Onchocerciasis Control Programme in West Africa (OCP) Programme de lutte contre I'onchocercose en Afrique de I'Ouest JOINT PROGRAMME COMMITIEE Ofhce of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Ving et unième session Yaoundé, 14 - 15 Décembre 2000 JPC - CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président tPczt.6 VERSION FRANCAISE Décembre 2000 Point 7 4e I'ordre du iour provisoire RESUME DU RAPPORT SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN (EUVRE DES ACTIVITES TRANSFEREES AUX PROGRAMMES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE . BENIN . BURKINA FASO . COTE D'vOIRE . GHANA - GUINEE BISSAU . GUINEE . MALI . NIGER . SENEGAL - SIERRA LEONE . TOGO Résumé Rapport du Bénin sur l'état d'avancement du processus de mise en oeuvre des activités transférées du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de I'Ouest.( du 1" septembre 1999 au 31 août 2000 ) Du l"' septembre 1999 au 3l août 2000, le Bénin a réalisé des activités de Traitement par I'lvermectine sous Directives Communautaires (T.l.D.C), une évaluation épidémiologique, une étude entomologique, des activités d'lEC. T.I.D.C Principale activité transférée au Pays, le T:l.D.C fait l'objet d'une attention particulière de la part -des autorités à tous les niveatx.-Ce traitement est réalisé-au niveau des villages retenus par les distributeurs communautaires sous la supervision effective des infirmiers des Complexes Communaux de Santé. Au cours de la période retenue pour le présent rapport 3277502 comprimés d'ivermectine à 3 mg ont été utilisés pour traiter les populatiors. La couverture géographique varie de 73,0o à 95,5yo avec une moyenne de85,5%o. Quant à la couverture thérapeutique, elle varie de74,87Yo à 81,30%o. La supervision des distributeurs corununautaires est réalisée par les infirmiers des complexes corrununaux de santé. Un monitoring des activités a été réalisé par les membres de l'équipe nationale avec la participation des médecins - chefs des centres de santé du niveau périphérique. Au t.otal, 192 centres de santé ont été visités ainsi que 248 villages. 658 membres de la communauté ont été intenogés. EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE Une évaluation épidémiologique s'est déroulée aussi bien dans les bassins sous traitement Iarvicide que ceux où le traitement a été déjà anêté. Il a été réalisé une biopsie cutanée exsangue, un test de pansement à la diéthylcarbamazine et une acuité visuelle après un recensement exhaustif des habitants du village. Résultats: En mars et awil 2OOO, dix sept (17) villages ont été évalués dans les bassins de Ia Koumongou, du Mékrog de la Térou, de l'Alibori et du Zou. Au total, cinq mille huit cent quatre vingt treize (5893) personnes ont été recensées dont trois mille deux cent soixante douze (3.272) examinées. Le nombre de positifs s'élève à deux cent vingt trois (223). La prévalence standardisée varie de 0 à 46,6Yo, seize (16) villages sur dix sept (17) ont ute prévalence variant de 0 à l6,6yo. La CMFC est égale àzéro dans seize (16). La tendance épidémiologique est favorable dans tous les bassins sauf dans celui de la Koumongou. ETUDE ENTOMOLOGIQUE : IIa été réalisé une étude de I'impacte de l'lvermectine sur la transmission de l'onchocercose dans le bassin de l'Alibori. Le pourcentage de mouches infectées est égal àzéro. IEC Il a été réalisé des émissions radiodiffirsées, et une production et diffusion de matériel de matérield'lEC. FTNANCEMENT DES ACTIVITES Le financemen!des activités est assuré par deux sources. A savoir Ie Budget National du Bénin et OCP. DIFFICULTES RENCONTREES Les difficultés sont identiques à celles évoquées lors des années précédentes et les solutions préconisées portent progressivement leur fruit. Il s'agit de : I'abandon du travail par quelques distributeurs du fait du bénévolat, l'instabilité des inhrmiers au poste et le retard dans la transmissio n des rapports. Résumé de la Présentation du Burkina Faso Le Burkina Faso est entièrement compris dans I'aire initiale du Programme de lutte contre I'onchocercose ën Afrique de l'Ouest où la maladie est virtuellement éliminée. Depuis 1990, les épandages larvicides aériens sont arrêtés sur tous les bassins fluviaux du pays. La plus importante activité reste alors la surveillance épidémiologique pour détecter à temps toute recrudescence de I'infection. A cet effet, quatre stratégies sont mises en æuvre : . la surveillance épidémiologique, . la surveillance entomologique, . le traitement à I'ivermectine, . l'lnformation l'Education et la Communication (lEC) efr matière d'onchocercose La surueillance épidémiologique active au niveau des villages sentinels le long des principaux cours d'eau du pays est assurée par deux équipes de zone et se fait tous les ans. Les résultats sont excellents sur tous les bassins ainsi que dans le bassin de la Dienkoa qui est sous TIDC depuis 1990. La surveillance entomologique est le fait d'une équipe centrale et vise : - au contrôle d'une zone sous traitement antivectoriel au sol : la Dienkoa, - à la détection d'une éventuelle recrudescence, - à l'évaluation de I'efficacité du traitement à l'ivermectine sur la Bougouriba. Le traitement à l'ivermectine se fait sous directives communautaires et concerne les bassins sus-cités. Les taux de couvertures géographique et thérapeutique sont bons. 285 villages dont les rapports sont parvenus ont été traités sur 304 villages concernés, soit un taux de couverture géographique de 93,75 o/o. La couverture thérapeutique par district varie de 66 % dans le district sanitaire de Dano à 89,42 7o dans celui de Bobo secteur 22. Des efforts restent à faire dans 36 villages des districts sanitaires de Dano et Gaoua qui ont un taux de couverture compris entre 40 et 64 o/o. L'IEC est une stratégie transversale aux autres et est planifiée et exécutée au niveau des districts sanitaires. La volonté politique d'assurer la pérennisation de la lutte contie I'onchocercose existe aussi bie_n dans le discours que dans les actions concrètes notamment le financement des activités, Résumé du rapport sur la mise cn æuvrc dcs activités transférées du I)rogramme de luttc contre l,Onchoccrcose Guinée l. Aperçu général Les zones d'endémie onchocerquienne couvrent environ 85% du territoire national et se repartlssept elr9 bassins fluviaux que sont: Le Milo-Niandan, le Sankarani Dion, le Tinkisso-Bakoye. le Bafing, le Kolenté, leNiger-Mafou, [e Mongo-Kaba, le Koulountou-Koliba et Ia Gambie Les activités transférées et exécutées par l'équipe nationale sont Ia formation, le TIDC et l,évaluationépidémiologique. L'évaluation entomologique, quoique menée par du personnel exclusivement national, reste sous Ia supervision directe de l'OCP et n'est pas encore intégrée dans le système national de santé. Le Traitement par l'lvermectine sous Directives Communautaires (TIDC) couvre plus de 7000 vilages sur I'ensemble des 9 bassins. Au total, ce sont 210 centres de santé répartis dans 24 DpS (Directions Préfectorales de la Santé) qui supervisent cette activité. 2. Résultats obtenus 2.1 Activités de Formation Cette année, 62 médecins et 250 agents de santé ont été recyclés dans le cadre de la formation des distributeurs communautaires et le suivi du TIDC grâce à I'appui finanàier des ONG (Sight Savers International et Organisation pour la Prévention de la Cécité) et OCp. 2.2 Aoorovi ionnement en I lne Au titre du cycle TIDC 2000, le Ministère de la Santé Publique à travers Ia Cellule Médicaments Essentiels du PEV/SSP/E, a commandé et reçu auprès de MDP, 6.210.500 comprimés de Mectizan dosés à 3mg entièrement exonérés de taxes. 9 2.3 . Résultats du au 3 I octo 2000 Pour 7.257 villages prévus, 7.226 ont été traités soit 99,6% de couverrure géographique et pour unepopulation recensée de 2.552.614 personnes, 2.068.980 ont été traitées, soit une .our"rtri" tÉérapeutique de8l%. De la gestion du Mectizan, il a été noté que pour 6.314.134 comprimés disponibles 5.614.202 ont éré utilisés soit un taux d'absorption de 89,8JYo,20.918 comprimés perdus (soit un taux de perte de 0,330Â) et 620.591 comprimés restants soit 9,802 d'ivermectine non absorbés. Cette activité de distribution a été réalisée par 12.590 distributeurs communautaires formés dans les différents villages impliqués. D'une manière générale leg réçultats ont assez satisfaisants. Cependant, il a été constaté par endroit dans plusieurs préfectures l'exi-stence à la fois de faibles couvertures thÊrapeutiques (< 65%) et de très forts taux de couverture (> 85%). L'analyse des rapports a aussi montré de très faibles proportions d'enfants de moins de 5 ans et {e femmes enceint_es; des taux d'absence assez.remarquableg, de multiples erreurs de calcul et parfois le non remplissage de certalnes cotônnes des rapports. Ces insuffisances eonstatées sont entre àutres liées à la non exhaustivité-du recensement et à l'insuffisance de suivi'et de supervision de l'activité pai les équipes du District Sanitaire etde Région. , - "' -'- r-- 2.4 Résultatsdesévaluationsépidémiologiques L'évaluation épidémiologique a été effectuée dans 89 villages sur 105 prévus car, dans certains villages, le traitement à l'ivermectine avait déjà été fait malgré les meisages élaborJs dans ce sens et envoyés aux équipes de terrarn. Au terme de I'activité, rl ressort que la prévalence de l'onchocercose en Guinée est passée de80%" en 1985, à moins de l0%o en l'atr 2000 dans certains bassins permettant ainsi de classer le pays dans la zone de faible endémicité onchocerquienne. Cependant, des biopsies cutanées positives enregisirées dans certaines préfectures sur le bassin Koulountou Koliba chez des enfants âgés de moins de l0 ans, constituent un nouveau sujet d'inquiétude interpellant tous Ies acteurs de ter;in au traltemeqt apnuel obligatorre de tous les villages et de toute la population éligibles au TIDC. \ 2 3. Suivi/évaluation des activités Les concertations préfectorales et régionales (Comité Technique de santé) organisées chaque semestre dans les Districts et les Régions, donne l'opportunité aux responsables des services centraux du Ministère de la Santé et aux partetlaires (ONG) impliqLrés dans la lutte contre l'onchocercose de suivre et d'évaluer avec ceux des Drstricts et des Régions les activités de TIDC notamment. D'autre part, la revue annuelle des activités de lutte contre l'onchocercose organisée courant novembre donne l'occasion pour les mêtnes responsables de déternriner les forces et faiblesses de l'intégration et d'en tirer les leçons pour une amélioration des résultats. 4- Financement des activités Le financement des activités de lutte contre l'onchocercose est assurée par l'État, l'OCP et les ONG (OCP et SSI). Cette année, l'État guinéen avait planifié au Budget National de Développement en son volet lnvestissement, 134.881.900 francs guinéens sur lesquels 58.482.000 FG ont été débloqués dans un contexte socio-économique particulièrement difficile. L'ONG Sight Savers International a offert 53.089.700 FG dans le cadre de son appui à la formation/recyclage et à la prise en charge du carburant et des primes des agents de santé, des équipes de District, des Régions et de la Coordination nationale. L'ONG Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC) a aussi débloqué 52.000.000 FG pour appuyer sa zone d'intervention dans le même cadre que SSI. L'OCP à travers des lettres d'accord a financé une partie de la formation en forêt et du suivi/supervision et entièrement les évaluations épidémiologiques (soit au total 27.000.000 FG). 5. Difficultés rencontrées L'absence de personnes lettrées dans certains villages entraînait un retard dans la préparation des rapports de traitement. la multiplicité des programmes a fait naître une autre conception de la participation communautaire; dans ce cas, un même agent villageois, coiffe sous le même chapeau différents programmes sous la responsabilité du village. D'oir la réclamation de motivation sans cesse croissante. lncursions rebelles dans les villages frontaliers de la Sierra Leone et du Libéria. 6. Solutions recommandées Accroître [a sensibilisation des communautés pour une meilleure implication dans le processus du TIDC. Renforcer [e suivi/supervision de l'activité à tous Ies niveaux. Les agents de santé devront assister les distributeurs dans le recensement exhaustif de la population surtout dans les zones à risque. Éviter de traiter les villages d'incidence avant la date prévue pour l'évaluation. RESUME DE LA CONTRIBUTION Dtr LA COTE D'IVOIRE AU CCP 2OOO Dans le cadre du plan des opérations 1998-2000 élaboré pour la prise en charge des activités résiduelles qui lui sont dévolues, la Direction Exécutive du Programme National, en dépit des contraintes du reste énormes, liées à un contexte socio-économique particulièrernerrt difficile a eu à mener des activités visant à maintenir et renforcer les acquis du Programme OCP. Les activités en cours de I'année écoulée ont porté essentiellement sur . Le traitement . La surveillance épidémiologique . La lutte contre la nuisance simulidienne . L,IEC I ) Le Traitement à l'Ivermectine sous Directives Communautaires La distribution du médicament est en cours dans'les villages et le3 résultats transmis par les districts sont encore très partiels. Cependant il convient de noter qu'un certain nombre de contraintes (faible intégration du TIDC dans les plans d'action des districts et centres de santé, participation communautaire encore faible, démotivation des agents de santé et ASC, problèmes logistiques) constituent encore une entrave au bon déroulement des activités du TIDC. Les efforts faits pour assurer une bonne couverture géographique et thérapeutique du TIDC sont encore insuffisants. Si la volonté d'une implication effective des acteurs est une réalité, la mobilisation des ressources logistiques surtout reste la contrainte principale de ce programme. 2) La surveillance épidémiologique ' Dans I'aire d'extension Sud (villages sous TIDC) les résultats enregistrés font apparaître une situation épidémiologique globalement satisfaisante (les taux de prévalence standard vont de OO% à 20,5Yo); la CMFL est nulle ou proche de Zero. Dans l'aire initiale a 14 personnes sur 2.192 ont été trouvées positives à la biopsie cutanée. [,es taux standardisés de prévalence vont de 00% à9,2%o(Kobadara sur le N'Zi). La CMFL est nulle ou proche dezéro dans la quasi- totalité des villages. 5 enfants de moins de l5 ans (dont 4 à Kobadara et I à Namayeredougou) sont positifs à la biopsie cutanée. Les taux d'incidence vont de 00% à 0,94yo (Namayeredougou sur le N'Zi). 3) La lutte contre la nuisance simulidienne Un projet de lutte contre la nuisance simulidienne a été mis en æuvre sur le Bas-Bandama et le N'Zi dans la région de Tiassalé d'un coût totalde plus de 19.000.000 FCFA pour Ia première année dont plus de 16.000.000 FCFA pour l'achat du Teknar. 4) _ Infirmatipn éducation communication Aux fins de soulenir les activités du TIDC en particulier et lalutte contre Itonchocercose en genéial en Côte d'lvoire, un plan d'action budgétisé (connaiss_ant déjà-un début d'èxéiution) a été élaboré en accord avec I'ONG HKI 2000-2001. Le champ d'intervention est pout le moment limité aux districts delazone de forêt. RESUME Rapport pays pour le CCP2I à Yaoundé (GHANA) Les activités menées ont pour la plupart visé au renforcement du processus de transfert des activités de l'OCP au pays. Les activités de surveillance et d'évaluation épidémiologique ont été menées dans 34 corrmunautés de 10 bassins fluviaux des zones d'extension de Brong Ahafo et des régions des Voltas qui sont situées au sud de l'aire initiale. Les équipes formées de chaque région ont mené les activités avec un appui du niveau national. La biopsie cutanée et le test de pansement à la DEC ont été utilisés. Le taux de prévalence microfilarienne varie de 0 à 47 o et la CMFC était inférieure à 1%o par biopsie. Comparé aux résultats des. évaluations les plus récentes, on observe une tendance à la baisse de ces indicateurs. Le stock d'ivermectine requis pour l'année a été pour la première fois, commandé directement au Programme de donation du Mectizan (MDP) à travers le système d'approvisionnement en médicaments du Ministère de la Santé. La commande pour 2001 a déjà été lancée. Un pharmacien a été désigné pour s'occuper de la gestion de l'ivermectine. Au niveau régional, cette gestion a été confiée aux pharmaciens régionaux. La stratégie du traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) a été utilisée pour la distribution du médicament dans tout le pays ; cependant, la distribution passive a été pratiquée dans certains hôpitaux de I'aire initiale et dans les capitales des differentes régions. Le TIDC est implanté dans 3 des 5 régions endémiques de Ia zone forestière. En 1999,la couverture géographique était de 74,7 % dans 50 des 55 districts endémiques. 890.049 personnes ont été traitées avec 3.004.988 comprimés d'ivermectine. Au niveau national, le taux de couverture du traitement a été de 63,9 yo, comparé à 60,8 o/o en 1998. Les activités entomologiques qui ont été menées étaient principalement des activités de post- traitement et ont concemé i) la surveillance entomologique en vue de détecter toute recrudescence éventuelle au niveau des rapides de Zongoiri, ii) l'étude de l'impact de l'ivermectine sur la transmission dans les bassins de la Kulpawn et du Mole et iii) le monitoring des activités de traitement larvicides dans les bassins des rivières Pru et Asukawkaw. On note toujours quelques indices de transmission dans les bassins de la Kulpawn et du Mole. Plusieurs activités visant au renforcement de l'intégration de l'onchocercose dans le système national de santé ont été menées tant au niveau région-al que du district. La plupart des activités ont été menées sous la rèsponsabilité du chef de région ou du district avec la collaboration du persorulel des sous-districts. Les pTincipàux partenaires qui ont participé aux activités de lutte contre l'onchocercose ont été SSI, HKI. I'UNICEF et I'OMS/OCP. Dans le domaine de l'lEC, deux stations de télévision ont diffusé des films et des entretiens sur la lutte contre l'onchocercose. Un certain nombre d'articles de fond sur la lutte contre l'onchocercose ont paru dans lesjournaux locaux. Une ligne budgétaire a été ouverte au niveau de la Direction nationale en vue de défrayer une partie des coûts mais la plus grande partie des coûts récurrents a été supportée par les partenaires. Certains districts et assemblées locales ont financé certaines des activités sur leurs budgets locaux. GUINEE BISSAU RESU}{E DU RAPPORT POUR LE JPC 21 EvoLUTIoNDELASITUATIONEPIDEMIoLOGIQUE 1. Situation éPidémiologique Les derniers résultats de l'évaluation épidémiologique conduite dans les bassins de Rio Geba et de Rio corubal en 1997 en Guinée Bissau'par l'équipe nationale avec la participation de I'ocP ont donné des résultats très excellents après 5 âns de tiaitement à grande échelle à l'ivermectine' 2. Évaluation entomologique Une évaluation entomologique a été de même réaliséein juin et juillet 1997 dans les bassins de Rio Corubal et Geba donnantZgi"111.nt des résultats très satisfaisants' 3.Situationgénéraleaprèsleconflitpolitiquemilitairede1998 AprèsleconflitmilitairedelggS,lesmatérielsetéquipementsdel,équipenationaleonchoà Gabu ont été comprètement "ndo*rnugâs, pararyrant ainsl ra reprise des activités de lutte contre ['onchocercose en Guinée Bissâu' 4. PersPectives Pour Ia reprise des activités en Guinée Bissau, nous avons planifié d'entreprendre : a)laformation(recyclage)deséquipesnationalesOncho'régionaledeGabuetBafata; techniciens inf,rrmiers des centiei de Santé et unité de Base (cs et usB) des régions de Gabu et Bafata pour entreprendre les activités de lutte contre I'onchocercose; b)l'évaluationépidémiologiqr.auntles..villagesdesbassinsdeRioGebaetCorubal soit zo villages de Rio càrubal et 15 villages de Rio Geba ; c) fu.Çri." aàî activités du traitement ivermectine à base communautaire' ces activités seront mises en place dès la fin de cette année 2000 avec la collaboration de I'OCP. Résumé sur I'état d'avancemcnt du processus de misc en æuvre des activités de lutte contre I'onchocercose au Mali (période de septembre 1999 à août 2000) De septembre 1999 à août 2000, les activités menées dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose au Mali ont porté essentiellement sur: I'approvisionnement en ivermectine, le traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC), la surveillance/évaluation épidémiologique, l'IEC, la surveillance entomologique et lutte contre la nuisance, la formation, la supervision, le suivi et l'évaluation des activités. Les résultats obtenus sont satisfaisants et se présentent ainsi Le Ministère de la Santé commande lui-même I'ivermectine auprès de Mectizan@ Donation Programme (MDP) depuis juin 1999. 3.249 villages sur 3.484 prévus ont été traités (93,25oÂ), 1.425.875 personnes ont été traitées sur 1.836.071 recensées (77,65%o)-et 3-.942.733 comprimés d'ivermectine à 3mg ont été distribués. Les prévalences varient de 0,34 à 3l,8lYo et les charges microfilariennes de la communauté (CMFC) sont pratiquement nulles. Le Potentiel Annuel de Transmission (PAT) est en dessous du seuil tolérable (PAT <100) sur tous les points de capture régulièrement suivis. Les opérations de développement participent à la lutte contre la nuisance des simulies. Les suppofts éducatifs élaborés sur I'Onchocercose (boîte à images, casseffes audio, vidéo et pièce de théâtre « Kotèba » contribuent à la sensibilisation des communautés afin d'améliorer leur connaissance et leur participation dans la lutte contre l'onchocercose. 38 médecins, 184 techniciens de santé, 6.180 distributeurs communautaires de l'ivermectine et 5 équipes régionales formés ou recyclés à la mise en æuvre du TIDC et de la surveillance épidémiologique participent au maintien des acquis du Programme dans le cadre de l'intégration des activités de lutte contre l'onchocercose au système national de santé. La supervision des activités de lutte contre l'onchocercose est intégrée à celle des autres activités de santé. Le suivi et l'évaluation des activités se font à travers les réunions trimestrielles dans les cercles, les concertations régionales semestrielles et la revue annuelle. Le financement des activités de lutte contre I'onchocercose est assuré par l'État, I'OCP, l'OMS/AFRO et les ONG : Sight Savers International (SSI), Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC) et Helen Keller International(HKD. Les difficultés rencontrées dans la mise en ceuvre de la lutte contre l'onchocercose sont prises en compte dans les plans d'actions des services nationaux de santé qui prévoient entre autres : Le renforcement de l'inforination et de la sensibilisation de la communauté et du persoirnel de santé ehargé de la mise en æuvre, du suivi du processus de maiutien des acquis du_Programme de lutte contre I'onôhocercose sur leur rôle dans sa réussite. Le recyclage du personnel des centres de santé et des agents communautairei. L'attribution de moyens logistiques aux centres de santé qui en sont dépourvus. L'éq u i pernent des équ ipes régionales de survei I lance ép idém io logique. Le suivi, la supervision et l'évaluation des activités à tous les niveaux. a a a ITESUME DU RAPPORT DU NIGER POUR LE CCP 2I 1. SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE Depuis I'arrêt des activités de lutte antivectorielle en 1989 au Niger notre, principale activité reste et demeure la surveillance épidémiologique. Elle concerrre 84 villages dans 6 bassins, le travail est effectué par l'équipe National et les équipes de districts. Résultat: En 2000 14 villages évalués,4801 personnes recensées,2582 personnes examinées, un seul cas positif dans le village de Djabou-kiria (arrondissement de Boboye La prévalence dans les villages varient de 0 à0,75 0Â. Stratégies de prise en charge : Sont au nombre de six : L'évaluation épidémiologique annuelle, le traitement des cas, par I'ivermectine, la formation du personnel, I'IEC, l'équipement et le traitement larvicide, au sol. Nuisance simulidienne : Depuis I'arrêt de la lutte antivectôrielle le problème de la nuisance se pose avec acuité. C'est Ainsi que nous avons formé et recyclé chaque année 20 brigadiers villageois qui effectuent le traitement larvicide au sol. Des ASC, des enseignants et des agents de santé ont été également, formés en IEC oncho pour sensibiliser la population sur la prévention de I'onchocercose (utilisation d'habits amples, manches longues et pantalons, pour se protéger centre les piqûres de simulies). Distribution de L'ivermectine: Nous n'effectuons pas le TIDC comme -dans -autres pays de L'OCP mais nous, traitons, tous les cas détectés positifs à l'ivermectine salon le protocole OCP. Au total 87 malades sont traités dans 2,6 villages avec 215 -comprimés de 3 mg. L'arrondissement de Say étant le plus touché (55 malades dans l7 villages Contraintes . Réticence de la population :biopsie cutanée . La mobilité des agents de santé formés . Mouvement de population . problèmes de motivation pour la communauté (Brigadiers villageois et ASC) . Absence de financement pour la pérennisation des activités du programme Solutions . Renforcer l'lEC surtout dans les anciens villages . Maintenir les agents au moins 3 ans S leur poste après leur formation . Trouver une source de motivation pour la communauté . Mobiliser les ressources afin de pérenniser les activités du programme Mobi[isation des ressources . Arrêt du financement des Pays-Bas depuis décembre 1999 .DoresetdéjànouSaVonSobtenuleIlnancementauprèsdeHKI:activitésIEC OMS/AFRO: activités d'évaluation épidémiologique, de supervision, de formation recyclage des brigadiers villageo is. 'Etat Nigérien: Local, salaires du personnel, entretien du parc autonrobiles, eau, électricité II CONCLUSION 'Les résultats épidérriologiques de Ia surveillance oncho sont satisfaisants dix ans après l'arrêt de la lutte ant i-vectorielle ' La &celttralisal.iorr et I'intégratiorr des activités de luttc et de surverllance plLrlrpathologique est anrorcées Résumé sur l'état d'avaucement du processus de mise en (Euvre des activités transférées aux Programmes nationaux de lutte contre l'onchocercose au Sénégal (1"'septembre 1999 - 3l août 2000) Le Sénégal fait partie de l'aire d'Extension Ouest du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) depuis 1986. L'onchocercose sévissait au Sénégal uniquernent dans la partie Sud Est du pays sur l8% du territoire national. Les cours d'eau qui font le lit de l'endérnie sont les fleuves Gambie et Falémé et leurs affluents; la Falémé étant un afflueut du fleuve Sénégal. Quatre districts sanitaires sont touchés avec 590 communautés villageoises dont la majorité se trouve dans le district de Kédougou (319). Seule la stratégie de traitement par l'ivermectine est exécutée au Sénégal à travers le Traitement par l'lvermectine sous Directives Communautaires (TIDC), la lutte antivectorielle ne s'étant pas avérée utile pour le contrôle de l'endémie. Ilexiste un réoqeau de 73 villages qui font I'objet d'évaluation épidémiologique à tour de rôle dans un in'terÿalle minimal d'au moins 5 ans par communauté villageoise évaluée. Les études entomologiques d'impact de l'ivermectine sur la transmission ont été entamées depuis 2 ans en collaboration avec le laboratoire de biologie moléculaire de l'OCP. Les résultats du TIDC ont montré une couverture géographique de 100% (590 villages traités parmi les 590 éligibles) avec une couverture thérapeutique efficace (au moins 65%o de personnes traitées dans une communauté) parmi 570 villages. Au total, parmi la population totale recensée de 151.140 habitants, 121.428 ont été traités soit une couverture thérapeutique globale de 80' lors du premier passage de janvier à juin 2000. Les résultats du 2"" passage (novembre 1999) ont montré aussi une couverture géographique de 100% parmi les 120 villages éligibles du bassin de la Gambie. Seuls 2 villages ici n'avaient pas atteint le seuil d'efficacité de 65%o avec respectivement 63 et 55%o de couverture thérapeutique. Une évaluation épidémiologique avec la technique de la biopsie cutanée exsangue a été effectuée dans 20 villages de la Gambie, Falémé et Koïla Kabé et a concerné les 4 districts d'onchocercose. Ce sont au total 3.595 personnes qui ont fait l'objet de prélèvements cutanés parmi lesquels ll9 ont été trouvées porteuses de Onchocerca volvulus soit une prévalence brute de 3,30% variant errtre 0 et8,3oÂ. Aucun enfant âgé de 0 à 9 ans n'a été trouvé positif contre 6 âgés de l0 à 14 ans. La majorité des infections étant rencontrée chez les adultes de plus de 20 ans (l0l/l l9). Dans le cadre du renforcement des capacités pour l'accélération de la mise en æuvre du TIDC. des formations ont été faites au profit des infirmiers chef de poste de 2 districts. L'accent a été mis sur la supervision aux différents niveaux dans ce cadre. La revue technique annuelle du Prograrnme ainsi que les revues internes dans les districts ont permis une meilleure coordination des activités dLr programme national de lutte pour le maintien des acquis. L'expression de la volonté politiqûe se manifeste par l'irrscription de la lufte contre I'onclrocercose dans le cadre du financenrent du Ministère de la santé (Projet de Lutte contre les Maladies Endémiques qui regroupe en plus de l'onchocercose le paludrsnre et les schistosonriases) ainsi que Ia prise en compte de ses activités dans l'élaboration des différents plans d'actions arrrruels. Le flrrarrcement des activités de lutte contre l'onchocercose se fait par le Sénégal, l'OCP et Lrne ONG (Organisatiou pour la lutte contre Ia Cécité en Afrique de I'Ouest OCP) SIERRA LEONE RAPPO RT SUR L'ETAT D'AVANCEMENT DE LA MISE EN GUVRE DES ACTIVITES TRANSFEREES AUX PROGRAMMES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE Le Programme de lutte contre l'Onchocercose continue de subir un certain nombre de revers dans la mise en æuvre des activités qui lui ont été transférées. La guerre civile qui dure depuis 9 ans a conduit à un effondrement total des activités de lutte par la distribution de l'ivermectine, seule méthode utilisable dans le pays. Le traitement à l'ivermectine des personnes affectées se poursuit dansJes-centres de santé fonctionnels et en collaboration avec les ONGD partenaires à savoir Sight Savers lnternational et l'Hôpital Ophtalmologique Baptiste de Lunsar. Durant la période écoulée, les activités suivantes ont été menées : 1. FORMATION - Un atelier de formation des formateurs (FDF) sur la prise en charge de l'Onchocercose et le concept du TIDC a été organisé. - Un autre atelier sur la prise en charge de l'Onchocercose a été organisé à l'intention des agents de santé travaillant dans les camps de personnes déplacées. 2. tEC - Les campagnes de sensibilisation et de responsabilisation se sont poursuivies à travers les mass media, la radio et la télévision. - Des affiches ont été également produites 3. DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE - 1OO.00O comprimés ont été distribués dont : - 20.OO0 par Sight Savers lnternational - 25.000 par Lunsar Baptist Eye Hospital - 55.O00 par différents centres sanitaires 21è session du CCP RESUME DU RAPPORT DU TOGO I. Evaluation Ep idémioloeique Dans le cadre du suivi de la tendance de la prévalence 64 villages sur 70 prévus (91 %) ont bénéficié d'une évaluation épidémiologique. Les techniques de la biopsie cutanée et de la DEC ont été utilisées. 13.074 personnes ont été examinées. On note de façon générale une tendance dégressive de la prévalence dans tous les villages évalués. Les prévalences varient de l%o à llo/o sur le Mono et ses affluents ; de 0o à 26% sur I'Oti principal et de lYo à 53% sur la Kara-Kéran-Mô. La CMF est quasi nulle dans les villages (00 à 0,28). Il est à noter que tous les bassins sont sous Ivermectine et larvicides sauf l'Oti principal qui est sous Ivermectine seule. II Surveillance entomologique Une étude de l'impact de l'ivermectine sur la transmission de l'onchocercose a été effectuée pour la deuxième fois dans Ie village de Tchountchounga sur l'oti . Au cours de cette activité la communauté a été sensibilisée sur l'intérêt de la surveillance entomologique ; des captureurs villageois ont été formés. Au total l0 158 simulies ont été capturées sur 27 semaines et convoyées au laboratoire ADN à Ouagadougou pour identification. Le circuit national d'envoi des produits de laboratoire à Ouagadougou n'est pas encore indépendant de I'OCP. III. Traitement à I'Ivermectine sous directives communautaires Un effort très sensible est fait dans les couvertures. Le taux de couverture géographique varie de 95 % à 100 % soit une moyenne de 98 % ( 4452 villages traités I 4542 villages prévus ). Celui de la couverture thérapeutique varie de 67 à 82 % soit une moyenne de 72 % ( 1.447.767 personnes traitées I 2.000.961 prévues ). Il a été distribué 4 050 693 comprimés. Le problème de collecte de rapports reste encore à résoudre. Ce problème est lié à la motivation des acteurs mais des solutions sont en train d'être expérimentées ( Exemple : utilisation des distributeurs comme vaccinateurs lors des JNV, prise en charge de la motivation par la caisse des dispensaires etc. ). N.B : Ces résultats sont susceptibles d'être modifiés car des résultats continuent de parvenir à la coordination. IV Autres activites - Des activités de renforcem'ent des st?atégies, (mobilisation communautaire, suivi I supervision du TIDC) sur la Kara-Kéran-Mô ont permis d'avoir de bons résultats épidémiologiques et du TIDC. - La commande de l'lvermectine de 2001 est arrivée au Togo dans ce mois de novembre. - L'ONG Sight Savers International vient de signer un protocole d'accord de financement de certaines activités de lutte contre la cécité au Togo.
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Résumé du rapport sur l'état d'avancement de la mise en oeuvre des activités transférées aux programmes
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