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Vectors of diseases : Hazards and risks for travellers — Part II = Les vecteurs de maladies : Dangers et risques pour les voyageurs — Partie II

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Vectors of diseases Hazards and risks for travellers – Part II Personal protection against vectors In addition to the above-mentioned characteristics of different categories of travellers, there are two important considerations that determine the level at which active protection from vectors is critical in a given situation. The first is related to prevention and control actions aimed at the disease-causing organism. While a few vector-borne diseases, such as yellow fever and Japanese encephalitis, are vaccinepreventable, most others are not, including malaria, dengue, schistosomiasis, leishmaniasis, sleeping sickness and Chagas disease. For malaria, prophylactic drugs are available, but in many parts of the world drug resistance is on the increase and spreading. When available precautions are followed, many travellers feel protected from the need to be overly vigilant. Where malaria is concerned, such complacency can be a serious risk to health. The second issue to consider is the level of institutionalized vector control in the visited area. National and municipal vector control programmes show a wide range of effectiveness. In typical tourist locations, however, one may count on concerted efforts of the local tourist board and the hotel association to minimize the risk of vector-borne disease transmission and, often most appreciated by tourists, insect nuisance. Bearing the above in mind, the following precautions can be applied by all travellers to protect themselves against vectors and the diseases they carry. 1

Les vecteurs de maladies 1

Dangers et risques pour les voyageurs – Partie II1 Protection individuelle contre les vecteurs Outre les caractéristiques des différentes catégories de voyageurs évoquées ci-dessus, deux considérations importantes déterminent à quel point des mesures de protection individuelle peuvent devenir déterminantes dans une situation donnée. La première porte sur les mesures de prévention et de lutte dirigées contre l’agent causal de la maladie. Quelques maladies transmises par des vecteurs comme la fièvre jaune ou l’encéphalite japonaise peuvent être prévenues par la vaccination, ce qui n’est pas le cas de la plupart des autres, notamment du paludisme, de la dengue, de la bilharziose, de la leishmaniose, de la maladie du sommeil et de la maladie de Chagas. En ce qui concerne le paludisme, on dispose de médicaments prophylactiques, mais dans bien des régions du monde, la pharmacorésistance s’intensifie et s’étend. Une fois prises toutes les précautions possibles, nombreux sont les voyageurs qui estiment inutiles de redoubler de vigilance. Dans le cas du paludisme, cette insouciance peut comporter un grave danger pour la santé. Le deuxième point à prendre en considération tient au degré d’institutionnalisation de la lutte antivectorielle dans le secteur où l’on se rend. En matière d’efficacité, les programmes nationaux ou municipaux de lutte antivectorielle offrent un tableau contrasté. Il est vrai cependant que, dans les zones véritablement touristiques, on devrait pouvoir compter sur les efforts concertés de l’office local du tourisme et de la fédération de l’hôtellerie pour réduire au maximum le risque de maladies à transmission vectorielle et ce qui est souvent fort apprécié des touristes, les nuisances dues aux insectes. Compte tenu de ce qui précède, les précautions suivantes peuvent être observées par l’ensemble des voyageurs qui souhaitent se protéger contre les vecteurs et les maladies qu’ils transmettent. 1

Part I appeared in No. 25, 2001, pp. 189-194.

La Partie I a paru dans le No 25, 2001, pp. 189-194. 201

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 26, 29 JUIN 2001

Insect repellents are substances applied to exposed skin or to clothing to avoid human contact with vectors. The active ingredients in repellents (usually a compound known as DEET) repel but do not kill insects. The WHO Pesticide Evaluation Scheme (WHOPES)2 recently completed testing of two new, effective repellent compounds (IR3535 and KBR3023, WHO 2001) which it recommends as safe for human use. Neck, wrists and ankles are target areas for application, and care must be taken to avoid mucous membranes (nose and eyes). When applied on the skin, the repellent effect may last from 15 minutes to 10 hours, depending on a number of factors including climate and humidity, the formulation of the product and the specific repellency effect that can vary from one vector species to another. When applied on clothes, the repellency effect lasts longer. While repellents are attractive for travellers because they are easy to transport and apply, it is recommended, particularly in view of their limited period of effectiveness, to combine their use in the early evening with sleeping under a mosquito net. Mosquito coils are the best-known example of insecticide vaporizers, usually with a synthetic pyrethroid as the active ingredient. One coil serves a normal bedroom through the night, unless the room is particularly draughty, which will cause the insecticide to dilute and the coil to burn faster. Special coil containers have been developed to solve this problem. The coils are normally available from supermarkets, drug stores, pharmacies or neighbourhood grocery stores. A more sophisticated version is the insecticide mat which is placed on an electrically heated grid, causing the insecticide to evaporate from the substrate. This device requires electricity. Mats usually contain a colour indicator which evaporates at the same speed as the insecticide.

Les répulsifs anti-insectes sont des substances que l’on applique sur la peau exposée ou sur les vêtements afin d’éviter un contact avec les vecteurs. Ces répulsifs contiennent un principe actif (il s’agit généralement d’un composé appelé DEET) qui éloigne les insectes sans toutefois les tuer. Le programme OMS pour l’évaluation des pesticides (WHOPES)2 a récemment achevé les essais de deux nouveaux composés répulsifs (IR3535 et KBR3023, OMS 2001) qui sont recommandés comme étant sûrs pour l’utilisation humaine. Le répulsif doit être appliqué sur le cou, les poignets et les chevilles en évitant de toucher les muqueuses (le nez et les yeux). Une fois que le répulsif a été appliqué sur la peau, il peut rester efficace de 15 minutes à 10 heures, en fonction d’un certain nombre de facteurs comme le climat, le taux d’humidité ou la formulation du produit, et l’effet répulsif lui-même peut varier d’une espèce vectrice à une autre. Appliqué sur des vêtements, le répulsif reste plus longtemps efficace. Si ces répulsifs ont la faveur des voyageurs du fait qu’ils sont faciles à transporter et à utiliser, il est recommandé, particulièrement en raison de leur durée d’efficacité limitée, de les compléter aux premières heures du soir par l’utilisation d’une moustiquaire. Les serpentins antimoustiques constituent l’exemple le mieux connu de vaporisateurs d’insecticides, dont le principe actif est généralement un pyréthrinoïde de synthèse. En principe, un serpentin suffit pour une chambre normale pendant toute une nuit, à moins que la pièce ne soit particulièrement exposée aux courants d’air, qui risquent de diluer l’insecticide et d’accélérer la combustion du serpentin. Des récipients spéciaux ont été mis au point pour résoudre ce problème. On peut normalement trouver ces serpentins dans les supermarchés, les drogueries, les pharmacies ou les épiceries de quartier. Il existe un dispositif plus élaboré, la plaquette insecticide diffusante, qui libère l’insecticide par évaporation lorsqu’elle est placée sur une grille chauffée électriquement. Ce dispositif implique que l’on ait l’électricité. Les plaquettes contiennent généralement un indicateur coloré qui s’évapore au même rythme que l’ insecticide. Les bombes insecticides permettent d’abattre et de tuer efficacement et immédiatement les insectes. Elles contiennent une formulation insecticide et un gaz propulseur qui la diffuse sous forme d’aérosol dans la pièce. En revanche, elles n’ont pratiquement aucun effet rémanent. Il s’ensuit que si on a débarrassé une pièce de ses moustiques en la traitant avec une bombe aérosol, elle ne restera pas forcément longtemps dans cet état. Il est donc recommandé d’utiliser en plus de la bombe insecticide un serpentin antimoustiques ou une moustiquaire. Pour l’extérieur, aux heures de la journée où les vecteurs sont agressifs, des vêtements protecteurs peuvent être efficaces. L’épaisseur du tissu est d’une importance déterminante et aucune surface de peau ne doit restée découverte à moins d’avoir été traitée par un répulsif. Les vêtements sont un bon substrat pour l’application de répulsifs contenant des insecticides comme les pyréthrinoïdes de synthèse, car ils en prolongent durablement l’efficacité. Dans les zones infectées par des tiques, il est recommandé non seulement d’appliquer un répulsif, mais aussi de porter des bottes. Les moustiquaires constituent la solution idéale pour le voyageur, qu’elles soient ou non imprégnées d’insecticide, l’imprégnation 2

Insecticide spraycans are effective for an immediate knockdown and killing effect. They contain an insecticide formulation and a propellent to create an aerosol in a room. The residual effect, however, is little to none. As a result, while treating a room with an insecticide spraycan will help to free it from, for example, mosquitoes, it will not necessarily keep the room free. The use of spraycans in combination with a coil or mosquito net is recommended. For the outdoors at times of the day when vectors are active, protective clothing can be effective. The thickness of the material is critical, and no skin should be left exposed, unless treated with a repellent. Clothing is a good substrate for the application of repellents for certain insecticides such as synthetic pyrethroids, as the effect is extended considerably. The wearing of boots, combined with use of a repellent, is recommended in tick-infested areas. Mosquito nets are the ideal solution for the traveller, either without or with insecticide impregnation, the latter greatly 2

Report of the fourth WHOPES Working Group meeting. Geneva, WHO, 2001 (document WHO/CDS/WHOPES/2001.2). Available on request from: CDS Information Resource Centre, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland; fax: + 41 22 791 4285; email: cdsdoc@who.int.

Report of the fourth WHOPES Working Group meeting. Geneva, WHO, 2001 (document WHO/CDS/ WHOPES/2001.2, anglais seulement). Disponible sur demande au Centre de ressources pour l’information de CDS, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse; fax: + 41 22 791 4285; email: cdsdoc@who.int. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 26, 29 JUNE 2001

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enhancing their effectiveness. A range of options is on the market, with nets made of traditional or modern materials, and impregnated with different insecticides, all of which belong to the group of synthetic pyrethroids. Mesh size and strength are crucial features: the mesh size should be less than 1.5 mm. In some malarious countries, hotel rooms in endemic zones will have mosquito nets permanently installed. These should be checked for holes. It is also wise to provisionally reimpregnate them using a spraycan containing a synthetic pyrethroid (one average can will be good for 4.5 m2). Although expensive, this method is an effective way to reimpregnate nets. Kits containing a portable net, which are the same size as a sleeping bag, are now on the market, with sachets of insecticide for reimpregnation after 6 months.

augmentant fortement leur efficacité. Il existe dans le commerce un grand choix de moustiquaires, qu’elles soient faites d’un matériau traditionnel ou moderne, et imprégnées de tel ou tel insecticide qui de toute façon sera toujours un pyréthrinoïde de synthèse. La dimension des mailles et la résistance du matériau sont des points importants: les mailles doivent être inférieures à 1,5 mm. Dans certains pays où sévit le paludisme, les hôtels situés en zone d’endémie offrent des chambres qui sont équipées en permanence de moustiquaires. Il faut s’assurer que ces dernières ne sont pas trouées. Il est également prudent de les réimprégner provisoirement au moyen d’une bombe à insecticide contenant un pyréthrinoïde de synthèse (une bombe moyenne suffit pour traiter 4,5 m2). C’est une méthode coûteuse mais elle permet une réimprégnation efficace. On trouve maintenant sur le marché des nécessaires pas plus gros qu’un sac de couchage, qui contiennent une moustiquaire portable avec des sachets d’insecticide pour la réimprégner au bout de 6 mois. Pour les voyageurs qui campent sous une tente, la meilleure solution consiste à associer serpentins antimoustiques, répulsifs et écrans. Il faut se souvenir toutefois que les mailles de ces écrans ont souvent une taille supérieure à 1,5 mm, ce qui nécessite l’installation d’écrans antimoustiques spéciaux. Les voyageurs qui séjournent assez longtemps dans un lieu donné ou ceux qui sont en mission de secours d’urgence ou d’aide humanitaire peuvent envisager la pose de grillage au niveau des fenêtres, des portes et des avant-toits. La climatisation constitue une solution sûre pour empêcher les moustiques et autres insectes de pénétrer dans une chambre et celui qui voyage pour des raisons professionnelles et descend dans un hôtel de bon niveau, en restant à l’intérieur dès la tombée du jour, n’a guère de souci à se faire. Les contacts avec l’eau douce (lacs, rivières aux cours lents, et retenues d’eau) sont à éviter dans les zones où sévit la schistosomiase. S’il s’agit de contacts pour raison professionnelle (par exemple dans le cas d’un expert en irrigation se rendant à titre de consultant dans un secteur infesté par la schistosomiase), il est recommandé de porter des bottes ; si l’on prévoit un contact à l’occasion de loisirs, il est préférable d’opter pour une piscine dont l’eau soit chlorée. Ⅲ

For travellers camping in tents, a combination of mosquito coils, repellents and the use of screens is the best option. It should be borne in mind that the mesh size of tent screens often exceeds 1.5 mm, calling for the installation of special mosquito screens. Screening of windows, doors and eaves is a solution for travellers who are staying in one location for some time, or for those on emergency and humanitarian aid missions. Air-conditioning is a failproof solution to keep mosquitoes and other insects out of a room, and the business traveller who stays at a better quality hotel, and stays inside from before the onset of dusk, has little to worry about. Contact with freshwater (lakes, slow-running streams and other impoundments) should be avoided in areas where schistosomiasis is prevalent. For occupational contact (for example, irrigation consultants visiting a schistosomiasisinfested area), protective boots are recommended; for recreational contact, the best option is a swimming pool containing chlorinated water. Ⅲ

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Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization