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Soixante-dixième Assemblée mondiale de la Santé : Genève, 22-31 mai 2017 : résolutions et décisions, annexes

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WHA70/2017/REC/1 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 22-31 MAI 2017 RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ANNEXES GENÈVE 2017 W H A 70/2017/R E C /1 SO IX A N T E -D IX IÈ M E A SSE M B L É E M O N D IA L E D E L A SA N T É : R É SO L U T IO N S E T D É C ISIO N S 2017 WHA70/2017/REC/1 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 22-31 MAI 2017 RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ANNEXES GENÈVE 2017 - ii - ABRÉVIATIONS Les abréviations suivantes sont employées dans la documentation de l’OMS : AIEA – Agence internationale de l’énergie atomique BIT – Bureau international du travail CIRC – Centre international de recherche sur le cancer CNUCED – Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement FAO – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FIDA – Fonds international de développement agricole FMI – Fonds monétaire international HCR – Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés OACI – Organisation de l’aviation civile internationale OCDE – Organisation de coopération et de développement économiques OICS – Organe international de contrôle des stupéfiants OIE – Organisation mondiale de la santé animale OIM – Organisation internationale pour les migrations OIT – Organisation internationale du travail OMC – Organisation mondiale du commerce OMI – Organisation maritime internationale OMM – Organisation météorologique mondiale OMPI – Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ONU – Organisation des Nations Unies ONUDC – Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ONUDI – Organisation des Nations Unies pour le développement industriel ONUSIDA – Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida OPS – Organisation panaméricaine de la Santé PAM – Programme alimentaire mondial PNUD – Programme des Nations Unies pour le développement PNUE – Programme des Nations Unies pour l’environnement UIT – Union internationale des télécommunications UNESCO – Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture UNFPA – Fonds des Nations Unies pour la population UNICEF – Fonds des Nations Unies pour l’enfance UNRWA – Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient ____________________ Les appellations employées dans ce volume et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l’appellation « pays ou zone » apparaît dans le titre de tableaux, elle couvre les pays, territoires, villes ou zones. - iii - AVANT-PROPOS La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé s’est tenue au Palais des Nations à Genève du 22 au 31 mai 2017, conformément à la décision adoptée par le Conseil exécutif à sa cent trente-neuvième session.1 ____________________ 1 Décision EB139(11) (2016).

- v - TABLE DES MATIÈRES Pages Avant-propos ................................................................................................................................... iii Ordre du jour ................................................................................................................................... ix Liste des documents ........................................................................................................................ xv Présidence et secrétariat de l’Assemblée de la Santé et composition de ses commissions ............. xxiii RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS Résolutions WHA70.1 Arriérés de contributions : Somalie ....................................................................... 3 WHA70.2 Nomination du Directeur général .......................................................................... 5 WHA70.3 Contrat du Directeur général ................................................................................. 5 WHA70.4 Remerciements au Dr Margaret Chan ................................................................... 5 WHA70.5 Budget programme 2018-2019 .............................................................................. 6 WHA70.6 Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des conclusions de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique ................................................................ 8 WHA70.7 Amélioration de la prévention, du diagnostic et de la prise en charge clinique de l’état septique .................................................................................................... 12 WHA70.8 État du recouvrement des contributions, et notamment celles des États Membres redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution ............................................................................... 15 WHA70.9 Barème des contributions pour 2018-2019 ............................................................ 16 WHA70.10 Traitements du personnel hors classes et du Directeur général ............................. 21 WHA70.11 Préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 .................................................................................................................. 22 - vi - Pages WHA70.12 Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée ............................... 23 WHA70.13 Prévention de la surdité et de la déficience auditive .............................................. 28 WHA70.14 Renforcer la vaccination pour atteindre les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins ...................................................................................................... 31 WHA70.15 Promotion de la santé des réfugiés et des migrants ............................................... 35 WHA70.16 Action mondiale pour lutter contre les vecteurs – une approche intégrée de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle ........................................... 36 Décisions WHA70(1) Composition de la Commission de vérification des pouvoirs ............................... 40 WHA70(2) Élection du président et des vice-présidents de la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé .............................................................................................. 40 WHA70(3) Élection du bureau des commissions principales................................................... 40 WHA70(4) Constitution du Bureau de l’Assemblée ................................................................ 41 WHA70(5) Adoption de l’ordre du jour ................................................................................... 41 WHA70(6) Poste de Directeur général ..................................................................................... 41 WHA70(7) Vérification des pouvoirs ....................................................................................... 42 WHA70(8) Élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif ..................................................................................................... 42 WHA70(9) Planification de la transition pour la poliomyélite ................................................. 43 WHA70(10) Examen du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique ............................ 45 WHA70(11) Application du Règlement sanitaire international (2005) ...................................... 46 WHA70(12) Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé .............................................................................. 47 WHA70(13) Rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016 ........................................................... 48 WHA70(14) Rapport du Commissaire aux comptes .................................................................. 48 WHA70(15) Nomination de représentants au Comité des pensions du personnel de l’OMS .... 48 WHA70(16) Fonds pour les infrastructures ................................................................................ 49 WHA70(17) Plan mondial d’action de santé publique contre la démence ................................. 50 - vii - Pages WHA70(18) Le problème mondial de la drogue sous l’angle de la santé publique ................... 50 WHA70(19) Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant : plan de mise en œuvre .................................................................................................. 51 WHA70(20) Renforcer les synergies entre l’Assemblée mondiale de la Santé et la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac ....................... 51 WHA70(21) Dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés ....................................................................................................................... 52 WHA70(22) Progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ............................................................................................................ 52 WHA70(23) Rôle du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà ... 53 WHA70(24) Choix du pays où se tiendra la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé ..................................................................................................................... 53 ANNEXES 1. Contrat du Directeur général ................................................................................................. 57 2. S’engager pour la santé : Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021) ....................................................................................... 59 3. Préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 : actualisation de l’appendice 3 du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 ............................................................................................... 77 4. Cadre de priorités et de principes directeurs pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants ...................................................................................................................... 98 5. Action mondiale de lutte antivectorielle 2017-2030 ............................................................. 104 6. Poste de Directeur général : propositions tendant à améliorer l’efficience du scrutin sur papier à l’Assemblée de la Santé et amendements devant en conséquence être apportés aux procédures ...................................................................................................................... 111 7. Planification de la transition pour la poliomyélite : liste des mesures à prendre par le Secrétariat entre le 1er juin et le 31 décembre 2017 .................................................................................... 113 8. Rapport 2016 du Groupe d’examen du Cadre PIP ................................................................ 115 9. Projet de plan stratégique mondial quinquennal pour améliorer la préparation et l’action de santé publique 2018-2022 : principes directeurs .............................................................. 219 10. Plan mondial d’action de santé publique contre la démence 2017-2025 .............................. 223 - viii - Pages 11. Plan de mise en œuvre visant à orienter les mesures prises en application des recommandations figurant dans le rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant ............................................................................................................................. 249 12. Dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure/ faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits : définitions de travail .................................. 276 13. Feuille de route pour accroître la participation du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà ....................................................................................... 280 14. Incidences financières et administratives qu’auront pour le Secrétariat les résolutions et décisions adoptées par l’Assemblée de la Santé................................................................ 285 ____________________ - ix - ORDRE DU JOUR1 SÉANCES PLÉNIÈRES Numéro du point 1. Ouverture de l’Assemblée de la Santé 1.1 Constitution de la Commission de vérification des pouvoirs 1.2 Élection du président 1.3 Élection des cinq vice-présidents, des présidents des commissions principales et constitution du Bureau 1.4 Adoption de l’ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales 2. Rapport du Conseil exécutif sur ses cent trente-neuvième et cent quarantième sessions 3. Allocution du Dr Margaret Chan, Directeur général 4. Poste de Directeur général 4.1 Procédures pour le déroulement de l’élection 4.2 Nomination du Directeur général 4.3 Contrat du Directeur général 5. [supprimé] 6. Conseil exécutif : élection 7. Distinctions 8. Rapports des commissions principales 9. Clôture de l’Assemblée de la Santé 1 Adopté à la deuxième séance plénière. SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ - x - COMMISSION A 10. Ouverture des travaux de la Commission1 11. Questions programmatiques et budgétaires 11.1 Informations générales sur la situation financière : budget programme 2016-2017 11.2 Projet de budget programme 2018-2019 12. Préparation, surveillance et intervention 12.1 Situations d’urgence sanitaire • Comité consultatif de surveillance indépendant du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire • Action de l’OMS dans les situations d’urgence graves et de grande ampleur • Recherche-développement pour les maladies à potentiel épidémique • Coordination des personnels de santé dans les situations d’urgence ayant des conséquences sanitaires 12.2 Résistance aux antimicrobiens 12.3 Poliomyélite • Le point sur la poliomyélite • Planification de la transition pour la poliomyélite 12.4 Application du Règlement sanitaire international (2005) 12.5 Examen du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique 13. Systèmes de santé 13.1 Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des conclusions de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique 13.2 Principes sur le don et la gestion du sang, de ses constituants et des autres produits médicaux d’origine humaine 1 Y compris l’élection des vice-présidents et du rapporteur. ORDRE DU JOUR - xi - 13.3 Lutter contre la pénurie mondiale de médicaments et de vaccins et en favoriser l’accès 13.4 Évaluation et examen de la Stratégie mondiale et du Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle 13.5 Suivi du rapport du Groupe de travail consultatif d’experts sur le financement et la coordination de la recherche-développement 13.6 Dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure/ faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits 13.7 Promotion de la santé des réfugiés et des migrants 14. Maladies transmissibles 14.1 Plan d’action mondial pour les vaccins 14.2 Action mondiale pour lutter contre les vecteurs 15. Maladies non transmissibles 15.1 Préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 15.2 Projet de plan mondial d’action de santé publique contre la démence 15.3 Le problème mondial de la drogue sous l’angle de la santé publique 15.4 Résultats de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition 15.5 Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant : plan de mise en œuvre 15.6 Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée 15.7 Renforcer les synergies entre l’Assemblée mondiale de la Santé et la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac 15.8 Prévention de la surdité et de la déficience auditive 16. Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie 16.1 Progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 16.2 Rôle du secteur de la santé dans l’approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà 16.3 Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) : santé de l’adolescent SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ - xii - 17. Rapports de situation Maladies non transmissibles A. Plan d’action mondial de l’OMS relatif au handicap 2014-2021 : un meilleur état de santé pour toutes les personnes handicapées (résolution WHA67.7 (2014)) B. Relever les défis de la Décennie d’action des Nations Unies pour la sécurité routière (2011-2020) : issue de la Deuxième Conférence mondiale de haut niveau sur la sécurité routière – le temps des résultats (résolution WHA69.7 (2016)) C. Vers la santé oculaire universelle : plan d’action mondial 2014-2019 (résolution WHA66.4 (2013)) Maladies transmissibles D. Éradication de la dracunculose (résolution WHA64.16 (2011)) E. Stratégie mondiale et cibles pour la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte après 2015 (résolution WHA67.1 (2014)) F. Lutte contre le paludisme : stratégie technique mondiale et cibles 2016-2030 (résolution WHA68.2 (2015)) Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie G. Conséquences pour la santé publique de l’exposition au mercure et aux composés du mercure : le rôle de l’OMS et des ministères de la santé publique dans la mise en œuvre de la Convention de Minamata (résolution WHA67.11 (2014)) H. Stratégie pour l’intégration de l’analyse des spécificités de chaque sexe et d’une démarche soucieuse d’équité entre hommes et femmes dans les activités de l’OMS (résolution WHA60.25 (2007)) Systèmes de santé I. Progrès en matière d’usage rationnel des médicaments (résolution WHA60.16 (2007)) J. Renforcement des systèmes de réglementation des produits médicaux (résolution WHA67.20 (2014)) K. Développer les soins chirurgicaux d’urgence, les soins chirurgicaux essentiels et l’anesthésie en tant que composantes de la couverture sanitaire universelle (résolution WHA68.15 (2015)) Préparation, surveillance et intervention L. Éradication de la variole : destruction des stocks de virus variolique (résolution WHA60.1 (2007)) M. Renforcement de la sécurité biologique en laboratoire (résolution WHA58.29 (2005)) 20.3 Dispositions spéciales concernant le règlement des arriérés ORDRE DU JOUR - xiii - COMMISSION B 18. Ouverture des travaux de la Commission1 19. Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé 20. Questions financières 20.1 Rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016 20.2 État du recouvrement des contributions, et notamment celles des États Membres redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution 20.3 [transféré à la Commission A] 20.4 Barème des contributions pour 2018-2019 20.5 [supprimé] 20.6 [supprimé] 21. Questions relatives à la vérification des comptes et à la surveillance 21.1 Rapport du Commissaire aux comptes 21.2 Rapport du vérificateur intérieur des comptes 22. Questions relatives au personnel 22.1 Ressources humaines : rapport annuel 22.2 Rapport de la Commission de la fonction publique internationale 22.3 Amendements au Statut du personnel et au Règlement du personnel 22.4 Rapport du Comité mixte de la Caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies 22.5 Nomination de représentants au Comité des pensions du personnel de l’OMS 1 Y compris l’élection des vice-présidents et du rapporteur. SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ - xiv - 23. Questions administratives, juridiques et de gouvernance 23.1 Vue d’ensemble de la mise en œuvre de la réforme de l’OMS 23.2 Réforme de la gouvernance : suivi de la décision WHA69(8) (2016) 23.3 Collaboration avec les acteurs non étatiques • Critères et principes concernant les détachements de personnel d’organisations non gouvernementales, de fondations philanthropiques et d’établissements universitaires 23.4 Projet de fonds pour les infrastructures (intégration du fonds immobilier et du fonds pour la technologie de l’information) 23.5 [supprimé] 24. Collaboration à l’intérieur du système des Nations Unies et avec d’autres organisations intergouvernementales ____________________ - xv - LISTE DES DOCUMENTS A70/1 Rev.2 Ordre du jour1 A70/2 Rapport du Conseil exécutif sur ses cent trente-neuvième et cent quarantième sessions A70/3 Allocution du Dr Margaret Chan, Directeur général, à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/4 Poste de Directeur général Note du Conseiller juridique2 A70/5 Poste de Directeur général Contrat du Directeur général3 A70/6 Informations générales sur la situation financière : budget programme 2016-2017 A70/7 Projet de budget programme pour l’exercice 2018-2019 A70/7 Add.1 Rev.1 Projet de résolution : budget programme 2018-2019 A70/8 Rapport du Comité consultatif de surveillance indépendant du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire A70/9 Situations d’urgence sanitaire Action de l’OMS dans les situations d’urgence graves et de grande ampleur A70/10 Recherche-développement pour les maladies à potentiel épidémique A70/11 Coordination des personnels de santé dans les situations d’urgence ayant des conséquences sanitaires A70/12 Résistance aux antimicrobiens A70/13 Amélioration de la prévention, du diagnostic et de la prise en charge clinique de l’état septique 1 Voir la page ix. 2 Voir l’annexe 6. 3 Voir l’annexe 1. SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ - xvi - A70/14 Poliomyélite A70/14 Add.1 Planification de la transition pour la poliomyélite1 A70/15 Application du Règlement sanitaire international (2005) Rapport annuel sur l’application du Règlement sanitaire international (2005) A70/16 Application du Règlement sanitaire international (2005) Plan mondial de mise en œuvre2 A70/17 Examen du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique3 A70/18 Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des conclusions de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique4 A70/19 Principes sur le don et la gestion du sang, de ses constituants et des autres produits médicaux d’origine humaine A70/20 Lutter contre la pénurie mondiale de médicaments et de vaccins et en favoriser l’accès A70/21 Évaluation et examen de la Stratégie mondiale et du Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle A70/22 Suivi du rapport du Groupe de travail consultatif d’experts sur le financement et la coordination de la recherche-développement A70/23 Dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits5 A70/23 Add.1 Examen du dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/ contrefaits A70/23 Add.2 Incidences financières et administratives qu’auront pour le Secrétariat les décisions proposées à l’Assemblée de la Santé pour adoption6 1 Voir l’annexe 7. 2 Voir l’annexe 9. 3 Voir l’annexe 8. 4 Voir l’annexe 2. 5 Voir l’annexe 12. 6 Voir l’annexe 14. LISTE DES DOCUMENTS - xvii - A70/24 Promotion de la santé des réfugiés et des migrants1 A70/25 Plan d’action mondial pour les vaccins A70/26 Rev.1 et Add.1 Action mondiale pour lutter contre les vecteurs2 A70/26 Rev.1 Add.2 Incidences financières et administratives qu’auront pour le Secrétariat les résolutions proposées à l’Assemblée de la Santé pour adoption3 A70/27 Préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 20184 A70/28 Projet de plan mondial d’action de santé publique contre la démence5 A70/29 Le problème mondial de la drogue sous l’angle de la santé publique A70/30 Résultats de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition A70/31 Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant : plan de mise en œuvre6 A70/32 Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée A70/33 Renforcer les synergies entre l’Assemblée mondiale de la Santé et la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac A70/34 Prévention de la surdité et de la déficience auditive A70/35 Progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 1 Voir l’annexe 4. 2 Voir l’annexe 5. 3 Voir l’annexe 14. 4 Voir l’annexe 3. 5 Voir l’annexe 10. 6 Voir l’annexe 11. SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ - xviii - A70/36 Rôle du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà1 A70/36 Add.1 Incidences financières et administratives qu’auront pour le Secrétariat les décisions proposées à l’Assemblée de la Santé pour adoption2 A70/37 Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) : santé de l’adolescent A70/38 Rapports de situation A70/39 Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé A70/40 Rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016 A70/41 État du recouvrement des contributions, et notamment celles des États Membres redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution A70/42 Barème des contributions pour 2018-2019 A70/43 Rapport du Commissaire aux Comptes A70/44 Rapport du vérificateur intérieur des comptes A70/45 Ressources humaines : rapport annuel A70/46 Rapport de la Commission de la fonction publique internationale A70/47 Amendements au Statut du personnel et au Règlement du personnel A70/48 Rapport du Comité mixte de la Caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies A70/49 Nomination de représentants au Comité des pensions du personnel de l’OMS A70/50 Vue d’ensemble de la mise en œuvre de la réforme de l’OMS 1 Voir l’annexe 13. 2 Voir l’annexe 14. LISTE DES DOCUMENTS - xix - A70/50 Add.1 Vue d’ensemble de la mise en œuvre de la réforme de l’OMS Leadership et gestion à l’OMS : évaluation de la réforme de l’OMS, troisième étape A70/50 Add.2 Vue d’ensemble de la mise en œuvre de la réforme de l’OMS Résultats de l’OMS dans les pays A70/51 Réforme de la gouvernance : suivi de la décision WHA69(8) (2016) A70/51 Add.1 Incidences financières et administratives qu’auront pour le Secrétariat les décisions proposées à l’Assemblée de la Santé pour adoption1 A70/52 Collaboration avec les acteurs non étatiques A70/53 Collaboration avec les acteurs non étatiques Critères et principes concernant les détachements de personnel d’organisations non gouvernementales, de fondations philanthropiques et d’établissements universitaires A70/54 Projet de fonds pour les infrastructures (intégration du fonds immobilier et du fonds pour la technologie de l’information) A70/55 Collaboration à l’intérieur du système des Nations Unies et avec d’autres organisations intergouvernementales A70/56 Progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations du Commissaire aux comptes et du vérificateur intérieur des comptes A70/57 Examen du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique Collaboration avec le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et d’autres organisations internationales concernées A70/58 Aperçu de la situation financière : budget programme pour l’exercice 2016-2017 Rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016 Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/59 Projet de budget programme 2018-2019 Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé 1 Voir l’annexe 14. SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ - xx - A70/60 État du recouvrement des contributions, et notamment celles des États Membres redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/61 Rapport du Commissaire aux comptes Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/62 Rapport du vérificateur intérieur des comptes Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/63 Ressources humaines : rapport annuel Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/64 Vue d’ensemble de la mise en œuvre de la réforme de l’OMS Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/65 Projet de fonds pour les infrastructures (intégration du fonds immobilier et du fonds pour la technologie de l’information) Rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé A70/66 Commission de vérification des pouvoirs A70/67 Dispositions spéciales concernant le règlement des arriérés A70/68 Premier rapport de la Commission A A70/69 Deuxième rapport de la Commission A A70/70 Élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif A70/71 Premier rapport de la Commission B A70/72 Troisième rapport de la Commission A LISTE DES DOCUMENTS - xxi - A70/73 Quatrième rapport de la Commission A A70/74 Deuxième rapport de la Commission B A70/75 Cinquième rapport de la Commission A A70/76 Troisième rapport de la Commission B A70/77 Sixième rapport de la Commission A A70/78 Quatrième rapport de la Commission B Documents d’information A70/INF./1 Distinctions A70/INF./2 Projet de budget programme 2018-2019 Augmentation proposée des contributions fixées A70/INF./3 La présence de l’OMS dans les pays, territoires et zones : rapport 2017 A70/INF./4 Contributions volontaires par fonds et par contributeur pour 2016 A70/INF./5 Financement de la catégorie 6 et mécanismes de recouvrement des coûts : pratiques actuelles et voie à suivre proposée A70/INF./6 Des ressources optimisées pour une meilleure santé Vers une stratégie et un plan d’optimisation des ressources à l’OMS Documents divers A70/DIV./1 Rev. 1 Liste des délégués et autres participants A70/DIV./2 Guide à l’usage des délégués à l’Assemblée mondiale de la Santé A70/DIV./3 Liste des décisions et résolutions A70/DIV./4 Liste des documents ____________________

- xxiii - PRÉSIDENCE ET SECRÉTARIAT DE L’ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ ET COMPOSITION DE SES COMMISSIONS Président Professeur Veronika SKVORTSOVA (Fédération de Russie) Vice-Présidents M. Nandi Tuaine GLASSIE (Îles Cook) Dr Fawziya ABIKAR NUR (Somalie) Dr Arlindo NASCIMENTO DO ROSARIO (Cabo Verde) M. Patrick PENGEL (Suriname) M. CHOE Myong Nam (République populaire démocratique de Corée) Secrétaire Dr Margaret CHAN, Directeur général Commission de vérification des pouvoirs La Commission de vérification des pouvoirs était composée de délégués des États Membres suivants : Angola, Bélarus, Italie, Japon, Lituanie, Mali, Myanmar, Panama, Paraguay, Soudan du Sud et Yémen. Président : M. Hiroyuki YAMAYA (Japon) Vice-Président : M. Augusto Rosa NETO (Angola) Secrétaire : M. Xavier DANEY (Juriste principal) Bureau de l’Assemblée Le Bureau de l’Assemblée était composé du président et des vice-présidents de l’Assemblée de la Santé, des présidents des commissions principales et de délégués des États Membres suivants : Chine, Cuba, Djibouti, États-Unis d’Amérique, France, Guinée, Kirghizistan, Malawi, Maldives, Malte, Mozambique, Norvège, Philippines, République dominicaine, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Rwanda et Togo. Président : Professeur Veronika SKVORTSOVA (Fédération de Russie) Secrétaire : Dr Margaret CHAN, Directeur général COMMISSIONS PRINCIPALES Conformément à l’article 33 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé, chaque délégation a le droit de se faire représenter par un de ses membres à chacune des commissions principales. Commission A Président : Dr Hanan Mohamed AL-KUWARI (Qatar) Vice-Présidents : Dr Mohammad Anwar HUSNOO (Maurice)1 et M. Philip DAVIES (Fidji) Rapporteur : M. Ioannis BASKOZOS (Grèce) Secrétaire : M. Ian ROBERTS, Coordonnateur, Bibliothèque et réseaux d’information à l’appui des connaissances Commission B Président : Dr Molwyn JOSEPH (Antigua-et-Barbuda) Vice-Présidents : M. Mario MIKLOSI (Slovaquie) et Dr SLAMET (Indonésie) Rapporteur : Dr NGUYEN MANH CUONG (Viet Nam) Secrétaire : Dr Clive ONDARI, Coordonnateur, Sécurité et vigilance REPRÉSENTANT DU CONSEIL EXÉCUTIF Dr Raymond BUSUTTIL (Malte) ___________________ __________________________ 1 Remplacé par M. Anandrao Hurree (Maurice) à l’ouverture de la troisième séance de la Commission A. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS

- 3 - RÉSOLUTIONS WHA70.1 Arriérés de contributions : Somalie La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la demande de la Somalie (voir l’annexe à la présente résolution) concernant ses arriérés de contributions d’un montant de US $451 014, et notant que US $4650 ont été réglés au titre de 2016 et que la Somalie s’est engagée à effectuer un paiement supplémentaire de US $4650 au titre de 2017 ; Ayant également examiné la demande de la Somalie de rééchelonner le paiement de ce solde de US $446 364 sur la période 2018-2037 ; Notant également que cette demande n’est pas totalement conforme aux dispositions de la résolution WHA54.6 (2001) en ce qui concerne le délai et la procédure, 1. DÉCIDE de rétablir les privilèges attachés au droit de vote de la Somalie à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé aux conditions suivantes : La Somalie acquittera le montant de ses arriérés de contributions, qui totalise US $446 364, sur une période de vingt ans, comprise entre 2018 et 2037, selon l’échéancier indiqué ci-après, en sus du règlement de la contribution due pour l’année en cours ; Année US $ 2018 22 318 2019 22 318 2020 22 318 2021 22 318 2022 22 318 2023 22 318 2024 22 318 2025 22 318 2026 22 318 2027 22 318 2028 22 318 2029 22 318 2030 22 318 2031 22 318 2032 22 318 2033 22 318 2034 22 318 2035 22 318 2036 22 318 2037 22 322 TOTAL 446 364 4 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 2. DÉCIDE EN OUTRE que, conformément à l’article 7 de la Constitution, les privilèges attachés au droit de vote seront automatiquement suspendus si la Somalie ne remplit pas les conditions énoncées au paragraphe 1 ci-dessus ; 3. PRIE le Directeur général de faire rapport à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé sur la situation telle qu’elle se présentera alors ; 4. PRIE EN OUTRE le Directeur général de communiquer le texte de la présente résolution au Gouvernement somalien. ANNEXE (Quatrième séance plénière, 23 mai 2017 – Commission A, premier rapport) RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 5 WHA70.2 Nomination du Directeur général La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Sur la proposition du Conseil exécutif, NOMME le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. (Cinquième séance plénière, 23 mai 2017) WHA70.3 Contrat du Directeur général La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, I Conformément à l’article 31 de la Constitution et à l’article 107 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé, APPROUVE, tel qu’amendé, le contrat fixant les conditions et modalités d’engagement, le traitement et les autres émoluments attachés à la fonction de Directeur général ;1 II Conformément à l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé, AUTORISE le Président de la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé à signer ce contrat au nom de l’Organisation. (Cinquième séance plénière, 23 mai 2017) WHA70.4 Remerciements au Dr Margaret Chan La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Exprimant sa profonde gratitude au Dr Margaret Chan pour les qualités extraordinaires dont elle a fait preuve en assumant la direction de l’Organisation mondiale de la Santé au cours de la période 2007-2017 ; Saluant son attachement au partenariat et aux approches de la santé publique reposant sur des données factuelles, et son souci constant de l’efficacité, de la transparence et de la responsabilisation au sein de l’Organisation ; Lui rendant hommage pour ses efforts inlassables et sa gestion avisée en vue d’assurer à la santé une place de choix dans les programmes politiques nationaux et mondiaux ; 1 Voir l’annexe 1. 6 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Lui sachant gré de la résilience dont elle a fait preuve en relevant les défis sans précédent pour la santé publique mondiale rencontrés au cours de son mandat ; La félicitant pour son inlassable détermination à améliorer la santé de tous les peuples du monde, DÉCERNE au Dr Margaret Chan le titre de Directeur général émérite de l’Organisation mondiale de la Santé à compter de son départ à la retraite. (Cinquième séance plénière, 23 mai 2017) WHA70.5 Budget programme 2018-2019 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le projet de budget programme 2018-2019 ;1 Ayant pris note du rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé ;2 Se félicitant des travaux accomplis pour trouver des gains d’efficience dans le domaine de la gestion et de l’administration ; Considérant l’augmentation continuelle du volume des tâches assignées au Directeur général par les organes directeurs de l’OMS, y compris la création récente du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire ; Consciente de la nécessité de déterminer des priorités et, dans un contexte de ressources limitées, de les concentrer sur les programmes ayant le plus fort impact sur la santé publique ou pour lesquels l’OMS a un avantage comparatif notable, comme convenu par les États Membres ; Soulignant que les augmentations proposées au-dessus du niveau du budget programme 2018-2019 approuvé ne doivent être demandées que si nécessaire dans le but d’accomplir des activités prévues dans le mandat de l’Organisation et après avoir pris toutes les mesures possibles pour financer ces augmentations par des économies, des gains d’efficience et l’établissement de priorités, 1. APPROUVE le programme de travail tel qu’il est présenté dans le projet de budget programme 2018-2019 ; 2. APPROUVE le budget pour l’exercice 2018-2019, toutes sources de fonds confondues (contributions fixées et contributions volontaires), pour un montant total de US $4,4215 milliards ; 3. ALLOUE le budget pour l’exercice 2018-2019 aux catégories et autres secteurs ci-après : 1) Maladies transmissibles – US $805,4 millions ; 1 Document A70/7. 2 Document A70/59. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 7 2) Maladies non transmissibles – US $351,4 millions ; 3) Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie – US $384,3 millions ; 4) Systèmes de santé – US $589,5 millions ; E) Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire – US $554,2 millions ; 6) Services institutionnels et fonctions d’appui – US $715,5 millions ; Autres secteurs : • Éradication de la poliomyélite (US $902,8 millions), recherche sur les maladies tropicales (US $50 millions) et recherche en reproduction humaine (US $68,4 millions), soit au total US $1,0212 milliard ; et • Interventions en cas d’épidémies ou de crises et opérations susceptibles d’être portées à une plus grande échelle, les activités de ce secteur étant fonction des événements et ne faisant de ce fait pas l’objet d’une allocation budgétaire ; 4. DÉCIDE que le budget sera financé comme suit : • par les contributions fixées nettes des États Membres ajustées en fonction de l’estimation des recettes non fixées provenant des États Membres, pour un total de US $956,9 millions ; • par les contributions volontaires, pour un total de US $3,4646 milliards ; 5. DÉCIDE ÉGALEMENT que, dans le calcul du montant brut de la contribution fixée pour chaque État Membre, sera déduit le montant de son crédit au fonds de péréquation des impôts ; que cette réduction sera ajustée dans le cas des Membres qui imposent les fonctionnaires de l’OMS sur les émoluments versés par l’Organisation, impôts que l’Organisation rembourse auxdits fonctionnaires ; et que le montant de ces remboursements d’impôts est estimé à US $31,8 millions, la contribution des Membres s’élève donc au total à US $988,7 millions ; 6. DÉCIDE par ailleurs que le fonds de roulement sera maintenu à son niveau actuel de US $31 millions ; 7. AUTORISE le Directeur général à utiliser les contributions fixées ainsi que les contributions volontaires, sous réserve des ressources disponibles, pour financer le budget tel qu’alloué au paragraphe 3, à concurrence des montants approuvés ; 8. AUTORISE EN OUTRE le Directeur général à opérer, si nécessaire, des virements entre les six catégories du budget pour un montant maximum de 5 % des crédits alloués à la catégorie à partir de laquelle le virement est effectué. Il sera rendu compte de tout virement de ce type dans les rapports à soumettre aux organes directeurs concernés ; 9. AUTORISE EN OUTRE le Directeur général à engager, si nécessaire, des dépenses au titre des interventions en cas d’épidémies ou de crises et des opérations susceptibles d’être portées à une plus grande échelle, en fonction des ressources disponibles ; 8 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 10. AUTORISE EN OUTRE le Directeur général à engager, si nécessaire, des dépenses dans les composantes du budget « poliomyélite », « recherche sur les maladies tropicales » et « recherche en reproduction humaine » au-delà du montant alloué à celles-ci, compte tenu des mécanismes supplémentaires de gouvernance et de mobilisation de ressources ainsi que du cycle budgétaire correspondant au budget annuel et/ou biennal de ces programmes spéciaux, en fonction des ressources disponibles ; 11. PRIE le Directeur général : 1) de présenter à l’Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif et de son Comité du programme, du budget et de l’administration, des rapports réguliers sur le financement et l’exécution du budget tel qu’il est présenté dans le document A70/7 ainsi que sur le résultat du dialogue sur le financement, l’allocation stratégique des ressources souples et les résultats de la stratégie de mobilisation coordonnée des ressources ; 2) de présenter des rapports réguliers sur la disponibilité des ressources et les dépenses dans les secteurs budgétaires « interventions en cas d’épidémies ou de crises et opérations susceptibles d’être portées à une plus grande échelle » et « poliomyélite », ainsi que dans les secteurs des programmes spéciaux « recherche sur les maladies tropicales » et « recherche en reproduction humaine » ; 3) de fournir à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif et de son Comité du programme, du budget et de l’administration, des informations complémentaires sur le processus d’établissement des priorités et un plan, avec des précisions sur les activités à interrompre, en préparation du treizième programme général de travail ; 4) de maîtriser les coûts et de chercher des gains d’efficience, et de soumettre des rapports réguliers avec des informations détaillées sur les économies et les gains d’efficience, ainsi qu’une estimation des économies réalisées. (Huitième séance plénière, 26 mai 2017 – Commission A, deuxième rapport) WHA70.6 Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des conclusions de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur les ressources humaines pour la santé et la mise en œuvre des conclusions de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique ;2 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/18. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 9 Réaffirmant les termes de la résolution WHA69.19 (2016) relative à la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030, dans laquelle l’Assemblée de la Santé a adopté la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030, y compris son exhortation à mobiliser les secteurs public et privé et les parties prenantes, dont les gouvernements, les établissements d’enseignement et de formation, les organisations d’employeurs et d’agents de santé, pour coordonner un programme d’action intersectoriel en faveur des personnels du secteur sanitaire et social en vue de disposer d’effectifs capables de mettre en œuvre le Programme 2030 ; Rappelant la résolution WHA63.16 (2010) sur le Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé portant adoption du Code de pratique mondial, dans lequel il est reconnu que des effectifs suffisants et disponibles de personnels de santé sont un élément fondamental d’un système de santé intégré et efficace et pour la fourniture des services de santé, et consciente de la nécessité d’atténuer les effets négatifs des migrations de personnel sur les systèmes de santé des pays en développement ; Rappelant aussi les résolutions précédentes de l’Assemblée de la Santé visant à renforcer les personnels de santé ;1 Rappelant en outre les résolutions adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015 (résolution 70/183) et 2016 (résolution 71/159) dans lesquelles, respectivement, elle demandait la création d’une Commission de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique (ci-après dénommée « la Commission ») et se félicitait du rapport de la Commission ; Soulignant que l’investissement dans les ressources humaines du secteur sanitaire et social a des effets multiplicateurs qui favorisent une croissance économique inclusive, tant au plan local qu’au plan mondial, que cette démarche sert l’ambition du Programme de développement durable à l’horizon 2030, contribue aux progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable, notamment l’objectif 1 (Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde), l’objectif 3 (Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge), l’objectif 4 (Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie), l’objectif 5 (Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles), l’objectif 8 (Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous) et l’objectif 10 (Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre), et aide à exploiter les corrélations existant entre les objectifs et les cibles dont ils sont assortis ; Reconnaissant que les défis sanitaires du XXIe siècle liés aux changements démographiques, socioéconomiques, environnementaux, épidémiologiques et technologiques nécessiteront le recours à des personnels du secteur sanitaire et social capables de fournir des services intégrés, centrés sur la personne, pour assurer la gamme complète des soins ; Rappelant la décision EB140(3) (2017), dans laquelle le Conseil exécutif a notamment pris note avec satisfaction du rapport de la Commission de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique, et de sa mission consistant à imprimer l’élan politique, intersectoriel et 1 Résolutions WHA64.6 (2011) sur le renforcement des personnels de santé, WHA64.7 (2011) sur le renforcement des soins infirmiers et obstétricaux, WHA65.20 (2012) sur l’action et le rôle de l’OMS en tant que chef de file du groupe de responsabilité sectorielle Santé face aux besoins sanitaires croissants dans les urgences humanitaires, WHA66.23 (2013) intitulée « Transformer la formation des personnels de santé à l’appui de la couverture sanitaire universelle », WHA67.19 (2014) sur le renforcement des soins palliatifs en tant qu’élément des soins complets à toutes les étapes de la vie, WHA67.24 (2014) intitulée « Suivi de la Déclaration politique de Recife sur les ressources humaines pour la santé : des engagements renouvelés en faveur de la couverture sanitaire universelle » et WHA68.15 (2015) intitulée « Développer les soins chirurgicaux d’urgence, les soins chirurgicaux essentiels et l’anesthésie en tant que composantes de la couverture sanitaire universelle ». 10 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ multipartite nécessaire en élaborant 10 recommandations et en définissant cinq actions immédiates afin d’éclairer et de stimuler la création d’emplois dans le secteur sanitaire et social de manière à promouvoir une croissance économique inclusive et la cohésion sociale ; Soulignant qu’il est indispensable d’avoir des personnels motivés et compétents dans le secteur sanitaire et social pour mettre en place des systèmes de santé solides et résilients, et insistant sur l’importance d’investir dans les ressources humaines nécessaires pour répondre aux besoins en matière de couverture sanitaire universelle et pour développer les principales capacités au titre du Règlement sanitaire international (2005), y compris la capacité du personnel de santé national à assurer la préparation et la riposte en cas de menace pour la santé publique ; Reconnaissant la nécessité d’étoffer et de transformer considérablement le financement de la santé ainsi que le recrutement, le perfectionnement, la formation théorique et pratique, la répartition et la fidélisation des personnels du secteur sanitaire et social ; Reconnaissant également la nécessité d’accroître considérablement la protection et la sécurité des personnels du secteur sanitaire et social et des établissements de santé dans toutes les situations, y compris les urgences de santé publique aiguës et prolongées ainsi que les crises humanitaires, 1. ADOPTE le Plan d’action quinquennal de l’OIT, de l’OCDE et de l’OMS pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021), « S’engager pour la santé »,1 en tant que mécanisme permettant de coordonner et de faire avancer la mise en œuvre intersectorielle des recommandations de la Commission et des actions immédiates proposées, à l’appui de la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030 ; 2. INVITE INSTAMMENT l’ensemble des États Membres à donner suite sans délai aux recommandations de la Commission et aux actions immédiates proposées, avec le soutien de l’OMS, de l’OIT et de l’OCDE,2 selon qu’il conviendra, et en tenant compte de la situation, des priorités et des particularités nationales ; 3. INVITE les parties prenantes et les partenaires internationaux, régionaux, nationaux et locaux chargés des questions sanitaires, sociales et d’égalité entre les sexes ainsi que des affaires étrangères, de l’éducation, des finances et du travail, à prendre part à la mise en œuvre des recommandations de la Commission et du Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021) dans son ensemble, et à faciliter celle-ci ; 4. PRIE le Directeur général : 1) de collaborer avec les États Membres qui en font la demande, avec des organismes dans d’autres secteurs concernés et avec les partenaires, à la mise en œuvre des recommandations de la Commission et des actions immédiates proposées, telles qu’elles sont formulées dans le Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021), notamment pour : a) renforcer l’élaboration et la mise en place progressives des comptes nationaux des personnels de santé ; 1 Voir l’annexe 2. 2 Et le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 11 b) renforcer la pertinence, l’efficacité et l’application du Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé, notamment en encourageant constamment le dialogue et la coopération bilatéraux et multilatéraux en vue de promouvoir les avantages mutuels qui découlent de la mobilité internationale des personnels de santé ; c) favoriser le développement et la transformation de la formation professionnelle et technique, à la fois théorique et pratique, y compris la formation interprofessionnelle, en particulier en milieu communautaire et dans les systèmes de santé, et stimuler les investissements dans la création d’emplois décents dans le secteur sanitaire et social, – des effectifs en nombre suffisant ayant les bonnes compétences et affectés au bon endroit –, en particulier dans les pays confrontés aux plus grands défis dans l’instauration de la couverture sanitaire universelle et la mise en œuvre de la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030 ; 2) d’assurer la coordination et de collaborer avec l’OIT, l’OCDE et d’autres secteurs, organismes et partenaires concernés en vue de renforcer leurs capacités communes à soutenir les États Membres qui en font la demande, dans le cadre du présent programme, y compris en ce qui concerne : a) la mise en place d’une plateforme de connaissances en ligne et d’échange de données entre organisations sur les personnels du secteur sanitaire et social, dans le respect de la confidentialité et des lois applicables sur la protection des données, qui rassemble progressivement les données et les informations émanant de multiples organismes, secteurs et sources pour renforcer l’analyse, l’obligation de rendre compte et le suivi des données relatives au marché du travail dans le secteur sanitaire et social, en tant que source d’information électronique en ligne, en libre accès et en temps réel, en s’appuyant sur la mise en place progressive et le suivi des comptes nationaux des personnels de santé ; et b) la création d’une plateforme internationale sur la mobilité des personnels de santé permettant un dialogue intersectoriel transparent sur les politiques, des échanges et une action collective afin de pérenniser les personnels du secteur sanitaire et social, d’accroître au maximum les avantages mutuels, de promouvoir des pratiques de recrutement éthiques et d’atténuer les effets indésirables découlant de cette mobilité ; 3) d’utiliser le Réseau mondial pour les personnels de santé en tant que mécanisme pour associer les parties prenantes à la mise en œuvre du Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021) ; 4) d’étudier la possibilité de mettre en place les mécanismes de financement intersectoriels novateurs qui sont nécessaires pour promouvoir la mise en œuvre du Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021) ; 5) d’accélérer les progrès dans le suivi des personnels de santé au moyen des comptes nationaux des personnels de santé, et de veiller à ce que les agents de santé soient en nombre adéquat, possèdent les compétences requises et soient équitablement répartis ; 6) de présenter régulièrement à l’Assemblée de la Santé un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017-2021), parallèlement aux rapports sur la mise en œuvre de la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission A, troisième rapport) 12 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ WHA70.7 Amélioration de la prévention, du diagnostic et de la prise en charge clinique de l’état septique1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur l’amélioration de la prévention, du diagnostic et de la prise en charge clinique de l’état septique ;2 Notant avec inquiétude que l’état septique continue de causer environ six millions de décès chaque année dans le monde, évitables pour la plupart ; Reconnaissant que l’état septique, en tant que réponse syndromique à une infection, est la dernière étape conduisant au décès pour la plupart des maladies infectieuses partout dans le monde ; Considérant que l’état septique présente une évolution clinique singulière appelant une intervention urgente et que, dans ses premiers stades, il se prête très bien au traitement si l’on pose un diagnostic précoce accompagné d’une prise en charge clinique rapide et adaptée ; Considérant également que les infections susceptibles d’entraîner un état septique peuvent souvent être évitées au moyen d’une bonne hygiène des mains, de l’accès aux programmes de vaccination, à un assainissement amélioré et à une eau de meilleure qualité, et d’autres bonnes pratiques de lutte anti-infectieuse, et que les formes de septicémie liées aux infections nosocomiales sont sévères, difficiles à contrôler et très mortelles ; Constatant que, même si l’on ne peut pas toujours prévoir l’état septique lui-même, ses effets négatifs sur la mortalité et la morbidité à long terme peuvent être atténués par un diagnostic précoce accompagné d’une prise en charge clinique rapide et adaptée ; Constatant également qu’il faut améliorer les mesures de prévention des infections et la lutte contre les conséquences de l’état septique, étant donné que certains programmes de lutte anti-infectieuse sont inadaptés ; que l’éducation pour la santé et le dépistage de l’état septique à un stade précoce sont insuffisants ; que l’accès à un traitement et à des soins abordables, rapides et adaptés est inadéquat ; que les services de laboratoire sont insuffisants ; et que l’on manque d’approches intégrées de prévention et de prise en charge clinique de l’état septique ; Notant que les infections liées aux soins de santé ouvrent couramment la voie à l’état septique, faisant peser une charge supplémentaire sur les ressources de santé ; Considérant que pour lutter contre l’état septique, il faut une approche intégrée centrée sur la prévention, un dépistage précoce par des services cliniques et de laboratoire, et un accès rapide aux soins, notamment aux soins intensifs, les soins essentiels devant être prodigués de façon sûre, notamment l’administration de solutions intraveineuses et l’administration rapide d’antimicrobiens lorsque ceux-ci sont indiqués ; 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/13. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 13 Constatant que : i) le recours inapproprié et excessif aux antimicrobiens accroît la menace liée à la résistance aux antimicrobiens ; ii) dans le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens, adopté dans la résolution WHA68.7 (2015),1 ainsi que dans la résolution WHA67.25 (2014), l’OMS est instamment priée d’accélérer les efforts tendant à assurer l’accès à des antimicrobiens efficaces et à en faire un usage responsable et prudent ; iii) c’est pour l’état septique que l’usage responsable d’antimicrobiens efficaces s’avère le plus vital en santé humaine ; iv) sans une prise en charge clinique adaptée et rapide incluant l’administration d’antimicrobiens efficaces, l’état septique a presque toujours une issue fatale ; v) un traitement antimicrobien inefficace ou incomplet des infections et notamment de l’état septique peut contribuer dans une très large mesure à l’augmentation de la menace liée à la résistance aux antimicrobiens ; vi) l’utilisation de vaccins adaptés peut réduire l’incidence de certains agents pathogènes résistants ; et vii) les patients immunocompromis sont les plus exposés aux risques de septicémies très graves ; Consciente que de nombreuses maladies évitables par la vaccination sont des causes majeures d’état septique et réaffirmant la résolution WHA45.17 (1992) sur la vaccination et la qualité des vaccins, dans laquelle les États Membres sont vivement engagés, entre autres dispositions, à intégrer de nouveaux vaccins d’un bon rapport coût/efficacité et économiquement abordables aux programmes nationaux de vaccination dans les pays où cela est possible ; Consciente également de l’importance de systèmes de santé fonctionnels et solides prévoyant des stratégies institutionnelles et thérapeutiques pour améliorer la sécurité des patients et l’issue des états septiques d’origine bactérienne ; Consciente en outre qu’il faut prévenir et combattre l’état septique, élargir l’accès rapide à un diagnostic correct et mettre à disposition des programmes de traitement adaptés ; Consciente également des efforts de sensibilisation déployés par les parties prenantes, en particulier dans le cadre des activités existantes organisées chaque année le 13 septembre2 dans de nombreux pays pour sensibiliser au problème de l’état septique, 1. INVITE INSTAMMENT les États Membres :3 1) à inclure la prévention, le diagnostic et le traitement de l’état septique dans le renforcement des systèmes de santé nationaux, au sein des communautés et dans les structures de soins, conformément aux lignes directrices de l’OMS ; 2) à renforcer les stratégies existantes ou à en élaborer de nouvelles afin de consolider des programmes de lutte anti-infectieuse notamment en renforçant les infrastructures d’hygiène ; en faisant la promotion de l’hygiène des mains et des autres bonnes pratiques de lutte anti-infectieuse ; par des pratiques d’accouchement dans de bonnes conditions d’hygiène ; par des pratiques de prévention des infections en chirurgie ; en améliorant l’assainissement, la nutrition et l’approvisionnement en eau propre ; par l’accès aux programmes de vaccination ; en fournissant un équipement de protection individuelle efficace aux professionnels de la santé ; et en luttant contre l’infection dans les structures de soins ; 1 Voir le document WHA68/2015/REC/1, annexe 3. 2 Voir le document A70/13, paragraphe 11 : promotion, par des organisations de la société civile, d’une journée mondiale contre l’état septique le 13 septembre. 3 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. 14 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 3) à poursuivre leurs efforts visant à réduire la résistance aux antimicrobiens et à promouvoir un usage adapté de ces produits conformément au Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens,1 notamment en élaborant et en mettant en œuvre des activités de gestion complètes dans le domaine des antimicrobiens ; 4) à mettre au point et à prodiguer des soins standard et optimaux, et à renforcer les interventions médicales de diagnostic et de prise en charge de l’état septique dans les situations d’urgence sanitaire, y compris les flambées épidémiques, au moyen de lignes directrices adaptées prévoyant une approche multisectorielle ; 5) à sensibiliser la population au risque d’évolution des maladies infectieuses vers l’état septique, au moyen de l’éducation sanitaire, notamment concernant la sécurité des patients, afin que les personnes affectées consultent rapidement les systèmes de soins ; 6) à élaborer, à l’intention de tous les professionnels de la santé, des formations sur la prévention de l’infection et la sécurité des patients, et sur l’importance qu’il y a à reconnaître l’état septique comme une affection évitable appelant une intervention thérapeutique urgente, et à utiliser le terme « état septique » dans les rapports avec les patients, les membres de la famille et les autres parties, le but étant de sensibiliser le grand public à ce problème ; 7) à promouvoir la recherche visant à trouver des moyens novateurs de diagnostic et de traitement de l’état septique tout au long de la vie, notamment la recherche sur les nouveaux antimicrobiens et les médicaments alternatifs, les tests de diagnostic rapide, les vaccins et les autres technologies, interventions et thérapies importantes ; 8) à appliquer la Classification internationale des maladies et à en améliorer l’utilisation pour établir la prévalence et le profil de l’état septique et de la résistance aux antimicrobiens, et pour élaborer et mettre en œuvre des outils de suivi et d’évaluation qui permettent d’axer les efforts sur l’amélioration des issues de l’état septique et de suivre les progrès faits en ce sens, notamment en mettant au point et en favorisant des systèmes de surveillance épidémiologique spécifiques, et qui permettent d’orienter les stratégies à bases factuelles pour prendre des décisions politiques sur les activités de prévention, de diagnostic et de traitement et sur l’accès des survivants à des soins adaptés ; 9) à poursuivre les efforts de sensibilisation au problème de l’état septique, en particulier en soutenant les activités existantes qui se tiennent le 13 septembre de chaque année dans les États Membres ;2 2. PRIE le Directeur général : 1) de mettre au point des orientations générales de l’OMS, y compris des lignes directrices, le cas échéant, sur la prévention et la prise en charge de l’état septique ; 2) d’attirer l’attention sur les conséquences de l’état septique pour la santé publique, notamment en publiant un rapport sur l’état septique qui décrive son épidémiologie mondiale et l’impact sur la charge de morbidité et qui recense les approches efficaces pour intégrer le diagnostic et la prise en charge rapides de l’état septique aux systèmes de santé existants d’ici fin 2018 ; 1 Voir le document WHA68/2015/REC/1, annexe3. 2 Voir le document A70/13, paragraphe 11 : promotion, par des organisations de la société civile, d’une journée mondiale contre l’état septique le 13 septembre. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 15 3) de prêter un concours aux États Membres, selon qu’il conviendra, dans la définition de normes et la mise en place des lignes directrices, des infrastructures, des moyens de laboratoire, des stratégies et des outils nécessaires pour réduire l’incidence de l’état septique, la mortalité qui en découle et les complications à long terme ; 4) de collaborer avec les autres organisations du système des Nations Unies, les partenaires, les organisations internationales et les autres parties prenantes afin d’améliorer l’accès à des types de traitements de l’état septique qui soient de qualité, sûrs, efficaces et économiquement abordables et à des mesures de lutte anti-infectieuse, y compris la vaccination, en particulier dans les pays en développement, tout en tenant compte des initiatives existantes dans ce domaine ; 5) de faire rapport à la Soixante-Treizième Assemblée mondiale de la Santé sur l’application de la présente résolution. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission A, quatrième rapport) WHA70.8 État du recouvrement des contributions, et notamment celles des États Membres redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur l’état du recouvrement des contributions, et notamment celles des États Membres redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution, et sur les dispositions spéciales pour le règlement des arriérés ;1 Ayant pris note du rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé ;2 Notant qu’à la date de l’ouverture de la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, le droit de vote des Comores, de la Guinée-Bissau, de la République centrafricaine, de la Somalie et de l’Ukraine était suspendu et que cette suspension devait se prolonger jusqu’à ce que les arriérés des États Membres concernés aient été ramenés, à la présente ou à une future Assemblée de la Santé, à un niveau inférieur au montant qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution ; Notant qu’à la date de l’ouverture de la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, la Gambie, la Grenade, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud étaient redevables d’arriérés de contributions dans une mesure telle que l’Assemblée doit examiner, conformément à l’article 7 de la Constitution, s’il y a lieu ou non de suspendre le droit de vote de ces pays à l’ouverture de la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, DÉCIDE : 1) que, conformément aux principes énoncés dans la résolution WHA41.7 (1988), si, à la date de l’ouverture de la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, la Gambie, 1 Document A70/41. 2 Document A70/60. 16 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ la Grenade, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud sont encore redevables d’arriérés de contributions dans une mesure qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution, leur droit de vote sera suspendu à partir de cette date ; 2) que toute suspension ainsi décidée aux termes du paragraphe 1) se prolongera jusqu’à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé et aux Assemblées de la Santé suivantes jusqu’à ce que les arriérés de la Gambie, de la Grenade, de la Guinée équatoriale et du Soudan du Sud aient été ramenés à un niveau inférieur au montant qui justifierait l’application de l’article 7 de la Constitution ; 3) que cette décision est sans préjudice du droit de tout Membre de demander le rétablissement de son droit de vote conformément à l’article 7 de la Constitution. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission B, premier rapport) WHA70.9 Barème des contributions pour 2018-2019 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général,1 ADOPTE le barème des contributions des Membres et des Membres associés pour l’exercice 2018-2019 tel qu’il figure ci-après. Membres et Membres associés Barème de l’OMS pour 2018-2019 % Afghanistan 0,0060 Afrique du Sud 0,3640 Albanie 0,0080 Algérie 0,1610 Allemagne 6,3892 Andorre 0,0060 Angola 0,0100 Antigua-et-Barbuda 0,0020 Arabie saoudite 1,1461 Argentine 0,8920 Arménie 0,0060 Australie 2,3371 Autriche 0,7201 Azerbaïdjan 0,0600 1 Document A70/42. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 17 Membres et Membres associés Barème de l’OMS pour 2018-2019 % Bahamas 0,0140 Bahreïn 0,0440 Bangladesh 0,0100 Barbade 0,0070 Bélarus 0,0560 Belgique 0,8851 Belize 0,0010 Bénin 0,0030 Bhoutan 0,0010 Bolivie (État plurinational de) 0,0120 Bosnie-Herzégovine 0,0130 Botswana 0,0140 Brésil 3,8232 Brunéi Darussalam 0,0290 Bulgarie 0,0450 Burkina Faso 0,0040 Burundi 0,0010 Cabo Verde 0,0010 Cambodge 0,0040 Cameroun 0,0100 Canada 2,9211 Chili 0,3990 Chine 7,9212 Chypre 0,0430 Colombie 0,3220 Comores 0,0010 Congo 0,0060 Costa Rica 0,0470 Côte d’Ivoire 0,0090 Croatie 0,0990 Cuba 0,0650 Danemark 0,5840 Djibouti 0,0010 Dominique 0,0010 Égypte 0,1520 El Salvador 0,0140 Émirats arabes unis 0,6040 Équateur 0,0670 Érythrée 0,0010 Espagne 2,4431 Estonie 0,0380 18 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Membres et Membres associés Barème de l’OMS pour 2018-2019 % États-Unis d’Amérique 22,0000 Éthiopie 0,0100 Ex-République yougoslave de Macédoine 0,0070 Fédération de Russie 3,0882 Fidji 0,0030 Finlande 0,4560 France 4,8592 Gabon 0,0170 Gambie 0,0010 Géorgie 0,0080 Ghana 0,0160 Grèce 0,4710 Grenade 0,0010 Guatemala 0,0280 Guinée 0,0020 Guinée-Bissau 0,0010 Guinée équatoriale 0,0100 Guyana 0,0020 Haïti 0,0030 Honduras 0,0080 Hongrie 0,1610 Îles Cook 0,0010 Îles Marshall 0,0010 Îles Salomon 0,0010 Inde 0,7370 Indonésie 0,5040 Iran (République islamique d’) 0,4710 Iraq 0,1290 Irlande 0,3350 Islande 0,0230 Israël 0,4300 Italie 3,7482 Jamaïque 0,0090 Japon 9,6802 Jordanie 0,0200 Kazakhstan 0,1910 Kenya 0,0180 Kirghizistan 0,0020 Kiribati 0,0010 Koweït 0,2850 RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 19 Membres et Membres associés Barème de l’OMS pour 2018-2019 % Lesotho 0,0010 Lettonie 0,0500 Liban 0,0460 Libéria 0,0010 Libye 0,1250 Lituanie 0,0720 Luxembourg 0,0640 Madagascar 0,0030 Malaisie 0,3220 Malawi 0,0020 Maldives 0,0020 Mali 0,0030 Malte 0,0160 Maroc 0,0540 Maurice 0,0120 Mauritanie 0,0020 Mexique 1,4351 Micronésie (États fédérés de) 0,0010 Monaco 0,0100 Mongolie 0,0050 Monténégro 0,0040 Mozambique 0,0040 Myanmar 0,0100 Namibie 0,0100 Nauru 0,0010 Népal 0,0060 Nicaragua 0,0040 Niger 0,0020 Nigéria 0,2090 Nioué 0,0010 Norvège 0,8491 Nouvelle-Zélande 0,2680 Oman 0,1130 Ouganda 0,0090 Ouzbékistan 0,0230 Pakistan 0,0930 Palaos 0,0010 Panama 0,0340 Papouasie-Nouvelle-Guinée 0,0040 Paraguay 0,0140 Pays-Bas 1,4821 20 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Membres et Membres associés Barème de l’OMS pour 2018-2019 % Pérou 0,1360 Philippines 0,1650 Pologne 0,8411 Porto Rico 0,0010 Portugal 0,3920 Qatar 0,2690 République arabe syrienne 0,0240 République centrafricaine 0,0010 République de Corée 2,0391 République démocratique du Congo 0,0080 République démocratique populaire lao 0,0030 République de Moldova 0,0040 République dominicaine 0,0460 République populaire démocratique de Corée 0,0050 République-Unie de Tanzanie 0,0100 Roumanie 0,1840 Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord 4,4632 Rwanda 0,0020 Sainte-Lucie 0,0010 Saint-Kitts-et-Nevis 0,0010 Saint-Marin 0,0030 Saint-Vincent-et-les-Grenadines 0,0010 Samoa 0,0010 Sao Tomé-et-Principe 0,0010 Sénégal 0,0050 Serbie 0,0320 Seychelles 0,0010 Sierra Leone 0,0010 Singapour 0,4470 Slovaquie 0,1600 Slovénie 0,0840 Somalie 0,0010 Soudan 0,0100 Soudan du Sud 0,0030 Sri Lanka 0,0310 Suède 0,9561 Suisse 1,1401 Suriname 0,0060 Swaziland 0,0020 Tadjikistan 0,0040 RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 21 Membres et Membres associés Barème de l’OMS pour 2018-2019 % Tchad 0,0050 Tchéquie 0,3440 Thaïlande 0,2910 Timor-Leste 0,0030 Togo 0,0010 Tokélaou 0,0010 Tonga 0,0010 Trinité-et-Tobago 0,0340 Tunisie 0,0280 Turkménistan 0,0260 Turquie 1,0181 Tuvalu 0,0010 Ukraine 0,1030 Uruguay 0,0790 Vanuatu 0,0010 Venezuela (République bolivarienne du) 0,5710 Viet Nam 0,0580 Yémen 0,0100 Zambie 0,0070 Zimbabwe 0,0040 TOTAL 100,0000 (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission B, premier rapport) WHA70.10 Traitements du personnel hors classes et du Directeur général La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant acte des recommandations du Conseil exécutif concernant la rémunération du personnel hors classes et du Directeur général, 1. FIXE le traitement brut afférent aux postes de Sous-Directeur général et de Directeur régional à US $174 373 par an, avec un traitement net correspondant de US $130 586 ; 2. FIXE le traitement brut afférent au poste de Directeur général adjoint à US $192 236 par an, avec un traitement net correspondant de US $142 376 ; 3. FIXE le traitement brut afférent au poste de Directeur général à US $241 276 par an, avec un traitement net correspondant de US $172 069 ; 4. DÉCIDE que ces ajustements de rémunération prendront effet à compter du 1er janvier 2017. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, deuxième rapport) 22 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ WHA70.11 Préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 20181 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur la préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 ;2 Rappelant les résolutions WHA66.10 (2013), sur le suivi de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et WHA69.6 (2016), intitulée « Lutte contre les maladies non transmissibles : suivi des tâches confiées en préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles en 2018 » ; les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies 66/2 (2011) sur la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, 68/300 (2014) sur le document final de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale consacrée à un examen et à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, 69/313 (2015) sur le Programme d’action d’Addis-Abeba et 70/1 (2015) sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; ainsi que les résolutions 2013/12, 2014/10, 2015/8 et 2016/5 du Conseil économique et social des Nations Unies sur l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, 1. APPROUVE l’appendice 3 actualisé du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 ;3 2. PREND NOTE du plan de travail du mécanisme mondial de coordination pour la lutte contre les maladies non transmissibles couvrant la période 2018-2019 ;3 3. INVITE INSTAMMENT les États Membres :4 1) à continuer d’appliquer les résolutions WHA66.10 (2013), sur le suivi de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et WHA69.6 (2016), intitulée « Lutte contre les maladies non transmissibles : suivi des tâches confiées en préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles en 2018 » ; les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies 66/2 (2011) sur la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, 68/300 (2014) sur le document final de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale consacrée à un examen et à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, 69/313 (2015) sur le Programme d’action d’Addis-Abeba et 70/1 (2015) sur le Programme de développement 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/27. 3 Voir l’annexe 3. 4 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 23 durable à l’horizon 2030 ; ainsi que les résolutions 2013/12, 2014/10, 2015/8 et 2016/5 du Conseil économique et social des Nations Unies sur l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, en tenant compte de l’appendice 3 actualisé au Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 ; 2) à concourir à la préparation, aux niveaux national, régional et international, de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 ; 4. PRIE le Directeur général de soumettre à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, un rapport sur la préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, quatrième rapport) WHA70.12 Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur la lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée ;2 Sachant qu’en 2012, le cancer était la deuxième cause de mortalité dans le monde par ordre d’importance, totalisant 8,2 millions de décès, dont la majorité sont survenus dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ; Reconnaissant que le cancer est l’une des principales causes de morbidité dans le monde et un problème de santé publique de plus en plus important, avec une augmentation prévue du nombre annuel de nouveaux cas de cancer, qui devrait passer de 14,1 millions en 2012 à 21,6 millions d’ici à 2030 ; Consciente que certains groupes de population sont davantage exposés aux facteurs de risque, ont moins accès au dépistage, au diagnostic précoce et à un traitement rapide et adapté et que, dans leur cas, l’issue du cancer est souvent moins favorable ; et reconnaissant que des stratégies de lutte anticancéreuse différentes sont nécessaires pour certains groupes de patients, comme les enfants et les adolescents ; Notant que la réduction des risques pourrait permettre d’éviter la moitié des cancers environ ; Sachant que le diagnostic précoce et un traitement rapide et adapté, notamment le traitement de la douleur et les soins palliatifs, peuvent réduire la mortalité et améliorer les résultats thérapeutiques et la qualité de vie des malades du cancer ; Se félicitant de l’introduction de nouveaux produits pharmaceutiques issus d’investissements dans l’innovation en matière de traitement anticancéreux ces dernières années, mais notant avec une vive préoccupation l’augmentation du coût pour les systèmes de santé et les patients ; 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/32. 24 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Soulignant qu’il importe de lever les obstacles qui entravent l’accès à des médicaments et des produits médicaux sûrs, de bonne qualité, efficaces et d’un coût abordable, et à une technologie adaptée pour la prévention, la détection, le dépistage, le diagnostic et le traitement du cancer, y compris la chirurgie, en renforçant les systèmes de santé nationaux et la coopération internationale, notamment dans le domaine des ressources humaines, dans le but ultime d’élargir l’accès pour les patients, y compris en rendant les systèmes de santé mieux à même d’assurer l’accès ; Rappelant la résolution WHA58.22 (2005) sur la prévention et la lutte anticancéreuses ; Rappelant également la résolution 66/2 (2011) de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, où figure un plan de marche constitué d’engagements nationaux des chefs d’État et de gouvernement à combattre le cancer et les autres maladies non transmissibles ; Rappelant en outre la résolution WHA66.10 (2013) portant adoption du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020, où figurent des orientations sur la manière dont les États Membres peuvent réaliser les engagements qu’ils ont pris dans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, notamment en matière de lutte contre le cancer ; Rappelant également la résolution 68/300 (2014) de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le document final de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale consacrée à un examen et à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui indique les engagements continus et renforcés qui sont essentiels pour honorer les engagements en matière de lutte contre le cancer et contre les autres maladies non transmissibles pris dans le plan de marche de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, notamment les quatre engagements nationaux pour 2015 et 2016 ; Considérant l’outil de suivi que l’OMS utilise pour déterminer dans quelle mesure ses 194 États Membres mettent en œuvre ces quatre engagements assortis de délais en matière de lutte contre le cancer et contre les autres maladies non transmissibles, conformément à la note technique1 publiée par l’OMS le 1er mai 2015 en application de la décision EB136(13) (2015) ; Considérant également la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac ; Considérant en outre les objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en particulier l’objectif 3 (Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge) et ses cibles 3.4 (d’ici à 2030, réduire d’un tiers le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles) et 3.8 (instauration de la couverture sanitaire universelle) ; Saluant les efforts que les États Membres2 et les partenaires internationaux ont déployés ces dernières années pour prévenir et combattre le cancer, mais consciente de la nécessité de mesures supplémentaires ; Réaffirmant la Stratégie mondiale et le Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle ; 1 Disponible à l’adresse http://www.who.int/nmh/events/2015/technical-note-en.pdf?ua=1 (consulté le 19 mai 2017). 2 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 25 Réaffirmant aussi le droit qu’ont les États Membres d’exploiter pleinement les flexibilités prévues par l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (Accord sur les ADPIC) pour élargir l’accès à des médicaments d’un coût abordable, sûrs, efficaces et de bonne qualité, et constatant notamment que les droits de propriété intellectuelle sont une incitation importante à la mise au point de nouveaux produits sanitaires, 1. INVITE INSTAMMENT les États Membres,1 compte tenu de leur situation et de leurs cadres institutionnels et juridiques, ainsi que des priorités nationales : 1) à continuer de mettre en œuvre les engagements nationaux en matière de lutte contre le cancer et les autres maladies non transmissibles souscrits dans le plan de marche de la résolution 66/2 (2011) de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et dans la résolution 68/300 (2014) de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le document final de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale consacrée à un examen et à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles ; 2) à mettre également en œuvre les quatre engagements nationaux pour 2015 et 2016 qui se trouvent dans le document final, en préparation de la troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018, en tenant compte de la note technique publiée par l’OMS le 1er mai 2015, dans laquelle sont présentés les indicateurs que le Directeur général utilisera pour rendre compte à l’Assemblée générale des Nations Unies, en 2017, des progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements nationaux, notamment ceux liés à la lutte contre le cancer, en tenant compte des facteurs de risque propres au cancer ; 3) à intégrer et à amplifier la lutte contre le cancer au niveau national, dans le cadre de l’action nationale menée contre les maladies non transmissibles, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; 4) à élaborer, le cas échéant, et à mettre en œuvre des plans nationaux de lutte contre le cancer qui intègrent tous les groupes d’âge, disposent de ressources appropriées, prévoient le suivi et l’obligation de rendre compte ; et qui recherchent les synergies avec d’autres interventions sanitaires et l’efficacité par rapport aux coûts ; 5) à recueillir des données en population de grande qualité sur l’incidence du cancer et la mortalité cancéreuse, pour tous les groupes d’âge par type de cancer, y compris des mesures des inégalités, à l’aide de registres du cancer en population, d’enquêtes auprès des ménages et d’autres systèmes d’information sanitaire pour orienter les politiques et les plans ; 6) à accélérer la mise en œuvre, par les États Parties, de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac et, pour les États Membres qui ne l’ont pas encore fait, à envisager d’adhérer à la Convention le plus tôt possible, étant donné que la réduction significative du tabagisme contribue de manière notable à la lutte contre le cancer ; et à agir pour empêcher l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé publique afin de parvenir à réduire les facteurs de risque de maladies non transmissibles ; 7) à promouvoir la prévention primaire des cancers ; 1 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. 26 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 8) à améliorer l’accès à des vaccinations efficaces et peu coûteuses pour prévenir les infections associées aux cancers, dans le cadre de programmes de vaccination nationaux, sur la base des profils épidémiologiques et des capacités des systèmes de santé des pays, et conformément aux cibles en matière de vaccination fixées dans le Plan d’action mondial pour les vaccins ; 9) à élaborer et mettre en œuvre des programmes et à en assurer le suivi, sur la base des profils épidémiologiques nationaux, pour le diagnostic précoce des cancers fréquents et pour le dépistage des cancers, en fonction des études de faisabilité et du rapport coût/efficacité du dépistage, et moyennant des capacités suffisantes pour éviter les retards de diagnostic et de traitement ; 10) à élaborer et à mettre en œuvre des protocoles reposant sur des bases factuelles pour la prise en charge du cancer, chez les enfants comme chez les adultes, soins palliatifs compris ; 11) à collaborer en renforçant, le cas échéant, les partenariats et les réseaux régionaux et infrarégionaux afin de créer des centres d’excellence pour la prise en charge de certains cancers ; 12) à promouvoir des recommandations qui contribuent à la prise de décisions cliniques et à l’orientation des patients sur la base d’une utilisation efficace, sûre et économiquement rationnelle des services de diagnostic et de traitement du cancer, tels que la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie ; et à faciliter la coopération transsectorielle entre professionnels de la santé ainsi que la formation du personnel à tous les niveaux des systèmes de santé ; 13) à mobiliser, au niveau national, des ressources humaines et financières durables et à envisager des approches de financement volontaires et novatrices pour soutenir la lutte contre le cancer afin de promouvoir un accès équitable et abordable aux soins de cancérologie ; 14) à promouvoir la recherche sur le cancer pour améliorer les données factuelles sur lesquelles s’appuyer pour prévenir et combattre la maladie, y compris la recherche sur les résultats sanitaires, la qualité de vie et le rapport coût/efficacité ; 15) à fournir un traitement de la douleur et des soins palliatifs conformément à la résolution WHA67.19 (2014) sur le renforcement des soins palliatifs en tant qu’élément des soins complets à toutes les étapes de la vie ; 16) à anticiper et à promouvoir le suivi des survivants du cancer, la prise en charge des séquelles et la prévention tertiaire, moyennant la participation active des survivants et de leurs proches ; 17) à favoriser la détection précoce des besoins des patients et l’accès à la réadaptation, y compris en ce qui concerne le travail, les services psychosociaux et les soins palliatifs ; 18) à promouvoir et à faciliter les services de conseil psychosocial et de suivi après traitement pour les patients en cancérologie et leur famille, en tenant compte du fait que le cancer a de plus en plus fréquemment un caractère chronique ; 19) à continuer à encourager les partenariats entre les pouvoirs publics et la société civile, en s’appuyant sur la contribution des organisations non gouvernementales œuvrant pour la santé et des associations de patients, pour soutenir, selon qu’il convient, la fourniture de services de lutte contre le cancer, de traitement et de soins, soins palliatifs compris ; RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 27 20) à s’efforcer d’atteindre la cible 3.4 de l’objectif 3 de développement durable, en réaffirmant l’engagement pris de réduire d’un tiers, d’ici à 2030, le taux de mortalité prématurée due au cancer et aux autres maladies non transmissibles ; 21) à promouvoir la disponibilité, à des prix abordables, de médicaments (en particulier, mais non seulement, ceux qui figurent sur la Liste modèle OMS des médicaments essentiels), de vaccins et de produits diagnostiques de qualité, sûrs et efficaces contre le cancer ; 22) à promouvoir l’accès à une prévention, des traitements et des soins complets et rentables pour la prise en charge intégrée des cancers grâce, entre autres, à un accès accru à des médicaments, des produits diagnostiques et d’autres technologies abordables, sûrs, efficaces et de qualité ; 2. PRIE le Directeur général : 1) d’élaborer des orientations et des outils à utiliser par étapes successives et en fonction des ressources, ou de les adapter, afin de créer et de mettre en œuvre des programmes complets de prévention et de lutte anticancéreuses, y compris pour prendre en charge les cancers de l’enfant et de l’adolescent, en tirant parti des travaux d’autres organisations ; 2) de recueillir, synthétiser et diffuser des données factuelles sur les interventions présentant le meilleur rapport coût/efficacité pour toutes les tranches d’âge, et de soutenir les États Membres 1 désireux de mettre en œuvre ces interventions ; et de démontrer l’opportunité d’investir dans la prévention et la lutte anticancéreuses ; 3) de renforcer la capacité du Secrétariat à la fois d’appuyer la mise en œuvre d’interventions d’un bon rapport coût/efficacité et de modèles de soins adaptés aux pays, et de coopérer avec des partenaires internationaux, dont l’AIEA, en vue d’harmoniser l’assistance technique fournie aux pays en matière de lutte contre le cancer ; 4) d’œuvrer de concert avec les États Membres1 et de collaborer avec des organisations non gouvernementales, des entités du secteur privé, des fondations philanthropiques et des établissements universitaires, tels qu’ils sont définis dans le Cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques, afin de concevoir des partenariats susceptibles d’intensifier la prévention et la lutte anticancéreuses, et d’améliorer la qualité de vie des patients, dans le droit fil des objectifs de développement durable 3 (Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge) et 17 (Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser) ; 5) de resserrer la collaboration avec les organisations non gouvernementales, les entités du secteur privé, les établissements universitaires et les fondations philanthropiques, tels qu’ils sont définis dans le Cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques, dans le but d’encourager la mise au point de nouveaux médicaments anticancéreux efficaces et d’un coût abordable ; 6) de fournir sur demande une assistance technique aux partenariats et aux réseaux régionaux et sous-régionaux, y compris, le cas échéant, un appui à la création de centres d’excellence de manière à renforcer la prise en charge du cancer ; 1 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. 28 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 7) d’établir, avant la fin de 2019, le premier rapport mondial périodique sur le cancer, centré sur la santé publique et les politiques, dans le contexte d’une approche intégrée, sur la base des données disponibles et des données d’expérience internationales les plus récentes, et en englobant les éléments de cette résolution, avec la participation de tous les segments concernés de l’OMS, notamment le CIRC, et en collaboration avec tous les autres acteurs intéressés, notamment les personnes ayant survécu au cancer ; 8) de renforcer la coordination entre le CIRC et les autres segments de l’OMS concernant les évaluations des dangers et des risques, ainsi que la diffusion de ces évaluations ; 9) d’établir, pour examen à la cent quarante-quatrième session du Conseil exécutif, un rapport technique exhaustif qui examine les stratégies de fixation des prix, dont la transparence, et leurs répercussions sur la disponibilité et l’accessibilité économique des médicaments destinés à prévenir et à traiter le cancer, y compris tout élément prouvant les effets bénéfiques ou les effets indésirables, ainsi que les mesures incitant à investir dans la recherche-développement sur le cancer et dans l’innovation concernant ces stratégies, sans oublier la corrélation entre les apports tout au long de la chaîne de valorisation et de fixation des prix, les déficits de financement de la recherche-développement sur le cancer, et les options qui pourraient accroître l’accessibilité physique et économique de ces médicaments ; 10) de synchroniser le rapport périodique sur les progrès accomplis dans l’application de la présente résolution avec le calendrier de suivi et d’établissement de rapports concernant la lutte contre les maladies non transmissibles, qui est prévu dans la résolution WHA66.10, et de l’intégrer à celui-ci. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, quatrième rapport) WHA70.13 Prévention de la surdité et de la déficience auditive1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur la prévention de la surdité et de la déficience auditive ;2 Constatant que 360 millions de personnes dans le monde souffrent de déficience auditive incapacitante, dont 32 millions d’enfants et près de 180 millions de personnes âgées ; Reconnaissant que près de 90 % des personnes souffrant de déficience auditive vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, souvent dépourvus de ressources et de stratégies pour remédier à la déficience auditive ; Préoccupée par la prévalence continuellement élevée des maladies chroniques de l’oreille, comme l’otite moyenne suppurée chronique, lesquelles entraînent une perte d’audition et risquent de provoquer des complications pouvant s’avérer mortelles ; 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/34. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 29 Reconnaissant l’importance de la déficience auditive induite par le bruit au travail, en plus des problèmes relatifs à la perte d’audition induite par le bruit dans l’environnement et lors d’activités récréatives ; Consciente du fait qu’une déficience auditive non traitée est associée à un déclin cognitif et contribue à la charge de la dépression et de la démence, en particulier chez les personnes âgées ; Notant les répercussions importantes des maladies de l’oreille et de la déficience auditive sur le développement, l’aptitude à communiquer, l’éducation, les moyens d’existence, le bien-être social et l’indépendance économique des personnes, et sur les communautés et les pays ; Consciente que la plupart des causes de déficience auditive peuvent être évitées grâce à des stratégies de prévention et que les interventions disponibles sont à la fois probantes et rentables, mais que, malgré cela, la plupart des personnes souffrant d’une maladie de l’oreille ou de déficience auditive n’ont pas accès aux services adaptés ; Rappelant la résolution WHA48.9 (1995) sur la prévention des troubles de l’audition et la résolution WHA58.23 (2005) sur les incapacités, prévention, traitement et réadaptation compris ; Rappelant aussi le Rapport mondial sur le handicap de 2011, lequel recommande d’investir pour améliorer l’accès aux services de santé, à la réadaptation et aux technologies d’assistance, ainsi que le Plan d’action mondial de l’OMS relatif au handicap 2014-2021,1 fondé sur les recommandations du rapport ; Ayant à l’esprit les objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en particulier l’objectif 3 (Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge), assorti de la cible 3.8 – instauration de la couverture sanitaire universelle – qui reconnaît implicitement que les personnes ayant un handicap doivent avoir accès à des services de soins de santé de bonne qualité, et notant que les cibles de l’objectif 4 (Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie) mentionnent explicitement les personnes handicapées, et qu’une déficience auditive non traitée est très préjudiciable à leur éducation et à leurs résultats scolaires ; Saluant les efforts consentis ces dernières années par les États Membres et les partenaires internationaux pour prévenir la déficience auditive, mais consciente de la nécessité de mesures supplémentaires, 1. INVITE INSTAMMENT les États Membres, compte tenu de leur situation nationale : 1) à intégrer les stratégies de soins auriculaires et auditifs dans leur système de soins de santé primaires, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, par des moyens tels que la sensibilisation à tous les niveaux, l’engagement politique et la collaboration intersectorielle ; 2) à collecter des données de grande qualité auprès de la population sur les maladies de l’oreille et la déficience auditive afin d’élaborer des stratégies et des politiques reposant sur des données factuelles ; 3) à mettre en place des programmes de formation adaptés pour développer les ressources humaines dans le domaine des soins auriculaires et auditifs ; 1 Voir le document WHA67/2014/REC/1, annexe 3. 30 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 4) à garantir la couverture vaccinale la plus élevée possible contre la rubéole, la rougeole, les oreillons et la méningite, dans le respect des cibles de vaccination du Plan d’action mondial pour les vaccins 2011-2020 et conformément aux priorités nationales ; 5) à élaborer et à mettre en œuvre des programmes de dépistage, et à en surveiller le déroulement, pour l’identification précoce des maladies de l’oreille comme l’otite moyenne suppurée chronique et de la déficience auditive dans les populations à risque élevé, notamment les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes exposées au bruit dans un contexte professionnel ou récréatif ; 6) à améliorer l’accès à des technologies et produits d’aide auditive financièrement abordables, d’un bon rapport coût/efficacité et de grande qualité, y compris les appareils auditifs, les implants cochléaires et autres dispositifs d’aide à l’audition, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, en tenant compte des capacités de prestation des systèmes de soins de santé d’une manière équitable et durable ; 7) à élaborer et à mettre en œuvre une réglementation pour encadrer le niveau de bruit sur le lieu de travail, dans les salles de spectacle et via les systèmes audio personnels, et pour encadrer aussi les médicaments ototoxiques ; 8) à améliorer l’accès à différents moyens de communiquer en s’attachant à promouvoir d’autres méthodes de communication comme la langue des signes et le sous-titrage ; 9) à s’employer à réaliser l’objectif 3 de développement durable (Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge) et l’objectif 4 (Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie) du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en mentionnant expressément les personnes souffrant de déficience auditive ; 2. PRIE le Directeur général : 1) d’établir un rapport mondial sur les soins auriculaires et auditifs, en se fondant sur les meilleures données scientifiques disponibles ; 2) d’élaborer un ensemble d’outils, ainsi que de fournir l’assistance technique nécessaire aux États Membres pour collecter des données, planifier des stratégies nationales pour les soins auriculaires et auditifs, en précisant comment la prévention de la déficience auditive peut être intégrée dans d’autres programmes de soins de santé, sensibiliser, dépister la déficience auditive et les maladies de l’oreille, fournir des technologies d’assistance et organiser des formations à l’utilisation de celles-ci ; 3) d’intensifier la collaboration avec toutes les parties prenantes dans le but de réduire le nombre de cas de déficience auditive due à l’exposition récréative au bruit grâce à l’élaboration et à la promotion de normes d’écoute sans risque, de protocoles de dépistage, d’applications informatiques destinées à favoriser une écoute sans risque, et de produits d’information ; 4) d’entreprendre des activités de sensibilisation à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, célébrée le 3 mars de chaque année, en prévoyant un thème différent tous les ans ; RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 31 5) de faire rapport à l’Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis dans l’application de la présente résolution.1 (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, quatrième rapport) WHA70.14 Renforcer la vaccination pour atteindre les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins2 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur le Plan d’action mondial pour les vaccins ;3 Rappelant les résolutions WHA65.17 (2012) et WHA68.6 (2015) sur le Plan d’action mondial pour les vaccins, et la résolution WHA67.23 (2014) sur l’évaluation des technologies et des interventions sanitaires ; Se félicitant de la déclaration du comité international d’experts chargé d’attester de l’élimination de la rougeole, de la rubéole et du syndrome de rubéole congénitale et de la vérifier, selon laquelle les États Membres de la Région des Amériques ont réussi à interrompre la transmission endémique à la fois du virus de la rubéole et du virus de la rougeole4 en 2015 et 2016, respectivement ; Se félicitant de la validation de l’élimination du tétanos maternel et néonatal dans l’ensemble des districts des 11 États Membres de la Région de l’Asie du Sud-Est ; Ayant examiné le rapport d’évaluation 2016 établi par le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination concernant la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour les vaccins et les progrès réalisés par rapport aux buts et objectifs stratégiques fixés dans le Plan ;5 Notant que si de nombreux pays ont atteint les objectifs fixés pour 2015 dans le Plan d’action mondial pour les vaccins et que si d’autres font des progrès notables, démontrant ainsi que même si les cibles et les objectifs sont ambitieux, ils peuvent être atteints, le rapport d’évaluation 2016 établi par le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination conclut que les progrès sont insuffisants et qu’une seule des six cibles fixées dans le Plan d’action pour le milieu de la décennie a été atteinte ; Prenant note des avancées faites dans l’introduction de nouveaux vaccins et de l’impact de ces vaccins au niveau individuel et, lorsque des taux élevés de vaccination sont atteints, au niveau de la population en termes de réduction de la morbidité et/ou de la mortalité attribuables aux maladies à prévention vaccinale, telles que la pneumonie, les maladies diarrhéiques et le cancer du col de l’utérus ; 1 Le Conseil exécutif a convenu que les demandes de rapport figurant dans la présente résolution devaient être incluses dans le calendrier prospectif des points attendus de l’ordre du jour, fixé par la décision WHA69(8) (2016) ; voir la version anglaise du document EB139/2016/REC/1, procès-verbaux de la cent trente-neuvième session du Conseil exécutif, deuxième séance. 2 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 3 Document A70/25. 4 Voir le document CD55/INF/10, Rev.1. 5 La version intégrale du rapport d’évaluation du Plan d’action mondial pour les vaccins de 2016 établi par le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination est disponible à l’adresse http://www.who.int/immunization/global _vaccine_action_plan/SAGE_GVAP_Assessment_Report_2016_FR.pdf (consulté le 23 janvier 2017). 32 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Préoccupée par le fait qu’à mi-parcours de la Décennie de la vaccination (2011-2020), les progrès accomplis par rapport aux objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins consistant à éradiquer la poliomyélite, éliminer la rougeole et la rubéole, éliminer le tétanos maternel et néonatal, et garantir un accès plus équitable aux vaccins salvateurs et financièrement abordables sont trop lents ; et consciente que les pays à revenu intermédiaire, notamment, ont connu des difficultés particulières dans l’introduction de nouveaux vaccins ; Notant que bien que les États Membres de l’ensemble des six Régions de l’OMS aient pour objectif l’élimination de la rougeole et que trois Régions visent à éliminer la rubéole, des efforts supplémentaires doivent être consentis pour parvenir à éliminer la rougeole et la rubéole ; Reconnaissant la contribution importante des vaccins et de la vaccination à l’amélioration de la santé des populations ; à la réalisation des objectifs ambitieux de développement durable ; à la préparation et à la riposte aux flambées, y compris pour ce qui est des flambées dues à des agents pathogènes émergents ; et à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens ; Reconnaissant que des systèmes de santé solides et des programmes de vaccination systématique intégrés et bien coordonnés avec les autres secteurs concernés contribuent à la réalisation des objectifs et cibles en matière de vaccination et à la couverture sanitaire universelle ; Reconnaissant les progrès notables accomplis sur la voie de l’éradication de la poliomyélite et la contribution importante que peuvent apporter les moyens, les ressources humaines et les infrastructures de la lutte contre la poliomyélite, dont la transition devrait être bien conçue, au renforcement de la vaccination et des systèmes de santé dans les pays ; Reconnaissant qu’il est nécessaire d’intensifier la coopération internationale visant à renforcer durablement les capacités des pays en développement pour atteindre les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins, 1. INVITE INSTAMMENT les États Membres :1 1) à assurer un leadership et une gouvernance plus solides des programmes de vaccination nationaux : a) en améliorant l’efficacité et l’efficience des programmes de vaccination nationaux, dans le cadre de systèmes de soins de santé solides et durables ; b) en allouant aux programmes de vaccination des ressources financières et humaines suffisantes suivant les priorités nationales ; c) en renforçant les processus et les organes consultatifs au niveau national afin d’obtenir des avis indépendants, fondés sur des bases factuelles et transparents, notamment sur l’innocuité et l’efficacité des vaccins, par exemple les évaluations des interventions et technologies sanitaires et/ou les groupes consultatifs techniques nationaux sur la vaccination qui collaborent avec les autorités nationales de règlementation ; 1 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 33 d) en renforçant les mécanismes permettant de suivre et de gérer efficacement les fonds des programmes de vaccination à tous les niveaux ; e) en mettant publiquement à disposition des informations actualisées et exactes sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins ; f) en renforçant les systèmes permettant de surveiller et de prendre en charge les manifestations postvaccinales indésirables ; g) en favorisant les campagnes d’information sur la vaccination, en insistant sur les avantages pour la santé publique et sur l’innocuité et l’efficacité des vaccins ; h) en renforçant les systèmes, les processus et les politiques qui sont nécessaires dans le domaine de la vaccination pour parvenir à une couverture vaccinale durablement élevée ; i) en passant en revue périodiquement, par l’intermédiaire des groupes consultatifs techniques sur la vaccination ou de groupes indépendants équivalents, les progrès réalisés, y compris en termes de couverture vaccinale, ainsi que les enseignements tirés de l’expérience et les solutions éventuelles aux problèmes restants ; j) en continuant à faire rapport aux comités régionaux sur les progrès accomplis, comme ils y sont invités dans la résolution WHA65.17 ; 2) à veiller à l’utilisation de données actualisées, y compris de données ventilées par sexe si possible, sur la couverture vaccinale pour orienter les décisions stratégiques et programmatiques visant à protéger les populations à risque et à réduire la charge de morbidité ; 3) à renforcer et à pérenniser leurs capacités de surveillance en investissant dans des systèmes de détection et de notification des cas et dans des systèmes d’analyse périodique et de présentation de données ; 4) à élargir les services de vaccination au-delà de la petite enfance pour couvrir toute la durée de la vie, le cas échéant, en s’appuyant sur des données factuelles, y compris la charge de morbidité, le rapport coût/efficacité, l’évaluation de l’impact budgétaire et les capacités du système, et en utilisant les moyens les plus appropriés et les plus efficaces de faire bénéficier les autres groupes d’âge et les populations à haut risque de la vaccination et des services de santé intégrés ; 5) à renforcer les mesures internationales et nationales aux fins de l’application du Règlement sanitaire international (2005), qui vise à prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à la maîtriser et à y réagir par une action de santé publique ; 6) à mobiliser un financement intérieur, selon les besoins, pour pérenniser les progrès faits en matière de vaccination grâce à l’appui de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite et de l’Alliance GAVI ; 7) à continuer à renforcer la coopération internationale pour atteindre les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins, y compris en développant les capacités durables de fabrication de vaccins et de technologies financièrement abordables aux niveaux national et régional moyennant la collaboration et les échanges, le cas échéant ; 34 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 2. PRIE le Directeur général : 1) de continuer à soutenir les pays afin d’atteindre les objectifs régionaux et mondiaux en matière de vaccination ; 2) de faire valoir, au sein des instances nationales et internationales, combien il est urgent et utile de progresser plus rapidement dans la réalisation des objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins d’ici à 2020, et de donner suite aux neuf recommandations formulées par le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination dans son évaluation à mi-parcours du Plan d’action mondial pour les vaccins qu’il a effectuée en 2016 ; 3) de veiller à ce que les mécanismes de responsabilisation pour suivre le Plan d’action mondial et les plans d’action régionaux pour les vaccins soient pleinement mis en œuvre ; 4) de prêter son concours aux États Membres pour renforcer le groupe consultatif technique national sur la vaccination ou les mécanismes équivalents qui coopèrent avec les autorités de règlementation afin que les décisions nationales soient prises en fonction de la situation et des données nationales pour atteindre les objectifs nationaux en matière de vaccination ; 5) de collaborer avec tous les partenaires clés, y compris les organisations de la société civile, pour évaluer de quelle manière leurs activités complètent les systèmes nationaux de vaccination systématique, ainsi que la mise en œuvre des plans de vaccination nationaux chiffrés et des cibles qui y sont fixées ; 6) de continuer à collaborer avec tous les partenaires pour soutenir la recherche, la mise au point et la production de vaccins contre les agents pathogènes nouveaux et réémergents ; 7) de continuer à renforcer le programme de préqualification de l’OMS et de fournir une assistance technique pour aider les pays en développement à renforcer les capacités de recherche- développement, le transfert de technologie et d’autres stratégies d’amont et d’aval pour la mise au point et la fabrication qui favorisent une saine concurrence sur le marché des vaccins ; 8) de continuer à collaborer avec toutes les parties pour appuyer le recours aux achats groupés et à d’autres mécanismes offrant un gain d’efficience et un meilleur rapport coût/efficacité et garantissant la pérennité de l’approvisionnement en vaccins ; 9) de continuer à collaborer avec toutes les parties pour appuyer les activités de recherche-développement, en particulier dans les pays en développement, en ce qui concerne les innovations dans la chaîne d’approvisionnement et les méthodes d’administration des vaccins afin d’améliorer l’efficience de la distribution des vaccins, le cas échéant ; 10) de coopérer, selon les besoins, avec les organismes internationaux, conformément à leurs mandats respectifs, ainsi qu’avec les donateurs, les fabricants de vaccins et les gouvernements nationaux1 afin de surmonter les obstacles à l’accès adéquat de tous, en temps voulu, à des vaccins de qualité garantie à des prix abordables, et de mettre en œuvre des mesures de prévention efficaces pour la protection des agents de santé, y compris dans le cadre des urgences de santé publique de portée internationale et dans le contexte spécifique des crises humanitaires ; 1 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 35 11) de faire rapport à la Soixante-Treizième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur les aspects épidémiologiques et la faisabilité de l’éradication de la rougeole et de la rubéole, et sur les ressources potentiellement nécessaires à cette fin, en tenant compte de l’évaluation du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination ; 12) de continuer à suivre chaque année les progrès accomplis et de faire rapport à l’Assemblée de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, en tant que question de fond inscrite à l’ordre du jour en 2020 et en 2022, sur les résultats obtenus par rapport aux objectifs et aux cibles fixés pour 2020 dans le Plan d’action mondial pour les vaccins. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission A, cinquième rapport) WHA70.15 Promotion de la santé des réfugiés et des migrants1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur la promotion de la santé des réfugiés et des migrants2 et suivant la décision EB140(9) (2017) ; Rappelant la résolution WHA61.17 (2008) sur la santé des migrants et réaffirmant les engagements en matière de santé pris dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants ;3 Rappelant la nécessité d’une coopération internationale pour appuyer les pays qui accueillent des réfugiés, et considérant les efforts des pays qui accueillent et reçoivent des populations importantes de réfugiés et de migrants, 1. PREND NOTE AVEC SATISFACTION du cadre de priorités et de principes directeurs pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants ;4 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres,5 compte tenu de la situation, des priorités et de la législation nationales : 1) à envisager de promouvoir le cadre de priorités et de principes directeurs pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants, selon qu’il convient, au niveau mondial, au niveau régional et au niveau des pays, et notamment de s’en servir pour éclairer les discussions entre les États Membres et les partenaires prenant part à l’élaboration du pacte mondial pour les réfugiés et du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ; 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/24. 3 Voir la résolution 71/1 (2016) de l’Assemblée générale des Nations Unies. 4 Voir l’annexe 4. 5 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. 36 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 2) à recenser et rassembler des informations factuelles, des exemples de meilleures pratiques et des bilans de l’action menée pour répondre aux besoins sanitaires des réfugiés et des migrants en vue de contribuer à l’élaboration d’un projet de plan d’action mondial pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants ; 3) à renforcer la coopération internationale concernant la santé des réfugiés et des migrants conformément aux paragraphes 11 et 68 et aux autres paragraphes pertinents de la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants ; 4) à envisager d’apporter l’aide nécessaire dans le domaine de la santé par l’intermédiaire de la coopération bilatérale et internationale aux pays accueillant et recevant des populations importantes de réfugiés et de migrants ; 3. PRIE le Directeur général : 1) d’utiliser le cadre de priorités et de principes directeurs pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants afin de mieux sensibiliser à tous les niveaux dans l’optique de promouvoir la santé des réfugiés et des migrants, selon qu’il convient ; 2) de mettre en place, renforcer et maintenir les capacités nécessaires pour assurer un leadership en santé et soutenir les États Membres et les partenaires dans la promotion de la santé des réfugiés et des migrants, en étroite collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, d’autres organisations internationales et les partenaires concernés, et en évitant les chevauchements ; 3) de recenser les meilleures pratiques, les données d’expérience et les constats faits sur la santé des réfugiés et des migrants dans chaque Région, en vue de contribuer à l’élaboration d’un projet de plan d’action mondial pour la santé des réfugiés et des migrants qui sera soumis à la Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé pour adoption, et de faire rapport à ce sujet à l’Assemblée de la Santé ; 4) de présenter aux Soixante et Onzième et Soixante-Douzième Assemblées mondiales de la Santé un rapport sur les progrès accomplis dans l’application de la présente résolution. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission A, cinquième rapport) WHA70.16 Action mondiale pour lutter contre les vecteurs – une approche intégrée de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur l’action mondiale pour lutter contre les vecteurs ;2 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette résolution aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/26 Rev.1. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 37 Saluant les travaux entrepris par le Secrétariat pour élaborer, moyennant de larges consultations avec les États Membres et les membres de la communauté sanitaire mondiale, un projet d’action mondiale pour lutter contre les vecteurs 2017-2030, qui a servi de base au rapport ;2 Pleinement consciente de la charge et de la menace que constituent les maladies à transmission vectorielle pour les individus, les familles et les sociétés dans le monde entier, ainsi que de l’influence des facteurs sociaux, démographiques et environnementaux, y compris le changement climatique et les autres facteurs météorologiques et liés au climat, la résistance croissante des vecteurs aux insecticides et la propagation des moustiques et d’autres vecteurs vers des zones épargnées ; Reconnaissant la nécessité de la coopération pour prévenir, détecter, notifier les flambées de maladies à transmission vectorielle et y répondre afin d’éviter une urgence de santé publique de portée internationale au titre du Règlement sanitaire international (2005) ; Notant les progrès récemment accomplis dans la lutte contre le paludisme, l’onchocercose, la filariose lymphatique, la maladie de Chagas et d’autres maladies, ainsi que les échecs antérieurs et les défis actuels, et notant que les enseignements tirés de l’expérience pourraient être mis à profit pour lutter contre d’autres maladies à transmission vectorielle ; Reconnaissant la nécessité d’adopter une approche globale, intégrée, en matière de lutte antivectorielle qui permettra de définir et d’atteindre des objectifs nationaux et mondiaux pour chaque maladie et qui aidera à réaliser les objectifs de développement durable, à agir sur les déterminants sociaux de la santé et à s’attaquer aux inégalités en santé ; Profondément préoccupée par la capacité et les moyens actuellement limités en matière de lutte antivectorielle dans le monde, et en particulier par la pénurie aiguë, au sein des programmes de santé publique et de développement, de personnels compétents en entomologie dans le domaine de la santé publique, 1. ACCUEILLE FAVORABLEMENT l’approche stratégique tendant à une action mondiale intégrée pour lutter contre les vecteurs, telle qu’elle est présentée dans le rapport1 et son annexe ;2 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres :3 1) à élaborer des stratégies et des plans opérationnels nationaux de lutte antivectorielle ou à adapter ceux qui existent déjà, selon qu’il conviendra, en les alignant sur l’approche stratégique tendant à une action mondiale intégrée pour lutter contre les vecteurs, telle qu’elle est résumée dans le rapport,1 et conformément au Règlement sanitaire international (2005) ; 2) à mettre en place et à pérenniser, selon qu’il conviendra, des ressources humaines (en particulier dans le domaine de l’entomologie à des fins de santé publique), des capacités et des compétences institutionnelles ainsi que des infrastructures adaptées à tous les niveaux de gouvernement et dans tous les secteurs concernés, sur la base d’une évaluation des besoins en matière de lutte antivectorielle ; 3) à promouvoir la recherche fondamentale sur les vecteurs et sur la transmission d’agents pathogènes par ceux-ci, ainsi que la recherche appliquée sur les outils de lutte antivectorielle, 1 Document A70/26 Rev.1. 2 Voir l’annexe 5. 3 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. 38 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ y compris les outils biologiques, les technologies et les approches permettant d’évaluer leur impact sur les maladies, le développement socioéconomique, les populations humaines et l’environnement ; et à étudier comment les combiner avec les vaccins, les médicaments et d’autres interventions ; 4) à promouvoir une collaboration conforme à l’approche « Un monde, une santé » ainsi qu’à l’approche intégrée de la lutte antivectorielle et de la lutte contre les maladies transmissibles, selon qu’il conviendra, à tous les niveaux et dans tous les secteurs gouvernementaux, y compris les autorités locales et municipales, et avec la participation et la mobilisation des communautés sous la forme de groupes de parties prenantes organisés ; 5) à renforcer les capacités nationales et infranationales, selon qu’il conviendra, de surveillance des vecteurs, de prévision et de suivi des interventions, notamment en ce qui concerne la résistance des vecteurs aux pesticides et l’impact des pesticides sur la salubrité de l’environnement et la santé humaine, et à intégrer les informations ainsi recueillies aux systèmes de surveillance de santé publique ; 6) à renforcer la collaboration régionale et transfrontières et à y prendre part, notamment au moyen de réseaux, conformément au Règlement sanitaire international (2005), en vue de développer des capacités adéquates de prévention et de surveillance des maladies à transmission vectorielle ainsi que d’action et de lutte contre celles-ci ; 7) à collaborer, selon qu’il conviendra, avec les institutions internationales, régionales, nationales et locales et les acteurs non étatiques des secteurs concernés afin de soutenir la mise en œuvre de l’approche stratégique de l’OMS pour la lutte intégrée contre les vecteurs et d’y contribuer ; 3. PRIE le Directeur général : 1) de continuer à élaborer et à diffuser des orientations normatives, des recommandations de politique générale et des orientations pour la mise en œuvre qui apportent aux États Membres1 un appui pour réduire la charge de morbidité et la menace des maladies à transmission vectorielle, et pour renforcer les capacités et les moyens en termes de ressources humaines en vue de garantir une lutte antivectorielle efficace, adaptée aux besoins locaux, durable et prenant en compte les considérations d’éthique ; 2) de continuer à promouvoir la recherche sur les systèmes de lutte contre les maladies à transmission vectorielle et la mise au point de produits, de méthodes, d’outils, de technologies et d’approches innovants, et à appuyer l’acquisition de connaissances factuelles concernant leur sécurité, leur efficacité et leur impact sur les maladies, le développement socioéconomique, les populations humaines et l’environnement naturel ; 3) de passer en revue les aspects éthiques et les problèmes associés à la mise en œuvre de nouvelles approches de lutte antivectorielle et de fournir des orientations techniques sur ceux-ci afin de mettre au point des stratégies d’atténuation et des solutions ; 1 Et, le cas échéant, aux organisations d’intégration économique régionale. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 39 4) d’entreprendre un examen des aspects éthiques et des problèmes apparentés associés à la mise en œuvre de la lutte antivectorielle, en y incluant les déterminants sociaux de la santé, afin de mettre au point des stratégies d’atténuation et des solutions pour remédier aux inégalités en santé ; 5) de diffuser largement et d’actualiser, selon qu’il conviendra, les orientations techniques sur la lutte antivectorielle intégrée pour l’ensemble des maladies à transmission vectorielle concernées, en particulier à mesure que l’on acquerra de nouvelles connaissances factuelles pour des produits, outils, technologies et approches améliorés et novateurs ; 6) de renforcer les capacités et les moyens du Secrétariat aux niveaux mondial, régional et local et de faire en sorte que tous les secteurs concernés de l’Organisation, aux trois niveaux, participent activement à la coordination d’un effort mondial passant notamment par la collaboration avec d’autres organismes du système des Nations Unies et d’autres institutions intergouvernementales, en vue d’une meilleure mise en œuvre de la lutte antivectorielle ; 7) d’élaborer, en consultation avec les États Membres et par l’intermédiaire des comités régionaux, selon qu’il conviendra, des plans d’action régionaux alignés sur les orientations techniques de l’OMS concernant la lutte antivectorielle, y compris les activités prioritaires indiquées dans le rapport ;1 8) de seconder les pays dans l’élaboration et/ou l’actualisation de stratégies nationales de lutte antivectorielle et de lutte contre les maladies à transmission vectorielle qui soient alignées sur l’approche stratégique tendant à une action mondiale intégrée pour lutter contre les vecteurs et, selon qu’il conviendra, sur d’autres stratégies de lutte contre les maladies transmissibles actuellement appliquées et d’autres ripostes d’urgence aux flambées ; 9) de suivre la mise en œuvre de l’approche stratégique tendant à une action mondiale intégrée pour lutter contre les vecteurs, et de faire rapport sur son impact et sur les progrès accomplis par rapport aux étapes intermédiaires et aux cibles définies aux Soixante-Quinzième, Quatre-Vingtième et Quatre-Vingt-Cinquième Assemblées mondiales de la Santé. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission A, sixième rapport) ____________________ 1 Document A70/26 Rev.1. - 40 - DÉCISIONS WHA70(1) Composition de la Commission de vérification des pouvoirs La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a nommé une Commission de vérification des pouvoirs comprenant les délégués des États Membres suivants : Angola, Bélarus, Cambodge, Italie, Japon, Lituanie, Mali, Myanmar, Panama, Paraguay, Soudan du Sud et Yémen. (Première séance plénière, 22 mai 2017) WHA70(2) Élection du président et des vice-présidents de la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a élu : Président : Professeur Veronika Skvortsova (Fédération de Russie) Vice-Présidents : M. Nandi Tuaine Glassie (Îles Cook) Dr Fawziya Abikar Nur (Somalie) Dr Arlindo Nascimento do Rosario (Cabo Verde) M. Patrick Pengel (Suriname) M. Choe Myong Nam (République populaire démocratique de Corée) (Première séance plénière, 22 mai 2017) WHA70(3) Élection du bureau des commissions principales La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a élu présidents des commissions principales : Commission A : Président Dr Hanan Mohamed Al-Kuwari (Qatar) Commission B : Président Dr Molwyn Joseph (Antigua-et-Barbuda) (Première séance plénière, 22 mai 2017) Les commissions principales ont ultérieurement élu vice-présidents et rapporteurs : Commission A : Vice-Présidents Dr Mohammad Anwar Husnoo (Maurice)1 M. Philip Davies (Fidji) Rapporteur M. Ioannis Baskozos (Grèce) 1 Remplacé par M. Anandrao Hurree (Maurice) à l’ouverture de la troisième séance de la Commission A. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 41 Commission B : Vice-Présidents M. Mario Miklosi (Slovaquie) Dr Slamet (Indonésie) Rapporteur Dr Nguyen Manh Cuong (Viet Nam) (Premières séances des Commissions A et B, 22 et 25 mai 2017, respectivement) WHA70(4) Constitution du Bureau de l’Assemblée La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a élu les délégués des 17 pays suivants pour faire partie du Bureau de l’Assemblée : Chine, Cuba, Djibouti, États-Unis d’Amérique, France, Guinée, Kirghizistan, Malawi, Maldives, Malte, Mozambique, Norvège, Philippines, République dominicaine, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Rwanda et Togo. (Première séance plénière, 22 mai 2017) WHA70(5) Adoption de l’ordre du jour La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a adopté l’ordre du jour provisoire établi par le Conseil exécutif à sa cent quarantième session, après avoir supprimé quatre points, exclu un point supplémentaire et transféré un point de la Commission B à la Commission A. (Deuxième séance plénière, 22 mai 2017) WHA70(6) Poste de Directeur général La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport sur le poste de Directeur général figurant dans le document A70/4, a décidé : 1) d’utiliser un système de scrutin sur papier pour la nomination du Directeur général ; 2) d’appliquer les propositions présentées dans le tableau du document A70/4 ; 3) d’adopter les amendements au Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé figurant à l’annexe 4 du document A70/4 conformément à l’article 119 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé.1 (Deuxième séance plénière, 22 mai 2017) 1 Voir l’annexe 6. 42 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ WHA70(7) Vérification des pouvoirs La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a reconnu la validité des pouvoirs présentés par les délégations des États Membres suivants : Afghanistan ; Afrique du Sud ; Albanie ; Algérie ; Allemagne ; Andorre ; Angola ; Antigua-et-Barbuda ; Arabie saoudite ; Argentine ; Arménie ; Australie ; Autriche ; Azerbaïdjan ; Bahamas ; Bahreïn ; Bangladesh ; Barbade ; Bélarus ; Belgique ; Belize ; Bénin ; Bhoutan ; Bolivie (État plurinational de) ; Bosnie-Herzégovine ; Botswana ; Brésil ; Brunéi Darussalam ; Bulgarie ; Burkina Faso ; Burundi ; Cabo Verde ; Cambodge ; Cameroun ; Canada ; Chili ; Chine ; Chypre ; Colombie ; Comores ; Congo ; Costa Rica ; Côte d’Ivoire ; Croatie ; Cuba ; Danemark ; Djibouti ; Dominique ; Égypte ; El Salvador ; Émirats arabes unis ; Équateur ; Érythrée ; Espagne ; Estonie ; États-Unis d’Amérique ; Éthiopie ; Ex-République yougoslave de Macédoine ; Fédération de Russie ; Fidji ; Finlande ; France ; Gabon ; Gambie ; Géorgie ; Ghana ; Grèce ; Grenade ; Guatemala ; Guinée ; Guinée-Bissau ; Guinée équatoriale ; Guyana ; Haïti ; Honduras ; Hongrie ; Îles Cook ; Îles Marshall ; Îles Salomon ; Inde ; Indonésie ; Iran (République islamique d’) ; Iraq ; Irlande ; Islande ; Israël ; Italie ; Jamaïque ; Japon ; Jordanie ; Kazakhstan ; Kenya ; Kirghizistan ; Kiribati ; Koweït ; Lesotho ; Lettonie ; Liban ; Libéria ; Libye ; Lituanie ; Luxembourg ; Madagascar ; Malaisie ; Malawi ; Maldives ; Mali ; Malte ; Maroc ; Maurice ; Mauritanie ; Mexique ; Monaco ; Mongolie ; Monténégro ; Mozambique ; Myanmar ; Namibie ; Nauru ; Népal ; Nicaragua ; Niger ; Nigéria ; Norvège ; Nouvelle-Zélande ; Oman ; Ouganda ; Ouzbékistan ; Pakistan ; Palaos (République des) ; Panama ; Paraguay ; Pays-Bas ; Pérou ; Philippines ; Pologne ; Portugal ; Qatar ; République arabe syrienne ; République centrafricaine ; République de Corée ; République démocratique du Congo ; République démocratique populaire lao ; République de Moldova ; République dominicaine ; République populaire démocratique de Corée ; République tchèque ; République-Unie de Tanzanie ; Roumanie ; Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ; Rwanda ; Saint-Kitts-et-Nevis ; Saint-Marin ; Saint-Vincent-et-les-Grenadines ; Samoa ; Sao Tomé-et-Principe ; Sénégal ; Serbie ; Seychelles ; Sierra Leone ; Singapour ; Slovaquie ; Slovénie ; Somalie ; Soudan ; Soudan du Sud ; Sri Lanka ; Suède ; Suisse ; Suriname ; Swaziland ; Tadjikistan ; Tchad ; Thaïlande ; Timor-Leste ; Togo ; Tonga ; Trinité-et-Tobago ; Tunisie ; Turkménistan ; Turquie ; Tuvalu ; Ukraine ; Uruguay ; Vanuatu ; Venezuela (République bolivarienne du) ; Viet Nam ; Yémen ; Zambie ; Zimbabwe. (Troisième séance plénière, 22 mai 2017, et septième séance plénière, 24 mai 2017) WHA70(8) Élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, après avoir examiné les recommandations du Bureau de l’Assemblée, a élu les États suivants comme Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif : Bénin, Brésil, Géorgie, Iraq, Italie, Japon, République-Unie de Tanzanie, Sri Lanka, Swaziland, Zambie. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017) RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 43 WHA70(9) Planification de la transition pour la poliomyélite1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport actualisé sur la planification de la transition pour la poliomyélite,2 a décidé : 1) de reconnaître l’importance clé du rôle actif joué par le Bureau du Directeur général dans l’orientation et la direction du processus ; 2) de souligner qu’il est essentiel et urgent de maintenir et de poursuivre les efforts d’éradication dans les pays d’endémie et de maintenir durablement la surveillance dans les pays via la certification de l’éradication de la poliomyélite, et qu’il importe de veiller à ce que l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite soit adaptée à l’objectif visé et dotée de niveaux adéquats de personnel qualifié ; 3) de reconnaître que la réduction graduelle des activités de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite a commencé et de souligner que l’OMS doit gérer de façon stratégique les effets de ce processus sur les ressources humaines et les autres actifs de l’OMS ; 4) de prendre acte du processus engagé pour élaborer une stratégie postcertification qui définira les fonctions antipoliomyélitiques essentielles nécessaires pour maintenir durablement l’éradication et faire en sorte que le monde demeure exempt de poliomyélite ; 5) de souligner la nécessité pour l’OMS de collaborer avec l’ensemble des parties prenantes sur les options permettant une responsabilisation et une surveillance effectives après l’éradication dans le cadre de la stratégie postcertification ; 6) de noter avec une profonde préoccupation combien l’OMS est dépendante, pour beaucoup d’activités programmatiques, des fonds de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite aux niveaux mondial, régional et des pays, ainsi que les risques financiers, institutionnels et programmatiques qui découlent de cette dépendance pour l’Organisation, notamment les risques pour le maintien durable de sa capacité à fournir des prestations dans les domaines programmatiques clés et à assurer de manière continue les fonctions essentielles ; 7) de noter également la liste de mesures à prendre par le Secrétariat d’ici fin 2017, exposées dans le document A70/14 Add.1, en particulier en ce qui concerne l’élaboration d’un plan d’action stratégique global de l’OMS pour la transition ;3 8) de prier instamment le Directeur général : a) de faire de la transition pour la poliomyélite une priorité essentielle aux trois niveaux de l’Organisation ; b) de veiller à ce que l’élaboration du plan d’action stratégique de l’OMS pour la transition dans le domaine de la poliomyélite repose sur le principe fondamental d’une action répondant aux besoins et priorités des pays, notamment en participant à la planification de la transition de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite dans les pays et en l’appuyant ; 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/14 Add.1. 3 Voir l’annexe 7. 44 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ c) d’intégrer les meilleures pratiques issues de l’éradication de la poliomyélite dans l’ensemble des interventions sanitaires pertinentes et de renforcer les capacités et les responsabilités concernant les fonctions et actifs actuellement consacrés à l’éradication dans les programmes nationaux, tout en maintenant la capacité de l’OMS de fournir des normes et des critères pour la planification et la surveillance après l’éradication ; d) d’envisager des moyens novateurs de mobiliser des fonds supplémentaires pour la période 2017-2019 afin d’atténuer l’incidence éventuelle de la réduction graduelle des activités de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, notamment sur le maintien à long terme des actifs essentiels actuellement financés par l’Initiative, et de tenir les États Membres au courant de ces travaux, en consacrant une séance particulière à la question lors du prochain dialogue sur le financement ; 9) de prier le Directeur général : a) d’élaborer d’ici fin 2017 un plan d’action stratégique pour la transition qui sera soumis à l’examen de la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session, et qui : i) définit clairement les capacités et les actifs, surtout au niveau des pays et, le cas échéant, au niveau des communautés, nécessaires pour :  pérenniser les progrès dans d’autres domaines programmatiques tels que la surveillance des maladies ; la vaccination et le renforcement des services de santé ; l’alerte précoce et la riposte aux situations d’urgence et aux flambées, et notamment le renforcement et le maintien des principales capacités prévues par le Règlement sanitaire international (2005) ;  faire en sorte que le monde demeure exempt de poliomyélite après l’éradication ; ii) indique de manière détaillée les coûts de ces capacités et actifs ; b) de présenter à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé un rapport sur les efforts consentis pour mobiliser un financement destiné à assurer la transition pour les capacités et les actifs actuellement financés par l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite dans le cadre du budget programme, afin de permettre à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé de fournir, sur une base réaliste, des orientations pour l’élaboration du budget programme pour l’exercice 2020-2021 et du treizième programme général de travail ; c) de faire régulièrement rapport sur la planification et la mise en œuvre du processus de transition à l’Assemblée de la Santé, par l’intermédiaire des comités régionaux et du Conseil exécutif. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission A, troisième rapport) RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 45 WHA70(10) Examen du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport du groupe chargé de l’examen de 2016 du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (Cadre PIP) et le rapport établi par le Secrétariat en collaboration avec le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et d’autres organisations internationales concernées,2 a décidé : 1) de rappeler le mandat de l’OMS en tant qu’autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international, et son rôle au titre du Règlement sanitaire international (2005) s’agissant de l’alerte et de l’action mondiales en cas d’épidémie, dans le domaine des crises de santé publique ; 2) de réaffirmer l’importance du Cadre PIP pour faire face aux menaces présentes ou imminentes que constituent pour la santé humaine les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie, et de souligner sa fonction essentielle en tant qu’instrument international spécialisé qui facilite l’accès rapide aux virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine, l’analyse des risques et le partage rapide, juste et équitable des vaccins et autres avantages ; 3) de souligner qu’il est important de donner la priorité et d’apporter un appui à la préparation et à l’action mondiales en cas de grippe pandémique, notamment en renforçant la surveillance nationale du virus de la grippe saisonnière et les capacités de production et de réglementation ainsi que la coordination et la collaboration internationales par l’intermédiaire du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte en vue d’identifier et d’échanger rapidement les virus susceptibles de donner lieu à une pandémie ; 4) de reconnaître le rôle essentiel du système mondial de surveillance de la grippe et de riposte dans l’identification, l’analyse des risques et l’échange de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine afin de pouvoir rapidement mettre au point des produits diagnostiques, des vaccins et des médicaments ; 5) de prendre acte des progrès importants concernant le taux de conclusion d’Accords types sur le transfert de Matériels 2 et le taux de recouvrement des contributions de partenariat, ainsi que de la nécessité de pérenniser les progrès et de la nécessité continue de veiller à ce que les fabricants de matériel de diagnostic de la grippe, de vaccins et de produits pharmaceutiques antigrippaux qui utilisent le système mondial de surveillance de la grippe et de riposte effectuent leurs paiements en temps voulu ; 6) de prendre acte des consultations et de la collaboration en cours entre l’OMS et le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et d’autres organisations internationales concernées ; 7) de savoir gré de ses recommandations utiles au groupe chargé de l’examen de 2016 du Cadre PIP ;3 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 2 Documents A70/17 (annexe) et A70/57. 3 Voir l’annexe 8. 46 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 8) de prier le Directeur général : a) de donner rapidement suite aux recommandations contenues dans le rapport du groupe chargé de l’examen de 2016 du Cadre PIP ; b) concernant les recommandations du groupe chargé de l’examen de 2016 du Cadre PIP relatives à la grippe saisonnière et aux données sur les séquences génétiques, de procéder à une analyse approfondie, avec des échanges de vues, sur les points soulevés, notamment sur ce qu’implique la décision de suivre ou de ne pas suivre certaines approches éventuelles, en se fondant sur l’examen de 2016 du Cadre PIP, sur l’expertise du Groupe consultatif PIP et sur la consultation transparente des États Membres et des parties concernées, notamment le système mondial de surveillance de la grippe et de riposte ; c) de continuer à soutenir le renforcement des capacités de réglementation et la réalisation d’études sur la charge de morbidité, qui sont des fondements essentiels pour la préparation en cas de pandémie ; d) de continuer à encourager les fabricants et les autres parties concernées à collaborer aux efforts entrepris au titre du Cadre PIP, notamment, le cas échéant, en concluant des Accords types sur le transfert de Matériels 2 et en versant les contributions annuelles de partenariat en temps opportun ; e) de prier le Commissaire aux comptes de procéder à une vérification de la contribution de partenariat conformément à la recommandation du groupe d’examen afin de fournir : 1) des assurances que le Règlement financier de l’Organisation mondiale de la Santé a été correctement appliqué dans l’utilisation des fonds et que les informations financières fournies sont exactes et fiables ; et 2) des recommandations visant à améliorer la transparence de la notification sur les liens entre les dépenses et les effets techniques ; f) de poursuivre les consultations avec le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et d’autres organisations internationales concernées, selon qu’il conviendra ; g) de faire rapport à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la présente décision, en indiquant notamment où en est l’application des recommandations figurant dans le rapport du groupe chargé de l’examen de 2016 du Cadre PIP, et de formuler des recommandations sur d’éventuelles mesures ultérieures. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission A, troisième rapport) WHA70(11) Application du Règlement sanitaire international (2005) La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport intitulé « Application du Règlement sanitaire international (2005) – Plan mondial de mise en œuvre », 1 consciente du caractère juridiquement contraignant du Règlement sanitaire international (2005), 1 Document A70/16. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 47 rappelant l’appropriation par les pays et le rôle directeur de l’OMS dans la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (2005), et reconnaissant l’urgence de sa mise en œuvre, a décidé : 1) de prendre note du rapport figurant dans le document A70/16 ; et 2) de prier le Directeur général : a) d’élaborer, en totale consultation avec les États Membres, y compris par l’intermédiaire des comités régionaux, un projet de plan stratégique mondial quinquennal visant à améliorer la préparation et la riposte en santé publique et fondé sur les principes directeurs figurant à l’annexe 2 du document A70/16,1 qui sera présenté pour examen et adoption à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé par l’intermédiaire du Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session ; b) de poursuivre et de renforcer les efforts de soutien aux États Membres pour la pleine mise en œuvre du Règlement sanitaire international (2005), y compris moyennant le renforcement de leurs principales capacités en santé publique. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission A, quatrième rapport) WHA70(12) Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé2 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, prenant note du rapport du Directeur général demandé dans la décision WHA69(10) (2016),3 a décidé de prier le Directeur général : 1) de rendre compte à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé des progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations figurant dans le rapport du Directeur général, en s’appuyant sur une évaluation de terrain ; 2) de fournir un appui aux services de santé palestiniens, notamment par des programmes de renforcement des capacités et l’élaboration de plans stratégiques d’investissement dans des capacités locales spécifiques de traitement et de diagnostic ; 3) d’apporter une assistance technique sanitaire à la population syrienne dans le Golan syrien occupé ; 4) de continuer à fournir l’assistance technique nécessaire pour répondre aux besoins sanitaires du peuple palestinien, notamment des prisonniers et des détenus, en coopération avec le Comité international de la Croix-Rouge, ainsi qu’aux besoins sanitaires des handicapés et des blessés ; 5) de soutenir le développement du système de santé dans le territoire palestinien occupé, y compris le développement des ressources humaines, en mettant particulièrement l’accent sur le renforcement des soins primaires et l’intégration des services de santé mentale dans les 1 Voir l’annexe 9. 2 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 3 Document A70/39. 48 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ services de soins primaires, ainsi que sur la prévention et la prise en charge intégrée des maladies, et de conseiller les donateurs sur la manière de soutenir au mieux ces activités ; et 6) de veiller à l’allocation des ressources humaines et financières nécessaires pour atteindre ces objectifs. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission B, premier rapport) WHA70(13) Rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016 ;1 et ayant pris note du rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé,2 a décidé d’accepter le rapport programmatique et financier de l’OMS à mi-exercice pour 2016-2017, avec les états financiers vérifiés pour 2016. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission B, premier rapport) WHA70(14) Rapport du Commissaire aux comptes La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport du Commissaire aux comptes à l’Assemblée de la Santé ;3 et ayant pris note du rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé,4 a décidé d’accepter le rapport du Commissaire aux comptes à l’Assemblée de la Santé. (Neuvième séance plénière, 29 mai 2017 – Commission B, premier rapport) WHA70(15) Nomination de représentants au Comité des pensions du personnel de l’OMS La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé a nommé les membres suppléants, le Dr Naoko Yamamoto, délégué du Japon, et le Dr Gerardo Lubin Burgos Bernal, délégué de la Colombie, membres pour la durée restant à courir de leur mandat, c’est-à-dire jusqu’en mai 2019. 1 Document A70/40. 2 Document A70/58. 3 Document A70/43. 4 Document A70/61. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 49 L’Assemblée de la Santé a nommé le Dr Asad Hafeez, délégué du Pakistan, le Dr Papa Amadou Diack, délégué du Sénégal, et le Dr Alan Ludowyke, délégué de Sri Lanka, membres suppléants du Comité des pensions du personnel de l’OMS pour un mandat de trois ans, c’est-à-dire jusqu’en mai 2020. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, deuxième rapport) WHA70(16) Fonds pour les infrastructures La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport sur le projet de fonds pour les infrastructures (intégration du fonds immobilier et du fonds pour la technologie de l’information) ;1 ayant pris note du rapport du Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé ;2 prenant note des besoins de financement pour les infrastructures, qui recouvrent les investissements dans l’immobilier et dans les technologies de l’information, comme indiqué dans le document A70/54 ; et prenant note des modalités de financement existantes du fonds immobilier, conformément à la résolution WHA63.7 (2010) sur le plan-cadre d’équipement et à la décision WHA69(18) (2016), intitulée « Immobilier : le point sur la stratégie de rénovation des bâtiments à Genève », qui prévoit que US $25 millions par exercice sont affectés aux besoins immobiliers, a décidé : 1) d’approuver le changement de nom du fonds immobilier en « Fonds pour les infrastructures » ; 2) d’approuver également l’extension de l’objet du Fonds pour les infrastructures (auparavant fonds immobilier) afin qu’il recouvre les investissements dans les technologies de l’information, tels qu’approuvés par le Conseil pour les technologies de l’information, outre les finalités convenues dans la résolution WHA23.14 (1970) sur le fonds immobilier, tout en tenant et en présentant des sous-comptes distincts pour les investissements dans l’immobilier et dans les technologies de l’information ; 3) d’autoriser le Directeur général à allouer, à la fin de chaque exercice, au moins US $15 millions, selon les disponibilités, aux besoins d’investissement dans les technologies de l’information dans le cadre du Fonds pour les infrastructures ; 4) de prier le Directeur général de créer des sous-comptes distincts afin de continuer à différencier les crédits investis dans l’immobilier et les crédits investis dans les technologies de l’information à l’intérieur du Fonds pour les infrastructures ; 5) de prier en outre le Directeur général de faire rapport au Conseil exécutif, à ses futures sessions, à la fois sur l’emploi des crédits pour les technologies de l’information et sur celui des crédits pour l’immobilier qui sont inclus dans le Fonds pour les infrastructures, et sur le financement de ce fonds. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, deuxième rapport) 1 Document A70/54. 2 Document A70/65. 50 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ WHA70(17) Plan mondial d’action de santé publique contre la démence1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le projet de plan mondial d’action de santé publique contre la démence 2017-2025,2 a décidé : 1) d’approuver le Plan mondial d’action de santé publique contre la démence 2017-2025 ;3 2) d’inviter instamment les États Membres4 à mettre en place, dès que possible, des mesures nationales ambitieuses faisant pendant à la mise en œuvre globale du Plan mondial d’action de santé publique contre la démence 2017-2025 ; 3) de prier le Directeur général de soumettre un rapport sur les progrès accomplis dans l’application de la présente décision aux Soixante-Treizième, Soixante-Seizième et Soixante- Dix-Neuvième Assemblées mondiales de la Santé. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, troisième rapport) WHA70(18) Le problème mondial de la drogue sous l’angle de la santé publique1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport du Secrétariat sur le problème mondial de la drogue sous l’angle de la santé publique,5 a décidé : 1) de saluer les progrès accomplis dans le renforcement et l’extension de la coopération existante concernant les aspects de santé publique du problème mondial de la drogue, notamment la signature du mémorandum d’accord entre l’OMS et l’ONUDC en février 2017 ; 2) de reconnaître qu’il faut redoubler d’efforts pour apporter, sur demande, un soutien aux États Membres soucieux d’aborder et de combattre le problème mondial de la drogue en suivant une approche complète, intégrée et équilibrée ; 3) de prier le Directeur général de poursuivre ses efforts pour améliorer la coordination et la collaboration de l’OMS avec l’ONUDC et l’Organe international de contrôle des stupéfiants, dans le cadre de leurs mandats existants, pour aborder et combattre le problème mondial de la drogue ; 4) de prier en outre le Directeur général de faire rapport sur l’application de la présente décision aux Soixante et Onzième, Soixante-Treizième et Soixante-Quinzième Assemblées mondiales de la Santé, et de continuer à tenir la Commission des stupéfiants correctement informée des programmes et des progrès en la matière, étant donné les mandats que lui confient les traités. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, troisième rapport) 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 2 Annexe du document A70/28. 3 Voir l’annexe 10. 4 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. 5 Document A70/29. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 51 WHA70(19) Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant : plan de mise en œuvre1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, rappelant notamment le Plan d’application exhaustif de l’OMS concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, la résolution WHA69.9 (2016) intitulée « Mettre un terme aux formes inappropriées de promotion des aliments destinés aux nourrissons et aux jeunes enfants », la résolution WHA66.10 (2013) relative au suivi de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui comprend le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020, et le cadre de suivi et de responsabilisation issu de la Deuxième Conférence internationale FAO/OMS sur la nutrition (Rome, 19-21 novembre 2014) ; et ayant examiné le rapport intitulé « Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant : plan de mise en œuvre »,2 a décidé : 1) d’accueillir favorablement le plan de mise en œuvre visant à orienter les mesures prises en application des recommandations figurant dans le rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant ;3 2) d’inviter instamment les États Membres à élaborer des interventions, des stratégies et des plans nationaux pour mettre fin à l’obésité du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent,4 en tenant compte du plan de mise en œuvre ;3 3) de prier le Directeur général de faire rapport périodiquement à l’Assemblée de la Santé sur les progrès accomplis en vue de mettre fin à l’obésité de l’enfant, y compris sur ceux réalisés dans l’exécution du plan de mise en œuvre,3 dans le cadre des rapports actuellement soumis sur la nutrition et les maladies non transmissibles. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, quatrième rapport) WHA70(20) Renforcer les synergies entre l’Assemblée mondiale de la Santé et la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport du Secrétariat sur le renforcement des synergies entre l’Assemblée mondiale de la Santé et la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, 5 et ayant pris note de la décision FCTC/COP7(18) (2016) adoptée par la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, a décidé : 1) de prendre note avec satisfaction du rapport présenté par le Président de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac ;6 2) d’inviter la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac à charger le Secrétariat de la Convention-cadre de présenter un rapport sur les conclusions de 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/31. 3 Voir l’annexe 11. 4 Telle qu’elle est définie dans la note de bas de page 5, au paragraphe 1 de l’annexe 11. 5 Document A70/33. 6 Annexe du document A70/33. 52 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ chacune des futures sessions de la Conférence des Parties à la session suivante de l’Assemblée de la Santé, aux fins d’information et dans le cadre de la documentation fournie à l’Assemblée de la Santé au titre du point de l’ordre du jour consacré à la lutte contre les maladies non transmissibles ; 3) de prier le Directeur général de l’OMS, conformément à la décision WHA69(13) (2016), de continuer à présenter à la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, aux fins d’information, des rapports périodiques sur les résolutions et décisions de l’Assemblée de la Santé qui présentent un intérêt pour la mise en œuvre de la Convention-cadre. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission B, quatrième rapport) WHA70(21) Dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport de la cinquième réunion du dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits et la résolution WHA65.19 (2012),2 a décidé : 1) d’approuver les définitions figurant à l’appendice 3 de l’annexe du document A70/23 ;3 2) de prier le Directeur général de remplacer l’expression « produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits » par celle de « produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés » dans le nom du dispositif des États Membres et dans tous les documents futurs portant sur les produits médicaux de ce type. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission A, cinquième rapport) WHA70(22) Progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 20304 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport sur les progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030,5 a décidé de prier le Directeur général de continuer à faire rapport tous les deux ans, comme demandé dans la résolution WHA69.11 (2016), sur la santé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, y compris sur le renforcement des soins chirurgicaux d’urgence, des soins chirurgicaux essentiels et de l’anesthésie en tant que composantes de la couverture sanitaire universelle, comme demandé dans la résolution WHA68.15 (2015). (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission A, sixième rapport) 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 2 Voir le document A70/23 et le document WHA65/2012/REC/1, et en particulier la note de bas de page dans le premier paragraphe de l’annexe à la résolution. 3 Voir l’annexe 12. 4 Annexe du document A70/33. 5 Document A70/35. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS 53 WHA70(23) Rôle du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà1 La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, ayant examiné le rapport sur le rôle du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà,2 a décidé : 1) d’approuver la feuille de route pour accroître la participation du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà ;3 2) de prier le Directeur général de faire rapport à la Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route, et à la Soixante-Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès ultérieurs et sur les mesures prises par le Secrétariat pour mettre à jour la feuille de route en fonction du résultat du processus intersessions mis en place pour formuler des recommandations concernant l’Approche stratégique et la gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets après 2020.4 (Dixième séance plénière, 31 mai 2017 – Commission A, sixième rapport) WHA70(24) Choix du pays où se tiendra la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé La Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, vu les dispositions de l’article 14 de la Constitution, a décidé que la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé se tiendrait en Suisse. (Dixième séance plénière, 31 mai 2017) ____________________ 1 Voir à l’annexe 14 les incidences financières et administratives que cette décision aura pour le Secrétariat. 2 Document A70/36. 3 Voir l’annexe 13. 4 Voir la résolution WHA69.4 (2016), paragraphe 2.10). ANNEXES

- 57 - ANNEXE 1 CONTRAT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL1 [A70/5, annexe – 24 avril 2017] LE PRÉSENT CONTRAT est conclu ce vingt-troisième jour de mai deux mille dix-sept entre l’Organisation mondiale de la Santé (ci-après dénommée l’Organisation), d’une part, et le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (ci-après dénommé le Directeur général), d’autre part. ATTENDU QUE 1) L’article 31 de la Constitution de l’Organisation prévoit que le Directeur général de l’Organisation est nommé par l’Assemblée mondiale de la Santé (ci-après dénommée l’Assemblée de la Santé), sur proposition du Conseil exécutif (ci-après dénommé le Conseil) et suivant les conditions que l’Assemblée de la Santé pourra fixer ; et 2) Le Directeur général a été dûment nommé par l’Assemblée de la Santé au cours de sa séance du vingt-troisième jour de mai deux mille dix-sept pour une durée de cinq ans. EN CONSÉQUENCE, AUX TERMES DU PRÉSENT CONTRAT, il a été convenu ce qui suit : I. 1) La durée du mandat du Directeur général court du premier jour de juillet deux mille dix-sept au trentième jour de juin deux mille vingt-deux, date à laquelle ses fonctions et le présent contrat prennent fin. 2) Sous l’autorité du Conseil, le Directeur général remplit les fonctions de chef des services techniques et administratifs de l’Organisation et exerce telles attributions qui peuvent être spécifiées dans la Constitution et dans les Règlements de l’Organisation et/ou qui peuvent lui être conférées par l’Assemblée de la Santé ou par le Conseil. 3) Le Directeur général s’engage pleinement à gérer de manière responsable et adéquate les ressources de l’OMS, notamment ses ressources financières, humaines et matérielles, avec efficience et efficacité, afin d’atteindre les objectifs de l’Organisation ; à instaurer une culture de l’éthique, de sorte que toutes les décisions et actions du Secrétariat reposent sur la responsabilisation, la transparence, l’intégrité et le respect ; à garantir une représentation géographique équitable et l’équilibre entre les sexes lors de l’engagement des membres du personnel et conformément à l’article 35 de la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé ; à appliquer les recommandations issues de la vérification intérieure et extérieure des comptes de l’Organisation ; et à garantir le respect des délais d’établissement des documents officiels et leur transparence. 4) Le Directeur général est soumis au Statut du personnel de l’Organisation dans la mesure où ce Statut lui est applicable. En particulier, il ne peut occuper aucun autre poste administratif, ni recevoir de sources extérieures quelconques des émoluments à titre de rémunération pour des activités relatives à l’Organisation. Il n’exerce aucune occupation et n’accepte aucun emploi ou activité incompatibles avec ses fonctions dans l’Organisation. 5) Le Directeur général, pendant la durée de son mandat, jouit de tous les privilèges et immunités afférents à ses fonctions en vertu de la Constitution de l’Organisation et de tous accords s’y rapportant déjà en vigueur ou à conclure ultérieurement. 1 Voir la résolution WHA70.3. 58 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 6) Le Directeur général peut à tout moment, et moyennant préavis de six mois, donner sa démission par écrit au Conseil, qui est autorisé à accepter cette démission au nom de l’Assemblée de la Santé ; dans ce cas, à l’expiration dudit préavis, le Directeur général cesse de remplir ses fonctions et le présent contrat prend fin. 7) L’Assemblée de la Santé, sur la proposition du Conseil et après avoir entendu le Directeur général, a le droit, pour des raisons d’une exceptionnelle gravité susceptibles de porter préjudice aux intérêts de l’Organisation, de mettre fin au présent contrat, moyennant préavis par écrit d’au moins six mois. II. 1) À compter du premier jour de juillet deux mille dix-sept, le Directeur général reçoit de l’Organisation un traitement annuel de deux cent quarante et un mille deux cent soixante-seize dollars des États-Unis avant imposition, de sorte que le traitement net, payable mensuellement, sera de cent soixante-douze mille soixante-neuf dollars des États-Unis par an ou son équivalent en telle autre monnaie que les parties pourront arrêter d’un commun accord. 2) En plus des ajustements et indemnités normalement accordés aux membres du personnel aux termes du Règlement du personnel, le Directeur général reçoit annuellement, à titre de frais de représentation, un montant de vingt et un mille dollars des États-Unis ou son équivalent en toute autre monnaie arrêtée d’un commun accord par les parties, cette somme étant payable mensuellement à partir du premier jour de juillet deux mille dix-sept. Il utilise le montant de l’indemnité de représentation uniquement pour couvrir les frais de représentation qu’il estime devoir engager dans l’exercice de ses fonctions officielles. Il a droit aux allocations versées à titre de remboursement, telles que celles qui se rapportent aux frais de voyage ou de déménagement entraînés par sa nomination, par un changement ultérieur de lieu d’affectation, ou par la fin de son mandat, de même que celles qui concernent les frais de voyages officiels et de voyages pour congé dans les foyers. 3) Le Directeur général ne participera pas à la Caisse commune des pensions du personnel des Nations Unies et, au lieu de cela, recevra à titre de supplément mensuel la contribution que l’Organisation aurait versée chaque mois à la Caisse commune des pensions si le Directeur général avait participé à celle-ci. Si le Directeur général décidait avant le début de sa prise de fonctions le premier jour de juillet deux mille dix-sept qu’il souhaite participer à la Caisse commune des pensions, lui-même et l’Organisation contribueraient à la Caisse commune des pensions selon la procédure normale et aucun supplément mensuel ne lui serait versé. III. Les clauses du présent contrat relatives au traitement et aux frais de représentation sont sujettes à révision et à adaptation par l’Assemblée de la Santé, sur la proposition du Conseil et après consultation du Directeur général, afin de les rendre conformes à toutes dispositions concernant les conditions d’emploi des membres du personnel que l’Assemblée de la Santé pourrait décider d’appliquer à ceux desdits membres du personnel déjà en fonction. IV. Au cas où, à propos du présent contrat, viendraient à surgir une quelconque difficulté d’interprétation ou même un différend non résolus par voie de négociation ou d’entente amiable, l’affaire serait portée pour décision définitive devant le tribunal compétent prévu dans le Règlement du personnel. EN FOI DE QUOI, nous avons apposé nos signatures le jour et l’année indiqués au premier alinéa ci-dessus. …………………………………………… Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général …………………………………………… Professeur Veronika Skvortsova Président de la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé - 59 - ANNEXE 2 S’ENGAGER POUR LA SANTÉ PLAN D’ACTION QUINQUENNAL POUR L’EMPLOI EN SANTÉ ET LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE INCLUSIVE (2017-2021)1 [A70/18, annexe – 15 mai 2017] Résumé Une vision : Accélérer les progrès sur la voie de la couverture sanitaire universelle et de la réalisation des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 en assurant un accès équitable aux agents de santé au sein de systèmes de santé renforcés. Deux objectifs : Investir aussi bien dans l’accroissement des effectifs que dans la transformation des personnels du secteur sanitaire et social à l’échelle mondiale. Trois organismes : Organisation internationale du travail (OIT), Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et Organisation mondiale de la Santé (OMS) Quatre objectifs de développement durable : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge (objectif 3) ; Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie (objectif 4) ; Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles (objectif 5) ; Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous (objectif 8). Cinq grands axes de travail : Dans le but de faciliter la mise en œuvre des approches intersectorielles et des mesures menées par les États, ainsi que d’orienter les investissements durables, le renforcement des capacités et les mesures stratégiques : 1) sensibilisation, dialogue social et dialogue stratégique ; 2) données, informations et redevabilité ; 3) formation, compétences et emplois ; 4) financement et investissements ; et 5) mobilité internationale des personnels. 1 Voir la résolution WHA70.6. 60 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 1. Contexte 1. Dans son rapport intitulé « S’engager pour la santé et la croissance : investir dans les personnels de santé », la Commission de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique (la Commission) a proposé 10 recommandations et cinq actions immédiates pour transformer le personnel du secteur sanitaire et social afin de réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030.1 La mise en œuvre de ces recommandations et de ces actions nécessitera des interventions et des mesures innovantes de la part des États Membres, à l’initiative des ministères de la santé, de l’éducation, de l’emploi et des finances, ainsi que de la part de la communauté internationale. 2. Réfutant une croyance ancienne selon laquelle les investissements dans le personnel de santé seraient un fardeau pour l’économie, la Commission est arrivée à la conclusion que l’investissement dans le personnel de santé associé à une action stratégique appropriée pourrait avoir des bénéfices socioéconomiques énormes en matière d’éducation de qualité, d’égalité entre les sexes, de travail décent, de croissance économique inclusive, ainsi que de santé et de bien-être. Ce changement de paradigme ouvre une nouvelle dynamique politique pour que les États Membres mettent en œuvre la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030,2 adoptée par la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2016.3 La Commission de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique a été créée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies le 2 mars 2016 en réponse à la résolution 70/183 de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Santé mondiale et politique étrangère : améliorer la gestion des crises sanitaires internationales », adoptée le 17 décembre 2015. La Commission était présidée par le Président français, M. François Hollande, et le Président sud-africain, M. Jacob Zuma ; et coprésidée par le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, M. Ángel Gurría, Secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, et M. Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du travail. La Commission a présenté son rapport en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York le 20 septembre 2016. Le rapport de la Commission a été accueilli avec satisfaction par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa soixante et onzième session.1 L’Assemblée générale a prié instamment les États Membres d’examiner les recommandations de la Commission, « notamment l’élaboration de plans intersectoriels et l’investissement dans l’éducation et la création d’emplois dans les secteurs sanitaire et social » dans le but de « contribuer à une croissance économique mondiale inclusive et à la création d’emplois décents et de réaliser la couverture sanitaire universelle ». Le Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé, à sa cent quarantième session en janvier 2017, a examiné et pris note avec satisfaction du rapport de la Commission. Il a prié le Directeur général de l’OMS de collaborer avec les États Membres afin d’adopter des mesures mettant l’accent sur les principales recommandations. 1 Commission de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique. S’engager pour la santé et la croissance : investir dans les personnels de santé. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/hrh/ com-heeg/reports, consulté le 5 avril 2017). 2 Disponible à l’adresse http://www.who.int/hrh/resources/global_strategy2030fr.pdf?ua=1 (consulté le 5 avril 2017). 3 Résolution WHA69.19 (2016). ANNEXE 2 61 3. La Commission identifie le secteur sanitaire et social1 comme une source d’emploi majeure et en augmentation, et comme un domaine d’investissement stratégique permettant de créer davantage d’opportunités d’emploi décent que la plupart des autres industries et des autres secteurs, en particulier pour les femmes et les jeunes.2 À mesure que les populations croissent et évoluent, la demande d’agents de santé devrait presque doubler d’ici à 2030, avec la création attendue d’environ 40 millions de nouveaux postes d’agents de santé, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et dans les pays à revenu élevé. 3 Chaque emploi de travailleur sanitaire et social s’accompagne en moyenne d’au moins deux postes supplémentaires dans d’autres métiers de l’économie de la santé au sens large, ce qui ouvre des possibilités de création d’emploi dans le secteur sanitaire et social et au-delà. Peu de secteurs économiques offrent des possibilités de croissance continue du nombre d’emplois décents, en particulier à la lumière des nombreuses fermetures de postes potentielles dans d’autres secteurs économiques dues aux avancées technologiques rapides et à l’évolution de l’organisation de la production et de l’emploi.4 4. Néanmoins, l’augmentation prévue du nombre d’emplois s’accompagne d’un déficit potentiel de 18 millions d’agents de santé pour instaurer durablement la couverture sanitaire universelle d’ici à 2030, principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, comme cela est envisagé dans la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé. Sans interventions ciblées, la situation dans les environnements défavorisés pourrait être aggravée par une mobilité des personnels accrue vers les pays où la demande est la plus forte, mettant à mal des systèmes de santé déjà vulnérables. L’investissement dans la qualité des emplois en ce qui concerne les conditions de travail, la protection des travailleurs et le droit du travail est incontournable pour retenir les agents de santé dans les milieux où ils sont les plus nécessaires. 5. La Commission a appelé à la mise en œuvre immédiate d’interventions audacieuses et innovantes afin de faire bouger les choses et d’inverser la tendance en ce qui concerne les personnels du secteur sanitaire et social. Pour pérenniser les personnels du secteur sanitaire et social, il faut une action intersectorielle et une coordination de la direction et des actions entre les ministères des finances, du travail, de l’éducation, de la santé, des affaires sociales et des affaires étrangères, ainsi qu’une collaboration étroite avec les organisations d’employeurs et d’agents de santé, les associations professionnelles et les autres parties prenantes clés. Dix recommandations et cinq actions immédiates (Tableau 1) sont proposées pour réaliser les objectifs de développement durable. 1 Veuillez noter que le plan d’action quinquennal inclut toutes les professions qui contribuent à l’amélioration de la santé et du bien-être dans le secteur sanitaire et le secteur de la protection sociale en lien avec la santé, et fait donc référence aux personnels du secteur sanitaire et social prenant part aux soins de santé sous tous leurs aspects. 2 Investir dans l’économie des soins – Une analyse par sexe d’une stimulation de l’emploi dans sept pays de l’OCDE, mars 2016. Bruxelles, Confédération syndicale internationale, 2016 (http://www.ituc-csi.org/investir-dans-l-economie-des- soins?lang=fr, consulté le 5 septembre 2016). 3 Liua JX, Goryakin Y, Maeda A, Bruckner TA, Scheffler RM. Global health workforce labor market projections for 2030. Policy Research Working Paper. Report number WPS7790. Washington, D.C., Banque mondiale, 2016 (http://documents.worldbank.org/curated/en/546161470834083341/Global-health-workforce-labor-market-projections-for-2030, consulté le 5 avril 2017). 4 Voir le Rapport du Directeur général de l’OIT – L’initiative du centenaire sur l’avenir du travail. Document de conférence. Conférence internationale du travail, 104e session, 2015 (http://www.ilo.org/ilc/ILCSessions/104/reports/reports- to-the-conference/WCMS_369842/lang--fr/index.htm, consulté le 5 avril 2017) et The Learning Generation: Investing in Education for a Changing World. International Commission on Financing Global Education Opportunity, septembre 2016 (http://report.educationcommission.org/wp-content/uploads/2016/09/Learning_Generation_Full_Report.pdf, consulté le 30 novembre 2016). 62 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Tableau 1. Recommandations et actions immédiates préconisées par la Commission de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique Recommandations Actions immédiates d’ici mars 2018 T ra ns fo rm er le s p er so nn el s d e sa nt é 1. Stimuler les investissements dans la création d’emplois décents en santé, notamment pour les femmes et les jeunes, avec les bonnes compétences, en nombre suffisant et aux endroits opportuns. 2. Optimiser la participation économique des femmes et encourager leur autonomisation par une institutionnalisation de leur leadership, la lutte contre les préjugés sexistes et les inégalités entre les sexes dans la formation et sur le marché du travail de la santé, et par la résolution des questions de genre dans les processus de réforme sanitaire. 3. Développer une formation, initiale et continue, de grande qualité, qui favorise le changement, de sorte que tous les personnels de santé soient dotés de compétences répondant aux besoins sanitaires des populations et soient en mesure de déployer pleinement leur potentiel. 4. Réformer les modèles de services, qui se fondent actuellement surtout sur les soins hospitaliers, pour mettre l’accent sur la prévention et des soins primaires et ambulatoires qui soient de grande qualité, abordables, intégrés et centrés sur les patients et les communautés, en accordant une attention particulière aux zones mal desservies. 5. Exploiter le potentiel des technologies de l’information et de la communication pour améliorer la formation dans le domaine de la santé, les services de santé centrés sur les personnes, et les systèmes d’information sanitaire. 6. Garantir les investissements dans les capacités fondamentales du Règlement sanitaire international (2005), particulièrement en matière de développement des compétences des professionnels de santé nationaux et internationaux dans des contextes humanitaires et d’urgences de santé publique, aigus comme prolongés. Garantir la protection et la sécurité de tous les agents et établissements de santé dans tous les contextes. A. Obtenir des engagements, favoriser la mobilisation intersectorielle et élaborer un plan d’action. B. Promouvoir la redevabilité, l’engagement et le plaidoyer. C. Améliorer les données sur le marché du travail de la santé, son analyse et son suivi dans tous les pays. D. Accélérer les investissements dans la formation transformatrice, les compétences et la création d’emplois. E. Mettre en place une plateforme internationale sur la mobilité des professionnels de santé. Fa vo ri se r le c ha ng em en t 7. Lever des fonds suffisants auprès des sources nationales et internationales, publiques et privées le cas échéant, et envisager une réforme ambitieuse du financement de la santé quand cela est nécessaire, pour investir dans les compétences adaptées, des conditions de travail décentes, et un nombre adéquat de personnels de santé. 8. Promouvoir la collaboration intersectorielle aux niveaux national, régional et international ; mobiliser la société civile, les syndicats et autres associations de professionnels de la santé, et le secteur privé ; et aligner la coopération internationale pour soutenir les investissements dans les personnels de santé, dans le cadre des stratégies et des plans nationaux pour la santé et la formation. 9. Améliorer la reconnaissance internationale des qualifications des personnels de santé pour promouvoir un meilleur usage des compétences ; accroître les bénéfices tout en luttant contre les effets négatifs des migrations des personnels de santé, tout en sauvegardant leurs droits. 10. Entreprendre des recherches et des analyses approfondies sur les marchés de l’emploi dans le domaine de la santé, en utilisant des indicateurs et méthodologies harmonisés, pour étoffer les données disponibles, renforcer la redevabilité, et promouvoir l’action. ANNEXE 2 63 6. La mise en œuvre des recommandations et des actions immédiates de la Commission peut se faire de différentes façons. Pour être efficace, elle doit être pilotée par les États Membres et être conforme et intégrée aux priorités nationales et régionales, ainsi qu’aux programmes connexes en matière de santé, de protection sociale, d’emploi et de croissance économique dans tous les secteurs. L’application des politiques et des actions doit se faire dans le cadre d’un dialogue social continu avec des représentants des employeurs et des travailleurs du secteur sanitaire et social. Les tendances et les besoins actuels et à venir, par exemple les évolutions démographiques et épidémiologiques, les flux migratoires, les changements climatiques, les inégalités d’accès aux services de santé, les progrès technologiques et les transitions socioéconomiques, doivent être anticipés et pris en compte afin d’assurer l’équité et l’inclusion. Les investissements doivent être couplés à un programme de transformation et à des politiques adaptées afin d’apporter les compétences nécessaires pour les bons emplois, aux endroits opportuns. 7. L’OIT, l’OCDE et l’OMS ont organisé une réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique (Genève, 14 et 15 décembre 2016) et ont présenté, pour une première phase de consultation, un projet de plan portant sur la façon dont les trois organismes peuvent soutenir les États Membres dans l’application des recommandations de la Commission. Le Conseil exécutif de l’OMS, à sa cent quarantième session en janvier 2017, a prié le Directeur général dans sa décision EB140(3) de mettre au point le plan d’action quinquennal avant la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2017, en collaboration avec l’OIT, l’OCDE et les entités régionales et spécialisées concernées et en consultation avec les États Membres. 8. Deux cycles de consultations ouvertes ont orienté l’élaboration de ce plan d’action, avec plus de 60 contributions reçues aussi bien avant (du 25 octobre au 11 novembre 2016) qu’après (du 15 décembre 2016 au 17 février 2017) la réunion ministérielle de haut niveau sur l’emploi en santé et la croissance économique. Le projet de plan d’action a également fait l’objet de discussions avec plus de 80 représentants de missions permanentes auprès de l’Office des Nations Unies à Genève lors d’une séance d’information le 9 février 2017. Les contributions mettent en relief la diversité des États Membres et des parties prenantes issues de nombreux secteurs qui œuvrent activement pour l’adoption et la mise en œuvre des recommandations de la Commission à l’échelle nationale, régionale et internationale. Objectifs du plan d’action quinquennal 9. Le plan d’action quinquennal est un programme de travail intersectoriel conjoint de l’OIT, de l’OCDE et de l’OMS qui est incontournable pour accompagner les États Membres dans la mise en œuvre efficace des recommandations de la Commission conformément à la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé. Afin d’appuyer et de faciliter la mise en œuvre sous la conduite des États, il explique la façon dont les trois organismes travailleront avec les États Membres et les parties prenantes clés dans la mise en œuvre concrète des recommandations de la Commission conformément aux plans et stratégies nationaux, régionaux et mondiaux. En tant que tel, le plan d’action est un bon exemple du type de partenariats collaboratifs entre organismes internationaux qui permettent d’accompagner les États Membres dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. 10. Le plan d’action ne dicte pas les mesures que doivent prendre les États Membres ou les parties prenantes clés pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission. Il fixe en fait les solutions que l’OIT, l’OCDE et l’OMS devront apporter afin de répondre aux demandes et aux requêtes probables des États Membres, des organisations d’employeurs et de travailleurs et d’autres parties prenantes importantes. Le cas échéant et sur demande des États Membres, les organisations pourraient mettre en place des activités de coopération technique, d’organisation et de coordination, de développement des capacités, de recherche, de facilitation des investissements et du financement, ainsi que d’orientation normative. 64 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 11. Les objectifs précis du plan d’action quinquennal sont les suivants : a) faciliter la mise en œuvre, par les États Membres, d’approches intersectorielles, collaboratives et intégrées et de mesures nationales pour donner suite aux recommandations de la Commission et aux actions immédiates qu’elle préconise, conformément à la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé ; et b) dynamiser et stimuler les investissements prévisibles et durables, le renforcement des capacités des institutions, ainsi que les mesures stratégiques et concrètes de transformation concernant les personnels du secteur sanitaire et social, en prêtant une attention particulière aux pays prioritaires où la couverture sanitaire universelle et les recommandations de la Commission sont le moins susceptibles de devenir réalité.1 Approche 12. Le leadership et la bonne gestion des États Membres et des autres parties prenantes clés sont indispensables pour la mise en œuvre des recommandations de la Commission conformément à la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé et dans le droit fil de la résolution WHA69.19 (2016), dans laquelle cette Stratégie a été adoptée, et de la résolution 71/159 (2016) de l’Assemblée générale des Nations Unies, intitulée « Santé mondiale et politique étrangère : emplois dans le domaine de la santé et croissance économique ». Toutes les parties prenantes des secteurs de l’éducation, de la santé, du travail, des finances et des affaires étrangères ont un rôle important à jouer et doivent coopérer afin d’investir dans les personnels de santé et de transformer les modèles en vigueur pour les rendre plus durables et plus adaptés. 13. La prise en main par les pays, les approches pangouvernementales, le dialogue social et l’ouverture à d’autres partenaires sont des fondements indispensables à la mise en œuvre des recommandations de la Commission. Avec ce plan d’action, l’OIT, l’OCDE et l’OMS, ainsi que d’autres partenaires et initiatives mondiales œuvrant à la réalisation d’objectifs pertinents du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (par exemple en matière d’éducation de qualité, d’emploi des jeunes, d’égalité entre les hommes et les femmes et d’activités durables) peuvent appuyer et faciliter les mesures pilotées à l’échelle nationale. 14. En unissant leurs forces, l’OIT, l’OCDE et l’OMS seront mieux placées pour collaborer avec les États Membres à la formulation de stratégies nationales exhaustives, intersectorielles et intégrées dans le domaine des personnels de santé. En utilisant leur pouvoir de rassemblement et en se fondant sur leurs données et leurs travaux analytiques, les trois organisations peuvent encourager un dialogue social tripartite concerté2 et améliorer les données et les informations sur le marché du travail de la santé, ce qui est essentiel à l’élaboration d’une nouvelle génération de stratégies nationales pour les personnels de santé et à la mobilisation de ressources nationales et internationales pour leur mise en œuvre (Figure 1). Associés à la transformation et à l’expansion de la formation, des compétences et de la création d’emplois décents, les investissements contribueront à la mise en place de personnels de santé pérennes et, ainsi, donneront des résultats socioéconomiques positifs pour les objectifs 3, 4, 5 et 8. 1 Les pays prioritaires ont été définis dans le rapport de la Commission comme ceux où la couverture sanitaire universelle et les recommandations de la Commission sont le moins susceptibles de devenir réalité. Les organisations définiront des critères dont les États Membres pourront s’aider pour déterminer s’ils peuvent prétendre à un appui plus important et plus ciblé. 2 Le dialogue social comprend tous les types de négociations, de consultations ou de simples échanges d’informations entre représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des questions d’intérêt général relatives à la politique économique et sociale. ANNEXE 2 65 Figure 1. Théorie du changement 15. Le plan d’action quinquennal expose la façon dont l’OIT, l’OCDE et l’OMS répondront à chacune des recommandations par un certain nombre de solutions aux niveaux national, régional et mondial qui aideront les États Membres à traduire ces recommandations en actes et qui permettront également d’atteindre les objectifs connexes de la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé et de suivre les orientations stratégiques mondiales pour le renforcement des soins infirmiers et obstétricaux.1 Les solutions seront divisées en cinq axes de travail correspondant aux stratégies et aux recommandations mondiales existantes, les priorités étant définies chaque année au terme de processus de planification opérationnelle (Tableau 2). 1 OMS. Global strategic directions for strengthening nursing and midwifery 2016-2020. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/hrh/nursing_midwifery/global-strategy-midwifery-2016-2020/en/, consulté le 5 avril 2017). Dialogue social tripartite concerté Amélioration de la qualité des données sur le marché du travail de la santé, des analyses et des informations Investissements nationaux et internationaux durables Amélioration des stratégies nationales relatives aux personnels de santé Transformation et expansion de la formation, des compétences et de la création d’emplois décents pour pérenniser les personnels de santé BONNE SANTÉ ET BIEN-ÊTRE ÉDUCATION DE QUALITÉ ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES TRAVAIL DÉCENT ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE 66 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Tableau 2. Correspondance entre les axes de travail et les stratégies et recommandations mondiales Axes de travail Recommandations de la Commission et actions immédiates Objectifs de la Stratégie mondiale de l’OMS Domaines thématiques des orientations stratégiques pour le renforcement des soins infirmiers et obstétricaux 1. Sensibilisation, dialogue social et dialogue stratégique. Donner un coup d’accélérateur à l’appui stratégique et à la dynamique, encourager l’engagement intersectoriel à l’échelle mondiale, régionale et nationale, et renforcer le dialogue social et le dialogue stratégique en matière d’investissements et d’action. 1-10, A, B 1, 2, 3, 4 2, 4 2. Données, informations et redevabilité. Renforcer les données et les informations par la mise en place de comptes nationaux des personnels de santé et du partage mondial de données sur le marché du travail de la santé ; mieux responsabiliser par la surveillance, le suivi et l’action ; et renforcer la gestion des connaissances. 10, C 3, 4 1, 2 3. Formation, compétences et emploi. Accélérer la mise en œuvre de stratégies nationales intersectorielles conçues pour pérenniser les personnels de santé. 1-6, D 1, 2, 3 1, 3 4. Financement et investissements. Aider les États Membres à mobiliser un financement durable pour accroître les investissements dans les personnels du secteur sanitaire et social par des réformes du financement et par l’augmentation des ressources nationales et internationales. 7, D 1, 2, 3 4 5. Mobilité internationale des personnels. Faciliter le dialogue stratégique, l’analyse et le renforcement des capacités institutionnelles afin de maximiser les avantages mutuels de la mobilité internationale des personnels. 9, E 1-4 16. Les activités propres à chaque axe de travail comprennent : l’analyse et la recherche, le conseil relatif aux règles et aux normes internationales du travail, la coopération technique, la coordination, la gestion des connaissances, le renforcement des capacités institutionnelles et la mobilisation proactive de ressources. Des plans opérationnels seront conçus qui donneront des indications détaillées d’ordre programmatique sur les activités permettant d’appliquer les solutions, sur les cibles, les délais, les mesures qualitatives et quantitatives de suivi et d’évaluation, le rôle propre à chaque organisme, la collaboration avec les parties prenantes et les ressources nécessaires à l’échelle nationale, régionale et internationale. ANNEXE 2 67 17. Il existe des interconnexions importantes entre les axes de travail ; elles seront prises en compte lors de la conception technique et de la planification opérationnelle. Par exemple, la stimulation d’investissements pour la création d’emplois décents dans le secteur sanitaire est indissociable des efforts de transformation et d’expansion de la formation et de l’apprentissage tout au long de la vie, doit tenir compte des réformes de la prestation de services et doit être correctement financée. 1. Principes clés 18. La mise en œuvre du plan d’action quinquennal respectera les principes clés suivants : a) appuyer la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; b) suivre les orientations données par les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies et de l’Assemblée mondiale de la Santé, les cadres et les instruments normatifs, ainsi que les normes internationales du travail ; c) laisser l’initiative et la direction aux pays, les organismes travaillant en étroite consultation avec les gouvernements, les organisations d’employeurs et de travailleurs, ainsi que d’autres partenaires clés à l’échelle nationale, régionale et mondiale ; d) s’efforcer de faire bouger les choses et d’obtenir des résultats tangibles à l’échelle nationale et dans les secteurs clés ; e) combiner les actions immédiates et le renforcement à plus long terme de la législation, des politiques et des institutions ; f) utiliser pleinement l’ensemble des mandats institutionnels, des points forts et des activités à valeur ajoutée des trois organismes, sans redondances ; cela comprend l’utilisation des initiatives existantes, des plateformes de connaissances, des réseaux et des enseignements tirés de l’expérience, en particulier en ce qui concerne l’éducation et les compétences, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’emploi des jeunes, le travail décent, les situations d’urgence sanitaire ; et g) mettre à profit les données et les analyses crédibles pour suivre les progrès et les répercussions à l’échelle nationale, régionale et mondiale. 2. Considérations transversales clés 19. Voici les considérations transversales clés qui sous-tendent le plan d’action quinquennal et son approche : a) Approche fondée sur le marché du travail. Une approche fondée sur le marché du travail sera appliquée pour l’analyse des personnels du secteur sanitaire et social, les mesures à prendre et les investissements à consentir, en tenant compte des dynamiques et des facteurs multisectoriels (Figure 2). Cette approche comprend une analyse du secteur de l’éducation, des systèmes de formation initiale, du vivier de personnels disponibles (par exemple caractéristiques démographiques, compétences et distribution), des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie (par exemple perfectionnement professionnel et formation continus), de l’emploi et des investissements dans les personnels par rapport aux besoins actuels et futurs de la population en matière de soins de santé et de services sociaux. Un ensemble adapté de politiques, de réformes, de cadres réglementaires et de mesures incitatives pourrait être nécessaire pour remédier aux lacunes du marché du travail et aux défaillances publiques mises au jour par l’analyse du marché du travail. 68 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ b) Cohérence et action coordonnée entre tous les secteurs. Il est fondamental de coordonner l’analyse intersectorielle, les mesures et les investissements dans l’éducation, la santé, la protection sociale, le travail, les finances et les affaires étrangères pour progresser véritablement. La cohérence et l’harmonisation des politiques dans tous les secteurs sont également essentielles. c) Travail décent. Les investissements et les interventions concernant les personnels du secteur sanitaire et social doivent viser à garantir un travail décent pour l’ensemble des postes à pourvoir et des nouveaux postes de travail dans l’économie de la santé. Il convient de porter une attention particulière à l’amélioration des conditions de travail, de la sécurité de l’emploi et de la santé et la sécurité au travail tout en reconnaissant et en appliquant dans les faits le droit du travail. d) Égalité des sexes. L’égalité des sexes sera intégrée en tant qu’objectif transversal dans les investissements et les mesures qui favorisent le changement en la matière parmi les personnels du secteur sanitaire et social. Les inégalités entre les hommes et les femmes doivent être analysées et comblées ; une femme apportant gratuitement des soins en l’absence de protection sociale et d’agents de santé compétents en est un exemple. Les femmes devraient être correctement représentées dans les mécanismes de dialogue social. Il faut également renforcer et utiliser les données ventilées par sexe, faire une analyse des sexospécificités intégrée à l’analyse du marché du travail, ainsi que mettre en place des stratégies, des politiques et des investissements nationaux concernant les personnels de santé – ou renforcer ceux qui existent déjà – pour s’attaquer aux préjugés et aux inégalités fondés sur le sexe, en étant attentif notamment aux considérations de « genre » en matière de sécurité, de conditions de travail et de mobilité des femmes. e) Autonomisation des jeunes. Les possibilités d’amélioration de la qualité de la formation, des chances de formation, du capital humain, du travail décent et des parcours professionnels pour les jeunes seront exploitées au maximum. Il est temps d’autonomiser les jeunes et les personnes issues de communautés vulnérables et défavorisées, notamment des communautés autochtones. f) Dialogue social. Le dialogue social entre les gouvernements, les employeurs et les travailleurs ainsi que d’autres parties prenantes concernées du secteur de la santé sera renforcé en tant que processus fondamental pour l’élaboration de politiques concernant les personnels du secteur sanitaire et social. Le dialogue social facilite la formation d’un consensus et contribue de façon positive aux réformes du secteur de la santé ; il est particulièrement important en des temps de changements structurels. g) Des personnels du secteur sanitaire et social répondant aux besoins et adaptés. Les investissements et les actions portant sur les personnels du secteur sanitaire et social doivent répondre aux besoins actuels et à venir des populations, non seulement en ce qui concerne la couverture sanitaire universelle, mais également la sécurité sanitaire mondiale. Les politiques doivent tenir compte de l’évolution démographique, des changements technologiques, des inégalités d’accès aux services sanitaires et sociaux, ainsi que des transitions socioéconomiques. Les compétences des personnels doivent être axées sur les déterminants sociaux de la santé, la promotion de la santé, la prévention des maladies, les soins primaires et les services communautaires intégrés et centrés sur la personne (cela concerne tous les types de personnels du secteur sanitaire et social). Il est urgent de mener une action publique cohérente en partenariat avec un ensemble de parties prenantes afin de mettre en place des politiques relatives au marché du travail qui stimulent la demande de personnels de santé pouvant être maintenus à long terme, en particulier dans les zones mal desservies. ANNEXE 2 69 h) Maximiser les possibilités offertes et renforcer les liens avec les initiatives existantes. Les possibilités et les mécanismes existants dans l’ensemble des organismes seront utilisés autant que possible dans le cadre des projets, des collaborations et des initiatives existants ainsi qu’en renforçant la coopération – qu’elle soit internationale, Sud-Sud ou triangulaire – afin de rationaliser les efforts déployés pour mettre en œuvre le plan d’action quinquennal. i) Durabilité. On prônera et favorisera des réformes et une meilleure exploitation des possibilités de financement existantes. Les stratégies de financement durable pour les investissements en matière de personnels de santé doivent être élargies, notamment en ce qui concerne le budget global, la taxation progressive, la couverture sociale et médicale, les fonds à objet désigné et le secteur privé. j) La santé publique dans les situations d’urgence prolongées et les contextes humanitaires. Il faut aussi tenir compte des spécificités du marché du travail de la santé et des difficultés en matière de formation théorique et pratique des agents de santé, de travail décent, ainsi que de protection et de sécurité des agents de santé dans les situations d’urgence de santé publique prolongées et dans les contextes humanitaires. Figure 2. Leviers de politique publique pour façonner les marchés de l’emploi en santé * Offre de personnels qualifiés du secteur sanitaire et social souhaitant travailler. ** Demande de personnels du secteur sanitaire et social dans les secteurs de la santé et de la protection sociale en lien avec la santé. Coordination de la mise en œuvre du plan d’action quinquennal 20. L’OIT, l’OCDE et l’OMS superviseront et coordonneront la mise en œuvre du plan d’action quinquennal (Tableau 3) en se réunissant régulièrement pour prendre des décisions au niveau de la haute direction ; un comité d’orientation des trois organisations est en cours de création à cette fin. Œuvrant sous la direction du comité d’orientation, un secrétariat technique conjoint sera chargé de l’élaboration des plans opérationnels annuels, de la supervision de leur mise en œuvre effective, des communications et de la gestion des connaissances, des relations avec les parties prenantes, des processus consultatifs, du suivi Politiques de production  sur l’infrastructure et les matériels  sur le recrutement  sur la sélection des étudiants  sur le personnel enseignant Politiques pour gérer les flux entrants et sortants  pour encadrer l’immigration et l’émigration  pour attirer les professionnels de la santé sans emploi  pour réintégrer les professionnels de la santé dans le secteur sanitaire Politiques pour lutter contre les inégalités de répartition et les inefficacités  pour améliorer la productivité et la performance  pour améliorer l’éventail de compétences  pour fidéliser les professionnels de la santé dans les régions insuffisamment desservies Politiques pour réglementer le secteur privé  pour encadrer une double pratique  pour améliorer la qualité de la formation  pour améliorer la qualité des services Leviers économiques, démographiques et sociétaux en général Secteur éducatif Dynamique du marché de l’emploi Ly cé e Co uv er tur e s an ita ire un ive rse lle et se rvi ce s s ûr s, eff ica ce s e t c en tré s s ur la pe rso nn e Formation en santé Formation dans les autres disciplines Vivier de professionnels de la santé qualifiés* À l’étranger Employés Sans emploi Hors main-d’œuvre Secteur sanitaire** Autres secteurs Personnels en mesure d’offrir des services de santé de qualité 70 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ et de l’évaluation, ainsi que de l’établissement de rapports. Le savoir-faire des trois organisations sera réparti dans les cinq axes de travail afin de concevoir et de mettre en œuvre la stratégie technique nécessaire pour appliquer le plan d’action à l’échelle nationale, régionale et mondiale. Un comité consultatif de haut niveau apportera des informations techniques et un appui politique. 21. La bonne mise en œuvre du plan d’action quinquennal nécessitera un engagement et une collaboration intersectoriels et multipartites. Des consultations régulières avec les États Membres et les parties prenantes clés seront prévues dans le processus de mise en œuvre du plan d’action quinquennal afin de faciliter les contributions et les échanges techniques. L’OIT, l’OCDE et l’OMS envisageront la coopération avec les parties prenantes clés de tous les secteurs à l’échelle mondiale, régionale et nationale comme faisant partie intégrante de leurs travaux et exploiteront les capacités institutionnelles à disposition pour apporter un plus à la mise en œuvre du plan d’action de la façon la plus efficace et efficiente possible. Un site Web sera créé et constituera une plateforme de connaissances en ligne pour renforcer la gestion intersectorielle du savoir, ainsi que la coordination, l’analyse et la diffusion des données factuelles et des meilleures pratiques afin d’orienter les plans, les mesures et les investissements intersectoriels. 22. Le Réseau mondial pour les personnels de santé,1 coordonné par l’OMS à la demande des États Membres, fera office de mécanisme transversal, c’est-à-dire couvrant tous les axes de travail, pour faire participer d’autres organismes des Nations Unies, d’autres organisations et d’autres parties prenantes de tous les secteurs au processus de mise en œuvre du plan d’action quinquennal à l’échelle nationale, régionale et mondiale. 23. À l’exception d’un petit nombre de solutions qui peuvent être appliquées grâce aux programmes existants avec les ressources institutionnelles disponibles, l’OIT, l’OCDE et l’OMS devront engager des ressources supplémentaires pour mettre en place les solutions prévues par ce plan d’action. Suivi, évaluation et production de rapports 24. Comme indiqué dans le rapport de la Commission, la réussite se mesurera à l’aune des progrès réalisés concernant les cibles et les indicateurs pertinents des objectifs de développement durable 3, 4, 5 et 8. Des indicateurs, notamment des mesures qualitatives et quantitatives, seront créés dans le cadre des plans opérationnels annuels et serviront au suivi régulier, à l’évaluation et à l’établissement de rapports. 25. Le premier rapport sur la mise en œuvre des actions immédiates et du plan d’action quinquennal sera présenté pour examen à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2017, à sa soixante-douzième session, en vertu de la résolution 71/159. Des rapports de situation annuels faisant officiellement état de l’exécution du plan d’action quinquennal seront présentés à l’Assemblée de la Santé parallèlement aux rapports sur la mise en œuvre de la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé. 1 Voir http://www.who.int/hrh/network/en/ (consulté le 11 avril 2017). ANNEXE 2 71 Tableau 3. Solutions du plan d’action quinquennal1 Actions immédiates transversales (entre 2017 et mars 2018) Solutions Responsablea Partenaire 1. Engagements et expressions de soutien de la part des organes directeurs de l’OIT, de l’OCDE, de l’OMS, des organisations partenaires et des organes internationaux de décision. OIT, OCDE, OMS 2. Adoption des recommandations de la Commission dans les organes régionaux et nationaux. OIT, OCDE, OMS 3. Les conclusions de la Réunion tripartite de l’OIT sur les moyens d’améliorer les conditions d’emploi et de travail dans les services de santé (Genève, 24-28 avril 2017) et du Quatrième Forum mondial sur les ressources humaines pour la santé (Dublin, 13-17 novembre 2017) appuient la mise en œuvre des recommandations de la Commission conformément à la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé. OIT, OMS OCDE 4. Mise en place d’une plateforme de connaissances en ligne pour renforcer la gestion intersectorielle du savoir, ainsi que la coordination, l’analyse et la diffusion des données factuelles et des meilleures pratiques afin d’orienter les plans, les mesures et les investissements relatifs aux personnels du secteur sanitaire et social. OIT, OCDE, OMS Recommandations Solutions Responsablea Partenaire 1. Stimuler les investissements dans la création d’emplois décents en santé, notamment pour les femmes et les jeunes, avec les bonnes compétences, en nombre suffisant et aux endroits opportuns. 1.1 Renforcement de la capacité des gouvernements, des associations d’employeurs et des syndicats et autres parties prenantes clés du secteur sanitaire et social à établir des mécanismes de dialogue et à entamer des processus de dialogue social. OIT 1.2 Appui à l’instauration d’un dialogue tripartite international, régional et national associant les secteurs de la santé, de l’éducation, des finances et du travail afin de renforcer ou de mettre sur pied des stratégies nationales pour les personnels de santé. OIT OCDE, OMS 1.3 Appui à l’analyse du marché du travail, de l’égalité entre les hommes et les femmes et de l’espace budgétaire, et renforcement de la capacité institutionnelle pour la mise au point d’options stratégiques visant à orienter les stratégies nationales portant sur les personnels de santé, les réformes du financement et les investissements. OMS OIT, OCDE 1 Les documents issus des consultations sur lesquels se fonde ce tableau et les questions fréquentes sont disponibles sur le site Web de l’OMS à l’adresse http://who.int/hrh/com-heeg/action-plan-annexes/en/. 72 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Recommandations Solutions Responsablea Partenaire 1.4 Appui à l’élaboration et à l’application de stratégies nationales relatives aux personnels de santé, de cadres budgétaires à moyen terme et d’investissements grâce à une assistance technique et au renforcement des capacités institutionnelles afin de garantir des approches s’attachant à la question du travail décent et favorisant le changement en matière d’égalité des sexes ainsi que la pérennité des personnels de santé d’aujourd’hui et de demain. OMS OIT, OCDE 1.5 Aide à la mise en conformité des ressources nationales et de l’aide publique au développement avec les stratégies et les investissements nationaux relatifs aux personnels de santé. OMS 2. Optimiser la participation économique des femmes et encourager leur autonomisation par une institutionnalisation de leur leadership, la lutte contre les préjugés sexistes et les inégalités entre les sexes dans la formation et sur le marché du travail de la santé, et par la résolution des questions de genre dans les processus de réforme sanitaire. 2.1 Élaboration d’orientations stratégiques mondiales favorisant le changement en matière d’égalité des sexes1 et accélération des initiatives régionales et nationales afin d’analyser et de combattre les préjugés sexistes et les inégalités entre les sexes dans la formation et sur le marché du travail de la santé pour l’ensemble des personnels du secteur sanitaire et social (par exemple augmentation des possibilités de formation classique, transformation des soins prodigués gratuitement et du travail informel en emplois décents, un salaire égal pour un travail égal, des conditions de travail décentes, santé et sécurité au travail, promotion d’un environnement de travail exempt de harcèlement, de discrimination et de violence, représentation égale aux postes de direction et de gestion, protection sociale/soins aux enfants, et soins aux personnes âgées). OIT, OCDE, OMS 2.2 Accompagnement pour l’élaboration de politiques favorisant le changement en matière d’égalité entre les hommes et les femmes et appui aux capacités de mise en œuvre afin de combattre les préjugés sexistes et les inégalités entre les sexes dans la formation des personnels et sur le marché du travail de la santé. OIT, OMS 3. Développer une formation, initiale et continue, de grande qualité, qui favorise le changement, de sorte que tous les personnels de santé soient dotés de compétences répondant aux besoins sanitaires 3.1 Transformation et développement de la formation et du perfectionnement tout au long de la vie, et intégration de la coordination intersectorielle dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies relatives aux personnels de santé. OMS OIT, OCDE 3.2 Par la coopération technique, le renforcement des capacités institutionnelles et le financement, appui à l’élargissement considérable d’une formation et d’un apprentissage professionnels, techniques et spécialisés valorisants socialement et favorisant le changement. OMS OIT 1 Les approches favorisant le changement en matière d’égalité des sexes cherchent à redéfinir les rôles attribués aux femmes et aux hommes et les relations qu’ils entretiennent afin de promouvoir l’égalité entre les sexes et d’obtenir des résultats positifs pour le développement en transformant les relations inégales entre les hommes et les femmes de manière à encourager le partage du pouvoir, du contrôle des ressources et de la prise de décisions, et à appuyer l’autonomisation des femmes. ANNEXE 2 73 Recommandations Solutions Responsablea Partenaire des populations et soient en mesure de déployer pleinement leur potentiel. 3.3 Renforcement des systèmes de formation et de perfectionnement tout au long de la vie de nature professionnelle, technique et spécialisée pour les professions du secteur sanitaire et social (y compris pour les agents de santé communautaires) afin d’instaurer des soins intégrés centrés sur la personne. OMS OIT, OCDE 3.4 Mise au point d’outils et d’approches d’évaluation des compétences afin de mesurer les compétences des personnels du secteur sanitaire et social, notamment le champ des compétences, les lacunes et les déséquilibres, pour pouvoir mieux adapter les compétences aux emplois et aux soins intégrés et centrés sur la personne. OCDE OIT, OMS 4. Réformer les modèles de services, qui se fondent actuellement surtout sur les soins hospitaliers, pour mettre l’accent sur la prévention et des soins primaires et ambulatoires qui soient de grande qualité, abordables, intégrés et centrés sur les patients et les communautés, en accordant une attention particulière aux zones mal desservies. 4.1 Appui aux mécanismes de gouvernance, de réglementation, d’accréditation et d’amélioration de la qualité et optimisation de ces mécanismes moyennant des orientations et le renforcement des capacités institutionnelles afin de garantir une pratique sûre, éthique, efficace et centrée sur la personne qui protège les intérêts et les droits de tous. OMS, OIT 4.2 Mise au point d’orientations pour dispenser une formation interprofessionnelle et organiser des soins multidisciplinaires, y compris de recommandations sur le champ des compétences et sur les savoir-faire nécessaires pour garantir des soins intégrés centrés sur la personne. OMS OCDE 4.3 Établissement de données factuelles et d’orientations sur les pratiques permettant de faire en sorte qu’une proportion adaptée des personnels des soins de santé primaires soit correctement distribuée pour permettre un accès équitable dans les zones mal desservies et au sein des groupes marginalisés (par exemple pratiques de recrutement, méthodes de formation, possibilités de perfectionnement professionnel et structures incitatives). OIT, OMS OCDE 5. Exploiter le potentiel des technologies de l’information et de la communication pour améliorer la formation dans le domaine de la santé, les services de santé centrés sur les personnes, et les systèmes d’information sanitaire. 5.1 Recensement, examen et diffusion pour adoption à l’échelle nationale des outils d’information et de communication (efficacité et efficience) ayant un profil de produit cible susceptible d’améliorer la formation des agents de santé, les services de santé centrés sur la personne et les systèmes d’information sanitaire. OMS 74 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Recommandations Solutions Responsablea Partenaire 6. Garantir les investissements dans les capacités fondamentales du Règlement sanitaire international (2005), particulièrement en matière de développement des compétences des professionnels de santé nationaux et internationaux dans des contextes humanitaires et d’urgences de santé publique, aigus comme prolongés. Garantir la protection et la sécurité de tous les agents et établissements de santé dans tous les contextes. 6.1 Intégration dans les stratégies nationales relatives aux personnels de santé et aux situations d’urgence des stratégies portant sur les personnels de santé pour la pleine application du Règlement sanitaire international (2005), sur la gestion des situations d’urgence et des risques de catastrophe ainsi que sur la capacité d’intervention, et appui à ces stratégies. OMS OIT 6.2 Renforcement des données factuelles et des orientations relatives à la métrologie, aux méthodologies, aux pratiques, à l’établissement de rapports et aux systèmes d’information qui améliorent la sécurité et la protection des agents de santé dans tous les contextes, notamment dans les contextes humanitaires et les situations d’urgence. OMS 6.3 Renforcement des capacités des pays à haut risque à protéger la santé et à assurer la sécurité au travail des agents de santé et des équipes d’aide d’urgence. OMS OIT 7. Lever des fonds suffisants auprès des sources nationales et internationales, publiques et privées le cas échéant, et envisager une réforme ambitieuse du financement de la santé quand cela est nécessaire, pour investir dans les compétences adaptées, des conditions de travail décentes, et un nombre adéquat de personnels de santé. 7.1 Élaboration de stratégies nationales relatives aux personnels de santé et de réformes mondiales, régionales et nationales du financement institutionnel qui définissent et mobilisent les ressources budgétaires adéquates pour investir dans une formation favorisant le changement, dans les compétences et dans la création d’emplois, et appui à ces stratégies et à ces réformes. OMS OIT 7.2 Expansion du financement durable permettant d’étoffer et de transformer les personnels du secteur sanitaire et social, en particulier pour les pays où la couverture sanitaire universelle et les recommandations de la Commission sont le moins susceptibles de devenir réalité. OMS OIT 7.3 Renforcement des mécanismes permettant de vérifier que l’aide publique au développement pour l’éducation, l’emploi, l’égalité entre les sexes, la santé et le développement des compétences est en adéquation avec les stratégies nationales portant sur les personnels de santé. OMS OCDE 7.4 Révision et amélioration des outils et des méthodes d’analyse de la productivité, des performances et des salaires des personnels du secteur sanitaire et social. OMS OIT, OCDE ANNEXE 2 75 Recommandations Solutions Responsablea Partenaire 8. Promouvoir la collaboration intersectorielle aux niveaux national, régional et international ; mobiliser la société civile, les syndicats et autres associations de professionnels de la santé, et le secteur privé ; et aligner la coopération internationale pour soutenir les investissements dans les personnels de santé, dans le cadre des stratégies et des plans nationaux pour la santé et la formation. 8.1 Participation du Réseau mondial pour les personnels de santé à la coordination de la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé, à l’harmonisation et à la redevabilité à cet égard, et à la mise en œuvre des recommandations de la Commission avec les parties prenantes internationales, régionales et nationales. OMS OIT, OCDE 8.2 Renforcement de la collaboration et de la coordination intersectorielles pour la mise en œuvre de stratégies nationales relatives aux personnels de santé, et développement des capacités au sein des ministères concernés (par exemple les ministères chargés de la santé, des affaires sociales, du travail, de l’éducation, des finances et de l’égalité entre les hommes et les femmes), des associations professionnelles, des syndicats, de la société civile (y compris des organisations de femmes), des employeurs, du secteur privé, des autorités locales, des prestataires de formations et de programmes d’enseignement et d’autres groupes. OIT, OMS 8.3 Les initiatives mondiales en matière de santé garantissent que l’ensemble des subventions et des prêts comprennent une évaluation des conséquences pour les personnels de santé et que leurs contributions sont adaptées à la mise en œuvre de stratégies nationales relatives aux personnels de santé qui dépassent les formations en cours d’emploi et les mesures incitatives portant sur une affection en particulier. OMS 9. Améliorer la reconnaissance internationale des qualifications des personnels de santé pour promouvoir un meilleur usage des compétences ; accroître les bénéfices tout en luttant contre les effets négatifs des migrations des personnels de santé, tout en sauvegardant leurs droits. 9.1 Création d’une plateforme pour maximiser les avantages de la mobilité internationale des agents de santé grâce à : a) un meilleur suivi de la mobilité des travailleurs, fondé sur la réussite de la collaboration OCDE/OMS EURO/Eurostat et avec une mise en place progressive au niveau international des comptes nationaux des personnels de santé ; b) un renforcement de l’analyse des données factuelles, de l’échange de connaissances et des biens publics mondiaux sur la mobilité, la reconnaissance des qualifications, les envois de fonds, les transferts de ressources, les bonnes pratiques et les politiques. OIT, OCDE, OMS 76 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Recommandations Solutions Responsablea Partenaire 9.2 Consolidation des instruments existants, comme le Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé et les Conventions de l’OIT sur les travailleurs migrants, et appui à leur mise en application ; et facilitation du dialogue stratégique pour les innovations et les engagements volontaires qui optimisent les avantages mutuels à la lumière de l’expérience acquise en utilisant d’autres instruments internationaux. OIT, OCDE, OMS 9.3 Meilleure gestion des migrations des agents de santé afin d’assurer la réciprocité des avantages par le renforcement des capacités institutionnelles au profit des gouvernements, des employeurs, des travailleurs et des autres parties prenantes concernées dans les pays d’origine et de destination. OIT, OMS OCDE 10. Entreprendre des recherches et des analyses approfondies sur les marchés de l’emploi dans le domaine de la santé, en utilisant des indicateurs et méthodologies harmonisés, pour étoffer les données disponibles, renforcer la redevabilité, et promouvoir l’action. 10.1 Production de rapports sur le suivi, le financement et la redevabilité des personnels de santé. OMS OIT, OCDE 10.2 Appui à la mise en place des comptes nationaux des personnels de santé et à la présentation de données ventilées, et renforcement de la capacité institutionnelle de mise en œuvre. OMS OIT, OCDE 10.3 Mise en place et pérennisation d’un échange mondial interorganisations de données sur le marché du travail de la santé, avec des moyens de mesure et des définitions harmonisés. OMS OIT, OCDE 10.4 Établissement d’un programme de recherche sur les personnels de santé, approfondissement des méthodes de recherche et élargissement de la base de connaissances concernant le travail décent et les interventions efficaces sur le marché du travail de la santé qui optimisent les retombées socioéconomiques des investissements consacrés aux personnels de santé. OMS OIT, OCDE a Les organismes désignés comme responsables dans le plan d’action seront chargés, seuls ou collectivement, de superviser la coordination et la mise en œuvre des solutions. Les organismes désignés comme partenaires joueront un rôle d’appui en apportant des informations particulières pour mettre en œuvre une solution. ____________________ - 77 - ANNEXE 3 PRÉPARATION DE LA TROISIÈME RÉUNION DE HAUT NIVEAU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SUR LA PRÉVENTION ET LA MAÎTRISE DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES, QUI DOIT AVOIR LIEU EN 20181 [A70/27, annexes 1 et 3 – 18 mai 2017] Actualisation de l’appendice 3 du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 Qu’est-ce que l’appendice 3 ? 1. L’appendice 3 fait partie du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020.2 Il comprend plusieurs options de politique générale et interventions d’un bon rapport coût/efficacité censées aider les États Membres à mettre en œuvre, comme il convient dans le contexte national (sans préjudice des droits souverains des nations à déterminer notamment leur politique fiscale), des mesures afin d’atteindre les neuf cibles volontaires à l’échelle mondiale pour prévenir et combattre les principales maladies non transmissibles. Elles sont présentées en fonction des six objectifs du Plan d’action mondial. La liste des interventions, qui n’est pas exhaustive, doit fournir des informations et des orientations sur l’efficacité et la rentabilité des interventions auprès de la population et auprès des individus sur la base des données actuelles et doit servir de point de départ aux activités futures destinées à élargir la base d’éléments factuels. Les pays mettent en œuvre le Plan d’action mondial, en fonction du contexte national, et l’appendice 3 a servi à l’élaboration et à la hiérarchisation des plans d’action nationaux. Pourquoi actualiser l’appendice 3 ? 2. L’appendice 3 a été actualisé à la demande des États Membres afin de tenir compte des nouvelles données obtenues sur la rentabilité et des nouvelles recommandations publiées par l’OMS depuis l’adoption du Plan d’action mondial en 2013, mais aussi pour affiner la formulation actuelle de certaines interventions suivant les enseignements tirés de l’utilisation de la première version. La mise en œuvre du Plan d’action mondial prendra fin en 2020, et toute actualisation ultérieure sera considérée comme entrant dans le cadre de l’élaboration de nouvelles stratégies mondiales contre les maladies non transmissibles. Qu’est-ce qui a changé ? 3. La liste des options pour les objectifs 1 (accorder un rang de priorité plus élevé à la question des maladies non transmissibles), 2 (renforcer le leadership et la gouvernance), 5 (recherche) et 6 (suivi et évaluation) relève de recommandations liées au processus et n’a pas été modifiée. Dans l’appendice 3 actualisé, il y a désormais 86 interventions et mesures globales/d’appui – contre 62 dans la liste initiale – relevant des objectifs 3 (facteurs de risque) et 4 (systèmes de santé). Cette augmentation est due à la plus grande disponibilité de données scientifiques et à la nécessité de diviser certaines interventions précédentes (par exemple « réduire l’apport en sel ») en mesures plus clairement définies et applicables. 1 Voir la résolution WHA70.11. 2 Voir le document WHA66/2013/REC/1, annexe 4. 78 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 4. Comme dans l’appendice 3 initial, certaines interventions, considérées comme étant les plus rentables et applicables, sont indiquées en gras. Dans l’appendice 3 actualisé, 16 interventions sont indiquées en gras, 1 contre 14 dans la version initiale, et la méthode de recensement de ces interventions a été modifiée.2 D’autres interventions, pour lesquelles l’analyse de rentabilité dans le cadre du projet WHO-CHOICE a pu être menée à bien, sont indiquées par ordre décroissant de rentabilité. 3 Les interventions figurant dans les lignes directrices et les documents techniques de l’OMS pour lesquelles une analyse de rentabilité n’a pas pu être menée sont également indiquées. Ces listes doivent être interprétées avec précaution. Par exemple, l’absence d’analyse WHO-CHOICE ne signifie pas nécessairement qu’une intervention n’est pas rentable, abordable ou applicable, mais plutôt que l’analyse n’a pas pu être effectuée pour des raisons de méthodologie ou de moyens. Les analyses économiques qui figurent dans l’annexe technique,4 sur la base desquelles cette liste a été établie, présentent une évaluation du rapport coût/efficacité, de l’impact sanitaire et du coût économique de la mise en œuvre. Ces résultats économiques constituent une série de paramètres que les États Membres doivent examiner, mais il faut souligner que ces analyses mondiales doivent être accompagnées d’analyses locales. D’autres outils de l’OMS, tels que le OneHealth Tool,5 peuvent aider les pays à évaluer le coût de certaines interventions en fonction de leur situation nationale. Importance des considérations non financières 5. L’analyse de rentabilité est utile, mais elle a des limites et les décisions ne doivent pas être prises seulement sur cette base. Au moment de choisir des interventions pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles, il faut tenir compte de l’efficacité, du rapport coût/efficacité, de l’accessibilité financière, des capacités de mise en œuvre, de la faisabilité, en fonction des circonstances nationales, de l’impact sur l’équité en santé, ainsi que de l’équilibre entre les interventions généralisées à l’ensemble de la population et les interventions appliquées à l’échelon individuel. 6. Dans l’appendice 3 actualisé, les aspects non financiers essentiels qui peuvent avoir une incidence sur la faisabilité de certaines interventions dans certains contextes sont indiqués dans une nouvelle colonne. Un grand nombre des interventions destinées à prévenir et à combattre les maladies non transmissibles entraînent des bénéfices et des coûts pour plusieurs secteurs, dont il faut tenir compte. L’appendice 5 du Plan d’action mondial présente des exemples des aspects multisectoriels de ces interventions. Il n’a pas été possible de mesurer l’équité pour chaque intervention, compte tenu de l’importance du contexte, mais en général, ce sont les interventions auprès de la population, dont les politiques fiscales et les modifications de l’environnement, qui peuvent le mieux réduire les inégalités en matière de lutte contre les maladies non transmissibles.6 Les interventions auprès des individus, notamment celles qui impliquent l’organisation de campagnes d’éducation et de sensibilisation, sont celles qui risquent le plus d’accentuer les inégalités et elles doivent être accompagnées de mesures 1 Avec un rapport coût/efficacité moyen ≤I$100/année de vie ajustée sur l’incapacité évitée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le dollar international (I$) est une unité monétaire hypothétique dont la parité de pouvoir d’achat est la même que celle du dollar des États-Unis aux États-Unis d’Amérique à un moment donné. 2 Dans cet appendice 3 actualisé, certaines interventions sont indiquées en gras sur la base d’analyses économiques seulement. Les aspects non financiers essentiels qui peuvent avoir une incidence sur la faisabilité de certaines interventions dans certains contextes sont indiqués dans une nouvelle colonne. 3 Sur la base du rapport coût/efficacité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. 4 Le projet d’annexe technique figure dans le document de réflexion de l’OMS concernant le projet d’appendice 3 actualisé, daté du 25 juillet 2016 et on trouvera des informations sur le processus d’actualisation de l’appendice à l’adresse http://who.int/ncds/governance/appendix3-update-discussion-paper/en/ (consulté le 3 mai 2017). 5 http://www.who.int/choice/onehealthtool/en/ (consulté le 3 mai 2017). 6 Voir, par exemple, http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0003/247638/obesity-090514.pdf, http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/247640/tobacco-090514.pdf?ua=1, et http://www.euro.who.int/__data/ assets/pdf_file/0003/247629/Alcohol-and-Inequities.pdf (consulté le 3 mai 2017). ANNEXE 3 79 pour évaluer et surmonter les autres obstacles au changement de comportement. L’impact de toute intervention sur les inégalités sanitaires doit être pris en compte et évalué afin que les politiques soient efficaces pour toutes les catégories de la population.1 Annexe technique 7. Cet appendice 3 actualisé, qui est basé sur les informations transmises par les experts et les États Membres, est accompagné d’une annexe technique.2 L’annexe donne des informations détaillées sur la méthodologie utilisée pour recenser et analyser les interventions et présente les résultats de l’analyse économique pour les pays à revenu faible ou à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, d’une part, et pour les pays à revenu élevé ou à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, d’autre part. Le Secrétariat étudiera les possibilités d’offrir un outil interactif sur le Web afin de permettre aux utilisateurs de comparer et de classer les informations selon leurs propres besoins. La description détaillée des méthodes WHO-CHOICE employées pour ces analyses, y compris les hypothèses, la qualité scientifique des données et les études utilisées afin de mettre au point des modèles pour chaque intervention, sera publiée séparément sous forme d’articles scientifiques revus par un comité de lecture, qui seront disponibles en libre accès. Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb OBJECTIF 1 M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Sensibiliser le public et les responsables politiques à l’importance de la lutte contre les MNT et étendre leurs connaissances et leur expérience en la matière • Intégrer les MNT au programme social et de développement ainsi qu’aux stratégies de réduction de la pauvreté • Renforcer la coopération internationale pour la mobilisation de ressources, le renforcement des capacités, la formation du personnel de santé et les échanges d’informations sur les enseignements tirés de l’expérience et sur les meilleures pratiques • Faire participer et mobiliser la société civile et le secteur privé, selon les besoins, et renforcer la coopération internationale pour soutenir la mise en œuvre du Plan d’action aux niveaux mondial, régional et national • Appliquer d’autres options relevant de l’objectif 1 – Rapport de l’OMS sur la situation mondiale des maladies non transmissibles, 2014 – Aide-mémoire de l’OMS – Maladies non transmissibles : profils des pays (2014) – GLOBOCAN 2008 du CIRC 1 Par exemple, accompagner l’augmentation du prix du tabac d’une aide au sevrage tabagique pour les pauvres et veiller à ce que la reformulation des denrées alimentaires concerne toute la gamme de produits et pas seulement les options les plus chères. 2 Le projet d’annexe technique figure dans le document de réflexion de l’OMS concernant le projet d’appendice 3 actualisé, daté du 25 juillet 2016 et disponible à l’adresse http://who.int/ncds/governance/appendix3-update/en/ (consulté le 10 octobre 2016). Il a été actualisé après la cent quarantième session du Conseil exécutif et avant la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé. 80 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb OBJECTIF 2 M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Considérer comme prioritaires et augmenter, selon les besoins, les crédits alloués à la lutte contre les MNT, sans préjudice du droit souverain des nations à déterminer leurs politiques fiscales et autres • Évaluer les capacités nationales en matière de lutte contre les MNT • Élaborer et mettre en œuvre une politique et un plan multisectoriels nationaux de lutte contre les MNT moyennant une participation multipartite • Appliquer d’autres options relevant de l’objectif 2 pour renforcer les capacités nationales, y compris humaines et institutionnelles, le leadership, la gouvernance, l’action multisectorielle et les partenariats, en matière de lutte contre les MNT – Note du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (document A/67/373) – Enquête sur les capacités des pays en matière de lutte contre les MNT – Outil en ligne « MAP » pour élaborer, mettre en œuvre et suivre les résultats des plans d’action multisectoriels nationaux contre les MNT OBJECTIF 3 TABAGISME M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es Pour les Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac : • Renforcer la mise en œuvre effective de la Convention-cadre et de ses protocoles • Établir et rendre opérationnels les mécanismes nationaux de coordination de la mise en œuvre de la Convention-cadre dans le contexte d’une stratégie nationale prévoyant un mandat, des responsabilités et des ressources spécifiques Pour les États Membres qui ne sont pas Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac : • Envisager de mettre en œuvre les mesures prévues par la Convention-cadre – et ses protocoles – en tant qu’instrument fondamental de la lutte antitabac à l’échelle mondiale – La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, les directives pour son application et son Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac – Modules MPOWER de renforcement des capacités pour réduire la demande de tabac, conformément à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (2011-2014) – Mesures MPOWER (2009) – Rapports de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme (2008, 2009, 2011, 2012, 2015) ANNEXE 3 81 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Augmenter les prix des produits du tabac et les droits d’accise sur ces produits – Assessing the national capacity to implement effective tobacco control policies (2011) – Technical resource for country implementation of the WHO Framework Convention on Tobacco Control Article 5.3 (2012) – Modèle OMS de simulation de taxe sur le tabac (TaXSiM) (2014) – WHO technical manual on tobacco tax administration (2010) – IARC Handbook of Cancer Prevention/ Volume 12 (2008), Volume 13 (2009), Volume 14 (2011) • Adopter le conditionnement neutre/standard et/ou des mises en garde sanitaires illustrées de grande taille sur tous les conditionnements du tabac • Promulguer et appliquer une interdiction complète de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage • Éliminer l’exposition passive à la fumée du tabac dans tous les lieux de travail intérieurs, les lieux publics fermés, les transports publics – Plain packaging of tobacco products: evidence, design and implementation (2016) – Interdire la publicité en faveur du tabac, la promotion et le parrainage – ce qu’il faut savoir (2013) – Making your city smoke- free: brochure (2011) and workshop package (2013) – Smoke-free movies: from evidence to action – third edition (2016) – Protect people from tobacco smoke: smoke- free environments (2011) – A guide to tobacco-free mega events (2009) • Mener des campagnes médiatiques efficaces pour avertir le grand public des dangers du tabagisme et du tabagisme passif • Fournir un soutien efficace et gratuit à l’échelle de la population (comprenant de brefs conseils, un service téléphonique national gratuit) pour aider tous ceux qui le souhaitent à cesser de fumer – Policy recommendations on protection from exposure to second-hand tobacco smoke (2007) – Strengthening health systems for treating tobacco dependence in primary care (2013) – Training for tobacco quit line counsellors: telephone counselling (2014) – Developing and improving national toll-free tobacco quit line services (2011) 82 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Mettre en œuvre des mesures pour réduire au minimum le commerce illicite des produits du tabac • Interdire la publicité transfrontières, y compris en utilisant des moyens de communication modernes • Fournir des services utilisant la technologie mobile (mCessation) pour aider tous ceux qui le souhaitent à cesser de fumer – Confronting the tobacco epidemic in a new era of trade and investment liberalization (2012) USAGE NOCIF DE L’ALCOOL M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Mettre en œuvre la Stratégie mondiale de l’OMS visant à réduire l’usage nocif de l’alcool, en prenant des mesures multisectorielles dans les domaines recommandés – Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool (2010) (résolution WHA63.13) • Renforcer le leadership et accroître l’engagement et les capacités afin de combattre l’usage nocif de l’alcool – WHO global status report on alcohol and health (2014) • Renforcer les connaissances sur l’ampleur et la nature des problèmes causés par l’usage nocif de l’alcool grâce à des programmes de sensibilisation, à des travaux de recherche opérationnelle et à une amélioration des systèmes de suivi et de surveillance – Aide-mémoire et notes d’orientation de l’OMS sur l’usage nocif de l’alcool M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Augmenter les droits d’accise sur les boissons alcoolisées • Promulguer et appliquer des interdictions ou des restrictions globales de la publicité en faveur de l’alcool (dans plusieurs types de médias) • Promulguer et appliquer des restrictions à la disponibilité de l’alcool au détail (en réduisant la densité des points de vente au détail et en limitant les horaires de vente) – Nécessite un système efficace d’administration fiscale et doit aller de pair avec des mesures de prévention de l’évasion et de la fraude fiscales – Requiert des capacités pour appliquer et faire appliquer la réglementation et la législation – Les contrôles formels des ventes doivent être accompagnés de mesures pour lutter contre l’alcool illicite ou produit de manière informelle – WHO implementation toolkit for the global strategy to reduce the harmful use of alcohol (2017) – Resource book on alcohol taxation (2017) ANNEXE 3 83 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb • Promulguer et appliquer des lois contre la conduite en état d’ébriété, fixer des seuils d’alcoolémie pour les conducteurs de véhicules et prévoir des contrôles routiers inopinés – Il faut allouer suffisamment de ressources humaines et de matériel • Proposer de brèves interventions psychosociales aux personnes qui font un usage dangereux et nocif de l’alcool – Requiert des prestataires qualifiés à tous les niveaux des soins de santé – Manuels pour le dépistage de la consommation d’alcool, de tabac et de substances (ASSIST) et interventions brèves connexes (2011) – Brief intervention for hazardous and harmful drinking: a manual for use in primary care (2001) A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Examiner régulièrement les prix compte tenu du niveau de l’inflation et des revenus • Fixer des prix planchers pour l’alcool, le cas échéant – WHO implementation toolkit for the global strategy to reduce the harmful use of alcohol (2017) • Fixer un âge minimum approprié pour l’achat ou la consommation de boissons alcoolisées et faire appliquer cette limite d’âge, et réduire la densité des points de vente au détail • Limiter ou interdire la promotion de boissons alcoolisées dans le cadre de parrainages et d’activités destinées aux jeunes – mhGAP intervention guide 2.0 (2016) • Assurer la prévention, le traitement et la prise en charge des troubles et des comorbidités liés à l’usage de l’alcool dans le cadre des services sanitaires et sociaux • Indiquer les méfaits de l’alcool sur l’étiquetage des boissons alcoolisées et informer les consommateurs au sujet de ces méfaits MAUVAISE ALIMENTATION M es ur es gé né ra le s/i nc ita tiv es • Mettre en œuvre la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé • Mettre en œuvre les recommandations de l’OMS sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants – Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé (2004) – Ensemble de recommandations de l’OMS sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants (2010) 84 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb – Framework for implementing the set of recommendations on the marketing of foods and non-alcoholic beverages to children (2012) A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Réduire l’apport de sel en reformulant les produits alimentaires afin qu’ils contiennent moins de sel et en fixant une cible concernant la teneur en sel des aliments et des repas • Réduire l’apport de sel en créant, dans les établissements publics tels que les hôpitaux, les établissements scolaires, les lieux de travail et les maisons de retraite, des conditions permettant de choisir une alimentation plus pauvre en sodium – Requiert des mesures multisectorielles, en collaboration avec les ministères concernés et avec le soutien de la société civile – Modèle(s) de profil nutritionnel de l’OMS pour réglementer la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants – Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant (2016) – Bibliothèque électronique de données factuelles pour les interventions nutritionnelles (eLENA) – Aide-mémoire sur l’alimentation saine – Interventions on diet and physical activity: what works: summary report (2009) – Directives sur l’apport en sodium chez l’adulte et chez l’enfant (2012) – Directives sur l’apport en potassium chez l’adulte et chez l’enfant (2012) – SHAKE the salt habit: technical package for salt reduction (2016) – Directive sur l’apport en sucres chez l’adulte et l’enfant (2015) – Fiscal policies for diet and the prevention of noncommunicable diseases (2016) • Réduire l’apport de sel moyennant une communication et une campagne dans les médias incitant à un changement de comportement • Réduire l’apport de sel moyennant la mise en place d’un étiquetage sur la face avant de l’emballage • Éliminer les acides gras trans industriels en élaborant une législation interdisant leur utilisation dans la chaîne alimentaire • Réduire la consommation de sucre par une taxation efficace des boissons sucrées – Nécessite des capacités en matière de réglementation et des mesures multisectorielles ANNEXE 3 85 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Encourager et soutenir l’allaitement exclusif au sein durant les six premiers mois et favoriser la poursuite de l’allaitement maternel – Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (2003) – Code international de commercialisation des substituts du lait maternel (1981) – Données scientifiques relatives aux 10 conditions pour le succès de l’allaitement maternel (1998) – Commercialisation des substituts du lait maternel : mise en œuvre du code international à l’échelle nationale : rapport de situation (2016) – Baby-friendly hospital initiative: revised, updated and expanded for integrated care (2009) • Mettre en place des subventions pour accroître la consommation de fruits et légumes • Remplacer les acides gras trans et les acides gras saturés par des acides gras insaturés moyennant des politiques en matière de reformulation et d’étiquetage, des politiques fiscales ou agricoles • Limiter la taille des portions et des conditionnements pour réduire l’apport énergétique et le risque de surpoids/d’obésité • Mettre en place une éducation et des conseils en matière de nutrition dans différents environnements (par exemple dans les établissements préscolaires et scolaires, sur les lieux de travail et dans les hôpitaux) pour faire augmenter la consommation de fruits et légumes • Réduire l’apport énergétique total (kcal), ainsi que l’apport de sucres, de sodium et de graisses moyennant un étiquetage nutritionnel – Five keys to a healthy diet (2016) – Fruit and vegetables for health (2004) – Approches de la prévention de l’obésité de l’enfant dans la population (2012) – Essential nutrition actions: improving maternal, newborn, infant and young child health and nutrition (2013) – Planning guide for national implementation of the Global Strategy for Infant and Young Child Feeding (2007) – Cadre pour une politique scolaire : mise en œuvre de la Stratégie mondiale de l’OMS pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé (2008) – Development of a framework on the nutrition-friendly schools initiative (2006) 86 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb • Mener des campagnes médiatiques sur l’alimentation saine, y compris un marketing social visant à réduire l’apport total de graisses et l’apport de graisses saturées, de sucres et de sel, et à encourager la consommation de fruits et légumes – Hiérarchiser les domaines d’action prioritaires pour prévenir l’obésité de l’enfant dans la population (2012) SÉDENTARITÉ M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Mettre en œuvre la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé – Recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé (2010) – Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant (2016) – Interventions on diet and physical activity: what works: summary report (2009) – Stratégie mondiale de l’OMS pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé : cadre de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre (2008) – Physical activity technical package (projet) A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Fournir des conseils et des orientations concernant l’exercice physique, par de brèves interventions dans le cadre des services systématiques de soins primaires • Mener une action de sensibilisation et de mobilisation du public pour encourager l’exercice physique, y compris une campagne dans les médias pour un changement des comportements – Requiert des prestataires qualifiés en nombre suffisant dans le cadre des soins primaires A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Veiller à ce que l’aménagement urbain global tienne compte d’aspects essentiels tels que la densité résidentielle, les réseaux de rues connectées avec trottoirs, l’accès facile à plusieurs destinations et l’accès aux transports publics – Nécessite la participation et les capacités d’autres secteurs, mis à part celui de la santé – Guide for population- based approaches to increasing levels of physical activity (2007) – Hiérarchiser les domaines d’action prioritaires pour prévenir l’obésité de l’enfant dans la population (2012) ANNEXE 3 87 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb • Mettre en œuvre, en milieu scolaire, des programmes qui prévoient une éducation physique de qualité, des installations adéquates et des programmes pour favoriser l’exercice physique chez tous les enfants • Offrir un accès facile et sûr à des espaces publics ouverts de qualité et à des infrastructures adéquates pour favoriser les déplacements à pied et à vélo – Approches de la prévention de l’obésité de l’enfant dans la population (2012) – Cadre pour une politique scolaire (2008) – Promoting physical activity in schools: an important element of a health-promoting school (2007) – L’éducation physique de qualité – Directives à l’intention des décideurs (2014) • Mettre en œuvre des programmes d’exercice physique sur le lieu de travail à composantes multiples • Promouvoir l’exercice physique dans le cadre de groupes, de clubs, de programmes et d’événements sportifs organisés – La prévention des maladies non transmissibles par l’alimentation et l’exercice physique sur le lieu de travail (2008) OBJECTIF 4 M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Intégrer les interventions de lutte contre les maladies non transmissibles présentant un très bon rapport coût/efficacité à l’ensemble de soins de santé primaires de base, avec des systèmes d’orientation-recours à tous les niveaux des soins, pour faire avancer le projet de couverture sanitaire universelle – Outils de mise en œuvre : WHO package of essential noncommunicable (PEN) disease interventions for primary health care in low- resource settings (2013) – Liste modèle OMS des médicaments essentiels – Scaling-up the capacity of nursing and midwifery services to contribute to the Millennium Development Goals – Scaling up action against noncommunicable diseases: How much will it cost? (2011) – Le financement des systèmes de santé : le chemin vers une couverture universelle (2010) • Chercher des mécanismes de financement de la santé viables et des outils économiques novateurs reposant sur des bases factuelles • Étendre le dépistage précoce et la couverture, en privilégiant les interventions à fort impact et d’un très bon rapport coût/efficacité, y compris les interventions rentables pour agir sur les facteurs de risque comportementaux • Former les personnels de santé et renforcer les capacités des systèmes de santé, en particulier au niveau des soins primaires, en vue de prévenir et combattre les maladies non transmissibles • Améliorer la disponibilité des technologies de base et des médicaments essentiels (génériques compris) d’un prix abordable nécessaires pour traiter les principales maladies non transmissibles dans les établissements publics et privés 88 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb • Mettre en œuvre d’autres interventions et options d’un bon rapport coût/efficacité relevant de l’objectif 4 pour renforcer et réorienter les systèmes de santé afin qu’ils combattent les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque moyennant des soins de santé primaires centrés sur la personne et la couverture sanitaire universelle • Élaborer et mettre en œuvre une politique de soins palliatifs prévoyant l’accès aux analgésiques opioïdes pour soulager la douleur, ainsi que la formation du personnel de santé dans ce domaine • Utiliser davantage les technologies numériques pour élargir l’accès aux services de santé, rendre la prévention des MNT plus efficace et faire baisser les dépenses liées aux soins de santé MALADIES CARDIOVASCULAIRES ET DIABÈTE A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Chimiothérapie (y compris pour la maîtrise de la glycémie dans les cas du diabète sucré et pour la maîtrise de l’hypertension, en tenant compte du risque total1) et conseils pour les sujets qui ont eu un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral et ceux exposés à un risque élevé (≥30 %) d’événement cardiovasculaire fatal ou non au cours des 10 prochaines années – Faisable partout, quelles que soient les ressources, y compris par des agents de santé qui ne sont pas médecins – Global atlas on cardiovascular disease prevention and control (2011) • Chimiothérapie (y compris pour la maîtrise de la glycémie dans les cas du diabète sucré et pour la maîtrise de l’hypertension, en tenant compte du risque total) et conseils pour les sujets qui ont eu un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral et ceux exposés à un risque modéré à élevé (≥20 %) d’événement cardiovasculaire fatal ou non au cours des 10 prochaines années – Le fait d’appliquer un seuil de risque plus bas augmente les gains en termes de santé, mais aussi les coûts de mise en œuvre – WHO ISH cardiovascular risk prediction charts – Directive relative aux soins de santé primaires dans les contextes de faibles ressources (2012) • Traitement des nouveaux cas d’infarctus aigu du myocarde2 par l’acide acétylsalicylique ou l’association d’acide acétylsalicylique et de clopidogrel, par thrombolyse ou encore par angioplastie coronaire – Le choix entre les différentes options dépend des capacités du système de santé 1 Le risque total est la probabilité pour un sujet de connaître un événement cardiovasculaire (par exemple un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral) pendant une période donnée, par exemple 10 ans. 2 Pour tous les scénarios, le calcul du coût tient compte des soins hospitaliers. ANNEXE 3 89 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb • Traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique par thrombolyse intraveineuse – Requiert des moyens de diagnostic de l’accident vasculaire cérébral ischémique – Panorama mondial de l’hypertension (2013) • Prévention primaire du rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatismales en améliorant le traitement de la pharyngite à streptocoque au niveau des soins primaires – En fonction de la prévalence dans certains pays ou groupes de population – Lignes directrices unifiées relatives à l’utilisation de médicaments antirétroviraux pour le traitement et la prévention de l’infection à VIH : dernières informations (2015) • Prévention secondaire du rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatismales en créant un registre des patients qui bénéficieront d’une prophylaxie continue à base de pénicilline – HEARTS technical package for cardiovascular disease management in primary health care (2016) A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Traitement de l’insuffisance cardiaque congestive à l’aide d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, de bêtabloquants et de diurétiques • Rééducation cardiaque après un infarctus du myocarde • Traitement anticoagulant en cas de risque moyen à élevé de fibrillation auriculaire non valvulaire et en cas de sténose mitrale avec fibrillation auriculaire • Acide acétylsalicylique à faible dose en cas d’accident vasculaire cérébral ischémique • Prise en charge des accidents vasculaires cérébraux aigus et soins de réadaptation dans des unités spécialisées DIABÈTE A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Soins préventifs des pieds pour les patients diabétiques (y compris programmes d’éducation, accès à des articles chaussants adaptés et centres de soins pluridisciplinaires) – Requiert des systèmes de rappel des patients – Directive relative aux soins de santé primaires dans les contextes de faibles ressources (2012) • Dépistage de la rétinopathie diabétique pour tous les patients diabétiques et traitement par photocoagulation au laser pour prévenir la cécité • Contrôle efficace de la glycémie pour les patients diabétiques, et surveillance standard de la glycémie à domicile pour les patients insulinodépendants afin d’éviter les complications du diabète – Rapport mondial sur le diabète (2016) 90 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Interventions touchant au mode de vie pour prévenir le diabète de type 2 • Vaccination antigrippale des patients diabétiques • Soins préconceptionnels chez les femmes diabétiques en âge de procréer (notamment éducation des patientes et prise en charge intensive de la glycémie) • Dépistage de la protéinurie chez les patients diabétiques et traitement à l’aide d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine pour prévenir et retarder l’atteinte rénale CANCER A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Vaccination contre le papillomavirus humain (2 doses) des filles et des adolescentes âgées de 9 à 13 ans • Prévention du cancer du col de l’utérus grâce au dépistage chez les femmes âgées de 30 à 49 ans, soit par : • inspection visuelle à l’acide acétique associée au traitement sans retard des lésions précancéreuses • frottis vaginal (examen cytologique) tous les 3 à 5 ans, associé au traitement sans retard des lésions précancéreuses • dépistage du papillomavirus humain tous les 5 ans associé au traitement sans retard des lésions précancéreuses – L’inspection visuelle à l’acide acétique est possible dans les lieux où les ressources sont faibles, y compris par des agents de santé qui ne sont pas médecins – Le frottis vaginal nécessite des capacités en cytopathologie – Un système de dépistage organisé dans la population et un système de contrôle de la qualité sont nécessaires – National cancer control programmes core capacity self-assessment tool (2011) – Directive relative aux soins de santé primaires dans les contextes de faibles ressources (2012) – Cancer control: knowledge into action, six modules (2008) • Traitement du cancer du col de l’utérus de stade 1 ou 2 soit par chirurgie soit par radiothérapie +/- chimiothérapie – Comprehensive cervical cancer control: A guide to essential practice – Second edition (2014) – WHO position paper on mammography screening (2014) – Cryosurgical equipment for the treatment of precancerous cervical lesions and prevention of cervical cancer (2012) • Traitement du cancer du sein de stade 1 ou 2 par chirurgie +/- thérapie systémique ANNEXE 3 91 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb – Monitoring national cervical cancer prevention and control programmes (2013) – Utilisation de la cryothérapie pour le traitement de la néoplasie cervicale intraépithéliale (2011) • Dépistage par mammographie (une fois tous les 2 ans pour les femmes âgées de 50 à 69 ans) associé au diagnostic et au traitement sans retard du cancer du sein – Un système de dépistage organisé dans la population et un système de contrôle de la qualité sont nécessaires – Global atlas of palliative care at the end of life (2014) • Traitement du cancer colorectal de stade 1 ou 2 par chirurgie +/- chimiothérapie et radiothérapie – Planning and implementing palliative care services: a guide for programme managers (2016) • Soins palliatifs de base pour le cancer : soins hospitaliers ou à domicile avec des équipes multidisciplinaires et accès aux opiacés et aux médicaments d’accompagnement essentiels – Requiert l’accès aux médicaments placés sous contrôle pour le traitement de la douleur – Guidelines on the pharmacological treatment of persisting pain in children with medical illnesses (2012) A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Prévention du cancer du foie par la vaccination antihépatite B • Dépistage des cancers de la cavité buccale dans les groupes à haut risque (par exemple consommateurs de tabac et mâcheurs de noix de bétel) et traitement sans retard • Dépistage du cancer colorectal dans la population, y compris par la recherche de sang occulte dans les selles, le cas échéant (personnes âgées de plus de 50 ans), et traitement sans retard – Les pratiques qui améliorent la couverture par la vaccination antihépatite B à la naissance (2013) AFFECTIONS RESPIRATOIRES CHRONIQUES A na ly se W H O -C H O IC E di sp on ib le c • Traitement symptomatique par le salbutamol en inhalation pour les patients asthmatiques • Traitement symptomatique par le salbutamol en inhalation pour les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive • Traitement de l’asthme par une faible dose de béclométhasone en inhalation et par des bêta-agonistes à courte durée d’action – Directive relative aux soins de santé primaires dans les contextes de faibles ressources (2012) – Selected pollutants: WHO guideline for indoor air quality (2010) – Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air : particules, ozone, dioxyde d’azote et dioxyde de soufre (2005) 92 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb A na ly se W H O -C H O IC E no n di sp on ib le • Accès à des fourneaux améliorés et à des combustibles plus propres afin de réduire la pollution à l’intérieur des habitations • Interventions d’un bon rapport coût/efficacité afin de prévenir les affections respiratoires d’origine professionnelle, dues par exemple à l’exposition à la silice ou à l’amiante • Vaccination antigrippale des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive – Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air intérieur : consommation domestique de combustibles (2014) – Projet pour l’élaboration de programmes nationaux pour l’élimination des maladies liées à l’amiante (2014) OBJECTIF 5 M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Concevoir et mettre en œuvre un programme national hiérarchisé de recherche sur les maladies non transmissibles • Donner la priorité aux crédits budgétaires alloués à la recherche sur la lutte contre les maladies non transmissibles • Renforcer les ressources humaines et les capacités institutionnelles pour la recherche • Renforcer les capacités de recherche par la coopération avec les instituts de recherche étrangers et nationaux • Mettre en œuvre d’autres options relevant de l’objectif 5 afin de promouvoir et de renforcer les capacités nationales permettant une recherche-développement et une innovation de qualité – Prioritized research agenda for the prevention and control of noncommunicable diseases 2011 – La recherche pour la couverture sanitaire universelle : Rapport sur la santé dans le monde, 2013 – Stratégie mondiale et Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle (résolution WHA61.21) OBJECTIF 6 M es ur es g én ér al es /in ci ta tiv es • Définir des cibles et des indicateurs nationaux fondés sur le cadre mondial de suivi et liés à une politique et à un plan multisectoriels • Renforcer les ressources humaines et les capacités institutionnelles pour la surveillance, le suivi et l’évaluation • Établir un système global de surveillance des maladies non transmissibles comprenant l’enregistrement fiable des décès par cause, l’enregistrement des cas de cancer, la collecte périodique de données sur les facteurs de risque, et le suivi des interventions nationales, ou renforcer le système existant – Noncommunicable diseases progress monitor 2015 – Cadre mondial de suivi pour les maladies non transmissibles – Instrument d’autopsie verbale – Approche STEPwise de la surveillance – Système mondial de surveillance du tabagisme – Système mondial d’information sur l’alcool et la santé – Base de données mondiale sur la mise en œuvre des actions en matière de nutrition ANNEXE 3 93 Liste des options de politique générale Considérations non financières essentiellesa Outils de l’OMSb • Intégrer la surveillance et le suivi des maladies non transmissibles dans les systèmes d’information sanitaire nationaux • Mettre en œuvre d’autres options relevant de l’objectif 6 pour surveiller les tendances et les déterminants des maladies non transmissibles, et évaluer les progrès de la prévention et de la lutte – Enquête mondiale sur la santé des étudiants, menée dans les écoles, outil de formation à la CIM-10 – Outil d’évaluation SARA de la disponibilité et de la préparation des services – GLOBOCAN 2008 du CIRC a La seule rentabilité ne suffit pas pour qu’une intervention puisse être mise en œuvre dans tous les contextes. Cette colonne indique certains des aspects non financiers essentiels dont il faudrait tenir compte pour estimer la faisabilité des interventions dans des contextes donnés. b Une liste actualisée des outils et des ressources de l’OMS pour chaque objectif est disponible à l’adresse http://www.who.int/nmh/ncd-tools/en/ (consulté le 10 octobre 2016). с Les interventions indiquées en gras sont celles dont le rapport coût/efficacité moyen est ≤I$100/année de vie ajustée sur l’incapacité évitée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. 94 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Plan de travail du mécanisme mondial de coordination pour la lutte contre les maladies non transmissibles couvrant la période 2018-2019 1. Ce plan de travail présente les activités du mécanisme mondial de coordination pour la lutte contre les maladies non transmissibles, y compris celles des groupes de travail limités dans le temps, pendant la période 2018-2019. Le plan de travail prend en compte le mandat du mécanisme mondial de coordination,1 les plans de travail pour les périodes 2014-20152 et 2016-2017,3 le Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020,4 la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles,5 le document final de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée à un examen et à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles6 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030. 2. Ce plan de travail tient compte du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de la nécessité de renforcer les activités de sensibilisation multisectorielles et multipartites, la collaboration et l’action à l’appui d’approches pangouvernementales de la santé touchant des secteurs autres que celui de la santé et d’approches auxquelles participent tous les secteurs de la société afin d’atteindre les cibles relatives aux maladies non transmissibles dans le cadre des objectifs de développement durable. 3. Au cours de la mise en œuvre de ce plan de travail, on tiendra compte des évaluations mentionnées aux paragraphes 16 et 17 du document EB140/27 ; du document final devant être adopté à la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 ; et des documents adoptés lors d’autres réunions, forums et événements de haut niveau convoqués par l’Assemblée générale des Nations Unies dans le cadre du suivi et de l’examen systématiques de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 au niveau mondial.7 4. Comme les deux plans de travail précédents, celui-ci s’articule autour de cinq objectifs, qui correspondent aux cinq fonctions énoncées dans le mandat du mécanisme mondial de coordination. Il sera appliqué entre janvier 2018 et décembre 2019, soit pendant la durée d’exécution du budget programme 2018-2019 et à l’aide des crédits alloués aux activités du mécanisme mondial de coordination dans ce budget programme. Le plan de travail sera pleinement intégré au secteur de programme 2.1 (maladies non transmissibles) du budget programme 2018-2019, qui sera mis en œuvre dans le cadre du réseau de la catégorie 2.1, conformément aux modes opératoires établis. 5. Comme le plan de travail pour la période 2016-2017, et conformément à la portée et à l’objet du mécanisme mondial de coordination, le troisième plan de travail pour la période 2018-2019 a pour objet de faciliter et d’améliorer la coordination des activités, la participation des parties prenantes et l’action multisectorielle aux niveaux local, national, régional et mondial afin de contribuer à la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020, tout 1 Document A67/14 Add.1, annexe, appendice 1. 2 Document A67/14 Add.3 Rev.1. 3 Document A68/11, annexe 3. 4 Approuvé par la Soixante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA66.10 (2013). 5 Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans la résolution 66/2 (2011). 6 Adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans la résolution 68/300 (2014). 7 Adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans la résolution 70/299 (2016).  ANNEXE 3 95 en évitant les activités redondantes, en utilisant les ressources de manière efficace en vue d’obtenir des résultats et en préservant l’OMS et la santé publique de toute influence indue résultant de conflits d’intérêts réels, perçus ou potentiels.1 OBJECTIFS ET MESURES Objectif 1. Mener une action de plaidoyer et de sensibilisation pour convaincre de l’urgence de mettre en œuvre le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 et prendre en compte la lutte contre les maladies non transmissibles dans l’action internationale en faveur du développement Mesure 1.1 : Poursuivre la mise en œuvre et le développement de la campagne mondiale de communication lancée en 2016 afin d’atteindre les cibles relatives aux maladies non transmissibles dont sont assortis les objectifs de développement durable et d’honorer les engagements pris pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles, comme convenu par les États Membres.2 Mesure 1.2 : Faire mieux prendre conscience de la nécessité d’agir plus vite pour renforcer l’action nationale contre les maladies non transmissibles en facilitant et en améliorant la coordination des activités, la collaboration multipartite et l’application de mesures multisectorielles par les participants au mécanisme mondial de coordination lors de rencontres politiques de haut niveau. Mesure 1.3 : Mener au moins un dialogue pour faciliter et renforcer la coordination des activités, la collaboration des différentes parties prenantes et leur action intersectorielle aux niveaux local, national, régional et mondial pour aider les États Membres à honorer leurs engagements en matière de lutte contre les maladies non transmissibles. Objectif 2. Diffuser des connaissances et échanger des informations sur la base des données scientifiques et/ou des meilleures pratiques concernant la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 Mesure 2.1 : Continuer à faciliter l’échange d’informations sur la recherche concernant les maladies non transmissibles et sa mise en application, recenser les obstacles à la réalisation et la mise en application de la recherche et faciliter l’innovation afin de renforcer la base de connaissances pour les interventions en cours aux niveaux national, régional et mondial. Mesure 2.2 : Gérer une bibliothèque via le portail3 du mécanisme mondial de coordination d’ici à fin 2018. Cette bibliothèque contiendra des documents pertinents et appropriés qui faciliteront l’action multisectorielle et multipartite contre les maladies non transmissibles. Mesure 2.3 : Favoriser la diffusion des connaissances et l’échange d’informations, y compris par le biais de communautés de pratiques et de webinaires pour faciliter la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 aux niveaux national, régional et mondial. Mesure 2.4 : Établir et diffuser un rapport d’activité annuel présentant les progrès accomplis dans la mise en œuvre du plan de travail. 1 Document A67/14 Add.1, annexe, appendice 1, paragraphe 1. 2 Voir les résolutions 66/2 (2011) et 68/300 (2014) de l’Assemblée générale des Nations Unies. 3 Voir http://www.gcmportal.org/ (consulté le 2 mai 2017). 96 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Objectif 3. Constituer un forum permettant de recenser les obstacles et de proposer des solutions et des mesures novatrices pour mettre en œuvre le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 et promouvoir des mesures durables dans plusieurs secteurs Mesure 3.1 : Créer au moins un groupe de travail chargé de recommander des moyens d’encourager les États Membres et les acteurs non étatiques à honorer les engagements pris en vue de prévenir et de combattre les maladies non transmissibles dans le cadre d’approches multisectorielles et multipartites. Mesure 3.2 : Organiser au moins une réunion des participants au mécanisme mondial de coordination pour faciliter et renforcer la coordination des activités, la collaboration des différentes parties prenantes et leur action intersectorielle aux niveaux local, national, régional et mondial. Objectif 4. Promouvoir l’action multisectorielle en déterminant et en favorisant, dans plusieurs secteurs, les mesures durables susceptibles de faciliter la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 Mesure 4.1 : Organiser des tables rondes stratégiques pour aider les gouvernements à renforcer leurs approches pangouvernementales touchant des secteurs autres que celui de la santé et les approches auxquelles participent tous les secteurs de la société, en collaboration avec les unités techniques de l’OMS concernées, l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et d’autres parties prenantes, le cas échéant. Mesure 4.2 : Collaborer avec les unités techniques de l’OMS concernées et l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles afin de répondre aux demandes des États Membres concernant l’application des recommandations des groupes de travail de l’OMS relevant du mécanisme mondial de coordination. Mesure 4.3 : Continuer à contribuer à une initiative intégrée, en collaboration avec les unités techniques et les bureaux de l’OMS concernés, l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et d’autres parties prenantes, afin qu’un soutien global approprié et coordonné soit apporté aux États Membres qui se sont engagés à progresser rapidement dans la réalisation, d’ici à 2025, des neuf cibles mondiales volontaires relatives aux maladies non transmissibles et, d’ici à 2030, des cibles relatives aux maladies non transmissibles dont sont assortis les objectifs de développement durable. Objectif 5. Trouver et échanger des informations sur les sources de financement et les mécanismes de coopération existants et potentiels aux niveaux local, national, régional et mondial afin de mettre en œuvre le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 Mesure 5.1 : Continuer à promouvoir la mise en œuvre de l’approche que l’OMS aura mise au point pour enregistrer et publier les contributions d’acteurs non étatiques à la réalisation des neuf cibles volontaires mondiales en matière de lutte contre les maladies non transmissibles. Mesure 5.2 : Recenser et publier les engagements pris par les participants au mécanisme mondial de coordination concernant la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020.1 1 Voir le document A67/14 Add.1, annexe, appendice 1, paragraphe 22.  ANNEXE 3 97 Mesure 5.3 : Instaurer un dialogue permanent pour étudier la possibilité de mettre en place des mécanismes et des partenariats de financement volontaire et novateur 1 permettant d’élaborer et d’appliquer des mesures nationales contre les maladies non transmissibles dans le cadre d’approches multisectorielles et multipartites. ____________________ 1 Conformément à l’objectif 17 de développement durable (Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser). - 98 - ANNEXE 4 CADRE DE PRIORITÉS ET DE PRINCIPES DIRECTEURS POUR PROMOUVOIR LA SANTÉ DES RÉFUGIÉS ET DES MIGRANTS1 [A70/24, annexe – 17 mai 2017] A. INTRODUCTION ET BUT Pour atteindre le but du Programme de développement durable à l’horizon 2030 – ne laisser personne de côté – et tenir les engagements liés à la santé énoncés dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants,2 il est impératif que les besoins sanitaires des réfugiés et des migrants soient correctement pris en compte dans le pacte mondial sur les réfugiés et dans le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, qui doivent être approuvés en 2018. Le présent cadre a été demandé en janvier 2017 par le Conseil exécutif à sa cent quarantième session,3 en vue de son examen à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé. Son but est triple : a) nourrir les débats entre les États Membres et les partenaires qui participent à l’élaboration du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières afin que les aspects sanitaires concernant les réfugiés et les migrants soient dûment pris en compte ; b) servir de base à la mise au point d’un projet de plan d’action pour la santé des réfugiés et des migrants, qui doit être soumis à la Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé en 2019 ; c) être une ressource que les États Membres puissent consulter lorsqu’ils s’occupent des besoins sanitaires des réfugiés et des migrants, conformément aux objectifs de développement durable et aux autres cadres politiques mondiaux et régionaux, suivant leur contexte et leurs priorités. B. PORTÉE Ce cadre présente plusieurs principes directeurs généraux et priorités pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants, inspirés des instruments et des résolutions existants,4 dont une stratégie et un plan d’action sur la santé des réfugiés et des migrants dans la Région européenne de l’OMS5 et la 1 Voir la résolution WHA70.15. 2 Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans la résolution 71/1 (2016). 3 Voir la décision EB140(9) (2017). 4 Voir le document A70/24, paragraphes 11 à 13. 5 Stratégie et plan d’action sur la santé des réfugiés et des migrants dans la Région européenne de l’OMS (http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0010/315847/66wd08f_MigrantHealthStrategyActionPlan_160424.pdf?ua=1, consulté le 3 mai 2017). ANNEXE 4 99 résolution CD55.R13 (2016) sur la santé des migrants, adoptée par les États Membres lors des sessions du Comité régional OMS des Amériques/Conseil directeur en septembre 2016. Ce cadre part du constat que le secteur de la santé doit de toute urgence parer plus efficacement aux conséquences des migrations et des déplacements sur la santé. Le cadre vise à contribuer à l’amélioration de la santé publique dans le monde en abordant la santé des réfugiés et des migrants de manière inclusive et globale, dans le contexte d’efforts holistiques pour répondre aux besoins sanitaires de la population générale, quelle que soit la situation. Il est destiné à promouvoir le droit à la santé, conformément aux principes humanitaires, aux obligations internationales dans le domaine des droits de l’homme, dont le droit des réfugiés1 et les instruments internationaux et régionaux applicables.2 Il vise également à soutenir les mesures tendant à réduire la vulnérabilité face à la maladie et à agir sur les déterminants sociaux de la santé en aidant les réfugiés et les migrants à accéder à des services de promotion de la santé et de prévention et à des soins curatifs et palliatifs. Ce cadre tient compte du fait que les lois, règlements et politiques qui régissent l’accès des réfugiés et des migrants aux services de santé et à la protection financière varient d’un pays à l’autre et sont déterminés par la législation, les politiques et les priorités nationales. C. PRINCIPES DIRECTEURS 1. Le droit de chacun de posséder le meilleur état de santé physique et mental qu’il est capable d’atteindre. Les réfugiés et les migrants ont le droit fondamental, comme tous les êtres humains, de posséder le meilleur état de santé qu’ils sont capables d’atteindre, quelles que soient leur race, leur religion, leurs opinions politiques, leur condition économique ou sociale.3 En outre, les États Parties à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés accordent aux réfugiés résidant régulièrement sur leur territoire le même traitement en matière de secours publics et de sécurité sociale – ce qui peut inclure l’accès aux services de santé – qu’à leurs nationaux.4 2. Égalité et non-discrimination. Le droit de jouir du meilleur état de santé possible doit être exercé au moyen de lois, de politiques et de pratiques non discriminatoires et globales, dont la protection sociale. 3. Accès équitable aux services de santé. Les migrants doivent avoir accès équitablement à la promotion de la santé, à la prévention des maladies et aux soins, compte tenu de la législation et des pratiques en vigueur dans les pays, sans discrimination fondée sur le sexe, l’âge, la religion, la nationalité ou la race,5 et conformément au droit international des réfugiés.1 La santé des réfugiés et des migrants ne doit pas être envisagée séparément de celle de la population générale. Le cas échéant, il faut envisager d’inclure les réfugiés et les migrants dans les systèmes, les plans et les politiques de santé nationaux existants afin de réduire les inégalités en santé et d’atteindre les objectifs de développement durable. 1 Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. 2 Tels que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966) et les principes humanitaires. 3 Conformément au préambule de la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé. Par ailleurs, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels reconnaît, dans ses articles 2.2 et 12, le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre, sans discrimination aucune fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation. 4 Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, articles 23 et 24. 5 Voir la résolution WHA61.17 (2008) sur la santé des migrants. 100 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 4. Systèmes de santé centrés sur la personne et sensibles aux besoins des réfugiés et des migrants des deux sexes. Les systèmes de santé doivent être sensibles aux besoins des réfugiés et des migrants des deux sexes et centrés sur la personne afin d’offrir des services adaptés à la culture, à la langue, au sexe et à l’âge des patients.1 Le statut juridique des réfugiés2 et des migrants3 est différent, mais les besoins sanitaires de ces personnes sont parfois proches ou parfois très différents de ceux de la population du pays d’accueil. Les réfugiés et les migrants peuvent avoir été victimes de malheurs, de torture et de violence sexuelle et sexiste dans le cadre d’un conflit ou lors de leurs déplacements et n’ont pas toujours eu accès à des services préventifs et curatifs avant d’arriver dans le pays d’accueil. Tous ces facteurs peuvent créer des besoins sanitaires supplémentaires auxquels il faut apporter des réponses spécifiques. 5. Pratiques sanitaires non restrictives fondées sur les maladies. Les maladies dont souffrent les réfugiés et les migrants ne doivent pas servir de prétexte à l’application de restrictions arbitraires à leur liberté de mouvement, à la stigmatisation, à la déportation et à d’autres pratiques discriminatoires. Des mécanismes de sauvegarde doivent être en place afin que les maladies soient dépistées de façon non discriminatoire, dans le respect de la vie privée et dans la dignité, et le dépistage doit avoir lieu avec le consentement éclairé de l’intéressé et pour le bien de la personne et de la population. Le dépistage doit aussi s’accompagner d’un accès à l’évaluation des risques, au traitement, aux soins et au soutien. 6. Approches reposant sur l’ensemble des pouvoirs publics et de la société. La complexité des migrations et des déplacements doit être traitée sur la base des valeurs de solidarité, d’humanité et de développement durable. Le secteur de la santé a un rôle clé à jouer afin que les aspects sanitaires des migrations et des déplacements soient pris en compte dans des politiques publiques plus larges et qu’une collaboration et une coordination soient établies avec d’autres secteurs, dont la société civile, le secteur privé, les associations de réfugiés et de migrants et les populations touchées, pour trouver des solutions communes en faveur de la santé des réfugiés et des migrants. 7. Participation et inclusion sociale des réfugiés et des migrants. Dans le cycle des migrations et des déplacements et dans les pays d’origine, de transit et de destination, les politiques, stratégies, plans et interventions sanitaires doivent être participatifs afin que les réfugiés et les migrants prennent part à la prise des décisions qui les concernent. 8. Partenariats et coopération. Gérer les déplacements massifs de réfugiés et de migrants avec humanité, sensibilité et compassion et en veillant à répondre aux besoins de chacun relève d’une responsabilité partagée.4 Il est essentiel de renforcer les partenariats et la coopération internationale entre les pays, le système des Nations Unies, dont l’OMS, l’OIM et le HCR, et d’autres parties prenantes pour aider les pays à répondre aux besoins sanitaires des réfugiés et des migrants et pour garantir l’harmonisation et la coordination des interventions. L’OMS, en collaboration avec d’autres organisations internationales compétentes, doit jouer un rôle de premier plan pour assurer une coordination et promouvoir la santé des réfugiés et des migrants dans le cadre de l’action internationale. 1 OMS. Health of migrants – the way forward – report of a global consultation. Madrid, Espagne, 3-5 mars 2010. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016. 2 Les textes juridiques applicables aux réfugiés comprennent la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole de 1967, ainsi que les résolutions pertinentes et les conclusions des organes internationaux relatives aux droits des réfugiés dans le domaine de la santé, y compris les conclusions adoptées par le Comité exécutif du HCR. 3 Il n’existe pas de définition universellement acceptée du terme « migrant » au niveau international. 4 Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, paragraphe 11. ANNEXE 4 101 D. PRIORITÉS Pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants, on pourrait tenir compte des priorités suivantes : 1. Plaider pour la prise en compte de la santé des réfugiés et des migrants dans l’action aux niveaux mondial, régional et national et dans la planification d’urgence. Il faudra veiller, en particulier, à promouvoir et à surveiller la santé des réfugiés et des migrants dans le cadre des efforts déployés pour atteindre les objectifs de développement durable. En outre, tout devra être fait pour que les aspects sanitaires concernant les réfugiés et les migrants soient pris en compte dans le pacte mondial sur les réfugiés et le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. 2. Promouvoir des politiques sanitaires, une protection juridique et sociale et des interventions programmatiques qui tiennent compte des besoins des réfugiés et des migrants, qui intègrent une approche de santé publique et qui puissent garantir aux réfugiés et aux migrants un accès équitable, acceptable et financièrement abordable à la promotion de la santé, à la prévention des maladies et à des services de santé de qualité, y compris aux soins palliatifs. À cet égard, il faudra peut-être modifier ou améliorer les cadres réglementaires et juridiques afin de tenir compte des besoins sanitaires spécifiques de ces populations, conformément à la législation nationale et internationale applicable. 3. Renforcer les capacités d’agir sur les déterminants sociaux de la santé1 afin de garantir l’efficacité de l’action sanitaire et de la protection de la santé dans les pays d’origine, de transit et de destination. Cela suppose d’améliorer les services essentiels tels que l’approvisionnement en eau, l’assainissement, le logement et l’éducation. Il faut en priorité mettre en œuvre une approche intégrant la santé dans toutes les politiques pour promouvoir l’égalité en santé des réfugiés et des migrants, ce qui exigera une action conjointe et intégrée et des politiques publiques cohérentes impliquant la collaboration de plusieurs secteurs tels que ceux de la santé, de l’action sociale, des affaires sociales et des finances ainsi que ceux de l’éducation, de l’intérieur et du développement. 4. Renforcer les systèmes de suivi et d’information sanitaires afin d’évaluer et d’analyser les tendances en matière de santé des réfugiés et des migrants ; de ventiler les informations sanitaires suivant les catégories concernées, le cas échéant ; de mener des recherches ; de recenser et de rassembler les données d’expérience et les enseignements qui en ont été tirés, et d’en faciliter l’échange entre les États Membres ; et de créer une base de données contenant des informations sur les expériences pertinentes dans les pays touchés. 5. Progresser plus vite dans la réalisation des objectifs de développement durable, y compris dans l’instauration de la couverture sanitaire universelle en faisant en sorte que chacun – y compris les réfugiés et les migrants – bénéficie d’un accès équitable à des services de santé essentiels de qualité, d’une protection contre les risques financiers et d’un accès à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable (cible 3.8). Cela peut nécessiter de renforcer les capacités et la résilience des systèmes de santé. Dans le cadre de ces efforts, il est également prioritaire de mettre au point des mécanismes de financement durable pour améliorer la protection sociale des réfugiés et des migrants et de renforcer l’application du Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé.2 1 Voir la résolution WHA62.14 (2009). 2 Ce code a été adopté par la Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA63.16 (2010). 102 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 6. Réduire la mortalité et la morbidité parmi les réfugiés et les migrants moyennant des interventions de santé publique à court terme et à long terme destinées à sauver des vies et à favoriser la santé physique et mentale des réfugiés et des migrants. Il est essentiel de mener des interventions d’urgence et humanitaires rapides et efficaces pour sauver des vies et soulager les souffrances, mais il faut entamer tôt une planification à plus long terme d’approches systématiques axées sur le développement afin de garantir la continuité et la pérennité de l’action. Il faut accorder la priorité aux efforts destinés à renforcer les capacités locales de traiter les problèmes de santé publique tels que les maladies transmissibles et non transmissibles, en mettant l’accent sur la prévention, par exemple grâce à la vaccination. Des vaccins doivent être fournis aux réfugiés et aux migrants de façon équitable, suivant une approche systématique, pérenne et non stigmatisante. Comme la vaccination est une intervention qui nécessite un suivi jusqu’au terme du calendrier prévu, les pays d’origine, de transit et de destination doivent coopérer ensemble. 7. Protéger et améliorer la santé et le bien-être des femmes, des enfants et des adolescents qui vivent dans des camps de réfugiés et de migrants. La priorité doit être accordée à la prestation de services de santé essentiels, par exemple un ensemble initial minimum de services concernant les soins et l’information dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive ; les soins de santé maternelle, y compris les services obstétricaux d’urgence et les soins prénatals et postnatals ; la prévention, le traitement et la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, dont l’infection à VIH, et le soutien des personnes qui en sont atteintes ; les soins spécialisés pour les victimes de violences sexuelles ; et le soutien des activités dans le domaine de la santé de l’enfant. 8. Promouvoir la continuité et la qualité des soins dispensés aux réfugiés et aux migrants par des établissements et des prestataires publics ou privés, des acteurs non étatiques et d’autres prestataires de services, en particulier pour les personnes handicapées, vivant avec le VIH/sida, atteintes de tuberculose ou de paludisme, souffrant de problèmes de santé mentale ou d’autres maladies chroniques et pour celles souffrant de traumatismes physiques. Il est important de veiller à fournir des informations adéquates sur la continuité des soins et à s’y conformer, notamment pendant les déplacements et en particulier pour la prise en charge des problèmes de santé chroniques. L’accès à des soins de santé mentale adaptés, y compris au moment de l’accueil et lors de l’orientation vers des services de niveau secondaire, doit être assuré. Il faut veiller en priorité à ce que les enfants aient accès à des soins et à un soutien psychologique spécifiques qui tiennent compte du fait que les enfants ne font pas face au stress de la même manière que les adultes. 9. Mettre au point, renforcer et appliquer des mesures pour la santé et la sécurité au travail sur les lieux de travail où des réfugiés et des migrants sont employés, afin de prévenir les accidents du travail mortels et autres. Fournir des informations et dispenser une formation afin de sensibiliser les travailleurs réfugiés et migrants aux risques pour la santé et la sécurité liés aux professions dangereuses. Les travailleurs réfugiés et migrants doivent avoir accès, sur un pied d’égalité, au traitement des traumatismes et des handicaps liés au travail, à la réadaptation et à l’indemnisation en cas de décès, suivant le contexte national. 10. Promouvoir l’égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles réfugiées et migrantes, y compris en tenant compte des différences liées au genre, des rôles, des besoins et des structures de pouvoir connexes parmi toutes les parties prenantes concernées et en prenant en considération le genre dans les interventions humanitaires, dans l’élaboration de politiques et dans les interventions à plus long terme. Il faut également envisager d’appliquer les recommandations de la Commission de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique (2016), qui préconise d’aborder les questions liées au genre dans le processus de réforme de la santé et sur le marché du travail dans le secteur de la santé. ANNEXE 4 103 11. Soutenir des mesures tendant à améliorer la communication et à combattre la xénophobie en s’efforçant de dissiper, parmi les réfugiés et les migrants et dans les populations d’accueil, les craintes et les malentendus concernant les conséquences sanitaires des migrations et des déplacements ; et communiquer des informations exactes concernant l’impact de la présence des réfugiés et des migrants sur la santé des communautés locales et les systèmes de santé locaux, et afin que la contribution des réfugiés et des migrants à la société soit reconnue. Fournir en temps utile aux réfugiés et aux migrants des informations exactes, appropriées et faciles à comprendre sur les services de santé disponibles dans les pays d’origine, de transit et de destination. 12. Renforcer les partenariats et les mécanismes de coordination et de collaboration intersectoriels, interpays et interinstitutions afin de créer des synergies et de gagner en efficacité, y compris au sein du système des Nations Unies, en particulier avec l’OIM et le HCR, et avec d’autres parties prenantes qui s’attachent à améliorer la santé des réfugiés et des migrants ; renforcer le lien entre action humanitaire et développement afin d’améliorer la coordination entre les acteurs de l’action humanitaire et ceux du développement dans le domaine de la santé ; et favoriser l’échange des meilleures pratiques et des enseignements tirés de l’expérience concernant la santé des réfugiés et des migrants entre les acteurs concernés. Renforcer aussi la mobilisation de ressources afin d’obtenir un financement souple et pluriannuel permettant aux pays et aux communautés de répondre aux besoins sanitaires immédiats, à moyen terme et à plus long terme, des réfugiés et des migrants ; recenser les déficits et les moyens de financement novateurs afin de garantir une utilisation plus efficace des ressources. ____________________ - 104 - ANNEXE 5 ACTION MONDIALE DE LUTTE ANTIVECTORIELLE 2017-20301 [A70/26 Rev.1 – 19 mai 2017] [Les paragraphes 1 à 12 dressaient la toile de fond de l’action mondiale de lutte antivectorielle, y compris les problèmes auxquels elle est censée répondre et son processus d’élaboration.] L’action mondiale de lutte antivectorielle 2017-2030 en bref2 13. L’action mondiale de lutte antivectorielle vise à appuyer la mise en œuvre d’une approche complète de la lutte antivectorielle permettant de définir et d’atteindre des buts nationaux et mondiaux pour chaque maladie et de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable. Il s’agit aussi d’aider les pays à mettre sur pied des mesures cohérentes et coordonnées pour parer à la charge et à la menace croissantes des maladies à transmission vectorielle. 14. Le document contient des orientations stratégiques qui aideront les pays et les partenaires de développement à renforcer d’urgence la lutte antivectorielle en tant que moyen fondamental de prévention des maladies et de riposte aux flambées. La réalisation de cet objectif suppose une amélioration significative de la programmation de la lutte antivectorielle reposant sur des effectifs techniques plus nombreux, un renforcement des systèmes de suivi et de surveillance, et une meilleure infrastructure. On envisage ainsi un monde délivré des souffrances dues aux maladies à transmission vectorielle, le but étant de réduire la charge de morbidité et la menace de ces maladies par des mesures antivectorielles efficaces, durables et adaptées aux besoins locaux. L’action vise une cible ambitieuse, celle d’une réduction, entre 2016 et 2030, d’au moins 75 % de la mortalité due aux maladies à transmission vectorielle et de 60 % de leur incidence dans l’ensemble du monde, les épidémies étant évitées dans tous les pays conformément à l’objectif 3 de développement durable. Des étapes intermédiaires ont été définies : une réduction de la mortalité d’au moins 30 % d’ici à 2020 et d’au moins 50 % d’ici à 2025, et une réduction de la morbidité d’au moins 25 % et de 40 % dans les mêmes délais. 15. L’action comprend deux éléments de base : 1) le renforcement des ressources humaines, des infrastructures, de la capacité et des moyens du système de santé en matière de lutte antivectorielle et de surveillance des vecteurs dans tous les secteurs concernés au niveau local ; et 2) le renforcement de la recherche fondamentale et appliquée afin d’optimiser cette lutte et de favoriser l’innovation pour la mise au point d’outils, de technologies et d’approches nouveaux. 16. Renforcer les capacités et les moyens de lutte antivectorielle. Les premières mesures essentielles consistent à faire l’inventaire des ressources humaines, institutionnelles et financières et des infrastructures disponibles, et à évaluer les structures organisationnelles existantes de lutte antivectorielle. Les plans de carrière du personnel chargé de la lutte antivectorielle dans les programmes nationaux et sous-nationaux doivent être évalués. Il convient d’étudier les possibilités 1 Voir la résolution WHA70.16. 2 Le texte intégral (en anglais seulement) peut être consulté sur le site Web de l’OMS à l’adresse http://www.who.int/ malaria/global-vector-control-response (consulté le 13 mars 2017). ANNEXE 5 105 d’attirer des ressources extérieures au secteur de la santé, notamment des modalités de dotation en personnel fondées sur la collaboration et le temps partagé. Lorsque les effectifs sont insuffisants, il faudra s’efforcer d’engager des personnels d’autres secteurs et de les former à la gestion des vecteurs et à la lutte antivectorielle et, plus largement, à la santé publique, à l’épidémiologie et à la gestion des programmes. 17. Renforcer la recherche fondamentale et appliquée et l’innovation. La lutte antivectorielle doit reposer sur des bases factuelles afin de répondre aux besoins locaux et de produire les données nécessaires sur ses effets pour justifier la poursuite des investissements dans sa mise en œuvre. Des activités de recherche fondamentale s’imposent d’urgence pour mieux comprendre ce qui influence l’interaction des vecteurs avec l’homme et la transmission des agents pathogènes – du point de vue biologique, comportemental et environnemental, par exemple. Les résultats de ces recherches doivent servir de base à l’élaboration d’approches et d’interventions innovantes. Des activités de recherche appliquée sont également nécessaires pour évaluer l’efficacité des interventions et optimiser leur mise en œuvre. Un programme de recherche fixant des axes stratégiques prioritaires devrait être défini par le programme national de lutte antivectorielle en collaboration avec les partenaires concernés. Ce programme devrait orienter les instituts de recherche et les instituts universitaires dans l’alignement de leurs travaux, contribuer à éviter les lacunes ou les doublons et aider à trouver des ressources extérieures supplémentaires pour appuyer les activités prioritaires. 18. Quatre domaines d’action (ou piliers) essentiels sont nécessaires pour assurer une lutte antivectorielle efficace, durable et adaptée aux besoins locaux. Ces quatre domaines correspondent aux principaux éléments d’une approche intégrée de gestion des vecteurs. 19. Premier pilier. Renforcer l’action et la collaboration intersectorielles et intrasectorielles. Pour garantir un impact et une efficacité maximums, il faut renforcer la collaboration avec les secteurs extrasanitaires et améliorer la coordination des activités dans le secteur de la santé, par exemple en ce qui concerne l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Les programmes nationaux de lutte antivectorielle doivent faire partie intégrante des stratégies nationales de développement visant à réduire la pauvreté et à renforcer la résilience face au changement climatique ainsi que des stratégies régionales de coopération pour le développement. La coopération avec les ministères de l’agriculture, de l’éducation, de l’environnement, des finances, du logement, du tourisme, des transports et des ressources en eau revêt une importance particulière. Les autorités locales et municipales peuvent contribuer à améliorer les services de lutte antivectorielle, à renforcer la coopération et la mobilisation communautaires, ainsi qu’à créer des villes plus résilientes face au changement climatique. La collaboration supposera un engagement politique résolu et un important apport de ressources des autorités centrales ainsi que des plans stratégiques des différents ministères reflétant dûment les contributions à la lutte antivectorielle. Un groupe spécial interministériel doté de moyens financiers suffisants pour assurer les activités de coordination nécessaires devrait être mis en place. Dans un premier temps, il s’agira de coordonner l’évaluation des capacités et des besoins nationaux de lutte antivectorielle si cela n’a pas été fait récemment. Une évaluation des relations de partenariat contribuera aussi à déterminer toutes les ressources existantes et potentielles qu’on pourra utiliser pour appuyer la lutte antivectorielle. Les stratégies doivent être adaptées aux déterminants sociaux propres à chaque pays. 20. Deuxième pilier. Associer et mobiliser les communautés. Vu le rôle majeur que jouent les communautés dans la prévention et l’élimination des maladies à transmission vectorielle, le succès durable des interventions exigera une bonne coordination entre les nombreuses parties prenantes, mais il faudra surtout savoir exploiter les connaissances et les compétences locales. Il convient, par des approches appropriées fondées sur la participation, de mobiliser les communautés pour qu’elles soient responsables des mesures de lutte antivectorielle et de surveillance et pour qu’elles les mettent en œuvre. Les stratégies visant à associer les communautés à l’action menée doivent être fondées sur la recherche, des analyses de situation comportementales, le suivi et l’évaluation de la collaboration, et la viabilité à long terme. 106 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 21. Troisième pilier. Renforcer la surveillance des vecteurs et le suivi et l’évaluation des interventions. La capacité qu’ont les vecteurs de transmettre des agents pathogènes et leur sensibilité aux mesures de lutte varie d’une espèce et d’un endroit à l’autre, dans le temps et selon les facteurs environnementaux locaux ; la lutte antivectorielle devra donc être menée sur la base de données locales actualisées. La surveillance des vecteurs devrait être systématique sur des sites représentatifs dans les zones où les maladies à transmission vectorielle sont endémiques et les zones où les conditions sont favorables à la transmission. Le rapprochement avec les données épidémiologiques et les données sur la couverture des interventions ou leur utilisation est indispensable. Ces informations devraient être utilisées pour prendre des décisions judicieuses en matière de politique, de planification et d’application de la lutte antivectorielle et pour aider à intervenir sans retard en cas d’accroissement des populations de vecteurs avant que des flambées ne surviennent. 22. Quatrième pilier. Utiliser plus largement et intégrer les outils et les approches. Le déploiement et l’utilisation élargie d’outils et d’approches adaptés au contexte épidémiologique et entomologique constituent une étape essentielle pour que la lutte antivectorielle ait un impact maximum sur la santé publique. Chaque intervention de lutte antivectorielle choisie pour être utilisée dans un cadre déterminé doit être d’un haut niveau de qualité et sa couverture optimale. Un même outil peut avoir des effets multiples contre plusieurs vecteurs et maladies. Dans certaines situations, une approche fondée sur des interventions antivectorielles multiples peut réduire la transmission ou la charge de morbidité plus qu’une intervention isolée. Les interventions de base devront parfois être complétées par d’autres outils pour relever des défis spécifiques comme la résistance aux insecticides. Il convient aussi d’appliquer des stratégies intégrées pour réduire la quantité d’habitats des vecteurs en modifiant l’environnement domestique, par exemple en améliorant l’approvisionnement en eau pour éviter le stockage d’eau à domicile ou en empêchant les vecteurs de pénétrer dans les habitations par l’installation d’écrans aux portes et aux fenêtres. 23. Trois facteurs favorisants sont nécessaires pour mettre en œuvre l’action : 1) le leadership des pays ; 2) la sensibilisation, la mobilisation de ressources et la coordination entre partenaires ; et 3) l’appui réglementaire, politique et normatif. Si l’on veut franchir les étapes intermédiaires et atteindre les cibles définies ici, des investissements importants devront être consentis sur les plans international et national pour renforcer la capacité et les moyens de lutte antivectorielle, la recherche et l’innovation, la coordination intersectorielle, la participation communautaire et les systèmes de surveillance et de suivi. On estime que la pleine mise en œuvre des activités prioritaires prévues pour la période intérimaire 2017-2022 nécessitera un investissement annuel de US $330 millions, ce qui correspond en moyenne à US $0,05 par an et par personne exposée à au moins une maladie à transmission vectorielle, avec des variations selon la charge de morbidité, le risque et d’autres facteurs locaux comme le niveau de revenu. Ce montant est un maximum, car on suppose qu’au fil du temps, des effectifs suffisants et bien formés seront mis en place pour assurer les fonctions de surveillance et de coordination. Les chiffres ne tiennent pas compte du coût des produits nécessaires à la lutte antivectorielle et du coût de leur distribution, ni des coûts de la recherche et de l’innovation. Les ressources à prévoir ont été estimées selon les méthodes de calcul du rapport coût/efficacité et de planification stratégique mises au point par l’OMS et sur la base de coûts présumés.1 Ces dépenses de personnel, de coordination et de surveillance représentent un investissement relativement modeste par rapport au coût de la mise en œuvre des interventions essentielles comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide (US $1,27 par personne protégée par an), la pulvérisation d’insecticide à effet rémanent dans les habitations (US $4,24 par personne protégée par an) et les activités communautaires de prévention de la dengue (dont le coût est estimé à plus de US $1 par personne 1 Cost-effectiveness and strategic planning (WHO-CHOICE), disponible à l’adresse http://www.who.int/choice/en/# (consulté le 14 mars 2017). ANNEXE 5 107 protégée par an). Il est prévu d’estimer avec exactitude les ressources et les besoins à prévoir en procédant à des évaluations complètes des besoins de lutte antivectorielle aux niveaux national et infranational. RÔLE DU SECRÉTARIAT 24. Conformément aux fonctions essentielles de l’Organisation, le Secrétariat continuera de définir et de diffuser des lignes directrices normatives, des recommandations de politique générale et des orientations pour la mise en œuvre afin d’appuyer les mesures régionales et nationales. Il apportera aux États Membres qui en font la demande un appui à la mise en œuvre de l’action mondiale de lutte antivectorielle et fournira des orientations pour l’examen et l’actualisation des stratégies nationales de lutte antivectorielle. 25. Le Secrétariat veillera à ce que ses activités de définition des politiques répondent à l’évolution des besoins en matière de lutte antivectorielle et à régulièrement actualiser ses orientations techniques mondiales en y donnant des informations sur les outils, technologies et approches innovants dont la sécurité, l’efficacité et l’utilité pour la santé publique sont avérées, et en tenant dûment compte des considérations d’éthique et de l’impact sur l’environnement naturel. Des groupes d’experts seront réunis au besoin pour examiner les questions essentielles d’élaboration des politiques. 26. Le Secrétariat renforcera ses propres moyens et capacités aux niveaux mondial, régional et national pour mieux être en mesure de coordonner l’effort mondial. Il continuera à coordonner les activités entre les programmes et initiatives apparentés de l’Organisation, notamment le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, le Règlement sanitaire international (2005) et l’avant-projet de plan de recherche-développement pour prévenir les épidémies. Il appuiera aussi les initiatives en matière de sensibilisation, de mobilisation de ressources et de coordination entre partenaires. 27. Le Secrétariat s’attachera à promouvoir les recherches et les études nécessaires pour progresser plus rapidement sur la voie qui mène à l’élimination des souffrances que causent les maladies à transmission vectorielle. Il suivra la mise en œuvre de l’action et évaluera régulièrement les progrès accomplis par rapport aux étapes intermédiaires et aux cibles de 2030. MESURES À PRENDRE PAR L’ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ 28. [Ce paragraphe contenait un projet de résolution que l’Assemblée de la Santé a adopté sous la cote WHA70.16.] 108 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Appendice Vue d’ensemble des éléments techniques de l’action mondiale de lutte antivectorielle 2017-2030 Vision : un monde délivré des souffrances dues aux maladies à transmission vectorielle. Objectif : réduire la charge de morbidité et la menace des maladies à transmission vectorielle par des mesures de lutte antivectorielle efficaces, durables et adaptées aux besoins locaux. Buts Étapes intermédiaires Cibles 2020 2025 2030 Réduction de la mortalité due aux maladies à transmission vectorielle dans l’ensemble du monde par rapport à 2016 D’au moins 30 % D’au moins 50 % D’au moins 75 % Réduction de l’incidence des maladies à transmission vectorielle dans l’ensemble du monde par rapport à 2016 D’au moins 25 % D’au moins 40 % D’au moins 60 % Prévention des épidémies de maladies à transmission vectoriellea – Dans tous les pays où il n’y avait pas de transmission en 2016 Dans tous les pays a Détection et endiguement rapides des flambées pour prévenir leur propagation au-delà des frontières du pays. FONDEMENT • Les principales maladies à transmission vectorielle affectant l’homme sont le paludisme, la dengue, la filariose lymphatique, la maladie de Chagas, l’onchocercose, la leishmaniose, le chikungunya, la maladie à virus Zika, la fièvre jaune, l’encéphalite japonaise et la schistosomiase. D’autres maladies à transmission vectorielle, par exemple celles transmises par les tiques, ont une importance plus locale et touchent des zones ou des populations déterminées. • Ces maladies à transmission vectorielle sont à l’origine d’environ 17 % de la charge mondiale des maladies transmissibles et touchent de façon disproportionnée les populations défavorisées. Elles entravent le développement économique en raison des frais médicaux qu’elles entraînent directement, mais aussi de coûts indirects tels que la perte de productivité et la baisse de la fréquentation touristique. • Des facteurs sociaux, démographiques et environnementaux influent fortement sur les modes de transmission des agents pathogènes et conduisent à d’importantes flambées de dengue, de paludisme, de chikungunya, de fièvre jaune et de maladie à virus Zika depuis 2014. • La plupart des maladies à transmission vectorielle peuvent être évitées par des mesures de lutte antivectorielle correctement appliquées. Les fortes baisses de l’incidence du paludisme, de l’onchocercose et de la maladie de Chagas ont été dues en grande partie à un engagement politique et financier résolu. ANNEXE 5 109 • Contre d’autres maladies, la lutte antivectorielle n’a pas encore été pleinement exploitée ou n’a pas produit tous ses effets. On peut remédier à cette situation en réorientant les programmes en vue d’optimiser les interventions adaptées au contexte local. • Pour mener cette action, il faut améliorer les capacités et les compétences dans le domaine de l’entomologie (et de la malacologie) à des fins de santé publique, établir un programme national de recherche bien défini, améliorer la coordination entre les secteurs et à l’intérieur de chaque secteur, faire participer les communautés à la lutte antivectorielle, renforcer les systèmes de suivi et proposer des interventions novatrices dont l’efficacité est avérée. Cadre d’action ACTIVITÉS PRIORITAIRES POUR 2017-20221 1. Mise au point ou adaptation de plans stratégiques nationaux et régionaux de lutte antivectorielle conformes à l’action mondiale de lutte antivectorielle. 2. Évaluation des besoins de lutte antivectorielle au niveau national, ou actualisation de cette évaluation, et mise au point d’un plan de mobilisation de ressources, y compris pour la riposte aux flambées. 3. Évaluation et accroissement du personnel compétent en entomologie et du personnel intersectoriel au niveau national pour répondre aux besoins recensés en matière de lutte antivectorielle. 1 À réviser et à actualiser pour la période suivante (2023-2030). Facteurs  favorisants   Leadership  des pays   Sensibilisation,  mobilisation  de ressources  et coordination  entre  partenaires     Appui  réglementaire,  politique et  normatif Réduire la charge et la menace des maladies à transmission vectorielle chez l’homme     Renforcer  l’action et la  collaboration  intersectorielles  et  intrasectorielles   Renforcer la capacité et les moyens de lutte antivectorielle Piliers de  l’action Base Mesures de lutte antivectorielle  efficaces, durables et localement adaptées     Associer et  mobiliser les  communautés     Renforcer la  surveillance des  vecteurs et le  suivi et  l’évaluation des  interventions     Utiliser plus  largement et  intégrer les  outils et les  approches    Renforcer la recherche fondamentale et appliquée et l’innovation 1 2 3 4 A B 110 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 4. Formation du personnel concerné des ministères de la santé ou des établissements d’appui à l’entomologie à des fins de santé publique. 5. Mise en place et fonctionnement de réseaux institutionnels nationaux et régionaux pour soutenir la formation théorique et/ou pratique en entomologie à des fins de santé publique, ainsi que d’un appui technique. 6. Établissement d’un programme national de recherche fondamentale et de recherche appliquée en entomologie et dans le domaine de la lutte antivectorielle et/ou examen des progrès accomplis à cet égard. 7. Création et fonctionnement d’un groupe spécial interministériel national pour la collaboration multisectorielle dans le domaine de la lutte antivectorielle. 8. Élaboration d’un plan national de participation et de mobilisation effectives des communautés à la lutte antivectorielle. 9. Renforcement des systèmes nationaux de surveillance des vecteurs et intégration de ces systèmes dans les systèmes d’information sanitaire pour orienter la lutte antivectorielle. 10. Uniformisation, pour toutes les maladies à transmission vectorielle, des cibles nationales en matière de protection des populations à risque par des mesures de lutte antivectorielle appropriées. ____________________ - 111 - ANNEXE 6 POSTE DE DIRECTEUR GÉNÉRAL [A70/4 et annexe 4 – 24 avril 2017] PROPOSITIONS TENDANT À AMÉLIORER L’EFFICIENCE DU SCRUTIN SUR PAPIER À L’ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ ET AMENDEMENTS DEVANT EN CONSÉQUENCE ÊTRE APPORTÉS AUX PROCÉDURES1 Propositions Est-il nécessaire d’amender le Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé ou les directives générales pour la conduite des élections au scrutin secret ? 1) Les délégations sont appelées à voter simultanément aux six postes de vote installés devant chacune des six rangées dans la Salle des Assemblées au Palais des Nations. Les délégations sont appelées à voter selon l’ordre dans lequel leurs membres sont assis dans les six rangées. Oui. Aux termes des directives générales pour la conduite des élections au scrutin secret, les Membres sont appelés successivement à voter selon l’ordre alphabétique requis, le nom du Membre qui vote le premier étant choisi par tirage au sort et l’appel se faisant en anglais, espagnol, français et russe. 2) Un scrutateur et un assesseur sont placés à chacun des six postes de vote. L’assesseur distribue un bulletin à chaque représentant venu au poste de vote qui lui correspond et consigne sur une feuille la distribution du bulletin à la délégation concernée. Oui. L’article 78 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé dispose que, lorsqu’un vote est nécessaire, deux scrutateurs choisis par le Président parmi les membres des délégations présentes participent au dépouillement du scrutin. Le terme « urne » est utilisé au singulier dans l’intégralité des directives générales pour la conduite des élections au scrutin secret. 3) Après que chaque Membre habilité à voter a inséré son bulletin dans l’urne, les six scrutateurs placés aux postes de vote portent les urnes à la tribune et les placent sur trois tables. À chaque table, deux scrutateurs ouvrent ensuite les deux urnes qui y sont placées, dépouillent les scrutins et reportent les résultats sur une feuille préparée à cet effet par le Secrétariat. Oui. Comme pour 2) ci-dessus. 4) Un scrutateur de chaque table porte la feuille de résultats à une quatrième table où le résultat du vote est consigné sur le formulaire approprié de l’OMS. Oui. Comme pour 2) ci-dessus. 1 Les amendements, qui doivent désormais être appliqués après l’adoption de la décision WHA70(6), sont exposés ci-après. 112 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Texte amendé du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé et des directives générales pour la conduite des élections au scrutin secret Règlement intérieur Article 78 Les élections ont normalement lieu au scrutin secret. Sous réserve des dispositions de l’article 108, et en l’absence de toute objection, l’Assemblée de la Santé peut décider d’élire sans vote un candidat ou une liste de candidats ayant fait l’objet d’un accord. Lorsqu’un vote est nécessaire, deux scrutateurs ou plus choisis par le Président parmi les membres des délégations présentes participent au dépouillement du scrutin. Directives générales 1. Avant le début du vote, le Président remet aux scrutateurs choisis par lui la liste des Membres habilités à voter et la liste des candidats. Pour les élections des Membres habilités à designer des personnes devant faire partie du Conseil exécutif ou celles ayant pour objet la nomination du Directeur général, la liste des candidats ne comporte pas d’autres noms que ceux soumis conformément aux dispositions des articles 100 et 108 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé. 3. Les scrutateurs, après s’être assurés que l’urne ou les urnes est (sont) vide(s), la (les) ferment et en remettent la (les) clef(s) au Président. 4. Sauf si l’Assemblée de la Santé en a décidé autrement, les Membres sont appelés successivement à voter selon l’ordre alphabétique requis.1 Le nom du Membre qui vote le premier est choisi par tirage au sort. L’appel se fait en anglais, espagnol, français et russe. 7. Après l’ouverture de l’urne ou des urnes, les scrutateurs vérifient le nombre des bulletins. Si leur nombre n’est pas égal au nombre des votants, le Président déclare nulles les opérations intervenues et l’on procède à un nouveau scrutin. 9. L’un des scrutateurs lit à haute voix les noms que contient chaque bulletin. Les suffrages obtenus par chacun des candidats portés sur les listes sont inscrits en face du nom de chacun de ces candidats par l’un des autres scrutateurs sur un document préparé à cet effet. ____________________ 1 En vertu de l’article 72 du Règlement intérieur de l’Assemblée mondiale de la Santé. - 113 - ANNEXE 7 PLANIFICATION DE LA TRANSITION POUR LA POLIOMYÉLITE [A70/14 Add.1, annexe – 19 mai 2017] LISTE DES MESURES À PRENDRE PAR LE SECRÉTARIAT ENTRE LE 1er JUIN ET LE 31 DÉCEMBRE 20171 Surveillance active de haut niveau aux trois échelons de l’Organisation • Exposé détaillé sur la transition dans le domaine de la lutte contre la poliomyélite présenté juste après la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé au Directeur général élu, mettant en évidence les risques que la transition comporte pour l’Organisation ainsi que la nécessité de communiquer régulièrement avec les parties prenantes extérieures. • Surveillance continue, par le Bureau du Directeur général, de la planification de la transition et de la gestion des risques à l’échelle de l’Organisation. • Réunion à Genève des 16 représentants de l’OMS concernés et du personnel des Régions et du Siège pour discuter de l’état d’avancement des plans de transition des pays, conjuguée à une réunion d’information à l’intention des missions (troisième ou quatrième trimestre de 2017). • Examen de la question de la transition aux sessions de 2017 des Comités régionaux de l’Afrique, de l’Asie du Sud-Est et de la Méditerranée orientale. • Création d’une page consacrée à la planification de la transition sur le site Web de l’OMS où seront publiées et régulièrement mises à jour des informations détaillées sur le processus de transition à l’OMS et les risques qu’il présente ; le processus de planification de la transition au niveau des pays ; et le processus de transition du partenariat formé par l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite. • Action en faveur d’une équipe spéciale au sein du Bureau du Directeur général chargée de mettre au point un plan d’action stratégique et des options pour la transition (d’ici fin 2017). Planification coordonnée des ressources humaines et gestion du budget • Mise au point de tableaux de bord trimestriels pour la planification de la transition dans le domaine des ressources humaines et de la transition nationale qui seront publiés sur la page Web consacrée à la planification de la transition. • Établissement et diffusion de plans de maintien des effectifs, de recyclage et de réorientation professionnelle qui seront coordonnés entre le Siège et les trois Régions concernées. 1 Voir la décision WHA70(9). 114 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ • Mise au point et diffusion de plans et supports de communication destinés à un public intérieur et extérieur. • Les secteurs de programme étudieront la possibilité de recourir à la planification opérationnelle pour le budget programme 2018-2019 afin de revoir les besoins budgétaires et de mettre au point des stratégies de financement pour couvrir les augmentations de budget. • Discussions entamées dans l’ensemble de l’Organisation en vue de planifier l’élaboration du budget programme 2020-2021, en veillant à prendre en considération les besoins résultant de la transition dans le domaine de la lutte contre la poliomyélite. Mise au point d’un plan d’action stratégique et d’options – d’ici fin 2017 • Rassembler des informations plus précises sur un ensemble hiérarchisé de risques programmatiques qui auraient les plus grandes conséquences sur la santé publique ; assurer la coordination avec tous les départements et secteurs de programme concernés. • Déterminer les carences essentielles qui résulteraient de la diminution des budgets alloués à la lutte antipoliomyélitique et, à terme, de la cessation des activités de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, et classer par ordre de priorité les carences à combler au plus tôt. • Mettre au point un calendrier et des options pour combler ces carences dans les domaines des ressources humaines, du financement, de la coordination et de la politique générale. • Mettre au point un cadre de mise en œuvre et de suivi permettant d’exercer un contrôle. ____________________ - 115 - ANNEXE 8 RAPPORT 2016 DU GROUPE D’EXAMEN DU CADRE PIP1 [A70/17, annexe – 10 avril 2017] 1 Voir la décision WHA70(10). 116 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ TABLE DES MATIÈRES PRÉFACE .............................................................................................................................................. 118  REMERCIEMENTS ........................................................................................................................ 119  LISTE DES SIGLES ......................................................................................................................... 121  RÉSUMÉ D’ORIENTATION ............................................................................................................ 123  Analyse globale ........................................................................................................................... 125  Échange des virus ........................................................................................................................ 127  Données sur les séquences génétiques ........................................................................................ 128  Partage des avantages ................................................................................................................ 129  Gouvernance ............................................................................................................................... 133  Liens avec les programmes de l’OMS et avec d’autres instruments juridiques .............................. 134  CHAPITRE 1. INTRODUCTION ET RAPPEL DES FAITS ..................................................................... 137  CHAPITRE 2. MÉTHODE DE TRAVAIL ............................................................................................ 141  CHAPITRE 3. ANALYSE GLOBALE .................................................................................................. 142  3.1  Amélioration de la préparation en cas de grippe pandémique :     une approche novatrice .................................................................................................. 144  3.2  Assurer la pertinence du Cadre PIP .................................................................................. 145 3.2.1  Discussion portant sur l’élargissement du Cadre PIP à la grippe saisonnière .................... 146  3.2.2  Améliorer la communication sur le Cadre PIP .................................................................. 147  3.3  Appliquer le Cadre PIP à d’autres agents pathogènes ...................................................... 148  Recommandations générales ....................................................................................................... 149  CHAPITRE 4. ÉCHANGE DES VIRUS ............................................................................................... 150  4.1  Vue d’ensemble .............................................................................................................. 150  4.2  Métrologie de l’échange des virus ................................................................................... 155  4.3  Mécanisme de traçabilité des virus grippaux ................................................................... 157  Recommandations : Échange des virus ......................................................................................... 158  CHAPITRE 5. DONNÉES SUR LES SÉQUENCES GÉNÉTIQUES ........................................................... 160  5.1 Vue d’ensemble ..................................................................................................................... 161 5.2 Action du Groupe consultatif en matière de données sur les séquences génétiques ........ 164 Recommandations : Données sur les séquences génétiques .......................................................... 165  ANNEXE 8 117 CHAPITRE 6. PARTAGE DES AVANTAGES ...................................................................................... 167  6.1 Accord type sur le transfert de Matériels 2 ........................................................................... 167 Recommandations : SMTA 2 ......................................................................................................... 173  6.2  Recouvrement de la contribution de partenariat ............................................................. 174  Recommandations : Recouvrement de la contribution de partenariat ............................................ 178  6.3  Mise en œuvre de la contribution de partenariat ............................................................ 179  6.3.1  Riposte ............................................................................................................................ 181  6.3.2  Préparation ..................................................................................................................... 181  6.3.2.1  Domaine d’activité : Laboratoires et surveillance .............................................................. 186  6.3.2.2  Domaine d’activité : Charge de morbidité ......................................................................... 189  6.3.2.3  Domaine d’activité : Renforcement des capacités de réglementation ................................ 190  6.3.2.4  Domaine d’activité : Planification pour le déploiement...................................................... 192  6.3.2.5  Domaine d’activité : Communication sur les risques .......................................................... 194  Recommandations : Mise en œuvre de la contribution de partenariat ........................................... 196  CHAPITRE 7. GOUVERNANCE .............................................................................................................. 197 7.1  Groupe consultatif sur le Cadre PIP ................................................................................. 198  7.2  Surveillance du GISRS ...................................................................................................... 201  Recommandations : Gouvernance ................................................................................................ 202  CHAPITRE 8. LIENS AVEC LES PROGRAMMES DE L’OMS ET AVEC D’AUTRES INSTRUMENTS  JURIDIQUES .......................................................................................................................................... 204 8.1  Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux ........................................................ 206  Recommandation : Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux ........................................ 207  8.2  Règlement sanitaire international (2005) ........................................................................ 207  Recommandation : Règlement sanitaire international ................................................................... 209  8.3  Protocole de Nagoya à la Convention sur la diversité biologique ..................................... 209  Recommandation : Protocole de Nagoya ...................................................................................... 211  APPENDICE I : MEMBRES DU GROUPE D’EXAMEN ........................................................................ 212  APPENDICE II : MÉTHODES DE TRAVAIL DÉTAILLÉES ..................................................................... 216  118 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Préface Le risque de nouvelle pandémie de grippe est toujours présent, mais on ne peut pas prévoir à quel moment elle se déclarera ni quelles en seront les conséquences. La planification préalable et la préparation sont essentielles pour atténuer les conséquences indésirables de futures pandémies de grippe. Cela suppose que l’on développe les capacités de détecter une urgence de santé publique de portée internationale et d’y riposter. En 2011, l’OMS et les États Membres ont élaboré le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP), nouvel instrument international visant à renforcer l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine tout en accroissant la préparation des pays en développement et leur accès aux vaccins et autres fournitures antipandémiques connexes en cas de pandémie. Tous les acteurs – l’OMS, les États Membres, les industriels, la société civile et autres parties prenantes – se sont rassemblés avec pour objectif commun de mieux préparer le monde à faire face à la prochaine pandémie et de réduire l’incertitude quant à notre capacité collective à échanger les virus et à partager les avantages. Il y a cinq ans que le Cadre PIP a été signé ; si de telles initiatives nouvelles et complexes sont longues à mettre en œuvre, il est désormais temps de passer en revue les progrès accomplis pour déterminer à la fois si le Cadre PIP a atteint ses objectifs et s’il reste pertinent pour l’avenir. Le monde est confronté à un nombre croissant de menaces pour la santé publique ayant des répercussions internationales (par exemple le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), la maladie à virus Ebola et le virus Zika), aussi la solidarité internationale est-elle plus importante que jamais pour surmonter les obstacles politiques, opérationnels et logistiques importants avant une situation d’urgence. Le Cadre PIP offre des pistes utiles pour l’échange d’autres agents pathogènes exigeant une riposte rapide et le partage équitable des avantages. Toutefois, le Groupe d’examen du Cadre PIP estime que celui-ci ne demeurera pertinent que si l’on continue à échanger les virus et si l’on répond rapidement à la nécessité d’une clarification au sujet de l’échange des données sur les séquences génétiques et le partage des avantages. En outre, les liens avec d’autres efforts visant à renforcer les capacités (par exemple le Règlement sanitaire international (2005)) et à accroître la production de vaccins antigrippaux doivent être améliorés afin d’augmenter l’impact des ressources mobilisées par le Cadre PIP. Pour garantir que le Cadre PIP reste valable et continue de susciter l’intérêt de tous les intervenants majeurs, il est important que les résultats obtenus soient régulièrement mesurés et largement diffusés. Dr Christine Kaseba-Sata (Président), Dr Theresa Tam (Président par intérim) Groupe d’examen du PIP Octobre 2016, Genève (Suisse) ANNEXE 8 119 Remerciements Le Groupe d’examen a reçu des contributions utiles de partenaires clés. Le Comité souhaite remercier en particulier les personnes ci-après interrogées par le Groupe d’examen : Dr Atika Abelin, Directeur, Global Immunisation Policy at Sanofi Pasteur SA ; Dr Phyllis Arthur, Senior Director for Vaccines, Immunotherapeutics, and Diagnostics Policy at Biotechnology Innovation Organization, États-Unis d’Amérique ; Dr Ian Barr, Directeur (par intérim), Centre collaborateur OMS, Australie ; Dr Peter Bogner, Président de la Global Initiative on Sharing All Influenza Data (GISAID) ; Dr Guy Cochrane, Head, Team Leader of the European Nucleotide Archive ; Dr Nancy Cox, ancien Directeur, Division Grippe, ancien Directeur, Centre collaborateur OMS, États-Unis d’Amérique ; Dr William Cracknell, Directeur, Influenza Development & Innovation, CSL Biotherapies/Seqirus ; Dr Gwenaelle Dauphin, EMPRES Lab Unit Coordinator/OFFLU Focal Point, Service de santé animale, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Italie ; Dr Vladimir Drazenovic, Chef du Centre national OMS de la grippe, Croatie ; Dr Othmar Engelhardt, Principal Scientist, Division of Virology, NIBSC, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ; Dr Bruce Gellin, Deputy Assistant Secretary for Health, Director National Vaccine Program Office, États-Unis d’Amérique ; Dr Keith Hamilton, Executive Director, Kansas State University, College of Veterinary Medicine, États-Unis d’Amérique ; M. Edward Hammond, Research Associate, Third World Network (TWN) ; Dr Alan Hay, Scientific Liaison Officer for the Global Initiative on Sharing All Influenza Data (GISAID) ; Professeur Didier Houssin, Université Paris-Descartes et Hôpitaux universitaires du Grand Paris, Paris, France ; Professeur Xenarios Ioannis, Directeur, Vital-IT, SIB, Institut suisse de bioinformatique ; Dr Jacqueline Katz, Centre collaborateur OMS, Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique ; Professeur Anne Kelso, Chief Executive Officer, National Health and Medical Research Council, Australie ; Dr Le Quynh Mai, Laboratoire de la grippe, Institut national d’hygiène et d’épidémiologie, Viet Nam ; Dr John McCauley, Directeur, Centre collaborateur OMS, Crick Institute, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ; Dr Ann Moen, Associate director for Extramural Programs, Influenza Division, CDC des États-Unis d’Amérique ; Dr Amel Mohamed Naguib, Directeur des laboratoires de virologie, Centre national de la grippe, Égypte ; Dr Takato Odagiri, Directeur, Centre de recherche sur les virus grippaux, Japon ; Professeur Malik Peiris, Professeur de microbiologie, Faculté de médecine, Université de Hong Kong ; Dr Pretty Multihartina Sasono, Directeur du Centre de R&D sur la technologie biomédicale et les technologies sanitaires de base, Institut national de la recherche-développement en santé, Ministère de la santé, Indonésie ; Dr Tharini Sathiamoorthy, Associate Vice President of AdvaMedDx ; Mme Sangeeta Shashikant, Legal Advisor, Third World Network (TWN) ; Dr Richard Scheuermann, Director of Informatics of J. Craig Venter Institute ; Professeur Yuelong Shu, Directeur du Centre collaborateur OMS, CDC, Chine ; Dr Cody Taylor, Directeur, Global Public Market Development, Vaccines, GlaxoSmithKline ; Dr Florette Treurnicht, Centre for Respiratory Diseases and Meningitis, National Institute for Communicable Diseases, Afrique du Sud ; Dr Niteen Wairagkar, Senior Program Officer and Influenza-RSV Initiative Lead, Pneumonia Team, Global Health Program, Fondation Bill & Melinda Gates ; Dr Richard Webby, Centre collaborateur OMS pour les études sur l’écologie de la grippe chez l’animal, États-Unis d’Amérique ; Dr John Wood, isirv Deputy Chair, Reviews Editor of Influenza and Other Respiratory Viruses ; Mme Margarita Xydia-Charmanta, responsable de la politique vaccinale, Fédération internationale de l’industrie du médicament (FIIM). Membres du Groupe consultatif PIP : Professeur Chris Baggoley ; Dr Jarbas Barbosa da Silva, Jr (Président) ; Professeur Didier Houssin ; Dr Hamad El-Turabi ; Dr Olav Hungnes ; Dr Hama Issa Moussa ; Dr Kerri-Ann Jones ; Raymond LIN Tzer Pin ; Dr Cuauhtémoc Mancha ; Professeur Ziad Memish ; Dr Janneth Mghamba ; Dr Richard Njouom ; Dr Paba Palihawadana ; Dr Huma Qureshi ; Professeur Mahmudur Rahman ; Dr P. V. Venugopal ; Professeur John M Watson ; Professeur Yu Wang. 120 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Les pays suivants ont répondu à l’enquête en ligne du GISRS sur les frais de fonctionnement : Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Bangladesh, Belgique, Cambodge, Chine, Croatie, Danemark, Égypte, Équateur, Espagne, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, Finlande, Ghana, Grèce, Indonésie, Irlande, Italie, Japon, Jordanie, Lettonie, Luxembourg, Malaisie, Népal, Norvège, Portugal, RAS de Hong Kong, République de Corée, République-Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Suède, Suisse. Outre les présentations orales faites par des États Parties au cours des réunions de mars, de mai, et de septembre, les pays suivants ont fait des communications écrites au Groupe d’examen : Allemagne, Australie, États-Unis d’Amérique, Finlande, Mexique, Norvège, Pays-Bas, République tchèque. Les membres du personnel du Secrétariat de l’OMS au Siège et dans les Régions ci-après ont apporté des informations au Groupe d’examen : Claudia Alfonso, Bruce Aylward, Jennifer Barragan, Terry Besselaar, Oona Bilbao, Anna Bowman, Sylvie Briand, Julia Fitzner, Keiji Fukuda, Gaya Gamhewage, Lisa Hedman, Anne Huvos, Marie-Paule Kieny, Alexandra Kontic, Maja Lievre, Jakob Quirin, Amelie Rioux, Guénaël Rodier, Paul Rogers, Peter Salama, Gina Samaan, Raphael Slattery, Steve Solomon, Kathleen Strong, Oliver Stucke, Katelijn Vandemaele, Wenqing Zhang. Consultants pour le rapport du Secrétariat de l’OMS sur le Protocole de Nagoya : Priyanka Dahiya, Alexandra Phelan. Personnel des bureaux régionaux de l’OMS : Tjandra Aditama, Sylvain Aldighieri, Yahaya Ali Ahmed, Caroline Brown, Erica Dueger, Sayohat Hasanova, Wasiq Khan, Mamunur Malik, Jun Nakagawa, Babatunde Olowokure, Rakhee Palekar, Soatiana Rajatonirina, Bardan Rana, Fahmi Sembiring, Ibrahim Soce-Fall. Le Groupe d’examen souhaite remercier le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, ainsi que le Directeur général adjoint, le Dr Anarfi Asamoa-Baah, pour leur soutien actif aux travaux du Groupe d’examen. En outre, le Groupe d’examen tient à remercier tout particulièrement son secrétariat : Gerhard Grohmann (Chef), Daniel Hougendobler, Priya Joi, Teresa Poole, Magdalena Rabini et Alexandra Rosado-Miguel. ANNEXE 8 121 Liste des sigles AFOM atouts, faiblesses, opportunités et menaces AFRO Bureau régional OMS de l’Afrique AMRO Bureau régional OMS des Amériques CDC Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique CNBG China National Biotec Group CNG Centre national de la grippe COP Conférence des Parties CP contribution de partenariat DDBJ DNA Data Bank of Japan DSG données sur les séquences génétiques ECN Réseau de communication d’urgence de l’OMS ECSPP Comité OMS d’experts des spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques EMRO Bureau régional OMS de la Méditerranée orientale ENA European Nucleotide Archive EQAP Projet OMS d’évaluation externe de la qualité pour la détection du virus grippal de type A par amplification génique ERL Laboratoire essentiel de réglementation EURO Bureau régional OMS de l’Europe FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture FluID Flu Informed Decisions GAP Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux GHSA Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale GIP Programme mondial OMS de lutte contre la grippe GISAID Global Initiative on Sharing All Influenza Data GISN Réseau mondial de surveillance de la grippe GISRS système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte GSK GlaxoSmithKline H5RL Laboratoire de référence H5 IDP plan de développement institutionnel INSDC International Nucleotide Sequence Database Collaboration IRD base de données de la recherche sur la grippe IVPP virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine IVTM dispositif de traçabilité des virus grippaux MERS-CoV coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient 122 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MOP réunion des Parties NRA autorité nationale de réglementation ODD objectif de développement durable (Nations Unies) OFFLU Réseau mondial d’experts de la grippe animale de l’OIE et de la FAO OIE Organisation mondiale de la santé animale OMS Organisation mondiale de la Santé OPS Organisation panaméricaine de la Santé PCR amplification génique PIB produit intérieur brut PIP préparation en cas de grippe pandémique PIRM gestion du risque de grippe pandémique PSC dépenses d’appui au programme RSI (2005) Règlement sanitaire international (2005) SAGE Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination SRAS syndrome respiratoire aigu sévère SEARO Bureau régional OMS de l’Asie du Sud-Est SMTA Accord type sur le transfert de Matériels TEWG groupe de travail d’experts techniques chargé de la question des données sur les séquences génétiques TIPRA outil d’évaluation du risque de pandémie de grippe TWG groupe de travail technique concernant l’échange de données sur les séquences génétiques des virus grippaux UE Union européenne UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’enfance VVC virus vaccinaux candidats WPRO Bureau régional OMS du Pacifique occidental ANNEXE 8 123 Résumé d’orientation Au cours de la dernière décennie, la sécurité sanitaire dans le monde est devenue une priorité internationale, d’autant que les maladies infectieuses ne connaissent pas de frontières dans un contexte où les populations se déplacent et où les voyages internationaux s’intensifient. Si la flambée de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenue en 2003 a constitué un coup de semonce, les risques inhérents à la grippe au niveau mondial ont été mis en lumière par la réémergence de la grippe A(H5N1) en 2003 et par la pandémie de grippe A(H1N1)pdm091 en 2009. Près d’un siècle après que la pandémie mortelle de grippe eut ravagé le monde en 1918, le rapport du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) (RSI (2005)) eu égard à la flambée de grippe A(H1N1) de 2009 a conclu que le monde était « mal préparé » à faire face à une pandémie grippale grave et que des « dizaines de millions de personnes » risqueraient de mourir.2 Après la flambée de grippe A(H5N1) survenue en 2003, il est apparu clairement qu’une réponse efficace à une pandémie appelait une collaboration internationale plus étroite. Cette collaboration devait non seulement porter sur l’échange d’informations et de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine, mais aussi sur la répartition des avantages découlant de cette coopération, notamment les vaccins antigrippaux et autres produits médicaux. Des négociations ont débuté sur la création d’un nouveau système et, quatre ans plus tard en 2011, un instrument international intitulé « Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP) »3 a été créé par 194 États Membres.4 Dès le départ, un solide engagement avec les parties prenantes – États Membres, industriels et représentants de la société civile – s’est avéré décisif pour appliquer le Cadre PIP. Vu l’émergence incessante de nouveaux virus grippaux pouvant toujours donner lieu à une pandémie, le succès du Cadre PIP est plus important que jamais. Le Cadre PIP vise à trouver un équilibre entre l’échange des virus et le partage des avantages sur un pied d’égalité. Les progrès techniques réalisés dans le domaine des vaccins, des antiviraux et des outils diagnostiques ne suffisent pas, à eux seuls, à protéger la planète contre une pandémie. Si l’accès aux services et aux produits de santé reste inégal dans le monde, le virus de la grippe frappe sans discernement et tous les pays peuvent être en péril. Par conséquent, il est capital que les produits antigrippaux obtenus grâce à l’échange rapide des virus soient disponibles pour les populations les plus vulnérables en période de pandémie. 1 Le virus pdm09 de la grippe A(H1N1) est le virus responsable de la pandémie de grippe survenue en 2009, laquelle a été déclarée première urgence de santé publique de portée internationale aux termes du Règlement sanitaire international (2005). 2 Application du Règlement sanitaire international (2005), rapport du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) eu égard à la grippe pandémique A(H1N1) 2009, rapport du Directeur général. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (A64/10, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_10-fr.pdf, consulté le 20 septembre 2016). 3 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 19 septembre 2016). 4 Point 13.1 de l’ordre du jour. Préparation en cas de grippe pandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages. Soixante-quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHA64.5, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64-REC1/A64_REC1-fr.pdf, consulté le 21 septembre 2016). 124 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Les virus sont échangés entre les 152 laboratoires du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS), y compris les 143 Centres nationaux de la grippe (CNG) répartis entre 113 États Membres, les six Centres collaborateurs OMS de référence et de recherche sur la grippe, les quatre Laboratoires essentiels de réglementation et les 13 Laboratoires OMS de référence H5.1 , 2 L’Accord type sur le transfert de Matériels 1 (SMTA 1), figurant à l’annexe 1 du Cadre PIP, est un contrat ayant force juridique obligatoire qui définit les conditions dans lesquelles les laboratoires affiliés au GISRS s’échangent entre eux des Matériels biologiques PIP. L’aspect « partage des avantages » se manifeste de deux façons : la signature d’un Accord type sur le transfert de Matériels 2 (SMTA 2) et la contribution de partenariat.3 Les entités non affiliées au système GISRS, comme les fabricants ou les établissements universitaires, qui reçoivent des échantillons physiques de virus, signent un Accord SMTA 2 qui les oblige juridiquement à fournir des produits tels que vaccins, antiviraux et outils diagnostiques en cas de pandémie. Les fabricants de vaccins antigrippaux, de produits pharmaceutiques et d’outils diagnostiques qui recourent au système GISRS versent une somme annuelle à la contribution de partenariat, laquelle s’établit à US $28 millions au total et sert à soutenir la préparation et la riposte à la pandémie. Le premier examen du Cadre PIP Au début du présent examen, le Cadre PIP était en place depuis cinq ans. Ce premier examen était visé par la section 7.4.2 du Cadre PIP, laquelle dispose que le Cadre et ses annexes seront réexaminés en 2016 « en vue de proposer en 2017 à l’Assemblée de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, des révisions qui reflètent les évolutions pertinentes ». Le Groupe consultatif sur le Cadre PIP (ci-après dénommé le « Groupe consultatif ») a tenu une session extraordinaire les 13 et 14 octobre 2015 en vue de solliciter l’avis des États Membres, des industriels et autres partenaires, et a recommandé qu’un groupe indépendant d’experts soit constitué afin d’examiner la mise en œuvre du Cadre PIP.4 Le Directeur général a réuni le Groupe d’examen, composé de huit experts ayant des compétences élargies, couvrant toutes les Régions de l’OMS et respectant la parité hommes-femmes. Dans le cadre de son mandat, le Groupe d’examen a été prié de porter son attention sur les trois questions ci-après :5 1. Quelles ont été les réalisations depuis l’adoption du Cadre PIP ? 2. La mise en œuvre du Cadre a-t-elle permis d’améliorer la préparation mondiale en cas de grippe pandémique, y compris la surveillance pendant la période interpandémique, et la capacité de riposte ? 3. Quels sont les problèmes et les moyens pour les surmonter ? 1 Système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/gisrs_laboratory/en/, consulté le 20 octobre 2016). 2 En dehors du GISRS, il existe aussi des laboratoires de la grippe homologués et désignés par un État Membre pour fournir au GISRS des Matériels biologiques PIP. Il peut s’agir de laboratoires implantés dans des États Membres dépourvus de CNG ou de laboratoires supplémentaires accomplissant certaines tâches habituellement assurées par les CNG. 3 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 19 septembre 2016), annexe 2 et section 6.14. 4 PIP Framework Advisory Group. Special session of the Pandemic influenza preparedness (PIP) Framework Advisory Group, 13-14 October 2015, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/ag_spec_session_report.pdf, consulté le 24 septembre 2016). 5 Ibid. ANNEXE 8 125 Le Groupe d’examen a été nommé en décembre 2015. Outre l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine via le GISRS, la collecte de la contribution de partenariat et sa mise en œuvre dans cinq domaines d’activité, la signature des Accords SMTA 2 et la gouvernance du Cadre PIP, le Groupe d’examen a aussi analysé d’autres questions fondamentales d’ordre contextuel ou concernant la mise en œuvre, à savoir : le traitement des données sur les séquences génétiques (DSG) aux termes du Cadre PIP ; la corrélation avec d’autres programmes ou instruments (plus particulièrement le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux,1 le RSI (2005),2 la mise en œuvre du Protocole de Nagoya3) ; les interactions avec les principaux partenaires du Cadre PIP, notamment les industriels, les représentants de la société civile et autres parties prenantes ; et les avantages collatéraux ayant pu découler de la mise en œuvre du Cadre PIP. Au cours de l’année 2016, le Groupe d’examen s’est réuni plusieurs fois en présentiel au Siège de l’OMS, à Genève, et a tenu plusieurs téléconférences. Afin d’éclairer ses délibérations, le Groupe d’examen a sollicité activement la contribution du personnel de l’OMS, des États Membres et de nombreux acteurs essentiels, dont les représentants du GISRS, les industriels, les organisations de la société civile et les bases de données pertinentes. Cette collaboration a eu lieu sous forme d’entretiens individuels, de communications écrites, d’une consultation électronique publique comprenant des questions auxquelles il fallait répondre, et de deux réunions de consultation publiques au Siège de l’OMS. À l’issue de plusieurs réunions, le Groupe d’examen a organisé, au Siège de l’OMS, des sessions comportant à la fois compte rendu et questions/réponses à l’intention des États Membres ; elles étaient ouvertes à tous les protagonistes et au public grâce à la retransmission en direct sur le site Web de l’OMS.4 Le rapport principal commence par une introduction au Cadre PIP et à ses parties constitutives, suivie d’une brève description de la méthode de travail du Groupe d’examen. Le reste du rapport présente les conclusions et recommandations du Groupe d’examen. Le présent résumé d’orientation récapitule les principales conclusions et reproduit l’ensemble des recommandations. Conclusions et recommandations Analyse globale Résumé des conclusions Le Groupe d’examen a estimé que le Cadre PIP est un outil audacieux et novateur pour la préparation en cas de grippe pandémique, qu’il est bien appliqué, et que le principe du cadre qui consiste à placer l’échange des virus et le partage des avantages sur un pied d’égalité est toujours pertinent. La mise en œuvre du Cadre PIP a permis d’accroître la confiance dans la capacité mondiale de riposter face à une pandémie de grippe et d’anticiper cette riposte avec plus de finesse. Le succès du Cadre PIP tient en partie à la mobilisation continue et déterminée de l’OMS et des États Membres auprès des principaux 1 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/en/, consulté le 22 septembre 2016). 2 Règlement sanitaire international (2005), 2e éd. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008 (http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/43982/9789242580419_fre.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 3 Le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Dans : Convention des Nations Unies sur la diversité biologique [site Web]. Montréal, Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, 2011 (https://www.cbd.int/abs/, consulté le 4 octobre 2016). 4 Groupe d’examen du Cadre PIP. Examen 2016 du Cadre PIP, rapports de réunions du Groupe d’examen du PIP. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ 2016-review/meetings/en/, consulté le 20 septembre 2016). 126 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ partenaires, dont les industriels, les acteurs de la société civile et autres parties prenantes. Malgré la rédaction de rapports périodiques sur l’application du Cadre PIP, un meilleur agencement des différents éléments permettrait de mieux visualiser les progrès réalisés dans leur ensemble. Il est aussi manifeste que certaines questions essentielles doivent être abordées de manière urgente si l’on veut que le Cadre PIP reste pertinent, notamment la question de savoir comment traiter les données sur les séquences génétiques, et si le Cadre PIP doit être élargi ou non à la grippe saisonnière, ou servir de modèle à l’échange d’autres agents pathogènes. Recommandations 1. L’OMS devrait élaborer un modèle d’évaluation exhaustif, qui incorpore tous les paramètres du succès du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP), à des fins de notification annuelle. Cette notification devrait comprendre un résumé graphique illustrant le degré général de mise en œuvre du Cadre PIP de manière à clarifier avec plus de précision les progrès relatifs à la préparation et à la riposte en cas de pandémie. 2. L’OMS devrait notifier périodiquement et plus efficacement les objectifs et les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre PIP aussi bien aux États Membres qu’aux laboratoires affiliés au système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS), aux industriels, aux représentants de la société civile et aux autres parties prenantes. Elle devrait en particulier mieux indiquer : a) les progrès accomplis au regard du modèle d’évaluation global ; b) les mesures de mise en œuvre de la contribution de partenariat ; ces dernières devraient ressortir des rapports périodiques du Groupe consultatif et des séances d’information postérieures aux réunions de façon à ce que les progrès accomplis soient plus visibles et clairement reconnus ; c) la communication et la transparence devraient être renforcées autour de questions comme la sélection des pays pouvant bénéficier d’un soutien au titre de la contribution de partenariat afin d’améliorer la compréhension du Cadre PIP parmi les États Membres ; d) l’importance des contributions volontaires des parties prenantes et des engagements en nature des États Membres, y compris le soutien au système GISRS et son maintien grâce à la couverture des frais de fonctionnement réguliers des laboratoires. 3. Le Directeur général devrait entreprendre une étude afin de déterminer s’il est souhaitable d’inclure les virus de la grippe saisonnière dans le Cadre PIP et quelle en serait l’incidence. 4. Le Cadre PIP est un modèle de réciprocité basique pour la santé publique dans le monde qui pourrait s’appliquer à d’autres agents pathogènes ; pour l’heure, il devrait toutefois s’en tenir à la grippe pandémique. 5. Les États Membres devraient convenir de la date du prochain examen du Cadre PIP, lequel devrait intervenir avant la fin de l’année 2021. ANNEXE 8 127 Échange des virus Résumé des conclusions Le GISRS a développé son champ d’application et s’est étoffé depuis l’adoption du Cadre PIP en 2011, et offre des avantages substantiels aux États Membres, à savoir : l’évaluation des risques, les virus vaccinaux candidats (VVC), les kits de diagnostic, les réactifs, la formation, le renforcement des capacités et autres compétences. L’échange des virus via le système GISRS fonctionne bien dans l’ensemble. Toutefois, malgré une riposte rapide et globale face à l’émergence de la souche H7N9 en 2013, certains pays ont, depuis lors, réduit l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie. À la demande du Groupe consultatif, le secrétariat étudie les raisons de ce repli. Le GISRS collabore étroitement avec le secteur animalier pour conduire l’évaluation des risques et mettre au point des VVC ; ces liens entre le secteur humain et le secteur animal sont particulièrement importants lorsque l’échange des virus humains est retardé, et supposent des relations avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’OFFLU (Réseau mondial d’experts de la grippe animale de l’OIE et de la FAO). Bien que le dispositif de traçabilité des virus grippaux soit crucial pour suivre l’échange des virus, et enclencher par là même les mécanismes de partage des avantages prévus par le Cadre PIP, il n’est pas utilisé de manière régulière par tous les laboratoires. Recommandations 6. Le Groupe d’examen se félicite de l’étude que le secrétariat du Cadre PIP a conduite sur les raisons du recul récemment enregistré dans l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine. Le Groupe consultatif devrait, en priorité, donner suite aux résultats de cette étude afin de veiller à ce que l’échange de tous les virus s’effectue en temps utile. 7. Vu le recul récemment observé dans l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine, l’OMS devrait continuer à fournir des orientations techniques opérationnelles et à proposer une formation aux Centres nationaux de la grippe de manière à ce qu’ils soient pleinement conscients du rôle qui leur incombe en application des dispositions du SMTA 1, de l’utilisation efficace du dispositif de traçabilité des virus grippaux et de l’importance que revêt l’échange pertinent de tous les Matériels biologiques PIP et des données sur les séquences génétiques. 8. L’OMS devrait fournir des éclaircissements à tous les laboratoires affiliés au GISRS, quant à l’interprétation à donner aux termes « dans les meilleurs délais » et « dans la mesure du possible », en ce qui concerne l’échange de Matériels biologiques PIP provenant de tous les cas de grippe due au virus A(H5N1) et à d’autres virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine (section 5.1.1 du Cadre PIP). 9. Si les données sur les séquences génétiques ne se substituent pas intégralement aux virus physiques, lorsqu’il n’est pas possible d’envoyer rapidement des Matériels biologiques PIP, il y aurait lieu d’échanger immédiatement les données sur les séquences génétiques, pour autant qu’elles soient disponibles. 128 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 10. Le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe devrait resserrer ses contacts avec les laboratoires affiliés ou non au GISRS ainsi qu’avec les autres réseaux et renforcer les processus entre ces entités. 11. L’OMS, le GISRS, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé animale, l’OFFLU et d’autres entités devraient établir de concert des orientations à l’intention du GISRS et des laboratoires animaliers de manière à resserrer leurs liens et à intensifier la surveillance des virus grippaux ainsi que l’évaluation des risques au niveau de l’interface entre l’animal et l’homme. Données sur les séquences génétiques Résumé des conclusions En raison de la complexité du traitement des données sur les séquences génétiques dans le contexte du Cadre PIP, celles-ci n’ont pas été incluses dans la définition des Matériels biologiques PIP lorsque le Cadre PIP a été élaboré. C’est pourquoi, si l’échange de virus est suivi dans le cadre du dispositif de traçabilité des virus grippaux, l’échange des données sur les séquences génétiques ne l’est pas et ne déclenche donc pas de partage des avantages au titre du Cadre PIP. Toutefois, à mesure que la technologie se développe, les données sur les séquences génétiques deviennent de plus en plus importantes pour la recherche sur la grippe et peuvent, dans certains cas, remplacer les échantillons physiques pour l’évaluation du risque pandémique et la mise au point de produits commerciaux. Il convient donc de clarifier d’urgence le traitement des données sur les séquences génétiques dans le contexte du Cadre PIP. Le Groupe consultatif a réalisé des progrès intéressants en ce qui concerne l’examen des méthodes possibles de traitement des données sur les séquences génétiques dans le contexte du Cadre PIP. L’un des principaux problèmes a été le manque d’accord sur les éléments à suivre. Faut-il suivre l’accès aux données ou les produits commerciaux mis au point au moyen des données sur les séquences génétiques ? La transparence aussi bien dans l’échange que dans la traçabilité des DSG est importante pour identifier tout avantage dérivé à partager. Toute une gamme d’acteurs intervient dans la discussion concernant le traitement des données sur les séquences génétiques et divers avis sont exprimés au sujet d’un système optimal de suivi et de traçabilité. Il ressort clairement des entretiens qu’a eus le Groupe d’examen et des discussions plus larges qu’une certaine confusion subsiste parmi les parties prenantes quant aux options pour l’échange futur des données sur les séquences génétiques. Recommandations 12. Le Directeur général devrait prier les États Membres d’envisager d’amender la définition des Matériels biologiques PIP figurant à la section 4.1 du Cadre PIP pour y inclure les données sur les séquences génétiques. 13. Le Directeur général devrait prier les États Membres d’envisager de clarifier la section 9 de l’annexe 4, actuellement libellée comme suit : « Les laboratoires du GISRS de l’OMS soumettront les données relatives au séquençage génétique à la Global Initiative on Sharing All Influenza Data (GISAID) et à la GenBank ou à des bases de données du même type en temps voulu conformément à l’Accord type sur le transfert de Matériels », en modifiant le libellé comme suit : « Les laboratoires du GISRS de l’OMS soumettront les données relatives au séquençage génétique à une ou plusieurs bases de données publiquement accessibles de leur choix, en temps voulu et conformément à l’Accord type sur le transfert de Matériels. » ANNEXE 8 129 14. Le Directeur général devrait prier les États Membres d’envisager d’actualiser et de corriger la déclaration figurant dans la section 5.2.2 du Cadre PIP, qui stipule actuellement : « Compte tenu de l’importance pour la santé publique d’une transparence accrue et d’un meilleur accès aux données sur les séquences génétiques virales et de la tendance à utiliser des bases de données du domaine public ou d’accès public telles que GenBank ou GISAID, respectivement » ; en modifiant le libellé comme suit : « Compte tenu de l’importance pour la santé publique d’une transparence accrue et d’un meilleur accès aux données sur les séquences génétiques des virus grippaux, et de l’utilisation qui est faite des bases de données du domaine public ou d’accès public telles que GenBank et/ou GISAID, respectivement » ; 15. Il est très important que le Cadre PIP s’adapte aux évolutions technologiques et que le Groupe consultatif émette rapidement des recommandations visant à clarifier le traitement des données sur les séquences génétiques. Le Groupe consultatif devrait envisager de demander aux Centres collaborateurs de l’OMS de rendre compte de la façon dont les données sur les séquences génétiques sont effectivement traitées, en vue de fournir des informations sur les réalités opérationnelles du GISRS concernant l’acquisition, l’échange et l’utilisation de ces données, afin d’aider le Groupe consultatif à formuler des recommandations sur le traitement optimal des données sur les séquences génétiques dans le contexte du Cadre PIP. 16. Le Directeur général devrait s’assurer le concours des États Membres pour faire en sorte que les données sur les séquences génétiques des virus grippaux restent publiquement accessibles dans des bases de données durables afin de permettre l’échange rapide, exact et accessible de ces données pour l’évaluation des risques pandémiques et la riposte rapide. 17. Notant que les données sur les séquences génétiques peuvent être produites par de nombreuses entités en dehors du GISRS, et que les avis divergent sur le dispositif optimal de suivi et de traçabilité, le Groupe consultatif devrait envisager d’élargir et d’approfondir la collaboration avec toutes les parties prenantes. Partage des avantages Accord type sur le transfert de Matériels 2 (SMTA 2) Résumé des conclusions Les Accords SMTA 2 signés jusqu’ici ont garanti l’accès à environ 350 millions de doses de vaccin antipandémique à livrer en temps réel au cours d’une pandémie de grippe. Toutefois, les options du Cadre PIP concernant les engagements au titre des SMTA 2 de la part des fabricants d’autres produits antipandémiques (par exemple produits diagnostiques, seringues, etc.) sont trop étroites et devraient comporter un choix plus large. Des progrès satisfaisants concernant l’obtention de vaccins et d’antiviraux préqualifiés ont été accomplis dans le cadre de l’approche stratégique du secrétariat du Cadre PIP consistant à conclure en priorité des accords avec les grandes entreprises productrices de vaccins préqualifiés avant de passer aux négociations avec les petites et moyennes entreprises. Afin de faciliter la négociation d’Accords 130 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ SMTA 2, le secrétariat du Cadre PIP a mis au point des outils1 qui définissent les exigences techniques, telles que la préqualification, les procédures d’exportation et les approbations réglementaires, à remplir par les signataires des Accords SMTA 2. La régularité et la qualité de la communication entre le secrétariat du Cadre PIP et les industriels et d’autres parties prenantes ont facilité la conclusion d’Accords SMTA 2. À plusieurs reprises, lorsque les négociations étaient compliquées ou n’avançaient plus, le secrétariat du Cadre PIP a appliqué avec succès l’approche par étapes recommandée par le Groupe consultatif pour progresser vers la conclusion d’accords.2 Le respect des Accords SMTA 2 en cas de pandémie sera déterminant pour la riposte antipandémique. Les États Membres dotés de capacités nationales de production de vaccins antigrippaux doivent prendre en compte les engagements du ou des fabricants au titre du SMTA 2 dans leur plan de riposte en cas de grippe pandémique. Recommandations 18. Le secrétariat du Cadre PIP devrait mieux faire connaître les progrès accomplis et les réussites dans la conclusion des SMTA 2 en mettant mieux en lumière les raisons et la stratégie de fixation de priorités pour la conclusion de ces accords, et en clarifiant l’utilisation qu’il est prévu de faire des antiviraux, des vaccins et autres produits obtenus grâce à ces accords. 19. Le secrétariat du Cadre PIP devrait élaborer, pour examen par le Groupe consultatif et décision finale par les États Membres, une approche visant à inclure dans l’annexe 2 le versement de contributions financières, la collecte d’échantillons et le traitement de matériels comme options pour les engagements au titre des SMTA 2 pour la catégorie B. 20. Le Directeur général devrait envisager de demander aux États Membres de supprimer la section 6.9 du Cadre PIP sur les stocks de vaccins pour la préparation en cas de grippe pandémique puisque cette section n’a plus de raison d’être. 21. Le Directeur général devrait prier les États Membres dotés de capacités nationales de production de vaccins de s’engager à autoriser les fabricants à livrer à l’OMS en temps réel les vaccins antipandémiques et autres produits garantis par l’OMS au titre des SMTA 2. 22. L’OMS devrait finaliser sans tarder et communiquer le cadre intérimaire de gestion du risque de grippe pandémique (PIRM), qui clarifiera la mise en œuvre du passage de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique. 1 Questions fréquentes au sujet des Accords types sur le transfert de Matériels 2. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/ smta2_FAQs.pdf, consulté le 26 septembre 2016). 2 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework (PIPF) Advisory Group, 15-16 October 2015, Geneva, Switzerland, Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_meetingreport_october2015.pdf, consulté le 22 septembre 2015), paragraphe 8. ANNEXE 8 131 Recouvrement de la contribution de partenariat Résumé des conclusions La participation de l’industrie à l’élaboration collective1 de la formule applicable à la contribution de partenariat a été favorablement accueillie et s’est traduite par le versement précoce de la contribution 2012 et un taux de recouvrement de 96 %2 de l’ensemble des fonds dus pour 2013 et 2014. Cependant, toutes les entreprises ne versent pas leurs contributions dans les délais voulus, ce qui est préoccupant, car le mécanisme de la contribution de partenariat repose sur le respect de leurs obligations par l’ensemble des partenaires. Plusieurs représentants de l’industrie ont souligné que la fluctuation du montant de la contribution de partenariat qu’ils sont invités à verser chaque année entraîne des difficultés budgétaires et qu’ils préféreraient verser un montant fixe.3 Conformément à la recommandation du Groupe consultatif d’avril 2016,4 l’industrie a entamé un processus de consultation afin de revoir la formule de la contribution de partenariat en collaborant avec tous les secteurs industriels concernés (vaccins, produits diagnostiques et produits pharmaceutiques) ainsi qu’avec le secrétariat du Cadre PIP.5 Une étude des frais de fonctionnement du GISRS a été entreprise aux fins du présent examen : les estimations relatives aux frais de fonctionnement annuels de 41 laboratoires s’établissent à environ US $39 millions. Bien qu’il ne s’agisse que d’un chiffre préliminaire, qui devra être affiné, cela indique que les frais de fonctionnement totaux du GISRS ont sans doute augmenté depuis 2010. Recommandations 23. Le Groupe consultatif devrait envisager d’actualiser l’estimation de 2010 des frais de fonctionnement/coûts d’exploitation du GISRS dans le cadre de la révision du calcul de la formule de la contribution de partenariat, en collaboration avec l’industrie, pour favoriser le versement ponctuel de la contribution et sa pérennisation en tant que mécanisme de financement pour la mise en œuvre du Cadre PIP. 24. Vu la réussite, conformément à la recommandation du Groupe consultatif, de l’approche par étapes pour la conclusion d’Accords SMTA 2, le Groupe consultatif devrait envisager de mettre au point une solution semblable par échelonnement face au non-versement, au versement tardif ou au versement incomplet de la contribution de partenariat. 1 Partnership Contribution Standard Operating Procedures June 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/pc_collection_sop.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), page 5, annexe 2. 2 Calcul basé sur les données figurant dans le document Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/ 246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf, consulté le 24 septembre 2016). 3 PIP Framework Review Group. Report of the Third Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness (PIP) Framework 2016 Review Group. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/2016- review/meeting30march_1april.pdf, consulté le 4 octobre 2016). 4 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016). 5 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 132 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Mise en œuvre de la contribution de partenariat Résumé des conclusions Depuis que les fonds ont commencé à être distribués en 2014, l’application du mécanisme de la contribution de partenariat a permis aux pays d’élaborer des plans sur plusieurs années et a favorisé un renforcement durable et significatif des capacités dans les pays prioritaires dans chacun des cinq domaines d’activité pour la préparation (Laboratoires et surveillance ; Charge de morbidité ; Renforcement des capacités de réglementation ; Planification pour le déploiement ; et Communication sur les risques). Un fonds de riposte, qui est à la disposition de l’OMS en cas de pandémie, a également été créé. Cependant, les dépenses ne suivent pas toujours le même rythme que le recouvrement, ce qui peut conduire à une perception erronée parmi les partenaires, à savoir soit que des fonds supplémentaires pour la préparation ne sont pas nécessaires, soit que les plans de travail ne sont pas mis en œuvre conformément aux calendriers prévus. Le secrétariat du Cadre PIP communique régulièrement au sujet des réalisations et des difficultés dans la mise en œuvre de la contribution de partenariat. Néanmoins, les partenaires soulèvent régulièrement des questions spécifiques auprès de l’OMS concernant : 1) leur insatisfaction du fait que des fonds au titre de la contribution de partenariat continuent d’être recouvrés alors que les fonds destinés à la riposte sont encore intacts, ce qui semble indiquer un manque de compréhension du fait qu’il s’agit d’un fonds d’urgence pour permettre une riposte rapide dès le début d’une pandémie et que le montant du fonds de riposte est bien inférieur à ce qui serait nécessaire en cas de pandémie ; 2) la base sur laquelle les pays bénéficiaires prioritaires sont choisis, même si les critères et le processus de sélection ont été publiés,1 encore que cela pourrait indiquer le désir de certains pays de figurer sur la liste ; et 3) un manque de compréhension de la façon dont les fonds reçus au titre de la contribution de partenariat développent les capacités des pays à mieux se préparer à la grippe pandémique. Recommandations 25. Le Groupe consultatif devrait envisager d’inclure dans le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat 2018-2022, l’élaboration de mesures permettant de mieux suivre les progrès accomplis dans les domaines d’activité essentiels. 26. Le Groupe consultatif devrait demander des rapports et des vérifications financières réguliers et veiller à ce que les mécanismes appropriés de responsabilisation financière soient en place ; il devrait aussi prier le secrétariat du Cadre PIP d’illustrer pourquoi les fonds de la contribution de partenariat consacrés à la riposte seront nettement insuffisants en cas de pandémie.2 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Implementation Plan 2013-2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 20 septembre 2016), pages 9-11. 2 Voir la recommandation 2.b) du présent rapport : « L’OMS devrait notifier périodiquement et plus efficacement les objectifs et les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre PIP aussi bien aux États Membres qu’aux laboratoires du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS), aux industriels, aux représentants de la société civile et aux autres parties prenantes. Elle devrait en particulier mieux indiquer : b. les mesures de mise en œuvre de la contribution de partenariat ; ces dernières devraient ressortir des rapports périodiques du Groupe consultatif et des séances d’information postérieures aux réunions de façon à ce que les progrès accomplis soient plus visibles et clairement reconnus. » ANNEXE 8 133 Gouvernance Résumé des conclusions Le Cadre PIP dispose d’une structure de gouvernance satisfaisante qui surveille son fonctionnement. Il a pu compter sur un engagement résolu à chacun des trois niveaux de l’Organisation – Siège, bureaux régionaux et bureaux de pays. Le Groupe consultatif continue de jouer un rôle essentiel et efficace en matière de gouvernance en assurant une surveillance et une orientation impartiales, engagées et pragmatiques reflétant des délibérations indépendantes. Toutefois, les membres du Groupe consultatif s’en vont généralement au bout de leur mandat de trois ans, ce qui peut poser des problèmes de continuité au niveau des connaissances. Si les rapports annuels du Groupe consultatif1 au Directeur général et les rapports biennaux2 du Directeur général à l’Assemblée mondiale de la Santé sont complets et bien accueillis, leur format et leur contenu n’est pas le même, ce qui se traduit par une préparation inefficace de l’information. Certains membres du GISRS, en particulier les Centres collaborateurs de l’OMS, estiment qu’il faudrait renforcer l’interaction avec le Groupe consultatif et le secrétariat du Cadre PIP, notamment lors de la constitution de groupes de travail techniques et du choix des experts qui en font partie. Il pourrait également être utile d’associer des représentants du GISRS aux contacts réguliers et directs que le Groupe consultatif entretient avec l’industrie et les organisations de la société civile. Un objectif du Cadre PIP (section 2) est de renforcer le GISRS et la couverture géographique, la portée et le fonctionnement du GISRS ont été élargis depuis 2011. Or la direction du réseau reste en grande partie informelle, le système étant coordonné par le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe (GIP). L’absence d’une structure de direction formelle à l’intérieur du GISRS fait que l’ensemble du réseau n’a pas eu de représentation reconnue dans les opérations du Cadre PIP. Dans le cadre de la réforme de l’OMS en 2016 concernant la gestion des situations d’urgence sanitaire, l’ensemble des activités relatives aux situations d’urgence relève désormais d’un nouveau programme de gestion des situations d’urgence sanitaire, y compris le secrétariat du Cadre PIP.3 L’engagement de l’OMS en faveur du Cadre PIP n’est pas affecté par cette réorganisation interne. Le secrétariat du Cadre PIP est très dépendant d’une collaboration étroite avec de nombreuses unités techniques de l’OMS, surtout le GIP. Celui-ci est l’unité technique chargée de la grippe qui coordonne le GISRS, lequel est à la base de la mise en œuvre du Cadre PIP. Recommandations 27. Le Directeur général devrait envisager des options permettant de préserver la continuité et les connaissances au sein du Groupe consultatif, notamment en permettant aux membres d’accomplir un second mandat dont la durée serait souple. 1 PIP Framework Advisory Group Reports. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_meetings_consultations/en/, consulté le 22 septembre 2016). 2 Ibid. 3 Réforme de l’action de l’OMS dans la gestion des situations d’urgence sanitaire. Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Rapport du Directeur général. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web] Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (A69/30, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA69/A69_30-fr.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 134 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 28. La structure du rapport annuel du Groupe consultatif au Directeur général et celle du rapport biennal du Directeur général à l’Assemblée mondiale de la Santé devraient être harmonisées pour en simplifier l’établissement. 29. Le secrétariat du Cadre PIP et le Groupe consultatif devraient élargir et approfondir la collaboration avec la société civile en associant un plus grand nombre d’organisations participantes. 30. Notant le rôle essentiel que jouent les Centres collaborateurs de l’OMS au sein du réseau du GISRS, le Groupe consultatif devrait coopérer plus régulièrement avec les Centres collaborateurs de l’OMS et les autres laboratoires clés du GISRS, notamment lors de la constitution de groupes de travail techniques. 31. Le Directeur général devrait aborder la question de l’absence d’une représentation formelle du réseau GISRS et encourager le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe et le GISRS à prévoir une telle représentation le plus rapidement possible. 32. Le Directeur général devrait veiller, lors d’une éventuelle réorganisation interne des départements de l’OMS au sein du nouveau Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire, à ce que les activités du GISRS et du Cadre PIP restent étroitement alignées sur le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe pour assurer une meilleure orientation scientifique et technique dans la mise en œuvre du Cadre PIP. 33. Le Directeur général devrait continuer à mettre à disposition les ressources humaines et financières nécessaires pour mettre en œuvre les activités croissantes du Cadre PIP et les recommandations découlant du présent examen. Liens avec les programmes de l’OMS et avec d’autres instruments juridiques Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux Résumé des conclusions Il existe d’importantes synergies entre le Cadre PIP et le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux.1,2 Il s’agit notamment de l’encouragement du transfert de technologie et du renforcement des capacités en matière d’études sur la charge de morbidité, d’autorités de réglementation et de communication sur les risques. Toutefois des accords sur le transfert de technologie ne sont pas actuellement obtenus via les SMTA 2. L’examen du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux de novembre 2016 contribuera à une évaluation des aspects du Plan (études sur la charge de morbidité, orientation technique pour les nouveaux fabricants de vaccins, déploiement de vaccins ou logistique) pouvant être poursuivis dans le cadre de la mise en œuvre de la contribution de partenariat. 1 Les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux concernent le renforcement de la capacité de production de vaccins antigrippaux dans les pays en développement et comprennent une augmentation de la production et de l’utilisation du vaccin contre la grippe saisonnière, une augmentation de la capacité de production de vaccins contre la grippe pandémique et les activités appropriées de recherche-développement. Le plan d’action a été élaboré par l’OMS en compagnie d’experts de la santé publique et d’experts universitaires, de fabricants de vaccins et d’organismes de financement de pays développés et de pays en développement. La troisième consultation (finale) sur le plan d’action se déroulera en novembre 2016. 2 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/fr/, consulté le 22 septembre 2016). ANNEXE 8 135 La quantité de vaccins contre la grippe pandémique assurée par le Cadre PIP ainsi que les capacités mondiales de production de vaccins (notamment les nouvelles capacités de production disponibles dans le cadre du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux) restent actuellement insuffisantes pour répondre à la demande mondiale prévisible en cas de pandémie de grippe. Recommandation 34. Le Groupe consultatif sur le Cadre PIP devrait étudier les enseignements tirés du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP), qui prend fin en novembre 2016, afin de définir des aspects susceptibles d’appuyer la mise en œuvre du Cadre PIP. Règlement sanitaire international (2005) Résumé des conclusions Le financement par la contribution de partenariat peut avoir des avantages indirects et améliorer les principales capacités requises par le RSI (2005) 1 surtout dans les domaines de la capacité de laboratoire et de surveillance. Les fonds de la contribution de partenariat n’ayant commencé à être distribués qu’en 2014, on ne dispose pas encore de données sur la relation entre ces fonds et les principales capacités requises par le RSI (2005). Une analyse de l’impact des fonds de la contribution de partenariat sur les principales capacités requises par le RSI (2005) pourrait être entreprise lors du prochain examen du Cadre PIP. Recommandation 35. Les activités en vertu du Cadre PIP devraient être entreprises en tenant compte des dispositions du Règlement sanitaire international (2005) et les efforts concernant le renforcement des capacités devraient être alignés sur ceux entrepris en vertu du RSI (2005), les soutenir et les compléter. Une interaction plus étroite aux trois niveaux de l’OMS concernant la mise en œuvre du RSI (2005) et du Cadre PIP pourrait donc se révéler utile pour tirer le maximum des synergies et utiliser les ressources de manière optimale. Protocole de Nagoya à la Convention sur la diversité biologique Résumé des conclusions Le Cadre PIP est un instrument multilatéral favorisant l’accès et le partage des avantages qui semble compatible avec les objectifs du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation relatif à la Convention sur la diversité biologique.2 Les négociations intergouvernementales ayant abouti au Cadre PIP ont énoncé des règles pour l’accès aux virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie et pour le partage des avantages : en revanche, la mise en œuvre du Protocole de Nagoya pourrait introduire un degré d’incertitude en ce qui concerne l’échange des virus grippaux, car beaucoup de transactions bilatérales risquent de devoir être négociées, ce qui pourrait retarder l’accès aux virus. À mesure que de nouveaux pays prennent des mesures législatives internes pour mettre en œuvre le Protocole de Nagoya, il devient plus urgent de lever cette incertitude et de réduire le risque qui en résulte pour la sécurité sanitaire mondiale. 1 Règlement sanitaire international (2005), 2e éd. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008 (http://whqlibdoc.who.int/ publications/2008/9789242580419_fre.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 2 Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Dans : Convention sur la diversité biologique [site Web]. Montréal, Convention sur la diversité biologique, Nations Unies, 2011 (https://www.cbd.int/abs/, consulté le 4 octobre 2016). 136 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Les incidences de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya pour la santé publique ne sont pas encore largement comprises. Si le Secrétariat de l’OMS est en train d’établir un rapport pour les préciser, il faut que le secteur de la santé publique apprenne à mieux connaître et comprendre le Protocole et soit davantage sensibilisé à la question. Le Protocole de Nagoya ne définit pas expressément un mécanisme chargé de reconnaître un instrument en vertu de son article 4.4). Le Groupe d’examen croit comprendre qu’une entité officielle, internationalement reconnue et faisant autorité, comme la réunion des Parties ou l’Assemblée mondiale de la Santé, pourrait décider que le Cadre PIP constitue un instrument international spécial en matière de préparation et d’action en cas de grippe pandémique. Une telle décision faciliterait la réalisation des objectifs du Cadre PIP concernant l’accès et le partage des avantages en ayant pour effet que tous les pays traiteraient de la même manière les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie. L’accès à ces virus et leur échange seraient, aux fins du Protocole de Nagoya, régis par le Cadre PIP et il n’y aurait pas lieu de conclure des accords bilatéraux au cas par cas. Recommandation 36. Le Cadre PIP devrait être considéré comme un instrument international spécial pour clarifier la mise en œuvre du Protocole de Nagoya en ce qui concerne la préparation et l’action en cas de grippe pandémique : • la réunion des Parties au Protocole de Nagoya de décembre 2016 fournit l’occasion d’envisager la reconnaissance du Cadre PIP comme instrument international spécial pour la préparation et l’action en cas de grippe pandémique. De l’avis du Groupe d’examen, une telle reconnaissance contribuerait à la réalisation des objectifs du Cadre PIP ; • par ailleurs, l’Assemblée mondiale de la Santé 2017 devrait aborder la question de la reconnaissance du Cadre PIP comme instrument international spécial au sens du Protocole de Nagoya. ANNEXE 8 137 Chapitre 1. Introduction et rappel des faits De nos jours, il est primordial de pouvoir garantir la sécurité sanitaire de chacun. L’essor considérable des voyages internationaux au cours des 40 dernières années signifie que la géographie ne suffit plus à endiguer les maladies. La sécurité sanitaire est devenue un aspect prépondérant de la santé dans le monde après la flambée de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenue en 2003, la réémergence de la grippe A(H5N1) qui a débuté en 2003 et 2004, et la pandémie de grippe A(H1N1)pdm091 apparue en 2009. En 2011, le rapport du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) eu égard à la grippe pandémique A(H1N1) 2009 a conclu que le monde était « mal préparé » à faire face à une pandémie grippale grave et que « le fait est que des dizaines de millions de personnes risqueraient de mourir si une pandémie grave survenait à l’échelle mondiale ».2 Le précieux enseignement que l’on a tiré de ces événements au niveau mondial est le suivant : on ne peut riposter efficacement à une flambée due à un agent pathogène infectieux pouvant facilement traverser les frontières qu’en resserrant la collaboration et en partageant les informations entre les pays. Suite à la réémergence de la grippe A(H5N1) susceptible de donner lieu à une pandémie humaine, plusieurs pays en développement craignaient de ne pouvoir se procurer des vaccins et autres produits médicaux mis au point grâce à l’échange des virus, alors même qu’ils fournissaient des échantillons de virus au réseau de laboratoires de santé publique qui recueillent, suivent et échangent les virus de la grippe dans le cadre du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS). Il est apparu clairement qu’un nouveau système était nécessaire pour lever les obstacles à l’échange de virus entre scientifiques, industriels et pays, tout en veillant à ce que les produits d’un tel échange puissent être équitablement et facilement accessibles à ceux qui en ont le plus besoin. Après quatre années de négociations, ce nouveau système s’est concrétisé sous la forme du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP)3 – instrument international qui a été créé en 20114 par 194 États Membres de l’OMS et a réuni les pays, les industriels et les représentants de la société civile pour affûter les moyens de défense de la planète et renforcer les capacités de riposte à une pandémie de grippe. Le Cadre PIP s’y emploie en facilitant l’échange, entre pays, des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine (IVPP), dans le but d’élaborer des antiviraux, des vaccins et des outils diagnostiques, tout en assurant un accès juste et équitable à ces produits à travers le monde. Le Cadre PIP vise aussi à augmenter la capacité de préparation à une pandémie dans tous les pays, et à soutenir en priorité ceux qui en ont le plus besoin. L’un des principes fondamentaux du Cadre PIP réside dans le fait que l’échange des virus et le partage des avantages s’effectuent sur un pied d’égalité, en conciliant les intérêts de santé publique et les intérêts économiques sur la base d’un modèle gagnant-gagnant, fondé sur le principe de la réciprocité (voir la Figure 1.1). Le Cadre PIP 1 Le virus pdm09 de la grippe A(H1N1) est le virus responsable de la pandémie de grippe survenue en 2009 qui a été déclarée la première urgence de santé publique de portée internationale en application du Règlement sanitaire international (2005). 2 Application du Règlement sanitaire international (2005), rapport du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) eu égard à la grippe pandémique A(H1N1) 2009, rapport du Directeur général. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (A64/10, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_10-fr.pdf, consulté le 20 septembre 2016). 3 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 19 septembre 2016). 4 Point 13.1 de l’ordre du jour. Préparation en cas de grippe pandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages. Soixante-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (WHA64.5, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA64/A64_R5-fr.pdf, consulté le 21 septembre 2016). 138 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ permet une coordination efficace sans avoir besoin de réécrire constamment la réglementation, ce qui entraînerait des retards dont les effets pourraient être catastrophiques pour la santé publique lors d’une pandémie à propagation rapide. Les virus sont échangés entre les 152 laboratoires affiliés au système GISRS, y compris les 143 Centres nationaux de la grippe (CNG) répartis entre 113 États Membres, les six Centres collaborateurs OMS de référence et de recherche sur la grippe, les quatre Laboratoires essentiels de réglementation (ERL) et les 13 Laboratoires OMS de référence H5 (H5RL).1,2 L’Accord type sur le transfert de Matériels 1 (SMTA 1), figurant à l’annexe 1 du Cadre PIP, est un contrat ayant force juridique obligatoire qui définit les conditions dans lesquelles les laboratoires affiliés au GISRS s’échangent entre eux des Matériels biologiques PIP. Avec l’avènement d’une technologie permettant le séquençage et l’analyse des données sur les séquences génétiques (DSG), une proportion croissante de virus s’échange par voie électronique grâce à leurs séquences génétiques, bien que les DSG ne soient pas visées par la définition des Matériels biologiques PIP. L’aspect « partage des avantages » du Cadre PIP se manifeste de deux façons : les ressources provenant de la contribution de partenariat et la signature d’un Accord type sur le transfert de Matériels 2 (SMTA 2). Les fabricants de vaccins antigrippaux, de produits pharmaceutiques et d’outils diagnostiques qui recourent au système GISRS versent une somme annuelle à la contribution de partenariat, laquelle s’établit à US $28 millions au total et sert à soutenir la préparation et la riposte à la pandémie. Les entités non affiliées au système GISRS, comme les fabricants ou les établissements universitaires, qui reçoivent des échantillons physiques de virus, signent un Accord SMTA 2 qui les oblige juridiquement à fournir des produits tels que vaccins, antiviraux et outils diagnostiques en cas de pandémie. Pourquoi examiner ce cadre maintenant ? Le premier examen du Cadre PIP (dénommé « l’examen ») était prévu au titre de la section 7.4.2 du Cadre PIP, laquelle dispose que le cadre et ses annexes seront réexaminés en 2016 « en vue de proposer en 2017 à l’Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, des révisions qui reflètent les évolutions pertinentes ». Le Groupe consultatif sur le Cadre PIP (ci-après dénommé « le Groupe consultatif ») a tenu une session extraordinaire les 13 et 14 octobre 2015 en vue de solliciter l’avis des États Membres, des industriels et autres partenaires sur l’examen. Il en a résulté une recommandation tendant à constituer un petit groupe d’experts indépendants, chargés d’examiner la mise en œuvre du Cadre PIP selon une méthode transparente et participative.3 Pour y donner suite, le Directeur général a réuni le Groupe 1 Système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/gisrs_laboratory/en/, consulté le 20 octobre 2016). 2 En dehors du GISRS, il existe aussi des laboratoires de la grippe homologués et désignés par un État Membre pour fournir au GISRS des Matériels biologiques PIP. Il peut s’agir de laboratoires implantés dans des États Membres dépourvus de CNG ou encore de laboratoires supplémentaires accomplissant certaines tâches habituellement assurées par des CNG. 3 Groupe consultatif sur le Cadre PIP. Session extraordinaire du Groupe consultatif du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP), 13-14 octobre 2015, Genève (Suisse). Rapport au Directeur général. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/ag_spec_session_report.pdf, consulté le 24 septembre 2016). ANNEXE 8 139 d’examen, composé de huit experts ayant des compétences élargies et originaires de toutes les Régions de l’OMS. Le Groupe d’examen a été chargé de répondre aux questions suivantes :1 1. Quelles ont été les réalisations depuis l’adoption du Cadre PIP ? 2. La mise en œuvre du Cadre a-t-elle permis d’améliorer la préparation mondiale en cas de grippe pandémique, y compris la surveillance pendant la période interpandémique, et la capacité de riposte ? 3. Quels sont les problèmes et les moyens pour les surmonter ? 1 Ibid. 140 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ SM TA 2 C on tr ib ut io n de p ar te na ria t G IS R S En c as d e pa nd ém ie É ch an ge de s vi ru s En c as d e pa nd ém ie Ét at s M em br es Pr od ui ts du G IS R S M at ér ie ls bi ol og iq ue s PI P (é ch an til lo ns ph ys iq ue s) Le s fa br ic an ts v er se nt à la c on tri bu tio n de p ar te na ria t la s om m e an nu el le d e U S $2 8 m ill io ns  V ac ci ns  A nt iv ira ux  O ut ils d ia gn os tiq ue s  A ut re s pr od ui ts d e rip os te à la p an dé m ie R ip os te B én éf ic ia ire s de s M at ér ie ls b io lo gi qu es P IP no n af fil ié s au G IS R S, à s av oi r : Fa br ic an ts d ’o ut ils d ia gn os tiq ue s Ét ab lis se m en ts u ni ve rs ita ire s et de re ch er ch e Fa br ic an ts d e va cc in s Fa br ica nt s de p ro du its p ha rm ac eu tiq ue s Fi rm es d e bi o- te ch no lo gi e Le s fa br ic an ts u til is en t l e sy st èm e G IS R S po ur : le s te st s de s en si bi lit é au x an tiv ira ux le s in fo rm at io ns s ur le s sé qu en ce s gé né tiq ue s le s vi ru s va cc in au x ca nd id at s le s ré ac tif s le s do nn ée s R ip os te D on s et /o u ré se rv es d es tin és à l’ ac ha t p a r l’O M S , à d es p rix a bo rd ab le s :  de v ac ci ns ;  d’ an tiv ira ux ;  d’ ou til s di ag no st iq ue s ;  d’ au tre s pr od ui ts c on ne xe s po u r un e pa nd ém ie A cc or ds S M TA 2 po nc tu el s si gn és p ar ch aq ue b én éf ic ia ire de M at ér ie ls bi ol og iq ue s PI P no n af fil ié s au G IS R S Pr ép ar at io n A pp ui te ch ni qu e po ur re nf or ce r l es c ap ac ité s de la bo ra to ire s et d e su rv ei lla nc e de la gr ip pe d an s le s pa ys en d év el op pe m en t L ic en ce s d’ ex pl oi ta tio n ap pl ic ab le s au x pr od ui ts re la tif s à un e pa nd ém ie Pr ép ar at io n M is e en œ uv re de la c on tri bu tio n de p ar te na ria t à tra ve rs 5 d om ai ne s d’ ac tiv ité R en fo rc em en t d es c ap ac ité s de la bo ra to ire e t d e su rv ei lla nc e É tu de s su r l a ch ar ge d e m or bi di té R en fo rc em en t d es c ap ac ité s de ré gl em en ta tio n C om m un ic at io n su r l es ri sq ue s P la ni fic at io n du d ép lo ie m en t G IS R S : L e sy st èm e m on di al O M S d e su rv ei lla nc e de la g rip pe e t d e rip os te s e co m po se d e 14 3 C en tre s na tio na ux d e la g rip pe (C N G ) r ép ar tis d an s 11 3 Ét at s M em br es , 6 C en tre s co lla bo ra te ur s de l’ O M S, 4 La bo ra to ire s es se nt ie ls d e ré gl em en ta tio n et 1 3 La bo ra to ire s O M S de ré fé re nc e H 5. Le s fa br ic an ts q ui p ar tic ip en t à la c on tri bu tio n de p ar te na ria t o nt a us si q ua lit é po ur s ig ne r u n ac co rd S M TA 2 . SM TA 2 : A cc or d ty pe s ur le tr an sf er t d e M at ér ie ls 2 (u n SM TA 1 e st l’ ac co rd s ig né p ar le s C N G p ou r in té gr er le G IS R S) ; un S M TA 2 e st v al id e ju sq u’ à ce q ue la p an dé m ie s ui va nt e pr en ne fi n. So ur ce : O M S 2 01 6. Fi gu re 1 .1 . L es v ol et s éc ha ng e de s vi ru s et p ar ta ge d es a va nt ag es d u C ad re P IP ANNEXE 8 141 Chapitre 2. Méthode de travail La session extraordinaire du Groupe consultatif, tenue les 13 et 14 octobre 2015, a sollicité l’avis des États Membres, des industriels et autres partenaires sur le mandat de l’examen et la voie à suivre. À l’issue de la réunion, le Groupe consultatif a fait rapport au Directeur général en formulant des recommandations sur l’organisation, le processus, le champ d’application et le mandat de l’examen.1 Le Groupe d’examen a été nommé en décembre 2015 et a tenu, entre mars et septembre 2016, quatre réunions en présentiel au Siège de l’OMS, à Genève. Ces réunions ont été précédées de deux téléconférences, organisées en janvier et février 2016. Les séances de délibération étaient exclusivement réservées aux membres et au secrétariat du Groupe. En outre, les représentants des États Membres ont été conviés à une séance de compte rendu et de questions/réponses après la téléconférence de février 2016 et les réunions qui se sont déroulées en mars, juin et août/septembre 2016. Ces sessions étaient ouvertes à tous les protagonistes et au public grâce à la retransmission en direct sur le site Web de l’OMS.2 Par ailleurs, le Président du Groupe d’examen, le Dr Christine Mwelwa Kaseba-Sata, a présenté, le 25 mai 2016,3 un compte rendu actualisé des travaux du Groupe d’examen à la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Les méthodes de travail du Groupe sont exposées en détail à l’appendice II et brièvement résumées ci-après. Le Groupe d’examen a commencé ses travaux en procédant à une analyse systématique du Cadre PIP, soulignant les domaines dont le fonctionnement était jugé peu efficace en expliquant pourquoi. Le Groupe a étudié les principaux documents, dont les rapports sur les travaux du Groupe consultatif, l’application du Cadre PIP ainsi qu’une étude sur la mise en œuvre du Protocole de Nagoya. Afin d’éclairer ses délibérations, le Groupe d’examen a sollicité activement la contribution des États Membres et des représentants du GISRS, des industriels, des organisations de la société civile, des bases de données pertinentes et autres protagonistes, à la fois lors d’entrevues et par un processus de consultation électronique ouvert, comprenant des questions auxquelles il fallait répondre. Les 30 mars et 29 août 2016, en marge des réunions du Groupe d’examen, des consultations ouvertes se sont déroulées au Siège de l’OMS avec la participation d’États Membres, de représentants de la société civile et d’autres protagonistes. Au total, le Groupe d’examen a mené 40 entretiens auprès d’informateurs clés ; reçu plusieurs communications écrites de la part d’États Membres, d’industriels, de représentants de la société civile, de bases de données et autres parties prenantes ; examiné d’autres initiatives en cours pour protéger la santé publique dans le monde ; et recueilli des informations auprès du personnel de l’OMS travaillant au Siège ou dans les bureaux régionaux. Le Groupe d’examen a fait parvenir son rapport final au Directeur général en octobre 2016, en le priant de le transmettre au Conseil exécutif de l’OMS, en janvier 2017, ainsi qu’à l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2017. 1 Ibid. 2 Groupe d’examen du Cadre PIP. Examen 2016 du Cadre PIP, rapports de réunion du Groupe d’examen du PIP. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/ influenza/pip/2016-review/meetings/en/, consulté le 20 septembre 2016). 3 Dr Christine Mwelwa Kaseba-Sata, Président du Groupe d’examen. Compte rendu actualisé des travaux du Groupe d’examen à la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé. Commission A, mercredi 25 mai 2016, séance de nuit. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/ mediacentre/events/2016/wha69/webstreaming/en/, consulté le 29 septembre 2016). 142 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Chapitre 3. Analyse globale Dans ce rapport, le Groupe d’examen donne suite à ses obligations statutaires qui consistent :1 1. à étudier les réalisations du Cadre PIP ; 2. à étudier si la mise en œuvre du Cadre PIP a amélioré la préparation mondiale en cas de grippe pandémique, y compris la surveillance interpandémique et la capacité de riposter ; 3. à étudier les difficultés éventuelles et les moyens d’y remédier. Le présent chapitre aborde les deux premiers points en adoptant une perspective globale du Cadre PIP, des réalisations (voir la Figure 3.1) et des difficultés ; les chapitres 4 à 8 qui suivent traitent du troisième point en envisageant les réalisations et les difficultés liées à des éléments précis du Cadre PIP et à la manière de les surmonter. 1 Groupe consultatif sur le Cadre PIP. Session extraordinaire du Groupe consultatif du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP), 13-14 octobre 2015, Genève (Suisse). Rapport au Directeur général. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/ag_spec_session_report.pdf, consulté le 24 septembre 2016). ANNEXE 8 143 Figure 3.1. Dix réalisations majeures du Cadre PIP TOP Réalisations majeures du Améliorer la préparation mondiale   en cas de grippe pandémique  CADRE PIP La réciprocité entre l’échange des virus et le partage des avantages sur un pied d’égalité fonctionne bien. Un accès plus fiable, pour les États Membres, aux avantages supplémentaires du GISRS, comme l’évaluation des risques. Une collaboration itérative et soutenue avec les industriels et les organisations de la société civile, permettant à toutes les parties prenantes de contribuer à l’application du Cadre PIP. Croissance et champ d’application élargi du GISRS, lequel a été consolidé depuis la création du Cadre PIP. Le Groupe consultatif considéré comme un mécanisme de gouvernance efficace pour surveiller l’application du Cadre PIP. Progrès considérables du Groupe consultatif pour clarifier le traitement des données sur les séquences génétiques aux termes des dispositions du Cadre PIP. Les accords SMTA 2 ont sensiblement amélioré l’accès aux vaccins (350 millions de doses obtenues), aux antiviraux et aux outils diagnostiques. Collecte US $28 millions par an au titre de la contribution de partenariat. La mise en œuvre de la contribution de partenariat garantit une meilleure préparation et une meilleure riposte dans les pays prioritaires. Une communication périodique, transparente et efficace du secrétariat du Cadre PIP et du Groupe consultatif avec les États Membres et les parties prenantes. 144 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 3.1 Amélioration de la préparation en cas de grippe pandémique : une approche novatrice Principales conclusions Conclusion 1 : Le Cadre PIP, qui a fait l’objet d’une négociation intergouvernementale prolongée, est salué comme un outil audacieux et novateur pour la préparation en cas de grippe pandémique. Il montre que l’équilibre entre l’échange des virus et le partage des avantages sur un pied d’égalité est une méthode éprouvée pour améliorer la préparation en cas de grippe pandémique, contribuant ainsi à renforcer la sécurité sanitaire mondiale. Conclusion 2 : Le Cadre PIP a amélioré la préparation mondiale en cas de grippe pandémique grâce à un accès plus fiable aux virus et à des efforts constants pour assurer un accès accru, en temps réel, aux vaccins et aux antiviraux en situation de pandémie grippale. Il a aussi étoffé cette préparation en finançant le renforcement des capacités dans les pays prioritaires n’ayant guère/pas les moyens de détecter, de suivre et d’échanger les nouveaux virus de la grippe, et en instaurant un fonds d’intervention spécialement affecté à la riposte. Ces activités ont permis de donner confiance dans la capacité mondiale de riposter équitablement à une pandémie de grippe et d’anticiper cette riposte avec plus de finesse. Conclusion 3 : Le Cadre PIP est un modèle au sein duquel les États Membres collaborent de manière transparente et efficace, par le biais de l’OMS, avec différents partenaires, dont les industriels et les acteurs de la société civile. L’OMS invite périodiquement des industriels et des représentants de la société civile à rencontrer les États Membres afin de concrétiser différents aspects du Cadre PIP et les incite à prendre des décisions essentielles qui font mouche. Étant donné la diversité de leurs horizons, ces protagonistes apportent un concours décisif qui contribue au succès du Cadre PIP. Conclusion 4 : L’évaluation des risques à laquelle procède actuellement le GISRS concernant les virus de la grippe saisonnière et l’évaluation périodique des risques relatifs à d’autres virus grippaux zoonotiques en vue d’établir si une pandémie pourrait se produire offrent aux pays des avantages considérables pour renforcer leurs capacités essentielles de riposte à la grippe saisonnière et de préparation en cas de pandémie. Conclusion 5 : Bien que certains aspects du Cadre PIP fassent l’objet de notifications périodiques, comme prévu dans les sections 7.2.5 et 7.4.1, ces éléments ne sont pas réunis sous forme de modèle d’évaluation complet, ce qui ne permet pas aux différentes parties prenantes d’appréhender pleinement les progrès réalisés. Conclusion 6 : Les contributions versées au Cadre PIP pourraient bénéficier d’une reconnaissance et d’une considération plus visibles, notamment le soutien conséquent que les États Membres apportent à leurs laboratoires affiliés au GISRS. Une telle reconnaissance pourrait s’appuyer sur la pratique actuelle du secrétariat du Cadre PIP qui consiste à accuser réception officiellement des sommes versées au titre de la contribution de partenariat. Le Cadre PIP a adopté une approche novatrice pour faire intervenir les parties prenantes, notamment les industriels, d’une façon jusqu’ici inconnue dans le secteur de la santé publique. Il a réuni au sein d’un partenariat les principaux acteurs des soins publics et privés – gageure qui s’est avérée réussie. ANNEXE 8 145 3.2 Assurer la pertinence du Cadre PIP Conclusion 7 : Les principes du Cadre PIP, notamment celui qui consiste à placer sur un pied d’égalité l’échange des virus et le partage des avantages, sont toujours aussi pertinents qu’il y a cinq ans, compte tenu de la menace exceptionnelle que le virus évolutif de la grippe représente pour la santé publique et du nombre croissant de situations d’urgence sanitaire comme les flambées de maladies à virus Ebola ou à virus Zika. Conclusion 8 : Il est d’autant plus important de préserver la contribution du Cadre PIP, et de montrer les avantages de la préparation en cas de grippe pandémique, que les pays où plusieurs priorités sanitaires sont en concurrence portent généralement leur attention sur la menace de maladie locale la plus récente et risquent, par conséquent, d’être pris au dépourvu en cas de pandémie de grippe. Dans un contexte où les interventions de santé publique se multiplient, le Cadre PIP doit continuer à montrer qu’il contribue à accroître la sécurité sanitaire dans le monde afin que les décideurs, les pouvoirs publics, les industriels et les organisations intergouvernementales le jugent toujours digne d’intérêt. Conclusion 9 : À l’heure actuelle, le Cadre PIP ne précise pas le calendrier des examens ultérieurs. Pour veiller à ce que sa pertinence demeure et à ce que son impact soit optimal, il faut en examiner périodiquement le fonctionnement. Les États Membres doivent indiquer à quelle cadence planifier les examens futurs. Conclusion 10 : Une préoccupation de plus en plus urgente parmi les États Membres et autres parties prenantes consiste à tenir compte de l’impact des nouvelles technologies, en particulier eu égard au traitement des données sur les séquences génétiques visé par le Cadre PIP. Si le texte du Cadre PIP a été formulé avec le plus de clairvoyance possible, il reflète aussi un moment politique, scientifique, technologique et économique particulier. Préparer le monde à une pandémie de grippe demeure une mission cruciale et il importe que le Cadre PIP conserve sa pertinence en s’adaptant au paysage évolutif de la santé mondiale. La santé mondiale, notamment pour ce qui est des agents pathogènes infectieux, s’inscrit de plus en plus dans le contexte de la sécurité sanitaire où les diverses initiatives et les principaux protagonistes débordent le cadre du secteur sanitaire proprement dit et s’étendent aux acteurs humanitaires, aux organismes de développement, à ceux des Nations Unies et aux communautés. La structure de financement pour les pandémies est aussi plus vaste puisqu’elle inclut désormais le nouveau dispositif de la Banque mondiale dénommé « Pandemic Emergency Facility ».1 Le Cadre PIP doit en outre faire face aux progrès technologiques susceptibles de modifier la façon dont les virus de la grippe s’échangent ou de conduire à la mise au point de nouveaux produits. Il peut s’agir de nouvelles méthodes d’analyse en laboratoire, de modifications des techniques de production des vaccins antigrippaux et de technologies de communication inédites, ou bien d’évolutions dans l’utilisation des séquences génétiques des virus de la grippe. 1 Pandemic Emergency Facility: Frequently Asked Questions. Dans : La Banque mondiale [site Web]. Genève, Banque mondiale, 2016 (http://www.worldbank.org/en/topic/pandemics/brief/pandemic-emergency-facility-frequently- asked-questions, consulté le 26 octobre 2016). 146 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 3.2.1 Discussion portant sur l’élargissement du Cadre PIP à la grippe saisonnière Conclusion 11 : Le Groupe d’examen a pris connaissance des points de vue extrêmement variés de ses principaux informateurs – États Membres, industriels et représentants de la société civile – sur cette question complexe et délicate, et des opinions tranchées pour ou contre l’inclusion de la grippe saisonnière dans le Cadre PIP. Il convient d’étudier plus avant les répercussions qu’aurait cette décision. En ce qui concerne la portée (section 3.2), le Cadre PIP dispose « qu’il ne s’applique pas aux virus de la grippe saisonnière ». La question avait été envisagée, mais, dans la version finale du Cadre PIP, les virus de la grippe saisonnière n’ont pas été incorporés. En réalité, toutefois, les virus de la grippe saisonnière et de la grippe pandémique forment un ensemble englobant les êtres humains, les oiseaux et d’autres animaux. Chaque nouveau virus grippal susceptible de donner lieu à une pandémie tient à la nature constamment évolutive du virus, qui peut se réassortir avec d’autres virus grippaux. C’est ce qu’on appelle le « glissement antigénique »,1 lequel peut rapidement conduire à de nouveaux virus susceptibles de donner lieu à une pandémie. L’écrasante majorité des virus échangés via le système GISRS sont des virus saisonniers – 28 000 virus saisonniers sont échangés tous les ans avec les Centres collaborateurs de l’OMS.2 Ces virus subissent un « glissement antigénique »3 par mutation, ce qui nécessite souvent l’actualisation des virus du vaccin saisonnier. En outre, ce « glissement » peut être conséquent et déboucher sur des virus saisonniers plus virulents. Les travaux du GISRS se fondent, pour l’essentiel, sur l’évaluation des risques saisonniers, la caractérisation des virus, l’élaboration de virus vaccinaux candidats (VVC), de réactifs et de kits diagnostiques, et sur des recommandations concernant les vaccins saisonniers. C’est d’une importance majeure pour les fabricants et les pays. Qui plus est, la solidité de la production du vaccin saisonnier est essentielle pour produire le vaccin contre la grippe pandémique puisque l’on a recours aux mêmes équipements. Ces équipements doivent être robustes si l’on veut pouvoir passer rapidement et en temps utile d’une production de vaccins saisonniers à une production de vaccins contre la grippe pandémique.4 1 D’après les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique (CDC), le « glissement antigénique » est une mutation brutale et de grande ampleur des virus de la grippe A, donnant lieu à une nouvelle hémagglutinine et/ou à une nouvelle hémagglutinine associée à des neuraminidases dans les virus de la grippe qui infectent l’être humain. Ce glissement se traduit par un nouveau sous-type de grippe A ou par un virus présentant une hémagglutinine ou une hémagglutinine associée à une neuraminidase ayant émergé d’une population animale qui les diffère tellement du même sous-type détecté chez l’être humain que la plupart des gens n’ont pas d’immunité vis-à-vis du nouveau virus ». How the Flu Virus Can Change: “Drift” and “Shift”. Atlanta, GA: Centers for Disease Control and Prevention; 2016 (http://www.cdc.gov/flu/about/viruses/change.htm, consulté le 19 septembre 2016). 2 Programme mondial de lutte contre la grippe, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 3 Les CDC des États-Unis définissent également le « glissement antigénique » comme de petits changements dans les gènes des virus grippaux qui se produisent continuellement à mesure que le virus se réplique. How the Flu Virus Can Change: “Drift” and “Shift”. Atlanta, GA: Centers for Disease Control and Prevention; 2016 (http://www.cdc.gov/flu/about/viruses/change.htm, consulté le 19 septembre 2016). 4 Influenza Vaccine Response during the Start of a Pandemic, rapport d’une consultation informelle de l’OMS organisée à Genève (Suisse), du 29 juin au 1er juillet 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/207751/1/WHO_OHE_PED_GIP_2016.1_eng.pdf, consulté le 20 septembre 2016). ANNEXE 8 147 Il conviendrait de noter que dans la mise en œuvre du mécanisme de contribution de partenariat inscrit dans le Cadre PIP, la valeur de la production du vaccin saisonnier est la base sur laquelle les fabricants de vaccins utilisant le GISRS déterminent leur « segment de marché », lequel devient le facteur déterminant pour calculer le montant de la quote-part que l’OMS demande à chaque société. La distinction entre virus saisonnier et virus pandémique peut s’avérer délicate. Cela vaut surtout lorsqu’un virus – comme celui de la grippe A(H1N1) – provoque une grave épidémie dans un pays bien après que la pandémie d’origine a été déclarée terminée. Tel a été le cas en mai 2016 aux Fidji, lorsque la grippe A(H1N1) a entraîné plusieurs décès de femmes enceintes.1 Or, l’élargissement du Cadre PIP à la grippe saisonnière entraînerait une surcharge de travail importante pour les laboratoires du GISRS si la traçabilité des virus saisonniers devait s’effectuer de la même façon que pour les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie. L’aspect « partage des avantages » devrait aussi être abordé. 3.2.2 Améliorer la communication sur le Cadre PIP Conclusion 12 : Certaines parties prenantes ne comprennent pas bien les aspects fondamentaux du Cadre PIP, notamment la sélection de pays prioritaires pour la mise en œuvre de la contribution de partenariat ou les progrès accomplis dans les projets financés grâce à elle. Si l’OMS et le Groupe consultatif ont déjà opté pour un mode de communication périodique et transparent avec les parties prenantes, il faut remédier à cette incompréhension en renforçant la communication sur les aspects fondamentaux du Cadre PIP, sa mise en œuvre et ses réalisations. L’application du Cadre PIP gagnerait à être comprise par le plus grand nombre. Si son secrétariat communique fréquemment sous forme de réunions en présentiel, de téléconférences et de bulletins d’information, et via le site Web du Cadre PIP de l’OMS,2 la rotation du personnel dans les missions permanentes des États Membres à Genève, les bureaux régionaux de l’OMS et les organisations partenaires est à l’origine d’une perte de mémoire institutionnelle, laquelle se traduit par un engagement moins fort envers le Cadre PIP. La communication sur l’importance du Cadre PIP pour la santé publique devrait également cibler une gamme plus vaste d’organisations de la société civile puisqu’un manque de compréhension concernant la gravité de la grippe peut avoir des répercussions sur la santé en général. 1 Fiji Health & Nutrition Cluster. Bulletin #8 : couvrant la période allant du 6 mai au 13 juin 2016. Dans : Ministère de la santé et des services médicaux des Fidji [site Web]. Toorak : Ministère de la santé et des services médicaux des Fidji, 2016 (http://www.health.gov.fj/wp-content/uploads/2016/03/20160613_HNC_Bulletin8_final.pdf, consulté le 4 octobre 2016). 2 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/en/, consulté le 20 septembre 2016). 148 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 3.3 Appliquer le Cadre PIP à d’autres agents pathogènes Conclusion 13 : Le succès enregistré par le Cadre PIP pour assurer un accès plus équitable et meilleur aux virus, aux vaccins, aux antiviraux et aux outils diagnostiques a conduit certains partenaires à proposer de l’élargir à d’autres agents pathogènes infectieux, tandis que d’aucuns ont proposé d’en modéliser les principes. Conclusion 14 : L’élargissement du Cadre PIP actuel à d’autres agents pathogènes que les virus de la grippe, comme l’a recommandé le rapport 2016 du Groupe de haut niveau des Nations Unies sur l’action mondiale face aux crises sanitaires,1 représenterait un processus très compliqué et risquerait de menacer sa viabilité ; aucune autre maladie ne bénéficie d’un système dans lequel un réseau de laboratoires et d’industriels œuvrant au service de la santé publique sont interdépendants depuis aussi longtemps. Conclusion 15 : Appliquer à d’autres maladies les principes du Cadre PIP, érigé en modèle d’équité et de réciprocité, comme le recommande le rapport 2016 du Comité d’examen sur le rôle du Règlement sanitaire international (2005) dans le cadre de l’épidémie de maladie à virus Ebola et de la riposte,2 serait vraisemblablement plus réaliste qu’élargir sa portée, tout en restant une tâche ardue. Le succès remporté par le Cadre PIP a incité certaines personnes à étudier comment en appliquer les enseignements à d’autres maladies. Des rapports sont allés jusqu’à proposer d’élargir le Cadre PIP proprement dit. Le Groupe de haut niveau des Nations Unies sur l’action mondiale face aux crises sanitaires, qui a publié son rapport en janvier 2016, recommandait que « l’OMS réuni[sse] ses États Membres afin d’inclure dans le Cadre PIP d’autres agents pathogènes émergents, de rendre cet instrument contraignant juridiquement et de trouver l’équilibre voulu entre les obligations et les avantages, conformément aux principes énoncés dans le Protocole de Nagoya de 2010 relatif à la Convention sur la diversité biologique ».1 Le Groupe d’examen estime, quant à lui, que si le Cadre PIP peut s’avérer un modèle efficace, son élargissement à d’autres agents pathogènes serait très problématique. Le rapport 2016 du Comité d’examen du RSI (2005) adopte une attitude plus pragmatique : il recommande que l’OMS et les États Parties « envisagent d’utiliser le Cadre PIP ou des accords existants similaires comme modèles pour la conception de nouveaux accords pour d’autres agents infectieux à l’origine, ou qui pourraient être la cause, d’urgences de santé publique de portée internationale. Ces accords devraient reposer sur le principe de l’équilibre équitable entre l’échange d’échantillons et de données et le partage des avantages ».2 Pondérer les intérêts des différents protagonistes afin d’assurer l’équité en santé publique est une tâche ardue. Le fait que le Cadre PIP ait été le premier accord mondial de cette nature tient essentiellement à la singularité du virus grippal lui-même – il mute fréquemment et, comme la composition des vaccins contre la grippe saisonnière doit être actualisée, il est soumis à un cycle de production continu, qui génère par conséquent un flux de recettes régulier pour les fabricants et se traduit par une chaîne de production de grande qualité permettant aux fabricants d’être prêts à passer de la production de vaccins contre la grippe saisonnière à celle de vaccins contre la grippe pandémique. Le système GISRS possède aussi un solide réseau de laboratoires pour suivre l’évolution de la grippe, lequel a permis de poser les jalons du Cadre PIP. 1 Protéger l’humanité contre les crises sanitaires futures – Rapport du Groupe de haut niveau sur l’action mondiale face aux crises sanitaires. Recommandation 15. Assemblée générale des Nations Unies, 9 février 2016. New York, Nations Unies, 2016 (A/70/723, http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/70/723, consulté le 20 septembre 2016). 2 Application du Règlement sanitaire international (2005) – Rapport du Comité d’examen sur le rôle du Règlement sanitaire international (2005) dans le cadre de l’épidémie de maladie à virus Ebola et de la riposte. Rapport du Directeur général, 13 mai 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (A69/21, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/ WHA69/A69_21-fr.pdf?ua=1, consulté le 20 septembre 2016). ANNEXE 8 149 Pour bon nombre d’agents pathogènes nouveaux ou émergents, toutefois, il n’existe aucun réseau de laboratoires échangeant régulièrement les échantillons et les compétences avec une capacité de production bien établie, associée à un vaccin (ou à un autre produit) en particulier. C’est la raison pour laquelle l’utilisation du Cadre PIP comme modèle risque de poser de gros problèmes d’un point de vue opérationnel, bien que l’échange de virus et d’avantages sur un pied d’égalité puisse s’appliquer à d’autres agents pathogènes. Recommandations générales 1. L’OMS devrait élaborer un modèle d’évaluation exhaustif, qui incorpore tous les paramètres du succès du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP), à des fins de notification annuelle. Cette notification devrait comprendre un résumé graphique illustrant le degré général de mise en œuvre du Cadre PIP de manière à clarifier avec plus de précision les progrès relatifs à la préparation et à la riposte en cas de pandémie. 2. L’OMS devrait notifier périodiquement et plus efficacement les objectifs et les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre PIP aussi bien aux États Membres qu’aux laboratoires affiliés au système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS), aux industriels, aux représentants de la société civile et aux autres parties prenantes. Elle devrait en particulier mieux indiquer : a) les progrès accomplis au regard du modèle d’évaluation global ; b) les mesures de mise en œuvre de la contribution de partenariat ; ces dernières devraient ressortir des rapports périodiques du Groupe consultatif et des séances d’information postérieures aux réunions de façon à ce que les progrès accomplis soient plus visibles et clairement reconnus ; c) la communication et la transparence devraient être renforcées autour de questions comme la sélection des pays pouvant bénéficier d’un soutien au titre de la contribution de partenariat afin d’améliorer la compréhension du Cadre PIP parmi les États Membres ; d) l’importance des contributions volontaires des parties prenantes et des engagements en nature des États Membres, y compris le soutien au système GISRS et maintien grâce à la couverture des frais de fonctionnement réguliers des laboratoires. 3. Le Directeur général devrait entreprendre une étude afin de déterminer s’il est souhaitable d’inclure les virus de la grippe saisonnière dans le Cadre PIP et quelle en serait l’incidence. 4. Le Cadre PIP est un modèle de réciprocité basique pour la santé publique dans le monde qui pourrait s’appliquer à d’autres agents pathogènes ; pour l’heure, il devrait toutefois s’en tenir à la grippe pandémique. 5. Les États Membres devraient convenir de la date du prochain examen du Cadre PIP, lequel devrait intervenir avant la fin de l’année 2021. 150 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Chapitre 4. Échange des virus 4.1 Vue d’ensemble Principales conclusions Conclusion 16 : L’échange des virus via le système GISRS fonctionne bien dans l’ensemble et étend sa couverture géographique. Entre 2011 et 2016, le nombre de CNG a progressé, passant de 136 à 143, et le nombre de Laboratoires OMS de référence H5 (LRH5) de 12 à 13 ; le nombre de Centres collaborateurs de l’OMS est resté à six et le nombre de Laboratoires essentiels de réglementation (ERL) à quatre. Au niveau opérationnel, il existe des plateformes permettant l’échange rapide d’informations ainsi qu’une solide interaction entre les différentes organisations. Le projet de Fonds OMS d’aide à l’expédition a permis aux laboratoires d’accroître leur capacité d’échanger des virus. Conclusion 17 : Le Cadre PIP (annexe 4) énonce les principes directeurs du mandat des laboratoires affiliés au GISRS ; le contrôle de la bonne exécution du mandat est assuré par l’autoévaluation des laboratoires affiliés et par les enquêtes des CNG. Il ressort que les laboratoires s’acquittent de leurs obligations découlant de l’Accord SMTA 1. Conclusion 18 : Les entretiens du Groupe d’examen avec les informateurs clés des laboratoires ont mis en évidence un manque de clarté concernant l’interprétation des termes « dans les meilleurs délais » et « représentatif » eu égard à l’échange de Matériels biologiques PIP et aux données sur les séquences génétiques, et concernant la signification de l’expression « dans la mesure du possible » eu égard à l’échange de Matériels biologiques PIP provenant de tous les cas de grippe due au virus A(H5N1) et autres virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie (section 5.1.1 du Cadre). Conclusion 19 : Le système GISRS offre des avantages substantiels dans les domaines suivants : évaluation des risques critiques, fourniture de virus vaccinaux et de recommandations pertinentes, kits de diagnostic, réactifs, virus de référence, compétences, formation et renforcement des capacités. La capacité de laboratoire conçue pour la grippe semble avoir eu des effets bénéfiques collatéraux pour d’autres agents pathogènes comme le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). 1 Le Groupe d’examen a estimé, toutefois, qu’il existe certains obstacles (d’ordre politique, réglementaire ou logistique) à la fourniture de réactifs et de kits de diagnostic à certains laboratoires. Conclusion 20 : L’autoévaluation du GISRS a aussi révélé des points faibles, à savoir : disparités dans la couverture géographique (en particulier en Afrique et au Moyen-Orient), financement national insuffisant et manque de hiérarchisation des priorités pour surveiller la grippe.2 Conclusion 21 : Il existe des liens pérennes entre les laboratoires affiliés au GISRS et ceux qui ne le sont pas, en particulier dans le secteur de la santé animale. Des informateurs ont estimé toutefois qu’il devrait y avoir un maillage plus solide entre les différentes parties du système, qu’elles relèvent du GISRS ou non. 1 Autoévaluation du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS) – Rapport au Groupe consultatif. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/virus_sharing/gisrs_self_ assessment.pdf, consulté le 19 septembre 2016), section 4.1. 2 Ibid., section 4.2. ANNEXE 8 151 Conclusion 22 : Le GISRS collabore étroitement avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’OFFLU (Réseau mondial d’experts de la grippe animale de l’OIE et de la FAO) pour conduire l’évaluation des risques et mettre au point des VVC. Dans certains cas où les virus provenant d’infections humaines ne sont pas échangés (ou si leur échange est différé) pour cause de contrôles à l’exportation, d’hésitation politique ou autres motifs, ce sont les virus animaux qui servent à évaluer les risques et à mettre au point les virus vaccinaux candidats. Il y a, toutefois, un manque de transparence sur le moment opportun pour échanger des échantillons animaliers dans le cadre du GISRS, domaine qui pourrait être amélioré. Conclusion 23 : En cas de pandémie grippale, le GISRS devra faire face à une forte augmentation du nombre des échantillons à traiter, et d’aucuns ont exprimé leur inquiétude de voir le réseau saturé. L’OMS a fourni des orientations pour se préparer à cette éventualité, y compris concernant la hiérarchisation des échantillons de virus à envoyer aux Centres collaborateurs de l’OMS pour analyse complémentaire et mise au point de VVC.1 Ces orientations ont fait leurs preuves au cours de la pandémie de grippe A(H1N1), survenue en 2009, et il sera nécessaire de les conserver ou de les affiner, en tant que de besoin, et de continuer à les rendre publiquement disponibles. Conclusion 24 : Le lancement récent de l’outil TIPRA [outil d’évaluation des risques de pandémie de grippe]2 donne à l’OMS l’occasion de collaborer avec les États Membres dotés de laboratoires GISRS afin de renforcer la capacité d’évaluation des risques de grippe pandémique. Vu le caractère rapidement évolutif de la grippe et la menace potentielle qu’elle représente en tant que maladie à tendance pandémique, il est indispensable de disposer d’un solide système mondial d’échange de virus afin de pouvoir surveiller la maladie, s’y préparer et riposter. Le suivi de l’évolution du virus grippal et de sa propagation dans le monde permet aux responsables de la santé publique de conduire des études d’évaluation des risques et de recenser les virus ayant un potentiel pandémique, sachant que les échantillons de virus et l’information sur le séquençage génétique sont indispensables pour mettre au point les outils diagnostiques, vaccins et produits pharmaceutiques nécessaires au dépistage, à la prévention et au traitement de la maladie. Le système GISRS remplit bon nombre de ces fonctions et constitue la clé de voûte du Cadre PIP. Pendant plus de 60 ans, un réseau mondial de laboratoires de santé publique, désigné sous le nom de Réseau mondial OMS de surveillance de la grippe (GISN), a collecté et observé les virus de la grippe. Il a changé de nom pour devenir le GISRS lorsque le Cadre PIP a été adopté, en 2011, afin de refléter l’élargissement du réseau. Le rôle qui lui est dévolu est défini dans l’Accord SMTA 1 (annexe 1 du Cadre PIP), qui est un contrat ayant force juridique obligatoire ; y sont énoncées les conditions dans lesquelles les laboratoires affiliés au GISRS s’échangent entre eux les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine. Les laboratoires du GISRS suivent l’évolution des virus grippaux, proposant aux États Membres évaluation et détection précoce des risques majeurs (voir l’Encadré 4.1), par exemple à l’aide de résumés mensuels d’évaluation des risques.3 Bien que le Cadre PIP (section 3) se limite aux virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine, le réseau GISRS prend en charge tous les virus de 1 Liste de contrôle OMS pour la planification préalable à une pandémie de grippe. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2005 (WHO/CDS/CSR/GIP/2005.4 ; http://www.who.int/entity/csr/resources/publications/influenza/ FluCheck_F4web.pdf?ua=1, consulté le 19 septembre 2016). 2 Tool for Influenza Pandemic Risk Assessment [Outil d’évaluation des risques de pandémie de grippe] (TIPRA), publication de la première version. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (WHO/OHE/PED/GIP/2016.2 ; http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/250130/1/WHO-OHE-PED-GIP-2016.2-eng.pdf, consulté le 4 octobre 2016). 3 Résumé mensuel d’évaluation des risques. Grippe : interface entre l’homme et l’animal. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 à 2016 (http://www.who.int/influenza/ human_animal_interface/HAI_Risk_Assessment/en/, consulté le 20 septembre 2016). 152 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ grippe humaine et certains virus de grippe animale constituant une menace pour l’être humain (par exemple H3N2v et H5, H7 et H9). Tous les virus grippaux dignes d’intérêt pour les vaccins saisonniers ou la préparation en cas de pandémie devraient être intégrés au réseau de manière appropriée. Le réseau du GISRS offre aux États Membres et aux autres partenaires des avantages importants, à savoir : consultations informelles de spécialistes sur l’amélioration de la sélection des virus utilisés pour préparer les vaccins antigrippaux,1 orientations sur le passage de la production de vaccins contre la grippe saisonnière à la production de vaccins contre la grippe pandémique,2 cours de formation, conférences de spécialistes pour les CNG, et multiplication des publications scientifiques réalisées en collaboration, par exemple sur la façon dont l’OMS formule ses recommandations sur la composition des vaccins.3 Dans certains cas, le réseau du GISRS a aussi été mobilisé pour riposter aux menaces provenant d’agents pathogènes non grippaux (par exemple pour surveiller le virus respiratoire syncytial 4 ) et certains laboratoires affiliés au GISRS dépistent systématiquement d’autres agents pathogènes comme ceux de la rougeole ou de la poliomyélite.5 Les Centres nationaux de la grippe (CNG) sont la pierre angulaire du GISRS. Ils sont notamment chargés de recueillir « des échantillons cliniques auprès de patients suspects d’être infectés par » des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie, d’agir comme « point de collecte d’isolements de virus de grippe pandémique suspectée », de procéder à des tests préliminaires, et d’expédier « dans un délai d’une semaine, les échantillons cliniques/ou les virus ».6 Par l’intermédiaire de leurs Centres nationaux de la grippe, les États Membres devraient fournir des Matériels biologiques PIP provenant de tous les cas de grippe due aux virus susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine à un Centre collaborateur de l’OMS pour la grippe ou à un Laboratoire OMS de référence H5 « du choix de l’État Membre d’origine »,7 dans la mesure du possible en l’espace d’une semaine. 1 Par exemple, quatrième consultation informelle de l’OMS pour améliorer la sélection des virus utilisés pour préparer les vaccins antigrippaux. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/vaccines/virus/4thmtg_improve_vaccine_virus_selection/en/, consulté le 19 septembre 2016). 2 Organisation mondiale de la Santé. Influenza vaccine response during the start of a pandemic, rapport d’une consultation informelle de l’OMS tenue à Genève (Suisse), du 29 juin au 1er juillet 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/207751/1/WHO_OHE_PED_GIP_2016.1_eng.pdf, consulté le 19 septembre 2016). 3 Ampofo W, Azziz-Baumgartner E, Bashir U, Cox NJ, Fasce R, Giovanni M, et al. Strengthening the influenza vaccine virus selection and development process, rapport de la troisième consultation informelle de l’OMS pour améliorer la sélection des virus utilisés pour préparer les vaccins antigrippaux, tenue au Siège de l’OMS, à Genève (Suisse), du 1er au 3 avril 2014. Vaccine. 2014;36:4368-82. doi: 10.1016/j.vaccine.2015.06.090. 4 Organisation mondiale de la Santé. Surveillance du virus respiratoire syncytial par le biais du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte : consultation informelle convoquée par l’OMS du 25 au 27 mars 2015 à Genève, Suisse. Relevé épidémiologique hebdomadaire 2016; 91:1 (http://www.who.int/entity/wer/2016/wer9101.pdf?ua=1, consulté le 19 septembre 2016). 5 Autoévaluation du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS) – Rapport au Groupe consultatif. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/virus_sharing/gisrs_self_ assessment.pdf, consulté le 19 septembre 2016). 6 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012, http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/ 1/9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), annexe 5, Centres nationaux de la grippe, mandat de base, B. Activités de laboratoire et activités apparentées. 7 Ibid., section 5.1.1. ANNEXE 8 153 Les Centres collaborateurs de l’OMS procèdent à des analyses détaillées des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie, y compris « en typant et sous-typant », en isolant les virus, en procédant à « une analyse antigénique et génétique détaillée » et en pratiquant « des tests de sensibilité aux antiviraux », notamment. 1 Une fonction essentielle des Centres collaborateurs de l’OMS consiste à sélectionner et créer des virus vaccinaux candidats (VVC). Un VVC est un virus qui a été modifié à partir du type sauvage2 pour le rendre plus adapté à la production de vaccins, tout en préservant la similitude antigénique.3 Cela veut dire en règle générale : 1) atténuer (ou affaiblir) le virus afin qu’il ne provoque pas de maladie grave ; 2) veiller à ce que sa croissance se passe bien sur des œufs embryonnés ou des cultures cellulaires ; et 3) s’assurer qu’il déclenche la réponse immunitaire appropriée.4 Comme les VVC constituent la base des vaccins, il est essentiel qu’ils soient disponibles et performants, aussi bien pour lutter contre la grippe saisonnière que pour riposter fermement à une pandémie de grippe. Les Centres collaborateurs de l’OMS sont priés de partager largement l’ensemble des informations recueillies, de même que les virus vaccinaux candidats et les réactifs. 5 Entre le 1er août 2014 et le 31 juillet 2015 les Centres collaborateurs de l’OMS ont caractérisé 123 virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie ; ils provenaient de cinq pays : Bangladesh, Canada, Chine, Égypte et États-Unis d’Amérique.6 Les Laboratoires OMS de référence H5 sont chargés d’effectuer en partie des tâches identiques à celles des Centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe, mais pour un sous-ensemble spécifique de virus grippaux possédant un antigène hémagglutinine H5. 7 Les Laboratoires essentiels de réglementation sont mandatés pour développer, réglementer et standardiser les vaccins antigrippaux, surtout en développant des virus vaccinaux candidats8 et en préparant des réactifs de référence pour la standardisation des vaccins antigrippaux.9 1 Ibid., annexe 5, Centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe, mandat de base, B. Analyses de laboratoire et activités apparentées. 2 Les virus de type sauvage sont ceux qui se trouvent dans la nature et qui s’activent naturellement chez l’être humain ou l’animal. Ils ne sont ni modifiés, ni réassortis, contrairement à beaucoup de virus vaccinaux. 3 Les virus ayant une similitude antigénique sont ceux qui induisent une réponse immunitaire équivalente (anticorps), mesurée par des tests sérologiques. 4 Making a Candidate Vaccine Virus (CVV) for a HPAI (Bird Flu) Virus. Dans : Centers for Disease Control and Prevention [site Web]. Atlanta: National Center for Immunization and Respiratory Diseases, U.S. Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique, 2016 (http://www.cdc.gov/flu/avianflu/candidate-vaccine-virus.htm, consulté le 19 septembre 2016). 5 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), annexe 5, Centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe, mandat de base, B. Analyses de laboratoire et activités apparentées. 6 PIP Framework Advisory Group. Pandemic Influenza Preparedness Framework (“PIP Framework”) Advisory Group annual report to the Director-General under PIP Framework section 7.2.5, 2015 Annual Report. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_annual_report_2015.pdf, consulté le 20 septembre 2016), page 17 de l’anglais. 7 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), annexe 5, Laboratoires OMS de référence H5, mandat de base, B. Activités de laboratoire et activités apparentées. 8 Ibid., annexe 5, Laboratoires essentiels de réglementation. 9 Ibid., annexe 5, Laboratoires essentiels de réglementation, mandat de base, B. Activités de laboratoire et activités apparentées. 154 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Encadré 4.1. Outil d’évaluation du risque de pandémie de grippe (TIPRA)1 L’une des fonctions centrales du GISRS dans son ensemble consiste à fournir aux pays les données nécessaires pour élaborer une riposte efficace et significative.2 Fort de ces informations et de celles provenant d’autres sources, le Secrétariat de l’OMS doit, en application du Cadre PIP (section 6.2.3), « mettr[e] à la disposition de l’ensemble des États Membres, de façon rapide et systématique et dans les meilleurs délais, des évaluations du risque de pandémie ». Reconnaissant la nécessité de disposer d’un outil spécifique d’évaluation des risques, le TIPRA a été conçu pour appuyer une évaluation des risques dans les délais et actualisable des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie.3 L’outil se concentre sur le potentiel qualitatif de pandémie d’un virus, tel qu’évalué par les experts, à partir des différents éléments du virus dont on sait qu’ils interviennent dans la transmissibilité et la gravité. Il s’efforce de répondre à la question suivante : quel est le risque de transmission interhumaine durable du virus ? Pour évaluer ce risque, il se base sur deux composantes : quelle est la probabilité de transmission interhumaine durable du virus ? et quelle sera l’incidence sur la population humaine si le virus acquiert une faculté de transmission interhumaine durable ? L’utilisation du TIPRA peut être motivée par des raisons épidémiologiques (par exemple l’émergence de cas humains de virus de grippe non saisonnière ou animale) ou virologiques (par exemple des études sur les animaux de laboratoire montrant que le virus est capable de se transmettre à des animaux non infectés soit par contact direct, soit par des gouttelettes respiratoires).4 Le coût de l’échange des virus peut poser problème à certains laboratoires. Lancé en 2005, le Fonds OMS d’aide à l’expédition assure le financement de l’envoi par les Centres nationaux de la grippe (et, dans certains cas, d’autres laboratoires nationaux pertinents) d’échantillons de virus de grippe saisonnière et pandémique aux Centres collaborateurs de l’OMS et aux Laboratoires OMS de référence H5.5 Depuis 2015, la contribution de partenariat finance la totalité du Fonds d’aide à l’expédition. Outre la couverture des coûts proprement dite, le Fonds permet aussi de simplifier les modalités d’expédition et de fournir le concours technique et logistique de l’OMS pour transporter des substances infectieuses.6 Du 1er août 2015 au 31 juillet 2016, le Fonds d’aide à l’expédition a facilité l’envoi de 213 colis de virus de grippe saisonnière ou pandémique.7 1 Outil d’évaluation des risques de pandémie de grippe (TIPRA). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/areas_of_work/human_animal_ interface/tipra/en/, consulté le 20 octobre 2016). 2 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 19 septembre 2016), section 6.2.1. 3 L’outil TIPRA se fonde sur l’outil intitulé « Influenza Risk Assessment Tool » des Centers for Diseases Control and Prevention des États-Unis d’Amérique : http://www.cdc.gov/flu/pandemic-resources/tools/risk-assessment.htm. 4 Tool for Influenza Pandemic Risk Assessment [Outil d’évaluation des risques de pandémie de grippe] (TIPRA), publication de la première version. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (WHO/OHE/PED/GIP/2016.2 ; http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/250130/1/WHO-OHE-PED-GIP-2016.2-eng.pdf, consulté le 4 octobre 2016). 5 Shipping and logistics activity [Expédition et logistique]. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/gisrs_laboratory/logistic_activities/en/, consulté le 19 septembre 2016). 6 Ibid. 7 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. ANNEXE 8 155 4.2 Métrologie de l’échange des virus Principales conclusions Conclusion 25 : Si l’échange de Matériels biologiques PIP s’est d’abord accru après l’adoption du Cadre PIP, il a décliné au cours des deux dernières années. L’autoévaluation du GISRS menée en septembre 2014 a montré que la riposte face à l’émergence de la souche virale de la grippe A(H7N9), survenue en 2013, avait été rapide et globale, mais que l’échange de virus avait reculé depuis lors. 1 Dans l’ensemble, on a observé une réduction de l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie de la part de certains pays. À la demande du Groupe consultatif, l’OMS étudie actuellement la question afin de comprendre ce qui a motivé ce repli et son importance ; son rapport devait être remis au Groupe consultatif en octobre 2016. Malgré la croissance du réseau du GISRS et l’aide aux expéditions, le partage des virus au sein du GISRS a connu un repli préoccupant depuis le pic de 370 virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie, enregistré entre le 1er août 2012 et le 31 juillet 2013. Le Groupe consultatif sur le Cadre PIP a indiqué cette tendance en ces termes lors de sa réunion d’avril 2016 : Si l’échange des Matériels biologiques PIP s’est intensifié dans un premier temps après l’adoption du Cadre PIP, les données récentes permettent d’observer une tendance à la diminution des échanges de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie. Les chiffres détaillés pour H5N1, H7N9, H10N8 et H9N2 illustrent comment, dans certains pays, le nombre de virus échangés est considérablement inférieur au nombre de cas humains confirmés au cours de la période 2011-2016.2 La Figure 4.1 montre l’échange des virus entre les Centres collaborateurs de l’OMS pour une partie de l’année 2016. Les données de l’OMS et du dispositif de traçabilité des virus grippaux (IVTM) révèlent les éléments suivants : • entre le 1er août 2014 et le 31 juillet 2015, le dispositif a enregistré 156 expéditions de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie (IVPP) provenant de Centres collaborateurs et de Laboratoires essentiels de réglementation de l’OMS, dont 92 étaient adressés à des laboratoires non affiliés au GISRS.3 Cela représente une baisse de 71 % des échanges d’IVPP par rapport à l’année précédente ;4 1 Autoévaluation du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS) – Rapport au Groupe consultatif. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/virus_sharing/ gisrs_self_assessment.pdf, consulté le 19 septembre 2016), section 4.1. 2 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), paragraphe 56. 3 PIP Framework Advisory Group. Pandemic Influenza Preparedness Framework (“PIP Framework”) Advisory Group annual report to the Director-General under PIP Framework section 7.2.5, 2015 Annual Report. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_annual_report_2015.pdf, consulté le 20 septembre 2016), page 9 de l’anglais. 4 Ibid., page 9 de l’anglais. 156 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ • entre le 1er août 2015 et le 31 juillet 2016, le dispositif de traçabilité des virus grippaux a enregistré l’échange de 84 IVPP provenant de Centres collaborateurs de l’OMS, dont 47 ont été échangés avec des laboratoires non affiliés au GISRS ;1 • entre mars 2011 et février 2016, 79 virus vaccinaux candidats ont été échangés avec des laboratoires affiliés au GISRS et 174 de plus avec des laboratoires non affiliés au GISRS.1 • dans la période comprise entre mars 2015 et février 2016, huit virus vaccinaux candidats ont fait l’objet d’un échange avec deux laboratoires affiliés au GISRS et 13 virus vaccinaux candidats avec huit laboratoires non affiliés.2 Figure 4.1. Pays, Régions et territoires ayant échangé des virus avec des Centres collaborateurs de l’OMS entre février et septembre 2016 Lors d’une flambée, il est indispensable d’avoir des échantillons représentatifs en temps réel de tout lieu ou point géographique de manière à évaluer efficacement les risques et à conduire les autres activités du GISRS. Le repli constaté dans l’échange de virus pourrait impacter fortement l’objectif du Cadre PIP qui consiste à améliorer la préparation et la riposte en cas de grippe pandémique. À la demande du Groupe consultatif, l’OMS étudie actuellement la question afin de déterminer les raisons de ce repli, son importance et son incidence sur les objectifs du Cadre PIP. Les informations provenant du Programme mondial de lutte contre la grippe (qui coordonne l’action de l’OMS relative à la grippe pandémique et à la grippe saisonnière, et supervise aussi le GISRS) et des entretiens avec les informateurs clés ont mis en évidence plusieurs domaines où une plus grande 1 Programme mondial de lutte contre la grippe, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 2 Ibid. Virus échangés avec des Centres collaborateurs de l’OMS Données non disponibles Sans objet Les frontières et dénominations indiquées ainsi que les appellations utilisées sur la présente carte n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. Source des données : Rapports des Centres collaborateurs de l’OMS destinés à la consultation de l’OMS sur la composition des vaccins antigrippaux, septembre 2016. Production de la carte : équipe du GISRS de l’OMS Organisation mondiale de la Santé © OMS 2016. Tous droits réservés ANNEXE 8 157 clarté pourrait être favorable à l’échange des virus, à savoir : le fait que certains Centres nationaux de la grippe ne comprennent pas que l’échange de données sur les séquences génétiques (DSG) des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie ne remplace pas l’échange de matériels physiques ; les différentes interprétations données au libellé figurant dans le Cadre PIP, selon lequel les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie devraient être échangés « dans la mesure du possible » ; les modalités d’exportation qui peuvent être complexes et font intervenir des ministères autres que celui de la santé ; des préoccupations nationales au sujet de la perte de contrôle et de droits souverains ; et l’incertitude qui règne dans les pays dotés d’un Centre national de la grippe et d’un Centre collaborateur de l’OMS sur le fait de savoir si l’échange entre ces deux laboratoires seulement suffit pour interpréter de manière littérale les dispositions du Cadre PIP, ce qui n’impose pas l’échange international envisagé aux termes du Cadre PIP. S’il est vrai que l’étude de l’OMS permettra de mieux appréhender le repli récemment observé dans l’échange de virus, la mise en œuvre du Cadre PIP est en train de poser la plupart des jalons nécessaires à la reprise d’une tendance à la hausse. Les activités de renforcement des capacités, financées en application des plans de travail que la contribution de partenariat affecte aux laboratoires et à la surveillance, ciblent 43 pays prioritaires devant améliorer leur capacité nationale de détection et d’échange des nouveaux virus de la grippe (voir le chapitre 6, section 6.3.2.1). Les investissements relevant de la contribution de partenariat améliorent aussi la capacité des pays à suivre l’évolution des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie et à procéder à des évaluations de risques. 4.3 Mécanisme de traçabilité des virus grippaux Principales conclusions Conclusion 26 : L’utilisation régulière du dispositif de traçabilité des virus grippaux entre les laboratoires affiliés au GISRS est décisive pour assurer la transparence et promouvoir l’objectif de partage équitable des avantages inscrit dans le Cadre PIP. Conclusion 27 : La tenue de registres pertinents est sporadique parmi les Centres nationaux de la grippe, car bon nombre d’entre eux s’occupent essentiellement et systématiquement des virus de la grippe saisonnière, tandis que le dispositif de traçabilité concerne expressément les échantillons de virus pouvant donner lieu à une pandémie. Par conséquent, les Centres nationaux de la grippe sont, pour beaucoup, assez peu familiarisés avec cet outil au quotidien. Si les Centres collaborateurs de l’OMS recourent régulièrement à cet outil, les Centres nationaux de la grippe omettent généralement de comptabiliser les expéditions de Matériels biologiques PIP. Il semble que cela soit dû à une méconnaissance de la question ; une formation à l’utilisation du dispositif de traçabilité des virus grippaux pourrait permettre de remédier à ce problème. Le dispositif est un outil en ligne, publiquement accessible, qui permet de suivre en temps réel les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie à destination, au sein et en provenance, du réseau du GISRS.1 Ces informations permettent à l’OMS d’identifier les usagers du GISRS qui sont susceptibles de signer un Accord SMTA 2 ; aux États Membres de voir comment sont utilisés les virus qu’ils échangent ; et aux autres parties prenantes de visualiser comment le GISRS renforce la préparation en cas de grippe pandémique. Le système repose sur la notification régulière du transfert et de la réception des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie par les laboratoires affiliés au GISRS. 1 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 19 septembre 2016), section 5.3.1. 158 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Il est indispensable de savoir qui reçoit des virus grippaux tant pour l’aspect « partage des avantages » que pour l’objectif de transparence du Cadre PIP. Avant l’entrée en vigueur du système de traçabilité, les États Membres ne disposaient d’aucun outil les informant des modalités de transmission des virus qu’ils échangeaient. Le dispositif contient plus de 1000 fichiers de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie et plus de 1100 enregistrements d’expéditions, représentant 19 sous-types de virus grippaux. 1 Les transactions sont censées être enregistrées deux fois, au moment de l’expédition des échantillons et à leur réception. Or dans la pratique, bon nombre de Centres nationaux de la grippe n’enregistrent pas les produits sortants, laissant aux Centres collaborateurs de l’OMS le soin de saisir rétroactivement cette information. Cette pratique nuit fortement à la protection de l’intégrité de données et augmente la charge de travail qui incombe aux Centres collaborateurs. Lors des discussions avec les laboratoires affiliés au GISRS, le Groupe d’examen s’est rendu compte que l’une des raisons importantes de cet échec tenait au manque de connaissance que les Centres nationaux de la grippe avaient du dispositif et au fait qu’ils ne savaient à quel moment l’utiliser. Les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie représentent une part relativement faible de l’ensemble des échantillons de virus grippaux échangés si bien que les modalités concernant ces virus en particulier, comme le dispositif de traçabilité des virus grippaux, ne sont pas systématiques pour bon nombre d’entre eux. Recommandations : Échange des virus 6. Le Groupe d’examen se félicite de l’étude que le secrétariat du Cadre PIP a conduite sur les raisons du recul récemment enregistré dans l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine. Le Groupe consultatif devrait, en priorité, donner suite aux résultats de cette étude afin de veiller à ce que l’échange de tous les virus s’effectue en temps utile. 7. Vu le recul récemment observé dans l’échange des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine, l’OMS devrait continuer à fournir des orientations techniques opérationnelles et à proposer une formation aux Centres nationaux de la grippe de manière à ce qu’ils soient pleinement conscients du rôle qui leur incombe en application des dispositions du SMTA 1, de l’utilisation efficace du dispositif de traçabilité des virus grippaux et de l’importance que revêt l’échange pertinent de tous les Matériels biologiques PIP et des données sur les séquences génétiques. 8. L’OMS devrait fournir des éclaircissements à tous les laboratoires affiliés au GISRS quant à l’interprétation à donner aux termes « dans les meilleurs délais » et « dans la mesure du possible », en ce qui concerne l’échange de Matériels biologiques PIP pour tous les cas de grippe due au virus A(H5N1) et à d’autres virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine (section 5.1.1 du Cadre PIP). 9. Si les données sur les séquences génétiques ne se substituent pas intégralement aux virus physiques, lorsqu’il n’est pas possible d’envoyer rapidement des Matériels biologiques PIP, il y aurait lieu d’échanger immédiatement les données sur les séquences génétiques, pour autant qu’elles soient disponibles. 1 Dispositif de traçabilité des virus grippaux [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (https://extranet.who.int/ivtm/, consulté le 10 juin 2016). ANNEXE 8 159 10. Le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe devrait resserrer ses contacts avec les laboratoires affiliés ou non au GISRS ainsi qu’avec les autres réseaux, et renforcer les processus entre ces entités. 11. L’OMS, le GISRS, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé animale, l’OFFLU et d’autres entités devraient établir de concert des orientations à l’intention du GISRS et des laboratoires animaliers de manière à resserrer leurs liens et à intensifier la surveillance des virus grippaux ainsi que l’évaluation des risques au niveau de l’interface entre l’animal et l’homme. 160 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Chapitre 5. Données sur les séquences génétiques Principales conclusions Conclusion 28 : En raison de la complexité du traitement des données sur les séquences génétiques (DSG) dans le contexte du Cadre PIP, celles-ci n’ont pas été incluses dans la définition des Matériels biologiques PIP dans la section 4.1. Or, en raison des développements technologiques, les DSG sont de plus en plus susceptibles de fournir des informations supplémentaires essentielles et, dans certains cas, de remplacer les échantillons physiques lors de l’évaluation du risque pandémique et de la mise au point de produits commerciaux. De nombreuses séquences de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine font déjà l’objet d’échanges ; ce qui n’est pas clair actuellement dans le Cadre PIP, c’est la façon dont l’échange de DSG devrait déclencher le partage des avantages, et quel devrait être le déclencheur. C’est pourquoi, il est urgent de clarifier le traitement des DSG dans le contexte du Cadre PIP pour faire en sorte qu’il soit régi par les mêmes principes que l’échange de Matériels biologiques PIP. Conclusion 29 : Le libellé de la section 9, annexe 4, du Cadre PIP peut prêter à confusion, car on peut comprendre que les laboratoires du GISRS de l’OMS doivent soumettre les données sur les séquences génétiques à la fois à la base de données de la Global Initiative on Sharing All Influenza Data (GISAID) (EpiFluTM) et à la GenBank, et ne peuvent le faire à une seule base de données s’ils le souhaitent. Conclusion 30 : Le Groupe consultatif a réalisé des progrès intéressants en ce qui concerne l’examen des méthodes possibles de traitement des DSG dans le contexte du Cadre PIP, ainsi que l’avaient demandé les États Membres à la section 5.2.4.1 L’un des principaux problèmes a été le manque d’accord sur les éléments à suivre. Faut-il suivre l’accès aux DSG ou les produits commerciaux mis au point au moyen des DSG ? La transparence aussi bien dans l’échange que dans la traçabilité des DSG est importante pour identifier tout avantage dérivé à partager. Conclusion 31 : Les avis divergent parmi les partenaires impliqués dans les discussions au sujet du traitement des DSG quant au fonctionnement idéal d’un système de suivi et de traçabilité. Il est ressorti clairement des entretiens qu’a eus le Groupe d’examen et des discussions plus larges qu’il subsiste une certaine confusion quant aux options pour les méthodes futures d’échange des données et de fonctionnement. Conclusion 32 : Les Centres collaborateurs de l’OMS ont un rôle essentiel à jouer dans la collecte des DSG sur les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine à travers le GISRS. Leur connaissance de la réalité concrète de l’échange des DSG via le GISRS sera déterminante pour l’avenir des délibérations en cours concernant le traitement optimal des DSG dans le contexte du Cadre PIP. Conclusion 33 : Il est très important pour le GISRS d’avoir accès à des bases de données durables pour permettre le téléchargement et l’échange rapide des données sur les séquences, s’agissant par exemple de la communication rapide par la Chine de données relatives au virus grippal A(H7N9). 1 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), paragraphe 53. ANNEXE 8 161 5.1 Vue d’ensemble Les DSG sont importantes pour la surveillance et l’évaluation des risques, car les séquences peuvent révéler des changements génétiques spécifiques dans les virus grippaux circulants qui ont été associés à une pathogénicité et à une transmission interhumaine. Les DSG sont également utilisées pour étudier l’évolution du virus grippal, et des segments de DSG peuvent être utilisés pour concevoir des amorces et des sondes de diagnostic. Si les DSG ne peuvent entièrement se substituer aux échantillons physiques de virus dans de nombreux domaines, tels que le développement de produits (essentiellement en raison des exigences réglementaires), elles sont de plus en plus utilisées pour mettre au point de nouveaux types de vaccins sans qu’il soit nécessaire d’avoir recours au virus lui-même. Les DSG et les matériels physiques sont traités différemment dans le Cadre PIP (voir la Figure 5.1). Les DSG ne figurent pas dans la définition des Matériels biologiques PIP de la section 4.1 et il n’existe pas de mécanisme (déclencheur) pour actionner l’exigence du partage des avantages dérivant des DSG. Il y a donc discordance entre la façon dont le Cadre PIP traite les DSG et la réalité de leur utilisation par les scientifiques. Cette discordance, si elle n’est pas résolue rapidement, pourrait menacer la pertinence du Cadre PIP étant donné que l’échange de DSG échappe en grande partie aux règles de l’échange de virus et du partage des avantages du Cadre PIP. Les attentes concernant l’échange de DSG des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine sont exposées dans l’annexe 5 du Cadre PIP. Le mandat de base des Centres collaborateurs de l’OMS stipule qu’ils doivent « introduire les séquences disponibles des gènes de l’hémagglutinine, de la neuraminidase et autres séquences géniques des virus A(H5) et des autres virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie dans une base de données accessible au public, dans les meilleurs délais et pas plus de trois mois après avoir terminé le séquençage ». Les principales bases de données sur les séquences génétiques qui conservent des données sur les séquences génétiques de virus grippaux sont : la base de données EpiFluTM du GISAID,1 la GenBank, l’European Nucleotide Archive (ENA),2 la DNA Data Bank of Japan (DDBJ)3 (la GenBank, l’ENA et la DDBJ participent à l’International Nucleotide Sequence Database Collaboration (INSDC)), 4 l’OpenFluDB5 et l’Influenza Research Database (IRD).6 Les États Membres et les laboratoires du GISRS peuvent choisir la ou les bases de données qu’ils souhaitent utiliser. Cependant, une ambiguïté subsiste dans le libellé du Cadre PIP (annexe 4, section 9) quant à savoir si les laboratoires du GISRS de l’OMS doivent soumettre les séquences génétiques à la fois à la base de données du GISAID (EpifluTM) et à la base de données GenBank, ou à une seule base de donnée s’ils le souhaitent : les principes directeurs pour l’élaboration du mandat des laboratoires 1 EpiFluTM Database. Dans : GISAID [site Web]. Bonn: GISAID; 2016 (http://platform.gisaid.org/epi3/frontend#13da29, consulté le 29 septembre 2016). 2 European Nucleotide Archive. Dans : European Nucleotide Archive [site Web]. Hinxton, UK: European Bioinformatics Institute (EMBL-EBI); 2016 (https://www.ebi.ac.uk/ena, consulté le 29 septembre 2016). 3 Introduction of DDBJ. Dans : DNA Data Bank of Japan [site Web]. Shizuoka: DNA Data Bank of Japan; 2016 (http://www.ddbj.nig.ac.jp/intro-e.html, consulté le 29 septembre 2016). 4 International Nucleotide Sequence Database Collaboration. Dans : INSDC [site Web]. Hinxton, UK: INSDC; 2016 (http://www.insdc.org/, consulté le 29 septembre 2016). 5 OpenFlu Database. Dans : OpenFlu [site Web]. Lausanne: Swiss Institute of Bioinformatics; 2016 (http://openflu.vital-it.ch/browse.php, consulté le 29 septembre 2016). 6 Influenza Research Database. Dans : Influenza Research Database [site Web]. Washington, DC: Influenza Research Database; 2016 (https://www.fludb.org/brc/home.spg?decorator=influenza, consulté le 29 septembre 2016). 162 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ du GISRS stipulent que « les laboratoires du GISRS de l’OMS soumettront les données relatives au séquençage génétique à la Global Initiative on Sharing All Influenza Data (GISAID) et à la GenBank ou à des bases de données du même type en temps voulu conformément à l’Accord type sur le transfert de Matériels ». Les Centres collaborateurs de l’OMS assurent la surveillance scientifique et, comme l’a fait observer le Groupe consultatif en octobre 2014, la plupart des laboratoires du GISRS utilisent le GISAID.1 Si le dispositif de traçabilité des virus grippaux permet de suivre l’échange de Matériels biologiques PIP, ce qui se traduit par la signature de SMTA 2, il n’y a pas de suivi équivalent (et donc actuellement aucun dispositif de partage des avantages) pour les DSG. Cela veut dire que les séquences qui sont échangées ne font pas l’objet d’un suivi dans le dispositif de traçabilité des virus grippaux et que les avantages de cet échange de séquences ne sont pas couverts au titre d’un SMTA 2. En se mettant d’accord sur le Cadre PIP (section 5.2.4), les États Membres, conscients qu’un travail plus approfondi était nécessaire, ont prié « le Directeur général de consulter le Groupe consultatif sur la meilleure procédure à suivre pour examiner plus avant et résoudre les questions liées à l’utilisation » des DSG dans le cadre du dispositif de traçabilité des virus grippaux. Depuis juin 2013, le Groupe consultatif mène des activités techniques visant à mieux comprendre les questions relatives aux données sur les séquences génétiques afin de conseiller le Directeur général. 1 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic influenza preparedness (PIP) Framework Advisory Group, 21-24 October 2014, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/oct2014_mr_consolidated.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), paragraphe 29. ANNEXE 8 163 Fi gu re 5 .1 . É ch an ge d es é ch an til lo ns p hy si qu es (M at ér ie ls b io lo gi qu es P IP ) e t d es d on né es su r le s s éq ue nc es g én ét iq ue s d an s l e co nt ex te d u C ad re P IP G IS R S Les DSG et les Matériels biologiques PIP sont utilisés pour  Ou til s d iag no st iq ue s  Re ch er ch e  Vi ru s v ac cin au x d e s yn th ès e ca nd id at s Le s r es tri cti on s r ég lem en ta ire s et lié es à la b ios éc ur ité so nt su sc ep tib les d ’êt re m oin s str ict es , r en da nt l’é ch an ge d e DS G so uv en t p lus fa cil e et p lus ra pid e qu e po ur le s M at ér iel s bio log iqu es P IP . Pe uv en t tr av er se r d es fr on tiè re s na tio na les e t d on c ê tre so um is à de s r es tri cti on s à l’i m po rta tio n et à l’e xp or ta tio n ou a ut re s r es tri cti on s ré gle m en ta ire s. Le s q ue sti on s d e bio sé cu rit é pe uv en t é ga lem en t re ta rd er le tr an sp or t d es éc ha nt illo ns . Le m éc an ism e d e t ra ça bil ité de s d on né es su r le s s éq ue nc es gé né tiq ue s d es vir us gr ipp au x s us ce pti ble s d e d on ne r li eu à un e p an dé mi e n ’es t p ou r l’in sta nt pa s p ré cis é d an s l e C ad re P IP . L e s uiv i p ou rra it s e f air e a u p oin t d’a cc ès pa r le s b as es de do nn ée s* ou da ns le ca dr e d e l ’ut ilis ati on de D SG da ns le s p ro du its . S i la co ntr ibu tio n d e p ar ten ar iat co mp re nd l’a cc ès au x DS G du G IS RS , la to tal ité de s a va nta ge s q ui po ur ra ien t r és ult er de s éc ha ng es de D SG n’ a p as ét é d éfi nie . S i la dé fin itio n d es M até rie ls bio log iqu es P IP de va it i nc lur e l es D SG , le pa rta ge de ce lle s-c i p ou rra it do nn er lie u à un ac co rd de ty pe S MT A 2. Su ivi da ns le ca dr e d u dis po sit if d e t ra ça bil ité de s vir us gr ipp au x ( IV TM ), qu i pe ut aid er à ide nti fie r le s en tité s s us ce pti ble s d e sig ne r u n S MT A 2. * L a ba se d e do nn ée s E piF luT M d u GI SA ID p eu t p er m et tre d e su ivr e l’a cc ès a ux D SG en o bli ge an t le s u tili sa te ur s à se co nn ec te r. MB P IP : Ma tér iel s b iol og iqu es P IP (é ch an till on s p hy siq ue s). DS G : d on né es su r le s s éq ue nc es gé né tiq ue s. Ét at s M em br es É ch an ge de s vi ru s DS G MB P IP Sé qu en ça ge Tr an sp or té s u ni qu em en t e nt re la bo ra to ire s Pe uv en t ê tre st oc ké es da ns de s b as es de do nn ée s o u en vo yé es él ec tro niq ue me nt pa r c ou rri el ou pu bli ca tio ns DS G MB P IP  Vi ru s v ac cin au x c an di da ts  Év alu at io n de s r isq ue s  Va cc in s  An tiv ira ux 164 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 5.2 Action du Groupe consultatif en matière de données sur les séquences génétiques L’action du Groupe consultatif sur les DSG remonte à juin 2013 lorsque le GISAID a demandé une clarification sur l’utilisation des données sur les séquences génétiques de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine dans le contexte du Cadre PIP.1 En octobre 2013, le Groupe consultatif a créé le groupe de travail d’experts techniques chargé de la question des données sur les séquences génétiques (TEWG) avec pour mandat d’évaluer les répercussions sur le plan scientifique, technique, opérationnel et de la propriété intellectuelle ainsi que toute autre répercussion importante du passage des virus physiques aux données sur les séquences génétiques des virus susceptibles de donner lieu à une pandémie.2 Le groupe de travail a publié son rapport final en octobre 2014, examinant l’utilisation actuelle des données sur les séquences génétiques, les questions de réglementation et de propriété intellectuelle susceptibles de se poser, la faisabilité du suivi et de la localisation des données sur les séquences génétiques et les répercussions en termes de sûreté et de sécurité biologiques.3 Il est apparu en particulier qu’un système de partage équitable des avantages dérivés des DSG devrait prendre en compte les caractéristiques uniques de ces données et la façon dont elles sont mises en commun. Un partage rapide et aisé des DSG s’impose donc pour l’évaluation des risques en temps voulu, la recherche scientifique et le développement de produits, et le groupe de travail a reconnu qu’il était important qu’un dispositif de partage des avantages ne ralentisse pas l’échange de données sur les séquences génétiques.4 Après avoir examiné le rapport du TEWG et consulté les fournisseurs de bases de données et autres parties prenantes, en octobre 2014, le Groupe consultatif a formulé une recommandation à l’intention du Directeur général sur la meilleure procédure à suivre pour examiner plus avant et résoudre les questions liées au traitement des données sur les séquences génétiques des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine dans le contexte du Cadre PIP. Le Groupe consultatif a recommandé un processus pour identifier les caractéristiques optimales d’un système d’utilisation des données sur les séquences génétiques des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine dans le contexte du Cadre PIP. À cette fin, le Groupe consultatif : 1) a créé un second groupe d’experts, le groupe de travail technique sur l’échange de données sur les séquences génétiques, chargé d’envisager un système optimal d’échange de données ; et 2) a commandé un document envisageant les options possibles pour le partage des avantages.5 1 GSD Timeline, Process for handling Genetic Sequence Data under the PIP Framework. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/entity/influenza/ pip/advisory_group/GSD_timeline.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 2 PIP Framework Advisory Group, Technical Expert Working Group (TEWG) on Genetic Sequence Data. Final Report to the Advisory Group. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/ advisory_group/PIP_AG_Rev_Final_TEWG_Report_10_Oct_2014.pdf, consulté le 22 septembre 2016), page 2. 3 Ibid. 4 Ibid., page 3. 5 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 21-24 October 2014, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_ag_oct2014_meetingreport_final_7nov2014.pdf, consulté le 22 septembre 2016), paragraphe 32. ANNEXE 8 165 En juin 2016, le TEWG a publié son rapport final, qui identifiait les caractéristiques optimales d’un système d’échange de données et énumérait un certain nombre d’options pour chacune.1 Celles-ci couvraient, par exemple, les attentes concernant la soumission de données sur des séquences génétiques des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine ; la rapidité de la soumission ; la garantie de la qualité ; la complétude des métadonnées ; la facilité d’accès/ d’utilisation ; la sécurité du système et sa pérennité ; l’identification des sources ; et l’appui aux processus réglementaires. Le Groupe d’examen a entendu les préoccupations concernant l’ampleur et la profondeur de la collaboration avec les parties prenantes, en particulier les fournisseurs de bases de données, lors du processus du Groupe de travail. S’agissant du système de partage des avantages, le Groupe consultatif a prié le secrétariat du Cadre PIP de rédiger un document examinant des mécanismes de partage des avantages retirés des données sur les séquences génétiques des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine, en particulier des options pour suivre l’utilisation de ces données.2 Le document a identifié deux principaux types de suivi : en amont et en aval. Les systèmes de suivi en amont sont mis en œuvre au point d’accès et de distribution des données sur les séquences génétiques des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie (par exemple lorsqu’une séquence est téléchargée à partir d’une base de données).3 Le suivi en aval est quant à lui entrepris une fois que les données sur les séquences génétiques ont été échangées et utilisées pour la recherche et la mise au point de produits.4 À sa réunion d’avril 2016, sur la base des travaux accomplis jusque-là, le Groupe consultatif a examiné les principes essentiels sur lesquels devraient reposer un échange de virus et un partage des avantages équilibrés s’agissant des données sur les séquences génétiques.5 À sa réunion d’octobre2016, le Groupe consultatif a examiné une gamme d’outils opérationnels pour le traitement des données sur les séquences génétiques ainsi que la stratégie à suivre pour les prochaines étapes. Recommandations : Données sur les séquences génétiques 12. Le Directeur général devrait prier les États Membres d’envisager d’amender la définition des Matériels biologiques PIP figurant à la section 4.1 du Cadre PIP pour y inclure les données sur les séquences génétiques. 13. Le Directeur général devrait prier les États Membres d’envisager de clarifier la section 9 de l’annexe 4, actuellement libellée comme suit : « Les laboratoires du GISRS de l’OMS soumettront les données relatives au séquençage génétique à la Global Initiative on Sharing All Influenza Data (GISAID) et à la GenBank ou à des bases de données du même type en temps 1 PIP Framework Advisory Group, Technical Working Group (TWG) on the sharing of influenza genetic sequence data. Optimal Characteristics of an Influenza Genetic Sequence Data Sharing System under the PIP Framework. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/twg_doc.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 2 Best Process to Handle Genetic Sequence Data from Influenza Viruses with Human Pandemic Potential (IVPP GSD) under the PIP Framework, Options to monitor the use of genetic sequence data from influenza viruses with human pandemic potential (IVPP GSD) in end-products. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ advisory_group/gsdoptionspaper_revised.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 3 Ibid., page 4. 4 Ibid., page 6. 5 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), paragraphe 53. 166 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ voulu conformément à l’Accord type sur le transfert de Matériels », en modifiant le libellé comme suit : « Les laboratoires du GISRS de l’OMS soumettront les données relatives au séquençage génétique à une ou plusieurs bases de données publiquement accessibles de leur choix en temps voulu et conformément à l’Accord type sur le transfert de Matériels ». 14. Le Directeur général devrait prier les États Membres d’envisager d’actualiser et de corriger la déclaration figurant dans la section 5.2.2 du Cadre PIP, qui stipule actuellement : « Compte tenu de l’importance pour la santé publique d’une transparence accrue et d’un meilleur accès aux données sur les séquences génétiques virales et de la tendance à utiliser des bases de données du domaine public ou d’accès public telles que GenBank et/ou GISAID, respectivement ; », en modifiant le libellé comme suit : « Compte tenu de l’importance pour la santé publique d’une transparence accrue et d’un meilleur accès aux données sur les séquences génétiques des virus grippaux, et de l’utilisation qui est faite des bases de données du domaine public ou d’accès public telles que GenBank et/ou GISAID, respectivement ; ». 15. Il est très important que le Cadre PIP s’adapte aux évolutions technologiques et que le Groupe consultatif émette rapidement des recommandations visant à clarifier le traitement des données sur les séquences génétiques. Le Groupe consultatif devrait envisager de demander aux Centres collaborateurs de l’OMS de rendre compte de la façon dont les données sur les séquences génétiques sont effectivement traitées, en vue de fournir des informations sur les réalités opérationnelles du GISRS concernant l’acquisition, l’échange et l’utilisation de ces données, afin d’aider le Groupe consultatif à formuler des recommandations sur le traitement optimal des données sur les séquences génétiques dans le contexte du Cadre PIP. 16. Le Directeur général devrait s’assurer le concours des États Membres pour faire en sorte que les données sur les séquences génétiques des virus grippaux restent publiquement accessibles dans des bases de données durables afin de permettre l’échange rapide, exact et accessible de ces données pour l’évaluation des risques pandémiques et la riposte rapide. 17. Notant que les données sur les séquences génétiques peuvent être produites par de nombreuses entités en dehors du GISRS, et que les avis divergent sur le dispositif optimal de suivi et de traçabilité, le Groupe consultatif devrait envisager d’élargir et d’approfondir la collaboration avec toutes les parties prenantes. ANNEXE 8 167 Chapitre 6. Partage des avantages 6.1 Accord type sur le transfert de Matériels 2 Principales conclusions Conclusion 34 : À la date d’octobre 2016, quatre SMTA 2 avaient été signés avec des fabricants de vaccins, un avec un fabricant de produits diagnostiques, et 47 avec des établissements universitaires et de recherche.1,2 Ces accords ont permis l’accès à quelque 350 millions3 de doses de vaccin contre la grippe pandémique à livrer en temps réel au cours d’une pandémie de grippe. En outre, 2 millions4 de traitements antiviraux ont été garantis. Bien que certains établissements n’aient pas encore été contactés pour la signature d’un SMTA 2 et que des négociations soient en cours, le Groupe d’examen considère que des progrès satisfaisants ont été réalisés. Le secrétariat du Cadre PIP s’est concentré sur la conclusion d’Accords SMTA 2 avec les entreprises offrant les plus grands avantages – les accords signés jusqu’en octobre 2016 ont déjà amélioré de façon importante l’accès futur de l’OMS à des doses de vaccin antipandémique, aux antiviraux et à d’autres produits à distribuer aux pays qui en auraient besoin en cas de pandémie de grippe. Conclusion 35 : Des progrès satisfaisants concernant l’obtention de vaccins et d’antiviraux préqualifiés ont été accomplis dans le cadre de l’approche stratégique du secrétariat du Cadre PIP consistant à conclure en priorité des accords avec les grandes entreprises productrices de vaccins préqualifiés avant de passer aux négociations avec de petites et moyennes entreprises. Certains États Membres se sont demandé si l’investissement en personnel qu’exige la signature d’Accords SMTA 2 avec les petites et moyennes entreprises valait la peine compte tenu du volume additionnel relativement modeste de vaccins ou d’autres produits obtenu. Toutefois, le principe de justice et d’équité du Cadre PIP concernant le partage des avantages exige que tous les destinataires non GISRS de Matériels biologiques PIP signent un SMTA 2 avec l’OMS et offrent des avantages en fonction de leur nature et de leurs capacités. Ce principe est apprécié et l’OMS reconnaît l’importance qu’il y a à traiter les fabricants de manière équitable et à maintenir cet objectif même si le gain en produits additionnels obtenus est moindre. Le secrétariat du Cadre PIP a déjà fait des efforts considérables pour mettre les petites et moyennes entreprises au fait des avantages collatéraux existants, par exemple une meilleure compréhension des exigences du statut de préqualification par l’OMS. Le Groupe d’examen estime que le secrétariat du Cadre PIP devrait continuer, avec l’appui du Groupe consultatif, à prendre des mesures pour mieux préparer les entreprises aux négociations des Accords SMTA 2. 1 Accord type sur le transfert de Matériels 2 (SMTA 2). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/smta2_signed/en/, consulté le 19 octobre 2016). 2 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 3 Ibid. 4 Ibid. 168 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Conclusion 36 : La régularité et la qualité de la communication entre le secrétariat du Cadre PIP et les industriels et autres parties prenantes ont facilité la conclusion d’Accords SMTA 2. À plusieurs reprises, lorsque les négociations étaient compliquées ou n’avançaient plus, le secrétariat du Cadre PIP a appliqué avec succès l’approche par étapes recommandée par le Groupe consultatif pour progresser plus rapidement vers la conclusion d’accords.1 On a cependant l’impression que certaines entités qui seraient en mesure de le faire ne signent pas de SMTA 2. L’approche par étapes reconnait qu’un équilibre délicat doit être maintenu avec les entreprises qui ne facilitent pas l’aboutissement des négociations ; si ces fabricants se voient privés d’accès aux Matériels biologiques PIP, faute d’avoir signé un SMTA 2, cela pourrait être nuisible à la santé publique. Conclusion 37 : Bien que les Accords SMTA 2 aient été conçus pour être suffisamment larges pour tenir compte de toute une série d’engagements, à la date d’octobre 2016, aucune entreprise n’avait accepté d’effectuer de transfert de technologie. Cela est sans doute dû au fait que peu de fabricants susceptibles de signer un SMTA 2 disposent de technologies brevetées qui pourraient être mises à disposition moyennant licence par l’intermédiaire de l’OMS. Conclusion 38 : Les options offertes par le Cadre PIP concernant les engagements au titre des Accords SMTA 2 de la part des fabricants d’autres produits antipandémiques (par exemple produits diagnostiques, seringues, etc.) sont trop étroites et devraient comporter un plus large choix d’engagements, autres que les matériels diagnostiques qui pourraient ne pas être utiles lors d’une future pandémie de grippe. Conclusion 39 : En novembre 2013, à la demande de l’OMS, le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) a revu les politiques qu’il avait recommandées en 2007 pour la création et l’utilisation de stocks de vaccin contre la grippe A(H5N1) en cas de pandémie. Notant l’accès immédiat à la production de vaccins antipandémiques assuré par les Accords SMTA 2 dans le contexte du Cadre PIP et l’absence de changement dans l’épidémiologie mondiale de la grippe A(H5N1), entre autres facteurs, le SAGE a recommandé que l’OMS ne constitue plus de stocks de vaccins contre la grippe A(H5N1). Par contre, l’OMS devrait assurer l’accès immédiat aux vaccins antipandémiques dans le contexte du Cadre PIP.2,3 Cette décision n’est pas reflétée dans le Cadre PIP (section 6.9). Conclusion 40 : Les États Membres dotés de capacités nationales de production de vaccins antigrippaux doivent inclure les obligations qui incombent aux fabricants au titre du SMTA 2 dans leurs plans de riposte en cas de grippe pandémique. Il est essentiel que les États Membres fassent en sorte que les fabricants puissent remplir leurs obligations au titre du SMTA 2, à savoir de fournir à l’OMS un accès en temps réel aux vaccins antipandémiques et de permettre l’exportation de ces vaccins vers d’autres pays. 1 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework (PIPF) Advisory Group, 15-16 October 2015, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_meetingreport_october2015.pdf, consulté le 22 septembre 2015), paragraphe 8. 2 PIP Framework Advisory Group. Annual Report from the Advisory Group to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_annual_report_2014.pdf, consulté le 20 septembre 2016), section 3.5. 3 Organisation mondiale de la Santé. Réunion du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination, novembre 2013 – conclusions et recommandations. Relevé épidémiologique hebdomadaire. 2014;89:1-20 (http://www.who.int/wer/2014/wer8901.pdf, consulté le 16 septembre 2016), page 10. ANNEXE 8 169 Conclusion 41 : Pour faciliter les négociations d’Accords SMTA 2, le secrétariat du Cadre PIP a mis au point des outils1 qui définissent les exigences techniques, telles que la préqualification, les procédures d’exportation et les approbations réglementaires, à remplir par les signataires des SMTA 2. Conclusion 42 : L’OMS a publié un rapport concernant le passage rapide2 de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique et un cadre intérimaire (2013) de gestion du risque de grippe pandémique (PIRM) est en cours de finalisation. Les SMTA 2 garantissent la disponibilité et la prévisibilité de l’accès aux vaccins contre la grippe pandémique, aux antiviraux et aux autres produits en cas de pandémie. Ils sont valables jusqu’à la fin de la prochaine pandémie. Il y a trois catégories de SMTA 2, correspondant aux différents usagers des Matériels biologiques PIP : catégorie A : fabricants de vaccins et d’antiviraux ; catégorie B : fabricants d’autres produits tels que les kits de diagnostic ; et catégorie C : établissements universitaires et de recherche. Au titre des Accords SMTA 2 conclus pour la catégorie A, on s’attend à ce qu’un total de 350 millions3 de doses de vaccins antipandémiques issues d’une production en temps réel seront offertes en don ou réservées à l’achat par l’OMS à des prix abordables, ce qui représente 7 à 10 % de la capacité de production mondiale.4,5 En outre, 2 millions3 de traitements antiviraux ont été promis, et 8 millions d’autres réservés à l’achat par l’OMS à des prix abordables.6 Le fabricant Roche ne conclut pas de SMTA 2, car il n’utilise pas de Matériels biologiques PIP, mais, depuis 2005, il offre à titre bénévole des traitements antiviraux aux fins de la constitution d’un stock de riposte rapide de l’OMS. Le stock comptait en octobre 2016, selon les estimations, 5 millions de traitements Roche.7 Parmi les établissements universitaires et de recherche de la catégorie C qui ont conclu des SMTA 2, près de la moitié ont offert un avantage à l’OMS ; ces établissements sont invités à envisager, mais ne sont pas tenus d’offrir un avantage. Parmi ces offres, l’engagement le plus courant retenu jusqu’en octobre 2016 a été le partage des avantages dans les domaines de l’amélioration des moyens de surveillance et de laboratoire ; le secrétariat du Cadre PIP travaille avec les Centres collaborateurs et les bureaux régionaux de l’OMS à mettre en œuvre des offres de formation. 1 Frequently asked questions about Standard Material Transfer Agreements 2. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_ sharing/smta2_FAQs.pdf, consulté le 26 septembre 2016). 2 Influenza Vaccine Response during the Start of a Pandemic, rapport d’une consultation informelle de l’OMS organisée à Genève (Suisse), du 29 juin au 1er juillet 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/ 10665/207751/1/WHO_OHE_PED_GIP_2016.1_eng.pdf, consulté le 20 septembre 2016). 3 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 4 Partridge J, Kieny MP. Global production capacity of seasonal influenza vaccine in 2011. Vaccine. 2012;31:728-31. doi: 10.1016/j.vaccine.2012.10.111. 5 Pandemic Influenza Preparedness Framework Partnership Contribution 2013-2016, Gap Analyses. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2013 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pc_ga.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 6 Standard Material Transfer Agreement 2 between Glaxo Group Limited and WHO. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/ gsk_smta2_dec_2012.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 7 Supporting pandemic preparedness. Dans : Roche [site Web]. Bâle : Hoffman-La Roche; 2016 (http://www.roche.com/ content/sustainability/what_we_do/for_patients/access_to_healthcare/making_innovation_accessible/tamiflu_corpres.htm, consulté le 26 septembre 2016). 170 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Le premier accord SMTA 2 passé avec un fabricant de vaccins a été signé en octobre 2012. Au 23 septembre 2016, quatre fabricants de vaccins sur 32 avaient signé des SMTA 2, y compris deux grandes sociétés multinationales : GlaxoSmithKline (GSK) (qui produit également des antiviraux) et Sanofi Pasteur.1 Les deux autres signataires de SMTA 2 sont le Serum Institute of India (le principal fabricant d’un pays en développement) et le China National Biotec Group (CNBG), grande entreprise de biotechnologie chinoise. 2 Huit autres fabricants de vaccins ont officiellement soumis des propositions de partage des avantages et sont donc en négociations officielles.3 En cas de pandémie, une décision devra être prise pour que les fabricants de vaccins passent de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique (voir l’Encadré 6.1). Un SMTA 2 de catégorie B a été signé avec Quidel Corporation, et des négociations officielles sont en cours avec une société multinationale.4 Au total, 47 accords5 ont été signés avec des établissements universitaires et de recherche de la catégorie C. Encadré 6.1. Mécanismes de décision pour le passage de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique Les installations de production de vaccin antigrippal ne peuvent pas produire en même temps des vaccins antipandémiques et des vaccins saisonniers. Une fois que l’évaluation des risques a indiqué le début d’une pandémie de grippe, une décision doit être prise quant à savoir s’il faut passer de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique et comment, en invoquant les dispositions du SMTA 2. Une pandémie peut éclater dans une partie du monde alors qu’ailleurs la grippe saisonnière est encore en circulation et/ou les fabricants sont au milieu du cycle de production au titre des contrats qui les engagent pour la production de vaccins saisonniers.6 Les pays peuvent également être confrontés à une pandémie à différents moments et avec des degrés de gravité divers. Aussi la décision de passer à la production du vaccin antipandémique est-elle un processus complexe et dans lequel le temps joue un rôle important, exigeant l’interaction et la coopération de nombreuses organisations des secteurs public et privé, dont l’OMS, le GISRS, les industriels, les ministères de la santé, les fournisseurs de virus vaccinaux candidats et les organismes de réglementation.7 En juin-juillet 2015, l’OMS a tenu une consultation informelle afin d’élaborer une approche mondiale de la riposte vaccinale au début d’une pandémie de grippe fondée sur la gestion du risque et la coopération. Cette consultation a recensé plusieurs problèmes clés, dont les conséquences potentiellement graves pour la santé publique d’un passage trop précoce ou trop tardif à la production 1 Accord type sur le transfert de Matériels 2 (SMTA 2). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/smta2_signed/en/, consulté le 19 octobre 2016). 2 WHO concludes SMTA 2 with Chinese vaccine manufacturer CNBG. Pandemic Influenza Preparedness Framework eNewsletter [Internet]. July 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://us8.campaign- archive1.com/?u=c35eb4938c7246655f6384192&id=5b4741cf8b, consulté le 26 septembre 2016). 3 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 4 Ibid. 5 Ibid. 6 PIP Framework Advisory Group. Pandemic Influenza Preparedness Framework (“PIP Framework”) Advisory Group annual report to the Director-General under PIP Framework section 7.2.5, 2015 Annual Report. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_annual_report_2015.pdf, consulté le 20 septembre 2016), page 8. 7 Influenza Vaccine Response during the Start of a Pandemic, rapport d’une consultation informelle de l’OMS organisée à Genève (Suisse), du 29 juin au 1er juillet 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/ bitstream/10665/207751/1/WHO_OHE_PED_GIP_2016.1_eng.pdf, consulté le 19 septembre 2016). ANNEXE 8 171 du vaccin antipandémique.1 Une décision prématurée de stopper la production du vaccin saisonnier peut compromettre l’offre de vaccin saisonnier et accroître les décès dus à la grippe saisonnière. Une décision tardive peut retarder la riposte et accroître la gravité de la pandémie. Chaque stade d’un processus complexe de mise au point et de fabrication du vaccin présente un risque d’engorgement ou de retard, créant ainsi un « effet domino » susceptible de compromettre le passage rapide de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique. Par exemple, la mise au point de virus vaccinaux candidats, la production de réactifs, les essais cliniques, les approbations réglementaires et l’obtention de taux de production de vaccins suffisants sont autant d’étapes clés dans le calendrier de production des vaccins antipandémiques.2 Des accords d’achat à terme concurrents entre fabricants et gouvernements pour les vaccins saisonniers peuvent également se répercuter sur l’accès en temps réel aux vaccins de l’OMS au titre d’un SMTA 2 au début de la pandémie si les fabricants doivent d’abord remplir ces obligations contractuelles. Depuis la consultation de 2015, l’action s’est concentrée sur la finalisation d’un cadre opérationnel pour la riposte au moyen du vaccin antipandémique3 et la finalisation du cadre intérimaire PIRM 2013, qui portera également sur la riposte au moyen du vaccin antipandémique. En juillet 2016, s’est tenue une deuxième consultation informelle de l’OMS. Si les principaux résultats n’ont pas encore été publiés en octobre 2016, ils comportent une actualisation du cadre opérationnel pour la riposte au moyen du vaccin antipandémique, une recommandation visant à finaliser le cadre intérimaire PIRM, la formation de groupes de travail chargés de résorber les actuels goulets d’étranglement liés à la production et à la réglementation, la formation d’un groupe d’orientation chargé de recenser les principes essentiels de la décision du passage de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique, et une recommandation en faveur de la création d’un comité spécialisé, auquel participeraient des experts du GISRS, les industriels, la société civile et d’autres partenaires intéressés, afin de conseiller l’OMS en temps réel sur les problèmes pratiques que pose le passage de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique en cas de déclaration d’une pandémie ou de menace pandémique émergente. La stratégie de l’OMS pour les SMTA 2 de la catégorie A a consisté à se concentrer sur la garantie de l’accès aux vaccins antipandémiques produits par de grandes sociétés produisant des vaccins déjà préqualifiés par l’OMS. Pour garantir que les normes et les impératifs de sécurité sont respectés, les organisations des Nations Unies (telles que l’OMS et l’UNICEF) ne peuvent accepter que des vaccins préqualifiés. Le vaccin antipandémique ne pouvant être produit qu’au moment où une souche pandémique nouvelle arrive, toutes les entreprises désireuses de fournir le vaccin à l’OMS devront préqualifier leur nouveau vaccin. Si une entreprise a déjà auparavant préqualifié un vaccin antigrippal (soit saisonnier soit antipandémique), le temps nécessaire à la préqualification d’un nouveau vaccin antipandémique au moment d’une flambée sera généralement beaucoup plus court. C’est pourquoi le secrétariat du Cadre PIP encourage les entreprises à préqualifier un vaccin saisonnier ou un vaccin antipandémique fictif avant l’arrivée de la prochaine pandémie. À la date d’octobre 2016, sept4 fabricants de vaccins antigrippaux disposaient d’un vaccin préqualifié. Tous les signataires du SMTA 2 disposaient d’un vaccin préqualifié sauf le CNBG ; l’OMS était en discussion ou en négociation en vue de la conclusion d’un SMTA 2 avec les quatre autres fabricants de vaccins préqualifiés. À la date d’octobre 2016, les fabricants de vaccins chinois travaillaient tous à la préqualification de leurs vaccins saisonniers. 1 Ibid. 2 Ibid. 3 Ibid. 4 WHO Prequalified vaccines. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (https://extranet.who.int/gavi/PQ_Web/, consulté le 26 septembre 2016). 172 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Les négociations de SMTA 2 sont longues et complexes, impliquant du personnel ou des consultants à plein temps et, jusqu’ici, l’OMS est parvenue à accroître l’impact du partage des avantages au titre des SMTA 2 en se concentrant dans un premier temps sur les fabricants de vaccins les plus importants. Des efforts et des ressources supplémentaires, pour les voyages et les réunions techniques, par exemple, sont nécessaires pour finaliser les négociations avec les petits et moyens fabricants, car ceux-ci sont généralement moins au courant des exigences techniques au titre du SMTA 2, qui, pour eux, peut représenter un coût supplémentaire important. Si une société a produit des vaccins uniquement pour le marché intérieur, dans le cadre des négociations des SMTA 2, elle doit souvent être informée des conditions de préqualification par l’OMS, du processus d’achat de vaccins des Nations Unies, des exigences pour l’exportation de produits biologiques,1 des modalités d’étiquetage pour les marchés d’exportation, et de la nécessité d’obtenir une licence pour le vaccin sur le marché destinataire. À cette fin, l’OMS a mené un travail de communication comportant des séances d’information dans les entreprises afin d’améliorer les connaissances du SMTA 2 et des répercussions du partage des avantages.2 L’élaboration de lignes directrices et de protocoles pourrait aider les fabricants à faciliter le processus. D’autre part, les sociétés peuvent également communiquer directement avec les fonctionnaires techniques de l’équipe de préqualification de l’OMS, qui sont les mieux placés pour répondre aux questions concernant l’emballage et l’étiquetage, l’expédition, etc. Toutefois, il est difficile de voir comment le processus SMTA 2 peut être mené à bien beaucoup plus vite avec les petites entreprises compte tenu des complexités de celui-ci. Le secrétariat du Cadre PIP a contacté des fabricants de taille moyenne au niveau régional, car ces entreprises ont des profils et des problèmes communs. Les fabricants qui ont de petits volumes de production peuvent être confrontés à d’autres problèmes. Le coût d’obtention du statut de préqualification par l’OMS peut ne pas être perçu comme apportant des avantages quelconques si une entreprise ne prévoit pas d’exporter de vaccins antigrippaux, même si l’obtention de la préqualification par l’OMS peut lui ouvrir de nouveaux marchés. De plus, les fabricants nationaux au bénéfice de contrats de l’État représentant la totalité de leur capacité de production de vaccins devront déterminer comment réserver 10 % de leur production pour répondre aux exigences du SMTA 2. Par exemple, les partenaires contractuels gouvernementaux peuvent autoriser que 10 % du vaccin qui leur revient soit distribué à l’OMS, ou bien les sociétés devront peut-être augmenter leur production, ce qui est susceptible d’augmenter les coûts et les ressources pour certaines d’entre elles. Cela suggère la nécessité d’une plus grande flexibilité dans les engagements requis des petits et moyens fabricants. En ce qui concerne les sociétés de la catégorie B fabriquant des produits diagnostiques, l’OMS est confrontée à un problème supplémentaire, car le Cadre PIP limite l’option du don/de la réserve aux seuls kits de diagnostic. Étant donné qu’il n’y a aucune certitude quant au type de kits de diagnostic qui seront utiles dans une éventuelle pandémie de grippe, l’OMS risque de signer des SMTA 2 pour des produits dont on n’aura pas besoin. Des options supplémentaires de partage des avantages pourraient être proposées pour les sociétés de la catégorie B, comme l’offre de matériels antipandémiques auxiliaires (seringues, aiguilles, embouts, etc.), ainsi que de matériels nécessaires pour la surveillance, tels que les matériels de collecte et de traitement des échantillons, afin d’accroître les avantages pour cette catégorie. 1 PIP Framework Advisory Group. Annual Report from the Advisory Group to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_annual_report_2014.pdf, consulté le 20 septembre 2016), section 3.1. 2 Document EB138/21 du Conseil exécutif de l’OMS. Préparation en cas de grippe pandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages – Rapport du Secrétariat. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/EB138/B138_21-fr.pdf, consulté le 22 septembre 2016), paragraphe 15. ANNEXE 8 173 La nécessité d’un soutien technologique dans le contexte du Cadre PIP augmentera sans doute à la fin du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP) en novembre 2016 et il sera peut-être nécessaire alors d’explorer plus activement ces options plus larges. Quatre des sociétés soutenues par le GAP produisent actuellement des vaccins et cinq autres devraient disposer de capacités d’ici 2019, mais ces fabricants récents devraient avoir besoin d’un soutien technologique accru pour pérenniser leurs efforts.1 Depuis l’adoption du Cadre PIP, il y a eu quelques cas d’entreprises retardant la conclusion d’un SMTA 2 ou ne proposant pas d’engagements raisonnables de partage des avantages bien que recevant des Matériels biologiques PIP. En octobre 2015, face à des négociations qui ne progressaient pas assez rapidement, le Groupe consultatif a recommandé au Directeur général que, lorsque les fabricants engagés dans des négociations en vue de la conclusion d’un SMTA 2 soutiennent des positions manifestement déraisonnables, le secrétariat du Cadre PIP utilise une approche par étapes pour leur rappeler que l’accès aux Matériels biologiques PIP doit être suspendu pour les entités qui n’ont pas conclu de SMTA 2 avec l’OMS.2 L’approche par étapes commence par des communications formelles et informelles avec les industriels et les associations de fabricants, mais peut ensuite progresser vers un dialogue entre le secrétariat du Cadre PIP et les gouvernements hôtes et des interventions directes de hauts fonctionnaires de l’OMS auprès de la direction de l’entreprise. Compte tenu de l’impact potentiel sur la santé publique, ce n’est qu’en dernier ressort qu’une entreprise sera privée d’accès aux Matériels biologiques PIP si toutes les étapes sont franchies et si les négociations ne progressent toujours pas. L’approche par étapes a déjà facilité les négociations avec deux fabricants. Si l’on envisage l’avenir, il reste encore des lacunes considérables dans la communication à un plus large public des progrès accomplis grâce aux SMTA 2. Une meilleure communication concernant le partage des avantages et les processus connexes aiderait aussi à faire taire certaines critiques au sujet du système du SMTA 2, y compris la question des coûts croissants pour le secrétariat du Cadre PIP de la conclusion de SMTA 2, compte tenu du moindre retour sur investissement des accords conclus avec les petits et moyens fabricants et les non-fabricants. Recommandations : SMTA 2 18. Le secrétariat du Cadre PIP devrait mieux faire connaître les progrès accomplis et les réussites dans la conclusion des SMTA 2 en mettant mieux en lumière les raisons et la stratégie de fixation de priorités pour la conclusion de ces accords, et en clarifiant l’utilisation qu’il est prévu de faire des antiviraux, des vaccins et autres produits obtenus grâce à ces accords. 19. Le secrétariat du Cadre PIP devrait élaborer, pour examen par le Groupe consultatif et décision finale par les États Membres, une approche visant à inclure dans l’annexe 2 le versement de contributions financières, la collecte d’échantillons et le traitement de matériels comme options pour les engagements au titre des SMTA 2 pour la catégorie B. 20. Le Directeur général devrait envisager de demander aux États Membres de supprimer la section 6.9 du Cadre PIP sur les stocks de vaccins pour la préparation en cas de grippe pandémique puisque cette section n’a plus de raison d’être. 1 Grohmann G, Francis DP, Sokhey J, Robertson J. Challenges and successes for the grantees and the Technical Advisory Group of WHO’s influenza vaccine technology transfer initiative. Vaccine. Sous presse. doi: 10.1016/j.vaccine.2016.07.047. 2 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework (PIPF) Advisory Group: 15-16 October 2015, Geneva, Switzerland: Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_meetingreport_october2015.pdf, consulté le 22 septembre 2015), paragraphe 8. 174 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 21. Le Directeur général devrait prier les États Membres dotés de capacités nationales de production de vaccins de s’engager à autoriser les fabricants à livrer à l’OMS en temps réel les vaccins antipandémiques et autres produits garantis par l’OMS au titre des SMTA 2. 22. L’OMS devrait finaliser sans tarder et communiquer le cadre intérimaire de gestion du risque de grippe pandémique (PIRM), qui clarifiera la mise en œuvre du passage de la production du vaccin saisonnier à celle du vaccin antipandémique. 6.2 Recouvrement de la contribution de partenariat Principales conclusions Conclusion 43 : La participation de l’industrie à l’élaboration collective1 de la formule applicable à la contribution de partenariat a été favorablement accueillie et s’est traduite par le versement précoce de la contribution 2012 et un taux de recouvrement de 96 %2 de l’ensemble des fonds dus pour 2013 et 2014. Conclusion 44 : Le recouvrement de la contribution de partenariat reste cependant un défi constant, car toutes les entreprises ne versent pas leur contribution dans les délais voulus, et quelques-unes n’ont pas été versées dans leur intégralité. C’est préoccupant, car le mécanisme de la contribution de partenariat repose sur le plein respect de leurs obligations par tous les partenaires. Contrairement à un SMTA 2 contractuel, le système de la contribution de partenariat n’est pas juridiquement contraignant et l’OMS n’a pas à sa disposition de moyen autre qu’une négociation habile et l’embarras potentiel pour une entreprise de voir sa situation exposée publiquement. Toutefois, les États Membres ont signé le Cadre PIP et peuvent exiger de leurs entreprises qu’elles remplissent ces obligations. Conclusion 45 : Les points préoccupants qui pourraient influer de façon défavorable sur le processus de la contribution de partenariat ont été recensés. Certains représentants de l’industrie et des organisations de la société civile considèrent que toutes les entités en situation de verser des contributions ne le font pas toujours, ce qui crée un sentiment d’inégalité. Certaines sociétés (principalement les fabricants de produits diagnostiques) qui n’utilisent que rarement le GISRS, considèrent comme injuste d’être tenues d’apporter des contributions annuelles, même si les ventes de leur produit continuent à profiter de l’accès antérieur au réseau. 1 Partnership Contribution Standard Operating Procedures June 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/pc_collection_sop.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), page 5, annexe 2. 2 Calcul basé sur les données figurant dans le document Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/ 246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016). ANNEXE 8 175 Conclusion 46 : Plusieurs représentants de l’industrie ont souligné que la fluctuation du montant de la contribution de partenariat qu’ils sont invités à verser chaque année entraîne des difficultés budgétaires et qu’ils préféreraient verser un montant fixe.1 Conformément à la recommandation du Groupe consultatif d’avril 2016, l’industrie a entamé un processus de consultation afin de revoir la formule de la contribution de partenariat en collaborant avec tous les secteurs industriels concernés (vaccins, produits diagnostiques et produits pharmaceutiques) ainsi qu’avec le secrétariat du Cadre PIP.2 Conclusion 47 : Une étude des frais de fonctionnement du GISRS a été entreprise aux fins du présent examen : les estimations relatives à un échantillon de 41 laboratoires indiquent que les frais de fonctionnement totaux du GISRS ont sans doute augmenté depuis 2010 et devraient être estimés de façon plus précise (voir l’Encadré 6.2 et le Tableau 6.2). À la date de juillet 2016, 30 des 32 entreprises contributrices recensées en 2013 3 et 38 des 42 recensées en 20144 avaient versé leurs contributions de partenariat. Le Tableau 6.1 fait apparaître les fonds recouvrés à ce titre au 2 mars 2016. Le déficit indiqué pour 2015 s’explique principalement par la non-réception par l’OMS du versement d’un des principaux contributeurs à cette date. Tableau 6.1. Recouvrement de la contribution de partenariat (2012-2015) (au 2 mars 2016)1,2 2012 2013 2014 2015 Entités contactées 163 194 250 256 Réponses au questionnaire 43 89 102 90 Contributeurs recensés 24 32 42 39 Fonds reçus US $18 121 000 US $27 538 586 US $26 964 062 US $18 813 522 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2014. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015. 2 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016. Le recouvrement de la contribution de partenariat présente des difficultés tant pour l’industrie que pour l’OMS. Certaines entreprises ont du mal à verser leur contribution en une seule fois et sont donc autorisées à effectuer plusieurs versements.5 Les contributeurs se sont également dits préoccupés par le fait que les avis de recouvrement arrivent tardivement au cours de l’exercice, par les difficultés budgétaires qui découlent des fluctuations du montant de la contribution annuelle pour chaque 1 PIP Framework Review Group. Report of the Third Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness (PIP) Framework 2016 Review Group. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ 2016-review/meeting30march_1april.pdf, consulté le 4 octobre 2016). 2 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 3 Cent trente-huitième session du Conseil exécutif, point 8.2 de l’ordre du jour provisoire. Préparation en cas de grippe pandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages. Rapport du Secrétariat. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (EB138/21, http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/EB138/B138_21-fr.pdf, consulté le 22 octobre 2016), paragraphe 16. 4 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 5 2015 PIP Partnership Contribution (PC) Collection, Results as of 1 April 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/benefit_sharing/2015PCCollectionResults1APR2016.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016). 176 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ entreprise et de la poursuite de la prise en compte de l’année 2009 ainsi que des trois dernières années dans le calcul de la moyenne sur quatre ans.1,2 L’OMS constate qu’il n’est pas souvent répondu au questionnaire, les réponses venant de moins de la moitié des entités contactées. Les réponses arrivent souvent tardivement et ne comprennent pas toujours les informations nécessaires pour l’application de la formule, par exemple la sélection d’une marge ou tranche de fluctuation des ventes. Plus précisément, chaque entreprise est priée de se situer dans l’une des 23 tranches, sur la base du chiffre moyen des ventes annuelles de produits antigrippaux. Chaque tranche a été associée à un coefficient de pondération qui, allié à la somme des coefficients de toutes les entités, est nécessaire pour pouvoir calculer la formule de la contribution de partenariat de chaque entreprise. 3 Cela signifie que le secrétariat du Cadre PIP ne peut émettre d’avis de recouvrement tant qu’il n’a pas reçu les données nécessaires de toutes les organisations qui contribuent. Chaque année, on enregistre un problème de liquidités du fait que la date de recouvrement des contributions de partenariat n’est pas alignée sur le calendrier de décision et de mise en œuvre des plans d’activités pour la préparation en cas de grippe pandémique. Tout retard de versement par les contributeurs aggrave encore le problème.1 Par exemple, la mise en œuvre des plans de travail et la répartition des fonds reçus au titre de la contribution de partenariat 2016 ont dû être fractionnées, car plusieurs contributions de fabricants n’avaient pas été reçues fin 2015.4 En avril 2016, le Groupe consultatif a recommandé que le Directeur général étudie des mécanismes permettant d’avancer des fonds au secrétariat pour les projets de préparation sur la base des contributions prévues, et que le secrétariat du Cadre PIP continue d’étudier, en consultation avec l’industrie, la modification et la simplification du processus de recouvrement.5 En outre, le recouvrement des fonds au titre de la contribution de partenariat se faisant selon un cycle annuel, certains bureaux régionaux de l’OMS ont estimé que cela pouvait compliquer les efforts de pérennisation des programmes, conduisant certaines Régions à appeler à un financement/ou à des prévisions à plus long terme. Lorsque le Cadre PIP a été négocié, il a été décidé que le montant annuel total de la contribution de partenariat devrait être équivalent à 50 % des frais de fonctionnement du GISRS, sur la base des coûts de 2010 d’environ US $56,5 millions. 6 Cependant, il est également indiqué que les frais de fonctionnement « peuvent évoluer dans le temps et que la contribution évoluera en conséquence ».7 Le Groupe d’examen a demandé au secrétariat du Cadre PIP de procéder à une brève enquête sur les laboratoires du GISRS afin de déterminer les frais de fonctionnement estimatifs pour 2016, et dans quelle mesure ils peuvent avoir évolué depuis 2010 (voir l’Encadré 6.2). 1 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), paragraphe 34. 2 Pandemic Influenza Preparedness Framework: Distribution of Partnership Contribution among companies. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2013 (http://www.who.int/influenza/pip/pc_distribution.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016), section III B. 3 Ibid., pages 5 et 6. 4 Ibid., paragraphes 33 et 34. 5 Ibid., paragraphes 36 et 37. 6 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 24 septembre 2016), section 6.14.3, note de bas de page 1. 7 Ibid., section 6.14.3, note de bas de page 1. ANNEXE 8 177 Encadré 6.2. Enquête sur les frais de fonctionnement du GISRS, juin-septembre 2016 Le secrétariat a envoyé un questionnaire à tous les laboratoires du GISRS, y compris les Centres collaborateurs de l’OMS (6), les Centres nationaux de la grippe (143), les Laboratoires OMS de référence H5 (13) et les Laboratoires essentiels de réglementation (4), notant que certains laboratoires remplissent une double fonction.1 Seuls 41 laboratoires ont répondu et 19 seulement ont envoyé un ensemble de données complet. Les données fournies présentaient certaines limites qui rendaient l’analyse difficile ; il convient de noter que pour la plupart des réponses, il s’agit uniquement d’estimations de coûts, que les données sont souvent incomplètes et que, dans certains cas, la validité/l’exactitude des données doivent être vérifiées. Le coût estimatif de 41 laboratoires seulement s’élevait au total à US $39 millions, ce qui indique que le montant total des frais de fonctionnement du GISRS dépasse sans doute l’estimation de US $56,5 millions de 2010. Étant donné que les Laboratoires essentiels de réglementation de l’OMS font payer leurs services, il a été décidé que leurs frais ne seraient pas pris en compte dans cette estimation. Les frais de fonctionnement étant différents pour les Centres collaborateurs de l’OMS, les Centres nationaux de la grippe et les Laboratoires OMS de référence H5, ils ont été regroupés séparément. Les frais ont ensuite été exprimés en coût moyen par laboratoire (voir le Tableau 6.2) pour chaque catégorie et les frais de fonctionnement totaux pour 2016 calculés de façon approximative pour chaque catégorie, puis combinés pour parvenir à un montant estimatif total de US $122 millions. Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les frais de fonctionnement du GISRS ont augmenté depuis 2010. La première estimation reposait sur peu d’informations et seulement quelques établissements, et ne tenait pas compte de tous les frais de fonctionnement, par exemple, les frais associés à la formation, à l’accréditation, à l’eau et l’électricité, à l’amortissement du matériel, et les contributions en nature n’étaient pas comprises. D’autre part, les laboratoires du GISRS sont plus nombreux aujourd’hui qu’en 2011. De plus, il est normal que les frais généraux et les salaires aient augmenté depuis cinq ou six ans. Les coûts pour l’industrie auront également augmenté dans le temps et si la contribution des États Membres aux laboratoires du GISRS constitue un investissement mondial et un avantage important, cette contribution varie et n’est pas égale entre les États Membres. 1 Secrétariat du Groupe d’examen du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. 178 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Tableau 6.2. Estimations préliminaires des frais de fonctionnement du GISRS, 20161 Établissement Nombre de laboratoires ayant répondu à l’enquête* Coût moyen par laboratoire (en US $) Nombre de laboratoires du GISRS Coût estimatif total (en US $) Centre collaborateur de l’OMS 4 10 875 769 5** 54 millions Centre national de la grippe 13 411 195 143 58 millions Laboratoire OMS de référence H5 2 737 000 14** 10 millions*** TOTAL 122 millions environ * Si 41 laboratoires ont répondu à l’enquête, 19 seulement ont fourni des ensembles de données complets et fiables ; les Laboratoires essentiels de réglementation de l’OMS ne sont pas compris. ** À noter que le Centre collaborateur de l’OMS chargé des études sur l’écologie de la grippe chez les animaux et les oiseaux a été ajouté au groupe des Laboratoires OMS de référence H5 pour calculer les moyennes, car ses frais sont nettement inférieurs à ceux des Centres collaborateurs de l’OMS travaillant sur les virus saisonniers et pandémiques, et semblables à ceux indiqués par un Laboratoire OMS de référence H5. *** L’ensemble de données est trop restreint pour être significatif et la moyenne risque d’être exagérée. Certains partenaires ont suggéré que la contribution de partenariat totale devrait être liée à des indicateurs économiques tels que le produit intérieur brut (PIB) du pays dans lequel le fabricant est basé. Les représentants de l’industrie travaillent sur certaines propositions de changement de la méthode de calcul de la contribution de partenariat pour en améliorer la stabilité et la prévisibilité et les soumettront à l’OMS. Recommandations : Recouvrement de la contribution de partenariat 23. Le Groupe consultatif devrait envisager d’actualiser l’estimation de 2010 des frais de fonctionnement/coûts d’exploitation du GISRS dans le cadre de la révision du calcul de la formule de la contribution de partenariat, en collaboration avec l’industrie, pour favoriser le versement ponctuel de la contribution et sa pérennisation en tant que mécanisme de financement pour la mise en œuvre du Cadre PIP. 24. Vu la réussite de l’approche par étapes recommandée par le Groupe consultatif pour la conclusion d’Accords SMTA 2, le Groupe consultatif devrait envisager de mettre au point une solution semblable par échelonnement face au non-versement, au versement tardif ou au versement incomplet de la contribution de partenariat. 1 Secrétariat du Groupe d’examen du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, données non publiées, octobre 2016. ANNEXE 8 179 6.3 Mise en œuvre de la contribution de partenariat Principales conclusions Conclusion 48 : Depuis que les fonds ont commencé à être distribués en 2014, l’application du mécanisme de partage des avantages lié à la contribution de partenariat a été transparente et alignée sur le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat 2013-2016, lequel a été prolongé jusqu’à 2017 suite à une recommandation du Groupe consultatif au Directeur général.1,2 Les ressources provenant de la contribution de partenariat ont permis aux pays d’élaborer des plans sur plusieurs années et ont favorisé un développement durable et significatif des capacités. Conclusion 49 : Le développement des capacités dans chaque domaine d’activité (Laboratoires et surveillance ; Charge de morbidité ; Renforcement des capacités de réglementation ; Planification pour le déploiement ; et Communication sur les risques) dans les pays prioritaires a commencé en 2014, les cibles devant maintenant être atteintes d’ici fin 2017. Des progrès satisfaisants ont généralement été accomplis même si certaines Régions ont été retardées par les changements d’orientation nécessaires en raison d’épidémies comme celles de maladie à virus Ebola et de maladie à virus Zika. Des progrès satisfaisants ont également été faits dans l’appui aux pays afin d’améliorer leur capacité de détecter et de surveiller des virus grippaux nouveaux, en matière d’études sur la charge de morbidité, de communication sur les risques et de renforcement des capacités de réglementation. Des retards ont été observés dans le domaine du déploiement et l’accent est désormais davantage mis sur les plans nationaux de déploiement. Conclusion 50 : Les dépenses ne suivant pas toujours le même rythme que le recouvrement, cela peut conduire à une perception erronée parmi les partenaires, à savoir soit que des fonds supplémentaires pour la préparation au titre de la contribution de partenariat ne sont pas nécessaires, soit que les plans de travail ne sont pas mis en œuvre conformément aux calendriers prévus. Cela risque d’entrainer une érosion de l’appui parmi les entités qui versent des contributions de partenariat et le refus de verser de nouvelles contributions. Conclusion 51 : Le secrétariat du Cadre PIP communique régulièrement au sujet des réalisations et des difficultés dans la mise en œuvre de la contribution de partenariat. Néanmoins, les partenaires soulèvent régulièrement des questions spécifiques auprès de l’OMS concernant : 1) leur insatisfaction du fait que des fonds au titre de la contribution de partenariat continuent d’être recouvrés alors que les fonds destinés à la riposte sont encore intacts, ce qui semble indiquer un manque de compréhension du fait qu’il s’agit d’un fonds d’urgence pour permettre une riposte rapide dès le début d’une pandémie et que le montant du fonds de riposte est bien inférieur à ce qui serait nécessaire en cas de pandémie ; 2) la base sur laquelle les pays bénéficiaires prioritaires sont choisis, même si les critères et le processus de sélection ont été publiés,1 encore que cela pourrait indiquer le désir de certains pays de figurer sur la liste ; et 3) un manque de compréhension de la façon dont les fonds reçus au titre de la contribution de partenariat développent les capacités des pays à mieux se préparer à la grippe pandémique. 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Implementation Plan 2013-2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 20 septembre 2016), p. 9-11. 2 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), paragraphe 45. 180 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Conclusion 52 : La deuxième analyse GAP (Évaluation des lacunes et des besoins, ainsi que l’analyse AFOM (atouts, faiblesses, opportunités et menaces)) de la contribution de partenariat, qui doit être effectuée par le secrétariat du Cadre PIP, sera prise en compte pour établir la proposition présentée par le Directeur général au Conseil exécutif quant à la répartition proportionnelle des fonds recueillis au titre de la contribution de partenariat entre préparation et riposte, ce rapport étant actuellement de 70/30. Conclusion 53 : L’industrie et les États Membres restent très désireux de comprendre le processus de décision pour la mise en œuvre de la contribution de partenariat, et de fournir des informations selon les besoins. Les bureaux régionaux de l’OMS, eux aussi, ont demandé que les parties appelées à mettre en œuvre la contribution de partenariat aient la possibilité d’examiner les enseignements tirés de l’expérience et aimeraient participer davantage à la planification, à la mise en œuvre et au suivi. Il convient de noter toutefois que les bureaux régionaux de l’OMS sont invités à participer à toutes les réunions du Groupe consultatif. Conclusion 54 : Les domaines d’activité pour la mise en œuvre de la contribution de partenariat, notamment les études sur la charge de morbidité, les moyens de réglementation et la planification pour le déploiement, sont fondamentaux pour l’introduction de programmes relatifs au vaccin antigrippal saisonnier qui, à leur tour, constituent des fondements importants pour la préparation en cas de pandémie. Conclusion 55 : Plusieurs bureaux régionaux de l’OMS ont soulevé la question du financement limité disponible au titre du Cadre PIP pour les dépenses de personnel qu’implique la mise en œuvre des activités connexes. Le principe de fonctionnement actuel est le suivant : le pourcentage réservé aux dépenses de personnel de l’OMS devrait être maintenu aussi bas que possible pour faire en sorte qu’un montant maximum de fonds obtenus au titre de la contribution de partenariat puisse aller aux activités mises en œuvre par les pays. D’autres sources de fonds pourraient être mobilisées pour contribuer à couvrir les dépenses de personnel, et le Cadre PIP (section 6.14.3.1) encourage d’autres donateurs d’une manière générale à verser des fonds supplémentaires. Les fonds mobilisés par le recouvrement de la contribution de partenariat sont alloués et dépensés conformément aux décisions prises par les États Membres par l’intermédiaire du Conseil exécutif de l’OMS. Un montant ne dépassant pas 10 % des contributions totales est alloué au financement du fonctionnement du secrétariat du Cadre PIP, qui gère la mise en œuvre du Cadre.1 Le solde est ensuite réparti proportionnellement selon un rapport 70/30 2 entre les activités de préparation en cas de pandémie et la riposte PIP, les coûts indirects de l’appui administratif de l’OMS étant identifiés de façon transparente en tant que dépenses d’appui au programme (PSC). Un récapitulatif des allocations totales concernant la contribution de partenariat de 2012 à 2015 figure au Tableau 6.3 (au 30 juin 2016). 1 Ibid., page 6. 2 Guiding Principles for use of PIP Partnership Contribution « Response » Funds. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/guiding_principles_ pc_response_funds.pdf?ua=1, consulté le 21 septembre 2016), paragraphe 2.b). ANNEXE 8 181 Tableau 6.3. Allocations totales au titre de la contribution de partenariat (2012-2015*) (au 30 juin 2016)1 Total des fonds reçus au titre de la contribution de partenariat Allocations Préparation** Riposte Secrétariat du Cadre PIP Dépenses d’appui au programme US $92 800 499 US $51 738 331 US $23 416 948 US $8 212 433 US $9 432 786 * Année de mise en recouvrement. ** Comprend les fonds non encore alloués à des activités particulières de préparation. 1 Partnership Contribution Implementation Portal, Budget 2012-2016. Dans : Organisation mondiale de la Santé (https://extranet.who.int/pip-pc-implementation/). Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016. 6.3.1 Riposte Les fonds destinés à des activités de riposte sont déposés sur un compte de réserve et s’accumulent dans le temps, de sorte que l’OMS peut immédiatement disposer de ressources financières au moment de l’éclatement d’une pandémie. Un ensemble de principes directeurs a été élaboré par le Groupe consultatif en consultation avec l’industrie et d’autres partenaires, sur lequel le Directeur général peut s’appuyer pour décider de l’utilisation des fonds de riposte.1 Par exemple, il est prévu que des fonds seront nécessaires pour distribuer les vaccins contre la grippe pandémique offerts en don à travers les SMTA 2 et se procurer les produits supplémentaires que les fabricants ont convenu de mettre à disposition à des prix abordables. 6.3.2 Préparation En vertu du plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat 2013-2016, les fonds destinés aux activités de préparation sont alloués dans cinq domaines d’activité : Laboratoires et surveillance ; Charge de morbidité ; Renforcement des capacités de réglementation ; Planification pour le déploiement ; et Communication sur les risques.2 Les activités que l’on choisit de soutenir dans ces cinq domaines sont directement liées aux conclusions des analyses GAP 2013, qui ont permis d’évaluer où le renforcement des capacités était le plus urgent pour renforcer la préparation mondiale en cas de pandémie.3 Pour chaque domaine d’activité, une liste de pays prioritaires a été établie ; les Régions ont été étroitement consultées pour le choix de ces pays et le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat du Cadre PIP 2013-2016 précise le processus de sélection des pays pour chaque domaine d’activité.4 Le renforcement des moyens de laboratoire et de surveillance devant recevoir la majorité des fonds recueillis au titre de la contribution de partenariat, un processus plus détaillé de sélection a été entrepris (voir l’Encadré 6.3). 1 Ibid. 2 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Implementation Plan 2013-2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 3 Pandemic Influenza Preparedness Framework Partnership Contribution 2013-2016 : Gap Analyses. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2013 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pc_ga.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 4 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Implementation Plan 2013-2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), pages 9-11. 182 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Encadré 6.3. Choix des pays appelés à bénéficier du renforcement des moyens de laboratoire et de surveillance1 Des listes régionales de pays prioritaires potentiels ont été établies moyennant une évaluation technique, pour chaque pays, des capacités de laboratoire et de surveillance spécifiques à la grippe, selon des facteurs recensés par le Groupe consultatif, à savoir : niveau de développement du pays ; mise en œuvre des principales capacités requises au titre du RSI (2005) ; besoins du pays en matière de surveillance épidémiologique et de surveillance en laboratoire de la grippe ; et vulnérabilité vis-à-vis du virus A(H5N1). Les bureaux régionaux de l’OMS ont affiné ces listes en tenant compte d’éléments supplémentaires, y compris : la situation politique des pays de la Région, notamment en déterminant si un pays est en situation d’urgence complexe ; le financement et les investissements de donateurs en cours dans un pays ; les capacités d’absorption du pays ; la population du pays ; la situation géographique du pays dans la Région/sous-région (notamment les États insulaires) ; le degré d’intérêt du pays/ministère de la santé pour un travail sur la grippe ; l’aptitude du pays à développer les capacités existantes afin de produire des données de surveillance de la grippe qui puissent être échangées avec les pays voisins. Les Régions ont classé les pays par ordre de priorité en fonction de leur aptitude à recevoir des fonds de la contribution de partenariat pour renforcer les capacités de détecter et suivre les flambées épidémiques de grippe, et à partager des informations sur la grippe, en particulier par l’intermédiaire du GISRS. Les listes de pays recommandés ont été adressées au Directeur général via le Groupe consultatif. En 2014, plus de 50 plans de travail ont été élaborés à l’échelle de l’OMS. Les premières tranches de financement ont été débloquées en avril 2014 et, à la date d’août 2014, quelque US $17,4 millions avaient été distribués au Siège de l’OMS, à ses bureaux régionaux et bureaux de pays pour mettre en œuvre des activités de préparation approuvées dans les cinq domaines.2 À la fin de 2015, le total des fonds distribués avait atteint environ US $31 millions, le renforcement des moyens de laboratoire et de surveillance représentant quelque 70 % de ce montant (voir la Figure 6.1).3 1 Ibid. 2 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 8. 3 Ibid., page 4. ANNEXE 8 183 Figure 6.1. Répartition des fonds destinés à la préparation par domaine d’activité (fin décembre 2015)1 Les fonds pour la préparation reçus au titre de la contribution de partenariat sont distribués sur la base des plans de travail approuvés et les dépenses (effectives) sont suivies et il en est rendu compte à l’échelle de l’OMS. Il est ainsi apparu que les dépenses n’avaient pas toujours atteint le niveau de la répartition des fonds. Sur les cinq domaines d’activité, la proportion de crédits distribués (telle qu’indiquée dans la Figure 6.1) qui avaient effectivement été dépensés à la fin de 2015 pour les différents domaines d’activité s’établissait comme suit : Laboratoires et surveillance (80 %) ; Charge de morbidité (76 %) ; Renforcement des capacités de réglementation (56 %) ; Planification pour le déploiement (44 %) ; et Communication sur les risques (85 %).2 Le taux de dépenses globales pour la préparation en 2014 et 2015 s’est élevé à 77 %.3 Bien que les cinq domaines d’activité aient orienté la mise en œuvre de la contribution de partenariat jusqu’ici, l’OMS reconnaît que des domaines d’activité supplémentaires pourraient s’avérer pertinents et que les pays à revenu faible ou intermédiaire ayant besoin d’un soutien au titre de la contribution de partenariat seront plus nombreux à l’avenir.4 Le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 65. 2 Ibid., page 67. 3 Ibid., page 65. 4 Ibid., page 52. Laboratoires et surveillance US $828 000 Renforcement des capacités de réglementation Communication sur les risques Planification pour le déploiement US $1 540 800 US $3 955 406 US $1 995 500 US $22 370 997 Charge de morbidité 184 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 2013-2016 a été prolongé jusqu’à fin 2017,1 le temps qu’une nouvelle analyse GAP soit effectuée pour passer en revue les progrès dans les domaines d’activité existants et pour définir des domaines futurs potentiels. Toutes ces informations serviront à l’élaboration d’un nouveau plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat de haut niveau. Dans le même temps, la répartition actuelle 70/302 des fonds reçus au titre de la contribution de partenariat entre préparation et riposte a également été maintenue pendant un an jusqu’à fin 2017 et sera si nécessaire révisée dans le nouveau plan en fonction des recommandations faites le cas échéant par le Directeur général et le Conseil exécutif de l’OMS, et ratifiées par les États Membres à l’Assemblée mondiale de la Santé de 2017. Les progrès accomplis dans la réalisation des cibles de mise en œuvre approuvées sont étroitement suivis tous les six mois au moyen d’un ensemble d’indicateurs pour chaque domaine d’activité afin d’enregistrer les progrès par rapport à la situation initiale.3 Les cibles fixées dans le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat 2013-2016 ont été reportées, avec le plan, à la fin de 2017.4 Une mise à jour détaillée sur la performance, mesurée au moyen des indicateurs, est publiée chaque année depuis 2014 par l’OMS dans un rapport annuel sur la contribution de partenariat.5,6 Un résumé des principales réalisations au titre des cinq domaines d’activité à la fin 2015 figure au Tableau 6.4. Les Tableaux 6.5 à 6.10 présentent les données pour chaque domaine d’activité. S’il existe des données plus récentes depuis 2016 pour certains de ces indicateurs, des périodes de notification différentes font que l’on ne dispose pas de données plus récentes qu’à fin 2015 pour tous les domaines d’activité ; c’est pourquoi, afin de faire apparaître les progrès dans chaque domaine d’activité sur la même période, les données utilisées ont été tirées du rapport annuel sur la contribution de partenariat 2015. 1 PIP Framework Advisory Group. Meeting of the Pandemic Influenza Preparedness Framework Advisory Group, 19-22 April 2016, Geneva, Switzerland. Report to the Director-General. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ag_april2016_MeetingRpt.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), paragraphe 45. 2 Cette répartition proportionnelle se fait une fois décomptés les 10 % des recettes totales perçues au titre de la contribution de partenariat qui sont alloués au secrétariat du Cadre PIP. 3 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 11. 4 Secrétariat du Cadre PIP, Organisation mondiale de la Santé, informations non publiées, octobre 2016. 5 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2014. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/161369/1/WHO_HSE_PED_GIP_PIP_2015.2_ eng.pdf?ua=1&ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 6 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). ANNEXE 8 185 Tableau 6.4. Principales réalisations en 2014 et 2015 dans les cinq domaines d’activité pour la préparation1 2014 2015 Renforcement des moyens de laboratoire et de surveillance2,3 21 indicateurs de capacité ont été définis afin de mesurer les progrès accomplis par rapport aux produits et réalisations. Des données de base ont été recueillies dans les 43 pays jugés prioritaires pour un appui dans ce domaine. Surveillance de la grippe établie et fonctionnelle sur la base des événements dans 12 des 43 pays prioritaires PIP. 128 pays dans le monde ont échangé des virus4 avec les Centres collaborateurs de l’OMS, les Laboratoires OMS de référence H5 et les Laboratoires essentiels de réglementation. 66 pays ont régulièrement notifié des données épidémiologiques à une plateforme régionale ou mondiale. 114 pays ont notifié régulièrement des données virologiques à une plateforme régionale ou mondiale. 103 pays ont participé au projet OMS d’évaluation externe de la qualité pour la détection du virus grippal de type A par amplification génique (EQAP), avec un résultat de 100 %. Charge de morbidité 7 pays ont participé à une formation pour apprendre à établir des estimations de la charge nationale de morbidité au moyen d’un nouveau manuel de l’OMS. 40 pays, dont 19 pays prioritaires PIP, estiment la charge de la grippe au moyen d’une méthodologie et grâce à un appui technique de l’OMS. 3 pays prioritaires PIP ont établi des estimations nationales fiables de la charge de la grippe.5 6 pays expérimentent l’outil OMS d’estimation de la charge économique. Renforcement des capacités de réglementation On a entamé la révision de la procédure d’examen accéléré pour faciliter l’octroi de licences pour les vaccins et antiviraux préqualifiés. La nouvelle procédure de collaboration pour l’évaluation et l’enregistrement national accéléré des produits pharmaceutiques et vaccins préqualifiés par l’OMS a été élaborée et approuvée par le Comité d’experts des spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques en octobre 2014. La procédure collective de l’OMS pour une approbation réglementaire accélérée des produits antigrippaux a été adoptée par 14 pays.6 14 des 16 pays prioritaires ont évalué leurs capacités de réglementation. 186 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 2014 2015 Planification pour le déploiement Des accords types entre l’OMS et les pays destinataires de produits antipandémiques ont été rédigés. L’outil PIPDEPLOY destiné à améliorer le déploiement des produits antigrippaux dans les pays a été mis au point. Communication sur les risques Des matériels de formation importants ont été mis au point, traduits et publiés en ligne. 17 pays cibles ont organisé des formations et/ou ateliers spécifiques sur la communication.7 L’ECN dispose d’une liste de 150 personnes pouvant être déployées en situation d’urgence partout dans le monde. 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 8. 2 Données provenant de bases de données régionales et mondiales. 3 Les résultats pour les laboratoires et la surveillance au Siège de l’OMS ont été obtenus grâce à des fonds de la contribution de partenariat PIP et d’autres donateurs. 4 Se réfère aux virus grippaux saisonniers et aux virus susceptibles de donner lieu à une pandémie. 5 Costa Rica, Chili et Égypte. 6 République-Unie de Tanzanie, Ouganda, Éthiopie, Ghana, Kenya, Mozambique, Burkina Faso, Cameroun, Bénin, Mali, Arménie, Sri Lanka, Bhoutan et Myanmar. 7 Barbade, Cambodge, Dominique, Égypte, Kazakhstan, Kenya, République de Moldova, Mongolie, Népal, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Sénégal, Soudan, Turquie, Ukraine, Ouzbékistan, Viet Nam. 6.3.2.1 Domaine d’activité : Laboratoires et surveillance1 Les activités dans ce domaine d’activité relèvent en majorité des bureaux régionaux, qui interviennent par l’intermédiaire des bureaux de pays pour renforcer les capacités de laboratoire et de surveillance là où les besoins sont les plus importants. Au niveau régional, l’accent est mis sur : 1) le renforcement des capacités nationales de détection des flambées d’affections respiratoires dues à de nouveaux virus grippaux (produit 1) ; et 2) le renforcement des capacités nationales de suivi des tendances concernant les virus grippaux circulants (produit 2). En 2014, 11 indicateurs de capacité ont été définis pour évaluer les progrès des capacités nationales de détection, de suivi et d’échange de nouveaux virus grippaux et pour déterminer la pérennité d’ensemble du système dans les 43 pays prioritaires. Les données de base ont été recueillies dans ces pays prioritaires en août 2014. Au niveau mondial, 10 indicateurs de capacité portent sur le renforcement de la collaboration par l’échange d’informations et de virus, l’accent étant mis sur l’amélioration de la qualité du système GISRS (produit 3). Ces indicateurs mondiaux reflètent l’ensemble des 196 États Membres qui fournissent des informations sur les virus grippaux aux bases de données mondiales de l’OMS, Flu Informed Decisions (FluID) et FluNet, y compris les 43 pays prioritaires. Avec les 11 indicateurs susmentionnés, on arrive donc à un total de 21 indicateurs de capacité relatifs aux laboratoires et à la surveillance. À fin 2015, le nombre de pays PIP notifiant des données à FluNet et à FluID était passé de 26 à 30 et de 5 à 11, respectivement. 1 Ibid., pages 4, 8, 12-14 et 33-34. ANNEXE 8 187 Les Tableaux 6.5 et 6.6 donnent une vue d’ensemble de la situation concernant les indicateurs des trois produits, suivie d’un résumé des progrès réalisés dans ces domaines. Tableau 6.5. Indicateurs des produits 1 et 2 relatifs aux laboratoires et à la surveillance au niveau national1 Réalisation : La capacité de détecter et de suivre les épidémies de grippe est renforcée dans les pays en développement qui ont une capacité faible ou nulle Appui aux Régions de l’OMS et aux pays Indicateurs de produit Base* Cible Situation Capacité de détection (43 pays prioritaires PIP) Nombre de pays dotés d’un système de surveillance des événements en place et opérationnel 8 43 12 Capacité de suivi (43 pays prioritaires PIP) Nombre de pays en mesure de notifier et d’analyser régulièrement les données virologiques 26 35 30 Nombre de pays en mesure de notifier et d’analyser régulièrement les données épidémiologiques 5 17 9 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 13. * 31 août 2014. Résumé des progrès accomplis Dans l’ensemble, des progrès satisfaisants ont été accomplis dans toutes les Régions pour améliorer la capacité de détecter et de suivre les nouveaux virus grippaux, d’échanger des informations à leur sujet et d’assurer durablement ces activités. • Les 43 pays prioritaires se répartissent comme suit par Région de l’OMS : Afrique (11 pays), Amériques (8 pays), Asie du Sud-Est (6 pays), Europe (6 pays), Méditerranée orientale (7 pays) et Pacifique occidental (5 pays). • Tous les pays prioritaires ne reçoivent pas directement un financement au titre de la contribution de partenariat, mais ils peuvent se prévaloir de formations et d’ateliers financés au niveau régional et par le Siège de l’OMS. Cela signifie que les pays peuvent notifier une capacité pleine ou partielle concernant un indicateur en ayant bénéficié d’un appui indirect, c’est-à-dire ne provenant pas de la contribution de partenariat. • Dans les Régions des Amériques, de l’Europe et du Pacifique occidental, les cibles au niveau des pays devraient être atteintes concernant les indicateurs de produit sur la base de la troisième phase de collecte des données en février 2016. • Les Régions de l’Afrique, de l’Asie du Sud-Est et de la Méditerranée orientale ont été confrontées à de sérieux problèmes de mise en œuvre de la contribution de partenariat, dus notamment à des flambées de maladie à virus Ebola, de fièvre jaune et de choléra (Afrique), à des troubles et à des crises de réfugiés (Méditerranée orientale) et à un renouvellement du personnel et à des problèmes de réactifs/matériel (Asie du Sud-Est). Si elles pourront avoir du mal à atteindre leurs cibles en 2017, ces Régions devraient néanmoins parvenir à améliorer leurs capacités sur la base de la troisième phase de collecte de données en février 2016. 188 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Tableau 6.6. Indicateurs du produit 3 relatifs aux laboratoires et à la surveillance au niveau mondial1 Réalisation : La capacité de détecter et de suivre les épidémies de grippe est renforcée dans les pays en développement qui ont une capacité faible ou nulle Indicateurs de produit Base* Cible Situation Capacité d’échange (niveau mondial) Nombre de pays participant au projet d’évaluation externe de la qualité et obtenant un score de 100 % 109 120 103 Nombre de pays ayant échangé des virus avec des Centres collaborateurs de l’OMS, des Laboratoires de référence H5 et des Laboratoires essentiels de réglementation au moins une fois par année au cours des deux dernières années 90 108 128 Nombre de pays notifiant régulièrement des données épidémiologiques à une plateforme régionale ou mondiale 55 71 66 Nombre de pays notifiant régulièrement des données virologiques à une plateforme mondiale 108 124 114 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 33. * 31 août 2014. Résumé des progrès accomplis Dans l’ensemble, des progrès satisfaisants ont été réalisés au niveau mondial, des ateliers et des formations ayant été régulièrement assurés dans les Régions de l’OMS et dans les pays. • Pour le projet OMS d’évaluation externe de la qualité concernant la détection des virus grippaux de type A par amplification génique (PCR), on observera des fluctuations dans le nombre des laboratoires participants obtenant un score de 100 %. Ces fluctuations tiennent au renouvellement du personnel des laboratoires nationaux et à la nécessité de former constamment des techniciens de laboratoire pour maintenir des niveaux élevés de qualité dans l’utilisation de l’amplification génique (PCR) pour détecter les virus grippaux. Il pourrait être nécessaire de réviser la cible de cet indicateur pour refléter la réalité concernant la formation du personnel de laboratoire dans les pays. Une cible appropriée pourrait être par exemple « pas moins de 100 pays participants obtenant un score de 100 % ». • Les résultats concernant l’échange de virus avec les Centres collaborateurs de l’OMS sont positifs et reflètent les résultats satisfaisants du Fonds OMS d’aide à l’expédition des virus grippaux (voir le chapitre 4 et la section 4.1), mis en place pour améliorer la capacité d’échange de virus grippaux et d’échantillons cliniques. • Les résultats concernant la notification mondiale des données tant épidémiologiques que virologiques sont positifs et les cibles devraient être atteintes à fin 2017. Les résultats reflètent les améliorations apportées pour faciliter l’entrée des données dans les bases de données mondiales OMS/GIP FluNet (pour les données épidémiologiques) et FluID (pour les données virologiques). ANNEXE 8 189 6.3.2.2 Domaine d’activité : Charge de morbidité1 Des informations fiables sur la charge de morbidité grippale nationale sont nécessaires pour permettre aux gouvernements de décider s’il convient d’accorder la priorité à la lutte contre la grippe saisonnière, et notamment de renforcer la capacité de production de vaccins contre la grippe saisonnière, laquelle est, à son tour, nécessaire pour la préparation à la production d’un vaccin antipandémique. Les fonds reçus au titre de la contribution de partenariat ont aidé le Programme mondial de lutte contre la grippe à mettre au point des outils permettant d’estimer la charge de morbidité et la charge économique de la grippe saisonnière. La principale difficulté pour estimer la charge de morbidité nationale tient à l’insuffisance des données au niveau des pays, qui sont souvent fragmentaires. En particulier, les données fiables sur la morbidité grippale, y compris les hospitalisations, doivent reposer sur une confirmation au laboratoire, laquelle n’est souvent pas disponible dans les pays à faible revenu. Il faut aussi des données spécifiques sur les groupes à haut risque ainsi que sur les coûts médicaux directs et les coûts indirects liés à la perte de productivité, par pays. Des travaux supplémentaires considérables seront requis pour mettre au point des outils permettant d’estimer le rapport coût/efficacité d’interventions spécifiques contre la grippe et d’orienter les décisions pour déterminer quand et où utiliser le vaccin contre la grippe saisonnière. Il s’agit de créer une plateforme mondiale contenant des données mondiales et régionales régulièrement actualisées, des données économiques et des informations sur les facteurs de risque qui seront utilisées dans la planification de la politique nationale contre la grippe. Le Tableau 6.7 montre les progrès accomplis concernant les indicateurs de produit relatifs à ce domaine d’activité. Tableau 6.7. Indicateurs de produit relatifs à la charge de morbidité1 Réalisation : Les responsables nationaux de l’élaboration des politiques disposeront des données sur la charge de morbidité grippale nécessaires pour prendre des décisions en connaissance de cause et définir les priorités concernant l’utilisation des ressources pour la santé Base Cible Situation Les six Régions de l’OMS mettent au point des données régionales représentatives sur la charge de morbidité afin d’orienter l’élaboration des politiques dans les pays en développement n. d. 6 En bonne voie Produit 1 : Calculer des estimations représentatives au plan régional de la charge de morbidité grippale à partir des données de pays choisis Nombre de pays appuyés par la contribution de partenariat disposant d’estimations de la charge de morbidité en 2016 0 19 3* Produit 2 : Calculer une estimation mondiale de la charge de morbidité grippale à partir des données de pays choisis Estimation mondiale de la charge de morbidité grippale calculée à partir des estimations nationales obtenues 0 Décembre 2016 En bonne voie 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 36. * Le Costa Rica, le Chili et l’Égypte ont des estimations qui doivent encore être publiées dans des revues à comité de lecture. Douze autres pays sont en train de finaliser leurs estimations. 1 Ibid., pages 8 et 37-38. 190 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Résumé des progrès accomplis Dans l’ensemble, des progrès satisfaisants ont été accomplis dans ce domaine d’activité à la suite des ateliers de formation organisés dans les pays et grâce au Groupe consultatif d’experts sur la charge de morbidité grippale constitué en 2014 pour fournir des conseils et un appui aux pays procédant à une estimation de la charge de morbidité grippale. Ce Groupe organise des téléconférences mensuelles et, en septembre 2016, s’était déjà réuni deux fois. Une bonne synergie existe aussi avec l’outil de l’OMS pour calculer la charge économique, qui fait l’objet d’essais pilotes dans quatre pays prioritaires PIP (Chili, Costa Rica, Indonésie et République démocratique populaire lao) et dans deux autres pays. Les indicateurs de processus peuvent aider à suivre l’évolution du volume de travail de l’OMS nécessaire au processus d’estimation. • En septembre 2016, 40 pays (dont 19 pays prioritaires PIP pour ce domaine d’activité) étaient en train d’estimer la charge de morbidité sur la base de la méthodologie de l’OMS et avec son appui technique. Trois pays (le Costa Rica, le Chili et l’Égypte) avaient mené à bien leur estimation de la charge de morbidité. • Un atelier organisé en juillet 2016 a réuni les pays dans lesquels des travaux d’estimation étaient en cours afin qu’ils puissent échanger sur les problèmes, les solutions et les résultats préliminaires. À la suite de l’atelier, des estimations nationales plus fiables devraient être produites d’ici fin 2016. • Les cibles devraient être atteintes à fin 2017. Des retards ont été enregistrés concernant certains éléments du processus d’estimation mondiale de la charge de morbidité (c’est-à-dire des estimations de la mortalité mondiale), les organisations auxquelles confier le travail d’estimation n’ayant pu être trouvées dans les délais prévus. 6.3.2.3 Domaine d’activité : Renforcement des capacités de réglementation1 Les pays non producteurs de vaccins qui n’ont pas mis sur pied de système de réglementation ne seront pas en mesure d’assurer que les vaccins importés seront rapidement homologués pour être utilisés en cas de pandémie. Au cours de la pandémie de grippe A(H1N1) de 2009, l’absence d’une procédure d’approbation commune a entravé l’homologation des produits antigrippaux dans plus de la moitié des pays qui avaient reçu des dons de vaccins contre la grippe pandémique A(H1N1).2 Les produits et les cibles dans ce domaine d’activité visent à combler les lacunes en matière de réglementation dans les pays qui n’étaient pas en mesure de suivre les documents d’orientation de l’OMS concernant l’homologation (voir le Tableau 6.8). La contribution de partenariat est utilisée par le Département de l’OMS Médicaments essentiels et produits de santé pour renforcer les systèmes régionaux/sous-régionaux/nationaux de réglementation des produits antigrippaux et leur approbation nationale. 1 Ibid., pages 8 et 40-42. 2 Main operational lessons learnt from the WHO Pandemic Influenza A(H1N1) Vaccine Deployment Initiative. OMS, Genève, 2010 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/resources/h1n1_vaccine_deployment_initiaitve_moll.pdf, consulté le 4 octobre 2016). ANNEXE 8 191 Tableau 6.8. Indicateurs de produit relatifs au renforcement des capacités de réglementation1 Réalisation : Les pays ayant des capacités de réglementation faibles ou nulles seront en mesure de réglementer les produits antigrippaux, y compris les vaccins, les antiviraux et les produits diagnostiques, et d’accélérer l’approbation nationale de ces produits en cas de pandémie de grippe Base Cible Situation D’ici 2016, au moins 16 pays auront amélioré leurs capacités de réglementation pour la surveillance des produits antigrippaux, y compris les vaccins, les antiviraux et les produits diagnostiques, et l’homologation plus rapide de ces produits au niveau national en cas de grippe pandémique n. d. Au moins 16 En bonne voie Produit 1 : Mettre au point des lignes directrices sur la préparation en matière de réglementation dans les pays non producteurs de vaccins pour leur permettre d’accélérer l’homologation des vaccins antigrippaux utilisés dans le programme de vaccination national Lignes directrices sur la préparation en matière de réglementation approuvées par le Comité OMS d’experts de la standardisation biologique 0 1 En attente de l’approbation du Comité d’experts Produit 2 : La capacité des autorités nationales de réglementation à réglementer les produits antigrippaux, y compris les vaccins, les antiviraux et les produits diagnostiques, est renforcée Nombre de pays ayant mis sur pied une capacité de réglementation pour surveiller les produits antigrippaux, y compris les vaccins, les antiviraux et les produits diagnostiques en cas de pandémie, selon l’évaluation OMS des autorités nationales de réglementation et l’élaboration et la mise en œuvre du plan de développement institutionnel 0 16* 1** Produit 3 : Des procédures de réglementation visant à accélérer l’approbation de vaccins contre la grippe, d’antiviraux et de produits diagnostiques au cours d’une urgence de santé publique sont incorporées aux plans de déploiement de produits contre une pandémie de grippe Nombre de pays suivant une approche commune pour l’approbation accélérée des produits antigrippaux en cas d’urgence de santé publique 0 48*** 14**** 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 39. * République démocratique du Congo, Éthiopie, Ghana, Kenya, République-Unie de Tanzanie, Ouganda, Bolivie (État plurinational de), Haïti, Pakistan, Soudan, Arménie, Géorgie, Népal, Sri Lanka, Cambodge, République démocratique populaire lao. ** On a évalué l’autorité nationale de réglementation de 14 des 16 pays prioritaires. Un pays dispose d’une capacité acceptable dans les trois domaines de l’évaluation : systèmes de réglementation, autorisation de mise sur le marché et pharmacovigilance. La mise en œuvre du plan de développement institutionnel a commencé dans 14 des 16 pays PIP. Le renforcement des capacités de réglementation est un effort de longue haleine et les données sur l’impact obtenu ne sont pas encore disponibles. *** République démocratique du Congo, Éthiopie, Ghana, Kenya, République-Unie de Tanzanie, Ouganda, Mozambique, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Angola, Burkina Faso, Gambie, Cameroun, Bénin, République centrafricaine, Guinée, Malawi, Mali, Bolivie (État plurinational de), Haïti, Honduras, Nicaragua, Guyana, Pérou, Pakistan, Soudan, Afghanistan, Yémen, Iraq, Maroc, Arménie, Géorgie, République de Moldova, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Népal, Sri Lanka, Bangladesh, Bhoutan, Myanmar, Timor-Leste, Cambodge, République démocratique populaire lao, Kiribati, Mongolie, Philippines, Papouasie-Nouvelle-Guinée. **** République-Unie de Tanzanie, Ouganda, Éthiopie, Ghana, Kenya, Mozambique, Burkina Faso, Cameroun, Bénin, Mali, Arménie, Sri Lanka, Bhoutan et Myanmar. 192 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Résumé des progrès accomplis Des progrès ont été accomplis dans l’ensemble de ce domaine d’activité, mais les trois produits sont étroitement liés et visent à appuyer les pays à différents stades du renforcement de l’autorité nationale de réglementation. Les produits 2 et 3 supposant une participation nationale (en ce sens que les pays s’engagent à appliquer des plans de développement institutionnel et à adopter l’approche de collaboration de l’OMS), l’OMS consacre des ressources et du temps à l’organisation d’ateliers, à la formation et à la sensibilisation dont il n’est pas rendu compte dans les indicateurs fondés sur les résultats qui sont affectés à ces produits. Des indicateurs de processus pourraient permettre un meilleur suivi des produits à un niveau plus détaillé. • Des lignes directrices ont été établies sur la préparation à la réglementation pour aider les pays non producteurs de vaccins à accélérer l’approbation des vaccins contre la grippe saisonnière et/ou pandémique déployés par une organisation du système des Nations Unies. Le Comité OMS d’experts de la standardisation biologique devrait les approuver en octobre 2016 et la cible du produit 1 devrait être atteinte d’ici fin 2016. • L’OMS collabore avec 16 pays prioritaires pour combler les principales lacunes concernant les systèmes de réglementation et deux autres fonctions jugées essentielles pour les pays qui obtiennent des vaccins par l’intermédiaire d’organisations du système des Nations Unies, à savoir l’autorisation de mise sur le marché et la pharmacovigilance. Des progrès ont été accomplis concernant ce produit, à savoir que l’OMS a évalué 14 pays afin de déterminer les lacunes dans ces trois domaines critiques ; des plans de développement institutionnel sont en place dans ces pays pour combler les lacunes. Les deux derniers pays prioritaires devraient être évalués d’ici fin 2016 et des plans de développement institutionnel mis en place. En octobre 2016, un seulement des 16 pays prioritaires était parvenu au niveau de capacité souhaité concernant la préparation en matière de réglementation dans les trois domaines critiques et il est peu probable que les 15 autres le rejoignent avant fin 2017. Des progrès ont néanmoins été enregistrés et les activités de formation dans les pays ont permis à plusieurs d’entre eux de passer de la catégorie de capacité de réglementation « en dessous du seuil critique » à la catégorie « acceptable ». • Quatorze des 48 pays cibles ont adopté l’approche commune de l’OMS pour l’approbation accélérée des produits antigrippaux en cas d’urgence de santé publique. L’acceptation de l’approche commune de l’OMS est volontaire pour les pays et constitue l’une des options permettant d’améliorer la capacité de réglementation. On a réalisé des progrès dans ce domaine en organisant des ateliers de sensibilisation au Bureau régional de l’Asie du Sud-Est et en mettant au point un additif à la procédure de collaboration pour couvrir les vaccins destinés à être utilisés en situation d’urgence. S’il est peu probable que l’ensemble des 48 pays cibles l’adopteront d’ici 2017, l’OMS continue à faire mieux connaître la procédure de collaboration pour les produits pharmaceutiques et les vaccins. Un atelier régional dans la Région du Pacifique occidental devrait être organisé d’ici fin 2016. 6.3.2.4 Domaine d’activité : Planification pour le déploiement1 Des goulets d’étranglement dans le système et un manque de coordination entre les nombreuses organisations concernées peuvent gravement retarder le déploiement et l’utilisation des vaccins contre la grippe pandémique et des autres produits de santé publique au moment d’une flambée. En outre, les pays pauvres en ressources doivent être en mesure de recevoir un stock initial limité de vaccins et d’antiviraux contre la grippe pandémique et d’en faire immédiatement un usage optimal. On peut faire des exercices de simulation pour tester les systèmes de déploiement opérationnel dans les différents 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), pages 8 et 45. ANNEXE 8 193 pays et les organisations d’appui dans le cadre d’une action combinée. Les fonds de la contribution de partenariat ont contribué à mettre au point et à éprouver l’outil de simulation PIPDEPLOY conçu pour aider les pays à repérer les goulets d’étranglement et les carences en matière de distribution en situation d’urgence de santé publique et y remédier. Le Tableau 6.9 indique les progrès accomplis au regard des indicateurs de produit dans ce domaine d’activité. Tableau 6.9. Indicateurs pour la planification du déploiement1 Réalisation : Des plans de déploiement de produits antipandémiques comprenant des vaccins, des antiviraux et des produits diagnostiques seront élaborés et régulièrement actualisés Base Cible Situation Produit 1 : Une approche commune pour les opérations de déploiement est mise au point et communiquée aux parties prenantes et aux partenaires du déploiement Une approche commune pour le déploiement est mise au point et approuvée par de multiples partenaires 0 1 Projet disponible Nombre de formations et d’exercices de simulation avec les partenaires du déploiement 0 8 Exercice de simulation prévu pour le milieu de 2016* Produit 2 : Les systèmes de préparation des pays au déploiement sont simplifiés et actualisés Accord type pour les pays bénéficiaires révisé et mis à jour 0 1 En cours Accès des pays et des partenaires à des outils de planification en ligne 0 16 Outils en attente 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 44. * L’exercice de simulation n’avait pas encore été effectué au 26 octobre 2016. Résumé des progrès accomplis Dans l’ensemble, les progrès dans ce domaine d’activité ont pris du retard malgré les efforts considérables consentis pour la mise au point de l’outil de simulation PIPDEPLOY. La mise au point des plans de déploiement nationaux devraient être poursuivie en 2016 et certains moyens de mesure permettront de suivre les progrès accomplis. • Concernant le produit 1, un projet de document sur une approche commune pour la gestion des opérations de déploiement a été élaboré et soumis à l’approbation des parties prenantes. • L’outil de simulation PIPDEPLOY a été retardé. Il devait être lancé au début de 2016, mais on avait sous-estimé la complexité des problèmes technologiques qu’il posait. À la fin 2017, deux ou trois exercices de simulation auront probablement été effectués avec les parties prenantes. • En ce qui concerne le produit 2, l’accord type pour les pays bénéficiaires a été rationalisé et actualisé. Il faudra l’ajuster compte tenu des circonstances propres aux urgences de santé publique à mesure qu’elles surviennent. Les outils de planification en ligne n’ont pas encore été mis au point. On est en train d’évaluer, à cette fin, les plans de déploiement nationaux actuels des 16 pays cibles et des outils appropriés seront mis au point pour combler les lacunes éventuelles qui auront été repérées. 194 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ • Les 16 pays cibles concernés par la planification du déploiement sont les mêmes que ceux concernés par le renforcement des capacités de réglementation et il y a donc une synergie entre les activités voisines d’homologation et de déploiement des produits dans les pays. 6.3.2.5 Domaine d’activité : Communication sur les risques1 Une communication efficace sur les risques est importante pour éviter les fausses informations et les situations de panique susceptibles d’entraver les interventions de santé publique. Comme on l’a vu en 2014 et 2015 au cours de la riposte internationale à la maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest, la capacité nationale et internationale de communication sur les risques constitue un élément essentiel d’une riposte efficace en situation d’urgence. Dans ce contexte, des fonds reçus au titre de la contribution de partenariat ont été utilisés pour cibler les 30 pays prioritaires et appuyer le Réseau mondial de communication d’urgence (ECN) de l’OMS. Un large éventail de lignes directrices, d’outils, de programmes et de matériels a été mis au point pour renforcer les compétences dans le domaine de la communication sur les risques de grippe pandémique. Ces matériels ont été distribués via le site Web de l’OMS, iLearn et une base de données de contacts regroupant plus d’un millier de participants à la formation. Des matériels de formation à un journalisme responsable au cours d’une grippe pandémique ont été finalisés et des ateliers sous-régionaux organisés à l’intention des médias. Divers exercices de simulation, notamment sur table, effectués dans huit pays ont permis de renforcer et d’éprouver les capacités en matière de communication sur les risques. Le Tableau 6.10 montre les progrès accomplis concernant les indicateurs de produit dans ce domaine d’activité. Tableau 6.10. Indicateurs de produit pour la communication sur les risques1 Réalisation : Les capacités mondiales de communication sur les risques, surtout celle concernant la grippe pandémique, sont renforcées Base Cible Situation Produit 1 : L’amélioration de l’accès à la formation et aux plateformes concerne la communication sur les risques permettant à tous les pays de mieux réagir à une pandémie de grippe potentielle Outils et matériels de formation en ligne à la communication sur les risques accessibles aux États Membres dans l’ensemble des versions linguistiques d’ici décembre 2015 0 194 Disponible en anglais Nombre d’utilisateurs de matériels en ligne inscrits 0 500 513 Nombre de formations achevées sur le site Web de formation à la communication sur les risques RSI* 0 200 96 Produit 2 : La capacité de communication sur les risques est mise en place dans les pays prioritaires ayant des capacités faibles ou nulles Les États Membres cibles auront pu se prévaloir du programme de communication sur les risques RSI d’ici fin 2016 0 30 17 Produit 3 : Le Réseau mondial de communication d’urgence devenu opérationnel permet d’apporter un appui aux pays avant, pendant et après des urgences de santé publique Proportion des demandes d’appui à la communication sur les risques auxquelles l’OMS a donné suite dans les 72 heures en 2015-2016 0 80 % 100 % 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 46. 1 Ibid., pages 8 et 47. ANNEXE 8 195 Résumé des progrès accomplis Dans l’ensemble, des progrès satisfaisants ont été accomplis dans ce domaine d’activité par rapport aux cibles, les résultats ayant même dépassé les attentes en ce qui concerne le produit 3, dont la cible a été atteinte plus tôt que prévu. Les efforts doivent être poursuivis pour associer l’ensemble des 30 pays prioritaires à la formation à la communication sur les risques et pour fournir les matériels de formation dans les langues autres que l’anglais. • Des progrès satisfaisants ont été réalisés en matière d’accès à la formation à la communication sur les risques au moyen de matériels introductifs disponibles dans toutes les langues officielles des Nations Unies ainsi qu’en portugais et d’un large éventail de matériels plus avancés disponibles en anglais. Le problème de la diffusion limitée des matériels via iLearn, le site de l’OMS et des listes de contacts sera réglé grâce au lancement de la plateforme www.openWHO.org, prévu en octobre 2016. La nouvelle plateforme facilitera l’accès ainsi qu’une diffusion et une utilisation beaucoup plus larges de ces matériels de formation, permettant aussi de mieux suivre le nombre des utilisateurs et leurs réactions. Avec cette plateforme, la cible fixée pour le nombre de formations en ligne menées à bien devrait être atteinte ou dépassée à fin 2017. • La cible consistant à mettre en place une capacité de communication sur les risques dans les 30 pays prioritaires devrait être atteinte à fin 2017. Les pays prioritaires dans lesquels des formations en présentiel ne sont pas possibles bénéficieront d’initiatives de formation sur la plateforme et d’activités de mentorat. • La mise sur pied du Réseau de communication d’urgence a permis d’atteindre la cible de l’appui aux pays avant, pendant et après des urgences de santé publique. En octobre 2016, ce réseau regroupait 150 membres du personnel, consultants, partenaires, experts et responsables gouvernementaux pouvant être déployés dans les 72 heures pour des communications concernant une pandémie. Le Réseau est un atout pour le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire dans son ensemble, car il peut être utilisé pour toutes les opérations de santé publique urgentes en créant des synergies entre la préparation en cas de grippe pandémique et d’autres domaines. Le déploiement constant des personnes ayant reçu une formation permet aussi de maintenir et d’exploiter les capacités existantes. Problèmes opérationnels Il existe naturellement un certain chevauchement entre les activités de préparation en cas de grippe pandémique et d’autres initiatives de santé publique et plus particulièrement d’autres efforts dans le domaine de la lutte contre la grippe. Ce chevauchement est positif en ce sens que les programmes financés par la contribution de partenariat peuvent présenter des avantages indirects, permettre de réaliser des économies et être alignés sur d’autres programmes ou les appuyer. Mais il existe aussi le risque de faire double emploi si une planification commune détaillée et une surveillance étroite ne sont pas assurées. En matière de préparation en cas de grippe, les Régions ont à faire face à différentes priorités concurrentes et la grippe n’est pas constamment au centre des préoccupations des responsables politiques ; dans le cas du Cadre PIP, cette réalité contribue aux différences constatées dans la mise en œuvre de la contribution de partenariat d’une Région et d’un pays à l’autre. Il est toujours nécessaire de concilier le décaissement rapide des fonds et la nécessité d’un contrôle de la qualité des plans de travail. Si elle a fait preuve de prudence en matière de décaissements, l’OMS s’est aussi efforcée de rationaliser le processus. Mais comme mentionné au chapitre 6 (à la section 6.2 sur le recouvrement de la contribution de partenariat), le décalage entre la période pendant laquelle les fonds de la contribution de partenariat sont reçus et celle où il faut les distribuer aux plans de travail a été aggravé par le versement tardif et parfois le non-versement des contributions. Tant qu’il n’aura pas été résolu, ce problème continuera d’avoir des répercussions et de retarder la mise en œuvre des plans de travail et la préparation en cas de grippe pandémique. 196 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Le secrétariat du Cadre PIP a demandé une évaluation indépendante externe de la mise en œuvre de la contribution de partenariat, qui devrait être effectuée d’octobre 2016 à avril 2017. Il s’agira : • d’évaluer les progrès accomplis dans chaque domaine d’activité par rapport aux produits et aux réalisations énoncés dans le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat de haut niveau 2013-2016 ;1 • de mesurer l’impact à court, à moyen et à long terme de chacun des domaines d’activité pour déterminer comment ils ont aidé la communauté mondiale à se préparer à faire face à la grippe pandémique ; • de tirer de l’expérience les enseignements susceptibles d’améliorer la gestion des fonds de la contribution de partenariat à l’avenir. Recommandations : Mise en œuvre de la contribution de partenariat 25. Le Groupe consultatif devrait envisager d’inclure dans le plan de mise en œuvre de la contribution de partenariat 2018-2022, l’élaboration de mesures permettant de mieux suivre les progrès accomplis dans les domaines d’activité essentiels. 26. Le Groupe consultatif devrait demander des rapports et des vérifications financiers réguliers et veiller à ce que les mécanismes appropriés de responsabilisation financière soient en place ; il devrait aussi prier le secrétariat du Cadre PIP d’illustrer pourquoi les fonds de la contribution de partenariat consacrés à la riposte seront nettement insuffisants en cas de pandémie.2 1 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Implementation Plan 2013-2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 2 Voir la recommandation 2 b) du présent rapport : « L’OMS devrait notifier périodiquement et plus efficacement les objectifs et les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre PIP aussi bien aux États Membres qu’aux laboratoires du système mondial OMS de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS), aux industriels, aux représentants de la société civile et aux autres parties prenantes. Elle devrait en particulier mieux indiquer : b. les mesures de mise en œuvre de la contribution de partenariat ; ces dernières devraient ressortir des rapports périodiques du Groupe consultatif et des séances d’information postérieures aux réunions de façon à ce que les progrès accomplis soient plus visibles et clairement reconnus. » ANNEXE 8 197 Chapitre 7. Gouvernance Principales conclusions Conclusion 56 : Même s’il est relativement récent, le Cadre PIP dans son ensemble dispose d’une structure de gouvernance satisfaisante qui surveille son fonctionnement. Il a pu compter sur un engagement résolu à chacun des trois niveaux de l’Organisation – Siège, bureaux régionaux et bureaux de pays. Conclusion 57 : Le Groupe consultatif continue de jouer un rôle essentiel et efficace en matière de gouvernance, en assurant une surveillance et une orientation impartiales, engagées et pragmatiques reflétant des délibérations indépendantes. Conclusion 58 : La composition du Groupe consultatif correspond dans la pratique aux intentions et permet d’offrir un bon éventail de compétences et un bon équilibre entre les Régions. Tous les participants ont pu se prévaloir de la coopération des bureaux régionaux de l’OMS dans les réunions du Groupe consultatif et les Régions devraient être encouragées à renforcer leur participation. Lorsque des avis d’experts et une analyse de situation ont été nécessaires, le Groupe consultatif a entrepris la mise en place, par le Directeur général, de groupes de travail techniques et de groupes de travail d’experts sur les données sur les séquences génétiques. Conclusion 59 : Les travaux du Groupe consultatif ont été d’autant plus utiles à mesure que les membres se sont familiarisés avec les dossiers et ont progressivement acquis l’expertise nécessaire. Le mandat de trois ans des membres, qui ne peut être reconduit qu’une seule fois pour trois ans, entraîne généralement un renouvellement complet de la composition du Groupe consultatif tous les trois ans. Ce renouvellement rapide qui a l’avantage de favoriser les contributions nouvelles de nouveaux membres risque aussi de porter atteinte à la mémoire institutionnelle du Groupe à la suite du départ des membres plus chevronnés. Conclusion 60 : Sur la base des éléments fournis au Groupe d’examen, il apparaît qu’il a été donné suite depuis 2011 aux recommandations du Groupe consultatif adressées au secrétariat du Cadre PIP et au Directeur général. Les rapports annuels du Groupe consultatif et les rapports biennaux du Directeur général ont été établis et fournis dans les délais prescrits et publiés sur le site Web du Cadre PIP. Le Directeur général a soumis chaque année un rapport sur le Cadre PIP au Conseil exécutif de l’OMS et à l’Assemblée mondiale de la Santé ; les États Membres sont donc bien informés de ses activités et des progrès accomplis. L’harmonisation des dispositions concernant le contenu des rapports annuels du Groupe consultatif et des rapports biennaux du Directeur général permettrait cependant d’être plus efficace. Conclusion 61 : La régularité et la transparence des communications et de la coopération du Groupe consultatif avec les États Membres, l’industrie et les organisations de la société civile ont été reconnues et saluées par plusieurs informateurs clés interrogés par le Groupe d’examen. Le nombre d’organisations de la société civile collaborant régulièrement avec le secrétariat reste pourtant assez limité, peut-être parce que d’autres organisations voient mal en quoi le Cadre PIP pourrait intéresser leurs travaux. Le secrétariat devrait chercher à s’adresser à un éventail plus important de groupes de la société civile afin d’élargir et d’approfondir la coopération ce qui permettrait d’ouvrir de nouvelles perspectives dont le Cadre PIP pourrait se prévaloir. 198 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Conclusion 62 : Certains membres du GISRS, en particulier les Centres collaborateurs de l’OMS, estiment qu’il faudrait renforcer l’interaction avec le Groupe consultatif et le secrétariat du Cadre PIP, notamment lors de la constitution de groupes de travail techniques. Il pourrait également être utile d’associer des experts techniques du GISRS aux contacts réguliers et directs entre le Groupe consultatif, l’industrie et les organisations de la société civile. Il importe de noter toutefois qu’une ou deux organisations de la société civile seulement ont collaboré régulièrement avec le secrétariat du Cadre PIP et le Groupe consultatif. Conclusion 63 : Un objectif du Cadre PIP est de renforcer le GISRS et la couverture géographique, la portée et le fonctionnement du GISRS ont été élargis ; or, la direction du réseau reste en grande partie informelle, le système étant coordonné par le GIP. L’absence d’une structure de direction formelle à l’intérieur du GISRS fait que l’ensemble du réseau n’a pas eu de représentation reconnue dans les opérations du Cadre PIP. Conclusion 64 : Dans le cadre de la réforme de l’OMS en 2016 concernant la gestion des situations d’urgence sanitaire, l’ensemble des activités relatives aux situations d’urgence relève désormais du nouveau Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire, y compris le secrétariat du Cadre PIP. 1 L’engagement de l’OMS en faveur du Cadre PIP n’est pas affecté par cette réorganisation interne. Le secrétariat du Cadre PIP est très dépendant d’une collaboration étroite avec de nombreuses unités techniques de l’OMS, surtout le GIP. Celui-ci est l’unité technique chargée de la grippe qui coordonne le GISRS, lequel est à la base de la mise en œuvre du Cadre PIP. Toute réorganisation interne devrait donc veiller à ce que l’apport technique du GIP reste étroitement aligné sur le secrétariat du Cadre PIP et contribue à sa mise en œuvre. Conclusion 65 : Le Groupe d’examen a été rendu attentif au fait que les ressources et la dotation en personnel sont limitées dans de nombreux secteurs aux trois niveaux de l’Organisation (Siège, bureaux régionaux et bureaux de pays) et pour de nombreux domaines d’activité, par exemple l’échange de virus, la mise en œuvre de la contribution de partenariat et en ce qui concerne la collaboration du secrétariat du Cadre PIP avec les entreprises sur la préqualification des vaccins. Des ressources supplémentaires seront nécessaires pour donner suite à certaines des recommandations du présent examen, par exemple pour entreprendre les études préconisées. 7.1 Groupe consultatif sur le Cadre PIP La surveillance de la mise en œuvre du Cadre PIP est assurée par l’Assemblée mondiale de la Santé, qui prend conseil auprès du Directeur général, lequel encourage aussi l’application du Cadre PIP à l’intérieur de l’Organisation et parmi les entités intéressées liées à l’OMS.2 Le Groupe consultatif indépendant nommé par le Directeur général constitue le « troisième pilier » de la structure de gouvernance et de révision du Cadre PIP. 3 Il assure un suivi et une évaluation spécialisée de l’application du Cadre PIP et établit, sur la base de données factuelles, des rapports, des évaluations et des recommandations à l’intention du Directeur général concernant le fonctionnement du Cadre. Le 1 Voir le document A69/30, Réforme de l’action de l’OMS dans la gestion des situations d’urgence sanitaire. Rapport du Directeur général. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA69/A69_30-fr.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 2 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), section 7.1. 3 Voir le document EB130/18, Préparation en cas de grippe pandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages : Rapport sur les travaux du Groupe consultatif. Rapport du Directeur général. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (http://apps.who.int/gb/ ebwha/pdf_files/EB130/B130_18-fr.pdf, consulté le 21 septembre 2016), paragraphe 2. ANNEXE 8 199 Groupe consultatif ne s’engage pas lui-même dans des fonctions administratives.1 Le cas échéant, il peut recommander au Directeur général de mettre sur pied un groupe de travail technique ou un groupe de travail d’experts chargé de fournir des éléments et d’entreprendre une analyse sur une question particulière, par exemple le traitement, en vertu du Cadre PIP, de données sur les séquences génétiques de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie.2 Depuis sa première réunion en novembre 2011,3 le Groupe consultatif s’est réuni deux fois par an au Siège de l’OMS, à Genève. Les rapports de ces réunions sont publiés sur le site Web du Cadre PIP, y compris les recommandations au Directeur général. Les missions permanentes des États Membres à Genève sont informées immédiatement après les réunions. Chaque réunion du Groupe consultatif est aussi l’occasion d’une interaction avec l’industrie et les autres parties prenantes, ce qui permet de connaître leur position sur la mise en œuvre du Cadre PIP. Un bulletin d’information électronique du Cadre PIP paraissant tous les deux mois tient les parties prenantes au courant des réunions et nouvelles publications, et des téléconférences sont régulièrement organisées avec l’industrie et des groupes de la société civile afin de maintenir des contacts directs. Le Groupe consultatif est composé de 18 membres originaires de trois États Membres de chacune des Régions de l’OMS et représentant un éventail de compétences – responsables de l’élaboration des politiques, experts de la santé publique et experts techniques de la grippe reconnus au niveau international.4 Le mandat type est de trois ans, renouvelable une seule fois. Les membres du Groupe consultatif initial sont tous restés en place jusqu’en 2015 pour assurer la stabilité au cours des premières années de la mise en œuvre du Cadre PIP. À partir de 2015, un tiers du Groupe consultatif (c’est-à-dire six des 18 membres) a été renouvelé chaque année au bout du mandat de trois ans, conformément au mandat du Groupe consultatif.5 Ce renouvellement par tiers sur trois ans vise à maintenir la continuité et la mémoire institutionnelle du Groupe consultatif. L’éventail des compétences et la répartition géographique des membres sont maintenus lorsque la composition du groupe change. Chaque année en avril, le secrétariat du Cadre PIP déploie des efforts considérables pour la mise au courant des six nouveaux membres, mais, en raison du changement fréquent de sa composition, il arrive qu’à certaines réunions les membres les plus chevronnés du Groupe consultatif n’en fassent partie que depuis deux ans. Le Groupe d’examen a été encouragé à envisager comment concilier l’impact positif du renouvellement des membres et le souci de préserver la mémoire institutionnelle et la continuité. S’il existe des moyens d’introduire plus de souplesse dans la durée du mandat, il serait difficile en appliquant beaucoup de ces mesures de maintenir la répartition géographique et l’éventail des compétences prévus par le Cadre PIP. 1 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), section 7.1.2 iii. 2 Handling Genetic Sequence Data under the PIP Framework. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http//www.who.int/influenza/pip/advisory_group/gsd/en, consulté le 20 septembre 2016). 3 Voir le document EB130/18, Préparation en cas de grippe pandémique : échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages : Rapport sur les travaux du Groupe consultatif. Rapport du Directeur général. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (http://apps.who.int./gb/ebwha/pdf_files /EB130_18- fr.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), paragraphe 2. 4 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), annexe 3, Groupe consultatif, Mandat, section 3.1. 5 Ibid., annexe 3, Groupe consultatif, Mandat, section 3.2. 200 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Le Groupe consultatif présente un rapport annuel au Directeur général faisant le point des progrès accomplis et des problèmes enregistrés dans l’application du Cadre PIP. Le rapport couvre les sept domaines suivants :1 les moyens techniques nécessaires du GISRS de l’OMS ; le fonctionnement opérationnel du GISRS de l’OMS ; les priorités, les lignes directrices et les meilleures pratiques du GISRS de l’OMS en matière de préparation à une pandémie de grippe (par exemple stocks de vaccins, renforcement des moyens) ; l’accroissement et le renforcement de la surveillance du virus H5N1 et d’autres virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine ; le dispositif de traçabilité des virus grippaux ; l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages ; l’utilisation des contributions financières et non financières. Le premier rapport annuel sur la contribution de partenariat a été publié en avril 2015.2 Tous les deux ans, le Directeur général présente un rapport biennal pour informer l’Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, de la situation et des progrès accomplis dans cinq domaines d’activité du Cadre PIP :3 les moyens de laboratoire et de surveillance ; les capacités mondiales de production de vaccins antigrippaux ; la situation des accords conclus avec l’industrie, y compris les informations sur l’accès aux vaccins, aux antiviraux, et aux autres matériels antipandémiques ; le rapport financier sur l’utilisation de la contribution de partenariat ; l’expérience dérivée de l’utilisation de la définition des Matériels biologiques PIP. Tous les rapports annuels et rapports biennaux sont accessibles sur le site Web du Cadre PIP.4 Les questions à traiter dans les rapports annuels et les rapports biennaux sont précisées dans le Cadre PIP et correspondent de manière imparfaite (voir le Tableau 7.1),5 ce qui occasionne un travail supplémentaire considérable pour le secrétariat du Cadre PIP lors de leur établissement. Le Cadre PIP fixe également des limites concernant le financement des coûts liés à sa mise en œuvre. Le secrétariat du Cadre de PIP est financé par un montant ne dépassant pas 10 % de la contribution de partenariat6 et jusqu’à concurrence de 20 % des fonds de la contribution de partenariat pour le plan de travail peuvent être utilisés pour les dépenses de personnel dans les Régions. En conséquence, les ressources et la dotation en personnel sont insuffisantes dans de nombreux domaines aux trois niveaux de l’Organisation (Siège, bureaux régionaux et bureaux de pays), notamment en ce qui concerne l’administration des échanges de virus, la mise en œuvre de la contribution de partenariat et les activités du GIP avec les entreprises sur la préqualification des vaccins. Des ressources supplémentaires seront par exemple nécessaires pour procéder aux études demandées dans certaines des recommandations du présent examen. 1 Ibid., section 7.2.5. 2 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2014. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://apps.who.int.iris/bitstream/10665/161369/1WHO_HSE_PED_GIP_PIP_2015.2_eng. pdf?ua=1&ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 3 Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44853/1/ 9789242503081_fre.pdf, consulté le 21 septembre 2016), section 7.4.1. 4 PIP Framework Advisory Group. PIP Framework Advisory Group Reports. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_meetings_ consultations/en/, consulté le 22 septembre 2016). 5 http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016, page 6. L’ordre numérique et alphabétique est celui des publications d’origine. 6 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Implementation Plan 2013-2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pcimpplan_update_31jan2015.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016), page 6. ANNEXE 8 201 Tableau 7.1. Questions à traiter dans les rapports sur le Cadre PIP Rapport biennal du Directeur général (section 7.4.1) Rapport annuel du Groupe consultatif (section 7.2.5 et annexe 3, section 2.6)1 Échange de virus i) Moyens de laboratoire et de surveillance f) Échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages e) Dispositif de traçabilité des virus grippaux a) Moyens techniques nécessaires du GISRS de l’OMS b) Fonctionnement opérationnel du GISRS de l’OMS c) Priorités, lignes directrices et meilleures pratiques du GISRS de l’OMS en matière de préparation à une pandémie de grippe (par exemple stocks de vaccins, renforcement des moyens) d) Accroissement et renforcement de la surveillance du virus A(H5N1) et d’autres virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine v) Expérience dérivée de l’utilisation de la définition des Matériels biologiques PIP. Partage des avantages ii) Capacités mondiales de production de vaccins antigrippaux f) Échange des virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages iii) Situation des accords conclus avec l’industrie, y compris les informations sur l’accès aux vaccins, aux antiviraux et aux autres matériels antipandémiques. iv) Rapport financier sur l’utilisation de la contribution de partenariat g) Utilisation des contributions financières et non financières 7.2 Surveillance du GISRS Les annexes 4 et 5 du Cadre PIP énoncent des principes directeurs généraux et spécifiques pour le mandat des différents types de laboratoires du GISRS – Centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe, Centres nationaux de la grippe, Laboratoires OMS de référence H5 et Laboratoires essentiels de réglementation. Ces mandats couvrent les obligations opérationnelles générales ainsi que des clauses spécifiques au Cadre PIP. Tous les laboratoires du GISRS font régulièrement l’objet d’un examen du GIP visant à déterminer s’ils respectent leur mandat ; un examen des Centres collaborateurs de l’OMS est par exemple effectué tous les quatre ans. 1 La section 7.2.5 et l’annexe 3, section 2.6 du Cadre PIP contiennent le même texte. 202 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Les Centres nationaux de la grippe sont des entités nationales souveraines ayant des responsabilités en tant que membres du GISRS et en vertu du Cadre PIP, mais il n’existe aucune relation contractuelle et les aspects spécifiques de leurs activités liées au Cadre PIP ou à la grippe saisonnière ne font l’objet d’aucun versement. La surveillance exercée par l’OMS sur ce réseau auquel l’adhésion est volontaire, par exemple sur l’utilisation du dispositif de traçabilité des virus grippaux, reste donc limitée. La mesure dans laquelle les virus sont échangés dans les meilleurs délais entre les Centres nationaux de la grippe et les Centres collaborateurs de l’OMS est donc déterminante pour évaluer leur performance. Ces échanges sont à la base des consultations semestrielles de l’OMS qui analysent les données de surveillance des virus grippaux du GISRS et formulent des recommandations sur la composition des vaccins antigrippaux de la saison grippale suivante. Les participants à ces réunions examinent notamment les caractéristiques antigéniques et génétiques des virus saisonniers et des virus susceptibles de donner lieu à une pandémie, comme les virus A(H7N9), A(H5), A(H9) et d’autres sous-types ou variants de virus grippaux détectés et analysés par les laboratoires du GISRS. Ils examinent aussi s’il y a lieu de mettre au point de nouveaux virus vaccinaux candidats aux fins de la préparation à la grippe pandémique.1 Des bilans de la surveillance mondiale des virus grippaux sont également régulièrement réalisés, faisant apparaître l’activité de surveillance par Région et le nombre de bulletins publiés,2,3 ce qui permet de contrôler la performance des Centres nationaux de la grippe. Le secrétariat du Cadre PIP se réunit avec les directeurs des Centres collaborateurs de l’OMS et des Laboratoires essentiels de recherche de l’OMS chaque année en février et en septembre lors des réunions de sélection des virus vaccinaux et collabore étroitement avec le GISRS. Les laboratoires du GISRS ne participent toutefois que de manière limitée à l’élaboration des plans de haut niveau de mise en œuvre de la contribution de partenariat concernant le renforcement des capacités de laboratoire et de surveillance. Les représentants du GISRS ont également fait part au Groupe d’examen de leur souhait d’être plus étroitement et régulièrement associés aux travaux du Groupe consultatif, selon les mêmes modalités que celles appliquées pour les industriels et la société civile. Certaines préoccupations ont également été exprimées quant aux choix des experts devant faire partie des groupes de travail techniques. Un des objectifs du Cadre PIP est de renforcer le GISRS et, depuis 2011, la couverture géographique, la portée et le fonctionnement du GISRS ont été élargis ; pourtant le réseau continue d’avoir une direction en grande partie informelle et le système est coordonné par l’intermédiaire du GIP. L’absence d’une structure de direction formelle à l’intérieur du GISRS fait que l’ensemble du réseau n’a pas eu de représentation reconnue dans les opérations du Cadre PIP. Recommandations : Gouvernance 27. Le Directeur général devrait envisager des options permettant de préserver la continuité et les connaissances au sein du Groupe consultatif, notamment en permettant aux membres d’accomplir un second mandat dont la durée serait souple. 1 WHO Consultation and Information Meeting on the Composition of Influenza Virus Vaccines for the Northern Hemisphere 2016-2017. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/vaccines/virus/recommendations/consultation201602/en/, consulté le 22 septembre 2016). 2 Par exemple, Influenza update – 272. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/surveillance_monitoring/updates/latest_update_GIP_surveillance/, consulté le 22 septembre 2016). 3 FluNet Summary. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/gisrs_laboratory/updates/summaryreport, consulté le 22 septembre 2016). ANNEXE 8 203 28. La structure du rapport annuel du Groupe consultatif au Directeur général et celle du rapport biennal du Directeur général à l’Assemblée mondiale de la Santé devraient être harmonisées pour en simplifier l’établissement. 29. Le secrétariat du Cadre PIP et le Groupe consultatif devraient élargir et approfondir la collaboration avec la société civile en associant un plus grand nombre d’organisations participantes. 30. Notant le rôle essentiel que jouent les Centres collaborateurs de l’OMS au sein du réseau du GISRS, le Groupe consultatif devrait coopérer plus régulièrement avec les Centres collaborateurs de l’OMS et les autres laboratoires clés du GISRS, notamment lors de la constitution de groupes de travail techniques. 31. Le Directeur général devrait aborder la question de l’absence d’une représentation formelle du réseau GISRS et encourager le Programme mondial OMS de lutte contre la grippe et le GISRS à prévoir une telle représentation le plus rapidement possible. 32. Le Directeur général devrait veiller, lors d’une éventuelle réorganisation interne des départements de l’OMS au sein du nouveau Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire, à ce que les activités du GISRS et du Cadre PIP restent étroitement alignées sur le Programme mondial OMS du lutte contre la grippe pour assurer une meilleure orientation scientifique et technique dans la mise en œuvre du Cadre PIP. 33. Le Directeur général devrait continuer à mettre à disposition les ressources humaines et financières nécessaires pour mettre en œuvre les activités croissantes du Cadre PIP et les recommandations découlant du présent examen. 204 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Chapitre 8. Liens avec les programmes de l’OMS et avec d’autres instruments juridiques Pour que le Cadre PIP ait un maximum d’impact, il faut aller au-delà du champ spécifique de l’accord et envisager l’environnement juridique et institutionnel complexe dans lequel il s’insère. Certains aspects du mandat du Cadre PIP se recoupent avec ceux d’autres instruments juridiques et programmes de l’OMS. Trois en particulier, le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP),1 le Règlement sanitaire international (2005)2 et le Protocole de Nagoya à la Convention sur la diversité biologique3 (ci-après dénommé le Protocole de Nagoya) ont un champ qui recoupe celui du Cadre PIP (voir le Tableau 8.1). Le risque d’une pandémie de grippe concerne aussi les grandes initiatives de sécurité sanitaire mondiale, car il s’agit de comprendre comment doter plus généralement la planète de moyens d’action contre des situations d’urgence futures. Une des initiatives dont on a beaucoup parlé est le Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale,4 une initiative de pays, d’organisations internationales et de la société civile visant à renforcer la capacité mondiale de prévenir et de détecter des menaces dues à des maladies infectieuses et de réagir rapidement. Le Programme dispose de 11 modules d’action dont certains appuient la préparation en cas de pandémie, notamment en ce qui concerne les zoonoses, la vaccination, les systèmes de laboratoire nationaux et la surveillance en temps réel.5 L’objectif 3 de développement durable des Nations Unies (ODD) est de permettre à tous de vivre en bonne santé et de promouvoir le bien-être de tous à tout âge. Il a notamment pour cible d’assurer l’accès de tous à des antiviraux et à des vaccins sûrs, efficaces et de qualité à un prix abordable, d’appuyer la recherche et la mise au point d’antiviraux et de vaccins et de renforcer la capacité de tous les pays, en particulier les pays en développement en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux.6 1 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/fr/, consulté le 22 septembre 2016). 2 Règlement sanitaire international (2005), 2e éd. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/43982/1/9789242580419_fre.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 3 Le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Dans : Convention sur la diversité biologique [site Web]. Montréal, Convention sur la diversité biologique, Nations Unies, 2011 (https://www.cbd.int/abs/, consulté le 22 septembre 2016). 4 Global Health – CDC and the Global Health Security Agenda. Dans : Centers for Disease Control and Prevention [site Web]. Atlanta, GA: Centers for Disease Control and Prevention; 2016 (http://www.cdc.gov/globalhealth/security/index.htm, consulté le 21 septembre 2016). 5 Global Health Security Agenda: Action Packages. Dans : Centers for Disease Control and Prevention [site Web]. Atlanta, GA: Centers for Disease Control and Prevention; 2016 (http://www.cdc.gov/globalhealth/security/actionpackages/ default.htm, consulté le 21 septembre 2016). 6 Sustainable Development Goals. Dans : Sustainable Development Knowledge Platform, United Nations Department of Economic and Social Affairs [site Web]. New York, Nations Unies, 2016 (https://sustainabledevelopment.un.org/?menu=1300, consulté le 21 septembre 2016). ANNEXE 8 205 Tableau 8.1. Résumé des liens entre le Cadre PIP, le RSI (2005), le GAP et le Protocole de Nagoya Objet Cadre PIP RSI (2005) GAP Nagoya Amélioration de la préparation en cas de pandémie    Amélioration de la riposte à une pandémie    Échange de matériels biologiques, y compris les virus Section 5.1.1 annexe 5, Mandats des Centres nationaux de la grippe et des Centres collaborateurs de l’OMS  Échange d’informations sur la santé publique Section 5.1.3 (ii) annexe 5 Article 6.2 Renforcement des moyens de réglementation Section 6.7  Amélioration de l’accès aux vaccins Sections 6.9, 6.10, 6.11 annexe 2, SMTA 2  Renforcement des moyens de laboratoire et de surveillance Section 6.6 Section 6.14.4 Annexe 1 Renforcement de la capacité de production de vaccins antigrippaux Section 6.13 annexe 2, SMTA 2, article 4.1 A5, A6  Transfert de technologie Section 6.13 annexe 2, SMTA 2, article 4.1 A5, A6  Accès aux produits, aux technologies et à l’information et partage des avantages    206 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 8.1 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux1 Principales conclusions Conclusion 66 : Il existe d’importantes synergies entre le Cadre PIP et le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux.2 Il s’agit notamment de l’encouragement du transfert de technologie et du renforcement des capacités en matière d’études sur la charge de morbidité, d’autorités de réglementation et de communication sur les risques. Toutefois des accords sur le transfert de technologie ne sont pas actuellement conclus. Conclusion 67 : L’examen du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux de novembre 2016 contribuera à une évaluation des aspects du Plan (études sur la charge de morbidité/orientation technique pour les nouveaux fabricants de vaccins/déploiement de vaccins/logistique) pouvant être poursuivis dans le cadre de la mise en œuvre de la contribution de partenariat et là où ces besoins existent. Conclusion 68 : La quantité de vaccins contre la grippe pandémique assurée par le Cadre PIP ainsi que les capacités mondiales de production de vaccins, notamment les nouvelles capacités de production disponibles dans le cadre du Plan d’action mondial, restent actuellement insuffisantes pour répondre à la demande mondiale prévisible en cas de pandémie de grippe. Certains aspects du Cadre PIP se recoupent avec ceux d’autres programmes de l’OMS. Le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP) a été lancé en 2006 et modifié en 2011. Avec pour objet de renforcer la capacité de production de vaccins antigrippaux des pays en développement, le plan a mis l’accent sur un renforcement de la production et de l’utilisation de vaccins contre la grippe saisonnière, une augmentation de la capacité de production de vaccins contre la grippe pandémique et des activités pertinentes de recherche-développement.3,4 Depuis le lancement du Plan, l’OMS a investi quelque US $50 millions et les pays et d’autres organismes lui ont apporté près de US $1 milliard. 5 Les fonds du Plan ont servi à appuyer 14 fabricants.6 À la suite de ces efforts, entre 2007 et 2017, le Plan a permis de renforcer la capacité de production de vaccins antigrippaux de quelque 600 millions de doses.7 Dans plusieurs cas, les partenariats avec d’importantes firmes pharmaceutiques ont facilité la production de vaccins. En 2018-2019, les fabricants appuyés par le plan devraient avoir renforcé leur capacité de production de vaccins contre la grippe pandémique de près d’un milliard de doses. 1 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/fr/, consulté le 22 septembre 2016). 2 Le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux a été élaboré par l’OMS en compagnie d’experts de la santé publique et d’experts universitaires, de fabricants de vaccins et d’organismes de financement de pays développés et de pays en développement. La troisième consultation (finale) du plan d’action se déroulera en novembre 2016. 3 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux (GAP). Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/fr/, consulté le 21 septembre 2016). 4 Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux. Renforcement des capacités et transfert de technologie dans les pays en développement, projets menés dans le cadre du Plan mondial d’action. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza_vaccines_plan/ objectives/projects/fr/, consulté le 21 septembre 2016). 5 Grohmann G, Francis DP, Sokhey J, Robertson J. Challenges and successes for the grantees and the Technical Advisory Group of WHO’s influenza vaccine technology transfer initiative. Vaccine. Sous presse. doi: 10.1016/ j.vaccine.2016.07.047. 6 Ibid. 7 Ibid. ANNEXE 8 207 Le mandat de 10 ans du Plan prend fin en novembre 2016 et le Groupe d’examen a étudié comment continuer d’appuyer son action après la clôture du programme, par exemple par des études sur la charge de morbidité ou la fourniture d’une assistance technique aux pays appuyés par le Plan en matière de fabrication, d’homologation et de distribution de vaccins. Lorsque des fabricants de vaccins ciblés par le Plan sont encore en train de s’implanter, des fonds de la contribution de partenariat pourraient être utilisés pour renforcer les progrès en vue de mettre sur pied une capacité durable de production de vaccins contre la grippe saisonnière et contre la grippe pandémique, notamment par le biais de programmes de formation et de l’engagement d’experts consultants. Des discussions avec des fabricants bien établis visant à renforcer l’appui et la collaboration pourraient favoriser cette solution. Le dispositif SMTA 2 pourrait également servir à financer ce type de formation si l’on envisageait avec souplesse les options du SMTA 2 pour certaines catégories de participants comme les fabricants de produits diagnostiques et les entités de la catégorie C. Dans cet ordre d’idées, le secrétariat du Cadre PIP envisage actuellement l’introduction d’une formation au laboratoire et d’une formation à la surveillance comme option que les contributeurs de la catégorie C SMTA 2 pourraient appuyer afin de compléter les fonds destinés à la préparation obtenus au titre de la contribution de partenariat. Recommandation : Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux 34. Le Groupe consultatif sur le Cadre PIP devrait étudier les enseignements tirés du Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux, qui prend fin en novembre 2016, afin de définir des aspects susceptibles d’appuyer la mise en œuvre du Cadre PIP. 8.2 Règlement sanitaire international (2005)1 Principales conclusions Conclusion 69 : Le financement par la contribution de partenariat peut avoir des avantages indirects et améliorer les principales capacités requises par le RSI (2005), surtout dans les domaines de la capacité de laboratoire et de surveillance. Les fonds de la contribution de partenariat n’ayant commencé à être distribués qu’en 2014, on ne dispose pas encore de données sur la relation entre ces fonds et les principales capacités requises par le RSI (2005). Une analyse de l’impact des fonds de la contribution de partenariat sur les principales capacités requises par le RSI (2005) pourrait être entreprise lors du prochain examen du Cadre PIP. Le RSI (2005) est un instrument juridiquement contraignant pour les États Parties qui consiste « à prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à la maitriser et à y réagir ».2 Le RSI prévoit notamment que les pays sont tenus de se doter des principales capacités requises, notamment des capacités de laboratoire et de surveillance pour détecter et prévenir une flambée et y réagir.3 Les États Parties au RSI (2005) considéreraient vraisemblablement un cas de grippe humaine provoqué par un nouveau sous-type de virus comme une potentielle urgence de santé publique de portée internationale et informeraient l’OMS d’un tel événement en échangeant les informations de santé publique à ce sujet. Une pandémie de grippe serait probablement une urgence de santé publique de portée internationale comme l’a été la pandémie de 2009. 1 Renforcer la sécurité sanitaire grâce à la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (2005). À propos du RSI. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/ihr/fr/, consulté le 24 septembre 2016). 2 Règlement sanitaire international (2005), 2e éd. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008 (http://apps.who.int/ iris/bitstream/10665/43982/1/9789242580419_fre.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 3 Ibid., annexe 1. 208 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Si les discussions sur les liens entre le Cadre PIP et le RSI (2005) font souvent ressortir les synergies entre les deux instruments, d’importantes différences existent aussi. Les dispositions du RSI (2005) sont uniquement contraignantes juridiquement pour les États Parties1,2 et non pour l’industrie ou les autres parties prenantes. L’OMS collabore avec l’industrie et les autres acteurs pour appliquer le RSI (2005), mais cet instrument n’est pas obligatoire en ce qui les concerne. Le Cadre PIP encourage l’échange d’échantillons physiques entre les pays, ce que le RSI (2005) ne fait pas. Le Cadre s’efforce explicitement de concilier l’échange de virus et le partage des avantages pour ménager aussi bien les intérêts commerciaux que l’équité en matière d’accès à la santé publique. S’il comporte des dispositions visant à encourager l’échange, dans les meilleurs délais, de données et d’autres informations, le RSI (2005) ne contient pas, à la différence du Cadre PIP, de dispositions spécifiques sur le partage des avantages – dans le RSI (2005), l’échange d’informations et de données constitue aussi un avantage, car les États Membres et les organisations comme l’OMS peuvent ainsi détecter des maladies plus rapidement, alerter les populations à risque et prendre des mesures de santé publique plus tôt. Il existe des points de synergie entre le RSI (2005) et le Cadre PIP. Tous deux ont été établis pour renforcer la sécurité sanitaire en donnant à la communauté mondiale les moyens de détecter des urgences de santé et d’y réagir. Si le Cadre PIP ne concerne que la grippe pandémique, les deux instruments poursuivent le but commun d’aider les pays pauvres en ressources à renforcer leur capacité de détecter la maladie. En fait, les principales capacités requises par le RSI (2005) ont contribué au processus initial de sélection des pays pour la mise en œuvre de la contribution de partenariat. L’analyse des lacunes,3 effectuée en 2013 pour déterminer les carences les plus déterminantes en matière de préparation et de capacité d’action face à la grippe pandémique, a utilisé comme point de départ les indicateurs des principales capacités requises par le RSI (2005), en particulier pour les moyens de laboratoire et de surveillance, afin de repérer les pays devant bénéficier de fonds au titre de la mise en œuvre de la contribution de partenariat. Ainsi, la méthode de notation de la capacité des pays à « détecter » des nouveaux virus englobait l’indicateur 3.2.1 du RSI (2005), qui mesure « la surveillance des événements ».4 L’application du Cadre PIP par le biais du renforcement des capacités dans les pays a probablement contribué à aider ceux-ci à se doter des principales capacités requises par le RSI (2005). Il est toutefois important de noter que ces effets positifs peuvent être difficiles à cerner avec précision, car les fonds au titre de la mise en œuvre de la contribution de partenariat renforcent uniquement les moyens de laboratoire et de surveillance concernant la grippe alors que les principales capacités requises par le RSI (2005) se rapportent aux moyens de surveillance et de laboratoire concernant l’ensemble des menaces émergentes pour la santé. 1 Les États Parties sont les États juridiquement liés par les dispositions du RSI (2005). En octobre 2016, on comptait 196 États Parties au RSI (2005). 2 États Parties au Règlement sanitaire international (2005). Dans, Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/ihr/legal_issues/states_parties/fr/, consulté le 4 octobre 2016). 3 Pandemic Influenza Preparedness Framework Partnership Contribution 2013-2016: Gap Analyses. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2013 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_pc_ga.pdf, consulté le 22 septembre 2016), page 11. 4 Checklist and indicators for monitoring progress in the development of IHR Core Capacities in States Parties. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2013 (WHO/HSE/GCR/2013.2, http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/ 84933/1/WHO_HSE_GCR_2013.2_eng.pdf, consulté le 4 octobre 2016). ANNEXE 8 209 Recommandation : Règlement sanitaire international 35. Les activités en vertu du Cadre PIP devraient être entreprises en tenant compte des dispositions du Règlement sanitaire international (2005) et les efforts concernant le renforcement des capacités devraient être alignés sur ceux entrepris en vertu du RSI (2005), les soutenir et les compléter. Une interaction plus étroite aux trois niveaux de l’OMS concernant la mise en œuvre du RSI (2005) et du Cadre PIP pourrait donc se révéler utile pour tirer le maximum des synergies et utiliser les ressources de manière optimale. 8.3 Protocole de Nagoya à la Convention sur la diversité biologique1 Conclusion 70 : Le Cadre PIP est un instrument multilatéral favorisant l’accès et le partage des avantages qui semble compatible avec les objectifs du Protocole de Nagoya. Conclusion 71 : Les négociations intergouvernementales ayant abouti au Cadre PIP ont énoncé des règles pour l’accès aux virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie et pour le partage des avantages ; en revanche, la mise en œuvre du Protocole de Nagoya pourrait introduire un degré d’incertitude en ce qui concerne l’échange des virus grippaux, car beaucoup de transactions bilatérales risquent de devoir être négociées, ce qui pourrait retarder l’accès aux virus. L’Union européenne a déjà reconnu le Cadre PIP comme un instrument spécial concernant la grippe pandémique alors que d’autres pays qui ont pris des mesures législatives pour mettre en œuvre le Protocole de Nagoya ne l’ont pas encore fait. À mesure que de nouveaux pays prennent des mesures législatives internes pour mettre en œuvre le Protocole de Nagoya, il devient plus urgent de lever cette incertitude et de réduire le risque qui en résulte pour la sécurité sanitaire mondiale. Conclusion 72 : Les incidences de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya pour la santé publique ne sont pas largement comprises. Si le Secrétariat de l’OMS est en train d’établir un rapport pour les préciser, il faut que le secteur de la santé publique apprenne à mieux connaître et comprendre le Protocole et soit davantage sensibilisé à la question. Conclusion 73 : Le Protocole de Nagoya ne définit pas expressément un mécanisme chargé de reconnaître un instrument en vertu de son article 4, paragraphe 4. Une entité officielle, internationalement reconnue et faisant autorité, comme la réunion des Parties ou l’Assemblée mondiale de la Santé pourrait décider que le Cadre PIP constitue un instrument international spécial en matière de préparation et d’action en cas de grippe pandémique. Une telle décision faciliterait la réalisation des objectifs du Cadre PIP concernant l’accès et le partage des avantages en ayant pour effet que tous les pays traiteraient de la même manière les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie. L’accès à ces virus et leur échange seraient, aux fins du Protocole de Nagoya, régis par le Cadre PIP et il n’y aurait donc pas lieu de conclure des accords bilatéraux au cas par cas. La Convention sur la diversité biologique2 est un traité comptant 196 États Parties3 dont les trois principaux objectifs sont les suivants : 1) conservation de la diversité biologique ; 2) utilisation durable des ressources biologiques ; et 3) « partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques ». Le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation relatif à la Convention sur la 1 En janvier 2016, le Conseil exécutif de l’OMS a prié le Directeur général d’entreprendre une étude sur les incidences pour la santé publique de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya. Dans ses conclusions, le Groupe d’examen a pu se prévaloir des mises à jour et des données issues de ce processus. 2 Convention sur la diversité biologique. Dans : Convention sur la diversité biologique [site Web]. Montréal : Convention sur la diversité biologique, Nations Unies, 2016 (https://www.cbd.int/convention/, consulté le 22 septembre 2016). 3 Les États Parties à la Convention sur la diversité biologique ne sont pas automatiquement liés par le Protocole de Nagoya, qu’ils doivent ratifier séparément. Au 4 octobre 2016, le Protocole de Nagoya comptait 78 États Parties. 210 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ diversité biologique1 doit contribuer à la réalisation du troisième objectif de la Convention. Les Parties au Protocole sont tenues de prendre des mesures législatives ou administratives propres à assurer que les avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques sont partagés de manière juste et équitable entre les États (en particulier avec les pays d’origine) et à l’intérieur même des États (avec les communautés autochtones ou locales détentrices des connaissances). En janvier 2016, le Conseil exécutif a prié le Secrétariat de l’OMS d’étudier les implications pour la santé publique de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya. Le Secrétariat de l’OMS a donc fait établir une étude sur l’impact du Protocole de Nagoya dans deux domaines : 1) l’échange d’agents pathogènes de manière générale, y compris les données sur les séquences génétiques ; et 2) le Cadre PIP et le GISRS, y compris les options pour une meilleure harmonisation entre le Protocole de Nagoya et le Cadre PIP, dans le contexte de l’examen du Cadre PIP de 2016 actuellement en cours.2 Les dispositions du Protocole de Nagoya recoupent en grande partie celles du Cadre PIP sur le système d’accès et de partage des avantages. La question qui revêt un intérêt particulier est de savoir si le Cadre PIP est un instrument spécial au sens du Protocole de Nagoya. En vertu du Protocole de Nagoya, un utilisateur potentiel d’une ressource génétique est tenu d’obtenir le « consentement préalable en connaissance de cause » de celui qui l’a fournie, ce qui nécessitera généralement une négociation entre les parties en vue de parvenir à des « conditions convenues d’un commun accord » pour le partage des avantages. Comme le Protocole de Nagoya, le Cadre PIP institue un système d’accès et de partage des avantages, mais celui-ci est étroitement conçu pour les virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie. Le Protocole de Nagoya reconnaît que de tels accords peuvent exister et prévoit l’exception suivante : Lorsqu’un instrument international spécial sur l’accès et le partage des avantages s’applique, est conforme aux objectifs de la Convention et du présent Protocole et ne va pas à l’encontre de ces objectifs, le présent Protocole ne s’applique pas pour la ou les Partie(s) à cet instrument spécial en ce qui concerne la ressource génétique couverte par ledit instrument et pour les besoins de celui-ci.3 S’il devait satisfaire à la fois aux dispositions du Protocole de Nagoya concernant le consentement préalable en connaissance de cause et les conditions convenues d’un commun accord (ce qui pourrait nécessiter une négociation pour chaque échantillon de virus) et à celles du Cadre PIP, l’échange de virus au sein du réseau GISRS risquerait d’être fortement ralenti. On a ainsi fait valoir au Groupe d’examen que si les fabricants de vaccins devaient négocier pour obtenir un consentement préalable en connaissance de cause et des conditions convenues d’un commun accord avec chaque pays d’origine pour les différents virus vaccinaux candidats, la mise au point des vaccins risquerait d’être plus coûteuse et complexe, ralentissant ainsi le processus et aboutissant, dans certains cas, à des produits moins utiles. Jusqu’ici, aucun instrument n’a officiellement été déclaré « instrument spécial » au sens du Protocole de Nagoya, et on ne voit pas encore clairement si la désignation du Cadre PIP comme « instrument spécial » relève d’une décision collective des États Parties, par exemple une décision de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique ou de la réunion des Parties au Protocole de Nagoya, ou alors d’une décision 1 Le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation relatif à la Convention sur la diversité biologique. Dans : Convention sur la diversité biologique [site Web]. Montréal : Convention sur la diversité biologique, Nations Unies, 2011 (https://www.cbd.int/abs/, consulté le 4 octobre 2016). 2 Terms of Reference, Production of a study on how the implementation of the Nagoya Protocol on Access to Genetic Resources and the Fair and Equitable Sharing of Benefits Arising from their Utilization to the Convention on Biological Diversity might affect the sharing of pathogens and the potential public health implications. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/entity/influenza/pip/2016-review/NagoyaStudyTORs.pdf, consulté le 22 septembre 2016). 3 Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation relatif à la Convention sur la diversité biologique. Montréal, Convention sur la diversité biologique, Nations Unies, 2011 (https://www.cbd.int/abs/doc/protocol/nagoya-protocol-fr.pdf, consulté le 22 septembre 2016), article 4, paragraphe 4. ANNEXE 8 211 individuelle des différents États prise par l’intermédiaire d’une loi d’application ou d’un autre mécanisme. Jusqu’ici la Conférence des Parties et la réunion des Parties n’ont pris aucune mesure à cet égard et si l’Union européenne, dans son règlement d’application du Protocole de Nagoya, a reconnu le Cadre PIP comme instrument spécial1 d’autres États Parties ne l’ont pas encore fait. Pour le moment, les informateurs clés ont indiqué au Groupe d’examen que la sensibilisation au Protocole de Nagoya laisse encore à désirer, ce qui peut poser un problème pour l’échange d’agents pathogènes. Par exemple, les pays de l’Union européenne cherchant à respecter les dispositions du Protocole se sont heurtés à des difficultés lors de l’envoi d’agents pathogènes dans des États destinataires connaissant mal les prescriptions du Protocole. Recommandation : Protocole de Nagoya 36. Le Cadre PIP devrait être considéré comme un instrument international spécial pour clarifier la mise en œuvre du Protocole de Nagoya en ce qui concerne la préparation et l’action en cas de grippe pandémique. • La réunion des Parties au Protocole de Nagoya de décembre 2016 fournit l’occasion d’envisager la reconnaissance du Cadre PIP comme instrument international spécial pour la préparation et l’action en cas de grippe pandémique. De l’avis du Groupe d’examen, une telle reconnaissance contribuerait à la réalisation des objectifs du Cadre PIP. • Par ailleurs, l’Assemblée mondiale de la Santé 2017 devrait aborder la question de la reconnaissance du Cadre PIP comme instrument international spécial au sens du Protocole de Nagoya. 1 Règlement (UE) N° 511/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux mesures concernant le respect par les utilisateurs dans l’Union du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. Dans : Journal officiel de l’Union européenne. Strasbourg : Parlement européen, 2014 (L 150/59, http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32014R0511&from=EN), paragraphe 16. 212 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Appendice I Membres du Groupe d’examen Professeur William Kwabena Ampofo Head of Virology Department, Noguchi Memorial Institute for Medical Research, University of Ghana, Accra, Ghana Le Professeur William Ampofo est professeur associé et Chef du Département de virologie du Noguchi Memorial Institute for Medical Research (NMIMR) à l’Université du Ghana, à Accra. Il a occupé plusieurs postes de chercheur au NMIMR, dont il a dirigé le Département de microscopie électronique et d’histopathologie. Ses travaux ont porté sur la recherche moléculaire et sérologique concernant les infections virales et les interventions antivirales. Le Professeur Ampofo est membre du Conseil du College of Health Sciences de l’Université du Ghana et du Comité d’orientation du Ghana Field Epidemiology and Laboratory Training Program de la School of Public Health. Il fait également partie du comité d’orientation national pour le RSI (2005) au Ministère ghanéen de la santé et du comité de coordination technique national du Ministère sur la maladie à virus Ebola. Il est membre du centre ghanéen des opérations d’urgence concernant cette maladie. Le Professeur Ampofo a été conseiller temporaire et consultant de l’OMS, notamment dans le cadre de la riposte à la maladie à virus Ebola, et a fait partie du groupe de travail sur les vaccins antigrippaux et la vaccination du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination. Il a récemment présidé le Groupe consultatif de l’OMS sur le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique. Il est membre du Groupe consultatif de l’OMS sur le Plan d’action mondial pour les vaccins antigrippaux et a également été conseiller du Comité d’urgence du RSI sur la maladie à virus Ebola. Dr Christine Mwelwa Kaseba-Sata (Président) Ancien ambassadeur itinérant de l’OMS contre la violence sexiste, Zambie Le Dr Christine Mwelwa Kaseba-Sata est une spécialiste zambienne bien connue en gynécologie- obstétrique. Médecin à l’hôpital universitaire de Lusaka pendant plus de 25 ans, elle enseigne depuis 15 ans à l’école de médecine de l’Université de Zambie. Le Dr Kaseba-Sata a une vaste expérience de la santé sexuelle et reproductive, et notamment des infections sexuelles transmissibles, y compris le VIH/sida, de la planification familiale, des soins complets après avortement, du paludisme chez la femme enceinte, des cancers de l’appareil reproducteur, des soins obstétricaux d’urgence et des soins au nouveau-né. Ardent défenseur de l’amélioration des soins maternels et néonatals et de la lutte contre la violence sexiste, le Dr Kaseba-Sata a été ambassadeur itinérant de l’OMS contre la violence sexiste d’octobre 2012 à octobre 2014. ANNEXE 8 213 Dr Frances McGrath Chief Advisor, Office of the Chief Medical Officer, Ministry of Health, New Zealand Médecin spécialisé en santé publique, le Dr McGrath est actuellement conseiller principal du Bureau du Directeur général de la santé au Ministère néo-zélandais de la santé. À ce titre, elle conseille les ministres et hauts fonctionnaires sur la stratégie et les questions de santé publique et, le cas échéant, sur les situations d’urgence comme les flambées de maladies infectieuses, notamment la pandémie de grippe de 2009, et les effets de la contamination des sites environnementaux sur la santé. Titulaire de diplômes postuniversitaires, le Dr McGrath a acquis une large expérience dans les domaines de la santé publique, de l’action des pouvoirs publics et de la direction générale de nombreux aspects du secteur de la santé ; elle a notamment été Directeur par intérim de la santé publique et conseiller principal pour la santé de différents ministres de la santé, et elle a représenté la Nouvelle-Zélande à différentes sessions de l’Assemblée mondiale de la Santé et du Comité régional OMS du Pacifique occidental. Elle a travaillé dans plusieurs pays en développement, notamment en Amérique centrale et en Thaïlande, et a été affectée pendant une année au Ministère de la santé des Îles Cook. Auparavant, elle a travaillé comme généraliste en milieu rural dans des parties de la Nouvelle-Zélande où les besoins étaient particulièrement importants. Dr Talat Mokhtari-Azad Directeur du centre national iranien de la grippe Le Dr Mokhtari-Azad est titulaire d’un diplôme de médecine vétérinaire de l’Université de Téhéran, d’une maîtrise en santé publique (MPH) et d’un doctorat en virologie (1982) de l’Université des sciences médicales de Téhéran, ainsi que d’un diplôme de spécialisation en sciences de laboratoire pour la médecine clinique (1991) de l’Université iranienne des sciences médicales. Professeur de virologie et Chef du Département de virologie de l’École de santé publique de l’Université des sciences médicales de Téhéran, le Dr Mokhtari-Azad dirige, depuis 1985, le centre national de la grippe et, depuis 2006, le laboratoire national de la rougeole et de la rubéole. Dotée d’une vaste expérience de la recherche et de l’enseignement supérieur, elle a été chargée des étudiants en maîtrise et en doctorat dans différents domaines virologiques, tout particulièrement en séro-épidémiologie, isolement et diagnostic moléculaire. Actuellement membre du comité national de la grippe et du comité national de vaccination dans son pays, elle est aussi conseiller temporaire de l’OMS sur la composition du vaccin antigrippal. Mme Johanne Newstead Head of Food Policy, Public Health Directorate, Department of Health, Royaume-Uni Haut fonctionnaire du Royaume-Uni doté d’une vaste expérience internationale, notamment dans le domaine de la santé publique, Mme Newstead dirige actuellement la politique alimentaire au Ministère de la santé à Londres, étant notamment chargée de la collaboration avec l’industrie alimentaire en vue de lutter contre l’obésité. Auparavant affectée pendant six ans à la préparation en cas de grippe pandémique et à la sécurité sanitaire du Royaume-Uni, s’occupant en grande partie de dossiers mondiaux au sein de l’Union européenne, de la Région européenne de l’OMS et, plus largement, de l’OMS et avec d’autres partenaires mondiaux, elle a dirigé la délégation du Royaume-Uni tout au long des négociations en vue de l’établissement du Cadre PIP et a présidé la réunion de la Région européenne de l’OMS aux stades plus avancés des négociations. 214 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Mme Newstead a également dirigé l’élaboration des politiques de biotechnologie pour l’Angleterre au Ministère de la santé. Elle a collaboré avec l’Organisation de coopération et de développement économiques, où elle a représenté les intérêts du Royaume-Uni pendant cinq ans dans les domaines sanitaire, scientifique et technologique. Dr Theresa Tam (Président par intérim) Sous-Ministre adjointe, Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses, Agence de la santé publique du Canada Le Dr Theresa Tam est sous-administratrice en chef de la santé publique à l’Agence de la santé publique du Canada. À ce titre, elle seconde l’administrateur en chef de la santé publique dans ses activités quotidiennes et s’occupe des principaux dossiers de santé publique dans son pays. Elle est également Sous-Ministre adjointe chargée de la direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses de l’Agence. Le Dr Tam dirige notamment les activités de l’Agence visant à réduire la vulnérabilité de la population aux maladies infectieuses en matière de surveillance, de diagnostic au laboratoire, de recherche scientifique, d’élaboration des politiques et d’orientation nationale face à un large éventail de risques de maladies infectieuses. Le Dr Tam a auparavant occupé des postes de haute responsabilité concernant des initiatives et programmes importants de l’Agence dans les domaines de la vaccination, des infections respiratoires, de la préparation et de la riposte face aux situations d’urgence, de la santé publique aux frontières du Canada et dans les moyens de transport, de la sécurité biologique au laboratoire, du personnel de santé publique, des capacités de surveillance et des autres capacités d’infrastructure, ainsi que de la mise en œuvre du RSI (2005). Spécialiste des maladies infectieuses de l’enfant et épidémiologiste de terrain ayant une vaste expérience de la gestion des flambées et des situations d’urgence complexes, elle a notamment joué un rôle de premier plan dans la lutte contre la flambée de SRAS, la pandémie de grippe A(H1N1) et la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest. En tant qu’expert international, elle a fait partie de plusieurs comités de l’OMS et a participé à des missions internationales, notamment à la première équipe spéciale de l’OMS chargée de la pandémie de grippe. Elle a également participé en tant que consultant de l’OMS à de nombreuses missions internationales concernant la grippe et l’éradication de la poliomyélite au Bangladesh. Dr Viroj Tangcharoensathien Conseiller principal, Programme international pour la politique de santé, Ministère de la santé publique, Thaïlande Le Dr Viroj Tangcharoensathien est expert principal en économie de la santé au Ministère thaïlandais de la santé publique et conseiller du Programme international pour la politique de santé du Ministère, dont il dirige aussi le centre de recherche pour l’Observatoire Asie-Pacifique. Il appuie la mise en place de la couverture sanitaire universelle dans plusieurs pays. Titulaire d’un diplôme de médecine, il a passé neuf ans dans des hôpitaux de districts ruraux dans une province pauvre de la Thaïlande et s’est vu décerner en 1986 le prix du « meilleur médecin rural » par l’Association thaïlandaise de médecine. En 1990, il a obtenu un doctorat en planification et financement de la santé à la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Il a obtenu la médaille Woodruff en 1991 pour sa thèse de doctorat sur le financement de la santé communautaire, ainsi que la médaille Edwin Chadwick en 2011 pour sa contribution à l’amélioration des systèmes de santé dans l’intérêt des plus démunis. Il est l’auteur de 155 articles scientifiques publiés. ANNEXE 8 215 Le Dr Tangcharoensathien a présidé les négociations du Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé, adopté par la Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Professeur Makarim Wibisono Président du Conseil d’administration du Conseil indonésien des affaires mondiales Le Professeur Makarim Wibisono, ancien ambassadeur et représentant permanent de l’Indonésie auprès des Nations Unies à New York et à Genève, a exercé les fonctions de Directeur général des relations économiques au Ministère indonésien des affaires étrangères de 2000 à 2002 et de Directeur de la coopération économique multilatérale au même ministère en 1993 et 1994. En tant que Directeur général pour l’Asie, le Pacifique et l’Afrique de 2002 à 2004, il a contribué à l’établissement de l’accord final Bali Concord II de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE). Il a dirigé la délégation indonésienne aux réunions de hauts responsables de l’ANASE, de l’ANASE+3, du forum régional de l’ANASE et de la coopération économique Asie-Pacifique. Il a été Rapporteur spécial de l’ONU sur le territoire palestinien occupé depuis 1967, et coordonnateur général d’Europalia Indonesia, au Ministère de l’éducation et de la culture de la République d’Indonésie. Le Professeur Wibisono préside le Conseil d’administration du Conseil indonésien des affaires mondiales ; il est aussi conseiller de la Commission nationale des droits de l’homme et conseiller principal pour les affaires internationales auprès du Président de la Chambre des représentants de l’Indonésie. Avant d’accéder au poste de Directeur exécutif de l’ASEAN Foundation, le Professeur Wibisono était conseiller principal pour la coopération internationale au Ministère indonésien de la santé. Membre et conseiller de divers groupes spéciaux de l’ONU, il a également présidé le Conseil économique et social de l’Organisation des Nations Unies et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement. Le Professeur Wibisono est chargé de cours à l’Institut de la défense nationale, à l’Université Paramadina, à l’Université catholique Atma Jaya, à l’Université Al Azhar Indonesia et à l’Université Gadjah Mada. Il est titulaire d’un diplôme de maîtrise en économie politique internationale, d’un doctorat en sciences politiques de l’Ohio State University aux États-Unis d’Amérique et d’un diplôme de M.A. en relations internationales de la Johns Hopkins University aux États-Unis d’Amérique. 216 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Appendice II Méthodes de travail détaillées Constitution du Comité d’examen Le Groupe consultatif sur le Cadre PIP s’est réuni en session extraordinaire les 13 et 14 octobre 2015, peu avant la réunion du Groupe d’examen, pour connaître l’avis des États Membres, des industriels, de la société civile et des autres parties prenantes concernant le mandat et l’orientation de l’examen. Le rapport du Groupe consultatif sur la session extraordinaire contenait des conseils et des recommandations à l’intention du Directeur général de l’OMS sur la conduite de l’examen et notamment sur les quatre principes directeurs suivants : indépendance et impartialité ; transparence ; collaboration avec les États Membres et les parties prenantes ; et processus itératif.1 À la suite de ce rapport, le Directeur général a constitué le Groupe d’examen et nommé ses huit membres. Conformément aux recommandations du Groupe consultatif,2 le choix a été effectué de façon à doter le Groupe de membres reflétant un éventail de compétences en tant que responsables de l’élaboration des politiques, experts de la santé publique et experts techniques dans le domaine de la grippe, et le Groupe d’examen comprenait deux anciens membres du Groupe consultatif. Les six Régions de l’OMS étaient représentées et la répartition entre les sexes était équitable. On trouvera la liste des membres du Groupe d’examen à l’appendice 1. Le Groupe d’examen a choisi le Dr Kaseba-Sata comme Président et le Dr Tam a assuré la présidence par intérim à partir de la réunion d’août. Un secrétariat du Groupe d’examen a été mis sur pied à l’OMS. Réunions Le Groupe d’examen a tenu quatre réunions au Siège de l’OMS à Genève, successivement du 30 mars au 1er avril, du 9 au 11 mai, du 27 juin au 1er juillet et du 29 août au 2 septembre 2016. Il a également tenu deux téléconférences les 7 janvier et 19 février 2016. Les rapports de toutes ces réunions ont été publiés sur le site Web de l’OMS.3 Les membres du Groupe d’examen ont également eu de multiples contacts par courriel entre eux et avec le secrétariat du Groupe d’examen. Les représentants des États Membres ont été invités à une séance d’information et de questions au Siège de l’OMS à Genève à l’issue de la téléconférence de février et des réunions de mars, de juin et d’août 2016 du Groupe d’examen. Ces séances étaient ouvertes à toutes les parties prenantes ainsi qu’au grand public par l’intermédiaire d’une retransmission en direct sur le site Web de l’OMS.4 Le 30 mars et le 29 août 2016, dans le cadre de ses réunions, le Groupe d’examen a eu des consultations au Siège de l’OMS à Genève avec les États Membres, la société civile et les autres parties prenantes, et ces séances publiques ont également été retransmises en direct sur le site Web de l’OMS.5 Les participants ont été invités à faire des déclarations, à poser des questions et à soumettre des mémorandums écrits à chaque séance publique. 1 Groupe consultatif sur le Cadre PIP. Session extraordinaire du Groupe consultatif du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP), 13-14 octobre 2015, Genève (Suisse). Rapport au Directeur général. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/ag_spec_session_report.pdf, consulté le 24 septembre 2016). 2 Ibid. 3 Groupe d’examen du Cadre PIP. Examen 2016 du Cadre PIP, rapports de réunions du Groupe d’examen du PIP. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/ pip/2016-review/meetings/en/, consulté le 20 septembre 2016). 4 Ibid. 5 Ibid. ANNEXE 8 217 En outre, le Président du Groupe d’examen, le Dr Kaseba-Sata, a présenté un rapport de situation sur les travaux du Groupe d’examen à la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé le 25 mai 2016, également accessible par streaming.1 Collecte d’informations Le Comité d’examen a interrogé les informateurs clés, notamment des représentants des États Membres, du GISRS, de l’industrie, de la société civile, des bases de données pertinentes et d’autres parties prenantes et/ou a reçu des documents écrits qu’ils ont présentés. En tout, le Groupe d’examen a interrogé 40 informateurs clés et reçu plusieurs rapports écrits. Ces informateurs sont mentionnés dans les remerciements au début du document. Le Groupe d’examen a examiné les principaux documents et rapports et plus particulièrement les rapports des réunions du Groupe consultatif sur le Cadre PIP, 2 les rapports annuels du Groupe consultatif au Directeur général,3 les rapports biennaux du Directeur général sur le Cadre PIP au Conseil exécutif de l’OMS, 4 les rapports annuels sur la contribution de partenariat pour 2014 et 2015,5,6 le rapport final du groupe de travail technique d’experts d’octobre 2014,7 le rapport final du groupe de travail technique de 2016,8 le projet d’étude de l’OMS de 2016 concernant l’impact de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya sur la santé publique et le rapport d’une consultation informelle de l’OMS de 2015 sur la réponse au vaccin antigrippal au début d’une pandémie.9 Le Groupe d’examen a activement sollicité une contribution des États Membres et des autres parties prenantes. À cette fin, les missions permanentes auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales ont été contactées par courriel et invitées à faire connaître leur position sur le Cadre PIP. L’OMS a également publié séparément, sur son site Web consacré à l’examen du Cadre PIP, des questions spécifiques concernant le Groupe d’examen en demandant aux 1 Dr Christine Mwelwa Kaseba-Sata, Président du Groupe d’examen. Rapport de situation sur les travaux du Groupe d’examen à la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, Commission A, mercredi 25 mai 2016, séance du soir. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/ mediacentre/events/2016/wha69/webstreaming/fr/, consulté le 29 septembre 2016). 2 PIP Framework Advisory Group Reports. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/pip_meetings_consultations/en/, consulté le 22 septembre 2016). 3 Ibid. 4 Ibid. 5 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2014. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/161369/1/WHO_HSE_PED_GIP_PIP_2015.2_eng.pdf?ua=1&ua=1, consulté le 24 septembre 2016). 6 Pandemic Influenza Preparedness Framework, Partnership Contribution Annual Report 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/246229/1/WHO-OHE-PED-2016.01-eng.pdf?ua=1, consulté le 24 septembre 2016). 7 PIP Framework Advisory Group, Technical Expert Working Group (TEWG) on Genetic Sequence Data. Final Report to the PIP Advisory Group. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2014 (http://www.who.int/influenza/pip/ advisory_group/PIP_AG_Rev_Final_TEWG_Report_10_Oct_2014.pdf?ua=1, consulté le 19 octobre 2016). 8 PIP Framework Advisory Group, Technical Working Group (TWG) on the Sharing of Influenza Genetic Sequence Data. Optimal Characteristics of and influenza genetic sequence data sharing system under the PIP Framework. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/advisory_group/twg_doc.pdf?ua=1, consulté le 22 septembre 2016). 9 Influenza Vaccine Response during the Start of a Pandemic. Rapport d’une consultation informelle de l’OMS organisée à Genève (Suisse), du 29 juin au 1er juillet 2015. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/207751/1/WHO_OHE_PED_GIP_2016.1_eng.pdf, consulté le 19 septembre 2016). 218 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ États Membres et aux parties prenantes d’y répondre et d’indiquer leur point de vue sur d’autres aspects de la mise en œuvre du Cadre PIP.1 Au cours de ses délibérations, le Groupe d’examen s’est entretenu avec le Directeur général, des directeurs de programme, des membres du personnel technique et d’autres membres du personnel, ainsi qu’avec des représentants des bureaux régionaux de l’OMS. Les informateurs clés de l’OMS sont mentionnés dans les remerciements au début du document. Les membres du Groupe d’examen ont reçu des orientations techniques sur différents aspects du Cadre PIP, y compris : 1) les négociations sur le SMTA 2 ; 2) le GISRS et l’échange de virus ; 3) le recouvrement et la mise en œuvre de la contribution de partenariat ; 4) les données sur les séquences génétiques. Tout en fonctionnant de manière indépendante, le Groupe d’examen a sollicité des informations et demandé l’établissement de documents techniques écrits par le secrétariat du Cadre PIP et le secrétariat du Groupe d’examen. Il a aussi demandé des éclaircissements sur des questions qui se sont posées lors de la collecte des informations et de l’établissement des rapports. Des membres du personnel de l’OMS ont répondu par écrit aux questions posées par le Groupe d’examen et se sont entretenus librement et de manière informelle avec des membres du Groupe d’examen. Le Secrétariat de l’OMS a fourni une vue d’ensemble des progrès du GAP, des liens entre le GAP et le Cadre PIP et des solutions pour poursuivre les travaux du GAP après la cessation de ses activités. Évaluation et mise au point de recommandations Le Groupe d’examen a commencé ses travaux par une analyse approfondie du Cadre PIP, des étapes de sa mise en œuvre et des problèmes rencontrés. Les membres du Groupe d’examen ont constitué trois sous-groupes pour étudier les questions visées dans le mandat concernant : 1) l’échange de virus, y compris de données sur les séquences génétiques ; 2) le partage des avantages ; et 3) la gouvernance et les liens avec d’autres instruments. Chacun des sous-groupes a établi des questions pertinentes et défini des informateurs clés à interroger dont les déclarations seraient susceptibles de l’aider dans sa démarche et dans l’élaboration de recommandations pratiques et applicables. Le Groupe d’examen a procédé à une analyse AFOM (atouts, faiblesses, opportunités et menaces) de différents aspects de la mise en œuvre du Cadre PIP et notamment les suivants : échange de virus et de données sur les séquences génétiques ; SMTA 2 ; recouvrement et mise en œuvre de la contribution de partenariat ; gouvernance ; et liens avec d’autres instruments comme le Protocole de Nagoya, le RSI (2005) et le Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale. Cette analyse a contribué à définir les facteurs favorisant ou entravant la bonne mise en œuvre du Cadre PIP, ainsi que les résultats souhaités et les projets de recommandations. À la suite d’une analyse stratégique de chaque projet de recommandation, les recommandations préliminaires ont été mises au point puis affinées. Les conclusions préliminaires du Groupe d’examen ont été communiquées aux États Membres et affichées sur le site Web de l’OMS le 19 août 20162 pour qu’ils puissent présenter des observations. Examen des recommandations Le Groupe d’examen a soumis son rapport final au Directeur général en novembre 2016 pour qu’il soit transmis au Conseil exécutif en janvier 2017 et à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2017. ____________________ 1 2016 Review of the PIP Framework, Questions to Member States, Questions to Stakeholders. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/ 2016-review/en/, consulté le 19 octobre 2016). 2 PIP Framework Review Group 2016, Preliminary Findings. Dans : Organisation mondiale de la Santé [site Web]. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016 (http://www.who.int/influenza/pip/2016-review/pip_review_group_ prelim_findings.pdf?ua=1, consulté le 19 octobre 2016). - 219 - ANNEXE 9 PROJET DE PLAN STRATÉGIQUE MONDIAL QUINQUENNAL POUR AMÉLIORER LA PRÉPARATION ET L’ACTION DE SANTÉ PUBLIQUE 2018-2022 : PRINCIPES DIRECTEURS1 [A70/16, annexe 2 – 18 mai 2017] Contexte Dans le document EB140/14 (projet de plan de mise en œuvre des recommandations du Comité d’examen sur le fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) dans le cadre de l’épidémie de maladie à virus Ebola et de la riposte) le Secrétariat a indiqué qu’il accorderait une importance particulière à l’élaboration d’un projet de plan stratégique mondial quinquennal pour améliorer la préparation et l’action de santé publique, à soumettre à l’examen de la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2018, par l’intermédiaire du Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session en janvier 2018. Portée Le plan stratégique mondial quinquennal comportera des principes directeurs et des orientations stratégiques en vue d’une application durable du Règlement sanitaire international (2005), le but étant de renforcer les capacités aux niveaux mondial, régional et national en matière de préparation, de détection, d’évaluation et de riposte face aux urgences de santé publique qui présentent un risque de propagation internationale. Principes directeurs Le plan stratégique mondial quinquennal sera élaboré sur la base de 12 principes directeurs interdépendants : 1. Consultation Le plan sera élaboré après un processus de consultation prévu de mai à novembre 2017, lequel comportera des consultations techniques spécifiques, des consultations en ligne avec les États Membres, des consultations techniques régionales et au moins une séance d’information destinée aux points focaux des missions permanentes auprès de l’Office des Nations Unies à Genève. Le projet de plan sera présenté au Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session en janvier 2018, en vue d’être soumis à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2018. 2. Prise en main par les pays C’est aux gouvernements nationaux qu’il incombe principalement de développer et de maintenir les capacités en matière de sécurité sanitaire et de préparation et de riposte face aux urgences de santé publique. Dans le cadre de ce processus, les gouvernements tiennent compte de la situation sanitaire, sociale, économique, politique et du contexte en matière de sécurité pour élaborer et mettre en place les capacités appropriées aux niveaux national et infranational. 1 Voir la décision WHA70(11). 220 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 3. Leadership et gouvernance de l’OMS Le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire dirigera le processus d’élaboration et de mise en œuvre du plan stratégique mondial quinquennal pour la préparation et l’action de santé publique. Le Secrétariat de l’OMS rendra compte aux organes directeurs des progrès accomplis, dans le cadre des rapports qu’il soumet régulièrement sur l’application et la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (2005). 4. Partenariats avec différentes institutions De nombreux pays ont besoin d’un soutien technique pour évaluer et améliorer leurs capacités en matière de sécurité sanitaire et de préparation aux urgences de santé publique. Beaucoup de partenaires mondiaux apportent un soutien aux pays dans les domaines de la sécurité sanitaire et des urgences de santé publique. Conformément à la décision de la Cinquante-Huitième Assemblée mondiale de la Santé, l’OMS est appelée à coopérer et à coordonner ses activités, selon le cas, avec notamment les organisations et organismes suivants : Organisation des Nations Unies, Organisation internationale du travail, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Agence internationale de l’énergie atomique, Organisation de l’aviation civile internationale, Organisation maritime internationale, Comité international de la Croix-Rouge, Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Association du transport aérien international, Fédération internationale des armateurs, et Organisation mondiale de la santé animale.1 La coopération avec d’autres acteurs non étatiques concernés ainsi que les associations de la branche d’activité sera également envisagée. 5. Approche intersectorielle Afin de faire face aux menaces pour la sécurité sanitaire, il est nécessaire d’adopter une approche multisectorielle et coordonnée (par exemple avec les secteurs de l’agriculture, des transports, du tourisme et des finances). De nombreux pays disposent déjà d’instances ou de mécanismes de coordination de la santé comme l’approche « Un monde, une santé ». Le plan stratégique mondial quinquennal soulignera l’importance de la planification pour la préparation de l’action de santé publique dans différents secteurs. 6. Intégration avec le système de santé Du fait de la flambée de maladie à virus Ebola, la sécurité sanitaire et la résilience du système de santé figurent désormais en bonne place parmi les priorités du programme de développement. Grâce à l’intégration des capacités principales requises en vertu du Règlement sanitaire international (2005) avec les fonctions de santé publique essentielles, la sécurité sanitaire et les systèmes de santé se renforceront mutuellement, ce qui aboutira à des systèmes de santé résilients. 7. Participation communautaire Une préparation efficace aux situations d’urgence ne peut être assurée qu’avec la participation active des gouvernements locaux, des organisations de la société civile, des dirigeants locaux et de chaque citoyen. Les communautés doivent s’approprier le processus de préparation et renforcer celle-ci pour faire face à des situations d’urgence allant d’événements survenant au niveau local ou national à des pandémies ou des catastrophes. 1 Résolution WHA58.3 (2005). Révision du Règlement sanitaire international. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA58-REC1/Francais/Resolutions.pdf (consulté le 1er mai 2017). ANNEXE 9 221 8. Accent mis sur les situations de fragilité : « notre solidité se mesure à notre maillon le plus faible » Le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire apporte un soutien à l’ensemble des pays dans la préparation et la riposte face aux risques et aux urgences de santé publique, toutefois l’accent sera mis au départ sur un ensemble de pays prioritaires en situation de fragilité.1 La détermination des pays prioritaires tiendra compte d’une évaluation des principales capacités nationales ainsi que d’autres évaluations des risques, par exemple en utilisant la méthodologie INFORM.2 9. Intégration régionale S’appuyant sur le plan stratégique mondial quinquennal, les bureaux régionaux de l’OMS élaboreront des plans de mise en œuvre régionaux, en prenant en compte les cadres et les mécanismes régionaux qui existent déjà tels que : le programme de surveillance intégrée de la maladie et de riposte (une stratégie du Bureau régional de l’Afrique),3 la Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes (un cadre stratégique commun des Régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental),4 Santé 20205 (un cadre politique et une stratégie de la Région européenne), la commission d’évaluation régionale du RSI (2005) mise en place par le Comité régional de la Méditerranée orientale,6 et d’autres approches régionales. 10. Financement intérieur Afin de parvenir à une viabilité à long terme, la budgétisation et le financement des principales capacités requises en vertu du Règlement sanitaire international (2005) doivent être appuyés au moins en partie par des ressources nationales. L’OMS collaborera avec les pays afin d’encourager l’allocation de ressources financières internes aux plans d’action nationaux qui présideront à la mise en place et au maintien des principales capacités de surveillance et d’action. Dans les pays qui ont besoin de ressources extérieures considérables, le Secrétariat de l’OMS soutiendra le renforcement des mécanismes institutionnels de coordination de la coopération internationale, en se fondant sur les principes de la coopération efficace au service du développement (à savoir la prise en main par les pays, la priorité accordée aux résultats, les partenariats inclusifs, la transparence et la redevabilité).7 11. Établir un lien entre le plan stratégique mondial quinquennal et les obligations en vertu du Règlement sanitaire international (2005) Le plan stratégique mondial quinquennal proposera des orientations stratégiques concernant les obligations que le RSI impose aux États Parties et à l’OMS, ainsi que les aspects techniques et opérationnels volontaires qui ne constituent pas une obligation en vertu du Règlement sanitaire international (2005). 1 Voir la liste des pays prioritaires dans le document intitulé UPDATE | WHO Health Emergencies Programme: progress and priorities. Financing dialogue. 31 October 2016. Disponible à l’adresse http://www.who.int/about/finances- accountability/funding/financing-dialogue/whe-update.pdf?ua=1 (consulté le 1er mai 2017). 2 L’indice INFORM de gestion des risques est un outil pour comprendre le risque de crises humanitaires et de catastrophes. Disponible à l’adresse http://www.inform-index.org/Portals/0/InfoRM/INFORM%20Global%20Results%20Report%202017% 20FINAL%20WEB.pdf?ver=2016-11-21-164053-717 (consulté le 1er mai 2017). 3 http://www.afro.who.int/health-topics/integrated-disease-surveillance (consulté le 1er mai 2017). 4 http://www.wpro.who.int/emerging_diseases/documents/docs/ASPED_2010.pdf?ua=1 (consulté le 1er mai 2017). 5 http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/215258/Health2020-Long-Fre.pdf?ua=1 (consulté le 1er mai 2017). 6 http://applications.emro.who.int/docs/RC62_Resolutions_2015_R3_16577_FR.pdf?ua=1 (consulté le 1er mai 2017). 7 Partenariat pour une coopération efficace au service du développement – principes. Disponible à l’adresse http://effectivecooperation.org/about/principles/ (consulté le 1er mai 2017). 222 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 12. Priorité accordée aux résultats, y compris le suivi et la redevabilité Le plan stratégique mondial quinquennal aura son propre cadre de suivi, y compris des indicateurs et des calendriers, qui seront élaborés lors du processus consultatif et utilisés pour présenter à l’Assemblée de la Santé des rapports annuels sur les progrès accomplis. ____________________ - 223 - ANNEXE 10 PLAN MONDIAL D’ACTION DE SANTÉ PUBLIQUE CONTRE LA DÉMENCE 2017-20251 [A70/28, annexe – 3 avril 2017] APERÇU DE LA SITUATION MONDIALE 1. La démence est un terme générique utilisé pour évoquer différents syndromes principalement évolutifs qui affectent la mémoire, d’autres fonctions cognitives et le comportement social et qui mènent à une dégradation importante de l’aptitude d’une personne à réaliser des activités quotidiennes. La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60 à 70 % des cas. Les autres formes répandues sont notamment la démence vasculaire, la démence à corps de Lewy et plusieurs autres maladies qui aboutissent à une démence fronto-temporale. Les frontières entre les différentes formes de démence ne sont pas nettes et les formes mixtes sont fréquentes. 2. En 2015, la démence touchait 47 millions de personnes dans le monde (soit environ 5 % de la population âgée) et, selon les prévisions, le nombre de malades devrait atteindre 75 millions en 2030 et 132 millions d’ici à 2050. D’après des études récentes, la démence apparaîtrait chez 9,9 millions de personnes chaque année, ce qui représente un nouveau cas toutes les trois secondes. Près de 60 % des personnes atteintes de démence vivent dans un pays à revenu faible ou intermédiaire et on estime que la majeure partie des nouveaux cas (71 %) surviennent dans ces pays.2,3 3. Bien que l’âge soit le plus grand facteur de risque connu de démence, il ne s’agit pas pour autant d’une conséquence inéluctable du vieillissement. Du reste, la démence ne touche pas exclusivement les personnes âgées, puisque la démence d’apparition précoce (définie comme l’apparition des symptômes avant l’âge de 65 ans) représente jusqu’à 9 % des cas.4 Des études ont montré qu’il existait un lien entre l’apparition de troubles cognitifs et des facteurs de risque liés au mode de vie qui sont communs avec d’autres maladies non transmissibles, comme la sédentarité, l’obésité, une alimentation déséquilibrée, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool, ainsi que le diabète sucré et l’hypertension à partir de la quarantaine. Les autres facteurs de risque potentiellement modifiables plus spécifiques de la démence comprennent notamment la dépression autour de la quarantaine, un faible niveau d’instruction, l’isolement social et l’absence d’activité cognitive. Il existe en outre des facteurs 1 Voir la décision WHA70(17). 2 OMS. The epidemiology and impact of dementia: Current state and future trends. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2015. Document WHO/MSD/MER/15.3, disponible à l’adresse http://www.who.int/mental_health/neurology/ dementia/dementia_thematicbrief_epidemiology.pdf (consulté le 8 mars 2017). 3 Prince M., Wimo A., Guerchet M., Ali G. C., Wu Yutzu, Prina M. World Alzheimer Report 2015. The global impact of dementia: an analysis of prevalence, incidence, cost and trends. London: Alzheimer’s Disease International, 2015. 4 Alzheimer’s Disease International et OMS. Dementia: a public health priority. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012 (http://www.who.int/mental_health/publications/dementia_report_2012/en/, consulté le 8 mars 2017). 224 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ génétiques non modifiables qui augmentent le risque de démence chez une personne. 1 Certains éléments incitent également à penser que, d’une manière générale, les femmes sont plus sujettes à la démence que les hommes.4 4. La démence est l’une des causes principales de handicap et de dépendance chez les personnes âgées partout dans le monde. Elle a des conséquences importantes non seulement sur les malades, mais aussi sur leurs aidants, les familles, les communautés et les sociétés. La démence représente 11,9 % des années de vie vécues avec un handicap imputable à une maladie non transmissible.2 Étant donné l’amélioration de l’espérance de vie à l’échelle mondiale, on peut s’attendre à ce que ce chiffre augmente. 5. La démence engendre une augmentation des dépenses pour les pouvoirs publics, les communautés, les familles et les individus, ainsi qu’une perte de productivité pour les économies. • En 2015, le coût de la démence3 était estimé à US $818 milliards, soit 1,1 % du produit intérieur brut mondial, la fourchette étant comprise entre 0,2 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et 1,4 % dans les pays à revenu élevé. On estime que d’ici à 2030, le coût mondial de la prise en charge des personnes atteintes de démence atteindra US $2 billions, somme qui risque de mettre à mal le développement économique et social dans le monde entier et qui sera d’un poids écrasant pour les services de santé et les services sociaux, en particulier les systèmes de soins au long cours.4 • Le coût des services médico-sociaux ainsi que la diminution ou la perte de revenu ont un impact financier important sur les personnes atteintes de démence et sur leurs familles. Dans les pays à revenu élevé, les coûts liés à la démence sont répartis entre les soins informels (45 %) et l’aide sociale (40 %). Cette situation contraste avec celle des pays à revenu faible ou intermédiaire, où les dépenses sociales (15 %) sont minimes par rapport aux frais engagés pour les soins informels.4 L’augmentation disproportionnée des cas de démence prévue dans les pays à revenu faible ou intermédiaire continuera à creuser les inégalités entre pays et entre populations. 6. Actuellement, il existe un écart important entre les besoins en matière de prévention, de traitement et de prise en charge de la démence et les prestations effectivement assurées. La démence est sous-diagnostiquée partout dans le monde et lorsqu’elle est diagnostiquée, c’est en général à un stade relativement avancé. Les parcours de soins au long cours (depuis le moment où le diagnostic est posé jusqu’au terme de l’existence) pour les patients atteints de démence sont souvent fragmentés, si ce n’est inexistants. Le fait que cette maladie soit méconnue et mal comprise entraîne souvent une stigmatisation et fait obstacle au diagnostic et aux soins. Les personnes atteintes de démence sont souvent privées de leurs droits fondamentaux, tant au sein de la communauté que dans les établissements de soins. De plus, elles ne sont pas toujours associées aux processus de prise de décisions et bien souvent, leurs souhaits et leurs préférences concernant les soins ne sont pas respectés. 1 Loy C. T., Schofield P. R., Turner A. M., Kwok J. B. J. Genetics of dementia. The Lancet, 2014, 383(9919):828-40. doi: http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(13)60630-3. 2 Prince M., Albanese E., Guerchet M., Prina M. World Alzheimer Report 2014. Dementia and risk reduction: an analysis of protective and modifiable risk factors. London: Alzheimer’s Disease International, 2014 (http://www.alz.co.uk/ research/WorldAlzheimerReport2014.pdf, consulté le 8 mars 2017). 3 Dépenses médicales et sociales directes et coût des soins informels. 4 Prince M., Wimo A., Guerchet M., Ali G. C., Wu Yutzu, Prina M. World Alzheimer Report 2015. The global impact of dementia: an analysis of prevalence, incidence, cost and trends. London: Alzheimer’s Disease International, 2015. ANNEXE 10 225 7. L’OMS et la Banque mondiale estiment que d’ici à 2030, 40 millions de nouveaux emplois devront être pourvus dans le monde dans les secteurs de la santé et de l’aide sociale et qu’environ 18 millions d’agents de santé supplémentaires seront nécessaires, principalement dans les pays à ressources limitées, pour que la couverture des nombreux services indispensables soit élevée et effective. Dans la lutte contre la démence, l’augmentation des effectifs de personnel de santé et de travailleurs sociaux ayant un ensemble de compétences adéquat, ainsi que l’extension des interventions et des services disponibles seront déterminants pour prévenir, diagnostiquer, traiter et prendre en charge la démence. FINALITÉ, BUT ET PRINCIPES TRANSVERSAUX Finalité 8. Le Plan mondial d’action de santé publique contre la démence tend vers un monde où la démence est prévenue et où les personnes atteintes de démence et leurs aidants vivent bien et reçoivent les soins et le soutien dont ils ont besoin pour réaliser leur potentiel dans des conditions de dignité, de respect, d’autonomie et d’égalité. But 9. Le but du Plan mondial est d’améliorer la vie des personnes atteintes de démence, de leurs aidants et de leurs familles tout en atténuant l’impact de la démence sur eux ainsi que sur les communautés et les pays. Principes transversaux 10. Le Plan mondial repose sur les sept principes transversaux suivants : a) Respect des droits fondamentaux des personnes atteintes de démence. Les politiques, les plans, la législation, les programmes, les interventions et les mesures doivent prendre en compte les besoins, les attentes et les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence, conformément à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées et à d’autres instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme. b) Autonomisation et participation des personnes atteintes de démence et de leurs aidants. Les personnes souffrant de démence, leurs aidants et les organisations qui les représentent devraient se voir offrir des moyens d’action et être impliqués dans les activités de plaidoyer, les politiques, la planification, l’élaboration de lois, la prestation de services, le suivi et la recherche sur la démence. c) Réduction des risques et prise en charge de la démence selon une pratique reposant sur des données factuelles. En s’appuyant sur des données factuelles et/ou sur les meilleures pratiques, il importe de concevoir des stratégies et des interventions de réduction des risques de démence et de prise en charge qui soient centrées sur la personne, d’un bon rapport coût/efficacité, durables et financièrement accessibles, et de tenir compte des principes de santé publique et des aspects culturels. d) Collaboration multisectorielle à l’action de santé publique contre la démence. Une action coordonnée et globale contre la démence exige la collaboration de toutes les parties prenantes en vue de réduire les risques et d’améliorer la prévention, le diagnostic, le traitement et les soins. Cette collaboration exige la participation de tous les secteurs concernés dans la 226 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ sphère publique, tels que le secteur de la santé (notamment par l’harmonisation des actions menées dans les domaines des maladies non transmissibles, de la santé mentale et du vieillissement), les services sociaux, les secteurs de l’éducation, de l’emploi, de la justice et du logement, ainsi que de nouer des partenariats avec les entités concernées du secteur privé et de la société civile. e) Couverture sanitaire et sociale universelle pour la démence. Lorsqu’on conçoit et met en œuvre des programmes de santé dans l’optique de la couverture sanitaire universelle, il faut prévoir une protection contre le risque financier et garantir un accès équitable à une large gamme de services de promotion de la santé, de prévention, de diagnostic et de soins (y compris les soins palliatifs, la rééducation et l’aide sociale) pour toutes les personnes atteintes de démence et leurs aidants. f) Équité. Tous les efforts faits pour mener une action de santé publique contre la démence doivent favoriser l’égalité des sexes et tenir compte des différences entre hommes et femmes ainsi que de toutes les vulnérabilités propres au contexte national, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030, selon lequel il faut donner des moyens d’action aux groupes vulnérables, notamment les personnes handicapées, les personnes âgées et les migrants. g) Accorder suffisamment d’importance à la prévention de la démence, à la guérison et aux soins. Si l’on veut que ces éléments reçoivent suffisamment d’attention, il faut, d’une part, exploiter les connaissances actuelles et l’expérience acquise pour réduire les risques et améliorer la prévention, les soins et le soutien aux personnes atteintes de démence et à leurs aidants et, d’autre part, générer de nouvelles connaissances pour trouver des traitements capables de modifier le cours de la maladie ou de la guérir, des interventions efficaces de réduction des risques et des modèles de soins novateurs. MESURES ET CIBLES POUR LES ÉTATS MEMBRES, LE SECRÉTARIAT ET LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 11. Pour que la mise en œuvre du Plan mondial d’action de santé publique contre la démence soit réussie, des mesures devront être prises par les États Membres, le Secrétariat et les partenaires internationaux, régionaux, nationaux et infranationaux. Selon le contexte national, ces partenaires comprennent, sans toutefois s’y limiter : • les institutions qui œuvrent en faveur du développement, dont les institutions multilatérales internationales (par exemple la Banque mondiale, l’OCDE et les institutions des Nations Unies pour le développement), les institutions régionales (par exemple les banques de développement régionales) et les institutions intergouvernementales et bilatérales d’aide au développement au niveau sous-régional ; • les établissements universitaires et les instituts de recherche, notamment le réseau de centres collaborateurs de l’OMS pour la santé mentale, le vieillissement, le handicap, les droits de l’homme et les déterminants sociaux de la santé, ainsi que d’autres réseaux apparentés ; • la société civile, y compris les personnes atteintes de démence, leurs aidants et leurs familles, les associations qui les représentent et autres organisations concernées ; • le secteur privé, les assurances-maladie et les médias. ANNEXE 10 227 12. Les rôles de ces quatre groupes se chevauchent souvent et peuvent comprendre des mesures variées dans divers domaines tels que la gouvernance, les services de santé et d’aide sociale, les activités visant à mieux faire connaître et à prévenir la démence, ainsi que l’information, les bases factuelles et la recherche. Il sera essentiel d’évaluer les besoins et les capacités des différents partenaires au niveau des pays pour préciser les rôles des groupes de parties prenantes et les actions qu’ils doivent mener. 13. Les cibles présentées dans le présent Plan mondial sont fixées au niveau mondial. Chaque État Membre peut s’orienter d’après elles pour fixer ses propres cibles à l’échelon national, en tenant compte du contexte qui lui est propre. Chaque État Membre décidera également des modalités d’adaptation de ces cibles mondiales pour sa planification nationale, ses processus (y compris les systèmes de collecte des données), ses politiques et ses stratégies. 14. Le Plan mondial tient compte du fait que chaque État Membre est confronté à des obstacles particuliers dans ces domaines d’action et propose donc un éventail de mesures que chacun d’entre eux peut adapter à sa situation. Domaines d’action 15. Le Plan mondial définit sept domaines d’action, d’après lesquels il est structuré : 1. La démence en tant que priorité de santé publique 2. Faire en sorte que la démence soit mieux connue et mieux perçue 3. Réduire les risques de démence 4. Diagnostic, traitement, prise en charge de la démence et soutien 5. Soutien aux aidants 6. Systèmes d’information pour la démence 7. Recherche et innovation Domaine d’action 1 : La démence en tant que priorité de santé publique 16. Étant donné la frange de la population directement ou indirectement touchée et la complexité de cette affection, la démence exige une approche de santé publique pangouvernementale, soutenue par une vaste participation multipartite. Cette approche aboutira à une action globale du système de santé et du système d’aide sociale (aussi bien public que privé) et d’autres branches de l’administration publique, et associera les personnes atteintes de démence, leurs aidants et d’autres parties prenantes et partenaires. 17. Raison d’être. L’élaboration et la coordination de politiques, de lois, de plans, de cadres et de programmes intégrés de prise en charge de la démence selon une approche globale et multisectorielle contribueront à ce que les personnes atteintes de démence soient mieux reconnues et leurs besoins complexes mieux satisfaits, suivant le contexte de chaque pays. Cette démarche est conforme au principe de couverture sanitaire universelle et aux exigences de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. 228 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 18. Cible mondiale 1 : d’ici à 2025, 75 % des pays auront formulé ou mis à jour des politiques, stratégies, plans ou cadres nationaux, soit indépendants soit intégrés à d’autres politiques/plans, pour lutter contre la démence.1 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 19. À l’échelon national et/ou infranational, élaborer, renforcer et mettre en œuvre des stratégies, politiques, plans ou cadres de lutte contre la démence qui soient indépendants les uns des autres ou intégrés aux autres actions programmées dans les domaines des maladies non transmissibles, de la santé mentale, du vieillissement et du handicap (ou leur équivalent). Ces instruments doivent prendre en considération l’équité, la dignité et les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et les besoins de leurs aidants, en concertation avec les personnes atteintes de démence et d’autres parties prenantes. 20. Promouvoir des mécanismes permettant de déterminer si les droits de l’homme, les souhaits et les préférences des personnes atteintes de démence sont respectés et si la législation en la matière est bien appliquée, conformément aux objectifs de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et des autres instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme. Au nombre de ces mécanismes figurent les garanties quant à la capacité juridique, l’autodétermination, l’aide à la prise de décisions et la procuration, et quant à la protection contre l’exploitation et la maltraitance dans les institutions et dans la communauté. 21. Créer un point focal, une unité ou une division fonctionnelle chargé de la question de la démence ou un mécanisme de coordination au sein de l’entité qui s’occupe des maladies non transmissibles, de la santé mentale ou du vieillissement au ministère de la santé (ou organe équivalent), afin de garantir un financement durable, une chaîne de responsabilité claire pour la planification stratégique, la mise en œuvre, les mécanismes de collaboration multisectorielle, l’évaluation des services, le suivi et l’établissement de rapports sur la démence. 22. Allouer des ressources suffisantes pour financer durablement les services nécessaires, ainsi que les ressources humaines et autres ressources indispensables pour appliquer les mesures et les plans nationaux de lutte contre la démence, et créer des mécanismes de suivi des dépenses associées à la démence dans les secteurs de la santé, dans le secteur social et dans d’autres secteurs concernés, comme ceux de l’éducation et de l’emploi. MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 23. Fournir un appui, des outils et des orientations techniques aux États Membres et renforcer les capacités nationales dans les domaines suivants : • leadership, au sein des ministères de la santé et d’autres secteurs concernés, pour l’élaboration, le renforcement et la mise en œuvre de stratégies ou de plans nationaux et/ou infranationaux fondés sur des données factuelles et pour, dans un cadre multisectoriel, la planification des ressources, la budgétisation et le suivi des dépenses associées à la démence ; 1 Les indicateurs pour les cibles mondiales et les moyens de vérification se trouvent dans l’appendice à la présente annexe. ANNEXE 10 229 • évaluation et mise en œuvre des options fondées sur des données factuelles qui correspondent aux besoins et aux capacités des États Membres, et évaluation de l’impact qu’ont sur la santé les politiques publiques en lien avec la démence, en soutenant les partenaires nationaux et internationaux et en créant des centres de référence nationaux, des centres collaborateurs de l’OMS et des réseaux de partage des connaissances ou en renforçant ceux qui existent déjà ; • coordination des programmes de lutte contre la démence avec ceux consacrés aux maladies non transmissibles, au vieillissement, à la santé mentale et aux systèmes de santé, et avec la prestation de services et les processus garantissant une utilisation optimale et synergique des ressources existantes et nouvelles. 24. Recenser et diffuser les connaissances et les meilleures pratiques en ce qui concerne les documents d’orientation sur la question de la démence, y compris les codes de pratique et les mécanismes permettant d’évaluer la protection des droits de l’homme et l’application des lois, conformément à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et à d’autres instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme. 25. Promouvoir et renforcer la collaboration et les partenariats avec les pays aux échelons international, régional et national pour une action multisectorielle contre la démence, en les alignant sur le principe de couverture sanitaire universelle. La collaboration et les partenariats doivent inclure tous les secteurs concernés – le secteur de la santé, le secteur de la justice et les services sociaux, la société civile, les personnes atteintes de démence, les aidants et les membres de la famille, ainsi que les organisations du système des Nations Unies, les groupes interinstitutions des Nations Unies et les organisations intergouvernementales. MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 26. Créer des associations et des organisations représentant les personnes atteintes de démence, leurs familles et leurs aidants, ou les renforcer, et les encourager à collaborer avec les organisations existantes représentant les personnes handicapées (ou d’autres organisations) pour qu’elles puissent être associées à la prévention et au traitement de la démence. 27. Encourager le dialogue entre les associations de personnes atteintes de démence, leurs aidants et leurs familles, les agents de santé et les autorités publiques et y participer de façon active pour réformer les lois, les politiques, les stratégies, les plans et les programmes sanitaires et sociaux qui concernent la démence, tout en veillant expressément à la protection des droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et de leurs aidants, à leur autonomisation, à leur inclusion et à leur participation. 28. Favoriser l’élaboration et l’application de politiques, lois, stratégies et plans nationaux portant sur la démence et œuvrer pour que les personnes atteintes de démence et leurs aidants aient un rôle officiel dans le processus d’élaboration, de planification et de mise en œuvre des politiques, des lois et des services relatifs à la démence. Domaine d’action 2 : Faire en sorte que la démence soit mieux connue et mieux perçue 29. On pense souvent à tort que la démence est inévitable et fait partie du vieillissement normal, au lieu de l’envisager comme une maladie, ce qui crée des obstacles au diagnostic et aux soins. Cette méconnaissance engendre également la peur d’être frappé par la démence et entraîne stigmatisation et discrimination. De plus, les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence sont souvent bafoués, au sein de la communauté comme dans les établissements de soins. 230 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 30. Les programmes de sensibilisation au problème de la démence devraient s’attacher à donner des informations exactes sur la démence et ses différents sous-types, en tant que maladies cliniques, à réduire la stigmatisation et la discrimination associées à la démence, à faire mieux connaître les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, à rendre tout un chacun mieux capable de reconnaître les symptômes et signes précoces et à mieux informer le grand public sur les facteurs de risque afin de promouvoir auprès de tous des modes de vie sains et des comportements qui réduisent les risques. 31. Une société attentive aux besoins des personnes atteintes de démence est une société offrant un environnement communautaire inclusif et accessible qui optimise, pour tous, les possibilités d’être en bonne santé, de participer à la société et de vivre en sécurité afin de garantir la qualité de vie et la dignité des personnes touchées, de leurs familles et de leurs aidants. Les grands axes qui caractérisent les initiatives visant à améliorer la manière dont la démence est perçue consistent notamment : à protéger les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence ; à combattre la stigmatisation ; à promouvoir une plus grande participation des personnes touchées et de leurs aidants à la société ; et à aider les personnes atteintes à continuer à vivre de manière indépendante et à réaliser leur potentiel au sein de leur communauté, tout en apportant un soutien à leurs aidants et à leurs familles. L’attention aux besoins des personnes atteintes de démence dépend étroitement de celle portée aux personnes âgées en général. Les initiatives en faveur des personnes âgées et celles tendant spécialement à améliorer la manière dont la démence est perçue doivent tenir compte du fait qu’un grand nombre de personnes âgées vivent seules et sont parfois très isolées. 32. Quand ils sont adaptés au contexte culturel et aux besoins particuliers de la communauté, les campagnes de sensibilisation au problème de la démence et les programmes visant à améliorer la manière dont celle-ci est perçue peuvent permettre d’obtenir, sur le plan sanitaire et social, de meilleurs résultats, plus conformes aux souhaits et préférences des personnes atteintes, et d’améliorer leur qualité de vie, ainsi que celle de leurs aidants et de la communauté au sens large. 33. Raison d’être. Si l’on fait en sorte que la démence soit mieux comprise et acceptée par le public et que la société soit attentive aux besoins des personnes qui en souffrent, celles-ci pourront participer à la vie de la communauté et maximiser leur autonomie moyennant une meilleure participation sociale. 34. Cible mondiale 2.1 : D’ici à 2025, 100 % des pays mèneront au moins une campagne de sensibilisation de l’opinion publique à la question de la démence pour que les personnes atteintes de démence soient mieux intégrées dans la société.1 35. Cible mondiale 2.2 : D’ici à 2025, 50 % des pays auront au moins une initiative visant à améliorer la manière dont la démence est perçue pour que les personnes atteintes de démence soient mieux intégrées dans la société.1 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 36. En collaboration avec les personnes atteintes de démence, leurs aidants et les organisations qui les représentent et avec le concours des médias et d’autres parties prenantes, organiser des campagnes locales et nationales de santé publique et de sensibilisation adaptées aux spécificités communautaires et culturelles. Cette action de coopération permettra d’améliorer les connaissances du grand public sur la démence, de réduire la stigmatisation, de battre en brèche les idées reçues, de promouvoir le diagnostic précoce et de souligner la nécessité de mesures tenant compte des différences entre les sexes et des spécificités culturelles, de reconnaître les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et de respecter leur autonomie. 1 Les indicateurs pour les cibles mondiales et les moyens de vérification se trouvent dans l’appendice à la présente annexe. ANNEXE 10 231 37. Soutenir des changements dans tous les aspects de l’environnement social et de l’environnement bâti, y compris la mise en place d’infrastructures et la fourniture de biens et de services, afin de les rendre plus inclusifs et de mieux les adapter aux besoins des personnes âgées et des personnes atteintes de démence, en encourageant le respect et l’acceptation afin de répondre aux besoins des personnes atteintes de démence et de leurs aidants et d’assurer la participation, la sécurité et l’inclusion. 38. Élaborer des programmes adaptés au contexte afin d’encourager la communauté et les secteurs public et privé à prendre en compte les besoins des personnes atteintes de démence, en s’appuyant sur les expériences de celles-ci et de leurs aidants. Cibler différents groupes communautaires et groupes de parties prenantes, y compris, sans s’y limiter, les élèves et les enseignants, la police, les services d’ambulance, les brigades de pompiers, les services de transport, les prestataires de services financiers et d’autres services publics, les organisations à vocation éducative et les organisations confessionnelles ainsi que les bénévoles. MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 39. Fournir un appui technique aux États Membres pour renforcer les capacités mondiales, régionales et nationales : • à associer les personnes atteintes de démence, leurs aidants ainsi que les organisations qui les représentent, à la prise de décisions au sein des processus internes de l’OMS et sur les questions qui les concernent ; • à sélectionner, concevoir, mettre en œuvre et diffuser des meilleures pratiques de sensibilisation et de réduction de la stigmatisation et de la discrimination. 40. En s’appuyant sur le Réseau mondial OMS des villes et des communautés amies des aînés et son site Web,1 intégrer et relier les initiatives visant à améliorer la manière dont la démence est perçue en recensant et en évaluant celles qui existent déjà pour déterminer ce qui fonctionne dans différents contextes et diffuser les informations correspondantes. 41. Faire mieux connaître la démence, les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et le rôle des familles et/ou des autres aidants, tout en maintenant et en renforçant les partenariats avec les organisations représentant les personnes atteintes de démence et leurs aidants. 42. Élaborer des orientations à l’intention des États Membres sur la manière de mettre en œuvre, de suivre et d’évaluer les initiatives visant à améliorer la manière dont la démence est perçue. MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 43. Encourager toutes les parties prenantes : • à mieux faire connaître l’ampleur des répercussions sociales et économiques de la démence ; • à associer les personnes atteintes de démence, leurs aidants et leurs familles à tous les aspects de l’élaboration et du renforcement des services favorisant l’autonomie des personnes atteintes de démence ; 1 https://extranet.who.int/agefriendlyworld/ (consulté le 8 mars 2017). 232 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ • à protéger et promouvoir les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et à soutenir leurs aidants et leurs familles ; • à corriger les inégalités dont souffrent les populations vulnérables. 44. Veiller à ce que les personnes atteintes de démence participent aux activités de la communauté au sens large et favoriser la participation culturelle, sociale et civique en améliorant leur autonomie. 45. Participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de tous les programmes pertinents pour sensibiliser l’opinion au problème de la démence et faire en sorte que les communautés soient plus attentives aux personnes atteintes de démence et les intègrent mieux. Domaine d’action 3 : Réduire les risques de démence 46. Des données de plus en plus nombreuses indiquent l’existence de liens réciproques entre, d’une part, la démence et, d’autre part, les maladies non transmissibles et les facteurs de risque liés au mode de vie. Ces facteurs de risque incluent la sédentarité, l’obésité, l’alimentation déséquilibrée, le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, le diabète et l’hypertension autour de la quarantaine. D’autres facteurs de risque potentiellement modifiables sont davantage propres à la démence, notamment l’isolement social, un faible niveau d’instruction, le manque d’activité cognitive et la dépression autour de la quarantaine. La réduction du niveau d’exposition des personnes et des populations à ces facteurs de risque modifiables, dès l’enfance et tout au long de la vie, peut renforcer leur aptitude à faire des choix plus sains et à adopter un mode de vie propice à une bonne santé. 47. Il est de plus en plus admis que les mesures suivantes ont un effet protecteur et peuvent réduire le risque de déclin des fonctions cognitives et de démence : plus grande activité physique, prévention et réduction de l’obésité, promotion d’une alimentation saine et équilibrée, sevrage tabagique et renoncement à l’usage nocif de l’alcool, participation à des activités sociales, promotion d’activités qui stimulent les fonctions cognitives et l’apprentissage, et prévention et prise en charge du diabète, de l’hypertension (en particulier autour de la quarantaine) et de la dépression. 48. Raison d’être. En améliorant la capacité des professionnels de la santé et de l’aide sociale à dispenser à l’ensemble de la population des interventions reposant sur des données factuelles, multisectorielles et tenant compte des différences entre les hommes et les femmes et des aspects culturels, leur aptitude à faire connaître les facteurs de risques modifiables qui sont communs à la démence et à d’autres maladies non transmissibles et à les prendre en charge en amont, il est possible de réduire le risque de survenue de la démence ou de freiner sa progression. 49. Cible mondiale 3 : Les cibles mondiales de réduction des risques qui sont définies dans le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 et dans toute révision ultérieure et qui s’appliquent à la démence sont atteintes.1 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 50. Relier l’action contre la démence aux programmes, politiques et campagnes de réduction des risques de maladies non transmissibles et de promotion de la santé, dans les différents secteurs concernés, en encourageant l’activité physique et une alimentation saine et équilibrée. Parmi les 1 Voir l’annexe 4 du document WHA66/2013/REC/1, disponible à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/ WHA66-REC1/A66_REC1-fr.pdf#page=87 (consulté le 20 septembre 2017). ANNEXE 10 233 mesures concrètes figurent notamment la gestion du poids pour les personnes obèses, le sevrage tabagique et la cessation de l’usage nocif de l’alcool, l’enseignement de type classique et les activités mentalement stimulantes, ainsi que l’investissement social tout au long de la vie, conformément au principe d’équilibre entre prévention et soins. 51. Pour les professionnels de la santé, en particulier ceux du système de santé primaire, élaborer, mettre en œuvre et promouvoir des interventions reposant sur des données factuelles qui tiennent compte de l’âge, des différences entre les hommes et les femmes, du handicap et des aspects culturels, en vue d’améliorer leurs connaissances et leurs pratiques, et d’agir en amont sur les facteurs de risque modifiables dans le cadre des services de conseil sur la réduction des risques. Actualiser régulièrement ces interventions à la lumière des nouvelles données scientifiques. MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 52. En lien avec les mesures spécifiées dans le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020, fournir un appui technique et renforcer les capacités mondiales, régionales et nationales pour : • sensibiliser l’opinion aux liens existants entre la démence et d’autres maladies non transmissibles ; • intégrer la réduction et la maîtrise des facteurs de risque modifiables de démence aux processus de planification sanitaire et programmes de développement nationaux ; • soutenir l’élaboration et la mise en œuvre d’interventions multisectorielles reposant sur des données factuelles pour réduire le risque de démence. 53. Renforcer le socle de connaissances et diffuser des données qui étayent les interventions visant à réduire les facteurs de risque de démence potentiellement modifiables en mettant à disposition une base de données regroupant les informations disponibles sur la prévalence des facteurs de risque de démence et les conséquences de leur réduction. MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 54. Encourager toutes les parties prenantes à mener des activités pour : • promouvoir et intégrer des stratégies pour la santé de la population qui couvrent les différentes classes d’âge, tiennent compte des différences entre les sexes et se fondent sur l’équité, aux niveaux national, régional et international, afin d’encourager tout un chacun à adopter un mode de vie socialement actif qui soit physiquement et mentalement sain, en s’adressant notamment aux personnes atteintes de démence, à leurs aidants et à leurs familles ; • prendre les mesures particulières dont il est prouvé qu’elles réduisent le risque de démence, en particulier autour de la quarantaine ; • appuyer les efforts nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles en général et la démence en particulier, par exemple par l’échange d’informations sur les meilleures pratiques à bases factuelles et par la diffusion des résultats de la recherche. 234 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Domaine d’action 4 : Diagnostic, traitement, prise en charge de la démence et soutien 55. La démence est associée à des besoins complexes et à une dépendance et une morbidité importantes aux stades ultimes de la maladie, qui nécessitent toute une gamme de services de santé et d’aide sociale, notamment pour la prise en charge au long cours. Les personnes atteintes de démence sont également moins diagnostiquées pour des comorbidités qui, en l’absence de traitement, peuvent accélérer le déclin, et bénéficient moins souvent des soins et du soutien nécessaires. Les services dont elles ont besoin sont notamment le dépistage, le diagnostic, le traitement (pharmacologique et psychosocial), la réadaptation, les soins palliatifs ou de fin de vie et d’autres formes de soutien comme l’aide à domicile, le transport, la restauration et l’organisation de journées structurées avec des activités gratifiantes. 56. Les personnes atteintes de démence devraient pouvoir vivre dans la communauté et recevoir des soins conformes à leurs souhaits et préférences. Pour qu’elles conservent les aptitudes fonctionnelles nécessaires pour pouvoir jouir de leurs droits et libertés fondamentales et vivre dans la dignité, elles doivent bénéficier de services de santé et d’aide sociale intégrés, centrés sur la personne, accessibles et financièrement abordables, notamment pour la prise en charge au long cours. Par prise en charge au long cours, on entend l’ensemble des activités, celles des services de santé, d’aide sociale ou de soins palliatifs comme celles assurées après la mise en place d’un environnement adapté. Les soins palliatifs sont un élément essentiel de la gamme de soins proposée tout au long de la chaîne allant du diagnostic à la fin de vie et aux différentes étapes du deuil pour les familles et les aidants. Ils apportent un soutien physique, psychosocial et spirituel aux personnes atteintes de démence et à leurs aidants, et notamment une aide à la planification anticipée des soins. 57. Le Plan mondial propose une série de principes pour organiser et développer les services de santé et d’aide sociale, en particulier les systèmes de prise en charge au long cours de la démence. Les éléments suivants sont nécessaires pour assurer une prise en charge depuis le diagnostic jusqu’à la fin de vie : diagnostic rapide ; intégration du traitement et de la prise en charge de la démence aux soins primaires ; continuité et coordination des services de santé et d’aide sociale, notamment entre les différents prestataires et niveaux du système, pour la prise en charge au long cours ; collaboration multidisciplinaire et coopération active entre aidants rémunérés et non rémunérés. Lors de la planification de l’action humanitaire et du redressement postérieur, il faut veiller à ce que le soutien individuel aux personnes atteintes ainsi que le soutien psychosocial communautaire soient largement disponibles. 58. Des personnels qualifiés bien formés sont nécessaires pour ces interventions. La continuité des soins entre les divers prestataires et les différents secteurs et niveaux du système, ainsi qu’une collaboration active entre les aidants rémunérés et non rémunérés sont essentielles, dès l’apparition des premiers symptômes jusqu’à la fin de vie. Des soins intégrés, centrés sur la personne et reposant sur des données factuelles sont nécessaires partout où vivent les personnes atteintes de démence : à leur domicile, au sein de la communauté, dans les résidences services, les maisons de retraite, les hôpitaux et les hospices. Les compétences et capacités du personnel et des services sont souvent mis à rude épreuve par la complexité des besoins des personnes atteintes de démence. 59. Raison d’être. Il est possible de répondre aux besoins et aux préférences des personnes atteintes de démence et de préserver leur autonomie, du diagnostic jusqu’à la fin de vie, en proposant des services de santé et psychosociaux et une prise en charge et un soutien au long cours qui soient intégrés, adaptés aux spécificités culturelles, centrés sur la personne et communautaires, avec le concours des familles et des aidants, le cas échéant. ANNEXE 10 235 60. Cible mondiale 4 : D’ici à 2025, dans 50 % des pays au minimum, au moins 50 % du nombre estimatif de cas de démence sont diagnostiqués.1,2 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 61. Mettre au point, pour les personnes atteintes de démence, un parcours de soins coordonné et efficace qui soit intégré au système médico-social (notamment pour la prise en charge au long cours) afin de dispenser des soins intégrés et centrés sur la personne, en fonction des besoins. Ce parcours devrait assurer une prise en charge de qualité associant plusieurs services, notamment les soins de santé primaires, les soins à domicile, les soins au long cours, les soins médicaux spécialisés, les services de rééducation et de soins palliatifs, l’aide à domicile, les services de transport et de restauration et d’autres services d’aide sociale et activités pertinentes, pour former un ensemble intégré améliorant les capacités et les aptitudes fonctionnelles des personnes atteintes de démence. 62. Renforcer les connaissances et les compétences des personnels de santé généralistes ou spécialisés afin qu’ils puissent dispenser des services de santé et d’aide sociale qui reposent sur des données factuelles, soient adaptés aux spécificités culturelles et respectent les droits fondamentaux, et notamment des soins au long cours aux personnes atteintes de démence. (Les mécanismes pour ce faire peuvent recouvrir l’enseignement des compétences essentielles de diagnostic, de traitement et de prise en charge de la démence dans les formations médicales et paramédicales du premier cycle et des cycles supérieurs et dans les programmes de formation continue à l’intention de tous les professionnels de la santé et travailleurs sociaux, en collaboration avec les principales parties prenantes, par exemple les organismes de réglementation). Affecter des budgets et des ressources à la formation continue de ces professionnels, ou prévoir de tels budgets et ressources dans des programmes spécifiques. 63. En vue d’améliorer la qualité des soins en fin de vie : reconnaître que la démence avancée nécessite des soins palliatifs ; sensibiliser à l’importance de la planification anticipée des soins pour toutes les personnes atteintes de démence, afin qu’elles précisent leurs souhaits concernant la fin de vie ; utiliser des parcours de fin de vie validés et veiller au respect des valeurs et préférences des personnes atteintes de démence et à leur prise en charge dans le lieu de leur choix ; et former les professionnels de la santé et les spécialistes des soins palliatifs. 64. Privilégier systématiquement les soins assurés hors du cadre hospitalier, dans les structures de soins communautaires et les réseaux communautaires pluridisciplinaires qui regroupent les systèmes sociaux et de santé et fournissent des soins de qualité et des interventions reposant sur des données factuelles. 65. Améliorer l’accès à toute une gamme de services centrés sur la personne, attentifs aux différences entre hommes et femmes, adaptés aux spécificités culturelles et réactifs, notamment en œuvrant en lien avec des organisations non gouvernementales locales et d’autres parties prenantes pour fournir aux personnes atteintes de démence les informations nécessaires pour faire des choix et prendre des décisions éclairés concernant leur prise en charge. Respecter leurs droits et préférences et favoriser une collaboration active entre les personnes atteintes de démence, leurs familles, leurs aidants et les prestataires de soins, de l’apparition des premiers symptômes à la fin de vie. 1 Toutes les personnes diagnostiquées devraient bénéficier de services médico-sociaux appropriés. 2 Les indicateurs pour les cibles mondiales et les moyens de vérification se trouvent dans l’appendice à la présente annexe. 236 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 66. Fournir un appui technique aux États Membres pour recenser et faire connaître les meilleures pratiques de prestation de services à bases factuelles et de coordination des soins, et aider les États Membres à mettre au point des parcours de soins conformes au principe de couverture sanitaire universelle. 67. Élaborer et utiliser des lignes directrices, des outils et des supports de formation, par exemple un modèle de cursus recouvrant les principales compétences dont les prestataires de santé et les travailleurs sociaux ont besoin pour combattre la démence sur le terrain. Fournir aux États Membres un soutien qui facilite l’élaboration de stratégies de ressources humaines dans le domaine de la démence, consistant notamment à recenser les lacunes, les besoins particuliers et les besoins de formation du personnel de santé et des travailleurs sociaux et à dispenser aux étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs une formation à la prise en charge intégrée au long cours, centrée sur la personne, du diagnostic jusqu’à la fin de vie. 68. Donner des orientations qui aideront à renforcer la mise en œuvre du volet « démence » du programme d’action « Combler les lacunes en santé mentale » (mhGAP)1 de l’OMS, afin d’améliorer les capacités des effectifs existants et de former davantage de personnel, et qui aideront à accroître l’aptitude à fournir des soins de qualité et à mener des interventions reposant sur des données factuelles dans le cadre des soins de santé primaires. MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 69. Soutenir les personnes atteintes de démence, leurs familles et leurs aidants, par exemple en mettant au point des outils de formation et d’information sur la démence adaptés aux usagers et reposant sur des données factuelles, et en développant les services disponibles pour assurer un diagnostic rapide et améliorer la prestation continue de soins au long cours, ou en créant des lignes d’écoute nationales et des sites Web dispensant des informations et des conseils au niveau local. 70. Soutenir la formation du personnel de santé et des travailleurs sociaux afin qu’ils prodiguent un traitement et assurent une prise en charge de la démence reposant sur des données factuelles, en élaborant des formations adaptées à leurs besoins, en aidant les établissements d’enseignement à revoir le contenu de leur cursus pour qu’ils accordent plus d’importance à la démence, et en veillant à ce que les personnes atteintes de démence soient associées, selon qu’il conviendra, à l’élaboration des programmes d’études et de formation. 71. Promouvoir la réadaptation communautaire comme stratégie efficace pour permettre aux personnes atteintes de démence de préserver leur autonomie et leurs droits et de demeurer le point de convergence de tous les débats touchant au diagnostic, au traitement et aux soins. Domaine d’action 5 : Soutien aux aidants 72. Les aidants peuvent être définis par leur relation avec la personne atteinte de démence comme par les soins qu’ils prodiguent. Dans le cas de la démence, nombre d’entre eux sont des membres de la famille proche ou élargie, mais il arrive également que des amis proches, des voisins, d’autres personnes non rémunérées ou des volontaires assument ces responsabilités. Les aidants prodiguent des 1 Voir http://www.who.int/mental_health/mhgap/fr/ (consulté le 8 mars 2017). ANNEXE 10 237 soins ou un soutien d’ordre pratique aux personnes atteintes de démence ou jouent un rôle important dans l’organisation des soins prodigués par d’autres. Ils connaissent souvent bien la personne dont ils s’occupent et peuvent ainsi disposer à son sujet de connaissances et d’informations essentielles pour définir des plans de prise en charge et de traitement efficaces en fonction des besoins du malade. Ils devraient donc être considérés dans tous les cas de figure comme des partenaires indispensables pour planifier et prodiguer des soins selon les souhaits et les besoins de la personne atteinte de démence. 73. Il faut noter que le rôle d’aidant pour une personne atteinte de démence peut avoir des conséquences sur la santé mentale et physique, le bien-être et les relations sociales de celui qui l’assume. Les systèmes de santé doivent tenir compte des importants besoins d’aide des personnes atteintes de démence comme des répercussions significatives de la maladie sur les aidants et les familles, notamment du point de vue économique. Les aidants devraient avoir accès à un soutien et à des services adaptés à leurs besoins pour faire face efficacement aux exigences physiques, mentales et sociales associées à leur fonction. 74. Raison d’être. La mise en place et la mise en œuvre des moyens nécessaires pour fournir aux aidants des soins, un soutien et des services multisectoriels aideront à répondre à leurs besoins et à empêcher la dégradation de leur bien-être physique, mental et social. 75. Cible mondiale 5 : D’ici à 2025, 75 % des pays proposent des programmes de soutien et de formation aux aidants et aux familles des personnes atteintes de démence.1 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 76. Fournir des informations accessibles et reposant sur des données factuelles, des programmes de formation, des services de relève et d’autres ressources adaptées aux besoins des aidants afin d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences en matière de prise en charge, notamment face aux comportements difficiles, en vue de permettre aux personnes atteintes de démence de vivre au sein de la communauté et de prévenir le stress et les problèmes de santé chez les aidants. 77. Dispenser des programmes de formation au personnel de santé et aux travailleurs sociaux afin de repérer et de réduire les problèmes de stress et de syndrome d’épuisement au travail chez les aidants. 78. Développer ou renforcer la protection des aidants, par exemple les prestations sociales et d’invalidité, les politiques et les lois contre la discrimination (notamment en matière d’emploi) et leur fournir dans tous ces contextes un soutien allant au-delà de leur rôle de prise en charge. 79. Faire participer les aidants à la planification des soins, en tenant compte des souhaits et des préférences des personnes atteintes de démence et de leurs familles. MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 80. Rassembler des données sur l’importance des aidants dans la vie des personnes atteintes de démence, et la mettre en exergue tout en soulignant les conséquences disproportionnées pour les femmes, et fournir un soutien technique aux États Membres en surveillant les tendances concernant la disponibilité des services de soutien aux aidants. Épauler les États Membres dans la mise en place de bases factuelles, de programmes de formation et de services de relève pour les aidants, en suivant une approche multisectorielle, et aider à mesurer les résultats obtenus. 1 Les indicateurs pour les cibles mondiales et les moyens de vérification se trouvent dans l’appendice à la présente annexe. 238 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 81. Faciliter l’accès à des ressources abordables et reposant sur des données factuelles qui permettent aux aidants d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences, de réduire leur stress et d’améliorer leur capacité à faire face aux situations, leur efficacité personnelle et leur santé, en utilisant les technologies de l’information et de la communication comme l’Internet ou la téléphonie mobile (par exemple le service iSupport de l’OMS) 1 pour l’éducation, le développement des compétences et le soutien social. MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 82. Faire prendre conscience de la participation des aidants et des familles à la vie des personnes atteintes de démence et aux conséquences de cette contribution, en les protégeant contre la discrimination, en les aidant à continuer de prendre en charge les personnes en tenant compte des différences entre hommes et femmes, et en leur donnant des outils pour améliorer leurs capacités à promouvoir leur action afin de relever les défis spécifiques auxquels ils sont confrontés dans l’accès aux services de santé et d’aide sociale, notamment pour la prise en charge au long cours. 83. Soutenir la mise en œuvre de programmes de formation appropriés, d’une part pour améliorer les connaissances et les compétences des aidants tout au long de la progression de la démence, et d’autre part pour favoriser une approche centrée sur la personne propice au respect et au bien-être. Domaine d’action 6 : Systèmes d’information pour la démence 84. Le suivi systématique de routine, en population, d’un ensemble d’indicateurs de base sur la démence fournit les données nécessaires pour orienter les mesures à base factuelle visant à améliorer les services et pour mesurer les progrès de l’application des politiques nationales se rapportant à la démence. En créant ou renforçant des systèmes d’information pour la démence, il est possible d’améliorer les trajectoires fonctionnelles des personnes atteintes de démence, de leurs aidants et de leurs familles. Cela suppose néanmoins d’effectuer des changements importants, mais néanmoins conformes à la réglementation en vigueur, dans la collecte systématique, l’enregistrement, le partage, la mise en correspondance et la ventilation des données sanitaires et administratives concernant chaque contact entre la personne atteinte de démence et les systèmes médico-sociaux. 85. Raison d’être. Le suivi et l’évaluation systématiques de l’utilisation des systèmes médico-sociaux peuvent fournir les meilleures données disponibles pour élaborer des politiques et assurer des services, et peuvent améliorer la prévention et l’accessibilité et la coordination des soins pour les personnes atteintes de démence tout au long de la chaîne allant de la réduction des risques à la fin de vie. 86. Cible mondiale 6 : D’ici à 2025, 50 % des pays recueillent systématiquement un ensemble d’indicateurs de base sur la démence grâce à leurs systèmes nationaux d’information sanitaire et sociale, et les communiquent tous les deux ans.2 1 WHO iSupport: e-programme for caregivers of people living with dementia (http://www.who.int/mental_health/ neurology/dementia/isupport/en/, consulté le 8 mars 2017). 2 Les indicateurs pour les cibles mondiales et les moyens de vérification se trouvent dans l’appendice à la présente annexe. ANNEXE 10 239 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 87. Élaborer, mettre en œuvre et améliorer, selon qu’il conviendra, les systèmes nationaux de surveillance et de suivi, notamment des registres intégrés aux systèmes d’information sanitaire existants, afin d’améliorer la disponibilité de données multisectorielles de qualité sur la démence. Permettre de consulter les données médico-sociales et recenser les services et les ressources disponibles aux niveaux national et régional en vue d’améliorer la prestation de services et la couverture tout au long de la chaîne de soins, qui va de la prévention et de la réduction des risques à la fin de vie. 88. Actualiser ou élaborer des politiques ou des lois encadrant l’évaluation, la collecte et la mise en commun des données sur les services médico-sociaux liés à la démence et intégrer de façon systématique ces informations aux systèmes nationaux d’information sanitaire pour faciliter l’établissement systématique de rapports sur la démence. 89. Recueillir et utiliser les données nécessaires sur l’épidémiologie et la prise en charge de la démence dans le pays et sur les ressources nationales consacrées à cette affection, afin de mettre en œuvre les politiques et plans pertinents. MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 90. Fournir un appui technique aux États Membres pour : • l’élaboration et/ou la réforme des systèmes nationaux de collecte des données, y compris les systèmes d’information sanitaire, afin de renforcer la collecte multisectorielle de données sur la démence ; • renforcer les capacités et les ressources nationales pour la collecte, l’analyse et l’utilisation systématiques de données se rapportant spécifiquement à la démence en élaborant des cibles et des indicateurs tenant compte de la situation nationale tout en respectant autant que possible les indicateurs et les cibles du cadre de suivi mondial. 91. Élaborer un ensemble d’indicateurs de base conformes au présent plan d’action et fournir des orientations, une formation et une assistance technique sur la collecte d’informations et l’utilisation de ces données pour suivre les résultats. L’Observatoire mondial OMS de la démence fournit le mécanisme nécessaire pour suivre systématiquement les données découlant de ces indicateurs de base et en faciliter l’utilisation. Il offre une plateforme pour l’échange de données et de connaissances utiles pour planifier les services sur la base de données factuelles, échanger les meilleures pratiques et renforcer les politiques sur la démence comme les systèmes médico-sociaux. 92. Fournir un appui technique aux États Membres dans la production et la diffusion d’informations de suivi des cibles mondiales, régionales et nationales, selon qu’il conviendra, par l’intermédiaire de l’Observatoire mondial de la démence. 240 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 93. Prêter un concours aux États Membres et au Secrétariat pour l’élaboration d’outils et pour renforcer les capacités des systèmes de surveillance et d’information afin qu’ils permettent de recueillir des données sur les indicateurs de base relatifs à la démence, de suivre l’utilisation des services médico-sociaux pour les personnes atteintes de démence, leurs aidants et leurs familles, et d’évaluer les tendances au fil du temps. 94. Plaider pour la participation des personnes atteintes de démence, de leurs familles et des aidants à la création, la collecte, l’analyse et l’utilisation des données relatives à la démence. Domaine d’action 7 : Recherche et innovation 95. Pour réduire l’incidence de la démence et améliorer la vie des personnes atteintes de démence, la recherche et l’innovation tout comme leur application dans la pratique sont essentielles. Il importe non seulement de disposer des fonds et des infrastructures nécessaires pour la recherche et l’innovation dans ce domaine, mais aussi de se doter de mécanismes pour recruter les personnes atteintes de démence, les familles et les aidants pour les travaux de recherche. Les coûts de recherche-développement sont plus élevés pour la démence que pour d’autres domaines thérapeutiques car les taux de succès sont plus faibles, les délais de mise au point plus longs et les taux de recrutement pour les essais faibles eux aussi. Ce décalage dissuade les investissements. Des recherches sont nécessaires pour trouver un remède contre la démence et doivent aussi être conduites en matière de prévention, de réduction des risques, de diagnostic, de traitement et de prise en charge, notamment dans des disciplines comme les sciences sociales, la santé publique et la recherche opérationnelle. 96. La collaboration entre les États Membres et entre les États Membres et les parties prenantes (en particulier pour renforcer la coopération Nord-Nord, Sud-Sud et triangulaire) afin de mettre en œuvre un programme mondial de recherche sur la démence augmentera les chances d’accomplir des progrès mondiaux en matière de prévention, de diagnostic, de traitement et de prise en charge. 97. On observe un intérêt et une demande croissants pour l’utilisation de technologies médicales novatrices contre la démence, notamment pour la prévention, la réduction des risques, le diagnostic rapide, le traitement, les soins et le soutien. Ces innovations visent à améliorer les connaissances, les compétences et les mécanismes d’adaptation des personnes atteintes de démence et de leurs aidants afin de faciliter leur vie quotidienne, tout en répondant aux besoins particuliers sur la base de données factuelles et en fonction de l’âge, des différences entre les hommes et les femmes et des aspects culturels. 98. Raison d’être. La conduite de recherches fructueuses sur la démence, en fonction des priorités convenues, et des innovations sociales et technologiques peuvent accroître les chances de progrès en matière de prévention, de diagnostic, de traitement et de prise en charge. 99. Cible mondiale 7 : Le produit de la recherche mondiale sur la démence double entre 2017 et 2025.1 1 Les indicateurs pour les cibles mondiales et les moyens de vérification se trouvent dans l’appendice à la présente annexe. ANNEXE 10 241 MESURES ENVISAGÉES POUR LES ÉTATS MEMBRES 100. Élaborer, mettre en œuvre et suivre l’application d’un programme national de recherche sur la démence couvrant la prévention, le diagnostic, le traitement et la prise en charge, en collaboration avec les établissements universitaires et de recherche ; ces travaux peuvent être menés de façon indépendante ou intégrés à des programmes de recherche connexes s’attachant à combler le manque de données factuelles pour étayer les politiques ou les pratiques. Renforcer la collaboration universitaire pour réaliser des travaux correspondant aux priorités nationales en matière de recherche sur la démence auxquels soient associées toutes les parties prenantes, y compris les personnes atteintes de démence. Les mesures en ce sens peuvent notamment consister à améliorer l’infrastructure de recherche sur la démence et sur les domaines connexes, à renforcer les compétences des chercheurs pour qu’ils réalisent des travaux de qualité sur ce thème et à créer des centres de recherche d’excellence dans ce domaine. 101. Accroître les investissements dans la recherche sur la démence et les technologies sanitaires novatrices et améliorer la gouvernance de la recherche en tant qu’élément constitutif de l’action nationale contre la démence. En particulier, affecter des budgets aux projets qui : soutiennent la recherche collaborative aux niveaux national et international ; favorisent la mise en commun des données de recherche et l’accès libre à celles-ci ; produisent des connaissances sur la façon de traduire en mesures concrètes ce que l’on sait déjà de la démence ; et fidélisent les personnels de recherche. 102. Favoriser la mise au point d’innovations technologiques qui, du point de vue de la conception et de l’évaluation, répondent aux besoins physiques, psychologiques et sociaux des personnes atteintes de démence, de leurs aidants ou des personnes risquant de développer cette affection ; ces innovations recouvrent notamment le diagnostic, le suivi et l’évaluation de la maladie, les aides techniques, les produits pharmaceutiques et les nouveaux modèles de soins ou les techniques prédictives ou de modélisation. 103. Conformément aux critères nationaux en matière d’éthique de la recherche, offrir des possibilités équitables concernant l’accès et la participation des personnes atteintes de démence et de leurs aidants aux recherches cliniques et sociales qui les concernent. MESURES POUR LE SECRÉTARIAT 104. Mettre au point un programme de recherche mondial et collaborer avec les États Membres pour créer des capacités de recherche sur la démence, ou les renforcer, en intégrant ce potentiel aux politiques et aux plans nationaux et infranationaux sur la démence. Plaider pour des investissements accrus dans la recherche sur la démence, les capacités, les méthodes et la collaboration en recherche biomédicale et en sciences sociales, entre autres, moyennant un réseau regroupant les centres collaborateurs de l’OMS, des pays de toutes les Régions de l’OMS et des organisations de la société civile. 105. Associer les parties prenantes, y compris les personnes atteintes de démence et les organisations qui les représentent, à l’élaboration et à la promotion d’un programme mondial de recherche sur la démence ; animer des réseaux mondiaux pour la collaboration en matière de recherche ; et mener des recherches multisectorielles sur la charge de morbidité, la réduction du risque de démence, le traitement, les soins, les politiques et l’évaluation des services. Promouvoir la coopération internationale et l’échange de savoir-faire, de politiques et de pratiques de recherche entre les pays en recensant systématiquement les investissements nationaux dans la recherche et les produits de la recherche. 242 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 106. Soutenir l’intégration de l’innovation technologique dans les politiques et plan nationaux et infranationaux sur la démence et fournir un appui technique aux États Membres pour la mise au point et la mise à disposition d’aides techniques et de technologies novatrices qui maximalisent les aptitudes fonctionnelles des personnes atteintes de démence, en particulier là où les ressources sont rares. MESURES ENVISAGÉES POUR LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX, RÉGIONAUX ET NATIONAUX 107. Soutenir, selon qu’il conviendra, les États Membres et le Secrétariat en collaborant à la définition des priorités de la recherche sur la démence, en plaidant pour une hausse de l’investissement public, en mobilisant et renforçant le soutien financier et en diffusant les résultats de la recherche dans une langue simple aux décideurs, au public et aux personnes atteintes de démence ainsi qu’à leurs aidants et leurs familles. 108. Plaider pour la participation des personnes atteintes de démence et de leurs aidants à la recherche appliquée, aux essais cliniques et à l’évaluation de nouvelles technologies qui tiennent compte des différences physiologiques, des besoins et des préférences de ces deux groupes. 109. Contribuer à la mise en place et à l’évaluation de technologies novatrices, de structures de prestation de services à base communautaire et de nouvelles conceptions de la prise en charge de la démence. Promouvoir l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour améliorer la mise en œuvre des programmes, les résultats sanitaires, la promotion de la santé, le suivi et l’établissement des rapports ainsi que les systèmes de surveillance, et pour diffuser, selon qu’il conviendra, des informations sur les interventions abordables, d’un bon rapport coût/efficacité, durables et de qualité pour combattre la démence ainsi que sur les meilleures pratiques et les enseignements tirés de l’expérience. 110. Renforcer les capacités nationales en matière de recherche-développement et d’innovation, pour tous les aspects de la prévention de la démence, de la réduction du risque, du traitement et de la prise en charge, de façon durable et rentable, notamment en renforçant les capacités institutionnelles et en créant des bourses de recherche. ANNEXE 10 243 Appendice Indicateurs pour mesurer les progrès par rapport aux cibles définies dans le Plan mondial d’action de santé publique contre la démence, et moyens de vérification Les indicateurs permettent de recueillir une partie des informations et des données dont les États Membres ont besoin pour pouvoir suivre l’avancée et connaître le résultat de leurs politiques et de leurs programmes contre la démence. Étant donné que les cibles sont volontaires et fixées à l’échelle mondiale, les États Membres ne devront pas nécessairement les atteindre toutes, mais ils pourront contribuer dans une mesure variable à leur réalisation collective. Comme indiqué dans le domaine d’action 6 du Plan, le Secrétariat offrira des conseils, une formation et un appui technique aux États Membres qui en font la demande pour mettre au point des systèmes d’information nationaux permettant de recueillir les données nécessaires au calcul des indicateurs sur la démence. L’Observatoire mondial de la démence créé par l’OMS est le dispositif d’échange de données et de connaissances qui facilite l’utilisation des informations pour planifier les services en s’appuyant sur des bases factuelles, pour diffuser les meilleures pratiques et renforcer les politiques relatives à la démence ainsi que les systèmes de santé et de soins au long cours. Le but est d’exploiter les systèmes d’information existants plutôt que de créer des systèmes nouveaux ou parallèles. Des données de référence seront établies pour chaque cible au début de la phase de mise en œuvre du plan mondial. Domaine d’action 1 : La démence en tant que priorité de santé publique Cible mondiale D’ici à 2025, 75 % des pays auront formulé ou mis à jour des politiques, stratégies, plans ou cadres nationaux, soit indépendants soit intégrés à d’autres politiques/plans, pour lutter contre la démence. Indicateur Existence d’une politique, d’une stratégie, d’un plan ou d’un cadre national opérationnel pour lutter contre la démence, qui est autonome et spécialement consacré à la démence ou qui s’intègre dans d’autres politiques, plans ou stratégies pertinents (portant par exemple sur la santé mentale, le vieillissement, les maladies non transmissibles ou le handicap). Dans les pays ayant un système fédéral, l’indicateur sera l’existence de politiques ou de plans de lutte contre la démence dans 50 % ou plus des États ou des provinces du pays. Moyens de vérification Existence matérielle de la politique ou du plan consacrant les principes transversaux et domaines d’action que les États Membres sont censés adapter au contexte national. Remarques/hypothèses/ raison d’être Les politiques ou les plans relatifs à la démence peuvent être autonomes ou intégrés à d’autres politiques ou plans portant sur la santé, le vieillissement ou le handicap. « Opérationnel » signifie que la politique, la stratégie, le plan ou le cadre national est utilisé et appliqué dans le pays, que des fonds et des ressources lui sont alloués et que des instructions ont été données pour l’appliquer. Beaucoup de politiques et de plans datant de plus de 10 ans risquent de ne pas refléter les dernières avancées de la pratique fondée sur des bases factuelles en ce qui concerne le traitement et la prise en charge des personnes atteintes de démence, ni les normes internationales en matière de droits de l’homme. Les principes fondamentaux régissant les soins seront conformes aux principes transversaux et aux mesures énoncés dans le Plan. 244 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Domaine d’action 2 : Faire en sorte que la démence soit mieux connue et mieux perçue Cible mondiale 2.1 D’ici à 2025, 100 % des pays mèneront au moins une campagne de sensibilisation de l’opinion publique à la question de la démence pour que les personnes atteintes de démence soient mieux intégrées dans la société. 2.2 D’ici à 2025, 50 % des pays auront au moins une initiative visant à améliorer la manière dont la démence est perçue pour que les personnes atteintes de démence soient mieux intégrées dans la société. Indicateur 2.1 Existence d’au moins un programme ou une campagne de sensibilisation à la question de la démence dans les médias (diffusée à l’échelle nationale, par exemple à la télévision et à la radio, dans la presse écrite ou sur les panneaux d’affichage pendant au moins trois semaines) au cours de l’année écoulée/au cours de la période d’enquête la plus récente. 2.2 D’ici à 2025, existence d’au moins une initiative visant à améliorer la manière dont la démence est perçue pour que les personnes atteintes de démence soient mieux intégrées dans la société. Moyens de vérification Inventaire et description, par projet, des campagnes de sensibilisation à la question de la démence et des initiatives visant à améliorer la manière dont la démence et/ou la vieillesse sont perçues qui sont en cours de réalisation. Remarques/hypothèses/ raison d’être Il est important à la fois de sensibiliser l’opinion et de changer l’environnement social et physique. Les campagnes de sensibilisation du public n’aboutiront pas nécessairement à une plus grande intégration sociale comme peuvent le faire les programmes destinés à modifier l’environnement physique et social. Les campagnes de sensibilisation peuvent, et dans l’idéal devraient, faire appel à des stratégies universelles s’adressant à l’ensemble de la population (par exemple des campagnes médiatiques contre la stigmatisation et la discrimination) et à des stratégies visant les groupes vulnérables recensés localement (par exemple les personnes âgées, les femmes, les personnes peu instruites, les populations à haut risque comme les fumeurs et les minorités ethniques). Ces campagnes sont principalement destinées à donner des informations exactes sur la démence et ses différents sous-types en tant que maladies cliniques ; à réduire la stigmatisation et la discrimination associées à la démence ; à mieux faire connaître les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence et la Convention relative aux droits des personnes handicapées ; à rendre tout un chacun mieux capable de reconnaître les symptômes et les signes précoces de la démence ; et à mieux informer le grand public sur les facteurs de risque de démence afin de promouvoir auprès de tous des modes de vie sains et des comportements qui réduisent les risques. Les médias influencent dans une large mesure les connaissances, les opinions et les comportements et peuvent avoir un effet puissant sur la compréhension et la perception que les individus et les responsables politiques ont de la démence. De ce fait, les campagnes d’information sur la démence dans les médias devraient devenir un élément clé du travail de sensibilisation. Une société attentive aux besoins des personnes atteintes de démence est une société offrant un environnement communautaire inclusif et accessible qui optimise, pour tous, les possibilités d’être en bonne santé, de participer à la société et de vivre en sécurité afin de garantir la qualité de vie et la dignité des personnes atteintes de démence, de leurs familles et de leurs aidants. Les grands axes qui caractérisent les initiatives visant à améliorer la manière dont la démence est perçue consistent notamment : à protéger les droits fondamentaux des personnes atteintes de démence ; à combattre la stigmatisation ; à promouvoir une plus grande participation des personnes atteintes de démence et de leurs aidants à la société ; et à aider les personnes atteintes de démence à continuer à vivre de manière indépendante et à réaliser leur potentiel au sein de leur communauté, tout en apportant un soutien à leurs aidants et à leurs familles. On a délibérément choisi un indicateur général (l’existence d’au moins une initiative visant à améliorer la manière dont la démence est perçue) pour que l’impact soit maximal en ce qui concerne tout un ensemble de réalisations. Pour donner de bons résultats, ces initiatives doivent être appliquées selon une approche multisectorielle associant les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé. ANNEXE 10 245 Domaine d’action 3 : Réduire les risques de démence Cible mondiale Les cibles mondiales de réduction des risques qui sont définies dans le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 et dans toute révision ultérieure et qui s’appliquent à la démence sont atteintes. Indicateur • Baisse relative de 10 % de la prévalence du manque d’activité physique. • Baisse relative de 30 % de la prévalence du tabagisme actuel chez les 15 ans et plus. • Baisse relative d’au moins 10 % de l’usage nocif de l’alcool, selon qu’il convient dans le contexte national. • Arrêt de l’augmentation du diabète et de l’obésité. • Baisse relative de 25 % de la prévalence de l’hypertension artérielle ou limitation de la prévalence de l’hypertension artérielle, selon la situation nationale. • Baisse relative de 25 % de la mortalité globale imputable aux maladies cardiovasculaires, au cancer, au diabète ou aux affections respiratoires chroniques. Les indicateurs sont actuellement définis dans l’appendice 2 du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020.1 Moyens de vérification Rapports présentés aux organes directeurs de l’OMS conformément au Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020. Remarques/hypothèses/ raison d’être Il est de plus en plus admis que les mesures suivantes ont un effet protecteur et peuvent réduire le risque de déclin des fonctions cognitives et de démence : plus grande activité physique et recul de l’obésité, sevrage tabagique et renoncement à l’usage nocif de l’alcool, prévention et prise en charge du diabète et de l’hypertension. Six des neuf cibles volontaires fixées à l’échelle mondiale dans le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 sont considérées comme pouvant contribuer à réduire les risques de démence. Domaine d’action 4 : Diagnostic, traitement, prise en charge de la démence et soutien Cible mondiale D’ici à 2025, dans 50 % des pays au minimum, au moins 50 % du nombre estimatif de cas de démence sont diagnostiqués. Indicateur Nombre de personnes atteintes de démence qui, dans une population, ont eu accès aux services de santé et/ou d’aide sociale et chez qui la démence (toutes causes confondues) a été diagnostiquée. Moyens de vérification Numérateur : nombre de personnes atteintes de démence dans un pays qui ont consulté et chez qui la démence a été diagnostiquée. Dénominateur : prévalence estimative de la démence dans la population d’un pays selon les calculs effectués par l’OMS dans le cadre de l’Observatoire mondial de la démence. Remarques/hypothèses/ raison d’être Les données peuvent provenir de sources administratives, de dossiers et de registres électroniques. Il s’agira d’une mesure relative et combinée à l’échelle mondiale. Les services de santé et d’aide sociale doivent fournir des soins et un soutien adéquats à tous les cas diagnostiqués. 1 Voir l’annexe 4 du document WHA66/2013/REC/1 à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA66-REC1/ A66_REC1-fr.pdf#page=87 (consulté le 20 septembre 2017). 246 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Domaine d’action 5 : Soutien aux aidants Cible mondiale D’ici à 2025, 75 % des pays proposent des programmes de soutien et de formation aux aidants et aux familles des personnes atteintes de démence. Indicateur Au moins un programme national ou plusieurs programmes infranationaux de soutien ou de formation des aidants qui sont opérationnels. Moyens de vérification Inventaire des programmes destinés aux aidants en cours de mise en œuvre. Remarques/hypothèses/ raison d’être Les programmes fonctionnels sont des programmes ayant des ressources humaines et financières qui leur sont spécialement allouées, ainsi qu’un plan de mise en œuvre, et dont les résultats ou l’impact sont démontrés. Les soins de relève, les services de conseil, les cours de formation aux techniques de soins, à la communication non verbale et au développement de la relation entre le patient et l’aidant sont des types de programmes de soutien destinés aux aidants. Dans les pays ayant un système fédéral, l’indicateur sera l’existence d’au moins un service ou programme dont la couverture géographique est complète au niveau de l’État ou de la province dans 50 % ou plus des États ou provinces du pays. Domaine d’action 6 : Systèmes d’information pour la démence Cible mondiale D’ici à 2025, 50 % des pays recueillent systématiquement un ensemble d’indicateurs de base sur la démence grâce à leurs systèmes nationaux d’information sanitaire et sociale, et les communiquent tous les deux ans. Indicateur Ensemble d’indicateurs de base définis et acceptés sur la démence, recueillis systématiquement et communiqués tous les deux ans (oui/non). Moyens de vérification Communication et présentation systématiques de l’ensemble d’indicateurs de base sur la démence à l’Observatoire mondial de la démence tous les deux ans. Remarques/hypothèses/ raison d’être Les indicateurs de base sur la démence sont ceux qui ont trait à des cibles fixées dans le présent plan d’action, ainsi que d’autres indicateurs importants sur les ressources et les politiques du système de santé et d’aide sociale. Les données doivent être ventilées par sexe et par âge. Si nécessaire, on peut également recourir à des enquêtes pour compléter les données issues des systèmes d’information habituels. Le Secrétariat conseillera les pays sur l’ensemble d’indicateurs de base pour lesquels les données peuvent être recueillies auprès des États Membres dans le cadre des activités de l’Observatoire mondial de la démence. Domaine d’action 7 : Recherche et innovation Cible mondiale Le produit de la recherche mondiale sur la démence double entre 2017 et 2025. Indicateur Nombre d’articles de recherche publiés sur la démence (définis comme les articles de recherche publiés dans une revue indexée à comité de lecture). Moyens de vérification Recherche documentaire centralisée, stratifiée par pays d’origine, tous les deux ans. Remarques/hypothèses/ raison d’être L’indicateur mesure le produit de la recherche sur la démence d’après les travaux de recherche nationaux publiés dans des revues indexées à comité de lecture. Les données seront recueillies, analysées et communiquées à l’OMS sur une base mondiale et régionale (dans le cadre des travaux de l’Observatoire mondial de la démence). ANNEXE 10 247 LIENS AVEC D’AUTRES PLANS D’ACTION, STRATÉGIES ET PROGRAMMES MONDIAUX1 • Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles. Disponible à l’adresse http://www.un.org/ga/search/ view_doc.asp?symbol=A/66/L.1&referer=http://www.un.org/fr/ga/ncdmeeting2011/documents. shtml&Lang=F. • Plan d’action pour la santé mentale 2013-2020. Voir l’annexe 3 du document WHA66/2013/REC/1 à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA66-REC1/A66_REC1-fr.pdf#page=87. • Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020. Voir l’annexe 4 du document WHA66/2013/REC/1 à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/ WHA66-REC1/A66_REC1-fr.pdf#page=87. • Plan d’action mondial de l’OMS relatif au handicap 2014-2021. Voir l’annexe 3 du document WHA67/2014/REC/1 à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA67-REC1/ A67_2014_REC1-fr.pdf#page=97. • OPS. Stratégie et plan d’action relatifs à la démence chez les personnes âgées. Disponible à l’adresse http://www.paho.org/hq/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid= 31658&Itemid=270&lang=fr. • Stratégie et de plan d’action mondiaux sur le vieillissement et la santé 2016-2020. Voir l’annexe 1 document WHA69/2016/REC/1 à l’adresse http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA69-REC1/ A69_2016_REC1-fr.pdf#page=105. • Objectifs de développement durable. Disponible à l’adresse http://www.who.int/topics/sustainable- development-goals/fr/. • OMS. Mesurer la convivialité des villes à l’égard des aînés – Guide pour l’utilisation d’indicateurs de base. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/203831/1/ 9789242509694_fre.pdf?ua=1. LISTE D’AUTRES DOCUMENTS LIÉS AU PLAN MONDIAL D’ACTION DE SANTÉ PUBLIQUE CONTRE LA DÉMENCE1 • OMS. Programme d’action : combler les lacunes en santé mentale (mhGAP). Diagnostic de la démence. Disponible à l’adresse http://www.who.int/mental_health/mhgap/evidence/dementia/q6/fr/. • WHO iSupport: e-programme for caregivers of people living with dementia. Disponible à l’adresse http://www.who.int/mental_health/neurology/dementia/isupport/en/. • OMS. Atlas de la santé mentale 2014. Disponible à l’adresse http://www.who.int/mental_health/ evidence/atlas/mental_health_atlas_2014/fr/. 1 Tous les sites Web ont été consultés le 8 mars 2017. 248 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ • OMS. Assessment instrument for mental health systems (AIMS), Version 2.2. Disponible à l’adresse http://www.who.int/mental_health/evidence/WHO-AIMS/en/. • OMS. Mesurer la disponibilité et la capacité opérationnelle des services (SARA). Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/149026/1/WHO_HIS_HSI_2014.5_fre.pdf?ua=1. • OMS. QualityRights toolkit. Disponible à l’adresse http://www.who.int/mental_health/policy/ quality_rights/en/. • OMS. Guide mondial des villes-amies des aînés (2007). Disponible à l’adresse http://apps.who.int/ iris/bitstream/10665/43753/1/9789242547306_fre.pdf. • OMS. Tobacco use knowledge summaries: tobacco use and dementia. Disponible à l’adresse http://www.who.int/tobacco/publications/mental_health/dementia_tks_14_1/en/. • Reports of the WHO global forums on innovation for ageing populations (Kobe, Japan, 10-12 December 2013 and 7-9 October 2015). Disponible aux adresses http://www.who.int/kobe_ centre/publications/GFIAP_report.pdf, http://www.who.int/kobe_centre/ageing/innovation- forum/gfiap2_report/en/ et http://www.who.int/kobe_centre/publications/gfiap_report/en/. • OMS. Rapport mondial sur le vieillissement et la santé, 2015. Disponible à l’adresse http://www.who.int/ageing/publications/world-report-2015/fr/. ____________________ - 249 - ANNEXE 11 PLAN DE MISE EN ŒUVRE VISANT À ORIENTER LES MESURES PRISES EN APPLICATION DES RECOMMANDATIONS FIGURANT DANS LE RAPPORT DE LA COMMISSION POUR METTRE FIN À L’OBÉSITÉ DE L’ENFANT1 [A70/31, annexe – 27 mars 2017] 1. Dans les objectifs de développement durable 2 adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies dans la résolution 70/1 (2015), la lutte contre les maladies non transmissibles est considérée comme l’un des défis sanitaires du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Parmi les facteurs de risque de maladies non transmissibles, le surpoids et l’obésité sont particulièrement préoccupants et pourraient remettre en cause nombre de progrès sanitaires qui ont contribué à l’allongement de l’espérance de vie. Le Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-20203 préconise de mettre un terme à l’augmentation de l’obésité chez l’adolescent et le Plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant4 fixe comme cible l’absence d’augmentation du pourcentage d’enfants en surcharge pondérale d’ici 2025. La prévalence de l’obésité du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent5 n’en augmente pas moins partout dans le monde et beaucoup d’enfants sont en surpoids et en passe de devenir obèses. De nouvelles mesures s’imposent donc d’urgence si l’on veut atteindre ces cibles. 2. Près des trois quarts des 42 millions d’enfants de moins de cinq ans en surpoids ou obèses vivent en Asie et en Afrique.6 Dans les pays où la prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité atteint un plateau, on observe des inégalités économiques et sanitaires croissantes et les taux d’obésité continuent d’augmenter chez les groupes socioéconomiques modestes et les minorités ethniques. L’obésité peut avoir des effets immédiats sur la santé des enfants et affecter leur scolarité et leur qualité de vie. Les enfants obèses risquent fort de le rester à l’âge adulte et sont exposés au risque de maladies non transmissibles graves. Malgré la prévalence mondiale croissante de la surcharge pondérale et de l’obésité, on n’a pas encore pris conscience de l’ampleur et des conséquences du 1 Voir la décision WHA70(19). 2 https://sustainabledevelopment.un.org/sdgs (consulté le 6 mars 2017). 3 Approuvé par l’Assemblée de la Santé dans la résolution WHA66.10 (2013) sur le suivi de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles ; pour le texte du Plan d’action, voir l’annexe 4 du document WHA66/2013/REC/1. 4 Approuvé par l’Assemblée de la Santé dans la résolution WHA65.6 (2012) sur le Plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant ; pour le texte du Plan d’application, voir l’annexe 2 du document WHA65/2012/REC/1. 5 Selon la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de 18 ans. L’OMS définit les adolescents comme les personnes âgées de 10 à 19 ans. Dans les enquêtes mondiales, les données sur le surpoids et l’obésité chez les personnes âgées de 18 ans et plus sont considérées comme se rapportant aux adultes. Dans ce contexte, l’obésité de l’enfant intéresse donc tous les enfants de moins de 19 ans, adolescents compris, dont l’indice de masse corporelle pour l’âge est supérieur à trois écarts types au-dessus de la médiane des normes OMS de croissance de l’enfant de moins de cinq ans, et à deux écarts types au-dessus de la médiane des normes OMS de croissance de l’enfant de cinq à 19 ans. 6 OMS, UNICEF, Groupe de la Banque mondiale. Levels and trends in child malnutrition: UNICEF/WHO/World Bank Group, Joint Child Malnutrition Estimates (2016 edition), disponible à l’adresse http://www.who.int/nutgrowthdb/ estimates2015/en/ (consulté le 6 mars 2017). 250 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ phénomène de l’obésité de l’enfant dans bien des endroits, en particulier dans les pays où la dénutrition est courante et la prévention de l’obésité de l’enfant n’est pas toujours considérée comme une priorité de santé publique. À mesure qu’ils connaissent une transition socioéconomique et/ou nutritionnelle rapide, les pays se retrouvent confrontés au double fardeau d’une mauvaise nutrition et d’une prise de poids excessive au sein d’une même famille, voire chez une même personne. Les enfants qui ont subi une dénutrition fœtale ou au cours de la petite enfance sont particulièrement exposés au risque de surcharge pondérale et d’obésité dans un environnement obésogène, c’est-à-dire un environnement favorisant un apport énergétique élevé et un comportement sédentaire. Les réponses biologiques et comportementales de l’individu dans un tel environnement sont susceptibles d’être fortement influencées par des facteurs liés au développement ou au cycle de vie qui remontent à la période préconceptionnelle et traversent les générations ainsi que par les pressions et les normes sociales. 3. Constatant la lenteur et l’irrégularité des progrès réalisés dans la lutte contre l’obésité chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent, le Directeur général a créé en 2014 la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant pour recenser les mandats et stratégies existants, s’en servir comme point de départ et combler les lacunes afin d’éviter que les nourrissons, les enfants et les adolescents ne deviennent obèses. Il s’agit ainsi de réduire le risque de morbidité et de mortalité dues aux maladies non transmissibles, d’atténuer les effets psychosociaux négatifs de l’obésité pendant l’enfance et à l’âge adulte, et de diminuer le risque d’obésité chez la génération suivante. 4. Ayant examiné les données scientifiques,1 consulté plus d’une centaine d’États Membres et passé en revue près de 180 observations en ligne, la Commission a établi son rapport final contenant un ensemble intégré complet de recommandations pour combattre l’obésité de l’enfant.2 Le rapport présente les raisons motivant les recommandations et les données de base sur lesquelles repose le plan de mise en œuvre. La Commission a appelé les gouvernements à jouer un rôle de chef de file et l’ensemble des parties prenantes à assumer leur responsabilité morale en agissant au nom de l’enfant pour réduire les risques d’obésité, en reconnaissant la nécessité de remédier aux environnements obésogènes, en suivant une approche prenant en compte toutes les étapes de la vie et en assurant ou en améliorant le traitement des enfants déjà obèses. 5. En 2016, la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a adopté la décision WHA69(12), dans laquelle elle a prié le Directeur général d’élaborer, en consultation avec les États Membres, 3 un plan de mise en œuvre qui orienterait les mesures prises en application des recommandations figurant dans le rapport de la Commission. 6. Le plan comprend deux sections. La première énonce le but, la portée et les principes directeurs du plan de mise en œuvre. La seconde définit les mesures nécessaires pour mettre fin à l’obésité de l’enfant dans les domaines spécifiques : 1) du leadership ; 2) des six recommandations de la Commission ; 3) du suivi et de la responsabilité ; 4) des principaux éléments à respecter pour une mise en œuvre efficace ; et 5) des rôles et responsabilités des parties prenantes. 1 OMS. Consideration of the evidence on childhood obesity for the Commission on Ending Childhood Obesity: Report of the ad hoc working group on science and evidence for ending childhood obesity. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016. 2 Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016, disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/206451/1/9789242510065_fre.pdf?ua=1(consulté le 6 mars 2017). 3 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. ANNEXE 11 251 PLAN DE MISE EN ŒUVRE But et portée 7. Le plan de mise en œuvre repose sur les recommandations accompagnées d’une justification qui figurent dans le rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant et vise à orienter les États Membres et les autres partenaires sur les mesures à prendre pour mettre en œuvre ces recommandations. Il tient compte du fait que les États Membres devront relever différents défis concernant la malnutrition sous toutes ses formes, que le cadre constitutionnel varie d’un État Membre à l’autre, et qu’il existe des différences dans le partage des responsabilités entre les niveaux du gouvernement ainsi que dans les politiques de santé publique déjà en place dans différents pays. Les mesures visant à mettre fin à l’obésité de l’enfant doivent être intégrées aux politiques et programmes existants, tous domaines et tous niveaux confondus. Le but de mettre fin à l’obésité de l’enfant est aligné sur les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et notamment sur les cibles de développement durable consistant à mettre fin à toutes les formes de malnutrition (cible 2.2), à réduire la mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles (cible 3.4), à faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle (cible 3.8), ainsi que sur les objectifs d’une éducation de qualité (objectif 4) et d’une réduction des inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre (objectif 10). Si les États Membres prennent des mesures rapides et complètes pour éviter et traiter l’obésité de l’enfant, alors d’autres initiatives en santé, notamment celles qui visent à améliorer la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, la nutrition et l’activité physique, s’en trouveront renforcées, ce qui contribuera aux cibles plus larges de la santé et du bien-être. Cette synergie offre un moyen supplémentaire de concentrer les efforts pour avoir des effets à long terme. La Figure 1 montre comment l’action pour mettre fin à l’obésité de l’enfant peut rapprocher, en leur conférant une valeur ajoutée, différentes stratégies comme la Stratégie mondiale du Secrétaire général de l’ONU pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition (2016-2025), et contribuer à améliorer la santé et le bien-être de la génération actuelle et de la prochaine génération d’enfants. Figure 1. En mettant fin à l’obésité de l’enfant, on contribue à l’application d’autres stratégies Note : E C H O = Ending Childhood Obesity (Mettre fin à l’obésité de l’enfant). Stratégie mondiale du Secrétaire général de l’ONU pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent : survivre, s’épanouir, transformer Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition (2016-2025) (Cadre d’action de l’ICN2) OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE Cibles 2.2, 3.4 et 3.8 Plan d’application exhaustif de l’OMS concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles, 2013-2020 252 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Principes directeurs 8. Dans son rapport, la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant a défini les principes directeurs ci-après sur lesquels se fonde le présent plan de mise en œuvre. a) Droit de l’enfant à la santé : les gouvernements et la société ont la responsabilité morale et juridique d’agir au nom et dans l’intérêt de l’enfant pour réduire le risque d’obésité en protégeant son droit à la santé et à l’alimentation. Une action globale contre l’obésité de l’enfant est conforme à l’acceptation universelle du droit de l’enfant à vivre en bonne santé et des obligations des États Parties à la Convention relative aux droits de l’enfant.1 b) Engagement et rôle de chef de file des gouvernements : les gouvernements doivent accepter la responsabilité première d’agir et d’appliquer des politiques efficaces au nom des enfants qu’ils sont, du point de vue éthique, tenus de protéger. Leur inaction aurait des conséquences majeures sur la santé et le bien-être, ainsi que des conséquences socioéconomiques. c) Approche pangouvernementale : la prévention et le traitement de l’obésité nécessitent une approche pangouvernementale selon laquelle les politiques de tous les secteurs envisagent systématiquement les issues sanitaires. En évitant les conséquences néfastes pour la santé, on pourra aider tous les secteurs à atteindre leurs buts. Les approches actuelles sont manifestement insuffisantes et d’autres interventions coordonnées seront nécessaires pour mettre fin à la progression de l’obésité de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte. 2 Ainsi, le secteur de l’éducation joue un rôle essentiel pour assurer l’éducation sanitaire et nutritionnelle, développer les possibilités d’activité physique et promouvoir des milieux scolaires sains. Les politiques agricoles et commerciales et la mondialisation du système alimentaire influencent l’accessibilité économique, la disponibilité et la qualité des aliments aux niveaux national et local. L’urbanisme et la planification des transports ont des conséquences directes sur les possibilités d’activité physique et l’accès à des aliments sains. Des structures publiques intersectorielles, comme une équipe spéciale interministérielle de haut niveau chargée de la santé de l’enfant et de l’adolescent qui s’occupe, entre autres, de l’obésité de l’enfant, peuvent dégager les intérêts mutuels et faciliter la coordination, la collaboration et l’échange d’informations, moyennant des mécanismes de coordination. d) Une approche mobilisant l’ensemble de la société : la complexité du problème de l’obésité requiert une approche globale fédérant, outre tous les secteurs du gouvernement, d’autres acteurs comme les parents, les aidants, la société civile, les établissements universitaires, les fondations philanthropiques et le secteur privé. Pour transposer les politiques en mesures concrètes visant à prévenir l’obésité de l’enfant et à inverser la tendance, il faut un effort concerté et un engagement résolu de tous les secteurs de la société aux niveaux local, national, régional et mondial, tenant compte aussi des conflits d’intérêts potentiels. Une prise en main conjointe et un partage des responsabilités s’imposent pour que les interventions soient efficaces et aient la portée et l’impact voulus. 1 Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Comité des droits de l’enfant : Observation générale No 15 (2013) sur le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible (article 24), paragraphe 47 ; document CRC/C/GC/15. 2 Résolution WHA66.10 (2013) sur le suivi de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, et résolution WHA65.6 (2012) sur le Plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant. ANNEXE 11 253 e) Équité : les gouvernements devraient garantir une couverture équitable des interventions, en particulier pour les exclus, les marginalisés ou les autres groupes vulnérables, exposés à un risque élevé de malnutrition sous toutes ses formes et d’obésité. L’obésité et les problèmes de santé qui lui sont associés réduisent les améliorations éventuelles du capital social et sanitaire et aggravent les inégalités. Les déterminants sociaux de la santé font que ces groupes ont souvent un accès limité à une alimentation saine, à des lieux sûrs pour l’activité physique ainsi qu’à des services préventifs et à un soutien. Il faut veiller en particulier à mettre au point des interventions acceptables en tenant compte du contexte culturel. f) Conformité avec le programme de développement mondial : les objectifs de développement durable visent notamment à mettre fin à toutes les formes de malnutrition (cible 2.2) et à réduire la mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles (cible 3.4). La lutte contre l’obésité de l’enfant contribuera aussi à la couverture sanitaire universelle (cible 3.8), à une éducation de qualité (objectif 4) ainsi qu’à une réduction des inégalités (objectif 10). Son intégration aux cadres nationaux de développement et de financement pour la réalisation des objectifs de développement durable permettra d’associer tous les secteurs à l’action. g) Intégration dans une approche prenant en compte toutes les étapes de la vie : la Commission a souligné la nécessité de réduire le risque d’obésité de l’enfant en intervenant avant même la conception. L’intégration des interventions de prévention et de traitement de l’obésité de l’enfant aux initiatives actuelles de l’OMS et à d’autres initiatives qui envisagent toutes les étapes de la vie aura d’autres avantages encore pour la santé à long terme.1 Parmi ces initiatives figurent la Stratégie mondiale du Secrétaire général de l’ONU pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, la Déclaration de Rome sur la nutrition adoptée à la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (Rome, 19-21 novembre 2014) et la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition (2016-2025). L’OMS et d’autres organismes des Nations Unies sont actuellement dotés de plusieurs autres stratégies et plans de mise en œuvre relatifs à l’optimisation de la nutrition et de la santé de la mère, du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent, qui sont tout à fait pertinents pour les principaux éléments d’une approche globale de prévention de l’obésité. Les principes et recommandations concernés figurent dans plusieurs documents qui donnent des orientations pour toutes les étapes de la vie. Les initiatives contre l’obésité de l’enfant doivent être intégrées à ces efforts et s’en inspirer pour aider les enfants à réaliser leur droit fondamental à la santé et améliorer leur bien-être tout en réduisant la charge que le système de santé doit supporter. h) Responsabilisation : un engagement politique et financier est impératif pour combattre l’obésité de l’enfant. Un mécanisme et un cadre robustes sont nécessaires pour suivre l’élaboration, la mise en œuvre et les résultats des politiques et aider ainsi les gouvernements et les acteurs non étatiques à rendre des comptes sur leurs engagements. i) Couverture sanitaire universelle : la cible 3.8 des objectifs de développement durable consiste à instaurer la couverture sanitaire universelle au moyen de services de santé intégrés permettant aux gens de bénéficier d’une série de services de promotion de la santé et de prévention, de diagnostic, de traitement et de prise en charge des maladies, tout au long de la vie.2 L’accès à des interventions de prévention du surpoids et de l’obésité et le traitement des enfants déjà obèses et des enfants en surpoids en passe de le devenir, de même que la couverture par ces interventions, devraient être considérés comme des éléments importants de la couverture sanitaire universelle. 1 Déclaration de Minsk : Adoption d’une perspective portant sur toute la durée de la vie dans le contexte de Santé 2020, disponible à l’adresse http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0010/289963/The-Minsk-Declaration-FR-rev1.pdf?ua=1 (consulté le 6 mars 2017). 2 Comme l’a également exprimée l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 69/132 sur la santé mondiale et la politique étrangère. 254 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ MESURES NÉCESSAIRES POUR METTRE FIN À L’OBÉSITÉ DE L’ENFANT 9. La Commission a proposé six séries de recommandations pour intervenir contre l’environnement obésogène et des interventions à des moments critiques de la vie pour prévenir l’obésité et traiter les enfants déjà obèses. 10. Une mise en œuvre efficace des recommandations supposera un engagement et un leadership politiques, de même que la capacité de mener les interventions nécessaires et d’assurer un suivi efficace pour déterminer dans quelle mesure les différentes parties prenantes respectent leurs engagements. Le cadre est illustré à la Figure 2. Figure 2. Cadre d’action pour mettre fin à l’obésité de l’enfant 11. En prévision d’une stratégie mondiale, les bureaux régionaux de l’OMS ont élaboré plusieurs stratégies et plans d’action qui se rapportent à certains aspects des recommandations ci-dessous.1 Il est possible d’intégrer ces instruments et de les renforcer encore, le cas échéant, en les alignant sur les recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant. 12. Une approche multisectorielle sera indispensable pour réaliser des progrès durables. On trouvera dans les sections qui suivent des orientations sur les mesures que les États Membres doivent envisager de prendre, et les mesures d’appui des autres parties concernées, afin d’atteindre les buts du plan de mise en œuvre. Compte tenu des politiques déjà en place dans certains pays et des taux de prévalence variables de la malnutrition sous toutes ses formes, les États Membres sont encouragés à établir des priorités selon une approche par étapes en fonction du contexte local, des déterminants de l’obésité et des possibilités d’intervenir. 1 WHO Regional Office for Europe. European food and nutrition action plan 2015-2020. Copenhague, Bureau régional OMS de l’Europe, 2015 ; WHO Regional Office for South-East Asia. Strategic action plan to reduce the double burden of malnutrition in the South-East Asia Region 2016-2025. Delhi, Bureau régional OMS de l’Asie du Sud-Est, 2016 ; PAHO. Plan of action for prevention of obesity in children and adolescents. Washington D. C., Organisation panaméricaine de la Santé, 2014 ; WHO Regional Office for the Western Pacific. Action plan to reduce the double burden of malnutrition in the Western Pacific Region (2015-2020). Manille, Bureau régional OMS du Pacifique occidental, 2015. ANNEXE 11 255 I. ASSURER L’ENCADREMENT POUR UNE ACTION GLOBALE, INTÉGRÉE ET MULTISECTORIELLE Justification 13. C’est aux gouvernements qu’il appartient en dernier ressort de veiller à ce que chacun puisse commencer sa vie en bonne santé. La prévention de l’obésité de l’enfant suppose une action coordonnée de tous les secteurs et institutions contribuant à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques. L’encadrement stratégique national comprend la mise en place de structures de gouvernance dans différents secteurs qui sont nécessaires pour gérer l’élaboration et l’application de lois, de politiques et de programmes. Des ressources doivent être affectées à la mise en œuvre des politiques et au renforcement des capacités du personnel. Un leadership national s’impose aussi pour gérer la collaboration avec les acteurs non étatiques, comme les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les établissements universitaires, afin d’appliquer avec succès et de surveiller les programmes, les activités et les investissements, et d’en évaluer l’impact. 14. Le Tableau 1 propose des mesures que les États Membres sont invités à prendre pour mettre en œuvre la recommandation de la Commission sur les rôles et responsabilités des États Membres. Certains pays auront peut-être déjà mis en œuvre certaines de ces politiques et peuvent les développer et les renforcer. Tableau 1. Rôles et responsabilités recommandés et mesures à prendre par les États Membres Rôles et responsabilités recommandés par la Commission Mesures à prendre par les États Membres a) Prendre en main les opérations, jouer le rôle de chef de file et prendre des engagements politiques tendant à combattre l’obésité de l’enfant sur le long terme. Entretenir des contacts réguliers avec les parlementaires pour renforcer l’engagement de haut niveau en faveur de la prévention de l’obésité de l’enfant. Mener régulièrement des dialogues politiques de haut niveau sur l’obésité de l’enfant. Mobiliser des ressources durables pour combattre l’obésité de l’enfant. Établir un budget et des lois ou une réglementation pour mettre en œuvre des interventions essentielles visant à réduire l’obésité de l’enfant. b) Coordonner les contributions de l’ensemble des administrations publiques et des institutions responsables des politiques, y compris, mais pas seulement, les secteurs suivants : éducation ; alimentation et agriculture ; commerce et industrie ; développement ; finances et administration fiscale ; sports et loisirs ; communication ; aménagement du territoire et urbanisme ; transports et affaires sociales ; et commerce. Mettre en place ou élargir un groupe multisectoriel associant les organismes publics concernés pour coordonner l’élaboration de politiques, l’application des interventions, le suivi et l’évaluation à l’échelle du gouvernement dans son ensemble, y compris les systèmes de responsabilisation. c) Assurer la collecte de données sur l’indice de masse corporelle pour l’âge pour les enfants (y compris pour les tranches d’âge qui ne font pas actuellement l’objet d’un suivi) et fixer des cibles nationales pour l’obésité de l’enfant. Établir des cibles nationales ou locales assorties de délais pour la réduction de l’obésité de l’enfant et des mécanismes de suivi comprenant l’indice de masse corporelle pour l’âge en plus d’autres indices appropriés, ventilés selon l’âge, le sexe et la condition socioéconomique. 256 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Rôles et responsabilités recommandés par la Commission Mesures à prendre par les États Membres d) Élaborer des lignes directrices, des recommandations ou des mesures qui permettent de mobiliser comme il convient les secteurs concernés (y compris le secteur privé, le cas échéant) en vue de mettre en œuvre les actions visant à réduire l’obésité de l’enfant. Mettre en place des mécanismes pour coordonner la collaboration des acteurs non étatiques et veiller à ce qu’ils respectent leurs engagements dans la mise en œuvre des interventions. Établir des mécanismes/politiques précis pour la gestion des conflits d’intérêts. II. RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION Justification 15. Aucune intervention ne saurait à elle seule endiguer la progression de l’épidémie d’obésité. Pour que les efforts contre l’obésité de l’enfant soient efficaces, il faut combattre l’environnement obésogène et agir sur des éléments essentiels aux différentes étapes de la vie par une action coordonnée et multisectorielle dont il faudra rendre compte. 16. Les États Membres ont déjà mis en place des programmes offrant des orientations en matière d’alimentation et d’activité physique au niveau de la population, dans des lieux comme les écoles et les structures de garde, et tout au long de la vie. Les recommandations de la Commission font ressortir qu’il faut d’urgence ajouter d’autres éléments pour prévenir et traiter l’obésité qui aideront à atteindre toute une série de cibles en matière de santé de la mère, du nourrisson, du jeune enfant et de l’adolescent. 17. La prévalence de l’obésité de l’enfant, les facteurs de risque qui y contribuent et la situation politique et économique varient d’un État Membre à l’autre. Les mesures recommandées ci-dessous visent à permettre aux pays d’évaluer le groupe d’interventions intégrées qui correspond le mieux à leur cas particulier. On trouvera dans la section IV des précisions sur la manière d’établir des priorités et de mettre en place une approche progressive de la mise en œuvre qui aideront les gouvernements à appliquer ces mesures. Des outils et des ressources sont disponibles au niveau mondial et au niveau régional pour aider les États Membres à mettre au point des politiques et des interventions et à les appliquer, à en suivre l’évolution et à les évaluer. 18. Les tableaux ci-dessous présentent des exemples de mesures que les États Membres peuvent envisager de prendre pour mettre en œuvre les six recommandations de la Commission. Les interventions contre l’obésité de l’enfant peuvent être intégrées aux plans, politiques et programmes nationaux existants et s’en inspirer. 1. Mesures visant à mettre en œuvre des programmes complets favorisant la consommation d’aliments sains et diminuant celle des aliments nocifs pour la santé et des boissons sucrées, chez l’enfant et l’adolescent (Tableau 2) Justification 19. Un environnement obésogène est un environnement favorisant un apport énergétique élevé et l’absence d’activité physique, y compris un comportement sédentaire. Il s’étend aux aliments et aux possibilités d’activité physique qui sont disponibles, économiquement abordables, accessibles et offerts sur le marché, ainsi qu’aux normes sociales en matière d’alimentation et d’activité physique. Il faut donner aux enfants et aux familles les moyens de choisir des options favorables à la santé en matière d’alimentation et d’activité physique. Les connaissances permettant d’effectuer de tels choix seront moins bonnes en cas de diffusion de messages contradictoires aux fins de la commercialisation dans les médias et dans les structures où les enfants sont réunis. Les mesures volontaires ou l’autorégulation n’ont souvent qu’une utilité limitée si les pouvoirs publics ne participent pas activement à l’élaboration des normes et à l’établissement de cibles assorties de délais, en prévoyant ANNEXE 11 257 aussi des sanctions en cas de non-respect. Les approches volontaires et l’autoréglementation peuvent aussi entraver les progrès si elles servent à retarder l’adoption d’une réglementation efficace. Pour permettre le choix d’un mode de vie sain il faut que des aliments sains et des possibilités d’activité physique soient directement accessibles à tous à un prix abordable ; il faut aussi que les enfants défavorisés, particulièrement exposés au risque d’obésité, soient entièrement associés à l’intervention. Tableau 2. Recommandation 1 de la Commission et mesures à prendre par les États Membres Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 1.1 Veiller à ce que des informations et des lignes directrices sur la nutrition appropriées et adaptées au contexte, destinées aussi bien aux adultes qu’aux enfants, soient élaborées et diffusées à tous les groupes de la société de façon simple, compréhensible et accessible. Informer la population sur le problème du surpoids et de l’obésité de l’enfant et ses conséquences pour la santé et le bien-être. Actualiser, selon les besoins, les orientations sur la prévention de l’obésité de l’enfant par la consommation d’aliments sains tout au long de la vie. Veiller à ce que les orientations en matière d’alimentation soient diffusées et accessibles aux enfants, aux aidants, aux enseignants et aux professionnels de la santé. Mettre au point et mener des campagnes d’éducation du public fondées sur des données factuelles indiquant ce qui constitue une alimentation saine, pourquoi elle est nécessaire et pourquoi l’activité physique l’est aussi, en veillant à ce qu’elles soient suffisamment financées et revêtent un caractère durable. 1.2 Mettre en place une taxe efficace sur les boissons sucrées. Analyser l’administration et l’impact d’une taxe sur les boissons sucrées. Prélever une taxe efficace sur les boissons sucrées conformément aux orientations de l’OMS. 1.3 Appliquer l’ensemble des recommandations sur la commercialisation d’aliments et de boissons non alcoolisées destinés aux enfants,1 afin de réduire à la fois l’exposition des enfants à la commercialisation des aliments nocifs pour la santé et l’efficacité de ces efforts commerciaux. Évaluer l’impact des lois, des règlements et des lignes directrices sur la commercialisation d’aliments et de boissons non alcoolisées nocifs pour la santé destinés aux enfants, selon qu’il conviendra. Adopter et appliquer des mesures efficaces, par exemple au moyen d’une législation ou d’une réglementation, visant à limiter la commercialisation d’aliments et de boissons non alcoolisées destinés aux enfants et aux adolescents en réduisant ainsi leur exposition à ces efforts commerciaux. Mettre en place des mécanismes permettant l’application effective des lois ou des règlements sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants. 1.4 Mettre au point des profils nutritionnels afin de repérer les aliments et boissons nocifs pour la santé. Mettre en place un modèle national de profils nutritionnels régissant la commercialisation, la taxation, l’étiquetage et l’approvisionnement dans les établissements publics sur la base des modèles de profils nutritionnels régionaux ou mondiaux de l’OMS.2 1 Approuvées par l’Assemblée de la Santé dans la résolution WHA63.14 (2010) sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants ; voir aussi l’annexe 3 du document WHA61/2008/REC/1. 2 Voir le modèle de profil nutritionnel de l’OPS, disponible à l’adresse http://iris.paho.org/xmlui/handle/123456789/18621 ; le modèle de profil nutritionnel du Bureau régional OMS de l’Europe, disponible à l’adresse http://www.euro.who.int/__data/assets/ pdf_file/0005/270716/Nutrient-children_web-new.pdf?ua=1 ; la réunion technique sur l’adaptation régionale du modèle de profil nutritionnel de l’OMS à la Région du Pacifique occidental, disponible à l’adresse http://iris.wpro.who.int/bitstream/handle/10665.1/ 13410/RS-2015-GE-52-PHL-eng.pdf ; et le rapport d’une réunion technique de 2010 sur le profil nutritionnel, disponible à l’adresse http://www.who.int/nutrition/publications/profiling/WHO_IASO_report2010.pdf?ua=1 (tous consultés le 6 mars 2017). 258 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 1.5 Instaurer une coopération entre les États Membres afin de réduire l’influence de la commercialisation transfrontières d’aliments et de boissons nocifs pour la santé. Participer à des discussions interpays sur les politiques et propositions de réglementation de la commercialisation transfrontières d’aliments et de boissons non alcoolisées nocifs pour la santé destinés aux enfants, par l’intermédiaire des comités régionaux de l’OMS et d’autres mécanismes régionaux pertinents. 1.6 Mettre en place un système mondial standardisé d’étiquetage nutritionnel. Au niveau international, œuvrer par l’intermédiaire de la Commission du Codex Alimentarius pour mettre au point un système standardisé d’étiquetage des aliments afin d’appuyer les efforts d’éducation pour la santé au moyen de l’étiquetage obligatoire de tous les aliments et boissons conditionnés. Au niveau intérieur, adopter des lois et règlements contraignants sur l’étiquetage nutritionnel. 1.7 Mettre en place un étiquetage interprétatif sur la face avant de l’emballage et améliorer, par l’éducation du public, les connaissances sur la nutrition des adultes et des enfants. Envisager de procéder à des tests avant l’arrivée sur le marché ou auprès du consommateur concernant l’étiquetage interprétatif sur la face avant de l’emballage, en s’aidant d’un modèle de profils nutritionnels. Adopter ou mettre au point, selon les besoins, un système d’étiquetage interprétatif obligatoire sur la face avant de l’emballage en se basant sur les meilleures données disponibles pour déterminer dans quelle mesure les aliments et les boissons sont bons pour la santé. 1.8 Demander aux lieux comme les écoles, les structures de garde et les installations et manifestations sportives destinées aux enfants, entre autres, d’instaurer un environnement alimentaire sain. Fixer des normes pour les aliments qui peuvent être fournis ou vendus dans les structures de garde, les écoles, les installations et manifestations sportives destinées aux enfants (voir aussi les recommandations 4.9 et 5.1), sur la base d’un modèle de profils nutritionnels national. Appliquer ces lois, règlements et normes sur les aliments aux services de restauration dans les écoles, aux structures de garde et aux autres structures concernées. 1.9 Améliorer l’accès aux aliments sains dans les communautés défavorisées. Associer des acteurs et des ressources extérieurs au système de santé pour améliorer durablement l’accès des communautés défavorisées à des aliments sains et leur disponibilité à un prix abordable (par exemple par des incitations à la vente au détail et des politiques de zonage). Établir des règlements et des normes pour les programmes d’appui social sur la base des lignes directrices alimentaires nationales et internationales. Prévoir des incitations à la production locale de fruits et de légumes, par exemple l’agriculture en milieu urbain. 2. Mesures visant à mettre en œuvre des programmes complets favorisant l’activité physique et réduisant les comportements sédentaires chez l’enfant et l’adolescent (Tableau 3) Justification 20. L’activité physique recule à partir de l’âge de l’entrée à l’école et la sédentarité devient rapidement une norme sociale. Or, il est avéré que l’activité physique réduit le risque de diabète, de maladies cardiovasculaires et de cancers et améliore les capacités d’apprentissage, la santé mentale et le bien-être de l’enfant. En outre, l’expérience acquise pendant l’enfance peut influencer les comportements en matière d’activité physique tout au long de la vie. ANNEXE 11 259 Tableau 3. Recommandation 2 de la Commission et mesures à prendre par les États Membres Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 2.1 Donner aux enfants et aux adolescents, aux parents, aux personnes s’occupant d’enfants, aux enseignants et aux professionnels de la santé, des orientations relatives à la corpulence, à l’activité physique, au sommeil et au bon usage des divertissements sur écran. Mettre au point et mener des campagnes d’éducation du public fondées sur des données factuelles, ciblées et suffisamment financées, pour faire prendre conscience de l’importance de l’activité physique. Mettre à jour les matériels existants, selon qu’il conviendra, pour donner des orientations sur l’activité physique tout au long de la vie. Diffuser des orientations sur l’activité physique aux enfants, aux aidants, aux enseignants et aux professionnels de la santé de manière accessible. Utiliser l’éducation par les pairs et des initiatives à l’échelle de l’ensemble de l’école pour influencer les comportements des enfants et les normes sociales en matière d’activité physique. 2.2 Veiller à ce que des installations adaptées soient disponibles dans les établissements scolaires et dans les espaces publics afin que tous les enfants, y compris ceux souffrant d’un handicap, puissent faire une activité physique pendant leur temps libre, en tenant compte des différences entre les sexes, le cas échéant. Fournir, en collaboration avec d’autres secteurs (comme l’aménagement urbain et les transports) et les parties concernées, des installations sûres, des ressources et des possibilités pour que tous les enfants puissent avoir une activité physique pendant leurs loisirs. 3. Mesures visant à renforcer les orientations pour la prévention des maladies non transmissibles et à les intégrer à celles en vigueur actuellement pour les soins avant et pendant la grossesse, afin de réduire le risque d’obésité de l’enfant (Tableau 4) Justification 21. Le risque d’obésité peut passer d’une génération à l’autre et la santé de la mère peut influencer le développement fœtal et le risque d’obésité de l’enfant. Les soins que reçoit la femme avant, pendant et après la grossesse ont une profonde incidence sur la santé et le développement ultérieurs de son enfant. Les orientations actuelles concernant les soins préconceptionnels et prénatals mettent l’accent sur la prévention de la dénutrition maternelle et fœtale. Or, face à l’exposition croissante à des environnements obésogènes, des lignes directrices sont nécessaires pour lutter contre la malnutrition sous toutes ses formes (y compris un apport énergétique excessif) et le risque d’obésité ultérieure de l’enfant. Les interventions ciblant les facteurs de risque d’obésité de l’enfant permettent aussi de prévenir d’autres issues indésirables de la grossesse1 et contribuent ainsi à améliorer la santé de la mère et du nouveau-né. Tableau 4. Recommandation 3 de la Commission et mesures à prendre par les États Membres Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 3.1 Diagnostiquer et prendre en charge l’hyperglycémie et l’hypertension gestationnelle. Veiller au dépistage de l’hypertension et de l’hyperglycémie dans le cadre des soins prénatals. 3.2 Assurer un suivi et une prise en charge afin de maîtriser la prise de poids pendant la grossesse. Veiller à contrôler le poids et la prise de poids pendant la grossesse dans le cadre des soins prénatals. 1 Temel S., van Voorst S. F., Jack B. W., Denktas S., Steegers E. A. Evidence-based preconceptional lifestyle interventions. Epidemiol Rev. 2014; 36:19-30. 260 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 3.3 Faire en sorte que les orientations et les conseils destinés aux futurs parents, avant la conception et pendant la grossesse, mettent également l’accent sur la question de la nutrition appropriée. Veiller à apporter des conseils en matière d’alimentation et de nutrition dans le cadre des soins prénatals. Faire figurer des informations sur les liens entre régime alimentaire des futurs parents, activité physique et comportements favorables à la santé d’une part, et risque d’obésité de l’enfant de l’autre, dans les programmes d’études des prestataires de soins. Diffuser des orientations pour promouvoir une alimentation saine et l’activité physique et apporter un soutien en ce sens aux futurs parents qui ne bénéficient peut-être pas de soins préconceptionnels ou prénatals. 3.4 Élaborer des orientations claires et apporter un soutien en vue de promouvoir la bonne nutrition, les régimes alimentaires sains et l’activité physique, et d’éviter la consommation de tabac, d’alcool, de drogues et d’autres toxines, ainsi que l’exposition à ces produits. 4. Mesures visant à fournir des orientations et un soutien concernant l’alimentation saine, le sommeil et l’activité physique pendant la petite enfance afin que les enfants grandissent correctement et prennent de bonnes habitudes (Tableau 5) Justification 22. Les premières années de la vie sont déterminantes pour que l’enfant adopte des comportements judicieux en matière d’alimentation et d’activité physique propres à réduire le risque d’obésité. L’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie, suivi de l’introduction d’aliments complémentaires appropriés, est essentiel pour optimiser le développement, la croissance et une bonne alimentation du nourrisson et peut aussi aider la mère à gérer son poids après une grossesse. Les orientations mondiales actuelles concernant l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant sont avant tout centrées sur la dénutrition. Il est également important d’examiner les risques inhérents à une alimentation préjudiciable à la santé chez le nourrisson et pendant l’enfance. Tableau 5. Recommandation 4 de la Commission et mesures à prendre par les États Membres Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 4.1 Appliquer les mesures réglementaires telles que le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et les résolutions subséquentes de l’Assemblée mondiale de la Santé. Veiller à ce que la législation et la réglementation sur la commercialisation des substituts du lait maternel respectent l’ensemble des dispositions du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et les résolutions de l’Assemblée mondiale de la Santé sur le sujet. 4.2 Veiller à ce que toutes les maternités respectent pleinement les 10 conditions pour le succès de l’allaitement maternel. Établir des règlements destinés aux maternités pour qu’elles respectent pleinement les 10 conditions du succès de l’allaitement maternel. Mettre en place des systèmes d’évaluation, ou les renforcer, pour vérifier régulièrement que les maternités respectent les 10 conditions. 4.3 Promouvoir les avantages de l’allaitement maternel pour la mère et l’enfant en dispensant une formation générale aux parents et à la communauté au sens large. Faire figurer des informations sur les avantages que présente l’allaitement maternel pour favoriser la croissance et la santé du nourrisson et réduire le risque d’obésité de l’enfant dans les orientations destinées aux parents et au grand public. 4.4 Encourager les mères à allaiter en prenant pour cela des dispositions réglementaires (par exemple congé de maternité, espaces et temps pour l’allaitement sur le lieu de travail). Ratifier la Convention 183 de l’Organisation internationale du travail (OIT) et adopter des mesures législatives rendant obligatoires l’ensemble des dispositions de la recommandation 191 de l’OIT sur le congé de maternité et l’aménagement d’installations et de temps pour l’allaitement sur le lieu de travail. ANNEXE 11 261 Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 4.5 Élaborer des règles sur la commercialisation des aliments et boissons de complément, conformément aux recommandations de l’OMS, afin de limiter la consommation d’aliments et de boissons riches en graisses, en sucres et en sel par les nourrissons et les jeunes enfants. Évaluer l’effet des lois, règlements et principes directeurs sur la commercialisation des aliments de complément destinés au nourrisson et au jeune enfant, selon qu’il conviendra. Adopter et appliquer des mesures efficaces, de caractère législatif ou réglementaire par exemple, afin de limiter la commercialisation inappropriée d’aliments de complément destinés au nourrisson et au jeune enfant. Mettre en place des mécanismes d’application et de suivi de l’application des lois ou règlements sur la commercialisation des aliments de complément destinés au nourrisson et au jeune enfant. 4.6 Fournir des orientations claires et un soutien aux personnes qui s’occupent d’enfants afin qu’elles évitent certaines catégories d’aliments (par exemple les laits ou jus de fruit sucrés ou les aliments très caloriques et pauvres en nutriments) afin d’empêcher la prise de poids excessive. Veiller à ce que les orientations sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant abordent les points suivants : 1) introduction d’aliments de complément appropriés sans adjonction de sucre ou d’édulcorants ; 2) alimentation répondant aux besoins pour encourager le nourrisson et le jeune enfant à consommer des aliments sains et variés ; 3) indication des aliments et boissons à forte teneur en sucre, en graisse, et en sel qu’il faut éviter de donner aux nourrissons et aux jeunes enfants ; 4) portions correspondant à l’âge de l’enfant. Former les agents de santé ou les groupes de soutien communautaires à la promotion d’une alimentation de complément appropriée. 4.7 Fournir des orientations claires et un soutien aux personnes qui s’occupent d’enfants afin qu’elles encouragent la consommation d’un large éventail d’aliments sains. 4.8 Donner aux personnes s’occupant d’enfants des orientations sur la nutrition, les régimes alimentaires et la taille des portions qui sont appropriés pour cette tranche d’âge. 4.9 Faire en sorte que les lieux et établissements structurés accueillant des enfants servent uniquement des aliments, boissons et en-cas bons pour la santé. Fixer des normes de nutrition contraignantes concernant les aliments et les boissons offerts (y compris les repas) ou vendus (y compris dans les distributeurs automatiques et points de vente en milieu scolaire) dans les lieux et établissements publics et privés accueillant des enfants. Appliquer ces lois, règlements et normes alimentaires dans les services de restauration des établissements accueillant des enfants et autres lieux concernés qui existent déjà. 4.10 Veiller à ce que l’éducation alimentaire figure dans les programmes des lieux et établissements structurés accueillant des enfants. Mettre au point, en associant les secteurs de la santé et de l’éducation, des programmes d’éducation pour la nutrition, l’alimentation et la santé. Former les enseignants à l’application des programmes. Intégrer au programme scolaire de base des composantes d’éducation pour la nutrition et la santé, compétences pratiques comprises, mises au point avec le secteur de l’éducation. 4.11 Veiller à ce que l’activité physique fasse partie des activités quotidiennes et du programme des lieux et établissements structurés accueillant des enfants. Établir des normes relatives à l’activité physique dans les lieux accueillant des enfants. Fournir aux aidants des orientations sur les possibilités d’activité physique sûre et favorable au développement ainsi que sur les jeux et loisirs actifs à offrir à tous les enfants. 262 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 4.12 Donner des orientations sur le temps consacré au sommeil, aux activités sédentaires, aux écrans, ainsi qu’à l’activité physique et aux jeux actifs dans la tranche d’âge des 2-5 ans. Élaborer des orientations sur l’activité physique de l’enfant de moins de cinq ans, notamment des activités correspondant à leur âge et des idées pour appuyer et encourager la participation à l’activité physique à domicile et dans la communauté tout au long de l’année. Élaborer des orientations sur le temps que les enfants et adolescents devraient consacrer au sommeil et aux divertissements sur écran (voir la recommandation 2.1) et proposer des idées pour éviter les activités sédentaires, notamment en limitant le temps passé devant un écran, et prévoir une activité physique régulière en famille. 4.13 Inciter l’ensemble de la communauté à encourager les personnes qui s’occupent d’enfants et les structures d’accueil à promouvoir des modes de vie sains chez les jeunes enfants. Mener des campagnes de sensibilisation du public et diffuser des informations pour mieux faire prendre conscience des conséquences de l’obésité de l’enfant. Promouvoir les avantages de l’activité physique pour les aidants et pour les enfants par une éducation élargie des aidants et de la communauté en général. Promouvoir la communication et la participation communautaire pour mieux faire prendre conscience des enjeux et créer un environnement favorable et une demande au sein de la société pour une action des pouvoirs publics visant à améliorer l’alimentation et l’activité physique des enfants. Repérer des militants, des personnalités influentes et des organisations de la société civile avec lesquels une collaboration est possible et assurer la représentation communautaire. 5. Mesures visant à mettre en œuvre des programmes complets favorisant des milieux scolaires sains, la connaissance de la santé et de la nutrition et l’activité physique pour les enfants d’âge scolaire et les adolescents (Tableau 6) Justification 23. Les enfants et les adolescents sont très sensibles à la commercialisation des aliments et boissons nocifs pour la santé et il est reconnu qu’ils doivent être protégés contre ce type d’efforts commerciaux.1 La pression du groupe et les conceptions de l’image corporelle idéale peuvent aussi influencer les attitudes des enfants en matière d’alimentation et d’activité physique. Les adolescents en particulier sont exposés à des influences et à des forces du marché différentes de celles qui touchent les plus jeunes et les familles. Il est à déplorer que beaucoup d’enfants d’âge scolaire ne suivent pas des études régulières car les années de scolarité obligatoire offrent un point d’entrée facile pour influencer ce groupe d’âge et ancrer des habitudes saines en matière d’alimentation et d’activité physique favorisant la prévention de l’obésité tout au long de la vie. Pour être efficaces, les programmes visant à améliorer la nutrition et l’activité physique chez l’enfant et l’adolescent doivent associer différentes parties prenantes et il faut veiller à ce que les progrès ne soient pas compromis par des conflits d’intérêts, comme ceux qui peuvent se présenter lorsque l’industrie alimentaire et les fabricants de boissons sont associés à l’élaboration de ces programmes. La participation active du secteur de l’éducation et l’intégration des activités dans les initiatives scolaires favorisant la santé contribueront au succès de ces programmes et permettront d’améliorer les résultats 1 Comité des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations Unies, Observation générale N° 15 (2013) sur le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible (article 24), 17 avril 2013, document CRC/C/GC/15. ANNEXE 11 263 scolaires. Il importe d’associer les enfants plus âgés et les adolescents ainsi que la communauté à la mise au point et à l’application d’interventions visant à réduire l’obésité de l’enfant.1 Tableau 6. Recommandation 5 de la Commission et mesures à prendre par les États Membres Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 5.1 Mettre en place des normes conformes aux lignes directrices sur l’alimentation saine pour les repas servis dans les écoles ou les aliments et les boissons qui y sont vendus. Établir des normes contraignantes en matière de nutrition pour les aliments et boissons fournis (y compris les repas) ou vendus (y compris dans les distributeurs automatiques et points de vente en milieu scolaire) dans les établissements scolaires publics et privés. Appliquer ces lois, règlements et normes alimentaires dans les services de restauration des établissements accueillant des enfants et autres lieux concernés qui existent déjà. 5.2 Arrêter de distribuer ou de vendre en milieu scolaire des aliments nocifs pour la santé tels que les boissons sucrées et les aliments très caloriques et pauvres en nutriments. 5.3 Garantir l’accès à l’eau potable dans les écoles et les installations sportives. Veiller à ce que toutes les écoles et installations sportives offrent un accès libre à l’eau potable. 5.4 Intégrer l’éducation nutritionnelle et sanitaire au programme scolaire de base. Mettre au point, en associant les secteurs de la santé et de l’éducation, des programmes d’éducation pour la nutrition, l’alimentation et la santé. Former les enseignants à l’application des programmes. Intégrer au programme scolaire de base des composantes d’éducation pour la nutrition et la santé, compétences pratiques comprises, mises au point avec le secteur de l’éducation. 5.5 Améliorer les connaissances et les compétences des parents et des personnes s’occupant d’enfants dans le domaine de la nutrition. Collaborer avec les écoles et les communautés pour développer les compétences par l’intermédiaire de classes/groupes communautaires. 5.6 Proposer des cours de préparation des aliments aux enfants, aux personnes qui s’en occupent et aux parents. 5.7 Intégrer l’éducation physique de qualité aux programmes scolaires et fournir à cet effet du personnel et des installations adaptés. Fixer des normes pour une éducation physique de qualité dans le programme scolaire. 6. Mesures visant à fournir aux enfants obèses et aux jeunes obèses des services centrés sur la famille et le mode de vie et comportant de multiples éléments, afin de les aider à gérer leur poids (Tableau 7) Justification 24. Lorsque les enfants sont déjà en surpoids ou obèses, la gestion du poids visant à réduire l’indice de masse corporelle pour l’âge et à réduire ou éviter les morbidités liées à l’obésité permettront d’améliorer les issues sanitaires immédiates et futures. Les services de soins de santé primaires ont un rôle important à jouer dans le dépistage et la prise en charge précoce de l’obésité et des complications 1 Cadre pour une politique scolaire. Mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2008. 264 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ qui lui sont associées. Un suivi régulier de la croissance au niveau des soins de santé primaires ou à l’école permettra de repérer les enfants qui risquent de devenir obèses. Une attention particulière doit être accordée aux besoins de santé mentale des enfants en surpoids ou obèses, notamment aux problèmes de stigmatisation et de harcèlement. Tableau 7. Recommandation 6 de la Commission et mesures à prendre par les États Membres Recommandation de la Commission Mesures à prendre par les États Membres 6.1 Mettre au point et soutenir des services adaptés de contrôle du poids pour les enfants et adolescents en surpoids et obèses, en veillant à ce qu’ils soient axés sur la famille, comportent de multiples éléments (notamment la nutrition, l’activité physique et le soutien psychosocial) et soient dispensés par des équipes pluriprofessionnelles correctement formées et dotées des ressources nécessaires, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle. Appliquer un protocole de gestion du poids à composantes multiples adapté au contexte et couvrant l’alimentation, l’activité physique et des services d’appui psychosocial à l’écoute des enfants et des familles. Aligner les services sur les directives cliniques existantes et configurer avec précision les rôles des prestataires de soins de santé primaires pour une action multidisciplinaire efficace. Assurer la formation théorique et pratique des prestataires de soins de santé primaires concernés afin qu’ils puissent repérer et prendre en charge l’obésité de l’enfant et les problèmes de stigmatisation qui lui sont liés. Offrir des services de gestion du poids de l’enfant dans le cadre de la couverture sanitaire universelle. III. SUIVI DES PROGRÈS ET RESPONSABILISATION (TABLEAU 8) 25. Le suivi peut servir à sensibiliser durablement au problème de l’obésité de l’enfant et il est nécessaire de suivre les progrès de l’élaboration, de l’application et de l’efficacité des interventions. Les gouvernements sont naturellement peu enclins à assumer des charges supplémentaires en matière d’établissement de rapports. Il existe déjà différents mécanismes de suivi dont les pays peuvent s’inspirer et qu’ils peuvent intégrer à un cadre national global de suivi de l’obésité de l’enfant. Il s’agit notamment des indicateurs et du cadre pour le suivi des objectifs de développement durable, du groupe indépendant d’experts de la redevabilité créé par le Secrétaire général de l’ONU dans le cadre de la Stratégie mondiale actualisée pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, du cadre mondial de suivi des maladies non transmissibles, du cadre mondial de suivi concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant1 et du cadre de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé.2 26. Les États Membres ne souhaitent pas augmenter inutilement la charge en matière d’établissement de rapports. Au cours d’une deuxième phase, il faut donc recenser tous les indicateurs et mécanismes de notification pertinents qui existent déjà et dont on peut se prévaloir pour le suivi de la mise en œuvre, et mettre au point des outils et des conseils techniques qui en tiennent compte pour le suivi et la responsabilisation. Le Secrétariat établira un cadre d’évaluation des progrès concernant le plan de mise en œuvre, définissant les bases, les indicateurs et les secteurs responsables. Il devrait aussi fournir des exemples précis du rôle des différents secteurs et ministères dans l’action pangouvernementale à mener pour la prévention et le traitement de l’obésité de l’enfant. 1 Voir la décision WHA68(14) (2015) sur l’élaboration d’un ensemble d’indicateurs de base pour la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant et l’annexe 7 du document WHA68/2015/REC/1. 2 Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé : cadre de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre, Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2009. ANNEXE 11 265 Tableau 8. Recommandations de la Commission sur le suivi et la responsabilisation et mesures à prendre par les États Membres Recommandations de la Commission Mesures à prendre par les États Membres Mettre en place des systèmes de suivi pour fournir des données factuelles sur l’impact et l’efficacité des interventions visant à réduire la prévalence de l’obésité de l’enfant et utiliser les données pour améliorer les politiques et la mise en œuvre. Veiller à ce que le poids et la taille des enfants soient mesurés régulièrement dans tous les établissements de soins de santé primaires avec un niveau suffisant de contrôle de la qualité. Mettre en place des systèmes de suivi pour fournir des données sur l’impact et l’efficacité des interventions compte tenu des objectifs politiques et utiliser les données pour améliorer les politiques et la mise en œuvre. Mettre au point un mécanisme de responsabilisation qui encourage la participation des organisations non gouvernementales et des établissements universitaires aux activités de responsabilisation. Mettre en place des mécanismes de coordination pour associer les acteurs non étatiques à des activités de suivi et de responsabilisation alignées sur les mécanismes de responsabilisation relatifs aux objectifs de développement durable, à la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, à la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition (2016-2025), au cadre mondial de suivi des maladies non transmissibles, et sur les indicateurs de progrès correspondants. 27. Le modèle logique présenté à la Figure 3 fournit aux États Membres des orientations qui les aideront à définir les réalisations à court et à moyen terme afin d’établir des indicateurs précis pour mesurer les déterminants de façon standardisée. 266 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Fi gu re 3 . M od èl e lo gi qu e po ur le s i nt er ve nt io ns d e pr év en tio n de l’ ob és ité d e l’e nf an t In te rv en tio ns Pr od ui ts Ré al is at io ns Im pa ct s 1.  Fa vo ris er  la  co ns om m at io n  d’ al im en ts   sa in s. M ei lle ur e c om pr éh en sio n d e l’ in fo rm at io n s ur  la  nu tr iti on Ta xe  ef fic ac e s ur  les  bo iss on s s uc ré es Ré du ct io n d e l’ ex po sit io n d es  en fa nt s à  la  co m m er ci al isa tio n d es  ali m en ts  et  de s b oi ss on s  no n a lc oo lis ée s Am él io ra tio n d e l’ ac cè s a u c ho ix d ’a lim en ts  sa in s,  su rt ou t d an s le s co m m un au té s d éf av or isé es Co ns om m at io n a cc ru e d ’a lim en ts  plu s  sa in s Ré du ct io n d e la  co ns om m at io n d e  bo iss on s s uc ré es  et  d’a lim en ts  no ci fs  po ur   la  sa nt é Ba iss e d e l’ in ci de nc e e t d e  la  pr év al en ce  de  l’o bé sit é  de  l’e nf an t Ba iss e d e la  pr év al en ce  de s  af fe ct io ns  lié es  à l ’o bé sit é  de  l’e nf an t Ba iss e d e la  pr év al en ce  de   l’o bé sit é d u je un e e nf an t Ba iss e d e l’ in ci de nc e d e  l’o bé sit é c he z l’ en fa nt   d’ âg e s co la ire  et   l’a do le sc en t M ei lle ur es  iss ue s s an ita ire s  et  plu s g ra nd  bie n‐ê tr e d es   en fa nt s e n s ur po id s e t  ob ès es 2.  Fa vo ris er   l’a ct iv ité   ph ys iq ue . Le s e ns ei gn an ts , le s a id an ts  et  les  en fa nt s,   co nn ai ss en t e t co m pr en ne nt  m ie ux  les   av an ta ge s d e l’ ac tiv ité  ph ys iq ue To us  les  en fa nt s o nt  ac cè s à  de s in st al la tio ns  et   de s m oy en s p er m et ta nt  de  s’a do nn er  à u ne   ac tiv ité  ph ys iq ue  pe nd an t le s lo isi rs  et  pe uv en t  le s u til ise r  Au gm en ta tio n d e l’ ac tiv ité  ph ys iq ue  de s  en fa nt s e t d es  ad ol es ce nt s Ré du ct io n d u t em ps  pe nd an t le qu el  les   en fa nt s e t a do le sc en ts  so nt  sé de nt ai re s e t  du  te m ps  qu ’il s p as se nt  de va nt  un  éc ra n,   et  du ré e d e s om m ei l ad éq ua te 3.  As su re r d es   so in s a va nt  et   pe nd an t la   gr os se ss e. Am él io ra tio n d u d ia gn os tic  et  de  la  pr ise  en   ch ar ge  de  l’h yp er gl yc ém ie  et  de  l’h yp er te ns io n  ge st at io nn el le Fu tu rs  pa re nt s m ie ux  inf or m és  su r le s a va nt ag es   d’ un e a lim en ta tio n s ai ne , d e l’ ac tiv ité  ph ys iq ue   et  de  la  no n‐e xp os iti on  au  ta ba c,  à l ’a lc oo l, a ux   dr og ue s e t a ux  to xi ne s a va nt  et  pe nd an t la   gr os se ss e Ré du ct io n d e l’ ex po sit io n f œ ta le  à d es   fa ct eu rs  de  ris qu e d ’o bé sit é d e l’ en fa nt Ré du ct io n d e la  pr op or tio n d es   no ur ris so ns  de  fa ib le  po id s à  la  na iss an ce   et  gr os  po ur  l’â ge  ge st at io nn el ANNEXE 11 267 In te rv en tio ns Pr od ui ts Ré al is at io ns Im pa ct s 4.  Fo ur ni r d es   or ie nt at io ns  et   un  so ut ie n  co nc er na nt   l’a lim en ta tio n  et  l’a ct iv ité   ph ys iq ue   pe nd an t la   pe tit e e nf an ce .   Ré du ct io n d e l’ ex po sit io n à  la  co m m er ci al isa tio n  de s s ub st itu ts  du  lai t m at er ne l  M ei lle ur e s en sib ili sa tio n a ux  av an ta ge s d e  l’a lla ite m en t m at er ne l ex cl us if  Pl us  de  po ss ib ili té s o ffe rt es  au x fe m m es  po ur   co nt in ue r à  all ai te r  M ei lle ur es  pr at iq ue s d ’a lim en ta tio n d u  no ur ris so n e t d u je un e e nf an t 5.  Pr om ou vo ir  la  sa nt é,  la  nu tr iti on  et   l’a ct iv ité   ph ys iq ue  da ns   le s s tr uc tu re s  de  ga rd e  d’ en fa nt s e t à   l’é co le . M ei lle ur  ac cè s à  un e a lim en ta tio n s ai ne  et  à  l’e au  po ta bl e d an s le s é co le s Ré du ct io n d e la  dis po ni bi lit é d ’a lim en ts  ric he s  en  su cr e,  en  se l et  en  gr ai ss es  da ns  les  éc ol es En fa nt s d ’â ge  sc ol ai re , ad ol es ce nt s e t a id an ts   m ie ux  inf or m és  su r le s a va nt ag es  d’ un e  al im en ta tio n s ai ne  et  de  l’a ct iv ité  ph ys iq ue   L’ ac tiv ité  ph ys iq ue  a q uo tid ie nn em en t sa  pla ce   da ns  les  str uc tu re s d e g ar de  d’e nf an ts  et  à  l’é co le Le s e nf an ts  et  les  ad ol es ce nt s  co ns om m en t d av an ta ge  d’ al im en ts  sa in s  et  m oi ns  d’ al im en ts  ric he s e n s uc re , en  se l  et  en  gr ai ss es Co ns om m at io n a cc ru e d ’e au  da ns  les   éc ol es  et  les  ins ta lla tio ns  sp or tiv es  au  lie u  de  bo iss on s s uc ré es En fa nt s d ’â ge  sc ol ai re  et  ad ol es ce nt s  ph ys iq ue m en t p lu s a ct ifs Ba iss e d e l’ in ci de nc e d e  l’o bé sit é c he z le s e nf an ts   d’ âg e s co la ire  et  les   ad ol es ce nt s M ei lle ur es  iss ue s s an ita ire s  po ur  les  en fa nt s e n  su rp oi ds  ou  ob ès es 6.  As su re r la   ge st io n d u  po id s. M ei lle ur  ac cè s d es  en fa nt s e n s ur po id s o u  ob ès es  à d es  se rv ic es  ap pr op rié s d e g es tio n d u  po id s à  co m po sa nt es  m ul tip le s e t a ss ur és  en   m ili eu  fa m ili al   Le s e nf an ts  en  su rp oi ds  ou  ob ès es   ut ili se nt  da va nt ag e le s s er vi ce s a pp ro pr ié s  de  ge st io n d u p oi ds  à c om po sa nt es   m ul tip le s e t a ss ur és  en  m ili eu  fa m ili al 268 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ 28. À des engagements fermes doivent être associés des systèmes de mise en œuvre solides et des mécanismes de responsabilisation bien définis pour mieux éviter l’obésité de l’enfant. Une approche mobilisant l’ensemble de la société est la plus adaptée pour combattre l’obésité de l’enfant. Les gouvernements et les autres acteurs, notamment la société civile, peuvent se tenir mutuellement pour responsables de l’adoption des politiques et du respect des normes, et faire de même avec les entités du secteur privé.1 29. C’est aux gouvernements qu’il incombe au premier chef de définir le cadre stratégique et règlementaire pour la prévention de l’obésité de l’enfant au niveau des pays. Une approche pangouvernementale suppose qu’une chaîne de responsabilités claire soit établie et que les institutions compétentes chargées de l’élaboration ou de la mise en œuvre des interventions rendent compte de l’exécution de ces tâches. Cette approche peut être facilitée par la mise au point d’une matrice de planification des politiques et des mesures. La matrice (voir la Figure 4) peut servir d’outil pour la responsabilisation pangouvernementale, avec une définition claire des mesures, des acteurs, des tâches, des produits ou des réalisations qui incombent à chaque acteur, un suivi des mesures et des procédures pour vérifier que les parties respectent leurs engagements. Les pouvoirs publics disposent aussi d’un large éventail d’outils et de procédures pour vérifier que les acteurs extérieurs rendent compte de leurs activités, notamment des dispositions législatives et réglementaires, des incitations économiques et des mécanismes de marché ou faisant appel aux médias. 30. La société civile peut jouer un rôle essentiel en exerçant une pression sociale, morale et politique pour que les gouvernements tiennent leurs engagements.2 L’action visant à mettre un terme à l’obésité de l’enfant devrait faire partie de ses priorités en matière de sensibilisation et de responsabilisation. Il faut impérativement améliorer la coordination des organisations de la société civile et renforcer leur capacité de surveiller efficacement la réalisation des engagements pris et de demander des comptes à cet égard. Les autorités peuvent envisager de donner à la société civile la possibilité de participer formellement à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques, en assurant la responsabilisation et la transparence mutuelles. 31. Le secteur privé peut jouer un rôle dans la lutte contre l’obésité de l’enfant, en fonction des activités principales des acteurs concernés, mais des stratégies de responsabilisation complémentaires sont souvent nécessaires. En cas de collaboration avec les acteurs non étatiques, les risques de conflit d’intérêts doivent être recensés, évalués et gérés de manière transparente et appropriée. Les codes de conduite et les vérifications indépendantes, sous le contrôle du gouvernement, sont donc importants. 1 Swinburn B., Kraak V., Rutter H., Vandevijvere S., Lobstein T., Sacks G., et al. Strengthening of accountability systems to create healthy food environments and reduce global obesity. The Lancet. 2015;385:2534-45. 2 Huang T. T. K., Cawley J. H., Ashe M., Costa S. A., Frerichs L. M, Zwicker L., et al. Mobilisation of public support for policy actions to prevent obesity. The Lancet. 2015;385:2422-31. ANNEXE 11 269 Figure 4. Matrice de planification des politiques et des mesures pour le suivi et la responsabilisation Mesures (recommandations de la Commission) Définir les mesures spécifiques ou les séries de mesures visées ⇩ Acteurs Qui formulera la politique ou la mesure à mettre en œuvre ? Qui mettra en œuvre la politique ou la mesure ? [question distincte] Y-a-t-il d’autres acteurs concernés, et si oui lesquels ? ⇩ Répartition des responsabilités concernant les tâches et les réalisations De quoi chacun des différents acteurs concernés devra-t-il rendre compte ? Par exemple : • de la formulation d’une politique ou d’un programme ; • de la mise en œuvre d’une politique ou d’un programme ; • du respect de la politique ; • des progrès mesurables réalisés en vue d’atteindre l’objectif politique final (ou un objectif intermédiaire approprié) ; • de la collecte et de l’analyse de données ventilées selon les déterminants essentiels comme le sexe, l’âge, le niveau socioéconomique et le niveau d’instruction. ⇩ Suivi Qui assurera le suivi des tâches ou des mesures dont les acteurs doivent rendre compte ? ⇩ Vérification du respect des engagements (relation de responsabilisation) Devant qui les acteurs (c’est-à-dire ceux qui formulent les politiques et les mesures à mettre en œuvre) sont-ils responsables ? Devant qui les acteurs qui mettent en œuvre les mesures sont-ils responsables ? Devant qui les autres acteurs concernés sont-ils responsables ? ⇩ Suivi des indicateurs (de processus, de produit et de réalisation) Quels indicateurs permettent d’évaluer les mesures dont les acteurs doivent rendre compte ? ⇩ Outils et processus de vérification Comment vérifiera-t-on que les acteurs ont fait ce qu’ils étaient appelés à faire ? IV. ÉLÉMENTS ESSENTIELS POUR UNE MISE EN ŒUVRE EFFICACE 32. Lors de l’application des mesures destinées à mettre fin à l’obésité de l’enfant, il faudra tenir compte de certains éléments soulignés par la Commission dans son rapport. Hiérarchisation des priorités 33. La prévalence de l’obésité de l’enfant et la répartition socioéconomique de même que les capacités des services économiques et sanitaires peuvent varier selon les régions, les pays et les sous-régions d’un même pays. Ceux-ci peuvent aussi être confrontés à un ensemble de problèmes nutritionnels auxquels ils doivent remédier en même temps, notamment le surpoids, la dénutrition et les carences en micronutriments. Une analyse qui tient compte des données de prévalence selon les principaux déterminants de la santé, par exemple le sexe, l’âge, le niveau socioéconomique et l’origine 270 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ethnique, associée à l’établissement d’une liste de priorités, peut aider les gouvernements à choisir des associations d’interventions et à déterminer l’ordre dans lequel elles seront mises en œuvre de manière à réduire efficacement l’obésité de l’enfant. Les interventions susceptibles de générer des recettes, comme les taxes sur les boissons sucrées, peuvent aider les autorités à couvrir le coût de la mise en œuvre. Il existe différents outils qui peuvent orienter le processus de hiérarchisation des priorités.1 Des interventions et des associations d’interventions agissant en synergie qui permettent de faire de l’option favorable à la santé l’option la plus facile à choisir, ainsi que des interventions qui ont l’avantage de susciter un débat dans la population et d’informer sur l’obésité de l’enfant sont autant de moyens efficaces pour sensibiliser au problème et rallier un soutien en faveur d’une législation et d’une réglementation. Il est également important d’associer les parties concernées à l’établissement d’une hiérarchie des priorités et à la mise au point des politiques en étant attentif aux conflits d’intérêts potentiels. Tous les pays sont invités à intervenir pour prévenir et combattre le surpoids de l’enfant même si leur taux de prévalence reste très faible, car l’épidémie évolue rapidement. Sensibilisation, communication et éducation 34. La perception de ce qui constitue un poids corporel sain ou souhaitable est influencée par des valeurs et des normes, surtout chez l’enfant. Les messages visant à améliorer les connaissances, à corriger les idées fausses et à faire en sorte que les communautés apportent leur soutien et participent aux politiques et interventions qui encouragent le changement de comportement ont une importance capitale. L’éducation par les pairs et des initiatives de l’ensemble de la communauté permettent d’associer les enfants, les adolescents, les familles et les particuliers à l’élaboration commune de nouvelles approches de prévention et de lutte en leur donnant les moyens d’agir contre l’obésité, mais surtout de susciter une demande de services et d’interventions et un appui en leur faveur. Des programmes de renforcement des capacités visant à fournir aux prestataires des soins de santé et aux agents de santé communautaires des compétences supplémentaires en matière de communication et d’éducation jouent également un rôle déterminant dans la bonne mise en œuvre des programmes. 35. Des campagnes dans les médias fondées sur des données factuelles et sur les principes du marketing intégré, et qui sont appliquées à l’échelle et à la fréquence voulues, doivent être menées pour justifier un programme d’action plus large et accroître le soutien dont il bénéficie. Il a été démontré que de telles approches permettent de modifier les perceptions, les attitudes et les intentions et de favoriser un débat dans la communauté sur l’obésité, l’activité physique et une alimentation saine. Ces campagnes et ces programmes peuvent également cibler les parents et les aidants, par exemple. Mobilisation de ressources 36. Les gouvernements et les parties prenantes ont besoin de ressources pour prendre des mesures et trouver des solutions innovantes en matière de financement intérieur et international. La taxation des boissons sucrées pourrait générer des recettes en faveur des programmes de lutte contre l’obésité de l’enfant, même s’il faut tenir dûment compte des conflits d’intérêts potentiels à éviter ou à gérer. 37. Pour garantir un impact à long terme, il faudra disposer durablement de ressources internes et internationales permettant de mettre en œuvre les recommandations de la Commission. 1 Hiérarchiser les domaines d’action prioritaires pour prévenir l’obésité de l’enfant dans la population : ensemble d’outils proposés aux États Membres pour déterminer et identifier les domaines d’action prioritaire. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2012. ANNEXE 11 271 Renforcement des capacités 38. Le renforcement des capacités institutionnelles et la formation appropriée des agents de santé, des aidants et des enseignants sont également indispensables à une bonne mise en œuvre des recommandations de la Commission. Il faudra aussi pouvoir compter sur des compétences et des capacités permettant d’appuyer la conception, la mise en œuvre, l’évaluation et l’exécution des politiques à l’échelle de la population, comme la taxation des boissons sucrées et les restrictions apportées à la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants. 39. Des réseaux peuvent aider les pays qui se sont engagés à appliquer des activités spécifiques et renforcer les capacités en offrant des plateformes d’échange de données d’expérience et de politiques entre États Membres. V. RÔLES ET RESPONSABILITÉS DES PARTIES PRENANTES 40. Une mise en œuvre efficace de nouvelles mesures pour donner suite aux recommandations de la Commission suppose un engagement, une contribution et un appui de la part de nombreuses organisations en plus des États Membres (voir la section II). La Commission a défini les groupes de parties prenantes ci-après qui ont des rôles et des responsabilités particuliers. Secrétariat de l’OMS 41. La dynamique doit être maintenue. Le Secrétariat jouera un rôle de chef de file et organisera un dialogue de haut niveau au sein du système des Nations Unies, ainsi qu’avec les États Membres et entre eux, afin d’honorer les engagements pris dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, la Déclaration de Rome sur la nutrition et les autres cadres politiques mondiaux et régionaux pertinents en prenant les mesures préconisées par la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant dans son rapport. 42. S’appuyant sur sa fonction normative, tant au niveau mondial qu’à travers son réseau de bureaux régionaux et de bureaux de pays, l’OMS peut fournir une assistance technique en élaborant ou en utilisant des lignes directrices, des outils et des normes afin d’appliquer les recommandations de la Commission et de remplir d’autres mandats pertinents de l’OMS au niveau des pays. Le Secrétariat peut diffuser des orientations sur la mise en œuvre, le suivi et la responsabilisation, suivre les progrès accomplis pour mettre fin à l’obésité de l’enfant et rendre compte de ces avancées. Mesures a) Collaborer avec d’autres organismes du système des Nations Unies dont le mandat s’étend à la nutrition et à l’obésité de l’enfant, en particulier la FAO, le PNUD, ONU-Habitat, l’UNICEF et le PAM. b) Institutionnaliser une approche transversale prenant en compte toutes les étapes de la vie en vue de mettre fin à l’obésité de l’enfant, en mobilisant l’ensemble des domaines techniques concernés au Siège et dans les bureaux régionaux et de pays. c) Élaborer, en concertation avec les États Membres, des lignes directrices pour une collaboration constructive avec le secteur privé visant à prévenir l’obésité de l’enfant. 272 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ d) Renforcer les capacités à fournir un appui technique pour mettre fin à l’obésité de l’enfant aux niveaux mondial, régional et national, par exemple : i) en renforçant les capacités législatives et réglementaires au moyen notamment d’ateliers et de cours organisés en collaboration avec d’autres secteurs gouvernementaux ; ii) en élaborant des lignes directrices sur la prévention du risque d’obésité au cours des soins prénatals, sur l’activité physique de la femme enceinte et du jeune enfant et sur le temps que les enfants et les adolescents doivent consacrer au sommeil et la limitation de leurs activités sur écran ; iii) en fournissant un appui et des outils techniques aux États Membres qui le demandent, par exemple par la mise en place de comités ou d’équipes spéciales multisectoriels, afin d’appuyer la mise en œuvre des recommandations de la Commission ; iv) en offrant une plateforme favorisant la coopération entre les États Membres qui ont des priorités semblables en matière de mise en œuvre des recommandations. e) Encourager les institutions internationales, les gouvernements et les parties prenantes intéressées à transformer les engagements existants en mesures concrètes pour mettre fin à l’obésité de l’enfant aux niveaux mondial, régional et national. f) Promouvoir la recherche collaborative sur les moyens de mettre fin à l’obésité de l’enfant, en mettant l’accent sur une approche prenant en compte toutes les étapes de la vie. g) Encourager des moyens innovants de financement pour la mise en œuvre des stratégies de prévention de l’obésité de l’enfant en tenant dûment compte des conflits d’intérêts potentiels. h) Rendre compte des progrès accomplis au niveau mondial pour mettre fin à l’obésité de l’enfant. Organisations internationales 43. La coopération entre les organisations internationales, y compris les entités du système des Nations Unies, peut favoriser l’établissement de partenariats et de réseaux mondiaux et régionaux pour la sensibilisation, la mobilisation de ressources, le renforcement des capacités et la recherche collaborative. L’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles mise en place par l’ONU peut fournir un appui aux États Membres dans la lutte contre l’obésité de l’enfant. Mesures a) Coopérer en vue de renforcer les capacités des États Membres à combattre l’obésité de l’enfant et leur fournir un soutien à cette fin. b) Intégrer la prévention de l’obésité de l’enfant dans les programmes de pays du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement. c) Fournir un appui à la mise au point et à la diffusion d’orientations sur une alimentation saine et sur l’activité physique. ANNEXE 11 273 d) Collaborer avec les organisations du système des Nations Unies dans le domaine de la nutrition pour passer en revue les pratiques actuelles en matière d’application de programmes d’alimentation et de nutrition et s’assurer que les programmes contribuent à la prévention de l’obésité de l’enfant. e) Collaborer avec les gouvernements pour mener des interventions visant à mettre fin à l’obésité de l’enfant par exemple par l’intermédiaire de l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, du Réseau des Nations Unies pour le renforcement de la nutrition et du programme mondial commun OMS/PNUD visant à activer des ripostes nationales aux maladies non transmissibles, qui peuvent appuyer la mise en œuvre des recommandations de la Commission. Organisations non gouvernementales 44. Dans certains pays, même si c’est le gouvernement qui bâtit le cadre directeur, la mise au point des campagnes d’information et d’éducation sur la nutrition, la mise en œuvre des programmes, le suivi et la vérification du respect des engagements par les acteurs incombent parfois conjointement au gouvernement et à la société civile. Les mouvements sociaux peuvent faire participer les membres de la communauté et servir de point de départ pour la sensibilisation et l’action. Mesures a) Renforcer la prévention de l’obésité de l’enfant par des efforts de sensibilisation et par la diffusion d’informations. b) Encourager les consommateurs à exiger des gouvernements qu’ils favorisent des modes de vie sains et de l’industrie alimentaire et des fabricants de boissons non alcoolisées qu’ils fournissent des produits sains et ne commercialisent pas à l’intention des enfants des aliments et des boissons nocifs pour la santé. c) Inviter les gouvernements à créer le cadre législatif et réglementaire nécessaire pour appliquer les recommandations visant à mettre fin à l’obésité de l’enfant. d) Contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un mécanisme de suivi et de responsabilisation. Le secteur privé 45. Le secteur privé n’est pas une entité homogène, mais recouvre notamment la production alimentaire agricole, l’industrie alimentaire et les fabricants de boissons, les détaillants, les entreprises de restauration, les fabricants d’articles de sport, les secteurs de la publicité et des loisirs et les médias. Il est donc important de prendre en compte le niveau de collaboration du gouvernement avec les entités dont les activités peuvent avoir une incidence positive ou négative sur l’obésité de l’enfant. Les gouvernements devront collaborer de façon constructive avec le secteur privé en vue d’encourager la mise en œuvre des politiques et des interventions décidées et dirigées par eux. 46. Certaines initiatives du secteur privé pourraient contribuer à réduire l’obésité de l’enfant. Ces efforts doivent être encouragés lorsque des éléments factuels les appuient et qu’ils ne présentent pas en même temps de désavantages, comme par exemple celui de retarder une réglementation plus efficace. Comme de nombreuses entreprises exercent leurs activités à l’échelle mondiale, la collaboration internationale est essentielle entre leurs différentes extensions. Il faut cependant s’intéresser également aux entités et acteurs locaux et régionaux. Si la coopération avec le secteur privé a déjà produit des 274 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ résultats encourageants en matière de régimes alimentaires et d’activité physique, on a observé dans certains cas une volonté de transférer la responsabilité de l’industrie alimentaire au consommateur et d’améliorer l’image de l’entreprise auprès du public. Les initiatives prises par l’industrie alimentaire pour réduire la teneur en matières grasses, en sucre et en sel et la taille des portions des aliments transformés et pour augmenter la production d’aliments novateurs, sains et nutritifs, pourraient accélérer les avancées sanitaires partout dans le monde si elles étaient largement mises en œuvre. Les sociétés multinationales devraient appliquer des approches cohérentes en matière d’étiquetage et de commercialisation au niveau mondial pour garantir que les mesures ont un impact mondial et ne varient pas d’un pays à l’autre. Ainsi, ces sociétés devraient respecter les normes les plus restrictives s’appliquant à leurs produits. La collaboration entre les gouvernements et le secteur privé doit toutefois être axée sur la santé, être transparente et responsable, et la gestion des conflits d’intérêts éventuels doit faire l’objet d’une attention particulière.1 Mesures a) Soutenir la production d’aliments et de boissons non alcoolisées contribuant à un régime alimentaire sain, et faciliter l’accès à ces produits. b) Faciliter l’accès et la participation à l’activité physique. Fondations philanthropiques 47. Les fondations philanthropiques sont particulièrement bien placées pour contribuer de manière significative à la santé publique mondiale et peuvent donc participer elles aussi aux activités de suivi et de responsabilisation. Mesures a) Reconnaître que l’obésité de l’enfant constitue une menace à long terme pour la santé et la réussite scolaire, et agir face à ce problème important. b) Mobiliser des fonds pour la recherche, le renforcement des capacités, la prestation de services, ainsi que le suivi et la responsabilisation. Établissements universitaires et associations de professionnels de la santé 48. Les établissements universitaires peuvent contribuer à la lutte contre l’obésité de l’enfant à travers des études sur les facteurs de risque et les déterminants biologiques, comportementaux et environnementaux, et l’efficacité des interventions dans chacun de ces domaines. Les associations de professionnels de la santé ont un rôle important à jouer en matière de sensibilisation aux conséquences immédiates et à long terme de l’obésité de l’enfant pour la santé et le bien-être, et doivent plaider pour la mise en œuvre d’interventions efficaces. Elles peuvent aussi appuyer la formation des professionnels de la santé et contribuer au suivi et à la responsabilisation. 1 Adressing and managing conflicts of interest in the planning and delivery of nutrition programmes at country level, disponible à l’adresse http://www.who.int/nutrition/events/2015_conflictsofinterest_nut_programmes/en/ (consulté le 6 mars 2017). ANNEXE 11 275 Mesures a) Renforcer la prévention et le traitement de l’obésité de l’enfant en diffusant des informations pertinentes et en intégrant cette question aux programmes appropriés à tous les niveaux (universitaires et postuniversitaires). b) Combler les lacunes des connaissances au moyen de recherches non soumises à des intérêts commerciaux afin d’obtenir des données factuelles à l’appui de la mise en œuvre des politiques. c) Soutenir et évaluer les activités de suivi et de responsabilisation. CONCLUSION 49. L’obésité de l’enfant nuit au bien-être physique, social et psychologique des enfants et c’est un facteur de risque connu d’obésité à l’âge adulte et de maladies non transmissibles. Il est urgent d’agir pour améliorer la santé de la génération actuelle et de la prochaine génération d’enfants. Le surpoids et l’obésité ne pourront être vaincus par des mesures ponctuelles. Ils appellent des interventions globales capables d’instaurer un environnement sain où l’individu pourra plus facilement choisir les options favorables à la santé sur la base de connaissances et de compétences en matière de santé et de nutrition. Il faut pour cela que les gouvernements s’engagent et fassent preuve de leadership, que des investissements soient consentis à long terme et que l’ensemble de la société se mobilise pour protéger les droits de l’enfant à la santé et au bien-être. Des progrès sont possibles si tous les acteurs s’engagent à œuvrer ensemble pour atteindre le but collectif : mettre fin à l’obésité de l’enfant. ____________________ - 276 - ANNEXE 12 DISPOSITIF DES ÉTATS MEMBRES CONCERNANT LES PRODUITS MÉDICAUX DE QUALITÉ INFÉRIEURE/FAUX/FAUSSEMENT ÉTIQUETÉS/ FALSIFIÉS/CONTREFAITS1 [A70/23, appendice 3 – 20 mars 2017] Définitions de travail INTRODUCTION 1. À sa quatrième réunion tenue les 19 et 20 novembre 2015, le dispositif des États Membres a décidé2 de créer un groupe de travail chargé de préciser les définitions de travail des produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits3 en se fondant sur celles actuellement utilisées par le système mondial de surveillance et de suivi de l’OMS. Cette décision faisait suite aux observations reçues de plusieurs États Membres en référence au document sur les définitions de travail diffusé en 2015 sur la plateforme MedNet, observations dont le présent document fait la synthèse. Portée 2. Ce groupe de travail souhaite parvenir à une compréhension commune simplifiée, valable au niveau mondial, de l’expression « produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/ falsifiés/contrefaits » afin d’en clarifier le sens pour les États Membres et toutes les autres parties prenantes ; et recommander une définition correspondante à la cinquième réunion du dispositif des États Membres. 3. Dans cette optique, il est indiqué dans une note de bas de page au mandat présenté dans la résolution WHA65.19 (2012)4 que « le dispositif des États Membres utilisera l’expression « produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits » jusqu’à ce qu’une définition ait été approuvée par les organes directeurs de l’OMS ». Il ressort des précédentes discussions entre les États Membres que ceux-ci devraient en principe s’entendre sur l’emploi du terme « falsifié » aux fins des activités menées dans le cadre du dispositif des États Membres. Si les États Membres parviennent à un consensus, l’expression « de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits » pourrait donc être remplacée par ce dont ils seront convenus. 4. Il n’est pas prévu de proposer de textes législatifs nationaux et/ou régionaux relatifs aux produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits, ni de modifier de quelconque manière ceux qui existent déjà ou pourraient être élaborés à l’avenir par les États 1 Voir la décision WHA70(21). 2 Voir le document A/MSM/4/10. 3 Un produit médical est défini comme un médicament, un vaccin ou un test diagnostique in vitro (paragraphe 3 du document A/SSFFC/WG/5) et pourrait également, le moment venu, désigner un dispositif à usage médical. 4 Voir le document WHA65/2012/REC/1. ANNEXE 12 277 Membres et/ou les organisations régionales. Quels que soient les termes adoptés par chaque État Membre, il est important de bien comprendre ce qu’ils signifient ainsi que leur corrélation avec les définitions de travail adoptées par le dispositif des États Membres. Méthodologie 5. La classification des produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/ falsifiés/contrefaits qui sont notifiés à l’OMS permet de les comparer de façon plus rigoureuse et fiable, en distinguant les produits médicaux de qualité inférieure, ceux qui supposent une représentation trompeuse faite délibérément ou de façon frauduleuse (produits faux, faussement étiquetés, falsifiés ou contrefaits), et ceux qui ne sont pas enregistrés ni homologués dans le pays où ils sont commercialisés (voir la Figure). Figure. Classification des produits médicaux qui doit être utilisée par le système de surveillance et de suivi mondial de l’OMS et par le dispositif des États Membres 6. Le tableau de classification ci-dessus montre trois catégories, distinctes et qui s’excluent mutuellement, de produits médicaux notifiés au système de surveillance et de suivi mondial de l’OMS. 7. Aux fins du présent document et des classifications ci-dessous, l’expression « produits médicaux autorisés » s’entend des produits médicaux conformes aux réglementations et à la législation nationales et régionales. Les autorités nationales et/ou régionales de réglementation peuvent, suivant les réglementations et la législation nationales ou régionales, autoriser la commercialisation ou la distribution de produits médicaux avec ou sans enregistrement/homologation. 278 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ a) Produits médicaux de qualité inférieure Aussi considérés comme « non conformes aux spécifications », ce sont des produits médicaux autorisés qui ne répondent pas aux normes de qualité, aux spécifications ou ni aux unes ni aux autres.1 b) Produits médicaux non enregistrés/non homologués Produits médicaux qui n’ont pas été évalués et/ou approuvés par l’autorité nationale et/ou régionale de réglementation pour le marché sur lequel ils sont commercialisés/distribués ou utilisés, sous réserve des conditions autorisées par les réglementations et la législation nationales ou régionales. Ces produits médicaux peuvent avoir obtenu ou non l’autorisation voulue de l’autorité nationale ou régionale de réglementation dans la zone géographique d’origine. c) Produits médicaux falsifiés Produits médicaux dont l’identité, la composition ou la source est représentée de façon trompeuse, que ce soit délibérément ou frauduleusement. Les aspects de propriété intellectuelle n’entrent pas dans cette définition. Cette représentation trompeuse, qu’elle soit délibérée ou frauduleuse, peut consister en la substitution, l’adultération ou la reproduction d’un produit médical autorisé ou en la fabrication d’un produit médical qui n’est pas autorisé. Le terme « identité » fait référence au nom, à l’étiquetage ou au conditionnement, ou aux documents qui établissent l’authenticité d’un produit médical autorisé. Le terme « composition » fait référence aux ingrédients ou aux composants du produit médical conformément aux spécifications applicables autorisées ou reconnues par l’autorité nationale ou régionale de réglementation. Le terme « source » fait référence à l’identification, nom et adresse compris, du détenteur de l’autorisation de mise sur le marché, du fabricant, de l’importateur, de l’exportateur, du distributeur ou du détaillant, selon qu’il convient. Les produits médicaux ne doivent pas être considérés comme falsifiés au seul motif que leur commercialisation n’est pas autorisée dans un pays donné. 1 Lorsqu’un fabricant autorisé, de façon délibérée, ne respecte pas ces normes de qualité ou ces spécifications en raison d’une représentation trompeuse de l’identité, de la composition ou de la source, le produit médical doit être considéré comme « falsifié ». ANNEXE 12 279 Droits de propriété intellectuelle 8. Le mandat du dispositif des États Membres sur les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits exclut expressément la protection des droits de propriété intellectuelle et les mêmes critères doivent donc être appliqués dans les définitions que le dispositif utilisera pour ses délibérations et ses travaux. Le terme « contrefaits » est aujourd’hui habituellement défini comme étant lié à la protection des droits de propriété intellectuelle. Pour référence, les définitions des expressions « marchandises de marque contrefaites »1 et « marchandises pirates portant atteinte au droit d’auteur »2 sont indiquées dans le présent document telles qu’elles figurent dans l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC). 9. Dans le contexte des produits médicaux, le terme « falsifiés » semble recouvrir correctement tous les types de représentation trompeuse délibérée d’un produit médical de manière à pouvoir exclure spécifiquement les droits de propriété intellectuelle. Conclusion et recommandation 10. Ce document ne prétend pas à un examen exhaustif des textes et définitions juridiques ; il est plutôt destiné à lancer le processus de simplification de la terminologie utilisée actuellement par le système de surveillance et de suivi mondial de l’OMS et par le dispositif des États Membres du point de vue de la santé publique. 11. Sur la base de la délibération du groupe de travail, il est recommandé au dispositif des États Membres de remplacer l’expression « produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits » par celle de « produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés » dans tous les documents futurs portant sur les produits médicaux de ce type. ____________________ 1 « L’expression « marchandises de marque contrefaites » s’entend de toutes les marchandises, y compris leur emballage, portant sans autorisation une marque de fabrique ou de commerce qui est identique à la marque de fabrique ou de commerce valablement enregistrée pour lesdites marchandises, ou qui ne peut être distinguée dans ses aspects essentiels de cette marque de fabrique ou de commerce, et qui de ce fait porte atteinte aux droits du titulaire de la marque en question en vertu de la législation du pays d’importation. » 2 « L’expression « marchandises pirates portant atteinte au droit d’auteur » s’entend de toutes les copies faites sans le consentement du détenteur du droit ou d’une personne dûment autorisée par lui dans le pays de production et qui sont faites directement ou indirectement à partir d’un article dans les cas où la réalisation de ces copies aurait constitué une atteinte au droit d’auteur ou à un droit connexe en vertu de la législation du pays d’importation. » - 280 - ANNEXE 13 [A70/36, annexe – 4 mai 2017] 1 1 Voir la décision WHA70(23). Feuille de route pour accroître la participation du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà1 DOMAINES D’ACTION Objectif général de l’Approche stratégique Parvenir à une gestion rationnelle des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie afin que, d’ici à 2020, les produits chimiques soient produits et utilisés de manière à réduire autant que possible les principaux effets négatifs sur la santé et l’environnement Programme de développement durable à l’horizon 2030 La gestion rationnelle des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie est une question intéressant plusieurs domaines et qui contribuera à la réalisation d’un grand nombre - voire de l’ensemble - des 17 objectifs de développement durable. Les cibles ci-dessous concernent spécifiquement les produits chimiques. RÉDUCTION DES RISQUES CONNAISSANCES ET DONNÉES FACTUELLES CAPACITÉS INSTITUTIONNELLES DIRECTION ET COORDINATION Stratégies de protection de la santé Établissements de santé sains Sensibilisation Évaluation des risques, suivi biologique et surveillance Mesure des progrès Partage et collaboration Cadres politiques et réglementaires nationaux Règlement sanitaire international (2005) Formation et éducation La santé dans toutes les politiques relatives aux produits chimiques Participation et coordination du secteur de la santé Collaboration avec d’autres secteurs et parties prenantes Objectif 3 Cible 3.9 Objectif 6 Cible 6.3 Objectif 12 Cible 12.4 D’ici à 2030, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses et à la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du sol. D’ici à 2030, améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant l’immersion de déchets et en réduisant au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant nettement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau. D’ici à 2020, parvenir à une gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et de tous les déchets tout au long de leur cycle de vie, conformément aux principes directeurs arrêtés à l’échelle internationale, et réduire nettement leur déversement dans l’air, l’eau et le sol, afin de minimiser leurs effets négatifs sur la santé et l’environnement. ANNEXE 13 281 STRATÉGIES DE PROTECTION DE LA SANTÉ Élaboration et mise en œuvre de stratégies et de programmes de promotion et de protection de la santé concernant le cycle de vie des produits chimiques prioritaires, en particulier pour les populations vulnérables. Participation et soutien actifs à la mise en œuvre des accords multilatéraux sur l’environnement relatifs aux produits chimiques et aux déchets, en particulier sur les aspects liés à la protection de la santé. Soutien de la ratification et de la mise en œuvre de la Convention de Minamata sur le mercure et renforcement des capacités pour évaluer et parer à l’impact de l’exposition au mercure sur la santé, conformément à la résolution WHA67.11 (2014). Collaboration pour recenser et promouvoir des alternatives à moindre risque, en tenant compte du cycle de vie des substances et des produits, déchets compris, et en favorisant le recours à ces alternatives. Mise au point d’orientations sur la prévention des effets néfastes de certains produits chimiques préoccupants sur la santé. Finalisation de lignes directrices sur la prévention et la prise en charge des intoxications au plomb. Mise en œuvre de ces lignes directrices et élimination des peintures au plomb d’ici à 2020, conformément aux objectifs de l’Alliance mondiale pour l’élimination des peintures au plomb. EM Tous EM EM† ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ SAINS Mise au point d’orientations pour que les établissements de santé favorisent et facilitent le recours à des alternatives plus sûres et la gestion rationnelle des déchets médicaux, en s’appuyant sur les lignes directrices pertinentes de l’OMS et d’autres, telles que celles adoptées dans le cadre d’accords multilatéraux sur l’environnement. Mise au point et organisation de campagnes de sensibilisation des agents de santé sur les produits chimiques préoccupants et sur les meilleures pratiques de gestion sûre des produits chimiques dans le secteur de la santé, y compris sur les conséquences pour les personnels, les patients/ communautés et l’environnement dans les établissements de santé. Recours aux orientations de l’OMS pour réduire l’usage du mercure dans le cadre des soins de santé et gérer les déchets contaminés par le mercure (conformément aux articles 4, 10 et 11 de la Convention de Minamata et à la résolution WHA67.11). EM RÉDUCTION DES RISQUES Mesures relatives à la gestion des risques par le secteur de la santé et dans celui-ci, y compris les stratégies de protection de la santé, la réglementation des produits chimiques, l’éducation du grand public, ainsi que l’échange d’informations et de bonnes pratiques. SENSIBILISATION Mise au point et lancement de campagnes de sensibilisation du grand public à des questions de santé prioritaires liées aux produits chimiques tout au long de leur cycle de vie (par exemple déchets d’équipements électroniques, pesticides hautement dangereux, plomb, mercure et autres produits chimiques très préoccupants pour la santé publique), dangers professionnels, produits chimiques faisant l’objet de mesures internationales et santé de la mère et de l’enfant. Promotion de la communication d’informations pertinentes et de la formation concernant les substances chimiques utilisées dans les produits et les processus afin que tous les acteurs concernés puissent prendre des décisions en connaissance de cause tout au long du cycle de vie des produits, et pour promouvoir des alternatives plus sûres. Publication et utilisation d’articles sur des questions liées aux produits chimiques qui concernent le secteur de la santé dans des revues à comité de lecture traitant de soins de santé, de médecine, de toxicologie ou d’autres sujets connexes, y compris des revues d’organismes professionnels. Soutien pour aider à définir les aspects des fonctions d’échange d’informations de l’Approche stratégique qui ont trait à la santé.† Compte rendu d’expériences concernant plusieurs mesures de sensibilisation et de réduction des risques et stratégies de prévention, et bilan de leur efficacité, et partage de ces informations. Résultat : Amélioration de la santé, à court terme, à long terme et pour les générations futures, moyennant la réduction des risques pour la santé liés à l’exposition aux produits chimiques tout au long de leur cycle de vie, déchets compris, réduction obtenue grâce à une multiplication des activités menées par le secteur de la santé aux niveaux national, régional et international pour protéger la santé et grâce à un intérêt et une prise de conscience croissants dans le secteur de la santé et dans le grand public. † Mesures qui entrent dans le cadre du mandat de l’OMS et contribuent à augmenter la capacité du secrétariat de l’Approche stratégique à soutenir les activités liées au secteur de la santé, conformément à la résolution WHA69.4. Dans le cas d’actions menées par plusieurs acteurs chefs de file, cette note ne s’applique qu’au rôle du Secrétariat de l’OMS. Tous : toutes les parties prenantes ; EM : États Membres de l’OMS ; Sec. OMS : Secrétariat de l’OMS Sec. OMS EM EM Tous Tous Tous EM Sec.OMS Tous 282 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ____________________ CONNAISSANCES ET DONNÉES FACTUELLES Mesures destinées à combler les lacunes dans les connaissances et les méthodologies relatives à l’évaluation des risques sur la base de données objectives, à accroître le suivi biologique et la surveillance, à estimer la charge de morbidité attribuable aux produits chimiques et à mesurer les progrès accomplis. Résultat : Participation renforcée du secteur de la santé aux efforts déployés en coopération pour combler les lacunes dans les connaissances et les méthodologies relatives à l’évaluation des risques, au suivi biologique, à la surveillance, à l’estimation de la charge de morbidité et à la mesure des progrès accomplis. Cela comprend une participation accrue à des réseaux et la mise au point de nouveaux mécanismes de coopération, si nécessaire, pour faciliter l’échange de connaissances et la collaboration dans le secteur de la santé sur des questions techniques spécifiques. ÉVALUATION DES RISQUES, SUIVI BIOLOGIQUE ET SURVEILLANCE Participation aux efforts déployés pour combler les lacunes des connaissances scientifiques, y compris aux travaux menés dans le cadre de l’Approche stratégique (par exemple sur les produits chimiques perturbateurs endocriniens, les nanomatériaux, les produits pharmaceutiques persistants dans l’environnement, l’exposition combinée à plusieurs produits chimiques, le genre, les liens avec les maladies non transmissibles). Contribution à la mise au point de méthodes harmonisées à l’échelle mondiale, et d’outils et approches nouveaux, pour évaluer les risques (par exemple approches intégrées, exposition combinée à plusieurs produits chimiques) qui tiennent compte des modes d’utilisation, des conditions climatiques, du genre et des capacités des pays, le cas échéant. Étude du lien entre l’exposition et les effets sur la santé au niveau des communautés, notamment en ce qui concerne la pollution et les sites contaminés. Recensement des produits chimiques dont l’évaluation et la gestion au niveau national sont prioritaires du point de vue de la santé. Mise en place de systèmes intégrés de suivi et de surveillance sanitaires et environnementaux des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie aux niveaux national, régional et international. Coordination facilitée des ministères de la santé, des établissements de santé, des centres antipoison et d’autres parties prenantes pour renforcer la toxicovigilance. Poursuite de l’étude des liens entre le changement climatique et les produits chimiques et leurs effets potentiels sur la santé. EM EM EM Tous PARTAGE ET COLLABORATION Participation active et contribution à des réseaux, y compris le réseau OMS d’évaluation des risques chimiques et le réseau INTOX de centres antipoison de l’OMS. Participation ou, si nécessaire, appui à la création de sites Web interactifs et/ou de forums de discussion sur des questions spécifiques liées aux produits chimiques et à la santé. Mise à disposition de données sur les effets des produits chimiques sur la santé (par exemple évaluation des risques, suivi des effets sur l’homme et l’environnement, surveillance des maladies), lorsque cela est possible et approprié, et accès facile à ces données pour les communautés locales et internationales, y compris les comités scientifiques et techniques internationaux compétents. Collaboration avec d’autres organismes scientifiques qui étudient les maladies - en particulier non transmissibles - liées aux produits chimiques. Échange de données d’expérience sur la mise au point et l’utilisation d’indicateurs pour mesurer les progrès accomplis. EM EM MESURE DES PROGRÈS Amélioration des systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil et renforcement des systèmes d’enregistrement des causes d’hospitalisation et des décès dus à l’exposition à des produits chimiques. Conception de méthodes plus efficaces et standardisées pour estimer l’effet des produits chimiques sur la santé afin d’améliorer les estimations et les prévisions relatives à la charge de morbidité. Conception de méthodes plus efficaces et standardisées pour estimer les conséquences socioéconomiques des maladies dues à l’exposition à des produits chimiques. Collaboration avec la communauté internationale pour améliorer les indicateurs mondiaux afin de mieux mesurer les progrès accomplis vers l’objectif fixé pour 2020† et dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 en ce qui concerne les effets des produits chimiques sur la santé. Recensement et description des indicateurs nationaux montrant la progression de la réduction de la charge de morbidité due aux produits chimiques, alignés sur les indicateurs mondiaux si possible. Mise au point de mécanismes afin de collecter et de gérer les données et informations sanitaires nécessaires pour rendre compte des progrès concernant l’Approche stratégique† et d’autres instruments internationaux. EM EM EM EM Tous Tous Tous Tous Tous Tous Tous Tous ANNEXE 13 283 CAPACITÉS INSTITUTIONNELLES Mesures visant à renforcer les capacités institutionnelles nationales nécessaires pour maîtriser les risques sanitaires associés aux produits chimiques, notamment en cas d’accidents et d’urgences impliquant des produits chimiques. Résultat : Capacité et résilience accrues des systèmes de santé afin de traiter tous les aspects de la sécurité chimique. CADRES POLITIQUES ET RÉGLEMENTAIRES NATIONAUX Recensement des lacunes et soutien du renforcement des cadres politiques et réglementaires nationaux pour parer aux effets des produits chimiques sur la santé tout au long de leur cycle de vie, en mettant l’accent sur les 11 points fondamentaux indiqués au paragraphe 19 des orientations générales et directives relatives à l’Approche stratégique. Contribution aux efforts déployés à l’échelle internationale pour mettre au point des outils et des orientations qui aident à élaborer des cadres nationaux, tels que la « boîte à outils » de l’IOMC. Mise au point d’orientations sanitaires concernant l’exposition aux produits chimiques présents dans l’eau, l’air, les sols, les aliments, les produits et dans le cadre des activités professionnelles, en se fondant sur les normes, critères et lignes directrices de l’OMS, le cas échéant, et en participant à leur élaboration. Soutien de la mise en œuvre du Système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques, et coordination internationale, le cas échéant. Soutien des réglementations visant à prévenir le rejet de produits chimiques toxiques et plaidoyer pour les technologies appropriées de récupération et de recyclage, ainsi que pour le stockage et l’élimination sans danger, conformément aux résolutions WHA63.25 et WHA63.26 (2010) et aux accords multilatéraux sur l’environnement qui s’appliquent. Soutien d’un suivi plus étroit de la production, du transport, de l’utilisation et des rejets de produits chimiques et de déchets dangereux, et promotion de la coopération régionale et internationale afin d’améliorer le respect des règlements existants et de prévenir le trafic illégal. EM EM EM EM EM RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005) Mise en place/renforcement des principales capacités pour la préparation, la détection et l’intervention en cas d’incidents et dans les situations d’urgence dus à des produits chimiques, y compris la surveillance, la vérification et la notification des événements chimiques, l’évaluation des risques et la communication, et les capacités d’inspection aux points d’entrée. Poursuite de la mise au point et de l’amélioration des outils, des orientations et d’autres formes de soutien pour les pays afin de renforcer les principales capacités concernant les incidents et les situations d’urgence dus à des produits chimiques, et sensibilisation de toutes les parties prenantes. Création d’un pool international de personnels de santé qui puissent être mobilisés pour intervenir en cas d’urgence chimique (par exemple contribution à l’établissement d’une liste OMS d’experts des incidents et des urgences chimiques). Renforcement des centres et des réseaux antipoison existants, et création de nouveaux centres et réseaux, en assurant la coordination nécessaire, pour que tous les pays aient accès à un centre antipoison. Développement ou renforcement des réseaux régionaux pour coordonner, renforcer et partager les moyens de laboratoire existants. Amélioration de la communication et de la collaboration entre les points focaux nationaux s’occupant du Règlement sanitaire international (2005), de l’Approche stratégique et des accords multilatéraux sur l’environnement relatifs aux produits chimiques et aux déchets afin d’exploiter les synergies (en ce qui concerne, par exemple, l’évaluation des risques, la surveillance, les moyens de laboratoire et la notification nécessaires). EM EM EM EM EM FORMATION ET ÉDUCATION Diffusion de matériels de formation pour des publics ciblés (par exemple organisations non gouvernementales, hauts fonctionnaires, enseignants, professions médicales et agents de santé) sur certains thèmes (par exemple évaluation et suivi des risques pour la santé, collecte de données factuelles, diagnostic et traitement des problèmes de santé, sensibilisation à la sécurité chimique et étiquetage des produits chimiques). Renforcement des programmes des facultés de médecine et des autres établissements d’enseignement pour y inclure l’effet des produits chimiques sur la santé, en mettant l’accent sur la toxicologie, la santé au travail et la santé publique, et promotion des assistanats, des bourses d’étude ou des spécialisations ; promotion de l’intégration des programmes dans d’autres programmes d’enseignement qui favorisent une chimie sûre et durable (par exemple Safer by Design). Mise en place d’un portail permettant d’accéder aux matériels de formation de l’OMS sur les produits chimiques et la santé pour contribuer aux fonctions d’échange d’informations de l’Approche stratégique.† Mise en lien des associations de professionnels de la santé avec les groupes et les établissements universitaires qui s’intéressent à la santé environnementale ou à l’analyse des risques afin d’améliorer la connaissance des questions relatives à la gestion des produits chimiques et la collaboration à cet égard. 284 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ____________________ ____________________ DIRECTION ET COORDINATION Mesures visant à promouvoir la prise en compte de considérations sanitaires dans toutes les politiques relatives aux produits chimiques, la participation du secteur de la santé aux activités de gestion des produits chimiques aux niveaux national, régional et international, et sa collaboration avec d’autres secteurs. Résultat : Plus grande conscience et prise en compte des considérations sanitaires et participation accrue du secteur de la santé aux activités de gestion des produits chimiques aux niveaux national, régional et international, en collaboration avec d’autres secteurs, afin de donner plus d’importance et un degré de priorité plus élevé à la gestion rationnelle des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie. LA SANTÉ DANS TOUTES LES POLITIQUES RELATIVES AUX PRODUITS CHIMIQUES Mieux informer sur les effets de l’exposition aux produits chimiques tout au long de leur cycle de vie et sur les coûts qui en résultent. Promotion de la prise en compte des priorités sanitaires dans les politiques relatives aux produits chimiques, les analyses des lacunes, les profils et les plans et stratégies de mise en œuvre à tous les niveaux, y compris dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Initiatives supplémentaires afin de mobiliser des ressources financières pour le secteur de la santé, y compris pour l’OMS, en faveur de la gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets. Organisation de séances d’information de haut niveau sur les produits chimiques et la santé pour les responsables politiques et les hauts fonctionnaires aux niveaux national, régional et international.† Meilleure prise en compte des produits chimiques dans les processus nationaux, régionaux et internationaux concernant la santé et l’environnement, y compris au plus haut niveau. Prise en compte du genre et de l’équité dans l’ensemble des politiques, stratégies et plans relatifs à la gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets. EM Participation à la création de réseaux de coordination multisectorielle durables, efficaces et opérationnels afin de maximaliser les efforts collectifs, comme l’envisage l’Approche stratégique, et promotion de ces réseaux. Participation active facilitée de tous les secteurs et parties concernés à la gestion des produits chimiques tout au long de leur cycle de vie à tous les niveaux, compte dûment tenu du leadership partagé entre le secteur de la santé et celui de l’environnement. Mise en avant de l’impact multisectoriel que l’investissement en faveur de la santé peut avoir sur l’économie et les communautés. Renforcement des capacités dans le secteur de la santé pour une collaboration multisectorielle et recherche de possibilités de partage de l’information, d’harmonisation et d’exploitation des efforts faits par des réseaux dans d’autres secteurs. Participation active aux négociations régionales et internationales intéressant les produits chimiques, y compris à celles concernant les accords multilatéraux sur l’environnement, le financement pour le développement et la coopération technique et, dans la mesure jugée possible et adéquate, inscription systématique aux ordres du jour des questions relatives au secteur de la santé. COLLABORATION AVEC D'AUTRES SECTEURS ET PARTIES PRENANTES EM PARTICIPATION ET COORDINATION DU SECTEUR DE LA SANTÉ Désignation au ministère de la santé d’un point focal pour les questions relatives aux produits chimiques et à la santé, y compris la mise en œuvre de cette feuille de route, et création d’un réseau national sur les produits chimiques et la santé. Création d’un réseau mondial sur les produits chimiques et la santé lié à des réseaux infrarégionaux, régionaux et internationaux existants pour faciliter la mise en œuvre de cette feuille de route dans le secteur de la santé (y compris la participation à l’Approche stratégique†). Promotion de la prise en compte des priorités du secteur de la santé dans le processus intersessions mis en place pour formuler des recommandations concernant l’Approche stratégique et la gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets après 2020, et participation à ce processus. Participation active à la prise de décisions et soutien du renforcement des cadres politiques et réglementaires nationaux concernant les produits chimiques et la santé. Participation à des forums nationaux, régionaux et internationaux sur les produits chimiques, y compris pour traiter des questions politiques nouvelles relatives à l’Approche stratégique, d’autres sujets préoccupants et des maladies non transmissibles. Mise en œuvre de la stratégie visant à renforcer la participation du secteur de la santé à l’application de l’Approche stratégique et promotion de la stratégie auprès d’autres parties concernées. EM EM EM EM - 285 - ANNEXE 14 INCIDENCES FINANCIÈRES ET ADMINISTRATIVES QU’AURONT POUR LE SECRÉTARIAT LES RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ADOPTÉES PAR L’ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ Résolution WHA70.6 Ressources humaines pour la santé et mise en œuvre des conclusions de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette résolution contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Les politiques, les financements et les ressources humaines nécessaires sont disponibles pour améliorer l’accès à des services de santé intégrés, centrés sur la personne Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 4.2.2 Mise en œuvre de stratégies des ressources humaines axées sur la couverture sanitaire universelle dans les pays Le plan d’action contribuera également aux produits d’autres catégories, par exemple : Produit 1.1.1 Renforcement de la capacité des pays de mener des interventions essentielles contre le VIH à travers une participation active au dialogue politique, l’élaboration d’orientations normatives et d’outils, la diffusion d’informations stratégiques et la fourniture d’un soutien technique ; Produit 2.1.3 Capacité donnée aux pays d’améliorer la couverture sanitaire pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des maladies respiratoires chroniques, et la gestion de leurs facteurs de risque par le renforcement des systèmes de santé ; Produit 3.3.2 Capacité donnée aux pays d’intégrer et de suivre l’égalité entre les sexes, l’équité et les droits humains dans les politiques et programmes de santé nationaux ; Produit 3.5.1 Capacité donnée aux pays d’évaluer les risques pour la santé et d’élaborer et appliquer des politiques, des stratégies ou une réglementation visant à éviter, atténuer et gérer les conséquences des risques environnementaux et professionnels pour la santé ; Produit 5.1.1 Suivi de l’application du Règlement sanitaire international (2005) au niveau des pays et formation et conseils destinés aux États Membres pour renforcer et utiliser les principales capacités requises par le Règlement sanitaire international (2005) ; Produit 6.1.1 Leadership et gestion efficaces de l’OMS conformément aux priorités associées à son leadership. 2. En quoi l’examen de la résolution se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Le Plan d’action quinquennal pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive couvre la période 2017-2021 et offre un appui supplémentaire pour la mise en œuvre de la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030, adoptée par la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA69.19 (2016). 286 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Le Plan d’action s’inscrit dans les activités de l’Organisation relatives aux objectifs de développement durable. Il suit une approche élargie qui englobe les objectifs 3, 4, 5, 8 et 17. Le Plan d’action sera mis en œuvre en collaboration avec les États Membres, l’OIT, l’OCDE et les entités régionales et spécialisées concernées. Il se concentre sur les instruments du changement et les facteurs qui les favorisent, par exemple : l’action intersectorielle associant des partenaires multiples ; le renforcement des systèmes de santé pour la couverture sanitaire universelle ; le respect de l’équité et des droits humains ; le financement durable ; la recherche et l’innovation scientifiques ; et le suivi et l’évaluation. Sa mise en œuvre contribuera aux catégories/secteurs de programme suivants : maladies transmissibles, maladies non transmissibles, promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie et Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la résolution en millions de US $ : US $70,0 millions (pour les cinq années), dont US $45,0 millions incomberaient à l’OMS. Le budget indicatif pour le personnel et les activités combine les travaux dans les pays et les biens publics mondiaux envisagés dans le Plan d’action. Les mesures essentielles relatives au programme intersectoriel et aux biens publics mondiaux, intégrant la recommandation du Corps commun d’inspection des Nations Unies concernant la nécessité pour l’OMS de placer au cœur de son programme le plein emploi productif et le travail décent, mobiliseront les bureaux régionaux et le Siège. Des travaux axés sur l’éducation et l’emploi sont à prévoir dans les 15 à 20 pays les plus en retard sur la voie de la couverture sanitaire universelle. Environ 50 % des coûts pour l’OMS viseront à financer le personnel et les activités à l’échelle régionale et nationale. 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : US $1 million Les activités et les prestations supplémentaires dans les six mois restants de l’exercice sont réalisables dans les limites du volant budgétaire de la catégorie 4. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la résolution en millions de US $ : US $0,5 million dans la catégorie 4, produit 4.2.2, afin de mettre en œuvre les activités prioritaires au cours des six mois restants de l’exercice. – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : US $0,5 million – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : L’OMS, l’OIT et l’OCDE coordonneront conjointement la mobilisation des ressources en appui au Plan d’action. 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $23,0 millions, à intégrer dans le projet de budget programme 2018-2019. En a-t-il été tenu compte dans le budget programme 2018-2019 ? Le Plan d’action quinquennal, élaboré en consultation et en collaboration avec les États Membres, l’OIT, l’OCDE et les entités régionales et spécialisées concernées entre décembre 2016 et avril 2017, sera intégré dans le projet de budget programme 2018-2019, grâce à des activités supplémentaires de mobilisation de ressources. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $21,0 millions. ANNEXE 14 287 . Résolution WHA70.7 Amélioration de la prévention, du diagnostic et de la prise en charge clinique de l’état septique A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Veuillez indiquer à quelle réalisation définie dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et à quel produit défini dans le budget programme 2016-2017 cette résolution contribuera. Douzième programme général de travail, 2014-2019, catégorie 3, réalisation : élargissement de l’accès aux interventions visant à améliorer la santé de la femme, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent ; catégorie 4, réalisation : les politiques, les financements et les ressources humaines nécessaires sont disponibles pour améliorer l’accès à des services de santé intégrés, centrés sur la personne ; catégorie 5, réalisation : tous les pays ont amélioré leur capacité de renforcer leur résilience et d’acquérir une préparation appropriée afin d’intervenir de façon rapide, prévisible et efficace en cas d’épidémie ou de pandémie de grande ampleur. Budget programme 2016-2017, produits : 3.1.1 ; 3.1.2 ; 3.1.4 ; 3.1.6 ; 4.2.3 ; et 5.2.2. 2. Veuillez indiquer brièvement en quoi l’examen de la résolution se justifie s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017. Sans objet 3. Veuillez indiquer les délais estimatifs de mise en œuvre (en nombre d’années ou de mois) pour toutes prestations supplémentaires. Quatre ans et demi B. Incidences budgétaires qu’aura la mise en œuvre des prestations supplémentaires 1. Exercice en cours : dépenses supplémentaires à prévoir, en millions de US $ : Aucune dépense supplémentaire i) Veuillez indiquer le montant des ressources disponibles pour financer l’application de la résolution lors de l’exercice en cours, en millions de US $ :  À combien se montent les ressources disponibles pour financer la résolution pendant l’exercice en cours ? US $400 000 (contribution en nature, en personnel des bureaux régionaux et du Siège de l’OMS)  À combien se monterait le déficit de financement ? US $1,68 million  Selon les estimations, quelles sont, le cas échéant, les ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement ? 0 2. 2018-2019 (s’il y a lieu) : dépenses à prévoir, en millions de US $ : US $5,03 millions Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0,00 1,20 1,20 Bureaux régionaux 1,35 0,48 1,83 Siège 1,20 0,80 2,00 Total 2,55 2,48 5,03 3. Futurs exercices après 2018-2019 (s’il y a lieu) : dépenses à prévoir, en millions de US $ : US $5,03 millions 288 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Résolution WHA70.11 Préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018 A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette résolution contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Accès amélioré aux interventions visant à prévenir et à prendre en charge les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 2.1.1 Accélération de l’élaboration et/ou de l’application de politiques et de plans nationaux multisectoriels pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles 2. Veuillez indiquer brièvement en quoi l’examen de la résolution se justifie s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017. Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. La résolution sera appliquée en juin 2017. La plupart des activités et des prestations relatives à la préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, qui doit avoir lieu en 2018, seront exécutées en 2017-2018. Afin que la réunion donne tous les résultats escomptés, les activités pourront se poursuivre en 2019. Le plan de travail du mécanisme mondial de coordination pour la lutte contre les maladies non transmissibles couvre l’exercice 2018-2019. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la résolution en millions de US $ : US $12,3 millions 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Les dépenses à prévoir pour l’application de la résolution en 2017 sont estimées à US $2,5 millions. Ces dépenses peuvent déjà être absorbées compte tenu du plafond budgétaire existant. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la résolution en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0 0 0 Bureaux régionaux 0 0 0 Siège 1,6 0,9 2,5 Total 1,6 0,9 2,5 – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Il n’y a pas de déficit de financement pour l’exercice en cours. – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet ANNEXE 14 289 . 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0 0 0 Bureaux régionaux 0 0 0 Siège 6,2 3,6 9,8 Total 6,2 3,6 9,8 En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Oui 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : Les dépenses à prévoir lors des futurs exercices doivent être estimées selon les besoins après la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, en 2018, et selon le plan de travail du mécanisme mondial de coordination pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2018-2019. Résolution WHA70.12 Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette résolution contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Accès amélioré aux interventions visant à prévenir et à prendre en charge les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque En liaison, en outre, avec les réalisations suivantes :  extension de la couverture vaccinale pour les populations et communautés difficiles à atteindre ;  élargissement de l’accès aux interventions visant à améliorer la santé de la femme, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent ;  intégration des questions de l’égalité hommes-femmes, de l’équité et des droits humains dans les politiques et programmes du Secrétariat et des pays ;  réduction des menaces environnementales qui pèsent sur la santé ;  tous les pays disposent de politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets qui ont été actualisés au cours des cinq dernières années ;  les politiques, les financements et les ressources humaines nécessaires sont disponibles pour améliorer l’accès à des services de santé intégrés, centrés sur la personne ;  l’accès à des médicaments et des technologies sanitaires sûrs, efficaces et de qualité est amélioré et ceux-ci sont utilisés de façon plus rationnelle ;  tous les pays sont dotés de systèmes d’enregistrement des actes d’état civil et de statistiques d’état civil qui fonctionnent correctement. Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 2.1.3 Capacité donnée aux pays d’améliorer la couverture sanitaire pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des maladies respiratoires chroniques et la gestion de leurs facteurs de risque par le renforcement des systèmes de santé En liaison, en outre, avec les produits suivants : Produit 1.5.1 Mise en œuvre et suivi du Plan d’action mondial pour les vaccins, plus particulièrement en ce qui concerne le renforcement des services fournissant la surveillance de la vaccination en vue d’atteindre les buts de la Décennie de la vaccination ; 290 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Produit 3.1.2 Capacité donnée aux pays d’appliquer et de suivre des plans stratégiques intégrés pour la santé du nouveau-né et de l’enfant, en privilégiant un accès élargi à des interventions de qualité visant à améliorer le développement du jeune enfant et à mettre un terme aux décès évitables de nouveau-nés et d’enfants dus à la pneumonie, à la diarrhée et à d’autres affections ; Produit 3.1.3 Capacité donnée aux pays de mener des interventions efficaces pour répondre aux besoins non satisfaits en matière de santé sexuelle et génésique, et d’en suivre les résultats ; Produit 3.3.1 Intégration de l’égalité entre les sexes, de l’équité et des droits humains dans les mécanismes institutionnels et les prestations programmatiques de l’OMS ; Produit 3.5.1 Capacité donnée aux pays d’évaluer les risques pour la santé et d’élaborer et appliquer des politiques, des stratégies ou une réglementation visant à éviter, atténuer et gérer les conséquences des risques environnementaux et professionnels pour la santé ; Produit 4.1.1 Amélioration de la capacité de gouvernance des pays pour formuler, appliquer et examiner des politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets (y compris l’action multisectorielle, la « santé dans toutes les politiques » et les politiques d’équité) ; Produit 4.2.1 Mise en place de systèmes de prestation de services intégrés, équitables et centrés sur la personne dans les pays et renforcement des approches en matière de santé publique ; Produit 4.2.2 Mise en œuvre de stratégies des ressources humaines axées sur la couverture sanitaire universelle dans les pays ; Produit 4.3.3 Amélioration de la qualité et de la sécurité des médicaments et autres technologies sanitaires par des normes, des critères et des lignes directrices, par le renforcement des systèmes de réglementation et par la préqualification. 2. En quoi l’examen de la résolution se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Il est proposé de mettre en œuvre la résolution de juin 2017 à décembre 2023. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la résolution en millions de US $ : US $63 millions 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Pas de dépenses supplémentaires à intégrer dans le budget programme approuvé pour l’exercice en cours. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la résolution en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0,4 0,9 1,3 Bureaux régionaux 1,9 3,0 4,9 Siège 1,2 1,9 3,1 Total 3,5 5,8 9,3 – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Il n’y a pas de déficit de financement pour l’exercice en cours. – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet ANNEXE 14 291 . 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 1,0 3,3 4,3 Bureaux régionaux 3,3 4,8 8,1 Siège 2,7 4,0 6,7 Total 7,0 12,1 19,1 En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Oui 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : On estime qu’un financement de US $20,1 millions sera nécessaire pour la lutte contre le cancer au cours de l’exercice 2020-2021, et un financement de US $21,1 millions au cours de l’exercice 2022-2023, soit une augmentation de 5 % d’un exercice à l’autre à partir de 2018-2019. Cette estimation des dépenses sera prise en compte dans les futurs projets de budget programme. Résolution WHA70.13 Prévention de la surdité et de la déficience auditive A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Veuillez indiquer à quel impact et à quelle réalisation définis dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et à quel produit défini dans le budget programme 2016-2017 cette résolution contribuera. Douzième programme général de travail, 2014-2019 : Impacts : réduire la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles ; et prévenir les décès, pathologies et incapacités imputables aux situations d’urgence. Réalisation 2.4 ; et produit 2.4.2. 2. S’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et le budget programme 2016-2017, veuillez indiquer en quoi l’examen de la résolution se justifie. Sans objet 3. Quel est le calendrier proposé pour l’application de cette résolution ? De 2017 à 2021 Si le calendrier s’étend à des budgets programmes futurs, veuillez fournir un complément d’information dans la section consacrée aux coûts. B. Incidences budgétaires qu’aura l’application de la résolution 1. Exercice en cours : dépenses à prévoir, en millions de US $ Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0,100 0,150 0,250 Bureaux régionaux 0,300 0,125 0,425 Siège 1,000 0,500 1,500 Total 1,400 0,775 2,175 1.a) Les dépenses à prévoir pour appliquer la résolution sont-elles entièrement incluses dans le budget programme actuel ? (Oui/Non) Oui 1.b) Incidences financières sur le budget pendant l’exercice en cours :  Quelle est la part financée pendant l’exercice en cours ? US $1,7 million 292 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ  Quels sont les déficits de financement ? US $0,475 million  Comment est-il proposé de combler ces déficits ? Le déficit sera comblé grâce aux efforts de mobilisation coordonnée des ressources, y compris le dialogue sur le financement, pour financement éventuel par des contributions volontaires. 2. Prochain exercice : dépenses à prévoir, en millions de US $ Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0,20 0,75 0,95 Bureaux régionaux 0,60 0,50 1,10 Siège 1,50 1,35 2,85 Total 2,30 2,60 4,90 Incidences financières sur le budget pendant le prochain exercice :  Quelle est la part actuellement financée pendant le prochain exercice ? US $1,7 million  Quels sont les déficits de financement ? US $3,2 millions  Comment est-il proposé de combler ces déficits ? Le déficit sera comblé grâce à des efforts de mobilisation coordonnée des ressources, y compris le dialogue sur le financement, pour financement éventuel par des contributions volontaires. Résolution WHA70.14 Renforcer la vaccination pour atteindre les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette résolution contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Extension de la couverture vaccinale pour les populations et communautés difficiles à atteindre Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 1.5.1. Mise en œuvre et suivi du Plan d’action mondial pour les vaccins, plus particulièrement en ce qui concerne le renforcement des services fournissant la surveillance de la vaccination en vue d’atteindre les buts de la Décennie de la vaccination ; Produit 1.5.2. Mesures prises pour faciliter l’intensification de la mise en œuvre et du suivi des stratégies d’élimination de la rougeole et de la rubéole ; Produit 1.5.3. Définition et adoption de profils de produits cibles pour de nouveaux vaccins et autres technologies en rapport avec la vaccination, ainsi que de priorités de la recherche en vue de mettre au point des vaccins importants pour la santé publique et de surmonter les obstacles à la vaccination. 2. En quoi l’examen de la résolution se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. La résolution sera mise en œuvre de 2017 à 2021. Dans la résolution WHA65.17 (2012), la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de faire rapport chaque année, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, à l’Assemblée de la Santé jusqu’à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, sur les progrès accomplis vers la réalisation des cibles mondiales de vaccination. Comme le Secrétariat présentera un rapport sur la finalisation du Plan d’action mondial pour les vaccins (appréciation finale, surveillance et évaluation) en 2021, les activités devront se poursuivre jusqu’à cette date. ANNEXE 14 293 . B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la résolution en millions de US $ : US $258 millions (de 2017 à 2021) 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : US $7 millions Cette dépense supplémentaire est requise pour couvrir les nouvelles activités qui sont apparues au cours de l’exercice : appui à la mise en œuvre du schéma directeur de l’OMS en matière de recherche-développement dans l’action de prévention des épidémies et pour faciliter l’exécution des projets pilotes sur le vaccin antipaludique ; renforcement de la surveillance de la rougeole et d’autres maladies à prévention vaccinale, même si les ressources disponibles par l’intermédiaire de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite baissent ; appui aux pays ne remplissant pas les conditions requises pour une aide de l’Alliance Gavi leur ouvrant l’accès aux vaccins nouveaux ou sous-utilisés ; renforcement de leurs programmes de vaccination, y compris le maintien et l’extension de la base de données sur les produits vaccinaux, les prix et les achats ; et création d’un forum d’échanges sur l’offre et la demande de vaccins. La somme de US $7 millions comprend les dépenses de personnel, les achats et les contrats de consultants pour l’assistance technique. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la résolution en millions de US $ : Aucune – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : La mise en œuvre des activités telles que demandées dans la résolution nécessiterait de disposer d’un montant estimatif de US $7 millions pour le reste de l’exercice. – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Des activités de mobilisation de fonds seront mises en œuvre après l’adoption de la résolution pour couvrir le déficit de financement. Plusieurs partenaires se sont déjà déclarés disposés à augmenter leurs investissements dans les domaines mentionnés dans la résolution. 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $73 millions Une enveloppe budgétaire supplémentaire est requise pour couvrir de nouvelles activités, par exemple en relation avec le schéma directeur de l’OMS en matière de recherche-développement pour l’action de prévention des épidémies et pour les projets pilotes sur le vaccin antipaludique. Le renforcement de la surveillance de la rougeole et d’autres maladies à prévention vaccinale est essentiel pour atteindre les buts du Plan d’action mondial pour les vaccins et nécessite un budget et des ressources supplémentaires. Il faut un plan pour faire en sorte que les pays consentent les investissements indispensables au maintien de la vaccination durant la phase de transition pour la poliomyélite, ainsi que pour maintenir et renforcer l’appui aux pays ne pouvant plus prétendre à l’aide de l’Alliance Gavi, afin d’atténuer tous les risques et de maintenir des programmes de vaccination efficaces alors que le financement pour la poliomyélite baisse. En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Autant que possible, ces coûts seront absorbés dans le budget programme 2018-2019. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $178 millions pour l’exercice 2020-2021 294 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Résolution WHA70.15 Promotion de la santé des réfugiés et des migrants A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette résolution contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Actuellement, il n’y a pas de réalisation concernant spécifiquement les migrations dans le douzième programme général de travail, 2014-2019. Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Il n’y a pas de réalisation spécifique sur les migrations définie dans le budget programme 2016-2017. L’Organisation a toutefois lié ses activités actuelles concernant la santé et les migrations aux produits 4.2.1 (Mise en place de systèmes de prestation de services intégrés, équitables et centrés sur la personne dans les pays et renforcement des approches en matière de santé publique) et 4.2.3 (Capacité donnée aux pays d’améliorer la sécurité des patients et la qualité des services, et autonomisation des patients dans le contexte de la couverture sanitaire universelle) définis dans le budget programme 2016-2017. 2. En quoi l’examen de la résolution se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? La résolution est liée aux produits proposés dans le secteur de programme 4.2.1 du projet de budget programme 2018-2019. Cela étant, dans la décision EB140(9) (2017), le Directeur général est notamment prié d’élaborer, en étroite consultation avec les États Membres et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale, et avec leur pleine coopération, ainsi qu’en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et d’autres parties prenantes, un projet de cadre de priorités et de principes directeurs pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants en vue de son examen par la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé, et un projet de plan d’action mondial sur la santé des réfugiés et des migrants en vue de son examen par la Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Directeur général est également prié de procéder à une analyse de situation et de veiller à ce que les aspects sanitaires soient suffisamment pris en compte dans le pacte mondial sur les réfugiés et le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières à soumettre à l’Assemblée générale des Nations Unies en 2018. 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. 2 ans et demi B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la résolution en millions de US $ : Le coût de juin 2017 à décembre 2019 est de US $4,36 millions. Le coût ultérieur serait subordonné au plan d’action mondial pour la santé des réfugiés et des migrants qui sera élaboré et soumis à l’examen de la Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé. 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : US $0,54 million 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la résolution en millions de US $ : 0 – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : US $0,54 million – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : 0 ANNEXE 14 295 . 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $3,82 millions Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0,00 0,10 0,10 Bureaux régionaux 1,20 0,50 1,70 Siège 1,57 0,45 2,02 Total 2,77 1,05 3,82 En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Il en a été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 en ce qui concerne les prestations pour 2018-2019 : les précisions concernant ces prestations et les activités sont examinées avec les États Membres. Cela est dû au fait qu’il s’agit là d’un nouveau secteur d’activité de l’Organisation fondé sur le cadre de priorités et de principes directeurs pour promouvoir la santé des réfugiés et des migrants qui est en cours d’élaboration, à la demande du Conseil exécutif. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : Sans objet – les dépenses supplémentaires seront estimées lors de l’élaboration du cadre et du plan d’action mondial en 2018. Résolution WHA70.16 Action mondiale pour lutter contre les vecteurs – une approche intégrée de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette résolution contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 :  élargissement de l’accès au traitement antipaludique de première intention pour les cas confirmés de paludisme ;  élargissement et maintien de l’accès aux médicaments essentiels contre les maladies tropicales négligées ;  amélioration de la coordination intersectorielle des politiques pour agir sur les déterminants sociaux de la santé ;  réduction des menaces environnementales qui pèsent sur la santé ;  tous les pays disposent de politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets qui ont été actualisés au cours des cinq dernières années ;  les politiques, les financements et les ressources humaines nécessaires sont disponibles pour améliorer l’accès à des services de santé intégrés, centrés sur la personne ;  l’accès à des médicaments et des technologies sanitaires sûrs, efficaces et de qualité est amélioré et ceux-ci sont utilisés de façon plus rationnelle ;  tous les pays ont, pour l’ensemble des risques, les principales capacités d’alerte et d’intervention requises à titre minimum par le Règlement sanitaire international (2005) ;  tous les pays ont amélioré leur capacité de renforcer leur résilience et d’acquérir une préparation appropriée afin d’intervenir de façon rapide, prévisible et efficace en cas d’épidémie ou de pandémie de grande ampleur ;  les pays ont la capacité de gérer les risques de santé publique associés aux urgences ;  une plus grande cohérence de l’action sanitaire mondiale, l’OMS jouant un rôle de chef de file permettant aux nombreux acteurs différents de contribuer activement et efficacement à la santé de tous les peuples. 296 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 1.3.1. Capacité donnée aux pays d’appliquer des plans stratégiques de lutte antipaludique fondés sur des bases factuelles, en mettant l’accent sur la couverture effective par les interventions de lutte antivectorielle, les tests diagnostiques et le traitement ainsi que le suivi et la surveillance de l’efficacité thérapeutique et de la résistance aux insecticides à travers un renforcement des moyens de réduire le paludisme ; Produit 1.3.2. Mise à jour des recommandations politiques et des lignes directrices stratégiques et techniques relatives à la lutte antivectorielle, aux tests de diagnostic, au traitement antipaludique, à la prise en charge intégrée des affections fébriles, à la surveillance, à la détection des épidémies et à la riposte pour accélérer la réduction du paludisme et son élimination ; Produit 1.4.1. Mesures prises pour faciliter la mise en œuvre et le suivi de la feuille de route de l’OMS sur les maladies tropicales négligées ; Produit 1.4.2. Lignes directrices techniques fondées sur des bases factuelles et appui technique visant à faciliter la mise en œuvre et le suivi des interventions de lutte contre les maladies tropicales négligées ; Produit 1.4.3. Élaboration de nouvelles solutions, connaissances et stratégies de mise en œuvre répondant aux besoins des pays d’endémie grâce au renforcement de la recherche et de la formation. 2. En quoi l’examen de la résolution se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. 13 ans et 6 mois. La période stratégique s’étend de juillet 2017 à décembre 2030 pour s’aligner sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la résolution en millions de US $ : US $53,18 millions (personnel : US $29,34 millions ; activités : US $23,84 millions) Total pour 2017-2030, en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Pays, interpays, régional 22,03 17,22 39,25 Mondial 7,31 6,62 13,93 Total 29,34 23,84 53,18 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : US $1,00 million (personnel : US $0,55 million ; activités : US $0,45 million) Les prestations supplémentaires seront absorbées dans la limite des plafonds budgétaires existants pour la catégorie lors de l’exercice en cours. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours : – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la résolution en millions de US $ : Il n’y a pas de fonds actuellement disponibles pour financer la mise en œuvre de la résolution. – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : US $1,00 million – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Les ressources seront mobilisées pour l’exercice en cours en faisant appel à des contributions volontaires. ANNEXE 14 297 . 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $7,98 millions (personnel : US $4,38 millions ; activités : US $3,60 millions) Total pour 2018-2019, en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Pays, interpays, régional 3,28 2,60 5,88 Mondial 1,10 1,00 2,10 Total 4,38 3,60 7,98 En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Le coût relatif à la mise en œuvre de cette résolution au cours de l’exercice 2018-2019 sera intégré dans le budget global du projet de budget programme 2018-2019. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : On estime le coût de la mise en œuvre de la résolution de 2020 à 2030 à US $44,20 millions (personnel : US $24,41 millions ; activités : US $19,79 millions) sur la base du maintien des taux de change. Total pour 2020-2030, en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Pays, interpays, régional 18,34 14,29 32,63 Mondial 6,07 5,50 11,57 Total 24,41 19,79 44,20 Décision WHA70(9) Planification de la transition pour la poliomyélite A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Aucun cas de paralysie dû à un poliovirus sauvage ou à un poliovirus apparenté au virus vaccinal de type 2 à l’échelle mondiale Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 5.5.4 Finalisation et mise en œuvre au niveau mondial d’un plan de préservation des acquis de la lutte contre la poliomyélite 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Le plan d’action stratégique pour la transition dans le domaine de la poliomyélite et les différentes options doivent être mis au point avant la fin 2017 et présentés pour examen au Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session, en janvier 2018. Le plan d’action stratégique sera ensuite perfectionné et affiné en vue de la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2018. Le calendrier de la mise en œuvre du plan (assorti du coût) figurera dans le plan d’action stratégique. 298 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : L’élaboration, d’ici la fin 2017, du plan d’action stratégique et des options, assortis du calcul des coûts, en vue de les présenter à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé par l’intermédiaire du Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session, nécessitera la mobilisation de ressources humaines qui devraient être ainsi réparties : au Siège de l’OMS, un administrateur de classe P.6, un de classe P.5 et un de classe P.4, ainsi qu’un assistant de classe G.5 pour une durée de sept mois (pour le reste de l’année 2017), et un administrateur de classe P.5 au Bureau régional de la Méditerranée orientale et au Bureau régional de l’Afrique, ainsi qu’un administrateur de classe P.4 à temps partiel au Bureau régional de l’Asie du Sud-Est. Le coût en personnel pour l’année 2017 s’établit à US $1,06 million. Les mêmes effectifs seront requis pour les six premiers mois de l’année 2018, avec un coût de US $0,89 million. Les coûts de fonctionnement pour les réunions et la documentation pendant l’année 2017 sont estimés à US $0,03 million. Le coût total estimé sur 13 mois s’établit donc à US $1,98 million. Le soutien en nature du personnel affecté au Programme d’éradication de la poliomyélite et aux programmes connexes (par exemple Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire et Vaccinations, vaccins et produits biologiques) et du personnel des bureaux de pays sera aussi sollicité, mais il n’est pas chiffré. Cette estimation se fonde partiellement sur les ressources nécessaires jusqu’ici pour coordonner la planification de la transition. 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Comme indiqué à la section B.1, les coûts prévus pour 2017 s’élèveront à US $1,09 million ; ils seront toutefois couverts par la dotation du budget programme 2016-2017. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : Les crédits nécessaires pour mettre en œuvre la décision devraient, selon toute vraisemblance, pouvoir être pris sur les ressources existantes. – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Néant – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Les dépenses nécessaires pour exécuter et continuer d’affiner le plan d’action stratégique et les options au cours des six premiers mois de l’année 2018 sont estimées à US $0,89 million pour les membres du personnel du Siège et des bureaux régionaux indiqués à la section B.1. En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? La planification de la réalisation des prestations est en cours, mais dans la mesure du possible, les coûts seront inclus dans le budget programme approuvé pour 2018-2019. Le coût de la mise en œuvre du plan d’action stratégique et des options figurera dans le rapport qui sera présenté au Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session ainsi qu’à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : À déterminer dans le plan d’action stratégique et les options. ANNEXE 14 299 . Décision WHA70(10) : Examen du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Sans objet Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Sans objet 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique pour l’échange des virus grippaux et l’accès aux vaccins et autres avantages contribue aux réalisations E.1 et E.2 du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Les États Membres examinent le rapport du groupe chargé de l’examen de 2016 du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique. Le Cadre de préparation indique, dans sa section 7.4.2, que le Cadre et ses annexes seront réexaminés en 2016 en vue de proposer en 2017 à l’Assemblée de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, des révisions qui reflètent les évolutions pertinentes, le cas échéant. 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Jusqu’à 30 mois B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision, en millions de US $ : US $2,91 millions 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : On estime qu’un financement supplémentaire de US $0,84 million est nécessaire en 2017 pour mener à bien les activités prévues dans la décision. Comme le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique n’entre pas dans le budget programme, la décision peut être mise en œuvre sans augmentation des volants budgétaires. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours : – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision, en millions de US $ : Néant – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : US $0,84 million – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Néant 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $2,07 millions En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique n’entre pas dans le budget programme. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : Sans objet 300 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Décision WHA70(12) Situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Toutes les réalisations définies dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 seraient couvertes dans les travaux à entreprendre. Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Tous les produits définis dans le budget programme 2016-2017 seraient couverts dans les travaux à entreprendre. 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Un an (mai 2017-mai 2018) B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : Total : US $10,11 millions (personnel : US $3,86 millions ; activités : US $6,25 millions) 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Total : US $6,48 millions (personnel : US $2,25 millions ; activités : US $4,23 millions) à absorber dans l’enveloppe existante du budget programme 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : US $1,39 million – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : On continuera à chercher un financement par des contributions volontaires, notamment dans le cadre du plan d’action stratégique pour le territoire palestinien occupé. – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Total : US $3,63 millions (personnel : US $1,61 million ; activités : US $2,02 millions) En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Oui 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : Sans objet ANNEXE 14 301 . Décision WHA70(17) Plan mondial d’action de santé publique contre la démence A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Veuillez indiquer à quelle réalisation définie dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et à quel produit défini dans le budget programme 2016-2017 cette décision contribuera si elle est adoptée. Douzième programme général de travail, 2014-2019, catégorie 2, réalisation : accès amélioré aux services portant sur les troubles mentaux et sur les troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Budget programme 2016-2017, produits 2.2.1 (renforcement de la capacité des pays à élaborer et appliquer des politiques, des plans et des systèmes d’information nationaux conformes au Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020) et 2.2.2 (élaboration, par les pays disposant de la capacité technique voulue, de services intégrés de santé mentale englobant la promotion, la prévention, le traitement et le rétablissement). 2. Veuillez indiquer brièvement en quoi l’examen de la décision se justifie s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017. Le budget programme 2018-2019 prévoit pour les bureaux régionaux une prestation consistant à fournir aux pays des Régions respectives des orientations et un appui pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, de plans ou de stratégies contre la démence et, pour le Siège, une prestation consistant à mettre en place un observatoire mondial de la démence et à aider les États Membres à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies contre la démence. 3. Veuillez indiquer les délais estimatifs de mise en œuvre (en nombre d’années ou de mois) pour toutes prestations supplémentaires. Huit ans pour la durée du Plan mondial d’action de santé publique contre la démence B. Incidences budgétaires qu’aura la mise en œuvre des prestations supplémentaires 1. Exercice en cours : dépenses supplémentaires à prévoir, en millions de US $ : De juillet à décembre 2017 : Total de US $1,33 million (personnel US $0,70 million, activités US $0,63 million) Au Siège : une personne (100 %) classe P.2, une personne (75 % en équivalent temps plein) classe P.4, une personne (25 % en équivalent temps plein) classe P.5, ayant une expertise internationale dans le domaine de la santé publique et de la démence, et une personne apportant un appui administratif (50 % en équivalent temps plein) classe G.5. Au niveau régional : un expert international de la santé publique et de la démence connaissant les besoins de la Région concernée (50 % en équivalent temps plein), classe P.4, dans chaque Région. i) Veuillez indiquer le montant des ressources disponibles pour financer l’application du projet de décision lors de l’exercice en cours, en millions de US $ :  À combien se montent les ressources disponibles pour financer le projet de décision pendant l’exercice en cours ? US $0,11 million  À combien se monterait le déficit de financement ? US $1,22 million  Selon les estimations, quelles sont, le cas échéant, les ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement ? US $0,08 million (subvention attendue de la Commission européenne) 2. 2018-2019 (s’il y a lieu) : dépenses à prévoir, en millions de US $ : US $5,30 millions (personnel US $2,80 millions, activités US $2,50 millions) 3. Futurs exercices après 2018-2019 (s’il y a lieu) : dépenses à prévoir, en millions de US $ : Exercice 2020-2021 : US $5,30 millions (personnel US $2,80 millions, activités US $2,50 millions) Exercice 2022-2023 : US $5,30 millions (personnel US $2,80 millions, activités US $2,50 millions) Exercice 2024-2025 : US $5,30 millions (personnel US $2,80 millions, activités US $2,50 millions) Total : US $15,90 millions (personnel US $8,40 millions, activités US $7,50 millions) pour les trois exercices 302 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Décision WHA70(18) Le problème mondial de la drogue sous l’angle de la santé publique A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 :  élargissement de l’accès aux interventions essentielles pour les personnes vivant avec le VIH ;  accès amélioré aux services portant sur les troubles mentaux et sur les troubles liés à la consommation de substances psychoactives ;  l’accès à des médicaments et des technologies sanitaires sûrs, efficaces et de qualité est amélioré et ceux-ci sont utilisés de façon plus rationnelle. Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 1.1.1 Renforcement de la capacité des pays de mener des interventions essentielles contre le VIH à travers une participation active au dialogue politique, l’élaboration d’orientations normatives et d’outils, la diffusion d’informations stratégiques et la fourniture d’un soutien technique ; Produit 1.1.2 Renforcement de la capacité des pays de mener des interventions essentielles contre l’hépatite à travers une participation active au dialogue politique, l’élaboration d’orientations normatives et d’outils, la diffusion d’informations stratégiques et la fourniture d’un soutien technique ; Produit 2.2.3 Extension et renforcement des stratégies, systèmes et interventions des pays relatifs aux troubles liés à la consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives ; Produit 4.3.1 Capacité donnée aux pays d’élaborer ou d’actualiser, de mettre en œuvre, de suivre et d’évaluer des politiques nationales visant à améliorer l’accès aux médicaments et autres technologies sanitaires, ainsi qu’à en renforcer la sélection fondée sur des données factuelles et l’utilisation rationnelle. 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Juin 2017-mai 2022 (5 ans) B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : Exercice 2016-2017 : US $1,35 million Exercice 2018-2019 : US $5,75 millions Exercice 2020-2021 : US $5,75 millions Total : US $12,85 millions 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : US $1,35 million Avec les prestations supplémentaires suivantes : renforcement de la collaboration entre l’OMS, l’ONUDC et l’OICS pour répondre aux besoins croissants des pays, grâce à des mécanismes efficaces de coordination et de mise en œuvre. Une somme de US $0,3 million peut être absorbée dans les limites du plafond budgétaire existant. 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : US $0,3 million ANNEXE 14 303 . – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Coût : US $1,35 million Ressources disponibles : US $0,30 million Déficit de financement : US $1,05 million – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : US $1,05 million 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $5,75 millions En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Oui 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $5,75 millions Décision WHA70(19) Rapport de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant : plan de mise en œuvre A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Réalisations de la catégorie 2, secteur de programme Maladies non transmissibles Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 2.1.1 Accélération de l’élaboration et/ou de l’application de politiques et de plans nationaux multisectoriels pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles ; Produit 2.1.2 Capacité donnée aux pays d’appliquer des stratégies visant à réduire les facteurs de risque modifiables de maladies non transmissibles (tabagisme, mauvaise alimentation, sédentarité et usage nocif de l’alcool), y compris les déterminants sociaux sous-jacents ; Produit 2.1.3 Capacité donnée aux pays d’améliorer la couverture sanitaire pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des maladies respiratoires chroniques et la gestion de leurs facteurs de risque par le renforcement des systèmes de santé ; Produit 2.1.4 Mise en place d’un cadre de suivi pour faire rapport sur les progrès accomplis au regard des engagements contenus dans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et du Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020. 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Il est proposé de mettre en œuvre la décision de janvier 2018 à décembre 2023. Le Secrétariat dirigera la coordination de l’élaboration d’un cadre de suivi et d’évaluation qui permettra de présenter des rapports réguliers sur les progrès réalisés au niveau mondial dans l’application des recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant et de donner des orientations aux États Membres sur la mise en place et le renforcement du suivi, de l’évaluation et de la redevabilité au niveau national. Ces activités seront menées pendant l’exercice 2018-2019. 304 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Un ensemble de notes d’orientation et de guides de mise en œuvre seront établis et diffusés pour aider au renforcement des capacités dans les bureaux régionaux et les bureaux de pays en 2018-2019. Cela renforcera l’appui fourni aux États Membres dans la mise en œuvre des approches existantes ou d’approches novatrices pour lutter contre l’obésité de l’enfant. Des travaux techniques seront menés pour combler les lacunes des connaissances et des pratiques sur les méthodes et sur les systèmes de suivi permettant de mesurer des comportements clés et le poids des enfants de moins de 5 ans et de ceux âgés de 5 à 17 ans. L’appui technique et le renforcement des capacités par l’intermédiaire de centres et de réseaux régionaux seront mis en place en 2018-2019. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : US $12,61 millions 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Néant 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : 0 – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : 0 – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Niveau Personnel Activités Total Bureaux de pays 0,2 0,3 0,5 Bureaux régionaux 0,3 0,5 0,8 Siège 1,1 1,6 2,7 Total 1,6 2,4 4,0 En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Oui 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : L’estimation des dépenses qu’occasionnera la mise en œuvre des recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant est de US $4,2 millions pour l’exercice 2020-2021 et de US $4,41 millions pour l’exercice 2022-2023, soit une augmentation de 5 % à chaque exercice à partir de celui de 2018-2019. Ces dépenses estimatives seront prises en compte dans les prochains projets de budget programme. Les allocations de crédits financeront l’évaluation continue des progrès accomplis aux niveaux mondial et national dans la mise en œuvre des recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant, et serviront à fournir un appui technique et des orientations aux États Membres. ANNEXE 14 305 . Décision WHA70(20) Renforcer les synergies entre l’Assemblée mondiale de la Santé et la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Réalisations de la catégorie 2, secteur de programme Maladies non transmissibles Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 2.1.1 Accélération de l’élaboration et/ou de l’application de politiques et de plans nationaux multisectoriels pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles ; Produit 2.1.2 Capacité donnée aux pays d’appliquer des stratégies visant à réduire les facteurs de risque modifiables de maladies non transmissibles (tabagisme, mauvaise alimentation, sédentarité et usage nocif de l’alcool), y compris les déterminants sociaux sous-jacents. 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Indéterminés B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : 0 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Néant 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : 0 – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : 0 – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : 0 En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Sans objet 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : 0 306 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Décision WHA70(21) Dispositif des États Membres concernant les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : L’accès à des médicaments et des technologies sanitaires sûrs, efficaces et de qualité est amélioré et ceux-ci sont utilisés de façon plus rationnelle Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 4.3.3 Amélioration de la qualité et de la sécurité des médicaments et autres technologies sanitaires par des normes, des critères et des lignes directrices, par le renforcement des systèmes de réglementation et par la préqualification. 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Trois mois (juin-août 2017), si la décision est adoptée par l’Assemblée de la Santé. Le site Web de l’OMS serait mis à jour afin de prendre en compte l’adoption des définitions figurant dans l’appendice 3 de l’annexe au document A70/23 ; et l’expression « produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits » serait remplacée par celle de « produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés » dans le nom du dispositif des États Membres. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : Aucune incidence financière 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Aucune incidence financière 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : Aucune incidence financière – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Aucune incidence financière En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Sans objet 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : Sans objet ANNEXE 14 307 . Décision WHA70(22) Progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Sans objet Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Sans objet 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Au moment où le douzième programme général de travail 2014-2019 et le budget programme 2016-2017 ont été examinés et approuvés, les objectifs de développement durable n’avaient pas été encore finalisés et n’ont donc pas pu être inclus dans la structure qui en a résulté. 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. Progrès à examiner et rapports à présenter à ce sujet tous les trois ans à partir de 2018 et jusqu’à 2030. B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : Aucune incidence financière 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : Aucune incidence financière 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : Aucune incidence financière – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : Aucune incidence financière En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Sans objet 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : Sans objet 308 SOIXANTE-DIXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Décision WHA70(23) Rôle du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà A. Lien avec le programme général de travail et le budget programme 1. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 auxquels cette décision contribuera. Réalisation(s) définie(s) dans le douzième programme général de travail, 2014-2019 : Réduction des menaces environnementales qui pèsent sur la santé Produit(s) défini(s) dans le budget programme 2016-2017 : Produit 3.5.1 Capacité donnée aux pays d’évaluer les risques pour la santé et d’élaborer et appliquer des politiques, des stratégies ou une réglementation visant à éviter, atténuer et gérer les conséquences des risques environnementaux et professionnels pour la santé ; Produit 3.5.2 Élaboration de normes, de critères et de lignes directrices relatifs aux risques et avantages pour la salubrité de l’environnement et la santé au travail associés, par exemple, à la pollution atmosphérique, aux nuisances sonores, aux produits chimiques, aux déchets, à l’eau et à l’assainissement, aux rayonnements, aux nanotechnologies et aux changements climatiques ; Produit 3.5.3 Prise en compte des objectifs de santé publique dans l’application des conventions et accords multilatéraux sur l’environnement et en relation avec les nouveaux objectifs proposés pour le développement durable. 2. En quoi l’examen de la décision se justifie-t-il s’il n’y a pas de lien avec les résultats prévus dans le douzième programme général de travail, 2014-2019, et dans le budget programme 2016-2017 ? Sans objet 3. Délais estimatifs (en nombre d’années ou de mois) pour la mise en œuvre de toutes prestations supplémentaires. 13 ans, de janvier 2018 à décembre 2030 B. Incidences budgétaires 1. Estimation du coût total de l’application de la décision en millions de US $ : La feuille de route pour accroître la participation du secteur de la santé dans l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, dans la perspective de l’objectif fixé pour 2020 et au-delà, comprend à la fois des activités qui sont en cours et des activités nouvelles. Le coût estimatif de la mise en œuvre des nouvelles activités est de US $52 millions. 2.a Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice en cours, en millions de US $ : 0 2.b Ressources disponibles lors de l’exercice en cours – Ressources disponibles lors de l’exercice en cours pour financer l’application de la décision en millions de US $ : Sans objet. Aucun accroissement du niveau d’activité du Secrétariat dans le domaine de la gestion des produits chimiques n’est proposé pendant l’exercice en cours. – Montant du déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet – Montant estimé des ressources non encore disponibles qui contribueraient à combler le déficit de financement, en millions de US $ : Sans objet 3. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors de l’exercice 2018-2019 (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $8 millions, comprenant US $1,8 million au Siège et US $6,2 millions au niveau des bureaux régionaux. Ce montant couvrirait l’emploi d’un membre du personnel supplémentaire au Siège et porterait les effectifs à un poste pour chacun des six bureaux régionaux, dont la plupart n’ont actuellement qu’une partie de poste pour cette fonction. Le reste des dépenses supplémentaires correspond au coût des activités pour le Siège et les six bureaux régionaux. ANNEXE 14 309 . En a-t-il été tenu compte dans le projet de budget programme 2018-2019 ? Dans la mesure du possible, le coût occasionné par l’application de cette décision lors de l’exercice 2018-2019 sera intégré au budget global dans le projet de budget programme 2018-2019. 4. Estimation des dépenses supplémentaires à prévoir lors des futurs exercices (s’il y a lieu), en millions de US $ : US $8 millions par exercice de 2020 à 2030, soit US $44 millions. ____________________

Key facts
Adoption date
Source World Health Organization