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Procès-verbal de la huitième séance, vendredi 23 septembre 2005

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WPR/RC56/SR/8 PROCES-VERBAL PROVISOIRE DE LA HUITIEME SEANCE (Salle de Conférences Jacques Iekawe, Secrétariat de la Communauté du Pacifique) Vendredi, 23 septembre 2005 à 9 h 00 PRESIDENTE : Mme Marianne DEVAUX (France) TABLE DES MATIERES page 1. 2. Rapport sur la tuberculose, le VIH/SIDA et autres infections sexuellement transmissibles ........................................................... Examen des projets de résolutions ............................................................................ 2.1 2.2 Santé de l'enfant ............................................................................................. Stratégie de financement des soins de santé pour les pays des Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud-Est ....................................................................................... Salubrité de l'environnement .......................................................................... Elimination de la rougeole .............................................................................

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2.3 2.4 3. 4.

Coordination des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et du Comité régional ................................................................ Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine : Composition du Comité des politiques et de la coordination .................................... Cinquante-septième et cinquante-huitième sessions du Comité régional : dates et lieux ............................................................................ Clôture de la session ..................................................................................................

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5. 6.

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1.

RAPPORT SUR LA TUBERCULOSE, LE VIH/SIDA ET AUTRES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES : Point 17 de l'ordre du jour (Document WPR/RC56/13) En présentant ce point de l'ordre du jour, le DIRECTEUR REGIONAL fait remarquer que la

Région du Pacifique occidental a réalisé des progrès considérables puisqu'elle a atteint les objectifs de lutte contre la tuberculose que le Comité régional s'était fixés en 2000, à l'occasion de sa cinquante et unième session. La Région a également atteint ses différents objectifs de prévention, de soins et de traitement des personnes séropositives et des malades du SIDA et elle s'est attaquée à la co-infection VIH-tuberculose. Dans le domaine de la lutte antituberculeuse, la Région a déjà dépassé son objectif de 85 % fixé pour les taux de guérison. Elle est très près d'atteindre son objectif de 2005, soit une couverture de 100 % du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS). En outre, à la fin de l'année, la Région aura presque atteint son objectif initial, à savoir un taux de détection des nouveaux cas de 70 %. Malgré les progrès accomplis, des menaces et des problèmes subsistent. Avec l'expansion rapide du traitement DOTS, il reste à améliorer et à maintenir la qualité du traitement. De plus, la tuberculose multirésistante et la co-infection VIH-tuberculose risquent de saper les progrès difficilement acquis. Pour résoudre ces problèmes, le Plan stratégique régional Halte à la tuberculose pour la période 2006-2010 est en cours d'élaboration et sera présenté à la cinquante-septième session du Comité régional, en 2006. Dans le domaine du VIH/SIDA, on estime que plus de 1,5 million de personnes dans la Région vivaient avec le VIH/SIDA à la fin de l'année 2004 et que 120 000 seront morts du SIDA en 2005. Le Cambodge et la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont confrontés à une épidémie généralisée. En Chine, en Malaisie et au Viet Nam, il est à craindre que le VIH ne se propage des groupes à haut risque déjà infectés à l'ensemble de la population. Tous les autres pays enregistrent des taux de prévalence du VIH relativement faibles. L'initiative "3 millions en 2005" dont l'objectif est de permettre à 3 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans les pays en développement de bénéficier d'un traitement antirétroviral avant la fin de l'année 2005, s'est révélé un puissant catalyseur des actions de la Région, puisque les partenariats qui se sont constitués dans le cadre de cette initiative ont contribué à augmenter considérablement le nombre de bénéficiaires de ce traitement dans les pays en développement. Ainsi, près de 25 000 personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la Région du Pacifique occidental bénéficient d'une thérapie antirétrovirale, soit deux fois plus que l'année passée.

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On constate depuis quelques années une nette amélioration du contexte dans lequel prévention et soins aux séropositifs et aux malades du SIDA sont assurés. Un volume accru de ressources a été alloué aux interventions liées au VIH/SIDA, les politiques mises en place sont mieux définies et certains responsables politiques se sont engagés dans les campagnes de sensibilisation. Par ailleurs, des modifications ont été apportées à certains plans stratégiques nationaux pour les adapter à ce nouveau contexte. Si le Comité régional centre ses discussions sur le nombre de personnes bénéficiant d'un traitement, il ne doit pas perdre de vue que l'axe prioritaire reste la prévention. On constate une nette amélioration dans la mise en oeuvre du programme "le préservatif tout le temps" auprès des groupes dont le comportement sexuel est reconnu à haut risque. Par ailleurs, les programmes de réduction des méfaits, notamment le remplacement des seringues et des aiguilles usagées par des neuves et les traitements de substitution par la méthadone constituent des mesures préventives efficaces. La co-infection VIH-tuberculose reste toujours un problème préoccupant. La tuberculose est la première cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Dans la Région, même si l'on ne peut pas parler d'épidémie de co-infection VIH-tuberculose, le problème n'en reste pas moins grave dans certains endroits. A Phnom Penh, la capitale du Cambodge, le pourcentage de tuberculeux séropositifs a rapidement augmenté ces dernières années. L'OMS a aidé certains Etats et Territoires à coordonner leurs programmes nationaux de lutte contre la tuberculose et de lutte contre le SIDA. Un cadre régional de lutte contre la co-infection VIH-tuberculose a été élaboré et sert de base à plusieurs plans d'action nationaux. Il est important que le Comité encourage la coopération à l'échelon national entre les programmes existants de lutte contre le VIH/SIDA et ceux visant à éliminer la tuberculose. Certains Etats et Territoires pourraient tirer avantage à instaurer un cadre d'action national contre la coinfection VIH-tuberculose et notamment un système de surveillance de ce phénomène. A l'invitation de la Présidente, Mme Helen BEREM, cofondatrice et Présidente de Igat Hope ("There is hope" – "Il y a de l'espoir"), une organisation non gouvernementale de Papouasie-NouvelleGuinée qui vient en aide aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, fait une déclaration au Comité. Le Dr LUN (Cambodge) expose la situation de son pays, où toutes les formes de tuberculose sont présentes, où le taux de mortalité est de 95 pour 100 000 personnes et où la co-infection VIHtuberculose est répandue. Grâce à l'aide de nombreuses organisations, 98 % des patients bénéficient du traitement DOTS dans les centres de santé. Le taux de guérison élevé qui en résulte doit être maintenu et le taux de détection des nouveaux cas doit être amélioré et atteindre 70 %. La qualité du traitement pourrait être supérieure si les programmes de lutte contre la tuberculose et contre le VIH collaboraient étroitement. Les services publics et privés doivent utiliser la stratégie DOTS, la

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pharmacorésistance de la tuberculose doit faire l'objet d'un suivi et les ressources allouées doivent être plus importantes. Le Dr TUIKETEI (Iles Fidji) dit que dans son pays, la couverture du traitement antituberculeux est de 100 % et que 95 % des nouveaux cas sont détectés. La prévalence du VIH est inférieure à 0,7 %, avec un cumul des cas de 190 en juin 2005. Mais le nombre de cas d'infection est en hausse. Un plan stratégique de lutte contre le VIH a été élaboré et bénéficie du soutien des hauts responsables politiques. Mais il reste des mesures importantes à prendre, notamment sensibiliser davantage les communautés, renforcer les moyens d'action du personnel et augmenter les ressources humaines affectées à la lutte antituberculeuse, ébaucher un plan de surveillance combinée VIH-tuberculose et élaborer un cadre juridique approprié. Toutefois, des progrès remarquables ont été accomplis. Ainsi, le temps d'attente des résultats d'analyses va-t-il être réduit de quatre à six semaines à 48 heures. L'OMS évalue actuellement le programme pilote de traitement antirétroviral. Les Fidji demandent à l'OMS d'étendre son aide à l'élaboration d'une législation sur le VIH/SIDA. Se référant au document examiné, elle propose l'ajout d'un nouveau chapitre, le chapitre quatre, sur l'élaboration et le renforcement d'un système de surveillance de la co-infection VIH-tuberculose. Elle propose également l'ajout de trois points au chapitre deux, numérotés de 8 à 10 : 8) 9) élaborer un cadre juridique approprié sur les questions relatives au VIH/SIDA ; renforcer les moyens d'action des professionnels de santé traitant les cas de VIH/SIDA ; 10) élaborer des politiques bien adaptées de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant. Le Dr JIE (Chine) approuve les mesures et les objectifs indiqués mais fait remarquer que dans la plupart des pays en développement, pauvreté, inégalités entre hommes et femmes, discrimination sociale, trafic de drogue et toxicomanie font obstacle aux mesures préventives et thérapeutiques prises contre le VIH/SIDA. L'objectif de l'initiative "3 millions en 2005" sera très difficile à atteindre. L'optimisation des ressources allouées pose un problème compte tenu du fait que les antirétroviraux de seconde intention sont trop chers pour certains pays en développement. Elle recommande une meilleure coordination entre l'OMS et les autres organisations et la mise en place de plans d'action et de budgets communs contre le SIDA. Dans le cadre des "Trois principes" de l'ONUSIDA, il conviendrait de centrer les efforts sur l'aide financière et technique plutôt que sur la préparation de documents. Les mesures proposées dans le rapport de suivi doivent être mises en place rapidement si l'on veut résoudre les problèmes liés au VIH/SIDA. Compte tenu de la pénurie des ressources

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humaines, l'OMS doit déléguer des équipes de travail dans les pays en développement qui dispenseront des conseils sur le traitement le mieux adapté à la situation locale. Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) exprime l'inquiétude de son pays face à la menace que le VIH/SIDA fait peser sur la Région du Pacifique et se déclare désireux d'explorer des méthodes innovantes et efficaces qui permettront d'étendre la collaboration régionale pour traiter le problème, notamment le développement des réseaux existants de surveillance, en particulier le Réseau océanien de surveillance de la santé publique, en vue d'assurer le suivi et l'évaluation des actions entreprises. La Nouvelle-Zélande continuera de collaborer avec d'autres partenaires aux programmes de prévention. Les activités de prévention du VIH font une place importante aux programmes plus larges de prévention des infections sexuellement transmissibles ciblant les jeunes et les groupes vulnérables. Il est important de prêter assistance à des groupes spécifiques, d'éliminer la stigmatisation et de mobiliser des fonds pour permettre à ces groupes d'agir. Le caractère confidentiel des analyses doit être garanti. La meilleure approche réside dans les "Trois principes", compte tenu de la grande diversité des sources de financement. La lutte contre le VIH doit être abordée sous l'angle de la santé publique et reposer sur le principe de la durée et de la pérennité. Favoriser le bon usage du préservatif et fournir des aiguilles et des seringues propres à ceux qui choisissent de s'injecter des drogues, sont des éléments indispensables à l'efficacité des programmes de prévention. M. UNTALAN (Etats-Unis d'Amérique) adhère à la lutte résolue menée dans le monde contre la tuberculose et au Projet spécial Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental. Les Etats-Unis ont défendu les résolutions sur la lutte antituberculeuse à la Cinquante-huitième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2005. Il remarque que la Région du Pacifique occidental a dépassé les 85 % fixés comme objectif de taux de guérison et atteint une couverture du DOTS de 100 %, avec un taux de détection des nouveaux cas de 70 %. Il est important que les traitements DOTS et les services diagnostiques soient d'excellente qualité et que la tuberculose multirésistante fasse l'objet d'une vigilance particulière. Se référant à la lutte contre le VIH, il se déclare en faveur d'une surveillance étroite, centrée sur la réduction de la stigmatisation et une meilleure coordination des activités nationales de prévention et de lutte. Les traitements doivent aussi être de bonne qualité. Tout en appuyant les recommandations formulées dans le document sur la tuberculose et la coinfection VIH-tuberculose, les Etats-Unis ne soutiennent pas entièrement les mesures proposées contre le VIH/SIDA, considérant que, si la promotion du préservatif est la bonne méthode pour les groupes les plus vulnérables, l'application du principe ABC (Abstinence, fidélité et préservatif selon les besoins) est plus appropriée s'agissant du grand public. Les Etats-Unis ne soutiennent pas les programmes de remplacement des aiguilles usagées mais adhèrent en revanche aux programmes de réduction de la toxicomanie qui s'appuient sur une base scientifique. Le document ne met pas

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suffisamment l'accent sur les programmes de prévention des injections pratiquées dans de mauvaises conditions. Le Dr OLIVEROS (Philippines) dit que son pays a fait des progrès considérables dans l'application du traitement DOTS, dont les principes sont appliqués aussi bien dans les services publics que dans le secteur privé. Il est prévu d'étendre le traitement de la tuberculose multirésistante. Le VIH se propage, du fait de l'usage insuffisant du préservatif, de sa corrélation avec les infections sexuellement transmissibles, des phénomènes migratoires, d'une population jeune et sexuellement active et d'une industrie du sexe en plein essor. Le plan national sera élaboré dans l'esprit du plan stratégique régional. La loi sur le SIDA est actuellement à l'étude et le gouvernement a procédé à l'achat d'antirétroviraux, malgré la persistance des difficultés d'approvisionnement. Grâce à l'aide de l'ONUSIDA, les activités de suivi et d'évaluation s'intensifient. Elle est heureuse de constater que la co-infection VIH-tuberculose est désormais considérée comme un défi à relever pour la Région. Le Dr PARK (République de Corée) explique que dans son pays, la tuberculose est multirésistante dans 2,4 % des cas. Pour inverser la tendance à la hausse des traitements inadaptés, un plus grand nombre de ces patients bénéficiera d'une aide de l'Etat pour les médicaments de première et de seconde intention et l'application du DOTS dans les secteurs public et privé sera élargie. Il est d'accord sur le fait que des systèmes intégrés de surveillance ne sont toujours pas mis en place de façon satisfaisante dans la Région. Les Etats Membres doivent échanger leurs expériences respectives dans l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation de systèmes de surveillance. La République de Corée a entrepris des enquêtes sur les comportements dans le but de mettre en place un système de surveillance sentinelle au travers de consultations et de dépistage volontaires. Le Dr TRINH QUAN HUAN (Viet Nam) explique que son pays dénombre 100 000 cas de séropositivité au VIH, que 9000 personnes sont déjà décédées et que 100 000 mourront dans les dix années à venir. Plus de 10 000 cas sont détectés chaque année, ce qui pose un grave problème de thérapie. On estime qu'il faudrait au Viet Nam un budget annuel de 25 millions de dollars pour administrer les traitements nécessaires alors qu'il ne dispose que de 2 millions de dollars. Le pays compte au moins huit laboratoires capables de produire localement des médicaments antirétroviraux à un prix très inférieur à celui des médicaments importés. C'est pourquoi il demande à l'OMS d'aider le Viet Nam à trouver le moyen d'acheter des médicaments produits localement pour une somme modique, en utilisant les fonds des donateurs. Le Dr NAKASHIMA (Japon) souligne l'importance des interventions en milieu scolaire pour réduire la stigmatisation et la discrimination et pour prévenir la propagation des infections sexuellement transmissibles. A cet égard, le Secrétariat devrait insister sur l'importance d'une coopération avec le secteur de l'éducation et de la coordination des actions.

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Il est tout aussi essentiel de prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant pour réduire la propagation du virus aux générations futures. Il demande au Secrétariat s'il serait possible d'obtenir des informations sur la coopération entre les programmes régionaux de santé génésique et de lutte contre le VIH/SIDA. Le Japon s'est engagé dans une lutte sans merci contre la tuberculose et le VIH/SIDA dans la Région. A son sommet d'Okinawa (Japon) en 2000, le G8 a annoncé une initiative de lutte contre les maladies infectieuses, particulièrement le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, suivie d'une initiative pour la santé et le développement qui prévoit l'attribution d'une aide financière au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Le Dr MOHSIN (Brunéi Darussalam) explique que son pays a pris les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs régionaux de lutte contre la tuberculose, en améliorant notamment l'identification des contacts et les traitements DOTS. La couverture du DOTS est assurée à 100 % dans les centres de santé. Elle demande l'aide de l'OMS pour évaluer les programmes nationaux de lutte et de surveillance de la tuberculose, particulièrement la détection des cas et le renforcement des capacités des laboratoires. La prévalence du VIH/SIDA est faible au Brunéi Darussalam. Au total, 26 cas ont été détectés parmi les ressortissants depuis que les opérations de dépistage ont été mises en place, il y a de cela près de vingt ans. De nouveaux cas sont détectés essentiellement parmi les travailleurs étrangers. Une importance particulière est accordée aux campagnes de sensibilisation et aux programmes éducatifs qui s'adressent surtout aux jeunes gens et aux femmes. M. PALU (Australie) exprime l'inquiétude de l'Australie face à la baisse du budget alloué à la lutte antituberculeuse dans le projet de budget programme 2006-2007 de la Région. La justification de ce budget mérite d'être examinée. L'Australie est également préoccupée par l'impact du VIH/SIDA dans la région Asie-Pacifique et demande à l'OMS d'appliquer le plus rapidement possible les conclusions du Groupe de travail international chargé d'améliorer la coordination des activités de lutte contre le SIDA. Son pays soutient l'extension à grande échelle des programmes de prévention, conformément aux principes énoncés par l'ONUSIDA et l'accès rendu plus facile aux antirétroviraux, mais cela, dans le contexte du renforcement des systèmes de santé pour que le traitement puisse être étendu de façon efficace et judicieuse. Le Dr ENKHBAT (Mongolie) dit que son gouvernement a placé la lutte antituberculeuse et la prévention du VIH/SIDA au rang des priorités. La prévalence de la tuberculose a baissé rapidement, grâce à l'instauration de comités nationaux de lutte et de coordination. Le taux de détection des nouveaux cas est de 70 %, le taux de guérison, de 84 % et la couverture du DOTS avoisine les 100 %.

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Cependant, malgré les efforts déployés, la prévalence des infections sexuellement transmissibles continue d'augmenter du fait du nombre croissant de prostitué(e)s et de l'épidémie galopante de VIH/SIDA dans les pays voisins. Il faut améliorer le dispositif national de surveillance et augmenter les moyens diagnostiques et thérapeutiques. En outre, les services de consultation et de dépistage volontaires doivent être implantés dans un environnement convivial. Se référant à l'objectif du millénaire pour le développement qui vise à inverser la tendance à la propagation de la tuberculose, il demande si les objectifs pourront effectivement être atteints en 2015 et de quelle façon l'OMS compte y parvenir. Mme ABEL (Vanuatu) approuve les mesures proposées aux Etats Membres pour lutter contre la tuberculose, prévenir le VIH/SIDA et traiter les personnes touchées et pour combattre les coinfections VIH-tuberculose. M. COURSE (France) souligne l'engagement de la France dans la lutte mondiale contre le VIH/SIDA. La France est le deuxième pourvoyeur du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et prévoit de doubler sa contribution en 2006. Il se déclare en faveur de l'initiative "3 millions en 2005" et du principe des contributions volontaires. Concernant le projet de résolution, la France souhaite s'attacher tout autant aux mesures préventives, comme l'utilisation du préservatif qu'aux mesures curatives. La prise en charge des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA doit être intégrée dans les soins de santé primaires, en particulier dans les services de santé génésique. Il serait judicieux de faire référence au besoin d'harmonisation et de coordination entre les activités de l'OMS et celles de l'ONUSIDA, et la Banque mondiale doit être mentionnée au paragraphe 3 du projet de résolution. Le Dr IOSEFA (Tokelau) indique qu'aucun cas de VIH/SIDA n'a encore été détecté à Tokelau. Les activités sont donc concentrées sur la prévention. Elles ont consisté notamment à promouvoir la santé dans les villages, à organiser un atelier pour les ressortissants qui étudient à l'étranger, un autre destiné aux agents de santé sur le dépistage du VIH en laboratoire et enfin d'un sondage volontaire sur le VIH prévu pour 2006. Aucun cas de tuberculose n'a été notifié depuis 10 ans. M. KIRATA (Kiribati) dit que son gouvernement est résolument décidé à fournir des antirétroviraux à ceux qui en ont besoin. Les politiques et les directives thérapeutiques portant sur l'administration des antirétroviraux aux adultes et sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant seront prêtes à la fin de l'année. Son pays remplira alors les conditions pour recevoir une aide pour l'achat de médicaments antirétroviraux.

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Le Kiribati supporte l'une des charges de morbidité imputables à la tuberculose les plus lourdes de la Région et réalisera des campagnes de dépistage pour identifier les cas potentiels de multirésistance. Il demande à l'OMS et à d'autres partenaires d'aider son pays à faire face à une situation désastreuse. Le Dr CHUA (Malaisie) explique que 6000 à 6500 nouveaux cas de VIH/SIDA sont notifiés chaque année en Malaisie, sur une population de 26 millions d'habitants. Soixante-quinze pour cent de ces cas sont associés à l'injection de drogues. Un projet pilote de thérapie par substitution de méthadone et remplacement des aiguilles usagées va être lancé prochainement. Les campagnes d'éducation et de conseils se poursuivront et des efforts seront faits pour intégrer les personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la société. La tuberculose se propage elle aussi puisque 10 à 15 000 nouveaux cas sont notifiés chaque année, associés pour une part au VIH/SIDA et amplifiés par l'afflux des travailleurs immigrés. Concernant les traitements antirétroviraux, son gouvernement a pris l'initiative d'aménager la loi sur les brevets de façon à permettre l'importation de médicaments à des fins non commerciales. Le coût d'un traitement a brutalement chuté de 1200 à 1500 dollars par mois auparavant à 150 à 180 dollars par mois actuellement. Cela a permis de porter le nombre de patients traités par antirétroviraux de 1500 à 3000 en 2004. Et ce nombre aura encore doublé à la fin de l'année 2006. M. TEOKOTAI (Iles Cook) déclare que la prévalence de la tuberculose est très faible dans les Iles Cook mais qu'il ne faut pas moins rester vigilants. Un programme de surveillance, associé à un système efficace de riposte est en place, bien que dans l'ensemble, les activités consistent à sensibiliser et à éduquer le grand public. La stratégie nationale de lutte contre le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles doit être examinée prochainement à la lumière de la stratégie régionale mais aussi des leçons tirées par d'autres Etats Membres de la Région. Jusqu'à présent, deux cas seulement de VIH/SIDA ont été notifiés. Les activités de sensibilisation et d'éducation du grand public sont en cours et semblent donner des résultats satisfaisants puisqu'un plus grand nombre de jeunes commencent à participer aux campagnes de plaidoyer. Les Iles Cook approuvent les mesures proposées dans le document WPR/RC56/13. Le Dr PULU (Nioué) dit que son pays accorde la priorité absolue à la lutte contre le VIH/SIDA dans ses programmes d'éducation sanitaire et de prévention de la maladie. Des fonds ont été alloués pour élaborer les programmes centrés spécifiquement sur la sensibilisation des jeunes et sur le plaidoyer en faveur du préservatif et des changements de comportements. Nioué cherche à conserver son statut de pays exempt de VIH/SIDA et de tuberculose, puisque aucun cas n'a été recensé ces trois dernières années.

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Le

CONSEILLER

REGIONAL,

VIH/SIDA

ET

INFECTIONS

SEXUELLEMENT

TRANSMISSIBLES, se référant à l'initiative "3 millions en 2005" fait savoir au Comité que le Bureau régional prévoit la tenue d'une importante réunion à Manille (Philippines) en décembre 2005 pour présenter un bilan de ses activités à l'échelle mondiale et dans la Région, discuter des stratégies et déterminer quelles activités devront être mises en oeuvre avec les partenaires pour atteindre l'objectif de 2010 prévoyant l'accès universel aux mesures de prévention et au traitement. S'agissant des aspects juridiques et logistiques du développement des traitements antirétroviraux et de l'accès à ces traitements, le Bureau régional a récemment renforcé ses moyens d'action pour aider les Etats Membres et a recruté un expert à plein temps et un expert à temps partiel qui travailleront dans les deux Bureaux régionaux du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud-Est. Comme l'a montré l'invitation faite à Mme Belem de IGAT (There is Hope) de s'adresser au Comité, le Bureau régional est résolu à combattre la stigmatisation et la discrimination, deux obstacles majeurs aux mesures de prévention du VIH/SIDA. Le CONSEILLER REGIONAL, HALTE A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE répond aux questions des Fidji et du Cambodge sur la co-infection VIH-tuberculose, à celle de la Chine sur la tuberculose multirésistante et à celle des Etats-Unis sur le renforcement des capacités. Il explique que le Bureau régional, en consultation avec les Etats Membres, travaille à l'élaboration d'un plan stratégique régional pour la période 2006-2010 pour interrompre la propagation de la tuberculose. Les pays pourront se référer à ce plan lorsqu'ils élaboreront leurs propres plans quinquennaux dans lesquels ils incluront la garantie de la qualité des traitements DOTS, la lutte contre la tuberculose multirésistante avec des médicaments de seconde intention, le resserrement de la collaboration entre les programmes VIH et tuberculose dans les activités de surveillance et enfin la mise en place de thérapies antirétrovirales pour tous les cas de tuberculose séropositifs. Le plan stratégique sera soumis à l'examen du Comité régional en 2006. Se référant à la question de l'Australie sur le budget alloué à la lutte antituberculeuse pour 2006-2007, il fait remarquer que la baisse des crédits n'est que de 6 % comparé au budget 2004-2005. Lorsque le Comité régional a déclaré la tuberculose urgence de santé publique en 1999, le budget du programme correspondant a pu être multiplié par six grâce aux contributions volontaires de certains Etats Membres. Différents dispositifs financiers permettent actuellement l'apport de fonds substantiels. Le personnel comptait un expert il y a six ans, il en compte 13 actuellement. Le programme dispose donc des compétences nécessaires pour apporter un appui technique. A l'invitation de la Présidente, un représentant de la Fédération internationale des associations d'étudiants en médecine (IFMSA) fait une déclaration au Comité.

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Le DIRECTEUR REGIONAL soulève trois points. En réponse aux commentaires de la Chine et de la Nouvelle-Zélande sur les "Trois principes" (un seul cadre d'action, un seul organe de coordination et un seul système de suivi et d'évaluation), il assure le Comité que l'OMS collaborera dans ce domaine avec les Etats Membres et les organisations partenaires telles que l'UNICEF, l'ONUSIDA, la CPS ou d'autres encore. Il revient ensuite sur l'inquiétude exprimée par les Etats-Unis d'Amérique sur le remplacement des seringues et aiguilles usagées prévu dans les programmes de réduction des méfaits. Il explique que l'OMS a défendu le principe de réduction des méfaits parce que l'infection à VIH survient plus particulièrement chez les consommateurs de drogues injectables et que la plupart d'entre eux partagent les aiguilles et les seringues. Il a entendu le ministre malaisien expliquer que son pays a lancé des programmes pilotes de réduction des méfaits. Il fait remarquer que dans certains pays comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande, les faits démontrent que les programmes de réduction des méfaits prévoyant entre autres le remplacement des seringues et des aiguilles ont contribué à réduire considérablement le nombre de cas de VIH. Il fait remarquer que les programmes de réduction des méfaits ne contribuent pas à accroître la consommation de drogues illicites. Bien au contraire, ces programmes offrent aux consommateurs de drogues injectables la possibilité de s'investir dans des activités de conseil par exemple. C'est la raison pour laquelle l'OMS favorise les programmes de réduction des méfaits. Il confirme au représentant des Etats-Unis d'Amérique qu'il a bien pris note de l'inquiétude exprimée. Pour finir, au nom des Etats Membres, il remercie Mme Helen Berem de IGAT (There is Hope) d'avoir accepté de s'adresser au Comité régional et d'avoir transmis un message stimulant. 2. EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTION Le Comité examine les projets de résolution suivants : 2.1 Santé de l'enfant (Document WPR/RC56/Conf.Paper No. 5) Le Dr QI (Chine) propose que l'on insère l'expression ", selon les besoins," à l'alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif, après "de toute urgence" et qu'à la fin de ce même paragraphe, on ajoute "et de la santé" entre "de la survie" et "de l'enfant ;". Le Dr DUQUE (Philippines) propose qu'à la fin du paragraphe 2 du dispositif, on insère un cinquième alinéa, formulé comme suit : "d'envisager l'exploitation plus large des ressources issues du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, en particulier en faisant campagne auprès des membres du Conseil exécutif du Fonds mondial, pour soutenir les interventions

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portant sur la santé de l'enfant" et que l'on insère le mot "d'urgence" entre "pour améliorer" et "la santé" à l'alinéa 1 du paragraphe 3 du dispositif. M. ABDOO (Etats-Unis d'Amérique) propose qu'au quatrième paragraphe du préambule, on remplace "Etats Membres" par "Etats parties". Cependant, il ne peut pas soutenir la nouvelle proposition de paragraphe, la formulation n'étant pas appropriée au Comité régional. Il encourage plutôt des consultations informelles avec le Fonds mondial et suggère que le Directeur régional présente un rapport à la cinquante-septième session du Comité avec avoir examiné la question de façon plus systématique. En réponse à la demande d'éclaircissement du Directeur régional, il explique que dans une résolution, on ne demande pas au Directeur régional d'étudier une question : les consultations informelles sont la meilleure marche à suivre. Le Dr IMAI (Japon), appuyé par le Dr MONNA (Cambodge), propose l'ajout d'un nouvel alinéa à la suite de l'alinéa 4 du paragraphe 2 du dispositif, formulé comme suit : "de veiller à ce que les activités pour la survie de l'enfant soient menées en étroite collaboration avec les programmes de santé maternelle ;". Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) suggère que, pour refléter l'esprit de la discussion, la proposition du représentant des Philippines soit insérée dans le paragraphe du dispositif dans lequel le Directeur régional est prié de mener un certain nombre d'actions. M. ABDOO (Etats-Unis d'Amérique) rejette cette suggestion, répétant que toute consultation ne doit être entreprise par le Directeur régional que sur une base informelle. La PRESIDENTE suspend la séance pour permettre des discussions informelles sur une éventuelle formulation. A la reprise de la séance, le Dr DUQUE (Philippines) déclare retirer sa première proposition et suggère la phrase suivante : "faire comprendre aux membres du conseil exécutif du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme que, pendant la durée de son mandat, il est important que le Fonds accorde à la santé et à la survie de l'enfant toute l'attention nécessaire." M. ABDOO (Etats-Unis d'Amérique) déclare accepter cette proposition, sous réserve qu'elle soit insérée dans l'alinéa 4 du paragraphe 3 du dispositif (plutôt qu'au paragraphe 2 du dispositif). Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir la résolution WPR/RC56.R5)

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Stratégie de financement des soins de santé pour les pays des Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud-Est (2006-2020) (Document WPR/RC56/Conf.Paper No. 6) Le Dr QI (Chine) propose l'insertion d'un nouvel alinéa à la fin du paragraphe 3 du dispositif,

formulé comme suit : "de rendre compte au Comité régional, à intervalles appropriés, de la mise en oeuvre de la stratégie". M. ABDOO (Etats-Unis d'Amérique) propose qu'au deuxième paragraphe du préambule, l'expression "visant à garantir une" soit remplacée par la phrase "permettant de progresser vers l'objectif final, à savoir la". Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir la résolution WPR/R56.R6). 2.3 Salubrité de l'environnement (Document WPR/RC56/Conf. Paper No. 7) Le Dr QI Qingdong (Chine) propose qu'à l'alinéa 2 du paragraphe 1 du dispositif, on insère l'expression ", selon les besoins," après le verbe "renforcer". Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) propose l'ajout de deux nouveaux alinéas au paragraphe 2 du dispositif, formulés comme suit : "5. de collaborer avec des pays et des partenaires de la Région à l'élaboration d'un plan d'action visant à renforcer la salubrité de l'environnement dans la Région ; 6. de rendre compte au Comité régional, lors de sa cinquante-septième session, des progrès accomplis en matière de salubrité de l'environnement ;". Mme IMAI (Japon) propose que l'on insère l'expression "axées sur les mots clés "réduction" et "adaptation " après "mesures" dans le paragraphe 2, alinéa 3 du dispositif. Cela dans le but de définir plus spécifiquement les actions : "réduction" voulant dire réduire les émissions de gaz à effet de serre et "adaptation" signifiant changer nos comportements pour nous adapter au réchauffement de la planète. Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir la résolution WPR/RC56.R7). 2.4 Elimination de la rougeole (Document WPR/RC56/Conf. Paper No. 8) Le Dr PARK (République de Corée) suggère que l'on modifie le titre comme suit : "Elimination de la rougeole, lutte contre l'hépatite B et éradication de la poliomyélite" pour refléter le contenu des discussions. Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir la résolution WPR/RC56.R8).

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M. ABDOO (Etats-Unis d'Amérique) reconnaît le haut niveau des discussions et remercie le Secrétariat pour l'excellent travail qu'il accomplit. Atteindre le plus haut niveau de santé dans la Région est aussi son objectif et pour ce faire, de nombreux outils sont disponibles, notamment les trois stratégies adoptées à la présente session. Cependant, sans vouloir rompre le consensus, son pays considère que ces stratégies sont un outil parmi tant d'autres que les Etats Membres pourraient utiliser, selon les besoins et dans leurs contextes spécifiques. L'adoption de ces stratégies ne doit pas être interprétée comme une obligation de les appliquer dans leur intégralité. Les contextes socioéconomiques, sanitaires et de développement varient considérablement d'un pays à l'autre et l'on obtiendra de meilleurs résultats sanitaires si l'on fait preuve de flexibilité dans leur mise en oeuvre. A l'invitation de la Présidente, M. CORBEL (Secrétariat général de la Communauté du Pacifique) se fait l'interprète de son Directeur, Mme Pangelinan qui regrette de ne pas pouvoir être présente. Il déclare en premier lieu que la CPS est consciente de l'honneur qui lui est fait d'accueillir cette session du Comité régional dans ses locaux. Il remercie le gouvernement de Nouvelle-Calédonie d'avoir choisi la salle de conférence Jacques Iekawé pour la tenue des séances. Cette salle de conférence, conçue comme une pirogue renversée, représente le lieu ombragé et tranquille où traditionnellement les Océaniens se rencontrent pour palabrer. C'est donc aussi l'esprit de l'Océanie qui a accompagné les participants cette semaine et il espère que les délégations venues d'Asie, en particulier, y auront été sensibles. Cette session a offert une occasion unique de souligner à nouveau la solidité des liens qui unissent l'OMS et la CPS, deux organisations au service de la région Pacifique. Leur collaboration, fondée sur un protocole d'accord, couvre plusieurs des domaines portés à l'ordre du jour de cette session, notamment les maladies non transmissibles, la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique, la salubrité de l'environnement et l'application de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. La réunion biennale des ministres de la santé d'Océanie, organisée conjointement par l'OMS et la CPS, a permis d'évaluer le chemin parcouru et de débattre des priorités de santé publique qui guideront les directions stratégiques du Programme de santé publique de la CPS. A cet égard, les agents de la CPS spécialistes des maladies non transmissibles ont aidé le Kiribati, les Tonga et Vanuatu à élaborer des stratégies nationales et envisagent d'apporter leur assistance aux Etats fédérés de Micronésie et à Nauru avant la fin de l'année 2005. La CPS intervient dans d'autres volets importants de la lutte contre les maladies non transmissibles, à savoir la malnutrition et les maladies liées aux modes de vie, en dispensant une assistance technique à la plupart des Etats et Territoires insulaires du Pacifique et en les aidant à élaborer des ressources documentaires. Le programme de travail a été revu et une équipe de spécialistes des maladies non transmissibles est en cours de création pour répondre aux besoins les plus urgents de l'Océanie en matière de lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme, de nutrition et d'exercice physique. La gestion du Réseau océanien de surveillance de la santé publique, le réseau

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épidémiologique, et le renforcement du réseau de laboratoires sont et resteront des fonctions essentielles du Département Santé publique de la CPS, qui élargit son champ d'activités pour être prêt à parer à des situations d'urgence que pourraient provoquer des maladies émergentes et pour se conformer au Règlement sanitaire international (2005). La CPS va collaborer avec ses partenaires du Pacifique pour mieux traiter les questions de salubrité de l'environnement. Par ailleurs, la CPS joue un rôle de premier plan dans les projets financés par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Les discussions auront certainement permis d'alerter les Etats et Territoires du Pacifique occidental sur les menaces qui pèsent sur la Région et en particulier celles des maladies émergentes et de la pandémie de grippe. Avec ses partenaires de l'OMS et le Réseau océanien de surveillance de la santé publique, la CPS continuera à renforcer sa veille épidémique et à préparer les équipes nationales à offrir une réponse appropriée au déclenchement d'une épidémie. Ce partenariat avec l'OMS est un atout considérable pour les pays du Pacifique et la CPS continuera à le nourrir. Il espère qu'à l'occasion de cette session, ceux qui ne connaissaient pas la CPS se sont familiarisés avec cette organisation. 3. COORDINATION DES TRAVAUX DE L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, DU CONSEIL EXECUTIF ET DU COMITE REGIONAL : Point 18 de l'ordre du jour (Document WPR/RC56/14) Le Directeur, GESTION DES PROGRAMMES, en présentant ce point de l'ordre du jour, explique que les résolutions adoptées par la Cinquante-huitième Assemblée mondiale de la Santé et mentionnées dans le document WPR/RC56/14, revêtent une importance toute particulière pour la Région du Pacifique occidental. Elles sont annexées au présent document. L'une de ces résolutions, qui porte directement sur un point de l'ordre du jour, a été annexée au document de travail correspondant. Il attire l'attention du Comité sur les paragraphes des dispositifs qui mentionnent les activités que les Etats Membres pourraient entreprendre dans la Région en application de ces résolutions. La résolution WHA58.3 traite de la révision du Règlement sanitaire International (RSI). La Région du Pacifique occidental s'est trouvée récemment confrontée à plusieurs situations d'urgence de santé publique de portée internationale. Les maladies transmissibles représentent toujours une menace de santé publique pour la Région. Le nouveau Règlement sanitaire international, version 2005, connu sous le sigle RSI, a été adopté par l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2005. Il remplace l'édition de 1969 et entrera en vigueur en juin 2007. La révision du RSI a pour but de prévenir la propagation internationale des maladies, de s'en protéger, de la maîtriser et de réagir par une action de santé

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publique proportionnée et limitée aux risques sanitaires encourus, en évitant d'entraver inutilement les transports et le commerce internationaux. Le projet de stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique, que le Comité a examiné le 21 septembre, a été élaboré pour aider les Etats et les Territoires à renforcer leurs moyens d'action pour se préparer, prévenir et détecter les maladies émergentes et organiser la riposte. La résolution WHA58.17 porte sur la migration internationale du personnel de santé. La perte de professionnels de santé qualifiés que représente la migration est reconnue comme une véritable menace pour les systèmes de santé des Etats et des Territoires d'origine, particulièrement pour les Etats et Territoires océaniens. La résolution prie l'OMS d'intensifier ses efforts pour mettre pleinement en oeuvre la résolution WHA57.19 et renforcer son programme concernant les ressources humaines pour la santé en lui affectant des ressources suffisantes, notamment sur les plans humain et financier. Dans la Région du Pacifique occidental, l'OMS a contribué à l'élaboration d'un code de bonne pratique océanien sur le recrutement international du personnel de santé qualifié, sur la recommandation des ministres de la santé des pays océaniens réunis à Apia, Samoa en mars 2005. La résolution WHA58.26 traite des problèmes de santé publique provoqués par l'usage nocif de l'alcool. L'alcool est responsable de 4 % de la charge de morbidité et de 3,2 % de l'ensemble des décès dans le monde. Dans la Région du Pacifique occidental, 5,5 % des maladies sont attribuées à l'alcool. Une réunion consultative aura lieu à Manille en mars 2006 pour discuter d'un projet de stratégie de lutte contre l'alcoolisme et aider les Etats Membres à élaborer et à mettre en oeuvre leurs propres programmes nationaux. La résolution WHA58.30 traite de l'accélération des progrès accomplis vers la réalisation des objectifs de développement liés à la santé convenus sur le plan international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire des Nations Unies. Cette résolution prie les Etats Membres de manifester une volonté politique plus résolue pour relever le niveau de financement et permettre ainsi des interventions efficaces, pour renforcer la collaboration et les partenariats entre les secteurs concernés et avec les institutions financières internationales, et enfin de renforcer l'équité et la nondiscrimination dans les activités de développement. Le Dr PARK (République de Corée) déclare que la République de Corée accueille le Règlement sanitaire international (2005) favorablement et soutient la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique. En août 2005, son pays a parrainé la Conférence internationale sur la législation médicale ainsi que le Congrès mondial sur la législation de santé publique et l'éthique médicale. Les participants à la Conférence ont été unanimes pour considérer le RSI (2005) comme le meilleur outil pour résoudre les problèmes de santé publique d'ampleur internationale. Les instituts d'Asie spécialistes des questions de législation et d'éthique en santé publique vont

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collationner les différentes législations nationales qui existent sur la lutte contre les maladies transmissibles avec les dispositions du RSI (2005). La République de Corée apportera son appui à la mise en oeuvre du nouveau règlement. Le Centre coréen de lutte contre les maladies va créer un groupe de travail commun qui réunira non seulement les spécialistes de la lutte contre les infections, de la santé publique et de l'épidémiologie mais également des experts en droit international et des hauts fonctionnaires de gouvernements centraux ou locaux chargés de la lutte contre les maladies transmissibles. Ce groupe de travail évaluera les capacités disponibles et élaborera un plan d'action en conformité avec le RSI (2005). Dans ce domaine, la Corée a entrepris de renforcer sa coopération avec l'OMS et d'autres Etats Membres. Le Dr CHIE (Japon) dit que son pays approuve le RSI (2005) qui devrait avoir un impact bénéfique sur la prévention des événements de santé publique de portée internationale. Le règlement doit prévoir les alertes et les interventions aux échelons national et mondial. L'OMS doit montrer la voie pour que les capacités essentielles de surveillance et de vérification des maladies soient mises en place et développées. La coopération internationale est indispensable si l'on veut que les interventions de santé publique permettent d'interrompre la propagation de la maladie. Le Dr LEAFASIA (Iles Salomon) approuve les résolutions soumises à l'examen du Comité régional. Se référant à la résolution WHA58.17, il est conscient des problèmes de migration des professionnels de santé et de leurs conséquences pour les pays en développement. Les Iles Salomon ont appuyé les efforts déployés pour contrecarrer ce phénomène, tout en veillant à ne pas empiéter sur les droits des individus. La migration du personnel de santé touchant particulièrement les petits Etats et Territoires insulaires du Pacifique, il propose que l'OMS constitue une commission chargée d'étudier le problème. Il suggère que l'on ne regarde pas ce phénomène comme une "fuite des cerveaux" mais plutôt comme un "partage de cerveaux". Mme HALBERT (Australie) fait remarquer que, si le RSI (2005) est un progrès, sa mise en oeuvre ne sera pas facile. C'est la raison pour laquelle l'Australie offre son aide au Bureau régional et aux Etats Membres dans cette phase de mise en oeuvre. L'AusAID aidera le Réseau océanien de surveillance de la santé publique par l'intermédiaire du Senior Health Officials Network (Réseau des principaux responsables de la santé) qu'elle finance. L'Australie approuve le projet de stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique, jugeant qu'elle sera utile dans la mise en oeuvre du RSI (2005). L'Australie soutient la formation des médecins, infirmiers et autres professionnels de santé de la région Asie-Pacifique, tout en appuyant le développement en général pour inciter les agents qui en ont bénéficié à rester dans leur pays d'origine. Bien que des contrats aient été passés avec certaines agences de recrutement de personnel médical pour faire venir des médecins qualifiés formés à l'étranger dans les régions d'Australie où ils font défaut, le gouvernement approuve les principes

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énoncés dans le Code de bonne pratique du Commonwealth applicable au recrutement international des agents de santé et ne compte pas sur les pays en développement pour étoffer sa propre main d'oeuvre médicale. L'Australie aidera à l'élaboration d'un code de bonne pratique adapté aux Etats et aux Territoires océaniens et recommande que l'on s'inspire du Code du Commonwealth. L'Australie s'est engagée à jouer son rôle pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, en partenariat avec des pays en développement. Elle vient de produire un rapport sur les progrès réalisés. Notant que certains pays pourraient avoir des difficultés à atteindre les Objectifs du Millénaire portant sur la santé, elle demande que l'on prête davantage attention aux besoins sanitaires des personnes vivant dans des pays de la Région où les conditions sont difficiles. Elle prie l'OMS de redoubler d'efforts pour harmoniser ses activités visant à atteindre les Objectifs du Millénaire à l'échelon national et pour renforcer ses bureaux de pays dans la Région du Pacifique occidental. Mme ARTHUR (France) explique qu'à l'heure où les Nations Unies se penchent sur les progrès accomplis vers les Objectifs du Millénaire pour le développement, la France accorde une importance particulière à la coordination des différents domaines d'activité de l'OMS. Elle fait allusion au concept de bien public mondial et aux propositions de financement originales qui en ont découlé, comme la proposition de créer un organisme de financement international présentée le 9 septembre 2005 par le Royaume-Uni ou la proposition de prélever un impôt de solidarité sur les tarifs aériens qui serait reversé à la lutte contre le VIH/SIDA, une proposition bien accueillie lors du Sommet du Millénaire à New York. Elle se dit étonnée que le rapport du Bureau régional ne fasse pas référence à la résolution WHA58.25 de l'Assemblée mondiale de la Santé intitulée "Processus de réforme des Nations Unies et rôle de l'OMS dans l'harmonisation des activités opérationnelles de développement dans les pays". Pour la France, il s'agit d'un texte très important qui montre le projet novateur de l'OMS d'améliorer la coordination au sein du système des Nations Unies, dans l'esprit de la Déclaration de Paris du 2 mai 2005 sur l'efficacité de l'aide au développement et les conclusions spécifiques du groupe de réflexion mondial sur le VIH/SIDA. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, dit que le Bureau régional a organisé une réunion sur la migration internationale aux Samoa avec les ministres des pays océaniens, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et le Forum du Pacifique et espère que l'année prochaine, on aura progressé sur cette question difficile.

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4.

PROGRAMME SPECIAL DE RECHERCHE, DE DEVELOPPEMENT ET DE FORMATION A LA RECHERCHE EN REPRODUCTION HUMAINE : CONSTITUTION DES MEMBRES DU COMITE DES POLITIQUES ET DE LA COORDINATION : Point 21 de l'ordre du jour (Document WPR/RC56/15). Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, explique que le Comité des politiques et

de la coordination est l'organe directeur du Programme spécial de l'OMS sur la recherche, le développement et la formation à la recherche en reproduction humaine. Il est constitué d'un total de 32 membres répartis en quatre catégories. Dans la catégorie 2, les membres sont composés de 14 Etats Membres élus pour trois ans par les Comités régionaux de l'OMS. Dans cette catégorie, la Région du Pacifique occidental dispose de trois sièges. Les trois Etats Membres de la Région du Pacifique occidental qui siègent au Comité des politiques et de la coordination sont les Fidji, la République démocratique populaire lao et la Malaisie. Le mandat de trois ans du représentant des Fidji arrivant à expiration au 31 décembre 2005, le Comité régional est chargé d'élire un Etat Membre dont le mandat de trois ans prendra effet au 1er janvier 2006. Dans cette élection, il conviendra de considérer l'appui financier ou technique qu'un Etat Membre apporte au Programme spécial et son intérêt dans le domaine de la reproduction humaine, tel qu'il se reflète dans ses politiques et programmes nationaux. Le Comité régional pourrait décider de proposer Singapour comme membre du Comité des politiques et de la coordination qui tiendra sa prochaine réunion annuelle les 28 et 29 juin 2006 au Siège de l'OMS, à Genève. Ainsi en est-il décidé (voir la décision WPR/RC56(1)). 5. DATES ET LIEUX DES CINQUANTE-SEPTIEME ET CINQUANTE-HUITIEME SESSIONS DU COMITE REGIONAL : Point 21 de l'ordre du jour. Le DIRECTEUR REGIONAL explique qu'à la cinquante-cinquième session du Comité régional en 2004, il a été décidé d'accepter la proposition du gouvernement de Nouvelle-Zélande d'accueillir la cinquante-septième session en 2006. Il demande au représentant de la Nouvelle-Zélande s'il souhaite confirmer l'aimable invitation de son pays. M. MATHESON (Nouvelle-Zélande) confirme au Comité que la Nouvelle-Zélande accueillera à Auckland la cinquante-septième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. La PRESIDENTE remercie le représentant de la Nouvelle-Zélande.

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Le DIRECTEUR REGIONAL propose les dates de la session, qui doivent tenir compte des dates de tous les Comités régionaux, d'une part pour permettre au Directeur général de participer à chaque session et d'autre part pour laisser suffisamment de temps pour que les discussions de ces Comités soient intégrées dans les documents de la session du Conseil exécutif de janvier 2006. Il propose donc la période du 18 au 22 septembre 2006. Le DIRECTEUR REGIONAL, se référant à la cinquante-huitième session, annonce qu'il a reçu une proposition du Gouvernement de la République de Corée d'accueillir cette session. Il demande au représentant de la République de Corée de confirmer l'aimable invitation de son pays. Le Dr OH (République de Corée) confirme au Comité que la la République de Corée accueillera la cinquante-huitième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. La PRESIDENTE demande aux rapporteurs de préparer un projet de résolution qui reflète le lieu où se tiendra et les dates de la cinquante-septième session du Comité régional ainsi que la reconnaissance du Comité à l'égard des gouvernements de la Nouvelle-Zélande et de la République de Corée pour leurs offres d'accueillir respectivement la cinquante-septième et la cinquante-huitième sessions du Comité régional. 6. CLOTURE DE LA SESSION La PRESIDENTE déclare que le dernier procès-verbal provisoire de la session sera transmis aux représentants dès que possible et indiquera les dates limites de soumission des corrections éventuelles au Bureau régional. Le Dr CHEW (Singapour), s'exprimant au nom de tous les représentants, propose une résolution de reconnaissance, exprimant les remerciement et l'appréciation au Gouvernement de la NouvelleCalédonie pour son hospitalité et pour les excellentes dispositions prises à cette occasion. Il remercie également la Présidente, le Vice-président et les rapporteurs. Il transmet aussi ses remerciements au modérateur de la table ronde, au Directeur régional et à son équipe et au Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. La PRESIDENTE fait savoir que le projet de compte rendu de la session sera transmis à chaque représentant ayant participé à la session et que la date limite de réception des éventuelles remarques au Bureau régional sera précisée sur la lettre d'accompagnement. Passé cette date, le rapport sera considéré comme définitif. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour son exceptionnelle hospitalité et les excellentes dispositions prises.

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La PRESIDENTE accepte ces remerciements au nom du Gouvernement de la NouvelleCalédonie et déclare close la cinquante-sixième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. La séance est levee à 11 heures 47.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization