rccf 6 I COMITE CONJOINT DE COORDINATION PROGRAI.,IME DE LUTTE CONIRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA Sixième session, Sièee de 1'0I,1S , Genève, 3 au 5 décembre 1979 RAPPORT TABLE DES }4ATIERES INTRODUCTION ET OUVERTURE DE LA SESSION ELECTION DU VICE-PRESIDENT DE LA SESSION Page I 2 3 4 5 6 7 8 ADOPTION DE L,ORDRE DU JOUR RAPPORT D.ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANIE POUR 1979 I 2 2 3 7RAPPORT ANNIJEL DU COMITE CONSULTATIF SCIEMIFIQUE ET TECHNIQUE RAPPORT ASPECTS RAPPORT DU DU DE GROUPE ECOTOGTQUE DEIEIOPPEMENI SOCIO-ECONON,IIQUE DU PROGRAMME I..A COMMISSION INDEPENDANTE SUR LES PERSPECTIVES A IONG 10 L2 o 10. 11. L2. TERI'IE DU PR,OGRA},TME RAPPORT SUR LES ETUDES D'EXTENSION AU BENIN, AU GHANA ET AU TOCO PLAN D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAI'{ME POUR 1980 FINANCEMENT DU PROGRAI'{ME DE LUTTE CONIRE L'ONCHOCERCOSE QUESTIONS DIVERSES Etude de factibilité d'une campagne de Lutte contre 1'Onchocercose dans le bassin du Sénéga1 13. CLOTURX DE LA SIXIEME SESSION t7 20 2l 23 26 26 27 Annexe I Annexe II Annexe III Annexe IV Ordre du jour Liste des parÈicipant.s Message de salutaLions du GouvernemenË du Ghana Fonds pour 1a lutte conÈre I'Onchocercose L974-L979 1. INTRODUCTION ET OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l'ordre du jour 1.1 La sixième session du Comité conjoint de CoordinaÊion du Progranrme de Lutte contre l'Onchocercose dans Ia Région du Bassin de la Volta (OCP) s'esE tenue au Siège de 1'Organisatlon mondlale de Ia Santé (OI'1S) à Genève (Suisse) du 3 au 5 décembre 1979. A cetÈe session étaient représentés Ia Belgique, Ie Bénin, le Canada, la Côte d'Ivolre, les Etats-Unis d'Amérique, rccf 6 page 2 la France, 1a Haute-Volta, Ie Japon, le Koweit, le Ma1i, le Niger, les Pays-Bas, la République fédérale d'A1lemagne, le Royaume-l.lni de Grande-Bretagne et d'frlande du Nord et le Togo, ainsi que la Banque africaine de Développement (BAD), 1e Progranrne des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 1'Organisation des Nations Unies pour i'Alimentation et 1'Agriculture (FAO), la Banque mondiale (BIRD) et 1'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le Ghana avait envoyé un message de salutations et de bons voeux (dontb texte figure en annexe III). La Guinée, Ie Sénégal, la Suisse, 1e Fonds spécia1 de 1'OPEP, la Cornmission des Conrmunautés européennes(CEE), 1'Organisation de Coordination et de Coopération pour Ia Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE) et I'Office de la Recherche scientifique et' technique Outre-Mer (ORSTOM) éEaient représentés par des observateurs. Assistaient également à la session, le Président du Comité consultatif scientifique et technique (CCST) , 1e PrésidenË par intérim du Groupe consultatif sur le Développement économique (GCDE), le Président du Groupe écologique et le Présidsrt de la Cornmission indépendante sur les perspectives à long terme du Progranrne. La liste des participants figure à i'annexe II. L2 Prononçant 1'allocution de bienvenue, Ie Dr 11. Mahler, Directeur général de I'OMS, a mis 1'accent sur les résultats encourageants obtenus jusqu'ici et a formulé le voeu que Ia Conrnission indépendante nouvellement instituée, qui doit présenter un rapport intérimaire à 1'OMS en 1980 et un rapport final en 198I, parviendrait à définir des orientations conformes à l'objectif OMS de la santé pour tous en 1'an 2OOO. Au cours des années à venir les Comités nationaux seront de plus en plus appelés à conseiller leurs gouvernements respectifs, non seule- ment en ce qui concerne le Programme lui-mâme mais également la mise en valeur économique et sociale des vallées fluviales débarrassêes de la maladie. La solidarité des pays participants et leur volonté d'assumer une part plus importante de la charge financière du Progranrne - qui se sont nettement exprimées à la réunion des Comités nationaux pour la LuËte contre 1'Oncho- cercose tenueà Bamako en avril L979 - consEituent autant de signes prometteurs pour 1'avenir, Paral1èlement, les pays donateurs et les organi-sations qui ont soutenu 1e Prograrnme depuis le début, ainsi que ceux qui sont devenus plus récermnent Parties contribuantes, méritent la grati- tude de tous. Pour Eerminer, le Dr Mahler a rendu honrnage aux présidents et aux membres des organes consultatifs du Progranrne, ainsi qu'au Président indépendant du Comité pour 1'ascendant et la sagesse dont il a fait preuve pendant tout son mandat. 1.3 Remerciant le Directeur général, le Président indépendant, Dr M.G. Candau, s'est déclaré convaincu que le Programme de Lutte cont:e I'Onchocercose qui s'assigne pour objectif final le développement économique et social de 1a Région, correspond parfai t.emcnt au sonci général qu'a I'OMS de mettre en place des services de santé primaires. Certes, il reste beaucoup à faire, mais les enseignemenËs tirés de I'exécution du Programme ont déjà contribué à la solution de nombreux problèmes. 2. ELECTION DU VICE-PRESIDENT DE LA SESSION : Point 2 de l'ordre du jour 2.1 Son Excellence Monsieur Jean-Baptiste Mockey, I'linistre d'3tat, Ministre de la Santé publique et de la Population de la Côte d'Ivoire a été é1u Vice-P.:ésident de la session par acc lama t ion . 3. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR : Point 3 de t'ordre du jour 3.1 Le Comité a accepté la proposition du Président indépendant demandant que 1'OMS prépare 1e rapporE de la sixième session. 3.2 Le projet d'ordre du jour (document JCC,'6.1 rév.1) a été adopté après interversion de certains points (voir annexe I). I 4rccf 6 Page 3 RAPPoRT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1979 : Point 4 de 1'ordre du jour 4.I Le rapport d'activité de I'OMS pour 1979 (document JCC6.2) a étê présenté par Ie Directeur du Progranrme. 4.2 L979 a été une année d'innovations sur le plan des sËrucEures. A la réunion des Comités nationaux pour la Lutte contre 1'Onchocercose qui s'est tenueà Bamako en avril, il a été décidé que dorénavant les gouvernements participants prépareraient et présenËeraient eux- mêmes des rapports annuels sur le développement socio-économique des zones de leur pays libéréesde 1' onchocercose. 4.3 Les représentants de six des sept gouvernements participants ont signé le protocoled'Accord sur la deuxième phase de six ans. Ce Protocole énonce les objectifs du prograrme et son plan d'action pour 1980-1985, définit les nouvelles structures à adopter et déËermine les modalités de Ia contribution des pays au programme. 4.4 Le 19 septembre, au siège de la Banque mondiale à l^lashington, ont approuvé le Protocole d'Accord et signé I'Accord relatif au Fonds de la deuxième phase. dix Parties contribuantes 1' Onchocercose pendant 4-5 En ce qui concerne la Lutte antivectorielle, les résultats de 1979 ont été les mellleursqui aient été enregistrés jusqu'à présent. Ainsi, les captures quotidiennes de mouches quiétaient en septembre 1975 de 35 sur le Bandama, 69 sur la Léraba eE 343 sur la Marahoué sonE tombées PraEiquement à zéro en septembre L979. Ces remarquables résultats étaient peut-être dus aussi bien à des conditions hydrologiques et météorologiques favorables en 1979 qu'à 1'efficacttédes opérations d'extension en Côt,e d'Ivoire, décidée par le CCC en décembre 1977. Dans I'est,les résultats ont été Plus modestes par suite de conditlons de terrain défavorables et aussl dela réinvasion qui a touché principalement les sous-secteurs de Lama-Kara et de Kandl. pour 1'ensemble des six premières années du Progranrne, les opérations de lutte antivecËorielle ontété un succès. 4.6 Ces résulÈats sont le fruit des améIiorations successives qui ont éEé apportées auxtechniques d'application aérienne pour obtenir davantage de préclsion dans t'epanààge d'insect-icide' rls ont été confirmés par un réseau d'évaluatlon entomologique arÈicu1é sur six secteurset vingt-quatre sous-secteurs, comPortant 320 points de capture eË employant 563 personnes. En1979, 1es opérations d'épandage ont jusqu'à présent nécessité 4ooo heures de vo1 d'hélicoptère,looo heures d'avion, I'utllisation de 835 ooo lltres de carburant-avlon et de 230 ooo lltresd' AbaÈe . 4'7 Le contrat aérien Lg77-L97g a été renouvelé pour 1980-1982 après insertlon d,ennoncesdans Die l^lelt, Le Monde, The rnEernatign?l Herald Tribune, Aviation weàk eÈ Flight InÈernational.un comité de sélection oMS avait invlté 13 sociétés à soumis"iorro"r p.rri 1es 37 entreprises quiavaient manifesté un intérât. Parmi les quatre soumissions reçues à 1'échéance du.ler ju1n,la moins-disante émanait du présent adjudicaEaire, canadian conrnerctal corpor"al../uitiigHelicopters Ltd. A Ia cérémonie de signature à Brazzaville le 26 juillet, le DirecEeur regtonalde 1'oMS pour 1'Afrique a demandé à cette société d'aider à initler des piloÈes africalns auxtechniques d' épandage d' insect.icide. 4'8 une étude préliminaire a montré que f initiation d'un pilote à ces techniques cotteraitenviron $4o ooo Pour quatre mois (voyage aller retour au canada nen compris) et, dans le casd'un mécanicien, environ $25 ooo pour 36 mois. L'oMS souhaiÈerait maintenant que les gouverne-ments lui indiquent s'ils ont des candidats et quelles seraient leurs possibilités d'emploi aprèsrormaE.]-0n. 4'9 La surveillance aquatique, qui a cotté $617 3oo depuis le début du programme (soitL7% du budget de recherche), est indispensable aussi bien pour surveiller res effets possiblesde 1'Abate sur la faune aquatique que pour recueillir des données préliminaires dans les zonesd'extension' Le Directeur général de 1'oRSToM a donné son accord pour re maintien à Bouaké JCC/ 6 Page 4 pendant deux ans de 1'équipe d'hydrobiologie. Toutefois, i1 convient maintenant de mettre en place des structures de remplacement dans les Pays participants. Une mission du Programme a rencensé, en septembre, les moyens de surveillance éventuelle existant au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Sénégal eE au Togo. Des représentants de ces quatre pays et de la Haute-Vo1ta se sont réunis à Ouagadougou en octobre afin de s'entendre sur le cadre structurel convenant 1e mieux à la surveillance aquatique dans 1es Pays participants et d'examiner les résultats de 1a réunion d'hydrobiologistes tenue à 1'Université de Salford en septembre. 4.10 A la réunion de Ouagadougou, les participants se sont également entendus sur la composition des unités hydrobiologiques nationales ainsi que sur le type de formation nécessaire, la durée de celle-ci et les qualifications exi6ées des candidats. Une liste de candidats a ê.tê établie et le Progranrme a déjà écrit aux gouvernements intéressés pour offrir des bourses d'études. 4.LL La réunion de Salford, à laquelle participaient la plupart des hydrobiologistes ayant collaboré au Progranme a abouti aux conclusions suivantes : la surveillance aquatique, telle qu'elIe est organisée actuellement, fonctionne bien et doit être maintenue ; 1'Abate n'a pas d'effets perceptibles sur la faune aquatique ; aucune espèce n'a disparu ; il ne s'est produit aucun changement parmi 1es invertébrés ; 1es variations intervenues dans les quantités de poissons ne peuvent pas, d'après 1es données disponibles, être imputées à 1'utllisation de 1'Abate. Les recherches doivent se poursuivre pour déterminer dans quelle mesure le poisson a été exposé à l'Abate et dans quelle mesure son comportement a élê influencé Par ce produit. 4.LZ L'Unité d'évaluation épidémiologique a examiné près de 1OO OOO Personnes depuis 1975. Celles qui ont été réexaminées en 1978-1979 après trois années complètes de lutte antivectorielle, méritent une attention particulière. La prévalence et la densité des microfilaires chez les enfants du groupe de o à 4 ans s'est nettement modifiée dans f intervalle des deux examens. Dans les secteurs où Ia transmission a été complètement interrompue, 1a proportion des cas dans cette trar.che d'âge a êLé ramenée de lO,1 à O%. Dans les zones de transmission résiduelle, e1le est passée de 17,3 à Lrg%. Dans Ies zones réenvahies la proportion n'a pas changé. 4.L3 L'Unité a également effectué des recherches sur la différence entre I'onchocercose de savane et de forêt qui apportent de nouvelles preuves que les effets cliniques et ophtalmo- logiques sont plus graves dans les zones de savane. On a également essayé de faibles doses de suiamine sur 78 malades ; Ies résultats sonÈ encourageants mais devront être confirmés. 4.t4 En 1979, quelque 19 conErats ont été conclus avec des centres de recherches, Pour une some totale d'environ $150 OOO. Parmi les nouveaux contrats, 1'un porte sur la mise au point d'un distributeur radioguidé d'insecticide, un autre sur 1a création à 1'Université de Salford d,une banque de données pour les poissons et les inverEébrés, et un troisième sur l'étude des rapports existant entre f intensité de 1'onchocercose et le schéma d'occupation des solsi Toutefois, ce sont les recherches faites sur le phénomène de réinvasion qui ont les conséquences pratiques les plus directes sur le plan des opérations. Essentiellement concentrées dans Ia zone orientale, el1es ont mobilisé six consultants, 40 agents de capture et 1O véhicules. Un groupe de travail du Groupe consultatif scientifique (GSC) qui s'est réuni à ouagadougou en nov.mbr., a conclu que 1es mouches de réinvasion avaienE tendance à demeurer sur les rives des cours d'eau et que, dans La zorre du Progranrme, des poputations importantes de mouches de savane n'ont été susceptibles de réapparaltre que dans Erois pays : Bénin, Ghana et Togo' Au Togo' cela concerne essentiellement S.squamosum qui, étant donné ses effectifs et sa distance de vo1 limités, ne devrait pas résister au traitement expérimental de 1'Anié et du I'lono en 198O' Au Bénin eE au Ghana, différentes espèces sont concernées et d'autres recherches s'imposent' 4.L5 attribuer depuis le le nombre formation En ce qui concerne 1a formation, des ressortissants des pays ParticiPants se sont vu 13 bourses d'études en 1979, ce qui porte à 66 le nombre total des bourses octroyées débuE du progranrne. Si 1'on y ajoute les bourses à des ressortissanEs d'autres Pays, total de bourses accordées par ocP s'élève désormais à 88. Le cott du programme de est de l'ordre de $1OO OOO Par an' Jccf 6 paBe 5 4.L6 En 1979, Les 277 véhicules du Programme, d'une valeur d'environ $956 oOO, auront Parcouru 712 millions de kilomètres - soit 30 OOO kilomètres chacun - au cott de revient théorique de $O,35 le l«n. 4.L7 L'ensemble des dépenses du Progranrme en 1979 s'élèvera à environ §L2 647 OOo. Ce chiffre représente une augmentation de 1O% par rapport aux résultats de 1978 mais est inférieur de lO% aux prévisions budgétaires 1979 t.elles que présenÈées I'année dernière. Dans un cas cortrne dans 1'autre, la tendance de ces t.rois dernières années se confirme. 4.18' Au cours de 1a discussion qui a suivi, les représentants ont féIicité le Directeur du Programme eE 1'organisme d'exécution pour les excellent.s résultats obtenus en 1979, 4.L9 En ce qui concerne la formation, un représentant a demandé pourquoi cert.aines bourses d'études avaient été ocÈroyées à des ressortissants de pays ne faisant pas partie du Progranrme, étant donné qu'il est peu probable qu'ils soient disposés à Èravailler pour oCP au cours des prochaines années. I1 a été précisé que Ies neuf boursiers en question venaient des pays africains - Ia plupart de Guinée, paÿs où ils devraient se révéler uÈiles pour 1'étude de facÈibilité d'une campagne de lutte contre 1'onchocercose couvrant quatre pays d'Afrique de 1'Ouest. Leur formation a étê financée par le Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique. 4.2O En ce qui concerne f idée d'initier des pilotes nationaux aux techniques d'épandage d'insecticide, on a demandé si le Programme envisageaiE. d'acheter des aéronefs eE., sinon, de quels appareils ces piloÈes disposeraient. En réponse, Ie Directeur du Progranrne eE le Directeur régional de 1'OMS pour 1'Afrique ont précisé que ceËEe possibilité de formation Présente un intérêt dans 1'hypothèse où, à 1'avenir, un gouvernemenÈ souhaiterait mobiliser ses ProPres moyens Pour un ProgralEne national. C'est donc aux gouvernements participants qu'11 appartient de décider s'iLs veulent mettre cette possibilité à profit. 4.2L La formation pratiquée pour les chauffeurs et les mécaniciens est une formation sur le tas' qui consiste à faire ventr les intéressés des bases de secteur et de sous-secteur au garage principal de Ouagadougou pour travailler pendant deux ou trois semaines sous la surveillance d'un Personnel plus expérimenté. En outre, i1 est prévu d'organiser des coursplus classiques avec 1'aide des sociétés qui fournissent les véhicules. Néanmoins, le problème de la bonne méÈhode à utiliser pour assurer la formation de personnes ayant un niveau de base relativement peu é1evé reste posé. 4.22 Un délégué s'est féliciÈé que Ia surveillance aquatique continue à faire partie intéSrante du Prograrmne après 1982. D'autres déIégués onÈ souligné qu'i1 était important de mettre en place et de renforcer les structures nationales permanentes non seulement pour des tâches irmédiates telles que la surveillance aquatique mais égalemenE pour d'autres activités prévues pour 1'avenir. De même, la formation d'homologues nationaux doit être intensifiée si 1'on veut réaliser 1'objectif consistant à accroltre les responsabilités des pays participants dans 1'execution du Progranrme. C'est 1à du reste une question à laquelle la Conrmission indépendante sur Ies perspectives à long terme du Programme pourrait aussi réfléchir. 4.23 Le Directeur du Progranrme a répondu que, dans I'inrnédiat, la tâche essentielle du Progranrme est d'aider à identifier des candidats et à financer leur formation. C'est aux gouvernements qu'i1 appartiendra de déterminer cortrnent le personnel ainsi formé sera intégré aux structures nationales et quels seront les rapports entre ces structures et Ie Programme, Toutefois, i1 faudra certainement prévoir une coordinaÈion au niveau du Prograrnme non seulement Pour assurer la mise en place progressive de structures naLionales de substitution mais égale- ment Pour faire en sorte que 1a surveillance aquatique soit menée conformémenE à des protocoles acceptés d'un cornmun accord. 4.24 Quant à Ia coopération entre OCP et le Progranrme spécial OI1S de recherche et de formaEion concernant les maladies tropicales (TDR), eIle esE régie par un accord en bonne et due forme, et évolue de façon satisfaisante pour les deux parties. Chaque Directeur participe obligatoiremenÈ à la réunion annuelle du Conseil d'Administration de 1'autre Progranrme. lout nouveau thème de recherche qui pourraiË avoir des conséquences opérationnelles pour OCP sera rccf 6 page 6 normalement financé par OCP, tandis que les aspects à plus long terme, notament les projeEs de recherche Liés au renforcement des sÈructures nationales, seront davantage de la compétence de TDR. 4.25 En fournissant des renseignements complémencaires sur les études concernant 1a réinvasion, le Directeur du Programme a declaré qu'un tiers environ des recherches et L979 a été effectué près de la frontière entre le Mali et Ia Guinée. Une enquâte menée sur un tronçon du Baoulé a confirmé que les mouches de réinvasion se cantonnaient aux rives des cours d'eau et aucune simulie n'avait été capturée à une distance d'environ 1 km du cours d'eau. I1 semble qu'iI en soit de même des zones de réinvasion du MaIi. C'est la raison pour laquelle Ie groupe de travail GSC sur Ia réinvasion a recormnandé que 1'on entreprenne une éÈude afin de délimiter les zones faisant l'objet d'une réinvasion de teIle sorte que 1'on puisse procéder à une estimation des surfaces effectivement menacées. Cela sera fait en 1980. Quant à la lutEe anti- vectorielle sur Ia Sirba, dans 1e Nord-est de la zone du Progranrne, ce cours d'eau a été surveillé chaque semaine et Ie faible niveau des populaEions simulidiennes n'a pas justifié un traitement à f insecticide en 1979. Si ultérieurement la situation se detériorait, ce cours d'eau serait certainement traité. 4"26 En réponse à une question concernant la différence entre les évaluations épidémiolo- giques élémentaires et détai.1Iées, OCP a précisé que 1'étude d'un village comence par une évaluation élémentaire, ou simple, comprenant un recensement de la population, un examen para- sitologique comportant deux biopsies avec numération de microfilaires et un contrôle de 1'acuité visueLIe. Lorsqu'on décide de procéder à une évaluation détai1lée, le recensement comprend des données sociologiques, et chaque habitant du village est soumis à un examen clinique complet et à un examen ophtalmologique poussé. 4.27 La surveillance épidémiologique longitudinale a porté sur Ie réexamen, après trois ans de lutte antivectorielle, de 6 6OO personnes dans 44 villages. En 1975, la proportion des enfants de 0 à 4 ans porteurs de microfilaires était de 10 à 3O%. Trois ans plus tard, dans 25 villages où la transmission a été interrompue, pas un seul cas n'a êtê observé dans ce groupe sensible. Dans 15 villages où persiste une certaine transmission résidue11e, cinq nouveaux cas ont été diagnostiqués chez des enfants nés depuis Ie début du Programme. Enfin, dans un village situé dans La zone de réinvasion aucune modification importante ne s'est produite dans aucun des groupes d'âge par rapport à 1a situation initiale. Les quatre années du Progranrme ont suffi à stabiliser les Iésions oculaires existantes dans le premier groupe de villages. Le nombre des microfilaires présentes dans 1'oeil a dirninué, et aucun cas nouveau de kératite sclérosante n'a été observé. 4.28 Plusieurs délégués ont souligné I'importance des informations relatives aux charges microfilariennes chez les enfants vivant dans les zones où la transmission a été interrompue. 11s se sont égaLement félicités de 1'attention accordée aux onchocerquiens aveugles et mal- voyants et expriment le souhait que cet aspect soit développé. 4.29 L)n représentant a posé la question de savoir s'il était possible d'utiliser un distributeur d'insecti.cide radioguidé et tout autre matérie1 té1éguidé dans la lutte anti- vectorielle. En particulier, une telle innovation aurait-elle un impact sur le niveau de participation des populations locales. OCP a précisé que 1'on était toujours en quête de nouvelles méthodes de lutte. L'appareil en question, qui en est encore au stade de la mise au point, pourrait se révéler très utile dans une zone un peu isolée à population clairsemée abritant un gîte larvaire important et suscitant peut-être 1'apparition d'un problème de réinvasion ; un te1 matérie1 ne serait pas nécessaire dans une val1ée fortement peuplée. 4.3O Quant à l'analyse par spectroscopie de fluorescence X (SFX) de spécimens de S.damnosum, dont i1 est question dans le rapport d'activité, elle consiste à utiliser des oligo-éléments pour déterminer 1es gîtes d'origine des mouches pénétrant dans 1es zones de réinvasion. Les données les plus récentes n'ont été reçues que depuis peu et sont actuellement analysées par le personnel du Progranrme. 4. o de de rccf 6 page 7 4.31 En ce qui concerne le développement économique, plusieurs délégués ont fait ressortir qu'une infrastructure sanitaire efficace est un préalable à la mise en valeur socio-économique des régions débarrassées de 1'onchocercose et qu'il convient donc de Ia renforcer ou de la mettre en place partout où el1e n'existe pas. 32 Le Directeur du Progrannne a fait observer que Ia répartition des ressources nationales une part entre I'onchocercose et d'autres maladies, d'autre part entre le progranrme de soins santé primaires et le développement socio-économique diffère d'un pays à 1'autre en fonction s priorités nationales. Au cours des deux ou trois prochaines ânnées, 1a question des modalités d'intégration de la luÈte contre 1'onchocercose dans les prograrnmes de santé naEionaux, notament en ce qui concerne les maladies transmissibles en général, se posera avec irne acuité particulière. Le Directeur régional de 1'oMS pour 1'Afrique a souligné qu'i1 sera difficile d'opérer une distinction entre l'avenir à long terme du Progranme et les sEratégies régionales et nationales de protecÈion sanitaire primairer pouE lesquelles I'OMS collabore avec les gouvernements dans 1'optique de 1'objectif social de la santé pour tous d'ici 1'an 2OOO. 5 RAPPORT ANNUEL DU COMITE CONSULTATIF SCIENTIFIQUE ET TECHNIQTE : Point 5 de 1'ordre du jour 5.1 Le Président du Comité consultatlf scientlfique et Ëechnlque (CCST), Ie Professeur P.G. Janssens, a présenEé le rapport de la huiEième et dernière réunion du Comlté (document JCC6.3), tenue à Genève en sepEembre L979. 5,2 Au cours de ses cinq années d'existence, le CCST s'est préoccupé non seulement de déterminer les méthodes les plus économiqueset les plus efficaces pour traiÈer les larves de simulies à I'insecticide, mais également de la biologie du vecteur, des méthodes de collecte des Iarves, du mode de nutrition de celles-ci et de la mise au point. d'épreuves de sensibilité faciles à généra1iser. 5.3 Le choix de 1'Abate a êLé particulièrement heureux puisque ce produiÈ s'est révélé très efficace et biodégradable et qu'il n'a pas encore engendré de résistance. En ouËre, iL n'a eu aucun effeÈ sérieux sur la faune et n'est pas toxique pour l'honrme. Le chlorphoxime a été utilisé avec succès, mais il présente I'inconvéntent d'apparÈenir également au groupe des organophosphorés. A 1'heure actuelle, la production d'insecticides se ralenÈit en raison, d'une Part, de I'augmentation du cott des matières premières et, d'auEre part, des critères de sécurité de plus en plus rigoureux auxquels 1es nouveaux insectlcldes doivent satisfaire avant de pouvoir être mis sur Ie marché. 5.4 Le problème de Ia réinvasion, envisagé depuis le début du Prograrmne, a été pour certains une source de préoccupation. Le CCST n'a jamais douEé du résultat final et 11 a constaté avec satisfaction que Ia réinvasion a eu des effets très stimulants et même bénéflques pour 1es activités du Progranme. En particulier, eIle a accru f intérêt pour la biologie et la cytotaxonomie du vecteur adulte, envisagé en tanÈ qu'entité distincte de la larve, et pour les méthodes de capture des insectes adultes. 5.5 L'Unité d'évaluaEion épidémiologique a joué un rôle moins spectaculaire mais tout aussl indispensable. Quant à 1'UniEé ophtalmologique, elle a fourni un travail d'une Erès hautequalité. ElIe a défini un objectif et donné une base scientlflque en \ le de 1'ét,ude des lésions oculaires associées à f infectlon par Onchocerca volvulus. Atnsi un seul1 de rLsque a pu êËre déterminé à parÈir de numérations supérieures à 50 microfilaires dans la cornée ou supérleuresà 2O dans Ia chambre antérleure qui révèlent une infecEion grave. 5.6 Des progrès not,ables ont été réalisés à 1'occasion d'études effectuées en dehors de OCP, sur la digestion des nodules par la collagénase. Cet,te technique a permis d'isoler des vers adulÈes vtvants et de détetmlner ainsi f intérêt de Ia chimlothérapie. Son appllcationà l'examen des biopsies cutanées a entralné une amélioration des résultaEs de 2O%. JCCf 6 page 8 5.1 L'amélioration des techniques d'identification a permis d'apprécier f importance des microfilaires humaines autres que O.volvulus. On sait maintensnt que la présence de micro- filaires cutanées de Dipetalonema streptocerca ne constitue dans la zone du Prograflrme qu une source d'erreurs négligeabIes. I1 est également démontré que la microfilarémie transplacentaire n'est observée que chez 4% seulement des enfants nés des mères fortement infectées et ne présente donc pas d'intérêt épidémiologique. Par ai1Ieurs, on sait maintenant de façon certaine que la microfilarurie présente un int.érêt incontestable pour le pronostic. 5.8 Le fait que les différences épidémiologiques aient été observées enE.re Ies zones de forêt, les zones de savane et les zones intermédiaires,confirme que I'onchocercose n'est pas une seule et même maladie. On s'accorde à admettre que S.damnosum constitue un complexe dont les potentiels de transmission sont différents et qu'i1 existe des variations géographiques chez O.volvulus Il n'est pas moins remarquable que, pour 1a même infection de l'oeiI, la proportion des lésions graves et irréversibles ne soit que de 4% dans les zones de forêt alors qu'e1le atteint 10 à 30% dans la savane. I1 n'existe aucune explication à ce phénomène. 5.9 On avait beaucoup misé sur les tentatives de 1'Institut Minerva, Helsinki, Finlande, pour isoler des antigènes spécifiques à l'état pur mais, jusqu'à présent, Ies résultats n'ont pas permis de réaliser les progrès séroépidémiologiques attendus. L'isolement de filaires et de microfilaires vivantes en quanti-tés appréciables à partir de nodules par la méthode de la digestion par Ia collagénase, accé1érera probablement ces études. A partir du moment où de tels anEigènes seront disponibles, i1 sera peut-être possible d'utiliser également certaines techniques de terrain mises au point pour la trypanosomiase africaine. 5.10 Le CCST est très préoccupé par 1'absence de médicaments susceptibles d'âtre utilisés en campagne de masse. Des essais se poursuivent à I'aide de doses plus faibles de filaricides connus en vue de provoquer des réactions moins graves tout en maintenant une efficacité suffi- sante pour une population possédant une certaine inrnunité spécifique. Les autres filaricides qui ont été essayés n'ont pas donné de meilleurs résultats que les produiEs classiques. Pour expérimenter les nouveaux médicaments, i1 faudrait disposer d'un modèle animal plus satisfaisant que celui des bovins australiens actuellement utilisés. 5.11 Tout compEe fait, des progrès considérable ont été réa1isés qui laissent bien augurer de 1'avenir. I1 serait donc particulièrement opportun que Ie Progranrne organise une conférence internationale en vue de porter ses réalisations à 1a connaissance d'un public plus large. Une possibilité serait de profiter du Congrès de Médecine tropicale et de Paludologie qui se tiendra à Manille en novembre 1980 et qui portera sur six maladies - dont I'onchocercose. Autrement' on pourrait organiser une conférence internationale en 1980, sous les auspices de 1'OMS et probablement à Genève. 5.L2 La santé des populations vivant dans la région des Voltæ reste une source de gra're préoccupation. En faiE, aucune étude n'a été entreprise par OCP jusqu'à présent sur d'autres maladies endémo-épidémiques qui sévissent dans la zone, notamment le paludisme, la trypanosomiase, Ia schistosomiase et les helminthiases. Or, i1 est bien certain que la population s'attendait à autre chose qu'à des biopsies cutanées répétitives et à des épandages aériens d'insecticide, que1le que soit par ailleurs 1'utilité de ces activités. C'est pourquoi le CCST est d'avis que OCp devrait être autorisé à mettre ses moyens matériels et humains à la disposition des pays dans Ia réalisation de leur politique de dévelopPement sanitaire. Il est également difficile mais nécessaire de faire comprendre aux populations que ceux qui sont aveugles le resteront et que le seul résul-tat positif sera qu'il y aura de moins en moins d'aveugles à 1'avenir et peut-être, ultérieurement, plus du tout. Les services de santé des sept pays concernés devraient accorder touEe I'attention nécessaire à ces questions capitales. 5.13 pour 1'avenir, il est important de pouvoir définir scientifiquement le moment où 1'onchocercose aura été éliminée. On est parti de I'hypothèse que cela prendra environ 2O mais on a maintenant f impression qu'i1 faudra seulement douze à treize ans. TouEefois il nécessaire de disposer de renseignements plus 'précis sur ce point. ans, est Jccf 6 Page 9 5.14 Le cas des infections très Iégères pose un autre problème important. Jusqu'à présent, 1e travail de 1'Unité d'évaluation épidémiologique a été relativement facilité par Ie fait que les cas d'infection étaient nombreux. Mais, à 1'avenir, le nombre des infections dimi.nuera régulièrement et les faibles densités microfilariennes engendreront de nouveaux problèmes. I1 sera donc nécessaire de perfectionner 1'épreuve de l,lazzolLi ou de mettre au point des techniques sérologiques plus précises mais également utilisables en séroépidémiologie 5.15 Quant aux recherches entomologiques, on sait que S.damnosum est également un vecteur d'onchocercose animale et que de nouvelles techniques histochimiques permettent désormais de différencier entre les larves d'origine humaine et animale. Le CCST s'inquiète de la réduction progressive du personnel possédant les compétences requises pour effecÈuer des recherches de terrain. Des problèmes tels que ceux posés par Ia taxonomie du complexe S.damnosum nécessitent une étude et i1 est important d'assurer le plus rapidement possibLe la formation d'un ou deux cytotaxonomistes. 5.16 I1 est d'autant plus nécessaire de poursuivre les efforts en matière de sélection et d'évaluation des insecticides que I'industrie ne faiE guère preuve d'enthousiasme à ce sujet. La décar:réthrlne a donné des résulÈats particulièrement encourageants, I'utilisation d'une concentration de seulement OrOO7 ry'litr" pendant dix minutes s'étant révélée suffisante pour Èuer toutes les larves sur une disEance de 10 km en aval. Les résult,ats obtenus jusqu'ici dans Ia lutte biologique à I'aide de Bacillus thuringiensis israelensis - autorisent également un certain opEimisme. 5.17 Au cours de la discussion qui a suivi, plusieurs représenÈants ont posé des questions sur 1es effets de l'Abate sur la flore et la faune aquaEiques. I1 est reconnu que f insecticide n'exerce aucun effet nocif sur Ie poisson, mais le Comité est d'avis qu'iI convient de poursuivre 1es études et d'obtenir des informations plus précises à ce sujet. 5.18 Pour le Directeur régional de I'OMS pour l'Afrique, si le Progranrne ne parvient pas à améliorer la santé des populations et à favoriser leur développement socio-économique, il n'aura pas réalisé les objectifs initialement prévus. Toutefois, les pays participanEs n'ont que de faibles moyens et doivent faire face à beaucoup d'autres problèmes de santé. Par conséquent, i1 serait peut-être nécessaire de meÈtre des ressources supplémentaires à leur disposition pour relancer Le développement sanitaire dans 1e cadre du Progranrme. Un représentant a fait remarquer que tous les pays participants estiment que Ia lutte contre 1'onchocercose fait partie inEégrante du développement sanitaire d'ensemble de la région. 5.19 Un représentant a relevé que le rapport du CCST fait allusion à Ia constitution d'un nouveau groupe de sélection et d'évaluaEion des insecticides. La mission de ce groupe n'est pas très précise. On ne voit pas non plus très bien comrnent la tâche de l'hydrobiologiste, dont la nomination esE envisagée dans Ie rapporE du CCST, s'articulera avec 1a structure du Progranrme relative à la surveillance aquaÈique. 5.2O Le DirecÈeur du Progranrme a precisé qu'un consultant avaiE été engagé pour faire 1e poinÈ sur 1'efficacité des insecticides existants et formuler des reconrnandations en vue d'inten- sifler les recherches sur Ia mise au point d'insecÈicides nouveaux. Ce consultanE a maint.enant. présenté un rapport qui a été transmis pour observations aux membres du CCST, à I'IRO de Bouaké et à d'autres spécialistes. S'i1 s'avéraiÈ nécessaire de créer au sein du Progranrme une unité spéciale chargée de faire des recherches sur les insecÈicides, qui viendrait s'ajouEer aux travaux déjà entrepris par des établissements spécialisés et d'auËres unités de I'OMS, 1'hydro- biologiste Eravaillerait conjointement avec une tel1e structure. 5.2L Qrant à 1'effectif du personnel associé aux recherches sur le vecteur et à la lutte antlvectorielle, 1'Unité de Lutte antivectorielle comprenaiÈ 15 posEes fin L977. En novembre 1978 le nombre de postes a été porté à 20 et il est actuellemeaE de 22. rccf 6 PaSe 10 5.22 Les participants sont convenus que la sonrme de connaissances peut-être unique concern- anË 1'onchocercose et ses vecteurs qui a êtê accumulée pendant la première phase du Programme devait être partagée avec la conmunauté internationale des spécialistes de médecine tropicale et notamment avec ceux des pays d'Afrique orientale et d'Amérique latine où sévit. la maladie. 5.23 Le Comité a décidé de demander à I'OMS - en tant qu'organisme d'exécution du Progranrme - d'explorer avec 1es organisaEeurs du Congrès de 1980 1es possibilités de participerà ces travaux, en s'attachant plus spécialement à 1'onchocercose. 5.24 Le Comité a également décidé d'inviter le Comité consultatif d'experts (CCE), oui remplacera le CCST, à entreprendre en 1980 un examen approfondi du problème de la résistance à 1'Abate et de la probabilité de son apparition dans un proche avenir. 6. RAPPORT DU GROUPE ECOiOGIQLIE : Point 6 de l'ordre du jour 6.1 Le Président du Groupe écologique, le Professeur J.H. Koeman, a présenté 1e rapport du groupe (document JCC6.4) qui est essentiellement un compte rendu des travaux de sa neuvième session, tenue à I'Université de Salford (P.oyaume-Uni) 1es 27 et 28 septembre 1979. Cette session a eu lieu inrmédiatemenE après une réunion entre des hydrobiologistes collaborant au Programme et 1'équipe de 1'Université de Salford qui procède à Ia collecte et à 1'analyse des données de surveillance aquatique obtenues sur le terrain. Cette rencontre a permis un échange de vues intéressant sur des questions telles que i'état d'avancement des opérations de luÈte antivectorielle, 1'évaluaEion des insecticides et la rrurveillance aquatique. 6.2 S'agissant de 1'utilisation de 1'Abate comme larvicide, 1a surveillance n'a donnéjusqu'à présent aucune indication d'un effet nocif irréversible à long terme sur 1a faune invertébrée ou 1es poissons ; au contraire, elle incite à penser que ce produit n'est toxique que Pour S.damnosum. Quoi qu'il en soit, le groupe partage I'avis des hydrobiologistes selon lequel i1 faut améliorer la qualité et 1'efficacité de 1a surveillance et, plus particulièrefl.ient, accroître le volume des données de prétraitement.. Le groupe partage également 1'avis des statisticiens selon lequel i1 faut réunir des données pendant au moins quaÈre ans avant depouvoir procéder à une analyse utile de la situation écologique et. hydrologique pendant une année donnée ; le recueil des données doit donc faire partie de tous préparatifs en \nred'étendre la lutte antisimulidienne à d'autres zones. Le groupe a également recommandé, de façon plus spécifique, que 1'on s'intéresse de plus près aux crustacés décapodes, élément important de 1'alimentation de certaines espèces de poissons qui, selon les études déjà réalisées dans 1e cadre de la lutte anti-glossines, semble être particulièrement sensible aux pyréthroldes et autres produits chimiques. En ce qui concerne 1'étude sur Ies populations de poissons, qui constitue un élément imPortant de la surveillance de l'évolution à long terîne, le groupe a recommandé que I'on ait recours à 1'analyse de la cholinestérase cérébrale pour déterminer 1'effet cumulatif de I'exposition aux organophosphorés, 6.3 L'accord de I'ORSTOI4 pour maintenir son groupe de Bouaké a permis d'éviter le risqued'interruption de la collecte des données hydrobiologiques dans 1'ouest de la zone du programme. La continuité de la surveillance est indispensable et le renforcement des opérations de surveil- lance, notamment Ia collecte des données de référence, sera certainement nécessaire pour n'importe quelle étude sur les larvicides de substitution ou les méthodes de lutte contre les insectes adultes. A cet effet, Ie groupe a appuyé la suggestion tendant à ce que le progranrme elrgage un hydrobiologiste qui serait chargé de coordonner la surveilLance et de promouvoir les cours de formation. Le Professeur Koeman a estimé qu'un te1 poste devrait également comporter des travaux de toxicologie et d'expérimentation de nouveaux pesticides. 6.4 Le groupe a pris connaissance avec beaucoup d'intérêt du projet de bilan critique des données toxicologiques relatives à 1'Abate préparé par le Professeur Koeman et a estimé que des documents analogues pourraient être élaborés en ce qui concerne les risques possibles d'appli- cation d'autres pesti.cides. De E.els renseignements seront non seulement utiles au progranrme mais également à toutes les parties - y compris l'Union Internationale pour la Conservat-ion de la Nature et de ses Ressources (UICN) - q.i s'intéressent de façon directe et critique aux aspects écologiques du Progranrme. rccf 6 Page 11 6.5 Du reste, à la quatorzième session de son assemblée générale, 1'UICN avait adopté une résolution par laquelle e1le exprimait ses préoccupations sur les effets possibles des traite- ments OCP sur la faune naturelle. En réponse, le Groupe écologique a adressé une lettre à UICN pour 1'assurer que le Groupe est tout aussi soucieux du problème de la preservation de 1'environnement. Se basant sur les résultats du réseau de surveillance mis en place par OCP, 1e groupe qui est composé d'experts indépendants d'OCP, est en mesure de donner à I'UICN I'assurance que 1es activités n'ont pratiquement aucun effeE sur la faune aquatiQue et les animaux sauvages. Le Directeur général de 1'UICN s'est félicité de ceÈte déclaration et a exprimé le souhait que 1es contacts et les échanges d'informations se poursuivent. 6.6 S'agissant de la difficulté d'identifier la cause des effets néfastes sur les populations de poissons, noEamment lorsque 1'on utilise des pesticides en agriculture ou lorsque 1'on combat plus d'un insecte, le Professeur Koeman a faiË observer que, pour le poisson, 1'analyse de la cholinestérase cérébrale présente 1'avantage d'opérer une dist,inction entre l'exposition aux organophosphorés et aux autres produiÈs chimiques. Toutefois Ies évaluations faites sur pJ.ace des différents apports de produits chimiques dans les bassins hydrographiques, effectuées sur 1a base d'observations et d'analyses locales, semblent fournir le meilleur moyen de déterminer les causes du préjudice occasionné à Ia faune. 6.7 Un représentant a évoqué 1'utilisation de pesticides ou d'insecticides, par des populations qui en ignorenE les dangers, pour étourdir ou tuer le poisson destiné à Ia consonrmation humaine. Rappelant que I'utilisation de poisons naturels pour cet usage était traditionnelle dans un certain nombre de sociétés, Ie Président du Groupe écologique a faiÈ observer que le recours très fréquent aux produits chimiques modernes pour la destruction des nuisibles engendre des risques d'uÈilisati-ons abusives ou à mauvais escient dans les pays développés comme dans les pays en développement, et qu'i1 convient d'y sensibiliser 1e public. Un autre représentanE a insisté sur la nécessité d'améliorer la surveillance du poisson, notallTment des espèces indispensables à 1'alimentation humaine, et a appuyé la reconrnandation relative à 1'analyse de Ia cholinestérase. D'une manière généraIe, i1 convient d'améliorer la collecte des données relatives aux populations de poissons, notamment les données de référence et de prétraitement, qui constiLuent un élément important du Progranme. Parallèlement, il conviendrait d'accorder une plus grande publicité à ces activités et aux conclusions qui en sont tirées, afin de fournir des renseignements et d'éviter toutes critiques injustifiées. 6.8 Un représentant a déclaré que les expériences faites dans son pays avec 1e méthoxy- chlore ont montré que la formulation d'un insecticide, sous forme d'émulslon ou de maÈièreparticulaire, influe sur la façon dont il est. absorbé dans les tissus du poisson. Le présldent du Groupe écologique a précisé que des études porE.ant sur des produits chlmiques utilisés pourla lutte anti-glossines ont confirmé cett,e constation : la formulation de même que la concen-tration doivent être examinées de près. I1 semble que 1'Abate appliqué par épandage aérien sous forme de concentré emulsionnable puisse atEeindre les larves de simulies sous la formed'une substance Particulaire adsorbée, ce qui pourrait expliquer, en parEie, sa sélectivité et son innocuité relative pour d'autres organismes vivants. 6.9 Sur la reconrnandaÈion du groupe qu'il fauÈ ménager un espace de forêts-galeries étendues et variées de chaque côté de cours d'eau ouverts à la mise en valeur, il a été notéque les forêts-galeries hébergenÈ des vecteurs de maladie et des insectes prédateurs. Cettequestion doit donc être étudiée d'urgence. Un représentanE observe qu'i1 est nécessalre depréserver la forêt dans Ia région concernê et s'esË demandé comment la reconrnandation du groupepourrait être mise en application. Un autre représentant a estimé qu'aussi longtemps qued'autres zones forestières demeuraient plus facilement accessibles à 1'exploitation, conrne c'est. actuellement le cas, les forêts-galeries bordant les cours d'eau seraient protégées parleur inaccessibilité virtuelle : Ia difficulté que l'on éprouve à installer des stations de surveillance hydrologique le long des cours d'eau I'a d'ai1leurs bien montré. Le présidentdu Groupe écologique a esÈimé que, -nême si elles hébergent des vecteurs de maladie, 1es forêts-galeries (qui, dans cert,ains cas, n'ont déjà pas plus de 1O ou 15 mètres de large) sontindispensables à 1'ensemble de l'écosystème, notament dans les régions arides, et qu'e1Ies méritent un examen particulier du point de vue écologique. JCC ,6 Page 12 6.10 En ce qui concerne les incidences budgétaires des recormandations du Groupe écologique, le PrésidenE du groupe a précisé que 1e cott de 1'analyse de 1a cholinestérase cérébrale du poisson dépendra du lieu d'implantation du laboratoire chargé de 1'opération ainsi que des procédés utilisés pour la conservation et La préparation des spécimens. L'Institut de Biologie aquatique du Ghana a êté pressenti à cet égard. Sans toutefois pouvoir donner une estimation précise, pour I'instant i1 ne semble pas que les mesures recoflrmandées par le groupe imposeront une lourde char'ge f inancière au Progranme. 6.11 Répondant à une question sur Ie rôle du Groupe écologique et sur son articulation avec d'autres organes du Progranrme - question qui avait été longuement évoquée au cours de la cinquième session du CCC - le Directeur du Programme, ainsi que Ie Di.recteur du Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique, estiment que le mandat fixé au paragraphe 4.I (iii) du nouveau Protocole d'Accord, qui prendra effet au 1er janvier 1980, est suffisanment explicite. Les nouvelles structures du Progranrne devraient aboutir à fàire disparaître le problème du chevauchement d'activités qui avait été constaté pour 1es organes institués par le Protocole d'Accord de L975. En Èant que groupe permanent, rattaché au nouveau Comité consultatif d'experts (CCE), la tâche du Groupe écologique sera de veiller à ce que les opérations du Progranrme n'aient pas d'effet néfaste sur la faune aquaEique. 7. ASPECTS DU DEVEI,OPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DU PROGRAMME Point 7 de t'ordre du jour 7.1 Le Président indépendant a rappelé qu'au cours de leur troisième réunion, tenue à Bamako du 24 au 26 avril 1979, les Comités nationaux pour la Lutte conEre 1'Onchocercose avaient décidé que les gouvernements participants seraient dorénavant chargés d'établir un rapport annuel sur 1es activités de dévelopPement. 1.2 En présentant le rapport de son gouvernement (document JCC6.5, partie 1) le représentant du Niger a passé en rev,ue les projets qui y sont exposés et, en particulier, ceux qui concernent la mise en valeur de 1'arrondissement de Say, région située dans la zone onchocerquienne du Niger et qui possède d'énormes possibilités économiques. Vu l'ampleur de ces projets, le principal problème est celui du financement, étant donné que les besoins dépassent de loin les moyens du Niger et 1'assistance financière extérieure obtenue jusqu'à présent . 7.3 Le représentant du Bénin a présenté le rapport de son gouvernement (document JCC6.5, partie 2), dans 1equel- figure un inventaire des Projets intéressant 1a zone du Progranrne inscrits au Plan triennal d'EtaE ainsi qu'un rapport sur la méthodologie de développement des zones libérées de 1'onchocercose. I1 a observé qu'il y a un problème d'interprétation des compétences entre 1e ComiLé national pour La lutte contre 1'onchocercose et les rePrésentants du pNUD et de l'USAID. C'est 1à un problème important qui est de nature à contrarier 1a préparation du travail de mise en valeur des zones concernées. Par ailleurs, le peu d'empressement mis à étendre la zone du Prograrmne au Bénin Pose une autre difficulté car, faute d'une te11e extension, la méthodologie pourrait se révéler peine perdue. Egalement, 1'ORSTOM hésite à collaborer à l'installation de stations hydrologiques permettant de mesurer le débit dans certains cours d'eau en prétendant qu'i1s sont dangereusement infestés et, si ce problème n'est pas résolu rapidement, le Bénin sera peut-être obligé de s'en tirer seul. Quant à l'état actuel de Ia méthodologie, il est regrettable que même la constitution de la banque de données, dont tout le reste dépend, ne soit pas encore terminée. Néanmoins, les discussions se poursuivent avec la FAO. Le Bénin maintient également le contact avec le PNUD à ce sujet. I1 faut espérer que lorsque les plans d'investissement auront été mis en forme définitive, 1es donateurs fourniront f important financement nécessaire. Toutefois, tout n'est pas demeuré au stade des études. Dans la zone d'extension, Par exemple, Ie Bénin et Ie Nigéria construisent un complexe sucrier représentant un investissement de plus de 45 milliards de francs CFA. 7.4 présentant le rapport de son gouvernement (document JCC6.5, partie 3), 1e représentant de Ia Haute-volta a précisé que ce document porte exclusivement sur les activités de 1'AuËorité des Aménagements des Vallées des Volta (AW). D'importants progrès ont éÈé réalisés par 1'AW en ce qui concerne la solution des problèmes de financement, les raPPorts avec 1es autorités rccf 6 page 13 loca1es, les régimes fonciers, le reboisement avec des essences convenant aux conditions climatiques et pédologiques locales et le Èransfert des populations. Cette expérience pourrait utilement servir à d'autres pays participants éprouvant des difficultés anâ1ogues. 7.5 Présentant le rapport de son gouvernement (document JCC6.5, partie 4), le représentant du Mali a décrit les activités de Ia cellule de planificat.ion créée pour la mise en valeur de la zone libérée de l'onchocercose et a insisEé sur le fait que, coflrme le désert couvre pratique- ment Ies deux Eiers du Mali, Ia protection et le développement de la couverture végétale du pays préoccupent les autorités de son pays. Dans la zone onchocerquienne, la progression des quelque 50 projets de développement., représentant un investissement total de $2OO millions, en cours d'exécut,ion ou à l'étude dans le cadre d'un schéma de développement national intégré, a été ralentie par des retards dans la collecte des données de base, dus en partie à des malentendus entre Ie projet LAI{DSAT (financé par 1'USAID) et. un projet de photocartographie aérienne (financé par 1es Pays-Bas). Le Mali a choisi la solution des projets piloÈes au niveau des villages, mais il lui faudra disposer d'un financement extérieur complémentaire pour mettre en oeuvre ces projets avant qu'i1s puissent être étendus à d'autres régions. 7.6 Le représentant du Togo a précisé que Ie rapport de son gouvernement. (document, JCC6.5, Partie 5) ne comportait que peu d'éIéments nouveaux du fait que Ie rapport présenté à la session du CCC de Lomé en 1978 était, particulièrement détaillé. I1 a décrit les actions pilores de colonisation dans la Vallée de la Kara auxquelles des équipes pluridisciplinaires (santé, développernent rural, affaires sociales, etc.) participent en vue d'élaborer des projets de développement intégré. OuEre 1'onchocercose, la trypanosomiase et d'autres maladies sévissent dans 1a région, de telle sorEe qu'une action saniËaire intégrée s'impose. L'exEension de la zone du Progranme au Togo en est un préalable important. 7.7 Présentant le rapport de son gouvernement (document JCC6.5, parEie 6), Ie représentant de la Côte d'Ivoire a indiqué que i'une des principales préoccupations de son pays était la réduction du déséquilibre social et économique existant entre Ie nord et le sud. La Côte d'Ivoire consenË des investissements énormes pour la vulgarisation des techniques agricoles ainsi que Pour le développement des moyens de conrnunication terrestres et la mise en valeur des ressources hydriques. Quant à 1'effort consenti dans le domaine de la santé publique, les chiffres de la page 10 du rapport ne concernent que les installations fixes (hôpitaux, dispensaires, centres de santé etc.) et ne tiennent pas compte des importants investissements en moyens mobiles. 7.8 L'ensemble des délégués a tenu à présenter leurs félicitations aux pays pour leur remarquable présentaÈion du raPport sur les aspects concernant le développement socio-économique. 7.9 Le Directeur régional de I'OMS pour 1'Afrique a relevé que la tendance consisÈant à dresser un simple caÈalogue des projets ne met pas en évidence la façon dont ceux-ci s'articulent. avec les plans nationaux de développement. Les rapports ne précisent pas non plus conment le développement de la santé publique dans Ia zone du Progranrme s'intègre dans le plan national de développement de la santé. Le plus surprenant est 1'absence totale de toute allusion aux mesures Prises dans Ie sens de l'objectif de Ia santé pour tous en 1'an 2OOO grâce aux soins de santé primaires, programe auquel les pays ont adhéré et à propos duquel des stratégies nationales et régionales sont déjà à l'étude. Peut-être serait-iI utile de créer un groupe de travail qui aurait pour tâche de préparer un ensemble de propositions concernant la présentaÈion des rapports nationaux sur le développemenÈ socio-économique. 7.10 Un certain nombre de délégués ont suggéré que 1es rapports comporEenE désormais une évaluation de f impact économique global du Programme, des renseignements sur le nombre d'indi- vidus réinstallés dans les zones débarrassées de I'onchocercose, leur sentiment sur le point de savoir si la maladie ne constitue plus une menace pour eux, la prioriÈé accordée à chaque projeE dans le cadre du plan de développement naÈional eÈ par rapport à des projets concurrents, une étude sur le développemenÈ de la santé publique en général et sur ses rapports avec 1'onchocercose, ainsi qu'une image plus nette des progrès réalisés par chaque projet. Deux délégués ont estlmé qu'i1 n'était pas nécessaire d'adopter une présentation uniforme étant donné que les problèmes ne sont pas les mêmes dans les différents pays. Chaque gouvernement doit pouvoir présenter ses plans de développement cortrne il 1'entend, à condition qu'il y fasse JCCf 6 paSe 14 figurer les rensei8nements souhaités. D'autres délégués ont souhaité que les rapports soient axés exclusivement sur les plans prévus pour la zone du Progranrne car, pour ce qui est des plansde développement à 1'éche1le nationale, des renseignements peuvent être obtenus à d'autres sources. 7.LL Pour 1e représentant de la FAo, le problème d'interprétation de compétences évoqué par le représentant du Bénin a enEre-temps été en grande parEie résolu. D'autre part, les rapPorts présentés par les gouvernements montrent que le développement socio-économique dans les zones débarrassées de 1'onchocercose consiste dans une large mesure dans des activités de type déveloPpement rural ou agricole - iI s'agit de mettre en valeur la terre, l'eau et les honrnes. Pendant la deuxième phase du Progranrne, peut-être conviendrait-i1 de ne pas trop privilégier les aspects sanitaires au détriment des questi-ons de développement. Les grands Projets d'investissement trouveront certainement les capitaux nécessaires de sources bilatérales et multilatérales, mais 1es fonds seront plus rares pour des projets économiques et sociaux sans doute également import.antsmais plus petits ou insuffisarrnent rentables - projets pilotes, études de faisabilité et études d'élaboration de projets. Certains de ces crédits sont déjà fournis' Par exemple par le PNUD ou par la Belgique et la Suisse, mais i1 en faudrait beaucoup plus. La FAO a noté que le budget pour 1a seconde phase rre contient aucune prévision de fonds spécifique pour le développement socio-économique. Pour sa part, la FAO se tient prête à apporter une aide dans ce sens avec les crédits limités dont elle dispose, et également à pressentir des donateurs au nom des gouvernements participanËs. Par ailleurs, en ce qui concerne le contenu des rapports annuels la FAO souhaite présenter un schéma qui pourrait être étudié à la prochaine réunion du Comité d'orientation et qui serait ensuite transmis, sous forme de suggestions, aux gouvernements des pays participants, lesquels pourraient s'en servir non seulement pour le CCC mais davantage encore pour des discussions bilaEérales avec des donateurs. 7.L2 Le représentant de la Banque africaine de Développement a indiqué que la Banque souhaiterait voir dans les rapporEs une indication précise du stade atteint par chaque projet - études préliminaires, analyse de factibilité, préparation avancée ou mise en oeuvre - de telle sorte qu'el1e puisse savoir quand et comment elle peut y participer. 7 .I3 Le représentant du PNUD a observé que les rapports actuels sonE déjà révélaÈeurs de 1'effort considérabIe que les gouvernemenEs participants consentent - en utilisanE leurs propres moyens et grâce à 1'assistance Èechnique bilatérale et internaE.ionale - pour s'atteler aux problèmes de Ia mise en valeur des zones débarrassées de L'onchocercose. Le PNUD souhaiter- ait qu'à 1'avenir les rapports contiennent un plan intégré notamment en ce qui concerne les zones débarrassées de 1'onchocercose, mettant clairement en évidence Ies motifs du concours accru que sollicitent Les gouvernements. Le PNUD, au même tit.re que d'autres institutions internationales, pourrait coLlaborer à Ia préparation de tels pIans. Rappelant les dispositions du paragraphe -) de la partie I du Protocole d'Accord relatif à 1a deuxième phase, Ie représentant a rapPelé que le PNUD est tout disposé à participer, dans la limite des moyens dont i1 dispose, au développement économique des zones libérées de la maladie, aux côtés de la FAO.et de la Banque mondiale. 7.L4 Pour 1e représentant du PNUD, les rapports à venir pourraient être présentés en quatre parties : l) un exposé succinct situant 1a stralégie de développement de la zone libérée de I'onchocercose dans le plan de développement national ; 2) une description générale du prograrTlme de dévelopPement de la zone mentionnant ses objectifs et notament ceux qui ont traiE à la santé de base et à d'autres domaines ; 3) une relation plus détaillée des progrès réalisés en matière de mise en oeuvre de ce prografltrne, mentionnant les projets qui ont été financés et sont en cours d'exécution, et ceux pour lesquels Ie pays recherche une aide financière ; et 4) des conclusions, énonçant les principales préoccupations du gouvernement au moment de la préparation du rapport. 7.L5 Le représentant de la Banque mondiale s'est félicité de la qualité des rapporÈs et du bilan impressionnant qu'i1s font apparaltre de 1'action en cours. I1 s'engage à transmettre ces rapports au personnel de la Banque travaillant dans les pays intéressés pour examen et commentaires. JCcf 6 page 15 7.16 Les représentants des gouvernements participants se sont féliciEés de la réaction encourageante du Comité face aux premiers efforts fait par leurs gouvernements pour rendre compte des plans de développement élaborés pour les zones libérées de l'onchocercose siEuées dans le périmètre du Progrannne. Ils sont tout à fait conscients de I'importance que ces renseignements présentent pour le ComiÈé et, en particulier, pour les donateurs évenÈuels. Ils étudieront attentivement les suggestions formulées quant à la forme et au contenu des documents et s'en inspireront pour la préparation des prochains rapports annuels. Ioutefois, le mécanisme de planification se heurte dans beaucoup de pays à des contraintes : manque de données statisÈiques, de planificateurs expérimentés et d'éËudes de base sur les ressources pot,entielles. Des consultations enEre responsables de la planification dans les pays intéressés ainsi qu'avec des responsables des organismes bilatéraux et i.nternationaux collaborant à 1'effort de dévelop- pement seraient peut-être souhaitables. Egalement 1es responsables des pays et organismes de financement sont en généraI plus attentifs aux problèmes de santé de base et d'infrasLructure économique qu'aux problèmes spécifiques que pose le développement dans la zone onchocercose. 11 serait bon que Ies déIégués de ces pays au CCC aident à les sensibiliser davantage sur ce problème particulier du développement de Ia zone onchocerquienne. 7.Ll Le Directeur du Progranrme déclare que OCP est sur le point de lancer un Programme rie formation en économie de Ia santé publique et de recherche sur les aspects socio- économiques de Ia sanEé publique. Le Programme est 1'action sanitaire la plus importante entre- prise en Afrique de 1'Ouest et 1'une des plus vastes à I'échelle mondials. 11 n'est toutefois qu'un é1ément d'un effort plus grand qui vise à améliorer la santé et le bien-être de 1'ensemble de la population de la zone du Progranrme. De plus,les progrartrnes de santé publique et le développement socio-économique sont étroitement liés. 7.18 Pendant Ia période f98O-1985, oCP compte allouer à des étudiants du niveau licence 10 bourses d'études en économie de la santé publique pour deux ans dont six mois de recherche sur le terrain pour la préparation d'un mémoire. Egalement, 1O bourses d'un an seront accordées à des universitaires de la zone du Progranrme ainsi qu'à de hauts foncÈionnaires qui souhaiteraient améliorer leurs compétences en matière d'analyse et de méÈhodologie de la recherche. Ces bourses porteraient sur deux semestres - un semestre d'études et un autre de recherches sur le terrain. Troisièmement, i1 est prévu d'organiser des séminaires d'été pour des hauts fonctionnaires de 1a santé publique en économie et en programmation de la santé publique. Le Programme voudraiE organiser cinq de ces séminaires avec une dizaine Ce participanEs au cours de l-a période 1980-1985. Le premier aurait lieu du 29 aoît au 30 septembre 1980. 7,I9 Malgré le vast,e champ d'application du Progranme, peu de recherches fondamentales onÈété entrePrises sur les effeEs et les incidences socio-économiques du Progranmes de lugte contre 1'onchocercose. Les connaissances sont insuffisanE.es dans de nombreux domaines : impact socio- économique du Progranrne dans la zone OCP, données fondamentales nécessaires à 1a planificaEion de projets économiquement viables et socialement utiles dans les zones 1ibérées, cott économique réel de la maladie sur le plan du travail perdu ; le chiffre exact de bonnes Ëerres auxguelles le Prograrnme donnera accès, nature échelle et vitesse de la migration vers 1es zoneslibérées ainsi que leurs effets écologiques, place du Progranrne parmi Ies objecttfs de lapolitique de santé publique, situation d'autres maladies (trypanosomiase, par exemple) dansla zone du Progranrme, I'expérience des soins de sanËé primairesdans Ia zone du progranmre, etc.Pour trouver quelques réponses à ces questions, 10 à 15 projets de recherche seront entrepris au cours de Ia deuxième phase. 7.2O Le cott du progranrme de formation eË de recherche pour 1980 est de I'ordre de $25O OOO, et il est prévu de conrmencer la sélection des candidats dès janvier 1980. 7.2L Le Comité a exprimé sa satisfaction qu'un tel progranrme de formaÈion et de recherche soit maintenant sur le point de démarrer. Des déIégués ont posé la question de savoir si lesComités nationaux jouaient leur rôle en matière de collecte des données mentionnées par leDirecteur du Programme. D'auÈres délégués se sont également. intéressés aux rôles quà pourraientjouer 1'oCcGE et TDR qui disposent déjà d'un groupe de travail de recherche sur 1es aspects sociaux et économiques. Un représentant a également demandé comment la coordination serait assurée enÈre les éIémenÈs de santé publique du projet du Sahel, 1e projet de I'OMS relatif JCC,/ 6 Page 16 à Ia trypanosomiase, I'OCCGE et I'OCP, qui tous bénéficient du soutien de bon nombre des mêmes Parties contribuantes et associent plus ou moins les mêmes Pays participants. Un autre représentant a souhaité que le progranrne de formation s'accompagne d'activités destinées à renforcer les structures nationales et 1es établissements de recherche en Afrique. Autrement les candidats formés risqueraient d'être attirés par des carrières en dehors des structures nationales qui, de ce fait, n'en tireraient aucun bénéfice. 7.22 Le Directeur du Programme convient qu'effectivement au cours d'une précédente session, il avait été envisagé de demander aux Comités nationaux pour la Lutte conEre 1'Onchocercose de réunir certaines données. Mais i1 s'est avéré que dans I'intérêt même d'une certaine norr,rali- sation, il était préférable dans un premier temps que ces données soient réunies par 1'organe utilisateur. Au surplus, 1es pays ne disposent pas toujours du temps ni des moyens nécessaires pour un tel travail. 7 .23 OCP a toujours été conscient du problème que pose f intégration dans les structures nationales du personnel ayant reçu une formation à 1'étranger. Le progranrne de formation prévoit six mois de travail de terrain en vue de Ia préparation d'un mémoire. Dans le cas des chercheurs de niveau universitaire, ceux-ci sont par hypothèse déjà dans leurs structures nationales. 7 .24 Le Directeur de TDR a précisé qu'en matière de recherche épidémiologique et socio- économique, le Progranrme spécial en est encore au stade de la préparation, celIe-ci s'effectuant en étroite collaboration avec OCP. La possibilité d'entreprendre des projets dans le cadre d'OCP a été évoquée à la première réunion du Groupe de travail scientifique de recherche sur les aspects sociaux et économiques en novembre 1979. Une fois que Ie rapport de cette réunion sera prêE, TDR sera en mesure de présenter un certain nombre de propositions fermes à OCP et il y a tout lieu de croire qu'un âccord sur ce qui doit être fait se réalisera sans difficulté. 7.25 Le Directeur de TDR a confirmé que, d'une manière générale, les liens existant entre TDR et OCP s'étaient encore renforcés depuis un an. Le Groupe de travail scientifique sur la filariose a placé 1e problème de 1'onchocercose au tout premier plan de ses priorités. On Èrouvera d'ailleurs des précisions sur ce qui a été fait dans le troisième rapport annuel de TDR. Le Dr Lucas a présenté une diapositive illustrant la stratégie suivi.e par le Programme spécial en matière de mise au point de nouveaux filaricides. Outre 1es essais de terrain portant sur des médicaments existants, des centres cliniques ont été mis sur pied pour procéder à des essais de médicaments nouveaux choisis par sélection des composés offerts par I'industrie pharmaceutique. La synthèse de nouveaux composés pouvant faire l'objet d'une sélection se situe à un stade antérieur et, au niveau le plus fondamental, des études sont entreprises sur Ie métabolisme des filaires. On a relevé un certain nombre d'indicateurs utiles des différences existant dans le métabolisme des filaires chez les êtres humains et chez d'autres manmifères. Il faut espérer que ces indicateurs ouvriront des perspectives qui pourront être exploitées dans Ia synthèse de nouveaux composés. Le groupe de travail scientifique entreprend également des activités dans le domaine de f inrmunologie - Par exemple, Pour déterminer co[trnent 1a Iésion se produit au cours du traitemenE et dans quelle mesure 1es réactions allergiques pourraient êEre circonscrites. On espère également mettre au point des épreuves d'inrmunodiagnostic plus simples et plus spécifiques qui pourraient être utilisées sur le terrain. Toutes ces activités sont é1aborées en étroite collaboration avec les activités du Programme. 1.26 Le représentant de I'OCCGE a passé en revue I'histoire et les activités de son organisation au cours de ses vingt années d'existence et a rappelé qu'elle a joué un rô1e import- ant dans la création de OCP. De même, 1'OCCGE opère en étroite et consEante coordination avec OCp qui, par exemple, subventionne certains projets de recherche à 1'Institut de Recherches sur l'Onchocercose de Bouaké. I1 en va de même de TDR en ce qui concerne d'autres maladies tropicale s . / ôrccf 6 page 17 RAPPORT DE LA COMMISSION INDEPENDANIE SI.]R LES Point lO de I'ordre du jour PERSPECTIVES A LONG TERME DU PROGRA},1I.{E 8.1 Le Président de la Conrmission sur les perspecËives à long terme du prograrnme, leDr C.E. Gordon Smith, a fait rapport sur les travaux de la Conrnission. La Cornmission s'esË réunie pour Ia première fois en séance plénière en mai 1979. Elle a alors arrêLé une stratégie d'approche et créé quatre groupes de travail chargés d'examiner certains secteurs de manière approfondie. Tous les SrouPes se sont réunis une fois et la Conmission s'est réunie la semaineprécédente pour la seconde fois. Elle a examiné les activités des groupes de travail dans ledétail et éE,ab1i un plan d'action pour 1es six mois à venir. Un rapport inÈérimaire seraprésenté en 1980 et un rapport final est attendu pour 1981. Une note sur les membres de la Commission et les termes de référence sera publiée dans la Chronique OMS et dans d'autres revues scientifiques appropriées . 8.2 La composition des groupes de travail n'est pas établie une fois pour toutes ; elle est fixée pour chaque réunion en fonction des sujeEs à étudier. Une vingtaine de personnes ont jusqu'à présent participé aux groupes, un tiers sonÈ africains. 8.3 D'une manière générale, Ia Cornmission estime qu'elle a pour rôle de définir un plan d'acÈiorr Prenant effet en ou vers 1985, en vue de confier progressivement les opérations de lutte contre I'onchocercose aux pays participants, de sorte qu'à la fin du progrannne prévu pour 2O ans les pays soient en mesure, individuellement ou collectivement, de maintenir etd'exploiEer les bons résultats obtenus par oCP. La Conrnission n'a pas à évaluer le progranrme lui-même. Cependant, il est nécessaire de prédire ce que le Programme aura réa1isé en 1985, ce qui ne Peut êEre fait qu'en projetant les données existantes. Il faut tenir compte dufait que les pays subissent actuellement une mutation rapide sur le plan social, économique, etc. et que les conditions climatiques et autres connaitront également des changements entre 1981 et 1985. 8.4 I1 est dans les intentions de la Conrmission de faire des reconmandations et d'établir Ces plans Pour leur validation, leur évaluation et leur modification âu cours de la période de quatre années précédant leur application probable. Durant cette période, il faudra faire des études pilotes et peut-êEre aussi des démonstrations pour aider les Gouvernements participants eÈ Ies donateurs à comprendre comment il convient de procéder. I1 est déjà nécessaire de concevoir des technologies nouvelles et d'envisager coûment on pourra modifier les technologies existantes pour faciliter leur transfert à long terme. Sans doute la Conrmission proposera-t- e1le des stratégies alternatives, en particulier pour la phase d'entreEien. I1 est, par contre, peu probable que la Corrmission Èrouve des approches radicalement nouvelles pour la Iutte contre le vecteur, et on ne devrait pas s'attendre à des miracles de ce côté-là. D'autre part il estévident que, si 1'on ne dispose pas prochainement d'une chimiothérapie appropriée capable de tuer les vers adultes, la lutte antivecEorielle restera la clef de votte de la lutte contre I'onchocercose. Le Dr Gordon SmiEh est aussi de l'avis du CCST qu'il y a probablement un niveau criÈique au-dessous duquel la maladie disparaltra d'e1Ie-même ; mais ce niveau reste à définir. 8.5 La Conrmission a conclu qu'iI serait déraisonnable de proposer aux pays participanEs d'établir chacun de son côté un programme de lutte conÈre 1'onchocercose, un programme de luEte contre le paludisme, un Prograflme de lutte contre la trypanosomiase, un programme de lutte contre la rougeole, etc. Mieux vaut aider les pays à devenir auÈonomes dans la lutte contre toutes les maladies transmissibles important,es. Chaque pays doit créer un cadre de scientifiques peu nombreux mais compétents, qui pourront conseiller le gouvernement en s'aidant de leur connaissance du pays, de ses maladies, de son écologie, de sa structure politique eE sociale etde ses coutumes. Connne le CCC i'a appris, le Progra[trne a apporté une contribuEion importanteà La formation et a établi des plans originaux dans ce domaine. lt faudra néanmoins du tempspour donner à ces cadres nationaux 1a formaEion et 1'expérience dont i1s auront besoin. JCC/ 6 page 18 8.6 Ses fonctions de Président du Groupe Renforcement de la Recherche du TDR ont amené le Dr Gordon Smith à beaucoup réfléchir à Ia question de savoir comment on pourrait renforcer les institutions de recherche et former des scientifiques dans Ies pays en développement. IL est certain que le groupe collaborera avec 1'OCP à 1'étude de ces questions ; mais, pour que 1'effort de formation atteigne son but et que les personnes formées restent dans leur pays, il faudra que les gouvernements trouvent Ie moyen de leur fournir des conditions satisfaisantes, la possibilité de faire du bon travail, ainsi que des perspectives de carrière et de salaire intéressantes. Sur f initiative de ce Groupe TDR, le Directeur général de 1'OMS a demandé aux directeurs régionaux d'examiner la question avec les gouvernements. 8.7 Le transfert de Ia responsabilité de la lutte contre L'onchocercose devra être considéré dans le cadre du développement des services de santé de base et des services de soi.ns de santé primaires. II serait en outre souhaitable d'encourager f intégration des mesures de lutte contre les maladies, des compétences vétérinaires et médicales et des programmes concern- ant les maladies transmissibles dans Ies structures des services de santé ' Une telle stratégie présuppose un dialogue avec les pays participants ; c'est pourquoi Ie Dr Gordon Smith s'est déjà rendu dans six pays et pense se rendre dans le septième d'ici peu. I1 se rendra une seconde fois dans tous 1es pays lorsque le rapport intérimaire de la Cornmission sera éEabli, et à nouveau lorsque le rapport final sera réCigé. L'idée d'un te1 dialogue a été bien accueillie par les pays. 8.8 Il a été prévu que chacun des pays participants recevrait la visite d'un membre de la Conrmission ou d'un membre d'un groupe de travail accompagné par 1e Secrétaire de Ia Commission, afin de réunir des informati.ons sur les structures des services de santé, les activités de surveillance, les services de laboratoire, etc. Les informations ne seront demandées que si leur besoin peut être clairement justifié. On recueillera également des données sur les projets de développement afin de pouvoir tenir compte de leurs besoins futurs en matière de santé. Les membres de la Conrnission et des groupes de Eravail ont été informés que les données devaienE être strictement réservées à 1'usage interne de Ia Cornmission et ne devaient pas être publiées. 8.9 Le Groupe de travail Lutte antivectorielle se réunira d'i.ci peu pour établir les grandes lignes de la stratégie envisageable pour la lutte antivectorielle à long terme (autres méthodes d'emploi des insecticides, utilisation éventuelle de stratégies de lutte au so1, modifications structurelles des cours d'eau, etc.). On s'efforcera de définir une phase -j'entretien et d'établir un plan de lutte approprié en tenant compte des problèmes écologiques 8.10 La prochaine tâche du Groupe de travail sur 1'évaluation et Ia surveillance consistera à définir un système de surveillance pour les pays, recourant aux tâches les plus simples ainsi qu'à la collecte. des données et conçu pour couvrir des maladies transmissibles autres que l'onchocercosc. Le groupe définira Les besoins en analyses de ces données ainsi que les modalités d'urilisation optimaLes et considerera ies problèmes 1iés au transfert de ces fonctions aux différents pays. 8.11 Le Groupe de travail Infrastructures aura pour prochaine tâche de définir les besoins relatifs au rcnforcement des structures existant déjà dans les pays pour combattre et surveiller les maladies transmissibles, ainsi qu'à I'intégration de ces structures. La Conrmission a porté 1e plus grand intére't à f idée d'évaluer f importance des maladies en tenant compte de la productivité et aux problèmes de la participation conrnunautaire. Les deux sujets entrent dans l-es attributions du Groupe de travail socio-économique du TDR, avec lequel des contacts ont été établis et seront maintenus. Ce groupe a sagement décidé d'établir très soigneusement ses plans avant d'entreprendre des études sur 1es répercussions économiques de la maladie. 8.12 Le Groupe de travail Infrastructures examinera en outre les méthodes actuelles de traitement de 1'onchocercose, ainsi que Ia stratégie envisageable et 1es répercussions de la chimioEhérapie de masse si un médicament approprié devient disponible. I1 se tiendra au courant de la recherche du TDR et examinera les mesures pouvant être reconmandées pour les soins et la réadaptation des aveugles. Comme les champs d'intérêt des Groupes de i.ravail Infrastructures et Surveillance se recoupent partiellement, les deux groupes Eiendront un certain nombre de rccf 6 Page 19 reun1ons en commun. 8.13 Le Groupe de travail Extensions avait pour mandatrrd'évaluer les effets que peut avoir 1'extension de la lutte antivectorielle au-delà de 1'aire actuelle de 1'OCP sur le prograrme tel qu'i1 fonctionne actuellemenE et sur le problème de la réinvasionlt Cette description étaiË susceptible de différentes interprétations, mais on a posé en hypothèse qu'e1le visait uni- quement 1es nouveaux programmes et non les extensions de 1'OCP déjà prévues, sauf dans la mesure où elles modifient les projections de la situation en 1985. C'est pourquoi il est donrmage que la proposition concernant le Bassin du Sénégal ait éËé décrite coflrme une extension. Jusqu'à présent, te Groupe de travail ExÈensions a établi les critères pour les nouveaux Programmes de lutte ; il va maintenant établir des termes de référence pour les études de factibilité et tiendra compte des implications de toute nouvelle campagne pour 1'OCP, en ce qui concerne notament la réinvasion. 8.L4 Le CCC a félicité le Dr Gordon Smith du rapport de la Conrnission, de Ia céIérit.é avec laque1le la Connnission s'est organiséeet du travail considérable qu'el1e a déjà accompli. 8.15 Les représenEants des pays participants onÈ fait 1'éloge des missions effectuées par le Dr Gordon Smith et se sont réjouis des voyages qu'il projetait. Pour pouvoir coopérer pleinement avec Ia Conrmission, ils ont demandé à être informés à I'avance de ces visites eÈ à recevoir une liste des sujets d'investigation. Le Dr Gordon Smith leur a donné I'assurance que cette procédure serait suivie, mais pour éviter de déranger les pays, on explorera toutes les sources d'informations avanE d'établir une liste de questions. 8.16 rJn représentanË a souligné qu'iI étaiÈ important de coordonner la lutEe contre 1'oncho- cercose avec des programmes de lutte contre d'autres maladies et qu'il fallait adopter une approche mondiale des problèmes de sanÈé. 11 a également appuyé la demande formulée par le Dr Gordon Smith en ce qui concerne f intégration des compétences vétérinaires et médicales et des programmes de luÈte conEre des maladies transmissibles déterminées dans les services de santé généraux. on lui a indiqué qu'à sa prochaine réunion, le Groupe de travail Lutte antivectorielle examinerait les caractéristiques communes de différenÈs progranrmes de luEte antivectorielle en vue d'une éventuelle intégration. 8.I7 Un délégué a observé que sans doute 1: mandat de la Conrmission est de faire des recornmandations sur 1'après 1985. Toutefois, i1 lui semble que toutes suggestions utiles quela Conrmission pourrait faire entre-temps devraient pouvoir être appliquées sans attendre. 8.18 Un représentant a indiqué que la proposition relative à la lutte contre 1'onchocercose dans le Bassin du Sénégal concernait seulement une étude de fact.ibilité visant à déterminer s'i1 était bon d'entreprendre un programne de lutte dans cetEe région. En confirmation de cepoint de vue, 1e Directeur du Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique a appelé 1'atËention sur 1'annexe 7 du rapport de la cinquième session du CCC, indiquant claireme.rt-qrr'i1 s'agit biend'une étude de facE,ibilité. Le Dr Gordon Smith a déclaré que de toute mani-ère, son intention n'avait pas été de mettre en doute le bien-fondé de I'étude, mais simplement d'arriver à unedéfiniEion claire du termerrextension'r de manière à éviter à 1'avenir tout malentendu. 8.19 Pour déterminer la mellleure manlère d'aider les pays à se doter des moyensd'organiser leurs ProPres prograrmes de lutte contre différentes maladles, Ie Dr Gordon Smithdit qu'i1 convient d'examiner f importance relative des progranmes dans différents conÈexges,y compris leurs effets sur la productivité et Ie développement. De même, pour déterminer comment on Pourra mettre à profit Ia participation con[nunautaire, i1 faut comprendre Iesdifférences de structures sociales dans différenEes parties d'un même pâys eË dans différents Pays. Ces aspects des travaux de la Conrmission sont considérés comme d'ordre soclo-économique. 8.20 Un représenEant a demandé si Ia Conrmission s'intéressait aux études sur les agent,sprophylactiques aussi bien que thérapeutiques. I1 lui a été répondu que la Conrnission juge souhaitable de mettre au point de tels agents et donnera son avis sur Ie moyen de les utiliser de la manière la plus appropriée. 9JCC/ 6 Page 20 RAPPORT SUR LES ETUDES D'EXTENSION AU BENIN, AU GHANA ET AU TOGO : Point 11 de 1'ordre du jour 9.1 Le Directeur du Programme a rappelé tout d'abord que c'est à sa session de 1975 que Ie Comité avait demandé que soit entreprise une étude de 1'extension des activités de contrôle du vecteur au Bénin, au Ghana, en Côte d'Ivoire, au llali et au Togo. Le Comité renouvelait ce souhait à sa session de 1976 et, en L977 au Koweît, décidait de faire démarrer en 1978 les opérations d'extension en Côte d'lvoire. En même temps, le Comité donnait Le feu vert pour le lancement des études au Bénin, au Ghana et au Togo. 9.2 Le rapport soumis.au Comité (document JCC6.7), est un rapport provisoire sur l'état de ces études (document OCPf79.2). De plus, Ie }lali n'y est considéré qu'incidenrment, 1'extension demandée pour 1e Mali occidental ayant été confiée au Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique et faisant partie de 1'étude de factibilité dans le Bassin du Sénéga1. 9.3 Les principal-es conclusions du rapport sur 1e Bénin, le Ghana et le Togo sont les suivantes : les espèces de savane du complexe S.damnosum sont répandues dans 1es zones d'extension demandées ; il y a une forte transmission de I'onchocercose dans ces régions ; du point de vue épidémiologie, 1'onchocercose est une maladie grave dans les valIées de 1'Ouémé, du lulono et de l'Asukawkaw ; les espèces de savane existent plus au sud que la limite sud demandée. Les études n'ont pas encore permis une connaissance satisfaisante de la dynamique des populations de simulies et la limite méridionale des espèces de savane dans les trois pays concernés. Egalement, les données hydrologiques sont insuffisantes pour permettre l'établisse- ment d'un plan de campagne larvicide avec une estimation précise des cotts. Les données pre- contrôles restent à recueillir. Il faudra en outre élucider 1es questions concernant I'impact des Eraitements effectués dans 1'aire d'extension sur les coûts opéraEionnels dans l'aire initial, 1'effet sur le Progranme de la réduction du phénomène de réinvasion, et la recherche de méthodes de lutte antivectorielle de remplacement. 9.4 Des fonds s'élevant à $316 OOO restent disponibles pour Les études. Ce solde sera utilisé pour réunir des informations supplémentaires au cours des années 1980 et 1981. Si des fonds supplémentaires sont nécessaires pour 1981, OCP en fera la demande à la fin de l98O g.5 Se référant aux difficultés rencontrées sur le plan local concernant f installation des stations hydrologiques nécessaires pour compléter les études, le représentant du Bénin a exprimé Ia conviction qu'une ferme décision d'étendre 1'OCP faciliterait 1a mobilisation, non seulement des ressources financières et techniques nécessaires pour 1'exécution du Programme, mais aussi des ressources humaines dans les régions directement concernées. g.6 Les représentants du Togo, de la Haute-Volta, du Mali, du Niger et de la Côtc d'Tvoire soutiennent 1e représentant du Bénin. Ils soulignent que le début de la second phase du progranrme serait un moment particulièrement opportun pour prendre une telle décision qui aurait pour effet d'encourager 1'action de la part de toutes Ies parties intéressées. 9.7 Le représentant de la Banque africaine de Développement (BAD) a rappelé que toute extension ou modification de la zone du Progranrme doit être justifiée. Les études en cours sur 1'extension de I'aire de la lutte antivectorielle devaient fournir la base d'une tel1ejustification. Toutefois, i1 1ui semble que le fait même d'avoir décidé que ces études étaient nécessaires constituait déjà d'une certaine façon une sorte d'engagement moral et financier des Parties contribuantes et que, vues sous cet ang1e, Ies études Peuvent déjà être considérées comme le début des opérations d'extension. l1 convient toutefois d'éviter que 1es remarquables résultats obtenus jusqu'ici soient compromis. Par 1a suite, une grande prudence s'impose. La Banque africaine de Développement est donc favorable à la poursuite des études que le Directeur du Progranrme jugera souhaitable en vue d'étendre 1es activités de lutte antivectorielle . rccf 6 Page 2L 9.8 Le Directeur du Progranrme donne au représentant du Bénin l'assurance que les études avaient jusqu'à présent éEé poursuivies avec détermination et énergie et renouvelle son offre d'assistance pour 1'établissement de stations hydrologiques au Bénin. g.9 11 a souligné.que les étudesrpréliminaires au Bénin ont fait apparaltre qu'il serait bon d'ajouter 2I OOO krnt aux 25 OOO km' initialement demandés Par ce Pays en zone d'extension, et.d'établir une nouvelle limite méridionale au voisinage du 7ème parallèIe. De même, 4 OOO kmt supplémentaires ont été ajoutés à Ia zone d'exÈension demandée par le Togo pour couvrir les Bassins du Sio et du Haho. Sur la base de données comParables, on a calculé à tiEre provisoire qu'une campagne de lutte anÈivectorielle menée dans les zones d'extension du Bénin, du Ghana et du Togo exigerait environ 11O OOO litres d'insecticide par an (5O OOO litres pour le Bassin de I'Ouémé et 30 OOO litres pour celui du l,lono et 3O OOO litres pour Ie Bassin du Lac Volta). Le nombre d'heures de vol nécessaire serait de 3OO pour les avions et de 2 1OO Pour les hélicopgères. A supposer que 1a campagne couvre une période de quatre ans Pour la seconde phase à partir de 1982, le cott total a été esEimé à environ $15 millions ainsi répartis : $3 600 OOO pour le première année, $3 523 OOO pour Ia deuxième année, $3 75O OOO pour la troisième année eÈ $4 OOO OOO pour la quaÈrième année. Un rapport complet pour permeEtre une décision finale sur 1'extension sera présenté en décembre 1981. 9.10 Si le représentant du Bénin convient de la nécessité de poursuivre les études pendant encore deux ans, i1 souligne qu'il suffit de jeÈer un coup d'oeil sur les statistiques concernant la prévalence de 1'onchocercose dans les zones intéressées (documenE OCP/79.2, Èableaux 7-11) pour voir combien il est urgent de meEtre en route un Programme efficace de lutte antivectorielle. Plus tôt on décidera d'exécuter un te1 prograrme, Plus tôt les gouvernements inÈéressés pourront prendre des mesures pratiques afin d'intégrer les mesures nécessalres à leurs activités de développement, eE plus tôt les populations locales Pourront âtre préparées à la campagne prévue. Deux années, c'est long. Toutefois, le Gouvernement du Bénin fera de son mieux pour faire en sorte que cette période soit mise à profiÈ. 9.1I Le Président indépendant conclut en disant que le ComiÈé ne Peut que prendre note du regret exprimé par le délégué du Bénin mais tient à assurer ce dernier qu'i1 comprend parfai- tement sa position. 10. PLAN D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAMME POUR l98O : PoinE 8 de I'ordre du jour 10.1 En présengant le Plan d'AcÈion et le BudgeË Pour 1980 (document JCC6.6), le Directeur du Progranrme a déclaré que 1'année 1980 est I'année de transiÈion entre Ia première.Phase de financemenE (L974-1979) et la seconde (1980-1985). Son exposé sera donc en trois Parties : regard rétrospectif sur la période I974-1979, plans pour 1'année 1980, perspective pour 1980- 1985 . LO.2 D'une manière générale, les dépenses au cours de la période 1974-L919 sont resEées dans les limites des prévisions budgétaires. Toutefois, du fait de f incertitude des trois premières années, les dépenses réelles ont. eu tendance à varier Par rapPort aux prévisions(quelquefois dans la proportion de 45 à 60%). A partir de L976 cependant ces dépenses se stabilisaient autour de $1O,O millions, passant à SIf,6 millions en 1978 et à $12,6 milllons et L979. Au cours de Ia même période, les estimations onE été de $13 millions pout L977, $13,8 milli-ons pour 1978 et $13,9 millions pour 1979. 10.3 Aux taux de change de juin 1973, le rapport PAG de 1973 avait estimé 1e cott du progranrme pour 1974-L979 à $4O 925 OOO. Si, conme il est. raisonnable, on affecEait cette projection d'un pourcentage de 8% par an pour inflation, le cott esElrnatif équivalent serait de 953 milllons, soit à peine $600 OOO de moins que l-e montanÈ effectivement dépensé. rccf 6 Page 22 10.4 Les dépenses pour l98O sont estimées à environ $15 millions, soit par rapport aux estimations révisées de 1979 une augmentation d'environ $2r4 millions (18,8%), dont LI,L% sont dus à une augmentation des cotts et 7,7% à une augmentation des activités. La proportion du budget allant au soutien administratif à Ouagadougou diminue, comme le souhaitait Ie CCC,; par contre, la proportion des cotts administratifs à Genève est pratiquement inchangée. En effet, c'est en vertu d'une résolution de 1'Assemblée mondiale de la Santé que 1'OMS ne finance pas sur son budget régulier des programmes ou des projeËs financés par des ressources extra- budgétaires. La politique de 1'Organisation consiste donc soit à prélever un pourcentage fixe (14%) des cotts d'exécution de ces prograrmnes, soit à intégrer ces cotts au budget même de ces programmes (c'est le cas pour TDR eE OCP). 10.5 Les prévisions de dépenses 1980-1985 sont estimées à $106,5 millions. Toutefois, une telle prévision est forcément approximative du fait qu'il est à 1'heure actuelle impossible de faire des suppositions raisonnables sur l'évolution des cours de change et les fluctuations monétaires sur les six prochaines années. En faiE, depuis que le budget a été préparé, le dollar a perdu 3,6% de sa valeur par rapport au franc français, monnaie dans laquelle Ie Progranrne effectue 55% de ses opérations. De même le cott de f insecticide est passé de $7,81 à $8,05 Ie litre en trois semaines à peine. D'autres facteurs, tels que le cott de 1'essence pour les véhicules de 1'OCP et 1e carburant pour avion, peuvent également contribuer à modifier ces prévisions. 10.6 Le Comité a félicité OCP de la présentation claire et précise du plan d'action et du budget. 10.7 Un dé1égué a noté que les prévisions de dépenses pour 1980-1985 étaient maintenant très inférieures aux estimations présentées à la cinquième session du CCC en décembre 1978. Le Directeur du Progranrme a expliqué que le chiffre de $132,6 millions prévu en 1978 était, pour près de $35,6 millions, soit 27%, influencé par les projections qui avaient été faites pour les deux contrats aériens à intervenir pendant la période. Pour 1es deux contrats pris ensemble, la projection portait sur un total de 48 OOO heures garanEies à un cott moyen horaire de $743, soit donc $35 600 OOO. Compte tenu de I'expérience acquise, le temps de vol garanti a été depuis ramené de 48 0OO à 35 760 heures, En outre, iI y a eu entre-temps 1'appe1 d'offres international pour le premier de ces contraEs qui a fait apparaître un tarif horaire moyen de $461 au lieu des $743 iniÈialement envisagés. Sur 1a base de 35 760 heures à $46f, la diffé- rence entre les $35,6 millions qui avaient été projetés au titre des deux contrats et les projections actuelles de $16,5 millions est donc $19 millions, soit donc maintenant un total de $113 millions. De ces $113 millions, il faut encore retrancher environ $6,5 millions qui représentent le solde net de divers mouvements en hausse ou en baisse intervenus sur d'autres postes, d'où 1'estimation globale actuelle de $106,5 millions. 1O.8 En ce qui concerne le budget 1979, les dépenses totales devraienE se situer à hauteur de $12 647 OOO qui seraient financés par le Fonds spécial. La contribution des Pays participanrs étair de $94 ooo. 10.9 Deux représentants ont demandé ce qu'il advient de 1'unité Développement économique, dont les postes ont été temporairement redistribués à travers d'autres unités. OCP a expliqué que, comme f indique le plan d'action, Ies quatre postes seront maintenus. Toutefois, comme les pays assument désormais eux-mêmes la tâche d'établissement de leur propre rapport annuel sur le développement économique, ce qui était I'activité majeur de 1'unité, le rôle de cette unité est actuellement en cours de réexamen, dans le cadre en particulier du nouveau prografime de formation et de recherche en économie de la santé, et sera, au besoin, renforcé. lO.lO Un représentant a fait remarquer que le montant alloué au bureau de liaison de Brazzaville, te1 que présenté au tableau récapitulatif I, était quatre fois plus élevé pour la période 1980-1985 que pour la période L9l4-L979, alors que d'autres cctts avaient seulement doublé. On lui a répondu que le pos:e de Brazzaville en fait n'a été pourvu que vers ni-L977 de sorte que la période couverte en première phase ne porte que sur 2,5 années/honrne seulement contre 6 pleines années/honrme Pour la der-rxième phase. rcc/ 6 Page 23 IO.11 Un représentant a demandé si le budget prévoyait des crédits suffisants pour couvrir 1a surveillance de 1'environnement et d'autres activités supplémentaires reconrmandées par le Groupe écologique. On lui a répondu que 1e document budgétaire avait été préparé avant réception du rapport du groupe, si bien qu'on n'avait pas pu chiffrer les reconunandaËions de celui-ci. I1 a éËé prévu environ $1O4 OOO pour la surveillance de l'environnement et un total d'environ $53O OOO pour la surveillance et la recherche. On espère que ces montants seront suffisants au regard des recornmandations du groupe. 10.12 Sur Ia nationalité des titulaires de bourses accordées par OCP, 14 sonÈ originaires des pays du Programme. Par disciplines, 1'ophtalmologie comptait 3 boursiers, I'entomoLogie 2, 1'épidémioLogie 2, les pesticides 1, la parasitologie 2, La santé publique 1 et I'hydrobiologie 3. Deux autres candidatures à des études de pharmacie ont en outre été approuveés en L979 et seront financées sur les fonds de I98O. 10.I3 Un représentanE a demandé s'il éEait possible de conÈenir la hausse du cott de 1'Abate au moyen d'un accord contractuel avec 1es fournisseurs, comme c'est le cas pour les épandages aériens. Le représenÈant de 1'OCP précise que la politique du Progranrne en matière d'insecticide consiste à conserver dans 1'aire du Progranrne une réserve de 6 à 8 mois, ou davantage. Les quanEiÈés nécessaires aux besoins opérationnels sont achetés sur une base annuelle. Conrme le stockage pose des problèmes et qu'il est possible qu'on doive un jour recourir à un autre insecticide, i1 n'est pas jugé souhaitable de contracter des engagemenÈs de longue durée Pour un produit donné. Si 1'on peuE trouver un autre insecticide dont l'uÈili- sation serait autorisée et dont le prix serai-t semblable ou inférieur à celui de 1'Abate, il sera alors possible de faire baisser les prix par Ie jeu de la concurrence. Le pétrole entre dans la composition de l'Abate pour environ 50% du cott. Pour la fourniture de pétrole destiné aux véhicules et au carburant d'aviation, OCP a essayé de conclure des accords conÈractuels, mais les fournisseurs n'ont pas manifesté d'intérêt. 10.14 Un représentant a demandé si le budget t98O prévoyait des crédiÈs pour les voyages de membres du CCC dans 1'aire de l'oCP conformément à une suggestton faite lors de la sessionprécédente. Le Directeur du Programme a confirmé que OCP était effectivement prât à organiser de te11es visites, mais n'avait reçu aucune demande en 1979. Le Directeur du progranrme notequ'il convient de ne pas surestimer la proportion de leur Èemps que les membres sont en mesure de consacrer à une visiEedu Progranrme. L'offre reste ouverte. II esÈ alors suggéré qu'au lieu d'attendre que les membres en fassent une demande expresse, 1'OCP inviÈe les pays intéressés, sur un programne étab1i d'avance et connu, à visiter 1'aire du progranrme. 10.15 Il a éEé noté que le coût du soutien technique et administrarif de I'OI1S eE de la FAo pour 1983 présenté au Tableau récapirulatif rrI érair de §383 5oo et non de 9283 5oO,tandis qu'au Tableau V, le total général des prévisions budgétaires révisées pour 1981 était de $891 4OO et non de $98f 4OO. En ouEre, au Tableau récapit.ulagif III il n'y aura plus de référence au souEien technique et adminisEratif de 1a FAO à partir de 1980. 11. FINANCEI"IENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONIRE L'ONCHOCERCOSE : Point 9 de 1'ordre du jour 11.1 Pour la discussion de ce point, le Comité disposaiE d'un tableau récapitulatif des contributions au fonds de lutte contre 1'onchocercose pour la période Lg74-Lg7g préparé parla Banque mondiale (joint en annexe IV) . lL.2 Le représentant de la Banque mondiale a déclaré qu'après avoir effecÈué la prernière avance trimestrielle de $3,7 millions à I'OMS pour 1980, le Fonds disposera d'une réserve substantielle de 7,4 millions, à reporter sur la seconde phase. Bien qu'en vergu de I'Accordla Banque soiÈ autorisée à établir et à mainEenir une réserve raisonnable dans le fonds etque les Parties contribuantes se soient engagées par le même Accord à accepter les décisionsde la Banque quant aux besoins prévisionnels du Fonds et à la réserve, la Banque aimerait connaitre les points de vue du Comité sur la quest,ion. Plusieurs donaÈeurs ont déjà suggéréqu'i1 conviendrait de conserver Ia réserve intacte au lieu de I'affecter aux dépenses de l9gO. JCC,/ 6 Page 24 11.3 La Banque Pour sa part, est également de cet avis pour différentes raisons. Tout d'abord, la situation actuellement satisfaisante du fonds ne doit pas dissimuler le fait qu'i1 y aura vraisemblablement un trou compris entre $10 millions et $20 millions pour la secondphase. En second 1ieu, il serait bon de continuer à encourager les contributions annuelles au fonds. En troisième lieu, rien ne garantit que les dépenses annuelles de I'OCP garderont un caractère répétitif et prévisible. Toutes sort.es de besoins inattendus peuvent surgir à moyen terme et à long terme ; Ia réserve constituée pendant la première phase de financement permettrait de parer à ces situations. lL.4 En ce qui concerne le financement du Prografltrne en 1980, le représentant de la Banque mondiale a rappelé que les besoins de I'OCP pour cette période s'établissaient à $15 mi1lions. Si 1'on ne doit pas toucher à la réserve, cette sonrne devra êrre obtenue en totalité par de nouvelles conÈributions. A cet égard, il a été heureux d'annoncer que la Banque avait autorisé une contribution de $1,5 million. 11.5 Le représentant des Pays-Bas a déclaré que.ion gouvernement maintenait son appui au Progranrne, et s'est fait. 1'écho des préoccupations manifestées au cours de 1a présente session quant au développement économique des régions libérées de I'onchocercose. I1 a en outre exprimé 1'espoir qu'on continuerait à prêter 1'attention voulue aux aspects écologiques de 1'OCP. Le Gouvernement des Pays-Bas donnera une contribution totale d,e 27 millions de florins pour I'ensemble de 1a seconde phase ; environ 25% de cette some ont déjà été versés au Fonds ; le reste suivra sous peu en trois autres tranches. 11.6 Le représentant du Canada a annoncé que, sous réserve de 1'approbation parlementaire, son gouvernement fournirait 8OO OOO dollars canadiens en 198O. D'autres contributions seront versées annuellement, et le gouvernement s'engage moralement à assurer le niveau sur six ans indiqué par Ie représentant canadien à la réunion tenue à Paris en janvier 1979. Son gouvernemenE était prêt à se joindre aux signataires du nouvel Accord. LL,7 Le représentant du KoweÏt a déclaré que son gouvernement s'engageait à renouveler pour la second phase du Progranrne la contribution de $6 millions versée pour Ia première phase Les versements seront effectués conformément à la procédure adoptée antérieurement. 11.8 Le représentant du Fonds spécia1 de 1'0PEP a déclaré que Ie Fonds Spécial, qui représente Èous 1es pays Membres de I'OPEP, est devenu partie contribuante à 1'OCP en octobre L979. Le Fonds a octroyé deux millions de dollars pour aider au financement du Programme au cours de Ia période 1980-1983. Cette sonme vient s'ajouter aux autres contributions faites par les pays de I'OPEP à titre bilatéral ou par d'autres canaux. Le Fonds Spécia1 de I'OPEP est en outre prêt à considérer avec la plus grande sympathie les demandes d'aide au financement des projets de développement dans les régions 1ibérées de 1'onchocercose qui seraient présentées par les pays de 1'OCP, à la condition qu'eIles répondent aux critères habitueLs de sélection du Fonds, à savoir qu'elles reçoivent la pri.orité numéro un de la part du gouvernement intéressé, qu'elles soient cofinancées par un organisme de développement international ou régional ou par une institution d'aide d'un pays lulembre de I'OPEP, et qu'elles soient viables sur les plans technique, financier eE économique. 11.9 Le représentant des Etats-Unis a déclaré que son gouvernement était satisfait des résultats de la première phase du Progranrne et a rêitéré son engagemenE de contribuer à la seconde phase. Un monEant de $2 millions sera versé pour 1'année 1980 dès que Ies mesures nécessaires sur 1e plan intérieur auront été prises. 11.1O Le représenEant de Ia France a déclaré que son Souvernement s'engageait à verser une contribution de FF 30 millions pour la seconde phase du Progranrne ; sur ce total FF 5 millions seront versés en 198O. Le Gouvernement français partage le point de vue de la Banque mondiale sur la nécessité de conserver en réserve la sonrne de $7,4 millions. rccf 6 page 25 11.11 Le représenÈant de la République fédérale d'Allemagne a confirmé que son gouvernement verserait une contri-bution de DM 2 millions au Progrannne en 1980, et de D1"1 4 millions en 1981. Le représentant a exprimé I'espoir que d'ici-tà des réponses sati.sfaisantes seraient apportéesà un certain nombre de questions. 11 a en particulier attiré 1'attention sur 1es problèmes suivants: les cotts du Progranrne en augmentation continue I 1'étâblissement d'un équilibre raisonnable entre les dépenses pour Ia lutte contre I'onchocercose et. les fonds nécessaires pour 1'amélioration de l'infra- structure sanitaire en général ; le développemenE socio-économique de la zone du Programme de manière à tirer du Programme le maximum de profit et d'améliorer le rapporE cott-bénéfice. LL.L2 Le représentant du Japon a déc1aré que son gouvernement était satisfait des résultats de la première phase de I'OCP auquel il avait versé une contribution de $5 mi1lions, et qu'il approuvait les conditions du nouveau Protocole d'Accord. Sous réserve de I'approbation des organes législatifs, la contribution du Japon pour I98O sera de $1r6 million et les versements se poursuivront tout au long de la second phase. Le Gouvernement japonais est d'accord avec Ie point de vue de la Banque mondiale au sujeE du fonds de réserve. 11.13 Le représentant de la Belgique a rappelé que son gouvernemenË avaiÈ versé une contri- bution de 3 millions de francs belges pour financer 1'étude sur Ia faisabilité d'une campagne de lut,te conÈre l'onchocercose dans le Bassin du Sénégal. Les versements annuels se poursuivront tout au long de la second phase ; pour 1980, sous réserve de I'approbation du Parlement, un montant. de 25 millions de francs belges sera versé. Le Gouvernement belge appuie les vues de la Banque mondiale concernant le maintien de la réserve. 1I.14 Le représentant du Royaume-Uni s'est référé à 1'examen approfondi et au contrôIe rigoureux de tous Ies progranrnes de dépense publique - y compris le programme d'aide officiel d'où proviennent les contributions à I'OCP qui ont été entrepris par la nouvelle administration de son pays. En attendant cet examen, le Gouvernement du Royaume-Uni n'a donc pas été en mesure de s'associer à d'autres pays pour signer I'Accord en septembre 1979. Cependant, son intérêt pour Ie Progranrme n'a nullement diminué. II se joindra aux signataires de 1'Accord de 1979 dès que possible et versera une contribution de 2OO OOO livres sterling en 1980. 1I.15 Le représentant de Ia Banque africaine de DéveloppemenÈ a déclaré que la BAD est d'accord avec les vues de 1a Banque mondiale sur le fonds de réserve. La BAD continuera - comme Par le passé - à verser des contributions annuelles à concurrence de 1,8 million d'unigés de comPte. Accueillant avec grande satisfaction la décision du Fonds Spécial de I'OPEP de devenir ParEie contribuante, le représentanÈ de la Banque africaine de Développement a déclaré que la BAD s'lntéressait également au financement des projets de développemenÈ - en particulier en liaison avec la mise en place de f infrastructure de soins de santé primaires - dans les régions 1ibérée s de 1 ' onchocerco se . IL.16 Le représentant du PNUD a rappelé que son organisation s'est engagée à verser au Progranrne une contribution de $1,4 million pour la période l98O-1981. Après adoption du Prograrme régional pour 1982-1986, le PNUD annoncera 1e montant qu'il s'engage à verser pour 1e reste de la second phase de I'OCP. Les vues de la Banque mondiale concernant le fonds de réserve rencont,rent 1'approbation du PNUD. 11.17 Le représentant de la Banque mondiale observe en outre que 1a Norvège s'est engagée à verser une contribution de 2,75 millj.ons de couronnes en 1980 eÈ I'Arabie saoudite $1,67 millionpour la même année. La Sulisse a annoncé une conÈribution totale de 12 millions de francs suisses à Ia seconde phase du Progranrne ; une partie importante de ce montant sera disponible en 1980. Dans ces conditlons, il estime que 1'OCP disposera en 1980 d'un peu plus de $15 millions. JCC/ 6 page 26 11.18 En ce qui concerne les perspectives pour le financemenE de 1'ensemble de la seconde phase, 1e représentant de la Banque remarque, en raison de 1a différence aussi bien dans Ie montant des engagements annoncés que des modalités de ces engagements, gu'il est difficile de donner une évaluation précise du volume global des engagements acquis. Toutefois, si 1'on pose coûme hypothèse que les engagements pour Ia période totale ou pour des parties de cette période seront tous remplis et que les contributions annuelles actuelles continueront d'être versées au mâme niveau que maintenant, et si d'autre part la réserve est maintenue coûIme suggéré, il est vraisemblable qu'on disposera de $85 à $95 millions pour la seconde phase. 11 restera donc à trouver de $10 à $20 millions pour combler Ie trou. La Banque mondiale pour- suivra ses efforts pour trouver ce financement supplémenLaire et a bon espoir qu'ils seront couronnés de succès. 12. QUESTIONS DIVERSES : Point 12 de 1'ordre du jour LUTTE CONTRE L,ONCHOCERCOSE DANS LEETUDE DE FACTIBILITE SUR I]NE CAMPAGNE DE BASSIN DU SENEGAL Iz.L Le représentant de la Guinée a rappelé qu'à la cinquième session du CCC en 1978 il avait été décidé d'envoyer une mission d'assistance préparatoire auprès des GouvernemenEs du Mali, du Sénégal et de la Guinée pour rassembler et analyser les données entomologiques, épidémiologiques, sociales et économiques, et pour établir les plans d'une campagne de lutte contre I'onchocercose dans le Bassin du Sénégal. Le Directeur du Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique était prié de prendre contacË avec les pays donateurs en vue d'obtenir les fonds nécessaires, qui sont de 1'ordre de $1 25O OOO. En avriL L979, un membre du personnel de 1'OMS s'est rendu en Guinée pour prendre contact avec différents ministères et départements, et réunir des données sur les conditions météorologiques, I'infrastructure aérienne, les conditions d'utilisation des avions, etc. Avant de partir, ce fonctionnaire annonçait 1'arrivée inminente d'un chef du projet du Bassin du Sénégal. En octobre 1979, le Directeur régional a fait savoir au Ministre de Ia Santé de Guinée qu'uneéquipe inter-pays de planification du projet avait écé envoyée à Bamako pour mettre le projet en place. Dans ces conditions, le représentant de la Guinée s'inquiète que 1'étude de factibilité ne figure pas à 1'ordre dujour de la sixième session du CCC. 12.2 Depuis leur arrivée à Genève pour la présente session du CCC, les représentants des pays intéressés ont rencontré le chef de projet normné récernment et lui onE exposé leurs appréhensions. Elles portent sur Ia date du début des opérations. Le représentant de la Guinée a cru comprendre qu'un rapport final sur 1'étude de faccibilité devait être présenté au Comité conjoint du Progranme en décembre 1981. Tous les membres de 1'équipe de Guinée qui ont été choisis pour recevoir une formation sont déjà revenus, et attendent depuis juin un progranme de travail. I1 s'agit de deux entomologistes, de cinq techniciens d'entomologie, d'un parasitologue, de deux techniciens de parasitologie, d'un ophtalmologiste et i'un technicien d'ophthalmologie, dont la formation a étê intégralement financée par OCP. Le représentant de la Guinée, a conclu en remerciant le Directeur régional de tout ce qu'il avait fait depuis L977 et a exprimé 1'espoir que le chef de projet se rendrait très prochainement en Guinée. 12.3 Des représentants du ÿ1ali et du Sénégal ont l'un et 1'autre appuyé la demande d'infor- mation sur la situation actuelle de 1'étude de factibilité et souligné les grands espoirs qu'ils plaçaient dans le projet. 12.4 Le Directeur du Bureau régional de 1'OMS pour l'Afrique a déc1aré qu'iI partageaiE les inquiétudes exprimées par les représentants de Ia Guinée, du Mali et du Sénégal au sujet de 1'étude de factibilité. Cependant, le Président indépendant a eu raison de ne pas inscrire ce point à 1'ordre du jour, puisqu'on sait qu'un rapport sur l'état d'avancement de l'étude sera présenté en 198O. La question ayant été soulevée, le Directeur régional rappelle, cornme 1'a déclaré Ie représentant de la Guinée, qu'une mission du Bureau régional s'est rendue au Sénégal, en Guinée-Bissau, en Guinée et au Mali. La mission a identifié cinq problèmes : transfert des données, visas d'enËrée pour le personnel participant au projet ; survol du territoire par des avions ; cooidination entre les activités des projeE.s et celles des équipes nationales ; établissement du siège du projet. rccf 6 Page 27 12.5 Sur la base des informations fournies par la mission, une équipe inter-pays a été constituée ; elle comporte un épidémiologiste, un entomologiste, un technicien des opérations et un administrateur ; i1 est prévu, en cas de besoin, d'accroître les effectifs et de faire appel à des consultants. L'(quipe a pour tâche principale de rassembler des données complé- mentaires à inclure dans le rapport présenté au Comité conjoinE du Progranrme en 1980, en travaillant en collaboration étrolte avec les équipes naÈionales. L'équipe inter-pays devait normalement se mettre âu travail le 1er juillet 1979. Malheureusement, à cause de contraintes administratives, elle commençait à peine à travailler lorsque le Directeur régional s'est rendu au Mali en novembre. Le Directeur régional compte, une fois que 1a session actuelle du CCC sera terminée, Èenir une réunion avec ses collègues au siège afin de discuter des mesures à prendre pour accélérer 1es Èravaux et rattraper le Èemps perdu. Il a en outre f intenÈion, après son retour à BrazzavLlle, de prendre des mesures administratives pour faciliter les travaux de 1'équipe et lui assurer davantage de souplesse dans le déroulement de ses acÈivités. Le Directeur régional donne au CCC 1'assurance qu'un rapport interimaire sera soumis en 198O comme prévu. 12.6 Sur le plan financler, il n'y a pas de difficultés. Sur les $600 OOO promis par 1'USAID des Etats-Unis, $3oo ooo ont déjà été versés, et une partie a servi à acheLer 1'équl- Pement nécessaire pour le démarrage des travaux. En outrer 3 millions de francs belges ontété f,ournis par le Gouvernement beIge, et Ie PNUD a promis de verser sa contribuEion au débutde 1980. Aucune nouvelle n'est parvenue du GouvernemenE des Pays-Bas, qui a également promis une contribution, néanmoins, le projet ne souffre pas de contrainte financière. L2.7 Le représentant du Mali s'est déclaré très satisfait des renseignements fournis par 1e Directeur régional et, au nom des pays concernés, a remercié le CCC d'avoir approuvé cette étude de factihilité dans Ie Bassin du Sénégal, La région présente pour 1'Afrique occidentale un potentiel hydrograptrique et économique considérable à la condition qu'on parvi.enne à mattriser 1'onchocercose. Le représenEant du Mali a renouvelé 1'assurance que les pays concernés consacreraient leurs énergies à appuyer les efforts de la conrnunauté internationale et feraient de leur mieux pour rattraper 1e temps perdu, de manière que la présentation du rapporË intérimaire aiÈ lieu sans faute. L2.8 Le représentant du PNUD a déclaré que I'engagement de contribution pris en décembre 1978 à Lomé a été confirmé au Bureau régional de I'OMS le 12 janvier L979. Mais il n'étattpas possible de libérer les fonds nécessaires aussi longtemps que le document de projet n'étaitpas étab1i. 13. CLOTURE DE LA SIXTEME SESSION: poinr 13 de l'ordre du jour 13.1 Du fait que les dispositions lnstiÈutionnelles régissant actuellernent. 1'OCp prendrontfin le 31 décembre 1979, et que la première session du Comité conjoint du progranaoe - luiprendra la suite du CCC - ne se tiendra qu'en décembre 1980, le Comité a invigé Son ExcellenceM. J.B. Mockey, I'linistre d'Etat, Ministre de Ia Santé publique eE de la population de Ia Côted'Ivoire, Vice-Président de la sixième session du CCC, à assurer 1a présidence pour 1'année 1980 . L3.2 Exprimant sa gratitude, M. Ivlockey a déclaré que cette marque de confiance était unhonneur non seulement Pour lui, mais pour son pays et surtout pour son président Son ExcellenceFélix Houphouet Boigny. Remerciant les Parties contribuantes et les agences parrainantes deleur soutien au Progranme durant toute la première phase, le Ministre Mockey a félicité lePrésident indépendant de la manière remarquable donÈ i1 avait conduit les débats du Comité eta rendu honrnage à 1'amélioration considérable de la documentation soumise aux sessions par leDirecteur du Progranrme et ses collaborateurs. Au cours de la deuxième phase, les Gouvernementsparticipants s'efforceront de fournir toutes les informaÈtons pertiaentes concernanÈ leursproblèmes et leurs préoccupations, y compris ce1les qui ont trait au développement économiqueet medico-social des régions libérées de 1'onchocercose. En conclusion, son Gouvernement seraheureux d'accueillir en Côte d'Ivoire la première sqssion du ComiÈé conjoint du prograrnme en1980. JCCi 6 page 28 13.3 Le représentant du Canada a rendu honrmage à la direction imprimée par Ie Président indépendant du CCC tout au long de Ia première phase du Programme, au cours de laquelle les difficultés initiaLes ont été progressivement surmontées. Le Dr et Mme Candau ont fourni aux membres du Comité de nombreuses occasions de détente au cours des sessions , Ie représentant du Canada s'est déclaré convaincu de parler au nom de toutes les personnes présentes en les remerciant très chaleureusement et en leur souhaitant beaucoup de bonheur. 13.4 Le Président indépendant a déclaré qu'iI avait eu grand plaisir à présider 1es délibérations du Comité dont les membres eux-mêmes avaient à tout moment montré par leurs réacEions positives I'importance qu'i1s attachaient au Programme. Les missions effectuées dans les pays africains concernés n'étaient pas 1a moindre des satisfactions associées à sa tâche. Il a déclaré close la sixième et dernière session du ComiEé conjoint de Coordination du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose dans 1e Bassin de 1a Volta. 12 3 4 5 6 7 8 rccf 6 ANNEXE I ORDRE DU JOUR Ouverture de la session Election du Vice-Président de la session Adoption de 1'ordre du jour RapporÈ d'activité de l'0rganisaLion mondiale de Ia Santé pour 1979 Rapport annuel du Comité consultatif scientifique et technique Rapport. du Groupe écologique Aspects du développement socio-économique du Progranrne Rapport de la Conrnission indépendante sur les perspectives à long terme du Programme Rapport sur I'extension de I'aire du Prograrnme au Bénin, Ghana eÈ Togo Plan d'Action eË Budget du Progranrme pour 1980 Financement du Progranrne de LutÈe contre 1'Onchocercose Questions diverses C1ôture de Ia sixième session 9. lo. 11. L2. 13. rccf 6 ANMXN II Page 1 LISTE DES PARTICIPANTS Dr M.G. Candau Président indépendant COUI/ERNEMENT S PARTI C IPANTS République populaire du Bénin Son Excellence l"lonsieur Issifou Bouraïma Ministre de la Santé publique M. Nicolas Alrouansou Conseiller permanent du ProjeÈ de Développement économique des Zones 1ibérées Côte d'Ivoire Son Excellence l,lonsieur Jean-Baptiste Mockey Ministre d'Etat., llinistre de la Santé publique et de la Population Dr Ibrahim Koné Directeur des Relations régionales et internationales MinisËère de la Santé publique et de la PopulaÈion M. Léopold Kéhin I'linistère des Finances Haute-Volta Son Excellence Monsieur le Docteur Tinga Douamba Ministre de Ia Santé publique et des Affaires sociales M. Siméon Sorgho Directeur général, Autorité des Aménagements des Vallées des Volta Ma 1i Son Excellence Monsieur 1e Docteur N'GoIo Traoré Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Monsieur le Docteur Abdoulaye Dial1o Directeur général de la Santé publique M. Basslrou Ba DirecÈeur CelluIe Oncho Ministère du Plan et des TransporEs Niger Son Excellence Monsieur Yahaya Tounkara Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales I JCC/ 6 ANNEXX II Page 2 Dr Loco Lazate Secrét,aire généraI du Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales Mme Housseini Ramatou Directrice adjointe de 1'Action sociale et de la Protection maternelle et infanti.le I'linistère de la Santé publique et des Affaires sociales Dr Abdou Nababa Direct,eur adjoinÈ du Service d 1'Elevage Ministère du Développement rural M. Gado Boureima Coordonnateur du Projet SAY Ministère du Plan Togo Son Excellence Monsieur Hodabalo Bodjona Ministère de la Santé publique Dr Tognidè Houenassou-Houangbe Directeur général de la Santé publique PARTIES CONTRIBUANTES Banque africaine de Développement (BAD) M. Mohamed Bouzid Chef de Division Dr S. Berthoud Be lgique Itne Suzanne Vervalcke Directeur d'Administration de la Coopération multilatérale Ministère des Affaires étrangères êt de la Coopération au DéveloPPement Administration généraIe de la Coopération au Développement Dr Jean Mahaut Administration générale de 1a Coopération au Développement Ministère des Affaires étrangères Mlle Anne Sutherland Head, United Nations Progranrmes Section Canadian International Development Agency M. Ian LindsaY Technical Adviser to the Canadian International Development Agency Canada , rccf 6 ANNEXE II Page 3 Etats-Unis d'Amérique M. E. Dennis Conroy Director, Office of Regional Affairs Bureau for Africa Agency for International DevelopmenÈ Dr Alfred Buck Adviser, Tropical Diseases Office of Health Bureau for Development Support Agency for International Development M. James Hill AID Development Coordination Officer US Mission in Geneva France M. Robert IhlI Sous-Directeur des Affaires générales et financières Directlon de la Coopération culturelle et technique Ministère de la Coopération Dr B. Durand Chargé de mission à la Sous-Direction de Ia Santé publique et de 1'Action sociale Minlstère de la Coopération JaDon M. Itsuo Hashimoto Deputy Director Iulultilateral Cooperation Division Ministry of Foreign Affairs KowefÈ Dr Rashed AI Owaish Director, Quarantine Division Ministry of Public Health Dr Abdul-Karim Sadik Economic Adviser Kuwait Fund for Arab Economic Development Pays- Bas M. I,l .G. Kni jnenburg Director-General, Internatlonal Cooperation Ministry of Foreign Affairs Development Cooperation JCC/ 6 ANNEXE II page 4 République fédérale d' Allemagne Dr Eberhard KiIlinger Director Federal Ministry for Economic Cooperation Dr Winfried Pulst Deputy Head, Department of Health, Nutri.tion and PopulaÈion Policies Federal MinisEry for Economic Cooperation M. Harro Adt Eirst Secretary, Permanent Mission, Geneva Royaume- Uni M, W.D. Maniece Head of Western and Northern Africa Department Overseas Development Administration Dr P .T . Haske 11 Direc tor Centre for Overseas Pest Research Overseas Development Administration AGENCES PARRAINANTES OrganisaEion des Nations Unies pour I'Alimentation et I'Agriculture (FAO) 11. C.H. Bonte-Friedheim Directeur adjoint Division des Opérations agricoles M. Cyril G. Groom Chargé de Planification Division des Opérations agricoles Banoue mond iale (BIRD M. Bilsel Alisbah Directeur, Programmes I Région Afrique de I'Ouest M. Stephen Denning Chef de Division, Progranrmes I Région Afrique de 1'Ouest Progranmes des Nations Unies pour Ie Développement (PNUD M. Salif N'Diaye Chef de la Division des Projets régionaux Bureau régional pour 1'Afrique { rccf 6 ANNEXE II Page 5 M. Leon Segal Chef, Division pour I'Afrique de 1'Ouest Bureau régional pour 1'Afrique OreanisaÈion mond iale de la Santé (OMS Dr Comlan A.A. Quenum Directeur du Bureau régional de I'Afrique M. Marc Ls. Bazin Directeur du Progranrme de LutËe contre 1'Onchocercose Se cretariat OMS M. A. Groenendijk DirecEeur, Division du Budget eÈ des Finances, Siège OI'1S Dr J. Kilgour Directeur, Division de la Coordination, Siège OMS Dr A.O. Lucas Directeur, Progranme spécial de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales, Siège OMS Dr C.-H. Vignes Directeur, Division juridique, Siège Ol"lS Dr O. Ba Parasitologiste, Unité d' Evaluation épidémiologique Prograrnme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr J. B. Davies Chef, EvaluaÈion entomologique, Unité de ContrôIe du VecÈeur Progranrme de Lutte contre I'Onchocercose M11e M. Desbois Fonctionnaire d'AdministraÈion, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr S. Dissanaike Secrétaire, ComiEé d'Orientation sur 1es Filarioses Progranme spécial de Recherche et de Formation concernanE les Maladies Progranrme des Maladies parasitaires tropicales Dr C. Gboho Entomologiste, Unité de Contrôle du Vecteur Progranrme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr F.G. Glokpor EpidémiologisÈe, Projet inEer-pays, Bamako Dr F.C. Grant Fonctionnaire régional, Progranrme de LuÈte contre I'onchocercose Bureau régional de I'Afrique M. R. Helmholz chef, services administratifs, progranme de Lut.te contre I,onchocercose t rcc/ 6 ANNEXE II page 6 Dr R. Le Berre Spécialiste scientifique/Entomologiste, Ecologie des Vecteurs et Lutte antivectorielle Division de la Biologie des Vecteurs et de la Lutte antivectorielle, Siège OMS M. J.D.M.Marr Fonctionnaire de Liaison avec Ie Progranrne de Lutte contre 1'Onchocercose, Siège OMS Dr P. Masumbuko UniEé de Développement économique, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr A. Prost Para si to logi s te Unité d'EvaluaEion épldémiologique, Progranrne de Lutte contre 1'Onchocercose Dr G. Quélennec Biochimiste, DévelopPement et Sécurité d'Emploi des Pesticides Division de 1a Biologie des Vecteurs et de 1a Lutte anEivectorielle, Siège OI1S Dr André Rougemont Chef , Unité d'Evaluation épidémiologique, Progranme de Lutte contre 1'Onchocercose M. R.C. Sawadogo Sociologue, Prograrnme de Lutte contre 1 ' Onchocerco se MIle R. Villars Fonctionnaire d' Administration, Prograrmne de Lutte contre 1'Onchocercose M. Frank Walsh Chef, Unité de Contrôle du Vecteur, Progranme de Lutte contre I'Onchocercose M. G. Zerbo Entomologiste, Unité de Cont,rôle du Vecteur Progranrme de Lutte contre 1'Onchocercose AUTRES PARTICIPANIS Professeur P.G. Janssens Président du comité consultaÈif scientifique eE technique (ccsT) Professeur G. Camus Président Par intérim du Groupe consultatif sur le Développement économique (GCDE) Dr J.H. Koeman Président du GrouPe écologique Dr C.E. Gordon Smith Président de la Connnission indépendante sur Lutte contre 1'Onchocercose les perspectives à long Eerme du Progranrme de I411e B. Stocking, Secrétaire de la Conrmission indépendante sur les perspectives à long terme du Progranme de Lutte contre 1'Onchocercose rccf 6 ANNEXE II PaBe l O BSERVATETIRS Guinée Dr Gabriel Sultan Directeur généra1 des Services de Prévention Llinistère de la Santé M. Arsène Sagno Entomologiste, Projet de Lutte contre I'Onchocercose Ministère de la Santé Sénéga1 Dr Alassane M'Baye Conseiller technique Ministère de la Santé publique Suisse M. Pierre Petitat Socio-économiste et collaboraÈeur scientifique DirecÈion de la Coopération au Développement Département fédéral des Affaires étrangères Fonds spécial de 1'OPEP M. Sakhr A. Tarikt Operations Officer M. G. de Szy Direction générale pour le Développement Organisation de Coqrdinatlon et de Coopérat pour la Lutte contre les Grandes Endémies(occGE) Dr Cheick Sow Secrétaire général Office de la Recherche scientlf et technique OuÈre -Mer (ORSTOM M. Bernard Philippon Directeur de Recherches de 1'ORSTOM Directeur de 1'Institut de Recherches sur 1'Onchocercose de 1'OCCGE l Commlssion des ConrmunauÈés européennes (CCE) Irccf 6 ANNEXE III IMMEDIATE From Foreign Accra To Ghanaperm Geneva ss/ 237 t/ rz For the Independent Chairman, JCC üüItO 1211 Geneva 27 Director, NationalFrom Dr JBB Asafu-Adjaye, Executive Onchocerciasis Secretariat On the occasion of the sixth session of the Joint Coordinating Conrnittee the Government. of the Republic of Ghana wishes to convey its besL wishes to the Independent Chairman and members of the CounniËtee STOP As the sixth session marks the end of first six year phase of the Programme and beginning of the second phase early next year we send !ÿarmest congratulatlons to all those whose contributions and activities have made the first phase such a success namely the honors the United NaÈions sponsoring agencies our sister participating countries and the Director and his staff in the field STOp we thank all of them sincerely and hope thaÈ they will continue to support the second phase as they have the first srop we wish to assure you all our continued interesÈ in Èhe Progranrme and will continue Èo make our contribution to it sroP [,le wlsh the conrmiËtee success in its deliberations srop Foreign Accra II rccf 6 ANNEXE IV7 novembre 1979 Recettes Contributions AIlemagne Arable saoudlte Banque africaine de Développement Be lgique Canada Côte d'Ivolre Etat s-Unis France Groupe de la Banque mondlale Irak Japon OKoweit Norvège Pays- Ba s PNUD Royaume-Uni ToÈa1 des contribuËions Revenu des investissemenLs Total des recettes Réserve de 1'année précédente Total des fonds dlspontbles Décalssements Avances à I'OMS Avance pour le premier trimestre 1980 Réserve reportée 1FONDS POUR I.A LUTTE CONTRE L.ONCtr{OCERCOSE L974-L979 en millions de US $ L974 - 78 L979 Total 5. 1. 0. 1. 2. 1. 6. 4. 4. o. 3. 5. o. u- 4.23 47 .93 o.90 48 .83 48 .83 @.20 I .50 1.OO o .54 /t o.47 1.30 t3 .97 0.50 L4.47 8 .63 23 .10 L2.OO 5.24 3.34 1.08 2.33 3 .31 2.42 7 ,70 5 .78 6.00 o.o5 5.OO 6.10 1.05 6 .50 o.47 s.33 61 .90 1.40 63 .30 63 .30 /24 65 90 73 65 oo oo 60 25 o5 50 10 50 50 2 1 3 3 3 o. o. o. 1. 1. I. ,: 67 18 60 66 42 70 I8 75 3 52.20 3 .70 8 .63 7 .l+o 1r" s chlffres de ce tableau ne s'appllquent qu'aux sormes versées au Fonds admlnistré par la Banque mondlale. Les contrlbutlons des sept pays africains,Èotallsant US $673 535, sont direct.ement versées à 1'OMS. 2r^, ^".ord avec la Banque mondiale la contribution totale pour les six annéesn'a pas été ventilée sur la totalité de la période de flnancement. 3a"aa" contrlbutlon n'a pas été entlèrement versée. L 'Y comprls une contrlbutlon de US $100 OOO de 1a Fondatlon Sabah Al Salem Al Mubarak A1 Sahab du KoweÏt
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Comité Conjoint de Coordination : rapport de la sixième session, siège de l’OMS, Genève, 3 au 5 décembre 1979
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