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Comités Nationaux de Lutte contre l’Onchocercose : rapport final de la quatorzième réunion, Ouagadougou, 29-31 mai 1990

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(ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN }YEST AFRICA PROGRAI\TIUE DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST COMITES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE Quatorzième réunion Ouaeadoueou. 29-31 mai 1990 RAPPORT FINAL TABLE DE MATIERES I. OUVERTURE DE LA REUNION . 2. ELECTION DU BUREAU 3. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR 4. RAPPORT D'ACTIVITE DU PROGRAMME . . . 5. DEVOLUTION 6. EDUCATION POUR LA SANTE 7. QUESTIONS DIYERSES . 8. DATE ET LIEU DE LA QUINZIEME REUNION ANNEXE. LISTE DES PARTICIPANTS Paqes 2 2 2 3 3 9 r8 l9 20 NOC/r4 Page 2 1. OUVERTURE DE LA REUNION La quatorzième session des Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose (CNLO) s'est tenue au siège du Programme de Lutte contre I'Onchocercose (OCP) à Ouagadougou du 29 au 3l mai. Le Directeur du Programme a souhaité la bienvenue à tous les représentants des Pays participants et aux dêlégués de la FAO, de I'OCCGE, de I'OMS-AFRO et des membres de la Revue externe. Il a fait remarquer que cette réunion était la plus importante de I'OCP parce qu'elle traite d'un thème auquel le Comité Conjoint du Programme (CCP) et les Donateurs, accordent un intérêt particulier. Il s'agit, a-t-il précisé, de la Dévolution, c'est-à-dire de I'intégration des activités résiduelles de I'OCP dans les structures de santé des Pays participants. Le Directeur du Programme a déclaré que la Dévolution implique trois partenaires (I'OCP, les Pay,s participants et les Donateurs) mais que les principaux acteurs de cette Dévolution restaient les Pays participants même si les Donateurs ont promis, a-t-il ajouté, leur soutien dans ce domaine. Le Directeur du Programme a rappelé que le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient déjà présenté leurs plans de Dévolution au CCP qui les a approuvés. Il a également indiqué que le CCP avait décidé, lors de la dixième session en 1989, à La Haye, (Pays-Bas) d'organiser une équipe de consultants qui effectuera une Revue externe du Programme dont un des objectifs sera d'examiner la Dévolution, précisément ce qui a été fait et ce qui reste à faire dans ce domaine par les Pays participants. La réussite de I'OCP, a conclu le Directeur du Programme, est irrémédiablement liée au succès de Ia Dévolution. Si tel n'était pas le cas toutes les sommes investies jusqu'ici I'auraient été en pure perte. Le Directeur du Programme a ensuite présenté aux participants à la quatorzième session des CLNO les membres de la Revue externe. 2. ELECTION DU BUREAU Sur proposition de Ia délégation de la Guinée Bissau appuyée par les délégations du Mali et du Togo, la délégation de Côte d'Ivoire a été étue à la présidence de la quatorzième session du CNLO. C'est la delegation du Ghana qui a ete elue a la Vice-presidence sur proposition de la délégation de la Guinée appuyée par celles du Niger et du Togo. 3. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR La réunion a adopté I'ordre du jour ci-après l. Ouverture de la réunion 2. Election du Bureau 3. Adoption cle I'ordre du jour 4. Rapport d'activite du l)rogramme I tNOC/ l4 Page 3 Presentant le rapport d'activité de I'OCP, le Directeur du Programme a rappelé que dans la zone initiale les objectifs avaient été atteints. Dans la plupart des bassins, les traitements larvicides sont interrompus. Quelques poches qui posent problèmes sont sous traitement ivermectine. 5. Dévolution a)Rapport d'activité du Burkina Mali Niger b)Etude préliminaire du projet de plan de dévolution du Bénin Côte d'Ivoire Ghana Togo c)Financement de la dévolution 6. Education sanitaire en matière d'onchocercose 7. Questions diverses 8. Date et lieu de la l5ème réunion 9. Adoption du rapport 10. Clôture de la réunion 4. RAPPORT D'ACTIVITE DU PROGRAMIUE Parmi les participants à cette quatorzième session, a encore déclaré le Directeur de I'OCp, certains assistent à nos travaux pour la première fois en leur qualité de responsables de services qui s'occupent de I'Education pour la Sante, un secteur très important et qui va encore l'être davantage. Le Directeur du Programme a indiqué que I'OCP dispose d'une division Information dotée de filÀs, de documents, de photos, de tout un matériel audio visuel et a invité les participants à solliciter la collaboration du responsable de I'OCP dans ce domaine. Parlant clu développement socio-économique des zones protégées, le Directeur du Programme a dit que l'OCP n'avait pas abandonne cette plrtie de ses activités, qu'un séminaire qui traitera de cette question aura lieu en septembre 1990 et que les Pays participants seront informés des résultats. 5. DEVOLUTION 5.I. Ranoort d'acliritè du Burkina Faso Le delegue clu Burkina Faso a indique qu'en vuc d'établir une nouvelle carte épiclemiologique pour la surveillance et la lutte contre I'onchocercose, quinze ans après te Oébut Ou Programrne dans son pa)'s, une enquête de prévalence cie la dite affection a été nrenée fin décenrbre 1989 conjointement plr l'équipe cle I'tJnité epiclemiologique cle I'OCP et l'équipe nationale. I-'étucle a intéresse principllenrent les localiri,s situécs cjans les bassins fluviau x cle la Bougouriba, cle la Contoé, de la Léraba et de la Volta rouge. NOC/14 Page 4 Dans les 44 villages visités, 23 613 personnes ont été recensées, 17 564 examinées et 247 dépistées. La prévalence globale de I'onchocercose est de 1,4%. Les charges microfilariennes moyennes chez les onchocerquiens par village sont très faibles, généralement inférieures à 20 microfilaires. Certaines villages sont totalement indemnes. Les plus fortes charges microfilariennes ont été enrégistrées chez les migrants. La charge microfilarienne la plus élevée chez les personnes infectées concerne le bassin de la Bougouriba (16,3 mf) et la tranche d'âge la plus touchée demeure celle des 30-40 ans. Chez les enfants âgés de moins de l5 ans, c'est-à-dire ceux qui sont nés après le début du Programme, on a dénombré 2l onchocerquiens. Exception faite du bassin de la Dienkoa qui ne fait pas partie de cette étude, la prévalence globale de I'onchocercose est pratiquement nulle (moins de 206). Les fortes prévalences ont été enregistrées dans les bassins de la Comoé et surtout de la Bougouriba où tlO malades ont été dépistés sur un total de 247, soit 52,6%. En ce qui concerne le bassin de la Bougouriba, on a dénombré dans trois villages 64 onchocerquiens sur I 30 dépistés. Cette situation est plutôt préoccupante puisque c'est dans ce bassin que sept enfants de moins de l4 ans ont été dépistés. L'enquête a fait ressortir que 4 de ces enfants n'ont connu aucune migration. Au cours de cette enquête des informations ont été collectées sur les migrations extérieures des dix dernières années. Cette étude a montré que les bassins de la Comoé et de la Léraba connaissent un important mouvement migratoire avec le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Ainsi 16,40,6 de la population recensée dans le bassin de la Comoé a séjourné pendant plus de deux ans en Côte d'Ivoire ou au Sénégal contre 8,70lo dans le bassin de la Léraba etseulement4,60/o pour la Bougouriba. Il existe à I'heure actuelle une nette corrélation entre I'importance des migrations et la prévalence de l'onchocercose au Burkina. Ainsi, dans le bassin de la Comoé où une personne sur 6 a séjourné plus de deux ans hors du pays au cours des dix dernières années, 40% des onchocerquiens dépistés font partie de ce lot de migrants. Dans le bassin de la Leraba, avec 8,7o/ode migration, on a enregistre33o/o des onchocerquiens chez les migrants au cours des dix dernières années. Le bassin de la Bougouriba connait peu de migration exterieure Tirant les conclusions de cette enquête Ie delégué du Burkina Faso a indiqué que la possibilité d'une reprise de la transmission de l'onchocercose ne pouvait, pour le moment, être ecartee sans un contrôle parasitologique rigoureux complété par une étude entomologique poussée. L'importance épidémiologique du phénomène migratoire, particulièrement avec la Cote d'lvoire, comnrande la mise sur pied d'une commission tripartite OCP-Côte d'Ivoire-Burkina pour elaborer une stratégie commune «le contrôle de I'onchocercose, de suivi et de la prise en charge des malades dans les deux pays. Une concertation entre le Ghana, le Mali et le Senegal est également souhaitable. ll est enfin opportun d'accelerer le processus de linancernent du Plan de Devolution pour permettre à I'equipe nationale d'être plus operationnelle. { NOC/14 Page 5 En réponse aux questions et remarques de certains délégués, Ie représentant du Burkina Faso a précisé que tout le pays constituait une zone de Dévolution parce que d'hyperendémicité. Il a également déclaré que toute la population burkinabè participait à la surveillance entomologique et qu'en cas de réinvasion, on pouvait toujours compter sur la vigilance des villageois. 5.2. Rannort d'activité du Mali Le délégué du Mali a présenté un rapport qu'il a voulu bref parce que, a-t-il dit, les activités dans son pays ont commencé il y a quelques mois seulement. Au Mali, les activités de Dévolution couvrent 125 000 km2 du territoire national. Quatre régions du sud du pays sont concernées : celles de Sikasso, de Ségou, de Koulikoro et de Mopti sur lesquelles vivent 4 millions de personnes. Cette superficie ne représentant qu'une partie des zones touchées par I'onchocercose. En apportant des aménagements aux premières propositions du Plan de Dévolution initial, le Mali a surtout été guidé par le souci de développer ses structures aussi bien centrales, intermédiaires qu'opérationnelles pour : - d'une part, une meilleure prise en charge et I'intégration de toutes les activités qui contribuent aussi bien au maintien des acquis de I'OCP qu'à I'essor socio-économique des zones libérées ; - d'autre part, une prise en compte d'autres maladies à transmission vectorielle comme la trypanosomiase humaine africaine, le paludisme, la dracunculose et la schistosomiase. En attendant la mise en forme définitive du document de Dévolution, les principales activités menées à ce jour ont été les suivantes : a) Le ren[orcement des movens d'actions de I'Equipe nationale installée au sein de la structure chargée d'animer et de coordonner les activités spécifiques devant être menées dans le cadre de la lutte contre I'onchocercose en général et Ia Dévolution en particulier. Cette équipe qui constitue le noyau dur, l'épine dorsale des activités de Dévolution, aura un rôle de premier plan à jouer dans le domaine de : - la formation du personnel de terrain; - I'idenfication des zones dites sentinelles: - la constitution d'un réseau de distribution de I'ivermectine ; - Ia mise en place d'un réseau de surveillance épidémiologique et entomologique; Concretenrent, ce renforcement des moyens cl'action s'est manifestee per : - la fornration d'un entomologiste national (en cours) à Bouaké (Côte cl'lvoire) - la lorrnation en épidemiologie cJu Coordonnatcur de I'Equipe nationale, en 1990; - Ia lornrltion tie l5 entonrologistes du niveau Il()!'en; - le lorrnation cl'environ sept agents internrecliaircs pour la distribution de I'ivermectine; NOC/14 Page 6 - I'extension du réseau de communication radiophonique (de 25 stations en 1986 à 3z en 1989); - un apport budgétaire d'un montant de 130 millions de francs CFA ($433.000 US) pour la lutte contre I'onchocercose, depuis 1988, pour la création d'unités de base et le fonctionnement des équipes ; I'augmentation de la capacité d'analyse de la D.E.P.(Division de I'Epidémiologie et de la Prévention) par I'octroi de nouveaux appareils informatiques ; b) La distribution de I'ivermectine - La distribution passive de I'ivermetine a permis de traiter à ce jour environ 10.000 personnes, cette activité étant appelée à s'étendre. c) La orise en charee. le suivi et l'évaluation - Il s'agit de la prise en compte des activités de Dévolution dans les programmations régionales, notamment celles de la région de Sikasso dont une bonne partie des malades onchocerquiens sont actuellement traités au Burkina Faso. La programmation régionale permettra une participation effective des populations mais aussi des ONG et de tous les parténaires locaux intervenant dans la zone. Malgré ces efforts, beaucoup reste à faire tant au niveau central que périphérique, pour Ia mise en place des activités de Dévolution. Il s'agit notamment : - de I'identification et de la formation des agents villageois ; - de la constitution d'équipes mobiles intégrées ; - de I'acquisition de matériels techniques de base pour les dépistages et les traitements ; - de I'intégration des activités de surveillance épidémiologique, entomologique et de lutte dans les activités de routine des formations sanitaires à côté d'autres activités de lutte contre d'autres maladies vectorielles telles que la trypanosomiase humaine africaine, le paludisme, la dracunculose etc... Un linancement de 655 millions de francs CFA (S2.184.000 US) reste à acquerir pour asseoir définitivement Ie programme national de la Dévolution dans sa conception actuelle, à savoi.: - assurer une surveillance epidemiologique et entomologique correcte ; - assurer un dépistage et un traitement précoces et corrects des onchocerquiens; - permettre une revalorisation des zones abandonnées mais actuellement liberées de I'o nc hoce rcose. s.3. Rannorl rl'acl irité du Niser Le Niger, a indique son représentant, n'a pas de rapport d'activité à présenter comrne I'ont fait Ie Burkina Faso et le lr4ali. Il a précisé que son pays a béneficié, en 1989, de la formation cle NOC/r4 Page 7 cinq agents en épidémiologie et a rappelé que le plan de Dévolution élaboré et présenté en 1989 au lOème CCP, à La Haye, a été approu',ré. Toutefois, les activités de surveillance épidémiologique n'ont pas démarré faute de moyens matériels et continuent donc d'être menées par I'Unité d'Evaluation épidémiologique de I'OCP, à Ouagadougou. Sur proposition du Directeur de I'OCP, le Niger a adressé une requête pour le financement de son Plan de Dévolution auprès du Représentant résident du PNUD à Niamey et attend encore une réaction. Quant aux ONG, elles n'ont pas encore été sollicitées mais le seront très prochainement comme le sera également I'OMS-AFRO. 5.4. Etude oréliminaire du oroiet de Plan de Dévolution du Bénin Parlant du projet de Plan de Dévolution de son pays, le Oétégué du Bénin a particulièrement insisté sur les mécanismes d'intervention, leurs activités et le coût du programme étalé sur cinq ans. l. Au niveau périohérioue, les structures d'interventions seront : a) L'unitê villaeeoise de santé L'agent de santé de la Communauté villageoise de base procède à la capture des simulies, à I'orientation des malades vers des centres plus développés pour la confirmation diagnostique, à la distribution de I'ivermectine et à la surveillance des effets secondaires du traitement à I'ivermectine. b) Le comolexe communal de santé etlou Centre de santê de Sous-Préfecture - Les malades suspects orientés par les agents de santé de la Communauté de base seront confirmés et pris en charge (traitement et suivi). 2. Au niveau intermédiaire. Les équipes multidisciplinaires du Service technique d'intervention (Grandes endémies) effectuent périodiquement des tournées de prospection et de dépistage des cas d'onchocercose. Les malades identifiés seront traités à I'ivermectine et suivis (pour deceler les réactions secondaires) lors des tournées des équipes du service technique d'intervention(srr). C'est également au niveau du STI que se feront les dissections des simulies pour ta surveillance entomologique. C'est enfin l'équipe du STI qui s'occupe de l'évaluation épidémiologique. 3. Au niveau central. Il est créé une cellule de reflexion et de suivi ou cellule de coordination et de supervision avec à sa tête le Chef de service de I'Epidemiologie et de la Médecine préventive; de cette cellule dépendra un organe de gestion des activités. Le coût du programme est estimé à gqï.Zll.000 francs CFA (S3.160.000 US) pour une première pèriode de cinq ans. 5.5. Etude nreliminaire du proiet de nlan de dévolution de la Côte d'Ivoire En Côte d'lvoire, les activités de I'OCP s'étendent sur 660/o du territoire national. Dans les foyers nordiques, I'onchocercose n'est plus un problème de santé publique. t-a Direction de la Stnté publique et de la Population s'occupe de la Iutte contre les grancles enrlemies qui comprend 26 secteurs de sante rurale. Lr lurte contre I'onchocercose est intégree à cette structure comnre elle est également intégree aux Programmes Lèpre et Tuberculose. Les NOC/ l4 Page 8 superviseurs des activités des formations sanitaires périphériques; il est donc possible de leur confier la mission de diagnostic parasitologique des suspects d'onchocercose. It est apparu que les populations dépendantes de formations sanitaires fixes peuvent être surveillêes, sur le plan de la réapparition des cas d'onchocercose, par I'infirmier de la formation, sanitaire, le diagnostic étant confirmé par l'équipe mycobacteries au cours de la visite mensuelle de supervision. Pour les populations non susceptibles d'être rattachées à une formation sanitaire fixe, le dépistage des malades onchocerquiens peut être fait par les agents de santé villageois, la confirmation parasitologique étant assurée par l'équipe d'assainissement. Les activités de surveillance de I'onchocercose pourraient s'organiser ainsi Au niveau du village disposant d'Agents de santé communautaires, ceux-ci seraient chargés de recenser les migrants et de les inciter à se rendre au Centre de santé le plus proche en cas de suspicion d'onchocercose. - Au niveau du Centre de santé : I'infirmier procède à un examen clinique complèt et convoque le malade pour le jour de tournée mensuelle de l'équipe mobile. - Au niveau de Ia base du secteur de santé rurale : le Médecin-chef mettra en place une cartographie précise de I'apparition de nouveaux cas. - L'équipe nationale intervient à la demande des secteurs de santé rurale dans des zones suspectes de reprise de transmission. Elle est également appelée à pratiquer des enquêtes parasitologiques dans des villages de première ligne tirés au sort. Qu'il s'agisse de traitements individuels de cas nouvellement dépistés ou de traitements de masse dans la zone forestière, le médicament employé sera l'ivermectine. Ces traitements seront donnés par les personnels des Centres de santé, préalablement récyclés. Les charges recurrentes ont été calculées sur cinq ans d'activités. Elles comprennent dans la zone Nord, anciennement traitée par I'OCP, les activités de surveillance épidémiologique et de traitement des nouveaux malades et dans Ia zone d'extension Sud et la zone lorestière, non traitée par I'OCP, la distribution d'ivermectine aux formations sanitaires périphériques pour le traitement individuel des cas. Le coût de ce programme, pour 5 ans, est estimé à:SS.OaS.O00 francs CFA (S1.280.000 US) 5.6. Etude nréliminaire du nroiet de plan de dévolution du Ghana Au Ghana, les superficies concernees par le projet de plan de dévolution touchent trois régions,24 districts, soit 94000 km2 pour une population de 200 000 habitants. Dans la zone initiale, la situation est satisfaisante avec, cependant, quelques zones d'ombre: des cas d'enfants infectés ont été constatés dans la vallée du fleuve Kulpawn, Ia Sissili, le Bui. Là les charges lilariennes pcrsistent nralgré Ies lctivittis clr. lutte antivectorielle. L'OCP poursuit ses efl'orts pour laire regresser la maladie dans cette zone. Le Pllrn de Devolution du Ghana est entièrement bese sur le programme de Soins de Santé primaire et sur le concept de gestion sanitaire au niveau du clistrict. Ce Plan de Dévolution va NOC/14 Page 9 impliquer trois régions du Nord au Ghana et les autres maladies qui seront prises en compte sont la lèpre, la dracunculose et le pian qui sont facilement diagnosticables. Chaque service de santé a une zone d'influence dont il est entièrement responsable. Les agents de santé se rendront dans la zone d'influence pour y assurer la couverture sanitaire nécessaire. Ils seront également chargés des tâches de formation et de supervision de communautés. Au niveau communautaire : les agents de sante villageois, en collaboration avec les organisations démocratiques participeront à la surveillance entomologique et feront de I'Education pour la santé. C'est au niveau du district que se fera le traitement lvermectine, la supervision des postes de santé, la surveillance épidémiologique. Une équipe polyvalente y sera mise en place. Au niveau national (section des maladies transmissibles): les activités comprendront outre les visites de districts, le monitoring et l'évaluation du programme de Dévolution. A noter que le Gouvernement a déjà entrepris le développement des zones libérées par la construction de routes, d'écoles, de services de santé etc... Un budget de 2,84 millions de dollars des Etats Unis, pour cinq ans a été étaboré. 5.7. Etude nréliminaire du nroiet de nlan de dévolution du Toeo Le délégué du Togo a déclaré que le Plan de Dévolution du Togo sera disponible dans le courant du mois de juin 1990. 5.8. Financement de la Dévolution Intoduisant la discussion sur ce point, Ie Directeur du Programme a indiqué qu'il s'agit là d'un problème préoccupant mais que I'on disposait d'assez de temps pour lui trouver une solution. Se référant à I'expérience du Burkina Faso, il a déclaré que ce que ce pays a réalisé était très encourageant. Il a estimé que ce serait une bonne chose d'en informer les donateurs en mettant I'accent sur les possibilités de financement de Programmes de Dévolution par le PNUD, I'US-AID, I'OMS-AFRO et les ONG. Le Directeur du Programme a également aflfirnre que les donateurs étaient conscients des sommes importantes jusqu'ici investies dans I'OCP. Il a ensuite présenté une méthode d'approche de la meilleure manière d'obtenir le financement d'un Plan de Dévolution: l. Identifier la Dévolution comme une priorité nationale; 2. Obtenir du PNUD qu'il organise une réunion de bailleurs de fonds du pays concerné. Ce travail est un dévoir pour le PNUD en sa qualité de membre du Comité des Agences Parrainantes(CA P); 6. EDUCATION T]R LA SANTE I-c Coorclonnatcur clu Bure'au du Directeur clu I'rogrunrme, chlrrge égrlement dc ll Dôvolution, r introci rr it le cleurienre point clc I'ordre clu jour. ll I estimé qu'après quinze ans de lutte antivectoriclle, il n'est pas toujours évident que les populations rurales de I'aire initiale cles zones d'extension de I'OCP soient conscientes de la relation qui existe entre les piqures de simulies et NOC/14 Page l0 I'apparition de I'onchocercose et sa complication majeure : la cécité. Nous arrivons, a-t-il dit, à un tournant où la situation est maîtrisée dans presque toute I'aire initiale, où I'incidence tend vers zéro, où I'onchocercose ne constitue plus un problème de santé publique. Il a rappelé que I'OCP n'est pas un programme d'éradication, que le retour des simulies est prévisible et inéluctable, que ce retour va constituer une nuisance mais aussi que ce retour peut réintroduire la maladie si certaines conditions sont réunies, notamment la migration des populations infestées dans les zones assainies. Le rôle de l'éducateur pour la santé à ce stade est prépondérant : - informer en expliquant aux communautés la relation entre les piqures de simulies et I'apparition de I'onchocercose; - éduquer en indiquant les signes de présomption de la maladie et la conduite à tenir en cas d'apparition; - mettre en exergue les deux phénomènes : la nuisance et le retour de la maladie; - sensibiliser et mobiliser les communautés par une participation effective à la surveillance de la maladie. 6.1. Education oour ta santé en matière d'onchocercose au Bénin Il n'a pas été possible à ta aétégation du Bénin de faire un exposé complet sur cette question en raison de I'absence du représentant de ce pays, chargé du volet éducation pour la santé. Il a cependant été inOiqué que tout ce qui a été produit jusqu'ici au Bénin, qu'il s'agisse d'affiches ou de films est venu du siège de I'OCP. Une autre activité a été I'organisation de la 'semaine de I'onchocercose" et de spectacles (théâtre) comme en juin 1986, à I'occasion de la réunion annuelle à Cotonou, de la l0ème session des Comités Nationaux de Lutte contre I'onchocercose. 6.2. Education pour la santé en matière d'onchocercose au Burkina Faso Le délégue du Burkina Faso a déclaré que bien qu'il n'y a plus de surveillance épidémiologique depuis 1986 dans son pays et que la maladie est en voie de disparition, des efforts doivent être concentrés sur I'aspect prévention dont I'inlormation et l'éducation pour la santé constitueront un des atouts pour le maintien de la situation actuelle. En tant que puissant moyen d'information, de sensibilisation et de mobilisation de la population cible, a poursuivi le représentant burkinabé, l'éducation pour la santé jouera un rôle charnière de premier plan dans le changement des comportements nécessaires à la promotion de la sa n te. Le Programme onchocercose ne sera pas vu sous I'angle d'une action isolee, dans son volet éclucation pour la santé. Il pourra être un elément intégre dans un ensemble d'actions tel que la lutte contre la trypanosonriase. Ia dracunculose et la schistosomiase et. mieux encore, dans le système de scénario cie dér,elopJ)cnrrnt sanitaire en trois phases con)munAutaires et s'assurer qu'un appuiadequat et approprié est lourni. NOC/14 Page I I La création future de centres régionaux d'éducation pour la santé et assainissement viendra renforcer davantage ce système. S'agissant des objectifs, il sera principalement question de préserver les acquis en contrôlant la réinvasiôn des simulies infestées des zones liberées de I'onchocercose. De manière plus spécifique il s'agira: - d'identifier et de surveiller les zones à risque; - d'amener tous les membres du Comité de développement villageois et ceux de la cellule de santé à reconnaître les simulies et à donner I'information aux autorités; - d'orienter les migrants suspects d'onchocercose vers les formations sanitaires; - de participer aux campagnes de traitement de masse. Quant aux stratégies, c'est-à-dire le passag,e de "l'élaboration à la réalisation", il est prévu: - l'élaboration d'un livret d'information et d'éducation pour la santé sur I'onchocercose; - la distribution de ce livret dans toutes les zones concernées; - Ie déroulement de séminaires de formation et d'évaluation de connaissances de personnes cibles; - une mission d'évaluation et d'inspection tous les deux ans; - la programmation d'ateliers de formation dans les Directions provinciales de la santé et de I'Action sociale, les Centres de santé et de Promotion sociale et les villages; - la réalisation d'émissions radiodiffusées en appui à I'information dans les stations régionales des zones concernées. Pour mener à bien toutes ces actions, il est prévu un investissement de 50 millions de francs CFA. Le Représentant de I'OCCGE a déclaré que son organisation était en mesure de faire beaucoup plus que les apparences ne le laissent prévoir en matière d'Education pour la sante (EPS). Des Journées de reflexions ont été menées par I'OCCGE. Des ressources sont disponibles. Les Pays participants sont invites à y avoir recours. Un des consultants charges d'effectuer une etude externe sur I'OCP a declare que I'onchocercose dans les Pays participants, n'est pas une priorité. Un délégue du Sénégal a posé la question de savoir sur combien de temps I'investissement de 50 nrillions de francs CFA annoncé par le Burkina Faso était étalé. Un délegué du Mali a posé une question sur le retour massif des populations vers les zones libérées. S'agit-il d'un retour organisé? Si oui, le Mali souhaiterait partager cette experience. Le représentant du Burkina Faso, en réponse à ces questions, a précisé NOC/ l 4 Page I 2 - que les 50 millions ne tiennent pas compte des prises en charge et qu'il s'agissait d' investissements ponctuels; - pour les migrants, la Direction de I'Education pour la santé participe à leur réinstallation. Il a cité I'exemple de la province du Sourou où OOO familles viennent d'être installées. Mais, a-t-il indiqué, un programme élaboré n'a pas été réalisé parce que I'OCP a démarré sans associer I'EPS à ses activités. Le Directeur du Programme a commenté les derniers propos du délégué burkinabé en indiquant qu'il n'est pas tout à fait exact de dire que I'OCP n'a pas associé I'EPS à ses activités. Il a af firmé que dans I'Accord cadre il est bien spécifié qu'une des responsabilités des Pays participants est bien l'éducation pour la santé. Il a conclu son intervention en rappelant le mandat de I'OCP : contrôler la maladie. Il a ajouté que Ie reste (les modes de comportement, les méthodes de gestion etc...), qui a conduit au succès de I'OCP, était transférable. 6.3. Education oour la santê en matiére d'onchocercose en côte d'Ivoire Le délégué de Ia Côte d'Ivoire a déclaré que les objectifs de son pays en matière d'éducation pour la santé consistent notamment à soutenir tous les programmes de santé publique et à diffuser les informations utiles pour la conservation ou I'amélioration de l'état de santé de la population. Pour appliquer cette politique, la Côte d'Ivoire dispose de structures appropriées. Il s'agit : - de la Direction de la Santé publique et de la Population (DSPP); - de I'Institut national de santé publique (INSP) et du Service national d'Education sanitaire; Les activités en cours en matière d'EPS se présentent comme suit : - un Programme national d'hydraulique villageoise (PNHV); - la lutte contre les maladies diarrhéiques; - I'assainissement S'agissant des strategies, on a recours - aux contacts interpersonnels - à la formation - à ta diffusion des messages: . presse parlée en langues nationales . presse écrite . affiches En matière d'onchocercose, a conclu le délégué de Côte d'lvoire, Ie pays n'a pas encore de plan propre d'éducation pour Ia sante. ll a ajoute qu'il ne serait pas souhaitable de faire un progranrme vertical d'EPS en matière d'onchocercose. Un Consultant de la Rer ue extcrne a pose la qut'stitrn clc savoir s'il existc' un lien entrc la strrtégie globele (oncho) et les systèmes de santé des Pays prrticipents. NOC/r4 Page I 3 Le Directeur du Programme a répondu qu'OCP n'était en réalité qu'un laboratoire des Pays participants. Un autre membre de l'équipe de la Revue externe a déclaré que les Donateurs ont une conception simpliste du problème de I'onchocercose. Il a ajouté qu'il faudrait arriver à mieux "vendre" le Programme en étant un peu plus précis, en faisant clairement apparaltre qu'il n'y a pas de dichotomie entre OCP et les Pays participants. Le Directeur du Programme a affirmé que les reprêsentants des Donateurs changent continuellement. Le Représentant de I'OMS-AFRO a déclaré qu'il fallait a tout prix préserver les acquis de I'OCP. 6.4. Education pour la santè en matiére d'onchocercose au Ghana Le delegue du Ghana a declare que I'education pour la sante est conçue dans son pays comme un programme par lequel les populations sont assistées dans leur comportement. L'éducation pour la santé n'est pas l'information sanitaire même si cette dernière en est un élément fondamental. L'éducation pour la santé va au-delà de I'information sanitaire et aborde d'autres facteurs qui affectent les situations sanitaires tel que la connaissance, les dispositions d'esprit face aux problèmes de santé, la disponibilité des moyens, le soutien des membres de la famille. C'est dire que l'éducation pour la santé utilise plusieurs voies pour aider les personnes à mieux comprendre leur propre situation et choisir les actions qui contribueront à améliorer leur état de santé. La division de I'Education pour la santé n'a pas jusqu'ici joué un rôle important a affirmé le délégué ghanaen qui a présenté ce que son pays envisage de réaliser dans ce domaine et non pas ce qui a été fait. Il s'agir : - d'attirer I'attention des populations des zones libérées sur les dangers de I'onchocercose et les amener à apprécier le Programme comme étant le leur; - d'améliorer les connaissances des populations en matière d'onchocercose; - d'améliorer les connaissances des populations sur les modes de transmission de la maladie; - de stimuler I'interet et I'action des populations en matiere de surveillance entomologique - d'initier les populations aux traitements programmes (Ivermectine) et aux effets secondaires qui pourraient se présenter. - de tenir les populations informées des objectifs du Programme, notamment sur le fait que le retour des simulies (la nuisance) n'est pas synonyme d'infection. Pour atteindre ces objectifs, une approche multimedia est necessaire. Cette approche va des contacts personnels aux visites à domicile en passant par des discussions en petits groupes, les réunions dans les villages, les chants, les pièces de théâtre (en langues nationales) et, bien entendu, le concours des stations de radio. 6.5. Edttcatiet, IreuI Ia sanlé en nralièrc d'«rrrchocercose en Cuinée Selon le délegue de Ia Guinée, I'Education pour la santé a toujours fait partie des activités de terrain. Des séances éducatives sur I'onchocercose auxquelles les populations ont été sensibles ont NOC/14 Page 14 grandement facilité les tâches dévolues à l'équipe nationale. De nos jours une partie importante des populations des zones concernées en Guinée savent que I'onchocercose n'est ni une fatalité, ni une malédiction. Il reste qu'un important effort d'éducation sanitaire va être déployé. C'est dans cet esprit que la Division "Promotion pour la santé', créée en mars 1990, a pensé développer, en matière d'onchocercose, un programme Information, Education et Communication, destiné à renforcer les efforts des équipes nationales oncho. Les objectifs de l'éducation pour la santé ont été fixés comme suit : l/- informer les populations de manière régulière et appropriée sur la cause de la maladie, son cycle de transmission et ses complications; 2/- élaborer un système de retroinformation entre les populations et les responsables du Programme sur la nécessité d'entreprendre des enquêtes entomologiques et épidémiologiques pour faire connaître les mesures de lutte en vigueur et s'assurer leur pleine participation. La strategie consisterait : l) au recyclage des agents des Soins de santé primaires en matière d'onchocercose; 2) àla formation aux techniques d'éducation pour la santé des agents de terrain de la zone onchocerquienne. 3) à I'utilisation des médias pour une information de masse. La mise en oeuvre comportera deux phases : l/ une phase de recherche qualitative sur les connaissances, attitudes et pratiques aussi bien des agents de santé que des populations. 2/ une phase d'élaboration et de diffusion de messages d'education sanitaire en matiere d'onchocercose. Afin de réaliser ce programme d'EPS-Oncho la division "Promotion pour la Sante" se propose de constituer un groupe de travail chargé de réfléchir sur cette question et d'élaborer un plan d'action réalisable afin de Oéfinir concrètement qui va faire quoi, quand, comment, où et à quel prix. 6.6. Education nour la santé en matière d'onchocercose en Guinée-Bissau Le délégué de la Guinée-Bissau a déclaré que d'une manière générale I'Education pour la santé est liée à la politique des Soins de Santé primaires. La Guinée-Bissau n'a pas de programme d'EPS-Oncho spécifique. Elle essaie néanmoins, de transmettre Ie message aux populations. Toutes les occasions sont mises à profit pour faire le point. Les messages traitent essentiellement du mode de transmission de la maladie et de son évolution. Les canaux utilises sont la television, la radio et les contacts directs avec les populations c ibles. La Guinée-Bissau connait d'enormes difficultes financieres pour mettre sur pied un programme d'EPS. Aussi,profite-t-elle des rencontres occasionnelles (distribution d'ivermectine, NOC/r4 Page I 5 évaluations EPI) avec les populations pour exploiter la présence des équipes de la télévision et de la radio 6.7. Education oour la santé en matière d'onchocercose au Mali Le délégué du Mali a déclaré que I'Education pour la santé en tant que première composante des Soins de santé primaires, concerne en fait toutes les maladies d'intérêt local ou national dont la lutte dépend en grande partie de la façon d'agir des populations et des connaissances qu'elles ont de ces maladies. Il apparaît donc évident que I'EPS autour du'problème " onchocercose s'inscrit en bonne place dans les activités générales d'EPS. Concernant spécifiquement I'onchocercose, une attitude plus pragmatique a été adoptée. C'est ainsi que : l/ sur le plan local : - chaque passage des équipes est une occasion pour entreprendre des activités d'EPS autour des problèmes de santé prioritaires du village visité avec un accent particulier sur I'onchocercose. Chaque village ayant au moins quatre contacts annuels avec une équipe de lutte, on apprécie mieux I'impact de ces activités d'EPS; - en situation exceptielle, telle qu'une prolifération simulidienne jugée anormale par une communauté, les débats sont élargis aux responsables locaux, souvent mal informés, donc prompts à inquiéter inutilement les populations. 2/ sur le plan national : L'utilisation possible des grands canaux de communication reste une éventualité pouvant être mise à profit notamment : - à Kayes où existe une station de radio locale; - à Bamako où la radio-télévision nationale offre des possibilités pour la diffusion régulière de messages éducatifs sur les problèmes de santé en général. D'une manière générale, il n'existe pas un programme d'EPS uniquement I'onchocercose mais toutes les méthodologies, toutes les techniques utilisées dans le I'Education pour la santé sont mises à profit pour lutter contre I'onchocercose. base sur cadre de S'agissant de la Devolution, trois elements sont a retenir: l/ la mobilisation sociale pour I'adhésion et le soutien des populations aux activites de lutte; 2/ I'tdentilication de leaders locaux pour entretenir cette dynamique; 3/ le déroulement d'activités d'lEC (lnfornration, Education, Communication) en exploitant lc's résultats d'études CAP et en utilisent tous les canaux appropriés disponibles. Le delegue du Mali a egalement souligne I'existence depuis l96l dans son pays d'un service rattaclri,à la Drrection de la Srnte publique, servir-r'chrrgr'de la misc'en oeuvre des volets IEC des progrirr)rnres prioritaires. Ce service cst r('t)rusentt'rlrns les rcgions par cies sections régionales et dans les cercles et arronciissements par des responsables chargcs d'lEC. NOC/ l4 Page 16 Au niveau central il possède trois cellules: formation, animation, production (affiches, fiches techniques, dépliants, films etc...). Il collabore avec plusieurs structures dont I'Education nationale (alphabétisation), I'Information (radio et télévision) la Culture (Centres d'études des services de production audiovisuelle). Il dispose de 135 minutes à la Radio et de 20 minutes à la télévision par semaine. Pour asseoir une véritable stratégie de communication, le Mali se propose de mener une enquête qualitative dans I'aire initiale du Programme (dans les Régions de Sikasso, Ségou, Mopti et Koulikoro) de concert avec les populations. Cette enquête qualitative permettra de mieux affermir Ies objectifs de communication et la stratégie. Ces objectifs sont les suivants: - déterminer les disponibilités d'écoute des populations de I'aire initiale du Programme. - identifier localement les canaux de communication appropries - déterminer le niveau de motivation des populations à rehabiliter dans les zones liberees. - identifier les sources d'information des populations de I'aire initiale. Un des membres de l'équipe de la Revue externe a estimé qu'au Mali on avait renversé les rôles et que l'éducation pour la santé ressemble à un perpétuel recommencement. Si tel était le cas, il a souhaité que la question soit revue autrement. Le délégué du Mali a répondu en précisant que l'éducation pour la santé est une des huit composantes de la politiquede soins de santé primaires de son pays, qu'elle n'est pas sectorisée et concerne I'ensemble des problèmes. Il s'agit aujourd'hui d'améliorer la mobilisation sociale des populations autour des actions de santé. 6.8. Education nour la santé en matière d'onchocercose au Niser t-e délégué du Niger a déclaré que depuis la conférence de Alma-Ata en 1978, sur les Soins de santé primaires dont I'EPS est une des composantes, son pays a fait d'elle son cheval de bataille. Au Niger les Agents de Santé villageois jouent un rôle important dans les Soins de santé primaires puisque 550/o des accouchements sont effectués par les matrônes et que 48ÿo des soins sont I'oeuvre des secouristes. Cela permet d'affirmer que le Niger ne peut que saluer cette décision de faire participer ces agents à Ia lutte contre I'onchocercose, comme éducateurs, et en servant d'intermédiaires entre les villageois et le personnel de santé. Au Niger, I'onchocercose sévit particulièrement dans les deux arrondissements de Tillaberi où I'on compte deux centres médicaux, trois postes médicaux et dix-huit dispensaires ruraux. Ces dix-huit dispensaires ruraux sont diriges par cles infirmiers qui donnent la priorité à ta sensibilisation. Deux aspects retiennent leur attention : l/ le diagnostic clinique de démangeaisons...). la maladie par la presence de certains signes (nodules, 2/ le rôle d'éducateur qui consiste a amener les patients à venir en consultation Ie plus tôt poss ible. Le delegue du Niger a cite "l'excnrple cle TAMOtl", une zone (Tamou I et Tamou KAINA) où I'on dénombre quelque 30 aveugles onchocerquiens contre 300 pour toute la zone onchocerquienne au Niger. C'est là qu'à éré insrellé un projet dénonrmé "Rehabilitation des Aveugles de Tamou" NOC/ l 4 Page I 7 qui initie les intéressés à ta culture et à l'élévage, organise des séminaires de recyclage à I'intention des agents de santé de la zone et fait appel à I'Antenne régionale d'Information et d'Education pour la Santé (ARIES) de la Direction Départementale de la Santé (DDS) de Tillabéri pour I'organisation de tournées de sensibilisation. L'ARIES de Tillabéri est doté d'un matériel audiovisuel (projecteur de film l6mm, projecteur de diapositives...). Elle prépare des Iivrets scolaires à I'intention des élèves. 6.9. Education nour la santé en matière d'onchocercose au Sénégal Le délégué du Sénégal a déclaré que l'approche information/éducation pour Ia santé, de I'onchocercose, est une voie incontournable. Il a relevé que dans le bassin de la Gambie, les équipes médicales ont recensé, en 1988, 5398 personnes inlestées dont 3484 ont été traitées, soit 64,50%. Le Bureau regional de I'Education pour la sante a Tambacounda mene des activites importantes. Des émissions radiophoniques ont été réalisées avec le concours de techniciens du service régional des Grandes Endémies. Un film a été tourné sur I'onchocercose par I'Association française des Volontaires du Progrès (AFVP) en collaboration avec le service de I'Education pour la Santé. Quelles perspectives en matière d'EPS? Des émissions radio ont été réalisées en collaboration avec des entomologistes. On entend poursuivre Ie travail (information/éducation) en descendant dans les villages. Là il sera créé des Comités villageois de lutte contre I'onchocercose avec formation d'animateurs sanitaires. Cette approche va influencer l'intervention de certains agents travaillant en milieu rural : techniciens d'agriculture, agents des Eaux et Forêts, encadreurs et vulgarisateurs du monde paysan. Il sera ainsi développé une approche multisectorielle pour informer au mieux les populations. L'onchocercose, a conclu le délegué du Sénégal est un problème de Santé publique, et à ce titre, il doit être combattu par tous les moyens y compris la mobilisation des populations. Pour ce faire, il est aussi important d'élever le niveau de connaissance de ces populations. Le Chef de la délégation du Sénégal a raconté comment il avait sensibilisé ses collègues d'alors à une réunion de Chefs de services présidée par le Gouverneur, à Tambacounda, en projetant le film.MARA'. Ila salue les eflorts faits par le service Information et Relations publiques de I'OCP et proposé le renlorcement de ce service. Le Directeur du Programme a invite les Pays participants à s'adresser davantage au Service Information et Relations publiques cle I'OCP. ll a rappelé que tous les agents du personnel de I'OCP étaient en même temps chargés de contribuer à I'information et à l'éducation du public avant d'inviter les agents de santé à faire preuve d'humilité et de modestie lorsqu'ils sont confrontés à I'expérience vécue des populations sur le terrain. Il a souhaité que désormais il y ait un suivi des activités en matière d'EPS. 6.10. Educalion p<ruI la santé q11qa1jère d'onchossrcose en Sierra Leo Le delégue de la Sierra Leone a déclare que le programme education pour la sante est considere comnre faisant partie intégrante des activités de I'OCP. Il existe un service d'EPS, avec rlcs antennes locales cians les zones Oncho, qui s'occupe cle tous les problèmes de slnté. Les Cornités rle rnobilisation sociale sont Iargenrent solicites pour Ia clit'fusion de I'inl'orntation par la radio (60 nrn cle progranunes par scnrlrine) notamment, et Ies affiches. NOC/l 4 Page l8 En raison d'énormes difficultés financières, les activités à mener sont limitées. Cela est regretable parce que I'EPS doit toucher tout le monde, a déclaré le délégué de Sierra Leone qui a ajàuté que les agents de I'OCP doivent faire preuve d'humilité, de savoir faire et se comporter avec politesse. On prévoit cependant d'autres stratégies : le théâtre, les chants, les contes. L'UNICEF est un support dans ce domaine de l'éducation pour la santé. Le représentant de I'OMS/AFRO a rappelé que dans chaque Représentation de I'OMS était installé un fonctionnaire national chargé de I'information du public. L'EPS peut avoir recours à ce fonctionnaire. Le délégué du Sénégal a également indiqué que les Attachés de presse des ministères de la santé pourraient également aider. Un membre de l'équipe de la revue externe a relevé que I'Oncho sera peut-être Ia porte d'entrée d'une véritable participation aux problèmes de santé. 7. QUESTTONS DMRSES Sur intervention du Directeur du Programme il fut décidé que ce Consultant de la Revue externe discuterait de I'aspect émotionnel de I'onchocercose avec un groupe de délégués réunis dans un Comité spécial. Ce Comité a fait le tour des idées qui devraient être des idées-clef mais n'a pas formulé des recommandations. Cependant il y a eu une vue d'ensemble qui peut permettre de faire de I'EPS, en terme d'oncho, avec des groupes-cibles qui peuvent bénéficier d'un message chargé d'émotion. Les participants ont ensuite répondu aux trois questions ci-dessous posées au nom de la Revue externe, par son président. l. La Dévolution est déjà en cours dans certains pays. f lle bénéficie (partiellement) d'une enveloppe budgétaire nationale. Est-il possible pour les Gouvernements des Pays participants d'entreprendre un minimum d'activités épidémiologiques et de distribution d'ivermectine en I'absence de toute forme de financement? 2. Le Programme Oncho nécessite une coopération internationale. A la fin de I'OCP quel genre de coordination pourrait être envisagée ou souhaitée pour les Pays participants? 3. Des études antérieures sur I'OCP ont fait état de la création d'un "organisme inter-pays" à la fin du Programme; considérant les besoins spécifiques de vos pays, comment voyez-vous le rôle d'un tel système? Quels seraient ses relations avec OMS-AFRO ? La plupart des délélations ont répondu par I'affirmative à la première question en souhaitant disposer d'un apport financier extérieur. Aux questions 2 et 3, elles ont généralement estimé qu'il fallait envisager que OCP joue le rôle de conseiller. Le delegue de la Guinee a reserve sa reponse aux questions 2 et 3 apres consultation de son ciépartemen t. NOC/14 Page 19 Le derégue du Togo (non representé pour le point Education p.rur la Santé) a assuré les pays voisins du sien que la réinvasion de leurs ,"..i1oires ne se fera pâs oa' !c Taoc. les membres de Ia xevue externe ont dir avorr rrrÿu cles reponses encourageantes et satrsfaisantes. Ils ont affirmé qu'il fallait que les Pays participans assument leur responsabilité, ce qu'ils ont fait en rêpondant par I'affirmative à la question no.l. Cola, ont-ils dit,les rassure car telle est leur perception du problème. Ils ont dit comprendre qu'il soit diffici!" de répondre aux deur autres questions. Le Directeur du Programme a déclaré qu'il participait peut être pour la clernière fois à un' reunion des CNLO, l'âge de la retraite n'étant plus très étoigné 8. DA'rI,l ET LIEU DE LA QUINZIEIUE REUNION Avant I'adoption du Communiqué final, il a été décidé que la ljème session des Comités Nationaux de Lutte contre I'Onchocercose aura i'r,. à Ouagadougou, au siège de I'OCP, du 28 au 30 mai 1991.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization