace a la cooperation entre les pays. Notre Constitution fait de cette cooperation la pierre angulaire du succes. Toutes les structures devront etre renforcees de fa~on a promouvoir et a soutenir la cooperation Qui doit s'instaurer entre les Etats Membres afin de definir et de realiser le plan d'action mondial pour la sante. Si je laisse derriere mo;. un plan d'action en plein essor et, pour I' appuyer, une OMS fonctionnant .sans heurts ni accrocs, je pourrai, a la fin de mon mandat, envisager l'avenir avec optimisme, et Ie passe avec satisfaction. Je m'adresse a vous, les representants des pays de la Region du Pacifique occidental, pour vous demander de tout mettre en oeuvre afin d' aI'P15·quer d'urgence les vastes reformes sanitaires qui s'imposent dans toute la Region et pour mettre en place aux niveaux national et regional des nlans d'action pour la sante. Je n'oublie pas les dissensions Qui opposent certains pays de la Region; je n'ignore pas non plus que, dans de telles circonstances, il vous est difficile d'obtenir pour la sante un rang de

=1~3~6_______________~C~O~M~I~T~E~'~RE~'G~·I~O~.~~11~1L~~V~!:~N~G~T~-~N~EUVIEMe SeSSION

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priorite plus eleve. Ces obstacles ne font que souligner la nece~site de mobiliser l'autosuffisance collective dan. la lutte pour Ie developpenent social et economique. Monsieur Ie President, Messieur!=> It;:'.s Rerresentants,

la quete de la sante est un element vital de cette lutte. avec ardeur!

Poursuivez-la

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization