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Impulser le changement en vue d’une meilleure performance : les 100 premiers jours de de mon mandat

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Impulser le changement en vue d’une meilleure performance

Par le Dr Matshidiso Moeti

Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

100 premiers jours de mon mandat

Les

Impulser le changement en vue d’une meilleure performance Par le Dr Matshidiso Moeti

Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

Les

100 premiers jours de mon mandat

Catalogage à la source : Bibliothèque de l’OMS/AFRO

« Impulser le changement en vue d’une meilleure performance – Les 100 premiers jours de mon mandat » Par le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique 1. 2. 3. 4. 5. 6. Planification régionale de la santé – organisation et administration Programmes nationaux de santé – organisation et administration Objectifs de fonctionnement – organisation et administration Déterminants sociaux de la santé– organisation et administration Priorités en santé Mise au point de programmes

I. Moeti, Matshidiso. II. Organisation mondiale de la Santé. Bureau régional de l’Afrique

ISBN : 978-929031212-3

(NLM Classification : WA 540)

©

Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, 2015

Les publications de l’Organisation mondiale de la Santé bénéficient de la protection par les dispositions du protocole n° 2 de la Convention pour la Protection du Droit d’Auteur. Tous droits réservés. Il est possible de se procurer la présente publication auprès de la Bibliothèque du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, Boîte Postale 6, Brazzaville, République du Congo (téléphone : +47 241 39100 ; télécopie : +47 241 39507 ; courriel : afrgoafrobooks@who.int). Les demandes relatives à la permission de reproduire ou de traduire la présente publication – que ce soit pour la vente ou une diffusion non commerciale – doivent être envoyées à la même adresse. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux n’implique pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les mesures raisonnables pour vérifier l’exactitude des informations contenues dans la présente publication. Toutefois, cette publication est diffusée sans aucune garantie, fut-elle expresse ou sous-entendue. Le lecteur est responsable de l’interprétation des informations qu’elle contient et de l’utilisation qui en est faite. L’OMS ne peut en aucun cas être tenue responsable des dommages qui pourraient découler de l’utilisation de ces informations.

Conception graphique au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et impression en Afrique du Sud

Sommaire Introduction Cinq priorités, cinq années : aperçu général des priorités qui sous-tendent l’action du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique au cours de la période allant de 2015 à 2020 Priorité 1 : Améliorer la sécurité sanitaire Priorité 2 : Renforcer les systèmes nationaux de santé Priorité 3 : Maintenir l’accent mis sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé Priorité 4 : Agir sur les déterminants sociaux de la santé Priorité 5 : Transformer le Bureau régional de l’Afrique pour qu’il devienne une Organisation capable de répondre aux besoins et axée sur les résultats 41 49 1 5 9 17

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conclusion

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Le Dr Matshidiso Moeti signant le texte du serment en présence du Dr Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS

Les

100 premiers jours de mon mandat

Introduction Lorsque j’ai été nommée Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique en janvier 2015, j’ai pris l’engagement de faire en sorte que le Secrétariat de l’OMS dans la Région africaine évolue pour devenir le chef de file du développement sanitaire en Afrique subsaharienne. Il s’agit là d’un objectif ambitieux pour l’équipe du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique (OMS/AFRO) et moi-même, eu égard notamment à l’étendue et à la diversité du continent, et à sa lourde charge épidémiologique. En réalité, 2015 est une année charnière pour nous, au cours de laquelle nous devons nous efforcer d’atteindre notre objectif de devenir le chef de file du développement sanitaire dans la Région africaine. J’ai proposé une vision qui étaye mon mandat de cinq ans, et qui permettra de renforcer notre capacité à édifier notre Organisation pour qu’elle réponde aux besoins et comble les attentes des États Membres et des parties prenantes.

Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique

L’année 2015 n’est pas seulement l’année du lancement du programme de développement pour l’après-2015. C’est aussi une année dominée par l’épidémie de maladie à virus Ebola, dont l’impact dévastateur sur les familles, les communautés et le développement socioéconomique des pays les plus touchés rappelle tout ce qui doit être fait pour renforcer les systèmes de santé dans la Région, et le rôle fondamental que l’OMS/AFRO joue dans cette optique.

En conséquence, j’ai proposé une vision qui étaye mon mandat de cinq ans, et qui permettra de renforcer la capacité de notre Organisation à répondre aux besoins et combler les attentes des États Membres et des parties prenantes, en faisant preuve de plus d’efficacité, d’efficience, de responsabilisation, d’ouverture et de transparence. Toutes ces vertus sont fondamentales pour renforcer la capacité de l’OMS/AFRO à contribuer à l’amélioration de la santé dans la Région. En vue de créer une culture de la

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réponse institutionnelle et d’une interaction accrue, mon équipe et moi-même avons décidé d’établir le présent rapport pour faire le point sur certaines mesures importantes que nous avons prises durant les 100 premiers jours de mon mandat. Cette période représente la première des trois échéances à l’aune desquelles nous organisons les activités pour chaque axe prioritaire identifié dans mon programme d’action. Les mesures stratégiques s’inscrivent dans le cadre des cinq priorités liées entre elles, qui étayent ma vision pour la Région africaine de l’OMS lors des cinq prochaines années, et chacune de ces mesures revêt une importance capitale dans la Région. Ces priorités sont les suivantes : i) ii) iii) améliorer la sécurité sanitaire ; renforcer les systèmes nationaux de santé ; maintenir l’accent mis sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé ; agir sur les déterminants sociaux de la santé ; et transformer le Bureau régional de l’Afrique pour qu’il devienne une Organisation capable de répondre aux besoins et axée sur les résultats.

des axes prioritaires définis durant mon mandat. Dans la Région africaine, la mortalité maternelle pendant ou après la grossesse et l’accouchement n’a malheureusement été réduite que de 2,9 % entre 1990 et 2013. Ce ratio est inacceptable, car se situant largement en deçà des 5,5 % requis pour atteindre le cinquième objectif du Millénaire pour le développement, qui vise à améliorer la santé de la mère. Par conséquent, le choix de la mortalité maternelle et néonatale comme mesure du succès est une nécessité, non seulement parce que l’Afrique supporte 47 % de la charge mondiale de mortalité des enfants de moins de cinq ans et 56 % de la mortalité mondiale des mères – une situation déplorable que nous ne pouvons laisser se pérenniser –, mais également parce que ces indicateurs reflètent le niveau de renforcement des systèmes de santé, du point de vue de la couverture, de la qualité, et des progrès réalisés en direction de la couverture sanitaire universelle. Il en est de même pour la santé des adolescents, les taux de mortalité des jeunes de la Région africaine âgés de 10 à 19 ans étant les plus élevés au monde. Nous ne pouvons et ne devons pas accepter une situation dans laquelle les taux de mortalité liée au VIH/sida augmentent au lieu de régresser dans ce groupe d’âge ; ni une situation dans laquelle le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, les problèmes de santé mentale, les traumatismes et la violence, ainsi que la malnutrition deviennent une source de préoccupation chez les adolescents. Pour obtenir des avancées dans ces domaines, il faudra un engagement soutenu de nos États Membres, de notre Organisation et des partenaires. Aussi est-il important pour nous de conjuguer nos efforts, en nous appuyant sur nos forces et ressources respectives, afin d’améliorer la santé de façon globale.

iv) v)

Chacune de ces priorités représente un axe d’investissement pour les budgets nationaux, les parties prenantes africaines, les philanthropes et les partenaires internationaux, l’objectif ultime étant d’assurer la couverture sanitaire universelle (CSU) en Afrique. Nous avons choisi la santé des adolescentes et la réduction de la mortalité maternelle et néonatale comme les critères qui nous permettront d’évaluer la façon dont l’OMS/AFRO et ses partenaires se comportent globalement dans la mise en œuvre

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Le renforcement de l’approche de collaboration au sein de l’OMS/AFRO constitue notre cinquième priorité, qui consiste à réformer notre mode de fonctionnement (pour de plus amples informations, consulter le Programme de transformation du Secrétariat de l’OMS dans la Région africaine,

l’efficacité et la responsabilisation dans toutes nos opérations ; et rester à l’écoute des membres du personnel et des partenaires externes de l’OMS et interagir avec eux. Au cours de mes 100 premiers jours en qualité de Directrice régionale, j’ai commencé à appliquer les mesures stratégiques définies pour chaque axe prioritaire, avec le concours de mes collègues du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Le présent rapport fait le point sur certaines actions engagées et montre que l’OMS, les États Membres et les partenaires doivent tout mettre en œuvre en vue d’atteindre les cibles fixées en matière de santé et de matérialiser les priorités stratégiques de l’Organisation, pour permettre aux populations de la Région africaine de mener la vie accomplie, saine et productive à laquelle elles aspirent et qu’elles méritent.

en suivant le lien www.afro.who.int/fr/rdo). Le Programme de transformation est ambitieux et prend en compte les points de vue émis par des contributeurs internes et externes, et portant sur la façon de mettre en place une organisation sanitaire régionale dotée des ressources appropriées et parfaitement outillée pour remplir son mandat. Le succès du Programme de transformation passe par des changements dans les quatre axes prioritaires consistant à : adopter collectivement des valeurs qui garantissent l’obtention de résultats ; centrer nos efforts sur des priorités techniques clairement définies et reposant sur des données probantes ; promouvoir

Dr Matshidiso Moeti Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique

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Cinq priorités, cinq années :

aperçu général des

priorités qui sous-tendent l’action du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique au cours de la période allant de 2015 � 2020

Ma vision de l’action que l’OMS doit mener dans la Région africaine au cours des cinq prochaines années repose essentiellement sur un engagement renouvelé en faveur d’un mécanisme indépendant de responsabilisation et de cinq priorités clairement définies et liées entre elles. Ces priorités sont définies ci-après.

Priorité n° 1 – Améliorer la sécurité sanitaire L’épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest est au centre de nos préoccupations depuis plus d’un an. Elle a nécessité une réponse allant bien au-delà du secteur de la santé et de l’action conjointe des ministères de la Santé et de l’OMS, et demande que l’on investisse des millions de dollars pour préparer le reste de la Région et le monde entier à atténuer l’impact de toute propagation éventuelle. L’épidémie a montré qu’il faut impérativement renforcer les systèmes de santé dans la Région afin de permettre à tous les États Membres d’être convenablement préparés à faire face à toutes les maladies à potentiel épidémique et aux éventuelles urgences de santé. Notre action dans ce domaine porte essentiellement sur une collaboration efficace avec les États Membres et les parties prenantes au développement sanitaire pour être collectivement préparés à mettre en place une riposte appropriée en cas de menace pour la sécurité sanitaire.

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Priorité n° 2 – Renforcer les syst�mes nationaux de santé La couverture sanitaire universelle (CSU), qui signifie que tout individu a accès à des soins de santé de qualité assurée indépendamment de sa situation socioéconomique, doit rester une priorité pour tous les États Membres. Lors de la première réunion des ministres africains de la Santé organisée conjointement par la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’Organisation mondiale de la Santé en Angola en 2014, un engagement a été pris de placer cette priorité au centre des efforts de développement sanitaire national. Les faiblesses que l’épidémie de maladie à virus Ebola a exposées dans les systèmes de santé des pays touchés montrent qu’il est urgent d’atteindre l’objectif de la CSU en investissant dans les systèmes nationaux de santé de ces pays, et dans tous les États Membres.

Priorité n° 3 Maintenir l’accent mis sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les objectifs de développement durable (ODD) liés � la santé Nous devons finaliser les objectifs du Millénaire pour le développement tout en poursuivant le programme qui porte sur les objectifs de développement durable pour l’après-2015. Il s’agit notamment d’accélérer nos interventions visant à lutter contre les maladies transmissibles et à réduire l’incidence du VIH/sida en nous efforçant d’atteindre 90 % de dépistage et 90 % de couverture thérapeutique et de prévention de la transmission mère-enfant du virus du sida. Cela signifie qu’il faut embrayer sur les progrès accomplis vers la réduction de la mortalité infantile et accélérer le renforcement de la capacité des États Membres à veiller à ce que les femmes ne perdent pas la vie pendant l’accouchement et à améliorer globalement la santé de la femme. Cela

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signifie aussi qu’il faut combattre les maladies tropicales négligées en faisant fond sur certains progrès intéressants réalisés en vue de leur élimination. Les stratégies et plans nationaux mis en œuvre pour atteindre les OMD existent toujours. L’OMS/AFRO fournira un appui aux pays afin de généraliser ces initiatives et de les intégrer dans le programme pour l’après-2015. Toutefois, les États Membres et les partenaires régionaux et internationaux doivent mobiliser des ressources suffisantes et œuvrer de concert pour accomplir des progrès sur les deux fronts.

Priorité n° 4 – Agir sur les déterminants sociaux de la santé Je suis fermement convaincue que la prospérité de tous les pays passe des citoyens en bonne santé. Aussi convient-il d’adopter une approche multisectorielle de la santé englobant l’action sur les déterminants sociaux de la santé pour régler les problèmes qui touchent à la santé, mais échappent au contrôle des ministères de la Santé. Ces problèmes comprennent la destruction de l’environnement et les inégalités dans l’accès à l’éducation et dans les revenus. Ces facteurs ont un impact considérable sur les chances de vie des populations, ainsi que sur la situation économique des pays dans lesquels elles vivent. Par conséquent, il est important que tous les secteurs, au sein et au-delà de la santé, travaillent en synergie pour faire en sorte que les déterminants sociaux aient un impact positif, et non plus négatif, sur la santé.

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Priorité n° 5 – Transformer le Bureau régional de l’Afrique pour qu’il devienne une Organisation capable de répondre aux besoins et axée sur les résultats L’édification d’un Secrétariat de l’OMS axé sur les résultats, capable de répondre aux besoins des États Membres et chef de file de la santé dans la Région est à la base de chacune des priorités énoncées ci-dessus. Nous travaillerons avec ardeur pour mettre en application les réformes institutionnelles appropriées, en nous appuyant sur le principal capital dont nous disposons pour y parvenir, à savoir le capital intellectuel de l’Afrique. De manière particulière, nous chercherons à recruter des femmes talentueuses dans notre Région pour étoffer nos ressources humaines et faire en sorte que notre Organisation soit plus représentative de la Région africaine. Il convient de noter à cet effet que les femmes ne représentent actuellement que 24 % des membres du personnel titulaires d’un engagement de longue durée. Les personnes les plus adaptées occuperont les postes qui conviennent le plus à leurs compétences, ce qui leur permettra de donner le maximum d’ellesmêmes. De plus, nous instituerons au sein de l’OMS/ AFRO une culture de l’ouverture, de l’innovation, du résultat et de la redevabilité, et je prêcherai par l’exemple.

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Priorité n° 1 – Améliorer la sécurité sanitaire « J’entends renforcer la capacité du Secrétariat de l’OMS dans la Région africaine à jouer le rôle de chef de file et à coordonner notre préparation et notre riposte aux épidémies, par une réallocation budgétaire et la mobilisation des ressources, et par la restructuration [s’il le faut] et le recrutement. » Dr Moeti, discours d’investiture, janvier 2015

L’épidémie actuelle de maladie à virus Ebola (MVE) en Afrique de l’Ouest et la flambée de méningite qui a frappé le Niger au début de cette année ont mis en évidence la nécessité de renforcer la sécurité sanitaire dans la Région. L’une de mes priorités majeures sera de rechercher une solution à ces problèmes de grande envergure et de permettre à la Région d’être mieux préparée à faire face efficacement à toute maladie à potentiel épidémique qui pourrait émerger, ainsi qu’aux situations d’urgence et aux nouvelles menaces pour la santé.

Mes d é fis et mes projets...

sécurité sanitaire, dans le cadre de la consolidation de leur système de santé. Nous établirons une liste de membres du personnel de l’OMS pouvant être mobilisés rapidement et formés à la riposte aux épidémies et aux situations d’urgence, et nous travaillerons avec des partenaires pour créer un Corps africain d’intervention sanitaire d’urgence. Nous repenserons et poursuivrons également la mobilisation de ressources en faveur du Fonds africain pour les urgences de santé publique afin d’obtenir les investissements dont les États Membres ont tant besoin pour bien se préparer à faire face aux menaces pour la santé. Une autre leçon cruciale tirée de l’épidémie d’Ebola est qu’il faut renforcer le dialogue communautaire pour que les familles puissent jouer leur rôle, que les personnes infectées se fassent connaître rapidement en vue d’obtenir

La crise a aussi montré que les pays doivent de toute urgence édifier des systèmes nationaux de santé solides, dotés de ressources financières et humaines suffisantes, résilients aux menaces pour la santé et accessibles à tous. Pour ce faire, nous prêterons une assistance aux pays qui cherchent à améliorer leur

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un traitement et que les défunts soient inhumés en toute sécurité. Ces mesures feront partie intégrante de tous nos futurs plans de préparation et de riposte aux flambées épidémiques. En Afrique de l’Est, nous avons dû relever le défi consistant à mobiliser et coordonner les travailleurs et acteurs de santé en vue de répondre à une flambée de choléra qui sévissait dans la région du lac Tanganyika (République-Unie de Tanzanie). Cette urgence de santé, qui s’est déclarée lorsque plus de 100 000 réfugiés burundais ont traversé la frontière, s’est amplifiée au sein de cette population en croissance rapide. Le village de Kagunga, dont le nombre d’habitants a explosé, passant de 11 382 à plus de 90 000 personnes en moins d’un mois, a été particulièrement touché. Parallèlement, la flambée de méningite que connaît le Niger depuis janvier 2015 n’a montré aucun signe de ralentissement. Il s’agit de la première

flambée épidémique de méningite causée par le sérogroupe C de Neisseria meningitidis à toucher un pays de la ceinture africaine de la méningite. À cause du caractère inédit de cette souche de méningite, qui pourrait provoquer des épidémies de grande envergure, peu de vaccins étaient disponibles. Du 1er janvier au 10 mai 2015, le ministère de la Santé publique nigérien a signalé 5855 cas présumés de méningite à méningocoque à l’OMS, parmi lesquels 406 décès. L’activation de plans visant à soutenir le gouvernement nigérien dans la mise en œuvre de mesures d’intervention d’urgence, dont une campagne de vaccination de masse, a été cruciale dans la lutte contre cette maladie, qui peut entraîner de graves lésions du cerveau et est mortelle dans 50 % des cas en l’absence de traitement. Nous travaillerons avec le Siège de l’OMS pour veiller à ce que des vaccins soient produits.

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Priorité n° 1 – Améliorer la sécurité sanitaire Conformément à ma décision de mettre l’accent sur l’appui aux efforts visant à atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola en Afrique de l’Ouest, j’ai visité les pays les plus touchés, à savoir la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, au cours du deuxième mois de mon mandat. Dr Moeti, Directrice régionale de . l’OMS pour l’Afrique Le Dr Matshidiso Moeti s’entretenant sur la maladie à virus Ebola avec Mohamed Said Fofana, le Premier ministre de la Guinée

Principales mesures et réalisations à ce jour... Conformément à ma décision de mettre l’accent sur l’appui aux efforts visant à atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola en Afrique de l’Ouest, j’ai visité les pays les plus touchés (Guinée, Libéria et Sierra Leone) au cours du deuxième mois de mon mandat. Ces visites ont été précieuses, car elles m’ont permis de voir de mes propres yeux les efforts qui sont faits au titre de la riposte et du relèvement, et de témoigner du rôle moteur que jouent les pays, les communautés et les partenaires dans la lutte contre l’épidémie, sans oublier leur ferme engagement. En plus de mes entretiens avec les présidents de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone et les partenaires de développement et de mes visites Le Dr Moeti rencontrant des survivants de la maladie à virus Ebola à Port Loko (Sierra Leone)

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dans les unités de traitement d’Ebola et les centres locaux d’intervention d’urgence, j’ai eu le privilège de rencontrer des survivants d’Ebola et d’échanger avec des personnes issues de communautés gravement touchées par l’épidémie. Ces rencontres ont mis en relief l’intensité des campagnes de mobilisation communautaire, de sensibilisation et d’éducation publiques qui sont menées en vue

et jouent un rôle crucial dans la coordination sur le terrain, les enquêtes épidémiologiques, la recherche des contacts et la mobilisation des communautés. Pour ma part, je reste engagée à maintenir l’appui de l’OMS à la Sierra Leone et à la Guinée et à déployer des experts dans ces pays afin d’atteindre l’objectif de « zéro cas d’Ebola ». Je travaille en étroite collaboration avec la Directrice générale de l’OMS et son envoyé spécial pour donner des orientations quotidiennes aux Représentants de l’OMS dans les trois pays les plus touchés par Ebola, et nous ajustons l’appui fourni et les interventions aux besoins. J’ai participé à des réunions importantes à Bruxelles, Washington et New York en vue d’entreprendre le plaidoyer en faveur de l’appui à ces trois pays.

S’il est vrai que l’épidémie d’Ebola nous a tous mobilisés pleinement, Le Dr Matshidiso Moeti s’entretenant sur la fièvre Ebola avec il n’en demeure pas moins que des la Présidente Ellen Johnson Sirleaf du Libéria efforts considérables ont aussi été d’atteindre l’objectif de « zéro cas d’Ebola ». faits pour faire face aux autres problèmes sanitaires Après mes visites et échanges avec les responsables urgents de la Région. Ainsi, notre riposte rapide politiques des pays touchés sur les stratégies qui à la flambée de choléra en République-Unie de sont nécessaires pour mettre fin à cette épidémie Tanzanie aux côtés du ministère de la Santé et de dévastatrice, j’ai été extrêmement heureuse lorsque la Protection sociale, d’autres institutions du système le Libéria a été déclaré exempt d’Ebola le 9 mai des Nations Unies et partenaires de la santé a dernier. Nous avons toutefois subi un revers avec permis d’enrayer rapide-ment l’épidémie. L’OMS a l’apparition de nouveaux cas dans ce pays le 29 juin, déployé des spécialistes de la santé pour faciliter la mais aucun autre cas n’a été notifié depuis le 13 prise en charge des cas de choléra dans les centres juillet et le deuxième compte à rebours jusqu’à de traitement de la maladie et a fourni à la région zéro cas est déjà enclenché. C’est là une réussite touchée suffisamment de médicaments contre le qui mérite d’être saluée. Nous mettons tout en œuvre choléra et de fournitures pour traiter plus de 60 000 pour atteindre l’objectif de « zéro cas d’Ebola » dans personnes pendant trois mois. À la fin du mois les deux autres pays touchés. de mai 2015, le Dr Rufaro Chatora, Représentant de l’OMS en République-Unie de Tanzanie, a visité Plus de 500 experts de l’OMS issus de la Région sont Kagunga, le stade de Tanganyika et les camps encore déployés dans les pays touchés par Ebola de réfugiés de Nyarugusu pour évaluer la crise

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Priorité n° 1 – Améliorer la sécurité sanitaire humanitaire et identifier les besoins. Selon lui, « la riposte rapide de l’OMS, des institutions du système des Nations Unies, du ministère tanzanien de la Santé et de la Protection sociale et d’autres partenaires a grandement contribué à réduire le nombre de cas de choléra, mais la crise est loin d’être terminée et des défis importants subsistent ». L’OMS continuera donc à soutenir les efforts du ministère tanzanien de la Santé afin de coordonner la réponse du secteur de la santé et de combler les besoins des demandeurs d’asile et des populations locales dans la région touchée et ses environs, en partenariat avec des acteurs clés tels que l’UNICEF et la Croix-Rouge. Depuis décembre 2014, le Mozambique est aussi touché par une flambée de choléra, aggravée par les inondations qui ont frappé le pays et le Malawi voisin en janvier 2015. Ces inondations ont causé le déplacement de 124 381 personnes au Mozambique et de 230 000 personnes au Malawi. Pour faire face à la situation, l’OMS a activé le comité d’intervention d’urgence pour gérer à la fois les crises humanitaires et la flambée de choléra et fourni un appui technique et des orientations sur la gestion des crises, tout en déployant du personnel technique sur le terrain. En vue de soutenir le ministère de la Santé publique du Niger dans ses efforts visant à enrayer une flambée de méningite dans ce pays, l’OMS a constitué une équipe internationale d’experts composée de membres du personnel de l’OMS et des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis. Deux initiatives clés ont été lancées en collaboration avec le Groupe international de coordination (GIC) sur l’approvisionnement en vaccin contre la méningite épidémique. La première initiative était la mobilisation de 880 000 doses de vaccin antiméningococcique tétravalent et la seconde l’organisation de campagnes de vaccination ciblant les enfants âgés de deux à 15 ans. Les deux initiatives, de même que le déploiement d’épidémiologistes et d’urgentistes de l’équipe d’appui interpays et du Siège de l’OMS, ont permis de faire reculer l’épidémie rapidement. Au moment de la rédaction du présent document, le taux de mortalité par méningite avait baissé de 11 % à 7 % au sein des populations touchées.

R é flexions sur mes 100 premiers jours... Le manque de moyens pour l’application du Règlement sanitaire international (RSI) au niveau des pays et la capacité actuellement limitée du 13

Priorité n° 1 – Améliorer la sécurité sanitaire

R é flexions sur mes 100 premiers jours... Secrétariat de l’OMS à soutenir les pays dans la préparation et la riposte aux épidémies comptent parmi les plus principaux obstacles à l’amélioration de la sécurité sanitaire dans la Région. Cependant, de nombreux partenaires se sont engagés à apporter leur soutien dans ce domaine. L’OMS continuera à coordonner les efforts et travaillera en partenariat avec d’autres parties prenantes afin d’améliorer les travaux de détection et de contrôle de la propagation de graves menaces pour la santé publique dans le monde, telles que la maladie à virus Ebola.

14 Le Dr Matshidiso Moeti s’entretenant avec l’ambassadeur des États-Unis au Congo

Priorité n°1 –Améliorer la sécurité sanitaire

Perspectives d’'avenir... Mes 100 premiers jours ont été marqués par des progrès prometteurs dans l’amélioration de la sécurité sanitaire dans la Région. Afin de mettre à profit les efforts extraordinaires déployés par les gouvernements, de la les personnes et les partenaires internationaux santé, nous – c’est-à-dire l’OMS, les États Membres et les partenaires – devons continuer à travailler en synergie pour remédier à la vulnérabilité de la Région et du monde aux épidémies et situations d’urgence. Il est primordial de développer au maximum les compétences et l’expertise de chacun d’entre nous pour atteindre l’objectif de « zéro cas d’Ebola ». De même, il est indispensable d’approfondir le dialogue communautaire et de renforcer la collaboration transfrontalière pour agir rapidement face aux nouveaux cas éventuels et interrompre toutes les nouvelles chaînes de transmission.

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À cette fin, j’ai assisté en avril à une réunion organisée par le Groupe de la Banque mondiale, USAID et l’OMS sur le développement de systèmes de santé plus résilients à la suite de l’épidémie d’Ebola. J’ai participé à une discussion de groupe et souligné que les partenaires au développement devraient mieux aligner leurs efforts sur les plans et les priorités des pays. Améliorer la sécurité sanitaire et la gestion des situations d’urgence est un objectif ambitieux dont la réalisation nécessite une quantité considérable de ressources et des partenariats les pays, et solides. Les partenaires doivent soutenir les pays doivent mobiliser les ressources

nationales afin de se préparer suffisamment à faire face à tout événement de santé publique. Cela passe par la mise en place de systèmes de surveillance et d’intervention solides et intégrés. La préparation aux épidémies et aux situations d’urgence doit devenir une composante forte et essentielle des systèmes de santé solides dans les pays.

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Priorité n° 2 – Renforcer les systèmes nationaux de santé « Nous travaillerons également sans relâche pour progresser vers l’équité et la couverture sanitaire universelle dans notre Région. Nous commencerons par fournir un appui aux pays touchés par Ebola pour permettre à leurs systèmes de santé de se relever après les ravages causés par l’épidémie. Cependant, je voudrais insister sur le fait que la majorité des pays de la Région africaine ont besoin d’un soutien intensif et appuyé pour renforcer leurs systèmes de santé. Je me réjouis de la détermination de la communauté sanitaire mondiale à surmonter cet obstacle de longue date à l’amélioration de la santé dans la Région. » Dr Moeti, discours d’investiture, janvier 2015

Mes d é fis et mes projets... Au cours de mon mandat, un objectif central du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique sera d’instaurer la couverture sanitaire universelle (CSU) pour que chaque citoyen des 47 pays de la Région bénéficie d’un accès égal aux services de santé. Certaines leçons précieuses tirées de l’épidémie d’Ebola, par exemple la nécessité de renforcer la surveillance et la participation des communautés ou encore le besoin d’améliorer la gestion, les systèmes de gouvernance et la mobilisation du personnel de santé, nous ont donné l’occasion de renouveler nos appels en faveur de l’édification de systèmes de santé plus résilients capables d’assurer la couverture sanitaire universelle. Par conséquent,

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l’un des principaux objectifs au cours de mon mandat sera d’amorcer le processus de mise en place de systèmes plus solides qui pourront résister aux chocs causés par de graves menaces pour la santé et assurer de manière intégrée des services de base et essentiels tels que la vaccination, le traitement de la tuberculose et du VIH/sida et les soins prénatals. La faiblesse des systèmes de santé ne pose pas seulement problème dans les pays touchés par Ebola. De nombreux autres États Membres de la Région dotés de systèmes de santé fragiles ont besoin de soutien pour développer ces systèmes et répondre aux besoins des communautés, qu’il

s’agisse de la prévention des maladies ou de la gestion des problèmes de santé du quotidien, voire des situations d’urgence de grande ampleur. Nous ferons en sorte que les éléments de base soient là pour soutenir tous les programmes de santé essentiels. Ces éléments comprennent des services logistiques et d’approvisionnement efficaces, un nombre suffisant de personnels de santé qualifiés, une protection suffisante des patients et des travailleurs de santé grâce à des mesures fermes de lutte anti-infectieuse, ainsi qu’une meilleure gouvernance et une gestion axée sur les résultats. Toutes ces conditions doivent être remplies pour que tous nos États Membres puissent progresser vers la couverture sanitaire universelle.

Principales mesures et réalisations à ce jour... Au cours des 100 premiers jours de mon mandat, nous avons amorcé un certain nombre de travaux en vue de l’amélioration des systèmes de santé de la Région. Nous avons entrepris la rédaction d’un protocole et recruté des consultants pour effectuer une évaluation régionale de la couverture sanitaire universelle et des soins de santé primaires afin de faciliter l’établissement de données de référence claires qui favoriseront le suivi des tendances sanitaires. Parallèlement, j’ai demandé au groupe organique Systèmes et services de santé (HSS) de commencer à élaborer une nouvelle stratégie visant à orienter l’action du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique en matière de systèmes de santé, ainsi qu’une stratégie régionale sur la couverture sanitaire universelle. Une nouvelle stratégie régionale mise au point afin de renforcer les systèmes de santé par l’amélioration des systèmes nationaux de recherche en santé et d’acquisition de connaissances sera soumise à l’examen de la soixante-cinquième session du Comité régional de l’OMS pour l ’Afrique. Nous avons aussi pris un engagement majeur qui consiste à appliquer les nouvelles stratégies mondiales de l’OMS relatives à la prestation de services de santé intégrés centrés sur la personne et aux ressources humaines pour la santé pour faciliter l’atteinte de nos objectifs en matière de couverture sanitaire universelle. Le groupe organique Systèmes et services de santé est sur le point de mettre en place une nouvelle unité, Prestation de services, dont l’action sera centrée sur le renforcement des systèmes de santé aux niveaux des districts et local en vue de progresser vers la couverture sanitaire universelle. Les leçons sur les systèmes de santé que nous avons tirées de notre expérience de la lutte contre l’épidémie d’Ebola ont été amères. Aussi, j’ai mis sur pied un Groupe de travail sur la sécurité de la santé publique et les situations d’urgence dirigé par les directeurs des groupes organiques Sécurité sanitaire (HSE) et Systèmes et services de santé (HSS). Le

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groupe de travail a élaboré un plan stratégique avec une approche globale coordonnée pour mettre fin à la flambée et bâtir des systèmes de santé résilients, intitulé « Stratégie 2015-2018 de l’OMS/AFRO pour une riposte coordonnée à la maladie à virus Ebola, le relèvement des services de santé, la préparation aux flambées épidémiques et l’édification de systèmes de santé résilients ». Le plan couvre les trois pays les plus touchés, mais inclut également les 14 pays prioritaires voisins. Dans la pratique, en vue de renforcer la résilience des systèmes de santé de ces pays, l’OMS doit leur apporter son concours pour qu’ils revoient leurs politiques, stratégies et plans nationaux de santé afin de mieux coordonner les services de santé essentiels, le système de Surveillance Intégrée de la Maladie et Riposte (SIMR) et le Règlement sanitaire international. Le renforcement des systèmes de santé au niveau des districts et d’autres collectivités locales sera indispensable et devra passer par une participation accrue des communautés, le renforcement de la promotion de la santé, la fourniture d’infrastructures, d’équipements et de produits importants pour la prestation de services essentiels et la suppression des obstacles financiers et géographiques à l’accès aux services. Jusqu’à présent, nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos collègues du Siège de l’OMS et fourni un appui technique conséquent aux trois pays les plus touchés par la maladie à virus Ebola pour qu’ils mettent au point de nouveaux plans d’investissement afin de se doter de systèmes de santé plus solides et résilients. Ces plans d’investissement dévoilés lors des assemblées de printemps 2015 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ont reçu des annonces de contributions initiales des donateurs se chiffrant à US $450 millions, et les plans finalisés ont pu mobiliser jusqu’à US $5 milliards lors de la conférence d’annonces de contributions que le Secrétaire général des Nations Unies a organisée en juillet 2015. Le Bureau

régional de l’Afrique prévoit par ailleurs de changer la structure et le personnel des bureaux de l’OMS de ces trois pays pour qu’ils puissent soutenir correctement la mise en œuvre des plans d’investissement. Une autre mesure majeure que j’ai prise a été d’ordonner un examen interne détaillé de notre instrument de promotion des partenariats en faveur du développement des systèmes de santé, l’initiative pluri-institutionnelle Harmonisation pour la Santé en Afrique (HHA), qui doit maintenant être revitalisée pour mieux favoriser l’atteinte des objectifs de la couverture sanitaire universelle. Avec le mécanisme de partenariat Harmonisation pour la Santé en Afrique, l’OMS a aussi cartographié les initiatives mondiales pour la santé dans la Région afin d’évaluer leur influence ou leurs effets sur le développement des systèmes de santé. Dans les treize pays participant au projet Union européenne-Luxembourg de dialogue sur les politiques de santé, nous avons révisé les feuilles de route avec les ministères de la Santé afin de renforcer l’encadrement et la planification participative et de mettre en place des cadres de partenariat fonctionnels susceptibles de générer des résultats plus probants. En outre, au cours des 100 derniers jours de mon mandat, nous avons élargi l’utilisation des outils essentiels d’édification des systèmes mis au point par l’OMS, en permettant par exemple à sept pays d’utiliser l’outil d’évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (SARA) de l’OMS, et en menant des études sur les normes de dotation en personnel dans six pays grâce à l’outil d’analyse des besoins en personnel au regard de l’indicateur de la charge de travail (WISN) de l’OMS, qui permet aux pays d’identifier plus précisément leurs besoins en personnel et de définir les normes de dotation adaptées à leur contexte.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... Nous avons déjà obtenu des avancées sur certains plans, mais beaucoup reste à faire pour renforcer les systèmes nationaux de santé. L’un des enseignements clés tiré au cours des 100 premiers jours de mon mandat a été qu’il faut continuer d’améliorer la coordination entre les bailleurs de fonds et les partenaires que les ressources affectées pour soient en adéquation

avec les besoins et permettent d’optimiser les résultats. Les pays doivent s’approprier et impulser les efforts visant à renforcer les systèmes de santé et continuer à participer à toutes les décisions et actions y afférentes. De nombreux États Membres doivent réviser leurs plans stratégiques du secteur de la santé pour tenir compte des leçons tirées de l’épidémie de MVE. Les éléments de service essentiels, tels que les

systèmes d’information sanitaire efficaces, les moyens innovants de mobilisation de la communauté et les services de logistique et systèmes d’approvisionnement efficaces et cohérents, ne doivent plus être fragmentés en programmes. Au contraire, ces éléments nécessitent des investissements importants consentis par tous les partenaires et programmes afin de renforcer la résilience commune aux chocs.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... Une composante essentielle de cette résilience est de doter les travailleurs de santé des compétences nécessaires pour maintenir en place les services essentiels et de motiver ces personnels de santé pour qu’ils effectuent correctement leur travail. Nous devons sortir des sentiers battus dans lesquels certains gouvernements et partenaires n’apportent leur concours et des ressources que lorsque des épidémies et des situations d’urgence surviennent, car cette façon d’agir compromet la riposte et met des vies en danger. Pour dire les choses simplement, nous devons mettre un terme aux décennies de sous-investissement dans les systèmes nationaux de santé. Comme je l’ai dit dans mon discours d’investiture, « l’engagement manifesté par les États Membres, qui s’est traduit par un investissement national accru dans la santé et par des stratégies nationales de santé appropriées, et qui s’est adossé sur l’appui déclaré des partenaires internationaux, permettra d’accomplir les progrès escomptés au cours de la dernière décennie. Je suis impatiente de diriger l’action de mes collègues de la Région pour concrétiser cet engagement ».

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Priorité n° 2 – Renforcer les systèmes nationaux de santé

Perspectives d’'avenir... La couverture sanitaire universelle étant notre objectif prioritaire, le groupe organique Systèmes et services de santé procédera à une évaluation initiale de la couverture sanitaire universelle avant la fin de l’année 2015. Cette étude menée dans les 47 pays de la Région fournira des informations qui éclaireront l’élaboration d’une stratégie régionale visant à progresser vers la couverture sanitaire universelle et à renforcer les systèmes de santé. L’étude visera à déterminer l’état actuel des indicateurs de base des soins de santé primaires et de l’accès aux services essentiels. Une fois cette évaluation réalisée, nous aurons une base à partir de laquelle nous pourrons mesurer la progression vers la couverture sanitaire universelle. Une telle base est primordiale, car l’un des problèmes rencontrés dans la mise en œuvre du programme relatif aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) a été la difficulté à obtenir des données de référence fiables pour mesurer les progrès accomplis.

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Priorité n° 2 – Renforcer les systèmes nationaux de santé

Perspectives d’'avenir... Le groupe organique Systèmes et services de santé a élaboré une stratégie régionale pour la recherche en santé visant à améliorer la disponibilité de bases factuelles sur les moyens de converger vers la couverture sanitaire universelle. Cette stratégie sera présentée aux ministres de la Santé cette année, lors de la soixante-cinquième session du Comité régional. Le Bureau régional a également entamé des consultations sur deux stratégies mondiales les ressources cruciales pour la couverture sanitaire universelle, à savoir la stratégie mondiale sur humaines pour la santé et la stratégie de l’OMS sur la prestation de services de santé intégrés centrés sur la personne. Des travaux sont en cours pour tenir le Comité régional des orientations informé de ces stratégies et partenaires traduire les consultations menées en actions. Nous fournirons aux États Membres et aux pour leur permettre d’augmenter leurs interventions dans les systèmes de santé.

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Priorité n° 3 – Maintenir l’accent mis sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé « Je fournirai un appui aux pays pour qu’ils puissent accélérer les nombreuses initiatives qui ont germé et sont mises en œuvre afin d’atteindre les OMD de santé. Les interventions seront également généralisées. Nous apporterons notre concours aux pays pour qu’ils tirent les enseignements de leur expérience sur les OMD et accordent la priorité à l’équité et aux droits de l’homme dans l’élaboration de stratégies et la prestation de services, en améliorant notamment l’évaluation des progrès accomplis grâce à un investissement dans les systèmes nationaux de collecte de données et d’information. » Dr Moeti, entretien avec les candidats, novembre 2014

Mes d é fis et mes projets... Si l’attention est désormais focalisée sur les objectifs de développement durable et le programme de développement pour l’après-2015, et même si nous poursuivons de nouveaux objectifs, nous devons nous efforcer d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé. Pour y parvenir, les gouvernements africains doivent impérativement allouer des ressources suffisantes au développement

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de la santé, qui favorisera à son tour le progrès socioéconomique dans les pays et la Région. Un autre élément essentiel pour une transition réussie des OMD vers les ODD est le soutien que nous apporterons aux États Membres pour qu’ils puissent évaluer en détail leurs programmes de santé de base afin de déterminer les défis restants et d’éclairer les plans pour l’après-2015. De manière particulière, il faut donner la priorité aux programmes qui visent à améliorer la santé génésique, de la mère, du nouveauné, de l’enfant et de l’adolescent, que j’ai définie dans l’introduction du présent rapport comme l’un des principaux indicateurs de mesure des progrès que nous aurons réalisés en matière de santé. Les avancées dans ces domaines restent tributaires de l’amélioration des services de santé et de l’équité dans la couverture, conformément aux objectifs de la couverture sanitaire universelle devant être atteints aux niveaux national et communautaire. Il importe également d’œuvrer avec les administrations publiques et les partenaires pour régler un éventail de problèmes qui affectent très négativement la santé, notamment la marginalisation des femmes, le faible niveau d’instruction des jeunes, la toxicomanie, le

manque d’exercice physique, la malnutrition et le manque d’hygiène. Bien que des progrès importants aient été accomplis vers l’atteinte des OMD au cours de la dernière décennie, beaucoup reste à faire pour régler ces problèmes et renforcer les systèmes de santé de sorte que tous les pays d’Afrique subsaharienne puissent encore réduire l’incidence du VIH/ sida, de la tuberculose, du paludisme et des maladies tropicales négligées (MTN), ainsi que la mortalité maternelle et infantile et faire face aux menaces émergentes telles que les maladies non transmissibles. En effet, nous devons rester concentrés sur le contrôle et l’élimination des MTN, qui touchent des millions de personnes pauvres et défavorisées dans la Région. Cet effort est d’autant plus important que le Programme africain de lutte contre l’onchocercose (APOC), qui a mené la lutte contre la cécité des rivières ces 20 dernières années, sera clos à la fin du mois de décembre 2015. Mais la lutte contre les MTN et les efforts visant à éliminer ces maladies d’ici 2020 doivent se poursuivre, sans relâche.

Le Dr Matshidiso Moeti à la réunion du Groupe de travail de l’OMS sur la création d’une nouvelle entité de lutte contre les

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maladies non transmissibles, en avril 2015

J’ai convoqué à la fin du mois d’avril une réunion, à Johannesburg, au cours de laquelle les pays, les partenaires et moi-même avons convenu de la création d’une nouvelle entité de lutte contre les MTN qui succédera à l’APOC à partir de janvier 2016. La nouvelle entité ciblera toutes les MTN pouvant être combattues au moyen de l’administration massive de médicaments, à savoir l’éléphantiasis, la cécité des rivières, le trachome, la bilharziose et les vers intestinaux, et saisira les opportunités de partenariat offertes par le programme de don de médicaments

contre les MTN. Il s’agira d’un effort à long terme, car la Région supporte environ 40 % de la charge mondiale des MTN, avec au moins une MTN endémique dans chaque pays de la Région. Avec les États Membres, les partenaires au développement et les organisations non gouvernementales (ONG), nous avons défini un cadre pour l’établissement de la nouvelle entité et l’élimination des MTN dans les pays touchés, d’ici 2020. Nous nous réjouissons de la détermination manifestée par les États Membres et les partenaires à éradiquer les MTN dans notre Région.

Principales mesures et réalisations à ce jour... Comme le souligne « L’autonomisation l’introduction, l’autonodes femmes est misation des femmes essentielle à est essentielle à l’améliol’amélioration ration de la santé de la santé aux aux niveaux national niveaux national et et régional. J’ai eu régional. » l’honneur d’être invitée par la Commission de l’Union africaine (CUA) à participer au groupe de discussion de la 16e session du Mécanisme de coordination régionale pour l’Afrique (MCR-Afrique), sur le thème : « L’appui du système des Nations Unies à l’année 2015 déclarée par l’Union africaine année de l’autonomisation des femmes et du développement en vue de la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Afrique ». Dans mon intervention à cette occasion, j’ai souligné qu’il était indispensable que les partenaires des Nations Unies et les donateurs soutiennent les États Membres dans leurs efforts pour assurer la couverture sanitaire universelle, car il s’agit là d’un moyen crucial de doter les femmes africaines des

Le Dr Matshidiso Moeti lors de la consultation des parties prenantes sur la Stratégie mondiale du Secrétaire général des Nations Unies pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents sur la période 2016-2030, en mai 2015

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sida, les infections sexuellement transmissibles et l’hépatite virale. Il est essentiel que l’OMS continue à donner la priorité à ces problèmes de santé et à soutenir les pays de la Région dans leurs efforts visant à offrir des services complets et solides aux patients. Cela est d’autant plus urgent que notre Région reste la plus rudement touchée par le VIH, car elle supporte 70 % de la charge mondiale de l’infection. En outre, un nombre disproportionné de femmes africaines vivent avec le VIH, ce qui a des conséquences extrêmement graves pour elles, leurs familles, leurs communautés et la prospérité de leurs pays. Comme cela a été souligné lors de la réunion, il est essentiel que les stratégies préconisées et mises en œuvre par l’OMS et les partenaires afin d’alléger ce fardeau et d’intégrer pleinement les traitements dans Le Dr Matshidiso Moeti s’entretenant avec le Dr Aaron Motsoaledi, Ministre de la Santé les investissements du secteur d’Afrique du Sud, et Graça Machel, lors de la consultation africaine sur la Stratégie de la santé soient alignées sur mondiale du Secrétaire général des Nations Unies pour la santé des femmes, des enfants et les ODD pour ne pas devenir des adolescents sur la période 2016-2030, en Afrique du Sud marginales par rapport aux les efforts déployés par les États Membres pour objectifs pour l’après-2015. intégrer la problématique du genre aux programmes et politiques de soins de santé, afin de donner aux J’ai aussi participé à la consultation africaine sur femmes et aux enfants un accès équitable aux services la Stratégie mondiale du Secrétaire général des de santé. Enfin, j’ai souligné notre détermination à Nations Unies pour la santé des femmes, des enfants collaborer avec la Commission de l’Union africaine à la et des adolescents, qui a rassemblé des spécialistes mise en œuvre de l’Agenda 2063 afin de bâtir ensemble de la santé de toute la Région et d’ailleurs. Parmi un continent sain, prospère et uni, conformément à la les principaux orateurs figuraient le Dr Aaron vision de l’Union africaine. Motsoaledi, ministre de la Santé d’Afrique du Sud, Mme Graça Machel, présidente du Partenariat pour En mai 2015, j’ai participé à une réunion consultative la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, à Johannesburg sur l’élaboration de stratégies et Mme Gogontlejang Phaladi, représentante du mondiales du secteur de la santé concernant trois Réseau des jeunes et adolescents africains (AfriYAN). problèmes de santé dans le monde, à savoir le VIH/ J’ai souligné qu’il est important non seulement

capacités leur permettant d’exploiter leur potentiel et de vivre de manière épanouie et saine, de prospérer et de faire prospérer leurs communautés et leurs pays. J’ai aussi réaffirmé que l’OMS soutenait

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d’investir dans des systèmes de santé solides sur lesquels on peut s’appuyer pour résoudre les problèmes de santé des femmes, des enfants et des adolescents, mais également de lutter contre les maladies transmissibles et les épidémies qui touchent des millions de personnes dans la Région. J’ai également attiré l’attention des participants sur les mesures prises dans certains pays tels que le Ghana et le Rwanda pour améliorer l’équité en santé grâce à l’introduction de régimes nationaux et sociaux d’assurance médicale, alors que l’Afrique du Sud a adopté des orientations claires en vue de modifier et améliorer sa politique de santé. En effet, depuis 2009, année au cours de laquelle le Président Jacob Zuma a annoncé pour la première fois que l’Afrique du Sud a décidé d’intensifier la lutte contre le VIH/sida, le pays a mis en place le plus vaste programme de soins et de traitement du VIH au monde, qui touche aujourd’hui plus de trois millions de personnes et assure plus de 90 % de couverture des services de prévention de la transmission mèreenfant du virus. Grâce à la généralisation active de la prévention de la transmission mère-enfant, le nombre d’enfants nés VIH-positifs a sensiblement diminué et

la mortalité infantile est en baisse. L’Afrique du Sud a par ailleurs introduit le vaccin contre le virus du papillome humain dans son calendrier national de vaccination en 2014, pour lutter contre le cancer du col de l’utérus, qui est la principale cause de cancer chez la femme en Afrique du Sud. Ces progrès sont dignes d’éloges. La Zambie est un autre État Membre qui met en œuvre d’excellents programmes de santé. Le pays se concentre sur la diminution de la morbidité et de la mortalité des mères et des enfants et a institué à cet effet la Semaine de la santé de l’enfant. J’ai eu le plaisir de rencontrer en juin 2015 le Président zambien, Son Excellence Monsieur Edgar Lungu, et j’ai félicité son administration pour avoir lancé une initiative qui met à la disposition des enfants des communautés difficiles à atteindre et mal desservies une plateforme leur permettant de bénéficier d’interventions d’importance vitale. Pendant mon séjour, je me suis engagée au nom de l’OMS à fournir un appui technique au gouvernement dans ses efforts visant à donner à toutes les populations visées un accès aux programmes et services de santé qui changent des vies.

R é flexions sur mes 100 premiers jours... En l’absence d’un investissement supplémentaire substantiel, la majorité des pays de la Région africaine ne pourront atteindre ni les OMD liés à la santé ni les ODD.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... Les progrès sont entravés par l’insuffisance des ressources nationales et le caractère imprévisible et peu viable de l’investissement extérieur. Cette situation est très préoccupante, car la plupart des États Membres resteront probablement tributaires du financement extérieur, eu égard à l’extrême faiblesse e leurs ressources. Le manque de ressources est aggravé par la charge croissante des maladies non transmissibles (voir priorité n° 4), la mauvaise qualité des services de santé, les capacités humaines et institutionnelles limitées, les inégalités dans l’accès ventions de santé éprouvées, la accordée à à des interpriorité faible

la santé dans les politiques écono-

miques et de développement nationales et la faiblesse de la réponse multisectorielle.

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Priorité n° 3 – Maintenir l’accent mis sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé

Perspectives d’'avenir... Les États Membres devraient envisager d’adapter et de mettre en œuvre le programme de travail pour l’après-2015, qui englobe les OMD non atteints, tout comme des mesures visant à instaurer la couverture sanitaire universelle, qui est une composante visée au titre de l’objectif n° 3 des ODD. Les pays doivent accroître les investissements domestiques dans les systèmes de santé comme dans les déterminants de la santé au sens large. Ils devraient aussi maintenir le dialogue sanitaire et avec les partenaires au développement d’accroître l’investissement s’efforcer

dans la santé pour le rendre prévisible, harmonieux et adapté aux besoins.

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Perspectives d’'avenir... L’OMS entend œuvrer avec les États Membres pour améliorer la gamme des services de qualité assurée qui sont fournis aux usagers, tout en élargissant l’accès de ces services à l’ensemble de la population. En outre, nous plaiderons en faveur de l’élaboration de stratégies de financement qui empêchent les usagers de s’appauvrir financièrement lorsqu’ils utilisent les services de santé. De même, nous savons qu’il est crucial de renforcer les systèmes d’information sanitaire, en mettant un accent particulier sur les enquêtes nationales de santé et sur les statistiques relatives à la surveillance, aux prestations et à la mortalité, ce qui permettra d’assurer un suivi efficace des progrès accomplis sur les cibles des objectifs de développement durable. J’ai la ferme conviction que sont un les systèmes de santé

solides

facteur déterminant à la mise en

œuvre des ODD par les pays, afin de converger vers la croissance économique et le développement durable.

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sociaux de la santé « Je suis fermement convaincue que la santé doit être placée au cœur du développement, au centre de nos préoccupations, de nos plans et de nos politiques. Autrement dit, il faut s’attaquer aux innombrables facteurs qui influent sur l’état de santé, et que l’on appelle les déterminants sociaux de la santé. » Dr Moeti, entretien avec les candidats, novembre 2014

Priorité 4 – Agir sur les déterminants

Mes d é fis et mes projets... Les déterminants sociaux de la santé sont très importants, car ils affectent les résultats sanitaires des individus, des ménages et des groupes de population. La mauvaise santé des pauvres, le gradient social en santé au sein des pays et les inégalités sanitaires profondes entre pays sont dus à la répartition inégale du pouvoir, des revenus, des biens et des services à l’échelle mondiale comme au niveau national, ainsi qu’à l’injustice qui en résulte. On perçoit cette injustice dans les conditions de vie immédiates et visibles des individus – accès aux soins de santé, scolarisation et éducation, conditions de travail et de loisir, maisons, communautés ou villes – et au regard des possibilités qui leur sont offertes de mener une vie florissante.

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La Région africaine de l’OMS se caractérise par des taux élevés de morbidité et de mortalité associés à des déterminants tels que l’insalubrité de l’eau et le manque d’assainissement, l’utilisation de combustibles solides dans les ménages, les mauvaises pratiques d’alimentation du nourrisson et la malnutrition, l’obésité, l’usage nocif de l’alcool, le tabagisme et les rapports sexuels à risque. Signalons à titre d’exemple que 34 % et 67 % environ des Africains n’ont pas accès à des sources améliorées d’eau potable ni à des services d’assainissement, respectivement. L’utilisation d’une eau insalubre et le manque d’assainissement et d’hygiène augmentent l’incidence des maladies diarrhéiques, dont le choléra, qui est devenu pratiquement endémique dans certains pays. En outre, près de 78 % de la population utilisent des combustibles solides tels que le bois, le charbon de bois, le charbon et les résidus agricoles, lesquels sont associés à une mortalité élevée que l’on peut attribuer à des maladies non transmissibles (MNT) comme les infections des voies respiratoires basses, la maladie pulmonaire obstructive chronique et le cancer du poumon. Si l’on considère que les MNT sont un exemple des effets possibles des déterminants sociaux de la santé, on peut affirmer que l’Afrique connaît une transition épidémiologique caractérisée par de nombreuses épidémies nouvelles et émergentes qui sévissent simultanément et une épidémie de maladies non transmissibles qui ne cesse de se propager. En 2005, trente pour cent des décès survenus dans la Région étaient imputables aux maladies non transmissibles. Cette proportion est passée à 40 % en 2010, les principales MNT étant les cardiopathies, les affections respiratoires chroniques, le diabète, le cancer, ainsi que les blessures ou traumatismes résultant d’accidents de la route ou d’actes de violence. En 2012, près de 48 % de tous les décès des suites d’une MNT sont survenus prématurément chez les personnes âgées de moins de 70 ans. Les causes profondes de la plupart de ces décès prématurés sont liées aux déterminants sociaux.

Les MNT sont généralement causées par des facteurs sociaux et économiques comprenant des inégalités profondes en matière d’éducation et de revenus. En conséquence, la prévention et le contrôle de ces maladies ne sont pas uniquement une question de santé, mais également une question d’égalité des chances. En effet, les MNT maintiennent les plus démunis de nos sociétés dans l’étau de la pauvreté, ce qui entrave le développement des communautés et des nations. Fort heureusement, les causes des MNT sont surtout socioéconomiques, donc largement évitables. Comme je l’indiquais lors de mon passage devant le Comité régional – au titre des entretiens avec les candidats –, je demeure convaincue qu’il est prudent pour les partenaires de la santé de la Région africaine d’introduire un élément de concurrence saine avec les nations développées en soutenant les efforts que nous faisons pour maintenir une prévalence de MNT relativement faible dans la Région. Nous devons veiller à ce que l’incidence des maladies non transmissibles, qui devrait augmenter de 27 % dans notre Région au cours de la prochaine décennie, n’atteigne pas les niveaux épidémiques des maladies transmissibles. Le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque évitables de MNT. Si rien n’est fait, il causera plus de huit millions de décès par an d’ici 2030, à 80 % dans les pays en développement. Avec le concours du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique (OMS/AFRO), les États Membres ont déjà obtenu des résultats probants sur le front de la lutte antitabac et joué un rôle de premier plan dans la négociation du traité international sur la lutte antitabac. Ces progrès ont abouti à l’adoption, en 2005, de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), qui confère plus de pouvoir aux pays pour réglementer la commercialisation et l’usage du tabac.

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Je compte m’appuyer sur ces succès pour inverser les tendances prévues, en permettant aux pays d’élaborer et d’appliquer des lois et des réglementations contre la consommation du tabac et les autres facteurs de risque de MNT. Je veillerai par exemple à assurer un appui constant aux États Membres pour que d’autres nations puissent se joindre aux 27 pays de la Région qui ont déjà interdit de fumer dans les lieux publics, ainsi que toute publicité en faveur du tabac. Nous devrons maintenir l’accent sur la prévention pour traduire ces mesures louables en actes concrets. Plus important encore, nous devons élaborer des stratégies pour contrecarrer les actions des industries du tabac, de l’alcool, des produits alimentaires et des boissons qui s’enrichissent en favorisant les facteurs de risque de MNT. Je me réjouis de rapporter qu’au cours des 100 derniers jours de mon mandat, la République du Congo a ratifié le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac, contribuant ainsi à l’effort visant à mettre fin au commerce illicite du tabac, tant il est vrai qu’une cigarette sur dix consommées dans le monde est illicite. Le Burkina Faso, le Tchad et la Namibie ont également instauré l’obligation de mises en garde sanitaires graphiques sur les produits du tabac. Les nouveaux paquets de cigarettes portant des mises en garde sanitaires graphiques sont déjà disponibles sur le marché namibien.

De telles mesures contribueront énormément à la sensibilisation du grand public aux dangers que la consommation de tabac représente pour la santé. En effet, la promotion de la santé publique est un puissant outil au service de l’amélioration de la santé et un domaine d’expertise croissant dans la Région. Nous accélérerons la formation relative à la promotion de la santé pour renforcer la capacité des pays à mettre en œuvre un ensemble de politiques et de réglementations, tout comme la formation en communication pour un changement de comportements, afin d’aider les individus à adopter des modes de vie plus sains. Cependant, les acteurs du secteur de la santé ne peuvent pas résoudre tout seuls les problèmes liés aux déterminants sociaux de la santé. En effet, les déterminants sociaux de la santé résultent de facteurs extérieurs au secteur de la santé, qui englobent l’environnement, le commerce et l’industrie, les finances publiques et l’éducation. Dès lors, pour régler les principaux problèmes de santé, nous devons adopter une approche multisectorielle faisant intervenir des ministères autres que celui de la Santé, tout comme les acteurs du secteur privé et la société civile, en veillant à ce que les stratégies, les politiques, les cadres réglementaires et la législation en vigueur dans tous les secteurs soient centrés sur la protection de la santé des populations. Je suis déterminée à fournir un appui aux ministères de la Santé pour qu’ils puissent jouer leur rôle de chef de file et d’encadrement et travailler en synergie avec d’autres secteurs.

Principales mesures et réalisations à ce jour... En vue de promouvoir une action multisectorielle sur les déterminants sociaux de la santé, j’ai créé l’unité Promotion de la santé et déterminants sociaux de la santé, au sein du Bureau du Directeur de la gestion des programmes. Cette unité apportera le soutien coordonné nécessaire pour renforcer la capacité des

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Principales mesures et réalisations à ce jour... ministères de la Santé à agir sur les déterminants sociaux de la santé avec le concours des autres secteurs. J’ai également créé un groupe organique Maladies non transmissibles, chargé de coordonner les activités de prévention et de contrôle des MNT afin de parvenir à une approche plus cohésive, et donc plus efficace. Ce groupe organique jouera le rôle moteur dans la lutte contre les facteurs de risque de maladies non transmissibles, et fournira aux pays des orientations concernant la prise en charge des MNT dans notre Région. Nombre de ces maladies sont liées à la consommation accrue d’aliments transformés riches en matières grasses, sucre et sel, ce qui alourdit le fardeau croissant des MNT par une augmentation de l’incidence de l’obésité et de l’hypertension artérielle. Le Bureau régional apporte son appui à un certain nombre d’États Membres pour qu’ils prennent des mesures fiscales et légifèrent en faveur de la réduction de la consommation de sel, de matières grasses et de sucre au sein de la population. À cet égard, je félicite l’Afrique du Sud pour sa décision courageuse de réglementer la teneur en sel et en matières grasses d’un certain nombre d’aliments transformés destinés à la consommation courante à compter de juin 2016. Je félicite également Maurice pour la taxation des boissons sucrées et leur interdiction, ainsi que pour l’interdiction d’autres aliments malsains dans les cantines scolaires. L’appui de l’OMS permet aux États Membres de la Région de recueillir des informations sur la consommation de sel, dans le cadre des enquêtes STEPS – qui sont des enquêtes menées par l’OMS auprès de la population pour recueillir des informations sur les principaux facteurs de risque comportementaux et intermédiaires de MNT. Ces enquêtes, qui doivent être réalisées par les pays une fois tous les trois à cinq ans, permettront à l’OMS et aux États Membres de suivre la prévalence et les tendances des maladies non transmissibles et de leurs facteurs de risque. Enfin, nous maintenons l’accent sur la recherche de solutions aux déterminants sociaux de la maladie à virus Ebola, en déployant des spécialistes des sciences sociales et des experts de la promotion de la santé pour poursuivre la sensibilisation et le dialogue avec les communautés dans les pays touchés.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... Nous mettons tout en œuvre pour soutenir toutes les initiatives de lutte contre les maladies non transmissibles. Ces derniers mois, l’essentiel de notre capacité a été investi dans la promotion du dialogue avec les communautés, dans la mobilisation et dans l’action en faveur des pays touchés par l’épidémie d’Ebola. Nous avons tiré de nombreux enseignements de cette pénible expérience, dont la moindre n’est pas la nécessité d’œuvrer avec les communautés pour agir sur les déterminants de la santé dans le cadre de l’édification de systèmes de santé résilients. Le rôle crucial des ministères de la Santé dans la collaboration avec les autres secteurs a aussi été mis en évidence, et cette leçon guidera nos interventions futures. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et nos partenaires régionaux et internationaux ne doivent pas perdre de vue que la lutte contre Ebola, qui passe par la mise en place de systèmes de santé plus résilients et l’amélioration de la communication en santé, est en étroite corrélation avec la lutte pour une meilleure santé au sens large.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... En réalité, pour progresser dans tous les secteurs de la société, il est primordial que la santé soit placée au cœur du développement. Ces progrès ne seront effectifs que si l’on renforce le rôle du ministère de la Santé pour lui permettre de coordonner et d’harmoniser ses activités avec celles des autres départements ministériels concernés par l’action sur les déterminants sociaux de la santé.

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sociaux de la santé

Priorité 4 – Agir sur les déterminants

Perspectives d’'avenir... Je crois que la voix de l’Afrique doit mieux résonner dans le dialogue mondial sur la santé, par un plaidoyer solide pour que À ce titre, africaine une l’action sur les déterminants sociaux de la santé soit au cœur du développement après 2015. je suis résolue à faciliter et à soutenir la au dialogue continuer mondial sur et par la des santé. preuves participation effective des États Membres de la Région Nous devons à développer maintenir

argumentation solide, étayée

scientifiques, pour indiquer qu’il faut promouvoir et protéger la santé de tous les individus, sans exclusive, car la santé est d’abord et avant tout un droit humain. Au demeurant, des citoyens en bonne santé sont plus productifs, donc plus susceptibles de contribuer à la création de la richesse dans leurs pays.

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Priorité 5 – Mettre en place un Secrétariat de l’OMS capable de répondre aux besoins et axé sur les résultats « Nous savons tous que l’OMS est en pleine réforme. Mon travail consiste à faire avancer ce programme de réformes, et à m’assurer que je dirige une Organisation efficace qui répond aux besoins des États Membres » Dr Moeti, entretien avec les candidats, novembre 2014

Mes d é fis et mes projets... Ma cinquième priorité, qui consiste à mettre en place un Secrétariat de l’OMS capable de répondre aux besoins et axé sur les résultats, incarne ma vision du changement dans notre mode de fonctionnement. Cette vision est énoncée dans « Le Programme de transformation du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé dans la Région africaine ». Il s’agit d’un plan audacieux qui vise à mettre en place un Bureau régional de l’OMS clairvoyant, proactif, transparent, responsable et bien outillé pour la tâche à accomplir ; bref, une Organisation capable de répondre aux besoins et aux attentes de ses parties prenantes. Le défi est colossal, notamment parce que j’ai pris mes fonctions lorsque la réputation de l’Organisation semblait au plus bas, à cause de la lenteur perçue de sa réponse à l’épidémie d’Ebola. En outre, l’Organisation connaissait des problèmes sur les plans de la responsabilisation, des contrôles

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internes et de la gestion des risques. Pour résoudre ces problèmes, il est essentiel de renforcer la responsabilité individuelle et collective, ainsi que la gestion et les relations de travail. Je suis convaincue que nous en sommes capables, et que nous pouvons relever les autres défis auxquels notre Organisation est confrontée. J’ai engagé un certain nombre de réformes pour nous permettre d’atteindre ces objectifs au cours des cinq prochaines années. Mes ambitions consistent notamment à améliorer les relations avec les partenaires et à leur montrer que notre Organisation reste une passerelle efficace pour leur appui à la santé en Afrique. J’entends également régler les problèmes énumérés dans les rapports

d’audit, tout comme les préoccupations exprimées par le Comité consultatif indépendant d’experts de la surveillance (IEOAC) institué par le Conseil exécutif de l’OMS. J’insufflerai une nouvelle dynamique à la formation et au perfectionnement du personnel, et je m’efforcerai de doter l’Organisation des personnels qui lui permettront d’atteindre ses objectifs. Notre structure de gestion sera alignée sur les priorités régionales, la gouvernance sera renforcée dans notre Région, et nous consoliderons les partenariats avec les États Membres et d’autres institutions. En outre, j’améliorerai les processus de recrutement en vue d’assurer la qualité et la diversité des membres du personnel de notre Organisation.

Principales mesures et réalisations à ce jour... Depuis mon entrée en fonction, j’ai travaillé avec le personnel et les partenaires pour concrétiser mes ambitions. Nous avons déjà accompli des progrès remarquables dans l’accélération de la présentation des rapports aux donateurs, et le nombre de rapports en suspens a baissé de 380 à la fin de décembre 2014 à 166 en mai 2015. Des mesures concrètes ont été prises afin d’améliorer la responsabilisation, avec la collaboration du Bureau de la conformité, des risques et de l’éthique, du Siège de l’OMS. Nous avons notamment revisité les fonctions de respect des normes et procédures et de contrôle de la qualité dans la Région pour nous assurer que nous sommes parfaitement outillés pour exécuter ces tâches essentielles et trouver le juste équilibre entre les contrôles à vocation préventive et ceux destinés à la détection. Nous réorganisons actuellement les fonctions de respect des normes et procédures pour assurer une meilleure action de prévention et la formation du personnel, et imposer des sanctions quand cela s’avère nécessaire. Nous mettons également en place un site intranet afin de susciter une prise de conscience des membres du personnel et de rendre accessible une bibliothèque complète qu’ils pourront consulter facilement pour obtenir des orientations générales et lire les rapports. Chaque membre du personnel saura également ce qui est attendu exactement de lui, car nous sommes sur le point de finaliser les indicateurs de performance clés qui seront intégrés aux évaluations des services du personnel. De plus, nous mettons en place une formation obligatoire des membres du personnel aux techniques d’achat pour développer les compétences en matière d’optimisation des ressources. Les efforts déployés dans tous ces domaines sont coordonnés avec le Siège de l’OMS pour assurer une harmonisation dans toute l’Organisation. En outre, les nouveaux plans de dotation en personnel comprenaient la réorganisation des groupes organiques techniques pour que leurs activités soient en parfaite adéquation avec les priorités régionales. L’épidémie d’Ebola a en effet mis en exergue la nécessité d’aligner notre structure de gestion sur les priorités régionales. Les

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changements opérés répondent aussi aux priorités sanitaires émergentes au moment où les pays se préparent à travailler sur le programme des objectifs de développement durable. La nouvelle structure de gestion, qui tient compte de la réforme programmatique, de la réforme de la gouvernance et des réformes gestionnaires de l’OMS, s’articule autour de six nouveaux groupes organiques techniques (voir annexe 1). Le Dr Moeti entourée des membres du Groupe consultatif indépendant (IAG),

J’attache du prix aux apports extérieurs que je reçois dans le cadre de mon Programme de transformation. À cet égard, j’ai mis en place un Groupe consultatif indépendant (IAG) constitué d’experts mondiaux de la santé de renom et de personnalités éminentes (voir annexe 2), issues de l’Afrique ou d’autres continents. Ces experts fournissent à l’équipe de l’OMS/AFRO et à moimême des conseils et orientations stratégiques sur la façon de renforcer l’action de l’OMS dans la Région africaine afin de parvenir à une mise en œuvre plus efficace et à une approche plus axée sur les résultats. Lors de la première réunion du Groupe consultatif indépendant qui s’est tenue en mai 2015 à Johannesburg, le groupe a approuvé la vision énoncée dans le « Programme de transformation du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé dans la Région africaine pour la période 2015-2020 ». Les membres du groupe ont convenu que cette vision est une occasion exceptionnelle d’œuvrer à la transformation de l’Afrique, au renforcement de la santé et de la sécurité économique mondiale, et à l’atteinte des objectifs ciblant l’émergence d’une nouvelle ère de développement durable. Le Groupe consultatif indépendant a aussi invité l’OMS/AFRO à renforcer son leadership dans le domaine de la santé sans pour autant essayer de coordonner les partenaires

lors d’une réunion en Afrique du Sud

ni de rivaliser avec eux, mais en s’efforçant plutôt de devenir un bon partenaire. Les membres du groupe ont conseillé à l’OMS de consolider sa collaboration avec l’Union africaine, qui est un partenaire essentiel susceptible de jouer le rôle de catalyseur pour faire face aux incidences politiques, techniques et en termes de ressources de la mise en œuvre du Programme de transformation. Le groupe a par ailleurs indiqué qu’il faut corriger les inégalités et injustices inacceptables qui poussent la Région africaine à être à la traîne par rapport aux autres Régions de l’OMS sur les divers indicateurs de santé. Nous mettons en application les recommandations formulées par l’IAG, et je suis déterminée à faire en sorte que l’OMS/AFRO soit le chef de file de cette transformation de la santé et du bien-être des populations africaines, sur la base d’un ensemble de priorités clairement définies et de valeurs partagées comme l’équité, la dignité, la transparence, l’intégrité et le professionnalisme. Le renforcement des partenariats est l’une des priorités majeures du Programme de transformation. À cet égard, j’ai rencontré les ministres de la Santé, les principaux responsables d’institutions des Nations

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Unies, des dirigeants de l’Union africaine et d’autres partenaires clés tels que la Fondation Bill & Melinda Gates. Des avancées notables ont été obtenues durant ces rencontres, en particulier l’accord que j’ai signé avec le Dr Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, afin de

locale de médicaments anti-VIH. Nous avons aussi convenu que la plateforme de l’Union africaine (UA) devrait être utilisée pour promouvoir les mécanismes de coordination comme Harmonisation pour la Santé en Afrique (HHA) et les Partenariats internationaux pour la santé et initiatives apparentées (IHP +). Lors des discussions que j’ai eues en mai 2015 avec Son Excellence le Dr Mustapha Sidiki Kaloko, Commissaire aux Affaires sociales de l’Union africaine, nous avons convenu de renforcer le bureau de liaison de l’OMS auprès de la Commission de l’Union africaine (CUA). Nous avons également discuté de l’importance d’instituer des mécanismes de collaboration clairs entre l’OMS et la CUA en vue de fournir un appui au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (le CDC africain) qui sera lancé plus tard cette année.

Le Dr Moeti s’entretenant avec Son Excellence le Dr Mustapha Sidiki Kaloko, Commissaire aux Affaires sociales de l’Union africaine

renforcer la capacité des pays en matière de gestion des données et des connaissances. Nous avons également convenu de travailler conjointement sur l’indice de développement social et les profils pays, de collecter des données sur l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé, et d’entreprendre un plaidoyer de haut niveau en faveur du financement de la santé. Cette collaboration permettra à nos organisations de tirer parti de nos avantages comparatifs et d’optimiser l’utilisation de nos plateformes respectives pour faire avancer le programme d’action sanitaire sur le continent. Dans le cadre du renforcement du partenariat avec d’autres institutions du système des Nations Unies, j’ai rencontré le Dr Babatunde Osotimehin, Sous-secrétaire général des Nations Unies et Directeur exécutif de l’UNFPA, pour échanger sur la collaboration entre l’OMS et l’UNFPA. Nous avons convenu qu’il est nécessaire que l’OMS joue un rôle moteur dans les travaux portant sur la production

Le Mémorandum d’entente avec le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) que j’ai signé en mars avec le Directeur du Bureau régional de l’UNOPS pour l’Afrique, Garry Conille, prévoit l’élargissement des partenariats en faveur de la prestation de services de santé sur le continent. L’OMS et l’UNOPS collaborent depuis avril 2014 dans le cadre de la réponse à une flambée de poliovirus sauvage dans la région Somali en Éthiopie, l’une des zones les plus reculées du pays. Depuis lors, la collaboration entre les deux organismes s’est étendue au-delà de l’éradication de la poliomyélite pour intégrer la gestion des actifs et les acquisitions. Avec la signature du nouveau Mémorandum d’entente, l’appui sera élargi pour couvrir le renforcement de la capacité des administrations locales, régionales et nationales à gérer, exploiter et entretenir l’infrastructure, le matériel et les fournitures, et à améliorer l’accès au traitement, aux médicaments et à la technologie par le biais d’une gestion efficiente et efficace de la chaîne des achats et des approvisionnements destinés à la santé.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... Lors de mes échanges avec les partenaires, j’ai exposé ma vision du développement sanitaire dans la Région, en insistant sur l’impérieuse nécessité d’améliorer la santé et le bien-être des filles et des femmes en Afrique. Nous devons collaborer efficacement avec les médias nationaux, régionaux et internationaux pour faire connaître notre programme à l’échelle locale et mondiale. Dans mes entretiens avec les médias (qu’il s’agisse de la BBC, de GabzRadio au Botswana, de la revue The Lancet ou de l’Agence France Presse), j’ai mis en lumière les efforts que nous faire de l’OMS/AFRO une Organisation faisons pour renforcer la sécurité sanitaire et économique en Afrique, et pour capable de répondre aux besoins, plus axée sur les résultats, transparente et responsable. L’épidémie de maladie à virus Ebola a récemment été le principal centre d’intérêt des médias, et, au cours des interviews que j’ai accordées à CNN et à la radio publique nationale américaine lors de mon séjour à Seattle aux États-Unis en avril, au titre de l’échange de visites de haut niveau entre l’OMS et la Fondation Bill & Melinda Gates, j’ai insisté sur le rôle que l’OMS joue dans la riposte à Ebola. J’ai notamment évoqué l’appui de l’OMS à la formulation de plans de rétablissement de systèmes de santé résilients dans les pays touchés, ainsi que notre collaboration avec les partenaires à l’essai des candidats vaccins.

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R é flexions sur mes 100 premiers jours... J’ai également plaidé pour un soutien financier accru de la communauté internationale au relèvement des systèmes nationaux de santé dans les pays touchés par Ebola. L’effort doit être soutenu, ciblé et collectif pour atteindre ces objectifs, et nous devons mettre en place une équipe motivée et dynamique pour réussir. C’est pour cette raison que j’ai invité les membres du personnel de l’OMS/AFRO à réfléchir à la contribution qu’ils peuvent apporter à la transformation de l’Organisation au cours des cinq prochaines années afin d’améliorer la santé des populations de la Région et de mieux servir leurs pays respectifs et leurs unités. Il me plaît de constater que l’Association du personnel de la Région a marqué son appui sans réserve au « Programme de transformation » et à l’action de l’OMS. Une telle réaction est très importante, en ce qu’elle permet d’institutionnaliser une culture du partage de connaissances et d’expériences qui renforce nos relations de travail en interne et avec les partenaires. Nous cultivons un tel état d’esprit par des séances d’information régulières sur les activités de l’OMS/AFRO, et par la création et l’opérationnalisation d’un SharePoint (point de partage) favorisant la mise en réseau du personnel et le partage de connaissances et d’expériences, ainsi que le soutien mutuel. Notre fonction « Relations extérieures » sera par ailleurs renforcée pour couvrir la communication, le plaidoyer, les partenariats et la mobilisation de ressources. 46

Priorité 5 – Mettre en place un Secrétariat de l’OMS capable de répondre aux besoins et axé sur les résultats

Perspectives d’'avenir... De nombreux efforts ont déjà été faits pour jeter les bases d’un Secrétariat de l’OMS renouvelé et revitalisé dans la Région africaine. Il ne nous reste plus qu’à bâtir une structure solide dotée des outils indispensables qui nous permettront de fonctionner de façon optimale. Pour ce faire, il est essentiel de garantir un fonctionnement harmonieux et cohérent des principales fonctions d’appui de l’Organisation, à savoir les services des ressources humaines, des achats, des finances et de la logistique. D’ici décembre 2015, mon intention est de faire en sorte que tous nos services soient basés là où il faut, et gérés par les meilleures équipes, en vue d’un rendement ciblé et efficace.

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Mes 100 premiers jours en poste

Conclusion ... J’ai la certitude que les changements que nous avons engagés et notre détermination à travailler avec les États Membres et les partenaires de manière plus efficace, axée sur les résultats et responsable nous permettront d’accroître notre efficacité. Nous sommes déterminés à favoriser l’accélération de

la mise sur pied de systèmes de santé résilients capables d’assurer la prévention et la prise en charge des maladies, tout comme la sécurité sanitaire, et capables d’améliorer la santé et le bien-être des populations de la Région africaine de l’OMS.

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Annexe 1– Les nouveaux groupes organiques techniques Nouveaux groupes organiques techniques 1. Le groupe organique Sécurité sanitaire et situations d’urgence (HSE) couvre les secteurs de programme suivants : Interventions en cas de crise, Règlement sanitaire international, et Interventions d’urgence. Le groupe organique Maladies non transmissibles (NCD) s’attaquera à la menace émergente des maladies non transmissibles et à leurs facteurs de risque, et s’occupera par ailleurs des activités liées à la santé mentale, à la violence et aux traumatismes.

2.

3.

Le groupe organique Maladies transmissibles (CDS) s’occupera des grandes priorités de la Région africaine, telles que l’infection à VIH, la tuberculose, le paludisme, les MTN, la santé publique et l’environnement.

4.

Le groupe organique Santé familiale et génésique (FRH) axera son action sur la santé à toutes les étapes de la vie, la nutrition et la vaccination. Le groupe organique Administration générale et coordination (GMC) aidera la Région à garantir un meilleur respect des normes et procédures et une responsabilité financière accrue dans toutes ses activités.

5.

6.

Le groupe organique Renforcement des systèmes de santé (HSS) s’occupera essentiellement de la formulation des politiques de santé, du financement et de l’accès, de la prestation de services intégrée, ainsi que de l’information sanitaire et de la gestion des connaissances. Il est important de noter que le groupe HSS contribuera à l’instauration de la couverture sanitaire universelle dans la Région.

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Annexe 2 – Les membres du Groupe consultatif indépendant (IAG) N° 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.

Nom et titre du membre Helene D. GAYLE, Présidente-directrice générale Saran BRANCHI, Chef de Mission de l’Union européenne Dr Richard NCHABI KAMWI, ancien Ministre de la Santé Dr Precious MATSOSO, Directrice générale Dr Mohammed BELHOCINE, consultant Professeur Rose GANA FOMBAN LEKE, Présidente du Conseil d’administration, National Medical Research Institute, IMPM Richard HORTON, Rédacteur en chef de la revue The Lancet Professeur Francis OMASWA, Directeur exécutif Professeur Dame Sally DAVIES, Médecin hygiéniste en chef Professeur Awa Marie COLL-SECK, Ministre de la Santé

Organisation et/ou pays CARE, États-Unis Ministère de la Santé/DGS, France Namibie Ministère de la Santé, Afrique du Sud Algérie Cameroun

The Lancet, Royaume-Uni ACHEST, Ouganda Ministère de la Santé, Royaume-Uni Ministère de la Santé, Sénégal Département de la coopération internationale, Ministère de la Santé, Chine France

11.

Dr Ren MING-HUI, Directeur général Marie-Andrée ROMISCH DIOUF, consultante principale indépendante Professeur K. Srinath REDDY, Président de la Fondation pour la santé publique Dr Timothy Grant EVANS, Directeur principal, Département de la santé, de la nutrition et de la population de la Banque mondiale Professeur Peter PIOT, Directeur de la London School of

12.

13.

Fondation pour la santé publique, Inde

14.

Groupe de la Banque mondiale, États-Unis London School of Hygiene and Tropical Medicine, Royaume-Uni Earth Institute, Université de Columbia, États-Unis

15. 16.

Hygiene and Tropical Medicine

Professeur Jeffrey SACHS, Directeur, Earth Institute

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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ BUREAU RÉGIONAL DE L’AFRIQUE Brazzaville • 2015

Key facts
Document type Publications
Adoption date
Source World Health Organization