World Health Organization (WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1987, vol. 62, 28 [full issue]

World Health Organization
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H kl\ t p id m Rt'i. - Ri'fcw epul(W hehd 1987, 62, 2U5-212

No. 28 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

GENÈVE

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Telegraphic Address. EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Adresse télégraphique ; EP1DNATIONS GENÈVE Télex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28ISO Geneva with 2CZC and ENGL for a reply in English Service automatique de réponse par télex Télex 28ISO Genève suivi de ZCZC et FRAN pour une réponse en fiançais

10 JULY 1987

62nd YEAR - 6 2 e ANNÉE

10 JUILLET 1987

DRACUNCULIASIS Togo. — Dracunculiasis is reported from 19 of the 21 prefec­ tures of Togo and was recently especially severe in Amou, Habo, Kioto, and Ogou Prefectures of the Plateaux Region; Bassar and Tchamba Prefectures of Centrale Region; and Zio m the Mantime Region. Reporting of dracunculiasis has been compulsory since November 1983, but less than 2 000 cases were officially reported in 1984 and 1985. However,in 1982, the Division of Epidemiology of the Ministry of Public Health estimated that the true annual incidence of dracunculiasis in this country of about 2.8 million inhabitants was over 440 000. Several actions have been taken in recent years to combat the disease. An extensive rural water supply programme began in 1976. Nearly 3 000 wells had been provided underthis programme by May 1986, and it is intended that a total o f7 500 water sources will have been provided or rehabilitated by 1990. Community health agents (agents de santé communautairesJ have undertaken health education activities in association with the rural water supply programme, which has been assisted by several external agencies in addition to the Government of Togo. The largest of the rural water supply projects began in 1980 and is expected to provide a total of 1 050 wells, and health education for a population of 250 000 in 350 villages in the Plateaux and Savanes Regions by September 1987. This project is assisted by the United States Agency for International Development (USAID), the European Development Fund (FED), and the Fonds d’ Aide et de Coopération (FAC-France). Dracunculiasis is one of the determinants of pnoriiy for selection of villages in this project, and it is one of the main indicators being monitored to assess the project’s impact on the health of the populations concerned. In February-March 1983 a consultant epidemiologist was pro­ vided by the WHO Regional Office for Africa, at the request of the Ministry of Public Health, to make recommendations for devel­ oping a plan of action to combat dracunculiasis.1 Early in 1984, another consultant from the Organization for Cooperation and Coordination in the Control o f Major Endemic Diseases (OCCGE) conducted a survey of dracunculiasis in the Prefectures of Bassar, Haho, and Zio. At present the country is at the midpoint of a 3-year guineaworm eradication programme. The objective of this programme, which is a collaborative effort of the Togolese Ministries of Public Health and Education, UNICEF, and the United States Peace Corps, is to improve the health of 20 400 schoolchildren through preventive health education activities in the schools and asso­ ciated communities. The programme is being implemented in phases in parts of the following Regions: Plateaux and Savanes (1986), Maritime (1987) and Centrale (1988). 1 See No 42, 1984, pp 325-327

DRACUNCULOSE T ogo. — La dracunculose est signalée dans 19 des 21 préfectures du Togo, cette maladie ayant récemment revêtu un caractère particulière­ ment grave dans les préfectures d’Amou, de Haho, de Kioto et d’Ogou (Région des Plateaux), dans les préfectures de Bassar et de Tchamba (Région Centrale) et dans la préfecture de Zio (Région Maritime). La notification de la dracunculose est obligatoire depuis novembre 1983, mais moins de 2 000 cas avaient été officiellement signalés en 1984 et 1985. Toutefois, en 1982, la Division d’épidémiologie du Ministère de la Santé publique a estimé que le nombre réel des cas de dracunculose dans le pays, qui compte 2,8 millions d’habitants, dépassait 440 000. Une séné d’actions ont été entrepnses ces dernières années pour com­ battre la maladie. Un vaste programme d’approvisionnement en eau en milieu rural a commencé en 1976. En mai 1986, près de 3 000 puits avaient été réalisés au titre de ce programme et l’on projette de créer ou de restaurer 7 500 points d’eau au total d’ici à 1990. Les agents de santé communautaires ont entrepris des activités d’éducation pour la santé en association avec le programme d’approvisionnement en eau en milieu rural, qui bénéficie de l’aide de plusieurs organismes extérieurs en plus de celle du Gouvernement togolais. Le plus vaste des projets d’approvisionnement en eau en milieu rural a commencé en 1980 et l’on espère qu’au titre de ce programme 1 050 puits au total seront forés et une éducation pour la santé dispensée à 250 000 habitants dans 350 villages des Régions des Plateaux et des Savanes, et cela au plus tard en septembre 1987. Ce projet bénéficie de l’aide de YAgency for InternationaI Development des Etats-Unis (USAID), du Fonds européen de Développement (FED) et du Fonds d’Aide et de Coopération (FAC-France). La dracunculose est l’un des principaux indi­ cateurs faisant l’objet d’une surveillance en vue d’évaluer l’impact du projet sur la santé des populations concernées. En février-mars 1983, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, à la demande du Ministère de la Santé publique, avait envoyé comme consul­ tant un épidémiologiste pour faire des recommandations en vue de l’éla­ boration d’un plan d’action destiné à combattre la dracunculose.1 Au début de 1984, un autre expert de l’Organisation de Coordination et de Coopération pour la lutte contre les grandes Endémies (OCCGE) a mené une enquête sur la dracunculose dans les préfectures de Bassar, de Haho et de Zio. Actuellement, le pays a réalisé la moitié du programme d’éradication du ver de Guinée, d’une durée de 3 ans. Ce programme, fruit d’une action concertée des Ministères togolais de la Santé publique et de l’Education, du FISE et du Peace Corps des Etats-Unis, vise à améliorer la santé de 20400 écoliers au moyen d’activités préventives d’éducation pour la santé dans les écoles et des communautés associées. Il est exécuté par phases successives dans certaines parties des Régions suivantes : Plateaux et Savanes (1986), Mantime (1987), Centrale (1988). 1 Voir N" 42, 1984, pp 325-327

Epidcmiologicui noies contained in this issue Dengue fever/dengue haemorrhagic fever, dracunculiasis, environmental health, human listeriosis, malaria. List of newly infected areas, p. 212.

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro

Dengue/dengue hémorragique, dracunculose, hygiène de l’envi­ ronnement, listériose humaine, paludisme. Liste des zones infectées, p. 212.

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Several prefectures had shown significant declines in reported dracunculiasis between 1980 and 1985, especially Haho (87%), Kioto (94%), Tchamba (73%), and Zio (93%). On the other hand, Bassar, Ogou, Oti and Yoto Prefectures still report relatively large or increased numbers of cases over the same period, and new foci have been reported in Sotouboua and Kozah. A dramatic impact has been achieved as a result of a pnvate sector initiative in Kati, a village of about 3 000 inhabitants in Kioto Prefecture. In 1981 about one-third of the inhabitants of the village were affected by guinea-worm. In that year, the Evangelical Church of Togo and World Neighbors, a medical missionary orga­ nization, began to implement a health education project in the village, with 14 volunteer health promoters who used a film strip and flip charts to teach villagers about the disease. A village health committee also coordinated raising funds to pay for wells. Between June 1983 and the end of 1985,10 new wells were installed in the village, which previously had only one, at a cost of CFA 1 040 000 (about US$ 2 970). Approximately USS 6 000 representing the annual budget for the project should be added to this figure. As a result, the number of reported cases of dracunculiasis m Kati was reduced from 928 in 1981, to 534 in 1982,263 in 1983,125 in 1984, and only 7 cases in 1985.

Entre 1980 et 1985, on avait enregistré une baisse importante de la notification de la dracunculose dans certaines préfectures, surtout celles de Haho (87%), de Kioto (94%), de Tchamba (73%) et de Zio (93%). Par contre, les préfectures de Bassar, d’Ogou, d’Ou et de Yoto continuent à notifier une incidence relativement forte ou en augmentation pour la même période, et de nouveaux foyers ont été signalés à Sotouboua et Kozah. Une initiative privée, pnse à Kati, village d’environ 3 000 habitants dans la préfecture de Kioto, a eu un retentissement spectaculaire. En 1981, un tiers environ de la population du village était infestée par le ver de Guinée. La même année, l’Eglise évangélique togolaise et World Neighbors, une organisation missionnaire médicale, ont commencé à mettre à exécution dans le village un projet d’éducation pour la santé avec l’aide de 14 travailleurs sanitaires bénévoles utilisant un film fixe et un chevalet bloc-notes pour apprendre aux villageois ce qu’est la dracuncu­ lose. Un comité de santé du village a en outre coordonne la collecte de fonds destinés à financer les puits. Entre juin 1983 et la fin de 1985, 10 nouveaux puits avaient été installés dans le village, qui n’en comptait qu’un auparavant, au prix de 1 040 000 francs CFA (environ 2 970 dollars des Etats-Unis). Quelque 6 000 dollars représentant le budget annuel du projet sont à ajouter à ce chiffre. Cette initiative a eu pour résultat que le nombre des cas de dracunculose enregistrés à Kati est tombé de 928 en 1981 à 534 en 1982, 263 en 1983, 125 en 1984 et 7 seulement en 1985.

(Based on/D’après: A report from the Ministry of Public Health/Un rapport du Ministère de la Santé publique.) Editorial N ote (WHO Collaborating Centre for Research, Training and Control o f Dracunculiasis): Despite the apparent underreporting o f cases to health authorities, the trends indicated by officially reported data suggest that the various activiues being undertaken by the Government o f Togo are beginning to reduce the burden o f dracunculiasis in pans of the country. The evidence of community mobilization and the near-elinunation o f dracun­ culiasis by the pnvate sector initiative in Kati is also compelling. With stronger national coordination of the numerous efforts being undertaken, Togo could conceivably eliminate dracunculiasis by the end of the International Dnnking Water Supply and Sanitation Decade in 1990, or very soon thereafter. N ote de la Redaction (Centre collaborateur OMS pour la recherche, la formation et la lutte contre la dracunculose): En dépit de l’apparente sous-notification des cas aux autorités sanitaires, la tendance qui se dégage des données officiellement signalées donne à penser que les diverses activités entreprises par le Gouvernement togolais commencent à alléger le fardeau de la dracunculose dans certaines régions du pays. Les indices d’une mobilisation communautaire et la quasi-élimination de la dracunculose à Kati grâce à une initiative privée sont également impres­ sionnants. Si les nombreux efforts en cours bénéficiaient d’une meilleure coordination nationale, il est permis d’imaginer que le Togo serait en mesure d’éliminer la dracunculose d’ici à la fin de la Décennie interna­ tionale de l'eau potable et de l'assainissement, ou peu après.

DENGUE FEVER/DENGUE HAEMORRHAGIC FEVER P uerto R ico. — Dengue transmission has increased substan­ tially since August 1986 and continued through December 1986, with a total of 10 659 cases reported for the year. Although testing is not complete, 1 188 cases have been confirmed (Table 1). Peak transmission occurred dunng the months of September and October (Fig. 1), and was widespread on the island with confirmed cases in 71 out of 78 (91%) municipalities. The heaviest transmis­ sion, however, was in the San Juan metropolitan area where over 57% of all confirmed cases occurred. Thirty per cent of the cases were under 15 years of age, and 31% of those were classified as primary infections. Three hundred and thirty-one dengue viruses were isolated in 1986. DEN-1 was the only virus isolated until April, but DEN-4 became the predomi­ nant virus from July to December. Virus isolation data suggest that DEN-2 transmission has been increasing since August 1986, while DEN-1 and DEN-4 transmission has been decreasing in recent months. Table I.

DENGUE/ DENGUE HÉMORRAGIQUE Porto Rico. — La transmission de la dengue s’est sensiblement accrue depuis août 1986 et s’est poursuivie jusqu’en décembre avec au total 10 659 cas signalés pour l’ensemble de l’année. Malgré un contrôle séro­ logique incomplet, 1 188 cas ont été confirmés (Tableau 1). La transmis­ sion est passée par un maximum en septembre et octobre (Fig 1) et s’est généralisée dans l’ensemble de l’île avec des cas confirmés dans 71 muni­ cipalités sur 78 (91%). Toutefois, c’est dans la zone urbaine de San Juan que la transmission était la plus intense avec plus de 57% de l'ensemble des cas confirmés. Trente pour cent d ’entre eux étaient âgés de moins de 15 ans et 31% classes comme pnmo-infections. Le virus de la dengue a été isolé à 331 reprises en 1986. Le seul virus isolé jusqu’en avril a été le DEN-1 mais le DEN-4 est devenu prédominant de juillet à décembre. A en juger d’après les isolements, la transmission du DEN-2 avau augmenté depuis août 1986 alors que celle du DEN-1 et du DEN-4 aurait décliné au cours des derniers mois.

Suspected and confirmed cases of dengue and dengue haemorrhagic fever, Puerto Rico, 1975-1986 Cas de dengue et de dengue hémorragique suspects ou confirmés, Porto Rico, 1975-1986 Suspected cases nontied Cas suspects notifies 1 382 412 11 794 12 501 1033 921 8 350 9 536 2 789 1865 2 376 10 659 Confirmed cases Cas confirmes 257 54 1 358 2 592 91 — 2 500 1253 1 1 6 133 1 188

Tableau 1

Year —Annee 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 ... . . .... .................. . . . . . . .. . . . . . .

Eighty-mne (27%) of the 331 viruses were from individuals less than 15 years of age (Table 2). T wemy-four per cent of those with a DEN-1 infection reported 1 or more haemorrhagic manifestations versus 30% for DEN-2 and 29% for DEN-4 (p = 0.65). Three per

Quatre-vingt-neuf (27%) des 331 virus provenaient d’individus de moins de 15 ans (Tableau 2) On a noté au moins une manifestation hémorragique chez 24% de ceux qui présentaient une infection à DEN-1, contre 30% pour les infections à DEN-2 et 29% pour les infections à

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cent of DEN-1 and DEN-2 infections reported haematemesis versus 7% for DEN-4. Six viruses (3 DEN-2, and 3 DEN-4) were isolated from 21 severe dengue haemorrhagic fever/dengue shock syndrome (DHF/DSS) cases. Thus, 5% of all DEN-2 infections resulted in DHF/DSS versus 2% for DEN-4 and 0% for DEN-1 (p = 0.38). Although the numbers are small, the data suggest that there was no apparent difference in the severity of disease between serotypes.

DEN-4 (p. = 0,65). Une hématémèse a été signalée dans 3% des infec­ tions à DEN-1 et à DEN-2 et dans 7% des infections à DEN-4. Six virus (3 DEN-2 et 3 DEN-4) ont été isolés chez 21 cas présentant une forme grave de dengue hémorragique ou un syndrome de choc. Par conséquent, 5% de toutes les infections à DEN-2 ont entraîné une dengue hémorra­ gique ou un syndrome de choc contre 2% des infections à DEN-4 et 0% de celle à DEN-1 (p. = 0,38). Les effectifs sont faibles mais les données indiquent qu’il n’y avait pas entre les sérotypes de différences apparentes dans la gravité de la maladie.

Fig. 1 Confirmed cases of dengue, by month of onset, Puerto Rico, 1986 Cas confirmés de dengue, par mois d’apparition de la maladie, Porto Rico, 1986

Month —M ois Table 2. Tableau 2. Laboratory-confirmed cases of dengue by age, sex, serological response, and virology, Puerto Rico, 1986

Cas de dengue confirmés en laboratoire classés par âge, sexe, réponse sérologique et sérotype, Porto Rico, 1986

Sex Sexe Age (year* —ans) M ate M asculin 16 33 135 175 121 51 21 15 567 Female Féminin 14 36 125 213 134 56 17 19 614 Unknown Non précise

Serological response Réponse sérologique Primary infection Pnmo infection 9 16 32 59 24 6 6 5 157 Secondary infection Unknown Infection Non precise secondaire DI 2 5 28 47 29 9 — 4 124

Virology Serotype D2 6 5 24 14 14 — 2 — 65 D4 2 16 53 43 21 4 2 142

<t . .................... 1 - 5 ............................................................... 6-14 .. ., ................................... 15-30 ......................................... 31-45.................................................................. 46-60 . . . . . . . . . > 6 0 ......................... ...... . . . Unknown —Non précise . Total ...............................

_ _ — _ — — — 7 7

_ 9 81 104 83 49 a 17 354

21 44 147 225 148 52 21 19 677

I

The 1986 outbreak of dengue in Puerto Rico was among the largest in recent years, although it should be noted that more effective surveillance and increased awareness among both the public and medical communities may have influenced the reported number of cases. Surveillance data collected by the San Juan laboratories over the last 11 years, however, suggest that the clinical illness associated with dengue infection in Puerto Rico is becoming more severe. Since 1975,328 confirmed cases of dengue have been hospitalized (2% of the 9 443 confirmed cases between 1975 and 1986). O f the 328, nearly half (153 or 47%) occurred in 1986 for a rate of 129 hospitalizations per 1000 confirmed cases. This rate is the highest ever recorded for Puerto Rico. The change in the seventy of the disease is most dramatically demonstrated by the appearance of DHF/DSS in 1986. Since sur­ veillance began in Puerto Rico, 23 confirmed cases have met the WHO cntena for DHF/DSS, 1 case in 1975,1 in 1985 and 21 in 1986 (18 cases of DHF/DSS per 1000 confirmed cases).

La flambée de dengue qui s’est produite à Porto Rico en 1986 est une des plus importantes de ces dernières années, encore qu’il convienne de noter qu’une surveillance plus efficace et une prise de conscience accrue de la part du public et du corps médical aient pu influer sur le nombre de cas notifiés. Les données recueillies depuis 11 ans par les laboratoires de San Juan dans le cadre de la surveillance indiquent cependant que les manifestations cliniques de la dengue semblent s’aggraver à Porto Rico. Depuis 1975, on a hospitalisé 328 cas confirmés de dengue (soit 2% des 9 443 cas confirmes entre 1975 et 1986). Sur ces 328 cas, près de la moitié (153, ou 47%) se sont produits en 1986 à raison de 129 hospitalisations pour 1000 cas confirmés. C est le taux le plus élevé qui ait jamais été enregistré à Porto Rico. Ce changement dans la gravité de la maladie s'est manifesté de façon particulièrement spectaculaire par 1 ’appantion de formes hémorragiques et de formes avec choc en 1986. Depuis que la surveillance a été instaurée à Porto Rico, on a observé 23 cas confirmés satisfaisant aux critères OMS de la dengue hémorragique avec syndrome de choc, 1 cas en 1975,1 cas en 1985 et 21 en 1986 (18 cas de dengue hémorragique avec choc pour 1 000 cas confirmés).

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In 1986, the illness was primarily of the classical dengue type with fever, headache, body ache, and chills present in over 80% of the cases. Thirty-eight per cent of the confirmed cases reported at least 1 haemorrhagic manifestation. The most common haemor­ rhagic manifestations among confirmed cases were petechiae (22%), ecchymosis (9%) and haematuna (9%), but other manifes­ tations were nearly as common. Although caution must be exer­ cised in interpretation, surveillance data suggest that haemor­ rhagic manifestations were more common in 1986 than in pre­ vious epidemics. Thus, in 1977, 10% of all confirmed cases reported at least 1 haemorrhagic manifestation, versus 24% in 1985 and 38% in 1986. Twenty-one (2%) of the confirmed cases in 1986 had DHF/DSS. There were 13 males (62%) and 8 females (38%), compared to 48% and 52% respectively, for all 1986 positives. Thus, 2% of males developed DHF/DSS as opposed to 1% for females (relative nsk (RR) o f 1.8 with p = 0.2).

En 1986, la maladie était essentiellement une dengue de type classique avec fièvre, algies, céphalées et frissons dans plus de 80% des cas. Trentehuit pour cent des cas confirmés ont fait état d’au moins 1 manifestation hémorragique. Les manifestations les plus communes étaient des pété­ chies (22%), des ecchymoses (9%) et une hématurie (9%), mais d’autres manifestations ont été notées presque aussi fréquemment. Si les données de surveillance doivent être interprétées avec prudence, elles indiquent tout de même que les manifestations hémorragiques ont été plus fré­ quentes en 1986 qu’au cours des épidémies précédentes. C’est ainsi qu’en 1977, 10% de l’ensemble des cas confirmés ont fait état d’au moins I manifestation hémorragique contre 24% en 1985 et 38% en 1986. En 1986,21 (2%) des cas confirmés présentaient une dengue hémorra­ gique ou un syndrome de choc. Il s’agissait de 13 sujets de sexe masculin (62%) et de 8 du sexe féminin (38%) alors que les pourcentages étaient respectivement de 48 à 52% pour l’ensemble des sujets séropositifs en 1986. Il y a donc eu 2% des sujets masculins atteints de dengue hémor­ ragique avec ou sans syndrome de choc contre 1% de sujets de sexe féminin, soit un risque relatif (RR) de 1,8 à la probabilité de 0,2. Treize (62%) des 21 cas de dengue hémorragique avec ou sans choc étaient âgés de moins de 15 ans et 5 (24%) étaient des nourrissons de moins d’un an. Des examens sérologiques effectués sur 17 malades indi­ quent, parallèlement aux autres données disponibles, que 8 d’entre eux (47%) constituaient des pnmo-mfections et 9 (53%) des infections secon­ daires. Seuls 511 cas sur l’ensemble des cas confirmés ont pu êire classés de façon précise; 157 (31%) étaient des primo-infections et 354 (69%) des infections secondaires. Cela donne 5% de dengue hémorragique/syndrome de choc pour l’ensemble des primo-infections et 3% pour l’ensemble des infections secondaires (RR de 1,7 à la probabilité de 0,14). Toutefois, si l’on ne tient pas compte des nourrissons de moins d’un an (présentant tous une primo-infection), on constate que les pnmo-infections correspondaient à 25% des malades présentant une dengue hémorragique/syndrome de choc et les infections secondaires 75% de ces malades. Ces chiffres correspondent au rapport obtenu en prenant l’ensemble des cas comme dénominateur. Onze cas (52%) de dengue hémorragique présentaient un syndrome de choc et 3 (14%) ont été mortels. Parmi ces 11 cas, 5 (46%) étaient âgés de moins d’un an, 3 (27%) de moins de 15 ans et les 3 autres (27%) étaient des adultes. Six des cas avec choc (55%) constituaient des pnmo-infecuons et 4 (36%) des infections secondaires. L’autre cas n’a pu être classé. Les 4 virus (3 DEN-2 et 1 DEN-4) ont été isolés sur des malades en état de choc. Sur les 21 cas de dengue hémorragique/syndrome de choc, c’est l’hématémèse qui était le type d’hémorragie le plus fréquent puisqu’il s’est pro­ duit chez 10 malades (48%). Venaient ensuite les pétéchies chez 7 d’entre eux (33%) puis l’hématurie chez 5 (24%), l’épistaxis chez 3 (14%),le sai­ gnement au niveau de ponctions veineuses chez 3 (14%), des ecchymoses chez 2 (10%) et enfin un saignement gingival chez 1 malade (5%). Le contraste est important par rapport à l’ensemble du groupe des 1 188 séropositifs chez lesquels le taux des hémorragies gastrointesiinales était beaucoup plus bas, à savoir 6% pour l’hématémèse et 5% pour le méléna. En revanche, les taux d’hémorragies cutanées étaient comparables (pété­ chies 22% contre 33% et ecchymoses 9% contre 10%) pour l’ensemble des cas confirmés et des cas de dengue hémorragique/syndrome de choc, respectivement. Parmi les 3 cas mortels, figuraient un garçonnet de 5 mois, un garçon de II ans et une femme de 30 ans. Chez tous les trois, le syndrome de choc était présent avec une hématémèse intense. Le virus DEN-2 a été isolé chez le nourrisson et le virus DEN-4 chez la jeune femme.

Thirteen (62%) of the 21 DHF/DSS cases were less than 15 years of age, while 5 (24%) were infants less than 1 year. Serology on 17 cases with available data suggests that 8 (47%) were primary infections, and 9 (53%) were secondary infections. For all con­ firmed cases, only 511 could be accurately classified; 157 (31%) had primary infections and 354 (69%) had secondary infections. Thus, 5% of all primary infections had DHF/DSS compared to 3% of secondary infections (RR o f 1.7, and p = 0.14). However, if we eliminate infants less than 1 year of age (all with primary infec­ tions), 25% of the DHF/DSS group had primary infections and 75% had secondary infections. These figures are similar to the ratio for all cases.

Eleven (52%) of the DHF/DSS cases had shock syndrome and 3 (14%) were fatal. Of the 11 shock cases, 5 (46%) were less than 1 year of age, 3 (27%) were less than 15 years of age and the other 3 (27%) were adults. Six (55%) of the 11 shock cases had primary infections and 4 (36%) had secondary infections; the other case was unclassified. Four viruses (3 DEN-2 and 1 DEN-4) were iso­ lated from shock cases. Of the 21 DHF/DSS cases, haematemesis was the most common type of haemorrhage, occurring in 10 (48%) cases. Petechiae was the next most common, occurring in 7 (33%), followed by melena m 5 (24%), haematuria in 5 (24%), épistaxis in 3 ( 14%), bleeding at venipuncture site in 3 (14%), ecchymosis in 2 (10%), and 1 with gum bleeding (5%). This contrasts with the entire group of 1 188 positives where the rate for gastrointestinal haemorrhage was much lower, 6% for haematemesis and 5% for melena. The rates for skin haemorrhages, however, were similar (petechiae 22% versus 33%, and ecchymosis 9% versus'10%) for all confirmed cases and DHF/DSS cases, respectively.

The 3 fatal cases included a 5-month-old male, an 11-year-old male and a 30-year-old female. All 3 had severe haematemesis and shock syndrome. A DEN-2 virus was isolated from the 5-monthold male, and DEN-4 was isolated from the 30-year-old female.

(Based on/D’après: Dengue Surveillance Summary, No. 40, January/janvier 1987 ; US Centers for Disease Control, San Juan.)

HUMAN LISTERIOSIS Epidemiological study F rance. — . In order to determine the present incidence of lis­ teriosis in France a retrospective survey of the cases that occurred in 1984 was carried out in all metropolitan hospital bacteriology laboratories. Results Six hundred-and-thirty cases of listeriosis were recorded m 1984 by 172 laboratories (in 113 there was no isolation); this corres­ ponds with an incidence of 11.3 per million inhabitants. Three hundred and thirty-five or 55% o f the cases were hospitalized in a university hospital. Among the 353 cases o f matemo-fetal listeriosis, isolations were obtained in 167 cases from the infant alone, 123 times from the mother alone and m 63 cases from both mother and infant. Iso­ lations were obtained from 15 products of spontaneous abortion and from 9 stillborn babies. Eighty-three per cent o f the infections were confirmed, Listeria monocytogenes having been isolated from a haemoculture and/or a cerebro-spinal fluid (CSF) and/or a

LISTÉRIOSE HUMAINE Etude épidémiologique F rance. — Dans le but de connaître l’incidence actuelle de la listériose en France, une enquête rétrospective portant sur les cas survenus en 1984 a été conduite auprès de l’ensemble des laboratoires de bactériologie hospitaliers métropolitains. Résultats Six cent trente cas de listériose ont été recensés en 1984 par 172 labo­ ratoires (113 n’ayant eu aucun isolement); ceci correspond à une inci­ dence de 11,3 pour 1 million d’habuanis. T rois cent trente-cinq, soit 55% des cas ont été hospitalisés dans un centre hospitalier universitaire. Sur les 353 cas de hstenose materno-fœtale, les isolements ont éie obtenus dans 167 cas chez le nouveau-né seul, 123 fois chez la mère seule, enfin dans 63 cas à la fois chez la mère et son bébé. Des isolements ont été obtenus à partir de 15 produits d’avortements spontanés et chez 9 mortnés. Quatre-vingt-trois pour cent des infections sont certaines, car Lis­ teria monocytogenes a été isolée à partir d’une hémoculture et/ou d’un liquide céphalo-rachidien (LCR) et/ou d’un placenta. En l’absence

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placenta. In the absence of clinical data it is considered that when the placenta is the only positive specimen there is listeriosis of the mother only. In the 186 women with 1 or more positive cultures, L monocytogenes was isolated 101 times in the blood, 88 times from the placenta, 8 times from the vagina, 6 times from the amniotic fluid, S times from the lochia, and once in the urine. The positive samples in the 230 cases of neonatal infection are distri­ buted as follows: 134 isolations (38%) from at least 1 peripheral sample, 120 haemocultures (52%), 35 CSF (15%) and 45 placentas (20%). The classical value of gastric fluid samples is confirmed by the positivity frequencies of the various peripheral samples (Fig. I).

d ’informations cliniques, on considère que lorsque le placenta est le seul prélèvement positif, il s’agit d’une listériose de la mère seule. Chez les 186 femmes ayant 1 ou plusieurs cultures positives, L monocytogenes a été isolée 101 fois dans le sang, 88 fois à partir du pjacenta, 8 fois du vagin, 6 fois du liquide ammotique, 5 fois des lochies et une seule fois dans les urines. Les prélèvements positifs dans les 230 cas d’infection néonatale se répartissent ainsi: 134 isolements (58%) à partir d’au moms 1 prélève­ ment périphérique, 120 hémocultures (52%), 35 LCR (15%), et 45 pla­ centas (20%). La classique valeur du prélèvement de liquide gastrique est confirmée par les fréquences de positivité des différents prélèvements périphériques (Fig 1).

Fig. I Human listeriosis: Breakdown of peripheral samples, France, 1984 Listériose humaine: Répartition des prélèvements périphériques, France, 1984 Sites of samples — Sites de prélèvements

Number of isolates — Nombre d isolements

In 53 cases L monocytogenes was isolated from a peripheral sample alone, which in the absence of clinical data indicates a possible infection ; 94% of the cases of neonatal listeriosis have an early onset, before the sixth day. In addition to the cases of matemo-fetal infection, 277 other cases of listeriosis were recorded. In these 277 cases, isolations of L monocytogenes were made in the following samples: 140cases, haemocultures only; 74 cases, CSF only; 51 cases, haemocultures and CSF; 12 cases, exceptional samples (peritoneal fluid, 3; pleural fluid, 2; drain, 2, articular fluid, 1; lymph node, 1; ear smear, 1; kidney transplant, 1; aneurism, 1). Fifty-eight per cent of the patients were over 60. Ten isolations were made in children (from 3 months to 10 years). One hundred and fifty-eight strains were serotyped. Serotype 4 was isolated in 60% of cases, more frequently in matemo-fetal forms (69%) than in the others (48%).

Dans 53 cas, L monocytogenes n’a été isolée qu’à partir d’un prélève­ ment périphérique, ce qui correspond, en l’absence d’informations clini­ ques à une infection possible; 94% des hsténoses néonatales ont un début précoce, avant le sixième jour. En dehors du cadre de l’infection materno-fœtale, 277 cas de listériose ont été recensés. Dans ces 277 cas, les isolements de L. monocytogenes ont été effectués dans les prélèvements suivants: 140 cas: hémocultures seules; 74 cas: LCR seul; 51 cas: hémocultures et LCR, 12 cas: prélè­ vements exceptionnels (liquide péritonéal : 3 ; liquide pleural : 2 ; drain : 2 ; liquide articulaire ; I ; ganglion : 1; frottis d’oreille : 1 ; greffon rénal : 1; anévrisme : I ). Cinquante-huit pour cent des malades ont plus de 60 ans. Dix isolements ont été effectués chez des enfants (de 3 mois à 10 ans). Cent cinquante-huit souches ont été sérotypées. Le sérotype 4 est isolé dans 60% des cas, plus fréquemment dans les formes materno-fœtales (69%) que dans les autres (48%).

(Based on/D’après; Bulletin épidémiologique hebdomadaire, No. 8/1987; Direction générale de la Santé )

MALARIA Canada. — Malaria infections reported in Canada have been acquired outside the country. Although vector transmission is possible, indigenous malaria has not been documented since early in this century. Between 1929 and 1970, the annual number of reported malaria cases ranged from 0 to 38. The latter number was reported in 1944, which coincided with the end o f the Second World War. In the 1950s, the highest incidence occurred in 1952 when 17 cases were reported, possibly related to the return o f infected Korean War veterans. In the 1970$, the number o f cases steadily increased, from 7 in 1971 to 613 in 1980 (Fig 1), probably reflecting changing patterns in foreign travel and immigration from malaria-infected countries. The increased incidence in 1979-1981 was associated with the arrival of Indochinese refugees. In 1986, a provisional total of 302 cases was reported, compared to 314 in 1985—a decline of 3.8%. Hospital morbidity figures for 1971 to 1983 indi­ cate that, priorto 1979, the number o f cases reported by physicians

PALUDISME C a n a d a . — Les infections paludiques signalées au Canada sont acquises à (’extérieur du pays. Bien qu’une transmission vectorielle soit possible, aucun cas de paludisme autochtone n’a été rapporté dans le pays depuis le début du siècle. De 1929 à 1970, on a enregistré de 0 à 38 cas de paludisme par an au Canada. Ce dernier chiffre a été notifié en 1944, et coïncidait avec la fin de la seconde guerre mondiale. Dans les années 50, c’est en 1952 que l’on a enregistré l’incidence la plus forte, avec 17 cas, il se peut que ce chiffre élevé soit associé au retour de soldats infectés lors de la guerre de Corée. Dans les années 70, le nombre de cas enregistrés n’a cessé d’augmenter, passant de 7 en 1971 à 613 en 1980 (Fig 1), ce qui reflète probablement l’évolution des voyages internationaux et l’anivée d’immigrants venant de régions impaludées. L’incidence accrue notée de 1979 à 1981 a été associée à l’afflux de réfugiés d’Indochine. En 1986, un total provisoire de 302 cas a été signalé contre 314 en 1985 — ce qui représente une baisse de 3,8%. Si l’on regarde les statistiques sur la morbidité hospitalière de 1971 à 1983, on constate que, jusqu’en 1979, le nombre de cas rapportés par les

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was considerably lower. However, as shown in Fig. 1, both inci­ dence indicators showed a similar trend. Infections reported in 1985 and 1986 were acquired in Angola, Cameroon, Ethiopia, Ghana, Guyana, Honduras, India, Indo­ nesia, Kenya, Madagascar, Mali, Mexico, Nigeria, Pakistan, Papua New Guinea, Saint Lucia, Sierra Leone, Somalia, South Africa, Sri Lanka, Thailand, the United Republic of Tanzania, Viet Nam and Zaire.

médecins était beaucoup plus faible. Toutefois, comme l’indique la Fig. I, les 2 indicateurs d’incidence montrent des tendances analogues. Les infections signalées en 1985 et 1986 ont été acquises en Angola, en Afrique du Sud, au Cameroun, en Ethiopie, au Ghana, au Guyana, au Honduras, en Inde, en Indonésie, au Kenya, à Madagascar, au Mali, au Mexique, au Nigeria, au Pakistan, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en République-Unie de Tanzanie, à Sainte-Lucie, en Sierra Leone, en Somalie, à Sri Lanka, en Thaïlande, au Viet Nam et au Zaïre, Fig. 1

Malaria: Reported cases and hospitalizations, Canada, 1971-1986 Paludisme: Cas signalés et hospitalisations, Canada, 1971-1986

Seasonal distribution

Répartition saisonnière

Seasonal incidence reflects Canadian travel patterns, peaking in J uly and August when the volume of returning holiday-makers is highest (Fig 2).

L’incidence saisonnière reflète les tendances notées en matière de voyages internationaux, c’est-à-dire avec des pics en juillet et en août, lorsque la plupart des vacanciers reviennent au pays (Fig. 2). Fig. 2

Malaria: Reported cases by 4-week periods, Canada, 1983-1986 Paludisme: Cas signalés par périodes de 4 semaines, Canada, 1983-1986

Age and sex distribution

Répartition selon l’âge et le sexe

In 1986, children under 10 years of age accounted for 12% o f all cases; 10-19 years, 13%; 20-29 years, 33%; 30-39 years, 17%; and 40 years and over, 25%. For both sexes, the highest rate was observed in the 20-29-year age group, a pattern which has been consistent over the past 3 years. However, incidence among males was over 3 times that of

En 1986,12% de l’ensemble des cas concernaient des enfants de moins de lOans; 13%, des personnes entre IOet 19ans, 33%, entre 20 et 29 ans, 17%, entre 30 et 39 ans; et 25%, de 40 ans et plus. Pour les 2 groupes, le taux le plus élevé a été enregistré chez les 20 à 29 ans, comme par les 3 années précédentes. Toutefois, chez les 25 à 39 ans, l’infection a touché 3 fois plus d’hommes que de femmes. Deux choses

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females in the 25-39-year age group. This may reflect more male travellers to malana-infected countries and/or more exposure of males to mosquitos. Plasm odium species

peuvent expliquer un tel écart: plus d ’hommes que de femmes se rendent dans des régions impaludées ou bien plus d’hommes y sont exposés aux piqûres de moustiques, ou les 2 possibilités. Espèces de Plasm odium

Complete data on species of Plasmodium involved are not available. Among 269 cases investigated, P. m a x was the pre­ dominant species (82.9%) as in previous years, followed by P fal­ ciparum (12.3%), P malanae (2.2%), P. ovale (0.7%), and mixed species (1.9%). Most vivax infections were acquired in Asia, while most falci­ parum infections were acquired in Africa. Complications of malaria

On ne dispose pas de données complètes sur les espèces de Plasmodium en cause. Parmi les 269 cas étudiés, P. vivax était l’espèce prédominante (82,9%) comme par le passé, suivie de P. falciparum ( 12,3%), de P. malariae (2,2%), de P, ovale (0,7%) et 1,9% des cas étaient d’origine mixte. La plupart des infections à P. vivax ont été contractées en Asie, alors que les infections à P. falciparum étaient surtout importées d’Afrique. Complications du paludisme

Serious complications are rare for vivax malanae. However, it appears that almost all cases of malana diagnosed in Canada required hospitalization with an average o f 4.7 days of care each. Malaria deaths

Il est rare que des complications graves soient associées à un paludisme à P. wra.v. 1 1 semble toutefois que la plupart des cas diagnostiqués au Canada aient nécessité une hospitalisation d’une durée moyenne de 4,7 jouis. Cas mortels

Deaths occumng in Canada due to malana are rare. Dunng the past decade, 1976-1985, a total of 7 deaths was recorded or 2 4 deaths per 1 000 cases reported. No deaths were reported in 1985, but 2 occurred m 1984, 1 in Quebec and 1 in Ontario. Both were adults in the 30-54-year age group.

Très peu de cas de paludisme au Canada ont une issue mortelle. Au cours de la dernière décennie, de 1976 à 1985, on n’a enregistré que 7 cas mortels, ce qui donne un taux de létalité de 2,4 pour 1 000 cas signalés. Aucun décès n’a été rapporté en 1985 alors qu’il y en avait eu 2 en 1984, 1 au Québec et l’autre en Ontario. Dans les 2 cas, il s’agissait d’adultes entre 30 et 54 ans.

(Based on/D’après: Canada Diseases Weekly Report/Rapport hebdomadaire des maladies au Canada. Vol. 13-13, 1987; Health and Welfare/Santé et Bien-être social Canada.) Editorial Note : In the above article, Saint Lucia is mentioned as one of the areas o f origin of malana infection imported mto Canada. Malaria eradication in Saint Lucia was certified in 1962. According to information available, the last case of local origin (P. malanae. relapse) was detected in 1976. One imported case was reported in 1979. Note de la R édaction: Dans l'article qui précède, Sainte-Lucie est mentionnée comme l’un des lieux d’origine des infections paludiques importées au Canada. L’éradication du paludisme à Sainte-Lucie a été certifiée en 1962. Selon les informations dont on dispose, le dernier cas de paludisme autochtone (rechute, à P. malariae) a été décelé en 1976. Un cas importé a été signalé en 1979.

ENVIRONMENTAL HEALTH Healthy cities A WHO meeting on the Healthy Cities Project was held between 24 and 27 March 1987 at the School o f Public Health in Rennes, to discuss and plan the environmental component of the project. The Healthy Cities Project is a health promotion programme at city level, to promote a healthy physical environment and a high standard of environmental health Out of the 12 cities participating in the Project, 10 took part in the meeting and observers from 8 other interested cities were also present. In all, 18 cities from 11 different European countries attended the meeting. The purpose of the Healthy Cities Project is to implement a policy in line with WHO’s health for all strategy. This calls fori • equity, that is to say, equal opportunity for all to enjoy a healthy environment; • collaboration across all sectors—a prerequisite to any efficient environmental health action; • public information and community participation; • reduction in expensive high technology, reverting to simpler techniques and, at a period of high unemployment, putting resources into manpower rather than m atenal, • collaboration between cities, exchanging information and experiences through national and international networks WHO’s role is mainly catalytic. Each city presented a view of its own environmental problems and its plans to cope with them. Finally, an action plan related to physical environment and environmental health was drawn up. The results of the meeting culminated in a work plan pro­ posing: • how WHO could assist individual cities; • how collaboration between cities could be improved;

HYGIÈNE DE L’ENVIRONNEMENT Villes et santé Une réunion OMS s’est tenue du 24 au 27 mars 1987 à l’Ecole nationale de la Santé publique de Rennes (France), pour discuter et planifier la composante «environnement» du projet «Villes et santé». Programme de promotion de la santé dans les agglomérations urbaines, ce projet vise à assurer dans ce milieu des conditions physiques favorables à la santé et une bonne hygiène de l’environnement. Outre les représentants de 10 des 12 villes participant au projet, des observateurs envoyés par 8 autres municipalités intéressées participaient à la réunion. Au total, 18 villes situées dans 11 pays européens étaient ainsi représentées. Le projet «Villes et santé» a pour but la mise en œuvre d’une politique de santé urbaine conforme à la stratégie OMS de la santé pour tous. Cette mise en œuvre suppose: • l’équité, c’est-à-dire la même chance pour tous de jouir d’un envi­ ronnement sain ; • une collaboration transsectonelle — condition préalable à toute action efficace dans le domaine de l’hygiène de l’environnement; • l’information du grand public et une participation communau­ taire, • le recours à des techniques simples de préférence à une technologie de pointe coûteuse et, à une époque de fort chômage, l’utilisation des ressources disponibles pour le personnel plutôt que pour le maté­ riel; • une collaboration entre les villes, avec échange d’informations et d’expériences dans le cadre de réseaux nationaux et internatio­ naux. Le rôle de l’OMS est essentiellement celui d’un catalyseur. Chaque ville a donné un aperçu des problèmes d’environnement qui se posent à elle et des plans prévus pour les résoudre; après quoi, on a préparé un plan d’action axé sur l’environnement physique et l’hygiène du milieu. La réunion a débouché sur un plan de travail indiquant: • comment l’OMS peut aider chaque ville; • comment améliorer la collaboration entre les villes;

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• how the WHO Secretariat could develop the field of informa­ tion collection, processing, and dissemination; • how collaboration throughout the entire Healthy Cities inter­ national network could be encouraged.

• comment le Secrétariat de l’OMS peut développer la collecte, le traitement et la diffusion des informations; • comment encourager la collaboration dans l’ensemble du réseau international «Villes et santé».

Les villes ont demandé, en priorité, que l’OMS les aide à promouvoir le As a priority, the cities requested WHO’s assistance in pro­ projet auprès de leurs autorités de tutelle. moting the project to their political authorities. Parallèlement à la réunion internationale, une réunion d’une journée a Apart from the international meeting, a 1-day meeting was held été organisée par le Maire de Rennes à l’intention d’un groupe de villes by the Lord Mayor of Rennes to brief a group of cities that have françaises qui s’étaient dites intéressées par la création d’un réseau fran­ declared an interest m forming a French network of Healthy çais «Villes et santé» Cities. (Based on/D’après: Press release/Commumqué de presse EURO/05/87, April/avril 1987.)

YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendments to 1985 publication

CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX Am endem ents à la publication de 1985

UNION OF SOVIET SOCIALIST REPUBLICS UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES

Insert — Insérer: Rostov — Vaccination Centre

Health administrations are reminded that the telegraphic address E pidnations G eneva (Telex 27821) should be used for all notifications to WHO of communicable diseases under inter­ national surveillance and other communications under the Inter­ national Health Regulations. The use of this specially allocated telegraphic address will ensure that the information reaches the responsible Unit with minimum delay.

Il est rappelé aux administrations sanitaires que l’adresse E pidnations Genève (T élex 27821) doit être utilisée pour l’envoi à l’OMS de toute notification de maladies transmissibles sous surveillance internationale ainsi que toute autre communication concernant (’appli­ cation du Règlement sanitaire international. L’utilisation de cette adresse, spécialement prévue à cet effet, permet au service responsable de recevoir les informations dans les plus brefs délais.

DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS - MALADIES SOUM ISES AU RÈGLEMENT Notifications received from 3 to 9 July 1987 — Notifications reçues du 3 au 9 juillet 1987 C D P .•! Cases - Cas Deaths - Deces Port Airport - Aéroport Figures not yet received - Chiffres non encore disponibles t Imported cases - Cas importes r Revised figures - Chiffres revises s Suspected cases - Cas suspectes

PLAGUE - PESTE America - Amérique UNITED STATES OF AMERICA ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE C D 2 Vil ' IN D U - INDE

CHOLERA! - CHOLÉRAf Asia - Asie c D 24 V-É VI

........................................... SINGAPORE - SINGAPOUR

89 1

2 0

New Mexico State San Miguel County . . . . . 26 VI 2 1 3

ljJ

0

21 -27 VI

...........................................

1 Dale of telegram/Dale du idcgramme • ’ Dale of onset/Date du debut. 3 This case of plague is of no significance 10 international travel/Ce cas de peste n'a pas de consequence sur les voyages internationaux

t The total number of casesand deaths reported tor each courut) occurred in infected areas ahead) published, or m newly infected areas, see below / Tous lescaseldecesnotifies pourchaquepaysscsontproduiisdans des zones miectees déjà signalées ou dans des zones nouvellement infèctees, voir ci-dcssous.

Newly infected areas as on 9 July 1987 - Zones nouvellement infectées au 9 juillet 1987 For entena used in compiling this list, see No. 27, page 201 — Les critères appliques pour la compilation de cette liste sont publies dans le REH Nu 27, page 201 The complete list o f infected areas was last published in W£R No 27, page 203. It should be brought up to date by consulting the additional information published subsequently in the WER regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. CHOLERA - CHOLÉRA Asia - Asie La lisle complete des zones mfectees a paru dans le REH Nu 27, page 203 Pour sa mise a jour, d y a lieu de consulter les Releves publies depuis lors ou figurent les listes de zones a ajouter et a supprimer. La liste complete est généralement publiée une fois par mois.

INDU - INDE Karnataka (Mysore) State Bangalore District Kolar District

Maharashtra State Bhandara District Osmanahad District Tamil Nadu State Dharmapun District Puduickottai District Vellore District Vilhpuram District

There have been no notilications of areas removed — Aucune notification de zones supprimées n’a été reçue.

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Price of the Weekly Epidemiological Record Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire .................................. ...................................................................................... ISSN 0049-8114

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Source World Health Organization